Signification du prénom Firas (ou Feras) en Islam : Origine et sens caché
فراس
Firas est un prénom masculin d'origine arabe qui signifie courageux ou lion. Ce prénom classique est très apprécié pour sa symbolique de force et de leadership, tant dans l'histoire que dans le monde contemporain.
Origine du prénom Firas
Signification du prénom Firas
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Firas (ou Feras) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
4 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Al-Isra (17), verset 91
ou que tu aies un jardin de palmiers et de vignes, entre lesquels tu feras jaillir des ruisseaux en abondance
- Sourate An-Naml (27), verset 81
Et tu ne peux non plus guider les aveugles hors de leur égarement. Tu ne feras entendre que ceux qui croient en Nos versets et se soumettent
- Sourate Al-Qasas (28), verset 24
Il abreuva [les bêtes] pour elles puis retourna à l'ombre et dit: «Seigneur, j'ai grand besoin du bien que tu feras descendre vers moi»
- Sourate Ghafir (40), verset 9
Et préserve-les [du châtiment] des mauvaises actions. Quiconque Tu préserves [du châtiment] des mauvaises actions ce jour-là, Tu lui feras miséricorde». Et c'est là l'énorme succès
Le prénom dans les hadiths
39 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°499
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Zayd : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ ordonna de fabriquer une cloche pour rassembler les gens à la prière, un homme portant une cloche à la main m’apparut en rêve. Je lui dis : « Serviteur d’‘Abd Allah, veux-tu vendre la cloche ? » Il demanda : « Qu’en feras-tu ? » Je répondis : « Nous l’utiliserons pour appeler les gens à la prière. » Il dit : « Veux-tu que je te propose quelque chose de meilleur ? » Je répondis : « Bien sûr. » Il m’apprit alors à dire : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. Venez à la prière, venez à la prière ; venez au salut, venez au salut. Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » Il recula ensuite de quelques pas et dit : « Quand tu fais l’IQAMAH, tu dois dire : Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. Venez à la prière, venez au salut. La prière est sur le point de commencer, la prière est sur le point de commencer. Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » Au matin, je me rendis chez le Messager d’Allah ﷺ et lui racontai ce que j’avais vu en rêve. Il dit : « C’est une vision véridique, et il doit l’utiliser pour appeler les gens à la prière, car il a une voix plus forte que la tienne. » Je me levai alors avec Bilal et je lui appris, et il fit l’appel à la prière. ‘Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه l’entendit alors qu’il était chez lui, sortit en traînant son manteau et dit : « Messager d’Allah, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, j’ai vu la même chose que lui. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Louange à Allah. » Abu Dawud dit : Al-Zuhri a rapporté cette tradition de façon similaire d’après Sa’id ibn al-Musayyib, d’après ‘Abd Allah ibn Zayd. Dans cette version, Ibn Ishaq rapporte d’al-Zuhri : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. » Ma’mar et Yunus rapportent d’al-Zuhri : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. » Ils ne l’ont pas répété deux fois de plus
- Sunan Abu Dawud, n°512
Rapporté par Abdullah ibn Zayd : Le Prophète ﷺ avait envisagé plusieurs moyens pour appeler les gens à la prière, mais il n’en a réalisé aucun. Ensuite, Abdullah ibn Zayd a appris en rêve comment faire l’appel à la prière. Il est venu voir le Prophète ﷺ et l’en a informé. Il a dit : « Apprends-le à Bilal. » Il le lui a alors appris, et Bilal a fait l’appel à la prière. Abdullah a dit : « Je l’ai vu en rêve et j’aurais voulu le prononcer, mais le Prophète ﷺ a dit : “Toi, tu feras l’iqamah.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2031
Rapporté par Shaibah bin ‘Uthman : ‘Umar ibn Al Khattab était assis à l’endroit où tu es assis. Il a dit : « Je ne sortirai pas avant d’avoir distribué les biens de la Ka’bah. » J’ai dit : « Tu ne le feras pas. » Il a demandé : « Pourquoi ? » J’ai répondu : « Car le Messager d’Allah ﷺ et Abu Bakr ont vu cet endroit et ils avaient plus besoin de ces biens que toi, mais ils ne les ont pas pris. » Alors ‘Umar s’est levé et est sorti
- Sunan Abu Dawud, n°2679
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté cela du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ envoya des cavaliers vers Najd, et ils ramenèrent un homme des Banu Hanifah appelé Thumamah ibn Uthal, qui était le chef du peuple d’Al Yamamah, et ils l’attachèrent à l’un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ vint le voir et lui dit : « Qu’attends-tu, Thumamah ? » Il répondit : « J’attends le bien, Muhammad. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un dont le sang sera vengé ; si tu fais preuve de clémence, tu le feras envers quelqu’un qui saura être reconnaissant ; et si tu veux des biens et que tu demandes, tu recevras tout ce que tu voudras. » Le Messager d’Allah ﷺ le laissa jusqu’au lendemain et lui demanda : « Qu’attends-tu, Thumamah ? » Il répéta la même réponse. Le Prophète ﷺ le laissa encore un jour, et il répondit de la même manière. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Libérez Thumamah. » Il partit vers des palmiers près de la mosquée, s’y lava, puis entra dans la mosquée et dit : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. » Il raconta ensuite la suite de l’histoire. Le narrateur ‘Isa a dit : « Al Laith nous a rapporté cela. » Il a dit : « C’était un homme respecté et estimé. »
- Sunan Abu Dawud, n°4165
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Quand Hind, fille de Utbah, a dit : « Prophète d’Allah, accepte mon allégeance », il répondit : « Je n’accepterai ton allégeance que lorsque tu feras une différence sur les paumes de tes mains, car elles ressemblent aux pattes d’un animal sauvage. »
Voir 34 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°4261
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Ô Abu Dharr. » J’ai répondu : « Me voici à ton service et à ton plaisir, Messager d’Allah. » Il a ensuite mentionné le hadith où il a dit : « Que feras-tu quand il y aura beaucoup de morts parmi les gens (à Médine) et qu’une tombe vaudra le prix d’un esclave ? » J’ai répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Ou il a dit : « Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il m’a dit : « Tu dois faire preuve de patience. » Ou il a dit : « Tu peux patienter. » Puis il m’a dit : « Que feras-tu, Abu Dharr, quand tu verras Ahjar az-Zayt couvert de sang ? » J’ai répondu : « Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il a dit : « Tu dois rejoindre ceux qui te ressemblent. » J’ai demandé : « Ne devrais-je pas prendre mon épée et la porter sur mon épaule ? » Il répondit : « Tu te joindrais alors aux gens. » J’ai alors demandé : « Que m’ordonnes-tu de faire ? » Il répondit : « Tu dois rester chez toi. » J’ai demandé : « Et si des gens entrent chez moi et me trouvent ? » Il répondit : « Si tu crains d’être ébloui par l’épée, mets le bout de ton vêtement sur ton visage afin que (celui qui te tue) porte la charge de tes péchés et des siens. » Abu Dawud a dit : Personne n’a mentionné al-Mush’ath dans la chaîne de ce hadith sauf Hammad b. Zaid
- Sunan Abu Dawud, n°4409
Rapporté par AbuDharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Ô AbuDharr ! » J’ai répondu : « Je suis à ton service et à ton plaisir, Messager d’Allah ! » Il a dit : « Que feras-tu quand la mort frappera les gens, et qu’une tombe coûtera aussi cher qu’un esclave ? » J’ai dit : « Allah et Son Messager savent mieux, ou bien : Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il a dit : « Sois patient, ou bien : Tu peux faire preuve de patience. » Abu Dawud a dit : Hammad b. Abi Sulaiman a dit : « La main de celui qui pille une tombe doit être coupée car il est entré dans la maison du défunt. »
- Sunan Abu Dawud, n°4417
Rapporté par Ubadah ibn as-Samit رضي الله عنه : La tradition mentionnée ci-dessus (n° 4401) a aussi été transmise par Ubadah ibn as-Samit par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version rapporte : Les gens dirent à Sa’d ibn Ubadah : AbuThabit, les peines prescrites ont été révélées : si tu trouves un homme avec ta femme, que feras-tu ? Il répondit : « Je les frapperai à l’épée jusqu’à ce qu’ils se taisent (c’est-à-dire meurent). Dois-je aller chercher quatre témoins ? Pendant ce temps, le besoin serait déjà satisfait. » Ils partirent alors voir le Messager d’Allah ﷺ et dirent : « Messager d’Allah ! As-tu entendu ce qu’a dit AbuThabit ? » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « L’épée suffit comme témoin. » Puis il ajouta : « Non, non, un homme jaloux et furieux pourrait agir ainsi. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par Waki’ d’après al-Fadl b. Dilham d’après al-Hasan, d’après Qabisah b. Huraith, d’après Salamah b. al-Muhabbaq, du Prophète ﷺ. Et c’est la chaîne de la tradition rapportée par Ibn al-Muhabbaq à propos d’un homme ayant eu des rapports avec la servante de sa femme. Abu Dawud a dit : Al-Fadl b. Dilham n’était pas un mémorisateur de traditions. Il était boucher à Wasit
- Sahih al-Bukhari, n°480
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô `Abdullah bin `Amr ! Que feras-tu quand tu te retrouveras parmi les restes des pires gens ? » (Ils seront en conflit les uns avec les autres)
- Sahih al-Bukhari, n°1295
Rapporté par ‘Amir bin Sa`d bin Abi Waqqas : Son père a dit : « L’année du dernier pèlerinage du Prophète (ﷺ), je suis tombé gravement malade et le Prophète (ﷺ) venait me rendre visite pour prendre de mes nouvelles. Je lui ai dit : “Je suis dans cet état à cause de la maladie et je possède des biens sans héritiers, sauf une fille. Dois-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ?” Il a répondu : “Non.” J’ai demandé : “La moitié ?” Il a dit : “Non.” Puis il a ajouté : “Le tiers, et même le tiers c’est beaucoup. Il vaut mieux laisser tes héritiers dans l’aisance que de les laisser pauvres à demander l’aide des autres. Tu auras une récompense pour tout ce que tu dépenses pour Allah, même pour ce que tu mets dans la bouche de ta femme.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester seul après le départ de mes compagnons ?” Il a dit : “Si tu restes après eux, chaque bonne action que tu feras t’élèvera et t’apportera des récompenses. Et peut-être vivras-tu longtemps, au point que certains profiteront de toi et d’autres seront affectés par toi. Ô Allah ! Accomplis l’émigration de mes compagnons et ne les fais pas revenir sur leur engagement.” Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour le pauvre Sa`d bin Khaula qui est mort à La Mecque. » (Mais Sa`d bin Abi Waqqas a vécu longtemps après le Prophète, paix et bénédiction sur lui)
- Sahih al-Bukhari, n°2731
Rapporté par Al-Miswar ibn Makhrama et Marwan (leurs récits se confirment l’un l’autre) : Le Messager d’Allah (ﷺ) partit lors du traité d’Al-Houdaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : “Khalid ibn Al-Walid, à la tête de la cavalerie des Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim ; prenez donc la route de droite.” Par Allah, Khalid ne s’est pas rendu compte de l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par leur marche ne l’atteigne, alors il est vite retourné prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) a continué jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers eux (les Quraysh). La chamelle du Prophète (ﷺ) s’est alors assise. Les gens ont tout essayé pour la faire se relever, sans succès, et ils ont dit : “Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) s’est entêtée !” Le Prophète (ﷺ) répondit : “Al-Qaswa’ ne s’est pas entêtée, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée.” Puis il ajouta : “Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si les Quraysh me demandent quoi que ce soit qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai.” Le Prophète (ﷺ) a alors stimulé la chamelle et elle s’est relevée. Il a changé de chemin jusqu’à s’arrêter à l’extrémité d’Al-Houdaybiya, près d’un puits où il restait très peu d’eau. Les gens en ont utilisé un peu, puis l’eau s’est épuisée et ils se sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ) de la soif. Le Prophète (ﷺ) a sorti une flèche de son carquois et a demandé qu’on la mette dans le puits. Par Allah, l’eau a jailli et a continué de couler jusqu’à ce que tout le monde ait bu à sa soif. Alors qu’ils étaient là, Budail ibn Warqa’ al-Khuza’i est venu avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient les conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien ; ils venaient de Tihama. Budail a dit : “J’ai laissé Ka’b ibn Lu’ay et ‘Amir ibn Lu’ay installés près de l’eau abondante d’Al-Houdaybiya, avec leurs chamelles laitières (ou leurs femmes et enfants), prêts à vous combattre et à vous empêcher de visiter la Ka’ba.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous ne sommes pas venus pour combattre qui que ce soit, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le veulent, je conclurai une trêve avec eux, pendant laquelle ils ne devront pas s’interposer entre moi et les gens (c’est-à-dire les Arabes non Qurayshites). Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh aura le choix d’embrasser l’islam comme les autres, s’ils le souhaitent ; au moins, ils auront la force de combattre. Mais s’ils refusent la trêve, par Allah qui tient ma vie dans Sa main, je me battrai pour ma cause jusqu’à être tué, mais Allah fera triompher Sa cause.” Budail a dit : “Je vais leur transmettre ce que tu viens de dire.” Il est parti voir Quraysh et leur a dit : “Nous venons de cet homme (Muhammad) dont nous avons entendu des propos que nous pouvons vous rapporter si vous le souhaitez.” Certains des Quraysh ont crié qu’ils n’avaient pas besoin de ces informations, mais les plus sages ont dit : “Dis-nous ce que tu as entendu.” Budail leur a rapporté les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa ibn Mas’ud s’est alors levé et a dit : “Ô gens ! N’êtes-vous pas mes enfants ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a ajouté : “Ne suis-je pas votre père ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Me soupçonnez-vous ?” Ils ont répondu : “Non.” Il a dit : “Ne savez-vous pas que j’ai appelé les gens de ‘Ukaz à votre aide, et quand ils ont refusé, j’ai amené mes proches, mes enfants et ceux qui m’ont obéi pour vous soutenir ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Eh bien, cet homme (le Prophète) vous a fait une proposition raisonnable, il vaut mieux l’accepter et me laisser aller le voir.” Ils ont accepté. Il est donc allé voir le Prophète (ﷺ) et a commencé à lui parler. Le Prophète (ﷺ) lui a dit à peu près la même chose qu’à Budail. ‘Urwa a dit : “Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à vouloir anéantir tes proches ? As-tu déjà entendu parler d’un Arabe qui aurait détruit sa propre famille avant toi ? Et si c’était le contraire, (personne ne t’aiderait, car) par Allah, je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui s’enfuiraient en te laissant seul.” En entendant cela, Abu Bakr l’a insulté et a dit : “Tu penses qu’on abandonnerait le Prophète (ﷺ) ?” ‘Urwa a demandé : “Qui est cet homme ?” On lui a répondu : “C’est Abu Bakr.” ‘Urwa a dit à Abu Bakr : “Par Celui qui tient ma vie dans Sa main, si je ne te devais pas une faveur que je n’ai pas encore rendue, je t’aurais répondu.” ‘Urwa a continué de parler au Prophète (ﷺ) en lui saisissant la barbe, alors qu’Al-Mughira ibn Shu’ba se tenait près de la tête du Prophète, épée à la main et casque sur la tête. Chaque fois qu’‘Urwa tendait la main vers la barbe du Prophète, Al-Mughira la repoussait avec le pommeau de son épée en disant : “Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ).” ‘Urwa a levé la tête et demandé : “Qui est-ce ?” On lui a dit : “C’est Al-Mughira ibn Shu’ba.” ‘Urwa a dit : “Ô traître ! Ne suis-je pas en train de faire de mon mieux pour éviter les conséquences de ta trahison ?” Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira était avec des gens qu’il a tués et dont il a pris les biens, puis il est venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Pour ce qui est de ton islam, je l’accepte, mais pour les biens, je n’en prends rien, car ils ont été acquis par trahison.” ‘Urwa a alors observé les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, la salive tombait dans la main de l’un d’eux, qui s’en frottait le visage et la peau ; s’il leur donnait un ordre, ils l’exécutaient immédiatement ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa est retourné vers les siens et a dit : “Ô gens ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosroès et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses proches comme Muhammad l’est par ses compagnons. Par Allah, s’il crache, la salive tombe dans la main de l’un d’eux, qui s’en frotte le visage et la peau ; s’il donne un ordre, ils l’exécutent aussitôt ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect.” Il ajouta : “Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la.” Un homme de la tribu de Bani Kinana a demandé à aller voir le Prophète, et ils l’ont laissé faire. En s’approchant du Prophète et de ses compagnons, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “C’est un tel, de la tribu qui respecte les Budn (chamelles destinées au sacrifice). Amenez les Budn devant lui.” On les lui a montrées, et les gens l’ont accueilli en récitant la talbiya. En voyant cela, il a dit : “Gloire à Allah ! Ce n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba.” De retour parmi les siens, il a dit : “J’ai vu les Budn ornées de colliers et marquées ; je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba.” Un autre, Mikraz ibn Hafs, a demandé à aller voir Muhammad, et ils l’ont aussi autorisé. En s’approchant des musulmans, le Prophète (ﷺ) a dit : “Voici Mikraz, c’est un homme dur.” Mikraz a commencé à parler au Prophète, et pendant qu’il parlait, Suhail ibn ‘Amr est arrivé. Quand Suhail est venu, le Prophète (ﷺ) a dit : “Maintenant, les choses vont s’arranger.” Suhail a dit au Prophète : “Concluons un traité de paix.” Le Prophète (ﷺ) a appelé le scribe et lui a dit : “Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Suhail a dit : “Quant à ‘Miséricordieux’, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant.” Les musulmans ont dit : “Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Écris : Au nom de Toi, ô Allah.” Puis il a dicté : “Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ).” Suhail a dit : “Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba et nous ne t’aurions pas combattu. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” (Az-Zuhri a dit : “Le Prophète (ﷺ) a accepté tout ce qu’ils demandaient, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qui respecterait les lois d’Allah, c’est-à-dire les laisser accomplir la ‘Umra.”) Le Prophète (ﷺ) a dit à Suhail : “À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour en faire le tawaf.” Suhail a dit : “Par Allah, nous ne te le permettrons pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais nous te le permettrons l’an prochain.” Le Prophète (ﷺ) a accepté. Suhail a ajouté : “Nous posons aussi comme condition que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion.” Les musulmans ont dit : “Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes alors qu’il est devenu musulman ?” Pendant qu’ils discutaient, Abu Jandal ibn Suhail ibn ‘Amr est arrivé de la vallée de La Mecque, titubant avec ses chaînes, et est tombé parmi les musulmans. Suhail a dit : “Ô Muhammad ! C’est la première condition du traité, tu dois me rendre Abu Jandal.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le traité n’est pas encore écrit.” Suhail a dit : “Je ne te laisserai jamais le garder.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si, fais-le.” Il a répondu : “Non.” Mikraz a dit : “Nous te l’accordons.” Abu Jandal a dit : “Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ?” (La suite…) (continuation 1) : … Abu Jandal avait été sévèrement torturé pour la cause d’Allah. `Umar ibn Al-Khattab a dit : “Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et lui ai dit : ‘N’es-tu pas vraiment le Messager d’Allah ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Oui, bien sûr.’ J’ai dit : ‘Notre cause n’est-elle pas juste et celle de l’ennemi injuste ?’ Il a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et je n’enfreins pas Ses ordres, et Il me donnera la victoire.’ J’ai dit : ‘Ne nous as-tu pas dit que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’ai-je dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Alors tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” `Umar a ajouté : “Je suis allé voir Abu Bakr et lui ai dit : ‘Ô Abu Bakr ! N’est-il pas vraiment le Prophète d’Allah ?’ Il a répondu : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘En effet, il est le Messager d’Allah (ﷺ) et il n’enfreint pas les ordres de son Seigneur, et Il lui donnera la victoire. Reste attaché à lui, car par Allah, il est dans le vrai.’ J’ai dit : ‘Ne nous disait-il pas que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’a-t-il dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” (Az-Zuhri a dit : “`Umar a dit : ‘J’ai fait beaucoup de bonnes actions pour compenser les questions déplacées que j’ai posées.’”) Quand le traité de paix a été rédigé, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : “Levez-vous, sacrifiez vos bêtes et rasez-vous la tête.” Par Allah, aucun d’eux ne s’est levé, et le Prophète a répété son ordre trois fois. Comme personne ne se levait, il les a laissés et est allé voir Umm Salama pour lui parler du comportement des gens envers lui. Umm Salama a dit : “Ô Prophète (ﷺ) d’Allah ! Veux-tu que ton ordre soit exécuté ? Sors et ne parle à personne jusqu’à ce que tu aies sacrifié ta bête, puis appelle ton coiffeur pour te raser la tête.” Le Prophète (ﷺ) est sorti, n’a parlé à personne, a sacrifié sa bête et a appelé son coiffeur pour se raser la tête. En le voyant faire, les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont levés, ont sacrifié leurs bêtes et ont commencé à se raser la tête les uns les autres, au point qu’il y avait tellement de monde qu’ils risquaient de se blesser. Ensuite, des femmes croyantes sont venues voir le Prophète (ﷺ), et Allah a révélé ce verset : “Ô vous qui croyez, lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, examinez-les…” (60.10). `Umar a alors divorcé de deux de ses femmes qui étaient polythéistes. Plus tard, Muawiya ibn Abu Sufyan a épousé l’une d’elles, et Safwan ibn Umayya l’autre. Quand le Prophète (ﷺ) est retourné à Médine, Abu Basir, un nouveau converti de Quraysh, est venu le voir. Les polythéistes ont envoyé deux hommes à sa poursuite et ont dit au Prophète (ﷺ) : “Respecte la promesse que tu nous as faite.” Le Prophète (ﷺ) leur a donc remis Abu Basir. Ils l’ont emmené jusqu’à Dhul-Hulaifa, où ils se sont arrêtés pour manger des dattes. Abu Basir a dit à l’un d’eux : “Par Allah, ô untel, je vois que tu as une belle épée.” L’autre l’a sortie et a dit : “Par Allah, elle est très belle et je l’ai déjà utilisée.” Abu Basir a dit : “Laisse-moi la voir.” Quand l’autre la lui a donnée, il l’a frappé avec jusqu’à le tuer, et son compagnon s’est enfui jusqu’à Médine, courant jusqu’à la mosquée. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il a dit : “Cet homme a l’air effrayé.” Lorsqu’il est arrivé devant le Prophète (ﷺ), il a dit : “Mon compagnon a été tué et j’aurais pu l’être aussi.” Abu Basir est arrivé et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Allah, tu as rempli ton engagement en me rendant à eux, mais Allah m’a sauvé d’eux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Malheur à sa mère ! Quel fauteur de troubles il ferait, s’il avait des partisans.” Quand Abu Basir a compris que le Prophète (ﷺ) le renverrait à eux, il est parti jusqu’à la côte. Abu Jandal ibn Suhail a réussi à s’échapper et à rejoindre Abu Basir. Ainsi, chaque fois qu’un homme de Quraysh embrassait l’islam, il rejoignait Abu Basir, et ils sont devenus un groupe puissant. Par Allah, chaque fois qu’ils entendaient parler d’une caravane de Quraysh allant vers le Sham, ils l’arrêtaient, attaquaient les polythéistes et prenaient leurs biens. Les Quraysh ont alors envoyé un message au Prophète (ﷺ), le suppliant, au nom d’Allah et des liens de parenté, de faire revenir Abu Basir et ses compagnons, promettant que quiconque viendrait désormais auprès du Prophète (ﷺ) serait en sécurité. Le Prophète (ﷺ) les a donc fait venir, et Allah a révélé ce verset : “C’est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous et vos mains loin d’eux au milieu de la Mecque, après qu’Il vous ait donné la victoire sur eux… Les mécréants avaient de l’orgueil et de la fierté dans leur cœur… l’orgueil et la fierté de l’époque de l’ignorance.” (48.24-26) Leur orgueil et leur fierté étaient qu’ils refusaient d’écrire dans le traité que Muhammad était le Prophète d’Allah, de même qu’ils refusaient d’écrire : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”, et ils ont empêché les musulmans de visiter la Maison (la Ka’ba)
- Sahih al-Bukhari, n°4372
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a envoyé des cavaliers vers Najd et ils ont ramené un homme de la tribu de Banu Hanifa appelé Thumama bin Uthal. Ils l’ont attaché à un des piliers de la mosquée. Le Prophète est allé le voir et lui a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a répondu : « J’ai de bonnes intentions, ô Muhammad ! Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a déjà tué quelqu’un, et si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant, et si tu veux des biens, demande-moi ce que tu veux. » Il a été laissé jusqu’au lendemain, puis le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Qu’as-tu à dire, Thumama ? » Il a dit : « Ce que je t’ai déjà dit, c’est-à-dire que si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant. » Le Prophète (ﷺ) l’a laissé jusqu’au surlendemain, puis il a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a dit : « J’ai ce que je t’ai déjà dit. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Relâchez Thumama. » Il est donc allé dans un jardin de palmiers près de la mosquée, a pris un bain, puis est entré dans la mosquée et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et j’atteste aussi que Muhammad est Son Messager ! Par Allah, ô Muhammad ! Il n’y avait pas de visage sur terre que je détestais plus que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de religion que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la religion que j’aime le plus. Par Allah, il n’y avait pas de ville que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la ville que j’aime le plus. Tes cavaliers m’ont arrêté alors que j’avais l’intention de faire la `Umra. Et maintenant, qu’en penses-tu ? » Le Prophète (ﷺ) lui a annoncé une bonne nouvelle (l’a félicité) et lui a ordonné d’accomplir la `Umra. Quand il est arrivé à La Mecque, quelqu’un lui a dit : « Tu es devenu Sabéen ? » Thumama a répondu : « Non ! Par Allah, j’ai embrassé l’Islam avec Muhammad, le Messager d’Allah. Non, par Allah ! Pas un seul grain de blé ne vous parviendra de Yamamah sans la permission du Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°4409
Rapporté par Sa’d : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite lors du pèlerinage d’adieu alors que j’étais malade au point d’être proche de la mort. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma maladie est aussi grave que tu le vois, et j’ai beaucoup de biens, mais je n’ai personne pour hériter de moi sauf ma fille unique. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » J’ai dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Le tiers ? » Il a répondu : « Le tiers, et même le tiers c’est beaucoup. Il vaut mieux laisser tes héritiers riches que de les laisser pauvres à mendier. Et tout ce que tu dépenses pour Allah, tu en seras récompensé, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dois-je rester (à La Mecque) alors que mes compagnons partent avec toi à Médine ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu restes, toute bonne action que tu feras pour Allah t’élèvera et t’apportera des récompenses. Peut-être vivras-tu plus longtemps, de sorte que certains profiteront de toi et d’autres (des mécréants) seront affectés par toi. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Ô Allah ! Parachève la migration de mes compagnons et ne les fais pas revenir en arrière. Mais le pauvre Sa’d bin Khaula (pas le Sa’d mentionné plus haut) (est mort à La Mecque). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour Sa’d car il est mort à La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°6373
Rapporté par 'Amir bin Sa`d : Son père a dit : « L’année du pèlerinage d’adieu, le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade, au point d’être proche de la mort. J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma maladie m’a affaibli comme tu le vois, et je suis riche mais je n’ai pas d’héritiers sauf une fille. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ?’ Il a dit : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Alors la moitié ?’ Il a dit : ‘Même un tiers, c’est beaucoup. Car laisser tes héritiers riches vaut mieux que de les laisser pauvres à demander aux gens. Et sache que tout ce que tu dépenses pour la cause d’Allah, tu en seras récompensé, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester après mes compagnons (à La Mecque) ?’ Il a dit : ‘Si tu restes, chaque bonne action que tu feras pour Allah t’élèvera en degré et en valeur auprès d’Allah. Peut-être vivras-tu plus longtemps, et certains profiteront de toi, tandis que d’autres (polythéistes) seront affectés par toi. Ô Allah ! Achève la migration de mes compagnons et ne les fais pas revenir en arrière. Mais (nous avons de la peine pour) le pauvre Sa`d bin Khaula (pas le Sa`d mentionné ci-dessus) (qui est mort à La Mecque).’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour lui car il est mort à La Mecque. »
- Sahih al-Bukhari, n°6733
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : J’ai été frappé par une maladie qui m’a presque fait mourir. Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai beaucoup de biens et je n’ai qu’une fille comme héritière. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Le tiers ? » Il a dit : « Tu peux, mais le tiers, c’est déjà beaucoup. Il vaut mieux laisser tes enfants riches que de les laisser pauvres à demander de l’aide. Et tout ce que tu dépenses pour Allah, tu en seras récompensé, même pour une bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ta femme. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester après ton départ et ne pas finir mon émigration ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu restes après moi, tout bien que tu feras pour Allah t’élèvera et t’apportera des récompenses. Peut-être vivras-tu longtemps, et certains profiteront de toi tandis que d’autres (tes ennemis) seront touchés par toi. » Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour Sa`d bin Khaula car il est mort à La Mecque. (Sufyan, un des rapporteurs, a précisé que Sa`d bin Khaula était un homme de la tribu de Bani 'Amir bin Lu'ai)
- Sahih al-Bukhari, n°7517
Rapporté par Anas bin Malik : La nuit où le Messager d’Allah (ﷺ) fut emmené en voyage depuis la mosquée sacrée (de La Mecque), la Ka`ba : Trois personnes vinrent à lui (en rêve) alors qu’il dormait dans la Mosquée Sacrée avant que la Révélation Divine ne lui soit révélée. L’un d’eux dit : « Lequel d’entre eux est-ce ? » L’ange du milieu dit : « C’est le meilleur d’entre eux. » Le troisième ange dit : « Prenez le meilleur d’entre eux. » C’est tout ce qui se passa cette nuit-là et il ne les revit pas jusqu’à ce qu’ils reviennent une autre nuit, c’est-à-dire après que la Révélation Divine lui ait été révélée. (Fath-ul-Bari page 258, vol. 17) et il les vit, ses yeux étaient endormis mais son cœur ne dormait pas — et c’est le cas des prophètes : leurs yeux dorment mais pas leur cœur. Ces anges ne lui parlèrent pas jusqu’à ce qu’ils le portent et le placent près du puits de Zamzam. Parmi eux, Gabriel prit soin de lui. Gabriel ouvrit (la partie de son corps) entre sa gorge et le milieu de sa poitrine (cœur), retira tout ce qu’il y avait dans sa poitrine et son abdomen, puis le lava avec l’eau de Zamzam de ses propres mains jusqu’à ce qu’il nettoie l’intérieur de son corps, puis un plateau d’or contenant un bol d’or rempli de foi et de sagesse fut apporté, et Gabriel remplit sa poitrine et ses vaisseaux sanguins de cela, puis referma (la poitrine). Ensuite, il monta avec lui au ciel le plus proche et frappa à l’une de ses portes. Les habitants du Ciel demandèrent : « Qui est-ce ? » Il répondit : « Gabriel. » Ils dirent : « Qui t’accompagne ? » Il répondit : « Muhammad. » Ils dirent : « A-t-il été appelé ? » Il répondit : « Oui. » Ils dirent : « Il est le bienvenu. » Les habitants du Ciel furent heureux de son arrivée, et ils ne savaient pas ce qu’Allah ferait du Prophète (ﷺ) sur terre à moins qu’Allah ne les en informe. Le Prophète (ﷺ) rencontra Adam au premier Ciel. Gabriel dit au Prophète : « C’est ton père ; salue-le. » Le Prophète (ﷺ) le salua et Adam lui rendit son salut en disant : « Bienvenue, ô mon fils ! Quel bon fils tu es ! » Il vit alors deux rivières couler alors qu’il était dans le ciel le plus proche. Il demanda : « Quelles sont ces deux rivières, ô Gabriel ? » Gabriel répondit : « Ce sont les sources du Nil et de l’Euphrate. » Puis Gabriel le fit faire le tour de ce Ciel et il vit une autre rivière au bord de laquelle se trouvait un palais fait de perles et d’émeraudes. Il mit la main dans la rivière et trouva sa boue comme du musc Adhfar. Il demanda : « Qu’est-ce que c’est, ô Gabriel ? » Gabriel répondit : « C’est le Kauthar que ton Seigneur a gardé pour toi. » Puis Gabriel monta (avec lui) au deuxième Ciel et les anges posèrent les mêmes questions que ceux du premier Ciel, c’est-à-dire : « Qui est-ce ? » Gabriel répondit : « Gabriel. » Ils demandèrent : « Qui t’accompagne ? » Il répondit : « Muhammad. » Ils demandèrent : « A-t-il été envoyé ? » Il répondit : « Oui. » Ils dirent alors : « Il est le bienvenu. » Puis il (Gabriel) monta avec le Prophète (ﷺ) au troisième Ciel, et les anges dirent la même chose que ceux du premier et du deuxième Ciel. Puis il monta avec lui au quatrième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au cinquième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au sixième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au septième Ciel et ils dirent la même chose. À chaque Ciel, il y avait des prophètes dont il a cité les noms et dont je me souviens d’Idris au deuxième Ciel, Aaron au quatrième Ciel, un autre prophète dont je ne me souviens pas du nom au cinquième Ciel, Abraham au sixième Ciel, et Moïse au septième Ciel à cause de son privilège de parler directement à Allah. Moïse dit (à Allah) : « Ô Seigneur ! Je pensais que personne ne serait élevé au-dessus de moi. » Mais Gabriel monta avec lui (le Prophète) encore plus haut, une distance que seul Allah connaît, jusqu’à ce qu’il atteigne le Lotus de la limite (au-delà duquel nul ne peut passer), puis l’Irrésistible, le Seigneur de l’Honneur et de la Majesté s’approcha et vint plus près, jusqu’à ce qu’il (Gabriel) soit à deux portées d’arc ou (même) plus près. (On dit que c’est Gabriel qui s’approcha et se rapprocha du Prophète. (Fate Al-Bari page 263, 264, vol. 17). Parmi les choses qu’Allah lui révéla alors, il y eut : « Cinquante prières furent prescrites à ses fidèles en un jour et une nuit. » Puis le Prophète (ﷺ) redescendit jusqu’à ce qu’il rencontre Moïse, qui l’arrêta et lui demanda : « Ô Muhammad ! Qu’est-ce que ton Seigneur t’a prescrit ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Il m’a prescrit de faire cinquante prières par jour et par nuit. » Moïse dit : « Tes fidèles ne pourront pas le faire ; retourne voir ton Seigneur pour qu’Il allège cela pour toi et pour eux. » Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Gabriel comme s’il voulait lui demander son avis. Gabriel lui donna son avis en disant : « Oui, si tu veux. » Gabriel monta donc avec lui vers l’Irrésistible et dit, alors qu’il était à sa place : « Ô Seigneur, allège notre charge car mes fidèles ne pourront pas le faire. » Allah lui retira alors dix prières, puis il retourna voir Moïse qui l’arrêta à nouveau et continua de l’envoyer vers son Seigneur jusqu’à ce que les prières prescrites soient réduites à seulement cinq prières. Puis Moïse l’arrêta quand les prières furent réduites à cinq et dit : « Ô Muhammad ! Par Allah, j’ai essayé de convaincre ma nation, les Bani Israël, de faire moins que cela, mais ils n’ont pas pu et ont abandonné. Pourtant, tes fidèles sont plus faibles de corps, de cœur, de vue et d’ouïe, alors retourne vers ton Seigneur pour qu’Il allège encore ta charge. » Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Gabriel pour demander conseil et Gabriel n’a pas désapprouvé cela. Il monta donc avec lui une cinquième fois. Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Seigneur, mes fidèles sont faibles de corps, de cœur, d’ouïe et de constitution, allège donc notre charge. » Alors l’Irrésistible dit : « Ô Muhammad ! » Le Prophète répondit : « Labbaik et Sa`daik. » Allah dit : « Ma Parole ne change pas, donc ce sera comme Je t’ai prescrit dans la Mère du Livre. » Allah ajouta : « Chaque bonne action sera récompensée dix fois, donc ce sont cinquante (prières) dans la Mère du Livre (en récompense) mais tu n’en feras que cinq (en pratique). » Le Prophète (ﷺ) retourna voir Moïse qui demanda : « Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « Il a allégé notre charge : Il nous a donné pour chaque bonne action une récompense multipliée par dix. » Moïse dit : « Par Allah ! J’ai essayé de faire observer aux Bani Israël moins que cela, mais ils ont abandonné. Retourne donc vers ton Seigneur pour qu’Il allège encore ta charge. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Ô Moïse ! Par Allah, j’ai honte de retourner trop de fois vers mon Seigneur. » À ce moment-là, Gabriel dit : « Descends au Nom d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) se réveilla alors qu’il était dans la Mosquée Sacrée (à La Mecque)
- Sunan Ibn Majah, n°706
Rapporté par Muhammed bin ‘Abdullah bin Zaid, d’après son père : Le Messager d’Allah pensait à utiliser une corne, puis il a ordonné qu’on fabrique une cloche, ce qui a été fait. Ensuite, ‘Abdullah bin Zaid a fait un rêve. Il a dit : « J’ai vu un homme vêtu de deux habits verts, portant une cloche. Je lui ai dit : “Ô serviteur d’Allah, veux-tu vendre la cloche ?” Il a répondu : “Qu’en feras-tu ?” J’ai dit : “J’appellerai les gens à la prière.” Il a dit : “Veux-tu que je t’indique quelque chose de meilleur ?” J’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Il a dit : “Dis : Allahu Akbar Allahu Akbar, Allahu Akbar Allahu Akbar ; Ash-hadu an la ilaha illallah, Ash-hadu an la ilaha illallah ; Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah, Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah ; Hayya ‘alas-salah, Hayya ‘alas-salah ; Hayya ‘alal-falah, Hayya ‘alal-falah ; Allahu Akbar Allahu Akbar ; La ilaha illallah.” » ‘Abdullah bin Zaid est allé voir le Messager d’Allah et lui a raconté ce qu’il avait vu. Il a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai vu un homme vêtu de deux habits verts portant une cloche », puis il lui a raconté l’histoire. Le Messager d’Allah a dit : « Ton compagnon a fait un rêve. Va à la mosquée avec Bilal et apprends-lui ces paroles, car il a une voix plus forte que la tienne. » (‘Abdullah) est donc allé avec Bilal à la mosquée, il lui a appris les paroles et Bilal les a proclamées. ‘Umar Al-Khattab a entendu la voix et est sorti en disant : « Ô Messager d’Allah ! Par Allah, j’ai vu la même chose en rêve. » (Hasan) Abu ‘Ubaid a dit : « Abu Bakr Al-Hakami m’a raconté que ‘Abdullah bin Zaid Al-Ansari a dit à ce sujet : “Je loue Allah, le Détenteur de majesté et d’honneur, beaucoup de louanges pour l’Adhan. Depuis que cette nouvelle m’est venue d’Allah, j’en ai été honoré. Pendant trois nuits, chacune m’a apporté plus d’honneur.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2034
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Ma tante maternelle a été divorcée et elle voulait récolter les dattes de ses palmiers. Un homme l'a réprimandée parce qu'elle sortait pour cela. Elle est allée voir le Prophète (ﷺ), qui a dit : "Non, va récolter les dattes de tes arbres, car peut-être en donneras-tu en aumône ou feras-tu une bonne action avec
- Sunan Ibn Majah, n°3116
Rapporté par Shaqiq : Un homme m’a confié des dirhams pour la Maison. Je suis entré dans la Maison et Shaibah était assis sur une chaise. Je lui ai remis l’argent et il m’a demandé : « Est-ce à toi ? » J’ai répondu : « Non, si c’était à moi, je ne te l’aurais pas donné. » Il a dit : « Puisque tu dis cela, ‘Umar était assis à l’endroit où tu es assis maintenant et il a dit : “Je ne sortirai pas avant d’avoir distribué la richesse des pauvres musulmans.” J’ai dit : “Tu ne feras pas cela.” Il a répondu : “Je le ferai certainement.” Il a demandé : “Pourquoi ?” J’ai dit : “Parce que le Prophète (ﷺ) et Abou Bakr savaient où elle était, et ils en avaient plus besoin que toi. Pourtant, ils ne l’ont pas déplacée.” Puis, il s’est levé tel qu’il était et il est sorti. »
- Sunan Ibn Majah, n°3958
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que feras-tu, ô Abu Dharr, quand la mort touchera tant de gens qu’une tombe vaudra autant qu’un esclave ? » J’ai répondu : « Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi, ou Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « Sois patient. » Il a dit : « Que feras-tu quand la famine frappera les gens au point que tu iras à l’endroit où tu pries sans pouvoir retourner à ton lit, ou tu ne pourras pas te lever de ton lit pour aller prier ? » J’ai dit : « Allah et Son Messager savent mieux, ou ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il a dit : « Évite les choses interdites. » Il a dit : « Que feras-tu quand les tueries toucheront les gens au point que Hijaratuz-Zait* sera couverte de sang ? » J’ai dit : « Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il a dit : « Reste avec les tiens. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, ne devrais-je pas prendre mon épée et combattre ceux qui font cela ? » Il a dit : « Alors tu seras comme eux. Rentre plutôt chez toi. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, et s’ils entrent chez moi ? » Il a dit : « Si tu crains d’être ébloui par l’épée, mets le bord de ton vêtement sur ton visage, et qu’il porte son propre péché et le tien, et il sera parmi les gens de l’Enfer. »
- Muwatta Malik, n°392
Sahl Ibn Al Sa'idi a rapporté le récit suivant: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit chez Bani Amr Ibn Awf pour les réconcilier. Le moment de la prière venue, le muezzin vint trouver Abou Bakr et lui dit: « Feras-tu faire la prière aux gens afin que je fasse le deuxième appel»? ' II lui répondit: «Certes oui». Abou Bakr entama la prière, et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) retourna alors que les gens priaient. Il se fraya un chemin parmi les hommes pour se mettre en rang, qui en le voyant, commencèrent à battre les mains, Abou Bakr, eu priant, ne se tournait jamais dans sa prière, mais comme les gens continuèrent à battre les mains, il se tourna et vit l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui fit signe de garder sa place. Abou Bakr, leva alors les mains, en louant Allah de l'ordre que venait de lui donner l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) puis il recula pour se mettre en rang; l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'avança et poursuivit la prière. La prière achevée, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abou Bakr: «Qu'est- ce qui t'a empêché de rester à ta place après que je t'aie ordonné»? Abou Bakr répondit: «Il ne convient pas que Ibn Abi Kouhafa prie devant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressa alors aux fidèles en disant: «pourquoi vous ai-je vu battre les mains si longuement? Lorsqu'une chose survint à l'un de vous au cours de la prière, qu'il dise:«Gloire à Allah», car en faisant cette glorification, on fera attention a lui. Les applaudissements avec les mains, ne conviennent qu'aux femmes»
- Muwatta Malik, n°902
Kouraib, l'esclave de Ibn Abbas a rapporté qu'il a entendu Oussama Ibn Zaid dire: «Dévalant de Arafa, et arrivant au défilé d'une montagne, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) descendit, urina puis fit des ablutions mais non intégrales. Je lui dis: «Feras-tu la prière, ô Envoyé d'Allah». Il me répondit: «La prière sera faite devant toi». Il monta, et arrivant à.Mouzdalifa, il descendit et fit des ablutions complètes. Une fois qu'on fit appel à la prière, il accomplit celle du coucher du soleil, puis chacun de nous fit arrêter sa monture chez lui. On appela, ensuite à la prière du soir, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'accomplit, sans faire aucune prière entre les deux prières»
- Muwatta Malik, n°940
Ka'b Ibn Oujra a rapporté qu'il était en compagnie de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), en ihram. Les poux à la tête, lui faisat mal, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui permit de se raser la tête, en disant: «Tu jeûneras pour trois jours, ou tu feras manger six pauvres, ayant chacun une part de deux moudas, ou tu égorgeras un mouton; quoique soit l'acte à faire, il sera une expiation»
- Muwatta Malik, n°1413
Abou Ghatafan Ibn Tarif Al-Mouri a rapporté: «Zaid Ibn Thabet Al-Ansari et Ibn Muti' s'étaient disputés au sujet d'une maison, ils portèrent leur accusation à Marwan Ibn Al-Hakam, qui était, à ce temps, le gouverneur de Médine. Marwan demanda à Zaid Ibn Tabet de faire un serment devant la chaire, alors Zaid lui répondit: «Je ferai un serment, de ma place». Marwan répondit: «Non, par Allah! Tu ne le feras que devant le siège des juges». Zaid, ne cessa de faire des serments, affirmant par là que son droit est juste, et refusant de le faire devant la chaire, ce qui étonna Marwan Ibn Al-Hakam». Malek a dit: «Je n'envisage pas que quelqu'un fasse un serment devant la chaire, si le sujet est de moins qu'un quart du dinar équivalent à trois dirhams». Chapitre X Ce qui n'est pas toléré dans le désistement des arrhes
- Muwatta Malik, n°1415
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Il n'est pas permis d'empêcher le retrait. du gage». - Interprétant cela, Malek a dit: «Je pense, et Allah en est le plus informé, qu'un homme qui a mit en gage chez un autre, quelque chose de plus grande valeur que ce qu'il a emprunté, et que l'emprunteur sur gage dise au bailleur: «Je te remettrais ton droit à telle date, sinon, tu auras ce que j'ai déjà mis en gage». Or, continue Malek: «Ceci n'est ni permis, ni licite; d'ailleurs, c'est ce qui a été interdit même si l'emprunteur s'acquitte après la date échéante, de ce qu'il devait, car il aura toujours le droit de retirer son gage et ce qui a été stipulé est à annuler». Chapitre XI Le jugement fait dans le gage des fruits et des animaux (1438) Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de celui qui donne en gage un jardin pour un délai déterminé, qu'il n'aura pas à faire, des fruits cueillis de ce jardin, avant la date du délai, partie intégrante du gage, sauf si le bailleur le demande. De même, si un homme met en gage une esclave qui est enceinte ou qu'elle le sera après la date du gage, son nouveau-né reste avec elle». - Malek a dit: «On a fait la distinction entre les fruits, et le nouveau-né d'une esclave. A ce sujet, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui vend des palmiers déjà fécondés, les fruits appartiennent au vendeur, sauf si l'acheteur demande de les avoir». La règle, dit Malek, incontestablement suivie chez nous (à Médine), au sujet de celui qui vend une esclave, ou une femelle des animaux étant enceinte, le nouveau-né revient à l'acheteur s'il demande ou non de l'avoir, cependant les palmiers ne sont pas considérés comme les animaux, ni non plus les fruits comme le fœtus dans le giron de sa mère». Malek interprète ceci comme suit: «Les gens donnent d'habitude en gage les fruits des palmiers et non les palmiers eux-mêmes, mais nulle personne ne met en gage un fœtus tout en étant dans le giron de sa mère, qu'il soit celui d'une esclave ou d'une femelle des animaux». Chapitre XII Le jugement concernant la caution avec des animaux (1439) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Ce qui est incontestablement suivi chez nous (à Médine), au sujet du gage est ce qui suit: «Si ce qui est pris en gage, est une terre ou une demeure ou un animal, pouvant être ravagée ou détruite ou mourir, tout en étant entre les mains d'un bailleur, cette responsabilité revient à l'emprunteur sur gage sans que toutefois le droit du bailleur ne soit diminué de rien. Ainsi, tout gage disparaissant tout en étant en possession du bailleur et qu'on ne peut l'évaluer que selon les dires de celui-ci, son dédommagement est la responsabilité du bailleur qui doit s'en acquitter et à qui l'on dira: «Décris-le, et fais un serment». Tenant en considération ce qui est dit, les gens experts estimeront la valeur; ainsi si la valeur du gage est supérieure à celle qui a été antérieurement fixée, l'emprunteur pourra garder la différence, mais si la valeur en est inférieure, l'on demandera à l'emprunteur de faire serment convenant à l'affirmation des dires du bailleur sans qu'il en soit responsable du dédommagement, tenu pour la différence entre le gage et l'objet donné en substitution. Si l'emprunteur refuse de faire serment, on donnera au bailleur la différence. Si le bailleur, à son tour, ignore la valeur du gage, on demandera à l'emprunteur de faire serment où il donnera la description du gage, récupérant lui-même la différence s'il avance des preuves évidentes». Malek a dit: «Ceci est fait, tant que le bailleur garde en sa possession le gage, sans qu'il l'ait donné à un autre». Chapitre XII Le jugement fait pour un gage existant entre deux hommes (1440) Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet d'un gage, qui, se trouve entre deux hommes, l'un d'eux veut alors le vendre, quant à l'autre, il lui avait accordé pour la question de ce gage, le délai d'un an?. Malek a dit: «Si le gage peut être partagé, sans que la part de celui qui avait accordé le délai ne soit diminuée, on vendra la moitié du gage pour lui assurer son droit. Et si l'on risque que sa part ne soit diminuée, l'on vendra tout le gage et l'on donnera à la partie endommagée son dû. Si celui qui avait accordé le délai veut donner pour de bon sa moitié à l'emprunteur, que cela soit fait, autrement l'on demandera au bailleur de faire un serment mettant prouvant que l'autre ne lui avait accordé un délai, que pour pouvoir garder le gage tel quel, et dans ce cas on lui donnera immédiatement son droit». A propos de l'esclave dont le maître le met en gage, alors que l'esclave possède des biens, Malek a dit: «Ces biens ne font pas partie intégrante du gage, sauf si le bailleur l'exige». Chapitre XIV Le jugement concernant les gages en général (1441) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Au sujet de celui qui avance en gage des choses personnelles, qui furent détruites chez le bailleur, mais que le redevable avoue ce qu'il doit en donnant la description de ces choses et sans renier à l'autre son droit.Ils sont en accord sauf pour la valeur du gage ainsi la contestation tiendra sur la valeur, où l'emprunteur dit qu'elle est de vingt dinars, et que le bailleur dit qu'elle est de dix dinars, alors que l'emprunt est de vingt dinars?. Malek a dit: «On dira à celui qui est en possession du gage; «Fais sa description»; s'il le fait, on lui demandera de faire un serment, et par conséquent on appellera les gens experts, pour évaluer le gage en question. Si la valeur se montre supérieure à celle de la valeur réelle du gage, l'on demandera au bailleur de payer à l'emprunteur la différence de ce qu'il a pour droit. Si la valeur est inférieure, le bailleur récupérera la différence de l'emprunteur. Si, finalement la valeur est la même, le gage sera compensé». - D'autre part, au cas où deux hommes se disputent la question d'un gage, de façon que l'emprunteur dit au bailleur: «J'ai avancé ceci en gage, pour dix dinars» et que le bailleur lui répond: «C'est plutôt vingt dinars», en soulignant que le gage est en possession du bailleur, Malek a dit: «On demandera au bailleur de faire un serment où il précisera la valeur du gage ainsi s'il se montre qu'elle est telle sans rien de plus ou de moins, le bailleur reprendra le gage contre cette valeur. Et là, ou lui demandera en premier de faire un serment car le gage est toujours de son appartenance, sauf si l'emprunteur ne s'acquitte de la valeur, dans le but de vouloir reprendre son gage. - Si dans la situation ci-dessus, la valeur du gage se révèle inférieure à vingt dinars, l'on demandera au bailleur de faire un serment assurant ainsi la somme qu'il a fixée, et à l'emprunteur, l'on demandera: «tu paieras la somme fixée par le bailleur, en faisant un serment et tu reprendras ton gage, ou encore, tu feras serment, où tu cherches à assurer la fixation de la somme que tu as déclarée, et par conséquent tu te dispenseras de la différence que le bailleur a désignée. Si l'emprunteur fait tel serment, rien ne lui est d'exigible, sinon, il paiera la somme que le bailleur avait déjà fixée». - Si le gage a disparu, et que le gagiste et l'emprunteur démentissent l'un et l'autre le droit; si celui qui a le droit dit: «J'ai accepté ce gage en versant vingt dinars», et que le redevable lui répond: «tu n'en avais que dix dinars»; puis le bailleur, qui a le droit réplique: «La valeur du gage n'est que de dix dinars», ce à quoi l'emprunteur répond: «Il valait vingt dinars», l'on demandera à celui qui a le droit, de décrire le gage; ainsi s'il le fait, on lui fera prêter serment, puis s'appuyant sur cette description, les gens experts estimeront à leur tour la valeur. Si elle se montre supérieure à celle qui a été estimée par le gagiste, on lui demandera de faire un serment, et par conséquent on donnera à l'emprunteur l'excès du la valeur du gage. Si la valeur se montre inférieure on demandera au gagiste de faire un serment, assurant par là son droit (des vingt dinars), et il cherchera à compenser la valeur, on demandera, à la suite au débiteur de faire un serment assurant par là, que le reste doit revenir au défendeur, une fois que la valeur du gage est prise en considération. Car, celui qui a le gage en sa possession, deviendra par rapport àl'emprunteur, un demandeur, qui faisant un serment, il ne devra rien de ce que le bailleur avait fait serment à propos de l'excès de la valeur du gage. Mais, au cas où il refuse, il devra s'acquitter du droit du bailleur qui est en rapport avec cet excès». Chapitre XV Le jugement au sujet de la location des bêtes si ces dernières causent des dégâts (1442) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Quand un homme loue une monture pour se rendre à un lieu bien déterminé, puis traverse ce lieu à un autre, le propriétaire de la monture aura à choisir: «ou qu'il revendique la location de sa monture pour la distance qui a été traversée en plus et aura de ce fait à encaisser avec elle la première location en reprenant sa monture, ou qu'il revendique le prix de sa monture (proportionnellement à la distance traversée en plus) et la première location si cette location a été faite pour l'aller. Si la location englobe l'aller et le retour, puis que le locataire dépasse le milieu qu'il avait auparavant désigné, le propriétaire de la monture aurait droit à la moitié (de l'excès) de la première location, étant donné que cette location couvre deux trajets: l'aller et le retour. Le locataire ayant dépassé le lieu désigné, n'aura à payer que la moitié de cette location. S'il est fait que sa monture est morte lors de son arrivée au pays désigné, le locataire n'aura aucune garantie à l'égard du propriétaire et ne lui paiera que la location prévue à sa moitié». Telle est la règle suivie quand il s'agit d'une contestation entre le popriétaire d'une monture et son locataire, au sujet de la monture louée par ce dernier». D'autre part, il en est de même pour celui qui prend du propriétaire d'un capital, une somme commandite, de telle façon que ce dernier lui dit: «ne t'achète pas de cette somme ni un animal, ni une marchandise», qu'il lui cite, et qu'il la lui interdit, répugnant que sa somme commandite soit payée pour tel achat. Or, si cet homme qui avait pris l'argent, allait s'acheter, ce dont le propriétaire du capital le lui interdit de faire; voulant par là garantir l'argent, et priver le propriétaire, du bénéfice, si donc, cela est fait, le propriétaire aura à choisir: «ou de partager avec l'autre le bénéfice de la marchandise selon la condition avancée par eux à ce sujet, en lui confiant l'argent ou encore de réavoir son capital étant garanti par l'autre, et de quoi d'ailleurs il en avait abusé». C'est de même pour le cas d'un homme qui demande à un autre de lui acheter une marchandise qui sera à joindre avec les siennes en lui versant une somme, afin qu'il se lui achète une marchandise qu'il la lui désigne. Au cas où l'autre s'achète une marchandise qui n'est pas celle qui lui a été désignée, en abusant de cette confiance, le propriétaire de la somme aura à choisir: «ou qu'il prenne la marchandise que l'autre le lui a achetée, ou qu'il reprenne son argent une fois que le deuxième le lui garantit». Chapitre XVI Le jugement relatif à la femme violée par force
- Muwatta Malik, n°1459
Sa'd Ibn Abi Waqqs a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) étant venu me rendre visite, lors du pèlerinage de l'adieu, alors que j'étais gravement malade, je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah, la maladie m'a attaqué de toute part; or je possède une bonne fortune et je n'ai qu'une seule fille héritière, puis-je faire l'aumône des deux tiers de ma richesse»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) repondit: «Non»; Alors je lui demandai: «et la moitié»? «Non, répondit L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), mais le tiers, et même le tiers est déjà trop; Que tu laisses tes héritiers riches, vaut mieux que de les laisser pauvres, tendant aux gens leur mains. Pour toutes tes dépenses sur ta famille en cherchant par cela l'amour d'Allah, tu est récompensé, même pour la bouchée que tu auras mis dans la bouche de ta femme». Je lui dis: «Ô Envoyé d'Allah resterai-je à la Mecque, alors que mes compagnons n'y sont plus»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Tu ne seras pas vainement un retardataire,car toute bonne œuvre que tu feras, te fera élever en degré et en considération. Il se peut que tu sois retardaté, mais d'une part, tu seras utile pour les uns, et un détriment pour les autres. Ô Grand Allah! Fais que mes compagnons complètent leur émmigration et ne leur fais pas rebrousser chemin. Mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fut chagriné, un peu plus tard, que le malheureux Sa'd Ibn Khawla soit mort à la Mecque». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «quand un homme lègue le tiers de ses biens à un autre, en disant: «mon esclave servira tel homme tantqu'il est de vivant», après quoi il sera affranchi, et qu'à la suite de la mort du testateur, l'on remarque que la valeur de l'esclave constitue le tiers de ses biens, l'on doit, dans ce cas, faire estime du service rendu par l'esclave, et ainsi, les deux hommes auront leur part, tout comme suit: on donne au premier ce qui est proportionnel au tiers des biens, et à l'autre ce qui lui revient du service de l'esclave après évaluation; par conséquent, chacun d'eux aura sa part de la valeur du service de l'esclave ou de son salaire s'il a accompli le travail de son salarié, proportionnellement à ce qu'il en a le droit. Mais si l'homme au service de qui l'esclave avait travaillé, meurt, celui-ci doit être libéré». - Malek a aussi dit: «Celui qui lègue le tiers de son héritage, en disant: «Une part à tel, une autre à tel», en citant ses biens, et que ses héritiers trouvent que le legs est de plus du tiers», ces héritiers auront à choisir: ou qu'ils donnent aux personnages designés leur part des biens qui leur reviennent, en ayant à eux tout l'héritage du défunt; ou qu'ils donnent aux personnages désignés le tiers des biens du défunt, et auront par la suite, leurs parts, de quelque valeur, soient-elles». Chapitre IV Les legs donnés par une femme enceinte, un malade et un homme combattant dans la voie d'Allah (1496) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet du testament fait par une femme enceinte, et concernant ses biens,ce qui lui est permis, c'est qu'elle est consiérée tout comme un malade, qui au cas, où sa maladie n'est pas grave, à savoir qu'elle n'est pas tragique, il pourra disposer de ses biens tel qu'il le désire; par contre si la maladie est tragique, le malade ne pourra léguer que le tiers de son héritage». Et, poursuit Malek, tel est le cas d'une femme enceinte: sa grossesse est un accueillement et une joie, où elle n'est ni maladie, ni risque, ce qui est d'ailleurs dit par Allah (Béni et Très Haut): { وَامْرَأَتُهُ قَآئِمَةٌ فَضَحِكَتْ فَبَشَّرْنَاهَا بِإِسْحَقَ وَمِن وَرَاء إِسْحَقَ يَعْقُوبَ } «Nous lui annonçâmes la bonne nouvelle (d'Isaac, et de Yacoub, après Isaac» (Coran XI ,71) et: { إِلَيْهَا فَلَمَّا تَغَشَّاهَا حَمَلَتْ حَمْلاً خَفِيفًا فَمَرَّتْ بِهِ فَلَمَّا أَثْقَلَت دَّعَوَا اللّهَ رَبَّهُمَا لَئِنْ آتَيْتَنَا صَالِحاً لَّنَكُونَنَّ مِنَ الشَّاكِرِينَ } « Elle portait un fardeau léger avec lequel elle marchait sans peine. Lorsqu'elle s'alourdit, tous deux invoquèrent Allah, leur Seigneur: Si Tu nous donnes un juste, nous serons sûrement reconnaissants» (Coran VII, 189). Ainsi, une fois que la grossesse de la femme est au sixième mois, la femme pourra disposer du tiers de ses biens; car il s'agit de la complétion des six mois;où Allah Béni et Très Haut à dit: { وَالْوَالِدَاتُ يُرْضِعْنَ أَوْلاَدَهُنَّ حَوْلَيْنِ كَامِلَيْنِ } «Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement, les allaiteront deux années entières» (Coran II ,33), et: { وَفِصَالُهُ ثَلَاثُونَ شَهْرًا حَتَّى إِذَا بَلَغَ أَشُدَّهُ } « Depuis le moment où elle l'a conçu, jusqu'à l'époque de son sevarge, trente mois se sont écoulés» (Coran XLVI, 15). Ainsi, si, du jour où la femme est devenue enceinte, six mois se sont écoulés, elle ne pourra disposer que du tiers de ses biens». - Malek a finalement dit: «L'homme qui participe à un combat, ,il e pourra de ce fait, léguer, que le tiers de ses biens, ainsi, il est considéré, dans les mêmes conditions, qu'une femme enceinte, et qu'un homme gravement malade». Chapitre V Le legs d'un réservataire, et le droit de possession (1497) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet de ce verset: { إِن تَرَكَ خَيْرًا الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ وَالأقْرَبِينَ بِالْمَعْرُوفِ حَقًّا عَلَى الْمُتَّقِينَ } «Si celui-ci (le défunt) laisse des biens, il doit faire un testament en faveur de ses père et mère» (Coran, II, 180), qu'il a été abrogé par d'autres versets relatifs à la répartition de l'héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah Glorifié. - Malek a aussi dit: «Il est de la sounna incontestablement suivie chez nous (à Médine), de ne pas tolérer qu'on fasse un legs à un héritier, sauf si les héritiers donnent ce droit au défunt. Au cas, où certains des héritiers le lui permettent et d'autres le refusent, l'héritier à qui on décide de faire un legs, recevra cette part exceptionnelle de la première partie, alors que les autres auront leur part complète». - A propos du malade qui, ne peut disposer que du tiers de ses biens,on demande à ses héritiers le permis de faire un legs à un héritier, en dépassant le tiers, Malek a dit: «Une fois que ce permis est accordé, les héritiers n'auront plus le droit d'y revenir, car, si cela leur était permis, tout héritier à la mort du testateur, aurait agi pareillement à savoir, qu'il aura l'héritage sans mettre le legs en exécution y compris le tiers et ce que le testateur avait légué selon le permis qui lui a été accordé». Quant au testateur, qui en bonne santé, demande de ses héritiers le permis de faire un legs, et que ces derniers le lui accordent, Malek a dit: «Ils ne sont pas tenus à l'accepter, et ces héritiers ont même le droit de le refuser, car, l'homme en question, étant en bonne santé, il a plus que quiconque, le droit de jouir de ses biens à savoir d'en faire du tout une aumône, ou de les donner à qui que ce soit. Par contre, si l'homme tombe malade, ne pouvant plus ainsi disposer de ses biens, le permis des héritiers devient exigible du moment qu'il ne peut disposer que du tiers de ses biens, quant à eux, ils ne disposeront que de deux tiers desquels ils en ont plus de droit que lui. Par suite, si un des héritiers vient demander à l'homme agonisant, de lui faire don de l'héritage, et que celui-ci l'accepte sans le mettre en exécution, ce don doit revenir à celui qui doit en profiter, sauf si l'homme laissant héritage ne dise: «Tel des héritiers est faible, et j'aime que tu lui donnes ta part et qu'il l'accepte, cela est toléré si l'homme malade avait cité avec précision la chose». - Malek encore dit: «S'il lui donne l'héritage, et que le bénéficiaire ait exécuté une partie, alors qu'une autre reste, cette part doit revenir au donateur après la mort de l'héritier». - Finalement Malek a dit: «Au sujet de celui qui, dans son testament, cite avoir donné à un de ses héritiers, quelque chose qu'il n'avait pas d'ailleurs obtenu, et de ce fait, ces héritiers refusent de lui tolérer, ce legs doit leur revenir, selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah, car le défunt ne voulait pas que ce legs soit de la partie de son tiers. Et l'on ne donne jamais aux légataires, ce qui est du tiers de leur héritage». Chapitre VI Le sujet des hommes efféminés et de celui qui a le plus le droit à l'enfant
- Muwatta Malik, n°1618
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Omar Ibn Al-Khattab partit pour le Châm (Syrie), en arrivant à Sargh (bourg dans la vallé de Tabouk) des généraux commandants des armées, Abou Oubaida et ses compagnons le croisèrent et lui apprirent que la peste était répandue à Cham. Ibn Abbas de continuer: «Alors Omar Ibn Al-Khattab dit: «amène moi les plus anciens des Mouhajirines (dit émigrés). Ceux-ci arrivèrent, Omar leur demanda conseil au sujet de la peste répandue au Cham., alors là, ils se montrèrent de plusieurs avis où les uns ont dit: «Puisque tu es là pour une affaire à compléter, nous te conseillons de continuer ton chemin», alors que d'autres lui proposèrent de rebrousser chemin, surtout qu'il est en compagnie des derniers survivants des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Omar alors leur dit: «Laissez-moi» et demanda qu'on lui amène les Ansars. On les convoqua et Omar demanda leur avis, ayant agi pareillement aux Ansars, et encore s'étant disputés les avis, Omar leur dit: «laissez-moi» et demanda qu'on lui fasse venir les vieillards de Qoraich qui ont émigré lors de la conquête de la Mecque. Les vieillards se montrèrent tous du même avis et dirent à Omar: «nous envisageons que tu rebrousses chemin avec tes compagnons sans courir le risque d'entrer dans un pays où la peste s'est répandue». Alors Omar annonça aux hommes: «Je serai sur ma monture, en voie de retour, demain matin; ainsi préparez-vous». Abou Oubaida Ibn al Jarrah lui dit: «Fuyez-vous la destinée d'Allah»? Omar lui répondit: «Si c'était un autre que toi qui me l'avait dit? O Abou Oubaida! Oui. Nous fuyons le sort d'Allah pour un autre. Comment te comportes-tu, si tu avais un troupeau de chameaux que tu avais amené dans une vallée qui a deux pentes: l'une est fertile, et couverte d'herbes, alors que l'autre est stérile et aride. En faisant paître les chameaux dans la pente fertile, ne le feras-tu pas selon la destinée d'Allah? Et en le faisant paître dans l'autre pente, ne sera-t-il pas encore au nom de la destinée d'Allah»? Ce fut l'arrivée de Abdul Rahman Ibn Awf, qui était absent pour satisfaire un besoin naturel, et disant: «J'en ai à ce sujet une certaine connaissance, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si vous entendez dire que la peste a attaqué un pays, n'y allez plus. Et s'il est fait que la peste attaque un pays où vous vous trouvez, ne quittez pas ce pays afin de fuir la maladie». Omar ainsi loua Allah et revint chez lui»
- Muwatta Malik, n°1761
Al-Toufail Ibn Abi Ka'b a rapporté qu'il se rendait chez Abdallah Ibn Omar, et l'accompagna au marché. Al-Toufail continua et dit aussitôt,; que nous sommes arrivé au marché, Abdallah Ibn Omar ne passa par un vendeur de camelote, ou un vendeur de bric à brac, ou un pauvre, ou quiconque sans les avoir salués. Un jour, j'allais chez Abdallah Ibn Omar, et il me demada de le suivre au marché; alors je lui dis: «Ainsi donc, que feras-tu au marché, et pourtant tu ne vends rien, ni demandes les prix des marchandises, ni marchandes, ni tu t'y arrêtes»? «Asseyons-nous ici, et lui dit nous nous y rendons, tout simplement pour le salut à savoir saluer ceux que nous rencontrions»
- Sahih Muslim, n°279
Rapporté par Safwan b. Muhriz : Jundab b. ‘Abdullah al-Bajali, pendant les troubles sous Ibn Zubair, a envoyé un message à ‘As‘as b. Salama : « Rassemble quelques hommes de ta famille pour que je leur parle. » ‘As‘as a envoyé quelqu’un les chercher. Quand ils se sont réunis, Jundab est venu avec un manteau à capuche jaune. Il a dit : « Continuez votre discussion. » Chacun a parlé à son tour, puis ce fut son tour. Il a retiré sa capuche et a dit : « Je suis venu seulement pour vous rapporter un hadith de votre Prophète : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé un groupe de musulmans contre une tribu polythéiste. Les deux armées se sont affrontées. Un homme du camp polythéiste, chaque fois qu’il voulait tuer un musulman, le tuait. Parmi les musulmans, un homme guettait un moment d’inattention de cet homme. On a dit qu’il s’agissait d’Usama b. Zaid. Quand il a levé son épée, l’homme a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah”, mais Usama l’a tué. Quand le messager de la bonne nouvelle est venu voir le Prophète ﷺ, il l’a informé de ce qui s’était passé. Le Prophète ﷺ a convoqué Usama et lui a demandé pourquoi il l’avait tué. Usama a répondu : « Messager d’Allah, il a tué des musulmans, dont certains que j’ai nommés. Je l’ai attaqué, et quand il a vu l’épée, il a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah.” » Le Prophète ﷺ a dit : « Tu l’as tué ? » Usama a répondu oui. Le Prophète ﷺ a dit : « Que feras-tu de “Il n’y a de dieu qu’Allah” quand il viendra devant toi au Jour du Jugement ? » Usama a dit : « Messager d’Allah, demande pardon pour moi. » Le Prophète ﷺ a répété : « Que feras-tu de “Il n’y a de dieu qu’Allah” quand il viendra devant toi au Jour du Jugement ? » Il n’a rien ajouté d’autre, répétant seulement : « Que feras-tu de “Il n’y a de dieu qu’Allah” quand il viendra devant toi au Jour du Jugement ? »
- Sahih Muslim, n°1093
Rapporté par Ma‘dan ibn Talha : J’ai rencontré Thauban, l’affranchi du Messager d’Allah ﷺ, et je lui ai demandé de me parler d’un acte qui me ferait entrer au Paradis si je l’accomplis, ou de l’acte qu’Allah aime le plus. Il ne me répondit pas. Je lui ai demandé à nouveau, il ne répondit pas. À la troisième fois, il dit : « J’ai posé cette question au Messager d’Allah ﷺ et il m’a répondu : “Multiplie les prosternations devant Allah, car tu ne feras jamais une prosternation sans qu’Allah t’élève d’un degré et efface un de tes péchés.” » Ma‘dan dit ensuite qu’il rencontra Abou al-Darda’ et reçut de lui la même réponse que celle de Thauban
- Sahih Muslim, n°1465
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Que feras-tu quand tu seras sous des dirigeants qui retarderont la prière au-delà de son heure prescrite, ou qui feront de la prière une simple formalité sans respecter son vrai moment ? » J’ai demandé : « Que me recommandes-tu ? » Il (le Prophète ﷺ) a dit : « Fais la prière à son heure, et si tu peux la faire avec eux, fais-le, car cela sera une prière surérogatoire pour toi. » Khalaf (un des narrateurs) n’a pas mentionné « au-delà de leur temps prescrit »
- Sahih Muslim, n°1468
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a frappé ma cuisse et a dit : « Que feras-tu si tu vis parmi des gens qui retardent la prière au-delà de son heure prescrite ? » J’ai demandé : « Que me recommandes-tu dans ce cas ? » Il (le Prophète ﷺ) a dit : « Fais la prière à son heure, puis vaque à tes occupations, et si l’Iqama est prononcée et que tu es présent à la mosquée, alors fais la prière avec le groupe. »
- Sahih Muslim, n°1470
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que feras-tu si tu vis parmi des gens qui retardent la prière au-delà de son heure prescrite ? » (Le narrateur a dit : Allah et Son Messager savent mieux.) Il a alors dit : « Fais la prière à son heure, mais si l’Iqama est prononcée pour la prière en groupe, alors fais-la avec eux, car il y a là un surplus de mérite. »
- Sahih Muslim, n°3721
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنهما : Ma tante maternelle a été divorcée et elle voulait cueillir ses dattes. Quelqu’un l’a réprimandée d’être sortie (pendant sa période de 'idda). Elle est allée voir le Prophète d’Allah ﷺ et il lui a dit : « Tu peux certainement cueillir (les dattes) de tes palmiers, car peut-être en donneras-tu en aumône ou feras-tu une bonne action. »
- Sahih Muslim, n°4589
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ envoya des cavaliers vers Najd. Ils capturèrent un homme de la tribu de Banu Hanifa, appelé Thumama ibn Uthal, chef du peuple de Yamama. Les gens l’attachèrent à l’un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ vint le voir et lui demanda : « Ô Thumama, qu’en penses-tu ? » Il répondit : « Ô Muhammad, j’ai une bonne opinion de toi. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a versé du sang. Si tu fais preuve de bonté envers moi, tu feras du bien à quelqu’un qui saura t’en être reconnaissant. Si tu veux de l’argent, demande, tu recevras ce que tu voudras. » Le Messager d’Allah ﷺ le laissa ainsi deux jours, puis revint et lui demanda à nouveau : « Qu’en penses-tu, ô Thumama ? » Il répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu fais preuve de bonté, tu en seras récompensé. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a versé du sang. Si tu veux de l’argent, demande, tu recevras ce que tu voudras. » Le Prophète ﷺ le laissa jusqu’au lendemain, puis revint et lui demanda : « Qu’en penses-tu, ô Thumama ? » Il répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu fais preuve de bonté envers moi, tu feras du bien à quelqu’un qui saura t’en être reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a versé du sang. Si tu veux de l’argent, demande, tu recevras ce que tu voudras. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Libérez Thumama. » Il se rendit dans une palmeraie près de la mosquée, fit ses ablutions, puis entra dans la mosquée et déclara : « J’atteste qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Ô Muhammad, par Allah, il n’y avait pas de visage plus détesté pour moi que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de religion plus détestée pour moi que la tienne, mais maintenant ta religion est la plus chère à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de ville plus détestée pour moi que la tienne, mais maintenant ta ville est la plus chère à mes yeux. Tes cavaliers m’ont capturé alors que je comptais partir pour la ‘Umra. Qu’en dis-tu ? » Le Messager d’Allah ﷺ lui annonça une bonne nouvelle et lui dit d’aller accomplir la ‘Umra. Lorsqu’il arriva à La Mecque, quelqu’un lui demanda : « As-tu changé de religion ? » Il répondit : « Non ! J’ai plutôt embrassé l’islam avec le Messager d’Allah ﷺ. Par Allah, vous ne recevrez pas un seul grain de blé de Yamama tant que le Messager d’Allah ﷺ ne l’aura pas permis. »
- Sahih Muslim, n°4596
Rapporté par Abou Sa‘id al-Khudri رضي الله عنه : Les gens de Quraiza se sont rendus en acceptant la décision de Sa‘d ibn Mu‘adh à leur sujet. Le Messager d’Allah ﷺ fit venir Sa‘d, qui arriva sur un âne. Lorsqu’il approcha de la mosquée, le Messager d’Allah ﷺ dit aux Ansar : « Levez-vous pour accueillir votre chef. » Puis il dit à Sa‘d : « Ces gens se sont rendus et acceptent ta décision. » Sa‘d dit : « Tu feras exécuter leurs combattants et tu feras prisonniers leurs femmes et leurs enfants. » Le Prophète ﷺ dit alors : « Tu as jugé selon le commandement d’Allah. » Le narrateur rapporte : Peut-être a-t-il dit : « Tu as jugé selon la décision d’un roi. » Ibn Muthanna, dans sa version, n’a pas mentionné ces mots alternatifs
- Sunan an-Nasa'i, n°859
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit, en me frappant la cuisse : "Que feras-tu si tu vis parmi des gens qui retardent la prière jusqu’à ce que son temps soit passé ?" J’ai demandé : "Que m’ordonnes-tu de faire ?" Il a dit : "Fais la prière à l’heure, puis occupe-toi de tes affaires. Ensuite, si l’Iqamah est faite pour cette prière et que tu es à la mosquée, prie avec eux
- Sunan an-Nasa'i, n°2439
Rapporté par Abou Hourayra : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : "Quiconque dépense deux choses pour la cause d’Allah, il sera appelé depuis les portes du Paradis : Ô serviteur d’Allah, ceci est un bien pour toi. Le Paradis a plusieurs portes. Celui qui fait partie des gens de la prière sera appelé depuis la porte de la prière. Celui qui fait partie des gens du jihad sera appelé depuis la porte du jihad. Celui qui fait partie des gens de la charité sera appelé depuis la porte de la charité. Et celui qui fait partie des gens du jeûne sera appelé depuis la porte Ar-Rayyan." Abou Bakr demanda : "Est-ce que quelqu’un sera appelé depuis toutes ces portes ? Y a-t-il quelqu’un qui sera appelé depuis toutes, ô Messager d’Allah ?" Il répondit : "Oui, et j’espère que tu en feras partie
- Sunan an-Nasa'i, n°3550
Rapporté par Jabir : Sa tante maternelle avait été divorcée et voulait sortir pour aller à ses palmiers-dattiers, mais elle rencontra un homme qui lui dit de ne pas le faire. Elle alla voir le Messager d’Allah et il lui dit : "Sors et récolte tes dattes, car peut-être donneras-tu la Zakat ou feras-tu une bonne action (comme donner une aumône volontaire)
Profil symbolique du prénom Firas
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Firas
Traits dominants
- Bravoure : il affronte les obstacles avec une détermination inébranlable.
- Leadership : il possède une capacité naturelle à inspirer et à diriger les autres.
- Loyauté : il est un pilier solide sur lequel son entourage peut compter en toutes circonstances.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Firas (ou Feras)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| firas | Arabe |
Personnalités connues portant le prénom Firas
- Firas Al-Khatib (footballeur professionnel)
Popularité du prénom Firas
Dans le monde musulman
En France
Variante (3) : Firas · 880 Feras · 70 Féras · 10
Le prénom Firas a été donné à 880 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 690ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 350
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 145
- Auvergne-Rhône-Alpes 100
- Occitanie 50
- Hauts-de-France 25
- Grand Est 25
- Bourgogne-Franche-Comté 20
- Nouvelle-Aquitaine 20
Voir plus (1 régions)
- Centre-Val de Loire 5
Le prénom Feras a été donné à 70 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 15 426ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 15
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Féras a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 31 798ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
FAQ sur le prénom Firas
Quelle est la signification du prénom Firas ?
Le prénom Firas signifie courageux ou lion en arabe. Il symbolise la force, la bravoure et les qualités de meneur.
Quelle est l'origine du prénom Firas ?
Firas est un prénom d'origine arabe dont l'usage remonte au Moyen Âge. Il est historiquement lié à des figures de guerriers valeureux de l'époque islamique.
Le prénom Firas est-il courant ?
Oui, Firas est un prénom très répandu dans le monde arabe, notamment au Liban, en Jordanie et au Maghreb. En France, il a été porté par environ 880 personnes.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
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