Origine et signification du prénom Hafsa (ou Hafsah) en Islam : Guide complet
حفصة
Le prénom Hafsa est un prénom féminin d'origine arabe qui signifie littéralement "lionne". Il occupe une place prestigieuse dans le monde musulman grâce à son héritage historique lié à Hafsa bint Umar, figure de force et de détermination.
Origine du prénom Hafsa
Signification du prénom Hafsa
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Hafsa (ou Hafsah) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (2) : Hafsa · 149 citations Hafsah · 79 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
149 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sahih al-Bukhari, n°89
Rapporté par `Umar : Mon voisin ansarite de Bani Umaiya bin Zaid, qui habitait à `Awali Al-Medina, allait voir le Prophète (ﷺ) à tour de rôle avec moi. Il y allait un jour et moi le lendemain. Quand j’y allais, je rapportais les nouvelles du jour concernant la Révélation et d’autres choses, et quand il y allait, il faisait de même pour moi. Un jour, mon ami ansarite, à son retour du Prophète, a frappé violemment à ma porte et m’a demandé si j’étais là. J’ai eu peur et je suis sorti vers lui. Il m’a dit : « Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose de grave. » Je suis alors allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ? » Elle a répondu : « Je ne sais pas. » Puis, je suis entré chez le Prophète (ﷺ) et j’ai dit en restant debout : « As-tu divorcé tes femmes ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu non. J’ai alors dit : « Allahu-Akbar (Allah est le plus Grand). »
- Sahih al-Bukhari, n°148
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Je suis monté sur le toit de la maison de Hafsa pour une tâche et j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire ses besoins en direction du Sham (Syrie, Jordanie, Palestine et Liban considérés comme un seul pays) et tournant le dos à la Qibla
- Sahih al-Bukhari, n°198
Rapporté par `Aisha : Quand la maladie du Prophète (ﷺ) s’est aggravée, il a demandé à ses épouses la permission d’être soigné chez moi. Elles ont accepté. Le Prophète est donc venu (chez moi) soutenu par deux hommes, ses jambes traînant au sol, entre `Abbas et un autre homme. ‘Ubaidullah (le narrateur) a dit : « J’ai raconté à `Abdullah bin `Abbas ce qu’a dit `Aisha. Ibn `Abbas a dit : “Sais-tu qui était l’autre homme ?” J’ai répondu non. Ibn `Abbas a dit : “C’était `Ali (bin Abi Talib).” » `Aisha a ajouté : « Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé chez moi et que sa maladie s’est aggravée, il nous a demandé de lui verser sept outres d’eau, afin qu’il puisse donner des conseils aux gens. On l’a donc installé dans une cuve en laiton (Mikhdab) appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète. Nous avons alors versé de l’eau sur lui jusqu’à ce qu’il nous fasse signe d’arrêter. Ensuite, il est sorti vers les gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°324
Rapporté par Aiyub : Hafsa a dit : « Nous interdisions à nos jeunes femmes de sortir pour les deux prières de l’`Id. Une femme est venue et a séjourné au palais de Bani Khalaf et elle a raconté au sujet de sa sœur dont le mari a participé à douze batailles avec le Prophète (ﷺ) et sa sœur l’a accompagné dans six d’entre elles. Elle a dit : “Nous soignions les blessés, nous nous occupions des malades et une fois j’ai demandé au Prophète : ‘Est-ce un problème pour l’une d’entre nous de rester à la maison si elle n’a pas de voile ?’ Il a dit : ‘Elle doit se couvrir avec le voile de sa compagne et participer aux bonnes actions et aux rassemblements des musulmans.’ Quand Um `Atiya est venue, je lui ai demandé si elle avait entendu cela du Prophète. Elle a répondu : ‘Oui. Que mon père soit sacrifié pour lui ! (Chaque fois qu’elle mentionnait le Prophète (ﷺ), elle disait cela.) J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Les jeunes filles non mariées, les femmes mûres qui restent souvent à l’écart, ou les jeunes filles non mariées qui restent souvent à l’écart, et les femmes qui ont leurs règles doivent sortir et participer aux bonnes actions et aux rassemblements des croyants, mais les femmes qui ont leurs règles doivent rester à l’écart du lieu de prière.’” Hafsa a demandé à Um `Atiya, étonnée : « Tu dis les femmes qui ont leurs règles ? » Elle a répondu : « Une femme qui a ses règles ne va-t-elle pas à `Arafat (au Hajj) et à d’autres rassemblements ? »
- Sahih al-Bukhari, n°618
Rapporté par Hafsa : Quand le muezzin prononçait l’Adhan pour la prière du Fajr et que l’aube devenait claire, le Prophète ordonnait de faire une prière légère de deux rak`at (Sunna) avant l’Iqama de la prière obligatoire en groupe
Voir 144 autres hadiths
- Sahih al-Bukhari, n°679
Rapporté par ‘Aisha, la mère des croyants : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie, a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Je lui ai dit : « Si Abu Bakr se tient à ta place, les gens ne l’entendront pas à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » ‘Aisha a ajouté : J’ai dit à Hafsa : « Dis-lui : Si Abu Bakr dirige la prière à ta place, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs ; alors, demande à ‘Umar de diriger la prière. » Hafsa l’a fait, mais le Messager d’Allah a dit : « Taisez-vous ! Vous êtes vraiment les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Hafsa a dit à ‘Aisha : « Je n’ai jamais rien eu de bon venant de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°713
Rapporté par `Aisha : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé gravement malade, Bilal est venu le voir pour la prière. Il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens. Veux-tu ordonner à `Umar (de diriger la prière) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai alors dit à Hafsa : « Dis-lui, Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à sa place, il ne pourra pas se faire entendre des gens. Veux-tu ordonner à `Umar de diriger la prière ? » Hafsa l’a fait. Le Prophète (ﷺ) a dit : « En vérité, vous êtes les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Alors Abu Bakr s’est avancé pour la prière. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est senti mieux et est sorti avec l’aide de deux personnes, traînant ses jambes sur le sol jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Quand Abu Bakr l’a entendu arriver, il a voulu reculer mais le Messager d’Allah (ﷺ) lui a fait signe de continuer. Le Prophète (ﷺ) s’est assis à sa gauche. Abu Bakr priait debout et le Messager d’Allah (ﷺ) dirigeait la prière en étant assis. Abu Bakr suivait le Prophète (ﷺ) et les gens suivaient Abu Bakr dans la prière
- Sahih al-Bukhari, n°716
Rapporté par `Aisha, la mère des croyants : Le Messager d’Allah (ﷺ), lors de sa dernière maladie, a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit : « Si Abu Bakr se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens à cause de ses pleurs. Alors, ordonne plutôt à `Umar de diriger la prière. » Il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit à Hafsa : « Dis-lui : ‘Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens à cause de ses pleurs. Alors, ordonne plutôt à `Umar de diriger la prière.’ » Hafsa l’a fait, mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Taisez-vous. En vérité, vous êtes les compagnes de (le Prophète) Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Hafsa m’a dit : « Je n’ai jamais rien gagné de bon à cause de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°974
Rapporté par Muhammad : Um `Atiyya a dit : « Notre Prophète nous a ordonné de sortir (le jour de l’`Id) avec les jeunes filles et les vierges qui restaient habituellement à la maison. » Hafsa a rapporté ce même hadith et a ajouté : « Les jeunes filles ou les vierges devaient sortir, mais les femmes ayant leurs règles devaient rester à l’écart de la Musalla. »
- Sahih al-Bukhari, n°980
Rapporté par Aiyub : Hafsa bint Seereen a dit : « Le jour de l’`Id, nous empêchions nos filles d’aller à la prière de l’`Id. Une femme est venue séjourner au palais de Bani Khalaf et je suis allée la voir. Elle a dit : ‘Le mari de ma sœur a participé à douze batailles saintes avec le Prophète (ﷺ) et ma sœur l’a accompagné lors de six d’entre elles. Ma sœur disait qu’elles soignaient les malades et s’occupaient des blessés. Un jour, elle a demandé : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si une femme n’a pas de voile, est-ce un problème si elle ne sort pas le jour de l’`Id ?” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Sa compagne doit partager son voile avec elle, et les femmes doivent participer aux bonnes actions et aux rassemblements religieux des croyants.”’ Hafsa a ajouté : « Quand Um-`Atiya est venue, je suis allée lui demander : ‘As-tu entendu quelque chose à propos de telle personne ?’ Um-`Atiya a répondu : ‘Oui, que mon père soit sacrifié pour le Prophète (ﷺ).’ (Et chaque fois qu’elle mentionnait le Prophète (ﷺ), elle disait toujours : ‘Que mon père soit sacrifié pour lui.’) Il a dit : “Les jeunes filles vierges qui restent souvent à l’abri (ou il a dit : ‘Les filles matures et les vierges qui restent souvent à l’abri’ — Aiyub n’est pas sûr du terme exact) et les femmes qui ont leurs règles doivent sortir le jour de l’`Id. Mais les femmes qui ont leurs règles doivent rester à l’écart du lieu de prière. Toutes les femmes doivent participer aux bonnes actions et aux rassemblements religieux des croyants.”’ Hafsa a dit : « J’ai alors demandé à Um-`Atiya : ‘Même celles qui ont leurs règles ?’ » Um-`Atiya a répondu : « Oui. Ne se présentent-elles pas à `Arafat et ailleurs ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1121
Rapporté par le père de Salim : À l’époque du Prophète (ﷺ), toute personne qui faisait un rêve venait le raconter au Messager d’Allah (ﷺ). J’avais envie de faire un rêve pour le lui raconter. J’étais un jeune homme et je dormais à la mosquée du vivant du Prophète. J’ai rêvé que deux anges m’ont attrapé et m’ont emmené vers le Feu, qui était construit tout autour comme un puits, avec deux poteaux, et les gens qui s’y trouvaient m’étaient connus. J’ai commencé à dire : « Je demande la protection d’Allah contre le Feu. » Ensuite, j’ai rencontré un autre ange qui m’a dit de ne pas avoir peur. J’ai raconté ce rêve à Hafsa, qui l’a transmis au Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète a dit : « ‘Abdullah est un homme bien. J’aimerais qu’il prie le Tahajjud. » Après cela, ‘Abdullah (c’est-à-dire le père de Salim) dormait très peu la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°1122
Rapporté par le père de Salim : À l’époque du Prophète (ﷺ), toute personne qui faisait un rêve venait le raconter au Messager d’Allah (ﷺ). J’avais envie de faire un rêve pour le lui raconter. J’étais un jeune homme et je dormais à la mosquée du vivant du Prophète. J’ai rêvé que deux anges m’ont attrapé et m’ont emmené vers le Feu, qui était construit tout autour comme un puits, avec deux poteaux, et les gens qui s’y trouvaient m’étaient connus. J’ai commencé à dire : « Je demande la protection d’Allah contre le Feu. » Ensuite, j’ai rencontré un autre ange qui m’a dit de ne pas avoir peur. J’ai raconté ce rêve à Hafsa, qui l’a transmis au Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète a dit : « ‘Abdullah est un homme bien. J’aimerais qu’il prie le Tahajjud. » Après cela, ‘Abdullah (c’est-à-dire le père de Salim) dormait très peu la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°1156
Rapporté par Nafi` : Ibn `Umar a dit : « Du vivant du Prophète (ﷺ), j’ai rêvé qu’un morceau de tissu de soie était dans ma main et qu’il m’emmenait où je voulais au Paradis. J’ai aussi vu comme si deux personnes (des anges) venaient me prendre pour m’emmener en Enfer. Puis un ange est venu à notre rencontre et m’a dit de ne pas avoir peur. Il leur a alors dit de me laisser. Hafsa a raconté un de mes rêves au Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) a dit : “Abdullah est un homme bien. Si seulement il faisait la prière de nuit (Tahajjud) !” Après ce jour, `Abdullah (bin `Umar) a commencé à faire le Tahajjud. Les compagnons du Prophète (ﷺ) lui racontaient leurs rêves selon lesquels (Laylatul-Qadr) était la 27e nuit du mois de Ramadan. Le Prophète (ﷺ) dit : “Je vois que vos rêves concordent sur les dix dernières nuits de Ramadan. Donc, celui qui la cherche doit la chercher pendant les dix dernières nuits de Ramadan.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1157
Rapporté par Nafi` : Ibn `Umar a dit : « Du vivant du Prophète (ﷺ), j’ai rêvé qu’un morceau de tissu en soie était dans ma main et qu’il m’emmenait où je voulais dans le Paradis. J’ai aussi vu comme si deux personnes (c’est-à-dire des anges) venaient vers moi et voulaient m’emmener en Enfer. Puis un ange est venu à notre rencontre et m’a dit de ne pas avoir peur. Il leur a ensuite dit de me laisser. Hafsa a raconté un de mes rêves au Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) a dit : “Abdullah est un homme bien. Si seulement il priait la nuit (Tahajjud) !” À partir de ce jour-là, `Abdullah (bin `Umar) a commencé à faire la prière de Tahajjud. Les compagnons du Prophète (ﷺ) lui racontaient leurs rêves selon lesquels (Laylat-ul-Qadr) serait la 27ème nuit du mois de Ramadan. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Je vois que vos rêves s’accordent sur les dix dernières nuits de Ramadan, donc celui qui la cherche doit la chercher pendant les dix dernières nuits de Ramadan.”
- Sahih al-Bukhari, n°1158
Rapporté par Nafi` : Ibn `Umar a dit : « Du vivant du Prophète (ﷺ), j’ai rêvé qu’un morceau de tissu en soie était dans ma main et qu’il m’emmenait où je voulais dans le Paradis. J’ai aussi vu comme si deux personnes (c’est-à-dire des anges) venaient vers moi et voulaient m’emmener en Enfer. Puis un ange est venu à notre rencontre et m’a dit de ne pas avoir peur. Il leur a ensuite dit de me laisser. Hafsa a raconté un de mes rêves au Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) a dit : “Abdullah est un homme bien. Si seulement il priait la nuit (Tahajjud) !” À partir de ce jour-là, `Abdullah (bin `Umar) a commencé à faire la prière de Tahajjud. Les compagnons du Prophète (ﷺ) lui racontaient leurs rêves selon lesquels (Laylat-ul-Qadr) serait la 27ème nuit du mois de Ramadan. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Je vois que vos rêves s’accordent sur les dix dernières nuits de Ramadan, donc celui qui la cherche doit la chercher pendant les dix dernières nuits de Ramadan.”
- Sahih al-Bukhari, n°1172
Rapporté par Ibn `Umar : J’ai prié avec le Prophète (ﷺ) deux rak`at avant la prière du Zuhr et deux rak`at après, deux rak`at après le Maghrib, l’`Isha et la prière du Joumou’a. Celles du Maghrib et de l’`Isha étaient faites chez lui. Ma sœur Hafsa m’a dit que le Prophète (ﷺ) faisait deux rak`at légères après l’aube, à un moment où je n’allais jamais chez le Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°1173
Rapporté par Ibn `Umar : J’ai prié avec le Prophète (ﷺ) deux rak`at avant la prière du Zuhr et deux rak`at après, deux rak`at après le Maghrib, l’`Isha et la prière du Joumou’a. Celles du Maghrib et de l’`Isha étaient faites chez lui. Ma sœur Hafsa m’a dit que le Prophète (ﷺ) faisait deux rak`at légères après l’aube, à un moment où je n’allais jamais chez le Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°1180
Rapporté par Ibn 'Umar : Je me souviens de dix unités de prière surérogatoire du Prophète : deux avant la prière du Zuhr et deux après ; deux après la prière du Maghrib chez lui ; deux après la prière du ‘Isha’ chez lui ; et deux avant la prière du Fajr, et à ce moment-là, personne n’entrait dans la maison du Prophète. Hafsa m’a dit que le Prophète (ﷺ) faisait deux unités de prière après que le muezzin ait appelé à la prière et que le jour se soit levé
- Sahih al-Bukhari, n°1181
Rapporté par Ibn 'Umar : Je me souviens de dix unités de prière surérogatoire du Prophète : deux avant la prière du Zuhr et deux après ; deux après la prière du Maghrib chez lui ; deux après la prière du ‘Isha’ chez lui ; et deux avant la prière du Fajr, et à ce moment-là, personne n’entrait dans la maison du Prophète. Hafsa m’a dit que le Prophète (ﷺ) faisait deux unités de prière après que le muezzin ait appelé à la prière et que le jour se soit levé
- Sahih al-Bukhari, n°1254
Rapporté par Um 'Atiyya : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu vers nous alors que nous donnions le bain à sa fille décédée et a dit : « Lavez-la trois, cinq ou plus de fois avec de l’eau et du jujubier, et mettez du camphre à la fin ; et quand vous aurez terminé, prévenez-moi. » Quand nous avons fini, nous l’avons informé et il nous a donné son pagne pour que nous l’enveloppions avec. Aiyub a dit que Hafsa lui a rapporté un récit similaire à celui de Muhammad où il était dit que le bain devait être donné un nombre impair de fois, et les nombres 3, 5 ou 7 étaient mentionnés. Il a aussi été dit qu’il fallait commencer par le côté droit et par les parties lavées lors des ablutions, et Um 'Atiyya a aussi mentionné : « Nous avons peigné ses cheveux et les avons divisés en trois tresses. »
- Sahih al-Bukhari, n°1258
Rapporté par Muhammad : Um 'Atiyya a dit : « L’une des filles du Prophète (ﷺ) est décédée et il est venu et a dit : ‘Lavez-la trois ou cinq fois, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et du Sidr, et à la fin, mettez du camphre (ou un peu de camphre), et quand vous aurez terminé, informez-moi.’ » Um 'Atiyya a ajouté : « Quand nous avons terminé, nous l’avons informé et il nous a donné son pagne en disant : ‘Enveloppez-la dedans.’ » Et Um 'Atiyya (dans un autre récit) a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Lavez-la trois, cinq ou sept fois, ou plus si vous le jugez nécessaire.’ » Hafsa a dit qu’Um 'Atiyya avait aussi dit : « Nous avons tressé ses cheveux en trois nattes. »
- Sahih al-Bukhari, n°1259
Rapporté par Muhammad : Um 'Atiyya a dit : « L’une des filles du Prophète (ﷺ) est décédée et il est venu et a dit : ‘Lavez-la trois ou cinq fois, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et du Sidr, et à la fin, mettez du camphre (ou un peu de camphre), et quand vous aurez terminé, informez-moi.’ » Um 'Atiyya a ajouté : « Quand nous avons terminé, nous l’avons informé et il nous a donné son pagne en disant : ‘Enveloppez-la dedans.’ » Et Um 'Atiyya (dans un autre récit) a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Lavez-la trois, cinq ou sept fois, ou plus si vous le jugez nécessaire.’ » Hafsa a dit qu’Um 'Atiyya avait aussi dit : « Nous avons tressé ses cheveux en trois nattes. »
- Sahih al-Bukhari, n°1260
Rapporté par Hafsa bint Seereen : Um 'Atiyya a dit qu’elles avaient tressé les cheveux de la fille du Messager d’Allah (ﷺ) en trois nattes. Elles ont d’abord défait ses cheveux, les ont lavés puis les ont tressés en trois nattes
- Sahih al-Bukhari, n°1566
Rapporté par Ibn 'Umar : Hafsa, l'épouse du Prophète (ﷺ), a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Pourquoi les gens sont-ils sortis de l'Ihram après avoir accompli la 'Umra alors que toi tu n'es pas sorti de l'Ihram après la 'Umra ? » Il a répondu : « J'ai natté mes cheveux et mis des guirlandes à mon Hadi. Donc, je ne sortirai pas de l'Ihram tant que je n'aurai pas sacrifié (mon Hadi). »
- Sahih al-Bukhari, n°1652
Rapporté par Hafsa : (Le jour de l’`Id) Nous empêchions nos jeunes filles de sortir (pour la prière de l’`Id). Une femme est venue et est restée à la forteresse de Bani Khalaf. Elle a raconté que sa sœur était mariée à l’un des compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) qui avait participé à douze expéditions avec le Messager d’Allah (ﷺ), et sa sœur l’avait accompagné lors de six d’entre elles. Elle a dit : « Nous soignions les blessés et nous occupions des malades. » Sa sœur a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Est-ce un problème pour une femme de rester à la maison si elle n’a pas de voile ? » Il a répondu : « Qu’elle se couvre avec le voile de sa compagne et qu’elle participe aux bonnes actions et aux rassemblements religieux des croyants. » Quand Um `Atiyya est venue, je lui ai demandé : « As-tu entendu quelque chose à ce sujet ? » Um `Atiyya a dit : « Bi Abi » et elle ne mentionnait jamais le nom du Messager d’Allah (ﷺ) sans dire “Bi Abi” (c’est-à-dire ‘Que mon père soit sacrifié pour toi’). Nous lui avons demandé : « As-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela à propos des femmes ? » Elle a répondu oui et a dit : « Que mon père soit sacrifié pour lui. Il nous a dit que les jeunes filles non mariées, même celles qui restent habituellement à l’intérieur, devaient sortir et participer aux bonnes actions et aux rassemblements religieux des croyants. Mais les femmes qui ont leurs règles doivent rester à l’écart du lieu de prière. » Je lui ai demandé : « Les femmes qui ont leurs règles ? » Elle a répondu : « Ne se présentent-elles pas à `Arafat et à d’autres endroits similaires ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1697
Rapporté par Hafsa : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Pourquoi les gens ont-ils terminé leur Ihram alors que toi, tu ne l'as pas fait ? » Il répondit : « J'ai natté mes cheveux et j'ai mis des colliers à mon animal destiné au sacrifice, donc je ne terminerai pas mon Ihram avant d'avoir fini mon Hajj. »
- Sahih al-Bukhari, n°1725
Rapporté par Ibn `Umar : Hafsa a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi les gens ont-ils terminé leur Ihram après la `Umra, alors que toi tu ne l’as pas terminé après ta `Umra ? » Il a répondu : « J’ai tressé mes cheveux et j’ai mis un collier à ma bête à sacrifier. Je ne peux donc pas terminer mon Ihram avant d’avoir sacrifié ma bête. »
- Sahih al-Bukhari, n°1828
Rapporté par Hafsa : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas interdit (à un Muhrim) de tuer cinq sortes d’animaux : le corbeau, la buse, la souris, le scorpion et le chien enragé. »
- Sahih al-Bukhari, n°2033
Rapporté par `Amra : Aisha a dit : « Le Prophète ﷺ faisait l’I`tikaf pendant les dix derniers jours du Ramadan et je lui installais une tente, et après la prière du matin, il entrait dans la tente. Hafsa a demandé à Aisha la permission d’installer une tente pour elle, elle a accepté et Hafsa a monté sa tente. Quand Zaynab bint Jahsh a vu cela, elle a aussi installé une tente. Le matin, le Prophète ﷺ a remarqué les tentes. Il a dit : “Qu’est-ce que c’est ?” On lui a expliqué toute la situation. Alors le Prophète ﷺ a dit : “Pensez-vous qu’elles ont voulu faire un acte de piété en faisant cela ?” Il a donc abandonné l’I`tikaf ce mois-là et l’a pratiqué dix jours pendant le mois de Shawwal. »
- Sahih al-Bukhari, n°2034
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ voulait faire l’I`tikaf et, en arrivant à l’endroit où il comptait le faire, il a vu plusieurs tentes : celles d’Aisha, de Hafsa et de Zaynab. Il a alors dit : « Pensez-vous qu’elles ont voulu faire un acte de piété en faisant cela ? » Puis il est parti et n’a pas fait l’I`tikaf (pendant le Ramadan), mais il l’a fait dix jours dans le mois de Shawwal
- Sahih al-Bukhari, n°2041
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman, de la part de `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ faisait l’I`tikaf chaque année pendant le mois de Ramadan. Après la prière du matin, il entrait dans le lieu de son I`tikaf. `Aisha lui a demandé la permission de faire l’I`tikaf et il a accepté, alors elle a monté une tente dans la mosquée. Quand Hafsa l’a appris, elle a aussi monté une tente pour elle-même, et quand Zaynab l’a su, elle a également installé une autre tente. Le matin, quand le Messager d’Allah ﷺ a fini la prière du matin, il a vu quatre tentes et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » On l’a informé. Il a alors dit : « Qu’est-ce qui les a poussées à faire cela ? Est-ce de la piété ? Enlevez les tentes, je ne veux pas les voir. » Les tentes ont donc été retirées. Le Prophète ﷺ n’a pas fait l’I`tikaf cette année-là pendant le Ramadan, mais il l’a fait pendant les dix derniers jours de Shawwal
- Sahih al-Bukhari, n°2045
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman, de la part de `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ a mentionné qu’il ferait l’I`tikaf pendant les dix derniers jours du Ramadan. `Aisha lui a demandé la permission de faire l’I`tikaf et il l’a autorisée. Hafsa a demandé à `Aisha de demander la permission pour elle aussi, et elle l’a fait. Quand Zaynab bint Jahsh a vu cela, elle a demandé qu’on lui installe une tente, ce qui a été fait. Le Messager d’Allah ﷺ allait dans sa tente après la prière. Il a donc vu les tentes et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » On lui a dit que c’étaient les tentes d’Aisha, Hafsa et Zaynab. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Est-ce pour la piété qu’elles ont fait cela ? Je ne vais pas faire l’I`tikaf. » Il est donc rentré chez lui. Quand le mois du jeûne a pris fin, il a fait l’I`tikaf pendant dix jours dans le mois de Shawwal
- Sahih al-Bukhari, n°2056
Rapporté par `Abbas bin Tamim : Son oncle a dit : « On a demandé au Prophète (ﷺ) : Si quelqu’un ressent quelque chose pendant la prière, doit-il interrompre sa prière ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non ! Il ne faut pas arrêter, sauf si tu entends un bruit ou sens une odeur. » Rapporté aussi par Ibn Abi Hafsa : Az-Zuhri a dit : « Il n’est pas nécessaire de refaire les ablutions à moins de sentir une odeur ou d’entendre un bruit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2468
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : J’avais très envie d’interroger `Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit dans le Coran : « Si vous deux (épouses du Prophète, à savoir Aisha et Hafsa) revenez à Allah en repentir, vos cœurs se sont inclinés (à l’opposé de ce que le Prophète (ﷺ) aime) » (66:4). J’ai donc fait le Hajj avec `Umar et, sur le chemin du retour, il s’est écarté pour faire ses besoins et je l’ai suivi avec un récipient d’eau. Après qu’il ait terminé, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à qui Allah a dit : “Si vous deux revenez en repentir” (66:4) ? » Il a répondu : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué son récit : « Moi et un voisin ansar du clan Bani Umaiya bin Zaid, qui vivait à `Awali Al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. J’y allais un jour, et lui le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles et les instructions du jour, et quand c’était son tour, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir de l’autorité sur nos femmes, mais en venant vivre avec les Ansar, nous avons remarqué que leurs femmes dominaient leurs maris, alors nos femmes ont commencé à prendre les habitudes des femmes ansar. Un jour, j’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu de la même manière, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi t’énerves-tu si je te réponds ? Par Allah, les femmes du Prophète (ﷺ) lui répondent aussi, et certaines ne lui parlent pas de toute la journée jusqu’au soir.” Cela m’a inquiété et j’ai dit : “Celle qui fait cela sera perdante.” Je me suis alors habillé et je suis allé voir Hafsa pour lui demander : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Messager d’Allah (ﷺ) en colère toute la journée jusqu’au soir ?” Elle a répondu oui. J’ai dit : “Elle est vraiment perdante ! Ne crains-tu pas qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’elle soit perdue ? Ne posez pas trop de questions au Messager d’Allah (ﷺ), ne lui répondez pas, et ne le délaissez pas. Demandez-moi ce que vous voulez, mais ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (Aisha) dans son comportement envers le Prophète, car elle est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ).” À cette époque, on disait que la tribu de Ghassan (en Syrie) préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon voisin est allé voir le Prophète (ﷺ) le jour de son tour, puis il est revenu le soir et a frappé violemment à ma porte, me demandant si je dormais. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit qu’un grand événement était arrivé. J’ai demandé : “Quoi ? Les Ghassan sont-ils arrivés ?” Il a répondu que c’était pire : le Messager d’Allah avait divorcé de toutes ses femmes. J’ai dit : “Hafsa est perdue ! Je m’y attendais.” Je me suis habillé et j’ai prié la prière de l’aube avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté dans une pièce à l’étage et y est resté seul. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’ai-je pas prévenue ? Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut.” Je suis sorti et je suis allé près de la chaire où des gens étaient rassemblés, certains pleuraient. Je suis resté un moment avec eux, puis je n’ai pas pu supporter la situation. Je suis donc retourné à la pièce où était le Prophète (ﷺ) et j’ai demandé à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Messager d’Allah pour que j’entre ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ) et est revenu en disant : “Je t’ai mentionné, mais il n’a pas répondu.” Je suis retourné m’asseoir avec les gens, mais je n’ai pas pu rester, alors je suis retourné voir l’esclave et j’ai répété ma demande. Il est entré et a ramené la même réponse. Quand je partais, l’esclave m’a appelé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis donc entré et j’ai vu le Prophète allongé sur un tapis sans matelas, et le tapis avait laissé des marques sur son corps. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “As-tu divorcé de tes femmes ?” Il a levé les yeux vers moi et a répondu non. Puis, toujours debout, j’ai continué : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les Quraish, avions l’autorité sur nos femmes, mais en venant chez un peuple dont les femmes dominaient leurs maris...” `Umar a raconté toute l’histoire (concernant sa femme). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a souri. `Umar a ajouté : “J’ai alors dit à Hafsa : Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (Aisha), car elle est plus belle que toi et plus aimée du Prophète.” Le Prophète (ﷺ) a encore souri. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis et j’ai regardé autour de la pièce, et par Allah, je n’y ai vu que trois peaux. J’ai dit (au Messager d’Allah (ﷺ)) : “Invoque Allah pour qu’Il accorde la prospérité à tes compagnons, car les Perses et les Byzantins ont reçu la prospérité et les biens de ce monde, alors qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) était appuyé, mais en entendant mes paroles, il s’est redressé et a dit : “Ô Ibn Al-Khattab ! As-tu un doute (que l’au-delà est meilleur que ce monde) ? Ces gens ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde seulement.” J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : “Demande pardon à Allah pour moi.” Le Prophète (ﷺ) s’était éloigné de ses femmes à cause du secret que Hafsa avait révélé à Aisha, et il avait dit qu’il ne les verrait pas pendant un mois, car il était en colère contre elles quand Allah l’a réprimandé (pour avoir juré de ne plus approcher Maria). Après vingt-neuf jours, le Prophète (ﷺ) est allé voir Aisha en premier. Elle lui a dit : “Tu avais juré de ne pas venir nous voir pendant un mois, et il ne s’est écoulé que vingt-neuf jours, je les ai comptés.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Le mois peut aussi être de vingt-neuf jours.” Ce mois-là comptait vingt-neuf jours. Aisha a dit : “Quand la révélation du choix est descendue, le Prophète (ﷺ) a commencé par moi et m’a dit : ‘Je vais te dire quelque chose, mais tu n’as pas besoin de répondre tout de suite, tu peux consulter tes parents.’” Aisha savait que ses parents ne lui conseilleraient pas de se séparer du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah avait révélé : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde et ses plaisirs, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai d’une belle manière. Mais si vous cherchez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” (33:28) Aisha a dit : “Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) a donné le choix à ses autres épouses et elles ont toutes répondu comme Aisha
- Sahih al-Bukhari, n°2581
Rapporté par `Urwa d’après `Aisha رضي الله عنها : Les femmes du Messager d’Allah (ﷺ) étaient en deux groupes. Un groupe comprenait `Aisha, Hafsa, Safiyya et Sauda ; l’autre groupe comprenait Um Salama et les autres épouses du Prophète (ﷺ). Les musulmans savaient que le Messager d’Allah (ﷺ) aimait `Aisha, donc s’ils avaient un cadeau à offrir, ils attendaient qu’il soit chez `Aisha pour le lui envoyer. Le groupe d’Um Salama en a discuté et a décidé qu’Um Salama demanderait au Prophète de dire aux gens d’envoyer leurs cadeaux chez l’épouse où il se trouvait. Um Salama en a parlé au Prophète (ﷺ), mais il n’a pas répondu. Elles lui ont demandé ce qu’il avait dit, elle a répondu qu’il n’avait rien dit. Elles lui ont demandé d’insister. Elle lui a reparlé lors de son tour, mais il n’a pas répondu. Elles lui ont encore demandé, elle a dit qu’il n’avait rien dit. Elles lui ont dit : « Parle-lui jusqu’à ce qu’il te réponde. » Lors de son tour, elle lui a reparlé. Il lui a alors dit : « Ne me fais pas de peine au sujet de `Aisha, car la Révélation ne me vient que dans la maison de `Aisha. » Um Salama a alors dit : « Je demande pardon à Allah de t’avoir peiné. » Ensuite, le groupe d’Um Salama a appelé Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), et l’a envoyée lui dire : « Tes épouses te demandent de les traiter, elles et la fille d’Abou Bakr, de la même façon. » Fatima a transmis le message. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ma fille, n’aimes-tu pas celle que j’aime ? » Elle a répondu oui, puis est repartie leur raconter. Elles lui ont demandé d’y retourner, mais elle a refusé. Elles ont alors envoyé Zainab bint Jahsh, qui est allée le voir et lui a parlé durement : « Tes épouses te demandent de les traiter, elles et la fille d’Ibn Abou Quhafa, de la même façon. » Elle a élevé la voix et insulté `Aisha devant elle, au point que le Messager d’Allah (ﷺ) a regardé `Aisha pour voir si elle allait répondre. `Aisha a répondu à Zainab jusqu’à la faire taire. Le Prophète (ﷺ) a alors regardé `Aisha et a dit : « Elle est vraiment la fille d’Abou Bakr. »
- Sahih al-Bukhari, n°2646
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : `Aisha, la femme du Prophète (ﷺ), a raconté à son oncle qu’une fois, alors que le Prophète (ﷺ) était chez elle, elle a entendu un homme demander la permission d’entrer chez Hafsa. `Aisha a dit : « J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je pense que cet homme est l’oncle de lait de Hafsa.’ » `Aisha a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il y a un homme qui demande la permission d’entrer chez toi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Je pense que c’est l’oncle de lait de Hafsa. » `Aisha a dit : « Si untel (c’est-à-dire mon oncle de lait) était vivant, aurait-il le droit de me rendre visite ? » Le Prophète d’Allah a dit : « Oui, car les liens d’allaitement sont comme les liens de sang (pour le mariage). »
- Sahih al-Bukhari, n°3102
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Un jour, je suis monté à l’étage dans la maison de Hafsa et j’ai vu le Prophète (ﷺ) faire ses besoins, le dos tourné vers la Qibla et faisant face au Sham
- Sahih al-Bukhari, n°3105
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté qu’un jour le Messager d’Allah (ﷺ) était avec elle et elle entendit quelqu’un demander la permission d’entrer dans la maison de Hafsa. Elle dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme demande la permission d’entrer dans ta maison. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Je pense que c’est untel (c’est-à-dire l’oncle de lait de Hafsa). Ce qui est interdit à cause des liens du sang l’est aussi à cause des liens d’allaitement. »
- Sahih al-Bukhari, n°3700
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°3738
Rapporté par Ibn `Umar : Si quelqu’un faisait un rêve du vivant du Prophète (ﷺ), il le racontait au Prophète. Un jour, j’ai eu envie de voir un rêve et de le raconter au Prophète (ﷺ). J’étais jeune, célibataire, et je dormais à la mosquée à l’époque du Prophète. J’ai rêvé que deux anges m’ont emmené vers le Feu (de l’Enfer), qui ressemblait à un puits dont l’intérieur était construit, avec deux parois comme celles d’un puits. J’y ai vu des gens que je connaissais. J’ai commencé à dire : « Je cherche protection auprès d’Allah contre le Feu (de l’Enfer), je cherche protection auprès d’Allah contre le Feu (de l’Enfer). » Puis un autre ange est venu à la rencontre des deux premiers et m’a dit : « N’aie pas peur. » J’ai raconté mon rêve à Hafsa qui l’a ensuite raconté au Prophète. Il a dit : « Quel excellent homme est `Abdullah, s’il priait la nuit ! » (Salem, un des rapporteurs, a dit : « Par la suite, `Abdullah dormait très peu la nuit. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3739
Rapporté par Ibn `Umar : Si quelqu’un faisait un rêve du vivant du Prophète (ﷺ), il le racontait au Prophète. Un jour, j’ai eu envie de voir un rêve et de le raconter au Prophète (ﷺ). J’étais jeune, célibataire, et je dormais à la mosquée à l’époque du Prophète. J’ai rêvé que deux anges m’ont emmené vers le Feu (de l’Enfer), qui ressemblait à un puits dont l’intérieur était construit, avec deux parois comme celles d’un puits. J’y ai vu des gens que je connaissais. J’ai commencé à dire : « Je cherche protection auprès d’Allah contre le Feu (de l’Enfer), je cherche protection auprès d’Allah contre le Feu (de l’Enfer). » Puis un autre ange est venu à la rencontre des deux premiers et m’a dit : « N’aie pas peur. » J’ai raconté mon rêve à Hafsa qui l’a ensuite raconté au Prophète. Il a dit : « Quel excellent homme est `Abdullah, s’il priait la nuit ! » (Salem, un des rapporteurs, a dit : « Par la suite, `Abdullah dormait très peu la nuit. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3740
Rapporté par Ibn `Umar, d’après sa sœur Hafsa : Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « `Abdullah est un homme pieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3741
Rapporté par Ibn `Umar, d’après sa sœur Hafsa : Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « `Abdullah est un homme pieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4005
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab a dit : « Quand (ma fille) Hafsa bint `Umar a perdu son mari Khunais bin Hudhaifa As-Sahrni, qui était un compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), avait combattu à Badr et était mort à Médine, j’ai rencontré `Uthman bin `Affan et je lui ai proposé d’épouser Hafsa en lui disant : “Si tu veux, je te marie Hafsa bint `Umar.” Il m’a répondu : “Je vais y réfléchir.” J’ai attendu quelques jours puis il m’a dit : “Je pense ne pas vouloir me marier pour l’instant.” Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr et je lui ai dit : “Si tu veux, je te marie Hafsa bint `Umar.” Il est resté silencieux et ne m’a pas répondu, et j’ai été encore plus fâché contre lui que contre `Uthman. Quelques jours plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la main de Hafsa et je la lui ai donnée en mariage. Plus tard, Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : “Peut-être as-tu été en colère contre moi quand tu m’as proposé Hafsa et que je n’ai rien répondu ?” J’ai dit : “Oui.” Abu Bakr a dit : “Rien ne m’a empêché d’accepter ta proposition, sauf que j’avais appris que le Messager d’Allah (ﷺ) avait évoqué le sujet de Hafsa et je ne voulais pas dévoiler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). Mais s’il l’avait laissée, je l’aurais sûrement épousée.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4011
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr bin Rabi‘a : Il était l’un des chefs de Bani ‘Adi et son père avait participé à la bataille de Badr avec le Prophète. ‘Umar a nommé Qudama bin Maz‘un gouverneur de Bahreïn ; Qudama était un des combattants de Badr et l’oncle maternel de ‘Abdullah bin ‘Umar et de Hafsa
- Sahih al-Bukhari, n°4108
Rapporté par `Ikrima bin Khalid : Ibn `Umar a dit : « Je suis allé voir Hafsa alors que de l’eau coulait de ses tresses. Je lui ai dit : ‘La situation des gens est comme tu le vois, et aucun pouvoir ne m’a été donné.’ Hafsa m’a dit : ‘Va les voir, car ils t’attendent, et j’ai peur que ton absence ne crée des divisions parmi eux.’ Hafsa n’a pas laissé Ibn `Umar jusqu’à ce que nous allions les voir. Quand les gens se sont divisés, Muawiya s’est adressé à eux en disant : ‘Si quelqu’un veut dire quelque chose à propos du califat, qu’il se montre et ne se cache pas, car nous avons plus de droits au califat que lui et son père.’ Là-dessus, Habib bin Masalama a dit (à Ibn `Umar) : ‘Pourquoi ne lui réponds-tu pas (à Muawiya) ?’ `Abdullah bin `Umar a dit : ‘J’ai défait mon vêtement qui entourait mon dos et mes jambes pendant que j’étais assis, et j’allais dire : “Celui qui a combattu contre toi et contre ton père pour l’islam a plus de droits au califat”, mais j’ai eu peur que mes paroles ne créent des divisions et du sang versé, ou qu’elles soient mal interprétées. (Alors je me suis tu) en pensant à ce qu’Allah a préparé dans les Jardins du Paradis pour ceux qui sont patients et préfèrent l’au-delà à cette vie.’ Habib a dit : ‘Tu as fait ce qui t’a gardé en sécurité (c’est-à-dire que tu as été sage).’
- Sahih al-Bukhari, n°4230
Rapporté par Abu Musa : Nous avons appris la nouvelle de la migration du Prophète (ﷺ) de La Mecque à Médine alors que nous étions au Yémen. Nous sommes donc partis en tant qu’émigrants vers lui. Nous étions trois : moi et mes deux frères. J’étais le plus jeune, l’un des deux était Abu Burda et l’autre Abu Ruhm, et nous étions au total 53 ou 52 hommes de mon peuple. Nous avons embarqué sur un bateau qui nous a emmenés chez le Négus en Éthiopie. Là-bas, nous avons rencontré Ja`far bin Abi Talib et nous sommes restés avec lui. Ensuite, nous sommes tous venus à Médine et nous avons rencontré le Prophète (ﷺ) au moment de la conquête de Khaybar. Certaines personnes, c’est-à-dire les gens du bateau, nous disaient : « Nous avons émigré avant vous. » Asma’ bint ‘Umais, qui était venue avec nous, est allée rendre visite à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ). Elle avait émigré avec les autres musulmans partis chez le Négus. `Umar est venu voir Hafsa pendant qu’Asma’ bint ‘Umais était avec elle. En voyant Asma’, `Umar a demandé : « Qui est-ce ? » Elle a répondu : « Asma’ bint ‘Umais. » `Umar a dit : « Est-ce l’Éthiopienne ? Celle qui a voyagé par la mer ? » Asma’ a répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Nous avons émigré avant vous, gens du bateau, donc nous avons plus de droits que vous auprès du Messager d’Allah (ﷺ). » À cela, Asma’ s’est fâchée et a dit : « Non, par Allah ! Pendant que vous étiez avec le Messager d’Allah (ﷺ), qui nourrissait les affamés parmi vous et conseillait les ignorants, nous étions dans le pays lointain et détesté d’Éthiopie, et tout cela pour le Messager d’Allah (ﷺ). Par Allah, je ne mangerai ni ne boirai rien avant d’avoir informé le Messager d’Allah (ﷺ) de tout ce que tu as dit. Là-bas, nous avons souffert et eu peur. Je vais en parler au Prophète (ﷺ) sans rien inventer, rien oublier et rien ajouter à tes propos
- Sahih al-Bukhari, n°4398
Rapporté par Hafsa (l’épouse du Prophète) : Le Prophète (ﷺ) a ordonné à toutes ses épouses de sortir de l’ihram pendant l’année du pèlerinage d’adieu. Là-dessus, je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui t’empêche de sortir de l’ihram ? » Il a dit : « J’ai les cheveux tressés et j’ai mis un collier à mon animal de sacrifice. Je ne sortirai de l’ihram qu’après l’avoir sacrifié. »
- Sahih al-Bukhari, n°4442
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Quand la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’aggrava, il demanda à ses épouses la permission d’être soigné chez moi, et elles acceptèrent. Il sortit (pour venir chez moi), soutenu par deux hommes, traînant les pieds, entre `Abbas bin `Abdul-Muttalib et un autre homme. ‘Ubaidullah dit : J’ai raconté à `Abdullah ce qu’`Aisha avait dit, et `Abdullah bin `Abbas m’a demandé : « Sais-tu qui était l’autre homme qu’`Aisha n’a pas nommé ? » J’ai répondu : « Non. » Ibn `Abbas dit : « C’était `Ali bin Abu Talib. » `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), racontait : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) entra chez moi et que sa maladie s’aggrava, il dit : “Versez-moi de l’eau de sept outres dont les liens n’ont pas été défaits, afin que je puisse donner des conseils aux gens.” Nous l’avons donc fait asseoir dans une grande bassine appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ), et nous avons commencé à verser de l’eau sur lui de ces outres jusqu’à ce qu’il nous fasse signe de la main pour dire : “C’est bon, vous avez fini.” » `Aisha ajouta : « Ensuite, il sortit vers les gens, dirigea la prière et leur adressa un sermon. »
- Sahih al-Bukhari, n°4679
Rapporté par Zayd ibn Thâbit al-Ansârî, qui faisait partie de ceux qui écrivaient la Révélation : Abû Bakr m’a envoyé après la bataille sanglante de Yamâma, alors qu’il avait auprès de lui ‘Umar. Abû Bakr dit : « ‘Umar est venu à moi et m’a dit : “Le massacre a été intense parmi les gens le jour de Yamâma, et je crains que le massacre ne frappe les lecteurs du Coran dans d’autres lieux, et qu’une grande partie du Coran ne disparaisse, à moins que vous ne le rassembliez. Je pense donc qu’il faut rassembler le Coran.” » Abû Bakr dit : « J’ai dit à ‘Umar : Comment pourrais-je faire une chose que le Messager d’Allah ﷺ n’a pas faite ? » ‘Umar répondit : « Par Allah, c’est une bonne chose. » ‘Umar ne cessa de me presser jusqu’à ce qu’Allah m’ouvre la poitrine à cela, et que je partage son avis. Zayd ibn Thâbit dit : ‘Umar était assis auprès de lui, silencieux. Abû Bakr dit : « Tu es un jeune homme intelligent, et nous ne te soupçonnons pas. Tu écrivais la Révélation pour le Messager d’Allah ﷺ. Recherche donc le Coran et rassemble-le. » Par Allah, s’il m’avait demandé de déplacer une montagne, cela n’aurait pas été plus lourd pour moi que ce qu’il m’a ordonné concernant la collecte du Coran. J’ai dit à tous deux : « Comment faites-vous une chose que le Prophète ﷺ n’a pas faite ? » Abû Bakr répondit : « Par Allah, c’est une bonne chose. » Je ne cessai de discuter avec lui jusqu’à ce qu’Allah m’ouvre la poitrine comme Il l’avait fait pour Abû Bakr et ‘Umar. Je me mis alors à rechercher le Coran, le rassemblant sur des feuillets, des omoplates, des tiges de palmiers et dans la mémoire des hommes, jusqu’à ce que je trouve auprès de Khuzaïma al-Ansârî deux versets de la sourate At-Tawba que je n’avais trouvés auprès de personne d’autre : {Certes, un Messager issu de vous est venu à vous, auquel pèse ce qui vous accable, plein de sollicitude pour vous…} jusqu’à la fin. Les feuillets sur lesquels le Coran fut rassemblé restèrent chez Abû Bakr jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui, puis chez ‘Umar jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui, puis chez Hafsa, fille de ‘Umar
- Sahih al-Bukhari, n°4912
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) buvait du miel chez Zaynab, la fille de Jahsh, et restait avec elle. Hafsa et moi avons donc convenu en secret que, s’il venait chez l’une de nous, elle lui dirait : « On dirait que tu as mangé du maghafir (une sorte de résine qui sent mauvais), car je sens cette odeur sur toi. » Nous l’avons fait, et il a répondu : « Non, mais je buvais du miel chez Zaynab, la fille de Jahsh, et je n’en prendrai plus jamais. J’ai fait un serment à ce sujet, et vous ne devez en parler à personne. »
- Sahih al-Bukhari, n°4913
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant toute une année, j’ai eu envie de demander à `Umar ibn Al-Khattab l’explication d’un verset (dans la sourate At-Tahrim), mais je n’osais pas à cause du respect que j’avais pour lui. Lorsqu’il partit faire le Hajj, je l’ai accompagné. Sur le chemin du retour, alors que nous étions encore en route, `Umar s’est éloigné près des arbres d’Arak pour satisfaire un besoin. J’ai attendu qu’il ait fini, puis je l’ai rejoint et je lui ai demandé : « Ô chef des croyants ! Qui étaient les deux femmes du Prophète (ﷺ) qui se sont soutenues l’une l’autre contre lui ? » Il a répondu : « C’étaient Hafsa et `Aisha. » Je lui ai alors dit : « Par Allah, je voulais te poser cette question il y a un an, mais je n’ai pas osé par respect pour toi. » `Umar a dit : « N’hésite pas à me demander. Si tu penses que j’ai des connaissances sur un sujet, demande-moi ; et si je sais, je te répondrai. » Puis `Umar a ajouté : « Par Allah, à l’époque préislamique, nous ne faisions pas attention aux femmes jusqu’à ce qu’Allah révèle ce qu’Il a révélé à leur sujet et leur accorde ce qu’Il leur a accordé. Un jour, alors que je réfléchissais à une affaire, ma femme m’a dit : “Je te conseille de faire ceci ou cela.” Je lui ai dit : “Pourquoi t’occupes-tu de cette affaire ? Pourquoi t’immisces-tu dans ce que je veux accomplir ?” Elle m’a répondu : “C’est étonnant, ô fils d’Al-Khattab ! Tu ne veux pas qu’on te contredise alors que ta fille, Hafsa, discute avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute une journée !” » `Umar a alors raconté qu’il s’est immédiatement habillé et est allé voir Hafsa : « Ô ma fille ! Tu discutes avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute la journée ? » Hafsa a répondu : « Par Allah, nous discutons avec lui. » `Umar a dit : « Sache que je t’avertis du châtiment d’Allah et de la colère du Messager d’Allah (ﷺ)... Ô ma fille ! Ne te laisse pas influencer par celle qui est fière de sa beauté à cause de l’amour du Messager d’Allah (ﷺ) pour elle (c’est-à-dire `Aisha). » `Umar a ajouté : « Je suis ensuite allé chez Um Salama, qui était de ma famille, et j’ai parlé avec elle. Elle m’a dit : “Ô fils d’Al-Khattab ! C’est étonnant que tu veuilles t’occuper de tout ; tu veux même t’immiscer entre le Messager d’Allah et ses femmes !” Par Allah, ses paroles m’ont tellement touché que ma colère a diminué. Je l’ai quittée et je suis rentré chez moi. À cette époque, j’avais un ami parmi les Ansar qui me rapportait des nouvelles du Prophète en mon absence, et je faisais de même pour lui. Nous avions peur d’un roi de la tribu de Ghassan, car nous avions entendu dire qu’il voulait nous attaquer, ce qui nous inquiétait beaucoup. Un jour, mon ami ansari a frappé à ma porte de façon inattendue et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le roi de Ghassan est-il arrivé ?” Il a répondu : “Non, mais c’est pire : le Messager d’Allah (ﷺ) s’est isolé de ses femmes.” J’ai dit : “Que le nez de `Aisha et Hafsa touche la poussière (c’est-à-dire qu’elles soient humiliées) !” Je me suis habillé et je suis allé à la demeure du Messager d’Allah (ﷺ). Il se trouvait dans une pièce à l’étage, à laquelle on accédait par une échelle, et un esclave noir du Messager d’Allah (ﷺ) était assis sur la première marche. Je lui ai dit : “Dis au Prophète (ﷺ) que `Umar ibn Al-Khattab est là.” Le Prophète (ﷺ) m’a alors fait entrer et je lui ai raconté toute l’histoire. Quand je suis arrivé à l’épisode d’Um Salama, le Messager d’Allah (ﷺ) a souri alors qu’il était allongé sur un tapis de feuilles de palmier, sans rien entre lui et le tapis. Il avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, des feuilles d’un arbre saut à ses pieds, et quelques outres d’eau suspendues au-dessus de sa tête. En voyant les marques du tapis sur son côté, j’ai pleuré. Il m’a dit : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! César et Khosro mènent une vie luxueuse alors que toi, le Messager d’Allah (ﷺ), tu vis dans la pauvreté. » Le Prophète (ﷺ) a alors répondu : « N’es-tu pas satisfait qu’ils profitent de ce bas-monde et que nous ayons l’au-delà ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4914
Rapporté par Ibn `Abbas : Je voulais demander à `Umar : « Qui étaient ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre contre le Prophète ? » À peine avais-je fini ma question qu’il a répondu : « C’étaient `Aisha et Hafsa. »
- Sahih al-Bukhari, n°4915
Rapporté par Ibn `Abbas : Je voulais demander à `Umar au sujet de ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre contre le Messager d’Allah (ﷺ). Pendant un an, j’ai cherché l’occasion de poser cette question, sans succès, jusqu’à ce qu’un jour je l’accompagne au Hajj. Alors que nous étions à Zahran, `Umar est parti satisfaire un besoin naturel et m’a demandé de le suivre avec de l’eau pour les ablutions. Je l’ai donc suivi avec un récipient d’eau et j’ai commencé à verser de l’eau pour lui. J’ai trouvé que c’était le bon moment pour lui demander, alors j’ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui étaient ces deux femmes qui se sont soutenues l’une l’autre (contre le Prophète) ? » Avant même que je termine ma question, il a répondu : « C’étaient `Aisha et Hafsa. »
- Sahih al-Bukhari, n°4986
Rapporté par Zaid bin Thabit : Abu Bakr As-Siddiq m’a fait venir après la bataille de Yamama, où de nombreux compagnons du Prophète avaient été tués en combattant Musailima. J’ai trouvé `Umar bin Al-Khattab avec lui. Abu Bakr m’a dit : « `Umar est venu me voir et m’a dit : ‘Beaucoup de ceux qui connaissaient le Coran par cœur sont morts à Yamama, et j’ai peur qu’il y ait encore plus de pertes dans d’autres batailles, ce qui risquerait de faire disparaître une grande partie du Coran. Je propose donc que tu ordonnes de rassembler le Coran.’ » J’ai dit à `Umar : « Comment peux-tu faire quelque chose que le Messager d’Allah n’a pas fait ? » `Umar répondit : « Par Allah, c’est une bonne initiative. » Il insista jusqu’à ce qu’Allah ouvre mon cœur à cette idée, comme Il l’avait fait pour `Umar. Abu Bakr me dit alors : « Tu es un jeune homme sage, nous n’avons aucun doute sur toi, et tu écrivais la révélation pour le Messager d’Allah (ﷺ). Cherche donc les fragments du Coran et rassemble-les dans un seul livre. » Par Allah, si on m’avait demandé de déplacer une montagne, cela n’aurait pas été plus difficile que de rassembler le Coran. J’ai alors demandé à Abu Bakr : « Comment vas-tu faire quelque chose que le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fait ? » Il répondit : « Par Allah, c’est une bonne chose. » Il insista jusqu’à ce qu’Allah ouvre mon cœur comme Il l’avait fait pour Abu Bakr et `Umar. J’ai donc commencé à chercher le Coran, à le rassembler à partir de tiges de palmier, de pierres blanches fines et auprès des hommes qui le connaissaient par cœur, jusqu’à ce que je trouve le dernier verset de la sourate At-Tawba chez Abi Khuzaima Al-Ansari, et je ne l’ai trouvé chez personne d’autre. Ce verset est : « Un Messager issu de vous est venu à vous. Ce qui vous fait du mal lui pèse… » (jusqu’à la fin de la sourate At-Tawba, 9:128-129). Le manuscrit complet du Coran resta chez Abu Bakr jusqu’à sa mort, puis chez `Umar jusqu’à la fin de sa vie, puis chez Hafsa, la fille de `Umar
- Sahih al-Bukhari, n°4987
Rapporté par Anas bin Malik : Hudhaifa bin Al-Yaman est venu voir `Uthman alors que les gens du Sham et d’Irak combattaient pour conquérir l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Hudhaifa craignait les différences dans la récitation du Coran entre ces deux groupes. Il dit à `Uthman : « Ô chef des croyants ! Sauve cette communauté avant qu’elle ne se divise à propos du Livre, comme l’ont fait les Juifs et les Chrétiens. » `Uthman envoya alors un message à Hafsa : « Envoie-nous les manuscrits du Coran pour que nous puissions en faire des copies parfaites, puis nous te les rendrons. » Hafsa les lui envoya. `Uthman ordonna alors à Zaid bin Thabit, `Abdullah bin Az-Zubair, Sa`id bin Al-As et `AbdurRahman bin Harith bin Hisham de recopier les manuscrits en copies parfaites. Il dit aux trois hommes de Quraysh : « Si vous n’êtes pas d’accord avec Zaid bin Thabit sur un point du Coran, écrivez-le dans le dialecte de Quraysh, car le Coran a été révélé dans leur langue. » Ils firent ainsi, et une fois les copies terminées, `Uthman rendit les manuscrits originaux à Hafsa. Il envoya une copie dans chaque province musulmane et ordonna de brûler tous les autres fragments ou copies du Coran
- Sahih al-Bukhari, n°5099
Rapporté par `Aisha : (l’épouse du Prophète) Alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était avec moi, j’ai entendu la voix d’un homme qui demandait la permission d’entrer dans la maison de Hafsa. `Aisha a ajouté : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme demande à entrer dans ta maison. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je pense que c’est un tel », en nommant l’oncle de lait de Hafsa. `Aisha a dit : « Si un tel », en nommant son propre oncle de lait, « était vivant, pourrait-il entrer chez moi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui, car les liens d’allaitement rendent interdites les mêmes choses que les liens du sang. »
- Sahih al-Bukhari, n°5122
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab a dit : « Quand Hafsa bint `Umar est devenue veuve après la mort de son mari Khunais bin Hudhafa As-Sahmi, qui était l’un des compagnons du Prophète et qui est décédé à Médine, je suis allé voir `Uthman bin `Affan et je lui ai proposé la main de Hafsa. Il m’a dit : “Je vais y réfléchir.” J’ai attendu quelques jours, puis il m’a rencontré et m’a dit : “Il semble que je ne peux pas me marier en ce moment.” » `Umar a ajouté : « J’ai rencontré Abu Bakr As-Siddique et je lui ai dit : “Si tu veux, je peux te marier avec ma fille Hafsa.” Abu Bakr est resté silencieux et ne m’a rien répondu. J’ai été plus contrarié par lui que par `Uthman. J’ai attendu quelques jours, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la main de Hafsa, et je l’ai donnée en mariage au Prophète. Plus tard, j’ai rencontré Abu Bakr qui m’a dit : “Peut-être as-tu été fâché contre moi quand tu m’as proposé Hafsa et que je ne t’ai pas répondu ?” J’ai dit : “Oui.” Abu Bakr a dit : “La seule raison pour laquelle je ne t’ai pas répondu, c’est que je savais que le Messager d’Allah avait parlé d’elle, et je ne voulais pas révéler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). Et si le Messager d’Allah avait refusé, je l’aurais épousée.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5129
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Quand Hafsa, la fille de ‘Umar, est devenue veuve après la mort de son mari Ibn Hudhafa As-Sahmi, qui était un compagnon du Prophète (ﷺ), un des combattants de Badr, et qui est mort à Médine, ‘Umar a dit : « J’ai rencontré ‘Uthman bin ‘Affan et je lui ai proposé : ‘Si tu veux, je peux te marier à Hafsa.’ Il m’a répondu : ‘Je vais y réfléchir.’ J’ai attendu quelques jours, puis il m’a dit : ‘J’ai décidé de ne pas me marier pour l’instant.’ » ‘Umar a ajouté : « Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr et je lui ai dit : ‘Si tu veux, je peux te marier à Hafsa.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5145
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : « Quand Hafsa est devenue veuve, `Umar a dit : Je suis allé voir Abu Bakr et je lui ai dit : “Si tu veux, je peux te marier Hafsa bint `Umar.” J’ai attendu quelques jours, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé sa main. Plus tard, Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : “La seule raison pour laquelle je ne t’ai pas répondu à propos de ta proposition, c’est que je savais que le Messager d’Allah (ﷺ) avait exprimé son souhait de l’épouser, et je ne pouvais pas révéler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). S’il avait renoncé à elle, je l’aurais acceptée.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5191
Rapporté par Ibn `Abbas : J’avais très envie de demander à `Umar bin Al-Khattab au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète à propos desquelles Allah a dit : « Si vous deux (épouses du Prophète (ﷺ), c’est-à-dire Aisha et Hafsa) revenez à Allah, vos cœurs sont déjà enclins (à vous opposer à ce que le Prophète (ﷺ) aime). » (66:4), jusqu’à ce que `Umar fasse le Hajj et que je le fasse avec lui. En chemin, `Umar s’est isolé pour faire ses besoins, et je l’ai accompagné avec un récipient d’eau. Quand il a fini, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai alors dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit : “Si vous deux revenez à Allah, vos cœurs sont déjà enclins (à vous opposer à ce que le Prophète (ﷺ) aime) ?” (66:4) » Il a dit : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de `Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué à raconter le hadith et a dit : « Moi et un voisin ansar des Bani Umaiyya bin Zaid, qui habitait à `Awali-al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. Il y allait un jour et moi le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles de la révélation et d’autres choses, et quand il y allait, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir le dessus sur nos femmes, mais en arrivant chez les Ansar, nous avons vu que leurs femmes avaient le dessus sur leurs maris, alors nos femmes ont commencé à imiter les femmes ansar. J’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi es-tu surpris que je te réponde ? Par Allah, les femmes du Prophète lui répondent aussi et certaines ne lui parlent pas toute la journée jusqu’au soir.” Cette parole m’a effrayé et je lui ai dit : “Celle qui fait cela est perdue !” Ensuite, je me suis préparé et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Prophète (ﷺ) en colère jusqu’au soir ?” Elle a répondu : “Oui.” J’ai dit : “Tu es perdue ! N’as-tu pas peur qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et que tu sois perdue ? Ne demande pas plus au Prophète (ﷺ), ne lui réponds pas et ne cesse pas de lui parler. Demande-moi ce dont tu as besoin et ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (`Aisha), car elle est plus charmante que toi et plus aimée du Prophète (ﷺ).” » `Umar a ajouté : « À ce moment-là, une rumeur circulait selon laquelle la tribu de Ghassan préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon compagnon ansar, le jour de son tour, est allé en ville et est revenu la nuit en frappant violemment à ma porte et en demandant si j’étais là. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit : “Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose de grave.” J’ai demandé : “Quoi ? Les gens de Ghassan sont-ils venus ?” Il a répondu : “Non, mais c’est encore plus grave : le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé de ses femmes.” `Umar a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de ses femmes et j’ai dit : “Hafsa est perdue.” Je pensais que ce divorce allait arriver bientôt. Je me suis donc préparé et j’ai prié la prière du matin avec le Prophète (ﷺ), puis il est monté dans une pièce à l’étage et s’est isolé. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’avais-je pas prévenue ? Le Prophète (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut, seul.” Je suis sorti et je me suis assis près de la chaire, où un groupe de gens était assis, certains pleuraient. Je suis resté un moment, puis je n’ai pas supporté la situation, alors je suis allé voir la pièce du Prophète (ﷺ) et j’ai dit à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Prophète (ﷺ) pour `Umar d’entrer ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ), puis est revenu en disant : “Je lui ai parlé de toi, mais il n’a rien dit.” Je suis revenu m’asseoir près de la chaire, mais je n’ai pas supporté, alors j’ai encore demandé à l’esclave : “Peux-tu demander la permission pour `Umar ?” Il est entré et revenu en disant : “Je lui ai parlé de toi, mais il n’a rien dit.” J’y suis retourné une troisième fois, et l’esclave m’a finalement appelé : “Le Prophète (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis alors entré auprès du Messager d’Allah (ﷺ) et je l’ai vu allongé sur un lit fait de tiges de palmiers, sans matelas, et les tiges avaient laissé des marques sur son flanc. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! As-tu divorcé de tes femmes ?” Il m’a regardé et a dit : “Non.” J’ai dit : “Allahou Akbar !” Puis, toujours debout, j’ai dit : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les gens de Quraish, avions le dessus sur nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons vu que les hommes étaient dominés par leurs femmes.” Le Prophète (ﷺ) a souri, puis j’ai ajouté : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Je suis allé voir Hafsa et je lui ai dit : ‘Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (`Aisha), car elle est plus charmante que toi et plus aimée du Prophète.’” Le Prophète (ﷺ) a souri une deuxième fois. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis. J’ai alors regardé autour de sa maison, et par Allah, je n’ai rien vu d’important à part trois peaux. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Invoque Allah pour qu’il rende tes compagnons riches, car les Perses et les Romains ont reçu les plaisirs de ce monde, bien qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) s’est alors redressé et a dit : “Penses-tu ainsi, ô fils d’Al-Khattab ? Ce sont des gens qui ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Demande pardon à Allah pour moi.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de ses femmes pendant vingt-neuf jours à cause de ce que Hafsa avait révélé à `Aisha. Le Prophète (ﷺ) avait dit : “Je n’irai pas les voir pendant un mois,” à cause de sa colère, et Allah l’a réprimandé. Quand vingt-neuf jours se sont écoulés, le Prophète (ﷺ) est d’abord allé voir `Aisha. Elle lui a dit : “Ô Messager d’Allah ! Tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, mais il ne s’est passé que vingt-neuf jours, je les ai comptés un par un.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Ce mois-ci compte vingt-neuf jours.” `Aisha a ajouté : “Ensuite, Allah a révélé les versets du choix.” Et parmi toutes ses femmes, il m’a demandé la première, et j’ai choisi de rester avec lui. Puis il a donné le choix à ses autres femmes et elles ont dit comme moi. » (Le Prophète (ﷺ) avait décidé de s’abstenir de manger un certain aliment à cause d’un événement, alors Allah l’a blâmé pour cela. Certaines de ses femmes étaient la cause de cette décision, c’est pourquoi il les a délaissées pendant un mois. Voir le Coran
- Sahih al-Bukhari, n°5211
Rapporté par al-Qasim : Aisha رضي الله عنها a dit que chaque fois que le Prophète (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses pour en emmener une avec lui. Lors d’un de ses voyages, le sort est tombé sur Aisha et Hafsa. Quand la nuit tombait, le Prophète (ﷺ) venait à côté du chameau d’Aisha et parlait avec elle. Une nuit, Hafsa a dit à Aisha : « Est-ce que tu veux monter mon chameau ce soir et moi je monte le tien, pour que tu me voies et que je te voie dans une nouvelle situation ? » Aisha a répondu : « Oui, je suis d’accord. » Alors Aisha a changé de monture, et le Prophète (ﷺ) est venu vers le chameau d’Aisha sur lequel Hafsa était montée. Il a salué Hafsa puis a continué à avancer avec elle jusqu’à ce qu’ils descendent. Aisha a été peinée de son absence et, quand ils sont descendus, elle a mis ses jambes dans l’Idhkhir et a dit : « Ô Seigneur (Allah) ! Envoie-moi un scorpion ou un serpent pour me mordre, car je ne peux rien reprocher au Prophète (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°5216
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) terminait la prière de l'Asr, il allait voir ses femmes et restait avec l'une d'elles. Un jour, il est allé chez Hafsa et y est resté plus longtemps que d'habitude
- Sahih al-Bukhari, n°5218
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar est entré chez Hafsa et lui a dit : « Ô ma fille ! Ne te laisse pas tromper par le comportement de celle qui est fière de sa beauté à cause de l'amour que le Messager d'Allah (ﷺ) a pour elle. » Par « elle », il parlait de `Aisha. `Umar a ajouté : Ensuite, j'ai raconté cela au Messager d'Allah (ﷺ) et il a souri en l'entendant
- Sahih al-Bukhari, n°5267
Rapporté par `Ubaid bin `Umar : J’ai entendu `Aisha dire : « Le Prophète ﷺ restait longtemps chez Zaynab bint Jahsh et buvait du miel chez elle. Alors Hafsa et moi avons décidé que si le Prophète ﷺ venait chez l’une de nous, elle lui dirait : “Je sens une odeur de Maghafir (une gomme qui sent mauvais) sur toi. As-tu mangé du Maghafir ?” » Le Prophète ﷺ est donc allé chez l’une d’elles et elle lui a dit la même chose. Le Prophète ﷺ a répondu : « Ce n’est rien, j’ai bu du miel chez Zaynab bint Jahsh, mais je n’en boirai plus jamais. » C’est alors que fut révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite... Si vous deux (épouses du Prophète) revenez à Allah dans le repentir... » (66.1-4), en s’adressant à Aisha et Hafsa. « Quand le Prophète ﷺ confia un secret à certaines de ses épouses... » (66.3), c’est-à-dire quand il a dit : « Mais j’ai bu du miel. »
- Sahih al-Bukhari, n°5268
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ aimait le miel et les choses sucrées, et après la prière de l’Asr, il avait l’habitude de rendre visite à ses épouses et de rester un moment avec l’une d’elles. Un jour, il est allé chez Hafsa, la fille de `Umar, et il est resté avec elle plus longtemps que d’habitude. J’ai eu de la jalousie et j’ai demandé pourquoi. On m’a dit qu’une femme de sa famille lui avait offert une outre remplie de miel et qu’elle en avait fait un sirop qu’elle avait donné au Prophète ﷺ à boire, ce qui expliquait le retard. J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour (pour l’en empêcher). » J’ai donc dit à Sa`da bint Zam`a : « Le Prophète ﷺ va venir te voir, et quand il s’approchera, dis-lui : “As-tu pris du Maghafir (une gomme qui sent mauvais) ?” Il dira : “Non.” Ensuite, demande-lui : “Alors, quelle est cette mauvaise odeur que je sens sur toi ?” Il te répondra : “Hafsa m’a fait boire du sirop de miel.” Dis-lui alors : “Peut-être que les abeilles de ce miel ont but le jus de l’arbre Al-`Urfut.” Je dirai la même chose. Toi aussi, Safiyya, dis la même chose. » Plus tard, Sa`da a dit : « Par Allah, dès qu’il (le Prophète ﷺ) s’est approché de la porte, j’étais sur le point de lui dire ce que tu m’avais demandé, car j’avais peur de toi. » Quand le Prophète ﷺ est arrivé près de Sa`da, elle lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! As-tu pris du Maghafir ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Alors, quelle est cette mauvaise odeur que je sens sur toi ? » Il a dit : « Hafsa m’a fait boire du sirop de miel. » Elle a répondu : « Peut-être que ses abeilles ont but le jus de l’arbre Al-`Urfut. » Quand il est venu me voir, j’ai dit la même chose, et quand il est allé chez Safiyya, elle a aussi répété la même chose. Et quand le Prophète ﷺ est retourné chez Hafsa, elle lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Veux-tu que je t’en donne encore ? » Il a répondu : « Je n’en ai pas besoin. » Sa`da a dit : « Par Allah, nous l’en avons privé. » Je lui ai dit : « Tais-toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5714
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Quand la santé du Messager d’Allah (ﷺ) s’est détériorée et que sa maladie est devenue grave, il a demandé la permission à toutes ses femmes pour être soigné chez moi, et elles ont accepté. Il est sorti, soutenu par deux hommes, et ses jambes traînaient par terre entre `Abbas et un autre homme. (Le sous-rappoteur a raconté cela à Ibn `Abbas qui a dit : Sais-tu qui était l’autre homme qu’`Aisha n’a pas nommé ? Le sous-rappoteur a répondu : Non. Ibn `Abbas a dit : C’était `Ali.) `Aisha a ajouté : Quand le Prophète est entré chez moi et que sa maladie s’est aggravée, il a dit : « Versez sur moi sept outres d’eau dont les liens n’ont pas été défaits, afin que je puisse donner des conseils aux gens. » Nous l’avons alors fait asseoir dans une cuve appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ), et nous avons commencé à verser l’eau de ces outres sur lui jusqu’à ce qu’il nous fasse signe d’arrêter. Ensuite, il est sorti vers les gens, a dirigé la prière et leur a adressé un discours
- Sahih al-Bukhari, n°5843
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant un an, j’ai voulu demander à `Umar au sujet des deux femmes qui s’étaient soutenues l’une l’autre contre le Prophète (ﷺ), mais j’avais peur de lui. Un jour, il est descendu de sa monture et est allé parmi les arbres d’Arak pour faire ses besoins. À son retour, je lui ai posé la question et il m’a dit : « (C’étaient) `Aisha et Hafsa. » Il a ajouté : « À l’époque de l’ignorance avant l’Islam, nous ne donnions pas d’importance aux femmes, mais quand l’Islam est venu et qu’Allah a mentionné leurs droits, nous avons commencé à les respecter, mais sans leur permettre d’intervenir dans nos affaires. Une fois, il y a eu une dispute entre ma femme et moi, et elle m’a répondu d’une voix forte. Je lui ai dit : “Étonnant ! Tu peux me répondre ainsi ?” Elle a dit : “Oui. Tu me dis cela alors que ta fille cause des soucis au Messager d’Allah (ﷺ) ?” Je suis donc allé voir Hafsa et je lui ai dit : “Je te préviens de ne pas désobéir à Allah et à Son Messager.” Je suis d’abord allé voir Hafsa, puis Oum Salama et je lui ai dit la même chose. Elle m’a répondu : “Ô `Umar ! Ça m’étonne que tu t’occupes autant de nos affaires, au point de vouloir même t’immiscer dans celles du Messager d’Allah (ﷺ) et de ses femmes.” Elle a donc rejeté mon conseil. Il y avait un homme parmi les Ansar ; quand il était absent du Messager d’Allah (ﷺ) et que j’étais présent, je lui racontais ce qui s’était passé ce jour-là, et quand j’étais absent et qu’il était présent, il me racontait les nouvelles du Messager d’Allah (ﷺ). À cette époque, tous les dirigeants des régions voisines s’étaient soumis au Messager d’Allah (ﷺ) sauf le roi de Ghassan en Syrie, et nous avions peur qu’il nous attaque. Soudain, l’Ansari est venu et a dit : “Il s’est passé un grand événement !” Je lui ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ? Le roi des Ghassanides est-il venu ?” Il a répondu : “Encore plus grave ! Le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé de ses femmes !” Je suis allé les voir et je les ai trouvées toutes en train de pleurer dans leurs chambres, et le Prophète (ﷺ) était monté dans une pièce à l’étage. À la porte, il y avait un esclave à qui j’ai demandé : “Demande la permission pour que j’entre.” Il m’a laissé entrer et j’ai vu le Prophète (ﷺ) allongé sur un tapis qui avait laissé des marques sur son côté. Sous sa tête, il y avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. J’ai vu aussi des peaux suspendues et de l’herbe pour le tannage. Ensuite, j’ai raconté ce que j’avais dit à Hafsa et Oum Salama, et la réponse d’Oum Salama. Le Messager d’Allah (ﷺ) a souri et il est resté là-haut pendant vingt-neuf jours, puis il est redescendu. » (Voir Hadith n°648, vol. 3 pour plus de détails)
- Sahih al-Bukhari, n°5916
Rapporté par Hafsa (l'épouse du Prophète) : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Pourquoi les gens ont-ils terminé leur ihram après avoir accompli la `Umra alors que toi, tu n'as pas terminé ton ihram après ta `Umra ? » Il a répondu : « J'ai appliqué du talbid (de la gomme) sur mes cheveux et j'ai décoré mon hadi avec des guirlandes, donc je ne terminerai pas mon ihram avant d'avoir sacrifié mon hadi (l’animal pour le sacrifice). »
- Sahih al-Bukhari, n°6691
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) restait parfois chez Zainab bint Jahsh (l’une de ses épouses) et il y buvait du miel. Hafsa et moi avons décidé que lorsque le Prophète (ﷺ) viendrait chez l’une de nous, elle lui dirait : « Je sens une mauvaise odeur de Maghafir (une sorte de raisin qui sent mauvais). As-tu mangé du Maghafir ? » Quand il est venu chez l’une de nous, elle lui a dit cela. Il a répondu : « Non, mais j’ai bu du miel chez Zainab bint Jahsh, et je n’en boirai plus jamais. » Ensuite, ce verset a été révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ?... (jusqu’à) Si vous deux (épouses du Prophète (ﷺ)) revenez à Allah dans le repentir. » (66.1-4) Les deux étaient `Aisha et Hafsa. Et aussi la parole d’Allah : « Et (souviens-toi) quand le Prophète (ﷺ) confia un secret à l’une de ses épouses ! » (66.3), c’est-à-dire quand il a dit : « Mais j’ai bu du miel. » Hisham a dit : Cela voulait aussi dire qu’il a dit : « Je n’en boirai plus, et j’ai fait un serment, alors ne le dis à personne. »
- Sahih al-Bukhari, n°6972
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) aimait les sucreries et le miel. Après la prière de l’Asr, il allait voir ses épouses et restait un moment avec elles. Un jour, il est resté plus longtemps que d’habitude chez Hafsa. Je me suis renseignée et on m’a dit : « Une femme de sa tribu lui a offert une outre de miel, et elle en a donné au Messager d’Allah (ﷺ) à boire. » J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour. » J’ai raconté l’histoire à Sauda (l’épouse du Prophète) et je lui ai dit : « Quand il viendra te voir, il s’approchera de toi et tu devras lui dire : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! As-tu mangé du Maghafir ?” Il répondra : “Non.” Alors tu diras : “D’où vient cette mauvaise odeur ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) détestait qu’on pense qu’il avait une mauvaise odeur. Il dira : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Tu diras alors : “Les abeilles ont dû butiner l’Al-‘Urfut (une fleur qui sent mauvais).” Moi aussi, je lui dirai la même chose. Et toi, ô Safiya, fais pareil. » Quand le Prophète (ﷺ) est entré chez Sauda, elle a dit : « Par Celui en dehors duquel nul n’a le droit d’être adoré, j’allais lui dire ce que tu m’as demandé alors qu’il était encore à la porte, par peur de toi. Mais quand le Messager d’Allah s’est approché, je lui ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! As-tu mangé du Maghafir ?” Il a répondu : “Non.” J’ai dit : “Mais d’où vient cette odeur ?” Il a dit : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” J’ai dit : “Les abeilles ont dû butiner l’Al-‘Urfut.” » Quand il est venu me voir, je lui ai dit la même chose, et quand il est allé chez Safiya, elle aussi lui a dit la même chose. Quand il est retourné chez Hafsa, elle lui a proposé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu boire encore de ce miel ? » Il a répondu : « Je n’en ai plus envie. » Sauda a dit : « Gloire à Allah ! Nous l’en avons privé. » Je lui ai dit : « Tais-toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7015
Rapporté par Ibn `Umar : J’ai vu en rêve un morceau de tissu de soie dans ma main, et dans n’importe quelle direction du Paradis où je l’agitais, il m’y emmenait. J’ai raconté ce rêve à (ma sœur) Hafsa et elle l’a rapporté au Prophète (ﷺ) qui a dit (à Hafsa) : « Ton frère est vraiment un homme pieux », ou bien : « `Abdullah est vraiment un homme pieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7016
Rapporté par Ibn `Umar : J’ai vu en rêve un morceau de tissu de soie dans ma main, et dans n’importe quelle direction du Paradis où je l’agitais, il m’y emmenait. J’ai raconté ce rêve à (ma sœur) Hafsa et elle l’a rapporté au Prophète (ﷺ) qui a dit (à Hafsa) : « Ton frère est vraiment un homme pieux », ou bien : « `Abdullah est vraiment un homme pieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7028
Rapporté par Ibn `Umar : Des hommes parmi les compagnons du Messager d'Allah (ﷺ) faisaient des rêves du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) et ils les lui racontaient. Le Messager d'Allah (ﷺ) les interprétait comme Allah le voulait. J'étais un jeune homme et je restais à la mosquée avant de me marier. Je me disais : « Si j'avais du bien en moi, je verrais moi aussi ce que ces gens voient. » Une nuit, avant de dormir, j'ai dit : « Ô Allah ! Si Tu vois du bien en moi, montre-moi un bon rêve. » Dans cet état, deux anges sont venus à moi en rêve. Chacun tenait une massue de fer et ils m'emmenaient vers l'Enfer. J'étais entre eux, invoquant Allah : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l'Enfer. » Ensuite, un autre ange est apparu devant moi, tenant aussi une massue de fer. Il m'a dit : « N'aie pas peur, tu seras un homme excellent si tu pries plus souvent. » Ils m'ont emmené jusqu'au bord de l'Enfer, qui était construit à l'intérieur comme un puits, avec des poteaux sur les côtés, et à côté de chaque poteau, il y avait un ange portant une massue de fer. J'y ai vu beaucoup de gens suspendus la tête en bas avec des chaînes de fer, et j'ai reconnu certains hommes parmi les Quraysh. Ensuite, les anges m'ont conduit du côté droit. J'ai raconté ce rêve à (ma sœur) Hafsa, qui l'a rapporté au Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Sans aucun doute, `Abdullah est un homme bien. » (Nafi` a dit : « Depuis ce jour, `Abdullah bin `Umar priait beaucoup. »)
- Sahih al-Bukhari, n°7029
Rapporté par Ibn `Umar : Des hommes parmi les compagnons du Messager d'Allah (ﷺ) faisaient des rêves du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) et ils les lui racontaient. Le Messager d'Allah (ﷺ) les interprétait comme Allah le voulait. J'étais un jeune homme et je restais à la mosquée avant de me marier. Je me disais : « Si j'avais du bien en moi, je verrais moi aussi ce que ces gens voient. » Une nuit, avant de dormir, j'ai dit : « Ô Allah ! Si Tu vois du bien en moi, montre-moi un bon rêve. » Dans cet état, deux anges sont venus à moi en rêve. Chacun tenait une massue de fer et ils m'emmenaient vers l'Enfer. J'étais entre eux, invoquant Allah : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l'Enfer. » Ensuite, un autre ange est apparu devant moi, tenant aussi une massue de fer. Il m'a dit : « N'aie pas peur, tu seras un homme excellent si tu pries plus souvent. » Ils m'ont emmené jusqu'au bord de l'Enfer, qui était construit à l'intérieur comme un puits, avec des poteaux sur les côtés, et à côté de chaque poteau, il y avait un ange portant une massue de fer. J'y ai vu beaucoup de gens suspendus la tête en bas avec des chaînes de fer, et j'ai reconnu certains hommes parmi les Quraysh. Ensuite, les anges m'ont conduit du côté droit. J'ai raconté ce rêve à (ma sœur) Hafsa, qui l'a rapporté au Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Sans aucun doute, `Abdullah est un homme bien. » (Nafi` a dit : « Depuis ce jour, `Abdullah bin `Umar priait beaucoup. »)
- Sahih al-Bukhari, n°7030
Rapporté par Ibn `Umar : J'étais un jeune homme non marié à l'époque du Prophète. Je dormais à la mosquée. Toute personne qui avait un rêve le racontait au Prophète. J'ai dit : « Ô Allah ! S'il y a du bien pour moi auprès de Toi, montre-moi un rêve afin que le Messager d'Allah (ﷺ) puisse l'interpréter pour moi. » J'ai dormi et j'ai vu en rêve que deux anges sont venus à moi et m'ont emmené avec eux. Ils ont rencontré un autre ange qui m'a dit : « N'aie pas peur, tu es un homme bien. » Ils m'ont conduit vers le Feu, et il était construit à l'intérieur comme un puits. J'y ai vu des gens, dont certains que j'ai reconnus, puis les anges m'ont emmené du côté droit. Le matin, j'ai raconté ce rêve à Hafsa. Hafsa m'a dit qu'elle l'avait raconté au Prophète (ﷺ) et il a dit : « `Abdullah est un homme pieux s'il prie plus la nuit. » (Az-Zuhri a dit : « Après cela, `Abdullah priait plus la nuit. »)
- Sahih al-Bukhari, n°7031
Rapporté par Ibn `Umar : J'étais un jeune homme non marié à l'époque du Prophète. Je dormais à la mosquée. Toute personne qui avait un rêve le racontait au Prophète. J'ai dit : « Ô Allah ! S'il y a du bien pour moi auprès de Toi, montre-moi un rêve afin que le Messager d'Allah (ﷺ) puisse l'interpréter pour moi. » J'ai dormi et j'ai vu en rêve que deux anges sont venus à moi et m'ont emmené avec eux. Ils ont rencontré un autre ange qui m'a dit : « N'aie pas peur, tu es un homme bien. » Ils m'ont conduit vers le Feu, et il était construit à l'intérieur comme un puits. J'y ai vu des gens, dont certains que j'ai reconnus, puis les anges m'ont emmené du côté droit. Le matin, j'ai raconté ce rêve à Hafsa. Hafsa m'a dit qu'elle l'avait raconté au Prophète (ﷺ) et il a dit : « `Abdullah est un homme pieux s'il prie plus la nuit. » (Az-Zuhri a dit : « Après cela, `Abdullah priait plus la nuit. »)
- Sahih al-Bukhari, n°7191
Rapporté par Zaid bin Thabit : Abu Bakr m’a fait venir à cause du grand nombre de morts lors de la bataille d’Al-Yamama, alors que `Umar était assis avec lui. Abu Bakr m’a dit : `Umar est venu me voir et m’a dit : “Beaucoup de lecteurs du Coran ont été tués le jour de la bataille d’Al-Yamama, et j’ai peur que cela continue sur d’autres champs de bataille, ce qui pourrait entraîner la perte d’une grande partie du Coran. Je pense donc qu’il serait bon que tu (Abu Bakr) fasses rassembler le Coran.” J’ai dit : “Comment pourrais-je faire quelque chose que le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fait ?” `Umar a dit : “Par Allah, c’est une bonne chose.” `Umar a continué à insister jusqu’à ce qu’Allah m’ouvre le cœur à cette idée, comme Il l’avait fait pour `Umar, et j’ai alors eu le même avis que lui.” Abu Bakr m’a alors dit (à moi, Zaid) : “Tu es un jeune homme intelligent, nous n’avons aucun doute sur toi, et tu écrivais la Révélation pour le Messager d’Allah (ﷺ). Cherche donc tous les fragments du Coran et rassemble-les dans un seul livre.” Zaid a ajouté : Par Allah, si Abu Bakr m’avait demandé de déplacer une montagne d’un endroit à un autre, cela ne m’aurait pas semblé plus difficile que de rassembler le Coran. J’ai alors dit à `Umar et Abu Bakr : “Comment pouvez-vous faire quelque chose que le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fait ?” Abu Bakr a répondu : “Par Allah, c’est une bonne chose.” Zaid a ajouté : Il a continué à insister jusqu’à ce qu’Allah m’ouvre le cœur à cette idée, comme Il l’avait fait pour Abu Bakr et `Umar, et j’ai alors eu le même avis qu’eux. J’ai donc commencé à rassembler le Coran à partir des tiges de palmiers sans feuilles, des morceaux de cuir, de peaux et de pierres, et à partir de la mémoire des hommes (qui avaient mémorisé le Coran). J’ai trouvé les derniers versets de la sourate At-Tawba : “Il est certes venu à vous un Messager issu de vous-mêmes…” (9.128-129) chez Khuza`ima ou Abi Khuza`ima, et je les ai ajoutés au reste de la sourate. Les manuscrits du Coran sont restés chez Abu Bakr jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui, puis chez `Umar jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui, puis chez Hafsa bint `Umar
- Sahih al-Bukhari, n°7303
Rapporté par ‘Aisha (la mère des croyants) : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, a dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Si Abou Bakr se tient à ta place pour la prière, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » Il a répété : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors dit à Hafsa : « Peux-tu dire au Prophète : ‘Si Abou Bakr se tient à ta place, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière’ ? » Hafsa l’a fait, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Vous êtes comme les compagnes de Joseph (voir Coran, 12:30-32). Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Hafsa m’a alors dit : « Je n’ai jamais rien reçu de bon de ta part. »
- Sunan Ibn Majah, n°1771
Rapporté par ‘Aishah : Quand le Prophète (ﷺ) voulait commencer l’I’tikaf, il priait la prière du matin, puis il entrait dans l’endroit où il voulait faire l’I’tikaf. Il voulait passer les dix derniers jours du Ramadan en I’tikaf, alors il a demandé qu’on lui installe une tente. ‘Aishah a aussi demandé qu’on lui installe une tente, et Hafsa également. Quand Zainab a vu leurs deux tentes, elle a aussi demandé qu’on lui en installe une. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vu cela, il a dit : “Est-ce la piété que vous cherchez ?” Ensuite, il n’a pas fait l’I’tikaf pendant le Ramadan, mais il l’a fait pendant dix jours de Shawwal
- Muwatta Malik, n°282
Hafsa, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), «après que le muezzin ait fait le premier appel à la prière de l'aurore, il faisait deux raka'ts légères, avant le deuxième appel». 286) 30 - Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait deux raka'ts légères avant la prière de l'aurore, si courtes, au point que je me disais, «a-t-il récité la mère du Livre ou non»
- Muwatta Malik, n°308
Hafsa, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faire une prière surérogatoire assis qu'un an avant sa mort. 1l faisait ses prières surérogatoires assis et récitait la sourate en psalmodiant de sorte qu'elle apparaissait plus longue qu'elle ne l'était en fait»
- Muwatta Malik, n°313
Amr Ibn Rafé a rapporté: «en transcrivant une copie du Coran pour Hafsa, La mère des croyants, elle me dit: «quand tu arrives à ce verset: «Soyez assidus aux prières et à la prière médiane. Tenez-vous debout pour prier Allah, avec piété», fais-moi savoir». Arrivé à ce verset, et l'avertissant, elle me dicta: «soyez assidus aux prières et à la prière médiane, et à la prière de l'asr, et tenez-vous debout, pour prier Allah avec piété»
- Muwatta Malik, n°414
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a raconté : «(au cours de sa maladie) l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Ordonnez Abou Bakr de faire la prière (en la présidant) avec les gens». Aicha ajouta: «Je lui répondis: «Ô Envoyé d'Allah! Si Abou Bakr, tiendra ta place, il ne fera pas entendre la récitation aux gens, à cause de ses pleurs, demande plutôt à Omar». Il répliqua: «Donnez l'ordre à Abou Bakr de présider la prière avec les gens». Aicha poursuivit: «Je dis alors à Hafsa: «Dis lui, que si Abou Bakr tiendra ta place, il ne fera pas entendre la récitation aux gens, à cause de ses pleurs, donne l'ordre donc à Omar, qu'il la fasse». Hafsa, ayant fait ce que je lui avais dit, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Vous en êtes comme les dames égyptiennes de Youssouf! Donnez l'ordre à Abou Bakr de présider la prière des hommes». Hafsa dit alors à Aicha: «Jamais, je ne m'attendais à du bien de ta part»
- Muwatta Malik, n°618
Zaid Ibn Aslam a rapporté que son père a dit à Omar Ibn Al-Khattab: «Parmi les montures, il y a une chamelle aveugle»; Omar de répondre: «De la donner, à une famille pauvre pour s'en servir»; Je répliquai: «mais elle est atteinte de cécité»; II rétorqua: «Qu'on la traite avec du goudron»; je répondis: «Comment donc, peut-elle se nourrir de l'herbe»?. Omar demanda: «est-elle des biens des impôts ou des bien de la zakat »? «Elle est des biens des impôts» dis-je. «Par Allah, dit Omar, vous voulez manger sa chair». - Elle a la marque des impôts», dis-je. Omar donna alors l'ordre, de l'égorger, et il en avait neuf plats qui, étaient bien remplis de fruits et d'autres nourritures; il envoya ces plats aux femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dont le dernier était remis à Hafsa, la fille de Omar, pour la bonne raison que, si son plat avait pour contenu, ce qui est de moins que dans les autres, il considérera cela, comme étant sa part. Il mit dans ces plats, de la chair de la chamelle et les envoya aux femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et avec ce qui reste, il fit un repas, à quoi, il convia les Monhajirines et les Ansars». Malek a dit: «Je prévois qu'il ne faut prendre des tributaires, que ce qu'ils doivent comme impôts»
- Muwatta Malik, n°634
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «le jeûne n'est valable, que pour celui qui s'est décidé avant l'aube». (....) 6 - Malek a rapporté d'après Ibn Chéhab que Aicha et Hafsa les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont rapporté le même hadith». Chapitre III De la hâte pour couper le jeûne
- Muwatta Malik, n°696
Aicha a rapporté: «Voulant faire sa retraite spirituelle (itikaf) , l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit au lieu de sa retraite, et il fut surpris de la présence des tentes dressées, entre autres, la tente de Aicha, et celle de Hafsa. En les voyant, il alla se renseigner, et on lui dit: «Celle la est la tente de Aicha, cette autre de Hafsa, et finalement celle de Zainab». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Vous croyez que vous faites par là une œuvre pieuse?»; puis il quitta l'endroit sans débuter sa retraite, et la fit plus tard dans une décennie du mois de Chawal». On demanda à Malek, à propos d'un homme qui s'est rendu à la mosquée, pour la retraite spirituelle dans la dernière décennie du mois de Ramadan; il y demeura pour un ou deux jours, puis tomba malade, et quitta la mosquée. Doit-il faire la retraite pour ce qui lui reste des dix jours, s'il est guéri, ou est-il dispensé»? Malek répondit: «Il doit s'acquitter des jours de la retraite qui lui restent, s'il est guéri à Ramadan, ou même après, ci ce mois prit fin. Et on m'a rapporté, que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) voulait faire une retraite spirituelle au mois de Ramadan, puis il est rentré sans l'accomplir, de telle sorte que, une fois que ce mois ait pris fin, il parti faire sa retraite de dix-jours au mois de Chawal». D'autre part, celui qui, volontairement fait une retraite spirituelle, et celui qui a à s'en acquitter, sont pareils concernant ce qui leur est de rituel à suivre, ou de non rituel. Et on ne m'a pas rapporté que le volontariat de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de la retraite spirituelle n'était que surérogatoire». Au sujet de la femme, qui faisant sa retraite spirituelle, au cours de quoi, elle a eu ses mentrues, Malek a dit: «Elle doit rompre sa retraite et rentrer chez elle; elle fera sa lotion de purification, et sera de nouveau à la mosquée du moment qu'elle s'est purifiée; ainsi, elle continuera, les jours qui lui restent de sa retraite en tenant compte des jours de ses menstrues. C'est le cas pareil d'une femme, qui a à jeûner pour deux mois successives; ayant ses menstrues, elle se purifiera puis poursuivra son jeûne en considérant les jours qu'elle avait déjà jeûnés; et mieux vaut qu'elle ne les tarde pas»
- Muwatta Malik, n°885
Abdallah Ibn Omar a rapporté que Hafsa, la mère des croyants a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ppourquoi les gens ont-il quitté l'ihram pour la visite pieuse, alors que toi, tu ne l'as pas fait»? Il répondit: «Jai feutré ma tête et j'ai orné mon offrande, or je ne peux quitter l'ihram avant de l'immoler». Chapitre LIX Des moments pour immoler
- Muwatta Malik, n°1164
Abdul-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père, que Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait le mariage de Hafsa, fille de Abdul Rahman avec Al-Mounzer Ibn Al-Zoubair, alors que Abdul Rahman était à Damas. Une fois revenu, Abdul Rahman dit: «Peut-on se permettre de faire cela de moi? Peut-on être si indifférent à mon avis»? Aicha parla de ce propos à Al Mounzer Ibn Al-Zoubair qui lui répondit: «Tout cela revient à Abdul-Rahman». Là Abdul Rahman dit: «Je ne tiens jamais à repousser une affaire que tu as décidé». Ce mariage fut accordé, sans être considéré une forme du divorce»
- Muwatta Malik, n°1181
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté qu'une esclave d'appartenance à Bani Adii, connue par Zabra' lui a raconté qu'elle en était elle-même esclave. Affranchie, continue-t-elle, Hafsa, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me convoqua et me dit: «Je vais te dire une nouvelle, et je n'aime pas que tu prennes décision de ton sort. C'est à toi que revient la décision, sauf si ton mari t'a touché. Car, si c'est le cas, tu n'auras plus rien pour décider». Je lui répondis: «Je suis pour le divorce, le divorce et le divorce». Ainsi-, elle s'est divorcée d'avec lui, pour trois fois»
- Muwatta Malik, n°1212
Ourwa Ibn al-Zoubair a rapporté que Aicha, la mère des croyants a reçu chez elle Hafsa Bint Abdul Rahman Ibn Abou Bakr al-Siddiq (à la suite de son divorce) quand elle eut ses menstrues pour la troisième fois». Ibn Chéhab a dit: «On rapporta cela à Amra Bint Abdul Rahman qui répondit: «Ourwa a dit la vérité». Discutant de ce sujet avec Aicha, les gens lui dirent: «Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son Livre: «Les femmes répudiées attendront trois périodes» Coran II, 228. Aicha leur répondit: «C'est vrai ce que vous dites, cependant savez-vous ce qui est de ces périodes? Il s'agit en fait de trois menstrues et de leur arrêt»
- Muwatta Malik, n°1223
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar avait divorcé d'avec sa femme alors qu'ils étaient à la maison de Hafsa, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Cette maison, étant située sur la route qui conduit à la mosquée, Abdallah suivait une autre voie dissimulée par les maisons, répugnant de demander la permission d'entrer à la maison, (où se trouvait sa femme). Il agissait ainsi, jusqu'à ce qu'il l'ait reprise à nouveau»
- Muwatta Malik, n°1266
Aicha et Hafsa, les femmes du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «II n'est pas licite pour une femme croyant en Allah et au jour du jugement dernier, de s'endeuiller pour un mort, pour plus que trois nuits excepté, que le mort soit son mari»
- Muwatta Malik, n°1272
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Aicha, la mère des croyants lui a appris que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était chez elle quand elle entendit un homme demandant le permis d'entrer chez Hafsa. Aicha dit: «O Envoyé d'Allah! Il y a un homme demandant qu'on lui permette de rentrer chez toi». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Je vois qu'il est untel, un oncle paternel à Hafsa par liaison d'allaitement». Aicha répliqua: «O Envoyé d'Allah! Si tel homme, mon oncle paternel de lait, était vivant, pourrait il entrer chez moi? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui certainement, car la liaison d'allaitement impose les mêmes interdictions que l'enfantement»
- Muwatta Malik, n°1279
Nafe' a rapporté que Safia Bint Abi Oubaid lui a raconté que Hafsa, la mère des croyants avait envoyé Assem Ibn Abdallah Ibn Sa'd chez sa sœur Fatima Bint Omar Ibn Al-Khattab pour qu'elle l'allaite pour dix repas, alors qu'il était encore nourrisson pour qu'il puisse ultérieurement, grandi, entrer chez elle sans qu'il ait sa permission. Fatima l'ayant fait, Assem entrait chez Hafsa, sans avoir la permission»
- Muwatta Malik, n°1445
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar avait hérité de Hafsa Bint Omar, sa demeure. Or, cette dernière, avait fait loger dans cette demeure, la fille de Zaid Ibn Al-Khattab, tant qu'elle était vivante; mais quand elle décéda, la demeure revint à Abdallah Ibn Omar, qu'il considèrait être la sienne». Chapitre XXXVffl Le jugement au sujet de ce qui est trouvé
- Muwatta Malik, n°1591
On rapporta à Mouhammad Ibn Abdul-Rahman Ibn Sa'd Ibn Zarara que Hafsa, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait ordonné de tuer une de ses esclaves qu'elle avait déjà affranchie à titre posthume, pour l'avoir ensorcelée». - Malek a dit: «le magicien pratiquant la sorcellerie, sans qu'il en soit ensorcelé par un autre (tuant un autre par sa magie) est à comparé à l'homme au sujet de qui Allah a dit dans son Livre (le sens): «Les hommes savent que celui qui fait l'acquisition de ces vanités, n'aura aucune part dans la vie futre» (Coran 11,102). Ainsi donc, il doit être tué s'il a commis lui-même le meurtre». Chapitre XX Le crime volontaire
- Muwatta Malik, n°1657
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté d'après sa mère que Hafsa, Bint Abdul Rahman entra chez Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), et Hafsa était couverte d'un voile très mince. Aicha découpa ce voile, et couvra Hafsa d'un autre plus épais»
- Muwatta Malik, n°1807
On rapporta à Malek qu'une esclave possédée par Abdallah Ibn Omar Ibn Al-Khattab, a été vue par Omar Ibn Al-Khattab,se comportant et paraissant tout comme une femme libre. Il entra chez sa fille Hafsa et lui dit: «Pourquoi donc l'esclave de ton frère se comporte et apparaît comme une femme libre, fréquentant les gens»? Omar, par conséquent, désavoua sa façon d'agir». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 55 Le Livre de l'allégeance Chapitre Premier: Au sujet de l'allégeance
- Sahih Muslim, n°612
Rapporté par Abdullah b. Umar رضي الله عنه : Je suis monté sur le toit de la maison de ma sœur Hafsa et j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ se soulager en direction de la Syrie, avec le dos tourné à la Qibla
- Sahih Muslim, n°730
Rapporté par Hafsa, fille de ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr : Aïcha رضي الله عنها lui a raconté qu’elle et le Messager d’Allah ﷺ faisaient le grand lavage à partir du même récipient qui contenait environ trois Mudds d’eau ou un peu plus
- Sahih Muslim, n°941
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ était alité, Bilal est venu l’appeler pour la prière. Le Prophète ﷺ a dit : « Demandez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme au cœur tendre. S’il se tient à ta place, il sera tellement submergé par l’émotion qu’il ne pourra pas faire entendre sa récitation aux gens. Tu devrais plutôt ordonner à Omar de diriger la prière. » Le Prophète ﷺ a dit : « Demandez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors demandé à Hafsa de transmettre mon avis au Prophète ﷺ, que Abou Bakr était trop sensible et qu’il vaudrait mieux qu’il ordonne à Omar. Hafsa a transmis ce message au Prophète ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On dirait que vous êtes comme les femmes qui entouraient Yusuf. Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Ainsi, Abou Bakr a été désigné pour diriger la prière. Quand la prière a commencé, le Messager d’Allah ﷺ a ressenti un peu de soulagement ; il s’est levé, soutenu par deux personnes, et ses pieds traînaient sur le sol à cause de sa grande faiblesse. En entrant dans la mosquée, Abou Bakr a remarqué sa présence et a voulu se retirer, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a fait signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis à la gauche d’Abou Bakr. Le Prophète ﷺ dirigeait la prière en étant assis, Abou Bakr suivait la prière du Prophète ﷺ debout, et les gens suivaient la prière d’Abou Bakr
- Sahih Muslim, n°1676
Rapporté par Ibn ‘Umar, informé par Hafsa, la mère des croyants : Quand le muezzin se taisait après l’appel à la prière de l’aube, le Messager d’Allah ﷺ commençait la prière de l’aube en accomplissant deux courtes unités avant la prière obligatoire
- Sahih Muslim, n°1678
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : Quand l’aube se levait, le Messager d’Allah ﷺ ne faisait que deux courtes unités de prière
- Sahih Muslim, n°1680
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : Quand l’aube apparaissait, le Messager d’Allah ﷺ accomplissait deux unités de prière (Sounnah)
- Sahih Muslim, n°1712
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ accomplir la prière surérogatoire assis jusqu’à un an avant sa mort, où il priait surérogatoire assis, et il récitait la sourate du Coran d’une manière si lente et mesurée que la durée de sa récitation dépassait celle d’une sourate plus longue
- Sahih Muslim, n°2142
Rapporté par Abdullah b. Umar : Hafsa pleurait pour ‘Umar alors qu’il était sur le point de mourir. ‘Umar lui dit : « Calme-toi, ma fille. Ne sais-tu pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Le défunt est puni à cause des pleurs de sa famille après sa mort” ? »
- Sahih Muslim, n°2148
Rapporté par Anas : Lorsque ‘Umar b. Khattab fut blessé, Hafsa se lamenta sur lui. Il lui dit : « Ô Hafsa, n’as-tu pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui pour qui on se lamente sera puni” ? » Suhaib se lamenta aussi sur lui, et ‘Umar lui dit également : « Ô Suhaib, ne sais-tu pas que celui pour qui on se lamente est puni ? »
- Sahih Muslim, n°2165
Rapporté par Hafsa, d’après Umm ‘Atiyya : Lorsque ce verset a été révélé : « Quand des femmes croyantes viennent à toi pour te prêter serment qu’elles n’associeront rien à Allah et ne te désobéiront pas dans le bien » (Coran 60:12), Umm ‘Atiyya dit : « Dans cet engagement, il y avait aussi l’interdiction de se lamenter. J’ai dit : Ô Messager d’Allah, sauf pour les membres d’une tribu qui m’ont aidée à l’époque préislamique, je n’ai pas d’autre choix que de les aider aussi. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Oui, mais seulement pour les membres de cette tribu. »
- Sahih Muslim, n°2171
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها d’après Umm 'Atiyya رضي الله عنها : Un hadith similaire a été rapporté, sauf que le Prophète ﷺ leur a demandé de laver son corps : « trois, cinq, sept fois, ou plus si vous le jugez nécessaire. » Hafsa a également rapporté d’après Umm 'Atiyya : Nous avons tressé ses cheveux en trois nattes
- Sahih Muslim, n°2586
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ embrassait ses épouses alors qu’il jeûnait
- Sahih Muslim, n°2587
Un hadith similaire a été rapporté par Hafsa رضي الله عنها par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°2786
Rapporté par un autre transmetteur : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmission, où il est mentionné que Aïcha, Hafsa et Zaynab رضي الله عنهن ont monté des tentes pour la retraite spirituelle
- Sahih Muslim, n°2869
Rapporté par Hafsa, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a cinq bêtes, toutes nuisibles et dangereuses, et il n’y a pas de péché à les tuer : le scorpion, le corbeau, le milan, le rat et le chien féroce. »
- Sahih Muslim, n°2984
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi les gens sont-ils sortis de l’ihram alors que toi, tu ne l’as pas fait après ta ‘Umra ? » Il répondit : « J’ai attaché mes cheveux et j’ai emmené mon animal à sacrifier, donc je ne sortirai pas de l’ihram avant d’avoir sacrifié l’animal. »
- Sahih Muslim, n°2985
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi n’es-tu pas sorti de l’ihram ? » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°2986
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : J’ai dit au Messager d’Allah ﷺ : « Pourquoi les gens sont-ils sortis de l’ihram alors que toi, tu ne l’as pas fait après ta ‘Umra ? » Il répondit : « J’ai emmené mon animal à sacrifier et j’ai attaché mes cheveux, et il ne m’est pas permis de sortir de l’ihram avant d’avoir terminé le Hajj. »
- Sahih Muslim, n°2987
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah ; » le reste du hadith est identique, avec ces paroles du Prophète ﷺ à la fin : « Je ne sortirai pas de l’ihram avant d’avoir sacrifié l’animal. »
- Sahih Muslim, n°2988
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : L’Envoyé d’Allah ﷺ a ordonné à ses épouses de sortir de l’ihram l’année du pèlerinage d’adieu. Hafsa a alors dit : « Pourquoi ne sors-tu pas de l’ihram ? » Il répondit : « J’ai attaché mes cheveux et j’ai emmené mon animal à sacrifier avec les hommes, et il ne m’est pas permis de sortir de l’ihram dans cette situation avant d’avoir sacrifié l’animal. »
- Sahih Muslim, n°3568
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ était avec elle quand elle a entendu la voix d’une personne demandant la permission d’entrer chez Hafsa. Aïsha رضي الله عنها a dit : « Messager d’Allah, c’est la personne qui demande à entrer chez toi. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Je pense que c’est untel (l’oncle de Hafsa par allaitement). » Aïsha a demandé : « Messager d’Allah, si untel (son oncle par allaitement) était vivant, pourrait-il entrer chez moi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Oui. L’allaitement rend interdit ce que la parenté de sang rend interdit. »
- Sahih Muslim, n°3678
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a raconté que le Messager d’Allah ﷺ passait du temps chez Zaynab, la fille de Jahsh, et buvait du miel chez elle. Elle a ajouté : « Hafsa et moi avons convenu que celle d’entre nous que le Messager d’Allah ﷺ visiterait en premier lui dirait : “Je remarque une odeur de Maghafir (résine de mimosa) chez toi.” Le Prophète ﷺ est venu chez l’une de nous et elle lui a dit cela. Il répondit : “J’ai bu du miel chez Zaynab bint Jahsh et je n’en boirai plus jamais.” À ce moment, ce verset a été révélé : « Pourquoi rends-tu interdit ce qu’Allah t’a rendu licite… (jusqu’à) Si vous deux (Aïcha et Hafsa) revenez à Allah… jusqu’à : Et quand le Prophète confia une information à l’une de ses épouses… » (sourate 66, verset 3). Cela fait référence à sa parole : « Mais j’ai bu du miel. »
- Sahih Muslim, n°3679
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ aimait les douceurs et le miel. Après la prière de l’après-midi, il rendait visite à ses épouses et s’approchait d’elles. Un jour, il alla chez Hafsa et y resta plus longtemps que d’habitude. J’ai demandé la raison et on m’a dit : « Une femme de sa famille lui a offert un petit récipient de miel et elle en a donné à boire au Messager d’Allah ﷺ. » J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour. » J’en ai parlé à Saouda et je lui ai dit : « Quand il viendra chez toi et s’approchera de toi, dis-lui : “Messager d’Allah, as-tu mangé du Maghafir ?” S’il te répond non, demande-lui : “Alors, quelle est cette odeur ?” Le Messager d’Allah ﷺ détestait qu’une mauvaise odeur vienne de lui. Il te dira alors : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Tu devras alors dire : “Peut-être que les abeilles ont butiné l’‘Urfut.” Je ferai de même, et Safiyya aussi. Quand il est venu chez Saouda, elle a dit : “Par Celui en dehors duquel il n’y a pas de divinité, c’est sous la contrainte que j’ai décidé de dire ce que tu m’as demandé.” Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé, elle lui a dit : “Messager d’Allah, as-tu mangé du Maghafir ?” Il répondit : “Non.” Elle demanda : “Alors, quelle est cette odeur ?” Il répondit : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Elle dit : “Peut-être que les abeilles ont butiné l’‘Urfut.” Quand il est venu chez moi, je lui ai dit la même chose. Puis il est allé chez Safiyya et elle lui a dit la même chose. Quand il est revenu chez Hafsa, elle lui a proposé la boisson, mais il a dit : “Je n’en veux pas.” Saouda a dit : “Gloire à Allah, par Lui, nous avons réussi à lui faire interdire ce miel.” Je lui ai dit : “Tais-toi.” »
- Sahih Muslim, n°3690
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنهما : Jabir a rapporté : Abou Bakr رضي الله عنه est venu demander la permission de voir le Messager d’Allah ﷺ. Il trouva des gens assis devant sa porte, mais personne n’avait reçu la permission, sauf lui. Il entra, puis Omar arriva, demanda la permission et l’obtint aussi. Il trouva le Messager d’Allah ﷺ assis, triste et silencieux, entouré de ses épouses. Omar رضي الله عنه dit : « Je vais dire quelque chose pour faire sourire le Prophète ﷺ. » Il dit alors : « Messager d’Allah, si tu avais vu ce que la fille de Khadija m’a fait quand je lui ai demandé de l’argent, je me suis levé et je lui ai donné une tape sur le cou. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Elles sont autour de moi comme tu le vois, me demandant plus d’argent. » Abou Bakr رضي الله عنه s’est alors levé, est allé voir Aïcha رضي الله عنها et lui a donné une tape sur le cou, et Omar s’est levé devant Hafsa et lui a donné une tape en disant : « Vous demandez au Messager d’Allah ﷺ ce qu’il ne possède pas. » Elles dirent : « Par Allah, nous ne demandons rien au Messager d’Allah ﷺ qu’il ne possède pas. » Ensuite, il s’est éloigné d’elles pendant un mois ou vingt-neuf jours. Puis ce verset lui a été révélé : « Prophète, dis à tes épouses… pour une grande récompense » (sourate 33, verset 28). Il alla d’abord voir Aïcha رضي الله عنها et lui dit : « Je veux te proposer quelque chose, Aïcha, mais ne réponds pas tout de suite avant d’avoir consulté tes parents. » Elle demanda : « Messager d’Allah, de quoi s’agit-il ? » Il lui récita le verset, et elle répondit : « Est-ce à propos de toi que je devrais consulter mes parents, Messager d’Allah ? Non, je choisis Allah, Son Messager et la dernière demeure. Mais je te demande de ne rien dire à tes autres épouses sur ce que j’ai dit. » Il répondit : « Aucune d’elles ne me le demandera sans que je l’en informe. Allah ne m’a pas envoyé pour être dur ou causer du tort, mais Il m’a envoyé pour enseigner et faciliter. »
- Sahih Muslim, n°3691
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Omar a rapporté : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ s’est éloigné de ses épouses, je suis entré dans la mosquée et j’ai trouvé des gens qui frappaient le sol avec des cailloux en disant : « Le Messager d’Allah ﷺ a divorcé de ses épouses. » C’était avant qu’on leur ordonne de se mettre à l’écart. Omar s’est dit : « Je dois savoir ce qu’il en est aujourd’hui. » Je suis allé voir Aïcha رضي الله عنها et lui ai dit : « Fille d’Abou Bakr, as-tu causé du tort au Messager d’Allah ﷺ ? » Elle répondit : « Fils de Khattab, cela ne te regarde pas, occupe-toi de tes affaires. » Je suis allé voir Hafsa, ma fille, et lui ai dit : « Hafsa, j’ai entendu dire que tu causes du tort au Messager d’Allah ﷺ. Tu sais qu’il ne t’aime pas, et si je n’étais pas ton père, il t’aurait divorcée. » Elle se mit à pleurer. Je lui ai demandé où était le Messager d’Allah ﷺ. Elle répondit : « Il est dans la pièce en haut. » J’y suis allé et j’ai trouvé Rabah, le serviteur du Prophète ﷺ, assis sur le rebord de la fenêtre. Je lui ai dit : « Ô Rabah, demande la permission pour moi auprès du Messager d’Allah ﷺ. » Il a regardé vers la pièce puis vers moi, sans rien dire. Je l’ai répété, et il a fait de même. J’ai élevé la voix : « Ô Rabah, demande la permission pour moi auprès du Messager d’Allah ﷺ. » Je pense que le Messager d’Allah ﷺ pensait que j’étais venu à cause de Hafsa. Par Allah, s’il me demandait de la frapper, je l’aurais fait. J’ai élevé la voix, et il m’a fait signe de monter. J’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ allongé sur une natte, qui avait laissé des traces sur ses flancs. J’ai regardé dans sa réserve et n’y ai vu qu’une poignée d’orge et quelques feuilles de mimosa, ainsi qu’une outre en cuir suspendue. J’en ai eu les larmes aux yeux. Il m’a demandé : « Ibn Khattab, pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Messager d’Allah, pourquoi ne pleurerais-je pas ? Cette natte a laissé des marques sur toi, et je ne vois rien dans ta réserve, alors que César et Chosroès vivent dans l’abondance, et toi tu es le Messager d’Allah, Son élu, et voilà ce que tu possèdes ! » Il a dit : « Ibn Khattab, n’es-tu pas satisfait que pour nous soit la félicité de l’au-delà, et pour eux celle de ce monde ? » J’ai dit : « Oui. » J’avais vu des signes de colère sur son visage, alors j’ai dit : « Messager d’Allah, quel mal te font tes épouses ? Si tu les as divorcées, Allah est avec toi, ainsi que Ses anges, Gabriel, Mika’il, moi, Abou Bakr et les croyants. » Je souhaitais qu’Allah confirme mes paroles, et le verset du choix (Ayat al-Takhyir) fut révélé : « Peut-être que son Seigneur, s’il vous divorce, lui donnera en échange des épouses meilleures que vous… » (sourate 66, verset 5). Et : « Si vous vous liguez contre lui, Allah est son Protecteur, Gabriel et les croyants vertueux, et les anges après cela sont ses soutiens » (sourate 66, verset 4). C’étaient Aïcha et Hafsa qui avaient poussé les autres épouses à demander plus d’argent. J’ai demandé : « Messager d’Allah, les as-tu divorcées ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Je suis allé à la mosquée et j’ai trouvé les musulmans préoccupés, disant que tu avais divorcé de tes épouses. Veux-tu que je leur annonce que ce n’est pas le cas ? » Il a dit : « Oui, si tu veux. » J’ai continué à lui parler jusqu’à ce que les signes de colère disparaissent de son visage et qu’il se mette à sourire. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est descendu, et moi aussi. Je me suis accroché au tronc du palmier, et le Messager d’Allah ﷺ est descendu avec aisance, comme s’il marchait sur le sol. J’ai dit : « Messager d’Allah, tu es resté dans ta chambre vingt-neuf jours. » Il a dit : « Parfois, le mois compte vingt-neuf jours. » Je me suis tenu à la porte de la mosquée et j’ai crié à haute voix : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas divorcé de ses épouses. » C’est à cette occasion que ce verset a été révélé : « Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la répandent ; mais s’ils la rapportaient au Messager et à ceux qui détiennent l’autorité, ceux qui cherchent à comprendre sauraient quoi faire… » (sourate 4, verset 83). Et c’est moi qui ai compris cette affaire, et Allah a révélé le verset concernant le choix donné au Prophète ﷺ pour garder ou divorcer de ses épouses
- Sahih Muslim, n°3692
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنهما : J’avais l’intention de demander à Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه au sujet d’un verset, mais j’ai attendu un an par crainte de lui, jusqu’à ce qu’il parte en pèlerinage et que je l’accompagne. Sur le chemin du retour, il s’est écarté vers un arbre d’arak pour se soulager. J’ai attendu qu’il ait fini, puis j’ai marché avec lui et j’ai dit : « Commandeur des croyants, qui sont les deux épouses du Messager d’Allah ﷺ qui se sont soutenues l’une l’autre (dans leur demande d’argent) ? » Il a dit : « C’étaient Hafsa et Aïcha رضي الله عنهما. » Je lui ai dit : « Cela fait un an que je voulais t’interroger à ce sujet, mais je n’osais pas à cause de ton autorité. » Il a dit : « Ne fais pas cela. Si tu penses que j’ai une connaissance, demande-moi. Si je sais, je te répondrai. » Il a ajouté : « Par Allah, à l’époque de l’ignorance, nous n’avions aucun égard pour les femmes, jusqu’à ce qu’Allah révèle à leur sujet ce qu’Il a révélé et qu’Il leur accorde des droits. Un jour, je réfléchissais à quelque chose et ma femme m’a dit : “J’aimerais que tu fasses ceci ou cela.” Je lui ai répondu : “Cela ne te concerne pas, ne t’occupe pas de ce que je veux faire.” Elle m’a dit : “C’est étrange que toi, fils de Khattab, tu n’acceptes pas qu’on te réponde, alors que ta fille répond au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier toute la journée.” J’ai alors pris mon manteau et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Ô ma fille, j’ai entendu dire que tu réponds au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier.” Elle a dit : “Par Allah, nous lui répondons.” Je lui ai dit : “Fais attention, ma fille, je t’avertis contre la colère d’Allah et la colère de Son Messager ﷺ. Ne te laisse pas tromper par celle dont la beauté l’a séduite et par l’amour du Messager d’Allah ﷺ pour elle.” Je suis ensuite allé voir Umm Salama à cause de notre parenté et je lui ai parlé. Umm Salama m’a dit : “Omar ibn al-Khattab, c’est étrange que tu te mêles de tout, même entre le Messager d’Allah ﷺ et ses épouses.” Cela m’a tellement troublé que je n’ai rien ajouté et je suis sorti. J’avais un ami parmi les Ansar. Quand je m’absentais, il m’apportait des nouvelles, et quand il s’absentait, je lui en apportais. À ce moment-là, nous craignions un roi de Ghassan. Mon ami Ansari est venu frapper à ma porte et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le Ghassani est-il venu ?” Il a répondu : “C’est plus grave ! Le Messager d’Allah ﷺ s’est séparé de ses épouses.” J’ai dit : “Que le nez de Hafsa et d’Aïcha soit couvert de poussière !” J’ai pris mon manteau et je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ dans sa chambre haute, à laquelle il montait par une échelle en palmier. Son serviteur noir était assis au bas de l’échelle. J’ai dit : “C’est Omar.” On m’a donné la permission. J’ai raconté cela au Messager d’Allah ﷺ, et quand j’ai parlé d’Umm Salama, il a souri. Il était allongé sur une natte, sans rien entre lui et la natte, avec un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, un tas de bois de santal à ses pieds et une peau suspendue près de sa tête. J’ai vu les marques de la natte sur son côté, et j’ai pleuré. Il m’a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” J’ai dit : “Messager d’Allah, Chosroès et César vivent dans le luxe, alors que toi, le Messager d’Allah, tu vis dans la pauvreté.” Il a répondu : “N’aimes-tu pas qu’ils aient les biens de ce monde, et que tu aies l’au-delà ?”
- Sahih Muslim, n°3693
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Ibn Abbas a dit : « Je suis allé avec Omar jusqu’à ce que nous arrivions à Marr al-Zahran (un lieu), et le reste du hadith est le même que celui rapporté par Soulayman ibn Bilal, à la différence que j’ai demandé : “Qu’en est-il de ces deux femmes ?” Il a répondu : “C’étaient Hafsa et Umm Salama.” Il a ajouté : “Je suis allé dans les appartements et dans chacun, j’ai entendu des pleurs.” Il a aussi ajouté : “Le Prophète ﷺ avait fait le serment de rester éloigné d’elles pendant un mois, et après vingt-neuf jours, il les a visitées.” »
- Sahih Muslim, n°3694
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : J’avais l’intention d’interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes qui avaient insisté auprès du Prophète ﷺ pour obtenir plus de biens matériels durant sa vie, mais j’ai attendu un an sans trouver d’occasion. Un jour, alors que je voyageais avec lui vers La Mecque, il s’arrêta à Marr al-Zahran pour satisfaire un besoin naturel et me demanda de lui apporter de l’eau. Je le fis, et après qu’il se fut purifié, je commençai à verser de l’eau sur ses mains et ses pieds. Je me souvins alors de cet épisode de séparation entre le Prophète ﷺ et ses épouses, et je lui demandai : « Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes qui ont insisté auprès du Prophète ﷺ pour obtenir plus de confort matériel ? » Je n’avais pas fini de parler qu’il répondit : « C’étaient 'Aïsha et Hafsa. »
- Sahih Muslim, n°3696
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté : « J’ai toujours voulu interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah, le Très-Haut, a dit : “Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)” (sourate 66, verset 4), jusqu’à ce qu’Omar parte pour le Hajj et que je l’accompagne. Sur le chemin, il s’est écarté pour ses besoins et j’ai apporté un récipient d’eau. Il a fait ses ablutions, puis j’ai dit : “Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah a dit : ‘Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)’ ?” Omar رضي الله عنه répondit : “Comme c’est étrange, Ibn ‘Abbas !” (Zuhri a dit : Par Allah, il n’aimait pas cette question, mais il n’a pas gardé le secret.) Il a dit : “Ce sont Hafsa et Aïcha.” Puis il raconta : “Nous étions des gens de Qouraïsh qui avions l’habitude de dominer nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons trouvé des gens dominés par leurs femmes, et nos femmes ont commencé à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me suis fâché contre ma femme et elle m’a répondu. Je n’aimais pas qu’elle me réponde. Elle m’a dit : ‘Tu n’aimes pas que je te réponde, mais, par Allah, les épouses du Messager d’Allah ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit.’ Je suis allé voir Hafsa et lui ai dit : ‘Réponds-tu au Messager d’Allah ﷺ ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Est-ce que l’une d’entre vous se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’avez-vous pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère de Son Messager ﷺ, et ainsi périr ? Ne répondez pas au Messager d’Allah ﷺ et ne lui demandez rien, mais demandez-moi ce que vous voulez. Que le comportement de ta compagne ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée du Messager d’Allah ﷺ que toi (en parlant d’Aïcha رضي الله عنها).’ ” Il a ajouté : “J’avais un compagnon parmi les Ansar, et nous restions auprès du Messager ﷺ chacun notre tour. Il y allait un jour, moi le lendemain, et nous nous informions mutuellement des révélations et des nouvelles. Nous parlions de la menace des Ghassanides. Un jour, mon compagnon est venu la nuit, a frappé à ma porte et a dit : ‘Il s’est passé quelque chose de grave.’ J’ai demandé : ‘Les Ghassanides sont-ils venus ?’ Il a répondu : ‘Non, c’est plus grave : le Prophète ﷺ a divorcé de ses épouses.’ J’ai dit : ‘Hafsa a échoué et perdu, je le craignais.’ Le matin, j’ai prié l’aube, me suis habillé et suis allé voir Hafsa, qui pleurait. J’ai demandé : ‘Le Messager d’Allah ﷺ vous a-t-il divorcées ?’ Elle a dit : ‘Je ne sais pas, mais il s’est isolé dans sa chambre.’ Je suis allé voir le serviteur noir et lui ai demandé la permission d’entrer. Il est allé voir le Prophète ﷺ, puis est revenu sans rien dire. Je suis allé au minbar, où des gens pleuraient. Je suis resté un moment, puis je suis revenu voir le serviteur, qui m’a finalement fait signe d’entrer. J’ai salué le Messager d’Allah ﷺ, qui était allongé sur une natte, avec des marques sur le côté. J’ai demandé : ‘Messager d’Allah, as-tu divorcé de tes épouses ?’ Il a levé la tête et dit : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Allah est le Plus Grand ! Messager d’Allah, si tu avais vu comment, à La Mecque, nous dominions nos femmes, mais à Médine, ce sont elles qui dominent. Un jour, ma femme m’a répondu, et je n’ai pas aimé cela. Elle m’a dit : “Tu n’aimes pas que je te réponde, mais les épouses du Prophète ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée.” J’ai dit : “Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’a-t-elle pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère du Messager ﷺ, et ainsi périr ?”’ Le Messager d’Allah ﷺ a souri. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, j’ai dit à Hafsa : “Que le comportement de ta compagne (Aïcha) ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée de toi.”’ Il a souri de nouveau. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, puis-je te parler de choses agréables ?’ Il a dit : ‘Oui.’ Je me suis assis et j’ai levé la tête : par Allah, je n’ai rien vu d’important dans la maison, à part trois peaux. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, invoque ton Seigneur pour qu’Il accorde la prospérité à ta communauté, comme Il l’a fait pour les Perses et les Romains, alors qu’ils n’adorent pas Allah.’ Il s’est redressé et a dit : ‘Ibn Khattab, doutes-tu qu’ils soient un peuple à qui tout a été donné dans ce bas-monde ?’ J’ai dit : ‘Messager d’Allah, demande pardon pour moi.’ Le Messager d’Allah ﷺ avait fait le serment de ne pas leur rendre visite pendant un mois, à cause de sa grande contrariété, jusqu’à ce qu’Allah lui montre Son mécontentement. Zuhri a dit : ‘Urwa m’a informé qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : “Après vingt-neuf nuits, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir en premier. Je lui ai dit : ‘Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, or tu es venu après vingt-neuf nuits.’ Il répondit : ‘Le mois peut aussi compter vingt-neuf jours.’ Puis il dit : ‘Aïcha, je veux te parler d’une chose, ne sois pas pressée et consulte tes parents.’ Il récita alors le verset : ‘Ô Prophète, dis à tes épouses…’ jusqu’à ‘une grande récompense’ (sourate 33, verset 28).’ Aïcha رضي الله عنها a dit : ‘Par Allah, il savait que mes parents ne m’auraient jamais permis de me séparer de lui. J’ai dit : “Ai-je besoin de consulter mes parents ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.”’ Ma‘mar a dit : Ayyub m’a rapporté qu’Aïcha a dit : ‘Ne dis pas à tes épouses que je t’ai choisi.’ Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘En vérité, Allah m’a envoyé comme messager, pas comme source de difficulté.’ Qatada a dit : ‘Saghat qulubukum’ signifie : ‘Vos cœurs se sont inclinés.’ »
- Sahih Muslim, n°3735
Rapporté par Safiyya bint Abu ‘Ubaid d’après Hafsa ou ‘Aïsha رضي الله عنهما ou d’après les deux : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier (ou croyant en Allah et en Son Messager) de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf en cas de décès de son mari. »
- Sahih Muslim, n°3737
Rapporté par Safiyya bint Abu ‘Ubaid : Elle a entendu Hafsa, fille de ‘Umar رضي الله عنهما et épouse du Prophète d’Allah ﷺ, rapporter un hadith similaire du Messager d’Allah ﷺ, avec cette précision : « Elle doit s’abstenir de s’embellir (en cas de décès de son mari) pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih Muslim, n°3963
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a confié la terre de Khaybar (à ses habitants) en échange d’une part de la récolte de fruits et de moisson, et il donnait aussi chaque année à ses épouses cent wasqs : quatre-vingts wasqs de dattes et vingt wasqs d’orge. Quand Omar est devenu calife, il a réparti les terres et les arbres de Khaybar, et a donné le choix aux épouses du Messager d’Allah ﷺ entre garder la terre et l’eau ou continuer à recevoir les wasqs chaque année. Elles ont eu des avis différents : certaines ont choisi la terre et l’eau, d’autres ont préféré les wasqs annuels. Aïcha et Hafsa faisaient partie de celles qui ont choisi la terre et l’eau
- Sahih Muslim, n°3964
Rapporté par Abdullah b. Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a conclu un accord avec les habitants de Khaybar (pour la terre et les arbres) afin qu’ils donnent la moitié de la récolte de la terre et des arbres. Le reste du hadith est le même. Dans le hadith transmis par Ali b. Mushir, il n’est pas mentionné que Aïcha et Hafsa ont choisi la terre et l’eau, mais il a dit que Omar a donné le choix aux épouses du Messager d’Allah ﷺ pour que la terre leur soit attribuée, sans mentionner l’eau
- Sahih Muslim, n°4714
Rapporté par Ibn ‘Umar : Je suis entré dans la chambre de (ma sœur) Hafsa. Elle m’a dit : « Sais-tu que ton père ne va pas désigner de successeur ? » J’ai répondu : « Il ne fera pas cela (c’est-à-dire qu’il va nommer quelqu’un). » Elle a dit : « Il va le faire. » Le narrateur dit : J’ai juré que je lui en parlerais. Je suis resté silencieux jusqu’au lendemain matin, mais je ne lui ai toujours rien dit, et j’avais l’impression de porter une montagne sur la main droite. Finalement, je suis allé le voir et je suis entré dans sa chambre. En me voyant, il a commencé à me demander des nouvelles des gens, et je l’en ai informé. Puis je lui ai dit : « J’ai entendu quelque chose de la part des gens et j’ai juré de t’en parler. Ils pensent que tu ne vas pas désigner de successeur. Si un berger de chameaux ou de moutons que tu as nommé revient vers toi en laissant le troupeau, tu penseras sûrement que les bêtes sont perdues. S’occuper des gens est encore plus grave. » (Le calife mourant) a été touché par mes paroles. Il a baissé la tête, pensif, puis il l’a relevée et m’a dit : « Allah protégera sans aucun doute Sa religion. Si je ne nomme pas de successeur, j’ai un précédent : le Messager d’Allah ﷺ n’en a pas nommé. Et si j’en nomme un, j’ai aussi un précédent : Abu Bakr l’a fait. » Le narrateur (Ibn Umar) dit : Par Allah, quand il a mentionné le Messager d’Allah ﷺ et Abu Bakr, j’ai tout de suite compris qu’il ne mettrait personne au même niveau que le Messager d’Allah ﷺ et qu’il ne nommerait personne
- Sahih Muslim, n°4944
Rapporté par Hafsa, fille de Sirin رضي الله عنها : Anas b. Malik m’a demandé de quoi Yahya b. Abu ‘Amra était mort. J’ai répondu : « De la peste. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit que mourir de la peste est un martyre pour un musulman. »
- Sahih Muslim, n°6298
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ partait en voyage, il tirait au sort entre ses épouses. Une fois, le sort est tombé sur moi et Hafsa. Nous sommes donc parties avec lui et, la nuit, il voyageait à dos de chameau avec moi et discutait avec moi. Hafsa a dit à Aïcha : « Veux-tu monter sur mon chameau ce soir et me laisser prendre le tien ? Comme ça, tu verras ce que tu ne vois pas d’habitude, et moi aussi. » J’ai accepté. Aïcha est donc montée sur le chameau de Hafsa et Hafsa sur celui d’Aïcha. Le Messager d’Allah ﷺ s’est approché du chameau d’Aïcha, mais c’était Hafsa qui était dessus. Il l’a saluée puis a voyagé avec elle jusqu’à ce qu’ils descendent. Aïcha a ainsi manqué la compagnie du Prophète ﷺ et, quand ils se sont arrêtés, elle a ressenti de la jalousie. Elle a posé son pied dans l’herbe et a dit : « Ô Allah, fais que le scorpion me pique ou que le serpent me morde. Quant à Ton Messager, je ne peux rien dire contre lui. »
- Sahih Muslim, n°6369
Rapporté par Ibn ‘Umar : J’ai vu en rêve que j’avais en main un morceau de tissu de soie, et partout où je voulais aller au Paradis, ce tissu volait vers cet endroit. J’en ai parlé à Hafsa (ma sœur), qui en a parlé au Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : « Je trouve qu’Abdullah ibn ‘Umar est une personne pieuse. »
- Sahih Muslim, n°6370
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, quand quelqu’un faisait un rêve, il le racontait au Prophète ﷺ. Moi aussi, j’avais envie de voir un rêve que je pourrais lui raconter, et à ce moment-là, j’étais un jeune homme célibataire. Je dormais dans la mosquée du vivant du Messager d’Allah ﷺ, et j’ai rêvé que deux Anges me prenaient et m’emmenaient vers le Feu. Ce Feu était construit comme la margelle d’un puits, avec deux piliers semblables à ceux d’un puits. Il y avait des gens dedans que je connaissais, et j’ai crié : « Je demande la protection d’Allah contre le Feu de l’Enfer, je demande la protection d’Allah contre le Feu de l’Enfer. » Un autre Ange est venu rejoindre les deux premiers et m’a dit : « Tu n’as rien à craindre. » J’ai raconté ce rêve à Hafsa رضي الله عنها, qui l’a transmis au Messager d’Allah ﷺ. Il a alors dit : « Quel homme méritant est Abdullah ! Si seulement il priait la nuit… » Salim a ajouté qu’après cela, Abdullah ne dormait plus qu’une petite partie de la nuit
- Sahih Muslim, n°6404
Rapporté par Umm Moubschir رضي الله عنها : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, en présence de Hafsa رضي الله عنها : « Si Allah le veut, aucun des gens de l’Arbre n’entrera au Feu de l’Enfer, parmi ceux qui ont prêté serment sous cet arbre. » Hafsa رضي الله عنها a demandé : « Ô Messager d’Allah, pourquoi pas ? » Il la réprimanda. Hafsa رضي الله عنها dit : « Nul d’entre vous n’échappera à passer sur cela (le pont étroit). » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Allah, le Très-Haut, a dit : “Nous sauverons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes à genoux.” » (sourate 19, verset)
- Sahih Muslim, n°6411
Rapporté par Abou Moussa رضي الله عنه : Nous étions au Yémen quand nous avons appris l’émigration du Messager d’Allah ﷺ. Nous sommes donc partis pour émigrer vers lui. J’étais accompagné de deux de mes frères, j’étais le plus jeune ; l’un s’appelait Abou Bourda, l’autre Abou Rouhm, et il y avait d’autres personnes avec nous. Certains disent que nous étions cinquante-trois ou cinquante-deux de ma tribu. Nous avons embarqué sur un bateau qui nous a menés chez le Négus d’Abyssinie. Là, nous avons rencontré Ja‘far ibn Abou Talib et ses compagnons. Ja‘far nous dit : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a envoyés ici et nous a ordonné d’y rester, alors restez avec nous. » Nous sommes restés avec lui, puis nous sommes revenus à Médine et avons rencontré le Messager d’Allah ﷺ après la conquête de Khaybar. Il nous a attribué une part du butin, alors qu’en général il ne donnait une part qu’à ceux qui étaient présents lors de la conquête, pas à ceux qui étaient absents. Mais il a fait une exception pour les gens du bateau, c’est-à-dire Ja‘far et ses compagnons. Des gens parmi les compagnons nous ont dit : « Nous avons émigré avant vous. » Asma’ bint Oumays, qui avait émigré en Abyssinie et était revenue avec eux, est allée voir Hafsa, l’épouse du Prophète ﷺ. Omar était assis avec elle. Quand il vit Asma, il demanda : « Qui est-ce ? » Hafsa répondit : « C’est Asma, fille d’Oumays. » Il dit : « C’est une Abyssinienne, une femme de la mer. » Asma répondit : « Oui, c’est bien moi. » Omar dit : « Nous avons émigré avant vous, donc nous avons plus de droits auprès du Messager d’Allah ﷺ que vous. » Asma se vexa et dit : « Omar, tu n’es pas juste. Par Allah, tu as eu le privilège d’être avec le Messager ﷺ, qui nourrissait les affamés et instruisait les ignorants parmi vous, alors que nous étions loin, en Abyssinie, parmi les ennemis, tout cela pour Allah et Son Messager ﷺ. Par Allah, je ne mangerai ni ne boirai avant d’en parler au Messager d’Allah ﷺ. Nous avons vécu là-bas dans la difficulté et la peur, et je vais lui en parler sans rien cacher ni ajouter. » Quand le Messager d’Allah ﷺ arriva, elle lui dit : « Omar a dit ceci et cela. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Il n’a pas plus de droits que vous. Pour lui et ses compagnons, il y a une seule émigration, mais pour vous, gens du bateau, il y en a deux. » Elle dit : « J’ai vu Abou Moussa et les gens du bateau venir me demander ce hadith, car rien ne leur était plus cher et plus important. » Abou Bourda a rapporté qu’Asma a dit : « J’ai vu Abou Moussa me demander de lui répéter ce hadith encore et encore. »
- Sahih Muslim, n°7242
Rapporté par Abdullah b. Safwan : Hafsa رضي الله عنها lui a dit qu’elle avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Une armée attaquera cette Maison pour combattre ses habitants. Lorsqu’elle atteindra la plaine, le centre de l’armée sera englouti, puis l’avant-garde appellera l’arrière-garde, qui sera engloutie à son tour. Il ne restera que quelques personnes qui iront informer leurs proches. » Une personne qui écoutait ce hadith de la part de Abdullah b. Safwan dit : « Je témoigne que tu ne mens pas sur Hafsa, et je témoigne que Hafsa ne ment pas sur le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°7293
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu à la porte de l’appartement de Hafsa et, en pointant vers l’est, il a dit : « Le trouble viendra de ce côté, c’est-à-dire là où apparaîtront les cornes de Satan. » Il a répété ces paroles deux ou trois fois. Ubaidullah b. Sa’id rapporte dans sa version que le Messager d’Allah ﷺ se tenait à la porte de ‘Aïsha
- Sahih Muslim, n°7359
Rapporté par Nafi’ رضي الله عنه : Ibn ‘Umar رضي الله عنه rencontra Ibn Sayyad sur un des chemins de Médine et lui dit une parole qui le mit en colère au point de bloquer le passage. Ibn ‘Umar alla voir Hafsa رضي الله عنها et l’informa de cela. Elle lui dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde, pourquoi as-tu provoqué Ibn Sayyad alors que tu sais que c’est une colère extrême qui fera apparaître le Dajjal dans le monde ? »
- Sahih Muslim, n°7360
Rapporté par Nafi’ رضي الله عنه : Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit : J’ai rencontré Ibn Sayyad deux fois et j’ai dit à certains de mes amis : « Vous dites que c’est lui (le Dajjal). » Il a répondu : « Par Allah, ce n’est pas lui. » J’ai dit : « Tu ne m’as pas dit la vérité ; par Allah, certains d’entre vous m’ont informé qu’il ne mourrait pas avant d’avoir beaucoup d’enfants et de grandes richesses, et c’est bien de lui qu’on parle. » Ensuite, Ibn Sayyad nous a parlé. Je suis parti et je l’ai rencontré une deuxième fois, et son œil était gonflé. Je lui ai demandé : « Qu’est-il arrivé à ton œil ? » Il a répondu : « Je ne sais pas. » J’ai dit : « C’est dans ta tête et tu ne sais pas ce qui s’est passé ? » Il a dit : « Si Allah le veut, Il peut le créer dans ton bâton. » Il a alors poussé un cri semblable au braiment d’un âne. Certains de mes compagnons ont cru que je l’avais frappé avec mon bâton, car il était avec moi et le bâton s’est cassé, mais, par Allah, je ne m’en suis pas rendu compte. Il est ensuite allé voir la Mère des croyants (Hafsa رضي الله عنها) et lui a raconté cela. Elle lui a dit : « Pourquoi t’occupes-tu de lui ? Ne sais-tu pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit que la première chose qui le fera sortir devant les gens sera sa colère ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°390
Rapporté par Hafsa : Umm ‘Atiyah ne mentionnait jamais le Messager d’Allah (ﷺ) sans dire : « Que mon père soit sacrifié pour lui. » J’ai demandé : « As-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire telle ou telle chose ? » Elle a répondu : « Oui, que mon père soit sacrifié pour lui. » Il a dit : « Que les jeunes filles, les vierges qui restent à la maison et les femmes ayant leurs règles sortent pour assister aux bonnes occasions et aux invocations des musulmans, mais que les femmes ayant leurs règles restent à l’écart de l’endroit de la prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2366
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : Le Messager d’Allah jeûnait le jeudi et le lundi de chaque mois, ainsi que le lundi de la semaine suivante
- Sunan an-Nasa'i, n°2367
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah s’allongeait, il mettait sa main droite sous sa joue droite, et il jeûnait les lundis et les jeudis
- Sunan an-Nasa'i, n°2781
Rapporté par Hafsa رضي الله عنها, l’épouse du Prophète ﷺ : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi les gens sont-ils sortis de l’ihram pour la ‘Umra alors que toi, tu n’es pas sorti de l’ihram pour la ‘Umra ? » Il a répondu : « J’ai natté mes cheveux et mis un collier à mon animal destiné au sacrifice, donc je ne sortirai pas de l’ihram avant d’avoir offert le sacrifice. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3958
Rapporté par ‘Aïcha : Le Messager d’Allah avait l’habitude de rester chez Zaynab bint Jahsh et de boire du miel chez elle. Hafsa et moi avons convenu que si le Prophète entrait chez l’une de nous, elle dirait : "Je sens l’odeur du Maghafir (une gomme à l’odeur désagréable) sur toi ; as-tu mangé du Maghafir ?" Il est entré chez l’une d’entre nous, et elle lui a dit cela. Il a répondu : "Non, j’ai seulement bu du miel chez Zaynab bint Jahsh, mais je n’en boirai plus jamais." Ensuite, ce verset a été révélé : "Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a permis ?" "Si vous vous repentez toutes deux à Allah, ce sera mieux pour vous" à propos de ‘Aïcha et Hafsa, et "Et quand le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses" fait référence à sa parole : "Non, j’ai seulement bu du miel
- Sunan an-Nasa'i, n°3959
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah avait une esclave avec qui il avait des relations, mais ‘Aïcha et Hafsa ne le laissaient pas tranquille jusqu’à ce qu’il dise qu’elle lui était interdite. Alors Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé : "Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a permis ?" jusqu’à la fin du verset
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
79 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°32
Rapporté par Hafsah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ utilisait sa main droite pour manger et boire, et sa main gauche pour d’autres usages
- Sunan Abu Dawud, n°308
Rapporté par Umm 'Atiyyah à travers une autre chaîne de transmetteurs. Abu Dawud a dit : Le nom d’Umm al-Hudhail est Hafsah, fille de Sirin. Le nom de son fils était Hudhail et son mari s’appelait 'Abd al-Rahman
- Sunan Abu Dawud, n°342
Rapporté par Hafsah, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Il est nécessaire pour tout adulte d’aller à la prière du vendredi, et pour toute personne qui s’y rend, de se laver. » Abu Dawud dit : Si quelqu’un se lave après le lever du soleil, même s’il se lave à cause d’une émission de sperme, cela lui suffira comme lavage du vendredi
- Sunan Abu Dawud, n°1137
Cette tradition a aussi été rapportée par Umm ‘Atiyyah رضي الله عنها de façon similaire par une autre chaîne. Elle a ajouté : « Les femmes qui ont leurs règles doivent rester à l’écart de l’endroit où les musulmans prient. » Elle n’a pas mentionné le vêtement. Elle a rapporté cette tradition de Hafsah en mentionnant une femme qui a interrogé au sujet d’une autre femme en disant : « Ô Messager d’Allah... » Puis elle a raconté la tradition comme celle rapportée par Mousa, en parlant du vêtement
- Sunan Abu Dawud, n°1806
Rapporté par Hafsah, épouse du Prophète ﷺ : Elle a dit : « Envoyé d’Allah ﷺ, comment se fait-il que les gens aient quitté l’ihram et que tu ne l’aies pas quitté après ta ‘umrah ? » Il répondit : « J’ai attaché mes cheveux et mis un collier à mon animal à sacrifier, donc je ne quitterai pas l’ihram avant d’avoir sacrifié mon animal. »
Voir 74 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°1995
Hafsah, fille de AbdurRahman ibn AbuBakr, a rapporté d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à AbdurRahman : « AbdurRahman, fais monter ta sœur Aïcha derrière toi sur le chameau et fais-lui accomplir la ‘Umrah depuis at-Tan’im. Quand vous descendrez de la colline (à at-Tan’im), elle devra mettre l’ihram pour la ‘Umrah, car c’est une ‘Umrah acceptée (par Allah). »
- Sunan Abu Dawud, n°2283
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a divorcé de Hafsah, puis il l’a reprise en mariage
- Sunan Abu Dawud, n°2451
Rapporté par Hafsah, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de jeûner trois jours chaque mois : le lundi, le jeudi, puis le lundi de la semaine suivante
- Sunan Abu Dawud, n°2454
Rapporté par Hafsah, la mère des croyants رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui ne prend pas l’intention de jeûner avant l’aube, son jeûne n’est pas valable. »
- Sunan Abu Dawud, n°2457
Rapporté par Aishah, la mère des croyants رضي الله عنها : On nous a offert de la nourriture à Hafsah et moi. Nous étions en train de jeûner, mais nous avons rompu notre jeûne. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est entré chez nous. Nous lui avons dit : « On nous a offert un cadeau ; nous en avons eu envie et nous avons rompu notre jeûne. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce n’est pas grave ; jeûnez un autre jour à la place. »
- Sunan Abu Dawud, n°2879
Rapporté par Yahya ibn Sa'id : 'Abd al-Hamid ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn al-Khattab m’a transmis un document concernant la fondation pieuse (waqf) faite par 'Umar ibn al-Khattab : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici ce qu’a écrit le serviteur d’Allah, 'Umar, au sujet de Thamgh. Il a rapporté la tradition comme celle transmise par Nafi'. Il a ajouté : « à condition qu’il n’en fasse pas de réserves pour lui-même. » Les fruits excédentaires seront donnés aux mendiants et aux nécessiteux. Il a poursuivi en disant : Si le responsable de Thamgh souhaite acheter un esclave pour travailler avec les fruits (en les vendant), il peut le faire. Mu'iqib a rédigé le document et 'Abd Allah ibn al-Arqam en a été témoin : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici ce que le serviteur d’Allah, 'Umar, Commandeur des croyants, a ordonné, au cas où il lui arriverait quelque chose (c’est-à-dire s’il meurt), que Thamgh, Sirmah ibn al-Akwa', le serviteur qui s’y trouve, les cent parts à Khaybar, le serviteur qui s’y trouve et les cent parts que Muhammad ﷺ m’a données dans la vallée, restent sous la garde de Hafsah pendant sa vie, puis les hommes de confiance de sa famille en auront la charge, et ces biens ne seront ni vendus ni achetés, et leurs revenus seront dépensés selon ce qu’ils jugeront nécessaire pour les mendiants, les nécessiteux et les proches. Celui qui gère ces biens ne commet pas de faute s’il en consomme lui-même, en donne à manger, ou achète des esclaves avec
- Sunan Abu Dawud, n°3354
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Je vendais des chameaux à al-Baqi’ contre des dinars et j’acceptais des dirhams en paiement, et je vendais contre des dirhams et recevais des dinars. Je prenais l’un pour l’autre et donnais l’un pour l’autre. Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ qui était dans la maison de Hafsah. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, permets-moi de te poser une question : je vends des chameaux à al-Baqi’. Je les vends contre des dinars et j’accepte des dirhams, et je les vends contre des dirhams et j’accepte des dinars. Je prends l’un pour l’autre et donne l’un pour l’autre. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Il n’y a pas de mal à les échanger au taux du moment tant que vous ne vous séparez pas en laissant quelque chose à régler plus tard. »
- Sunan Abu Dawud, n°3714
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ avait l’habitude de rester chez Zaynab, fille de Jahsh, et d’y boire du miel. Moi et Hafsah nous sommes mises d’accord que si le Prophète ﷺ entrait chez l’une de nous, elle devait lui dire : « Je sens une odeur de gomme (maghafir) sur toi. » Il entra alors chez l’une d’elles, et elle lui dit cela. Il répondit : « Non, j’ai bu du miel chez Zaynab, fille de Jahsh, et je n’en boirai plus. » Ensuite, ce verset fut révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ? » Et : « Si vous deux revenez à Allah en repentir… » fait référence à Hafsah et Aïsha. Le verset : « Quand le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses… » fait référence à la parole du Prophète ﷺ : « Non, j’ai bu du miel. »
- Sunan Abu Dawud, n°3715
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : « Le Messager d’Allah ﷺ aimait les douceurs et le miel. » Le narrateur a ensuite mentionné une partie du récit précédent. Le Messager d’Allah ﷺ était gêné de sentir une odeur sur lui. Dans ce récit, Saoudah a dit : « Mais tu as mangé de la gomme ? » Il répondit : « Non, j’ai bu du miel. C’est Hafsah qui m’en a donné à boire. » J’ai dit : « Les abeilles ont mangé de l’urfut. » Abu Dawud a dit : « Maghafir » désigne une gomme ; « jarasat » signifie « ont mangé » ; « urfut » est une plante pour les abeilles
- Sunan Abu Dawud, n°3887
Rapporté par Ash-Shifa’, fille de Abdullah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est entré alors que j’étais avec Hafsah, et il m’a dit : « Pourquoi n’enseignes-tu pas à celle-ci l’incantation contre les éruptions cutanées, comme tu lui as appris à écrire ? »
- Sunan Abu Dawud, n°5045
Rapporté par Hafsah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ voulait dormir, il mettait sa main droite sous sa joue et disait trois fois : « Ô Allah, protège-moi de Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs. »
- Sunan Ibn Majah, n°1145
Rapporté par Hafsah bint ‘Umar : Quand l’appel à la prière du subh était lancé, le Messager d’Allah (ﷺ) priait deux courtes unités avant d’aller à la prière
- Sunan Ibn Majah, n°1235
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade de sa dernière maladie, il était dans la maison de ‘Aishah. Il a dit : “Appelez-moi ‘Ali.” ‘Aishah a dit : “Ô Messager d’Allah, veux-tu qu’on appelle Abu Bakr ?” Il a dit : “Appelez-le.” Hafsah a dit : “Ô Messager d’Allah, veux-tu qu’on appelle ‘Umar ?” Il a dit : “Appelez-le.” Ummul-Fadl a dit : “Ô Messager d’Allah, veux-tu qu’on appelle Al-‘Abbas ?” Il a dit : “Oui.” Quand ils se sont tous réunis, le Messager d’Allah (ﷺ) a levé la tête, a regardé et est resté silencieux. ‘Umar a dit : “Levez-vous et laissez le Messager d’Allah (ﷺ).” Puis Bilal est venu l’informer qu’il était l’heure de la prière, et il a dit : “Dites à Abu Bakr de diriger la prière.” ‘Aishah a dit : “Ô Messager d’Allah, Abu Bakr est un homme sensible, et s’il ne te voit pas, il pleurera et les gens pleureront avec lui. Si tu demandes à ‘Umar de diriger la prière, ce serait mieux.” Abu Bakr est sorti et a dirigé la prière, puis le Messager d’Allah (ﷺ) s’est senti un peu mieux, il est sorti, soutenu par deux hommes, traînant les pieds au sol. Quand les gens l’ont vu, ils ont dit : “Subhan-Allah”, pour prévenir Abu Bakr. Il a voulu reculer, mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah (ﷺ) est alors venu s’asseoir à sa droite. Abu Bakr s’est levé et suivait le Prophète (ﷺ), et les gens suivaient Abu Bakr. Ibn ‘Abbas a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a commencé à réciter à partir de l’endroit où Abu Bakr s’était arrêté.”
- Sunan Ibn Majah, n°1459
Rapporté par Ayyub : Hafsah m’a rapporté, d’après Umm ‘Atiyyah, un récit similaire à celui de Muhammad. Dans la version de Hafsah, il est dit : « Lavez-la un nombre impair de fois. » Et : « Lavez-lui le visage trois ou cinq fois. » Et : « Commencez par le côté droit, par les endroits lavés lors des ablutions. » Umm ‘Atiyyah a aussi dit : « Nous avons coiffé ses cheveux en trois nattes. »
- Sunan Ibn Majah, n°1685
Rapporté par Hafsah : Le Messager d’Allah (ﷺ) embrassait alors qu’il jeûnait
- Sunan Ibn Majah, n°1700
Rapporté par Hafsah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il n’y a pas de jeûne pour celui qui ne l’a pas décidé la nuit précédente
- Sunan Ibn Majah, n°2016
Rapporté par 'Umar bin Khattab : Le Messager d’Allah a divorcé de Hafsah puis l’a reprise
- Sunan Ibn Majah, n°2086
Rapporté par Hafsah, l’épouse du Prophète (ﷺ) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari
- Sunan Ibn Majah, n°2333
Rapporté par un homme des Banu Suwa'ah : J'ai dit à 'Aishah : Dis-moi comment était le caractère du Messager d'Allah (ﷺ). Elle répondit : “N'as-tu pas lu le Coran : ‘Et tu es certes d’un caractère immense’ ?” Elle ajouta : “Le Messager d'Allah (ﷺ) était avec ses Compagnons, j'avais préparé un plat pour lui, et Hafsah aussi, mais Hafsah arriva avant moi. Alors j'ai dit à la servante : ‘Renverse son plat.’ Elle la rattrapa alors qu'elle allait poser le plat devant le Messager d'Allah (ﷺ). Elle le renversa et le plat se brisa, répandant la nourriture. Le Messager d'Allah (ﷺ) ramassa les morceaux et la nourriture sur la natte, et ils mangèrent. Ensuite, il fit venir mon plat et le donna à Hafsah, en disant : ‘Prends ce plat à la place du tien, et mange ce qu'il y a dedans.’ Je n'ai vu aucune expression de colère sur le visage du Messager d'Allah (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°3046
Rapporté par Ibn ‘Umar, d’après Hafsah رضي الله عنها, l’épouse du Prophète (ﷺ) : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi certaines personnes sont sorties de l’Ihram alors que toi tu n’es pas sorti de l’Ihram ? » Il a répondu : « J’ai mis quelque chose sur ma tête pour rassembler mes cheveux, et j’ai marqué mon animal de sacrifice, donc je ne sortirai pas de l’Ihram avant d’avoir offert mon sacrifice. »
- Sunan Ibn Majah, n°3919
Rapporté par Ibn ‘Umar : J’étais un jeune homme célibataire à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ) et je passais la nuit à la mosquée. Si l’un de nous avait fait un rêve, il le racontait au Prophète (ﷺ). J’ai dit : “Ô Allah, s’il y a du bien en moi auprès de Toi, montre-moi un rêve que le Prophète (ﷺ) pourra interpréter pour moi.” Je me suis endormi et j’ai vu deux anges venir vers moi et m’emmener. Ils ont rencontré un autre ange qui a dit : “Ne t’inquiète pas”, et ils m’ont emmené en Enfer, qui était construit comme un puits. Il y avait des gens dedans, certains que j’ai reconnus. Puis ils m’ont emmené vers la droite. Le matin, j’en ai parlé à Hafsah, et Hafsah a dit qu’elle en avait parlé au Messager d’Allah (ﷺ), et il a dit : “Abdullah est un homme pieux, s’il priait seulement plus la nuit.”
- Sunan Ibn Majah, n°4063
Rapporté par Hafsah : Elle a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Une armée viendra attaquer cette Maison (la Kaaba) et, lorsqu’ils seront à Bayda’, le milieu d’entre eux sera englouti par la terre, et les premiers appelleront les derniers, et ils seront tous engloutis, jusqu’à ce qu’il ne reste d’eux qu’un seul fugitif qui racontera ce qui leur est arrivé.” Lorsque l’armée de Hajjaj est venue, nous avons cru que c’était celle mentionnée dans ce hadith. Un homme a dit : “Je témoigne que tu n’as pas menti sur Hafsah et qu’Hafsah n’a pas menti sur le Prophète (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°4281
Rapporté par Hafsah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’espère qu’aucun de ceux qui ont assisté à (la bataille de) Badr et au (traité de) Hudaybiyah n’entrera en Enfer, si Allah le veut. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, Allah ne dit-il pas : “Il n’y a pas un seul d’entre vous qui ne passera pas par l’Enfer ; c’est un décret arrêté par ton Seigneur ?” [19:71] » Il a répondu : « N’as-tu pas entendu qu’Il dit : “Ensuite, Nous sauverons ceux qui étaient pieux et Nous laisserons les injustes à genoux dans l’Enfer ?” [19:] »
- Sunan an-Nasa'i, n°583
Rapporté par Ibn 'Umar que Hafsah a dit : "Quand l'aube apparaissait, le Messager d'Allah (ﷺ) ne priait que deux courtes Rak'ah
- Sunan an-Nasa'i, n°709
Rapporté par 'Aishah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) voulait faire l’I’tikaf, il priait la prière de l’aube puis entrait dans l’endroit où il voulait s’isoler. Il voulait faire l’I’tikaf pendant les dix derniers jours de Ramadan, alors il a demandé qu’on lui installe une tente. Hafsah a aussi fait installer une tente, et quand Zaynab a vu cela, elle a demandé qu’on lui en installe une aussi. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vu cela, il a dit : "Est-ce la piété que vous cherchez ?" Il n’a donc pas fait l’I’tikaf ce Ramadan-là, mais l’a reporté à dix jours en Shawwal
- Sunan an-Nasa'i, n°833
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est tombé gravement malade, Bilal est venu l'informer qu'il était l'heure de la prière et il a dit : "Dis à Abu Bakr de diriger les gens dans la prière." Elle a dit : "J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ), Abu Bakr est un homme sensible, et s'il se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens ; pourquoi ne demandes-tu pas à 'Umar ?" Il a dit : "Dis à Abu Bakr de diriger la prière." J'ai dit à Hafsah : "Dis-le lui." Alors elle le lui a dit. Il a dit : "Vous êtes comme les compagnes de Youssouf. Dites à Abu Bakr de diriger la prière." Ils l'ont donc dit à Abu Bakr. Quand il a commencé à prier, le Messager d'Allah (ﷺ) a commencé à aller mieux, alors il s'est levé avec l'aide de deux hommes, traînant ses pieds. Lorsqu'il est entré dans la mosquée, Abu Bakr l'a entendu venir et a voulu reculer, mais le Messager d'Allah (ﷺ) lui a fait signe : "Reste où tu es." Le Messager d'Allah (ﷺ) s'est alors assis à la gauche d'Abu Bakr, et le Messager d'Allah (ﷺ) dirigeait la prière assis, tandis qu'Abu Bakr était debout et suivait le Messager d'Allah (ﷺ), et les gens suivaient la prière d'Abu Bakr, qu'Allah l'agrée
- Sunan an-Nasa'i, n°1371
Rapporté par Hafsah, l'épouse du Prophète (ﷺ) : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Aller à la prière du vendredi est obligatoire pour toute personne ayant atteint la puberté
- Sunan an-Nasa'i, n°1558
Rapporté par Hafsah : Umm 'Atiyyah ne mentionnait jamais le Messager d’Allah (ﷺ) sans dire : « Que mon père soit sacrifié pour lui. » J’ai demandé : « As-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire ceci ou cela ? » Elle a répondu : « Oui, que mon père soit sacrifié pour lui. » Il a dit : « Que les jeunes filles, les femmes en retrait et les femmes ayant leurs règles sortent pour assister à l’Aïd et aux invocations des musulmans, mais que celles qui ont leurs règles restent à l’écart du lieu de prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1658
Rapporté par Hafsah : « Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire ses prières surérogatoires assis jusqu’à un an avant sa mort. Ensuite, il priait assis et récitait la sourate si lentement qu’elle paraissait plus longue qu’une sourate qui est pourtant plus longue. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1760
Rapporté par Hafsah : Quand l'appel à la prière du matin était lancé, le Messager d'Allah (ﷺ) priait deux unités courtes avant d'aller à la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1761
Rapporté par Ibn Umar : Hafsah m'a dit que lorsque l'aube apparaissait, le Prophète (ﷺ) priait deux unités
- Sunan an-Nasa'i, n°1765
Rapporté par Hafsah : Le Prophète (ﷺ) priait les deux unités du Fajr, deux unités courtes
- Sunan an-Nasa'i, n°1766
Rapporté par Ibn 'Umar : Hafsah m'a dit que le Messager d'Allah (ﷺ) priait deux unités courtes entre l'appel à la prière (l'Adhan) et l'Iqamah pour la prière du Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1767
Rapporté par Ibn 'Umar d'après Hafsah : Le Messager d'Allah (ﷺ) priait deux unités courtes entre l'appel à la prière (l'Adhan) et la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1768
Rapporté par Abu Salamah et Nafi', d'après Ibn Umar, d'après Hafsah : Le Prophète (ﷺ) priait deux unités courtes entre l'appel à la prière (l'Adhan) et l'Iqamah, les deux unités du Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1769
Rapporté par Ibn Umar : Hafsah lui a dit que le Messager d'Allah (ﷺ) priait deux unités courtes entre l'Adhan et l'Iqamah de la prière du matin
- Sunan an-Nasa'i, n°1770
Rapporté par Ibn 'Umar : Hafsah m'a dit que le Messager d'Allah (ﷺ) priait deux unités avant la prière du matin
- Sunan an-Nasa'i, n°1771
Rapporté par Ibn 'Umar d'après Hafsah : Quand on appelait à la prière du matin, le Messager d'Allah (ﷺ) faisait deux prosternations avant la prière du matin
- Sunan an-Nasa'i, n°1772
Rapporté par Ibn 'Umar d'après Hafsah, la Mère des Croyants : Elle lui a dit que lorsque le muezzin se taisait, le Messager d'Allah (ﷺ) priait deux unités courtes
- Sunan an-Nasa'i, n°1773
Rapporté par 'Abdullah bin Umar d'après Hafsah, la Mère des Croyants : Elle lui a dit que lorsque le muezzin se taisait après l'appel à la prière du matin et que l'aube était levée, il priait deux unités courtes avant de se lever pour prier
- Sunan an-Nasa'i, n°1774
Rapporté par Abdullah : Ma sœur Hafsah m'a dit qu'il priait deux unités courtes avant la prière du Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1775
Rapporté par Abdullah bin Umar, d'après Hafsah : Le Messager d'Allah (ﷺ) priait deux unités quand l'aube était levée
- Sunan an-Nasa'i, n°1776
Rapporté par Ibn Umar d'après Hafsah : Quand l'aube arrivait, le Messager d'Allah (ﷺ) ne priait rien d'autre que deux unités courtes
- Sunan an-Nasa'i, n°1777
Rapporté par Ibn Umar, d'après Hafsah : Quand on appelait à la prière du matin, le Messager d'Allah (ﷺ) priait deux unités courtes avant d'aller prier
- Sunan an-Nasa'i, n°1778
Rapporté par Ibn Umar : Hafsah m’a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de prier deux courtes rak‘a avant la prière de l’aube, et cela après l’apparition de l’aube
- Sunan an-Nasa'i, n°1779
Rapporté par Salim : Son père a dit : Hafsah m’a dit que lorsque l’aube apparaissait, le Messager d’Allah (ﷺ) priait deux rak‘a
- Sunan an-Nasa'i, n°1883
Rapporté par Ayyub : J’ai entendu Hafsah dire : Umm 'Atiyyah a dit : « Elles ont attaché les cheveux de la fille du Prophète en trois tresses. » J’ai demandé : « Ont-elles défait ses cheveux puis fait trois tresses ? » Elle a répondu : « Oui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1890
Rapporté par Ayyub, d’après Muhammad, d’après Umm 'Atiyyah : Le Messager d’Allah est venu chez nous pendant que nous lavions sa fille. Il a dit : « Lavez-la trois fois, ou cinq, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et des feuilles de lotus, et mettez du camphre, ou un peu de camphre, la dernière fois. Quand vous aurez terminé, informez-moi. » Quand nous avons fini, nous l’avons informé et il nous a donné son pagne en disant : « Enveloppez-la dedans. » Hafsah a dit : « Nous l’avons lavée trois, cinq ou sept fois. » Umm 'Atiyyah a dit : « Nous avons tressé ses cheveux en trois tresses. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1891
Rapporté par Ayyub, d’après Muhammad : Hafsah m’a informé que Umm 'Atiyyah a dit : « Nous avons mis ses cheveux en trois tresses. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1892
Rapporté par Hammad, d’après Ayyub : Et Hafsah a dit, d’après Umm 'Atiyyah : « Nous avons mis ses cheveux en trois tresses. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2132
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’étais très désireux de demander à 'Umar bin Al-Khattab au sujet des deux épouses du Messager d’Allah à qui Allah a dit : « Si vous vous repentez toutes les deux auprès d’Allah, ce sera mieux pour vous, car vos cœurs ont penché. » Et il a rapporté le hadith. Il a dit à ce sujet : « Le Messager d’Allah s’est éloigné de ses épouses pendant vingt-neuf jours à cause de cela, quand Hafsah a révélé quelque chose à 'Aishah. Il avait dit : “Je n’entrerai pas chez elles pendant un mois”, car il était très contrarié par elles quand Allah, le Puissant et Majestueux, l’a informé de ce qu’elles avaient dit. Quand vingt-neuf jours sont passés, il est entré chez 'Aishah, il a commencé par elle. 'Aishah lui a dit : “Ô Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir chez nous pendant un mois, et voilà vingt-neuf jours ; nous les avons comptés.” Le Messager d’Allah a dit : “Le mois compte vingt-neuf jours.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2331
Rapporté par Hafsah : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube, son jeûne n'est pas valable. » (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2332
Rapporté par Hafsah : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube, son jeûne n'est pas valable. » (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2333
Rapporté par Hafsah : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube ne doit pas jeûner. » (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2334
Rapporté par Hafsah : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui n'a pas l'intention de jeûner dès la nuit précédente, son jeûne n'est pas valable. » (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2335
Rapporté par Hafsah : Elle avait l'habitude de dire : « Celui qui n'a pas l'intention de jeûner dès la nuit précédente ne doit pas jeûner. » (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2336
Rapporté par Hamzah bin 'Abdullah bin 'Umar, d'après son père : Hafsah, l'épouse du Prophète ﷺ, a dit : « Il n'y a pas de jeûne pour celui qui n'a pas l'intention (de jeûner) avant l'aube. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2337
Rapporté par Hafsah : « Il n'y a pas de jeûne pour celui qui n'a pas l'intention (de jeûner) avant l'aube. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2338
Rapporté par Hafsah : « Il n'y a pas de jeûne pour celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2339
Rapporté par Hafsah : Elle a dit : « Il n'y a pas de jeûne pour celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2340
Rapporté par Hafsah : Elle a dit : « Il n'y a pas de jeûne pour celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube. » Malik bin Anas l'a rapporté en Mursal
- Sunan an-Nasa'i, n°2341
Rapporté par 'Aishah et Hafsah : « Il n'y a de jeûne que pour celui qui a l'intention de jeûner avant l'aube. » (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2416
Rapporté par Hafsah : Il y a quatre choses que le Prophète n’a jamais abandonnées : le jeûne d’Ashura, le jeûne pendant les dix jours, le jeûne de trois jours chaque mois, et la prière de deux rak‘as avant Al-Ghadah (Fajr)
- Sunan an-Nasa'i, n°2682
Rapporté par 'Abdullah bin 'Umar : Sa sœur Hafsah a dit : « J'ai demandé au Prophète ﷺ : "Ô Messager d'Allah ! Pourquoi les gens sont-ils sortis de l'état d'Ihram alors que toi, tu n'es pas sorti de l'état d'Ihram après ta 'Umrah ?" Il a répondu : "J'ai attaché mes cheveux et mis un collier à mon animal de sacrifice, donc je ne sortirai de l'état d'Ihram qu'après le Hajj." »
- Sunan an-Nasa'i, n°2880
Rapporté par Hafsah : Il a dit : "Une armée d’envahisseurs viendra vers cette Maison, et lorsqu’ils seront à Al-Baida, le milieu d’entre eux sera englouti par la terre. Les premiers appelleront les derniers, et ils seront engloutis, jusqu’à ce qu’il ne reste d’eux qu’un fugitif qui racontera ce qui leur est arrivé." Un homme (entendant ce récit) a dit : "Je témoigne que tu n’as pas attribué de mensonge à ton grand-père, et je témoigne que ton grand-père n’a pas attribué de mensonge à Hafsah, et je témoigne que Hafsah n’a pas attribué de mensonge au Prophète
- Sunan an-Nasa'i, n°3248
Rapporté par 'Umar : Hafsah bint 'Umar est devenue veuve quand (son mari) Khunais — c'est-à-dire bin Hudhafah — est décédé. Il était l'un des compagnons du Prophète qui avait participé à Badr, et il est mort à Médine. J'ai rencontré 'Uthman bin 'Affan et je lui ai proposé Hafsah en mariage. J'ai dit : "Si tu veux, je te marie à Hafsah." Il a répondu : "Je vais y réfléchir." Quelques jours plus tard, je l'ai revu et il m'a dit : "Je ne veux pas me marier pour l'instant." 'Umar a dit : "Ensuite, j'ai rencontré Abu Bakr As-Siddiq, رضي الله عنه, et je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah.' Il ne m'a pas répondu, et j'ai été plus peiné par son silence que par la réponse de 'Uthman, رضي الله عنه. Plusieurs jours ont passé, puis le Messager d'Allah a demandé Hafsah en mariage, et je la lui ai donnée. Abu Bakr m'a rencontré et a dit : 'Peut-être as-tu été contrarié lorsque tu m'as proposé Hafsah et que je ne t'ai pas répondu ?' J'ai dit : 'Oui.' Il a dit : 'La seule raison pour laquelle je ne t'ai pas répondu, c'est que j'avais entendu le Messager d'Allah parler d'elle, et je ne voulais pas révéler son secret ; s'il ne l'avait pas épousée, alors je l'aurais fait
- Sunan an-Nasa'i, n°3259
Rapporté par Umar bin Al-Khattab, رضي الله عنه : Hafsah bint 'Umar est devenue veuve quand (son mari) Khunais bin Hudhafah As-Sahmi est décédé. Il était l’un des compagnons du Prophète ﷺ et il est mort à Médine. Umar a dit : "Je suis allé voir 'Uthman bin 'Affan et je lui ai proposé Hafsah en mariage. Je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah bint 'Umar.' Il a répondu : 'Je vais réfléchir.' Quelques jours plus tard, je l’ai revu et il m’a dit : 'Il semble que je ne souhaite pas me marier en ce moment.'" Umar a poursuivi : "Ensuite, j’ai rencontré Abu Bakr As-Siddiq, رضي الله عنه, et je lui ai dit : 'Si tu veux, je te marie à Hafsah bint 'Umar.' Abu Bakr est resté silencieux et ne m’a rien répondu, et cela m’a plus contrarié que la réponse de 'Uthman. Plusieurs jours ont passé, puis le Messager d’Allah ﷺ a demandé Hafsah en mariage et je la lui ai donnée. Abu Bakr m’a rencontré et m’a dit : 'Peut-être as-tu été contrarié quand tu m’as proposé Hafsah en mariage et que je ne t’ai pas répondu ?' J’ai dit : 'Oui.' Il a dit : 'Rien ne m’a empêché de te répondre, sauf que j’avais entendu le Messager d’Allah ﷺ parler d’elle, et je ne voulais pas dévoiler le secret du Messager d’Allah. S’il l’avait laissée, je l’aurais épousée
- Sunan an-Nasa'i, n°3313
Rapporté par 'Amrah : 'Aishah lui a raconté que le Messager d’Allah ﷺ était avec elle, et elle a entendu un homme demander la permission d’entrer chez Hafsah. 'Aishah a dit : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah, un homme demande la permission d’entrer chez toi. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je pense que c’est un tel, l’oncle paternel de Hafsah par l’allaitement. » 'Aishah a dit : « Si un tel (mon propre oncle paternel par l’allaitement) était vivant, pourrait-il entrer chez moi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce qui rend interdit (au mariage) à cause de l’allaitement est identique à ce qui est interdit à cause de la naissance. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3421
Rapporté par Ubaid bin 'Umair, d'après 'Aishah, l'épouse du Prophète : Le Prophète avait l'habitude de rester chez Zainab bint Jahsh et de boire du miel chez elle. Hafsah et moi avons convenu que si le Prophète venait chez l'une de nous, elle dirait : "Je sens l'odeur de Maghafir (une gomme à l'odeur désagréable) sur toi ; as-tu mangé du Maghafir ?" Il est venu chez l'une de nous et elle lui a dit cela. Il a dit : "Non, j'ai bu du miel chez Zainab bint Jahsh, mais je n'en boirai plus jamais." Ensuite, ce verset a été révélé : "Ô Prophète ! Pourquoi interdis-tu ce qu'Allah t'a permis ?" "Si vous vous repentez toutes deux auprès d'Allah, ce sera mieux pour vous", s'adressant à 'Aishah et Hafsah ; "Et (rappelez-vous) quand le Prophète confia un secret à l'une de ses épouses", cela fait référence à ses paroles : "Non, j'ai bu du miel
- Sunan an-Nasa'i, n°3503
Rapporté par Safiyyah bint Abi 'Ubaid : Elle a entendu Hafsah bint 'Umar, l’épouse du Prophète ﷺ, raconter que le Prophète ﷺ a dit : "Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil de quelqu’un plus de trois jours, sauf pour son mari ; elle doit alors observer un deuil de quatre mois et dix jours
- Sunan an-Nasa'i, n°3542
Rapporté par Hafsah, d’après Umm 'Atiyyah, d’après le Prophète ﷺ : Il a accordé une permission à la femme dont le mari est décédé d’utiliser du Qust et de l’Azfar pour se purifier après ses règles
- Sunan an-Nasa'i, n°3560
Rapporté par 'Umar : Le Prophète – 'Amr (un des rapporteurs) a dit : "Le Messager d’Allah – avait divorcé de Hafsah, puis il l’a reprise." Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°3795
Rapporté par Ubaid bin 'Umair : J’ai entendu 'Aishah رضي الله عنها dire : « Le Prophète ﷺ restait chez Zainab bint Jahsh et buvait du miel chez elle. Hafsah et moi avons convenu que si le Prophète venait chez l’une de nous, elle lui dirait : “Je sens l’odeur de Maghafir (une gomme à l’odeur désagréable) sur toi. As-tu mangé du Maghafir ?” Il est allé chez l’une d’elles et elle lui a dit cela. Il a répondu : “Non, j’ai bu du miel chez Zainab bint Jahsh, mais je n’en boirai plus jamais.” Ensuite, ce verset a été révélé : “Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a permis ?” jusqu’à : “Si vous vous repentez toutes deux auprès d’Allah” – (c’est-à-dire 'Aishah et Hafsah) – “Et (souvenez-vous) quand le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses.” Cela fait référence à sa parole : “Non, j’ai bu du miel.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4582
Rapporté par Ibn 'Umar : « Je vendais des chameaux à Al-Baqi et j’échangeais des dinars contre des dirhams. Je suis allé voir le Prophète dans la maison de Hafsah et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah, je veux te demander : je vends des chameaux à Al-Baqi et j’échange des dinars contre des dirhams.” Il a dit : “Il n’y a pas de mal à cela si tu prends le paiement le jour même, sauf si tu pars alors qu’il reste encore des affaires non réglées entre vous (acheteur et vendeur).” »
Profil symbolique du prénom Hafsa
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Hafsa
Traits dominants
- Bravoure : elle affronte les défis de la vie avec un courage naturel et une grande résilience.
- Franchise : elle se distingue par une communication directe et une honnêteté sans détour.
- Force morale : elle reste fidèle à ses principes, même dans les situations les plus difficiles.
- Leadership : elle dégage une autorité naturelle qui incite les autres à lui faire confiance.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Hafsa (ou Hafsah)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| hafsa | Arabe, Ourdou, Turc |
| hafsah | Arabe |
| hafsat | Haoussa |
| hafsatu | Haoussa |
| hafza | Arabe |
| xafsa | Somali |
Personnalités connues portant le prénom Hafsa
- Hafsa bint Umar (Fille de Umar ibn al-Khattab, épouse du prophète Mahomet)
Popularité du prénom Hafsa
Dans le monde musulman
En France
Variante (2) : Hafsa · 5 140 Hafsah · 40
Le prénom Hafsa a été donné à 5 140 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 299ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 865
- Auvergne-Rhône-Alpes 620
- Hauts-de-France 590
- Grand Est 380
- Occitanie 360
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 330
- Centre-Val de Loire 205
- Nouvelle-Aquitaine 160
Voir plus (7 régions)
- Normandie 140
- Bourgogne-Franche-Comté 125
- Pays de la Loire 75
- Bretagne 60
- Corse 10
- La Réunion 10
- Mayotte 10
Le prénom Hafsah a été donné à 40 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 19 802ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Hafsa
Quelle est la signification du prénom Hafsa ?
Le prénom Hafsa signifie "lionne" en arabe. Ce sens évoque la force, le courage et la noblesse de caractère, des qualités historiquement attribuées à la lionne.
Qui était la plus célèbre Hafsa dans l'histoire ?
La personnalité la plus notable est Hafsa bint Umar, fille du calife Umar et épouse du prophète Mohammed. Elle est reconnue pour sa forte personnalité, sa franchise et sa sagesse.
Le prénom Hafsa est-il courant en France ?
Oui, le prénom Hafsa est bien implanté en France avec plus de 5000 naissances recensées. Il est régulièrement choisi par les parents cherchant un prénom arabe classique et symbolique.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.