Tout savoir sur le prénom Afif (ou Affan, ou Afan) en Islam : Coran, hadiths et histoire
عفيف
Le prénom Afif est un prénom masculin d'origine arabe qui signifie "pur" ou "vertueux". Très apprécié dans le monde musulman, il symbolise la droiture morale et la noblesse de caractère à travers les siècles.
Origine du prénom Afif
Signification du prénom Afif
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Afif (ou Affan, ou Afan) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (2) : Afif · 1 citation Affan · 160 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
1 hadith mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Muwatta Malik, n°298
Afif Al-Sahmi a rapporté qu'un homme de Bani Assad demanda à Abou Ayoub Al-Ansari: «Je fais la prière chez moi, puis je viens à la mosquée, et je trouve l'imam qui prie, dois-je faire la prière avec lui»? Abou Ayoub lui répondit: «Certes, oui» car celui qui fait cela, aura le mérite de la prière en commun, ou suivant une variante, un équivalent à la récompense de la prière en commun»
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
160 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°106
Rapporté par Humran b. Abban, l'affranchi de ‘Uthman : J’ai vu ‘Uthman b. ‘Affan faire ses ablutions. Il a versé de l’eau sur ses mains trois fois puis les a lavées. Ensuite, il s’est rincé la bouche et a nettoyé son nez avec de l’eau (trois fois). Il a ensuite lavé son bras droit jusqu’au coude trois fois, puis son bras gauche de la même façon ; il a essuyé sa tête ; puis il a lavé son pied droit trois fois, puis son pied gauche de la même manière, puis il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions comme je viens de le faire. » Ensuite, il (le Prophète) a dit : « Celui qui fait ses ablutions comme je viens de le faire, puis prie deux unités de prière sans se laisser distraire par ses pensées, Allah lui pardonnera tous ses péchés passés. »
- Sunan Abu Dawud, n°107
Rapporté par Humran : J’ai vu ‘Uthman b. ‘Affan faire ses ablutions. Il a ensuite rapporté la même tradition. Dans cette version, il n’est pas mentionné qu’il s’est rincé la bouche ni qu’il a nettoyé son nez. Cette version ajoute : « Il a essuyé sa tête trois fois. Ensuite, il a lavé ses pieds trois fois. Puis il a dit : “J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions de cette manière.” » Il (le Prophète) a dit : « Celui qui fait ses ablutions avec moins d’eau que cela, cela lui suffit. » Le narrateur n’a pas mentionné la prière dans cette version
- Sunan Abu Dawud, n°108
Rapporté par ‘Abd al-Rahman al-TamiI : On a demandé à Ibn Abi Mulaikah au sujet des ablutions. Il a dit : J’ai vu ‘Uthman b. ‘Affan à qui on a posé la même question. Il a demandé de l’eau. Un récipient lui a été apporté. Il l’a incliné vers sa main droite (et y a versé de l’eau). Il y a plongé la main trois fois, puis il s’est lavé le visage trois fois. Ensuite, il a plongé sa main dans l’eau et l’a retirée ; puis il a essuyé sa tête et ses oreilles, à l’intérieur et à l’extérieur, une seule fois. Ensuite, il a lavé ses pieds, puis a dit : « Où sont ceux qui m’ont demandé de faire mes ablutions ? J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions ainsi. » Abu Dawud a dit : Toutes les versions authentiques rapportées de ‘Uthman indiquent que la tête doit être essuyée une fois, car elles mentionnent le lavage de chaque membre trois fois. Dans ces versions, il est dit : « il a essuyé sa tête », sans préciser de nombre, contrairement aux autres membres
- Sunan Abu Dawud, n°110
Rapporté par Shaqiq b. Salamah : J’ai vu ‘Uthman b. ‘Affan faire ses ablutions. Il a lavé ses avant-bras trois fois et sa tête trois fois. Ensuite, il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ainsi. » Abu Dawud a dit : Une autre version dit : « Il a fait ses ablutions seulement trois fois. »
- Sunan Abu Dawud, n°555
Rapporté par ‘Uthman b. ‘Affan : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui accomplit la prière du soir en groupe, c’est comme s’il avait prié la moitié de la nuit ; et celui qui fait la prière du soir et de l’aube en groupe, c’est comme s’il avait prié toute la nuit. »
Voir 155 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°786
Rapporté par Uthman ibn Affan رضي الله عنه : Yazid al-Farisi a dit : J’ai entendu Ibn Abbas dire : J’ai demandé à Uthman ibn Affan : « Qu’est-ce qui t’a poussé à placer la sourate al-Bara’ah, qui fait partie des sourates mi’in (d’environ cent versets), et la sourate al-Anfal, qui fait partie des mathani, parmi les as-sab‘u at-tiwal (les sept longues sourates du Coran), et à ne pas écrire “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux” entre elles ? » Uthman a répondu : « Lorsque les versets du Coran étaient révélés au Prophète ﷺ, il appelait quelqu’un pour les écrire et lui disait : “Mets ce verset dans la sourate où il est question de telle chose.” Quand un ou deux versets étaient révélés, il disait la même chose. La sourate al-Anfal a été révélée la première à Médine, et al-Bara’ah a été révélée la dernière dans le Coran, et leur contenu se ressemblait. J’ai donc pensé qu’elle faisait partie d’al-Anfal. C’est pourquoi je les ai placées parmi les as-sab‘u at-tiwal, et je n’ai pas écrit ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux’ entre elles. »
- Sunan Abu Dawud, n°1841
Rapporté par Nubaih ibn Wahb, frère des Banu Abd Al Dar رضي الله عنه : ‘Umar ibn Ubaid Allah a envoyé quelqu’un auprès d’Aban ibn ‘Uthman ibn ‘Affan pour l’inviter à une cérémonie de mariage. Aban était alors chef des pèlerins, et tous deux étaient en état de sacralisation (ihram). Il a dit : « Je veux donner la fille de Shaibah ibn Jubair en mariage à Talhah ibn Umar. J’aimerais que tu sois présent. » Aban a refusé et a dit : « J’ai entendu mon père ‘Uthman ibn ‘Affan rapporter du Messager d’Allah ﷺ : “Un pèlerin ne doit ni se marier ni marier quelqu’un en état de sacralisation (ihram).” »
- Sunan Abu Dawud, n°2300
Zaynab, fille de Ka'b ibn Ujrah رضي الله عنها, rapporte que Furay’ah, fille de Malik ibn Sinan رضي الله عنها, lui a raconté qu’elle était venue voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander si elle pouvait retourner chez son peuple, les Banu Khidrah, car son mari était parti à la recherche de ses esclaves en fuite. Quand ils l’ont retrouvé à al-Qudum, ils l’ont tué. Elle a donc demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Puis-je retourner chez mon peuple, car il ne m’a laissé ni maison ni pension ? » Elle dit : Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Oui. » Elle dit : Je suis sortie, et alors que j’étais dans l’appartement ou la mosquée, il m’a appelée ou a ordonné qu’on m’appelle, alors on m’a appelée. Il a dit : « Qu’as-tu dit ? » J’ai donc répété mon histoire à propos de mon mari. Il a alors dit : « Reste dans ta maison jusqu’à la fin du délai. » Elle dit : J’ai donc passé ma période d’attente dans cette maison, pendant quatre mois et dix jours. Quand Uthman ibn Affan رضي الله عنه est devenu calife, il m’a convoquée et m’a interrogée à ce sujet ; je l’ai informé et il a suivi cette décision dans ses jugements
- Sunan Abu Dawud, n°2683
Rapporté par Sa’d رضي الله عنه : Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ accorda la protection à tout le monde sauf à quatre hommes et deux femmes, et il les nomma. Ibn Abu Sarh était l’un d’eux. Il raconta ensuite la suite du récit : Ibn Abu Sarh se cacha chez Uthman ibn Affan. Lorsque le Messager d’Allah ﷺ appela les gens à prêter serment d’allégeance, Uthman l’amena et le fit se tenir devant le Messager d’Allah ﷺ. Il dit : « Messager d’Allah, accepte son serment d’allégeance. » Le Prophète ﷺ leva la tête et le regarda trois fois, refusant à chaque fois. Après la troisième fois, il accepta son serment. Puis il se tourna vers ses compagnons et dit : « N’y a-t-il donc aucun homme intelligent parmi vous pour se lever contre cet homme quand il m’a vu hésiter à accepter son serment, et le tuer ? » Ils répondirent : « Nous ne savons pas, Messager d’Allah, ce que tu as dans le cœur ; ne nous as-tu pas fait un signe de l’œil ? » Il dit : « Il n’est pas convenable pour un Prophète d’avoir un regard trompeur. » Abu Dawud a dit : ‘Abd Allah (b. Abi Sarh) était le frère de lait de ‘Uthman, et Walid b. ‘Uqbah était son frère par la mère, et ‘Uthman lui infligea la peine légale lorsqu’il but du vin
- Sunan Abu Dawud, n°2963
Rapporté par Malik ibn Aws ibn Al-Hadathan رضي الله عنه : ‘Umar m’a fait appeler quand le soleil était déjà haut. Je l’ai trouvé assis sur un canapé sans couverture. Quand je suis entré, il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus, et j’ai ordonné qu’on leur donne quelque chose, alors distribue-le entre eux. » J’ai dit : « Si tu confiais ce travail à quelqu’un d’autre, ce serait mieux. » Il a dit : « Prends-le. » Puis Yarfa’ est venu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à ‘Uthman ibn ‘Affan, ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf, al-Zubair ibn al-‘Awwam et Sa’d ibn Abi Waqqas d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Yarfa’ est revenu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à al-‘Abbas et ‘Ali d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Al-‘Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et lui », en parlant de ‘Ali. Certains ont dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche entre eux et donne-leur satisfaction. » Malik ibn Aws a dit : « Il m’a semblé qu’ils avaient amené les autres pour cela. » ‘Umar a dit : « Soyez patients (ne vous précipitez pas). » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône (sadaqah).” » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est ensuite tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône.” » Ils ont répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Allah a attribué au Messager d’Allah ﷺ une part spéciale (dans le butin) qu’il n’a pas donnée à d’autres. Allah, le Très-Haut, a dit : “Ce qu’Allah a accordé à Son Messager (et pris d’eux) – pour cela vous n’avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses messagers sur qui Il veut ; et Allah est capable de tout.” Allah a donné (les biens) de Banu al-Nadir à Son Messager. Je jure par Allah, il ne l’a pas gardé pour lui-même, ni pris plus que vous. Le Messager d’Allah ﷺ utilisait sa part pour son entretien annuel, ou il prenait sa part et donnait à sa famille leur part annuelle (de ces biens), puis il prenait ce qui restait et en disposait comme il le faisait pour les biens d’Allah. » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ. » Puis vous deux (‘Ali et al-‘Abbas) êtes venus à Abu Bakr, réclamant une part de l’héritage de votre cousin, et ‘Ali réclamant la part de sa femme de la part de son père. Abu Bakr a alors dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône.” » Allah sait qu’il (Abu Bakr) était véridique, loyal, bien guidé et suiveur de la vérité. Abu Bakr a alors géré ces biens (du Prophète). Quand Abu Bakr est mort, j’ai dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr. » J’ai donc géré ce qu’Allah a voulu. Ensuite, vous deux êtes venus. Vous étiez d’accord, votre demande était la même. Alors vous m’avez demandé ces biens, et j’ai dit : « Si vous voulez, je vous les donne à condition que vous respectiez l’engagement d’Allah, c’est-à-dire que vous les gérerez comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Vous les avez donc pris de moi à cette condition. Et maintenant, vous revenez pour que je tranche entre vous autrement. Je jure par Allah, je ne trancherai pas entre vous autrement jusqu’à la dernière Heure. Si vous ne pouvez pas gérer, rendez-les-moi. » Abu Dawud a dit : Ils lui demandaient de les partager entre eux, et non parce qu’ils ignoraient que le Prophète ﷺ avait dit : « Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône. » Ils cherchaient aussi la vérité. ‘Umar a alors dit : « Je n’appelle pas cela un partage ; je le laisse dans son état initial. »
- Sunan Abu Dawud, n°2976
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est décédé, les épouses du Prophète ﷺ voulaient envoyer ‘Uthman ibn ‘Affan auprès d’Abu Bakr pour lui demander leur pension à partir de l’héritage du Prophète ﷺ. Aishah رضي الله عنها leur dit alors : Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit : « Nous ne laissons pas d’héritage. Tout ce que nous laissons est une aumône » ?
- Sunan Abu Dawud, n°2978
Rapporté par Jubair ibn Mut’im رضي الله عنه : Lui et ‘Uthman ibn ‘Affan sont allés voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui parler du cinquième (du butin) qu’il avait partagé entre les Banu Hisham et Abu ‘Abd al-Muttalib. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, tu as partagé (le cinquième) entre nos frères Banu ‘Abd al-Muttalib, mais tu ne nous as rien donné, alors que notre lien de parenté avec toi est le même que le leur. » Le Prophète ﷺ répondit : « Les Banu Hisham et les Banu ‘Abd al-Muttalib ne font qu’un. » Jubair précisa : Il n’a pas partagé le cinquième entre les Banu ‘Abd Shams et les Banu Nawfal comme il l’a fait pour les Banu Hashim et les Banu ‘Abd al-Muttalib. Il ajouta : Abu Bakr partageait le cinquième comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ, sauf qu’il ne donnait pas aux proches du Messager d’Allah ﷺ comme lui le faisait. ‘Umar ibn al-Khattab et ‘Uthman après lui leur donnaient une part de ce cinquième
- Sunan Abu Dawud, n°2980
Rapporté par Jubair ibn Mu’tim رضي الله عنه : Le jour de Khaybar, le Messager d’Allah ﷺ a attribué une part à ses proches parmi les Banu Hashim et les Banu ‘Abd al-Muttalib, et a laissé de côté les Banu Nawfal et les Banu ‘Abd Shams. Alors, ‘Uthman ibn ‘Affan et moi sommes allés voir le Prophète ﷺ et nous lui avons dit : « Ô Messager d’Allah, voici les Banu Hashim dont nous ne nions pas la supériorité, car Allah t’a accordé une place particulière parmi eux ; mais explique-nous pourquoi tu as donné aux Banu ‘Abd al-Muttalib alors que notre lien de parenté est le même que le leur. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Il n’y a pas de différence entre nous et les Banu ‘Abd al-Muttalib, ni avant l’islam ni après. Nous ne faisons qu’un. » Et il entrelaça ses doigts
- Sunan Abu Dawud, n°3080
Rapporté par Zaynab : Elle retirait des poux de la tête du Messager d’Allah ﷺ pendant que l’épouse de Uthman ibn Affan et des femmes immigrées étaient avec lui. Elles se sont plaintes que leurs maisons étaient devenues trop petites pour elles et qu’on les en avait chassées. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné que les maisons des Immigrés soient données à leurs épouses. Par la suite, Abdullah ibn Mas’ud est décédé, et sa femme a hérité de sa maison à Médine
- Sunan Abu Dawud, n°3221
Rapporté par Uthman ibn Affan رضي الله عنه : Chaque fois que le Prophète ﷺ avait terminé d’enterrer un mort, il restait près de lui (c’est-à-dire de sa tombe) et disait : « Demandez pardon pour votre frère et demandez pour lui la fermeté, car il va maintenant être interrogé. »
- Sunan Abu Dawud, n°4358
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Abdullah ibn Abu Sarh écrivait (la révélation) pour le Messager d’Allah ﷺ. Satan l’a fait trébucher et il a rejoint les mécréants. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné de le tuer le jour de la conquête de La Mecque. Uthman ibn Affan a demandé la protection pour lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a accordé la protection
- Sunan Abu Dawud, n°4359
Rapporté par Sa‘d ibn Abu Waqqas : Le jour de la conquête de La Mecque, Abdullah ibn Sa‘d ibn Abu Sarh s’est caché chez Uthman ibn Affan. Il l’a amené et l’a fait se tenir devant le Prophète ﷺ, et a dit : « Accepte l’allégeance d’Abdullah, Messager d’Allah ! » Il a levé la tête et l’a regardé trois fois, refusant à chaque fois, puis il a accepté son allégeance la troisième fois. Ensuite, se tournant vers ses compagnons, il a dit : « N’y avait-il pas parmi vous un homme intelligent pour se lever contre lui quand il a vu que je retenais ma main et le tuer ? » Ils ont dit : « Nous ne savions pas ce que tu avais dans le cœur, Messager d’Allah ! Pourquoi ne nous as-tu pas fait un signe de l’œil ? » Il a dit : « Il n’est pas convenable pour un Prophète de tromper par un clin d’œil. »
- Sunan Abu Dawud, n°4480
Hudayn ibn al-Mundhir ar-Ruqashi, connu sous le nom d’Abu Sasan, a dit : J’étais présent auprès de Uthman ibn Affan رضي الله عنه lorsque al-Walid ibn Uqbah a été amené devant lui. Humran et un autre homme ont témoigné contre lui (pour avoir bu du vin). L’un a attesté l’avoir vu boire du vin, l’autre l’avoir vu le vomir. Uthman a dit : « Il ne pourrait pas le vomir s’il ne l’avait pas bu. » Il a dit à Ali رضي الله عنه : « Inflige-lui la peine prescrite. » Ali a dit à al-Hasan : « Inflige-lui la peine prescrite. » Al-Hasan a répondu : « Celui qui a profité de ce plaisir doit aussi en supporter la conséquence. » Alors Ali a dit à Abdullah ibn Ja’far : « Inflige-lui la peine prescrite. » Il a pris un fouet et l’a frappé pendant qu’Ali comptait. Arrivé à quarante coups, il a dit : « C’est suffisant. Le Prophète ﷺ a donné quarante coups. » Je crois qu’il a aussi dit : « Et Abu Bakr a donné quarante coups, et Uthman quatre-vingts. Tout cela fait partie de la sunna (la pratique établie). Et c’est ce que je préfère. »
- Sunan Abu Dawud, n°4553
Rapporté par 'Uthman b. 'Affan et Zaid b. Thabit رضي الله عنهما : Le prix du sang pour ce qui ressemble à un meurtre intentionnel doit être de quarante chamelles enceintes dans leur cinquième année, trente chamelles dans leur quatrième année, et trente chamelles dans leur troisième année. Le prix du sang pour un meurtre involontaire est de trente chamelles dans leur quatrième année, trente chamelles dans leur troisième année, et vingt chamelles dans leur deuxième année
- Sunan Abu Dawud, n°4867
Sa’id b. al-Musayyab رضي الله عنه a dit : ‘Umar b. al-Khattab et ‘Uthman b. ‘Affan faisaient cela
- Sunan Abu Dawud, n°4897
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Abu Huraira à travers une autre chaîne de rapporteurs. Cette version dit : Un homme insultait Abu Bakr. Puis il a raconté le reste de la tradition de manière similaire. Abu Dawud a dit : De même, elle a été transmise par Safwan b. ‘Isa, d’après Ibn ‘Affan, comme l’a dit Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°5088
Rapporté par Uthman ibn Affan رضي الله عنه : Aban ibn Uthman a dit : J’ai entendu Uthman ibn Affan (son père) dire : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Si quelqu’un dit trois fois : “Au nom d’Allah, avec la mention duquel rien sur terre ni au ciel ne peut nuire, et Il est l’Audient, l’Omniscient”, il ne subira aucun mal soudain jusqu’au matin ; et si quelqu’un dit cela le matin, il ne subira aucun mal soudain jusqu’au soir. » Aban a été atteint d’une paralysie, et quand un homme qui avait entendu ce hadith a commencé à le regarder, il lui a dit : « Pourquoi me regardes-tu ? Par Allah, je n’ai pas menti sur Uthman, ni Uthman sur le Prophète ﷺ, mais ce jour-là où j’ai été touché, j’étais en colère et j’ai oublié de les dire. »
- Sahih al-Bukhari, n°159
Rapporté par Humran (l’esclave de ‘Uthman) : J’ai vu ‘Uthman bin ‘Affan demander un récipient d’eau. Quand on le lui a apporté, il a versé de l’eau sur ses mains et les a lavées trois fois, puis il a mis sa main droite dans le récipient, s’est rincé la bouche, a nettoyé son nez en y mettant de l’eau puis en la soufflant, puis il a lavé son visage et ses avant-bras jusqu’aux coudes trois fois, a passé ses mains mouillées sur sa tête et a lavé ses pieds jusqu’aux chevilles trois fois. Ensuite il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Si quelqu’un fait ses ablutions comme moi et prie deux unités de prière sans penser à autre chose, ses péchés passés seront pardonnés.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°164
Rapporté par Humran (l’esclave affranchi de `Uthman bin `Affan) : J’ai vu `Uthman bin `Affan demander un récipient d’eau pour faire ses ablutions. Quand on le lui a apporté, il a versé de l’eau sur ses mains et les a lavées trois fois, puis a mis sa main droite dans le récipient, s’est rincé la bouche et a nettoyé son nez en y mettant de l’eau puis en la soufflant. Ensuite il a lavé son visage trois fois, puis ses avant-bras jusqu’aux coudes trois fois, a passé ses mains mouillées sur sa tête, puis a lavé chaque pied trois fois. Après cela, `Uthman a dit : « J’ai vu le Prophète (ﷺ) faire ses ablutions comme moi, et il a dit : ‘Si quelqu’un fait ses ablutions comme moi et prie deux unités de prière sans penser à autre chose, ses péchés passés seront pardonnés.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°179
Rapporté par Zaid bin Khalid : J’ai demandé à `Uthman bin `Affan au sujet d’une personne qui a eu un rapport sexuel sans éjaculer. `Uthman a répondu : « Il doit faire les ablutions comme pour la prière ordinaire, mais il doit laver son sexe. » `Uthman a ajouté : « Je l’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai interrogé `Ali, Az-Zubair, Talha et Ubai bin Ka`b à ce sujet et ils ont donné la même réponse. (Cet ordre a été annulé plus tard et le bain complet est devenu obligatoire dans ce cas)
- Sahih al-Bukhari, n°292
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : J’ai demandé à `Uthman bin `Affan au sujet d’un homme qui a eu un rapport avec sa femme sans éjaculer. `Uthman a répondu : « Il doit faire les ablutions comme pour la prière après avoir lavé ses parties intimes. » `Uthman a ajouté : « J’ai entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai posé la question à `Ali bin Abi Talib, Az-Zubair bin Al-`Awwam, Talha bin ‘Ubaidullah et Ubai bin Ka`b, et ils ont donné la même réponse. (Abu Aiyub a dit qu’il avait entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ)). (Cet ordre a été annulé plus tard, donc il faut prendre un bain. Voir le hadith correspondant)
- Sahih al-Bukhari, n°450
Rapporté par 'Ubaidullah Al-Khaulani : J'ai entendu 'Uthman bin 'Affan dire, alors que les gens discutaient beaucoup au sujet de son intention de reconstruire la mosquée du Messager d'Allah (ﷺ) : « Vous avez trop parlé. J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Celui qui construit une mosquée (Bukair pense que 'Asim, un autre rapporteur, a ajouté : dans l'intention de plaire à Allah), Allah lui construira une maison semblable au Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°695
Rapporté par ‘Ubayd Allah ibn ‘Adi ibn Khiyar : Je suis entré auprès de ‘Uthman ibn ‘Affan — qu’Allah l’agrée — alors qu’il était assiégé, et je lui dis : « Tu es l’imam de la communauté, et il t’est arrivé ce que tu vois, et un imam de discorde prie pour nous, et nous en sommes gênés. » Il répondit : « La prière est la meilleure chose que font les gens. Si les gens font bien, fais bien avec eux, et s’ils font mal, évite leur mal. » Az-Zubaydi rapporte que Az-Zuhri a dit : « Nous ne pensons pas qu’il faille prier derrière un efféminé, sauf en cas de nécessité absolue. »
- Sahih al-Bukhari, n°913
Rapporté par As-Saib bin Yazid : Celui qui a augmenté le nombre d’appels à la prière du vendredi à trois est `Uthman bin `Affan, et c’était quand le nombre de musulmans à Médine avait augmenté. Du temps du Prophète (ﷺ), il n’y avait qu’un seul muezzin et l’appel à la prière était fait seulement après que l’imam se soit assis (sur la chaire)
- Sahih al-Bukhari, n°915
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : `Uthman bin `Affan a introduit le deuxième appel à la prière le vendredi quand le nombre de personnes à la mosquée a augmenté. Avant cela, l’appel à la prière du vendredi était fait seulement après que l’imam se soit assis (sur la chaire)
- Sahih al-Bukhari, n°1084
Rapporté par `Abdur Rahman bin Yazid : Nous avons accompli une prière de quatre rak‘at à Mina derrière Ibn `Affan. Quand `Abdullah bin Mas‘ud l’a appris, il a dit avec tristesse : « Certes, nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons. » Il a ajouté : « J’ai prié deux rak‘at avec le Messager d’Allah ﷺ à Mina, de même avec Abu Bakr et avec `Umar pendant leurs califats. » Il a aussi dit : « Si seulement deux des quatre rak‘at sont acceptées par Allah, ce serait déjà une chance pour moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°1860
Rapporté par le grand-père d'Ibrahim : Lors de son dernier Hajj, 'Umar (ra) a permis aux épouses du Prophète (ﷺ) d'accomplir le Hajj et il a envoyé avec elles 'Uthman bin 'Affan (ra) et 'Abdur-Rahman bin 'Auf (ra) comme accompagnateurs
- Sahih al-Bukhari, n°3059
Rapporté par Aslam : `Umar bin Al-Khattab nomma un de ses esclaves affranchis, appelé Hunai, responsable du Hima (un pâturage réservé pour les animaux de la Zakat ou d’autres animaux désignés). Il lui dit : « Ô Hunai ! N’opprime pas les musulmans et protège-toi de leurs invocations contre toi, car l’invocation de l’opprimé est exaucée par Allah. Laisse les bergers qui n’ont que quelques chameaux ou quelques moutons faire paître leurs bêtes, mais fais attention à ne pas laisser paître les troupeaux de `Abdur-Rahman bin `Auf et de (`Uthman) bin `Affan, car s’ils perdent leurs bêtes, ils ont leurs fermes et leurs jardins, alors que ceux qui n’ont que quelques chameaux ou moutons, s’ils les perdent, viendront me demander de l’aide en disant : “Ô chef des croyants !” Est-ce que je pourrais les négliger ? Bien sûr que non. Il m’est donc plus facile de leur donner accès à l’eau et à l’herbe que de leur donner de l’or et de l’argent du trésor des musulmans. Par Allah, ces gens pensent que je leur fais du tort. C’est leur terre, ils se sont battus pour elle avant l’islam et ils se sont convertis alors qu’elle était en leur possession. Par Celui qui détient ma vie, si ce n’était pour les animaux que je mets à disposition pour la cause d’Allah, je n’aurais pas transformé ne serait-ce qu’un empan de leur terre en Hima. »
- Sahih al-Bukhari, n°3140
Rapporté par Jubair bin Mut‘im : Moi et ‘Uthman bin ‘Affan sommes allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) et avons dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as donné aux Bani Al-Muttalib et tu nous as laissés de côté, alors que nous sommes aussi proches de toi qu’eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Bani Muttalib et Bani Hashim ne font qu’un. » Le Prophète (ﷺ) n’a pas donné de part à Bani ‘Abd Shams ni à Bani Naufal. (Ibn Is-haq a dit : « ‘Abd Shams, Hashim et Al-Muttalib étaient frères du même père et de la même mère, leur mère était ‘Atika bint Murra, et Naufal était leur frère du même père. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3502
Rapporté par Jubair bin Mut`im : `Uthman bin `Affan est allé voir le Prophète et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as donné des biens aux Bani Al-Muttalib et pas à nous, alors que nous avons le même degré de parenté avec toi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Seuls Bani Hashim et Bani Al-Muttalib ne font qu’un (en ce qui concerne le statut familial). »
- Sahih al-Bukhari, n°3674
Rapporté par Abu Musa Al-Ash‘ari : J’ai fait mes ablutions chez moi puis je suis sorti en me disant : « Aujourd’hui, je vais rester avec le Messager d’Allah (ﷺ) et passer toute la journée à son service. » Je suis allé à la mosquée et j’ai demandé où était le Prophète. On m’a dit : « Il est parti par là. » Je l’ai donc suivi, en demandant après lui, jusqu’à ce qu’il entre dans un endroit appelé Bir Aris. Je me suis assis à la porte, faite de feuilles de palmier, jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) ait fini ses besoins et fait ses ablutions. Je suis allé vers lui et je l’ai vu assis au bord du puits d’Aris, les jambes découvertes, pendantes dans le puits. Je l’ai salué puis je suis retourné m’asseoir à la porte. Je me suis dit : « Aujourd’hui, je serai le portier du Prophète. » Abu Bakr est venu et a poussé la porte. J’ai demandé : « Qui est-ce ? » Il a répondu : « Abu Bakr. » Je lui ai dit d’attendre, je suis entré et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Bakr demande la permission d’entrer. » Il a dit : « Fais-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il sera au Paradis. » Je suis sorti et j’ai dit à Abu Bakr : « Entre, et le Messager d’Allah (ﷺ) t’annonce la bonne nouvelle que tu seras au Paradis. » Abu Bakr est entré et s’est assis à la droite du Messager d’Allah (ﷺ) sur le bord du puits, a laissé pendre ses jambes dans le puits comme le Prophète (ﷺ) et a découvert ses jambes. Je suis retourné m’asseoir à la porte. J’avais laissé mon frère faire ses ablutions et il comptait me rejoindre. Je me suis dit : « Si Allah veut du bien pour untel (mon frère), Il l’amènera ici. » Quelqu’un a bougé la porte. J’ai demandé : « Qui est-ce ? » Il a dit : « ‘Umar ibn Al-Khattab. » Je lui ai demandé d’attendre, je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), je l’ai salué et j’ai dit : « ‘Umar ibn Al-Khattab demande la permission d’entrer. » Il a dit : « Fais-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il sera au Paradis. » Je suis allé voir ‘Umar et je lui ai dit : « Entre, et le Messager d’Allah (ﷺ) t’annonce la bonne nouvelle que tu seras au Paradis. » Il est entré et s’est assis à côté du Messager d’Allah (ﷺ) sur le bord du puits, à gauche, et a laissé pendre ses jambes dans le puits. Je suis retourné m’asseoir à la porte et je me suis dit : « Si Allah veut du bien pour untel, Il l’amènera ici. » Quelqu’un est venu et a bougé la porte. J’ai demandé : « Qui est-ce ? » Il a répondu : « Uthman ibn ‘Affan. » Je lui ai demandé d’attendre, je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je l’ai informé. Il a dit : « Fais-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle d’entrer au Paradis après une épreuve qui lui arrivera. » Je suis allé vers lui et je lui ai dit : « Entre ; le Messager d’Allah t’annonce la bonne nouvelle que tu entreras au Paradis après une épreuve qui t’arrivera. » Uthman est alors entré et a vu que le bord du puits était occupé, alors il s’est assis en face du Prophète (ﷺ) de l’autre côté. Sa‘id ibn Al-Musayyab a dit : « J’interprète ce récit en pensant à leurs tombes. »
- Sahih al-Bukhari, n°3695
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) est entré dans un jardin et m’a demandé de garder la porte. Un homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » C’était Abu Bakr. Un autre homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » C’était ‘Umar. Un autre homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) s’est tu un moment, puis a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis, mais qu’il subira une épreuve. » C’était ‘Uthman bin ‘Affan. ‘Asim, dans une autre version, a dit que le Prophète (ﷺ) était assis à un endroit où il y avait de l’eau, et il avait découvert ses deux genoux ou son genou, et quand ‘Uthman est entré, il les a recouverts
- Sahih al-Bukhari, n°3717
Rapporté par Marwan bin Al-Hakam : ‘Uthman ibn ‘Affan a eu de graves saignements de nez l’année où cette maladie était répandue, ce qui l’a empêché de faire le Hajj, et à cause de cela, il a rédigé son testament. Un homme de Quraysh est venu le voir et lui a dit : « Désigne ton successeur. » ‘Uthman a demandé : « Les gens l’ont-ils nommé ? (c’est-à-dire le successeur) » L’homme a répondu : « Oui. » ‘Uthman a demandé : « Qui est-ce ? » L’homme est resté silencieux. Un autre homme est venu voir ‘Uthman, et je pense que c’était Al-Harith. Il a aussi dit : « Désigne ton successeur. » ‘Uthman a demandé : « Les gens l’ont-ils nommé ? » L’homme a répondu : « Oui. » ‘Uthman a dit : « Qui est-ce ? » L’homme est resté silencieux. ‘Uthman a dit : « Peut-être ont-ils mentionné Az-Zubair ? » L’homme a dit : « Oui. » ‘Uthman a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, c’est le meilleur d’entre eux à ma connaissance, et le plus cher au Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°4005
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab a dit : « Quand (ma fille) Hafsa bint `Umar a perdu son mari Khunais bin Hudhaifa As-Sahrni, qui était un compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), avait combattu à Badr et était mort à Médine, j’ai rencontré `Uthman bin `Affan et je lui ai proposé d’épouser Hafsa en lui disant : “Si tu veux, je te marie Hafsa bint `Umar.” Il m’a répondu : “Je vais y réfléchir.” J’ai attendu quelques jours puis il m’a dit : “Je pense ne pas vouloir me marier pour l’instant.” Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr et je lui ai dit : “Si tu veux, je te marie Hafsa bint `Umar.” Il est resté silencieux et ne m’a pas répondu, et j’ai été encore plus fâché contre lui que contre `Uthman. Quelques jours plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la main de Hafsa et je la lui ai donnée en mariage. Plus tard, Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : “Peut-être as-tu été en colère contre moi quand tu m’as proposé Hafsa et que je n’ai rien répondu ?” J’ai dit : “Oui.” Abu Bakr a dit : “Rien ne m’a empêché d’accepter ta proposition, sauf que j’avais appris que le Messager d’Allah (ﷺ) avait évoqué le sujet de Hafsa et je ne voulais pas dévoiler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). Mais s’il l’avait laissée, je l’aurais sûrement épousée.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4066
Rapporté par `Uthman bin Mauhab : Un homme est venu accomplir le Hajj à la Maison d’Allah. Voyant des gens assis, il a demandé : « Qui sont ces personnes assises ? » Quelqu’un a répondu : « Ce sont les gens de Quraysh. » Il a demandé : « Qui est ce vieil homme ? » On lui a dit : « Ibn `Umar. » Il est allé vers lui et a dit : « Je veux te poser une question ; accepteras-tu d’y répondre ? Je te le demande par respect pour la sainteté de cette Maison sacrée : sais-tu que `Uthman bin `Affan a fui le jour de Uhud ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a dit : « Sais-tu qu’il (c’est-à-dire `Uthman) était absent à Badr et n’y a pas participé ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a dit : « Sais-tu qu’il n’était pas présent lors du pacte d’allégeance de Ridwan (à Hudaibiya) et ne l’a pas vu ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Allahu Akbar ! » Ibn `Umar a dit : « Viens, je vais t’expliquer ce que tu as demandé. Quant à la fuite (`Uthman) le jour de Uhud, je témoigne qu’Allah lui a pardonné. Pour son absence à Badr, il était marié à la fille du Messager d’Allah (ﷺ) qui était malade, alors le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Tu auras la même récompense que celui qui a combattu à Badr, et tu auras aussi la même part du butin.” Quant à son absence lors du pacte de Ridwan, s’il y avait eu quelqu’un de plus respecté par les Mecquois que `Uthman bin `Affan, le Prophète l’aurait envoyé à sa place. Mais le Prophète (ﷺ) l’a envoyé, et le pacte de Ridwan a eu lieu après que `Uthman soit parti à La Mecque. Le Prophète a levé sa main droite en disant : “Ceci est la main de `Uthman,” puis il l’a frappée contre son autre main en disant : “Ceci est pour `Uthman.” » Ibn `Umar a ensuite dit (à l’homme) : « Pars maintenant, après avoir reçu ces explications. »
- Sahih al-Bukhari, n°4229
Rapporté par Jubair bin Mut`im : `Uthman bin `Affan et moi sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et nous lui avons dit : « Tu as donné aux Banu Al-Muttalib une part du cinquième du butin de Khaybar et tu nous as laissés de côté, alors que nous sommes aussi proches de toi que les Banu Al-Muttalib. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Banu Hashim et Banu Al-Muttalib ne forment qu’un seul groupe. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) n’a rien donné aux Banu `Abd Shams et aux Banu Nawfal
- Sahih al-Bukhari, n°4530
Rapporté par Ibn Az-Zubair : J’ai dit à `Uthman bin `Affan (alors qu’il rassemblait le Coran) à propos du verset : « Ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses… » (2.240) « Ce verset a été abrogé par un autre verset. Pourquoi donc l’écris-tu (ou le laisses-tu dans le Coran) ? » `Uthman a dit : « Ô fils de mon frère ! Je ne déplacerai rien de sa place. »
- Sahih al-Bukhari, n°5028
Rapporté par `Uthman bin `Affan : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les plus méritants parmi vous sont ceux qui apprennent le Coran et l’enseignent. »
- Sahih al-Bukhari, n°5122
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab a dit : « Quand Hafsa bint `Umar est devenue veuve après la mort de son mari Khunais bin Hudhafa As-Sahmi, qui était l’un des compagnons du Prophète et qui est décédé à Médine, je suis allé voir `Uthman bin `Affan et je lui ai proposé la main de Hafsa. Il m’a dit : “Je vais y réfléchir.” J’ai attendu quelques jours, puis il m’a rencontré et m’a dit : “Il semble que je ne peux pas me marier en ce moment.” » `Umar a ajouté : « J’ai rencontré Abu Bakr As-Siddique et je lui ai dit : “Si tu veux, je peux te marier avec ma fille Hafsa.” Abu Bakr est resté silencieux et ne m’a rien répondu. J’ai été plus contrarié par lui que par `Uthman. J’ai attendu quelques jours, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la main de Hafsa, et je l’ai donnée en mariage au Prophète. Plus tard, j’ai rencontré Abu Bakr qui m’a dit : “Peut-être as-tu été fâché contre moi quand tu m’as proposé Hafsa et que je ne t’ai pas répondu ?” J’ai dit : “Oui.” Abu Bakr a dit : “La seule raison pour laquelle je ne t’ai pas répondu, c’est que je savais que le Messager d’Allah avait parlé d’elle, et je ne voulais pas révéler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). Et si le Messager d’Allah avait refusé, je l’aurais épousée.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5129
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Quand Hafsa, la fille de ‘Umar, est devenue veuve après la mort de son mari Ibn Hudhafa As-Sahmi, qui était un compagnon du Prophète (ﷺ), un des combattants de Badr, et qui est mort à Médine, ‘Umar a dit : « J’ai rencontré ‘Uthman bin ‘Affan et je lui ai proposé : ‘Si tu veux, je peux te marier à Hafsa.’ Il m’a répondu : ‘Je vais y réfléchir.’ J’ai attendu quelques jours, puis il m’a dit : ‘J’ai décidé de ne pas me marier pour l’instant.’ » ‘Umar a ajouté : « Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr et je lui ai dit : ‘Si tu veux, je peux te marier à Hafsa.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5572
Rapporté par Abu `Ubaid : (suite du précédent). Ensuite, j’ai assisté à l’`Id avec `Uthman bin `Affan, et c’était un vendredi. Il a accompli la prière avant le sermon et a dit : « Ô gens ! Aujourd’hui, vous avez deux fêtes en même temps. Donc, ceux qui habitent à Al-`Awali (en banlieue) et qui veulent attendre la prière du vendredi peuvent attendre, et ceux qui préfèrent rentrer chez eux ont ma permission de le faire. »
- Sahih al-Bukhari, n°6433
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai apporté de l’eau à `Uthman bin `Affan pour qu’il fasse ses ablutions pendant qu’il était assis. Il a fait ses ablutions parfaitement et a dit : « J’ai vu le Prophète (ﷺ) faire ses ablutions à cet endroit, il les a faites parfaitement et a dit : ‘Celui qui fait ses ablutions comme je viens de le faire, puis va à la mosquée et prie deux unités de prière, puis reste assis là (en attendant la prière obligatoire en groupe), alors tous ses péchés passés seront pardonnés.’ » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ne soyez pas orgueilleux (en pensant que vos péchés seront pardonnés uniquement à cause de votre prière). »
- Sahih al-Bukhari, n°7087
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Il a rendu visite à Al-Hajjaj (bin Yusuf). Al-Hajjaj lui a dit : « Ô fils d’Al-Akwa` ! Tu as tourné le dos (c’est-à-dire tu as quitté l’islam) en restant (dans le désert) avec les bédouins. » Salama a répondu : « Non, mais le Messager d’Allah (ﷺ) m’a permis de vivre avec les bédouins dans le désert. » Rapporté par Yazid bin Abi Ubaid : Quand `Uthman bin `Affan a été tué (martyrisé), Salama bin Al-Akwa` est parti dans un endroit appelé Ar-Rabadha, il s’y est marié, a eu des enfants et y est resté jusqu’à quelques jours avant sa mort, quand il est revenu à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°7338
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : Il a entendu `Uthman bin `Affan prononcer un sermon sur la chaire du Prophète
- Sunan Ibn Majah, n°109
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : « Chaque Prophète aura un ami au Paradis, et mon ami là-bas sera ‘Uthman bin ‘Affan. »
- Sunan Ibn Majah, n°113
Rapporté par ‘Aïshah : Quand il était malade, le Messager d’Allah a dit : « J’aimerais avoir certains de mes compagnons avec moi. » Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah ! Veux-tu qu’on appelle Abu Bakr pour toi ? » Mais il est resté silencieux. Nous avons dit : « Veux-tu qu’on appelle ‘Umar pour toi ? » Mais il est resté silencieux. Nous avons dit : « Veux-tu qu’on appelle ‘Uthman pour toi ? » Il a dit : « Oui. » Alors ‘Uthman est venu et il lui a parlé en privé. Le Prophète a commencé à lui parler et le visage de ‘Uthman a changé. Qais a dit : Abu Sahlah, l’affranchi de ‘Uthman, m’a raconté que le jour de la Maison, ‘Uthman bin ‘Affan a dit : « Le Messager d’Allah m’a informé de ce qui allait arriver et maintenant ce jour est arrivé. » Dans sa version du hadith, ‘Ali (un des rapporteurs) a dit (qu’il a dit) : « Et je vais l’endurer avec patience. » Qais a dit : Ils pensaient que c’était le jour de la Maison
- Sunan Ibn Majah, n°211
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : Le Messager d’Allah a dit : (Selon l’un des rapporteurs) Shu'bah a dit : "Le meilleur d’entre vous" (et selon) Sufyan a dit : "Le plus excellent d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne
- Sunan Ibn Majah, n°212
Rapporté par 'Uthmaan bin 'Affan : Le Messager d’Allah a dit : "Le plus excellent d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne
- Sunan Ibn Majah, n°285
Rapporté par Humran, l'affranchi de 'Uthman bin 'Affan : "J'ai vu 'Uthman bin 'Affan assis à Maqa'id. Il a demandé de l'eau et a fait ses ablutions, puis il a dit : 'J'ai vu le Messager d'Allah ﷺ assis à cet endroit où je suis, faisant ses ablutions comme je viens de le faire. Ensuite, il a dit : "Celui qui fait ses ablutions comme je viens de le faire, ses péchés passés seront pardonnés." Et le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Et ne soyez pas orgueilleux (à cause de ce grand mérite)." (Sahih) Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°311
Rapporté par ‘Uqbah bin Suhban : J’ai entendu ‘Uthman bin ‘Affan رضي الله عنه dire : "Je n’ai jamais chanté, ni menti, ni touché mon sexe avec ma main droite après avoir prêté serment d’allégeance au Messager d’Allah ﷺ à ce sujet
- Sunan Ibn Majah, n°435
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : J'ai vu le Messager d'Allah faire ses ablutions et il a essuyé sa tête une seule fois
- Sunan Ibn Majah, n°459
Rapporté par Jami' bin Shaddad (Abu Sakhrah) : J'ai entendu Humran raconter à Abu Burdah dans la mosquée qu'il avait entendu 'Uthman bin 'Affan rapporter que le Prophète ﷺ avait dit : « Celui qui fait parfaitement ses ablutions comme Allah l'a ordonné, alors sa prière prescrite effacera les péchés commis entre elles. »
- Sunan Ibn Majah, n°736
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : J'ai entendu le Messager d'Allah dire : « Celui qui construit une mosquée pour Allah, Allah lui construira quelque chose de similaire au Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°1502
Rapporté par ‘Uthman bin ‘Affan : Le Prophète (ﷺ) a accompli la prière funéraire pour ‘Uthman bin Maz’un, et il a prononcé quatre takbir sur lui
- Sunan Ibn Majah, n°1634
Rapporté par Umm Salamah bint Abi Umayyah, l’épouse du Prophète (ﷺ) : À l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), quand une personne se levait pour prier, son regard ne dépassait pas ses pieds. Après la mort du Messager d’Allah (ﷺ), quand une personne priait, son regard ne dépassait pas l’endroit où elle posait son front en se prosternant. Puis Abou Bakr est mort et c’était ‘Umar (le calife). Alors, quand quelqu’un priait, son regard ne dépassait pas la Qiblah. Ensuite est venu le temps de ‘Uthman bin ‘Affan, il y a eu des troubles, et les gens ont commencé à regarder à droite et à gauche
- Sunan Ibn Majah, n°1966
Rapporté par Aban bin 'Uthman bin 'Affan, d’après son père : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui est en état d’ihram ne doit pas se marier, ni marier quelqu’un d’autre, ni faire une demande en mariage. »
- Sunan Ibn Majah, n°2202
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah fera entrer au Paradis un homme qui a été indulgent lorsqu’il vendait et lorsqu’il achetait. »
- Sunan Ibn Majah, n°2230
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : Je vendais des dattes au marché et je disais : "J’ai acheté cette quantité." Je donnais à l’acheteur une quantité précise de dattes, selon la mesure qui m’avait été faite, et je prenais mon bénéfice. Ensuite, j’ai commencé à douter de cette pratique, alors j’ai interrogé le Messager d’Allah (ﷺ), et il a dit : "Quand tu annonces la quantité, mesure-la devant l’acheteur
- Sunan Ibn Majah, n°2533
Rapporté par Abu Umamah bin Sahl bin Hunaif : `Uthman bin 'Affan les regarda alors qu’ils parlaient de le tuer. Il dit : “Ils menacent de me tuer ? Pourquoi me tueraient-ils ? J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Il n’est pas permis de verser le sang d’un musulman sauf dans trois cas : un homme marié qui commet l’adultère, alors il doit être lapidé ; un homme qui tue quelqu’un sans que ce soit en représailles ; et un homme qui renie l’islam après l’avoir embrassé.” Par Allah (SWT), je n’ai jamais commis l’adultère, ni avant l’islam ni après, je n’ai jamais tué un musulman, et je n’ai jamais renié l’islam depuis que je suis devenu musulman.”
- Sunan Ibn Majah, n°2766
Rapporté par ‘Abdullah bin Zubair : ‘Uthman bin ‘Affan s’est adressé aux gens et a dit : « Ô gens ! J’ai entendu un hadith du Messager d’Allah (ﷺ) et je ne vous l’ai pas rapporté plus tôt parce que je ne voulais pas vous perdre, ni perdre votre compagnie. C’est à vous de décider. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Celui qui passe une nuit à garder la frontière pour la cause d’Allah, cela équivaut à mille nuits de jeûne et de prière.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2881
Rapporté par Sa’eed bin Musayyab : Jubair bin Mut’im lui a raconté que lui et ‘Uthman bin ‘Affan sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) pour lui parler de la façon dont le cinquième de Khaibar avait été distribué aux Banu Hashim et aux Banu Muttalib. Ils ont dit : “Tu l’as donné à nos frères Banu Hashim et Banu Muttalib, mais nous avons le même lien de parenté avec toi (qu’eux).” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “En fait, je considère que Banu Hashim et Banu Muttalib sont la même chose.”
- Sunan Ibn Majah, n°3766
Rapporté par Uthman bin Affan : Le Messager d’Allah (ﷺ) a vu un homme suivre un pigeon et a dit : "Un diable mâle qui poursuit un diable femelle
- Sunan Ibn Majah, n°3869
Rapporté par Uthman bin 'Affan : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Il n’y a personne qui dise, chaque matin et chaque soir : ‘Bismillahil-ladhi la yadurru ma’a ismihi shay’un fil-ardi wa la fis-sama’i wa Huwas-Sami’ul-‘Alim (Au nom d’Allah, avec Son Nom rien ne nuit sur terre ni dans le ciel, et Il est l’Audient, l’Omniscient)’, trois fois, et qui soit ensuite atteint par quoi que ce soit de nuisible. » (Hasan) Un des rapporteurs a dit : Aban avait été frappé par une paralysie d’un côté de son corps, et un homme s’est mis à le regarder. Aban a dit : « Pourquoi me regardes-tu ? Le hadith est tel que je te l’ai rapporté, mais ce jour-là, je ne l’ai pas dit, afin que le décret d’Allah s’accomplisse. »
- Sunan Ibn Majah, n°4105
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Aban bin ‘Uthman bin ‘Affan d’après son père : Zaid bin Thabit est sorti de chez Marwan en plein milieu de la journée. J’ai dit : « Il ne l’a pas fait sortir à cette heure que pour une question qu’il lui a posée. » Je l’ai donc interrogé, et il a dit : « Il m’a demandé au sujet de certaines choses que nous avons entendues du Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Celui qui ne pense qu’à ce monde, Allah embrouillera ses affaires et lui fera craindre sans cesse la pauvreté, et il n’obtiendra de ce monde que ce qui lui a été destiné. Celui qui se concentre sur l’Au-delà, Allah arrangera ses affaires, le rendra satisfait de son sort, et sa subsistance et ses biens viendront à lui sans aucun doute.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4267
Rapporté par Hani’, l’affranchi de ‘Uthman bin ‘Affan : Quand ‘Uthman bin ‘Affan se tenait près d’une tombe, il pleurait jusqu’à ce que sa barbe soit mouillée. On lui dit : “Tu te souviens du Paradis et de l’Enfer sans pleurer, mais tu pleures pour cela ?” Il répondit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La tombe est la première étape de l’au-delà. Celui qui en est sauvé, ce qui vient après sera plus facile. Mais s’il n’en est pas sauvé, ce qui vient après sera plus difficile. »” Il a aussi dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Je n’ai jamais vu de scène plus effrayante que la tombe.”
- Sunan Ibn Majah, n°4313
Rapporté par ‘Uthman ibn ‘Affan : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Trois interviendront le Jour de la Résurrection : les Prophètes, puis les savants, puis les martyrs.”
- Muwatta Malik, n°14
Ibn Abi Salit a rapporté que Osman Ibn Affan fit la prière du Vendredi à Médine et celle de l'asr à Malal. Et Malek s'explique à ce sujet: «c'était pour faire la prière à la première heure du midi et pour accélérer la marche». Chapitre III Celui qui parvient à faire une seule raka't en commun
- Muwatta Malik, n°51
Aban Ibn Osman a rapporté que Osman Ibn Affan mangea du pain et de la viande, il se rinça la bouche, se lava les mains puis il en frotta le visage, ensuite il pria sans refaire les ablutions
- Muwatta Malik, n°59
Houmran l'affranchi de Osman Ibn Affan a rapporté que Osman s'assit sur le siège de la mosquée; le muezzin vint lui dire que c'est le moment de la prière. Osman demanda qu'on lui apporte de l'eau, et fit ses ablutions puis dit: «par Allah! je vais vous rapporter un hadith, qui s'il ne se trouvait dans le livre d'Allah, je ne vous l'aurais pas rapporté». Puis il dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Il n’y a pas un musulman qui ne fait à la perfection ses ablutions, puis fait la prière, sans qu'on lui pardonne les fautes commises entre ce moment même jusqu'à l'accomplissement de la prière suivante». Malek a dit: «je pense qu'il a fait allusion à ce verset: «Acquittez-vous de la prière aux deux bouts du jour et plusieurs fois au cours de la nuit. Oui les bonnes actions dissipent les mauvaises; ceci est un rappel pour ceux qui se souviennent» (Coran XI)
- Muwatta Malik, n°102
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, Osman Ibn Affan et Aicha disaient: «quand les deux parties circoncises(les génitales mâle et femelle), se touchent, on doit obligatoirement faire une lotion (ghusl)»
- Muwatta Malik, n°183
Al-Fourafissa Ibn Omaïr Al-Hanafi a dit: «Je n'ai retenu la sourate «Youssouf», que de par la récitation de Osman Ibn Affan, faite souvent à la prière de l'aube»
- Muwatta Malik, n°294
Abdel-Rahman Ibn Abi Amra Al-Ansari a rapporté: «Osman Ibn Affan se rendit à la mosquée pour faire la prière du soir en commun. Comme les hommes étaient peu nombreux, il s'étendit au fond de la mosquée attendant que les hommes soient plus nombreux. Ibn Abi Amra venant lui tenir compagnie, lui demanda: «qui es-tu»? Il lui répondit. Osman répliqua: «Que connais-tu du Coran»?. Il l'informa. Osman dit à la fin: «Celui qui fait la prière en commun, c'est comme s'il a passé la moitié d'une nuit en priant. Celui qui fait la prière de l'aurore en commun, c'est comme s'il a passé une nuit entière, priant». Chapitre III Du fait de refaire la prière avec l'imam
- Muwatta Malik, n°376
Abou Souhail Ibn Malek a rapporté que son père a dit: «on fit le deuxième appel à la prière au moment où j'étais avec Osman Ibn Affan, lui demandant une aide financière. Je ne cessais de lui parler, quant à lui, il essuyait le sable de par ses chaussures, quand vinrent les hommes dont il a chargés d'égaliser les rangs, l'informer que ces derniers le sont déjà; Osman me dit: «mets-toi en rang, puis il fit le takbir». Chapitre XV Le fait de poser une main sur l'autre pendant la prière
- Muwatta Malik, n°418
Abbad Ibn Tamim a rapporté que son oncle paternel a vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étendu dans la mosquée, mettant un pied sur l'autre». (...) 94 - Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab et Osman Ibn Affan faisaient pareillement (dans la mosquée)
- Muwatta Malik, n°543
On rapporta à Malek, que Osman Ibn Affan, Abdallah Ibn Omar, et Abou Houraira faisaient la prière funéraire à Médine, avec hommes et femmes tous réunis, de sorte que les hommes se mettaient en rang derrière l'imam, et les femmes dirigées vers «la qibla»
- Muwatta Malik, n°582
Aicha bint Qudama a rapporté d'après son père qu'il a dit: «A chaque fois que je me rendais chez Osman Ibn Affan pour avoir part de mon don, il me demandait: «As-tu de l'argent qui exige de la zakat? Si ma réponse était d'un «oui», de mon don, il rélevait ce qui est de la zakat, et si c'était d'un «non», il me remettait mon don»
- Muwatta Malik, n°615
Ibn Chéhab a rapporté: «On me fit savoir que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait perçu la capitation des mages de «Bahrain». Et que Omar Ibn Al-Khattab l'avait perçue des mages de «Perse» et Osman Ibn Affan, des «Berbères»
- Muwatta Malik, n°638
Houmaid Ibn Abdel-rahman a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab et Osman Ibn Affan, faisaient la prière du coucher du soleil, tout en observant l'obscurité de la nuit, avant d'arrêter le jeûne, et cela durant le mois de Ramadan». Chapitre IV Du jeûne de celui qui, au matin du mois de Ramadan devient rituellement impur
- Muwatta Malik, n°718
Al-Fourafissa Ibn Oumair Al-Hanfi a rapporté qu'il a vu Osman Ibn Affan, (à Al-Arj), se voilant le .visage alors qu'il était en état d'ihram
- Muwatta Malik, n°772
Noubaih Ibn Wahb, le frère de Bani Abdel-Al-Dar, a rapporté que Omar Ibn Oubaidallah envoya dire à Aban Ibn Osman, et celui-ci était, ce temps là, le prince du pèlerinage, tous deux étant en état d'ihram, qu'il voulait demander, la fille de Chaiba Ibn Joubair en mariage à Talha Ibn Omar, lui demandant d'être présent. Aban refusa ce que Omar voulait, et dit: «J'ai entendu Osman Ibn Affan dire: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un homme en état d'ihram ne doit ni achever un pacte de mariage, ni demander en mariage, ni célébrer des fiançailles»
- Muwatta Malik, n°786
Abdel-Rahman Ibn Amer Ibn Rabi'a a rapporté: «J'ai vu Osman Ibn Affan à Al-Arj, en état d'ihram, dans un jour d'été, se couvrant le visage d'un tissu de velours pourpré. Lui apportant la viande d'un animal chassé, il dit à ses compagnons: «mangez-la» Ils lui dirent: «Et toi, tu ne manges pas». Il répondit: «Je ne suis pas de semblable à vous; bien qu'on l'a chassé pour moi»
- Muwatta Malik, n°1085
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Mouhammad Ibn Al-Ach'ath a raconté que, sa tante paternelle, qui paraît-il, était ou juive ou chrétienne, mourut; Mouhammad Ibn Al-Ach'ath vint trouver Omar Ibn Al-Khattab, lui demandant: «Qui sera son hériter»?. Omar Ibn Al-Khattab lui répondit: «Ses héritiers sont ses coreligionnaires». Mouhammad Ibn Al-Ach'ath, vint s'enquêter toujours à ce sujet auprès de Osman Ibn Affan; et ce dernier lui répondit: «Crois-tu que j'ai oublié ce que Omar t'a dit? ses héritiers sont ses coreligionnaires»
- Muwatta Malik, n°1125
Kabissa Ibn Zouaib a rapporté qu'un homme avait demandé Osman Ibn Affan au sujet de deux sœurs, captives de guerre, peut-on les avoir ensemble, toutes deux pour femmes»? Osman répondit: «Un verset l'autorise, un autre l'interdit. Quant à moi, je repousse ce faire». Remarque: Le verset qui autorise, et l'autre qui interdit sont successivement: «Les femmes de bonne condition à moins qu'elles ne soient captives de guerre» Coran IV, 24. Et «Il vous est encore interdit deux sœurs réunies…» Coran IV, 23. Malek continua: «L'homme sortit de chez Osman, et rencontra un des compagnons de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui il demanda sur le même sujet. Il lui répondit: «Si cette affaire me revient en personne, et que j'ai trouvé quelqu'un faire cela, j'aurais dû faire de lui en exemple (à ne pas être imité des autres, et à le châtier). Ibn Chéhab ajouta: «Je pense que ce compagnon-ci, était Ali Ibn Abi-Taleb»
- Muwatta Malik, n°1195
–Yahya a rapporté de Malek qui l'a rapporté de Ibn Chéhab que Talha Ibn Abdallah Ibn Awf qui en était plus informé que eux et Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf ont raconté que Abdul Rahman Ibn Awf avait divorcé définitivement sa femme, car il était malade. A sa mort, Osman Ibn Affan a donné à la femme sa part de l'héritage, alors que sa période d'attente avait déjà pris fin»
- Muwatta Malik, n°1196
Al-A'raj a rapporté que Osman Ibn Affan a donné la part de l'héritage aux femmes de Ibn Moukmel, alors que celui-ci avait divorcé d'avec elles, étant malade
- Muwatta Malik, n°1197
Malek a rapporté qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman dire: «On m'a rapporté que la femme de Abdul Rahman Ibn Awf lui avait demandé de divorcer d'avec elle», il lui répondit: «Une fois que tu auras tes menstrues et que tu te purifieras, fais-moi savoir». Or, elle n'a eu ses menstrues qu'une fois que Abdul Rahman tomba malade, quand elle a fut purifiée, elle le lui fit savoir, ainsi, il divorca définitivement d'elle ou même il divorca une fois qui était la troisième, parce qu'il était malade. Osman Ibn Affan lui donna sa part de l'héritage alors que sa période d'attente était déjà terminée»
- Muwatta Malik, n°1198
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Mouhammad Ibn Yahia Ibn Habban a dit: «Mon grand-père Habban avait deux femmes: une Hachémite et une Ansarienne, il divorca de l'Ansarienne alors qu'elle nourrissait encore son petit. Une année se termina, et cette femme n'eut pas ses menstrues, puis l'homme mourut. Elle dit: «Moi j'ai droit à l'héritage, du moment que je n'ai pas eu mes menstrues», les deux femmes se disputèrent puis allèrent rapporter la question à Osman Ibn Affan. Ayant donné le droit d'héritage à l'Ansarienne, la Hachémite blâma Osman qui dit: «Telle était la décision prise par ton cousin, qui lui, nous l'a imposée», désignant par le cousin, Ali Ibn Abi-Taleb». (De la même descendance que la Hachémite)
- Muwatta Malik, n°1204
Solaiman Ibn Yassar a rapporté que Noufai' était, paraît-il, un esclave ou un affranchi contractuel de Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) - marié d'une femme libre. Il divorça d'elle par deux fois puis voulut la reprendre, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui donnèrent l'ordre de se rendre chez Osman Ibn Affan lui faire part de cette question. Il le croisa à «Al-Daraj» (un endroit à Médine), tenant par la main Zaid Ibn Thabet. Il leur adressa la question où tous les deux lui répondirent: «Elle t'est interdite, elle t'est interdite»
- Muwatta Malik, n°1205
Sa'id Ibn al-Moussaiab a rapporté que Noufai', un affranchi contractuel appartenant à Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), divorça d'avec une femme libre pour deux fois. Consultant à ce sujet Osman Ibn Affan, il lui répondit: «Elle t'est devenue interdite»
- Muwatta Malik, n°1222
Nafe' a rapporté que la fille de Sa'id Ibn Zaid Ibn Amr Ibn Noufail était la femme de Abdallah Ibn Amr Ibn Osman Ibn Affan, qui avait définitivement divorcé d'avec elle. La femme se déplaça à un autre habitat, Abdallah Ibn Omar le désapprouva»
- Muwatta Malik, n°1247
Zainab Bint Ka'b Ibn Oujra a rapporté que Al Fourai'a Bint Malek Ibn Sinan, la Sœur de Abou Sa'id Al-Khoudri lui a raconté qu'elle est allée chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui demander si elle pouvait retourner chez sa famille les Bani Khoudra, parce que son mari était parti à la poursuite de ses esclaves marrons, et en arrivant tout près de «Al-Kadoum» (lieu situé à six miles de Médine), ils le tuèrent. Elle continua: «Je demandai à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si je pouvais retourner chez ma famille,les Bani Khoudra vu que nom mari ne m'avait pas laissée dans une demeure qui lui appartenait, ni de quoi vivre». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me répondit: «Oui certainement», elle reprit: «Je parti et en atteignant la cours, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'appela, ou plutôt ordonna qu'on m'appelle, et me demanda: «Que viens-tu me raconter»? Je lui répétais l'histoire où j'avais fait allusion à l'affaire de mon mari, alors il dit: «Reste chez toi jusqu'à ce que, ce qui est prescrit soit expiré». Puis elle dit: «Je restai chez moi pour quatre mois et dix jours» et quand Osman Ibn Affan envoya me chercher, pour me demander à ce sujet, je le lui ai raconté. Il se conforma aux instructions de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les suivit»
- Muwatta Malik, n°1293
Salem Ibn Abdallah a rapporté que Abdallah Ibn Omar a vendu un esclave qu'il possédait à huit cent dirhams, et Abdallah ibn Omar stipula qu'il n'était pas responsable pour aucun défaut chez l'esclave. L'acheteur dit à Abdallah Ibn Omar: «Cet esclave est touché d'une maladie que tu ne m'a pas fait connaître». Ils se disputairent et partirent chez Osman Ibn Affan pour trancher, l'homme dit: «II m'a vendu un esclave ayant un vice sans qu'il ne me l'avoue», et Abdallah de sa part dit: «je le lui ai vendu en stipulant que je n'était pas responsable pour aucun défaut chez l'esclave». Alors Osman Ibn Affan exigea que Abdallah Ibn Omar lui fasse serment qu'il lui avait vendu l'esclave exempt de tout vice qu'il connaissait; Abdallah refusant de faire serment, il reprit l'esclave qui, chez lui, fut guéri. Puis Abdallah le vendit de nouveau à mille cinq cent dirhams». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au cas où quelqu'un achète une esclave, la cohabite et la rend enceinte, ou achète un esclave et ultérieurement l'affranchit, ou n'importe quel autre cas où ce qui est acheté n'est plus sujet à être rendu, et que l'évidence soit mise en preuve, à savoir que ce qui a été acheté avait été atteint d'un vice alors qu'il était chez le vendeur, ou même que le vendeur avoue qu'il y avait tel, ou qu'un autre en ait été témoin, il y a lieu que l'esclave, mâle ou femme, en soient évalués tout en tenant compte du vice qu'ils avaient, le jour même où ils ont été vendus, le vendeur remettra à l'acheteur un prix conclu être partagé entre le vrai prix (l'esclave mâle ou femelle considérés dans un état sain et sauf) et le prix actuel (à savoir que ce ou cette esclave aient un vice quelconque). - Malek a aussi dit: «Ce qui est pratiqué chez nous (à Médine) au cas où l'homme s'achète l'esclave, puis lui trouve un vice quelconque qui lui donne le droit de le rendre au vendeur, mais encore que cet esclave tout en étant chez l'acheteur a été atteint d'un autre vice, à savoir par exemple que ce vice soit ou l'amputation de l'un des membres de cet esclave, ou que ce dernier soit devenu borgne ou n'importe quelle autre forme proche de ce vice, il faut, ce cas étant, que l'acheteur ait à choisir: ou qu'il diminue le prix de l'esclave vu son vice d'une valeur équivalente à ce vice, du jour même où il l'avait acheté, ou s'il le veut bien, qu'il paye au vendeur la valeur du vice atteint par l'esclave quand il avait été de sa possession, puis qu'il le rende au vendeur. Si l'esclave, meurt en étant chez l'acheteur, on estime son prix à la valeur qu'il avait au jour de l'achat entenant compte de son défaut. Ainsi, si la valeur de l'esclave, le jour même de son achat, et étant exempt de tout vice, était de cent dinars, et que cette valeur, le jour de son achat avec le défaut, était de quatre vingt dinars, on remettrait à l'acheteur la valeur de vingt dinars, qui aurait ainsi payé quatre et vingt dinars, valeur convenable de l'esclave, tenant compte de son défaut». Malek a dit: «Celui qui rendra une esclave pour lui avoir trouvé un vice quelconque, mais qu'il avait déjà cohabitée, alors qu'elle était vierge, il doit, dans ce cas, tenir compte de la diminution de son prix pour l'avoir cohabitée. Mais si elle a été auparavant cohabitée, il n'aurait pas à tenir compte de cette cohabitation et ne devra rien au vendeur qui lui avait donné garantie». - Celui qui vend un ou une esclave, ou même un animal par indemnité, à ceux qui héritent ou à d'autres, le vendeur sera exempt de toute responsabilité au sujet de tout vice retrouvé pour ce qu'il a vendu, sauf s'il était conscient de ce défaut et qu'il ne l'avait pas déclaré. S'il en est ainsi, son indemnité ne lui sera d'aucun intérêt, et ce qu'il avait vendu, lui doit-être rendu». - Au cas où une esclave est vendue en échange contre deux autres, puis qu'il se trouve chez l'une d'elle, un défaut quelconque pour lequel, elle sera rendue, Malek a dit: «On fera l'évaluation de l'esclave contre qu'il y a eu échange avec deux autres, et l'on estimera son prix, puis l'on fera l'évaluation des deux esclaves, exemptes du vice qui se trouvait chez l'une d'elle, à savoir que l'évalution sera faite en considérant les deux esclaves dans un état sain et sauf. Ensuite, l'on répartira le prix de l'esclave, contre qui, l'on avait échangé deux autres esclaves, par estime de leurs prix à elles, afin que chacune d'elle ait sa vraie valeur, tenant compte de celle qui est beaucoup plus saine et sauve par rapport à l'autre, par conséquent, l'on considérera celle chez qui l'on a trouvé le défaut, afin de lui ôter de sa valeur, grande soit-elle ou petite, pour la rendre à l'acheteur par indemnité, de façon à ce que chacune des deux esclaves en soit évaluée selon son véritable prix, le jour de sa vente». - Au sujet de l'homme qui achète un esclave et le fait employer à long terme ou à court terme pour un salaire et de la nourriture, puis qu'il lui trouve un défaut quelconque et de ce fait le rend, son acheteur aura à lui son salaire et sa nourriture. Et telle était la règle suivie à Médine. D'autre part, si un homme s'achète un esclave qui lui construit une maison dont la valeur vaut plusieurs fois celle de l'esclave, puis qu'il trouve chez ce dernier un défaut quelconque lui permettant de le rendre et d'avoir de nouveau son prix; l'esclave dans ce cas, n'aura aucun salaire pour la contruction qu'il avait faite, et telle en sera sa situation si on l'avait fait travailler chez une autre personne, du moment que le vendeur l'avait garanti contre tout vice. Et telle est la règle suivie chez nous (à Médine). - Pour l'homme qui s'achète plusieurs esclaves en un seul lot d'une seule transaction, et parmi lesquels, il se trouve qu'un esclave a été volé (avant qu'il en prenne poséssion) ou qu'il soit même atteint d'un vice quelconque, cet homme aura à fixer le prix de ce qui a été volé, ou de ce qui est atteint d'un vice, et si cet esclave est le plus coûteux ou le meilleur parmi les autres, ou même que c'est à cause de lui, que la transaction ait été faite, ou encore que les gens n'aient eu à son égard aucune estimation, cette transaction sera complètement annulée. Mais s'il se trouve qu'un esclave ait été volé ou atteint d'un défaut autre que le premier esclave, sans qu'il ait ses qualités, cet esclave tout seul sera rendu en remettant son prix une fois qu'il a été estimé». Chapitre V L'esclave femelle vendue tout en étant soumise à une condition
- Muwatta Malik, n°1296
Ibn Chéhab a rapporté que Abdallah Ibn Amer avait offert comme présent, une esclave à Osman Ibn Affan, ayant un mari, et qu'il l'avait achetée à Basra. Osman lui dit: «Je ne la toucherai pas tant qu'elle ne s'est pas séparée de son mari». Alors Ibn Amer s'est entendu avec le mari de cette esclave le compensa, et il se sépara d'elle»
- Muwatta Malik, n°1320
Malek Ibn Abi Amer a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à Osman Ibn Affan: «Ne vendez pas le dinar contre deux, ni le dirham contre deux»
- Muwatta Malik, n°1387
Al-'Ala Ibn Abdul Rahman a rapporté d'après son grand-père que Osman Ibn Affan lui avait donné une somme d'argent en commandite, à user dans le commerce, à condition que le bénéfice en soit partagé entre eux». Chapitre II Ce qui est permis dans la société en commandite
- Muwatta Malik, n°1398
(Abou Bakr Ibn Hazm a rapporté que Osman Ibn Affan a dit: «Si la délimitation de la terre est déjà faite, elle n'est plus soumise au droit de préemption; pas de droit de préemption en ce qui concerne un puits ou un palmier mâle». Malek, à ce sujet, a dit: «Telle est la règle suivie à Médine». * Malek a dit: * On ne fait pas appel à la préemption pour une route apte à être divisée ou non; il en est de même au sujet d'un parvis commun entre plusieurs habitations divisibles ou non». * Au sujet d'un homme qui achète une part d'une terre propre à plusieurs partenaires, de telle façon qu'on lui donne le choix. Au cas où les partenaires du vendeur veulent avoir ce qu'il a vendu, et se référent au droit de préemption avant que l'acheteur n'ait à choisir, ils ne peuvent se permettrre ce droit tant qu'achat et vente n'aient été définitivement complétés; ainsi, si la vente est faite, ils agiront selon le droit de préemption». * Concernant l'homme qui achète une terre la maintenant pour un certain temps, en sa possession; puis vint un autre lui apprenant qu'il a le droit d'hériter de cette terre; Malek a dit: «II aura le droit à la préemption, s'il fait preuve d'avoir le droit. Quant à ce qui est de la récolte de la terre, elle doit revenir au premier acheteur, jusqu'à ce que l'autre ait prouvé son droit, car le premier acheteur avait déjà fait garanti de le plantation, si jamais elle avait été ravagée ou déracinée par un torrent». Mais si une longue période s'était écoulée, ou que les témoins se trouvaient morts, ou que le vendeur ou l'acheteur était mort, ou encore qu'ils étaient vivants, mais qu'on avait complètement oublié le prix de vente et d'achat faute de temps, le droit à la préemption est rompu et chacun aura son droit. Si l'affaire était à considérer autrement, selon que le temps soit tôt ou tard, et que l'on se rend compte que le vendeur avait secrètement gardé le prix réel visant par la à priver l'autre du droit à la préemption, on fera l'évaluation de la terre, pour un nouveau prix par rapport au premier, puis on considérera ce qui a été ajouté dans cette terre, de construction ou de plantation ou d'autres travaux, ainsi l'homme ayant le droit à la préemption, achètera la terre, payant le prix pour le total». Malek a ajouté: «Le droit de préemption est à considérer dans les biens du mort aussi que dans ceux du vivant. Ainsi, si les parents du défunt craignent la perte de ses biens, ils peuvent les partager et les vendre, par conséquent, le droit de préemption n'est plus à considérer». - Cependant, continue Malek, on ne considère jamais le droit de préemption au sujet d'un esclave, femelle ou mâle, ni non plus d'un chameau, d'une vache, d'un mouton ou d'autre animal, ou d'un vêtement ou d'un puits dans une terre non cultivée; par contre, le droit de préemption est considéré dans ce qui est à partager, et ce qui est délimité dans une terre; et si c'est le contraire, ceci n'appelle pas le droit de préemption». Finalement Malek a dit: «Celui qui achète une terre où des gens ont un droit de préemption, et qu'ils soient présents, ils ont à porter cette affaire au sultan; ainsi, ou ils le méritent par leur droit de préemption, ou que le sultan livre leur part à l'acheteur. S'il les laisse sans se référer au sultan alors qu'ils sont au courant de cet achat, s'ils laissent une longue période à la suite de quoi, ils revendiquent leur droit, je pense qu'ils n'auront plus de droit de la faire) MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 36 Le Livre des sentences Chapitre Premier L'exhortation à juger équitablement
- Muwatta Malik, n°1425
On rapporta à Malek, que Omar Ibn Al-Khattab ou Osman Ibn Affan, avait jugé le cas d'une esclave, qui invita un homme à l'adultère, en lui disant qu'elle était libre, il se maria avec elle et lui donna plusieurs enfants: «Que l'homme rançonne ses enfants avec ce qui est équivalent». Malek à ce propos, à dit: «Et les rançonner à la valeur de leur prix est plus juste, dans ce cas, si Allah le veut». Chapitre XXII Le jugement relatif au sujet de l'héritage de l'enfant reconnu (1453) -Malek a dit: - Ce que nous suivons chez nous (à Médine), est ce qui s'ensuit: «quand un homme meurt, et que l'un de ses nombreux fils, dise: «Mon père a reconnu tel, être son fils»; cette parenté n'est jamais prise en considération, à partir du témoignage d'une seule personne. D'autre part, celui qui fait une telle reconnaissance, aura à donner de sa part reçue de l'héritage paternel, une part pareille à celui qu'il a reconnu être fils de son père». • Interprétant cela, Malek a dit: «Considérons qu'un homme meurt en laissant deux fils, et une somme de six-cent dinars, où chacun aura trois cent dinars pour part. L'un d'eux, témoignant que son père lui avait, avant sa mort, déclaré que untel est son fils, il devra donner de sa part, cent dinars au fils en question. Une telle somme constitue la moitié de la part de l'enfant reconnu; d'autre part si l'autre frère avait fait le même témoignage, l'enfant devrait avoir encore cent dinars, recevant ainsi sa part complète de l'héritage, et par conséquent sa parenté en serait évidente (soulignons que, l'héritage étant ainsi partagé, chacun aura eu sa part équitable à savoir deux cent dinars). Son cas est similaire à celui d'une femme qui avoue que son père ou son mari, doit une dette, et que les autres héritiers la renient; ainsi, elle devra s'acquitter de cette dette au créancier, proportionnellement à-ce quelle recevra comme part de l'héritage, s'il est fait que la dette reviendra à tous les héritiers: par exemple, si elle hérite le huitième de l'héritage en tant qu'épouse, elle doit s'acquitter du huitième de la dette au créancier; et si elle hérite la moitié en tant que fille unique, elle paiera la moitié de la dette. Telle est la norme que l'on doit appliquer aux femmes reconnaissant la dette». Si encore, un homme avoue pareillement, à la femme, que son père devait une dette quelconque, le créancier est porté à faire un serment avec son témoin, et aura de ce fait toute la dette. Cependant ce cas n'est pas pris au même titre que celui de la femme, du moment que le témoignage de l'homme est toléré; ainsi celui-ci ayant reconnu la dette, l'on demande au créancier de faire un serment avec son témoin, et aura donc tout son droit. Si le créancier reruse de faire ce serment, il aura de l'héritage de celui qui lui a reconnu la dette, une part qui est proportionnelle, à la part revenant au successeur de l'héritage; quant aux autres, ils auraient renié cette dette». Chapitre XXIII Le jugement fait au sujet des mères-esclaves des enfants
- Muwatta Malik, n°1451
Malek a rapporté qu'il a entendu Ibn Chéhab dire: «Les animaux égarés, étaient, du temps de Omar Ibn Al-Khattab, considérés comme appartenant à leur propriétaire, et du fait même, ils se copulaient, sans que personne ne pense à les retenir. Mais, lorsque ce fut le temps de Osman Ibn Affan, il ordonna de faire annonce à leur sujet puis de les vendre; ainsi, si leur propriétaire se présentait, on lui versait leur prix de vente». Chapitre XLI L'aumône faite de la part du vivant pour un mort
- Muwatta Malik, n°1463
Sa'id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que Osman Ibn Affan a dit: «Celui qui fait un don, à son enfant mineur sans que celui-ci soit capable de s'en occuper, il doit déclarer son don publiquement, en étant confirmé par des témoins, cela est permis au père et il a le droit de le récupérer, au cas où son fils meurt». - Malek a dit: «La règle suivie chez nous (à Médine), au sujet de celui qui fait, à son fils mineur, un don, d'or ou d'argent, et qu'il meurt, de façon que son fils l'hérite, rien ne reviendra à ce dernier, sauf dans le cas où son père avait complètement mis de coté, ce don, ou qu'il l'ait donné en dépôt à une troisième personne; s'il le fait, ce don sera du droit du fils». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 38 Le Livre de l'affranchissement et du patronage Chapitre I De celui qui affranchit sa part dans un esclave
- Muwatta Malik, n°1484
• Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Al-Zoubair Ibn Al-Awam avait acheté un esclave et l'avait affranchi. Cet esclave, avait des enfants d'une femme libre, et Al-Zoubair l'ayant affranchi, lui dit: «Ces enfants sont mes affranchis», et de leur part, les proches de la mère les réclament comme étant des leurs. Portant leurs accusations à Osman Ibn Affan, il donna à Al-Zoubair le droit de les patronner». (......) 22 - On rapporta à Malek, que Sa'id Ibn Al-Moussaiab, demanda au sujet d'un esclave qui a des enfants d'une femme libre, à qui doit-on donner de droit de les patronner? Sa'id répondit: «Si leur père meurt, avant d'être libéré, le droit de leur patronage revient aux proches de leur mère». - Malek a dit: «Ce cas, est à rapprocher, à celui d'un enfant adultérin, qui, rattaché aux proches de sa mère, le patronnent, l'héritent même s'il meurt, et lui payent encore la compensation légale ou le prix du sang au cas où il commettra un crime ou un délit. Cependant si son père le reconnaît (en tant que fils), cet enfant sera rattaché à lui et à ses proches, et de ce fait pourront l'hériter, tout comme ils lui paieront la compensation légale ou le prix du sang, s'il avait commis un crime ou un délit, d'autre part, son père sera soumis à la peine prèscrite (à savoir qu'il sera flagellé». - Malek de continuer: «Il en est de même pour le cas d'une femme libre Arabe, pratiquant l'adultère; si son mari lui porte, à ce sujet, accusation et appelle la malediction sur elle, et ne reconnaît pas le fils mis au monde,. Cependant l'héritage de cet enfant à sa mort, reviendra aux musulmans, après qu'on ait écarté la part de la mère et de ses frères utérins, sauf si le père ne rattache l'enfant en question, à lui. Car cet enfant, avant qu'il ne soit reconnu par son père, il avait été subordonné au patronage des proches de sa mère, vu qu'il n'avait ni appartenance, ni «assaba». Ainsi, grâce à la reconnaissance du père, son appartenance est revenue à son «assaba». - Malek d'ajouter: «ce qui est suivi, chez nous (à Médine), au sujet d'un enfant dont le père est un esclave, et la mère est libre, et qu'il se trouve que le père de l'esclave est libre, c'est que le grand-père, à savoir, le père de l'esclave, peut emporter le droit de patronner des enfants libres, nés d'une femme libre; par conséquent, ce grand-père peut les hériter, tant que leur père est toujours esclave. Cependant sî le père esclave, est affranchi, le droit du patronage des enfants revient aux proches du père, et s'il meurt tout en étant esclave, leur patronage et héritage reviennent au grand-père. Si l'esclave a deux enfants libres, et que l'un d'eux meurt alors que le père est esclave, le grand-père emporte le droit et du patronage et de l'héritage». - D'autre part, au sujet d'une esclave, qui se trouve affranchie alors qu'elle est enceinte, alors que son mari est esclave, puis qu'il soit affranchi après qu'elle ait mis au monde son enfant, Malek a dit: «Le patronage du nouveau-né est du droit de celui qui avait affranchi sa mère, car ce nourrisson aurait été sujet à l'esclavage, si sa mère n'avait pas auparavant été affranchie, d'autant plus, qu'il n'est pas considéré à un même pied d'égalité que celui, qui était toujours dans le giron de sa mère, après son affranchissement; car s'il en était ainsi, et que son père n'est plus esclave, celui-ci emporte le droit de le patronner». - Finalement, Malek a dit: «Pour l'esclave qui demande à son maître de lui permettre l'affranchissement d'un autre esclave qui lui appartient, et que son maître le lui accorde: le droit du patronage revient au maître de l'esclave et non plus à l'esclave qui avait été affranchi». Chapitre XII Le sujet de l'héritage du «Walaa»
- Muwatta Malik, n°1485
Hicham a rapporté d'après son père, que Al-Assi Ibn Hicham mourut laissant trois fils dont deux sont germains, et l'autre est consanguin. L'un des deux germains étant mort, en laissant des biens et des affranchis, ce fut son frère germain qui hérita les biens et le Walaa des affranchis. Puis ce dernier, mourant à son tour, il laisse un fils, et un frère consanguin. Ainsi, son fils dit: «J'ai droit à hériter tout ce que mon père avait acquis de biens et aussi la Walaa des affranchis. Or, le frère consanguin, prostestant, lui dit: «non, tu as seulement le droit d'hériter les biens, quant au Walaa, tu n'en as pas le droit. D'ailleurs, si mon frère mourait aujourd'hui, n'aurai-je pas le droit de l'hériter»? Tous deux portant leurs accusations à Omar Ibn Affan, celui-ci accorda le Walaa au frère»
- Muwatta Malik, n°1510
On rapporta à Malek qu'une femme, avait accouché après six mois et fut amenée chez Osman Ibn Affan, il ordonna qu'on la lapide. Or Ali Ibn Abi Taleb lui dit: «On ne doit pas la soumettre aux peines prescrites, car Allah Béni et Très-Haut a dit (le sens): «Depuis le moment où elle l'a conçu jusqu'à l'époque de son sevrage, trente mois se sont écoulés» (Coran XLVI verset 15), et (le sens) «Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement complet, les allaiteront deux année entières» (Coran II verset 233). Ainsi la grossesse, étant de six mois, elle n'est pas à lapider. Osman se mit à la recherche de la femme, et trouva qu'elle avait été lapidée». (......) 12 - Malek a demandé Ibn Chéhab à propos de celui qui a fait la sodomie? Il lui répondit: «Il faut le lapider, qu'il soit marié ou célibataire». Chapitre II Celui qui fait confession d'avoir commis l'adultère
- Muwatta Malik, n°1523
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté qu'un voleur, du temps de Osman Ibn Affan, a volé un cédrat. Osman exigea qu'on évalue son prix, et il fut évalué à trois dirhams, et on échangeait un dinar contre douze dirhams, il ordonna que l'on coupe la main du voleur»
- Muwatta Malik, n°1539
Malek a rapporté qu'on a demandé Ibn Chéhab au sujet de la peine prescrite à laquelle est soumis un esclave, buvant le vin. Il répondit: «On m'a appris qu'il est soumis à la demi peine prescrite, par comparaison à l'homme libre qui y est complètement soumis». Aussi Omar Ibn Al-Khattab, Osman Ibn Affan et Abdallah Ibn Omar, avaient fouetté leurs esclaves qui buvaient le vin, de quarante coups, à savoir, une demi-peine»
- Muwatta Malik, n°1683
On rapporta à Malek que Omar Ibn Al-Khattab, Ali Ibn Abi Taleb et Osman Ibn Affan, buvaient, tout en se mettant debout»
- Muwatta Malik, n°1805
Abou Souhail Ibn Malek a rapporté d'après son père qu'il a entendu Osman Ibn Affan faire un sermon et dire: «Ne chargez pas une esclave, de gagner de l'argent, si elle n'a pas une profession, Car si vous l'en chargez, elle s'adonnera à la prostitution. De même, ne chargez pas l'enfant d'un travail, car s'il ne va pas en gagner, il volera. Ainsi, ne laissez donc ni l'esclave, ni le petit, travailler, et Allah vous comblera de ses bienfaits. Et nourrissez les correctement». Chapitre XVII Au sujet de l'esclave et de sa récompense
- Muwatta Malik, n°1837
Aicha, la mère des croyants a rapporté, qu'après la mort de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ses femmes voulaient envoyer Osman Ibn Affan auprès de Abou Bakr Al-Siddiq, lui demandant leurs parts de la succession de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Alors Aicha leur répondit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas dit: nous n'avons pas à faire un héritage; et ce qui est laissé sera une aumône»
- Muwatta Malik, n°1857
Zaid Ibn Aslam a rapporté d'après son père que Omar Ibn Al-Khattab avait attribué à son affranchi appelé Hounaii, la charge de garder le pâturage, lui disant: «Ô Hounaii, sois clément à l'égard des gens, et crains l'imprécation de l'opprimé car elle est exaucée. Fais entrer au pâturage les troupeaux de chameaux et de moutons au nombre réduit, mais ne permets jamais aux troupeaux de Ibn Awf et de Ibn Affan d'y entrer, car si leurs troupeaux périssent, Ibn Awf et Ibn Affan, auront leurs palmeraies et leurs récoltes pour se débrouiller; mais les propriétaires des petits troupeaux, si leurs animaux périssent, ils m'amèneront leurs fils et diront: «Ô prince des croyants! Ô prince des croyants! (me suppliant); Puis-je dans ce cas les négliger? Que ton père te perde! L'eau et le fourrage me sont plus simples à trouver et à donner que l'or et l'argent. Je Jure par Allah, qu'ils m'accuseront de les avoir opprimés; or tels sont leurs territoires et leur eau, là où ils ont combattu au temps de l'anteislamisme, et y ont embrassé l'Islam. Par celui qui tient mont âme en Sa main, si je n'avais pas à me charger des biens qui doivent me servir pour le combat dans la voie d'Allah, je n'aurais rien réservé de leur territoire même pas un empan». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 61 Le Livre des divers noms attribués au Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) Chapitre Premier: Les noms du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Sahih Muslim, n°40
Rapporté par Al-Faḍl bin Sahl : Yazīd bin Hārūn nous a rapporté, Khalīfah bin Mūsā m’a informé : « Je suis allé voir Ghālib bin Ubayd Allah et il a commencé à me dicter : “Mak’hūl m’a rapporté ceci”, “Mak’hūl m’a rapporté cela”. Puis il s’est levé pour aller aux toilettes, et j’ai regardé dans son carnet : il était écrit “Abān m’a rapporté de la part d’Anas”, “Abān de la part d’untel”. Alors je l’ai abandonné. » J’ai entendu al-Hasan bin Alī al-Hulwānī dire : « J’ai vu dans un des livres d’Affān un hadith de Hishām Abīl-Miqdām, c’est-à-dire un hadith de Umar bin Abd il-Azīz. »
- Sahih Muslim, n°41
Rapporté par al-Faḍl bin Sahl : « Yazīd bin Hārūn nous a rapporté de Khalīfah bin Mūsā : “Je suis entré chez Ghālib bin Ubayd Allah et il a commencé à me dicter : ‘Mak’hūl m’a rapporté ceci’, ‘Mak’hūl m’a rapporté cela’. Puis il s’est levé pour aller aux toilettes. J’ai regardé dans son carnet et j’y ai vu : ‘Abān m’a rapporté de la part d’Anas’, ‘Abān de la part de tel ou tel’. Alors j’ai arrêté d’écouter ses hadiths et je suis parti.” J’ai entendu al-Hasan bin Alī al-Hulwānī dire : “J’ai vu dans un des livres d’Affān un hadith de Hishām Abīl-Miqdām, c’est-à-dire un hadith de Umar bin Abd il-Azīz. Il y était écrit : ‘Hishām a dit : Un homme, apparemment Yahyā bin un tel, m’a rapporté de la part de Muhammad bin Ka’b…’ J’ai dit à Affān : ‘On disait que Hishām l’avait entendu directement de Muhammad bin Ka’b.’ Il répondit : ‘En effet, Hishām était accusé de mensonge à propos de ce hadith, car il disait d’abord : “Yahyā m’a rapporté de Muhammad”, puis il prétendait ensuite l’avoir entendu directement de Muhammad.’” »
- Sahih Muslim, n°63
Rapporté par Al-Faḍl bin Sahl : Il a dit : « Affān bin Muslim nous a rapporté, Hammām nous a rapporté, il a dit : ‘Abū Dāwud al-A’mā est venu chez nous et a commencé à dire : “Al-Barā’ [bin Āzib, le Compagnon] nous a rapporté” ; il a dit : “Zayd bin Arqam nous a rapporté” – et il a mentionné ces chaînes jusqu’à Qatādah. [Qatādah] a dit : “Il a menti ; il ne les a pas entendus. Il demandait aux gens [des hadiths] au moment de la peste” [vers 67H].’ »
- Sahih Muslim, n°73
Rapporté par Al-Hulwānī : Il a dit : « J’ai entendu Affān [bin Muslim] dire : ‘J’ai rapporté à Hammād bin Salamah [bin Dīnār al-Basrī], d’après Sālih al-Murrī, un hadith de Thābit [bin Aslam al-Banānī], puis [Hammād] a dit : “[Sālih] a menti.” J’ai aussi rapporté à Hammām un hadith de Sālih al-Murrī, puis [Hammām] a dit : “[Sālih] a menti.”’ »
- Sahih Muslim, n°538
Rapporté par Humran, l’affranchi de ‘Uthman رضي الله عنه : ‘Uthman b. ‘Affan a demandé de l’eau pour les ablutions et voici comment il les a faites : il s’est lavé les mains trois fois, puis il s’est rincé la bouche et a nettoyé son nez trois fois. Ensuite, il s’est lavé le visage trois fois, puis le bras droit jusqu’au coude trois fois, puis le bras gauche de la même façon, puis il a essuyé sa tête, puis il a lavé son pied droit jusqu’à la cheville trois fois, puis le pied gauche de la même façon. Il a ensuite dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions comme je viens de le faire. » Puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui fait ses ablutions comme je viens de le faire, puis se lève pour prier deux unités de prière sans se laisser distraire, tous ses péchés passés lui seront pardonnés. » Ibn Shihab a dit : « Nos savants ont dit : c’est la forme la plus complète des ablutions pour la prière. »
- Sahih Muslim, n°540
Rapporté par Humran, l’affranchi de ‘Uthman رضي الله عنه : J’ai entendu ‘Uthman b. ‘Affan alors qu’il était dans la cour de la mosquée, quand le muezzin est venu à l’heure de la prière de l’après-midi. ‘Uthman a demandé de l’eau pour les ablutions, a fait ses ablutions, puis a dit : « Par Allah, je vais vous rapporter un hadith. S’il n’y avait pas un verset dans le Livre d’Allah, je ne vous l’aurais jamais transmis. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si un musulman fait bien ses ablutions et prie, Allah pardonne tous ses péchés commis entre deux prières.” »
- Sahih Muslim, n°544
Rapporté par Humran, l’affranchi de ‘Uthman رضي الله عنه : J’ai apporté de l’eau à ‘Uthman b. ‘Affan pour ses ablutions. Il a fait ses ablutions puis a dit : « Les gens rapportent du Messager d’Allah ﷺ des hadiths dont je ne sais rien, mais je sais que j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions comme je viens de le faire, puis il a dit : “Celui qui fait ses ablutions ainsi, tous ses péchés passés seront pardonnés, et sa prière et sa marche vers la mosquée lui vaudront une récompense supplémentaire.” » Dans la version d’Ibn ‘Abda, il est dit : « Je suis venu voir ‘Uthman et il a fait ses ablutions. »
- Sahih Muslim, n°547
Rapporté par Jami’ b. Shaddad رضي الله عنه : J’ai entendu Humran b. Aban raconter à Abu Burda dans cette même mosquée, pendant le gouvernement de Bishr, que ‘Uthman b. Affan a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui complète les ablutions comme Allah, le Très-Haut, l’a prescrit, ses prières obligatoires effaceront ses petits péchés commis entre elles.” » Ce hadith est aussi rapporté par Ibn Mu’adh, et dans la version de Ghundar, il n’est pas fait mention du gouvernement de Bishr ni des prières obligatoires
- Sahih Muslim, n°548
Rapporté par Humran, l’affranchi de ‘Uthman رضي الله عنه : Un jour, ‘Uthman b. Affan fit soigneusement ses ablutions, puis dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire les meilleures ablutions, puis il a dit : “Celui qui fait ses ablutions comme cela, puis va à la mosquée, poussé uniquement par l’amour de la prière, tous ses péchés passés (mineurs) seront pardonnés.” »
- Sahih Muslim, n°549
Rapporté par Humran, l’affranchi de ‘Uthman b. ‘Affan رضي الله عنه, selon ‘Uthman b. ‘Affan رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui fait ses ablutions pour la prière correctement, puis va accomplir la prière obligatoire et la fait en groupe ou à la mosquée, Allah lui pardonnera ses péchés. »
- Sahih Muslim, n°578
Rapporté par Uthman b. ‘Affan : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui fait bien ses ablutions, ses péchés sortent de son corps, même de sous ses ongles. »
- Sahih Muslim, n°781
Rapporté par Zaid b. Khalid al-Jubani : J’ai demandé à Uthman b. ‘Affan : « Que penses-tu d’un homme qui a un rapport avec sa femme sans atteindre l’orgasme ? » Uthman a répondu : « Il doit faire les ablutions comme pour la prière et laver son sexe. » Uthman a aussi dit : « Je l’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1189
Rapporté par Ubaidullah al-Khaulini : ‘Uthman b. ‘Affan a écouté l’avis des gens (qui n’était pas favorable) lorsqu’il a reconstruit la mosquée du Messager d’Allah ﷺ. Il a alors dit : « Vous n’êtes pas justes envers moi, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui construit une mosquée pour Allah, le Très-Haut, Allah lui construira une maison au Paradis.” » Bukair a dit : « Je pense qu’il (le Prophète) a ajouté : “S’il cherche l’agrément d’Allah en construisant la mosquée.” » Et dans la version rapportée par Ibn ‘Isa, il est dit : « (une maison) semblable à cette mosquée au Paradis. »
- Sahih Muslim, n°1190
Rapporté par Mahmud b. Labid : Lorsque ‘Uthman b. ‘Affan a voulu reconstruire la mosquée (du Prophète), les gens n’étaient pas d’accord. Ils préféraient qu’elle reste dans son état initial. Il leur a alors dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui construit une mosquée pour Allah, Allah lui construira une maison semblable à celle-ci au Paradis.” »
- Sahih Muslim, n°1491
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abd 'Amr : 'Uthman b. 'Affan رضي الله عنه est venu à la mosquée après la prière du soir et s’est assis seul. Je me suis assis avec lui, et il m’a dit : « Ô mon neveu, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui accomplit la prière du ‘Isha en groupe, c’est comme s’il avait prié jusqu’à minuit, et celui qui accomplit la prière du matin en groupe, c’est comme s’il avait prié toute la nuit.” »
- Sahih Muslim, n°1956
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Omar ibn Khattab رضي الله عنه faisait un sermon aux gens le vendredi quand Uthman ibn Affan رضي الله عنه arriva. Omar, en lui faisant un signe, dit : « Que dire de ceux qui viennent après l’appel à la prière ? » Uthman répondit : « Commandeur des croyants, je n’ai fait que cela : après avoir entendu l’appel, j’ai fait mes ablutions et je suis venu. » Omar dit : « Seulement les ablutions ! N’as-tu pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Quand l’un de vous vient pour la prière du vendredi, qu’il prenne un bain.” »
- Sahih Muslim, n°2888
Rapporté par Nubaih ibn Wahb : Les yeux de ‘Umar ibn ‘Ubaidullah ibn Ma‘mar étaient gonflés, et il voulait utiliser du khôl. Aban ibn ‘Uthman l’en a empêché et lui a ordonné d’appliquer de l’aloès, rapportant que ‘Uthman ibn ‘Affan avait entendu le Messager d’Allah ﷺ faire ainsi
- Sahih Muslim, n°3399
Rapporté par Alqama : Alors que j’étais avec Abdullah b. Mas’ud رضي الله عنه à Mina, Uthman b. Affan رضي الله عنه le rencontra et lui dit : « Viens ici, Abou Abd al-Rahman », et il l’isola de moi. Quand Abdullah vit que ce n’était pas nécessaire, il m’appela : « Alqama, viens », alors je les ai rejoints. Uthman lui dit : « Abou Abd al-Rahman, ne devrions-nous pas te marier à une jeune fille pour te rappeler ta jeunesse ? » Abdullah répondit : « Si tu le dis… », puis le reste du hadith est le même que précédemment
- Sahih Muslim, n°3446
Rapporté par Nubaih b. Wahb : ‘Umar b. Ubaidullah voulait marier Talha b. ‘Umar à la fille de Shaiba b. Jubair ; il envoya donc un messager à Aban b. Uthman pour qu’il assiste au mariage, alors qu’il était à ce moment-là l’émir du Hajj. Aban dit : « J’ai entendu ‘Uthman b. ‘Affan dire que le Messager d’Allah ﷺ a déclaré : “Un Muhrim ne doit ni se marier lui-même, ni organiser le mariage d’un autre, ni faire une demande en mariage.” »
- Sahih Muslim, n°3447
Rapporté par Nubaih b. Wahb : ‘Umar b. Ubaidullah b. Ma’mar m’a envoyé auprès d’Aban b. Uthman car il voulait demander en mariage la fille de Shaiba b. Uthman pour son fils. Aban b. Uthman était alors occupé par la saison du pèlerinage. Il a dit : « Je le considère comme un homme du désert (car c’est courant là-bas) de penser qu’un Muhrim peut se marier ou être marié à quelqu’un. C’est ‘Uthman b. ‘Affan qui nous a rapporté cela du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°3448
Rapporté par ‘Uthman b. ‘Affan : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un Muhrim ne doit ni se marier lui-même, ni être marié à quelqu’un, ni faire une demande en mariage. »
- Sahih Muslim, n°3449
Rapporté par ‘Uthman b. ‘Affan : Il a rapporté directement du Messager d’Allah ﷺ qu’il a dit : « Un Muhrim ne doit ni se marier (dans cet état), ni faire une demande en mariage. »
- Sahih Muslim, n°3450
Rapporté par Nabaih b. Wahb : ‘Umar b. ‘Ubaidullah b. Ma’mar voulait marier son fils Talha à la fille de Shaiba b. Jubair pendant le pèlerinage. Aban b. Uthman était alors l’émir des pèlerins. Il (‘Umar b. ‘Ubaidullah) a donc envoyé quelqu’un à Aban pour lui dire : « Je veux marier Talha b. ‘Umar et je souhaite vraiment que tu sois présent à la cérémonie. » Aban lui a répondu : « Je te trouve bien ignorant, toi l’Irakien. J’ai entendu ‘Uthman b. ‘Affan dire que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Un Muhrim ne doit pas se marier.” »
- Sahih Muslim, n°4058
Rapporté par ‘Uthman ibn ‘Affan رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne vendez pas un dinar contre deux dinars, ni un dirham contre deux dirhams. »
- Sahih Muslim, n°4457
Rapporté par Hudain ibn al-Mundhir Abu Sasan : J’ai vu qu’on avait amené Walid devant Uthman ibn Affan parce qu’il avait prié deux unités de la prière de l’aube, puis il dit : « Je vous en donne plus. » Deux hommes témoignèrent contre lui. L’un d’eux, Humran, dit qu’il l’avait vu boire du vin. Le second témoigna l’avoir vu vomir. Uthman dit : « Il n’aurait pas vomi (du vin) s’il ne l’avait pas bu. » Il dit : « Ali, lève-toi et fouette-le. » Ali dit : « Hasan, lève-toi et fouette-le. » Hasan répondit : « Que celui qui profite de la fraîcheur (du califat) en supporte la chaleur. » (Ali fut contrarié par cette remarque) et dit : « Abdullah ibn Ja’far, lève-toi et fouette-le. » Il se mit à le fouetter et Ali compta les coups jusqu’à quarante. Il dit alors : « Arrête maintenant. » Puis il ajouta : « Le Messager d’Allah ﷺ donnait quarante coups, Abu Bakr aussi, et Omar en donnait quatre-vingts. Tout cela relève de la Sunna, mais quarante coups me plaisent davantage. »
- Sahih Muslim, n°4579
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, ses épouses ont décidé d’envoyer Othman ibn Affan comme porte-parole auprès d’Abu Bakr pour lui demander leur part de l’héritage du Prophète ﷺ. Aïsha leur a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? »
- Sahih Muslim, n°6212
Rapporté par Abu Musa al-Ash’ari رضي الله عنه : Alors que le Messager d’Allah ﷺ était dans l’un des jardins de Médine, allongé sur un coussin et enfonçant un bâton dans la boue, une personne est venue demander à ouvrir la porte. Il a dit : « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis. » C’était Abu Bakr. J’ai ouvert la porte et lui ai annoncé la bonne nouvelle du Paradis. Puis une autre personne a demandé à entrer, il a dit : « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis. » Je suis parti et c’était Umar. Je lui ai ouvert et lui ai annoncé la bonne nouvelle du Paradis. Puis un autre homme a demandé à entrer, et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis après qu’une épreuve l’atteindra. » Je suis allé voir, et c’était Uthman ibn Affan. J’ai ouvert la porte, lui ai annoncé la bonne nouvelle du Paradis et l’ai informé de ce que le Prophète avait dit. Il a alors dit : « Ô Allah, accorde-moi la fermeté. C’est Allah qu’il faut implorer pour l’aide. »
- Sahih Muslim, n°6214
Rapporté par Abu Musa Al-Ash’ari رضي الله عنه : Il fit ses ablutions chez lui puis sortit en disant : « Je voudrais rester toute la journée avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il se rendit à la mosquée et demanda après le Messager d’Allah ﷺ. Ses compagnons dirent : « Il est parti par ici. » Abu Musa dit : « Je suivis ses traces en demandant après lui jusqu’à ce que j’arrive au puits Aris (un puits en banlieue de Médine). Je m’assis près de la porte en bois jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ ait terminé ses besoins puis fait ses ablutions. Je vins à lui : il était assis, les jambes découvertes jusqu’aux genoux, les pieds pendant dans le puits. Je le saluai, puis je revins m’asseoir à la porte, comme si j’étais ce jour-là le portier du Messager d’Allah ﷺ. Abu Bakr arriva et frappa à la porte. Je demandai : « Qui est-ce ? » Il répondit : « C’est Abu Bakr. » Je dis : « Attends. » Je partis annoncer au Messager d’Allah ﷺ : « Voici Abu Bakr qui demande la permission d’entrer. » Il dit : « Fais-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis. » Je revins dire à Abu Bakr d’entrer et que le Messager d’Allah ﷺ lui annonçait la bonne nouvelle du Paradis. Abu Bakr entra, s’assit à la droite du Prophète ﷺ et laissa pendre ses pieds dans le puits, jambes découvertes. Je revins m’asseoir et laissai mon frère qui faisait ses ablutions, pensant : « Si Allah veut du bien pour untel, Il en voudra aussi pour son frère et le fera venir. » Alors que je pensais cela, quelqu’un frappa à la porte. Je demandai : « Qui est-ce ? » Il répondit : « C’est Omar b. Khattab. » Je dis : « Attends. » J’allai voir le Messager d’Allah ﷺ, le saluai et lui dis : « Voici Omar qui demande la permission d’entrer. » Il dit : « Fais-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis. » Je revins dire à Omar qu’il avait la permission d’entrer et la bonne nouvelle du Paradis. Il entra, s’assit à la gauche du Prophète ﷺ, les pieds pendant dans le puits. Je revins m’asseoir et pensai encore : « Si Allah veut du bien pour untel (c’est-à-dire pour son frère), Il le fera venir. » Quelqu’un frappa à la porte. Je demandai : « Qui est-ce ? » Il répondit : « C’est Uthman b. Affan. » Je dis : « Attends. » J’allai informer le Messager d’Allah ﷺ, qui dit : « Fais-le entrer, annonce-lui la bonne nouvelle du Paradis et informe-le de l’épreuve qu’il devra affronter. » Je revins dire à Uthman d’entrer, que le Messager d’Allah ﷺ lui annonçait la bonne nouvelle du Paradis ainsi que l’épreuve qu’il aurait à subir. Il entra et, voyant la place autour du puits occupée, il s’assit de l’autre côté. Sharik rapporte que Sa’id b. al-Musayyib a conclu de cela que leurs tombes seraient dans cet ordre : celles d’Abu Bakr et d’Omar à côté du Prophète ﷺ, et celle d’Uthman un peu à l’écart
- Sahih Muslim, n°7470
Rapporté par Abdullah al-Khaulani : Lorsque Uthman b. ‘Affan رضي الله عنه a voulu reconstruire la mosquée du Messager d’Allah ﷺ, les gens en ont beaucoup parlé. Uthman b. ‘Affan a dit : « Vous en discutez beaucoup, alors que j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui construit une mosquée — et le rapporteur Bukair a ajouté : je pense qu’il a aussi dit : (pour) chercher l’agrément d’Allah — Allah lui construira une maison semblable au Paradis.” » Et dans la version de Harun : « Une maison pour lui au Paradis. »
- Sahih Muslim, n°7471
Rapporté par Mahmud b. Labid : ‘Uthman b. ‘Affan رضي الله عنه décida de reconstruire la mosquée du Prophète ﷺ à Médine, mais les gens n’aimaient pas cette idée et voulaient qu’elle reste dans son état d’origine. Il dit alors : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui construit une mosquée pour Allah, Allah lui construira une maison semblable au Paradis.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°84
Rapporté par Humran bin Aban : J'ai vu 'Uthman bin 'Affan, que Allah l'agrée, faire les ablutions. Il a versé de l'eau sur ses mains trois fois et les a lavées, puis il s'est rincé la bouche et le nez, puis il a lavé son visage trois fois, puis il a lavé son bras droit jusqu'au coude trois fois, puis le gauche de la même façon. Ensuite, il a essuyé sa tête, puis il a lavé son pied droit trois fois, puis le gauche de la même façon. Ensuite, il a dit : "J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) faire les ablutions comme je viens de le faire." Puis il a ajouté : "Celui qui fait les ablutions comme je viens de le faire, puis prie deux rak'ahs sans se laisser distraire, ses péchés passés seront pardonnés
- Sunan an-Nasa'i, n°856
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : "Celui qui fait correctement ses ablutions, puis se rend à la prière obligatoire et prie avec les gens, en groupe ou à la mosquée, Allah lui pardonne ses péchés
- Sunan an-Nasa'i, n°2842
Rapporté par Uthman ibn Affan : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le pèlerin en état d’ihram ne doit ni se marier, ni faire une demande en mariage, ni arranger un mariage pour quelqu’un d’autre. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2844
Rapporté par Uthman ibn Affan : Le Prophète ﷺ a dit : « Le pèlerin en état d’ihram ne doit ni se marier, ni faire une demande en mariage. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3169
Rapporté par Zurah bin Ma'bad : Abu Salih, l’esclave affranchi de 'Uthman, a dit : J’ai entendu 'Uthman bin 'Affan dire : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Garder la frontière (Ribat) un jour dans la voie d’Allah a un rang supérieur à mille jours passés chez soi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3170
Rapporté par Abu Salih, l’esclave affranchi de 'Uthman : 'Uthman bin 'Affan a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Un jour dans la voie d’Allah vaut mieux que mille jours à faire autre chose. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3248
Rapporté par 'Umar : Hafsah bint 'Umar est devenue veuve quand (son mari) Khunais — c'est-à-dire bin Hudhafah — est décédé. Il était l'un des compagnons du Prophète qui avait participé à Badr, et il est mort à Médine. J'ai rencontré 'Uthman bin 'Affan et je lui ai proposé Hafsah en mariage. J'ai dit : "Si tu veux, je te marie à Hafsah." Il a répondu : "Je vais y réfléchir." Quelques jours plus tard, je l'ai revu et il m'a dit : "Je ne veux pas me marier pour l'instant." 'Umar a dit : "Ensuite, j'ai rencontré Abu Bakr As-Siddiq, رضي الله عنه, et je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah.' Il ne m'a pas répondu, et j'ai été plus peiné par son silence que par la réponse de 'Uthman, رضي الله عنه. Plusieurs jours ont passé, puis le Messager d'Allah a demandé Hafsah en mariage, et je la lui ai donnée. Abu Bakr m'a rencontré et a dit : 'Peut-être as-tu été contrarié lorsque tu m'as proposé Hafsah et que je ne t'ai pas répondu ?' J'ai dit : 'Oui.' Il a dit : 'La seule raison pour laquelle je ne t'ai pas répondu, c'est que j'avais entendu le Messager d'Allah parler d'elle, et je ne voulais pas révéler son secret ; s'il ne l'avait pas épousée, alors je l'aurais fait
- Sunan an-Nasa'i, n°3259
Rapporté par Umar bin Al-Khattab, رضي الله عنه : Hafsah bint 'Umar est devenue veuve quand (son mari) Khunais bin Hudhafah As-Sahmi est décédé. Il était l’un des compagnons du Prophète ﷺ et il est mort à Médine. Umar a dit : "Je suis allé voir 'Uthman bin 'Affan et je lui ai proposé Hafsah en mariage. Je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah bint 'Umar.' Il a répondu : 'Je vais réfléchir.' Quelques jours plus tard, je l’ai revu et il m’a dit : 'Il semble que je ne souhaite pas me marier en ce moment.'" Umar a poursuivi : "Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr As-Siddiq, رضي الله عنه, et je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah bint 'Umar.' Abu Bakr est resté silencieux et ne m’a rien répondu, et cela m’a plus contrarié que la réponse de 'Uthman. Plusieurs jours ont passé, puis le Messager d’Allah ﷺ a demandé Hafsah en mariage et je la lui ai donnée. Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : 'Peut-être as-tu été contrarié quand tu m’as proposé Hafsah en mariage et que je ne t’ai pas répondu ?' J’ai dit : 'Oui.' Il a dit : 'Rien ne m’a empêché de te répondre, sauf que j’avais entendu le Messager d’Allah ﷺ parler d’elle, et je ne voulais pas dévoiler le secret du Messager d’Allah. S’il l’avait laissée, je l’aurais épousée
- Sunan an-Nasa'i, n°3275
Rapporté par Uthman bin 'Affan, رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "La personne en état de sacralisation (Muhrim) ne doit ni se marier, ni marier quelqu’un, ni faire une proposition de mariage
- Sunan an-Nasa'i, n°3276
Rapporté par Uthman bin 'Affan, رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : "La personne en état de sacralisation (Muhrim) ne doit ni se marier, ni marier quelqu’un, ni faire une proposition de mariage
- Sunan an-Nasa'i, n°3606
Rapporté par Al-Ahnaf : « Je suis venu à Médine pour le Hajj, et alors que nous étions installés, quelqu’un est venu nous dire : “Les gens se sont rassemblés à la mosquée.” J’ai vu les gens réunis, et au milieu d’eux se trouvaient 'Ali ibn Abi Talib, Az-Zubair, Talhah et Sa’d ibn Abi Waqqas, رضي الله عنهم. Quand je suis arrivé, on a dit que 'Uthman ibn 'Affan était venu. Il portait un manteau jaunâtre. J’ai dit à mon compagnon : “Reste ici pendant que je vois ce qui se passe.” 'Uthman demanda : “'Ali est-il là ? Az-Zubair est-il là ? Talhah est-il là ? Sa’d est-il là ?” Ils répondirent : “Oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui achète le Mirbad des Banû untel, Allah lui pardonnera, et je l’ai acheté, puis je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : Ajoute-le à notre mosquée et la récompense sera pour toi ?” Ils dirent : “Oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui achète le puits de Rumah, Allah lui pardonnera, alors je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et j’ai dit : J’ai acheté le puits de Rumah. Il a dit : Donne-le pour fournir de l’eau aux musulmans, et la récompense sera pour toi ?” Ils dirent : “Oui.” Il dit : “Je vous adjure par Allah, nul autre n’est digne d’être adoré, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui équipe l’armée d’Al-‘Usrah (Tabuk), Allah lui pardonnera, alors je les ai équipés jusqu’à ce qu’il ne leur manque même pas une corde ou une bride ?” Ils dirent : “Oui.” Il dit : “Ô Allah, sois témoin, Ô Allah, sois témoin, Ô Allah, sois témoin.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4058
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : J’ai entendu le Messager d’Allah [SAW] dire : "Il n’est permis de verser le sang d’un musulman que dans trois cas : un homme marié qui commet l’adultère ; celui qui tue une autre personne, et doit être tué ; ou celui qui retourne à la mécréance après avoir accepté l’islam, et doit être tué
- Sunan an-Nasa'i, n°4067
Rapporté par Mus'ab bin Sa'd, d’après son père : Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager d’Allah [SAW] a accordé l’amnistie à tout le monde, sauf à quatre hommes et deux femmes. Il a dit : "Tuez-les, même si vous les trouvez accrochés aux rideaux de la Ka'bah." (Il s’agissait de) 'Ikrimah bin Abi Jahl, 'Abdullah bin Khatal, Miqyas bin Subabah et 'Abdullah bin Sa'd bin Abi As-Sarh. 'Abdullah bin Khatal a été attrapé alors qu’il était accroché aux rideaux de la Ka'bah. Sa'eed bin Huraith et 'Ammar bin Yasir se sont précipités vers lui, mais Sa'eed, le plus jeune des deux, est arrivé le premier et l’a tué. Miqyas bin Subabah a été attrapé par les gens au marché, et ils l’ont tué. 'Ikrimah est parti par la mer et a été pris dans une tempête. L’équipage a dit : "Tournez-vous sincèrement vers Allah, car vos faux dieux ne peuvent rien pour vous dans cette situation." 'Ikrimah a dit : "Par Allah, si seule la sincérité envers Allah me sauve en mer, alors rien d’autre ne me sauvera sur terre. Ô Allah, je Te promets que si Tu me sauves de cette épreuve, j’irai voir Muhammad [SAW], je lui donnerai la main, et je suis sûr qu’il sera généreux et pardonneur." Il est donc venu et a accepté l’islam. 'Abdullah (bin Sa'd) bin Abi Sarh s’est caché chez 'Uthman bin 'Affan, et quand le Messager d’Allah [SAW] a appelé les gens à prêter allégeance, il l’a amené et l’a fait se tenir devant le Prophète [SAW]. 'Uthman a dit : "Ô Messager d’Allah ! Accepte l’allégeance de 'Abdullah." Il a levé la tête et l’a regardé trois fois, refusant chaque fois, puis il a accepté son allégeance après trois refus. Ensuite, il s’est tourné vers ses compagnons et a dit : "N’y avait-il donc aucun homme sensé parmi vous pour se lever, en voyant que je refusais de lui donner la main, et le tuer ?" Ils ont répondu : "Nous ne savions pas, ô Messager d’Allah, ce que tu avais dans le cœur. Pourquoi ne nous as-tu pas fait signe des yeux ?" Il a dit : "Il ne convient pas à un Prophète d’être trompeur du regard
- Sunan an-Nasa'i, n°4069
Rapporté par Ibn 'Abbas à propos de la sourate An-Nahl : "Quiconque renie Allah après avoir cru, sauf celui qui y est contraint alors que son cœur reste plein de foi ; mais ceux qui ouvrent leur cœur à la mécréance, la colère d’Allah s’abattra sur eux, et ils auront un grand châtiment." "Cela a été abrogé, et une exception a été faite, comme Allah l’a dit : 'Ensuite, ton Seigneur, certes, pour ceux qui ont émigré après avoir été éprouvés, puis ont combattu et ont été patients, ton Seigneur ensuite est Pardonneur et Miséricordieux.' Il s’agissait de 'Abdullah bin Sa'd bin Abi As-Sarh, qui était gouverneur d’Égypte et écrivait au Messager d’Allah [SAW]. Le diable l’a égaré et il a rejoint les mécréants. Le Prophète [SAW] a donc ordonné qu’il soit tué le jour de la conquête de La Mecque. Ensuite, 'Uthman bin 'Affan a demandé sa protection, et le Messager d’Allah [SAW] la lui a accordée
- Sunan an-Nasa'i, n°4136
Rapporté par Sa'eed bin Al-Musayyab : Jubair bin Mut'im lui a raconté : "Lui et 'Uthman bin 'Affan sont venus voir le Messager d'Allah ﷺ pour lui parler de ce qu'il avait distribué du Khumus de Hunain aux Banu Hashim et Banu Al-Muttalib bin 'Abd Manaf. Ils ont dit : 'Ô Messager d'Allah, tu l'as donné à nos frères, les Banu Al-Muttalib bin 'Abd Manaf, et tu ne nous as rien donné, alors que notre lien avec toi est le même que le leur.' Le Messager d'Allah ﷺ leur a répondu : 'Je considère que Hashim et Al-Muttalib sont pareils.' Jubair bin Mut'im a dit : 'Le Messager d'Allah n'a rien attribué du Khumus aux Banu 'Abd Shams ni aux Banu Nawfal, contrairement à ce qu'il a donné aux Banu Hashim et Banu Al-Muttalib
- Sunan an-Nasa'i, n°4137
Rapporté par Jubair bin Mut'im : Lorsque le Messager d'Allah ﷺ a distribué la part pour ses proches aux Banu Hashim et aux Banu Al-Muttalib, je suis allé le voir avec 'Uthman bin 'Affan et nous avons dit : "Ô Messager d'Allah, personne ne nie le mérite des Banu Hashim à cause de leur lien avec toi. Mais pourquoi as-tu donné une part aux Banu Al-Muttalib et pas à nous ? Nous avons le même degré de parenté avec toi." Le Messager d'Allah ﷺ a répondu : "Ils ne m'ont pas abandonné, ni pendant la période préislamique ni en islam. Banu Hashim et Banu Al-Muttalib sont la même chose." Et il a entrelacé ses doigts
- Sunan an-Nasa'i, n°4696
Rapporté par ‘Uthman bin ‘Affan : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Allah, le Puissant et Majestueux, a fait entrer au Paradis un homme qui était facile dans ses achats et ses ventes, pour rembourser ses dettes et pour réclamer ce qu’on lui devait." (Sahih)
Profil symbolique du prénom Afif
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Afif
Traits dominants
- Intégrité : Il manifeste une force intérieure qui le pousse à rester honnête en toutes circonstances.
- Sagesse : Sa vision du monde est calme, préférant l'analyse et la prudence à l'impulsivité.
- Modestie : Il ne cherche pas la gloire personnelle, trouvant sa satisfaction dans la justesse de ses actions.
- Bienveillance : Sa nature vertueuse s'exprime par un respect profond envers les autres et une écoute attentive.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Afif (ou Affan, ou Afan)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| afan | Bosniaque |
| affan | Arabe |
| afif | Arabe |
| afifa | Arabe, Bengali |
| afifah | Arabe, Indonésien, Malais |
Personnalités connues portant le prénom Afif
- Afif Safa (Femme politique)
Popularité du prénom Afif
Dans le monde musulman
En France
Variante (3) : Afif · 355 Affan · 50 Afan · 5
Le prénom Afif a été donné à 355 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 6 434ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 80
- Centre-Val de Loire 70
- Auvergne-Rhône-Alpes 10
- Occitanie 5
Le prénom Affan a été donné à 50 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 17 763ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 25
Le prénom Afan a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 35 781ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Afif
Quelle est la signification du prénom Afif ?
Le prénom Afif signifie "pur", "vertueux" ou "chaste" en arabe. Il désigne une personne qui fait preuve de droiture morale, de modestie et d'intégrité dans ses actions et ses intentions.
Quelle est l'origine du prénom Afif ?
Afif est un prénom d'origine arabe classique issu de la racine "Afaaf". Il est historiquement lié aux valeurs de piété et d'éthique, très répandu au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Le prénom Afif est-il populaire en France ?
Le prénom Afif reste relativement rare en France avec un total de 355 naissances enregistrées. Il occupe actuellement le 680ème rang de popularité.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.