Tout savoir sur le prénom Aicha (ou Aïsha, ou Aissatou) en Islam : Coran, hadiths et histoire
عائشة
Aïcha est un prénom féminin d'origine arabe signifiant "vivante" ou "celle qui vit". Très respecté dans le monde musulman, il doit sa grande popularité à la figure historique d'Aïcha bint Abi Bakr, épouse du prophète Mahomet.
Origine du prénom Aicha
Signification du prénom Aicha
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Aicha (ou Aïsha, ou Aissatou) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (3) : Aicha · 836 citations Aisha · 1 510 citations Asha · 4 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
836 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°676
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah et Ses anges bénissent ceux qui sont sur les côtés droits des rangs. »
- Sunan Abu Dawud, n°679
Rapporté par ‘Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit que les gens continueront à s’éloigner du premier rang jusqu’à ce qu’Allah les éloigne (du premier rang) dans l’Enfer
- Sunan Abu Dawud, n°783
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ commençait la prière par le takbir (« Allah est le plus grand ») et par la récitation de « Louange à Allah, Seigneur de l’univers ». Quand il s’inclinait, il ne levait ni n’abaissait la tête, mais la gardait entre les deux positions. Quand il se relevait de l’inclinaison, il ne se prosternait pas avant d’être complètement debout ; et quand il relevait la tête après la prosternation, il ne se prosternait pas une seconde fois avant d’être bien assis. Il récitait at-tahiyyat après chaque paire de rak‘a. Quand il s’asseyait, il étendait son pied gauche et relevait le droit. Il interdisait de s’asseoir comme le fait le diable et d’étendre les mains au sol en prosternation comme le font les animaux. Il terminait la prière en prononçant la salutation
- Sunan Abu Dawud, n°785
‘Urwah a rapporté d’après Aïcha رضي الله عنها, à propos de l’incident de la calomnie : Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis, a découvert son visage et a dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah, l’Audient, l’Omniscient, contre le diable maudit. Ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous. » Abu Dawud a dit : Ceci est une tradition rejetée (munkar). Plusieurs rapporteurs l’ont transmise d’al-Zuhri sans mentionner ce détail. Je crains que la phrase concernant « le fait de chercher refuge auprès d’Allah » soit une parole de Humaid
- Sunan Abu Dawud, n°953
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ réciter le Coran dans sa prière de nuit en étant assis jusqu’à ce qu’il devienne âgé. Ensuite, il s’asseyait dans la prière et récitait le Coran jusqu’à ce qu’il reste quarante ou trente versets, puis il se levait, les récitait debout et se prosternait
Voir 831 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°954
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : Quand le Prophète ﷺ priait assis, il récitait le Coran en étant assis. Quand il lui restait environ trente ou quarante versets, il se levait, les récitait debout, puis s’inclinait et se prosternait, et il faisait de même dans la deuxième unité de prière. Abu Dawud a dit : ‘Alqamah ibn Waqqas a rapporté ce récit d’Aïcha, du Prophète ﷺ, dans le même sens
- Sunan Abu Dawud, n°955
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait debout la nuit pendant longtemps, et il priait aussi assis longtemps. Quand il priait debout, il s’inclinait debout, et quand il priait assis, il s’inclinait assis
- Sunan Abu Dawud, n°1114
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand l’un de vous se trouve souillé pendant la prière, qu’il se tienne le nez et se détourne. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Hammad ibn Salamah et Abu Usamah, d’après Hisham, d’après son père, du Prophète ﷺ. Ils n’ont pas mentionné le nom de ‘Aïcha
- Sunan Abu Dawud, n°1177
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Il y eut une éclipse du soleil à l’époque du Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ se leva longtemps pour prier, accompagné des gens. Ensuite, il s’inclina, releva la tête, puis s’inclina à nouveau, releva la tête, et s’inclina encore, accomplissant ainsi deux unités de prière. Dans chaque unité, il s’inclina trois fois. Après la troisième inclinaison, il se prosterna. Il resta debout si longtemps que certaines personnes perdirent connaissance et on dut leur verser des seaux d’eau. À chaque inclinaison, il disait : « Allah est le plus grand » ; et lorsqu’il relevait la tête, il disait : « Allah entend celui qui Le loue », jusqu’à ce que le soleil redevienne clair. Puis il dit : « Le soleil et la lune ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un, ce sont deux signes d’Allah, par lesquels Il fait craindre Ses serviteurs. Quand vous voyez cela, empressez-vous de prier. »
- Sunan Abu Dawud, n°1180
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Il y eut une éclipse du soleil du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Il se rendit à la mosquée, se leva et prononça le takbir (Allah est le plus grand) ; les gens se mirent en rangs derrière lui. Le Messager d’Allah ﷺ récita longuement le Coran, puis il fit le takbir et s’inclina longuement, releva la tête en disant : « Allah entend celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange », puis il se remit debout et récita à nouveau longuement, mais moins que la première fois. Il s’inclina de nouveau longuement, mais moins que la première inclinaison, puis dit : « Allah entend celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange. » Il fit de même lors de la deuxième unité. Il accomplit ainsi quatre inclinaisons et quatre prosternations. Le soleil redevint clair avant qu’il ne termine
- Sunan Abu Dawud, n°1181
Rapporté par Abd Allah b. 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a prié lors d’une éclipse solaire, comme cela a été rapporté dans le récit transmis par 'Urwah d’après Aïcha, du Messager d’Allah ﷺ, qu’il accomplit deux unités de prière, s’inclinant deux fois dans chaque unité
- Sunan Abu Dawud, n°1187
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Il y eut une éclipse du soleil à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ sortit et dirigea la prière. Il resta debout et j’ai pensé qu’il récitait la sourate al-Baqarah. Le narrateur poursuivit le récit. Le Prophète ﷺ se prosterna deux fois, puis se releva et prolongea la récitation. J’ai alors deviné qu’il récitait la sourate Al-i-Imran
- Sunan Abu Dawud, n°1188
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ récitait le Coran à haute voix lors de la prière de l’éclipse
- Sunan Abu Dawud, n°1190
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Il y eut une éclipse du soleil. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna à un homme d’annoncer : « La prière sera accomplie en groupe. »
- Sunan Abu Dawud, n°1191
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le soleil et la lune ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Lorsque vous voyez cela, invoquez Allah, proclamez Sa grandeur et faites l’aumône
- Sunan Abu Dawud, n°1198
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : La prière fut prescrite à l’origine en deux unités, que l’on soit résident ou en voyage. La prière du voyageur est restée telle quelle, tandis que celle du résident a été augmentée
- Sunan Abu Dawud, n°1251
Rapporté par Abd Allah b. Shaqiq : J’ai interrogé Aïcha رضي الله عنها au sujet des prières surérogatoires que faisait le Messager d’Allah ﷺ. Elle a répondu : Avant la prière du midi, il priait quatre unités de prière chez moi, puis il sortait pour diriger la prière en commun, puis il revenait chez moi et priait deux unités. Il dirigeait la prière du coucher du soleil, puis revenait chez moi et priait deux unités. Ensuite, il dirigeait la prière du soir, entrait chez moi et priait deux unités. Il priait neuf unités pendant la nuit, y compris la prière du witr. La nuit, il priait longtemps debout et longtemps assis. Quand il récitait le Coran debout, il s’inclinait et se prosternait depuis la position debout, et quand il récitait assis, il s’inclinait et se prosternait depuis la position assise. Quand l’aube arrivait, il priait deux unités, puis il sortait pour diriger la prière de l’aube
- Sunan Abu Dawud, n°1253
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ n’a jamais délaissé quatre unités avant la prière du midi, ni deux unités avant la prière de l’aube
- Sunan Abu Dawud, n°1254
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ était plus assidu à accomplir les unités surérogatoires avant la prière de l’aube qu’à observer les autres prières surérogatoires
- Sunan Abu Dawud, n°1255
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ priait deux unités avant la prière de l’aube rapidement, à tel point que je me demandais s’il avait récité la sourate Al-Fatiha dedans
- Sunan Abu Dawud, n°1257
Rapporté par Bilal رضي الله عنه : Ziyadah al-Kindi a rapporté d’après Bilal que celui-ci était venu informer le Messager d’Allah ﷺ de l’heure de la prière de l’aube. Aïcha l’a retenu pour une question qu’elle lui posait, jusqu’à ce que le jour devienne bien clair. Bilal s’est alors levé et l’a appelé à la prière à plusieurs reprises. Le Messager d’Allah ﷺ n’était pas encore sorti. Lorsqu’il est sorti, il a dirigé la prière, puis Bilal lui a expliqué qu’Aïcha l’avait retenu jusqu’à ce qu’il soit en retard. Bilal a dit : « Messager d’Allah, l’aube est bien claire. » Il a répondu : « Même si l’aube devenait plus claire qu’elle ne l’est maintenant, je prierais ces deux unités (de la sunna), je les accomplirais correctement et de la plus belle manière. »
- Sunan Abu Dawud, n°1262
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ terminait sa prière tard dans la nuit, il regardait. Si j’étais éveillée, il me parlait. Si je dormais, il me réveillait et priait deux unités, puis il s’allongeait jusqu’à ce que le muezzin vienne l’appeler pour la prière de l’aube. Ensuite, il priait deux unités rapidement et sortait pour la prière
- Sunan Abu Dawud, n°1263
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Quand le Prophète ﷺ priait les deux unités de la prière de l’aube, il s’allongeait si je dormais ; si j’étais éveillée, il me parlait
- Sunan Abu Dawud, n°1273
Rapporté par Kuraib, le serviteur d’Ibn ‘Abbas : ‘Abd Allah b. Abbas, ‘Abd al-Rahman b. Azhar et al-Miswar b. Makhramah m’ont envoyé auprès de ‘Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ. Ils m’ont dit : Transmets-lui nos salutations à tous et demande-lui au sujet des deux unités après la prière du ‘Asr, et dis-lui qu’on nous a informés qu’elle les priait, alors qu’on nous a dit que le Messager d’Allah ﷺ les avait interdites. Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : « Demande à Umm Salamah. » Je suis retourné vers eux et leur ai fait part de son avis. Ils m’ont renvoyé auprès d’Umm Salamah avec la même question. Umm Salamah a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ les interdire, mais plus tard je l’ai vu les prier. Quand il les priait, il venait d’accomplir la prière du ‘Asr. Il est alors venu vers moi alors que plusieurs femmes des Banu Haram des Ansar étaient assises avec moi. Il a prié ces deux unités. J’ai envoyé une servante lui dire : “Tiens-toi à côté de lui et dis-lui qu’Umm Salamah demande : Messager d’Allah ﷺ, je t’ai entendu interdire ces deux unités (après la prière de l’après-midi), mais je te vois les accomplir toi-même. Si jamais il fait un signe de la main, recule.” La servante a fait ainsi. Quand il a terminé, il a dit : “Ô fille d’Abu Umayyah, tu m’as interrogé sur les deux unités après la prière du ‘Asr. En réalité, des gens de ‘Abd al-Qais sont venus m’annoncer que leur peuple avait embrassé l’islam. Ils m’ont retardé pour prier les deux unités après la prière du midi. Ce sont ces deux unités que j’ai accomplies après la prière du ‘Asr.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1303
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Shurayh ibn Hani a dit : J’ai interrogé Aïcha au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ. Elle a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ n’est jamais venu vers moi après avoir accompli la prière de la nuit sans avoir d’abord prié quatre ou six rak‘a. Une nuit, il a plu, alors nous avons étendu un morceau de cuir pour qu’il prie dessus, et je me souviens encore comme s’il y avait un trou par lequel l’eau s’écoulait. Je ne l’ai jamais vu protéger ses vêtements de la terre comme il l’a fait cette nuit-là. »
- Sunan Abu Dawud, n°1307
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Ne délaissez pas la prière de la nuit, car le Messager d’Allah ﷺ ne l’abandonnait jamais. Quand il était malade ou fatigué, il la faisait assis
- Sunan Abu Dawud, n°1310
Rapporté par Aïcha, épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : Lorsque l’un de vous s’assoupit pendant la prière, il doit dormir jusqu’à ce que le sommeil passe, car s’il prie en somnolant, il risque de se maudire lui-même alors qu’il voulait demander pardon à Allah
- Sunan Abu Dawud, n°1314
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Toute personne qui prie régulièrement la nuit, mais qui, une nuit, est dominée par le sommeil, recevra la récompense de la prière. Son sommeil sera considéré comme une aumône. »
- Sunan Abu Dawud, n°1316
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Allah, le Très-Haut, réveillait le Messager d’Allah ﷺ la nuit. Quand l’aube arrivait, il terminait sa récitation quotidienne
- Sunan Abu Dawud, n°1317
Masruq a dit : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ, et je lui ai dit : « À quel moment priait-il la nuit ? » Elle a répondu : « Quand il entendait le chant du coq, il se levait et priait. »
- Sunan Abu Dawud, n°1318
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand il était avec moi, il dormait à l’aube. Par là, elle parlait du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1435
Masruq a dit : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها : « Quand le Messager d’Allah ﷺ accomplissait-il la prière du witr ? » Elle a répondu : « Il faisait le witr à différents moments : parfois en début de nuit, parfois au milieu, parfois vers la fin. Mais il faisait le witr juste avant l’aube quand il est décédé. »
- Sunan Abu Dawud, n°1437
Abd Allah b. Abu Qais a dit : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet du witr accompli par le Messager d’Allah ﷺ. Elle a répondu : « Parfois il faisait le witr en début de nuit, parfois à la fin. » J’ai demandé : « Comment récitait-il le Coran ? Le récitait-il à voix basse ou haute ? » Elle a répondu : « Il faisait les deux. Parfois à voix basse, parfois à voix haute. Parfois il se lavait et dormait, parfois il faisait les ablutions et dormait. » Abu Dawud a dit : Les narrateurs autres que Qutaibah ont dit : Cela fait référence à son bain après une impureté majeure
- Sunan Abu Dawud, n°1565
Rapporté par ‘Abdallah ibn Shaddad ibn Al Had : Nous sommes entrés chez Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ. Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est entré chez moi et a vu deux bagues en argent à ma main. Il a demandé : “Qu’est-ce que c’est, Aïcha ?” J’ai répondu : “Je me suis fait deux ornements pour toi, ô Messager d’Allah.” Il a demandé : “Paies-tu la zakat dessus ?” J’ai répondu : “Non”, ou j’ai dit : “Ce qu’Allah veut.” Il a dit : “Cela suffit pour te mener au Feu de l’Enfer.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1606
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : En décrivant la conquête de Khaybar, Aïcha a dit : Le Prophète ﷺ envoyait Abdullah ibn Rawahah chez les Juifs de Khaybar pour estimer les palmiers quand les fruits étaient en bon état, avant qu’on n’en consomme
- Sunan Abu Dawud, n°1830
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Nous nous rendions à La Mecque avec le Prophète ﷺ. Nous mettions sur notre front du parfum appelé sukk au moment de porter l’ihram. Quand l’une de nous transpirait, le parfum coulait sur son visage. Le Prophète ﷺ l’a vu mais ne l’a pas interdit
- Sunan Abu Dawud, n°1831
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Salim ibn Abdullah a dit : Abdullah ibn Umar avait l’habitude de couper les chaussures d’une femme qui mettait l’ihram. Puis Safiyyah, fille d’Abu Ubayd, lui a rapporté qu’Aïcha رضي الله عنها lui avait raconté que le Messager d’Allah ﷺ avait accordé une permission aux femmes concernant les chaussures (c’est-à-dire qu’elles n’ont pas besoin de les couper). Il a donc abandonné cette pratique
- Sunan Abu Dawud, n°1833
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Des cavaliers passaient près de nous alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ en état de sacralisation (ihram). Quand ils s’approchaient, l’une d’entre nous abaissait son voile depuis sa tête sur son visage, et quand ils étaient partis, nous découvrions nos visages
- Sunan Abu Dawud, n°1897
‘Ata رضي الله عنه a rapporté : Le Prophète ﷺ a dit à Aïcha رضي الله عنها : « Ton tawaf de la Ka’bah et ta marche entre Al Safa et Al Marwah (une seule fois) suffisent pour ton hajj et ta ‘umrah. » Al Shafi’i a dit : Le narrateur Sufyan a transmis ce hadith de ‘Ata d’après Aïcha, et aussi d’après ‘Ata disant que le Prophète ﷺ a dit à Aïcha رضي الله عنها
- Sunan Abu Dawud, n°1978
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous lance les cailloux sur la dernière jamrah (Jamrat al-Aqabah), tout lui devient permis sauf les femmes (les relations sexuelles). » Abu Dawud a dit : Ceci est une tradition faible. Le rapporteur al-Hajjaj n’a ni vu al-Zuhri ni entendu ce récit de lui
- Sunan Abu Dawud, n°1987
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Par Allah, le Messager d’Allah ﷺ n’a fait accomplir la ‘Umrah à Aïcha pendant Dhul-Hijjah que pour mettre fin à la coutume des idolâtres (dans l’Arabie d’avant l’Islam), car ce clan de Quraysh et ceux qui les suivaient disaient : « Quand la fourrure du chameau devient épaisse et que les blessures sur le dos des chameaux sont guéries et que le mois de Safar commence, la ‘Umrah devient permise pour celui qui la fait. » Ils considéraient la ‘Umrah comme interdite jusqu’à ce que les mois de Dhul-Hijjah et al-Muharram soient passés
- Sunan Abu Dawud, n°1991
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli deux ‘Umrahs : une ‘Umrah en Dhul-Qa’dah, et l’autre en Shawwal
- Sunan Abu Dawud, n°1992
Mujahid a dit : On a demandé à Ibn 'Umar : Combien de fois le Messager d’Allah ﷺ a-t-il accompli la ‘Umrah ? Il a répondu : Deux fois. Aïcha a dit : Ibn 'Umar savait que le Messager d’Allah ﷺ avait accompli trois ‘Umrahs en plus de celle qu’il a faite avec le pèlerinage d’adieu
- Sunan Abu Dawud, n°1995
Hafsah, fille de AbdurRahman ibn AbuBakr, a rapporté d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à AbdurRahman : « AbdurRahman, fais monter ta sœur Aïcha derrière toi sur le chameau et fais-lui accomplir la ‘Umrah depuis at-Tan’im. Quand vous descendrez de la colline (à at-Tan’im), elle devra mettre l’ihram pour la ‘Umrah, car c’est une ‘Umrah acceptée (par Allah). »
- Sunan Abu Dawud, n°2000
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها, et Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a reporté la circumambulation du jour du sacrifice jusqu’à la nuit
- Sunan Abu Dawud, n°2084
Ce même récit a aussi été transmis par Aïcha رضي الله عنها à travers une autre chaîne de rapporteurs, avec le même sens. Abu Dawud a dit : « Ja’far n’a rien entendu de Al Zuhri. Al Zuhri lui a donné ses écrits. »
- Sunan Abu Dawud, n°2094
Ce même récit a aussi été transmis par Muhammad bin ‘Amr à travers une autre chaîne de rapporteurs. Cette version ajoute : « Si elle pleure ou garde le silence. » Le narrateur a ajouté le mot « pleure ». Abu Dawud a dit : « Le mot “pleure” n’est pas fiable. C’est une confusion du narrateur Ibn Idris ou Muhammad b. al-‘Ata. » Abu Dawud a dit : « Ce récit a aussi été rapporté par Abu ‘Amr Dhakwan d’après Aïcha رضي الله عنها qui a dit : “Une vierge a honte de parler, Messager d’Allah.” Il a dit : “Son silence est son acceptation.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2228
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Habibah, fille de Sahl, était l’épouse de Thabit ibn Qays ibn Shimmas. Il l’a frappée et lui a causé des blessures. Elle est donc allée voir le Prophète ﷺ le matin et s’est plainte de son mari. Le Prophète ﷺ fit venir Thabit ibn Qays et lui dit : « Prends une partie de ses biens et sépare-toi d’elle. » Il demanda : « Est-ce permis, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Je lui ai donné deux jardins comme dot, et ils sont déjà en sa possession. » Le Prophète ﷺ dit : « Prends-les et sépare-toi d’elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°2233
En rapportant la tradition concernant Barirah, Aïcha رضي الله عنها a dit : « Son mari était un esclave, alors le Prophète ﷺ lui a laissé le choix. Elle a choisi de se séparer. S’il avait été un homme libre, il ne lui aurait pas donné ce choix. »
- Sunan Abu Dawud, n°2234
Aïcha رضي الله عنها a dit : « Le Prophète ﷺ lui a laissé le choix. Son mari était un esclave. »
- Sunan Abu Dawud, n°2235
Aïcha رضي الله عنها a dit : « Le mari de Barirah était un homme libre lorsqu’elle a été affranchie. On lui a donné le choix. Elle a dit : “Je ne veux pas rester avec lui. J’ai telle et telle raisons.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2236
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Barirah a été affranchie alors qu’elle était l’épouse de Mughith, un esclave de la famille d’Abu Ahmad. Le Messager d’Allah ﷺ lui a laissé le choix et lui a dit : « S’il a eu des rapports avec toi, alors tu n’as plus le choix. »
- Sunan Abu Dawud, n°2237
Al-Qasim a dit : Aïcha voulait affranchir deux de ses esclaves qui étaient mariés. Elle a donc interrogé le Prophète ﷺ à ce sujet. Il lui a ordonné de commencer par l’homme avant la femme. Le narrateur Nasr a dit : Abu ‘Ali al-Hanafi me l’a rapporté d’après Ubaydullah
- Sunan Abu Dawud, n°3187
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Ibrahim, le fils du Prophète ﷺ, est décédé à l’âge de dix-huit mois. Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas prié sur lui
- Sunan Abu Dawud, n°3189
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je jure par Allah, le Messager d’Allah ﷺ a prié sur Suhail ibn al-Baida’ dans la mosquée
- Sunan Abu Dawud, n°3190
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je jure par Allah, le Messager d’Allah ﷺ a prié dans la mosquée sur les deux fils d’al-Baida’ : Suhail et son frère
- Sunan Abu Dawud, n°4373
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Les Quraysh étaient préoccupés au sujet d’une femme Makhzumi qui avait volé. Ils dirent : « Qui parlera au Messager d’Allah ﷺ à son sujet ? » Puis ils dirent : « Qui osera, sinon Usamah ibn Zayd, l’ami du Prophète ﷺ ? » Usamah lui parla, et le Messager d’Allah ﷺ dit : « Intercèdes-tu au sujet d’une peine prescrite par Allah ? » Puis il se leva et fit un discours, disant : « Ce qui a perdu ceux qui vous ont précédés, c’est que lorsqu’une personne de rang commettait un vol, ils la laissaient, et quand c’était une personne faible, ils lui appliquaient la peine. Par Allah, si Fatima, fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. »
- Sunan Abu Dawud, n°4374
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une femme de la tribu Makhzoum empruntait des objets et niait les avoir reçus, alors le Prophète ﷺ a ordonné qu’on lui coupe la main. Le rapporteur a ensuite transmis le reste de la tradition comme celle d’al-Laith, disant : Ainsi, le Prophète ﷺ lui a fait couper la main. Abu Dawud a dit : Ibn Wahb a transmis cette tradition de Yunus d’après al-Zuhri, et dans cette version il a dit : al-Laith a dit : Une femme a commis un vol à l’époque du Prophète ﷺ lors de la conquête de La Mecque. Cela a été transmis par al-Laith de Yunus d’après Ibn Shihab avec sa chaîne de rapporteurs. Il a dit dans cette version : Une femme a emprunté des objets. Mas‘ud ibn al-Aswad a aussi transmis une tradition similaire du Prophète ﷺ et a dit : Un tissu de velours a été volé dans la maison du Messager d’Allah ﷺ. Abu Dawud a dit : Abu al-Zubair a rapporté d’après Jabir : Une femme a volé et s’est réfugiée auprès de Zainab, fille du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4375
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pardonnez les fautes des gens de bonne moralité, mais pas celles qui impliquent une peine prescrite. »
- Sunan Abu Dawud, n°4979
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun de vous ne doit dire “Ja’shat nafsi” (“Mon cœur est agité”), mais il doit dire “Laqisat nafsi” (“Mon cœur est contrarié”). »
- Sunan Abu Dawud, n°4987
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Je n’ai jamais entendu le Messager d’Allah ﷺ attribuer quelqu’un à autre chose qu’à la religion
- Sunan Abu Dawud, n°4999
Rapporté par An-Nu’man ibn Bashir رضي الله عنه : Quand Abu Bakr a demandé la permission d’entrer auprès du Prophète ﷺ, il a entendu Aïcha parler d’une voix forte. En entrant, il l’a saisie pour la frapper et a dit : « Est-ce que je te vois élever la voix devant le Messager d’Allah ? » Le Prophète ﷺ a essayé de l’en empêcher et Abu Bakr est sorti en colère. Quand Abu Bakr est parti, le Prophète ﷺ a dit : « Tu vois, je t’ai protégée de cet homme. » Abu Bakr a attendu quelques jours, puis a demandé la permission d’entrer auprès du Messager d’Allah ﷺ et a vu qu’ils s’étaient réconciliés. Il leur a dit : « Faites-moi participer à votre réconciliation comme vous m’avez fait participer à votre dispute. » Le Prophète ﷺ a dit : « C’est fait, c’est fait. »
- Sunan Abu Dawud, n°5098
Aisha, l’épouse du Prophète ﷺ, a dit : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ rire à tel point que je puisse voir son voile du palais. Il se contentait de sourire, et quand il voyait des nuages ou du vent, son visage montrait des signes (de crainte). Je lui ai demandé : « Messager d’Allah ! Quand les gens voient un nuage, ils se réjouissent, espérant qu’il apportera la pluie, et je remarque que lorsque tu le vois, il y a des signes de malaise sur ton visage. » Il a répondu : « Aïcha ! Qu’est-ce qui me garantit qu’il ne contient pas un châtiment ? Un peuple a été puni par le vent. Quand ces gens ont vu le châtiment, ils ont dit : “C’est un nuage qui va nous apporter la pluie.” »
- Sahih al-Bukhari, n°521
Rapporté par Ibn Shihab : Un jour, `Umar bin `Abdul `Aziz a retardé la prière et `Urwa bin Az-Zubair est allé le voir et lui a dit : « Un jour en Irak, Al-Mughira bin Shu`ba avait aussi retardé ses prières, et Abi Mas`ud Al-Ansari est allé le voir et lui a dit : Ô Mughira ! Qu’est-ce que c’est ? Ne sais-tu pas qu’un jour, Gabriel est venu et a fait la prière (Fajr), et Allah's Messager (ﷺ) a prié aussi, puis il a prié de nouveau (Zuhr) et Allah's Messager (ﷺ) a fait de même, puis encore (`Asr) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil ; encore (Maghrib) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil, puis encore (`Isha) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil, et (Gabriel) a dit : J’ai reçu l’ordre de faire ainsi (pour vous montrer les prières prescrites). » `Umar (bin `Abdul `Aziz) a dit à `Urwa : « Sois sûr de ce que tu dis. Est-ce que Gabriel a dirigé la prière pour Allah's Messager (ﷺ) aux heures précises ? » `Urwa a répondu : « Bashir bin Abi Mas`ud a rapporté cela de la part de son père. » `Urwa a ajouté : « Aïcha m’a dit qu’Allah's Messager (ﷺ) faisait la prière de `Asr alors que le soleil éclairait encore sa maison (c’est-à-dire au début de l’heure de `Asr). »
- Sahih al-Bukhari, n°522
Rapporté par Ibn Shihab : Un jour, `Umar bin `Abdul `Aziz a retardé la prière et `Urwa bin Az-Zubair est allé le voir et lui a dit : « Un jour en Irak, Al-Mughira bin Shu`ba avait aussi retardé ses prières, et Abi Mas`ud Al-Ansari est allé le voir et lui a dit : Ô Mughira ! Qu’est-ce que c’est ? Ne sais-tu pas qu’un jour, Gabriel est venu et a fait la prière (Fajr), et Allah's Messager (ﷺ) a prié aussi, puis il a prié de nouveau (Zuhr) et Allah's Messager (ﷺ) a fait de même, puis encore (`Asr) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil ; encore (Maghrib) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil, puis encore (`Isha) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil, et (Gabriel) a dit : J’ai reçu l’ordre de faire ainsi (pour vous montrer les prières prescrites). » `Umar (bin `Abdul `Aziz) a dit à `Urwa : « Sois sûr de ce que tu dis. Est-ce que Gabriel a dirigé la prière pour Allah's Messager (ﷺ) aux heures précises ? » `Urwa a répondu : « Bashir bin Abi Mas`ud a rapporté cela de la part de son père. » `Urwa a ajouté : « Aïcha m’a dit qu’Allah's Messager (ﷺ) faisait la prière de `Asr alors que le soleil éclairait encore sa maison (c’est-à-dire au début de l’heure de `Asr). »
- Sahih al-Bukhari, n°682
Rapporté par Hamza ibn ‘Abd Allah, d’après son père : Lorsque la douleur du Messager d’Allah ﷺ s’intensifia, on lui parla de la prière. Il dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » ‘Aïcha dit : « Abou Bakr est un homme sensible, s’il récite, il sera submergé par les pleurs. » Il dit : « Ordonnez-lui de diriger la prière. » Elle insista. Il dit : « Ordonnez-lui de diriger la prière, vous êtes les compagnes de Joseph. » (Cette version est confirmée par Az-Zubaydi, le neveu d’Az-Zuhri et Is-haq ibn Yahya al-Kalbi d’après Az-Zuhri. ‘Uqayl et Ma‘mar rapportent d’Az-Zuhri, d’après Hamza, d’après le Prophète ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°683
Rapporté par Hicham ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Aïcha : Elle a dit : Le Messager d’Allah ﷺ ordonna à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens durant sa maladie, et il les dirigeait. ‘Urwa ajouta : Le Messager d’Allah ﷺ se sentit mieux, il sortit et trouva Abou Bakr dirigeant la prière. Quand Abou Bakr le vit, il voulut reculer, mais le Prophète ﷺ lui fit signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah ﷺ s’assit auprès d’Abou Bakr, qui continuait de diriger la prière pour les gens sans jamais tourner la tête dans son office. Les gens priaient derrière Abou Bakr, lequel suivait la prière du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih al-Bukhari, n°687
Rapporté par ‘Ubayd Allah ibn ‘Abd Allah ibn ‘Utba : Je suis entré auprès de ‘Aïcha et lui ai dit : « Ne veux-tu pas me raconter la maladie du Messager d’Allah ﷺ ? » Elle dit : « Bien sûr. Le Prophète ﷺ tomba gravement malade et dit : “Les gens ont-ils prié ?” Nous avons dit : Non, ils t’attendent. Il dit : “Mettez-moi de l’eau dans le bassin.” Nous l’avons fait, il se lava, puis voulut se lever mais perdit connaissance. Lorsqu’il revint à lui, il dit : “Les gens ont-ils prié ?” Nous avons dit : Non, ils t’attendent, ô Messager d’Allah. Il dit : “Mettez-moi de l’eau dans le bassin.” Il s’assit, se lava, puis voulut se lever mais perdit connaissance. Lorsqu’il revint à lui, il dit : “Les gens ont-ils prié ?” Nous avons dit : Non, ils t’attendent, ô Messager d’Allah. Il dit : “Mettez-moi de l’eau dans le bassin.” Il s’assit, se lava, puis voulut se lever mais perdit connaissance. Lorsqu’il revint à lui, il dit : “Les gens ont-ils prié ?” Nous avons dit : Non, ils t’attendent, ô Messager d’Allah — et les gens étaient rassemblés dans la mosquée attendant le Prophète ﷺ pour la prière du ‘ichâ’ (la dernière prière du soir). Le Prophète ﷺ envoya quelqu’un à Abou Bakr pour qu’il dirige la prière pour les gens. Le messager alla voir Abou Bakr et lui dit : Le Messager d’Allah ﷺ t’ordonne de diriger la prière pour les gens. Abou Bakr, qui était un homme sensible, dit : Ô ‘Omar, dirige la prière pour les gens. ‘Omar lui répondit : Tu es plus digne de cela. Abou Bakr dirigea donc la prière ces jours-là. Puis, le Prophète ﷺ se sentit mieux et sortit entre deux hommes, dont l’un était al-‘Abbas, pour la prière du dhouhr, alors qu’Abou Bakr dirigeait la prière pour les gens. Quand Abou Bakr le vit, il voulut reculer, mais le Prophète ﷺ lui fit signe de ne pas reculer. Il dit : “Faites-moi asseoir à côté de lui.” Ils l’assirent à côté d’Abou Bakr. Abou Bakr priait en suivant la prière du Prophète ﷺ, et les gens suivaient la prière d’Abou Bakr, et le Prophète ﷺ priait assis. ‘Ubayd Allah dit : Je suis allé voir ‘Abd Allah ibn ‘Abbas et lui ai dit : Ne veux-tu pas que je te rapporte ce que ‘Aïcha m’a raconté au sujet de la maladie du Prophète ﷺ ? Il dit : Raconte. Je lui ai rapporté son récit, il ne le contesta en rien, sauf qu’il me demanda : T’a-t-elle nommé l’homme qui était avec al-‘Abbas ? Je dis : Non. Il dit : C’était ‘Ali
- Sahih al-Bukhari, n°688
Rapporté par ‘Aïcha, mère des croyants : Le Messager d’Allah ﷺ pria dans sa maison alors qu’il était malade, il pria assis, et des gens prièrent derrière lui debout. Il leur fit signe de s’asseoir. Lorsqu’il eut terminé, il dit : « L’imam n’a été institué que pour être suivi : lorsqu’il s’incline, inclinez-vous ; lorsqu’il se relève, relevez-vous ; et s’il prie assis, priez assis. »
- Sahih al-Bukhari, n°1118
Rapporté par Aïcha : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier la nuit en étant assis, sauf quand il est devenu âgé. À ce moment-là, il récitait en étant assis et, quand il voulait s’incliner, il se levait et récitait trente ou quarante versets debout, puis il s’inclinait
- Sahih al-Bukhari, n°1119
Rapporté par Aïcha : Dans ses derniers jours, le Messager d’Allah (ﷺ) priait en étant assis. Il récitait en étant assis, puis, quand il restait trente ou quarante versets à réciter, il se levait, les récitait debout, puis s’inclinait et se prosternait. Il faisait la même chose lors de la deuxième rak‘a. Après la prière, il me regardait : si j’étais réveillée, il me parlait, et si je dormais, il s’allongeait
- Sahih al-Bukhari, n°1123
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait onze rak‘a, c’était sa prière. Il prolongeait la prosternation au point qu’on pouvait réciter cinquante versets du Coran avant qu’il ne relève la tête. Il priait deux rak‘a (Sunna) avant la prière du Fajr, puis il s’allongeait sur son côté droit jusqu’à ce que le muezzin vienne l’informer de la prière
- Sahih al-Bukhari, n°1128
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) renonçait parfois à une bonne action, même s’il aimait la faire, par crainte que les gens ne la prennent comme obligatoire pour eux. Le Prophète (ﷺ) n’a jamais prié la prière du Duha, mais moi, je la fais
- Sahih al-Bukhari, n°1129
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants : Une nuit, le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à la mosquée et les gens l’ont suivi. La nuit suivante, il a aussi prié et beaucoup de gens se sont rassemblés. La troisième et la quatrième nuit, il y avait encore plus de monde, mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas sorti vers eux. Au matin, il a dit : « J’ai vu ce que vous faisiez et seule la crainte que cette prière ne devienne obligatoire pour vous m’a empêché de venir vers vous. » Cela s’est passé pendant le mois de Ramadan
- Sahih al-Bukhari, n°1132
Rapporté par Masrûq : J’ai demandé à ‘Aïcha رضي الله عنها : « Quelle œuvre était la plus aimée du Prophète ﷺ ? » Elle répondit : « Celle qui est accomplie avec constance. » Je demandai : « Quand se levait-il (pour la prière nocturne) ? » Elle répondit : « Il se levait lorsqu’il entendait le coq. »
- Sahih al-Bukhari, n°1133
Rapporté par Aïcha : Chez moi, il (le Prophète ﷺ) passait toujours les dernières heures de la nuit en dormant
- Sahih al-Bukhari, n°1139
Rapporté par Masruq : J’ai demandé à Aïcha comment était la prière de nuit du Messager d’Allah (ﷺ) et elle a répondu : « C’était sept, neuf ou onze unités, en plus des deux unités de la prière du Fajr (c’est-à-dire la Sunna). »
- Sahih al-Bukhari, n°1146
Rapporté par Al-Aswad : J’ai demandé à Aïcha : « Comment était la prière de nuit du Prophète ? » Elle répondit : « Il dormait tôt la nuit, puis se levait dans la dernière partie pour prier, puis retournait se coucher. Quand le muezzin faisait l’Adhan, il se levait. S’il avait besoin de prendre un bain rituel, il le faisait ; sinon, il faisait les ablutions puis sortait pour la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°1147
Rapporté par Abu Salma bin `Abdur Rahman : J’ai demandé à Aïcha : « Comment était la prière du Messager d’Allah (ﷺ) pendant le mois de Ramadan ? » Elle répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) ne dépassait jamais onze unités de prière, que ce soit pendant le Ramadan ou en dehors. Il faisait quatre unités — ne me demande pas leur beauté ni leur longueur — puis quatre autres unités, ne me demande pas leur beauté ni leur longueur, puis trois unités. » Aïcha ajouta : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que tu dors avant de faire la prière du witr ?” Il répondit : “Ô Aïcha ! Mes yeux dorment mais mon cœur reste éveillé.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1242
Rapporté par ‘Aïcha, épouse du Prophète : Abou Bakr arriva à cheval de sa demeure à as-Sunh, descendit, entra dans la mosquée, et ne parla à personne avant d’entrer chez ‘Aïcha. Il se dirigea vers le Prophète ﷺ qui était recouvert d’un tissu rayé. Il découvrit son visage, se pencha sur lui, l’embrassa, puis se mit à pleurer et dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah ! Allah ne réunira pas deux morts sur toi. Quant à la mort qui t’a été prescrite, tu l’as subie. » Abou Salama rapporte qu’Ibn ‘Abbas lui a dit : Abou Bakr sortit alors qu’Omar parlait aux gens. Il lui dit : « Assieds-toi. » Mais il refusa. Il lui répéta : « Assieds-toi. » Il refusa encore. Abou Bakr prononça alors le témoignage de foi, et les gens se tournèrent vers lui, délaissant Omar. Il dit : « Cela dit, quiconque parmi vous adorait Muhammad ﷺ, Muhammad ﷺ est mort. Mais quiconque adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt pas. Allah, le Très-Haut, a dit : {Muhammad n’est qu’un Messager...} jusqu’à {les reconnaissants}. » Par Allah, c’est comme si les gens ne savaient pas qu’Allah avait révélé ce verset jusqu’à ce qu’Abou Bakr le récite, et alors tous ceux qui l’entendirent se mirent à le réciter
- Sahih al-Bukhari, n°1286
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
- Sahih al-Bukhari, n°1287
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
- Sahih al-Bukhari, n°1288
Rapporté par `Abdullah bin 'Ubaidullah bin Abi Mulaika : Une des filles de `Uthman est décédée à La Mecque. Nous sommes allés assister à ses funérailles. Ibn `Umar et Ibn `Abbas étaient aussi présents. Je me suis assis entre eux (ou j’ai dit, je me suis assis à côté de l’un d’eux. Puis un homme est venu s’asseoir à côté de moi). `Abdullah bin `Umar a dit à `Amr bin `Uthman : « Ne vas-tu pas interdire de pleurer, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Le défunt est tourmenté par les pleurs de ses proches ? » Ibn `Abbas a dit : « `Umar disait cela. » Puis il a ajouté en racontant : « J’ai accompagné `Umar lors d’un voyage de La Mecque jusqu’à Al-Baida. Là, il a vu des voyageurs à l’ombre d’un samura (un type d’arbre). Il m’a dit : Va voir qui sont ces voyageurs. Je suis allé et j’ai vu que l’un d’eux était Suhaib. J’ai rapporté cela à `Umar qui m’a alors demandé de l’appeler. Je suis donc retourné voir Suhaib et je lui ai dit : Pars et suis le chef des croyants. Plus tard, quand `Umar a été poignardé, Suhaib est venu en pleurant et en disant : Ô mon frère, ô mon ami ! (À cela, `Umar lui a dit : Ô Suhaib ! Tu pleures pour moi alors que le Prophète (ﷺ) a dit : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de ses proches ?) Ibn `Abbas a ajouté : Quand `Umar est mort, j’ai raconté tout cela à Aïcha et elle a dit : Qu’Allah fasse miséricorde à `Umar. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas dit qu’un croyant est puni par les pleurs de ses proches. Mais il a dit qu’Allah augmente le châtiment d’un non-croyant à cause des pleurs de ses proches. » Aïcha a ajouté : « Le Coran suffit pour clarifier ce point, car Allah a dit : ‘Nul ne portera le fardeau d’autrui.’ (35.18) » Ibn `Abbas a alors dit : « Seul Allah fait rire ou pleurer. » Ibn `Umar n’a rien dit après cela
- Sahih al-Bukhari, n°1387
Rapporté par le père de Hicham : `Aïcha a dit : « Je suis allée voir Abou Bakr (pendant sa maladie mortelle) et il m’a demandé : “Dans combien de vêtements le Prophète (ﷺ) a-t-il été enveloppé ?” J’ai répondu : “Dans trois pièces de tissu blanc de coton de Suhoul, sans chemise ni turban.” Abou Bakr a demandé : “Quel jour le Prophète est-il mort ?” J’ai répondu : “Il est mort un lundi.” Il a demandé : “Quel jour sommes-nous ?” J’ai répondu : “Nous sommes lundi.” Il a ajouté : “J’espère mourir entre ce matin et ce soir.” Puis il a regardé le vêtement qu’il portait, taché de safran, et a dit : “Lavez ce vêtement et ajoutez-en deux autres pour m’envelopper.” J’ai dit : “Celui-ci est usé.” Il a dit : “Un vivant a plus besoin de vêtements neufs qu’un mort ; le linceul sert juste à absorber les sécrétions du corps.” Il n’est pas mort avant la nuit du mardi et a été enterré avant le matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°1388
Rapporté par `Aïcha : Un homme a dit au Prophète (ﷺ) : « Ma mère est morte subitement et je pense que si elle avait vécu, elle aurait donné l’aumône. Si je donne l’aumône pour elle, aura-t-elle une récompense ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu oui
- Sahih al-Bukhari, n°1389
Rapporté par `Aïcha : Pendant sa maladie, le Messager d’Allah (ﷺ) demandait sans cesse : « Où serai-je aujourd’hui ? Où serai-je demain ? » Et j’attendais impatiemment le jour de mon tour. Quand mon tour est arrivé, Allah a repris son âme (dans mes bras, contre ma poitrine) et il a été enterré dans ma maison
- Sahih al-Bukhari, n°1390
Rapporté par ‘Aïcha (رضى الله عنها) : Le Messager d’Allah ﷺ, lors de sa maladie dont il ne se releva pas, dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Sans cela, sa tombe aurait été exposée, mais il craignait, ou l’on craignait, qu’elle ne soit prise comme lieu de prière
- Sahih al-Bukhari, n°1391
Rapporté par `Aïcha : Elle a fait un testament à `Abdullah bin Zubair : « Ne m’enterre pas avec eux (le Prophète (ﷺ) et ses deux compagnons), mais enterre-moi avec mes compagnes (les femmes du Prophète) à Al-Baqi, car je ne veux pas qu’on pense que je vaux mieux que ce que je suis vraiment (en étant enterrée près du Prophète). »
- Sahih al-Bukhari, n°1392
Rapporté par `Amr bin Maimun Al-Audi : J’ai vu `Umar bin Al-Khattab (quand il a été poignardé) dire : « Ô `Abdullah bin `Umar ! Va voir la mère des croyants `Aïcha et dis-lui : ‘`Umar bin Al-Khattab te transmet ses salutations’ et demande-lui la permission d’être enterré avec mes compagnons. » (Ibn `Umar a transmis le message à `Aïcha.) Elle a dit : « J’avais pensé garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je le préfère (`Umar) à moi-même (et je lui permets d’être enterré là). » Quand `Abdullah bin `Umar est revenu, `Umar lui a demandé : « Quelles nouvelles as-tu ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! Elle t’a donné la permission. » `Umar a dit : « Rien n’était plus important pour moi que d’être enterré dans cet endroit (sacré). Donc, quand je mourrai, emmenez-moi là-bas, saluez-la (`Aïcha) et dites : ‘`Umar bin Al-Khattab demande la permission ; si elle l’accorde, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans.’ Je ne pense pas que quelqu’un ait plus de droit au califat que ceux avec qui le Messager d’Allah (ﷺ) était toujours satisfait jusqu’à sa mort. Et celui qui sera choisi par les gens après moi sera le calife, et vous devrez l’écouter et lui obéir. » Puis il a mentionné les noms de `Uthman, `Ali, Talha, Az-Zubair, `Abdur-Rahman bin `Auf et Sa`d bin Abi Waqqas. À ce moment-là, un jeune homme des Ansar est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Sois heureux de la bonne nouvelle d’Allah. Le rang que tu as en islam est connu, puis tu es devenu calife, tu as gouverné avec justice et tu as reçu le martyre après tout cela. » `Umar a répondu : « Ô fils de mon frère ! J’aimerais que tous ces privilèges compensent (mes manquements), pour que je ne gagne ni ne perde rien. Je recommande à mon successeur d’être bon envers les premiers émigrants, de respecter leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je lui recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui, avant eux, avaient des maisons à Médine et avaient adopté la foi. Il doit accepter le bien des justes parmi eux et excuser leurs fautes. Je lui recommande de respecter les règles concernant les Dhimmis (protégés) d’Allah et de Son Messager, de remplir leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas les taxer au-delà de leurs capacités. »
- Sahih al-Bukhari, n°1556
Rapporté par Aïcha (l'épouse du Prophète ﷺ) : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) pour son dernier pèlerinage et nous avons pris l'Ihram pour la 'Umra. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Celui qui a le Hadi avec lui doit prendre l'Ihram pour le Hajj en même temps que la 'Umra et ne doit pas sortir de l'Ihram avant d'avoir terminé les deux. » J'avais mes règles en arrivant à La Mecque, donc je n'ai pas fait le Tawaf autour de la Kaaba ni le Tawaf entre Safa et Marwa. J'en ai parlé au Prophète (ﷺ) et il m'a répondu : « Dénoue et peigne tes cheveux, prends l'Ihram pour le Hajj seulement et laisse la 'Umra. » J'ai fait ce qu'il a dit. Après avoir accompli le Hajj, le Prophète m'a envoyée avec mon frère 'Abdur-Rahman bin Abu Bakr à Tan'im. J'ai alors accompli la 'Umra. Le Prophète (ﷺ) m'a dit : « Cette 'Umra remplace celle que tu as manquée. » Ceux qui avaient pris l'Ihram pour la 'Umra (Hajj-at-Tamattu) ont fait le Tawaf autour de la Kaaba et entre Safa et Marwa, puis sont sortis de l'Ihram. Après être revenus de Mina, ils ont fait un autre Tawaf (entre Safa et Marwa). Ceux qui avaient pris l'Ihram pour le Hajj et la 'Umra ensemble (Hajj-al-Qiran) n'ont fait qu'un seul Tawaf (entre Safa et Marwa)
- Sahih al-Bukhari, n°1560
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : 'Aïcha a dit : « Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) pendant les mois du Hajj, les nuits du Hajj, au moment et aux endroits du Hajj et en état de Hajj. Nous nous sommes arrêtés à Sarif (un village à six miles de La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : ‘Celui qui n'a pas de Hadi et qui veut faire la 'Umra à la place du Hajj peut le faire (c'est-à-dire Hajj-al-Tamattu'), et celui qui a le Hadi ne doit pas sortir de l'Ihram après la 'Umra (c'est-à-dire Hajj-al-Qiran).’ » 'Aïcha a ajouté : « Les compagnons du Prophète (ﷺ) ont obéi à cet ordre et certains d'entre eux (ceux qui n'avaient pas de Hadi) sont sortis de l'Ihram après la 'Umra. Le Messager d'Allah (ﷺ) et certains de ses compagnons avaient les moyens et avaient le Hadi avec eux, donc ils ne pouvaient pas faire la 'Umra seule (mais devaient faire le Hajj et la 'Umra avec un seul Ihram). » 'Aïcha a ajouté : « Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu me voir et m'a trouvée en train de pleurer, il a dit : ‘Pourquoi pleures-tu, ô Hantah ?’ J'ai répondu : ‘J'ai entendu ta conversation avec tes compagnons et je ne peux pas faire la 'Umra.’ Il a demandé : ‘Qu'est-ce que tu as ?’ J'ai répondu : ‘Je ne peux pas prier (j'ai mes règles).’ Il a dit : ‘Ce n'est pas grave, tu fais partie des filles d'Adam, et Allah t'a prescrit cela comme Il l'a prescrit pour elles. Continue avec ton intention de Hajj et Allah te récompensera.’ » 'Aïcha a ajouté : « Nous avons continué le Hajj jusqu'à Mina et je suis devenue pure de mes règles. Ensuite, je suis sortie de Mina et j'ai fait le Tawaf autour de la Kaaba. » 'Aïcha a ajouté : « J'ai accompagné le Prophète (ﷺ) lors de son départ final (du Hajj) jusqu'à ce qu'il s'arrête à Al-Muhassab (une vallée en dehors de La Mecque), et nous nous sommes arrêtés avec lui. Il a appelé 'Abdur-Rahman bin Abu Bakr et lui a dit : ‘Emmène ta sœur hors du sanctuaire de La Mecque pour qu'elle prenne l'Ihram pour la 'Umra, et quand vous aurez fini la 'Umra, revenez ici et je vous attendrai.’ » 'Aïcha a ajouté : « Nous sommes donc sortis du sanctuaire de La Mecque et, après avoir terminé la 'Umra et le Tawaf, nous sommes revenus auprès du Prophète (ﷺ) à l'aube. Il a dit : ‘Avez-vous accompli la 'Umra ?’ Nous avons répondu oui. Il a alors annoncé le départ à ses compagnons et tout le monde est parti, le Prophète aussi est parti pour Médine. »
- Sahih al-Bukhari, n°1561
Rapporté par Al-Aswad : 'Aïcha a dit : Nous sommes partis avec le Prophète (de Médine) avec l'intention d'accomplir uniquement le Hajj. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, nous avons fait le Tawaf autour de la Kaaba, puis le Prophète (ﷺ) a ordonné à ceux qui n'avaient pas amené de Hadi avec eux de sortir de l'Ihram. Donc, ceux qui n'avaient pas de Hadi sont sortis de l'Ihram. Les épouses du Prophète non plus n'avaient pas de Hadi, alors elles sont aussi sorties de l'Ihram. 'Aïcha a ajouté : « J'ai eu mes règles et je n'ai pas pu faire le Tawaf autour de la Kaaba. » Donc, la nuit de Hasba (lorsqu'on s'est arrêtés à Al-Muhassab), j'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Tout le monde rentre après avoir fait le Hajj et la 'Umra, mais moi je rentre après avoir fait seulement le Hajj. » Il a dit : « N'as-tu pas fait le Tawaf autour de la Kaaba la nuit où nous sommes arrivés à La Mecque ? » J'ai répondu non. Il a dit : « Va avec ton frère à Tan'im, prends l'Ihram pour la 'Umra, (et après l'avoir accomplie) reviens ici. » À ce moment, Safiya a dit : « J'ai peur de vous retarder tous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô 'Aqra Halqa ! N'as-tu pas fait le Tawaf de la Kaaba le jour du sacrifice ? (c'est-à-dire le Tawaf al-Ifada) » Safiya a répondu oui. Il a dit (à Safiya) : « Tu peux donc continuer avec nous, il n'y a pas de problème. » 'Aïcha a ajouté : « (Après être revenue de la 'Umra), le Prophète (ﷺ) m'a rencontrée alors qu'il montait (de La Mecque) et que je descendais vers elle, ou que je montais et qu'il descendait. »
- Sahih al-Bukhari, n°1562
Rapporté par 'Aïcha : Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) (vers La Mecque) l'année du dernier Hajj du Prophète. Certains d'entre nous ont pris l'Ihram seulement pour la 'Umra, d'autres pour le Hajj et la 'Umra ensemble, et d'autres seulement pour le Hajj. Le Messager d'Allah a pris l'Ihram pour le Hajj. Donc, ceux qui avaient pris l'Ihram pour le Hajj ou pour les deux n'ont pas quitté l'Ihram avant le jour du sacrifice. (Voir hadith n°631, 636, et suivants)
- Sahih al-Bukhari, n°1829
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cinq sortes d’animaux sont nuisibles et peuvent être tués dans le Haram (Sanctuaire). Ce sont : le corbeau, la buse, le scorpion, la souris et le chien enragé. »
- Sahih al-Bukhari, n°1831
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Prophète : Le Messager d’Allah (ﷺ) a qualifié le lézard (salamandre) de mauvais animal, mais je ne l’ai pas entendu ordonner de le tuer
- Sahih al-Bukhari, n°3662
Rapporté par `Amr bin Al-As : Le Prophète (ﷺ) m’a envoyé à la tête de l’armée de Dhat-as-Salasil. Je suis allé le voir et j’ai demandé : « Qui est la personne que tu aimes le plus ? » Il a répondu : « `Aïcha. » J’ai demandé : « Et parmi les hommes ? » Il a dit : « Son père. » J’ai dit : « Et ensuite ? » Il a répondu : « Ensuite `Umar bin Al-Khattab. » Puis il a cité d’autres hommes
- Sahih al-Bukhari, n°3667
Rapporté par `Aïcha : (l’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort alors qu’Abou Bakr se trouvait à un endroit appelé As-Sunah (Al-‘Aliya). `Umar s’est levé et a dit : « Par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas mort ! » `Umar a dit plus tard : « Par Allah ! Rien d’autre ne m’est venu à l’esprit. » Il a dit : « En vérité ! Allah le ressuscitera et il coupera les mains et les jambes de certains hommes. » Puis Abou Bakr est venu, a découvert le visage du Messager d’Allah (ﷺ), l’a embrassé et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ), tu es bon dans la vie comme dans la mort. Par Allah, dans la Main de qui est ma vie, Allah ne te fera jamais goûter la mort deux fois. » Puis il est sorti et a dit : « Ô toi qui jures, ne sois pas pressé. » Quand Abou Bakr a parlé, `Umar s’est assis. Abou Bakr a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Sans aucun doute ! Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort. Mais celui qui adorait Allah, Allah est Vivant et ne mourra jamais. » Puis il a récité la parole d’Allah : « (Ô Muhammad) En vérité tu mourras, et eux aussi mourront. » (39.30) Il a aussi récité : « Muhammad n’est qu’un Messager ; avant lui, beaucoup de Messagers sont passés. S’il meurt ou s’il est tué, allez-vous faire demi-tour ? Quiconque fait demi-tour ne nuira en rien à Allah, et Allah récompensera les reconnaissants. » (3.144) Les gens ont pleuré bruyamment, et les Ansar se sont réunis avec Sa’d bin ‘Ubada dans la salle de Bani Saida. Ils ont dit (aux émigrants) : « Il devrait y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Puis Abou Bakr, ‘Umar bin Al-Khattab et Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah sont allés les voir. ‘Umar voulait parler, mais Abou Bakr l’a arrêté. ‘Umar disait plus tard : « Par Allah, je voulais seulement dire quelque chose qui me plaisait et j’avais peur qu’Abou Bakr ne parle pas aussi bien. » Puis Abou Bakr a parlé, et son discours était très éloquent. Il a dit dans sa déclaration : « Nous sommes les dirigeants et vous (les Ansar) êtes les ministres (c’est-à-dire les conseillers). » Hubab bin Al-Mundhir a dit : « Non, par Allah, nous n’accepterons pas cela. Il doit y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Abou Bakr a dit : « Non, nous serons les dirigeants et vous serez les ministres, car ils (c’est-à-dire les Quraish) sont la meilleure famille parmi les Arabes et de la meilleure origine. Vous devriez donc élire soit ‘Umar, soit Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah comme chef. » ‘Umar a dit (à Abou Bakr) : « Non, mais nous t’élisons, car tu es notre chef, le meilleur d’entre nous et le plus aimé de tous du Messager d’Allah (ﷺ). » Alors ‘Umar a pris la main d’Abou Bakr et lui a donné l’allégeance, et les gens ont aussi prêté allégeance à Abou Bakr. Quelqu’un a dit : « Vous avez tué Sa’d bin Ubada. » ‘Umar a dit : « Allah l’a tué. »
- Sahih al-Bukhari, n°3668
Rapporté par `Aïcha : (l’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort alors qu’Abou Bakr se trouvait à un endroit appelé As-Sunah (Al-‘Aliya). `Umar s’est levé et a dit : « Par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas mort ! » `Umar a dit plus tard : « Par Allah ! Rien d’autre ne m’est venu à l’esprit. » Il a dit : « En vérité ! Allah le ressuscitera et il coupera les mains et les jambes de certains hommes. » Puis Abou Bakr est venu, a découvert le visage du Messager d’Allah (ﷺ), l’a embrassé et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ), tu es bon dans la vie comme dans la mort. Par Allah, dans la Main de qui est ma vie, Allah ne te fera jamais goûter la mort deux fois. » Puis il est sorti et a dit : « Ô toi qui jures, ne sois pas pressé. » Quand Abou Bakr a parlé, `Umar s’est assis. Abou Bakr a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Sans aucun doute ! Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort. Mais celui qui adorait Allah, Allah est Vivant et ne mourra jamais. » Puis il a récité la parole d’Allah : « (Ô Muhammad) En vérité tu mourras, et eux aussi mourront. » (39.30) Il a aussi récité : « Muhammad n’est qu’un Messager ; avant lui, beaucoup de Messagers sont passés. S’il meurt ou s’il est tué, allez-vous faire demi-tour ? Quiconque fait demi-tour ne nuira en rien à Allah, et Allah récompensera les reconnaissants. » (3.144) Les gens ont pleuré bruyamment, et les Ansar se sont réunis avec Sa’d bin ‘Ubada dans la salle de Bani Saida. Ils ont dit (aux émigrants) : « Il devrait y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Puis Abou Bakr, ‘Umar bin Al-Khattab et Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah sont allés les voir. ‘Umar voulait parler, mais Abou Bakr l’a arrêté. ‘Umar disait plus tard : « Par Allah, je voulais seulement dire quelque chose qui me plaisait et j’avais peur qu’Abou Bakr ne parle pas aussi bien. » Puis Abou Bakr a parlé, et son discours était très éloquent. Il a dit dans sa déclaration : « Nous sommes les dirigeants et vous (les Ansar) êtes les ministres (c’est-à-dire les conseillers). » Hubab bin Al-Mundhir a dit : « Non, par Allah, nous n’accepterons pas cela. Il doit y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Abou Bakr a dit : « Non, nous serons les dirigeants et vous serez les ministres, car ils (c’est-à-dire les Quraish) sont la meilleure famille parmi les Arabes et de la meilleure origine. Vous devriez donc élire soit ‘Umar, soit Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah comme chef. » ‘Umar a dit (à Abou Bakr) : « Non, mais nous t’élisons, car tu es notre chef, le meilleur d’entre nous et le plus aimé de tous du Messager d’Allah (ﷺ). » Alors ‘Umar a pris la main d’Abou Bakr et lui a donné l’allégeance, et les gens ont aussi prêté allégeance à Abou Bakr. Quelqu’un a dit : « Vous avez tué Sa’d bin Ubada. » ‘Umar a dit : « Allah l’a tué. »
- Sahih al-Bukhari, n°3669
Rapporté par `Aïcha (dans une autre version) : « (Quand le Prophète (ﷺ) était sur son lit de mort), il a levé les yeux et a dit trois fois : “Le Compagnon Suprême (voir Coran 4.69).” » `Aïcha a dit : Allah a fait du bien aux gens grâce à leurs deux discours. `Umar a effrayé les gens, dont certains étaient des hypocrites qu’Allah a fait quitter l’Islam à cause du discours de `Umar. Puis Abou Bakr a guidé les gens vers la bonne voie et leur a montré le chemin à suivre, si bien qu’ils sont sortis en récitant : « Muhammad n’est qu’un Messager, et beaucoup de Messagers sont passés avant lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°3768
Rapporté par Abu Salama : `Aisha a dit : « Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : Ô Aïcha ! Voici Gabriel qui te salue. » J’ai répondu : « Paix, miséricorde et bénédictions d’Allah sur lui ! Tu vois ce que je ne vois pas. » Elle s’adressait au Messager d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°4253
Rapporté par Mujahid : ‘Urwa et moi sommes entrés dans la mosquée et avons trouvé ‘Abdullah ibn ‘Umar assis près de la maison de ‘Aïcha. ‘Urwa a demandé (à Ibn ‘Umar) : « Combien de ‘Umra le Prophète (ﷺ) a-t-il accomplies ? » Ibn ‘Umar a répondu : « Quatre, dont une au mois de Rajab. » Nous avons alors entendu ‘Aïcha se brosser les dents, et ‘Urwa a dit : « Ô mère des croyants ! N’entends-tu pas ce que dit Abou ‘Abd ar-Rahman ? Il dit que le Prophète a fait quatre ‘Umra, dont une en Rajab. » ‘Aïcha a dit : « Le Prophète (ﷺ) n’a fait aucune ‘Umra sans qu’il (Ibn ‘Umar) ne l’ait vue, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4254
Rapporté par Mujahid : ‘Urwa et moi sommes entrés dans la mosquée et avons trouvé ‘Abdullah ibn ‘Umar assis près de la maison de ‘Aïcha. ‘Urwa a demandé (à Ibn ‘Umar) : « Combien de ‘Umra le Prophète (ﷺ) a-t-il accomplies ? » Ibn ‘Umar a répondu : « Quatre, dont une au mois de Rajab. » Nous avons alors entendu ‘Aïcha se brosser les dents, et ‘Urwa a dit : « Ô mère des croyants ! N’entends-tu pas ce que dit Abou ‘Abd ar-Rahman ? Il dit que le Prophète a fait quatre ‘Umra, dont une en Rajab. » ‘Aïcha a dit : « Le Prophète (ﷺ) n’a fait aucune ‘Umra sans qu’il (Ibn ‘Umar) ne l’ait vue, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4290
Rapporté par ‘Aïcha : Le Prophète ﷺ entra l’année de la conquête par Kada, qui se trouve dans la partie haute de La Mecque. Abou Oussama et Wuhayb ont rapporté également « par Kada »
- Sahih al-Bukhari, n°4358
Rapporté par Abu `Uthman : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé `Amr bin Al-As comme commandant des troupes de Dhat-us-Salasil. `Amr bin Al-As a dit : « (À mon retour) je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : ‘Quel est le peuple que tu aimes le plus ?’ Il a répondu : ‘Aïcha.’ J’ai dit : ‘Et parmi les hommes ?’ Il a répondu : ‘Son père (Abu Bakr).’ J’ai dit : ‘Et ensuite ?’ Il a répondu : ‘`Umar.’ Puis il a cité beaucoup d’autres noms, et je me suis tu de peur qu’il ne me considère comme le dernier. »
- Sahih al-Bukhari, n°4695
Rapporté par ‘Ourwa ibn az-Zoubaïr : Lorsqu’il interrogea ‘Aïcha au sujet de la parole d’Allah le Très-Haut : {Jusqu’à ce que les messagers désespèrent} (Coran 12:110), elle lui expliqua le sens. ‘Ourwa ajouta : « J’ai dit : Ont-ils été accusés de mensonge ou ont-ils été traités de menteurs par leur peuple ? » ‘Aïcha répondit : « Ils ont été traités de menteurs par leur peuple. » J’ai dit : « Mais ils étaient certains que leur peuple les traitait de menteurs, ce n’était donc pas un doute. » Elle dit : « Oui, par ma vie, ils en étaient certains. » Je lui ai dit : « Alors, ont-ils pensé qu’ils avaient été trompés (par Allah) ? » Elle dit : « Qu’Allah nous en préserve ! Les messagers n’ont jamais pensé cela de leur Seigneur. » J’ai dit : « Que signifie donc ce verset ? » Elle dit : « Ce sont les partisans des messagers qui ont cru en leur Seigneur et les ont crus, mais l’épreuve s’est prolongée pour eux et la victoire a tardé, jusqu’à ce que les messagers désespèrent de ceux qui les avaient traités de menteurs parmi leur peuple, et que les messagers pensent que leurs partisans les avaient démentis. C’est alors que le secours d’Allah leur est venu. »
- Sahih al-Bukhari, n°4696
Rapporté par ‘Ourwa : Je lui ai dit (à ‘Aïcha) : « Peut-être est-ce {kudhibū} (ils ont été accusés de mensonge) allégé. » Elle répondit : « Qu’Allah nous en préserve ! » ou une parole semblable
- Sahih al-Bukhari, n°4750
Rapporté par Aïcha : (L’épouse du Prophète) Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort était tombé. Une fois, il a tiré au sort lorsqu’il voulait participer à une expédition, et le sort est tombé sur moi. Je suis donc partie avec le Messager d’Allah après que l’ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé, et ainsi j’étais transportée dans ma litière (sur un chameau) et j’en descendais toujours à l’intérieur. Nous avons poursuivi notre voyage, et quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et que nous étions sur le chemin du retour, il a ordonné de voyager de nuit. Quand l’armée a reçu l’ordre de reprendre la route, je me suis levée et j’ai marché jusqu’à ce que je laisse le camp derrière moi. Après avoir satisfait un besoin naturel, je suis retournée vers ma litière, mais j’ai remarqué que mon collier en perles noires s’était cassé. Je l’ai cherché, ce qui m’a retardée. Le groupe chargé de porter ma litière l’a soulevée et l’a installée sur le dos de mon chameau, pensant que j’étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles mangeaient peu, donc ils n’ont pas remarqué que la litière était vide, et j’étais encore jeune. Ils ont emmené le chameau et sont partis. J’ai retrouvé mon collier après le départ de l’armée. Je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne, alors je me suis assise à l’endroit où je restais, pensant qu’ils reviendraient me chercher. En attendant, je me suis endormie. Safwan ibn Al-Mu’attal As-Sulami, qui suivait l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin et a vu une silhouette endormie. Il m’a reconnue car il m’avait vue avant l’obligation du voile. Je me suis réveillée en entendant : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », qu’il a prononcé en me reconnaissant. J’ai couvert mon visage avec mon vêtement, et par Allah, il ne m’a rien dit d’autre que : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », jusqu’à ce qu’il fasse agenouiller sa chamelle, sur laquelle je suis montée. Safwan a alors conduit la chamelle jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée pendant leur pause de midi. Ensuite, ceux qui étaient destinés à tomber dans la calomnie l’ont fait, et le chef de la calomnie était `Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Après cela, nous sommes arrivés à Médine et je suis tombée malade pendant un mois, tandis que les gens répandaient les rumeurs sans que je le sache. Ce qui m’a intriguée pendant ma maladie, c’est que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était plus aussi attentionné envers moi qu’avant. Il entrait, me saluait et disait : « Comment va-t-elle ? », puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’étais pas au courant de ce qui se disait. Quand je me suis rétablie, je suis sortie avec Um Mistah pour satisfaire un besoin, comme nous le faisions la nuit, car il n’y avait pas de toilettes près des maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes, car nous trouvions difficile d’avoir des toilettes dans la maison. Um Mistah, la fille d’Abi Ruhm, m’accompagnait. Après avoir terminé, nous sommes revenues, et Um Mistah a trébuché sur sa robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Quelle mauvaise parole ! Tu insultes un homme qui a combattu à Badr ? » Elle a répondu : « Toi, là ! Tu n’as pas entendu ce qu’il a dit ? » Je lui ai demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Elle m’a alors raconté ce que disaient les gens, ce qui a aggravé ma maladie. De retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a dit : « Comment va-t-elle ? » J’ai demandé : « Puis-je aller chez mes parents ? » Je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Il a accepté, et j’ai demandé à ma mère : « Maman, de quoi parlent les gens ? » Elle m’a dit : « Ma fille, prends patience. Par Allah, il n’y a pas de femme belle et aimée de son mari, qui a d’autres épouses, sans que les autres ne cherchent à la dénigrer. » J’ai dit : « Subhan Allah ! Les gens ont vraiment parlé de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans arrêt jusqu’au matin. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors consulté `Ali ibn Abi Talib et Usama ibn Zayd. Usama a témoigné de mon innocence et de l’amour du Prophète pour moi : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ta femme, et nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Mais `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’a pas imposé de contrainte ; il y a beaucoup d’autres femmes. Mais si tu veux, demande à sa servante, elle te dira la vérité. » Aïcha ajoute : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donc appelé Barira et lui a demandé : « Ô Barira ! As-tu vu quelque chose de suspect chez Aïcha ? » Barira a répondu : « Par Allah, qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai rien vu de répréhensible chez elle, sauf qu’elle est jeune et parfois elle s’endort et laisse la pâte sans surveillance, alors les chèvres la mangent. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a demandé à la communauté : « Ô musulmans ! Qui m’aidera contre un homme qui m’a blessé en calomniant ma famille ? Par Allah, je ne sais rien de mal sur ma famille, et la personne accusée n’a jamais rendu visite à ma famille sans ma présence. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je m’occuperai de lui. S’il est des Aws, je lui couperai la tête ; s’il est des Khazraj, donne-nous ton ordre et nous obéirons. » Sa`d ibn ‘Ubada, chef des Khazraj, s’est levé, poussé par la fierté de sa tribu, et a dit à Sa`d ibn Mu`adh : « Par Allah, tu mens ! Tu ne le tueras pas et tu n’en es pas capable ! » Usaid ibn Hudair, cousin de Sa`d ibn Mu`adh, s’est levé et a dit à Sa`d ibn ‘Ubada : « C’est toi le menteur ! Par Allah, nous le tuerons, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites ! » Les deux tribus faillirent se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était sur le minbar. Il les calma jusqu’à ce qu’ils se taisent. Ce jour-là, j’ai pleuré sans arrêt, sans dormir, jusqu’à ce que mes parents pensent que j’allais en mourir. Une femme ansarie est venue pleurer avec moi. Alors que j’étais dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, a salué, s’est assis et a récité le Tashahhud. Il a dit : « Ensuite, ô Aïcha ! On m’a parlé de toi. Si tu es innocente, Allah montrera ton innocence. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand un serviteur avoue son péché et se repent, Allah accepte son repentir. » Quand il eut fini, mes larmes cessèrent. J’ai demandé à mon père de répondre pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais quoi dire. » J’ai demandé à ma mère, elle a dit : « Je ne sais quoi dire. » J’ai alors dit, bien que jeune et connaissant peu le Coran : « Par Allah, je sais que vous avez entendu cette histoire et qu’elle s’est ancrée dans vos esprits. Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve d’exemple pour moi que celui du père de Joseph : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.” » Je me suis tournée et allongée sur mon lit, sachant qu’Allah prouverait mon innocence. Mais je n’aurais jamais pensé qu’Allah ferait descendre une révélation à mon sujet qui serait récitée pour toujours. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait pas quitté sa place, personne n’était sorti, quand la Révélation est descendue sur lui. Il a été saisi par la difficulté habituelle de la révélation, au point que des gouttes de sueur coulaient de son front comme des perles, bien qu’il fasse froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit : « Aïcha, Allah a déclaré ton innocence. » Ma mère m’a dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui et je ne remercierai personne sauf Allah. » Alors Allah révéla : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24.11-20). Quand Allah a révélé mon innocence, Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait Mistah à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus jamais après ce qu’il a dit sur Aïcha. » Alors Allah révéla : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux, et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » (24.22). Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, je veux qu’Allah me pardonne. » Il a donc repris son aide à Mistah et a dit : « Par Allah, je ne lui refuserai plus jamais rien. » Aïcha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zaynab bint Jahsh à mon sujet : « Ô Zaynab ! Qu’as-tu vu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je protège mon ouïe et ma vue (je ne mens pas). Je ne sais que du bien sur Aïcha. » Parmi toutes les épouses du Prophète (ﷺ), Zaynab souhaitait recevoir la même faveur que moi, mais Allah l’a préservée du mensonge par sa piété. Mais sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue, comme ceux qui ont inventé et propagé la calomnie
- Sahih al-Bukhari, n°4751
Rapporté par Um Rouman : La mère d’Aïcha. Quand Aïcha a été accusée, elle est tombée inconsciente
- Sahih al-Bukhari, n°4752
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : J’ai entendu Aïcha réciter : « Quand vous avez inventé un mensonge et l’avez répété avec vos langues… »
- Sahih al-Bukhari, n°4753
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a demandé la permission de visiter Aïcha avant sa mort, alors qu’elle était en train d’agoniser. Elle a dit : « J’ai peur qu’il me fasse trop d’éloges. » On lui a dit : « C’est le cousin du Messager d’Allah (ﷺ) et l’un des musulmans éminents. » Elle a alors accepté de le recevoir. (Quand il est entré), il a dit : « Comment vas-tu ? » Elle a répondu : « Je vais bien si je crains Allah. » Ibn `Abbas a dit : « Si Allah le veut, tu vas bien, car tu es l’épouse du Messager d’Allah (ﷺ), il n’a épousé aucune autre vierge que toi, et la preuve de ton innocence a été révélée du ciel. » Ensuite, Ibn Az-Zubair est entré après lui, et Aïcha a dit : « Ibn `Abbas est venu me voir et m’a fait beaucoup d’éloges, mais j’aurais préféré être une chose oubliée et invisible. »
- Sahih al-Bukhari, n°4754
Rapporté par Al-Qasim : Ibn `Abbas a demandé la permission d’entrer chez Aïcha. Al-Qasim a ensuite raconté tout le hadith (comme dans le numéro 277) mais n’a pas mentionné : « J’aurais préféré être oubliée et invisible. »
- Sahih al-Bukhari, n°4755
Rapporté par Masruq : Aïcha a dit que Hassan ibn Thabit est venu demander la permission de lui rendre visite. J’ai dit : « Comment permets-tu à une telle personne d’entrer ? » Elle a répondu : « N’a-t-il pas déjà reçu une lourde punition ? » (Soufyan, le sous-narrateur, a précisé : elle voulait parler de la perte de sa vue.) Hassan a alors récité ce vers poétique : « Une femme chaste et pieuse qui ne suscite aucun soupçon. Elle ne parle jamais des femmes chastes et distraites derrière leur dos. » À cela, elle a répondu : « Mais toi, tu ne l’es pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°4756
Rapporté par Masruq : Hassan est venu chez Aïcha et a récité ce vers poétique : « Une femme chaste et pieuse qui ne suscite aucun soupçon. Elle ne parle jamais contre les femmes chastes et distraites derrière leur dos. » Aïcha a dit : « Mais toi, tu ne l’es pas. » J’ai demandé (à Aïcha) : « Pourquoi laisses-tu une telle personne entrer chez toi alors qu’Allah a révélé : “…et quant à celui d’entre eux qui a eu la plus grande part…” ? » (24.11) Elle a répondu : « Quelle punition est pire que la cécité ? » Elle a ajouté : « Et il défendait le Messager d’Allah contre les polythéistes dans ses poèmes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4757
Rapporté par Aïcha : Quand on a dit sur moi ce qui a été dit, alors que je n’en savais rien, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a récité le Tashahhud, puis a loué et glorifié Allah comme il se doit, puis il a dit : « Ensuite : Ô gens, donnez-moi votre avis sur ceux qui ont inventé un mensonge contre ma femme. Par Allah, je ne sais rien de mal à son sujet. Par Allah, ils l’ont accusée d’être avec un homme dont je n’ai jamais rien su de mal, et il n’est jamais entré chez moi sans que je sois présent, et chaque fois que je partais en voyage, il m’accompagnait. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), permets-moi de leur trancher la tête. » Un homme des Khazraj (Sa`d ibn ‘Ubada), parent de la mère du poète Hassan ibn Thabit, s’est levé et a dit (à Sa`d ibn Mu`adh) : « Tu mens ! Par Allah, si ces personnes étaient des Aws, tu n’aurais pas voulu leur trancher la tête. » Il était possible qu’un conflit éclate entre les Aws et les Khazraj dans la mosquée, et j’ignorais tout cela. Ce soir-là, je suis sortie pour un besoin, accompagnée d’Um Mistah. Sur le chemin du retour, Um Mistah a trébuché et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Ô mère, pourquoi insultes-tu ton fils ? » Elle s’est tue un moment, puis a trébuché à nouveau et a répété : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai demandé pourquoi elle l’insultait. Elle a trébuché une troisième fois et a répété la même chose, alors je l’ai réprimandée. Elle a dit : « Par Allah, je ne l’insulte que pour toi. » Je lui ai demandé : « À propos de quoi ? » Elle m’a alors raconté toute l’histoire. J’ai dit : « Cela est-il vraiment arrivé ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Je suis rentrée chez moi, bouleversée, au point d’oublier pourquoi j’étais sortie. Puis je suis tombée malade (fièvre) et j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de m’envoyer chez mon père. Il a envoyé un esclave avec moi, et en arrivant, j’ai trouvé ma mère en bas et mon père, Abu Bakr, en haut en train de réciter. Ma mère m’a demandé : « Qu’est-ce qui t’amène, ma fille ? » Je lui ai raconté toute l’histoire, mais elle n’a pas ressenti la chose comme moi. Elle a dit : « Ma fille, prends patience, car il n’y a jamais de femme belle et aimée de son mari qui a d’autres épouses sans que les autres ne soient jalouses et ne parlent mal d’elle. » Mais elle n’a pas ressenti la nouvelle comme moi. J’ai demandé : « Mon père est-il au courant ? » Elle a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) aussi ? » Elle a dit : « Oui, lui aussi. » Les larmes me sont montées aux yeux et j’ai pleuré. Abu Bakr, qui lisait à l’étage, a entendu ma voix, est descendu et a demandé à ma mère : « Qu’a-t-elle ? » Elle a répondu : « Elle a entendu ce qui a été dit sur elle (concernant l’histoire de la calomnie). » Abu Bakr a pleuré et a dit : « Je t’en supplie par Allah, ma fille, retourne chez toi. » Je suis rentrée chez moi et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu demander à ma servante à propos de moi (de mon comportement). La servante a dit : « Par Allah, je ne connais aucun défaut chez elle, sauf qu’elle s’endort et laisse les moutons entrer et manger sa pâte. » Certains compagnons du Prophète lui ont alors parlé durement et lui ont demandé de dire la vérité au Messager d’Allah (ﷺ). Finalement, ils lui ont parlé de l’affaire (de la calomnie). Elle a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je ne sais rien contre elle, sauf ce qu’un orfèvre sait d’un morceau d’or pur. » Cette nouvelle est parvenue à l’homme accusé, qui a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je n’ai jamais découvert l’intimité d’aucune femme. » Plus tard, cet homme est tombé en martyr dans la cause d’Allah. Le lendemain matin, mes parents sont venus me voir et sont restés avec moi jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vienne après la prière de l’Asr. Il est venu alors que mes parents étaient assis à mes côtés. Il a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Maintenant, ô Aïcha ! Si tu as commis une mauvaise action ou t’es fait du tort, repens-toi à Allah, car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs. » Une femme ansarie était assise près de la porte. J’ai dit (au Prophète) : « N’est-ce pas déplacé de parler ainsi devant cette femme ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors donné un conseil, et je me suis tournée vers mon père pour lui demander de répondre à ma place. Il a dit : « Que dois-je dire ? » Je me suis tournée vers ma mère, qui a dit : « Que dois-je dire ? » Comme mes parents ne répondaient pas, j’ai dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager ! » Après avoir loué et glorifié Allah, j’ai dit : « Maintenant, par Allah, si je vous dis que je n’ai rien fait (de mal) et qu’Allah est témoin que je dis la vérité, cela ne servira à rien car vous avez parlé de cela et vos cœurs l’ont absorbé ; et si je dis que j’ai commis ce péché alors qu’Allah sait que je ne l’ai pas fait, vous direz : “Elle a avoué.” Par Allah, je ne vois pas d’exemple plus approprié pour moi et vous que celui du père de Joseph quand il a dit : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites. C’est Allah (Seul) dont l’aide doit être recherchée.” » À ce moment-là, la Révélation est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ) et nous sommes restés silencieux. Puis la Révélation s’est terminée et j’ai vu des signes de bonheur sur son visage, alors qu’il essuyait la sueur de son front et disait : « Bonne nouvelle, ô Aïcha ! Allah a révélé ton innocence. » À ce moment-là, j’étais très en colère. Mes parents m’ont dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne le ferai pas et je ne remercierai ni lui ni vous, mais je remercierai Allah qui a révélé mon innocence. Vous avez entendu cette histoire mais vous ne l’avez ni niée ni changée (pour me défendre). » (Aïcha disait :) « Quant à Zaynab bint Jahsh (l’épouse du Prophète), Allah l’a protégée grâce à sa piété, donc elle n’a rien dit d’autre que du bien sur moi, mais sa sœur Hamna a été perdue parmi ceux qui ont été perdus. Ceux qui parlaient mal de moi étaient Mistah, Hassan ibn Thabit et l’hypocrite `Abdullah ibn Ubayy, qui propageait la rumeur et incitait les autres à en parler ; c’est lui et Hamna qui ont eu la plus grande part dans cette affaire. Abu Bakr a juré de ne plus jamais faire de faveur à Mistah. Alors Allah a révélé le verset : “Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches (comme Abu Bakr) ne jurent pas de ne plus aider leurs proches et les nécessiteux (comme Mistah)… N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur, Miséricordieux.” (24.22) Sur cela, Abu Bakr a dit : “Oui, par Allah, Seigneur ! Nous voulons que Tu nous pardonnes.” Il a donc recommencé à donner à Mistah ce qu’il lui donnait auparavant
- Sahih al-Bukhari, n°4758
Rapporté par `Aïcha : Qu’Allah fasse miséricorde aux premières femmes émigrantes. Quand Allah a révélé : « … et qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines… » (24:31), elles ont déchiré leurs robes en laine ou leurs ceintures pour couvrir leur tête et leur visage avec ces morceaux de tissu
- Sahih al-Bukhari, n°4759
Rapporté par Safiya bint Shaiba : Aïcha disait : « Lorsque le verset : “Elles doivent rabattre leur voile sur leur cou et leur poitrine” a été révélé, les femmes ont découpé les bords de leurs pagnes et se sont couvert la tête et le visage avec ces morceaux de tissu. »
- Sahih al-Bukhari, n°4785
Rapporté par ‘Aïcha (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir quand Allah lui a ordonné de donner le choix à ses femmes. Il a commencé par moi, en disant : « Je vais te parler de quelque chose, mais ne te presse pas de répondre avant d’avoir consulté tes parents. » Il savait que mes parents ne me conseilleraient pas de me séparer de lui. Puis il a dit : « Allah dit : Ô Prophète ! Dis à tes épouses… » (33.28-29) J’ai alors dit : « Pourquoi devrais-je consulter mes parents ? En vérité, je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°4786
Rapporté par ‘Aïcha (l’épouse du Prophète) : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a reçu l’ordre de donner le choix à ses femmes, il a commencé par moi, en disant : « Je vais te parler de quelque chose, mais ne te presse pas de répondre avant d’avoir consulté tes parents. » Le Prophète (ﷺ) savait que mes parents ne me conseilleraient pas de me séparer de lui. Puis il a dit : « Allah dit : Ô Prophète (Muhammad) ! Dis à tes femmes : Si vous désirez la vie de ce monde et ses attraits… une grande récompense. » (33.28-29) J’ai dit : « Pourquoi consulter mes parents ? En vérité, je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà. » Ensuite, toutes les autres épouses du Prophète (ﷺ) ont fait comme moi
- Sahih al-Bukhari, n°4788
Rapporté par ‘Aïcha : J’avais tendance à mépriser les femmes qui s’étaient offertes au Messager d’Allah (ﷺ) et je me disais : « Une femme peut-elle s’offrir à un homme ? » Mais quand Allah a révélé : « Tu (Ô Muhammad) peux retarder (le tour) de qui tu veux parmi elles (tes épouses), et tu peux recevoir celle que tu veux ; et il n’y a pas de reproche à inviter celle dont tu avais écarté le tour (temporairement). » (33.51) J’ai dit (au Prophète) : « Je vois que ton Seigneur s’empresse d’exaucer tes désirs et tes souhaits. »
- Sahih al-Bukhari, n°4789
Rapporté par Mu‘adha : ‘Aïcha a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) demandait la permission à l’épouse avec qui il devait passer la nuit s’il voulait aller chez une autre, après la révélation de ce verset : ‘Tu (Ô Muhammad) peux retarder (le tour) de qui tu veux parmi elles (tes épouses) et tu peux recevoir celle que tu veux ; et il n’y a pas de reproche à inviter celle dont tu avais écarté le tour (temporairement).’ (33.51) J’ai demandé à ‘Aïcha : ‘Que disiez-vous dans ce cas ?’ Elle a répondu : ‘Je lui disais : Si je pouvais t’en empêcher, je ne laisserais pas ta faveur aller à quelqu’un d’autre.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4793
Rapporté par Anas : Un banquet de pain et de viande a été organisé lors du mariage du Prophète (ﷺ) avec Zaynab bint Jahsh. J’ai été envoyé pour inviter les gens (au banquet), et les gens sont venus (par groupes) ; ils mangeaient puis partaient. Un autre groupe venait, mangeait et partait. J’ai continué à inviter les gens jusqu’à ce que je ne trouve plus personne à inviter. J’ai alors dit : « Ô Prophète d’Allah ! Je ne trouve plus personne à inviter. » Il a dit : « Emporte le reste de la nourriture. » Ensuite, un groupe de trois personnes est resté dans la maison à discuter. Le Prophète (ﷺ) est sorti et s’est dirigé vers la maison de ‘Aïcha et a dit : « Paix et miséricorde d’Allah sur vous, ô gens de la maison ! » Elle a répondu : « Paix et miséricorde d’Allah sur toi aussi. Comment as-tu trouvé ta femme ? Qu’Allah te bénisse. » Puis il est allé chez toutes ses autres épouses et leur a dit la même chose qu’à ‘Aïcha, et elles lui ont répondu comme elle. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est revenu et a trouvé un groupe de trois personnes encore dans la maison en train de discuter. Le Prophète était très pudique, alors il est ressorti (une deuxième fois) et est allé vers la maison de ‘Aïcha. Je ne me souviens plus si je l’ai informé que les gens étaient partis. Il est donc revenu, et dès qu’il est entré, il a tiré le rideau entre moi et lui, puis le verset du Hijab a été révélé
- Sahih al-Bukhari, n°4795
Rapporté par ‘Aïcha : Saouda (l’épouse du Prophète) est sortie pour satisfaire un besoin naturel après que le port du voile soit devenu obligatoire pour toutes les femmes musulmanes. Elle avait une forte corpulence et tous ceux qui la connaissaient auparavant pouvaient la reconnaître. Alors ‘Omar ibn Al-Khattab l’a vue et a dit : « Ô Saouda ! Par Allah, tu ne peux pas te cacher de nous, alors trouve un moyen de ne pas être reconnue quand tu sors. » Saouda est rentrée alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était chez moi en train de souper, un os couvert de viande à la main. Elle est entrée et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis sortie pour satisfaire un besoin et ‘Omar m’a dit ceci et cela. » Alors Allah a inspiré le Prophète, et quand l’inspiration fut terminée, l’os était toujours dans sa main, il n’avait pas bougé, et il a dit (à Saouda) : « Vous (les femmes) êtes autorisées à sortir pour vos besoins. »
- Sahih al-Bukhari, n°4796
Rapporté par ‘Aïcha : Aflah, le frère d’Abi Al-Qu‘ais, a demandé la permission de me rendre visite après la révélation de l’ordre du Hijab. J’ai dit : « Je ne lui permettrai pas d’entrer à moins d’en demander la permission au Prophète (ﷺ), car ce n’était pas le frère d’Abi Al-Qu‘ais mais la femme d’Abi Al-Qu‘ais qui m’avait allaitée. » Le Prophète (ﷺ) est entré chez moi, et je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Aflah, le frère d’Abi Al-Qu‘ais, a demandé la permission de me rendre visite, mais j’ai refusé tant que je n’aurais pas ta permission. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’est-ce qui t’a empêchée de le laisser entrer ? C’est ton oncle. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce n’est pas l’homme qui m’a allaitée, mais la femme, l’épouse d’Abi Al-Qu‘ais. » Il a dit : « Laisse-le entrer, car c’est ton oncle. Taribat Yaminuki (que ta main droite soit préservée). » ‘Urwa, le sous-narrateur, a ajouté : C’est pour cela que ‘Aïcha disait : « Considérez comme interdites par l’allaitement les mêmes choses qui le sont par le sang. »
- Sahih al-Bukhari, n°4928
Rapporté par Mousa ibn Abi Aïcha : Il a demandé à Sa`id ibn Jubair au sujet de la parole d’Allah : « Ne remue pas ta langue pour hâter (la récitation du Coran). » Il a répondu : « Ibn `Abbas a dit que le Prophète (ﷺ) bougeait ses lèvres quand la Révélation divine lui était transmise. Alors le Prophète (ﷺ) a reçu l’ordre de ne plus remuer sa langue, comme il le faisait, de peur d’oublier certains mots. ‘C’est à Nous de le rassembler’ veut dire : Nous le placerons dans ton cœur ; ‘et sa récitation’ veut dire : Nous te ferons le réciter. ‘Mais quand Nous le récitons (c’est-à-dire quand il t’est révélé), suis sa récitation ; c’est à Nous de l’expliquer et de le rendre clair’, c’est-à-dire : Nous l’expliquerons par ta langue. »
- Sahih al-Bukhari, n°4955
Rapporté par Aïcha : Le début de la Révélation divine à l’Envoyé d’Allah (ﷺ) s’est manifesté sous forme de rêves véridiques. L’Ange est venu à lui et a dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Et ton Seigneur est le plus Généreux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4956
Rapporté par Aïcha : Le début de la Révélation divine à l’Envoyé d’Allah (ﷺ) s’est manifesté sous forme de rêves véridiques. L’Ange est venu à lui et a dit : « Lis ! Au nom de ton Seigneur qui a créé tout ce qui existe, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Et ton Seigneur est le plus Généreux, qui a enseigné l’écriture par le calame. »
- Sahih al-Bukhari, n°4957
Rapporté par Aïcha : Le Prophète (ﷺ) est retourné auprès de Khadija et a dit : « Couvre-moi ! Couvre-moi ! » (Ensuite le sous-narrateur a raconté la suite du récit)
- Sahih al-Bukhari, n°4993
Rapporté par Yusuf ibn Mahk : Alors que j’étais avec Aïcha, la mère des croyants, une personne d’Irak est venue demander : « Quel est le meilleur linceul ? » Aïcha a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! Quelle importance cela a-t-il ? » Il a dit : « Ô mère des croyants ! Montre-moi ton exemplaire du Coran. » Elle a demandé : « Pourquoi ? » Il a répondu : « Pour rassembler et organiser le Coran selon lui, car les gens le récitent avec les sourates dans le désordre. » Aïcha a dit : « Quelle importance l’ordre dans lequel tu lis ? Sache que la première chose révélée était une sourate parmi les Mufassal, et il y était question du Paradis et de l’Enfer. Quand les gens ont embrassé l’islam, les versets sur le licite et l’illicite ont été révélés. Si la première chose révélée avait été : “Ne buvez pas de boissons alcoolisées”, les gens auraient dit : “Nous ne cesserons jamais de boire de l’alcool”, et si cela avait été : “Ne commettez pas de relations sexuelles illicites”, ils auraient dit : “Nous ne cesserons jamais cela.” Alors que j’étais une jeune fille, ce verset a été révélé à Muhammad à La Mecque : “Mais l’Heure est leur rendez-vous, et l’Heure sera plus terrible et plus amère.” (54.46) La sourate Al-Baqara (La Vache) et la sourate An-Nisa (Les Femmes) ont été révélées alors que j’étais avec lui. » Ensuite, Aïcha a sorti son exemplaire du Coran pour l’homme et lui a dicté les versets des sourates dans leur ordre correct
- Sahih al-Bukhari, n°5110
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a interdit qu’une femme soit mariée à un homme en même temps que sa tante paternelle ou maternelle. Az-Zuhri (le sous-narrateur) a dit : Il y a un ordre similaire concernant la tante paternelle du père de l’épouse, car ‘Urwa m’a dit qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : « Ce qui est interdit à cause des liens du sang est aussi interdit à cause des liens d’allaitement. »
- Sahih al-Bukhari, n°5111
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a interdit qu’une femme soit mariée à un homme en même temps que sa tante paternelle ou maternelle. Az-Zuhri (le sous-narrateur) a dit : Il y a un ordre similaire concernant la tante paternelle du père de l’épouse, car ‘Urwa m’a dit qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : « Ce qui est interdit à cause des liens du sang est aussi interdit à cause des liens d’allaitement. »
- Sahih al-Bukhari, n°5229
Rapporté par Aïcha : Je n’ai jamais ressenti autant de jalousie envers une femme du Messager d’Allah ﷺ qu’envers Khadija, à cause de la fréquence avec laquelle le Messager d’Allah ﷺ la mentionnait et la louait, et il a été révélé au Messager d’Allah ﷺ de lui annoncer la bonne nouvelle d’une maison pour elle au Paradis faite de perles creuses
- Sahih al-Bukhari, n°5327
Rapporté par 'Urwa : Aïcha n’approuvait pas ce que Fatima avait l’habitude de dire
- Sahih al-Bukhari, n°5328
Rapporté par 'Urwa : Aïcha n’approuvait pas ce que Fatima avait l’habitude de dire
- Sahih al-Bukhari, n°5329
Rapporté par `Aïcha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a décidé de quitter La Mecque après le Hajj, il a vu Safiyya, triste, debout à l’entrée de sa tente. Il lui a dit : « Aqr (ou) Halq ! Tu vas nous retenir. As-tu fait le Tawaf al-Ifada le jour du Nahr ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors tu peux partir. »
- Sahih al-Bukhari, n°5442
Rapporté par Aïcha (رضي الله عنها) : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, nous vivions avec les deux choses noires : les dattes et l’eau
- Sahih al-Bukhari, n°5745
Rapporté par ‘Aïcha : Le Prophète ﷺ disait au malade : « Au nom d’Allah, la terre de notre pays, avec la salive de certains d’entre nous, notre malade est guéri par la permission de notre Seigneur. »
- Sahih al-Bukhari, n°6039
Rapporté par Al-Aswad : J'ai demandé à ʿAïcha ce que le Prophète ﷺ faisait chez lui. Elle a répondu : « Il s’occupait à servir sa famille, et quand venait l’heure de la prière, il se levait pour prier. »
- Sahih al-Bukhari, n°6754
Rapporté par Al-Aswad : Aïcha a acheté Barira pour l’affranchir, mais ses maîtres ont posé comme condition que son Wala’ (droit de succession) leur revienne après sa mort. Aïcha a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! J’ai acheté Barira pour l’affranchir, mais ses maîtres veulent garder son Wala’. » Le Prophète ﷺ a dit : « Affranchis-la, car le Wala’ revient à celui qui affranchit (l’esclave) », ou il a dit : « à celui qui paie son prix. » Alors Aïcha l’a achetée et affranchie. Ensuite, le Prophète a donné à Barira le choix (de rester avec son mari ou de le quitter). Elle a dit : « Même s’il me donnait beaucoup d’argent, je ne resterais pas avec lui. » (Al-Aswad a ajouté : Son mari était un homme libre.) Le sous-narrateur a précisé : La chaîne de transmission de l’affirmation d’Al-Aswad est incomplète. L’affirmation d’Ibn `Abbas, c’est-à-dire « quand je l’ai vu, il était esclave », est plus authentique
- Sahih al-Bukhari, n°6757
Rapporté par Ibn `Umar : Aïcha, la mère des croyants, voulait acheter une esclave pour l’affranchir. Le maître de l’esclave a dit : « Nous sommes prêts à te la vendre à condition que son Wala’ soit pour nous. » Aïcha en a parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Cette condition ne doit pas t’empêcher de l’acheter, car le Wala’ revient à celui qui affranchit (l’esclave). »
- Sahih al-Bukhari, n°6758
Rapporté par Al-Aswad : Aïcha a dit : « J’ai acheté Barira et ses maîtres ont posé comme condition que le Wala’ soit pour eux. » Aïcha en a parlé au Prophète ﷺ, qui a dit : « Affranchis-la, car le Wala’ revient à celui qui donne l’argent (c’est-à-dire paie le prix pour affranchir l’esclave). » Aïcha a ajouté : « Je l’ai donc affranchie. Ensuite, le Prophète a appelé Barira et lui a donné le choix de retourner ou non auprès de son mari. Elle a dit : « Même s’il me donnait beaucoup d’argent, je ne resterais pas avec lui. » Elle a donc choisi de ne pas retourner avec son mari
- Sahih al-Bukhari, n°7214
Rapporté par `Aïcha : Le Prophète (ﷺ) prenait l’allégeance des femmes uniquement par des paroles, après avoir récité ce verset sacré : « …qu’elles n’associeront rien à Allah dans l’adoration. » (60.12) Et la main du Messager d’Allah (ﷺ) ne touchait la main d’aucune femme, sauf celle qui était sa captive ou son esclave
- Sahih al-Bukhari, n°7389
Rapporté par Aïcha : Le Prophète ﷺ a dit : « Jibril عليه السلام m’a appelé et a dit : “Allah a entendu la parole de ton peuple et ce qu’ils t’ont répondu.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7420
Rapporté par Anas : Zayd ibn Haritha est venu se plaindre de sa femme auprès du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) lui répétait : « Crains Allah et garde ta femme. » Aïcha a dit : « Si le Messager d’Allah (ﷺ) avait caché quelque chose du Coran, il aurait caché ce verset. » Zaynab se vantait devant les autres femmes du Prophète (ﷺ) en disant : « Vos familles vous ont données en mariage, alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée (au Prophète) depuis les sept cieux. » Et Thabit a récité : Le verset : « Mais (Ô Muhammad) tu cachais dans ton cœur ce qu’Allah allait rendre public, tu craignais les gens, » (33.37) a été révélé à propos de Zaynab et Zayd ibn Haritha
- Sunan Ibn Majah, n°604
Rapporté par ‘Ubaid bin ‘Umair : ‘Aïcha رضي الله عنها a entendu dire que ‘Abdullah bin ‘Amr demandait à ses femmes de défaire leurs tresses quand elles se lavaient. Elle a dit : « C’est étrange que Ibn ‘Amr fasse cela ! Pourquoi ne leur dit-il pas de se raser la tête ? Le Messager d’Allah ﷺ et moi nous lavions avec la même bassine, et je ne faisais rien de plus que de verser trois poignées d’eau sur ma tête. »
- Sunan Ibn Majah, n°608
Rapporté par ‘Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ : « Quand les deux parties circoncises se touchent, le bain devient obligatoire. Le Messager d’Allah ﷺ et moi faisions cela, puis nous nous lavions. »
- Sunan Ibn Majah, n°612
Rapporté par ‘Aïcha : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un se réveille et remarque de l’humidité, mais ne pense pas avoir fait de rêve érotique, qu’il prenne un bain. Mais s’il pense avoir fait un rêve érotique sans voir d’humidité, alors il n’a pas à se laver. »
- Sunan Ibn Majah, n°621
Rapporté par ‘Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Je suis une femme qui saigne tout le temps et ne devient jamais pure, dois-je arrêter de prier ? » Il a dit : « Non, c’est juste une veine, ce n’est pas la menstruation. Quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand elles sont terminées, prends un bain, lave le sang et prie. » Ceci est le hadith de Waki’
- Sunan Ibn Majah, n°624
Rapporté par ‘Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish est venue voir le Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah ! Je suis une femme qui saigne tout le temps et ne devient jamais pure. Dois-je arrêter de prier ? » Il a dit : « Non, c’est juste une veine, ce n’est pas la menstruation. Ne prie pas pendant tes jours de règles, puis prends un bain et fais les ablutions pour chaque prière, même si des gouttes de sang tombent sur le tapis. »
- Sunan Ibn Majah, n°626
Rapporté par 'Urwah bin Zubair et 'Amrah bint 'Abdur-Rahman : 'Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ, a dit : "Umm Habibah Jahsh a eu des saignements non menstruels pendant sept ans alors qu’elle était mariée à 'Abdur-Rahman bin 'Awf. Elle s’est plainte de cela au Prophète ﷺ et le Prophète ﷺ a dit : 'Ce n’est pas les règles, c’est une veine. Donc, quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand c’est terminé, prends un bain et fais la prière.'" 'Aïcha a ajouté : "Elle se lavait pour chaque prière puis priait. Elle s’asseyait dans une bassine appartenant à sa sœur Zainab bint Jahsh et le sang colorait l’eau en rouge
- Sunan Ibn Majah, n°630
Rapporté par 'Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ : "L’une d’entre nous avait ses règles, puis elle frottait le sang de son vêtement après être devenue pure, le lavait, et aspergeait d’eau le reste du vêtement, puis priait avec
- Sunan Ibn Majah, n°631
Rapporté par 'Aïcha : Une femme lui a demandé : "Est-ce qu’une femme qui a ses règles doit rattraper les prières qu’elle a manquées ?" 'Aïcha lui a répondu : "Es-tu une Haruriyyah ? Nous avions nos règles à l’époque du Prophète ﷺ, puis nous devenions pures, et il ne nous a pas dit de rattraper les prières manquées
- Sunan Ibn Majah, n°632
Rapporté par 'Aïcha : "Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : 'Apporte-moi un tapis de la mosquée.' J’ai dit : 'Je suis en période de règles.' Il a répondu : 'Tes règles ne sont pas dans ta main
- Sunan Ibn Majah, n°633
Rapporté par 'Aïcha : "Le Prophète ﷺ approchait sa tête de moi quand j’avais mes règles et qu’il était en retraite spirituelle à la mosquée, et je lui lavais et peignais les cheveux
- Sunan Ibn Majah, n°634
Rapporté par 'Aïcha : "Le Messager d’Allah ﷺ posait sa tête sur mes genoux quand j’avais mes règles et récitait le Coran
- Sunan Ibn Majah, n°635
Rapporté par 'Aïcha : "Si l’une d’entre nous avait ses règles, le Messager d’Allah ﷺ lui demandait de nouer un tissu autour de sa taille si le saignement était abondant, puis il l’enlaçait. Et qui parmi vous peut contrôler son désir comme le Messager d’Allah ﷺ le faisait ?
- Sunan Ibn Majah, n°636
Rapporté par 'Aïcha : "Si l’une d’entre nous avait ses règles, le Messager d’Allah ﷺ lui demandait de nouer un tissu autour de sa taille, puis il l’enlaçait
- Sunan Ibn Majah, n°641
Rapporté par 'Aïcha : Le Prophète ﷺ lui a dit, alors qu’elle avait ses règles : "Défais tes tresses et lave-toi." (Un narrateur, 'Ali, a dit dans son récit : "Défais tes cheveux)
- Sunan Ibn Majah, n°642
Rapporté par 'Aïcha : Asma a demandé au Messager d’Allah ﷺ comment se laver après ses règles. Il a dit : "L’une d’entre vous doit prendre de l’eau et des feuilles de jujubier, et bien se purifier, ou se purifier soigneusement. Ensuite, elle doit verser de l’eau sur sa tête et bien frotter pour que l’eau atteigne les racines de ses cheveux. Puis elle doit prendre un morceau de coton parfumé au musc et s’en purifier." Asma a demandé : "Comment dois-je m’en purifier ?" Il a répondu : "Subhan Allah ! Purifie-toi avec !" 'Aïcha a dit, comme en chuchotant : "Essuie les traces de sang avec." Ensuite, Asma lui a demandé comment se laver après une impureté majeure. Il a dit : "L’une d’entre vous doit prendre de l’eau, se purifier, et bien se purifier. Elle doit verser de l’eau sur sa tête et frotter pour que l’eau atteigne les racines de ses cheveux, puis verser de l’eau sur tout son corps." 'Aïcha a dit : "Comme les femmes des Ansar étaient formidables ! Elles n’étaient pas trop timides pour apprendre leur religion correctement
- Sunan Ibn Majah, n°643
Rapporté par 'Aïcha : "Je mangeais de la viande sur un os alors que j’avais mes règles, puis le Messager d’Allah ﷺ le prenait et mettait sa bouche à l’endroit où j’avais mis la mienne. Et je buvais dans un récipient, et le Messager d’Allah ﷺ le prenait et mettait sa bouche à l’endroit où j’avais bu, alors que j’avais mes règles
- Sunan Ibn Majah, n°646
Rapporté par Umm Bakr : On lui a dit que 'Aïcha a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ a dit à propos d’une femme qui voit quelque chose qui la fait douter (c’est-à-dire du sang) après être devenue pure : 'C’est une veine ou des veines.'" (Ce que l’on entend par 'après être devenue pure', c’est après avoir pris un bain à la fin de ses règles)
- Sunan Ibn Majah, n°752
Rapporté par Ya'ish bin Qais bin Tikhfah, dont le père faisait partie des gens de Suffah : Le Messager d'Allah ﷺ nous a dit : "Venez avec moi." Nous sommes donc allés à la maison de 'Aïcha رضي الله عنها, où nous avons mangé et bu. Ensuite, le Messager d'Allah ﷺ nous a dit : "Si vous voulez, vous pouvez dormir ici, ou si vous préférez, vous pouvez sortir à la mosquée." Nous avons répondu : "Nous allons sortir à la mosquée
- Sunan Ibn Majah, n°758
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d'Allah ﷺ a ordonné que des mosquées soient construites dans les villages (Ad-Dur) et qu'elles soient nettoyées et parfumées
- Sunan Ibn Majah, n°759
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d'Allah ﷺ a ordonné que des lieux de prière soient établis dans les villages et qu'ils soient nettoyés et parfumés
- Sunan Ibn Majah, n°764
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a gratté des crachats dans la direction de la prière de la mosquée
- Sunan Ibn Majah, n°1876
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah m’a épousée quand j’avais six ans. Ensuite, nous sommes arrivés à Médine et nous nous sommes installés chez les Banû Hârith ibn Khazraj. Je suis tombée malade et j’ai perdu mes cheveux, puis ils ont repoussé et sont devenus abondants. Ma mère, Umm Ruman, est venue me voir alors que j’étais sur une balançoire avec quelques amies, et elle m’a appelée. Je suis allée vers elle, sans savoir ce qu’elle voulait. Elle m’a prise par la main et m’a fait tenir debout à la porte de la maison, et j’étais essoufflée. Quand j’ai repris mon souffle, elle a pris un peu d’eau, m’a essuyé le visage et la tête, puis m’a fait entrer dans la maison. Il y avait des femmes des Ansar à l’intérieur, qui ont dit : « Avec la bénédiction et la bonne fortune d’Allah. » (Ma mère) m’a confiée à elles et elles m’ont préparée. Soudain, j’ai vu le Messager d’Allah le matin. Ma mère m’a alors remise à lui, et j’avais alors neuf ans
- Sunan Ibn Majah, n°1877
Rapporté par Abdallah : Le Prophète a épousé Aïcha alors qu’elle avait sept ans, et il a consommé le mariage avec elle quand elle avait neuf ans. Il est décédé alors qu’elle avait dix-huit ans
- Sunan Ibn Majah, n°1879
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah a dit : « Toute femme dont le mariage n’est pas arrangé par son tuteur, son mariage n’est pas valide, son mariage n’est pas valide, son mariage n’est pas valide. Si un homme a eu des rapports avec elle, la dot lui revient en échange de cette intimité. Et s’il y a un désaccord, alors l’autorité (le dirigeant) est le tuteur de celle qui n’a pas de tuteur. »
- Sunan Ibn Majah, n°1880
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها et Ibn Abbas : Le Messager d’Allah a dit : « Il n’y a pas de mariage sans tuteur. » Selon le hadith rapporté par Aïcha : « Et l’autorité (le dirigeant) est le tuteur de celle qui n’a pas de tuteur. »
- Sunan Ibn Majah, n°1886
Rapporté par Abou Salama : J’ai demandé à Aïcha : « Quelle était la dot des femmes du Prophète ? » Elle a répondu : « La dot qu’il donnait à ses femmes était de douze uqiyyah et un nash (d’argent). Sais-tu ce qu’est un nash ? C’est la moitié d’une uqiyyah. Cela équivaut à cinq cents dirhams. »
- Sunan Ibn Majah, n°1890
Rapporté par Abou Saïd Al-Khoudri : Le Prophète (ﷺ) a épousé Aïcha avec des biens ménagers d’une valeur de cinquante dirhams
- Sunan Ibn Majah, n°1895
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète a dit : « Annoncez ce mariage et frappez le tamis pour lui. »
- Sunan Ibn Majah, n°1898
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Abou Bakr est entré chez moi, et il y avait deux filles des Ansar avec moi, qui chantaient à propos du jour de Bu’ath. Elle a dit : « Et ce n’étaient pas vraiment des chanteuses. » Abou Bakr a dit : « Les instruments du diable dans la maison du Prophète ? » C’était le jour de l’Aïd (Al-Fitr). Mais le Prophète a dit : « Ô Abou Bakr, chaque peuple a sa fête, et ceci est notre fête. »
- Sunan Ibn Majah, n°1900
Rapporté par Ibn Abbas : Aïcha a arrangé le mariage d’une de ses parentes parmi les Ansar. Le Messager d’Allah est venu et a dit : « Avez-vous emmené la jeune fille (chez son mari) ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Avez-vous envoyé quelqu’un avec elle pour chanter ? » Elle a répondu : « Non. » Le Messager d’Allah a dit : « Les Ansar sont un peuple sensible et romantique. Pourquoi ne pas envoyer quelqu’un avec elle pour dire : “Nous sommes venus à toi, nous sommes venus à toi, qu’Allah te bénisse ainsi que nous ?” »
- Sunan Ibn Majah, n°2052
Rapporté par Aïcha : Le Messager d'Allah nous a donné le choix, et nous l'avons choisi, et il n'a pas considéré cela comme quelque chose (c'est-à-dire un divorce effectif)
- Sunan Ibn Majah, n°2053
Rapporté par Aïcha : Lorsque ce verset a été révélé : "Mais si vous désirez Allah et Son Messager", le Messager d'Allah (ﷺ) est venu me voir et a dit : "Ô Aïcha, je veux te dire quelque chose, et tu n'as pas à te presser pour prendre une décision avant d'avoir consulté tes parents." Elle a dit : "Il savait, par Allah, que mes parents ne me diraient jamais de le quitter." Elle a ajouté : "Ensuite, il m'a récité : 'Ô Prophète (Muhammad) ! Dis à tes épouses : 'Si vous désirez la vie d'ici-bas et ses plaisirs...'" J'ai dit : "Ai-je besoin de consulter mes parents pour cela ? Je choisis Allah et Son Messager
- Sunan Ibn Majah, n°2059
Rapporté par Aïcha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a juré de ne pas venir voir ses épouses pendant un mois, et il est resté absent pendant vingt-neuf jours, puis, la veille du trentième jour, il est venu me voir. J'ai dit : "Tu as juré de ne pas venir nous voir pendant un mois." Il a répondu : "Le mois peut être comme ceci," et il a montré ses dix doigts trois fois ; "ou le mois peut être comme cela," et il a montré ses doigts trois fois, en gardant un doigt baissé la troisième fois
- Sunan Ibn Majah, n°2060
Rapporté par Aïcha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a juré de s'éloigner de ses épouses, parce que Zaynab avait renvoyé son cadeau et Aïcha a dit : "Elle t'a humilié." Il s'est alors mis en colère et a juré de s'éloigner d'elles
- Sunan Ibn Majah, n°2063
Rapporté par 'Urwah bin Zubair, d'après Aïcha : Béni soit Celui dont l'ouïe englobe toute chose. J'ai entendu une partie des paroles de Khawlah bint Tha'labah, mais certaines de ses paroles ne m'étaient pas claires, lorsqu'elle s'est plainte au Messager d'Allah (ﷺ) au sujet de son mari, et a dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), il a pris ma jeunesse et j'ai porté ses enfants, mais quand j'ai vieilli et que je ne peux plus avoir d'enfants, il a prononcé le zihar sur moi ; Ô Allah, je me plains à Toi." Elle a continué à se plaindre jusqu'à ce que Jibril apporte ces versets : "Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi (Ô Muhammad) au sujet de son mari et se plaint à Allah..." (58:)
- Sunan Ibn Majah, n°2072
Rapporté par Aïcha : Le Messager d'Allah a juré de s'éloigner de ses épouses et les a déclarées interdites pour lui, donc il a rendu interdit ce qui était permis, puis il a offert une expiation pour avoir juré de le faire
- Sunan Ibn Majah, n°2074
Rapporté par Aïcha : Elle a affranchi Barirah et le Messager d'Allah (ﷺ) lui a donné le choix, et elle (Barirah) avait un mari libre
- Sunan Ibn Majah, n°2076
Rapporté par Aïcha : Trois traditions ont été établies à cause de Barirah : elle a eu le choix (de rester mariée ou non) lorsqu'elle a été affranchie, alors que son mari était esclave ; on lui donnait de la charité et elle l'offrait comme cadeau au Prophète (ﷺ), qui disait : "C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous" ; et il a dit : "Le 'Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave
- Sunan Ibn Majah, n°3761
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Le pire des mensonges chez les gens, c’est un homme qui échange des insultes avec un autre, qui rabaisse toute une tribu, ou un homme qui renie son père et accuse sa mère d’adultère
- Sunan Ibn Majah, n°3764
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a vu un homme poursuivre un oiseau et a dit : "Un diable qui poursuit un autre diable
- Muwatta Malik, n°2
Aicha, la femme de Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait, dans son appartement, les deux prières du midi et de l'asr avant que le soleil n'y fût trop élevé. (Il faut entendre par là, que l'ombre n'avait pas encore envahi l'appartement de Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°4
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que: «alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière de l'aurore, les femmes quittaient la mosquée, calfeutrées de leurs manteaux, à tel point qu'on ne les reconnaissait pas dans l'obscurité»
- Muwatta Malik, n°35
Abdel-Rahman Ibn Abou Bakr a rapporté: «le jour où mourut Sa'd Ibn Abi waqas, il entra chez Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et demanda qu'on lui apporte de l'eau pour ses abultions. Aicha lui dit: «O Abdel-Rahman, fais les ablutions intègres, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «malheur aux talons d'être touchés par le feu»
- Muwatta Malik, n°98
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «lorsque l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait faire une lotion à la suite d'une impureté rituelle due à des rapports charnels, il commençait par se laver les mains, puis s'abluait comme pour faire la prière, puis il plongeait ses doigts dans l'eau et les faisait passer dans ses cheveux, puis versait de l'eau sur sa tête, pour trois fois de suite, en puisant l'eau avec ses paumes, enfin il répandait l'eau sur tout son corps»
- Muwatta Malik, n°99
Aicha, la mère des croyants a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la lotion à la suite du commerce charnel en se servant d'un vase appelé Faraq
- Muwatta Malik, n°101
On fit savoir à Malek que Aicha fut demandée au sujet de la lotion de la femme à la suite des rapports charnels; elle répondit: «qu'elle verse trois poignées d'eau sur la tête, puis qu'elle se lave la chevelure». Chapitre XVIII Devoir faire une lotion, quand les deux parties circoncises (mâle et femelle) se touchent
- Muwatta Malik, n°102
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, Osman Ibn Affan et Aicha disaient: «quand les deux parties circoncises(les génitales mâle et femelle), se touchent, on doit obligatoirement faire une lotion (ghusl)»
- Muwatta Malik, n°103
Abou Salama Ibn Abd Al-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a demandé à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de l'obligation de la lotion; elle répondit: «Abou Salama, sais- tu à quoi cela ressemble? Eh oui, à un coq qui entend les autres chanter, pour chanter avec. Lorsque les deux parties circoncises (les génitales mâle et femelle), se touchent et qu'il y a pénétration, c'est du devoir de faire la lotion»
- Muwatta Malik, n°104
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que Abou Moussa Al-Ach'ari vint trouver Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «il m'est pénible de voir les compagnons du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans un débat au sujet d'une question dont l'importance me pousse à te la poser». Elle répondit: «quelle est-elle, cette question? Ce dont tu as eu l'habitude de poser à ta mère, demande le à moi»? Il répliqua:«il s'agit d'un homme qui commerce avec sa femme puis il cesse sans éjaculer»? Elle dit: «quand il y a pénétration d'un organe génital dans l'autre, la lotion est obligatoire». Abou Moussa rétorqua: «C'est une question, que je ne poserai jamais à nul autre que toi»
- Muwatta Malik, n°107
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qu'il lui arrive d'être dans un état d'impureté durant la nuit. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «fais tes ablutions, lave ta verge, et dors». (110).80. Ourwa a rapporte que Aicha,la femme du Prophete r disait . « Lorsque l’un de vous commerce avec sa femme et veut se coucher sans faire les grandes ablutions qu’il ne se couche pas sans faire les ablutions comme pour la priere
- Muwatta Malik, n°120
Aicha, la mère des croyants a rapporté le récit qui s'ensuit: «nous sortîmes dans une des expéditions avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Arrivés à «All- Bayada» ou «Zatel-Jaich», je perdis mon collier. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) aussi bien que ses compagnons se mirent à le rechercher, et il est qu'ils se trouvaient dans un lieu où il n'y avait pas d'eau, et ils n'avaient pas d'eau. Les hommes vinrent trouver et dire à Abou Bakr: «n'as- tu vu, ce qu'a fait Aicha? Elle obligea l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et les hommes à faire halte dans une place où il n'y a pas d'eau, et même ils n'avaient pas d'eau». Aicha poursuivit «Abou Bakr vint vers moi, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormait, mettant sa tête sur ma cuisse». Il me dit: «tu as retenu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans une place où il n'y a pas d'eau et les gens n'ont pas d'eau». Aicha continua son récit: «Abou Bakr m'adressa de reproches et dit ce que Allah voulut et il se mit à me frapper sur le flanc, à tel point que rien ne m'empêchait de bouger que la tête de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déposée sur ma cuisse. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dormi jusqu'au matin, et se réveillant, il ne trouva pas d'eau. Allah Béni et très Haut, fit alors la révélation du verset relatif à la lustration pulvérale, et les hommes la firent. Oussaid Ibn Houdair dit alors: «Ce n'est pas d'ailleurs, la première grâce divine que vous receviez, ô la famille de Abou Bakr». Aicha ajouta: «En faisant lever la chameau que je montais nous trouvâmes le collier sous cet animal». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a fait une lustration pulvérale pour une prière présente, puis pour la prière suivante; sa lustration pulvérale déjà faite, sera-t-elle suffisante? Ou doit il en faire une autre»? Il répondit: «il doit faire la lustration pulvérale pour chaque prière, parce qu'il doit rechercher l'eau (pour ses ablutions) et faire la prière. Or, celui qui ne trouve pas l'eau, pourra dans de cas faire la lustration pulvérale». On demanda également à Malek au sujet d'un homme qui a fait une lustration pulvérale; pourra-t-il présider la prière alors que ses compagnons avaient déjà fait leurs ablutions? Il répondit: «vaut mieux qu'un autre la préside .mais s'il la préside lui- même, il n'y a pas mal à cela». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a fait la lustration pulvérale à cause de la pénurie d'eau, il se leva, fit le takbir et entame la prière. Mais, soudain, un homme survint en apportant de l'eau? Il répondit: «il ne doit pas interrompre la prière, mais plutôt peut la poursuivre, il pourra se servir de cette eau (et faire ses ablutions pour les prières qui s'ensuivront». Malek a dit: «celui qui se lève pour prier, et qu'il ne trouve pas de l'eau, et fait ce que Allah lui a ordonné de faire de la lustration pulvérale, il aura obéi à Allah. A savoir que celui qui a trouvé l'eau n'est pas plus pur que lui, ni même sa prière n'est plus complète, car chacun d'eux avait obtempéré aux ordres d'Allah et avait agi selon ses ordres. Celui qui trouve l'eau, fait ses ablutions, et celui qui ne la trouve pas, fait la lustration pulvérale et cela avant d'entamer la prière». Malek a dit aussi au sujet de l'homme qui est impur rituellement: «il fait la lustration pulvérale, récite un «hizb» du Coran et fait d'autres prières surérogatoires, s'il ne trouve pas l'eau, étant toujours dans le lieu où il lui est permis de faire la prière». Chapitre XXIV Comment faire la lustration pulvérale "Tayamoum)
- Muwatta Malik, n°125
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté que Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était couchée avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) portant un seul vêtement, et brusquement elle bondit». Il lui dit: «qu'as-tu? as-tu tes menstrues»? Elle répondit:«Oui». Il répliqua: «mets un izar autour de ta taille, et reviens te coucher»
- Muwatta Malik, n°128
La mère de Alqama, l'affranchie de Aicha, la mère des croyants a rapporté: «les femmes demandaient à Aicha, au sujet de la prière quand l'une d'elles trouve une tache jaune sur le chiffon du coton signe de la cessation des menstrues»? Elle leur répondit: «ne vous hâtez pas, attendez jusqu'à ce que vous voyez la tache blanche», voulant entendre-par là, la pureté des menstrues
- Muwatta Malik, n°132
Ourwa a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) a dit: «Je peignais la tête de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tout en étant à mes menstrues»
- Muwatta Malik, n°134
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que Fatima bint Abi Houbaich demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «ô Envoyé d'Allah (Je vois toujours du sang et) je ne me sens jamais pure; dois-je cesser la prière»? Il lui répondit: «Ce n'est qu'une veine saignante et non plus des menstrues; quand tu as tes menstrues, cesse la prière dans leur durée normale, après cela, nettoie-toi avec de l'eau et prie»
- Muwatta Malik, n°139
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'en amenant un jeune enfant à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il urina sur son vêtement. Le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit apporter de l'eau et lava la partie souillée
- Muwatta Malik, n°205
Al Kassem Ibn Mouhammad a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait, en témoignant l'Unité d'Allah: «les salutations, les bonnes œuvres, les prières et les bonnes paroles sont à Allah. Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Allah, l'Unique, il n'a pas d'associé. Et je t'émoigne que Mouhammad est le serviteur d'Allah et son envoyé. Que la paix soit sur toi ô le Prophète (salallahou alayhi wa salam) ainsi que la Miséricorde d'Allah et ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les saints serviteurs d'Allah. Que la paix soit sur vous»
- Muwatta Malik, n°218
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Abou Jahm Ibn Houzaifa avait présenté à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) une «Khamissa» (sorte de vêtement) qui renferme des dessins; il fit la prière en la portant; complétant sa prière, il dit: «rends cette Khamissa à Abou Jahm, car regardant ses dessins en priant, je faillis être troublé»
- Muwatta Malik, n°246
Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam)r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: « Une nuit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit une certaine prière dans la mosquée, les hommes la firent également. La nuit qui suit, les hommes devinrent nombreux, puis la troisième nuit puis la quatrième, et leur nombre s'accroît, mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fit pas la prière. Le lendemain matin, il leur dit: «J'ai vu, ce que vous avez fait, ce qui m'a empêché de venir vous voir, c'était la peur que cette prière ne devienne une obligation». Cela se déroula à Ramadan
- Muwatta Malik, n°252
Abdallah Ibn Abou Bakr a rapporté qu'il a entendu son père dire: «quand nous terminions la prière au mois de Ramadan, nous hâtions les domestiques dans la préparation du manger avant que nous soyons surpris par l'aurore». (256 - Bis): Ourwa a rapporté que Zakwan affranchi posthume de Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)) faisait la prière avec Aicha durant les nuits du mois de Ramadan. MOUATTAA Livre 7 La Prière nocturne Chapitre Premier La prière nocturne
- Muwatta Malik, n°255
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Je dormais devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et mes pieds se trouvaient dans la direction de sa qibla. Quand il se prosternait, il me les pinçait pour que je les retire, et quand il se levait je les étendais». Elle ajouta: «et à cette époque, les maisons n'étaient pas à lampes»
- Muwatta Malik, n°256
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «lorsque l'un de vous s'assoupit, tout en faisant sa prière nocturne, qu'il aille dormir jusqu'à ce qu'il n'ait plus sommeil, car s'il somnole, il se peut, qu'au lieu de demander à Allah de lui pardonner ses fautes, qu'il se maudisse»
- Muwatta Malik, n°261
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière nocturne de onze raka'ts dont la dernière était impaire. Une fois, la prière achevée, il se couchait sur le côté droit»
- Muwatta Malik, n°262
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, demanda à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) comment était la prière nocturne de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) durant le mois de Ramadan»? Elle répondit: «Au mois de Ramadan, et aux autres mois, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne faisait pas plus que onze raka'ts. Il débutait par quatre, et ne me demandez pas ni de leur durée, ni de leur perfection, puis quatre autres suivantes qui étaient aussi durables et parfaites, et enfin, il faisait trois raka'ts». Je lui dis: «ô Envoyé d'Allah! dors-tu avant de faire une raka't impaire»? Il répondit: «ô Aicha! Mes yeux se ferment, quant à mon cœur il ne dort pas»
- Muwatta Malik, n°271
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui craint de ne plus se lever la nuit pour prier, jusqu'au matin, qu'il fasse une raka't impaire avant de se coucher. Quant à celui qui sera assuré de se réveiller la nuit, qu'il ne fasse cette raka't impaire qu'à la fin de la nuit»
- Muwatta Malik, n°282
Hafsa, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), «après que le muezzin ait fait le premier appel à la prière de l'aurore, il faisait deux raka'ts légères, avant le deuxième appel». 286) 30 - Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait deux raka'ts légères avant la prière de l'aurore, si courtes, au point que je me disais, «a-t-il récité la mère du Livre ou non»
- Muwatta Malik, n°304
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «étant malade, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière assis et les hommes la firent debout; il leur fit signe de s'asseoir. La prière achevée, il leur dit: «l'imam n'a été institué que pour être suivi. Quand il s'incline, inclinez-vous, quand il relève la tête, relevez les vôtres, et s'il la fait assis, faites-la assis»
- Muwatta Malik, n°309
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'elle n'a jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire la prière nocturne assis que lorsqu'il est devenu âgé. Il récitait assis, et quand il voulait se lever pour s'incliner, il restait debout le temps de réciter trente ou quarante versets, puis il s'inclinait»
- Muwatta Malik, n°310
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière et récitait assis. Quand il lui restait de la récitation, environ trente ou quarante versets, il se levait (pour poursuivre) sa récitation debout, puis il s'inclinait et ensuite il se prosternait. Il agissait de même au cours de la deuxième raka't
- Muwatta Malik, n°312
Abou Younos, l'affranchi de Aicha, la mère des croyants a rapporté: «Aicha m'a chargé de lui transcrire une copie de Coran, et elle me dit:«lorsque tu arrives à ce verset: «Soyez assidus aux prières et à la prière médiane. Tenez-vous debout pour prier Allah avec piété», (Coran II, 238), fais moi savoir». Arrivé à ce verset, je l'avertis, et elle me dicta:«écris: «soyez assidus à la prière médiane, la prière de l'asr, et tenez-vous debout, avec piété pour prier Allah». Aicha ajouta: «Je l'ai entendu de la bouche de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°322
Yahia Ibn Malek a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait la prière en portant une chemise et un voile»
- Muwatta Malik, n°358
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire la prière de «Al-douha», que je ne l'ai faite moi-même. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne persévérait pas dans certaines pratiques cultuelles, bien qu'il aimait les faire de peur que les gens ne croient que cela leur est prescrit»
- Muwatta Malik, n°359
Zaid Ibn Aslam a rapporté que Aicha, faisait la prière de «Al-douha» de huit raka'ts et disait: «Si on me proposait de faire ressusciter mes père et mère (pour cesser cette prière), je ne l'aurais jamais abandonnée». Chapitre IX La façon de faire la prière de «Al-douha»
- Muwatta Malik, n°414
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a raconté : «(au cours de sa maladie) l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ordonnez Abou Bakr de faire la prière (en la présidant) avec les gens». Aicha ajouta: «Je lui répondis: «Ô Envoyé d'Allah! Si Abou Bakr, tiendra ta place, il ne fera pas entendre la récitation aux gens, à cause de ses pleurs, demande plutôt à Omar». Il répliqua: «Donnez l'ordre à Abou Bakr de présider la prière avec les gens». Aicha poursuivit: «Je dis alors à Hafsa: «Dis lui, que si Abou Bakr tiendra ta place, il ne fera pas entendre la récitation aux gens, à cause de ses pleurs, donne l'ordre donc à Omar, qu'il la fasse». Hafsa, ayant fait ce que je lui avais dit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Vous en êtes comme les dames égyptiennes de Youssouf! Donnez l'ordre à Abou Bakr de présider la prière des hommes». Hafsa dit alors à Aicha: «Jamais, je ne m'attendais à du bien de ta part»
- Muwatta Malik, n°422
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «La pratique (religieuse) la plus agréable aux yeux de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était celle qui est accomplie avec le plus de régularité»
- Muwatta Malik, n°445
Aicha , la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Il y eut une éclipse du soleil, du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Il fit une prière avec les hommes où il se tint debout et demeura longtemps, puis il s'inclina pour une longue durée pour se lever de nouveau et resta debout cependant moins que la première fois. Puis il s'inclina pour une durée moins longue que la première inclinaison, puis releva la tête et se prosterna. Au cours de la deuxième raka't. il agit pareillement à la première; la prière achevée, le soleil se dégagea, alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se tourna vers les hommes, loua Allah et l'exalta, puis il fit ce prône: «Le soleil et la lune sont deux signes d'entre les signes d'Allah,qui ne s’éclipse pas ni à la naissance, ni à la mort de quiconque. Ainsi si vous êtes témoins de ce phénomène, invoquez Allah, proclamez Sa Grandeur et faites l'aumône». Puis il ajouta: «O communauté de Mouhammad! Par Allah! Nul n'est jaloux plus que Allah. Lorsque son serviteur ou sa servante commet l'adultère.Ô communauté de Mouhammad! Par Allah! Si vous saviez ce que je sais. Vous auriez ri peu mais beaucoup pleuré»
- Muwatta Malik, n°447
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a raconté: «Une juive vint lui demander une aumône en lui disant: «Que Allah te préserve du châtiment de la tombe». Aicha demanda ensuite à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si les hommes, sont châtiés dans leurs tombes»? Il lui répondit en se réfugiant auprès d'Allah contre le tourment de la tombe». Puis un matin, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) enfourcha sa monture et il y eut une éclipse du soleil. Il revint au moment de «Al-douha» et passa entre les appartements (de ses femmes); puis il se leva faire une prière et les gens derrière lui. Il resta longtemps debout, puis fit une longue inclinaison, releva ensuite la tête et demeura debout pour une durée moins longue que celle de la première fois, puis il s'inclina de nouveau et fit une inclinaison moins longue que la première, puis releva la tête et ensuite il se prosterna. Il se leva de nouveau, resta debout pour un laps de temps moins long que la première fois, fit une inclinaison moins longue que la première, puis il releva la tête et demeura debout moins longtemps que la première fois, puis il s'inclina pour un temps moins long que sa première inclinaison, ensuite il releva la tête et se prosterna La prière achevée, il dit ce que Allah voulut qu'il dit, et ordonna ensuite aux gens de se réfugier auprès d'Allah contre le châtiment de la tombe». Chapitre II La prière de l’éclipse
- Muwatta Malik, n°448
Asma la fille de Abou Bakr AlSiddiq a rapporté: «Je vins trouver Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il y eut une éclipse du soleil, et je trouvais les gens, ainsi que Aicha, faire la prière». Je me dis: «Qu'on-ils ces gens»? Aicha fit un signe de sa main vers le ciel en disant: «Gloire à Allah». Je lui demandai: «Est-ce un signe»? Elle l'affirma de sa tête. Asma ajouta: «En me levant pour prier, je faillis perdre connaissane, et je versai de l'eau sur ma tête». La Prière terminée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) loua Allah et l'exalta puis il dit: «Il en est des choses que je n'avais jamais vues, et que je vienne de voir de mon siège ci, même le Paradis et L'Enfer. On m'a inspiré que vous allez subir une tentation dans vos tombes pareille à celle de L'Antéchrist ou presque-il y a un doute du rapporteur - (les deux anges viendront) demander à l'un de vous: «Que sais-tu de cet homme»? Le croyant ou l'homme sûr de sa foi (Je ne sais pas au juste lequel de ces deux mots a mentionné Asma) répondra: «Il est Mouhammad, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui nous a apporté les preuves certaines et la bonne voie. Nons avons répondu à son appel, nous avons cru, et nous avons suivi (ses enseignements). Quant à l'hypocrite ou celui qui doute de sa foi (je ne sais pas lequel de ces deux mots a dit Asma, il répondra: «Je ne sais pas. J'ai entendu les gens dire des choses à son sujet et j'ai répété leurs paroles». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 13 La prière pour la chute de la pluie Chapitre Premier Le fait de prier Allah pour la chute de la pluie)
- Muwatta Malik, n°459
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit, «Qu'à la vue d'un crachat, ou d'une sécrétion, ou d'une morve, sur le mur de la Ka'ba, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), les frotta». Chapitre IV De la qibla
- Muwatta Malik, n°469
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Si l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait su, ce que les femmes faisaient à la mosquée, il la leur aurait interdite comme on avait interdit aux Israélites (de se rendre aux Synagogues). Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «Je demandai à Amra: «Les Israélites étaient-elles interdites de se rendre aux heures de la prière»? Elle me répondit: «Oui». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 15 Le Coran Chapitre Premier De l'obligation de faire les ablutions avant de toucher le Coran
- Muwatta Malik, n°476
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que Al-Hareth Ibn Hicham demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «comment reçois-tu la révélation»?. Il lui répondit:«parfois, je la reçois comme le tintement d'une cloche, qui m'est une façon trés pénible, une fois qu'elle cesse, je saisis ce qui m'a été révélé; d'autre fois, l'ange me vient sous une forme humaine, qui me parle, et je retiens tout ce qu'il m'a dit». Aicha ajouta: «Je l'ai vu recevoir la révélation dans un temps très froid, et une fois qu'elle cessa la sueur commença à couler sur son front. (475) 8- Ourwa a rapporté:La sourate Abassa LXXX) a été révélée au sujet de Abdallah Ibn Oum Maktoum. Il est venu trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en lui disant: «Ô Mouhammad! fais-moi asseoir à côté de toi», alors qu'étaient présents chez le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) un des notables des polythéistes". Le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se détourna de lui en accueillant l'autre avec amabilité et il lui dit: «Ô, le père de tel! Trouves-tu du mal, dans ce que je viens de te dire"? L'autre lui répondit: «Non, je jure par ce qu'on a sacrifié (pour les idoles), je n'y trouve aucun mal». A ce moment, il reçut cette révélation: «il s'est renfrogné et il s'est détourné * parce que l'aveugle est venu à lui» (Coran LXXX)
- Muwatta Malik, n°500
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «m'étant couchée tout près de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), je m'éveillai et ne le trouvai pas; je fis promener ma main, et elle toucha ses pieds alors qu'il se prosternait en invoquant Allah par ces mots: «Je me réfugie auprès de Ta satisfaction contre Ton courroux, auprès de Ton pardon contre Ton châtiment, auprès de Toi contre Toi. Je ne puis dénombrer Tes éloges, Toi Tu est comme Tu t'es loué».( Aoudhou bi ridaka min sakhatika, wa bi mouafatika min ouqoubatika wa bika minka, la ouhsiy thana'an alayka, anta kama athnayta ala nafsika)
- Muwatta Malik, n°523
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, on l'a enseveli dans trois vêtements blancs «souhoulia», où il n'y avait ni chemise, ni turban»
- Muwatta Malik, n°525
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «On me fit savoir que Abou Bakr, au cours de sa maladie, demanda à Aicha: «Dans combien de vêtements, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été enseveli»? Elle répondit: «Dans trois vêtements blancs «souhoulia». Abou Bakr dit alors: «Prenez donc ce vêtement (un vêtement qu'il portait, et qui était tacheté d'ocré et de safran), lavez-le, puis ensevelissez-moi dedans avec deux autres vêtements». Aicha demanda: «que signifie cela»? Abou Bakr répliqua: «Le vivant a de beaucoup plus droit à porter un vêtement neuf que le mort, car ce vêtement (usé et qui servira de linceul) sera destiné à la sanie»
- Muwatta Malik, n°541
Abou Al-Nadr l'esclave de Omar Ibn Oubaidallah a rapporté que Aicha, la femme de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait ordonné qu'on fasse passer le cadavre de Sa'd Ibn Abi Waqs après sa mort dans la mosquée, devant elle, afin de lui invoquer Allah. Comme les gens désavouèrent sa demande, elle s'écria: « Comme les gens tombent si vite dans l'oubli! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a fait la prière funéraire sur Souhail Ibn Baida que dans la mosquée»
- Muwatta Malik, n°549
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «J'ai vu en songe, la chute de trois lunes dans ma chambre ; j'ai raconté cela à Abou Bakr». Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut et fut enterré dans sa chanbre, Abou Bakr lui dit: «C'est une de tes lunes (que tu a vues) qui vient de tomber et elle est la meilleure»
- Muwatta Malik, n°556
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté qu'elle a entendu Aicha, la mère des croyants (en lui racontant que Abdallah Ibn Omar a dit: «Le mort sera châtié par les pleurs des gens» dire: «que Allah pardonne à Abou Abdel-Rahman (le surnom de Abdallah) il n'a pas menti mais ou il a oublié ou il a commis une erreur, car, quand, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passant par une juive morte et voyant ses parents la pleurer, il leur dit: «Vous la pleurez, mais, elle subit, sans doute un châtiment dans sa tombe». Chapitre XIII De la récompense espérée quand on se résigne lors d'une affliction
- Muwatta Malik, n°564
On rapporta à Malek, que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Le péché, que commet un homme, en cassant les os d'un musulman mort, équivaut de par sa gravité à les lui casser étant vivant). Chapitre XVI Des funérailles
- Muwatta Malik, n°565
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'elle a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire avant sa mort; alors qu'il posait la tête sur sa poitrine, et elle l'écoutait: «Grand Allah! Pardonne-moi! Fais-moi miséricorde! Rejoins moi au compagnon le plus élevé»
- Muwatta Malik, n°566
On rapporta à Malek, que Aicha a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a dit: aucun Prophète (salallahou alayhi wa salam) ne meurt avant qu'on lui ait accordé l'option». Je l'entendis dire aussi: «Grand Allah! Le compagnon le plus élevé». Alors je compris, qu'il allait mourir»
- Muwatta Malik, n°576
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté que sa mère a dit: «J'ai entendu Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) raconter: «Une nuit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva, porta ses habits et sortit. Je demandai à ma domestique Barira de le suivre. Le suivant, elle le trouva debout à l'extrémité (du cimetière) de «Al Baqi» et il y resta le temps que Allah voulut, puis il retourna. Barira l'avait devancé et était venu m'informer. Je ne lui ai rien parlé à ce sujet, que le matin, en lui mentionnant le fait d'hier; il me répondit: «On m'a chargé de me rendre chez les habitants du «Al-Baqi» pour prier sur eux»
- Muwatta Malik, n°582
Aicha bint Qudama a rapporté d'après son père qu'il a dit: «A chaque fois que je me rendais chez Osman Ibn Affan pour avoir part de mon don, il me demandait: «As-tu de l'argent qui exige de la zakat? Si ma réponse était d'un «oui», de mon don, il rélevait ce qui est de la zakat, et si c'était d'un «non», il me remettait mon don»
- Muwatta Malik, n°587
Abdel-rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah s'occupait de ses nièces orphelines, qui vivaient sous sa tutelle, leur gardant leurs bijoux, sans qu'elle paie, à leur sujet, la zakat
- Muwatta Malik, n°590
Abdel-Rahman Ibn Al- Kassem a rapporté d'après son père ce qui suit: «Aicha, s'occupait de moi et de mon frère, étant deux orphelins, sous sa tutelle; elle payait la zakat, des biens que nous possédions»
- Muwatta Malik, n°591
• On rapporta à Malek, que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) exposait au commerce, l'argent qui revenait aux orphelins, se trouvant sous sa tutelle»
- Muwatta Malik, n°634
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «le jeûne n'est valable, que pour celui qui s'est décidé avant l'aube». (....) 6 - Malek a rapporté d'après Ibn Chéhab que Aicha et Hafsa les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont rapporté le même hadith». Chapitre III De la hâte pour couper le jeûne
- Muwatta Malik, n°639
Abou Younous, l'affranchi de Aicha, a rapporté qu'elle a dit: «J'ai entendu un homme, qui, à la porte de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui a dit: «ô Envoyé d'Allah! il m'arrive, que je sois rituellement impur, le matin, alors que, je me suis décidé de jeûner ce jour. Il lui répondit: «Cela m'arrive aussi; or je me purifie et je jeûne». L'homme objecta: «Ô Envoyé d'Allah! Tu ne nous es pas semblable, car Allah t'a pardonné tes fautes antérieures et postérieures». Irrité, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Par Allah! Je souhaite être l'homme qui de tous, redoute Allah le plus, et connaît le mieux la cause de ma crainte»
- Muwatta Malik, n°640
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn Al-Hareth Ibn Hicham a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont dit: «il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à Ramadan, se trouvait le matin, en état d'impureté rituelle, à la suite des rapports charnels, et il jeûnait le jour»
- Muwatta Malik, n°641
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Hareth Ibn Hicham a rapporté: «Nous étions, mon père et moi chez Marwan Ibn Al-Hakam, alors qu'il était gouverneur à Médine. On lui fit savoir que Abou Houraira avait dit: «Celui qui, le matin, se trouve impur rituellement, il ne doit pas jeûner». Marwan s'écria: «Je te conjure ô Abdel-Rahman, de te rendre chez les deux mères des croyants Aicha et Oum Salama, et de leur demander à ce sujet». Nous nous rendîmes, Abdel-Rahman et moi chez Aicha; une fois entrés chez elle, Abdel-Rahman la salua et lui dit: «Nous étions chez Marwan Ibn Al-Hakam à qui l'on a rapporté que Abou Houraira avait dit: «Celui, qui est impur rituellement, au matin, ne jeûnera pas le jour». Aicha répondit: «Ô Abdel-Rahman, ce n'est pas comme a dit Abou Houraira; sauf si tu veux agir, autrement qu’a fait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)».r Abdel-Rahman répondit: «non»; Aicha reprit: «Je témoigne qu'il arrivait à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) d'être rituellement impur le matin, à la suite des rapports charnels, et pourtant il jeûnait le jour (après avoir fait la lotion)». Nous quittâmes Aicha, et nous nous trouvâmes chez Oum Salama, que Abdel Rahman interroge à propos du même sujet, et de qui il reçu la même réponse que celle de Aicha. Rentrés chez Marwan Ibn Al-Hakam Abdel-Rahman lui fit un rapport sincère de ce qu'il a entendu de Aicha et de Oum Salama. Marwan dit: «Ô Abou Mouhammad, je te conjure d'enfourcher ma monture qui est à la porte, et d’aller chez Abou Houraira qui est à présent, dans son terrain à Al-aqiq, afin que tu lui racontes, ce que tu as entendu». Abdel-Rahman enfourcha la monture, et je l'accompagnai jusqu'à ce que nous soyons arrivés chez Abou-Houraira. Abdel-Rahman, s'entretint avec lui pour une heure et l'informa de ce qu'il avait entendu; Abou-Houraira lui répondit: «Je ne savais rien de tout cela, car pour ma part, c'est un homme qui me l'avait rapporté»
- Muwatta Malik, n°642
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avaient dit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) soit rituellement impur le matin, à la suite de rapports charnels, et il jeûnait le jour (après la lotion)». Chapitre V Du baiser toléré à sa femme pour celui qui jeûne
- Muwatta Malik, n°644
Ourwa a rapporté que Aicha la mère des croyants que Allah l'agrée a dit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait quelques unes de ses femmes, tout en faisant le jeûne», puis elle se mit à rire
- Muwatta Malik, n°648
On rapporta à Malek, que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam),r en parlant de la façon dont l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait (ses femmes) quand il était à jeûne disait: «qui peut donc mieux se maîtriser que l'Envoyé d'Allah »? Ourwa Ibn Al-Zoubair a dit: «Je ne vois pas de bien pour le baiser, de celui qui jeûne»
- Muwatta Malik, n°664
Ourwa a rapporté que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Le jour de Achoura, était un jour de jeûne pour les Qoraichites, dans la période antéislamique, et il en était de même, pour l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Et lorsque l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était à Médine et qu'arriva, le jour de Achoura, , il le jeûna, et ordonna qu'on le jeûne. Mais quand fut prescrit le jeûne de Ramadan, il fut considéré le seul jeûne qu'il fallait suivre, et on suspend le jeûne du jour de Achoura, en laissant aux gens la liberté de le jeûner»
- Muwatta Malik, n°684
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Il m'arrivait de devoir des jours de jeûne du mois de Ramadan, et je ne pouvais les jeûner qu'au mois de Cha'ban». Chapitre XXI Du jeûne du jour qu'on doute
- Muwatta Malik, n°686
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté qu'Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) jeûnait à tel point que l'on se disait qu'il ne rompait pas le jeûne, et mangeait à ce que l'on se disait qu'il ne jeûnait pas. Et je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâc jeûne e et la paix d'Allah) jeûner au complet pour un mois sauf à Ramadan. Son jeûne bénévole se faisait souvent au mois de Cha'ban»
- Muwatta Malik, n°691
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté: «quand Aicha faisait la retraite, elle demandait des nouvelles des malades en marchant, sans s'arrêter». Malek a dit: «celui qui fait une retraite spirituelle, ne doit pas s'occuper d'aucune affaire personnelle, ni sortir à sa recherche, ni aider quiconque dans aucun travail, mais il ne peut sortir de la mosquée que pour la satisfaction d'un besoin naturel. Et s'il lui était permis de sortir, du lieu de la retraite, il peut faire la visite d'un malade, ou suivre un convoi funèbre et faire la prière sur un mort». Et Malek a ajouté:« celui qui fait itikaf n'est dit en itikaf, que s'il s'abstient d'éviter ce que doit occuper un homme qui ne fait pas cette retraite, à savoir visiter un malade, suivre un convoi funèbre en faisant la prière funéraire, et satisfaire un besoin naturel en entrant chez lui»
- Muwatta Malik, n°692
Malek a demandé Ibn Chéhab à propos de l'homme qui est en retraite, lui est-il permis d'entrer dans un lieu couvert pour la satisfaction d'un besoin? Il lui répondit: «Oui, il n'y a pas de mal à cela». Malek a dit: «Ce qui est incontestable, c'est qu'il n'y a pas de mal à faire itikaf dans toute mosquée où se fait l'office du vendredi. L'aversion est, que le moutakif (en retraite spirituelle) quitte la mosquée où il faisait sa retraite, pour une autre où s'accomplit la prière du Vendredi, ou qu'il la néglige. Si c'est une mosquée où l'on ne fait pas la prière commune du Vendredi, et que celui qui y fait sa retraite, n'est pas obligé, de la quitter pour une autre mosquée où se fait la prière du Vendredi, je ne trouve pas de mal à cela, car Allah Le Béni et Le Très-Haut a dit (le sens): «Lorsque vous êtes en retraite dans la mosquée» Coran II, 187. Et Allah, a, dans ce verset mentionné toutes les mosquées, sans aucune particularité». Et Malek a dit: «ainsi, l'on conclut qu'il était permis à l'homme, de faire sa retraite dans la mosquée où ne se faisait pas l'office du Vendredi, et pouvait ne pas quitter cette mosquée pour se rendre dans celle où se faisait la prière du Vendredi?. Malek a dit aussi: «le retraité ne passera la nuit que dans la mosquée où il avait fait sa retraite à moins que ce ne soit dans l'un des parvis de cette mosquée. Et je n'ai jamais entendu dire, que le retraité dressera une tente où il y passera sa nuit; car il devait rester dans la mosquée où dans l'un de ses parvis». Et ce qui montre que le retraité ne devait passer la nuit que dans la mosquée, ce sont les paroles de Aicha: «Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était dans une retraite spirituelle, il ne rentrait chez lui que pour satisfaire un besoin naturel». D'autre part, il ne faut pas faire la retraite ni sur le toit d'une mosquée, ni dans sa tourelle». Malek a ajouté: «le retraité entre dans le lieu qu'il s'est choisi être lieu de sa retraite spirituelle et cela avant le coucher du soleil, de la première nuit où il s'est décidé de commencer sa retraite afin qu'il soit prêt à recevoir sa première nuit, tout en étant en retraite, sans qu'il soit préoccupé par une autre affaire telle que le commerce ou autre. Il n'y a pas de mal à ce qu'il charge autrui de ses affaires concernant ses propres biens ou ceux de sa famille, même de leur permettre de vendre ce qu'il possède, ou autre chose qui ne nécessite pas son intervention. Il n'y a pas de mal à ce qu'il charge une tierce personne de s'occuper de tout cela». Malek ajoute: «Je n'ai jamais entendu personne des hommes versés dans la religion, souligner une condition précise pour faire la retraite spirituelle, car, celle-ci n'est autre qu'une des pratiques religieuses tout comme la prière, le jeûne, le pèlerinage et autre pratique similaire, bref, prescrite soit-elle ou surérogatoire. Ainsi, celui qui décide d'exercer une telle pratique, doit suivre les prédécesseurs sans faire intervenir une innovation que les musulmans n'ont pas faite, ni qu'il impose une chose aux autres ni sur lui même. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a fait cette retraite et les musulmans savaient comment elle doit être pratiquée». Malek a conclu enfin, que la retraite et le séjour dans la mosquée sont similaires et peuvent être pratiqués par un citadin et un bédouin, de la même façon». Chapitre II De ce qui ne peut pas étre négligé comme obligation religieuse dans la retraite spirituelle (itikaf)
- Muwatta Malik, n°696
Aicha a rapporté: «Voulant faire sa retraite spirituelle (itikaf) , l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit au lieu de sa retraite, et il fut surpris de la présence des tentes dressées, entre autres, la tente de Aicha, et celle de Hafsa. En les voyant, il alla se renseigner, et on lui dit: «Celle la est la tente de Aicha, cette autre de Hafsa, et finalement celle de Zainab». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Vous croyez que vous faites par là une œuvre pieuse?»; puis il quitta l'endroit sans débuter sa retraite, et la fit plus tard dans une décennie du mois de Chawal». On demanda à Malek, à propos d'un homme qui s'est rendu à la mosquée, pour la retraite spirituelle dans la dernière décennie du mois de Ramadan; il y demeura pour un ou deux jours, puis tomba malade, et quitta la mosquée. Doit-il faire la retraite pour ce qui lui reste des dix jours, s'il est guéri, ou est-il dispensé»? Malek répondit: «Il doit s'acquitter des jours de la retraite qui lui restent, s'il est guéri à Ramadan, ou même après, ci ce mois prit fin. Et on m'a rapporté, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait faire une retraite spirituelle au mois de Ramadan, puis il est rentré sans l'accomplir, de telle sorte que, une fois que ce mois ait pris fin, il parti faire sa retraite de dix-jours au mois de Chawal». D'autre part, celui qui, volontairement fait une retraite spirituelle, et celui qui a à s'en acquitter, sont pareils concernant ce qui leur est de rituel à suivre, ou de non rituel. Et on ne m'a pas rapporté que le volontariat de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la retraite spirituelle n'était que surérogatoire». Au sujet de la femme, qui faisant sa retraite spirituelle, au cours de quoi, elle a eu ses mentrues, Malek a dit: «Elle doit rompre sa retraite et rentrer chez elle; elle fera sa lotion de purification, et sera de nouveau à la mosquée du moment qu'elle s'est purifiée; ainsi, elle continuera, les jours qui lui restent de sa retraite en tenant compte des jours de ses menstrues. C'est le cas pareil d'une femme, qui a à jeûner pour deux mois successives; ayant ses menstrues, elle se purifiera puis poursuivra son jeûne en considérant les jours qu'elle avait déjà jeûnés; et mieux vaut qu'elle ne les tarde pas»
- Muwatta Malik, n°723
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je parfumais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour sa sacralisation avant qu'il ne soit en état d'ihram, et pour sa désacralisation avant qu'il fasse ses tournées processionnelles autour de la Maison»
- Muwatta Malik, n°741
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Nous quittâmes, l'année du pèlerinage d'adieu, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah); quelques uns d'entre nous firent la talbiat de la visite pieuse, d'autres celle du pèlerinage et celle de la visite pieuse à la fois, d'autres enfin firent tout simplement pour un pèlerinage. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de sa part, fit la talbiat pour le pèlerinage. Ainsi, ceux qui ont fait la talbiat pour une visite pieuse, ont quitté l'état d'ihram.(après avoir accompli la omra) Par contre, ceux qui l'ont faite pour un pèlerinage seul, ou pour un pèlerinage et une visite pieuse à la fois, n'ont quitté l'ihram que le jour du sacrifice»
- Muwatta Malik, n°742
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la mère des croyants a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la talbiat pour un pèlerinage seul»
- Muwatta Malik, n°747
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) rompait la talbiat quand elle retournait à Arafat
- Muwatta Malik, n°750
La mère de Alqama a rapporté que Aicha, umm al-muminin la mère des croyants, descendait à «Namira» en quittant «Arafa», puis allait à une place appelée «Al-Arak». Elle a rapporté aussi que Aicha faisait la talbiat tant qu'elle était chez elle, et ceux qui se trouvaient en sa compagnie faisaient de pareil; mais une fois, montée pour se diriger vers la station, elle cessait la talbiat. Elle a de même rapporté: «Aicha faisait la visite pieuse après le pèlerinage à la Mecque au mois du Zoul-Hijja. Plus tard, elle cessa de la faire, et elle sortait avant l'apparition de la nouvelle lune de Al-Mouharram pour se rendre à Al-Jouhfa où elle campait jusqu'à la vision du croissant du mois de Al-Mouharram. Une fois le croissant paru, elle faisait la talbiat pour une visite pieuse»
- Muwatta Malik, n°754
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Ziad Ibn Abi Soufian avait écrit à Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Abdallah Ibn Abbas a dit: «celui qui envoie un animal à sacrifier, doit s'abstenir de tout ce dont s'abstient un pèlerin, jusqu'à ce que cet animal soit sacrifié. Et comme j'ai déjà fait mon offrande, fais-moi savoir par écrit, ou renseigne celui qui amène cette offrande». Amra ajouta: «Aicha a répondu:«ce n'est pas comme Ibn Abbas a dit; moi-même, j'ai tressé de mes propres.mains les guirlandes de l'animal sacrifié de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), puis à son tour il les mit autour du cou de l'animal, et il l'envoya gardé par mon père. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas interdit de tout ce que Allah lui a rendu licite jusqu'à ce qu'il sacrifia son animal»
- Muwatta Malik, n°755
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «J'ai demandé à Amra Bint Abdel Rahman, à propos de l'homme qui envoie son offrande alors qu'il reste, devra-t-il s'interdire de quelque chose? Amra me répondit qu'elle a entendu Aicha dire: «Rien n'est interdit à celui qui n'est pas encore en état d'ihram, et qui n'a pas encore fait la talbiat»
- Muwatta Malik, n°756
Rabi'a Ibn Abdallah Ibn Al-Houdair a rapporté qu'il a vu, en Iraq, un homme se comportant en pèlerin. Il a demandé à son sujet, les gens qui lui dirent: «Il a ordonné qu'on lui orne son animal sacrifié, et dès lors il s'est comporté tel». Rencontrant Abdallah Ibn Al-Zoubair, je lui rapportai ce qui a été dit; il s'écria: «C'est une innovation; et je le jure au nom du Seigneur de la Ka'ba». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui lui-même amène son offrande en lui faisant une saignée et en l'ornant à Zoul-Houlaifa, sans qu'il ne soit en état d'ihram qu'à son arrivée à Al-Jouhfa? Il répondit: «Je n'aime pas cela, et je ne pense pas que cet homme at suivi ce qui est traditionnel, car il n'est pas permis de faire cela sauf à un homme qui orne sa bête pour le sacrifice, en lui faisant une saignée lors de la talbiat, et qui ne compte pas faire le pèlerinage, et dans ce cas il l'envoie et demeure avec les siens». On demanda aussi à Malek, à propos de l'homme qui apporte la bête victime sans qu'il ne soit encore en état d'ihram»? Il répondit: «Il n'y a pas de mal à cela». Et on lui demanda encore pour la question de l'homme qui ne veut effectuer ni le pèlerinage, ni la visite pieuse; doit-il être en état d'ihram pour orner la bête sacrifiée, car cette affaire a créé un débat entre les gens»? Il répondit: «Nous aurons à suivre, le hadith rapporté par Aicha, la mère des croyants, où il est dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait envoyé sa bête sacrifiée puis il demeura sans s'interdire des choses que Allah lui a rendues licites jusqu'à ce que la bête soit sacrifiée». Chapitre XVI Ce que doit faire celle qui a ses menstrues au cours du pèlerinage
- Muwatta Malik, n°793
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté que sa mère a entendu que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a été interrogée au sujet de l'homme en état d'ihram, peut-il se gratter la peau? Elle répondit: «oui, qu'il se la gratte, et se la frotte à un tel point qui si on m'avait noué les mains et je n'avais pour moyens que mes pieds, pour me gratter la peau, je les userais»
- Muwatta Malik, n°805
Abdallah Ibn Omar a rapporté que le Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à Aicha: «n'as-tu pas remarqué que tes concitoyens en bâtissant la Ka'ba, n'ont pas suivi les fondations d'Ibrahim»? Aicha répondit: «O Envoyé d'Allah! Ne vas-tu pas la rebâtir selon les fondations d'Ibrahim»? Il riposta: «si tes concitoyens n'étaient pas si proches du temps du polythésisme, je l'aurais fait». Abdallah Ibn Omar ajouta: «si Aicha avait entendu ces mots de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) je ne pense pas que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) aurait négligé le fait de toucher les deux colonnes Yemenites qui suivent directement la Pierre Noire. Or la Maison n'a pas été rétablie selon les fondations d’Ibrahim»
- Muwatta Malik, n°806
Ourwa a rapporté que Aicha, la mère des croyants a dit: «il m'est égal que je prie dans l'enceinte ou dans la Maison»
- Muwatta Malik, n°830
Ourwa a rapporté: «étant encore adolescent, je dis à Aicha, la mère des croyants: «qu'en penses-tu des paroles d'Allah Béni et Très-Haut: «Al-Safa et Al-Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées d'Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou bien la visite pieuse ne commet pas de péché s'il accomplit les circuits rituels ici et là» Coran II, v.158. Ainsi, l'homme n'est pas à être jugé, s'il n'effectue pas le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa». Aicha me répondit: «Non, tu as mal saisi ce verset; car s'il en était ainsi, il aurait été révélé de la façon suivante: «Ça ne sera pas un sujet de délit, si l'homme ne fait pas le parcours entre ces deux localités». Pousuivant, Aicha dit: «Ainsi donc ce verset a été révélé au sujet des Ansars qui faisaient la talbiat au, nom de «Manat» (statue adorée) situé en face de Koudaid et ils s'incommodaient à faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Etant convertis à l'Islam, ils demandèrent l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet. C'est ainsi que Allah Le Béni Et Le Très-Haut fit cette révélation: «Al-Safa et Al-Marwa comptent vraiment parmi les choses sacrées d'Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou la visite pieuse ne commet pas de péché s'il accomplit les circuits rituels ça et là»
- Muwatta Malik, n°834
Al-Kassem Ibn Mouhammad a dit «Que Aicha, la mère des croyants, jeûnait le jour de Arafa». Al-Kassem continua: «Je l'ai vue, la veille de Arafa, lors de la sortie de l'imam avec les gens, s'arrêter jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne, ordonner qu'on lui apporte de la boisson pour rompre le jeûne». Chapitre XLIV Le jeûne des jours de Mina
- Muwatta Malik, n°884
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Aicha, la mère des croyants a raconté: «nous partîmes avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les cinq dernières nuits de Zoul-Ka'da, ne voulant que l'accomplissement d'un pèlerinage. Quand nous fûmes arrivés à la Mecque, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r ordonna ceux qui n'avaient pas amené des offrandes de se désacraliser après les tournées processionnelles autour de la Maison et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa». Aicha a ajouté: «Le jour du sacrifice, on nous apporta de la viande de bœuf. Je demandai: «d'où provient cela»? On me répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait immolé ce bœuf pour ses femmes». Yahia Ibn Sa'id a dit: «J'ai rapporté ce hadith (le précédent à Kassem Ibn Mouhammad qui dit: «Elle vous a rapporté, par Allah, ce hadith complet»)
- Muwatta Malik, n°926
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «nous quittâmes, l'année du pèlerinage d'adieu, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et fîmes la talbiat pour une visite pieuse. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit aux fidèles: «Celui qui possède son offrande, qu'il fasse la talbiat pour un pèlerinage avec une visite pieuse, puis qu'il ne quitte pas l'ihram avant d'avoir complété tous les rites». Safia ajouta: «J'arrivai à la Mecque, en ayant mes menstrues; ainsi je n'ai pu ni faire les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Je me plaignis auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui me dit: «Dénoue tes cheveux, et peigne les, puis fais la talbiat pour le pèlerinage, en laissant de côté la visite pieuse». Elle poursuivit: «J'ai tout accompli. Puis terminant le pèlerinage, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'envoya avec Abdel-Rahman Ibn Abi Bakr Al-Siddiq à Al-Tan'im, ou je fis la talbiat pour une visite pieuse». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit alors: «Tel est l'endroit, où tu commenceras ta visite pieuse». Ainsi, ceux qui avaient déjà fait la talbiat pour une visite pieuse, firent les tournées processionnelles autour de la Maison et la course, entre Al-Safa et Al-Marwa, puis se mirent en état de désacralisation. Puis ils firent une tournée d'adieu, une fois qu'ils étaient de retour de Mina, pour leur pèlerinage. Quant à ceux qui avaient fait la talbiat pour un pèlerinage ou pour un pèlerinage et une visite pieuse joints, ils ne firent qu'une seule tournée». (....) 238 - Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté de Aicha, le même hadith»
- Muwatta Malik, n°928
Aicha a rapporté: «J'arrivai à la Mecque, et j'avais mes mes menstrues; ainsi je n'ai fait ni les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Alors, je me plaignis à ce sujet à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il me dit: «Fais les rites tout comme un pèlerin, mais sans effectuer les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, jusqu'à ce que tu sois en état de pureté». A propos de la femme qui fait la talbiat pour une visite pieuse, puis qui entre à la Mecque au moment du pèlerinage, alors qu'elle a ses menstrues, Malek a dit: «Elle ne peut faire les tournées processionnelles autour de la Maison; et si elle craint de ne pas être en pureté, qu'elle fasse la talbiat pour un pèlerinage, et qu'elle avance une offrande. Elle est dans ce cas, pareil à celui qui a joint un pèlerinage et une visite pieuse à la fois, et une seule tournée processionnelle lui est de suffisante. La femme qui a ses menstrues, si elle avait déjà fait la tournée autour de la Maison, et avait prié, elle pourra faire le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, aussi la station à Arafa et à Mouzdalifa, et jettera enfin les cailloux. Cependant, elle ne pourra déferler faire le Tawaf el Ifada avant qu'elle ne soit purifiée de ses menstrues. Chapitre 75 Le Tawaf el Ifada le déferlement de la femme qui a ses menstrues
- Muwatta Malik, n°931
Amra Bint Abdel-Rahman, a rapporté que, lorsque Aicha, la mère des croyants, faisait le pèlerinage avec d'autres femmes qui risquaient d'avoir leurs menstrues, elle leur demandait de faire la tournée de départ le jour du sacrifice. Ainsi, si elles avaient eu leurs menstrues après cela, Aicha n'avait pas à les attendre jusqu'à ce qu'elles soient purifiées pour faire la tournée et repartir»
- Muwatta Malik, n°1018
Ourwa a rapporté que Aicha, la mère des croyants disait: «Un serment fait à la légère est dans le fait de dire: «Non, par Allah» et «Oui, par Allah». Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu à ce sujet, c'est que le serment fait à la légère, est que l'homme jure qu'une chose a été crue être telle, et peu après qu'il se rende compte qu'elle n'est pas, ce qu'il l'a crue être. Malek a aussi dit: «prononcer un serment, au cas où l'homme jure ne pas vendre un vêtement qu'à dix dinars, puis qu'il le vende à ce prix même; ou que l'homme jure frapper son domestique puis qu'il ne le frappe pas, et d'autres cas semblables. Tel en est le cas des serments que l'homme a à expier, ce qui n'est pas pour le serment fait à la légère». Malek a finalement dit: «Pour l'homme qui jure pour une chose, bien qu'il sache qu'elle est vicieuse, ou qu'il jure en mentant, conscient de son faire, soit pour satisfaire à autrui, ou pour s'excuser ou pour s'emparer d'une somme d'argent, cela est aussi grave qu'il ne pourra pas ère expié». Chapitre VI Les serments où l'on ne doit pas une expiation
- Muwatta Malik, n°1027
On demanda à Aicha, la mère des croyants que Allah l'agrée au sujet d'un homme qui dit: «Je fais don de mes biens pour la Ka'ba (sans exécuter ultérieurement son vœu); elle répondit: «Son expiation est celle d'un serment». A propos de l'homme qui promet la dépense de ses biens en vue d'Allah, puis trahit sa promesse, Malek a dit: «Il doit dépenser le tiers de ses biens en vue d'Allah, et cela selon les propres paroles de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). (Voir le hadith précédent). MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 23 Le Livre des sacrifices Chapitre premier De ce qu'on interdit comme sacrifices
- Muwatta Malik, n°1066
Aicha, la femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), ordonne que l'on use des peaux des animaux, une fois qu'elles sont tannées». Chapitre VII Celui qui est obligé de manger de la chair d'un animal mort
- Muwatta Malik, n°1109
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'on demanda Aicha, femme du Prophète r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet d'un homme qui avait définitivement divorcé sa femme, celle-ci étant remariée avec un autre qui l’a répudié, sans avoir des relations charnelles avec elle. Est-il permis à son premier mari, de l'avoir de nouveau»? Aicha répondit: «non, pas avant qu'il n'ait goûté son petit miel (c.à.d le second mari)
- Muwatta Malik, n°1163
Abdul Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha la mère des croyants avait demandé en mariage à Abdul-Rahman Ibn Abu Bakr, Qouraiba, la fille de Abi Oumayya. Il l'épousa, cependant les parents de Qouraiba firent des reproches à Abdul Rahman et lui dirent: «Nous n'avons accepté ce mariage, que parce que Aicha a pris l'initiative (au sens que, les parents de Qouraiba admiraient le bon caractère de Aicha)». Ainsi Aicha alla rapporter ce qui fut dit à Abdul Rahman qui chargea Qouraiba du droit du divorce. Ayant accepté ce mariage, elle se trouva engagée»
- Muwatta Malik, n°1164
Abdul-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père, que Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait le mariage de Hafsa, fille de Abdul Rahman avec Al-Mounzer Ibn Al-Zoubair, alors que Abdul Rahman était à Damas. Une fois revenu, Abdul Rahman dit: «Peut-on se permettre de faire cela de moi? Peut-on être si indifférent à mon avis»? Aicha parla de ce propos à Al Mounzer Ibn Al-Zoubair qui lui répondit: «Tout cela revient à Abdul-Rahman». Là Abdul Rahman dit: «Je ne tiens jamais à repousser une affaire que tu as décidé». Ce mariage fut accordé, sans être considéré une forme du divorce»
- Muwatta Malik, n°1179
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté que Aicha, la mère des croyants, a dit: «Au sujet de Barira, il y avait trois jugements dont l'un d'eux exigeait son affranchissement. Lui donnant le choix, elle opta pour garder son mari». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Le patronage est du droit de celui qui a affranchi». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) Sur lui 1a grâce et la paix d'Allah entra alors qu'une marmite pleine de viande, bouillait. On lui servit du pain et de la nourriture qui se trouvait à la maison (de Aicha). L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «N'ai-je pas vu une marmite où se trouvait de la viande»? On lui répondit: «Oui, certes, Ô Envoyé d'Allah, mais cette viande est une aumône faite à Barira, et toi, tu ne manges pas de ce qui est une aumône». Alors, L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Elle est une aumône pour Barira, et pour nous un cadeau»
- Muwatta Malik, n°1194
Boukair Ibn Abdallah Ibn Al-Achaj a rapporté que Mou'awia Ibn Abi Ayach Al-Ansari était assis en compagnie de Abdallah Ibn Al-Zoubair et Assem Ibn Omar Ibn Al-Khattab, quand Mouhammad Ibn lyas Ibn Al-Boukair vint les trouver et leur dit: «Un homme des bédouins divorca d'avec sa femme pour trois fois, avant qu'il n'ait eu des rapports avec elle, ainsi que pensez-vous à son sujet»? Abdallah Ibn Al-Zoubair dit: «Nous ne pouvons pas décider de cette affaire, vas donc chez Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira, que je viens de laisser chez Aicha, et pose leur la question puis reviens nous rapporter la réponse». Il partit et leur posa la question. Ibn Abbas dit à Abou Houraira: «O Abou Houraira, réponds-lui, voici une question difficile qu'on t'a avancée». Abou Houraira répondit: «Un divorce fait une fois, impose un nouveau mariage et une nouvelle dot, et celui qui est fait trois fois, rendra la femme interdite à son mari, jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que lui (et divorcée)». Malek a dit: «Telle était la tradition suivie à Médine. Quant à la femme qui avait été déjà mariée d'avec un homme sans qu'il ait eu des rapports avec elle, elle sera traitée comme la vierge: divorcée d'une seule fois, elle doit de nouveau se marier et avoir une nouvelle dot, divorcée de trois fois, elle sera prohibée pour son mari jusqu'à ce qu'elle soit mariée d'avec un autre homme que lui (puis divorcée)». Chapitre XVI L'homme malade qui divorce sa femme
- Muwatta Malik, n°1212
Ourwa Ibn al-Zoubair a rapporté que Aicha, la mère des croyants a reçu chez elle Hafsa Bint Abdul Rahman Ibn Abou Bakr al-Siddiq (à la suite de son divorce) quand elle eut ses menstrues pour la troisième fois». Ibn Chéhab a dit: «On rapporta cela à Amra Bint Abdul Rahman qui répondit: «Ourwa a dit la vérité». Discutant de ce sujet avec Aicha, les gens lui dirent: «Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son Livre: «Les femmes répudiées attendront trois périodes» Coran II, 228. Aicha leur répondit: «C'est vrai ce que vous dites, cependant savez-vous ce qui est de ces périodes? Il s'agit en fait de trois menstrues et de leur arrêt»
- Muwatta Malik, n°1213
Malek a rapporté que Ibn Chéhab a dit: «J'ai entendu Abou Bakr Ibn Abdul Rahman dire: «Je n'ai jamais connu un de nos hommes versés, manquer d'acquiescer les paroles de Aicha»
- Muwatta Malik, n°1221
Al-Kassem Ibn Mouhammad et Soulaiman Ibn Yassar ont rapporté que Yahia Ibn Sa'id Ibn Al-As', a définitivement divorcé la fille de Abdul Rahman Ibn Al-Hakam. Son père Abdul Rahman Ibn Al-Hakam, la fit habiter une autre demeure. Aicha, la mère des croyant envoya dire à Marwan Ibn Al-Hakam, alors qu'en ce temps là, il était le gouverneur à Médine: «Crains Allah et fais que cette femme soit chez elle». Suivant le porte parle Soulaiman, Marwan a dit: «Abdul-Rahman l'a emporté sur moi», et selon le porte-parole al-Kassem, Marwan a répondu en s'adressant à Aicha: «N'est-tu pas au courant au sujet de Fatima Bint Qais»? Aicha répondit: «Cela ne te causera pas de mal, de faire allusion au sujet de Fatima». Marwan de répondre: «Si tu trouves que c'est inconvenable (que l'on change d'habitat), il te faut avouer qu'il est encore inconvenable, ce qui s'est passé entre les deux conjoints
- Muwatta Malik, n°1266
Aicha et Hafsa, les femmes du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «II n'est pas licite pour une femme croyant en Allah et au jour du jugement dernier, de s'endeuiller pour un mort, pour plus que trois nuits excepté, que le mort soit son mari»
- Muwatta Malik, n°1272
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Aicha, la mère des croyants lui a appris que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était chez elle quand elle entendit un homme demandant le permis d'entrer chez Hafsa. Aicha dit: «O Envoyé d'Allah! Il y a un homme demandant qu'on lui permette de rentrer chez toi». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Je vois qu'il est untel, un oncle paternel à Hafsa par liaison d'allaitement». Aicha répliqua: «O Envoyé d'Allah! Si tel homme, mon oncle paternel de lait, était vivant, pourrait il entrer chez moi? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui certainement, car la liaison d'allaitement impose les mêmes interdictions que l'enfantement»
- Muwatta Malik, n°1273
Hicham Ibn Ourwa a rapporté que Aicha, la mère des croyants a dit: «Mon oncle paternel de lait vint me demander la permission d'entrer chez moi. Or j'ai refusé de lui permettre d'entrer, avant d'interroger l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant venu, je lui ai demandé et il m'a répondu: «C'est ton oncle, tu pouvais lui permettre d'entrer». Je lui dis: «O Envoyé d'Allah! Mais c'est une femme qui m'a allaitée et non un homme»! Il répliqua: «II est bien ton oncle, permets-lui d'entrer chez toi». Aicha a dit: «Cela a eu lieu après la révélation du verset concernant le voile» finalement elle dit: «L'allaitement est pour les mêmes interdictions que l'enfantement»
- Muwatta Malik, n°1274
Ourwa Ban Al-Zoubair a rapporté que Aicha, la mère des croyants lui a appris que Aflah, frère de Aboul-Kou'ais vint lui demander le permis d'entrer chez elle, lui qui était son frère par l'allaitement, et cela après que le verset du voile ait été révélé». Elle dit encore: «Mais j'ai refusé de lui permettre d'entrer. Or quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra, je lui ai raconté ce que j'ai fait, et il m'ordonna de lui permettre d'entrer
- Muwatta Malik, n°1278
Nafe' a rapporté que Salem Ibn Abdallah Ibn Omar lui a raconté que Aicha, la mère des croyants, l'a envoyé étant petit, chez sa Sœur Oum Koulthoum Bint Abi Bakr Al-Siddiq, lui disant: «Allaite-le de dix repas complets afin que, une fois qu'il soit grand, il puisse entrer chez moi, sans permission». Salem ajouta: «Oum Kalthoum m'allaita pour trois repas puis tomba malade sans qu'elle puisse compléter les dix repas prévus. Ainsi, je ne pouvais entrer chez Aicha, sans sa permission, parce que Oum Koulthoum ne m'avait pas allaité pour dix repas»
- Muwatta Malik, n°1280
Abdul Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que son père lui a dit que Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait entrer chez elle, sans permission, ceux que ses sœurs et les filles de son frère, avaient allaité, ce qui a été interdit pour ceux qui sont été allaités par les femmes de ses frères»
- Muwatta Malik, n°1284
Malek a rapporté qu'on demanda Ibn Chéhab au sujet de l'allaitement du grand. Il répondit: «Ourwa Ibn Al Zoubair m'a raconté que Abou Houzaifa Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui d'ailleurs était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avec qui il avait assisté à la bataille de Badr, avait adopté Salem connu sou le nom de Salem, l'affranchi de Abou Houzaifa tout comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait fait pour Zaid Ibn Haritha. Abou Houzaifa, tenant Salem pour fils, le marie d'avec la fille de sa sœur Fatima Bint al-Walid Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui à cette époque là, était l'une des premières femmes qui avait fait l'hégire, et était l'une des plus belles femme célibataire de Qoraich. Aussitôt Allah le Très-Haut, révéla dans Son Livre le verset suivant: «Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus juste auprès d'Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII, 5. Chacun de ces enfants adoptés fut appelé au nom de son vrai père, et au cas où ce dernier était méconnu, l'enfant allait être connu de par le nom de son père qui l'avait adopté. Ainsi, Sahia Bint Souhail, la femme de Abou Houzaifa qui était de Bani Amer Ibn Louay, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Nous avions tenu Salem pour enfant et étant tel, il entrait chez moi alors que j'étais sans voile n'ayant qu'une seule maison d'une pièce, que penses-tu à son sujet»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Allaite-le pour cinq repas de ton sein et tu lui seras interdite». «Et elle le prenait dès lors pour un fils de lait. Aicha, la mère des croyants, étant au courant de ce fait, elle le suivait avec tous ceux qu'elle voulait faire entrer chez elle sans qu'ils aient sa permission. Ainsi elle demandait que cela soit suivi par sa sœur Oum Kalthoum Bint Abou Bakr Al-Siddiq et par les filles de son frère, pour ceux qu'elles aimaient faire entrer chez elles sans qu'ils prennent leur permession. Quant aux autres femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) elles refusèrent de faire entrer chez elle, ceux qui ont été allaités de cette façon, sans leur donner permission et dirent: «Non, par Allah! Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Sahia Bint Souhail de faire, n'était qu'une autorisation si particulière, pour qu'elle allaite Salem seul. Non, par Allah! Nous ne permettrons à aucun homme d'entrer chez nous, ayant été allaité de cette façon». Telle était la façon d'agir, des femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant l'allaitement du grand»
- Muwatta Malik, n°1288
Aicha, la mère des croyants a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'allaitement appelle les mêmes interdictions que celles de l'enfantement». (1292) 17- Aicha, la mère des croyants a rapporté que Joudama Bint Wahb Al-Assadia lui a appris qu'elle a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Je comptai interdire aux hommes la cohabitation avec leurs femmes et l'éjaculation, tant que leurs femmes allaitaient toujours leurs nourrissons, quand, je me rappelai que cela a été fait par les Romains et les Perses, sans que cela ne cause du mal à leurs enfants». - Malek a dit: «Il s'agit, interprétant le hadith ci-dessus, que l'homme ait des rapports avec sa femme, alors qu'elle est entrain d'allaiter»
- Muwatta Malik, n°1289
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «parmi les versets révélés dans le Coran, l'un d'eux concernait l'interdiction causée par les dix allaitements, puis cela a été réduit à cinq repas complets. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, et avait tant récité ce verset comme faisant partie de Coran». Malek a dit: «Et nous ne suivons pas cela parmi nous». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 31 Le Livre des ventes Chapitre Premier La vente par gage
- Muwatta Malik, n°1421
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Outba Ibn Abi Waqas avait confié à son frère Sa'd Ibn Abi Waqas, un enfant, en lui disant: «Le fils de l'esclave de Zam'a est le mien, charges-toi de lui». Aicha continue: «Lorsque ce fut l'an de la conquête, Sa'd prit l'enfant en disant: «Il est le fils de mon frère (neveu) et c'est son père qui me l'a confié». Abd Ibn Zam'a protesta et dit: «Il est plutôt mon frère, et le fils de l'esclave de mon père, né sur son lit». Portant leur accusation à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) Sa'd dit: «Ô Envoyé d'Allah, il est le fils de mon frère, qui me l'a confié», et Abd Ibn Zam'a, de sa part, dit: «Il est mon frère, et est le fils de l'esclave de mon père, né sur son lit»; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Il est ton frère à toi, Abd Ibn Zam'a», puis ajouta: «L'enfant revient au maître du lit, par contre l'adultère, doit être lapidé». Finalement s'adressant à Sawda Bint Zam'a, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Tu as à te voiler, en sa présence», voyant la ressemblance de l'enfant en question à Outba Ibn Abi Waqas. Et cet enfant n'a jamais vu Sawda, jusqu'à sa mort». ;
- Muwatta Malik, n°1440
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que son père Abou Bakr Al-Siddiq avait fait à son égard, un don de vingt wasqs de dattes, étant de sa propriété à «Al-Ghaba». A sa mort, il dit: «Par Allah, ma fille, je n'aimerai voir après moi, quelqu'un de plus riche, que toi, et il m'est insupportable que tu sois plus pauvre que les autres, ainsi je t'ai fait un don de vingt wasqs de dattes, qui si tu les avais cueillies personnellement, elles te seraient une donation; mais à présent, étant considérées comme un héritage, tu auras à les partager avec tes deux frères et sœurs, selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah». Aicha lui demanda: «Père, si c'était tel, par Allah, je l'aurais abandonné. Cependant, je n'ai que Asma pour sœur, qui en est donc l'autre»? Il lui répondit: «C'est la fille que porte Bint Kharija (l'épouse du frère d'Abou Bakr des Ansars) dedans son giron, et je la considère comme telle (il sous-entend que cette fille sera la sœur de Aicha)
- Muwatta Malik, n°1453
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté qu'un homme vint dire à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô Envoyé d'Allah ma mère est morte subitement, et je crois qu'elle voulait me dire de faire l'aumône pour elle; pourrai-je le faire»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Oui, certainement»
- Muwatta Malik, n°1477
Aicha, que Allah l'agrée l'épouse du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) r a rapporté qu'on demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lequel des esclaves, est-il préférable de libérer»? Il répondit: «Celui qui est le plus coûteux, et que son maître veut le plus retenir». (......) 16 - Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar a libéré un adultérin et sa mère esclave». Chapitre X Le droit d'accorder le patronage à celui qui fait l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1479
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Barira vient me dire: «J'avais conclu avec mes maîtres, de leur verser, au sujet de mon affranchissement, neuf once d'argent, de telle façon qu'une once soit versée toutes les années, et je te demande de me soutenir». Aicha, lui répondit: «Si tes gens acceptent que je leur verse à ta place cette somme pour que tu sois affranchie, je le ferai, à condition que je te patronne». Se rendant chez ses maîtres afin de leur apprendre, la proposition de Aicha, et qu'ils la refusèrent, Barira revint chez Aicha, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était chez elle, et lui dit: «Je leur avais rapporté ta proposition, mais ils la refusèrent, voulant avoir à eux le droit de mon patronage». Etant à l'écoute, de ce propos, l'Envoyé d'Allah r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda à Aicha, de le lui expliquer; une fois, mis au courant, il s'adressa à Aicha, lui disant: «amène-la, et demande leur, le droit de la patronner, car ce droit appartient à celui qui a affranchi», Aicha, accomplit ce que lui dit; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se leva, parmi les gens, puis fit louange et glorification à Allah, et dit: «Ensuite! Qu'arrive-t-il aux hommes à avancer des conditions, qui ne se trouvent pas dans Le Livre d'Allah? ainsi, toute condition qui n'a pas été mentionnée dans Le Livre d'Allah, est invalide, même si ces conditions sont au nombre de cent; donc le droit d'Allah est le plus méritoire et le plus ferme,par ailleurs, le droit du patronage revient à celui qui affranchit»
- Muwatta Malik, n°1480
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Aicha, la mère des croyants comptait s'acheter une esclave pour l'affranchir, les maîtres de celle-ci lui dirent: «Nous te la vendrons, qu'à condition que nous tenions le droit de son patronage». Aicha, faisant apprendre cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) il lui dit: «Que rien ne t'empêche de l'acheter et de l'affranchir; car le patronage est du droit de celui qui a fait l'affranchissement»
- Muwatta Malik, n°1481
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Barira, vint demander Aicha, la mère des croyants, de la soutenir, celle-ci lui dit: «Si tes maîtres désirent que je leur verse toute la somme, afin que je t'affranchisse, je le ferai». Barira, fit savoir cela à ses maîtres, ils le refusèrent en disant:«Non, sauf, au cas où nous aurions, le droit de te patronner». Amra, apprit cela à Aicha, elle le rapporta à son tour à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) , (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Achète-la, et affranchis-la, car, le droit du patronage appartient à celui qui a affranchi»
- Muwatta Malik, n°1545
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interrogé au sujet du «Bita'» répondit: «Toute boisson ennivrante est interdite». (1) Bita': liqueur préparée à partir du miel, par les yemenites
- Muwatta Malik, n°1592
Omar Ibn Houssein, l'affranchi de Aicha Bint Koudama, a raconté que Abdul-Malek Ibn Marwan avait livré un homme qui avait tué un autre avec un bâton au défenseur de la victime qui, lui, tua le coupable avec un bâton». - Malek a dit: «La norme incontestablement suivie chez nous (à Médine) est la suivante: «Au cas où un homme frappe un autre avec un bâton ou lui jette une pierre ou même le frappe volontairement, et que l'homme meurt, tel est le crime volontaire soumis à la loi du talion». - Malek a ajouté: «ainsi, le crime considéré volontaire chez nous (à Médine), est qu'un homme frappe un autre jusqu'à ce qu'il meure; d'autre part, c'est encore un crime volontaire, le fait qu'un homme frappe un autre à cause d'une animosité ou même à la suite d'une querelle, puis qu'il le quitte encore vivant. Or, si ce dernier meurt à la suite d'une hémorragie, on fera recours à la «Kaça-ma» (c.f Chapitre suivant). - Malek a finalement dit: «Ce que nous suivons chez nous (à Médine), c'est qu'au cours d'un meurtre volontaire, les hommes libres coupables soient tués par un seul homme libre , les femmes par une seule femme, et les esclaves par un seul esclave». Chapitre XXI La loi du talion appliquée à un meurtre
- Muwatta Malik, n°1611
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «Une fois que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit à Médine, Abou Bakr et Bilal tombèrent malades. Me rendant chez eux, j'ai dit à mon père: «Père, comment te sens-tu? Et à Bilal: «Comment te sens-tu»? Aicha continua et dit:« Abou Bakr était enfiévré, et disait: « Tout homme désire être, en bon état, le matin, avec sa famille mais la mort est plus proche de lui que les lacets de ses sandales». Quant à Bilal, à chaque fois qu'il se ressaisissait, il disait: «Combien je désire connaître, si je passerais une nuit dans une vallée entouré de jonc aromatique (izkhir) et de chiendent (Makka). Ou encore que je boirai des eaux de la source Majinna (Endroit près de la Mecque) «Ou que je verrai Chama et Tafil». (Deux montagnes à une distance de 30 miles de la Mecque.) Aicha de continuer: «Je me rendis chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui appris à leur sujet (à savoir de Abou Bakr et Bilal). Alors il me dit: «Grand Allah! Fais que nous aimions la Médine tout comme nous aimons la Mecque, même plus. Fais que cette ville soit saine pour nous, et bénis pour nous ses sa'as, ses moudds, et fais que la fièvre soit transmise de cette ville à Jouhfa». (......) 15 - Aicha a dit: «et Amer Ibn Fouhaira disait:«J'ai connu la mort avant de la goûter. «La mort du poltron, lui arrive d'en haut»
- Muwatta Malik, n°1634
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Quand il avait à choisir entre deux sujets. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne choisissait que le plus simple, à moins qu'il n'en résulte un péché .Or, si c'était une mauvaise action il en était le plus éloigné. Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a jamais cherché à se venger contre une injure qui le concernait, sauf si c'était de la Majesté d'Allah, qui était touchée; alors là il se vengeait au nom d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1636
Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «Un homme demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de lui permettre d'entrer chez lui, alors que j'y étais avec lui. L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Quel abominable fils de tribu»!, puis il le lui permet. Aicha de continuer: «Peu après, je ne tardai pas à entendre le rire de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Une fois que l'homme sortit, j'ai dit: «ô Envoyé d'Allah tu as, à propos de cet homme, dit un tas de choses, puis je t'ai entendu rire avec lui». Il répondit: «le pire des gens est celui dont on redoute sa méchanceté»
- Muwatta Malik, n°1656
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père que Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait donné à Abdallah Ibn Al-Zoubair, un vêtement en Khazz, à porter, que Aicha avait déjà mis». (1) genre de tissu dont le chaîne est en soie et le trame en laine. Chapitre IV Ce qu'on répugne comme vêtements pour les femmes
- Muwatta Malik, n°1657
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté d'après sa mère que Hafsa, Bint Abdul Rahman entra chez Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), et Hafsa était couverte d'un voile très mince. Aicha découpa ce voile, et couvra Hafsa d'un autre plus épais»
- Muwatta Malik, n°1684
• Ibn Chéhab a rapporté que Aicha, la mère des croyants et Sa'd Ibn Abi Waqas ne trouvaient pas du mal à ce que l'homme boit tout en se mettant debout»
- Muwatta Malik, n°1716
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), dire: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Tout croyant éprouvant une maladie quelconque, fût-ce même une piqûre d'épine, lui sera une sanction, ou même lui effacera ses péchés»
- Muwatta Malik, n°1720
Aicha a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'il éprouvait un mal quelconque, il récitait sur lui même les deux sourates talismaniques et soufflait. Mais lorsque sa maladie s'aggravait, je récitais sur lui les deux sourates, puis je faisais passer, ma main droite, sur son corps, espérant avoir la grâce d'Allah»
- Muwatta Malik, n°1721
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Abou Bakr Al Sid-diq était entré chez Aicha et la trouvait plaignante; une juive l'exorcisait, Abou Bakr lui dit: «exorcise-la selon le Livre d'Allah». Chapitre V Du traitement du malade
- Muwatta Malik, n°1737
Abou Salama Ibn Abdul-Rahman a rapporté que Abdul-Rahman Ibn Al-Aswad Ibn Abd Yaghouth avait la tête et la barbe toute blanche, et fréquentait les gens,il arriva un jour chez eux, ayant teint tête et barbe en rouge». C'est mieux, lui dit-on». Il répondit: «Ma mère (entendait par là la mère des croyants) Aicha, la femme du Prophète, m'avait hier envoyé son esclave Noukhaua, jurant de me les teindre, et m'apprenant que Abou Bakr Al-Siddiq teintait ses cheveux». - Malek a dit, à propos de la teinture des cheveux en noir: «Je n'ai pas entendu à ce propos, ce qui est de certain, quant à d'autres couleurs, elles me sont préférées». Continuant, il dit: «Et qu'on néglige la teinture, cela en est, si Allah veut, toléré, par conséquent cela ne peut embarrasser les gens». - Interprétant ce hadith, Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas teinté les cheveux, car s'il l'avait fait, Aicha aurait envoyé dire cela à Abdul Rahman Ibn Al-Aswad». Chapitre IV Du refuge qui est d'obligation
- Muwatta Malik, n°1754
Abou Moussa Al-Ach'ari a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui joue au dés, se montre désobéissant à l'égard d'Allah Y et de son Envoyé r ». (......) 8 - La mère de 'Alqama a dit, qu'on a appris à Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) que des gens, habitant sa demeure, jouaient au dés». Elle leur envoie dire: «Si vous ne vous débarrassez pas de cela, je vous ferai quitter ma demeure», en désavouant ce genre de jeu»
- Muwatta Malik, n°1770
Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté, qu'elle s'est achetée un coussin, renfermant des figures. Quand l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit le coussin, il se mit à la porte, et n'entra pas. Aicha continua et dit: «J'ai senti qu'il était mécontent», et je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah, je reviens à Allah, et à Son Envoyé; quelle erreur, ai-je commise»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Pourquoi ce coussin»? Elle dit: «Je te l'ai acheté pour que tu t'assois dessus et que tu t'y accoudes». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Ceux qui font ces figures, seront, au jour de la résurrection, châtiés et on leur dira: «faites revivre ce que vous avez créé»; puis il ajouta: «La maison où se trouvent les figures, les anges ne l'y pénètrent pas». Chapitre IV Au sujet de la consommation du "dab"(1) (1) Une sorte de lézard
- Muwatta Malik, n°1794
Saiba, une affranchie de Aicha a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a défendu que l'on tue les serpents vivant dans les maisons sauf ceux qui ont deux rayures au dos, et la couleuvre, car ils peuvent causer la cécité, et l'avortement des femmes enceintes
- Muwatta Malik, n°1819
On rapporta à Malek que Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressait à quelques unes de ses proches leur disant à la nuit tombante: «Pourquoi n'accordez-vous un ajournement aux scribes (voulant entendre par là, aux anges chargés d'inscrire les bonnes et les mauvaises actions). Chapitre IV De la médisance
- Muwatta Malik, n°1837
Aicha, la mère des croyants a rapporté, qu'après la mort de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), ses femmes voulaient envoyer Osman Ibn Affan auprès de Abou Bakr Al-Siddiq, lui demandant leurs parts de la succession de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Alors Aicha leur répondit: «l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas dit: nous n'avons pas à faire un héritage; et ce qui est laissé sera une aumône»
- Muwatta Malik, n°1845
On rapporta à Malek que Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a raconté qu'un mendiant lui avait demandé l'aumône, alors qu'elle était à jeun, sans avoir chez elle rien qu'une galette. Alors elle dit à son affranchie: «Donne-la, lui»; et l'affranchie de lui répondre:«Tu n'auras pas de quoi rompre ton jeûne»? Aicha insista, lui dit: «Donne-la lui». Ainsi fait, continua l'affranchie, elle dit: «Quand ce fut le soir, une famille ou une personne n'ayant pas l'habitude de nous faire présent, nous donna un mouton rôti et sa garniture. Alors Aicha, la mère des croyants m'appela et me dit: «Mange ceci, qui est mieux que ta galette»
- Muwatta Malik, n°1846
On rapporta à Malek qu'un mendiant avait demandé à Aicha, la mère des croyants, de quoi manger, alors qu'elle avait du raisin. Elle dit à une personne (se trouvant près d'elle): «Prends un grain et donne le lui». L'homme se mit à la fixer, tout en s'étonnant. Alors Aicha lui dit: «T'étonnes-tu? Sais-tu combien d'atomes de biens se trouvent dans ce grain»? Chapitre II L'abstinence de la demande (de l'aumône)
- Sahih Muslim, n°403
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : La première forme de révélation reçue par le Messager d’Allah ﷺ était une vision véridique pendant son sommeil. Il ne voyait aucune vision sans qu’elle ne se réalise aussi clairement que la lumière de l’aube. Après cela, il a commencé à aimer la solitude et se retirait dans la grotte de Hira, où il se consacrait à l’adoration pendant plusieurs nuits avant de retourner auprès de sa famille pour prendre des provisions et repartir. Il retournait donc chez Khadija pour prendre des provisions pour une période similaire, jusqu’à ce que la Vérité lui soit révélée alors qu’il était dans la grotte de Hira. L’ange est venu à lui et a dit : « Récite. » Il a répondu : « Je ne sais pas lire. » [Le Prophète a dit :] Il m’a saisi et m’a serré fortement, puis m’a relâché et a dit : « Récite. » J’ai dit : « Je ne sais pas lire. » Il m’a alors saisi et serré une deuxième fois, puis m’a relâché et a dit : « Récite. » J’ai répondu : « Je ne sais pas lire. » Il m’a saisi et serré une troisième fois, puis m’a relâché et a dit : « Récite au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Récite ! Ton Seigneur est le Très-Généreux, qui a enseigné par la plume, a appris à l’homme ce qu’il ne savait pas. » (Coran 96:1-4) Le Prophète est alors rentré, le cœur tremblant, et il est allé chez Khadija en disant : « Couvrez-moi, couvrez-moi ! » Ils l’ont couvert jusqu’à ce que sa peur disparaisse. Il a dit à Khadija : « Ô Khadija, que m’arrive-t-il ? » et il lui a raconté ce qui s’était passé, en disant : « J’ai peur pour moi. » Elle a répondu : « Non, réjouis-toi ! Par Allah, Allah ne t’humiliera jamais. Par Allah, tu maintiens les liens de parenté, tu dis la vérité, tu portes les fardeaux des autres, tu aides les nécessiteux, tu accueilles les invités et tu soutiens dans l’adversité. » Khadija l’a ensuite emmené chez Waraqa ibn Nawfal, fils de l’oncle de Khadija, qui avait embrassé le christianisme à l’époque de l’ignorance et écrivait des livres en arabe, y compris l’Évangile, comme Allah le voulait. Il était très âgé et devenu aveugle. Khadija a dit : « Ô oncle, écoute le fils de ton frère. » Waraqa a dit : « Ô mon neveu, que vois-tu ? » Le Messager d’Allah ﷺ lui a raconté ce qu’il avait vu, et Waraqa a dit : « C’est le même Ange (Namus) qu’Allah a envoyé à Moussa. Si seulement j’étais jeune à ce moment-là ! Si seulement je vivais quand ton peuple t’expulsera ! » Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Vont-ils vraiment me chasser ? » Waraqa a répondu : « Oui. Jamais un homme n’est venu avec ce que tu as apporté sans rencontrer l’hostilité. Si je vis jusqu’à ce jour, je t’aiderai de toutes mes forces. »
- Sahih Muslim, n°404
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté avec une autre chaîne, semblable à celle de Yunus, c’est-à-dire que la première chose par laquelle la révélation a commencé pour le Messager d’Allah ﷺ, sauf les mots : « Par Allah, Allah ne t’humiliera jamais », et Khadija a dit : « Ô fils de mon oncle, écoute le fils de ton frère. »
- Sahih Muslim, n°405
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne, et les mots sont : Le Prophète ﷺ est venu chez Khadija, le cœur tremblant. Le reste du hadith est comme celui rapporté par Yunus et Ma'mar, mais la première partie n’est pas mentionnée, c’est-à-dire la vision vraie comme début de la révélation. On y trouve aussi : « Par Allah, Allah ne t’humiliera jamais », et les paroles de Khadija : « Ô fils de mon oncle, écoute le fils de ton frère. »
- Sahih Muslim, n°518
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, le fils de Jud’an entretenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il utile ? » Il répondit : « Cela ne lui sera d’aucune utilité, car il n’a jamais dit : “Ô mon Seigneur, pardonne mes péchés le Jour de la Résurrection.” »
- Sahih Muslim, n°662
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : On amenait des bébés au Messager d’Allah ﷺ, il les bénissait, puis, après avoir mâché quelque chose (comme des dattes ou un aliment sucré), il le frottait sur leur palais. Un bébé lui a été amené et il a uriné sur lui (sur son vêtement), alors il a demandé qu’on lui apporte de l’eau et il en a aspergé dessus, mais il ne l’a pas lavé
- Sahih Muslim, n°663
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un bébé allaité a été amené au Messager d’Allah ﷺ et il a uriné sur ses vêtements. Le Prophète ﷺ a demandé de l’eau et l’a versée dessus
- Sahih Muslim, n°668
Rapporté par Alqama et Aswad : Une personne est restée chez Aïcha رضي الله عنها et, le matin, a commencé à laver son vêtement. Aïcha a dit : « Si tu avais vu (une trace de sperme), il aurait suffi de laver l’endroit concerné ; et si tu ne l’as pas vue, il aurait suffi d’asperger de l’eau autour, car quand je voyais cela sur le vêtement du Messager d’Allah ﷺ, je le grattais simplement et il priait en le portant. »
- Sahih Muslim, n°669
Rapporté par Al-Aawad et Hammam : Aïcha رضي الله عنها a dit : « Je grattais la (goutte de) sperme sur le vêtement du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°670
Rapporté par Qutaiba ibn Sa’id, Ishaq ibn Ibrahim, Ibn Abi ‘Aruba, Abu Ma’shar, Abu Bakr ibn Abu Shaiba, Mansur et Mughira, tous transmettant d’Ibrahim, qui l’a rapporté d’après Aïcha رضي الله عنها concernant le fait de gratter la (goutte de) sperme sur le vêtement du Messager d’Allah ﷺ, comme dans le hadith de Khalid d’après Abu Ma’shar
- Sahih Muslim, n°671
Rapporté par Hammam : Il a rapporté le hadith d’Aïcha رضي الله عنها comme les traditions mentionnées ci-dessus
- Sahih Muslim, n°672
Rapporté par ‘Amr ibn Maimun : J’ai demandé à Sulaiman ibn Yasar si le sperme qui touche le vêtement d’une personne doit être lavé ou non. Il a répondu : « Aïcha m’a dit : Le Messager d’Allah ﷺ lavait le sperme, puis sortait prier avec ce même vêtement, et j’ai vu la trace du lavage dessus. »
- Sahih Muslim, n°673
Rapporté par Abu Kuraib, Ibn al-Mubarak, Ibn Abu Za’ida, tous ont rapporté d’Amr ibn Maimun avec la même chaîne de transmetteurs. Ibn Abu Za’ida a rapporté, comme transmis par Ibn Bishr, que le Messager d’Allah ﷺ lavait le sperme, et dans le hadith transmis par Ibn Mubarak et Abdul Wahid, les mots sont : « Aïcha رضي الله عنها a rapporté : Je le lavais du vêtement du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°674
Rapporté par Abdullah ibn Shihab al-Khaulani : J’ai séjourné chez Aïcha رضي الله عنها et j’ai eu un rêve humide (et j’ai remarqué ses traces sur mon vêtement), alors (le matin) j’ai plongé les deux vêtements dans l’eau. Une servante d’Aïcha a vu cela et l’a informée. Elle (Aïcha) m’a envoyé un message : « Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela avec tes vêtements ? » Il (le rapporteur) a dit : J’ai expliqué que j’avais vu en rêve ce que voit un dormeur. Elle a dit : « As-tu trouvé une trace (de liquide) sur tes vêtements ? » J’ai répondu : Non. Elle a dit : « Si tu en avais trouvé, tu aurais dû laver l’endroit. Si je trouvais cela (du sperme) séché sur le vêtement du Messager d’Allah ﷺ, je le grattais avec mes ongles. »
- Sahih Muslim, n°679
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand l’une d’entre nous (parmi les épouses du Prophète) avait ses règles, le Messager d’Allah ﷺ lui demandait de mettre un pagne autour de sa taille, puis il l’enlaçait
- Sahih Muslim, n°680
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand l’une d’entre nous avait ses règles, le Messager d’Allah ﷺ lui demandait de mettre un pagne pendant que le sang coulait abondamment, puis il l’enlaçait ; et elle (Aïcha) a dit : « Et qui parmi vous peut contrôler ses désirs comme le Messager d’Allah ﷺ contrôlait les siens ? »
- Sahih Muslim, n°684
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ faisait l’I’tikaf, il penchait sa tête vers moi et je lui peignais les cheveux, et il n’entrait dans la maison que pour ses besoins naturels
- Sahih Muslim, n°685
Rapporté par Amra, fille de Abd al-Rahman : Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, a dit : Quand j’étais en I’tikaf, j’entrais à la maison pour aller aux toilettes, et en passant, je prenais des nouvelles des malades de la famille. Quand le Messager d’Allah ﷺ était en I’tikaf, il passait sa tête vers moi alors qu’il était dans la mosquée, et je lui peignais les cheveux ; il n’entrait dans la maison que pour aller aux toilettes tant qu’il était en I’tikaf. Ibn Rumh a précisé : Tant qu’ils (le Prophète et ses épouses) faisaient l’I’tikaf
- Sahih Muslim, n°686
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ sortait sa tête de la mosquée vers moi pendant qu’il faisait l’I’tikaf, et je la lavais alors que j’étais en période de menstruation
- Sahih Muslim, n°687
Rapporté par Urwa, d’après Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ penchait sa tête vers moi (depuis la mosquée) pendant que j’étais dans ma chambre, et je lui peignais les cheveux alors que j’étais en période de menstruation
- Sahih Muslim, n°688
Rapporté par Al-Aswad, d’après Aïcha رضي الله عنها : Je lavais la tête du Messager d’Allah ﷺ alors que j’étais en période de menstruation
- Sahih Muslim, n°689
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Apporte-moi le tapis de la mosquée. » J’ai répondu : « Je suis en période de menstruation. » Il a dit : « Ta menstruation n’est pas dans ta main. »
- Sahih Muslim, n°690
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a demandé de lui apporter le tapis de la mosquée. J’ai dit : « Je suis en période de menstruation. » Le Prophète ﷺ a dit : « Apporte-le-moi, car la menstruation n’est pas dans ta main. »
- Sahih Muslim, n°691
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Pendant que le Messager d’Allah ﷺ était dans la mosquée, il a dit : « Ô Aïcha, apporte-moi ce vêtement. » Elle a répondu : « Je suis en période de menstruation. » Il a dit : « Ta menstruation n’est pas dans ta main. » Alors elle le lui a apporté
- Sahih Muslim, n°692
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je buvais quand j’étais en période de menstruation, puis je donnais le récipient au Prophète ﷺ, et il posait sa bouche à l’endroit où j’avais bu et buvait à son tour. Je mangeais de la viande sur un os pendant mes règles, puis je le donnais au Prophète ﷺ, et il posait sa bouche à l’endroit où j’avais mangé. (Zouhair n’a pas mentionné que le Prophète ﷺ buvait)
- Sahih Muslim, n°693
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’allongeait sur mes genoux alors que j’étais en période de menstruation, et il récitait le Coran
- Sahih Muslim, n°699
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ voulait dormir après avoir eu un rapport intime, il faisait les ablutions comme pour la prière avant de dormir
- Sahih Muslim, n°700
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ avait un rapport intime et voulait manger ou dormir, il faisait les ablutions comme pour la prière
- Sahih Muslim, n°705
Rapporté par Abdullah ibn Abu’l-Qais رضي الله عنه : J’ai interrogé Aïcha رضي الله عنها sur la prière du Witr du Messager d’Allah ﷺ et j’ai mentionné un hadith, puis j’ai demandé : « Que faisait-il après un rapport intime ? Prenait-il un bain avant de dormir ou dormait-il avant de se laver ? » Elle a répondu : « Il faisait les deux. Parfois il prenait un bain puis dormait, et parfois il se contentait de faire les ablutions et allait dormir. » J’ai dit : « Louange à Allah qui a facilité les choses aux gens. »
- Sahih Muslim, n°709
Rapporté par Anas b. Malik : Umm Sulaim, la grand-mère d’Ishaq, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ en présence de Aïcha رضي الله عنها et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, si une femme voit en rêve ce qu’un homme voit et qu’elle ressent la même chose (c’est-à-dire l’orgasme) ? » À cela, Aïcha رضي الله عنها a réagi : « Ô Umm Sulaim, tu as fait honte aux femmes ; que ta main droite soit couverte de poussière. » Le Prophète ﷺ répondit à Aïcha رضي الله عنها : « Que ta main soit couverte de poussière. » Puis, s’adressant à Umm Sulaim, il dit : « Eh bien, ô Umm Sulaim, si elle voit cela (c’est-à-dire si elle a un orgasme en rêve), elle doit faire le grand lavage. »
- Sahih Muslim, n°714
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها, l’épouse du Prophète ﷺ : Umm Sulaim, la mère de Bani Abu Talha, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ, et un hadith similaire à celui rapporté par Hisham a été transmis, sauf pour ces mots. Aïcha رضي الله عنها a dit : « J’ai exprimé mon désaccord envers elle en disant : “Une femme peut-elle avoir un rêve à caractère sexuel ?” »
- Sahih Muslim, n°715
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a demandé : « Est-ce qu’une femme doit se laver lorsqu’elle fait un rêve à caractère sexuel et qu’elle voit des traces de liquide ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » Aïcha رضي الله عنها lui dit : « Que ta main soit couverte de poussière et blessée. » Elle a rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laisse-la tranquille. Comment l’enfant pourrait-il ressembler à sa mère, sinon ? Quand les gènes de la femme dominent ceux de l’homme, l’enfant ressemble à la famille maternelle, et quand ceux de l’homme dominent, l’enfant ressemble à la famille paternelle. »
- Sahih Muslim, n°718
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ faisait le grand lavage après un rapport sexuel, il se lavait d’abord les mains, puis il versait de l’eau de sa main droite sur sa main gauche et lavait ses parties intimes. Ensuite, il faisait les ablutions comme pour la prière. Il prenait ensuite un peu d’eau, passait ses doigts à la racine de ses cheveux, et lorsqu’il sentait que tout était bien mouillé, il versait trois poignées d’eau sur sa tête, puis il versait de l’eau sur tout son corps et enfin il se lavait les pieds
- Sahih Muslim, n°720
Rapporté par Hisham d’après son père, d’après Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Prophète ﷺ faisait le grand lavage après un rapport sexuel, il se lavait d’abord les paumes des mains trois fois, puis tout le reste du hadith est rapporté comme selon Abu Mu’awiya, mais il n’est pas fait mention du lavage des pieds
- Sahih Muslim, n°721
Rapporté par ‘Urwa d’après Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ faisait le grand lavage après un rapport sexuel, il se lavait d’abord les mains avant d’en plonger une dans le récipient, puis il faisait les ablutions comme pour la prière
- Sahih Muslim, n°725
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ faisait le grand lavage après un rapport sexuel, il demandait un récipient, prenait une poignée d’eau et se lavait d’abord le côté droit de la tête, puis le côté gauche, puis il prenait une poignée d’eau et la versait sur sa tête
- Sahih Muslim, n°726
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ se lavait avec de l’eau provenant d’un récipient contenant sept à huit seers (mesure) après un rapport sexuel
- Sahih Muslim, n°727
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ faisait le grand lavage avec de l’eau d’un récipient contenant sept à huit seers (soit quinze à seize livres). Et moi et lui (le Prophète ﷺ) faisions le grand lavage à partir du même récipient. Dans le hadith rapporté par Sufyan, il est dit : « d’un seul récipient ». Qutaiba a précisé : Al-Faraq équivaut à trois Sa’ (une mesure de volume)
- Sahih Muslim, n°728
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman : Je suis allé avec le frère de lait d’Aïcha رضي الله عنها chez elle et il a demandé comment le Prophète ﷺ faisait le grand lavage après un rapport sexuel. Elle a fait venir un récipient équivalent à un Sa’ et elle a fait le grand lavage, alors qu’un rideau nous séparait d’elle. Elle a versé de l’eau sur sa tête trois fois. Abu Salama a dit : Les épouses du Prophète ﷺ attachaient leurs cheveux et ils arrivaient jusqu’aux oreilles (et ne descendaient pas plus bas)
- Sahih Muslim, n°729
Rapporté par Salama b. Abd al-Rahman d’après Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ faisait le grand lavage, il commençait par la main droite, versait de l’eau dessus et la lavait, puis il versait de l’eau sur l’impureté avec la main droite et la nettoyait avec la main gauche. Après avoir enlevé l’impureté, il versait de l’eau sur sa tête. Aïcha رضي الله عنها a dit : Moi et le Messager d’Allah ﷺ faisions le grand lavage à partir du même récipient, après un rapport sexuel
- Sahih Muslim, n°730
Rapporté par Hafsa, fille de ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr : Aïcha رضي الله عنها lui a raconté qu’elle et le Messager d’Allah ﷺ faisaient le grand lavage à partir du même récipient qui contenait environ trois Mudds d’eau ou un peu plus
- Sahih Muslim, n°731
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Moi et le Messager ﷺ faisions le grand lavage à partir du même récipient, nos mains y plongeant tour à tour alors que nous avions eu un rapport sexuel
- Sahih Muslim, n°732
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Moi et le Messager d’Allah ﷺ faisions le grand lavage à partir d’un seul récipient placé entre nous deux, et il se dépêchait avant moi, si bien que je disais : « Laisse-moi un peu d’eau, laisse-m’en un peu ! » Et elle a précisé qu’ils avaient eu un rapport sexuel
- Sahih Muslim, n°816
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah ﷺ et, arrivés à Baida’ ou Dhat al-jaish, mon collier s’est cassé et perdu. Le Messager d’Allah ﷺ et les autres sont restés pour le chercher. Il n’y avait pas d’eau à cet endroit ni avec eux. Certains sont allés voir mon père, Abu Bakr رضي الله عنه, et lui ont dit : « Regarde ce qu’a fait Aïcha ! Elle a retenu le Messager d’Allah ﷺ et ceux qui l’accompagnent, et il n’y a pas d’eau. » Abu Bakr رضي الله عنه est venu alors que le Messager d’Allah ﷺ dormait, la tête sur ma cuisse. Il m’a réprimandée et m’a touchée à la hanche. Je n’ai pas bougé parce que le Messager d’Allah ﷺ était allongé sur ma cuisse. Il a dormi jusqu’à l’aube dans ce lieu sans eau. Allah a alors révélé les versets sur le tayammum, et ils ont fait le tayammum. Usaid ibn al-Hudair رضي الله عنه, l’un des chefs, a dit : « Ce n’est pas la première bénédiction que vous apportez, ô famille d’Abu Bakr. » Nous avons ensuite fait lever le chameau qui était ma monture et nous avons retrouvé le collier en dessous
- Sahih Muslim, n°817
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Elle avait emprunté un collier à sa sœur Asma’ رضي الله عنها et l’a perdu. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé des hommes le chercher. Comme c’était l’heure de la prière et qu’il n’y avait pas d’eau, ils ont prié sans ablution. En revenant, ils s’en sont plaints au Messager d’Allah ﷺ, et les versets sur le tayammum ont été révélés. Usaid ibn Hadair رضي الله عنه a alors dit à Aïcha رضي الله عنها : « Qu’Allah te récompense ! Chaque fois que tu rencontres une difficulté, Allah en fait une bénédiction pour les musulmans. »
- Sahih Muslim, n°826
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ se souvenait d’Allah à tout moment
- Sahih Muslim, n°1140
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ priait la nuit pendant que j’étais allongée entre lui et la Qibla, comme un corps sur un brancard
- Sahih Muslim, n°1141
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : L’Envoyé d’Allah ﷺ faisait toute sa prière (Tahajjud) pendant la nuit alors que j’étais allongée entre lui et la Qibla. Quand il voulait faire la prière du Witr, il me réveillait et je faisais aussi la prière du Witr
- Sahih Muslim, n°1142
Rapporté par Urwa b. Zubair : Aïcha رضي الله عنها a demandé : « Qu’est-ce qui interrompt la prière ? » Nous avons répondu : « La femme et l’âne. » Elle a alors dit : « La femme est-elle un vilain animal ? Je m’allongeais devant le Messager d’Allah ﷺ comme un corps sur un brancard et il priait. »
- Sahih Muslim, n°1143
Rapporté par Masruq : On a dit à Aïcha رضي الله عنها que la prière est annulée si un chien, un âne ou une femme passe devant la personne qui prie sans séparation. Aïcha a dit : « Vous nous avez comparées aux ânes et aux chiens. Par Allah, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier pendant que j’étais allongée sur le lit entre lui et la Qibla. Quand j’avais besoin de sortir, je n’aimais pas passer devant le Prophète ﷺ et le déranger, alors je sortais discrètement par le bas du lit. »
- Sahih Muslim, n°1144
Rapporté par Al-Aswad : Aïcha رضي الله عنها a dit : « Vous nous avez mises au même niveau que les chiens et les ânes, alors que j’étais allongée sur le lit et que le Messager d’Allah ﷺ venait, se plaçait au milieu du lit et priait. Je n’aimais pas enlever la couverture de moi dans cet état, alors je me déplaçais doucement par le bas du lit pour sortir de la couverture. »
- Sahih Muslim, n°1145
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je dormais devant le Messager d’Allah ﷺ, les jambes entre lui et la Qibla. Quand il se prosternait, il me pinçait et je repliais mes jambes, et quand il se relevait, je les étendais. Elle a ajouté : À cette époque, il n’y avait pas de lampes dans les maisons
- Sahih Muslim, n°1147
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : L’Envoyé d’Allah ﷺ priait la nuit alors que j’étais à ses côtés pendant mes règles, et j’avais un drap sur moi dont une partie recouvrait aussi son côté
- Sahih Muslim, n°1227
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : L’Envoyé d’Allah ﷺ a vu de la salive, du mucus ou de la morve collés au mur en direction de la Qibla, et il les a grattés
- Sahih Muslim, n°1238
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : L’Envoyé d’Allah ﷺ a prié dans un vêtement qui avait des motifs. Il a dit : « Emmenez-le à Abu Jahm et apportez-moi une couverture simple de sa part, car ses motifs m’ont distrait. »
- Sahih Muslim, n°1239
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu pour la prière dans un vêtement avec des motifs. Il a regardé ces motifs et, après avoir terminé la prière, il a dit : « Emmenez ce vêtement à Abu Jahm ibn Hudhaifa et apportez-moi une couverture à la place, car cela vient de me distraire. »
- Sahih Muslim, n°1240
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : L’Envoyé d’Allah ﷺ avait un vêtement avec des motifs qui l’a distrait pendant la prière. Il l’a donné à Abu Jahm et a pris à la place un vêtement simple appelé anbijaniya
- Sahih Muslim, n°1319
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ est entré chez moi alors qu’une femme juive était avec moi et elle disait : « Sais-tu que vous serez mis à l’épreuve dans la tombe ? » Le Messager d’Allah ﷺ a tremblé en entendant cela et a dit : « Ce sont seulement les juifs qui seront mis à l’épreuve. » Aïcha a dit : Nous avons passé quelques nuits, puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Sais-tu qu’il m’a été révélé : “Vous serez mis à l’épreuve dans la tombe” ? » Aïcha a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ demander la protection contre le châtiment de la tombe après cela
- Sahih Muslim, n°1321
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Deux vieilles femmes juives de Médine sont venues me voir et ont dit : « Les gens des tombes sont tourmentés dans leurs tombes. » Je les ai contredites et je n’ai pas trouvé cela convenable de les croire. Elles sont parties, puis le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir et je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah, deux vieilles femmes juives de Médine sont venues me voir et ont affirmé que les gens des tombes seraient tourmentés là-bas. » Il a dit : « Elles ont dit la vérité ; ils seront tourmentés à tel point que les animaux l’entendront. » Aïcha a dit : Je ne l’ai plus jamais vu sans qu’il ne demande la protection contre le châtiment de la tombe dans la prière
- Sahih Muslim, n°1322
Rapporté par Masruq d’après Aïcha رضي الله عنها : Après cela, jamais il (le Prophète ﷺ) n’a fait une prière sans que je ne l’entende demander la protection contre le châtiment de la tombe
- Sahih Muslim, n°1323
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ demander la protection contre l’épreuve du Dajjal (l’Antéchrist) dans la prière
- Sahih Muslim, n°1325
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : L’Envoyé d’Allah ﷺ avait l’habitude d’invoquer dans la prière ainsi : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, contre l’épreuve du Messie Dajjal (l’Antéchrist), et contre l’épreuve de la vie et de la mort. Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre le péché et la dette. » Elle a rapporté : Quelqu’un lui a dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi demandes-tu si souvent la protection contre la dette ? » Il a répondu : « Quand une personne s’endette, elle est amenée à mentir et à ne pas tenir ses promesses. »
- Sahih Muslim, n°1335
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ terminait la prière par la salutation, il la prolongeait plus longtemps que le temps qu’il lui fallait pour dire : « Ô Allah, Tu es la Paix et c’est de Toi que vient la paix. Béni sois-Tu, Détenteur de la majesté et de l’honneur. » Dans la version rapportée par Ibn Numair, il est dit : « Ô Détenteur de la majesté et de l’honneur. »
- Sahih Muslim, n°1337
Rapporté par Abdullah ibn Harith d’après Aïcha رضي الله عنها : Un hadith semblable a été transmis, sauf que le Prophète ﷺ avait l’habitude de dire : « Ô Détenteur de Majesté et d’Honneur. »
- Sahih Muslim, n°1376
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui accomplit une prosternation avant le coucher du soleil ou lors de la prière de l’aube avant le lever du soleil a bien accompli cette prière. » Et une prosternation correspond à une rak‘a
- Sahih Muslim, n°1381
Rapporté par ‘Urwa : Aïcha رضي الله عنها, l’épouse du Prophète ﷺ, m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière de l’après-midi alors que la lumière du soleil entrait encore dans sa chambre, avant qu’elle ne disparaisse
- Sahih Muslim, n°1382
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète d’Allah ﷺ accomplissait la prière de l’après-midi alors que le soleil éclairait encore ma chambre, et l’ombre de l’après-midi ne s’était pas encore allongée. Abu Bakr a dit : « L’ombre de l’après-midi ne semblait pas s’étendre davantage. »
- Sahih Muslim, n°1383
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها, l’épouse du Prophète ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière de l’après-midi alors que le soleil éclairait sa chambre et que l’ombre ne dépassait pas sa chambre
- Sahih Muslim, n°1384
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière de l’après-midi alors que la lumière du soleil était encore présente dans ma chambre
- Sahih Muslim, n°1427
Rapporté par Abu Yunus, l’esclave affranchi de Aïcha رضي الله عنها : Aïcha m’a demandé de lui recopier un exemplaire du Coran et m’a dit : « Quand tu arrives à ce verset : “Préservez les prières et la prière du milieu” (2:238), préviens-moi. » Quand je suis arrivé à ce verset, je l’ai informée et elle m’a dicté ainsi : « Préservez les prières, la prière du milieu et la prière de l’après-midi, et tenez-vous debout devant Allah avec obéissance. » Aïcha رضي الله عنها a dit : « C’est ainsi que je l’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1443
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a retardé une nuit la prière du Isha, qu’on appelle aussi ‘Atama. Il n’est pas sorti jusqu’à ce qu’Omar ibn Khattab رضي الله عنه lui dise que les femmes et les enfants s’étaient endormis. Le Messager d’Allah ﷺ est alors sorti vers eux et a dit aux gens de la mosquée : « Personne d’autre que vous, parmi les gens de la terre, n’attend cette prière à cette heure tardive. » C’était avant que l’islam ne se répande parmi les gens. Dans la version transmise par Ibn Shihab, le Messager d’Allah ﷺ aurait également dit : « Il n’est pas demandé de forcer le Messager d’Allah ﷺ à faire la prière. » Il a dit cela quand Omar ibn Khattab رضي الله عنه l’a appelé à haute voix
- Sahih Muslim, n°1445
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une nuit, le Messager d’Allah ﷺ a retardé la prière du Isha jusqu’à ce qu’une grande partie de la nuit soit passée et que les gens dans la mosquée se soient endormis. Il est alors sorti, a accompli la prière et a dit : « C’est le moment idéal pour cette prière ; si cela ne représentait pas une difficulté pour ma communauté, je la ferais toujours à cette heure. » Dans la version transmise par Abd al-Razzaq, il est dit : « Si cela ne représentait pas une charge pour ma communauté. »
- Sahih Muslim, n°1457
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Les femmes croyantes faisaient la prière du matin avec le Messager d’Allah ﷺ, puis elles rentraient enveloppées dans leurs manteaux. Personne ne pouvait les reconnaître
- Sahih Muslim, n°1458
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Les femmes croyantes faisaient la prière du matin avec le Messager d’Allah ﷺ, enveloppées dans leurs manteaux. Ensuite, elles retournaient chez elles et on ne pouvait pas les reconnaître, car le Messager d’Allah ﷺ priait dans l’obscurité avant l’aube
- Sahih Muslim, n°1459
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ faisait la prière du matin, et les femmes repartaient enveloppées dans leurs manteaux, sans être reconnues à cause de l’obscurité avant l’aube. (Ishaq ibn Musa al-Ansari, un des transmetteurs de cette chaîne, a seulement mentionné « enveloppées » dans son récit, sans parler des manteaux)
- Sahih Muslim, n°1702
Rapporté par Abdullah b. Shaqiq al-'Uqaili : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ pendant la nuit (c’est-à-dire la prière du Tahajjud). Elle a répondu : « Il priait longtemps debout et longtemps assis pendant la nuit. Quand il récitait le Coran debout, il s’inclinait depuis la position debout, et quand il récitait assis, il s’inclinait depuis la position assise. »
- Sahih Muslim, n°1703
Rapporté par Abdullah b. Shaqiq al-'Uqaili : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière surérogatoire aussi bien debout qu’assis. S’il commençait la prière debout, il s’inclinait depuis cette position, et s’il commençait assis, il s’inclinait depuis la position assise. »
- Sahih Muslim, n°1704
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je n’ai pas vu le Messager d’Allah ﷺ réciter le Coran en étant assis lors de la prière de nuit, jusqu’à ce qu’il prenne de l’âge. Ensuite, il récitait assis, mais lorsqu’il ne restait plus que trente ou quarante versets de la sourate, il se levait, les récitait debout, puis s’inclinait
- Sahih Muslim, n°1705
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait assis (quand il a pris de l’âge) et récitait dans cette position. Lorsqu’il ne restait plus que l’équivalent de trente ou quarante versets à réciter, il se levait, récitait ce qui restait debout, puis s’inclinait et se prosternait, et il faisait de même dans la deuxième rak‘a
- Sahih Muslim, n°1706
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ récitait en position assise pendant la prière du Tahajjud, et lorsqu’il voulait s’incliner, il se levait et récitait pendant la durée qu’un homme mettrait à réciter quarante versets
- Sahih Muslim, n°1707
Rapporté par Alqama b. Waqqas : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها comment le Messager d’Allah ﷺ faisait dans les deux rak‘as qu’il accomplissait assis. Elle a dit : « Il récitait le Coran dans ces rak‘as, et quand il voulait s’incliner, il se levait puis s’inclinait. »
- Sahih Muslim, n°1708
Rapporté par Abdullah b. Shaqiq : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها si le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière surérogatoire assis. Elle a répondu : « Oui, quand les gens l’avaient fait vieillir. »
- Sahih Muslim, n°1709
Rapporté par Abdullah b. Shaqiq : J’ai dit à Aïcha رضي الله عنها, et elle a mentionné ce qui a été rapporté ci-dessus au sujet du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°1710
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est décédé alors qu’il accomplissait la plupart de ses prières surérogatoires en position assise
- Sahih Muslim, n°1711
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ est devenu corpulent et lourd, il accomplissait la plupart de ses prières surérogatoires assis
- Sahih Muslim, n°1717
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait onze rak‘as la nuit, accomplissant le Witr avec une seule rak‘a. Quand il avait terminé, il s’allongeait sur son côté droit jusqu’à ce que le muezzin vienne à lui, puis il accomplissait deux courtes rak‘as (Sunan de la prière de l’aube)
- Sahih Muslim, n°1720
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait treize rak‘as pendant la prière de nuit. Cinq d’entre elles étaient pour le Witr, et il ne s’asseyait qu’à la fin (pour le salut final)
- Sahih Muslim, n°1722
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait treize rak‘as pendant la nuit, y compris les deux rak‘as (Sunan) de la prière de l’aube
- Sahih Muslim, n°1723
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman : Il a demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ pendant le mois de Ramadan. Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n’accomplissait jamais plus de onze rak‘as (de la prière de nuit), que ce soit pendant Ramadan ou en dehors. Il priait d’abord quatre rak‘as. Ne demande pas combien elles étaient belles et longues (elles étaient incomparables en perfection et en longueur). Puis il priait encore quatre rak‘as, et ne demande pas combien elles étaient belles et longues. Ensuite, il accomplissait trois rak‘as (de la prière du Witr). » Aïcha رضي الله عنها a ajouté : « J’ai dit : Messager d’Allah, dors-tu avant d’accomplir le Witr ? » Il a répondu : « Ô Aïcha, mes yeux dorment mais mon cœur ne dort pas. »
- Sahih Muslim, n°1724
Rapporté par Abu Salama : Il a demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : « Il accomplissait treize rak‘as (dans la prière de nuit). Il priait huit rak‘as, puis faisait le Witr, ensuite il accomplissait deux rak‘as assis, et quand il voulait s’incliner, il se levait puis s’inclinait, puis il accomplissait deux rak‘as entre l’Adhan et l’Iqama de la prière de l’aube. »
- Sahih Muslim, n°1725
Rapporté par Abu Salama : Il a demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ (pendant la nuit). Le reste du hadith est le même, sauf qu’il est mentionné que le Prophète ﷺ accomplissait neuf rak‘as, y compris le Witr
- Sahih Muslim, n°1726
Rapporté par Abu Salama : Il a dit : Je suis allé voir Aïcha رضي الله عنها. J’ai dit : Ô mère, informe-moi sur la prière du Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : « Sa prière de nuit pendant Ramadan et en dehors était de treize rak‘as, y compris les deux rak‘as du fajr. »
- Sahih Muslim, n°1727
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : La prière de nuit du Messager d’Allah ﷺ était de dix rak‘as. Il accomplissait le Witr et deux rak‘as (Sunan) de la prière de l’aube, ce qui fait un total de treize rak‘as
- Sahih Muslim, n°1728
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ dormait au début de la nuit, puis se réveillait dans la dernière partie. S’il voulait avoir des rapports avec son épouse, il satisfaisait son désir, puis se rendormait ; et quand l’appel à la prière était lancé, il se levait d’un bond (par Allah, Aïcha رضي الله عنها n’a pas dit « il se levait »), puis versait de l’eau sur lui (par Allah, elle n’a pas dit qu’il prenait un bain, mais je sais ce qu’elle voulait dire). S’il n’avait pas eu de rapport, il faisait les ablutions comme un homme le fait pour la prière, puis il accomplissait deux rak‘as
- Sahih Muslim, n°1806
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ se levait la nuit pour prier, il commençait sa prière par deux courtes unités de prière (rak‘a)
- Sahih Muslim, n°1811
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf : J’ai demandé à Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها, de me dire les paroles avec lesquelles le Messager d’Allah ﷺ commençait la prière quand il se levait la nuit. Elle a répondu : « Lorsqu’il se levait la nuit, il commençait sa prière en disant : “Ô Allah, Seigneur de Gabriel, de Mikaël et d’Israfil, Créateur des cieux et de la terre, Toi qui connais l’invisible et le visible, Tu juges entre Tes serviteurs sur ce dont ils divergent. Guide-moi, par Ta permission, dans les divergences concernant la Vérité, car c’est Toi qui guides qui Tu veux vers le droit chemin.” »
- Sahih Muslim, n°1827
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ avait une natte qu’il utilisait pour faire une pièce la nuit et y prier, et les gens venaient prier avec lui. Il étendait la natte pendant la journée. Une nuit, les gens se sont rassemblés autour de lui. Il a alors dit : « Ô gens, faites les actes que vous pouvez supporter, car Allah ne se lasse pas, mais vous, vous vous lassez. Les actes les plus aimés d’Allah sont ceux qui sont faits régulièrement, même s’ils sont petits. » Et c’était l’habitude des membres de la famille de Muhammad ﷺ de toujours continuer ce qu’ils commençaient
- Sahih Muslim, n°1828
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : On a demandé au Messager d’Allah ﷺ quel acte était le plus aimé d’Allah. Il a répondu : « Celui qui est fait régulièrement, même s’il est petit. »
- Sahih Muslim, n°1829
Rapporté par Alqama : J’ai demandé à Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : « Ô mère des croyants, comment agissait le Messager d’Allah ﷺ ? Choisissait-il un acte particulier pour un jour particulier ? » Elle a répondu : « Non. Son action était continue, et qui parmi vous peut faire ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ ? »
- Sahih Muslim, n°1834
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir alors qu’une femme était assise avec moi. Il a demandé : « Qui est-ce ? » J’ai répondu : « C’est une femme qui ne dort pas, elle prie toute la nuit. » Il a dit : « Faites seulement ce que vous pouvez supporter. Par Allah, Allah ne se lasse pas, mais c’est vous qui vous lassez. L’acte religieux qu’Il préfère est celui que la personne accomplit régulièrement. » (Dans la version rapportée par Abu Usama, il est précisé : « C’était une femme de Banu Asad. »)
- Sahih Muslim, n°1931
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Omar a mal compris le fait que le Messager d’Allah ﷺ avait interdit d’accomplir la prière au moment où le soleil se lève et au moment où il se couche
- Sahih Muslim, n°1932
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais cessé d’accomplir deux unités de prière après ‘Asr, mais elle a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ disait : « Ne prenez pas l’habitude de prier au moment où le soleil se lève ni au moment où il se couche », et il encourageait les musulmans à prier à leurs horaires
- Sahih Muslim, n°1933
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn ‘Abbas : ‘Abdullah b. ‘Abbas, ‘Abd al-Rahman b. Azhar et al-Miswar b. Makhrama m’ont envoyé auprès de ‘Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, pour lui transmettre leurs salutations et lui demander au sujet des deux unités de prière après la prière de l’après-midi, car « nous avons entendu dire que tu les accomplis alors qu’on nous a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ les avait interdites ». Ibn ‘Abbas a dit : « Avec Omar b. al-Khattab, nous avons découragé les gens de les accomplir. » Kuraib raconte : Je suis allé la voir (‘Aïcha) et je lui ai transmis le message. Elle a dit : « Demandez plutôt à Umm Salama. » Je suis donc retourné voir ceux qui m’avaient envoyé auprès de ‘Aïcha et je leur ai rapporté sa réponse. Ils m’ont alors envoyé auprès d’Umm Salama avec la même question. Umm Salama a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ les interdire, puis je l’ai vu les accomplir. Et quand il les a faites, il avait déjà accompli la prière de ‘Asr. Ensuite, il est venu alors que des femmes de Banu Haram, une tribu des Ansar, étaient chez moi, et il a accompli ces deux unités de prière. J’ai envoyé une servante lui demander de se tenir à ses côtés et de lui dire : “Umm Salama dit : Messager d’Allah, je t’ai entendu interdire ces deux unités, alors que je t’ai vu les accomplir.” Et si le Prophète lui fait signe d’attendre, alors qu’elle attende. » La servante a fait ainsi. Il lui a fait signe de la main et elle s’est écartée et a attendu, puis, quand il a fini la prière, il a dit : « Fille d’Abu Umayya, tu m’as interrogé au sujet des deux unités après la prière de ‘Asr. Des gens de la tribu d’Abu al-Qais sont venus me voir pour embrasser l’islam et m’ont empêché d’accomplir les deux unités qui suivent la prière du midi. Ce sont donc celles-là que je rattrape. »
- Sahih Muslim, n°1934
Rapporté par Abu Salama : Il a demandé à ‘Aïcha au sujet des deux prosternations (c’est-à-dire deux unités de prière) que le Messager d’Allah ﷺ accomplissait après ‘Asr. Elle a répondu : « Il les faisait avant la prière de ‘Asr, mais ensuite il a été empêché de les accomplir, ou il les a oubliées, alors il les a faites après ‘Asr, et il a continué à les faire ainsi. » Ismaïl a dit : Cela veut dire qu’il a toujours gardé cette habitude
- Sahih Muslim, n°1935
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais abandonné les deux unités de prière après ‘Asr dans ma maison
- Sahih Muslim, n°1936
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Il y a deux prières que le Messager d’Allah ﷺ accomplissait toujours dans ma maison, que ce soit discrètement ou ouvertement : deux unités avant l’aube et deux unités après ‘Asr
- Sahih Muslim, n°1937
Rapporté par Aswad et Masruq : Nous attestons qu’Aïcha a dit : Il n’y a jamais eu un jour où il (le Prophète ﷺ) était avec moi sans qu’il n’accomplisse deux unités de prière dans ma maison, c’est-à-dire deux unités après ‘Asr
- Sahih Muslim, n°2147
Rapporté par Abu Musa : Lorsque ‘Umar fut blessé, Suhaib vint de chez lui, se tint à ses côtés et se mit à pleurer bruyamment. ‘Umar lui dit : « Pourquoi pleures-tu ? Tu pleures pour moi ? » Il répondit : « Par Allah, c’est pour toi que je pleure, ô Commandeur des croyants. » ‘Umar dit : « Par Allah, tu sais déjà que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui pour qui on se lamente est puni. » J’en ai parlé à Musa b. Talha, et il m’a dit que ‘Aïcha a précisé que cela concernait seulement les Juifs
- Sahih Muslim, n°2153
Rapporté par Hisham b. ‘Urwa, d’après son père : On mentionna à ‘Aïcha la parole d’Ibn ‘Umar : « Le défunt serait puni à cause des lamentations de sa famille sur lui. » Elle dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu ‘Abd al-Rahman (le surnom d’Ibn ‘Umar), il a entendu quelque chose mais ne l’a pas bien retenu. En réalité, le cercueil d’un Juif passa devant le Messager d’Allah ﷺ alors que sa famille se lamentait sur lui. Il dit alors : “Vous pleurez et il est en train d’être puni.” »
- Sahih Muslim, n°2154
Rapporté par Hisham, d’après son père : On rapporta à ‘Aïcha qu’Ibn ‘Umar avait transmis comme hadith attribué au Messager d’Allah ﷺ que le défunt serait puni dans la tombe à cause des lamentations de sa famille sur lui. Elle répondit : « Il s’est trompé. Le Messager d’Allah ﷺ a en fait dit : “Il est puni pour ses fautes ou ses péchés, et sa famille pleure sur lui maintenant.” (Cette confusion d’Ibn ‘Umar est semblable à sa parole : ) Le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu près du puits où gisaient les corps des polythéistes tués le jour de Badr, et il leur a dit ce qu’il avait à dire, c’est-à-dire : “Ils entendent ce que je dis.” Mais il s’est trompé : le Prophète ﷺ a seulement dit : “Ils comprennent que ce que je leur disais était vrai.” » Elle récita ensuite : « Tu ne peux pas faire entendre les morts » (Coran 27:80), ni faire entendre ceux qui sont dans les tombes, ni les informer quand ils sont en Enfer
- Sahih Muslim, n°2156
Rapporté par ‘Amra, fille de ‘Abd al-Rahman : Elle a entendu ‘Aïcha à qui elle a parlé de la parole d’Abdullah b. ‘Umar : « Le défunt est puni à cause des lamentations des vivants. » ‘Aïcha répondit : « Qu’Allah fasse miséricorde au père d’Abd al-Rahman (Ibn ‘Umar). Il n’a pas menti, mais il a oublié ou s’est trompé. Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant une Juive morte sur laquelle on se lamentait. Il a dit : “Ils pleurent sur elle alors qu’elle est punie dans la tombe.” »
- Sahih Muslim, n°2161
Rapporté par ‘Aïcha : Quand on a annoncé au Messager d’Allah ﷺ que Ibn Haritha, Ja’far b. Abu Talib et Abdullah b. Rawaha avaient été tués, il s’est assis, manifestant sa tristesse. Elle a dit : « Je le regardais à travers la fente de la porte. Un homme est venu lui dire que les femmes de Ja’far se lamentaient. Le Prophète ﷺ lui a ordonné d’aller leur interdire cela. Il y alla, puis revint et dit qu’elles n’avaient pas obéi. Il lui ordonna une deuxième fois d’y retourner et de leur interdire. Il y retourna, puis revint et dit : “Par Allah, Messager d’Allah, elles nous ont dépassés.” » ‘Aïcha dit qu’elle pensa que le Messager d’Allah ﷺ lui avait dit de leur jeter de la poussière à la bouche. Elle ajouta : « Qu’Allah t’humilie ! Tu n’as pas fait ce que le Messager d’Allah ﷺ t’a ordonné, ni empêché d’ennuyer le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°2255
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Chaque fois que c’était le tour du Messager d’Allah ﷺ de passer la nuit chez moi, il sortait vers la fin de la nuit pour aller à al-Baqi‘ et disait : « Que la paix soit sur vous, habitants de ce lieu, parmi les croyants. Ce qui vous a été promis arrivera demain, même si cela tarde un peu, et, si Allah le veut, nous vous rejoindrons. Ô Allah, pardonne aux habitants de Baqi‘ al-Gharqad. » Qutaiba n’a pas mentionné les mots : « arrivera demain »
- Sahih Muslim, n°2486
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un jour, on a présenté du bœuf au Messager d’Allah ﷺ. Quelqu’un a dit que cela avait été donné à Barira en sadaqa. Le Prophète ﷺ a dit : « C’est une sadaqa pour elle et un cadeau pour nous. »
- Sahih Muslim, n°2487
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Nous avons appris trois décisions religieuses grâce à Barira. Les gens lui donnaient la sadaqa et elle nous en offrait une partie en cadeau. Nous en avons parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « C’est une sadaqa pour elle et un cadeau pour vous ; mangez-en. »
- Sahih Muslim, n°2488
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmission
- Sahih Muslim, n°2489
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a aussi été transmis par Aïcha, avec une légère différence : il a dit : « Ceci est un cadeau pour nous venant de cela. »
- Sahih Muslim, n°2490
Rapporté par Umm ‘Atiyya : Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé un morceau de mouton provenant de la sadaqa. J’en ai envoyé une part à Aïcha. Quand le Messager d’Allah ﷺ est venu chez Aïcha, il a dit : « As-tu quelque chose à manger ? » Elle a répondu : « Non, sauf ce morceau de mouton que Nusaiba (le surnom de Umm ‘Atiyya) nous a envoyé, que tu lui avais donné. » Il a alors dit : « Il est arrivé à sa juste place. »
- Sahih Muslim, n°2520
Rapporté par Zuhri : (Un jour) le Messager d’Allah ﷺ a juré de ne pas aller voir ses épouses pendant un mois. Zuhri a dit que Urwa lui a rapporté d’Aïcha (qu’Allah l’agrée) qu’elle a dit : « Quand vingt-neuf nuits se sont écoulées, que j’avais comptées, le Messager d’Allah ﷺ est venu chez moi (il est venu chez moi en premier). J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir chez nous pendant un mois, mais tu es venu après vingt-neuf jours que j’ai comptés.” Il répondit : “Le mois peut aussi avoir vingt-neuf jours.” »
- Sahih Muslim, n°2572
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit à ses compagnons de pratiquer le jeûne continu (Saum Wisal) par compassion pour eux. Ils ont dit : « Mais toi, ô Prophète, tu le fais. » Il répondit : « Je ne suis pas comme vous. Mon Seigneur me nourrit et m’abreuve. »
- Sahih Muslim, n°2573
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a embrassé l’une de ses épouses alors qu’il jeûnait, et Aïcha رضي الله عنها a souri en racontant cela
- Sahih Muslim, n°2574
Rapporté par Soufyan : J’ai demandé à Abd al-Rahman ibn Qasim : « As-tu entendu ton père rapporter d’Aïcha رضي الله عنها que le Prophète ﷺ l’a embrassée alors qu’il jeûnait ? » Abd al-Rahman est resté silencieux un moment, puis a dit : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°2575
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’embrassait alors qu’il jeûnait ; et qui parmi vous peut maîtriser ses désirs comme le Messager d’Allah ﷺ le pouvait ?
- Sahih Muslim, n°2576
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ embrassait ses épouses et les prenait dans ses bras alors qu’il jeûnait ; mais il était celui qui contrôlait le mieux ses désirs parmi vous
- Sahih Muslim, n°2577
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ embrassait ses épouses alors qu’il jeûnait ; et il maîtrisait ses désirs mieux que vous tous
- Sahih Muslim, n°2578
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ prenait ses épouses dans ses bras alors qu’il jeûnait
- Sahih Muslim, n°2579
Rapporté par Aswad : Masruq et moi sommes allés voir Aïcha رضي الله عنها et nous lui avons demandé si le Messager d’Allah ﷺ prenait ses épouses dans ses bras pendant le jeûne. Elle a répondu : « Oui ; mais il contrôlait ses désirs mieux que vous, ou il faisait partie de ceux qui maîtrisent leurs désirs. »
- Sahih Muslim, n°2581
Rapporté par Urwa ibn Zubair : Aïcha, la Mère des croyants رضي الله عنها, lui a appris que le Messager d’Allah ﷺ l’a embrassée alors qu’il jeûnait
- Sahih Muslim, n°2583
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ l’embrassait pendant le mois du jeûne
- Sahih Muslim, n°2584
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ embrassait ses épouses pendant le Ramadan alors qu’il jeûnait
- Sahih Muslim, n°2585
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ embrassait ses épouses alors qu’il jeûnait
- Sahih Muslim, n°2589
Rapporté par Abu Bakr (Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn Harith) : J’ai entendu Abu Huraira رضي الله عنه rapporter que celui qui est surpris par l’aube en état d’impureté majeure ne doit pas jeûner. J’en ai parlé à Abd al-Rahman ibn Harith (son père), mais il a nié cela. Abd al-Rahman est allé voir Aïcha et Umm Salama رضي الله عنهما et leur a posé la question. Toutes deux ont dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se réveille le matin en état de grande impureté (sans rêve érotique) et il jeûnait. » Nous sommes ensuite allés voir Marwan, et Abd al-Rahman lui a rapporté cela. Marwan a dit : « Je vous demande, sous serment, d’aller voir Abu Huraira et de lui rapporter ce qui a été dit. » Nous sommes donc allés voir Abu Huraira, et Abu Bakr était avec nous tout le temps. Abd al-Rahman lui a rapporté cela, et Abu Huraira a demandé : « Est-ce que les deux épouses du Prophète vous ont dit cela ? » Il répondit : « Oui. » Abu Huraira dit alors : « Elles savent mieux que moi. » Abu Huraira a ensuite attribué ce qu’il avait dit à Fadl ibn Abbas, disant : « Je l’ai entendu de Fadl, pas du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Huraira s’est alors rétracté sur ce qu’il disait auparavant. Ibn Juraij (un des rapporteurs) a dit : « J’ai demandé à Abd al-Malik si cela concernait le Ramadan, et il a répondu : “Oui, et le Prophète ﷺ se réveillait le matin en état de grande impureté, non due à un rêve, puis il jeûnait.” »
- Sahih Muslim, n°2590
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : L’aube s’est levée sur le Messager d’Allah ﷺ pendant le Ramadan alors qu’il était en état de grande impureté, non pas à cause d’un rêve, mais après un rapport, et il s’est lavé puis a jeûné
- Sahih Muslim, n°2592
Rapporté par Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, d’après Aïcha et Umm Salama, les épouses du Messager d’Allah ﷺ : Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se lève le matin en état de grande impureté à cause d’un rapport (pendant la nuit) mais pas à cause d’un rêve, pendant le Ramadan, et il jeûnait
- Sahih Muslim, n°2593
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une personne est venue demander une fatwa au Messager d’Allah ﷺ. J’écoutais depuis derrière un rideau. Il a dit : « Messager d’Allah, il m’arrive d’être surpris par le temps de la prière alors que je suis en état de grande impureté ; dois-je jeûner dans cet état ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Il m’arrive aussi d’être surpris par le temps de la prière alors que je suis en état de grande impureté, et je jeûne dans cet état. » L’homme dit : « Messager d’Allah, tu n’es pas comme nous ; Allah t’a pardonné tous tes péchés, les premiers et les derniers. » Le Prophète ﷺ répondit : « Par Allah, j’espère être le plus pieux d’entre vous et celui qui connaît le mieux ce contre quoi il faut se prémunir. »
- Sahih Muslim, n°2722
Rapporté par Abu Salama : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet du jeûne du Messager d’Allah ﷺ. Elle a répondu : « Il jeûnait parfois de façon si continue que nous pensions qu’il n’allait jamais arrêter, et parfois il ne jeûnait pas au point que nous pensions qu’il avait peut-être abandonné le jeûne pour de bon. Je ne l’ai jamais vu jeûner autant de jours dans un mois que pendant le mois de Cha’ban. On aurait dit qu’il jeûnait tout le mois de Cha’ban, sauf quelques jours. »
- Sahih Muslim, n°2723
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ ne jeûnait dans aucun mois de l’année plus que dans le mois de Cha’ban, et il disait : « Faites autant de bonnes actions que vous pouvez, car Allah ne se lasse pas de vous récompenser, mais c’est vous qui vous lassez. » Il disait aussi : « L’action qu’Allah préfère est celle que l’on fait régulièrement, même si elle est petite. »
- Sahih Muslim, n°2744
Rapporté par Mu’âdha al-‘Adawiyya : Elle a demandé à Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, si le Messager d’Allah ﷺ jeûnait trois jours chaque mois. Elle a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Quels jours du mois choisissait-il pour jeûner ? » Elle a répondu : « Il n’était pas précis sur les jours du mois pour jeûner. »
- Sahih Muslim, n°2776
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها et Ibn Numair : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cherchez (et selon les mots de Waki, recherchez) la Nuit du Destin dans les dix dernières nuits du Ramadan. »
- Sahih Muslim, n°2782
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ faisait la retraite spirituelle (i’tikaf) pendant les dix derniers jours du Ramadan
- Sahih Muslim, n°2783
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmission
- Sahih Muslim, n°2784
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ faisait la retraite spirituelle (i’tikaf) pendant les dix derniers jours du Ramadan jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui. Ensuite, ses épouses ont fait la retraite spirituelle après lui
- Sahih Muslim, n°2785
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ décidait de faire la retraite spirituelle (i’tikaf), il priait le matin puis se rendait à l’endroit de sa retraite, et il ordonnait qu’on lui monte une tente, ce qui était fait. Un jour, il décida de faire la retraite spirituelle pendant les dix derniers jours du Ramadan. Zaynab (l’épouse du Prophète) ordonna qu’on lui monte une tente, ce qui fut fait. D’autres épouses du Messager d’Allah ﷺ demandèrent aussi qu’on leur monte des tentes, et cela fut fait. Quand le Messager d’Allah ﷺ fit la prière du matin, il vit toutes ces tentes et dit : « Quelle est cette vertu que ces femmes cherchent à acquérir ? » Il ordonna alors qu’on démonte sa tente et il abandonna la retraite spirituelle ce Ramadan-là, la reportant aux dix premiers jours de Shawwal
- Sahih Muslim, n°2786
Rapporté par un autre transmetteur : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmission, où il est mentionné que Aïcha, Hafsa et Zaynab رضي الله عنهن ont monté des tentes pour la retraite spirituelle
- Sahih Muslim, n°2787
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand les dix dernières nuits commençaient, le Messager d’Allah ﷺ restait éveillé la nuit (pour la prière et la dévotion), réveillait sa famille et se préparait à prier avec encore plus d’ardeur
- Sahih Muslim, n°2788
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ redoublait d’efforts dans la dévotion pendant les dix dernières nuits plus qu’à tout autre moment
- Sahih Muslim, n°2789
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ jeûner pendant les dix jours de Dhou’l-Hijja
- Sahih Muslim, n°2790
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas jeûné pendant les dix jours de Dhou’l-Hijja
- Sahih Muslim, n°2835
Rapporté par Aïcha (qu’Allah l’agrée) : Il me semble encore voir… (le reste du hadith est le même)
- Sahih Muslim, n°2861
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quatre animaux nuisibles doivent être tués, que l’on soit en état d’ihram ou non : le milan (ou vautour), le corbeau, le rat et le chien féroce. » J’ai demandé à Qasim : « Et le serpent ? » Il a répondu : « Qu’il soit tué sans hésitation. »
- Sahih Muslim, n°2862
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cinq animaux nuisibles doivent être tués, que l’on soit en état d’ihram ou non : le serpent, le corbeau tacheté, le rat, le chien féroce et le milan. »
- Sahih Muslim, n°2863
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cinq bêtes nuisibles doivent être tuées même en état d’ihram : le scorpion, le rat, le milan, le corbeau et le chien féroce. »
- Sahih Muslim, n°2865
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cinq animaux nuisibles et dangereux doivent être tués même dans l’enceinte du Haram : le rat, le scorpion, le corbeau, le milan et le chien féroce. »
- Sahih Muslim, n°2866
Rapporté par Zuhri avec la même chaîne de transmetteurs, selon laquelle Aïcha a rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné de tuer cinq animaux nuisibles, que l’on soit en état d’ihram ou non. Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°2867
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cinq bêtes sont nuisibles et dangereuses, et il faut les tuer même dans l’enceinte de la Ka'ba : le corbeau, le milan, le chien féroce, le scorpion et le rat. »
- Sahih Muslim, n°2902
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est allé chez Duba`a bint Zubair et lui a dit : « Avais-tu l’intention de faire le Hajj ? » Elle a répondu : « Par Allah, j’en ai l’intention, mais je suis souvent malade. » Le Prophète ﷺ lui a alors dit : « Fais le Hajj, mais pose une condition et dis : “Ô Allah, je sortirai de l’état d’Ihram là où Tu m’arrêteras.” » Duba`a était l’épouse de Miqdad
- Sahih Muslim, n°2903
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est allé chez Duba’a bint al-Zubair b. Abd al-Muttalib. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai l’intention de faire le Hajj, mais je suis malade. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Entre en état d’Ihram en posant la condition que tu pourras l’abandonner si Allah t’arrête. »
- Sahih Muslim, n°2904
Rapporté par une autre chaîne d’Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°2908
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Asma’ bint `Umais a donné naissance à Muhammad b. Abu Bakr près de Dhu’l-Hulaifa. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à Abu Bakr de lui transmettre qu’elle devait se laver puis entrer en état d’Ihram
- Sahih Muslim, n°2910
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ l’année du Pèlerinage d’Adieu. Nous sommes entrés en état d’Ihram pour la ‘Umra. Puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui a l’animal à sacrifier avec lui doit entrer en état d’Ihram pour le Hajj en même temps que la ‘Umra, et ne doit pas quitter l’Ihram avant d’avoir terminé les deux. » Elle raconte : Quand je suis arrivée à La Mecque, j’avais mes règles, je n’ai donc pas fait le tawaf ni le parcours entre as-Safa et al-Marwa. J’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : « Dénoue tes cheveux, peigne-les et prononce la Talbiya pour le Hajj, et laisse la ‘Umra pour l’instant. » C’est ce que j’ai fait. Après le Hajj, le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyée avec Abd al-Rahman b. Abu Bakr à Tan’im en disant : « C’est l’endroit pour ta ‘Umra. » Ceux qui étaient en Ihram pour la ‘Umra ont fait le tawaf, le parcours entre as-Safa et al-Marwa, puis sont sortis de l’Ihram et ont refait un dernier tawaf après leur retour de Mina, après le Hajj. Mais ceux qui avaient combiné le Hajj et la ‘Umra n’ont fait qu’un seul tawaf, car ils avaient combiné les deux
- Sahih Muslim, n°2911
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ l’année du Pèlerinage d’Adieu. Certains d’entre nous étaient en Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj. À notre arrivée à La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui est en Ihram pour la ‘Umra sans avoir amené d’animal à sacrifier doit sortir de l’Ihram. Mais celui qui est en Ihram pour la ‘Umra et a amené l’animal ne doit pas sortir de l’Ihram avant d’avoir fait le sacrifice. Celui qui est en Ihram pour le Hajj doit l’accomplir jusqu’au bout. » Aïcha رضي الله عنها raconte : J’avais mes règles et je suis restée ainsi jusqu’au jour de ‘Arafa, alors que j’étais en Ihram pour la ‘Umra. Le Messager d’Allah ﷺ m’a alors ordonné de dénouer mes cheveux, de les peigner et d’entrer en Ihram pour le Hajj, en laissant la ‘Umra. J’ai obéi, et après avoir terminé le Hajj, le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyée avec ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr pour reprendre la ‘Umra à Tan’im, là où je l’avais interrompue pour le Hajj
- Sahih Muslim, n°2912
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ l’année du Pèlerinage d’Adieu. J’ai pris l’Ihram pour la ‘Umra sans avoir d’animal à sacrifier. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui a l’animal avec lui doit entrer en Ihram pour le Hajj en même temps que la ‘Umra, et ne doit pas sortir de l’Ihram avant d’avoir terminé les deux. » Aïcha رضي الله عنها raconte : Mon cycle a commencé. La nuit de ‘Arafa, j’ai dit au Messager d’Allah ﷺ : « Je suis entrée en Ihram pour la ‘Umra, mais comment dois-je faire le Hajj maintenant ? » Il a répondu : « Dénoue tes cheveux, peigne-les, arrête la ‘Umra et entre en Ihram pour le Hajj. » Quand j’ai terminé le Hajj, il a demandé à ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr de me faire reprendre la ‘Umra à Tan’im, là où je l’avais interrompue
- Sahih Muslim, n°2913
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ (à La Mecque). Il a dit : « Celui d’entre vous qui veut entrer en Ihram pour le Hajj et la ‘Umra ensemble peut le faire. Celui qui veut entrer en Ihram pour le Hajj seul peut le faire. Celui qui veut entrer en Ihram pour la ‘Umra seulement peut le faire. » Aïcha رضي الله عنها ajoute : Le Messager d’Allah ﷺ a pris l’Ihram pour le Hajj et certains l’ont suivi, d’autres ont pris l’Ihram pour la ‘Umra et le Hajj ensemble, et d’autres pour la ‘Umra seulement. J’étais parmi ceux qui ont pris l’Ihram pour la ‘Umra seulement
- Sahih Muslim, n°2914
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ lors de son Pèlerinage d’Adieu, juste avant l’apparition du croissant de Dhul-Hijja. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui d’entre vous qui veut entrer en Ihram pour la ‘Umra peut le faire ; si je n’avais pas amené d’animal à sacrifier, j’aurais fait la ‘Umra. » Elle ajoute : Certains ont pris l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj, et j’étais parmi ceux qui ont pris l’Ihram pour la ‘Umra. Nous avons continué jusqu’à La Mecque, et le jour de ‘Arafa, j’ai eu mes règles, mais je n’ai pas quitté l’Ihram de la ‘Umra. J’en ai informé le Messager d’Allah ﷺ, qui m’a dit : « Laisse ta ‘Umra, dénoue tes cheveux, peigne-les et prends l’Ihram pour le Hajj. » J’ai obéi. La nuit à Hasba, après avoir terminé le Hajj, il a demandé à ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr de me faire reprendre la ‘Umra à Tan‘im. Il m’a fait monter derrière lui sur son chameau, et j’ai pris l’Ihram pour la ‘Umra. Ainsi, Allah nous a permis de compléter le Hajj et la ‘Umra sans sacrifice, ni aumône, ni jeûne
- Sahih Muslim, n°2915
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ juste après l’apparition du croissant de Dhul-Hijja. Nous n’avions d’autre intention que d’accomplir le Hajj. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui d’entre vous qui veut entrer en Ihram pour la ‘Umra, qu’il le fasse pour la ‘Umra. » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°2916
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ à l’apparition du croissant de Dhu’l-Hijja. Parmi nous, certains ont pris l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj et la ‘Umra ensemble, et d’autres pour le Hajj seul. J’étais parmi ceux qui ont pris l’Ihram pour la ‘Umra seulement. ‘Urwa (un des narrateurs) dit : Allah lui a permis d’accomplir à la fois le Hajj et la ‘Umra comme mentionné ci-dessus. Hisham (un autre narrateur) ajoute : Elle n’avait ni animal à sacrifier, ni jeûne, ni aumône à faire
- Sahih Muslim, n°2917
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ l’année du Pèlerinage d’Adieu. Certains d’entre nous ont pris l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj et la ‘Umra ensemble, et d’autres pour le Hajj seul, tandis que le Messager d’Allah ﷺ a pris l’Ihram pour le Hajj seul. Ceux qui étaient en Ihram pour la ‘Umra l’ont quitté après l’avoir accomplie, mais ceux qui étaient en Ihram pour le Hajj ou pour les deux n’ont quitté l’Ihram qu’au jour du sacrifice (10 Dhu’l-Hijja)
- Sahih Muslim, n°2918
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ avec pour seule intention d’accomplir le Hajj. Alors que j’étais à Sarif ou près de là, j’ai eu mes règles. Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir alors que je pleurais et m’a dit : « As-tu tes règles ? » J’ai répondu oui. Il a dit : « C’est ce qu’Allah a prescrit à toutes les filles d’Adam. Fais tout ce que fait le pèlerin, sauf le tawaf de la Maison jusqu’à ce que tu sois purifiée. » Le Messager d’Allah ﷺ a offert une vache en sacrifice pour ses épouses
- Sahih Muslim, n°2919
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ uniquement pour le Hajj jusqu’à ce que nous arrivions à Sarif ; là, j’ai eu mes règles. Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir alors que je pleurais. Il a dit : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Si seulement je n’étais pas venue cette année. » Il a demandé : « Qu’as-tu ? Tu as peut-être tes règles ? » J’ai dit oui. Il a dit : « C’est ce qu’Allah a prescrit aux filles d’Adam. Fais tout ce que fait le pèlerin, sauf le tawaf de la Maison, jusqu’à ce que tu sois purifiée. » À notre arrivée à La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ a dit à ses compagnons : « Faites de cet Ihram celui de la ‘Umra. » Les gens sont donc sortis de l’Ihram, sauf ceux qui avaient des animaux à sacrifier. Le Messager d’Allah ﷺ, ainsi qu’Abu Bakr, ‘Umar et d’autres personnes aisées, avaient des animaux à sacrifier. Ceux qui avaient quitté l’Ihram l’ont repris pour le Hajj le 8 Dhu’l-Hijja. Le jour du sacrifice, j’étais purifiée et le Messager d’Allah ﷺ m’a ordonné de faire le tawaf d’Ifada. On nous a envoyé de la viande de vache. J’ai demandé ce que c’était, on m’a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a offert une vache en sacrifice pour ses épouses. » La nuit à Hasba, j’ai dit : « Messager d’Allah, les gens rentrent du Hajj et de la ‘Umra, alors que moi je ne rentre que du Hajj. » Il a alors demandé à Abd al-Rahman b. Abu Bakr de me faire monter derrière lui sur son chameau. J’étais très jeune et je me souviens m’être assoupie, mon visage touchant l’arrière du palanquin, jusqu’à ce que nous arrivions à Tan’im, où j’ai repris l’Ihram pour la ‘Umra que j’avais laissée et que les gens avaient accomplie
- Sahih Muslim, n°2920
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes entrés en état d’Ihram pour le Hajj jusqu’à Sarif, et j’ai eu mes règles. Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir alors que je pleurais. Le reste du hadith est le même, avec la précision qu’il y avait des animaux à sacrifier avec le Messager d’Allah ﷺ, Abu Bakr, ‘Umar et d’autres personnes riches. Ils ont prononcé la Talbiya en avançant. Il n’est pas mentionné : « J’étais une jeune fille et je me suis assoupie, mon visage touchant l’arrière du palanquin. »
- Sahih Muslim, n°2921
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est entré en état d’Ihram pour le Hajj seul (Hajj Ifrad)
- Sahih Muslim, n°2922
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ en prenant l’Ihram pour le Hajj pendant les mois et la nuit du Hajj, jusqu’à ce que nous campions à Sarif. Le Prophète ﷺ est allé voir ses compagnons et a dit : « Celui qui n’a pas d’animal à sacrifier, je souhaite qu’il fasse la ‘Umra avec cet Ihram, et celui qui a l’animal ne doit pas le faire. » Certains ont donc fait le Hajj, tandis que d’autres qui n’avaient pas d’animal n’ont fait que la ‘Umra. Le Messager d’Allah ﷺ avait un animal à sacrifier, tout comme ceux qui en avaient les moyens. Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir (Aïcha) alors que je pleurais et m’a demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « J’ai entendu ta discussion avec les compagnons à propos de la ‘Umra. » Il m’a demandé : « Qu’as-tu ? » J’ai dit : « Je ne prie pas à cause de mes règles. » Il a répondu : « Cela ne te nuit pas ; accomplis les rites du Hajj que tu peux faire en dehors de la Maison. Peut-être qu’Allah te compensera pour cela. Tu es une des filles d’Adam et Allah t’a prescrit ce qu’Il leur a prescrit. » J’ai donc continué les rites du Hajj jusqu’à Mina. Je me suis lavée puis j’ai fait le tawaf de la Maison. Le Messager d’Allah ﷺ a campé à Muhassab et a appelé Abd al-Rahman b. Abu Bakr en disant : « Fais sortir ta sœur de l’enceinte de la Ka’ba pour qu’elle prenne l’Ihram pour la ‘Umra et fasse le tawaf de la Maison. Je vous attendrai ici. » J’ai donc pris l’Ihram, fait le tawaf et le parcours entre as-Safa et al-Marwa, puis nous sommes revenus voir le Messager d’Allah ﷺ chez lui au milieu de la nuit. Il a demandé : « As-tu terminé tes rites ? » J’ai répondu oui. Il a alors annoncé à ses compagnons de se préparer à partir. Il est sorti, a fait le tawaf de la Maison avant la prière de l’aube, puis est parti pour Médine
- Sahih Muslim, n°2923
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Parmi nous, certains ont pris l’Ihram pour le Hajj seul (Hajj Ifrad), d’autres pour le Hajj et la ‘Umra ensemble (Qiran), et d’autres pour le Tamattu‘ (d’abord la ‘Umra, puis le Hajj après l’avoir terminée)
- Sahih Muslim, n°2924
Rapporté par Al-Qasim b. Muhammad : Aïcha رضي الله عنها était venue pour accomplir le Hajj
- Sahih Muslim, n°2925
Rapporté par Umra : J’ai entendu Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها dire : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ cinq jours avant la fin de Dhou al-Qa’da, et nous pensions tous qu’il avait l’intention de faire uniquement le Hajj. Mais en approchant de La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier d’enlever leur Ihram après avoir fait le tawaf autour de la Kaaba et le parcours entre Safa et Marwa, et ainsi de transformer leur Ihram de Hajj en ‘Umra. » Aïcha رضي الله عنها a ajouté : « Le jour du sacrifice (le 10 de Dhou al-Hijja), on nous a envoyé de la viande de vache. J’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” On m’a répondu : “Le Messager d’Allah ﷺ a sacrifié cette vache pour ses épouses.” » Yahya a dit : « J’ai rapporté ce hadith à Qasim ibn Muhammad, et il a dit : “Par Allah, elle t’a bien transmis ce récit.” »
- Sahih Muslim, n°2927
Rapporté par Al-Qasim d’après la mère des croyants (Aïcha رضي الله عنها) : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, les gens repartent de La Mecque après avoir accompli deux adorations (le Hajj et la ‘Umra), alors que moi je ne reviens qu’avec une seule. » Il lui répondit : « Attends la fin de tes menstrues, puis rends-toi à Tan’im, mets-toi en état d’Ihram et retrouve-nous à tel endroit (je crois qu’il a dit : demain). La récompense de cette ‘Umra sera pour toi à la hauteur de ta difficulté ou de tes dépenses. »
- Sahih Muslim, n°2929
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ et nous pensions tous qu’il voulait faire uniquement le Hajj. Mais quand nous sommes arrivés à La Mecque, nous avons fait le tawaf autour de la Kaaba, et le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier d’enlever leur Ihram. (Aïcha) a ajouté : « Ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier, parmi les hommes et les femmes du Prophète ﷺ, ont donc enlevé leur Ihram. » Aïcha a dit : « J’ai eu mes règles et je n’ai donc pas pu faire le tawaf autour de la Kaaba. » La nuit de Hasba, elle a dit : « Ô Messager d’Allah, les gens repartent après avoir fait le Hajj et la ‘Umra, alors que moi je ne reviens qu’avec le Hajj. » Il lui répondit : « N’as-tu pas fait le tawaf la nuit où nous sommes entrés à La Mecque ? » Elle répondit : « Non. » Il dit alors : « Pars avec ton frère à Tan’im, mets-toi en état d’Ihram pour la ‘Umra, et tu pourras nous rejoindre à tel endroit. » (Pendant ce temps,) Safiyya (l’épouse du Prophète ﷺ) a dit : « Je pense que je vais vous retenir, car j’ai mes règles et vous devrez m’attendre pour le tawaf d’adieu. » Le Prophète ﷺ répondit : « Que tu sois blessée et la tête rasée ! N’as-tu pas fait le tawaf le jour du sacrifice (le 10 de Dhou al-Hijja) ? » Elle répondit : « Si. » Le Prophète ﷺ dit : « Il n’y a pas de mal, tu peux partir. » Aïcha a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ montait vers un côté de La Mecque alors que moi je descendais, ou bien j’étais en train de monter alors qu’il descendait. » Isbiq a précisé : « Elle descendait, et lui aussi. »
- Sahih Muslim, n°2930
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ en prononçant la Talbiya, sans intention précise de faire le Hajj ou la ‘Umra. Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°2931
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est parti (pour le pèlerinage à La Mecque) le 4 ou le 5 de Dhou al-Hijja et il est venu me voir, très en colère. J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, qui t’a mis en colère ? Qu’Allah le jette en Enfer ! » Il répondit : « Ne sais-tu pas que j’ai ordonné aux gens de faire quelque chose, mais ils hésitent ? » (Hakam a dit : Je pense qu’il a dit : « Ils semblent hésiter. ») « Si j’avais su à l’avance ce que j’ai appris ensuite, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier, j’en aurais acheté un à La Mecque et j’aurais enlevé mon Ihram comme les autres. »
- Sahih Muslim, n°2932
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est parti (pour le pèlerinage) le 4 ou le 5 de Dhou al-Hijja. Le reste du hadith est identique, mais le narrateur ne mentionne pas le doute de Hakam concernant les mots du Prophète ﷺ : « Ils étaient réticents. »
- Sahih Muslim, n°2933
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Elle a mis l’Ihram pour la ‘Umra et est arrivée à La Mecque, mais n’a pas fait le tawaf autour de la Kaaba car elle avait ses règles. Ensuite, elle a mis l’Ihram pour le Hajj et a accompli tous les rites sauf le tawaf. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit, le jour du départ vers Mina : « Ton tawaf suffira pour le Hajj et la ‘Umra. » Mais elle hésitait. Alors le Prophète ﷺ l’a envoyée avec ‘Abd al-Rahman à Tan’im, et elle a accompli une ‘Umra séparée après le Hajj
- Sahih Muslim, n°2934
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Elle a eu ses règles à Sarif et s’est lavée à ‘Arafa (après la fin de ses règles). Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Ton parcours entre Safa et Marwa suffit pour ton Hajj et ta ‘Umra. »
- Sahih Muslim, n°2935
Rapporté par Safiyya bint Shaiba : Aïcha رضي الله عنها a dit : « Ô Messager d’Allah, les gens reviennent avec deux récompenses alors que je ne reviens qu’avec une seule. » Il a alors ordonné à ‘Abd al-Rahman ibn Abu Bakr de l’emmener à Tan’im. Elle a dit : « Il m’a fait monter derrière lui sur son chameau. J’ai soulevé mon voile et l’ai retiré de mon cou. Il a frappé mon pied comme s’il frappait le chameau. Je lui ai demandé : “Y a-t-il quelqu’un ici ?” » Elle a ajouté : « Je suis entrée en état d’Ihram pour la ‘Umra jusqu’à ce que nous retrouvions le Messager d’Allah ﷺ à Hasba. »
- Sahih Muslim, n°2936
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn Abu Bakr : Le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné de faire monter Aïcha derrière lui et de lui permettre d’entrer en état d’Ihram pour la ‘Umra à Tan’im
- Sahih Muslim, n°2937
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Nous sommes venus en état d’Ihram avec le Messager d’Allah ﷺ pour le Hajj Mufrad (avec l’intention de faire uniquement le Hajj), et Aïcha est partie pour la ‘Umra. Quand nous sommes arrivés à Sarif, elle a eu ses règles. Nous avons continué jusqu’à La Mecque, fait le tawaf autour de la Kaaba et le parcours entre Safa et Marwa. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier d’enlever leur Ihram. Nous avons demandé : « Qu’est-ce que cela signifie ? » Il a répondu : « Sortir complètement de l’état d’Ihram. » Nous avons donc enlevé l’Ihram, retrouvé nos épouses, mis du parfum et nos vêtements. Nous étions à quatre nuits de ‘Arafa. Nous avons remis l’Ihram le jour de Tarwiya (8 Dhou al-Hijja). Le Messager d’Allah ﷺ est venu voir Aïcha رضي الله عنها et l’a trouvée en train de pleurer. Il a demandé : « Qu’as-tu ? » Elle a répondu : « J’ai mes règles, les gens ont enlevé l’Ihram, mais pas moi, et je n’ai pas fait le tawaf autour de la Kaaba. Les gens partent maintenant pour le Hajj, mais moi je ne peux pas. » Il a dit : « C’est ce qu’Allah a décrété pour les filles d’Adam. Prends un bain et mets-toi en état d’Ihram pour le Hajj. » Elle a obéi, est restée sur les lieux jusqu’à la fin de ses règles, puis a fait le tawaf et le parcours entre Safa et Marwa. Il a dit : « Maintenant, ton Hajj et ta ‘Umra sont complets. » Elle a dit : « Mais j’ai l’impression de ne pas avoir fait le tawaf de la ‘Umra avant le Hajj. » Il a alors dit : « ‘Abd al-Rahman, emmène-la à Tan’im pour qu’elle fasse une ‘Umra séparée. » C’était la nuit à Hasba
- Sahih Muslim, n°2938
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ est venu voir Aïcha رضي الله عنها alors qu’elle pleurait. Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°2939
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Aïcha رضي الله عنها est entrée en état d’Ihram séparément pour la ‘Umra pendant que le Prophète ﷺ faisait le Hajj. Le reste du hadith est identique, avec ce détail : Le Messager d’Allah ﷺ était doux de caractère, alors quand elle voulait quelque chose, il acceptait tant que cela ne contredisait pas l’islam. Ainsi, il l’a envoyée avec ‘Abd al-Rahman ibn Abu Bakr et elle a mis l’Ihram pour la ‘Umra à Tan’im. Matar et Abu Zubair (deux narrateurs de la chaîne) ont dit : « Chaque fois qu’Aïcha faisait le Hajj, elle agissait comme elle l’avait fait avec le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°2983
Rapporté par Aïcha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Ce hadith concerne le Tamattu’ du Hajj et de la ‘Umra du Prophète ﷺ et le fait que les gens l’ont accompli avec lui
- Sahih Muslim, n°3001
Rapporté par Muhammad ibn ‘Abd al-Rahman : Un homme d’Irak lui demanda de questionner ‘Urwa ibn Zubair pour savoir si une personne qui a mis l’ihram pour le Hajj peut en sortir après avoir fait le tawaf de la Maison. Et s’il répondait : « Non, ce n’est pas possible, » il devait lui dire qu’une personne affirmait cela. Muhammad ibn ‘Abd al-Rahman dit : « Je l’ai interrogé (‘Urwa), qui répondit : “Celui qui est entré en état d’ihram pour le Hajj ne peut en sortir qu’après avoir terminé le Hajj.” J’ai ajouté : “Et si quelqu’un affirme le contraire ?” Il répondit : “C’est vraiment malheureux qu’il dise cela.” » Cet homme d’Irak me rencontra ensuite, me questionna, et je lui rapportai la réponse de ‘Urwa. Il me dit alors : « Dis-lui qu’une personne m’a informé que le Messager d’Allah ﷺ a fait cela ; et pourquoi Asma’ et Zubair l’ont-ils fait aussi ? » Je suis donc allé voir ‘Urwa et lui ai rapporté cela. Il demanda : « Qui est-il ? » Je répondis : « Je ne sais pas. » Il dit : « Pourquoi ne vient-il pas me voir lui-même pour me demander ? Je suppose qu’il est Irakien. » Je répondis : « Je ne sais pas. » Il dit : « Il a menti. Le Messager d’Allah ﷺ a accompli le Hajj, et Aïcha رضي الله عنها m’a dit que la première chose qu’il a faite en arrivant à La Mecque a été de faire ses ablutions, puis de faire le tawaf de la Ka‘ba. Ensuite, Abou Bakr a fait le Hajj, et la première chose qu’il a faite a été le tawaf de la Ka‘ba, rien d’autre. De même pour Omar. Puis Othman a fait le Hajj, et j’ai vu que la première chose qu’il faisait était le tawaf de la Ka‘ba, rien d’autre. Ensuite, Mu‘awiya et Abdullah ibn ‘Umar ont fait de même. J’ai aussi fait le Hajj avec mon père, Zubair ibn al-‘Awwam, et la première chose qu’il a faite a été le tawaf de la Maison, rien d’autre. J’ai vu les Emigrés (Muhajiroun) et les Auxiliaires (Ansar) faire ainsi, rien d’autre. Le dernier que j’ai vu agir ainsi était Ibn ‘Umar. Et il n’a pas interrompu le Hajj après avoir fait la ‘Umra. Ibn ‘Umar est avec eux : pourquoi ne l’interrogent-ils pas lui ? Aucun de ceux qui sont décédés n’a commencé les rites du Hajj autrement qu’en faisant le tawaf de la Ka‘ba à leur arrivée, et ils ne sont pas sortis de l’ihram avant d’avoir terminé le Hajj. J’ai vu ma mère et ma tante commencer leur Hajj par le tawaf de la Maison, et elles ne sont pas sorties de l’ihram. Ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Zubair et d’autres sont venus pour la ‘Umra, et après avoir embrassé le coin (la Pierre Noire, après le Sa‘i et le tawaf), ils sont sortis de l’ihram. Mais cet Irakien a menti à ce sujet. »
- Sahih Muslim, n°3004
Rapporté par Abdullah, l’affranchi d’Asma bint Abu Bakr رضي الله عنها : Il disait qu’il entendait Asma, chaque fois qu’elle passait par Hajun, dire : « Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Messager. » Nous restions ici avec lui avec peu de bagages. Nous avions peu de montures et peu de provisions. J’ai accompli la ‘Umra, tout comme ma sœur Aïcha, Zubair et d’autres encore. Lorsque nous avons atteint la Maison (la Kaaba) et accompli la circumambulation et le Sa’i, nous sommes sortis de l’état d’Ihram, puis nous l’avons repris l’après-midi pour le Hajj. Harun (un des rapporteurs) a précisé dans une version : l’affranchi d’Asma, sans mentionner le nom d’Abdullah
- Sahih Muslim, n°3035
Rapporté par ‘Ataa : ‘Urwa b. Zubair رضي الله عنه l’a informé : Moi et Ibn ‘Umar étions appuyés contre le mur de l’appartement de Aïcha et nous entendions le bruit de sa brosse à dents. J’ai dit : « Abu Abd al-Rahman (le surnom de ‘Abdullah b. ‘Umar), le Messager d’Allah ﷺ a-t-il fait une ‘Umra au mois de Rajab ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai alors dit à Aïcha : « Mère, entends-tu ce que dit Abu Abd al-Rahman ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » J’ai répondu : « Il dit que le Messager d’Allah ﷺ a accompli une ‘Umra pendant le mois de Rajab. » Elle a alors dit : « Qu’Allah pardonne à Abu Abd al-Rahman ! Par ma vie, le Prophète n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. Et il n’a jamais fait de ‘Umra sans qu’Ibn ‘Umar soit avec lui. » Ibn ‘Umar a entendu cela et n’a rien répondu, ni pour confirmer ni pour nier, il est resté silencieux
- Sahih Muslim, n°3036
Rapporté par Mujahid : Moi et ‘Urwa b. Zubair sommes entrés dans la mosquée et avons trouvé ‘Abdullah b. ‘Umar assis près de l’appartement de Aïcha, alors que les gens faisaient la prière du matin (après le lever du soleil). Nous lui avons demandé à propos de leur prière, et il a dit : « C’est une innovation. » ‘Urwa lui a demandé : « Abu Abd al-Rahman, combien de ‘Umra le Messager d’Allah ﷺ a-t-il accomplies ? » Il a répondu : « Quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Nous hésitions à le croire ou à le contredire. Nous avons alors entendu le bruit de la brosse à dents de Aïcha dans son appartement. ‘Urwa a dit : « Mère des croyants, entends-tu ce que dit Abu Abd al-Rahman ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » Il a répondu : « Il affirme que le Messager d’Allah ﷺ a fait quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Elle a alors dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu Abd al-Rahman. Jamais le Messager d’Allah ﷺ n’a fait de ‘Umra sans qu’il l’accompagne, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih Muslim, n°3042
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ arrivait à La Mecque, il y entrait par le côté supérieur et en sortait par le côté inférieur
- Sahih Muslim, n°3043
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est entré à La Mecque l’année de la Victoire par Kada, c’est-à-dire par le côté supérieur. Hicham a dit : « Mon père y est entré par les deux côtés, mais en général il entrait par Kada. »
- Sahih Muslim, n°3076
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a fait le tour de la Kaaba lors du pèlerinage d’Adieu sur le dos de sa chamelle et a touché le coin, et il n’aimait pas que les gens soient repoussés loin de lui
- Sahih Muslim, n°3079
Rapporté par Hisham ibn ‘Urwa, d’après son père, qui a rapporté d’Aïcha رضي الله عنها : Il a dit à Aïcha : « Je pense que si une personne ne court pas entre al-Safa et al-Marwa, cela ne lui porte pas préjudice pour le Hajj. » Elle a répondu : « Pourquoi dis-tu cela ? » J’ai dit : « Car Allah dit : “En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah” (Coran 2:158) jusqu’à la fin du verset. » Elle a dit : « Allah n’accepte pas le Hajj ou la ‘Umra d’une personne si elle ne fait pas le Sa’i entre al-Safa et al-Marwa. Si c’était comme tu dis, le verset aurait dit : ‘Il n’y a pas de mal à ne pas faire le tour entre eux.’ Sais-tu dans quel contexte ce verset a été révélé ? Il a été révélé parce qu’avant l’islam, les Ansar faisaient la Talbiya pour deux idoles placées près de la rivière, appelées Isaf et Na’ila. Les gens y allaient, faisaient le tour entre al-Safa et al-Marwa, puis se rasaient la tête. Avec l’arrivée de l’islam, les musulmans n’aimaient plus faire le tour entre ces deux lieux comme ils le faisaient à l’époque de l’ignorance. C’est pour cela qu’Allah, le Très-Haut, a révélé : “En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah” jusqu’à la fin du verset. » Elle a ajouté : « Alors les gens ont commencé à faire le Sa’i. »
- Sahih Muslim, n°3080
Rapporté par Hisham ibn ‘Urwa d’après son père : J’ai dit à Aïcha رضي الله عنها : « Je ne vois pas de mal à ne pas faire le tour entre al-Safa et al-Marwa. » Elle a dit : « Sur quoi te bases-tu pour dire cela ? » J’ai répondu : « Car Allah, le Très-Haut, dit : “En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah.” Si ce que tu disais était vrai, le verset aurait dit : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le tour entre eux.” Ce verset a été révélé au sujet des Ansar. Quand ils faisaient le Talbiya, ils le faisaient au nom d’al-Manat à l’époque de l’ignorance ; ils pensaient donc qu’il n’était pas permis de faire le tour entre al-Safa et al-Marwa. Quand les musulmans sont venus avec le Messager d’Allah ﷺ pour le Hajj, ils lui ont parlé de cela. Alors Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset. Par ma vie, Allah n’accepte pas le Hajj de celui qui n’a pas fait le tour entre al-Safa et al-Marwa. »
- Sahih Muslim, n°3081
Rapporté par ‘Urwa ibn Zubair : J’ai dit à Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : « Je ne vois pas de problème pour celui qui ne fait pas le tour entre al-Safa et al-Marwa, et cela ne me dérangerait pas de ne pas le faire. » Elle a répondu : « Ô fils de ma sœur, ce que tu dis est faux. Le Messager d’Allah ﷺ a fait le Sa’i, et les musulmans aussi. C’est donc une Sunna. À l’époque de l’ignorance, ceux qui faisaient le Talbiya pour la malheureuse al-Manat, située à Mushalla, ne faisaient pas le Sa’i entre al-Safa et al-Marwa. Avec l’arrivée de l’islam, nous avons interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et c’est alors qu’Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : “En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah.” Ainsi, celui qui fait le Hajj ou la ‘Umra, il n’y a pas de mal à faire le tour entre eux. Et si c’était comme tu le dis, le verset aurait dit : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le tour entre eux.” » Zuhri a dit : « J’ai rapporté cela à Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham ; il a été impressionné et a dit : “C’est cela la connaissance.” J’ai entendu de nombreux savants dire : Beaucoup d’Arabes qui ne faisaient pas le tour entre al-Safa et al-Marwa disaient : ‘Notre tour entre ces deux collines est un acte d’ignorance’, tandis que d’autres parmi les Ansar disaient : ‘On nous a ordonné de faire le tour de la Maison, mais pas de courir entre al-Safa et al-Marwa.’ Alors Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : ‘En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah.’ » Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman a dit : « Je pense que ce verset a été révélé pour ces personnes-là. »
- Sahih Muslim, n°3082
Rapporté par ‘Urwa b. Zubair : J’ai interrogé Aïcha رضي الله عنها ; le reste du hadith est identique. Et dans ce hadith, on trouve aussi ces paroles : « Lorsque les Compagnons du Prophète ﷺ ont interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, ils ont dit : Messager d’Allah, nous hésitions à faire le va-et-vient entre al-Safa et al-Marwa. Alors Allah, le Très-Haut et Majestueux, a révélé ce verset : “En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah. Donc, celui qui fait le Hajj ou la ‘Umra, il n’y a aucun mal à ce qu’il fasse le va-et-vient entre eux.” » Aïcha رضي الله عنها a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a instauré ce va-et-vient (Sa’i) entre eux comme une tradition (Sunnah). Donc, il n’est pas conseillé à quiconque de délaisser ce Sa’i entre eux. »
- Sahih Muslim, n°3083
Rapporté par ‘Urwa b. Zubair d’après Aïcha رضي الله عنها : Elle l’a informé que les Ansar et les gens du clan de Ghassan, avant d’embrasser l’islam, faisaient la Talbiya pour Manat, et donc ils évitaient de faire le va-et-vient entre al-Safa et al-Marwa. C’était une pratique courante chez leurs ancêtres : celui qui entrait en état d’Ihram pour Manat ne faisait pas le va-et-vient entre al-Safa et al-Marwa. Quand ils se sont convertis à l’islam, ils ont interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Alors Allah, le Très-Haut et Majestueux, a révélé ce verset : « En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah. Donc, celui qui fait le Hajj ou la ‘Umra, il n’y a aucun mal à ce qu’il fasse le va-et-vient entre eux. Et celui qui fait un bien de son propre gré, Allah est certes Reconnaissant et Savant. »
- Sahih Muslim, n°3118
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Sauda (l’épouse du Prophète ﷺ), qui était corpulente, a demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ, la nuit de Muzdalifa, de partir avant lui et avant la foule. Il lui a accordé la permission. Elle est donc partie avant que le Prophète ﷺ ne parte. Mais nous sommes restées jusqu’à l’aube, puis nous avons avancé quand il est parti. Et si j’avais demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ comme Sauda l’a fait, j’aurais pu partir avec sa permission, et cela aurait été meilleur pour moi que ce dont j’étais satisfaite
- Sahih Muslim, n°3119
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : (Hadrat) Sauda était une femme corpulente, alors elle a demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ de partir de Muzdalifa (vers Mina) pendant la nuit. Il lui a accordé la permission. Aïcha a dit : « J’aurais aimé avoir demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ comme Sauda l’a fait. » Aïcha n’est partie qu’avec l’Imam
- Sahih Muslim, n°3120
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’aurais aimé avoir demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ comme Sauda l’a fait, pour accomplir la prière de l’aube à Mina et jeter les cailloux à al-Jamra avant l’arrivée des gens. On a demandé à Aïcha رضي الله عنها : « Est-ce que Sauda a demandé la permission au Prophète ﷺ ? » Elle a répondu : « Oui. Elle était corpulente et a donc demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ (de partir à Mina depuis Muzdalifa avant lui), et il lui a accordé la permission. »
- Sahih Muslim, n°3169
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Faire halte à al-Abtah n’est pas une Sunna. Le Messager d’Allah ﷺ s’y est arrêté simplement parce que c’était plus facile pour lui de partir de là quand il est parti
- Sahih Muslim, n°3171
Rapporté par Salim : Abou Bakr, Omar et Ibn Umar avaient l’habitude de faire halte à Abtah. ‘Urwa rapporte d’Aïcha رضي الله عنها qu’elle n’a pas suivi cette pratique et a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ s’y est arrêté parce que c’était un endroit d’où il était facile de partir. »
- Sahih Muslim, n°3240
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Si ton peuple n’avait pas été des non-croyants il n’y a pas si longtemps (s’ils n’avaient pas récemment accepté l’islam), j’aurais démoli la Ka‘ba et je l’aurais reconstruite sur les fondations posées par Ibrahim. Car lorsque les Quraysh ont reconstruit la Ka‘ba, ils en ont réduit la taille, et j’aurais aussi construit une porte à l’arrière. »
- Sahih Muslim, n°3242
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « N’as-tu pas vu que lorsque ton peuple a construit la Ka‘ba, ils en ont réduit la taille, si bien qu’elle n’est plus sur les fondations posées par Ibrahim ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi ne la reconstruis-tu pas sur les fondations d’Ibrahim ? » Il a répondu : « Si ton peuple n’était pas récemment converti à l’islam, je l’aurais fait. » Abdullah ibn Umar رضي الله عنهما a dit : « Si Aïcha رضي الله عنها avait entendu cela du Messager d’Allah ﷺ, je n’aurais pas vu le Messager d’Allah ﷺ éviter de toucher les deux coins près de al-Hijr, sauf parce qu’ils ne faisaient pas partie des fondations posées par Ibrahim. »
- Sahih Muslim, n°3243
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها, épouse du Messager d’Allah ﷺ : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Si ton peuple n’était pas récemment converti à l’islam, j’aurais dépensé le trésor de la Ka‘ba dans la voie d’Allah, j’aurais construit sa porte au niveau du sol et j’aurais inclus l’espace du Hijr à l’intérieur. »
- Sahih Muslim, n°3244
Rapporté par Abdullah ibn Zubair رضي الله عنه, d’après sa tante maternelle Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aïcha, si ton peuple n’avait pas été récemment polythéiste (et nouvellement converti à l’islam), j’aurais démoli la Ka‘ba, je l’aurais ramenée au niveau du sol, j’aurais construit deux portes, l’une à l’est et l’autre à l’ouest, et j’y aurais ajouté six coudées de l’espace du Hijr, car les Quraysh l’avaient réduite lorsqu’ils l’ont reconstruite. »
- Sahih Muslim, n°3245
Rapporté par ‘Ata’ : La Maison sacrée a été brûlée à l’époque de Yazid ibn Muawiya, lorsque les gens de Syrie ont combattu à La Mecque. Il est alors arrivé à la Ka‘ba ce qui devait arriver. Ibn Zubair رضي الله عنه l’a laissée dans cet état jusqu’à la saison du Hajj, car il voulait exhorter ou inciter les gens contre les Syriens. Quand les gens sont arrivés, il leur a dit : « Ô gens, conseillez-moi au sujet de la Ka‘ba. Dois-je la démolir et la reconstruire depuis ses fondations, ou dois-je simplement réparer ce qui a été endommagé ? » Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Il me vient à l’esprit que tu devrais seulement réparer la partie abîmée et laisser la Maison telle qu’elle était quand les gens ont embrassé l’islam, et avec les mêmes pierres sur lesquelles le Messager d’Allah ﷺ l’avait élevée. » Ibn Zubair رضي الله عنه répondit : « Si la maison de l’un d’entre vous était brûlée, il ne serait pas satisfait avant de l’avoir reconstruite ; alors qu’en est-il de la Maison de votre Seigneur, qui est bien plus importante ? Je vais demander conseil à mon Seigneur trois fois, puis je prendrai une décision. » Après avoir consulté Allah trois fois, il décida de la démolir. Les gens craignaient qu’un malheur ne s’abatte sur la première personne qui grimperait pour la démolir, jusqu’à ce que l’un d’eux prenne son courage et jette une pierre du toit. Voyant qu’il ne lui arrivait rien, les autres l’ont suivi et l’ont démolie jusqu’au sol. Ensuite, Ibn Zubair رضي الله عنه dressa des piliers et y suspendit des rideaux pour permettre aux gens d’accomplir leurs rites pendant la reconstruction. Les murs furent relevés. Ibn Zubair رضي الله عنه dit : « J’ai entendu Aïcha رضي الله عنها dire que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : “Si les gens n’avaient pas récemment quitté la mécréance, et si j’en avais eu les moyens, j’aurais inclus dans la Ka‘ba cinq coudées de plus du côté du Hijr. J’aurais aussi construit une porte pour entrer et une autre pour sortir.” Aujourd’hui, j’ai les moyens et je ne crains pas que les gens s’y opposent. » Il ajouta donc cinq coudées du côté du Hatim, révélant ainsi les anciennes fondations posées par Ibrahim, et les gens les virent. Le mur fut élevé sur ces fondations. La longueur de la Ka‘ba était de dix-huit coudées ; avec l’ajout en largeur, la longueur paraissait petite, alors il ajouta dix coudées à la longueur également. Deux portes furent construites, l’une pour entrer, l’autre pour sortir. Quand Ibn Zubair رضي الله عنه fut tué, Hajjaj écrivit à ‘Abd al-Malik ibn Marwan pour l’informer qu’Ibn Zubair رضي الله عنه avait bâti la Ka‘ba sur les fondations d’Ibrahim, ce que des témoins fiables de La Mecque avaient vu. ‘Abd al-Malik répondit : « Nous ne voulons pas critiquer Ibn Zubair pour cela. Garde l’ajout qu’il a fait du côté de la longueur, mais pour ce qu’il a ajouté du côté du Hijr, ramène-le à l’ancienne fondation, et mure la porte qu’il avait ouverte. » Ainsi, Hajjaj, sur l’ordre de ‘Abd al-Malik, démolit cette partie et la reconstruisit sur les anciennes fondations
- Sahih Muslim, n°3248
Rapporté par Abu Qaza‘ah : Alors qu’Abd al-Malik ibn Marwan faisait le tawaf autour de la Ka‘ba, il dit : « Qu’Allah maudisse Ibn Zubair, il ment en attribuant à la Mère des croyants ce qu’il dit avoir entendu d’elle, à savoir que le Messager d’Allah ﷺ aurait dit : ‘Aïcha, si ton peuple n’était pas de nouveaux convertis à l’islam, j’aurais démoli la Maison et j’y aurais ajouté la partie du Hijr, car ton peuple a réduit la Maison par rapport à ses fondations.’ » Harith ibn ‘Abdullah ibn Abu Rabi‘a رضي الله عنه dit : « Commandeur des croyants, ne dis pas cela, car j’ai entendu la Mère des croyants le dire. » Il répondit : « Si je l’avais su avant de la démolir, je l’aurais laissée comme Ibn Zubair l’avait reconstruite. »
- Sahih Muslim, n°3249
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet du mur qui entoure la Maison (c’est-à-dire si le mur du côté du Hijr fait partie de la Ka‘ba). Il a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Pourquoi ne l’ont-ils pas inclus dans la Maison ? » Il a dit : « Ton peuple a manqué de moyens. » J’ai demandé : « Pourquoi la porte est-elle surélevée ? » Il a dit : « Ton peuple l’a fait pour n’admettre que ceux qu’ils voulaient, et refuser l’entrée à ceux qu’ils ne voulaient pas. Si ton peuple n’était pas de nouveaux croyants, et si je ne craignais pas que cela ne trouble leurs cœurs, j’aurais inclus ce mur dans la Maison et j’aurais mis la porte au niveau du sol. »
- Sahih Muslim, n°3250
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai interrogé le Messager d’Allah ﷺ à propos du Hijr, et le reste du hadith est le même. J’ai aussi demandé : « Pourquoi la porte est-elle placée si haut, au point qu’on ne peut y entrer qu’avec une échelle ? » Le reste du hadith est identique à ce qui précède, et il conclut : « (Je ne change pas cela) par crainte que leurs cœurs ne le désapprouvent. »
- Sahih Muslim, n°3288
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas de jour où Allah affranchit plus de gens de l’Enfer que le jour de ‘Arafa. Il s’approche, puis fait leur éloge auprès des anges en disant : “Que veulent-ils ?” »
- Sahih Muslim, n°3574
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aflah, le frère d’Abu’l Qulais رضي الله عنه, est venu demander la permission d’entrer chez elle. Le reste du hadith est identique, sauf que le Prophète ﷺ a dit : « C’est ton oncle. Que ta main soit couverte de poussière. » Abu’l Qulais était le mari de la femme qui avait allaité Aïcha رضي الله عنها
- Sahih Muslim, n°3575
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Mon oncle par allaitement est venu me demander la permission d’entrer, mais je ne la lui ai pas donnée avant de demander l’avis du Messager d’Allah ﷺ. Quand il est arrivé, je lui ai dit : « Mon oncle par allaitement m’a demandé la permission d’entrer, mais je ne la lui ai pas accordée. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Tu ferais mieux de laisser entrer ton oncle. » J’ai dit : « C’est la femme qui m’a allaitée, pas l’homme. » Il a répondu : « C’est ton oncle, laisse-le entrer. »
- Sahih Muslim, n°3576
Rapporté par Hicham selon la même chaîne de transmetteurs : Le frère d’Abu’l-Qu’ais a demandé la permission d’entrer chez Aïcha رضي الله عنها. Le reste est identique
- Sahih Muslim, n°3578
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Mon oncle par allaitement, Abu’l Ja’d (le surnom d’Aflah), m’a demandé la permission d’entrer, mais je la lui ai refusée. (Hicham m’a dit qu’Abu’l-Ja’d était en fait Abu’l-Qu’ais.) Quand le Messager d’Allah ﷺ est venu, je l’en ai informé. Il a dit : « Pourquoi ne l’as-tu pas laissé entrer ? Que ta main droite, ou ta main, soit couverte de poussière. »
- Sahih Muslim, n°3579
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Son oncle par allaitement, qui s’appelait Aflah, lui a demandé la permission d’entrer, mais elle s’est voilée devant lui et en a informé le Messager d’Allah ﷺ, qui lui a dit : « Ne te voile pas devant lui, car il est un mahram (personne avec qui le mariage est interdit) à cause de l’allaitement, comme on l’est à cause des liens du sang. »
- Sahih Muslim, n°3580
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aflah ibn Qu’ais m’a demandé la permission d’entrer, mais je la lui ai refusée. Il m’a envoyé un message disant : « Je suis ton oncle, car la femme de mon frère t’a allaitée. » Mais j’ai continué à lui refuser la permission. Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé et je lui en ai parlé. Il a dit : « Il peut entrer, car c’est ton oncle. »
- Sahih Muslim, n°3590
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها, Suwaid et Zubair : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un ou deux allaitements ne rendent pas le mariage interdit. »
- Sahih Muslim, n°3597
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Il avait été révélé dans le Coran que dix tétées claires rendaient le mariage interdit, puis cela a été abrogé et remplacé par cinq tétées. Le Messager d’Allah ﷺ est décédé alors que cela se trouvait encore dans le Coran et était récité par les musulmans
- Sahih Muslim, n°3598
Rapporté par Amra : Elle a entendu Aïcha رضي الله عنها parler de l’allaitement qui rend le mariage interdit. Aïcha رضي الله عنها a dit : « Il a été révélé dans le Coran dix tétées claires, puis cinq tétées claires. »
- Sahih Muslim, n°3599
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Des hadiths similaires ont été rapportés par Aïcha à travers une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°3600
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Sahla bint Suhail est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, je remarque sur le visage d’Abu Hudhaifa des signes de gêne quand Salim (qui est un allié) entre chez nous. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Allaite-le. » Elle a répondu : « Comment pourrais-je l’allaiter alors que c’est un homme adulte ? » Le Messager d’Allah ﷺ a souri et a dit : « Je sais bien que c’est un jeune homme. » ‘Amr a ajouté dans son récit qu’il avait participé à la bataille de Badr, et dans la version d’Ibn ‘Umar, il est dit : Le Messager d’Allah ﷺ a ri
- Sahih Muslim, n°3601
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Salim, l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifa, vivait avec lui et sa famille dans leur maison. La fille de Suhail est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Salim a atteint la puberté comme les hommes, il comprend comme eux, et il entre librement dans notre maison. Mais je sens qu’il y a quelque chose qui dérange Abu Hudhaifa. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Allaite-le, ainsi il te deviendra interdit (comme un membre de la famille), et ce qui dérange Abu Hudhaifa dans son cœur disparaîtra. » Elle est revenue et a dit : « Je l’ai allaité, et ce qui était dans le cœur d’Abu Hudhaifa a disparu. »
- Sahih Muslim, n°3602
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abu Bakr lui a rapporté qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : Sahla bint Suhail ibn ‘Amr est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, Salim (l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifa) vit avec nous dans notre maison. Il a atteint la puberté comme les hommes et a acquis la connaissance des choses intimes comme eux. » Le Prophète ﷺ a dit : « Allaite-le afin qu’il te devienne interdit (au mariage). » Ibn Abu Mulaika dit : « Je me suis abstenu de rapporter ce hadith pendant environ un an par crainte. Puis j’ai rencontré Al-Qasim et je lui ai dit : “Tu m’as rapporté un hadith que je n’ai pas transmis à d’autres.” Il m’a demandé lequel, je le lui ai rappelé, et il m’a dit : “Rapporte-le de ma part, car c’est bien Aïcha رضي الله عنها qui me l’a transmis.” »
- Sahih Muslim, n°3603
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها à Aïcha رضي الله عنها : « Un jeune garçon proche de la puberté vient chez toi. Pour ma part, je n’aime pas qu’il vienne chez moi. » Aïcha رضي الله عنها répondit : « Ne vois-tu pas dans le Messager d’Allah ﷺ un exemple à suivre ? » Elle ajouta : « La femme d’Abu Hudhaifa a dit : “Ô Messager d’Allah, Salim vient chez moi alors qu’il est adulte, et cela dérange Abu Hudhaifa.” » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Allaite-le (pour qu’il devienne ton enfant de lait), ainsi il pourra venir chez toi librement. »
- Sahih Muslim, n°3604
Rapporté par Zaynab, fille d’Abu Salama : J’ai entendu Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, dire à Aïcha : « Par Allah, je n’aime pas être vue par un jeune homme qui a dépassé l’âge de l’allaitement. » Aïcha رضي الله عنها demanda : « Pourquoi donc ? » Sahla, fille de Suhail, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, je remarque sur le visage d’Abu Hudhaifa des signes de gêne à cause de l’entrée de Salim dans la maison. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Allaite-le. » Sahla dit : « Mais il a une barbe ! » Il répéta : « Allaite-le, cela fera disparaître ce malaise sur le visage d’Abu Hudhaifa. » Elle dit : « Je l’ai fait, et par Allah, je n’ai plus vu de gêne sur le visage d’Abu Hudhaifa. »
- Sahih Muslim, n°3605
Rapporté par Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Toutes les épouses du Prophète ﷺ refusaient l’idée qu’une personne allaitée de cette manière (après l’âge habituel) puisse entrer chez elles. Elles disaient à Aïcha : « Par Allah, nous ne voyons là qu’une exception accordée par le Messager d’Allah ﷺ uniquement pour Salim. Personne d’autre ne sera autorisé à entrer chez nous de cette façon, et nous ne sommes pas d’accord avec cela. »
- Sahih Muslim, n°3606
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me rendre visite alors qu’un homme était assis près de moi, et il a semblé désapprouver cela. J’ai vu des signes de colère sur son visage et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, c’est mon frère de lait. » Il a dit : « Fais bien attention à qui sont tes frères de lait, car l’allaitement qui compte est celui de la petite enfance (lorsqu’on a faim). »
- Sahih Muslim, n°3613
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Sa’d ibn Abu Waqqas et Abd ibn Zam’a رضي الله عنهما se disputaient au sujet d’un jeune garçon. Sa’d a dit : « Ô Messager d’Allah, c’est le fils de mon frère ‘Utba ibn Abu Waqqas, car il l’a reconnu comme son fils. Regarde sa ressemblance. » Abd ibn Zam’a a dit : « Ô Messager d’Allah, c’est mon frère, car il est né sur le lit de mon père de sa servante. » Le Messager d’Allah ﷺ a observé la ressemblance et a constaté qu’il ressemblait clairement à ‘Utba. Mais il a dit : « Il est à toi, ô ‘Abd (ibn Zam’a), car l’enfant appartient à celui sur le lit duquel il est né, et pour le fornicateur, il y a la lapidation. Sauda bint Zam’a, voile-toi devant lui. » Ainsi, il ne vit jamais Sauda. Muhammad ibn Rumh n’a pas mentionné les mots : « Ô Abd. »
- Sahih Muslim, n°3617
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir, il était content et son visage rayonnait. Il a dit : « As-tu vu que Mujazziz a regardé Zayd ibn Haritha et Usama ibn Zayd, puis il a dit : “Certains traits de leurs pieds se retrouvent chez l’autre.” »
- Sahih Muslim, n°3618
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir, il était heureux et a dit : « Aïcha, as-tu vu Mujazziz al-Mudliji ? Il est entré (chez moi) et a vu Usama et Zayd couverts d’un drap, la tête cachée mais les pieds visibles, et il a dit : “Ces pieds sont de la même famille.” »
- Sahih Muslim, n°3619
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un physionomiste est venu (chez nous) alors que le Messager d’Allah ﷺ était présent. Usama ibn Zayd et Zayd ibn Haritha dormaient tous les deux. Le physionomiste a dit : « Ces pieds sont de la même famille. » Le Messager d’Allah ﷺ a été content d’entendre cela, il était heureux et l’a raconté à Aïcha رضي الله عنها
- Sahih Muslim, n°3628
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait neuf épouses. Lorsqu’il partageait son temps entre elles, le tour de la première épouse ne revenait qu’au bout de neuf jours. Toutes se réunissaient chaque nuit dans la maison où il devait passer la nuit. Une fois, alors qu’il devait passer la nuit chez Aïcha رضي الله عنها, Zaynab est venue. Le Prophète ﷺ a tendu la main vers elle (Zaynab), et Aïcha رضي الله عنها a dit : « C’est Zaynab. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors retiré sa main. Il y a eu une dispute entre elles, leurs voix se sont élevées, et c’est à ce moment-là que l’iqama pour la prière a été prononcée. Abu Bakr est arrivé, a entendu leurs voix et a dit : « Ô Messager d’Allah, viens pour la prière, et jette de la poussière dans leurs bouches. » Le Prophète ﷺ est alors sorti. Aïcha رضي الله عنها a raconté : « Quand le Messager d’Allah ﷺ finissait sa prière, Abu Bakr venait aussi et agissait comme il le fait dans ces cas-là (c’est-à-dire en réprimandant). Quand le Prophète ﷺ avait terminé sa prière, Abu Bakr est venu me voir et m’a parlé durement en disant : “Est-ce ainsi que tu te comportes ?” »
- Sahih Muslim, n°3629
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Je n’ai jamais trouvé de femme plus aimante envers moi que Sauda bint Zam’a. J’aurais aimé être exactement comme elle, tellement elle était généreuse. Quand elle est devenue âgée, elle a offert à Allah son jour (celui qu’elle devait passer avec le Messager d’Allah ﷺ) pour qu’il le donne à Aïcha. Elle a dit : « J’ai donné mon jour avec toi à Aïcha. » Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ accordait deux jours à Aïcha : le sien et celui de Sauda
- Sahih Muslim, n°3631
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’étais jalouse des femmes qui se proposaient au Messager d’Allah ﷺ et j’ai dit : « Lorsque Allah, le Très-Haut et le Glorieux, a révélé ce verset : “Tu peux différer celle que tu veux d’entre elles, et accueillir celle que tu veux ; et si tu désires reprendre celle que tu avais écartée, il n’y a pas de faute pour toi” (33:51), il m’a semblé que ton Seigneur se hâte d’accomplir tes désirs. »
- Sahih Muslim, n°3632
Rapporté par Hisham d’après son père, d’après Aïcha رضي الله عنها : Aïcha disait : « Une femme n’a-t-elle donc pas honte de se proposer à un homme ? » Puis Allah, le Très-Haut et le Glorieux, a révélé ce verset : « Tu peux différer celle que tu veux d’entre elles, et accueillir celle que tu veux. » J’ai alors dit : « Il me semble que ton Seigneur se hâte d’accomplir tes désirs. »
- Sahih Muslim, n°3678
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a raconté que le Messager d’Allah ﷺ passait du temps chez Zaynab, la fille de Jahsh, et buvait du miel chez elle. Elle a ajouté : « Hafsa et moi avons convenu que celle d’entre nous que le Messager d’Allah ﷺ visiterait en premier lui dirait : “Je remarque une odeur de Maghafir (résine de mimosa) chez toi.” Le Prophète ﷺ est venu chez l’une de nous et elle lui a dit cela. Il répondit : “J’ai bu du miel chez Zaynab bint Jahsh et je n’en boirai plus jamais.” À ce moment, ce verset a été révélé : « Pourquoi rends-tu interdit ce qu’Allah t’a rendu licite… (jusqu’à) Si vous deux (Aïcha et Hafsa) revenez à Allah… jusqu’à : Et quand le Prophète confia une information à l’une de ses épouses… » (sourate 66, verset 3). Cela fait référence à sa parole : « Mais j’ai bu du miel. »
- Sahih Muslim, n°3679
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ aimait les douceurs et le miel. Après la prière de l’après-midi, il rendait visite à ses épouses et s’approchait d’elles. Un jour, il alla chez Hafsa et y resta plus longtemps que d’habitude. J’ai demandé la raison et on m’a dit : « Une femme de sa famille lui a offert un petit récipient de miel et elle en a donné à boire au Messager d’Allah ﷺ. » J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour. » J’en ai parlé à Saouda et je lui ai dit : « Quand il viendra chez toi et s’approchera de toi, dis-lui : “Messager d’Allah, as-tu mangé du Maghafir ?” S’il te répond non, demande-lui : “Alors, quelle est cette odeur ?” Le Messager d’Allah ﷺ détestait qu’une mauvaise odeur vienne de lui. Il te dira alors : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Tu devras alors dire : “Peut-être que les abeilles ont butiné l’‘Urfut.” Je ferai de même, et Safiyya aussi. Quand il est venu chez Saouda, elle a dit : “Par Celui en dehors duquel il n’y a pas de divinité, c’est sous la contrainte que j’ai décidé de dire ce que tu m’as demandé.” Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé, elle lui a dit : “Messager d’Allah, as-tu mangé du Maghafir ?” Il répondit : “Non.” Elle demanda : “Alors, quelle est cette odeur ?” Il répondit : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Elle dit : “Peut-être que les abeilles ont butiné l’‘Urfut.” Quand il est venu chez moi, je lui ai dit la même chose. Puis il est allé chez Safiyya et elle lui a dit la même chose. Quand il est revenu chez Hafsa, elle lui a proposé la boisson, mais il a dit : “Je n’en veux pas.” Saouda a dit : “Gloire à Allah, par Lui, nous avons réussi à lui faire interdire ce miel.” Je lui ai dit : “Tais-toi.” »
- Sahih Muslim, n°3681
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a rapporté : « Quand le Messager d’Allah ﷺ a reçu l’ordre de donner le choix à ses épouses, il a commencé par moi en disant : “Je vais te parler d’une chose, mais ne prends pas de décision hâtive avant d’en avoir parlé à tes parents.” Elle a dit qu’il savait déjà que mes parents ne m’auraient jamais permis de me séparer de lui. Puis il a dit : “Allah, le Très-Haut, a dit : Prophète, dis à tes épouses : Si vous voulez la vie d’ici-bas et ses plaisirs, venez, je vous donnerai une compensation et je vous libérerai dignement ; mais si vous voulez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” » Elle a dit : « Pourquoi devrais-je consulter mes parents, alors que je veux Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà ? » Elle a ajouté : « Ensuite, toutes les épouses du Messager d’Allah ﷺ ont fait comme moi. »
- Sahih Muslim, n°3682
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ nous a demandé la permission lorsqu’il devait passer un jour avec l’une d’entre nous (alors qu’il voulait rendre visite à ses autres épouses aussi). C’est après cela que ce verset a été révélé : « Tu peux retarder qui tu veux d’entre elles, et accueillir qui tu veux… » (sourate 33, verset 51). Mu‘adha lui a demandé : « Qu’as-tu répondu au Messager d’Allah ﷺ quand il t’a demandé la permission ? » Elle a dit : « Si j’avais eu le choix, je n’aurais laissé personne passer avant moi. »
- Sahih Muslim, n°3684
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné le choix (de divorcer), mais nous n’avons pas considéré cela comme un divorce
- Sahih Muslim, n°3685
Rapporté par Masruq : Masruq a dit : « Cela ne me dérange pas de donner à ma femme le choix (de divorcer) une fois, cent fois ou mille fois, sachant qu’elle me choisira toujours (et ne demandera jamais le divorce). J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها à ce sujet, et elle a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné le choix, mais cela voulait-il dire divorce ? (En réalité, ce n’est un divorce que si la femme fait ce choix.)” »
- Sahih Muslim, n°3686
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a donné le choix à ses épouses, mais ce n’était pas un divorce
- Sahih Muslim, n°3687
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aïcha a rapporté : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné le choix (de divorcer), et nous l’avons choisi, et il n’a pas considéré cela comme un divorce. »
- Sahih Muslim, n°3688
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aïcha a rapporté : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a donné le choix (de divorcer), mais nous l’avons choisi, et il n’a rien compté comme divorce à notre sujet. »
- Sahih Muslim, n°3689
Rapporté par un autre transmetteur : Un hadith similaire a été transmis de la part de Aïcha رضي الله عنها par une autre chaîne de narrateurs
- Sahih Muslim, n°3690
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : Jabir a rapporté : Abou Bakr رضي الله عنه est venu demander la permission de voir le Messager d’Allah ﷺ. Il trouva des gens assis devant sa porte, mais personne n’avait reçu la permission, sauf lui. Il entra, puis Omar arriva, demanda la permission et l’obtint aussi. Il trouva le Messager d’Allah ﷺ assis, triste et silencieux, entouré de ses épouses. Omar رضي الله عنه dit : « Je vais dire quelque chose pour faire sourire le Prophète ﷺ. » Il dit alors : « Messager d’Allah, si tu avais vu ce que la fille de Khadija m’a fait quand je lui ai demandé de l’argent, je me suis levé et je lui ai donné une tape sur le cou. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Elles sont autour de moi comme tu le vois, me demandant plus d’argent. » Abou Bakr رضي الله عنه s’est alors levé, est allé voir Aïcha رضي الله عنها et lui a donné une tape sur le cou, et Omar s’est levé devant Hafsa et lui a donné une tape en disant : « Vous demandez au Messager d’Allah ﷺ ce qu’il ne possède pas. » Elles dirent : « Par Allah, nous ne demandons rien au Messager d’Allah ﷺ qu’il ne possède pas. » Ensuite, il s’est éloigné d’elles pendant un mois ou vingt-neuf jours. Puis ce verset lui a été révélé : « Prophète, dis à tes épouses… pour une grande récompense » (sourate 33, verset 28). Il alla d’abord voir Aïcha رضي الله عنها et lui dit : « Je veux te proposer quelque chose, Aïcha, mais ne réponds pas tout de suite avant d’avoir consulté tes parents. » Elle demanda : « Messager d’Allah, de quoi s’agit-il ? » Il lui récita le verset, et elle répondit : « Est-ce à propos de toi que je devrais consulter mes parents, Messager d’Allah ? Non, je choisis Allah, Son Messager et la dernière demeure. Mais je te demande de ne rien dire à tes autres épouses sur ce que j’ai dit. » Il répondit : « Aucune d’elles ne me le demandera sans que je l’en informe. Allah ne m’a pas envoyé pour être dur ou causer du tort, mais Il m’a envoyé pour enseigner et faciliter. »
- Sahih Muslim, n°3691
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Omar a rapporté : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ s’est éloigné de ses épouses, je suis entré dans la mosquée et j’ai trouvé des gens qui frappaient le sol avec des cailloux en disant : « Le Messager d’Allah ﷺ a divorcé de ses épouses. » C’était avant qu’on leur ordonne de se mettre à l’écart. Omar s’est dit : « Je dois savoir ce qu’il en est aujourd’hui. » Je suis allé voir Aïcha رضي الله عنها et lui ai dit : « Fille d’Abou Bakr, as-tu causé du tort au Messager d’Allah ﷺ ? » Elle répondit : « Fils de Khattab, cela ne te regarde pas, occupe-toi de tes affaires. » Je suis allé voir Hafsa, ma fille, et lui ai dit : « Hafsa, j’ai entendu dire que tu causes du tort au Messager d’Allah ﷺ. Tu sais qu’il ne t’aime pas, et si je n’étais pas ton père, il t’aurait divorcée. » Elle se mit à pleurer. Je lui ai demandé où était le Messager d’Allah ﷺ. Elle répondit : « Il est dans la pièce en haut. » J’y suis allé et j’ai trouvé Rabah, le serviteur du Prophète ﷺ, assis sur le rebord de la fenêtre. Je lui ai dit : « Ô Rabah, demande la permission pour moi auprès du Messager d’Allah ﷺ. » Il a regardé vers la pièce puis vers moi, sans rien dire. Je l’ai répété, et il a fait de même. J’ai élevé la voix : « Ô Rabah, demande la permission pour moi auprès du Messager d’Allah ﷺ. » Je pense que le Messager d’Allah ﷺ pensait que j’étais venu à cause de Hafsa. Par Allah, s’il me demandait de la frapper, je l’aurais fait. J’ai élevé la voix, et il m’a fait signe de monter. J’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ allongé sur une natte, qui avait laissé des traces sur ses flancs. J’ai regardé dans sa réserve et n’y ai vu qu’une poignée d’orge et quelques feuilles de mimosa, ainsi qu’une outre en cuir suspendue. J’en ai eu les larmes aux yeux. Il m’a demandé : « Ibn Khattab, pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Messager d’Allah, pourquoi ne pleurerais-je pas ? Cette natte a laissé des marques sur toi, et je ne vois rien dans ta réserve, alors que César et Chosroès vivent dans l’abondance, et toi tu es le Messager d’Allah, Son élu, et voilà ce que tu possèdes ! » Il a dit : « Ibn Khattab, n’es-tu pas satisfait que pour nous soit la félicité de l’au-delà, et pour eux celle de ce monde ? » J’ai dit : « Oui. » J’avais vu des signes de colère sur son visage, alors j’ai dit : « Messager d’Allah, quel mal te font tes épouses ? Si tu les as divorcées, Allah est avec toi, ainsi que Ses anges, Gabriel, Mika’il, moi, Abou Bakr et les croyants. » Je souhaitais qu’Allah confirme mes paroles, et le verset du choix (Ayat al-Takhyir) fut révélé : « Peut-être que son Seigneur, s’il vous divorce, lui donnera en échange des épouses meilleures que vous… » (sourate 66, verset 5). Et : « Si vous vous liguez contre lui, Allah est son Protecteur, Gabriel et les croyants vertueux, et les anges après cela sont ses soutiens » (sourate 66, verset 4). C’étaient Aïcha et Hafsa qui avaient poussé les autres épouses à demander plus d’argent. J’ai demandé : « Messager d’Allah, les as-tu divorcées ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Je suis allé à la mosquée et j’ai trouvé les musulmans préoccupés, disant que tu avais divorcé de tes épouses. Veux-tu que je leur annonce que ce n’est pas le cas ? » Il a dit : « Oui, si tu veux. » J’ai continué à lui parler jusqu’à ce que les signes de colère disparaissent de son visage et qu’il se mette à sourire. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est descendu, et moi aussi. Je me suis accroché au tronc du palmier, et le Messager d’Allah ﷺ est descendu avec aisance, comme s’il marchait sur le sol. J’ai dit : « Messager d’Allah, tu es resté dans ta chambre vingt-neuf jours. » Il a dit : « Parfois, le mois compte vingt-neuf jours. » Je me suis tenu à la porte de la mosquée et j’ai crié à haute voix : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas divorcé de ses épouses. » C’est à cette occasion que ce verset a été révélé : « Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la répandent ; mais s’ils la rapportaient au Messager et à ceux qui détiennent l’autorité, ceux qui cherchent à comprendre sauraient quoi faire… » (sourate 4, verset 83). Et c’est moi qui ai compris cette affaire, et Allah a révélé le verset concernant le choix donné au Prophète ﷺ pour garder ou divorcer de ses épouses
- Sahih Muslim, n°3692
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنهما : J’avais l’intention de demander à Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه au sujet d’un verset, mais j’ai attendu un an par crainte de lui, jusqu’à ce qu’il parte en pèlerinage et que je l’accompagne. Sur le chemin du retour, il s’est écarté vers un arbre d’arak pour se soulager. J’ai attendu qu’il ait fini, puis j’ai marché avec lui et j’ai dit : « Commandeur des croyants, qui sont les deux épouses du Messager d’Allah ﷺ qui se sont soutenues l’une l’autre (dans leur demande d’argent) ? » Il a dit : « C’étaient Hafsa et Aïcha رضي الله عنهما. » Je lui ai dit : « Cela fait un an que je voulais t’interroger à ce sujet, mais je n’osais pas à cause de ton autorité. » Il a dit : « Ne fais pas cela. Si tu penses que j’ai une connaissance, demande-moi. Si je sais, je te répondrai. » Il a ajouté : « Par Allah, à l’époque de l’ignorance, nous n’avions aucun égard pour les femmes, jusqu’à ce qu’Allah révèle à leur sujet ce qu’Il a révélé et qu’Il leur accorde des droits. Un jour, je réfléchissais à quelque chose et ma femme m’a dit : “J’aimerais que tu fasses ceci ou cela.” Je lui ai répondu : “Cela ne te concerne pas, ne t’occupe pas de ce que je veux faire.” Elle m’a dit : “C’est étrange que toi, fils de Khattab, tu n’acceptes pas qu’on te réponde, alors que ta fille répond au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier toute la journée.” J’ai alors pris mon manteau et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Ô ma fille, j’ai entendu dire que tu réponds au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier.” Elle a dit : “Par Allah, nous lui répondons.” Je lui ai dit : “Fais attention, ma fille, je t’avertis contre la colère d’Allah et la colère de Son Messager ﷺ. Ne te laisse pas tromper par celle dont la beauté l’a séduite et par l’amour du Messager d’Allah ﷺ pour elle.” Je suis ensuite allé voir Umm Salama à cause de notre parenté et je lui ai parlé. Umm Salama m’a dit : “Omar ibn al-Khattab, c’est étrange que tu te mêles de tout, même entre le Messager d’Allah ﷺ et ses épouses.” Cela m’a tellement troublé que je n’ai rien ajouté et je suis sorti. J’avais un ami parmi les Ansar. Quand je m’absentais, il m’apportait des nouvelles, et quand il s’absentait, je lui en apportais. À ce moment-là, nous craignions un roi de Ghassan. Mon ami Ansari est venu frapper à ma porte et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le Ghassani est-il venu ?” Il a répondu : “C’est plus grave ! Le Messager d’Allah ﷺ s’est séparé de ses épouses.” J’ai dit : “Que le nez de Hafsa et d’Aïcha soit couvert de poussière !” J’ai pris mon manteau et je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ dans sa chambre haute, à laquelle il montait par une échelle en palmier. Son serviteur noir était assis au bas de l’échelle. J’ai dit : “C’est Omar.” On m’a donné la permission. J’ai raconté cela au Messager d’Allah ﷺ, et quand j’ai parlé d’Umm Salama, il a souri. Il était allongé sur une natte, sans rien entre lui et la natte, avec un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, un tas de bois de santal à ses pieds et une peau suspendue près de sa tête. J’ai vu les marques de la natte sur son côté, et j’ai pleuré. Il m’a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” J’ai dit : “Messager d’Allah, Chosroès et César vivent dans le luxe, alors que toi, le Messager d’Allah, tu vis dans la pauvreté.” Il a répondu : “N’aimes-tu pas qu’ils aient les biens de ce monde, et que tu aies l’au-delà ?”
- Sahih Muslim, n°3696
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté : « J’ai toujours voulu interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah, le Très-Haut, a dit : “Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)” (sourate 66, verset 4), jusqu’à ce qu’Omar parte pour le Hajj et que je l’accompagne. Sur le chemin, il s’est écarté pour ses besoins et j’ai apporté un récipient d’eau. Il a fait ses ablutions, puis j’ai dit : “Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah a dit : ‘Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)’ ?” Omar رضي الله عنه répondit : “Comme c’est étrange, Ibn ‘Abbas !” (Zuhri a dit : Par Allah, il n’aimait pas cette question, mais il n’a pas gardé le secret.) Il a dit : “Ce sont Hafsa et Aïcha.” Puis il raconta : “Nous étions des gens de Qouraïsh qui avions l’habitude de dominer nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons trouvé des gens dominés par leurs femmes, et nos femmes ont commencé à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me suis fâché contre ma femme et elle m’a répondu. Je n’aimais pas qu’elle me réponde. Elle m’a dit : ‘Tu n’aimes pas que je te réponde, mais, par Allah, les épouses du Messager d’Allah ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit.’ Je suis allé voir Hafsa et lui ai dit : ‘Réponds-tu au Messager d’Allah ﷺ ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Est-ce que l’une d’entre vous se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’avez-vous pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère de Son Messager ﷺ, et ainsi périr ? Ne répondez pas au Messager d’Allah ﷺ et ne lui demandez rien, mais demandez-moi ce que vous voulez. Que le comportement de ta compagne ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée du Messager d’Allah ﷺ que toi (en parlant d’Aïcha رضي الله عنها).’ ” Il a ajouté : “J’avais un compagnon parmi les Ansar, et nous restions auprès du Messager ﷺ chacun notre tour. Il y allait un jour, moi le lendemain, et nous nous informions mutuellement des révélations et des nouvelles. Nous parlions de la menace des Ghassanides. Un jour, mon compagnon est venu la nuit, a frappé à ma porte et a dit : ‘Il s’est passé quelque chose de grave.’ J’ai demandé : ‘Les Ghassanides sont-ils venus ?’ Il a répondu : ‘Non, c’est plus grave : le Prophète ﷺ a divorcé de ses épouses.’ J’ai dit : ‘Hafsa a échoué et perdu, je le craignais.’ Le matin, j’ai prié l’aube, me suis habillé et suis allé voir Hafsa, qui pleurait. J’ai demandé : ‘Le Messager d’Allah ﷺ vous a-t-il divorcées ?’ Elle a dit : ‘Je ne sais pas, mais il s’est isolé dans sa chambre.’ Je suis allé voir le serviteur noir et lui ai demandé la permission d’entrer. Il est allé voir le Prophète ﷺ, puis est revenu sans rien dire. Je suis allé au minbar, où des gens pleuraient. Je suis resté un moment, puis je suis revenu voir le serviteur, qui m’a finalement fait signe d’entrer. J’ai salué le Messager d’Allah ﷺ, qui était allongé sur une natte, avec des marques sur le côté. J’ai demandé : ‘Messager d’Allah, as-tu divorcé de tes épouses ?’ Il a levé la tête et dit : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Allah est le Plus Grand ! Messager d’Allah, si tu avais vu comment, à La Mecque, nous dominions nos femmes, mais à Médine, ce sont elles qui dominent. Un jour, ma femme m’a répondu, et je n’ai pas aimé cela. Elle m’a dit : “Tu n’aimes pas que je te réponde, mais les épouses du Prophète ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée.” J’ai dit : “Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’a-t-elle pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère du Messager ﷺ, et ainsi périr ?”’ Le Messager d’Allah ﷺ a souri. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, j’ai dit à Hafsa : “Que le comportement de ta compagne (Aïcha) ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée de toi.”’ Il a souri de nouveau. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, puis-je te parler de choses agréables ?’ Il a dit : ‘Oui.’ Je me suis assis et j’ai levé la tête : par Allah, je n’ai rien vu d’important dans la maison, à part trois peaux. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, invoque ton Seigneur pour qu’Il accorde la prospérité à ta communauté, comme Il l’a fait pour les Perses et les Romains, alors qu’ils n’adorent pas Allah.’ Il s’est redressé et a dit : ‘Ibn Khattab, doutes-tu qu’ils soient un peuple à qui tout a été donné dans ce bas-monde ?’ J’ai dit : ‘Messager d’Allah, demande pardon pour moi.’ Le Messager d’Allah ﷺ avait fait le serment de ne pas leur rendre visite pendant un mois, à cause de sa grande contrariété, jusqu’à ce qu’Allah lui montre Son mécontentement. Zuhri a dit : ‘Urwa m’a informé qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : “Après vingt-neuf nuits, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir en premier. Je lui ai dit : ‘Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, or tu es venu après vingt-neuf nuits.’ Il répondit : ‘Le mois peut aussi compter vingt-neuf jours.’ Puis il dit : ‘Aïcha, je veux te parler d’une chose, ne sois pas pressée et consulte tes parents.’ Il récita alors le verset : ‘Ô Prophète, dis à tes épouses…’ jusqu’à ‘une grande récompense’ (sourate 33, verset 28).’ Aïcha رضي الله عنها a dit : ‘Par Allah, il savait que mes parents ne m’auraient jamais permis de me séparer de lui. J’ai dit : “Ai-je besoin de consulter mes parents ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.”’ Ma‘mar a dit : Ayyub m’a rapporté qu’Aïcha a dit : ‘Ne dis pas à tes épouses que je t’ai choisi.’ Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘En vérité, Allah m’a envoyé comme messager, pas comme source de difficulté.’ Qatada a dit : ‘Saghat qulubukum’ signifie : ‘Vos cœurs se sont inclinés.’ »
- Sahih Muslim, n°3776
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنه : Aïcha رضي الله عنها avait décidé d’acheter une esclave pour ensuite l’affranchir, mais ses maîtres dirent : « Nous sommes prêts à te la vendre à condition que le droit d’héritage reste avec toi. » Elle en parla au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : « Cela ne doit pas t’arrêter. Le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. »
- Sahih Muslim, n°3777
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Barira vint la voir pour demander son aide afin d’obtenir sa liberté, mais elle n’avait encore rien payé du montant prévu dans le contrat. Aïcha lui dit : « Va voir ta famille (tes propriétaires), et s’ils acceptent que je paie la somme à ta place pour t’affranchir, alors j’aurai le droit à ton héritage. (Si cela leur convient) je suis prête à payer. » Barira en parla à sa famille, mais ils refusèrent et dirent : « Si Aïcha veut te faire du bien pour Allah, qu’elle le fasse, mais le droit d’héritage sera pour nous. » Aïcha rapporta cela au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : « Achète-la et affranchis-la, car le droit d’héritage revient à celui qui affranchit (l’esclave). » Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ se leva et dit : « Qu’arrive-t-il aux gens qui posent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d’Allah ? Celui qui pose une condition qui n’est pas dans le Livre d’Allah, cette condition n’est pas valable, même si elle est répétée cent fois. La condition posée par Allah est la plus importante et la plus valable. »
- Sahih Muslim, n°3778
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Barira vint me voir et me dit : « Aïcha, j’ai conclu un contrat avec ma famille (mes propriétaires) pour obtenir ma liberté contre neuf ‘uqiyas (d’argent), une ‘uqiya chaque année. » Le reste du hadith est le même (avec cet ajout) : « Ce problème du droit d’héritage ne doit pas t’arrêter. Achète-la et affranchis-la. » Il est rapporté dans un hadith : Le Messager d’Allah ﷺ se leva parmi les gens, glorifia Allah, Le loua, puis dit : « ensuite… [amma ba'd]]»
- Sahih Muslim, n°3779
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Barira vint me voir et me dit : « Ma famille (mes propriétaires) a conclu un contrat avec moi pour ma liberté contre neuf ‘uqiyas (d’argent), à payer en neuf ans, une ‘uqiya chaque année. Aide-moi à payer. » Je lui dis : « Si ta famille est d’accord, je suis prête à leur payer la totalité en une seule fois pour t’affranchir, mais le droit d’héritage me reviendra si je le fais. » Barira en parla à sa famille, mais ils refusèrent sauf à condition que le droit d’héritage reste avec eux. Elle revint me le dire. Aïcha dit : « Je l’ai réprimandée. » Barira répondit : « Par Allah, ce n’est pas possible (ils n’accepteront jamais). » Pendant qu’elle disait cela, le Messager d’Allah ﷺ entendit et me demanda, je l’informai, et il dit : « Achète-la et affranchis-la, et laisse-leur le droit d’héritage, car ils ne peuvent pas le réclamer à juste titre, puisque ce droit revient à celui qui affranchit (l’esclave ; donc, ces gens n’ont aucun droit de faire de telles revendications). » Et je l’ai fait. Aïcha dit : Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ fit un sermon le soir. Il glorifia Allah et Le loua comme Il le mérite, puis dit : « Qu’arrive-t-il aux gens qui posent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d’Allah ? Toute condition qui n’est pas dans le Livre d’Allah est invalide, même si elle est répétée cent fois. Le Livre d’Allah est plus vrai que tout autre acte, et la condition posée par Allah est plus contraignante que toute autre condition. Qu’arrive-t-il à certains parmi vous qui disent : “Affranchis untel, mais le droit d’héritage me revient” ? En vérité, le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. »
- Sahih Muslim, n°3781
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. al-Qasim, d’après son père : Aïcha رضي الله عنها a dit : Trois questions ont été clarifiées dans le cas de Barira : ses propriétaires voulaient la vendre à condition que le droit à son héritage leur revienne. Aïcha dit : J’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : « Achète-la et affranchis-la, car en vérité le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. » Elle dit qu’elle l’a affranchie et le Messager d’Allah ﷺ lui a donné le choix (de rester mariée ou de rompre son mariage après l’affranchissement). Elle a choisi pour elle-même (de rompre l’union). Aïcha dit : Les gens lui donnaient la charité et elle nous offrait cela comme cadeau. J’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui dit : « C’est une aumône pour elle, mais un cadeau pour vous, alors acceptez-le. »
- Sahih Muslim, n°3782
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Elle avait acheté Barira auprès des gens des Ansar, mais ils avaient posé la condition que le droit d’héritage leur reviendrait. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Le droit d’héritage revient à celui qui fait le bien (qui affranchit). » Le Messager d’Allah ﷺ lui donna aussi le choix (de rester mariée ou de rompre son mariage). Son mari était un esclave. Barira offrit aussi de la viande à Aïcha comme cadeau. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « J’aimerais que tu nous prépares un plat avec cette viande. » Aïcha répondit : « C’est une aumône donnée à Barira. » Il dit : « C’est une aumône pour elle et un cadeau pour nous. »
- Sahih Muslim, n°3783
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Elle voulait acheter Barira pour l’affranchir. Les vendeurs posèrent la condition que le droit d’héritage leur reviendrait. Aïcha en parla au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : « Achète-la et affranchis-la, car le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. » Le Messager d’Allah ﷺ reçut de la viande en cadeau. Ses Compagnons lui dirent : « C’est une aumône donnée à Barira. » Il répondit : « C’est une aumône pour elle, mais un cadeau pour nous. » Et Barira eut le choix (de rester mariée ou de rompre son mariage). Abd al-Rahman dit : Son mari était un homme libre. Shu’ba dit : J’ai alors demandé à l’un des rapporteurs si le mari de Barira était un homme libre ou un esclave, il répondit : « Je ne sais pas. »
- Sahih Muslim, n°3785
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le mari de Barira était un esclave
- Sahih Muslim, n°3786
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Trois pratiques (sunan) ont été connues à propos de Barira. Elle a eu le choix concernant son mari lorsqu’elle a été affranchie. Elle a reçu de la viande en aumône. Le Messager d’Allah ﷺ me rendit visite alors qu’un pot en terre cuite avec de la viande cuisait sur le feu. Il demanda à manger et on lui donna du pain avec de la viande ordinaire (habituellement cuisinée à la maison). Il dit alors : « Ne vois-je pas un pot en terre cuite sur le feu avec de la viande dedans ? » Ils répondirent : « Oui, Messager d’Allah, il y a de la viande dedans qui a été donnée en aumône à Barira. Nous n’avons pas jugé bon de te la donner à manger. » Il dit : « C’est une aumône pour elle, mais un cadeau pour nous. » Le Messager d’Allah ﷺ a aussi dit : « Le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. »
- Sahih Muslim, n°3787
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Aïcha رضي الله عنها envisageait d’acheter une esclave et de l’affranchir, mais ses propriétaires refusèrent de la vendre sauf à condition que le droit d’héritage leur revienne. Elle en parla au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : « Que cette condition ne t’arrête pas, car le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. »
- Sahih Muslim, n°3963
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a confié la terre de Khaybar (à ses habitants) en échange d’une part de la récolte de fruits et de moisson, et il donnait aussi chaque année à ses épouses cent wasqs : quatre-vingts wasqs de dattes et vingt wasqs d’orge. Quand Omar est devenu calife, il a réparti les terres et les arbres de Khaybar, et a donné le choix aux épouses du Messager d’Allah ﷺ entre garder la terre et l’eau ou continuer à recevoir les wasqs chaque année. Elles ont eu des avis différents : certaines ont choisi la terre et l’eau, d’autres ont préféré les wasqs annuels. Aïcha et Hafsa faisaient partie de celles qui ont choisi la terre et l’eau
- Sahih Muslim, n°3964
Rapporté par Abdullah b. Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a conclu un accord avec les habitants de Khaybar (pour la terre et les arbres) afin qu’ils donnent la moitié de la récolte de la terre et des arbres. Le reste du hadith est le même. Dans le hadith transmis par Ali b. Mushir, il n’est pas mentionné que Aïcha et Hafsa ont choisi la terre et l’eau, mais il a dit que Omar a donné le choix aux épouses du Messager d’Allah ﷺ pour que la terre leur soit attribuée, sans mentionner l’eau
- Sahih Muslim, n°3983
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a entendu les voix de deux personnes qui se disputaient à la porte ; leurs voix étaient fortes. L’un demandait une réduction et voulait que l’autre fasse preuve de clémence envers lui, mais l’autre disait : « Par Allah, je ne le ferai pas. » Le Messager d’Allah ﷺ est alors venu vers eux et a dit : « Où est celui qui jure par Allah qu’il ne fera pas le bien ? » Il a répondu : « Messager d’Allah, c’est moi. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’il fasse ce qu’il veut. »
- Sahih Muslim, n°4410
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Les Quraysh étaient préoccupés par la femme de la tribu de Makhzoum qui avait commis un vol et ils se demandaient : « Qui parlera au Messager d’Allah ﷺ à son sujet ? » Ils dirent : « Qui oserait, à part Usama, le bien-aimé du Messager d’Allah ﷺ ? » Usama lui parla donc. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Intercédez-vous au sujet d’un des châtiments prescrits par Allah ? » Puis il se leva et fit un discours : « Ô gens, ceux qui vous ont précédés ont été détruits parce que, si une personne de haut rang commettait un vol parmi eux, ils l’épargnaient, mais si c’était une personne de rang inférieur, ils appliquaient la peine prescrite. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. » Dans le hadith transmis par Ibn Rumh, il est dit : « En vérité, ceux qui vous ont précédés ont péri. »
- Sahih Muslim, n°4411
Rapporté par Aïcha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Les Quraysh étaient préoccupés par la femme qui avait commis un vol du vivant du Messager d’Allah ﷺ, lors de la conquête de La Mecque. Ils dirent : « Qui parlera au Messager d’Allah ﷺ à son sujet ? » Ils dirent encore : « Qui oserait, à part Usama ibn Zaid, le bien-aimé du Messager d’Allah ﷺ ? » Elle fut amenée au Messager d’Allah ﷺ et Usama ibn Zaid intercéda pour elle. Le visage du Messager d’Allah ﷺ changea de couleur et il dit : « Intercédez-vous au sujet d’un des châtiments prescrits par Allah ? » Usama répondit : « Ô Messager d’Allah, demande pardon pour moi. » Le soir venu, le Messager d’Allah ﷺ se leva et fit un discours. Il glorifia d’abord Allah comme Il le mérite, puis dit : « Venons-en au sujet. Cette injustice a détruit ceux qui vous ont précédés : quand une personne de haut rang volait parmi eux, ils l’épargnaient, mais quand une personne faible volait, ils appliquaient la peine prescrite. Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, même si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. » Ensuite, il ordonna que la main de cette femme soit coupée. Aïcha ajouta : « Elle s’est bien repentie, s’est mariée plus tard et venait me voir, et je transmettais ses besoins au Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°4412
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une femme de la tribu de Makhzoum empruntait des objets puis niait les avoir pris. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna qu’on lui coupe la main. Ses proches allèrent voir Usama ibn Zaid pour qu’il intercède en sa faveur. Il parla au Messager d’Allah ﷺ à son sujet. Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°4598
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Sa‘d fut blessé le jour de la bataille du Fossé. Un homme des Quraysh, appelé Ibn al-Ariqah, lui tira une flèche qui lui transperça l’artère du milieu de l’avant-bras. Le Messager d’Allah ﷺ fit dresser une tente pour lui dans la mosquée et allait souvent prendre de ses nouvelles, car il était tout près. Lorsqu’il revint du Fossé, posa ses armes et se lava, l’ange Gabriel lui apparut, secouant la poussière de ses cheveux comme s’il venait de rentrer de la bataille. Il lui dit : « Tu as posé les armes ? Par Allah, nous ne les avons pas encore posées. Pars contre eux. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « Où ? » Il lui montra Banu Quraiza. Le Messager d’Allah ﷺ alla donc combattre Banu Quraiza. Ils se rendirent à son ordre, mais il confia leur sort à Sa‘d, qui déclara : « Je décide que leurs combattants soient tués, leurs femmes et enfants faits prisonniers, et leurs biens partagés entre les musulmans. »
- Sahih Muslim, n°4600
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : La blessure de Sa‘d commença à sécher et à guérir, alors il fit cette prière : « Ô Allah, Tu sais qu’il n’y a rien que j’aime plus que de combattre pour Ta cause contre ceux qui ont rejeté Ton Messager ﷺ et l’ont chassé de sa patrie. S’il reste encore quelque chose à décider dans la guerre contre les Quraysh, garde-moi en vie pour que je puisse encore combattre pour Toi. Ô Seigneur, je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux. Si c’est le cas, fais que ma blessure s’ouvre et cause ma mort. » Sa blessure se remit alors à saigner au niveau du cou. Les gens ne s’en rendirent compte que lorsque le sang coula vers eux, et dans la mosquée, la tente de Sa‘d était à côté de celle des Banu Ghifar. Ils dirent : « Ô gens de la tente, qu’est-ce qui vient de chez vous ? » C’était le sang de la blessure de Sa‘d, et il mourut ainsi
- Sahih Muslim, n°4653
Rapporté par Aïcha (l’épouse du Prophète) رضي الله عنها : Elle demanda au Messager d’Allah ﷺ : « As-tu connu un jour plus terrible que celui d’Uhud ? » Il répondit : « J’ai subi bien des choses de la part de ton peuple, et le pire a été ce que j’ai vécu le jour de ‘Aqaba. Je suis allé voir Ibn ‘Abd Yalil b. ‘Abd Kulal pour l’inviter à l’islam, mais il n’a pas répondu comme je l’espérais. Je suis reparti, le visage marqué par la tristesse, et je n’ai retrouvé mes esprits qu’à Qarn al-Tha‘alib. J’ai alors levé la tête et j’ai vu un nuage qui me faisait de l’ombre. J’ai regardé, et c’était l’ange Jibril qui m’a appelé et a dit : “Allah, le Glorieux et Honoré, a entendu ce que ton peuple t’a dit et comment ils ont réagi à ton appel. Il t’a envoyé l’ange chargé des montagnes pour que tu lui ordonnes ce que tu veux à leur sujet.” L’ange des montagnes m’a alors appelé, m’a salué et a dit : “Muhammad, Allah a entendu ce que ton peuple t’a dit. Je suis l’ange des montagnes, et ton Seigneur m’a envoyé pour que tu me donnes l’ordre que tu veux. Si tu veux, je peux faire s’écrouler sur eux les deux montagnes qui entourent La Mecque.” Mais le Messager d’Allah ﷺ lui a répondu : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir de leur descendance des gens qui adoreront Allah, l’Unique, sans rien Lui associer. »
- Sahih Muslim, n°4722
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Shumasa : Je suis allé voir Aïcha pour lui demander quelque chose. Elle m’a dit : « De quel peuple es-tu ? » J’ai répondu : « Je viens d’Égypte. » Elle a demandé : « Comment votre gouverneur s’est-il comporté avec vous pendant votre guerre ? » J’ai répondu : « Nous n’avons rien eu à lui reprocher. Si le chameau de l’un d’entre nous mourait, il lui en donnait un autre. Si quelqu’un perdait son esclave, il lui en donnait un. Si quelqu’un avait besoin de quelque chose d’essentiel, il lui en procurait. » Elle a dit : « Sache que ce qui est arrivé à mon frère, Muhammad ibn Abu Bakr, ne m’empêche pas de te dire ce que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit dans cette maison : “Ô Allah, celui qui prend en charge les affaires de ma communauté et se montre dur avec eux, sois dur avec lui. Et celui qui prend en charge les affaires de ma communauté et se montre bienveillant avec eux, sois bienveillant avec lui.” »
- Sahih Muslim, n°4831
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet de la migration, et il a répondu : « Il n’y a plus de migration après la conquête (de La Mecque), mais il y a le Jihad et l’intention sincère. Lorsque l’on vous demande de partir pour la cause d’Allah, partez. »
- Sahih Muslim, n°4834
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ : Lorsque les femmes croyantes émigraient (à Médine) et venaient voir le Messager d’Allah ﷺ, elles étaient interrogées selon les paroles suivantes d’Allah, le Tout-Puissant et le Majestueux : « Ô Prophète, lorsque des femmes croyantes viennent à toi pour te prêter serment qu’elles n’associeront rien à Allah dans l’adoration, qu’elles ne voleront pas, qu’elles ne commettront pas d’adultère… » jusqu’à la fin du verset (60:12). Celles qui acceptaient ces conditions et s’engageaient à les respecter étaient considérées comme ayant offert leur serment. Quand elles déclaraient leur engagement, le Messager d’Allah ﷺ leur disait : « Vous pouvez partir. J’ai confirmé votre serment. » Par Allah, la main du Messager d’Allah ﷺ n’a jamais touché celle d’une femme. Il prenait leur serment uniquement par la parole. Par Allah, il n’a jamais pris d’engagement des femmes autrement que ce qu’Allah lui avait ordonné, et sa main n’a jamais touché celle d’une femme. Lorsqu’il avait pris leur engagement, il leur disait qu’il l’avait fait oralement
- Sahih Muslim, n°4835
Rapporté par Urwa : Aïcha رضي الله عنها lui a décrit comment le Prophète ﷺ prenait le serment des femmes. Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais touché une femme de sa main. Il prenait seulement leur engagement verbal, et quand il l’avait fait, il disait : “Vous pouvez partir. J’ai accepté votre serment.” »
- Sahih Muslim, n°5172
Rapporté par Ibrahim : J’ai demandé à Aswad s’il avait interrogé la Mère des croyants sur les récipients dans lesquels le Prophète ﷺ n’aimait pas que l’on prépare le nabidh. Aswad a répondu : Oui. J’ai demandé : Mère des croyants, informe-moi des récipients dans lesquels le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh. Elle (Aïcha رضي الله عنها) a dit : Il nous a interdit, à nous, les membres de sa famille, de préparer le nabidh dans des calebasses ou des jarres vernies. J’ai demandé à Aswad : Te souviens-tu de la cruche verte et de la cruche ? Il a répondu : Je t’ai rapporté ce que j’ai entendu ; veux-tu que je te raconte ce que je n’ai pas entendu ?
- Sahih Muslim, n°5173
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh dans des calebasses et des jarres vernies
- Sahih Muslim, n°5175
Rapporté par Thumama b. Hazn Al-Qushairi : J’ai rencontré Aïcha رضي الله عنها et je lui ai demandé dans quels récipients on pouvait préparer le nabidh. Elle m’a raconté qu’un groupe de la tribu ‘Abd al-Qais est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et l’a interrogé au sujet du nabidh. Le Prophète ﷺ leur a interdit de préparer le nabidh dans des jarres vernies, des troncs évidés, des calebasses et des cruches vertes
- Sahih Muslim, n°5176
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le nabidh dans des jarres vernies, des cruches vertes, des calebasses et des troncs évidés
- Sahih Muslim, n°5350
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le meilleur des condiments, c’est le vinaigre. »
- Sahih Muslim, n°5409
Rapporté par Abdullah, l’affranchi d’Asma (la fille d’Abu Bakr), l’oncle maternel du fils d’Ata : Asma m’envoya vers Abdullah ibn Umar en disant : « J’ai entendu dire que tu interdis trois choses : la robe rayée, la housse de selle en soie rouge, et le jeûne pendant le mois sacré de Rajab. » Abdullah me répondit : « Concernant ce que tu dis sur le jeûne en Rajab, qu’en est-il de celui qui jeûne tout le temps ? Pour la robe rayée, j’ai entendu Omar ibn al-Khattab dire qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui porte un vêtement en soie n’aura aucune part dans l’au-delà”, et j’ai peur que cela ne concerne la robe rayée. Quant à la housse de selle rouge, c’est celle d’Abdullah, et elle est rouge. » Je suis retourné voir Asma et l’en ai informée. Elle dit alors : « Voici le manteau du Messager d’Allah ﷺ. » Elle me montra un manteau fait de tissu perse, bordé de brocart, avec des manches ornées de brocart, et dit : « Ce manteau appartenait au Messager d’Allah ﷺ, il est resté chez Aïcha jusqu’à sa mort, puis je l’ai eu. Le Messager d’Allah ﷺ le portait, et nous le lavions pour les malades en espérant la guérison. »
- Sahih Muslim, n°5442
Rapporté par Abu Burda رضي الله عنه : Je suis allé voir Aïcha رضي الله عنها et elle nous a montré le vêtement inférieur grossier (du Messager d’Allah) fabriqué au Yémen ainsi que des vêtements en tissu mulabbad. Elle a juré au nom d’Allah que le Messager d’Allah ﷺ est mort dans ces deux vêtements
- Sahih Muslim, n°5443
Rapporté par Abu Burda رضي الله عنه : Aïcha رضي الله عنها nous a montré le vêtement inférieur et le vêtement supérieur faits de tissu mulabbad et a dit : « C’est dans ces vêtements que le Messager d’Allah ﷺ est mort. » Ibn Hatim (l’un des narrateurs) a précisé : « Le vêtement inférieur était en tissu grossier. »
- Sahih Muslim, n°5445
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti un matin en portant une couverture faite de poils noirs de chameau ou de mouton, décorée de motifs de selles de chameau
- Sahih Muslim, n°5446
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : L’oreiller sur lequel le Messager d’Allah ﷺ s’appuyait était en cuir rempli de fibres de palmier
- Sahih Muslim, n°5447
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : La literie sur laquelle le Messager d’Allah ﷺ dormait était en cuir rempli de fibres de palmier
- Sahih Muslim, n°5511
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Gabriel (paix sur lui) avait promis à Allah et à Son Messager ﷺ de venir à une heure précise. Cette heure arriva, mais il ne vint pas. Le Prophète ﷺ tenait un bâton dans la main, il le jeta et dit : « Jamais Allah ou Ses messagers (les anges) n’ont rompu leur promesse. » Il regarda alors autour de lui et trouva un chiot sous son lit. Il dit : « Aïcha, quand ce chien est-il entré ici ? » Elle répondit : « Par Allah, je ne sais pas. » Il ordonna alors qu’on le fasse sortir. Puis Gabriel vint, et le Prophète ﷺ lui dit : « Tu m’avais promis, je t’ai attendu, mais tu n’es pas venu. » Gabriel répondit : « C’est à cause du chien dans ta maison ; nous, les anges, n’entrons pas dans une maison où il y a un chien ou une image. »
- Sahih Muslim, n°5520
Rapporté par Abu Talha al-Ansari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a une image ou un portrait. » Je suis allé voir Aïcha رضي الله عنها et lui ai dit : « J’ai entendu que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a une image ou un chien.” » Je lui ai demandé si elle avait entendu cela. Elle répondit : « Non, je ne l’ai pas entendu moi-même, mais je vais te raconter ce que j’ai vu. Je témoigne que le Prophète ﷺ est parti en expédition. J’ai pris un tapis et j’ai couvert la porte avec. Quand il est revenu, il a vu ce tapis et j’ai remarqué des signes de mécontentement sur son visage. Il l’a tiré jusqu’à ce qu’il soit déchiré ou coupé, et il a dit : “Allah ne nous a pas ordonné de couvrir les pierres et la terre.” Nous avons découpé le rideau et en avons fait deux coussins remplis de fibres de palmier, et il n’a rien trouvé à redire à cela. »
- Sahih Muslim, n°5523
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est revenu d’un voyage et j’avais couvert ma porte avec un rideau représentant des chevaux ailés. Il m’a ordonné de l’enlever, et je l’ai retiré
- Sahih Muslim, n°5525
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est entré (dans mon appartement) et j’avais accroché un fin rideau avec des images à la porte. Son visage a changé de couleur. Il a alors saisi ce rideau, l’a déchiré, puis a dit : « Le châtiment le plus sévère au Jour de la Résurrection sera pour ceux qui essaient d’imiter Allah dans l’acte de création. »
- Sahih Muslim, n°5526
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmission, avec une légère différence dans les mots : il est dit que le Prophète ﷺ s’est penché vers le rideau et l’a déchiré de sa main
- Sahih Muslim, n°5656
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un groupe de Juifs est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « As-Sam-u-‘Alaikum. » Aïcha répondit : « As-Sam-u-‘Alaikum (que la mort soit sur vous) et la malédiction aussi. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Aïcha, Allah aime la douceur en toute chose. » Elle dit : « N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il répondit : « N’as-tu pas entendu ce que je leur ai répondu ? J’ai dit : Wa ‘Alaikum. »
- Sahih Muslim, n°5658
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Des Juifs sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont dit : « Abu’l-Qasim (le surnom du Prophète), as-Sam-u-‘Alaikum. » Le Prophète ﷺ répondit : « Wa ‘Alaikum. » Aïcha dit : « Mais que la mort soit sur vous et l’humiliation aussi. » Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Aïcha, ne sois pas dure dans tes paroles. » Elle dit : « N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il répondit : « N’ai-je pas répondu ? Je leur ai dit : Wa ‘Alaikum (que cela soit sur vous). »
- Sahih Muslim, n°5659
Rapporté par A'znash, selon une légère variation dans les mots : Aïcha comprit leur intention et les maudit, mais le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Aïcha, (ne fais pas cela) car Allah n’aime pas les paroles dures. » C’est à ce moment que ce verset d’Allah, le Très-Haut et Glorieux, a été révélé : « Et quand ils viennent à toi, ils te saluent d’un salut qu’Allah ne t’a pas adressé… » (Coran 58:8) jusqu’à la fin du verset
- Sahih Muslim, n°5660
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Des gens parmi les Juifs dirent au Messager d’Allah ﷺ : « Abu’l-Qasim, as-Sam-u-‘Alaikum. » Il répondit : « Wa ‘Alaikum. » Aïcha fut en colère et lui demanda s’il n’avait pas entendu ce qu’ils avaient dit. Il répondit : « J’ai bien entendu et j’ai répondu (et la malédiction que j’ai invoquée contre eux sera exaucée par Allah), mais (celle qu’ils ont invoquée contre nous) ne le sera pas. »
- Sahih Muslim, n°5668
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que Saouda رضي الله عنها était sortie dans les champs pour faire ses besoins, même après que le port du voile ait été prescrit pour les femmes. Elle était une femme corpulente et grande parmi les femmes, et il était difficile pour quelqu’un qui la connaissait de ne pas la reconnaître. Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه l’a vue et a dit : « Saouda, par Allah, tu ne peux pas te cacher de nous. Fais donc attention quand tu sors. » Elle (Aïcha) a dit : Elle est alors revenue sur ses pas. Le Messager d’Allah ﷺ était alors chez moi, en train de prendre son repas du soir, un os à la main. Saouda est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah, je suis sortie et Omar m’a dit ceci et cela. » Aïcha a rapporté : Une révélation est alors descendue sur lui, puis cela s’est terminé ; il tenait encore l’os dans sa main sans l’avoir jeté, et il a dit : « Il vous est permis de sortir pour vos besoins. »
- Sahih Muslim, n°5671
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que les épouses du Messager d’Allah ﷺ sortaient la nuit, à l’abri des regards, pour aller dans les champs à la périphérie de Médine afin de se soulager. Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه disait : « Ô Messager d’Allah, demande à tes femmes de se couvrir. » Mais le Messager d’Allah ﷺ ne le fit pas. Un soir, Saouda bint Zam’a رضي الله عنها, l’épouse du Prophète ﷺ, qui était une femme de grande taille, sortit alors qu’il faisait sombre. Omar l’interpella en disant : « Saouda, nous t’avons reconnue. » (Il espérait ainsi que des versets sur le voile seraient révélés.) Aïcha a dit : « Allah, le Très-Haut et le Glorieux, a ensuite révélé les versets concernant le voile. »
- Sahih Muslim, n°5691
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un eunuque venait voir les épouses du Messager d’Allah ﷺ et elles ne voyaient pas d’inconvénient à ses visites, pensant qu’il n’avait pas de désir. Un jour, le Messager d’Allah ﷺ entra alors qu’il était assis avec certaines de ses épouses, et il décrivait les caractéristiques physiques d’une femme en disant : « Quand elle vient de face, quatre plis apparaissent sur son ventre, et quand elle se tourne, huit plis apparaissent dans son dos. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Je vois qu’il connaît ces choses ; ne le laissez donc plus entrer. » Aïcha dit : « Après cela, elles commencèrent à se voiler devant lui. »
- Sahih Muslim, n°5755
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La fièvre vient de la chaleur intense du feu de l’Enfer, alors rafraîchissez-la avec de l’eau. »
- Sahih Muslim, n°5761
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous voulions donner un médicament au Messager d’Allah ﷺ pendant sa maladie, mais il a fait un geste de la main pour montrer qu’il ne voulait pas qu’on lui donne de force. Nous avons dit : « C’est peut-être parce que les malades n’aiment pas les médicaments. » Quand il a repris connaissance, il a dit : « On doit donner le médicament dans la bouche de chacun de vous, sauf Ibn ‘Abbas, car il n’était pas présent avec vous. »
- Sahih Muslim, n°5769
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Lorsqu’il y avait un deuil dans sa famille, les femmes venaient présenter leurs condoléances, puis repartaient, sauf les membres de la famille et quelques proches. Elle demandait qu’on prépare du talbina dans un petit chaudron, puis on préparait du tharid qu’on versait sur le talbina. Ensuite, elle disait : « Mangez-en, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le talbina apaise le cœur affligé et diminue la tristesse.” »
- Sahih Muslim, n°6045
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Chaque fois qu’il devait choisir entre deux choses, il choisissait la plus facile, tant que ce n’était pas un péché. Mais si c’était un péché, il était celui qui s’en éloignait le plus parmi les gens. Et le Messager d’Allah ﷺ ne s’est jamais vengé pour une affaire personnelle, sauf si ce qu’Allah, le Très-Haut et Glorieux, a rendu sacré était violé
- Sahih Muslim, n°6046
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par plusieurs autres chaînes de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6047
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par Ibn Shihab à travers une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6048
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Jamais le Messager d’Allah ﷺ n’a eu à choisir entre deux choses sans choisir la plus facile, tant que cela ne comportait pas de péché. Mais si cela impliquait un péché, il était celui qui s’en éloignait le plus parmi les gens
- Sahih Muslim, n°6049
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par Hicham à travers une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°6050
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais frappé personne de sa main, ni une femme ni un serviteur, sauf lorsqu’il combattait dans la voie d’Allah. Il ne s’est jamais vengé pour une affaire personnelle, sauf si ce qu’Allah a rendu sacré était violé ; alors, il se vengeait pour Allah, le Très-Haut et Glorieux
- Sahih Muslim, n°6051
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par Hicham à travers une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°6058
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand la révélation descendait sur le Messager d’Allah ﷺ, même pendant les jours froids, son front se couvrait de sueur
- Sahih Muslim, n°6059
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Harith ibn Hicham a demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Comment la révélation vient-elle à toi ? » Il a répondu : « Parfois, elle me vient comme le son d’une cloche, et c’est ce qui m’est le plus difficile. Quand cela se termine, je retiens ce qui m’a été révélé. Parfois, un Ange vient à moi sous forme humaine et me parle, et je retiens ce qu’il dit. »
- Sahih Muslim, n°6092
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est décédé à l’âge de soixante-trois ans. Un hadith similaire a été transmis par Sa’id b. Musayyib
- Sahih Muslim, n°6109
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a fait un acte et l’a jugé valable. Cette nouvelle est parvenue à certains de ses Compagnons, qui n’ont pas approuvé et s’en sont abstenus. On lui a rapporté leur réaction. Il s’est alors levé pour faire un discours et a dit : « Qu’arrive-t-il aux gens à qui on a transmis de ma part une chose pour laquelle j’ai donné la permission, et qui la désapprouvent et s’en écartent ? Par Allah, j’ai la meilleure connaissance d’Allah parmi eux, et je Le crains le plus parmi eux. »
- Sahih Muslim, n°6111
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a donné la permission de faire une chose, mais certaines personnes l’ont évitée. Cela a été rapporté au Messager d’Allah ﷺ, et il a été si contrarié que les signes de sa colère sont apparus sur son visage. Il a alors dit : « Qu’arrive-t-il aux gens qui évitent ce pour quoi j’ai donné la permission ? Par Allah, j’ai la meilleure connaissance d’Allah parmi eux, et je Le crains le plus parmi eux. »
- Sahih Muslim, n°6177
Rapporté par Amr ibn al-'As رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ l’a envoyé à la tête de l’armée envoyée à Dhat-as-Salasil. Quand Amr ibn al-'As est revenu vers le Prophète ﷺ, il lui a demandé : « Qui est la personne que tu aimes le plus ? » Il a répondu : « Aïcha. » Il a alors demandé : « Et parmi les hommes ? » Il a dit : « Son père. » J’ai dit : « Et ensuite ? » Il a dit : « Umar. » Puis il a cité d’autres hommes
- Sahih Muslim, n°6178
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : J’ai entendu Aïcha رضي الله عنها dire, alors qu’on lui demandait qui le Messager d’Allah ﷺ aurait désigné comme successeur s’il avait dû en nommer un : « Abu Bakr. » On lui a demandé : « Et après Abu Bakr ? » Elle a répondu : « Umar. » On lui a demandé : « Et après Umar ? » Elle a dit : « Abu Ubaida ibn al-Jarrah. » Puis elle s’est tue
- Sahih Muslim, n°6181
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ, pendant sa dernière maladie, m’a demandé d’appeler Abu Bakr, mon père, et aussi mon frère, afin qu’il puisse écrire un document, car il craignait que quelqu’un d’autre ne veuille lui succéder et que certains prétendent avoir plus de droit à cela, alors qu’Allah et les croyants ne reconnaissent la légitimité de personne d’autre qu’Abu Bakr
- Sahih Muslim, n°6204
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les peuples avant vous, il y avait des personnes inspirées. S’il y en avait dans ma communauté, Umar ibn Khattab en ferait partie. » Ibn Wahb a expliqué le mot « Muhaddathun » comme ceux qui reçoivent des inspirations d’en haut (« Mulhamun »)
- Sahih Muslim, n°6209
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ était allongé dans mon appartement, la cuisse découverte, quand Abu Bakr a demandé la permission d’entrer. On lui a permis d’entrer et il a parlé avec lui dans cet état (la cuisse ou le tibia du Prophète découverte). Puis Umar a demandé la permission d’entrer, il a été autorisé et a parlé dans le même état. Ensuite, Uthman a demandé la permission ; le Messager d’Allah ﷺ s’est alors assis et a remis ses vêtements en ordre. Muhammad (l’un des rapporteurs) a dit : Je ne dis pas que cela s’est passé le même jour. Uthman est alors entré, a parlé, puis en sortant, Aïcha a dit : « Abu Bakr est entré et tu n’as pas bougé ni pris soin de tes vêtements, puis Umar est entré et tu n’as pas bougé non plus, mais quand Uthman est entré, tu t’es levé et tu as arrangé tes vêtements. » Il ﷺ a répondu : « Ne devrais-je pas avoir de la pudeur devant quelqu’un devant qui même les Anges sont pudiques ? »
- Sahih Muslim, n°6210
Rapporté par Aïcha (l’épouse du Prophète ﷺ) et Uthman رضي الله عنهما : Abu Bakr a demandé la permission d’entrer auprès du Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était allongé sur son lit, couvert du drap d’Aïcha, et il lui a permis d’entrer dans cet état, puis il a satisfait à son besoin et est reparti. Ensuite, Umar a demandé la permission et il l’a reçue dans le même état, puis il est reparti après avoir satisfait à son besoin. Uthman a rapporté : Puis j’ai demandé la permission et il s’est levé et a dit à Aïcha : « Couvre-toi bien », puis j’ai satisfait à mon besoin et je suis reparti. Aïcha a dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi ne t’ai-je pas vu te soucier de bien t’habiller devant Abu Bakr et Umar رضي الله عنهما comme tu l’as fait devant Uthman ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « En vérité, Uthman est quelqu’un de très pudique, et j’ai eu peur que s’il entrait dans cet état, il n’ose pas me faire part de son besoin. »
- Sahih Muslim, n°6211
Rapporté par Uthman et Aïcha رضي الله عنهما : Ce hadith a été transmis par Uthman et Aïcha avec les mêmes termes
- Sahih Muslim, n°6272
Rapporté par Abou Moussa : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les hommes, beaucoup atteignent la perfection, mais parmi les femmes, aucune n’est parfaite sauf Maryam, fille de 'Imran, Assiya, l’épouse de Pharaon, et la supériorité de 'Aïcha رضي الله عنها sur les autres femmes est comme celle du tharid sur tous les autres plats. »
- Sahih Muslim, n°6276
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a annoncé à Khadija bint Khuwailid la bonne nouvelle d’un palais au Paradis
- Sahih Muslim, n°6277
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Je n’ai jamais été jalouse d’aucune femme comme je l’ai été de Khadija. Elle était décédée trois ans avant que le Prophète ﷺ m’épouse. J’entendais souvent le Prophète ﷺ la louer, et son Seigneur, le Très-Haut et le Glorieux, lui avait ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle d’un palais de pierres précieuses au Paradis. Et chaque fois qu’il abattait un mouton, il en offrait la viande à ses amies
- Sahih Muslim, n°6278
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Je n’ai jamais été jalouse des autres épouses du Messager d’Allah ﷺ, sauf de Khadija, même si je ne l’ai jamais vue. Elle a ajouté : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ abattait un mouton, il disait : « Envoyez-le aux amies de Khadija. » Un jour, je l’ai contrarié et j’ai dit : « C’est toujours Khadija qui occupe tes pensées. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « C’est Allah Lui-même qui a mis son amour dans mon cœur. »
- Sahih Muslim, n°6280
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Je n’ai jamais été jalouse d’aucune épouse du Messager d’Allah ﷺ autant que de Khadija (même si je ne l’ai jamais vue), car il la louait très souvent
- Sahih Muslim, n°6281
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ n’a épousé aucune autre femme tant que Khadija était en vie
- Sahih Muslim, n°6282
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Hala bint Khuwailid (la sœur de Khadija) a demandé la permission de voir le Messager d’Allah ﷺ. Cela lui a rappelé la manière dont Khadija demandait à entrer, ce qui l’a ému, et il a dit : « Ô Allah, c’est Hala, fille de Khuwailid. » J’ai alors ressenti de la jalousie et j’ai dit : « Pourquoi te souviens-tu de cette vieille femme de Qouraych, édentée et décédée depuis longtemps, alors qu’Allah t’a donné mieux qu’elle ? »
- Sahih Muslim, n°6283
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je t’ai vue en rêve pendant trois nuits : un ange t’a amenée à moi enveloppée dans un tissu de soie et il a dit : “Voici ta femme.” Quand j’ai découvert ton visage, c’était toi. J’ai alors dit : “Si cela vient d’Allah, qu’Il le réalise.” »
- Sahih Muslim, n°6285
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Je sais quand tu es contente de moi et quand tu es fâchée contre moi. » J’ai demandé : « Comment le sais-tu ? » Il a répondu : « Quand tu es contente de moi, tu dis : “Non, par le Seigneur de Muhammad”, et quand tu es fâchée, tu dis : “Non, par le Seigneur d’Ibrahim.” » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, c’est vrai, je laisse juste ton nom quand je suis fâchée contre toi. »
- Sahih Muslim, n°6287
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Je jouais à la poupée en présence du Messager d’Allah ﷺ et, lorsque mes amies venaient me voir, elles repartaient parce qu’elles étaient gênées devant lui. Mais le Messager d’Allah ﷺ les faisait revenir vers moi
- Sahih Muslim, n°6289
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Les gens envoyaient leurs cadeaux quand c’était mon tour auprès du Messager d’Allah ﷺ, cherchant ainsi à lui faire plaisir
- Sahih Muslim, n°6290
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé Fatima, la fille du Messager d’Allah ﷺ, auprès de lui. Elle a demandé la permission d’entrer alors qu’il était allongé avec moi sous mon manteau. Il lui a donné la permission et elle a dit : « Ô Messager d’Allah, tes épouses m’ont envoyée pour te demander d’être juste envers la fille d’Abou Quhafa. » ('Aïcha) dit : Je suis restée silencieuse. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit à Fatima : « Ma fille, n’aimes-tu pas celle que j’aime ? » Elle a répondu : « Oui, bien sûr. » Il a dit : « J’aime celle-ci. » Fatima s’est alors levée après avoir entendu cela et est allée informer les épouses du Prophète ﷺ de ce qu’elle avait dit et de ce que le Prophète ﷺ lui avait répondu. Elles lui ont dit : « Nous pensons que tu ne nous as pas aidées. Retourne voir le Messager d’Allah ﷺ et dis-lui que ses épouses demandent justice envers la fille d’Abou Quhafa. » Fatima a dit : « Par Allah, je ne lui parlerai plus de ce sujet. » 'Aïcha rapporte encore : Les épouses du Prophète ﷺ ont alors envoyé Zaynab bint Jahsh, l’épouse du Prophète ﷺ, qui était à peu près mon égale aux yeux du Messager d’Allah ﷺ. Je n’ai jamais vu de femme plus pieuse que Zaynab, plus consciente d’Allah, plus véridique, plus attachée aux liens de parenté, plus généreuse, plus altruiste, et plus proche d’Allah, le Très-Haut, qu’elle. Elle se mettait vite en colère, mais se calmait aussi rapidement. Le Messager d’Allah ﷺ lui a permis d’entrer alors que j’étais avec lui sous mon manteau, dans la même situation que lors de l’entrée de Fatima. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, tes épouses m’ont envoyée pour demander justice envers la fille d’Abou Quhafa. » Elle s’est alors montrée dure avec moi, et j’observais les yeux du Messager d’Allah ﷺ pour voir s’il me permettrait de répondre. Zaynab a continué jusqu’à ce que je comprenne que le Prophète ﷺ ne m’en empêcherait pas. J’ai donc répondu vivement jusqu’à ce qu’elle se taise. Le Messager d’Allah ﷺ a alors souri et a dit : « C’est la fille d’Abou Bakr. »
- Sahih Muslim, n°6292
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Pendant la dernière maladie du Messager d’Allah ﷺ, il demandait : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? » (pensant que ce n’était pas encore mon tour). Et quand ce fut mon tour, Allah l’a rappelé à Lui alors que sa tête reposait entre mon cou et ma poitrine
- Sahih Muslim, n°6293
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Au moment de rendre son dernier souffle, le Messager d’Allah ﷺ était appuyé contre ma poitrine, et j’étais penchée sur lui, l’écoutant dire : « Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, et fais-moi rejoindre les compagnons d’en haut. »
- Sahih Muslim, n°6295
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai entendu dire qu’aucun prophète ne meurt sans qu’on lui donne le choix entre la vie d’ici-bas et celle de l’au-delà. Elle a ajouté : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, lors de sa dernière maladie, d’une voix rauque : « Avec ceux qu’Allah a comblés de Ses bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, les pieux : quelle belle compagnie ! » (sourate 4, verset 69). (En entendant ces paroles), j’ai compris qu’on lui avait donné le choix et qu’il avait choisi de rejoindre ces pieux au Paradis
- Sahih Muslim, n°6297
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Il disait : « Aucun prophète ne meurt sans qu’on lui montre sa place au Paradis, puis on lui donne le choix. » Aïcha a dit que, lorsque le Messager d’Allah ﷺ était sur le point de quitter ce monde, sa tête reposait sur sa cuisse et il a perdu connaissance trois fois. Quand il reprenait ses esprits, il fixait le plafond du regard. Puis il a dit : « Ô Allah, avec les compagnons les plus élevés ! » (c’est-à-dire avec les prophètes qui résident au plus haut degré du Paradis). (En entendant cela), je me suis dit : « Il ne va pas nous choisir » et je me suis rappelée un hadith qu’il nous avait raconté alors qu’il était en bonne santé : « Aucun prophète ne meurt sans avoir vu sa place au Paradis, puis on lui donne le choix. » Aïcha a dit : Ce furent les derniers mots que le Messager d’Allah ﷺ a prononcés : « Ô Allah, avec les compagnons les plus élevés. »
- Sahih Muslim, n°6298
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ partait en voyage, il tirait au sort entre ses épouses. Une fois, le sort est tombé sur moi et Hafsa. Nous sommes donc parties avec lui et, la nuit, il voyageait à dos de chameau avec moi et discutait avec moi. Hafsa a dit à Aïcha : « Veux-tu monter sur mon chameau ce soir et me laisser prendre le tien ? Comme ça, tu verras ce que tu ne vois pas d’habitude, et moi aussi. » J’ai accepté. Aïcha est donc montée sur le chameau de Hafsa et Hafsa sur celui d’Aïcha. Le Messager d’Allah ﷺ s’est approché du chameau d’Aïcha, mais c’était Hafsa qui était dessus. Il l’a saluée puis a voyagé avec elle jusqu’à ce qu’ils descendent. Aïcha a ainsi manqué la compagnie du Prophète ﷺ et, quand ils se sont arrêtés, elle a ressenti de la jalousie. Elle a posé son pied dans l’herbe et a dit : « Ô Allah, fais que le scorpion me pique ou que le serpent me morde. Quant à Ton Messager, je ne peux rien dire contre lui. »
- Sahih Muslim, n°6299
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le mérite de Aïcha sur les autres femmes est comme celui du tharid (un plat) sur tous les autres mets. »
- Sahih Muslim, n°6301
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Gabriel t’adresse le salut. » J’ai répondu : « Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur lui. »
- Sahih Muslim, n°6302
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmission
- Sahih Muslim, n°6304
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Aïcha, voici Gabriel qui t’adresse le salut. » J’ai répondu : « Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui. » Et j’ai ajouté : « Il voit ce que je ne vois pas. »
- Sahih Muslim, n°6305
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un jour, onze femmes se sont réunies et se sont promis de tout dire sur leurs maris, sans rien cacher. La première a dit : « Mon mari est comme la viande d’un chameau maigre posée en haut d’une colline difficile à gravir : ni assez bonne pour qu’on veuille la prendre, ni facile d’accès. » La deuxième a dit : « Mon mari est tellement mauvais que j’ai peur de ne pas réussir à décrire tous ses défauts, visibles ou cachés. » La troisième a dit : « Mon mari est très grand, mais sans intelligence. Si je parle, il me divorce ; si je me tais, il me laisse dans l’incertitude, ni vraiment abandonnée, ni vraiment épouse. » La quatrième a dit : « Mon mari est comme une nuit à Tihama : ni trop froide, ni trop chaude, il ne fait ni peur ni peine. » La cinquième a dit : « Mon mari est comme un léopard quand il rentre à la maison, et comme un lion quand il sort. Il ne demande jamais ce qu’il a laissé à la maison. » La sixième a dit : « Mon mari mange tout sans rien laisser, boit tout sans rien laisser, et quand il se couche, il s’enroule dans sa couverture et ne me touche pas, sans se soucier de ma tristesse. » La septième a dit : « Mon mari est lourd, sans éclat, impuissant, malade de toutes sortes de maux, et si brutal qu’il peut me casser la tête ou me blesser, voire les deux. » La huitième a dit : « Mon mari est doux comme une plante parfumée et aussi tendre qu’un lièvre. » La neuvième a dit : « Mon mari est le maître d’une grande maison, très grand, avec des tas de cendres devant sa porte, et sa maison est près du lieu de rassemblement et de l’auberge. » La dixième a dit : « Mon mari s’appelle Malik, et quel homme remarquable ! Il possède plus de troupeaux de chameaux que de pâturages pour eux. Quand ils entendent la musique, ils savent qu’ils vont être abattus. » La onzième a dit : « Mon mari est Abou Zara’. Quel homme merveilleux ! Il m’a offert de lourds bijoux et m’a tellement nourrie que je suis devenue bien portante. Il m’a trouvée parmi des bergers au flanc de la montagne et il a fait de moi la propriétaire de chevaux, de chameaux, de terres et de réserves de grains. Il ne me reproche rien. Je dors et me lève quand je veux, et je bois à ma soif. La mère d’Abou Zara’, quelle femme formidable ! Sa maison est pleine de provisions et très spacieuse. Le fils d’Abou Zara’, son lit est aussi doux qu’une jeune branche de palmier ou qu’une épée sortie de son fourreau, et il se contente d’un petit morceau de viande. La fille d’Abou Zara’, quelle fille exemplaire ! Obéissante à son père et à sa mère, bien portante, et source de jalousie pour la coépouse. La servante d’Abou Zara’, quelle bonne servante ! Elle ne révèle rien de nos affaires, ne gaspille pas nos provisions et garde tout précieusement. Elle ne laisse pas la maison se remplir de déchets. Un jour, Abou Zara’ est sorti alors que le lait était en train d’être baratté. Il a rencontré une femme avec deux enfants, aussi vifs que des léopards, jouant avec sa poitrine sous sa tunique. Il m’a alors divorcée et a épousé cette femme. Plus tard, j’ai épousé un autre homme, un chef, bon cavalier et archer, qui m’a couverte de cadeaux et m’a dit : “Oumm Zara’, profite de tout et envoie-en à tes parents.” Mais même si je réunissais tous ses cadeaux, ils ne vaudraient pas le plus petit cadeau d’Abou Zara’. » Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Je suis pour toi comme Abou Zara’ l’était pour Oumm Zara’. »
- Sahih Muslim, n°6312
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a appelé sa fille Fatima (pendant sa dernière maladie). Il lui a dit quelque chose à voix basse et elle a pleuré. Puis il lui a encore dit quelque chose à voix basse et elle a ri. Aïcha a ajouté qu’elle a demandé à Fatima : « Qu’est-ce que le Messager d’Allah ﷺ t’a dit en secret, pour que tu pleures puis que tu ries ? » Elle a répondu : « Il m’a annoncé en secret sa mort, alors j’ai pleuré. Puis il m’a dit en secret que je serais la première de sa famille à le rejoindre, alors j’ai ri. »
- Sahih Muslim, n°6313
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous, les épouses du Messager d’Allah ﷺ, étions auprès de lui pendant sa dernière maladie, aucune n’était absente, quand Fatima, qui marchait comme le Messager d’Allah ﷺ, est arrivée. Lorsqu’il l’a vue, il lui a dit : « Bienvenue, ma fille. » Il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche. Puis il lui a dit quelque chose à voix basse et elle a pleuré abondamment. Quand il l’a vue triste, il lui a encore parlé à voix basse et elle a ri. J’ai demandé à Fatima : « Le Messager d’Allah t’a distinguée parmi les femmes de la famille pour te parler en secret, et tu as pleuré ! » Quand le Messager d’Allah ﷺ a guéri, je lui ai demandé : « Qu’est-ce qu’il t’a dit ? » Elle a répondu : « Je ne révélerai pas le secret du Messager d’Allah ﷺ. » Quand il est décédé, je lui ai dit : « Je t’en conjure par le droit que j’ai sur toi, raconte-moi ce qu’il t’a dit. » Elle a dit : « Oui, maintenant je peux te le dire. La première fois, il m’a dit que Gabriel avait l’habitude de lui faire réviser le Coran une ou deux fois par an, mais cette année c’était deux fois, alors il a compris que sa mort était proche. Il m’a conseillé de craindre Allah et d’être patiente, et il m’a dit qu’il serait un bon précurseur pour moi, alors j’ai pleuré comme tu l’as vu. Puis, voyant ma tristesse, il m’a dit en secret : “Fatima, n’es-tu pas heureuse d’être la cheffe des femmes croyantes ou la cheffe de cette communauté ?” Cela m’a fait rire, comme tu l’as vu. »
- Sahih Muslim, n°6314
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Toutes les épouses du Messager d’Allah ﷺ étaient réunies dans ma chambre pendant sa dernière maladie, aucune n’était absente, quand Fatima, qui marchait comme le Messager d’Allah ﷺ, est arrivée. Il lui a dit : « Bienvenue, ma fille », l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, puis lui a parlé en secret et Fatima a pleuré. Ensuite, il lui a encore parlé en secret et elle a ri. Je lui ai demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » Elle a répondu : « Je ne révélerai pas le secret du Messager d’Allah ﷺ. » J’ai dit : « Je n’ai jamais vu une telle situation, où la tristesse et la joie sont si proches. » Je lui ai demandé si le Messager d’Allah ﷺ l’avait distinguée pour lui dire quelque chose, et elle a pleuré. Je lui ai demandé ce qu’il avait dit, et elle a répondu : « Je ne révélerai pas les secrets du Messager d’Allah ﷺ. » Quand il est mort, je lui ai encore demandé et elle a dit : « Le Prophète m’a dit : Gabriel me faisait réviser le Coran une fois par an, mais cette année c’était deux fois, alors j’ai compris que ma mort était proche et que je serais la première de sa famille à le rejoindre. Il sera mon précurseur, et cela m’a fait pleurer. Puis il m’a dit en secret : “N’es-tu pas heureuse d’être la reine des femmes croyantes ou la cheffe des femmes de cette communauté ?” Cela m’a fait rire. »
- Sahih Muslim, n°6316
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celle d’entre vous qui a les bras les plus longs me rejoindra la première. » Elle a ajouté : Les épouses du Prophète ﷺ mesuraient leurs bras pour voir laquelle était la plus longue, et c’était Zaynab qui avait les bras les plus longs, car elle travaillait de ses mains et donnait en aumône
- Sahih Muslim, n°6557
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je n’ai vu personne souffrir d’une maladie plus grave que le Messager d’Allah ﷺ. Dans la version rapportée par ‘Uthman, il y a une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°6561
Rapporté par Aswad : Quelques jeunes de Quraïsh sont venus rendre visite à Aïcha رضي الله عنها alors qu’elle était à Mina, et ils riaient. Elle leur demanda : « Pourquoi riez-vous ? » Ils répondirent : « Un tel a trébuché sur la corde de la tente et il a failli se casser le cou ou perdre un œil. » Elle dit : « Ne riez pas, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si un musulman se blesse avec une épine ou subit une épreuve plus grave, un rang plus élevé lui est assuré et ses péchés sont effacés.” »
- Sahih Muslim, n°6562
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un croyant ne subit pas la douleur d’une épine ou plus que cela sans qu’Allah ne l’élève en degré ou n’efface ses péchés grâce à cela. »
- Sahih Muslim, n°6563
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un croyant ne subit pas la douleur d’une épine ou plus que cela sans qu’Allah efface ses péchés. »
- Sahih Muslim, n°6565
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun malheur n’atteint un croyant sans que cela n’efface ses péchés, même s’il s’agit d’une piqûre d’épine. »
- Sahih Muslim, n°6566
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Aucun malheur n’atteint un croyant, même s’il s’agit d’une piqûre d’épine, sans que cela efface ou expie ses péchés. Yazid dit : Il ne sait pas quel mot ‘Urwa a utilisé (s’il a dit “Qussa” ou “Kuffira”)
- Sahih Muslim, n°6567
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Il n’y a rien, même une piqûre d’épine, qui arrive à un croyant sans qu’Allah ne décrète pour lui un bien ou n’efface ses péchés. »
- Sahih Muslim, n°6685
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gabriel m’a tellement recommandé de bien traiter le voisin que j’ai cru qu’il allait lui donner un droit d’héritage. »
- Sahih Muslim, n°6686
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6693
Rapporté par Aïcha (l’épouse du Prophète) رضي الله عنها : Une femme est venue me voir avec ses deux filles. Elle m’a demandé l’aumône, mais je n’avais qu’une seule datte, alors je la lui ai donnée. Elle l’a prise, l’a partagée entre ses deux filles et n’en a rien mangé elle-même. Ensuite, elle est partie avec ses filles. Plus tard, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir et je lui ai raconté cette histoire. Il a dit : « Celui qui a la responsabilité d’élever des filles et qui les traite bien sera protégé du Feu de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°6694
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une femme pauvre est venue me voir avec ses filles. Je lui ai donné trois dattes. Elle en a donné une à chacune de ses filles, puis, voulant manger la troisième, ses filles l’ont réclamée. Elle l’a alors partagée entre elles. Ce geste m’a touchée et j’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : « Allah lui a assuré le Paradis pour cet acte, ou Il l’a sauvée de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°7056
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet de ces paroles d’Allah, le Très-Haut et Glorieux : « Le jour où la terre sera changée en une autre terre, et les cieux aussi seront changés » (14:48). J’ai demandé : « Où seront les gens ce jour-là ? » Il a répondu : « Ils seront sur le Sirat. »
- Sahih Muslim, n°7225
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui sera interrogé sur ses comptes au Jour de la Résurrection sera en réalité tourmenté. » J’ai dit : « Allah, le Très-Haut, n’a-t-Il pas dit : “Il sera soumis à un compte facile” (LXXXIV, 8) ? » Il répondit : « Cela ne signifie pas le véritable examen, mais seulement la présentation des actes. Celui qui est examiné en détail lors des comptes sera tourmenté. »
- Sahih Muslim, n°7226
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها par la chaîne de transmetteurs d’Ayyub : Le hadith est rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°7227
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque est examiné en détail lors des comptes est perdu. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, Allah n’a-t-Il pas parlé de “compte facile” ? » Il répondit : « Il s’agit seulement de la présentation des actes, mais si quelqu’un est examiné en détail, il est perdu. »
- Sahih Muslim, n°7228
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui est examiné en détail lors des comptes est perdu. »
- Sahih Muslim, n°7409
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque les Bédouins venaient voir le Messager d’Allah ﷺ, ils lui demandaient quand viendrait l’Heure. Il regardait alors le plus jeune d’entre eux et disait : « S’il vit, il ne deviendra pas très vieux avant que votre Heure ne vous atteigne (c’est-à-dire qu’il vous verra mourir). »
- Sahih Muslim, n°7443
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Jamais la famille de Muhammad ﷺ n’a mangé à sa faim du pain de blé pendant trois nuits consécutives depuis leur arrivée à Médine, jusqu’à la mort du Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°7444
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Jamais le Messager d’Allah ﷺ n’a mangé à sa faim du pain de blé pendant trois jours consécutifs jusqu’à la fin de sa vie
- Sahih Muslim, n°7445
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Jamais la famille de Muhammad ﷺ n’a mangé à sa faim du pain d’orge pendant deux jours consécutifs jusqu’à la mort du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°7446
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Jamais la famille de Muhammad ﷺ n’a pu manger à sa faim du pain de blé plus de trois jours de suite
- Sunan an-Nasa'i, n°202
Rapporté par 'Aïcha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand la période des règles arrive, arrêtez de prier, et quand elle se termine, faites le Ghusl. »
- Sunan an-Nasa'i, n°203
Rapporté par 'Aïcha : Umm Habibah bint Jahsh a eu des saignements hors règles (Istihadah) pendant sept ans. Elle s’en est plainte au Messager d’Allah (ﷺ) et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce n’est pas les règles, c’est un saignement d’une veine. Alors fais le Ghusl puis prie. »
- Sunan an-Nasa'i, n°204
Rapporté par 'Aïcha : Umm Habibah bint Jahsh, l’épouse de 'Abdur-Rahman bin 'Awf et la sœur de Zainab bint Jahsh, a eu des saignements hors règles (Istihadah). Elle a consulté le Messager d’Allah (ﷺ) et le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Ce n’est pas les règles, c’est une veine. Quand ta période se termine, fais le Ghusl et prie, et quand elle commence, arrête de prier pendant ce temps. » 'Aïcha a dit : « Elle faisait le Ghusl pour chaque prière et priait. Parfois, elle faisait le Ghusl dans une bassine dans la chambre de sa sœur Zainab alors qu’elle était avec le Messager d’Allah (ﷺ), et l’eau devenait rouge de sang, puis elle sortait et priait avec le Messager d’Allah (ﷺ). Cela ne l’empêchait pas de prier. »
- Sunan an-Nasa'i, n°205
Rapporté par 'Aïcha (رضي الله عنها) : Umm Habibah, une parente du Messager d’Allah (ﷺ), mariée à 'Abdur-Rahman bin 'Awf, a eu des saignements hors règles (Istihadah) pendant sept ans. Elle a consulté le Prophète (ﷺ) à ce sujet et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce n’est pas les règles, c’est une veine. Fais le Ghusl et prie. »
- Sunan an-Nasa'i, n°206
Rapporté par 'Aïcha : Umm Habibah bint Jahsh a consulté le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai des saignements hors règles (Istihadah). » Il a dit : « C’est une veine, alors fais le Ghusl et prie. » Et elle faisait le Ghusl pour chaque prière
- Sunan an-Nasa'i, n°207
Rapporté par 'Aïcha : Umm Habibah a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des saignements. 'Aïcha a dit : « J’ai vu sa bassine remplie de sang. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : “Arrête de prier aussi longtemps que tes règles t’en empêchent, puis fais le Ghusl.” » (Une autre chaîne)
- Sunan an-Nasa'i, n°209
Rapporté par 'Aïcha : Umm Habibah bint Jahsh, mariée à 'Abdur-Rahman bin 'Awf, avait des saignements hors règles (Istihadah) et ne devenait pas pure. On a parlé de sa situation au Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : « Ce n’est pas les règles, c’est un coup dans l’utérus, alors qu’elle calcule la durée de ses règles habituelles, qu’elle arrête de prier pendant ce temps, puis après cela, qu’elle fasse le Ghusl pour chaque prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°210
Rapporté par 'Aïcha : Umm Habibah bint Jahsh avait des saignements hors règles (Istihadah) pendant sept ans. Elle a interrogé le Prophète (ﷺ) et il a dit : « Ce n’est pas les règles, c’est une veine. Dis-lui de ne pas prier pendant la durée habituelle de ses règles, puis qu’elle fasse le Ghusl et prie. » Elle faisait le Ghusl pour chaque prière
- Sunan an-Nasa'i, n°212
Rapporté par 'Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Je suis une femme qui a des saignements hors règles (Istihadah) et je ne deviens jamais pure. Dois-je arrêter de prier ? » Il a dit : « Non, c’est une veine, ce n’est pas les règles. Quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand elles se terminent, lave le sang de toi et prie. »
- Sunan an-Nasa'i, n°213
Rapporté par 'Aïcha : Une femme qui avait des saignements hors règles (Istihadah) à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ) a été informée que c’était une veine persistante (c’est-à-dire qui ne s’arrêtait pas de saigner). On lui a dit de retarder la prière du Zuhr et d’avancer celle du 'Asr, et de faire un seul Ghusl pour les deux, puis de retarder le Maghrib et d’avancer l’Isha’, et de faire un seul Ghusl pour les deux, et de faire un Ghusl pour le Subh
- Sunan an-Nasa'i, n°216
Rapporté par 'Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish avait des saignements hors règles (Istihadah). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Le sang des règles est noir et reconnaissable. Donc, si c’est comme cela, arrête de prier, et si ce n’est pas le cas, fais les ablutions et prie. » Abu 'Abdur-Rahman a dit : D’autres ont rapporté ce hadith, et aucun n’a mentionné ce qu’Ibn Abi 'Adi a mentionné. Et Allah, le Très-Haut, sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°217
Rapporté par 'Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish avait des saignements hors règles et elle a demandé au Prophète (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah, j’ai des saignements hors règles et je ne deviens pas pure ; dois-je arrêter de prier ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « C’est une veine et ce n’est pas les règles. Quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand elles se terminent, lave les traces de sang de toi et fais les ablutions. C’est une veine et ce n’est pas les règles. » On lui a demandé : « Et pour le Ghusl ? » Il (ﷺ) a dit : « Personne n’en doute. » Abu 'Abdur-Rahman a dit : « Je ne connais personne qui ait mentionné “et fais les ablutions” dans ce hadith sauf Hammad bin Zaid, car d’autres l’ont rapporté de Hisham sans cette mention. »
- Sunan an-Nasa'i, n°218
Rapporté par 'Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), je ne deviens pas pure. Dois-je arrêter de prier ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « C’est une veine et ce n’est pas les règles. Quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand la même durée que ta période habituelle est passée, lave le sang de toi et prie. »
- Sunan an-Nasa'i, n°219
Rapporté par 'Aïcha : La fille d’Abu Hubaish a dit : « Ô Messager d’Allah, je ne deviens pas pure, dois-je arrêter de prier ? » Il a dit : « Non, c’est une veine. » Khalid a dit, dans ce que j’ai lu de lui : « Et ce n’est pas les règles, donc quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand elles se terminent, lave le sang de toi et prie. »
- Sunan an-Nasa'i, n°222
Rapporté par Ghudaif bin Al-Harith : Il a demandé à 'Aïcha à quel moment de la nuit le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le Ghusl. Elle a dit : « Parfois il faisait le Ghusl au début de la nuit et parfois à la fin. » J’ai dit : « Louange à Allah qui a rendu la chose souple. »
- Sunan an-Nasa'i, n°223
Rapporté par Ghudaif bin Al-Harith : Je suis entré chez 'Aïcha et je lui ai demandé : « Est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le Ghusl au début de la nuit ou à la fin ? » Elle a dit : « Les deux. Parfois il faisait le Ghusl au début et parfois à la fin. » J’ai dit : « Louange à Allah qui a rendu la chose souple. »
- Sunan an-Nasa'i, n°226
Rapporté par Musa Al-Juhani : On a apporté un récipient à Mujahid, que j’ai estimé à huit Ratls, et il a dit : « 'Aïcha m’a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le Ghusl avec un récipient de cette taille. »
- Sunan an-Nasa'i, n°227
Rapporté par Abu Bakr bin Hafs : J'ai entendu Abu Salamah dire : "Je suis entré chez 'Aïcha et son frère de lait était avec elle. Il lui a demandé comment le Prophète (ﷺ) faisait le Ghusl. Elle a demandé qu'on lui apporte un récipient contenant un Sa' d'eau, puis elle s'est cachée et a fait le Ghusl en versant de l'eau sur sa tête trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°228
Rapporté par 'Aïcha : Le Messager d'Allah (ﷺ) faisait le Ghusl avec un récipient de la taille d'un Faraq [1] et lui et moi faisions le Ghusl en utilisant un seul récipient. [1] Seize Ratls
- Sunan an-Nasa'i, n°231
Rapporté par 'Aïcha : Je faisais le Ghusl avec le Messager d'Allah (ﷺ) à partir d'un seul récipient, de la taille d'un Faraq
- Sunan an-Nasa'i, n°232
Rapporté par 'Aïcha : Le Messager d'Allah (ﷺ) faisait le Ghusl ; lui et moi à partir d'un seul récipient, nous puisions tous les deux de l'eau dedans
- Sunan an-Nasa'i, n°233
Rapporté par Abdur-Rahman bin Al-Qasim : J'ai entendu Al-Qasim raconter que 'Aïcha a dit : "Je faisais le Ghusl, le Messager d'Allah (ﷺ) et moi, à partir d'un seul récipient, après une souillure majeure
- Sunan an-Nasa'i, n°234
Rapporté par 'Aïcha : Je me souviens avoir rivalisé avec le Messager d'Allah (ﷺ) pour le récipient, quand nous l'utilisions tous les deux pour faire le Ghusl
- Sunan an-Nasa'i, n°235
Rapporté par 'Aïcha : Le Messager d'Allah (ﷺ) et moi faisions le Ghusl ensemble en utilisant un seul récipient
- Sunan an-Nasa'i, n°239
Rapporté par 'Aïcha : Je faisais le Ghusl – le Messager d'Allah (ﷺ) et moi – à partir d'un seul récipient. Il essayait de prendre plus d'eau que moi et moi aussi, jusqu'à ce qu'il dise : "Laisse-m'en un peu" et je disais : "Laisse-m'en un peu
- Sunan an-Nasa'i, n°242
Rapporté par 'Aïcha : Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) l'année du Pèlerinage d'Adieu. J'ai prononcé la Talbiyah pour la 'Umra et je suis arrivée à La Mecque alors que j'avais mes règles, donc je n'ai pas fait le Tawaf autour de la Kaaba ni entre As-Safa et Al-Marwah. J'en ai parlé au Messager d'Allah (ﷺ), et il a dit : "Défais tes tresses, peigne tes cheveux, commence la Talbiyah pour le Hajj et laisse la 'Umra." J'ai fait cela, puis quand nous avons terminé le Hajj, il m'a envoyée avec 'Abdur-Rahman bin Abi Bakr à At-Tan'im, et j'ai accompli la 'Umra. Il a dit : "Ceci remplace ta 'Umra
- Sunan an-Nasa'i, n°243
Rapporté par 'Aïcha : Quand le Messager d'Allah (ﷺ) faisait le Ghusl après une souillure majeure, on plaçait le récipient d'eau devant lui, et il versait de l'eau sur ses mains avant de les mettre dans le récipient. Après avoir lavé ses mains, il mettait sa main droite dans le récipient puis versait de l'eau avec sa main droite et lavait sa partie intime avec sa main gauche. Quand il avait fini, il versait de l'eau avec sa main droite sur sa main gauche et les lavait toutes les deux. Ensuite, il se rinçait la bouche et le nez trois fois, puis il versait de l'eau avec ses deux mains sur sa tête trois fois, puis il versait de l'eau sur tout son corps
- Sunan an-Nasa'i, n°244
Rapporté par Abu Salamah : J'ai demandé à 'Aïcha comment le Messager d'Allah (ﷺ) faisait le Ghusl après une souillure majeure. Elle a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) versait de l'eau sur ses mains trois fois, puis il lavait sa partie intime, puis il lavait ses mains, puis se rinçait la bouche et le nez, puis versait de l'eau sur sa tête trois fois, puis versait de l'eau sur le reste de son corps
- Sunan an-Nasa'i, n°245
Rapporté par Abu Salamah : Il est entré chez 'Aïcha et lui a demandé comment le Messager d'Allah (ﷺ) faisait le Ghusl après une souillure majeure. Elle a dit : "On apportait un récipient au Prophète (ﷺ), puis il versait de l'eau sur ses mains trois fois et les lavait, puis il versait de l'eau avec sa main droite sur sa main gauche et lavait ce qu'il y avait sur ses cuisses. Ensuite, il lavait ses mains, se rinçait la bouche et le nez, versait de l'eau sur sa tête trois fois, puis versait de l'eau sur le reste de son corps
- Sunan an-Nasa'i, n°246
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : 'Aïcha a décrit comment le Prophète (ﷺ) faisait le Ghusl après une souillure majeure. Elle a dit : "Il se lavait les mains trois fois, puis versait de l'eau avec sa main droite sur sa main gauche et lavait sa partie intime et ce qu'il y avait dessus." – (Un des rapporteurs) 'Umar a dit : "Je pense qu'il a dit : 'Il versait de l'eau avec sa main droite sur sa main gauche trois fois.'" – "Ensuite, il se rinçait la bouche trois fois et le nez trois fois, puis il se lavait le visage et les mains trois fois, puis il versait de l'eau sur sa tête trois fois, puis il versait de l'eau sur lui-même
- Sunan an-Nasa'i, n°247
Rapporté par 'Aïcha : Quand le Prophète (ﷺ) faisait le Ghusl après une souillure majeure, il commençait par se laver les mains, puis il faisait les ablutions comme pour la prière, puis il trempait ses doigts dans l'eau, puis il les passait dans ses cheveux, puis il versait de l'eau sur sa tête trois fois, puis il versait de l'eau sur tout son corps
- Sunan an-Nasa'i, n°248
Rapporté par 'Aïcha : À propos du Ghusl du Prophète (ﷺ) après une souillure majeure, elle a dit qu'il se lavait les mains et faisait les ablutions, puis il passait (ses doigts) dans ses cheveux pour que l'eau atteigne tous ses cheveux, puis il versait de l'eau sur tout son corps
- Sunan an-Nasa'i, n°249
Rapporté par 'Aïcha : Le Messager d'Allah (ﷺ) mouillait sa tête, puis il versait de l'eau dessus trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°251
Rapporté par 'Aïcha : Une femme a demandé au Prophète (ﷺ) comment faire le Ghusl après les règles et il lui a expliqué comment faire. Puis il a dit : "Prends un morceau de tissu parfumé au musc et purifie-toi avec." Elle a demandé : "Comment dois-je me purifier avec ?" Il a détourné le visage puis a dit : "Subhan Allah ! Purifie-toi avec." 'Aïcha a dit : "J'ai pris la femme à part et je lui ai dit : 'Essuie les traces de sang avec
- Sunan an-Nasa'i, n°377
Rapporté par Shuraih : Il a demandé à ‘Aïcha : « Une femme peut-elle manger avec son mari pendant ses règles ? » Elle a répondu : « Oui. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’appelait pour manger avec lui alors que j’étais indisposée. Il prenait un os où il restait un peu de viande et insistait pour que je le prenne en premier, alors j’en grignotais un peu puis je le reposais. Ensuite, il le prenait et grignotait là où j’avais mis ma bouche. Puis il demandait à boire et voulait que je boive avant lui. Je buvais, puis il prenait le récipient et buvait à l’endroit où j’avais posé mes lèvres. »
- Sunan an-Nasa'i, n°378
Rapporté par Al-Miqdam bin Shuraih, de la part de son père, que ‘Aïcha a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) posait sa bouche à l’endroit où j’avais bu et buvait ce qu’il restait, même quand j’étais indisposée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°379
Rapporté par Al-Miqdam bin Shuraih, son père a dit : « J’ai entendu ‘Aïcha dire : “Le Messager d’Allah (ﷺ) me tendait le récipient et je buvais dedans alors que j’étais indisposée. Ensuite, je le lui donnais et il cherchait l’endroit où j’avais posé ma bouche pour boire à cet endroit.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°380
Rapporté par ‘Aïcha : « Je buvais pendant mes règles, puis je donnais le récipient au Prophète (ﷺ) et il buvait à l’endroit où j’avais mis ma bouche. Je grignotais aussi un os avec un peu de viande pendant mes règles, puis je le donnais au Prophète (ﷺ) et il posait sa bouche là où j’avais mis la mienne. »
- Sunan an-Nasa'i, n°381
Rapporté par ‘Aïcha : « La tête du Messager d’Allah (ﷺ) reposait sur les genoux de l’une d’entre nous quand elle avait ses règles, et il récitait le Coran. »
- Sunan an-Nasa'i, n°382
Rapporté par Mu’adhah Al-‘Adawiyyah : Une femme a demandé à ‘Aïcha : « Une femme qui a ses règles doit-elle rattraper les prières manquées ? » Elle a répondu : « Es-tu une Harurite ? Nous avions nos règles à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ) et nous ne rattrapions pas les prières manquées, ni n’y étions obligées. »
- Sunan an-Nasa'i, n°383
Rapporté par Abu Hurairah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) était à la mosquée, il a dit : « Ô ‘Aïcha, passe-moi le vêtement. » Elle a répondu : « Je ne prie pas. » Il a dit : « Ce n’est pas dans ta main. » Alors elle le lui a donné
- Sunan an-Nasa'i, n°384
Rapporté par ‘Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Donne-moi le tapis de la mosquée. » Elle a dit : « J’ai mes règles. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Tes règles ne sont pas dans ta main. »
- Sunan an-Nasa'i, n°386
Rapporté par ‘Aïcha : Elle coiffait les cheveux du Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’elle avait ses règles et qu’il faisait l’I‘tikaf. Il sortait sa tête vers elle pendant qu’elle était dans sa chambre
- Sunan an-Nasa'i, n°387
Rapporté par ‘Aïcha : Le Prophète (ﷺ) sortait sa tête pendant qu’il faisait l’I‘tikaf et je la lavais, même quand j’avais mes règles
- Sunan an-Nasa'i, n°388
Rapporté par ‘Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) sortait sa tête de la mosquée pendant l’I‘tikaf, et je la lavais alors que j’étais indisposée
- Sunan an-Nasa'i, n°389
Rapporté par ‘Aïcha : Je coiffais les cheveux du Messager d’Allah (ﷺ) alors que j’avais mes règles
- Sunan an-Nasa'i, n°391
Rapporté par ‘Aïcha : Elle a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Safiyyah bint Houyay a eu ses règles. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Peut-être qu’elle va nous retenir. N’a-t-elle pas déjà fait le tour de la Kaaba avec vous ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors vous pouvez partir. »
- Sunan an-Nasa'i, n°404
Rapporté par Abdullah bin Abi Qais : J’ai demandé à ‘Aïcha : « Comment le Messager d’Allah (ﷺ) dormait-il quand il était en état de Janabah ? Faisait-il le ghusl avant de dormir ou dormait-il avant de faire le ghusl ? » Elle a répondu : « Il faisait les deux. Parfois il faisait le ghusl puis il dormait, et parfois il faisait les ablutions puis il dormait. »
- Sunan an-Nasa'i, n°405
Rapporté par Ghudaif bin Al-Harith : Je suis allé voir ‘Aïcha et je lui ai demandé : « Est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le ghusl au début de la nuit ou à la fin ? » Elle a répondu : « Les deux. Parfois il faisait le ghusl au début et parfois à la fin. » J’ai dit : « Louange à Allah qui a rendu cette question souple. »
- Sunan an-Nasa'i, n°410
Rapporté par ‘Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le ghusl avec un récipient de la taille d’un faraq, et lui et moi faisions le ghusl à partir du même récipient
- Sunan an-Nasa'i, n°411
Rapporté par ‘Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le ghusl, lui et moi, à partir du même récipient, chacun puisant de l’eau dedans
- Sunan an-Nasa'i, n°412
Rapporté par Abdur-Rahman bin Al-Qasim : J’ai entendu Al-Qasim rapporter que ‘Aïcha a dit : « Je faisais le ghusl — le Messager d’Allah (ﷺ) et moi — à partir du même récipient pour la Janabah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°413
Rapporté par ‘Aïcha : Je me souviens avoir disputé le récipient avec le Messager d’Allah (ﷺ) quand nous faisions le ghusl tous les deux à partir de celui-ci
- Sunan an-Nasa'i, n°414
Rapporté par ‘Aïcha : Je faisais le ghusl — le Messager d’Allah (ﷺ) et moi — à partir d’un seul récipient. Il essayait de prendre de l’eau avant moi et moi aussi, jusqu’à ce qu’il dise : « Laisse-m’en un peu », et je disais : « Laisse-m’en un peu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°416
Rapporté par ‘Aïcha : Je me souviens avoir fait le ghusl — moi et le Messager d’Allah (ﷺ) — avec ceci, un récipient comme un sa‘ ou plus petit. Nous avons tous les deux commencé à prendre de l’eau dedans et j’ai versé de l’eau sur ma tête avec ma main, trois fois, sans défaire mes cheveux
- Sunan an-Nasa'i, n°417
Rapporté par Ibrahim bin Muhammad bin Al-Muntashir, de la part de son père : J’ai entendu Ibn ‘Umar dire : « Je préfère me réveiller le matin couvert de goudron que de me réveiller et entrer en état d’ihram en sentant le parfum. » Je suis allé voir ‘Aïcha et je lui ai raconté ce qu’il avait dit, et elle a répondu : « J’ai mis du parfum sur le Messager d’Allah (ﷺ) et il est allé voir toutes ses femmes, puis le matin il est entré en état d’ihram. »
- Sunan an-Nasa'i, n°420
Rapporté par ‘Aïcha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le ghusl de la Janabah, il se lavait les mains, puis faisait les ablutions comme pour la prière, puis il faisait le ghusl, puis il passait ses doigts dans ses cheveux pour s’assurer que l’eau atteignait bien le cuir chevelu, puis il versait de l’eau sur sa tête trois fois, puis lavait le reste de son corps
- Sunan an-Nasa'i, n°421
Rapporté par ‘Aïcha : Le Prophète (ﷺ) aimait commencer par le côté droit autant qu’il le pouvait quand il se purifiait, mettait ses sandales ou se coiffait — et le narrateur a ajouté à Wasit (un endroit en Irak) : « Et dans toutes ses affaires. »
- Sunan an-Nasa'i, n°422
Rapporté par Abu Salamah, de la part de ‘Aïcha, et de ‘Amr bin Sa’d, de la part de Nafi’, de la part d’Ibn ‘Umar : ‘Umar a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) comment faire le ghusl de la Janabah — et les récits sont d’accord sur ce point — il faut commencer par verser de l’eau sur la main droite deux ou trois fois, puis mettre la main droite dans le récipient et verser de l’eau sur la partie intime, en lavant avec la main gauche jusqu’à ce que ce soit propre ; puis poser la main gauche sur la poussière si on le souhaite, puis verser de l’eau sur la main gauche jusqu’à ce qu’elle soit propre ; puis laver les mains trois fois, (aspirer de l’eau dans le nez) et se rincer la bouche, puis laver le visage et les avant-bras, trois fois chacun, puis en arrivant à la tête, il ne l’essuie pas mais verse de l’eau dessus. Voilà comment le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le ghusl selon ce qui a été rapporté
- Sunan an-Nasa'i, n°423
Rapporté par ‘Aïcha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le ghusl de la Janabah, il se lavait les mains, puis faisait les ablutions comme pour la prière, puis passait ses doigts dans ses cheveux jusqu’à être sûr que l’eau avait atteint le cuir chevelu, puis il versait de l’eau sur sa tête trois fois, puis lavait le reste de son corps
- Sunan an-Nasa'i, n°424
Rapporté par ‘Aïcha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le ghusl de la Janabah, il demandait un récipient comme celui utilisé pour traire une chamelle, puis il prenait de l’eau dans sa main et commençait par le côté droit de sa tête, puis le côté gauche, puis il prenait de l’eau dans ses mains et commençait à la verser sur sa tête
- Sunan an-Nasa'i, n°804
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’ai prié à côté du Prophète (ﷺ) et Aïcha était derrière nous, priant avec nous, et j’étais à côté du Prophète (ﷺ) en train de prier avec lui
- Sunan an-Nasa'i, n°1125
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas là et j’ai pensé qu’il était parti rendre visite à l’une de ses concubines. Je l’ai cherché et je l’ai trouvé en prosternation, disant : "Rabbighfirli ma asrartu wa ma a’lantu" ("Ô Allah, pardonne-moi ce que j’ai caché et ce que j’ai fait ouvertement)
- Sunan an-Nasa'i, n°1129
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) disait, lorsqu’il faisait une prosternation requise lors de la récitation du Coran la nuit : "Sajada wajhi lilladhi khalaqahu wa sawwarahu wa shaqqa sam’ahu wa basarahu bihawlihi wa quwwatih" ("Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé et formé, qui lui a donné l’ouïe et la vue par Sa puissance et Sa force)
- Sunan an-Nasa'i, n°1130
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas là une nuit et je l’ai trouvé en prosternation, le dessus de ses pieds tourné vers la Qibla. Je l’ai entendu dire : "A’udhu biridaka min sakhatika, wa a’udhu bimu ‘afatika min ‘uqubatika wa a’udhu bika minka la uhsi thana’an ‘alaika anta kama athnaita ‘ala nafsik" ("Je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, je cherche refuge dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même. Je ne peux pas Te louer comme il se doit, Tu es comme Tu T’es loué Toi-même)
- Sunan an-Nasa'i, n°1131
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : J’ai remarqué que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas là une nuit, et j’ai pensé qu’il était parti chez une de ses autres épouses. J’ai cherché à le toucher, et je l’ai trouvé en inclinaison ou en prosternation, disant : "SubhanakAllahumma wa bihamdika la ilaha ila ant" ("Gloire et louange à Toi, ô Allah, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi"). Elle a dit : "Que mon père et ma mère soient donnés en rançon pour toi. Je pensais que tu faisais une chose alors que tu en faisais une toute autre
- Sunan an-Nasa'i, n°1134
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) disait en s’inclinant et en se prosternant : "Subbuhun Quddusun Rabbul-mala’ikati war’ruh" ("Parfait, Très Saint, Seigneur des anges et de l’Esprit)
- Sunan an-Nasa'i, n°1328
Rapporté par 'Urwah, d’après Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait onze unités de prière, en rendant le nombre impair par une unité (witr), entre la fin de la prière du 'Isha et l’aube. Il restait en prosternation aussi longtemps qu’il faut à l’un d’entre vous pour réciter cinquante versets avant de relever la tête
- Sunan an-Nasa'i, n°1338
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Après avoir dit le taslim, le Messager d’Allah (ﷺ) disait : "Allahumma anta as-salam wa minka as-salam, tabarakta ya dhal-jalali wal-ikram" (Ô Allah, Tu es la source de la paix et de Toi vient la paix, béni sois-Tu, Ô Détenteur de majesté et de générosité)
- Sunan an-Nasa'i, n°1344
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) s’asseyait dans une assemblée ou priait, il disait certaines paroles. Aïcha lui demanda à propos de ces mots. Il répondit : "S’il a dit de bonnes paroles (et qu’il prononce cette invocation), cela les scellera pour les préserver jusqu’au Jour de la Résurrection, et s’il a dit autre chose, ces paroles seront une expiation pour lui : 'Subhanak Allahumma wa bihamdika, astaghfiruka wa atubu ilayk' (Gloire et louange à Toi, ô Allah, je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi)
- Sunan an-Nasa'i, n°1345
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une femme juive est entrée chez moi et a dit : "Le châtiment de la tombe est à cause de l’urine." J’ai répondu : "Tu mens." Elle a dit : "Non, c’est vrai ; nous coupons notre peau et nos vêtements à cause de cela." Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti pour prier et nos voix se sont élevées. Il a dit : "Qu’est-ce que c’est ?" Je lui ai alors raconté ce qu’elle avait dit. Il a dit : "Elle a dit vrai." À partir de ce jour, il n’a plus jamais fait de prière sans dire, après la prière : "Rabba Jibril wa Mika'il wa Israfil, a’idni min harrin-nar wa 'adhabil-qabr" (Seigneur de Jibril, Mika'il et Israfil, protège-moi de la chaleur du Feu et du châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°1756
Rapporté par Abu Salamah bin Abdur-Rahman : Il a demandé à Aïcha au sujet de la prière du Messager d'Allah (ﷺ) pendant la nuit. Elle a dit : "Il priait treize unités : neuf debout, dont une était le witr, et deux assis. Quand il voulait s'incliner, il se levait, puis s'inclinait et se prosternait, et il faisait cela après le witr. Ensuite, quand il entendait l'appel à la prière du matin, il se levait et priait deux unités courtes
- Sunan an-Nasa'i, n°1757
Rapporté par Aïcha : Le Prophète (ﷺ) ne manquait jamais de faire quatre unités avant la prière du Zuhr et deux unités avant la prière du Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1758
Rapporté par Ibrahim bin Muhammad : Il a entendu son père raconter qu'il avait entendu Aïcha dire : "Le Messager d'Allah (ﷺ) ne manquait jamais de faire quatre unités avant la prière du Zuhr et deux unités avant la prière du Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1759
Rapporté par Aïcha : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Les deux unités avant la prière du Fajr valent mieux que ce monde et tout ce qu'il contient
- Sunan an-Nasa'i, n°1762
Rapporté par Aïcha : Quand le muezzin se taisait après l'appel à la prière du Fajr, il priait deux unités courtes, puis il s'allongeait sur son côté droit
- Sunan an-Nasa'i, n°1780
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de prier deux courtes rak‘a entre l’adhan et l’iqama de la prière du Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1781
Rapporté par Abou Salamah : Il a demandé à Aïcha comment le Messager d’Allah (ﷺ) priait la nuit. Elle a répondu : "Il priait treize rak‘a. Il faisait huit rak‘a, puis il priait le witr, puis deux rak‘a assis. Quand il voulait s’incliner, il se levait et s’inclinait, et il priait deux rak‘a entre l’adhan et l’iqama de la prière du subh
- Sunan an-Nasa'i, n°1784
Rapporté par Sa‘id bin Jubair, d’un homme qu’il pensait être bon : Aïcha, رضي الله عنها, lui a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Aucun homme qui prie régulièrement la nuit, puis s’endort et ne peut pas prier, ne sera privé de la récompense de sa prière : Allah (SWT) lui comptera la récompense de sa prière, et son sommeil sera pour lui une aumône
- Sunan an-Nasa'i, n°1785
Rapporté par Sa‘d bin Jubair, d’Al-Aswad bin Yazid, qu’Aïcha a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui a l’habitude de prier la nuit mais qui s’endort et la manque, c’est une aumône qu’Allah (SWT) lui a accordée, et la récompense de sa prière lui sera comptée
- Sunan an-Nasa'i, n°1786
Rapporté par Sa‘id bin Jubair, d’Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit quelque chose de similaire
- Sunan an-Nasa'i, n°1789
Rapporté par Aïcha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) ne priait pas la nuit parce qu’il était empêché par le sommeil – c’est-à-dire qu’il s’endormait profondément – ou par la douleur, il priait douze rak‘a pendant la journée
- Sunan an-Nasa'i, n°1794
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui persévère à prier douze rak‘a chaque jour et chaque nuit entrera au Paradis : quatre avant le Dhuhr et deux après, deux après le Maghrib, deux après l’Isha et deux avant le Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1795
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui persévère à prier douze rak‘a chaque jour et chaque nuit, Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, lui construira une maison au Paradis : quatre avant le Dhuhr et deux après, deux après le Maghrib, deux après l’Isha et deux du Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1855
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Le défunt est puni à cause des pleurs de sa famille pour lui." On rapporta cela à 'Aïcha رضي الله عنها et elle dit : "Il se trompe ; en réalité, le Prophète ﷺ est passé devant une tombe et a dit : L'occupant de cette tombe est en train d'être puni alors que sa famille pleure pour lui." Puis elle récita : "Nul ne portera le fardeau d'autrui
- Sunan an-Nasa'i, n°1856
Rapporté par 'Amrah : Elle a entendu 'Aïcha رضي الله عنها dire, lorsqu'on lui rapporta qu'Ibn 'Umar disait que le défunt est puni à cause des pleurs des vivants pour lui : "Qu'Allah pardonne à Abu 'Abdur-Rahman ; il ne ment pas, mais il a oublié ou s'est trompé. Le Messager d'Allah ﷺ est passé devant une femme juive décédée pour qui des gens pleuraient et il a dit : 'Ils pleurent pour elle alors qu'elle est en train d'être punie
- Sunan an-Nasa'i, n°1857
Rapporté par Ibn 'Abbas : 'Aïcha رضي الله عنها a dit : En réalité, le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, augmente le châtiment du mécréant à cause des pleurs de sa famille pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°1858
Rapporté par Abbul-Jabbar bin Al-Ward : J'ai entendu Ibn Abi Mulaikah dire : "Quand Umm Aban est morte, j'ai assisté avec les gens. Je me suis assis devant 'Abdullah bin 'Umar et Ibn 'Abbas, et les femmes pleuraient. Ibn 'Umar a dit : 'Pourquoi ne leur dites-vous pas de ne pas pleurer ? Car j'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de sa famille pour lui.' Ibn 'Abbas a dit : 'Umar racontait quelque chose de similaire. Je suis sorti avec 'Umar et quand nous sommes arrivés dans un endroit désert, il a vu une caravane sous un arbre. Il a dit : 'Va voir à qui appartient cette caravane.' J'y suis allé et j'ai trouvé Suhaib et sa famille. Je suis revenu et j'ai dit : 'Ô Commandeur des Croyants ! C'est Suhaib et sa famille.' Il a dit : 'Amène-moi Suhaib.' Quand nous sommes entrés à Médine, 'Umar a été attaqué et Suhaib s'est assis à côté de lui, pleurant et disant : 'Ô mon frère, ô mon frère.' 'Umar a dit : 'Ô Suhaib, ne pleure pas, car j'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Le défunt est puni à cause de certains pleurs de sa famille pour lui.' J'ai mentionné cela à 'Aïcha رضي الله عنها et elle a dit : 'Par Allah, tu ne rapportes pas ce hadith de deux menteurs qui ont mécru, mais parfois tu entends mal. "Nul ne portera le fardeau d'autrui." Et le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Allah augmente le châtiment du mécréant à cause des pleurs de sa famille pour lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2037
Rapporté par Muhammad bin Qais bin Makhramah : 'Aïcha a dit : "Voulez-vous que je vous raconte ce qui m’est arrivé avec le Prophète ?" Nous avons répondu : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit avec lui" – c’est-à-dire le Prophète – "il est revenu de la prière d’Isha, a posé ses sandales à ses pieds et a étendu le bord de son vêtement sur le lit. Il est resté jusqu’à ce qu’il pense que je dormais. Ensuite, il a remis ses sandales doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement et est sorti doucement. J’ai couvert ma tête, mis mon voile et serré ma ceinture, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’. Il a levé les mains trois fois et est resté là longtemps, puis il est parti et je suis partie aussi. Il s’est mis à marcher vite et j’ai fait de même ; il s’est mis à courir et j’ai couru aussi. Il est rentré à la maison et j’y suis arrivée avant lui et je me suis allongée. Quand il est entré, il a dit : "Dis-moi la vérité, ou le Subtil, le Parfaitement Connaisseur me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi," puis je lui ai tout raconté. Il a dit : "C’était donc toi la silhouette noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai répondu : "Oui." Il m’a donné une petite tape sur la poitrine que j’ai ressentie, puis il a dit : "As-tu pensé qu’Allah et Son Messager te feraient du tort ?" J’ai dit : "Quoi que les gens cachent, Allah le sait." Il a dit : "Jibril est venu me voir quand je t’ai vue, mais il n’est pas entré parce que tu n’étais pas complètement habillée. Il m’a appelé mais il te l’a caché, et je lui ai répondu mais je te l’ai aussi caché. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu sois effrayée. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de prier pour eux." J’ai demandé : "Que dois-je dire, ô Messager d’Allah ?" Il a dit : "Dis : 'Que la paix soit sur les habitants de ce lieu parmi les croyants et les musulmans. Qu’Allah fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui viendront après nous, et nous vous rejoindrons, si Allah le veut
- Sunan an-Nasa'i, n°2038
Rapporté par 'Alqamah bin Abi 'Alqamah, d’après sa mère, qui a entendu 'Aïcha dire : Le Messager d’Allah s’est levé une nuit, s’est habillé puis est sorti. J’ai dit à ma servante Barirah de le suivre, alors elle l’a suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi. Il est resté debout près de là aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est parti. Barirah est revenue avant lui et m’a raconté, mais je n’ai rien dit jusqu’au matin, puis je lui ai parlé de cela. Il a dit : "J’ai été envoyé vers les gens d’Al-Baqi’ pour prier pour eux
- Sunan an-Nasa'i, n°2039
Rapporté par 'Aïcha : Chaque fois que c’était la nuit où le Messager d’Allah restait chez moi, il sortait à la fin de la nuit vers Al-Baqi’ et disait : "As-salamu 'alaykum dara qawmin mu’minin, wa inna wa iyyakum mutawa’idun ghadan wa mutawakilun, wa inna in sha’ Allahu bikum lahiqun. Allahummaghfir li ahli baqi’il gharaqad." (Que la paix soit sur vous, ô demeure de gens croyants. Nous et vous nous rappelions le Jour de la Résurrection et nous comptons les uns sur les autres pour l’intercession et le témoignage. Bientôt nous vous rejoindrons, si Allah le veut. Ô Allah, pardonne aux gens de Baqi’ Al-Gharqad)
- Sunan an-Nasa'i, n°2046
Rapporté par Aïcha : Le Prophète a dit : "Qu’Allah maudisse ceux qui prennent les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière
- Sunan an-Nasa'i, n°2178
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : L’une d’entre nous manquait parfois des jours de jeûne pendant le Ramadan et ne pouvait les rattraper qu’à l’approche de Chaabane. Le Messager d’Allah ﷺ ne jeûnait aucun mois autant qu’il jeûnait Chaabane ; il le jeûnait presque entièrement, sauf un petit peu, il jeûnait presque tout le mois
- Sunan an-Nasa'i, n°2179
Rapporté par Abou Salama : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها : « Parle-moi du jeûne du Messager d’Allah ﷺ. » Elle a répondu : « Il jeûnait au point qu’on pensait qu’il allait continuer à jeûner, puis il arrêtait au point qu’on pensait qu’il n’allait plus jeûner. Il n’a jamais autant jeûné un mois que Chaabane. Il jeûnait presque tout Chaabane, sauf un peu, il jeûnait presque tout le mois. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2180
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ ne jeûnait aucun mois de l’année plus que Chaabane. Il jeûnait tout Chaabane
- Sunan an-Nasa'i, n°2181
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ avait l’habitude de jeûner Chaabane
- Sunan an-Nasa'i, n°2182
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je ne sais pas que le Messager d’Allah ﷺ ait récité tout le Coran en une nuit, ni qu’il ait prié toute la nuit jusqu’au matin, ni qu’il ait jeûné un mois entier à part le Ramadan
- Sunan an-Nasa'i, n°2183
Rapporté par ‘Abdullah ibn Chaqiq : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet du jeûne du Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait au point qu’on pensait qu’il allait continuer à jeûner, puis il arrêtait au point qu’on pensait qu’il n’allait plus jeûner. Et il n’a pas jeûné un mois entier depuis son arrivée à Médine, sauf le Ramadan. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2184
Rapporté par ‘Abdullah ibn Chaqiq : J’ai dit à Aïcha رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ priait-il la prière du Duha ? » Elle a répondu : « Non, sauf s’il revenait d’un voyage. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il jeûné un mois entier ? » Elle a dit : « Non, je ne me souviens pas qu’il ait jeûné un mois complet à part le Ramadan, et il n’a jamais passé tout un mois sans jeûner ; il jeûnait une partie de chaque mois jusqu’à sa mort. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2185
Rapporté par ‘Abdullah ibn Chaqiq : J’ai dit à Aïcha رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ priait-il la prière du Duha ? » Elle a répondu : « Non, sauf s’il revenait d’un voyage. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah ﷺ avait-il l’habitude de jeûner régulièrement en dehors du Ramadan ? » Elle a dit : « Par Allah, il n’a pas jeûné régulièrement en dehors du Ramadan jusqu’à sa mort, et il n’a jamais passé tout un mois sans jeûner ; il jeûnait une partie de chaque mois. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2186
Rapporté par Jubair ibn Noufayr : Un homme a interrogé Aïcha رضي الله عنها sur le jeûne et elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait tout Chaabane, et il tenait à jeûner les lundis et les jeudis. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2187
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait Chaabane et Ramadan, et il tenait à jeûner les lundis et les jeudis
- Sunan an-Nasa'i, n°2192
Rapporté par ‘Urwah ibn Az-Zoubaïr : Aïcha رضي الله عنها lui a raconté que le Messager d’Allah ﷺ encourageait les gens à prier le Qiyam pendant le Ramadan, sans l’imposer. Il disait : « Celui qui passe les nuits du Ramadan en prière avec foi et en espérant une récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2193
Rapporté par Az-Zouhir : ‘Urwah ibn Az-Zoubaïr m’a raconté que Aïcha رضي الله عنها lui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est sorti au milieu de la nuit pour prier à la mosquée, et il a dirigé les gens en prière. » Puis il a cité le même hadith où elle disait : « Il encourageait les gens à prier le Qiyam pendant le Ramadan, sans l’imposer. » Il disait : « Celui qui passe la nuit de Laylat Al-Qadr en prière avec foi et en espérant une récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés. » Il a ajouté : « Et le Messager d’Allah ﷺ est décédé alors que cela était en vigueur. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2195
Rapporté par ‘Urwah ibn Az-Zoubaïr : Aïcha رضي الله عنها lui a raconté : « Le Messager d’Allah ﷺ est sorti au milieu de la nuit et a prié à la mosquée, » puis il a cité le même hadith où il disait : « Il les encourageait à prier le Qiyam pendant le Ramadan, sans l’imposer, et il disait : “Celui qui passe les nuits du Ramadan en prière (Qiyam) avec foi et en espérant une récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2354
Rapporté par ‘Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ne jeûnait aucun mois plus que Cha’ban ; il jeûnait tout le mois ou presque tout le mois
- Sunan an-Nasa'i, n°2355
Rapporté par ‘Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah jeûnait tout Cha’ban sauf un petit peu
- Sunan an-Nasa'i, n°2356
Rapporté par Jubair bin Nufair : ‘Aïcha رضي الله عنها a dit : Le Messager d’Allah jeûnait tout le mois de Cha’ban
- Sunan an-Nasa'i, n°2360
Rapporté par Jubair bin Nufair : ‘Aïcha رضي الله عنها a dit : Le Messager d’Allah tenait beaucoup à jeûner les lundis et les jeudis
- Sunan an-Nasa'i, n°2361
Rapporté par ‘Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah tenait beaucoup à jeûner les lundis et les jeudis
- Sunan an-Nasa'i, n°2362
Rapporté par ‘Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah tenait beaucoup à jeûner les lundis et les jeudis
- Sunan an-Nasa'i, n°2363
Rapporté par ‘Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah tenait beaucoup à jeûner les lundis et les jeudis
- Sunan an-Nasa'i, n°2364
Rapporté par ‘Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah tenait beaucoup à jeûner les lundis et les jeudis
- Sunan an-Nasa'i, n°2628
Rapporté par la Mère des Croyants, 'Aïcha رضي الله عنها : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah, ne devrions-nous pas sortir et participer au jihad avec toi ? Car je pense qu'aucune action dans le Coran n'est meilleure que le jihad. » Il a répondu : « Non. Le meilleur et le plus beau des jihads, c'est le Hajj à la Maison ; le Hajj Al-Mabrur. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2650
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d'Allah ﷺ alors qu'il restait cinq jours de Dhul-Qa'dah, sans autre intention que d'accomplir le Hajj. Quand nous étions proches de La Mecque, le Messager d'Allah ﷺ a ordonné à ceux qui n'avaient pas de bête à sacrifier de sortir de l'état d'ihram après avoir fait le tour de la Kaaba
- Sunan an-Nasa'i, n°2778
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les animaux offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ, puis il mettait ces colliers à ses animaux, puis il les envoyait. Il restait alors avec sa famille et ne s’abstenait de rien de ce que doit éviter la personne en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2779
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je me souviens avoir tressé les colliers pour les moutons, les animaux offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ, puis il restait sans être en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2783
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais moi-même les colliers des grands animaux offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ, puis il les ornait et les marquait, les dirigeait vers la Maison sacrée et les envoyait. Mais il restait avec sa famille, et rien ne lui devenait interdit de ce qui était permis
- Sunan an-Nasa'i, n°2784
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les grands animaux offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ, puis il n’entrait pas en état d’ihram et ne changeait pas ses vêtements habituels
- Sunan an-Nasa'i, n°2785
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les moutons offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan an-Nasa'i, n°2786
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ envoyait des moutons comme offrande de sacrifice
- Sunan an-Nasa'i, n°2787
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ a envoyé des moutons en offrande de sacrifice et leur a mis des colliers
- Sunan an-Nasa'i, n°2788
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les moutons offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ. Ensuite, il n’entrait pas en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2789
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les moutons offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ. Ensuite, il n’entrait pas en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2790
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous mettions des colliers aux moutons, puis le Messager d’Allah ﷺ les envoyait, et il n’entrait pas en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2793
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les animaux offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ de mes propres mains, puis le Messager d’Allah ﷺ leur mettait les colliers lui-même. Ensuite, il les envoyait avec mon père et le Messager d’Allah ﷺ s’abstenait de tout ce qu’Allah, le Puissant et Majestueux, a permis jusqu’à ce que l’animal soit sacrifié
- Sunan an-Nasa'i, n°2794
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les animaux offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ. Ensuite, il ne s’abstenait pas de ce que doit éviter la personne en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2795
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les animaux offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ. Ensuite, il ne s’abstenait de rien. Elle a dit : « Nous ne savons pas que le pèlerin peut sortir complètement de l’ihram sauf après avoir fait le Tawaf. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2796
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je tressais les colliers pour les animaux offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ, et l’animal était emmené avec son collier, et le Messager d’Allah ﷺ restait avec ses épouses
- Sunan an-Nasa'i, n°2797
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Je me souviens avoir tressé les colliers pour les moutons offerts en sacrifice du Messager d’Allah ﷺ, puis il les envoyait et restait avec nous sans être en état d’ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2803
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes parties avec le Messager d’Allah ﷺ en pensant uniquement au Hajj. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, nous avons fait le tour de la Kaaba, puis le Messager d’Allah ﷺ a dit à ceux qui n’avaient pas amené d’animal à sacrifier de sortir de l’état d’Ihram. Donc, ceux qui n’avaient pas amené d’animal sont sortis de l’Ihram. Ses épouses n’avaient pas amené d’animal non plus, alors elles sont sorties de l’Ihram aussi. Aïcha رضي الله عنها a dit : "J’ai eu mes règles, donc je n’ai pas fait le Tawaf autour de la Kaaba. La nuit d’Al-Hasbab (la douzième nuit de Dhul-Hijjah), j’ai dit : "Ô Messager d’Allah, les gens repartent après avoir fait la ‘Umrah et le Hajj, mais moi je repars après avoir fait seulement le Hajj." Il a dit : "N’as-tu pas fait le Tawaf quand nous sommes arrivés à La Mecque ?" J’ai répondu : "Non." Il a dit : "Alors pars avec ton frère à At-Tanim, entre en Ihram pour la ‘Umrah, puis nous te retrouverons à tel ou tel endroit
- Sunan an-Nasa'i, n°2804
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes parties avec le Messager d’Allah ﷺ en pensant uniquement au Hajj. Quand nous sommes arrivés près de La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ a ordonné : "Celui qui a un animal à sacrifier doit rester en Ihram, et celui qui n’en a pas doit sortir de l’Ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2829
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a cinq animaux que le pèlerin en état d’ihram peut tuer : les serpents, les souris, les milans, les corbeaux tachetés et les chiens dangereux. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2831
Rapporté par Saïd ibn Al-Musayyab : Une femme est entrée chez Aïcha رضي الله عنها avec un bâton à bout de fer dans la main. Elle a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Aïcha a répondu : « C’est pour ces geckos, car le Prophète d’Allah ﷺ nous a dit qu’aucun animal n’a essayé d’éteindre le feu pour Ibrahim sauf ce lézard, alors il nous a ordonné de le tuer. Et il nous a interdit de tuer les serpents inoffensifs, sauf celui qui a deux lignes sur le dos et celui qui a une queue courte, car ils peuvent rendre aveugle et provoquer des fausses couches chez les femmes. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2903
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : "Ô Aïcha, si ce n’était pas parce que ton peuple vient juste de quitter la période de l’ignorance, j’aurais ordonné que la Maison soit démolie, et j’y aurais inclus ce qui en a été laissé de côté. J’aurais mis sa porte au niveau du sol et je lui aurais donné deux portes, une à l’est et une à l’ouest. Car ils l’ont construite trop petite, et en faisant cela, elle aurait été bâtie sur les fondations d’Ibrahim, paix sur lui." Un des rapporteurs a dit : "C’est ce qui a poussé Ibn Az-Zubair à la démolir." Yazid a dit : "J’ai vu Ibn Az-Zubair quand il l’a démolie et reconstruite, et il a inclus une partie du Hijr dedans. Et j’ai vu les fondations d’Ibrahim, paix sur lui, des pierres comme des bosses de chameaux collées les unes aux autres
- Sunan an-Nasa'i, n°2928
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah a fait le Tawaf autour de la Kaaba pendant le pèlerinage d’adieu, sur un chameau, en touchant l’angle (de la Kaaba) avec son bâton recourbé. (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°2967
Rapporté par Urwah : « J’ai récité à Aïcha : “Il n’y a pas de mal pour celui qui fait le Hajj ou la ‘Umrah de la Maison de faire le va-et-vient entre elles (As-Safa et Al-Marwah).” J’ai dit : ‘Peu m’importe si je ne vais pas entre elles ?’ Elle a dit : ‘Quelle mauvaise chose tu as dite ! À l’époque de l’ignorance, les gens n’allaient pas entre elles, mais quand l’Islam est venu et que le Coran a été révélé : “En vérité, As-Safa et Al-Marwah sont des symboles d’Allah”, le Messager d’Allah ﷺ est allé entre elles, et nous l’avons fait avec lui, et cela fait donc partie du Hajj. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2968
Rapporté par Urwah : « J’ai interrogé Aïcha au sujet des paroles d’Allah, le Puissant et Sublime : “Il n’y a pas de mal pour celui qui fait le Hajj ou la ‘Umrah de la Maison (la Kaaba à La Mecque) de faire le va-et-vient entre elles (As-Safa et Al-Marwah).” Et j’ai dit : ‘Par Allah, il n’y a pas de mal pour quelqu’un s’il ne va pas entre As-Safa et Al-Marwah.’ Aïcha a dit : ‘Quelle mauvaise chose tu as dite, ô fils de mon frère ! Si ce verset était comme tu l’as compris, il n’y aurait pas de mal pour quelqu’un de ne pas aller entre elles. Mais il a été révélé à propos des Ansar. Avant d’accepter l’Islam, ils entraient en état d’ihram pour la fausse déesse Manat qu’ils adoraient à Al-Mushallal. Celui qui entrait en ihram pour elle s’abstenait d’aller entre As-Safa et Al-Marwah. Quand ils ont demandé au Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, Allah, le Puissant et Sublime, a révélé : “En vérité, As-Safa et Al-Marwah (deux montagnes à La Mecque) sont des symboles d’Allah. Il n’y a donc pas de mal pour celui qui fait le Hajj ou la ‘Umrah de la Maison (la Kaaba à La Mecque) de faire le va-et-vient entre elles (As-Safa et Al-Marwah).” Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a ordonné d’aller entre elles, donc personne n’a le droit de s’en abstenir. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2990
Rapporté par Aïcha : Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah ﷺ sans autre intention que le Hajj. Quand il eut fait le tour de la Maison et le Sa’i entre As-Safa et Al-Marwah, il a dit : « Celui qui a un Hadi avec lui, qu’il reste en état d’Ihram, et celui qui n’a pas de Hadi, qu’il sorte de l’Ihram. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2991
Rapporté par Aïcha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ pour le Pèlerinage d’Adieu. Certains d’entre nous sont entrés en Ihram pour le Hajj et d’autres pour la Omra et ont amené un Hadi. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui est entré en Ihram pour la Omra et n’a pas amené de Hadi, qu’il sorte de l’Ihram. Et celui qui est entré en Ihram pour la Omra et a amené un Hadi, qu’il ne sorte pas de l’Ihram. Celui qui est entré en Ihram pour le Hajj, qu’il termine son Hajj. » Aïcha a dit : « Et j’étais parmi ceux qui étaient entrés en Ihram pour la Omra. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3037
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : "Le Prophète a permis à Sawda de quitter Jam (Al-Muzdalifah) avant l’aube parce qu’elle était corpulente
- Sunan an-Nasa'i, n°3049
Rapporté par la Mère des Croyants Aïcha رضي الله عنها : "J’aurais aimé avoir demandé la permission au Messager d’Allah comme Sawda l’a fait, pour pouvoir prier le Fajr à Mina avant l’arrivée des gens. Sawda était une femme corpulente, alors elle a demandé la permission au Messager d’Allah, et il lui a permis de prier le Fajr à Mina et de jeter les cailloux avant l’arrivée des gens
- Sunan an-Nasa'i, n°3546
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Fatimah bint Qais lui a dit qu’elle était mariée à Abu 'Amr bin Hafs bin Al-Mughirah, qui l’a divorcée en lui donnant le dernier des trois divorces. Fatimah a dit qu’elle est venue consulter le Messager d’Allah ﷺ au sujet de quitter sa maison. Il lui a dit d’aller dans la maison d’Ibn Umm Maktum, l’aveugle. Marwan a refusé de croire Fatimah concernant le fait qu’une femme divorcée pouvait quitter sa maison. 'Urwah a dit : « Aïcha a critiqué Fatimah à ce sujet. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3956
Rapporté par Umm Salamah : Elle a apporté un plat de nourriture au Messager d’Allah et à ses compagnons, puis ‘Aïcha est arrivée, enveloppée dans un vêtement, avec un pilon de pierre et a cassé le plat. Le Prophète a ramassé les morceaux du plat cassé et a dit deux fois : "Mangez ; votre mère a été jalouse." Ensuite, le Messager d’Allah a pris le plat de ‘Aïcha et l’a envoyé à Umm Salamah, et il a donné le plat d’Umm Salamah à ‘Aïcha
- Sunan an-Nasa'i, n°3957
Rapporté par ‘Aïcha : "Je n’ai jamais vu de femme qui préparait la nourriture comme Safiyyah. Elle a envoyé un plat au Prophète avec de la nourriture, et je n’ai pas pu m’empêcher de le casser. J’ai demandé au Prophète quelle était l’expiation pour cela, et il a dit : "Un plat comme ce plat, et une nourriture comme cette nourriture
- Sunan an-Nasa'i, n°3958
Rapporté par ‘Aïcha : Le Messager d’Allah avait l’habitude de rester chez Zaynab bint Jahsh et de boire du miel chez elle. Hafsa et moi avons convenu que si le Prophète entrait chez l’une de nous, elle dirait : "Je sens l’odeur du Maghafir (une gomme à l’odeur désagréable) sur toi ; as-tu mangé du Maghafir ?" Il est entré chez l’une d’entre nous, et elle lui a dit cela. Il a répondu : "Non, j’ai seulement bu du miel chez Zaynab bint Jahsh, mais je n’en boirai plus jamais." Ensuite, ce verset a été révélé : "Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a permis ?" "Si vous vous repentez toutes deux à Allah, ce sera mieux pour vous" à propos de ‘Aïcha et Hafsa, et "Et quand le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses" fait référence à sa parole : "Non, j’ai seulement bu du miel
- Sunan an-Nasa'i, n°3959
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah avait une esclave avec qui il avait des relations, mais ‘Aïcha et Hafsa ne le laissaient pas tranquille jusqu’à ce qu’il dise qu’elle lui était interdite. Alors Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé : "Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a permis ?" jusqu’à la fin du verset
- Sunan an-Nasa'i, n°3960
Rapporté par ‘Ubadah bin Al-Walid bin ‘Ubadah bin As-Samit que ‘Aïcha a dit : "J’ai cherché le Messager d’Allah et j’ai posé ma main sur ses cheveux." Il a dit : "Ton Chaytan est venu vers toi." J’ai dit : "N’as-tu pas de Chaytan ?" Il a dit : "Si, mais Allah m’a aidé contre lui, alors il s’est soumis
- Sunan an-Nasa'i, n°3961
Rapporté par ‘Aïcha : "J’ai remarqué que le Messager d’Allah n’était pas là une nuit, et j’ai pensé qu’il était allé chez une de ses autres épouses. Je l’ai cherché, et je l’ai trouvé en train de s’incliner ou de se prosterner, et il disait : "Subhanaka wa bi hamdika la ilaha illa anta (Gloire et louange à Toi, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi)." J’ai dit : "Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ; tu faisais une chose, et je pensais à autre chose
- Sunan an-Nasa'i, n°3962
Rapporté par ‘Aïcha : "J’ai remarqué que le Messager d’Allah n’était pas là une nuit, et j’ai pensé qu’il était allé chez une de ses autres épouses. Je l’ai cherché puis je suis revenue, et là, il était en train de s’incliner ou de se prosterner et il disait : "Subhanaka wa bi hamdika la ilaha illa anta (Gloire et louange à Toi, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi)." J’ai dit : "Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ; tu faisais une chose et je pensais à autre chose
- Sunan an-Nasa'i, n°3963
Rapporté par ‘Aïcha : "Voulez-vous que je vous raconte une histoire à propos du Prophète et moi ?" Nous avons dit : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit, il est entré, a posé ses chaussures près de ses pieds, a enlevé son manteau et a étendu son vêtement sur le lit. Dès qu’il a pensé que je dormais, il a remis ses chaussures doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement, est sorti et l’a refermée doucement. J’ai mis mon vêtement sur ma tête, je me suis couverte et j’ai mis mon vêtement du bas, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’, il a levé les mains trois fois et il est resté longtemps. Ensuite, il est parti et je suis partie, il s’est dépêché et je me suis dépêchée, il a couru et j’ai couru, et je suis arrivée avant lui et je suis entrée (dans la maison). Je venais à peine de m’allonger quand il est entré et a dit : "Ô ‘Aïcha, pourquoi es-tu essoufflée ?" (Un des rapporteurs, Souleiman, a dit : Je crois qu’il a dit : "à bout de souffle.") Il a dit : "Soit tu me dis la vérité, soit l’Omniscient, le Savant me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ;" et je lui ai raconté l’histoire. Il a dit : "C’était donc toi la forme noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai dit : "Oui." Elle a dit : "Il m’a donné une petite tape sur la poitrine qui m’a fait mal et a dit : "Tu as pensé qu’Allah et Son Messager seraient injustes envers toi." Elle a dit : "Tout ce que les gens cachent, Allah, le Puissant et Majestueux, le sait." Il a dit : "Oui." Il a dit : "Jibril est venu à moi quand tu m’as vu partir, mais il n’est pas entré chez toi parce que tu avais enlevé tes vêtements. Alors il m’a appelé mais il s’est caché de toi, et je lui ai répondu mais je l’ai caché de toi. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu te sentes seule. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de demander pardon pour eux." Hajjaj bin Muhammad l’a contredit (Ibn Wahb), il a dit : "De Ibn Juraij, de Ibn Abi Mulaikah, de Muhammad bin Qais
- Sunan an-Nasa'i, n°3964
Rapporté par ‘Aïcha : "Voulez-vous que je vous raconte une histoire à propos du Prophète et moi ?" Nous avons dit : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit où il" – c’est-à-dire le Prophète – "était avec moi, il est entré, a posé ses chaussures près de ses pieds, a enlevé son manteau et a étendu le bord de son vêtement du bas sur le lit. Dès qu’il a pensé que je dormais, il a remis ses chaussures doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement, est sorti et l’a refermée doucement. J’ai mis mon vêtement sur ma tête, je me suis couverte et j’ai mis mon vêtement du bas, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’, il a levé les mains trois fois et il est resté longtemps. Ensuite, il est parti et je suis partie, il s’est dépêché et je me suis dépêchée, il a couru et j’ai couru, et je suis arrivée avant lui et je suis entrée (dans la maison). Je venais à peine de m’allonger quand il est entré et a dit : "Ô ‘Aïcha, pourquoi es-tu essoufflée ?" Elle a dit : "Non." Il a dit : "Soit tu me dis la vérité, soit Allah, l’Omniscient, le Savant, me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ;" et je lui ai raconté l’histoire. Il a dit : "C’était donc toi la forme noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai dit : "Oui." Elle a dit : "Il m’a donné une petite tape sur la poitrine qui m’a fait mal et a dit : "Tu as pensé qu’Allah et Son Messager seraient injustes envers toi." Elle a dit : "Tout ce que les gens cachent, Allah le sait." Il a dit : "Oui." Il a dit : "Jibril est venu à moi quand tu m’as vu partir, mais il n’est pas entré chez toi parce que tu avais enlevé tes vêtements. Alors il m’a appelé mais il s’est caché de toi, et je lui ai répondu mais je l’ai caché de toi. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu te sentes seule. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de demander pardon pour eux." ‘Asim l’a rapporté de ‘Abdullah bin ‘Amir, de ‘Aïcha, avec un texte différent
- Sunan an-Nasa'i, n°3965
Rapporté par ‘Aïcha : "J’ai remarqué qu’il n’était pas là une nuit" et il a rapporté le reste du hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°4490
Rapporté par ‘Aïcha : Le Messager d’Allah a jugé que ce qu’un esclave gagne appartient à son garant
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°5
Selon la mère des croyants, ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée), qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui introduit dans notre religion quelque chose qui n’en fait pas partie, cela lui sera rejeté. » [Boukhari & Mouslim] Dans une autre version chez Mouslim : « Celui qui accomplit un acte que nous n’avons pas ordonné, cela lui sera rejeté. »
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
1510 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°18
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ se rappelait Allah, le Grand et Majestueux, à tout moment
- Sunan Abu Dawud, n°92
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ se lavait avec un sa‘ (de l’eau) et faisait ses ablutions avec un mudd (de l’eau). Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par Aban d’après Qatadah. Dans cette version, il a dit : « J’ai entendu Safiyyah. »
- Sunan Abu Dawud, n°98
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ et moi prenions le bain rituel dans un récipient en cuivre
- Sunan Abu Dawud, n°99
Ce hadith a aussi été rapporté d’après ‘Aisha رضي الله عنها par une autre chaîne de transmission
- Sunan Abu Dawud, n°142
Rapporté par Laqit ibn Sabirah : J’étais le chef de la délégation de Banu al-Muntafiq, ou (le narrateur hésite) j’étais parmi la délégation de Banu al-Muntafiq qui est venue voir le Messager d’Allah ﷺ. Quand nous sommes arrivés, il n’était pas chez lui. Nous avons trouvé Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها. Elle a demandé qu’on nous prépare un plat appelé Khazirah. On nous l’a servi, puis un plateau de dattes a été présenté. (Le narrateur Qutaybah n’a pas mentionné le mot plateau). Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est arrivé. Il a demandé : « Vous a-t-on servi quelque chose ou préparé quelque chose ? » Nous avons répondu : « Oui, Messager d’Allah. » Pendant que nous étions assis avec lui, un berger est arrivé avec un troupeau de moutons. Il avait un agneau nouveau-né qui bêlait. Le Prophète ﷺ lui a demandé : « Qu’a mis bas la brebis, untel ? » Il a répondu : « Une brebis. » Le Prophète ﷺ a dit : « Abats une brebis à sa place pour nous. Ne croyez pas que nous l’abattons pour vous. Nous avons cent brebis et nous ne voulons pas que leur nombre augmente. Chaque fois qu’une brebis met bas, nous en abattons une autre à sa place. » (Le narrateur précise que le Prophète ﷺ a utilisé l’expression « la tahsabanna », ne croyez pas). J’ai alors dit : « Messager d’Allah, j’ai une femme qui a la langue bien pendue, c’est-à-dire qu’elle est insolente. » Il a dit : « Alors, divorce-la. » J’ai dit : « Messager d’Allah, elle a vécu avec moi et j’ai des enfants avec elle. » Il a dit : « Alors demande-lui d’obéir. S’il y a du bien en elle, elle le fera ; et ne frappe pas ta femme comme tu frappes une servante. » J’ai dit : « Messager d’Allah, parle-moi des ablutions. » Il a dit : « Fais bien tes ablutions, passe les doigts dans ta barbe et aspire bien l’eau dans le nez, sauf si tu jeûnes. »
Voir 1505 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°178
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ m’a embrassée et n’a pas refait ses ablutions. Abu Dawud a dit : Ce récit est Mursal (c’est-à-dire que le lien avec les compagnons manque et que le Successeur rapporte directement du Prophète). Ibrahim at-Taimi n’a rien entendu de ‘Aishah. Abu Dawud a dit : Al-Firyabi et d’autres ont rapporté ce récit de la même manière
- Sunan Abu Dawud, n°222
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Lorsque le Prophète ﷺ voulait dormir alors qu’il était en état d’impureté majeure, il faisait les ablutions comme pour la prière
- Sunan Abu Dawud, n°223
Cette tradition a été rapportée d’Al-Zuhri par une autre chaîne. Elle ajoute : « S’il veut manger alors qu’il est impur, il doit se laver les deux mains. » Abu Dawud a dit : Ibn Wahb a rapporté cette tradition de Yunus. Il a précisé que le fait de manger était la parole de Aïsha رضي الله عنها et non celle du Prophète ﷺ. Elle a aussi été rapportée de ‘Urwah ou Abu Salamah. Al-Awza’i l’a rapportée de Yunus, d’après Al-Zuhri, du Prophète ﷺ, comme l’a rapporté Ibn al-Mubarak
- Sunan Abu Dawud, n°224
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Lorsque le Prophète ﷺ voulait manger ou dormir, il faisait les ablutions. Elle voulait dire qu’il faisait cela lorsqu’il était en état d’impureté majeure
- Sunan Abu Dawud, n°226
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Ghudayf ibn al-Harith a rapporté : « J’ai demandé à Aïsha : As-tu vu le Messager d’Allah ﷺ se laver (pour cause d’impureté) au début ou à la fin de la nuit ? » Elle a répondu : « Parfois il prenait un bain au début de la nuit, parfois à la fin. » J’ai alors dit : « Allah est le plus Grand. Louange à Allah qui a rendu cette question facile. » Je lui ai encore demandé : « Que penses-tu, le Messager d’Allah ﷺ faisait-il la prière du witr (prière supplémentaire de la nuit) au début ou à la fin de la nuit ? » Elle a répondu : « Parfois au début, parfois à la fin. » J’ai dit : « Allah est le plus Grand. Louange à Allah qui a rendu la question facile. » Je lui ai encore demandé : « Que penses-tu, le Messager d’Allah ﷺ récitait-il le Coran à voix haute ou basse dans la prière ? » Elle a répondu : « Parfois à voix haute, parfois à voix basse. » J’ai dit : « Allah est le plus Grand. Louange à Allah qui a rendu la question flexible. »
- Sunan Abu Dawud, n°228
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ dormait alors qu’il était en état d’impureté majeure sans toucher à l’eau. Abu Dawud a dit : Hasan ibn ‘Ali al-Wasiti a dit qu’il a entendu Yazid ibn Harun dire : Cette tradition est basée sur un malentendu, c’est-à-dire celle rapportée par Abu Ishaq
- Sunan Abu Dawud, n°293
Rapporté par Zaynab, fille d’AbuSalamah رضي الله عنها : AbuSalamah a dit : Zaynab, fille d’AbuSalamah, m’a rapporté qu’une femme avait un écoulement de sang abondant. Elle était l’épouse d’AbdurRahman ibn Awf. Le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné de prendre un bain à chaque prière, puis de prier. Il m’a rapporté qu’Umm Bakr lui a dit qu’Aisha a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à propos d’une femme qui doutait de ses règles après purification que c’était une veine ou des veines. Abu Dawud a dit : Les deux solutions (entre lesquelles le Prophète a laissé le choix) étaient les suivantes dans la version rapportée par Ibn 'Aqil : Il a dit : « Si tu en es capable, alors prends un bain pour chaque prière ; sinon, regroupe les deux prières, comme al-Qasim l’a rapporté dans sa version. » Cette parole a aussi été rapportée par Sa'id b. Jubair d’Ali et d’Ibn 'Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°320
Rapporté par Ammar ibn Yasir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a campé à Ulat al-Jaysh et Aisha était avec lui. Son collier en onyx de Zifar s’est cassé et est tombé quelque part. Les gens ont été retenus pour le chercher jusqu’à l’aube. Il n’y avait pas d’eau avec eux. Alors Abu Bakr s’est fâché contre elle et a dit : « Tu as retenu les gens alors qu’ils n’ont pas d’eau. » Allah, le Très-Haut, a alors révélé à Son Messager ﷺ une permission pour se purifier avec de la terre pure. Les musulmans se sont alors levés avec le Messager d’Allah ﷺ, ont frappé le sol avec leurs mains, puis les ont levées sans prendre de terre, et se sont essuyé le visage et les mains jusqu’aux épaules, et des paumes jusqu’aux aisselles. Ibn Yahya a ajouté dans sa version : Ibn Shihab a dit dans son récit : Les gens ne tiennent pas compte de ce hadith. Abu Dawud a dit : Ibn Ishaq l’a aussi rapporté de façon similaire. Dans cette version, il a dit d’après Ibn 'Abbas. Il a mentionné les mots « deux frappes » comme l’a fait Yunus. Et Ma'mar a aussi rapporté d’après al-Zuhri « deux frappes ». Et Malik a dit : D’après al-Zuhri, d’après 'Ubaid Allah b. 'Abd Allah, d’après son père, d’après 'Ammar. Abu Uwais l’a aussi rapporté de façon similaire d’après al-Zuhri. Mais Ibn 'Uyainah avait un doute, il disait parfois : d’après son père, parfois : d’après Ibn 'Abbas. Ibn 'Uyainah était confus à ce sujet et sur son audition de al-Zuhri. Personne n’a mentionné « deux frappes » dans ce récit sauf ceux que j’ai cités
- Sunan Abu Dawud, n°348
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ prenait un bain à cause de l’impureté majeure le vendredi, après une saignée et après avoir lavé un mort
- Sunan Abu Dawud, n°455
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de construire des mosquées dans chaque quartier (c’est-à-dire dans chaque tribu séparément) et qu’elles soient tenues propres et parfumées
- Sunan Abu Dawud, n°602
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ monta à cheval à Médine. Il fut désarçonné près d’un palmier et se blessa au pied. Nous sommes allés lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles. Nous l’avons trouvé en train de prier assis dans l’appartement d’Aïsha. Nous nous sommes donc mis debout derrière lui pour prier. Il n’a rien dit. Nous sommes revenus une autre fois pour prendre de ses nouvelles. Il a accompli la prière obligatoire assis. Nous nous sommes donc mis debout derrière lui ; il nous a fait signe et nous nous sommes assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : « Quand l’imam prie assis, priez assis ; et quand l’imam prie debout, priez debout, et ne faites pas comme les gens de Perse faisaient avec leurs chefs (c’est-à-dire, eux restaient debout alors que leurs chefs étaient assis). »
- Sunan Abu Dawud, n°710
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Je dormais devant le Prophète ﷺ, mes jambes entre lui et la qiblah. Shu’bah a dit : Je pense qu’elle a dit : « J’étais en période de menstrues. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par al-Zuhri, ‘Ata, Abu Bakr ibn Hafs, Hisham ibn ‘Urwah, ‘Irak ibn Malik, Abu al-Aswad et Tamim ibn Salamah ; tous l’ont transmise d’après ‘Urwah, d’après ‘Aisha. Ibrahim l’a rapportée d’al-Aswad, d’après ‘Aisha. Abu al-Duha l’a rapportée de Masruq, d’après ‘Aisha. Al-Qasim ibn Muhammad et Abu Salamah l’ont rapportée d’après ‘Aisha. Aucun de ces transmetteurs n’a mentionné les mots « Et j’étais en période de menstrues »
- Sunan Abu Dawud, n°711
Rapporté par ‘Urwah d’après ‘Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait la nuit et elle (‘Aisha) était allongée entre lui et la qiblah, dormant sur le lit où il dormait. Quand il voulait accomplir la prière du witr, il la réveillait et elle priait le witr
- Sunan Abu Dawud, n°712
Rapporté par ‘Aisha رضي الله عنها : Je dormais avec mes jambes devant le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il priait la nuit (c’est-à-dire la prière du tahajjud à la fin de la nuit). Quand il se prosternait, il touchait mes jambes et je les repliais, puis il se prosternait
- Sunan Abu Dawud, n°713
Rapporté par Abu An-Nadr, d’après Abu Salama ibn ‘Abdur Rahman, d’après ‘Aisha رضي الله عنها : Elle a dit : « Je dormais pendant que mes jambes étaient devant le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il priait la nuit. Quand il voulait se prosterner, il me touchait les pieds, alors je les repliais, et il se prosternait. »
- Sunan Abu Dawud, n°714
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Je dormais allongée entre le Messager d’Allah ﷺ et la qiblah. Le Messager d’Allah ﷺ priait alors que j’étais devant lui. Quand il voulait accomplir la prière du witr – a ajouté le narrateur Uthman – il me pinçait – puis les narrateurs sont d’accord – et disait : « Écarte-toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°766
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Asim ibn Humayd a dit : J’ai demandé à Aisha : « Par quelles paroles le Messager d’Allah ﷺ commençait-il sa prière surérogatoire de nuit ? » Elle a répondu : « Tu me poses une question que personne ne m’a jamais posée avant toi. Quand il se levait, il prononçait le takbir (Allah est le plus grand) dix fois, disait “Louange à Allah” dix fois, “Gloire à Allah” dix fois, “Il n’y a de dieu qu’Allah” dix fois, demandait pardon dix fois, et disait : “Ô Allah, pardonne-moi, guide-moi, accorde-moi la subsistance et garde-moi en bonne santé.” Il cherchait refuge auprès d’Allah contre la difficulté de se tenir devant Allah le Jour du Jugement. » Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été rapporté par Khalid b. Ma‘dan d’après Rab‘iah al-Jarashi, au nom de ‘Aishah
- Sunan Abu Dawud, n°776
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ commençait sa prière, il disait : « Gloire à Toi, ô Allah », « Louange à Toi », « Béni soit Ton nom, exaltée soit Ta grandeur, et il n’y a de dieu qu’Allah. » Abu Dawud a dit : Ce récit n’est pas bien connu de ‘Abd al-Salam b. Harb. Seul Talq b. Ghannam l’a rapporté. Un groupe de rapporteurs a transmis la description de la prière d’après (le rapporteur) Budail ; ils n’y ont pas mentionné cette invocation
- Sunan Abu Dawud, n°880
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ faisait cette invocation pendant la prière : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe ; je cherche refuge auprès de Toi contre l’épreuve de l’Antéchrist ; je cherche refuge auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort ; ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le péché et la dette. » Quelqu’un lui a dit : « Tu demandes souvent la protection contre la dette ! » Il a répondu : « Quand un homme est endetté, il parle et ment, il promet et ne tient pas parole. »
- Sunan Abu Dawud, n°956
Rapporté par ‘Abd Allah b. Shaqiq : J’ai demandé à Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها si le Messager d’Allah ﷺ récitait une sourate entière (du Coran) dans une seule unité de prière. Elle a répondu : « (Il récitait parmi) les sourates Mufassal. » J’ai demandé : « Piait-il (la nuit) assis ? » Elle a répondu : « (Il priait assis) quand les gens l’avaient vieilli. »
- Sunan Abu Dawud, n°1149
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ disait le takbir (Allah est le plus grand) sept fois dans la première rak‘a et cinq fois dans la seconde, le jour de la rupture du jeûne et le jour du sacrifice (pour les deux prières de l’Aïd, les deux fêtes)
- Sunan Abu Dawud, n°1173
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Les gens se sont plaints auprès du Messager d’Allah ﷺ du manque de pluie. Il a alors demandé qu’on lui prépare un minbar, qui a été installé au lieu de prière. Il a fixé un jour pour que les gens sortent. Aïsha a dit : Lorsque le bord du soleil est apparu, le Messager d’Allah ﷺ s’est assis sur le minbar, a proclamé la grandeur d’Allah et l’a loué, puis il a dit : « Vous vous êtes plaints de la sécheresse dans vos foyers et du retard de la pluie au début de la saison. Allah vous a ordonné de L’invoquer et a promis de répondre à vos prières. » Puis il a dit : « Louange à Allah, Seigneur de l’univers, le Clément, le Miséricordieux, le Maître du Jour du Jugement. Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, qui fait ce qu’Il veut. Ô Allah, Tu es Allah, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, le Riche, et nous sommes les pauvres. Fais descendre la pluie sur nous et que ce que Tu fais descendre soit une force et une satisfaction pour un temps. » Il a ensuite levé les mains, les gardant élevées jusqu’à ce que la blancheur sous ses aisselles soit visible. Puis il a tourné le dos aux gens et a retourné son manteau tout en gardant les mains levées. Ensuite, il s’est tourné vers les gens, est descendu et a prié deux rak‘as. Allah a alors fait apparaître un nuage, et un orage avec tonnerre et éclairs est arrivé. Puis la pluie est tombée par la permission d’Allah, et avant qu’il n’atteigne sa mosquée, les ruisseaux coulaient. Voyant la rapidité avec laquelle les gens cherchaient un abri, il ﷺ a souri jusqu’à ce que ses dents du fond soient visibles. Puis il a dit : « J’atteste qu’Allah est Tout-Puissant et que je suis le serviteur et le messager d’Allah. » Abu Dawud a dit : Il s’agit d’une tradition rare, mais sa chaîne est authentique. Les gens de Médine récitent « maliki » (au lieu de « maaliki ») yawm ad-din (le Maître du Jour du Jugement). Mais cette tradition (où le mot « maalik » apparaît) leur sert de preuve
- Sunan Abu Dawud, n°1228
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Ata’ ibn Abu Rabah a demandé à Aisha : « Les femmes peuvent-elles prier sur une monture ? » Elle a répondu : « Elles n’y étaient pas autorisées, que ce soit en cas de difficulté ou de facilité. » Muhammad ibn Shu’ayb a précisé : « Cette interdiction concerne les prières obligatoires. »
- Sunan Abu Dawud, n°1280
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Dhakwan, l’affranchi d’Aisha, a rapporté d’elle : Le Messager d’Allah ﷺ priait après la prière de l’après-midi, mais il l’a interdit aux autres ; et il jeûnait sans interruption, mais il a interdit cela aux autres
- Sunan Abu Dawud, n°1414
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ se prosternait la nuit en récitant le Coran. Il répétait souvent : « Mon visage se prosterne devant Celui qui l’a créé et qui lui a donné l’ouïe et la vue par Sa puissance et Sa force. »
- Sunan Abu Dawud, n°1424
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : AbdulAziz ibn Jurayj a dit : J’ai demandé à Aisha, mère des croyants : « Avec quelles sourates le Messager d’Allah ﷺ accomplissait-il le witr ? » (Elle a rapporté la même chose que dans le hadith d’Ubayy ibn Ka’b, n°1418.) Cette version ajoute : Dans la troisième rak’ah, il récitait : « Dis : Il est Allah, l’Unique » (sourate 112), « Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube » (sourate 113), et « Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes » (sourate)
- Sunan Abu Dawud, n°1700
Rapporté par Abu Mulaykah رضي الله عنه : Aisha رضي الله عنها a compté un certain nombre de nécessiteux. Abu Dawud a dit : Dans une autre version, il est dit : Elle a compté un certain nombre d’aumônes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Donne et ne calcule pas, sinon on comptera contre toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°1739
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a désigné Dhat Irq comme lieu de mise de l’ihram pour les gens d’Irak
- Sunan Abu Dawud, n°1750
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a sacrifié une vache pour ses épouses lors du pèlerinage d’adieu
- Sunan Abu Dawud, n°1818
Rapporté par Asma’ bint Abu Bakr : Nous sommes parties pour accomplir le hajj avec le Messager d’Allah ﷺ. Quand nous sommes arrivés à al-Araj, le Messager d’Allah ﷺ est descendu et nous aussi. Aisha s’est assise à côté du Messager d’Allah ﷺ et moi à côté de mon père (Abu Bakr). Les affaires et les effets personnels d’Abu Bakr et du Messager d’Allah ﷺ étaient confiés à l’esclave d’Abu Bakr sur un chameau. Abu Bakr était assis et attendait son arrivée. Il est arrivé, mais sans le chameau. Il lui demanda : « Où est ton chameau ? » Il répondit : « Je l’ai perdu cette nuit. » Abu Bakr dit : « Il n’y avait qu’un seul chameau, et même celui-là tu l’as perdu. » Puis il commença à le frapper, tandis que le Messager d’Allah ﷺ souriait et disait : « Regardez cet homme en état de sacralisation (portant l’ihram), que fait-il donc ? » Ibn Abu Rizmah a dit : Le Messager d’Allah ﷺ n’a rien dit d’autre que ces mots : « Regardez cet homme en état de sacralisation (portant l’ihram), que fait-il donc ? » Il souriait en disant cela
- Sunan Abu Dawud, n°1875
On a informé Ibn ‘Umar رضي الله عنه de la déclaration de Aisha رضي الله عنها selon laquelle une partie de al-Hijr fait partie de la Ka’bah. Ibn ‘Umar a dit : « Par Allah, je pense qu’elle a dû l’entendre du Messager d’Allah ﷺ. Je pense que le Messager d’Allah ﷺ n’a cessé de toucher ces deux coins que parce qu’ils ne faisaient pas partie des fondations de la Maison (la Ka’bah), et que les gens ne faisaient pas le tour (de la Ka’bah) au-delà de al-Hijr pour cette raison. »
- Sunan Abu Dawud, n°1888
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faire le tour de la Ka’bah, parcourir la distance entre as-Safa et la lapidation des piliers sont faits pour se rappeler Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°1896
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Les compagnons du Messager d’Allah ﷺ qui l’accompagnaient n’ont pas fait le tawaf de la Ka’bah avant d’avoir jeté les cailloux à la Jamrah (le pilier à Mina)
- Sunan Abu Dawud, n°1901
Rapporté par ‘Urwa bin Al Zubair : J’ai dit à Aïsha رضي الله عنها, l’épouse du Prophète ﷺ, alors que j’étais un jeune garçon : « Que penses-tu de ce qu’Allah, le Très-Haut, a révélé : “Al-Safa et Al-Marwah font partie des signes d’Allah” ? Je pense qu’il n’y a pas de mal pour quelqu’un s’il ne fait pas le va-et-vient entre eux. » Aïsha رضي الله عنها répondit : « Non, si c’était comme tu dis, cela aurait été formulé ainsi : “Il n’y a pas de péché à ne pas aller entre eux.” Ce verset a été révélé à propos des Ansar : ils faisaient le hajj pour Manat, qui était dressée devant Qudaid, alors ils évitaient de passer par Al-Safa et Al-Marwah. Quand l’islam est venu, ils ont interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, alors Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : “Al-Safa et Al-Marwah font partie des signes d’Allah.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1910
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Les Quraysh et ceux qui suivaient leur religion s’arrêtaient à Al-Muzdalifah et on les appelait Al-Hums, tandis que le reste des Arabes s’arrêtaient à ‘Arafah. Quand l’islam est venu, Allah le Très-Haut a ordonné à Son Prophète ﷺ d’aller à ‘Arafah et d’y stationner, puis de partir de là rapidement. Cela correspond aux paroles du Très-Haut : « Puis partez de là d’où les gens partent. »
- Sunan Abu Dawud, n°1942
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a envoyé Umm Salamah la nuit précédant le jour du sacrifice et elle a jeté les cailloux sur la jamrah avant l’aube. Elle s’est dépêchée (vers La Mecque) et a accompli la circumambulation. Ce jour-là, le Messager d’Allah ﷺ l’a passé avec elle
- Sunan Abu Dawud, n°2005
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Je me suis mise en ihram pour la ‘umrah à at-Tan’im, puis je suis entrée à La Mecque et j’ai accompli ma ‘umrah comme expiation. Le Messager d’Allah ﷺ m’a attendue à al-Abtah jusqu’à ce que j’aie terminé. Il a ordonné aux gens de partir. Le Messager d’Allah ﷺ est venu à la Ka’bah, en a fait le tour, puis il est parti (pour Médine)
- Sunan Abu Dawud, n°2019
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : J’ai dit : « Messager d’Allah, ne devrions-nous pas construire une maison ou un abri pour t’ombrager du soleil ? » Il a répondu : « Non, c’est un endroit réservé à celui qui arrive le premier. »
- Sunan Abu Dawud, n°2055
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Ce qui est interdit à cause des liens du sang l’est aussi à cause de l’allaitement. »
- Sunan Abu Dawud, n°2057
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Aflah ibn Abul Qu’ays est entré chez moi. Je me suis cachée de lui. Il a dit : « Tu te caches de moi alors que je suis ton oncle paternel. » J’ai dit : « D’où cela ? » Il a répondu : « La femme de mon frère t’a allaitée. » J’ai dit : « C’est la femme qui m’a allaitée, pas l’homme. » Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est entré et je lui ai raconté cela. Il a dit : « C’est ton oncle paternel, il peut entrer chez toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2058
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ est venu me voir alors qu’un homme était avec moi. Le narrateur Hafs a dit : « Cela l’a peiné et il a froncé les sourcils. » Puis elle a dit : « C’est mon frère de lait, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il a dit : « Réfléchis bien à qui sont tes frères de lait, car l’allaitement est valable seulement s’il a lieu pendant la petite enfance. »
- Sunan Abu Dawud, n°2061
Aisha, épouse du Prophète ﷺ, et Umm Salamah رضي الله عنهما ont dit : « Abu Hudaifah ibn ‘Utbah a adopté Salim comme fils et l’a marié à sa nièce Hind, fille d’Al-Walid. Salim était un esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète ﷺ avait adopté Zayd comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un homme, on l’appelait par le nom de son père adoptif et il héritait de lui. Allah, le Très-Haut, a révélé à ce sujet : “Appelez-les par le nom de leur père, c’est plus juste auprès d’Allah. Et si vous ne connaissez pas leur père, alors ce sont vos frères en religion et vos protégés.” Ils ont alors été appelés par le nom de leur vrai père. Si le père n’était pas connu, il restait sous la protection de quelqu’un et était considéré comme frère en religion. Sahlah, fille de Suhail, est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d’Allah, nous considérions Salim comme notre fils. Il vivait avec moi et Abu Hudaifah dans la même maison, et il me voyait en habits légers. Mais Allah a révélé ce que tu sais à leur sujet. Quel est ton avis ?” Le Prophète ﷺ a dit : “Allaite-le.” Elle lui a donné cinq tétées. Il est alors devenu comme son fils de lait. Ainsi, Aisha رضي الله عنها demandait aux filles de ses sœurs et à celles de ses frères de donner cinq tétées à ceux qu’elle voulait voir ou qui voulaient lui rendre visite, même s’ils étaient adultes ; ils pouvaient alors lui rendre visite. Mais Umm Salamah et toutes les autres épouses du Prophète ﷺ refusaient de permettre à quelqu’un de les visiter sur la base de cet allaitement, sauf si cela avait eu lieu pendant la petite enfance. Elles ont dit à Aisha رضي الله عنها : « Par Allah, nous ne savons pas si cela était une exception accordée par le Prophète ﷺ à Salim uniquement. »
- Sunan Abu Dawud, n°2062
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : « Dans ce qui a été révélé dans le Coran, dix tétées rendaient le mariage interdit, puis cela a été abrogé par cinq tétées connues, et quand le Prophète ﷺ est mort, ces mots faisaient encore partie de ce qui était récité dans le Coran. »
- Sunan Abu Dawud, n°2063
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une ou deux tétées ne rendent pas le mariage interdit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2068
Ibn Shihab a dit : « ‘Urwah ibn al-Zubair a demandé à Aisha, épouse du Prophète ﷺ, au sujet du verset coranique : “Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez celles qui vous plaisent parmi les femmes…” Elle a répondu : “Ô mon neveu, cela concerne l’orpheline sous la protection de son tuteur, qui possède une part d’héritage et dont la beauté et les biens attirent son tuteur. Il veut alors l’épouser sans lui donner une dot équitable, mais la même dot que les autres. Ils ont donc été interdits de les épouser, sauf s’ils leur donnent leur dot maximale habituelle, et on leur a conseillé d’épouser d’autres femmes. ‘Urwah rapporte qu’Aisha a dit : Les gens ont alors consulté le Messager d’Allah ﷺ au sujet des femmes après la révélation de ce verset. Allah, le Très-Haut, a alors révélé : “Ils te consultent au sujet des femmes. Dis : Allah vous donne un avis à leur sujet, et ce qui vous est récité dans le Livre concerne les orphelines à qui vous ne donnez pas ce qui leur est prescrit, alors que vous voulez les épouser…” Elle a dit : “Ce que mentionne Allah dans le Livre fait référence au verset précédent où Allah dit : ‘Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines…’” Aisha a ajouté : “La parole d’Allah, le Très-Haut, dans le dernier verset ‘alors que vous voulez les épouser’ signifie le manque d’intérêt de l’un d’entre vous à épouser une orpheline sous sa protection si elle a peu de biens et de beauté. Ils ont donc été interdits de les épouser pour leur richesse ou leur beauté, sauf s’ils sont justes envers elles.” Le narrateur Yunus a dit : Rabi’ah a expliqué le verset : “Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines”, cela veut dire : “Laissez-les si vous craignez de ne pas être justes, car Allah vous a permis d’épouser jusqu’à quatre femmes.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2083
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le mariage d’une femme qui se marie sans le consentement de ses tuteurs est nul. » (Il a répété ces mots trois fois.) « S’il y a eu rapport, elle reçoit sa dot pour la relation qu’elle a eue. En cas de désaccord, l’autorité (le dirigeant) est le tuteur de celle qui n’en a pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°2105
Rapporté par Abu Salamah : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها au sujet de la dot donnée par le Messager d’Allah ﷺ. Elle a répondu : « C’était douze uqiyahs et un nashsh. » J’ai demandé : « Qu’est-ce qu’un nashsh ? » Elle a dit : « C’est la moitié d’une uqiyah. »
- Sunan Abu Dawud, n°2121
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a épousée alors que j’avais sept ans. Le rapporteur Sulaiman a dit : ou six ans. Il a eu des rapports avec moi quand j’avais neuf ans
- Sunan Abu Dawud, n°2128
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a ordonné d’envoyer une femme chez son mari avant qu’il ne lui donne quelque chose. Abu Dawud a dit : Le rapporteur Khaithamah n’a rien entendu directement de ‘Aïsha رضي الله عنها
- Sunan Abu Dawud, n°2134
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ partageait son temps de façon équitable et disait : « Ô Allah, ceci est ma répartition concernant ce que je contrôle, alors ne me reproche pas ce que Tu contrôles et que je ne contrôle pas. » Abu Dawud a dit : Par cela, il voulait dire le cœur
- Sunan Abu Dawud, n°2135
Rapporté par Hisham b. ‘Urwah, d’après son père, que ‘Aïsha رضي الله عنها a dit : « Ô mon neveu, le Messager d’Allah ﷺ ne privilégiait aucune d’entre nous dans la répartition de son temps passé avec nous. Il était très rare qu’il ne nous rende pas visite un jour (c’est-à-dire qu’il nous rendait visite à toutes chaque jour). Il s’approchait de chacune de ses épouses sans avoir de rapports jusqu’à ce qu’il arrive chez celle dont c’était le jour, et il passait la nuit avec elle. Quand Saudah, fille de Zam’ah, est devenue âgée et a eu peur que le Messager d’Allah ﷺ la divorce, elle a dit : “Messager d’Allah, je donne à Aïsha le jour où tu me rends visite.” Le Messager d’Allah ﷺ a accepté cela. Elle a dit : Nous pensons qu’Allah, le Très-Haut, a révélé à ce sujet ou à propos d’une affaire similaire le verset du Coran : “Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari...” [4:]
- Sunan Abu Dawud, n°2136
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ nous demandait la permission le jour où il devait rester avec l’une de ses épouses (à tour de rôle) après la révélation du verset coranique : « Tu peux éloigner celles que tu veux et rapprocher celles que tu veux » [33:51]. La narratrice Mu’adhah a dit : Je lui ai demandé : « Qu’as-tu répondu au Messager d’Allah ﷺ ? » Elle a dit : « Je disais : Si j’avais eu le choix, je n’aurais préféré personne à moi-même. »
- Sunan Abu Dawud, n°2137
Aïsha رضي الله عنها a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a fait venir ses épouses pendant sa maladie. Quand elles furent réunies, il ﷺ a dit : « Je ne peux plus rendre visite à chacune d’entre vous. Si vous acceptez que je reste chez Aïsha, vous pouvez me le permettre. » Elles lui ont donc permis de rester chez Aïsha رضي الله عنها
- Sunan Abu Dawud, n°2138
Rapporté par Aïsha, épouse du Prophète ﷺ : « Quand le Messager d’Allah ﷺ voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses, et celle dont le nom était tiré partait avec lui. Il partageait son temps, jour et nuit, de façon équitable entre ses épouses, sauf que Saudah, fille de Zam’ah, a donné son jour à Aïsha. »
- Sunan Abu Dawud, n°2166
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ et moi, nous nous couchions sous le même drap la nuit alors que j’avais mes règles. Si quelque chose de moi le salissait, il lavait juste l’endroit touché et ne lavait pas au-delà. Si quelque chose de lui salissait son vêtement, il lavait juste l’endroit touché et ne lavait pas au-delà, puis il priait avec ce vêtement. »
- Sunan Abu Dawud, n°2189
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Le divorce d’une esclave consiste à le prononcer deux fois et sa période d’attente est de deux cycles menstruels (qur’). » Abu Asim a dit : Une tradition similaire m’a été rapportée par Muzahir et al-Qasim, d’après Aisha رضي الله عنها, du Prophète ﷺ, sauf qu’il a dit : « Et sa période d’attente (‘iddah) est de deux cycles. » Abu Dawud a dit : Cette tradition est obscure
- Sunan Abu Dawud, n°2193
Muhammad ibn Ubayd ibn Abu Salih, qui vivait à Ayliya, a dit : Je suis parti avec Adi ibn Adi al-Kindi jusqu’à ce que nous arrivions à La Mecque. Il m’a envoyé chez Safiyyah, fille de Shaybah, qui se souvenait d’une tradition qu’elle avait entendue de Aisha رضي الله عنها. Elle a dit : J’ai entendu Aisha رضي الله عنها dire : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Il n’y a ni divorce ni affranchissement en cas de contrainte ou de pression (ghalaq). » Abu Dawud a dit : Je pense que “ghalaq” signifie la colère
- Sunan Abu Dawud, n°2267
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est entré chez moi. Selon la version de Musaddad et Ibn as-Sarh : « Un jour, il avait l’air content. » La version de Uthman dit : « Les traits de son front étaient visibles. » Il a dit : « Ô Aïsha, n’es-tu pas étonnée d’apprendre que Mujazziz al-Mudlaji a vu Zayd et Usamah, qui étaient couverts d’un drap jusqu’à la tête, seuls leurs pieds dépassaient. Il a dit : “Ces pieds sont de la même famille.” » Abu Dawud précise : Usamah était noir et Zayd était blanc
- Sunan Abu Dawud, n°2272
Rapporté par Aïsha, épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : « Le mariage à l’époque préislamique était de quatre sortes. L’une d’elles était le mariage pratiqué aujourd’hui : un homme demandait à un autre de lui donner sa parente (sœur ou fille) en mariage, fixait la dot et la lui donnait en mariage. Un autre type était qu’un homme demandait à sa femme, lorsqu’elle était purifiée de ses règles, d’aller voir un certain homme et d’avoir des rapports avec lui. Le mari s’abstenait alors de tout rapport avec elle jusqu’à ce qu’il soit clair qu’elle était enceinte de cet homme. Quand cela se confirmait, le mari reprenait les rapports s’il le souhaitait. Ce mariage s’appelait istibda’ (utiliser un homme pour la procréation noble). Un troisième type était qu’un groupe de moins de dix hommes entrait chez une femme et avait des rapports avec elle. Lorsqu’elle tombait enceinte et accouchait, après quelques jours, elle les convoquait tous. Aucun ne pouvait refuser de venir. Elle leur disait : “Vous savez ce qui s’est passé. J’ai accouché d’un enfant. C’est ton fils, untel.” Elle donnait le nom de celui qu’elle voulait, et l’enfant lui était attribué. Le quatrième type était que beaucoup d’hommes entraient chez une femme qui n’en repoussait aucun. C’étaient des prostituées. Elles mettaient des drapeaux à leur porte pour indiquer qu’elles recevaient des hommes. Quand l’une d’elles tombait enceinte et accouchait, on faisait venir des spécialistes pour déterminer la filiation selon les traits physiques. L’enfant était attribué à celui qu’ils désignaient, et il ne pouvait pas le nier. Lorsque Allah a envoyé Muhammad ﷺ comme Prophète, il a aboli toutes ces formes de mariage de l’époque préislamique, sauf celle que pratiquent les musulmans aujourd’hui. »
- Sunan Abu Dawud, n°2273
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Sa’d bin Abi Waqqas et ‘Abd bin Zam’ah se sont disputés à propos de la filiation du fils de la servante de Zam’ah et ont porté l’affaire devant le Messager d’Allah ﷺ. Sa’d a dit : « Mon frère ‘Utbah m’a demandé, quand je viendrais à La Mecque, de voir le fils de la servante de Zam’ah et de le prendre, car c’est son fils. » ‘Abd bin Zam’ah a dit : « C’est mon frère, le fils de la servante de mon père, né sur le lit de mon père. » Le Messager d’Allah ﷺ a vu qu’il ressemblait clairement à ‘Utbah. Il a donc dit : « L’enfant appartient à celui sur le lit duquel il est né, et l’adultère n’a aucun droit (littéralement : l’adultère aura la pierre). Cache-toi de lui, Saouda. » Musaddad a ajouté dans sa version : « C’est ton frère, ‘Abd. »
- Sunan Abu Dawud, n°2289
Abu Salamah rapporte d’après Fatimah, fille de Qays رضي الله عنها, qui lui a dit qu’elle était l’épouse d’Abu Hafs ibn al-Mughirah, qui l’a divorcée par trois prononcés. Elle dit qu’elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander son avis sur le fait de quitter sa maison. Il lui a ordonné de s’installer chez Ibn Umm Maktum, qui était aveugle. Marwan a refusé de confirmer le récit de Fatimah concernant la sortie d’une femme divorcée de sa maison. Urwah a dit : Aisha رضي الله عنها a contesté le récit de Fatimah, fille de Qays. Abu Dawud a dit : Salih ibn Kaisan, Ibn Juraij et Shu'aib ibn Abi Hamzah — tous ont rapporté d’après al-Zuhri de façon similaire. Abu Dawud a dit : Shu'aib ibn Abi Hamzah, le nom d’Abu Hamzah est Dinar. Il était affranchi de Ziyad
- Sunan Abu Dawud, n°2292
Urwah rapporte : Aisha رضي الله عنها a vivement contesté le récit de Fatimah, fille de Qays. Elle a dit : « Fatimah vivait dans une maison isolée et elle avait peur d’y rester seule. C’est pourquoi le Messager d’Allah ﷺ lui a permis de partir. »
- Sunan Abu Dawud, n°2293
Urwah ibn az-Zubayr rapporte : Aisha رضي الله عنها a été interrogée : « N’as-tu pas entendu le récit de Fatimah ? » Elle a répondu : « Il n’est pas bon pour elle d’en parler aux autres. »
- Sunan Abu Dawud, n°2295
Al-Qasim ibn Muhammad et Sulayman ibn Yasar rapportent : Yahya ibn Sa'id ibn al-'As a divorcé de la fille de 'Abd al-Rahman ibn al-Hakam de façon définitive. 'Abd al-Rahman l’a déplacée. Aisha رضي الله عنها a envoyé un message à Marwan ibn al-Hakam, qui était gouverneur de Médine, et lui a dit : « Crains Allah et renvoie la femme chez elle. » Marwan a dit (selon la version de Sulayman) : « 'Abd al-Rahman m’a forcé. » Marwan a dit (selon la version d’al-Qasim) : « N’as-tu pas entendu parler du cas de Fatimah, fille de Qays ? » Aisha répondit : « Cela ne te ferait aucun mal de ne pas mentionner le récit de Fatimah. » Marwan dit : « Si tu penses que c’était à cause d’un mal, alors il suffit de voir qu’il y a aussi un mal entre les deux. »
- Sunan Abu Dawud, n°2309
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé à propos d’un homme qui a divorcé de sa femme trois fois, puis elle s’est mariée avec un autre homme, qui a divorcé d’elle avant d’avoir eu de rapports avec elle. Était-elle licite pour son premier mari ? Elle a dit : Le Prophète ﷺ a répondu : “Elle n’est pas licite pour le premier tant qu’elle n’a pas goûté au miel du second et que lui n’a pas goûté à son miel.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2325
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ comptait les jours de Sha’ban comme il ne comptait aucun autre mois ; puis il jeûnait lorsqu’il voyait le croissant de Ramadan. Mais si le ciel était couvert, il comptait trente jours avant de commencer le jeûne. »
- Sunan Abu Dawud, n°2384
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’embrassait quand il jeûnait et quand je jeûnais
- Sunan Abu Dawud, n°2386
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ l’embrassait et lui suçait la langue alors qu’il jeûnait
- Sunan Abu Dawud, n°2431
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le mois préféré du Messager d’Allah ﷺ pour jeûner était Sha’ban. Ensuite, il le reliait à Ramadan
- Sunan Abu Dawud, n°2473
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : La sunna pour celui qui fait l’i’tikaf (dans une mosquée) est de ne pas rendre visite à un malade, ni d’assister à un enterrement, ni de toucher ou d’embrasser sa femme, ni de sortir sauf par nécessité. Il n’y a pas d’i’tikaf sans jeûne, et il n’y a d’i’tikaf que dans une mosquée où l’on fait la prière en groupe
- Sunan Abu Dawud, n°2523
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Négus est mort, on nous a dit qu’une lumière était constamment visible sur sa tombe
- Sunan Abu Dawud, n°2578
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها alors qu’elle était en voyage avec le Messager d’Allah ﷺ : J’ai fait une course à pied avec lui (le Prophète) et je l’ai dépassé. Plus tard, quand j’ai pris du poids, j’ai refait une course avec lui et cette fois il m’a dépassée. Il a dit : « C’est pour la fois où tu m’as dépassé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2671
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : « Aucune femme de Banu Qurayzah n’a été tuée sauf une seule. Elle était avec moi, elle parlait et riait énormément, allongée sur le dos et le ventre, alors que le Messager d’Allah ﷺ tuait son peuple avec l’épée. Soudain, un homme a appelé son nom : “Où est untel ?” Elle a dit : “Moi !” J’ai demandé : “Qu’as-tu ?” Elle a répondu : “J’ai commis un acte nouveau.” L’homme l’a alors emmenée et décapitée. Je n’oublierai jamais qu’elle riait beaucoup, bien qu’elle savait qu’elle allait être tuée. »
- Sunan Abu Dawud, n°2692
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque les gens de La Mecque envoyèrent de quoi racheter leurs prisonniers, Zaynab envoya des biens pour racheter Abul’As, parmi lesquels un collier qui avait appartenu à Khadijah et qu’elle lui avait donné lors de son mariage avec Abul’As. Quand le Messager d’Allah ﷺ le vit, il fut très ému et dit : « Si vous pensez qu’il serait bien de libérer sa prisonnière pour elle et de lui rendre ce qui lui appartient, ce serait bien. » Ils dirent : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ conclut un accord avec lui pour qu’il laisse Zaynab venir vers lui, et le Messager d’Allah ﷺ envoya Zayd ibn Harithah et un homme des Ansar en disant : « Attendez dans la vallée de Yajij jusqu’à ce que Zaynab passe, puis accompagnez-la et ramenez-la. »
- Sunan Abu Dawud, n°2732
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها (selon la version du narrateur Yahya) : Un homme parmi les polythéistes accompagna le Prophète ﷺ pour combattre avec lui. Il lui dit : « Retourne. » Les deux narrateurs (Musaddad et Yahya) sont d’accord sur ce point. Le Prophète ﷺ a dit : « Nous n’acceptons pas d’aide d’un polythéiste. »
- Sunan Abu Dawud, n°2764
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : « Une femme pouvait accorder la sécurité au nom des croyants, et cela était accepté. »
- Sunan Abu Dawud, n°2881
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Une femme a dit : « Messager d’Allah, ma mère est morte subitement ; si cela n’était pas arrivé, elle aurait donné l’aumône et fait des dons. Est-ce que cela suffit si je donne l’aumône à sa place ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Oui, donne l’aumône pour elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°2932
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand Allah veut du bien pour un dirigeant, Il lui accorde un conseiller sincère qui lui rappelle ce qu’il oublie et l’aide quand il se souvient. Mais si Allah veut autre chose pour lui, Il lui donne un mauvais conseiller qui ne lui rappelle rien s’il oublie et ne l’aide pas s’il se souvient. »
- Sunan Abu Dawud, n°2952
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : On a apporté au Prophète ﷺ une bourse contenant des perles, et il l’a partagée entre des femmes libres et des esclaves. Aïsha a dit : « Mon père avait l’habitude de partager les biens entre les hommes libres et les esclaves. »
- Sunan Abu Dawud, n°2968
Rapporté par Aïsha, épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : Fatimah, fille du Messager d’Allah ﷺ, a envoyé un messager à Abu Bakr pour lui demander en héritage ce qu’Allah avait donné au Prophète ﷺ à Médine et à Fadak, et ce qui restait du cinquième de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône.” La famille de Muhammad mangera de ces biens. Je jure par Allah que je ne changerai rien à la condition précédente, à savoir que ce soit une aumône comme à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Je le gérerai comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatimah de ces biens
- Sunan Abu Dawud, n°2969
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Fatimah réclamait les biens d’aumône du Messager d’Allah ﷺ à Médine et à Fadak, et ce qui restait du cinquième de Khaybar. Aïsha a rapporté qu’Abu Bakr disait : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités ; ce que nous laissons est une aumône.” La famille de Muhammad mangera de ces biens, c’est-à-dire des biens d’Allah. Ils ne prendront pas plus que leur subsistance. »
- Sunan Abu Dawud, n°2970
En rapportant le récit précédent, Aïsha رضي الله عنها a ajouté : Abu Bakr a refusé cela à Fatimah. Il a dit : « Je ne vais rien laisser de ce que le Messager d’Allah ﷺ faisait, mais je vais l’appliquer. J’ai peur que si je m’écarte un peu de sa pratique, je m’égare. » Quant à ses biens d’aumône à Médine, ‘Umar les a donnés à ‘Ali et à ‘Abbas رضي الله عنهما, et ‘Ali en avait la gestion. Pour Khaybar et Fadak, ‘Umar les a gardés. Il a dit : « Ce sont les biens d’aumône du Messager d’Allah ﷺ, réservés exclusivement à ses besoins et à ses urgences. Leur gestion était confiée à celui qui était en autorité. » Il a dit : « Ils sont dans cet état jusqu’à aujourd’hui. »
- Sunan Abu Dawud, n°3141
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Par Allah, nous ne savions pas si nous devions enlever les vêtements du Messager d’Allah ﷺ comme nous le faisions pour nos morts, ou le laver avec ses vêtements sur lui. Quand les gens ont eu des avis différents, Allah a fait qu’ils s’assoupissent tous, chacun posant son menton sur sa poitrine. Alors, une voix a parlé d’un côté de la maison, sans que nous sachions qui c’était : « Lavez le Prophète ﷺ avec ses vêtements sur lui. » Alors ils se sont rassemblés autour du Prophète ﷺ et l’ont lavé alors qu’il portait sa tunique. Ils versaient de l’eau sur sa tunique et le frottaient avec le tissu, sans toucher son corps. Aisha disait : « Si j’avais su à l’avance ce que j’ai appris plus tard, personne ne l’aurait lavé à part ses épouses. »
- Sunan Abu Dawud, n°3151
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a été enveloppé dans trois vêtements en tissu blanc du Yémen, sans chemise ni turban
- Sunan Abu Dawud, n°3152
Une tradition similaire a été rapportée par Aisha رضي الله عنها par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : « en coton ». Le narrateur a dit : On a dit à Aisha que les gens disaient qu’il avait été enveloppé dans deux vêtements et un manteau. Elle a répondu : Un manteau a été apporté, mais ils l’ont rendu et ne l’ont pas utilisé pour l’envelopper
- Sunan Abu Dawud, n°3160
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ prenait un bain rituel après une souillure majeure, le vendredi, après une saignée et après avoir lavé un mort
- Sunan Abu Dawud, n°3163
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ embrasser Uthman ibn Maz’un alors qu’il était mort, et j’ai vu des larmes couler de ses yeux
- Sunan Abu Dawud, n°3169
Dawud ibn Amir ibn Sa’d ibn Abi Waqqas a dit que son père Amir ibn Sa’d était avec Ibn Umar ibn al-Khattab quand Khabbab, le propriétaire de la chambre, est venu et a dit : « Abd Allah ibn Umar, n’entends-tu pas ce qu’Abu Huraira raconte ? Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si quelqu’un sort de chez lui, accompagne un cercueil et prie sur lui…” » Il a ensuite mentionné le reste de la tradition comme rapporté par Sufyan. Ibn Umar a alors envoyé quelqu’un demander à Aisha رضي الله عنها à ce sujet. Elle a répondu : « Abu Huraira a dit vrai. »
- Sunan Abu Dawud, n°3207
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Briser l’os d’un mort, c’est comme le briser de son vivant. »
- Sunan Abu Dawud, n°3220
Rapporté par Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abu Bakr : J’ai dit à Aisha : « Mère, montre-moi la tombe du Messager d’Allah ﷺ et de ses deux compagnons (qu’Allah les agrée). » Elle m’a montré trois tombes qui n’étaient ni hautes ni basses, mais recouvertes de petits cailloux rouges dans un espace ouvert. Abu ‘Ali a dit : On dit que le Messager d’Allah ﷺ est en avant, Abu Bakr est près de sa tête et ‘Umar est près de ses pieds. Sa tête est aux pieds du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3254
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit au sujet du serment futile : « C’est ce que l’on dit chez soi : Non, par Allah, ou Oui, par Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°3290
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Il ne faut pas faire de vœu pour un acte de désobéissance, et l’expiation pour cela est la même que pour un serment. »
- Sunan Abu Dawud, n°3508
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le profit va avec la responsabilité. »
- Sunan Abu Dawud, n°3509
Rapporté par Makhlad ibn Khufaf al-Ghifari : J’étais associé avec d’autres personnes dans la possession d’un esclave. Je l’ai employé à un travail en l’absence de l’un des associés, et il m’a rapporté des gains. Il a contesté et a porté l’affaire devant un juge, qui m’a ordonné de lui rendre sa part des gains. Je suis alors allé voir Urwah ibn az-Zubayr et lui ai raconté l’histoire. Urwah est allé voir ce juge et lui a rapporté une tradition du Messager d’Allah ﷺ, transmise par Aisha : « Le profit va avec la responsabilité. »
- Sunan Abu Dawud, n°3510
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Un homme a acheté un esclave, qui est resté chez lui aussi longtemps qu’Allah l’a voulu. Ensuite, il a découvert un défaut chez l’esclave et a porté le litige devant le Prophète ﷺ, qui lui a permis de rendre l’esclave. L’homme a dit : « Ô Messager d’Allah, mon esclave a gagné de l’argent. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Le profit va avec la responsabilité. » Abu Dawud a dit : Cette chaîne de transmission n’est pas fiable
- Sunan Abu Dawud, n°3528
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : La tante de Umara ibn Umayr demanda à Aisha : « J’ai un orphelin sous ma tutelle. Puis-je profiter de ses biens ? » Elle répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Les meilleures choses dont une personne profite viennent de ce qu’elle gagne, et son enfant fait partie de ce qu’elle gagne.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3529
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Les enfants d’un homme proviennent de ce qu’il gagne, et ils sont ce qu’il y a de plus agréable dans ses gains ; alors profitez de leurs biens. » Abu Dawud a dit : Hammad b. Abi Sulaiman a ajouté dans sa version : « Quand vous en avez besoin. » Mais cette addition n’est pas considérée comme authentique
- Sunan Abu Dawud, n°3532
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Hind, la mère de Mu’awiya, vint voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Abu Sufyan est avare. Il ne me donne pas assez pour moi et mes enfants. Est-ce que j’ai le droit de prendre de ses biens ? » Il répondit : « Prends ce qui suffit pour toi et tes enfants selon l’usage. »
- Sunan Abu Dawud, n°3533
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Hind vint voir le Prophète ﷺ et dit : « Messager d’Allah, Abu Sufyan est avare. Est-ce que je peux subvenir aux besoins de ses dépendants avec ses biens sans sa permission ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Il n’y a pas de mal à ce que tu dépenses selon l’usage. »
- Sunan Abu Dawud, n°3536
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ acceptait les cadeaux et offrait quelque chose en retour
- Sunan Abu Dawud, n°3568
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Je n’ai vu personne cuisiner comme Safiyyah. Elle a préparé un plat pour le Messager d’Allah ﷺ et l’a envoyé. Je me suis mise en colère et j’ai cassé le récipient. J’ai alors demandé : « Messager d’Allah, quelle est l’expiation pour ce que j’ai fait ? » Il a répondu : « Un récipient comme celui-ci et de la nourriture comme celle-ci. »
- Sunan Abu Dawud, n°3655
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : « N’es-tu pas étonné d’Abu Hurayrah ? Il est venu s’asseoir près de mon appartement et a commencé à rapporter des traditions du Messager d’Allah ﷺ pour que je les entende, alors que j’étais en train de faire une prière surérogatoire. Il est parti avant que je termine ma prière. Si je l’avais trouvé, je lui aurais répondu. Le Messager d’Allah ﷺ ne rapportait pas les traditions rapidement les unes après les autres comme tu le fais. »
- Sunan Abu Dawud, n°3687
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Toute boisson enivrante est interdite ; si un faraq de quelque chose enivre, alors une poignée en est interdite. »
- Sunan Abu Dawud, n°3707
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : « On faisait tremper des raisins secs pour le Messager d’Allah ﷺ, puis on y ajoutait des dattes sèches, ou bien on faisait tremper des dattes sèches puis on y ajoutait des raisins secs. »
- Sunan Abu Dawud, n°3708
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Safiyyah, fille d’Atiyyah, a dit : « Je suis entrée chez Aïsha رضي الله عنها avec des femmes d’AbdulQays et je lui ai demandé au sujet du mélange de dattes sèches et de raisins secs (pour une boisson). Elle a répondu : “Je prenais une poignée de dattes sèches et une poignée de raisins secs, je les mettais dans un récipient, puis je les écrasais et les faisais tremper dans l’eau. Ensuite, je donnais cette boisson au Prophète ﷺ.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3711
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : « On faisait tremper des dattes pour l’Envoyé d’Allah ﷺ dans une outre fermée par le haut et munie d’une ouverture. Ce qui était trempé le matin, il le buvait le soir, et ce qui était trempé le soir, il le buvait le matin. »
- Sunan Abu Dawud, n°3712
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Amrah a rapporté d’Aïsha رضي الله عنها qu’elle faisait tremper des dattes pour le Messager d’Allah ﷺ le matin. Le soir venu, il dînait et en buvait après son repas. S’il en restait, elle le jetait. Ensuite, elle en faisait tremper pour lui la nuit, et au matin, il prenait son petit-déjeuner et en buvait après. Elle a dit : « L’outre était lavée le matin et le soir. » Mon père (Hayyan) lui demanda : « Deux fois par jour ? » Elle répondit : « Oui. »
- Sunan Abu Dawud, n°3714
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ avait l’habitude de rester chez Zaynab, fille de Jahsh, et d’y boire du miel. Moi et Hafsah nous sommes mises d’accord que si le Prophète ﷺ entrait chez l’une de nous, elle devait lui dire : « Je sens une odeur de gomme (maghafir) sur toi. » Il entra alors chez l’une d’elles, et elle lui dit cela. Il répondit : « Non, j’ai bu du miel chez Zaynab, fille de Jahsh, et je n’en boirai plus. » Ensuite, ce verset fut révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ? » Et : « Si vous deux revenez à Allah en repentir… » fait référence à Hafsah et Aïsha. Le verset : « Quand le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses… » fait référence à la parole du Prophète ﷺ : « Non, j’ai bu du miel. »
- Sunan Abu Dawud, n°3715
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ aimait les douceurs et le miel. » Le narrateur a ensuite mentionné une partie du récit précédent. Le Messager d’Allah ﷺ était gêné de sentir une odeur sur lui. Dans ce récit, Saoudah a dit : « Mais tu as mangé de la gomme ? » Il répondit : « Non, j’ai bu du miel. C’est Hafsah qui m’en a donné à boire. » J’ai dit : « Les abeilles ont mangé de l’urfut. » Abu Dawud a dit : « Maghafir » désigne une gomme ; « jarasat » signifie « ont mangé » ; « urfut » est une plante pour les abeilles
- Sunan Abu Dawud, n°3735
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : L’eau de as-Suqya’ était considérée comme la meilleure par le Prophète ﷺ. Qutaybah a dit : C’était un puits à deux jours de marche de Médine
- Sunan Abu Dawud, n°3767
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous mange, qu’il mentionne le nom d’Allah ; s’il l’oublie au début, qu’il dise : “Au nom d’Allah au début et à la fin.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3829
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Khalid a dit : Abu Ziyad Khiyar ibn Salamah a interrogé Aisha au sujet des oignons. Elle a répondu : « Le dernier plat que le Messager d’Allah ﷺ a mangé contenait des oignons. »
- Sunan Abu Dawud, n°3831
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Une famille qui n’a pas de dattes connaîtra la faim. »
- Sunan Abu Dawud, n°3836
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ mangeait du melon avec des dattes fraîches, et il disait : « La chaleur de l’un est atténuée par la fraîcheur de l’autre, et la fraîcheur de l’un par la chaleur de l’autre. »
- Sunan Abu Dawud, n°3880
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : On ordonnait à l’homme qui jetait le mauvais œil de faire ses ablutions, puis on lavait la personne touchée avec cette eau
- Sunan Abu Dawud, n°3903
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Ma mère voulait que je prenne du poids pour m’envoyer chez le Messager d’Allah ﷺ. Mais rien de ce qu’elle essayait ne fonctionnait, jusqu’à ce qu’elle me donne à manger du concombre avec des dattes fraîches. Ensuite, j’ai pris le poids qu’elle souhaitait
- Sunan Abu Dawud, n°3970
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : « Un homme s’est levé (pour prier) la nuit, il a récité le Coran et a élevé la voix en lisant. Au matin, le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Qu’Allah fasse miséricorde à un tel ! Cette nuit, il m’a rappelé plusieurs versets que j’étais sur le point d’oublier.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3991
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ réciter : « (Repos et satisfaction pour lui) » (faruhun wa rayhan)
- Sunan Abu Dawud, n°4052
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a prié une fois en portant un vêtement avec des motifs. Il a regardé ces motifs. Quand il a terminé la prière, il a dit : « Emmenez ce vêtement à Abu Jahm, car il a détourné mon attention pendant la prière, et apportez-moi un vêtement simple, sans motifs. » Abu Dawud a précisé : Le nom complet d’Abu Jahm est Abu Jahm ibn Hudhaifah de Banu ‘Adi ibn Ka’b ibn Ghanam
- Sunan Abu Dawud, n°4074
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai confectionné un manteau noir pour le Prophète ﷺ et il l’a porté ; mais quand il a transpiré dedans et senti l’odeur de la laine, il l’a retiré. Le narrateur a ajouté : Je pense qu’il a dit : « Il aimait les bonnes odeurs. »
- Sunan Abu Dawud, n°4099
Ibn Abu Mulaykah rapporte que lorsque quelqu’un fit remarquer à Aisha رضي الله عنها qu’une femme portait des sandales, elle répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ a maudit les femmes qui cherchent à ressembler aux hommes. »
- Sunan Abu Dawud, n°4100
Safiyyah, fille de Shaybah, rapporte qu’Aisha رضي الله عنها a parlé des femmes des Ansar, les a louées et a dit du bien d’elles. Puis elle a ajouté : « Lorsque la sourate an-Nur est descendue, elles ont pris leurs rideaux, les ont déchirés et en ont fait des voiles pour la tête. »
- Sunan Abu Dawud, n°4164
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Karima, fille de Hammam, a raconté qu’une femme est venue voir Aisha رضي الله عنها et lui a demandé à propos de la teinture au henné. Elle a répondu : « Il n’y a pas de mal, mais je n’aime pas cela. Mon bien-aimé, le Messager d’Allah ﷺ, n’aimait pas son odeur. » Abu Dawud a dit : Elle parlait de la couleur des cheveux de la tête
- Sunan Abu Dawud, n°4165
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Quand Hind, fille de Utbah, a dit : « Prophète d’Allah, accepte mon allégeance », il répondit : « Je n’accepterai ton allégeance que lorsque tu feras une différence sur les paumes de tes mains, car elles ressemblent aux pattes d’un animal sauvage. »
- Sunan Abu Dawud, n°4166
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Une femme fit un signe derrière un rideau pour indiquer qu’elle avait une lettre pour le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ ferma la main en disant : « Je ne sais pas si c’est la main d’un homme ou d’une femme. » Elle dit : « Non, c’est celle d’une femme. » Il dit : « Si tu étais une femme, tu aurais différencié tes ongles, c’est-à-dire avec du henné. »
- Sunan Abu Dawud, n°4187
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Les cheveux du Messager d’Allah ﷺ étaient plus longs que le wafrah et plus courts que le jummah
- Sunan Abu Dawud, n°4189
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Quand je séparais les cheveux du Messager d’Allah ﷺ, je faisais une raie depuis le sommet de sa tête et laissais sa mèche tomber entre ses yeux
- Sunan Abu Dawud, n°4235
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a reçu des bijoux offerts par le Négus en cadeau. Il y avait une bague en or avec une pierre abyssinienne. Le Messager d’Allah ﷺ, détournant son attention de cet objet, l’a pris avec un bâton ou son doigt, puis il a appelé Umamah, fille d’Abul’As et petite-fille de sa fille Zaynab, et lui a dit : « Porte-la, ma chère fille. »
- Sunan Abu Dawud, n°4396
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Une femme a emprunté des bijoux par l’intermédiaire de personnes connues, mais elle-même était inconnue. Elle les a ensuite vendus. Elle a été arrêtée et amenée devant le Prophète ﷺ. Il a ordonné qu’on lui coupe la main. C’est à propos de cette femme qu’Oussama est intervenu, et c’est alors que le Messager d’Allah ﷺ a prononcé ses paroles
- Sunan Abu Dawud, n°4398
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a trois personnes dont les actes ne sont pas inscrits : celui qui dort jusqu’à ce qu’il se réveille, l’idiot jusqu’à ce qu’il retrouve la raison, et l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté. »
- Sunan Abu Dawud, n°4474
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque ma justification a été révélée, le Prophète ﷺ est monté sur le minbar, a mentionné cela et a récité le Coran. Puis, en descendant du minbar, il a ordonné que les deux hommes et la femme soient punis selon la peine prescrite
- Sunan Abu Dawud, n°4475
La tradition mentionnée ci-dessus (n°4459) a aussi été rapportée par Muhammad ibn Ishaq par une autre chaîne de transmetteurs. Mais il n’a pas mentionné Aisha. Cette version précise : Il (le Prophète) a ordonné concernant les deux hommes et la femme qui ont tenu des propos obscènes, qu’ils étaient Hassan ibn Thabit et Mistah ibn Uthathah. An-Nufayl a dit : On dit que la femme était Hammah, fille de Jahsh
- Sunan Abu Dawud, n°4534
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ envoya Abu Jahm ibn Hudhayfah pour collecter la zakat. Un homme se disputa avec lui au sujet de sa sadaqa (zakat), et Abu Jahm le frappa et lui blessa la tête. Sa famille vint voir le Prophète ﷺ et dit : « Vengeance, Messager d’Allah ! » Le Prophète ﷺ dit : « Vous pouvez recevoir tant et tant. » Mais ils refusèrent. Il répéta : « Vous pouvez recevoir tant et tant. » Ils refusèrent encore. Il proposa une troisième fois, et ils acceptèrent. Le Prophète ﷺ dit : « Je vais informer les gens cet après-midi de votre accord. » Ils dirent : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ s’adressa alors aux gens : « Ces croyants sont venus me demander réparation. Je leur ai proposé tant et tant, et ils ont accepté. Êtes-vous d’accord ? » Ils répondirent : « Non. » Les émigrés (muhajiroun) voulurent alors se venger, mais le Messager d’Allah ﷺ leur ordonna de s’arrêter, et ils obéirent. Il rappela ensuite la famille, augmenta la compensation et demanda : « Êtes-vous d’accord ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Je vais informer les gens de votre accord. » Ils dirent : « Oui. » Le Prophète ﷺ s’adressa alors et demanda : « Êtes-vous d’accord ? » Ils répondirent : « Oui. »
- Sunan Abu Dawud, n°4538
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Les parties en conflit doivent s’abstenir de prendre leur revanche. Celui qui est le plus proche doit pardonner en premier, puis celui qui vient après, même si c’est une femme. » Abu Dawud a dit : On m’a informé que le pardon par une femme dans le cas d’un meurtre est permis si elle fait partie des héritiers de la victime. On m’a dit, de la part de Abu ‘Ubaid, que le mot « yanhajizu » signifie qu’ils doivent s’abstenir de vengeance
- Sunan Abu Dawud, n°4785
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais eu à choisir entre deux choses sans choisir la plus facile (ou la moins difficile), tant que cela ne constituait pas un péché. Mais si c’était un péché, personne ne s’en éloignait plus que lui. Et le Messager d’Allah ﷺ ne s’est jamais vengé pour lui-même, sauf si ce qu’Allah avait interdit était transgressé ; dans ce cas, il se vengeait pour Allah
- Sunan Abu Dawud, n°4786
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais frappé un serviteur ni une femme
- Sunan Abu Dawud, n°4788
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Quand le Prophète ﷺ apprenait quelque chose à propos d’un homme, il ne disait pas : « Qu’a donc untel pour dire cela ? » mais il disait : « Qu’ont donc les gens à dire de telles choses ? »
- Sunan Abu Dawud, n°4791
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Un homme a demandé la permission de voir le Prophète ﷺ, et il a dit : « C’est un mauvais fils de la tribu », ou : « C’est un mauvais membre de la tribu. » Puis il a dit : « Laissez-le entrer. » Quand il est entré, il lui a parlé avec douceur. Aïsha a demandé : « Envoyé d’Allah ! Tu lui as parlé avec douceur alors que tu as dit de lui ce que tu as dit ! » Il a répondu : « Celui qui aura la pire place auprès d’Allah au Jour de la Résurrection sera celui que les gens évitent par crainte de sa grossièreté. »
- Sunan Abu Dawud, n°4792
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Un homme a demandé la permission de voir le Prophète ﷺ, et le Prophète ﷺ a dit : « C’est un mauvais membre de la tribu. » Quand il est entré, le Messager d’Allah ﷺ l’a accueilli franchement et lui a parlé. Quand il est parti, j’ai dit : « Messager d’Allah ! Quand il a demandé la permission, tu as dit : “C’est un mauvais membre de la tribu”, mais quand il est entré, tu lui as parlé franchement et amicalement. » Le Messager d’Allah a répondu : « Aïsha ! Allah n’aime pas celui qui est grossier et vulgaire dans ses paroles. »
- Sunan Abu Dawud, n°4793
La tradition mentionnée ci-dessus a été transmise par Aïsha رضي الله عنها selon une autre chaîne de transmetteurs. Cette version rapporte : Le Prophète ﷺ a dit : « Aïsha ! Il y a des gens mauvais que l’on respecte par crainte de leur langue. »
- Sunan Abu Dawud, n°4798
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par son bon caractère, un croyant atteindra le degré de celui qui prie la nuit et jeûne le jour. »
- Sunan Abu Dawud, n°4808
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Al-Miqdam ibn Shurayh, citant son père, a dit : J’ai interrogé Aisha sur la vie dans le désert. Elle a répondu : Le Messager d’Allah ﷺ allait dans le désert près de ces petits ruisseaux. Un jour, il voulait s’y rendre et il m’a envoyé une chamelle de la sadaqah qui n’avait encore jamais servi de monture. Il m’a dit : « Aisha ! Sois douce, car si la douceur se trouve dans quelque chose, elle l’embellit, et si elle en est retirée, cela l’abîme. » Ibn al-Sabbah précise dans sa version que « Muharramah » désigne une monture qui n’a jamais été utilisée
- Sunan Abu Dawud, n°4839
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ parlait distinctement, de sorte que toute personne qui l’écoutait pouvait comprendre ce qu’il disait
- Sunan Abu Dawud, n°4842
Rapporté par Maimun ibn Abu Shabib : Un mendiant est passé devant Aïsha رضي الله عنها et elle lui a donné un morceau de pain. Un autre homme, bien habillé et de bonne apparence, est passé devant elle, et elle l’a fait asseoir pour qu’il mange avec elle. Quand on l’a interrogée à ce sujet, elle a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Traitez les gens selon leur rang.” » Abu Dawud a dit : La version de Yahya est courte. Abu Dawud a aussi dit : Maimun n’a pas rencontré Aïsha رضي الله عنها
- Sunan Abu Dawud, n°4875
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : J’ai dit au Prophète ﷺ : « Il te suffit, pour Safiyyah, qu’elle est comme ci comme ça. » (L’autre version précise : elle voulait dire qu’elle était de petite taille.) Il a répondu : « Tu as prononcé une parole qui, si elle était mélangée à la mer, la changerait. » Elle a dit : « J’ai imité un homme devant lui (par moquerie). » Il a dit : « Je n’aime pas imiter qui que ce soit, même si on me donnait telle ou telle chose. »
- Sunan Abu Dawud, n°4898
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Ibn Awn a dit : J’ai demandé la signification du mot « intisar » (se défendre) dans le verset du Coran : « Mais s’ils se défendent après avoir subi une injustice, il n’y a pas de reproche contre eux. » Alors Ali ibn Zayd ibn Jad'an m’a raconté de la part de Umm Muhammad, l’épouse de son père. Ibn Awn a dit : On pensait qu’elle allait voir la Mère des croyants (c’est-à-dire Aisha). Elle a dit : La Mère des croyants a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers moi alors que Zaynab, fille de Jahsh, était avec nous. Il a commencé à faire un geste avec sa main. Je lui ai fait signe jusqu’à ce qu’il comprenne ce que je voulais dire à son sujet. Alors il s’est arrêté. Zaynab est venue et a commencé à insulter Aisha. Elle a essayé de l’arrêter, mais elle n’a pas arrêté. Alors il (le Prophète) a dit à Aisha : « Réponds-lui. » Alors elle lui a répondu et l’a surpassée. Zaynab est ensuite allée voir Ali et a dit : « Aisha t’a insulté et a fait ceci et cela. » Puis Fatima est venue voir le Prophète et il lui a dit : « C’est la préférée de ton père, par le Seigneur de la Kaaba ! » Elle est alors repartie et leur a dit : « Je lui ai dit ceci et il m’a répondu cela. » Puis Ali est venu voir le Prophète ﷺ et lui a parlé de cela
- Sunan Abu Dawud, n°4909
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Quelque chose lui a été volé et elle a commencé à maudire le voleur. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Ne diminue pas son péché. »
- Sunan Abu Dawud, n°4913
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas correct pour un musulman de s’éloigner d’un autre musulman plus de trois jours. S’il le rencontre et lui adresse trois salutations sans recevoir de réponse, l’autre portera son péché. »
- Sunan Abu Dawud, n°4932
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ revint de l’expédition de Tabuk ou de Khaybar (le narrateur hésite), un courant d’air souleva un pan du rideau accroché devant sa réserve, révélant des poupées qui m’appartenaient. Il demanda : « Qu’est-ce que c’est ? » Je répondis : « Mes poupées. » Parmi elles, il vit un cheval avec des ailes faites de tissu et demanda : « Qu’est-ce que je vois là ? » Je répondis : « Un cheval. » Il demanda : « Et qu’a-t-il sur lui ? » Je répondis : « Deux ailes. » Il demanda : « Un cheval avec deux ailes ? » Je répondis : « N’as-tu pas entendu que Salomon avait des chevaux ailés ? » Elle dit : À ce moment-là, le Messager d’Allah ﷺ rit tellement que je vis ses molaires
- Sunan Abu Dawud, n°4933
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a épousée quand j’avais sept ou six ans. Quand nous sommes arrivés à Médine, des femmes sont venues. Selon la version de Bishr : Umm Ruman est venue me voir pendant que je me balançais. Elles m’ont prise, préparée et parée. J’ai ensuite été amenée au Messager d’Allah ﷺ, et il a eu des relations avec moi quand j’avais neuf ans. Elle m’a arrêtée à la porte, et j’ai éclaté de rire. Abu Dawud a dit : C’est-à-dire : j’ai eu mes règles, et j’ai été amenée dans une maison où se trouvaient des femmes des Ansar. Elles ont dit : « Avec bonheur et bénédiction. » La tradition de l’une d’elles a été incluse dans celle de l’autre
- Sunan Abu Dawud, n°4935
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Quand nous sommes arrivés à Médine, des femmes sont venues me voir pendant que je jouais sur la balançoire, et mes cheveux arrivaient jusqu’à mes oreilles. Elles m’ont prise, préparée et parée. Puis elles m’ont amenée au Messager d’Allah ﷺ, et il a eu des relations avec moi quand j’avais neuf ans
- Sunan Abu Dawud, n°5015
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ faisait installer une chaire dans la mosquée pour Hassan, qui s’y tenait debout et composait des poèmes satiriques contre ceux qui parlaient contre le Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ disait : « L’Esprit de sainteté (c’est-à-dire Gabriel) est avec Hassan tant qu’il défend le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°5040
Rapporté par Tikhfat al-Ghifari : Ya’ish ibn Tikhfat al-Ghifari a dit : Mon père faisait partie des gens de la Suffah. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Venez avec nous chez Aisha. » Nous y sommes allés et il dit : « Donne-nous à manger, Aisha. » Elle apporta de la hashishah et nous avons mangé. Il dit encore : « Donne-nous à manger, Aisha. » Elle apporta alors un peu de haysah, aussi petite qu’un pigeon, et nous avons mangé. Il dit : « Donne-nous à boire, Aisha. » Elle apporta un bol de lait et nous avons bu. Il dit de nouveau : « Donne-nous à boire, Aisha. » Elle apporta une petite tasse et nous avons bu. Il dit alors : « Si vous voulez, vous pouvez passer la nuit ici, ou si vous préférez, allez à la mosquée. » Il raconte : « Pendant que j’étais allongé sur le ventre à cause d’une douleur au poumon, un homme a commencé à me secouer du pied et m’a dit : “C’est une façon de s’allonger qu’Allah déteste.” J’ai regardé et j’ai vu que c’était le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°5085
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Shariq al-Hawzani et moi sommes venus voir Aisha رضي الله عنها et lui avons demandé : « Par quelle prière le Messager d’Allah ﷺ commençait-il quand il se réveillait la nuit ? » Elle a répondu : « Vous me demandez quelque chose que personne ne m’a jamais demandé auparavant. Quand il se réveillait la nuit, il disait : “Allah est le plus Grand” dix fois, “Louange à Allah” dix fois, “Gloire à Allah et je commence par Sa louange” dix fois, “Gloire au Roi, le Très Saint” dix fois, il demandait pardon à Allah dix fois, disait “Il n’y a de dieu qu’Allah” dix fois, puis disait : “Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l’étroitesse du Jour de la Résurrection” dix fois. Ensuite, il commençait la prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°5098
Aisha, l’épouse du Prophète ﷺ, a dit : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ rire à tel point que je puisse voir son voile du palais. Il se contentait de sourire, et quand il voyait des nuages ou du vent, son visage montrait des signes (de crainte). Je lui ai demandé : « Messager d’Allah ! Quand les gens voient un nuage, ils se réjouissent, espérant qu’il apportera la pluie, et je remarque que lorsque tu le vois, il y a des signes de malaise sur ton visage. » Il a répondu : « Aïcha ! Qu’est-ce qui me garantit qu’il ne contient pas un châtiment ? Un peuple a été puni par le vent. Quand ces gens ont vu le châtiment, ils ont dit : “C’est un nuage qui va nous apporter la pluie.” »
- Sunan Abu Dawud, n°5099
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Quand le Prophète ﷺ voyait un amas de nuages dans le ciel, il arrêtait ce qu’il faisait, même s’il était en prière, puis il disait : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre son mal. » S’il pleuvait, il disait : « Ô Allah ! Fais tomber une pluie bénéfique. »
- Sunan Abu Dawud, n°5106
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : On amenait des garçons au Messager d’Allah ﷺ, et il invoquait des bénédictions sur eux. Yusuf a ajouté : « et il écrasait des dattes pour en frotter leur palais. » Il n’a pas mentionné « les bénédictions »
- Sunan Abu Dawud, n°5107
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Avez-vous vu des mugharribun parmi vous (ou un autre mot) ? » J’ai demandé : « Que signifie mugharribun ? » Il a répondu : « Ce sont ceux qui ont un mélange avec les djinns. »
- Sunan Abu Dawud, n°5217
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Je n’ai jamais vu quelqu’un ressembler autant au Messager d’Allah ﷺ par sa dignité, son calme, et sa gentillesse – selon la version d’al-Hasan : par sa façon de parler. Al-Hasan n’a pas mentionné la dignité, le calme et la gentillesse – que Fatimah, qu’Allah honore son visage. Quand elle venait lui rendre visite, il se levait pour l’accueillir, la prenait par la main, l’embrassait et la faisait asseoir à sa place ; et quand il allait la voir, elle se levait pour l’accueillir, le prenait par la main, l’embrassait et le faisait asseoir à sa place
- Sunan Abu Dawud, n°5222
Rapporté par Al-Bara’ ibn Azib رضي الله عنه : Je suis entré avec Abu Bakr رضي الله عنه lorsqu’il venait d’arriver à Médine et il a trouvé sa fille Aisha رضي الله عنها allongée, souffrant de fièvre. Abu Bakr s’est approché d’elle, lui a dit : « Comment vas-tu, ma fille ? » et il l’a embrassée sur la joue
- Sahih al-Bukhari, n°2
Rapporté par 'Aisha : Al-Harith bin Hisham a demandé au Messager d'Allah (ﷺ) : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Comment la Révélation divine t'est-elle transmise ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a répondu : « Parfois, elle m'est transmise comme le son d'une cloche, cette forme de Révélation est la plus difficile, puis cet état disparaît après que j'ai compris ce qui m'a été révélé. Parfois, l'Ange vient sous la forme d'un homme et me parle, et je retiens ce qu'il dit. » 'Aisha a ajouté : En vérité, j'ai vu le Prophète (ﷺ) recevoir la Révélation un jour très froid, et j'ai remarqué que de la sueur coulait de son front lorsque la Révélation était terminée
- Sahih al-Bukhari, n°3
Rapporté par 'Aisha (la mère des croyants) : Le début de la Révélation divine à l’Envoyé d’Allah (ﷺ) s’est manifesté par de bons rêves qui se réalisaient aussi clairement que la lumière du jour. Ensuite, il a ressenti un amour pour la solitude. Il allait alors se retirer dans la grotte de Hira où il adorait Allah seul, plusieurs jours d’affilée, avant de ressentir l’envie de retrouver sa famille. Il emportait avec lui de quoi se nourrir pendant son séjour, puis revenait auprès de son épouse Khadija pour reprendre des provisions, et repartait ainsi jusqu’à ce que soudain, la Vérité lui soit révélée alors qu’il était dans la grotte de Hira. L’ange est venu à lui et lui a demandé de lire. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je ne sais pas lire. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « L’ange m’a alors saisi avec force et m’a serré si fort que je n’ai plus pu supporter, puis il m’a relâché et m’a de nouveau demandé de lire. J’ai répondu : “Je ne sais pas lire.” Il m’a saisi une seconde fois et m’a serré jusqu’à ce que je ne puisse plus supporter, puis il m’a relâché et m’a encore demandé de lire. J’ai répondu encore : “Je ne sais pas lire (ou que dois-je lire) ?” Il m’a alors saisi une troisième fois, m’a serré, puis m’a relâché et a dit : “Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Et ton Seigneur est le plus Généreux.” (96.1, 96.2, 96.3) Ensuite, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) est rentré avec la Révélation, le cœur battant très fort. Il est allé chez Khadija bint Khuwailid et a dit : “Couvrez-moi ! Couvrez-moi !” Ils l’ont couvert jusqu’à ce que sa peur disparaisse. Ensuite, il lui a tout raconté et a dit : “J’ai peur qu’il m’arrive quelque chose.” Khadija a répondu : “Jamais ! Par Allah, Allah ne t’abandonnera jamais. Tu entretiens les liens de parenté, tu aides les pauvres et les démunis, tu es généreux envers tes invités et tu soutiens ceux qui sont frappés par le malheur.” Khadija l’a alors accompagné chez son cousin Waraqa bin Naufal bin Asad bin 'Abdul 'Uzza, qui, avant l’Islam, était devenu chrétien et écrivait en hébreu. Il copiait de l’Évangile en hébreu autant qu’Allah le lui permettait. C’était un vieil homme devenu aveugle. Khadija a dit à Waraqa : “Écoute l’histoire de ton neveu, ô mon cousin !” Waraqa a demandé : “Ô mon neveu ! Qu’as-tu vu ?” L’Envoyé d’Allah (ﷺ) lui a décrit ce qu’il avait vu. Waraqa a dit : “C’est le même gardien des secrets (l’ange Gabriel) qu’Allah a envoyé à Moïse. J’aimerais être jeune et vivre jusqu’au jour où ton peuple te chassera.” L’Envoyé d’Allah (ﷺ) a demandé : “Vont-ils vraiment me chasser ?” Waraqa a répondu que oui et a dit : “Personne n’est venu avec quelque chose de semblable à ce que tu as apporté sans être traité avec hostilité. Et si je vis jusqu’au jour où tu seras chassé, je te soutiendrai de toutes mes forces.” Mais quelques jours plus tard, Waraqa est décédé et la Révélation s’est interrompue pendant un certain temps
- Sahih al-Bukhari, n°20
Rapporté par 'Aisha : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) ordonnait quelque chose aux musulmans, il leur demandait des actions faciles à accomplir, selon leurs capacités. Ils ont dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Nous ne sommes pas comme toi. Allah a pardonné tes péchés passés et futurs. Alors le Messager d'Allah s'est mis en colère, et cela se voyait sur son visage. Il a dit : Je suis celui qui craint le plus Allah et qui Le connaît le mieux parmi vous
- Sahih al-Bukhari, n°43
Rapporté par 'Aisha : Un jour, le Prophète (ﷺ) est venu alors qu’une femme était assise avec moi. Il a demandé : « Qui est-ce ? » J’ai répondu : « C’est une telle », et je lui ai parlé de ses prières (très nombreuses). Il a dit, désapprouvant : « Faites des actions (bonnes) à la mesure de vos capacités (sans vous surmener), car Allah ne se lasse pas (de donner des récompenses), mais c’est vous qui vous lasserez. Et la meilleure action aux yeux d’Allah est celle qui est faite régulièrement. »
- Sahih al-Bukhari, n°86
Rapporté par Asma' : Je suis allée voir `Aisha alors qu’elle priait, et je lui ai demandé : « Que se passe-t-il avec les gens ? » Elle a montré le ciel du doigt. (J’ai regardé vers la mosquée) et j’ai vu les gens en train de prier. Aisha a dit : « Subhan Allah. » Je lui ai demandé : « Est-ce un signe ? » Elle a fait un signe de la tête pour dire « Oui ». Je me suis alors levée pour la prière de l’éclipse jusqu’à ce que je sois presque évanouie, puis j’ai versé de l’eau sur ma tête. Après la prière, le Prophète (ﷺ) a loué et glorifié Allah puis il a dit : « À l’instant, ici même, j’ai vu ce que je n’avais jamais vu auparavant, y compris le Paradis et l’Enfer. Il m’a été révélé que vous serez mis à l’épreuve dans vos tombes, et ces épreuves seront comme celles du Messie imposteur (Masih-ad-Dajjal) ou presque (le sous-narrateur n’est pas sûr de l’expression utilisée par Asma’). On vous demandera : ‘Que sais-tu de cet homme (le Prophète (ﷺ) Muhammad) ?’ Alors le croyant sincère (ou Asma’ a dit un mot similaire) répondra : ‘C’est Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ), qui est venu à nous avec des preuves claires et une guidance, et nous avons accepté ses enseignements et l’avons suivi. Et c’est Muhammad.’ Il le répétera trois fois. Les anges lui diront alors : ‘Dors en paix, car nous savons que tu étais un croyant sincère.’ Par contre, un hypocrite ou quelqu’un de douteux répondra : ‘Je ne sais pas, mais j’ai entendu les gens dire quelque chose et je l’ai répété.’ (c’est la même chose) »
- Sahih al-Bukhari, n°103
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Chaque fois que `Aisha (l’épouse du Prophète) entendait quelque chose qu’elle ne comprenait pas, elle posait des questions jusqu’à ce qu’elle comprenne parfaitement. `Aisha a dit : « Un jour, le Prophète (ﷺ) a dit : “Quiconque sera interrogé sur ses actes le Jour de la Résurrection sera sûrement puni.” J’ai dit : “Allah ne dit-Il pas : ‘Il recevra un compte facile’ (84:8) ?” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Cela signifie seulement la présentation des comptes, mais celui dont les comptes seront discutés sera certainement perdu.” »
- Sahih al-Bukhari, n°126
Rapporté par Aswad : Ibn Az-Zubair m’a dit : « `Aisha te confiait souvent des choses en secret. Que t’a-t-elle dit au sujet de la Ka`ba ? » J’ai répondu : « Elle m’a dit qu’un jour le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ô `Aisha ! Si ton peuple n’était pas encore proche de l’époque de l’ignorance d’avant l’Islam, j’aurais démonté la Ka`ba et j’y aurais mis deux portes : une pour entrer et une pour sortir.’ Plus tard, Ibn Az-Zubair a fait cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°146
Rapporté par `Aisha : Les femmes du Prophète (ﷺ) allaient à Al-Manasi, un grand espace ouvert (près de Baqi’ à Médine), pour faire leurs besoins la nuit. `Umar disait au Prophète (ﷺ) : « Que tes femmes se voilent », mais le Messager d’Allah ne le faisait pas. Une nuit, Sauda bint Zam`a, l’épouse du Prophète (ﷺ), est sortie à l’heure de l’`Isha et c’était une femme grande. `Umar l’a interpellée : « Je t’ai reconnue, ô Sauda. » Il disait cela car il espérait que les versets du voile seraient révélés. Alors Allah a révélé les versets du hijab (le voile complet sauf les yeux)
- Sahih al-Bukhari, n°147
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit à ses femmes : « Vous pouvez sortir pour faire vos besoins. »
- Sahih al-Bukhari, n°168
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) aimait commencer par le côté droit pour mettre ses chaussures, se coiffer, se nettoyer ou se laver, et pour toute autre chose
- Sahih al-Bukhari, n°184
Rapporté par Asma' bint Abu Bakr : Je suis allée voir `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), pendant une éclipse solaire. Les gens étaient debout en train de prier, et elle priait aussi. Je lui ai demandé : « Que se passe-t-il ? » Elle a fait un geste de la main vers le ciel et a dit : « Subhan Allah. » Je lui ai demandé : « Y a-t-il un signe ? » Elle a répondu : « Oui. » Alors, moi aussi, je me suis mise à prier jusqu’à tomber évanouie, puis j’ai versé de l’eau sur ma tête. Après la prière, le Messager d’Allah (ﷺ) a loué et glorifié Allah et a dit : « Je viens de voir quelque chose ici que je n’avais jamais vu auparavant, y compris le Paradis et l’Enfer. J’ai compris qu’on vous mettra à l’épreuve dans vos tombes, des épreuves semblables à celles du Dajjal, ou presque. Des anges viendront à chacun de vous et demanderont : “Que sais-tu de cet homme ?” Le croyant répondra : “C’est Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). Il est venu avec la vérité évidente et la guidance. Nous avons accepté son enseignement, cru en lui et l’avons suivi.” Alors les anges lui diront de dormir en paix, car ils savent qu’il était croyant. Par contre, l’hypocrite ou celui qui doute dira : “Je ne sais pas, j’ai juste répété ce que disaient les autres.” »
- Sahih al-Bukhari, n°198
Rapporté par `Aisha : Quand la maladie du Prophète (ﷺ) s’est aggravée, il a demandé à ses épouses la permission d’être soigné chez moi. Elles ont accepté. Le Prophète est donc venu (chez moi) soutenu par deux hommes, ses jambes traînant au sol, entre `Abbas et un autre homme. ‘Ubaidullah (le narrateur) a dit : « J’ai raconté à `Abdullah bin `Abbas ce qu’a dit `Aisha. Ibn `Abbas a dit : “Sais-tu qui était l’autre homme ?” J’ai répondu non. Ibn `Abbas a dit : “C’était `Ali (bin Abi Talib).” » `Aisha a ajouté : « Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé chez moi et que sa maladie s’est aggravée, il nous a demandé de lui verser sept outres d’eau, afin qu’il puisse donner des conseils aux gens. On l’a donc installé dans une cuve en laiton (Mikhdab) appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète. Nous avons alors versé de l’eau sur lui jusqu’à ce qu’il nous fasse signe d’arrêter. Ensuite, il est sorti vers les gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°212
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous ressent de la somnolence pendant la prière, qu’il aille se coucher jusqu’à ce que cela passe, car en priant en étant endormi, on ne sait pas si l’on demande pardon ou si l’on demande quelque chose de mauvais pour soi-même. »
- Sahih al-Bukhari, n°222
Rapporté par `Aisha : (la mère des croyants) Un enfant a été amené au Messager d’Allah (ﷺ) et il a uriné sur le vêtement du Prophète. Le Prophète (ﷺ) a demandé de l’eau et l’a versée sur l’endroit souillé
- Sahih al-Bukhari, n°228
Rapporté par `Aisha : Fatima bint Abi Hubaish est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), j’ai des saignements persistants de l’utérus et je ne deviens pas pure. Dois-je arrêter de prier ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, car cela vient d’un vaisseau sanguin et non des règles. Donc, quand tes vraies règles commencent, arrête de prier, et quand elles sont terminées, lave le sang (prends un bain) et fais ta prière. » Hisham (le sous-narrateur) a rapporté que son père avait aussi dit que le Prophète (ﷺ) lui avait dit : « Fais les ablutions pour chaque prière jusqu’à ce que la prochaine période arrive. »
- Sahih al-Bukhari, n°229
Rapporté par `Aisha : Je lavais les traces de janaba (sperme) sur les vêtements du Prophète (ﷺ) et il partait prier alors que des traces d’eau étaient encore visibles
- Sahih al-Bukhari, n°230
Rapporté par Sulaiman bin Yasar : J’ai demandé à `Aisha au sujet des vêtements salis par du sperme. Elle a répondu : « Je lavais cela sur les vêtements du Messager d’Allah (ﷺ) et il partait prier alors que des traces d’eau étaient encore visibles. »
- Sahih al-Bukhari, n°231
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai entendu Sulaiman bin Yasar parler des vêtements salis par du sperme. Il a dit que `Aisha avait dit : « Je lavais cela sur les vêtements du Messager d’Allah (ﷺ) et il partait prier alors que des traces d’eau étaient encore visibles dessus. »
- Sahih al-Bukhari, n°242
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Toutes les boissons qui enivrent sont haram (interdites à la consommation). »
- Sahih al-Bukhari, n°248
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) prenait un bain après une Janaba, il commençait par se laver les mains puis faisait les ablutions comme pour la prière. Ensuite, il mettait ses doigts dans l’eau et massait les racines de ses cheveux, puis versait trois poignées d’eau sur sa tête et enfin versait de l’eau sur tout son corps
- Sahih al-Bukhari, n°250
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) et moi prenions le bain à partir d’un seul récipient appelé ‘Faraq’
- Sahih al-Bukhari, n°251
Rapporté par Abu Salama : Le frère de `Aisha et moi sommes allés voir `Aisha et il lui a demandé comment le Prophète (ﷺ) prenait son bain. Elle a apporté un récipient contenant environ un Sa` d’eau, a pris un bain et a versé l’eau sur sa tête, alors qu’il y avait un rideau entre nous et elle
- Sahih al-Bukhari, n°258
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) prenait le bain de Janaba (après un rapport ou un rêve), il demandait du Hilab ou un autre parfum. Il en prenait dans sa main, en mettait d’abord sur le côté droit de sa tête, puis sur le côté gauche, puis il frottait le milieu de sa tête avec les deux mains
- Sahih al-Bukhari, n°261
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) et moi prenions un bain à partir d’un seul récipient d’eau et nos mains entraient dans le récipient l’une après l’autre
- Sahih al-Bukhari, n°262
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) prenait le bain de Janaba, il se lavait d’abord les mains
- Sahih al-Bukhari, n°263
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) et moi prenions un bain à partir d’un seul récipient d’eau après la Janaba
- Sahih al-Bukhari, n°267
Rapporté par Muhammad bin Al-Muntathir : Selon son père, il avait interrogé `Aisha (au sujet du hadith d’Ibn `Umar). Elle a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu `Abdur-Rahman. J’appliquais du parfum sur le Messager d’Allah (ﷺ) et il faisait le tour de ses épouses, et le matin il entrait en état d’Ihram, et le parfum se sentait encore sur son corps. »
- Sahih al-Bukhari, n°270
Rapporté par Muhammad bin Al-Muntathir : Selon son père, il avait interrogé `Aisha à propos de la parole d’Ibn `Umar (c’est-à-dire qu’il n’aimait pas être en état de sacralisation alors que l’odeur du parfum était encore sur son corps). `Aisha a dit : « J’ai parfumé le Messager d’Allah (ﷺ) et il a fait le tour (a eu des rapports) avec toutes ses épouses, et le matin il était en état d’Ihram (après avoir pris un bain). »
- Sahih al-Bukhari, n°271
Rapporté par `Aisha : C’est comme si je voyais encore la brillance du parfum dans la raie des cheveux du Prophète alors qu’il était en état d’ihram
- Sahih al-Bukhari, n°272
Rapporté par Hisham bin `Urwa (d’après son père) : `Aisha a dit : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le bain rituel après une souillure majeure, il se lavait les mains, faisait les ablutions comme pour la prière, puis prenait son bain et frottait ses cheveux jusqu’à sentir que toute la peau de sa tête était mouillée, puis il versait de l’eau trois fois et lavait le reste de son corps. `Aisha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) et moi, nous prenions le bain ensemble à partir d’un seul récipient, en puisant de l’eau en même temps
- Sahih al-Bukhari, n°273
Rapporté par Hisham bin `Urwa (d’après son père) : `Aisha a dit : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le bain rituel après une souillure majeure, il se lavait les mains, faisait les ablutions comme pour la prière, puis prenait son bain et frottait ses cheveux jusqu’à sentir que toute la peau de sa tête était mouillée, puis il versait de l’eau trois fois et lavait le reste de son corps. `Aisha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) et moi, nous prenions le bain ensemble à partir d’un seul récipient, en puisant de l’eau en même temps
- Sahih al-Bukhari, n°277
Rapporté par Aisha : Chaque fois que l’une d’entre nous était en état de souillure majeure, elle versait de l’eau sur sa tête trois fois avec ses deux mains, puis elle frottait le côté droit de sa tête avec une main et le côté gauche avec l’autre main
- Sahih al-Bukhari, n°286
Rapporté par Abu Salama : J’ai demandé à `Aisha : « Est-ce que le Prophète (ﷺ) dormait alors qu’il était en état de souillure majeure ? » Elle a répondu : « Oui, mais il faisait les ablutions avant d’aller se coucher. »
- Sahih al-Bukhari, n°288
Rapporté par `Aisha : Quand le Prophète (ﷺ) voulait dormir alors qu’il était en état de souillure majeure, il lavait ses parties intimes et faisait les ablutions comme pour la prière
- Sahih al-Bukhari, n°294
Rapporté par Al-Qasim : `Aisha a dit : Nous sommes partis avec l’intention de faire le Hajj, et quand nous sommes arrivés à Sarif (un endroit à six miles de La Mecque), j’ai eu mes règles. Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir pendant que je pleurais. Il a dit : « Qu’as-tu ? As-tu tes règles ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « C’est une chose qu’Allah a destinée aux filles d’Adam. Fais tout ce que font les pèlerins sauf le Tawaf (le tour) autour de la Ka`ba. » `Aisha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) a sacrifié des vaches pour ses épouses
- Sahih al-Bukhari, n°295
Rapporté par `Aisha : Quand j’avais mes règles, je peignais les cheveux du Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°296
Rapporté par `Urwa : Quelqu’un m’a demandé : « Est-ce qu’une femme qui a ses règles peut me servir ? Et une femme en état de souillure majeure peut-elle s’approcher de moi ? » J’ai répondu : « Tout cela est simple pour moi. Elles peuvent toutes me servir, et il n’y a aucun mal pour quelqu’un d’autre de faire de même. `Aisha m’a dit qu’elle peignait les cheveux du Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’elle avait ses règles, et qu’il était en retraite spirituelle (I`tikaf) à la mosquée. Il approchait sa tête vers elle dans sa chambre et elle lui peignait les cheveux, même quand elle avait ses règles. »
- Sahih al-Bukhari, n°297
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) s’appuyait sur mes genoux et récitait le Coran alors que j’avais mes règles
- Sahih al-Bukhari, n°299
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) et moi prenions un bain à partir d’un seul récipient quand nous étions en état de souillure majeure. Pendant mes règles, il me demandait de mettre un izar (vêtement qui couvre le bas du corps) et il me caressait. Pendant la retraite spirituelle (I`tikaf), il approchait sa tête vers moi et je la lavais alors que j’avais mes règles
- Sahih al-Bukhari, n°300
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) et moi prenions un bain à partir d’un seul récipient quand nous étions en état de souillure majeure. Pendant mes règles, il me demandait de mettre un izar (vêtement qui couvre le bas du corps) et il me caressait. Pendant la retraite spirituelle (I`tikaf), il approchait sa tête vers moi et je la lavais alors que j’avais mes règles
- Sahih al-Bukhari, n°301
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) et moi prenions un bain ensemble dans un seul récipient alors que nous étions en état de grande impureté. Pendant mes règles, il me demandait de mettre un izar (vêtement porté en bas du corps) et il me caressait. Pendant l’i`tikaf, il approchait sa tête de moi et je la lavais, même si j’avais mes règles
- Sahih al-Bukhari, n°302
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Al-Aswad (d’après son père) : `Aisha a dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) voulait caresser l’une d’entre nous pendant ses règles, il lui demandait de mettre un izar et commençait à la caresser. » `Aisha ajouta : « Aucun d’entre vous ne pourrait maîtriser ses désirs comme le Prophète (ﷺ) le faisait. »
- Sahih al-Bukhari, n°305
Rapporté par `Aisha : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) pour le Hajj et, en arrivant à Sarif, j’ai eu mes règles. Quand le Prophète (ﷺ) est venu me voir, je pleurais. Il a demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai dit : « J’aurais préféré ne pas faire le Hajj cette année. » Il a demandé : « Est-ce parce que tu as tes règles ? » J’ai répondu oui. Il a alors dit : « C’est ce qu’Allah a prescrit à toutes les filles d’Adam. Fais tout ce que font les pèlerins, sauf le tawaf autour de la Ka`ba jusqu’à ce que tu sois purifiée. »
- Sahih al-Bukhari, n°306
Rapporté par `Aisha : Fatima bint Abi Hubaish a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne deviens pas pure (du saignement). Dois-je arrêter de prier ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, car cela vient d’un vaisseau sanguin et ce n’est pas les règles. Quand les vraies règles commencent, arrête de prier, et quand elles sont terminées, lave-toi et prie. »
- Sahih al-Bukhari, n°308
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que l’une d’entre nous avait ses règles, une fois purifiée, elle frottait la tache de sang sur son vêtement, versait de l’eau dessus, lavait bien cette partie et aspergeait le reste du vêtement d’eau. Ensuite, elle priait avec ce vêtement
- Sahih al-Bukhari, n°309
Rapporté par `Aisha : Une fois, l’une des femmes du Prophète (ﷺ) a fait l’i`tikaf avec lui alors qu’elle avait des saignements entre deux périodes. Elle voyait du sang (de ses parties intimes) et mettait parfois un récipient sous elle pour le sang. (Le sous-narrateur `Ikrima a ajouté : `Aisha a vu une fois un liquide de couleur carthame et a dit : « Cela ressemble à ce que telle femme avait. »)
- Sahih al-Bukhari, n°310
Rapporté par `Aisha : L’une des femmes du Messager d’Allah (ﷺ) a fait l’i`tikaf avec lui et elle a remarqué du sang et des pertes jaunâtres (de ses parties intimes) et mettait un récipient sous elle pendant la prière
- Sahih al-Bukhari, n°311
Rapporté par `Aisha : L’une des mères des croyants (c’est-à-dire les femmes du Prophète (ﷺ)) a fait l’i`tikaf alors qu’elle avait des saignements entre deux périodes
- Sahih al-Bukhari, n°312
Rapporté par `Aisha : Aucune d’entre nous n’avait plus d’un seul vêtement et nous avions nos règles en le portant. Quand il était taché de sang, nous mettions de la salive sur la tache et la frottions avec nos ongles
- Sahih al-Bukhari, n°314
Rapporté par `Aisha : Une femme a demandé au Prophète (ﷺ) comment faire le bain après la fin des règles. Le Prophète (ﷺ) lui a expliqué quoi faire et a dit : « Purifie-toi avec un morceau de tissu parfumé au musc. » La femme a demandé : « Comment dois-je me purifier avec cela ? » Il a dit : « Subhan Allah ! Purifie-toi avec. » Je l’ai tirée vers moi et lui ai dit : « Frotte l’endroit taché de sang avec. »
- Sahih al-Bukhari, n°315
Rapporté par `Aisha : Une femme des Ansar a demandé au Prophète (ﷺ) comment faire le bain après la fin des règles. Il a répondu : « Prends un morceau de tissu parfumé au musc et nettoie tes parties intimes avec trois fois. » Le Prophète (ﷺ) était gêné et a détourné le visage. Alors je l’ai tirée vers moi et je lui ai expliqué ce que le Prophète (ﷺ) voulait dire
- Sahih al-Bukhari, n°316
Rapporté par `Aisha : Lors du dernier Hajj du Messager d’Allah (ﷺ), j’ai pris l’ihram pour le Hajj avec le Prophète. J’étais parmi celles qui voulaient faire le Tamattu` (Hajj et `Umra) et je n’avais pas pris d’animal à sacrifier. J’ai eu mes règles et je n’étais pas purifiée jusqu’à la nuit de `Arafa. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! C’est la nuit du jour de `Arafat et je voulais faire le Hajj Tamattu` avec la `Umra. » Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit de défaire mes cheveux, de les peigner et de reporter la `Umra. J’ai fait cela et j’ai terminé le Hajj. La nuit d’Al-Hasba (un endroit près de La Mecque après le Hajj), il a demandé à `Abdur Rahman (mon frère) de m’emmener à at-Tan`im pour prendre l’ihram de la `Umra à la place de celle du Hajj-Tamattu` que je voulais faire
- Sahih al-Bukhari, n°317
Rapporté par `Aisha : Le 1er de Dhul-Hijja, nous sommes partis pour faire le Hajj. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui veut prendre l’ihram pour la `Umra peut le faire. Si je n’avais pas amené l’animal à sacrifier, j’aurais pris l’ihram pour la `Umra. » Certains d’entre nous ont pris l’ihram pour la `Umra, d’autres pour le Hajj. J’étais parmi celles qui ont pris l’ihram pour la `Umra. J’ai eu mes règles et elles ont duré jusqu’au jour de `Arafat. J’en ai parlé au Prophète. Il m’a dit de reporter ma `Umra, de défaire et peigner mes cheveux, et de prendre l’ihram pour le Hajj, ce que j’ai fait. La nuit de Hasba, il a envoyé mon frère `Abdur-Rahman bin Abi Bakr avec moi à at-Tan`im, où j’ai pris l’ihram pour la `Umra à la place de la précédente. Hisham a dit : « Pour cette `Umra, il n’y avait pas besoin de sacrifice, de jeûne ou d’aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°319
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : « Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) pour son dernier Hajj. Certains voulaient faire la `Umra, d’autres le Hajj. À notre arrivée à La Mecque, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ceux qui ont pris l’ihram pour la `Umra et n’ont pas amené l’animal à sacrifier doivent terminer leur ihram, et ceux qui ont pris l’ihram pour la `Umra et ont amené l’animal ne doivent pas terminer leur ihram avant d’avoir sacrifié, et ceux qui ont pris l’ihram pour le Hajj doivent terminer leur Hajj.’ » `Aisha a ajouté : « J’ai eu mes règles et elles ont duré jusqu’au jour de `Arafat, et j’avais pris l’ihram seulement pour la `Umra (Tamattu`). Le Prophète (ﷺ) m’a demandé de défaire et peigner mes cheveux, de prendre l’ihram pour le Hajj seulement et de laisser la `Umra. J’ai fait cela jusqu’à la fin du Hajj. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a envoyé `Abdur Rahman bin Abi Bakr avec moi et m’a demandé de faire la `Umra à at-Tan`im à la place de la `Umra manquée. »
- Sahih al-Bukhari, n°320
Rapporté par `Aisha : Fatima bint Abi Hubaish avait des saignements entre ses règles, alors elle a demandé au Prophète (ﷺ) à ce sujet. Il a répondu : « Ce saignement vient d’un vaisseau sanguin et ce n’est pas les règles. Arrête de prier quand les vraies règles commencent, et quand elles sont terminées, lave-toi et commence à prier. »
- Sahih al-Bukhari, n°321
Rapporté par Mu`adha : Une femme a demandé à `Aisha : « Dois-je rattraper les prières que je n’ai pas faites à cause des règles ? » `Aisha a dit : « Es-tu de Huraura’ (une ville en Irak) ? Nous étions avec le Prophète (ﷺ) et nous avions nos règles, mais il ne nous a jamais demandé de rattraper les prières manquées pendant les règles. » `Aisha a peut-être dit : « Nous ne les rattrapions pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°325
Rapporté par `Aisha : Fatima bint Abi Hubaish a demandé au Prophète : « J’ai des saignements persistants (entre les règles) et je ne deviens pas pure. Dois-je arrêter de prier ? » Il a répondu : « Non, cela vient d’un vaisseau sanguin. Arrête de prier seulement pendant les jours où tu as normalement tes règles, puis lave-toi et prie. »
- Sahih al-Bukhari, n°327
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Um Habiba a eu des saignements entre ses règles pendant sept ans. Elle a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet. Il lui a ordonné de se laver (après la fin des vraies règles) et a ajouté que cela venait d’un vaisseau sanguin. Alors elle se lavait pour chaque prière
- Sahih al-Bukhari, n°328
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai dit au Messager d’Allah (ﷺ) que Safiya bint Huyai avait eu ses règles. Il a dit : « Elle va probablement nous retarder. A-t-elle fait le tawaf (Al-Ifada) avec vous ? » Nous avons répondu oui. Alors le Prophète (ﷺ) lui a dit de partir
- Sahih al-Bukhari, n°331
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Arrête de prier quand tes règles commencent et, quand elles sont terminées, lave le sang de ton corps (prends un bain) et recommence à prier. »
- Sahih al-Bukhari, n°334
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’un de ses voyages, jusqu’à ce que nous arrivions à Al-Baida’ ou Dhatul-Jaish. Un de mes colliers s’est cassé et perdu. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est arrêté pour le chercher, et les gens aussi. Il n’y avait pas d’eau à cet endroit, alors les gens sont allés voir Abu Bakr As-Siddiq et lui ont dit : « Ne vois-tu pas ce qu’`Aisha a fait ? Elle a fait arrêter le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens là où il n’y a pas d’eau, et ils n’en ont pas avec eux. » Abu Bakr est venu pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) dormait la tête sur ma cuisse. Il m’a dit : « Tu as retenu le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens là où il n’y a pas d’eau et ils n’en ont pas avec eux. » Il m’a réprimandée, a dit ce qu’Allah a voulu, et m’a frappée sur le flanc avec sa main. Rien ne m’a empêchée de bouger à cause de la douleur, sauf la position du Messager d’Allah (ﷺ) sur ma cuisse. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé à l’aube, alors qu’il n’y avait toujours pas d’eau. Allah a alors révélé les versets sur le Tayammum. Tous ont donc fait le Tayammum. Usaid bin Hudair a dit : « Ô famille d’Abu Bakr ! Ce n’est pas la première bénédiction qui vient de vous. » Ensuite, le chameau sur lequel j’étais a bougé et le collier a été retrouvé en dessous
- Sahih al-Bukhari, n°336
Rapporté par le père de `Urwa : `Aisha a dit : « J’ai emprunté un collier à Asma’ et il a été perdu. Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé un homme pour le chercher et il l’a retrouvé. Ensuite, l’heure de la prière est arrivée et il n’y avait pas d’eau. Ils ont prié (sans ablution) et ont informé le Messager d’Allah (ﷺ), alors le verset sur le Tayammum a été révélé. » Usaid bin Hudair a dit à `Aisha : « Qu’Allah te récompense. Par Allah, chaque fois qu’il t’arrive quelque chose que tu n’aimes pas, Allah en fait sortir un bien pour toi et pour les musulmans. »
- Sahih al-Bukhari, n°350
Rapporté par `Aisha, la mère des croyants : Quand Allah a prescrit la prière, elle était de deux unités (rak`at) seulement, autant en voyage qu’en résidence. Ensuite, les prières en voyage sont restées les mêmes, mais celles des non-voyageurs ont été augmentées
- Sahih al-Bukhari, n°372
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah ﷺ faisait la prière du Fajr et des femmes croyantes, couvertes de leurs voiles, assistaient à la prière du Fajr avec lui puis retournaient chez elles sans être reconnues
- Sahih al-Bukhari, n°373
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ a prié dans une Khamisa (vêtement carré) avec des motifs. Pendant la prière, il a regardé ses motifs. Quand il a terminé la prière, il a dit : « Apportez cette Khamisa à Abu Jahm et ramenez-moi son Inbijaniya (vêtement en laine sans motifs), car cette Khamisa m'a distrait pendant la prière. » Rapporté aussi par `Aisha : Le Prophète ﷺ a dit : « Je regardais les motifs de la Khamisa pendant la prière et j'ai eu peur qu'ils me distraient. »
- Sahih al-Bukhari, n°374
Rapporté par Anas : `Aisha avait un Qiram (rideau en laine fine avec des motifs) avec lequel elle avait séparé un côté de sa maison. Le Prophète ﷺ a dit : « Enlève ce Qiram, car ses images restent devant moi pendant ma prière (c'est-à-dire qu'elles me distraient). »
- Sahih al-Bukhari, n°382
Rapporté par Abu Salama : `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, a dit : « Je dormais devant le Messager d'Allah ﷺ et mes jambes étaient en direction de sa Qibla. Lorsqu'il se prosternait, il poussait mes jambes et je les retirais, puis quand il se relevait, je les étendais à nouveau. » `Aisha a ajouté : « À cette époque, les maisons n'avaient pas de lumière. »
- Sahih al-Bukhari, n°383
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah priait pendant que j'étais allongée comme un mort sur le lit familial entre lui et sa Qibla
- Sahih al-Bukhari, n°384
Rapporté par `Urwa : Le Prophète ﷺ priait pendant que `Aisha était allongée entre lui et sa Qibla sur le lit où ils dormaient
- Sahih al-Bukhari, n°407
Rapporté par `Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) a vu des sécrétions nasales, des crachats ou des expectorations sur le mur de la mosquée en direction de la Qibla et les a enlevés
- Sahih al-Bukhari, n°426
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) commençait toujours par la droite (pour les bonnes choses) chaque fois que c'était possible dans toutes ses affaires ; par exemple : pour se laver, se coiffer ou mettre ses chaussures
- Sahih al-Bukhari, n°427
Rapporté par `Aisha : Um Habiba et Um Salama ont parlé d'une église qu'elles avaient vue en Éthiopie où il y avait des images. Elles en ont parlé au Prophète (ﷺ), qui a dit : « Si un homme religieux meurt parmi ces gens, ils construisent un lieu de culte sur sa tombe et y mettent ces images. Ils seront les pires créatures aux yeux d'Allah le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°434
Rapporté par `Aisha : Um Salama a parlé au Messager d'Allah (ﷺ) d'une église qu'elle avait vue en Éthiopie et qui s'appelait Mariya. Elle lui a parlé des images qu'elle avait vues dedans. Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si un homme pieux meurt parmi eux, ils construisent un lieu de culte sur sa tombe et y mettent ces images ; ce sont les pires créatures aux yeux d'Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°435
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Quand le dernier moment de la vie du Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé, il a commencé à mettre son 'Khamisa' sur son visage et, quand il avait chaud et du mal à respirer, il l'enlevait et disait : « Qu'Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs Prophètes. » Le Prophète (ﷺ) mettait en garde (les musulmans) contre ce qu'ils avaient fait
- Sahih al-Bukhari, n°436
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Quand le dernier moment de la vie du Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé, il a commencé à mettre son 'Khamisa' sur son visage et, quand il avait chaud et du mal à respirer, il l'enlevait et disait : « Qu'Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs Prophètes. » Le Prophète (ﷺ) mettait en garde (les musulmans) contre ce qu'ils avaient fait
- Sahih al-Bukhari, n°439
Rapporté par `Aisha : Il y avait une esclave noire appartenant à une tribu arabe, ils l'ont affranchie mais elle est restée avec eux. L'esclave a dit : « Un jour, l'une de leurs filles est sortie avec un foulard rouge en cuir décoré de pierres précieuses. Il est tombé ou elle l'a posé quelque part. Un milan est passé, l'a vu par terre et, pensant que c'était un morceau de viande, l'a emporté. Ces gens l'ont cherché mais ne l'ont pas trouvé. Alors ils m'ont accusée de l'avoir volé et ont commencé à me fouiller, allant même jusqu'à fouiller mes parties intimes. » L'esclave a ajouté : « Par Allah ! Pendant que j'étais debout dans cet état avec eux, le même milan est repassé et a laissé tomber le foulard rouge, qui est tombé parmi eux. Je leur ai dit : ‘Voilà ce dont vous m'avez accusée, alors que j'étais innocente, et le voici maintenant.’ » `Aisha a ajouté : Cette esclave est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et a embrassé l'islam. Elle avait une tente ou une petite chambre avec un toit bas dans la mosquée. Chaque fois qu'elle venait me voir, elle discutait avec moi et, à chaque fois qu'elle s'asseyait avec moi, elle récitait ceci : « Le jour du foulard fut l'un des miracles de notre Seigneur, en vérité Il m'a sauvée de la ville des mécréants. » `Aisha a ajouté : « Un jour, je lui ai demandé : ‘Pourquoi, à chaque fois que tu t'assois avec moi, tu récites toujours ces vers ?’ Elle m'a alors raconté toute l'histoire. »
- Sahih al-Bukhari, n°454
Rapporté par 'Aisha : Un jour, j'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) à la porte de ma maison pendant que des Éthiopiens jouaient dans la mosquée (montrant leur habileté avec des lances). Le Messager d'Allah (ﷺ) me cachait avec son manteau pour que je puisse regarder leur spectacle. ('Urwa rapporte que 'Aisha a dit : « J'ai vu le Prophète (ﷺ) et les Éthiopiens jouaient avec leurs lances. »
- Sahih al-Bukhari, n°455
Rapporté par 'Aisha : Un jour, j'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) à la porte de ma maison pendant que des Éthiopiens jouaient dans la mosquée (montrant leur habileté avec des lances). Le Messager d'Allah (ﷺ) me cachait avec son manteau pour que je puisse regarder leur spectacle. ('Urwa rapporte que 'Aisha a dit : « J'ai vu le Prophète (ﷺ) et les Éthiopiens jouaient avec leurs lances. »
- Sahih al-Bukhari, n°456
Rapporté par 'Aisha : Barirah est venue me demander de l'aide pour obtenir sa liberté. Je lui ai dit : « Si tu veux, je paierai le prix à tes maîtres, mais ton Wala' (allégeance) sera pour moi. » Ses maîtres ont dit : « Si tu veux, tu peux payer ce qui reste (du prix de sa libération), (Sufyan, un rapporteur, a dit une fois), ou si tu veux tu peux l'affranchir, mais son (héritage) Al-Wala sera pour nous. » Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est venu, je lui en ai parlé. Il a dit : « Achète-la et affranchis-la. Sans aucun doute, Al-Wala' revient à celui qui affranchit. » Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé sur le minbar (ou est monté sur le minbar, comme Sufyan l'a dit une fois) et a dit : « Que dire de certaines personnes qui posent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah ? Celui qui pose des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah, ses conditions seront annulées, même s'il les répète cent fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°459
Rapporté par 'Aisha : Quand les versets de la sourate « Al-Baqara » concernant l'usure (Riba) ont été révélés, le Prophète (ﷺ) est allé à la mosquée et les a récités devant les gens, puis il a interdit le commerce de l'alcool
- Sahih al-Bukhari, n°463
Rapporté par 'Aisha : Le jour d'Al-Khandaq (la bataille du Fossé), la veine du bras de Sa'd bin Mu'adh [??] a été blessée et le Prophète (ﷺ) a installé une tente dans la mosquée pour s'occuper de lui. Il y avait une autre tente pour Banu Ghaffar dans la mosquée et le sang a commencé à couler de la tente de Sa'd vers celle de Bani Ghaffar. Ils ont crié : « Ô occupants de la tente ! Qu'est-ce qui vient de chez vous vers nous ? » Ils ont découvert que la blessure de Sa'd saignait abondamment et Sa'd est mort dans sa tente
- Sahih al-Bukhari, n°476
Rapporté par 'Aisha (l'épouse du Prophète) : J'ai vu mes parents suivre l'islam depuis que j'ai atteint l'âge de la puberté. Pas un jour ne passait sans que le Prophète (ﷺ) nous rende visite, matin et soir. Mon père Abu Bakr a pensé à construire une mosquée dans la cour de sa maison et il l'a fait. Il y priait et récitait le Coran. Les femmes païennes et leurs enfants s'arrêtaient pour le regarder avec étonnement. Abu Bakr était une personne sensible et ne pouvait s'empêcher de pleurer en récitant le Coran. Les chefs des païens de Quraysh ont eu peur de cela (c'est-à-dire que leurs enfants et leurs femmes soient influencés par la récitation du Coran)
- Sahih al-Bukhari, n°508
Rapporté par ‘Aisha : Est-ce que vous nous considérez (les femmes) comme des chiens ou des ânes ? Pourtant, je restais allongée dans mon lit, et le Prophète ﷺ venait prier en se plaçant face au milieu du lit. Je n’aimais pas me tenir devant lui pendant sa prière, alors je me glissais doucement et discrètement au pied du lit jusqu’à ce que je sois sortie sans me sentir coupable
- Sahih al-Bukhari, n°511
Rapporté par ‘Aisha : On a évoqué devant moi les choses qui annulent la prière. Ils ont dit : « La prière est annulée par un chien, un âne et une femme (si elle passe devant la personne en prière). » J’ai dit : « Vous nous avez comparées à des chiens. J’ai vu le Prophète ﷺ prier pendant que j’étais allongée dans mon lit entre lui et la Qibla. Quand j’avais besoin de quelque chose, je me glissais discrètement, car je n’aimais pas me retrouver face à lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°512
Rapporté par ‘Aisha : Le Prophète ﷺ priait pendant que je dormais en travers de son lit devant lui. Quand il voulait prier le witr, il me réveillait et je priais le witr
- Sahih al-Bukhari, n°513
Rapporté par ‘Aisha, l’épouse du Prophète : Je dormais devant le Messager d’Allah ﷺ, les jambes tournées vers la Qibla (face à lui). Quand il se prosternait, il poussait mes pieds et je les retirais, et quand il se relevait, je les étendais de nouveau. ‘Aisha a ajouté : « À cette époque, il n’y avait pas de lampes dans les maisons. »
- Sahih al-Bukhari, n°514
Rapporté par ‘Aisha : On a évoqué devant moi les choses qui annulent la prière : un chien, un âne et une femme. J’ai dit : « Vous nous avez comparées à des ânes et des chiens. Par Allah ! J’ai vu le Prophète ﷺ prier pendant que j’étais allongée dans mon lit entre lui et la Qibla. Si j’avais besoin de quelque chose, je n’aimais pas m’asseoir et déranger le Prophète, alors je me glissais doucement près de ses pieds. »
- Sahih al-Bukhari, n°515
Rapporté par ‘Aisha (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah ﷺ se levait la nuit pour prier pendant que j’étais allongée en travers entre lui et la Qibla sur le lit de sa famille
- Sahih al-Bukhari, n°519
Rapporté par ‘Aisha : Ce n’est pas bien que vous nous ayez assimilées (les femmes) à des chiens et des ânes. J’ai vu, sans aucun doute, le Messager d’Allah ﷺ prier pendant que j’étais allongée entre lui et la Qibla, et quand il voulait se prosterner, il poussait mes jambes et je les retirais
- Sahih al-Bukhari, n°544
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) accomplissait la prière du `Asr alors que le soleil n’avait pas encore quitté ma chambre
- Sahih al-Bukhari, n°545
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) accomplissait la prière du `Asr à un moment où le soleil était encore dans ma chambre et aucune ombre n’y était encore apparue
- Sahih al-Bukhari, n°546
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) priait le `Asr à un moment où le soleil était encore dans ma chambre et aucune ombre n’y était encore apparue
- Sahih al-Bukhari, n°566
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a une fois retardé la prière d’`Isha, à une époque où l’islam n’était pas encore répandu. Le Prophète (ﷺ) n’est pas sorti avant que `Umar ne l’informe que les femmes et les enfants s’étaient endormis. Il est alors sorti et a dit aux gens dans la mosquée : « Personne sur terre n’a attendu cette prière (d’`Isha) à part vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°569
Rapporté par Ibn Shihab d’après `Urwa : `Aisha a dit : « Une fois, le Messager d’Allah (ﷺ) a retardé la prière d’`Isha jusqu’à ce que `Umar lui rappelle en disant : “La prière ! Les femmes et les enfants se sont endormis.” Le Prophète (ﷺ) est alors sorti et a dit : ‘Personne sur terre n’a attendu cette prière à part vous.’ » `Urwa a ajouté : « À cette époque, la prière n’était faite qu’à Médine. » Il a aussi dit : « Le Prophète (ﷺ) priait l’`Isha entre la disparition du crépuscule et la fin du premier tiers de la nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°578
Rapporté par `Aisha : Les femmes croyantes, couvertes de leurs voiles, assistaient à la prière du Fajr avec le Messager d’Allah (ﷺ). Après la prière, elles rentraient chez elles et personne ne pouvait les reconnaître à cause de l’obscurité
- Sahih al-Bukhari, n°590
Rapporté par ‘Aisha : Par Allah, qui a rappelé le Prophète à Lui. Le Prophète (ﷺ) n’a jamais délaissé ces deux rak‘a après la prière du ‘Asr jusqu’à ce qu’il rencontre Allah, et il n’a pas rencontré Allah avant que cela ne devienne difficile pour lui de prier debout, alors il priait la plupart du temps assis. (Elle parlait des deux rak‘a après ‘Asr.) Il les priait chez lui et ne les priait jamais à la mosquée pour ne pas rendre cela difficile à ses compagnons, car il aimait leur faciliter les choses
- Sahih al-Bukhari, n°591
Rapporté par le père de Hisham : ‘Aisha (s’adressant à moi) a dit : « Ô fils de ma sœur ! Le Prophète (ﷺ) n’a jamais délaissé deux prosternations (c’est-à-dire deux rak‘a) après la prière du ‘Asr dans ma maison. »
- Sahih al-Bukhari, n°592
Rapporté par ‘Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais délaissé deux rak‘a avant la prière du Fajr et après la prière du ‘Asr, que ce soit en public ou en privé
- Sahih al-Bukhari, n°593
Rapporté par ‘Aisha : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) venait chez moi après la prière du ‘Asr, il priait toujours deux rak‘a
- Sahih al-Bukhari, n°619
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de faire deux rak`at légères entre l’Adhan et l’Iqama de la prière du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°622
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Bilal fait l’Adhan pendant la nuit, alors mangez et buvez (le Suhur) jusqu’à ce qu’Ibn Um Maktum fasse l’Adhan. »
- Sahih al-Bukhari, n°623
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Bilal fait l’Adhan pendant la nuit, alors mangez et buvez (le Suhur) jusqu’à ce qu’Ibn Um Maktum fasse l’Adhan. »
- Sahih al-Bukhari, n°626
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de prier deux rak`at légères avant la prière obligatoire du matin, après l’apparition de l’aube et une fois que le muezzin avait fini l’Adhan. Ensuite, il s’allongeait sur son côté droit jusqu’à ce que le muezzin vienne faire l’Iqama
- Sahih al-Bukhari, n°664
Rapporté par Al-Aswad : « Nous étions avec ‘Aisha et nous parlions de la régularité et de l’importance de la prière. Elle a dit : ‘Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade de sa dernière maladie, et que l’heure de la prière est arrivée et que l’Adhan a été prononcé, il a dit : “Dites à Abu Bakr de diriger la prière.” On lui a répondu qu’Abu Bakr était un homme sensible et qu’il ne pourrait pas diriger la prière à sa place. Le Prophète (ﷺ) a donné le même ordre une deuxième fois, mais on lui a donné la même réponse. Il a donné l’ordre une troisième fois et a dit : “Vous (les femmes), vous êtes comme les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière.” Alors Abu Bakr est sorti pour diriger la prière. Entre-temps, l’état du Prophète (ﷺ) s’est un peu amélioré et il est sorti avec l’aide de deux hommes, un de chaque côté. J’ai l’impression de voir ses jambes traîner par terre à cause de la maladie. Abu Bakr a voulu reculer, mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de rester à sa place, et le Prophète (ﷺ) a été amené jusqu’à ce qu’il s’asseye à côté d’Abu Bakr.’ » Al-A‘mash a été interrogé : « Est-ce que le Prophète (ﷺ) priait assis et Abu Bakr le suivait, et les gens suivaient Abu Bakr dans cette prière ? » Al-A‘mash a acquiescé de la tête. Abu Muawiya a dit : « Le Prophète (ﷺ) était assis à la gauche d’Abu Bakr, qui priait debout. »
- Sahih al-Bukhari, n°665
Rapporté par ‘Aisha : « Quand le Prophète (ﷺ) est devenu gravement malade et que sa maladie s’est aggravée, il a demandé la permission à ses femmes d’être soigné dans ma maison, et elles ont accepté. Il est sorti avec l’aide de deux hommes et ses jambes traînaient par terre. Il était entre Al-‘Abbas et un autre homme. » ‘Ubaidullah a dit : « J’ai raconté à Ibn ‘Abbas ce qu’‘Aisha avait rapporté et il a dit : “Sais-tu qui était l’autre homme dont ‘Aisha n’a pas mentionné le nom ?” J’ai répondu : ‘Non.’ Ibn ‘Abbas a dit : ‘C’était ‘Ali Ibn Abi Talib.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°671
Rapporté par ‘Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si le dîner est servi et que l’Iqama est prononcé, il faut commencer par le dîner. »
- Sahih al-Bukhari, n°676
Rapporté par Al-Aswad : Il a demandé à ‘Aisha : « Que faisait le Prophète (ﷺ) chez lui ? » Elle a répondu : « Il s’occupait de sa famille, et quand venait l’heure de la prière, il partait prier. »
- Sahih al-Bukhari, n°678
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) est tombé malade et, quand sa maladie s’est aggravée, il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » ‘Aisha a dit : « C’est un homme sensible et il ne pourra pas diriger la prière à ta place. » Le Prophète (ﷺ) a répété : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Elle a donné la même réponse, mais il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. Vous êtes les compagnes de Joseph. » Alors le messager est allé voir Abu Bakr avec cet ordre, et il a dirigé la prière du vivant du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°679
Rapporté par ‘Aisha, la mère des croyants : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie, a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Je lui ai dit : « Si Abu Bakr se tient à ta place, les gens ne l’entendront pas à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » ‘Aisha a ajouté : J’ai dit à Hafsa : « Dis-lui : Si Abu Bakr dirige la prière à ta place, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs ; alors, demande à ‘Umar de diriger la prière. » Hafsa l’a fait, mais le Messager d’Allah a dit : « Taisez-vous ! Vous êtes vraiment les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Hafsa a dit à ‘Aisha : « Je n’ai jamais rien eu de bon venant de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°712
Rapporté par `Aisha : Lorsque le Prophète est tombé malade lors de sa dernière maladie, quelqu’un est venu l’informer de la prière, et le Prophète (ﷺ) lui a dit de dire à Abu Bakr de diriger la prière. J’ai dit : « Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à ta place pour la prière, il pleurera et ne pourra pas réciter le Coran. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Dis à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai répété la même chose. Il (a répété le même ordre et), à la troisième ou quatrième fois, il a dit : « Vous êtes les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Alors Abu Bakr a dirigé la prière et, entre-temps, le Prophète (ﷺ) s’est senti mieux et est sorti avec l’aide de deux hommes ; je le vois encore traîner ses pieds sur le sol. Quand Abu Bakr l’a vu, il a voulu reculer mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de continuer. Abu Bakr a reculé un peu et le Prophète (ﷺ) s’est assis à sa gauche. Abu Bakr répétait le Takbir (Allahu Akbar) du Messager d’Allah (ﷺ) pour que les gens l’entendent
- Sahih al-Bukhari, n°713
Rapporté par `Aisha : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé gravement malade, Bilal est venu le voir pour la prière. Il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens. Veux-tu ordonner à `Umar (de diriger la prière) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai alors dit à Hafsa : « Dis-lui, Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à sa place, il ne pourra pas se faire entendre des gens. Veux-tu ordonner à `Umar de diriger la prière ? » Hafsa l’a fait. Le Prophète (ﷺ) a dit : « En vérité, vous êtes les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Alors Abu Bakr s’est avancé pour la prière. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est senti mieux et est sorti avec l’aide de deux personnes, traînant ses jambes sur le sol jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Quand Abu Bakr l’a entendu arriver, il a voulu reculer mais le Messager d’Allah (ﷺ) lui a fait signe de continuer. Le Prophète (ﷺ) s’est assis à sa gauche. Abu Bakr priait debout et le Messager d’Allah (ﷺ) dirigeait la prière en étant assis. Abu Bakr suivait le Prophète (ﷺ) et les gens suivaient Abu Bakr dans la prière
- Sahih al-Bukhari, n°716
Rapporté par `Aisha, la mère des croyants : Le Messager d’Allah (ﷺ), lors de sa dernière maladie, a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit : « Si Abu Bakr se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens à cause de ses pleurs. Alors, ordonne plutôt à `Umar de diriger la prière. » Il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit à Hafsa : « Dis-lui : ‘Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens à cause de ses pleurs. Alors, ordonne plutôt à `Umar de diriger la prière.’ » Hafsa l’a fait, mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Taisez-vous. En vérité, vous êtes les compagnes de (le Prophète) Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Hafsa m’a dit : « Je n’ai jamais rien gagné de bon à cause de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°729
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait dans sa chambre la nuit. Comme le mur de la chambre était bas, les gens le voyaient et certains se levaient pour prier derrière lui. Le matin, ils en parlaient autour d’eux. La nuit suivante, le Prophète (ﷺ) s’est levé pour prier et les gens l’ont suivi. Cela a continué deux ou trois nuits. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) ne s’est pas levé pour prier la nuit suivante et n’est pas sorti. Le matin, les gens lui ont demandé pourquoi. Il a répondu qu’il avait eu peur que la prière de la nuit ne devienne obligatoire
- Sahih al-Bukhari, n°730
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) avait un tapis qu’il étendait le jour et utilisait comme rideau la nuit. Un certain nombre de personnes se sont alors rassemblées la nuit face à ce tapis et ont prié derrière lui
- Sahih al-Bukhari, n°751
Rapporté par ‘Aisha : J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet du fait de regarder autour de soi pendant la prière. Il a répondu : « C’est une manière pour Satan de voler une partie de la prière d’une personne. »
- Sahih al-Bukhari, n°752
Rapporté par ‘Aisha : Une fois, le Prophète ﷺ a prié sur une khamisa avec des motifs dessus et a dit : « Les motifs m’ont distrait, apporte cette khamisa à Abu Jahm et ramène une inbijaniya de sa part. »
- Sahih al-Bukhari, n°754
Rapporté par Anas : Pendant que les musulmans faisaient la prière du Fajr, le Messager d’Allah ﷺ est soudain apparu devant eux en soulevant le rideau de la chambre de ‘Aisha, il a regardé les musulmans alignés en rangs et a souri de satisfaction. Abu Bakr a commencé à reculer pour rejoindre le rang, pensant que le Prophète voulait sortir pour la prière. Les musulmans ont failli interrompre la prière (et étaient sur le point d’être troublés), mais le Prophète ﷺ leur a fait signe de terminer leur prière, puis il a laissé retomber le rideau. Il est décédé dans les dernières heures de ce jour-là
- Sahih al-Bukhari, n°794
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ disait pendant son inclinaison et ses prosternations : "Subhanaka l-lahumma Rabbana wa bihamdika ; Allahumma ghfir li." (Gloire à Toi, ô Allah notre Seigneur, et par Ta louange. Ô Allah ! Pardonne-moi)
- Sahih al-Bukhari, n°817
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) disait souvent pendant l’inclinaison et la prosternation : « Subhanaka l-lahumma Rabbana wa bihamdika, Allahumma ghfir li » (Gloire à Toi, ô Allah notre Seigneur, et par Ta louange. Ô Allah ! Pardonne-moi). De cette façon, il suivait ce qui lui avait été expliqué dans le Saint Coran
- Sahih al-Bukhari, n°832
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait Allah dans la prière en disant : « Allahumma inni a`udhu bika min `adhabi l-qabr, wa a`udhu bika min fitnati l-masihi d-dajjal, wa a`udhu bika min fitnati l-mahya wa fitnati l-mamat. Allahumma inni a`udhu bika mina l-ma’thami wa l-maghram. (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, contre les épreuves du faux Messie, contre les épreuves de la vie et de la mort. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les péchés et les dettes.) » Quelqu’un lui a demandé : « Pourquoi cherches-tu si souvent refuge auprès d’Allah contre les dettes ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Une personne endettée ment quand elle parle et ne tient pas ses promesses. » `Aisha a aussi rapporté : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dans sa prière demander protection à Allah contre les épreuves du Dajjal
- Sahih al-Bukhari, n°833
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait Allah dans la prière en disant : « Allahumma inni a`udhu bika min `adhabi l-qabr, wa a`udhu bika min fitnati l-masihi d-dajjal, wa a`udhu bika min fitnati l-mahya wa fitnati l-mamat. Allahumma inni a`udhu bika mina l-ma’thami wa l-maghram. (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, contre les épreuves du faux Messie, contre les épreuves de la vie et de la mort. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les péchés et les dettes.) » Quelqu’un lui a demandé : « Pourquoi cherches-tu si souvent refuge auprès d’Allah contre les dettes ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Une personne endettée ment quand elle parle et ne tient pas ses promesses. » `Aisha a aussi rapporté : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dans sa prière demander protection à Allah contre les épreuves du Dajjal
- Sahih al-Bukhari, n°862
Rapporté par `Aisha : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a retardé la prière de `Isha’ jusqu’à ce que `Umar l’informe que les femmes et les enfants s’étaient endormis. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et a dit : « Personne parmi les habitants de la terre n’a prié cette prière sauf vous. » À cette époque, seuls les habitants de Médine priaient
- Sahih al-Bukhari, n°864
Rapporté par `Aisha : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a retardé la prière de `Isha’ jusqu’à ce que `Umar l’informe que les femmes et les enfants s’étaient endormis. Le Prophète (ﷺ) est sorti et a dit : « Personne parmi les habitants de la terre n’attend cette prière sauf vous. » À cette époque, on ne priait qu’à Médine et ils faisaient la prière de `Isha’ entre la disparition du crépuscule et le premier tiers de la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°867
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) terminait la prière du Fajr, les femmes partaient enveloppées dans leurs voiles et on ne pouvait pas les reconnaître à cause de l’obscurité
- Sahih al-Bukhari, n°869
Rapporté par `Aisha : Si le Messager d’Allah (ﷺ) avait su ce que les femmes faisaient, il leur aurait interdit d’aller à la mosquée, comme cela a été interdit aux femmes des Bani Israël. Yahya bin Sa`id (un sous-narrateur) a demandé à `Amra (une autre sous-narratrice) : « Les femmes des Bani Israël ont-elles été interdites ? » Elle a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°872
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de faire la prière du Fajr alors qu’il faisait encore nuit et les femmes croyantes repartaient (après la prière) sans être reconnues à cause de l’obscurité, ou elles ne se reconnaissaient pas entre elles
- Sahih al-Bukhari, n°890
Rapporté par `Aisha : `Abdur-Rahman ibn Abi Bakr est venu en tenant un siwak avec lequel il se nettoyait les dents. Le Messager d’Allah le regarda. J’ai demandé à `Abdur-Rahman de me donner le siwak et, après qu’il me l’a donné, je l’ai coupé, mâché, puis je l’ai donné au Messager d’Allah (ﷺ). Il s’est alors nettoyé les dents avec, tout en étant appuyé contre ma poitrine
- Sahih al-Bukhari, n°902
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Les gens venaient de leurs maisons et d’Al-`Awali (c’est-à-dire des environs de Médine, jusqu’à quatre kilomètres ou plus). Ils traversaient la poussière, étaient trempés de sueur et couverts de poussière ; la sueur coulait sur eux. L’un d’eux est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) qui était chez moi. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « J’aimerais que tu te nettoies ce jour-là (c’est-à-dire que tu prennes un bain). »
- Sahih al-Bukhari, n°903
Rapporté par Yahya bin Sa`id : J’ai demandé à `Amra à propos du bain du vendredi. Elle a répondu : « Aisha a dit : ‘Les gens travaillaient pour gagner leur vie et, quand ils allaient à la prière du vendredi, ils allaient à la mosquée dans l’état où ils étaient après le travail. Alors on leur a demandé de prendre un bain le vendredi.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°922
Rapporté par Fatima bint Al-Mundhir : Asma' bint Abi Bakr As-Siddiq a dit : « Je suis allée chez 'Aisha et les gens faisaient la prière. Je lui ai demandé : “Qu’est-ce qui se passe ?” Elle a fait un signe vers le ciel avec la tête. Je lui ai demandé : “Y a-t-il un signe ?” 'Aisha a hoché la tête pour dire “oui”. » Asma' a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a tellement prolongé la prière que je me suis évanouie. Il y avait une outre d’eau à côté de moi, je l’ai ouverte et j’ai versé de l’eau sur ma tête. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé la prière et que l’éclipse solaire était finie, le Prophète (ﷺ) a parlé aux gens, a loué Allah comme il le mérite et a dit : “Amma ba'du.” » Asma' a continué : « Quelques femmes des Ansar ont commencé à parler, alors je me suis tournée vers elles pour leur demander de se taire. J’ai demandé à 'Aisha ce que le Prophète (ﷺ) avait dit. 'Aisha a répondu : “Il a dit : J’ai vu ici des choses qui ne m’avaient jamais été montrées auparavant ; j’ai même vu le Paradis et l’Enfer. Et il m’a été révélé que vous serez interrogés dans vos tombes, comme ou presque comme l’épreuve du Messie menteur (Masih Ad-Dajjal). Les anges viendront à chacun de vous et lui demanderont : ‘Que sais-tu de cet homme (le Prophète Muhammad (ﷺ)) ?’ Le croyant sincère dira : ‘C’est le Messager d’Allah (ﷺ), c’est Muhammad (ﷺ) qui nous a apporté des preuves claires et la bonne direction. Nous avons cru en lui, accepté ses enseignements et suivi sa voie.’ Alors les anges lui diront de dormir en paix, car ils savent qu’il était croyant. Mais l’hypocrite ou celui qui doute, sera interrogé sur cet homme (le Prophète Muhammad (ﷺ)) et il dira : ‘Je ne sais pas, j’ai seulement répété ce que les gens disaient.’” » Hisham a ajouté : « Fatima m’a dit qu’elle se souvenait de tout ce récit sauf qu’elle a précisé que l’hypocrite ou celui qui doute sera sévèrement puni. »
- Sahih al-Bukhari, n°924
Rapporté par Aisha : Une nuit, au milieu de la nuit, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et a prié dans la mosquée, et quelques hommes ont prié avec lui. Le lendemain matin, les gens en ont parlé, alors plus de personnes se sont rassemblées et ont prié avec lui la deuxième nuit. La nouvelle s’est répandue le matin, et la troisième nuit, il y avait encore plus de monde. Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et ils ont prié derrière lui. La quatrième nuit, la mosquée était tellement pleine qu’elle ne pouvait plus contenir tout le monde. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est sorti que pour la prière du Fajr, et quand il a terminé, il s’est tourné vers les gens et a récité le “Tashah-hud” (J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est Son Messager), puis il a dit : « Amma ba'du. Votre présence (dans la mosquée la nuit) ne m’a pas échappé, mais j’ai eu peur que cette prière (la prière de Tahajjud) ne devienne obligatoire et que vous ne puissiez pas l’accomplir. »
- Sahih al-Bukhari, n°949
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu chez moi pendant que deux filles chantaient à côté de moi des chansons sur Buath (une histoire de la guerre entre les deux tribus des Ansar, Khazraj et Aus, avant l’Islam). Le Prophète (ﷺ) s’est allongé et a tourné le visage de l’autre côté. Puis Abu Bakr est entré et m’a parlé durement en disant : « Des instruments du diable près du Prophète (ﷺ) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tourné vers lui et a dit : « Laisse-les. » Quand Abu Bakr n’a plus fait attention, j’ai fait signe aux filles de sortir et elles sont parties. C’était le jour de l’`Id, et des Noirs jouaient avec des boucliers et des lances ; soit j’ai demandé au Prophète (ﷺ), soit il m’a demandé si je voulais voir le spectacle. J’ai répondu oui. Le Prophète (ﷺ) m’a alors fait tenir derrière lui, ma joue touchait la sienne et il disait : « Continuez, ô Bani Arfida ! » jusqu’à ce que je me lasse. Le Prophète (ﷺ) m’a demandé : « Es-tu satisfaite ? » J’ai répondu oui et il m’a dit de partir
- Sahih al-Bukhari, n°950
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu chez moi pendant que deux filles chantaient à côté de moi des chansons sur Buath (une histoire de la guerre entre les deux tribus des Ansar, Khazraj et Aus, avant l’Islam). Le Prophète (ﷺ) s’est allongé et a tourné le visage de l’autre côté. Puis Abu Bakr est entré et m’a parlé durement en disant : « Des instruments du diable près du Prophète (ﷺ) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tourné vers lui et a dit : « Laisse-les. » Quand Abu Bakr n’a plus fait attention, j’ai fait signe aux filles de sortir et elles sont parties. C’était le jour de l’`Id, et des Noirs jouaient avec des boucliers et des lances ; soit j’ai demandé au Prophète (ﷺ), soit il m’a demandé si je voulais voir le spectacle. J’ai répondu oui. Le Prophète (ﷺ) m’a alors fait tenir derrière lui, ma joue touchait la sienne et il disait : « Continuez, ô Bani Arfida ! » jusqu’à ce que je me lasse. Le Prophète (ﷺ) m’a demandé : « Es-tu satisfaite ? » J’ai répondu oui et il m’a dit de partir
- Sahih al-Bukhari, n°952
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Abu Bakr est venu chez moi pendant que deux petites filles ansarites chantaient à côté de moi des histoires des Ansar sur le jour de Buath. Et elles n’étaient pas des chanteuses professionnelles. Abu Bakr a protesté en disant : « Des instruments du diable dans la maison du Messager d’Allah (ﷺ) ! » C’était le jour de l’`Id et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Abu Bakr ! Chaque peuple a son `Id et ceci est notre `Id. »
- Sahih al-Bukhari, n°987
Rapporté par `Urwa d’après `Aisha : Pendant les jours de Mina (11, 12 et 13 Dhul-Hijjah), Abu Bakr est venu chez elle alors que deux jeunes filles jouaient du tambourin et que le Prophète (ﷺ) était allongé, couvert de ses vêtements. Abu Bakr les a réprimandées et le Prophète (ﷺ) a découvert son visage et a dit à Abu Bakr : « Laisse-les, car ces jours sont les jours de l’`Id et les jours de Mina. » `Aisha a ajouté : « Une fois, le Prophète (ﷺ) me cachait et je regardais le spectacle des esclaves noirs dans la mosquée. (`Umar) les a réprimandés. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Laissez-les. Ô Bani Arfida ! Continuez, vous êtes en sécurité.” »
- Sahih al-Bukhari, n°988
Rapporté par `Urwa d’après `Aisha : Pendant les jours de Mina (11, 12 et 13 Dhul-Hijjah), Abu Bakr est venu chez elle alors que deux jeunes filles jouaient du tambourin et que le Prophète (ﷺ) était allongé, couvert de ses vêtements. Abu Bakr les a réprimandées et le Prophète (ﷺ) a découvert son visage et a dit à Abu Bakr : « Laisse-les, car ces jours sont les jours de l’`Id et les jours de Mina. » `Aisha a ajouté : « Une fois, le Prophète (ﷺ) me cachait et je regardais le spectacle des esclaves noirs dans la mosquée. (`Umar) les a réprimandés. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Laissez-les. Ô Bani Arfida ! Continuez, vous êtes en sécurité.” »
- Sahih al-Bukhari, n°996
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière du witr à différents moments de la nuit, entre la prière de l’`Isha et la dernière partie de la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°1032
Rapporté par Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voyait la pluie, il disait : « Ô Allah ! Fais que ce soit une pluie abondante et bénéfique. »
- Sahih al-Bukhari, n°1044
Rapporté par `Aisha : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé. Il a dirigé la prière avec les gens, s’est tenu debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison. Il s’est relevé et a de nouveau fait une longue station, mais moins longue que la première. Il a encore fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné longuement. Il a fait la même chose lors de la deuxième unité, puis a terminé la prière ; à ce moment-là, l’éclipse était terminée. Il a prononcé un sermon, a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah ; ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Donc, quand vous voyez l’éclipse, rappelez-vous d’Allah, dites le Takbir, priez et donnez la charité. » Le Prophète a ensuite dit : « Ô vous qui suivez Muhammad ! Par Allah ! Personne n’a plus de jalousie (ghaira) qu’Allah, c’est pourquoi Il a interdit à Ses serviteurs, hommes ou femmes, de commettre l’adultère. Ô vous qui suivez Muhammad ! Par Allah ! Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. »
- Sahih al-Bukhari, n°1046
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Du vivant du Prophète (ﷺ), le soleil s’est éclipsé et il est allé à la mosquée, les gens se sont alignés derrière lui. Il a dit le Takbir (pour commencer la prière), a fait une longue récitation, puis a fait une longue inclinaison ; ensuite, il a relevé la tête et a dit : « Sami`a l-lahu liman hamidah » (Allah entend celui qui Le loue). Il ne s’est pas prosterné tout de suite mais s’est relevé et a récité un passage long, mais plus court que le premier. Il a de nouveau dit le Takbir, a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a dit : « Sami`a l-lahu liman hamidah Rabbana walak-lhamd » (Allah entend celui qui Le loue. Ô notre Seigneur ! Toutes les louanges sont pour Toi), puis il s’est prosterné. Il a fait la même chose dans la deuxième unité, complétant ainsi quatre inclinaisons et quatre prosternations. L’éclipse était terminée avant la fin de la prière. Après la prière, il s’est levé, a glorifié et loué Allah comme Il le mérite, puis a dit : « Le soleil et la lune sont deux signes d’Allah. Ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Quand vous les voyez, hâtez-vous de prier. » Rapporté par Az-Zuhri : J’ai dit à `Urwa : « Quand le soleil s’est éclipsé à Médine, ton frère (`Abdullah bin Az-Zubair) n’a fait qu’une prière de deux unités, comme la prière du matin (Fajr). » `Urwa a répondu : « Oui, car il n’a pas suivi la tradition du Prophète à ce sujet. »
- Sahih al-Bukhari, n°1047
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Le jour où le soleil s’est éclipsé (Khasafat), le Messager d’Allah (ﷺ) a prié ; il s’est levé, a dit le Takbir, a récité un long passage, puis a fait une longue inclinaison, a relevé la tête en disant : « Sami`a l-lahu liman Hamidah », est resté debout et a récité un long passage, plus court que le premier. Ensuite, il a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné longuement. Il a fait la même chose dans la deuxième unité, puis a terminé la prière avec le salut. À ce moment-là, l’éclipse était terminée. Il a ensuite dit aux gens : « Le soleil et la lune sont deux signes d’Allah ; ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Donc, quand vous les voyez, hâtez-vous de prier. »
- Sahih al-Bukhari, n°1049
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Une femme juive est venue demander quelque chose à `Aisha (l’épouse du Prophète) et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » Alors `Aisha a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Les gens seront-ils punis dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe (ce qui montrait une réponse positive). Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti pour aller quelque part, mais le soleil s’est éclipsé. Il est revenu dans la matinée, est passé par l’arrière des habitations de ses femmes et s’est tenu pour la prière de l’éclipse, les gens se sont mis derrière lui. Il est resté debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première. Ensuite, il a relevé la tête et s’est prosterné. Puis il s’est relevé pour la deuxième unité, est resté debout longtemps, mais moins que la première fois. Il a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête et s’est prosterné. Ensuite, il s’est relevé pour un long moment, mais moins que la première fois, a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête, s’est prosterné et a terminé la prière. Ensuite, il a prononcé un sermon aussi long qu’Allah l’a voulu et a ordonné aux gens de demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1050
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Une femme juive est venue demander quelque chose à `Aisha (l’épouse du Prophète) et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » Alors `Aisha a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Les gens seront-ils punis dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe (ce qui montrait une réponse positive). Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti pour aller quelque part, mais le soleil s’est éclipsé. Il est revenu dans la matinée, est passé par l’arrière des habitations de ses femmes et s’est tenu pour la prière de l’éclipse, les gens se sont mis derrière lui. Il est resté debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première. Ensuite, il a relevé la tête et s’est prosterné. Puis il s’est relevé pour la deuxième unité, est resté debout longtemps, mais moins que la première fois. Il a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête et s’est prosterné. Ensuite, il s’est relevé pour un long moment, mais moins que la première fois, a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête, s’est prosterné et a terminé la prière. Ensuite, il a prononcé un sermon aussi long qu’Allah l’a voulu et a ordonné aux gens de demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1051
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Quand le soleil s’est éclipsé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’une annonce a été faite pour inviter les gens à prier en groupe, le Prophète (ﷺ) a fait deux inclinaisons dans une unité de prière. Ensuite, il s’est relevé et a fait deux inclinaisons dans l’autre unité. Puis il s’est assis et a terminé la prière ; à ce moment-là, l’éclipse était terminée. `Aisha a dit : « Je n’avais jamais fait une prosternation aussi longue. »
- Sahih al-Bukhari, n°1053
Rapporté par Fatima bint Al-Mundhir : Asma’ bint Al Bakr a dit : « Je suis allée chez `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), pendant l’éclipse du soleil. Les gens étaient debout en train de prier et elle priait aussi. Je lui ai demandé : ‘Que se passe-t-il avec les gens ?’ Elle a montré le ciel de la main et a dit : ‘Subhan-Allah’. J’ai demandé : ‘Y a-t-il un signe ?’ Elle a fait un signe affirmatif. » Asma’ a ajouté : « Je me suis alors levée pour prier jusqu’à m’évanouir, puis j’ai versé de l’eau sur ma tête. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé sa prière, il a remercié et loué Allah, puis a dit : ‘J’ai vu à cet endroit ce que je n’avais jamais vu, même le Paradis et l’Enfer. Il ne fait aucun doute qu’il m’a été révélé que vous serez mis à l’épreuve dans vos tombes, comme ou presque comme l’épreuve du (Messie) Ad-Dajjal. (Je ne sais plus lequel des deux mots Asma’ a utilisé.) (Les anges) viendront à chacun de vous et demanderont : que savez-vous de cet homme (c’est-à-dire Muhammad) ? Le croyant ou le vrai croyant (je ne sais plus lequel Asma’ a dit) répondra : ‘C’est Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ), venu à nous avec des preuves claires et la bonne direction, alors nous avons accepté son enseignement, cru en lui et l’avons suivi.’ Les anges lui diront alors : ‘Dors en paix, car nous savions bien que tu étais un vrai croyant.’ L’hypocrite ou la personne dans le doute (je ne sais plus lequel Asma’ a dit) dira : ‘Je ne sais pas. J’ai entendu les gens dire quelque chose alors je l’ai répété.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1055
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Une femme juive est venue demander quelque chose à `Aisha et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » Alors `Aisha a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Les gens seront-ils punis dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe (ce qui montrait une réponse positive). Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti pour un endroit, mais le soleil s’est éclipsé. Il est revenu dans la matinée, est passé par l’arrière des habitations de ses femmes, s’est levé et a commencé à prier l’éclipse, et les gens se sont mis derrière lui. Il est resté debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison, puis s’est relevé longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête et s’est prosterné longtemps, puis s’est relevé pour la deuxième unité, est resté debout longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est relevé longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné pour un temps plus court que la première prosternation. Ensuite, il a terminé la prière, a prononcé le sermon et a dit ce qu’Allah a voulu ; puis il a ordonné aux gens de demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1056
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Une femme juive est venue demander quelque chose à `Aisha et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » Alors `Aisha a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Les gens seront-ils punis dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe (ce qui montrait une réponse positive). Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti pour un endroit, mais le soleil s’est éclipsé. Il est revenu dans la matinée, est passé par l’arrière des habitations de ses femmes, s’est levé et a commencé à prier l’éclipse, et les gens se sont mis derrière lui. Il est resté debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison, puis s’est relevé longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête et s’est prosterné longtemps, puis s’est relevé pour la deuxième unité, est resté debout longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est relevé longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné pour un temps plus court que la première prosternation. Ensuite, il a terminé la prière, a prononcé le sermon et a dit ce qu’Allah a voulu ; puis il a ordonné aux gens de demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1058
Rapporté par `Aisha : Du vivant du Prophète (ﷺ), il y a eu une éclipse du soleil. Le Prophète (ﷺ) s’est alors levé pour prier avec les gens et a récité une longue lecture, puis il a fait une longue inclinaison, a relevé la tête et a récité une autre longue lecture, un peu plus courte que la première. Ensuite, il a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis il a relevé la tête et a fait deux prosternations. Il s’est ensuite levé pour la deuxième rak`a et l’a accomplie de la même façon que la première. Après cela, il s’est levé et a dit : « Le soleil et la lune ne s’éclipsent pas à cause de la vie ou de la mort de quelqu’un, ce sont deux signes parmi les signes d’Allah qu’Il montre à Ses serviteurs. Donc, quand vous les voyez, hâtez-vous de prier. »
- Sahih al-Bukhari, n°1064
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) nous a dirigés et a fait quatre inclinaisons dans deux rak`at lors de l’éclipse solaire, et la première rak`a a été plus longue
- Sahih al-Bukhari, n°1065
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1066
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1090
Rapporté par `Aisha : « Au début, les prières obligatoires étaient de deux rak‘at chacune. Plus tard, la prière en voyage est restée telle qu’elle, mais les prières pour ceux qui ne voyagent pas ont été complétées. » Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à `Urwa pourquoi Aisha accomplissait la prière complète en voyage. » Il a répondu : « Elle faisait comme `Uthman. »
- Sahih al-Bukhari, n°1113
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié chez lui en étant assis pendant sa maladie et les gens ont prié derrière lui debout. Il leur a fait signe de s’asseoir. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam doit être suivi : donc quand il s’incline, inclinez-vous ; et quand il relève la tête, faites de même. »
- Sahih al-Bukhari, n°1140
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) faisait treize unités de prière pendant la nuit, ce qui comprenait le witr et les deux unités (Sunna) de la prière du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°1148
Rapporté par `Aisha : Je n’ai pas vu le Prophète (ﷺ) réciter le Coran pendant la prière de nuit en étant assis, sauf quand il est devenu âgé. À ce moment-là, il récitait assis, puis quand il restait trente ou quarante versets de la sourate, il se levait, les récitait debout, puis s’inclinait
- Sahih al-Bukhari, n°1151
Rapporté par 'Aisha : Une femme de la tribu de Bani Asad était assise avec moi et l’Envoyé d’Allah (ﷺ) entra chez moi et demanda : « Qui est-ce ? » Je répondis : « C’est une telle. Elle ne dort pas la nuit car elle prie. » Le Prophète (ﷺ) dit, en désapprouvant : « Faites des actions selon vos capacités, car Allah ne se lasse pas de donner des récompenses tant que vous ne vous lassez pas de faire le bien. »
- Sahih al-Bukhari, n°1159
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la prière d’`Isha, puis il s’est levé à l’heure du Tahajjud et a prié huit rak`at, puis il a fait deux rak`at en étant assis. Ensuite, il a prié deux rak`at entre l’Adhan et l’Iqama de la prière du Fajr, et il ne les a jamais manquées
- Sahih al-Bukhari, n°1160
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de s’allonger sur son côté droit après avoir accompli les deux rak`at (Sunna) de la prière du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°1161
Rapporté par `Aisha : Après avoir accompli la Sunna de la prière du Fajr, le Prophète (ﷺ) me parlait si j’étais réveillée ; sinon, il s’allongeait jusqu’à ce que l’appel à la prière (Iqama) soit prononcé pour la prière du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°1162
Rapporté par `Aisha : Après avoir fait les deux rak`at (Sunna), le Prophète (ﷺ) me parlait si j’étais réveillée ; sinon, il s’allongeait
- Sahih al-Bukhari, n°1163
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) était plus assidu et attentif à accomplir les deux rak`at (Sunna) de la prière du Fajr qu’aucune autre prière surérogatoire
- Sahih al-Bukhari, n°1164
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de faire treize rak`at pendant la prière de la nuit, et lorsqu’il entendait l’Adhan pour la prière du matin, il faisait deux rak`at légères
- Sahih al-Bukhari, n°1165
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) faisait les deux rak`at avant la prière du Fajr si légères que je me demandais s’il avait récité la sourate Al-Fatiha ou non
- Sahih al-Bukhari, n°1177
Rapporté par `Aisha : Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) accomplir la prière Duha, mais moi, je la fais toujours
- Sahih al-Bukhari, n°1182
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) ne manquait jamais quatre unités de prière avant la prière du Zuhr et deux unités avant la prière du Fajr
- Sahih al-Bukhari, n°1205
Rapporté par Anas bin Malik : Pendant qu’Abu Bakr dirigeait la prière du matin un lundi, le Prophète ﷺ est soudainement venu vers eux, ayant soulevé le rideau de la maison de ‘Aisha. Il les a regardés alors qu’ils étaient alignés et a souri. Abu Bakr a voulu reculer, pensant que le Messager d’Allah voulait sortir pour la prière. L’attention des musulmans s’est détournée de la prière car ils étaient heureux de voir le Prophète. Le Prophète ﷺ leur a fait signe de terminer leur prière, puis il est retourné dans la chambre et a laissé retomber le rideau. Le Prophète est décédé ce même jour
- Sahih al-Bukhari, n°1209
Rapporté par Aisha : J’avais l’habitude d’étendre mes jambes vers la qibla du Prophète ﷺ pendant qu’il priait ; chaque fois qu’il se prosternait, il me touchait et je retirais mes jambes, et chaque fois qu’il se relevait, je les étendais de nouveau
- Sahih al-Bukhari, n°1212
Rapporté par `Aisha : Un jour, il y a eu une éclipse du soleil et le Messager d’Allah ﷺ s’est levé pour prier et a récité une très longue sourate. Puis il s’est incliné longuement, s’est relevé et a récité une autre sourate. Il s’est de nouveau incliné, puis s’est prosterné, et il a fait la même chose lors de la deuxième unité. Ensuite, il a dit : « Ces éclipses (solaire et lunaire) sont deux signes d’Allah. Si vous les voyez, priez jusqu’à ce que l’éclipse soit terminée. Sachez que, debout à cet endroit, j’ai vu tout ce qu’Allah m’a promis et j’ai vu le Paradis, et j’ai voulu en cueillir une grappe (de raisin) au moment où vous m’avez vu avancer. J’ai aussi vu l’Enfer avec ses différentes parties se détruisant entre elles, lorsque vous m’avez vu reculer, et j’y ai vu ‘Amr bin Luhai, qui a commencé la tradition de libérer des animaux au nom des idoles. »
- Sahih al-Bukhari, n°1233
Rapporté par Kuraib : Ibn `Abbas, Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Azhar m’ont envoyé auprès de Aisha pour la saluer de leur part et lui demander à propos des deux rak`at après la prière du `Asr. Ils m’ont dit de lui dire : « On nous a dit que tu fais ces deux rak`at alors que le Prophète les a interdites. » Ibn `Abbas a dit : « Avec `Umar bin Al-Khattab, nous frappions les gens quand ils les faisaient. » Je suis allé voir Aisha et je lui ai transmis leur message. Elle a dit : « Va demander à Um Salama à ce sujet. » Je suis revenu et je leur ai rapporté sa réponse. Ils m’ont alors dit d’aller poser la même question à Um Salama. Elle a répondu : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) les interdire. Plus tard, je l’ai vu les accomplir juste après la prière du `Asr. Il est ensuite entré chez moi alors que des femmes des Ansar de la tribu de Bani Haram étaient avec moi. J’ai envoyé ma servante vers lui en lui disant : “Tiens-toi à côté de lui et dis-lui qu’Um Salama te fait dire : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je t’ai entendu interdire ces deux rak`at après le `Asr, mais je t’ai vu les accomplir.” Si le Prophète fait un geste de la main, attends-le. » La servante a fait cela. Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe d’attendre. Quand il a fini la prière, il a dit : « Ô fille de Bani Umaiya ! Tu m’as interrogé sur les deux rak`at après le `Asr. Les gens de la tribu de `Abdul-Qais sont venus me voir et m’ont occupé, et je n’ai pas pu faire les deux rak`at après la prière du Zuhr. Celles que je viens de faire sont pour rattraper celles-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°1235
Rapporté par Asma' : Je suis allée voir `Aisha et elle était debout en train de prier, et les gens aussi étaient debout en prière. Alors j'ai demandé : « Que se passe-t-il avec les gens ? » Elle a fait un signe de la tête vers le ciel. J'ai dit : « (Y a-t-il) un signe ? » Elle a hoché la tête pour dire : « Oui »
- Sahih al-Bukhari, n°1236
Rapporté par `Aisha, l'épouse du Prophète : Le Messager d'Allah (ﷺ), pendant sa maladie, priait assis dans sa maison, alors que certaines personnes priaient derrière lui debout. Mais le Prophète (ﷺ) leur a fait signe de s’asseoir. À la fin de la prière, il a dit : « L’imam doit être suivi. Donc, inclinez-vous quand il s’incline, et relevez la tête quand il la relève. »
- Sahih al-Bukhari, n°1241
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr est arrivé à cheval depuis sa demeure à As-Sunh. Il est descendu, est entré dans la mosquée et n’a parlé à personne avant de venir vers moi et d’aller directement au Prophète, qui était couvert d’une couverture marquée. Abu Bakr a découvert son visage, s’est agenouillé, l’a embrassé puis s’est mis à pleurer et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah ! Allah ne te fera pas mourir deux fois. Tu as connu la mort qui t’était destinée. » Rapporté par Abu Salama d’après Ibn `Abbas : Abu Bakr est sorti alors que `Umar s’adressait aux gens, et Abu Bakr lui a dit de s’asseoir mais `Umar a refusé. Abu Bakr lui a encore dit de s’asseoir, mais il a encore refusé. Alors Abu Bakr a récité le Tashahhud (c’est-à-dire : nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah et Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)), et les gens se sont tournés vers Abu Bakr et ont laissé `Umar. Abu Bakr a dit : « Quant à ce qui suit, celui d’entre vous qui adorait Muhammad, Muhammad est mort, mais celui qui adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt jamais. Allah a dit : ‘Muhammad n’est qu’un messager ; des messagers sont passés avant lui... (jusqu’à) reconnaissants.’ » (3.144) (Le narrateur a ajouté : « Par Allah, c’était comme si les gens ne savaient pas qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et alors tous ceux qui l’ont entendu se sont mis à le réciter. »)
- Sahih al-Bukhari, n°1264
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a été enveloppé dans trois pièces de tissu blanc du Yémen, en coton, et il n’y avait ni chemise ni turban dans ces tissus
- Sahih al-Bukhari, n°1271
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a été enveloppé dans trois pièces de tissu faites de Suhul (une sorte de coton), et ni chemise ni turban n’ont été utilisés
- Sahih al-Bukhari, n°1272
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a été enveloppé dans trois pièces de tissu et ni chemise ni turban n’ont été utilisés
- Sahih al-Bukhari, n°1273
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a été enveloppé dans trois pièces de tissu blanc faites de Suhul, et ni chemise ni turban n’ont été utilisés
- Sahih al-Bukhari, n°1289
Rapporté par `Aisha : (l’épouse du Prophète) Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est passé près de la tombe d’une femme juive dont les proches pleuraient. Il a dit : « Ils pleurent sur elle alors qu’elle est en train d’être punie dans sa tombe. »
- Sahih al-Bukhari, n°1299
Rapporté par `Aisha : Quand le Prophète (ﷺ) a appris la mort d’Ibn Haritha, Ja`far et Ibn Rawaha, il s’est assis, l’air triste, et je l’observais à travers une fente de la porte. Un homme est venu lui parler des pleurs des femmes de Ja`far. Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de les empêcher. L’homme y est allé puis est revenu en disant qu’il leur avait parlé mais qu’elles n’avaient pas écouté. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Empêche-les. » Il y est retourné, puis est revenu une troisième fois et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, elles ne nous ont pas écoutés du tout. » (`Aisha ajouta) : Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a alors ordonné d’aller mettre de la poussière dans leur bouche. Je lui ai dit (à cet homme) : « Qu’Allah te couvre le nez de poussière (c’est-à-dire t’humilie) ! Tu n’as réussi ni à faire respecter l’ordre du Messager d’Allah (ﷺ), ni à le soulager de sa fatigue. »
- Sahih al-Bukhari, n°1305
Rapporté par Aisha : Quand la nouvelle du martyre de Zaid bin Haritha, Ja`far et `Abdullah bin Rawaha est arrivée, le Prophète s’est assis, l’air triste, et je regardais par la fente de la porte. Un homme est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les femmes de Ja`far… » puis il a parlé de leurs pleurs. Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de les empêcher de pleurer. L’homme y est allé puis est revenu et a dit : « J’ai essayé de les arrêter mais elles n’ont pas obéi. » Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné une deuxième fois de les empêcher. Il y est retourné puis est revenu et a dit : « Elles ne m’ont pas écouté (ou “nous”, le narrateur Muhammad bin Haushab n’est pas sûr). » (`Aisha ajouta : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mets de la poussière dans leur bouche. » Je lui ai dit (à cet homme) : « Qu’Allah te couvre le nez de poussière (c’est-à-dire t’humilie). Par Allah, tu n’as pas réussi (à arrêter les femmes de pleurer) pour accomplir l’ordre, et tu n’as pas non plus soulagé le Messager d’Allah de sa fatigue. »
- Sahih al-Bukhari, n°1323
Rapporté par Nafi` : On a dit à Ibn `Umar qu’Abu Huraira avait dit : « Celui qui accompagne un cortège funèbre recevra une récompense équivalente à un Qirat. » Ibn `Umar a répondu : « Abu Huraira parle d’une récompense trop énorme. » Aisha a confirmé le récit d’Abu Huraira et a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela. » Ibn `Umar a dit : « Nous avons perdu de nombreux Qirats. »
- Sahih al-Bukhari, n°1324
Rapporté par Nafi` : On a dit à Ibn `Umar qu’Abu Huraira avait dit : « Celui qui accompagne un cortège funèbre recevra une récompense équivalente à un Qirat. » Ibn `Umar a répondu : « Abu Huraira parle d’une récompense trop énorme. » Aisha a confirmé le récit d’Abu Huraira et a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela. » Ibn `Umar a dit : « Nous avons perdu de nombreux Qirats. »
- Sahih al-Bukhari, n°1330
Rapporté par `Urwa : Aisha a dit : « Le Prophète (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, a dit : ‘Allah a maudit les Juifs et les Chrétiens parce qu’ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière.’ » Aisha a ajouté : « Sans cela, la tombe du Prophète (ﷺ) aurait été mise en valeur, mais je crains qu’elle ne devienne un lieu de prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°1341
Rapporté par `Aisha : Quand le Prophète ﷺ est tombé malade, certaines de ses femmes ont parlé d’une église qu’elles avaient vue en Éthiopie, appelée Mariya. Um Salma et Um Habiba y étaient allées et ont décrit sa beauté et les images qu’elle contenait. Le Prophète ﷺ a alors levé la tête et a dit : « Ce sont ces gens-là qui, lorsqu’un homme pieux meurt parmi eux, construisent un lieu de culte sur sa tombe et y font des images. Ce sont les pires créatures aux yeux d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1371
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ils savent maintenant que ce que je leur disais était la vérité. » Et Allah a dit : « En vérité ! Tu ne peux pas faire entendre les morts (c’est-à-dire leur être utile, et de même pour les mécréants), ni faire entendre les sourds. »
- Sahih al-Bukhari, n°1372
Rapporté par Masruq : `Aisha a dit qu’une femme juive vint la voir et lui parla du châtiment dans la tombe, en lui disant : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » `Aisha demanda alors au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet du châtiment de la tombe. Il répondit : « Oui, (il y a) un châtiment dans la tombe. » `Aisha ajouta : « Après cela, je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) sans qu’il ne cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment de la tombe dans chaque prière qu’il faisait. »
- Sahih al-Bukhari, n°1393
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (p.b.u.h) a dit : « Ne dites pas de mal des morts, car ils ont déjà reçu le résultat de ce qu’ils ont fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°1418
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Une femme est venue chez moi avec ses deux filles pour demander l'aumône, mais je n'avais rien d'autre qu'une seule datte que je lui ai donnée. Elle l'a partagée entre ses deux filles et n'en a rien mangé elle-même, puis elle est partie. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est entré et je lui ai raconté cette histoire. Il a dit : « Quiconque est éprouvé par des filles et les traite avec bonté, alors ces filles seront pour lui une protection contre le Feu de l'Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°1420
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Certaines épouses du Prophète (ﷺ) lui ont demandé : « Laquelle d'entre nous te rejoindra la première (c'est-à-dire mourra après toi) ? » Il a répondu : « Celle qui a la main la plus longue. » Elles ont alors commencé à mesurer leurs mains avec un bâton, et la main de Sauda s'est avérée la plus longue. (Quand Zaynab bint Jahsh est décédée la première sous le califat de `Umar), nous avons compris que « la main longue » était un symbole de générosité, car elle aimait donner en aumône. (Sauda est décédée plus tard sous le califat de Muawiya)
- Sahih al-Bukhari, n°1425
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Lorsqu'une femme donne en aumône une partie de la nourriture qu'elle a chez elle sans la gaspiller, elle recevra la récompense de ce qu'elle a donné, son mari recevra une récompense pour ce qu'il a gagné, et le gardien du stock aura aussi une récompense équivalente. La récompense de l'un ne diminue pas celle des autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°1437
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand une femme donne en aumône de la nourriture de son mari sans gaspiller ses biens, elle aura une récompense pour cela, son mari aussi aura une récompense pour ce qu’il a gagné, et le gardien des provisions aura également une récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°1440
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme donne en aumône de la maison de son mari... » Le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Si une femme donne de la nourriture (en aumône) de la maison de son mari sans gaspiller ses biens, elle aura une récompense et son mari aussi aura une récompense. Le mari sera récompensé pour ce qu’il a gagné et la femme pour ce qu’elle a donné. »
- Sahih al-Bukhari, n°1441
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand une femme donne en aumône de la nourriture de sa maison pour la cause d’Allah sans gaspiller les biens de son mari, elle aura une récompense pour cela, son mari aura aussi une récompense pour ce qu’il a gagné, et le gardien des provisions aura également une récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°1446
Rapporté par Um 'Atiyya : On m’a envoyé un mouton (Nusaiba Al-Ansariya) (en aumône) et j’en ai envoyé une partie à `Aisha. Le Prophète a demandé à `Aisha quelque chose à manger. `Aisha a répondu qu’il n’y avait rien sauf ce que Nusaiba Al-Ansariya avait envoyé de ce mouton. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Apporte-le, car il a atteint sa destination. »
- Sahih al-Bukhari, n°1493
Rapporté par Al-Aswad : `Aisha voulait acheter Barira (une esclave) pour l’affranchir, mais ses maîtres voulaient poser la condition que l’Al-wala leur revienne. `Aisha en parla au Prophète (ﷺ), qui lui dit : « Achète-la, car l’Al-wala revient à celui qui affranchit. » Un jour, on présenta de la viande au Prophète (ﷺ) et `Aisha lui dit : « Cette viande a été donnée en aumône à Barira. » Il répondit : « C’est une aumône pour Barira, mais un cadeau pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°1494
Rapporté par Um 'Atiyya Al-Ansariya : Le Prophète (ﷺ) est allé voir `Aisha et lui a demandé si elle avait quelque chose à manger. Elle répondit qu’elle n’avait rien, sauf un morceau de mouton que Nusaiba (Um 'Atiyya) avait envoyé à Barira en aumône. Le Prophète (ﷺ) dit : « Cela est arrivé à sa place, et maintenant ce n’est plus une aumône, mais un cadeau pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°1495
Rapporté par Anas : On présenta de la viande au Prophète (ﷺ) qui avait été donnée à Barira (l’esclave affranchie de `Aisha) en aumône. Il dit : « Cette viande est une aumône pour Barira, mais un cadeau pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°1518
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : `Aisha a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Tu as accompli la `Umra mais pas moi. » Il a dit : « Ô `Abdur-Rahman ! Pars avec ta sœur et qu'elle fasse la `Umra depuis Tan`im. » `Abdur-Rahman l'a fait monter sur le bât d'une chamelle et elle a accompli la `Umra
- Sahih al-Bukhari, n°1520
Rapporté par `Aisha (la mère des croyants) : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Nous considérons le Jihad comme la meilleure action. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le meilleur Jihad pour les femmes est un Hajj accepté par Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1537
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : Ibn `Umar avait l'habitude de mettre de l'huile dans ses cheveux. J'ai raconté cela à Ibrahim, qui a dit : « Que penses-tu de cette parole : Rapporté par Aswad d'après `Aisha : C'est comme si je voyais encore la brillance du parfum dans la raie des cheveux du Prophète (ﷺ) alors qu'il était en état d'Ihram ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1538
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : Ibn `Umar avait l'habitude de mettre de l'huile dans ses cheveux. J'ai raconté cela à Ibrahim, qui a dit : « Que penses-tu de cette parole : Rapporté par Aswad d'après `Aisha : C'est comme si je voyais encore la brillance du parfum dans la raie des cheveux du Prophète (ﷺ) alors qu'il était en état d'Ihram ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1539
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète ﷺ) : J'avais l'habitude de parfumer le Messager d'Allah (ﷺ) quand il voulait entrer en état d'Ihram et aussi après avoir terminé l'Ihram, avant de faire le Tawaf autour de la Ka`ba (Tawaf al-Ifada)
- Sahih al-Bukhari, n°1550
Rapporté par `Aisha : Je sais comment le Prophète (ﷺ) disait la Talbiya, et c'était : « Labbaika Allahumma Labbaik, Labbaika la sharika Laka labbaik, Inna-l-hamda wan-ni'mata Laka wal-mulk, La sharika Laka. »
- Sahih al-Bukhari, n°1577
Rapporté par ‘Aisha : Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, il est entré par le côté le plus élevé et il est sorti par le côté le plus bas
- Sahih al-Bukhari, n°1578
Rapporté par ‘Aisha : L’année de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque par Kada’ et il est sorti par Kuda, du côté le plus élevé de la ville
- Sahih al-Bukhari, n°1579
Rapporté par ‘Aisha : L’année de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque par Kada’, du côté le plus élevé de la ville. (Hisham, un des rapporteurs, a dit : ‘Urwa entrait à La Mecque par Kada’ ou par Kuda, mais il passait souvent par Kada’ car c’était plus proche de chez lui)
- Sahih al-Bukhari, n°1583
Rapporté par ‘Aisha : (l’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Sais-tu que lorsque ton peuple (les Quraysh) a reconstruit la Ka‘ba, ils l’ont réduite par rapport à ses fondations d’origine posées par Abraham ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi ne la reconstruis-tu pas sur ses fondations d’Abraham ? » Il a répondu : « Si ton peuple n’était pas encore proche de la période d’ignorance (c’est-à-dire qu’ils viennent juste d’embrasser l’islam), je l’aurais fait. » Le sous-narrateur, ‘Abdullah (ibn ‘Umar), a précisé : ‘Aisha a dû entendre cela du Messager d’Allah (ﷺ), car selon moi, le Prophète (ﷺ) n’a pas posé sa main sur les deux coins de la Ka‘ba en face d’Al-Hijr uniquement parce que la Ka‘ba n’avait pas été reconstruite sur les fondations d’Abraham
- Sahih al-Bukhari, n°1584
Rapporté par ‘Aisha : J’ai demandé au Prophète (ﷺ) si le mur arrondi (près de la Ka‘ba) faisait partie de la Ka‘ba. Le Prophète (ﷺ) a répondu oui. J’ai ajouté : « Pourquoi ne l’ont-ils pas inclus dans la construction de la Ka‘ba ? » Il a dit : « Tu ne vois pas que ton peuple (les Quraysh) a manqué d’argent (et n’a donc pas pu inclure cette partie dans la construction) ? » J’ai demandé : « Et la porte, pourquoi est-elle si haute ? » Il a répondu : « Ton peuple a fait cela pour pouvoir laisser entrer qui ils voulaient et empêcher qui ils voulaient. Si ton peuple n’était pas encore proche de la période d’ignorance (c’est-à-dire qu’ils viennent juste d’embrasser l’islam) et si je ne craignais pas qu’ils le prennent mal, j’aurais inclus le mur dans la Ka‘ba et j’aurais abaissé sa porte au niveau du sol. »
- Sahih al-Bukhari, n°1585
Rapporté par ‘Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Si ton peuple n’était pas encore proche de la période d’ignorance, j’aurais démoli la Ka‘ba et je l’aurais reconstruite sur ses fondations d’Abraham (car les Quraysh avaient réduit sa taille), et j’aurais aussi construit une porte à l’arrière. »
- Sahih al-Bukhari, n°1586
Rapporté par Yazid ibn Ruman d’après ‘Urwa : ‘Aisha a dit que le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Ô ‘Aisha ! Si ta communauté n’était pas encore proche de la période d’ignorance, j’aurais fait démolir la Ka‘ba, j’y aurais inclus la partie laissée de côté, je l’aurais mise au niveau du sol et j’aurais fait deux portes, une à l’est et une à l’ouest, ainsi elle aurait été bâtie sur les fondations d’Abraham. » C’est ce qui a poussé Ibn Az-Zubair à démolir la Ka‘ba. Jazz a dit : « J’ai vu Ibn Az-Zubair quand il a démoli puis reconstruit la Ka‘ba, en y incluant une partie d’Al-Hijr (la partie non couverte de la Ka‘ba qui se trouve actuellement dans l’enceinte au nord-ouest de la Ka‘ba). J’ai vu les fondations d’Abraham, qui étaient faites de pierres ressemblant à des bosses de chameaux. » Jarir a alors demandé à Yazid : « Où étaient ces pierres ? » Jazz a dit : « Je vais te montrer. » Jarir a accompagné Yazid, ils sont entrés dans Al-Hijr, et Jazz a montré un endroit en disant : « C’est ici. » Jarir a dit : « Il m’a semblé que c’était à environ six coudées d’Al-Hijr. »
- Sahih al-Bukhari, n°1592
Rapporté par ‘Aisha : Les gens jeûnaient le jour de ‘Ashura (le dixième jour du mois de Muharram) avant que le jeûne du Ramadan ne devienne obligatoire. Ce jour-là, la Ka‘ba était recouverte d’un voile. Quand Allah a rendu le jeûne du Ramadan obligatoire, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui veut jeûner (‘Ashura’) peut le faire ; et celui qui ne veut pas, peut s’en abstenir. »
- Sahih al-Bukhari, n°1614
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : « La première chose que le Prophète (ﷺ) a faite en arrivant à La Mecque, c’est de faire les ablutions, puis il a fait le Tawaf autour de la Ka`ba. Ce n’était pas seulement une `Umra, mais le Hajj al-Qiran. » `Urwa a ajouté : « Plus tard, Abu Bakr et `Umar ont fait la même chose pendant leur Hajj. » J’ai accompli le Hajj avec mon père Az-Zubair, et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf autour de la Ka`ba. Ensuite, j’ai vu les Mouhajirines (les émigrants) et les Ansar faire pareil. Ma mère (Asma’) m’a dit qu’elle, sa sœur (`Aisha), Az-Zubair et d’autres personnes avaient pris l’Ihram pour la `Umra, et après avoir touché l’angle de la Pierre Noire (de la Ka`ba), ils ont terminé l’Ihram (c’est-à-dire après avoir fait le Tawaf de la Ka`ba et le Sa`i entre Safa et Marwa)
- Sahih al-Bukhari, n°1615
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : « La première chose que le Prophète (ﷺ) a faite en arrivant à La Mecque, c’est de faire les ablutions, puis il a fait le Tawaf autour de la Ka`ba. Ce n’était pas seulement une `Umra, mais le Hajj al-Qiran. » `Urwa a ajouté : « Plus tard, Abu Bakr et `Umar ont fait la même chose pendant leur Hajj. » J’ai accompli le Hajj avec mon père Az-Zubair, et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf autour de la Ka`ba. Ensuite, j’ai vu les Mouhajirines (les émigrants) et les Ansar faire pareil. Ma mère (Asma’) m’a dit qu’elle, sa sœur (`Aisha), Az-Zubair et d’autres personnes avaient pris l’Ihram pour la `Umra, et après avoir touché l’angle de la Pierre Noire (de la Ka`ba), ils ont terminé l’Ihram (c’est-à-dire après avoir fait le Tawaf de la Ka`ba et le Sa`i entre Safa et Marwa)
- Sahih al-Bukhari, n°1628
Rapporté par `Urwa d’après Aisha : Certaines personnes ont fait le Tawaf (de la Ka`ba) après la prière du matin, puis se sont assises pour écouter un prêcheur jusqu’au lever du soleil, et ensuite elles se sont levées pour prier. Aisha a alors commenté : « Ces personnes sont restées assises jusqu’à un moment où la prière est déconseillée, puis elles se sont levées pour prier après cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°1630
Rapporté par Abida bin Humaid : `Abdul `Aziz bin Rufa`i a dit : « J’ai vu `Abdullah bin Az-Zubair faire le Tawaf de la Ka`ba après la prière du matin, puis prier deux rak`at. » `Abdul `Aziz a ajouté : « J’ai vu `Abdullah bin Az-Zubair prier deux rak`at après la prière du `Asr. » Il m’a informé qu’Aisha lui avait dit que le Prophète (ﷺ) priait ces deux rak`at chaque fois qu’il entrait chez elle
- Sahih al-Bukhari, n°1631
Rapporté par Abida bin Humaid : `Abdul `Aziz bin Rufa`i a dit : « J’ai vu `Abdullah bin Az-Zubair faire le Tawaf de la Ka`ba après la prière du matin, puis prier deux rak`at. » `Abdul `Aziz a ajouté : « J’ai vu `Abdullah bin Az-Zubair prier deux rak`at après la prière du `Asr. » Il m’a informé qu’Aisha lui avait dit que le Prophète (ﷺ) priait ces deux rak`at chaque fois qu’il entrait chez elle
- Sahih al-Bukhari, n°1638
Rapporté par `Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) l’année de son dernier Hajj et nous avons mis l’Ihram pour la `Umra. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui a un Hadi avec lui doit prendre l’Ihram pour le Hajj et la `Umra, et ne doit pas l’enlever avant d’avoir accompli les deux (Hajj et `Umra). » Quand nous sommes arrivés à La Mecque, j’avais mes règles. Après avoir accompli notre Hajj, le Prophète (ﷺ) m’a envoyée avec `Abdur-Rahman à Tan`im et j’ai fait la `Umra. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ceci remplace ta `Umra manquée. » Ceux qui avaient pris l’Ihram pour la `Umra ont fait le Tawaf (entre Safa et Marwa) puis ont terminé leur Ihram. Ensuite, ils ont fait un autre Tawaf (entre Safa et Marwa) après être revenus de Mina. Ceux qui avaient pris l’Ihram pour le Hajj et la `Umra ensemble (Hajj-Qiran) n’ont fait qu’un seul Tawaf (entre Safa et Marwa)
- Sahih al-Bukhari, n°1641
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman bin Nawfal Al-Qurashi : J’ai interrogé `Urwa bin Az-Zubair (au sujet du Hajj du Prophète (ﷺ)). `Urwa a répondu : « `Aisha a raconté : ‘Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, la première chose qu’il a faite a été l’ablution, puis il a fait le Tawaf de la Ka`ba, et son intention n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble).’ » Plus tard, Abu Bakr a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Puis `Umar a fait de même. Ensuite, `Uthman a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra. Puis Muawiya et `Abdullah bin `Umar ont fait de même. J’ai fait le Hajj avec Ibn Az-Zubair et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Ensuite, j’ai vu les Muhajirin (Émigrés) et les Ansar faire de même, et ce n’était pas seulement la `Umra. Et la dernière personne que j’ai vue faire ainsi était Ibn `Umar, et il n’a pas fait une autre `Umra après avoir terminé la première. Maintenant, voici Ibn `Umar présent parmi les gens ! Ils ne l’interrogent ni lui ni aucun des précédents. Et tous ces gens, en entrant à La Mecque, ne commençaient rien avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et ne terminaient pas leur Ihram. Et sans doute, j’ai vu ma mère et ma tante, en entrant à La Mecque, ne rien faire avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et elles ne terminaient pas leur Ihram. Et ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Az-Zubair et d’autres personnes avaient pris l’Ihram pour la `Umra et, après avoir touché le Coin (la Pierre Noire) (c’est-à-dire terminé leur `Umra), elles terminaient leur Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1642
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman bin Nawfal Al-Qurashi : J’ai interrogé `Urwa bin Az-Zubair (au sujet du Hajj du Prophète (ﷺ)). `Urwa a répondu : « `Aisha a raconté : ‘Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, la première chose qu’il a faite a été l’ablution, puis il a fait le Tawaf de la Ka`ba, et son intention n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble).’ » Plus tard, Abu Bakr a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Puis `Umar a fait de même. Ensuite, `Uthman a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra. Puis Muawiya et `Abdullah bin `Umar ont fait de même. J’ai fait le Hajj avec Ibn Az-Zubair et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Ensuite, j’ai vu les Muhajirin (Émigrés) et les Ansar faire de même, et ce n’était pas seulement la `Umra. Et la dernière personne que j’ai vue faire ainsi était Ibn `Umar, et il n’a pas fait une autre `Umra après avoir terminé la première. Maintenant, voici Ibn `Umar présent parmi les gens ! Ils ne l’interrogent ni lui ni aucun des précédents. Et tous ces gens, en entrant à La Mecque, ne commençaient rien avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et ne terminaient pas leur Ihram. Et sans doute, j’ai vu ma mère et ma tante, en entrant à La Mecque, ne rien faire avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et elles ne terminaient pas leur Ihram. Et ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Az-Zubair et d’autres personnes avaient pris l’Ihram pour la `Umra et, après avoir touché le Coin (la Pierre Noire) (c’est-à-dire terminé leur `Umra), elles terminaient leur Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1643
Rapporté par `Urwa : J’ai demandé à `Aisha : « Comment comprends-tu la parole d’Allah : “En vérité ! (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah, et quiconque fait le Hajj à la Ka`ba ou la `Umra, il n’y a pas de mal à faire le Tawaf entre eux (Safa et Marwa).” Par Allah ! (il ressort de cette révélation) qu’il n’y a pas de mal à ne pas faire le Tawaf entre Safa et Marwa. » `Aisha a répondu : « Ô mon neveu ! Ton interprétation n’est pas correcte. Si elle l’était, la parole d’Allah aurait dû être : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le Tawaf entre eux.” Mais en réalité, cette révélation concerne les Ansar qui prenaient l’Ihram pour adorer une idole appelée “Manat” qu’ils adoraient à un endroit appelé Al-Mushallal avant d’embrasser l’islam, et quiconque prenait l’Ihram (pour l’idole) considérait qu’il n’était pas correct de faire le Tawaf entre Safa et Marwa. Lorsqu’ils se sont convertis à l’islam, ils ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet, disant : “Ô Messager d’Allah ! Nous évitions de faire le Tawaf entre Safa et Marwa.” Alors Allah a révélé : ‘En vérité, (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah.’ » `Aisha a ajouté : « Certainement, le Messager d’Allah a instauré la pratique du Tawaf entre Safa et Marwa, donc personne n’a le droit de l’omettre. » Plus tard, j’ai rapporté cela à Abu Bakr bin `Abdur-Rahman (concernant le récit de `Aisha) et il a dit : « Je n’ai pas entendu une telle information, mais j’ai entendu des savants dire que tous les gens, sauf ceux que `Aisha a mentionnés et qui prenaient l’Ihram pour Manat, faisaient le Tawaf entre Safa et Marwa. Quand Allah a parlé du Tawaf de la Ka`ba sans mentionner Safa et Marwa dans le Coran, les gens ont demandé : “Ô Messager d’Allah ! Nous faisions le Tawaf entre Safa et Marwa, et Allah a révélé (les versets concernant) le Tawaf de la Ka`ba mais n’a pas mentionné Safa et Marwa. Y a-t-il un mal à faire le Tawaf entre Safa et Marwa ?” Alors Allah a révélé : “En vérité, As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah.” » Abu Bakr a dit : « Il semble que ce verset ait été révélé à propos des deux groupes : ceux qui évitaient le Tawaf entre Safa et Marwa à l’époque préislamique, et ceux qui le faisaient puis, après avoir embrassé l’islam, s’en sont abstenus car Allah avait prescrit le Tawaf de la Ka`ba sans mentionner celui de Safa et Marwa, jusqu’à ce qu’Il le précise après. »
- Sahih al-Bukhari, n°1650
Rapporté par `Aisha : J’avais mes règles quand je suis arrivée à La Mecque. Je n’ai donc pas fait le Tawaf de la Ka`ba, ni le Tawaf entre Safa et Marwa. J’en ai informé le Messager d’Allah (ﷺ) qui a répondu : « Accomplis toutes les cérémonies du Hajj comme les autres pèlerins, mais ne fais pas le Tawaf de la Ka`ba tant que tu n’es pas purifiée. »
- Sahih al-Bukhari, n°1651
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont pris l’Ihram pour le Hajj et seuls le Prophète (ﷺ) et Talha avaient un Hadi (sacrifice) avec eux. `Ali est arrivé du Yémen avec un Hadi. `Ali a dit : « J’ai pris l’Ihram pour ce que le Prophète (ﷺ) a fait. » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de faire la `Umra avec l’Ihram qu’ils avaient pris, puis, après avoir terminé le Tawaf (de la Ka`ba, Safa et Marwa), de se couper les cheveux et de terminer leur Ihram, sauf ceux qui avaient un Hadi avec eux. Ils ont dit : « Comment pouvons-nous aller à Mina (pour le Hajj) après avoir eu des relations avec nos femmes ? » Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a dit : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas apporté le Hadi avec moi. Si je n’avais pas eu de Hadi, j’aurais terminé l’état d’Ihram. » `Aisha a eu ses règles, elle a donc accompli toutes les cérémonies du Hajj sauf le Tawaf de la Ka`ba, et quand elle a été purifiée, elle a fait le Tawaf de la Ka`ba. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Vous tous) vous retournez avec le Hajj et la `Umra, mais moi je reviens seulement avec le Hajj. » Alors le Prophète (ﷺ) a ordonné à `Abdur-Rahman bin Abu Bakr de l’accompagner à Tan`im, et ainsi elle a fait la `Umra après le Hajj
- Sahih al-Bukhari, n°1665
Rapporté par `Urwa : À l’époque préislamique de l’Ignorance, les gens faisaient le Tawaf autour de la Ka`ba nus, sauf les Hums ; et les Hums étaient les Quraish et leurs descendants. Les Hums donnaient des vêtements aux hommes qui faisaient le Tawaf habillés, et les femmes des Hums donnaient des vêtements aux femmes qui faisaient le Tawaf habillées. Ceux à qui les Hums ne donnaient pas de vêtements faisaient le Tawaf autour de la Ka`ba nus. La plupart des gens partaient directement de `Arafat, mais eux (les Hums) partaient après être restés à Al-Muzdalifa. `Urwa a ajouté : « Mon père a rapporté que `Aisha avait dit : ‘Les versets suivants ont été révélés à propos des Hums : Puis partez d’où partent tous les gens (2.199).’ » `Urwa a ajouté : « Les Hums restaient à Al-Muzdalifa et partaient de là (vers Mina), et donc ils ont été envoyés à `Arafat (par ordre d’Allah). »
- Sahih al-Bukhari, n°1680
Rapporté par `Aisha : Sauda a demandé la permission au Prophète (ﷺ) de partir plus tôt la nuit de Jam', car elle était corpulente et marchait lentement. Le Prophète (ﷺ) lui a donné la permission
- Sahih al-Bukhari, n°1681
Rapporté par `Aisha : Nous sommes descendus à Al-Muzdalifa et Sauda a demandé la permission au Prophète (ﷺ) de partir plus tôt, avant la foule, car elle marchait lentement. Il lui a donné la permission, alors elle est partie avant la foule. Nous sommes restés à Al-Muzdalifa jusqu’à l’aube, puis nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ). Mais j’ai tellement souffert que j’aurais préféré avoir demandé la permission du Messager d’Allah (ﷺ) comme Sauda, cela m’aurait rendue plus heureuse que tout autre bonheur
- Sahih al-Bukhari, n°1692
Rapporté par 'Urwa : « ‘Aisha m’a informé au sujet du Hajj et de la ‘Umra (ensemble) du Prophète (ﷺ), ainsi que les personnes qui étaient avec lui (pendant le Hajj et la ‘Umra), et leur récit est similaire à celui d’Ibn `Umar (le hadith précédent). »
- Sahih al-Bukhari, n°1696
Rapporté par 'Aisha : J'ai moi-même tressé les colliers pour les animaux du Prophète (ﷺ), qui les a ensuite marqués et mis les colliers, puis les a envoyés à La Mecque. Pourtant, rien de ce qui était permis ne lui était interdit à ce moment-là
- Sahih al-Bukhari, n°1698
Rapporté par 'Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) envoyait les animaux destinés au sacrifice depuis Médine et je préparais les colliers pour ses animaux, et il ne s'abstenait d'aucune des choses dont un pèlerin en Ihram doit s'abstenir
- Sahih al-Bukhari, n°1699
Rapporté par 'Aisha : J'ai tressé les colliers pour les animaux du Prophète (ﷺ), puis il les a marqués et leur a mis les colliers (ou bien c'est moi qui les ai mis), puis il les a envoyés à la Ka'ba, mais il est resté à Médine, et rien de ce qui était permis ne lui était interdit à ce moment-là
- Sahih al-Bukhari, n°1700
Rapporté par 'Abdullah ibn Abu Bakr ibn 'Amr ibn Hazm : 'Amra bint 'Abdur-Rahman lui a dit : « Zaid ibn Abu Sufyan a écrit à 'Aisha que 'Abdullah ibn 'Abbas avait déclaré : “Celui qui envoie son animal destiné au sacrifice à la Ka'ba, toutes les choses interdites au pèlerin deviennent interdites pour cette personne jusqu'à ce qu'il l'ait sacrifié (c'est-à-dire jusqu'au 10 Dhul-Hijja).” » 'Amra ajouta : 'Aisha a dit : « Ce n'est pas comme l'a dit Ibn 'Abbas : j'ai tressé les colliers des animaux du Messager d'Allah (ﷺ) de mes propres mains. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) les a mis autour de leur cou de ses propres mains et les a envoyés avec mon père. Pourtant, rien de ce qu'Allah permet n'a été interdit au Messager d'Allah (ﷺ) jusqu'à ce qu'il sacrifie les animaux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1701
Rapporté par 'Aisha : Une fois, le Prophète (ﷺ) a envoyé des moutons en tant qu'animaux destinés au sacrifice
- Sahih al-Bukhari, n°1702
Rapporté par 'Aisha : J'avais l'habitude de préparer les colliers pour les animaux du Prophète (ﷺ) et il mettait les colliers aux moutons, puis restait avec sa famille sans être en état d'Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1703
Rapporté par 'Aisha : Je tressais les colliers pour les moutons du Prophète (ﷺ) et il les envoyait (à la Ka'ba), puis il restait sans être en état d'Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1704
Rapporté par 'Aisha : J'ai tressé les colliers pour les animaux du Prophète (ﷺ) avant qu'il n'entre en état d'Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1705
Rapporté par 'Aisha : J'ai tressé les colliers pour les animaux du Prophète (ﷺ) avec la laine que j'avais avec moi
- Sahih al-Bukhari, n°1709
Rapporté par 'Amra bint 'Abdur-Rahman : J'ai entendu 'Aisha dire : « Cinq jours avant la fin de Dhul-Qa'da, nous sommes partis de Médine en compagnie du Messager d'Allah (ﷺ) avec l'intention d'accomplir uniquement le Hajj. Quand nous nous sommes approchés de La Mecque, le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné à ceux qui n'avaient pas d'animal destiné au sacrifice de terminer leur Ihram après avoir fait le Tawaf de la Ka'ba et le Sa'i entre Safa et Marwa. » 'Aisha ajouta : « Le jour du sacrifice, on nous a apporté du bœuf. J'ai demandé : “Qu'est-ce que c'est ?” On m'a répondu : “Le Messager d'Allah (ﷺ) a sacrifié (des animaux) pour ses épouses.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1720
Rapporté par `Amra : J’ai entendu `Aisha dire : « Nous sommes partis (de Médine) avec le Messager d’Allah (ﷺ) cinq jours avant la fin de Dhul-Qa’da, avec l’intention d’accomplir uniquement le Hajj. Quand nous sommes arrivés près de La Mecque, le Messager d’Allah a ordonné à ceux qui n’avaient pas de bête à sacrifier de terminer leur Ihram après avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, (Safa et Marwa). » `Aisha a ajouté : « On nous a apporté du bœuf le jour du sacrifice, et j’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Quelqu’un a dit : “Le Prophète (ﷺ) a sacrifié des vaches pour ses épouses.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1733
Rapporté par `Aisha : Nous avons accompli le Hajj avec le Prophète (ﷺ) et nous avons fait le Tawaf al-Ifada le jour du Nahr (sacrifice). Safiya a eu ses règles et le Prophète (ﷺ) a désiré d’elle ce qu’un mari désire de son épouse. Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle a ses règles. » Il a dit : « Va-t-elle nous retenir ? » Nous lui avons appris qu’elle avait déjà fait le Tawaf al-Ifada le jour du Nahr. Il a dit : « Alors, vous pouvez partir. »
- Sahih al-Bukhari, n°1754
Rapporté par ‘Abdur-Rahman ibn Al-Qasim : J’ai entendu mon père, qui était l’homme le plus vertueux de son époque, dire : « J’ai entendu ‘Aisha dire : J’ai parfumé le Messager d’Allah de mes propres mains avant qu’il termine son état d’ihram, alors qu’il n’avait pas encore accompli le Tawaf al-Ifada. » Elle a écarté ses mains en disant cela
- Sahih al-Bukhari, n°1757
Rapporté par ‘Aisha : Safiya bint Huyay, l’épouse du Prophète (ﷺ), a eu ses règles, et le Messager d’Allah (ﷺ) en a été informé. Il a dit : « Va-t-elle nous retarder ? » Les gens ont répondu : « Elle a déjà accompli le Tawaf al-Ifada. » Il a dit : « Alors elle ne nous retardera pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°1762
Rapporté par ‘Aisha : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) avec l’intention de faire uniquement le Hajj. Le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, a fait le Tawaf de la Ka‘ba et entre Safa et Marwa, mais il n’a pas mis fin à son ihram car il avait avec lui l’animal à sacrifier (Hadi). Ses compagnons et ses épouses ont fait le Tawaf (de la Ka‘ba et entre Safa et Marwa), et ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier ont terminé leur ihram. J’ai eu mes règles et j’ai accompli toutes les cérémonies du Hajj. Quand est venue la nuit du départ (Hasba), j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tous tes compagnons repartent avec le Hajj et la ‘Umra, sauf moi. » Il m’a demandé : « N’as-tu pas fait le Tawaf de la Ka‘ba (pour la ‘Umra) à ton arrivée à La Mecque ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « Va à Tan‘im avec ton frère ‘Abdur-Rahman, mets-toi en ihram pour la ‘Umra et je t’attendrai à tel endroit. » Je suis donc partie avec ‘Abdur-Rahman à Tan‘im et j’ai pris l’ihram pour la ‘Umra. Ensuite, Safiya bint Huyay a eu ses règles. Le Prophète (ﷺ) a dit : « ‘Aqra Halqa ! Tu vas nous retenir ! N’as-tu pas fait le Tawaf al-Ifada le jour du sacrifice ? » Elle a répondu : « Oui, je l’ai fait. » Il a dit : « Alors il n’y a pas de problème, pars. » J’ai rencontré le Prophète (ﷺ) alors qu’il montait vers La Mecque et que je descendais, ou l’inverse
- Sahih al-Bukhari, n°1765
Rapporté par ‘Aisha : Al-Abtah était un endroit où le Prophète (ﷺ) campait pour que le départ lui soit plus facile
- Sahih al-Bukhari, n°1771
Rapporté par ‘Aisha : Safiya a eu ses règles la nuit du départ du Hajj (Nafr), et elle a dit : « Je vois que je vais vous retenir. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aqra Halqa ! A-t-elle accompli le Tawaf le jour du sacrifice ? » Quelqu’un a répondu oui. Il a dit : « Alors partez. » (Différents rapporteurs ont mentionné que) ‘Aisha a dit : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) depuis Médine avec l’intention de faire uniquement le Hajj. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, il nous a ordonné de terminer l’ihram. Quand est venue la nuit du départ (Nafr), Safiya bint Huyay a eu ses règles. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Halqa Aqra ! Je pense qu’elle va vous retenir,’ puis il a ajouté : ‘As-tu accompli le Tawaf (Al-Ifada) le jour du sacrifice ?’ Elle a répondu : ‘Oui.’ Il a dit : ‘Alors partez.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas fait la ‘Umra.’ Il a répondu : ‘Fais la ‘Umra depuis Tan‘im.’ Mon frère est venu avec moi et nous avons rencontré le Prophète (ﷺ) en fin de nuit. Il a dit : ‘Attendez à tel endroit.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1772
Rapporté par ‘Aisha : Safiya a eu ses règles la nuit du départ du Hajj (Nafr), et elle a dit : « Je vois que je vais vous retenir. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aqra Halqa ! A-t-elle accompli le Tawaf le jour du sacrifice ? » Quelqu’un a répondu oui. Il a dit : « Alors partez. » (Différents rapporteurs ont mentionné que) ‘Aisha a dit : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) depuis Médine avec l’intention de faire uniquement le Hajj. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, il nous a ordonné de terminer l’ihram. Quand est venue la nuit du départ (Nafr), Safiya bint Huyay a eu ses règles. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Halqa Aqra ! Je pense qu’elle va vous retenir,’ puis il a ajouté : ‘As-tu accompli le Tawaf (Al-Ifada) le jour du sacrifice ?’ Elle a répondu : ‘Oui.’ Il a dit : ‘Alors partez.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas fait la ‘Umra.’ Il a répondu : ‘Fais la ‘Umra depuis Tan‘im.’ Mon frère est venu avec moi et nous avons rencontré le Prophète (ﷺ) en fin de nuit. Il a dit : ‘Attendez à tel endroit.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1775
Rapporté par Mujahid : Urwa bin Az-Zubair et moi sommes entrés dans la mosquée et avons vu ‘Abdullah bin ‘Umar assis près de la maison de Aisha, et certaines personnes faisaient la prière du Duha. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait de cette prière et il a répondu que c’était une innovation. Urwa lui a ensuite demandé combien de fois le Prophète (ﷺ) avait accompli la ‘Umra. Il a répondu : « Quatre fois, dont une au mois de Rajab. » Nous n’avons pas voulu le contredire. Puis nous avons entendu Aisha, la Mère des croyants, se nettoyer les dents avec un siwak dans sa maison. Urwa a dit : « Ô Mère ! Ô Mère des croyants ! N’entends-tu pas ce qu’Abu ‘Abdur Rahman dit ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » Urwa a dit : « Il dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a fait quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Aisha a répondu : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu ‘Abdur Rahman ! Le Prophète (ﷺ) n’a jamais fait de ‘Umra sans qu’il soit avec lui, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°1776
Rapporté par Mujahid : Urwa bin Az-Zubair et moi sommes entrés dans la mosquée et avons vu ‘Abdullah bin ‘Umar assis près de la maison de Aisha, et certaines personnes faisaient la prière du Duha. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait de cette prière et il a répondu que c’était une innovation. Urwa lui a ensuite demandé combien de fois le Prophète (ﷺ) avait accompli la ‘Umra. Il a répondu : « Quatre fois, dont une au mois de Rajab. » Nous n’avons pas voulu le contredire. Puis nous avons entendu Aisha, la Mère des croyants, se nettoyer les dents avec un siwak dans sa maison. Urwa a dit : « Ô Mère ! Ô Mère des croyants ! N’entends-tu pas ce qu’Abu ‘Abdur Rahman dit ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » Urwa a dit : « Il dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a fait quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Aisha a répondu : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu ‘Abdur Rahman ! Le Prophète (ﷺ) n’a jamais fait de ‘Umra sans qu’il soit avec lui, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°1777
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : J’ai demandé à Aisha si le Prophète (ﷺ) avait accompli une ‘Umra au mois de Rajab. Elle a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°1783
Rapporté par Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) peu avant l’apparition du croissant du mois de Dhi-l-Hijja et il nous a dit : « Celui qui veut entrer en état d’Ihram pour le Hajj peut le faire ; et celui qui veut entrer en état d’Ihram pour la ‘Umra peut le faire. Si je n’avais pas amené l’animal à sacrifier avec moi, j’aurais pris l’Ihram pour la ‘Umra. » (Aisha ajoute :) Certains d’entre nous ont pris l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj. J’étais parmi ceux qui ont pris l’Ihram pour la ‘Umra. Le jour de ‘Arafat est arrivé et j’étais encore indisposée. J’ai fait part de mon problème au Prophète (ﷺ) et il m’a dit : « Abandonne ta ‘Umra, défais et peigne tes cheveux, et prends l’Ihram pour le Hajj. » La nuit de Hasba, il a envoyé ‘Abdur Rahman avec moi à at-Tan‘im et j’ai pris l’Ihram pour la ‘Umra (et je l’ai accomplie) à la place de celle que j’avais manquée
- Sahih al-Bukhari, n°1784
Rapporté par ‘Amr bin Aus : ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakr m’a raconté que le Prophète (ﷺ) lui avait ordonné de faire monter Aisha derrière lui et de lui faire accomplir la ‘Umra depuis at-Tan‘im
- Sahih al-Bukhari, n°1785
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont pris l’Ihram pour le Hajj, et seuls le Prophète (ﷺ) et Talha avaient l’animal à sacrifier avec eux. ‘Ali est venu du Yémen avec un animal à sacrifier. Il (‘Ali) a dit : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que celle du Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de transformer leur intention d’Ihram en celle de la ‘Umra, de faire le Tawaf de la Ka‘ba (et entre Safa et Marwa), de se couper les cheveux puis de sortir de l’Ihram, sauf ceux qui avaient l’animal à sacrifier. Ils ont demandé : « Allons-nous à Mina alors que certains d’entre nous auront eu des relations avec leurs femmes si nous sortons de l’Ihram ? » Le Prophète a entendu cela et a dit : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené l’animal à sacrifier. Si je ne l’avais pas avec moi, je serais sorti de l’Ihram. » Aisha a eu ses règles et a accompli toutes les cérémonies (du Hajj) sauf le Tawaf. Quand elle est devenue pure et qu’elle a fait le Tawaf de la Ka‘ba, elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vous (les gens) repartez avec le Hajj et la ‘Umra, et moi seulement avec le Hajj ! » Alors, il a ordonné à ‘Abdur Rahman bin Abu Bakr de l’emmener à at-Tan‘im. Ainsi, elle a accompli la ‘Umra après le Hajj, au mois de Dhi-l-Hijja. Suraqa bin Malik bin Ju’sham a rencontré le Prophète (ﷺ) à Al-‘Aqaba (Jamrat-ul ‘Aqaba) pendant qu’il y jetait les cailloux et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce permis seulement pour toi ? » Le Prophète a répondu : « Non, c’est pour toujours (c’est-à-dire que tous les musulmans peuvent faire la ‘Umra avant le Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°1786
Rapporté par Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) peu avant l’apparition du croissant de Dhi-l-Hijja et il a dit : « Celui qui veut prendre l’Ihram pour la ‘Umra peut le faire, et celui qui veut prendre l’Ihram pour le Hajj peut le faire. Si je n’avais pas amené l’animal à sacrifier, j’aurais pris l’Ihram pour la ‘Umra. » Certains ont pris l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj. J’étais parmi ceux qui ont pris l’Ihram pour la ‘Umra. J’ai eu mes règles avant d’entrer à La Mecque et j’étais encore indisposée le jour de ‘Arafat. J’ai expliqué cela au Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : « Abandonne ta ‘Umra, défais et peigne tes cheveux, et prends l’Ihram pour le Hajj. » J’ai fait ainsi. La nuit de Hasba (le jour du départ de Mina), le Prophète (ﷺ) a envoyé ‘Abdur Rahman avec moi à at-Tan‘im. Le narrateur ajoute : ‘Abdur Rahman l’a fait monter derrière lui. Et elle a pris l’Ihram pour la ‘Umra à la place de celle qu’elle avait abandonnée. Aisha a terminé son Hajj et sa ‘Umra, et aucun sacrifice, aumône ou jeûne ne lui était obligatoire
- Sahih al-Bukhari, n°1787
Rapporté par Al-Aswad : Aisha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les gens repartent après avoir accompli les deux rites (c’est-à-dire le Hajj et la ‘Umra), mais moi je ne repars qu’avec un seul ? » Il a dit : « Attends d’être purifiée de tes règles, puis va à at-Tan‘im, prends l’Ihram (et après avoir accompli la ‘Umra) rejoins-nous à tel endroit. Mais la récompense de la ‘Umra dépend de tes dépenses ou de la difficulté que tu rencontreras en l’accomplissant. »
- Sahih al-Bukhari, n°1788
Rapporté par Aisha : Nous sommes partis en prenant l’Ihram pour le Hajj pendant les mois du Hajj, en nous dirigeant vers les lieux sacrés du Hajj. Nous nous sommes arrêtés à Sarif et le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Celui qui n’a pas l’animal à sacrifier et qui veut transformer son Hajj en ‘Umra, qu’il le fasse, mais celui qui a l’animal à sacrifier ne doit pas le faire. » Le Prophète (ﷺ) et certains de ses compagnons riches avaient l’animal à sacrifier, donc ils ne sont pas sortis de l’Ihram après la ‘Umra. Le Prophète (ﷺ) est venu me voir alors que je pleurais. Il m’a demandé pourquoi. J’ai répondu : « J’ai entendu ce que tu as dit à tes compagnons et je ne peux pas faire la ‘Umra. » Il m’a demandé : « Qu’as-tu ? » J’ai répondu : « Je ne prie pas. » Il a dit : « Il n’y a pas de mal, car tu es une des filles d’Adam et cela arrive à toutes. Tu dois donc accomplir le Hajj et j’espère qu’Allah te permettra aussi de faire la ‘Umra. » J’ai continué jusqu’à ce que nous quittions Mina et nous sommes arrêtés à Al-Mahassab. Le Prophète (ﷺ) a appelé ‘Abdur Rahman et lui a dit : « Sors du sanctuaire avec ta sœur et qu’elle prenne l’Ihram pour la ‘Umra, et après que vous ayez terminé le Tawaf, je vous attendrai ici. » Nous sommes revenus à minuit et le Prophète (ﷺ) nous a demandé : « Avez-vous terminé ? » J’ai répondu oui. Il a alors annoncé le départ et les gens se sont préparés à partir, certains ayant fait le Tawaf de la Ka‘ba avant la prière du matin, puis le Prophète (ﷺ) est parti pour Médine
- Sahih al-Bukhari, n°1790
Rapporté par Hisham Ibn ‘Urwa, de la part de son père, qui a dit : Quand j’étais jeune, j’ai demandé à Aisha, l’épouse du Prophète, au sujet du sens de la parole d’Allah : « En vérité ! (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah. Donc, il n’y a pas de mal pour ceux qui font le Hajj ou la ‘Umra de la Maison (Ka‘ba à La Mecque) à faire le parcours entre elles ? (2.158) J’ai compris (de cela) qu’il n’y a pas de mal si quelqu’un ne fait pas le parcours entre elles. » Aisha a répondu : « Non, car si c’était comme tu dis, la récitation aurait été ainsi : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le parcours entre elles.” Ce verset a été révélé à propos des Ansar qui prenaient l’Ihram pour l’idole Manat, placée près d’un endroit appelé Qudaid, et ces gens pensaient qu’il n’était pas correct de faire le parcours entre As-Safa et Al-Marwa. Quand l’islam est venu, ils ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet, et Allah a révélé : “En vérité ! (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah. Donc, il n’y a pas de mal pour ceux qui font le Hajj ou la ‘Umra de la Maison (Ka‘ba à La Mecque) à faire le parcours entre elles.” (2.158) Sufyan et Abu Muawiya ont ajouté de la part de Hisham (de Aisha) : « Le Hajj ou la ‘Umra de celui qui ne fait pas le parcours entre As-Safa et Al-Marwa n’est pas complet aux yeux d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1796
Rapporté par Al-Aswad : `Abdullah, l’esclave de Asma bint Abu Bakr, m’a dit qu’il entendait souvent Asma’, chaque fois qu’elle passait près de Al-Hajun, dire : Qu’Allah bénisse Son Messager Muhammad. Une fois, nous nous sommes arrêtés ici avec lui, et à ce moment-là, nous voyagions avec peu de bagages ; nous avions peu de montures et peu de provisions. Moi, ma sœur `Aisha, Az-Zubair et d’autres personnes avons accompli la `Umra, et quand nous avons passé nos mains sur la Ka`ba (c’est-à-dire fait le Tawaf autour de la Ka`ba et entre As-Safa et Al-Marwa), nous avons terminé notre Ihram. Plus tard, nous avons repris l’Ihram pour le Hajj le même soir
- Sahih al-Bukhari, n°1861
Rapporté par Aisha (mère des croyants) : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Ne devrions-nous pas participer aux batailles et au jihad avec toi ? » Il a répondu : « Le meilleur et le plus grand jihad (pour les femmes) est un Hajj accepté par Allah. » Aisha a ajouté : Depuis que j'ai entendu cela du Messager d'Allah (ﷺ), j'ai décidé de ne jamais manquer le Hajj
- Sahih al-Bukhari, n°1889
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, Abu Bakr et Bilal sont tombés malades. Quand la fièvre d’Abu Bakr s’aggravait, il récitait ce vers : « Chacun reste vivant avec les siens, mais la mort est plus proche de lui que ses lacets de chaussures. » Et Bilal, quand il a guéri, récitait : « Si seulement je pouvais passer une nuit dans une vallée entourée d’idhkhir et de jalil (des plantes odorantes). Si seulement je pouvais un jour boire l’eau de Majanna, et voir les deux montagnes Shama et Tafil ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Maudis Shaiba bin Rabi`a, `Utba bin Rabi`a et Umaiya bin Khalaf car ils nous ont chassés de notre terre vers une terre d’épidémies. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Fais-nous aimer Médine comme nous aimons La Mecque, ou même plus. Ô Allah ! Accorde Ta bénédiction à notre Sa et à notre Mudd (mesures de nourriture), rends le climat de Médine agréable pour nous, et éloigne sa fièvre vers Aljuhfa. » `Aisha a ajouté : Quand nous sommes arrivés à Médine, c’était la terre la plus malsaine d’Allah, et la vallée de Bathan (la vallée de Médine) coulait avec une eau trouble
- Sahih al-Bukhari, n°1893
Rapporté par `Aisha : Les Quraish jeûnaient le jour de Ashura avant l’Islam, puis le Messager d’Allah a ordonné aux musulmans de jeûner ce jour-là, jusqu’à ce que le jeûne du mois de Ramadan soit prescrit. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui veut jeûner (‘Ashura) peut jeûner, et celui qui ne veut pas jeûner n’est pas obligé. »
- Sahih al-Bukhari, n°1918
Rapporté par `Aisha : Bilal avait l’habitude de faire l’Adhan la nuit, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Continuez à manger et à boire jusqu’à ce qu’Ibn Um Maktum fasse l’Adhan, car il ne l’annonce qu’à l’aube. »
- Sahih al-Bukhari, n°1919
Rapporté par `Aisha : Bilal avait l’habitude de faire l’Adhan la nuit, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Continuez à manger et à boire jusqu’à ce qu’Ibn Um Maktum fasse l’Adhan, car il ne l’annonce qu’à l’aube. »
- Sahih al-Bukhari, n°1925
Rapporté par `Aisha et Um Salama : Parfois, le Messager d’Allah (ﷺ) se levait le matin en état de Janaba après avoir eu des relations avec ses femmes. Il se lavait ensuite et jeûnait
- Sahih al-Bukhari, n°1926
Rapporté par `Aisha et Um Salama : Parfois, le Messager d’Allah (ﷺ) se levait le matin en état de Janaba après avoir eu des relations avec ses femmes. Il se lavait ensuite et jeûnait
- Sahih al-Bukhari, n°1927
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) embrassait et serrait (ses femmes) alors qu’il jeûnait, et il avait plus de maîtrise de lui-même que n’importe lequel d’entre vous. Jabir a dit : « Celui qui a une éjaculation après avoir regardé (sa femme) doit quand même terminer son jeûne. »
- Sahih al-Bukhari, n°1928
Rapporté par le père de Hisham : Aisha a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) embrassait certaines de ses femmes alors qu’il jeûnait », puis elle a souri
- Sahih al-Bukhari, n°1930
Rapporté par `Aisha : (Parfois) pendant le Ramadan, le Prophète (ﷺ) prenait un bain rituel le matin, pas à cause d’un rêve, et continuait son jeûne
- Sahih al-Bukhari, n°1931
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur-Rahman : Mon père et moi sommes allés chez `Aisha et elle a dit : « Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) se levait parfois le matin en état de Janaba après un rapport sexuel, pas à cause d’un rêve, puis il jeûnait ce jour-là. » Ensuite, il est allé voir Um Salama et elle a raconté la même chose
- Sahih al-Bukhari, n°1932
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur-Rahman : Mon père et moi sommes allés chez `Aisha et elle a dit : « Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) se levait parfois le matin en état de Janaba après un rapport sexuel, pas à cause d’un rêve, puis il jeûnait ce jour-là. » Ensuite, il est allé voir Um Salama et elle a raconté la même chose
- Sahih al-Bukhari, n°1935
Rapporté par ‘Aisha : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit qu’il était perdu. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé ce qui se passait. Il a répondu : « J’ai eu un rapport avec ma femme pendant le Ramadan (alors que je jeûnais). » On a alors apporté un panier rempli de dattes au Prophète (ﷺ) et il a demandé : « Où est l’homme qui s’est dit perdu ? » Il a répondu : « Je suis là. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit de donner ce panier en aumône (comme expiation)
- Sahih al-Bukhari, n°1942
Rapporté par ‘Aisha : Hamza bin ‘Amr Al-Aslami a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je jeûne sans interruption. »
- Sahih al-Bukhari, n°1943
Rapporté par ‘Aisha (l’épouse du Prophète) : Hamza bin ‘Amr Al-Aslami a demandé au Prophète : « Dois-je jeûner en voyage ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu peux jeûner si tu veux, et tu peux ne pas jeûner si tu veux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1950
Rapporté par ‘Aisha : Il m’arrivait de manquer des jours de jeûne du Ramadan, mais je ne pouvais les rattraper que pendant le mois de Sha‘ban. » Yahya, un des rapporteurs, a dit : « Elle était occupée à servir le Prophète (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°1952
Rapporté par ‘Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui meurt alors qu’il devait encore des jours de jeûne (du Ramadan), ses proches doivent jeûner à sa place. »
- Sahih al-Bukhari, n°1964
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit Al-Wisal par compassion pour eux. Ils lui ont dit : « Mais tu pratiques Al-Wisal ? » Il a dit : « Je ne suis pas comme vous, car mon Seigneur me nourrit et me donne à boire. »
- Sahih al-Bukhari, n°1969
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait parfois si souvent qu’on pensait qu’il ne s’arrêterait jamais, et parfois il arrêtait de jeûner si longtemps qu’on pensait qu’il ne jeûnerait plus jamais. Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ jeûner un mois entier sauf pendant Ramadan, et je ne l’ai jamais vu jeûner autant dans un mois que dans le mois de Sha’ban
- Sahih al-Bukhari, n°1970
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ n’a jamais autant jeûné dans un mois que dans le mois de Sha’ban. Il disait : « Faites les actes que vous pouvez accomplir facilement, car Allah ne se lasse pas (de donner des récompenses) tant que vous ne vous lassez pas (d’accomplir des actes religieux). » La prière que le Prophète ﷺ aimait le plus était celle qu’il faisait régulièrement, même si elle était courte. Et chaque fois que le Prophète ﷺ commençait une prière, il la faisait toujours régulièrement
- Sahih al-Bukhari, n°1987
Rapporté par Alqama : J'ai demandé à `Aisha : « Est-ce que le Messager d'Allah choisissait des jours particuliers pour jeûner ? » Elle a répondu : « Non, mais il était constant (dans son adoration). Qui parmi vous peut supporter ce que le Messager d'Allah (ﷺ) supportait ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1996
Rapporté par Yahya : Hisham a dit : « Mon père a dit que `Aïsha (رضي الله عنها) avait l’habitude de jeûner pendant les jours de Mina. » Son père (c’est-à-dire le père de Hisham) jeûnait aussi ces jours-là
- Sahih al-Bukhari, n°1997
Rapporté par `Aisha et Ibn `Umar : Personne n’était autorisé à jeûner pendant les jours de Tashriq, sauf ceux qui ne pouvaient pas offrir le sacrifice (Hadi)
- Sahih al-Bukhari, n°1998
Rapporté par `Aisha et Ibn `Umar : Personne n’était autorisé à jeûner pendant les jours de Tashriq, sauf ceux qui ne pouvaient pas offrir le sacrifice (Hadi)
- Sahih al-Bukhari, n°2001
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné (aux musulmans) de jeûner le jour de ‘Achoura. Mais quand le jeûne du mois de Ramadan a été prescrit, il est devenu facultatif de jeûner ce jour-là (‘Achoura) ou non
- Sahih al-Bukhari, n°2002
Rapporté par Aisha : Les Quraysh jeûnaient le jour de ‘Achoura avant l’Islam, et le Messager d’Allah (ﷺ) aussi jeûnait ce jour-là. Quand il est arrivé à Médine, il a jeûné ce jour-là et a ordonné aux autres de jeûner aussi. Plus tard, quand le jeûne du mois de Ramadan a été prescrit, il a arrêté de jeûner le jour de ‘Achoura et cela est devenu facultatif
- Sahih al-Bukhari, n°2011
Rapporté par `Aisha : (l’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de prier (la nuit) pendant le Ramadan
- Sahih al-Bukhari, n°2012
Rapporté par ‘Urwa : Il a été informé par `Aisha : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti au milieu de la nuit et a prié à la mosquée, et quelques hommes ont prié derrière lui. Le matin, les gens en ont parlé, puis beaucoup se sont rassemblés et ont prié derrière lui la deuxième nuit. Le lendemain matin, les gens en ont encore parlé, et la troisième nuit la mosquée était pleine. Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et les gens ont prié derrière lui. La quatrième nuit, la mosquée était tellement remplie qu’elle ne pouvait plus contenir tout le monde, mais le Prophète (ﷺ) n’est sorti que pour la prière du matin. Quand la prière du matin fut terminée, il a récité le Tashahhud et a dit : « Quant à ce qui suit : votre présence ne m’a pas échappé, mais j’ai eu peur que la prière de la nuit (Qiyam) ne devienne obligatoire pour vous et que vous ne puissiez pas la supporter. » Ainsi, le Messager d’Allah est décédé et la situation est restée comme cela (c’est-à-dire que les gens priaient individuellement)
- Sahih al-Bukhari, n°2013
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur Rahman : Il a demandé à `Aisha : « Comment était la prière du Messager d’Allah (ﷺ) pendant le Ramadan ? » Elle a répondu : « Il ne priait jamais plus de onze rak`at pendant le Ramadan ou dans un autre mois. Il priait quatre rak`at — leur beauté et leur longueur sont remarquables — puis il priait encore quatre — leur beauté et leur longueur sont remarquables — puis il priait trois rak`at (witr). » Elle a ajouté : « J’ai demandé : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que tu dors avant de prier le witr ?” Il a répondu : “Ô `Aisha ! Mes yeux dorment mais mon cœur ne dort pas.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2017
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cherchez la nuit du Qadr dans les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadan. »
- Sahih al-Bukhari, n°2019
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cherchez (la nuit du Qadr). »
- Sahih al-Bukhari, n°2020
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait l’I`tikaf pendant les dix dernières nuits de Ramadan et disait : « Cherchez la nuit du Qadr dans les dix dernières nuits du mois de Ramadan. »
- Sahih al-Bukhari, n°2024
Rapporté par Aisha : Dès le début des dix derniers jours de Ramadan, le Prophète (ﷺ) serrait sa ceinture (c’est-à-dire qu’il se consacrait davantage à l’adoration), priait toute la nuit et réveillait sa famille pour la prière
- Sahih al-Bukhari, n°2026
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Le Prophète (ﷺ) faisait l’I`tikaf pendant les dix derniers jours de Ramadan jusqu’à sa mort, puis ses épouses faisaient l’I`tikaf après lui
- Sahih al-Bukhari, n°2028
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de pencher sa tête vers moi alors qu’il était en I`tikaf dans la mosquée pendant mes règles, et je peignais et mettais de l’huile dans ses cheveux
- Sahih al-Bukhari, n°2029
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) me tendait sa tête (dans la maison) alors qu’il était dans la mosquée, et je peignais et mettais de l’huile dans ses cheveux. Quand il était en I`tikaf, il n’entrait dans la maison que par nécessité
- Sahih al-Bukhari, n°2030
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) m’enlaçait pendant mes règles. Il sortait aussi sa tête de la mosquée pendant qu’il était en I`tikaf, et je la lavais pendant mes règles
- Sahih al-Bukhari, n°2031
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) m’enlaçait pendant mes règles. Il sortait aussi sa tête de la mosquée pendant qu’il était en I`tikaf, et je la lavais pendant mes règles
- Sahih al-Bukhari, n°2033
Rapporté par `Amra : Aisha a dit : « Le Prophète ﷺ faisait l’I`tikaf pendant les dix derniers jours du Ramadan et je lui installais une tente, et après la prière du matin, il entrait dans la tente. Hafsa a demandé à Aisha la permission d’installer une tente pour elle, elle a accepté et Hafsa a monté sa tente. Quand Zaynab bint Jahsh a vu cela, elle a aussi installé une tente. Le matin, le Prophète ﷺ a remarqué les tentes. Il a dit : “Qu’est-ce que c’est ?” On lui a expliqué toute la situation. Alors le Prophète ﷺ a dit : “Pensez-vous qu’elles ont voulu faire un acte de piété en faisant cela ?” Il a donc abandonné l’I`tikaf ce mois-là et l’a pratiqué dix jours pendant le mois de Shawwal. »
- Sahih al-Bukhari, n°2034
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ voulait faire l’I`tikaf et, en arrivant à l’endroit où il comptait le faire, il a vu plusieurs tentes : celles d’Aisha, de Hafsa et de Zaynab. Il a alors dit : « Pensez-vous qu’elles ont voulu faire un acte de piété en faisant cela ? » Puis il est parti et n’a pas fait l’I`tikaf (pendant le Ramadan), mais il l’a fait dix jours dans le mois de Shawwal
- Sahih al-Bukhari, n°2037
Rapporté par `Aisha : L’une des épouses du Messager d’Allah ﷺ faisait l’I`tikaf avec lui alors qu’elle avait des saignements entre ses règles, et elle voyait des traces rouges ou jaunâtres. Parfois, nous mettions un plateau sous elle quand elle priait
- Sahih al-Bukhari, n°2041
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman, de la part de `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ faisait l’I`tikaf chaque année pendant le mois de Ramadan. Après la prière du matin, il entrait dans le lieu de son I`tikaf. `Aisha lui a demandé la permission de faire l’I`tikaf et il a accepté, alors elle a monté une tente dans la mosquée. Quand Hafsa l’a appris, elle a aussi monté une tente pour elle-même, et quand Zaynab l’a su, elle a également installé une autre tente. Le matin, quand le Messager d’Allah ﷺ a fini la prière du matin, il a vu quatre tentes et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » On l’a informé. Il a alors dit : « Qu’est-ce qui les a poussées à faire cela ? Est-ce de la piété ? Enlevez les tentes, je ne veux pas les voir. » Les tentes ont donc été retirées. Le Prophète ﷺ n’a pas fait l’I`tikaf cette année-là pendant le Ramadan, mais il l’a fait pendant les dix derniers jours de Shawwal
- Sahih al-Bukhari, n°2045
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman, de la part de `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ a mentionné qu’il ferait l’I`tikaf pendant les dix derniers jours du Ramadan. `Aisha lui a demandé la permission de faire l’I`tikaf et il l’a autorisée. Hafsa a demandé à `Aisha de demander la permission pour elle aussi, et elle l’a fait. Quand Zaynab bint Jahsh a vu cela, elle a demandé qu’on lui installe une tente, ce qui a été fait. Le Messager d’Allah ﷺ allait dans sa tente après la prière. Il a donc vu les tentes et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » On lui a dit que c’étaient les tentes d’Aisha, Hafsa et Zaynab. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Est-ce pour la piété qu’elles ont fait cela ? Je ne vais pas faire l’I`tikaf. » Il est donc rentré chez lui. Quand le mois du jeûne a pris fin, il a fait l’I`tikaf pendant dix jours dans le mois de Shawwal
- Sahih al-Bukhari, n°2046
Rapporté par `Urwa : Pendant ses règles, Aisha coiffait et mettait de l’huile dans les cheveux du Prophète ﷺ pendant qu’il faisait l’I`tikaf à la mosquée. Il lui tendait la tête alors qu’elle était dans sa chambre
- Sahih al-Bukhari, n°2053
Rapporté par Aisha : `Utba bin Abu Waqqas a demandé à son frère Sa`d bin Abu Waqqas de prendre sous sa garde le fils de la servante de Zam`a, car il disait que c’était son fils (c’est-à-dire celui de `Utba). L’année de la conquête de La Mecque, Sa`d bin Abu Waqqas a pris l’enfant et a affirmé qu’il était le fils de son frère, comme celui-ci le lui avait demandé. ‘Abu bin Zam`a s’est alors levé et a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans la maison de mon père. » Ils sont allés tous les deux voir le Prophète (ﷺ). Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est le fils de mon frère, et il m’a demandé de le prendre. » ‘Abu bin Zam`a a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans la maison de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’enfant est pour toi, ô ‘Abu bin Zam`a. » Puis le Prophète (ﷺ) a ajouté : « L’enfant appartient à celui dans la maison duquel il est né, et il n’y a que déception et privation pour celui qui a commis un acte interdit. » Le Prophète (ﷺ) a demandé à sa femme Sauda bint Zam`a de se couvrir devant ce garçon, car il remarquait une ressemblance entre l’enfant et `Utba. Ainsi, le garçon ne l’a plus vue jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°2057
Rapporté par `Aisha : Certaines personnes ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! On nous apporte de la viande et on ne sait pas si le nom d’Allah a été prononcé lors de l’abattage. » Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Prononcez le nom d’Allah et mangez. »
- Sahih al-Bukhari, n°2065
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une femme donne en aumône de la nourriture de sa maison sans gaspiller, elle aura la récompense de ce qu’elle a donné, son mari aura la récompense de ce qu’il a gagné, et le gardien du stock aura aussi une récompense équivalente. La récompense de l’un ne diminue pas celle des autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°2068
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a acheté des grains à un Juif à crédit et a mis en gage son armure chez lui
- Sahih al-Bukhari, n°2070
Rapporté par `Aisha : Quand Abu Bakr As-Siddiq a été choisi comme calife, il a dit : « Mon peuple sait que mon métier me permettait de subvenir aux besoins de ma famille. Et comme je serai occupé à servir la communauté musulmane, ma famille mangera dans le Trésor public des musulmans, et je continuerai à servir les musulmans. »
- Sahih al-Bukhari, n°2071
Rapporté par Aisha : Les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) faisaient des travaux manuels, alors leur sueur avait une odeur, et on leur conseillait de se laver
- Sahih al-Bukhari, n°2084
Rapporté par Aisha : Quand les derniers versets de la sourate Al-Baqara ont été révélés, le Prophète (ﷺ) les a récités à la mosquée et a déclaré le commerce de l’alcool interdit
- Sahih al-Bukhari, n°2096
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a acheté des grains à un Juif à crédit et a mis son armure en gage chez lui
- Sahih al-Bukhari, n°2105
Rapporté par Aisha : (mère des croyants) J'ai acheté un coussin avec des images dessus. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) l'a vu, il est resté debout à la porte et n'est pas entré dans la maison. J'ai remarqué qu'il était contrarié, alors j'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Je demande pardon à Allah et à Son Messager. (Dis-moi) quel péché j'ai commis. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Et ce coussin ? » J'ai répondu : « Je l'ai acheté pour que tu t'assoies ou t'appuies dessus. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Les peintres (c'est-à-dire les propriétaires de ces images) seront punis le Jour de la Résurrection. Il leur sera dit : “Donnez la vie à ce que vous avez créé (c'est-à-dire peint).” » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Les anges n'entrent pas dans une maison où il y a des images. »
- Sahih al-Bukhari, n°2118
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Une armée attaquera la Ka`ba et quand les envahisseurs atteindront Al-Baida', toute la terre s’effondrera et engloutira toute l’armée. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment seront-ils engloutis alors qu’il y aura parmi eux des commerçants (des gens qui travaillent dans le commerce et ne sont pas des envahisseurs) et des personnes qui ne font pas partie d’eux ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tous ces gens seront engloutis, mais ils seront ressuscités et jugés selon leurs intentions. »
- Sahih al-Bukhari, n°2138
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) rendait rarement visite à la maison d’Abu Bakr sans le faire chaque jour, soit le matin, soit le soir. Quand la permission de migrer à Médine a été donnée, tout à coup le Prophète (ﷺ) est venu chez nous à midi et Abu Bakr en a été informé. Il a dit : « Certainement, le Prophète (ﷺ) est venu pour une affaire urgente. » Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Bakr, quand ce dernier est entré : « Que personne ne reste chez toi. » Abu Bakr a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il n’y a que mes deux filles (Aisha et Asma) ici. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai appris que j’ai reçu la permission de migrer. » Abu Bakr a dit : « Je t’accompagnerai, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu m’accompagneras. » Abu Bakr a alors dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai deux chamelles que j’ai préparées spécialement pour la migration, je t’en offre une. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’accepte, mais à condition de la payer. »
- Sahih al-Bukhari, n°2155
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir et je lui ai parlé de l’esclave Barira. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Achète-la et affranchis-la, car le Wala revient à celui qui affranchit. » Le soir, le Prophète (ﷺ) s’est levé, a glorifié Allah comme Il le mérite, puis a dit : « Pourquoi certaines personnes imposent-elles des conditions qui ne sont pas dans le Livre d’Allah ? Celui qui impose une condition qui n’est pas dans les lois d’Allah, cette condition est invalide, même s’il en impose cent, car les conditions d’Allah sont les plus valables et les plus fiables. »
- Sahih al-Bukhari, n°2156
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Aisha voulait acheter Barira et le Prophète (ﷺ) est sorti pour la prière. À son retour, elle lui a dit que ses maîtres refusaient de la vendre sauf si le Wala’ leur revenait. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Le Wala’ revient à celui qui affranchit. » Hammam a demandé à Nafi` si le mari de Barira était un homme libre ou un esclave. Il a répondu qu’il ne savait pas
- Sahih al-Bukhari, n°2168
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : « Barira est venue me voir et m’a dit : ‘Je me suis mise d’accord avec mes maîtres pour leur payer neuf uqiyas (d’or) en plusieurs fois, une uqiya par an ; aide-moi, s’il te plaît.’ J’ai dit : ‘Je suis prête à payer la totalité maintenant si tes maîtres acceptent que ton Wala’ me revienne.’ Barira est allée voir ses maîtres pour leur transmettre l’offre, mais ils ont refusé. Elle est revenue, et à ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) était présent. Barira a dit : ‘Je leur ai parlé de l’offre mais ils ont refusé et ont insisté pour garder le Wala’.’ Le Prophète (ﷺ) a entendu cela. » `Aisha a raconté toute l’histoire au Prophète. Il lui a dit : « Achète-la et stipule que le Wala’ sera pour toi, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. » `Aisha l’a fait. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé devant les gens, a glorifié Allah, puis a dit : « Amma Ba`du ! Que dire des gens qui imposent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d’Allah ? Toute condition qui n’est pas dans le Livre d’Allah est invalide, même s’il y en a cent, car les décisions d’Allah sont les bonnes et Ses conditions sont les plus fermes, et le Wala’ revient à celui qui affranchit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2169
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Aisha, la mère des croyants, voulait acheter une esclave et l’affranchir, mais ses maîtres ont dit qu’ils ne la vendraient qu’à condition que le Wala’ leur revienne. `Aisha en a parlé au Messager d’Allah (ﷺ). Il a dit : « Ce qu’ils exigent ne doit pas t’empêcher de l’acheter, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2200
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a acheté de la nourriture à un Juif à crédit et a mis son armure en gage chez lui
- Sahih al-Bukhari, n°2211
Rapporté par `Aisha : Hind, la mère de Mu’awiya, a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Abou Soufyan (son mari) est avare. Est-ce que j’ai le droit de prendre de son argent en secret ? » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Toi et tes enfants, vous pouvez prendre ce qui est suffisant, de façon raisonnable et équitable. »
- Sahih al-Bukhari, n°2212
Rapporté par Hisham bin `Urwa d’après son père, qui a entendu Aisha dire : Le verset sacré : « Si le tuteur est riche, il ne doit rien prendre (des biens des orphelins), mais s’il est pauvre, qu’il prenne ce qui est juste et raisonnable (en fonction de son travail) » (4.6) a été révélé à propos du tuteur des orphelins qui s’occupe d’eux et gère correctement leurs biens ; si le tuteur est pauvre, il peut prendre ce qui est juste et raisonnable (en fonction de son travail)
- Sahih al-Bukhari, n°2218
Rapporté par `Aisha : Sa`d bin Abi Waqqas et ‘Abu bin Zam`a se disputaient au sujet d’un garçon. Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce garçon est le fils de mon frère (`Utba bin Abi Waqqas) qui m’a demandé de le prendre en charge car il disait que c’était son fils (illégitime). Regarde-le et vois à qui il ressemble. » ‘Abu bin Zam`a a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est mon frère, il est né sur le lit de mon père de sa servante. » Le Messager d’Allah a regardé le garçon et a vu qu’il ressemblait clairement à `Utba, puis il a dit : « Le garçon est pour toi, ô ‘Abu bin Zam`a. L’enfant appartient au propriétaire du lit, et l’adultère n’a droit à rien d’autre que des pierres (c’est-à-dire le désespoir ou la lapidation). » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Sauda bint Zam`a ! Protège-toi de ce garçon. » Ainsi, Sauda ne l’a plus jamais vu
- Sahih al-Bukhari, n°2226
Rapporté par `Aisha : Lorsque les derniers versets de la sourate Al-Baqara ont été révélés, le Prophète (ﷺ) est sorti (de sa maison vers la mosquée) et a dit : « Le commerce de l’alcool est désormais interdit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2251
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a acheté de la nourriture (de l’orge) à un Juif à crédit et il lui a donné son armure en fer en garantie
- Sahih al-Bukhari, n°2252
Rapporté par Al-A`mash : Nous avons discuté chez Ibrahim au sujet de la mise en gage dans le Salam. Il a dit : « `Aisha a dit : Le Prophète (ﷺ) a acheté de la nourriture à un Juif à crédit, avec un paiement prévu à une date précise, et il lui a donné son armure en fer en garantie. »
- Sahih al-Bukhari, n°2259
Rapporté par Aisha : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai deux voisins et j’aimerais savoir auquel des deux je dois offrir des cadeaux. » Il a répondu : « À celui dont la porte est la plus proche de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2263
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr ont engagé un homme (polythéiste) de la tribu de Bani Ad-Dail et de la tribu de Bani 'Abu bin `Adi comme guide. Il était un guide expérimenté et il avait rompu le contrat de serment qu’il devait respecter avec la tribu d’Al-`Asi bin Wail. Il était de la religion des polythéistes de Quraish. Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr lui ont fait confiance et lui ont confié leurs montures, en lui demandant de les amener à la grotte de Thaur après trois jours. Il leur a donc ramené leurs deux montures après trois jours, et tous deux (le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr) sont partis accompagnés de 'Amir bin Fuhaira et du guide Dili, qui les a conduits sous La Mecque, sur la route menant à la côte
- Sahih al-Bukhari, n°2264
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr ont engagé un homme de la tribu de Bani-Ad-Dil comme guide expérimenté, qui était polythéiste (de la religion des Quraishites). Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr lui ont confié leurs deux montures et lui ont demandé de les amener le matin du troisième jour à la grotte de Thaur
- Sahih al-Bukhari, n°2297
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) رضي الله عنها : Depuis que j'ai atteint l'âge de raison, j'ai vu mes parents adorer selon la vraie foi de l'islam. Pas un jour ne passait sans que le Messager d'Allah (ﷺ) ne nous rende visite, matin et soir. Quand les musulmans ont été persécutés, Abu Bakr est parti pour l'Éthiopie en tant qu'émigrant. Lorsqu'il est arrivé à un endroit appelé Bark-al-Ghimad, il a rencontré Ibn Ad-Daghna, le chef de la tribu Qara, qui lui a demandé : « Où vas-tu ? » Abu Bakr a répondu : « Mon peuple m'a chassé du pays et je voudrais voyager dans le monde pour adorer mon Seigneur. » Ibn Ad-Daghna a dit : « Un homme comme toi ne partira pas, et on ne le chassera pas, car tu aides les pauvres à gagner leur vie, tu gardes de bonnes relations avec tes proches, tu aides les personnes en difficulté (ou les personnes à charge), tu offres nourriture et abri aux invités, et tu aides les gens dans leurs difficultés. Je suis ton protecteur. Retourne donc et adore ton Seigneur chez toi. » Ibn Ad-Daghna est allé avec Abu Bakr et l'a emmené chez les chefs de Quraish en leur disant : « Un homme comme Abu Bakr ne doit pas partir, ni être chassé. Allez-vous chasser un homme qui aide les pauvres à gagner leur vie, garde de bonnes relations avec ses proches, aide les personnes en difficulté, offre nourriture et abri aux invités, et aide les gens dans leurs difficultés ? » Les Quraish ont accepté la garantie de protection d'Ibn Ad-Daghna et ont dit à Abu Bakr qu'il était en sécurité, puis ils ont dit à Ibn Ad-Daghna : « Conseille à Abu Bakr d'adorer son Seigneur chez lui, de prier et de lire ce qu'il veut sans nous déranger et de ne pas faire cela en public, car nous craignons que nos fils et nos femmes ne le suivent. » Ibn Ad-Daghna a tout dit à Abu Bakr, alors Abu Bakr a continué à adorer son Seigneur chez lui et ne priait ni ne récitait le Coran à voix haute sauf chez lui. Plus tard, Abu Bakr a eu l'idée de construire une mosquée dans la cour de sa maison. Il a réalisé cette idée et a commencé à prier et à réciter le Coran là, en public. Les femmes et les enfants des polythéistes se sont mis à se rassembler autour de lui et à le regarder avec étonnement. Abu Bakr était une personne sensible et ne pouvait s'empêcher de pleurer en récitant le Coran. Cela a effrayé les chefs polythéistes de Quraish. Ils ont fait venir Ibn Ad-Daghna et, quand il est arrivé, ils ont dit : « Nous avons donné à Abu Bakr la protection à condition qu'il adore son Seigneur chez lui, mais il a dépassé cette condition, il a construit une mosquée dans la cour de sa maison et il prie et récite le Coran en public. Nous craignons qu'il n'égare nos femmes et nos enfants. Va donc le voir et dis-lui que s'il le souhaite, il peut adorer son Seigneur seulement chez lui, sinon, demande-lui de te rendre ta garantie de protection, car nous ne voulons pas te trahir en la révoquant, mais nous ne pouvons pas tolérer la proclamation publique de l'islam par Abu Bakr (son adoration). » `Aisha a ajouté : Ibn Ad-Daghna est allé voir Abu Bakr et lui a dit : « Tu connais les conditions sur lesquelles je t'ai protégé, alors tu dois soit les respecter, soit annuler ma protection, car je ne veux pas entendre les Arabes dire qu'Ibn Ad-Daghna a donné la protection à quelqu'un et que son peuple ne l'a pas respectée. » Abu Bakr a dit : « Je rends ta protection et je me contente de la protection d'Allah. » À ce moment-là, le Messager d'Allah (ﷺ) était encore à La Mecque et il a dit à ses compagnons : « Votre lieu d'émigration m'a été montré. J'ai vu une terre salée, plantée de palmiers et située entre deux montagnes, qui sont les deux Harras. » Ainsi, lorsque le Prophète (ﷺ) l'a dit, certains compagnons ont émigré à Médine, et certains de ceux qui avaient émigré en Éthiopie sont revenus à Médine. Quand Abu Bakr s'est préparé à émigrer, le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit : « Attends, car j'espère recevoir la permission d'émigrer. » Abu Bakr a demandé : « Que mon père soit sacrifié pour toi, attends-tu vraiment cela ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a répondu par l'affirmative. Alors, Abu Bakr a reporté son départ pour accompagner le Messager d'Allah (ﷺ) et il a nourri deux chameaux qu'il avait avec des feuilles d'arbres Samor pendant quatre mois
- Sahih al-Bukhari, n°2317
Rapporté par `Aisha : J’ai moi-même tressé les guirlandes pour les animaux destinés au sacrifice du Messager d’Allah (ﷺ). Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) les a mises autour de leur cou de ses propres mains et les a envoyés avec mon père (à La Mecque). Rien de ce qui était permis n’est devenu interdit pour le Messager d’Allah (ﷺ) jusqu’à ce que les animaux soient sacrifiés
- Sahih al-Bukhari, n°2328
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a conclu un accord avec les habitants de Khaibar pour exploiter la terre à condition que la moitié des fruits ou des récoltes leur revienne. Le Prophète (ﷺ) donnait à ses femmes cent Wasqs chacune, dont quatre-vingts de dattes et vingt d’orge. (Quand `Umar est devenu calife), il a donné aux femmes du Prophète (ﷺ) le choix entre recevoir la terre et l’eau comme part, ou continuer l’ancienne pratique. Certaines ont choisi la terre, d’autres les Wasqs, et `Aisha a choisi la terre
- Sahih al-Bukhari, n°2335
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui cultive une terre qui n'appartient à personne en devient le plus légitime propriétaire. » `Urwa a dit : « `Umar a donné le même avis pendant son califat. »
- Sahih al-Bukhari, n°2386
Rapporté par Al-A`mash : Quand nous étions avec Ibrahim, nous avons parlé de mettre en gage dans les contrats de Salam. Ibrahim a rapporté d’Aswad que `Aisha avait dit : « Le Prophète (ﷺ) a acheté de la nourriture à crédit à un Juif et lui a donné en gage une armure en fer. »
- Sahih al-Bukhari, n°2397
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait Allah dans la prière en disant : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre tous les péchés et contre les dettes. » Quelqu’un lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je te vois souvent demander la protection d’Allah contre les dettes. » Il a répondu : « Quand une personne est endettée, elle ment quand elle parle et ne tient pas ses promesses quand elle en fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°2421
Rapporté par Aisha : Abu bin Zam`a et Sa`d bin Abi Waqqas ont présenté leur litige concernant la filiation du fils d’une esclave de Zam`a devant le Prophète. Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon frère, avant de mourir, m’a dit que lorsque je reviendrais (à La Mecque), je devrais chercher le fils de l’esclave de Zam`a et le prendre sous ma garde, car c’était son fils. » Abu bin Zam`a a dit : « C’est mon frère et le fils de l’esclave de mon père, il est né sur le lit de mon père. » Le Prophète (ﷺ) a remarqué une ressemblance entre `Utba et le garçon, mais il a dit : « Ô Abu bin Zam`a ! Tu auras ce garçon, car l’enfant va au propriétaire du lit. Toi, Sauda, protège-toi du garçon. »
- Sahih al-Bukhari, n°2450
Rapporté par Aisha : À propos de l’explication du verset suivant : « Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari » (4.128), il arrive qu’un homme n’aime plus sa femme et veuille divorcer. Alors, elle lui dit : « Je renonce à mes droits, mais ne me divorce pas. » Ce verset a été révélé dans ce genre de situation
- Sahih al-Bukhari, n°2453
Rapporté par Abu Salama : Il y a eu un différend entre moi et d’autres personnes à propos d’un terrain. Quand j’en ai parlé à `Aisha, elle m’a dit : « Ô Abu Salama ! Évite de prendre la terre injustement, car le Prophète (ﷺ) a dit : “Celui qui s’approprie ne serait-ce qu’une poignée de la terre de quelqu’un, un collier fait de cette terre l’enserrera jusqu’aux sept terres.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2457
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La personne la plus détestée par Allah est celle qui se dispute le plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°2460
Rapporté par Aisha : Hind bint `Utba (l’épouse d’Abu Sufyan) est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare. Est-ce que je peux prendre de ses biens pour nos enfants ? » Il a répondu : « Il n’y a pas de mal à ce que tu leur donnes à manger de façon juste et raisonnable, sans excès. »
- Sahih al-Bukhari, n°2468
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : J’avais très envie d’interroger `Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit dans le Coran : « Si vous deux (épouses du Prophète, à savoir Aisha et Hafsa) revenez à Allah en repentir, vos cœurs se sont inclinés (à l’opposé de ce que le Prophète (ﷺ) aime) » (66:4). J’ai donc fait le Hajj avec `Umar et, sur le chemin du retour, il s’est écarté pour faire ses besoins et je l’ai suivi avec un récipient d’eau. Après qu’il ait terminé, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à qui Allah a dit : “Si vous deux revenez en repentir” (66:4) ? » Il a répondu : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué son récit : « Moi et un voisin ansar du clan Bani Umaiya bin Zaid, qui vivait à `Awali Al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. J’y allais un jour, et lui le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles et les instructions du jour, et quand c’était son tour, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir de l’autorité sur nos femmes, mais en venant vivre avec les Ansar, nous avons remarqué que leurs femmes dominaient leurs maris, alors nos femmes ont commencé à prendre les habitudes des femmes ansar. Un jour, j’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu de la même manière, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi t’énerves-tu si je te réponds ? Par Allah, les femmes du Prophète (ﷺ) lui répondent aussi, et certaines ne lui parlent pas de toute la journée jusqu’au soir.” Cela m’a inquiété et j’ai dit : “Celle qui fait cela sera perdante.” Je me suis alors habillé et je suis allé voir Hafsa pour lui demander : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Messager d’Allah (ﷺ) en colère toute la journée jusqu’au soir ?” Elle a répondu oui. J’ai dit : “Elle est vraiment perdante ! Ne crains-tu pas qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’elle soit perdue ? Ne posez pas trop de questions au Messager d’Allah (ﷺ), ne lui répondez pas, et ne le délaissez pas. Demandez-moi ce que vous voulez, mais ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (Aisha) dans son comportement envers le Prophète, car elle est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ).” À cette époque, on disait que la tribu de Ghassan (en Syrie) préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon voisin est allé voir le Prophète (ﷺ) le jour de son tour, puis il est revenu le soir et a frappé violemment à ma porte, me demandant si je dormais. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit qu’un grand événement était arrivé. J’ai demandé : “Quoi ? Les Ghassan sont-ils arrivés ?” Il a répondu que c’était pire : le Messager d’Allah avait divorcé de toutes ses femmes. J’ai dit : “Hafsa est perdue ! Je m’y attendais.” Je me suis habillé et j’ai prié la prière de l’aube avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté dans une pièce à l’étage et y est resté seul. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’ai-je pas prévenue ? Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut.” Je suis sorti et je suis allé près de la chaire où des gens étaient rassemblés, certains pleuraient. Je suis resté un moment avec eux, puis je n’ai pas pu supporter la situation. Je suis donc retourné à la pièce où était le Prophète (ﷺ) et j’ai demandé à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Messager d’Allah pour que j’entre ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ) et est revenu en disant : “Je t’ai mentionné, mais il n’a pas répondu.” Je suis retourné m’asseoir avec les gens, mais je n’ai pas pu rester, alors je suis retourné voir l’esclave et j’ai répété ma demande. Il est entré et a ramené la même réponse. Quand je partais, l’esclave m’a appelé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis donc entré et j’ai vu le Prophète allongé sur un tapis sans matelas, et le tapis avait laissé des marques sur son corps. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “As-tu divorcé de tes femmes ?” Il a levé les yeux vers moi et a répondu non. Puis, toujours debout, j’ai continué : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les Quraish, avions l’autorité sur nos femmes, mais en venant chez un peuple dont les femmes dominaient leurs maris...” `Umar a raconté toute l’histoire (concernant sa femme). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a souri. `Umar a ajouté : “J’ai alors dit à Hafsa : Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (Aisha), car elle est plus belle que toi et plus aimée du Prophète.” Le Prophète (ﷺ) a encore souri. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis et j’ai regardé autour de la pièce, et par Allah, je n’y ai vu que trois peaux. J’ai dit (au Messager d’Allah (ﷺ)) : “Invoque Allah pour qu’Il accorde la prospérité à tes compagnons, car les Perses et les Byzantins ont reçu la prospérité et les biens de ce monde, alors qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) était appuyé, mais en entendant mes paroles, il s’est redressé et a dit : “Ô Ibn Al-Khattab ! As-tu un doute (que l’au-delà est meilleur que ce monde) ? Ces gens ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde seulement.” J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : “Demande pardon à Allah pour moi.” Le Prophète (ﷺ) s’était éloigné de ses femmes à cause du secret que Hafsa avait révélé à Aisha, et il avait dit qu’il ne les verrait pas pendant un mois, car il était en colère contre elles quand Allah l’a réprimandé (pour avoir juré de ne plus approcher Maria). Après vingt-neuf jours, le Prophète (ﷺ) est allé voir Aisha en premier. Elle lui a dit : “Tu avais juré de ne pas venir nous voir pendant un mois, et il ne s’est écoulé que vingt-neuf jours, je les ai comptés.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Le mois peut aussi être de vingt-neuf jours.” Ce mois-là comptait vingt-neuf jours. Aisha a dit : “Quand la révélation du choix est descendue, le Prophète (ﷺ) a commencé par moi et m’a dit : ‘Je vais te dire quelque chose, mais tu n’as pas besoin de répondre tout de suite, tu peux consulter tes parents.’” Aisha savait que ses parents ne lui conseilleraient pas de se séparer du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah avait révélé : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde et ses plaisirs, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai d’une belle manière. Mais si vous cherchez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” (33:28) Aisha a dit : “Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) a donné le choix à ses autres épouses et elles ont toutes répondu comme Aisha
- Sahih al-Bukhari, n°2479
Rapporté par Al-Qasim : Aisha رضي الله عنها a dit qu’elle avait accroché un rideau décoré avec des images (d’animaux) sur une armoire. Le Prophète (ﷺ) a déchiré ce rideau et elle en a fait deux coussins qui sont restés dans la maison pour que le Prophète (ﷺ) puisse s’asseoir dessus
- Sahih al-Bukhari, n°2494
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Il a demandé à `Aisha le sens de la parole d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. » (4.3) Elle a dit : « Ô mon neveu ! Cela concerne l’orpheline qui vit avec son tuteur et partage ses biens. Sa richesse et sa beauté peuvent pousser le tuteur à l’épouser sans lui donner une dot convenable qu’un autre prétendant aurait donnée. Ces tuteurs ont donc été interdits d’épouser ces orphelines à moins d’être justes et de leur donner la dot la plus appropriée ; sinon, ils devaient épouser une autre femme. » `Aisha a ajouté : « Après ce verset, les gens ont de nouveau interrogé le Prophète au sujet du mariage avec les orphelines, alors Allah a révélé : ‘Ils te demandent des instructions concernant les femmes. Dis : Allah vous instruit à leur sujet, ainsi que ce qui vous est récité dans le Livre, concernant les orphelines à qui vous ne donnez pas les parts prescrites et que vous désirez épouser...’ (4.127) Ce qu’Allah veut dire par : ‘Et ce qui vous est récité’ est le verset précédent : ‘Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent.’ (4.3) `Aisha a dit : ‘La parole d’Allah dans l’autre verset : ‘que vous désirez épouser’ (4.127) signifie le désir du tuteur d’épouser une orpheline sous sa garde quand elle n’a ni richesse ni beauté (dans ce cas il doit être juste avec elle). Les tuteurs ne devaient pas épouser leurs orphelines riches et belles sans être justes, car en général ils n’épousaient pas celles qui n’étaient ni belles ni riches. »
- Sahih al-Bukhari, n°2509
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a acheté de la nourriture à crédit pour une durée déterminée et a mis son armure en gage pour cela
- Sahih al-Bukhari, n°2513
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a acheté de la nourriture à un Juif et a mis son armure en gage chez lui
- Sahih al-Bukhari, n°2533
Rapporté par `Aisha : `Utba bin Abi Waqqas a autorisé son frère Sa`d bin Abi Waqqas à prendre sous sa garde le fils de la servante de Zam`a, en lui disant que ce garçon était son propre fils (illégitime). Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est allé à La Mecque lors de la conquête, Sa`d a amené le fils de la servante de Zam`a devant le Messager d’Allah (ﷺ) et a aussi amené ‘Abu bin Zam`a. Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Voici le fils de mon frère `Utba, qui m’a autorisé à le prendre sous ma garde. » ‘Abu bin Zam`a a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est mon frère, le fils de la servante de Zam`a, et il est né dans le lit de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a regardé le fils de la servante de Zam`a et a remarqué une grande ressemblance avec `Utba. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il est pour toi, Ô ‘Abu bin Zam`a, car il est né dans le lit de ton père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a ensuite dit à Sauda bint Zam`a de se voiler en présence du garçon, car il avait remarqué sa ressemblance avec `Utba, et Sauda était l’épouse du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°2536
Rapporté par `Aisha : J’ai acheté Barirah, mais ses maîtres ont posé la condition que son Wala’ leur revienne. J’en ai parlé au Prophète (ﷺ). Il m’a dit : « Affranchis-la, car le Wala’ revient à celui qui paie le prix. » Alors, je l’ai affranchie. Le Prophète (ﷺ) a appelé Barirah et lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter. Elle a dit : « Même s’il me donnait beaucoup d’argent, je ne resterais pas avec lui. » Elle a donc préféré sa liberté à son mari
- Sahih al-Bukhari, n°2543
Rapporté par Abu Huraira : J’aime les gens de la tribu de Bani Tamim depuis que j’ai entendu trois choses que le Messager d’Allah (ﷺ) a dites à leur sujet. Je l’ai entendu dire : « Ces gens (de la tribu de Bani Tamim) tiendront bon face à Ad-Dajjal. » Quand les Sadaqat (dons de charité) de cette tribu sont arrivés, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce sont les Sadaqat de notre peuple. » `Aisha avait une servante de cette tribu, et le Prophète (ﷺ) a dit à `Aisha : « Affranchis-la, car elle est une descendante d’Ismaël (le Prophète). »
- Sahih al-Bukhari, n°2561
Rapporté par `Urwa : `Aisha lui a dit que Barirah était venue lui demander de l’aide pour son contrat d’affranchissement (pour une certaine somme) alors qu’elle n’avait encore rien payé. `Aisha lui a dit : « Retourne voir tes maîtres, et s’ils acceptent que je paie la somme de ton contrat et que j’obtienne ton Wala’, je le ferai. » Barirah en a informé ses maîtres, qui ont refusé et ont dit : « Si elle (c’est-à-dire `Aisha) cherche la récompense d’Allah, elle peut le faire, mais ton Wala’ sera pour nous. » `Aisha a raconté cela au Messager d’Allah, qui lui a dit : « Achète-la et affranchis-la, car le Wala’ est pour celui qui libère. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a dit : « Que dire des gens qui posent des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah ? Celui qui pose des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah, ces conditions sont nulles, même s’il les pose cent fois. Les conditions d’Allah sont la vérité et plus solides. »
- Sahih al-Bukhari, n°2562
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Aisha voulait acheter une esclave pour l’affranchir. Les maîtres de la fille ont posé comme condition que son Wala’ soit pour eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit (à `Aisha) : « Ce qu’ils demandent ne doit pas t’arrêter, car le Wala’ est pour celui qui libère. »
- Sahih al-Bukhari, n°2563
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Barirah est venue (voir `Aisha) et a dit : « J’ai conclu un contrat d’affranchissement avec mes maîtres pour neuf uqiyas (d’or) à payer en versements annuels. Je viens donc te demander de l’aide. » `Aisha a dit : « Si tes maîtres acceptent, je leur paierai la somme d’un coup et je te libérerai à condition que ton Wala’ soit pour moi. » Barirah est allée voir ses maîtres, mais ils ont refusé cette offre. Elle est revenue et a dit : « Je leur ai proposé, mais ils ont refusé, sauf si le Wala’ était pour eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu cela et m’a interrogée à ce sujet, et je lui ai expliqué. Il a alors dit : « Achète-la, affranchis-la et pose comme condition que le Wala’ soit pour toi, car le Wala’ est pour celui qui libère. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé devant les gens, a glorifié et loué Allah, puis a dit : ‘Ensuite : Que dire de certains qui posent des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah ? Toute condition qui n’est pas dans les lois d’Allah est nulle, même s’il y en a cent. L’ordonnance d’Allah est la vérité, et la condition d’Allah est plus forte et plus solide. Pourquoi certains d’entre vous disent-ils : “Untel, affranchis l’esclave mais le Wala’ sera pour moi ?” En vérité, le Wala’ est pour celui qui libère.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2564
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Barirah est allée voir Aisha, la mère des croyants, pour lui demander de l’aide pour son affranchissement. Aisha lui a dit : « Si tes maîtres acceptent, je leur paierai ton prix en une fois et je t’affranchirai. » Barirah a transmis cette offre à ses maîtres, mais ils ont refusé de la vendre sauf si le Wala’ était pour eux. `Aisha en a parlé au Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : « Achète-la et affranchis-la, car le Wala’ est pour celui qui libère. »
- Sahih al-Bukhari, n°2565
Rapporté par `Abdul Wahid bin Aiman : Je suis allé voir `Aisha et j’ai dit : « J’étais l’esclave de `Utba bin Abu Lahab. `Utba est mort et ses fils sont devenus mes maîtres, puis ils m’ont vendu à Ibn Abu `Amr qui m’a affranchi. Les fils de `Utba ont posé comme condition que mon Wala’ soit pour eux. » `Aisha a dit : « Barirah est venue me voir, ses maîtres lui avaient donné un contrat d’affranchissement et elle m’a demandé de l’acheter et de l’affranchir. J’ai accepté, mais Barirah m’a dit que ses maîtres ne la vendraient que si le Wala’ était pour eux. » `Aisha a dit : « Je n’ai pas besoin de cela. » Quand le Prophète (ﷺ) a entendu cela, ou qu’on le lui a rapporté, il a demandé à `Aisha. Elle a expliqué ce que Barirah lui avait dit. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Achète-la, affranchis-la et qu’ils posent les conditions qu’ils veulent. » Ainsi, `Aisha l’a achetée et affranchie, et ses maîtres ont posé comme condition que son Wala’ soit pour eux. Le Prophète a dit : « Le Wala’ sera pour celui qui libère, même s’ils posent cent conditions. »
- Sahih al-Bukhari, n°2567
Rapporté par `Urwa : Aisha m’a dit : « Ô mon neveu ! Nous voyions le croissant de lune, puis un autre, puis encore un autre, ainsi nous voyions trois croissants en deux mois, et aucun feu (pour cuisiner) n’était allumé dans les maisons du Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai dit : « Ô ma tante ! Qu’est-ce qui vous faisait vivre alors ? » Aisha a dit : « Les deux choses noires : les dattes et l’eau. Nos voisins parmi les Ansar avaient des troupeaux et ils offraient au Messager d’Allah (ﷺ) un peu de leur lait, et il nous en faisait boire. »
- Sahih al-Bukhari, n°2574
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Les gens attendaient avec impatience le jour où c’était mon tour pour envoyer des cadeaux au Messager d’Allah (ﷺ) afin de lui faire plaisir
- Sahih al-Bukhari, n°2578
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Je voulais acheter Barirah mais ses maîtres ont exigé que son Wala leur revienne. Quand le Prophète en a été informé, il m’a dit : « Achète-la et libère-la, car le Wala’ revient à celui qui libère. » Un jour, Barirah a reçu de la viande, et le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » J’ai répondu : « C’est une aumône donnée à Barirah. » Il a dit : « C’est une Sadaqa pour elle, mais un cadeau pour nous. » Barirah a eu le choix (de rester avec son mari ou de le quitter). `Abdur-Rahman (un sous-narrateur) s’est demandé : « Son mari était-il esclave ou homme libre ? » Shu`ba (un autre sous-narrateur) a dit : « J’ai demandé à `Abdur-Rahman si son mari était esclave ou libre. Il a répondu qu’il ne savait pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°2579
Rapporté par Um 'Atiyya : Un jour, le Prophète (ﷺ) est allé chez `Aisha et lui a demandé si elle avait quelque chose à manger. Elle a répondu qu’elle n’avait rien, sauf du mouton qu’Um 'Atiyya avait envoyé (à Barirah) en aumône. Le Prophète (ﷺ) a dit que cela avait atteint sa destination (c’est-à-dire que ce n’est plus une aumône)
- Sahih al-Bukhari, n°2580
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Les gens avaient l’habitude d’envoyer des cadeaux au Prophète (ﷺ) le jour où c’était mon tour. Um Salama a dit : « Mes compagnes (les autres épouses du Prophète ﷺ, sauf Aisha) se sont réunies et s’en sont plaintes. Je l’ai donc dit au Prophète de leur part, mais il est resté silencieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°2581
Rapporté par `Urwa d’après `Aisha رضي الله عنها : Les femmes du Messager d’Allah (ﷺ) étaient en deux groupes. Un groupe comprenait `Aisha, Hafsa, Safiyya et Sauda ; l’autre groupe comprenait Um Salama et les autres épouses du Prophète (ﷺ). Les musulmans savaient que le Messager d’Allah (ﷺ) aimait `Aisha, donc s’ils avaient un cadeau à offrir, ils attendaient qu’il soit chez `Aisha pour le lui envoyer. Le groupe d’Um Salama en a discuté et a décidé qu’Um Salama demanderait au Prophète de dire aux gens d’envoyer leurs cadeaux chez l’épouse où il se trouvait. Um Salama en a parlé au Prophète (ﷺ), mais il n’a pas répondu. Elles lui ont demandé ce qu’il avait dit, elle a répondu qu’il n’avait rien dit. Elles lui ont demandé d’insister. Elle lui a reparlé lors de son tour, mais il n’a pas répondu. Elles lui ont encore demandé, elle a dit qu’il n’avait rien dit. Elles lui ont dit : « Parle-lui jusqu’à ce qu’il te réponde. » Lors de son tour, elle lui a reparlé. Il lui a alors dit : « Ne me fais pas de peine au sujet de `Aisha, car la Révélation ne me vient que dans la maison de `Aisha. » Um Salama a alors dit : « Je demande pardon à Allah de t’avoir peiné. » Ensuite, le groupe d’Um Salama a appelé Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), et l’a envoyée lui dire : « Tes épouses te demandent de les traiter, elles et la fille d’Abou Bakr, de la même façon. » Fatima a transmis le message. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ma fille, n’aimes-tu pas celle que j’aime ? » Elle a répondu oui, puis est repartie leur raconter. Elles lui ont demandé d’y retourner, mais elle a refusé. Elles ont alors envoyé Zainab bint Jahsh, qui est allée le voir et lui a parlé durement : « Tes épouses te demandent de les traiter, elles et la fille d’Ibn Abou Quhafa, de la même façon. » Elle a élevé la voix et insulté `Aisha devant elle, au point que le Messager d’Allah (ﷺ) a regardé `Aisha pour voir si elle allait répondre. `Aisha a répondu à Zainab jusqu’à la faire taire. Le Prophète (ﷺ) a alors regardé `Aisha et a dit : « Elle est vraiment la fille d’Abou Bakr. »
- Sahih al-Bukhari, n°2585
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) acceptait les cadeaux et offrait quelque chose en retour
- Sahih al-Bukhari, n°2588
Rapporté par Az-Zuhri : Ubaidullah bin `Abdullah m’a raconté que `Aisha رضي الله عنها avait dit : « Quand le Prophète (ﷺ) est tombé malade et que sa maladie s’est aggravée, il a demandé à ses épouses la permission d’être soigné chez moi, et elles ont accepté. Il est sorti en s’appuyant sur deux hommes, ses pieds traînant sur le sol. Il marchait entre Al-`Abbas et un autre homme. » Ubaidullah a dit : « Quand j’ai raconté à Ibn `Abbas ce que `Aisha avait dit, il m’a demandé si je savais qui était le second homme qu’`Aisha n’avait pas nommé. J’ai répondu non. Il a dit : ‘C’était `Ali bin Abi Talib.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2593
Rapporté par Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort pour savoir laquelle de ses femmes l’accompagnerait. Il emmenait celle dont le nom était tiré. Il fixait pour chacune un jour et une nuit. Mais Sauda bint Zam`a a donné son jour et sa nuit à `Aisha, l’épouse du Prophète, pour faire plaisir au Messager d’Allah (ﷺ) par cette action
- Sahih al-Bukhari, n°2595
Rapporté par Aisha : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai deux voisins ; lequel des deux dois-je privilégier pour un cadeau ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Donne) à celui dont la porte est la plus proche de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2628
Rapporté par Aiman : Je suis allé voir `Aisha et elle portait une robe grossière qui coûtait cinq dirhams. `Aisha a dit : « Regarde ma servante qui refuse de la porter à la maison, alors que du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), j’avais une robe similaire que toutes les femmes qui voulaient paraître élégantes devant leur mari me demandaient d’emprunter. »
- Sahih al-Bukhari, n°2637
Rapporté par `Urwa bin Al-Musaiyab, Alqama bin Waqqas et Ubaidullah bin `Abdullah : Concernant l’histoire de `Aisha, leurs récits se confirmaient mutuellement. Quand les menteurs ont inventé des choses sur `Aisha et que la Révélation a été retardée, le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé chercher `Ali et Usama pour les consulter au sujet du divorce de sa femme (c’est-à-dire `Aisha). Usama a dit : « Garde ta femme, car nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Barirah a dit : « Je ne peux lui reprocher qu’une chose : elle est encore jeune et s’endort, oubliant la pâte de la famille que les chèvres viennent manger (c’est-à-dire qu’elle était trop naïve pour tromper son mari). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qui m’aidera à me venger de l’homme qui m’a fait du tort en salissant la réputation de ma famille ? Par Allah, je n’ai rien connu de ma famille si ce n’est du bien, et ils ont parlé (c’est-à-dire accusé) d’un homme dont je ne connais que du bien. »
- Sahih al-Bukhari, n°2639
Rapporté par Aisha : La femme de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « J’étais la femme de Rifa`a, mais il m’a divorcée définitivement. Ensuite, j’ai épousé `Abdur-Rahman bin Az-Zubair, mais il est impuissant. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Veux-tu te remarier avec Rifa`a ? Tu ne peux pas, à moins d’avoir eu une relation complète avec ton mari actuel. » Abu Bakr était assis avec le Messager d’Allah (ﷺ) et Khalid bin Sa`id bin Al-`As attendait à la porte pour entrer. Il a dit : « Ô Abu Bakr ! Entends-tu ce que cette femme raconte ouvertement devant le Prophète (ﷺ) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°2644
Rapporté par Aisha : Aflah a demandé la permission de me rendre visite mais je ne l’ai pas laissé entrer. Il a dit : « Te voiles-tu devant moi alors que je suis ton oncle ? » `Aisha a dit : « Comment cela ? » Aflah a répondu : « Tu as été allaitée par la femme de mon frère avec le lait de mon frère. » J’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet, et il a dit : « Aflah a raison, laisse-le entrer. »
- Sahih al-Bukhari, n°2646
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : `Aisha, la femme du Prophète (ﷺ), a raconté à son oncle qu’une fois, alors que le Prophète (ﷺ) était chez elle, elle a entendu un homme demander la permission d’entrer chez Hafsa. `Aisha a dit : « J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je pense que cet homme est l’oncle de lait de Hafsa.’ » `Aisha a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il y a un homme qui demande la permission d’entrer chez toi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Je pense que c’est l’oncle de lait de Hafsa. » `Aisha a dit : « Si untel (c’est-à-dire mon oncle de lait) était vivant, aurait-il le droit de me rendre visite ? » Le Prophète d’Allah a dit : « Oui, car les liens d’allaitement sont comme les liens de sang (pour le mariage). »
- Sahih al-Bukhari, n°2647
Rapporté par Aisha : Un jour, le Prophète (ﷺ) est venu chez moi alors qu’un homme était dans ma maison. Il a dit : « Ô `Aisha ! Qui est cet homme ? » J’ai répondu : « Ce sont mes frères de lait. » Il a dit : « Ô `Aisha ! Sois sûre de tes frères de lait, car l’allaitement n’est valable que s’il a lieu pendant la période de l’allaitement (avant deux ans). »
- Sahih al-Bukhari, n°2648
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Une femme a commis un vol lors de la conquête de La Mecque et elle a été amenée au Prophète, qui a ordonné qu’on lui coupe la main. `Aisha a dit : « Son repentir était sincère et elle s’est mariée plus tard. Elle venait me voir et je présentais ses besoins au Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°2655
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a entendu un homme réciter le Coran dans la mosquée et il a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde. Il m’a rappelé des versets de telle et telle sourate que j’avais oubliés. » Rapporté aussi par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a fait la prière de Tahajjud chez moi, puis il a entendu la voix de `Abbad qui priait dans la mosquée et a dit : « Ô `Aisha ! Est-ce la voix de `Abbad ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Ô Allah ! Sois miséricordieux envers `Abbad. »
- Sahih al-Bukhari, n°2661
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Lors d’une expédition, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi, alors je suis partie avec lui après qu’Allah ait prescrit le port du voile pour les femmes. J’étais transportée dans une litière sur le chameau et j’en descendais toujours à l’intérieur. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et est rentré chez lui, et que nous approchions de Médine, il a ordonné que nous avancions de nuit. Quand l’ordre de partir a été donné, je suis allée plus loin que l’armée pour satisfaire un besoin naturel. Après avoir fini, je suis revenue pour repartir avec les autres et j’ai soudain remarqué que mon collier avait disparu. Je suis retournée le chercher et j’ai été retardée. Ceux qui portaient ma litière sont venus, l’ont posée sur le chameau en pensant que j’étais dedans, car à cette époque les femmes étaient légères et minces, elles ne mangeaient pas beaucoup. Ils n’ont donc pas remarqué la différence de poids et sont partis. J’étais alors une jeune fille. Après avoir retrouvé mon collier, je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne. Je suis donc restée à l’endroit où je campais, pensant qu’ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Dans cet état, je me suis endormie. Safwan bin Mu’attal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin. En voyant une personne endormie, il s’est approché de moi, car il m’avait déjà vue avant le port du voile. Je me suis réveillée en l’entendant dire : « Inna lil-lah wa inna ilayhi raji’un (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons). » Il a fait agenouiller son chameau, est descendu, a mis sa jambe sur les pattes du chameau et je suis montée dessus. Safwan a marché en tenant la corde du chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée qui s’était arrêtée pour se reposer à midi. Ceux qui devaient tomber dans l’erreur y sont tombés (certains m’ont accusée à tort), et le chef des accusateurs était `Abdullah bin Ubai bin Salul. Après cela, nous sommes rentrés à Médine, et je suis tombée malade pendant un mois, alors que les gens répandaient les rumeurs des calomniateurs. Pendant ma maladie, je sentais que je ne recevais pas la même gentillesse du Prophète (ﷺ) que d’habitude quand j’étais malade. Il venait, me saluait et disait : « Comment va cette fille ? » Je ne savais rien de ce qui se passait jusqu’à ce que je guérisse et sorte avec Um Mistah pour aller aux toilettes, ce que nous ne faisions que la nuit, car il n’y avait pas encore de toilettes près de nos maisons. Cette habitude ressemblait à celle des anciens Arabes. Donc, Um Mistah bint Ruhm et moi sommes sorties à pied. Um Mistah a trébuché à cause de sa longue robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » J’ai dit : « Tu dis un mauvais mot. Pourquoi insultes-tu un homme qui a participé à la bataille de Badr ? » Elle a répondu : « Ô Hanata, n’as-tu pas entendu ce qu’ils disent ? » Elle m’a alors raconté les rumeurs. Ma maladie s’est aggravée et, de retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a demandé : « Comment va cette fille ? » J’ai demandé la permission d’aller chez mes parents pour vérifier la rumeur. Il m’a permis d’y aller et j’ai demandé à ma mère : « De quoi parlent les gens ? » Elle a dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas trop. Par Allah, jamais une femme belle et aimée de son mari n’a d’autres épouses sans que les autres femmes inventent des histoires sur elle. » J’ai dit : « Gloire à Allah ! Les gens parlent-ils vraiment de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans m’arrêter jusqu’au matin. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’avais pleuré deux nuits et un jour, au point de croire que mon foie allait éclater. Une femme des Ansar a demandé à entrer, je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a pleuré avec moi. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et s’est assis ; il ne s’était jamais assis avec moi depuis le début de l’accusation. Aucune révélation n’était venue à son sujet depuis un mois. Il a récité la Tashahhud puis a dit : « Ô `Aisha ! On m’a informé de telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence. Si tu as commis une faute, repens-toi à Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’une personne avoue son péché et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » Quand il a fini, mes larmes se sont arrêtées d’un coup. J’ai demandé à mon père de répondre au Messager d’Allah (ﷺ) pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai demandé à ma mère de lui parler, elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah. » J’étais jeune et je ne connaissais pas beaucoup le Coran. J’ai dit : « Je sais, par Allah, que vous avez entendu ce que les gens disent et que vous l’avez cru. Si je vous dis que je suis innocente et qu’Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas. Si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne compare ma situation qu’à celle du père de Joseph qui a dit : ‘La patience est la meilleure attitude face à ce que vous racontez, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.’ » Je me suis alors tournée de l’autre côté du lit en espérant qu’Allah prouverait mon innocence. Par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait une révélation à mon sujet, me considérant trop insignifiante pour être mentionnée dans le Coran. J’espérais seulement que le Messager d’Allah (ﷺ) aurait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore levé et personne n’avait quitté la maison que la révélation est descendue sur lui. Il a été pris du même état que lors des révélations, transpirant abondamment même par temps froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit en premier : « `Aisha ! Remercie Allah, car Il a prouvé ton innocence. » Ma mère m’a dit d’aller voir le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’ai répondu : « Par Allah, je ne remercierai que Allah. » Allah a alors révélé : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24:11). Quand Allah a prouvé mon innocence, Abu Bakr, qui aidait Mistah bin Uthatha car il était de sa famille, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus à cause de ce qu’il a dit sur Aisha. » Mais Allah a révélé : « Que ceux qui sont bons et riches parmi vous ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24:22) Après cela, Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, j’aime qu’Allah me pardonne », et il a repris son aide à Mistah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (l’épouse du Prophète) à mon sujet : « Qu’as-tu vu ou entendu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je préfère ne rien dire de ce que je n’ai pas vu ni entendu. Par Allah, je ne sais que du bien sur Aisha. » Aisha a ajouté : « Zainab était en compétition avec moi (pour la beauté et l’amour du Prophète), mais Allah l’a protégée (de la méchanceté), car elle était pieuse. »
- Sahih al-Bukhari, n°2688
Rapporté par Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il fixait aussi à chacune de ses femmes un jour et une nuit, mais Sauda bint Zam`a a donné son jour et sa nuit à `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), pour faire plaisir au Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°2694
Rapporté par Aisha : Ce verset : Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari (c’est-à-dire que le mari remarque quelque chose de désagréable chez sa femme, comme la vieillesse, et veut divorcer, mais elle lui demande de la garder et de subvenir à ses besoins comme il le souhaite). (4.128) « Il n’y a pas de mal à ce qu’ils se réconcilient sur cette base. »
- Sahih al-Bukhari, n°2697
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un invente quelque chose qui ne fait pas partie de notre religion, cela sera rejeté. »
- Sahih al-Bukhari, n°2705
Rapporté par Aisha : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu des voix fortes de personnes qui se disputaient à la porte. L’un d’eux suppliait l’autre de réduire sa dette et lui demandait d’être indulgent, mais l’autre disait : « Par Allah, je ne le ferai pas. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti vers eux et a dit : « Qui est celui qui a juré par Allah qu’il ne ferait pas de faveur ? » Cet homme a répondu : « C’est moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je donnerai à mon adversaire ce qu’il souhaite. »
- Sahih al-Bukhari, n°2713
Rapporté par `Urwa : Aisha m’a raconté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) les examinait selon ce verset : “Ô vous qui croyez ! Lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, testez-les… car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.” (60.10-12) Aisha a dit : « Quand l’une d’elles acceptait cette condition, le Messager d’Allah lui disait : ‘J’accepte ton engagement.’ Il ne disait que cela, mais, par Allah, il n’a jamais touché la main d’une femme (c’est-à-dire qu’il ne leur serrait pas la main) lors de la prise d’engagement, et il n’a accepté leur engagement que par ses paroles. »
- Sahih al-Bukhari, n°2717
Rapporté par `Urwa : Aisha m’a raconté que Barirah était venue lui demander de l’aide pour rédiger un contrat d’affranchissement, alors qu’elle n’avait encore rien payé de sa somme. Aisha lui a dit : « Va voir tes maîtres et s’ils acceptent que je paie ton prix (et que je t’affranchisse) à condition que ton Wala’ me revienne, je paierai la somme. » Barirah en a parlé à ses maîtres, mais ils ont refusé et ont dit : « Si Aisha veut te faire une faveur, qu’elle le fasse, mais ton Wala’ sera pour nous. » Aisha a informé le Messager d’Allah (ﷺ) de cela et il lui a dit : « Achète et affranchis Barirah, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2726
Rapporté par Aiman Al-Makki : Quand je suis allé voir Aisha, elle m’a dit : « Barirah, qui avait un contrat écrit pour son affranchissement contre une certaine somme, est venue me voir et a dit : “Ô mère des croyants ! Achète-moi et affranchis-moi, car mes maîtres veulent me vendre.” Aisha a accepté. Barirah a dit : ‘Mes maîtres veulent me vendre à condition que mon Wala leur revienne.’ Aisha lui a répondu : ‘Alors je n’ai pas besoin de toi.’ Le Prophète (ﷺ) a entendu parler de cela ou on le lui a rapporté, alors il a demandé à Aisha : ‘Quel est le problème avec Barirah ?’ Il a dit : ‘Achète-la et affranchis-la, peu importe ce qu’ils stipulent.’ Aisha a ajouté : ‘Je l’ai achetée et affranchie, même si ses maîtres avaient posé comme condition que son Wala serait pour eux.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Wala revient à celui qui affranchit, même si l’autre pose cent conditions. »
- Sahih al-Bukhari, n°2729
Rapporté par `Urwa : Aisha a dit : « Barirah est venue me voir et m’a dit : “Mes maîtres ont écrit un contrat pour mon affranchissement contre neuf awaq d’or, à payer en versements annuels, une uqiyya par an ; aide-moi.” Aisha lui a répondu : “Si tes maîtres sont d’accord, je leur paierai la totalité à condition que le wala’ me revienne.” Barirah est allée voir ses maîtres pour leur transmettre la proposition, mais ils ont refusé et elle est revenue alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis. Elle a dit : “Je leur ai présenté l’offre, mais ils ont refusé à moins que le wala’ ne soit pour eux.” Quand le Prophète (ﷺ) a entendu cela et qu’Aisha le lui a raconté, il lui a dit : “Achète Barirah et laisse-les poser comme condition que le wala’ soit pour eux, car le wala’ appartient à celui qui affranchit.” Aisha a fait ainsi. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé devant les gens, a glorifié et loué Allah, puis a dit : “Qu’arrive-t-il à certains qui posent des conditions qui ne font pas partie des lois d’Allah ? Toute condition qui ne figure pas dans les lois d’Allah est nulle, même s’il y en avait cent. Les règles d’Allah sont les plus valables et Ses conditions sont les plus solides. Le wala’ revient à celui qui affranchit.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2733
Rapporté par Az-Zuhri : ‘Urwa a dit : ‘Aisha m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) examinait les femmes émigrantes. On nous a aussi dit que lorsque Allah a révélé l’ordre que les musulmans devaient rendre aux polythéistes ce qu’ils avaient dépensé pour leurs épouses qui avaient émigré (après avoir embrassé l’islam), et que les musulmans ne devaient pas garder de femmes non-croyantes comme épouses, ‘Umar a divorcé de deux de ses femmes : Qariba, la fille d’Abu Umayya, et la fille de Jarwal Al-Khuza’i. Plus tard, Mu‘awiya a épousé Qariba et Abu Jahm a épousé l’autre. Lorsque les polythéistes ont refusé de rembourser ce que les musulmans avaient dépensé pour leurs femmes, Allah a révélé : « Et si l’une de vos épouses part chez les non-croyants et qu’une femme de l’autre camp vient à vous, alors payez à ceux dont les femmes sont parties l’équivalent de ce qu’ils avaient dépensé (pour la dot). » (60.11) Ainsi, Allah a ordonné que le musulman dont la femme est partie reçoive, en compensation de la dot, une part prise sur la dot des femmes polythéistes qui avaient émigré en quittant leurs maris. Nous ne connaissons aucune femme émigrante qui ait quitté l’islam après l’avoir embrassé. On nous a aussi dit qu’Abu Basir bin Asid Ath-Thaqafi est venu voir le Prophète (ﷺ) comme musulman émigrant pendant la trêve. Al-Akhnas bin Shariq a écrit au Prophète (ﷺ) pour lui demander de rendre Abu Basir
- Sahih al-Bukhari, n°2735
Rapporté par ‘Amra : ‘Aisha a dit que Barirah est venue lui demander de l’aide pour obtenir son affranchissement. ‘Aisha lui a dit : « Si tu veux, je paierai tes maîtres (ton prix) et le droit de protection (wala’) sera pour moi. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, elle lui en a parlé. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Achète-la (c’est-à-dire Barirah) et affranchis-la, car le wala’ revient à celui qui affranchit. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) monta sur le minbar et dit : « Que dire de ceux qui posent des conditions qui ne sont pas dans les lois d’Allah ? Celui qui pose de telles conditions, même s’il en pose cent, elles sont toutes invalides. »
- Sahih al-Bukhari, n°2741
Rapporté par Al-Aswad : En présence de ‘Aisha, certaines personnes ont mentionné que le Prophète (ﷺ) aurait désigné ‘Ali comme successeur par testament. ‘Aisha a dit : « Quand l’a-t-il désigné par testament ? En vérité, lorsqu’il est mort, il était appuyé contre ma poitrine (ou elle a dit : sur mes genoux), il a demandé un bassin pour se laver puis il s’est effondré dans cet état, et je n’ai même pas réalisé qu’il était mort. Alors, quand aurait-il pu faire un testament ? »
- Sahih al-Bukhari, n°2745
Rapporté par ‘Aisha (l’épouse du Prophète) : ‘Utba bin Abi Waqqas a confié (son fils) à son frère Sa’d bin Abi Waqqas en disant : « Le fils de la servante de Zam’a est mon fils (illégitime), prends-le sous ta garde. » Lors de l’année de la conquête de La Mecque, Sa’d a pris le garçon et a dit : « C’est le fils de mon frère, que mon frère m’a confié. » ‘Abu bin Zam’a s’est levé et a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né sur le lit de mon père. » Tous deux sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ). Sa’d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), c’est le fils de mon frère, que mon frère m’a confié. » ‘Abu bin Zam’a a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Abu bin Zam’a ! Ce garçon est pour toi, car l’enfant appartient au lit (où il est né), et pour l’adultère il n’y a que la pierre (c’est-à-dire rien). » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit à sa femme Sauda bint Zam’a : « Voile-toi devant ce garçon, » car il avait remarqué sa ressemblance avec ‘Utba. Depuis ce jour, le garçon n’a plus vu Sauda jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°2760
Rapporté par ‘Aisha : Un homme a dit au Prophète : « Ma mère est morte subitement, et je pense que si elle avait pu parler, elle aurait donné en aumône. Puis-je donner en aumône pour elle ? » Il répondit : « Oui ! Donne en aumône pour elle. »
- Sahih al-Bukhari, n°2763
Rapporté par Az-Zuhri : ‘Urwa bin Az-Zubair a dit qu’il a demandé à ‘Aisha la signification du verset coranique : « Et si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes de votre choix. » (4.2-3) ‘Aisha a dit : « Il s’agit d’une orpheline sous la tutelle de son tuteur, qui est attiré par elle à cause de sa beauté et de sa richesse, et veut l’épouser en lui donnant une dot inférieure à celle des femmes de son rang. Ils (les tuteurs) ont donc été interdits d’épouser les orphelines à moins de leur donner une dot complète et appropriée. Sinon, ils devaient épouser d’autres femmes. Plus tard, les gens ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet. Alors Allah a révélé ce verset : « Ils te demandent une instruction (Ô Muhammad !) au sujet des femmes. Dis : Allah vous instruit à leur sujet… » (4.127) et dans ce verset, Allah a indiqué que si l’orpheline était belle et riche, son tuteur voudrait l’épouser sans lui donner une dot appropriée, mais si elle n’était pas désirable par manque de beauté ou de richesse, il ne l’épouserait pas et chercherait à épouser une autre femme. Donc, puisqu’il ne l’épousait pas quand elle ne lui plaisait pas, il n’avait pas le droit de l’épouser quand il était intéressé, à moins de la traiter avec justice en lui donnant une dot complète et en respectant tous ses droits. »
- Sahih al-Bukhari, n°2765
Rapporté par ‘Aisha : Le verset suivant : « Si le tuteur est aisé, qu’il ne prenne pas de salaire (c’est-à-dire de rémunération), mais s’il est pauvre, qu’il prenne pour lui ce qui est juste et raisonnable. » (4.6) a été révélé à propos du tuteur d’un orphelin, et cela signifie que s’il est pauvre, il peut prendre pour lui (dans les biens de l’orphelin) ce qui est juste et raisonnable selon la part de l’orphelin dans l’héritage
- Sahih al-Bukhari, n°2784
Rapporté par `Aisha (رضي الله عنها) : (Elle a dit) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous considérons le combat pour la cause d’Allah comme la meilleure action. Ne devrions-nous pas y participer ? » Il a répondu : « Le meilleur combat (pour les femmes) est un Hajj accompli selon la tradition du Prophète et accepté par Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°2813
Rapporté par `Aisha : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est revenu le jour de la bataille du Fossé (Al-Khandaq), il a posé ses armes et a pris un bain. Ensuite, Gabriel, dont la tête était couverte de poussière, est venu lui dire : « Tu as posé tes armes ! Par Allah, je n’ai pas encore posé les miennes. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Où devons-nous aller maintenant ? » Gabriel a répondu : « Par ici, » en montrant la direction de la tribu des Bani Quraiza. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) est parti vers eux
- Sahih al-Bukhari, n°2875
Rapporté par `Aisha : La mère des croyants, j’ai demandé au Prophète (ﷺ) la permission de participer au Jihad, mais il a dit : « Ton Jihad, c’est l’accomplissement du Hajj. »
- Sahih al-Bukhari, n°2876
Rapporté par `Aisha : La mère des croyants : Les femmes du Prophète (ﷺ) l’ont interrogé au sujet du Jihad et il a répondu : « Le meilleur Jihad (pour vous), c’est (d’accomplir) le Hajj. »
- Sahih al-Bukhari, n°2879
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes et emmenait celle sur qui le sort tombait. Une fois, avant de partir pour le Jihad, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi ; je suis donc partie avec le Prophète (ﷺ). Cela s’est passé après la révélation du verset sur le Hijab (le voile)
- Sahih al-Bukhari, n°2880
Rapporté par Anas : Le jour de la bataille d’Uhud, quand certains se sont retirés et ont laissé le Prophète (ﷺ), j’ai vu `Aisha bint Abu Bakr et Umm Sulaim, leurs vêtements relevés au point que l’on voyait les bracelets à leurs chevilles, courir avec des outres d’eau (dans une autre version, il est dit : « portant les outres sur leur dos »). Elles versaient l’eau dans la bouche des gens, puis retournaient remplir les outres et revenaient pour donner à boire à nouveau
- Sahih al-Bukhari, n°2885
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a veillé une nuit et, en arrivant à Médine, il a dit : « Si seulement un homme pieux parmi mes compagnons me gardait cette nuit ! » Soudain, nous avons entendu le bruit des armes. Il a dit : « Qui est là ? » Le nouveau venu a répondu : « Je suis Sa’d bin Abi Waqqas et je suis venu te garder. » Alors, le Prophète (ﷺ) a pu dormir cette nuit-là
- Sahih al-Bukhari, n°2906
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu chez moi alors que deux jeunes filles chantaient à côté de moi des chansons de Bu’ath (une histoire sur la guerre entre les deux tribus des Ansar, Khazraj et Aus, avant l’Islam). Le Prophète (ﷺ) s’est allongé sur le lit et a tourné le visage de l’autre côté. Abu Bakr est entré et m’a grondée en disant d’un ton réprobateur : « Instrument du diable en présence du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tourné vers lui et a dit : « Laisse-les. » Quand Abu Bakr n’a plus fait attention, j’ai fait signe aux deux filles de partir et elles sont parties. C’était le jour de l’Aïd, où des Noirs jouaient avec des boucliers en cuir et des lances. Soit j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ), soit c’est lui qui m’a demandé si je voulais voir le spectacle. J’ai répondu oui. Alors il m’a fait me tenir derrière lui, ma joue touchant la sienne, et il disait : « Continuez, ô Bani Arfida (c’est-à-dire les Noirs) ! » Quand j’ai été fatiguée, il m’a demandé si cela suffisait. J’ai répondu oui et il m’a dit de partir
- Sahih al-Bukhari, n°2907
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu chez moi alors que deux jeunes filles chantaient à côté de moi des chansons de Bu’ath (une histoire sur la guerre entre les deux tribus des Ansar, Khazraj et Aus, avant l’Islam). Le Prophète (ﷺ) s’est allongé sur le lit et a tourné le visage de l’autre côté. Abu Bakr est entré et m’a grondée en disant d’un ton réprobateur : « Instrument du diable en présence du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tourné vers lui et a dit : « Laisse-les. » Quand Abu Bakr n’a plus fait attention, j’ai fait signe aux deux filles de partir et elles sont parties. C’était le jour de l’Aïd, où des Noirs jouaient avec des boucliers en cuir et des lances. Soit j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ), soit c’est lui qui m’a demandé si je voulais voir le spectacle. J’ai répondu oui. Alors il m’a fait me tenir derrière lui, ma joue touchant la sienne, et il disait : « Continuez, ô Bani Arfida (c’est-à-dire les Noirs) ! » Quand j’ai été fatiguée, il m’a demandé si cela suffisait. J’ai répondu oui et il m’a dit de partir
- Sahih al-Bukhari, n°2916
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort alors que son armure en fer était hypothéquée chez un Juif contre trente sacs d’orge
- Sahih al-Bukhari, n°2935
Rapporté par `Aisha : Un jour, des Juifs sont venus voir le Prophète (ﷺ) et ont dit : « Que la mort soit sur toi. » Alors je les ai maudits. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’as-tu ? » J’ai répondu : « N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « N’as-tu pas entendu ce que je leur ai répondu ? (J’ai dit) : ‘Que ce soit aussi sur vous.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2952
Rapporté par `Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) cinq jours avant la fin de Dhul Qa'da, avec l'intention de faire uniquement le Hajj. Quand nous nous sommes approchés de La Mecque, le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné à ceux qui n'avaient pas de Hadi (c'est-à-dire un animal à sacrifier) de faire le Tawaf autour de la Ka`ba, puis entre Safa et Marwa, et ensuite de sortir de l'Ihram. Le jour du sacrifice, on nous a apporté du bœuf et j'ai demandé : « Qu'est-ce que c'est ? » Quelqu'un a répondu : Le Messager d'Allah (ﷺ) a sacrifié une vache pour ses femmes
- Sahih al-Bukhari, n°2984
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tes compagnons rentrent avec la récompense du Hajj et de la ‘Umra, alors que je ne reviens qu’avec celle du Hajj. » Il lui a dit : « Va, et que ‘Abdur-Rahman (ton frère) te fasse monter derrière lui (sur l’animal). » Il a donc ordonné à ‘Abdur-Rahman de lui faire accomplir la ‘Umra depuis Al-Tan`im. Puis le Prophète (ﷺ) l’a attendue dans la partie haute de La Mecque jusqu’à son retour
- Sahih al-Bukhari, n°2985
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Bakr As-Siddiq : Le Prophète (ﷺ) m’a ordonné de faire monter Aisha derrière moi (sur l’animal) et de lui faire accomplir la ‘Umra depuis at-Tan`im
- Sahih al-Bukhari, n°3080
Rapporté par `Ata' : Moi et 'Ubai bin `Umar sommes allés voir `Aisha alors qu’elle séjournait près de Thabir (une montagne). Elle a dit : « Il n’y a plus de migration après qu’Allah ait donné la victoire à Son Prophète sur La Mecque. »
- Sahih al-Bukhari, n°3092
Rapporté par `Aisha : Après la mort de l’Envoyé d’Allah, Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), demanda à Abu Bakr As-Siddiq de lui donner sa part d’héritage provenant du Fai (butin acquis sans combat) qu’Allah avait accordé à Son Messager (ﷺ). Abu Bakr lui répondit : « L’Envoyé d’Allah a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, tout ce que nous (les prophètes) laissons est une aumône (Sadaqa).” » Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), se fâcha et cessa de parler à Abu Bakr, et elle garda cette attitude jusqu’à sa mort. Fatima vécut encore six mois après la mort du Messager d’Allah (ﷺ). Elle demandait à Abu Bakr sa part des biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés à Khaybar, à Fadak, et de ses biens à Médine (consacrés à la charité). Abu Bakr refusa de lui donner ces biens et dit : « Je ne délaisserai rien de ce que faisait le Messager d’Allah (ﷺ), car j’ai peur que si je m’écarte de la tradition du Prophète, je m’égare. » (Plus tard) `Umar donna les biens du Prophète (consacrés à la charité) à Médine à `Ali et `Abbas, mais il garda sous sa responsabilité les biens de Khaybar et Fadak et dit : « Ces deux propriétés sont la Sadaqa que l’Envoyé d’Allah utilisait pour ses dépenses et ses besoins urgents. Désormais, leur gestion doit être confiée au dirigeant. » (Az-Zuhri dit : « Elles sont gérées ainsi jusqu’à aujourd’hui. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3093
Rapporté par `Aisha : Après la mort de l’Envoyé d’Allah, Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), demanda à Abu Bakr As-Siddiq de lui donner sa part d’héritage provenant du Fai (butin acquis sans combat) qu’Allah avait accordé à Son Messager (ﷺ). Abu Bakr lui répondit : « L’Envoyé d’Allah a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, tout ce que nous (les prophètes) laissons est une aumône (Sadaqa).” » Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), se fâcha et cessa de parler à Abu Bakr, et elle garda cette attitude jusqu’à sa mort. Fatima vécut encore six mois après la mort du Messager d’Allah (ﷺ). Elle demandait à Abu Bakr sa part des biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés à Khaybar, à Fadak, et de ses biens à Médine (consacrés à la charité). Abu Bakr refusa de lui donner ces biens et dit : « Je ne délaisserai rien de ce que faisait le Messager d’Allah (ﷺ), car j’ai peur que si je m’écarte de la tradition du Prophète, je m’égare. » (Plus tard) `Umar donna les biens du Prophète (consacrés à la charité) à Médine à `Ali et `Abbas, mais il garda sous sa responsabilité les biens de Khaybar et Fadak et dit : « Ces deux propriétés sont la Sadaqa que l’Envoyé d’Allah utilisait pour ses dépenses et ses besoins urgents. Désormais, leur gestion doit être confiée au dirigeant. » (Az-Zuhri dit : « Elles sont gérées ainsi jusqu’à aujourd’hui. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3097
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, et il n’y avait rien dans ma maison qu’un être vivant pouvait manger, à part un peu d’orge posé sur une étagère. J’en ai mangé pendant longtemps et je le mesurais, puis (au bout d’un moment) il a été épuisé
- Sahih al-Bukhari, n°3099
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Lorsque la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravée, il demanda la permission à ses épouses pour être soigné dans ma maison, et elles le lui permirent
- Sahih al-Bukhari, n°3100
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : `Aisha a dit : « Le Prophète (ﷺ) est mort dans ma maison le jour où c’était mon tour, alors qu’il était appuyé contre ma poitrine, près de mon cou, et Allah a fait que ma salive se mélange à la sienne. » `Aisha ajouta : « `AbdurRahman est venu avec un Siwak et le Prophète (ﷺ) était trop faible pour l’utiliser, alors je l’ai mâché, puis (je le lui ai donné et il) s’est nettoyé les dents avec. »
- Sahih al-Bukhari, n°3103
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière de l’Asr alors que le soleil brillait encore dans sa chambre (Hujra)
- Sahih al-Bukhari, n°3104
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) se leva et prononça un sermon, et en désignant la maison d’Aisha (c’est-à-dire vers l’est), il dit trois fois : « L’épreuve viendra d’ici », et : « du côté d’où sort la tête de Satan (c’est-à-dire de l’Est). »
- Sahih al-Bukhari, n°3105
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté qu’un jour le Messager d’Allah (ﷺ) était avec elle et elle entendit quelqu’un demander la permission d’entrer dans la maison de Hafsa. Elle dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme demande la permission d’entrer dans ta maison. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Je pense que c’est untel (c’est-à-dire l’oncle de lait de Hafsa). Ce qui est interdit à cause des liens du sang l’est aussi à cause des liens d’allaitement. »
- Sahih al-Bukhari, n°3108
Rapporté par Abu Burda : `Aisha nous a montré un vêtement en laine rapiécé, et elle a dit : « (Il se trouve que) l’âme du Messager d’Allah (ﷺ) a été reprise alors qu’il portait ceci. » Abu Burda ajouta : « `Aisha nous a aussi montré un épais pagne comme ceux fabriqués au Yémen, ainsi qu’un vêtement appelé Al-Mulabbada. »
- Sahih al-Bukhari, n°3113
Rapporté par `Ali : Fatima se plaignait de la fatigue causée par le moulin à main et le fait de moudre le grain, lorsqu'elle apprit que des servantes issues du butin étaient arrivées chez le Messager d'Allah ﷺ. Elle alla le voir pour demander une servante, mais ne le trouva pas et expliqua son besoin à `Aisha. Quand le Prophète ﷺ revint, Aisha l'informa de cela. Le Prophète ﷺ vint alors chez nous alors que nous étions déjà couchés. (En voyant le Prophète) nous allions nous lever, mais il dit : « Restez où vous êtes. » J'ai senti la fraîcheur des pieds du Prophète sur ma poitrine. Puis il dit : « Voulez-vous que je vous dise quelque chose de meilleur que ce que vous m'avez demandé ? Quand vous allez vous coucher, dites : “Allahu Akbar” (Allah est le Plus Grand) 34 fois, “Al hamdu li-llah” (toutes les louanges sont à Allah) 33 fois, et “Subhan Allah” (Gloire à Allah) 33 fois. C'est mieux pour vous que ce que vous avez demandé. »
- Sahih al-Bukhari, n°3175
Rapporté par Aisha : Un jour, le Prophète (ﷺ) fut ensorcelé au point d’imaginer avoir fait quelque chose alors qu’il ne l’avait pas fait
- Sahih al-Bukhari, n°3195
Rapporté par Muhammad bin Ibrahim bin Al-Harith : D’après Abu Salama bin `Abdur-Rahman, qui a eu un différend avec des gens à propos d’un terrain et est allé en parler à `Aisha. Elle lui a dit : « Ô Abu Salama, évite ce terrain, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Quiconque prend même une petite portion de terre injustement, son cou sera entouré de cette terre jusqu’à sept terres en profondeur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3203
Rapporté par `Aisha : Le jour d’une éclipse solaire, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour faire la prière de l’éclipse. Il a prononcé le Takbir, a récité une longue lecture (des versets), a fait une longue inclinaison, puis il a relevé la tête en disant : « Allah entend celui qui Le loue. » Ensuite, il est resté debout, a récité à nouveau une longue lecture, mais plus courte que la première, a fait une longue inclinaison, mais plus courte que la première, a fait une longue prosternation, puis a accompli la deuxième rak`a de la même manière que la première. Quand il a terminé la prière avec le Taslim, l’éclipse était terminée. Ensuite, il a parlé aux gens à propos des éclipses solaire et lunaire en disant : « Ce sont deux signes parmi les Signes d’Allah, et ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Donc, si vous les voyez, hâtez-vous de prier. »
- Sahih al-Bukhari, n°3206
Rapporté par Ata : `Aisha a dit : « Si le Prophète (ﷺ) voyait un nuage dans le ciel, il marchait de long en large, entrait et sortait, et la couleur de son visage changeait. Et s’il pleuvait, il se détendait. » `Aisha connaissait donc cet état chez lui. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ne sais pas (j’ai peur), cela pourrait ressembler à ce qui est arrivé à certains peuples mentionnés dans le Coran dans ce verset : — ‘Puis, quand ils l’ont vu comme un nuage épais venant vers leurs vallées, ils ont dit : “C’est un nuage qui nous apporte la pluie !” Non, c’est plutôt ce (châtiment) que vous demandiez à hâter : un vent où il y a un châtiment douloureux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3210
Rapporté par `Aisha : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Les anges descendent avec les nuages et mentionnent telle ou telle chose décidée dans le ciel. Les diables écoutent discrètement ces choses, descendent pour les souffler aux devins, et ces derniers y ajoutent cent mensonges de leur cru. »
- Sahih al-Bukhari, n°3215
Rapporté par Aisha : Al Harith bin Hisham a demandé au Prophète : « Comment la révélation divine te parvient-elle ? » Il a répondu : « De différentes manières : L’Ange vient parfois à moi avec une voix qui ressemble au son d’une cloche, et quand cet état me quitte, je retiens ce que l’Ange a dit. Ce type de révélation est le plus difficile pour moi ; et parfois l’Ange vient sous la forme d’un homme et me parle, et je comprends et retiens ce qu’il dit. »
- Sahih al-Bukhari, n°3217
Rapporté par Abu Salama : `Aisha a dit que le Prophète ﷺ lui a dit : « Ô `Aisha ! Voici Gabriel, il te transmet ses salutations. » `Aisha a répondu : « Paix sur lui, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. » Puis, s’adressant au Prophète ﷺ, elle a dit : « Tu vois ce que je ne vois pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°3224
Rapporté par `Aisha : J’ai préparé pour le Prophète ﷺ un coussin décoré de dessins (d’animaux) qui ressemblait à un petit oreiller. Il est venu et s’est arrêté entre les deux portes et son visage a changé. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Qu’avons-nous fait de mal ? » Il a dit : « Qu’est-ce que ce coussin ? » J’ai dit : « Je l’ai préparé pour toi, pour que tu puisses t’y appuyer. » Il a dit : « Ne sais-tu pas que les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images ; et celui qui fait une image sera puni le Jour de la Résurrection et on lui demandera de donner vie à ce qu’il a créé ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3231
Rapporté par `Aisha : Elle a demandé au Prophète ﷺ : « As-tu connu un jour plus difficile que le jour de la bataille d’Uhud ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Ta tribu m’a causé beaucoup de peine, et la pire a été le jour de ‘Aqaba, quand je me suis présenté à Ibn `Abd-Yalail bin `Abd-Kulal et qu’il n’a pas répondu à ma demande. Je suis donc parti, accablé de tristesse, et j’ai continué jusqu’à me retrouver à Qarnath-Tha-alib, où j’ai levé la tête vers le ciel et j’ai vu un nuage qui me faisait de l’ombre. J’ai regardé et j’ai vu Gabriel à l’intérieur. Il m’a appelé en disant : “Allah a entendu ce que ton peuple t’a dit et comment ils t’ont répondu. Allah t’a envoyé l’Ange des montagnes pour que tu lui ordonnes ce que tu veux pour ces gens.” L’Ange des montagnes m’a appelé et m’a salué, puis il a dit : “Ô Muhammad ! Ordonne ce que tu veux. Si tu veux, je ferai tomber sur eux les deux montagnes.” Le Prophète ﷺ a dit : « Non, mais j’espère qu’Allah fera naître d’eux des gens qui adoreront Allah seul, sans rien Lui associer. »
- Sahih al-Bukhari, n°3234
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Celui qui prétend que le Prophète Muhammad ﷺ a vu son Seigneur commet une grave erreur, car il n’a vu que Gabriel dans sa vraie forme, telle qu’il a été créé, couvrant tout l’horizon
- Sahih al-Bukhari, n°3235
Rapporté par Masruq : J’ai demandé à Aisha رضي الله عنها : « Que dis-tu de cette parole : ‘Puis il (Gabriel) s’approcha et descendit, et il était à deux portées d’arc ou plus près encore’ ? » (53.8-9) Elle a répondu : « C’était Gabriel qui venait voir le Prophète ﷺ sous l’apparence d’un homme, mais cette fois-là, il est venu sous sa véritable forme, si immense qu’il couvrait tout l’horizon. »
- Sahih al-Bukhari, n°3263
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La fièvre vient de la chaleur du Feu (de l’Enfer), alors rafraîchissez-la avec de l’eau. »
- Sahih al-Bukhari, n°3268
Rapporté par `Aisha : De la magie a été faite sur le Prophète (ﷺ) au point qu’il croyait faire une chose alors qu’il ne la faisait pas réellement. Un jour, il a invoqué (Allah) longtemps, puis il a dit : « Je sens qu’Allah m’a inspiré comment me soigner. Deux personnes sont venues à moi (en rêve) et se sont assises, l’une à ma tête et l’autre à mes pieds. L’un a demandé à l’autre : “Quelle est la maladie de cet homme ?” L’autre a répondu : “Il a été ensorcelé.” Le premier a demandé : “Qui l’a ensorcelé ?” L’autre a répondu : “Lubaid bin Al-A’sam.” Le premier a demandé : “Avec quoi a-t-il fait la magie ?” L’autre a répondu : “Avec un peigne, des cheveux ramassés dessus, et la pellicule extérieure du pollen du palmier mâle.” Le premier a demandé : “Où cela se trouve-t-il ?” L’autre a répondu : “Dans le puits de Dharwan.” » Alors, le Prophète (ﷺ) est allé vers le puits puis est revenu et m’a dit à son retour : « Les palmiers autour du puits ressemblent à des têtes de diables. » J’ai demandé : « As-tu retiré les objets avec lesquels la magie a été faite ? » Il a dit : « Non, car Allah m’a guéri et j’ai peur que cette action ne cause du tort aux gens. » Plus tard, le puits a été comblé avec de la terre
- Sahih al-Bukhari, n°3288
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que les anges discutent dans les nuages de ce qui va arriver sur terre, les diables entendent un mot de ce qu’ils disent et le soufflent dans l’oreille d’un devin comme on verse quelque chose dans une bouteille, puis ils ajoutent cent mensonges à ce mot. »
- Sahih al-Bukhari, n°3290
Rapporté par `Aisha : Le jour (de la bataille) d’Uhud, quand les polythéistes ont été vaincus, Satan a crié : « Ô serviteurs d’Allah ! Attention à l’ennemi derrière vous », et à ce moment-là, les musulmans de l’avant-garde se sont battus contre ceux de l’arrière-garde (pensant qu’ils étaient des ennemis). Hudhaifa s’est retourné et a vu son père, "Al-Yaman", attaqué par les musulmans. Il a crié : « Ô serviteurs d’Allah ! Mon père ! Mon père ! » Par Allah, ils ne se sont pas arrêtés avant de le tuer. Hudhaifa a dit : « Qu’Allah vous pardonne. » `Urwa a dit que Hudhaifa a continué à faire le bien (en demandant à Allah de pardonner au meurtrier de son père jusqu’à sa mort). »
- Sahih al-Bukhari, n°3291
Rapporté par `Aisha : J’ai demandé au Prophète (ﷺ) à propos de quelqu’un qui regarde autour de lui pendant la prière. Il a répondu : « C’est ce que Satan vole à la prière de l’un de vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°3306
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a qualifié le lézard (salamandre) de fauteur de troubles. Je ne l’ai pas entendu ordonner de le tuer. Sa`d bin Waqqas affirme que le Prophète (ﷺ) a ordonné de le tuer
- Sahih al-Bukhari, n°3308
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tuez le serpent qui a deux lignes blanches sur le dos, car il rend aveugle et provoque des fausses couches. »
- Sahih al-Bukhari, n°3309
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a ordonné de tuer le serpent à la queue courte ou mutilée (Abtar), car il rend aveugle et provoque des fausses couches
- Sahih al-Bukhari, n°3314
Rapporté par ‘Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cinq sortes d’animaux sont nuisibles et peuvent être tués même dans le Sanctuaire : le rat, le scorpion, le milan (un oiseau de proie), le corbeau et le chien enragé. »
- Sahih al-Bukhari, n°3368
Rapporté par `Aisha : (L’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Ne vois-tu pas que lorsque ton peuple a construit la Ka`ba, ils ne l’ont pas bâtie sur toutes les fondations posées par Abraham ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi ne la reconstruisons-nous pas sur les fondations d’Abraham ? » Il a dit : « Si ton peuple n’avait pas récemment quitté l’idolâtrie, je l’aurais fait. » Rapporté par Ibn `Umar : Aisha a dû entendre cela du Messager d’Allah (ﷺ), car je vois que le Messager d’Allah (ﷺ) ne touchait pas les deux coins faisant face à Al-Hijr uniquement parce que la Maison n’avait pas été construite sur les fondations d’Abraham
- Sahih al-Bukhari, n°3384
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ordonne à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai répondu : « Abu Bakr est une personne sensible et, s’il se tient à ta place, il va pleurer et ne pourra pas diriger la prière. » Le Prophète (ﷺ) a répété la même demande, et j’ai donné la même réponse. Le narrateur, Shuba, a dit que le Prophète (ﷺ) a dit la troisième ou la quatrième fois : « Vous êtes comme les femmes qui accompagnaient Joseph. Ordonne à Abu Bakr de diriger la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°3385
Rapporté par Abu Musa : Quand le Prophète (ﷺ) est tombé malade, il a dit : « Ordonnez à Abu Bakr de diriger la prière. » `Aisha a dit : « Abu Bakr est une personne sensible. » Le Prophète (ﷺ) a donné la même instruction, et elle a répété la même réponse. Il a encore dit : « Ordonnez à Abu Bakr (de diriger la prière) ! Vous êtes comme les femmes qui accompagnaient Joseph. » Finalement, Abu Bakr a dirigé la prière du vivant du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°3388
Rapporté par Masruq : J’ai demandé à Um Ruman, la mère de `Aisha, au sujet de l’accusation portée contre `Aisha. Elle a dit : « Pendant que j’étais assise avec `Aisha, une femme Ansari est venue et a dit : “Qu’Allah condamne untel.” Je lui ai demandé : “Pourquoi dis-tu cela ?” Elle a répondu : “Parce qu’il a répandu cette rumeur.” `Aisha a demandé : “Quelle rumeur ?” La femme lui a alors raconté l’histoire. `Aisha a demandé : “Est-ce qu’Abu Bakr et le Messager d’Allah (ﷺ) sont au courant ?” Elle a répondu : “Oui.” `Aisha est tombée évanouie, et quand elle a repris connaissance, elle a eu de la fièvre et s’est mise à trembler. Le Prophète (ﷺ) est venu et a demandé : “Qu’a-t-elle ?” J’ai dit : “Elle a de la fièvre à cause d’une rumeur qui circule.” `Aisha s’est levée et a dit : “Par Allah ! Même si je fais un serment, vous ne me croirez pas, et si je présente une excuse, vous ne m’excuserez pas. Mon cas et le vôtre ressemblent à celui de Jacob et de ses fils. Face à ce que vous affirmez, c’est Allah (Seul) dont on peut demander l’aide.” (12.18) Le Prophète (ﷺ) est parti, puis Allah a révélé les versets à ce sujet, et à ce moment-là, `Aisha a dit : “Merci à Allah (seulement) et à personne d’autre.” »
- Sahih al-Bukhari, n°3389
Rapporté par `Urwa : J’ai demandé à `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), la signification du verset suivant : « (Un délai sera accordé) jusqu’à ce que les messagers désespèrent (de leur peuple) et pensent qu’ils ont été rejetés (par leur peuple)... » (12.110) `Aisha a répondu : « En réalité, leurs peuples ne les croyaient pas. » J’ai dit : « Par Allah ! Ils savaient avec certitude que leurs peuples les traitaient de menteurs, ce n’était pas un doute. » `Aisha a dit : « Ô ‘Uraiya (c’est-à-dire `Urwa) ! Bien sûr, ils en étaient certains. » J’ai dit : « Est-ce qu’on peut comprendre le verset comme si les messagers pensaient qu’Allah ne les aidait pas ? » `Aisha a dit : « Qu’Allah nous en préserve ! (Impossible) Les messagers n’ont jamais douté de leur Seigneur à ce point. Mais ce verset concerne les croyants qui suivaient les messagers, qui avaient foi en leur Seigneur et en leurs messagers, et dont l’épreuve a duré longtemps, et l’aide d’Allah a tardé, jusqu’à ce que les messagers désespèrent de la conversion des mécréants de leur peuple et pensent même que leurs propres partisans étaient ébranlés dans leur foi, alors l’aide d’Allah est venue. »
- Sahih al-Bukhari, n°3392
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) est revenu vers Khadija, le cœur battant très fort. Elle l’a emmené chez Waraqa bin Naufal, qui était un converti au christianisme et lisait l’Évangile en arabe. Waraqa lui a demandé : « Qu’as-tu vu ? » Quand il le lui a raconté, Waraqa a dit : « C’est le même ange qu’Allah a envoyé au Prophète Moïse. Si je vis jusqu’à ce que tu reçoives le Message Divin, je te soutiendrai fermement. »
- Sahih al-Bukhari, n°3411
Rapporté par Abu Musa : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais aucune femme n’a atteint ce niveau sauf Asiya, la femme de Pharaon, et Marie, la fille de ‘Imran. Et sans aucun doute, la supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme la supériorité du tharid (un plat de viande et de pain) sur les autres plats. »
- Sahih al-Bukhari, n°3433
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme celle du tharid (un plat de viande et de pain) sur les autres repas. Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais aucune femme n'a atteint ce niveau sauf Marie, la fille de `Imran, et Asiya, l'épouse de Pharaon. »
- Sahih al-Bukhari, n°3453
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Sur son lit de mort, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) mettait un drap sur son visage et, quand il avait chaud, il l’enlevait. Dans cet état, il dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs prophètes. » Par ces paroles, il voulait mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’avaient fait les Juifs et les Chrétiens
- Sahih al-Bukhari, n°3454
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Sur son lit de mort, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) mettait un drap sur son visage et, quand il avait chaud, il l’enlevait. Dans cet état, il dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs prophètes. » Par ces paroles, il voulait mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’avaient fait les Juifs et les Chrétiens
- Sahih al-Bukhari, n°3458
Rapporté par `Aisha : Elle disait qu’elle détestait que quelqu’un mette ses mains sur ses hanches pendant la prière. Elle disait que les Juifs faisaient cela
- Sahih al-Bukhari, n°3474
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la peste. Il m’a dit que c’était un châtiment envoyé par Allah à qui Il veut, mais qu’Allah en a fait une miséricorde pour les croyants. Si, lors d’une épidémie, quelqu’un reste dans son pays avec patience, en espérant la récompense d’Allah et en croyant que rien ne peut lui arriver sauf ce qu’Allah a écrit pour lui, il recevra la récompense d’un martyr
- Sahih al-Bukhari, n°3475
Rapporté par `Aisha : Les gens de Quraish étaient inquiets à propos d’une femme de Bani Makhzum qui avait volé. Ils ont demandé : « Qui va intercéder pour elle auprès du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Certains ont dit : « Seul Usama bin Zaid, le bien-aimé du Messager d’Allah (ﷺ), osera le faire. » Quand Usama a parlé au Prophète à ce sujet, le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Veux-tu intercéder dans une affaire concernant les peines prescrites par Allah ? » Puis il s’est levé et a prononcé un sermon : « Ce qui a détruit les peuples avant vous, c’est que si un noble volait, ils le laissaient, mais si un pauvre volait, ils lui appliquaient la peine d’Allah. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. »
- Sahih al-Bukhari, n°3503
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : `Abdullah bin Az-Zubair est allé avec des femmes de la tribu de Bani Zuhra chez `Aisha, qui les traitait bien à cause de leur lien avec le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°3505
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : `Abdullah bin Az-Zubair était la personne la plus aimée de `Aisha après le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr, et il était aussi le plus dévoué envers elle. `Aisha ne gardait jamais l’argent que lui donnait Allah, mais le dépensait en aumône. (`Abdullah) bin Az-Zubair a dit : « Il faut empêcher `Aisha de faire cela. » (Quand `Aisha a entendu cela), elle a protesté : « On veut m’empêcher de faire cela ? Je jure que je ne parlerai plus jamais à `Abdullah bin Az-Zubair. » Suite à cela, Ibn Az-Zubair a demandé à des gens de Quraish, et surtout aux deux oncles du Messager d’Allah (ﷺ), d’intercéder auprès d’elle, mais elle a refusé de lui parler. Les Zuhriyun, les oncles du Prophète, dont `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin `Abd Yaghuth et Al-Miswar bin Makhrama, lui ont dit : « Quand nous demanderons la permission de lui rendre visite, entre dans sa maison avec nous (sans lui demander la permission). » Il a fait ainsi (et elle a accepté leur intercession). Il lui a envoyé dix esclaves qu’elle a affranchis pour expier son vœu. `Aisha a affranchi encore plus d’esclaves pour la même raison, jusqu’à en libérer quarante. Elle a dit : « J’aurais aimé avoir précisé ce que je devais faire si je ne tenais pas mon vœu, afin de le faire plus facilement. »
- Sahih al-Bukhari, n°3529
Rapporté par `Aisha : Pendant les jours de Mina, Abu Bakr est venu la voir alors qu'il y avait deux filles avec elle, jouant du tambour, et le Prophète (ﷺ) était allongé, couvert de son vêtement. Abu Bakr a réprimandé les deux filles, mais le Prophète (ﷺ) a découvert son visage et a dit : « Ô Abu Bakr ! Laisse-les, car ce sont les jours de la fête. » Ces jours étaient les jours de Mina. `Aisha a ajouté : « J'étais cachée derrière le Prophète (ﷺ) pendant que je regardais les Éthiopiens jouer dans la Mosquée. `Umar les a réprimandés, mais le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez-les, ô Bani Arfida ! Jouez, car vous êtes en sécurité. »
- Sahih al-Bukhari, n°3530
Rapporté par `Aisha : Pendant les jours de Mina, Abu Bakr est venu la voir alors qu'il y avait deux filles avec elle, jouant du tambour, et le Prophète (ﷺ) était allongé, couvert de son vêtement. Abu Bakr a réprimandé les deux filles, mais le Prophète (ﷺ) a découvert son visage et a dit : « Ô Abu Bakr ! Laisse-les, car ce sont les jours de la fête. » Ces jours étaient les jours de Mina. `Aisha a ajouté : « J'étais cachée derrière le Prophète (ﷺ) pendant que je regardais les Éthiopiens jouer dans la Mosquée. `Umar les a réprimandés, mais le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez-les, ô Bani Arfida ! Jouez, car vous êtes en sécurité. »
- Sahih al-Bukhari, n°3531
Rapporté par `Aisha : Un jour, Hassan bin Thabit a demandé la permission au Prophète (ﷺ) de composer des poèmes satiriques contre les infidèles. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais j'ai des liens de parenté avec eux. » Hassan a répondu : « Je te distinguerai d'eux comme on retire un cheveu de la pâte. » Rapporté par `Urwa : J'ai commencé à critiquer Hassan devant `Aisha, alors elle a dit : « Ne le critique pas, car il défendait le Prophète avec sa poésie. »
- Sahih al-Bukhari, n°3536
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) est décédé à l’âge de soixante-trois ans
- Sahih al-Bukhari, n°3555
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu vers elle de bonne humeur, le visage rayonnant de joie, et a dit : « N'as-tu pas entendu ce que le Qaif a dit à propos de Zaid et Usama ? Il a vu leurs pieds et a remarqué : Ces pieds se ressemblent. » (c'est-à-dire qu'ils sont père et fils)
- Sahih al-Bukhari, n°3560
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) avait le choix entre deux choses, il choisissait la plus facile tant que ce n'était pas un péché. Mais si c'était un péché, il ne s'en approchait pas. Le Messager d'Allah (ﷺ) ne se vengeait jamais pour lui-même, mais seulement si les lois d'Allah étaient transgressées, alors il agissait pour Allah
- Sahih al-Bukhari, n°3567
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) parlait si clairement que si quelqu'un voulait compter le nombre de ses mots, il le pouvait. Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : `Aisha m'a dit : « N'es-tu pas étonné d'Abu Untel qui est venu s'asseoir près de ma maison et a commencé à raconter les traditions du Messager d'Allah (ﷺ) pour que je les entende, alors que j'étais en train de faire une prière surérogatoire ? Il est parti avant que je termine. Si je l'avais trouvé encore là, je lui aurais dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) ne parlait jamais aussi vite et de façon confuse que toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°3568
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) parlait si clairement que si quelqu'un voulait compter le nombre de ses mots, il le pouvait. Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : `Aisha m'a dit : « N'es-tu pas étonné d'Abu Untel qui est venu s'asseoir près de ma maison et a commencé à raconter les traditions du Messager d'Allah (ﷺ) pour que je les entende, alors que j'étais en train de faire une prière surérogatoire ? Il est parti avant que je termine. Si je l'avais trouvé encore là, je lui aurais dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) ne parlait jamais aussi vite et de façon confuse que toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°3569
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur-Rahman : Il a demandé à `Aisha : « Comment le Messager d'Allah (ﷺ) priait-il pendant le mois de Ramadan ? » Elle a répondu : « Il ne priait jamais plus de onze rak`at, que ce soit pendant le Ramadan ou un autre mois. Il faisait quatre rak`at, et leur beauté et leur longueur étaient remarquables, puis quatre autres rak`at, tout aussi belles et longues. Ensuite, il faisait trois rak`at. J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Vas-tu te coucher avant de faire la prière du witr ? » Il a répondu : « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°3623
Rapporté par `Aisha : Un jour, Fatima est venue en marchant et sa démarche ressemblait à celle du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, puis il lui a dit un secret et elle s’est mise à pleurer. Je lui ai demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » Il lui a de nouveau dit un secret et elle s’est mise à rire. J’ai dit : « Je n’ai jamais vu la joie aussi proche de la tristesse que ce jour-là. » Je lui ai demandé ce que le Prophète (ﷺ) lui avait dit. Elle a répondu : « Je ne révélerai jamais le secret du Messager d’Allah (ﷺ). » Quand le Prophète (ﷺ) est mort, je lui ai demandé à ce sujet. Elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a dit : “Chaque année, Gabriel révisait le Coran avec moi une seule fois, mais cette année il l’a fait deux fois. Je pense que cela annonce ma mort, et tu seras la première de ma famille à me rejoindre.” Alors j’ai pleuré. Puis il a dit : “N’aimerais-tu pas être la cheffe de toutes les femmes du Paradis ou la cheffe des femmes croyantes ?” Alors j’ai ri pour cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°3624
Rapporté par `Aisha : Un jour, Fatima est venue en marchant et sa démarche ressemblait à celle du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, puis il lui a dit un secret et elle s’est mise à pleurer. Je lui ai demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » Il lui a de nouveau dit un secret et elle s’est mise à rire. J’ai dit : « Je n’ai jamais vu la joie aussi proche de la tristesse que ce jour-là. » Je lui ai demandé ce que le Prophète (ﷺ) lui avait dit. Elle a répondu : « Je ne révélerai jamais le secret du Messager d’Allah (ﷺ). » Quand le Prophète (ﷺ) est mort, je lui ai demandé à ce sujet. Elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a dit : “Chaque année, Gabriel révisait le Coran avec moi une seule fois, mais cette année il l’a fait deux fois. Je pense que cela annonce ma mort, et tu seras la première de ma famille à me rejoindre.” Alors j’ai pleuré. Puis il a dit : “N’aimerais-tu pas être la cheffe de toutes les femmes du Paradis ou la cheffe des femmes croyantes ?” Alors j’ai ri pour cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°3625
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, a appelé sa fille Fatima et lui a dit un secret qui l’a fait pleurer. Puis il l’a rappelée et lui a dit un autre secret, et elle s’est mise à rire. Quand je lui ai demandé à ce sujet, elle a répondu : Le Prophète (ﷺ) m’a dit qu’il allait mourir de cette maladie, alors j’ai pleuré, mais ensuite il m’a dit en secret que, parmi sa famille, je serais la première à le rejoindre, alors j’ai ri
- Sahih al-Bukhari, n°3626
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, a appelé sa fille Fatima et lui a dit un secret qui l’a fait pleurer. Puis il l’a rappelée et lui a dit un autre secret, et elle s’est mise à rire. Quand je lui ai demandé à ce sujet, elle a répondu : Le Prophète (ﷺ) m’a dit qu’il allait mourir de cette maladie, alors j’ai pleuré, mais ensuite il m’a dit en secret que, parmi sa famille, je serais la première à le rejoindre, alors j’ai ri
- Sahih al-Bukhari, n°3670
Rapporté par Aisha : (Dans une autre narration), « Lorsque le Prophète (ﷺ) était sur son lit de mort, il leva les yeux et dit trois fois : Parmi les plus hauts compagnons (voir Coran 4.69) ». Aisha a dit : Allah a apporté un bienfait aux gens grâce à leurs deux discours. ‘Umar a effrayé certaines personnes, dont des hypocrites, qu’Allah a fait quitter l’islam à cause de ses paroles. Ensuite, Abu Bakr a guidé les gens vers la bonne direction et leur a montré le droit chemin à suivre, si bien qu’ils sont sortis en récitant : « Muhammad n’est qu’un Messager, et beaucoup de Messagers sont passés avant lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°3672
Rapporté par Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’un de ses voyages jusqu’à ce que nous arrivions à Al-Baida ou Dhatul-Jaish, où mon collier s’est cassé et perdu. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est arrêté pour le chercher, et tout le monde s’est arrêté avec lui. Il n’y avait pas d’eau à cet endroit et personne n’en avait avec lui. Alors ils sont allés voir Abu Bakr et lui ont dit : « Ne vois-tu pas ce qu’Aisha a fait ? Elle a fait arrêter le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens là où il n’y a pas d’eau et où ils n’en ont pas. » Abu Bakr est venu pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) dormait, la tête posée sur ma cuisse, et il a dit : « Tu as retenu le Messager d’Allah et les gens là où il n’y a pas d’eau et où ils n’en ont pas. » Il m’a alors réprimandée, a dit ce qu’Allah a voulu et m’a pincée aux flancs avec ses mains, mais je n’ai pas bougé parce que la tête du Messager d’Allah (ﷺ) était sur ma cuisse. Le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à dormir jusqu’au matin et a constaté qu’il n’y avait pas d’eau. Alors Allah a révélé le verset sur le Tayammum, et les gens ont fait le Tayammum. Usaid ibn Al-Hudair a dit : « Ô famille d’Abu Bakr ! Ce n’est pas la première bénédiction qui vient de vous. » Nous avons fait lever le chameau sur lequel j’étais assise, et le collier a été retrouvé dessous
- Sahih al-Bukhari, n°3700
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°3705
Rapporté par `Ali : Fatima se plaignait de la fatigue causée par le moulin à main. Des captifs furent amenés au Prophète, elle alla le voir mais ne le trouva pas à la maison. `Aisha était présente, et Fatima lui parla de son désir d’avoir un serviteur. Quand le Prophète (ﷺ) revint, `Aisha l’informa de la visite de Fatima. `Ali ajouta : « Le Prophète (ﷺ) est alors venu chez nous alors que nous étions déjà couchés. J’ai voulu me lever, mais le Prophète (ﷺ) a dit : “Reste à ta place.” Il s’est assis entre nous jusqu’à ce que je sente la fraîcheur de ses pieds sur ma poitrine. Puis il a dit : “Voulez-vous que je vous apprenne quelque chose de meilleur que ce que vous m’avez demandé ? Quand vous allez vous coucher, dites ‘Allahu Akbar’ trente-quatre fois, ‘Subhan Allah’ trente-trois fois et ‘Al hamdu li-llah’ trente-trois fois. C’est mieux pour vous deux qu’un serviteur.” »
- Sahih al-Bukhari, n°3711
Rapporté par ‘Aisha : Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°3712
Rapporté par ‘Aisha : Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°3715
Rapporté par ‘Aisha : Le Prophète (ﷺ) a appelé sa fille Fatima pendant sa maladie qui a causé sa mort et lui a confié un secret, ce qui l’a fait pleurer. Puis il l’a rappelée et lui a confié un autre secret, ce qui l’a fait rire. Quand je lui ai demandé à ce sujet, elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) m’a parlé en secret et m’a informée qu’il allait mourir pendant cette maladie, alors j’ai pleuré. Il m’a ensuite parlé en secret et m’a dit que je serais la première de sa famille à le rejoindre (après sa mort), et c’est pour cela que j’ai ri. »
- Sahih al-Bukhari, n°3716
Rapporté par ‘Aisha : Le Prophète (ﷺ) a appelé sa fille Fatima pendant sa maladie qui a causé sa mort et lui a confié un secret, ce qui l’a fait pleurer. Puis il l’a rappelée et lui a confié un autre secret, ce qui l’a fait rire. Quand je lui ai demandé à ce sujet, elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) m’a parlé en secret et m’a informée qu’il allait mourir pendant cette maladie, alors j’ai pleuré. Il m’a ensuite parlé en secret et m’a dit que je serais la première de sa famille à le rejoindre (après sa mort), et c’est pour cela que j’ai ri. »
- Sahih al-Bukhari, n°3731
Rapporté par `Urwa : Aisha a dit : « Un Qaif (c’est-à-dire une personne experte pour reconnaître la lignée d’une personne grâce à la physionomie et à l’observation des membres d’un enfant) est venu me voir alors que le Prophète (ﷺ) était présent, et Usama bin Zaid et Zaid bin Haritha étaient allongés en train de dormir. Le Qaif a dit : Ces pieds (d’Usama et de son père) appartiennent à des personnes de la même lignée. » Le Prophète (ﷺ) a été content de cette remarque qui lui a beaucoup plu, et il en a parlé à Aisha
- Sahih al-Bukhari, n°3732
Rapporté par 'Aisha : Les gens de la tribu des Quraish étaient préoccupés à propos d’une femme Makhzumiya. Ils ont dit : « Personne n’ose parler à lui (c’est-à-dire au Prophète (ﷺ)) sauf Usama bin Zaid, car c’est celui que le Messager d’Allah (ﷺ) aime le plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°3733
Rapporté par Aisha : « Une femme de Bani Makhzumiya a commis un vol et les gens ont dit : ‘Qui peut intercéder auprès du Prophète (ﷺ) pour elle ?’ Personne n’osait lui parler, mais Usama bin Zaid l’a fait. Le Prophète a dit : ‘Si un homme respecté parmi les enfants d’Israël volait, ils lui pardonnaient, mais si un pauvre volait, ils lui coupaient la main. Mais moi, même si Fatima (ma fille) volait, je lui couperais la main.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3768
Rapporté par Abu Salama : `Aisha a dit : « Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : Ô Aïcha ! Voici Gabriel qui te salue. » J’ai répondu : « Paix, miséricorde et bénédictions d’Allah sur lui ! Tu vois ce que je ne vois pas. » Elle s’adressait au Messager d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°3769
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules Marie, la fille de `Imran, et Asiya, l'épouse de Pharaon, l'ont atteinte. Et la supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme celle du tharid (un plat arabe) sur les autres repas
- Sahih al-Bukhari, n°3770
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : La supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme celle du tharid sur les autres repas
- Sahih al-Bukhari, n°3771
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Un jour, `Aisha est tombée malade et Ibn `Abbas est venu lui rendre visite et a dit : Ô mère des croyants ! Tu vas rejoindre des prédécesseurs véridiques, c'est-à-dire le Messager d'Allah (ﷺ) et Abu Bakr
- Sahih al-Bukhari, n°3772
Rapporté par Abu Wail : Quand `Ali a envoyé `Ammar et Al-Hasan à Kufa pour encourager les gens à combattre, `Ammar leur a dit : Je sais qu'elle (c'est-à-dire `Aisha) est l'épouse du Prophète (ﷺ) dans ce monde et dans l'au-delà, mais Allah vous met à l'épreuve : suivrez-vous Allah ou elle ?
- Sahih al-Bukhari, n°3773
Rapporté par `Aisha : Elle avait emprunté un collier à Asma' et l'a perdu. Le Messager d'Allah (ﷺ) a envoyé certains de ses compagnons pour le chercher. Pendant leur voyage, l'heure de la prière est arrivée et ils ont prié sans ablution. À leur retour, ils se sont plaints au Prophète (ﷺ). Alors le verset sur le tayammum a été révélé. Usaid bin Hudair a dit à `Aisha : Qu'Allah te récompense généreusement. Par Allah, chaque fois que tu rencontres une difficulté, Allah t'en sort et en fait une bénédiction pour les musulmans
- Sahih al-Bukhari, n°3774
Rapporté par le père de Hisham : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) était dans sa maladie mortelle, il a commencé à rendre visite à ses épouses en disant : Où serai-je demain ? Il avait hâte d'être chez `Aisha. `Aisha a dit : Quand ce fut mon tour, le Prophète est devenu silencieux (il n'a plus posé la question)
- Sahih al-Bukhari, n°3775
Rapporté par le père de Hisham : Les gens avaient l'habitude d'envoyer des cadeaux au Prophète (ﷺ) le jour où c'était le tour de `Aisha. `Aisha a dit : Mes compagnes (c'est-à-dire les autres épouses du Prophète) se sont réunies chez Um Salama et ont dit : Ô Um Salama ! Par Allah, les gens choisissent d'envoyer des cadeaux le jour du tour de `Aisha et nous aussi, nous aimons les bonnes choses (c'est-à-dire les cadeaux) comme `Aisha. Tu devrais demander au Messager d'Allah (ﷺ) de dire aux gens d'envoyer leurs cadeaux où qu'il soit, ou quel que soit le tour. Um Salama a transmis cela au Prophète, mais il s'est détourné d'elle. Quand il est revenu, elle a répété la même chose, et le Prophète (ﷺ) s'est encore détourné. La troisième fois, le Prophète (ﷺ) a dit : Ô Um Salama ! Ne me cause pas de peine en faisant du tort à `Aisha, car par Allah, la Révélation Divine n'est jamais venue à moi alors que j'étais sous la couverture d'une autre femme parmi vous, sauf elle
- Sahih al-Bukhari, n°3777
Rapporté par `Aisha : Le jour de Bu'ath (c'est-à-dire le jour du combat entre les deux tribus des Ansar, les Aus et les Khazraj) a été provoqué par Allah pour le bien de Son Prophète, afin que lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, les tribus étaient déjà divisées et leurs chefs tués ou blessés. Ainsi, Allah a permis cette bataille pour le bien de Son Prophète afin qu'ils (les Ansar) acceptent l'islam
- Sahih al-Bukhari, n°3811
Rapporté par Anas : Le jour de la bataille de Uhud, les gens se sont enfuis en laissant le Prophète (ﷺ), mais Abu Talha protégeait le Prophète (ﷺ) avec son bouclier devant lui. Abu Talha était un archer fort et expérimenté qui gardait toujours son arc bien tendu. Ce jour-là, il a cassé deux ou trois arcs. Si un homme passait avec un carquois plein de flèches, le Prophète (ﷺ) lui disait : « Vide-le devant Abu Talha. » Quand le Prophète (ﷺ) levait la tête pour regarder l’ennemi, Abu Talha disait : « Ô Prophète d’Allah ! Que mes parents soient sacrifiés pour toi ! S’il te plaît, ne lève pas la tête pour ne pas être vu, de peur qu’une flèche ennemie ne t’atteigne. Que ce soit mon cou et ma poitrine qui soient touchés à ta place. » Ce jour-là, j’ai vu ‘Aisha, la fille d’Abu Bakr, et Umm Sulaim soulever leurs robes, si bien que j’ai pu voir les bijoux à leurs jambes, et elles portaient des outres d’eau sur leurs bras pour donner à boire aux assoiffés, puis elles retournaient les remplir et revenaient donner à boire encore. Ce jour-là, l’épée d’Abu Talha est tombée de sa main deux ou trois fois
- Sahih al-Bukhari, n°3816
Rapporté par ‘Aisha : Je n’ai jamais été jalouse d’aucune des femmes du Prophète (ﷺ) autant que de Khadija (bien qu’elle soit morte avant qu’il m’épouse), car je l’entendais souvent parler d’elle, et Allah lui avait annoncé la bonne nouvelle qu’elle aurait un palais de qasab (tuyaux de pierres précieuses et de perles au Paradis), et chaque fois qu’il abattait un mouton, il en envoyait une bonne part aux amies de Khadija
- Sahih al-Bukhari, n°3817
Rapporté par ‘Aisha : Je n’ai jamais été jalouse d’une femme autant que de Khadija, car le Messager d’Allah (ﷺ) parlait très souvent d’elle. Il m’a épousée trois ans après sa mort, et son Seigneur (ou Gabriel) lui a ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle d’un palais de qasab au Paradis
- Sahih al-Bukhari, n°3818
Rapporté par ‘Aisha : Je n’ai jamais été jalouse d’aucune des femmes du Prophète (ﷺ) autant que de Khadija, même si je ne l’ai jamais vue, mais le Prophète (ﷺ) parlait très souvent d’elle, et chaque fois qu’il abattait un mouton, il découpait des morceaux et les envoyait aux amies de Khadija. Quand je lui disais parfois : « (Tu traites Khadija comme si) il n’y avait pas d’autre femme sur terre qu’elle », il répondait : « Khadija était telle ou telle, et c’est d’elle que j’ai eu des enfants. »
- Sahih al-Bukhari, n°3821
Rapporté par ‘Aisha : Un jour, Hala bint Khuwailid, la sœur de Khadija, a demandé la permission d’entrer auprès du Prophète (ﷺ). À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) s’est souvenu de la façon dont Khadija demandait la permission, et cela l’a touché. Il a dit : « Ô Allah ! Hala ! » Alors je suis devenue jalouse et j’ai dit : « Pourquoi te rappelles-tu une vieille femme parmi les vieilles femmes de Quraish, une vieille femme (sans dents) aux gencives rouges qui est morte depuis longtemps, alors qu’Allah t’a donné quelqu’un de meilleur qu’elle ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3824
Rapporté par ‘Aisha : Le jour de la bataille de Uhud, les polythéistes ont été complètement vaincus. Puis Satan a crié fort : « Ô serviteurs d’Allah ! Attention à ceux qui sont derrière vous ! » Alors les premiers rangs ont attaqué les derniers. Hudhaifa a alors regardé et a vu son père, et il a crié fort : « Ô serviteurs d’Allah ! Mon père ! Mon père ! » Par Allah, ils ne se sont pas arrêtés avant de le tuer (c’est-à-dire le père de Hudhaifa). Hudhaifa a dit : « Qu’Allah vous pardonne ! » Le narrateur a ajouté : « Par Allah, grâce à ce qu’a dit Hudhaifa, il est resté dans un bon état jusqu’à sa mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°3825
Rapporté par ‘Aisha (رضي الله عنها) : Hind bint ‘Utba est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Avant que je devienne musulmane) il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne, mais aujourd’hui il n’y a pas de famille que je souhaite voir honorée plus que la tienne. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai pensé la même chose, par Celui qui tient mon âme dans Sa main ! » Elle a ajouté : « Ô Messager d’Allah ! Abu Sufyan est avare, alors est-ce un péché si je prends dans ses biens pour nourrir mes enfants ? » Il a répondu : « Je ne le permets que si tu prends ce qui est juste et raisonnable pour tes besoins. »
- Sahih al-Bukhari, n°3831
Rapporté par `Aisha : ‘Achoura (c’est-à-dire le dixième jour de Muharram) était un jour où la tribu de Quraish jeûnait à l’époque préislamique. Le Prophète (ﷺ) jeûnait aussi ce jour-là. Quand il a émigré à Médine, il a jeûné ce jour et a ordonné aux musulmans de jeûner aussi. Quand le jeûne du Ramadan a été rendu obligatoire, il est devenu facultatif de jeûner ou non le jour de l’Achoura
- Sahih al-Bukhari, n°3835
Rapporté par `Aisha : Une esclave noire appartenant à des Arabes s’est convertie à l’islam et avait une cabane dans la mosquée. Elle venait nous voir et nous parlait, et à la fin de ses discussions, elle disait : « Le jour du foulard fut l’un des signes de notre Seigneur : En vérité ! Il m’a délivrée de la terre de l’incroyance. » Après avoir répété cela plusieurs fois, je (c’est-à-dire `Aisha) lui ai demandé : « Quel était ce jour du foulard ? » Elle a répondu : « Un jour, la fille de l’un de mes maîtres est sortie en portant un foulard en cuir autour du cou, et il est tombé. Un milan est descendu et l’a pris, pensant que c’était un morceau de viande. Ils (mes maîtres) m’ont accusée de vol et m’ont tellement torturée qu’ils ont même fouillé mes parties intimes. Alors que j’étais entourée d’eux, en pleine détresse, soudain le milan est revenu au-dessus de nous et a laissé tomber le foulard, qu’ils ont alors récupéré. Je leur ai dit : “Voilà ce dont vous m’accusiez, alors que j’étais innocente.” »
- Sahih al-Bukhari, n°3837
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Al-Qasim : Al-Qasim marchait devant le cortège funèbre. Il ne se levait pas quand un cortège passait devant lui. Il a rapporté de `Aisha qu’elle a dit : « Les gens de l’époque préislamique se levaient pour le cortège funèbre. Quand ils le voyaient, ils disaient deux fois : “Tu étais noble dans ta famille. Que deviens-tu maintenant ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°3842
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr avait un esclave qui lui donnait une partie de ses gains. Abu Bakr en mangeait. Un jour, il a apporté quelque chose et Abu Bakr en a mangé. L’esclave lui a dit : « Sais-tu ce que c’est ? » Abu Bakr a alors demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » L’esclave a répondu : « Une fois, à l’époque préislamique, j’ai prédit l’avenir de quelqu’un alors que je n’avais aucune connaissance de la divination, mais je l’ai trompé, et quand il m’a revu, il m’a donné quelque chose pour ce service, et c’est ce que tu as mangé. » Alors Abu Bakr a mis la main dans sa bouche et a vomi tout ce qu’il avait dans l’estomac
- Sahih al-Bukhari, n°3846
Rapporté par `Aisha : Allah a fait en sorte que le jour de Buath ait lieu avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne soit envoyé, pour qu’à son arrivée à Médine, ces gens soient déjà divisés en groupes et que leurs chefs aient été tués ou blessés. Ainsi, Allah a fait précéder ce jour à la venue du Messager d’Allah (ﷺ) afin que les Ansar puissent accepter l’islam
- Sahih al-Bukhari, n°3873
Rapporté par `Aisha : Um Habiba et Um Salama ont parlé d’une église qu’elles avaient vue en Éthiopie, et dans cette église il y avait des images. Quand elles en ont parlé au Prophète (ﷺ), il a dit : « Ces gens-là, lorsqu’un homme pieux meurt parmi eux, ils construisent un lieu de culte sur sa tombe et y peignent ces images. Ces gens seront les pires créatures d’Allah au Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°3894
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) s’est fiancé avec moi quand j’étais une fillette de six ans. Nous sommes allés à Médine et nous avons séjourné chez les Bani-al-Harith bin Khazraj. Ensuite, je suis tombée malade et j’ai perdu mes cheveux. Plus tard, ils ont repoussé et ma mère, Umm Ruman, est venue vers moi pendant que je jouais sur une balançoire avec des amies. Elle m’a appelée et je suis allée vers elle sans savoir ce qu’elle voulait. Elle m’a prise par la main et m’a fait rester debout à la porte de la maison. J’étais essoufflée, et quand j’ai retrouvé mon souffle, elle a pris de l’eau et m’a frotté le visage et la tête avec. Puis elle m’a emmenée dans la maison. Là, j’ai vu des femmes ansaries qui ont dit : « Meilleurs vœux, que la bénédiction d’Allah soit sur toi et bonne chance. » Ensuite, elle m’a confiée à elles et elles m’ont préparée (pour le mariage). À l’improviste, le Messager d’Allah est venu vers moi dans la matinée et ma mère m’a remise à lui. À ce moment-là, j’avais neuf ans
- Sahih al-Bukhari, n°3895
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Tu m’as été montrée deux fois dans mon rêve. Je t’ai vue représentée sur un morceau de soie et quelqu’un m’a dit : ‘C’est ta femme.’ Quand j’ai découvert l’image, j’ai vu que c’était toi. J’ai dit : ‘Si cela vient d’Allah, cela se réalisera.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3896
Rapporté par le père de Hisham : Khadija est décédée trois ans avant que le Prophète (ﷺ) ne parte pour Médine. Il est resté là environ deux ans, puis il a épousé `Aisha alors qu’elle avait six ans, et il a consommé ce mariage quand elle avait neuf ans
- Sahih al-Bukhari, n°3900
Rapporté par 'Ata bin Abi Rabah : `Ubaid bin `Umar Al-Laithi et moi avons rendu visite à Aisha et nous lui avons demandé au sujet de la Hijra (migration), et elle a dit : « Aujourd’hui, il n’y a plus de Hijra. Avant, un croyant fuyait avec sa religion vers Allah et Son Messager, de peur d’être persécuté à cause de sa foi. Aujourd’hui, Allah a donné la victoire à l’islam, et un croyant peut adorer son Seigneur où il veut. Mais les actes qui sont encore récompensés (à la place de la migration) sont le jihad et les bonnes intentions. »
- Sahih al-Bukhari, n°3901
Rapporté par Aisha : Sa`d a dit : « Ô Allah ! Tu sais qu’il n’y a personne contre qui je désire plus combattre pour Ta cause que ceux qui ont rejeté Ton Messager et l’ont chassé (de sa ville). Ô Allah ! Je pense que Tu as mis fin au combat entre nous et eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3905
Rapporté par 'Aisha : (l’épouse du Prophète) Je n’ai jamais connu mes parents croire en une autre religion que la vraie (c’est-à-dire l’islam), et je ne me souviens pas d’un seul jour sans que le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous rende visite le matin et le soir. Quand les musulmans ont été mis à l’épreuve (c’est-à-dire persécutés par les polythéistes), Abu Bakr a voulu émigrer en Éthiopie, et lorsqu’il est arrivé à Bark-al-Ghimad, Ibn Ad-Daghina, le chef de la tribu de Qara, l’a rencontré et lui a dit : « Ô Abu Bakr ! Où vas-tu ? » Abu Bakr a répondu : « Mon peuple m’a chassé, alors je veux voyager sur la terre et adorer mon Seigneur. » Ibn Ad-Daghina a dit : « Un homme comme toi ne doit pas quitter sa patrie, ni en être chassé, car tu aides les pauvres à gagner leur vie, tu gardes de bonnes relations familiales, tu soutiens les faibles et les pauvres, tu accueilles généreusement les invités et tu aides ceux qui sont dans le besoin. Je suis donc ton protecteur. Retourne et adore ton Seigneur dans ta ville. » Abu Bakr est donc revenu, accompagné d’Ibn Ad-Daghina. Le soir, Ibn Ad-Daghina a rendu visite aux notables de Quraish et leur a dit : « Un homme comme Abu Bakr ne doit pas quitter sa patrie, ni en être chassé. Est-ce que vous chassez un homme qui aide les pauvres, gagne leur vie, garde de bonnes relations familiales, soutient les faibles et les pauvres, accueille généreusement les invités et aide ceux qui sont dans le besoin ? » Les gens de Quraish n’ont pas pu refuser la protection d’Ibn Ad-Daghina et ont dit : « Que Abu Bakr adore son Seigneur chez lui. Il peut prier et réciter ce qu’il veut, mais il ne doit pas nous déranger avec cela, ni le faire en public, car nous craignons qu’il n’influence nos femmes et nos enfants. » Ibn Ad-Daghina a rapporté tout cela à Abu Bakr. Abu Bakr a donc adoré son Seigneur chez lui. Il ne priait pas en public, ni ne récitait le Coran à l’extérieur. Puis, Abu Bakr a eu l’idée de construire une mosquée devant sa maison, et là il priait et récitait le Coran. Les femmes et les enfants des polythéistes venaient nombreux pour l’écouter et le regarder. Abu Bakr était un homme qui pleurait beaucoup et ne pouvait s’empêcher de pleurer en récitant le Coran. Cette situation a effrayé les notables polythéistes de Quraish, alors ils ont fait venir Ibn Ad-Daghina. Quand il est venu, ils ont dit : « Nous avons accepté ta protection pour Abu Bakr à condition qu’il adore son Seigneur chez lui, mais il a enfreint les conditions et a construit une mosquée devant sa maison où il prie et récite le Coran en public. Nous craignons maintenant qu’il n’influence négativement nos femmes et nos enfants. Empêche-le de faire cela. S’il veut limiter l’adoration de son Seigneur à sa maison, qu’il le fasse, mais s’il insiste pour le faire ouvertement, demande-lui de te libérer de ton engagement de le protéger, car nous ne voulons pas rompre notre pacte avec toi, mais nous refusons à Abu Bakr le droit de pratiquer publiquement. » Ibn Ad-Daghina est allé voir Abu Bakr et lui a dit : « Ô Abu Bakr ! Tu sais bien quel contrat j’ai passé pour toi ; maintenant, tu dois soit t’y tenir, soit me libérer de mon engagement, car je ne veux pas que les Arabes disent que mon peuple a manqué à un contrat que j’ai fait pour un autre homme. » Abu Bakr a répondu : « Je te libère de ton engagement, et je suis satisfait de la protection d’Allah. » À ce moment, le Prophète (ﷺ) était à La Mecque, et il a dit aux musulmans : « En rêve, on m’a montré votre lieu de migration, une terre de palmiers entre deux montagnes, deux terrains rocheux. » Alors certains ont émigré à Médine, et la plupart de ceux qui avaient émigré en Éthiopie sont revenus à Médine. Abu Bakr a aussi préparé son départ, mais le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Attends un peu, car j’espère que j’aurai aussi la permission de partir. » Abu Bakr a dit : « Tu penses vraiment cela ? Que mon père soit sacrifié pour toi ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui. » Abu Bakr n’a donc pas émigré pour accompagner le Messager d’Allah (ﷺ). Il a nourri deux chamelles avec les feuilles de l’arbre As-Samur pendant quatre mois. Un jour, alors que nous étions assis chez Abu Bakr à midi, quelqu’un a dit à Abu Bakr : « Voici le Messager d’Allah (ﷺ) qui vient, la tête couverte, à une heure où il ne vient jamais d’habitude. » Abu Bakr a dit : « Que mes parents soient sacrifiés pour lui. Par Allah, il n’est pas venu à cette heure sauf pour une affaire importante. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est donc arrivé et a demandé la permission d’entrer. Quand il est entré, il a dit à Abu Bakr : « Dis à tous ceux qui sont avec toi de sortir. » Abu Bakr a répondu : « Il n’y a que ta famille. Que mon père soit sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai reçu la permission d’émigrer. » Abu Bakr a dit : « Puis-je t’accompagner ? Que mon père soit sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Oui. » Abu Bakr a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que mon père soit sacrifié pour toi, prends l’une de mes deux chamelles. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « (Je l’accepte) mais en la payant. » Nous avons donc préparé rapidement les bagages et mis de la nourriture dans une sacoche en cuir. Asma, la fille d’Abu Bakr, a coupé une partie de sa ceinture pour attacher la sacoche, et c’est pour cela qu’on l’a appelée Dhat-un-Nitaqain (la femme aux deux ceintures). Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont alors arrivés à une grotte sur la montagne de Thaur et y sont restés trois nuits. ‘Abdullah bin Abi Bakr, un jeune homme intelligent, passait la nuit avec eux. Il les quittait avant l’aube pour être avec Quraish le matin, comme s’il avait passé la nuit à La Mecque. Il retenait tout ce qui se tramait contre eux et, la nuit tombée, il venait les en informer. ‘Amir bin Fuhaira, l’esclave affranchi d’Abu Bakr, amenait les brebis laitières d’Abu Bakr peu après la tombée de la nuit pour les faire reposer là. Ils avaient donc toujours du lait frais, et ils réchauffaient le lait en y jetant des pierres chauffées. ‘Amir bin Fuhaira repartait avec le troupeau avant l’aube. Il a fait cela pendant les trois nuits. Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr avaient engagé un guide de la tribu de Bani Ad-Dail, allié à la famille de Al-‘As bin Wail As-Sahmi, qui était encore sur la religion des polythéistes de Quraish. Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr lui ont confié leurs deux chamelles et il leur a promis de les amener à la grotte le matin après trois nuits. Quand ils sont partis, ‘Amir bin Fuhaira et le guide les ont accompagnés, et le guide les a menés par le bord de la mer
- Sahih al-Bukhari, n°3910
Rapporté par Aisha : Le premier enfant né sur la terre islamique (c’est-à-dire à Médine) parmi les Émigrants fut `Abdullah bin Az-Zubair. Ils l’amenèrent au Prophète. Le Prophète (ﷺ) prit une datte, la mâcha, puis mit son jus dans la bouche de l’enfant. Ainsi, la première chose qui entra dans l’estomac de l’enfant fut la salive du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°3918
Rapporté par Al-Bara : Je suis ensuite allé avec Abu Bakr chez lui (en portant cette selle) et là, j’ai vu sa fille `Aisha allongée dans un lit à cause d’une forte fièvre, et j’ai vu son père Abu Bakr l’embrasser sur la joue en disant : « Comment vas-tu, ma petite fille ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3921
Rapporté par Aisha : Abu Bakr a épousé une femme de la tribu de Bani Kalb, appelée Um Bakr. Quand Abu Bakr a émigré à Médine, il l’a divorcée et elle a été épousée par son cousin, le poète qui a récité ce poème en pleurant les infidèles de Qouraïsh : « Qu’y a-t-il dans le puits, le puits de Badr, (les propriétaires) des plateaux de bosses de chameaux rôties ? Qu’y a-t-il dans le puits, le puits de Badr, (les propriétaires) des chanteuses et amis des nobles compagnons, qui buvaient (du vin) ensemble ? Um Bakr nous salue avec la paix, mais puis-je trouver la paix après le départ de mon peuple ? L’Envoyé nous dit que nous revivrons, mais quelle vie auront les hiboux et les crânes ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3926
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, Abu Bakr et Bilal ont eu de la fièvre, et je suis allée voir les deux et j’ai dit : « Ô mon père, comment te sens-tu ? Ô Bilal, comment te sens-tu ? » Chaque fois que la fièvre d’Abu Bakr empirait, il disait : « Tout homme rencontrera la mort un matin alors qu’il sera parmi sa famille, car la mort est vraiment plus proche de lui que ses lacets de chaussures. » Et chaque fois que la fièvre quittait Bilal, il disait à haute voix : « Si seulement je savais si je passerai une nuit dans la vallée (de La Mecque) avec de l’idhkhir et du jalil (deux sortes d’herbes) autour de moi, si je boirai un jour l’eau de Mijannah, et si je reverrai un jour les collines de Shamah et Tafil ? » Ensuite, je suis allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai raconté cela. Il a dit : « Ô Allah, fais-nous aimer Médine autant ou plus que nous aimions La Mecque, ô Allah, rends-la saine et bénis ses mesures de Sa’ et de Mud, et éloigne sa fièvre vers Al-Juhfa. »
- Sahih al-Bukhari, n°3930
Rapporté par `Aisha : Le jour de Bu'ath était un jour (c’est-à-dire une bataille) qu’Allah a fait arriver juste avant la mission de Son Messager. Ainsi, quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, les tribus étaient divisées (en groupes hostiles) et leurs chefs avaient été tués ; tout cela a facilité leur conversion à l’Islam
- Sahih al-Bukhari, n°3931
Rapporté par `Aisha : Un jour de l’Aïd al-Fitr ou de l’Aïd al-Adha, Abu Bakr est venu chez moi alors que le Prophète (ﷺ) était avec moi. Il y avait deux jeunes filles qui chantaient des chansons des Ansar à propos du jour de Bu'ath. Abu Bakr a dit deux fois : « Instrument de musique du diable ! » Mais le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-les, Abu Bakr, car chaque peuple a une fête, et ce jour est notre fête. »
- Sahih al-Bukhari, n°3935
Rapporté par `Aisha : À l’origine, deux rak`at étaient prescrites pour chaque prière. Quand le Prophète (ﷺ) a émigré à Médine, quatre rak`at ont été instaurées, tandis que la prière du voyage est restée inchangée (c’est-à-dire deux rak`at)
- Sahih al-Bukhari, n°3978
Rapporté par le père de Hisham : On a rapporté devant `Aisha qu’Ibn `Umar attribuait au Prophète (ﷺ) la parole suivante : « Le mort est puni dans sa tombe à cause des pleurs et des lamentations de sa famille. » À cela, `Aisha a dit : « Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Le mort est puni pour ses fautes et ses péchés pendant que sa famille pleure sur lui.’ » Elle a ajouté : « Et cela ressemble à la parole du Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’il s’est tenu au bord du puits contenant les corps des polythéistes tués à Badr : ‘Ils entendent ce que je dis.’ » Elle a ajouté : « Mais il a dit qu’ils savent maintenant très bien que ce que je leur disais était la vérité. » `Aisha a ensuite récité : « Tu ne peux pas faire entendre les morts. » (30.52) et « Tu ne peux pas faire entendre ceux qui sont dans les tombes. » (35.22) c’est-à-dire, quand ils ont pris leur place dans le Feu (de l’Enfer)
- Sahih al-Bukhari, n°3979
Rapporté par le père de Hisham : On a rapporté devant `Aisha qu’Ibn `Umar attribuait au Prophète (ﷺ) la parole suivante : « Le mort est puni dans sa tombe à cause des pleurs et des lamentations de sa famille. » À cela, `Aisha a dit : « Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Le mort est puni pour ses fautes et ses péchés pendant que sa famille pleure sur lui.’ » Elle a ajouté : « Et cela ressemble à la parole du Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’il s’est tenu au bord du puits contenant les corps des polythéistes tués à Badr : ‘Ils entendent ce que je dis.’ » Elle a ajouté : « Mais il a dit qu’ils savent maintenant très bien que ce que je leur disais était la vérité. » `Aisha a ensuite récité : « Tu ne peux pas faire entendre les morts. » (30.52) et « Tu ne peux pas faire entendre ceux qui sont dans les tombes. » (35.22) c’est-à-dire, quand ils ont pris leur place dans le Feu (de l’Enfer)
- Sahih al-Bukhari, n°3980
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) s’est tenu au puits de Badr (où se trouvaient les corps des polythéistes) et a dit : « Avez-vous trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? » Puis il a ajouté : « Maintenant, ils entendent ce que je dis. » Cela a été rapporté à `Aisha et elle a dit : « Mais le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Maintenant, ils savent très bien que ce que je leur disais était la vérité.’ » Puis elle a récité (le verset sacré) : « Tu ne peux pas faire entendre les morts... » jusqu’à la fin du verset
- Sahih al-Bukhari, n°3981
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) s’est tenu au puits de Badr (où se trouvaient les corps des polythéistes) et a dit : « Avez-vous trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? » Puis il a ajouté : « Maintenant, ils entendent ce que je dis. » Cela a été rapporté à `Aisha et elle a dit : « Mais le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Maintenant, ils savent très bien que ce que je leur disais était la vérité.’ » Puis elle a récité (le verset sacré) : « Tu ne peux pas faire entendre les morts... » jusqu’à la fin du verset
- Sahih al-Bukhari, n°4000
Rapporté par `Aisha : (l’épouse du Prophète) Abu Hudhaifa, qui a combattu à Badr avec le Messager d’Allah, avait adopté Salim comme fils et avait marié sa nièce Hind bint Al-Wahd bin `Utba à Salim, qui était un esclave affranchi d’une femme Ansari. Le Messager d’Allah (ﷺ) avait aussi adopté Zaid comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un fils, les gens l’appelaient par le nom de son père adoptif et il héritait de lui, jusqu’à ce qu’Allah révèle : « Appelez-les (les fils adoptifs) par le nom de leurs vrais pères. »
- Sahih al-Bukhari, n°4025
Rapporté par Yunus bin Yazid : J’ai entendu Az-Zuhri dire : « J’ai entendu ‘Urwa bin Az-Zubair, Sa‘id bin Al-Musaiyab, ‘Alqama bin Waqqas et ‘Ubaidullah bin ‘Abdullah raconter chacun une partie de l’histoire concernant ‘Aisha, l’épouse du Prophète. ‘Aisha a dit : Quand Um Mistah et moi revenions, Um Mistah a trébuché sur le bout de sa robe et a dit : “Que Mistah soit perdu !” J’ai dit : “Tu as dit une mauvaise chose, tu maudis un homme qui a participé à la bataille de Badr !” » Az-Zuhri a ensuite raconté l’histoire du mensonge (forgé contre ‘Aisha)
- Sahih al-Bukhari, n°4033
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4034
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4035
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al-`Abbas sont venus voir Abu Bakr pour réclamer leur héritage sur le terrain de Fadak du Prophète et sa part de Khaibar. Abu Bakr a dit : « J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être donné en aumône. Mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien.” Par Allah, j'aimerais faire du bien aux proches du Messager d'Allah plus qu'à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°4036
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al-`Abbas sont venus voir Abu Bakr pour réclamer leur héritage sur le terrain de Fadak du Prophète et sa part de Khaibar. Abu Bakr a dit : « J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être donné en aumône. Mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien.” Par Allah, j'aimerais faire du bien aux proches du Messager d'Allah plus qu'à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°4064
Rapporté par Anas : Le jour de la bataille de Uhud, les gens ont quitté le Prophète (ﷺ) tandis qu'Abu Talha se tenait devant lui pour le protéger avec son bouclier en cuir. Abu Talha était un archer très habile qui tirait avec force. Ce jour-là, il a cassé deux ou trois arcs. Si un homme passait avec un carquois plein de flèches, le Prophète lui disait : « Dépose-en le contenu pour Abu Talha. » Le Prophète (ﷺ) levait la tête pour regarder l’ennemi, alors Abu Talha disait : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Ne lève pas la tête, de peur qu’une flèche ennemie ne t’atteigne. Que mon cou soit touché plutôt que le tien. » J’ai vu `Aisha, la fille d’Abu Bakr, et Um Sulaim retrousser leurs vêtements au point que j’apercevais leurs bracelets de cheville, pendant qu’elles portaient des outres d’eau sur leur dos et les versaient dans la bouche des blessés. Elles retournaient remplir les outres et revenaient les vider dans la bouche des blessés. Le sabre d’Abu Talha est tombé de sa main deux ou trois fois ce jour-là
- Sahih al-Bukhari, n°4065
Rapporté par `Aisha : Le jour de la bataille de Uhud, les polythéistes ont été vaincus. Puis Satan, qu’Allah le maudisse, cria fortement : « Ô serviteurs d’Allah, faites attention à ce qui est derrière ! » À ce moment-là, les premières lignes des forces musulmanes se sont retournées et ont commencé à combattre les arrières. Hudhaifa a vu son père Al-Yaman et il a crié : « Ô serviteurs d’Allah, c’est mon père, c’est mon père ! » Mais, par Allah, ils ne se sont pas arrêtés avant de le tuer. Hudhaifa a dit : « Qu’Allah vous pardonne. » (Le sous-narrateur, `Urwa, a dit : « Par Allah, Hudhaifa a continué à demander pardon à Allah pour ceux qui ont tué son père jusqu’à sa mort. »)
- Sahih al-Bukhari, n°4077
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et du Messager (Muhammad), après avoir été blessés, pour ceux d’entre eux qui ont fait le bien et évité le mal, il y aura une grande récompense. » (3.172) Elle a dit à `Urwa : « Ô mon neveu ! Ton père, Az-Zubair, et Abu Bakr étaient parmi eux (c’est-à-dire ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et du Messager le jour de la bataille de Uhud). Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a subi ce qu’il a subi le jour de Uhud et que les polythéistes sont partis, le Prophète (ﷺ) a eu peur qu’ils ne reviennent. Il a donc dit : “Qui va suivre leur trace ?” Il a alors choisi soixante-dix hommes parmi eux (pour cette mission). » (Le sous-narrateur a ajouté : « Abu Bakr et Az-Zubair étaient parmi eux. »)
- Sahih al-Bukhari, n°4093
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr demanda au Prophète (ﷺ) la permission de quitter La Mecque, car il était très éprouvé par les mécréants. Mais le Prophète (ﷺ) lui dit : « Attends. » Abu Bakr demanda : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Espères-tu que tu pourras partir (pour émigrer) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Je l’espère. » Abu Bakr attendit donc, jusqu’au jour où le Messager d’Allah (ﷺ) vint à midi et lui dit : « Que ceux qui sont avec toi s’en aillent. » Abu Bakr répondit : « Il n’y a que mes deux filles. » Le Prophète (ﷺ) dit : « As-tu remarqué que j’ai reçu la permission de partir (pour émigrer) ? » Abu Bakr dit : « Ô Messager d’Allah, j’aimerais t’accompagner. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Tu m’accompagneras. » Abu Bakr dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai deux chamelles que j’ai préparées pour notre départ. » Il en donna une au Prophète (ﷺ), c’était Al-Jad`a. Ils partirent tous les deux jusqu’à la grotte du mont Thawr, où ils se cachèrent. Amir bin Fuhaira était l’esclave de `Abdullah bin at-Tufail bin Sakhbara, le frère de `Aisha du côté maternel. Abu Bakr avait une chamelle laitière. Amir la conduisait l’après-midi et revenait avant midi, partant tôt le matin pour que les bergers ne remarquent rien. Quand le Prophète (et Abu Bakr) quittèrent la grotte, Amir partit aussi avec eux, et ils le faisaient monter à tour de rôle derrière eux jusqu’à Médine. Amir bin Fuhaira fut tué le jour de Bir Ma’una. Rapporté par `Urwa : Quand les musulmans de Bir Ma’una furent tués et que `Amr bin Umaiya Ad-Damri fut fait prisonnier, ‘Amir bin at-Tufail, en montrant un mort, demanda à `Amr : « Qui est-ce ? » `Amr répondit : « C’est ‘Amir bin Fuhaira. » ‘Amir bin at-Tufail dit : « Je l’ai vu être élevé vers le ciel après avoir été tué, jusqu’à ce que je voie le ciel entre lui et la terre, puis il fut ramené sur terre. » Ensuite, la nouvelle de la mort des musulmans parvint au Prophète (ﷺ), qui annonça : « Vos compagnons de Bir Ma’una ont été tués, et ils ont demandé à leur Seigneur : “Ô notre Seigneur ! Informe nos frères que nous sommes satisfaits de Toi et que Tu es satisfait de nous.” » Ainsi, Allah les informa (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ) et ses compagnons) à leur sujet. Ce jour-là, `Urwa bin Asma bin As-Salt, qui était l’un d’eux, fut tué, et `Urwa (bin Az-Zubair) fut nommé d’après `Urwa bin Asma, et Mundhir (bin Az-Zubair) d’après Mundhir bin `Amr (qui avait aussi été tué ce jour-là)
- Sahih al-Bukhari, n°4103
Rapporté par `Aisha : À propos du verset coranique suivant : « Quand ils sont venus contre vous d’en haut et d’en bas (de l’est et de l’ouest de la vallée), et quand les regards étaient égarés et les cœurs montaient jusqu’à la gorge… » (33.10) Cela s’est produit le jour d’Al-Khandaq (la Tranchée)
- Sahih al-Bukhari, n°4117
Rapporté par `Aisha : Quand le Prophète (ﷺ) est revenu d’Al-Khandaq (la Tranchée), il a posé ses armes et a pris un bain. Gabriel est venu et lui a dit : « Tu as posé tes armes ? Par Allah, nous, les anges, ne les avons pas encore posées. Prépare-toi à repartir. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Où dois-je aller ? » Gabriel a répondu : « De ce côté », en montrant la direction de Banu Quraiza. Le Prophète (ﷺ) est donc parti vers eux
- Sahih al-Bukhari, n°4122
Rapporté par `Aisha : Sa`d a été blessé le jour d’Al-Khandaq (la Tranchée) lorsqu’un homme de Quraish, appelé Hibban bin Al-`Araqa, l’a touché (avec une flèche). Cet homme était Hibban bin Qais de la tribu de Bani Mais bin ‘Amir bin Lu’ai, qui a tiré une flèche sur la veine principale du bras de Sa`d. Le Prophète (ﷺ) a installé une tente (pour Sa`d) dans la mosquée afin qu’il soit proche de lui pour lui rendre visite. Quand le Prophète (ﷺ) est revenu de la bataille d’Al-Khandaq, il a posé ses armes et pris un bain. Gabriel est venu à lui, secouant la poussière de sa tête, et a dit : « Tu as posé les armes ? Par Allah, je ne les ai pas posées. Va vers eux (pour les attaquer). » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Où ? » Gabriel a montré la direction de Bani Quraiza. Le Messager d’Allah (ﷺ) est donc allé les assiéger. Ils se sont alors soumis au jugement du Prophète, mais il les a renvoyés vers Sa`d pour qu’il décide. Sa`d a dit : « Je juge que leurs guerriers soient tués, leurs femmes et enfants pris comme captifs, et leurs biens partagés. » Hisham rapporte que son père lui a dit que `Aisha a dit : « Sa`d a dit : “Ô Allah ! Tu sais qu’il n’y a rien que j’aime plus que de combattre pour Ta cause contre ceux qui ont rejeté Ton Messager et l’ont chassé (de La Mecque). Ô Allah ! Je pense que Tu as mis fin au combat entre nous et eux (les mécréants de Quraish). S’il reste encore un combat contre eux, garde-moi en vie pour que je combatte pour Toi. Mais si la guerre est terminée, fais que cette blessure s’ouvre et me cause la mort.” » Alors le sang a jailli de sa blessure. Il y avait une tente dans la mosquée appartenant à Banu Ghifar, qui ont été surpris de voir du sang couler vers eux. Ils ont dit : « Ô gens de la tente ! Qu’est-ce qui arrive de votre côté ? » Et voilà que le sang coulait abondamment de la blessure de Sa`d, qui est ensuite décédé
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4142
Rapporté par Az-Zuhri : Al-Walid bin `Abdul Malik m’a dit : « As-tu entendu dire que `Ali faisait partie de ceux qui ont calomnié `Aisha ? » J’ai répondu : « Non, mais deux hommes de ton peuple (nommés) Abu Salama bin `Abdur-Rahman et Abu Bakr bin `Abdur-Rahman bin Al-Harith m’ont informé que `Aisha leur avait dit que `Ali était resté silencieux à propos de son affaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4143
Rapporté par Masruq bin Al-Aida : Um Ruman, la mère de `Aisha, a dit qu’alors qu’elles étaient assises, une femme Ansari est venue et a dit : « Qu’Allah punisse untel ! » Um Ruman lui a dit : « Qu’y a-t-il ? » Elle a répondu : « Mon fils faisait partie de ceux qui ont parlé de l’histoire (de la calomnie). » Um Ruman a dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Elle a dit : « Untel... » et a raconté toute l’histoire. Sur ce, `Aisha a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) en a-t-il entendu parler ? » Elle a répondu : « Oui. » `Aisha a demandé : « Et Abu Bakr aussi ? » Elle a répondu : « Oui. » Alors `Aisha s’est évanouie, et quand elle a repris connaissance, elle avait de la fièvre et des frissons. Je lui ai mis des vêtements et je l’ai couverte. Le Prophète (ﷺ) est venu et a demandé : « Qu’a cette (femme) ? » Um Ruman a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle (c’est-à-dire `Aisha) a de la fièvre et des frissons. » Il a dit : « Peut-être est-ce à cause de l’histoire dont on parle ? » Elle a répondu : « Oui. » `Aisha s’est assise et a dit : « Par Allah, si je jurais que je suis innocente, vous ne me croiriez pas, et si je disais (que je ne le suis pas), vous ne m’excuseriez pas. Mon exemple et le vôtre est comme celui de Jacob et de ses fils (comme Jacob a dit) : ‘C’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée contre ce que vous affirmez.’ » Um Ruman a dit : « Le Prophète (ﷺ) est alors sorti sans rien dire. Puis Allah a déclaré son innocence. Sur ce, `Aisha a dit (au Prophète) : ‘Je ne remercie qu’Allah ; je ne remercie ni personne d’autre ni toi.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4144
Rapporté par Ibn Abi Malaika : `Aisha récitait ce verset : « Ida taliqunahu bi-alsinatikum » (24.15) « (Quand vous colportez des mensonges avec vos langues.) » et disait : « Al-Walaq » signifie « dire un mensonge ». Elle connaissait ce verset mieux que quiconque, car il a été révélé à son sujet
- Sahih al-Bukhari, n°4145
Rapporté par le père de Hisham : J’ai commencé à insulter Hassan devant `Aisha. Elle a dit : « Ne l’insulte pas, car il défendait le Messager d’Allah (ﷺ) contre les mécréants. » `Aisha a ajouté : « Un jour, Hassan a demandé la permission au Prophète (ﷺ) pour dire des vers contre les mécréants. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : ‘Comment vas-tu exclure mes ancêtres de cela ?’ Hassan a répondu : ‘Je te distinguerai d’eux comme on retire un cheveu de la pâte.’ » Le père de Hisham a ajouté : « J’ai insulté Hassan car il faisait partie de ceux qui avaient parlé contre `Aisha. »
- Sahih al-Bukhari, n°4146
Rapporté par Masruq : Nous sommes allés voir `Aisha alors que Hassan bin Thabit était avec elle, lui récitant de la poésie, disant : « Une femme sage et pure dont personne ne peut douter. Elle se lève le ventre vide car elle ne mange jamais la chair des femmes indiscrètes. » `Aisha lui a dit : « Mais toi, tu n’es pas comme ça. » Je lui ai demandé : « Pourquoi le laisses-tu entrer alors qu’Allah a dit : ‘Et quant à celui d’entre eux qui a eu la plus grande part de cette affaire, il aura un châtiment sévère.’ (24.11) » À cela, `Aisha a répondu : « Et quel châtiment est plus dur que la cécité ? » Elle a ajouté : « Hassan défendait ou récitait des poèmes pour le Messager d’Allah (ﷺ) contre les mécréants. »
- Sahih al-Bukhari, n°4182
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude d’examiner toutes les femmes croyantes qui avaient émigré vers lui, selon ce verset : « Ô Prophète ! Quand les femmes croyantes viennent à toi pour te prêter allégeance. » (60.12) L’oncle de `Urwa a dit : « On nous a informés qu’Allah a ordonné à Son Messager de rendre aux polythéistes ce qu’ils avaient donné à leurs épouses qui avaient récemment émigré (à Médine), et on nous a informés qu’Abu Basir… » en racontant toute l’histoire
- Sahih al-Bukhari, n°4240
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr (quand il était calife) pour demander son héritage sur les biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés, provenant de ce qu’Allah lui avait accordé à Médine, à Fadak, et sur ce qui restait du cinquième du butin de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille du Prophète Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de l’aumône du Messager d’Allah (ﷺ) et je la laisserai comme elle était de son vivant, et j’en disposerai comme il le faisait. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle s’est alors fâchée contre lui, s’est éloignée de lui et ne lui a plus parlé jusqu’à sa mort. Elle a vécu six mois après la mort du Prophète. Quand elle est décédée, son mari `Ali l’a enterrée de nuit sans prévenir Abu Bakr et il a lui-même fait la prière funéraire. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, `Ali a remarqué un changement dans leur attitude envers lui. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et lui a prêté serment d’allégeance. `Ali n’avait pas donné ce serment pendant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima). `Ali a envoyé quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais que personne ne vienne avec toi », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar a dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’entreras pas seul chez eux. » Abu Bakr a répondu : « Que penses-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr est donc entré, puis `Ali a prononcé le Tashah-hud et a dit à Abu Bakr : « Nous connaissons bien ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé, et nous ne sommes pas jaloux des bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir et nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se sont alors remplis de larmes. Quand Abu Bakr a parlé, il a dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne le différend entre nous au sujet de ses biens, je ferai de mon mieux pour les utiliser de la meilleure façon, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire, je suivrai son exemple. » `Ali a alors dit à Abu Bakr : « Je te promets de te donner mon serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr est monté sur le minbar, a prononcé le Tashah-hud, puis a parlé de l’histoire de `Ali et du fait qu’il n’avait pas encore donné son serment, et il a accepté ses excuses. Ensuite, `Ali s’est levé, a demandé pardon à Allah, a prononcé le Tashah-hud, a reconnu le droit d’Abu Bakr et a dit qu’il n’avait pas agi par jalousie ou parce qu’il contestait les faveurs qu’Allah lui avait données. `Ali a ajouté : « Mais nous pensions aussi avoir un droit dans cette affaire (du pouvoir) et qu’il (Abu Bakr) ne nous avait pas consultés, ce qui nous a attristés. » Tous les musulmans ont alors été contents et ont dit : « Tu as bien agi. » Les musulmans se sont alors rapprochés de `Ali, qui a rejoint ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire donner l’allégeance à Abu Bakr)
- Sahih al-Bukhari, n°4241
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu’un auprès d’Abu Bakr (lorsqu’il était calife) pour demander sa part d’héritage des biens qu’Allah avait accordés au Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, à Fadak, et de ce qui restait du Khumus du butin de Khaibar. Abu Bakr répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille de Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de ces biens laissés en aumône par le Messager d’Allah (ﷺ) et je les gérerai comme il le faisait de son vivant. » Ainsi, Abu Bakr refusa de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle se fâcha contre lui, s’éloigna de lui et ne lui parla plus jusqu’à sa mort. Elle vécut six mois après la mort du Prophète. À sa mort, son mari `Ali l’enterra de nuit sans prévenir Abu Bakr et fit la prière funéraire lui-même. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, il remarqua un changement dans leur attitude envers lui. `Ali chercha alors à se réconcilier avec Abu Bakr et lui prêta serment d’allégeance. Durant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima), `Ali n’avait pas encore prêté serment. Il envoya quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais viens seul », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’iras pas seul chez eux. » Abu Bakr répondit : « Que crois-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr entra donc chez eux, puis `Ali récita le Tashahhud et dit à Abu Bakr : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas les bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se remplirent de larmes. Puis il dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne les biens, je ferai de mon mieux pour les gérer comme il convient, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire. » Alors `Ali dit à Abu Bakr : « Je te promets de te prêter serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr monta sur le minbar, récita le Tashahhud, puis raconta l’histoire de `Ali et le fait qu’il n’avait pas prêté serment, et il accepta ses excuses. Ensuite, `Ali se leva, demanda pardon à Allah, récita le Tashahhud, reconnut le droit d’Abu Bakr et expliqua qu’il n’avait pas agi par jalousie ou par contestation du fait qu’Allah avait favorisé Abu Bakr, mais qu’il pensait avoir un droit dans cette affaire et qu’il n’avait pas été consulté, ce qui les avait attristés. Tous les musulmans furent alors contents et dirent : « Tu as bien agi. » Les relations entre les musulmans et `Ali redevinrent bonnes, car il rejoignit ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire prêter serment à Abu Bakr)
- Sahih al-Bukhari, n°4242
Rapporté par `Aisha : Quand Khaibar a été conquise, nous avons dit : « Maintenant, nous allons enfin pouvoir manger des dattes à satiété. »
- Sahih al-Bukhari, n°4263
Rapporté par `Amra : J’ai entendu `Aisha dire : « Quand la nouvelle du martyre d’Ibn Haritha, Ja`far bin Abi Talib et `Abdullah bin Rawaha est arrivée, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis, le visage marqué par la tristesse. » `Aisha a ajouté : « Je regardais à travers une fente de la porte. Un homme est venu lui dire : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les femmes de Ja`far pleurent.” Le Prophète (ﷺ) lui a alors dit de leur interdire de faire cela. L’homme est parti puis est revenu en disant : “Je leur ai interdit mais elles ne m’ont pas écouté.” Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné à nouveau d’y retourner (et de leur interdire). Il y est retourné puis est revenu en disant : “Par Allah, elles m’ont dominé (c’est-à-dire qu’elles ne m’ont pas écouté).” `Aisha a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : “Va et jette de la poussière dans leur bouche.” `Aisha a ajouté : « J’ai dit : Qu’Allah mette ton nez dans la poussière ! Par Allah, tu n’as ni fait ce qu’on t’a demandé, ni soulagé le Messager d’Allah (ﷺ) de ses soucis. »
- Sahih al-Bukhari, n°4293
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de dire pendant ses inclinaisons et ses prosternations : « Subhanaka Allahumma Rabbanã wa bihamdika, Allãhumma ighfirli » (Gloire à Toi, ô Allah, notre Seigneur ! Toutes les louanges sont à Toi. Ô Allah, pardonne-moi)
- Sahih al-Bukhari, n°4303
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : ‘Utba bin Abi Waqqas a autorisé son frère Sa‘d à prendre sous sa garde le fils de la servante de Zam‘a. ‘Utba lui a dit : « C’est mon fils. » Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à La Mecque lors de la Conquête, Sa‘d bin Abi Waqqas a amené le fils de la servante de Zam‘a au Prophète (ﷺ). ‘Abd bin Zam‘a est venu aussi. Sa‘d a dit : « C’est le fils de mon frère, et ce dernier m’a informé que c’est son fils. » ‘Abd bin Zam‘a a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est mon frère, le fils de la servante de Zam‘a, né sur le lit de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a regardé le fils de la servante de Zam‘a et a remarqué qu’il ressemblait beaucoup à ‘Utba bin Abi Waqqas. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors dit (à ‘Abd) : « Il est à toi ; c’est ton frère, ô ‘Abd bin Zam‘a, il est né sur le lit (de ton père). » (En même temps) le Messager d’Allah (ﷺ) a dit (à sa femme Sauda) : « Voile-toi devant lui (c’est-à-dire le fils de la servante), ô Sauda, » à cause de la ressemblance qu’il a remarquée entre lui et ‘Utba bin Abi Waqqas. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « L’enfant appartient au lit (c’est-à-dire au propriétaire du lit où il est né), et la pierre est pour l’adultère. » (Ibn Shihab a dit : « Abu Huraira avait l’habitude de répéter cela (c’est-à-dire la dernière parole du Prophète dans le hadith 596) publiquement
- Sahih al-Bukhari, n°4304
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Une femme a commis un vol à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), lors de la bataille d’Al-Fath (c’est-à-dire la Conquête de La Mecque). Sa famille est allée voir Usama bin Zaid pour qu’il intercède en sa faveur auprès du Prophète. Quand Usama a plaidé pour elle auprès du Messager d’Allah (ﷺ), le visage du Prophète (ﷺ) a changé de couleur et il a dit : « Intercèdes-tu auprès de moi dans une affaire où il y a une peine légale fixée par Allah ? » Usama a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Demande pardon à Allah pour moi. » L’après-midi, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a loué Allah comme Il le mérite puis a dit : « Après cela : Les nations avant vous ont été détruites car, si un noble parmi eux volait, ils le laissaient, mais si un pauvre volait, ils appliquaient la peine d’Allah contre lui. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si Fatima, la fille de Muhammad, avait volé, je lui aurais coupé la main. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné l’ordre concernant cette femme et sa main a été coupée. Plus tard, elle s’est sincèrement repentie et s’est mariée. ‘Aïsha a dit : « Cette femme venait me voir et je transmettais ses demandes au Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°4312
Rapporté par ‘Ata’ bin Abi Rabah : ‘Ubaid bin ‘Umar et moi avons rendu visite à ‘Aïsha, et il lui a posé une question sur l’émigration. Elle a dit : « Il n’y a plus d’émigration aujourd’hui. Avant, un croyant fuyait avec sa religion vers Allah et Son Prophète, de peur d’être éprouvé dans sa foi. Aujourd’hui, Allah a donné la victoire à l’Islam ; donc un croyant peut adorer son Seigneur où il veut. Mais il reste le Jihad (pour la cause d’Allah) et les intentions. »
- Sahih al-Bukhari, n°4366
Rapporté par Abu Huraira : Depuis que j’ai entendu trois qualités attribuées à Banu Tamim par le Messager d’Allah (ﷺ), je n’ai cessé de les apprécier. Il a dit : « Parmi tous mes fidèles, ils seront les plus forts opposants à Ad-Dajjal ; `Aisha avait une esclave venant d’eux, et le Prophète (ﷺ) lui a dit de l’affranchir car elle descendait (du Prophète) Ismaël ; et, quand leur Zakat a été apportée, le Prophète (ﷺ) a dit : ‘C’est la Zakat de mon peuple.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4370
Rapporté par Bukair : Kuraib, l’affranchi d’Ibn `Abbas, lui a dit qu’Ibn `Abbas, `Abdur-Rahman bin Azhar et Al-Miswar bin Makhrama l’ont envoyé auprès de `Aisha en disant : « Présente-lui nos salutations et demande-lui à propos de notre accomplissement des deux rak`at après la prière de `Asr, et dis-lui que nous avons appris que tu fais ces deux rak`at alors que nous avons entendu que le Prophète (ﷺ) les avait interdites. » Ibn `Abbas a dit : « `Umar et moi frappions les gens qui les faisaient. » Kuraib a ajouté : « Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : ‘Demande à Um Salama.’ Je les ai donc informés de la réponse de `Aisha et ils m’ont envoyé auprès d’Um Salama pour la même question. Um Salama a répondu : ‘J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire ces deux rak`at. Une fois, le Prophète (ﷺ) a accompli la prière de `Asr, puis il est venu chez moi. À ce moment-là, des femmes ansarites de la tribu de Banu Haram étaient avec moi. Ensuite (le Prophète (ﷺ)) a fait ces deux rak`at, et j’ai envoyé ma servante lui dire : « Tiens-toi près de lui et dis-lui : Um Salama dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! N’ai-je pas entendu que tu interdisais ces deux rak`at (après la prière de `Asr) alors que je te vois les accomplir ? Et s’il te fait signe de la main, attends derrière. » La servante a fait cela et le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de la main, et elle est restée derrière. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô fille d’Abu Umaiya (c’est-à-dire Um Salama), tu me demandes à propos de ces deux rak`at après la prière de `Asr. En fait, des gens de la tribu de `Abdul Qais sont venus à moi pour embrasser l’Islam et m’ont tellement occupé que je n’ai pas pu accomplir les deux rak`at qui se font après la prière obligatoire de Zuhr, et ces deux rak`at (que tu m’as vu faire) compensent celles-là. » »
- Sahih al-Bukhari, n°4395
Rapporté par `Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors du pèlerinage d’adieu et nous avons pris l’ihram pour la `Umra. Puis le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit : « Celui qui a un animal à sacrifier doit prendre l’ihram pour le Hajj et la `Umra, et ne pas sortir de l’ihram avant d’avoir accompli les deux. » Je suis arrivée à La Mecque avec lui (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)) alors que j’avais mes règles, donc je n’ai pas fait le Tawaf autour de la Ka`ba ni entre Safa et Marwa. J’ai informé le Messager d’Allah (ﷺ) de cela et il m’a dit : « Dénoue tes tresses, peigne tes cheveux, puis prends l’ihram pour le Hajj et laisse la `Umra. » J’ai fait cela, et quand nous avons terminé le Hajj, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyée à at-Tan`im avec (mon frère) `Abdur-Rahman bin Abu Bakr As-Siddiq, pour accomplir la `Umra. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cette `Umra remplace celle que tu as manquée. » Ceux qui avaient pris l’ihram pour la `Umra ont fait le Tawaf autour de la Ka`ba et entre Safa et Marwa, puis sont sortis de l’ihram, et à leur retour de Mina, ils ont fait un autre Tawaf (autour de la Ka`ba et entre Safa et Marwa), mais ceux qui ont combiné le Hajj et la `Umra n’ont fait qu’un seul Tawaf (entre Safa et Marwa) pour les deux
- Sahih al-Bukhari, n°4401
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Safiya bint Huyai, l’épouse du Prophète (ﷺ), a eu ses règles pendant le pèlerinage d’adieu. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va-t-elle nous retenir ? » Je lui ai dit : « Elle est déjà venue à La Mecque et a fait le Tawaf (d’al-ifada) autour de la Ka`ba, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’elle parte alors (pour Médine). »
- Sahih al-Bukhari, n°4408
Rapporté par ‘Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ), certains d’entre nous ont fait l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj, et d’autres pour les deux à la fois. Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait l’Ihram pour le Hajj. Ceux qui avaient fait l’Ihram pour le Hajj ou pour les deux n’ont pas mis fin à leur Ihram avant le jour du sacrifice (An-Nahr). Malik a aussi rapporté cela en disant : « (Nous sommes partis) avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors du pèlerinage d’adieu… » Ce hadith nous est aussi parvenu par une autre chaîne
- Sahih al-Bukhari, n°4428
Rapporté par ‘Aisha : Le Prophète (ﷺ), lors de la maladie dont il est mort, disait : « Ô ‘Aisha ! Je ressens encore la douleur causée par la nourriture que j’ai mangée à Khaybar, et en ce moment, c’est comme si ma veine principale était coupée à cause de ce poison. »
- Sahih al-Bukhari, n°4433
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) appela Fatima pendant sa maladie mortelle et lui dit quelque chose en secret, ce qui la fit pleurer. Puis il l’appela de nouveau et lui dit encore quelque chose en secret, et elle se mit à rire. Quand nous lui avons demandé la raison, elle répondit : « Le Prophète (ﷺ) m’a d’abord dit en secret qu’il allait mourir de cette maladie, alors j’ai pleuré ; puis il m’a dit en secret que je serais la première de sa famille à le rejoindre, alors j’ai ri. »
- Sahih al-Bukhari, n°4434
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) appela Fatima pendant sa maladie mortelle et lui dit quelque chose en secret, ce qui la fit pleurer. Puis il l’appela de nouveau et lui dit encore quelque chose en secret, et elle se mit à rire. Quand nous lui avons demandé la raison, elle répondit : « Le Prophète (ﷺ) m’a d’abord dit en secret qu’il allait mourir de cette maladie, alors j’ai pleuré ; puis il m’a dit en secret que je serais la première de sa famille à le rejoindre, alors j’ai ri. »
- Sahih al-Bukhari, n°4435
Rapporté par `Aisha : J’avais entendu du Prophète (ﷺ) qu’aucun prophète ne meurt avant qu’on ne lui donne le choix entre la vie d’ici-bas et celle de l’au-delà. J’ai entendu le Prophète (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, alors que sa voix était devenue rauque, dire : « Avec ceux sur qui Allah a accordé Sa grâce… (jusqu’à la fin du verset). » (4.69) J’ai alors compris que le Prophète (ﷺ) avait reçu ce choix
- Sahih al-Bukhari, n°4436
Rapporté par `Aisha : Quand le Prophète (ﷺ) tomba malade de sa maladie mortelle, il se mit à dire : « Avec le plus haut compagnon. »
- Sahih al-Bukhari, n°4437
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d’Allah était en bonne santé, il disait : « Aucun prophète ne meurt sans qu’on ne lui montre sa place au Paradis avant sa mort, puis il est laissé en vie ou on lui donne le choix. » Quand le Prophète (ﷺ) tomba malade et que ses derniers instants arrivèrent, alors que sa tête reposait sur ma cuisse, il perdit connaissance. Lorsqu’il revint à lui, il regarda vers le toit de la maison et dit : « Ô Allah ! (Permets-moi d’être) avec le plus haut compagnon. » J’ai alors compris qu’il n’allait plus rester avec nous, et j’ai compris que son état confirmait ce qu’il nous avait dit lorsqu’il était en bonne santé
- Sahih al-Bukhari, n°4438
Rapporté par `Aisha : `Abdur-Rahman bin Abu Bakr entra auprès du Prophète (ﷺ) pendant que je soutenais le Prophète (ﷺ) contre ma poitrine. `Abdur-Rahman avait un siwak neuf et il se nettoyait les dents avec. Le Messager d’Allah (ﷺ) le regarda, alors je pris le siwak, je le mâchai pour l’assouplir, je le secouai et le mouillai, puis je le donnai au Prophète (ﷺ) qui se nettoya les dents avec. Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) se brosser les dents aussi soigneusement. Après avoir fini, il leva la main ou le doigt et dit trois fois : « Ô Allah ! Permets-moi d’être avec les plus hauts compagnons », puis il mourut. `Aisha disait : « Il est mort alors que sa tête reposait entre ma poitrine et mon menton. »
- Sahih al-Bukhari, n°4439
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) tombait malade, il récitait les deux dernières sourates du Coran (Al-Mu’awwidhatayn), soufflait dessus, puis passait ses mains sur son corps. Lorsqu’il fut atteint de sa maladie mortelle, je me mis à réciter ces deux sourates et à souffler sur lui comme il le faisait, puis je passai la main du Prophète (ﷺ) sur son corps
- Sahih al-Bukhari, n°4440
Rapporté par `Aisha : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) et je l’ai écouté avant sa mort alors qu’il était appuyé contre moi et qu’il disait : « Ô Allah ! Pardonne-moi, accorde-moi Ta miséricorde et fais-moi rejoindre les plus hauts compagnons (de l’au-delà). » (Voir le Coran (4:69) et le hadith
- Sahih al-Bukhari, n°4441
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : `Aisha a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit pendant sa maladie mortelle : « Allah a maudit les Juifs car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » `Aisha ajouta : « Si ce n’était pas pour cette parole du Prophète, sa tombe aurait été rendue visible, mais il craignait qu’elle ne soit prise comme un lieu de prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°4442
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Quand la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’aggrava, il demanda à ses épouses la permission d’être soigné chez moi, et elles acceptèrent. Il sortit (pour venir chez moi), soutenu par deux hommes, traînant les pieds, entre `Abbas bin `Abdul-Muttalib et un autre homme. ‘Ubaidullah dit : J’ai raconté à `Abdullah ce qu’`Aisha avait dit, et `Abdullah bin `Abbas m’a demandé : « Sais-tu qui était l’autre homme qu’`Aisha n’a pas nommé ? » J’ai répondu : « Non. » Ibn `Abbas dit : « C’était `Ali bin Abu Talib. » `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), racontait : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) entra chez moi et que sa maladie s’aggrava, il dit : “Versez-moi de l’eau de sept outres dont les liens n’ont pas été défaits, afin que je puisse donner des conseils aux gens.” Nous l’avons donc fait asseoir dans une grande bassine appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ), et nous avons commencé à verser de l’eau sur lui de ces outres jusqu’à ce qu’il nous fasse signe de la main pour dire : “C’est bon, vous avez fini.” » `Aisha ajouta : « Ensuite, il sortit vers les gens, dirigea la prière et leur adressa un sermon. »
- Sahih al-Bukhari, n°4443
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) tomba gravement malade, il commença à se couvrir le visage avec une couverture en laine, et quand il avait du mal à respirer, il la retirait de son visage et disait : « Voilà ! Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Il voulait ainsi mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’ils avaient fait
- Sahih al-Bukhari, n°4444
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) tomba gravement malade, il commença à se couvrir le visage avec une couverture en laine, et quand il avait du mal à respirer, il la retirait de son visage et disait : « Voilà ! Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Il voulait ainsi mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’ils avaient fait
- Sahih al-Bukhari, n°4445
Rapporté par `Aisha : J’ai insisté auprès du Messager d’Allah (ﷺ) à plusieurs reprises au sujet de cette affaire (c’est-à-dire son ordre que Abu Bakr dirige la prière à sa place quand il était malade), et ce qui m’a poussée à insister autant, c’est que je n’aurais jamais imaginé qu’après le Prophète, les gens pourraient aimer un homme qui prendrait sa place. Je pensais que toute personne se tenant à sa place porterait malheur aux gens, alors je voulais que le Messager d’Allah (ﷺ) renonce à l’idée de choisir Abu Bakr pour diriger la prière
- Sahih al-Bukhari, n°4446
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) est mort alors qu’il était entre ma poitrine et mon menton. Depuis, je n’ai jamais craint l’agonie de la mort pour qui que ce soit après le Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°4448
Rapporté par Anas bin Malik : Pendant que les musulmans accomplissaient la prière de l’aube (Fajr) un lundi et que Abu Bakr les dirigeait, soudain le Messager d’Allah (ﷺ) souleva le rideau de la chambre d’`Aisha et les observa alors qu’ils étaient alignés en prière, puis il sourit. Abu Bakr voulut reculer pour rejoindre le rang, pensant que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait sortir pour diriger la prière. Les musulmans étaient sur le point d’être troublés dans leur prière tant ils étaient heureux de voir le Messager d’Allah (ﷺ). Mais le Prophète leur fit signe de la main de terminer leur prière, puis il rentra dans la chambre et laissa retomber le rideau
- Sahih al-Bukhari, n°4449
Rapporté par `Aisha : C’était une faveur d’Allah envers moi que le Messager d’Allah (ﷺ) soit décédé dans ma maison, le jour de mon tour, alors qu’il était appuyé contre ma poitrine, et qu’Allah ait fait que ma salive se mélange à la sienne à sa mort. `Abdur-Rahman entra chez moi avec un siwak à la main, pendant que je soutenais le Messager d’Allah (ﷺ) contre ma poitrine. J’ai vu le Prophète (ﷺ) regarder le siwak (bâtonnet à dents) et j’ai compris qu’il l’aimait, alors je lui ai dit : « Veux-tu que je te le donne ? » Il a fait signe que oui. Je l’ai pris, mais il était trop dur pour lui, alors j’ai dit : « Veux-tu que je l’assouplisse pour toi ? » Il a de nouveau fait signe que oui. Je l’ai donc assoupli et il s’est nettoyé les dents avec. Devant lui, il y avait une cruche ou une boîte (le sous-narrateur, `Umar, hésite sur le récipient) contenant de l’eau. Il commença à tremper sa main dans l’eau et à se frotter le visage en disant : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. La mort a ses souffrances. » Puis il leva les mains (vers le ciel) et se mit à dire : « Avec le plus haut compagnon », jusqu’à ce qu’il rende l’âme et que sa main retombe
- Sahih al-Bukhari, n°4450
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, demandait : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? », espérant que ce soit le tour d’`Aisha. Ses épouses lui permirent alors de rester où il voulait. Il resta donc chez `Aisha jusqu’à sa mort, alors qu’il était avec elle. `Aisha ajouta : « Le Prophète (ﷺ) est décédé le jour de mon tour, dans ma maison, et il a été rappelé à Allah alors que sa tête reposait contre ma poitrine et que sa salive s’est mélangée à la mienne. » `Aisha ajouta : « `Abdur-Rahman bin Abu Bakr entra, portant un siwak avec lequel il se nettoyait les dents. Le Messager d’Allah (ﷺ) le regarda et je dis : “Ô `AbdurRahman ! Donne-moi ce siwak.” Il me le donna, je le coupai, le mâchai (à l’extrémité) et le donnai au Messager d’Allah (ﷺ) qui se nettoya les dents avec, alors qu’il était appuyé contre ma poitrine. »
- Sahih al-Bukhari, n°4451
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) est décédé dans ma maison et le jour de mon tour, appuyé contre ma poitrine. L’une de nous (c’est-à-dire les épouses du Prophète) avait l’habitude de réciter une prière pour demander à Allah de le protéger de tout mal quand il tombait malade. J’ai donc commencé à demander à Allah de le protéger de tout mal (en récitant une prière). Il leva la tête vers le ciel et dit : « Avec les plus hauts compagnons, avec les plus hauts compagnons. » `Abdur-Rahman bin Abu Bakr passa en portant une tige fraîche de palmier-dattier et le Prophète (ﷺ) la regarda. J’ai pensé qu’il en avait besoin (pour se nettoyer les dents). Je l’ai donc prise (à `Abdur Rahman), j’en ai mâché l’extrémité, je l’ai secouée et je l’ai donnée au Prophète (ﷺ) qui se nettoya les dents avec, mieux qu’il ne l’avait jamais fait, puis il me la rendit, et soudain sa main tomba ou lâcha la tige (c’est-à-dire qu’il est décédé). Ainsi, Allah a fait que ma salive se mélange à la sienne le dernier jour de sa vie sur terre et le premier jour de sa vie dans l’au-delà
- Sahih al-Bukhari, n°4452
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4453
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4454
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4455
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Abu Bakr embrassa le Prophète (ﷺ) après sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°4456
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Abu Bakr embrassa le Prophète (ﷺ) après sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°4457
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Abu Bakr embrassa le Prophète (ﷺ) après sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°4458
Rapporté par `Aisha : Nous avons versé un médicament dans un côté de la bouche du Prophète (ﷺ) pendant sa maladie, et il se mit à nous faire signe, voulant dire : « Ne me donnez pas de médicament. » Nous avons dit : « (Il dit cela) parce qu’un malade n’aime pas les médicaments. » Quand il alla un peu mieux, il dit : « Ne vous avais-je pas interdit de me donner un médicament dans la bouche ? » Nous avons répondu : « (Nous avons pensé que c’était) parce que les malades n’aiment pas les médicaments. » Il dit : « Que tous ceux qui étaient présents dans la maison reçoivent le médicament dans la bouche pendant que je les regarde, sauf `Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous m’avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4459
Rapporté par Al-Aswad : On mentionna devant `Aisha que le Prophète (ﷺ) avait désigné `Ali comme successeur par testament. Elle répondit : « Qui a dit cela ? J’ai vu le Prophète alors que je le soutenais contre ma poitrine. Il a demandé un plateau, puis il est tombé sur le côté et il est décédé, et je ne m’en suis même pas rendu compte. Alors comment (les gens peuvent-ils dire) qu’il a désigné `Ali comme successeur ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4463
Rapporté par `Aisha : Quand le Prophète (ﷺ) était en bonne santé, il disait : « L'âme d'un prophète n'est pas reprise avant qu'il ne voie sa place au Paradis et qu'on lui donne le choix. » Quand la mort s'est approchée de lui alors que sa tête reposait sur ma cuisse, il a perdu connaissance puis a repris ses esprits. Il a alors regardé le plafond de la maison et a dit : « Ô Allah ! (avec) les plus hauts compagnons. » Je me suis dit : « Donc, il ne va pas nous choisir. » J'ai alors compris que ce qu'il venait de dire correspondait à ce qu'il nous racontait quand il était en bonne santé. Le dernier mot qu'il a prononcé était : « Ô Allah ! (avec) les plus hauts compagnons. »
- Sahih al-Bukhari, n°4464
Rapporté par Aisha et Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté dix ans à La Mecque pendant que le Coran lui était révélé, puis il a vécu dix ans à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°4465
Rapporté par Aisha et Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté dix ans à La Mecque pendant que le Coran lui était révélé, puis il a vécu dix ans à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°4466
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah est décédé à l'âge de soixante-trois ans
- Sahih al-Bukhari, n°4467
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) est mort alors que son armure était en gage chez un Juif pour trente Sâ' de blé
- Sahih al-Bukhari, n°4484
Rapporté par `Aisha : (L’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne vois-tu pas que lorsque ton peuple a construit la Ka`ba, ils ne l’ont pas bâtie sur toutes les fondations d’Abraham ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi ne la reconstruis-tu pas sur les fondations d’Abraham ? » Il a dit : « Si ton peuple n’était pas si proche de la période de l’ignorance (c’est-à-dire la période entre leur conversion à l’islam et leur idolâtrie), je l’aurais fait. » Le sous-narrateur, `Abdullah bin `Umar, a dit : « `Aisha avait sûrement entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela, car je pense que le Messager d’Allah (ﷺ) ne touchait pas les deux coins de la Ka`ba faisant face à Al-Hijr sauf parce que la Ka`ba n’était pas construite sur toutes les fondations d’Abraham. »
- Sahih al-Bukhari, n°4495
Rapporté par `Urwa : J'ai dit à `Aisha, l'épouse du Prophète, alors que j'étais encore un jeune garçon : « Comment comprends-tu la parole d'Allah : "En vérité, Safa et Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d'Allah." Donc, il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj à la Maison d'Allah ou la `Umra, de faire le va-et-vient (Tawaf) entre elles. À mon avis, il n'est pas pécheur de ne pas faire ce va-et-vient entre elles. » `Aisha a répondu : « Ton interprétation est incorrecte, car si c'était comme tu dis, le verset aurait dû être : "Il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj ou la `Umra à la Maison, de ne pas faire le va-et-vient entre elles." Ce verset a été révélé à propos des Ansar qui, à l'époque préislamique, allaient voir Manat (une idole) après avoir mis l'ihram, et elle se trouvait près de Qudaid (un endroit à La Mecque), et ils considéraient comme un péché de faire le va-et-vient entre Safa et Marwa après avoir embrassé l'islam. Quand l'islam est venu, ils ont interrogé le Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet, et Allah a alors révélé : "En vérité, Safa et Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d'Allah. Donc, il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj à la Maison (d'Allah) ou la `Umra, de faire le va-et-vient entre elles." »
- Sahih al-Bukhari, n°4502
Rapporté par `Aisha : Les gens avaient l'habitude de jeûner le jour de 'Ashura' avant que le jeûne du Ramadan ne soit prescrit, mais quand l'ordre du jeûne obligatoire du Ramadan a été révélé, chacun était libre de jeûner ce jour-là ('Ashura') ou non
- Sahih al-Bukhari, n°4504
Rapporté par Aisha : À l'époque préislamique, les Quraish jeûnaient le jour de 'Ashura', et le Prophète (ﷺ) jeûnait aussi ce jour-là. Mais quand il est arrivé à Médine, il a jeûné ce jour-là et a ordonné aux musulmans de jeûner aussi. Quand l'ordre du jeûne obligatoire du Ramadan a été révélé, le jeûne du Ramadan est devenu une obligation, et le jeûne de 'Ashura' a été abandonné. Celui qui voulait jeûner ce jour-là le faisait, et celui qui ne voulait pas, ne jeûnait pas
- Sahih al-Bukhari, n°4520
Rapporté par `Aisha : Les Quraish et ceux qui suivaient leur religion restaient à Muzdalifa et s'appelaient eux-mêmes Al-Hums, alors que le reste des Arabes restait à `Arafat. Quand l'islam est arrivé, Allah a ordonné à Son Prophète d'aller à `Arafat et d'y rester, puis de partir de là, et c'est ce que signifie la parole d'Allah : « Partez ensuite du lieu d'où partent tous les gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°4523
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’homme le plus détesté par Allah est celui qui cherche toujours la dispute. »
- Sahih al-Bukhari, n°4524
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a récité : « (Un délai sera accordé) jusqu’à ce que les Messagers désespèrent (de leur peuple) et pensent qu’ils ont été démentis (par leur peuple). Notre secours leur parvint… » (12.110), en lisant « Kudhibu » sans doubler le son « dh », et c’est ainsi qu’il comprenait ce verset. Puis il a continué à réciter : « …même le Messager et ceux qui ont cru avec lui dirent : Quand viendra le secours d’Allah ? Oui, en vérité, le secours d’Allah est proche. » (2.214) Ensuite, j’ai rencontré `Urwa bin Az-Zubair et je lui ai parlé de cela. Il a dit : « `Aisha a dit : Qu’Allah m’en préserve ! Par Allah, Allah n’a jamais promis à Son Messager quelque chose sans qu’il sache que cela arriverait avant sa mort. Mais des épreuves se présentaient continuellement aux Messagers, au point qu’ils craignaient que leurs partisans ne les accusent de mensonge. Donc, j’avais l’habitude de réciter : “Jusqu’à ce qu’ils pensent avoir été traités de menteurs”, en lisant “Kudh-dhibu” avec le double “dh”. »
- Sahih al-Bukhari, n°4525
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Ibn `Abbas a récité : « (Un délai sera accordé) jusqu’à ce que les Messagers désespèrent (de leur peuple) et pensent qu’ils ont été démentis (par leur peuple). Notre secours leur parvint… » (12.110), en lisant « Kudhibu » sans doubler le son « dh », et c’est ainsi qu’il comprenait ce verset. Puis il a continué à réciter : « …même le Messager et ceux qui ont cru avec lui dirent : Quand viendra le secours d’Allah ? Oui, en vérité, le secours d’Allah est proche. » (2.214) Ensuite, j’ai rencontré `Urwa bin Az-Zubair et je lui ai parlé de cela. Il a dit : « `Aisha a dit : Qu’Allah m’en préserve ! Par Allah, Allah n’a jamais promis à Son Messager quelque chose sans qu’il sache que cela arriverait avant sa mort. Mais des épreuves se présentaient continuellement aux Messagers, au point qu’ils craignaient que leurs partisans ne les accusent de mensonge. Donc, j’avais l’habitude de réciter : “Jusqu’à ce qu’ils pensent avoir été traités de menteurs”, en lisant “Kudh-dhibu” avec le double “dh”. »
- Sahih al-Bukhari, n°4540
Rapporté par `Aisha : Lorsque les versets de la sourate Al-Baqara concernant l’usure (Riba) ont été révélés, le Messager d’Allah (ﷺ) les a récités devant les gens, puis il a interdit le commerce des boissons alcoolisées
- Sahih al-Bukhari, n°4541
Rapporté par `Aisha : Lorsque les derniers versets de la sourate Al-Baqara ont été révélés, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti, les a récités à la mosquée et a interdit le commerce des boissons alcoolisées
- Sahih al-Bukhari, n°4542
Rapporté par `Aisha : Lorsque les derniers versets de la sourate Al-Baqara ont été révélés, le Prophète (ﷺ) les a lus à la mosquée et a interdit le commerce des boissons alcoolisées
- Sahih al-Bukhari, n°4543
Rapporté par `Aisha : Lorsque les derniers versets de la sourate Al-Baqara ont été révélés, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé, les a récités devant nous, puis il a interdit le commerce des boissons alcoolisées
- Sahih al-Bukhari, n°4547
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a récité le verset : « C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre. Il s’y trouve des versets clairs, qui sont la base du Livre, et d’autres qui ne sont pas entièrement clairs. Quant à ceux qui ont une déviation dans le cœur, ils suivent ce qui n’est pas clair, cherchant la discorde et à en trouver le sens caché ; mais nul ne connaît son sens caché sauf Allah. Et ceux qui sont fermes dans la science disent : “Nous y croyons, tout vient de notre Seigneur.” Seuls les gens doués d’intelligence réfléchissent. » (3.7) Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si vous voyez ceux qui suivent ce qui n’est pas clair, ce sont ceux qu’Allah a désignés [comme ayant une déviation]. Méfiez-vous d’eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4573
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Il y avait une orpheline sous la tutelle d’un homme. Il l’a épousée et elle possédait un jardin de palmiers. Il l’a épousée uniquement pour ce jardin et non par amour pour elle. C’est alors que le verset divin fut révélé à son sujet : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines… » (4.3) Le sous-narrateur ajouta : Je pense qu’il a dit : « Cette orpheline était sa partenaire dans ce jardin de palmiers et dans ses biens. »
- Sahih al-Bukhari, n°4574
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Il a interrogé `Aisha رضي الله عنها au sujet de la parole d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines… » (4.3) Elle dit : « Ô fils de ma sœur ! Une orpheline était sous la tutelle d’un tuteur avec qui elle partageait des biens. Attiré par sa richesse et sa beauté, le tuteur voulait l’épouser sans lui donner une dot équitable, c’est-à-dire la même dot qu’un autre lui aurait donnée. Ces tuteurs ont donc été interdits de faire cela, à moins d’être justes et de donner la meilleure dot que ses égales pourraient recevoir. Il leur a été ordonné (par Allah) d’épouser d’autres femmes de leur choix, et non ces orphelines. » `Aisha ajouta : « Les gens ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) ses instructions après la révélation de ce verset, alors Allah a révélé : “Ils te demandent une instruction au sujet des femmes” (4.127). » `Aisha ajouta encore : « Et la parole d’Allah : “Et celles que vous désirez épouser…” (4.127), c’est-à-dire que chacun de vous s’abstient d’épouser une orpheline sous sa tutelle si elle manque de biens et de beauté. » `Aisha ajouta : « Ils ont donc été interdits d’épouser ces orphelines pour leur richesse et leur beauté, sauf avec justice, car ils s’en seraient abstenus si elles avaient manqué de biens et de beauté. »
- Sahih al-Bukhari, n°4575
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : À propos de la parole d’Allah : « Et si le tuteur est riche, qu’il ne prenne pas de salaire, mais s’il est pauvre, qu’il prenne ce qui est convenable et raisonnable selon son travail. » Ce verset a été révélé à propos des biens de l’orphelin. Si le tuteur est pauvre, il peut prendre de l’argent sur les biens de l’orphelin, ce qui est juste et raisonnable selon son travail et le temps qu’il y consacre
- Sahih al-Bukhari, n°4583
Rapporté par `Aisha : Le collier d’Asma’ a été perdu, alors le Prophète (ﷺ) a envoyé des hommes pour le chercher. L’heure de la prière est arrivée, ils n’avaient pas fait les ablutions et n’ont pas trouvé d’eau, alors ils ont prié sans ablution. Ensuite, Allah a révélé le verset du Tayammum
- Sahih al-Bukhari, n°4586
Rapporté par `Aisha : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Aucun prophète ne tombe malade sans qu’on lui donne le choix entre cette vie et l’Au-delà. » `Aisha a ajouté : Pendant sa maladie mortelle, sa voix est devenue très rauque et je l’ai entendu dire : « Avec ceux à qui Allah a accordé Sa grâce, les prophètes, les véridiques (ceux qui ont cru les premiers), les martyrs et les pieux. » (4:69) Et c’est ainsi que j’ai compris qu’il avait reçu ce choix
- Sahih al-Bukhari, n°4600
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Ils te demandent un avis au sujet des femmes. Dis : Allah vous donne un avis à leur sujet, et aussi sur celles que vous souhaitez épouser. » (4:127) (Il a été révélé à propos de) un homme qui a une orpheline dont il est le tuteur et l’héritier. La fille partage avec lui tous ses biens, même un jardin de dattiers, mais il n’aime pas l’épouser ni la marier à quelqu’un d’autre qui partagerait avec lui les biens qu’elle partage déjà, et pour cette raison, ce tuteur empêche l’orpheline de se marier. Alors, ce verset a été révélé : (Et la parole d’Allah :) « Si une femme craint de la cruauté ou de l’abandon de la part de son mari… »
- Sahih al-Bukhari, n°4601
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Si une femme craint de la cruauté ou de l’abandon de la part de son mari. » (4:128) Il s’agit d’un homme qui a une femme (épouse) et ne l’aime pas, et veut la divorcer, mais elle lui dit : « Je te libère de toute obligation envers moi. » Ce verset a donc été révélé à ce sujet
- Sahih al-Bukhari, n°4607
Rapporté par Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ) : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’un de ses voyages, et quand nous étions à Baida’ ou à Dhat-al-Jaish, un de mes colliers s’est cassé (et perdu). Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est arrêté pour le chercher, et les gens aussi. Il n’y avait ni point d’eau ni eau avec eux. Les gens sont donc allés voir Abu Bakr As-Siddiq et ont dit : « Ne vois-tu pas ce qu’a fait `Aisha ? Elle a retenu le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens à un endroit sans eau, et ils n’ont pas d’eau avec eux. » Abu Bakr est venu alors que le Messager d’Allah (ﷺ) dormait, la tête sur ma cuisse. Il m’a dit : « Tu as retenu le Messager d’Allah (ﷺ) et les gens à un endroit sans eau, et ils n’ont pas d’eau avec eux. » Il m’a réprimandée et a dit ce qu’Allah a voulu, et il m’a frappée sur le flanc avec sa main. Rien ne m’a empêchée de bouger (à cause de la douleur) sauf la position du Messager d’Allah (ﷺ) sur ma cuisse. Quand l’aube s’est levée, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est réveillé et il n’y avait pas d’eau, alors Allah a révélé le verset du Tayammum. Usaid bin Hudair a dit : « Ce n’est pas la première bénédiction venant de toi, ô famille d’Abu Bakr. » Ensuite, nous avons fait lever le chameau sur lequel j’étais, et nous avons trouvé le collier en dessous
- Sahih al-Bukhari, n°4608
Rapporté par Aisha : Un de mes colliers a été perdu à Al-Baida’ alors que nous étions en route vers Médine. Le Prophète (ﷺ) a fait agenouiller son chameau, est descendu, a posé sa tête sur mes genoux et s’est endormi. Abu Bakr est venu vers moi et m’a frappée violemment sur la poitrine en disant : « Tu as retenu les gens à cause d’un collier. » Je suis restée immobile comme une morte à cause de la position du Messager d’Allah (ﷺ) sur mes genoux, même si Abu Bakr m’avait fait mal (avec la gifle). Puis le Prophète (ﷺ) s’est réveillé et c’était l’heure de la prière du matin. On a cherché de l’eau, en vain ; alors le verset suivant a été révélé : « Ô vous qui croyez ! Quand vous vous levez pour la prière… » (5:6) Usaid bin Hudair a dit : « Allah a béni les gens grâce à toi, ô famille d’Abu Bakr. Vous n’êtes qu’une bénédiction pour eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4612
Rapporté par `Aisha : Celui qui dit que Muhammad a caché une partie de ce qui lui a été révélé est un menteur, car Allah dit : « Ô Messager (Muhammad) ! Proclame le message qui t’a été envoyé de la part de ton Seigneur. »
- Sahih al-Bukhari, n°4613
Rapporté par `Aisha : Ce verset : « Allah ne vous tiendra pas rigueur pour ce qui est involontaire dans vos serments. » (5.89) a été révélé à propos d’un homme qui disait dans ses conversations : « Non, par Allah » et « Oui, par Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4614
Rapporté par Aisha : Son père (Abu Bakr) n’a jamais rompu un serment jusqu’à ce qu’Allah ait révélé la règle de l’expiation légale pour les serments. Abu Bakr disait : « Si je fais un serment (pour faire quelque chose) et que je me rends compte ensuite qu’il vaut mieux faire autre chose, alors j’accepte la permission d’Allah et je fais ce qui est mieux, (et j’accomplis l’expiation légale pour mon serment). »
- Sahih al-Bukhari, n°4624
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’ai vu l’Enfer et ses différentes parties se détruisaient entre elles, et j’ai vu `Amr traînant ses intestins (dedans), et c’est lui qui a instauré la coutume de libérer les animaux (pour les idoles). »
- Sahih al-Bukhari, n°4664
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Quand il y a eu un désaccord entre Ibn Az-Zubair et Ibn `Abbas, j’ai dit (à ce dernier) : « (Pourquoi ne prêtes-tu pas allégeance à lui alors que) son père est Az-Zubair, sa mère est Asma, et sa tante est `Aisha, et son grand-père maternel est Abu Bakr, et sa grand-mère est Safiya ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4665
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Il y a eu un désaccord entre eux (c’est-à-dire Ibn `Abbas et Ibn Az-Zubair) alors je suis allé voir Ibn `Abbas le matin et je lui ai dit : « Veux-tu combattre Ibn Zubair et ainsi rendre licite ce qu’Allah a rendu illicite (c’est-à-dire combattre à La Mecque) ? » Ibn `Abbas a dit : « Qu’Allah m’en préserve ! Allah a décrété qu’Ibn Zubair et Bani Umaiya permettraient (le combat à La Mecque), mais par Allah, jamais je ne le considérerai comme permis. » Ibn `Abbas a ajouté : « Les gens m’ont demandé de prêter allégeance à Ibn Az-Zubair. J’ai dit : ‘Il a vraiment le droit d’assumer l’autorité car son père, Az-Zubair, était le soutien du Prophète, son grand-père (maternel), Abu Bakr, était le compagnon du Prophète dans la grotte, sa mère, Asma, était “Dhatun-Nitaq”, sa tante, `Aisha, était la mère des croyants, sa tante paternelle, Khadija, était l’épouse du Prophète (ﷺ), et la tante paternelle du Prophète (ﷺ) était sa grand-mère. Lui-même est pieux et chaste en islam, bien versé dans la connaissance du Coran. Par Allah ! (En vérité, j’ai quitté mes proches, Bani Umaiya, pour lui, même s’ils sont mes proches, et s’ils devaient être mes dirigeants, ils en sont tout aussi capables et viennent d’une famille noble.) »
- Sahih al-Bukhari, n°4666
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : Nous sommes entrés auprès d’Ibn `Abbas et il a dit : « N’êtes-vous pas étonnés qu’Ibn Az-Zubair ait assumé le califat ? » Je me suis dit : « Je vais le soutenir et parler de ses bonnes qualités comme je ne l’ai pas fait pour Abu Bakr et `Umar, bien qu’ils méritaient plus de bien que lui. » J’ai dit : « Il (c’est-à-dire Ibn Az-Zubair) est le fils de la tante du Prophète (ﷺ), le fils d’Az-Zubair, le petit-fils d’Abu Bakr, le fils du frère de Khadija, et le fils de la sœur de `Aisha. » Pourtant, il se considère supérieur à moi et ne veut pas que je sois l’un de ses amis. J’ai donc dit : « Je ne m’attendais pas à ce qu’il refuse mon offre de le soutenir, et je ne pense pas qu’il veuille me faire du bien, donc, si mes cousins doivent inévitablement être mes dirigeants, il vaut mieux pour moi que ce soit eux plutôt que d’autres. »
- Sahih al-Bukhari, n°4690
Rapporté par ‘Aïsha, épouse du Prophète ﷺ, selon le récit d’‘Urwa ibn az-Zubayr, Sa‘îd ibn al-Musayyab, ‘Alqama ibn Waqqâs et ‘Ubaydullah ibn ‘Abdullah, lorsque les gens de la calomnie dirent ce qu’ils dirent à son sujet et qu’Allah l’innocenta, chacun m’a rapporté une partie du récit. Le Prophète ﷺ lui dit : « Si tu es innocente, Allah t’innocentera. Et si tu as commis un péché, demande pardon à Allah et repens-toi à Lui. » Elle dit : « Par Allah, je ne trouve d’exemple que celui du père de Yûsuf : {Il ne me reste qu’une belle patience. C’est Allah qu’il faut implorer contre ce que vous décrivez.} » Puis Allah fit descendre : {Ceux qui sont venus avec la calomnie…} les dix versets
- Sahih al-Bukhari, n°4691
Rapporté par Umm Rûmân, mère de ‘Aïsha : Alors que j’étais avec ‘Aïsha, elle fut prise de fièvre. Le Prophète ﷺ dit : « Peut-être est-ce à cause de l’histoire que les gens racontent ? » Je répondis : « Oui. » ‘Aïsha s’assit alors et dit : « Mon exemple et le vôtre est comme celui de Ya‘qûb et de ses fils : “Non, vos âmes vous ont suggéré quelque chose… Il ne me reste qu’une belle patience. C’est Allah qu’il faut implorer contre ce que vous décrivez.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4723
Rapporté par Aisha : Le (verset ci-dessus) a été révélé à propos des invocations
- Sahih al-Bukhari, n°4749
Rapporté par `Aisha : « Et quant à celui d’entre eux qui a eu la plus grande part… » (24.11) désigne `Abdullah bin Ubai bin Salul
- Sahih al-Bukhari, n°4827
Rapporté par Yusuf bin Mahak : Marwan avait été nommé gouverneur du Hijaz par Muawiya. Il a prononcé un sermon et a mentionné Yazid bin Muawiya pour que les gens lui prêtent allégeance comme successeur de son père (Muawiya). Alors `Abdur Rahman bin Abu Bakr lui a dit quelque chose, ce qui a poussé Marwan à ordonner son arrestation. Mais `Abdur-Rahman est entré dans la maison de `Aisha et ils n’ont pas pu l’arrêter. Marwan a dit : « C’est lui (`AbdurRahman) à propos de qui Allah a révélé ce verset : ‘Et celui qui dit à ses parents : “Fi de vous ! Me promettez-vous... ?”’ » Là-dessus, `Aisha a dit derrière un rideau : « Allah n’a rien révélé dans le Coran à notre sujet, sauf ce qui concerne la déclaration de mon innocence (de la calomnie). »
- Sahih al-Bukhari, n°4828
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) rire si fort que je puisse voir sa luette, il se contentait de sourire. Et chaque fois qu’il voyait des nuages ou du vent, des signes d’inquiétude apparaissaient sur son visage. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quand les gens voient des nuages, ils sont généralement contents, espérant qu’il va pleuvoir, alors que je remarque que lorsque tu vois des nuages, on voit de l’inquiétude sur ton visage. » Il a dit : « Ô `Aisha ! Qu’est-ce qui me garantit qu’il n’y a pas un châtiment dans ce nuage ? Car certains peuples ont été punis par le vent. En vérité, certains ont vu le châtiment, mais (en voyant le nuage) ils ont dit : ‘Ce nuage va nous apporter la pluie.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4829
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) rire si fort que je puisse voir sa luette, il se contentait de sourire. Et chaque fois qu’il voyait des nuages ou du vent, des signes d’inquiétude apparaissaient sur son visage. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quand les gens voient des nuages, ils sont généralement contents, espérant qu’il va pleuvoir, alors que je remarque que lorsque tu vois des nuages, on voit de l’inquiétude sur ton visage. » Il a dit : « Ô `Aisha ! Qu’est-ce qui me garantit qu’il n’y a pas un châtiment dans ce nuage ? Car certains peuples ont été punis par le vent. En vérité, certains ont vu le châtiment, mais (en voyant le nuage) ils ont dit : ‘Ce nuage va nous apporter la pluie.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4837
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) priait la nuit si longtemps que ses pieds se crevassaient. Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi fais-tu cela alors qu’Allah t’a pardonné tes fautes passées et futures ? » Il a répondu : « Ne devrais-je pas aimer être un serviteur reconnaissant (d’Allah) ? » Quand il est devenu âgé, il priait assis, mais s’il voulait s’incliner, il se levait, récitait d’autres versets, puis s’inclinait
- Sahih al-Bukhari, n°4855
Rapporté par Masruq : J’ai dit à `Aisha رضي الله عنها : « Ô Mère ! Le Prophète Muhammad a-t-il vu son Seigneur ? » `Aisha a dit : « Ce que tu viens de dire me fait dresser les cheveux sur la tête ! Sache que si quelqu’un te dit l’une de ces trois choses, il ment : Celui qui te dit que Muhammad a vu son Seigneur, ment. » Puis `Aisha a récité le verset : « Aucun regard ne peut L’atteindre, mais Lui atteint tous les regards. Il est le Subtil, le Parfaitement Connaisseur. » (6.103) « Il n’est pas convenable qu’un être humain qu’Allah lui parle autrement que par révélation ou de derrière un voile. » (42.51) `Aisha a ajouté : « Et celui qui te dit que le Prophète sait ce qui arrivera demain, ment. » Elle a ensuite récité : « Nul ne sait ce qu’il acquerra demain. » (31.34) Elle a ajouté : « Et celui qui te dit qu’il a caché (certains ordres d’Allah), ment. » Puis elle a récité : « Ô Messager ! Transmets ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur... » (5.67) `Aisha a ajouté : « Mais le Prophète (ﷺ) a vu Gabriel sous sa vraie forme deux fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°4861
Rapporté par `Urwa : J’ai interrogé `Aisha رضي الله عنها au sujet du Sa’i entre As-Safa et Al-Marwa. Elle a dit : « Par respect pour l’idole Manat qui se trouvait à Al-Mushailal, ceux qui prenaient l’ihram en son nom ne faisaient pas le Sa’i entre As-Safa et Al-Marwa, alors Allah a révélé : “En vérité, As-Safa et Al-Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d’Allah.” (2.158). Dès lors, le Messager d’Allah (ﷺ) et les musulmans faisaient le Sa’i (entre elles). » Soufyan a dit : L’idole Manat était à Al-Mushailal, à Qudaid. `Aisha a ajouté : « Le verset a été révélé à propos des Ansar. Eux et la tribu de Ghassan prenaient l’ihram au nom de Manat avant d’embrasser l’islam. » `Aisha a ajouté : « Il y avait des hommes parmi les Ansar qui prenaient l’ihram au nom de Manat, une idole entre La Mecque et Médine. Ils disaient : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous ne faisions pas le Tawaf (Sa’i) entre As-Safa et Al-Marwa par respect pour Manat.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4876
Rapporté par Yusuf bin Mahik : J’étais dans la maison de `Aisha, la mère des croyants. Elle a dit : « Cette révélation : ‘Non, mais l’Heure est leur rendez-vous (pour leur pleine rétribution) ; et l’Heure sera plus terrible et plus amère.’ (54.46) a été révélée à Muhammad à La Mecque alors que j’étais une petite fille qui jouait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4891
Rapporté par `Urwa : Aisha, l’épouse du Prophète, a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) examinait les femmes croyantes qui émigraient vers lui selon ce verset : ‘Ô Prophète ! Quand des femmes croyantes viennent à toi pour prêter serment d’allégeance… En vérité, Allah est Pardonneur et Miséricordieux.’ (60.12) » `Aisha a dit : « Et si l’une des femmes croyantes acceptait les conditions (mentionnées dans le verset ci-dessus), le Messager d’Allah (ﷺ) lui disait : ‘J’accepte ton serment d’allégeance.’ Il ne faisait que dire cela, car, par Allah, sa main n’a jamais touché une femme lors de ce serment. Il n’acceptait leur serment que par la parole : ‘J’accepte ton serment d’allégeance pour cela.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4912
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) buvait du miel chez Zaynab, la fille de Jahsh, et restait avec elle. Hafsa et moi avons donc convenu en secret que, s’il venait chez l’une de nous, elle lui dirait : « On dirait que tu as mangé du maghafir (une sorte de résine qui sent mauvais), car je sens cette odeur sur toi. » Nous l’avons fait, et il a répondu : « Non, mais je buvais du miel chez Zaynab, la fille de Jahsh, et je n’en prendrai plus jamais. J’ai fait un serment à ce sujet, et vous ne devez en parler à personne. »
- Sahih al-Bukhari, n°4913
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant toute une année, j’ai eu envie de demander à `Umar ibn Al-Khattab l’explication d’un verset (dans la sourate At-Tahrim), mais je n’osais pas à cause du respect que j’avais pour lui. Lorsqu’il partit faire le Hajj, je l’ai accompagné. Sur le chemin du retour, alors que nous étions encore en route, `Umar s’est éloigné près des arbres d’Arak pour satisfaire un besoin. J’ai attendu qu’il ait fini, puis je l’ai rejoint et je lui ai demandé : « Ô chef des croyants ! Qui étaient les deux femmes du Prophète (ﷺ) qui se sont soutenues l’une l’autre contre lui ? » Il a répondu : « C’étaient Hafsa et `Aisha. » Je lui ai alors dit : « Par Allah, je voulais te poser cette question il y a un an, mais je n’ai pas osé par respect pour toi. » `Umar a dit : « N’hésite pas à me demander. Si tu penses que j’ai des connaissances sur un sujet, demande-moi ; et si je sais, je te répondrai. » Puis `Umar a ajouté : « Par Allah, à l’époque préislamique, nous ne faisions pas attention aux femmes jusqu’à ce qu’Allah révèle ce qu’Il a révélé à leur sujet et leur accorde ce qu’Il leur a accordé. Un jour, alors que je réfléchissais à une affaire, ma femme m’a dit : “Je te conseille de faire ceci ou cela.” Je lui ai dit : “Pourquoi t’occupes-tu de cette affaire ? Pourquoi t’immisces-tu dans ce que je veux accomplir ?” Elle m’a répondu : “C’est étonnant, ô fils d’Al-Khattab ! Tu ne veux pas qu’on te contredise alors que ta fille, Hafsa, discute avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute une journée !” » `Umar a alors raconté qu’il s’est immédiatement habillé et est allé voir Hafsa : « Ô ma fille ! Tu discutes avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute la journée ? » Hafsa a répondu : « Par Allah, nous discutons avec lui. » `Umar a dit : « Sache que je t’avertis du châtiment d’Allah et de la colère du Messager d’Allah (ﷺ)... Ô ma fille ! Ne te laisse pas influencer par celle qui est fière de sa beauté à cause de l’amour du Messager d’Allah (ﷺ) pour elle (c’est-à-dire `Aisha). » `Umar a ajouté : « Je suis ensuite allé chez Um Salama, qui était de ma famille, et j’ai parlé avec elle. Elle m’a dit : “Ô fils d’Al-Khattab ! C’est étonnant que tu veuilles t’occuper de tout ; tu veux même t’immiscer entre le Messager d’Allah et ses femmes !” Par Allah, ses paroles m’ont tellement touché que ma colère a diminué. Je l’ai quittée et je suis rentré chez moi. À cette époque, j’avais un ami parmi les Ansar qui me rapportait des nouvelles du Prophète en mon absence, et je faisais de même pour lui. Nous avions peur d’un roi de la tribu de Ghassan, car nous avions entendu dire qu’il voulait nous attaquer, ce qui nous inquiétait beaucoup. Un jour, mon ami ansari a frappé à ma porte de façon inattendue et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le roi de Ghassan est-il arrivé ?” Il a répondu : “Non, mais c’est pire : le Messager d’Allah (ﷺ) s’est isolé de ses femmes.” J’ai dit : “Que le nez de `Aisha et Hafsa touche la poussière (c’est-à-dire qu’elles soient humiliées) !” Je me suis habillé et je suis allé à la demeure du Messager d’Allah (ﷺ). Il se trouvait dans une pièce à l’étage, à laquelle on accédait par une échelle, et un esclave noir du Messager d’Allah (ﷺ) était assis sur la première marche. Je lui ai dit : “Dis au Prophète (ﷺ) que `Umar ibn Al-Khattab est là.” Le Prophète (ﷺ) m’a alors fait entrer et je lui ai raconté toute l’histoire. Quand je suis arrivé à l’épisode d’Um Salama, le Messager d’Allah (ﷺ) a souri alors qu’il était allongé sur un tapis de feuilles de palmier, sans rien entre lui et le tapis. Il avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, des feuilles d’un arbre saut à ses pieds, et quelques outres d’eau suspendues au-dessus de sa tête. En voyant les marques du tapis sur son côté, j’ai pleuré. Il m’a dit : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! César et Khosro mènent une vie luxueuse alors que toi, le Messager d’Allah (ﷺ), tu vis dans la pauvreté. » Le Prophète (ﷺ) a alors répondu : « N’es-tu pas satisfait qu’ils profitent de ce bas-monde et que nous ayons l’au-delà ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4914
Rapporté par Ibn `Abbas : Je voulais demander à `Umar : « Qui étaient ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre contre le Prophète ? » À peine avais-je fini ma question qu’il a répondu : « C’étaient `Aisha et Hafsa. »
- Sahih al-Bukhari, n°4915
Rapporté par Ibn `Abbas : Je voulais demander à `Umar au sujet de ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre contre le Messager d’Allah (ﷺ). Pendant un an, j’ai cherché l’occasion de poser cette question, sans succès, jusqu’à ce qu’un jour je l’accompagne au Hajj. Alors que nous étions à Zahran, `Umar est parti satisfaire un besoin naturel et m’a demandé de le suivre avec de l’eau pour les ablutions. Je l’ai donc suivi avec un récipient d’eau et j’ai commencé à verser de l’eau pour lui. J’ai trouvé que c’était le bon moment pour lui demander, alors j’ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui étaient ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre (contre le Prophète) ? » Avant même que je termine ma question, il a répondu : « C’étaient `Aisha et Hafsa. »
- Sahih al-Bukhari, n°4937
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui récite le Coran et le connaît par cœur sera avec les nobles et justes scribes (au Paradis). Et celui qui fait des efforts pour apprendre le Coran par cœur et le récite avec difficulté aura une double récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°4939
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « (Le Jour de la Résurrection) toute personne dont le compte sera examiné sera perdue (c’est-à-dire ira en Enfer). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifiée pour toi. Allah ne dit-Il pas : “Quant à celui à qui son livre sera remis dans la main droite, il aura un jugement facile” ? (84.7-8) » Il a répondu : « Cela concerne seulement la présentation des comptes ; mais celui dont le compte sera interrogé sera perdu. »
- Sahih al-Bukhari, n°4953
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Le début de la Révélation divine au Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait sous forme de rêves véridiques pendant son sommeil ; chaque rêve qu’il faisait se réalisait clairement, comme la lumière du jour. Ensuite, il a commencé à aimer la solitude, alors il se retirait dans la grotte de Hira, où il adorait Allah sans interruption pendant plusieurs nuits, avant de retourner auprès de sa famille pour prendre de quoi subvenir à ses besoins. Il revenait ensuite vers (sa femme) Khadija pour reprendre de la provision, et cela continua jusqu’au jour où il reçut la Révélation alors qu’il était dans la grotte de Hira. Un Ange est venu à lui et lui a demandé de lire. Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Je ne sais pas lire. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Alors l’Ange m’a saisi et m’a serré si fort que j’en ai eu du mal à respirer. Puis il m’a relâché et m’a de nouveau demandé de lire, et j’ai répondu : ‘Je ne sais pas lire.’ Il m’a alors serré une deuxième fois jusqu’à ce que je sois à bout de souffle, puis il m’a relâché et m’a demandé de lire, mais j’ai encore répondu : ‘Je ne sais pas lire.’ Il m’a alors serré une troisième fois, puis m’a relâché et a dit : ‘Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le plus Généreux, qui a enseigné par la plume, qui a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas.’ (96.1-5). » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est revenu après cette expérience ; les muscles entre son cou et ses épaules tremblaient jusqu’à ce qu’il arrive auprès de Khadija (son épouse) et dise : « Couvrez-moi ! » Ils l’ont couvert, et quand la peur s’est dissipée, il a dit à Khadija : « Ô Khadija ! Que m’arrive-t-il ? J’ai eu peur qu’il ne m’arrive quelque chose de grave. » Puis il lui a raconté ce qui s’était passé. Khadija lui a dit : « Non ! Sois rassuré ! Par Allah, Allah ne t’abandonnera jamais, car par Allah, tu gardes de bonnes relations avec tes proches, tu dis la vérité, tu aides les pauvres et les nécessiteux, tu accueilles généreusement tes invités et tu soutiens ceux qui sont frappés par le malheur. » Khadija l’a ensuite emmené chez Waraqa bin Nawfal, le fils de l’oncle paternel de Khadija. Waraqa s’était converti au christianisme à l’époque préislamique et écrivait en arabe, y compris l’Évangile, autant qu’Allah le lui permettait. C’était un vieil homme devenu aveugle. Khadija a dit (à Waraqa) : « Ô mon cousin ! Écoute ce que ton neveu va te dire. » Waraqa a dit : « Ô mon neveu ! Qu’as-tu vu ? » Le Prophète (ﷺ) a alors décrit ce qu’il avait vu. Waraqa a dit : « C’est le même Ange (Gabriel) qui a été envoyé à Moïse. J’aimerais être jeune. » Il a ajouté d’autres paroles. Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Est-ce que ces gens vont me chasser ? » Waraqa a répondu : « Oui, car personne n’a apporté ce que tu as apporté sans être traité avec hostilité. Si je vis jusqu’à ce jour (où tu commenceras à prêcher), je te soutiendrai fermement. » Mais peu de temps après, Waraqa est décédé et la Révélation s’est interrompue pendant un moment, ce qui a beaucoup attristé le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°4965
Rapporté par Abu Ubaida : J'ai interrogé `Aisha au sujet du verset : « En vérité, Nous t'avons accordé Al-Kawthar. » Elle a répondu : « Al-Kawthar est un fleuve qui a été donné à ton Prophète, sur les rives duquel se trouvent des tentes faites de perles creuses, et ses ustensiles sont aussi nombreux que les étoiles. »
- Sahih al-Bukhari, n°4967
Rapporté par Aisha : Lorsque la sourate An-Nasr : « Quand vient le secours d'Allah et la victoire » a été révélée au Prophète (ﷺ), il ne faisait aucune prière sans dire dedans : « Subhanka Rabbana wa bihamdika ; Allahumma ighfirli » (Je témoigne de l'Unicité de notre Seigneur, et toutes les louanges Lui reviennent : Ô Allah, pardonne-moi)
- Sahih al-Bukhari, n°4968
Rapporté par Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) disait très souvent en s'inclinant et en se prosternant pendant ses prières : « Subhanka Allahumma Rabbana wa bihamdika ; Allahumma ighfirli », conformément à l'ordre du Coran
- Sahih al-Bukhari, n°4978
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté à La Mecque pendant dix ans, durant lesquels le Coran lui était révélé ; puis il a séjourné à Médine pendant dix ans
- Sahih al-Bukhari, n°4979
Rapporté par `Aisha et Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est resté à La Mecque pendant dix ans, durant lesquels le Coran lui était révélé ; puis il a séjourné à Médine pendant dix ans
- Sahih al-Bukhari, n°5016
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) tombait malade, il récitait les Mu’awwidhat (Sourate Al-Falaq et Sourate An-Nas), puis soufflait sur son corps. Quand sa maladie est devenue grave, je récitais ces deux sourates et je passais ses mains sur son corps, espérant la bénédiction de ces versets
- Sahih al-Bukhari, n°5017
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) allait se coucher la nuit, il joignait ses mains, soufflait dessus après avoir récité Sourate Al-Ikhlas, Sourate Al-Falaq et Sourate An-Nas, puis il passait ses mains sur les parties de son corps qu’il pouvait atteindre, en commençant par la tête, le visage et le devant du corps. Il faisait cela trois fois
- Sahih al-Bukhari, n°5037
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a entendu un homme réciter le Coran dans la mosquée et a dit : « Qu'Allah lui accorde Sa miséricorde, car il m'a rappelé tels ou tels versets d'une telle sourate. »
- Sahih al-Bukhari, n°5038
Rapporté par Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a entendu un homme réciter le Coran pendant la nuit et a dit : « Qu'Allah lui fasse miséricorde, car il m'a rappelé tels ou tels versets de telles ou telles sourates que j'avais oubliés. »
- Sahih al-Bukhari, n°5042
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a entendu quelqu’un réciter le Coran dans la mosquée pendant la nuit. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde, car il m’a rappelé tels ou tels versets de telles ou telles sourates que j’avais oubliés. »
- Sahih al-Bukhari, n°5064
Rapporté par 'Urwa : Il a demandé à `Aisha au sujet de la parole d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre ; mais si vous craignez de ne pas être justes, alors une seule, ou ce que possèdent vos mains droites. Cela est plus proche d’éviter l’injustice. » (4.3) `Aisha a dit : « Ô mon neveu ! (Ce verset a été révélé à propos) d’une orpheline sous la tutelle de son tuteur, qui est attiré par sa richesse et sa beauté et veut l’épouser en lui donnant une dot inférieure à ce que méritent d’autres femmes de son rang. Ces tuteurs ont donc été interdits de les épouser à moins d’être justes envers elles et de leur donner leur dot complète, et il leur est ordonné d’épouser d’autres femmes à la place. »
- Sahih al-Bukhari, n°5077
Rapporté par `Aisha : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Imaginons que tu arrives dans une vallée où il y a un arbre dont une partie a déjà été mangée, puis tu trouves d’autres arbres intacts. Sur quel arbre laisserais-tu paître ton chameau ? » Il a répondu : « Je le laisserais paître sur celui dont rien n’a encore été mangé. » (Le sous-narrateur précise : `Aisha voulait dire que le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait épousé aucune vierge en dehors d’elle
- Sahih al-Bukhari, n°5078
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Tu m’as été montrée deux fois en rêve. Un homme te portait dans un tissu de soie et m’a dit : “C’est ta femme.” J’ai soulevé le tissu, et c’était toi. Je me suis dit : “Si ce rêve vient d’Allah, Il le réalisera.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5081
Rapporté par 'Urwa : Le Prophète (ﷺ) a demandé à Abu Bakr la main de `Aisha en mariage. Abu Bakr a dit : « Mais je suis ton frère. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu es mon frère en religion et dans le Livre d’Allah, mais elle (`Aisha) m’est permise en mariage. »
- Sahih al-Bukhari, n°5088
Rapporté par `Aisha : Abou Houdaïfa bin `Utba bin Rabi`a bin `Abdi Shams, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Prophète (ﷺ), avait adopté Salim comme fils et l’avait marié à sa nièce, Hind bint Al-Walid bin `Utba bin Rabi`a. Salim était l’esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète (ﷺ) avait adopté Zaid comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un garçon, les gens l’appelaient du nom de son père adoptif et il héritait de lui. Mais quand Allah a révélé les versets : « Appelez-les par le nom de leurs pères… vos esclaves affranchis, » (33.5), les personnes adoptées ont été appelées par le nom de leur père biologique. Celui dont le père était inconnu était considéré comme un maula et un frère en religion. Plus tard, Sahla bint Suhail bin `Amr Al-Quraishi Al-`Amiri — qui était l’épouse d’Abou Houdaïfa bin `Utba — est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous considérions Salim comme notre fils adopté, et maintenant Allah a révélé ce que tu sais à propos des fils adoptifs. » Le narrateur a ensuite mentionné la suite du récit
- Sahih al-Bukhari, n°5089
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez Dubaa bint Az-Zubair et lui a dit : « As-tu l’intention de faire le Hajj ? » Elle a répondu : « Par Allah, je ne me sens pas bien. » Il lui a dit : « Formule l’intention de faire le Hajj et pose une condition en disant : “Ô Allah, je mettrai fin à mon ihram à l’endroit où Tu m’arrêteras (si je ne peux pas aller plus loin).” » Elle était l’épouse d’Al-Miqdad bin Al-Aswad
- Sahih al-Bukhari, n°5092
Rapporté par ‘Urwa : Il a demandé à ‘Aisha au sujet du verset : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines » (4.3). Elle a répondu : « Ô mon neveu ! Ce verset parle de la jeune orpheline qui est sous la tutelle d’un homme qui apprécie sa beauté et sa richesse, et qui veut l’épouser tout en diminuant sa dot. Ces tuteurs n’ont pas le droit de les épouser, sauf s’ils leur donnent leur dot complète et sont justes envers elles. Sinon, ils doivent épouser d’autres femmes. Les gens ont ensuite demandé l’avis du Messager d’Allah (ﷺ), alors Allah a révélé : “Ils te consultent au sujet des femmes… que vous souhaitez épouser.” (4.127) Allah leur a ainsi expliqué que si la jeune orpheline avait beauté et richesse, ils voulaient l’épouser pour sa situation familiale. Ils ne pouvaient l’épouser qu’en lui donnant sa dot complète. Mais s’ils n’avaient aucun intérêt pour elle à cause de son manque de beauté ou de richesse, ils la laissaient et épousaient d’autres femmes. Donc, comme ils les laissaient quand elles ne les intéressaient pas, il leur a été interdit de les épouser quand elles les intéressaient, sauf s’ils étaient justes et leur donnaient leur dot complète. Le Prophète a dit : “S’il y a un mauvais présage, il se trouve dans le cheval, la femme et la maison.” Une femme doit être protégée. Et la parole d’Allah : “En vérité, parmi vos épouses et vos enfants, il y a des ennemis pour vous (c’est-à-dire qu’ils peuvent vous détourner de l’obéissance à Allah).”
- Sahih al-Bukhari, n°5097
Rapporté par `Aisha : Trois principes ont été établis à cause de Barira : (i) Quand Barira a été affranchie, on lui a donné le choix de rester ou non avec son mari esclave. (ii) Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le droit d’allégeance (Wala) de l’esclave revient à celui qui l’a affranchi. » (iii) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans la maison, il a vu une marmite sur le feu, mais on lui a servi du pain et du bouillon de viande préparé à la maison. Le Prophète (ﷺ) a dit : « N’ai-je pas vu une marmite sur le feu ? » On lui a répondu : « C’est de la viande donnée en aumône à Barira, et tu ne manges pas ce qui est donné en aumône. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une aumône pour Barira, mais c’est un cadeau pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°5098
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines… » (4.3), il s’agit d’une jeune orpheline sous la garde d’un homme qui est son tuteur. Il veut l’épouser à cause de sa richesse, mais il la traite mal et ne gère pas ses biens de façon honnête et équitable. Un tel homme devrait plutôt épouser d’autres femmes de son choix, deux, trois ou quatre. « Vous sont interdites (en mariage) : …vos mères de lait (qui vous ont allaités). » (4.23) Le mariage est interdit entre des personnes liées par l’allaitement, de la même façon qu’il l’est par le lien du sang
- Sahih al-Bukhari, n°5099
Rapporté par `Aisha : (l’épouse du Prophète) Alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était avec moi, j’ai entendu la voix d’un homme qui demandait la permission d’entrer dans la maison de Hafsa. `Aisha a ajouté : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme demande à entrer dans ta maison. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je pense que c’est un tel », en nommant l’oncle de lait de Hafsa. `Aisha a dit : « Si un tel », en nommant son propre oncle de lait, « était vivant, pourrait-il entrer chez moi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui, car les liens d’allaitement rendent interdites les mêmes choses que les liens du sang. »
- Sahih al-Bukhari, n°5102
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ est entré chez moi alors qu’un homme était assis avec moi. Des signes de gêne sont apparus sur son visage, comme s’il n’aimait pas cela. J’ai dit : « C’est mon frère de lait. » Il a dit : « Sois certaine de qui est ton frère de lait, car le lien de fraternité de lait n’est établi que lorsque le lait est la seule nourriture de l’enfant. »
- Sahih al-Bukhari, n°5103
Rapporté par `Aisha : Aflah, le frère d’Abu Al-Qu’ais, son oncle de lait, est venu demander la permission d’entrer chez elle après la révélation du verset sur le hijab (le port du voile par les femmes). `Aisha a ajouté : Je ne lui ai pas permis d’entrer, mais quand le Messager d’Allah ﷺ est venu, je lui ai raconté ce que j’avais fait, et il m’a ordonné de lui donner la permission d’entrer
- Sahih al-Bukhari, n°5113
Rapporté par le père de Hisham : Khaula bint Hakim faisait partie des femmes qui se sont proposées au Prophète (ﷺ) pour le mariage. `Aisha a dit : « Une femme n’a-t-elle pas honte de se proposer à un homme ? » Mais quand le verset : « (Ô Muhammad) Tu peux retarder le tour de qui tu veux parmi elles (tes épouses) » (33.51) a été révélé, `Aisha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vois que ton Seigneur se dépêche de te satisfaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°5125
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Tu m’as été montrée en rêve. Un ange t’a amenée à moi, enveloppée dans un tissu de soie, et il m’a dit : “Voici ta femme.” J’ai soulevé le tissu de ton visage, et c’était toi. Je me suis dit : “Si cela vient d’Allah, alors cela se réalisera sûrement.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5127
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : ‘Aïsha, l’épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté qu’il existait quatre types de mariage à l’époque préislamique de l’Ignorance. Un des types ressemblait à celui d’aujourd’hui : un homme demandait la main d’une femme à son tuteur ou à son père, lui donnait une dot, puis l’épousait. Le deuxième type était le suivant : un homme disait à sa femme, après la fin de ses règles : « Fais venir un tel et aie des rapports avec lui. » Son mari s’éloignait alors d’elle et n’avait plus de rapports avec elle jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte de l’autre homme. Quand la grossesse était évidente, il reprenait la vie conjugale s’il le souhaitait. Il faisait cela pour avoir un enfant de lignée noble. Ce type de mariage s’appelait Al-Istibda’. Un autre type était que moins de dix hommes se réunissaient et allaient voir une femme, chacun ayant des rapports avec elle. Si elle tombait enceinte et accouchait, après quelques jours, elle convoquait tous ces hommes. Aucun ne refusait de venir. Devant eux, elle disait : « Vous savez ce que vous avez fait. J’ai eu un enfant, c’est l’enfant de tel homme ! » Elle désignait celui qu’elle voulait, et l’enfant portait son nom, sans que l’homme puisse refuser. Le quatrième type était que de nombreux hommes fréquentaient une femme qui n’en refusait aucun. C’étaient des prostituées qui mettaient des drapeaux à leur porte comme signe, et quiconque le voulait pouvait avoir des rapports avec elles. Si l’une d’elles tombait enceinte et accouchait, on rassemblait tous les hommes concernés et on faisait appel à un expert pour reconnaître à qui ressemblait l’enfant. L’enfant était alors attribué à l’homme désigné, qui ne pouvait pas refuser. Mais quand Muhammad (ﷺ) a été envoyé avec la Vérité, il a aboli tous ces types de mariage de l’époque de l’Ignorance, sauf celui qui existe aujourd’hui
- Sahih al-Bukhari, n°5128
Rapporté par ‘Aïsha : (à propos du verset) : « Et à propos de ce qui t’est récité dans le Livre concernant les orphelines à qui vous ne donnez pas les parts prescrites et que vous souhaitez épouser. » (4.127) Ce verset concerne la jeune orpheline sous la tutelle d’un homme avec qui elle partage ses biens. Il a plus de droits sur elle que quiconque, mais il ne souhaite pas l’épouser. Il l’empêche alors d’épouser quelqu’un d’autre, de peur de devoir partager ses biens avec un autre homme
- Sahih al-Bukhari, n°5131
Rapporté par ‘Aïsha : (au sujet de cette parole d’Allah) : « Ils te consultent au sujet des femmes. Dis : Allah vous donne un avis à leur sujet… » (4.127) Il s’agit de l’orpheline sous la tutelle d’un homme avec qui elle partage ses biens. Il ne veut pas l’épouser et il n’aime pas qu’un autre l’épouse, de peur de devoir partager ses biens. Il l’empêche donc de se marier. Allah a interdit à un tel tuteur d’agir ainsi, c’est-à-dire d’empêcher son mariage
- Sahih al-Bukhari, n°5133
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) l’a épousée alors qu’elle avait six ans et il a consommé le mariage quand elle avait neuf ans, puis elle est restée avec lui pendant neuf ans (c’est-à-dire jusqu’à sa mort)
- Sahih al-Bukhari, n°5134
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) l’a épousée alors qu’elle avait six ans et il a consommé le mariage quand elle avait neuf ans. Hisham a dit : On m’a informé que `Aisha est restée avec le Prophète (ﷺ) pendant neuf ans (c’est-à-dire jusqu’à sa mort)
- Sahih al-Bukhari, n°5137
Rapporté par `Aisha : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Une jeune fille a honte. » Il a dit : « Son accord se manifeste par son silence. »
- Sahih al-Bukhari, n°5140
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Il a demandé à `Aisha : « Ô mère ! À propos de quoi ce verset a-t-il été révélé : ‘Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines…’ (4.3) ? » `Aisha a répondu : « Ô mon neveu ! Il s’agit de l’orpheline sous la protection de son tuteur, qui s’intéressait à sa beauté et à sa richesse et voulait l’épouser en lui donnant une dot réduite. Ces tuteurs ont donc été interdits d’épouser les orphelines à moins d’être justes avec elles et de leur donner la dot complète ; il leur a été ordonné d’épouser d’autres femmes à la place. » `Aisha a ajouté : « Plus tard, les gens ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) des instructions, et alors Allah a révélé : ‘Ils te demandent des instructions concernant les femmes… et celles que vous désirez épouser.’ (4.127) Ainsi, Allah leur a révélé dans ce verset que si une orpheline avait de la richesse et de la beauté, ils voulaient l’épouser pour sa noblesse et pour réduire sa dot ; mais si elle n’était pas désirée à cause de son manque de fortune ou de beauté, ils la laissaient et épousaient une autre femme. Donc, comme ils la laissaient quand elle ne les intéressait pas, ils n’avaient pas le droit de l’épouser s’ils le voulaient, sauf s’ils étaient justes avec elle et lui donnaient la dot complète. »
- Sahih al-Bukhari, n°5156
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Quand le Prophète (ﷺ) m’a épousée, ma mère est venue me voir et m’a fait entrer dans la maison où j’ai vu des femmes des Ansar qui m’ont dit : « Que tu sois heureuse, bénie et que de bonnes choses t’arrivent. »
- Sahih al-Bukhari, n°5158
Rapporté par 'Urwa : Le Prophète (ﷺ) a conclu le contrat de mariage avec `Aisha alors qu’elle avait six ans, et il a consommé le mariage avec elle quand elle avait neuf ans. Elle est restée avec lui pendant neuf ans (jusqu’à sa mort)
- Sahih al-Bukhari, n°5160
Rapporté par Aisha : Quand le Prophète (ﷺ) m’a épousée, ma mère est venue me voir et m’a fait entrer dans la maison (du Prophète), et la seule chose qui m’a surprise, c’est l’arrivée du Messager d’Allah (ﷺ) vers moi en fin de matinée
- Sahih al-Bukhari, n°5162
Rapporté par 'Aisha : J'ai préparé une femme des Ansar pour qu'elle se marie avec un homme, et le Prophète m'a dit : « Ô 'Aisha ! N'as-tu pas prévu un peu de divertissement (pour la cérémonie de mariage) ? Les Ansar aiment les distractions. »
- Sahih al-Bukhari, n°5164
Rapporté par `Aisha : Elle avait emprunté un collier à Asma', puis il s'est perdu. Le Messager d'Allah (ﷺ) a alors envoyé quelques compagnons pour le chercher. Pendant ce temps, l'heure de la prière est arrivée et ils ont prié sans ablution. Quand ils sont revenus vers le Prophète, ils se sont plaints de cette situation. Alors le verset concernant le Tayammum a été révélé. Usaid ibn Hudair a dit : « (`Aisha !) Qu'Allah te récompense pour le bien, car par Allah, chaque fois qu'une difficulté t'est arrivée, Allah a apporté une solution et une bénédiction pour les musulmans grâce à toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5166
Rapporté par Anas ibn Malik : J'avais dix ans quand le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine. Ma mère et mes tantes m'encourageaient à servir régulièrement le Prophète (ﷺ), et je l'ai servi pendant dix ans. Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, j'avais vingt ans, et je connaissais mieux que quiconque le sujet du voile (Al-Hijab) au moment où il a été révélé. Il a été révélé pour la première fois lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) a consommé son mariage avec Zainab bint Jahsh. Au lever du jour, le Prophète (ﷺ) était un jeune marié et il a invité les gens à un repas. Ils sont venus, ont mangé, puis tous sont partis sauf quelques-uns qui sont restés longtemps avec le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) s’est levé et est sorti, et je l’ai suivi pour que ces gens partent aussi. Le Prophète (ﷺ) est allé jusqu’à la porte de la maison de `Aisha. Pensant que les gens étaient partis, il est revenu, et moi aussi. Quand il est entré chez Zainab, ils étaient toujours là. Le Prophète (ﷺ) est donc ressorti, et je l’ai suivi. Arrivés à la porte de la maison de `Aisha, il a pensé qu’ils étaient partis, alors il est revenu, et moi aussi, et nous avons constaté qu’ils étaient partis. Le Prophète (ﷺ) a alors tiré un rideau entre lui et moi, et les versets sur le voile ont été révélés
- Sahih al-Bukhari, n°5181
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai acheté un coussin sur lequel il y avait des images (d’animaux). Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il s’est arrêté à la porte et n’est pas entré. J’ai vu sur son visage qu’il n’était pas content et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je demande pardon à Allah et à Son Messager. Quel péché ai-je commis ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’est-ce que ce coussin ? » J’ai répondu : « Je l’ai acheté pour que tu puisses t’asseoir ou t’allonger dessus. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceux qui fabriquent ces images seront punis le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : “Donnez vie à ce que vous avez créé (c’est-à-dire ces images).” » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Les Anges (de la Miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a des images (d’animaux). »
- Sahih al-Bukhari, n°5189
Rapporté par `Aisha : Onze femmes se sont réunies et ont promis de ne rien cacher au sujet de leurs maris. La première a dit : « Mon mari est comme la viande d’un chameau maigre posée en haut d’une montagne : ni facile à atteindre, ni assez grasse pour qu’on fasse l’effort d’aller la chercher. » La deuxième a dit : « Je ne parlerai pas de mon mari, car j’ai peur de ne pas pouvoir finir tant il y a à dire, et si je le décris, je ne parlerai que de ses défauts. » La troisième a dit : « Mon mari, le “trop grand” ! Si je le décris et qu’il l’apprend, il me divorce, et si je me tais, il me laisse en suspens, ni mariée ni divorcée. » La quatrième a dit : « Mon mari est modéré, comme la nuit de Tihama : ni trop chaud ni trop froid ; je n’ai ni peur de lui ni de reproche à lui faire. » La cinquième a dit : « Mon mari, quand il rentre, c’est un léopard (il dort beaucoup), et quand il sort, c’est un lion (il se vante beaucoup). Il ne se soucie pas de ce qu’il y a dans la maison. » La sixième a dit : « Quand mon mari mange, il mange tout (il ne laisse rien), quand il boit, il ne laisse rien non plus ; quand il dort, il s’enroule seul dans les couvertures, et il ne s’intéresse pas à ce que je ressens. » La septième a dit : « Mon mari est injuste ou faible et insensé. Il a tous les défauts. Il peut te blesser à la tête ou au corps, ou les deux. » La huitième a dit : « Mon mari est doux au toucher comme un lapin et il sent bon comme le zarnab (une herbe parfumée). » La neuvième a dit : « Mon mari est un homme grand et généreux, il porte une longue sangle pour son épée. Il accueille beaucoup de monde (il est très hospitalier) et sa maison est proche des gens (ils peuvent facilement venir le consulter). » La dixième a dit : « Mon mari s’appelle Malik, et qui est Malik ? Malik est au-dessus de tout ce que je pourrais dire sur lui. La plupart de ses chameaux restent à la maison (prêts à être offerts aux invités) et seuls quelques-uns vont au pâturage. Quand les chameaux entendent le son du luth ou du tambourin, ils savent qu’ils vont être sacrifiés pour les invités. » La onzième a dit : « Mon mari est Abu Zar`, et que dire d’Abu Zar` ? Il m’a offert beaucoup de bijoux, mes oreilles en sont lourdes et mes bras sont devenus gros (j’ai pris du poids). Il m’a rendue heureuse, au point que je me sens fière de moi. Il m’a trouvée dans une famille pauvre qui n’avait que des moutons, et il m’a emmenée dans une famille respectée avec des chevaux, des chameaux et du grain à moudre. Quoi que je dise, il ne me critique pas. Quand je dors, je dors tard le matin, et quand je bois, je bois à ma soif. La mère d’Abu Zar, que dire d’elle ? Ses sacs étaient toujours pleins et sa maison était spacieuse. Le fils d’Abu Zar, que dire de lui ? Son lit est aussi étroit qu’une épée nue, et il se contente d’un petit morceau de viande. La fille d’Abu Zar est obéissante envers ses parents, elle est bien bâtie et cela rend jalouse la coépouse de son mari. La servante d’Abu Zar, que dire d’elle ? Elle garde nos secrets, ne gaspille pas nos provisions et ne laisse pas de désordre dans la maison. » La onzième femme a ajouté : « Un jour, Abu Zar est sorti au moment de la traite et il a vu une femme avec deux fils, comme deux léopards, qui jouaient avec elle. En la voyant, il m’a divorcée et l’a épousée. Ensuite, j’ai épousé un homme noble qui montait un cheval rapide et tenait une lance. Il m’a donné beaucoup de choses, même une paire de chaque bête, et il m’a dit : “Mange, ô Oum Zar, et donne à ta famille.” » Elle a ajouté : « Pourtant, tout ce que mon second mari m’a donné ne vaut pas le plus petit récipient d’Abu Zar. » `Aisha a alors dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Je suis pour toi comme Abu Zar l’était pour sa femme Oum Zar. »
- Sahih al-Bukhari, n°5190
Rapporté par 'Urwa : `Aisha a dit : « Pendant que les Éthiopiens jouaient avec leurs petites lances, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a cachée derrière lui et j’ai regardé ce spectacle, et je suis restée à regarder jusqu’à ce que je parte de moi-même. » On peut donc estimer à quel âge une petite fille peut écouter des divertissements
- Sahih al-Bukhari, n°5191
Rapporté par Ibn `Abbas : J’avais très envie de demander à `Umar bin Al-Khattab au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète à propos desquelles Allah a dit : « Si vous deux (épouses du Prophète (ﷺ), c’est-à-dire Aisha et Hafsa) revenez à Allah, vos cœurs sont déjà enclins (à vous opposer à ce que le Prophète (ﷺ) aime). » (66:4), jusqu’à ce que `Umar fasse le Hajj et que je le fasse avec lui. En chemin, `Umar s’est isolé pour faire ses besoins, et je l’ai accompagné avec un récipient d’eau. Quand il a fini, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai alors dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit : “Si vous deux revenez à Allah, vos cœurs sont déjà enclins (à vous opposer à ce que le Prophète (ﷺ) aime) ?” (66:4) » Il a dit : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de `Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué à raconter le hadith et a dit : « Moi et un voisin ansar des Bani Umaiyya bin Zaid, qui habitait à `Awali-al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. Il y allait un jour et moi le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles de la révélation et d’autres choses, et quand il y allait, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir le dessus sur nos femmes, mais en arrivant chez les Ansar, nous avons vu que leurs femmes avaient le dessus sur leurs maris, alors nos femmes ont commencé à imiter les femmes ansar. J’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi es-tu surpris que je te réponde ? Par Allah, les femmes du Prophète lui répondent aussi et certaines ne lui parlent pas toute la journée jusqu’au soir.” Cette parole m’a effrayé et je lui ai dit : “Celle qui fait cela est perdue !” Ensuite, je me suis préparé et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Prophète (ﷺ) en colère jusqu’au soir ?” Elle a répondu : “Oui.” J’ai dit : “Tu es perdue ! N’as-tu pas peur qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et que tu sois perdue ? Ne demande pas plus au Prophète (ﷺ), ne lui réponds pas et ne cesse pas de lui parler. Demande-moi ce dont tu as besoin et ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (`Aisha), car elle est plus charmante que toi et plus aimée du Prophète (ﷺ).” » `Umar a ajouté : « À ce moment-là, une rumeur circulait selon laquelle la tribu de Ghassan préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon compagnon ansar, le jour de son tour, est allé en ville et est revenu la nuit en frappant violemment à ma porte et en demandant si j’étais là. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit : “Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose de grave.” J’ai demandé : “Quoi ? Les gens de Ghassan sont-ils venus ?” Il a répondu : “Non, mais c’est encore plus grave : le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé de ses femmes.” `Umar a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de ses femmes et j’ai dit : “Hafsa est perdue.” Je pensais que ce divorce allait arriver bientôt. Je me suis donc préparé et j’ai prié la prière du matin avec le Prophète (ﷺ), puis il est monté dans une pièce à l’étage et s’est isolé. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’avais-je pas prévenue ? Le Prophète (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut, seul.” Je suis sorti et je me suis assis près de la chaire, où un groupe de gens était assis, certains pleuraient. Je suis resté un moment, puis je n’ai pas supporté la situation, alors je suis allé voir la pièce du Prophète (ﷺ) et j’ai dit à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Prophète (ﷺ) pour `Umar d’entrer ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ), puis est revenu en disant : “Je lui ai parlé de toi, mais il n’a rien dit.” Je suis revenu m’asseoir près de la chaire, mais je n’ai pas supporté, alors j’ai encore demandé à l’esclave : “Peux-tu demander la permission pour `Umar ?” Il est entré et revenu en disant : “Je lui ai parlé de toi, mais il n’a rien dit.” J’y suis retourné une troisième fois, et l’esclave m’a finalement appelé : “Le Prophète (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis alors entré auprès du Messager d’Allah (ﷺ) et je l’ai vu allongé sur un lit fait de tiges de palmiers, sans matelas, et les tiges avaient laissé des marques sur son flanc. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! As-tu divorcé de tes femmes ?” Il m’a regardé et a dit : “Non.” J’ai dit : “Allahou Akbar !” Puis, toujours debout, j’ai dit : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les gens de Quraish, avions le dessus sur nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons vu que les hommes étaient dominés par leurs femmes.” Le Prophète (ﷺ) a souri, puis j’ai ajouté : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Je suis allé voir Hafsa et je lui ai dit : ‘Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (`Aisha), car elle est plus charmante que toi et plus aimée du Prophète.’” Le Prophète (ﷺ) a souri une deuxième fois. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis. J’ai alors regardé autour de sa maison, et par Allah, je n’ai rien vu d’important à part trois peaux. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Invoque Allah pour qu’il rende tes compagnons riches, car les Perses et les Romains ont reçu les plaisirs de ce monde, bien qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) s’est alors redressé et a dit : “Penses-tu ainsi, ô fils d’Al-Khattab ? Ce sont des gens qui ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Demande pardon à Allah pour moi.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de ses femmes pendant vingt-neuf jours à cause de ce que Hafsa avait révélé à `Aisha. Le Prophète (ﷺ) avait dit : “Je n’irai pas les voir pendant un mois,” à cause de sa colère, et Allah l’a réprimandé. Quand vingt-neuf jours se sont écoulés, le Prophète (ﷺ) est d’abord allé voir `Aisha. Elle lui a dit : “Ô Messager d’Allah ! Tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, mais il ne s’est passé que vingt-neuf jours, je les ai comptés un par un.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Ce mois-ci compte vingt-neuf jours.” `Aisha a ajouté : “Ensuite, Allah a révélé les versets du choix.” Et parmi toutes ses femmes, il m’a demandé la première, et j’ai choisi de rester avec lui. Puis il a donné le choix à ses autres femmes et elles ont dit comme moi. » (Le Prophète (ﷺ) avait décidé de s’abstenir de manger un certain aliment à cause d’un événement, alors Allah l’a blâmé pour cela. Certaines de ses femmes étaient la cause de cette décision, c’est pourquoi il les a délaissées pendant un mois. Voir le Coran
- Sahih al-Bukhari, n°5205
Rapporté par `Aisha : Une femme des Ansar a marié sa fille, et les cheveux de cette dernière ont commencé à tomber. Les femmes Ansar sont allées voir le Prophète (ﷺ) et lui ont parlé de cela, en disant : « Le mari de ma fille a proposé que je lui mette des faux cheveux. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, ne fais pas cela, car Allah maudit les femmes qui rallongent leurs cheveux artificiellement. »
- Sahih al-Bukhari, n°5206
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Si une femme craint la cruauté ou l’abandon de la part de son mari… » (4.128) Il s’agit de la femme dont le mari ne veut plus vivre avec elle, mais veut divorcer et épouser une autre femme. Alors elle lui dit : « Garde-moi et ne me divorce pas, puis épouse une autre femme, et tu n’es pas obligé de subvenir à mes besoins ni de dormir avec moi. » Cela est indiqué par la parole d’Allah : « Il n’y a pas de mal pour eux s’ils trouvent un accord à l’amiable entre eux, et un tel accord est meilleur. »
- Sahih al-Bukhari, n°5211
Rapporté par al-Qasim : Aisha رضي الله عنها a dit que chaque fois que le Prophète (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses pour en emmener une avec lui. Lors d’un de ses voyages, le sort est tombé sur Aisha et Hafsa. Quand la nuit tombait, le Prophète (ﷺ) venait à côté du chameau d’Aisha et parlait avec elle. Une nuit, Hafsa a dit à Aisha : « Est-ce que tu veux monter mon chameau ce soir et moi je monte le tien, pour que tu me voies et que je te voie dans une nouvelle situation ? » Aisha a répondu : « Oui, je suis d’accord. » Alors Aisha a changé de monture, et le Prophète (ﷺ) est venu vers le chameau d’Aisha sur lequel Hafsa était montée. Il a salué Hafsa puis a continué à avancer avec elle jusqu’à ce qu’ils descendent. Aisha a été peinée de son absence et, quand ils sont descendus, elle a mis ses jambes dans l’Idhkhir et a dit : « Ô Seigneur (Allah) ! Envoie-moi un scorpion ou un serpent pour me mordre, car je ne peux rien reprocher au Prophète (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°5212
Rapporté par `Aisha : Sauda bint Zam'a m'a cédé son tour, et donc le Prophète (ﷺ) me consacrait à la fois mon jour et celui de Sauda
- Sahih al-Bukhari, n°5216
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) terminait la prière de l'Asr, il allait voir ses femmes et restait avec l'une d'elles. Un jour, il est allé chez Hafsa et y est resté plus longtemps que d'habitude
- Sahih al-Bukhari, n°5217
Rapporté par `Aisha : Pendant sa maladie mortelle, le Messager d'Allah (ﷺ) demandait à ses épouses : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? » Il attendait avec impatience le jour où il serait chez `Aisha. Alors, toutes ses épouses lui ont permis de rester où il voulait, et il est resté chez `Aisha jusqu'à sa mort. `Aisha a ajouté : Il est mort le jour où c'était normalement mon tour, chez moi. Allah l'a rappelé à Lui alors que sa tête était entre ma poitrine et mon cou, et sa salive s'est mélangée à la mienne
- Sahih al-Bukhari, n°5218
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar est entré chez Hafsa et lui a dit : « Ô ma fille ! Ne te laisse pas tromper par le comportement de celle qui est fière de sa beauté à cause de l'amour que le Messager d'Allah (ﷺ) a pour elle. » Par « elle », il parlait de `Aisha. `Umar a ajouté : Ensuite, j'ai raconté cela au Messager d'Allah (ﷺ) et il a souri en l'entendant
- Sahih al-Bukhari, n°5221
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô vous qui suivez Muhammad ! Personne n'a un plus grand sens de la jalousie (Ghira) qu'Allah, c'est pourquoi Il a interdit à son serviteur ou à sa servante de commettre des relations sexuelles illégales. Ô vous qui suivez Muhammad ! Si vous saviez ce que je sais, vous ririez moins et pleureriez davantage. »
- Sahih al-Bukhari, n°5228
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Je sais quand tu es contente de moi ou fâchée contre moi. » J’ai demandé : « Comment le sais-tu ? » Il a répondu : « Quand tu es contente de moi, tu dis : “Non, par le Seigneur de Muhammad”, mais quand tu es fâchée contre moi, tu dis : “Non, par le Seigneur d’Ibrahim.” » J’ai alors répondu : « Oui, c’est vrai, mais par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ), je ne fais que laisser de côté ton nom. »
- Sahih al-Bukhari, n°5236
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) me couvrait avec son Rida’ (vêtement qui couvre le haut du corps) pendant que je regardais les Éthiopiens qui jouaient dans la cour de la mosquée. (J’ai continué à regarder) jusqu’à ce que j’en sois satisfaite. On peut donc en déduire comment il faut traiter une jeune fille (qui n’a pas encore atteint la puberté) qui souhaite s’amuser
- Sahih al-Bukhari, n°5237
Rapporté par `Aisha : Une fois, Sa`da bint Zam`a est sortie la nuit pour un besoin, et `Umar l’a vue. En la reconnaissant, il lui a dit : « Par Allah, ô Sa`da ! Tu ne peux pas te cacher de nous. » Elle est donc retournée voir le Prophète (ﷺ) et lui a raconté cela alors qu’il était assis chez moi, en train de dîner et tenant un os couvert de viande dans sa main. Puis la Révélation divine lui est descendue et, quand cela s’est terminé, il (le Prophète ﷺ) a dit : « Ô femmes ! Allah vous a permis de sortir pour vos besoins. »
- Sahih al-Bukhari, n°5239
Rapporté par `Aisha : Mon oncle de lait est venu demander la permission d’entrer, mais j’ai refusé de le laisser entrer avant de demander au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet. Il a dit : « C’est ton oncle, laisse-le entrer. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai été allaitée par une femme, pas par un homme. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « C’est ton oncle, laisse-le entrer. » Et cela s’est passé après la révélation de l’ordre du voile (Al-Hijab). Tout ce qui est interdit à cause des liens de sang l’est aussi à cause des liens d’allaitement
- Sahih al-Bukhari, n°5250
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr m’a réprimandée et m’a donné un petit coup sur le côté, et la seule chose qui m’a empêchée de bouger à ce moment-là, c’était la position du Messager d’Allah (ﷺ), dont la tête était posée sur ma cuisse
- Sahih al-Bukhari, n°5254
Rapporté par Al-Awza : J’ai demandé à Az-Zuhri : « Laquelle des femmes du Prophète ﷺ a cherché refuge auprès d’Allah contre lui ? » Il a répondu : « ‘Urwa m’a raconté que `Aisha a dit : ‘Quand la fille d’Al-Jaun a été amenée comme épouse au Messager d’Allah ﷺ et qu’il s’est approché d’elle, elle a dit : “Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi.” Il a dit : “Tu as cherché refuge auprès du Grand ; retourne auprès de ta famille.”’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5260
Rapporté par `Aisha : La femme de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Rifa`a m'a divorcée de façon définitive. Après lui, j'ai épousé `Abdur-Rahman bin Az-Zubair Al-Qurazi, mais il s'est avéré impuissant. » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit : « Peut-être veux-tu retourner avec Rifa`a ? Non, tu ne pourras pas retourner avec Rifa`a tant que toi et `Abdur-Rahman n'aurez pas consommé votre mariage. »
- Sahih al-Bukhari, n°5261
Rapporté par `Aisha : Un homme a divorcé de sa femme trois fois (en prononçant trois fois sa décision), puis elle a épousé un autre homme qui l'a aussi divorcée. On a demandé au Prophète (ﷺ) si elle pouvait légalement se remarier avec son premier mari. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, elle ne peut pas se remarier avec le premier mari tant que le second mari n'a pas consommé son mariage avec elle, comme l'avait fait le premier. »
- Sahih al-Bukhari, n°5262
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a donné le choix (de rester avec lui ou d’être divorcées) et nous avons choisi Allah et Son Messager. Donc, le fait de nous avoir donné ce choix n’a pas été considéré comme un divorce
- Sahih al-Bukhari, n°5263
Rapporté par Masruq : J’ai interrogé `Aisha au sujet du choix : Elle a dit : « Le Prophète (ﷺ) nous a donné le choix. Penses-tu que ce choix était considéré comme un divorce ? » J’ai répondu : « Pour moi, cela ne change rien si je donne à ma femme le choix une fois ou cent fois après qu’elle m’a choisi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5265
Rapporté par `Aisha : Un homme a divorcé de sa femme, puis elle a épousé un autre homme qui s’est révélé impuissant et l’a divorcée. Elle n’a pas pu être satisfaite avec lui, et après un certain temps il l’a divorcée. Elle est alors venue voir le Prophète et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon premier mari m’a divorcée, puis j’ai épousé un autre homme qui est venu vers moi pour consommer le mariage, mais il s’est avéré impuissant et ne m’a approchée qu’une seule fois, sans rien en retirer. Puis-je alors me remarier avec mon premier mari dans ce cas ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis de te remarier avec ton premier mari tant que l’autre mari n’a pas consommé le mariage avec toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5267
Rapporté par `Ubaid bin `Umar : J’ai entendu `Aisha dire : « Le Prophète ﷺ restait longtemps chez Zaynab bint Jahsh et buvait du miel chez elle. Alors Hafsa et moi avons décidé que si le Prophète ﷺ venait chez l’une de nous, elle lui dirait : “Je sens une odeur de Maghafir (une gomme qui sent mauvais) sur toi. As-tu mangé du Maghafir ?” » Le Prophète ﷺ est donc allé chez l’une d’elles et elle lui a dit la même chose. Le Prophète ﷺ a répondu : « Ce n’est rien, j’ai bu du miel chez Zaynab bint Jahsh, mais je n’en boirai plus jamais. » C’est alors que fut révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite... Si vous deux (épouses du Prophète) revenez à Allah dans le repentir... » (66.1-4), en s’adressant à Aisha et Hafsa. « Quand le Prophète ﷺ confia un secret à certaines de ses épouses... » (66.3), c’est-à-dire quand il a dit : « Mais j’ai bu du miel. »
- Sahih al-Bukhari, n°5268
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ aimait le miel et les choses sucrées, et après la prière de l’Asr, il avait l’habitude de rendre visite à ses épouses et de rester un moment avec l’une d’elles. Un jour, il est allé chez Hafsa, la fille de `Umar, et il est resté avec elle plus longtemps que d’habitude. J’ai eu de la jalousie et j’ai demandé pourquoi. On m’a dit qu’une femme de sa famille lui avait offert une outre remplie de miel et qu’elle en avait fait un sirop qu’elle avait donné au Prophète ﷺ à boire, ce qui expliquait le retard. J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour (pour l’en empêcher). » J’ai donc dit à Sa`da bint Zam`a : « Le Prophète ﷺ va venir te voir, et quand il s’approchera, dis-lui : “As-tu pris du Maghafir (une gomme qui sent mauvais) ?” Il dira : “Non.” Ensuite, demande-lui : “Alors, quelle est cette mauvaise odeur que je sens sur toi ?” Il te répondra : “Hafsa m’a fait boire du sirop de miel.” Dis-lui alors : “Peut-être que les abeilles de ce miel ont but le jus de l’arbre Al-`Urfut.” Je dirai la même chose. Toi aussi, Safiyya, dis la même chose. » Plus tard, Sa`da a dit : « Par Allah, dès qu’il (le Prophète ﷺ) s’est approché de la porte, j’étais sur le point de lui dire ce que tu m’avais demandé, car j’avais peur de toi. » Quand le Prophète ﷺ est arrivé près de Sa`da, elle lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! As-tu pris du Maghafir ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Alors, quelle est cette mauvaise odeur que je sens sur toi ? » Il a dit : « Hafsa m’a fait boire du sirop de miel. » Elle a répondu : « Peut-être que ses abeilles ont but le jus de l’arbre Al-`Urfut. » Quand il est venu me voir, j’ai dit la même chose, et quand il est allé chez Safiyya, elle a aussi répété la même chose. Et quand le Prophète ﷺ est retourné chez Hafsa, elle lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Veux-tu que je t’en donne encore ? » Il a répondu : « Je n’en ai pas besoin. » Sa`da a dit : « Par Allah, nous l’en avons privé. » Je lui ai dit : « Tais-toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5279
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) : Trois règles ont été établies à propos de situations dans lesquelles Barra était concernée : Quand elle a été affranchie, on lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter ; le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le droit d'alliance appartient à celui qui affranchit. » Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) est entré dans la maison alors qu'on faisait cuire de la viande dans une marmite, mais on n'a servi devant lui que du pain et un peu de bouillon de la maison. Il a dit : « Ne vois-je pas la marmite avec de la viande ? » Ils ont répondu : « Oui, mais cette viande a été donnée à Barira en aumône (par quelqu'un), et tu ne manges pas ce qui est donné en aumône. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cette viande est une aumône pour elle, mais pour nous c'est un cadeau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5284
Rapporté par Al-Aswad : Aisha voulait acheter Barira, mais ses maîtres ont posé comme condition que son wala leur revienne. Aisha en a parlé au Prophète (ﷺ) qui lui a dit : « Achète-la et affranchis-la, car le wala revient à celui qui affranchit. » Un jour, on a apporté de la viande au Prophète (ﷺ) et on lui a dit : « Cette viande a été donnée en aumône à Barira. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une aumône pour Barira et un cadeau pour nous. » Rapporté par Adam : Shu`ba a raconté le même hadith et a ajouté : Barira a eu le choix concernant son mari
- Sahih al-Bukhari, n°5288
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) : Quand des femmes croyantes venaient auprès du Prophète (ﷺ) en tant qu'émigrantes, il les interrogeait selon l'ordre d'Allah : « Ô vous qui croyez ! Lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu'émigrantes, examinez-les... » (60.10). Si l'une de ces femmes croyantes acceptait les conditions mentionnées, elle acceptait alors les conditions de la foi. Quand elles étaient d'accord sur ces conditions et les affirmaient de leur bouche, le Messager d'Allah (ﷺ) leur disait : « Allez, j'ai accepté votre serment d'allégeance (pour l'islam). » Par Allah, la main du Messager d'Allah (ﷺ) n'a jamais touché la main d'une femme ; il prenait seulement leur serment d'allégeance oralement. Par Allah, le Messager d'Allah (ﷺ) ne prenait le serment d'allégeance des femmes que selon ce qu'Allah lui avait ordonné. Quand il acceptait leur serment, il leur disait : « J'ai accepté votre serment d'allégeance. »
- Sahih al-Bukhari, n°5291
Rapporté par Ibn `Umar : « Quand la période de quatre mois est terminée, le mari doit être emprisonné afin qu'il divorce de son épouse, mais le divorce n'a lieu que si le mari le prononce lui-même. Cela a été mentionné par `Uthman, `Ali, Abu Ad-Darda, `Aisha et douze autres compagnons du Prophète (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°5317
Rapporté par `Aisha : Rifa`a Al-Qurazi a épousé une femme puis l’a divorcée. Elle s’est alors mariée avec un autre homme. Elle est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit que son nouveau mari ne l’approchait pas et qu’il était complètement impuissant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Non, tu ne peux pas te remarier avec ton premier mari tant que tu n’as pas eu de relation avec le second et que lui n’a pas eu de relation avec toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5321
Rapporté par Qasim bin Muhammad et Sulaiman bin Yasar : Yahya bin Sa`id bin Al-`As a divorcé la fille de `Abdur-Rahman bin Al-Hakam. `Abdur-Rahman l’a ramenée chez lui. À ce sujet, `Aisha a envoyé un message à Marwan bin Al-Hakam, qui était le gouverneur de Médine, disant : « Crains Allah, et demande à ton frère de la renvoyer chez elle. » Marwan (dans la version de Sulaiman) a dit : « `Abdur-Rahman bin Al-Hakam ne m’a pas obéi (ou avait un argument convaincant). » (Dans la version d’Al-Qasim, Marwan a dit : « N’as-tu pas entendu parler du cas de Fatima bint Qais ? » `Aisha a répondu : « Le cas de Fatima bint Qais ne va pas dans ton sens. » Marwan bin Al-Hakam a dit à `Aisha : « La raison pour laquelle Fatima bint Qais est allée chez son père s’applique aussi à la fille de `Abdur-Rahman. »)
- Sahih al-Bukhari, n°5322
Rapporté par Qasim bin Muhammad et Sulaiman bin Yasar : Yahya bin Sa`id bin Al-`As a divorcé la fille de `Abdur-Rahman bin Al-Hakam. `Abdur-Rahman l’a alors emmenée chez lui. À ce sujet, `Aisha a envoyé un message à Marwan bin Al-Hakam, qui était le gouverneur de Médine, en disant : « Crains Allah et encourage ton frère à la renvoyer chez elle. » Marwan (dans la version de Sulaiman) a répondu : « `Abdur-Rahman bin Al-Hakam ne m’a pas écouté (ou avait un argument convaincant). » (Dans la version d’Al-Qasim, Marwan a dit : « N’as-tu pas entendu parler de l’affaire de Fatima bint Qais ? » `Aisha a répondu : « L’affaire de Fatima bint Qais ne va pas dans ton sens. » Marwan bin Al-Hakam a dit à `Aisha : « La raison pour laquelle Fatima bint Qais est allée chez son père s’applique aussi à la fille de `Abdur-Rahman. »)
- Sahih al-Bukhari, n°5323
Rapporté par Al-Qasim : `Aisha a dit : « Qu’a donc Fatima ? Pourquoi ne craint-elle pas Allah ? » en disant qu’une femme divorcée n’a pas droit à un logement ni à une pension de la part de son mari
- Sahih al-Bukhari, n°5324
Rapporté par Al-Qasim : `Aisha a dit : « Qu’a donc Fatima ? Pourquoi ne craint-elle pas Allah ? » en disant qu’une femme divorcée n’a pas droit à un logement ni à une pension de la part de son mari
- Sahih al-Bukhari, n°5325
Rapporté par Qasim : Urwa a dit à `Aisha : « Connais-tu la fille d’Al-Hakam ? Son mari l’a divorcée de façon irrévocable et elle a quitté la maison de son mari. » `Aisha a dit : « Ce qu’elle a fait n’est vraiment pas bien ! » Urwa a dit (à `Aisha) : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit Fatima ? » `Aisha a répondu : « Ce n’est pas à son avantage de le mentionner. » Urwa a ajouté que `Aisha a fortement réprimandé (Fatima) et a dit : « Fatima était dans un endroit isolé et elle était exposée au danger, alors le Prophète (ﷺ) lui a permis de quitter la maison de son mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°5326
Rapporté par Qasim : Urwa a dit à `Aisha : « Connais-tu la fille d’Al-Hakam ? Son mari l’a divorcée de façon irrévocable et elle a quitté la maison de son mari. » `Aisha a dit : « Ce qu’elle a fait n’est vraiment pas bien ! » Urwa a dit (à `Aisha) : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit Fatima ? » `Aisha a répondu : « Ce n’est pas à son avantage de le mentionner. » Urwa a ajouté que `Aisha a fortement réprimandé (Fatima) et a dit : « Fatima était dans un endroit isolé et elle était exposée au danger, alors le Prophète (ﷺ) lui a permis de quitter la maison de son mari. »
- Sahih al-Bukhari, n°5359
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare, est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir nos enfants ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Non, sauf si tu prends seulement ce qui est juste et raisonnable pour tes besoins. »
- Sahih al-Bukhari, n°5361
Rapporté par `Ali : Fatima est allée voir le Prophète (ﷺ) pour se plaindre des douleurs causées à sa main par la meule en pierre. Elle avait entendu dire que le Prophète (ﷺ) avait reçu quelques servantes. Mais quand elle est arrivée, elle ne l’a pas trouvé, alors elle a parlé de son problème à `Aisha. Quand le Prophète (ﷺ) est revenu, `Aisha l’en a informé. `Ali a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) est alors venu chez nous pendant que nous étions déjà couchés. Nous voulions nous lever à son arrivée, mais il a dit : ‘Restez où vous êtes.’ Il est venu s’asseoir entre nous deux, et j’ai senti la fraîcheur de ses pieds sur mon ventre. Il a dit : ‘Voulez-vous que je vous indique quelque chose de meilleur que ce que vous avez demandé ? Quand vous allez vous coucher, dites : “Subhan Allah” trente-trois fois, “Al hamduli l-lah” trente-trois fois, et “Allahu Akbar” trente-quatre fois. Cela est meilleur pour vous qu’une servante.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5363
Rapporté par Al-Aswad bin Yazid : J’ai demandé à `Aisha : « Que faisait le Prophète (ﷺ) chez lui ? » Elle a répondu : « Il aidait sa famille, et quand il entendait l’Adhan (l’appel à la prière), il sortait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5364
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare et il ne me donne pas assez pour moi et mes enfants. Puis-je prendre de ses biens sans qu’il le sache ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends ce qui est suffisant pour toi et tes enfants, mais de façon juste et raisonnable. »
- Sahih al-Bukhari, n°5370
Rapporté par `Aisha : Hind (bint `Utba) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare. Est-ce que cela pose problème si je prends de ses biens ce qui est nécessaire pour moi et mes enfants ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends selon tes besoins, de façon raisonnable. »
- Sahih al-Bukhari, n°5380
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) aimait commencer par le côté droit chaque fois que c'était possible, pour faire ses ablutions, mettre ses chaussures ou se coiffer. (Al-Ash'ath a dit : Le Prophète (ﷺ) faisait ainsi dans toutes ses affaires
- Sahih al-Bukhari, n°5383
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها - : Le Prophète (ﷺ) est décédé alors que nous avions satisfait notre faim avec les deux choses noires : les dattes et l’eau
- Sahih al-Bukhari, n°5416
Rapporté par `Aisha : La famille de Muhammad n’a jamais mangé à sa faim du pain de blé pendant trois jours consécutifs, depuis son arrivée à Médine jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°5417
Rapporté par `Aisha : Chaque fois qu’un de ses proches décédait, les femmes se rassemblaient puis repartaient chez elles, sauf ses parentes et ses amies proches. Elle demandait alors qu’on prépare une marmite de talbina. Ensuite, on préparait du tharid (un plat à base de viande et de pain) et on versait la talbina dessus. `Aisha disait aux femmes : « Mangez-en, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “La talbina apaise le cœur du malade et soulage une partie de sa tristesse.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5418
Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, aucune n’a atteint la perfection sauf Maryam, la fille de ‘Imran, et Asiya, l’épouse du Pharaon. Et la supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme la supériorité du tharid sur les autres plats. »
- Sahih al-Bukhari, n°5419
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme la supériorité du tharid sur les autres plats. »
- Sahih al-Bukhari, n°5423
Rapporté par `Abis : J’ai demandé à `Aisha : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il interdit de manger la viande des sacrifices offerts lors de l’`Id-ul-Adha plus de trois jours ? » Elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) n’a fait cela que l’année où les gens avaient faim, car il voulait que les riches nourrissent les pauvres. Mais plus tard, il nous arrivait de garder même un pied de mouton pour le manger quinze jours après. » On lui a demandé : « Qu’est-ce qui vous a poussés à faire cela ? » Elle a souri et dit : « La famille de Muhammad n’a jamais mangé à sa faim du pain blanc avec du bouillon de viande pendant trois jours de suite jusqu’à ce qu’il rencontre Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°5428
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme la supériorité du tharid sur les autres plats. »
- Sahih al-Bukhari, n°5430
Rapporté par Qasim bin Muhammad : Trois traditions ont été établies à cause de Barira : `Aisha voulait l’acheter et l’affranchir, mais les maîtres de Barira ont dit : “Son wala’ sera pour nous.” `Aisha en a parlé au Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : « Tu peux accepter leur condition si tu veux, car le wala revient à celui qui affranchit l’esclave. » Barira a été affranchie, puis on lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez `Aisha alors qu’une marmite de nourriture cuisait sur le feu. Le Prophète (ﷺ) a demandé à déjeuner, et on lui a servi du pain et un peu de nourriture préparée à la maison (par exemple une soupe). Il a demandé : « Ne vois-je pas de la viande qui cuit ? » Ils ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah ! Mais c’est de la viande donnée en aumône à Barira, et elle nous l’a offerte en cadeau. » Il a dit : « Pour Barira, c’est une aumône, mais pour nous, c’est un cadeau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5431
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) aimait les choses sucrées et le miel
- Sahih al-Bukhari, n°5438
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) n’a interdit de conserver la viande des sacrifices pendant trois jours que pour que les riches nourrissent les pauvres. Mais plus tard, il nous arrivait de garder même des pieds de mouton à cuisiner, quinze jours après. La famille de Muhammad ne mangeait pas de pain de blé avec de la viande ou de la soupe à satiété pendant trois jours de suite
- Sahih al-Bukhari, n°5465
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’iqama pour la prière d’Isha est annoncée et que le dîner est servi, prenez d’abord votre dîner. »
- Sahih al-Bukhari, n°5466
Rapporté par Anas : Je connais l'histoire du Hijab (l'obligation pour les femmes de se voiler) mieux que quiconque. Ubai bin Ka`b me questionnait à ce sujet. Le Messager d'Allah (ﷺ) s'est marié avec Zaynab bint Jahsh à Médine. Après que le soleil soit bien levé, le Prophète (ﷺ) a invité les gens à un repas. Le Messager d'Allah est resté assis, et certains sont restés avec lui après le départ des autres invités. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé et est parti, et je l'ai suivi jusqu'à la porte de la chambre de `Aisha. Il a pensé que les gens étaient sûrement partis, alors il est revenu et je suis revenu avec lui. Mais les gens étaient toujours là, assis. Il est donc reparti une deuxième fois, et je l'ai encore suivi. Quand nous sommes arrivés à la porte de la chambre de `Aisha, il est revenu et je suis revenu avec lui pour voir que les gens étaient partis. À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a accroché un rideau entre lui et moi, et le verset concernant l'ordre du Hijab a été révélé
- Sahih al-Bukhari, n°5468
Rapporté par `Aisha : On a amené un garçon au Prophète (ﷺ) pour qu'il fasse le Tahnik, mais l'enfant a uriné sur lui. Le Prophète a alors fait verser de l'eau à l'endroit où il y avait de l'urine
- Sahih al-Bukhari, n°5507
Rapporté par `Aisha : Un groupe de personnes a dit au Prophète : « Certaines personnes nous apportent de la viande et nous ne savons pas s’ils ont mentionné le nom d’Allah lors de l’abattage de l’animal. » Il a dit : « Mentionnez le nom d’Allah dessus et mangez. » Ces personnes venaient d’embrasser l’islam
- Sahih al-Bukhari, n°5548
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) est entré auprès d’elle alors qu’elle avait ses règles à Sarif, avant d’entrer à La Mecque, et elle pleurait parce qu’elle pensait ne pas pouvoir accomplir le Hajj. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’as-tu ? As-tu tes règles ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « C’est une chose qu’Allah a décidée pour toutes les filles d’Adam. Accomplis toutes les étapes du Hajj comme les autres, sauf que tu ne dois pas faire le Tawaf autour de la Ka`ba. » `Aisha a ajouté : Quand nous étions à Mina, on m’a apporté du bœuf et j’ai demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Les gens ont répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a sacrifié des vaches en offrande pour ses femmes. »
- Sahih al-Bukhari, n°5559
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez moi à Sarif alors que je pleurais parce que j’avais peur de ne pas pouvoir accomplir le Hajj. Il m’a demandé : « Qu’as-tu ? As-tu tes règles ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « C’est une chose qu’Allah a décrétée pour toutes les filles d’Adam. Accomplis les rites du Hajj comme les autres pèlerins, mais ne fais pas le Tawaf autour de la Ka`ba. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a sacrifié des vaches en offrande pour ses femmes
- Sahih al-Bukhari, n°5566
Rapporté par Masruq : Il est allé voir `Aisha et lui a dit : « Ô Mère des Croyants ! Il y a un homme qui envoie un animal destiné au sacrifice à la Ka`ba, reste dans sa ville et demande qu’on mette une guirlande à son chameau tout en restant en état d’ihram depuis ce jour jusqu’à la fin de l’ihram des gens (après avoir accompli tous les rites du Hajj). » Masruq ajoute : J’ai entendu le bruit de ses mains qui frappaient derrière le rideau. Elle a dit : « Je faisais les guirlandes pour les animaux destinés au sacrifice du Messager d’Allah (ﷺ) et il envoyait son animal à la Ka`ba, mais il ne considérait pas interdit ce qui était permis aux hommes avec leurs femmes jusqu’au retour des gens (du Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°5570
Rapporté par `Aisha : Nous avions l’habitude de saler une partie de la viande du sacrifice et de l’apporter au Prophète (ﷺ) à Médine. Un jour, il a dit : « Ne mangez pas de cette viande plus de trois jours. » Ce n’était pas un ordre définitif, mais cette année-là, il voulait que nous en donnions aux autres. Allah sait mieux
- Sahih al-Bukhari, n°5585
Rapporté par `Aisha : On a interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) à propos d’Al-Bit. Il a répondu : « Toutes les boissons qui enivrent sont interdites. »
- Sahih al-Bukhari, n°5586
Rapporté par `Aisha : On a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet d’Al-Bit, une boisson alcoolisée à base de miel que les Yéménites avaient l’habitude de boire. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Toutes les boissons qui enivrent sont interdites. »
- Sahih al-Bukhari, n°5595
Rapporté par Ibrahim : J'ai demandé à Al-Aswad : « As-tu interrogé `Aisha, Mère des Croyants, au sujet des récipients dans lesquels il est déconseillé de préparer des boissons (non alcoolisées) ? » Il a répondu : « Oui, je lui ai dit : Ô Mère des Croyants ! Quels récipients le Prophète (ﷺ) a-t-il interdit d'utiliser pour préparer des boissons (non alcoolisées) ? » Elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) nous a interdit, à sa famille, de préparer des boissons dans l’Ad-Dubba et l’Al-Muzaffat. » J’ai demandé : « N’as-tu pas mentionné Al Jar et Al Hantam ? » Elle a dit : « Je rapporte ce que j’ai entendu ; veux-tu que je te dise ce que je n’ai pas entendu ? »
- Sahih al-Bukhari, n°5599
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) aimait les choses sucrées et le miel
- Sahih al-Bukhari, n°5614
Rapporté par ‘Aisha : Le Prophète (ﷺ) aimait les choses sucrées et agréables à manger, comme les sirops et le miel
- Sahih al-Bukhari, n°5640
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Aucune épreuve n’atteint un musulman sans qu’Allah n’efface une partie de ses péchés grâce à cela, même s’il ne s’agit que d’une piqûre d’épine. »
- Sahih al-Bukhari, n°5646
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Je n’ai jamais vu personne souffrir autant de la maladie que le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°5654
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a émigré à Médine, Abu Bakr et Bilal ont eu de la fièvre. Je suis entrée chez eux et j’ai demandé : « Ô mon père ! Comment vas-tu ? Ô Bilal ! Comment vas-tu ? » Chaque fois qu’Abu Bakr avait de la fièvre, il récitait ces vers : « Chacun reste vivant parmi les siens, mais la mort est plus proche de lui que ses lacets. » Et quand la fièvre quittait Bilal, il récitait ces deux vers : « Si seulement je pouvais passer une nuit dans une vallée entourée d’idhkhir et de jalil (deux plantes odorantes). Si seulement un jour je pouvais boire l’eau de Majinna, et que Shama et Tafil (deux montagnes de La Mecque) apparaissent devant moi. » Ensuite, je suis allée informer le Messager d’Allah (ﷺ) de cela, et il a dit : « Ô Allah ! Fais que nous aimions Médine autant ou plus que nous aimons La Mecque. Ô Allah ! Rends-la saine, bénis ses mesures de mudd et de sa‘ pour nous, éloigne sa fièvre et envoie-la à Al Juhfa. »
- Sahih al-Bukhari, n°5658
Rapporté par `Aisha : Pendant la maladie du Prophète (ﷺ), des gens sont venus lui rendre visite. Il a dirigé la prière en étant assis, tandis qu’eux priaient debout, alors il leur a fait signe de s’asseoir. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam doit être suivi : quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il se relève, relevez-vous ; et s’il prie assis, priez assis. » Abu `Abdullah a dit qu’Al-Humaidi a précisé : « Ce récit a été abrogé par la dernière pratique du Prophète (ﷺ), qui a dirigé la prière assis pendant que les gens priaient debout derrière lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5666
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : `Aisha, se plaignant d’un mal de tête, a dit : « Oh, ma tête ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’aurais aimé que cela arrive pendant que je suis encore vivant, car ainsi je demanderais à Allah de te pardonner et j’invoquerais Allah pour toi. » `Aisha a répondu : « Wa thuklayah ! Par Allah, je pense que tu veux ma mort ; et si cela arrivait, tu passerais la fin de la journée avec l’une de tes autres femmes ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, je dirais plutôt : ‘Oh, ma tête !’ J’ai pensé à faire venir Abu Bakr et son fils, et à le nommer comme mon successeur, de peur que certaines personnes ne revendiquent quelque chose ou que d’autres ne le souhaitent, mais ensuite je me suis dit : ‘Allah ne permettra pas que cela se passe autrement, et les musulmans empêcheront que cela arrive.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5674
Rapporté par `Aisha : J’ai entendu le Prophète (ﷺ), qui était appuyé contre moi, dire : « Ô Allah ! Pardonne-moi, accorde-moi Ta miséricorde et fais-moi rejoindre les compagnons les plus élevés (au Paradis). » Voir le Coran
- Sahih al-Bukhari, n°5675
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) rendait visite à un malade, ou qu'on lui amenait un malade, il invoquait Allah en disant : « Ô Seigneur des gens, enlève la maladie ! Guéris-le, car c’est Toi le Guérisseur. Il n’y a de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse aucune maladie. »
- Sahih al-Bukhari, n°5677
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a émigré à Médine, Abu Bakr et Bilal ont eu de la fièvre. Je suis allée les voir et j’ai dit : « Ô mon père ! Comment vas-tu ? Ô Bilal ! Comment vas-tu ? » Chaque fois qu’Abu Bakr avait de la fièvre, il disait : « Chacun reste vivant parmi les siens, mais la mort est plus proche de lui que ses lacets de chaussures. » Et quand la fièvre quittait Bilal, il récitait deux vers poétiques : « Si seulement je pouvais passer une nuit dans une vallée entourée d’Idhkhir et de Jalil (deux sortes d’herbes parfumées). Si seulement je pouvais boire un jour de l’eau de Majinna, et que Shama et Tafil (deux montagnes à La Mecque) apparaissent devant moi ! » Je suis allée informer le Messager d’Allah (ﷺ) de cela. Il a dit : « Ô Allah ! Fais que nous aimions Médine autant ou plus que nous aimons La Mecque, rends-la saine, bénis son Sa’ et son Mudd, enlève sa fièvre et mets-la à Al-Juhfa. »
- Sahih al-Bukhari, n°5682
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) aimait les choses sucrées et le miel
- Sahih al-Bukhari, n°5687
Rapporté par Khalid bin Sa`d : Nous sommes partis en voyage et Ghalib bin Abjar était avec nous. Il est tombé malade en chemin et, quand nous sommes arrivés à Médine, il était toujours malade. Ibn Abi 'Atiq est venu lui rendre visite et nous a dit : « Soignez-le avec du cumin noir. Prenez cinq ou sept graines, écrasez-les (mélangez la poudre avec de l’huile) et mettez ce mélange dans ses deux narines, car ‘Aisha m’a raconté qu’elle a entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Le cumin noir est un remède pour toutes les maladies sauf As-Sam.” ‘Aisha a demandé : “Qu’est-ce que As-Sam ?” Il a répondu : “La mort.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5689
Rapporté par 'Urwa : Aisha recommandait l’at-Talbina pour les malades et pour ceux qui étaient tristes après la perte d’un proche. Elle disait : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : at-Talbina apaise le cœur du malade, lui redonne de l’énergie et soulage une partie de sa tristesse et de son chagrin. »
- Sahih al-Bukhari, n°5690
Rapporté par le père de Hisham : `Aisha recommandait l'at-Talbina et disait : « Les malades n’aiment pas ce plat, même s’il leur est bénéfique. »
- Sahih al-Bukhari, n°5709
Rapporté par Ibn `Abbas et `Aisha : Abu Bakr a embrassé le front du Prophète (ﷺ) après sa mort. `Aisha a ajouté : Nous avons mis un médicament d’un côté de sa bouche mais il nous faisait signe de ne pas le faire. Nous avons dit : « Il n’aime pas le médicament, comme tout malade. » Mais quand il a repris connaissance, il a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de mettre un médicament de force dans ma bouche ? » Nous avons dit : « Nous pensions que c’était seulement parce qu’un malade n’aime pas les médicaments. » Il a dit : « Tous ceux qui étaient dans la maison devront prendre ce médicament dans la bouche devant moi, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas participé à votre acte. »
- Sahih al-Bukhari, n°5710
Rapporté par Ibn `Abbas et `Aisha : Abu Bakr a embrassé le front du Prophète (ﷺ) après sa mort. `Aisha a ajouté : Nous avons mis un médicament d’un côté de sa bouche, mais il a commencé à nous faire signe de ne pas lui donner ce médicament. Nous avons dit : « Il n’aime pas le médicament, comme la plupart des malades. » Mais quand il a repris connaissance, il a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de mettre un médicament de force dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « Nous avons pensé que c’était simplement parce qu’un malade n’aime pas le médicament. » Il a dit : « Tous ceux qui étaient dans la maison devront prendre ce médicament dans la bouche sous mes yeux, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5711
Rapporté par Ibn `Abbas et `Aisha : Abu Bakr a embrassé le front du Prophète (ﷺ) après sa mort. `Aisha a ajouté : Nous avons mis un médicament d’un côté de sa bouche, mais il a commencé à nous faire signe de ne pas lui donner ce médicament. Nous avons dit : « Il n’aime pas le médicament, comme la plupart des malades. » Mais quand il a repris connaissance, il a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de mettre un médicament de force dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « Nous avons pensé que c’était simplement parce qu’un malade n’aime pas le médicament. » Il a dit : « Tous ceux qui étaient dans la maison devront prendre ce médicament dans la bouche sous mes yeux, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5712
Rapporté par Ibn `Abbas et `Aisha : Abu Bakr a embrassé le front du Prophète (ﷺ) après sa mort. `Aisha a ajouté : Nous avons mis un médicament d’un côté de sa bouche, mais il a commencé à nous faire signe de ne pas lui donner ce médicament. Nous avons dit : « Il n’aime pas le médicament, comme la plupart des malades. » Mais quand il a repris connaissance, il a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de mettre un médicament de force dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « Nous avons pensé que c’était simplement parce qu’un malade n’aime pas le médicament. » Il a dit : « Tous ceux qui étaient dans la maison devront prendre ce médicament dans la bouche sous mes yeux, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5714
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Quand la santé du Messager d’Allah (ﷺ) s’est détériorée et que sa maladie est devenue grave, il a demandé la permission à toutes ses femmes pour être soigné chez moi, et elles ont accepté. Il est sorti, soutenu par deux hommes, et ses jambes traînaient par terre entre `Abbas et un autre homme. (Le sous-rappoteur a raconté cela à Ibn `Abbas qui a dit : Sais-tu qui était l’autre homme qu’`Aisha n’a pas nommé ? Le sous-rappoteur a répondu : Non. Ibn `Abbas a dit : C’était `Ali.) `Aisha a ajouté : Quand le Prophète est entré chez moi et que sa maladie s’est aggravée, il a dit : « Versez sur moi sept outres d’eau dont les liens n’ont pas été défaits, afin que je puisse donner des conseils aux gens. » Nous l’avons alors fait asseoir dans une cuve appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ), et nous avons commencé à verser l’eau de ces outres sur lui jusqu’à ce qu’il nous fasse signe d’arrêter. Ensuite, il est sorti vers les gens, a dirigé la prière et leur a adressé un discours
- Sahih al-Bukhari, n°5725
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La fièvre vient de la chaleur de l'Enfer, alors faites baisser la fièvre avec de l'eau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5734
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Elle a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la peste, et le Messager d’Allah (ﷺ) l’a informée en disant : « La peste était un châtiment qu’Allah envoyait à qui Il voulait, mais Allah en a fait une bénédiction pour les croyants. Aucun croyant ne reste patient dans un pays touché par la peste, en pensant que rien ne lui arrivera sauf ce qu’Allah a décidé pour lui, sans qu’Allah ne lui accorde une récompense semblable à celle d’un martyr. »
- Sahih al-Bukhari, n°5735
Rapporté par `Aisha : Pendant la maladie qui a causé la mort du Prophète ﷺ, il récitait les deux sourates protectrices (Sourate An-Nas et Sourate Al-Falaq), puis soufflait sur son corps. Quand sa maladie s’est aggravée, je récitais ces deux sourates, je soufflais sur lui et je lui faisais passer sa propre main sur son corps pour en recevoir la bénédiction. » (Ma`mar a demandé à Az-Zuhri : Comment le Prophète ﷺ soufflait-il ? Az-Zuhri a répondu : Il soufflait sur ses mains, puis les passait sur son visage)
- Sahih al-Bukhari, n°5738
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ m’a ordonné, ou a ordonné à quelqu’un d’autre, de faire une Ruqya en cas de danger à cause du mauvais œil
- Sahih al-Bukhari, n°5741
Rapporté par Al-Aswad : J’ai demandé à `Aisha s’il était permis de soigner une piqûre venimeuse (de serpent ou de scorpion) avec une ruqya. Elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a autorisé le traitement des piqûres venimeuses par la ruqya. »
- Sahih al-Bukhari, n°5743
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) soignait certaines de ses épouses en passant sa main droite sur l’endroit douloureux et disait : « Ô Allah, Seigneur des gens ! Enlève le mal et guéris le malade, car Tu es le Guérisseur. Il n’y a de guérison que par Toi ; accorde une guérison qui ne laisse aucune maladie. »
- Sahih al-Bukhari, n°5744
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) soignait avec une ruqya en disant : « Ô Seigneur des gens ! Enlève le mal. La guérison est entre Tes mains, et il n’y a que Toi qui puisses l’accorder (la guérison). »
- Sahih al-Bukhari, n°5746
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) récitait dans sa ruqya : « Au nom d’Allah. La terre de notre pays et la salive de certains d’entre nous soignent notre malade avec la permission de notre Seigneur. » Il faisait cela en projetant légèrement de la salive tout en faisant la ruqya
- Sahih al-Bukhari, n°5748
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) allait se coucher, il récitait la sourate Al-Ikhlas, la sourate Al-Falaq et la sourate An-Nas, puis il soufflait dans ses mains et les passait sur son visage et sur les parties de son corps qu’il pouvait atteindre. Et quand il était malade, il me demandait de faire cela pour lui
- Sahih al-Bukhari, n°5750
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) soignait certaines de ses femmes en passant sa main droite sur l’endroit malade et disait : « Ô Seigneur des gens ! Enlève la difficulté et accorde la guérison, car Tu es le Guérisseur. Il n’y a de guérison que Ta guérison, une guérison qui ne laisse aucune maladie. »
- Sahih al-Bukhari, n°5751
Rapporté par `Aisha : Pendant sa maladie mortelle, le Prophète (ﷺ) soufflait sur ses mains et les passait sur son corps en récitant les Mu'auwidhat (la sourate An-Nas et la sourate Al-Falaq). Quand sa maladie s’est aggravée, je récitais ces sourates pour lui, je soufflais sur ses mains, puis il les passait sur son corps à cause de leur bénédiction. (Ma`mar a demandé à Ibn Shihab : Comment faisait-il le Nafth ? Il a répondu : Il soufflait sur ses mains puis les passait sur son visage)
- Sahih al-Bukhari, n°5762
Rapporté par `Aisha : Des gens ont interrogé le Messager d'Allah (ﷺ) au sujet des devins. Il a dit : « Ils ne sont rien. » Ils ont dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Parfois, ils nous disent des choses qui se révèlent vraies. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Un djinn attrape cette parole vraie et la glisse dans l'oreille de son ami (le devin), comme on met quelque chose dans une bouteille. Ensuite, le devin y ajoute cent mensonges. »
- Sahih al-Bukhari, n°5763
Rapporté par `Aisha : Un homme appelé Labid bin al-A'sam, de la tribu de Bani Zaraiq, a jeté un sort au Messager d'Allah (ﷺ), au point que le Messager d'Allah (ﷺ) croyait avoir fait des choses qu'il n'avait pas réellement faites. Un jour ou une nuit, alors qu'il était avec nous, il a invoqué Allah longuement, puis il a dit : « Ô `Aisha ! Sais-tu qu'Allah m'a informé au sujet de ce que je lui ai demandé ? Deux hommes sont venus à moi, l'un s'est assis près de ma tête, l'autre près de mes pieds. L'un a demandé à son compagnon : “Quelle est la maladie de cet homme ?” L'autre a répondu : “Il est sous l'effet de la magie.” Le premier a demandé : “Qui lui a jeté un sort ?” L'autre a répondu : “Labid bin Al-A'sam.” Le premier a demandé : “Avec quoi a-t-il fait cela ?” L'autre a répondu : “Avec un peigne, des cheveux coincés dedans et un morceau de peau du pollen d'un palmier mâle.” Le premier a demandé : “Où cela se trouve-t-il ?” L'autre a répondu : “Dans le puits de Dharwan.” » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) s'y est rendu avec certains de ses compagnons, puis il est revenu en disant : « Ô `Aisha, la couleur de son eau ressemble à une infusion de feuilles de henné. Les sommets des palmiers autour ressemblent à des têtes de diables. » J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah (ﷺ), pourquoi ne l'as-tu pas montré aux gens ? » Il a répondu : « Puisqu'Allah m'a guéri, je n'ai pas voulu répandre le mal parmi les gens. » Ensuite, il a ordonné que le puits soit comblé de terre
- Sahih al-Bukhari, n°5765
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : De la magie a été faite contre le Messager d’Allah (ﷺ), si bien qu’il pensait avoir eu des relations avec ses femmes alors que ce n’était pas le cas. (Soufyan a dit : C’est la forme de magie la plus difficile, car elle a un tel effet.) Un jour, il m’a dit : « Ô Aisha, sais-tu qu’Allah m’a informé au sujet de ce que je Lui avais demandé ? Deux hommes sont venus à moi : l’un s’est assis près de ma tête, l’autre près de mes pieds. Celui près de ma tête a demandé à l’autre : “Qu’a cet homme ?” L’autre a répondu : “Il est sous l’effet de la magie.” Le premier a demandé : “Qui lui a fait cela ?” L’autre a répondu : “Labid ibn Al-A’sam, un homme des Bani Zuraiq, allié des Juifs et hypocrite.” Le premier a demandé : “Avec quoi a-t-il fait cela ?” L’autre a répondu : “Avec un peigne et des cheveux restés dessus.” Le premier a demandé : “Où cela se trouve-t-il ?” L’autre a répondu : “Dans une enveloppe de pollen de palmier mâle, sous une pierre dans le puits de Dharwan.” » Le Prophète (ﷺ) est alors allé à ce puits, a sorti ces objets et a dit : « C’est le puits qui m’a été montré (en rêve). Son eau ressemblait à une infusion de feuilles de henné et ses palmiers ressemblaient à des têtes de diables. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, ces objets ont été retirés. » J’ai demandé (au Prophète (ﷺ)) : « Pourquoi ne te soignes-tu pas avec la Nashra ? » Il a répondu : « Allah m’a guéri ; je n’aime pas répandre le mal parmi mon peuple. »
- Sahih al-Bukhari, n°5766
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : De la magie a été faite contre le Messager d’Allah (ﷺ), au point qu’il imaginait avoir fait certaines choses alors qu’il ne les avait pas faites. Un jour, alors qu’il était avec moi, il a invoqué Allah longuement, puis il a dit : « Ô Aisha ! Sais-tu qu’Allah m’a informé au sujet de ce que je Lui avais demandé ? » J’ai demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Deux hommes sont venus à moi ; l’un s’est assis près de ma tête, l’autre près de mes pieds. L’un a demandé à l’autre : “Quelle est la maladie de cet homme ?” L’autre a répondu : “Il est sous l’effet de la magie.” Le premier a demandé : “Qui lui a fait cela ?” L’autre a répondu : “Labid ibn A’sam, un Juif de la tribu de Bani Zuraiq.” Le premier a demandé : “Avec quoi cela a-t-il été fait ?” L’autre a répondu : “Avec un peigne, des cheveux restés dessus et une enveloppe de pollen de palmier mâle.” Le premier a demandé : “Où est-ce ?” L’autre a répondu : “Dans le puits de Dharwan.” » Le Prophète (ﷺ) s’y est alors rendu avec certains de ses compagnons et a regardé, il y avait des palmiers près du puits. Puis il est revenu vers moi et a dit : « Par Allah, l’eau de ce puits était rouge comme une infusion de feuilles de henné et ses palmiers ressemblaient à des têtes de diables. » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), as-tu sorti ces objets de l’enveloppe de pollen ? » Il a répondu : « Non ! Pour moi, Allah m’a guéri et j’ai eu peur qu’en montrant cela aux gens, je ne répande le mal parmi eux. » Il a alors ordonné que le puits soit comblé de terre, ce qui a été fait
- Sahih al-Bukhari, n°5792
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : L’épouse de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) pendant que j’étais assise, et Abu Bakr était aussi là. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’étais la femme de Rifa`a et il m’a divorcée définitivement. Ensuite, j’ai épousé `AbdurRahman bin Az-Zubair qui, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ), n’a que quelque chose comme une frange de vêtement », en montrant la frange de son voile. Khalid bin Sa`id, qui se trouvait à la porte car il n’était pas encore entré, a entendu ses paroles et a dit : « Ô Abu Bakr ! Pourquoi ne demandes-tu pas à cette femme d’arrêter de parler ainsi devant le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Non, par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a rien fait d’autre que sourire. Puis il a dit à la femme : « Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa`a ? Cela est impossible à moins que `Abdur-Rahman n’ait consommé le mariage avec toi. » Cela est devenu la règle après lui
- Sahih al-Bukhari, n°5807
Rapporté par `Aisha : Certains hommes musulmans ont émigré en Éthiopie, alors Abu Bakr s’est aussi préparé à émigrer, mais le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Attends, car j’espère qu’Allah me permettra aussi d’émigrer. » Abu Bakr a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Espères-tu vraiment cela ? » Le Prophète a répondu : « Oui. » Abu Bakr a donc attendu pour accompagner le Prophète (ﷺ) et il nourrissait régulièrement deux chamelles avec les feuilles de l’arbre As-Samur pendant quatre mois. Un jour, alors que nous étions assis chez nous à midi, quelqu’un a dit à Abu Bakr : « Voici le Messager d’Allah (ﷺ) qui arrive, la tête et une partie du visage couverts d’un tissu, à une heure où il ne vient jamais chez nous. » Abu Bakr a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète ! Il doit y avoir une affaire urgente pour que tu viennes à cette heure. » Le Prophète (ﷺ) est entré après avoir demandé la permission. Il a dit à Abu Bakr : « Que ceux qui sont avec toi sortent. » Abu Bakr a répondu : « (Il n’y a pas d’étranger) ; ce sont ta famille. Que mon père soit sacrifié pour toi, ô Messager d’Allah ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai reçu la permission de quitter (La Mecque). » Abu Bakr a dit : « Je t’accompagnerai, ô Messager d’Allah (ﷺ). Que mon père soit sacrifié pour toi ! » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » Abu Bakr a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que mon père soit sacrifié pour toi. Prends une de mes deux chamelles. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je la prendrai seulement si je la paie. » Nous avons donc préparé leurs affaires et mis leur nourriture de voyage dans un sac en cuir. Asma’ bint Abu Bakr a découpé une partie de sa ceinture pour attacher l’ouverture du sac, c’est pourquoi on l’a appelée Dhatan-Nitaqaln. Ensuite, le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr sont allés dans une grotte sur une montagne appelée Thour et y sont restés trois nuits. `Abdullah bin Abu Bakr, qui était un jeune homme intelligent, restait avec eux la nuit et partait avant l’aube pour être avec les Quraish à La Mecque le matin, comme s’il avait passé la nuit parmi eux. S’il entendait un complot contre le Prophète et Abu Bakr, il le comprenait et venait leur en parler à la tombée de la nuit. ‘Amir bin Fuhaira, l’esclave affranchi d’Abu Bakr, gardait un troupeau de brebis laitières pour eux et les emmenait après la prière de ‘Isha. Ils dormaient profondément jusqu’à ce qu’Amir bin Fuhaira les réveille alors qu’il faisait encore nuit. Il faisait cela chaque nuit pendant ces trois nuits
- Sahih al-Bukhari, n°5814
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, il était recouvert d’un hibra burd (un vêtement carré vert décoré)
- Sahih al-Bukhari, n°5815
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque la maladie du Messager d'Allah (ﷺ) s'est aggravée, il couvrait son visage avec une khamisa. Mais quand il avait du mal à respirer, il l'enlevait de son visage et disait : « C'est comme cela ! Qu'Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Par cela, il mettait en garde ses compagnons contre le fait de les imiter en agissant comme eux
- Sahih al-Bukhari, n°5816
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque la maladie du Messager d'Allah (ﷺ) s'est aggravée, il couvrait son visage avec une khamisa. Mais quand il avait du mal à respirer, il l'enlevait de son visage et disait : « C'est comme cela ! Qu'Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Par cela, il mettait en garde ses compagnons contre le fait de les imiter en agissant comme eux
- Sahih al-Bukhari, n°5817
Rapporté par Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a prié en portant une khamisa à motifs. Il a regardé les motifs et, lorsqu'il a terminé la prière, il a dit : « Emmenez cette khamisa à Abu Jahm, car elle vient de me distraire pendant la prière, et apportez-moi l'anbijania (un drap épais et uni) de Abu Jahm bin Hudhaifa bin Ghanim, qui appartenait aux Bani Adi bin Ka`b. »
- Sahih al-Bukhari, n°5818
Rapporté par Abu Burda : Aisha nous a montré un kisa et un izar et a dit : « Le Prophète (ﷺ) est mort en portant ces deux vêtements. » (Kisa : un carré de tissu noir en laine. Izar : un vêtement en tissu qui couvre la partie inférieure du corps)
- Sahih al-Bukhari, n°5825
Rapporté par `Ikrima : Rifa`a a divorcé de sa femme, puis `AbdurRahman bin Az-Zubair Al-Qurazi l’a épousée. `Aisha a raconté que cette femme est venue la voir, portant un voile vert, et s’est plainte de son mari en lui montrant une marque verte sur sa peau causée par des coups. Les femmes avaient l’habitude de se soutenir entre elles, alors quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé, `Aisha a dit : « Je n’ai jamais vu de femmes souffrir autant que les croyantes. Regardez ! Sa peau est plus verte que ses vêtements ! » Quand `AbdurRahman a appris que sa femme était allée voir le Prophète, il est venu avec ses deux fils d’une autre épouse. Elle a dit : « Par Allah ! Je ne lui ai rien fait de mal, mais il est impuissant et m’est aussi inutile que ceci », en tenant et montrant la frange de son vêtement. `AbdurRahman a dit : « Par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle ment ! Je suis très fort et je peux la satisfaire, mais elle est désobéissante et veut retourner auprès de Rifa`a. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Si c’est ton intention, alors sache qu’il t’est interdit de te remarier avec Rifa`a tant que `AbdurRahman n’a pas eu de rapport sexuel avec toi. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a vu deux garçons avec `AbdurRahman et lui a demandé : « Ce sont tes fils ? » `AbdurRahman a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu affirmes ce que tu affirmes (c’est-à-dire qu’il est impuissant) ? Mais par Allah, ces garçons lui ressemblent comme un corbeau ressemble à un autre corbeau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5843
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant un an, j’ai voulu demander à `Umar au sujet des deux femmes qui s’étaient soutenues l’une l’autre contre le Prophète (ﷺ), mais j’avais peur de lui. Un jour, il est descendu de sa monture et est allé parmi les arbres d’Arak pour faire ses besoins. À son retour, je lui ai posé la question et il m’a dit : « (C’étaient) `Aisha et Hafsa. » Il a ajouté : « À l’époque de l’ignorance avant l’Islam, nous ne donnions pas d’importance aux femmes, mais quand l’Islam est venu et qu’Allah a mentionné leurs droits, nous avons commencé à les respecter, mais sans leur permettre d’intervenir dans nos affaires. Une fois, il y a eu une dispute entre ma femme et moi, et elle m’a répondu d’une voix forte. Je lui ai dit : “Étonnant ! Tu peux me répondre ainsi ?” Elle a dit : “Oui. Tu me dis cela alors que ta fille cause des soucis au Messager d’Allah (ﷺ) ?” Je suis donc allé voir Hafsa et je lui ai dit : “Je te préviens de ne pas désobéir à Allah et à Son Messager.” Je suis d’abord allé voir Hafsa, puis Oum Salama et je lui ai dit la même chose. Elle m’a répondu : “Ô `Umar ! Ça m’étonne que tu t’occupes autant de nos affaires, au point de vouloir même t’immiscer dans celles du Messager d’Allah (ﷺ) et de ses femmes.” Elle a donc rejeté mon conseil. Il y avait un homme parmi les Ansar ; quand il était absent du Messager d’Allah (ﷺ) et que j’étais présent, je lui racontais ce qui s’était passé ce jour-là, et quand j’étais absent et qu’il était présent, il me racontait les nouvelles du Messager d’Allah (ﷺ). À cette époque, tous les dirigeants des régions voisines s’étaient soumis au Messager d’Allah (ﷺ) sauf le roi de Ghassan en Syrie, et nous avions peur qu’il nous attaque. Soudain, l’Ansari est venu et a dit : “Il s’est passé un grand événement !” Je lui ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ? Le roi des Ghassanides est-il venu ?” Il a répondu : “Encore plus grave ! Le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé de ses femmes !” Je suis allé les voir et je les ai trouvées toutes en train de pleurer dans leurs chambres, et le Prophète (ﷺ) était monté dans une pièce à l’étage. À la porte, il y avait un esclave à qui j’ai demandé : “Demande la permission pour que j’entre.” Il m’a laissé entrer et j’ai vu le Prophète (ﷺ) allongé sur un tapis qui avait laissé des marques sur son côté. Sous sa tête, il y avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. J’ai vu aussi des peaux suspendues et de l’herbe pour le tannage. Ensuite, j’ai raconté ce que j’avais dit à Hafsa et Oum Salama, et la réponse d’Oum Salama. Le Messager d’Allah (ﷺ) a souri et il est resté là-haut pendant vingt-neuf jours, puis il est redescendu. » (Voir Hadith n°648, vol. 3 pour plus de détails)
- Sahih al-Bukhari, n°5854
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ aimait commencer par la droite pour faire ses ablutions, se coiffer et mettre ses chaussures
- Sahih al-Bukhari, n°5861
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) fabriquait un rideau avec un Hasir la nuit pour y prier, et pendant la journée il l’étendait et s’asseyait dessus. Les gens ont commencé à venir prier derrière lui la nuit. Quand ils sont devenus nombreux, le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers eux et a dit : Ô gens ! Faites seulement les bonnes actions que vous pouvez accomplir, car Allah ne se lasse pas de récompenser tant que vous ne vous lassez pas, et les meilleures actions pour Allah sont celles qui sont régulières, même si elles sont peu nombreuses
- Sahih al-Bukhari, n°5882
Rapporté par `Aisha : Un collier appartenant à Asma’ a été perdu, et le Prophète ﷺ a envoyé des hommes pour le chercher. L’heure de la prière est arrivée alors qu’ils n’avaient pas d’ablutions et ne trouvaient pas d’eau, alors ils ont prié sans ablution. Ils ont parlé de cela au Prophète ﷺ. Ensuite, Allah a révélé le verset concernant le tayammum. (`Aisha a ajouté qu’elle avait emprunté le collier à Asma)
- Sahih al-Bukhari, n°5918
Rapporté par `Aisha : C’est comme si je voyais encore la raie brillante dans les cheveux du Prophète (ﷺ) alors qu’il était en état d’ihram
- Sahih al-Bukhari, n°5922
Rapporté par `Aisha : J'ai parfumé le Prophète (ﷺ) de mes propres mains quand il voulait entrer en état d'Ihram, et je l'ai aussi parfumé à Mina avant qu'il ne parte de là pour accomplir le Tawaf al-Ifada
- Sahih al-Bukhari, n°5923
Rapporté par `Aisha : J'avais l'habitude de parfumer le Messager d'Allah (ﷺ) avec le meilleur parfum disponible, jusqu'à voir l'éclat du parfum sur sa tête et sa barbe
- Sahih al-Bukhari, n°5925
Rapporté par `Aisha : Je coiffais les cheveux du Messager d'Allah (ﷺ) pendant mes règles. Ce hadith nous parvient aussi par une autre chaîne
- Sahih al-Bukhari, n°5926
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) aimait commencer par le côté droit autant que possible, que ce soit pour se coiffer ou pour faire ses ablutions
- Sahih al-Bukhari, n°5928
Rapporté par `Aisha : J’avais l’habitude de parfumer le Prophète (ﷺ) avec le meilleur parfum disponible avant qu’il n’entre en état de sacralisation
- Sahih al-Bukhari, n°5930
Rapporté par `Aisha : Lors du pèlerinage d'adieu, j'ai parfumé le Messager d'Allah (ﷺ) avec du Dharira de mes propres mains, aussi bien au moment où il a pris l'ihram qu'à la fin de celui-ci
- Sahih al-Bukhari, n°5934
Rapporté par `Aisha : Une fille des Ansar s'est mariée, puis elle est tombée malade et a perdu tous ses cheveux. Ils voulaient lui mettre des faux cheveux. Ils ont demandé au Prophète (ﷺ) qui a dit : « Allah a maudit la femme qui rallonge artificiellement les cheveux (les siens ou ceux d'une autre) et aussi celle qui se fait rallonger les cheveux. »
- Sahih al-Bukhari, n°5952
Rapporté par ‘Aisha رضي الله عنها : Je ne laissais rien dans la maison du Prophète (ﷺ) qui portait des images ou des croix sans qu’il ne l’efface
- Sahih al-Bukhari, n°5954
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) est revenu d’un voyage alors que j’avais mis un rideau avec des images à l’entrée de ma chambre. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il l’a déchiré et a dit : « Les personnes qui recevront le châtiment le plus sévère au Jour de la Résurrection sont celles qui essaient d’imiter la création d’Allah. » Alors, nous avons transformé ce rideau en un ou deux coussins
- Sahih al-Bukhari, n°5955
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) est revenu d’un voyage alors que j’avais accroché un rideau épais avec des images devant une porte. Il m’a demandé de l’enlever et je l’ai enlevé
- Sahih al-Bukhari, n°5956
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) et moi, nous prenions le bain à partir du même récipient d’eau
- Sahih al-Bukhari, n°5957
Rapporté par `Aisha : J’ai acheté un coussin avec des images dessus. Le Prophète (ﷺ) est venu, s’est arrêté à la porte et n’est pas entré. Je lui ai dit : « Je demande pardon à Allah pour ce que j’ai fait. » Il a dit : « Qu’est-ce que ce coussin ? » J’ai répondu : « C’est pour que tu t’assoies ou t’allonges dessus. » Il a dit : « Ceux qui font ces images seront punis le Jour de la Résurrection et on leur dira : “Donnez la vie à ce que vous avez créé.” De plus, les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images. »
- Sahih al-Bukhari, n°5959
Rapporté par Anas : Aisha avait un rideau épais avec des images dessus et elle en avait recouvert un côté de sa maison. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Enlève-le de devant moi, car ses images reviennent à mon esprit pendant la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°5961
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai acheté un coussin avec des images dessus. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il s’est arrêté à la porte et n’est pas entré. J’ai vu sur son visage qu’il n’aimait pas cela ! J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me repens devant Allah et Son Messager ! Qu’ai-je fait de mal ? » Il a dit : « Et ce coussin ? » J’ai répondu : « Je l’ai acheté pour que tu t’assoies ou t’allonges dessus. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceux qui font ces images seront punis sévèrement le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : “Donnez vie à ce que vous avez créé.” » Il a ajouté : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images. »
- Sahih al-Bukhari, n°5989
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le mot ‘Ar-Rahm’ (l’utérus, qui symbolise les liens de parenté) vient du nom ‘Ar-Rahman’ (c’est-à-dire Allah). Celui qui entretient de bonnes relations avec sa famille, Allah entretiendra de bonnes relations avec lui. Et celui qui coupe ces liens, Allah coupera aussi Ses liens avec lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5995
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) : Une femme est venue me voir avec ses deux filles pour demander l'aumône, mais je n'avais rien d'autre qu'une seule datte que je lui ai donnée. Elle l'a partagée entre ses deux filles, puis elle est partie. Ensuite, le Prophète ﷺ est entré et je lui ai raconté ce qui s'était passé. Il a dit : « Celui qui doit s'occuper de ces filles et qui se montre généreux envers elles, alors elles seront pour lui une protection contre le Feu de l'Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°5998
Rapporté par `Aisha : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Vous embrassez les garçons ! Nous, nous ne les embrassons pas. » Le Prophète a dit : « Je ne peux pas mettre la miséricorde dans ton cœur si Allah l'en a retirée. »
- Sahih al-Bukhari, n°6002
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a pris un enfant sur ses genoux pour faire le Tahnik (il a mâché une datte et en a mis le jus dans la bouche de l’enfant). L’enfant a uriné sur lui, alors il a demandé de l’eau et l’a versée sur l’endroit où il y avait de l’urine
- Sahih al-Bukhari, n°6004
Rapporté par `Aisha : Je n'ai jamais ressenti autant de jalousie envers une femme qu'envers Khadija, même si elle était décédée trois ans avant que le Prophète m'épouse. C'était parce que je l'entendais parler d'elle très souvent, et parce que son Seigneur lui avait annoncé la bonne nouvelle qu'elle aurait un palais au Paradis, fait de Qasab, et aussi parce qu'il avait l'habitude d'égorger un mouton et d'en distribuer la viande aux amies de Khadija
- Sahih al-Bukhari, n°6014
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Gabriel n’a cessé de me recommander de bien traiter les voisins, avec gentillesse et respect, au point que j’ai pensé qu’il allait me demander de les compter parmi mes héritiers. »
- Sahih al-Bukhari, n°6020
Rapporté par `Aisha : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai deux voisins. À qui dois-je envoyer mes cadeaux ? » Il a répondu : « À celui dont la porte est la plus proche de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6024
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : Un groupe de Juifs est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « As-Samu-Alaikum » (c’est-à-dire : que la mort soit sur toi). J’ai compris et j’ai répondu : « Wa-Alaikum As-Samu wal-la’n. (Que la mort et la malédiction d’Allah soient sur vous). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Calme-toi, ô `Aisha ! Allah aime que l’on soit doux et indulgent dans toutes les situations. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! N’as-tu pas entendu ce qu’ils (les Juifs) ont dit ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je leur ai déjà répondu : ‘Et sur vous’. »
- Sahih al-Bukhari, n°6030
Rapporté par `Abdullah bin Mulaika : `Aisha a dit que les Juifs sont venus voir le Prophète (ﷺ) et lui ont dit : « As-Samu 'Alaikum » (que la mort soit sur toi). `Aisha leur a répondu : « (Que la mort soit sur vous) et qu'Allah vous maudisse et déverse Sa colère sur vous ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Calme-toi, ô `Aisha ! Tu dois être douce et bienveillante, et fais attention à la dureté et aux paroles grossières. » Elle lui a dit : « N'as-tu pas entendu ce qu'ils ont dit ? » Il a répondu : « N'as-tu pas entendu ce que je leur ai répondu ? J'ai dit la même chose qu'eux, et mon invocation contre eux sera acceptée tandis que la leur contre moi sera rejetée par Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6032
Rapporté par 'Aisha : Un homme a demandé la permission d'entrer auprès du Prophète. Quand le Prophète (ﷺ) l'a vu, il a dit : « Quel mauvais frère de sa tribu ! Et quel mauvais fils de sa tribu ! » Quand cet homme s'est assis, le Prophète (ﷺ) s'est montré gentil et poli avec lui, et il était tout à fait à l'aise en sa présence. Quand cette personne est partie, 'Aisha a dit au Prophète : « Ô Messager d'Allah ! Quand tu as vu cet homme, tu as dit telle et telle chose à son sujet, puis tu lui as montré de la gentillesse et tu as apprécié sa compagnie ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a répondu : « Ô 'Aisha ! As-tu déjà entendu de ma part des paroles mauvaises ou grossières ? (Sache que) les pires personnes aux yeux d'Allah, le Jour de la Résurrection, seront celles que les gens évitent à cause de leur méchanceté. »
- Sahih al-Bukhari, n°6054
Rapporté par `Aisha : Un homme a demandé la permission d’entrer auprès du Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Faites-le entrer. Quel mauvais frère ou fils de son peuple ! » Mais quand l’homme est entré, le Prophète (ﷺ) lui a parlé très poliment. (Et quand cette personne est partie) j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as dit ce que tu as dit, mais tu lui as parlé très poliment ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ô `Aisha ! Les pires gens sont ceux que les autres fuient pour éviter leurs paroles blessantes ou leurs mauvais comportements. »
- Sahih al-Bukhari, n°6063
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a passé un certain temps à croire qu’il avait eu des rapports avec ses femmes alors que ce n’était pas le cas. Un jour, il m’a dit : « Ô `Aisha ! Allah m’a informé au sujet d’une chose que je Lui avais demandée. Deux hommes sont venus à moi, l’un s’est assis près de mes pieds et l’autre près de ma tête. Celui qui était près de mes pieds a demandé à l’autre (en me montrant) : “Qu’a-t-il ?” L’autre a répondu : “Il est sous l’effet de la magie.” Le premier a demandé : “Qui lui a jeté un sort ?” L’autre a répondu : “Lubaid ibn Asam.” Le premier a demandé : “Avec quoi ?” L’autre a répondu : “Avec la peau du pollen d’un dattier mâle, un peigne et des cheveux, placés sous une pierre dans le puits de Dharwan.” » Le Prophète (ﷺ) s’est alors rendu à ce puits et a dit : « C’est bien ce puits que j’ai vu en rêve. Les têtes de ses palmiers ressemblent à des têtes de démons, et son eau ressemble à une infusion de henné. » Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné de retirer ces objets. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne vas-tu pas révéler ce qu’était l’objet de la magie ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Allah m’a guéri et je n’aime pas répandre le mal parmi les gens. » `Aisha a ajouté : « (Le magicien) Lubaid ibn Asam était un homme des Bani Zuraiq, allié des Juifs. »
- Sahih al-Bukhari, n°6067
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ne pense pas que untel et untel connaissent quoi que ce soit de notre religion. » (Et Al-Laith a précisé : « Ces deux personnes faisaient partie des hypocrites. »)
- Sahih al-Bukhari, n°6068
Rapporté par Al-Laith : `Aisha a dit : « Le Prophète (ﷺ) est entré chez moi un jour et a dit : ‘Ô `Aisha ! Je ne pense pas que untel et untel connaissent quoi que ce soit de la religion que nous suivons.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6073
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On m'a dit qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant que je donnais ou offrais quelque chose, a dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « A-t-il vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » Alors j'ai juré par Allah de ne plus jamais parler à Ibn Az-Zubair. Quand cette situation a duré longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair a cherché à se réconcilier avec moi, mais j'ai dit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui et je ne romprai pas mon vœu. » Comme cela devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il a demandé à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous en supplie, par Allah, laissez-moi entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, ont demandé la permission d'entrer chez `Aisha en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha a répondu : « Entrez. » Ils ont demandé : « Tous ensemble ? » Elle a dit : « Oui, entrez tous. » Sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils sont entrés, Ibn Az-Zubair est allé vers `Aisha, l'a prise par la main et a commencé à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui ont aussi demandé de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui ont dit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais, c'est-à-dire de couper les liens avec tes frères musulmans, car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois jours. » Comme ils insistaient et lui rappelaient l'importance de garder de bonnes relations et de pardonner, elle s'est mise à leur rappeler aussi et à pleurer, en disant : « J'ai fait un vœu, et c'est une chose difficile. » Ils ont continué à la supplier jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair et qu'elle affranchisse quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se souvenait de ce vœu, elle pleurait tellement que son voile était mouillé de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°6074
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°6075
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°6078
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Je sais si tu es en colère ou satisfaite. » J'ai demandé : « Comment le sais-tu, Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Quand tu es satisfaite, tu dis : “Oui, par le Seigneur de Muhammad”, mais quand tu es en colère, tu dis : “Non, par le Seigneur d'Ibrahim !” » J'ai dit : « Oui, je ne fais que changer ton nom. »
- Sahih al-Bukhari, n°6079
Rapporté par `Aisha : Je ne me souviens pas que mes parents aient cru en une autre religion que l’Islam, et le Messager d’Allah (ﷺ) venait nous rendre visite le matin et le soir. Un jour, alors que nous étions assis dans la maison d’Abu Bakr (mon père) à midi, quelqu’un a dit : « Voici le Messager d’Allah (ﷺ) qui arrive à une heure où il ne venait jamais chez nous. » Abu Bakr a dit : « Il doit se passer quelque chose de très important pour qu’il vienne à cette heure. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai reçu la permission de quitter La Mecque pour émigrer. »
- Sahih al-Bukhari, n°6084
Rapporté par `Aisha : Rifa`a Al-Qurazi a divorcé de sa femme de façon définitive (c’est-à-dire que ce divorce était le dernier). Plus tard, `Abdur-Rahman bin Az-Zubair l’a épousée après lui. Elle est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’étais la femme de Rifa`a et il m’a divorcée trois fois, puis j’ai épousé `Abdur-Rahman bin Az-Zubair qui, par Allah, n’a rien d’autre que quelque chose comme cette frange, ô Messager d’Allah (ﷺ), » en montrant une frange qu’elle avait prise de son voile. Abu Bakr était assis avec le Prophète (ﷺ) tandis que Khalid Ibn Sa`id bin Al-As attendait à la porte pour entrer. Khalid a commencé à appeler Abu Bakr : « Ô Abu Bakr ! Pourquoi ne réprimandes-tu pas cette femme pour ce qu’elle dit ouvertement devant le Messager d’Allah ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a rien fait d’autre que sourire, puis il a dit à la femme : « Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa`a ? Non, ce n’est pas possible, à moins que tu n’aies eu une relation conjugale avec lui (`Abdur Rahman), et qu’il ait eu une relation conjugale avec toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6092
Rapporté par `Aisha : Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) rire au point de voir son palais, mais il souriait toujours simplement
- Sahih al-Bukhari, n°6101
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a fait quelque chose et a permis à ses compagnons de le faire, mais certaines personnes ont choisi de ne pas le faire. Quand le Prophète (ﷺ) l’a appris, il a fait un sermon et, après avoir loué Allah, il a dit : « Pourquoi certaines personnes évitent-elles de faire une chose que je fais ? Par Allah, je connais Allah mieux qu’eux, et j’ai plus de crainte envers Lui qu’eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°6109
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) est entré chez moi alors qu’il y avait un rideau avec des images (d’animaux) dans la maison. Son visage est devenu rouge de colère, puis il a attrapé le rideau et l’a déchiré en morceaux. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ceux qui dessinent ces images recevront le châtiment le plus sévère le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°6126
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) devait choisir entre deux choses, il choisissait la plus facile tant que ce n’était pas un péché. Mais si c’était un péché, il s’en éloignait. Le Messager d’Allah ne s’est jamais vengé pour lui-même, mais seulement quand les règles d’Allah étaient violées, alors il agissait pour Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6130
Rapporté par `Aisha : Je jouais à la poupée en présence du Prophète (ﷺ), et mes amies jouaient aussi avec moi. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) entrait chez moi, elles se cachaient, mais le Prophète (ﷺ) les appelait pour qu’elles viennent jouer avec moi. (Jouer avec des poupées et des objets similaires est normalement interdit, mais cela a été permis à `Aisha à cette époque car elle était encore une petite fille, pas encore pubère.) (Fath-ul-Bari page 143, Vol)
- Sahih al-Bukhari, n°6131
Rapporté par `Aisha : Un homme a demandé la permission de voir le Prophète. Il a dit : « Laissez-le entrer : Quel mauvais homme de la tribu ! (Ou : Quel mauvais frère de la tribu !) » Mais quand il est entré, le Prophète (ﷺ) lui a parlé gentiment et poliment. Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Tu as dit ce que tu as dit, puis tu lui as parlé avec beaucoup de douceur et de politesse ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les pires personnes, auprès d’Allah, sont celles que les gens évitent pour se protéger de leur mauvais langage. »
- Sahih al-Bukhari, n°6150
Rapporté par `Aisha : Hassan bin Thabit a demandé la permission au Messager d’Allah (ﷺ) de composer des poèmes satiriques contre les polythéistes. Le Messager d’Allah a dit : « Et mes ancêtres ? » Hassan a répondu au Prophète : « Je vais te distinguer d’eux comme on retire un cheveu de la pâte. » Hisham bin `Urwa rapporte que son père a dit : « J’ai insulté Hassan devant `Aisha. » Elle a dit : « Ne l’insulte pas, car il défendait le Messager d’Allah (ﷺ) contre les polythéistes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6156
Rapporté par `Aisha : Allah, le frère d’Abu Al-Qu’ais, m’a demandé la permission d’entrer après la révélation des versets sur le voile, et j’ai dit : Par Allah, je ne le laisserai pas entrer sans demander la permission au Messager d’Allah, car ce n’est pas le frère d’Al-Qu’ais qui m’a allaitée, mais c’est la femme d’Al-Qu’ais. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez moi et j’ai dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce n’est pas l’homme qui m’a allaitée, mais sa femme. Il a dit : Laisse-le entrer, car il est ton oncle (pas par le sang, mais parce que tu as été allaitée par sa femme), Taribat Yaminuki. `Urwa a dit : C’est pour cette raison que `Aisha disait : Les liens d’allaitement rendent interdites les mêmes choses (comme le mariage, etc.) que les liens de sang
- Sahih al-Bukhari, n°6157
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) voulait rentrer chez lui après avoir accompli le Hajj, et il a vu Safiya debout à l’entrée de sa tente, triste et déprimée parce qu’elle avait ses règles. Le Prophète (ﷺ) a dit : Aqra Halqa ! — une expression du dialecte des Quraish — Tu vas nous retenir. Le Prophète (ﷺ) lui a alors demandé : As-tu fait le Tawaf Al-Ifada le jour du sacrifice (le 10 Dhul-Hijja) ? Elle a répondu : Oui. Le Prophète (ﷺ) a dit : Alors tu peux partir avec nous
- Sahih al-Bukhari, n°6179
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun de vous ne doit dire "Khabuthat Nafsi", mais il est recommandé de dire "Laqisat Nafsi". »
- Sahih al-Bukhari, n°6201
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Aisha ! Voici Gabriel qui t’adresse ses salutations. » J’ai répondu : « Paix et miséricorde d’Allah sur lui. » `Aisha a ajouté : Le Prophète (ﷺ) voyait des choses que nous ne voyions pas
- Sahih al-Bukhari, n°6213
Rapporté par `Aisha : Des gens ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des devins. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Ils ne sont rien (c’est-à-dire, ce sont des menteurs). » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Parfois, ils disent quelque chose qui se révèle vrai. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Cette parole qui se révèle vraie, c’est ce qu’un djinn vole en l’entendant, puis il la souffle à l’oreille de son devin avec un son semblable au caquetement d’une poule, et ensuite ils y ajoutent cent mensonges. »
- Sahih al-Bukhari, n°6238
Rapporté par Anas bin Malik : Il a dit qu’il avait dix ans lorsque le Prophète (ﷺ) a émigré à Médine. Il a ajouté : J’ai servi le Messager d’Allah pendant dix ans (la dernière partie de sa vie) et je connais mieux que les autres l’occasion où l’ordre du voile (Al-Hijab) a été révélé au Prophète. Ubai bin Ka'b me questionnait à ce sujet. Cela a été révélé pour la première fois lors du mariage du Messager d’Allah (ﷺ) avec Zainab bint Jahsh. Le matin, le Prophète (ﷺ) était son époux et il a invité des gens, qui ont mangé puis sont partis, mais un groupe est resté avec le Messager d’Allah (ﷺ) et a prolongé sa visite. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et est sorti, et je suis sorti avec lui jusqu’à ce qu’il arrive à l’entrée de la maison de ‘Aisha. Le Messager d’Allah (ﷺ) a pensé que ces personnes étaient parties, alors il est revenu, et je suis revenu avec lui, puis il est entré auprès de Zainab et a vu qu’ils étaient encore là. Le Prophète (ﷺ) est ressorti, et moi aussi, jusqu’à l’entrée de la maison de ‘Aisha, puis il a pensé qu’ils étaient partis, alors il est revenu, et moi aussi, et cette fois ils étaient partis. C’est à ce moment-là que le verset divin sur le voile (Al-Hijab) a été révélé, et le Prophète (ﷺ) a placé un rideau entre moi et lui (sa famille)
- Sahih al-Bukhari, n°6240
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : `Umar ibn Al-Khattab disait au Messager d’Allah (ﷺ) : « Fais en sorte que tes femmes se couvrent. » Mais il ne l’a pas fait. Les femmes du Prophète (ﷺ) sortaient seulement la nuit à Al-Manasi pour leurs besoins. Un jour, Sauda, la fille de Zam`a, est sortie ; elle était grande. `Umar ibn Al-Khattab l’a vue alors qu’il était dans un groupe et a dit : « Je t’ai reconnue, ô Sauda ! » Il a dit cela parce qu’il attendait un ordre divin concernant le voile des femmes. Alors Allah a révélé le verset du voile (Al-Hijab : un vêtement couvrant tout le corps sauf les yeux)
- Sahih al-Bukhari, n°6249
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô `Aisha ! Voici Gabriel qui te transmet ses salutations. » J’ai répondu : « Paix et miséricorde d’Allah sur lui (Gabriel). Tu vois ce que nous ne voyons pas. » (Elle s’adressait au Messager d’Allah)
- Sahih al-Bukhari, n°6253
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Gabriel t’envoie ses salutations. » Elle a répondu : « Wa ‘alaihi-s-Salam wa Rahmatu-l-lah. » (Paix et miséricorde d’Allah sur lui)
- Sahih al-Bukhari, n°6256
Rapporté par `Aisha : Un groupe de juifs est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « As-samu 'Alaika » (Que la mort soit sur toi). J’ai compris et je leur ai répondu : « Alaikum AsSamu wa-l-la’na » (Que la mort et la malédiction soient sur vous). Le Messager d’Allah a dit : « Reste calme, ô `Aisha, car Allah aime que l’on soit doux et bienveillant dans toutes les situations. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je leur ai déjà répondu : ‘Alaikum’ (sur vous aussi). »
- Sahih al-Bukhari, n°6276
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait (debout) au milieu du lit, et moi, j’étais allongée devant lui, entre lui et la Qibla. Si j’avais besoin de me lever, je n’aimais pas me lever face à lui pendant qu’il priait, alors je me glissais doucement hors du lit
- Sahih al-Bukhari, n°6285
Rapporté par `Aisha, Mère des Croyants : Nous, les épouses du Prophète (ﷺ), étions toutes assises avec lui et aucune de nous n'était partie lorsque Fatima est arrivée en marchant. Par Allah, sa démarche ressemblait beaucoup à celle du Messager d’Allah (ﷺ). Quand il l’a vue, il l’a accueillie en disant : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, lui a confié quelque chose à l’oreille, ce qui l’a fait pleurer abondamment. Quand il a remarqué sa tristesse, il lui a confié un autre secret, et elle s’est mise à rire. J’étais la seule parmi les épouses du Prophète à lui dire : « Ô Fatima, le Messager d’Allah (ﷺ) t’a choisie parmi nous pour te confier un secret, et pourtant tu pleures ? » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et est parti, je lui ai demandé : « Qu’est-ce qu’il t’a confié ? » Elle a répondu : « Je ne révélerai pas les secrets du Messager d’Allah (ﷺ). » Mais après sa mort, je lui ai demandé : « Je t’en supplie, par le droit que j’ai sur toi, dis-moi ce qu’il t’a confié. » Elle a dit : « Puisque tu me le demandes maintenant, oui, je vais te le dire. » Elle m’a informée : « La première fois qu’il m’a parlé en secret, il m’a dit que Gabriel révisait le Coran avec lui une fois par an. Il a ajouté : “Mais cette année, il l’a révisé avec moi deux fois, et je pense donc que mon heure approche. Alors, crains Allah et sois patiente, car je suis le meilleur prédécesseur pour toi (dans l’au-delà).” » Fatima a ajouté : « C’est pour cela que j’ai pleuré, comme tu l’as vu, `Aisha. Et quand le Prophète (ﷺ) m’a vue dans cet état de tristesse, il m’a confié un second secret en me disant : “Ô Fatima ! Ne veux-tu pas être satisfaite d’être la cheffe de toutes les femmes croyantes (ou la cheffe des femmes de cette communauté, c’est-à-dire mes fidèles) ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°6286
Rapporté par `Aisha, Mère des Croyants : Nous, les épouses du Prophète (ﷺ), étions toutes assises avec lui et aucune de nous n'était partie lorsque Fatima est arrivée en marchant. Par Allah, sa démarche ressemblait beaucoup à celle du Messager d’Allah (ﷺ). Quand il l’a vue, il l’a accueillie en disant : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, lui a confié quelque chose à l’oreille, ce qui l’a fait pleurer abondamment. Quand il a remarqué sa tristesse, il lui a confié un autre secret, et elle s’est mise à rire. J’étais la seule parmi les épouses du Prophète à lui dire : « Ô Fatima, le Messager d’Allah (ﷺ) t’a choisie parmi nous pour te confier un secret, et pourtant tu pleures ? » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et est parti, je lui ai demandé : « Qu’est-ce qu’il t’a confié ? » Elle a répondu : « Je ne révélerai pas les secrets du Messager d’Allah (ﷺ). » Mais après sa mort, je lui ai demandé : « Je t’en supplie, par le droit que j’ai sur toi, dis-moi ce qu’il t’a confié. » Elle a dit : « Puisque tu me le demandes maintenant, oui, je vais te le dire. » Elle m’a informée : « La première fois qu’il m’a parlé en secret, il m’a dit que Gabriel révisait le Coran avec lui une fois par an. Il a ajouté : “Mais cette année, il l’a révisé avec moi deux fois, et je pense donc que mon heure approche. Alors, crains Allah et sois patiente, car je suis le meilleur prédécesseur pour toi (dans l’au-delà).” » Fatima a ajouté : « C’est pour cela que j’ai pleuré, comme tu l’as vu, `Aisha. Et quand le Prophète (ﷺ) m’a vue dans cet état de tristesse, il m’a confié un second secret en me disant : “Ô Fatima ! Ne veux-tu pas être satisfaite d’être la cheffe de toutes les femmes croyantes (ou la cheffe des femmes de cette communauté, c’est-à-dire mes fidèles) ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°6310
Rapporté par Aisha : Le Prophète (ﷺ) priait onze rak`at dans la dernière partie de la nuit, et quand l’aube apparaissait, il accomplissait deux rak`at puis s’allongeait sur son côté droit jusqu’à ce que le muezzin vienne l’informer que la prière du matin était arrivée
- Sahih al-Bukhari, n°6318
Rapporté par `Ali : Fatima s’est plainte des ampoules à la main à force d’utiliser le moulin à grains. Elle est allée demander au Prophète un serviteur, mais ne l’a pas trouvé chez lui et a parlé de son besoin à `Aisha. Quand il est rentré, `Aisha l’en a informé. `Ali a ajouté : Le Prophète (ﷺ) est venu nous voir alors que nous étions déjà couchés. Quand j’ai voulu me lever, il a dit : « Restez où vous êtes », puis il s’est assis entre nous, au point que j’ai senti la fraîcheur de ses pieds sur ma poitrine. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Voulez-vous que je vous indique quelque chose de meilleur qu’un serviteur ? Quand vous allez vous coucher, dites ‘Allahu Akbar’ trente-trois fois, ‘Subhan Allah’ trente-trois fois et ‘Al hamdu lillah’ trente-trois fois. C’est mieux pour vous qu’un serviteur. » Ibn Seereen a dit : « ‘Subhan Allah’ doit être dit trente-quatre fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°6319
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) allait se coucher, il soufflait dans ses mains en récitant les deux sourates de protection (c’est-à-dire la sourate Al-Falaq 113 et la sourate An-Nas 114), puis il passait ses mains sur son corps
- Sahih al-Bukhari, n°6327
Rapporté par `Aisha : Le verset : « Ne prononce pas ta prière à voix haute, ni à voix trop basse. » (17.110) a été révélé au sujet de l’invocation
- Sahih al-Bukhari, n°6335
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a entendu un homme réciter le Coran dans la mosquée. Il a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde, car il m’a rappelé tel verset que j’avais oublié dans telle sourate. »
- Sahih al-Bukhari, n°6348
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ était en bonne santé, il disait : « Aucun prophète ne meurt sans qu’on lui montre sa place au Paradis, puis on lui donne le choix (de rester ou de partir). » Quand la mort s’est approchée de lui (pendant sa maladie), alors que sa tête était sur ma cuisse, il a perdu connaissance un moment. Quand il a repris ses esprits, il a fixé le plafond et a dit : « Ô Allah ! (Fais-moi rejoindre) les plus hauts compagnons (voir Coran 4:69). » J’ai dit : « Donc, il ne nous choisit pas. » J’ai alors compris que c’était l’application de ce qu’il nous racontait quand il était en bonne santé. Ce furent ses derniers mots avant de mourir : « Ô Allah ! (Fais-moi rejoindre) les plus hauts compagnons. »
- Sahih al-Bukhari, n°6355
Rapporté par `Aisha : On amenait des garçons au Prophète (ﷺ) et il invoquait la bénédiction d’Allah sur eux. Une fois, on lui a apporté un nourrisson qui a uriné sur ses vêtements. Il a demandé de l’eau, l’a versée sur l’endroit souillé et n’a pas lavé ses vêtements
- Sahih al-Bukhari, n°6366
Rapporté par `Aisha : Deux vieilles femmes juives sont venues me voir et m'ont dit : « Les morts sont punis dans leurs tombes. » Mais je pensais qu'elles mentaient et je ne les ai pas crues au début. Quand elles sont parties et que le Prophète (ﷺ) est entré, je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Deux vieilles femmes... » et je lui ai raconté toute l’histoire. Il a dit : « Elles ont dit la vérité ; les morts sont vraiment punis, au point que tous les animaux entendent le bruit de leur punition. » Depuis ce jour-là, je l’ai toujours vu demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe dans ses prières
- Sahih al-Bukhari, n°6368
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) disait : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre la paresse et la vieillesse extrême, contre toutes sortes de péchés et contre le fait d’être endetté ; contre l’épreuve et le châtiment de la tombe ; contre l’épreuve du Feu et contre le châtiment du Feu ; contre le mal de l’épreuve de la richesse ; et je cherche protection auprès de Toi contre l’épreuve de la pauvreté, et je cherche protection auprès de Toi contre l’épreuve de l’Antéchrist (Al-Mesiah Ad-Dajjal). Ô Allah ! Efface mes péchés avec l’eau, la neige et la grêle, purifie mon cœur de tous les péchés comme un vêtement blanc est nettoyé de la saleté, et mets une grande distance entre moi et mes péchés, comme Tu as mis une grande distance entre l’Est et l’Ouest. »
- Sahih al-Bukhari, n°6372
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Fais-nous aimer Médine comme Tu nous as fait aimer La Mecque, ou même plus, et transfère la fièvre qui s’y trouve vers Al-Juhfa. Ô Allah ! Bénis nos mesures de Mudd et de Sa‘. »
- Sahih al-Bukhari, n°6375
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ disait : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre la paresse, contre la vieillesse, contre le fait d’être endetté et contre le fait de commettre des péchés. Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre le châtiment du Feu, contre les épreuves de la tombe, contre le châtiment dans la tombe, contre le mal de l’épreuve de la pauvreté et contre le mal de l’épreuve causée par Al-Masih Ad-Dajjal. Ô Allah ! Efface mes péchés avec l’eau, la neige et la grêle, purifie mon cœur de mes péchés comme un vêtement blanc est nettoyé de la saleté, et éloigne-moi de mes péchés comme Tu as éloigné l’Est de l’Ouest. »
- Sahih al-Bukhari, n°6376
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ cherchait protection auprès d’Allah en disant : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre l’épreuve du Feu et contre le châtiment dans le Feu, contre l’épreuve de la tombe, contre l’épreuve de la richesse, contre l’épreuve de la pauvreté et contre l’épreuve d’Al-Masih Ad-Dajjal. »
- Sahih al-Bukhari, n°6377
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ disait : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre l’épreuve du Feu, le châtiment du Feu, l’épreuve de la tombe, le châtiment de la tombe et le mal de l’épreuve de la pauvreté. Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre le mal de l’épreuve d’Al-Masih Ad-Dajjal. Ô Allah ! Purifie mon cœur avec l’eau, la neige et la grêle, et nettoie mon cœur de tous les péchés comme un vêtement blanc est nettoyé de la saleté, et éloigne-moi de mes péchés comme Tu as éloigné l’Est de l’Ouest. Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre la paresse, les péchés et le fait d’être endetté. »
- Sahih al-Bukhari, n°6391
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ a été touché par la magie, au point qu’il pensait avoir fait certaines choses alors qu’il ne les avait pas faites, et il a invoqué son Seigneur pour être guéri. Un jour, il a dit : « Ô `Aisha ! Sais-tu qu’Allah m’a conseillé au sujet du problème pour lequel je L’ai consulté ? » `Aisha a demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « Deux hommes sont venus à moi, l’un s’est assis près de ma tête et l’autre à mes pieds. L’un a demandé à son compagnon : “Qu’a-t-il cet homme ?” L’autre a répondu : “Il est sous l’effet de la magie.” Le premier a demandé : “Qui lui a jeté un sort ?” L’autre a répondu : “Labid bin Al-A’sam.” Le premier a demandé : “Avec quoi a-t-il fait la magie ?” L’autre a répondu : “Avec un peigne, des cheveux accrochés au peigne, et la peau de pollen d’un palmier.” Le premier a demandé : “Où cela se trouve-t-il ?” L’autre a répondu : “À Dharwan.” Dharwan était un puits dans le quartier des Bani Zuraiq. Le Messager d’Allah ﷺ s’est rendu à ce puits, puis il est revenu vers `Aisha en disant : “Par Allah, l’eau du puits était rouge comme une infusion de henné, et les palmiers ressemblaient à des têtes de démons.” `Aisha a ajouté : Le Messager d’Allah ﷺ est venu m’informer à propos du puits. Je lui ai demandé : “Ô Messager d’Allah ﷺ, pourquoi n’as-tu pas sorti la peau de pollen ?” Il a répondu : “Quant à moi, Allah m’a guéri et je n’ai pas voulu attirer l’attention des gens sur ce mal, de peur qu’ils n’apprennent à faire du tort aux autres.” » Rapporté par le père de Hisham : `Aisha a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a été ensorcelé, alors il a beaucoup invoqué Allah pour qu’Il le guérisse de cette magie. » Hisham a ensuite rapporté ce récit. (Voir hadith n°658, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°6395
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Les Juifs saluaient le Prophète (ﷺ) en disant : « As-Samu ‘Alaika » (c’est-à-dire, que la mort soit sur toi). J’ai compris ce qu’ils disaient et je leur ai répondu : « As-Samu ‘alaikum wal-la’na » (c’est-à-dire, que la mort et la malédiction d’Allah soient sur vous). Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Sois douce et calme, ô `Aisha, car Allah aime la douceur dans toutes les situations. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Tu n’as pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il a répondu : « N’as-tu pas entendu que je leur ai répondu en disant : ‘Alaikum’ (c’est-à-dire, que cela soit aussi sur vous) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°6401
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : `Aisha a dit : « Les Juifs sont venus voir le Prophète (ﷺ) et lui ont dit : “As-Samu 'Alaika” (c’est-à-dire : Que la mort soit sur toi). Il a répondu : “La même chose sur vous.” » `Aisha leur a dit : « Que la mort soit sur vous, qu’Allah vous maudisse et déverse Sa colère sur vous ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sois douce et calme, ô `Aisha ! Sois douce et fais attention à ne pas être dure ni à dire de mauvaises choses. » Elle a dit : « Tu n’as pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il a répondu : « Tu n’as pas entendu ce que je leur ai répondu ? J’ai renvoyé leur parole contre eux, et mon invocation contre eux sera acceptée, mais la leur contre moi ne le sera pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°6451
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, il ne restait rien de comestible sur mon étagère à part quelques grains d’orge. J’en ai mangé pendant un certain temps, puis quand j’ai mesuré ce qu’il restait, il n’y en avait plus
- Sahih al-Bukhari, n°6454
Rapporté par `Aisha : La famille de Muhammad n’a jamais mangé à sa faim du pain de blé pendant trois jours de suite depuis leur arrivée à Médine jusqu’à la mort du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°6455
Rapporté par `Aisha : La famille de Muhammad ne mangeait pas deux repas dans la même journée, et quand il y en avait deux, l’un des deux était composé de dattes
- Sahih al-Bukhari, n°6456
Rapporté par `Aisha : Le matelas du Prophète (ﷺ) était fait d’une housse en cuir remplie de fibres de palmier
- Sahih al-Bukhari, n°6458
Rapporté par `Aisha : Il pouvait se passer un mois entier sans que nous fassions de feu pour cuisiner, et notre nourriture se limitait alors à des dattes et de l’eau, sauf si on nous offrait de la viande
- Sahih al-Bukhari, n°6459
Rapporté par `Aisha : Elle a dit à `Urwa : « Ô fils de ma sœur ! Il nous arrivait de voir trois croissants de lune en deux mois, et aucun feu n’était allumé dans les maisons du Messager d’Allah (ﷺ) (c’est-à-dire que rien n’était cuisiné). » `Urwa demanda : « Comment faisiez-vous pour vivre ? » `Aisha répondit : « Avec les deux choses noires, c’est-à-dire les dattes et l’eau, sauf que le Messager d’Allah (ﷺ) avait des voisins parmi les Ansar qui possédaient des chamelles laitières, et ils donnaient un peu de lait au Prophète (ﷺ), qui nous le faisait boire. »
- Sahih al-Bukhari, n°6461
Rapporté par Masruq : J’ai demandé à `Aisha : « Quelle était l’action la plus aimée du Prophète ? » Elle a répondu : « Celle qu’il faisait régulièrement et constamment. » J’ai demandé : « À quel moment se levait-il la nuit (pour la prière de Tahajjud) ? » Elle a dit : « Il se levait en entendant le chant du coq (c’est-à-dire dans le dernier tiers de la nuit). »
- Sahih al-Bukhari, n°6462
Rapporté par `Aisha : L’action la plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ) était celle que la personne faisait de façon continue et régulière
- Sahih al-Bukhari, n°6464
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Faites de bonnes actions de façon correcte, sincère et modérée, et sachez que vos actions ne vous feront pas entrer au Paradis. L'action la plus aimée d'Allah est celle qui est faite régulièrement, même si elle est petite
- Sahih al-Bukhari, n°6465
Rapporté par `Aisha : On a demandé au Prophète (ﷺ) : Quelles sont les actions les plus aimées d'Allah ? Il a répondu : Les actions régulières et constantes, même si elles sont peu nombreuses. Il a ajouté : Ne vous engagez que dans les actions que vous pouvez accomplir
- Sahih al-Bukhari, n°6466
Rapporté par 'Alqama : J'ai demandé à `Aisha, mère des croyants : Ô mère des croyants ! Comment étaient les actions du Prophète ? Faisait-il des actes d'adoration particuliers certains jours ? Elle a répondu : Non, mais ses actions étaient régulières et constantes. Et qui parmi vous peut faire ce que le Prophète (ﷺ) faisait dans l'adoration d'Allah ?
- Sahih al-Bukhari, n°6467
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : Faites de bonnes actions de façon correcte, sincère et modérée, et recevez la bonne nouvelle, car ce ne sont pas les bonnes actions qui feront entrer quelqu'un au Paradis. Ils ont demandé : Même toi, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? Il a répondu : Même moi, sauf si Allah me fait miséricorde et me pardonne
- Sahih al-Bukhari, n°6507
Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime aussi le rencontrer. Et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste aussi le rencontrer. » 'Aisha, ou l'une des épouses du Prophète (ﷺ), a dit : « Mais nous n'aimons pas la mort. » Il a répondu : « Ce n'est pas cela. Quand la mort d'un croyant approche, il reçoit la bonne nouvelle de la satisfaction et des bénédictions d'Allah, alors rien ne lui est plus cher que ce qui l'attend. Il aime donc rencontrer Allah, et Allah aime aussi le rencontrer. Mais quand la mort d'un mécréant approche, il reçoit la mauvaise nouvelle du châtiment et de la punition d'Allah, alors rien ne lui est plus détestable que ce qui l'attend. Il déteste donc rencontrer Allah, et Allah aussi déteste le rencontrer. »
- Sahih al-Bukhari, n°6509
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d'Allah (ﷺ) était en bonne santé, il disait : « L’âme d’aucun prophète n’est prise avant qu’on ne lui montre sa place au Paradis et qu’on ne lui donne le choix (de mourir ou de rester). » Quand la mort du Prophète (ﷺ) approcha et que sa tête était sur ma cuisse, il perdit connaissance un moment, puis il reprit ses esprits, fixa le plafond du regard et dit : « Ô Allah, avec les plus hauts compagnons. » (Voir Coran 4:69). J’ai alors compris qu’il ne nous choisirait pas. J’ai compris que c’était l’application de ce qu’il nous racontait. Et ce furent les derniers mots du Prophète (avant sa mort) : « Ô Allah ! Avec les plus hauts compagnons. » (Voir Coran 4:)
- Sahih al-Bukhari, n°6510
Rapporté par `Aisha : Il y avait un récipient en cuir ou en bois rempli d’eau devant le Messager d’Allah (ﷺ) au moment de sa mort. Il mettait sa main dans l’eau et s’en frottait le visage en disant : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah ! La mort a vraiment ses souffrances. » Puis il leva la main et se mit à dire : « (Ô Allah !) avec les plus hauts compagnons. » (Voir Coran 4:69) (et il continua à le dire) jusqu’à ce qu’il rende l’âme et que sa main retombe
- Sahih al-Bukhari, n°6511
Rapporté par `Aisha : Certains bédouins rudes venaient voir le Prophète (ﷺ) et lui demandaient : « Quand aura lieu l’Heure ? » Il regardait le plus jeune d’entre eux et disait : « Si celui-ci vit jusqu’à un âge avancé, votre Heure (la mort des personnes concernées) arrivera. » Hisham a expliqué qu’il parlait, par « l’Heure », de leur mort
- Sahih al-Bukhari, n°6516
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne dites pas de mal des morts, car ils ont déjà reçu le résultat de ce qu’ils ont fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°6527
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Les gens seront rassemblés pieds nus, nus et non circoncis. » J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Les hommes et les femmes se regarderont-ils ? » Il a répondu : « La situation sera trop difficile pour qu'ils fassent attention à cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°6536
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : `Aisha a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Toute personne dont le compte (des actions) sera examiné sera sûrement punie.’ J’ai dit : ‘Allah ne dit-Il pas : “Il recevra un jugement facile” ? (84.8)’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Cela signifie seulement la présentation du compte.’ » Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit (comme ci-dessus)
- Sahih al-Bukhari, n°6537
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Toute personne qui sera appelée à rendre des comptes le Jour de la Résurrection sera perdue. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah n’a-t-Il pas dit : ‘Quant à celui à qui son livre sera remis dans la main droite, il recevra un jugement facile’ ? (84.7-8) » — Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce verset parle seulement de la présentation des comptes, mais toute personne dont le compte sera examiné le Jour de la Résurrection sera sûrement punie. »
- Sahih al-Bukhari, n°6619
Rapporté par `Aisha : J’ai interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la peste. Il a dit : « C’était un moyen de châtiment qu’Allah envoyait à qui Il voulait, mais Il en a fait une source de miséricorde pour les croyants. Ainsi, toute personne qui se trouve dans une ville touchée par cette maladie, qui y reste sans partir, fait preuve de patience, espère la récompense d’Allah et sait que rien ne lui arrivera sauf ce qu’Allah a écrit pour elle, recevra la récompense d’un martyr. »
- Sahih al-Bukhari, n°6621
Rapporté par `Aisha : Abou Bakr As-Siddiq n’avait jamais rompu ses serments jusqu’à ce qu’Allah révèle l’expiation pour les serments. Ensuite, il a dit : « Si je fais un serment de faire quelque chose et que je trouve ensuite quelque chose de meilleur, alors je fais ce qui est meilleur et j’accomplis l’expiation pour mon serment. »
- Sahih al-Bukhari, n°6631
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô vous qui suivez Muhammad ! Par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous pleureriez beaucoup et vous ririez peu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6641
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba bin Rabi`a a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Avant que je n’embrasse l’islam), il n’y avait pas de famille sur terre que je souhaitais plus humilier que la tienne. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de famille que je souhaite plus honorer que la tienne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’ai pensé la même chose, par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main ! » Hind a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Mon mari) Abu Sufyan est avare. Est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir mes enfants ? » Le Prophète a répondu : « Non, à condition que tu prennes ce qui est nécessaire et juste pour toi et tes enfants. »
- Sahih al-Bukhari, n°6662
Rapporté par Az-Zuhri : J’ai entendu `Urwa bin Az-Zubair, Sa`id bin Al-Musaiyab, 'Alqama bin Waqqas et 'Ubaidullah bin `Abdullah rapporter de `Aisha, l’épouse du Prophète, l’histoire des menteurs qui ont dit ce qu’ils ont dit à son sujet et comment Allah a révélé son innocence ensuite. Chacun des quatre narrateurs m’a transmis une partie de son récit. (Il y était dit) : Le Prophète (ﷺ) s’est levé en disant : « Qui pourra me débarrasser de `Abdullah bin Ubai ? » À ce moment-là, Usaid bin Hudair s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : « Par la vie d’Allah, nous le tuerons. »
- Sahih al-Bukhari, n°6663
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Allah ne vous tiendra pas rigueur pour ce qui est involontaire dans vos serments… » (2.225) Ce verset a été révélé concernant des formules de serment comme : « Non, par Allah ! » ou « Oui, par Allah ! » (Quelqu’un qui fait le contraire de son serment par oubli doit-il expier ?). Et la parole d’Allah : « Il n’y a pas de faute sur vous si vous vous trompez là-dessus. » (33.5) Et Allah a dit : « (Moïse dit à Khadir) : Ne me tiens pas rigueur pour ce que j’ai oublié. »
- Sahih al-Bukhari, n°6668
Rapporté par `Aisha : Quand les polythéistes ont été repoussés pendant la première phase de la bataille d’Uhud, Satan a crié : « Ô serviteurs d’Allah ! Faites attention à ce qu’il y a derrière vous ! » Alors, les premiers rangs des musulmans ont attaqué les rangs arrière de leurs propres compagnons. Hudhaifa bin Al-Yaman a vu son père et a crié : « Mon père ! Mon père ! » Par Allah ! Les gens ne se sont pas arrêtés avant de tuer son père. Hudhaifa a alors dit : « Qu’Allah vous pardonne. » `Urwa (le sous-narrateur) a ajouté : « Hudhaifa a continué à demander à Allah de pardonner aux tueurs de son père jusqu’à sa mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°6679
Rapporté par Az-Zuhri : J'ai entendu `Urwa bin Az-Zubair, Sa`id bin Al-Musayyab, 'Alqama bin Waqqas et 'Ubaidullah bin `Abdullah bin `Uqba rapporter de `Aisha, l'épouse du Prophète (ﷺ), l'histoire des gens (c'est-à-dire les menteurs) qui ont répandu des calomnies contre elle, ce qu'ils ont dit, et comment Allah a révélé son innocence. Chacun d'eux m'a raconté une partie de cette histoire. (Ils ont dit que `Aisha a dit) : « Ensuite, Allah a révélé les dix versets commençant par : "En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie..." (24.11-21). Tous ces versets prouvaient mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait financièrement Mistah à cause de leur lien de parenté, a dit : "Par Allah, je ne donnerai plus rien (en aumône) à Mistah après ce qu'il a dit sur `Aisha." Puis Allah a révélé : "Et que ceux d'entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches..." (24.22). À ce moment-là, Abu Bakr a dit : "Oui, par Allah, j'aime qu'Allah me pardonne." Il a alors recommencé à donner à Mistah l'aide qu'il lui donnait auparavant et a dit : "Par Allah ! Je ne la lui refuserai plus
- Sahih al-Bukhari, n°6687
Rapporté par `Aisha : La famille du Prophète Muhammad n’a jamais mangé du pain de blé avec de la viande pendant trois jours de suite, jusqu’à ce qu’il rencontre Allah
- Sahih al-Bukhari, n°6691
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) restait parfois chez Zainab bint Jahsh (l’une de ses épouses) et il y buvait du miel. Hafsa et moi avons décidé que lorsque le Prophète (ﷺ) viendrait chez l’une de nous, elle lui dirait : « Je sens une mauvaise odeur de Maghafir (une sorte de raisin qui sent mauvais). As-tu mangé du Maghafir ? » Quand il est venu chez l’une de nous, elle lui a dit cela. Il a répondu : « Non, mais j’ai bu du miel chez Zainab bint Jahsh, et je n’en boirai plus jamais. » Ensuite, ce verset a été révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ?... (jusqu’à) Si vous deux (épouses du Prophète (ﷺ)) revenez à Allah dans le repentir. » (66.1-4) Les deux étaient `Aisha et Hafsa. Et aussi la parole d’Allah : « Et (souviens-toi) quand le Prophète (ﷺ) confia un secret à l’une de ses épouses ! » (66.3), c’est-à-dire quand il a dit : « Mais j’ai bu du miel. » Hisham a dit : Cela voulait aussi dire qu’il a dit : « Je n’en boirai plus, et j’ai fait un serment, alors ne le dis à personne. »
- Sahih al-Bukhari, n°6696
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui fait le vœu d’obéir à Allah doit Lui obéir ; et celui qui fait le vœu de désobéir à Allah ne doit pas Lui désobéir. »
- Sahih al-Bukhari, n°6700
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui a fait le vœu d’obéir à Allah doit Lui obéir ; et celui qui a fait le vœu de désobéir à Allah ne doit pas Lui désobéir. »
- Sahih al-Bukhari, n°6717
Rapporté par `Aisha : Elle voulait acheter Barira (une esclave) et ses maîtres ont posé comme condition de garder son Wala’. Quand `Aisha en a parlé au Prophète (ﷺ), il a dit : « Achète-la, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6725
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al `Abbas sont venus voir Abu Bakr pour demander leur part des biens du Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, ils réclamaient leur terre à Fadak et leur part de Khaibar. Abu Bakr leur a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Nos biens ne peuvent pas être hérités, et tout ce que nous laissons doit être dépensé en aumône, mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance sur ces biens.” » Abu Bakr ajouta : « Par Allah, je ne changerai pas la manière dont j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) gérer ces biens de son vivant. » À cause de cela, Fatima quitta Abu Bakr et ne lui parla plus jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°6726
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al `Abbas sont venus voir Abu Bakr pour demander leur part des biens du Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, ils réclamaient leur terre à Fadak et leur part de Khaibar. Abu Bakr leur a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Nos biens ne peuvent pas être hérités, et tout ce que nous laissons doit être dépensé en aumône, mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance sur ces biens.” » Abu Bakr ajouta : « Par Allah, je ne changerai pas la manière dont j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) gérer ces biens de son vivant. » À cause de cela, Fatima quitta Abu Bakr et ne lui parla plus jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°6727
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nos biens (des Prophètes) ne doivent pas être hérités, et tout ce que nous laissons doit être dépensé en aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°6730
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : « Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est décédé, ses épouses ont voulu envoyer `Uthman voir Abu Bakr pour lui demander leur part d'héritage. » Puis `Aisha leur a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) n’a-t-il pas dit : ‘Nos biens (à nous, les Prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons doit être donné en aumône ?’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6749
Rapporté par `Aisha : `Utba (bin Abi Waqqas) a dit à son frère Sa`d : « Le fils de l’esclave de Zam`a est mon fils, alors prends soin de lui. » Lors de la conquête de La Mecque, Sa`d a pris cet enfant et a dit : « C’est mon neveu, et mon frère m’a demandé d’être son tuteur. » À ce moment-là, 'Abu bin Zam`a s’est levé et a dit : « Mais cet enfant est mon frère, le fils de l’esclave de mon père, car il est né sur le lit de mon père. » Ils sont donc allés voir le Prophète (ﷺ). Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est le fils de mon frère, et il m’a demandé d’être son tuteur. » Ensuite, 'Abu bin Zam`a a dit : « Mais il est mon frère et le fils de l’esclave de mon père, né sur son lit. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cet enfant est pour toi, ô 'Abu bin Zam`a, car l’enfant appartient au propriétaire du lit, et l’adultère n’a que les pierres. » Il a ensuite ordonné à (sa femme) Sauda bint Zam`a de se couvrir devant ce garçon, car il avait remarqué sa ressemblance avec `Utba. Depuis ce jour, le garçon n’a plus jamais vu Sauda jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°6751
Rapporté par `Aisha : J’ai acheté Barira (une esclave). Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Achète-la, car le Wala’ revient à celui qui affranchit. » Un jour, on lui a donné un mouton en aumône. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ce mouton est une aumône pour elle (Barira) et un cadeau pour nous. » Al-Hakam a dit : « Le mari de Barira était un homme libre. » Ibn `Abbas a dit : « Quand je l’ai vu, il était esclave. »
- Sahih al-Bukhari, n°6759
Rapporté par Ibn `Umar : Quand Aisha a voulu acheter Barira, elle a dit au Prophète : « Les maîtres de Barira ont posé comme condition qu'ils garderaient le Wala. » Le Prophète (ﷺ) a dit à Aisha : « Achète-la, car le Wala revient à celui qui affranchit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6760
Rapporté par Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le Wala revient à celui qui donne l'argent (paie le prix) et rend service (en affranchissant après avoir payé le prix). »
- Sahih al-Bukhari, n°6765
Rapporté par `Aisha : Sa`d bin Abi Waqqas et 'Abu bin Zam`a se disputaient au sujet d’un garçon. Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce garçon est le fils de mon frère, `Utba bin Abi Waqqas, qui m’a demandé d’être son tuteur car il disait que c’était son fils. Regarde à qui il ressemble. » Et 'Abu bin Zam`a a dit : « C’est mon frère, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il est né sur le lit de mon père, de sa servante. » Le Prophète (ﷺ) a alors regardé le garçon et a remarqué qu’il ressemblait clairement à `Utba, puis il a dit : « Il est pour toi, ô 'Abu bin Zam`a, car l’enfant appartient au propriétaire du lit, et la pierre est pour l’adultère. Cache-toi devant le garçon, ô Sauda bint Zam`a. » `Aisha a ajouté : Depuis ce jour, Sauda ne l’a plus jamais vu
- Sahih al-Bukhari, n°6770
Rapporté par `Aisha : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez moi, très joyeux, son visage rayonnant de bonheur, et il a dit : « Ô `Aisha ! Sais-tu que Mujazziz (un Qa’if) vient de regarder Zaid bin Haritha et Usama bin Zaid, et il a dit : “Ces pieds (d’Usama et de son père) se ressemblent.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6771
Rapporté par `Aisha : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez moi, très heureux, et il a dit : « Ô `Aisha : Sais-tu que Mujazziz Al-Mudliji est entré et a vu Usama et Zaid couverts d’un tissu de velours, la tête cachée mais les pieds découverts ? Il a dit : “Ces pieds se ressemblent.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6786
Rapporté par Aisha : Chaque fois qu’on proposait au Prophète (ﷺ) de choisir entre deux choses, il choisissait toujours la plus facile tant que ce n’était pas un péché ; mais si c’était un péché, il s’en éloignait complètement. Par Allah, il ne s’est jamais vengé pour lui-même dans aucune affaire qui lui était présentée, mais quand les limites fixées par Allah étaient dépassées, il agissait pour Allah
- Sahih al-Bukhari, n°6787
Rapporté par `Aisha : Usama est venu voir le Prophète (ﷺ) pour plaider en faveur d’une femme (qui avait volé). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les gens avant vous ont été détruits parce qu’ils appliquaient les peines légales aux pauvres mais pardonnaient aux riches. Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Si Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), avait fait cela (c’est-à-dire volé), je lui couperais la main. »
- Sahih al-Bukhari, n°6788
Rapporté par `Aisha : Les gens de Quraish étaient très inquiets à propos d’une femme de la tribu Makhzumiya qui avait volé. Ils ont dit : « Personne ne peut parler au Messager d’Allah (ﷺ) en faveur de cette femme, sauf Usama, le préféré du Messager d’Allah (ﷺ). » Quand Usama a parlé au Messager d’Allah (ﷺ) de cette affaire, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Interviens-tu auprès de moi pour enfreindre une des peines légales d’Allah ? » Puis il s’est levé et a parlé aux gens : « Ô gens ! Les nations avant vous se sont égarées parce que, si une personne noble volait, ils la laissaient, mais si une personne faible volait, ils lui appliquaient la peine légale. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, Muhammad lui couperait la main. »
- Sahih al-Bukhari, n°6789
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La main doit être coupée pour le vol d’un objet d’une valeur d’un quart de dinar ou plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°6790
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La main du voleur doit être coupée pour le vol d’un quart de dinar. »
- Sahih al-Bukhari, n°6791
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La main doit être coupée pour le vol d’un quart de dinar. »
- Sahih al-Bukhari, n°6792
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : La main d’un voleur n’a pas été coupée du vivant du Prophète (ﷺ) sauf pour le vol d’un objet ayant la valeur d’un bouclier. Un hadith similaire est rapporté de `Aisha رضي الله عنها par une autre chaîne
- Sahih al-Bukhari, n°6793
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : La main d’un voleur n’a pas été coupée pour le vol d’un objet moins cher qu’un Hajafa ou un Turs (deux sortes de boucliers), chacun ayant une valeur importante
- Sahih al-Bukhari, n°6794
Rapporté par `Aisha : On ne coupait pas la main d’un voleur pour le vol d’un objet valant moins que le prix d’un bouclier, que ce soit un Turs ou un Hajafa (deux sortes de boucliers), chacun ayant une valeur considérable
- Sahih al-Bukhari, n°6800
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ a coupé la main d'une femme, et cette femme venait me voir, et je transmettais son message au Prophète ﷺ. Elle s'est repentie, et son repentir était sincère
- Sahih al-Bukhari, n°6817
Rapporté par `Aisha : Sa`d bin Abi Waqqas et `Abd bin Zam`a se sont disputés au sujet d’un enfant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’enfant est pour toi, ô `Abd bin Zam`a, car l’enfant appartient au propriétaire du lit. Ô Sauda ! Protège-toi de l’enfant. » Le sous-narrateur, Al-Laith, a ajouté que le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Et la lapidation est pour celui qui commet un rapport sexuel interdit. »
- Sahih al-Bukhari, n°6822
Rapporté par 'Aisha رضي الله عنها : Un homme vint voir le Prophète (ﷺ) à la mosquée et dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Pourquoi ? Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « J’ai eu une relation avec ma femme pendant le mois de Ramadan (en jeûnant). » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Fais un don en aumône. » Il répondit : « Je n’ai rien. » L’homme s’assit, et à ce moment-là, quelqu’un arriva avec un âne portant de la nourriture pour le Prophète (ﷺ)... (Le sous-rappoteur, 'Abdur Rahman, ajouta : Je ne sais pas de quel aliment il s’agissait.) Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Où est l’homme qui s’est dit perdu ? » Il répondit : « Me voici. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Prends cette nourriture et donne-la en aumône. » L’homme répondit : « À quelqu’un de plus pauvre que moi ? Ma famille n’a rien à manger. » Le Prophète (ﷺ) lui dit alors : « Eh bien, mangez-la vous-mêmes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6844
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr est venu vers moi pendant que le Messager d'Allah (ﷺ) dormait, la tête posée sur ma cuisse. Abu Bakr m'a dit : « Tu as retenu le Messager d'Allah (ﷺ) et les gens, et il n'y a pas d'eau à cet endroit. » Alors il m'a réprimandée et m'a frappée sur le flanc avec sa main, et rien ne pouvait m'empêcher de bouger sauf le fait que le Messager d'Allah (ﷺ) était allongé sur ma cuisse. Ensuite, Allah a révélé le verset concernant le Tayammum
- Sahih al-Bukhari, n°6845
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr est venu vers moi et m'a frappée violemment avec son poing en disant : « Tu as retenu les gens à cause de ton collier. » Mais je suis restée immobile comme si j'étais morte, de peur de réveiller le Messager d'Allah (ﷺ), même si ce coup était très douloureux
- Sahih al-Bukhari, n°6853
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) ne se vengeait jamais pour lui-même dans les affaires qui lui étaient présentées, sauf si les limites fixées par Allah étaient dépassées ; dans ce cas, il se vengeait pour Allah
- Sahih al-Bukhari, n°6883
Rapporté par `Aisha : Les polythéistes ont été vaincus le jour de la bataille d’Uhud. Satan a crié parmi les gens ce jour-là : « Ô serviteurs d’Allah ! Faites attention à ce qu’il y a derrière vous ! » Alors la première ligne de l’armée a attaqué les lignes arrière (en pensant qu’il s’agissait de l’ennemi) jusqu’à ce qu’ils tuent Al-Yaman. Hudhaifa (fils d’Al-Yaman) a crié : « Mon père ! Mon père ! » Mais ils l’ont tué. Hudhaifa a dit : « Qu’Allah vous pardonne. » (Le narrateur ajoute : Certains des polythéistes vaincus se sont enfuis jusqu’à Taïf)
- Sahih al-Bukhari, n°6886
Rapporté par `Aisha : Nous avons donné un médicament au Prophète (ﷺ) pendant sa maladie, en le lui versant dans la bouche. Il a dit : « Ne me donnez pas de médicament dans la bouche. » (Nous avons pensé qu’il disait cela) parce que les malades n’aiment généralement pas les médicaments. Quand il est allé mieux, il a dit : « Chacun d’entre vous devra boire ce médicament, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°6890
Rapporté par `Aisha : « Le jour de la bataille de Uhud, les polythéistes ont été vaincus. Puis Satan a crié : “Ô serviteurs d’Allah ! Faites attention à ce qui se passe derrière vous !” Alors les premiers rangs ont attaqué les derniers rangs de l’armée. Hudhaifa a vu que c’était son père, Al-Yaman, qui était attaqué ! Il a crié à ses compagnons : “Ô serviteurs d’Allah, c’est mon père, c’est mon père !” Mais, par Allah, ils ne se sont pas arrêtés avant de le tuer (c’est-à-dire le père de Hudhaifa). Hudhaifa a dit : “Qu’Allah vous pardonne.” (`Urwa a dit que Hudhaifa a continué à demander pardon à Allah pour celui qui avait tué son père jusqu’à sa mort)
- Sahih al-Bukhari, n°6897
Rapporté par `Aisha : Nous avons fait prendre un médicament à la bouche du Messager d’Allah (ﷺ) pendant sa maladie, et il nous a fait signe pour dire : « Ne me faites pas prendre de médicament. » Nous avons pensé qu’il refusait simplement parce que les malades n’aiment pas les médicaments. Quand il s’est senti un peu mieux, il nous a dit : « Ne vous ai-je pas interdit de me faire prendre ce médicament ? » Nous avons répondu : « Nous avons cru que c’était parce que, comme tout malade, tu n’aimais pas ça. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Chacun de vous devra boire ce médicament, et je vous regarderai, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°6927
Rapporté par `Aisha : Un groupe de Juifs a demandé la permission de rendre visite au Prophète (ﷺ. Quand ils sont entrés, ils ont dit : « As-Samu 'Alaika » (Que la mort soit sur toi). J’ai répondu : « Mais que la mort et la malédiction d’Allah soient sur vous ! » Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ô `Aisha ! Allah est doux et clément, et Il aime que l’on soit doux et clément en toute chose. » J’ai dit : « N’as-tu pas entendu ce qu’ils ont dit ? » Il a répondu : « Je leur ai dit : ‘Wa 'Alaikum’ (et sur vous aussi). »
- Sahih al-Bukhari, n°6946
Rapporté par `Aisha : J'ai demandé au Prophète : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Doit-on demander l'accord des femmes pour leur mariage ? » Il a répondu : « Oui. » J'ai dit : « Une vierge, si on lui demande, est timide et reste silencieuse. » Il a dit : « Son silence signifie son consentement. »
- Sahih al-Bukhari, n°6965
Rapporté par `Urwa : Il a demandé à `Aisha à propos du verset : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent. » (4.3) `Aisha a expliqué : « Il s’agit d’une orpheline sous la garde de son tuteur, qui, attiré par sa richesse et sa beauté, veut l’épouser en lui donnant une dot inférieure à celle des autres femmes de son rang. Ces tuteurs ont donc été interdits de les épouser, à moins de leur donner leur dot complète et d’être justes envers elles. Ensuite, les gens ont demandé au Messager d’Allah un avis sur ces cas, et Allah a révélé : ‘Ils te consultent au sujet des femmes…’ (4.127) » (Le sous-narrateur a ensuite cité le hadith)
- Sahih al-Bukhari, n°6971
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il est indispensable d’avoir le consentement d’une vierge pour le mariage. » J’ai dit : « Une vierge est timide. » Le Prophète répondit : « Son silence signifie son accord. » Certaines personnes ont dit : « Si un homme tombe amoureux d’une orpheline esclave ou d’une vierge et qu’elle le refuse, puis qu’il ruse en amenant deux faux témoins pour affirmer qu’il l’a épousée, et qu’ensuite elle atteint la puberté et accepte de l’épouser, et que le juge accepte ce faux témoignage, et que le mari sait que les témoins étaient faux, il peut alors consommer le mariage. »
- Sahih al-Bukhari, n°6972
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) aimait les sucreries et le miel. Après la prière de l’Asr, il allait voir ses épouses et restait un moment avec elles. Un jour, il est resté plus longtemps que d’habitude chez Hafsa. Je me suis renseignée et on m’a dit : « Une femme de sa tribu lui a offert une outre de miel, et elle en a donné au Messager d’Allah (ﷺ) à boire. » J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour. » J’ai raconté l’histoire à Sauda (l’épouse du Prophète) et je lui ai dit : « Quand il viendra te voir, il s’approchera de toi et tu devras lui dire : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! As-tu mangé du Maghafir ?” Il répondra : “Non.” Alors tu diras : “D’où vient cette mauvaise odeur ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) détestait qu’on pense qu’il avait une mauvaise odeur. Il dira : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Tu diras alors : “Les abeilles ont dû butiner l’Al-‘Urfut (une fleur qui sent mauvais).” Moi aussi, je lui dirai la même chose. Et toi, ô Safiya, fais pareil. » Quand le Prophète (ﷺ) est entré chez Sauda, elle a dit : « Par Celui en dehors duquel nul n’a le droit d’être adoré, j’allais lui dire ce que tu m’as demandé alors qu’il était encore à la porte, par peur de toi. Mais quand le Messager d’Allah s’est approché, je lui ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! As-tu mangé du Maghafir ?” Il a répondu : “Non.” J’ai dit : “Mais d’où vient cette odeur ?” Il a dit : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” J’ai dit : “Les abeilles ont dû butiner l’Al-‘Urfut.” » Quand il est venu me voir, je lui ai dit la même chose, et quand il est allé chez Safiya, elle aussi lui a dit la même chose. Quand il est retourné chez Hafsa, elle lui a proposé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu boire encore de ce miel ? » Il a répondu : « Je n’en ai plus envie. » Sauda a dit : « Gloire à Allah ! Nous l’en avons privé. » Je lui ai dit : « Tais-toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6982
Rapporté par `Aisha : Le début de la Révélation divine à l’Envoyé d’Allah (ﷺ) s’est manifesté par de bons rêves véridiques pendant son sommeil. Chaque rêve qu’il faisait se réalisait aussi clairement que la lumière du jour. Il allait souvent se retirer dans la grotte de Hira pour adorer Allah seul, et il y restait plusieurs jours et nuits. Il emportait de la nourriture pour son séjour, puis revenait voir (sa femme) Khadija pour reprendre des provisions et repartir ainsi de suite, jusqu’au jour où la Vérité lui est descendue alors qu’il était dans la grotte de Hira. L’ange est venu à lui et lui a demandé de lire. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je ne sais pas lire. » (Le Prophète (ﷺ) a ajouté :) « L’ange m’a alors saisi et m’a serré si fort que je ne pouvais plus le supporter. Puis il m’a relâché et m’a de nouveau demandé de lire. J’ai répondu : “Je ne sais pas lire.” Il m’a saisi une seconde fois et m’a serré jusqu’à ce que je ne puisse plus le supporter, puis il m’a relâché et m’a encore demandé de lire. J’ai répondu encore : “Je ne sais pas lire (ou : que dois-je lire ?).” Il m’a alors saisi une troisième fois, m’a serré puis m’a relâché et a dit : “Lis : Au nom de ton Seigneur qui a créé. Il a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le plus Généreux… jusqu’à … ce qu’Il ne savait pas.” (96.1-5) Ensuite, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) est revenu avec la Révélation, les muscles de son cou tremblant de peur, jusqu’à ce qu’il entre chez Khadija et dise : « Couvrez-moi ! Couvrez-moi ! » Ils l’ont couvert jusqu’à ce que sa peur disparaisse, puis il a dit : « Ô Khadija, que m’arrive-t-il ? » Il lui a alors raconté tout ce qui s’était passé et a dit : « J’ai peur qu’il m’arrive quelque chose. » Khadija répondit : « Jamais ! Réjouis-toi, car par Allah, Allah ne t’humiliera jamais : tu entretiens de bonnes relations avec tes proches, tu dis la vérité, tu aides les pauvres et les nécessiteux, tu es généreux avec tes invités et tu soutiens ceux qui sont frappés par le malheur. » Khadija l’a ensuite accompagné chez (son cousin) Waraqa bin Naufal bin Asad bin `Abdul `Uzza bin Qusai. Waraqa était le fils de l’oncle paternel de Khadija, c’est-à-dire le frère de son père. Durant la période préislamique, il était devenu chrétien et écrivait en arabe, transcrivant les Évangiles en arabe autant qu’Allah le lui permettait. Il était âgé et avait perdu la vue. Khadija lui dit : « Ô mon cousin ! Écoute l’histoire de ton neveu. » Waraqa demanda : « Ô mon neveu ! Qu’as-tu vu ? » Le Prophète (ﷺ) lui raconta ce qu’il avait vu. Waraqa dit : « C’est le même Namus (c’est-à-dire Gabriel, l’Ange dépositaire des secrets) qu’Allah a envoyé à Moïse. J’aimerais être jeune et vivre jusqu’au moment où ton peuple te chassera. » L’Envoyé d’Allah (ﷺ) demanda : « Ils vont me chasser ? » Waraqa répondit par l’affirmative et dit : « Jamais un homme n’est venu avec un message semblable au tien sans être traité avec hostilité. Si je vis jusqu’au jour où tu seras chassé, je te soutiendrai fermement. » Mais quelques jours plus tard, Waraqa mourut et la Révélation s’interrompit un moment, et le Prophète (ﷺ) devint si triste que, comme nous l’avons entendu, il envisagea plusieurs fois de se jeter du haut de montagnes. Chaque fois qu’il montait pour se jeter, Gabriel apparaissait devant lui et disait : « Ô Muhammad ! Tu es vraiment l’Envoyé d’Allah (ﷺ) en vérité. » Alors son cœur se calmait, il retrouvait la paix et rentrait chez lui. Et chaque fois que la Révélation tardait à revenir, il faisait la même chose, mais à chaque fois qu’il atteignait le sommet, Gabriel apparaissait et lui disait la même chose. (Ibn `Abbas a dit à propos du verset : « C’est Lui qui fend l’aube » (6.96) que Al-Asbah signifie la lumière du soleil le jour et la lumière de la lune la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°7011
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Tu m’as été montrée deux fois en rêve. Voilà qu’un homme te portait dans un tissu de soie et m’a dit : “C’est ta femme, découvre-la.” Et c’était toi. Je me disais alors : “Si cela vient d’Allah, cela arrivera.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7012
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) m’a dit : « Tu m’as été montrée deux fois (en rêve) avant que je t’épouse. J’ai vu un ange te porter dans un tissu de soie, et j’ai dit : “Découvre-la”, et c’était toi. Je me suis dit : “Si cela vient d’Allah, alors cela arrivera.” Puis tu m’as été montrée de nouveau, l’ange te portant dans un tissu de soie, et j’ai dit : “Découvre-la”, et c’était toi. Je me suis dit : “Si cela vient d’Allah, alors cela arrivera.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7083
Rapporté par Al-Hasan : (Al-Ahnaf a dit :) Je suis sorti armé pendant les nuits de l’épreuve (c’est-à-dire la guerre entre `Ali et `Aisha), et Abu Bakra m’a rencontré et m’a demandé : « Où vas-tu ? » J’ai répondu : « J’ai l’intention d’aider le cousin du Messager d’Allah (ﷺ) (c’est-à-dire `Ali). » Abu Bakra a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Si deux musulmans tirent leurs épées l’un contre l’autre pour se battre, alors tous les deux seront parmi les gens du Feu.’ On a dit au Prophète : ‘C’est compréhensible pour le tueur, mais qu’en est-il de celui qui est tué ?’ Il a répondu : ‘Celui qui est tué avait aussi l’intention de tuer son adversaire.’ » (Voir hadith n°30, vol. 1) Rapporté par Al-Ahnaf : Abu Bakra a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit (comme ci-dessus)
- Sahih al-Bukhari, n°7100
Rapporté par Abu Maryam `Abdullah bin Ziyad Al-Aasadi : Quand Talha, Az-Zubair et `Aisha sont partis à Bassora, `Ali a envoyé `Ammar bin Yasir et Hasan bin `Ali, qui sont venus chez nous à Koufa et sont montés sur le minbar. Al-Hasan bin `Ali était en haut du minbar et `Ammar en dessous de lui. Nous nous sommes tous rassemblés devant eux. J’ai entendu `Ammar dire : « `Aisha est partie à Al-Basra. Par Allah ! C’est l’épouse de votre Prophète dans ce monde et dans l’au-delà. Mais Allah vous met à l’épreuve : allez-vous obéir à Allah ou à elle (`Aisha) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°7101
Rapporté par Abu Wail : `Ammar est monté sur le minbar à Koufa, a parlé de `Aisha et de son déplacement à Bassora, puis a dit : « C’est l’épouse de votre Prophète dans ce monde et dans l’au-delà, mais vous êtes mis à l’épreuve à ce sujet. »
- Sahih al-Bukhari, n°7129
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dans sa prière demander la protection d’Allah contre les épreuves d’Ad-Dajjal
- Sahih al-Bukhari, n°7161
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba bin Rabi`a est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne, mais aujourd’hui il n’y a pas de famille que je souhaite voir honorée plus que la tienne. » Hind a ajouté : « Abu Sufyan est avare. Est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir nos enfants ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de mal à ce que tu leur donnes à manger de façon juste et raisonnable. »
- Sahih al-Bukhari, n°7180
Rapporté par `Aisha : Hind (bint `Utba) a dit au Prophète (ﷺ) : « Abu Sufyan est un homme avare et j’ai besoin de prendre un peu de son argent. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends raisonnablement ce qui est suffisant pour toi et tes enfants. »
- Sahih al-Bukhari, n°7182
Rapporté par `Aisha : `Utba bin Abi Waqqas a dit à son frère Sa`d bin Abi Waqqas : « Le fils de la servante de Zam`a est de moi, alors prends-le sous ta garde. » Ainsi, l’année de la conquête de La Mecque, Sa`d l’a pris et a dit : « C’est le fils de mon frère, que mon frère m’a demandé de prendre sous ma garde. » `Abd bin Zam`a s’est alors levé devant lui et a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans le lit de mon père. » Ils ont donc présenté leur affaire devant l’Envoyé d’Allah (ﷺ). Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce garçon est le fils de mon frère et il me l’a confié. » `Abd bin Zam`a a dit : « Ce garçon est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans le lit de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le garçon est pour toi, ô `Abd bin Zam`a ! » Puis l’Envoyé d’Allah a ajouté : « L’enfant appartient au propriétaire du lit, et la pierre est pour l’adultère. » Il a ensuite dit à Sauda bint Zam`a : « Voile-toi devant lui », car il avait remarqué que l’enfant ressemblait à `Utba. Le garçon ne l’a plus jamais vue jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°7188
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La personne la plus détestée par Allah est celle qui se dispute le plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°7217
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : `Aisha a dit : « Oh ma tête ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si cela (c’est-à-dire ta mort) arrivait pendant que je suis encore en vie, je demanderais à Allah de te pardonner et j’invoquerais Allah pour toi. » `Aisha a dit : « Oh ma vie qui va s’en aller ! Par Allah, je pense que tu souhaites ma mort, et si cela arrivait, tu passerais le reste de la journée à profiter de la compagnie d’une de tes femmes. » Le Prophète a dit : « Mais moi aussi je pourrais dire : “Oh ma tête !” J’ai envie d’appeler Abu Bakr et son fils et de nommer le premier comme mon successeur, de peur que les gens ne disent ou ne souhaitent autre chose. Allah insistera (pour qu’Abu Bakr devienne calife) et les croyants empêcheront quiconque d’autre de réclamer le califat », ou bien : « ...Allah empêchera quiconque d’autre de réclamer le califat et les croyants insisteront pour qu’Abu Bakr devienne calife. »
- Sahih al-Bukhari, n°7229
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si j’avais su auparavant ce que je viens d’apprendre récemment, je n’aurais pas amené le Hadi avec moi et j’aurais quitté l’état d’Ihram en même temps que les gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°7230
Rapporté par Jabir ibn `Abdullah : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous avons pris l’Ihram pour le Hajj. Nous sommes arrivés à La Mecque le quatrième jour de Dhul-Hijja. Le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de faire le Tawaf autour de la Ka`ba et le Sa`i entre As-Safa et Al-Marwa, puis d’utiliser notre Ihram seulement pour la `Umra et de quitter l’état d’Ihram, sauf si nous avions le Hadi avec nous. Aucun de nous n’avait le Hadi, sauf le Prophète (ﷺ) et Talha. `Ali est arrivé du Yémen avec le Hadi. `Ali a dit : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que le Messager d’Allah (ﷺ). » Les gens ont dit : « Comment pouvons-nous aller à Mina alors que nous sommes dans cet état ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si j’avais su auparavant ce que je viens d’apprendre récemment, je n’aurais pas amené le Hadi, et s’il n’était pas avec moi, j’aurais quitté l’Ihram. » Suraqa ibn Malik a rencontré le Prophète (ﷺ) pendant qu’il lançait des cailloux à Jamrat-Al-`Aqaba et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce seulement permis pour nous ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, c’est pour toujours. » `Aisha était arrivée à La Mecque alors qu’elle avait ses règles, donc le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de faire toutes les étapes du Hajj sauf le Tawaf autour de la Ka`ba, et de ne pas prier tant qu’elle n’était pas purifiée. Quand ils se sont arrêtés à Al-Batha, `Aisha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu repars après avoir fait le Hajj et la `Umra, alors que moi je ne fais que le Hajj ? » Le Prophète (ﷺ) a donc demandé à `Abdur-Rahman ibn Abou Bakr As-Siddiq de l’accompagner à at-Tan`im, et elle a ainsi pu faire la `Umra en Dhul-Hijja après les jours du Hajj
- Sahih al-Bukhari, n°7231
Rapporté par `Aisha : Une nuit, le Prophète (ﷺ) n’arrivait pas à dormir et a dit : « Si seulement un homme pieux parmi mes compagnons me gardait cette nuit. » Soudain, nous avons entendu le bruit des armes. Le Prophète (ﷺ) a alors demandé : « Qui est-ce ? » On répondit : « C’est moi, Sa`d, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis venu te protéger. » Le Prophète (ﷺ) s’est alors endormi profondément, au point que nous l’avons entendu ronfler. Abou `Abdullah a dit : `Aisha a dit : Bilal a dit : « Si seulement je pouvais passer la nuit dans une vallée entourée d’Idhkhir et de Jalil (deux sortes d’herbes) autour de moi (c’est-à-dire à La Mecque). » J’ai ensuite raconté cela au Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°7243
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : J’ai demandé au Prophète (ﷺ) à propos du mur extérieur de la Ka`ba : « Est-ce qu’il fait partie de la Ka`ba ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai dit : « Alors pourquoi les gens ne l’ont-ils pas inclus dans la Ka`ba ? » Il a dit : « Parce que ton peuple a manqué d’argent. » J’ai demandé : « Pourquoi alors la porte est-elle aussi haute ? » Il a répondu : « Ton peuple l’a fait pour pouvoir laisser entrer qui ils voulaient et empêcher qui ils voulaient. Si ton peuple n’était pas encore proche de l’époque de l’ignorance, et si je ne craignais pas que leurs cœurs rejettent mon action, j’aurais inclus le mur dans la Ka`ba et j’aurais mis la porte au niveau du sol. »
- Sahih al-Bukhari, n°7287
Rapporté par Asma' bint Abu Bakr : Je suis allée voir `Aisha pendant une éclipse solaire. Les gens étaient debout en train de prier, et elle aussi priait debout. Je lui ai demandé : « Que se passe-t-il avec les gens ? » Elle a montré le ciel de la main et a dit : « Subhan Allah ! » Je lui ai demandé : « Est-ce un signe ? » Elle a fait oui de la tête. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) a terminé la prière, il a glorifié et loué Allah puis a dit : « Il n’y a rien que je n’aie jamais vu auparavant que je n’aie vu ici, même le Paradis et l’Enfer. Il m’a été révélé que vous serez mis à l’épreuve dans vos tombes, presque comme l’épreuve d’Ad-Dajjal. Quant au vrai croyant ou au musulman (le sous-narrateur n’est pas sûr du mot utilisé par Asma’), il dira : ‘Muhammad est venu avec des signes clairs de la part d’Allah, et nous lui avons répondu (nous avons accepté ses enseignements) et cru en ce qu’il a dit.’ On lui dira : ‘Dors en paix ; nous savons que tu étais un vrai croyant avec une foi certaine.’ Quant à l’hypocrite ou à la personne dans le doute (le sous-narrateur n’est pas sûr du mot utilisé par Asma’), il dira : ‘Je ne sais pas, j’ai juste entendu les gens dire quelque chose et j’ai dit la même chose.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7301
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a fait quelque chose qui était permis religieusement, mais certaines personnes s’en sont abstenues. Quand le Prophète (ﷺ) l’a appris, il a glorifié et loué Allah, puis a dit : « Pourquoi certaines personnes évitent-elles de faire ce que je fais ? Par Allah, je connais Allah mieux qu’eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7303
Rapporté par ‘Aisha (la mère des croyants) : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, a dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Si Abou Bakr se tient à ta place pour la prière, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » Il a répété : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors dit à Hafsa : « Peux-tu dire au Prophète : ‘Si Abou Bakr se tient à ta place, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière’ ? » Hafsa l’a fait, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Vous êtes comme les compagnes de Joseph (voir Coran, 12:30-32). Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Hafsa m’a alors dit : « Je n’ai jamais rien reçu de bon de ta part. »
- Sahih al-Bukhari, n°7324
Rapporté par Muhammad : Nous étions avec Abu Huraira alors qu’il portait deux vêtements en lin teints à l’argile rouge. Il s’est mouché avec son vêtement en disant : « Bravo ! Bravo ! Abu Huraira se mouche avec du lin ! Il fut un temps où je m’évanouissais entre la chaire du Messager d’Allah (ﷺ) et la maison de `Aisha, et un passant venait poser son pied sur mon cou, pensant que j’étais fou, alors qu’en réalité, je n’avais aucune folie, je souffrais seulement de la faim. »
- Sahih al-Bukhari, n°7327
Rapporté par le père de Hisham : `Aisha a dit à `Abdullah bin Az-Zubair : « Enterre-moi avec mes compagnes (c’est-à-dire les épouses du Prophète) et ne m’enterre pas avec le Prophète (ﷺ) dans la maison, car je ne veux pas qu’on pense que j’ai un statut particulier (juste parce que je serais enterrée là-bas). » Rapporté par le père de Hisham : `Umar a envoyé un message à `Aisha en disant : « Permettras-tu que je sois enterré avec mes deux compagnons (le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr) ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Pourtant, d’habitude, si un homme parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) lui envoyait un message pour lui demander la permission d’être enterré là, elle disait : « Non, par Allah, je ne donnerai jamais la permission à qui que ce soit d’être enterré avec eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7328
Rapporté par le père de Hisham : `Aisha a dit à `Abdullah bin Az-Zubair : « Enterre-moi avec mes compagnes (c’est-à-dire les épouses du Prophète) et ne m’enterre pas avec le Prophète (ﷺ) dans la maison, car je ne veux pas qu’on pense que j’ai un statut particulier (juste parce que je serais enterrée là-bas). » Rapporté par le père de Hisham : `Umar a envoyé un message à `Aisha en disant : « Permettras-tu que je sois enterré avec mes deux compagnons (le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr) ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Pourtant, d’habitude, si un homme parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) lui envoyait un message pour lui demander la permission d’être enterré là, elle disait : « Non, par Allah, je ne donnerai jamais la permission à qui que ce soit d’être enterré avec eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7339
Rapporté par `Aisha : On plaçait pour moi et le Messager d'Allah (ﷺ) un grand récipient en cuivre, et nous prenions de l'eau ensemble pour nous laver
- Sahih al-Bukhari, n°7357
Rapporté par `Aisha : Une femme a interrogé le Prophète (ﷺ) au sujet des règles : comment faire le bain rituel après les règles. Il a dit : « Prends un tissu parfumé et nettoie-toi avec. » Elle a demandé : « Comment dois-je me nettoyer avec, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Nettoie-toi. » Elle a répété : « Comment dois-je me nettoyer, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nettoie-toi avec. » Alors, j’ai compris ce que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait dire. Je l’ai donc prise à part et je lui ai expliqué
- Sahih al-Bukhari, n°7369
Rapporté par `Aisha : Après que les calomniateurs aient propagé un faux témoignage contre elle, le Messager d'Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid quand la Révélation divine a tardé à venir. Il voulait leur demander conseil au sujet d’un éventuel divorce. Usama a témoigné en sa faveur, selon ce qu’il savait de mon innocence, mais `Ali a dit : « Allah ne t’a rien imposé et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Tu peux aussi interroger la servante, elle te dira la vérité. » Alors le Prophète (ﷺ) a demandé à Barira (ma servante) : « As-tu vu quelque chose qui pourrait te faire douter ? » Elle a répondu : « Je n’ai rien vu d’autre que le fait qu’elle est une jeune fille qui s’endort parfois, laissant la pâte de la famille sans surveillance, et les chèvres de la maison viennent la manger. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté sur le minbar et a dit : « Ô musulmans ! Qui m’aidera contre l’homme qui m’a blessé en calomniant ma femme ? Par Allah, je ne connais rien de mauvais à propos de ma famille. » Le narrateur ajoute : Ensuite, le Prophète (ﷺ) a proclamé l’innocence de `Aisha
- Sahih al-Bukhari, n°7370
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé aux gens, et après avoir loué et glorifié Allah, il a dit : « Que me conseillez-vous au sujet de ceux qui insultent ma femme ? Je n’ai jamais rien su de mal à son sujet. » Le sous-narrateur, `Urwa, a dit : Quand on a informé `Aisha de la calomnie, elle a dit : « Ô Messager d’Allah ! Permets-tu que j’aille chez mes parents ? » Il le lui a permis et a envoyé une servante avec elle. Un homme des Ansar a dit : « Subhanaka ! Il n’est pas juste pour nous de parler de cela. Subhanaka ! C’est un grand mensonge. »
- Sahih al-Bukhari, n°7375
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a envoyé une unité militaire sous le commandement d’un homme qui dirigeait la prière pour ses compagnons et terminait toujours sa récitation par la sourate 112 : « Dis : Il est Allah, l’Unique. » (112.1) À leur retour, ils ont raconté cela au Prophète. Il leur a dit : « Demandez-lui pourquoi il fait cela. » Ils l’ont interrogé et il a répondu : « Je le fais parce que cette sourate parle des qualités du Tout Miséricordieux et j’aime la réciter dans ma prière. » Le Prophète leur a dit : « Dites-lui qu’Allah l’aime. »
- Sahih al-Bukhari, n°7380
Rapporté par Masruq : `Aisha a dit : « Si quelqu’un te dit que Muhammad a vu son Seigneur, il ment, car Allah dit : ‘Aucune vision ne peut L’atteindre.’ (6.103) Et si quelqu’un te dit que Muhammad a vu l’invisible, il ment, car Allah dit : ‘Nul ne connaît l’invisible sauf Allah.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7398
Rapporté par `Aisha : Des gens dirent au Prophète (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Voici des personnes qui viennent d’embrasser l’islam et ils nous apportent de la viande, mais nous ne savons pas s’ils ont mentionné le nom d’Allah en abattant les animaux ou non. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Vous devez mentionner le nom d’Allah et manger. »
- Sahih al-Bukhari, n°7484
Rapporté par `Aisha : Je n’ai jamais été aussi jalouse d’une femme que je l’ai été de Khadija, car Allah a ordonné au Prophète (ﷺ) d’annoncer à Khadija la bonne nouvelle d’un palais au Paradis pour elle
- Sahih al-Bukhari, n°7500
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Sa`id bin Al-Musaiyab, 'Alqama bin Waqqas et 'Ubaidullah bin `Abdullah ont rapporté à propos de l’accusation mensongère contre `Aisha, l’épouse du Prophète, lorsque les calomniateurs ont dit ce qu’ils ont dit et qu’Allah a révélé son innocence. `Aisha a dit : « Mais par Allah, je ne pensais pas qu’Allah, pour confirmer mon innocence, révélerait une inspiration divine qui serait récitée, car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation destinée à être récitée. Mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve dans lequel Allah lui révélerait mon innocence. Mais Allah a révélé : ‘Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous…’ (Les dix versets de la sourate An-Nur). »
- Sahih al-Bukhari, n°7524
Rapporté par Musa bin Abi `Aisha : Sa`id bin Jubair a rapporté d’Ibn `Abbas (concernant l’explication du verset : « Ne bouge pas ta langue pour hâter sa récitation »). Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) avait beaucoup de mal à recevoir la Révélation Divine et bougeait ses lèvres. » Ibn `Abbas a dit (à Sa`id) : « Je bouge mes lèvres comme le Messager d’Allah (ﷺ) le faisait. » Et Sa`id m’a dit : « Je bouge mes lèvres comme j’ai vu Ibn `Abbas les bouger », puis il a bougé ses lèvres. Alors Allah a révélé : « (Ô Muhammad !) Ne bouge pas ta langue pour hâter sa récitation. C’est à Nous de le rassembler et de te donner la capacité de le réciter (c’est-à-dire de le rassembler dans ta poitrine et ensuite tu le récites). » (75:16-17) « Mais lorsque Nous l’avons récité pour toi (Ô Muhammad, par l’intermédiaire de Gabriel), alors suis sa récitation. » (75:18) Cela signifie : « Tu dois l’écouter et te taire, puis c’est à Nous de te le faire réciter. » Le narrateur a ajouté : « Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) écoutait chaque fois que Gabriel venait à lui, et quand Gabriel partait, le Prophète (ﷺ) récitait le Coran comme Gabriel le lui avait récité. »
- Sahih al-Bukhari, n°7526
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le verset : « (Ô Muhammad !) N’élève pas ta voix dans ta prière, et ne la baisse pas trop non plus. » (17:110) a été révélé en rapport avec les invocations
- Sahih al-Bukhari, n°7531
Rapporté par `Aisha : Si quelqu’un te dit que le Prophète (ﷺ) a caché une partie de la Révélation divine, ne le crois pas, car Allah a dit : « Ô Messager Muhammad ! Transmets le message qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur ; et si tu ne le fais pas, alors tu n’auras pas transmis Son message. »
- Sahih al-Bukhari, n°7545
Rapporté par `Aisha : (Quand les calomniateurs ont dit ce qu’ils ont dit à mon sujet) : Je suis allée me coucher en sachant à ce moment-là que j’étais innocente et qu’Allah allait révéler mon innocence, mais par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée, car je me considérais trop insignifiante pour être mentionnée par Allah dans une Révélation destinée à être récitée. Alors Allah a révélé les dix versets (de la sourate An-Nur) : « Ceux qui ont lancé la fausse accusation… »
- Sahih al-Bukhari, n°7549
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran en posant sa tête sur mes genoux alors que j’avais mes règles
- Sahih al-Bukhari, n°7557
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le peintre de ces images sera puni le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : Faites vivre ce que vous avez créé. »
- Sahih al-Bukhari, n°7561
Rapporté par `Aisha : Des gens ont interrogé le Prophète (ﷺ) au sujet des devins. Il a répondu : « Ils ne sont rien. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Certaines de leurs paroles se réalisent. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ce mot qui s’avère vrai est ce qu’un djinn a volé au Ciel et qu’il souffle à l’oreille de son ami (le devin) avec un bruit semblable au caquètement d’une poule. Les devins y ajoutent ensuite cent mensonges. »
- Sunan Ibn Majah, n°552
Rapporté par Shuraih bin Hani' : J’ai demandé à ‘Aïsha au sujet de l’essuyage sur les chaussons en cuir et elle a répondu : "Va voir ‘Ali et demande-lui, car il en sait plus que moi à ce sujet." Je suis donc allé voir ‘Ali et je lui ai posé la question. Il a dit : "Le Messager d’Allah nous disait que la personne qui reste chez elle peut essuyer pendant un jour et une nuit, et le voyageur pendant trois jours
- Sunan Ibn Majah, n°565
Rapporté par ‘Ammar bin Yasir : ‘Aïsha a perdu un collier et elle est restée en arrière pour le chercher. Abu Bakr est allé voir ‘Aïsha et s’est fâché contre elle car elle faisait attendre les gens. Ensuite, Allah a révélé la permission du tayammum (ablution sèche), alors nous avons essuyé nos bras jusqu’aux épaules. Abu Bakr est allé voir ‘Aïsha et lui a dit : "Je ne savais pas que tu étais bénie
- Sunan Ibn Majah, n°568
Rapporté par ‘Aïsha : Elle a emprunté un collier à Asma’ et l’a perdu. Le Prophète a envoyé des gens pour le chercher, et l’heure de la prière est arrivée, alors ils ont prié sans ablution. Quand ils sont revenus, ils se sont plaints au Prophète, puis le verset sur le tayammum a été révélé. Usaid bin Hudair a dit : "Qu’Allah te récompense, car par Allah, rien ne t’arrive sans qu’Allah n’accorde une issue et une bénédiction aux musulmans grâce à toi
- Sunan Ibn Majah, n°574
Rapporté par Jumai’ bin ‘Umair At-Taimi : Je suis sorti avec ma tante paternelle et ma tante maternelle, et nous sommes entrés chez ‘Aïsha. Nous lui avons demandé : "Que faisait le Messager d’Allah quand il prenait le grand bain après un rapport sexuel ?" Elle a répondu : "Il versait de l’eau sur ses mains trois fois, puis il les mettait dans le récipient et se lavait le visage trois fois, puis il versait de l’eau sur son corps, puis il se levait pour prier. Quant à nous, nous lavions nos têtes cinq fois à cause de nos cheveux tressés
- Sunan Ibn Majah, n°1354
Rapporté par Ghudaif bin Harith : Je suis allé voir ‘Aïsha et j’ai demandé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) récitait-il le Coran à voix haute ou à voix basse ?” Elle a répondu : “Parfois il récitait à voix haute et parfois à voix basse.” J’ai dit : “Allahu Akbar ! Louange à Allah qui a fait de cette question une affaire de large portée.”
- Sunan Ibn Majah, n°1356
Rapporté par ‘Asim bin Humaid : J’ai demandé à ‘Aïsha : “Avec quoi le Prophète (ﷺ) commençait-il la prière surérogatoire ?” Elle a répondu : “Tu me poses une question que personne ne m’a jamais posée. Il disait Allahu Akbar dix fois, Al-Hamdu Lillah dix fois et Subhan Allah dix fois, puis il disait : Allahumma aghfirli wahdini, warzuqni, wa ‘afini (Ô Allah, pardonne-moi, guide-moi, accorde-moi la subsistance et la santé),” et il demandait à être protégé de la difficulté du Jour de la Résurrection.”
- Sunan Ibn Majah, n°1357
Rapporté par Abu Salamah bin `Abdur-Rahman : J’ai demandé à ‘Aïsha : “Avec quoi le Prophète (ﷺ) commençait-il ses prières surérogatoires ?” Elle a répondu : “Il disait : Allahumma Rabba Jibra’il wa Mika’il wa Israfil, Fatiras-samawati wal-ard, `alimal-ghaybi wash-shahadah, Anta tahkumu baina `ibadika fima kanu fihi yakhtalifun, ihdini lima-khtulifa fihi minal-haqqi bi idhnika, innaka latahdi ila siratin mustaqim (Ô Allah, Seigneur de Jibra’il, Mika’il et Israfil, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l’invisible et du visible, Tu juges entre Tes serviteurs sur ce en quoi ils divergent. Guide-moi, avec Ta permission, vers la vérité sur laquelle ils divergent, car c’est Toi qui guides vers le droit chemin).” (Un des rapporteurs, `Abdur-Rahman bin `Umar, a dit : “Notez bien le mot Jibra’il avec un Hamzah – c’est ainsi que cela a été rapporté du Prophète (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°1358
Rapporté par ‘Aïsha, et ceci est le hadith d’Abu Bakr : Après avoir terminé la prière d’‘Isha’ jusqu’à l’aube, le Prophète (ﷺ) priait onze unités de prière, en saluant après chaque deux unités et en terminant par une unité pour le Witr. Il restait en prosternation aussi longtemps qu’il faut à l’un d’entre vous pour réciter cinquante versets avant de relever la tête. Quand le muezzin se taisait après le premier appel à la prière du Subh, il se levait et priait deux unités courtes
- Sunan Ibn Majah, n°1359
Rapporté par ‘Aïsha : Le Prophète (ﷺ) priait treize unités de prière pendant la nuit
- Sunan Ibn Majah, n°1360
Rapporté par ‘Aïsha : Le Prophète (ﷺ) priait neuf unités de prière pendant la nuit
- Sunan Ibn Majah, n°1365
Rapporté par ‘Aïsha : Le Messager d’Allah (ﷺ) dormait pendant la première partie de la nuit et restait éveillé pendant la dernière partie
- Sunan Ibn Majah, n°1370
Rapporté par ‘Aïsha : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si l’un d’entre vous est pris de somnolence, qu’il dorme jusqu’à ce qu’il soit reposé, car il ne sait pas, s’il prie en étant fatigué, il pourrait vouloir demander pardon mais finir par se maudire lui-même.”
- Sunan Ibn Majah, n°1373
Rapporté par ‘Aïsha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui prie vingt unités entre le Maghrib et l’‘Isha’, Allah lui construira une maison au Paradis.”
- Sunan Ibn Majah, n°2421
Rapporté par Ibn 'Umar et 'Aïsha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui réclame ses droits doit le faire de la meilleure manière possible, autant qu’il le peut.”
- Sunan Ibn Majah, n°2436
Rapporté par 'Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a acheté de la nourriture à un Juif en différant le paiement, et il a mis son armure en gage
- Sunan Ibn Majah, n°2471
Rapporté par 'Aisha : Le Prophète (ﷺ) a entendu des bruits et a demandé : “Qu’est-ce que ce bruit ?” Ils ont répondu : “Ce sont des palmiers qu’on pollinise.” Il a dit : “S’ils ne le faisaient pas, ce serait mieux.” Cette année-là, ils n’ont donc pas pollinisé, et les dattes n’ont pas mûri correctement. Ils en ont parlé au Prophète (ﷺ) et il a dit : “Si cela concerne votre religion, alors référez-vous à moi.”
- Sunan Ibn Majah, n°2532
Rapporté par `Aïsha : Elle avait un esclave et une esclave qui étaient mariés. Elle a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), je veux les affranchir tous les deux.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si tu les affranchis, commence par l’homme avant la femme.”
- Sunan Ibn Majah, n°2547
Rapporté par `Aïsha : Les Quraysh se sont inquiétés du cas d’une femme Makhzumi qui avait volé, et ils ont dit : “Qui parlera au Messager d’Allah (ﷺ) à son sujet ?” Ils ont dit : “Qui oserait, à part Usama bin Zaid, le bien-aimé du Messager d’Allah (ﷺ) ?” Usama lui a donc parlé, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Intercèdes-tu au sujet d’une peine légale d’Allah (SWT) ?” Puis il s’est levé et a dit : “Ô gens ! Ceux qui vous ont précédés ont été détruits parce que, quand un noble volait, ils le laissaient, mais quand un faible volait, ils appliquaient la peine sur lui. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main.” (Sahih) (Un des rapporteurs) Muhammad bin Rumh a dit : “J’ai entendu Laith bin Sa’d dire : ‘Allah (SWT) a protégé Fatima du vol, et chaque musulman doit le dire.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2548
Rapporté par `Aïsha bint Mas'ud bin Aswad, de son père : “Quand la femme a volé la Qatifah dans la maison du Messager d’Allah (ﷺ), nous avons trouvé cela grave. C’était une femme de Quraysh. Nous sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et lui avons dit : ‘Nous la rachèterons pour quarante Uqiyyah.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘La purification est meilleure pour elle.’ Quand nous avons entendu le Messager d’Allah (ﷺ) parler aussi gentiment, nous sommes allés voir Usama et lui avons dit : ‘Parle au Messager d’Allah (ﷺ).’ Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vu cela, il s’est levé pour parler et a dit : ‘Combien intercédez-vous auprès de moi au sujet d’une peine légale d’Allah (SWT) qui concerne une servante d’Allah (SWT) ! Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), faisait ce qu’elle a fait, Muhammad lui couperait la main.’”
- Sunan Ibn Majah, n°3280
Rapporté par Abu Musa Al-Ash’ari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules Maryam bint ‘Imran (Marie) et Asiyah, l’épouse de Fir’awn, l’ont atteinte. Et la supériorité de ‘Aïsha sur les autres femmes est comme celle du Tharid sur tous les autres plats. »
- Sunan Ibn Majah, n°3281
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abdur-Rahman, qui a entendu Anas bin Malik dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La supériorité de ‘Aïsha sur les autres femmes est comme celle du Tharid sur tous les autres plats. »
- Sunan Ibn Majah, n°3294
Rapporté par ‘Aïsha : Le Messager d’Allah (ﷺ) interdisait de se lever avant que la nourriture ne soit débarrassée
- Sunan Ibn Majah, n°3612
Rapporté par ‘Aïsha : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné d’utiliser les peaux des animaux morts, si elles étaient tannées
- Sunan Ibn Majah, n°3665
Rapporté par Aisha : Des Bédouins sont venus voir le Prophète (ﷺ) et ont dit : « Embrasses-tu tes enfants ? » Il a répondu : « Oui. » Ils ont dit : « Par Allah, nous n’embrassons jamais nos enfants. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que puis-je faire si Allah a retiré la miséricorde de vos cœurs ? »
- Sunan Ibn Majah, n°3668
Rapporté par Sa’sa’ah, l’oncle paternel d’Ahnaf : Une femme est venue voir Aisha avec ses deux filles, et elle leur a donné trois dattes. Elle a donné une datte à chacune de ses filles, puis a partagé la dernière entre elles. Aisha a dit : « Ensuite, le Prophète (ﷺ) est venu et je lui ai raconté cela. » Il a dit : « Pourquoi t’étonnes-tu ? Elle entrera au Paradis grâce à cela. »
- Sunan Ibn Majah, n°3673
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Jibra’il n’a cessé de recommander de bien traiter les voisins, au point que j’ai cru qu’il allait leur donner droit à l’héritage. »
- Sunan Ibn Majah, n°3739
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Elle a dit au Prophète (ﷺ) : "Toutes tes femmes ont une Kunya sauf moi." Il a dit : "Tu es Umm Abdullah
- Sunan Ibn Majah, n°3749
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) a interdit aux hommes et aux femmes d’entrer dans les bains publics, puis il a permis aux hommes d’y entrer en portant un pagne, mais il n’a pas accordé la même permission aux femmes
- Sunan Ibn Majah, n°3750
Rapporté par Abu Malih Al-Hudhail : Des femmes du peuple de Hims ont demandé la permission d’entrer auprès de Aisha. Elle a dit : "Peut-être faites-vous partie de celles qui vont dans les bains publics ? J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Toute femme qui enlève ses vêtements ailleurs que dans la maison de son mari a brisé la barrière entre elle et Allah
- Sunan Ibn Majah, n°3779
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui maîtrise bien le Coran sera avec les nobles et vertueux scribes (les anges), et celui qui le lit en butant dessus et en ayant des difficultés aura deux récompenses. »
- Sunan Ibn Majah, n°3803
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) voyait quelque chose qui lui plaisait, il disait : « Al-hamdu lillahil-ladhi bi ni’matihi tatimmus-salihat (Louange à Allah par Sa grâce grâce à laquelle les bonnes œuvres sont accomplies). » Et s’il voyait quelque chose qu’il n’aimait pas, il disait : « Al-hamdu lillahi ‘ala kulli hal (Louange à Allah en toute circonstance). »
- Sunan Ibn Majah, n°4004
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Ordonnez le bien et interdisez le mal, avant que vous ne fassiez des invocations qui ne seront pas exaucées. »
- Sahih Muslim, n°439
Rapporté par Masruq : J’étais allongé chez ‘Aïsha رضي الله عنها quand elle a dit : Ô Abu ‘Aïsha (le surnom de Masruq), il y a trois choses ; celui qui affirme l’une d’elles invente le plus grand mensonge contre Allah. Je lui ai demandé lesquelles. Elle a dit : Celui qui pense que Muhammad ﷺ a vu son Seigneur (avec ses yeux) a inventé le plus grand mensonge contre Allah. J’étais allongé puis je me suis assis et j’ai dit : Mère des croyants, attends un peu et ne te précipite pas. Allah (le Tout-Puissant et le Majestueux) n’a-t-Il pas dit : « Il l’a certes vu à l’horizon clair » (Coran, 81:23) et « Il l’a certes vu lors d’une autre descente » (Coran, 53:13) ? Elle a répondu : Je suis la première de cette communauté à avoir interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et il a dit : « C’est en vérité Gabriel. Je ne l’ai jamais vu dans sa forme originelle dans laquelle il a été créé, sauf lors de ces deux occasions (auxquelles ces versets font référence) ; je l’ai vu descendre du ciel et remplir l’espace entre le ciel et la terre par la grandeur de sa taille. » Elle a dit : N’as-tu pas entendu Allah dire : « Les regards ne peuvent L’atteindre, mais Lui atteint tous les regards. Il est Subtil et Parfaitement Connaisseur » (Coran, 6:103) ? (Elle, c’est-à-dire ‘Aïsha, a ajouté) : N’as-tu pas entendu qu’Allah dit : « Il n’appartient à aucun être humain qu’Allah lui parle autrement que par révélation, ou de derrière un voile, ou en envoyant un messager qui révèle, avec Sa permission, ce qu’Il veut. Il est, en vérité, le Très-Haut, le Sage » (Coran, 42:51) ? Elle a dit : Celui qui pense que le Messager d’Allah ﷺ a caché quoi que ce soit du Livre d’Allah invente le plus grand mensonge contre Allah. Allah dit : « Ô Messager, transmets ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, alors tu n’auras pas transmis Son message. Et Allah te protégera des gens. Allah ne guide pas les gens mécréants » (Coran, 5:67). Elle a dit : Celui qui pense qu’il pouvait annoncer ce qui allait arriver demain invente le plus grand mensonge contre Allah. Et Allah dit : « Dis : “Nul dans les cieux et sur la terre ne connaît l’inconnaissable, sauf Allah, et ils ne savent pas quand ils seront ressuscités.” » (Coran, 27:)
- Sahih Muslim, n°440
Rapporté par Dawud sur les mêmes autorités, comme le hadith rapporté plus haut par Ibn ‘Uliyya, et il a ajouté : Elle (‘Aïsha) a dit : Si Muhammad avait caché quoi que ce soit de ce qui lui a été révélé, il aurait certainement caché ce verset : « Et quand tu as dit à celui qu’Allah avait comblé de bienfaits, et toi aussi tu l’avais comblé de bienfaits : “Garde ta femme pour toi et crains Allah”, et tu cachais en toi ce qu’Allah allait rendre public, et tu craignais les gens, alors qu’Allah a plus de droit que tu Le craignes. »
- Sahih Muslim, n°441
Rapporté par Masruq : J’ai demandé à ‘Aïsha رضي الله عنها si Muhammad ﷺ avait vu son Seigneur. Elle a répondu : Gloire à Allah, mes cheveux se sont dressés quand tu as dit cela, puis il (Masruq) a rapporté le hadith comme mentionné plus haut. Le hadith rapporté par Dawud est plus complet et plus long
- Sahih Muslim, n°442
Rapporté par Masruq : J’ai dit à ‘Aïsha رضي الله عنها : Que dis-tu des paroles d’Allah : « Puis il s’approcha et descendit, et il était à une distance de deux arcs ou plus près encore : Il révéla à Son serviteur ce qu’Il révéla » (Coran, 53:8-10) ? Elle a dit : Cela concerne Gabriel. Il venait à lui (le Prophète ﷺ) sous forme humaine, mais cette fois il est venu dans sa vraie forme et a rempli tout l’horizon du ciel
- Sahih Muslim, n°503
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque ce verset fut révélé : « Et avertis tes proches », le Messager d’Allah ﷺ se leva sur le mont Safa et dit : « Ô Fatima, fille de Muhammad. Ô Safiya, fille de Abd al-Muttalib. Ô fils de Abd al-Muttalib. Je n’ai rien qui puisse vous être utile auprès d’Allah ; vous pouvez me demander ce que vous voulez de mes biens de ce monde. »
- Sahih Muslim, n°566
Rapporté par Salim, l’affranchi de Shaddad : Je suis allé voir ‘Aïsha, l’épouse du Prophète ﷺ, le jour où Sa’d b. Abi Waqqas est décédé. ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr est aussi venu et a fait ses ablutions devant elle. Elle (‘Aïsha رضي الله عنها) a dit : « ‘Abd al-Rahman, complète bien tes ablutions, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Malheur aux talons à cause du feu de l’enfer.” »
- Sahih Muslim, n°567
Rapporté par ‘Abdullah, l’affranchi de Shaddad : Il est venu voir ‘Aïsha et a rapporté d’elle un hadith semblable, qu’elle avait entendu du Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°568
Rapporté par Salim, l’affranchi de Mahri : Moi et ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr sommes sortis pour assister aux funérailles de Sa’d b. Abi Waqqas et nous sommes passés devant la maison de ‘Aïsha. Il a ensuite rapporté d’elle un hadith semblable, qu’elle avait entendu du Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°569
Rapporté par Salim, l’affranchi de Shaddad b. al-Had : J’étais en présence de ‘Aïsha, puis il a rapporté d’elle un hadith semblable, qu’elle avait entendu du Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°590
Rapporté par Miqdam b. Shuraih, d’après son père : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ en premier en entrant chez lui. Elle répondit : « Il utilisait le siwak (le bâtonnet pour se nettoyer les dents) en premier. »
- Sahih Muslim, n°591
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ entrait chez lui, il utilisait le siwak en premier
- Sahih Muslim, n°604
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Dix actes relèvent de la fitra : tailler la moustache, laisser pousser la barbe, utiliser le siwak, aspirer de l’eau dans le nez, couper les ongles, laver les articulations des doigts, épiler les aisselles, raser les poils pubiens et se nettoyer les parties intimes avec de l’eau. » Le narrateur dit : « J’ai oublié le dixième, mais c’était peut-être se rincer la bouche. »
- Sahih Muslim, n°616
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ aimait commencer par le côté droit pour faire ses ablutions, se coiffer et mettre ses chaussures
- Sahih Muslim, n°617
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ aimait commencer par le côté droit dans tous ses actes, c’est-à-dire pour mettre ses chaussures, se coiffer et faire ses ablutions
- Sahih Muslim, n°639
Rapporté par Shuraih ibn Hani : Je suis allé voir Aïsha رضي الله عنها pour l’interroger sur l’essuyage sur les chaussettes. Elle a dit : « Tu ferais mieux de demander à ‘Ali ibn Abu Talib, car il voyageait avec le Messager d’Allah ﷺ. » Nous l’avons interrogé et il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a fixé une durée maximale de trois jours et trois nuits pour le voyageur, et d’un jour et une nuit pour le résident. »
- Sahih Muslim, n°641
Rapporté par Shuraih ibn Hani : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها à propos de l’essuyage sur les chaussures. Elle a dit : « Va plutôt demander à ‘Ali, il en sait plus que moi sur ce sujet. » Je suis donc allé voir ‘Ali, et il a rapporté la même chose du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°747
Rapporté par ‘Ubaid b. Umair رضي الله عنه : On a rapporté à ‘Aïsha رضي الله عنها qu’Abdullah b. ‘Amr ordonnait aux femmes de défaire leurs tresses pour le bain. Elle a dit : « C’est étrange qu’Ibn ‘Amr ordonne cela aux femmes ; pourquoi ne leur demande-t-il pas aussi de se raser la tête ? Moi et le Messager d’Allah ﷺ avons pris un bain dans le même récipient. Je n’ai rien fait d’autre que de verser trois poignées d’eau sur ma tête. »
- Sahih Muslim, n°748
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Une femme a demandé au Messager d’Allah ﷺ comment se laver après les menstrues. Elle a raconté qu’il lui a expliqué comment prendre le bain, puis lui a dit de prendre un morceau de coton parfumé au musc et de se purifier avec. Elle a demandé : « Comment dois-je me purifier avec cela ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Louange à Allah, purifie-toi avec. » et il a couvert son visage. Sufyan b. ‘Uyaina a montré ce geste en se couvrant le visage, comme l’avait fait le Prophète. Aïsha a dit : « Je l’ai tirée vers moi car j’avais compris ce que voulait dire le Messager d’Allah ﷺ, et j’ai dit : “Applique ce coton parfumé là où il y a des traces de sang.” » Ibn ‘Umar rapporte dans son hadith les paroles d’Aïsha ainsi : « Applique-le sur les traces de sang. »
- Sahih Muslim, n°749
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Une femme a demandé au Messager d’Allah ﷺ comment se laver après les menstrues. Le Prophète ﷺ a dit : « Prends un coton parfumé au musc et purifie-toi avec. » Le reste du hadith est rapporté comme celui de Sufyan
- Sahih Muslim, n°750
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Asma (fille de Shakal) a demandé au Messager d’Allah ﷺ comment se laver après les menstrues. Il a dit : « Chacune d’entre vous doit utiliser de l’eau mélangée à des feuilles de jujubier et bien se laver, puis verser de l’eau sur sa tête et frotter vigoureusement pour que l’eau atteigne les racines des cheveux. Ensuite, elle doit verser de l’eau sur tout son corps. Après cela, elle doit prendre un morceau de coton imprégné de musc et se purifier avec. » Asma a demandé : « Comment doit-elle se purifier avec cela ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Louange à Allah, elle doit se purifier. » Aïsha a dit à voix basse qu’il fallait l’appliquer sur les traces de sang. Asma a ensuite demandé comment se laver après un rapport intime. Le Prophète ﷺ a dit : « Elle doit prendre de l’eau, bien se laver ou faire ses ablutions, puis verser de l’eau sur sa tête et frotter jusqu’à ce que l’eau atteigne les racines des cheveux, puis verser de l’eau sur tout son corps. » Aïsha a ajouté : « Quelles femmes admirables que celles des Ansar, leur pudeur ne les empêche pas d’apprendre leur religion. »
- Sahih Muslim, n°752
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Asma bint Shakal est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a demandé : « Ô Messager d’Allah, comment l’une d’entre nous doit-elle se laver après les menstrues ? » Le reste du hadith est le même, sans mention du bain après un rapport intime
- Sahih Muslim, n°753
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Fatima bint Abu Hubaish est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : « Je suis une femme dont le sang continue de couler même après la période des menstrues. Je ne suis jamais totalement purifiée ; dois-je donc arrêter de prier ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Pas du tout, c’est seulement une veine, ce n’est pas la menstruation. Quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand elles se terminent, lave le sang et prie. »
- Sahih Muslim, n°755
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Umm Habiba bint Jahsh a demandé un avis au Messager d’Allah ﷺ : « Je suis une femme dont le sang continue de couler après la période des règles. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ce n’est qu’une veine, alors prends un bain et fais la prière. » Elle prenait donc un bain pour chaque prière. Laith b. Sa’d a dit : Ibn Shihab n’a pas rapporté que le Messager d’Allah ﷺ lui avait ordonné de se laver pour chaque prière, mais elle le faisait d’elle-même. Dans la version d’Ibn Rumh, il n’est pas mentionné Umm Habiba, mais seulement la fille de Jahsh
- Sahih Muslim, n°756
Rapporté par Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Umm Habiba bint Jahsh, qui était la belle-sœur du Messager d’Allah ﷺ et l’épouse de ‘Abd al-Rahman b. Auf, a eu des saignements hors menstruation pendant sept ans. Elle a donc demandé un avis religieux au Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Le Prophète ﷺ a dit : « Ce n’est pas la menstruation, mais du sang provenant d’une veine. Prends un bain et fais la prière. » Aïsha a dit : Elle se lavait dans la bassine qui se trouvait dans la chambre de sa sœur Zaynab bint Jahsh, jusqu’à ce que la couleur du sang teigne l’eau. Ibn Shihab a dit : J’ai raconté cela à Abu Bakr b. ‘Abd al-Rahman b. al-Harith b. Hisham, qui a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Hinda ! Si seulement elle avait entendu ce jugement. Par Allah, elle pleurait de ne pas pouvoir prier. »
- Sahih Muslim, n°758
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها, par une autre chaîne de transmetteurs : « La fille de Jahsh avait des saignements hors menstruation depuis sept ans », et le reste du hadith est le même que précédemment
- Sahih Muslim, n°759
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Umm Habiba a interrogé le Messager d’Allah ﷺ au sujet du sang qui coule après la période des règles. Aïsha a dit : « J’ai vu sa bassine pleine de sang. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Abstiens-toi de prier pendant une durée égale à celle de tes règles. Ensuite, lave-toi et accomplis la prière. »
- Sahih Muslim, n°760
Rapporté par Aïsha, l’épouse du Prophète ﷺ : Umm Habiba bint Jahsh, l’épouse de Abd al-Rahman b. Auf, s’est plainte auprès du Messager d’Allah ﷺ d’un saignement qui dépassait la période des règles. Il lui a dit : « Abstiens-toi de prier pendant la durée habituelle de tes règles. Ensuite, lave-toi. » Et elle se lavait avant chaque prière
- Sahih Muslim, n°761
Rapporté par Mu’âdha : Une femme a demandé à Aïsha : « Est-ce que l’une d’entre nous doit rattraper les prières manquées pendant ses règles ? » Aïsha a répondu : « Es-tu une Haruriya ? À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, quand l’une d’entre nous avait ses règles et ne priait pas, elle n’était pas obligée de rattraper ces prières. »
- Sahih Muslim, n°762
Rapporté par Mu’âdha : Elle a demandé à Aïsha : « Une femme qui a ses règles doit-elle rattraper les prières manquées pendant cette période ? » Aïsha a répondu : « Es-tu une Hurariya ? Les épouses du Messager d’Allah ﷺ ont eu leurs règles, mais lui a-t-il jamais ordonné de rattraper les prières manquées ? » Muhammad b. Ja’far a précisé : « Rattraper » signifie ici « accomplir ces prières. »
- Sahih Muslim, n°763
Rapporté par Mu’âdha : J’ai demandé à Aïsha : « Pourquoi une femme qui a ses règles doit-elle rattraper les jours de jeûne manqués, mais pas les prières ? » Elle (Aïsha) a répondu : « Es-tu une Haruriya ? » J’ai dit : « Non, je veux juste comprendre. » Elle a dit : « Nous avons vécu cela, et on nous a ordonné de rattraper les jours de jeûne, mais pas les prières. »
- Sahih Muslim, n°785
Rapporté par Abu Musa : Il y a eu une divergence d’opinion entre un groupe de Mouhajiroun (émigrés) et un groupe d’Ansar (auxiliaires). Les Ansar disaient : « Le bain rituel (ghusl) après un rapport sexuel n’est obligatoire que si le sperme est émis. » Mais les Mouhajiroun disaient : « Dès qu’un homme a un rapport sexuel, le bain rituel devient obligatoire, qu’il y ait émission de sperme ou non. » Abu Musa dit : « Je vais vous apporter une réponse à ce sujet. » Il raconte : Je me suis levé et je suis allé voir ‘Aïsha رضي الله عنها, j’ai demandé la permission d’entrer et elle me l’a accordée. Je lui ai dit : « Ô mère, ou mère des croyants, je veux te poser une question sur un sujet qui me gêne. » Elle répondit : « N’aie pas honte de me demander ce que tu pourrais demander à ta propre mère, car je suis aussi ta mère. » J’ai alors demandé : « Qu’est-ce qui rend le bain rituel obligatoire ? » Elle répondit : « Tu t’adresses à quelqu’un qui connaît bien la question ! Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Quand quelqu’un s’assoit entre les quatre membres (de la femme) et que les parties intimes se touchent, le bain rituel devient obligatoire.” »
- Sahih Muslim, n°786
Rapporté par Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Quelqu’un a demandé au Messager d’Allah ﷺ à propos d’un homme qui a un rapport avec sa femme puis s’arrête sans atteindre l’orgasme : doit-il faire le bain rituel ? Aïsha رضي الله عنها était assise à côté de lui. Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Moi et elle (la mère des croyants), nous le faisons puis nous faisons le bain rituel. »
- Sahih Muslim, n°789
Rapporté par ‘Urwa d’après Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faites vos ablutions après avoir mangé ce qui a été touché par le feu. »
- Sahih Muslim, n°844
Ce hadith a été rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°845
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Ibn Umm Maktum faisait l’Adhan sur ordre du Messager d’Allah ﷺ, même s’il était aveugle
- Sahih Muslim, n°926
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et certains de ses compagnons sont venus prendre de ses nouvelles. Le Messager d’Allah ﷺ a prié assis, tandis que ses compagnons priaient debout derrière lui. Il leur a fait signe de s’asseoir, et ils se sont assis pour prier. Après avoir terminé la prière, il a dit : « L’imam est désigné pour être suivi ; inclinez-vous quand il s’incline, relevez-vous quand il se relève, et priez assis quand il prie assis. »
- Sahih Muslim, n°936
Rapporté par Ubaidullah b. Abdullah : Je suis allé voir Aïsha رضي الله عنها et je lui ai demandé de me parler de la maladie du Messager d’Allah ﷺ. Elle a accepté et a dit : Le Prophète ﷺ était gravement malade et il a demandé si les gens avaient prié. Nous avons répondu : Non, ils t’attendent, Messager d’Allah. Il a dit : « Mettez-moi de l’eau dans la cuve. » Nous l’avons fait, il a pris un bain ; mais alors qu’il allait se lever avec difficulté, il s’est évanoui. Lorsqu’il a repris connaissance, il a de nouveau demandé : « Les gens ont-ils prié ? » Nous avons dit : Non, ils t’attendent, Messager d’Allah. Il a répété : « Mettez-moi de l’eau dans la cuve. » Nous l’avons fait, il a pris un bain, mais en voulant se lever, il s’est évanoui. Quand il a repris connaissance, il a demandé si les gens avaient prié. Nous avons répondu : Non, ils t’attendent, Messager d’Allah. Il a dit : « Mettez-moi de l’eau dans la cuve. » Nous l’avons fait, il a pris un bain, et en voulant se lever, il s’est évanoui. Quand il a repris connaissance, il a demandé : « Les gens ont-ils prié ? » Nous avons répondu : Non, ils t’attendent, Messager d’Allah. Aïsha رضي الله عنها a dit : Les gens attendaient dans la mosquée que le Messager d’Allah ﷺ dirige la dernière prière de la nuit. Elle a ajouté : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé l’ordre à Abu Bakr de diriger la prière. Quand le messager est venu, il a dit à Abu Bakr : « Le Messager d’Allah ﷺ t’a ordonné de diriger la prière. » Abu Bakr, qui était très émotif, a demandé à Omar de diriger la prière. Omar a dit : « Tu es plus en droit de le faire. » Abu Bakr a donc dirigé la prière ces jours-là. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ s’est senti un peu mieux et il est sorti, soutenu par deux hommes, dont l’un était al-‘Abbas, pour la prière de midi. Abu Bakr dirigeait la prière. Quand Abu Bakr l’a vu, il a voulu reculer, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a fait signe de ne pas reculer. Il a demandé à ses deux compagnons de l’asseoir à côté d’Abu Bakr. Ils l’ont assis à côté d’Abu Bakr. Abu Bakr a prié debout en suivant la prière du Prophète ﷺ, et les gens ont prié debout en suivant la prière d’Abu Bakr. Le Prophète ﷺ était assis. Ubaidullah a dit : Je suis allé voir Abdullah b. Abbas et je lui ai dit : « Veux-tu que je te rapporte ce qu’Aïsha m’a dit au sujet de la maladie du Prophète ﷺ ? » Il a répondu : « Vas-y. » Je lui ai rapporté ce qu’elle avait transmis. Il n’a rien contesté, il a seulement demandé si elle avait nommé l’homme qui accompagnait al-‘Abbas. J’ai répondu : Non. Il a dit : C’était Ali
- Sahih Muslim, n°937
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : C’est dans la maison de Maymouna que le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade pour la première fois. Il a demandé la permission à ses épouses de rester chez elle (Aïsha رضي الله عنها) pendant sa maladie. Elles lui ont donné la permission. Elle a raconté : Il est sorti (pour la prière) en s’appuyant sur al-Fadl b. Abbas et un autre homme, et à cause de la faiblesse, ses pieds traînaient sur le sol. Ubaidullah a dit : J’ai rapporté ce hadith au fils d’Abbas (Abdullah b. Abbas) et il a dit : « Sais-tu qui était l’homme dont Aïsha n’a pas mentionné le nom ? C’était Ali. »
- Sahih Muslim, n°938
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et que sa maladie s’est aggravée, il a demandé la permission à ses épouses de rester chez moi pendant sa maladie. Elles le lui ont permis. Il est alors sorti (de la chambre d’Aïsha pour la prière), soutenu par deux personnes. Il était si faible que ses pieds traînaient sur le sol, et il était soutenu par Abbas ibn Abd al-Muttalib et une autre personne. Ubaidullah a dit : J’ai informé Abdullah ibn Abbas de ce qu’Aïsha avait raconté. Abdullah ibn Abbas a dit : Sais-tu qui est l’homme dont Aïsha n’a pas mentionné le nom ? Il a répondu : Non. Ibn Abbas a dit : C’était Ali
- Sahih Muslim, n°939
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai essayé de dissuader le Messager d’Allah ﷺ de cela (c’est-à-dire de nommer Abou Bakr comme imam), et mon insistance n’était pas parce que je pensais que les gens n’aimeraient pas celui qui prendrait sa place (c’est-à-dire qui serait nommé calife), mais je craignais que les gens soient superstitieux à propos de celui qui occuperait sa place. C’est pourquoi je souhaitais que le Messager d’Allah ﷺ ne choisisse pas Abou Bakr pour cette affaire
- Sahih Muslim, n°940
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est venu chez moi, il a dit : « Demande à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme très sensible ; lorsqu’il récite le Coran, il ne peut s’empêcher de pleurer. Il vaudrait mieux ordonner à quelqu’un d’autre de diriger la prière. Par Allah, ce n’est pas autre chose qui me dérange, mais seulement l’idée que les gens puissent avoir de mauvais présages à propos de celui qui sera le premier à occuper la place du Messager d’Allah ﷺ. » J’ai essayé de le dissuader (le Prophète ﷺ) deux ou trois fois de nommer mon père comme imam, mais il a ordonné à Abou Bakr de diriger la prière et a dit : « Vous, les femmes, êtes comme celles qui entouraient Yusuf. »
- Sahih Muslim, n°941
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ était alité, Bilal est venu l’appeler pour la prière. Le Prophète ﷺ a dit : « Demandez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme au cœur tendre. S’il se tient à ta place, il sera tellement submergé par l’émotion qu’il ne pourra pas faire entendre sa récitation aux gens. Tu devrais plutôt ordonner à Omar de diriger la prière. » Le Prophète ﷺ a dit : « Demandez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors demandé à Hafsa de transmettre mon avis au Prophète ﷺ, que Abou Bakr était trop sensible et qu’il vaudrait mieux qu’il ordonne à Omar. Hafsa a transmis ce message au Prophète ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On dirait que vous êtes comme les femmes qui entouraient Yusuf. Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Ainsi, Abou Bakr a été désigné pour diriger la prière. Quand la prière a commencé, le Messager d’Allah ﷺ a ressenti un peu de soulagement ; il s’est levé, soutenu par deux personnes, et ses pieds traînaient sur le sol à cause de sa grande faiblesse. En entrant dans la mosquée, Abou Bakr a remarqué sa présence et a voulu se retirer, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a fait signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis à la gauche d’Abou Bakr. Le Prophète ﷺ dirigeait la prière en étant assis, Abou Bakr suivait la prière du Prophète ﷺ debout, et les gens suivaient la prière d’Abou Bakr
- Sahih Muslim, n°943
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens pendant sa maladie, et il l’a fait. Urwa a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a ressenti un soulagement et s’est rendu à la mosquée alors qu’Abou Bakr dirigeait la prière. Quand Abou Bakr l’a vu, il a voulu se retirer, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a fait signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis en face d’Abou Bakr, à ses côtés. Abou Bakr priait en suivant la prière du Messager d’Allah ﷺ, et les gens priaient en suivant la prière d’Abou Bakr
- Sahih Muslim, n°944
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abou Bakr a dirigé la prière à cause de la maladie du Messager d’Allah ﷺ, maladie dont il est décédé. C’était un lundi et nous étions alignés pour la prière. Le Messager d’Allah ﷺ a écarté le rideau de la chambre d’Aïsha et nous a regardés alors qu’il était debout, et son visage était aussi lumineux que la page d’un Livre Saint. Le Messager d’Allah ﷺ a été heureux et a souri. Nous étions remplis de joie en prière à cause de la venue du Messager d’Allah ﷺ parmi nous. Abou Bakr a reculé pour prier dans le rang en voyant que le Messager d’Allah ﷺ était sorti pour la prière. Le Messager d’Allah ﷺ leur a fait signe de la main de terminer leur prière. Puis il est retourné dans sa chambre et a tiré le rideau. Le narrateur dit : Le Messager d’Allah ﷺ est décédé ce même jour
- Sahih Muslim, n°948
Rapporté par Abou Moussa رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et que sa maladie est devenue grave, il a ordonné à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. À cela, Aïsha a dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme très sensible ; s’il se tient à ta place, il sera tellement submergé par la tristesse qu’il ne pourra pas diriger la prière. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens », et il a ajouté : « Vous êtes comme les femmes qui entouraient Yusuf. » Ainsi, Abou Bakr a dirigé la prière pendant la maladie du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°999
Rapporté par ‘Amra, fille de Abd al-Rahman رضي الله عنها : J’ai entendu Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, dire : « Si le Messager d’Allah ﷺ avait vu ce que les femmes font aujourd’hui, il leur aurait sûrement interdit d’aller à la mosquée, comme les femmes des Banou Israël en ont été empêchées. »
- Sahih Muslim, n°1002
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : En ce qui concerne ces paroles d’Allah, le Glorieux et le Très-Haut : « N’élève pas trop la voix dans ta prière, et ne la baisse pas trop non plus » (Coran 17:110), cela concerne l’invocation (du‘a)
- Sahih Muslim, n°1085
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ disait souvent pendant l’inclinaison et la prosternation : « Gloire à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et louange à Toi. Ô Allah, pardonne-moi », obéissant ainsi à ce qui est dans le Coran
- Sahih Muslim, n°1086
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ, avant sa mort, récitait souvent : « Gloire à Toi, et avec Ta louange, je Te demande pardon et je reviens vers Toi. » Elle a rapporté : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, quelles sont ces paroles que je te vois répéter ? » Il a dit : « Un signe m’a été donné pour ma communauté ; quand je l’ai vu, j’ai prononcé ces paroles (de glorification pour Allah), et ce signe est : “Lorsque vient le secours d’Allah et la victoire…” jusqu’à la fin de la sourate. »
- Sahih Muslim, n°1087
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ, après la révélation de ces versets : « Lorsque vient le secours d’Allah et la victoire », accomplir sa prière sans faire cette invocation, ou il disait dans celle-ci : « Gloire à Toi, mon Seigneur, et avec Ta louange, ô Allah, pardonne-moi. »
- Sahih Muslim, n°1088
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ répétait souvent ces paroles : « Gloire à Allah et louange à Lui, je demande pardon à Allah et je me repens auprès de Lui. » Elle dit : J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, je remarque que tu répètes souvent la formule “subhan allahi bihamdihi astaghfirullaha wa atubu ilayh”. » Il répondit : « Mon Seigneur m’a informé que j’allais bientôt voir un signe dans ma communauté. Lorsque je l’ai vu, j’ai commencé à répéter fréquemment ces paroles : “Gloire à Allah et louange à Lui, je demande pardon à Allah et je me repens auprès de Lui.” En effet, je l’ai vu lorsque ce verset a été révélé : “Quand vient le secours d’Allah et la victoire, et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d’Allah, alors célèbre la louange de ton Seigneur et demande-Lui pardon. Il est certes Celui qui accepte le repentir.” »
- Sahih Muslim, n°1089
Rapporté par Ibn Jurayj : J’ai demandé à ‘Ata’ : « Que récites-tu lorsque tu es en inclinaison (rukû‘) pendant la prière ? » Il répondit : « Gloire à Toi et louange à Toi, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi. » Le fils de ‘Abd Mulaika m’a rapporté de la part de Aïsha رضي الله عنها : Une nuit, je ne trouvais plus le Messager d’Allah ﷺ dans son lit. Je pensai qu’il était peut-être allé chez une autre de ses épouses. Je partis à sa recherche, puis je revins et je le trouvai en inclinaison ou en prosternation, disant : « Gloire à Toi et louange à Toi, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi. » Je dis alors : « Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Je pensais à autre chose alors que toi tu es occupé à adorer Allah. »
- Sahih Muslim, n°1090
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Une nuit, je ne trouvais plus le Messager d’Allah ﷺ dans le lit. En le cherchant, ma main toucha la plante de ses pieds alors qu’il était en prosternation, les pieds relevés, et il disait : « Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, et dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même. Je ne peux Te louer comme il se doit. Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même. »
- Sahih Muslim, n°1091
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ disait pendant l’inclinaison et la prosternation : « Le Très Glorieux, le Très Saint, Seigneur des anges et de l’Esprit. »
- Sahih Muslim, n°1092
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها par une autre chaîne de transmetteurs : (Le contenu du hadith précédent est rapporté par une autre chaîne)
- Sahih Muslim, n°1110
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ commençait la prière par le takbir (en disant Allahu Akbar) puis la récitation : « Louange à Allah, Seigneur de l’univers. » Lorsqu’il s’inclinait, il ne levait ni n’abaissait la tête, il la gardait entre les deux. Quand il se relevait de l’inclinaison, il ne se prosternait pas avant de s’être complètement redressé ; quand il se relevait de la prosternation, il ne recommençait pas avant de s’être assis. À la fin de chaque deux unités de prière, il récitait l’attestation (tahiyya). Il posait son pied gauche à plat et relevait le droit. Il interdisait de s’asseoir à la manière du diable sur les talons, et il interdisait d’étendre les bras comme une bête sauvage. Il terminait la prière par le salut (taslim)
- Sahih Muslim, n°1113
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet de la barrière (sutra) pour la personne en prière : il a répondu : « De la hauteur du dossier d’une selle. »
- Sahih Muslim, n°1114
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Lors de l’expédition de Tabuk, on a demandé au Messager d’Allah ﷺ quelle barrière (sutra) devait utiliser la personne en prière : il a répondu : « Comme le dossier d’une selle. »
- Sahih Muslim, n°1181
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Umm Habiba et Umm Salama ont parlé devant le Messager d’Allah ﷺ d’une église qu’elles avaient vue en Abyssinie, qui contenait des images. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand un homme pieux meurt parmi eux, ils construisent un lieu de culte sur sa tombe, puis ils la décorent d’images. Ce sont les pires créatures auprès d’Allah le Jour du Jugement. »
- Sahih Muslim, n°1182
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Certains Compagnons du Prophète discutaient en présence du Messager d’Allah ﷺ pendant sa dernière maladie. Umm Salama et Umm Habiba ont parlé de l’église, puis le hadith a été raconté
- Sahih Muslim, n°1183
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Les épouses du Messager d’Allah ﷺ ont parlé de l’église qu’elles avaient vue en Abyssinie, appelée Marya, et le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°1184
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit pendant la maladie dont il ne s’est jamais remis : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Elle (Aïsha) a rapporté : Si cela n’avait pas été ainsi, sa tombe serait restée à découvert, mais on a craint qu’elle ne soit prise comme lieu de prière
- Sahih Muslim, n°1187
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها et Abdullah : Alors que le Messager d’Allah ﷺ était sur le point de rendre l’âme, il a tiré son drap sur son visage, puis, se sentant mal à l’aise, il l’a découvert et a dit dans cet état : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de culte. » En fait, il mettait en garde (ses compagnons) contre ce qu’ils avaient fait
- Sahih Muslim, n°1246
Rapporté par Ibn Atiq : Al-Qasim était en présence de 'Aïsha رضي الله عنها et je racontais un hadith. Qasim faisait des erreurs en prononçant certains mots et sa mère était une esclave affranchie. 'Aïsha lui dit : « Pourquoi ne racontes-tu pas les hadiths comme le fait ce fils de mon frère ? Je sais bien d’où tu tiens cela. C’est ainsi que ta mère t’a élevé, et la sienne l’a élevé lui. » Qasim se fâcha à cause de cette remarque de 'Aïsha et montra de l’amertume envers elle. Quand il vit que la table avait été dressée pour 'Aïsha, il se leva. 'Aïsha lui dit : « Où vas-tu ? » Il répondit : « Je vais prier. » Elle lui dit : « Assieds-toi pour manger. » Il répondit : « Je dois prier. » Elle lui dit : « Assieds-toi, homme sans foi, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “On ne peut pas bien prier quand la nourriture est servie devant soi, ou quand on a un besoin pressant.” »
- Sahih Muslim, n°1247
Rapporté par Abdullah b. Atiq : Il a rapporté du Prophète ﷺ, d’après 'Aïsha رضي الله عنها, mais il n’a pas mentionné l’histoire de Qasim
- Sahih Muslim, n°1570
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : La prière a été prescrite en deux rak‘ats, deux rak‘ats, aussi bien en voyage qu’en résidence. La prière en voyage est restée telle qu’elle a été prescrite, mais une addition a été faite à la prière en résidence
- Sahih Muslim, n°1571
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Allah a prescrit la prière en deux rak‘ats, puis elle a été complétée (à quatre rak‘ats) pour la résidence, mais elle est restée telle qu’elle était en voyage, comme lors de son obligation
- Sahih Muslim, n°1572
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : La prière a été prescrite en deux rak‘ats, la prière en voyage est restée la même, mais la prière en résidence a été complétée. (Zuhri a dit qu’il a demandé à ‘Urwa pourquoi Aïsha priait la prière complète en voyage, et il a répondu qu’elle l’interprétait ainsi, comme le faisait ‘Uthman)
- Sahih Muslim, n°1660
Rapporté par ‘Abdullah b. Shaqiq : J’ai demandé à ‘Aïsha si le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière du matin (duha). Elle a répondu : « Non, sauf quand il revenait de voyage. »
- Sahih Muslim, n°1661
Rapporté par ‘Abdullah b. Shaqiq : J’ai demandé à ‘Aïsha si le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière du matin (duha). Elle a répondu : « Non, sauf quand il revenait d’un voyage. »
- Sahih Muslim, n°1662
Rapporté par ‘Urwa, citant ‘Aïsha : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ accomplir la prière surérogatoire du matin (duha), mais moi je la faisais. Et si le Messager d’Allah ﷺ abandonnait une pratique qu’il aimait pourtant, c’était par crainte que les gens ne la rendent obligatoire pour eux
- Sahih Muslim, n°1663
Rapporté par Mu‘adha, qui a demandé à ‘Aïsha رضي الله عنها combien d’unités de prière le Messager d’Allah ﷺ faisait lors de la prière du matin (duha). Elle a répondu : « Quatre unités, mais parfois plus s’il le voulait. »
- Sahih Muslim, n°1665
Rapporté par Mua‘ada ‘Adawiyya, citant ‘Aïsha : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait quatre unités de prière lors du duha, et parfois il en faisait plus, selon la volonté d’Allah
- Sahih Muslim, n°1681
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de faire deux unités de prière surérogatoire quand il entendait l’Adhan, et il les écourtait
- Sahih Muslim, n°1683
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ faisait deux unités de prière surérogatoire entre l’appel à la prière et l’Iqama de la prière de l’aube
- Sahih Muslim, n°1684
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait deux unités de prière de l’aube, et il les faisait si courtes que, surprise, je me demandais : « A-t-il seulement récité la sourate Al-Fatiha ? »
- Sahih Muslim, n°1685
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand l’aube arrivait, le Messager d’Allah ﷺ accomplissait deux unités de prière, et je me disais : « Récite-t-il seulement la première sourate du Coran dedans ? »
- Sahih Muslim, n°1686
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ n’était pas aussi assidu dans les prières surérogatoires que pour les deux unités de la prière de l’aube
- Sahih Muslim, n°1687
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ accomplir une prière surérogatoire aussi rapidement que les deux unités avant la prière obligatoire de l’aube
- Sahih Muslim, n°1688
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les deux unités de prière à l’aube valent mieux que ce monde et tout ce qu’il contient. »
- Sahih Muslim, n°1689
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à propos des deux unités surérogatoires de l’aube : « Elles me sont plus chères que tout ce qui existe dans ce monde. »
- Sahih Muslim, n°1699
Rapporté par ‘Abdallah b. Shaqiq : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها au sujet des prières surérogatoires du Messager d’Allah ﷺ, et elle a répondu : Avant la prière du midi, il priait quatre unités chez moi, puis il sortait pour diriger la prière en commun, puis rentrait et priait deux unités. Ensuite, il dirigeait la prière du coucher du soleil, puis rentrait et priait deux unités. Ensuite, il dirigeait la prière du soir, rentrait chez moi et priait deux unités. Il priait neuf unités pendant la nuit, y compris le Witr. La nuit, il priait longtemps debout et longtemps assis ; quand il récitait le Coran debout, il s’inclinait et se prosternait depuis la position debout, et quand il récitait assis, il s’inclinait et se prosternait depuis la position assise. Et à l’aube, il priait deux unités
- Sahih Muslim, n°1700
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait longtemps la nuit, et quand il priait debout, il s’inclinait debout, et quand il priait assis, il s’inclinait assis
- Sahih Muslim, n°1701
Rapporté par ‘Abdallah b. Shaqiq : Je suis tombé malade en Perse et j’ai donc prié assis. J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها à ce sujet, et elle a dit : Le Messager d’Allah ﷺ priait longtemps la nuit en étant assis
- Sahih Muslim, n°1729
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait pendant la nuit, et la dernière prière qu’il faisait la nuit était le Witr
- Sahih Muslim, n°1730
Rapporté par Masruq : Il a demandé à Aïsha رضي الله عنها quelle action plaisait le plus au Messager d’Allah ﷺ. Elle a répondu : « Il aimait ce que l’on fait de façon régulière. » J’ai alors demandé : « Quand priait-il la nuit ? » Elle a répondu : « Quand il entendait le coq chanter, il se levait et priait. »
- Sahih Muslim, n°1731
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Jamais le début de l’aube ne trouvait le Messager d’Allah ﷺ ailleurs qu’en train de dormir chez moi ou près de moi
- Sahih Muslim, n°1732
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ avait accompli les deux rak‘a (Sounna) de la prière de l’aube, il me parlait si j’étais réveillée, sinon il s’allongeait
- Sahih Muslim, n°1733
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Un hadith semblable a été rapporté par Aïsha رضي الله عنها par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°1734
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait pendant la nuit, et quand il faisait le Witr, il me disait : « Ô Aïsha, lève-toi et fais le Witr. »
- Sahih Muslim, n°1735
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ priait la nuit pendant que j’étais allongée devant lui, et quand il restait le Witr à faire, il me réveillait et je faisais le Witr
- Sahih Muslim, n°1736
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière du Witr chaque nuit et il terminait le Witr à l’aube
- Sahih Muslim, n°1737
Rapporté par Masruq, d’après Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière du Witr chaque nuit, parfois au début de la nuit, parfois au milieu, parfois à la fin, et il terminait son Witr à l’aube
- Sahih Muslim, n°1738
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait le Witr chaque nuit, et parfois il terminait son Witr à la fin de la nuit
- Sahih Muslim, n°1739
Rapporté par Sa’d b. Hisham b. ‘Amir : Il décida de participer à une expédition pour la cause d’Allah, alors il vint à Médine, voulant vendre ses biens pour acheter des armes et des chevaux afin de combattre les Romains jusqu’à la fin de sa vie. À Médine, les habitants le dissuadèrent, lui racontant qu’un groupe de six hommes avait voulu faire de même du vivant du Messager d’Allah ﷺ, mais il leur avait interdit, disant : « N’avez-vous pas un exemple en moi ? » Après cela, Sa’d retourna auprès de son épouse, bien qu’il l’ait divorcée, et fit témoigner des gens de leur réconciliation. Il alla ensuite voir Ibn ‘Abbas et l’interrogea sur le Witr du Messager d’Allah ﷺ. Ibn ‘Abbas lui dit : « Veux-tu que je t’indique la personne qui connaît le mieux le Witr du Messager d’Allah ﷺ ? » Il demanda : « Qui est-ce ? » Ibn ‘Abbas répondit : « C’est Aïsha. Va la voir, interroge-la, puis viens me rapporter sa réponse. » Je suis donc allé voir Hakim b. Aflah pour qu’il m’accompagne chez elle. Il refusa d’abord, car il lui avait conseillé de ne pas parler du conflit entre deux groupes, mais elle n’avait pas suivi son conseil. Je l’ai supplié par serment, alors nous sommes allés chez Aïsha et avons demandé la permission d’entrer. Elle nous a laissés entrer. Elle reconnut Hakim et demanda : « Qui est avec toi ? » Il répondit : « C’est Sa’d b. Hisham. » Elle demanda : « Quel Hisham ? » Il répondit : « Hisham b. ‘Amir. » Elle invoqua la miséricorde d’Allah pour ‘Amir et parla en bien de lui (Qatada dit qu’il est mort martyr à Uhud). J’ai dit : « Mère des croyants, parle-moi du caractère du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « Ne lis-tu pas le Coran ? » J’ai dit : « Si. » Elle dit alors : « Le caractère du Messager d’Allah ﷺ était le Coran. » J’ai eu envie de partir sans rien demander de plus, mais j’ai changé d’avis et j’ai dit : « Raconte-moi la prière de nuit du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « N’as-tu pas récité : “Ô toi, l’enveloppé” ? » J’ai dit : « Si. » Elle expliqua qu’Allah a rendu la prière de nuit obligatoire au début de cette sourate. Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons l’ont accomplie pendant un an. Allah a retenu la fin de cette sourate au ciel pendant douze mois, puis Il a révélé les derniers versets qui ont allégé cette obligation : la prière de nuit est devenue surérogatoire après avoir été obligatoire. J’ai dit : « Mère des croyants, parle-moi du Witr du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « Je lui préparais son siwak et l’eau pour ses ablutions, puis Allah le réveillait la nuit autant qu’Il voulait. Il utilisait le siwak, faisait ses ablutions, priait neuf rak‘a sans s’asseoir sauf à la huitième, où il se rappelait Allah, Le louait et L’invoquait, puis il se relevait sans saluer et priait la neuvième rak‘a. Ensuite, il s’asseyait, se rappelait Allah, Le louait, L’invoquait, puis saluait d’une voix assez forte pour que nous l’entendions. Il priait ensuite deux rak‘a assis après la salutation, ce qui faisait onze rak‘a. Ô mon fils, quand le Messager d’Allah ﷺ a vieilli et pris du poids, il faisait le Witr avec sept rak‘a, accomplissant dans les deux rak‘a ce qu’il faisait auparavant, ce qui faisait neuf. Ô mon fils, quand le Messager d’Allah ﷺ commençait une prière, il aimait la continuer, et quand le sommeil ou la maladie l’empêchait de prier la nuit, il priait douze rak‘a dans la journée. Je ne sais pas que le Prophète d’Allah ﷺ ait récité tout le Coran en une nuit, ni qu’il ait prié toute la nuit jusqu’au matin, ni qu’il ait jeûné un mois entier sauf Ramadan. » Le narrateur dit : Je suis ensuite allé voir Ibn ‘Abbas et lui ai rapporté ce que j’avais entendu d’elle. Il dit : « Elle a dit la vérité. Si j’étais allé la voir, j’aurais aimé entendre cela directement de sa bouche. Si j’avais su que tu n’irais pas chez elle, je ne t’aurais pas transmis ce hadith de sa part. »
- Sahih Muslim, n°1741
Rapporté par Sa’d b. Hisham : Je suis allé voir ‘Abdullah b. ‘Abbas et je l’ai interrogé sur la prière du Witr, et le reste du hadith est le même que celui rapporté dans cet événement. Aïsha رضي الله عنها a dit : « Quel Hisham ? » J’ai répondu : « Le fils de ‘Amir. » Elle a dit : « Quel homme remarquable était ‘Amir ! Il est mort martyr à la bataille d’Uhud. »
- Sahih Muslim, n°1742
Rapporté par Zurara b. Aufa : Sa’d b. Hisham était mon voisin et il m’a informé qu’il avait divorcé de sa femme et il a rapporté un hadith semblable à celui transmis par Sa’d. Aïsha رضي الله عنها a dit : « Quel Hisham ? » Il a répondu : « Le fils de ‘Amir. » Elle a dit : « Quel homme remarquable il était ; il a participé à la bataille d’Uhud avec le Messager d’Allah ﷺ. » Hakim b. Aflah a dit : « Si j’avais su que tu n’irais pas voir Aïsha, je ne t’aurais pas informé de son hadith (pour que tu ailles l’entendre directement d’elle). »
- Sahih Muslim, n°1743
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ manquait la prière de nuit à cause d’une douleur ou d’une autre raison, il accomplissait douze rak‘a pendant la journée
- Sahih Muslim, n°1744
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ décidait de faire une chose, il la faisait régulièrement, et s’il dormait la nuit ou tombait malade, il accomplissait douze rak‘a dans la journée. Je ne sais pas que le Messager d’Allah ﷺ ait prié toute la nuit jusqu’au matin, ni qu’il ait jeûné un mois entier sauf Ramadan
- Sahih Muslim, n°1783
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a prié une nuit à la mosquée et des gens ont prié avec lui. La nuit suivante, il a prié et il y avait encore plus de monde. Puis, la troisième ou la quatrième nuit, beaucoup de gens se sont rassemblés, mais le Messager d’Allah ﷺ n’est pas sorti pour diriger la prière de Tarawih. Au matin, il a dit : « J’ai vu ce que vous faisiez, mais je ne suis pas venu à vous parce que je craignais que cette prière ne devienne obligatoire pour vous. » (Le narrateur précise : c’était pendant le Ramadan)
- Sahih Muslim, n°1784
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti la nuit et a prié dans la mosquée, et certains ont prié avec lui. Le matin, les gens en ont parlé, alors beaucoup se sont rassemblés la nuit suivante. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti une deuxième nuit, et ils ont prié avec lui. Le matin, les gens en ont encore parlé. La troisième nuit, la mosquée était pleine. Le Prophète ﷺ est sorti et ils ont prié avec lui. La quatrième nuit, la mosquée était remplie au maximum, mais le Messager d’Allah ﷺ n’est pas sorti. Certains ont appelé : « La prière ! » Mais il n’est pas venu jusqu’à la prière du matin. Après celle-ci, il s’est tourné vers les gens, a récité le Tashahhud, puis a dit : « Votre situation ne m’a pas échappé cette nuit, mais j’ai eu peur qu’en priant avec vous chaque nuit, cette prière ne devienne obligatoire pour vous et que vous ne puissiez pas la supporter. »
- Sahih Muslim, n°1830
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les actes les plus aimés d’Allah sont ceux qui sont faits régulièrement, même s’ils sont petits. » Et quand Aïsha faisait une action, elle la faisait de façon continue
- Sahih Muslim, n°1833
Rapporté par Urwa ibn Zubayr رضي الله عنه : Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, lui raconta qu’un jour Haula’ bint Tuwait passa devant elle alors que le Messager d’Allah ﷺ était avec elle. J’ai dit : « C’est Haula’ bint Tuwait, et on dit qu’elle ne dort pas la nuit. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Ah, elle ne dort pas la nuit ! Choisis une action que tu peux faire régulièrement. Par Allah, Allah ne se lasse pas, mais c’est vous qui vous lassez. »
- Sahih Muslim, n°1835
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous s’endort pendant la prière, qu’il aille dormir jusqu’à ce que le sommeil passe, car s’il prie en somnolant, il ne sait plus s’il demande pardon ou s’il se critique lui-même. »
- Sahih Muslim, n°1837
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a entendu quelqu’un réciter le Coran la nuit. Il dit alors : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ; il m’a rappelé tel verset que j’avais oublié dans telle sourate. »
- Sahih Muslim, n°1838
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a écouté la récitation du Coran d’un homme dans la mosquée. Il dit alors : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ; il m’a rappelé le verset que j’avais oublié. »
- Sahih Muslim, n°1862
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui maîtrise bien le Coran sera avec les anges nobles et obéissants qui enregistrent (les actions) ; et celui qui le lit avec difficulté et fait des efforts aura une double récompense. »
- Sahih Muslim, n°1890
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé un homme à la tête d’une expédition. Lorsqu’il dirigeait la prière pour ses compagnons, il terminait toujours la récitation par : « Dis : Il est Allah, Unique. » À leur retour, ils en ont parlé au Messager d’Allah ﷺ. Il leur a dit de lui demander pourquoi il faisait cela. Ils l’ont donc interrogé et il a répondu : « C’est une description du Tout Miséricordieux, et j’aime la réciter. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Informez-le qu’Allah l’aime. »
- Sahih Muslim, n°1958
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Les gens venaient pour la prière du vendredi depuis leurs maisons dans les villages voisins, habillés de vêtements en laine couverts de poussière, ce qui dégageait une mauvaise odeur. L’un d’eux entra chez le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était dans ma maison. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Ne pourriez-vous pas vous laver en ce jour ? »
- Sahih Muslim, n°1959
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : La plupart des gens étaient des ouvriers et n’avaient pas de serviteurs. Ils dégageaient donc une mauvaise odeur. On leur disait : « Pourquoi ne pas prendre un bain le vendredi ? »
- Sahih Muslim, n°2061
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Abu Bakr رضي الله عنه est venu me voir alors que j’avais avec moi deux jeunes filles parmi les Ansar qui chantaient ce que les Ansar avaient l’habitude de chanter lors de la bataille de Bu’ath. Ce n’étaient pas des chanteuses professionnelles. Abu Bakr رضي الله عنه dit alors : « Est-ce la flûte du diable dans la maison du Messager d’Allah ﷺ, et cela le jour de l’Aïd ? » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Abu Bakr, chaque peuple a sa fête, et c’est notre fête, alors laisse-les. »
- Sahih Muslim, n°2063
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Abu Bakr رضي الله عنه est venu chez moi alors que deux jeunes filles étaient avec moi pendant les jours de l’Aïd al-Adha. Elles chantaient et jouaient du tambourin, et le Messager d’Allah ﷺ s’était couvert de son manteau. Abu Bakr رضي الله عنه les réprimanda. Le Messager d’Allah ﷺ découvrit son visage et dit : « Abu Bakr, laisse-les, car ce sont les jours de l’Aïd. » Aïsha رضي الله عنها ajouta : « Je me souviens que le Messager d’Allah ﷺ m’a un jour cachée avec son manteau pour que je voie les Abyssiniens jouer, et j’étais une jeune fille, donc vous pouvez imaginer combien une enfant aime regarder ce genre de spectacle. »
- Sahih Muslim, n°2064
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Par Allah, je me souviens du Messager d’Allah ﷺ debout à la porte de ma chambre, me cachant avec son manteau pour que je puisse voir les Abyssiniens jouer avec leurs poignards dans la mosquée du Messager d’Allah ﷺ. Il est resté debout pour moi jusqu’à ce que j’en sois satisfaite, puis je suis repartie. Vous pouvez donc imaginer combien une jeune fille passionnée de jeux aurait pu rester à regarder
- Sahih Muslim, n°2065
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu chez moi alors que deux jeunes filles chantaient le chant de la bataille de Bu’ath. Il s’est allongé sur le lit et a détourné son visage. Puis Abu Bakr رضي الله عنه est entré, m’a réprimandée et a dit : « Oh ! Cet instrument du diable dans la maison du Messager d’Allah ﷺ ! » Le Messager d’Allah ﷺ se tourna vers lui et dit : « Laisse-les. » Quand il ne faisait plus attention, je fis signe aux filles et elles sortirent. C’était le jour de l’Aïd et des hommes noirs jouaient avec des boucliers et des lances. (Je ne me souviens plus) si j’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ ou s’il m’a proposé de regarder ce spectacle. J’ai dit : « Oui. » Je me suis tenue derrière lui, son visage à côté du mien, et il a dit : « Ô Banu Arfada, continuez vos jeux. » Jusqu’à ce que j’en sois satisfaite. Il me demanda : « Est-ce suffisant ? » J’ai répondu : « Oui. » Alors il me dit de partir
- Sahih Muslim, n°2066
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Des Abyssiniens sont venus et ont fait une démonstration de combat armé le jour de l’Aïd dans la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ m’a invitée à regarder. J’ai posé ma tête sur son épaule et j’ai regardé leur spectacle jusqu’à ce que ce soit moi qui décide d’arrêter de regarder
- Sahih Muslim, n°2068
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Elle a envoyé un message aux joueurs (de ce combat armé) disant qu’elle aimerait les voir. Elle ajouta : Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé et je me suis tenue à la porte derrière lui et j’ai regardé ce combat entre ses oreilles et ses épaules, ils jouaient dans la mosquée. ‘Ata’ demanda : « Étaient-ils Perses ou Abyssiniens ? » Ibn ‘Atiq m’a dit qu’ils étaient Abyssiniens
- Sahih Muslim, n°2084
Rapporté par ‘Ata’ b. Abi Rabah : J’ai entendu ‘Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, dire : Lorsqu’il y avait un jour de tempête ou de nuages sombres, on pouvait lire l’inquiétude sur le visage du Messager d’Allah ﷺ, et il allait et venait, anxieux. Mais dès qu’il pleuvait, il était heureux et cette inquiétude disparaissait. ‘Aïsha a dit : Je lui ai demandé la raison de cette anxiété et il a répondu : « J’avais peur que ce soit un malheur qui s’abatte sur ma communauté. » Et quand il voyait la pluie, il disait : « C’est une miséricorde d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°2085
Rapporté par ‘Ata’ b. Rabah d’après ‘Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Chaque fois que le vent soufflait fort, le Messager d’Allah ﷺ disait : « Ô Allah ! Je Te demande le bien de ce vent, le bien qu’il contient et le bien pour lequel il a été envoyé. Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce vent, le mal qu’il contient et le mal pour lequel il a été envoyé. » Et quand il y avait du tonnerre ou des éclairs dans le ciel, son visage changeait de couleur, il allait et venait, anxieux. Mais quand la pluie tombait, il était soulagé, et je voyais ce soulagement sur son visage. ‘Aïsha lui demanda la raison, et il répondit : « Cela peut être comme ce qu’ont dit les gens de ‘Ad : Lorsque qu’ils ont vu un nuage venir vers leur vallée, ils ont dit : “Voici un nuage qui va nous apporter la pluie.” » (Coran, 46 :)
- Sahih Muslim, n°2086
Rapporté par ‘Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ rire au point de voir son palais, il se contentait de sourire. Mais quand il voyait des nuages sombres ou du vent, on voyait la peur sur son visage. Je lui ai dit : « Messager d’Allah, je vois que les gens se réjouissent quand ils voient un nuage, en espérant la pluie, mais toi, quand tu le vois, tu sembles inquiet. » Il a répondu : « ‘Aïsha, j’ai peur qu’il y ait un malheur dedans, car un peuple a été frappé par le vent, et quand ils ont vu le malheur arriver, ils ont dit : “Voici un nuage qui va nous apporter la pluie.” » (Coran, 46 :)
- Sahih Muslim, n°2089
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Il y eut une éclipse solaire à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Il se leva pour prier et resta debout très longtemps. Ensuite, il s’inclina longuement, puis releva la tête et resta debout longtemps, mais moins que la première fois. Il s’inclina de nouveau longuement, mais moins longtemps que la première inclinaison, puis se prosterna. Il se releva, resta debout longtemps, mais moins que la première fois, puis s’inclina longuement, mais moins que la première inclinaison. Il se releva, resta debout longtemps, mais moins que la première fois, puis s’inclina longuement, mais moins que la première inclinaison, puis se prosterna. Ensuite, il se retourna : le soleil brillait à nouveau et il s’adressa aux gens. Il loua Allah et dit : « Le soleil et la lune sont deux signes d’Allah ; ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Quand vous les voyez, glorifiez Allah, invoquez-Le, priez et faites l’aumône. Ô communauté de Muhammad, personne n’est plus indigné qu’Allah lorsque Son serviteur ou Sa servante commet la fornication. Ô gens de Muhammad, par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous pleureriez beaucoup et ririez peu. »
- Sahih Muslim, n°2091
Rapporté par ‘Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Il y eut une éclipse solaire du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Il alla à la mosquée, se leva et glorifia Allah, et les gens se mirent en rang derrière lui. Le Messager d’Allah ﷺ récita longuement (le Coran), puis fit le takbir et s’inclina longuement. Il se releva et dit : « Qu’Allah entende celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange. » Il se remit debout et récita longuement, mais moins que la première fois. Il fit le takbir et s’inclina longuement, mais moins que la première inclinaison. Il se releva et dit : « Qu’Allah entende celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange. » (Abu Tahir, un des narrateurs, ne mentionne pas : « Il se prosterna ensuite. ») Il fit ainsi pour la seconde rak‘a, jusqu’à compléter quatre inclinaisons et quatre prosternations, et le soleil redevint clair avant qu’il ne parte. Il se leva alors et s’adressa aux gens, louant Allah comme Il le mérite, puis il dit : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah. Ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Quand vous les voyez, empressez-vous de prier. » Il ajouta aussi : « Priez jusqu’à ce qu’Allah dissipe votre inquiétude face à ce phénomène extraordinaire. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « J’ai vu à ma place tout ce qui vous a été promis. J’ai même voulu cueillir une grappe du Paradis (et c’était au moment où vous m’avez vu avancer). Et j’ai vu l’Enfer et certaines de ses parties s’écraser les unes contre les autres, quand vous m’avez vu reculer ; et j’y ai vu Ibn Luhayy, qui faisait errer les chamelles. » Dans le hadith transmis par Abu Tahir, il est dit : « Il s’est empressé de prier », sans mentionner la suite
- Sahih Muslim, n°2092
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Il y eut une éclipse solaire du vivant du Messager d’Allah ﷺ et il envoya quelqu’un pour appeler à la prière en groupe. Les gens se rassemblèrent, il prononça le takbir et fit quatre inclinaisons, sous la forme de deux rak‘a (c’est-à-dire deux stations debout et deux inclinaisons dans chaque rak‘a), et quatre prosternations
- Sahih Muslim, n°2094
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ récitait à voix haute pendant la prière de l’éclipse, et il fit quatre inclinaisons sous la forme de deux rak‘a et quatre prosternations. Zuhri a dit : Kathir b. ‘Abbas a rapporté d’après Ibn ‘Abbas que le Messager d’Allah ﷺ fit quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak‘a
- Sahih Muslim, n°2095
Rapporté par Zuhri : Kathir b. Abbas racontait qu’Ibn ‘Abbas rapportait la prière du Messager d’Allah ﷺ lors de l’éclipse du soleil de la même manière que ce qui a été rapporté par ‘Urwa d’après ‘Aïsha
- Sahih Muslim, n°2096
Rapporté par ‘Ata’ : J’ai entendu ‘Ubaid b. ‘Umair dire : Quelqu’un en qui j’ai confiance m’a rapporté (le narrateur pense qu’il s’agit de ‘Aïsha) que le soleil s’est éclipsé du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Il se leva pour prier très longtemps, puis s’inclina, se releva, s’inclina, se releva, s’inclina, accomplissant ainsi trois inclinaisons en deux rak‘a et quatre prosternations. Ensuite, il termina et le soleil redevint clair. Il disait « Allah est le plus Grand » en s’inclinant, puis « Qu’Allah entende celui qui Le loue » en se redressant. Ensuite, il se leva, loua et glorifia Allah, puis dit : « Le soleil et la lune ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Mais ce sont deux signes d’Allah par lesquels Allah fait craindre Ses serviteurs. Quand vous les voyez en éclipse, rappelez-vous Allah jusqu’à ce qu’ils redeviennent clairs. »
- Sahih Muslim, n°2097
Rapporté par une autre chaîne de transmetteurs d’après ‘Aïsha : « Le Messager d’Allah ﷺ fit six inclinaisons et quatre prosternations en deux rak‘a. »
- Sahih Muslim, n°2098
Rapporté par ‘Amra : Une femme juive est venue voir ‘Aïsha pour lui demander quelque chose et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe ! » ‘Aïsha demanda au Messager d’Allah ﷺ : « Les gens seront-ils châtiés dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Qu’Allah nous en protège ! » Un matin, le Messager d’Allah ﷺ monta sur sa monture et le soleil s’éclipsa. ‘Aïsha dit : Je suis allée à la mosquée avec d’autres femmes, derrière les pièces. Le Messager d’Allah ﷺ descendit de sa monture et entra dans le lieu de prière où il priait d’habitude. Il se leva pour prier et les gens se mirent derrière lui. ‘Aïsha dit : Il resta debout longtemps, puis s’inclina longuement, se releva et resta debout longtemps, moins que la première fois, puis s’inclina longuement, mais moins que la première inclinaison, puis se releva et le soleil redevint clair. Le Prophète ﷺ dit alors : « Je vous ai vus soumis à l’épreuve dans la tombe, comme lors de la tentation du Dajjal. » ‘Amra dit : J’ai entendu ‘Aïsha dire : Après cela, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ demander la protection contre le châtiment du Feu et le châtiment de la tombe
- Sahih Muslim, n°2103
Rapporté par Asma’ : Le soleil s’est éclipsé du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Je suis allée voir ‘Aïsha qui était en train de prier. Je lui ai demandé : « Pourquoi les gens prient-ils ainsi ? » Elle m’a fait signe vers le ciel avec la tête. J’ai dit : « Est-ce un signe inhabituel ? » Elle a répondu : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ se leva pour prier si longtemps que j’ai failli m’évanouir. J’ai pris une outre d’eau à côté de moi et j’ai commencé à verser de l’eau sur ma tête ou à m’asperger le visage. Le Messager d’Allah ﷺ termina alors la prière et le soleil redevint clair. Il s’adressa aux gens, loua et glorifia Allah, puis dit : « Il n’y a rien que je n’aie vu auparavant, mais je l’ai vu ici, à cet endroit. J’ai vu le Paradis et l’Enfer. Il m’a aussi été révélé que vous serez éprouvés dans vos tombes, comme lors de la tentation du Dajjal. » Asma’ a dit : Je ne sais pas quel mot il a utilisé (qariban ou mithl), « et chacun de vous sera amené et on lui demandera : “Que sais-tu de cet homme ?” Si la personne est croyante (Asma’ dit : je ne sais pas si c’était le mot al-Mu’min ou al-Mu’qin), elle dira : “C’est Muhammad, le Messager d’Allah. Il nous a apporté des signes clairs et la bonne direction. Nous avons répondu à son appel et nous lui avons obéi.” (Il répétera cela trois fois), et on lui dira : “Dors en paix. Nous savions déjà que tu croyais en lui.” » Ainsi, le croyant dormira paisiblement. Quant à l’hypocrite ou au sceptique (Asma’ dit : je ne sais pas si c’était al-Munafiq ou al-Murtad), il dira : « Je ne sais pas. J’ai juste répété ce que disaient les gens. »
- Sahih Muslim, n°2113
Rapporté par ‘Amr b. al-‘As : Quand le soleil s’est éclipsé du vivant du Messager d’Allah ﷺ, les gens ont été appelés à la prière en groupe. Le Messager d’Allah ﷺ fit deux inclinaisons dans une rak‘a. Il se leva ensuite et fit deux inclinaisons dans la seconde rak‘a. Le soleil redevint alors clair, et ‘Aïsha a dit : « Jamais je n’ai vu d’inclinaison et de prosternation plus longues que celles-ci. »
- Sahih Muslim, n°2179
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a été enveloppé dans trois tissus de coton blanc du Yémen provenant de Sahul, sans chemise ni turban ; et concernant le Hullah, il y avait un doute parmi les gens : il avait été apporté pour l’envelopper, mais il a été laissé de côté, et il a été enveloppé dans trois tissus de coton blanc du Yémen de Sahul. Ensuite, 'Abdullah b. Abu Bakr l’a pris en disant : « Je le garderai pour m’envelopper dedans. » Puis il a dit : « Si Allah, le Très-Haut, l’avait voulu pour Son Messager, il aurait été enveloppé dedans. » Il l’a donc vendu et a donné son prix en aumône
- Sahih Muslim, n°2180
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a été enveloppé dans un tissu du Yémen appartenant à 'Abdullah b. Abu Bakr ; puis il a été retiré, et il a été enveloppé dans trois draps de coton blanc du Yémen provenant de Sahul, sans chemise ni turban. 'Abdullah a pris le Hullah et a dit : « Je voudrais être enveloppé dedans. » Mais ensuite il a dit : « Comment pourrais-je être enveloppé dans ce dont le Messager d’Allah ﷺ n’a pas été enveloppé ! » Il l’a donc donné en aumône
- Sahih Muslim, n°2182
Rapporté par Abu Salama رضي الله عنه : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها dans combien de vêtements le Messager d’Allah ﷺ a été enveloppé. Elle a répondu : « Dans trois tissus de Sahul. »
- Sahih Muslim, n°2183
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est décédé, il a été recouvert d’un tissu du Yémen
- Sahih Muslim, n°2194
Rapporté par Nafi’ : On dit à Ibn ‘Umar que Abu Huraira avait rapporté avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui suit le cortège funéraire aura la récompense d’un qirat. » Ibn ‘Umar dit : « Abu Huraira l’a trop souvent rapporté. » Il envoya donc quelqu’un demander à ‘Aïsha de vérifier ce fait. Elle confirma le témoignage d’Abu Huraira. Ibn ‘Umar dit alors : « Nous avons manqué beaucoup de qirats. »
- Sahih Muslim, n°2195
Rapporté par Dawud b. ‘Amir b. Sa’d b. Abu Waqqas, d’après son père : Alors qu’il était assis avec ‘Abdullah b. ‘Umar, Khabbab, le propriétaire de Maqsura, dit : « Ibn ‘Umar, as-tu entendu ce qu’Abu Huraira rapporte du Messager d’Allah ﷺ : “Celui qui sort avec le cortège funéraire lorsqu’il quitte sa maison, prie pour le défunt puis le suit jusqu’à son enterrement, aura deux qirats de récompense, chaque qirat équivalant à Uhud ; et celui qui, après avoir prié, repart directement, aura une récompense aussi grande qu’Uhud” ? » Ibn ‘Umar envoya Khabbab demander à ‘Aïsha ce qu’elle pensait des propos d’Abu Huraira et de revenir l’en informer. Pendant ce temps, Ibn ‘Umar prit une poignée de cailloux et les fit passer entre ses mains jusqu’à ce que Khabbab revienne et lui annonce que ‘Aïsha avait confirmé les propos d’Abu Huraira. Ibn ‘Umar jeta alors les cailloux qu’il avait dans la main par terre et dit : « Nous avons manqué beaucoup de qirats. »
- Sahih Muslim, n°2198
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un groupe de cent musulmans prie pour un défunt, tous intercédant pour lui, leur intercession sera acceptée. »
- Sahih Muslim, n°2252
Rapporté par ‘Abbad ibn ‘Abdullah ibn Zubair رضي الله عنه : Aïsha رضي الله عنها a ordonné qu’on apporte la civière de Sa’d ibn Abi Waqqas à la mosquée afin qu’elle puisse prier pour lui. Les gens ont désapprouvé son acte. Elle a dit : « Comme les gens oublient vite ! Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas accompli la prière funéraire de Suhail ibn al-Baida’ dans une mosquée ? »
- Sahih Muslim, n°2253
Rapporté par ‘Abbad ibn ‘Abdullah ibn Zubair رضي الله عنه d’après ‘Aïsha رضي الله عنها : Lorsque Sa’d ibn Abi Waqqas est décédé, les épouses du Messager d’Allah ﷺ ont envoyé un message pour qu’on apporte sa civière dans la mosquée afin qu’elles puissent prier pour lui. Ils ont fait ainsi : la civière a été placée devant leurs appartements et elles ont prié pour lui. On l’a ensuite sortie par la porte appelée Bab al-Jana’iz, du côté de Maqa’id. La nouvelle est parvenue aux épouses du Prophète ﷺ que les gens avaient critiqué cette pratique, disant qu’il n’était pas souhaitable d’apporter la civière dans la mosquée. Cela fut rapporté à ‘Aïsha رضي الله عنها, qui répondit : « Comme les gens critiquent vite ce qu’ils connaissent mal ! Ils nous reprochent d’avoir apporté la civière dans la mosquée, alors que le Messager d’Allah ﷺ a bien accompli la prière funéraire de Suhail ibn Baida’ dans la partie la plus intérieure de la mosquée. »
- Sahih Muslim, n°2254
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه d’après ‘Aïsha رضي الله عنها : Quand Sa’d ibn Abi Waqqas est décédé, elle a dit : « Apportez la civière dans la mosquée pour que je puisse prier pour lui. » Mais cela a été désapprouvé. Elle a dit : « Par Allah, le Messager d’Allah ﷺ a prié dans la mosquée pour les deux fils de Baida’, c’est-à-dire Suhail et son frère. »
- Sahih Muslim, n°2256
Rapporté par Muhammad ibn Qais رضي الله عنه : Il dit aux gens : « Voulez-vous que je vous raconte un hadith du Prophète ﷺ de ma part et de celle de ma mère ? » Nous pensions qu’il parlait de sa propre mère. Puis il rapporta que c’était ‘Aïsha رضي الله عنها qui avait raconté ceci : « Voulez-vous que je vous parle de moi et du Messager d’Allah ﷺ ? » Nous avons dit : « Oui. » Elle raconta : « Quand c’était mon tour pour que le Messager d’Allah ﷺ passe la nuit chez moi, il se tourna sur le côté, mit son manteau, retira ses chaussures et les posa près de ses pieds, étendit le coin de son châle sur son lit puis s’allongea jusqu’à ce qu’il pense que je m’étais endormie. Il prit doucement son manteau, remit ses chaussures lentement, ouvrit la porte et sortit, puis la referma doucement. J’ai couvert ma tête, mis mon voile et serré ma ceinture, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Baqi’. Il s’est tenu debout là-bas longtemps, puis il a levé les mains trois fois, puis il est revenu et je suis aussi revenue. Il a accéléré le pas et j’ai fait de même. Il s’est mis à courir et j’ai couru aussi. Il est rentré dans la maison et moi aussi. Je l’ai précédé et je me suis allongée sur le lit. Il est entré et a dit : “Pourquoi es-tu essoufflée, ô Aïsha ?” J’ai répondu : “Rien.” Il a dit : “Dis-le-moi ou le Subtil et l’Informé me le dira.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère te soient sacrifiés”, puis je lui ai tout raconté. Il a dit : “Est-ce ton ombre que j’ai vue devant moi ?” J’ai répondu : “Oui.” Il m’a donné une petite tape sur la poitrine que j’ai ressentie, puis il a dit : “As-tu pensé qu’Allah et Son Messager te feraient du tort ?” Elle a dit : “Tout ce que les gens cachent, Allah le sait.” Il a dit : “Gabriel est venu à moi quand tu m’as vu. Il m’a appelé et l’a caché de toi. J’ai répondu à son appel, mais je l’ai aussi caché de toi (car il n’est pas venu à toi), puisque tu n’étais pas entièrement couverte. J’ai pensé que tu dormais et je n’ai pas voulu te réveiller, de peur que tu ne sois effrayée. Gabriel m’a dit : ‘Ton Seigneur t’ordonne d’aller vers les habitants de Baqi’ (ceux qui sont dans les tombes) et de demander pardon pour eux.’” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, comment dois-je prier pour eux ?” Il a dit : “Dis : Que la paix soit sur les habitants de ce lieu (cimetière) parmi les croyants et les musulmans, et qu’Allah fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui viendront après, et, si Allah le veut, nous vous rejoindrons.” »
- Sahih Muslim, n°2364
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand une femme donne en aumône une partie de la nourriture de sa maison, sans causer de tort, elle a une récompense pour ce qu’elle a donné, et son mari a une récompense pour ce qu’il a gagné. Il en est de même pour le dépositaire. Aucun d’eux ne verra sa récompense diminuée à cause de l’autre. »
- Sahih Muslim, n°2366
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand une femme dépense (en aumône) une partie des biens de son mari sans causer de tort, elle aura une récompense, et lui aussi pour ce qu’il a gagné, et elle pour avoir dépensé (pour Allah), et le dépositaire aussi aura une récompense, sans que cela ne diminue la récompense de chacun. »
- Sahih Muslim, n°2539
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Un hadith similaire a été transmis
- Sahih Muslim, n°2556
Rapporté par Abu ‘Atiyya : Masruq et moi sommes allés voir ‘Aïsha رضي الله عنها et nous lui avons dit : « Mère des croyants, il y a deux personnes parmi les compagnons de Muhammad ﷺ : l’une se dépêche de rompre le jeûne et de prier, l’autre retarde la rupture du jeûne et la prière. » Elle a demandé : « Qui se dépêche de rompre le jeûne et de prier ? » Nous avons répondu : « C’est ‘Abdullah, le fils de Mas’ud. » Elle a alors dit : « C’est ainsi que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Abu Kuraib a ajouté : Le second était Abu Musa
- Sahih Muslim, n°2557
Rapporté par Abu ‘Atiyya : Masruq et moi sommes allés voir ‘Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها et Masruq lui a dit : « Il y a deux personnes parmi les compagnons de Muhammad ﷺ, aucun d’eux n’abandonne le bien, mais l’un se dépêche de faire la prière du coucher du soleil et de rompre le jeûne, tandis que l’autre retarde la prière du coucher du soleil et la rupture du jeûne. » Elle a demandé : « Qui se dépêche de faire la prière du coucher du soleil et de rompre le jeûne ? » Il a répondu : « C’est ‘Abdullah. » Elle a alors dit : « C’est ainsi que faisait le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°2601
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je suis perdu. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé : « Qu’as-tu fait ? » Il a répondu : « J’ai eu un rapport avec ma femme pendant la journée du Ramadan. » Le Prophète ﷺ a dit : « Fais l’aumône, fais l’aumône. » L’homme a dit : « Je n’ai rien. » Le Prophète ﷺ lui a demandé de s’asseoir. Pendant ce temps, on a apporté au Prophète ﷺ deux paniers de nourriture. Le Messager d’Allah ﷺ lui a alors dit de les donner en aumône
- Sahih Muslim, n°2602
Rapporté par ‘Abbad ibn Abdullah ibn Zubair : Il a entendu Aïsha رضي الله عنها dire : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ, puis elle a raconté le hadith. Mais on ne trouve pas dans ce récit les paroles : « Fais l’aumône, fais l’aumône », ni la mention : « pendant la journée »
- Sahih Muslim, n°2603
Rapporté par ‘Abbad ibn Abdullah ibn Zubair : Il a entendu Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, dire : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ à la mosquée pendant le Ramadan et a dit : « Messager d’Allah, je suis perdu, je suis perdu. » Le Prophète ﷺ lui a demandé ce qui se passait. Il a répondu : « J’ai eu un rapport avec ma femme alors que je jeûnais. » Le Prophète ﷺ a dit : « Fais l’aumône. » L’homme a dit : « Par Allah, je n’ai rien à donner, je ne possède rien. » Le Prophète ﷺ lui a dit : « Assieds-toi. » Il s’est donc assis, et pendant ce temps, un homme est arrivé avec un âne chargé de nourriture. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Où est celui qui disait être perdu ? » L’homme s’est levé. Le Prophète ﷺ a dit : « Donne cette nourriture en aumône. » L’homme a répondu : « Messager d’Allah, y a-t-il quelqu’un qui en a plus besoin que nous ? Par Allah, nous avons faim, nous n’avons rien. » Le Prophète ﷺ a dit : « Alors mangez-la. »
- Sahih Muslim, n°2621
Rapporté par Abu Khalid al-Ahmar d’après Humaid : Je suis parti en voyage en jeûnant ; on m’a dit : « Romps ton jeûne (littéralement : reviens, recommence). » Humaid a dit qu’Anas rapportait que les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ partaient en voyage et que ni ceux qui jeûnaient ne critiquaient ceux qui ne jeûnaient pas, ni l’inverse. (Humaid a ajouté : J’ai rencontré Ibn Abi Mulaika qui m’a dit la même chose au nom de Aïsha رضي الله عنها)
- Sahih Muslim, n°2625
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Hamza ibn ‘Amr al-Aslami a demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet du jeûne en voyage, et il lui a répondu : « Jeûne si tu veux, et romps-le si tu veux. »
- Sahih Muslim, n°2626
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Hamza ibn ‘Amr al-Aslami a demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Messager d’Allah, je jeûne beaucoup. Dois-je jeûner pendant le voyage ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Jeûne si tu veux, et romps-le si tu veux. »
- Sahih Muslim, n°2637
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Les Quraysh jeûnaient le jour de ‘Ashura avant l’Islam, et le Messager d’Allah ﷺ aussi. Quand il a émigré à Médine, il l’a jeûné et a ordonné aux autres de le faire. Mais quand le jeûne du Ramadan est devenu obligatoire, il a dit : « Celui qui veut jeûner ce jour peut le faire, et celui qui veut s’en abstenir peut le faire. »
- Sahih Muslim, n°2639
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Avant l’Islam, on jeûnait le jour de ‘Ashura, mais avec l’arrivée de l’Islam, cela est devenu un jeûne volontaire. Ensuite, celui qui voulait jeûnait, et celui qui voulait ne jeûnait pas
- Sahih Muslim, n°2640
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ avait ordonné de jeûner le jour de ‘Ashura avant que le jeûne du Ramadan ne soit obligatoire. Mais quand cela est devenu obligatoire, celui qui voulait jeûnait le jour de ‘Ashura, et celui qui voulait ne le faisait pas
- Sahih Muslim, n°2641
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Les Quraysh jeûnaient le jour de ‘Ashura avant l’Islam. Le Messager d’Allah ﷺ a alors ordonné de jeûner ce jour jusqu’à ce que le jeûne du Ramadan devienne obligatoire. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui veut jeûner ce jour peut le faire, et celui qui veut s’en abstenir peut le faire. »
- Sahih Muslim, n°2676
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a interdit de jeûner deux jours : le jour du Fitr et le jour de l’Adha
- Sahih Muslim, n°2687
Rapporté par Abu Salama : J’ai entendu Aïsha رضي الله عنها dire : « Il m’arrivait de devoir rattraper des jours de jeûne du Ramadan, mais je ne pouvais le faire qu’au mois de Sha'ban à cause de mes occupations auprès du Messager d’Allah ﷺ ou avec lui. »
- Sahih Muslim, n°2688
Rapporté par Yahya b. Sa'id avec la même chaîne de transmetteurs, mais il précise que (Aïsha ne rattrapait ses jours de jeûne qu’en Sha'ban) par considération pour le Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°2691
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Si l’une d’entre nous devait rattraper des jours de jeûne (du Ramadan à cause des menstrues) du vivant du Messager d’Allah ﷺ, elle ne pouvait les accomplir tant qu’elle était auprès du Messager d’Allah ﷺ, jusqu’à ce que Sha'ban commence
- Sahih Muslim, n°2692
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un meurt alors qu’il devait encore des jours de jeûne, son héritier doit jeûner à sa place. »
- Sahih Muslim, n°2714
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Aïsha, as-tu quelque chose à manger ? » J’ai répondu : « Messager d’Allah, nous n’avons rien. » Il a alors dit : « Je jeûne. » Elle raconte : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, puis on nous a offert un cadeau, et des visiteurs sont venus chez nous. Quand le Messager d’Allah ﷺ est revenu, je lui ai dit : « Un cadeau nous a été offert (et une grande partie a été donnée aux visiteurs), mais j’ai gardé quelque chose pour toi. » Il a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » J’ai répondu : « C’est du hais (un mélange de dattes et de beurre clarifié). » Il a dit : « Apporte-le-moi. » Je le lui ai apporté, il en a mangé puis a dit : « Ce matin, j’étais en jeûne. » Talha a dit : J’ai raconté ce hadith à Mujahid et il a dit : « Ce jeûne volontaire est comme l’aumône : la personne peut la donner si elle veut, ou la garder si elle préfère. »
- Sahih Muslim, n°2715
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un jour, l’Envoyé d’Allah ﷺ est venu me voir et a dit : « As-tu quelque chose à manger ? » J’ai répondu : « Non. » Il a alors dit : « Je vais donc jeûner. » Un autre jour, il est venu et nous avons dit : « Messager d’Allah, on nous a offert du hais en cadeau. » Il a dit : « Montre-le-moi ; je jeûnais depuis ce matin. » Puis il en a mangé
- Sahih Muslim, n°2717
Rapporté par Abdullah b. Shaqiq : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il jeûné un mois entier en dehors du Ramadan ? Elle a répondu : Je ne connais aucun mois où il ait jeûné entièrement, sauf le Ramadan, ni aucun mois où il n’ait pas jeûné du tout, jusqu’à la fin de sa vie
- Sahih Muslim, n°2718
Rapporté par Abdullah b. Shaqiq : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait-il pendant un mois ? Elle a répondu : Je ne connais aucun mois où il ait jeûné entièrement, sauf le Ramadan, ni aucun mois où il n’ait pas jeûné du tout jusqu’à la fin de sa vie. Que la paix soit sur lui
- Sahih Muslim, n°2719
Rapporté par Abdullah b. Shaqiq : J’ai interrogé Aïsha رضي الله عنها au sujet du jeûne du Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : Il jeûnait parfois de façon si continue que nous pensions : « Il va jeûner tout le temps. » Et parfois il ne jeûnait pas pendant plusieurs jours, et nous disions : « Il a arrêté de jeûner. » Elle a ajouté : Je ne l’ai jamais vu jeûner tout un mois complet depuis son arrivée à Médine, sauf pendant le Ramadan
- Sahih Muslim, n°2721
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait parfois de façon si continue que nous pensions qu’il ne s’arrêterait pas, et parfois il ne jeûnait pas du tout, à tel point que nous pensions qu’il ne jeûnerait plus. Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ compléter le jeûne d’un mois entier, sauf pendant le Ramadan, et je ne l’ai jamais vu jeûner autant dans un autre mois que pendant le mois de Cha’ban
- Sahih Muslim, n°3191
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a sacrifié une vache pour ‘Aïsha رضي الله عنها le jour du Nahr (le 10 Dhou’l-Hijja)
- Sahih Muslim, n°3192
Rapporté par Jabir b. 'Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a sacrifié des animaux pour ses épouses, et dans le hadith transmis par Ibn Abu Bakr il est dit : « Une vache pour ‘Aïsha à l’occasion du Hajj. »
- Sahih Muslim, n°3194
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé des animaux de sacrifice depuis Médine. J’ai tressé des guirlandes pour ses animaux (qu’il a ensuite accrochées à leur cou), et il ne s’est pas abstenu de faire ce qu’un Muhrim doit éviter
- Sahih Muslim, n°3196
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها (dans un autre hadith transmis par une autre chaîne) : « C’est comme si je me voyais en train de tresser les guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°3197
Rapporté par Abd al-Rahman b. al-Qasim d’après son père, qui a entendu ‘Aïsha رضي الله عنها dire : Je tressais des guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ de mes propres mains, mais lui (le Prophète) ne s’abstenait de rien et ne renonçait à rien de ce qu’un Muhrim doit éviter ou abandonner
- Sahih Muslim, n°3198
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : J’ai tressé les guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ de mes propres mains, puis il les a marqués, leur a mis les guirlandes, puis les a envoyés à la Maison (la Kaaba), et il est resté à Médine sans que rien ne lui soit interdit de ce qui lui était permis auparavant
- Sahih Muslim, n°3199
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé les animaux de sacrifice et j’ai tressé des guirlandes pour eux de mes propres mains, et il ne s’est pas abstenu de faire ce qu’il ne s’abstenait pas de faire en dehors de l’état de Muhrim
- Sahih Muslim, n°3200
Rapporté par Al-Qasim d’après la Mère des croyants, ‘Aïsha Siddiqa رضي الله عنها : Je tressais ces guirlandes avec la laine multicolore que nous avions. Le Messager d’Allah ﷺ n’était pas en état d’ihram parmi nous, et il faisait tout ce qui était permis à un non-Muhrim avec son épouse
- Sahih Muslim, n°3201
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Je me souviens avoir tressé des guirlandes pour les animaux de sacrifice (les chèvres) du Messager d’Allah ﷺ. Il les a envoyés et il est resté avec nous sans être en état d’ihram
- Sahih Muslim, n°3202
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : J’ai souvent tressé des guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ, et il mettait des guirlandes à ses animaux, puis il les envoyait et restait à la maison sans s’abstenir de ce qu’un Muhrim évite
- Sahih Muslim, n°3203
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé des chèvres comme animaux de sacrifice à la Maison et il leur a mis des guirlandes
- Sahih Muslim, n°3204
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Nous mettions des guirlandes aux chèvres et les envoyions (à la Mecque), et le Messager d’Allah ﷺ restait à Médine sans être en état d’ihram et rien ne lui était interdit (de ce qui est interdit à un Muhrim)
- Sahih Muslim, n°3205
Rapporté par ‘Amra, fille de Abd al-Rahman : Ibn Ziyad avait écrit à ‘Aïsha رضي الله عنها que ‘Abdullah b. Abbas رضي الله عنهما avait dit que celui qui envoie un animal de sacrifice (à la Mecque) doit s’abstenir de ce qui est interdit au pèlerin (en état d’ihram) jusqu’à ce que l’animal soit sacrifié. J’ai moi-même envoyé mon animal de sacrifice (à la Mecque), alors écris-moi ton avis. ‘Amra rapporte que ‘Aïsha رضي الله عنها a dit : Ce n’est pas comme l’a affirmé Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما, car j’ai tressé les guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ de mes propres mains. Le Messager d’Allah ﷺ les a ensuite guirlandés de ses propres mains, puis les a envoyés avec mon père, et rien n’a été interdit au Messager d’Allah ﷺ de ce qu’Allah lui avait rendu licite jusqu’à ce que les animaux soient sacrifiés
- Sahih Muslim, n°3206
Rapporté par Masruq : J’ai entendu ‘Aïsha رضي الله عنها frapper dans ses mains derrière le rideau et dire : Je tressais des guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ de mes propres mains, puis il les envoyait (à la Mecque), et il ne s’abstenait de rien de ce qu’un Muhrim évite jusqu’à ce que son animal soit sacrifié
- Sahih Muslim, n°3207
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Un hadith semblable a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°3246
Rapporté par Abdullah b. 'Ubaid : Harith b. 'Abdullah a conduit une délégation auprès de 'Abd al-Malik b. Marwan pendant son califat. 'Abd al-Malik a dit : « Je ne pense pas qu'Abu Khubaib (c'est-à-dire Ibn Zubair) ait entendu de la part de 'Aïsha رضي الله عنها (au sujet de l’intention du Prophète ﷺ concernant la modification de la Kaaba). » Harith répondit : « Si, moi-même je l’ai entendu d’elle. » 'Abd al-Malik dit alors : « Eh bien, raconte-moi ce que tu as entendu d’elle. » Il expliqua qu’elle ('Aïsha رضي الله عنها) avait dit que le Messager d’Allah ﷺ avait déclaré : « En vérité, ton peuple a réduit (la superficie) de la Maison par rapport à ses fondations d’origine. Si ce n’était pas parce qu’ils viennent juste d’abandonner le polythéisme (et d’embrasser l’islam), je l’aurais ramenée à ses fondations initiales qu’ils ont laissées de côté. Et si ton peuple veut la reconstruire après moi, viens avec moi pour que je te montre ce qu’ils en ont exclu. » Il lui montra environ quinze coudées du côté du Hatim (qu’ils avaient séparé). Ceci est le récit transmis par 'Abdullah b. 'Ubaid. Walid b. 'Ata' y ajoute : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “J’aurais fait deux portes au niveau du sol, l’une à l’est et l’autre à l’ouest. Sais-tu pourquoi ton peuple a élevé le seuil de la porte (de la Kaaba) ?” Elle répondit : “Non.” Il dit : “Par orgueil, afin de n’admettre que ceux qu’ils voulaient. Quand quelqu’un voulait y entrer, ils le faisaient monter (les marches), et alors qu’il allait entrer, ils le repoussaient et il tombait.” » 'Abd al-Malik demanda à Harith : « Tu l’as vraiment entendue dire cela ? » Il répondit : « Oui. » Harith raconte que 'Abd al-Malik gratta le sol avec son bâton un moment puis dit : « J’aurais aimé avoir laissé l’œuvre d’Ibn Zubair telle quelle. »
- Sahih Muslim, n°3342
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque nous sommes arrivés à Médine, qui était un endroit malsain et difficile, Abu Bakr est tombé malade, ainsi que Bilal. Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu la maladie de ses compagnons, il a dit : « Ô Allah, rends Médine aussi agréable pour nous que Tu as rendu La Mecque agréable, ou même davantage ; rends-la saine, et bénis-nous dans son sa’ et dans son mudd, et transfère sa fièvre à al-Juhfa. »
- Sahih Muslim, n°3475
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet d’une vierge dont le mariage est conclu par son tuteur : faut-il la consulter ou non ? Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Oui, il faut la consulter. » J’ai dit qu’elle pouvait être timide, alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Son silence signifie son accord. »
- Sahih Muslim, n°3479
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a épousée alors que j’avais six ans, et je suis entrée chez lui à l’âge de neuf ans. Elle a ajouté : Nous sommes allés à Médine et j’ai eu de la fièvre pendant un mois, et mes cheveux arrivaient jusqu’aux lobes de mes oreilles. Umm Rouman (ma mère) est venue me voir alors que j’étais sur une balançoire avec mes amies. Elle m’a appelée fort, je suis allée vers elle sans savoir ce qu’elle voulait. Elle m’a prise par la main et m’a conduite à la porte, et je disais : « Ha, ha » (comme si j’étais essoufflée), jusqu’à ce que mon cœur se calme. Elle m’a emmenée dans une maison où étaient rassemblées des femmes des Ansar. Elles m’ont toutes bénie, m’ont souhaité du bien et ont dit : « Que tu aies une part de bonheur. » Ma mère m’a confiée à elles. Elles m’ont lavé la tête, m’ont embellie, et rien ne m’a effrayée. Le Messager d’Allah ﷺ est venu le matin, et je lui ai été confiée
- Sahih Muslim, n°3480
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a épousée alors que j’avais six ans, et je suis entrée chez lui à l’âge de neuf ans
- Sahih Muslim, n°3481
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a épousée alors que j’avais sept ans, et il m’a emmenée chez lui comme épouse à neuf ans, et j’avais mes poupées avec moi. Quand le Prophète ﷺ est décédé, j’avais dix-huit ans
- Sahih Muslim, n°3482
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a épousée alors que j’avais six ans, et il m’a emmenée chez lui à neuf ans. Quand il est décédé, j’avais dix-huit ans
- Sahih Muslim, n°3483
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’est marié avec moi au mois de Shawwal et m’a emmenée chez lui comme épouse pendant le mois de Shawwal. Parmi les femmes du Messager d’Allah ﷺ, aucune n’était plus chère à lui que moi, et j’aimais que les femmes de ma famille se marient pendant le mois de Shawwal
- Sahih Muslim, n°3484
Rapporté par Sufyan, selon la même chaîne de transmetteurs : Ce hadith a été rapporté avec les mêmes transmetteurs, mais il n’est pas fait mention de l’entrée d’Aïsha chez le Prophète ﷺ en tant qu’épouse
- Sahih Muslim, n°3489
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman : J’ai demandé à Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : « Quelle était la dot du Messager d’Allah ﷺ ? » Elle répondit : « C’était douze ‘uqiyas et un nash. » Elle ajouta : « Sais-tu ce qu’est un nash ? » Je répondis : « Non. » Elle dit : « C’est la moitié d’une ‘uqiya, ce qui fait cinq cents dirhams. C’était la dot que le Messager d’Allah ﷺ donnait à ses épouses. »
- Sahih Muslim, n°3507
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’étais la personne la mieux informée sur le hijab (le voile et la séparation). Ubayy ibn Ka’b me questionnait à ce sujet. Anas رضي الله عنه raconta : Le Messager d’Allah ﷺ se leva le matin comme jeune marié de Zaynab bint Jahsh رضي الله عنها, qu’il avait épousée à Médine. Il invita les gens au repas de noces après que le jour se soit bien levé. Le Messager d’Allah ﷺ resta assis avec quelques personnes, même après que les autres soient partis. Puis il se leva et je l’accompagnai jusqu’à la porte de l’appartement de ‘Aïsha رضي الله عنها. Il pensa alors qu’ils étaient partis, alors il revint et j’ai fait de même, mais ils étaient encore là. Il retourna une deuxième fois, et moi aussi, jusqu’à l’appartement de ‘Aïsha. Il revint encore, et cette fois ils étaient partis. Il tira alors un rideau entre lui et moi à la porte de l’appartement de Zaynab, où il devait rester, et Allah révéla le verset concernant le voile
- Sahih Muslim, n°3568
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ était avec elle quand elle a entendu la voix d’une personne demandant la permission d’entrer chez Hafsa. Aïsha رضي الله عنها a dit : « Messager d’Allah, c’est la personne qui demande à entrer chez toi. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Je pense que c’est untel (l’oncle de Hafsa par allaitement). » Aïsha a demandé : « Messager d’Allah, si untel (son oncle par allaitement) était vivant, pourrait-il entrer chez moi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Oui. L’allaitement rend interdit ce que la parenté de sang rend interdit. »
- Sahih Muslim, n°3569
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce qui devient interdit à cause de l’allaitement est ce qui devient interdit à cause de la naissance. »
- Sahih Muslim, n°3570
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le hadith ci-dessus est rapporté par une autre chaîne
- Sahih Muslim, n°3571
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Aflah, le frère d’Abu’l-Qu’ais, qui était son oncle par allaitement, est venu et a demandé la permission d’entrer après l’institution du hijab. Elle a refusé de le laisser entrer. Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé, elle lui a raconté ce qu’elle avait fait. Il lui a ordonné de lui accorder la permission (car le frère de son père de lait était aussi son oncle)
- Sahih Muslim, n°3572
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Aflah ibn Abu Qulais, mon oncle par allaitement, est venu me voir ; le reste du hadith est le même, avec cette addition : « J’ai dit (au Prophète) : C’est la femme qui m’a allaitée, pas l’homme. » Il a répondu : « Que tes mains, ou ta main droite, soient couvertes de poussière (tu t’es trompée). »
- Sahih Muslim, n°3573
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Aflah, le frère d’Abu’l-Qu’ais, est venu demander la permission d’entrer après l’institution du hijab, et Abu’l-Qu’ais était le père de lait d’Aïsha. Aïsha a dit : « Par Allah, je ne laisserai pas entrer Aflah sans avoir demandé l’avis du Messager d’Allah ﷺ, car Abu Qulais ne m’a pas allaitée, c’est sa femme qui m’a allaitée. » Aïsha رضي الله عنها a dit : Quand le Messager d’Allah ﷺ est entré, j’ai dit : « Messager d’Allah, Aflah est le frère d’Abu’l-Qu’ais ; il est venu me demander la permission d’entrer. Je n’ai pas voulu lui accorder sans avoir ton avis. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Accorde-lui la permission. » ‘Urwa a dit : C’est à cause de cela qu’Aïsha avait l’habitude de dire : « Ce qui est interdit par la parenté de sang est interdit par l’allaitement. »
- Sahih Muslim, n°3694
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : J’avais l’intention d’interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes qui avaient insisté auprès du Prophète ﷺ pour obtenir plus de biens matériels durant sa vie, mais j’ai attendu un an sans trouver d’occasion. Un jour, alors que je voyageais avec lui vers La Mecque, il s’arrêta à Marr al-Zahran pour satisfaire un besoin naturel et me demanda de lui apporter de l’eau. Je le fis, et après qu’il se fut purifié, je commençai à verser de l’eau sur ses mains et ses pieds. Je me souvins alors de cet épisode de séparation entre le Prophète ﷺ et ses épouses, et je lui demandai : « Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes qui ont insisté auprès du Prophète ﷺ pour obtenir plus de confort matériel ? » Je n’avais pas fini de parler qu’il répondit : « C’étaient 'Aïsha et Hafsa. »
- Sahih Muslim, n°3702
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Elle avait été mariée à Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira et il l’a divorcée par trois prononcés. Elle a dit qu’elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander si elle devait quitter cette maison. Il lui a ordonné d’aller dans la maison de Ibn Umm Maktum, l’aveugle. Marwan a refusé de témoigner que la femme divorcée pouvait quitter la maison avant la fin de la 'idda. 'Urwa a dit que 'Aïsha رضي الله عنها a contesté les propos de Fatima bint Qais
- Sahih Muslim, n°3717
Rapporté par Hisham, d’après son père : Yahya ibn Sa'id ibn al-'As a épousé la fille de 'Abd al-Rahman ibn al-Hakam, puis il l’a divorcée et l’a fait sortir de sa maison. 'Urwa رضي الله عنه a critiqué cette action des membres de la famille de son ex-mari. Ils ont dit : « En vérité, Fatima aussi est sortie (de la maison de son ex-mari). » 'Urwa a dit : « Je suis allé voir 'Aïsha رضي الله عنها et je lui ai parlé de cela, et elle a dit : “Il n’y a rien de bon pour Fatima bint Qais رضي الله عنها à en parler.” »
- Sahih Muslim, n°3719
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : Il n’y a rien de bon pour Fatima à en parler, c’est-à-dire sa déclaration : « Il n’y a ni logement ni pension pour les femmes divorcées. »
- Sahih Muslim, n°3720
Rapporté par Ibn al-Qasim, d’après son père : 'Urwa ibn Zubair رضي الله عنه a dit à 'Aïsha رضي الله عنها : « N’as-tu pas vu que telle fille de al-Hakam a été divorcée par son mari par un divorce irrévocable, et elle a quitté la maison de son mari ? » 'Aïsha رضي الله عنها a répondu : « C’était mal de sa part. » Il (Urwa) a dit : « N’as-tu pas entendu les paroles de Fatima ? » Elle a répondu : « Il n’y a rien de bon pour elle à en parler. »
- Sahih Muslim, n°3735
Rapporté par Safiyya bint Abu ‘Ubaid d’après Hafsa ou ‘Aïsha رضي الله عنهما ou d’après les deux : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier (ou croyant en Allah et en Son Messager) de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf en cas de décès de son mari. »
- Sahih Muslim, n°3739
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf en cas de décès de son mari. »
- Sahih Muslim, n°4046
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque les derniers versets de la sourate al-Baqara ont été révélés, le Messager d’Allah ﷺ est sorti et les a récités aux gens, puis il leur a interdit de commercer le vin
- Sahih Muslim, n°4047
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque les derniers versets de la sourate al-Baqara concernant l’usure (riba) ont été révélés, le Messager d’Allah ﷺ est sorti à la mosquée et il a interdit le commerce du vin
- Sahih Muslim, n°4114
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a acheté du blé à un Juif à crédit et lui a donné sa cotte de mailles en gage
- Sahih Muslim, n°4115
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a acheté du blé à un Juif (comme prêt) et lui a laissé sa cotte de mailles en gage
- Sahih Muslim, n°4116
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a acheté du blé à un Juif pour une durée déterminée et lui a donné sa cotte de mailles en gage
- Sahih Muslim, n°4117
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, mais il n’est pas précisé que la cotte de mailles était en fer
- Sahih Muslim, n°4137
Rapporté par Muhammad b. Ibrahim : Abu Salama lui a rapporté qu’il avait un différend avec sa famille au sujet d’un terrain, et il est allé en parler à Aïsha رضي الله عنها. Elle lui dit : « Abu Salama, renonce à ce terrain, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui s’approprie même une petite portion de terre devra porter autour du cou sept terres.” »
- Sahih Muslim, n°4220
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un homme a dit au Messager d’Allah ﷺ : « Ma mère est morte soudainement, et je pense que si elle avait pu parler, elle aurait fait un testament pour donner une aumône. Aurai-je une récompense si je donne une aumône pour elle ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°4221
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, ma mère est morte soudainement sans avoir fait de testament. Je pense que si elle avait pu parler, elle aurait donné une aumône. Y aura-t-il une récompense pour elle si je donne une aumône en son nom ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°4229
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ n’a laissé ni dinar, ni dirham (argent liquide), ni chèvres, ni chameaux. Et il n’a fait aucun testament concernant quoi que ce soit (de ses biens matériels, car il n’en possédait pas)
- Sahih Muslim, n°4231
Rapporté par Aswad b. Yazid : On mentionna devant Aisha رضي الله عنها que le Prophète ﷺ aurait fait un testament en faveur de Ali رضي الله عنه (pour qu’il soit son premier calife). Elle répondit : « Quand aurait-il fait un tel testament en sa faveur ? J’étais en train de le soutenir (le Prophète ﷺ) contre ma poitrine (ou sur mes genoux). Il demanda un plateau, puis il s’est affaissé dans mon giron, et je ne me suis même pas rendu compte qu’il avait rendu l’âme. Quand aurait-il fait un testament en faveur de Ali رضي الله عنه ? »
- Sahih Muslim, n°4398
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a coupé la main d’un voleur pour un quart de dinar ou plus
- Sahih Muslim, n°4400
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La main d’un voleur ne doit être coupée que pour un quart de dinar ou plus. »
- Sahih Muslim, n°4401
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « La main (d’un voleur) ne doit être coupée que pour un quart de dinar et plus. »
- Sahih Muslim, n°4402
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « La main du voleur ne peut être coupée que pour un quart de dinar ou plus. »
- Sahih Muslim, n°4404
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Du vivant du Messager d’Allah ﷺ, la main d’un voleur n’était pas coupée pour moins que la valeur d’un bouclier, d’une cotte de mailles ou d’une armure, et ces objets étaient précieux
- Sahih Muslim, n°4492
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui introduit une nouveauté dans notre religion sans raison valable (commet un péché) et cela sera rejeté. »
- Sahih Muslim, n°4493
Rapporté par Sa’d ibn Ibrahim : J’ai demandé à Qasim ibn Muhammad à propos d’une personne qui possédait trois maisons et qui avait légué le tiers de chacune d’elles ; il (Qasim ibn Muhammad) a dit : « On peut tout rassembler dans une seule maison. » Puis il a ajouté : « Aïsha رضي الله عنها m’a informé que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui fait un acte qui n’a pas été prescrit par nous, cet acte sera rejeté.” »
- Sahih Muslim, n°4579
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, ses épouses ont décidé d’envoyer Othman ibn Affan comme porte-parole auprès d’Abu Bakr pour lui demander leur part de l’héritage du Prophète ﷺ. Aïsha leur a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? »
- Sahih Muslim, n°4580
Rapporté par Urwa ibn Zubair رضي الله عنه, d’après Aïsha رضي الله عنها : Elle lui a appris que Fatima, fille du Messager d’Allah ﷺ, a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander sa part de l’héritage laissé par le Messager d’Allah ﷺ, des biens qu’Allah lui avait accordés à Médine et Fadak, et du cinquième des revenus annuels de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” La famille du Messager d’Allah ﷺ vivra des revenus de ces biens, mais, par Allah, je ne changerai rien à la façon dont le Messager d’Allah ﷺ faisait l’aumône de ces biens. Je ferai exactement comme lui. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima, qui s’est fâchée contre lui pour cela. Elle l’a évité et ne lui a plus parlé jusqu’à la fin de sa vie. Elle a vécu six mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ. Quand elle est décédée, son mari Ali ibn Abu Talib l’a enterrée de nuit. Il n’a pas informé Abu Bakr de sa mort et a lui-même dirigé la prière funéraire. Du vivant de Fatima, Ali était bien considéré par les gens. Après sa mort, il a ressenti de la froideur de la part des gens. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et à lui prêter allégeance. Il ne l’avait pas encore fait pendant ces mois. Il a envoyé quelqu’un demander à Abu Bakr de venir le voir seul (refusant la présence d’Omar). Omar a dit à Abu Bakr : « Par Allah, tu n’iras pas seul. » Abu Bakr a répondu : « Que peuvent-ils me faire ? Par Allah, j’irai. » Et il y est allé seul. Ali a récité le Tashahhud (comme au début d’un sermon), puis a dit : « Nous reconnaissons ta vertu morale et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas la faveur (le califat) qu’Allah t’a donnée ; mais tu as agi seul (pour devenir calife) sans nous consulter, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il a continué à parler ainsi jusqu’à ce qu’Abu Bakr en ait les larmes aux yeux. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, le lien du Messager d’Allah ﷺ m’est plus cher que celui de ma propre famille. Concernant le différend entre nous sur ces biens, je n’ai pas dévié du droit chemin et je n’ai rien fait d’autre que ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Ali a alors dit à Abu Bakr : « Cet après-midi sera le moment de te prêter allégeance. » Quand Abu Bakr eut terminé la prière du zuhr, il monta sur le minbar, récita le Tashahhud, expliqua la situation d’Ali, son retard à prêter allégeance et l’excuse qu’il lui avait donnée. Ensuite, il demanda pardon à Allah. Puis Ali ibn Abu Talib récita le Tashahhud, loua les mérites d’Abu Bakr et dit que son action n’était pas motivée par la jalousie ni par le refus d’accepter la haute position qu’Allah avait donnée à Abu Bakr, mais qu’ils pensaient devoir avoir une part dans le gouvernement, et que la décision avait été prise sans les consulter, ce qui les avait contrariés. (D’où le retard dans l’allégeance.) Les musulmans furent satisfaits de cette explication et dirent : « Tu as bien agi. » Les musulmans furent de nouveau favorables à Ali après qu’il ait adopté la bonne attitude
- Sahih Muslim, n°4581
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Fatima et Abbas sont allés voir Abu Bakr pour demander le transfert de l’héritage du Messager d’Allah ﷺ. À ce moment-là, ils réclamaient ses terres à Fadak et sa part à Khaybar. Abu Bakr leur a dit : « J’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ... » Puis il a rapporté un hadith au sens proche de celui transmis par Uqail d’après al-Zuhri (mentionné plus haut), sauf que dans sa version, il est dit : Ali s’est levé, a loué les mérites d’Abu Bakr, rappelé sa supériorité et sa précocité dans l’islam. Puis il s’est avancé vers Abu Bakr et lui a prêté allégeance. À ce moment, les gens se sont tournés vers Ali et ont dit : « Tu as bien agi. » Et ils sont devenus favorables à Ali après qu’il ait adopté la bonne attitude
- Sahih Muslim, n°4582
Rapporté par Urwa ibn Zubair رضي الله عنه, d’après Aïsha رضي الله عنها, épouse du Prophète ﷺ : Après la mort du Messager d’Allah ﷺ, Fatima, fille du Messager d’Allah ﷺ, a demandé à Abu Bakr de lui donner sa part des biens que le Messager d’Allah ﷺ avait laissés parmi les propriétés qu’Allah lui avait accordées. Abu Bakr lui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est une aumône.” » Le rapporteur dit : Elle (Fatima) a vécu six mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ et elle réclamait à Abu Bakr sa part de l’héritage du Messager d’Allah ﷺ à Khaybar, Fadak et de ses biens de charité à Médine. Abu Bakr refusa de lui donner cela et dit : « Je ne vais rien changer à ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ. J’ai peur que si je vais à l’encontre de ses instructions, je m’égare. » Quant aux biens de charité à Médine, Omar les a confiés à Ali et Abbas, mais Ali en a pris la gestion exclusive. Pour Khaybar et Fadak, Omar les a gardés avec lui, disant : « Ce sont les biens de charité du Messager d’Allah ﷺ pour la communauté. » Leurs revenus servaient à couvrir les besoins urgents du Prophète ﷺ. Leur gestion revenait à celui qui dirigeait les affaires de l’État islamique. Le rapporteur ajoute : Ils sont gérés ainsi jusqu’à aujourd’hui
- Sahih Muslim, n°4683
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le jour de Uhud, certains, vaincus, abandonnèrent le Prophète ﷺ, mais Abu Talha se tint devant lui pour le protéger avec un bouclier. Abu Talha était un archer puissant qui brisa deux ou trois arcs ce jour-là. Quand un homme passait avec un carquois rempli de flèches, on lui disait : « Garde-les pour Abu Talha. » Chaque fois que le Prophète ﷺ levait la tête pour regarder les gens, Abu Talha disait : « Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ne lève pas la tête, de peur qu’une flèche de l’ennemi ne t’atteigne. Mon cou est devant le tien. » Le narrateur dit : J’ai vu Aïsha bint Abu Bakr et Umm Sulaim, leurs vêtements relevés, si bien que je voyais les bracelets à leurs chevilles. Elles portaient des outres d’eau sur leur dos et donnaient à boire aux gens. Elles retournaient ensuite au puits, remplissaient à nouveau les outres et revenaient pour donner de l’eau aux soldats. Ce jour-là, l’épée d’Abu Talha tomba de ses mains deux ou trois fois à cause de la somnolence
- Sahih Muslim, n°4700
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Prophète ﷺ) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ partit pour Badr. Lorsqu’il arriva à Harrat-ul-Wabara (à quatre miles de Médine), un homme connu pour sa bravoure le rencontra. Les compagnons du Messager d’Allah ﷺ furent contents de le voir. Il dit : « Je suis venu pour vous suivre et avoir une part du butin. » Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « Crois-tu en Allah et en Son Messager ? » Il répondit : « Non. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Retourne, je ne demande pas l’aide d’un polythéiste. » Il continua jusqu’à ce que nous arrivions à Shajara, où cet homme le rencontra de nouveau. Il lui posa la même question et l’homme donna la même réponse. Il dit : « Retourne, je ne demande pas l’aide d’un polythéiste. » L’homme revint et le rejoignit à Baida’. Il lui posa à nouveau la question : « Crois-tu en Allah et en Son Messager ? » L’homme répondit : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ lui dit alors : « Dans ce cas, viens avec nous. »
- Sahih Muslim, n°5091
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné qu’on lui apporte un bélier aux pattes noires, au ventre noir et avec des cercles noirs autour des yeux, afin qu’il le sacrifie. Il dit à 'Aïsha : « Donne-moi le grand couteau. » Puis il ajouta : « Aiguise-le sur une pierre. » Elle le fit. Il prit alors le couteau, puis le bélier, le coucha au sol et le sacrifia en disant : « Bismillah, Allahumma Taqabbal min Muhammadin wa Al-i-Muhammadin, wa min Ummati Muhammadin » (« Au nom d’Allah, ô Allah, accepte [ce sacrifice] de la part de Muhammad, de la famille de Muhammad et de la communauté de Muhammad. »
- Sahih Muslim, n°5103
Rapporté par Abdullah b. Waqid : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de manger la viande des animaux sacrifiés plus de trois jours. Abdullah b. Abu Bakr a dit : « J’en ai parlé à 'Amra, qui a confirmé : “Il a dit vrai, car j’ai entendu Aïsha dire : Les pauvres des campagnes venaient en ville pour l’Aïd al-Adha du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Il disait alors : ‘Gardez-en pour trois jours, et donnez le reste en aumône.’ ” » Ensuite, les musulmans ont dit : « Messager d’Allah, les gens fabriquent des outres avec les peaux des animaux sacrifiés et font fondre la graisse. » Il a demandé : « Et alors ? » Ils ont répondu : « Tu nous as interdit de manger la viande plus de trois jours. » Il a dit : « Je vous l’ai interdit à cause de ces pauvres qui venaient chercher de la viande, mais maintenant que la situation a changé, vous pouvez manger, conserver et donner en aumône. »
- Sahih Muslim, n°5231
Rapporté par Thumama (Ibn Hazn al-Qushairi) : J’ai rencontré Aïsha رضي الله عنها et je lui ai demandé au sujet du nabidh servi au Prophète ﷺ. Aïsha appela une servante abyssinienne et lui dit : « Demande-lui, car c’est elle qui préparait le nabidh pour le Messager d’Allah ﷺ. » La servante dit : « Je préparais du nabidh pour lui dans une outre la nuit, j’en fermais l’ouverture et la suspendais. Le matin, il en buvait. »
- Sahih Muslim, n°5232
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Nous préparions du nabidh pour le Messager d’Allah ﷺ dans une outre dont le haut était fermé et qui avait un trou en bas. Nous préparions le nabidh le matin, il en buvait le soir, et si nous le préparions la nuit, il en buvait le matin
- Sahih Muslim, n°5312
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ avait un voisin perse qui préparait d’excellentes soupes. Un jour, il en a préparé pour le Messager d’Allah ﷺ et est venu l’inviter à manger. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Et elle aussi ? » en parlant de Aïsha. L’homme a répondu : « Non. » Alors le Messager d’Allah ﷺ a refusé. L’homme est revenu l’inviter, et le Messager d’Allah ﷺ a répété : « Et elle aussi ? » L’homme a encore refusé. À la troisième invitation, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Et elle aussi ? » Cette fois, l’homme a accepté, et ils sont partis ensemble chez lui
- Sahih Muslim, n°5336
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une famille qui possède des dattes ne connaîtra pas la faim. »
- Sahih Muslim, n°5337
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aïsha, une famille qui n’a pas de dattes chez elle aura faim ; ou, Aïsha, la famille qui n’a pas de dattes risque d’avoir faim. » Il l’a répété deux ou trois fois
- Sahih Muslim, n°5341
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les dattes ‘ajwa’ de ‘Aliya’ ont des vertus curatives et sont un antidote si on les mange le matin. »
- Sahih Muslim, n°5528
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me rendre visite alors que j’avais une étagère recouverte d’un rideau fin sur lequel il y avait des images. Dès qu’il l’a vue, il l’a déchirée, son visage a changé de couleur et il a dit : « Aïsha, le châtiment le plus sévère de la part d’Allah au Jour de la Résurrection sera pour ceux qui imitent Allah dans l’acte de Sa création. » Aïsha a dit : Nous l’avons alors découpée et nous en avons fait un ou deux coussins
- Sahih Muslim, n°5529
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Elle avait un tissu avec des images dessus, accroché à une étagère, et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Enlève-le de ma vue. » Je l’ai donc retiré et j’en ai fait des coussins
- Sahih Muslim, n°5530
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par Shu’ba avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5531
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a rendu visite alors que j’avais mis un rideau avec des images à ma porte. Il l’a enlevé et nous en avons fait des coussins
- Sahih Muslim, n°5532
Rapporté par Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Elle avait accroché un rideau avec des images dessus. Le Messager d’Allah ﷺ est entré et il l’a tiré. Aïsha a dit : Je l’ai alors déchiré et j’en ai fait deux coussins. Une personne présente, Rabi’a b. ‘Ata, l’affranchi des Banû Zuhra, a demandé : « As-tu entendu Abû Muhammad dire qu’Aïsha avait mentionné que le Messager d’Allah ﷺ s’appuyait dessus ? » Ibn al-Qasim a répondu : « Non, mais j’ai entendu Qasim b. Muhammad le dire. »
- Sahih Muslim, n°5533
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Elle a acheté un tapis avec des images dessus. Quand le Messager d’Allah ﷺ l’a vu, il est resté à la porte et n’est pas entré. J’ai vu sur son visage des signes de mécontentement. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, je demande pardon à Allah et à Son Messager. Mais dis-moi, quel péché ai-je commis ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’est-ce que ce tapis ? » Elle a répondu : « Je l’ai acheté pour toi, afin que tu puisses t’asseoir dessus et te reposer. » Il a alors dit : « Les propriétaires de ces images seront punis et on leur demandera de donner vie à ce qu’ils ont essayé de créer. » Puis il a ajouté : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a une image. »
- Sahih Muslim, n°5534
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Ce hadith a aussi été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs. Certains autres hadiths transmis par d’autres chaînes sont plus complets et il y a un ajout dans ceux transmis par le neveu de Majishun : elle (Aïsha) aurait dit : « Je l’ai pris et j’en ai fait deux coussins, et le Prophète ﷺ s’appuyait dessus dans la maison. »
- Sahih Muslim, n°5568
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Une jeune fille des Ansar, qui était tombée malade et avait perdu ses cheveux, s’est mariée. Sa famille pensa à lui ajouter des faux cheveux, alors ils demandèrent au Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Il maudit la femme qui ajoute des faux cheveux et celle qui en demande
- Sahih Muslim, n°5583
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Une femme a demandé : « Ô Messager d’Allah, puis-je dire à ma coépouse que mon mari m’a donné telle ou telle chose alors qu’en réalité il ne me l’a pas donnée ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Celle qui affirme avoir reçu ce qu’on ne lui a pas donné est comme celle qui porte un vêtement de mensonge. »
- Sahih Muslim, n°5616
Rapporté par ‘Urwa b. Zubair et Fatima, fille de Mandhir b. Zubair : Asma’, fille d’Abu Bakr, était enceinte d’Abdullah b. Zubair lors de la migration. Elle arriva à Quba’ et y donna naissance à Abdullah, puis elle l’envoya auprès du Messager d’Allah ﷺ pour qu’il lui frotte le palais avec des dattes mâchées. Le Messager d’Allah ﷺ prit l’enfant, le posa sur ses genoux et demanda qu’on lui apporte des dattes. ‘Aïsha رضي الله عنها raconte : Nous avons mis un certain temps à en trouver. Le Prophète ﷺ les mâcha, puis mit sa salive dans la bouche du bébé. La première chose qui entra dans son estomac fut la salive du Messager d’Allah ﷺ. Asma’ dit : Ensuite, il lui frotta le palais, invoqua la bénédiction sur lui et lui donna le nom d’Abdullah. Plus tard, Abdullah vint à lui à l’âge de sept ou huit ans pour prêter allégeance au Messager d’Allah ﷺ, comme Zubair le lui avait demandé. Le Messager d’Allah ﷺ sourit en le voyant venir vers lui et accepta son allégeance
- Sahih Muslim, n°5619
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : On amenait les nouveau-nés au Messager d’Allah ﷺ. Il leur donnait sa bénédiction et leur frottait le palais avec des dattes
- Sahih Muslim, n°5620
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Nous avons emmené Abdullah b. Zubair auprès du Messager d’Allah ﷺ pour qu’il mette de la salive dans sa bouche, et nous avons dû faire beaucoup d’efforts pour trouver des dattes
- Sahih Muslim, n°5699
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade, Jibril venait réciter ceci : « Au nom d’Allah, qu’Il te guérisse de toutes sortes de maladies et te protège du mal de l’envieux quand il envie et du mauvais œil. »
- Sahih Muslim, n°5703
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Un Juif parmi les Banu Zuraiq, nommé Labid ibn al-A’sam, a jeté un sort au Messager d’Allah ﷺ, si bien qu’il pensait faire certaines choses alors qu’il ne les faisait pas réellement. Cela dura jusqu’à ce qu’un jour ou une nuit, le Messager d’Allah ﷺ fit une invocation pour s’en débarrasser. Il répéta l’invocation plusieurs fois, puis dit à Aïsha : « Sais-tu qu’Allah m’a informé de ce que je Lui avais demandé ? Deux hommes sont venus à moi, l’un s’est assis près de ma tête et l’autre près de mes pieds. Celui près de ma tête a dit à l’autre : “Quel est le problème de cet homme ?” Il répondit : “Il est sous l’effet d’un sort.” Il demanda : “Qui l’a jeté ?” L’autre répondit : “C’est Labid ibn al-A’sam.” Il demanda : “Avec quoi l’a-t-il fait ?” Il répondit : “Avec un peigne, des cheveux pris sur le peigne et la spathe d’un palmier-dattier.” Il demanda : “Où est-ce ?” Il répondit : “Dans le puits de Dhi Arwan.” » Aïsha dit : Le Messager d’Allah ﷺ envoya alors des compagnons à ce puits, puis il dit : « Aïsha, par Allah, son eau était jaune comme du henné et ses arbres ressemblaient à des têtes de diables. » Elle dit qu’elle demanda au Messager d’Allah ﷺ pourquoi il ne l’avait pas brûlé. Il répondit : « Non, Allah m’a guéri et je ne veux pas pousser les gens à l’injustice entre eux. J’ai seulement ordonné qu’on l’enterre. »
- Sahih Muslim, n°5704
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a été touché par un sort, et le reste du hadith est le même, avec cette différence : « Le Messager d’Allah ﷺ alla au puits, le regarda, et il y avait des palmiers à côté. » Aïsha dit : « J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ de le faire sortir, mais je n’ai pas dit : Pourquoi ne l’as-tu pas brûlé ? » Et il n’est pas mentionné : « J’ai ordonné qu’on l’enterre, et ils l’ont enterré. »
- Sahih Muslim, n°5707
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand l’un de nous tombait malade, le Messager d’Allah ﷺ le frottait avec sa main droite et disait : « Seigneur des gens, accorde-lui la santé, guéris-le, car Tu es le Grand Guérisseur. Il n’y a de guérison que par Ton pouvoir, c’est Toi qui guéris et fais disparaître la maladie. » Elle ajouta : Quand le Messager d’Allah ﷺ est tombé gravement malade, j’ai pris sa main pour faire avec elle ce qu’il faisait, c’est-à-dire frotter son corps avec sa main bénie. Mais il a retiré sa main de la mienne et a dit : « Ô Allah, pardonne-moi et fais-moi rejoindre la compagnie suprême. » Elle dit : Je le regardais sans cesse alors qu’il venait de rendre l’âme
- Sahih Muslim, n°5709
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ disait, lorsqu’il rendait visite à un malade : « Seigneur des gens, enlève la maladie, guéris-le, car Tu es le Grand Guérisseur. Il n’y a de guérison que par Ton pouvoir, qui fait disparaître toute maladie. »
- Sahih Muslim, n°5710
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ rendait visite à un malade, il faisait cette invocation pour lui : « Seigneur des gens, enlève le mal, guéris-le, car Tu es le Grand Guérisseur. Il n’y a de guérison que par Ton pouvoir, qui fait disparaître toute souffrance. » Dans la version rapportée par Abu Bakr, il y a une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°5711
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par Aïsha رضي الله عنها à travers une autre chaîne de transmission, avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°5712
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ récitait cette invocation comme formule de protection : « Seigneur des gens, enlève le mal, car c’est dans Ta main que se trouve la guérison ; personne ne peut soulager la maladie sauf Toi. »
- Sahih Muslim, n°5714
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand un membre de la famille tombait malade, le Messager d’Allah ﷺ soufflait sur lui en récitant les deux sourates protectrices (Mu’awwidhatan). Et lorsqu’il fut atteint de la maladie dont il est décédé, je soufflais sur lui et je frottais son corps avec sa main, car sa main avait plus de bénédiction que la mienne
- Sahih Muslim, n°5715
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade, il récitait les deux sourates protectrices (Mu’awwidhatan) sur lui-même et soufflait sur son corps. Quand sa maladie s’est aggravée, je récitais ces sourates sur lui et je le frottais avec sa main, espérant que cela soit plus béni
- Sahih Muslim, n°5717
Rapporté par Abd al-Rahman ibn al-Aswad رضي الله عنه, d’après son père : J’ai interrogé Aïsha رضي الله عنها au sujet des formules de protection. Elle a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a permis à une famille des Ansar d’utiliser des formules de protection pour guérir toutes sortes d’empoisonnements
- Sahih Muslim, n°5718
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a permis à une famille des Ansar d’utiliser des formules de protection pour soigner les effets de la piqûre de scorpion
- Sahih Muslim, n°5719
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Quand une personne tombait malade, avait un problème de santé ou une blessure, le Messager d’Allah ﷺ posait son index sur le sol, puis le relevait en prononçant le nom d’Allah. Il disait : « La poussière de notre terre, mélangée à la salive de l’un de nous, peut servir à guérir notre maladie avec la permission d’Allah. » Ce hadith a été transmis par Ibn Abu Shaiba et Zubair avec une légère différence de formulation
- Sahih Muslim, n°5720
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ recommandait d’utiliser des incantations pour guérir des effets du mauvais œil
- Sahih Muslim, n°5722
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a ordonné d’utiliser des incantations pour soigner les effets du mauvais œil
- Sahih Muslim, n°5816
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : « J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, les devins nous racontaient des choses sur l’invisible et nous les trouvions vraies. » Il a répondu : « C’est une parole de vérité qu’un djinn attrape et souffle à l’oreille de son ami, puis il y ajoute cent mensonges. » »
- Sahih Muslim, n°5817
Rapporté par Urwa, d’après Aïsha رضي الله عنها : « Des gens ont interrogé le Messager d’Allah ﷺ au sujet des devins. Il leur a répondu : « Ce n’est rien (c’est juste une superstition). » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, parfois ils nous disent des choses qui se réalisent. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « C’est une parole de vérité qu’un djinn attrape et répète à l’oreille de son ami comme une poule caquette, puis ils y ajoutent plus de cent mensonges. » »
- Sahih Muslim, n°5823
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné de tuer le serpent qui a des bandes sur le corps, car il nuit à la vue et provoque des fausses couches
- Sahih Muslim, n°5845
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a qualifié le gecko de créature nuisible. Harmala a ajouté qu’elle n’a pas entendu qu’il avait ordonné de les tuer
- Sahih Muslim, n°5878
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun de vous ne doit dire : “Mon âme est devenue mauvaise”, mais il doit dire : “Mon âme est devenue insensible.” » Ce hadith a aussi été transmis par Abu Bakr avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°5973
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire en présence de ses compagnons : « Je serai au Bassin, attendant ceux d’entre vous qui viendront vers moi. Par Allah, certains seront empêchés de venir jusqu’à moi, et je dirai : “Mon Seigneur, ce sont mes compagnons et les gens de ma communauté.” Et Il dira : “Tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi ; ils n’ont cessé de revenir sur leurs pas (dans leur religion).” »
- Sahih Muslim, n°6027
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : « Des Bédouins sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont dit : “Embrassez-vous vos enfants ?” Il a répondu : “Oui.” Ils ont dit : “Par Allah, nous n’embrassons pas nos enfants.” Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : “Que puis-je faire si Allah vous a privés de miséricorde ?” Ibn Numair a dit : “(Si Allah a privé) vos cœurs de miséricorde.” »
- Sahih Muslim, n°6230
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’allongea une nuit et dit : « S’il y avait quelqu’un de pieux parmi mes compagnons pour veiller sur moi cette nuit ! » Elle dit : « Nous avons entendu le bruit d’armes, alors le Messager d’Allah ﷺ demanda : “Qui est là ?” » Sa'd b. Abi Waqqas répondit : « Ô Messager d’Allah, je suis venu pour veiller sur toi. » Aïsha dit : « Le Messager d’Allah ﷺ dormit alors profondément, au point que j’entendis le bruit de son souffle. »
- Sahih Muslim, n°6231
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’allongea une nuit à son arrivée à Médine et dit : « S’il y avait quelqu’un de pieux parmi mes compagnons pour veiller sur moi cette nuit ! » Elle raconta : « Nous étions dans cet état quand nous avons entendu le bruit d’armes. Le Prophète ﷺ demanda : “Qui est là ?” Il répondit : “C’est Sa'd b. Abi Waqqas.” Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : “Qu’est-ce qui t’amène ?” Il répondit : “J’ai eu peur qu’il arrive quelque chose au Messager d’Allah ﷺ, alors je suis venu pour veiller sur toi.” Le Messager d’Allah ﷺ invoqua la bénédiction sur lui, puis il dormit. » Ce hadith a aussi été transmis par Ibn Rumh avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°6232
Rapporté par 'Abdullah b. 'Amir b. Rabi, d’après Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’allongea une nuit ; le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°6249
Rapporté par Hisham d’après son père (‘Urwa b. Zubair) que Aïsha رضي الله عنها a dit : Par Allah, vos deux pères font partie de ceux qui sont mentionnés dans ce verset : « Ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et du Messager après que le malheur les ait frappés. »
- Sahih Muslim, n°6251
Rapporté par ‘Urwa : Aïsha رضي الله عنها m’a dit : « Tes pères (Zubair et Abu Bakr) font partie de ceux à propos desquels il a été révélé : “Ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager après que le malheur les ait frappés.” »
- Sahih Muslim, n°6261
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Un matin, le Messager d’Allah ﷺ est sorti vêtu d’un manteau rayé en poil de chameau noir. Hasan b. Ali est venu, il l’a pris sous son manteau. Puis Husayn est venu, il l’a pris aussi sous le manteau avec l’autre (Hasan). Ensuite Fatima est venue, il l’a prise sous le manteau, puis Ali est venu, il l’a aussi pris sous le manteau. Puis il a dit : « Allah veut seulement éloigner de vous toute souillure, ô gens de la maison, et vous purifier complètement. »
- Sahih Muslim, n°6389
Rapporté par Hisham, d’après son père رضي الله عنه : Hassan ibn Thabit a beaucoup parlé à propos de ‘Aïsha رضي الله عنها. Je l’ai réprimandé, mais elle a dit : « Mon neveu, laisse-le, car il a défendu le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°6391
Rapporté par Masruq رضي الله عنه : Je suis allé voir ‘Aïsha رضي الله عنها alors que Hassan était assis là et récitait des vers de sa composition : « Elle est chaste et prudente. Il n’y a aucune calomnie contre elle, et elle se lève tôt le matin sans manger la viande des insouciants. » ‘Aïsha dit : « Mais toi, tu ne l’es pas. » Masruq ajouta : « Je lui ai dit : Pourquoi le laisses-tu venir chez toi alors qu’Allah a dit : “Et celui d’entre eux qui a pris la plus grande part de cette affaire aura un châtiment douloureux” (Coran 24:11) ? » Elle répondit : « Quel châtiment peut être plus dur que d’être devenu aveugle ? Il écrivait des poèmes satiriques pour défendre le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°6393
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Hassan a dit : « Ô Messager d’Allah, permets-moi d’écrire des poèmes satiriques contre Abu Sufyan. » Le Prophète ﷺ répondit : « Comment pourrais-tu, alors que je suis aussi de sa famille ? » Hassan dit : « Par Celui qui t’a honoré, je vais te distinguer d’eux comme on retire un cheveu de la pâte. » Puis Hassan dit : « La dignité et la grandeur appartiennent à la tribu de Bint Makhzum parmi les Hachémites, alors que ton père était un esclave. »
- Sahih Muslim, n°6395
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tournez en dérision les Qouraychites (parmi les non-croyants), car la satire leur fait plus de mal qu’une flèche. » Il envoya alors quelqu’un vers Ibn Rawaha pour qu’il compose une satire contre eux, mais ce qu’il écrivit ne plut pas au Prophète ﷺ. Il fit de même avec Ka’b ibn Malik, mais son poème ne lui plut pas non plus. Ensuite, il envoya chercher Hassan ibn Thabit. Quand Hassan arriva, il dit : « Voilà que tu fais appel à ce lion qui frappe de sa queue ! » Puis il sortit sa langue, la fit bouger et dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je vais les déchirer avec ma langue comme on déchire du cuir. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Ne te précipite pas ; qu’Abou Bakr, qui connaît le mieux la généalogie des Qouraychites, t’indique la différence entre ma lignée et la leur, car ma lignée est la même que la leur. » Hassan alla donc voir Abou Bakr, se renseigna, puis revint et dit : « Ô Messager d’Allah, Abou Bakr m’a expliqué la distinction entre ta lignée et celle des Qouraychites. Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je vais faire ressortir ton nom d’entre eux comme on retire un cheveu de la farine. » Aïsha رضي الله عنها a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à Hassan : « L’Esprit Saint continuera de t’aider tant que tu défendras Allah et Son Messager. » Elle a aussi dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Hassan a fait la satire contre eux, ce qui a réjoui les musulmans et troublé les non-musulmans. » Voici quelques vers : « Vous avez attaqué Muhammad par la satire, mais j’ai répondu pour lui, Et il y a une récompense auprès d’Allah pour cela. Vous avez attaqué Muhammad, vertueux, honnête, Le Messager d’Allah, dont la nature est la véracité. Mon père, son père et mon honneur Protègent l’honneur de Muhammad. Puisse-je perdre ma fille bien-aimée si vous ne la voyez pas Essuyer la poussière des deux côtés de Kada’, Elles tirent sur la bride, montant la pente ; Sur leurs épaules, des lances assoiffées (du sang de l’ennemi) ; Nos chevaux sont en sueur, nos femmes les essuient avec leurs manteaux. Si vous ne vous étiez pas opposés à nous, nous aurions accompli la ‘Umra, Puis il y eut la Victoire, et l’obscurité s’est dissipée. Sinon, attendez le combat le jour où Allah honorera qui Il veut. Et Allah a dit : “J’ai envoyé un serviteur qui dit la Vérité sans ambiguïté.” Et Allah a dit : “J’ai préparé une armée : ce sont les Ansar, qui veulent combattre l’ennemi.” Chaque jour, de Ma’add, viennent insultes, combats ou satire ; Quiconque attaque le Messager parmi vous, ou le loue et le soutient, c’est pareil, Et Gabriel, le Messager d’Allah, est parmi nous, ainsi que l’Esprit Saint qui n’a pas d’égal. »
- Sahih Muslim, n°6399
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : N’es-tu pas étonné par Abou Hourayra ? Un jour, il est venu s’asseoir près du coin de ma chambre et s’est mis à raconter les hadiths du Messager d’Allah ﷺ. J’écoutais tout en répétant sans cesse « Subhan Allah » (Gloire à Allah). Il s’est levé avant que je termine mes louanges. Si je l’avais rencontré, je lui aurais dit fermement que le Messager d’Allah ﷺ ne parlait pas aussi vite que lui
- Sahih Muslim, n°6478
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Quelqu’un a demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Qui sont les meilleurs parmi les gens ? » Il a répondu : « Ceux de ma génération, puis ceux de la génération suivante, puis ceux de la troisième génération. »
- Sahih Muslim, n°6519
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Le lien de parenté est suspendu au Trône et dit : ‘Celui qui me maintient, Allah le maintiendra ; et celui qui me rompt, Allah le rompra.’” »
- Sahih Muslim, n°6596
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un homme a demandé la permission de voir le Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : « Laissez-le entrer. » (et il a ajouté :) « C’est un mauvais fils de sa tribu, ou un mauvais membre de sa tribu. » Quand il est entré, il a été aimable avec lui. Aïsha رضي الله عنها a dit : « Ô Messager d’Allah, tu as dit ce que tu avais à dire sur lui, puis tu l’as bien accueilli. » Il a répondu : « Aïsha, le pire des gens auprès d’Allah le Jour de la Résurrection est celui que les gens évitent par crainte de sa méchanceté. »
- Sahih Muslim, n°6601
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aïsha, Allah est vraiment doux et Il aime la douceur. Il accorde par la douceur ce qu’Il n’accorde pas par la violence, ni par quoi que ce soit d’autre. »
- Sahih Muslim, n°6602
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La douceur n’est jamais présente dans une chose sans l’embellir, et elle n’en est jamais retirée sans l’enlaidir. »
- Sahih Muslim, n°6603
Rapporté par Miqdam ibn Shuraih ibn Hani : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmission, avec cette précision : « Aïsha était montée sur un chameau sauvage et elle le faisait tourner en rond. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : “Sois douce”, puis il a mentionné ce hadith. »
- Sahih Muslim, n°6614
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Deux personnes sont venues voir le Messager d’Allah ﷺ et ont parlé d’un sujet que j’ignore, mais cela l’a contrarié et il a invoqué la malédiction contre eux. Quand ils sont partis, j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, le bien atteindra tout le monde sauf ces deux-là. » Il demanda : « Pourquoi ? » Je répondis : « Parce que tu as invoqué la malédiction contre eux. » Il dit : « Ne sais-tu pas que j’ai posé une condition à mon Seigneur en disant : Ô Allah, je suis un être humain, et si je maudis ou insulte un musulman, fais que cela soit pour lui une purification et une récompense. »
- Sahih Muslim, n°6768
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un enfant est mort et j’ai dit : « Il y a du bonheur pour cet enfant, qui est un oiseau parmi les oiseaux du Paradis. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Ne sais-tu pas qu’Allah a créé le Paradis et l’Enfer, et qu’Il a créé les habitants pour chacun d’eux ? »
- Sahih Muslim, n°6769
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ fut appelé pour diriger la prière funéraire d’un enfant des Ansar. J’ai dit : « Messager d’Allah, il y a du bonheur pour cet enfant, qui est un oiseau parmi les oiseaux du Paradis, car il n’a commis aucun péché et n’a pas atteint l’âge où l’on peut pécher. » Il répondit : « Aïsha, il se peut que ce soit autrement, car Allah a créé pour le Paradis ceux qui y sont destinés alors qu’ils étaient encore dans les reins de leurs pères, et Il a créé pour l’Enfer ceux qui y iront, alors qu’ils étaient encore dans les reins de leurs pères. »
- Sahih Muslim, n°6775
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a récité ces versets du Coran : « C’est Lui qui t’a révélé le Livre (le Coran) : il s’y trouve des versets clairs, qui sont la base du Livre, et d’autres qui sont allégoriques. Ceux qui ont au cœur une inclination vers l’égarement suivent ce qui est allégorique, cherchant la discorde et l’interprétation. Nul n’en connaît l’explication, sauf Allah. Ceux qui sont fermes dans la science disent : “Nous croyons en tout ce qui vient de notre Seigneur.” Seuls les gens doués d’intelligence s’en souviennent. » (Coran 3:7) Aïsha rapporte aussi que le Messager d’Allah ﷺ a dit à propos de ces versets : « Lorsque tu vois de tels versets, évite-les, car ce sont eux qu’Allah a désignés dans ces versets. »
- Sahih Muslim, n°6780
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La personne la plus méprisable aux yeux d’Allah est celle qui cherche à entrer en dispute avec les autres seulement pour montrer sa connaissance et sa capacité à argumenter. »
- Sahih Muslim, n°6799
Rapporté par 'Urwa b. Zubair : 'Aïsha رضي الله عنها m’a dit : « J’ai appris que 'Abdullah b. 'Amr al-'As passera près de nous pendant le Hajj, alors rencontre-le et interroge-le sur les questions religieuses, car il a acquis beaucoup de connaissances du Messager d’Allah ﷺ. » Je l’ai donc rencontré et je lui ai posé des questions sur ce qu’il avait entendu du Messager d’Allah ﷺ. Parmi ce qu’il a mentionné, il a dit : « En vérité, Allah ne retire pas la connaissance directement aux gens, mais Il fait disparaître les savants et ainsi la connaissance disparaît avec eux. Il laisse alors des ignorants comme chefs, qui donnent des avis religieux sans connaissance, s’égarent eux-mêmes et égarent les autres. » 'Urwa dit : Quand j’ai rapporté cela à 'Aïsha, elle a trouvé cela difficile à croire et a montré des réserves, puis elle m’a demandé : « Est-ce que 'Abdullah b. 'Amr t’a dit qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela ? » ('Urwa avait oublié de lui demander.) L’année suivante, elle lui dit : « Ibn Amr est revenu pour le Hajj, alors va le voir, parle-lui et demande-lui au sujet de ce hadith sur la connaissance. » Il dit : Je l’ai rencontré, je l’ai interrogé et il m’a rapporté exactement ce qu’il m’avait dit la première fois. Quand j’en ai informé 'Aïsha, elle a dit : « Je pense qu’il a dit la vérité, et je vois qu’il n’a rien ajouté ni omis. »
- Sahih Muslim, n°6822
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime aussi le rencontrer. Et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste aussi le rencontrer. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, en ce qui concerne l’aversion pour la mort, nous ressentons tous cela. » Il a répondu : « Ce n’est pas ce que tu crois. Mais lorsque le croyant reçoit la bonne nouvelle de la miséricorde d’Allah, de Sa satisfaction et du Paradis au moment de la mort, il aime rencontrer Allah et Allah aime aussi le rencontrer. Mais quand le mécréant reçoit la nouvelle du châtiment d’Allah et des épreuves qui l’attendent, il déteste rencontrer Allah et Allah déteste aussi le rencontrer. »
- Sahih Muslim, n°6824
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime aussi le rencontrer. Et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste aussi le rencontrer. » Il y a la mort avant de pouvoir rencontrer Allah
- Sahih Muslim, n°6825
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها à travers une autre chaîne de transmetteurs : Un hadith semblable a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6826
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime aussi le rencontrer. Et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste aussi le rencontrer. » (Shuraih ibn Hani, un des narrateurs, dit :) Je suis allé voir Aïsha et je lui ai dit : « Ô mère des croyants, j’ai entendu Abu Huraira rapporter du Messager d’Allah ﷺ une parole qui, si elle est vraie, serait une catastrophe pour nous. » Elle a répondu : « Ceux qui sont vraiment perdus sont ceux qui sont ruinés par les paroles du Messager d’Allah ﷺ. Quelles sont ces paroles qui, selon toi, causeraient notre perte ? » J’ai dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime aussi le rencontrer. Et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste aussi le rencontrer.’ Or, aucun de nous n’aime la mort. » Elle a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a bien dit cela, mais ce n’est pas ce que tu penses. Cela concerne le moment où l’on perd l’éclat du regard, où la gorge se serre, où le corps frissonne et où les doigts tremblent (au moment de la mort). C’est à ce moment-là qu’il a été dit : ‘Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime aussi le rencontrer. Et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste aussi le rencontrer.’ »
- Sahih Muslim, n°6871
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire ces invocations : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre l’épreuve du Feu, contre le châtiment du Feu, contre l’épreuve de la tombe et le châtiment de la tombe, contre le mal de l’épreuve de la richesse et contre le mal de l’épreuve de la pauvreté, et je cherche refuge auprès de Toi contre le mal du trouble du Dajjal. Ô Allah, lave mes péchés avec de l’eau, de la neige et de la grêle, purifie mon cœur des péchés comme on purifie un vêtement blanc de la saleté, et éloigne mes fautes de moi comme Tu as éloigné l’Orient de l’Occident. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la paresse, la vieillesse, le péché et la dette. »
- Sahih Muslim, n°6895
Rapporté par Farwa' b. Naufal Ashja'i : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها : « Avec quels mots le Messager d’Allah ﷺ invoquait-il Allah ? » Elle répondit qu’il disait : « Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait et contre le mal de ce que je n’ai pas fait. »
- Sahih Muslim, n°6896
Rapporté par Farwa' b. Naufal : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها au sujet de l’invocation que faisait le Messager d’Allah ﷺ. Elle répondit qu’il disait : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait et contre le mal de ce que je n’ai pas fait. »
- Sahih Muslim, n°6898
Rapporté par Farwa' b. Naufal d’après Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ invoquait ainsi : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait et contre le mal de ce que je n’ai pas fait. »
- Sahih Muslim, n°6915
Rapporté par Ali رضي الله عنه : Fatima avait des callosités aux mains à force de moudre le grain. Il était revenu au Prophète ﷺ des prisonniers de guerre. Fatima alla voir le Prophète ﷺ mais ne le trouva pas chez lui. Elle rencontra Aïsha رضي الله عنها et lui parla de sa difficulté. Quand le Prophète ﷺ revint, Aïsha رضي الله عنها l’informa de la visite de Fatima. Le Messager d’Allah ﷺ vint alors les voir (Fatima et sa famille). Ils étaient déjà couchés. Ali رضي الله عنه raconte : Nous avons voulu nous lever par respect, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Restez couchés », puis il s’est assis parmi nous et j’ai senti la fraîcheur de ses pieds sur ma poitrine. Il dit alors : « Voulez-vous que je vous indique quelque chose de meilleur que ce que vous avez demandé ? Quand vous allez au lit, récitez le takbir (Allahou Akbar) trente-quatre fois, le tasbih (Subhan Allah) trente-trois fois et le tahmid (al-Hamdu li-Allah) trente-trois fois. Cela est meilleur pour vous qu’un serviteur. »
- Sahih Muslim, n°7021
Rapporté par Sa'id b. Musayyib, 'Urwa b. Zubair, 'Alqama b. Waqqas et 'Ubaidullah b. Abdullah b. 'Utba b. Mas'ud : Tous ont rapporté l’histoire de la fausse accusation portée contre 'Aïsha رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ. Les calomniateurs ont dit ce qu’ils avaient à dire, mais Allah l’a innocentée. Chacun a rapporté une partie du hadith, certains plus que d’autres, et j’ai essayé de retenir tout ce qu’ils m’ont raconté, certains confirmant les propos des autres. (En résumé :) 'Aïsha رضي الله عنها a dit : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait celle sur qui le sort tombait. Un jour, il tira au sort pour une expédition et ce fut moi qui fus choisie. C’était après la révélation du verset sur le voile. On me transportait dans une litière et on me déposait à chaque halte. Au retour, alors que nous approchions de Médine, le Prophète ﷺ ordonna de repartir une nuit. Je me levai pour satisfaire un besoin à l’écart du camp. En revenant, je remarquai que mon collier s’était cassé. Je retournai le chercher, ce qui me retarda. Ceux qui s’occupaient de ma litière pensèrent que j’étais dedans, car les femmes étaient légères et jeunes à l’époque, et ils ne remarquèrent pas mon absence. Ils firent avancer le chameau et partirent. Je retrouvai mon collier après le départ de l’armée. Je revins à l’endroit du camp, pensant qu’on reviendrait me chercher. Je m’assis et m’endormis. Safwan b. Mu'attal, qui avait pris du retard, me trouva endormie, me reconnut et dit : « Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un. » Je me couvris la tête. Par Allah, il ne m’adressa pas un mot, sauf cette invocation. Il fit agenouiller son chameau, j’y montai et il me conduisit jusqu’à l’armée. Ceux qui doutaient de moi, dont le plus connu était 'Abdullah b. Ubayy, le grand hypocrite, en profitèrent pour calomnier. À Médine, je tombai malade un mois, sans rien savoir de tout cela, sauf que le Prophète ﷺ était moins affectueux. Je pleurais beaucoup. Un jour, Umm Mistah, une parente, me parla de la rumeur. Je demandai à aller chez mes parents pour vérifier. Ma mère me consola, disant que les coépouses parlaient souvent des femmes aimées de leur mari. Je pleurai toute la nuit. Comme la révélation tardait, le Prophète ﷺ consulta 'Ali et Usama. Usama défendit mon innocence. 'Ali dit : « Il n’y a pas de gêne pour toi, il y a d’autres femmes. Demande à Barira, la servante. » Barira témoigna que je n’avais rien fait de mal, sauf m’endormir en pétrissant la pâte, que la brebis mangeait. Le Prophète ﷺ monta en chaire et demanda : « Qui me soutiendra contre cet homme qui m’a blessé au sujet de ma famille ? » Sa’d b. Mu’adh se leva pour défendre l’honneur du Prophète ﷺ. Les tribus Aus et Khazraj faillirent se disputer, mais le Prophète ﷺ calma la situation. Je continuai à pleurer. Une femme des Ansar vint me voir et pleura avec moi. Le Prophète ﷺ vint, s’assit, récita la shahada, puis dit : « Voici ce qu’on dit sur toi. Si tu es innocente, Allah te défendra. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah. » Mes larmes cessèrent. Je demandai à mon père puis à ma mère de répondre pour moi, mais ils ne surent que dire. Je dis alors : « Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue, alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Je n’ai d’autre choix que de dire comme le père de Youssouf : “La belle patience. C’est Allah qu’il faut implorer contre ce que vous dites.” » Je me couchai. Par Allah, je savais que j’étais innocente, mais je ne pensais pas qu’Allah révélerait un verset à mon sujet. Je croyais qu’Il inspirerait le Prophète ﷺ en rêve. Mais Allah fit descendre la révélation alors que le Prophète ﷺ était encore assis. Il transpira abondamment. Quand ce fut fini, il sourit et dit : « 'Aïsha, réjouis-toi, Allah t’a innocentée. » Ma mère me dit de me lever remercier le Prophète ﷺ, mais je répondis : « Par Allah, je ne remercierai que Lui. » Allah révéla : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous… » et dix versets à propos de mon innocence. Abu Bakr, qui soutenait Mistah, jura de ne plus rien lui donner, mais Allah révéla : « Que ceux qui ont des moyens ne jurent pas de ne plus aider leurs proches… Ne souhaitez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » Abu Bakr dit : « Oui, je veux qu’Allah me pardonne », et il continua à aider Mistah. Le Prophète ﷺ interrogea Zaynab bint Jahsh à mon sujet, et elle répondit : « Je ne dis que ce que j’ai vu ou entendu. Je ne connais que du bien d’elle. » Même si elle était ma rivale, Allah l’a préservée de la calomnie à cause de sa piété. Sa sœur Hamna, cependant, s’est opposée à elle et a été perdue avec les autres
- Sahih Muslim, n°7022
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Lorsque les gens commencèrent à parler de moi, le Messager d’Allah ﷺ se leva pour faire un discours. Il récita la shahada, loua Allah comme il se doit, puis dit : « Donnez-moi un conseil au sujet de ceux qui ont porté de fausses accusations contre ma famille. Par Allah, je ne connais aucun mal chez les miens, ni chez l’homme concerné. Il n’est jamais entré chez moi en mon absence, et quand j’étais présente, il était là aussi. » Le reste du hadith est similaire, mais avec ce détail : le Prophète ﷺ interrogea ma servante, qui dit : « Par Allah, je ne connais aucun défaut chez elle, si ce n’est qu’elle s’endort parfois et qu’une chèvre mange la pâte. » Certains compagnons la pressèrent de dire la vérité devant le Prophète ﷺ, mais elle répondit : « Gloire à Allah ! Je la connais aussi bien qu’un bijoutier connaît l’or pur. » Quand l’homme accusé apprit la rumeur, il dit : « Gloire à Allah ! Par Allah, je n’ai jamais dévoilé une femme. » Aïsha رضي الله عنها ajouta : « Il est tombé en martyr dans la voie d’Allah. » Dans ce hadith, il est précisé que parmi les calomniateurs figuraient Mistah, Hamna et Hassan. Quant à l’hypocrite ‘Abdullah b. Ubayy, il fut le principal instigateur
- Sahih Muslim, n°7110
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est sorti de chez elle pendant la nuit et elle a ressenti de la jalousie. Puis il est revenu et a vu dans quel état elle était. Il a dit : « Aïsha, qu’est-ce qui t’arrive ? Es-tu jalouse ? » Elle a répondu : « Comment une femme comme moi ne serait-elle pas jalouse d’un mari comme toi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « C’est ton diable qui est venu vers toi. » Elle a demandé : « Ô Messager d’Allah, ai-je un diable avec moi ? » Il a répondu : « Oui. » Elle a dit : « Est-ce que chacun a un diable attaché à lui ? » Il a répondu : « Oui. » (Aïsha) a encore demandé : « Ô Messager d’Allah, même toi ? » Il a dit : « Oui, mais mon Seigneur m’a aidé contre lui et je suis totalement protégé de ses ruses. »
- Sahih Muslim, n°7122
Rapporté par Aïsha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ disait : « Soyez modérés dans vos actions, et si vous n’y arrivez pas parfaitement, faites de votre mieux pour vous en approcher et soyez heureux, car personne ne pourra entrer au Paradis uniquement grâce à ses actions. » Les Compagnons ont demandé : « Ô Messager d’Allah, même toi ? » Il a répondu : « Même moi, sauf si Allah m’enveloppe de Sa miséricorde. » Et souvenez-vous que l’action la plus aimée d’Allah est celle qui est faite régulièrement, même si elle est petite
- Sahih Muslim, n°7126
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ priait, il restait debout si longtemps que ses pieds en étaient enflés. Aïsha lui a dit : « Ô Messager d’Allah, tu fais cela alors qu’Allah t’a pardonné tes péchés passés et futurs ? » Il a répondu : « Aïsha, ne devrais-je pas être un serviteur reconnaissant envers Allah ? »
- Sahih Muslim, n°7198
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection pieds nus, nus et incirconcis. » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, les hommes et les femmes seront-ils ensemble ce jour-là et se regarderont-ils ? » Il a répondu : « Aïsha, la situation sera trop grave pour qu’ils se préoccupent les uns des autres. »
- Sahih Muslim, n°7244
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’est réveillé brusquement en dormant. Nous lui avons dit : « Ô Messager d’Allah, tu as fait quelque chose dans ton sommeil que tu n’as jamais fait auparavant. » Il répondit : « C’est étonnant : certains membres de ma communauté attaqueront la Maison (la Ka’ba) pour tuer un homme de la tribu des Quraysh qui cherchera refuge dans la Maison. Lorsqu’ils atteindront la plaine, ils seront engloutis. » Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah, beaucoup de gens empruntent ce chemin. » Il répondit : « Oui, il y aura parmi eux ceux qui viendront volontairement, d’autres qui seront forcés, et aussi des voyageurs. Mais ils seront tous détruits d’un seul coup, même s’ils seront ressuscités dans des états différents le Jour de la Résurrection. Allah les ressuscitera selon leur intention. »
- Sahih Muslim, n°7293
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu à la porte de l’appartement de Hafsa et, en pointant vers l’est, il a dit : « Le trouble viendra de ce côté, c’est-à-dire là où apparaîtront les cornes de Satan. » Il a répété ces paroles deux ou trois fois. Ubaidullah b. Sa’id rapporte dans sa version que le Messager d’Allah ﷺ se tenait à la porte de ‘Aïsha
- Sahih Muslim, n°7295
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti de la maison de ‘Aïsha et a dit : « C’est de ce côté que viendra le sommet de l’incroyance, c’est-à-dire là où apparaissent les cornes de Satan, c’est-à-dire l’est. »
- Sahih Muslim, n°7299
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le cycle du jour et de la nuit ne prendra pas fin avant que les gens ne se remettent à adorer Lat et ‘Uzza. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je pense que quand Allah a révélé ce verset : “C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la bonne direction et la vraie religion, afin qu’Il la fasse prévaloir sur toute autre religion, même si les polythéistes détestent cela” (9:33), cela veut dire que cette promesse sera accomplie. » Il a répondu : « Cela arrivera comme Allah le voudra. » Puis Allah enverra un vent doux et parfumé qui fera mourir toute personne ayant dans son cœur ne serait-ce qu’un grain de moutarde de foi en Lui, et seuls survivront ceux qui n’auront aucune bonté en eux. Ils reviendront alors à la religion de leurs ancêtres
- Sahih Muslim, n°7495
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les Anges ont été créés de lumière, les djinns ont été créés d’une flamme de feu, et Adam a été créé comme cela a été décrit pour vous (c’est-à-dire à partir d’argile). »
- Sahih Muslim, n°7509
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu Huraira disait : « Écoute-moi, habitante de la chambre ; écoute-moi, habitante de la chambre », alors qu’Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها était occupée à prier. Lorsqu’elle termina sa prière, elle dit à Urwa : « As-tu entendu ses paroles ? » Et c’est ainsi que le Messager d’Allah ﷺ parlait de façon si claire que si quelqu’un voulait compter ses mots, il aurait pu le faire
- Sahih Muslim, n°7528
Rapporté par Urwa b. Zubair : Il demanda à 'Aïsha رضي الله عنها au sujet de la parole d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, alors épousez celles qui vous plaisent parmi les femmes, deux, trois ou quatre. » Elle répondit : « Ô fils de ma sœur, l’orpheline est celle qui est sous la tutelle de son tuteur, partage ses biens avec lui, et sa beauté et sa richesse l’attirent. Son tuteur veut l’épouser sans lui donner sa part de dot, ni ce qu’un autre lui offrirait. Allah a donc interdit d’épouser ces filles, sauf si l’équité est respectée concernant la dot, et que le tuteur est prêt à leur donner la dot complète. Allah a alors ordonné d’épouser d’autres femmes selon le désir du cœur. » Urwa rapporte que 'Aïsha رضي الله عنها a dit : « Les gens ont demandé des éclaircissements au Messager d’Allah ﷺ après la révélation de ce verset, et Allah, le Très-Haut, a révélé : “Ils te demandent un avis sur les femmes ; dis : Allah vous donne un avis à leur sujet, et ce qui vous est récité dans le Livre au sujet des orphelines à qui vous ne donnez pas ce qui leur est prescrit alors que vous souhaitez les épouser…” (IV, 126). » Elle expliqua : « L’expression “ce qui vous est récité” dans le Livre fait référence au premier verset, c’est-à-dire : ‘Si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, alors épousez ce qui vous plaît parmi les femmes’ (IV, 3). » 'Aïsha رضي الله عنها ajouta : « Quant à ce verset (IV, 126), il concerne celui qui a la charge d’orphelines peu riches et peu belles, et il leur est interdit de les épouser pour profiter de leur richesse ou de leur beauté, sauf en étant équitables, car ils ne les apprécient pas vraiment. »
- Sahih Muslim, n°7529
Rapporté par Urwa : Il a demandé à Aïsha رضي الله عنها au sujet des paroles d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines… » ; le reste du hadith est similaire, avec quelques différences dans les mots
- Sahih Muslim, n°7530
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Concernant les paroles d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines… », cela a été révélé à propos d’une personne qui avait une orpheline sous sa tutelle, dont il était le gardien et l’héritier, et qui possédait des biens, mais personne ne pouvait défendre ses droits à part elle-même. Son tuteur ne la mariait pas à cause de ses biens, il la maltraitait et lui causait du tort. C’est à propos d’elle qu’Allah a dit : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez celles qui vous plaisent parmi les femmes », c’est-à-dire : « Épousez ce que Je vous ai rendu licite et laissez celle à qui vous causez du tort. »
- Sahih Muslim, n°7531
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : À propos des paroles d’Allah : « Ce qui vous est récité dans le Livre à propos des orphelines à qui vous ne donnez pas ce qui leur est prescrit alors que vous souhaitez les épouser », cela a été révélé à propos d’une orpheline sous la responsabilité d’un homme, qui partageait ses biens avec lui. Il hésitait à l’épouser lui-même et ne voulait pas non plus la marier à un autre, de peur que ce mari ne partage ses biens, empêchant ainsi l’orpheline de se marier, ni avec lui, ni avec un autre
- Sahih Muslim, n°7532
Rapporté par Hisham d’après Aïsha رضي الله عنها : À propos des paroles d’Allah : « Ils te demandent un avis religieux sur les femmes, dis : Allah vous donne un avis à leur sujet » (4 : 126), cela concerne une orpheline sous la responsabilité d’un homme, qui partage même ses palmiers avec lui en tant qu’héritière. Il hésite à la marier à un autre de peur que ce mari ne prenne part à ses biens, et il la laisse ainsi sans solution
- Sahih Muslim, n°7533
Rapporté par Hisham d’après son père, d’après Aïsha رضي الله عنها : À propos des paroles d’Allah : « Et si quelqu’un est pauvre, qu’il prenne raisonnablement (dans les biens de l’orpheline) », cela a été révélé concernant le tuteur des biens d’une orpheline dont il s’occupe ; s’il est pauvre, il lui est permis d’en prendre raisonnablement
- Sahih Muslim, n°7534
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : À propos des paroles d’Allah, le Très-Haut : « Celui qui est riche doit s’abstenir, et celui qui est pauvre peut prendre raisonnablement (dans les biens de l’orpheline) », cela a été révélé à propos du tuteur d’une orpheline qui est pauvre ; il peut alors prendre ce qui est raisonnable en fonction de sa situation
- Sahih Muslim, n°7536
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Ces paroles d’Allah : « Quand ils sont venus sur vous d’en haut et d’en bas, et que les regards étaient troublés et les cœurs montaient jusqu’à la gorge » (33 : 10) concernent le jour du Fossé
- Sahih Muslim, n°7537
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : À propos du verset : « Et si une femme craint de la part de son mari un mauvais traitement ou qu’il se détourne d’elle » (4 : 128), cela a été révélé à propos d’une femme qui vivait longtemps avec un homme (comme épouse) et que celui-ci voulait la divorcer. Elle lui disait alors : « Ne me divorce pas, garde-moi (comme épouse dans ta maison) et tu peux vivre avec une autre épouse. » C’est dans ce contexte que ce verset a été révélé
- Sahih Muslim, n°7538
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : À propos de ces paroles d’Allah, le Très-Haut et Glorieux : « Et si une femme craint de la part de son mari un mauvais traitement ou qu’il se détourne d’elle », cela a été révélé à propos d’une femme qui vivait avec un homme et peut-être qu’il ne voulait pas continuer la relation, alors qu’elle avait eu des rapports avec lui et avait eu un enfant de lui. Elle ne voulait pas être divorcée, alors elle lui disait : « Je t’autorise à vivre avec l’autre épouse. »
- Sahih Muslim, n°7539
Rapporté par Urwa d’après son père, d’après Aïsha رضي الله عنها : Elle lui a dit : « Ô fils de ma sœur, les musulmans ont reçu l’ordre de demander pardon pour les compagnons du Messager d’Allah ﷺ, mais ils les ont insultés. »
- Sunan an-Nasa'i, n°29
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : "Si quelqu’un vous dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a uriné debout, ne le croyez pas, car il n’urinait qu’accroupi
- Sunan an-Nasa'i, n°33
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : "On dit que le Prophète (ﷺ) a fait un testament pour 'Ali, mais il a demandé un bassin pour uriner, puis il est soudainement devenu inerte (et il est mort). Alors comment aurait-il pu laisser un testament ?
- Sunan an-Nasa'i, n°129
Rapporté par Shuraih bin Hani' : J'ai demandé à 'Aïsha au sujet du fait de passer les mains mouillées sur les khuffs et elle a dit : "Va voir 'Ali, il en sait plus que moi à ce sujet." Je suis donc allé voir 'Ali et je lui ai posé la question. Il a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) nous disait de passer les mains mouillées sur les khuffs pendant un jour et une nuit pour le résident, et trois jours pour le voyageur
- Sunan an-Nasa'i, n°453
Rapporté par ‘Aïsha : La première fois que la prière a été prescrite, elle était de deux unités (Rak‘a), et elle est restée ainsi en voyage, mais la prière pour les résidents a été rendue complète
- Sunan an-Nasa'i, n°454
Rapporté par Abu ‘Amr – c’est-à-dire Al-Awza‘i – qui a demandé à Az-Zuhri au sujet de la prière du Messager d’Allah (ﷺ) à La Mecque avant l’Hégire vers Médine. Il a dit : "Urwah m’a raconté que ‘Aïsha a dit : 'Allah a prescrit la prière au Messager d’Allah (ﷺ), et la première chose qu’Il a prescrite était deux Rak‘a à la fois, puis elle a été portée à quatre Rak‘a pour les résidents, mais la prière en voyage est restée à deux Rak‘a, comme elle avait été prescrite au début
- Sunan an-Nasa'i, n°455
Rapporté par ‘Aïsha : La prière a été prescrite à deux Rak‘a à la fois, puis la prière en voyage est restée ainsi, mais la prière pour les résidents a été augmentée
- Sunan an-Nasa'i, n°472
Rapporté par Abu Yunus, l’affranchi de ‘Aïsha, l’épouse du Prophète (ﷺ) : ‘Aïsha m’a demandé de lui recopier un Moushaf, et elle a dit : "Quand tu arriveras à ce verset, préviens-moi : Soyez assidus aux Salawat, surtout la prière du milieu (Al-Wusta)." Quand je suis arrivé à ce verset, je l’ai prévenue et elle m’a dicté : "Soyez assidus aux Salawat, surtout la prière du milieu (Al-Wusta) et la prière du ‘Asr, et tenez-vous devant Allah avec humilité." Puis elle a dit : "Je l’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°639
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Bilal fait l’Adhan pendant la nuit, alors mangez et buvez jusqu’à ce qu’Ibn Umm Maktum fasse l’Adhan. » Elle a dit : « Et il n’y avait entre eux que le temps qu’il faut à l’un pour descendre et à l’autre pour monter. »
- Sunan an-Nasa'i, n°746
Rapporté par Aisha (رضي الله عنها) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a été interrogé lors de la campagne de Tabuk au sujet de la barrière (sutra) pour celui qui prie. Il a dit : "Quelque chose d’aussi haut que le dossier d’une selle de chameau
- Sunan an-Nasa'i, n°759
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait la nuit pendant que je dormais allongée entre lui et la Qibla sur son lit. Quand il voulait prier le witr, il me réveillait et je priais le witr
- Sunan an-Nasa'i, n°761
Rapporté par Aisha : Dans ma maison, il y avait un tissu avec des images, que j’utilisais pour couvrir une armoire. Le Messager d’Allah (ﷺ) priait en sa direction. Puis il a dit : "Ô Aisha, enlève-le de devant moi." Alors je l’ai retiré et j’en ai fait des coussins
- Sunan an-Nasa'i, n°768
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait la nuit alors que j’étais à côté de lui et que j’avais mes règles, et il y avait un vêtement sur moi dont une partie recouvrait le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°771
Rapporté par Aisha, رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié dans une khamisah avec des motifs, puis il a dit : "Ces motifs m’ont distrait. Apporte-la à Abu Jahm et ramène-moi son Anbijani (un vêtement en laine sans motifs)
- Sunan an-Nasa'i, n°773
Rapporté par Khilas bin 'Amr : J’ai entendu Aisha, رضي الله عنها, dire : "Le Messager d’Allah (ﷺ), Abii Al-Qbim et moi étions sous une seule couverture, et j’avais mes règles. Si quelque chose de moi se retrouvait sur lui, il lavait seulement cette partie et priait avec, puis revenait vers moi. Et si quelque chose de moi se retrouvait sur lui, il faisait exactement la même chose et ne lavait rien d’autre
- Sunan an-Nasa'i, n°786
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Abu Bakr a dirigé les gens dans la prière et le Messager d'Allah (ﷺ) était dans le rang
- Sunan an-Nasa'i, n°797
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d'Allah (ﷺ) a demandé à Abu Bakr de diriger la prière. Elle a dit : "Le Prophète était devant Abu Bakr et il priait assis, et Abu Bakr dirigeait les gens dans la prière, et les gens étaient derrière Abu Bakr
- Sunan an-Nasa'i, n°833
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est tombé gravement malade, Bilal est venu l'informer qu'il était l'heure de la prière et il a dit : "Dis à Abu Bakr de diriger les gens dans la prière." Elle a dit : "J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ), Abu Bakr est un homme sensible, et s'il se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens ; pourquoi ne demandes-tu pas à 'Umar ?" Il a dit : "Dis à Abu Bakr de diriger la prière." J'ai dit à Hafsah : "Dis-le lui." Alors elle le lui a dit. Il a dit : "Vous êtes comme les compagnes de Youssouf. Dites à Abu Bakr de diriger la prière." Ils l'ont donc dit à Abu Bakr. Quand il a commencé à prier, le Messager d'Allah (ﷺ) a commencé à aller mieux, alors il s'est levé avec l'aide de deux hommes, traînant ses pieds. Lorsqu'il est entré dans la mosquée, Abu Bakr l'a entendu venir et a voulu reculer, mais le Messager d'Allah (ﷺ) lui a fait signe : "Reste où tu es." Le Messager d'Allah (ﷺ) s'est alors assis à la gauche d'Abu Bakr, et le Messager d'Allah (ﷺ) dirigeait la prière assis, tandis qu'Abu Bakr était debout et suivait le Messager d'Allah (ﷺ), et les gens suivaient la prière d'Abu Bakr, qu'Allah l'agrée
- Sunan an-Nasa'i, n°834
Rapporté par 'Ubaidullah bin 'Abdullah : Je suis allé voir Aisha رضي الله عنها et j'ai dit : "Ne veux-tu pas me parler de la maladie du Messager d'Allah (ﷺ) ?" Elle a dit : "Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est tombé gravement malade, il a dit : 'Les gens ont-ils prié ?' Nous avons répondu : 'Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah (ﷺ).' Il a dit : 'Mettez-moi de l'eau dans une cuvette.' Nous l'avons fait et il a fait ses ablutions, puis il a essayé de se lever mais il s'est évanoui. Puis il est revenu et a dit : 'Les gens ont-ils prié ?' Nous avons répondu : 'Non, ils t'attendent, ô Messager d'Allah (ﷺ).' Il a dit : 'Mettez-moi de l'eau dans une cuvette.' Nous l'avons fait et il a fait ses ablutions, puis il a essayé de se lever mais il s'est évanoui. La troisième fois, il a dit la même chose. Elle a dit : Les gens étaient dans la mosquée, attendant que le Messager d'Allah (ﷺ) dirige la prière. Le Messager d'Allah (ﷺ) a envoyé un message à Abu Bakr pour qu'il dirige la prière, alors le messager est venu lui dire : 'Le Messager d'Allah (ﷺ) te demande de diriger la prière.' Abu Bakr était un homme sensible, il a dit : 'Ô 'Umar, dirige la prière.' Mais ('Umar) a dit : 'Tu es plus digne de cela.' Abu Bakr les a donc dirigés dans la prière ces jours-là. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) s'est senti un peu mieux, il est venu avec l'aide de deux hommes, dont Al-'Abbas, pour prier le Zuhr. Quand Abu Bakr l'a vu, il a voulu reculer, mais le Messager d'Allah (ﷺ) lui a fait signe de ne pas reculer. Il a demandé à ce qu'on l'assoie à côté d'Abu Bakr, et Abu Bakr a commencé à prier debout. Les gens suivaient la prière d'Abu Bakr et le Messager d'Allah (ﷺ) priait assis." 'Ubaidullah a dit : Je suis allé voir Ibn Abbas et j'ai dit : "Veux-tu que je te raconte ce qu'Aisha m'a dit sur la maladie du Messager d'Allah (ﷺ) ?" Il a dit : "Oui." Je le lui ai raconté et il n'a rien nié, mais il a dit : "T'a-t-elle dit le nom de l'homme qui était avec Al-'Abbas ?" J'ai dit : "Non." Il a dit : "C'était Ali, qu'Allah honore son visage
- Sunan an-Nasa'i, n°841
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai prié à côté du Prophète (ﷺ) et Aisha priait derrière nous, et j'étais à côté du Prophète (ﷺ) en prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1307
Rapporté par Farwah bin Nawfal : J’ai dit à ‘Aïsha : “Raconte-moi une invocation que le Messager d’Allah (ﷺ) disait dans sa prière.” Elle répondit : “Oui. Le Messager d’Allah (ﷺ) disait : Allahumma inni a’udhu bika min sharri ma ‘amiltu wa min sharri ma lam a’mal.” (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le mal que j’ai fait et contre le mal que je n’ai pas fait)
- Sunan an-Nasa'i, n°1308
Rapporté par ‘Aïsha : J’ai interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet du châtiment de la tombe, et il répondit : “Oui, le châtiment de la tombe est réel.” ‘Aïsha dit : “Après cela, je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) accomplir une prière sans qu’il ne cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment de la tombe.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1309
Rapporté par Urwah bin Az-Zubair : ‘Aïsha lui a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) disait cette invocation dans sa prière : “Allahumma inni a’udhu bika min ‘adhab il-qabr wa a’udhu bika min fitnatil-masihid-dajjal, wa a’udhu bika min fitnatil-mahya wal-mamat, Allahumma inni a’udhu bika min al-ma’thami wal-maghram.” (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, contre la tentation du faux Messie, contre les épreuves de la vie et de la mort. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le péché et la dette.) Quelqu’un lui dit : “Tu demandes souvent la protection contre la dette !” Il répondit : “Quand une personne s’endette, elle ment en parlant et trahit quand elle promet.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1656
Rapporté par Abu Salamah : ‘Aïsha lui a dit : « Le Prophète (ﷺ) n’est pas mort avant que la plupart de ses prières ne soient faites assis. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1657
Rapporté par Abdullah bin Shaqiq : J’ai dit à ‘Aïsha : « Le Messager d’Allah (ﷺ) priait-il assis ? » Elle a répondu : « Oui, après que les gens l’aient fatigué. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1661
Rapporté par ‘Aïsha : « J’ai vu le Prophète (ﷺ) prier assis en tailleur. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1662
Rapporté par Abdullah bin Abi Qais : « J’ai demandé à ‘Aïsha : “Comment le Messager d’Allah (ﷺ) récitait-il la nuit ? Récitait-il à voix haute ou à voix basse ?” Elle a répondu : ‘Il faisait les deux ; parfois il récitait à voix haute et parfois à voix basse.’ »
- Sunan an-Nasa'i, n°1830
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : "Le Messager d’Allah ﷺ est mort alors qu’il était entre ma poitrine et mon menton, et après avoir vu le Messager d’Allah ﷺ, je n’ai jamais détesté l’agonie de la mort pour qui que ce soit
- Sunan an-Nasa'i, n°1834
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Allah aime rencontrer celui qui aime Le rencontrer, et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste Le rencontrer." (Un des rapporteurs) Shuraih a dit : "Je suis allé voir 'Aïsha رضي الله عنها et j’ai dit : Ô mère des croyants ! J’ai entendu Abou Hourayra rapporter du Messager d’Allah ﷺ un hadith qui, si c’est vrai, nous sommes tous perdus." Elle a demandé : "Lequel ?" Il a répondu : "Le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime Le rencontrer, et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste Le rencontrer.' Mais aucun de nous n’aime la mort." Elle a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ a bien dit cela, mais ce n’est pas ce que tu crois. Quand les yeux commencent à fixer, que le râle de la mort se fait entendre dans la poitrine et que la chair frissonne, à ce moment-là, celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime Le rencontrer, et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste Le rencontrer
- Sunan an-Nasa'i, n°1838
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime Le rencontrer, et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste Le rencontrer." Amr (un des rapporteurs) a ajouté dans son récit : "On a demandé : 'Ô Messager d’Allah, est-ce que cela veut dire détester la mort ? Car nous détestons tous la mort.' Il a répondu : 'C’est au moment de mourir ; si on lui annonce la miséricorde et le pardon d’Allah, il aime rencontrer Allah et Allah aime Le rencontrer. Mais si on lui annonce le châtiment d’Allah, il déteste rencontrer Allah et Allah déteste Le rencontrer
- Sunan an-Nasa'i, n°1839
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : Abou Bakr a embrassé le Prophète ﷺ entre les yeux après sa mort
- Sunan an-Nasa'i, n°1840
Rapporté par Ibn 'Abbas et 'Aïsha رضي الله عنها : Abou Bakr a embrassé le Prophète ﷺ après sa mort
- Sunan an-Nasa'i, n°1841
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : Abou Bakr est venu à cheval de chez lui à As-Sunuh, puis il est descendu et est entré dans la mosquée. Il n’a pas parlé aux gens avant de voir 'Aïsha et le Messager d’Allah ﷺ était couvert d’un manteau. Il a découvert son visage, s’est penché sur lui, l’a embrassé et a pleuré. Puis il a dit : "Que mon père soit sacrifié pour toi. Par Allah ! Allah ne te fera jamais mourir deux fois ; la mort qui t’était destinée, tu l’as subie
- Sunan an-Nasa'i, n°1847
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : "Quand la mort de Zayd bin Harithah, Ja’far bin Abi Talib et 'Abdullah bin Rawahah a été annoncée, le Messager d’Allah ﷺ s’est assis et on voyait qu’il était attristé. Je regardais à travers une fente de la porte, et un homme est venu dire : 'Les femmes de Ja’far pleurent.' Le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Va les empêcher.' Il est parti, puis il est revenu et a dit : 'Je leur ai dit d’arrêter mais elles refusent.' Il a dit : 'Va les empêcher.' Il est reparti puis il est revenu et a dit : 'Je leur ai dit d’arrêter mais elles refusent.' Il a dit : 'Jette de la poussière dans leur bouche.'" 'Aïsha a dit : "J’ai dit : 'Qu’Allah couvre de poussière le nez de celui qui est là-bas ! Tu n’as pas laissé le Messager d’Allah tranquille mais tu n’allais pas faire ce qu’il t’a demandé
- Sunan an-Nasa'i, n°2903
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : "Ô Aïcha, si ce n’était pas parce que ton peuple vient juste de quitter la période de l’ignorance, j’aurais ordonné que la Maison soit démolie, et j’y aurais inclus ce qui en a été laissé de côté. J’aurais mis sa porte au niveau du sol et je lui aurais donné deux portes, une à l’est et une à l’ouest. Car ils l’ont construite trop petite, et en faisant cela, elle aurait été bâtie sur les fondations d’Ibrahim, paix sur lui." Un des rapporteurs a dit : "C’est ce qui a poussé Ibn Az-Zubair à la démolir." Yazid a dit : "J’ai vu Ibn Az-Zubair quand il l’a démolie et reconstruite, et il a inclus une partie du Hijr dedans. Et j’ai vu les fondations d’Ibrahim, paix sur lui, des pierres comme des bosses de chameaux collées les unes aux autres
- Sunan an-Nasa'i, n°2910
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : "Si ce n’était pas parce que les gens viennent juste de quitter la mécréance, et que je n’ai pas assez d’argent pour la reconstruire, j’aurais inclus cinq coudées du Hijr dedans, et j’aurais mis une porte pour que les gens puissent entrer, et une autre pour qu’ils sortent
- Sunan an-Nasa'i, n°2911
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : J’ai dit : "Ô Messager d’Allah ! Est-ce que je ne peux pas entrer dans la Maison ?" Il a dit : "Entre dans le Hijr car il fait partie de la Maison
- Sunan an-Nasa'i, n°2912
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Je voulais entrer dans la Maison et y prier, alors le Messager d’Allah ﷺ m’a prise par la main et m’a fait entrer dans le Hijr et a dit : "Si tu veux entrer dans la Maison, alors prie ici, car cela fait partie de la Maison, mais ton peuple l’a rendue trop petite quand ils l’ont construite
- Sunan an-Nasa'i, n°3319
Rapporté par Zainab bint Abi Salamah : J’ai entendu 'Aisha, l’épouse du Prophète ﷺ, dire : « Sahlah bint Suhail est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : Ô Messager d’Allah, je vois de la gêne sur le visage d’Abu Hudhaifah quand Salim entre chez moi. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allaite-le. » Elle a dit : « Il a une barbe. » Il a dit : « Allaite-le, et cela enlèvera la gêne du visage d’Abu Hudhaifah. » Elle a dit : « Par Allah, je n’ai jamais revu cela sur le visage d’Abu Hudhaifah après cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3621
Rapporté par 'Aïsha : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a laissé ni dinar ni dirham, ni mouton ni chameau, et il n’a laissé aucun testament. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3622
Rapporté par 'Aïsha : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a laissé ni dirham ni dinar, ni mouton ni chameau, et il n’a laissé aucun testament. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3623
Rapporté par 'Aïsha : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a laissé ni dirham ni dinar, ni mouton ni chameau, et il n’a laissé aucun testament. » Ja’far n’a pas mentionné “dinar ou dirham”
- Sunan an-Nasa'i, n°3624
Rapporté par 'Aïsha : « On dit que le Messager d’Allah ﷺ a fait un testament concernant 'Ali, رضي الله عنه. Mais il a demandé un récipient pour uriner, puis il s’est affaibli sans que je m’en rende compte. Alors, à qui aurait-il laissé un testament ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°4037
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Des gens ont attaqué les chamelles laitières du Messager d’Allah ﷺ. Il les a attrapés et leur a fait couper les mains et les pieds et crever les yeux
- Sunan an-Nasa'i, n°4038
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Des gens ont attaqué les chamelles laitières du Messager d’Allah ﷺ. Ils ont été amenés au Prophète ﷺ, et le Prophète ﷺ leur a fait couper les mains et les pieds et crever les yeux. Ceci est la version d’Ibn Al-Muthanna
- Sunan an-Nasa'i, n°4048
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est permis de verser le sang d’un musulman que dans trois cas : un adultère marié, qui doit être lapidé à mort ; un homme qui tue intentionnellement un autre homme, qui doit être tué ; et un homme qui quitte l’islam et fait la guerre à Allah, le Puissant et Sublime, et à Son Messager, qui doit être tué, ou crucifié, ou banni du pays. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5679
Rapporté par Simak, d'après Qirsafah, une des femmes de leur famille, que 'Aïsha رضي الله عنها a dit : "Buvez mais ne devenez pas ivres
- Hadiths Qudsi, n°30
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Allah (le Puissant et Sublime) a dit : « Si Mon serviteur aime Me rencontrer, J’aime le rencontrer ; s’il déteste Me rencontrer, Je déteste le rencontrer. » Explication prophétique de ce hadith : Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime le rencontrer ; celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste le rencontrer. ‘Aïsha (qu’Allah l’agrée) demanda : « Ô Prophète d’Allah, est-ce par détestation de la mort, car nous la détestons tous ? » Il répondit : « Non, mais quand le croyant reçoit la bonne nouvelle de la miséricorde d’Allah, de Son agrément et de Son Paradis, il aime rencontrer Allah et Allah aime le rencontrer ; quand l’incroyant reçoit la nouvelle du châtiment d’Allah et de Sa colère, il déteste Le rencontrer et Allah déteste le rencontrer. » Rapporté par Boukhari et Malik. La version prophétique est rapportée par Mouslim
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
4 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°1049
Abu Burdah b. Abi Musa al-Asha‘ri a dit : ‘Abd Allah b. ‘Umar m’a dit : « As-tu entendu ton père rapporter une tradition du Messager d’Allah ﷺ au sujet d’une heure le vendredi (où les invocations sont exaucées par Allah) ? » J’ai répondu : « Oui, je l’ai entendue. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Cette heure se trouve pendant que l’imam est assis (pour prononcer le sermon du vendredi) jusqu’à ce que la prière soit terminée. » Abu Dawud a dit : Par “assis”, on entend assis sur la chaire
- Sahih al-Bukhari, n°7114
Rapporté par Abi Asha'sha : Hudhayfa a dit : « En réalité, c'était de l'hypocrisie qui existait du vivant du Prophète ﷺ, mais aujourd'hui, c'est de la mécréance après la foi. »
- Sahih Muslim, n°6789
Rapporté par 'Abdullah (b. Mas'ud) et Abu Musa (al-Asha'ri) : Ce hadith a été rapporté par 'Abdullah (b. Mas'ud) et Abu Musa (al-Asha'ri) à travers d’autres chaînes de transmetteurs
- Sunan an-Nasa'i, n°4844
Rapporté par Abu Musa Al-Asha'ari : Le Prophète d’Allah a dit : "Les doigts sont égaux, le Diyah est de dix chameaux chacun
Profil symbolique du prénom Aicha
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Aicha
Traits dominants
- Vivacité : Elle manifeste une énergie débordante qui se traduit par une grande réactivité au quotidien.
- Sagesse : Elle possède une capacité naturelle à analyser les situations avec recul et intelligence.
- Loyauté : Sa force intérieure s'exprime par un dévouement sincère envers ses convictions et ses proches.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Aicha (ou Aïsha, ou Aissatou)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| a'isha | Arabe |
| aïcha | Arabe maghrébin |
| aïchatou | Afrique de l'Ouest |
| aişa | Kazakh |
| aişə | Azéri |
| aisha | Afro-américain, Arabe, Haoussa, Kazakh, Kirghize, Ourdou, Swahili |
| aishah | Arabe, Malais |
| aishat | Tchétchène |
| aishath | Maldivien |
| aishatu | Haoussa |
| aïssa | Afrique de l'Ouest |
| aïssatou | Afrique de l'Ouest |
| aisyah | Indonésien, Malais |
| ajša | Bosniaque |
| asha | Swahili |
| ayesha | Arabe, Bengali, Ourdou |
| ayishah | Arabe |
| ayşe | Turc |
| ayşə | Azéri |
| aysha | Arabe, Kazakh, Ourdou |
| eshe | Swahili |
| iesha | Afro-américain |
Personnalités connues portant le prénom Aicha
- Aïcha — troisième épouse de Mahomet
Popularité du prénom Aicha
Dans le monde musulman
En France
Variante (14) : Aicha · 11 995 Aïcha · 7 580 Ayse · 2 355 Aissatou · 1 855 Aïsha · 1 300 Aïssatou · 1 025 Aisha · 940 Aysha · 475 Ayesha · 180 Aichatou · 125 Aïchatou · 105 Asha · 90 Ajsa · 10 Aîcha · 5
Le prénom Aicha a été donné à 11 995 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 827ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 4 110
- Hauts-de-France 1 440
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 310
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 150
- Grand Est 1 020
- Occitanie 845
- Nouvelle-Aquitaine 385
- Bourgogne-Franche-Comté 370
Voir plus (9 régions)
- Centre-Val de Loire 365
- Normandie 300
- La Réunion 210
- Pays de la Loire 185
- Bretagne 55
- Mayotte 20
- Corse 10
- Martinique 10
- Guadeloupe 5
Le prénom Aïcha a été donné à 7 580 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 071ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 3 375
- Auvergne-Rhône-Alpes 690
- Hauts-de-France 530
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 395
- Grand Est 370
- Occitanie 310
- Pays de la Loire 250
- Nouvelle-Aquitaine 250
Voir plus (7 régions)
- Mayotte 250
- Normandie 235
- Centre-Val de Loire 210
- Bourgogne-Franche-Comté 185
- La Réunion 130
- Bretagne 110
- Guyane 40
Le prénom Ayse a été donné à 2 355 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 073ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 640
- Grand Est 600
- Île-de-France 350
- Bourgogne-Franche-Comté 200
- Centre-Val de Loire 120
- Nouvelle-Aquitaine 85
- Hauts-de-France 65
- Normandie 55
Voir plus (4 régions)
- Pays de la Loire 35
- Bretagne 10
- Occitanie 10
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Aissatou a été donné à 1 855 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 400ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 275
- Auvergne-Rhône-Alpes 95
- Hauts-de-France 75
- Nouvelle-Aquitaine 45
- Normandie 30
- Grand Est 25
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 25
- Occitanie 20
Voir plus (2 régions)
- Centre-Val de Loire 15
- Pays de la Loire 15
Le prénom Aïsha a été donné à 1 300 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 966ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 690
- Auvergne-Rhône-Alpes 90
- Normandie 55
- Hauts-de-France 55
- Grand Est 55
- Centre-Val de Loire 45
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 45
- Guyane 40
Voir plus (8 régions)
- Pays de la Loire 35
- Nouvelle-Aquitaine 35
- Occitanie 35
- Bourgogne-Franche-Comté 25
- Bretagne 20
- La Réunion 15
- Guadeloupe 5
- Mayotte 5
Le prénom Aïssatou a été donné à 1 025 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 370ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 615
- Auvergne-Rhône-Alpes 65
- Pays de la Loire 55
- Hauts-de-France 50
- Nouvelle-Aquitaine 45
- Occitanie 30
- Normandie 20
- Grand Est 20
Voir plus (4 régions)
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 20
- Centre-Val de Loire 15
- Bretagne 15
- Bourgogne-Franche-Comté 5
Le prénom Aisha a été donné à 940 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 551ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 440
- Auvergne-Rhône-Alpes 70
- Grand Est 60
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 40
- Centre-Val de Loire 35
- Pays de la Loire 30
- Occitanie 30
- Hauts-de-France 25
Voir plus (7 régions)
- Normandie 15
- Guadeloupe 15
- Bretagne 10
- Nouvelle-Aquitaine 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- La Réunion 5
- Guyane 5
Le prénom Aysha a été donné à 475 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 330ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 245
- Auvergne-Rhône-Alpes 35
- Hauts-de-France 25
- Grand Est 20
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 20
- Occitanie 15
- Nouvelle-Aquitaine 10
- Guyane 10
Voir plus (2 régions)
- Normandie 5
- Bretagne 5
Le prénom Ayesha a été donné à 180 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 9 441ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 115
- Hauts-de-France 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Aichatou a été donné à 125 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 11 494ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 110
Le prénom Aïchatou a été donné à 105 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 12 557ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 80
Le prénom Asha a été donné à 90 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 13 576ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 30
Le prénom Ajsa a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 30 484ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Aîcha a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 35 844ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Aicha
Quelle est la signification du prénom Aïcha ?
Le prénom Aïcha signifie "vivante" ou "celle qui vit" en arabe. Il est issu de la racine "Asha" et symbolise la vie et la vitalité.
Quelle est l'origine du prénom Aïcha ?
Aïcha a une origine arabe et islamique. Il est lié historiquement à Aïcha bint Abi Bakr, la troisième épouse du prophète Mahomet, née au 7ème siècle.
Le prénom Aïcha est-il courant en France ?
Oui, Aïcha est un prénom populaire en France avec un total de 11 995 naissances enregistrées. Il se classe actuellement au 75ème rang des prénoms les plus donnés.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.