Tout savoir sur le prénom Aziz (ou Moataz) en Islam : Coran, hadiths et histoire
عزيز
Le prénom Aziz est un nom masculin d'origine arabe qui signifie à la fois "l'être aimé" et "le fort". Très respecté dans les cultures musulmanes, il allie une image de grande affection à celle d'une solidité protectrice.
Origine du prénom Aziz
Signification du prénom Aziz
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Aziz (ou Moataz) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
129 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°159
Rapporté par Al-Mughirah ibn Shu'bah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a fait ses ablutions et a passé la main mouillée sur ses chaussettes et ses chaussures. Abu Dawud a dit : ‘Abd al-Rahman b. Mahdi n’a pas rapporté ce récit, car la version connue d’al-Mughirah dit que le Prophète ﷺ a passé la main mouillée sur les chaussettes. Abu Musa al-Ash’ari a aussi rapporté que le Prophète ﷺ a passé la main mouillée sur les chaussettes, mais la chaîne de transmission de ce récit n’est ni continue ni solide. ‘Ali b. Abi Talib, Ibn Mas’ud, al-Bara’ b. ‘Aziz, Anas b. Malik, Abu Umamah, Sahl b. Sa’d et ‘Amr b. Huriath ont aussi passé la main mouillée sur les chaussettes
- Sunan Abu Dawud, n°350
Pour expliquer le sens des mots « ghassala » et « ightasala » (qui apparaissent dans le hadith 345), Sa’id b. ‘Abd al-‘Aziz a dit : « Il faut bien laver sa tête et son corps (et non pas faire laver sa femme). »
- Sunan Abu Dawud, n°394
Ibn Shihab a dit : ‘Umar ibn ‘Abdul ‘Aziz était assis sur la chaire et il a un peu retardé la prière du ‘asr. ‘Urwah ibn al-Zubair lui a dit : « Gabriel a informé Muhammad ﷺ des horaires de la prière. » ‘Umar lui a dit : « Sois sûr de ce que tu dis. » ‘Urwah a alors répondu : « J’ai entendu Bashir ibn Abu Mas’ud dire qu’il a entendu Abu Mas’ud al-Ansari dire qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Gabriel est descendu et m’a informé des horaires de la prière, et j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui”, comptant cinq prières sur ses doigts. J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire la prière du zuhr quand le soleil venait de passer le zénith. Parfois il la retardait quand il faisait très chaud ; et j’ai vu qu’il priait le ‘asr quand le soleil était encore haut et brillant, avant qu’il ne jaunisse ; puis un homme pouvait partir après la prière et atteindre Dhu’l-Hulaifah avant le coucher du soleil, et il priait le maghrib au coucher du soleil ; et il priait le ‘isha quand l’obscurité couvrait l’horizon ; parfois il la retardait jusqu’à ce que les gens se rassemblent ; et une fois il a prié le fajr dans l’obscurité de l’aube, et une autre fois il l’a priée quand il faisait déjà clair ; mais ensuite il a continué à la prier dans l’obscurité de l’aube jusqu’à sa mort ; il ne l’a plus jamais priée quand il faisait clair. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis d’al-Zuhri par Ma’mar, Malik, Ibn ‘Uyainah, Shu’aib ibn Abi Hamzah, al-Laith ibn Sa’d et d’autres ; mais ils n’ont pas mentionné l’horaire exact de la prière, ni donné de détails. De même, Hisham ibn ‘Urwah et Habib ibn Abu Mazruq ont rapporté d’‘Urwah comme le récit de Ma’mar et ses compagnons. Mais Habib n’a pas mentionné Bashir. Wahb ibn Kaisan a rapporté de la part de Jabir, du Prophète ﷺ, l’horaire de la prière du maghrib. Il a dit : « Le lendemain, Gabriel est venu à l’heure du maghrib, quand le soleil était déjà couché. (Il est venu les deux jours) à la même heure. » Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été transmis par Abu Huraira du Prophète ﷺ. Il a dit : « Puis Gabriel m’a dirigé dans la prière du maghrib le lendemain à la même heure. » De même, ce récit a été rapporté par ‘Abd Allah ibn ‘Amr ibn al-‘As, par une chaîne de Hassan ibn ‘Atiyyah, de ‘Amr ibn Shu’aib, de son père, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°505
Abu Mahdhurah a dit que le Messager d’Allah ﷺ lui a enseigné l’appel à la prière (adhan), en disant : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » Il a ensuite rapporté l’adhan comme dans la tradition transmise par Ibn Juraij d’après ‘Abd al-Aziz ibn ‘Abd al-Malik avec le même sens. Dans la version de Malik ibn Dinar, j’ai demandé au fils d’Abu Mahdhurah : « Raconte-moi l’adhan de ton père transmis du Messager d’Allah ﷺ. » Il a dit : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, c’est tout. » Il en est de même dans la version rapportée par Ja’far ibn Sulaiman du fils d’Abd Mahdhurah d’après son oncle, d’après son grand-père, sauf qu’il a dit : « Ensuite, répète et élève la voix : Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. »
- Sunan Abu Dawud, n°761
Rapporté par Ali b. Ali Talib رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ se levait pour accomplir la prière obligatoire, il prononçait le takbir (Allah est le plus grand) et levait les mains à hauteur des épaules. Il faisait de même à la fin de la récitation (du Coran) et au moment de s’incliner, et il levait aussi les mains quand il se relevait de l’inclinaison. Il ne levait pas les mains pendant la prière quand il était assis. Quand il se relevait après deux rak‘as, il levait les mains de la même manière, prononçait le takbir et faisait des invocations similaires à celles rapportées dans la version de ‘Abd al-‘Aziz. Cette version ne mentionne pas les mots : « Tout le bien est entre Tes mains et le mal ne vient pas de Toi. » Et elle ajoute : Quand il terminait la prière, il disait : « Ô Allah, pardonne-moi mes péchés passés et futurs, mes péchés cachés et apparents ; Tu es ma divinité, il n’y a de dieu que Toi. »
Voir 124 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°1037
Rapporté par Al-Mughirah ibn Shu‘bah : Ziyad ibn Ilaqah a dit : Al-Mughirah ibn Shu‘bah nous a dirigés dans la prière et il s’est levé à la fin de deux rak‘ah. Nous avons dit : « Gloire à Allah » ; il a aussi dit : « Gloire à Allah », puis il a continué. Lorsqu’il a terminé la prière et donné la salutation, il a fait deux prosternations de l’oubli. Quand il s’est tourné vers nous, il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ainsi, comme je l’ai fait. » Abu Dawud a dit : Ibn Abi Laila a rapporté cette tradition de façon similaire d’al-Shaibi d’après al-Mughirah b. Shu‘bah. Abu ‘Umais l’a rapportée de Thabit b. ‘Ubaid en disant : « Al-Mughirah b. Shu‘bah nous a dirigés dans la prière, comme dans la tradition rapportée par Ziyad b. ‘Illaqah. » Abu Dawud a dit : Abu ‘Umais est le frère d’al-Mas‘udi. Et Sa‘d b. Abi Waqqas a fait comme al-Mughirah, ‘Imran b. Husain, Dahhak b. Qais et Mu‘awiyah b. Abi Sufyan. Ibn ‘Abbas et ‘Umar b. ‘Abd al-‘Aziz ont donné la même opinion. Abu Dawud a dit : Cela concerne celui qui se lève à la fin de deux rak‘ah et fait la prosternation après avoir salué
- Sunan Abu Dawud, n°1525
Rapporté par Asma’ bint Umays : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Veux-tu que je t’enseigne des paroles à dire en cas de détresse ? (Les voici :) “Allah, Allah est mon Seigneur, je n’associe rien à Lui.” » Abu Dawud a dit : Le narrateur Hilal était un affranchi de ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz. Le nom de Ja’far, un des rapporteurs, est ‘Abd Allah b. Ja’far
- Sunan Abu Dawud, n°1570
Ibn Shihab (Al Zuhri) a dit : Voici la copie de la lettre du Messager d’Allah ﷺ, qu’il avait écrite au sujet de la sadaqa (zakat). Elle était gardée par les descendants de ‘Umar ibn Al Khattab. Ibn Shihab a dit : Salim ibn Abdallah ibn Umar me l’a lue et je l’ai bien mémorisée. Umar ibn Abdul Aziz l’a fait copier auprès de ‘Abdallah, ‘Abdallah ibn Umar et Salim ibn ‘Abdallah ibn ‘Umar. Il (Ibn Shihab) a ensuite rapporté le récit comme précédemment (jusqu’à cent vingt chameaux). Il a ajouté : si les chameaux atteignent cent vingt et un à cent vingt-neuf, on donne trois chamelles de trois ans. S’ils atteignent cent trente à cent trente-neuf, deux chamelles de trois ans et une de quatre ans. S’ils atteignent cent quarante à cent quarante-neuf, deux chamelles de quatre ans et une de trois ans. S’ils atteignent cent cinquante à cent cinquante-neuf, trois chamelles de quatre ans. S’ils atteignent cent soixante à cent soixante-neuf, quatre chamelles de quatre ans. S’ils atteignent cent soixante-dix à cent soixante-dix-neuf, trois chamelles de trois ans et une de quatre ans. S’ils atteignent cent quatre-vingts à cent quatre-vingt-neuf, deux chamelles de quatre ans et deux de trois ans. S’ils atteignent cent quatre-vingt-dix à cent quatre-vingt-dix-neuf, trois chamelles de quatre ans et une de trois ans. S’ils atteignent deux cents, quatre chamelles de quatre ans ou cinq de trois ans, selon ce qui est disponible. Pour les chèvres de pâturage, il a rapporté le récit semblable à celui transmis par Sufyan ibn Husain. Cette version ajoute : « Une vieille chèvre, une chèvre borgne ou un bouc ne doit pas être acceptée comme zakat sauf si le collecteur le souhaite. »
- Sunan Abu Dawud, n°1912
Rapporté par ‘Abd Al ‘Aziz bin Rufai’ : J’ai demandé à Anas bin Malik : « Dis-moi ce que tu sais du Messager d’Allah ﷺ, où a-t-il accompli la prière du midi le jour de Tarwiyah (8 Dhu al-Hijjah) ? » Il répondit : « À Mina. » J’ai demandé : « Où a-t-il prié l’après-midi le jour du départ (12 ou 13 Dhu al-Hijjah) ? » Il répondit : « À Al-Abtah. » Puis il dit : « Faites comme vos dirigeants font. »
- Sunan Abu Dawud, n°2022
Omar bin ‘Abd Al ‘Aziz a demandé à Al Sa’ib bin Yazid : « As-tu entendu quelque chose au sujet du séjour à La Mecque après avoir terminé les rites du Hajj ? » Il a répondu : « Ibn Al Hadrami m’a dit qu’il a entendu l’Envoyé d’Allah ﷺ dire : “Les Muhajirun (émigrés) peuvent rester à la Ka’bah (La Mecque) trois jours après le tawaf obligatoire (Tawaf Al Ziyarah ou Sadr).” »
- Sunan Abu Dawud, n°2072
Al-Zuhri a dit : « Nous étions avec ‘Umar ibn ‘Abd al-Aziz et nous avons discuté du mariage temporaire. Un homme nommé Rabi ibn Saburah a dit : “Je témoigne que mon père m’a dit que le Messager d’Allah ﷺ l’a interdit lors du Pèlerinage d’Adieu.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2211
Rapporté par Abu Tamimah, de la part d’un homme de sa tribu : Le Prophète ﷺ a entendu un homme dire à sa femme : « Ô ma petite sœur ! » Il lui a donc interdit de s’adresser à sa femme de cette manière. Abu Dawud a dit : « Ce récit a aussi été transmis par ‘Abd Al-Aziz ibn Al-Mukhtar de Khalid, de la part d’Abu ‘Uthman, d’Abu Thamimah, du Prophète ﷺ. Il a aussi été rapporté par Shu’bah, de Khalid, d’un homme, d’Abu Thamimah, du Prophète ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°2321
Rapporté par Ayyub رضي الله عنه : « ‘Umar b. ‘Abd al-‘Aziz a écrit aux habitants de Bassorah : “Il nous est parvenu du Messager d’Allah ﷺ, comme dans le récit rapporté par Ibn ‘Umar du Prophète ﷺ. Cette version ajoute : Le meilleur calcul est que lorsque nous voyons la lune de Sha’ban à telle date, le jeûne commencera à telle date, si Allah le veut, sauf si nous voyons la lune avant cette date.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2331
Rapporté par Ahmad ibn ‘Abd al-Wahid : D’après Abu Mushir. Il a dit : Sa‘id, c’est-à-dire Ibn ‘Abd al-‘Aziz, a dit : Le sens du mot « sirraha » est « au début du mois »
- Sunan Abu Dawud, n°2714
Salih bin Muhammad a dit : « Nous sommes partis en expédition avec Al Walid bin Hisham, et Salim bin ‘Abd Allah bin ‘Umar et ‘Umar bin ‘Abd Al Aziz étaient avec nous. Un homme avait été malhonnête avec le butin. Al Walid a ordonné de brûler ses biens, et cela a été diffusé parmi les gens. Il ne lui a pas donné sa part. » Abu Dawud a dit : « Ceci est la version la plus authentique des deux traditions. D’autres ont rapporté qu’Al Walid bin Hashim a brûlé la selle de chameau de Ziyad bin Sa’d. Il avait été malhonnête avec le butin et il l’a frappé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2923
Rapporté par Dawud b. al-Husain : J’apprenais la lecture du Coran auprès de Umm Sa‘d, fille d’al-Rabi‘. Elle était orpheline sous la tutelle d’Abu Bakr. J’ai lu le verset coranique : « À ceux aussi à qui votre main droite était liée. » Elle a dit : « Ne lis pas ce verset ; il a été révélé à propos d’Abu Bakr et de son fils ‘Abd al-Rahman quand il a refusé d’accepter l’islam. Abu Bakr a juré de ne pas lui donner de part d’héritage. Quand il a embrassé l’islam, Allah le Très-Haut a ordonné à Son Prophète ﷺ de lui donner sa part. » Le narrateur ‘Abd al-Aziz a ajouté : Il n’a accepté l’islam que sous la contrainte de l’épée. Abu Dawud a dit : Celui qui a rapporté le mot « ‘aqadat » signifie un pacte ; et celui qui a rapporté « ‘aaqadat » signifie la partie qui a fait le pacte. La version correcte est celle de Talhah (« ‘aaqadat »)
- Sunan Abu Dawud, n°2972
Rapporté par Omar ibn AbdulAziz : Al-Mughirah ibn Shu’bah a dit : Omar ibn AbdulAziz a rassemblé la famille de Marwan lorsqu’il a été nommé calife, et il a dit : « Fadak appartenait au Messager d’Allah ﷺ, et il en faisait des dons, faisant preuve de générosité envers les pauvres des Banu Hashim, et finançant les mariages de ceux qui n’étaient pas mariés. Fatimah lui a demandé de le lui donner, mais il a refusé. C’est ainsi que cela est resté du vivant du Messager d’Allah ﷺ jusqu’à sa mort. Quand Abu Bakr est devenu dirigeant, il l’a géré comme le Prophète ﷺ l’avait fait jusqu’à sa mort. Puis, quand Omar ibn al-Khattab est devenu dirigeant, il l’a géré comme eux jusqu’à sa mort. Ensuite, il a été donné à Marwan comme fief, puis il est revenu à Omar ibn AbdulAziz. Omar ibn AbdulAziz a dit : “Je considère que je n’ai aucun droit sur quelque chose que le Messager d’Allah ﷺ a refusé à Fatimah, et je vous prends à témoin que je le rends à son état initial, c’est-à-dire comme à l’époque du Messager d’Allah ﷺ.” » Abu Dawud a dit : Quand ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz est devenu calife, ses revenus étaient de quarante mille dinars, et à sa mort, ils étaient de quatre cents dinars. S’il était resté en vie, cela aurait encore diminué
- Sunan Abu Dawud, n°3033
Sa’id ibn Abd Al ‘Aziz a dit : « L’Arabie s’étend d’Al Wadi jusqu’aux confins du Yémen, jusqu’aux frontières de l’Irak et à la mer. » Abu Dawud a dit : « Cette tradition a été lue à Al Harith ibn Miskin en ma présence. » Ashhab ibn ‘Abd Al Aziz vous l’a rapportée d’après Malik, qui a dit que ‘Umar a expulsé les gens de Najran, mais pas ceux de Taima, car cette ville ne faisait pas partie du territoire de l’Arabie. Quant à Al Wadi, je pense que les Juifs n’en ont pas été expulsés. Ils ne considéraient pas cet endroit comme faisant partie de l’Arabie
- Sunan Abu Dawud, n°3610
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a rendu un jugement sur la base d’un serment et d’un seul témoin. Abu Dawud a dit : Al-Rabi’ ibn Sulaiman al-Mu’adhdhin m’a rapporté quelques mots supplémentaires dans ce récit : Al-Shafi’i m’a rapporté cela de ‘Abd al-‘Aziz. Je l’ai ensuite mentionné à Suhail qui a dit : « Rabi’ah m’a rapporté cela — et il est fiable à mes yeux — que je lui ai transmis ce récit, mais je ne m’en souviens pas. » ‘Abd al-‘Aziz a dit : « Suhail a souffert d’une maladie qui lui a fait perdre un peu de sa mémoire, et il a oublié certains de ses récits. Par la suite, Suhail rapportait des récits de Rabi’ah au nom de son père. »
- Sunan Abu Dawud, n°3983
Rapporté par Umm Salamah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Shahr ibn Hawshab a dit : J’ai demandé à Umm Salamah : Comment le Messager d’Allah ﷺ récitait-il ce verset : « Car sa conduite est mauvaise (innahu ‘amalun ghayru salih) » ? Elle a répondu : Il le récitait : « Il a mal agi » (innahu ‘amila ghayra salih). Abu Dawud a dit : Ce hadith a été transmis par Harun al-Nahwi et Musa b. Khalaf d’après Thabit, comme l’a rapporté le narrateur ‘Abd al-Aziz
- Sunan Abu Dawud, n°4122
Ma’mar a dit : Al-Zuhri niait le tannage et disait : « On peut en tirer profit dans n’importe quel état. » Abu Dawud a dit : Al-Awza’i, Yunus et ‘Uqail n’ont pas mentionné le tannage. Al-Zubaidi, Sa’id b. ‘Abd al-Aziz et Hafs b. ‘Abd al-‘Aziz l’ont mentionné
- Sunan Abu Dawud, n°4407
Nafi’ a dit : Lorsque j’ai mentionné cette tradition à ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz, il a dit : « Cette peine prescrite se situe entre le mineur et le majeur. »
- Sunan Abu Dawud, n°4612
Sufyan a dit (selon une chaîne), et Abu al-Salit a dit (selon une autre chaîne) : Un homme a écrit à ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz pour l’interroger sur le décret divin. Il lui a répondu : « Tout d’abord, je t’ordonne de craindre Allah, d’être modéré dans l’obéissance à Ses ordres, de suivre la sunna de Son Prophète ﷺ et d’abandonner les nouveautés introduites après l’établissement de sa sunna, car ils ont été préservés de ses difficultés. Attache-toi à la sunna, car, si Allah le veut, elle est une protection pour toi. Sache que toute innovation introduite par les gens a été réfutée auparavant sur la base d’une preuve ou d’un enseignement, car la sunna a été instaurée par des gens conscients des erreurs, des fautes, de l’ignorance et des excès lorsqu’on s’y oppose. Accepte pour toi-même ce que les anciens ont accepté pour eux-mêmes, car ils avaient une connaissance complète de ce qu’on leur a transmis, et, par leur clairvoyance, ils ont interdit ce qui était prohibé ; ils étaient plus capables que nous d’expliquer les questions religieuses, et ils étaient meilleurs que nous par leurs qualités. Si la bonne voie est celle que tu suis, alors tu les as devancés. Mais si tu dis que toute nouveauté survenue après eux a été introduite par ceux qui ont suivi une autre voie et qui les ont désapprouvés, ce sont eux qui ont en réalité innové, en ont parlé suffisamment et ont donné des explications satisfaisantes. En dessous d’eux, il n’y a pas de place pour la concision, et au-dessus d’eux, il n’y a pas de place pour l’exagération. Certains ont raccourci la question plus qu’eux et s’en sont détournés, d’autres l’ont exagérée et sont allés trop loin. Eux étaient sur la bonne voie, entre les deux. Tu m’as écrit pour me demander au sujet de la confession du décret divin, tu t’adresses à quelqu’un qui en est bien informé, si Allah le veut. Je sais que toute nouveauté ou innovation introduite par les gens n’est pas plus évidente ni plus établie que la confession du décret divin. Les ignorants (les Arabes avant l’Islam) en parlaient dans leurs discours et leurs poèmes. Ils se consolaient de leurs pertes, et l’Islam a renforcé cette croyance. Le Messager d’Allah ﷺ n’en a pas parlé dans un ou deux récits, mais les musulmans l’ont entendu de lui, en ont parlé de son vivant et après sa mort, par croyance et soumission à leur Seigneur, se considérant faibles. Rien n’échappe à Sa science, rien n’est omis dans Son registre, rien n’échappe à Son décret. Malgré cela, cela est fortement mentionné dans Son Livre : ils en ont tiré des enseignements, ils ont lu ce que tu lis et en connaissaient l’interprétation que tu ignores. Après cela, ils ont dit : “Tout cela est écrit et décrété. La détresse est écrite, et ce qui est destiné arrivera ; ce qu’Allah veut arrive, ce qu’Il ne veut pas n’arrive pas. Nous n’avons aucun pouvoir pour nous nuire ou nous être utiles.” Ensuite, ils se sont intéressés aux bonnes œuvres et ont craint les mauvaises actions. »
- Sunan Abu Dawud, n°4631
Rapporté par Sufyan al-Thawri : Les califes sont au nombre de cinq : Abu Bakr, ‘Umar, ‘Uthman, ‘Ali et ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz
- Sunan Abu Dawud, n°4840
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Toute affaire importante qui ne commence pas par une louange à Allah est incomplète. » Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été transmis par Yunus, ‘Aqil, Shu‘aib, Sa‘id ibn ‘Abd al-Aziz d’après al-Zuhri, du Prophète ﷺ, sous forme mursal (le lien avec le Compagnon manque)
- Sunan Abu Dawud, n°4904
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Sahl ibn Abu Umamah a raconté que lui et son père (Abu Umamah) ont rendu visite à Anas ibn Malik à Médine, à l’époque où ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz était gouverneur de la ville. Il priait une prière très courte, presque comme celle d’un voyageur. Quand il eut terminé, mon père lui dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! Parle-moi de cette prière : est-elle obligatoire ou surérogatoire ? » Il répondit : « Elle est obligatoire ; c’est la prière que le Messager d’Allah ﷺ accomplissait. Je n’ai fait d’erreur que sur un point que j’ai oublié. » Il ajouta : « Le Messager d’Allah ﷺ disait : “Ne vous imposez pas de difficultés, sinon elles vous seront imposées. Des gens se sont imposé des austérités et Allah les leur a imposées. Leurs survivants se trouvent dans des cellules et des monastères.” » (Puis il cita : « Le monachisme, ils l’ont inventé ; Nous ne le leur avons pas prescrit. ») Le lendemain matin, il sortit et dit : « Voulez-vous sortir faire un tour pour voir et tirer une leçon ? » Il répondit : « Oui. » Ils partirent tous et arrivèrent dans une région dont les habitants avaient disparu, morts et disparus. Les toits des maisons étaient effondrés. Il demanda : « Connaissez-vous cette terre ? » Je répondis : « Qui pourrait me renseigner sur elle et ses habitants ? » (Anas dit :) « C’est la terre d’un peuple que l’injustice et la jalousie ont détruit. La jalousie éteint la lumière des bonnes actions et l’injustice les confirme ou les nie. L’œil commet la fornication, et la main, le pied, le corps, la langue et la partie intime la confirment ou la démentent. »
- Sunan Abu Dawud, n°4916
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les portes du Paradis s’ouvrent le lundi et le jeudi, et le pardon est accordé à toute personne qui n’associe rien à Allah, sauf à celui qui a un différend avec son frère. Il sera dit : “Laissez-les en suspens jusqu’à ce qu’ils se réconcilient.” » Abu Dawud a dit : Le Prophète ﷺ s’est éloigné de certaines de ses femmes pendant quarante jours, et Ibn ‘Umar s’est éloigné de son fils jusqu’à sa mort. Abu Dawud a ajouté : Si la rupture est pour Allah, cela ne concerne pas ce sujet. ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz a même caché son visage à un homme
- Sunan Abu Dawud, n°4956
Sa‘id ibn al-Musayyab a rapporté que son père a dit d’après son grand-père (Hazn) : Le Prophète ﷺ a demandé : « Comment t’appelles-tu ? » Il a répondu : « Hazn (rugueux). » Il a dit : « Tu es Sahl (doux). » Il a répondu : « Non, doux, c’est être piétiné et méprisé. » Sa‘id a dit : « J’ai alors pensé que la rudesse resterait parmi nous après cela. » Abu Dawud a dit : Le Prophète ﷺ a changé les noms al-‘As, Aziz, Atalah, Shaytan, al-Hakam, Ghurab, Hubab, et Shihab, et l’a appelé Hisham. Il a changé le nom Harb (guerre) en Silm (paix). Il a changé le nom al-Munba’ith (celui qui ment) en al-Mudtaji‘ (celui qui se lève). Il a changé le nom d’une terre Afrah (aride) en Khadrah (verte). Il a changé le nom Shi‘b ad-Dalalah (le sentier de l’égarement), le nom d’un chemin de montagne, en Shi‘b al-Huda (le sentier de la guidance). Il a changé le nom Banu az-Zinyah (les enfants de la fornication) en Banu ar-Rushdah (les enfants de la droiture), et Banu Mughwiyah (les enfants d’une femme qui égare) en Banu Rushdah (les enfants d’une femme droite). Abu Dawud a dit : J’ai omis les chaînes de transmission pour plus de concision
- Sahih al-Bukhari, n°88
Rapporté par `Abdullah bin Abi Mulaika : `Uqba bin Al-Harith a dit qu’il avait épousé la fille d’Abi Ihab bin `Aziz. Plus tard, une femme est venue lui dire : « J’ai allaité (nourri) `Uqba et la femme qu’il a épousée (sa femme) au sein. » `Uqba lui a répondu : « Je ne savais pas que tu m’avais allaité, et tu ne me l’as jamais dit. » Il est alors parti voir le Messager d’Allah (ﷺ) à Médine et lui a demandé à ce sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Comment peux-tu la garder comme épouse alors qu’il a été dit (qu’elle est ta sœur de lait) ? » `Uqba l’a donc divorcée, et elle s’est mariée avec un autre homme
- Sahih al-Bukhari, n°371
Rapporté par `Abdul `Aziz : Anas a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ a attaqué Khaybar, nous avons fait la prière du Fajr là-bas (tôt le matin) alors qu'il faisait encore sombre. Le Prophète ﷺ est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j'étais derrière Abu Talha. Le Prophète ﷺ a traversé rapidement la ruelle de Khaybar et mon genou touchait la cuisse du Prophète ﷺ. Il a découvert sa cuisse et j'ai vu la blancheur de la cuisse du Prophète. Lorsqu'il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d'un peuple (hostile), alors mauvais sera le matin de ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour leurs occupations et certains ont dit : “Muhammad (est venu).” (Certains de nos compagnons ont ajouté : “Avec son armée.”) Nous avons conquis Khaybar, pris des captifs, et le butin a été rassemblé. Dihya est venu et a dit : “Ô Prophète d'Allah ! Donne-moi une esclave parmi les captives.” Le Prophète a dit : “Va et prends n'importe quelle esclave.” Il a pris Safiya bint Huyai. Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as donné Safiya bint Huyai à Dihya alors qu'elle est la chef des tribus de Quraidha et An-Nadir et qu'elle ne convient qu'à toi.” Alors le Prophète ﷺ a dit : “Amène-la avec lui.” Dihya est donc venu avec elle et quand le Prophète ﷺ l'a vue, il a dit à Dihya : “Prends une autre esclave parmi les captives à la place.” Anas a ajouté : Le Prophète ﷺ l'a ensuite affranchie et l'a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Ô Abu Hamza ! Qu'a donné le Prophète ﷺ comme dot ? » Il a répondu : « Elle-même était sa dot, car il l'a affranchie puis épousée. » Anas a ajouté : « En chemin, Um Sulaim l'a préparée pour le mariage et la nuit, elle l'a envoyée comme épouse au Prophète ﷺ. Le Prophète était donc le marié et il a dit : “Que celui qui a de la nourriture l'apporte.” Il a étendu une natte en cuir et certains ont apporté des dattes, d'autres du beurre fondu. (Je crois qu'Anas a mentionné As-Sawaq.) Ils ont préparé un plat de Hais (un type de plat). Et ce fut le banquet de mariage du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°521
Rapporté par Ibn Shihab : Un jour, `Umar bin `Abdul `Aziz a retardé la prière et `Urwa bin Az-Zubair est allé le voir et lui a dit : « Un jour en Irak, Al-Mughira bin Shu`ba avait aussi retardé ses prières, et Abi Mas`ud Al-Ansari est allé le voir et lui a dit : Ô Mughira ! Qu’est-ce que c’est ? Ne sais-tu pas qu’un jour, Gabriel est venu et a fait la prière (Fajr), et Allah's Messager (ﷺ) a prié aussi, puis il a prié de nouveau (Zuhr) et Allah's Messager (ﷺ) a fait de même, puis encore (`Asr) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil ; encore (Maghrib) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil, puis encore (`Isha) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil, et (Gabriel) a dit : J’ai reçu l’ordre de faire ainsi (pour vous montrer les prières prescrites). » `Umar (bin `Abdul `Aziz) a dit à `Urwa : « Sois sûr de ce que tu dis. Est-ce que Gabriel a dirigé la prière pour Allah's Messager (ﷺ) aux heures précises ? » `Urwa a répondu : « Bashir bin Abi Mas`ud a rapporté cela de la part de son père. » `Urwa a ajouté : « Aïcha m’a dit qu’Allah's Messager (ﷺ) faisait la prière de `Asr alors que le soleil éclairait encore sa maison (c’est-à-dire au début de l’heure de `Asr). »
- Sahih al-Bukhari, n°522
Rapporté par Ibn Shihab : Un jour, `Umar bin `Abdul `Aziz a retardé la prière et `Urwa bin Az-Zubair est allé le voir et lui a dit : « Un jour en Irak, Al-Mughira bin Shu`ba avait aussi retardé ses prières, et Abi Mas`ud Al-Ansari est allé le voir et lui a dit : Ô Mughira ! Qu’est-ce que c’est ? Ne sais-tu pas qu’un jour, Gabriel est venu et a fait la prière (Fajr), et Allah's Messager (ﷺ) a prié aussi, puis il a prié de nouveau (Zuhr) et Allah's Messager (ﷺ) a fait de même, puis encore (`Asr) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil ; encore (Maghrib) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil, puis encore (`Isha) et Allah's Messager (ﷺ) a fait pareil, et (Gabriel) a dit : J’ai reçu l’ordre de faire ainsi (pour vous montrer les prières prescrites). » `Umar (bin `Abdul `Aziz) a dit à `Urwa : « Sois sûr de ce que tu dis. Est-ce que Gabriel a dirigé la prière pour Allah's Messager (ﷺ) aux heures précises ? » `Urwa a répondu : « Bashir bin Abi Mas`ud a rapporté cela de la part de son père. » `Urwa a ajouté : « Aïcha m’a dit qu’Allah's Messager (ﷺ) faisait la prière de `Asr alors que le soleil éclairait encore sa maison (c’est-à-dire au début de l’heure de `Asr). »
- Sahih al-Bukhari, n°549
Rapporté par Abu Bakr bin `Uthman bin Sahl bin Hunaif : Il a entendu Abu Umama dire : Nous avons prié le Zuhr avec `Umar bin `Abdul `Aziz puis nous sommes allés voir Anas bin Malik et nous l’avons trouvé en train de faire la prière du `Asr. Je lui ai demandé : « Ô oncle ! Quelle prière viens-tu de faire ? » Il a répondu : « Le `Asr, et c’est à ce moment-là que le Messager d’Allah (ﷺ) priait avec nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°856
Rapporté par `Abdul `Aziz : Un homme a demandé à Anas : « Qu’as-tu entendu du Prophète (ﷺ) à propos de l’ail ? » Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui a mangé de cette plante ne doit ni s’approcher de nous ni prier avec nous.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1630
Rapporté par Abida bin Humaid : `Abdul `Aziz bin Rufa`i a dit : « J’ai vu `Abdullah bin Az-Zubair faire le Tawaf de la Ka`ba après la prière du matin, puis prier deux rak`at. » `Abdul `Aziz a ajouté : « J’ai vu `Abdullah bin Az-Zubair prier deux rak`at après la prière du `Asr. » Il m’a informé qu’Aisha lui avait dit que le Prophète (ﷺ) priait ces deux rak`at chaque fois qu’il entrait chez elle
- Sahih al-Bukhari, n°1631
Rapporté par Abida bin Humaid : `Abdul `Aziz bin Rufa`i a dit : « J’ai vu `Abdullah bin Az-Zubair faire le Tawaf de la Ka`ba après la prière du matin, puis prier deux rak`at. » `Abdul `Aziz a ajouté : « J’ai vu `Abdullah bin Az-Zubair prier deux rak`at après la prière du `Asr. » Il m’a informé qu’Aisha lui avait dit que le Prophète (ﷺ) priait ces deux rak`at chaque fois qu’il entrait chez elle
- Sahih al-Bukhari, n°1653
Rapporté par `Abdul `Aziz bin Rufai : J’ai demandé à Anas bin Malik : « Dis-moi ce dont tu te souviens du Messager d’Allah (ﷺ) à propos de ces questions : Où a-t-il accompli les prières du Zuhr et du `Asr le jour de Tarwiya (8e jour de Dhul-Hijja) ? » Il a répondu : « Il a accompli ces prières à Mina. » J’ai demandé : « Où a-t-il accompli la prière du `Asr le jour du Nafr (c’est-à-dire lors du départ de Mina le 12 ou 13 Dhul-Hijja) ? » Il a répondu : « À Al-Abtah, » puis il a ajouté : « Tu devrais faire comme font tes responsables. »
- Sahih al-Bukhari, n°1654
Rapporté par `Abdul `Aziz : Je suis allé à Mina le jour de Tarwiya et j’ai rencontré Anas qui avançait sur un âne. Je lui ai demandé : « Où le Prophète (ﷺ) a-t-il accompli la prière du Zuhr ce jour-là ? » Anas a répondu : « Regarde où prient tes responsables et fais de même. »
- Sahih al-Bukhari, n°1763
Rapporté par ‘Abdul-Aziz ibn Rufai : J’ai demandé à Anas ibn Malik : « Dis-moi ce que tu as vu du Prophète (ﷺ) concernant l’endroit où il a accompli la prière du Zuhr le jour de Tarwiya (8 Dhul-Hijja). » Anas a répondu : « Il l’a faite à Mina. » J’ai demandé : « Où a-t-il accompli la prière du ‘Asr le jour du départ de Mina ? » Il a répondu : « À Al-Abtah, » et il a ajouté : « Tu dois faire comme font tes dirigeants. »
- Sahih al-Bukhari, n°1859
Rapporté par Al-Ju'aid bin `Abdur-Rahman : J'ai entendu `Umar bin `Abdul `Aziz raconter à propos d'As-Sa'ib bin Yazid qu'il avait accompli le Hajj (alors qu'il était porté) avec les affaires du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°2640
Rapporté par `Abdullah bin Abu Mulaika d’après `Uqba bin Al-Harith : `Uqba a épousé la fille d’Abu Ihab bin `Aziz. Ensuite, une femme est venue et a dit : « J’ai allaité `Uqba et sa femme. » `Uqba lui a répondu : « Je ne sais pas que tu m’as allaité, et tu ne m’en as pas informé. » Il a alors envoyé quelqu’un chez Abu Ihab pour vérifier, mais ils ne savaient pas non plus qu’elle avait allaité leur fille. Ensuite, `Uqba est allé voir le Prophète (ﷺ) à Médine et lui a demandé. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Comment peux-tu garder ta femme après qu’il a été dit (que vous avez été allaités par la même femme) ? » Il l’a donc divorcée et elle s’est mariée avec un autre homme
- Sahih al-Bukhari, n°2664
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a appelé à me présenter devant lui la veille de la bataille d’Uhud, j’avais alors quatorze ans, et il ne m’a pas permis de participer à cette bataille. Mais il m’a appelé la veille de la bataille du Fossé, j’avais quinze ans, et il m’a permis d’y participer. » Nafi` a dit : « Je suis allé voir `Umar bin `Abdul `Aziz, qui était calife à ce moment-là, et je lui ai raconté ce récit. Il a dit : ‘Cet âge (quinze ans) marque la limite entre l’enfance et l’âge adulte’, et il a écrit à ses gouverneurs de donner un salaire à ceux qui avaient atteint quinze ans. »
- Sahih al-Bukhari, n°3221
Rapporté par Ibn Shihab : Une fois, `Umar bin `Abdul `Aziz a retardé un peu la prière de l’`Asr. `Urwa lui a dit : « Gabriel est descendu et a dirigé la prière devant le Prophète ﷺ. » À cela, `Umar a dit : « Ô `Urwa ! Sois sûr de ce que tu dis. » `Urwa a répondu : « J’ai entendu Bashir bin Abi Masud rapporter de la part d’Ibn Masud, qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : ‘Gabriel est descendu et m’a dirigé dans la prière ; puis il a prié avec moi encore, puis encore, puis encore, puis encore’, comptant cinq prières avec ses doigts. »
- Sahih al-Bukhari, n°3933
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Humaid Az-Zuhri : J’ai entendu `Umar bin `Abdul-Aziz demander à As-Sa'ib, le neveu d’An-Nimr : « Qu’as-tu entendu au sujet du séjour à La Mecque ? » L’autre a répondu : « J’ai entendu Al-Ala bin Al-Hadrami dire que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Un Émigrant peut rester à La Mecque trois jours après être parti de Mina (c’est-à-dire après avoir accompli tous les rites du Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°4007
Rapporté par Az-Zuhri : J’ai entendu `Urwa bin Az-Zubair parler à `Umar bin `Abdul `Aziz pendant qu’il était gouverneur à Médine. Il a dit : « Al-Mughira bin Shu`ba a retardé la prière de l’Asr quand il était gouverneur de Koufa. À ce moment-là, Abu Mas`ud, `Uqba bin `Amr Al-Ansari, le grand-père de Zaid bin Hasan, qui était l’un des combattants de Badr, est venu et a dit (à Al-Mughira) : “Tu sais que Gabriel est descendu et a dirigé la prière, et le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli les cinq prières obligatoires, et Gabriel a dit (au Prophète (ﷺ)) : ‘J’ai reçu l’ordre de faire ainsi (c’est-à-dire de prier ces cinq prières à ces heures précises de la journée).’” »
- Sahih al-Bukhari, n°4088
Rapporté par `Abdul `Aziz : Anas a dit : « Le Prophète (ﷺ) a envoyé soixante-dix hommes, appelés Al-Qurra, pour une mission. Deux groupes de Bani Sulaim, appelés Ri’l et Dhakwan, les ont rencontrés près d’un puits nommé Bir Ma’una. Les gens (c’est-à-dire Al-Qurra) ont dit : “Par Allah, nous ne venons pas pour vous faire du mal, nous ne faisons que passer pour accomplir une mission du Prophète.” Mais les mécréants les ont tués. Le Prophète (ﷺ) a alors invoqué contre eux pendant un mois lors de la prière du matin. C’est à ce moment-là que le Qunut a commencé, alors qu’avant nous ne le faisions pas. » Un homme demanda à Anas à propos du Qunut : « Faut-il le dire après l’inclinaison (dans la prière) ou après la récitation (avant l’inclinaison) ? » Anas répondit : « Non, mais (il faut le dire) après la récitation. »
- Sahih al-Bukhari, n°4193
Rapporté par Abu Raja : L’esclave affranchi d’Abu Qilaba, qui était avec Abu Qilaba au Sham : `Umar ibn `Abdul `Aziz a consulté les gens en disant : « Que pensez-vous de la Qasama ? » Ils ont répondu : « C’est un jugement juste que le Messager d’Allah et les califes avant toi ont appliqué. » Abu Qilaba était derrière le lit de `Umar. ‘Anbasa ibn Sa`id a dit : « Mais qu’en est-il du récit concernant les gens de `Uraina ? » Abu Qilaba a dit : « Anas ibn Malik me l’a raconté », puis il a raconté toute l’histoire
- Sahih al-Bukhari, n°4201
Rapporté par `Abdul `Aziz ibn Suhaib : Anas ibn Malik a dit : « Le Prophète ﷺ a pris Safiya comme captive. Il l’a affranchie et l’a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Qu’est-ce qu’il lui a donné comme dot (Mahr) ? » Anas a répondu : « Sa dot, c’était elle-même, car il l’a affranchie. »
- Sahih al-Bukhari, n°4610
Rapporté par Abu Qilaba : Il était assis derrière `Umar bin `Abdul `Aziz et les gens discutaient (au sujet de l’at-Qasama) et disaient différentes choses, affirmant que les califes l’avaient permis. `Umar bin `Abdul `Aziz s’est tourné vers Abu Qilaba, qui était derrière lui, et a dit : « Qu’en dis-tu, ô `Abdullah bin Zaid ? » ou : « Qu’en dis-tu, ô Abu Qilaba ? » Abu Qilaba a dit : « Je ne connais que trois cas où il est permis de tuer quelqu’un en Islam : une personne mariée qui commet l’adultère, celui qui a tué quelqu’un injustement, ou celui qui fait la guerre à Allah et à Son Messager. » ‘Anbasa a dit : « Anas nous a rapporté telle ou telle chose. » Abu Qilaba a dit : « Anas m’a raconté à ce sujet que des gens sont venus voir le Prophète (ﷺ) et lui ont dit : “Le climat de cette région ne nous convient pas.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Voici des chameaux qui nous appartiennent, emmenez-les au pâturage, buvez de leur lait et de leur urine.” Ils l’ont fait, et après avoir guéri, ils ont attaqué le berger, l’ont tué et ont volé les chameaux. Pourquoi retarder leur punition alors qu’ils ont tué (un homme), fait la guerre à Allah et à Son Messager et effrayé le Messager d’Allah (ﷺ) ? » ‘Anbasa a dit : « Je témoigne de l’unicité d’Allah ! » Abu Qilaba a dit : « Tu doutes de moi ? » ‘Anbasa a dit : « Non, Anas nous a rapporté ce hadith. » Puis ‘Anbasa a ajouté : « Ô gens de tel ou tel pays, vous resterez dans le bien tant qu’Allah gardera cet homme et ceux qui lui ressemblent parmi vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°5019
Rapporté par `Abdul `Aziz bin Rufai' : Shaddad bin Ma'qil et moi sommes entrés auprès d’Ibn `Abbas. Shaddad bin Ma'qil lui a demandé : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il laissé autre chose (en dehors du Coran) ? » Il a répondu : « Il n’a rien laissé d’autre que ce qui est entre les deux couvertures (du Coran). » Ensuite, nous avons rendu visite à Muhammad bin Al-Hanafiyya et lui avons posé la même question. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) n’a rien laissé d’autre que ce qui est entre les deux couvertures (du Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°5451
Rapporté par `Abdul `Aziz : On a demandé à Anas : « Qu’as-tu entendu du Prophète (ﷺ) au sujet de l’ail ? » Anas a répondu : « Celui qui a mangé (de l’ail) ne doit pas s’approcher de notre mosquée. »
- Sahih al-Bukhari, n°5637
Rapporté par Sahl bin Sa`d : On a parlé d'une femme arabe au Prophète (ﷺ), alors il a demandé à Abu Usaid As-Sa`idi d’aller la chercher. Il l’a fait venir et elle est restée dans le château de Bani Sa`ida. Le Prophète (ﷺ) est sorti, est allé la voir et est entré auprès d’elle. C’était une femme assise, la tête baissée. Quand le Prophète (ﷺ) lui a parlé, elle a dit : « Je cherche protection auprès d’Allah contre toi. » Il a répondu : « Je t’accorde la protection contre moi. » On lui a alors dit : « Sais-tu qui c’est ? » Elle a répondu : « Non. » On lui a dit : « C’est le Messager d’Allah (ﷺ) venu te demander en mariage. » Elle a dit : « Je suis vraiment malchanceuse de rater cette occasion. » Ensuite, le Prophète et ses compagnons sont allés vers l’abri de Bani Sa`ida et s’y sont assis. Puis il a dit : « Apporte-nous de l’eau, ô Sahl ! » J’ai donc sorti ce bol et je leur ai donné de l’eau dedans. Le sous-rappoteur ajoute : Sahl nous a sorti ce même bol et nous avons tous bu dedans. Plus tard, `Umar bin `Abdul `Aziz a demandé à Sahl de le lui offrir, et il le lui a donné en cadeau
- Sahih al-Bukhari, n°5742
Rapporté par `Abdul `Aziz : Thabit et moi sommes allés voir Anas bin Malik. Thabit lui a dit : « Ô Abu Hamza ! Je suis malade. » Alors Anas a proposé : « Veux-tu que je te fasse la ruqya que le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ? » Thabit a répondu : « Oui. » Anas a alors récité : « Ô Allah ! Seigneur des gens, Toi qui enlèves les difficultés ! (Je t’en prie) guéris ce malade, car Tu es le Guérisseur. Personne ne peut guérir si ce n’est Toi ; accorde une guérison qui ne laisse aucune maladie. »
- Sahih al-Bukhari, n°6712
Rapporté par Al-Ju'aid bin ‘Abdur-Rahman : As-Sa’ib bin Yazid a dit : « Le Sa’ à l’époque du Prophète (ﷺ) équivalait à un Mudd plus un tiers de Mudd de votre époque, puis il a été augmenté sous le califat de ‘Umar bin ‘Abdul ‘Aziz. »
- Sahih al-Bukhari, n°6899
Rapporté par Abu Qilaba : Un jour, `Umar bin `Abdul `Aziz s’est assis sur son trône dans la cour de sa maison pour que les gens puissent se rassembler devant lui. Ensuite, il les a fait entrer et, quand ils sont arrivés, il a dit : « Que pensez-vous de l’Al-Qasama ? » Ils ont répondu : « Nous disons qu’il est permis de s’appuyer sur l’Al-Qasama pour le Qisas, car les précédents califes musulmans l’ont fait. » Puis il m’a dit : « Ô Abu Qilaba ! Qu’en dis-tu ? » Il m’a fait venir devant les gens et j’ai dit : « Ô chef des croyants ! Tu as les chefs de l’armée et les notables des Arabes. Si cinquante d’entre eux témoignaient qu’un homme marié a commis un adultère à Damas sans l’avoir vu, le lapiderais-tu ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Si cinquante d’entre eux témoignaient qu’un homme a volé à Homs sans l’avoir vu, lui couperais-tu la main ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais tué personne sauf dans l’un des trois cas suivants : (1) une personne qui a tué quelqu’un injustement, a été tuée en représailles (Qisas), (2) une personne mariée qui a commis l’adultère, et (3) un homme qui a combattu Allah et Son Messager et abandonné l’islam pour devenir apostat. » Les gens ont alors dit : « Anas bin Malik n’a-t-il pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a coupé les mains des voleurs, marqué leurs yeux au fer et les a laissés au soleil ? » J’ai dit : « Je vais vous raconter le récit d’Anas. Anas a dit : “Huit personnes de la tribu de `Ukl sont venues voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ont prêté allégeance pour l’islam (sont devenues musulmanes). Le climat de Médine ne leur convenait pas, ils sont tombés malades et s’en sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ). Il leur a dit : ‘Ne voulez-vous pas sortir avec le berger de nos chameaux et boire du lait et de l’urine des chameaux (comme remède) ?’ Ils ont accepté. Ils sont donc partis, ont bu le lait et l’urine, et une fois guéris, ils ont tué le berger du Messager d’Allah (ﷺ) et ont volé tous les chameaux. Cette nouvelle est parvenue au Messager d’Allah (ﷺ), qui a envoyé des hommes à leur poursuite. Ils ont été capturés et amenés devant le Prophète. Il a alors ordonné qu’on leur coupe les mains et les pieds, qu’on marque leurs yeux au fer, puis ils ont été laissés au soleil jusqu’à leur mort.” J’ai dit : « Qu’est-ce qui pourrait être pire que ce qu’ils ont fait ? Ils ont quitté l’islam, commis un meurtre et un vol. » Ensuite, ‘Anbasa bin Sa`id a dit : « Par Allah, je n’ai jamais entendu un récit comme celui d’aujourd’hui. » J’ai dit : « Ô ‘Anbasa ! Tu mets en doute mon récit ? » ‘Anbasa a répondu : « Non, mais tu l’as rapporté comme il fallait. Par Allah, ces gens sont en sécurité tant que ce cheikh (Abu Qilaba) est parmi eux. » J’ai ajouté : « En effet, dans cet événement, une tradition a été établie par le Messager d’Allah (ﷺ). » Le narrateur a ajouté : Des gens des Ansar sont venus voir le Prophète (ﷺ) pour lui parler de certaines affaires, puis l’un d’eux est sorti et a été tué. Ils sont partis à sa recherche et ont retrouvé leur compagnon baignant dans son sang. Ils sont revenus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous avons retrouvé notre compagnon qui avait parlé avec nous et était sorti avant nous, baignant dans son sang (tué). » Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et leur a demandé : « Qui soupçonnez-vous ou qui pensez-vous l’avoir tué ? » Ils ont répondu : « Nous pensons que ce sont les Juifs. » Le Prophète (ﷺ) a fait venir les Juifs et leur a demandé : « Avez-vous tué cet homme ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a demandé aux Ansar : « Acceptez-vous que je laisse cinquante Juifs jurer qu’ils ne l’ont pas tué ? » Ils ont dit : « Cela ne gênerait pas les Juifs de tous nous tuer puis de jurer faussement. » Il a dit : « Voulez-vous alors recevoir le Diya après que cinquante d’entre vous aient juré que les Juifs ont tué votre homme ? » Ils ont répondu : « Nous ne prêterons pas serment. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a lui-même payé le Diya (prix du sang). » Le narrateur a ajouté : La tribu de Hudhail avait renié l’un de ses hommes (à cause de sa mauvaise conduite) à l’époque préislamique. Ensuite, dans un endroit appelé Al-Batha’ (près de La Mecque), cet homme a attaqué une famille yéménite la nuit pour les voler, mais un homme de la famille l’a vu, l’a frappé avec son épée et l’a tué. La tribu de Hudhail est venue, a capturé le Yéménite et l’a amené devant `Umar pendant le Hajj en disant : « Il a tué notre compagnon. » Le Yéménite a dit : « Mais ces gens l’avaient renié (leur compagnon). » `Umar a dit : « Que cinquante personnes de Hudhail jurent qu’ils ne l’avaient pas renié. » Quarante-neuf ont prêté serment, puis un homme de leur tribu est arrivé du Sham et ils lui ont demandé de jurer aussi, mais il a préféré payer mille dirhams au lieu de jurer. Ils ont appelé un autre homme à sa place, et ce nouvel homme a serré la main du frère du défunt. Certaines personnes ont dit : « Nous et ces cinquante hommes qui ont prêté de faux serments (Al-Qasama) sommes partis, et quand nous sommes arrivés à un endroit appelé Nakhlah, il s’est mis à pleuvoir, alors ils sont entrés dans une grotte dans la montagne, et la grotte s’est effondrée sur ces cinquante hommes qui avaient prêté de faux serments, et tous sont morts sauf les deux qui s’étaient serré la main. Ils ont survécu, mais une pierre est tombée sur la jambe du frère du défunt et l’a cassée ; il a survécu un an puis est mort. » J’ai ajouté : « `Abdul Malik bin Marwan a condamné un homme à mort en Qisas (égalité dans la punition) pour meurtre, en se basant sur l’Al-Qasama, mais il a ensuite regretté ce jugement et a ordonné que les noms des cinquante personnes ayant prêté serment (Al-Qasama) soient effacés du registre, et il les a exilés au Sham. »
- Sahih al-Bukhari, n°6911
Rapporté par ‘Abdul-‘Aziz : Anas a dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, Abu Talha m’a pris par la main et m’a amené au Messager d’Allah (ﷺ) en disant : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Anas est un garçon intelligent, alors laisse-le te servir.” » Anas a ajouté : « J’ai donc servi le Prophète (ﷺ) chez lui et lors de ses voyages ; par Allah, il ne m’a jamais dit pour ce que j’ai fait : “Pourquoi as-tu fait cela comme ça ?” ou pour ce que je n’ai pas fait : “Pourquoi ne l’as-tu pas fait comme ça ?” »
- Sunan Ibn Majah, n°668
Rapporté par Ibn Shihab : Il était assis sur les coussins de 'Umar bin 'Abdul-'Aziz alors qu'il était gouverneur de Médine, avec lui se trouvait 'Urwah bin Zubair. 'Umar a un peu retardé la prière de 'Asr, et 'Urwah lui a dit : "Jibril est descendu et a dirigé la prière avec le Messager d'Allah." 'Umar lui a dit : "Fais attention à ce que tu dis, ô 'Urwah !" Il a dit : "J'ai entendu Bashir bin Abu Mas'ud dire, 'J'ai entendu Abu Mas'ud dire, "J'ai entendu le Messager d'Allah dire : 'Jibril est descendu et a prié avec moi, puis j'ai prié avec lui, puis j'ai prié avec lui, puis j'ai prié avec lui, puis j'ai prié avec lui,'" et il a compté cinq prières sur ses doigts
- Sunan Ibn Majah, n°708
Rapporté par Ibn Juraij : ‘Abdul-‘Aziz bin ‘Abdul-Malik bin Abu Mahdhurah a rapporté de ‘Abdullah bin Muhairiz, qui était orphelin sous la tutelle d’Abu Mahdhurah bin Mi’yar, que lorsqu’il se préparait à voyager vers le Sham, il lui a dit : « Ô mon oncle, je pars pour le Sham, et on me demandera comment tu as commencé à faire l’Adhan. » Il m’a alors raconté : Abu Mahdhurah a dit : « Je suis parti avec un groupe de gens, et alors que nous étions en chemin, le muezzin du Messager d’Allah a fait l’appel à la prière en sa présence. Nous avons entendu la voix du muezzin, et nous nous en moquions, nous avons commencé à crier en l’imitant et à nous moquer. Le Messager d’Allah nous a entendus et a envoyé des gens pour nous amener devant lui. Il a dit : “Qui est celui dont j’ai entendu la voix si forte ?” Tous ont pointé vers moi, et ils disaient la vérité. Il les a tous renvoyés sauf moi, puis il m’a dit : “Lève-toi et fais l’appel à la prière.” Je me suis levé, et il n’y avait rien que je détestais plus que le Messager d’Allah et ce qu’il me demandait. Je me suis tenu devant lui, et c’est lui-même qui m’a appris l’appel. Il a dit : “Dis : Allahu Akbar Allahu Akbar, Allahu Akbar Allahu Akbar ; Ash-hadu an la ilaha illallah, Ash-hadu an la ilaha illallah ; Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah, Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah.” » Puis il a dit : « Élève la voix (et dis) : Ash-hadu an la ilaha illallah, Ash-hadu an la ilaha illallah ; Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah, Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah ; Hayya ‘alal-salah, Hayya ‘alal-salah ; Hayya ‘alal-falah, Hayya ‘alal-falah ; Allahu Akbar Allahu Akbar ; La ilaha illallah. » Quand j’ai terminé l’Adhan, il m’a appelé et m’a donné un petit sac contenant de l’argent. Ensuite, il a posé sa main sur le devant de ma tête, puis l’a passée sur mon visage, ma poitrine et mon cœur, jusqu’à mon nombril. Puis le Messager d’Allah a dit : « Qu’Allah te bénisse et t’accorde Sa miséricorde. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, veux-tu que je fasse l’appel à la prière à La Mecque ? » Il a dit : « Oui, je t’y ordonne. » Toute la haine que j’avais pour le Messager d’Allah a alors disparu, remplacée par l’amour pour lui. Je suis allé voir ‘Attab bin Asid, le gouverneur du Messager d’Allah à La Mecque, et j’ai fait l’Adhan sur son ordre. (Sahih) (‘Abdul-‘Aziz) a dit : « Quelqu’un qui a connu Abu Mahdhurah m’a raconté la même chose que ‘Abdullah bin Muhairiz. »
- Sunan Ibn Majah, n°1173
Rapporté par ‘Abdul-‘Aziz bin Juraij : Nous avons demandé à ‘Aishah ce que le Messager d’Allah (ﷺ) récitait dans le Witr. Elle a répondu : « Il récitait : “Glorifie le nom de ton Seigneur le Très-Haut.” [Al-A‘la (87)] dans la première Rak‘a, “Dis : Ô mécréants !” [Al-Kafirun (109)] dans la deuxième Rak‘a, et “Dis : Allah est Un” dans la troisième, ainsi que les deux sourates de protection (chapitres 113 et 114). »
- Sunan Ibn Majah, n°1957
Rapporté par Anas : « Safiyyah a d’abord été donnée à Dihyah Al-Kalbi (comme part du butin de guerre), puis elle a été donnée ensuite au Messager d’Allah. Il l’a épousée et a fait de sa libération sa dot. » Hammad a dit : « Abdul-‘Aziz a demandé à Thabit : “Ô Abu Muhammad ! As-tu demandé à Anas quelle était sa dot ?” Il a répondu : “Sa dot, c’était sa liberté.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3335
Rapporté par ‘Abdul-‘Aziz bin Abu Hazim : Mon père m’a dit : J’ai demandé à Sahl bin Sa’d : “As-tu déjà vu de la pâte faite avec de la farine bien tamisée ?” Il a répondu : “Je n’ai jamais vu de pâte faite avec de la farine bien tamisée jusqu’à la mort du Messager d’Allah (ﷺ).” J’ai demandé : “Avaient-ils des tamis à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ) ?” Il a dit : “Je n’ai jamais vu de tamis jusqu’à la mort du Messager d’Allah (ﷺ).” J’ai demandé : “Comment mangiez-vous l’orge non tamisé ?” Il a dit : “Nous soufflions dessus, ce qui partait partait, et avec ce qui restait, nous faisions de la pâte.”
- Sunan Ibn Majah, n°3861
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms, cent moins un, car Il est Unique et Il aime les nombres impairs. Celui qui les apprend entrera au Paradis. Ce sont : Allah, Al-Wahid (l’Unique), As-Samad (le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit), Al-Awwal (le Premier), Al-Akhir (le Dernier), Az-Zahir (le Très-Haut), Al-Batin (le Très-Proche), Al-Khaliq (le Créateur), Al-Bari (l’Inventeur de toutes choses), Al-Musawwir (Celui qui donne la forme), Al-Malik (le Roi), Al-Haqq (la Vérité), As-Salam (Celui qui est exempt de tout défaut), Al-Mu’min (Celui qui accorde la sécurité), Al-Muhaymin (le Gardien), Al-‘Aziz (le Tout-Puissant), Al-Jabbar (le Contraignant), Al-Mutakabbir (le Suprême), Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Latif (le Subtil et Courtois), Al-Khabir (le Bien Informé), As-Sami’ (Celui qui entend tout), Al-Basir (Celui qui voit tout), Al-‘Alim (l’Omniscient), Al-‘Azim (le Très Grand), Al-Barr (la Source de bonté), Al-Muta’al (le Très-Élevé), Al-Jalil (le Sublime), Al-Jamil (le Beau), Al-Hayy (le Vivant), Al-Qayyum (Celui qui soutient et protège tout), Al-Qadir (le Capable), Al-Qahir (l’Irrésistible), Al-‘Ali (l’Élevé), Al-Hakim (le Sage), Al-Qarib (le Proche), Al-Mujib (Celui qui répond), Al-Ghani (le Suffisant), Al-Wahhab (le Donateur), Al-Wadud (le Bien-Aimant), Ash-Shakur (le Reconnaissant), Al-Majid (le Très Noble), Al-Wajid (le Patron), Al-Wali (le Gouverneur), Al-Rashid (le Guide), Al-‘Afuw (le Pardonneur), Al-Ghafur (le Pardonneur), Al-Halim (le Clément), Al-Karim (le Généreux), At-Tawwab (Celui qui accepte le repentir), Ar-Rabb (le Seigneur et Protecteur), Al-Majid (le Glorieux), Al-Wali (l’Aide), Ash-Shahid (le Témoin), Al-Mubin (le Manifeste), Al-Burhan (la Preuve), Ar-Ra’uf (le Compatissant), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Mubdi’ (l’Initiateur), Al-Mu’id (le Restaureur), Al-Ba’ith (le Ressusciteur), Al-Warith (l’Héritier Suprême), Al-Qawi (le Très Fort), Ash-Shadid (le Sévère), Ad-Darr (Celui qui nuit), An-Nafi’ (Celui qui profite), Al-Baqi’ (le Permanent), Al-Waqi (le Protecteur), Al-Khafid (l’Abaisseur), Ar-Rafi’ (l’Éleveur), Al-Qabid (le Reteneur), Al-Basit (l’Étendeur), Al-Mu’izz (Celui qui honore), Al-Mudhill (Celui qui humilie), Al-Muqsit (l’Équitable), Ar-Razzaq (le Pourvoyeur), Dhul-Quwwah (le Puissant), Al-Matin (le Très Fort), Al-Qa’im (le Ferme), Ad-Da’im (l’Éternel), Al-Hafiz (le Gardien), Al-Wakil (le Garant), Al-Fatir (l’Initiateur de la création), As-Sami’ (Celui qui entend), Al-Mu’ti (le Donneur), Al-Muhyi (Celui qui donne la vie), Al-Mumit (Celui qui donne la mort), Al-Mani’ (Celui qui retient), Al-Jami’ (Celui qui rassemble), Al-Hadi (le Guide), Al-Kafi (le Suffisant), Al-Abad (l’Éternel), Al-‘Alim (le Savant), As-Sadiq (le Véridique), An-Nur (la Lumière), Al-Munir (Celui qui donne la lumière), At-Tamm (le Parfait), Al-Qadim (l’Ancien), Al-Witr (l’Unique), Al-Ahad (le Seul), As-Samad [(le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit)]. Il n’engendre pas et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal ou comparable à Lui.” (Un des rapporteurs) Zuhair a dit : Nous avons entendu de plusieurs savants que le début de ces (Noms) doit commencer après avoir dit : La ilaha illallahu wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, bi yadihil-khair wa Huwa ‘ala kulli shay-in Qadir, la ilaha illallahu lahul-asma’ul-husna [Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, sans associé. À Lui la royauté et la louange. Dans Sa main est tout bien, et Il est capable de toute chose, nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, et à Lui appartiennent les plus beaux Noms]
- Sunan Ibn Majah, n°4303
Rapporté par Abu Sallam Al-Habashi : ‘Umar ibn ‘Abdul-‘Aziz m’a fait venir, et je suis venu à lui sur l’animal utilisé pour le courrier rapide. Quand je suis arrivé, il m’a dit : “Nous t’avons causé des désagréments, ô Abu Sallam.” J’ai répondu : “Oui, par Allah, ô Commandeur des Croyants !” Il a dit : “Par Allah, nous ne voulions pas te causer de peine, mais il y a un hadith que j’ai entendu dire que tu rapportes de Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ), à propos du bassin, et je voulais l’entendre directement de toi.” J’ai dit : “Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ), m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Mon bassin est (plus large que) la distance entre Aïlah et Aden. Il est plus blanc que le lait et plus doux que le miel, et ses coupes sont aussi nombreuses que les étoiles dans le ciel. Celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Les premiers à venir y boire seront les pauvres Mouhajirines, avec des vêtements sales et les cheveux ébouriffés, qui n’épousent pas de femmes raffinées et à qui aucune porte n’est ouverte.’” ‘Umar a pleuré jusqu’à ce que sa barbe soit mouillée, puis il a dit : “Mais moi, j’ai épousé des femmes raffinées et des portes me sont ouvertes. Je ne laverai donc pas les vêtements que je porte jusqu’à ce qu’ils soient sales, et je ne peignerai pas mes cheveux jusqu’à ce qu’ils soient ébouriffés.”
- Muwatta Malik, n°1
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Abdel-Aziz avait un jour retardé la prière (de l'asr). Ourwa Ibn Al-Zoubair se rendit chez lui et lui raconta que Al-Moughira Ibn Chou'ba avait retardé pour un jour la prière, alors qu'il se trouvait à Koufa; Abou Mass'oud Al-Ansari entra chez lui et dit: «Que signifie cela ô Moughira? Ne savais-tu pas que Gabriel descendit du ciel, fit la prière (du midi) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également, puis Gabriel fit la prière (de l'asr) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit, puis Gabriel fit la prière (du coucher du soleil) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également puis Gabriel fit la prière (du soir) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit également, puis Gabriel fit la prière (de l'aube) et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la fit? Par suite Gabriel dit: «voilà ce qui t'est ordonné». Et Omar Ibn Abdel-Aziz répondit: «assure-toi mieux sur ce que tu rapportes ô Ourwa! Est-ce Gabriel qui a indiqué les moments de la prière à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)?». Ourwa répliqua: «Je ne fais qu'une répétition de ce que Bachir Ibn Abi Mass'oud Al-Ansari a rapporté d'après son père»
- Muwatta Malik, n°302
Yahia a rapporté qu'un homme présidait la prière avec les gens à Al-Aqiq. Omar Ibn Abdel Aziz l'a interdit». En commentant, le hadith précédent, Malek a dit: «il l'a interdit parce qu'on ne connaissait pas son père». Chapitre V De la prière de l'imam faite assis
- Muwatta Malik, n°580
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdel-Aziz au cours d'une ordonnance écrite à son préfet à Damas a dicté: «On doit la zakat aux sujets de la récolte, de l'or, de l'argent et des troupeaux». Et du dire de Malek: «La zakat n'est de devoir que pour trois: la récolte, les métaux d'or et d'argent, et les troupeaux». Chapitre II Le devoir de la zakat pour ce qui est de l'or et de l'argent
- Muwatta Malik, n°596
Zouraik Ibn Hayyan, chargé de contrôler les passagers qui entrent en Egypte, du temps de Al-Walid, de Souleiman et de Omar Ibn Abdel-Aziz, a rapporté que Omar Ibn Abdel-Aziz l'a ordonné par écrit, d'observer les passagers musulmans qui entrent, de prendre part de l'argent qu'ils possèdent, et de la valeur de leurs marchandises destinées au commerce, en percevant sur chaque somme de quarante dinars, un dinar; à tenir compte de ce qui est de moins que cela, jusqu'à atteindre le fond de vingt dinars, et si c'est encore de moins que vingt, à savoir d'un tiers, dans ce cas, à ne rien percevoir». Quant aux passagers qui vivent sous la protection musulmane, à percevoir d'eux, un dinar sur vingt de la valeur de leurs marchandises qui sont à vendre; à considérer, ce qui est de moins que cela jusqu'à atteindre dix dinars; si c'est moins que dix dinars, à ne rien exiger, même si c'est de moins que le tiers, du dinar, à ne pas tirer profit. A leur donner en échange, des quittances valables, pour un an, pour ce que tu perçois d'eux». A - Malek a dit: «ce qui est de pratique à Médine, dans le domaine du commerce, au cas où un homme paie ce qu'il doit pour zakat, puis achète, avec ce qu'il possède une marchandise variée ;de vêtements en soie, des esclaves, ou autres et qu'il vende ses achats avant qu'un an ne soit dépassé, cet homme ne doit rien comme zakat qu'un an après, du jour où il s'est acquitté de la première zakat. Par contre, si ce qu'il avait acheté demeure chez lui, non vendu, et cela pour plusieurs années, il n'aura pas a payer la zakat exigible, même si cela va durer pour longtemps, jusqu'à ce que la vente ait lieu; à ce moment, la zakat sera payée pour une seule fois,». B - Pour le sujet qui s'achète par des pièces d'or ou d'argent du froment, des dattes ou d'autres marchandises et qu'il les garde pour les vendre, mais après qu'un an ait été déjà passé, la zakat est-elle exigible pour une telle marchandise? Malek répondit: «la zakat est d'obligation, le jour même de la vente, si la somme retenue de la vente est évaluée être soumise à la zakat; et cela n'est pas à rapprocher au cas de la moisson où l'homme obtient le rendement de sa récolte, ni même à celui de la coupure des palmiers». C - Malek a dit: «si l'homme possède de l'argent investit dans le domaine du commerce pour un profit, et que ce n'est pas le cas, la zakat est d'obligation à ce sujet, et cela en prenant comme point de repère un mois de l'année, où il fera un recensement en évaluant la marchandise disponsible, et ce qu'il possède comme somme liquidée en or ou autre; si le montant total est sujet à la zakat, elle est à payer». D - Malek a ajouté: «ceux qui pratiquent, ou non le commerce, ils sont tous pareils, et ne payent le zakat, qu'une fois par an». Chapitre X De ce qui est relatif au trésor (enfoui)
- Muwatta Malik, n°607
On rapporta à Malek que l'un des préfets de Omar Ibn Abdel-Aziz, lui a écrit, ce qui s'ensuit: «un homme a refusé d'accomplir la zakat de ses biens»; Omar, lui répondit par écrit: «méfie-toi de lui, et ne prends pas part de sa zakat, avec les musulmans». L'homme, mis au courant de ce qui a eu lieu, tomba en peine, et même devint maladif; à ce moment, il se hâta pour payer sa zakat; le préfet de Omar, lui fit savoir ce qui est du fait de cet homme; Omar ne protesta guère et dit: «Prenez cette zakat». Chapitre XIX De la zakat estimée des récoltes des dattes et des raisins
- Muwatta Malik, n°613
Abdallah Ibn Abi Bakr Ibn Amr Ibn Hazm a rapporté: « Mon père, étant à Mina, reçut de Omar Ibn Abdel-Aziz une lettre, qui dit, de ne pas prendre la zakat ni pour le miel, ni pour le cheval
- Muwatta Malik, n°619
On rapporta à Malek, que Omar Ibn Abdel Aziz avait écrit à ses gouverneurs: «De remettre les impôts aux tributaires qui ont embrassé l'Islam». Malek a dit: «Il est de la sunna, de ne pas imposer l'impôt ni aux femmes des gens du Livre, ni à leurs enfants, et qu'il soit d'obligation pour les hommes pubères. D'autre part, la capitation n'est pas perçue de ceux qui sont protégés par les musulmans, ni des mages, pour ce qu'ils possèdent de propriétés tels les palmiers, les vignes, les plantations, les troupeaux, car, l'aumône n'a été en principe voulu des musulmans, que dans le but de les purifier, et de la donner aux pauvres, Et cette capitation a été imposée aux gens du Livre pour les humilier, ils ne devaient, dans leurs pays, aucun tribut sur leurs propres biens, car ils ont conclu un pacte de soumission, que s'ils font des transactions commerciales dans les pays des musulmans, qui est d'ailleurs leur fin, on perçoit le dixième de leurs transactions. En outre, la capitation, leur a été imposée, et ils l'ont acceptée, afin qu'ils demeurent dans leur pays et le défendent contre l'ennemi. Si l'un d'eux quitte son pays, pour un autre où il pratiquera le commerce, il doit le dixième de ses transactions. Il en est de pour ceux qui sont de l'Egypte et qui quittent pour la Syrie, ceux de Syrie pour l'Irak, ceux de l'Irak pour la Médine, ou pour le Yemen ou autres pays (des musulmans), tous ont à payer le dixième. Il est de la tradition, que les gens du Livre n'ont aucune zakat, ainsi que les Mages, dans leurs biens, leurs troupeaux, leurs fruits et leurs plantations. Ils peuvent même garder leurs religions, sans qu'ils soient obligés de les renier. Mais, tant qu'ils ont à faire le commerce dans les pays musulmans, ils doivent payer le dixième de leurs transactions, car cela ne forme pas une clause du pacte qu'ils ont conclu, ni une faveur qui leur a été accordée. C'est ce que j'ai bien vu, appliquer par les Ulémas de Médine». Chapitre XXV La dime perçue de ceux qui jouissent de la protection des musulmans
- Muwatta Malik, n°751
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Omar Ibn Abdel Aziz quitta tôt Mina le jour de Arafa,. Il a entendu le takbir fait si haut; qu'il envoya ses gardes alertant (ou avertissant) les gens pour leur dire «Ô gens, c'est la talbiat que vous devez faire». Chapitre XIV De la talbiat des habitants de la Mecque et de ceux qui s'y trouvent
- Muwatta Malik, n°842
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Omar Ibn Abdel-Aziz, a envoyé pour sacrifice, un chameau, au cours soit d'un pèlerinage, soit d'une visite pieuse»
- Muwatta Malik, n°969
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdel-Aziz écrivit à l'un de ses préfets: «On nous rapporta que si l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) envoyait une troupe d'hommes, il leur disait: «Faites l'expédition au nom d'Allah et luttez dans la voie d'Allah vous abattrez ceux qui ne croient pas en Allah; ne fraudez pas, ne trahissez pas, ne défigurez pas vos victimes et ne tuez pas les enfants». Transmez cela à ton armée et à tes troupes s'il plut à Allah. Que la paix soit sur toi». Chapitre IV Du respect de la promesse de sécurité
- Muwatta Malik, n°979
Malek a rapporté: «On m'a fait savoir que Omar Ibn Abdel Aziz disait: «Pour le cavalier, le droit est de deux parts, et d’une part pour le fantassin»? Malek ajouta: «Et on ne cesse de suivre ce principe». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui dispose de beaucoup de chevaux au combat; ces chevaux seront-ils tous des parts à partager»? Il répondit: Je n'ai rien à ce sujet; et je pense qu'on ne doit lui donner que la part propre au cheval qu'il a monté pour combattre». Malek a dit: «Les bêtes de somme et les chevaux d'une race arabe pure, ne sont que des chevaux, car Allah Béni et Très-Haut a dit: «Il a créé pour vous les chevaux, les mulets, et les ânes, pour que vous les montiez et pour l'apparat» Coran XVI, 8. Il a dit aussi: «Préparez pour lutter contre eux, tout ce que vous trouverez, de forces et de cavaleries, afin d’éffrayer l'ennemi d'Allah et le vôtre». Coran VIII, 60. Je pense, dit Malek, que ces genres de bêtes à savoir de somme, sont des chevaux que le gouverneur permet qu'on monte». Sa'id Ibn Al-Moussaiab a dit: «On demanda à Malek, si on doit la zakat pour les bêtes de somme»? Il répondit: «Devra-t-on une zakat pour les chevaux»? (Puisque ces derniers n'exigent pas une zakat, il en sera de même pour les bêtes de somme. Chapitre XIII De la fraude du butin)
- Muwatta Malik, n°1086
Ismail Ibn Abi Hakim a rapporté qu'un chrétien esclave, affranchi par Omar Ibn Abdel-Aziz, mourut. Ismail poursuivit: «Omar Ibn Abdel Aziz m'ordonna de déposer ses biens (à savoir son héritage) au trésor public»
- Muwatta Malik, n°1101
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdel-Aziz, au cours de son califat, donna expressément ordre à ses préfets, que tout homme, père ou autre soit-il, donnant une fille à marier, doit formuler le montant d'une dot, qui est du droit de la femme, si elle le désire». Malek a dit: «Une fille donnée par son père, pour un mariage, de telle façon qu'il leur formule une donation avec la dot, cette donation est considérée à terme d'un contrat de mariage, la fille peut la revendiquer si elle le veut, même si son mari l'avait quittée, et avant même qu'il en soit effectivement son mari, son mari aura droit à la moitié de cette donation faisant partie du contrat». - Malek a aussi dit: «Un homme qui fera épouser, encore jeune son fils, et que ce dernier ne possède pas de biens, c'est au père, dans ce cas de se charger de la dot, si son fils, le jour de son mariage ne possède pas de biens. Mais, si le fils possède des biens, c'est lui qui doit formuler une dot, sauf si son père s'était engagé, lui-même de se charger de la dot. Et ce mariage est légal au fils, même s'il est si jeune, et qu'il soit sous la tutelle du père». - Pour l'homme, renvoyant sa femme vierge, sans qu'il ait eu des rapports avec elle, et que le père de cette femme, renonce à la moitié de la dot, Malek a dit: «Cela est permis au mari, le tenant du père de la femme», il a ajouté: «Car Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son livre (le sens): «A moins qu'elles n'y renoncent» entendant par là, les femmes avec qui les maris ont eu des rapports charnels, ou : «Ou que celui qui détient le contrat de mariage ne se désiste» et c'est le père qui avait donné en mariage sa fille vierge, ou le maître de l'esclave. Et Malek qui continue: «C'est ce qui est suivi à Médine». - Au sujet de la femme juive ou chrétienne épousant un juif ou un chrétien, mais qu'elle ait embrassé l'Islam, avant son mariage, Malek a dit: «Elle n'a droit à aucune dot». - Malek finalement a dit: «Je n'envisage pas que la dot d'une femme donnée en mariage, soit de moins d'un quart de dinar, étant la valeur minimum d'un objet volé qui par sanction, coûte que la main du voleur soit coupée». Chapitre IV L'abaissement du rideau
- Muwatta Malik, n°1152
Abou Bakr Ibn Hazm a rapporté que Omar Ibn abdul Aziz lui a dit: «Que disent les gens au sujet du divorce définitif»? Abou Bakr répondit: «Je lui ai dit que Aban Ibn Osman tenait en considération la première fois que le divorce est résolu». Omar Ibn Abdul Aziz répliqua: «Si le divorce en était résolu pour mille fois, celui qui est définitif n'en aurait rien laissé. Celui qui prononce le divorce définitif, aura déjà atteint son but»
- Muwatta Malik, n°1306
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdul Aziz a exigé que l'on fasse subvention de la valeur des fruits, ou de la récolte, détériorés par un fléau». - Malek a dit: «Et telle est la règle suivie chez nous (à Médine)». - Malek a ajouté: «Cette subvention ne sera faite que si la partie ou la quantité détériorée est du tiers de la récolte». Chapitre XI La permission de tenir une partie de la récolte d'exceptionnelle
- Muwatta Malik, n°1407
Abou Zinad a rapporté que Omar Ibn Abdul Aziz donne l'ordre par écrit à Abdul Hamid Ibn Abdul Rahman Ibn Zaid Ibn Al-Khattab, alors que ce dernier était le gouverneur de Koufa: «Juge d'après le serment du plaintif et d'un témoin»
- Muwatta Malik, n°1409
Malek a rapporté que Jamil Ibn Abdul Rahman Al-Mouezzin partageait avec Omar Ibn Abdul Aziz les séances, où il décidait des controverses entre les gens. Au cas où un homme venait prétendre avoir d'un autre, un droit, Omar tenait la chose en considération; ainsi, s'il trouvait qu'entre eux, il y avait une affaire commune ou de conjecture, il demandait à l'accusé de faire un serment, et s'il trouvait qu'il n'y avait rien de pareil, il ne prenait pas un serment». Malek a dit: «C'est bien ce que nous suivons chez nous (à Médine) à savoir que, au cas où un homme porte accusation contre un autre, il faut considérer les choses ainsi, s'il se trouve entre eux une affaire commune ou de conjecture, on demande à l'accusé de faire un serment; s'il le fait, l'accusation n'est plus considérée, par contre s'il refuse de le faire, déférant le serment au plaintif, et que ce dernier fasse serment, il aura ainsi son droit au complet». Chapitre VII Le jugement fait sur le témoignage des enfants
- Muwatta Malik, n°1517
Zouraiq Ibn Hakim Al-Aili a rapporté qu'un homme connu sous le nom de Misbah a demandé à être secouru par un de ses fils. Etant donné que ce dernier est arrvié en retard, son père lui dit: "O fornicateur ! "Zouraiq poursuivit: «Le fils demanda que je le soutienne, et voulait fouetter le père, puis le fils s'écria: «Par Allah! Si tu vas le fouetter, j'avouerai avoir commis l'adultère»; Or, en me disant cela, je fus embarrassé, et j'écrivis à Omar Ibn Abdul Aziz, qui, à cette époque, était gouverneur, lui faisant part de ce sujet. Omar me répondit: «De pardonner au père». «J'écrivis, continue Zouraiq, de nouveau à Omar Ibn Abdul Aziz, lui disant: «Que dis-tu au sujet d'un homme qu'on a diffamé ou encore dont le père et la mère ont été diffamés alors que tous deux sont morts ou que l'un d'eux est vivant» Omar me répondit par écrit: «Si celui qui est diffamé pardonne à l'autre sa diffamation, que son pardon soit accepté; mais pour ses parents, morts, ou que l'un d'eux soit de vivant, et qui ont été diffamés, applique la peine prescrite d'après Le Livre d'Allah (à savoir quatre-vingts coups de fouets), sauf si le diffamé ne tient à se dissimuler». - Malek a dit: «cela tient au fait, que le diffamé risque d'être comme on l'a accusé, et qu'on avance à son sujet des preuves évidentes. Or si son cas est tel, on lui pardonne, et même son pardon est acceptable»
- Muwatta Malik, n°1527
Malek a rapporté que Zouraiq Ibn Hakim lui a raconté qu'il a retenu un esclave marron, en volant. Il poursuit: «étant embarrassé à son sujet, j'écris à Omar Ibn Abdul Aziz, pour avoir son avis, fut-il ce temps là gouverneur, lui apprenant que j'ai entendu dire qu'on n'a pas à couper la main d'un esclave marron, s'il vole. Omar Ibn Abdul Aziz, me répondit par écrit, où il cite son avis tout opposé, en disant: «Tu m'as fait apprendre par écrit, que tu as entendu dire, de ne pas devoir couper la main d'un esclave marron s'il vole. Cependant Allah Béni et Très Haut a dit dans Son Livre (le sens): «Tranchez la main du voleur et de la voleuse: ce sera une rétribution pour ce qu'ils ont commis et un châtiment d'Allah. Allah est puissant et juste» (Coran Sourate V,verset 38). Ainsi, si ce qui est volé par l'esclave marron est d'un prix d'un quart de dinar et de plus, à lui couper la main». (......) 30 - On rapporta à Malek que al-Kassem Ibn Mouhammad, Salem Ibn Abdallah et Ourwa Ibn Al-Zoubair disaient: «Si un esclave marron vole ce qui mérite d'avoir la main coupée, coupez-la lui». - Et Malek d'ajouter: «tel est ce qui est incontestable suivi chez nous (à Médine), à savoir que, si ce que vole un esclave marron, est d'un prix exigeant que sa main soit coupée, on la lui coupe». Chapitre IX Pas d'intercession au sujet d'un voleur si l'affaire est déjà auprés du Sultan
- Muwatta Malik, n°1532
Malek a rapporté que Abou Al Zinad lui a raconté qu'un préfet de Omar Ibn Abdul Aziz avait retenu des hommes, sans qu'ils aient tué quelqu'un (mais pour avoir volé). Il voulait ou leur couper les mains ou les tuer; ainsi il apprit ceci par écrit à Omar Ibn Abdul Aziz qui lui répondit: «Tu auras à choisir la peine la plus légère pour les punir». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez nous (à Médine) au sujet de celui qui vole ce que les gens ont exposé au marché, et dont les propriétaires ont bien gardé et réuni des objets, on doit lui couper la main si l'objet volé est d'un prix qui exige que la coupure soit faite et que cela soit fait le jour ou la nuit, encore que le propriétaire est présent auprès de ses objets ou non». - Au sujet de celui qui vole ce qui exige la coupure de la main, puis que l'on trouve sur lui l'objet volé, et qu'on le rend à son propriétaire, on lui coupe toujours la main» dit Malek et poursuivant, il dit: «Si l'on conteste cela en disant: «Comment lui couper la main, et que l'objet volé a déjà été rendu à son propriétaire? «En fait, son cas est pareil à celui d'un ivrogne dont on sent l'odeur du vin sans qu'il en soit ivre; ainsi on le soumet à la peine prescrite, répondit Malek». Ainsi donc, on soumet à la peine prescrite l'ivrogne qui même s'il boit sans qu'il devienne ivre, du fait qu'il ne l'a bu que pour être ivre. De même on coupe la main du voleur pour l'objet qu'il a volé même s'il ne l'a pas utilisé, et qu'il soit remis à son propriétaire; ainsi, le volant, il avait l'intention de le garder». - Concernant le groupe de gens qui entrent dans une maison et la volent puis sortent tous, en portant ensemble ce qu'ils ont touvé à savoir, ou une caisse, ou une civière ou un panier ou autre chose pareille, qu'ils font sortir de leur place où ils sont gardés, et que le prix de l'objet volé exige qu'il y ait soumission à la peine prescrite, car il est de trois dirhams, il faut qu'on leur coupe les mains». Si chacun d'eux sorte en ayant sur lui un objet dont le prix est de trois dirhams et plus, on lui coupera la main. Quant à celui, qui vole un objet de moins que trois dirhams, il n'aura pas la main coupée». - Et Malek de poursuivre: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine) au cas où un homme possède une maison où il y vit seul, et qu'elle soit fermée, c'est que l'on ne coupe pas la main du voleur s'il vole quelque chose de cette maison qu'après l'a fait sortir. Mais au cas où la maison a plusieurs habitants, et où chacun ferme sa propre porte, le voleur qui vole quelque chose de cette maison, en la faisant sortir, aura la main coupée, car il l'a faite déplacer d'un lieu gardé à un autre qui est aussi gardé; donc on doit lui couper la main». - Malek de continuer: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), quand un esclave vole les effets de son maître, et qu'il ne soit ni de ses serviteurs, ni de ceux à qui l'on confie de garder la demeure, mais qui, en secret, a volé ce qui exige, qu'on lui coupe la main, ou ne la lui coupe pas. Il en est de même pour une esclave, qui vole les effets de son maître: «Quant à l'esclave, qui n'est ni des serviteurs, ni de ceux à qui l'on a confié de garder la maison, et qui vole les effets de la femme de son maître, ce qui exige qu'on lui coupe la main, on lui coupe la main». De même s'il s'agit de l'esclave d'une femme, au cas où elle n'est ni de ses servantes, ni non plus une de son mari, ni encore de ceux à qui l'on a confié la maison, et qu'elle entre clandestinement, volant les effets de la femme de son maître, on ne lui coupe pas la main si l'objet volé est d'une valeur exigeant que cela soit fait». Tel est aussi le cas de l'esclave d'une femme qui ne fait pas partie de ses servantes ni de celles à qui on confie la demeure, qui entre clandestinement et vole des effets de sa maîtresse dont la valeur exige la coupure, on ne lui coupe pas la main». - Malek d'ajouter: de même pour l'homme qui vole les effets de sa femme, ou que la femme vole les effets de son mari, ce qui exige que leurs mains en soient coupées, au cas où chacun d'eux a volé les effets de l'autre, d'une maison qui est autre que celle où ils vivent, on leur coupe la main si l'objet volé est d'une valeur qui exige que cela soit fait». - Malek de dire encore: «Au cas où on vole, à un petit enfant et au muet, leurs effets, ou ce qui se trouve dans leurs maisons, on coupe la main à celui qui a commis le vol. Mais si l'enfant et le muet sont en dehors de leur maison, et qu'ils soient volés, l'on ne coupe pas la main à celui qui les a volés. D'ailleurs leur cas est pareil à celui des fruits qui sont encore sur l'arbre ou encore des troupeaux égarés dans les montagnes». - Malek finalement a dit: «Ce qui est suivi à Médine, au sujet de celui qui déterre les cadavres, c'est de lui couper la main au cas où l'objet volé est d'une valeur exigeant cette peine». Car, explique Malek: «La tombe est place sacrée tout comme la maison, et où l'on n'applique la peine qu'une fois que le déterreur en ait fait sortir des objets volés de la tombe». Chapitre XI Ce qui n'exige pas la coupure de la main
- Muwatta Malik, n°1579
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdul Aziz a décidé, au cas où un juif ou un chrétien est tué, que Sa dyia de chacun, soit équivalente à la moitié de celle d'un homme musulman libre", - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est de ne pas tuer un musulman à cause d'un mécréant, sauf si le musulman tue l'autre par trahison; en conséquence il sera sujet à l'exécution". (......) 34 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Soulaiman Ibn Yassar disait: «La dyia d'un "majous" (un des mages) est de huit-cent dirhams». Et Malek de souligner: «Tel est aussi ce qui est suivi chez nous (à Médine)». - Enfin Malek a dit: «Les blessures causées aux juifs, chrétiens, et mages ont une dyia relativement comptée par rapport aux blessures des musulmans, qui est comme suit: Pour la moudiha, elle est la moitié du dixième de la dyia (des musulmans); pour îa maamouma et la jaifa: chacune est du tiers, et il en est ainsi pour toutes leurs blessures». Chapitre XVI Ce qui est soumis à la dyia des biens propres à un homme
- Muwatta Malik, n°1606
On rapporta à Malek que Omar Ibn Abdul Aziz, sortant de la Médine, y jeta un coup d'œil, pleura et dit à son affranchi: «ô Mouzahem' crains-tu que tu sois l'un de ceux que la Médine expulse»?. Chapitre III Le caractère sacré de Médine
- Muwatta Malik, n°1614
Ismail Ibn Hakim a rapporté que Omar Ibn Abdul Aziz disait: «Les dernières paroles dites par l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) (lors de sa maladie) sont: «Que Allah maudisse les juifs et les chrétiens qui ont pris les tombeaux de leurs prophètes, des lieux pour prier. Deux religions qui n'existeront jamais dans la terre des Arabes»
- Muwatta Malik, n°1628
Abou Souhail Ibn Malek a raconté: «Je marchais avec Omar Ibn Abdul Aziz quand il me dit: «Que dis-tu au sujet des Qadarias. Je lui répondis: «Je conçois que tu les encourages au repentir; ainsi, ou qu'ils se repentent ou qu'ils soient combattus à l'épée». Omar reprit: «Tel est aussi mon avis». - Et Malek dit: «je suis du même avis de Omar». Chapitre II Au sujet des "Qadarias".(1) (1) C'est un groupe de gens qui repoussent la prédestination, croyant que tout acte accompli par chaque serviteur d'Allah, dépend de sa propre volonté indépendamment de celle d'Allah
- Muwatta Malik, n°1833
Ismail Ibn Hakim a entendu Omar Ibn Abdul-Aziz dire:«On disait: Allah Béni et Très-Haut Y ne torture pas la majorité à cause des péchés commis par une minorité. Mais si le répréhensible est fait en publique, tous, dans ce cas, mériteront le châtiment». Chapitre X La dévotion
- Sahih Muslim, n°40
Rapporté par Al-Faḍl bin Sahl : Yazīd bin Hārūn nous a rapporté, Khalīfah bin Mūsā m’a informé : « Je suis allé voir Ghālib bin Ubayd Allah et il a commencé à me dicter : “Mak’hūl m’a rapporté ceci”, “Mak’hūl m’a rapporté cela”. Puis il s’est levé pour aller aux toilettes, et j’ai regardé dans son carnet : il était écrit “Abān m’a rapporté de la part d’Anas”, “Abān de la part d’untel”. Alors je l’ai abandonné. » J’ai entendu al-Hasan bin Alī al-Hulwānī dire : « J’ai vu dans un des livres d’Affān un hadith de Hishām Abīl-Miqdām, c’est-à-dire un hadith de Umar bin Abd il-Azīz. »
- Sahih Muslim, n°41
Rapporté par al-Faḍl bin Sahl : « Yazīd bin Hārūn nous a rapporté de Khalīfah bin Mūsā : “Je suis entré chez Ghālib bin Ubayd Allah et il a commencé à me dicter : ‘Mak’hūl m’a rapporté ceci’, ‘Mak’hūl m’a rapporté cela’. Puis il s’est levé pour aller aux toilettes. J’ai regardé dans son carnet et j’y ai vu : ‘Abān m’a rapporté de la part d’Anas’, ‘Abān de la part de tel ou tel’. Alors j’ai arrêté d’écouter ses hadiths et je suis parti.” J’ai entendu al-Hasan bin Alī al-Hulwānī dire : “J’ai vu dans un des livres d’Affān un hadith de Hishām Abīl-Miqdām, c’est-à-dire un hadith de Umar bin Abd il-Azīz. Il y était écrit : ‘Hishām a dit : Un homme, apparemment Yahyā bin un tel, m’a rapporté de la part de Muhammad bin Ka’b…’ J’ai dit à Affān : ‘On disait que Hishām l’avait entendu directement de Muhammad bin Ka’b.’ Il répondit : ‘En effet, Hishām était accusé de mensonge à propos de ce hadith, car il disait d’abord : “Yahyā m’a rapporté de Muhammad”, puis il prétendait ensuite l’avoir entendu directement de Muhammad.’” »
- Sahih Muslim, n°312
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « En vérité, Allah fera souffler un vent venant du Yémen, plus doux que la soie, et il ne laissera personne en vie sauf celui qui a dans le cœur une foi, selon Abu ‘Alqama, aussi légère qu’un grain ; selon Abdul-‘Aziz, aussi légère qu’une poussière. »
- Sahih Muslim, n°832
Rapporté par Abd al-Aziz رضي الله عنه avec la même chaîne de transmetteurs : Il disait : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre les mauvais et les impurs. »
- Sahih Muslim, n°1379
Rapporté par Ibn Shihab : Omar ibn Abd al-Aziz a retardé un peu la prière de l’après-midi et ‘Urwa lui a dit : « Gabriel est descendu et a dirigé la prière avec le Messager d’Allah ﷺ. » Omar lui dit : « Ô ‘Urwa, sais-tu ce que tu dis ? » ‘Urwa répondit : « J’ai entendu Bachir ibn Abu Mas‘ud dire qu’il a entendu Abu Mas‘ud dire qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Gabriel est descendu et a été mon imam, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui”, comptant sur ses doigts les cinq prières. »
- Sahih Muslim, n°1380
Rapporté par Ibn Shihab : Un jour, Omar ibn Abd al-Aziz a retardé la prière. ‘Urwa ibn Zubair est venu lui dire qu’un jour, alors que Mughira ibn Shu‘ba était gouverneur à Koufa, il avait aussi retardé la prière. Abu Mas‘ud al-Ansari était venu lui dire : « Qu’est-ce que cela, ô Mughira ? Sais-tu que c’est Gabriel qui est venu et a dirigé la prière, puis le Messager d’Allah ﷺ a prié avec lui, puis Gabriel a prié et le Messager d’Allah ﷺ a prié avec lui, puis Gabriel a prié et le Messager d’Allah ﷺ a prié avec lui, puis Gabriel a prié et le Messager d’Allah ﷺ a prié avec lui, puis Gabriel a prié et le Messager d’Allah ﷺ a prié avec lui, puis il a dit : “C’est ainsi que j’ai reçu l’ordre de faire.” » Omar ibn Abd al-Aziz dit : « Ô ‘Urwa, fais attention à ce que tu dis, que Gabriel (paix sur lui) a enseigné au Messager d’Allah ﷺ les horaires de la prière. » ‘Urwa répondit : « C’est ainsi que Bachir ibn Abu Mas‘ud l’a rapporté de son père. »
- Sahih Muslim, n°1413
Rapporté par Abu Umama b. Sahl : Nous avons fait la prière du midi avec Omar b. ‘Abd al-‘Aziz. Ensuite, nous sommes partis jusqu’à arriver chez Anas b. Malik et nous l’avons trouvé en train de faire la prière de l’après-midi. Je lui ai dit : « Ô oncle ! Quelle est cette prière que tu fais ? » Il a répondu : « C’est la prière de l’après-midi, et c’est la prière du Messager d’Allah ﷺ que nous faisions avec lui. »
- Sahih Muslim, n°2162
Rapporté par Yahya b. Sa’id : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs que celui de ‘Abd al-‘Aziz, avec cette différence : « Tu n’as pas épargné au Messager d’Allah ﷺ cette peine. »
- Sahih Muslim, n°3166
Rapporté par Abd al-Aziz ibn Rufai’ (qu’Allah l’agrée) : J’ai demandé à Anas ibn Malik de me raconter ce qu’il savait sur le Messager d’Allah ﷺ, c’est-à-dire : où avait-il accompli la prière du midi le jour de Tarwiya ? Il répondit : « À Mina. » Je lui ai demandé : « Où a-t-il accompli la prière de l’après-midi le jour de Nafr ? » Il répondit : « À al-Abtah. » Puis il ajouta : « Faites comme vos dirigeants font. »
- Sahih Muslim, n°3423
Rapporté par ‘Abd al-‘Aziz ibn ‘Umar avec la même chaîne de transmetteurs : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ debout entre le pilier et la porte (de la Kaaba) et il rapportait un hadith comme celui d’Ibn Numair
- Sahih Muslim, n°3429
Rapporté par ‘Urwa ibn Zubair : ‘Abdullah ibn Zubair رضي الله عنه s’est levé (et a prononcé un discours) à La Mecque en disant : « Allah a aveuglé le cœur de certaines personnes comme Il les a privés de la vue, puisqu’ils donnent des avis religieux en faveur du mariage temporaire », tout en faisant allusion à une personne (Ibn ‘Abbas). Ibn ‘Abbas l’a appelé et a dit : « Tu es un rustre, sans intelligence. Par ma vie, le mut’a était pratiqué du vivant du chef des pieux (il voulait dire le Messager d’Allah ﷺ). » Ibn Zubair lui a dit : « Faites-le donc vous-mêmes, et par Allah, si vous le faites, je vous lapiderai avec vos propres pierres. » Ibn Shihab a dit : Khalid ibn Muhajir ibn Saifullah m’a informé : Alors que j’étais assis avec une personne, quelqu’un est venu lui demander un avis religieux sur le mut’a, et il le lui a permis. Ibn Abu ‘Amrah al-Ansari رضي الله عنه lui a dit : « Sois prudent. Cela a été permis au début de l’islam pour celui qui y était contraint par la nécessité, comme (la consommation de) la charogne, du sang ou de la chair de porc, puis Allah a renforcé les règles de Sa religion et l’a totalement interdit. » Ibn Shihab a rapporté : Rabi’ ibn Sabra m’a dit que son père (Sabra) a dit : « J’ai contracté un mariage temporaire avec une femme des Banu ‘Amir contre deux manteaux du vivant du Messager d’Allah ﷺ, puis il nous a interdit le mut’a. » Ibn Shihab a dit : J’ai entendu Rabi’ ibn Sabra le raconter à ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz alors que j’étais présent
- Sahih Muslim, n°3497
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ partit en expédition vers Khaybar et nous avons accompli la prière du matin très tôt à l’aube. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ monta à cheval, tout comme Abou Talha, et je me suis assis derrière Abou Talha. Le Prophète ﷺ avançait dans une ruelle étroite de Khaybar (et nous étions si proches les uns des autres que mon genou a touché la jambe du Messager d’Allah ﷺ). Une partie du vêtement du Prophète ﷺ glissa de sa jambe et je vis la blancheur de sa jambe. En entrant dans la ville, il s’écria : « Allahu Akbar (Allah est le Plus Grand). Khaybar est perdue. Et lorsque nous descendons dans la vallée d’un peuple, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis. » Il répéta cela trois fois. Pendant ce temps, les gens sortirent pour travailler et dirent : « Par Allah, Muhammad est venu. » Abd al-‘Aziz ou certains de nos compagnons dirent : « Muhammad et l’armée sont venus. » Il dit : « Nous avons pris Khaybar par la force, et les prisonniers de guerre ont été rassemblés. » Dihya est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, accorde-moi une fille parmi les prisonnières. » Il répondit : « Va et choisis-en une. » Il choisit Safiyya, fille de Huyayy (b. Akhtab). Quelqu’un vint voir le Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, tu as donné Safiyya bint Huyayy, la chef des Qurayza et des Nadir, à Dihya, alors qu’elle ne convient qu’à toi. » Il dit : « Faites-les venir tous les deux. » Ils vinrent ensemble. Quand le Prophète ﷺ la vit, il dit à Dihya : « Prends une autre femme parmi les prisonnières. » Le narrateur dit : Le Prophète ﷺ l’a alors affranchie et l’a épousée. Thabit lui demanda : « Abou Hamza, quelle dot le Prophète ﷺ lui a-t-il donnée ? » Il répondit : « Il l’a affranchie puis l’a épousée. » En chemin, Oumm Soulaym l’a préparée et l’a envoyée au Prophète ﷺ la nuit. Le Messager d’Allah ﷺ est apparu le matin comme un jeune marié. Il dit : « Celui qui a quelque chose à manger, qu’il l’apporte. » On étendit un tissu. Quelqu’un apporta du fromage, un autre des dattes, un autre du beurre clarifié, et ils préparèrent du hais : c’était le repas de noces du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°4356
Rapporté par Abu Qilaba رضي الله عنه : J’étais assis derrière ‘Umar b. ‘Abd al-‘Aziz, qui a demandé aux gens : « Que dites-vous au sujet de la Qasama ? » ‘Anbasa a dit : « Anas b. Malik nous a rapporté tel hadith à propos de la Qasama. » J’ai dit : « C’est ce qu’Anas m’a rapporté : Des gens sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ… » Le reste du hadith est le même. Quand j’ai terminé, ‘Anbasa a dit : « Gloire à Allah ! » J’ai dit : « Tu me reproches de mentir ? » Il a répondu : « Non. C’est bien ainsi qu’Anas b. Malik nous l’a rapporté. Ô gens de Syrie, vous ne serez pas privés de bien tant qu’une telle personne ou quelqu’un comme lui vivra parmi vous. »
- Sahih Muslim, n°4642
Rapporté par Abd-ul-‘Aziz b. Abu Hazim, d’après son père (Abu Hazim), qui l’a entendu de Sahl b. Sa’d رضي الله عنه : On a demandé à Sahl au sujet de la blessure que le Messager d’Allah ﷺ a reçue le jour de la bataille d’Uhud. Il a répondu : Le visage du Messager d’Allah ﷺ a été blessé, ses dents de devant ont été cassées et son casque a été brisé. Fatima, la fille du Messager d’Allah ﷺ, lavait le sang de sa tête, et ‘Ali b. Abu Talib versait de l’eau dessus avec un bouclier. Quand Fatima a vu que le sang coulait encore plus à cause de l’eau, elle a pris un morceau de natte, l’a brûlé jusqu’à ce qu’il devienne de la cendre, puis a mis la cendre sur la blessure, et le sang s’est arrêté
- Sahih Muslim, n°4643
Rapporté par Abu Hazim, qui l’a entendu de Sahl b. Sa’d رضي الله عنه : On a demandé à Sahl au sujet de la blessure du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : Par Allah, je connais la personne qui a lavé la blessure du Messager d’Allah ﷺ, celle qui a versé de l’eau dessus et ce qui a été utilisé pour la soigner. Puis Sahl a raconté la même histoire que ‘Abd al-‘Aziz, sauf qu’il a ajouté : « Et son visage a été blessé », et il a remplacé le mot « Hushimat » par « Kusirat » (c’est-à-dire : elle a été cassée)
- Sahih Muslim, n°4837
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a examiné sur le champ de bataille le jour de Uhud alors que j’avais quatorze ans, et il ne m’a pas permis de participer au combat. Il m’a examiné le jour de Khandaq, j’avais quinze ans, et il m’a autorisé à combattre. Nafi' a dit : Je suis allé voir 'Umar b. 'Abd al-'Aziz, qui était alors calife, et je lui ai rapporté cette tradition. Il a dit : « C’est donc la limite entre un mineur et un majeur. » Il a alors écrit à ses gouverneurs de verser une allocation à ceux qui avaient quinze ans, mais de traiter différemment les enfants plus jeunes
- Sahih Muslim, n°5132
Rapporté par ‘Abd al-Aziz b. Suhaib : Des personnes ont interrogé Anas b. Malik au sujet du Fadikh (une boisson alcoolisée à base de dattes fraîches). Il a répondu : « Nous n’avions pas d’autre alcool que ce Fadikh. C’est ce Fadikh que je servais à Abu Talha, Abu Ayyub et à certains compagnons du Messager d’Allah ﷺ dans notre maison. Quand quelqu’un est venu et a dit : “Avez-vous entendu la nouvelle ?” Nous avons répondu non. Il a dit : “L’alcool a été interdit.” Abu Talha a alors dit : “Anas, renverse ces grandes jarres.” Le narrateur dit qu’ils n’y sont jamais revenus, ni même questionné à ce sujet après l’annonce de cette personne. »
- Sahih Muslim, n°5236
Rapporté par Sahl ibn Sa’d رضي الله عنه : On parla d’une femme arabe devant le Messager d’Allah ﷺ. Il ordonna à Abu Usaid de lui transmettre un message, ce qu’il fit. Elle vint et s’installa dans les fortifications des Banu Sa’idah. Le Messager d’Allah ﷺ se rendit auprès d’elle alors qu’elle était assise, la tête baissée. Quand il lui parla, elle dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi. » Il répondit : « Je vais donc te laisser. » Les gens autour d’elle dirent : « Sais-tu qui c’est ? » Elle répondit : « Non. » Ils dirent : « C’est le Messager d’Allah ﷺ. Il est venu te demander en mariage. » Elle dit : « Alors je suis la plus malheureuse des femmes à cause de cela (cette réponse). » Sahl dit : Le Messager d’Allah ﷺ partit ce jour-là et s’assit dans la Saqifa des Banu Sa’idah avec ses Compagnons. Il dit alors à Sahl : « Sers-nous à boire. » Sahl dit : « J’ai sorti ce bol (contenant la boisson) et je la leur ai servie. » Abu Hazim dit : « Sahl nous a aussi servi dans cette coupe, et nous en avons bu. » Plus tard, ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz lui demanda de lui offrir cette coupe en cadeau, et il la lui donna. Dans la version d’Abu Bakr ibn Ishaq, il est dit : « Sahl, sers-nous à boire. »
- Sahih Muslim, n°6151
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Alors qu’un Juif vendait des marchandises, on lui donna quelque chose qu’il refusa d’accepter, ou il n’était pas d’accord pour l’accepter (Abdul ‘Aziz, l’un des rapporteurs, a un doute à ce sujet). Le Juif dit : « Par Allah, qui a choisi Moussa (paix sur lui) parmi l’humanité. » Un homme des Ansar entendit cela et le gifla en disant : « Tu oses dire : “Par Celui qui a choisi Moussa parmi l’humanité”, alors que le Messager d’Allah ﷺ est parmi nous ? » Le Juif alla voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Abu al-Qasim, je suis un Dhimmi et j’ai un pacte de protection, et voilà qu’un tel m’a frappé au visage. » Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « Pourquoi l’as-tu frappé ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, cet homme a dit : “Par Celui qui a choisi Moussa parmi l’humanité”, alors que tu es parmi nous. » Le Messager d’Allah ﷺ se mit en colère, et on voyait la colère sur son visage, puis il dit : « Ne faites pas de distinction entre les Prophètes d’Allah. Quand la trompe sera soufflée, tout ce qui est dans les cieux et sur la terre tombera évanoui, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. Ensuite, la trompe sera soufflée une seconde fois et je serai le premier à revenir à moi, et Moussa (paix sur lui) sera alors accroché au Trône. Je ne sais pas si c’est une compensation pour le fait qu’il s’est évanoui le jour du Tur, ou s’il sera ressuscité avant moi. Et je ne dis pas que quelqu’un est meilleur que Yunus fils de Matta (paix sur lui). »
- Sahih Muslim, n°6573
Rapporté par Abu Mushir d’après Sa’id ibn Abdil’Aziz : Ce hadith est rapporté par cette chaîne, mais la version précédente rapportée par Marwan est plus complète
- Sahih Muslim, n°6707
Rapporté par Suhail b. Abi Salih : Nous étions à Arafat quand Umar ibn Abd al-Aziz, qui était l’émir du Hajj, est passé. Les gens se sont levés pour le voir. J’ai dit à mon père : « Père, je pense qu’Allah aime Umar ibn Abd al-Aziz. » Il m’a demandé pourquoi. J’ai répondu : « Parce que les gens l’aiment. » Il a dit : « Par Celui qui a créé ton père, j’ai entendu Abu Huraira rapporter du Messager d’Allah ﷺ un hadith semblable à celui rapporté par Suhail. »
- Sahih Muslim, n°7012
Rapporté par Abu Burda, d’après son père رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun musulman ne mourra sans qu’Allah ne fasse entrer à sa place un juif ou un chrétien en Enfer. » Omar b. Abd al-Aziz jura trois fois : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité, mon père m’a bien rapporté cela du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°7014
Rapporté par Abu Burda رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Jour de la Résurrection, certains musulmans viendront avec des péchés aussi lourds qu’une montagne, et Allah leur pardonnera et mettra à leur place les juifs et les chrétiens. » (D’après ce que je pense), Abu Raub dit : « Je ne sais pas qui a eu un doute. » Abu Burda dit : « J’ai rapporté cela à Omar b. Abd al-Aziz, qui me demanda : “Est-ce ton père qui te l’a rapporté du Messager d’Allah ﷺ ?” Je répondis : “Oui.” »
- Sahih Muslim, n°7286
Rapporté par Hudhayfa ibn Usaid رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ était dans une pièce au-dessus de nous, et nous étions en dessous. Il a regardé vers nous et a dit : « De quoi discutez-vous ? » Nous avons répondu : « (Nous parlons de) l’Heure Dernière. » Il a alors dit : « L’Heure Dernière n’arrivera pas avant l’apparition de dix signes : un affaissement de terre à l’est, un à l’ouest, un dans la péninsule arabique, la fumée, le Dajjal, la bête de la terre, Gog et Magog, le lever du soleil à l’ouest et le feu qui surgira du bas d’Aden. » Shu‘ba a dit que ‘Abd al-‘Aziz ibn Rufai‘ a rapporté d’Abu Tufayl, qui a rapporté d’Abu Sariha un hadith semblable, mais le Messager d’Allah ﷺ n’a pas mentionné le dixième signe, sauf dans une version où il a dit que c’était la descente de Jésus, fils de Marie (paix sur lui), et dans une autre version, il s’agit du souffle d’un vent violent qui poussera les gens vers la mer
- Sahih Muslim, n°7288
Rapporté par Abu Sariha رضي الله عنه : Une autre chaîne de transmetteurs rapporte la même chose que les deux précédentes. Nous étions en train de discuter (de l’Heure Dernière) lorsque le Messager d’Allah ﷺ nous a regardés. Le reste du hadith est le même, et le dixième signe était la descente de Jésus, fils de Marie. Shu‘ba a dit : « ‘Abd al-‘Aziz ne l’a pas rattaché directement au Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°7315
Rapporté par Abu Nadra : « Nous étions en compagnie de Jabir b. ‘Abdullah lorsqu’il a dit : “Il se peut que les gens d’Irak ne puissent plus envoyer leurs qafiz et dirhams (leurs mesures de nourriture et leur argent).” Nous avons demandé : “Qui en sera responsable ?” Il a répondu : “Les non-Arabes les en empêcheront.” Il a ajouté : “Il se peut aussi que les gens de Syrie ne puissent plus envoyer leurs dinars et mudds.” Nous avons demandé : “Qui en sera responsable ?” Il a répondu : “Ce seront les Romains qui les empêcheront.” Jabir b. ‘Abdullah est resté silencieux un moment, puis il a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il y aura un calife à la fin de ma communauté qui distribuera des poignées de richesses aux gens sans les compter.” J’ai demandé à Abu Nadra et Abu al-‘Ala : “Voulez-vous dire ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz ?” Ils ont répondu : “Non, il s’agit de l’Imam Mahdi.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°101
Rapporté par Ibn 'Abbas : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) faire les ablutions. Il a lavé ses mains, puis il a rincé sa bouche et son nez avec une seule poignée d'eau, il a lavé son visage, il a lavé chaque main une fois, et il a passé une fois ses mains mouillées sur sa tête et ses oreilles. (Un des rapporteurs), 'Abdul-'Aziz, a dit : Quelqu'un qui a entendu Ibn 'Ajlan m'a dit qu'il a ajouté à ce sujet : "Et il a lavé ses pieds
- Sunan an-Nasa'i, n°494
Rapporté par Ibn Shihab : 'Umar bin 'Abdul-'Aziz a retardé un peu la prière du 'Asr. 'Urwah lui a dit : "Jibril est descendu et a dirigé le Messager d'Allah (ﷺ) dans la prière." 'Umar a dit : "Fais attention à ce que tu dis, ô 'Urwah !" Il a répondu : "J'ai entendu Bashir bin Abi Mas'ud dire : 'J'ai entendu Abu Mas'ud dire : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'Jibril est descendu et m'a dirigé dans la prière, et j'ai prié avec lui, puis j'ai prié avec lui, puis j'ai prié avec lui, puis j'ai prié avec lui, puis j'ai prié avec lui' – et il a compté cinq prières sur ses doigts
- Sunan an-Nasa'i, n°509
Rapporté par Abu Bakr bin ‘Uthman bin Sahl bin Hunaif : J’ai entendu Abu Umamah bin Sahl dire : « Nous avons prié Zuhr avec ‘Umar bin ‘Abdul-‘Aziz, puis nous sommes allés voir Anas bin Malik, et nous l’avons trouvé en train de prier ‘Asr. » J’ai dit : « Ô oncle, quelle est cette prière que tu viens de faire ? » Il a répondu : « ‘Asr ; c’est la prière du Messager d’Allah (ﷺ) que nous faisions avec lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°510
Rapporté par Abu Salamah : Nous avons prié à l’époque de ‘Umar bin ‘Abdul-‘Aziz, puis nous sommes allés voir Anas bin Malik et nous l’avons trouvé en train de prier. Quand il a terminé, il nous a dit : « Avez-vous prié ? » Nous avons répondu : « Nous avons prié Zuhr. » Il a dit : « Moi, j’ai prié ‘Asr. » Ils ont dit : « Tu as prié tôt. » Il a répondu : « J’ai prié comme je voyais mes compagnons prier. »
- Sunan an-Nasa'i, n°632
Rapporté par Abdul-'Aziz bin 'Abdul-Malik bin Abu Mahdhurah : 'Abdullah bin Muhairiz – qui était orphelin sous la protection d’Abu Mahdhurah jusqu’à ce qu’il le prépare pour aller à Ash-Sham – l’a informé : il a dit : « J’ai dit à Abu Mahdhurah : “Je vais à Ash-Sham et j’ai peur qu’on me demande comment tu fais l’Adhan.” » Il m’a dit qu’il était sorti avec un groupe de personnes, et nous étions quelque part sur la route de Hunain quand le Messager d’Allah (ﷺ) revenait de Hunain. Le Messager d’Allah nous a rencontrés en chemin et le muezzin du Messager d’Allah a appelé à la prière en sa présence. Nous avons entendu la voix du muezzin et nous ne l’avons pas pris au sérieux, alors nous avons commencé à crier, à imiter et à nous moquer. Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a entendus, alors il a envoyé des gens qui nous ont amenés devant lui. Il a dit : « Qui est celui dont j’ai entendu la voix si forte ? » Tout le monde m’a désigné, et ils disaient la vérité. Il les a tous renvoyés sauf moi, et m’a dit : « Lève-toi et fais l’Adhan pour la prière. » Je me suis levé et le Messager d’Allah (ﷺ) m’a appris lui-même l’Adhan. Il a dit : « Dis : Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar ; Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah). » Puis il a dit : « Ensuite, répète et dis à haute voix : Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah ; Hayya 'alas-salah, Hayya 'ala-salah ; Hayya 'alal-falah, Hayya 'alal-falah ; Allahu Akbar, Allahu Akbar ; La ilaha ill-Allah (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; Venez à la prière, venez à la prière ; venez au succès, venez au succès ; Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah). » Quand j’ai fini de dire l’Adhan, il m’a appelé et m’a donné un paquet contenant de l’argent. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), laisse-moi faire l’Adhan à La Mecque. » Il a dit : « Je t’ordonne de le faire. » Ensuite, je suis allé voir 'Attab bin Asid, qui était le gouverneur du Messager d’Allah (ﷺ) à La Mecque, et j’ai fait l’Adhan avec lui sur l’ordre du Messager d’Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°981
Rapporté par Zaid bin Aslam : Nous sommes entrés chez Anas bin Malik et il a dit : « Avez-vous prié ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Ô servante, apporte-moi de l’eau pour les ablutions ! Je n’ai jamais prié derrière un imam dont la prière ressemblait autant à celle du Messager d’Allah (ﷺ) que celle de votre imam. » Zaid a ajouté : « Umar bin Abdul Aziz accomplissait l’inclinaison et la prosternation complètement (sans se presser) et allégeait la station debout et assise. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1135
Rapporté par Anas bin Malik : Je n’ai jamais vu quelqu’un dont la prière ressemblait autant à celle du Messager d’Allah (ﷺ) que ce jeune homme — il parlait de ‘Umar bin Abdul-Aziz. Et nous avons estimé qu’en s’inclinant, il disait le tasbih dix fois, et en se prosternant, il disait le tasbih dix fois
- Sunan an-Nasa'i, n°2752
Rapporté par Abu Hurairah : Une partie de la Talbiyah du Messager d’Allah était : « Labbaika ilahal-haqq » (« Me voici, ô Dieu de la vérité »). (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Je ne connais personne qui ait rapporté une chaîne pour cela de la part de 'Abdullah bin Al-Fadl, à part 'Abdul-Aziz. Ismail bin Umayyah l’a rapporté de lui sous forme Mursal
- Sunan an-Nasa'i, n°2997
Rapporté par Abdul-Aziz bin Rafi : J’ai demandé à Anas bin Malik : « Dis-moi quelque chose que tu as appris du Messager d’Allah ﷺ ; où a-t-il prié le Zuhr le jour d’At-Tarwiyah ? » Il a répondu : « À Mina. » J’ai demandé : « Où a-t-il prié l’Asr le jour d’An-Nafr ? » Il a répondu : « À Al-Abtah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3380
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah a attaqué Khaybar et nous avons prié la prière de l’aube là-bas alors qu’il faisait encore sombre. Ensuite, le Prophète est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j’étais assis derrière Abu Talha. Le Prophète d’Allah a traversé rapidement une ruelle de Khaybar, mon genou touchait la cuisse du Messager d’Allah, et je voyais la blancheur de sa cuisse. Quand il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar, Khaybar est détruite ! Chaque fois que nous approchons d’un peuple pour combattre, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour aller travailler. ‘Abdul-‘Aziz a dit : “Ils ont dit : ‘Muhammad (est venu) !’” ‘Abdul-‘Aziz a ajouté : “Certains de nos compagnons ont dit : ‘Avec son armée.’” Nous avons conquis Khaybar et rassemblé les captifs. Dihyah est venu et a dit : “Ô Prophète d’Allah, donne-moi une esclave parmi les captives.” Il a répondu : “Va et prends une esclave.” Il a pris Safiyyah bint Huyayy. Puis un homme est venu voir le Prophète et a dit : “Ô Messager d’Allah, tu as donné à Dihyah Safiyyah bint Huyayy, c’est la maîtresse des Quraizah et des An-Nadir, elle ne convient qu’à toi.” Il a dit : “Fais-le venir avec elle.” Quand le Prophète l’a vue, il a dit : “Prends une autre esclave parmi les captives.” Le Prophète d’Allah l’a affranchie et l’a épousée. Thabit lui a demandé : “Ô Abu Hamzah, quelle dot lui a-t-il donnée ?” Anas a répondu : “Elle-même ; il l’a affranchie et épousée.” Sur la route, Umm Sulaim l’a préparée et l’a présentée au Prophète pendant la nuit, et le lendemain matin il était jeune marié. Il a dit : “Que celui qui a quelque chose l’apporte.” Il a étendu une nappe en cuir, et des hommes sont venus avec du fromage, des dattes et du beurre, et ils ont préparé du Hais, ce fut le festin de mariage du Messager d’Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°4135
Rapporté par Al-Awza'i : 'Umar bin 'Abdul-'Aziz a écrit une lettre à 'Umar bin Al-Walid dans laquelle il disait : "La part que ton père t'a donnée était tout le Khumus, mais la part à laquelle ton père a droit est la même que celle de tout homme parmi les musulmans, sur laquelle sont dus les droits d'Allah, de Son Messager, des proches, des orphelins, des pauvres et des voyageurs. Combien de personnes vont contester avec ton père le Jour de la Résurrection ! Comment pourra-t-il être sauvé alors qu'il a tant de plaignants ? Et le fait que tu autorises ouvertement les instruments de musique et à vent est une innovation dans l'islam. J'ai pensé envoyer quelqu'un pour te couper tes longs cheveux nuisibles
- Sunan an-Nasa'i, n°5600
Rapporté par 'Abdul-Malik bin At-Tufail Al-Jazari : « ‘Umar bin ‘Abdul-‘Aziz nous a écrit : “Ne buvez pas le jus de raisin épaissi (obtenu en le faisant bouillir) tant que les deux tiers ne se sont pas évaporés et qu’il n’en reste qu’un tiers. Et toute boisson enivrante est interdite.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5601
Rapporté par As-Sa'q bin Hazn : « ‘Umar bin ‘Abdul-‘Aziz a écrit à ‘Adiy bin Artah : “Toute boisson enivrante est interdite.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5618
Rapporté par Abu Maslamah : J'ai entendu 'Abdul-'Aziz - c'est-à-dire ibn Asid At-Tahi de Bassorah - dire : « On a demandé à Ibn Az-Zubair au sujet du trempage des fruits dans des jarres en terre cuite et il a dit : Le Messager d'Allah ﷺ nous l'a interdit. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5727
Rapporté par 'Abdul-Malik bin Tufail Al-Jazari : "'Umar ibn 'Abdul-'Aziz nous a écrit (en disant) : 'Ne buvez pas d'At-Tila' (jus de raisin épaissi) tant que deux tiers ne sont pas partis et qu'il ne reste qu'un tiers, et toute boisson enivrante est interdite
Profil symbolique du prénom Aziz
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Aziz
Traits dominants
- Force tranquille : Il manifeste une stabilité naturelle qui lui permet de rester calme et solide face aux imprévus.
- Bienveillance : Son désir d'être aimé se traduit par une attention sincère et une gentillesse naturelle envers autrui.
- Loyauté : Il accorde une importance capitale à ses principes et à ses engagements, se montrant très fiable.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Aziz (ou Moataz)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| aziz | Arabe, Indonésien, Kirghize, Malais, Ourdou, Ouzbek, Persan, Tadjik, Turc |
| eziz | Turkmène |
| əziz | Azéri |
Personnalités connues portant le prénom Aziz
- Aziz — artiste indien
- L'une des personnalités célèbres portant le nom d'Aziz est Aziz Ansari (Acteur et comédien).
Popularité du prénom Aziz
Dans le monde musulman
En France
Variante (3) : Aziz · 3 975 Moataz · 35 Motaz · 5
Le prénom Aziz a été donné à 3 975 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 508ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 040
- Auvergne-Rhône-Alpes 555
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 455
- Grand Est 405
- Occitanie 310
- Hauts-de-France 305
- Nouvelle-Aquitaine 195
- Bourgogne-Franche-Comté 190
Voir plus (5 régions)
- Centre-Val de Loire 145
- Normandie 105
- Pays de la Loire 35
- Corse 25
- Bretagne 5
Le prénom Moataz a été donné à 35 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 21 263ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 15
Le prénom Motaz a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 44 155ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Aziz
Que signifie le prénom Aziz ?
Le prénom Aziz signifie "l'être aimé" ou "le fort" en arabe. Il désigne une personne précieuse, respectée et dotée d'une grande force de caractère.
Quelle est la fête du prénom Aziz ?
On fête les Aziz le 13 septembre. Cette date est associée à la Saint Aimé, car les deux prénoms partagent la même signification liée à l'affection.
Quelle est l'origine du prénom Aziz ?
Aziz est un prénom d'origine arabe ancienne lié aux valeurs de noblesse et d'honneur. Il est utilisé à travers tout le monde musulman depuis des siècles, notamment depuis le 8e siècle.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.