Tout savoir sur le prénom Malek (ou Malik, ou Malick) en Islam : Coran, hadiths et histoire
ملاك
Le prénom Malek est un prénom d'origine arabe qui possède une double profondeur spirituelle et historique. Signifiant selon son écriture 'ange' ou 'maître', il est très apprécié dans le monde musulman pour ses valeurs de pureté et de noblesse.
Origine du prénom Malek
Signification du prénom Malek
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Malek (ou Malik, ou Malick) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
1 verset mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Az-Zukhruf (43), verset 77
et ils crieront: «O Mâlik! Que ton Seigneur nous achève!» Il dira: «En vérité, vous êtes pour y demeurer [éternellement]»
Le prénom dans les hadiths
1871 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°4
Rapporté par Anas b. Malik : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ entrait aux toilettes, il disait avant d’entrer : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi. » Ceci selon la version de Hammad. ‘Abd al-Warith rapporte une autre version : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre les diables mâles et femelles. »
- Sunan Abu Dawud, n°14
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Quand le Prophète ﷺ voulait satisfaire ses besoins, il ne relevait pas son vêtement avant d’être accroupi près du sol. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par ‘Abd al-Salam b. Harb d’après al-A’mash, de la part d’Anas b. Malik. Cette chaîne de transmission est faible (car il n’est pas établi qu’al-A’mash ait entendu cela d’Anas b. Malik)
- Sunan Abu Dawud, n°19
Rapporté par Anas ibn Malik : Lorsque le Prophète ﷺ entrait aux toilettes, il retirait sa bague. Abu Dawud a dit : Ceci est une tradition munkar, c’est-à-dire qu’elle contredit la version bien connue rapportée par des narrateurs fiables. Selon la version bien connue d’Anas : Le Prophète ﷺ s’était fait faire une bague en argent, puis il l’a retirée. L’erreur vient de Hammam (le narrateur de la première tradition citée). Cette version n’est rapportée que par Hammam
- Sunan Abu Dawud, n°43
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans un jardin. Un jeune garçon, le plus jeune d’entre nous, l’accompagnait avec une cruche d’eau. Il l’a posée près d’un jujubier. Le Prophète ﷺ s’est soulagé, puis il est revenu vers nous après s’être nettoyé avec de l’eau
- Sunan Abu Dawud, n°75
Rapporté par Abu Qatadah رضي الله عنه : Kabshah, fille de Ka’b ibn Malik et épouse d’Ibn Abu Qatadah, a rapporté : Abu Qatadah est venu me rendre visite et je lui ai versé de l’eau pour ses ablutions. Un chat est venu et a bu de cette eau, et il a penché le récipient pour qu’il puisse boire. Kabshah a dit : Il m’a vue le regarder et m’a demandé : « Es-tu étonnée, ma nièce ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a alors rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce n’est pas impur ; c’est un de ceux (mâles ou femelles) qui circulent parmi vous. »
Voir 1866 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°113
Rapporté par Malik b. Ghurfatah : J’ai entendu ‘Abd Khair dire : J’ai vu qu’on a apporté une chaise à Ali qui s’est assis dessus. On lui a ensuite apporté un récipient d’eau. Il s’est lavé les mains trois fois ; puis il s’est rincé la bouche et a pris de l’eau dans le nez avec une seule poignée d’eau. Il a ensuite rapporté toute la tradition
- Sunan Abu Dawud, n°124
Rapporté par AbulAzhar al-Mughirah ibn Farwah et Yazid ibn Abu Malik : Mu’awiyah a fait ses ablutions devant les gens, comme il avait vu le Messager d’Allah ﷺ les faire. Quand il est arrivé à l’étape d’essuyer sa tête, il a pris une poignée d’eau et l’a versée avec sa main gauche sur le milieu de sa tête, à tel point que des gouttes d’eau coulaient ou allaient couler. Ensuite, il a essuyé (sa tête) de l’avant vers l’arrière et de l’arrière vers l’avant
- Sunan Abu Dawud, n°145
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ faisait ses ablutions, il prenait une poignée d’eau, la passait sous son menton et la faisait passer dans sa barbe, en disant : « C’est ainsi que mon Seigneur m’a ordonné. »
- Sunan Abu Dawud, n°147
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’ai vu le Messager ﷺ faire ses ablutions. Il portait un turban Qutri. Il a passé sa main sous le turban et a essuyé le devant de sa tête, sans défaire le turban
- Sunan Abu Dawud, n°159
Rapporté par Al-Mughirah ibn Shu'bah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a fait ses ablutions et a passé la main mouillée sur ses chaussettes et ses chaussures. Abu Dawud a dit : ‘Abd al-Rahman b. Mahdi n’a pas rapporté ce récit, car la version connue d’al-Mughirah dit que le Prophète ﷺ a passé la main mouillée sur les chaussettes. Abu Musa al-Ash’ari a aussi rapporté que le Prophète ﷺ a passé la main mouillée sur les chaussettes, mais la chaîne de transmission de ce récit n’est ni continue ni solide. ‘Ali b. Abi Talib, Ibn Mas’ud, al-Bara’ b. ‘Aziz, Anas b. Malik, Abu Umamah, Sahl b. Sa’d et ‘Amr b. Huriath ont aussi passé la main mouillée sur les chaussettes
- Sunan Abu Dawud, n°171
Rapporté par Abu Asad b. ‘Amr رضي الله عنه : J’ai demandé à Anas b. Malik au sujet des ablutions. Il a répondu : « Le Prophète ﷺ faisait ses ablutions pour chaque prière, et nous avons parfois prié plusieurs fois avec la même ablution. »
- Sunan Abu Dawud, n°197
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a bu du lait, il ne s’est pas rincé la bouche ni refait ses ablutions, puis il a prié
- Sunan Abu Dawud, n°201
Anas ibn Malik رضي الله عنه a rapporté : Les gens se sont levés pour la prière du soir et un homme s’est avancé et a dit : « Messager d’Allah, j’ai quelque chose à te dire. » Le Prophète ﷺ a discuté en privé avec lui, jusqu’à ce que les gens, ou certains d’entre eux, s’assoupissent, puis il les a dirigés dans la prière. Thabit al-Bunani n’a pas mentionné les ablutions
- Sunan Abu Dawud, n°237
Rapporté par ‘A’ishah رضي الله عنها d’après Umm Sulaim al-Ansariyah, la mère d’Anas b. Malik : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, Allah n’a pas honte de la vérité. Que penses-tu, si une femme voit dans un rêve ce que voit un homme, doit-elle prendre un bain rituel ou non ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Oui, elle doit prendre un bain si elle trouve du liquide (sécrétion vaginale). » ‘A’ishah a dit : « Je suis alors allée la voir et je lui ai dit : “Malheur à toi ! Est-ce qu’une femme voit cela (en rêve) ?” » À ce moment, le Messager d’Allah ﷺ est venu vers moi et a dit : « Que ta main droite soit couverte de poussière ! Comment pourrait-il y avoir une ressemblance (entre l’enfant et la mère) autrement ? »
- Sunan Abu Dawud, n°238
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ prenait un bain rituel avec un récipient contenant sept à huit sâ‘ (soit environ quinze à seize livres) d’eau après un rapport intime. Abu Dawud a dit : La version rapportée par Mu’ammar d’après al-Zuhri précise : Elle (Aishah) a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ et moi prenions un bain avec un récipient équivalent à al-faraq (environ sept ou huit sâ‘ d’eau). » Abu Dawud a dit : Ibn ‘Uyainah a aussi rapporté comme la version de Malik. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Al-Faraq contient seize rotls (d’eau). J’ai aussi entendu dire que le sâ‘ d’Ibn Abi Dhi’b contenait cinq rotls (d’eau). L’avis selon lequel un sâ‘ contient huit rotls (d’eau) n’est pas sûr. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad (b. Hanbal) dire : Celui qui donne cinq et un tiers de rotls (mesurés avec notre rotl) comme aumône de rupture du jeûne (sadaqat al-fitr), a donné en totalité. On lui a alors demandé : Les dattes appelées al-saihani sont-elles plus lourdes (peut-on donner un sâ‘ de ces dattes en aumône de fitr) ? Il a répondu : Les dattes al-saihani sont bonnes. Mais je ne sais pas (si l’eau est plus lourde ou les dattes)
- Sunan Abu Dawud, n°258
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Chez les juifs, lorsqu’une femme avait ses règles, ils la faisaient sortir de la maison, ne mangeaient ni ne buvaient avec elle, et ne restaient pas avec elle dans leurs maisons. Le Messager d’Allah ﷺ fut interrogé à ce sujet. Alors Allah révéla : « Ils t’interrogent au sujet des menstrues. Dis : c’est une gêne, éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues » (Sourate 2, verset 222). Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Restez avec elles dans les maisons et faites tout sauf avoir des rapports sexuels. » Les juifs dirent alors : « Cet homme ne veut rien laisser de ce que nous faisons sans s’y opposer. » Usaid ibn Hudair et Abbad ibn Bishr vinrent et dirent : « Messager d’Allah, les juifs disent ceci et cela. Devons-nous alors avoir des rapports avec les femmes pendant leurs règles ? » Le visage du Messager d’Allah ﷺ changea à tel point que nous avons cru qu’il était en colère contre eux. Mais lorsqu’ils partirent, ils reçurent un cadeau de lait qui était apporté au Messager d’Allah ﷺ, et il les fit appeler pour leur en donner à boire. Nous avons alors compris qu’il n’était pas fâché contre eux
- Sunan Abu Dawud, n°266
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand un homme a un rapport avec sa femme pendant ses règles, il doit donner un demi-dinar en aumône. » Abu Dawud a dit : ‘Ali ibn Budhaimah a rapporté de façon similaire d’après Miqsam, du Prophète ﷺ. Al-Awza’i a rapporté de Yazid ibn Abi Malik, de ‘Abd al-Hamid ibn ‘Abd al-Rahman, du Prophète ﷺ : Il lui a ordonné de donner deux cinquièmes de dinar en aumône. Mais dans cette chaîne, deux rapporteurs (Miqsam et Ibn Abbas) manquent
- Sunan Abu Dawud, n°300
Ce récit a aussi été rapporté par 'Aishah à travers une autre chaîne de transmetteurs. Abu Dawud a dit : Tous les récits (sur ce sujet) transmis par 'Adi b. Thabit et A'mash d’après Habib et Ayyub al-'Ala, sont tous faibles ; aucun n’est authentique. Ce récit indique le récit rapporté par al-A'mash comme une parole de Compagnon, c’est-à-dire de 'Aishah. Hafs b. Ghayath a rejeté le récit transmis par Habib comme étant une parole (du Prophète). Et Asbat l’a aussi rapporté comme une parole de 'Aishah. Abu Dawud a dit : Ibn Dawud a rapporté la première partie de ce récit comme une parole (du Prophète), et a nié qu’il y ait mention de faire les ablutions pour chaque prière. La faiblesse du récit rapporté par Habib est aussi indiquée par le fait que la version transmise par al-Zuhri de 'Urwah d’après 'Aishah dit qu’elle avait l’habitude de se laver pour chaque prière ; (ces mots apparaissent) dans le récit concernant la femme qui a un écoulement de sang. Ce récit a été rapporté par Abu al-Yaqzan de 'Adi b. Thabit de son père d’après 'Ali, et rapporté par 'Ammar, l’affranchi des Banu Hashim, d’Ibn 'Abbas, et transmis par 'Abd al-Malik b. Maisarah, Bayan, al-Mughirah, Firas, d’après al-Sha'bi, de Qumair de 'Aishah, disant : « Tu dois faire les ablutions pour chaque prière. » La version transmise par Dawud et 'Asim de al-Sha'bi de Qumair de 'Aishah a les mots : « Elle doit prendre un bain une fois par jour. » La version rapportée par Hisham b. 'Urwah de son père a les mots : « La femme ayant un écoulement de sang doit faire les ablutions pour chaque prière. » Tous ces récits sont faibles sauf celui rapporté par Qumair et celui rapporté par 'Ammar, l’affranchi des Banu Hashim, et celui rapporté par Hisham b. 'Urwah de son père. Ce qui est le plus connu d’Ibn 'Abbas, c’est le bain (pour chaque prière)
- Sunan Abu Dawud, n°301
Sumayy, l’affranchi d’Abu Bakr, raconte qu’al-Qa'qa et Zaid b. Aslam l’ont envoyé demander à Sa'id b. al-Musayyab comment la femme ayant un écoulement de sang devait se laver. Il répondit : « Elle doit se laver au moment de la prière du Zuhr (le bain sera valable d’un Zuhr à l’autre) ; et elle doit faire les ablutions pour chaque prière. Si le saignement est abondant, elle doit attacher un tissu sur ses parties intimes. » Abu Dawud a dit : Cela a été rapporté par Ibn 'Umar et Anas b. Malik qu’elle doit prendre un bain au moment de la prière du Zuhr (valable jusqu’au Zuhr suivant). Ce récit a aussi été transmis par Dawud et 'Asim de al-Sha'bi de son épouse de Qumair d’après 'Aishah, sauf que la version de Dawud dit : « chaque jour », et celle de 'Asim dit : « au moment de la prière du Zuhr ». C’est l’avis de Salim b. 'Abd Allah, al-Hassan et 'Ata. Abu Dawud a dit : Malik a dit : Je pense que le récit rapporté par Ibn al-Musayyab doit contenir les mots : « d’une purification à une autre ». Mais cela a été mal compris et les gens l’ont changé en : « d’un Zuhr à l’autre ». Cela a aussi été rapporté par Miswar b. 'Abd al-Malik b. Sa'id b. 'Abd al-Rahman b. Yarbu', disant : « d’une purification à une autre », mais les gens l’ont changé en : « d’un Zuhr à l’autre »
- Sunan Abu Dawud, n°306
Rapporté par Rabi'ah : Umm Habibah, fille de Jahsh, avait des saignements prolongés. Le Prophète ﷺ lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle, puis de se laver et de prier. Si elle voyait quelque chose qui annule les ablutions, elle devait refaire ses ablutions et prier. Abu Dawud a dit : C’est l’avis de Malik b. Anas
- Sunan Abu Dawud, n°320
Rapporté par Ammar ibn Yasir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a campé à Ulat al-Jaysh et Aisha était avec lui. Son collier en onyx de Zifar s’est cassé et est tombé quelque part. Les gens ont été retenus pour le chercher jusqu’à l’aube. Il n’y avait pas d’eau avec eux. Alors Abu Bakr s’est fâché contre elle et a dit : « Tu as retenu les gens alors qu’ils n’ont pas d’eau. » Allah, le Très-Haut, a alors révélé à Son Messager ﷺ une permission pour se purifier avec de la terre pure. Les musulmans se sont alors levés avec le Messager d’Allah ﷺ, ont frappé le sol avec leurs mains, puis les ont levées sans prendre de terre, et se sont essuyé le visage et les mains jusqu’aux épaules, et des paumes jusqu’aux aisselles. Ibn Yahya a ajouté dans sa version : Ibn Shihab a dit dans son récit : Les gens ne tiennent pas compte de ce hadith. Abu Dawud a dit : Ibn Ishaq l’a aussi rapporté de façon similaire. Dans cette version, il a dit d’après Ibn 'Abbas. Il a mentionné les mots « deux frappes » comme l’a fait Yunus. Et Ma'mar a aussi rapporté d’après al-Zuhri « deux frappes ». Et Malik a dit : D’après al-Zuhri, d’après 'Ubaid Allah b. 'Abd Allah, d’après son père, d’après 'Ammar. Abu Uwais l’a aussi rapporté de façon similaire d’après al-Zuhri. Mais Ibn 'Uyainah avait un doute, il disait parfois : d’après son père, parfois : d’après Ibn 'Abbas. Ibn 'Uyainah était confus à ce sujet et sur son audition de al-Zuhri. Personne n’a mentionné « deux frappes » dans ce récit sauf ceux que j’ai cités
- Sunan Abu Dawud, n°326
Ce hadith est aussi transmis par Ibn 'Abd al-Rahman b. Abza d’après son père, de 'Ammar. Il a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Il t’aurait suffi de frapper le sol avec tes mains, puis de t’essuyer le visage et les mains (jusqu’aux poignets). » Il a ensuite raconté le reste du récit. Abu Dawud a dit : Ceci est aussi transmis par Shu'bah d’après Husain, d’après Abu Malik. Il a dit : J’ai entendu 'Ammar dire cela dans son discours, sauf que dans cette version il a ajouté les mots : « Il a soufflé. » Et Husain b. Muhammad a rapporté de Shu'bah d’après al-Hakam et dans cette version il a ajouté les mots : « Il (le Prophète) a frappé la terre avec ses paumes et a soufflé. »
- Sunan Abu Dawud, n°392
Ce récit a aussi été rapporté par Abu Suhail Nafi' ibn Malik ibn Abi 'Amir par une autre chaîne de transmetteurs. Il ajoute : « Il réussira, par son père, s’il dit la vérité ; il entrera au Paradis, par son père, s’il dit la vérité. »
- Sunan Abu Dawud, n°394
Ibn Shihab a dit : ‘Umar ibn ‘Abdul ‘Aziz était assis sur la chaire et il a un peu retardé la prière du ‘asr. ‘Urwah ibn al-Zubair lui a dit : « Gabriel a informé Muhammad ﷺ des horaires de la prière. » ‘Umar lui a dit : « Sois sûr de ce que tu dis. » ‘Urwah a alors répondu : « J’ai entendu Bashir ibn Abu Mas’ud dire qu’il a entendu Abu Mas’ud al-Ansari dire qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Gabriel est descendu et m’a informé des horaires de la prière, et j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui”, comptant cinq prières sur ses doigts. J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire la prière du zuhr quand le soleil venait de passer le zénith. Parfois il la retardait quand il faisait très chaud ; et j’ai vu qu’il priait le ‘asr quand le soleil était encore haut et brillant, avant qu’il ne jaunisse ; puis un homme pouvait partir après la prière et atteindre Dhu’l-Hulaifah avant le coucher du soleil, et il priait le maghrib au coucher du soleil ; et il priait le ‘isha quand l’obscurité couvrait l’horizon ; parfois il la retardait jusqu’à ce que les gens se rassemblent ; et une fois il a prié le fajr dans l’obscurité de l’aube, et une autre fois il l’a priée quand il faisait déjà clair ; mais ensuite il a continué à la prier dans l’obscurité de l’aube jusqu’à sa mort ; il ne l’a plus jamais priée quand il faisait clair. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis d’al-Zuhri par Ma’mar, Malik, Ibn ‘Uyainah, Shu’aib ibn Abi Hamzah, al-Laith ibn Sa’d et d’autres ; mais ils n’ont pas mentionné l’horaire exact de la prière, ni donné de détails. De même, Hisham ibn ‘Urwah et Habib ibn Abu Mazruq ont rapporté d’‘Urwah comme le récit de Ma’mar et ses compagnons. Mais Habib n’a pas mentionné Bashir. Wahb ibn Kaisan a rapporté de la part de Jabir, du Prophète ﷺ, l’horaire de la prière du maghrib. Il a dit : « Le lendemain, Gabriel est venu à l’heure du maghrib, quand le soleil était déjà couché. (Il est venu les deux jours) à la même heure. » Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été transmis par Abu Huraira du Prophète ﷺ. Il a dit : « Puis Gabriel m’a dirigé dans la prière du maghrib le lendemain à la même heure. » De même, ce récit a été rapporté par ‘Abd Allah ibn ‘Amr ibn al-‘As, par une chaîne de Hassan ibn ‘Atiyyah, de ‘Amr ibn Shu’aib, de son père, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°404
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ faisait la prière du ‘asr quand le soleil était encore haut, brillant et vif, puis on pouvait aller jusqu’à al-‘Awali et y arriver alors que le soleil était encore haut
- Sunan Abu Dawud, n°413
Rapporté par ‘Ala b. ‘Abd al-Rahman : « Nous sommes allés voir Anas b. Malik après la prière du Zuhr. Il s’est levé pour accomplir la prière du ‘Asr. Quand il a terminé, nous lui avons parlé du fait de prier tôt, ou bien il l’a mentionné lui-même. Il a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “C’est ainsi que prient les hypocrites, c’est ainsi que prient les hypocrites, c’est ainsi que prient les hypocrites : il reste assis (en regardant le soleil), et quand il devient jaune et se trouve entre les cornes du diable, ou sur les cornes du diable, il se lève et prie rapidement quatre rak‘ahs, en se rappelant rarement Allah pendant celles-ci.” »
- Sunan Abu Dawud, n°416
Rapporté par Anas b. Malik : « Nous faisions la prière du Maghrib avec le Prophète ﷺ, puis nous tirions des flèches, et l’un de nous pouvait encore voir où sa flèche tombait. »
- Sunan Abu Dawud, n°436
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté : Une autre version de ce récit ajoute : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Éloignez-vous de cet endroit où l’inattention vous a gagnés. » Il a ensuite ordonné à Bilal d’appeler à la prière et d’annoncer que la prière en groupe était prête (c’est-à-dire qu’il a prononcé l’iqamah), puis il a accompli la prière. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Malik, Sufyan b. ‘Uyainah, al-Awza’i et ‘Abd al-Razzaq d’après Ma’mar et Ibn Ishaq, mais aucun d’eux n’a mentionné l’appel à la prière (adhan) dans cette version transmise par al-Zuhri, et seuls al-Awza’i et Aban al-‘Attar l’attribuent à Ma’mar
- Sunan Abu Dawud, n°442
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un oublie une prière ou s’endort, qu’il l’accomplisse dès qu’il s’en souvient ; il n’y a pas d’autre expiation que cela. »
- Sunan Abu Dawud, n°449
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « L’Heure ne viendra pas avant que les gens rivalisent dans la construction des mosquées. »
- Sunan Abu Dawud, n°453
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine et s’est installé dans la partie haute de la ville, chez la tribu appelée Banu ‘Amr b. ‘Awf. Il est resté chez eux quatorze jours. Il a ensuite envoyé quelqu’un chercher les Banu al-Najjar. Ils sont venus à lui, leurs épées suspendues à leur cou. Anas a dit : C’est comme si je voyais le Messager d’Allah ﷺ assis sur sa monture, Abu Bakr assis derrière lui, et les Banu al-Najjar debout autour de lui. Il est descendu dans la cour d’Abu Ayyub. Le Messager d’Allah ﷺ priait dans les enclos des moutons et des chèvres. Il nous a ordonné de construire une mosquée. Il a alors envoyé chercher les Banu al-Najjar et leur a dit : « Banu al-Najjar, vendez-moi ce terrain pour un prix. » Ils ont répondu : « Par Allah, nous ne voulons aucun prix de toi, sauf d’Allah. » Anas a dit : Je vais vous dire ce que contenait ce terrain. Il y avait des tombes de mécréants, des tas d’ordures et quelques palmiers. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné de creuser les tombes des mécréants, de couper les palmiers. Le bois de palmier a été dressé devant la mosquée ; les marches ont été construites en pierre. Ils récitaient des vers en portant les pierres. Le Prophète ﷺ se joignait à eux (en récitant) : « Ô Allah, il n’y a de bien que le bien de l’au-delà. Accorde donc Ton aide aux Ansar et aux Muhajirin. »
- Sunan Abu Dawud, n°454
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : La mosquée (du Prophète) a été construite sur le terrain des Banu al-Najjar qui contenait des cultures, des palmiers et des tombes de mécréants. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Vendez-la-moi pour un prix. » Ils (les Banu al-Najjar) ont répondu : « Nous ne voulons rien (en échange). » Les palmiers ont été coupés, les cultures enlevées et les tombes des mécréants ouvertes. Il a ensuite raconté la suite du récit. Mais cette version utilise le mot « pardonne » dans le vers, au lieu de « aide ». Musa a dit : ‘Abd al-Warith a aussi rapporté ce récit de la même manière. La version de ‘Abd al-Warith utilise le mot « tas d’ordures » (au lieu de culture), et il a précisé qu’il a raconté ce récit à Hammad
- Sunan Abu Dawud, n°461
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Les récompenses de ma communauté m’ont été présentées, jusqu’à la récompense pour avoir retiré une poussière de la mosquée. Les péchés de ma communauté m’ont aussi été présentés. Je n’ai pas trouvé de péché plus grave que celui d’oublier une sourate ou un verset du Coran qu’on avait mémorisé. »
- Sunan Abu Dawud, n°474
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Cracher dans la mosquée est un péché, et cela est effacé en enterrant la salive. »
- Sunan Abu Dawud, n°476
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cracher des glaires dans la mosquée… » Le narrateur a ensuite transmis le reste de la tradition dans le même sens
- Sunan Abu Dawud, n°486
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme entra dans la mosquée à dos de chameau, le fit agenouiller puis attacha sa patte avec une corde. Il demanda alors : « Qui parmi vous est Muhammad ? » Le Messager d’Allah ﷺ était assis, appuyé sur quelque chose, parmi eux. Nous lui avons dit : « C’est cet homme au teint clair, appuyé là-bas. » L’homme dit : « Ô fils d’Abd al-Muttalib. » Le Prophète ﷺ répondit : « Je t’ai déjà répondu. » L’homme reprit : « Ô Muhammad, je te pose une question. » Le rapporteur a ensuite raconté la suite du récit
- Sunan Abu Dawud, n°505
Abu Mahdhurah a dit que le Messager d’Allah ﷺ lui a enseigné l’appel à la prière (adhan), en disant : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » Il a ensuite rapporté l’adhan comme dans la tradition transmise par Ibn Juraij d’après ‘Abd al-Aziz ibn ‘Abd al-Malik avec le même sens. Dans la version de Malik ibn Dinar, j’ai demandé au fils d’Abu Mahdhurah : « Raconte-moi l’adhan de ton père transmis du Messager d’Allah ﷺ. » Il a dit : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, c’est tout. » Il en est de même dans la version rapportée par Ja’far ibn Sulaiman du fils d’Abd Mahdhurah d’après son oncle, d’après son grand-père, sauf qu’il a dit : « Ensuite, répète et élève la voix : Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. »
- Sunan Abu Dawud, n°521
Rapporté par Anas ibn Malik : L’invocation faite entre l’adhan et l’iqamah n’est pas rejetée
- Sunan Abu Dawud, n°589
Rapporté par Malik b. al-Huwairith : Le Prophète ﷺ lui a dit, ou à certains de ses compagnons : « Quand le moment de la prière arrive, faites l’adhan, puis l’iqama, puis que le plus âgé d’entre vous soit votre imam. » La version rapportée par Maslamah dit : « Ce jour-là, nous étions presque égaux en connaissance. » La version rapportée par Isma’il dit : Khalid a demandé à Abu Qilabah : « Et le Coran (pourquoi le Prophète ﷺ n’a-t-il pas dit : Que celui qui connaît le mieux le Coran soit imam) ? » Il a répondu : « Ils étaient tous deux égaux dans la connaissance du Coran. »
- Sunan Abu Dawud, n°596
Abu ‘Atiyyah, un de nos affranchis, a dit : Malik b. al-Huwairith est venu à notre lieu de prière, et l’iqama a été prononcée. Nous lui avons dit : « Avance et dirige la prière. » Il nous a répondu : « Faites avancer l’un des vôtres pour diriger la prière. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si quelqu’un rend visite à des gens, il ne doit pas diriger la prière, mais l’un d’eux doit la diriger.” »
- Sunan Abu Dawud, n°601
Anas b. Malik a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est monté à cheval, il est tombé et s’est blessé au côté droit. Il a alors prié l’une des prières assis et nous avons prié assis avec lui. Quand il a terminé, il a dit : « L’imam n’est là que pour être suivi ; donc quand il prie debout, priez debout ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il se redresse, redressez-vous ; quand il dit “Allah écoute celui qui Le loue”, dites “Notre Seigneur ! À Toi la louange” ; et quand il prie assis, priez tous assis. »
- Sunan Abu Dawud, n°612
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Sa grand-mère Mulaikah avait préparé un repas pour le Messager d’Allah ﷺ. Il en a mangé un peu puis a prié. Il a dit : « Levez-vous, je vais vous diriger dans la prière. » Anas a dit : Je me suis levé et j’ai pris un tapis devenu noir à force d’usage. Je l’ai lavé à l’eau. Le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu dessus. Moi et l’orphelin (Ibn Abi Dumairah, l’affranchi du Prophète) nous sommes mis en rang derrière lui. La vieille femme s’est placée derrière nous. Il nous a alors dirigés dans deux rak‘as de prière, puis il est parti
- Sunan Abu Dawud, n°640
Umm Salamah رضي الله عنها a dit qu’elle a demandé au Prophète ﷺ : « Une femme peut-elle prier en portant seulement une chemise et un voile, sans vêtement en dessous ? » Il a répondu : « Si la chemise est ample et couvre le dessus de ses pieds. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Malik ibn Anas, Bakr ibn Mudar, Hafs ibn Ghiyaath, Isma'il ibn Ja'far, Ibn Abu Dhi'b et Ibn Ishaq, d’après Muhammad ibn Zayd, de la part de sa mère, qui le rapporte d’Umm Salamah. Aucun de ces transmetteurs ne mentionne le nom du Prophète ﷺ ; ils le rapportent directement d’Umm Salamah
- Sunan Abu Dawud, n°657
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme parmi les Ansar a dit : « Je suis un homme corpulent » – et il était effectivement gros – « je ne peux pas prier avec vous. » Il a alors préparé un repas pour le Prophète ﷺ et l’a invité chez lui. Il lui a demandé : « Prie ici, s’il te plaît, pour que je voie comment tu pries, et ainsi je pourrai te suivre. » Les gens ont lavé un côté de leur natte. Le Prophète ﷺ s’est alors levé et a prié deux unités de prière. Ibn al-Jarud a demandé à Anas ibn Malik : « Est-ce que le Prophète ﷺ priait la prière du matin ? » Il a répondu : « Je ne l’ai vu faire cette prière que ce jour-là. »
- Sunan Abu Dawud, n°658
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ rendait visite à Umm Sulaym. Parfois, l’heure de la prière arrivait et il priait sur notre tapis, qui était en fait une natte. Umm Sulaym la lavait à l’eau
- Sunan Abu Dawud, n°660
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Nous priions avec le Messager d’Allah ﷺ sous une chaleur intense. Quand l’un de nous ne pouvait pas poser son visage sur le sol à cause de la chaleur, il étendait son vêtement et se prosternait dessus
- Sunan Abu Dawud, n°667
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Tenez-vous serrés dans vos rangs, rapprochez-les les uns des autres, et tenez-vous cou à cou. Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vois le diable entrer dans les espaces du rang comme une petite brebis noire. »
- Sunan Abu Dawud, n°669
Rapporté par Muhammad ibn Muslim ibn al-Sa’ib : Un jour, j’ai prié à côté d’Anas ibn Malik رضي الله عنه. Il m’a dit : « Sais-tu pourquoi ce bâton est placé ici ? » J’ai répondu : « Non, par Allah. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ posait sa main dessus et disait : “Restez droits et alignez vos rangs.” »
- Sunan Abu Dawud, n°671
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Complétez d’abord le premier rang, puis celui qui suit, et s’il manque des personnes, que ce soit dans le dernier rang. »
- Sunan Abu Dawud, n°673
Rapporté par AbdulHamid ibn Mahmud : J’ai accompli la prière du vendredi avec Anas ibn Malik رضي الله عنه. Nous étions poussés contre les piliers à cause de la foule. Nous avons donc avancé et reculé. Anas a alors dit : « À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, nous évitions de former un rang entre les piliers. »
- Sunan Abu Dawud, n°677
Rapporté par Abu Malik al-Ash’ari رضي الله عنه : Voulez-vous que je vous dise comment le Messager d’Allah ﷺ dirigeait la prière ? Il faisait annoncer l’iqama, alignait les hommes, puis alignait les jeunes derrière eux, puis il les dirigeait en prière. Il a ensuite expliqué comment il procédait et a dit : « Ainsi est la prière de… » AbdulA’la a dit : Je pense qu’il a dit : « mon peuple »
- Sunan Abu Dawud, n°710
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Je dormais devant le Prophète ﷺ, mes jambes entre lui et la qiblah. Shu’bah a dit : Je pense qu’elle a dit : « J’étais en période de menstrues. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par al-Zuhri, ‘Ata, Abu Bakr ibn Hafs, Hisham ibn ‘Urwah, ‘Irak ibn Malik, Abu al-Aswad et Tamim ibn Salamah ; tous l’ont transmise d’après ‘Urwah, d’après ‘Aisha. Ibrahim l’a rapportée d’al-Aswad, d’après ‘Aisha. Abu al-Duha l’a rapportée de Masruq, d’après ‘Aisha. Al-Qasim ibn Muhammad et Abu Salamah l’ont rapportée d’après ‘Aisha. Aucun de ces transmetteurs n’a mentionné les mots « Et j’étais en période de menstrues »
- Sunan Abu Dawud, n°715
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Je suis venu à dos d’âne. Une autre version dit : Ibn Abbas a dit : Quand j’approchais de la puberté, je suis venu à dos d’une ânesse et j’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ dirigeant la prière à Mina. Je suis passé devant une partie du rang des prieurs, puis je suis descendu et j’ai laissé mon ânesse paître dans le pâturage, et j’ai rejoint le rang, et personne ne m’a fait de remarque. Abu Dawud a dit : Ce sont les paroles d’al-Qa’nabi, et elles sont complètes. Malik a dit : Je considère cela comme permis au moment où l’iqamah de la prière est prononcée
- Sunan Abu Dawud, n°741
Nafi’ a rapporté d’après Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Quand il commençait la prière, il prononçait le takbir (Allah est le plus grand) et levait les mains ; et quand il s’inclinait, il levait les mains ; et quand il disait : « Allah entend celui qui Le loue », il levait les mains ; et quand il se relevait à la fin de deux rak‘as, il levait les mains. Ibn ‘Umar a attribué cela au Messager d’Allah ﷺ. Abu Dawud a dit : Ce qui est correct, c’est que le récit rapporté par Ibn ‘Umar ne remonte pas au Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : Le narrateur Baqiyyah a rapporté la première partie de ce récit d’après ‘Ubaid Allah et l’a attribuée au Prophète ﷺ ; et le narrateur al-Thaqafi l’a rapportée d’après ‘Ubaid Allah comme étant la parole d’Ibn ‘Umar lui-même (et non du Prophète). Dans cette version, il a dit : Quand il se relevait à la fin de deux rak‘as, il levait les mains jusqu’à la poitrine. Et c’est la version correcte. Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis comme la parole d’Ibn ‘Umar (et non du Prophète) par al-Laith b. Sa’d, Malik, Ayyub et Ibn Juraij ; et il a été rapporté comme la parole du Prophète ﷺ seulement par Hammad b. Salamah d’après Ayyub. Ayyub et Malik n’ont pas mentionné le fait de lever les mains après deux prosternations, mais al-Laith l’a mentionné dans sa version. Ibn Juraij a dit dans cette version : J’ai demandé à Nafi’ : Est-ce qu’Ibn ‘Umar levait les mains plus haut la première fois ? Il a répondu : Non. J’ai dit : Montre-moi. Il a alors montré la poitrine ou un peu plus bas
- Sunan Abu Dawud, n°742
Nafi’ a dit : Quand ‘Abd Allah b. ‘Umar commençait sa prière, il levait les mains à hauteur des épaules ; et quand il relevait la tête après s’être incliné, il les levait un peu plus bas. Abu Dawud a dit : À ma connaissance, seul Malik a rapporté les mots « il les levait un peu plus bas »
- Sunan Abu Dawud, n°745
Rapporté par Malik b. al-Huwairith رضي الله عنه : J’ai vu le Prophète ﷺ lever les mains lorsqu’il prononçait le takbir (Allah est le plus grand), quand il s’inclinait et quand il relevait la tête après s’être incliné, jusqu’à ce qu’il les amène aux lobes de ses oreilles
- Sunan Abu Dawud, n°763
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Un homme est arrivé essoufflé pour rejoindre le rang des prieurs, et il a dit : « Allah est le plus grand ; louange à Allah, beaucoup de louanges, bonnes et bénies. » Quand le Messager d’Allah ﷺ a terminé sa prière, il a demandé : « Qui parmi vous a prononcé ces paroles ? Il n’a rien dit de mal. » L’homme a alors dit : « C’est moi, Messager d’Allah ﷺ ; je suis venu en courant et j’avais du mal à respirer, alors je les ai dites. » Il a dit : « J’ai vu douze anges se précipiter pour être les premiers à les présenter à Allah. » Le rapporteur Humaid a ajouté : « Quand l’un de vous vient prier, qu’il marche normalement (c’est-à-dire sans se presser ni courir) ; puis qu’il prie ce qu’il peut avec l’imam, et qu’il complète ce qu’il a manqué après la prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°769
Malik a dit : Il n’y a pas de mal à faire des invocations dans la prière, au début, au milieu ou à la fin, que ce soit dans la prière obligatoire ou autre
- Sunan Abu Dawud, n°773
Rapporté par Rifa'ah ibn Rafi' رضي الله عنه : J’ai prié derrière le Messager d’Allah ﷺ. Rifa'ah a éternué. Le rapporteur Qutaybah n’a pas mentionné le nom de Rifa'ah (mais il a dit : J’ai éternué). J’ai donc dit : « Louange à Allah, beaucoup de louanges, bonnes et bénies en elles, bénies sur elles, comme notre Seigneur aime et agrée. » Quand le Messager d’Allah ﷺ a terminé sa prière, il s’est tourné et a demandé : « Qui a parlé pendant la prière ? » Il a ensuite raconté la suite du récit comme celui de Malik et l’a complété
- Sunan Abu Dawud, n°784
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une sourate vient de m’être révélée. » Il a ensuite récité : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Nous t’avons certes accordé l’Abondance » jusqu’à la fin. Puis il a demandé : « Savez-vous ce qu’est l’Abondance (al-Kawthar) ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager le savent mieux. » Il a dit : « C’est un fleuve que mon Seigneur, le Très-Haut, le Majestueux, m’a promis au Paradis. »
- Sunan Abu Dawud, n°787
La tradition mentionnée ci-dessus a été rapportée par Ibn Abbas رضي الله عنه à travers une autre chaîne de transmetteurs avec le même sens. Cette version ajoute : Le Messager d’Allah ﷺ est décédé sans nous avoir dit que la sourate al-Bara’ah faisait partie d’al-Anfal. Abu Dawud a dit : Al-Sha‘bi, Abu Malik, Qatadah et Thabit ibn ‘Umara ont dit : Le Prophète ﷺ n’a pas écrit « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » avant la révélation de la sourate an-Naml. C’est le sens de leurs propos. De plus, ceci est une tradition mursal (le nom du compagnon est omis)
- Sunan Abu Dawud, n°826
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ terminait une prière où il avait récité le Coran à voix haute, il demandait : Est-ce que l’un de vous a récité en même temps que moi à l’instant ? Un homme répondit : Oui, Messager d’Allah. Il dit : Je me demande pourquoi j’ai été concurrencé dans la récitation du Coran. Il a dit : Lorsque les gens ont entendu cela du Messager d’Allah ﷺ, ils ont cessé de réciter le Coran en même temps que lui dans les prières où il récitait à voix haute. Abu Dawud a dit : Cette tradition rapportée par Ibn Ukaimah a aussi été transmise par Ma’mar, Yunus et Usamah ibn Zaid d’après al-Zuhri, semblable à la version de Malik
- Sunan Abu Dawud, n°836
Abu Bakr b. ‘Abd al-Rahman et Abu Salamah ont dit : Abu Huraira رضي الله عنه disait le takbir à chaque prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire. Il disait le takbir en se levant, puis en s’inclinant, puis il disait : « Allah entend celui qui Le loue » ; ensuite, avant de se prosterner, il disait : « Notre Seigneur, à Toi la louange » ; puis, en se prosternant, il disait : « Allah est le plus grand » ; il disait aussi le takbir en relevant la tête après la prosternation, puis encore le takbir en se prosternant à nouveau, et enfin le takbir en se relevant à la fin de deux unités de prière après s’être assis. Il faisait cela à chaque unité de prière jusqu’à la fin. Ensuite, il disait à la fin de la prière : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, je suis le plus proche du Messager d’Allah ﷺ dans la façon de prier. C’est ainsi qu’il priait jusqu’à sa mort. » Abu Dawud a dit : Malik, al-Zubaidi et d’autres ont rapporté ces paroles comme étant les dernières d’al-Zuhri, selon ‘Ali b. Husain. Et cela est confirmé par la version rapportée par ‘Abd al-A’la d’après Ma’mar et Shu’aib b. Abi Hamzah, selon al-Zuhri
- Sunan Abu Dawud, n°842
Abu Qilabah a dit : Abu Sulaiman Malik b. al-Huwairith est venu dans notre mosquée et a dit : « Par Allah, je vais prier ; je ne compte pas prier pour moi, mais je veux vous montrer comment j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier. » (Le narrateur Ayyub dit :) J’ai demandé à Abu Qilabah : Comment priait-il ? Il a répondu : « Après la dernière prosternation de la première unité de prière, il s’asseyait, puis se relevait. »
- Sunan Abu Dawud, n°843
Abu Qilabah a dit : Abu Sulaiman Malik b. al-Huwairith est venu dans notre mosquée et a dit : « Par Allah, je vais prier, même si je n’ai pas l’intention de prier ; je veux seulement vous montrer comment j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier. » (Le narrateur dit : Il pria alors) et il s’est assis à la fin de la première unité de prière, après avoir relevé la tête de la dernière prosternation
- Sunan Abu Dawud, n°844
Abu Qilabah a dit : Malik b. al-Huwairith a vu que le Prophète ﷺ ne se relevait pas à la fin de la première ou de la troisième unité de prière avant de s’être assis bien droit
- Sunan Abu Dawud, n°853
Rapporté par Anas b. Malik : Je n’ai jamais prié derrière quelqu’un qui faisait une prière plus courte que celle du Messager d’Allah ﷺ, et pourtant elle était parfaite. Quand le Messager d’Allah ﷺ disait : « Allah entend celui qui Le loue », il restait debout si longtemps que nous pensions qu’il avait oublié quelque chose ; puis il disait le takbir (« Allah est le plus grand ») et se prosternait, et il restait assis entre les deux prosternations si longtemps que nous pensions qu’il avait oublié quelque chose
- Sunan Abu Dawud, n°873
Rapporté par Awf ibn Malik al-Ashja’i : Je me suis levé pour prier avec le Messager d’Allah ﷺ ; il s’est levé et a récité la sourate al-Baqarah (sourate 2). Lorsqu’il arrivait à un verset parlant de la miséricorde, il s’arrêtait et faisait une invocation, et lorsqu’il arrivait à un verset parlant du châtiment, il s’arrêtait et cherchait la protection d’Allah. Ensuite, il s’est incliné et est resté incliné aussi longtemps qu’il était resté debout (à réciter la sourate al-Baqarah), et il disait en s’inclinant : « Gloire au Possesseur de la grandeur, du royaume, de la majesté et de la puissance. » Puis il s’est prosterné et est resté prosterné aussi longtemps qu’il était resté debout, puis il a récité la sourate Aal Imran (sourate 3) et ensuite de nombreuses sourates à la suite
- Sunan Abu Dawud, n°888
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Je n’ai jamais prié derrière quelqu’un après le Messager d’Allah ﷺ une prière semblable à celle du Messager d’Allah ﷺ, sauf derrière ce jeune homme, c’est-à-dire Umar ibn AbdulAziz. Nous avons estimé qu’il récitait la glorification dix fois pendant son inclinaison et dix fois pendant sa prosternation. Abu Dawud a dit : Ahmad b. Salih a dit : Je lui ai demandé (‘Abd Allah) si le nom était Manus ou Mabus. Il a répondu : ‘Abd al-Razzaq disait Mabus, mais je me souviens de Manus (c’est-à-dire le rapporteur Wahb b. Manus). Ce sont les paroles d’Ibn Rafi’. Cela a aussi été rapporté par Ahmad d’après Sa’id b. Jubair, d’après Anas b. Malik
- Sunan Abu Dawud, n°913
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pourquoi certaines personnes lèvent-elles les yeux vers le haut pendant la prière ? » Puis il a parlé plus fermement : « Ils doivent cesser de faire cela, sinon leur vue leur sera enlevée. »
- Sunan Abu Dawud, n°943
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ avait l’habitude de faire un signe pendant la prière
- Sunan Abu Dawud, n°991
Rapporté par Abu Malik Numayr al-Khuza'i : J’ai vu le Prophète ﷺ poser sa main droite sur sa cuisse droite et lever son index en le courbant légèrement
- Sunan Abu Dawud, n°1027
Zayd b. Aslam a rapporté selon la chaîne de Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Si l’un d’entre vous doute pendant sa prière et qu’il est certain d’avoir accompli trois rak‘ah, il doit se lever et compléter une rak‘ah avec ses prosternations. Ensuite, il s’assoit et récite le tashahhud. Lorsqu’il termine la prière et qu’il ne lui reste plus qu’à saluer, il fait deux prosternations assis, puis il salue. » Le narrateur a ensuite rapporté la tradition similaire à celle de Malik. Abu Dawud a dit : De même, cette tradition a été rapportée par Ibn Wahb d’après Malik, Hafs b. Maisarah, Dawud b. Qais et Hisham b. Sa’d. Mais Hisham l’a attribuée à Abu Sa‘id al-Khudri
- Sunan Abu Dawud, n°1069
Rapporté par Ka'b ibn Malik : AbdurRahman ibn Ka'b ibn Malik a dit : Quand Ka'b ibn Malik entendait l’appel à la prière du vendredi, il priait pour As‘ad ibn Zurarah. Je lui ai demandé pourquoi il faisait cela. Il répondit : « C’est parce qu’il a dirigé pour la première fois la prière du vendredi pour nous à Hazm an-Nabit, dans le quartier de Harrah appartenant à Banu Bayadah à Naqi‘, appelé Naqi‘ al-Khadumat. » Je lui ai demandé combien ils étaient à ce moment-là. Il répondit : « Quarante. »
- Sunan Abu Dawud, n°1084
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière du vendredi lorsque le soleil commençait à décliner
- Sunan Abu Dawud, n°1110
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de s’asseoir sur les hanches en dressant les pieds, en les collant au ventre et en les tenant avec les mains, le vendredi pendant que l’imam prononce le sermon
- Sunan Abu Dawud, n°1111
Rapporté par Ya’la ibn Shaddad ibn Aws : Je suis allé voir Mu’awiyah à Jérusalem. Il nous a dirigé la prière du vendredi. J’ai vu que la plupart des gens dans la mosquée étaient des Compagnons du Prophète ﷺ. Je les ai vus assis en position ihtiba, c’est-à-dire assis sur les hanches, les pieds dressés et collés au ventre, les tenant avec les mains ou les attachant avec un tissu dans le dos, pendant que l’imam faisait le sermon. Abu Dawud a dit : Ibn ‘Umar s’asseyait en position ihtiba pendant le sermon du vendredi. Anas ibn Malik, Shuraih, Sa’sa’ah ibn Sawhan, Sa’id ibn al-Musayyib, Ibrahim al-Nakha’i, Makhul, Isma’il, Isma’il ibn Muhammad ibn Sa’d et Nu’aim ibn Sulamah ont dit : Il n’y a pas de mal à s’asseoir ainsi. Abu Dawud a dit : Je ne sais pas si quelqu’un a désapprouvé cela, à part ‘Ubadah ibn Nasayy
- Sunan Abu Dawud, n°1120
Rapporté par Anas ibn Malik : J’ai vu que l’Envoyé d’Allah ﷺ descendait du minbar et qu’un homme l’arrêtait pour lui exposer son besoin. Il restait debout avec lui jusqu’à ce que son besoin soit satisfait, puis il se levait et priait. Abu Dawud a dit : Ce récit n’est pas bien connu de la part du rapporteur Thabit. Jarir ibn Hazim est le seul à l’avoir rapporté
- Sunan Abu Dawud, n°1134
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine, les gens avaient deux jours pendant lesquels ils jouaient. Il a demandé : « Quels sont ces deux jours (quelle est leur signification) ? » Ils ont répondu : « Nous avions l’habitude de nous divertir ces jours-là à l’époque préislamique. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah vous a donné à la place quelque chose de meilleur : le jour du sacrifice et le jour de la rupture du jeûne. »
- Sunan Abu Dawud, n°1174
Rapporté par Anas ibn Malik : Les habitants de Médine ont connu une sécheresse à l’époque du Prophète ﷺ. Alors qu’il prêchait un vendredi, un homme s’est levé et a dit : « Messager d’Allah, les chevaux sont morts, les chèvres sont mortes, prie Allah pour qu’Il nous donne de l’eau. » Il a alors étendu les mains et invoqué. Anas a dit : Le ciel était comme un miroir (sans nuage). Puis le vent s’est levé, un nuage est apparu et s’est étendu : le ciel a versé la pluie. Nous sommes sortis (de la mosquée après la prière) en traversant l’eau jusqu’à nos maisons. La pluie a continué jusqu’au vendredi suivant. La même personne ou une autre s’est levée et a dit : « Messager d’Allah, les maisons s’effondrent, prie Allah pour que la pluie s’arrête. » Le Messager d’Allah ﷺ a souri et a dit : « (Ô Allah), que la pluie tombe autour de nous et non sur nous. » Alors j’ai vu le nuage se disperser autour de Médine comme une couronne
- Sunan Abu Dawud, n°1176
Rapporté par 'Amr b. Suh'aib, d'après son père, qui le tenait de son grand-père : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ invoquait la pluie, il disait : « Ô Allah ! Donne de l’eau à Tes serviteurs et à Tes bêtes, manifeste Ta miséricorde et redonne vie à Ta terre morte. » Ceci est la formulation de Malik
- Sunan Abu Dawud, n°1196
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Ubaydullah ibn an-Nadr a rapporté d’après son père : Il y eut une obscurité à l’époque d’Anas ibn Malik. Je suis allé voir Anas et lui ai demandé : « Abu Hamzah, as-tu déjà vécu quelque chose de semblable à l’époque du Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Cherche refuge auprès d’Allah. Si le vent soufflait violemment, nous courions vite à la mosquée, de peur que le Jour du Jugement n’arrive. »
- Sunan Abu Dawud, n°1201
Rapporté par Yahya b. Yazid al-Hannani : J’ai demandé à Anas b. Malik au sujet de la réduction de la prière pendant le voyage. Il a dit : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ partait en voyage sur une distance de trois miles ou trois farsakh (le rapporteur Shu'bah avait un doute), il priait deux rak‘as
- Sunan Abu Dawud, n°1202
Rapporté par Anas b. Malik : J’ai prié avec le Messager d’Allah ﷺ quatre rak‘as pour la prière du midi à Médine, et deux rak‘as pour la prière de l’après-midi à Dhu al-Hulaifah
- Sunan Abu Dawud, n°1204
Rapporté par Mishaj b. Musa : J’ai demandé à Anas b. Malik : Raconte-nous ce que tu as entendu du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : Lorsque nous voyagions avec le Messager d’Allah ﷺ, nous nous demandions : « Le soleil a-t-il passé le zénith ou non ? » Mais lui, il accomplissait la prière du midi puis reprenait la route
- Sunan Abu Dawud, n°1205
Rapporté par Anas ibn Malik : Quand le Messager d’Allah ﷺ faisait une halte à un endroit pendant un voyage, il ne quittait pas cet endroit avant d’avoir accompli la prière du midi. Un homme lui a demandé : « Même si c’est en plein milieu de la journée ? » Il a répondu : « Même si c’est en plein milieu de la journée. »
- Sunan Abu Dawud, n°1210
Rapporté par 'Abd Allah b. 'Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a regroupé la prière du midi et celle de l’après-midi, ainsi que la prière du coucher du soleil et celle de la nuit, sans qu’il y ait de danger ni de voyage. Malik a dit : Je pense que cela s’est produit à cause de la pluie. Abu Dawud a dit : Hammad b. Salamah l’a rapporté de la même manière de Abu al-Zubair, et cela a aussi été rapporté par Qurrah b. Khalid de Abu al-Zubair. Il a dit : Cela s’est produit lors d’un voyage que nous avons fait à Tabuk
- Sunan Abu Dawud, n°1218
Rapporté par Anas b. Malik : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ repartait avant que le soleil n’ait passé le zénith, il retardait la prière du midi jusqu’à l’heure de la prière de l’après-midi, puis il s’arrêtait et regroupait les deux prières. Si le soleil avait passé le zénith avant qu’il ne reparte, il accomplissait la prière du midi puis montait sur sa monture – que la paix soit sur lui. Abu Dawud a dit : Le rapporteur Mufaddal était le juge d’Égypte. Allah exauçait ses invocations ; il était le fils de Fudalah
- Sunan Abu Dawud, n°1225
Rapporté par Anas ibn Malik : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ était en voyage et voulait accomplir une prière surérogatoire, il faisait tourner sa chamelle vers la qibla et prononçait le takbir (Allah est le plus Grand), puis il priait dans la direction où sa monture l’emmenait
- Sunan Abu Dawud, n°1233
Rapporté par Anas ibn Malik : Nous sommes partis de Médine vers La Mecque avec le Messager d’Allah ﷺ, et il a prié deux unités à chaque horaire jusqu’à notre retour à Médine. Les gens ont demandé : « Êtes-vous restés là-bas quelque temps ? » Il a répondu : « Nous y sommes restés dix jours. »
- Sunan Abu Dawud, n°1234
Rapporté par Ali ibn Abu Talib et Anas ibn Malik : Muhammad a rapporté de son père, Umar, de la part de son grand-père, Ali ibn Abu Talib : Quand Ali voyageait, il continuait jusqu’à ce que la nuit tombe presque, puis il s’arrêtait et faisait la prière du coucher du soleil. Ensuite, il demandait à manger et dînait, puis il priait la prière de la nuit et repartait. Il disait : « C’est ainsi que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Usamah ibn Zayd a rapporté de Hafs ibn Ubaydullah, fils d’Anas ibn Malik : Anas regroupait les deux prières (du coucher du soleil et de la nuit) quand la lueur du soir disparaissait. Il disait : « Le Prophète ﷺ faisait ainsi. » Az-Zuhri a aussi rapporté de façon similaire d’Anas, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1236
Rapporté par Abu Ayyash az-Zuraqi : Nous avons accompagné le Messager d’Allah ﷺ à Usfan, et Khalid ibn al-Walid était le chef des mécréants. Nous avons accompli la prière du midi. Les mécréants ont alors dit : « Nous avons manqué une occasion ; nous aurions dû les attaquer pendant qu’ils priaient. » C’est alors que le verset concernant la réduction de la prière en cas de danger a été révélé, entre la prière du midi et celle de l’après-midi. Quand le moment de la prière de l’après-midi est arrivé, le Messager d’Allah ﷺ s’est mis face à la qibla, et les mécréants étaient devant lui. Les gens se sont rangés en un rang derrière le Messager d’Allah ﷺ, et un autre rang derrière eux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est incliné et tous se sont inclinés. Puis il s’est prosterné, et le rang le plus proche de lui aussi, tandis que le deuxième rang restait debout pour les protéger. Quand ils ont fait deux prosternations et se sont relevés, ceux du second rang se sont prosternés. Le premier rang a alors reculé pour prendre la place du second, et le second rang a avancé. Le Messager d’Allah ﷺ s’est de nouveau incliné, et tous se sont inclinés ensemble. Puis lui et le rang proche de lui se sont prosternés, tandis que le deuxième rang restait debout pour les surveiller. Quand le Messager d’Allah ﷺ et le rang proche de lui se sont assis, ceux du second rang derrière eux se sont prosternés. Ensuite, tous se sont assis. Le Prophète ﷺ a alors salué tout le monde. Il a prié de cette façon à Usfan ainsi qu’au territoire de Banu Sulaym. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Ayyub et Hisham d’après Abu al-Zubair, de la part de Jabir, avec le même sens, du Prophète ﷺ. De même, cela a été transmis par Dawud ibn Husain d’après ‘Ikrimah, de la part d’Ibn Abbas. Cela a aussi été rapporté par ‘Abd al-Malik, d’après ‘Ata’, de Jabir de façon similaire. Qatadah l’a aussi rapporté d’al-Hasan, de Hittan, de la part d’Abu Musa, de façon semblable. ‘Ikrimah ibn Khalid l’a aussi rapporté de Mujahid, du Prophète ﷺ. Hisham ibn ‘Urwah l’a rapporté de son père, du Prophète ﷺ. C’est aussi l’avis d’al-Thawri
- Sunan Abu Dawud, n°1238
Rapporté par Salih ibn Khawwat, d’après une personne qui a prié en temps de danger avec le Messager d’Allah ﷺ lors de la bataille de Dhat al-Riqa : Un groupe de personnes s’est rangé en prière avec le Messager d’Allah ﷺ, tandis que l’autre groupe faisait face à l’ennemi. Il a dirigé ceux qui étaient avec lui pour une unité de prière, puis il est resté debout à sa place et ils ont terminé la seconde unité seuls. Ensuite, ils se sont retirés et se sont placés devant l’ennemi. L’autre groupe est alors venu, et il les a dirigés pour l’unité de prière qui lui restait. Il est resté assis et ils ont terminé leur unité seuls. Puis il a fait la salutation avec eux. Malik a dit : Je préfère la version rapportée par Yazid ibn Ruman (c’est-à-dire celle-ci) à d’autres versions que j’ai entendues
- Sunan Abu Dawud, n°1282
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’ai accompli deux rak‘as avant la prière du Maghrib à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. (Le narrateur, al-Mukhtar ibn Fulful, a demandé à Anas :) « Le Messager d’Allah ﷺ t’a-t-il vu ? » Il a répondu : « Oui, mais il ne nous a ni ordonné ni interdit de le faire. »
- Sunan Abu Dawud, n°1298
Rapporté par Abdullah ibn Amr رضي الله عنه : AbulJawza’ a dit : Un homme qui a fréquenté le Prophète ﷺ m’a raconté (on pense qu’il s’agit d’Abdullah ibn Amr) : Le Prophète ﷺ m’a dit : « Viens me voir demain ; je te donnerai quelque chose, je t’offrirai quelque chose, je te récompenserai, je te ferai un don. » Je pensais qu’il me donnerait un cadeau. Quand je suis venu vers lui, il m’a dit : « Quand le jour décline, lève-toi et prie quatre rak‘as. » Il a ensuite rapporté quelque chose de similaire. Cette version ajoute : « Ne te lève pas avant d’avoir glorifié Allah dix fois, de L’avoir loué dix fois, de L’avoir exalté dix fois, et d’avoir dit “Il n’y a de dieu qu’Allah” dix fois. » Tu dois faire cela dans quatre rak‘as. Même si tu es le plus grand pécheur sur terre, tu seras pardonné (par Allah) grâce à cette prière. J’ai demandé : « Et si je ne peux pas la faire à l’heure indiquée ? » Il a répondu : « Accomplis-la la nuit ou le jour (à n’importe quel moment). » Abu Dawud a dit : Habban ibn Hilal est l’oncle maternel de Hilal al-Ra’i. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par al-Mustamir ibn al-Riyyan d’après Ibn al-Jawza’ d’après ‘Abd Allah ibn Amr sans le rattacher au Prophète ﷺ, – rapporté comme une parole d’‘Abd Allah ibn Amr lui-même (mauquf). Cela a aussi été rapporté par Rawh ibn al-Musayyab et Ja‘far ibn Sulaiman d’après ‘Amr ibn Malik al-Nakri d’après Abu al-Jauza’ d’après Ibn ‘Abbas comme sa propre parole (et non celle du Prophète). Mais la version de Rawh contient les mots : « Le récit du Prophète ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°1321
Anas b. Malik رضي الله عنه a expliqué le sens du verset coranique : « Ceux qui délaissent leur lit pour invoquer leur Seigneur avec crainte et espoir, et qui dépensent de ce que Nous leur avons donné » (32:16). Les gens restaient éveillés entre la prière du coucher du soleil et celle de la nuit et priaient. Al-Hasan disait : (Ce verset signifie) la prière et la veille nocturne
- Sunan Abu Dawud, n°1393
Rapporté par Aws ibn Hudhayfah رضي الله عنه : Nous sommes venus auprès du Messager d’Allah ﷺ dans une délégation de Thaqif. Les signataires du pacte sont venus chez al-Mughirah ibn Shu’bah comme ses invités. Le Messager d’Allah ﷺ a fait loger Banu-Malik dans une de ses tentes. Selon la version de Musaddad : Il était dans la délégation de Thaqif venue voir le Messager d’Allah ﷺ. Il venait nous voir et discuter avec nous chaque jour après la prière de la nuit. Selon la version d’Abu Sa’id : Il restait debout si longtemps (à parler avec nous) qu’il s’appuyait parfois sur une jambe, puis sur l’autre à cause de la durée. Il nous racontait surtout comment son peuple, les Quraysh, se comportait avec lui. Il disait : « Nous n’étions pas égaux ; nous étions faibles et méprisés à La Mecque (selon la version de Musaddad). Quand nous sommes arrivés à Médine, les combats ont commencé entre nous ; parfois nous les dominions, parfois ils nous dominaient. » Une nuit, il est venu en retard et n’est pas venu à l’heure habituelle. Nous lui avons demandé : « Tu es venu tard ce soir ? » Il a dit : « Je n’ai pas pu réciter la part du Coran que j’ai l’habitude de réciter chaque jour. Je n’ai pas voulu venir avant de l’avoir terminée. » Aws a dit : J’ai demandé aux compagnons du Messager d’Allah ﷺ : « Comment divisez-vous le Coran pour la récitation quotidienne ? » Ils ont répondu : « Trois sourates, cinq sourates, onze sourates, treize sourates, puis les sourates mufassal. » Abu Dawud a dit : La version d’Abu Sa’id est complète
- Sunan Abu Dawud, n°1427
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire à la fin de son witr : « Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, et dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge dans Ta miséricorde contre Ta colère. Je ne peux pas Te louer comme il se doit. Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même. » Abu Dawud a dit : Hisham est le premier professeur de Hammad. Yahya b. Ma’in a dit : Personne n’est rapporté avoir transmis des hadiths de lui sauf Hammad b. Salamah. Abu Dawud a dit : Ubayy b. Ka’b a dit : Le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation dans le witr avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Isa b. Yunus avec une chaîne différente de Ubayy b. Ka’b. Il l’a aussi rapporté par une autre chaîne de Ubayy b. Ka’b que le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation dans le witr avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : La chaîne du hadith de Sa’id d’après Qatadah est : Yazid b. Zurai’ a rapporté de Sa’id, de Qatadah, de ‘Azrah, de Sa’id b. ‘Abd al-Rahman b. Abza, d’après son père, du Prophète ﷺ. Cette version ne mentionne pas l’invocation ni le nom de Ubayy. Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Abd al-A’la et Muhammad b. Bishr al-‘Abdi. Ils ont entendu ces hadiths de ‘Isa b. Yunus à Kufa. Ils n’ont pas mentionné l’invocation dans leur version. Ce hadith a aussi été rapporté par Hisham al-Dastuwa’i et Shu’bah de Qatadah. Ils n’ont pas mentionné l’invocation dans leur version. Le hadith de Zubaid a été rapporté par Sulaiman al-A’mash, Shu’bah, ‘Abd al-Malik b. Abi Sulaiman, et Jarir b. Hazim ; tous ont rapporté de Zubaid. Aucun ne mentionne l’invocation dans sa version, sauf dans le hadith transmis par Hafs b. Ghiyath de Mis’ar de Zubaid ; il a rapporté dans sa version que le Prophète récitait l’invocation avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : Cette version du hadith n’est pas bien connue. Il y a un doute que Hafs ait pu rapporter ce hadith d’un autre narrateur que Mis’ar. Abu Dawud a dit : Il est rapporté que Ubayy (b. Ka’b) récitait l’invocation (dans le witr) pendant la seconde moitié du Ramadan
- Sunan Abu Dawud, n°1444
Muhammad a rapporté : On a demandé à Anas b. Malik رضي الله عنه si le Messager d’Allah ﷺ avait récité l’invocation dans la prière de l’aube. Il a répondu : « Oui. » On lui a demandé : « Avant ou après l’inclinaison ? » Il a dit : « Après l’inclinaison. » Cette version de Musaddad ajoute les mots : « Pour une courte période. »
- Sunan Abu Dawud, n°1445
Anas b. Malik رضي الله عنه a dit : Le Prophète ﷺ a récité l’invocation pendant un mois (dans la prière), puis il a arrêté
- Sunan Abu Dawud, n°1486
Rapporté par Malik ibn Yasar as-Sakuni, al-Awfi : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque vous demandez quelque chose à Allah, faites-le avec la paume de vos mains tournée vers le haut, et non avec le dos. » Abu Dawud a dit : Le narrateur Sulaiman b. 'Abd al-Hamid a dit : Selon nous, Malik b. Yasar était un compagnon du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1487
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ invoquer Allah de cette manière : avec la paume de ses mains, mais aussi avec le dos des mains tourné vers le haut
- Sunan Abu Dawud, n°1494
La tradition précédente a aussi été transmise par une autre chaîne par Malik b. Mighwal. Cette version ajoute : « Il a invoqué Allah avec Son Nom Suprême. »
- Sunan Abu Dawud, n°1495
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’étais assis avec le Messager d’Allah ﷺ et un homme priait. Ensuite, il a fait cette invocation : « Ô Allah, je Te demande parce que la louange T’appartient, il n’y a de divinité que Toi, Celui qui accorde les faveurs et la bonté, le Créateur des cieux et de la terre, Seigneur de la Majesté et de la Splendeur, le Vivant, l’Éternel. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Il a invoqué Allah avec Son Nom Suprême ; quand on L’invoque par ce nom, Il répond, et quand on Le prie par ce nom, Il donne. »
- Sunan Abu Dawud, n°1540
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ disait : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la faiblesse, la paresse, la lâcheté, la vieillesse, contre le châtiment de la tombe, et contre les épreuves de la vie et de la mort. »
- Sunan Abu Dawud, n°1541
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Je servais le Prophète ﷺ et j’entendais souvent qu’il disait : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la tristesse et l’angoisse, contre le poids des dettes et contre la domination des hommes. »
- Sunan Abu Dawud, n°1549
Rapporté par Anas bin Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ disait : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre une prière qui ne m’apporte aucun bien. »
- Sunan Abu Dawud, n°1554
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ disait : « Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre la lèpre, la folie, l’éléphantiasis et les mauvaises maladies. »
- Sunan Abu Dawud, n°1571
Rapporté par Malik : La parole de Omar ibn Al Khattab : « Ceux qui sont dans des troupeaux séparés ne doivent pas être rassemblés, et ceux qui sont dans un même troupeau ne doivent pas être séparés » signifie : Deux personnes avaient quarante chèvres chacune ; quand le collecteur est venu, ils les ont rassemblées en un seul troupeau pour ne donner qu’une seule chèvre. L’expression « ceux qui sont dans un même troupeau ne doivent pas être séparés » signifie : Si deux associés possédaient chacun cent une chèvres, ils devaient donner trois chèvres chacun. Quand le collecteur est venu, ils ont séparé leurs chèvres. Ainsi, chacun ne devait donner qu’une chèvre. Voilà ce que j’ai entendu à ce sujet
- Sunan Abu Dawud, n°1585
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui collecte plus de zakat que ce qui est dû est comme celui qui refuse de la payer. »
- Sunan Abu Dawud, n°1608
Rapporté par Awf ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la mosquée avec un bâton à la main. Un homme y avait suspendu une grappe de hashaf. Il a frappé la grappe avec son bâton et a dit : « Si le propriétaire de cette sadaqa voulait donner mieux, il le ferait. Le propriétaire de cette sadaqa mangera du hashaf le Jour du Jugement. »
- Sunan Abu Dawud, n°1611
Ibn ‘Umar a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a prescrit comme zakat, pour l’esclave et l’homme libre, l’homme et la femme parmi les musulmans, à la fin du jeûne de Ramadan, un sa’ de dattes sèches ou un sa’ d’orge. (Cette tradition a été lue par ‘Abd Allah ibn Maslamah à Malik)
- Sunan Abu Dawud, n°1612
Abd Allah ibn Umar a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a prescrit la sadaqa à la fin du Ramadan, un sa’. Le narrateur a ensuite transmis la tradition comme celle rapportée par Malik. Cette version ajoute : « Jeune et vieux. Il a ordonné que cela soit donné avant que les gens ne sortent pour prier. » Abu Dawud a dit : ‘Abd Allah al-‘Umari l’a rapportée de Nafi’ par sa chaîne : « pour chaque musulman. » La version de Sa’id al-Jumahi dit : « Parmi les musulmans. » La version bien connue transmise par ‘Ubaid Allah ne mentionne pas « parmi les musulmans »
- Sunan Abu Dawud, n°1636
Le récit précédent a aussi été transmis par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه avec le même sens mais par une autre chaîne de rapporteurs, l’attribuant au Messager d’Allah ﷺ. Abu Dawud a dit : Ibn ‘Uyainah l’a rapporté de Zaid, de qui Malik et Thawri l’ont aussi rapporté, et un narrateur fiable l’a transmis du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1641
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme des Ansar est venu voir le Prophète ﷺ et lui a demandé l’aumône. Le Prophète ﷺ lui a demandé : « N’as-tu rien chez toi ? » Il répondit : « Si, un morceau de tissu dont une partie nous sert de vêtement et l’autre de nappe, et un bol en bois dans lequel nous buvons de l’eau. » Le Prophète ﷺ lui dit : « Apporte-les-moi. » Il les lui apporta, et le Prophète ﷺ les prit dans ses mains et demanda : « Qui veut acheter cela ? » Un homme dit : « Je les achète pour un dirham. » Il répéta deux ou trois fois : « Qui offre plus d’un dirham ? » Un homme dit : « Je les achète pour deux dirhams. » Il les lui donna et, prenant les deux dirhams, il les remit à l’Ansari en disant : « Achète de la nourriture avec l’un d’eux et donne-la à ta famille, et achète une hache avec l’autre et rapporte-la-moi. » Il la lui apporta. Le Messager d’Allah ﷺ y fixa un manche de sa propre main et dit : « Va, coupe du bois et vends-le, et ne reviens pas me voir avant quinze jours. » L’homme partit, coupa du bois et le vendit. Quand il eut gagné dix dirhams, il revint et acheta un vêtement avec une partie et de la nourriture avec le reste. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit alors : « C’est mieux pour toi que de mendier, ce qui serait une tache sur ton visage au Jour du Jugement. La mendicité n’est permise que pour trois personnes : celui qui est dans une pauvreté extrême, celui qui a une dette importante, ou celui qui doit payer une compensation et n’y arrive pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°1642
Awf ibn Malik رضي الله عنه a dit : Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, sept, huit ou neuf personnes. Il a dit : « Voulez-vous prêter serment d’allégeance au Messager d’Allah ﷺ ? » Nous avons donc prêté serment d’allégeance. Nous avons dit : « Nous l’avons déjà fait. » Il a répété ces mots trois fois. Nous avons alors tendu la main et prêté serment d’allégeance. L’un de nous a dit : « Nous avons prêté serment d’allégeance ; sur quoi devons-nous le faire, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Que vous adoriez Allah, que vous ne Lui donniez aucun associé, que vous accomplissiez les cinq prières, que vous écoutiez et obéissiez. » Puis il ajouta à voix basse : « Et ne demandez rien aux gens. » Quand le fouet de l’un d’eux tombait par terre, aucun de ce groupe ne demandait à quelqu’un de le ramasser pour lui. Abu Dawud a dit : La version de Hisham n’a été rapportée que par Sa’id
- Sunan Abu Dawud, n°1649
Rapporté par Malik ibn Nadlah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a trois types de mains : la main d’Allah est la plus haute, la main de celui qui donne est juste en dessous, et la main de celui qui mendie est la plus basse. Donne donc ce qui est en surplus, et ne te laisse pas dominer par tes désirs. »
- Sunan Abu Dawud, n°1689
Anas رضي الله عنه a dit : Lorsque le verset « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez » est descendu, Abu Talhah a dit : « Messager d’Allah ﷺ, je pense que notre Seigneur nous demande nos biens. Je te prends à témoin que je consacre mon terrain à Ariha à Allah. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Distribue-le à tes proches. » Il l’a donc partagé entre Hassan ibn Thabit et Ubayy ibn Ka’b. Abu Dawud a ajouté : Un Ansari, Muhammad ibn ‘Abdallah, m’a dit que le nom d’Abu Talhah est Zaid ibn Sahal ibn al-Aswad ibn Haram ibn ‘Amar ibn Zaid ibn Manat ibn ‘Adi ibn ‘Amr ibn Malik ibn al-Najjar ; et Hassan ibn Thabit est fils d’al-Mundhir dans al-Haram. Ainsi, Abu Talhah et Hassan ont un ancêtre commun, Haram, leur arrière-arrière-arrière-grand-père. Ubayy ibn Ka’b est fils de Qais ibn ‘Atik ibn Zaid ibn Mu’awiyah ibn ‘Amr ibn Malik ibn al-Najjar. Ainsi, le lien commun entre Hassan, Abu Talhah et Ubayy est ‘Amr (ibn Malik). L’Ansari a dit qu’il y a six générations entre Ubayy et Abu Talhah
- Sunan Abu Dawud, n°1705
Ce même récit a aussi été rapporté par Malik par une autre chaîne, avec le même sens. Cette version ajoute : « Ils ont leur ventre : ils peuvent aller boire et manger des arbres. » Il n’a pas dit à propos de la brebis égarée : « Prends-la. » À propos d’un objet trouvé, il a dit : « Fais-le connaître pendant un an ; si son propriétaire se présente, rends-le-lui ; sinon, utilise-le pour toi-même. » Cette version ne contient pas le mot : « dépense-le. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté de façon similaire par al-Thawri, Sulaiman bin Bilal et Hammad bin Salamah d’après Rabi’ah. Ils n’ont pas mentionné le mot « prends-la »
- Sunan Abu Dawud, n°1724
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Une femme qui croit en Allah et au Jour dernier ne doit pas voyager une journée et une nuit. » Il a ensuite rapporté le reste du récit avec le même sens (que ci-dessus). Le rapporteur al-Nufaili a dit : Malik nous l’a rapporté. Abu Dawud a dit : Les rapporteurs al-Nufail et al-Qa’nabi n’ont pas mentionné les mots « de la part de son père ». Ibn Wahb et ‘Uthman bin ‘Umr ont rapporté de Malik les mêmes mots que ceux rapportés par al-Qa’nabi (c’est-à-dire sans les mots « de la part de son père »)
- Sunan Abu Dawud, n°1774
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a accompli la prière du midi, puis il est monté sur sa monture. Lorsqu’il est arrivé à la colline d’al-Bayda’, il a élevé la voix pour la talbiyah
- Sunan Abu Dawud, n°1787
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : « Nous avons prononcé la talbiyah avec l’Envoyé d’Allah ﷺ uniquement pour le Hajj, sans rien y associer. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, quatre jours de Dhou al-Hijjah étaient déjà passés. Nous avons alors fait le tour de la Ka`bah et parcouru al-Safa et al-Marwah. L’Envoyé d’Allah ﷺ nous a alors ordonné de retirer notre ihram. Il a dit : “Si je n’avais pas amené d’animaux à sacrifier, j’aurais retiré l’ihram.” Suraqah ibn Malik s’est alors levé et a dit : “Envoyé d’Allah, penses-tu que tu nous as accordé cette facilité seulement pour cette année ou pour toujours ?” L’Envoyé d’Allah ﷺ répondit : “Non, c’est pour toujours et à jamais.” Al-Awza’i a dit : « J’ai entendu Ata ibn Abi Rabah rapporter ce récit, mais je ne l’ai pas retenu jusqu’à ce que je rencontre Ibn Juraij qui me l’a confirmé. »
- Sunan Abu Dawud, n°1795
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’ai entendu l’Envoyé d’Allah ﷺ prononcer la talbiyah à voix haute pour le Hajj et la `Umrah. Il disait à haute voix : « Labbaik pour la `Umrah et le Hajj, labbaik pour la `Umrah et le Hajj. »
- Sunan Abu Dawud, n°1801
Rapporté par Saburah : Ar-Rabi' ibn Saburah a rapporté de son père (Saburah) : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ jusqu’à ce que nous arrivions à Usfan. Suraqah ibn Malik al-Mudlaji lui a dit : « Messager d’Allah, explique-nous comme si nous venions de naître aujourd’hui. » Il a dit : « Allah, le Très-Haut, a inclus cette ‘umrah dans votre hajj. Quand vous arrivez (à La Mecque), celui qui fait le tour de la Ka‘bah et parcourt la distance entre as-Safa et al-Marwah peut quitter l’état d’ihram, sauf celui qui a amené avec lui un animal à sacrifier. »
- Sunan Abu Dawud, n°1817
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui accomplit la ‘umrah doit prononcer la talbiyah jusqu’à ce qu’il touche la Pierre Noire. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par ‘Abd al-Malik b. Abi Sulaiman et Hammam d’après ‘Ata, de la part d’Ibn ‘Abbas, comme étant sa propre parole (c’est-à-dire que la tradition n’était pas attribuée au Prophète)
- Sunan Abu Dawud, n°1825
Cette tradition a aussi été transmise par une autre chaîne de transmetteurs par Ibn ‘Umar avec le même sens. Cette version ajoute : « Une femme en état de sacralisation (portant l’ihram) ne doit pas se voiler ni porter de gants. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par Hatim ibn Isma‘il et Yahya ibn Ayyub de Musa ibn ‘Uqbah, d’après Nafi‘, comme l’a rapporté al-Laith. Elle a aussi été rapportée par Musa ibn Tariq de Musa ibn ‘Uqbah comme une parole d’Ibn ‘Umar (et non du Prophète). De même, cette tradition a aussi été transmise par ‘Ubaid Allah ibn Umar, Malik et Ayyub comme une parole d’Ibn ‘Umar (et non du Prophète). Ibrahim ibn Sa‘id al-Madini a rapporté cette tradition de Nafi‘, d’après Ibn ‘Umar, du Prophète ﷺ : « Une femme en état de sacralisation (portant l’ihram) ne doit pas se voiler ni porter de gants. » Abu Dawud a dit : Ibrahim ibn Sa‘id al-Madini est un traditionniste de Médine. Peu de traditions ont été rapportées par lui
- Sunan Abu Dawud, n°1837
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait pratiquer la saignée sur le dessus du pied à cause d’une douleur, alors qu’il était en état de sacralisation (ihram). Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad dire : « Ibn Abi ‘Arubah l’a rapporté sous forme mursal », c’est-à-dire de Qatadah
- Sunan Abu Dawud, n°1861
Il a été rapporté de ‘Abdul-Karim bin Malik Al-Jazari, de ‘Abdur-Rahman bin Abi Laila, de Ka’b bin Ujrah, à propos de cet incident (comme mentionné dans le hadith précédent), et il a ajouté : « La solution que tu choisiras sera suffisante. »
- Sunan Abu Dawud, n°1905
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés rendre visite à Jabir bin ‘Abd Allah. Quand ce fut mon tour, je lui ai dit : « Je suis Muhammad bin Ali bin Hussain. » Il m’a caressé la tête, a défait mes boutons de haut en bas, puis a posé sa main sur ma poitrine, car j’étais encore un jeune garçon. Il m’a dit : « Bienvenue, mon neveu, demande ce que tu veux. » Je l’ai interrogé, il était aveugle. L’heure de la prière arriva, il se leva enveloppé dans un manteau, qui était trop court pour couvrir ses épaules. Il nous dirigea dans la prière, son manteau posé à côté de lui. Je lui ai demandé : « Raconte-moi le hajj du Messager d’Allah ﷺ. » Il fit un geste de la main, replia ses doigts pour indiquer neuf, puis dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le hajj. Puis, la dixième année, il a annoncé publiquement qu’il allait accomplir le hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous voulant le suivre. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, et nous sommes sortis avec lui jusqu’à Dhu Al-Hulaifah. Asma’, la fille de ‘Umais, donna naissance à Muhammad bin Abi Bakr. Elle envoya demander au Messager d’Allah ﷺ ce qu’elle devait faire. Il répondit : “Prends un bain, protège-toi avec un tissu et mets-toi en état d’ihram.” Le Prophète ﷺ pria à la mosquée, monta sur sa chamelle Al-Qaswa’ qui se leva avec lui. Jabir dit : « J’ai vu beaucoup de gens à pied et à dos de monture devant lui, à droite, à gauche et derrière lui. Le Messager d’Allah ﷺ était parmi nous, le Coran lui était révélé et il en connaissait l’interprétation. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions. Il éleva la voix pour proclamer l’unicité d’Allah et dire : “Labbaik, ô Allah, labbaik. Tu n’as pas d’associé. À Toi la louange, la grâce et la royauté. Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient la talbiyah à leur manière, mais le Messager d’Allah ﷺ ne leur interdisait rien. Il continua ainsi jusqu’à la Ka‘bah, toucha le coin, fit sept tours en marchant rapidement lors des trois premiers et normalement lors des quatre derniers. Il pria deux unités à la station d’Ibrahim, en récitant : “Prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Mon père dit que Jabir rapporta cela directement du Prophète ﷺ. Selon Sulaiman, Jabir disait que le Prophète ﷺ récitait dans ces deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Ensuite, il retourna à la Ka‘bah, toucha le coin, puis sortit par la porte vers Al-Safa. Arrivé près d’Al-Safa, il récita : “Al-Safa et Al-Marwah font partie des signes d’Allah”, puis ajouta : “Nous commençons par ce qu’Allah a mentionné en premier.” Il monta sur Al-Safa jusqu’à voir la Ka‘bah, proclama la grandeur d’Allah, affirma Son unicité, puis dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Seul, qui a accompli Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés.” Il fit des invocations, répéta cela trois fois, puis descendit vers Al-Marwah. Lorsqu’il atteignit le bas de la vallée, il courut, puis marcha en remontant jusqu’à Al-Marwah. Il fit à Al-Marwah ce qu’il avait fait à Al-Safa. À la fin du dernier aller-retour, il dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umrah. Donc, si l’un de vous n’a pas d’animal à sacrifier, qu’il quitte l’ihram et considère cela comme une ‘Umrah.” Tous prirent cette permission sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient amené des animaux à sacrifier. Suraqah bin Malik demanda : “Est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Prophète ﷺ entrelaça ses doigts et répondit : “La ‘Umrah a été incluse dans le hajj. Non, c’est pour toujours.” ‘Ali arriva du Yémen avec les animaux du Prophète ﷺ et trouva Fatima parmi ceux qui avaient quitté l’ihram. Elle portait des vêtements colorés et s’était maquillée. ‘Ali n’aima pas cela et demanda : “Qui t’a ordonné cela ?” Elle répondit : “Mon père.” Jabir raconta que ‘Ali dit en Irak : “Je suis allé me plaindre au Prophète ﷺ de Fatima et lui demander son avis. Je lui ai dit que je n’aimais pas ce qu’elle avait fait, et elle m’a dit : ‘C’est mon père qui me l’a ordonné.’” Il répondit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité. Qu’as-tu dit en entrant en ihram pour le hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, j’entre en ihram pour la même intention que le Messager d’Allah ﷺ.” Il dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne quitte pas l’ihram.” Jabir ajouta : “Le total des animaux amenés par ‘Ali du Yémen et ceux du Prophète ﷺ de Médine était de cent.” Tous, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, quittèrent l’ihram et se coupèrent les cheveux. Le 8 Dhu Al-Hijjah, ils reprirent l’ihram pour le hajj et le Prophète ﷺ pria à Mina les prières du midi, de l’après-midi, du coucher du soleil, du soir et de l’aube. Ensuite, il attendit un peu que le soleil se lève et demanda qu’on lui installe une tente à Namirah. Le Prophète ﷺ partit, et les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à Al-Mash‘ar Al-Haram à Al-Muzdalifah, comme ils le faisaient avant l’islam, mais il continua jusqu’à ‘Arafah où la tente était déjà installée. Il descendit, et quand le soleil passa le zénith, il fit amener sa chamelle, descendit dans la vallée et fit un sermon : “Vos vies et vos biens sont sacrés entre vous, comme ce jour, ce mois et cette ville sont sacrés. Tout ce qui vient de l’époque préislamique est sous mes pieds : les dettes de sang et l’usure sont abolies. Le premier sang dont je permets l’abandon est celui de notre parent (selon les versions, le fils de Rabi‘ah bin Al-Harith bin ‘Abd Al-Muttalib, tué par Hudhail). Le premier intérêt que j’abolis est celui de ‘Abbas bin ‘Abd Al-Muttalib. Craignez Allah au sujet des femmes : vous les avez prises sous la protection d’Allah, et vous avez des droits sur elles selon la parole d’Allah. Elles ne doivent pas laisser quelqu’un que vous n’aimez pas s’approcher de vos lits ; si elles le font, corrigez-les sans violence. À vous de les nourrir et de les vêtir convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose : si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi : que direz-vous ?” Ils répondirent : “Nous attestons que tu as transmis le message, accompli ta mission et donné des conseils.” Il leva alors son index vers le ciel et dit : “Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin !” Bilal appela à la prière, fit l’iqamah, et il pria le midi, puis l’iqamah et il pria l’après-midi sans prière entre les deux. Il monta sur Al-Qaswa’, se plaça face à la qibla, resta debout jusqu’au coucher du soleil, puis partit rapidement vers Al-Muzdalifah, prenant Usamah derrière lui. Il tenait fermement la bride de sa chamelle. Il disait : “Du calme, ô gens ! Du calme !” Quand il arrivait sur une butte de sable, il relâchait la bride pour qu’elle monte. À Al-Muzdalifah, il combina les prières du coucher du soleil et du soir avec un seul appel à la prière et deux iqamahs. Il se reposa jusqu’à l’aube, puis pria la prière de l’aube avec un seul appel et une seule iqamah. Il monta ensuite sur Al-Qaswa’, alla à Al-Mash‘ar Al-Haram, fit face à la qibla, loua Allah, proclama Sa grandeur et Son unicité, puis resta debout jusqu’à ce que le jour soit bien clair. Le Prophète ﷺ partit rapidement avant le lever du soleil, prenant Al-Fadl bin ‘Abbas derrière lui. Al-Fadl était un jeune homme beau et à la peau claire. Quand le Prophète ﷺ accéléra, les femmes dans les litières passèrent devant lui. Al-Fadl se mit à les regarder ; le Prophète ﷺ posa sa main sur le visage d’Al-Fadl pour le détourner, mais il regarda de l’autre côté, et le Prophète ﷺ fit de même. Quand ils arrivèrent à la vallée de Muhassir, il pressa un peu sa chamelle, prit la route du milieu jusqu’à la plus grande jamrah, jeta sept petits cailloux en disant “Allah est le plus grand” à chaque jet, depuis le bas de la vallée. Ensuite, il alla à l’endroit du sacrifice, sacrifia soixante-trois chameaux de sa main, puis demanda à ‘Ali de sacrifier le reste. Ils prirent de la viande de chaque chameau, la firent cuire et en mangèrent, puis burent du bouillon. Ensuite, le Prophète ﷺ monta, alla rapidement à la Ka‘bah et pria la prière du midi à La Mecque. Il se rendit chez les Banu ‘Abd Al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam et leur dit : “Puisez, Banu ‘Abd Al-Muttalib ! Si les gens ne risquaient pas de vous en disputer le droit, je puiserais avec vous.” Ils lui tendirent un seau et il en but
- Sunan Abu Dawud, n°1912
Rapporté par ‘Abd Al ‘Aziz bin Rufai’ : J’ai demandé à Anas bin Malik : « Dis-moi ce que tu sais du Messager d’Allah ﷺ, où a-t-il accompli la prière du midi le jour de Tarwiyah (8 Dhu al-Hijjah) ? » Il répondit : « À Mina. » J’ai demandé : « Où a-t-il prié l’après-midi le jour du départ (12 ou 13 Dhu al-Hijjah) ? » Il répondit : « À Al-Abtah. » Puis il dit : « Faites comme vos dirigeants font. »
- Sunan Abu Dawud, n°1929
Rapporté par Abdullah ibn Malik : J’ai accompli trois unités de prière du coucher du soleil et deux unités de la prière de la nuit avec Ibn Umar. Malik ibn al-Harith a alors demandé : « Quelle est cette prière ? » Il a répondu : « J’ai accompli ces prières avec le Messager d’Allah ﷺ à cet endroit avec un seul iqamah. »
- Sunan Abu Dawud, n°1930
Sa’id bin Jubair et ‘Abd Allah bin Malik ont dit : « Nous avons accompli la prière du coucher du soleil et celle de la nuit à Al Muzdalifah avec Ibn ‘Umar avec un seul iqamah. » Le narrateur a ensuite rapporté le reste du récit comme l’a fait Ibn Kathir
- Sunan Abu Dawud, n°1981
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a lancé les cailloux sur la dernière jamrah (Jamrat al-‘Aqabah) le jour du sacrifice. Puis il est retourné à son logement à Mina. Il a demandé qu’on lui amène un animal à sacrifier et il l’a égorgé. Ensuite, il a appelé un coiffeur. Il a pris le côté droit de sa tête et l’a rasé, puis il a commencé à distribuer un ou deux cheveux à chacun de ceux qui étaient autour de lui. Ensuite, il a pris le côté gauche de sa tête et l’a rasé. Il a alors dit : « Abu Talhah est-il ici ? » Puis il a donné les cheveux rasés à Abu Talhah
- Sunan Abu Dawud, n°2024
La tradition précédente a aussi été transmise par Malik par une autre chaîne de rapporteurs. (‘Abd Al Rahman bin Mahdi) n’a pas mentionné le mot « piliers ». Cette version ajoute : « Il a ensuite prié, et il y avait une distance de trois coudées entre lui et la qibla. »
- Sunan Abu Dawud, n°2045
Rapporté par Malik : On ne doit pas dépasser al-Mu’arras quand on revient à Médine avant d’y prier autant qu’on le souhaite, car on m’a informé que le Messager d’Allah ﷺ y a fait halte la nuit. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Muhammad b. Ishaq al-Madini dire : Al-Mu’arras se trouve à six miles de Médine
- Sunan Abu Dawud, n°2054
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a affranchi Safiyyah et a fait de son affranchissement sa dot
- Sunan Abu Dawud, n°2064
Rapporté par Hajjaj ibn Malik al-Aslami رضي الله عنه : J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui me libère de l’obligation envers un enfant allaité ? » Il a répondu : « Un esclave ou une esclave. »
- Sunan Abu Dawud, n°2122
Rapporté par Abd al-Malik ibn Abi Bakr, d’après son père, de la part d’Umm Salamah رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ épousa Umm Salamah, il resta avec elle trois nuits et dit : « Ton clan n’est pas rabaissé à mes yeux à cause de toi. Si tu veux, je resterai avec toi sept nuits ; et si je reste avec toi sept nuits, je resterai aussi sept nuits avec mes autres épouses. »
- Sunan Abu Dawud, n°2123
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ épousa Safiyyah, il resta avec elle trois nuits. Le rapporteur ‘Uthman ajouta : Elle n’était pas vierge (elle avait déjà été mariée). Il dit : Ce récit m’a été rapporté par Hushaim, transmis par Humaid, et rapporté par Anas
- Sunan Abu Dawud, n°2124
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand un homme qui a déjà une épouse se marie avec une vierge, il doit rester avec elle sept nuits ; s’il épouse une femme qui a déjà été mariée, il doit rester avec elle trois nuits. (Le rapporteur dit :) Si je dis qu’Anas a rapporté ce récit du Prophète ﷺ, je dis la vérité. Mais il a dit : « La Sunna est ainsi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2165
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Chez les Juifs, lorsqu’une femme avait ses règles, ils ne mangeaient ni ne buvaient avec elle et ne vivaient pas avec elle dans leurs maisons. On a donc interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Alors Allah, le Très-Haut, a révélé : “Ils t’interrogent au sujet des menstrues. Dis : c’est une gêne. Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues…” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Vivez avec elles dans les maisons et faites tout sauf avoir des rapports.” Les Juifs ont alors dit : “Cet homme ne laisse rien de ce que nous faisons sans s’y opposer.” Usaid ibn Hudair et Abbad ibn Bishr sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont dit : “Messager d’Allah ﷺ, les Juifs disent ceci et cela. Ne devrions-nous pas avoir des rapports avec elles pendant leurs règles ?” Le visage du Messager d’Allah ﷺ a changé, et nous avons pensé qu’il était fâché contre eux, alors ils sont sortis. Ils ont rencontré un cadeau de lait qui était apporté au Messager d’Allah ﷺ, et il les a fait appeler, ce qui nous a rassurés qu’il n’était pas fâché contre eux. »
- Sunan Abu Dawud, n°2180
La tradition précédente a aussi été rapportée par Nafi’ selon une autre chaîne de transmetteurs. Dans cette version, il est dit qu’Ibn ‘Umar رضي الله عنه a divorcé de son épouse alors qu’elle avait ses règles en prononçant un seul divorce. Il a ensuite raconté le reste de la tradition de façon similaire à celle rapportée par Malik
- Sunan Abu Dawud, n°2197
Mujahid a dit : « J’étais avec Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Un homme est venu et lui a dit qu’il avait divorcé de sa femme par trois prononcés. Je suis resté silencieux, pensant qu’il allait la lui rendre. Il a alors dit : “Un homme fait une bêtise puis dit : Ô Ibn ‘Abbas ! Allah a dit : ‘Et pour ceux qui craignent Allah, Il prépare toujours une issue.’ Puisque tu n’as pas craint Allah, je ne trouve pas d’issue pour toi. Tu as désobéi à ton Seigneur et ta femme est séparée de toi. Allah a dit : ‘Ô Prophète ! Quand vous divorcez des femmes, divorcez-les au début de leur période d’attente.’” » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Humaid Al A’raj et d’autres de Mujahid, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Shu’bah l’a rapportée de ‘Amr bin Murrah, de Sa’id bin Jubair, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Ayyub et Ibn Jubair l’ont rapportée de “’Ikrimah bin Khalid, de Sa’id bin Jubair, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Ibn Juraij l’a rapportée de ‘Abd Al Hamid bin Rafi’, de ‘Ata, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Al A’mash l’a rapportée de Malik bin Al Harith, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Tous ont dit à propos du divorce par trois prononcés : Il l’a autorisé et a dit : “(Ta femme) est séparée de toi”, comme dans la tradition rapportée par Isma’il d’après Ayub, d’après ‘Abd Allah bin Kathir. Abu Dawud a dit : Hammad bin Zaid l’a rapportée d’Ayyub, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه. Cette version ajoute : Si quelqu’un dit : “Tu es divorcée trois fois” en une seule fois, cela compte pour un seul divorce. Isma’il bin Ibrahim l’a rapportée d’Ayyub, d’après ‘Ikrimah. C’est la parole de ‘Ikrimah. Il n’a pas mentionné le nom d’Ibn ‘Abbas. Il l’a rapportée comme la parole de ‘Ikrimah
- Sunan Abu Dawud, n°2198
Abu Dawud a dit : « L’avis d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est mentionné dans la tradition suivante. Ahmad bin Salih et Muhammad bin Yahya ont rapporté (c’est la version d’Ahmad bin Salih) de ‘Abd Ar Razzaq, de Ma’mar, d’Al Zuhri, de Abu Salamah bin Abd Al Rahman bin ‘Awf et Muhammad bin ‘Abd Al Rahman bin Thawban, de Muhammad bin Iyas, qu’Ibn ‘Abbas, Abu Huraira et ‘Abd Allah bin ‘Amr bin Al ‘As رضي الله عنهم ont été interrogés au sujet d’une vierge divorcée trois fois par son mari. Ils ont tous dit : “Elle n’est pas permise pour lui tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Abu Dawud a dit : Malik a rapporté de Yahya bin Sa’id, de Bukair bin Al Ashajj, de Mu’awiyah bin Abi ‘Ayyash, qui était présent lorsque Muhammad bin Iyas bin Al Bukair est allé voir Ibn Al Zubair et Asim ibn ‘Umar. Il leur a posé la question à ce sujet. Ils ont répondu : “Va voir Ibn ‘Abbas et Abu Huraira, je les ai laissés avec A’ishah رضي الله عنها.” Il a ensuite raconté le reste de la tradition. Abu Dawud a dit : La parole d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est : “Le divorce par trois prononcés sépare la femme de son mari, que le mariage ait été consommé ou non, l’ancien mari ne lui est pas permis tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Cette déclaration est semblable à la tradition qui traite de l’échange d’argent. Dans cette tradition, le narrateur a dit : “Ibn ‘Abbas est revenu sur son avis.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2202
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Ka’b : J’ai entendu Ka’b ibn Malik raconter son histoire lors de la bataille de Tabuk. Il a ajouté : « Quand quarante jours sur cinquante se sont écoulés, un messager du Prophète ﷺ est venu et m’a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ t’ordonne de t’éloigner de ta femme.” J’ai demandé : “Dois-je la divorcer ou que dois-je faire ?” Il a répondu : “Non, éloigne-toi simplement d’elle et ne t’approche pas d’elle.” Alors j’ai dit à ma femme : “Va chez ta famille et reste avec eux jusqu’à ce qu’Allah, le Très-Haut, décide de notre situation.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2214
Rapporté par Khuwaylah, fille de Malik ibn Tha’labah : Mon mari, Aws ibn as-Samit, a prononcé les mots : « Tu es pour moi comme ma mère. » Je suis donc allée me plaindre au Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a discuté avec moi et a dit : « Reste pieuse envers Allah ; il est ton cousin. » J’ai continué à me plaindre jusqu’à ce que le verset du Coran soit révélé : « Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi, [Ô Muhammad], au sujet de son mari... » [58:1] jusqu’à la prescription de l’expiation. Il a ensuite dit : « Il doit affranchir un esclave. » Elle a dit : « Il n’en a pas les moyens. » Il a dit : « Il doit jeûner deux mois consécutifs. » Elle a dit : « Messager d’Allah, c’est un vieil homme, il ne peut pas jeûner. » Il a dit : « Il doit nourrir soixante pauvres. » Elle a dit : « Il n’a rien à donner en aumône. » À ce moment-là, un araq (panier de dattes contenant quinze ou seize sa’s) a été apporté au Prophète. J’ai dit : « Je vais l’aider avec un autre panier de dattes. » Il a dit : « Tu as bien fait. Va nourrir soixante pauvres pour lui, puis retourne auprès de ton cousin. » Le narrateur a précisé : Un araq contient soixante sa’s de dattes. Abu Dawud a dit : « Elle a expié pour lui sans lui demander son avis. » Abu Dawud a ajouté : « Cet homme (Aws ibn as-Samit) est le frère de ‘Ubadah ibn as-Samit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2259
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Un homme a invoqué des malédictions contre sa femme (en l’accusant d’adultère) à l’époque du Messager d’Allah ﷺ et a renié l’enfant. Le Messager d’Allah ﷺ les a donc séparés et a attribué l’enfant à la femme. Abu Dawud a dit : « Les mots rapportés uniquement par Malik sont : “et il a attribué l’enfant à la femme.” » Yunus a rapporté d’Al Zuhri, d’après Sahl bin Sa’d, dans le récit concernant le li’an (invocation de malédictions) : il a renié la grossesse, donc l’enfant a été attribué à la mère
- Sunan Abu Dawud, n°2285
Abu Salamah ibn ‘Abd Al Rahman rapporte que Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, lui a dit qu’Abu Hafs Al Mughirah l’a divorcée trois fois. Il a ensuite raconté la suite du récit. Dans cette version, Khalid ibn Walid et des membres des Banu Makhzum sont venus voir le Prophète ﷺ et ont dit : « Prophète d’Allah ﷺ, Abu Hafs Al Mughirah a divorcé de son épouse trois fois et il lui a laissé très peu. » Il a dit : « Aucune pension n’est due pour elle. » Il a ensuite transmis la suite du récit. La version rapportée par Malik est plus complète
- Sunan Abu Dawud, n°2287
Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, a dit : « J’étais mariée à un homme des Banu Makhzum. Il m’a divorcée définitivement. » Le narrateur a ensuite transmis la suite du récit comme celle de Malik. Cette version précise : « Ne te marie pas sans ma permission. » Abu Dawud a dit : Al Sha’bi, Al Bahiyy, Ata, Abd Al Rahman ibn Asim et Abu Bakr ibn Abi Al Jahm ont tous rapporté d’après Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, que son mari l’avait divorcée trois fois
- Sunan Abu Dawud, n°2300
Zaynab, fille de Ka'b ibn Ujrah رضي الله عنها, rapporte que Furay’ah, fille de Malik ibn Sinan رضي الله عنها, lui a raconté qu’elle était venue voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander si elle pouvait retourner chez son peuple, les Banu Khidrah, car son mari était parti à la recherche de ses esclaves en fuite. Quand ils l’ont retrouvé à al-Qudum, ils l’ont tué. Elle a donc demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Puis-je retourner chez mon peuple, car il ne m’a laissé ni maison ni pension ? » Elle dit : Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Oui. » Elle dit : Je suis sortie, et alors que j’étais dans l’appartement ou la mosquée, il m’a appelée ou a ordonné qu’on m’appelle, alors on m’a appelée. Il a dit : « Qu’as-tu dit ? » J’ai donc répété mon histoire à propos de mon mari. Il a alors dit : « Reste dans ta maison jusqu’à la fin du délai. » Elle dit : J’ai donc passé ma période d’attente dans cette maison, pendant quatre mois et dix jours. Quand Uthman ibn Affan رضي الله عنه est devenu calife, il m’a convoquée et m’a interrogée à ce sujet ; je l’ai informé et il a suivi cette décision dans ses jugements
- Sunan Abu Dawud, n°2329
Rapporté par Mu‘awiyah رضي الله عنه : AbulAzhar al-Mughirah ibn Farwah a dit : Mu‘awiyah s’est adressé aux gens à Dayr Mustahill, à la porte de Hims. Il a dit : « Ô gens, nous avons vu la lune tel jour. Nous allons jeûner en avance. Celui qui veut le faire peut le faire. » Malik ibn Hubayrah as-Saba‘i s’est levé et a demandé : « Mu‘awiyah, as-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ dire quelque chose à ce sujet, ou est-ce ton avis personnel ? » Il répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Jeûnez le mois au début et à la fin.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2356
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de rompre son jeûne avant de prier avec quelques dattes fraîches ; s’il n’y en avait pas, il prenait quelques dattes sèches, et s’il n’y en avait pas non plus, il buvait quelques gorgées d’eau
- Sunan Abu Dawud, n°2378
Ubaid Allah b. Abu Bakr b. Anas a rapporté d’après Anas b. Malik qu’il appliquait du khôl alors qu’il jeûnait
- Sunan Abu Dawud, n°2391
Cette tradition a aussi été transmise par al-Zuhri par une autre chaîne de rapporteurs avec le même sens. Al-Zuhri a ajouté dans sa version : « C’était une permission spéciale pour lui. Si un homme commet cet acte aujourd’hui, l’expiation est obligatoire pour lui. » Abu Dawud a dit : Al-Laith b. Sa’d, al-Awza’i, Mansur b. al-Mu’tamir et 'Irak b. Malik ont rapporté cette tradition comme celle rapportée par Ibn 'Uyainah. Al-Awza’i a rapporté dans sa version les mots : « Demande pardon à Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°2392
Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : (Un homme a rompu son jeûne volontairement) pendant le Ramadan. Le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné d’affranchir un esclave, ou de jeûner deux mois, ou de nourrir soixante pauvres. Il a dit : « Je ne peux pas. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Assieds-toi. » Ensuite, un grand panier de dattes a été apporté au Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : « Prends-le et donne-le en aumône. » Il a répondu : « Messager d’Allah, il n’y a personne de plus pauvre que moi. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors ri au point de montrer ses canines et a dit : « Mange-le toi-même. » Abu Dawud a dit : Ibn Juraij l’a rapporté d’al-Zuhri avec les mots du rapporteur Malik, qu’un homme a rompu son jeûne. Cette version dit : « Tu dois soit affranchir un esclave, soit jeûner deux mois, soit nourrir soixante pauvres. »
- Sunan Abu Dawud, n°2408
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme des Banu Abdullah ibn Ka'b, frères des Banu Qushayr (ce n’était pas Anas ibn Malik, le Compagnon bien connu), a dit : Un groupe de cavaliers du Messager d’Allah ﷺ nous a attaqués. Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ qui était en train de manger. Il m’a dit : « Assieds-toi et mange avec nous. » J’ai répondu : « Je jeûne. » Il a dit : « Assieds-toi, je vais t’expliquer la prière et le jeûne. Allah a allégé la prière pour le voyageur, et le jeûne pour le voyageur, la femme qui allaite et la femme enceinte. Je jure par Allah, il a mentionné les deux ou l’une d’elles. » J’ai regretté de ne pas avoir mangé avec le Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°2418
Abu Murrah, le serviteur de Umm Hani, est entré avec 'Abd Allah ibn 'Amr chez son père 'Amr ibn al-‘As رضي الله عنهم et il a apporté de la nourriture. Il a dit : « Mange. » Il a répondu : « Je jeûne. » 'Amr a dit : « Mange, ce sont les jours où le Messager d’Allah ﷺ nous ordonnait de rompre le jeûne et nous interdisait de jeûner. » Le narrateur Malik a précisé : Ce sont les jours de tachriq (11, 12 et 13 de Dhou al-Hijjah)
- Sunan Abu Dawud, n°2424
Al-Awza’i a dit : J’ai longtemps gardé cela pour moi, mais j’ai vu que cela s’est répandu, c’est-à-dire la tradition rapportée par Ibn Busr sur le jeûne du samedi. Abu Dawud a dit : Malik a dit : « C’est une tradition fausse. »
- Sunan Abu Dawud, n°2464
Aishah رضي الله عنها a dit : Quand le Messager d’Allah ﷺ voulait faire l’i’tikaf, il accomplissait la prière de l’aube puis entrait dans son lieu de retraite. Une fois, il voulait faire l’i’tikaf pendant les dix derniers jours de Ramadan. Elle a dit : Il a ordonné qu’on lui installe une tente, et on l’a installée. Elle a dit : Les autres épouses du Prophète ﷺ ont aussi demandé qu’on leur installe des tentes, et cela a été fait. Quand il a accompli la prière de l’aube, il a vu les tentes et a dit : « Qu’est-ce que c’est ? Avez-vous eu l’intention de faire un acte de piété ? » Elle a dit : Il a alors ordonné de démonter sa tente, et elle a été démontée. Ses épouses ont aussi fait démonter leurs tentes. Il a ensuite reporté son i’tikaf aux dix premiers jours de Shawwal. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par Ibn Ishaq et al-Auza’i d’après Yahya b. Sa’id de façon similaire, et Malik l’a rapportée de Yahya b. Sa’id en disant : Il a fait l’i’tikaf pendant vingt jours de Shawwal
- Sunan Abu Dawud, n°2468
Une tradition similaire a été rapportée par Aishah رضي الله عنها du Prophète ﷺ par une chaîne différente de transmetteurs. Abu Dawud a dit : Et Yunus l’a aussi rapportée de la même façon d’après al-Zuhri, et personne n’a soutenu Malik dans sa version d’après ‘Urwah d’après ‘Umrah ; Ma’mar, Ziyad b. Sa’d et d’autres l’ont aussi rapportée d’al-Zuhri d’après ‘Urwah au nom de Aishah
- Sunan Abu Dawud, n°2490
Rapporté par Anas bin Malik رضي الله عنه : « Umm Haram, fille de Milhan et sœur d’Umm Sulaim, m’a raconté que le Messager d’Allah ﷺ a fait la sieste chez elles. Il s’est réveillé en riant. Elle a dit : “J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ : ‘Qu’est-ce qui t’a fait rire ?’” Il a répondu : “J’ai vu des gens naviguer au milieu de la mer comme des rois sur leurs trônes.” Elle a dit : “J’ai dit : Ô Messager d’Allah ﷺ, demande à Allah de me compter parmi eux.” Il a répondu : “Tu seras parmi eux.” Elle a dit : “Il s’est ensuite rendormi et s’est réveillé en riant.” Elle a dit : “J’ai demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a fait rire ?’” Il a répondu comme la première fois. Elle a dit : “J’ai dit : Ô Messager d’Allah ﷺ, demande à Allah de me compter parmi eux.” Il a répondu : “Tu seras parmi les premiers.” Ensuite, ‘Ubadah bin Al Samit l’a épousée et l’a emmenée avec lui lors d’une expédition en mer. À leur retour, on lui a amené une monture, mais elle est tombée et s’est brisé le cou. Elle est morte. »
- Sunan Abu Dawud, n°2491
Rapporté par Anas bin Malik رضي الله عنه : « Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ allait à Quba, il rendait visite à Umm Haram, fille de Milhan, qui était l’épouse de ‘Ubadah bin Al Samit. Un jour, il lui a rendu visite, elle lui a offert à manger et s’est occupée de sa tête. Le narrateur a raconté la suite du récit. Abu Dawud a dit : “La fille de Milhan est morte à Chypre.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2499
Rapporté par Abu Malik al-Ash’ari رضي الله عنه : « Abu Malik a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui part dans le chemin d’Allah et meurt ou est tué est un martyr, ou s’il meurt en tombant de son cheval ou de son chameau, ou s’il est piqué par une bête venimeuse, ou s’il meurt dans son lit de n’importe quelle manière qu’Allah veut, il est un martyr et ira au Paradis.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2504
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Combattez les polythéistes avec vos biens, vos personnes et vos paroles. »
- Sunan Abu Dawud, n°2508
Anas bin Malik رضي الله عنه a rapporté de la part de son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Vous avez laissé derrière vous à Médine des gens qui n’ont jamais cessé d’être avec vous, où que vous alliez, quoi que vous dépensiez et quelle que soit la vallée que vous traversiez. » Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ, comment peuvent-ils être avec nous alors qu’ils sont restés à Médine ? » Il a répondu : « Ils ont été retenus par une excuse valable. »
- Sunan Abu Dawud, n°2531
Rapporté par Anas ibn Malik : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ partait en expédition, il emmenait Umm Sulaym, ainsi que des femmes des Ansar qui apportaient de l’eau et soignaient les blessés
- Sunan Abu Dawud, n°2532
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Trois choses sont à la base de la foi : s’abstenir de tuer une personne qui dit “Il n’y a de dieu qu’Allah”, ne pas le déclarer mécréant quel que soit son péché, et ne pas l’exclure de l’islam à cause de ses actes ; et le jihad sera accompli sans interruption depuis le jour où Allah m’a envoyé comme prophète jusqu’au jour où le dernier membre de ma communauté combattra le Dajjal (l’Antéchrist). L’injustice d’un tyran ou la justice d’un juste ne l’annulera pas. Il faut croire au destin. »
- Sunan Abu Dawud, n°2551
Rapporté par Anas ibn Malik : Lorsque nous faisions une halte lors d’un voyage, nous ne faisions pas la prière avant d’avoir rassemblé les selles des chameaux
- Sunan Abu Dawud, n°2552
Abu Bashir Al Ansari a dit qu’il était avec le Messager d’Allah ﷺ lors d’un de ses voyages. Le Messager d’Allah ﷺ envoya un messager. Le rapporteur ‘Abd Allah bin Abu Bakr a dit : « Je pense qu’il a dit que cela se passa pendant que les gens dormaient. Aucun collier fait de corde d’arc ou autre ne devait rester autour du cou d’un chameau, il fallait le couper. » Le rapporteur Malik a ajouté : « Je pense que c’était à cause du mauvais œil. »
- Sunan Abu Dawud, n°2563
Anas bin Malik a dit : « J’ai amené mon frère nouveau-né au Prophète ﷺ pour qu’il mâche quelque chose et le frotte sur son palais, et je l’ai trouvé dans un enclos à moutons, en train de marquer les moutons, je pense, sur leurs oreilles. »
- Sunan Abu Dawud, n°2583
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le pommeau de l’épée du Messager d’Allah ﷺ était en argent
- Sunan Abu Dawud, n°2585
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été rapportée par Anas ibn Malik رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs. Il a utilisé des mots similaires. Abu Dawud a dit : « La version la plus solide de ces traditions est celle de Sa’id ibn AbulHasan. Les autres sont faibles. »
- Sunan Abu Dawud, n°2605
Rapporté par Ka'b ibn Malik : Il était rare que le Messager d’Allah ﷺ parte en voyage un autre jour qu’un jeudi
- Sunan Abu Dawud, n°2610
‘Abd Allah ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de voyager avec un exemplaire du Coran vers un territoire ennemi. Le rapporteur Malik a dit : « Je pense que c’est pour éviter que l’ennemi ne s’en empare. »
- Sunan Abu Dawud, n°2614
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Partez au nom d’Allah, en ayant confiance en Lui, et en suivant la religion du Messager d’Allah. Ne tuez pas un vieillard très âgé, ni un nourrisson, ni un enfant, ni une femme ; ne trichez pas avec le butin, mais rassemblez-le, faites le bien et agissez correctement, car Allah aime ceux qui font le bien. »
- Sunan Abu Dawud, n°2627
Rapporté par Uqbah ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a envoyé un détachement. J’ai donné une épée à un homme parmi eux. À son retour, il a dit : « Si tu avais vu comment le Messager d’Allah ﷺ nous a réprimandés ! Il a dit : “Quand j’envoie quelqu’un qui n’applique pas mon ordre, n’êtes-vous pas capables de désigner à sa place quelqu’un qui le fera ?” »
- Sunan Abu Dawud, n°2632
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ partait en expédition, il disait : « Ô Allah, Tu es mon soutien et mon aide ; c’est par Toi que je me déplace, par Toi que j’attaque, et par Toi que je combats. »
- Sunan Abu Dawud, n°2637
Rapporté par Ka‘b ibn Malik رضي الله عنه : Quand le Prophète ﷺ voulait partir en expédition, il faisait semblant d’aller ailleurs et disait : « La guerre est tromperie. » Abu Dawud a dit : Seul Ma‘mar a transmis ce récit, en parlant de sa parole « La guerre est tromperie » par cette chaîne de transmetteurs. Il l’a rapporté d’après ‘Amr b. Dinar d’après Jabir, et d’après Ma‘mar d’après Hammam b. Munabbih d’après Abu Huraira
- Sunan Abu Dawud, n°2641
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de dieu qu’Allah, que Muhammad est Son serviteur et Son Messager, qu’ils se tournent vers notre qiblah, mangent ce que nous abattons et prient comme nous. Lorsqu’ils font cela, leur vie et leurs biens sont inviolables pour nous, sauf ce qui leur est dû. Ils auront les mêmes droits et les mêmes devoirs que les musulmans. »
- Sunan Abu Dawud, n°2642
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les polythéistes. » Le reste du récit est du même sens que le précédent
- Sunan Abu Dawud, n°2685
Anas ibn Malik رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ entra à La Mecque l’année de la conquête, portant un casque sur la tête. Lorsqu’il l’enleva, un homme vint lui dire : « Ibn Akhtal est accroché aux rideaux de la Ka’bah. » Il dit : « Tuez-le. » Abu Dawud a dit : Le nom d’Ibn Akhtal est ‘Abd Allah, et Abu Barzat Al Aslami l’a tué
- Sunan Abu Dawud, n°2719
‘Awf bin Malik Al Ashja’i a dit : « Je suis parti avec Zayd bin Harith à la bataille de Mu’tah. Pour renforcer l’armée musulmane, un homme du Yémen m’a accompagné. Il n’avait que son épée avec lui. Un musulman a abattu un chameau. L’homme du renfort lui a demandé un morceau de sa peau, qu’il lui a donné. Il en a fait un bouclier. Nous avons continué et affronté les armées byzantines. Il y avait parmi eux un homme sur un cheval roux, avec une selle et des armes dorées. Ce soldat byzantin attaquait les musulmans avec acharnement. L’homme du renfort s’est caché derrière un rocher pour l’attaquer. Il a coupé les jarrets de son cheval, l’a maîtrisé puis l’a tué. Il a pris son cheval et ses armes. Quand Allah, le Très-Haut, a accordé la victoire aux musulmans, Khalid bin Al Walid a envoyé chercher cet homme et a pris son butin. ‘Awf a dit : « Je suis allé le voir et lui ai dit : “Khalid, sais-tu que le Messager d’Allah ﷺ avait décidé de donner le butin au tueur ?” Il a répondu : “Oui, mais je l’ai trouvé trop important.” J’ai dit : “Tu dois le lui rendre, ou j’en parlerai au Messager d’Allah ﷺ.” Mais il a refusé. ‘Awf a dit : « Nous nous sommes alors réunis auprès du Messager d’Allah ﷺ. Je lui ai raconté l’histoire de l’homme du renfort et ce que Khalid avait fait. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Khalid, pourquoi as-tu fait cela ?” Il a répondu : “Messager d’Allah, je l’ai trouvé trop important.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Khalid, rends-lui ce que tu lui as pris.” ‘Awf a dit : “Je lui ai dit : ‘Voilà, Khalid. N’ai-je pas tenu parole ?’” Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Je lui ai alors expliqué. Il s’est mis en colère et a dit : “Khalid, ne le lui rends pas. Allez-vous abandonner mes commandants ? Prenez d’eux ce qui est le meilleur pour vous et laissez-leur ce qui est le moins bon.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2720
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par ‘Awf bin Malik Al Ashja’i par une autre chaîne de rapporteurs
- Sunan Abu Dawud, n°2721
Rapporté par Awf ibn Malik al-Ashja’i et Khalid ibn al-Walid : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que le tueur devait garder ce qu’il avait pris à l’homme qu’il avait tué, sans que cela soit soumis à la division en cinquièmes
- Sunan Abu Dawud, n°2742
Al Walid ibn Muslim a dit : J’ai raconté cette tradition (mentionnée ci-dessus) à Ibn Al Mubarak et j’ai dit : « De même, Ibn Abi Farwah nous l’a transmise de la part de Nafi’ (comme l’a rapporté Shu’aib). » Il (Ibn Al Mubarak) a répondu : « Ceux que tu as cités ne peuvent pas être comparés à Malik, c’est-à-dire Malik ibn Anas. »
- Sunan Abu Dawud, n°2773
Ka’ab ibn Malik رضي الله عنه a dit : « Quand le Prophète ﷺ revenait d’un voyage, il se rendait d’abord à la mosquée où il priait deux rak‘as, puis il s’y asseyait pour recevoir les gens. Le rapporteur Ibn Al-Sarh a poursuivi le récit : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit aux musulmans de nous adresser la parole à nous trois. Après un long moment, je suis monté sur le mur d’Abu Qatadah, mon cousin. Je l’ai salué, mais, par Allah, il n’a pas répondu à mon salut. J’ai ensuite accompli la prière de l’aube le cinquantième jour sur le toit d’une de nos maisons. J’ai alors entendu un crieur dire : “Ka’ab ibn Malik, bonne nouvelle !” Quand l’homme dont j’avais entendu la voix est arrivé pour m’annoncer la bonne nouvelle, j’ai enlevé mes vêtements et les lui ai donnés. Je suis allé jusqu’à entrer à la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ était assis là. Talhah ibn ‘Ubayd Allah s’est levé, s’est précipité vers moi, m’a serré la main et m’a félicité. »
- Sunan Abu Dawud, n°2780
Rapporté par Anas bin Malik : Un jeune homme d’Aslam a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, je voudrais partir en expédition mais je n’ai rien pour m’équiper. » Il lui a dit : « Va voir untel parmi les Ansar, qui avait préparé de l’équipement pour la bataille mais qui est tombé malade, et dis-lui que le Messager d’Allah ﷺ te transmet ses salutations. Puis dis-lui : “Donne-lui tout l’équipement que tu as préparé.” » Le jeune homme est allé lui transmettre ce message. L’Ansari a dit à sa femme : « Ô untelle, donne-lui tout l’équipement que j’ai préparé et ne garde rien pour toi. Par Allah, si tu caches quelque chose, Allah n’y mettra pas Sa bénédiction. »
- Sunan Abu Dawud, n°2781
Rapporté par Ka’ab bin Malik : Le Prophète ﷺ rentrait de voyage dans la journée. Al Hasan a précisé : « Dans la matinée. » À son retour, il allait d’abord à la mosquée, y priait deux rak’ahs, puis s’asseyait pour recevoir les gens
- Sunan Abu Dawud, n°2917
Rapporté par ‘Amr b. Suh‘aib, d’après son père, qui le tient de son grand-père : Rabab ibn Hudhayfah a épousé une femme et a eu trois fils avec elle. Leur mère est décédée. Ils ont hérité de ses maisons et avaient le droit d’hériter de ses esclaves affranchis. ‘Amr ibn al-‘As était l’agnat de ses fils. Il les a envoyés en Syrie, où ils sont morts. ‘Amr ibn al-‘As est alors revenu. Un esclave affranchi de cette femme est mort et a laissé des biens. Les frères de la femme ont contesté avec lui et ont porté l’affaire devant Omar ibn al-Khattab. Omar a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Tout bien qu’un fils ou un père reçoit en héritage revient à ses agnats, quels qu’ils soient. » Il a alors rédigé un document pour lui, attesté par AbdurRahman ibn Awf, Zayd ibn Thabit et une autre personne. Quand AbdulMalik est devenu calife, ils ont présenté l’affaire à Hisham ibn Isma‘il ou Isma‘il ibn Hisham (le narrateur n’est pas sûr). Il les a envoyés à ‘Abd al-Malik qui a dit : « C’est la décision que j’ai déjà vue. » Le narrateur a dit : Ainsi, ‘Abd al-Malik a jugé selon le document d’Omar ibn al-Khattab, et il est encore chez nous à ce jour
- Sunan Abu Dawud, n°2926
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a établi un pacte de fraternité entre les Émigrants et les Auxiliaires dans notre maison. On lui a demandé : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit qu’il n’y a pas de pacte en Islam ? » Il a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a établi un pacte de fraternité entre les Émigrants et les Auxiliaires dans notre maison. » Il l’a répété deux ou trois fois
- Sunan Abu Dawud, n°2950
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Malik ibn Aws ibn al-Hadthan a dit : Un jour, Omar ibn al-Khattab a parlé des butins de guerre et a dit : « Je n’ai pas plus de droit sur ce butin que vous ; aucun de nous n’y a plus droit qu’un autre, sauf selon la place que nous occupons dans le Livre d’Allah, le Très Grand et Glorieux, et la répartition faite par le Messager d’Allah ﷺ, les gens étant classés selon leur ancienneté dans l’Islam, les épreuves qu’ils ont traversées, leurs enfants et leurs besoins. »
- Sunan Abu Dawud, n°2953
Rapporté par ‘Awf ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque le butin (fay’) arrivait au Messager d’Allah ﷺ, il le partageait le jour même ; il donnait deux parts à un homme marié et une part à un célibataire. Le rapporteur Ibn al-Musaffa a ajouté : On nous appelait, et j’étais convoqué avant ‘Ammar. Donc, j’ai été appelé et il m’a donné deux parts, car j’avais une famille ; puis ‘Ammar ibn Yasir a été appelé après moi et il a reçu une part
- Sunan Abu Dawud, n°2960
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Ka’b ibn Malik al-Ansari : Une expédition des Ansar opérait en Perse avec leur chef. ‘Umar avait l’habitude d’envoyer des expéditions à tour de rôle chaque année, mais il les a négligés. Quand le temps est passé, les gens de l’expédition postés à la frontière sont revenus. ‘Umar a pris des mesures sévères contre eux et les a menacés, bien qu’ils fussent des compagnons du Messager d’Allah ﷺ. Ils ont dit : « ‘Umar, tu nous as négligés et tu as abandonné la pratique pour laquelle le Messager d’Allah ﷺ avait ordonné d’envoyer les détachements à tour de rôle. »
- Sunan Abu Dawud, n°2963
Rapporté par Malik ibn Aws ibn Al-Hadathan رضي الله عنه : ‘Umar m’a fait appeler quand le soleil était déjà haut. Je l’ai trouvé assis sur un canapé sans couverture. Quand je suis entré, il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus, et j’ai ordonné qu’on leur donne quelque chose, alors distribue-le entre eux. » J’ai dit : « Si tu confiais ce travail à quelqu’un d’autre, ce serait mieux. » Il a dit : « Prends-le. » Puis Yarfa’ est venu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à ‘Uthman ibn ‘Affan, ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf, al-Zubair ibn al-‘Awwam et Sa’d ibn Abi Waqqas d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Yarfa’ est revenu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à al-‘Abbas et ‘Ali d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Al-‘Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et lui », en parlant de ‘Ali. Certains ont dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche entre eux et donne-leur satisfaction. » Malik ibn Aws a dit : « Il m’a semblé qu’ils avaient amené les autres pour cela. » ‘Umar a dit : « Soyez patients (ne vous précipitez pas). » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône (sadaqah).” » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est ensuite tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône.” » Ils ont répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Allah a attribué au Messager d’Allah ﷺ une part spéciale (dans le butin) qu’il n’a pas donnée à d’autres. Allah, le Très-Haut, a dit : “Ce qu’Allah a accordé à Son Messager (et pris d’eux) – pour cela vous n’avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses messagers sur qui Il veut ; et Allah est capable de tout.” Allah a donné (les biens) de Banu al-Nadir à Son Messager. Je jure par Allah, il ne l’a pas gardé pour lui-même, ni pris plus que vous. Le Messager d’Allah ﷺ utilisait sa part pour son entretien annuel, ou il prenait sa part et donnait à sa famille leur part annuelle (de ces biens), puis il prenait ce qui restait et en disposait comme il le faisait pour les biens d’Allah. » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ. » Puis vous deux (‘Ali et al-‘Abbas) êtes venus à Abu Bakr, réclamant une part de l’héritage de votre cousin, et ‘Ali réclamant la part de sa femme de la part de son père. Abu Bakr a alors dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône.” » Allah sait qu’il (Abu Bakr) était véridique, loyal, bien guidé et suiveur de la vérité. Abu Bakr a alors géré ces biens (du Prophète). Quand Abu Bakr est mort, j’ai dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr. » J’ai donc géré ce qu’Allah a voulu. Ensuite, vous deux êtes venus. Vous étiez d’accord, votre demande était la même. Alors vous m’avez demandé ces biens, et j’ai dit : « Si vous voulez, je vous les donne à condition que vous respectiez l’engagement d’Allah, c’est-à-dire que vous les gérerez comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Vous les avez donc pris de moi à cette condition. Et maintenant, vous revenez pour que je tranche entre vous autrement. Je jure par Allah, je ne trancherai pas entre vous autrement jusqu’à la dernière Heure. Si vous ne pouvez pas gérer, rendez-les-moi. » Abu Dawud a dit : Ils lui demandaient de les partager entre eux, et non parce qu’ils ignoraient que le Prophète ﷺ avait dit : « Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône. » Ils cherchaient aussi la vérité. ‘Umar a alors dit : « Je n’appelle pas cela un partage ; je le laisse dans son état initial. »
- Sunan Abu Dawud, n°2964
En rapportant ce récit, Malik ibn Aws رضي الله عنه a dit : ‘Ali et al-‘Abbas رضي الله عنه se disputaient à propos de ce qu’Allah avait donné à Son Messager ﷺ, c’est-à-dire les biens de Banu al-Nadir. Abu Dawud a dit : ‘Umar voulait que le terme de partage ne s’applique pas à cela
- Sunan Abu Dawud, n°2967
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Malik ibn Aws al-Hadthan a dit : L’un des arguments avancés par Omar était qu’il disait que le Messager d’Allah ﷺ avait reçu trois choses exclusivement pour lui : Banu an-Nadir, Khaybar et Fadak. Les biens de Banu an-Nadir étaient gardés entièrement pour ses besoins urgents, Fadak pour les voyageurs, et Khaybar a été divisé par le Messager d’Allah ﷺ en trois parts : deux pour les musulmans, et une comme contribution pour sa famille. S’il restait quelque chose après la part de sa famille, il le partageait entre les pauvres émigrés
- Sunan Abu Dawud, n°2975
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : AbulBakhtari a dit : J’ai entendu d’un homme un récit qui m’a plu. Je lui ai dit : « Écris-le-moi. » Il me l’a donc apporté clairement écrit. (Il disait) : Al-Abbas et Ali sont venus voir Omar alors que Talhah, az-Zubayr, AbdurRahman et Sa’d étaient avec lui. Ils (al-Abbas et Ali) étaient en désaccord. Omar a dit à Talhah, az-Zubayr, AbdurRahman et Sa’d : « Ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Tous les biens du Prophète ﷺ sont une aumône (sadaqah), sauf ce qu’il a prévu pour sa famille pour leur subsistance et leurs vêtements. Nous ne sommes pas hérités.” » Ils ont répondu : « Oui, bien sûr. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dépenser de ses biens pour sa famille, et de donner le reste en aumône (sadaqah). Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite décédé, et Abu Bakr a gouverné pendant deux ans. Il agissait de la même manière que le Messager d’Allah ﷺ. » Il a ensuite mentionné un extrait du récit de Malik ibn Aws
- Sunan Abu Dawud, n°2995
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Nous sommes arrivés à Khaybar. Nous avons remporté la victoire sur la forteresse. On a parlé au Prophète ﷺ de la beauté de Safiyyah, fille de Huyayy. Son mari avait été tué (dans la bataille) et elle était une jeune mariée. Le Messager d’Allah ﷺ l’a choisie pour lui-même. Il est parti avec elle jusqu’à ce que nous arrivions à Sadd al-Sahba’, où elle s’est purifiée. Il a alors eu des rapports avec elle. »
- Sunan Abu Dawud, n°2996
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Safiyyah fut d’abord attribuée à Dihyat al-Kalbi, puis elle revint au Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°3000
Rapporté par Ka’ab ibn Malik رضي الله عنه, l’un de ceux dont le repentir a été accepté : « Ka’ab ibn al-Ashraf satirisait le Prophète ﷺ et incitait les mécréants de Quraysh contre lui. Lorsque le Prophète ﷺ arriva à Médine, ses habitants étaient mélangés : certains étaient musulmans, d’autres polythéistes adorant des idoles, et d’autres juifs. Ils faisaient du tort au Prophète ﷺ et à ses compagnons. Alors Allah, le Très-Haut, ordonna à Son Prophète de faire preuve de patience et de pardon. Allah révéla à leur sujet : “Et vous entendrez sûrement beaucoup de choses qui vous peineront de la part de ceux qui ont reçu le Livre avant vous.” Lorsque Ka’ab ibn al-Ashraf refusa de cesser de nuire au Prophète ﷺ, le Prophète ﷺ ordonna à Sa’d ibn Mu’adh d’envoyer un groupe pour le tuer. Il envoya Muhammad ibn Maslamah et raconta l’histoire de son assassinat. Lorsqu’ils le tuèrent, les juifs et les polythéistes furent effrayés. Le lendemain, ils vinrent voir le Prophète ﷺ et dirent : “Nos compagnons ont été attaqués et tués pendant la nuit.” Le Prophète ﷺ leur répondit ce qu’il avait à dire. Il les convoqua alors pour rédiger un acte d’accord entre lui et eux, afin qu’ils respectent ses conditions et cessent de lui nuire. Il rédigea alors un acte d’accord entre lui, eux et l’ensemble des musulmans
- Sunan Abu Dawud, n°3004
Rapporté par AbdurRahman ibn Ka'b ibn Malik, d’après un homme parmi les compagnons du Prophète ﷺ : Les polythéistes de Quraysh ont écrit une lettre à Ibn Ubayy et à ceux qui adoraient les idoles parmi les Aws et les Khazraj, alors que le Messager d’Allah ﷺ était à Médine avant la bataille de Badr. Ils ont écrit : « Vous avez donné refuge à notre compagnon. Par Allah, vous devez le combattre ou l’expulser, sinon nous viendrons à vous en force jusqu’à tuer vos combattants et prendre vos femmes. » Quand cette nouvelle est parvenue à Abdullah ibn Ubayy et à ceux qui adoraient les idoles avec lui, ils se sont rassemblés pour combattre le Messager d’Allah ﷺ. Lorsque le Prophète ﷺ a appris cela, il est venu les voir et a dit : « La menace des Quraysh envers vous est terminée. Ils ne peuvent rien comploter contre vous de plus grave que ce que vous aviez vous-mêmes prévu. Voulez-vous combattre vos propres fils et frères ? » En entendant cela du Prophète ﷺ, ils se sont dispersés. Cela est parvenu aux Quraysh, qui ont alors écrit une nouvelle lettre aux Juifs après la bataille de Badr : « Vous êtes des hommes armés et protégés. Vous devez combattre notre compagnon ou nous agirons contre vous d’une certaine manière, et rien ne nous empêchera d’atteindre vos femmes. » Quand leur lettre est parvenue au Prophète ﷺ, ils ont réuni les Banu an-Nadir pour rompre le pacte. Ils ont envoyé un message au Prophète ﷺ : « Viens à nous avec trente de tes compagnons, et trente de nos rabbins viendront aussi, pour que nous nous rencontrions en un lieu central où ils t’écouteront. S’ils témoignent en ta faveur et croient en toi, nous croirons en toi. » Le narrateur a ensuite raconté toute l’histoire. Le lendemain matin, le Messager d’Allah ﷺ est sorti avec une armée et les a assiégés. Il leur a dit : « Par Allah, vous n’aurez pas la paix avec moi tant que vous ne conclurez pas un traité avec moi. » Mais ils ont refusé, alors il les a combattus ce jour-là. Ensuite, il a attaqué Banu Quraysh avec une armée le matin, et a laissé Banu an-Nadir. Il leur a demandé de signer un traité, ce qu’ils ont fait. Il s’est alors détourné d’eux et a attaqué Banu an-Nadir avec une armée. Il les a combattus jusqu’à ce qu’ils acceptent l’expulsion. Les Banu an-Nadir ont été expulsés et ont emporté tout ce que leurs chameaux pouvaient transporter : leurs biens, les portes de leurs maisons, et leur bois. Les palmiers ont été exclusivement réservés au Messager d’Allah ﷺ. Allah les lui a accordés comme part spéciale. Il (Allah), le Très-Haut, a dit : « Ce qu’Allah a accordé à Son Messager (et pris d’eux), vous n’avez pas eu besoin de faire d’expédition avec cavalerie ou chamellerie. » Il a dit : « Sans combat. » Le Prophète ﷺ en a donné la plus grande partie aux émigrés et l’a partagée entre eux ; il en a donné une partie à deux hommes parmi les auxiliaires qui étaient dans le besoin, et il n’en a donné à aucun autre auxiliaire sauf à ces deux-là. Le reste est resté comme aumône du Messager d’Allah ﷺ, qui est entre les mains des descendants de Fatimah رضي الله عنها
- Sunan Abu Dawud, n°3009
Rapporté par Anas bin Malik رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a attaqué Khaybar et nous l’avons conquise. Il a ensuite rassemblé les prisonniers de guerre. »
- Sunan Abu Dawud, n°3017
Rapporté par Sa’id bin Al Musayyab رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a conquis une partie de Khaybar par la force. » Abu Dawud a dit : « Cette tradition a été lue à Al Harith bin Miskin en ma présence. » Ibn Wahb a dit : « Malik m’a rapporté d’après Ibn Shihab que Khaybar a été conquise en partie par la force et en partie par un accord de paix. La plus grande partie d’Al Kutaibah a été conquise par la force, et une partie par la paix. » J’ai demandé à Malik : « Qu’est-ce qu’Al Kutaibah ? » Il a répondu : « C’est la terre de Khaybar. Elle avait quarante mille palmiers. »
- Sunan Abu Dawud, n°3027
Rapporté par Amir ibn Shahr : Quand le Messager d’Allah ﷺ a été envoyé comme prophète, Hamdan m’a dit : « Veux-tu aller voir cet homme et négocier pour nous avec lui ? Si tu acceptes quelque chose, nous l’accepterons, et si tu refuses quelque chose, nous le refuserons. » J’ai accepté. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah ﷺ. J’ai apprécié sa démarche et mon peuple a embrassé l’islam. Le Messager d’Allah ﷺ a rédigé un document pour Umayr Dhu Marran. Il a aussi envoyé Malik ibn Murarah ar-Rahawi à tout le Yémen. Akk Dhu Khaywan a alors embrassé l’islam. On a dit à Akk : « Va voir le Messager d’Allah ﷺ et obtiens sa protection pour ta ville et tes biens. » Il est donc allé le voir et le Messager d’Allah ﷺ a écrit un document pour lui : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Akk Dhu Khaywan. S’il est sincère, sa terre, ses biens et son esclave bénéficient de la sécurité et de la protection d’Allah et de Muhammad, le Messager d’Allah. » Rédigé par Khalid ibn Sa’id ibn al-‘As
- Sunan Abu Dawud, n°3033
Sa’id ibn Abd Al ‘Aziz a dit : « L’Arabie s’étend d’Al Wadi jusqu’aux confins du Yémen, jusqu’aux frontières de l’Irak et à la mer. » Abu Dawud a dit : « Cette tradition a été lue à Al Harith ibn Miskin en ma présence. » Ashhab ibn ‘Abd Al Aziz vous l’a rapportée d’après Malik, qui a dit que ‘Umar a expulsé les gens de Najran, mais pas ceux de Taima, car cette ville ne faisait pas partie du territoire de l’Arabie. Quant à Al Wadi, je pense que les Juifs n’en ont pas été expulsés. Ils ne considéraient pas cet endroit comme faisant partie de l’Arabie
- Sunan Abu Dawud, n°3034
Malik a dit : « ‘Umar a expulsé les Juifs de Najran et de Fadak. »
- Sunan Abu Dawud, n°3037
Rapporté par Anas ibn Malik et Uthman ibn Abu Sulayman : Le Prophète ﷺ a envoyé Khalid ibn al-Walid auprès d’Ukaydir de Dumah. Il a été capturé et amené devant lui (c’est-à-dire le Prophète). Celui-ci lui a épargné la vie et a conclu la paix avec lui à condition qu’il paie la jizyah (impôt)
- Sunan Abu Dawud, n°3078
Hisham a dit : « La veine injuste signifie qu’un homme plante un arbre sur la terre d’un autre pour en revendiquer la propriété. » Malik a dit : « La veine injuste signifie qu’un homme prend quelque chose, creuse un trou et plante un arbre sans y avoir droit. »
- Sunan Abu Dawud, n°3097
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un fait correctement ses ablutions et rend visite à son frère musulman malade en espérant la récompense d’Allah, il sera éloigné de l’Enfer d’une distance de soixante-dix ans (kharif). » J’ai demandé : « Qu’est-ce qu’un kharif, Abu Hamzah ? » Il a répondu : « Une année. » Abu Dawud a dit : Seuls les gens de Bassorah ont rapporté la tradition sur la visite des malades après les ablutions
- Sunan Abu Dawud, n°3109
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun de vous ne doit souhaiter la mort. » Il a ensuite mentionné le reste du récit de façon similaire
- Sunan Abu Dawud, n°3126
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un enfant m’est né cette nuit et je l’ai appelé Ibrahim, du nom de mon père. » Il a ensuite raconté le reste du récit. Anas a dit : « Je l’ai vu au moment de sa mort, devant le Messager d’Allah ﷺ. Des larmes coulaient des yeux du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : “Les yeux pleurent et le cœur est triste, mais nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur, et nous sommes attristés par ta perte, Ibrahim.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3135
Rapporté par Anas ibn Malik : Les martyrs d’Uhud n’ont pas été lavés, et ils ont été enterrés avec leur sang. Aucune prière n’a été faite sur eux
- Sunan Abu Dawud, n°3136
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant Hamzah, qui avait été tué et mutilé. Il a dit : « Si Safiyyah n’était pas en deuil, je l’aurais laissé jusqu’à ce que les oiseaux et les bêtes sauvages le mangent, et il aurait été ressuscité de leurs ventres. » Les vêtements étaient peu nombreux et les morts étaient nombreux. Ainsi, une, deux ou trois personnes étaient enveloppées dans un même vêtement. Le rapporteur Qutaybah a ajouté : Ils ont ensuite été enterrés dans une même tombe. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Lequel des deux connaissait le plus le Coran ? » Puis il l’a placé plus près de la qibla
- Sunan Abu Dawud, n°3137
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ est passé devant Hamzah, qui avait été mutilé après avoir été tué. Il n’a pas fait la prière funéraire sur un martyr, sauf sur lui
- Sunan Abu Dawud, n°3142
Rapporté par Umm ‘Atiyyah : Le Messager d’Allah ﷺ est entré lorsque sa fille est décédée et il a dit : « Lavez-la avec de l’eau et des feuilles de lotus trois ou cinq fois, ou plus si vous le jugez nécessaire, et mettez du camphre, ou un peu de camphre dans le dernier lavage, puis avertissez-moi quand vous aurez terminé. » Quand nous avons fini, nous l’avons informé, et il nous a donné son vêtement en disant : « Mettez-le contre son corps. » Dans la version de Malik : c’est-à-dire son vêtement du bas (izar) ; et Musaddad n’a pas dit : Il est entré
- Sunan Abu Dawud, n°3166
Rapporté par Malik ibn Hubayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un musulman meurt et que trois rangées de musulmans prient sur lui, cela lui garantit (le Paradis). » Quand Malik voyait peu de gens accompagner un cercueil, il les divisait en trois rangées selon cette tradition
- Sunan Abu Dawud, n°3186
Rapporté par Abu Barzah al-Aslami : Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas prié sur Ma’iz ibn Malik, mais il n’a pas non plus interdit de prier sur lui
- Sunan Abu Dawud, n°3194
Nafi’ Abou Ghalib a dit : J’étais à Sikkat al-Mirbad. Un cercueil est passé, accompagné d’une foule nombreuse. Ils ont dit : « C’est le cercueil de Abdullah ibn Umayr. » Je l’ai suivi. J’ai alors vu un homme, vêtu d’un habit léger, monté sur une petite mule, avec un morceau de tissu sur la tête pour se protéger du soleil. J’ai demandé : « Qui est cet homme important ? » On m’a dit : « C’est Anas ibn Malik. » Quand le cercueil a été posé, Anas s’est levé et a dirigé la prière funéraire sur lui, alors que j’étais juste derrière lui, sans rien entre nous. Il s’est placé près de la tête du défunt et a prononcé quatre takbirs (Allahou Akbar). Il n’a ni allongé ni écourté la prière. Puis il s’est assis. On lui a dit : « Abou Hamzah, voici le cercueil d’une femme ansarie. » Ils l’ont amenée près de lui, il y avait une structure verte en forme de coupole sur son cercueil. Il s’est placé en face de ses hanches et a dirigé la prière funéraire comme il l’avait fait pour l’homme. Puis il s’est assis. Al-Ala’ ibn Ziyad a demandé : « Abou Hamzah, le Messager d’Allah ﷺ priait-il sur les morts comme tu l’as fait, en prononçant quatre takbirs et en se plaçant près de la tête d’un homme et des hanches d’une femme ? » Il a répondu : « Oui. » Il a demandé : « Abou Hamzah, as-tu combattu avec le Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Oui, j’ai combattu avec lui à la bataille de Hunayn. Les polythéistes sont sortis et nous ont attaqués si violemment que nous avons vu nos chevaux derrière nous. Parmi eux, un homme nous attaquait, nous frappait et nous blessait avec son épée. Allah les a ensuite vaincus. Ils ont été amenés et ont commencé à prêter serment d’allégeance pour l’islam. Un compagnon du Prophète ﷺ a dit : “Je fais le vœu que si Allah me livre l’homme qui nous frappait ce jour-là, je le décapiterai.” Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux et l’homme a été amené captif. Lorsqu’il a vu le Messager d’Allah ﷺ, il a dit : “Messager d’Allah, je me repens auprès d’Allah.” Le Prophète ﷺ a retardé l’acceptation de son serment d’allégeance pour que l’autre homme accomplisse son vœu. Mais ce dernier attendait un ordre du Prophète ﷺ pour le tuer. Il avait peur de le faire sans autorisation. Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu qu’il ne faisait rien, il a accepté le serment d’allégeance. L’homme a dit : “Messager d’Allah, qu’en est-il de mon vœu ?” Il a dit : “J’ai retardé aujourd’hui pour que tu puisses accomplir ton vœu.” Il a dit : “Messager d’Allah, pourquoi ne m’as-tu pas fait signe ?” Le Prophète ﷺ a dit : “Il n’est pas digne d’un Prophète de faire un signe.” » Abou Ghalib a dit : J’ai demandé aux gens pourquoi Anas se plaçait en face des hanches d’une femme. Ils m’ont dit que cela venait du fait qu’à l’époque du Prophète, il n’y avait pas de structures en forme de coupole sur les cercueils des femmes. L’imam se plaçait donc devant les hanches pour la dissimuler. Abou Dawud a dit : La parole du Prophète ﷺ : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Il n’y a de divinité qu’Allah” » a abrogé cette tradition d’accomplir le vœu, par sa remarque : « Je me suis repenti. »
- Sunan Abu Dawud, n°3222
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas d’abattage (d’animal) sur la tombe en islam. » ‘Abd al-Razzaq a dit : Ils avaient l’habitude d’égorger des vaches ou des moutons sur les tombes
- Sunan Abu Dawud, n°3280
Rapporté par Muhammad b. Muhammad b. Khattab Abu ‘Umar : Nous avions un makkuk appelé Makkuk Khalid. Sa capacité était de deux mesures selon les mesures de Harun. Le narrateur a dit : Le sa‘ de Khalid était le sa‘ de Hisham b. ‘Abd al-Malik
- Sunan Abu Dawud, n°3301
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a vu un homme soutenu par ses fils. Il a demandé qui il était, et les gens ont répondu : « Il a fait le vœu de marcher à pied. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Allah n’a pas besoin que cet homme se fasse du mal à lui-même », puis il lui a ordonné de monter. Abu Dawud a dit : ‘Amr b. Abi ‘Amir a aussi rapporté une tradition similaire de al-A‘raj, d’après Abu Huraira, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3317
Rapporté par Ka‘b ibn Malik : J’ai dit : « Messager d’Allah, pour que mon repentir soit complet, je devrais donner tous mes biens en aumône pour Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Garde une partie de tes biens, ce sera meilleur pour toi. » Il a donc dit : « Je garderai ce que j’ai à Khaybar. »
- Sunan Abu Dawud, n°3318
Rapporté par Ka‘b bin Malik : Au Messager d’Allah ﷺ, lorsque son repentir a été accepté : « Je devrais donner tous mes biens. » Il a ensuite rapporté une tradition similaire jusqu’aux mots : « meilleur pour toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°3319
Rapporté par Ka‘b ibn Malik : Ka‘b ibn Malik a dit à Abu Lubabah, ou à quelqu’un d’autre selon la volonté d’Allah, ou au Prophète ﷺ : « Pour que mon repentir soit complet, je devrais quitter la maison de mon peuple où j’ai péché, et donner tous mes biens en aumône. » Il a dit : « Un tiers de tes biens suffira. »
- Sunan Abu Dawud, n°3320
Cette tradition a aussi été rapportée par Ibn Ka‘b b. Malik par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version dit : Il a ensuite rapporté la tradition dans le même sens. Cette version attribue cette histoire à Abu Lubabah. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Yunus, de Ibn Shihab, de certains enfants d’al-Sa‘ib fils d’Abu Lubabah. Une tradition similaire a aussi été transmise par al-Zabidi, de al-Zuhri, de Husain b. al-Sa‘ib fils d’Abu Lubabah
- Sunan Abu Dawud, n°3321
Rapporté par Ka‘b ibn Malik : J’ai dit : « Messager d’Allah, pour que mon expiation soit complète, je devrais donner tous mes biens en aumône pour Allah et Son Messager. » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « La moitié. » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Alors un tiers. » Il a dit : « Oui. » J’ai dit : « Je garderai ce que j’ai à Khaybar. »
- Sunan Abu Dawud, n°3340
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Le poids de référence est celui des gens de La Mecque, et la mesure de référence est celle des gens de Médine. » Abu Dawud a dit : Al-Firyabi et Abu Ahmad l’ont aussi transmis de Sufyan de façon similaire, et (Ibn Dukain) est d’accord avec eux sur le texte. La version de Abu Ahmad dit : « d’après Ibn ‘Abbas » au lieu de Ibn ‘Umar. Cela a aussi été transmis par al-Walid ibn Muslim d’après Hanzalah. Cette version dit : « le poids de Médine et la mesure de La Mecque. » Abu Dawud a dit : Il y a une variation dans le texte de la version rapportée par Malik ibn Dinar d’après ‘Ata’ du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3371
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a interdit la vente de raisins tant qu’ils ne sont pas devenus noirs et la vente de céréales tant qu’elles ne sont pas dures
- Sunan Abu Dawud, n°3394
Rapporté par Salim bin ‘Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنه : Ibn ‘Umar louait sa terre jusqu’à ce qu’il apprenne que Rafi’ b. Khadij al-Ansari avait rapporté que le Messager d’Allah ﷺ avait interdit de louer la terre. Alors ‘Abd Allah (b. ‘Umar) lui demanda : « Ibn Khadij, qu’as-tu entendu du Messager d’Allah ﷺ à propos de la location de terres ? » Rafi’ répondit à ‘Abd Allah b. ‘Umar : « J’ai entendu mes deux oncles, qui étaient présents à la bataille de Badr, dire, et ils l’ont raconté à la famille, que le Messager d’Allah ﷺ a interdit de louer la terre. » ‘Abd Allah dit : « Je jure par Allah, je savais que la terre était louée à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. » ‘Abd Allah craignit alors que le Messager d’Allah ﷺ ait instauré une nouvelle règle à ce sujet, alors il cessa de louer sa terre. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été transmis par Ayyub, ‘Ubaid Allah, Kathir b. Farqad, Malik de Nafi’ d’après Rafi’ du Prophète ﷺ. Il a aussi été transmis par al-Auzai’ de Hafs b. ‘Inan al-Hanafi de Nafi’ de Rafi’ qui a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire. » De même, il a été transmis par Zaid b. Abi Unaisah de al-Hakkam de Nafi’ de Ibn ‘Umar qui est allé voir Rafi’ et lui a demandé : « As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ dire ? » Il répondit : « Oui. » De même, il a été transmis par ‘Ikrimah b. ‘Ammar de Abu al-Najashi, de Rafi’ b. Khadij qui a dit : « J’ai entendu le Prophète ﷺ dire. » Il a aussi été transmis par al-Auza’i de Abu al-Najashi de Rafi’ b. Khadij de son oncle Zuhair b. Rafi’ du Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : Le nom de Abu al-Najashi est ‘Ata b. Suhaib
- Sunan Abu Dawud, n°3424
Rapporté par Anas b. Malik : Abu Tibah a fait une saignée au Messager d’Allah ﷺ et il a ordonné qu’on lui donne un sa’ de dattes, et il a aussi demandé à ses proches de lui remettre une partie de ce qu’il leur devait
- Sunan Abu Dawud, n°3440
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : Un citadin ne doit pas vendre pour un homme du désert, même s’il est son frère ou son père. Abu Dawud a dit : Anas ibn Malik a dit : On disait : Un citadin ne doit pas vendre pour un homme du désert. Cette phrase a un sens large. Cela signifie que le citadin ne doit rien vendre ni rien acheter pour lui
- Sunan Abu Dawud, n°3451
Rapporté par Anas ibn Malik : Les gens dirent : « Ô Messager d’Allah, les prix ont augmenté, fixe donc les prix pour nous. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « C’est Allah qui fixe les prix, qui retient, qui donne largement et qui accorde la subsistance. J’espère qu’en rencontrant Allah, aucun d’entre vous n’aura de reproche à me faire concernant une injustice sur le sang ou les biens. »
- Sunan Abu Dawud, n°3501
Rapporté par Anas ibn Malik : À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, un homme achetait des marchandises, mais il avait l’esprit faible. Sa famille est venue voir le Prophète ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, empêche un tel de faire des achats, car il achète des biens alors qu’il a l’esprit faible. » Le Prophète ﷺ l’a alors appelé et lui a interdit de conclure des affaires. L’homme a dit : « Ô Messager d’Allah, je ne peux pas m’empêcher de faire du commerce. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a alors dit : « Si tu ne peux pas t’en empêcher, alors dis : “Prends et donne, sans chercher à tromper.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3502
Rapporté par ‘Amr b. Suh’aib, d’après son père, d’après son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit les transactions où de l’argent est versé comme acompte. Malik a expliqué : Cela signifie, selon notre compréhension – et Allah sait mieux –, qu’un homme achète un esclave ou loue un animal, et il dit : « Je te donne un dinar à condition que si j’annule la vente ou la location, ce que je t’ai donné te reste. »
- Sunan Abu Dawud, n°3521
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été transmis par Abu Bakr b. ‘Abd al-Rahman b. al-Harith b. Hisham du Messager d’Allah ﷺ par une autre chaîne de rapporteurs, avec le même sens que celui rapporté par Malik. Cette version ajoute : « S’il a reçu une partie du prix, alors il sera à égalité avec les créanciers pour cette part. »
- Sunan Abu Dawud, n°3522
Un récit similaire (au n° 3513) a été transmis par Abu Hurayrah du Prophète ﷺ. Cette version précise : « S’il a reçu une partie du prix, il sera à égalité avec les créanciers pour le reste du prix. Si un homme meurt et qu’il possède le bien d’un autre (c’est-à-dire du vendeur), il est à égalité avec les créanciers, qu’il ait payé ou non. » Abu Dawud a dit : La version de Malik de ce récit est plus fiable
- Sunan Abu Dawud, n°3534
Rapporté par Yusuf ibn Malik al-Makki : J’écrivais les comptes des dépenses engagées pour des orphelins sous la tutelle d’un certain homme. Ils l’ont trompé de mille dirhams et il leur a versé cette somme. J’ai ensuite reçu le double de ce qu’ils méritaient. J’ai dit à cet homme : « Prends les mille dirhams qu’ils t’ont pris en te trompant. » Il répondit : « Non, mon père m’a dit qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Rends le dépôt à celui qui te l’a confié, et ne trahis pas celui qui t’a trahi.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3554
Le hadith mentionné ci-dessus a également été transmis par Ibn Shihab (Al-Zuhri) par une autre chaîne de transmetteurs et avec le même sens. Abu Dawud a dit : Une tradition similaire a été transmise par 'Aqil d’après Ibn Shihab, et par Yazid b. Abi Habib d’après Shihab. Les paroles d’Al-Auza’i diffèrent de celles d’Ibn Shihab. Fulaih b. Sulaiman a aussi rapporté la tradition comme Malik
- Sunan Abu Dawud, n°3578
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un désire devenir juge et cherche de l’aide pour obtenir ce poste, il sera laissé à lui-même. Mais si quelqu’un ne le désire pas et ne cherche pas à l’obtenir, Allah enverra un ange pour le guider vers la bonne décision. » Waki' a dit : Cette tradition a aussi été transmise par Isra'il, de 'Abd al-A'la, de Bilal ibn Abi Musa, d’Anas, du Prophète ﷺ. Abu 'Awanah a dit : de 'Abd al-A'la, de Bilal ibn Mirdas al-Fazari, de Khaithamah al-Basri, d’Anas
- Sunan Abu Dawud, n°3595
Ka'b bin Malik a dit qu’à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, il a réclamé dans la mosquée le paiement d’une dette que lui devait Ibn Abi Hadrad, et leurs voix se sont élevées au point que le Messager d’Allah ﷺ, qui était chez lui, les a entendus. Le Messager d’Allah ﷺ est alors sorti, a écarté le rideau de son appartement et a appelé Ka'b bin Malik en disant : « Ka'b ! » Il a répondu : « Me voici, Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ a alors fait un geste de la main indiquant : « Remets la moitié de la dette qu’on te doit. » Ka'b a dit : « Je le fais, Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Lève-toi et règle la dette. »
- Sunan Abu Dawud, n°3596
Zaid bin Khalid al-Juhani a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voulez-vous que je vous dise qui sont les meilleurs témoins ? C’est celui qui présente son témoignage ou donne sa déposition (le narrateur hésite) avant qu’on ne le lui demande. » 'Abd Allah bin Abi Bakr doutait du terme exact. Abu Dawud a dit : Malik a dit : Cela concerne un homme qui donne son témoignage sans savoir pour qui il est destiné. Al-Hamdani a dit : « Il doit informer les autorités. » Ibn al-Sarh a dit : « Il doit le donner au dirigeant. » Le mot ikhbar (informer) apparaît dans la version d’al-Hamdani. Ibn al-Sarh a dit : « Ibn Abi 'Amrah et non 'Abd al-Rahman. »
- Sunan Abu Dawud, n°3627
Rapporté par Awf ibn Malik : Le Prophète ﷺ a rendu un jugement entre deux hommes, et celui contre qui la décision a été prise s’est détourné en disant : « Allah me suffit, et Il est le meilleur garant de mes affaires. » Le Prophète ﷺ a dit : « Allah, le Très-Haut, blâme ceux qui manquent d’efforts, mais utilisez votre intelligence, et quand la situation vous dépasse, dites : “Allah me suffit, et Il est le meilleur garant de mes affaires.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3638
Rapporté par Tha'labah ibn Abu Malik : Tha'labah a entendu ses aînés dire qu’un homme des Quraysh partageait l’eau d’un ruisseau, al-Mahzur, avec les Banu Qurayzah. Il porta le différend devant le Messager d’Allah ﷺ à propos de ce ruisseau dont ils se partageaient l’eau. Le Messager d’Allah ﷺ décida alors que lorsque l’eau atteignait les chevilles, il ne fallait pas la retenir pour qu’elle puisse couler vers l’aval
- Sunan Abu Dawud, n°3665
Rapporté par Awf ibn Malik al-Ashja’i : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Seul un dirigeant, une personne chargée d’une responsabilité ou quelqu’un de présomptueux donne des instructions. »
- Sunan Abu Dawud, n°3667
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Rester assis avec des gens qui se rappellent Allah, l’Exalté, depuis la prière du matin jusqu’au lever du soleil m’est plus cher que d’affranchir quatre esclaves parmi les enfants d’Isma‘il. Et rester assis avec ceux qui se rappellent Allah de la prière de l’après-midi jusqu’au coucher du soleil m’est plus cher que d’affranchir quatre esclaves. »
- Sunan Abu Dawud, n°3673
Rapporté par Anas ibn Malik : Je servais du vin aux gens dans la maison d’Abu Talhah quand il a été interdit, et ce jour-là notre vin était fait de dattes non mûres. Un homme est entré et a dit : « Le vin a été interdit, et le héraut du Messager d’Allah ﷺ l’a annoncé. » Nous avons alors dit : « C’est le héraut du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°3675
Anas ibn Malik a dit : Abu Talhah a demandé au Prophète ﷺ au sujet des orphelins qui avaient hérité du vin. Il répondit : « Jette-le. » Il demanda : « Ne puis-je pas en faire du vinaigre ? » Il répondit : « Non. »
- Sunan Abu Dawud, n°3688
Rapporté par AbdurRahman ibn Ghanam : Malik ibn AbuMaryam a dit : AbdurRahman ibn Ghanam est venu chez nous et nous avons discuté du tila’. Il a dit : AbuMalik al-Ash’ari m’a raconté qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Certains de mes compagnons boiront sûrement du vin en lui donnant un autre nom. »
- Sunan Abu Dawud, n°3717
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Le Prophète ﷺ a interdit à un homme de boire debout. »
- Sunan Abu Dawud, n°3726
Rapporté par Anas b. Malik : Le Prophète ﷺ a reçu du lait mélangé avec de l’eau. Un Bédouin était à sa droite et Abu Bakr à sa gauche. Il a bu lui-même, puis il a donné la boisson au Bédouin, et il a dit : « Celui qui est à droite, puis celui qui est à sa droite, puis celui qui est à sa droite. »
- Sunan Abu Dawud, n°3727
Rapporté par Anas b. Malik : Quand le Prophète ﷺ buvait, il reprenait son souffle trois fois pendant qu’il buvait et disait : « C’est plus sain, plus désaltérant et meilleur pour la santé. »
- Sunan Abu Dawud, n°3743
Rapporté par Thabit : On a parlé du mariage de Zaynab, fille de Jahsh, devant Anas b. Malik. Il a dit : « Je n’ai jamais vu que le Messager d’Allah ﷺ ait organisé un festin de mariage aussi important pour l’une de ses femmes que pour elle. Il a offert un festin avec un mouton. »
- Sunan Abu Dawud, n°3744
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a organisé un festin de mariage pour Safiyyah avec un repas et des dattes
- Sunan Abu Dawud, n°3748
Rapporté par Abu Shuraih al-Ka’bi : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit honorer son invité. Les provisions pour la route sont ce qui suffit pour un jour et une nuit ; l’hospitalité dure trois jours ; ce qui dépasse cela est une aumône. Il n’est pas permis qu’un invité reste jusqu’à devenir un fardeau. » Abu Dawud a dit : On a demandé à Malik à propos de la parole du Prophète : « Les provisions pour la route sont ce qui suffit pour un jour et une nuit. » Il a répondu : Il doit l’honorer, lui offrir un cadeau et le protéger pendant un jour et une nuit, et l’hospitalité dure trois jours
- Sunan Abu Dawud, n°3782
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un tailleur a invité le Messager d’Allah ﷺ à un repas qu’il avait préparé. Anas a dit : Je suis allé avec le Messager d’Allah ﷺ. Il y avait du pain d’orge et un bouillon avec de la courge et de la viande séchée. Anas a dit : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ chercher les morceaux de courge dans le plat, alors depuis ce jour, j’aime la courge
- Sunan Abu Dawud, n°3790
Rapporté par Khalid ibn al-Walid رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit de manger la viande de cheval, de mulet et d’âne. Le rapporteur Haywah a ajouté : « Ainsi que tout animal de proie ayant des crocs. » Abu Dawud a dit : Cet avis est celui de Malik. Abu Dawud a aussi dit : Il n’y a pas de mal à manger la viande de cheval et cette tradition n’est pas appliquée. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été abrogée. Plusieurs compagnons du Prophète ﷺ ont mangé de la viande de cheval : Ibn al-Zubair, Fudalah ibn ‘Ubaid, Anas ibn Malik, Asma’ fille d’Abu Bakr, Suwaid ibn Ghaflah, ‘Alqamah ; les Quraysh en abattaient à l’époque du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3791
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’étais un jeune garçon. J’ai chassé un lièvre et je l’ai rôti. Abu Talha a envoyé sa bosse par mon intermédiaire au Prophète ﷺ, alors je la lui ai apportée et il l’a acceptée
- Sunan Abu Dawud, n°3832
Rapporté par Anas ibn Malik : Quand on apportait au Prophète ﷺ des dattes anciennes, il les examinait et en retirait les vers
- Sunan Abu Dawud, n°3845
Anas ibn Malik رضي الله عنه a dit : Quand le Messager d’Allah ﷺ mangeait, il léchait ses trois doigts. Il a aussi dit : « Si l’un d’entre vous fait tomber une bouchée, qu’il enlève ce qui peut être nuisible dessus et qu’il la mange, sans la laisser au diable. » Il nous a aussi ordonné de nettoyer le plat, car l’un d’entre vous ne sait pas dans quelle partie de sa nourriture se trouve la bénédiction
- Sunan Abu Dawud, n°3848
Ka’b ibn Malik رضي الله عنه a dit : Le Prophète ﷺ mangeait avec trois doigts et ne les essuyait pas avant de les avoir léchés
- Sunan Abu Dawud, n°3854
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ vint rendre visite à Sa’d ibn Ubaydah, qui lui servit du pain et de l’huile d’olive, et il en mangea. Ensuite, le Prophète ﷺ dit : « Que les jeûneurs rompent leur jeûne avec toi, que les pieux mangent ta nourriture, et que les anges prient pour toi. »
- Sunan Abu Dawud, n°3860
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ s’est fait saigner (cupping) trois fois sur les veines des côtés du cou et sur l’épaule. Ma’mar a dit : « Je me suis fait saigner, et j’ai tellement perdu la mémoire qu’on devait me rappeler la sourate al-Fatiha pendant la prière. » Il s’est aussi fait saigner sur le sommet de la tête
- Sunan Abu Dawud, n°3882
Rapporté par Judamat al-Asadiyyah رضي الله عنها : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « J’avais l’intention d’interdire l’allaitement pendant la grossesse (ghailah), mais j’ai pensé aux Grecs et aux Perses et j’ai vu qu’ils le pratiquaient sans que cela nuise à leurs enfants. » Malik a expliqué : Ghailah signifie qu’un homme a des rapports avec sa femme alors qu’elle allaite un enfant
- Sunan Abu Dawud, n°3886
Rapporté par ‘Awf ibn Malik رضي الله عنه : À l’époque préislamique, nous utilisions des incantations et nous avons demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’en penses-tu ? » Il a répondu : « Montrez-moi vos incantations. Il n’y a pas de mal à les utiliser tant qu’elles ne comportent pas de polythéisme. »
- Sunan Abu Dawud, n°3914
Abou Dawud a dit : On a demandé à Malik ce que signifiait sa parole : « Il n’y a pas de safar. » Il a répondu : Les gens de l’époque préislamique rendaient le mois de safar licite (pour la guerre). Une année, ils le rendaient licite, une autre année, ils l’interdisaient. Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de safar. »
- Sunan Abu Dawud, n°3921
Rapporté par Sa’d ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de hamah, pas de contagion et pas de mauvais présage ; mais s’il y a un mauvais présage dans quelque chose, c’est dans une maison, un cheval et une femme. »
- Sunan Abu Dawud, n°3922
Il a été rapporté d’après ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le présage se trouve dans une habitation, une femme ou un cheval. » Abou Dawud a dit : Cette tradition a été lue à al-Harith b. Miskin et j’en ai été témoin. On lui a dit qu’Ibn Qasim lui avait rapporté que Malik avait été interrogé sur le mauvais présage dans un cheval et dans une maison. Il a répondu : Il y a beaucoup de maisons où des gens ont vécu et sont morts, puis d’autres y ont vécu et sont aussi morts. Voilà ce que nous en savons. Allah sait mieux. Abou Dawud a dit : ‘Umar رضي الله عنه a dit : Un tapis dans une maison vaut mieux qu’une femme qui ne donne pas d’enfant
- Sunan Abu Dawud, n°3924
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme a dit : « Messager d’Allah ! Nous étions dans une demeure où nous étions nombreux et où nous avions beaucoup de biens, puis nous avons déménagé dans une autre où nous sommes devenus peu nombreux et avons perdu nos biens. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quittez-la, car elle est mauvaise. »
- Sunan Abu Dawud, n°3945
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs, avec le même sens que celui rapporté par Malik. Dans cette version, il n’est pas mentionné « sinon il sera affranchi à hauteur de la part du premier homme ». Sa version se termine par « et l’esclave sera ainsi affranchi », comme l’a mentionné Malik
- Sunan Abu Dawud, n°3972
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre l’avarice et la vieillesse. »
- Sunan Abu Dawud, n°3976
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a récité le verset : « œil pour œil » (al-‘aynu bil-‘ayn)
- Sunan Abu Dawud, n°3977
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a récité le verset : « Nous avons prescrit pour eux : vie pour vie et œil pour œil » (an-nafsa bin-nafsi wal-‘aynu bil-‘ayn)
- Sunan Abu Dawud, n°3992
Safwan b. Ya’la, citant son père, a dit : J’ai entendu le Prophète ﷺ réciter sur le minbar le verset : « Ils crieront : Ô Malik. » Abu Dawud a dit : C’est-à-dire, sans abréger le nom (Malik)
- Sunan Abu Dawud, n°4034
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le roi Dhu Yazan a offert à l’Envoyé d’Allah ﷺ un ensemble de vêtements qu’il avait acheté pour trente-trois chameaux ou trente-trois chamelles. Le Prophète ﷺ a accepté ce cadeau
- Sunan Abu Dawud, n°4039
Rapporté par Abdur Rahman ibn Ghanam al-Ash’ari رضي الله عنه : Abu Amir ou Abu Malik m’a dit – je jure par Allah qu’il ne me croyait pas quand il disait avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Il y aura dans ma communauté des gens qui rendront licites le khazz et la soie. Certains d’entre eux seront transformés en singes et en porcs. » Abu Dawud a dit : Vingt compagnons ou plus du Messager d’Allah ﷺ ont porté du khazz. Anas et al-Bara’ ibn Azib étaient parmi eux
- Sunan Abu Dawud, n°4047
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le roi de Rome a offert une fourrure en brocart de soie au Prophète ﷺ et il l’a portée. Je me souviens encore de la scène où ses mains bougeaient pendant qu’il portait ce vêtement. Ensuite, il l’a envoyée à Ja’far qui l’a portée et est venu le voir. Le Prophète ﷺ a dit : « Je ne te l’ai pas envoyée pour que tu la portes. » Il a demandé : « Que dois-je en faire ? » Il a répondu : « Envoie-la à ton frère le Négus. »
- Sunan Abu Dawud, n°4058
Anas ibn Malik رضي الله عنه a dit qu’il a vu un vêtement rayé sur Umm Kulthum, la fille du Messager d’Allah ﷺ. Il a précisé : Le mot « siyara » signifie rayé avec de la soie
- Sunan Abu Dawud, n°4060
Rapporté par Qatadah رضي الله عنه : Nous avons demandé à Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Quel tissu le Messager d’Allah ﷺ préférait-il porter ? » Il a répondu : « Les manteaux rayés (hibrah). »
- Sunan Abu Dawud, n°4106
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a offert à Fatimah une esclave. Fatimah portait un vêtement qui, lorsqu’elle couvrait sa tête, ne couvrait pas ses pieds, et lorsqu’elle couvrait ses pieds, il ne couvrait pas sa tête. Quand le Prophète ﷺ a vu ses difficultés, il dit : « Ne t’inquiète pas : il n’y a ici que ton père et ton esclave. »
- Sunan Abu Dawud, n°4162
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ avait du sikkah avec lequel il se parfumait
- Sunan Abu Dawud, n°4182
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et il avait des traces jaunes de safran. Le Prophète ﷺ mentionnait rarement devant quelqu’un ce qu’il n’aimait pas. Quand l’homme est parti, il a dit : « Ne pourriez-vous pas dire à cet homme de laver cela de lui ? »
- Sunan Abu Dawud, n°4185
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Les cheveux du Messager d’Allah ﷺ atteignaient les lobes de ses oreilles
- Sunan Abu Dawud, n°4186
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Les cheveux du Messager d’Allah ﷺ descendaient jusqu’au milieu de ses oreilles
- Sunan Abu Dawud, n°4196
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’avais une mèche de cheveux pendante. Ma mère m’a dit : « Je ne la couperai pas, car le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de la tenir et de l’étirer. »
- Sunan Abu Dawud, n°4197
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Al-Hajjaj ibn Hassan a dit : Nous sommes entrés chez Anas ibn Malik. Ma sœur al-Mughirah a dit : « Tu étais un garçon à cette époque et tu avais deux mèches de cheveux. » Il (Anas) t’a caressé la tête et a invoqué la bénédiction sur toi. Il a dit : « Rase-les (c’est-à-dire les mèches) ou coupe-les, car c’est la façon de faire des Juifs. »
- Sunan Abu Dawud, n°4200
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a fixé quarante jours pour le rasage des poils pubiens, la coupe des ongles, la taille de la moustache et l’épilation des aisselles. Abu Dawud a dit : Ja’far ibn Sulaiman l’a transmis de la part d’Abu ‘Imran au nom d’Anas. Dans cette version, il n’a pas mentionné le Prophète ﷺ. Il a dit : « Quarante jours nous étaient fixés. » Cette version est la plus correcte
- Sunan Abu Dawud, n°4214
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ voulait écrire à certains souverains perses. On lui a dit qu’ils ne liraient pas une lettre sans sceau, alors il fit faire une bague en argent sur laquelle il fit graver : « Muhammad le Messager d’Allah »
- Sunan Abu Dawud, n°4221
Anas ibn Malik رضي الله عنه a dit qu’il n’a vu une bague-sceau en argent à la main du Prophète ﷺ qu’un seul jour. Les gens en firent alors et les portèrent aussi. Le Prophète ﷺ la jeta ensuite et les gens firent de même. Abu Dawud a dit : Ziyad ibn Sa’d, Shu’aib et Ibn Musafir l’ont transmis d’al-Zuhri. ‘Ali a dit dans leurs versions : « en argent »
- Sunan Abu Dawud, n°4253
Rapporté par Abu Malik al-Ash’ari : Le Prophète ﷺ a dit : « Allah vous a protégés de trois choses : que votre Prophète n’invoque pas contre vous une malédiction qui vous ferait tous périr, que ceux qui suivent le faux ne l’emportent pas sur ceux qui suivent la vérité, et que vous ne soyez pas tous d’accord dans l’erreur. »
- Sunan Abu Dawud, n°4301
Rapporté par Awf ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Allah ne fera pas peser deux épées sur cette communauté : la sienne et celle de son ennemi. »
- Sunan Abu Dawud, n°4307
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Les gens fonderont des villes, Anas, et l’une d’elles s’appellera al-Basrah ou al-Busayrah. Si tu passes par là ou y entres, évite ses marais salants, son Kall, son marché et la porte de ses chefs, et reste dans ses environs, car la terre y engloutira des gens, des pluies violentes tomberont, il y aura des tremblements de terre, et certains passeront la nuit dans la ville et se réveilleront transformés en singes et en porcs. »
- Sunan Abu Dawud, n°4316
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun prophète n’a été envoyé sans avoir mis en garde son peuple contre le borgne. Entre ses yeux sera écrit “infidèle” (kafir). »
- Sunan Abu Dawud, n°4318
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : « Tout musulman pourra le lire. »
- Sunan Abu Dawud, n°4364
Rapporté par Anas b. Malik : Des gens de ‘Ukl ou ‘Urainah sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont trouvé Médine malsaine. Le Messager d’Allah ﷺ leur a ordonné d’aller vers les chamelles (de la sadaqah) et de boire de leur lait et de leur urine. Ils y sont allés et, une fois guéris, ils ont tué le berger du Messager d’Allah ﷺ et ont emmené les chamelles. La nouvelle est parvenue au Prophète ﷺ tôt le matin. Il a envoyé des gens à leur poursuite, et ils ont été ramenés alors que le soleil était déjà haut. Il a ordonné qu’on leur coupe les mains et les pieds, qu’on leur crève les yeux avec des clous chauffés, puis ils ont été jetés à Harrah. Ils demandaient de l’eau, mais on ne leur en a pas donné. Abu Qilabah a dit : « C’étaient des gens qui avaient volé, tué, quitté l’islam après la foi et combattu contre Allah et Son Messager ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°4366
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Anas b. Malik avec une chaîne différente. Cette version dit : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé des gens experts pour les poursuivre et ils ont été ramenés. Allah, le Très-Haut, a alors révélé le verset à ce sujet : « Le châtiment de ceux qui font la guerre à Allah et à Son Messager et s’efforcent de semer la corruption sur la terre… »
- Sunan Abu Dawud, n°4367
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Anas b. Malik avec une chaîne différente. Cette version dit : Anas a dit : « J’ai vu l’un d’eux mordre la terre avec sa bouche à cause de la soif, et c’est ainsi qu’ils sont morts. »
- Sunan Abu Dawud, n°4368
Une tradition similaire a aussi été transmise par Anas ibn Malik avec une chaîne différente. Cette version ajoute : Il a ensuite interdit de mutiler. Cette version ne mentionne pas les mots « des côtés opposés ». Cette tradition a été rapportée par Shu‘bah d’après Qatadah et Salam ibn Miskin d’après Thabit, d’après Anas. Ils n’ont pas mentionné les mots « des côtés opposés ». Je n’ai trouvé ces mots que dans la version de Hammad ibn Salamah
- Sunan Abu Dawud, n°4369
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Des gens ont attaqué les chamelles du Prophète ﷺ, les ont emmenées et ont apostasié. Ils ont tué le berger du Messager d’Allah ﷺ, qui était croyant. Le Prophète a envoyé des gens à leur poursuite et ils ont été capturés. Il a fait couper leurs mains et leurs pieds, et leur a fait crever les yeux. Le verset concernant la lutte contre Allah et Son Prophète ﷺ a alors été révélé. Ce sont ces gens dont Anas ibn Malik a parlé à al-Hajjaj lorsqu’il l’a interrogé
- Sunan Abu Dawud, n°4405
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par ‘Abd al-Malik b. ‘Umar par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version précise : « Ils ont découvert mes parties intimes, et lorsqu’ils ont vu que les poils n’avaient pas commencé à pousser, ils m’ont mis parmi les captifs. »
- Sunan Abu Dawud, n°4419
Rapporté par Nu’aym ibn Huzzal رضي الله عنه : Yazid ibn Nu’aym ibn Huzzal, d’après son père, a dit : Ma’iz ibn Malik était orphelin sous la protection de mon père. Il a eu des rapports illicites avec une esclave appartenant à un clan. Mon père lui dit : « Va voir le Messager d’Allah ﷺ et informe-le de ce que tu as fait, peut-être qu’il demandera à Allah de te pardonner. » Son intention était simplement d’espérer qu’il trouve ainsi une issue. Il alla donc le voir et dit : « Messager d’Allah ! J’ai commis la fornication, applique-moi la peine prescrite par Allah. » Le Prophète ﷺ se détourna de lui, alors il revint et dit : « Messager d’Allah ! J’ai commis la fornication, applique-moi la peine prescrite par Allah. » Il se détourna encore, puis il revint et dit : « Messager d’Allah ! J’ai commis la fornication, applique-moi la peine prescrite par Allah. » Lorsqu’il l’eut dit quatre fois, le Messager d’Allah ﷺ dit : « Tu l’as dit quatre fois. Avec qui l’as-tu fait ? » Il répondit : « Avec untelle. » Il demanda : « T’es-tu allongé avec elle ? » Il répondit : « Oui. » Il demanda : « Ta peau a-t-elle touché la sienne ? » Il répondit : « Oui. » Il demanda : « As-tu eu un rapport avec elle ? » Il répondit : « Oui. » Alors le Prophète ﷺ ordonna qu’il soit lapidé à mort. Il fut emmené au Harrah, et pendant qu’il était lapidé, il sentit la douleur des pierres, ne put la supporter et s’enfuit. Mais Abdullah ibn Unays le rattrapa alors que ceux qui le lapidaient ne pouvaient pas le rattraper. Il lui lança un os d’épaule de chameau, qui le frappa et le tua. Ils allèrent ensuite voir le Prophète ﷺ et le lui rapportèrent. Il dit : « Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé ? Peut-être aurait-il pu se repentir et être pardonné par Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°4420
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Muhammad ibn Ishaq a dit : J’ai raconté l’histoire de Ma’iz ibn Malik à Asim ibn Umar ibn Qatadah. Il m’a dit : Hasan ibn Muhammad ibn Ali ibn AbuTalib m’a dit : « Des hommes de la tribu d’Aslam, que je ne blâme pas et que tu apprécies, m’ont transmis cette parole du Messager d’Allah ﷺ : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé ?” » Il a dit : Mais je n’ai pas compris cette tradition. Je suis donc allé voir Jabir ibn Abdullah et lui ai dit : « Des hommes de la tribu d’Aslam rapportent que le Messager d’Allah ﷺ a dit, lorsqu’on lui a parlé de l’angoisse de Ma’iz à cause des pierres : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé ?” Mais je ne connais pas cette tradition. » Il a dit : « Mon cousin, je connais cette tradition mieux que quiconque. J’étais parmi ceux qui ont lapidé cet homme. Quand nous sommes sortis avec lui, que nous l’avons lapidé et qu’il a ressenti la douleur des pierres, il a crié : “Ô gens ! Ramenez-moi au Messager d’Allah ﷺ. Mon peuple m’a tué et trompé ; ils m’ont dit que le Messager d’Allah ﷺ ne me tuerait pas.” Nous ne l’avons pas laissé jusqu’à ce que nous le tuions. Quand nous sommes revenus auprès du Messager d’Allah ﷺ, nous l’en avons informé. Il a dit : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé et ne me l’avez-vous pas ramené ?” et il a dit cela afin que le Messager d’Allah ﷺ puisse s’en assurer auprès de lui. Mais il n’a pas dit cela pour abandonner la peine prescrite. » Il a dit : « J’ai alors compris le sens de la tradition. »
- Sunan Abu Dawud, n°4421
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ma’iz ibn Malik est venu voir le Prophète ﷺ et a dit qu’il avait commis la fornication, et le Prophète ﷺ s’est détourné de lui. Il l’a répété plusieurs fois, mais le Prophète ﷺ s’est détourné de lui. Il demanda à ses proches : « Est-il fou ? » Ils répondirent : « Il n’a aucun défaut. » Il demanda : « L’as-tu fait avec elle ? » Il répondit : « Oui. » Alors il ordonna qu’il soit lapidé à mort. Il fut emmené et lapidé à mort, et le Prophète ﷺ n’a pas prié sur lui
- Sunan Abu Dawud, n°4422
Jabir b. Samurah رضي الله عنه a dit : J’ai vu Ma’iz b. Malik lorsqu’il fut amené au Prophète ﷺ. C’était un homme petit et musclé. Il ne portait pas le vêtement ample. Il a reconnu quatre fois avoir commis la fornication. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Peut-être l’as-tu embrassée ? » Il répondit que cet homme, le plus méprisable, avait commis la fornication. Le Prophète ﷺ le fit alors lapider à mort et fit un discours en disant : « Attention, chaque fois que nous partons en expédition dans le sentier d’Allah, l’un d’eux (c’est-à-dire les gens) reste en arrière en bêlant comme un bouc, et donne un peu de son lait (c’est-à-dire son sperme) à l’une des femmes. Si Allah me permet d’en attraper un, je le dissuaderai (d’approcher les femmes) en le punissant sévèrement. »
- Sunan Abu Dawud, n°4425
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a demandé à Ma’iz b. Malik : « Est-ce que ce que j’ai entendu à ton sujet est vrai ? » Il a répondu : « Qu’as-tu entendu à mon sujet ? » Il a dit : « J’ai entendu que tu as eu des rapports avec une fille de la famille d’untel. » Il a répondu : « Oui. » Il a alors témoigné quatre fois. Le Prophète ﷺ a ensuite donné l’ordre qu’il soit lapidé à mort
- Sunan Abu Dawud, n°4426
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ma'iz ibn Malik vint voir le Prophète ﷺ et avoua avoir commis la fornication à deux reprises. Mais le Prophète ﷺ le repoussa. Il revint et avoua encore deux fois. Le Prophète ﷺ le repoussa de nouveau. Il revint une troisième fois et avoua deux fois. Le Prophète ﷺ lui dit alors : « Tu t’es accusé toi-même à quatre reprises. Emmenez-le et lapidez-le à mort. »
- Sunan Abu Dawud, n°4427
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ dit à Ma'iz ibn Malik : « Peut-être as-tu embrassé, serré ou regardé ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ demanda alors : « As-tu eu un rapport avec elle ? » Il répondit : « Oui. » Sur cette réponse, le Prophète ﷺ ordonna qu’il soit lapidé à mort. Le narrateur ne mentionne pas « d’après Ibn Abbas ». Ceci est la version de Wahb
- Sunan Abu Dawud, n°4431
Abu Sa’id رضي الله عنه a dit : Lorsque le Prophète ﷺ ordonna de lapider Ma’iz ibn Malik, nous l’avons emmené à Baql. Je jure par Allah, nous ne l’avons pas attaché, ni creusé de fosse pour lui. Il se tenait simplement devant nous. Le narrateur Abu Kamil a dit : Nous lui avons alors lancé des os, des mottes de terre et des morceaux de poterie. Il s’est enfui et nous l’avons poursuivi jusqu’à ce qu’il atteigne un côté du Harrah. Il s’est arrêté devant nous et nous lui avons lancé de grosses pierres du Harrah jusqu’à ce qu’il meure. Le Prophète ﷺ n’a pas demandé pardon pour lui, ni dit du mal de lui
- Sunan Abu Dawud, n°4434
Rapporté par Buraydah ibn al-Hasib رضي الله عنه : Nous, les compagnons du Messager d’Allah ﷺ, discutions entre nous : « Si seulement al-Ghamidiyyah et Ma’iz ibn Malik s’étaient rétractés après leur aveu ; ou, disait-il, s’ils ne s’étaient pas rétractés après leur aveu, il ne les aurait pas poursuivis (pour la punition). » Il les fit lapider après la quatrième confession
- Sunan Abu Dawud, n°4442
Buraidah رضي الله عنه a dit : Une femme de Ghamid vint voir le Prophète ﷺ et dit : « J’ai commis la fornication. » Il lui dit : « Retourne chez toi. » Elle repartit, puis revint le lendemain et dit : « Peut-être veux-tu me renvoyer comme tu l’as fait avec Ma’iz ibn Malik. Je jure par Allah, je suis enceinte. » Il lui dit : « Retourne chez toi. » Elle repartit, puis revint le lendemain. Il lui dit : « Retourne jusqu’à ce que tu accouches. » Elle repartit. Quand elle eut accouché, elle ramena l’enfant au Prophète ﷺ et dit : « Le voici ! J’ai accouché. » Il lui dit : « Retourne et allaite-le jusqu’à ce que tu le sèvres. » Quand elle l’eut sevré, elle l’amena avec quelque chose qu’il mangeait dans la main. L’enfant fut alors confié à un homme parmi les musulmans, et le Prophète ﷺ ordonna qu’on creuse une fosse pour elle. Il donna l’ordre et elle fut lapidée à mort. Khalid faisait partie de ceux qui lançaient des pierres. Il lança une pierre qui fit couler du sang sur sa joue, alors il l’insulta. Le Prophète ﷺ lui dit : « Doucement, Khalid. Par Celui qui détient mon âme, elle s’est repentie à un point tel que si quelqu’un qui prélève injustement un impôt supplémentaire se repentait de la même façon, il serait pardonné. » Puis il donna l’ordre à son sujet, pria sur elle et elle fut enterrée
- Sunan Abu Dawud, n°4449
Rapporté par Abdullah Ibn Umar رضي الله عنه : Un groupe de juifs vint inviter le Messager d’Allah ﷺ à Quff. Il alla donc les voir dans leur école. Ils dirent : « AbulQasim, l’un de nos hommes a commis la fornication avec une femme ; prononce donc un jugement sur eux. » Ils placèrent un coussin pour le Messager d’Allah ﷺ qui s’assit dessus et dit : « Apportez la Torah. » On l’apporta. Il retira alors le coussin de dessous lui et posa la Torah dessus en disant : « J’ai foi en toi et en Celui qui t’a révélée. » Puis il dit : « Amenez-moi l’un de vos savants. » On amena alors un jeune homme. Le transmetteur mentionna ensuite le reste du récit de la lapidation, similaire à celui transmis par Malik d’après Nafi’
- Sunan Abu Dawud, n°4479
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a infligé des coups avec des branches de palmier et des sandales pour la consommation de vin, et Abu Bakr a donné des coups de fouet. Quand ‘Umar est devenu calife, il a réuni les gens et leur a dit : « Les gens vivent maintenant près des points d’eau » — et selon la version de Musaddad : « près des villages et des points d’eau, que pensez-vous de la peine pour la consommation de vin ? » ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf a dit : « Nous pensons que tu devrais appliquer la peine la plus légère. » Il a donc fixé la peine à huit coups de fouet. Abu Dawud a dit : Il a aussi été rapporté par Ibn Al ‘Arubah, de Qatadah, du Prophète ﷺ, qu’il a frappé quarante fois avec des branches de palmier et des sandales. Et Shu’bah l’a rapporté de Qatadah, d’après Anas, du Prophète ﷺ. Cette version précise : Il a frappé avec deux branches de palmier environ quarante fois
- Sunan Abu Dawud, n°4497
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ, lorsqu’un différend impliquant une vengeance lui était présenté, qu’il n’ordonne pas le pardon
- Sunan Abu Dawud, n°4508
Rapporté par Anas ibn Malik : Une femme juive apporta un mouton empoisonné au Messager d’Allah ﷺ, et il en mangea. Elle fut ensuite amenée devant le Messager d’Allah ﷺ qui l’interrogea à ce sujet. Elle répondit : « Je voulais te tuer. » Il dit : « Allah ne te donnera pas le pouvoir sur cela ; ou il a dit : sur moi. » Les Compagnons dirent : « Ne devrions-nous pas la tuer ? » Il répondit : « Non. » Anas dit : « J’ai toujours remarqué une trace dans la luette du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°4513
Rapporté par Ibn Ka'b ibn Malik, d’après son père : Umm Mubashshir dit au Prophète ﷺ pendant la maladie dont il mourut : « Que penses-tu de ta maladie, Messager d’Allah ﷺ ? Je ne pense à la maladie de mon fils qu’au mouton empoisonné dont il a mangé avec toi à Khaybar. » Le Prophète ﷺ répondit : « Et moi, je ne pense à ma maladie qu’à cela. C’est maintenant qu’elle m’a coupé l’aorte. » Abu Dawud a dit : Parfois ‘Abd al-Razzaq a transmis ce récit en omettant le lien du Compagnon, de Ma’mar, d’al-Zuhri, du Prophète ﷺ, et parfois il l’a transmis d’al-Zuhri, de ‘Abd al-Rahman ibn Ka’b ibn Malik. ‘Abd al-Rahman a mentionné que Ma’mar transmettait parfois le récit sous forme mursal (sans le Compagnon), et ils l’ont consigné ainsi. Et tout cela est correct pour nous. ‘Abd al-Razzaq a dit : Quand Ibn al-Mubarak venait voir Ma’mar, il transmettait les récits sous forme musnad (avec chaîne complète) qu’il transmettait comme mauquf (paroles des Compagnons et non du Prophète)
- Sunan Abu Dawud, n°4514
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn ‘Abd Allah ibn Ka’b ibn Malik, d’après son père : Umm Mubashshir a dit (Abu Sa’id ibn al-A’rabi a dit : il l’a donc rapporté d’après sa mère ; ce qui est correct, c’est : d’après son père, et non sa mère) : Je suis entrée auprès du Prophète ﷺ. Il mentionna alors le récit de Makhlad ibn Khalid, semblable à celui de Jabir. Le narrateur dit : Puis Bishr ibn al-Bara’ ibn Ma’rur mourut. Le Prophète ﷺ fit venir la femme juive et lui demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussée à faire cela ? » Il rapporta ensuite le reste du récit comme celui de Jabir. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’elle soit tuée. Dans cette version, il n’est pas fait mention de la saignée
- Sunan Abu Dawud, n°4522
Rapporté par ‘Amr ibn Shu’aib : Le Messager d’Allah ﷺ tua un homme de Banu Nadr ibn Malik à Harrah ar-Righa’, sur la rive de Layyat al-Bahrah. Le transmetteur Mahmud (ibn Khalid) mentionna aussi les mots « à Bahrah » ainsi que « le tueur et le tué étaient parmi eux ». Seul Mahmud a transmis dans ce récit les mots « sur la rive de Layyah »
- Sunan Abu Dawud, n°4572
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Omar رضي الله عنه a demandé la décision du Prophète ﷺ à ce sujet (c’est-à-dire l’avortement). Haml b. Malik b. al-Nabhigah s’est levé et a dit : J’étais entre deux femmes. L’une d’elles a frappé l’autre avec un rouleau à pâtisserie, tuant à la fois la femme et l’enfant dans son ventre. Le Messager d’Allah ﷺ a alors jugé que le prix du sang pour l’enfant à naître devait être un esclave homme ou femme de la meilleure qualité, et que la femme devait être tuée. Abu Dawud a dit : Al-Nadr b. Shumail a dit : Mistah signifie un rouleau à pâtisserie. Abu Dawud a dit : Abu 'Ubaid a dit : Mistah signifie un piquet de tente
- Sunan Abu Dawud, n°4574
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : À propos de l’histoire de Haml ibn Malik, Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : Elle a fait une fausse couche d’un enfant qui avait déjà des cheveux et qui était mort, et la femme est aussi décédée. Le Prophète ﷺ a jugé que le prix du sang devait être payé par les proches de la femme du côté paternel. Son oncle a dit : « Ô Messager d’Allah ! Elle a fait une fausse couche d’un enfant qui avait des cheveux. » Le père de la femme qui avait tué a dit : « Il ment : par Allah, il n’a pas crié, ni bu, ni mangé. Il n’y a pas de compensation à payer pour un tel cas. » Le Prophète ﷺ a dit : « Est-ce une rime et une divination de l’époque préislamique ? Donnez en compensation un esclave homme ou femme de la meilleure qualité pour l’enfant. » Ibn 'Abbas رضي الله عنه a dit : Le nom de l’une d’elles était Mulaikah, et l’autre s’appelait Umm Ghutaif
- Sunan Abu Dawud, n°4576
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Deux femmes de la tribu de Hudhail se sont battues, et l'une d'elles a lancé une pierre sur l'autre et l'a tuée. Elles ont porté leur différend devant le Messager d’Allah ﷺ, qui a jugé qu’un esclave homme ou femme de la meilleure qualité devait être donné en compensation pour l’enfant qu’elle portait, et il a décidé que ce serait à la famille du père de payer cette compensation. Il a désigné ses fils et ceux qui étaient avec eux comme ses héritiers. Hamal ibn Malik ibn al-Nabighah al-Hudhali a dit : « Ô Messager d’Allah ! Comment pourrais-je être sanctionné pour quelqu’un qui n’a ni bu, ni mangé, ni parlé, ni crié ? » — insinuant que ce n’était pas justifié de payer une compensation dans ce cas. Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Cet homme ressemble simplement aux devins à cause de la façon rimée dont il s’exprime. »
- Sunan Abu Dawud, n°4595
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Al-Rubayyi’, la sœur d’Anas ibn al-Nadr, a cassé une dent de devant d’une femme. Ils sont venus voir le Prophète ﷺ. Il a jugé selon le Livre d’Allah que la loi du talion devait s’appliquer. Anas ibn al-Nadr a dit : « Je jure par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, sa dent ne sera pas cassée aujourd’hui. » Il répondit : « Anas ! Le décret d’Allah, c’est la loi du talion. » Mais les gens ont accepté une compensation, alors le Prophète ﷺ a dit : « Parmi les serviteurs d’Allah, il y en a qui, s’ils invoquent Allah, Il leur accorde ce qu’ils demandent. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : On lui a demandé : « Comment applique-t-on la loi du talion pour une dent ? » Il a répondu : « On la lime avec une lime. »
- Sunan Abu Dawud, n°4600
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Ka‘b ibn Malik, qui guidait son père parmi ses fils quand il est devenu aveugle : J’ai entendu Ka‘b ibn Malik — le transmetteur Ibn al-Sarh a ensuite raconté l’histoire de son retard lors de la campagne de Tabuk — dire : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit aux musulmans de nous parler, à nous trois. Quand ce temps s’est prolongé, je suis monté sur le mur du jardin d’Abu Qatadah, qui était mon cousin. Je l’ai salué, mais, je jure par Allah, il ne m’a pas rendu le salut. Il a ensuite raconté l’histoire de la révélation des versets du Coran concernant son repentir
- Sunan Abu Dawud, n°4643
Rapporté par ‘Asim : J’ai entendu al-Hajjaj dire sur le minbar : « Craignez Allah autant que possible ; il n’y a pas d’exception à cela. Écoutez et obéissez au Commandeur des croyants ‘Abd al-Malik ; il n’y a pas d’exception à cela. Je jure par Allah, si j’ordonne aux gens d’entrer par une porte précise de la mosquée et qu’ils sortent par une autre, leur sang et leurs biens me seront licites. Je jure par Allah, si je prends la tribu de Rabi’ah pour la tribu de Mudar, cela m’est permis par Allah. Qui s’excusera auprès de moi pour l’esclave de Hudhail (c’est-à-dire ‘Abd Allah b. Mas’ud) qui pense que sa récitation du Coran vient d’Allah ? Je jure par Allah, ce n’est que de la prose rimée des Bédouins. Allah ne l’a pas révélée à Son Prophète ﷺ. Qui s’excusera auprès de moi pour ces clients (non-arabes) ? L’un d’eux pense qu’il va lancer une pierre et, quand elle tombe, il dit : “Il s’est passé quelque chose de nouveau.” Je jure par Allah, je les laisserai (détruits et anéantis) comme le jour qui passe. » Il a dit : « J’en ai parlé à al-A’mash. Il a dit : “Je jure par Allah, je l’ai entendu de lui.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4645
Rapporté par Sulaiman al-A’mash : J’ai accompli la prière du vendredi avec al-Hajjaj et il a prononcé un discours. Il a ensuite transmis la tradition d’Abu Bakr b. ‘Ayyash. Il y a dit : « Écoutez et obéissez au calife d’Allah et à son élu ‘Abd al-Malik bin Marwan. » Il a ensuite transmis le reste de la tradition, et a dit : « Si je prends Rabi’ah pour Mudar. » Mais il n’a pas mentionné l’histoire des clients (c’est-à-dire des non-Arabes)
- Sunan Abu Dawud, n°4649
Rapporté par Sa’id ibn Zayd : ‘Abd al-Rahman ibn al-Akhnas a dit que lorsqu’il était dans la mosquée, un homme a mentionné ‘Ali رضي الله عنه. Alors Sa’id ibn Zayd s’est levé et a dit : « Je témoigne devant le Messager d’Allah ﷺ que je l’ai entendu dire : “Dix personnes iront au Paradis : Le Prophète ﷺ ira au Paradis, Abu Bakr ira au Paradis, ‘Umar ira au Paradis, ‘Uthman ira au Paradis, ‘Ali ira au Paradis, Talhah ira au Paradis, az-Zubayr ibn al-Awwam ira au Paradis, Sa’d ibn Malik ira au Paradis, et ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf ira au Paradis. Si je veux, je peux mentionner le dixième.” Les gens ont demandé : “Qui est-ce ?” Il est resté silencieux. Ils ont redemandé : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Sa’id ibn Zayd.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4651
Rapporté par Anas b. Malik : Le Prophète d’Allah ﷺ est monté sur le mont Uhud, suivi par Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman. La montagne s’est mise à trembler sous leurs pas. Le Prophète d’Allah ﷺ l’a frappée du pied et a dit : « Calme-toi, car il n’y a sur toi qu’un Prophète, un véridique et deux martyrs. »
- Sunan Abu Dawud, n°4704
Nu’aim b. Rabl’ah a dit : J’étais avec ‘Umar b. al-Khattab رضي الله عنه lorsqu’il transmit cette tradition. La version de Malik est plus complète
- Sunan Abu Dawud, n°4715
Abu Dawud a dit : On a demandé à Malik : « Les hérétiques utilisent ce hadith contre nous. » Malik a répondu : « Réfutez-les avec la dernière partie du hadith qui dit : Les gens demandèrent : “Que dis-tu de celui qui meurt jeune ?” Il répondit : “Allah sait mieux ce qu’il allait faire.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4719
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le diable circule dans l’homme comme son sang. »
- Sunan Abu Dawud, n°4739
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Mon intercession sera pour ceux de ma communauté qui ont commis de grands péchés. »
- Sunan Abu Dawud, n°4747
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ s’est assoupi un court instant puis s’est réveillé en souriant. Il a dit (ou on lui a demandé) : « Ô Messager d’Allah ! Pourquoi as-tu ri ? » Il répondit : « Une sourate vient de m’être révélée à l’instant. » Puis il récita : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Nous t’avons certes accordé l’abondance (al-Kawthar) » jusqu’à la fin. Après l’avoir récitée, il demanda : « Savez-vous ce qu’est al-Kawthar ? » Ils répondirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « C’est une rivière que mon Seigneur, le Très-Haut, m’a promise au Paradis : il y a beaucoup de bien et, sur ses bords, il y a un bassin auquel ma communauté viendra le Jour de la Résurrection. Il y a autant de coupes que d’étoiles dans le ciel. »
- Sunan Abu Dawud, n°4748
Rapporté par Anas ibn Malik : Lorsque le Prophète d’Allah ﷺ fut élevé aux cieux (lors de l’ascension), il vit au Paradis — ou comme il l’a dit — une rivière dont les rives étaient faites de perles transparentes ou creuses. L’ange qui l’accompagnait y plongea la main et en sortit du musc. Muhammad ﷺ demanda alors à l’ange : « Qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « C’est al-Kawthar qu’Allah t’a donné. »
- Sunan Abu Dawud, n°4751
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ entra dans le jardin de palmiers des Banu al-Najjar. Il entendit une voix et eut peur. Il demanda : « Qui sont les personnes enterrées dans ces tombes ? » Les gens répondirent : « Messager d’Allah ! Ce sont des gens morts avant l’islam. » Il dit : « Cherchez la protection d’Allah contre le châtiment du Feu et contre l’épreuve de l’Antéchrist. » Ils demandèrent : « Pourquoi cela, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Quand une personne est placée dans sa tombe, un ange vient à elle et lui demande : “Qui adorais-tu ?” Allah la guide et elle répond : “J’adorais Allah.” On lui demande ensuite : “Que pensais-tu de cet homme ?” Elle répond : “C’est le serviteur d’Allah et Son Messager.” Elle ne sera alors plus interrogée sur rien d’autre. On lui montrera alors sa place en Enfer et on lui dira : “Voici ta place en Enfer, mais Allah t’a protégé et t’a fait miséricorde, et Il t’a donné à la place une demeure au Paradis.” Elle dira : “Laissez-moi aller annoncer la bonne nouvelle à ma famille.” On lui dira : “Reste ici.” Quand un mécréant est placé dans sa tombe, un ange vient à lui, le réprimande et lui demande : “Qui adorais-tu ?” Il répond : “Je ne sais pas.” On lui dira : “Tu n’as pas su et tu n’as pas suivi (les croyants).” On lui demandera ensuite : “Que pensais-tu de cet homme ?” Il répondra : “J’avais le même avis que les autres.” L’ange le frappera alors entre les oreilles avec un marteau de fer, et il poussera un cri que toutes les créatures proches entendront, sauf les hommes et les djinns
- Sunan Abu Dawud, n°4765
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه et Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Bientôt, il y aura des divisions et des dissensions dans ma communauté ; il y aura des gens qui parleront bien mais agiront mal. Ils réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur clavicule. Ils sortiront de la religion comme une flèche traverse la proie. Ils n’y reviendront pas avant que la flèche ne revienne à son encoche. Ils sont les pires des gens et des créatures. Heureux celui qui les tue ou qui est tué par eux. Ils appellent au Livre d’Allah, mais ils n’ont rien à voir avec lui. Celui qui combattra contre eux sera plus proche d’Allah que le reste des gens. » Les gens demandèrent : « Quel est leur signe ? » Il répondit : « Ils se rasent la tête. »
- Sunan Abu Dawud, n°4774
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’ai servi le Prophète ﷺ à Médine pendant dix ans. J’étais un enfant. Tout ce que je faisais ne correspondait pas toujours à ce qu’il voulait, mais jamais il ne m’a dit : « Fi ! », ni : « Pourquoi as-tu fait cela ? » ou : « Pourquoi ne l’as-tu pas fait ? »
- Sunan Abu Dawud, n°4789
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme qui avait des traces de jaunissement est venu voir le Messager d’Allah ﷺ. L’Envoyé d’Allah ﷺ mentionnait rarement devant quelqu’un ce qu’il n’aimait pas chez lui. Quand cet homme est parti, il a dit : « Pourquoi ne lui demandez-vous pas de se laver cela ? » Abu Dawud a dit : Salam n’est pas un descendant de ‘Ali. Il avait l’habitude de prédire des événements par les étoiles. Il a témoigné devant ‘Abi b. Arafat pour la visibilité de la lune, mais son témoignage n’a pas été accepté
- Sunan Abu Dawud, n°4794
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Je n’ai jamais vu qu’un homme approchait sa bouche de l’oreille du Messager d’Allah ﷺ et qu’il retirait sa tête avant que l’homme ne le fasse lui-même, et je n’ai jamais vu qu’un homme lui prenait la main et qu’il la retirait avant que l’homme ne la lâche lui-même
- Sunan Abu Dawud, n°4812
Rapporté par Anas ibn Malik : Les Émigrés (Muhajirun) ont dit : « Messager d’Allah ! Les Auxiliaires (Ansar) ont eu toute la récompense. » Il a répondu : « Non, tant que vous invoquez Allah pour eux et que vous les louez. »
- Sunan Abu Dawud, n°4818
Rapporté par Anas ibn Malik : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Messager d’Allah, j’ai besoin de toi. » Il lui a dit : « Mère d’untel, assieds-toi dans le coin de la rue que tu veux et je m’assiérai avec toi. » Elle s’est donc assise et le Messager d’Allah ﷺ s’est assis avec elle jusqu’à ce qu’elle ait obtenu ce dont elle avait besoin. Le narrateur Ibn ‘Isa n’a pas mentionné « jusqu’à ce qu’elle ait obtenu ce dont elle avait besoin ». Et Kathir a rapporté cela de Humaid, d’après Anas
- Sunan Abu Dawud, n°4829
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Un croyant qui récite le Coran est comme un citron : son parfum est agréable et son goût est doux. Un croyant qui ne récite pas le Coran est comme une datte : elle n’a pas d’odeur mais son goût est doux. Un débauché qui récite le Coran est comme le basilic : son parfum est agréable mais son goût est amer. Et le débauché qui ne récite pas le Coran est comme la coloquinte : son goût est amer et elle n’a pas d’odeur. Un bon compagnon est comme quelqu’un qui possède du musc : même si tu n’en prends pas, son parfum t’atteindra. Un mauvais compagnon est comme quelqu’un qui utilise un soufflet de forgeron : même si tu n’es pas touché par sa suie, tu seras atteint par sa fumée. »
- Sunan Abu Dawud, n°4831
Le hadith mentionné ci-dessus a aussi été transmis par Anas ibn Malik رضي الله عنه du Prophète ﷺ par une autre chaîne de transmetteurs de façon similaire
- Sunan Abu Dawud, n°4878
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque j’ai été élevé au ciel, je suis passé devant des gens qui avaient des ongles de cuivre et qui se griffaient le visage et la poitrine. J’ai demandé : “Qui sont ces gens, Gabriel ?” Il a répondu : “Ce sont ceux qui méditaient sur les défauts des autres et portaient atteinte à leur honneur.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4904
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Sahl ibn Abu Umamah a raconté que lui et son père (Abu Umamah) ont rendu visite à Anas ibn Malik à Médine, à l’époque où ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz était gouverneur de la ville. Il priait une prière très courte, presque comme celle d’un voyageur. Quand il eut terminé, mon père lui dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! Parle-moi de cette prière : est-elle obligatoire ou surérogatoire ? » Il répondit : « Elle est obligatoire ; c’est la prière que le Messager d’Allah ﷺ accomplissait. Je n’ai fait d’erreur que sur un point que j’ai oublié. » Il ajouta : « Le Messager d’Allah ﷺ disait : “Ne vous imposez pas de difficultés, sinon elles vous seront imposées. Des gens se sont imposé des austérités et Allah les leur a imposées. Leurs survivants se trouvent dans des cellules et des monastères.” » (Puis il cita : « Le monachisme, ils l’ont inventé ; Nous ne le leur avons pas prescrit. ») Le lendemain matin, il sortit et dit : « Voulez-vous sortir faire un tour pour voir et tirer une leçon ? » Il répondit : « Oui. » Ils partirent tous et arrivèrent dans une région dont les habitants avaient disparu, morts et disparus. Les toits des maisons étaient effondrés. Il demanda : « Connaissez-vous cette terre ? » Je répondis : « Qui pourrait me renseigner sur elle et ses habitants ? » (Anas dit :) « C’est la terre d’un peuple que l’injustice et la jalousie ont détruit. La jalousie éteint la lumière des bonnes actions et l’injustice les confirme ou les nie. L’œil commet la fornication, et la main, le pied, le corps, la langue et la partie intime la confirment ou la démentent. »
- Sunan Abu Dawud, n°4910
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne vous détestez pas, ne soyez pas jaloux les uns des autres, ne vous tournez pas le dos ; soyez les serviteurs d’Allah, frères entre vous. Il n’est pas permis à un musulman de s’éloigner de son frère plus de trois jours. »
- Sunan Abu Dawud, n°4923
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine, les Abyssiniens ont joué de la lance pour fêter sa venue, par joie
- Sunan Abu Dawud, n°4961
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Les noms les plus détestés par Allah au Jour de la Résurrection seront ceux d’un homme appelé Malik al-Amlak. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par Shu‘aib ibn Abi Hamzah d’après Abi al-Zinad, selon une autre chaîne de transmission. Dans cette version, il est dit “akhna’ ismin” (le nom le plus obscène) au lieu de “akhna ismin” (le nom le plus vil)
- Sunan Abu Dawud, n°4964
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ lui a dit : « Mon petit. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Yahya ibn Ma‘in faire l’éloge du transmetteur Muhammad ibn Mahbub, disant qu’il a transmis un grand nombre de traditions
- Sunan Abu Dawud, n°4965
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Appelez-vous par mon nom, mais n’utilisez pas ma kunyah (surnom). » Abu Dawud a dit : Abu Salih l’a transmis de la même manière d’après Abu Huraira, et il en est de même pour les traditions de Abu Sufyan d’après Jabir, de Salim ibn Abi al-Ja‘d d’après Jabir, de Sulaiman al-Yashkuri d’après Jabir, et de Ibn al-Munkadir d’après Jabir, ainsi que d’autres et Anas ibn Malik
- Sunan Abu Dawud, n°4969
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ venait nous rendre visite. J’avais un petit frère qu’on appelait Abu ‘Umair par sa kunyah. Il avait un oiseau avec lequel il jouait, mais il est mort. Un jour, le Prophète ﷺ est venu le voir et l’a trouvé triste. Il a demandé : « Qu’a-t-il ? » Les gens ont répondu : « Son oiseau est mort. » Il a alors dit : « Abu ‘Umair ! Qu’est-il arrivé au petit oiseau ? »
- Sunan Abu Dawud, n°4983
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque vous entendez… (La version de Moussa dit) : Quand un homme dit : “Les gens sont perdus”, c’est lui qui l’est le plus. » Abu Dawud a dit : Malik a dit : « S’il dit cela par tristesse devant la dégradation de la religion qu’il voit chez les gens, je ne pense pas qu’il y ait du mal à cela. Mais s’il le dit par orgueil ou mépris envers les gens, c’est un acte blâmable qui a été interdit. »
- Sunan Abu Dawud, n°4998
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Donne-moi une monture. » Le Prophète ﷺ a dit : « Nous allons te donner un petit dromadaire à monter. » Il a dit : « Que ferai-je d’un petit dromadaire ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Est-ce que les dromadaires naissent d’autre chose que des dromadaires ? »
- Sunan Abu Dawud, n°5000
‘Awf ibn Malik al-Ashja’i رضي الله عنه a dit : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ lors de l’expédition de Tabuk alors qu’il était dans une petite tente en cuir. Je l’ai salué et il m’a rendu le salut en disant : « Entre. » J’ai demandé : « Tout entier, ô Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Tout entier. » Alors je suis entré
- Sunan Abu Dawud, n°5002
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ m’a appelé en disant : « Ô toi qui as deux oreilles ! »
- Sunan Abu Dawud, n°5025
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Une nuit, il m’a semblé en rêve que nous étions dans la maison de Uqbah ibn Rafi' et qu’on nous a apporté des dattes fraîches d’Ibn Tab. J’ai interprété cela comme signifiant que nous avons reçu l’honneur dans ce monde, une bonne fin dans l’au-delà, et que notre religion est bonne. »
- Sunan Abu Dawud, n°5069
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit le matin ou le soir : “Ô Allah ! ce matin, je Te prends à témoin, ainsi que les porteurs de Ton Trône, Tes anges et toutes Tes créatures, que Tu es Allah, qu’il n’y a pas d’autre dieu que Toi, et que Muhammad est Ton serviteur et Ton messager”, Allah libérera un quart de lui de l’Enfer. S’il le dit deux fois, Allah libérera la moitié de lui ; s’il le dit trois fois, Allah libérera les trois quarts ; et s’il le dit quatre fois, Allah le libérera complètement de l’Enfer. »
- Sunan Abu Dawud, n°5078
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit le matin : “Ô Allah ! Ce matin, nous Te prenons à témoin, ainsi que les porteurs de Ton Trône, Tes anges et toutes Tes créatures, que Tu es Allah, qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, Tu es Unique, sans associé, et que Muhammad est Ton serviteur et Ton Messager”, Allah lui pardonnera tous les péchés qu’il commettra ce jour-là ; et s’il répète ces paroles le soir, Allah lui pardonnera tous les péchés qu’il commettra cette nuit-là. »
- Sunan Abu Dawud, n°5083
Rapporté par Abu Malik رضي الله عنه : Les gens ont demandé : « Dis-nous une parole que nous pourrons répéter le matin, le soir et en nous levant. » Il nous a ordonné de dire : « Ô Allah ! Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de ce qui est caché et apparent, Tu es le Seigneur de toute chose ; les anges témoignent qu’il n’y a de dieu que Toi, car nous cherchons refuge auprès de Toi contre le mal en nous, contre le mal du Diable maudit et contre le mal de ses suggestions concernant l’association à Allah, et contre le fait de commettre un péché pour nous-mêmes ou de l’entraîner vers un musulman. »
- Sunan Abu Dawud, n°5095
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand un homme sort de chez lui et dit : “Au nom d’Allah, je place ma confiance en Allah ; il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah”, il lui sera dit à ce moment-là : “Tu es guidé, protégé et préservé.” Les diables s’éloigneront de lui et un autre diable dira : “Que peux-tu faire contre un homme qui a été guidé, protégé et préservé ?” »
- Sunan Abu Dawud, n°5096
Rapporté par Abu Malik Al-Ash’ari رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand un homme entre chez lui, il doit dire : “Ô Allah ! Je Te demande le bien en entrant et en sortant ; au nom d’Allah nous entrons, et au nom d’Allah nous sortons, et c’est en Allah, notre Seigneur, que nous plaçons notre confiance.” » Il doit ensuite saluer sa famille
- Sunan Abu Dawud, n°5113
Sa’id ibn Malik a dit : « Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète Muhammad ﷺ qui a dit : “Si un homme prétend être le fils d’un autre que son père, le paradis lui sera interdit.” » Il a ajouté : « J’ai ensuite rencontré Abu Bakrah et je lui en ai parlé. Il a dit : “Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète ﷺ.” » ‘Asim a dit : « J’ai demandé : Abu ‘Uthman ! Deux hommes ont témoigné devant toi. Qui sont-ils ? » Il a répondu : “L’un est le premier à avoir tiré une flèche dans le sentier d’Allah ou dans l’islam, c’est-à-dire Sa’d ibn Malik. L’autre est celui qui est venu de Taif avec dix hommes à pied.” Il a ensuite mentionné ses mérites. Abu Dawud a dit : « Quand al-Nufaili a rapporté ce hadith, il a dit : ‘Par Allah, cette transmission est plus douce pour moi que le miel.’ » Abu ‘Ali a dit : « J’ai entendu Abu Dawud dire : ‘J’ai entendu Ahmad dire : Les gens de Kufa n’ont pas de lumière dans leurs traditions. Je ne les ai pas vus comme les gens de Bassora. Ils l’ont appris de Shu’bah.’ »
- Sunan Abu Dawud, n°5115
Anas ibn Malik رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un prétend être le fils d’un autre que son père, ou s’attribue la liberté à des gens autres que ceux qui l’ont affranchi, il subira la malédiction d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. »
- Sunan Abu Dawud, n°5120
Rapporté par Suraqah ibn Malik ibn Ju’sham al-Mudlaji : Le Messager d’Allah ﷺ nous a adressé un discours et a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui défend sa tribu, tant qu’il ne commet pas de péché. » Abu Dawud a dit : Abu Ayyub ibn Suwaid est faible
- Sunan Abu Dawud, n°5125
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme était avec le Prophète ﷺ lorsqu’un autre homme passa devant eux. Il dit : « Messager d’Allah ! J’aime cet homme. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « Lui as-tu dit ? » Il répondit : « Non. » Il dit : « Dis-le-lui. » Il alla donc vers lui et lui dit : « Je t’aime pour l’amour d’Allah. » Il répondit : « Qu’Allah, pour qui tu m’aimes, t’aime aussi. »
- Sunan Abu Dawud, n°5127
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Je n’ai jamais vu les compagnons du Messager d’Allah ﷺ aussi heureux que ce jour-là. Un homme dit : “Messager d’Allah ! Un homme aime un autre pour le bien qu’il fait, mais lui-même n’arrive pas à faire comme lui.” Le Messager d’Allah ﷺ répondit : “Un homme sera avec ceux qu’il aime.” »
- Sunan Abu Dawud, n°5142
Rapporté par Abu Usayd Malik ibn Rabi’ah as-Sa’idi رضي الله عنه : « Alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, un homme des Banu Salmah vint et dit : “Messager d’Allah, y a-t-il encore de la bonté à faire envers mes parents après leur mort ?” Il répondit : “Oui, tu peux invoquer des bénédictions pour eux, demander pardon pour eux, exécuter leurs dernières volontés, maintenir les liens de parenté qui dépendent d’eux, et honorer leurs amis.” »
- Sunan Abu Dawud, n°5149
Rapporté par Awf ibn Malik al-Ashja’i رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Moi et une femme dont les joues sont devenues noires serons au Jour de la Résurrection comme ces deux-là » (il montra son majeur et son index), c’est-à-dire une femme de rang et de beauté qui a perdu son mari et s’est consacrée à ses enfants orphelins jusqu’à ce qu’ils deviennent indépendants ou meurent
- Sunan Abu Dawud, n°5171
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme a regardé à travers une des pièces du Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ s’est levé avec une pointe de flèche ou plusieurs pointes. Il a dit : « Je me souviens encore du Messager d’Allah ﷺ prêt à le percer. »
- Sunan Abu Dawud, n°5202
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers des enfants qui jouaient : il les a salués
- Sunan Abu Dawud, n°5203
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous alors que j’étais un garçon parmi d’autres garçons. Il nous a salués et m’a pris par la main. Ensuite, il m’a envoyé porter un message. Lui-même s’est assis à l’ombre d’un mur, ou il a dit : près d’un mur, jusqu’à ce que je revienne vers lui
- Sunan Abu Dawud, n°5206
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand l’un des juifs vous salue en disant : “Que la mort soit sur vous”, répondez : “À vous aussi.” » Abu Dawud a dit : Malik ibn Abd Allah ibn Dinar l’a transmis de façon similaire, et al-Thawri l’a transmis de Abd Allah ibn Dinar. Dans cette version, il a dit : « À vous aussi. »
- Sunan Abu Dawud, n°5213
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand les gens du Yémen sont arrivés, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les gens du Yémen sont venus vers vous, ce sont eux les premiers à serrer la main. »
- Sunan Abu Dawud, n°5237
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti et, en voyant un bâtiment à coupole élevé, il a dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Ses compagnons lui ont répondu : « C’est à untel, l’un des Ansar. » Il n’a rien dit mais a gardé cela en tête. Quand le propriétaire est venu le saluer parmi les gens, il s’est détourné de lui. Après l’avoir fait plusieurs fois, l’homme a compris qu’il était la cause de la colère et de l’éloignement du Prophète. Il s’est plaint à ses compagnons en disant : « Par Allah, je ne comprends pas le Messager d’Allah ﷺ. » Ils lui ont dit : « Il est sorti et a vu ton bâtiment à coupole. » L’homme est alors retourné et l’a démoli, le rasant au sol. Un jour, le Messager d’Allah ﷺ est sorti et ne l’a pas vu. Il a demandé : « Qu’est-il arrivé au bâtiment à coupole ? » Ils ont répondu : « Son propriétaire s’est plaint à nous de ton éloignement, et quand nous l’en avons informé, il l’a démoli. » Il a dit : « Toute construction est une source de malheur pour son propriétaire, sauf ce qui est indispensable. »
- Sahih al-Bukhari, n°63
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions assis avec le Prophète (ﷺ) dans la mosquée, un homme est arrivé à dos de chameau. Il a fait agenouiller son chameau dans la mosquée, a attaché sa patte avant puis a demandé : « Qui parmi vous est Muhammad ? » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) était assis parmi nous (ses compagnons), appuyé sur son bras. Nous avons répondu : « C’est cet homme au teint clair, appuyé sur son bras. » L’homme s’est alors adressé à lui : « Ô fils d’Abdul Muttalib. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis là pour répondre à tes questions. » L’homme a dit au Prophète : « Je veux te poser une question et je serai direct, alors ne te fâche pas. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Demande ce que tu veux. » L’homme a dit : « Je te demande par ton Seigneur, et par le Seigneur de ceux qui t’ont précédé, Allah t’a-t-Il envoyé comme messager pour toute l’humanité ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Par Allah, oui. » L’homme a poursuivi : « Je te demande par Allah : Allah t’a-t-Il ordonné d’accomplir cinq prières par jour et par nuit (24 heures) ? » Il a répondu : « Par Allah, oui. » L’homme a continué : « Je te demande par Allah : Allah t’a-t-Il ordonné de jeûner ce mois de l’année (c’est-à-dire Ramadan) ? » Il a répondu : « Par Allah, oui. » L’homme a ajouté : « Je te demande par Allah : Allah t’a-t-Il ordonné de prendre la Zakat (aumône obligatoire) de nos riches pour la distribuer à nos pauvres ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Par Allah, oui. » L’homme a alors dit : « J’ai cru en tout ce avec quoi tu as été envoyé, et j’ai été envoyé par mon peuple comme messager, et je suis Dimam bin Tha’laba, des frères de Bani Sa’d bin Bakr. »
- Sahih al-Bukhari, n°65
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Prophète (ﷺ) a écrit une lettre ou a eu l’intention d’en écrire une. On lui a dit que les dirigeants (étrangers) ne lisaient pas les lettres si elles n’étaient pas scellées. Alors le Prophète (ﷺ) a fait fabriquer une bague en argent sur laquelle était gravé « Muhammad, Messager d’Allah (ﷺ) ». C’est comme si je voyais encore son éclat blanc dans la main du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°69
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Rendez les choses faciles aux gens (concernant la religion), ne les rendez pas difficiles, annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les faites pas fuir (de l’islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°93
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti devant les gens et `Abdullah bin Hudhafa s’est levé et lui a demandé : « Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhafa. » Le Prophète (ﷺ), en colère, leur a dit plusieurs fois de lui poser toutes les questions qu’ils voulaient. `Umar s’est agenouillé devant le Prophète (ﷺ) et a répété trois fois : « Nous acceptons Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion et Muhammad comme notre Prophète. » Après cela, le Prophète (ﷺ) est resté silencieux
- Sahih al-Bukhari, n°128
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, Mu`adh était avec le Messager d’Allah (ﷺ) sur la même monture. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Mu`adh bin Jabal. » Mu`adh répondit : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) répéta : « Ô Mu`adh ! » Mu`adh répondit trois fois : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Quiconque atteste sincèrement qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est Son Messager, Allah le sauvera de l’Enfer. » Mu`adh demanda : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne devrais-je pas l’annoncer aux gens pour qu’ils se réjouissent ? » Il répondit : « S’ils l’apprennent, ils s’y reposeront uniquement. » Mu`adh a rapporté ce hadith juste avant sa mort, craignant de commettre un péché en cachant ce savoir
- Sahih al-Bukhari, n°150
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) allait faire ses besoins, un autre garçon et moi l’accompagnions avec un récipient d’eau. (Hisham a commenté : « Pour qu’il puisse se laver les parties intimes avec. »)
- Sahih al-Bukhari, n°152
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) allait faire ses besoins, un autre garçon et moi portions un récipient d'eau (pour se nettoyer) et une petite lance (ou un bâton)
- Sahih al-Bukhari, n°169
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) alors que la prière de l’Asr était sur le point d’être accomplie et que les gens cherchaient de l’eau pour les ablutions sans en trouver. Plus tard, on a apporté un récipient d’eau pour les ablutions au Prophète. Il a mis sa main dans ce récipient et a ordonné aux gens de faire leurs ablutions avec cette eau. J’ai vu l’eau jaillir de sous ses doigts jusqu’à ce que tout le monde ait pu faire ses ablutions (c’était l’un des miracles du Prophète)
- Sahih al-Bukhari, n°217
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) allait aux toilettes, j’apportais de l’eau pour qu’il puisse se nettoyer
- Sahih al-Bukhari, n°219
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a vu un Bédouin uriner dans la mosquée et a dit aux gens de ne pas le déranger. Quand il a fini, le Prophète (ﷺ) a demandé de l’eau et l’a versée sur l’urine
- Sahih al-Bukhari, n°221
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit la même chose que ci-dessus
- Sahih al-Bukhari, n°264
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) et l’une de ses femmes prenaient un bain à partir d’un seul récipient d’eau. (Shu`ba a ajouté au récit d’Anas : « Après la Janaba. »)
- Sahih al-Bukhari, n°268
Rapporté par Qatada : Anas bin Malik a dit : « Le Prophète (ﷺ) rendait visite à toutes ses épouses à la suite, le jour et la nuit, et elles étaient au nombre de onze. » J’ai demandé à Anas : « Le Prophète (ﷺ) avait-il la force pour cela ? » Anas a répondu : « Nous disions que le Prophète (ﷺ) avait la force de trente hommes. » Et Sa`id a rapporté de la part de Qatada qu’Anas lui avait parlé de neuf épouses seulement (et non onze)
- Sahih al-Bukhari, n°284
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) rendait visite à toutes ses épouses en une seule nuit, et il avait alors neuf épouses
- Sahih al-Bukhari, n°318
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pour chaque utérus, Allah désigne un ange qui dit : “Ô Seigneur ! Une goutte de sperme. Ô Seigneur ! Un caillot. Ô Seigneur ! Un petit morceau de chair.” Puis, si Allah veut compléter sa création, l’ange demande : “Ô Seigneur ! Sera-t-il un garçon ou une fille, malheureux ou heureux, quelle sera sa subsistance et quelle sera sa durée de vie ?” Tout cela est écrit alors que l’enfant est encore dans le ventre de sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°349
Rapporté par Abu Dhar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à La Mecque, le toit de ma maison s’est ouvert et Gabriel est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Ensuite, il a apporté un plateau en or rempli de sagesse et de foi, en a versé le contenu dans ma poitrine et l’a refermée. Puis il a pris ma main et m’a fait monter au ciel le plus proche. Quand nous sommes arrivés au ciel le plus proche, Gabriel a dit au gardien du ciel : “Ouvre (la porte).” Le gardien a demandé : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “Gabriel.” Il a demandé : “Y a-t-il quelqu’un avec toi ?” Gabriel a répondu : “Oui, Muhammad est avec moi.” Il a demandé : “A-t-il été appelé ?” Gabriel a dit : “Oui.” La porte a été ouverte et nous sommes passés au ciel le plus proche où nous avons vu un homme assis avec des gens à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il a dit : “Bienvenue ! Ô Prophète pieux et fils pieux.” J’ai demandé à Gabriel : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Adam et les gens à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux à sa droite sont les gens du Paradis et ceux à sa gauche sont les gens de l’Enfer. Quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.” Ensuite, il m’a fait monter jusqu’au deuxième ciel et il (Gabriel) a dit à son gardien : “Ouvre (la porte).” Le gardien lui a dit la même chose que le gardien du premier ciel et il a ouvert la porte. Anas a dit : « Abu Dhar a ajouté que le Prophète (ﷺ) a rencontré Adam, Idris, Moïse, Jésus et Abraham, mais il n’a pas précisé dans quel ciel ils étaient, sauf qu’il a mentionné qu’il a rencontré Adam au ciel le plus proche et Abraham au sixième ciel. » Anas a dit : « Quand Gabriel et le Prophète (ﷺ) sont passés devant Idris, ce dernier a dit : “Bienvenue ! Ô Prophète pieux et frère pieux.” Le Prophète (ﷺ) a demandé : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “C’est Idris.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Je suis passé devant Moïse et il a dit : ‘Bienvenue ! Ô Prophète pieux et frère pieux.’ J’ai demandé à Gabriel : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘C’est Moïse.’ Puis je suis passé devant Jésus et il a dit : ‘Bienvenue ! Ô frère pieux et Prophète pieux.’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘C’est Jésus.’ Ensuite, je suis passé devant Abraham et il a dit : ‘Bienvenue ! Ô Prophète pieux et fils pieux.’ J’ai demandé à Gabriel : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘C’est Abraham.’ » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, Gabriel m’a fait monter à un endroit où j’ai entendu le grincement des plumes. » Ibn Hazm et Anas bin Malik ont dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ensuite, Allah a prescrit cinquante prières à mes fidèles. Quand je suis revenu avec cet ordre d’Allah, je suis passé devant Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’Allah a prescrit à tes fidèles ?’ J’ai répondu : ‘Il leur a prescrit cinquante prières.’ Moïse a dit : ‘Retourne vers ton Seigneur (et demande une réduction), car tes fidèles ne pourront pas le supporter.’ (Je suis donc retourné vers Allah et j’ai demandé une réduction) et Il a réduit de moitié. Quand je suis repassé devant Moïse et que je l’en ai informé, il a dit : ‘Retourne vers ton Seigneur, car tes fidèles ne pourront pas le supporter.’ Je suis donc retourné vers Allah et j’ai demandé une autre réduction, et la moitié a été enlevée. Je suis encore passé devant Moïse et il m’a dit : ‘Retourne vers ton Seigneur, car tes fidèles ne pourront pas le supporter.’ Je suis donc retourné vers Allah et Il a dit : ‘Ce sont cinq prières et elles valent cinquante (en récompense), car Ma Parole ne change pas.’ Je suis retourné vers Moïse et il m’a dit de retourner encore une fois. J’ai répondu : ‘Maintenant, j’ai honte de demander encore à mon Seigneur.’ Ensuite, Gabriel m’a emmené jusqu’à Sidrat-ul-Muntaha (l’arbre du lotus à la limite ultime) qui était couvert de couleurs indescriptibles. Puis j’ai été admis au Paradis où j’ai trouvé de petites tentes ou des murs faits de perles et son sol était de musc. »
- Sahih al-Bukhari, n°378
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, le Messager d'Allah ﷺ est tombé de cheval et s'est blessé à la jambe ou à l'épaule. Il a juré de ne pas aller voir ses femmes pendant un mois et il est resté dans une Mashruba (pièce en hauteur) avec des escaliers en troncs de palmier. Ses compagnons sont venus lui rendre visite, et il a dirigé la prière assis, tandis que ses compagnons étaient debout. Lorsqu'il a terminé la prière, il a dit : « L'imam est fait pour être suivi, donc quand il dit “Allahu Akbar”, dites “Allahu Akbar”, quand il s'incline, inclinez-vous, quand il se prosterne, prosternez-vous, et s'il prie debout, priez debout. » Après le 29ème jour, le Prophète ﷺ est descendu (de la pièce en hauteur) et les gens lui ont demandé : « Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as juré de ne pas aller voir tes femmes pendant un mois. » Il a répondu : « Le mois fait 29 jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°380
Rapporté par 'Is-haq : Anas bin Malik a dit : « Ma grand-mère Mulaika a invité le Messager d'Allah ﷺ à un repas qu'elle avait préparé elle-même. Il en a mangé et a dit : “Levez-vous ! Je vais vous diriger dans la prière.” » Anas a ajouté : « J'ai pris mon Hasir, je l'ai lavé à l'eau car il était devenu sombre à force d'être utilisé, et le Messager d'Allah ﷺ s'est tenu dessus. L'orphelin (Damira ou Ruh) et moi nous sommes alignés derrière lui, et la vieille dame (Mulaika) s'est mise derrière nous. Le Messager d'Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière et a fait deux rak`at puis il est parti. »
- Sahih al-Bukhari, n°385
Rapporté par Anas bin Malik : Nous priions avec le Prophète ﷺ et certains d'entre nous plaçaient les extrémités de leurs vêtements à l'endroit de la prosternation à cause de la chaleur brûlante
- Sahih al-Bukhari, n°386
Rapporté par Abu Maslama : Sa`id bin Yazid Al-Azdi : J'ai demandé à Anas bin Malik si le Prophète ﷺ avait déjà prié avec ses chaussures. Il a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°390
Rapporté par 'Abdullah bin Malik : Ibn Buhaina, « Quand le Prophète ﷺ priait, il écartait tellement les bras de son corps que la blancheur de ses aisselles était visible. »
- Sahih al-Bukhari, n°391
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prie comme nous, se tourne vers notre Qibla et mange de nos animaux abattus est musulman et bénéficie de la protection d’Allah et de Son Messager. Ne trahissez donc pas Allah en trahissant ceux qui sont sous Sa protection. »
- Sahih al-Bukhari, n°392
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.” Et s’ils le disent, prient comme nous, se tournent vers notre Qibla et sacrifient comme nous, alors leur vie et leurs biens seront sacrés pour nous et nous n’interviendrons qu’en cas de droit, et leur compte sera avec Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°393
Rapporté par Maimun bin Siyah : Il a demandé à Anas bin Malik : « Ô Abu Hamza ! Qu’est-ce qui rend la vie et les biens d’une personne sacrés ? » Il a répondu : « Celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah”, se tourne vers notre Qibla pendant la prière, prie comme nous et mange de nos animaux abattus, alors il est musulman et a les mêmes droits et devoirs que les autres musulmans. »
- Sahih al-Bukhari, n°405
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a vu des crachats en direction de la Qibla (sur le mur de la mosquée) et il n’a pas aimé cela ; cela se voyait sur son visage. Il s’est alors levé, les a enlevés avec sa main et a dit : « Quand l’un de vous se tient pour prier, il parle en privé à son Seigneur ou son Seigneur est entre lui et sa Qibla. Donc, personne ne doit cracher en direction de la Qibla, mais il peut cracher à sa gauche ou sous son pied. » Le Prophète (ﷺ) a ensuite pris le coin de son vêtement, a craché dedans, l’a replié et a dit : « Ou vous pouvez faire cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°413
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un croyant, pendant la prière, parle en privé à son Seigneur, donc il ne doit ni cracher devant lui ni à sa droite, mais il peut cracher à sa gauche ou sous son pied. »
- Sahih al-Bukhari, n°415
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cracher dans la mosquée est un péché et son expiation est de l’enterrer. »
- Sahih al-Bukhari, n°419
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans la prière puis est monté sur le minbar et a dit : « Dans votre prière et votre inclinaison, je vous vois de mon dos comme je vous vois en vous regardant. »
- Sahih al-Bukhari, n°424
Rapporté par `Itban bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est venu chez moi et a dit : « Où veux-tu que je prie ? » J'ai montré un endroit. Le Prophète a alors dit : « Allahu Akbar », et nous nous sommes alignés derrière lui et il a fait une prière de deux rak`at
- Sahih al-Bukhari, n°425
Rapporté par `Itban bin Malik, qui était l'un des compagnons du Messager d'Allah (ﷺ) et l'un des Ansar ayant participé à la bataille de Badr : Je suis allé voir le Messager d'Allah (ﷺ) et je lui ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ), j'ai une mauvaise vue et je dirige la prière pour mon peuple. Quand il pleut, l'eau coule dans la vallée entre moi et mon peuple, donc je ne peux pas aller à leur mosquée pour diriger la prière. Ô Messager d'Allah (ﷺ), j'aimerais que tu viennes prier chez moi afin que je puisse prendre cet endroit comme lieu de prière. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si Allah le veut, je le ferai. » Le lendemain, après que le soleil soit bien levé, le Messager d'Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus et le Messager d'Allah (ﷺ) a demandé la permission d'entrer. Je lui ai donné la permission et, en entrant, il ne s'est pas assis mais m'a dit : « Où veux-tu que je prie ? » J'ai montré un endroit dans ma maison. Le Messager d'Allah (ﷺ) s'est alors tenu là, a dit « Allahu Akbar », et nous nous sommes tous levés et alignés derrière lui. Il a fait une prière de deux rak`at et l'a terminée par le Taslim. Nous lui avons demandé de rester pour un repas appelé « Khazira » que nous avions préparé pour lui. Beaucoup de membres de notre famille se sont rassemblés dans la maison et l'un d'eux a dit : « Où est Malik bin Al-Dukhaishin ou Ibn Al-Dukhshun ? » Quelqu'un a répondu : « C'est un hypocrite et il n'aime pas Allah ni Son Messager. » En entendant cela, le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ne dites pas cela. N'avez-vous pas vu qu'il a dit : ‘Nul n'a le droit d'être adoré en dehors d'Allah’ uniquement pour Allah ? » Il a répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. Nous l'avons vu aider et conseiller les hypocrites. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Allah a interdit le feu (de l'Enfer) à ceux qui disent : ‘Nul n'a le droit d'être adoré en dehors d'Allah’ uniquement pour Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°465
Rapporté par Anas bin Malik : Deux compagnons du Prophète (ﷺ) se sont éloignés de lui une nuit sombre et ont été guidés par deux lumières semblables à des lampes (qui avançaient devant eux, envoyées par Allah comme miracle) et éclairaient leur chemin. Quand ils se sont séparés, chacun a été accompagné par une de ces lumières jusqu'à ce qu'il atteigne sa maison
- Sahih al-Bukhari, n°471
Rapporté par Ka'b bin Malik : Du vivant du Messager d'Allah (ﷺ), j'ai demandé à Ibn Abi Hadrad dans la mosquée de me rembourser la dette qu'il me devait et nos voix sont devenues si fortes que le Messager d'Allah (ﷺ) les a entendues alors qu'il était chez lui. Il est donc venu vers nous après avoir soulevé le rideau de sa chambre. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Ka'b bin Malik ! » J'ai répondu : « Me voici, ô Messager d'Allah (ﷺ). » Il m'a fait signe de la main de réduire la dette de moitié. J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ), c'est fait. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit (à Ibn Hadrad) : « Lève-toi et paie-la. »
- Sahih al-Bukhari, n°500
Rapporté par Anas Ibn Malik : Chaque fois que le Prophète ﷺ allait pour faire ses besoins, un autre garçon et moi le suivions avec un bâton, une canne ou une courte lance, ainsi qu’un récipient d’eau. Quand il avait terminé, nous lui remettions ce récipient d’eau
- Sahih al-Bukhari, n°505
Rapporté par Nafi‘ : ‘Abdullah bin ‘Umar a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la Ka‘ba avec Usama bin Zaid, Bilal et ‘Uthman bin Talha Al-Hajabi. Il a fermé la porte et y est resté un moment. J’ai demandé à Bilal quand il est sorti : ‘Qu’a fait le Prophète ﷺ ?’ Il a répondu : ‘Il a prié avec un pilier à sa gauche, un à sa droite et trois derrière lui.’ À cette époque, la Ka‘ba était soutenue par six piliers. » Malik a dit : « Il y avait deux piliers à sa droite. »
- Sahih al-Bukhari, n°530
Rapporté par Az-Zuhri : Il a rendu visite à Anas bin Malik à Damas et l’a trouvé en train de pleurer. Il lui a demandé pourquoi il pleurait. Il a répondu : « Je ne reconnais plus rien de ce que je connaissais du temps du Messager d’Allah, sauf cette prière qui est en train de se perdre (car elle n’est plus accomplie comme il faut). »
- Sahih al-Bukhari, n°540
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) est sorti alors que le soleil venait de passer son zénith et il a accompli la prière du Zuhr. Ensuite, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure (le Jour du Jugement) en disant qu’il s’y produirait des choses extraordinaires. Puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question peut le faire, et je répondrai tant que je suis ici. » La plupart des gens se mirent à pleurer, et le Prophète (ﷺ) répétait : « Demandez-moi. » `Abdullah bin Hudhafa As-Sahmi s’est levé et a demandé : « Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhafa. » Le Prophète (ﷺ) a répété : « Demandez-moi. » Puis `Umar s’est agenouillé devant lui et a dit : « Nous sommes satisfaits qu’Allah soit notre Seigneur, l’Islam notre religion, et Muhammad notre Prophète. » Le Prophète est alors resté silencieux et a dit : « Le Paradis et l’Enfer viennent d’être montrés devant moi sur ce mur, et je n’ai jamais vu de chose meilleure que le premier ni de chose pire que le second. »
- Sahih al-Bukhari, n°542
Rapporté par Anas bin Malik : Quand nous faisions la prière du Zuhr derrière le Messager d’Allah (ﷺ), nous nous prosternions sur nos vêtements pour nous protéger de la chaleur
- Sahih al-Bukhari, n°548
Rapporté par Anas bin Malik : Nous faisions la prière du `Asr et, après cela, si quelqu’un allait chez la tribu de Bani `Amr bin `Auf, il les trouvait encore en train de prier le `Asr
- Sahih al-Bukhari, n°549
Rapporté par Abu Bakr bin `Uthman bin Sahl bin Hunaif : Il a entendu Abu Umama dire : Nous avons prié le Zuhr avec `Umar bin `Abdul `Aziz puis nous sommes allés voir Anas bin Malik et nous l’avons trouvé en train de faire la prière du `Asr. Je lui ai demandé : « Ô oncle ! Quelle prière viens-tu de faire ? » Il a répondu : « Le `Asr, et c’est à ce moment-là que le Messager d’Allah (ﷺ) priait avec nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°550
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) accomplissait la prière du `Asr à un moment où le soleil était encore haut et chaud, et si quelqu’un allait à Al-`Awali (un endroit) de Médine, il y arrivait alors que le soleil était encore haut. Certains endroits d’Al-`Awali se trouvaient à environ quatre miles ou plus de la ville
- Sahih al-Bukhari, n°551
Rapporté par Anas bin Malik : Nous faisions la prière du `Asr et, après cela, si l’un d’entre nous allait à Quba’, il y arrivait alors que le soleil était encore haut
- Sahih al-Bukhari, n°576
Rapporté par Qatada : Anas bin Malik a dit : « Le Prophète (ﷺ) et Zaid bin Thabit ont pris le ‘Suhur’ ensemble et, après avoir fini, le Prophète (ﷺ) s’est levé et a prié (Fajr). » J’ai demandé à Anas combien de temps il y avait entre la fin du ‘Suhur’ et le début de la prière. Il a répondu : « Juste le temps de réciter cinquante versets du Coran. »
- Sahih al-Bukhari, n°606
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le nombre de musulmans a augmenté, ils ont discuté de la façon de connaître l’heure de la prière par un moyen simple. Certains ont proposé d’allumer un feu (au moment de la prière) et d’autres de sonner une cloche. Bilal a reçu l’ordre de prononcer chaque phrase de l’Adhan deux fois et chaque phrase de l’Iqama une seule fois
- Sahih al-Bukhari, n°610
Rapporté par Humaid : Anas bin Malik a dit : « Chaque fois que le Prophète (ﷺ) partait avec nous pour combattre (dans la voie d’Allah) contre une nation, il ne nous permettait pas d’attaquer avant le matin et il attendait pour voir : s’il entendait l’Adhan, il reportait l’attaque, et s’il ne l’entendait pas, il attaquait. » Anas a ajouté : « Nous sommes arrivés à Khaybar la nuit et, le matin, comme il n’a pas entendu l’Adhan pour la prière, il (le Prophète) est monté à cheval et je suis monté derrière Abi Talha, mon pied touchait celui du Prophète. Les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs paniers et leurs pioches, et quand ils ont vu le Prophète (ﷺ), ils ont crié : ‘Muhammad ! Par Allah, Muhammad et son armée !’ Quand le Messager d’Allah (ﷺ) les a vus, il a dit : ‘Allahu-Akbar ! Allahu-Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d’une nation (pour combattre), leur matin sera mauvais, ceux qui ont été avertis.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°625
Rapporté par Anas bin Malik : « Quand le muezzin faisait l’Adhan, certains compagnons du Prophète (ﷺ) se dirigeaient vers les piliers de la mosquée pour prier jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) arrive, et ainsi ils faisaient deux rak`at avant la prière du Maghrib. Il y avait un court moment entre l’Adhan et l’Iqama. » Shu`ba a dit : « Il y avait un intervalle très court entre les deux (Adhan et Iqama). »
- Sahih al-Bukhari, n°628
Rapporté par Malik bin Huwairith : Je suis venu voir le Prophète (ﷺ) avec quelques hommes de ma tribu et nous sommes restés avec lui pendant vingt nuits. Il a été gentil et miséricordieux avec nous. Quand il a vu que nous avions envie de retrouver nos familles, il nous a dit : « Retournez auprès de vos familles, restez avec elles, enseignez-leur la religion et accomplissez la prière. Que l’un de vous fasse l’Adhan pour la prière à l’heure, et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°630
Rapporté par Malik bin Huwairith : Deux hommes sont venus voir le Prophète (ﷺ) avec l’intention de partir en voyage. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand vous partez tous les deux, faites l’Adhan puis l’Iqama, et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°631
Rapporté par Malik : Nous sommes venus voir le Prophète (ﷺ) et nous sommes restés avec lui pendant vingt jours et nuits. Nous étions tous jeunes et à peu près du même âge. Le Prophète (ﷺ) était très gentil et miséricordieux. Quand il a vu que nous avions envie de retrouver nos familles, il a posé des questions sur nos maisons et nos proches, et nous lui avons répondu. Ensuite, il nous a demandé de retourner auprès de nos familles, de rester avec elles, de leur enseigner (la religion) et de leur ordonner de faire de bonnes choses. Il a aussi mentionné d’autres choses dont je me souviens (ou ai oublié). Le Prophète (ﷺ) a ensuite ajouté : « Priez comme vous m’avez vu prier, et quand c’est l’heure de la prière, que l’un de vous fasse l’Adhan et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°643
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, l’Iqama a été prononcé et un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et l’a retenu avant la prière
- Sahih al-Bukhari, n°658
Rapporté par Malik bin Huwairith : Le Prophète a dit (à deux personnes) : « Quand l’heure de la prière arrive, faites l’Adhan puis l’Iqama, et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°663
Rapporté par Malik Ibn Buhaina : Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant un homme qui priait deux rak‘at après que l’Iqama ait été prononcé. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé la prière, les gens se sont rassemblés autour de lui ou autour de cet homme, et le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit, en protestant : « Y a-t-il quatre rak‘at dans la prière du Fajr ? Y a-t-il quatre rak‘at dans la prière du Fajr ? »
- Sahih al-Bukhari, n°667
Rapporté par Mahmud bin Rabi‘ Al-Ansari : ‘Itban bin Malik dirigeait la prière pour son peuple et il était aveugle. Il a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah ! Parfois il fait sombre, il y a des inondations dans la vallée et je suis aveugle, alors prie dans un endroit de ma maison pour que je puisse en faire un lieu de prière. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est donc allé chez lui et a dit : « Où veux-tu que je prie ? » ‘Itban a montré un endroit dans sa maison et le Messager d’Allah (ﷺ) y a fait la prière
- Sahih al-Bukhari, n°672
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si le dîner est servi, commencez à manger avant de prier la prière du Maghrib et ne vous pressez pas de finir. »
- Sahih al-Bukhari, n°677
Rapporté par Aiyub : Abu Qilaba a dit : « Malik bin Huwairith est venu dans notre mosquée et a dit : ‘Je prie devant vous, non pas pour diriger la prière, mais pour vous montrer comment le Prophète (ﷺ) priait.’ » J’ai demandé à Abu Qilaba : « Comment priait-il ? » Il a répondu : « (Le Prophète (ﷺ) priait) comme ce vieil homme ici, et ce vieil homme s’asseyait un moment après la prosternation, avant de se relever après la première rak‘a. »
- Sahih al-Bukhari, n°680
Rapporté par Anas ibn Malik al-Ansari — qui suivit le Prophète ﷺ, le servit et l’accompagna : Abou Bakr dirigeait la prière pour eux durant la maladie du Prophète ﷺ dans laquelle il mourut, jusqu’au jour du lundi où ils étaient alignés pour la prière. Le Prophète ﷺ souleva le rideau de la chambre et nous regarda, debout, son visage semblant une page de Coran. Il sourit alors, riant. Nous avons failli être troublés de joie en voyant le Prophète ﷺ. Abou Bakr recula alors pour rejoindre le rang, pensant que le Prophète ﷺ allait sortir pour la prière. Le Prophète ﷺ nous fit signe de compléter notre prière, puis il laissa retomber le rideau. Il mourut ce jour-là
- Sahih al-Bukhari, n°685
Rapporté par Malik ibn al-Huwayrith : Nous sommes venus auprès du Prophète ﷺ alors que nous étions de jeunes hommes et nous sommes restés chez lui environ vingt nuits. Le Prophète ﷺ était miséricordieux. Il dit : « Si vous retourniez dans vos pays et leur enseigniez (la religion), ordonnez-leur de prier telle prière à tel moment, et telle prière à tel moment. Et lorsque l’heure de la prière arrive, que l’un de vous fasse l’appel à la prière, et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°686
Rapporté par ‘Itban ibn Malik al-Ansari : Le Prophète ﷺ demanda la permission d’entrer chez moi et je la lui accordai. Il dit : « Où veux-tu que je prie dans ta maison ? » Je lui indiquai l’endroit que j’aimais. Il se leva pour prier, et nous nous sommes alignés derrière lui, puis il salua et nous avons salué
- Sahih al-Bukhari, n°689
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ monta un cheval et en tomba, ce qui blessa son côté droit. Il accomplit une des prières assis, et nous avons prié derrière lui assis. Lorsqu’il eut terminé, il dit : « L’imam n’a été institué que pour être suivi : s’il prie debout, priez debout ; lorsqu’il s’incline, inclinez-vous ; lorsqu’il se relève, relevez-vous ; et s’il dit : “Sami‘a Allahu liman hamidah”, dites alors : “Rabbana wa laka l-hamd”. S’il prie debout, priez debout ; et s’il prie assis, priez tous assis. » Abou ‘Abd Allah (al-Bukhari) dit : Al-Humaydi a dit : Sa parole « S’il prie assis, priez assis » concerne sa première maladie. Ensuite, le Prophète ﷺ pria assis et les gens derrière lui debout, et il ne leur ordonna pas de s’asseoir. On doit donc suivre la dernière pratique du Prophète ﷺ
- Sahih al-Bukhari, n°696
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit à Abou Dharr : « Écoute et obéis, même à un Éthiopien dont la tête serait comme un raisin sec. »
- Sahih al-Bukhari, n°708
Rapporté par Anas ibn Malik : Je n’ai jamais prié derrière un imam une prière plus légère et plus parfaite que celle derrière le Prophète (ﷺ). Il raccourcissait la prière dès qu’il entendait les pleurs d’un enfant, de peur de mettre la mère de l’enfant dans l’embarras
- Sahih al-Bukhari, n°709
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand je commence la prière, j’ai l’intention de la prolonger, mais en entendant les pleurs d’un enfant, je la raccourcis car je sais que les pleurs de l’enfant touchent le cœur de sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°710
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète a dit : « Chaque fois que je commence la prière, j’ai l’intention de la prolonger, mais en entendant les pleurs d’un enfant, je la raccourcis car je sais que les pleurs de l’enfant touchent le cœur de sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°719
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, l'Iqama a été prononcée et le Messager d'Allah (ﷺ) s'est tourné vers nous et a dit : « Alignez vos rangs et tenez-vous plus proches les uns des autres, car je vous vois même derrière mon dos. »
- Sahih al-Bukhari, n°723
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alignez vos rangs, car l’alignement des rangs est essentiel pour une prière correcte et complète. »
- Sahih al-Bukhari, n°724
Rapporté par Anas bin Malik : Je suis arrivé à Médine et on m’a demandé si j’avais remarqué un changement depuis l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). J’ai répondu : « Je n’ai rien vu de changé, sauf que vous n’êtes plus alignés dans vos prières. »
- Sahih al-Bukhari, n°725
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alignez vos rangs, car je vous vois même derrière mon dos. » Anas a ajouté : « Chacun de nous collait son épaule à celle de son voisin et son pied à celui de son voisin. »
- Sahih al-Bukhari, n°727
Rapporté par Anas bin Malik : Une nuit, un orphelin et moi avons prié derrière le Prophète (ﷺ) dans ma maison, et ma mère (Um Sulaim) se tenait derrière nous, formant un rang à elle seule
- Sahih al-Bukhari, n°732
Rapporté par Anas bin Malik Al-Ansari : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé de cheval et s’est blessé au côté droit. Ce jour-là, il a prié l’une des prières assis et nous avons aussi prié derrière lui en étant assis. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé la prière avec le Taslim, il a dit : « L’imam est là pour être suivi. S’il prie debout, priez debout ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez la tête quand il la relève ; prosternez-vous quand il se prosterne ; et s’il dit “Sami`a l-lahu liman hamidah”, vous devez dire : “Rabbana wa laka l-hamd.” »
- Sahih al-Bukhari, n°733
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé de cheval et s’est blessé, alors il a dirigé la prière en étant assis et nous avons aussi prié assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam est là pour être suivi. S’il dit le Takbir, dites-le aussi ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez la tête quand il la relève ; quand il dit “Sami`a l-lahu liman hamidah”, dites : “Rabbana laka l-hamd” ; et prosternez-vous quand il se prosterne. »
- Sahih al-Bukhari, n°737
Rapporté par Abu Qilaba : J’ai vu Malik bin Huwairith dire le Takbir et lever les deux mains au début de la prière, en s’inclinant et en relevant la tête après l’inclinaison. Malik bin Huwairith a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait de même. »
- Sahih al-Bukhari, n°742
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Faites bien les inclinaisons et les prosternations. Par Allah, je vous vois derrière moi (ou derrière mon dos) quand vous vous inclinez ou vous prosternez. »
- Sahih al-Bukhari, n°743
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète, Abu Bakr et ‘Umar commençaient la prière par : « Al hamdu li l-lahi Rabbi l-‘alamin » (Louange à Allah, Seigneur des mondes)
- Sahih al-Bukhari, n°749
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ nous a dirigés en prière puis est monté sur le minbar et a fait un geste des deux mains vers la Qibla de la mosquée, puis il a dit : « Quand j’ai commencé à vous diriger en prière, j’ai vu le Paradis et l’Enfer affichés sur le mur de la mosquée (face à la Qibla). Je n’ai jamais vu autant de bien et de mal qu’aujourd’hui. » Il a répété cette dernière phrase trois fois
- Sahih al-Bukhari, n°750
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Que se passe-t-il avec ceux qui lèvent les yeux vers le ciel pendant la prière ? » Son ton est devenu plus ferme en disant cela, puis il a dit : « Ils doivent arrêter (de regarder vers le ciel pendant la prière), sinon leur vue leur sera retirée. »
- Sahih al-Bukhari, n°755
Rapporté par Jabir bin Samura : Les gens de Kufa se sont plaints de Sa‘d auprès de ‘Umar, qui l’a alors remplacé par ‘Ammar comme chef. Ils ont fait de nombreuses plaintes contre Sa‘d, allant jusqu’à dire qu’il ne priait pas correctement. ‘Umar l’a fait venir et lui a dit : « Ô Aba ‘Is-haq ! Ces gens prétendent que tu ne pries pas correctement. » Abu ‘Is-haq a dit : « Par Allah, je priais avec eux comme le faisait le Messager d’Allah et je n’ai rien diminué. Je prolongeais les deux premières rak‘a de la prière du ‘Isha et je raccourcissais les deux dernières. » ‘Umar a dit : « Ô Aba ‘Is-haq, c’est ce que je pensais de toi. » Puis il a envoyé une ou plusieurs personnes avec lui à Kufa pour interroger les gens à son sujet. Ils sont allés dans toutes les mosquées sans exception pour demander des avis sur lui. Tous l’ont loué jusqu’à ce qu’ils arrivent à la mosquée de la tribu de Bani ‘Abs ; un homme appelé Usama bin Qatada, surnommé Aba Sa‘da, s’est levé et a dit : « Puisque vous nous avez fait jurer, je dois vous dire que Sa‘d n’est jamais parti avec l’armée, n’a jamais distribué le butin équitablement et n’a jamais été juste dans ses jugements. » (En entendant cela) Sa‘d a dit : « Je prie Allah pour trois choses : Ô Allah ! Si ce serviteur est un menteur et qu’il a agi par ostentation, accorde-lui une longue vie, augmente sa pauvreté et expose-le à des épreuves. » (Et c’est ce qui est arrivé.) Plus tard, quand on demandait à cette personne comment elle allait, il répondait qu’il était un vieil homme éprouvé à cause de la malédiction de Sa‘d. ‘Abdul Malik, le sous-narrateur, a dit qu’il l’avait vu plus tard et que ses sourcils tombaient sur ses yeux à cause de la vieillesse et qu’il embêtait et agressait les petites filles sur le chemin
- Sahih al-Bukhari, n°802
Rapporté par Aiyub : Abu Qilaba a dit : « Malik bin Huwairith nous montrait la prière du Prophète (ﷺ) à des moments autres que les prières obligatoires. Une fois, il se leva pour prier, fit une station parfaite (debout en récitant le Coran), puis s’inclina parfaitement ; ensuite il releva la tête et resta debout un moment. » Abu Qilaba ajouta : « Malik bin Huwairith priait comme ce cheikh parmi nous, Abu Yazid. » Abu Yazid avait l’habitude de s’asseoir un moment après avoir relevé la tête de la seconde prosternation avant de se relever
- Sahih al-Bukhari, n°805
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) tomba d’un cheval et se blessa du côté droit. Nous sommes allés prendre de ses nouvelles et, pendant ce temps, l’heure de la prière arriva. Il dirigea la prière assis et nous avons prié assis aussi. À la fin de la prière, il dit : « L’imam doit être suivi : dites le Takbir quand il le dit ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez-vous quand il se relève et quand il dit "Sami`a l-lahu liman hamidah", dites "Rabbana wa laka l-hamd", et prosternez-vous s’il se prosterne. » Sufyan a rapporté la même chose de Ma`mar. Ibn Juraij a précisé que c’était sa jambe droite qui avait été blessée
- Sahih al-Bukhari, n°807
Rapporté par `Abdullah bin Malik bin Buhaina : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) priait, il écartait les bras du corps au point que l’on voyait la blancheur de ses aisselles
- Sahih al-Bukhari, n°818
Rapporté par Abu Qilaba : Un jour, Malik bin Huwairith a dit à ses amis : « Voulez-vous que je vous montre comment le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière ? » Ce n’était pas l’heure d’une prière obligatoire en groupe. Il s’est alors levé pour prier, s’est incliné et a prononcé le Takbir, puis il a relevé la tête et est resté debout un moment, ensuite il s’est prosterné et s’est redressé un moment (il s’est assis un instant). Il priait comme notre cheikh `Amr Ibn Salama. (Aiyub a dit : « Ce dernier faisait une chose que je n’ai pas vue chez les autres, c’est-à-dire qu’il s’asseyait entre la troisième et la quatrième rak`a. ») Malik bin Huwairith a dit : « Nous sommes venus voir le Prophète (après notre conversion à l’islam) et nous sommes restés avec lui. Il nous a dit : ‘Quand vous retournerez auprès de vos familles, faites telle prière à tel moment, telle prière à tel moment, et quand l’heure de la prière arrive, que l’un d’entre vous fasse l’Adhan et que le plus âgé dirige la prière.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°819
Rapporté par Abu Qilaba : Un jour, Malik bin Huwairith a dit à ses amis : « Voulez-vous que je vous montre comment le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière ? » Ce n’était pas l’heure d’une prière obligatoire en groupe. Il s’est alors levé pour prier, s’est incliné et a prononcé le Takbir, puis il a relevé la tête et est resté debout un moment, ensuite il s’est prosterné et s’est redressé un moment (il s’est assis un instant). Il priait comme notre cheikh `Amr Ibn Salama. (Aiyub a dit : « Ce dernier faisait une chose que je n’ai pas vue chez les autres, c’est-à-dire qu’il s’asseyait entre la troisième et la quatrième rak`a. ») Malik bin Huwairith a dit : « Nous sommes venus voir le Prophète (après notre conversion à l’islam) et nous sommes restés avec lui. Il nous a dit : ‘Quand vous retournerez auprès de vos familles, faites telle prière à tel moment, telle prière à tel moment, et quand l’heure de la prière arrive, que l’un d’entre vous fasse l’Adhan et que le plus âgé dirige la prière.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°822
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Soyez droits dans la prosternation, et qu’aucun de vous ne pose ses avant-bras au sol comme le fait un chien. »
- Sahih al-Bukhari, n°823
Rapporté par Malik bin Huwairith Al-Laithi : J’ai vu le Prophète (ﷺ) prier, et dans les rak`a impaires, il s’asseyait un instant avant de se relever
- Sahih al-Bukhari, n°824
Rapporté par Aiyub : Abu Qilaba a dit : « Malik bin Huwairith est venu chez nous et nous a dirigé dans la prière dans notre mosquée, en disant : ‘Je vous dirige dans la prière, mais ce n’est pas pour prier, c’est juste pour vous montrer comment l’Envoyé d’Allah faisait la prière.’ » J’ai demandé à Abu Qilaba : « Comment Malik bin Huwairith priait-il ? » Il a répondu : « Comme notre cheikh, c’est-à-dire `Amr bin Salima. » Ce cheikh prononçait parfaitement le Takbir, et quand il relevait la tête après la seconde prosternation, il restait assis un moment, puis il s’appuyait sur le sol pour se relever
- Sahih al-Bukhari, n°830
Rapporté par `Abdullah bin Malik bin Buhaina : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dirigé dans la prière du Zuhr et s’est levé (après les prosternations de la seconde rak`a) alors qu’il aurait dû s’asseoir (pour le Tashahhud). À la fin de la prière, il s’est prosterné deux fois en étant assis (prosternations de l’oubli)
- Sahih al-Bukhari, n°838
Rapporté par `Itban bin Malik : Nous avons prié avec le Prophète (ﷺ) et nous terminions notre prière avec le Taslim en même temps que lui
- Sahih al-Bukhari, n°839
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi` : Je me souviens du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi de la gorgée d’eau qu’il avait prise d’un seau chez nous et qu’il avait recrachée sur moi. J’ai entendu de `Itban bin Malik Al-Ansari, qui faisait partie des Bani Salim, dire : « J’avais l’habitude de diriger la prière pour ma tribu des Bani Salim. Un jour, je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai dit : “J’ai une mauvaise vue et parfois les pluies rendent le chemin impraticable entre moi et la mosquée de ma tribu. J’aimerais que tu viennes prier dans ma maison à un endroit précis, afin que je puisse prendre cet endroit comme lieu de prière.” Il a dit : “Si Allah le veut, je le ferai.” Le lendemain, le Messager d’Allah (ﷺ), accompagné d’Abu Bakr, est venu chez moi après que le soleil soit bien levé et il a demandé la permission d’entrer. Je lui ai donné la permission, mais il ne s’est pas assis avant de me demander : “Où veux-tu que je prie dans ta maison ?” J’ai montré un endroit dans la maison où je voulais qu’il prie. Il s’est alors levé pour la prière et nous nous sommes alignés derrière lui. Il a terminé la prière avec le Taslim et nous l’avons fait en même temps que lui
- Sahih al-Bukhari, n°840
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi` : Je me souviens du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi de la gorgée d’eau qu’il avait prise d’un seau chez nous et qu’il avait recrachée sur moi. J’ai entendu de `Itban bin Malik Al-Ansari, qui faisait partie des Bani Salim, dire : « J’avais l’habitude de diriger la prière pour ma tribu des Bani Salim. Un jour, je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai dit : “J’ai une mauvaise vue et parfois les pluies rendent le chemin impraticable entre moi et la mosquée de ma tribu. J’aimerais que tu viennes prier dans ma maison à un endroit précis, afin que je puisse prendre cet endroit comme lieu de prière.” Il a dit : “Si Allah le veut, je le ferai.” Le lendemain, le Messager d’Allah (ﷺ), accompagné d’Abu Bakr, est venu chez moi après que le soleil soit bien levé et il a demandé la permission d’entrer. Je lui ai donné la permission, mais il ne s’est pas assis avant de me demander : “Où veux-tu que je prie dans ta maison ?” J’ai montré un endroit dans la maison où je voulais qu’il prie. Il s’est alors levé pour la prière et nous nous sommes alignés derrière lui. Il a terminé la prière avec le Taslim et nous l’avons fait en même temps que lui
- Sahih al-Bukhari, n°847
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, le Prophète (ﷺ) a retardé la prière de `Isha’ jusqu’à minuit, puis il est venu vers nous. Après avoir prié, il s’est tourné vers nous et a dit : « Les gens ont prié et sont allés dormir, mais vous étiez en prière tant que vous attendiez celle-ci. »
- Sahih al-Bukhari, n°860
Rapporté par Anas bin Malik : Ma grand-mère Mulaika a invité le Messager d’Allah (ﷺ) à manger un plat qu’elle avait préparé spécialement pour lui. Il en a mangé un peu puis a dit : « Levez-vous, je vais vous diriger dans la prière. » J’ai apporté un tapis qui était devenu noir à force d’usage et j’y ai versé un peu d’eau. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tenu dessus et a prié deux rak`at ; l’orphelin était avec moi (au premier rang), et la vieille dame se tenait derrière nous
- Sahih al-Bukhari, n°904
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) faisait la prière du vendredi juste après midi
- Sahih al-Bukhari, n°905
Rapporté par Anas bin Malik : Nous faisions la prière du vendredi tôt puis nous faisions une sieste l’après-midi
- Sahih al-Bukhari, n°906
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) faisait la prière plus tôt quand il faisait très froid ; et quand il faisait très chaud, il retardait la prière, c’est-à-dire la prière du vendredi
- Sahih al-Bukhari, n°933
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, du vivant du Prophète (ﷺ), les gens ont souffert de la sécheresse. Pendant que le Prophète (ﷺ) faisait le sermon un vendredi, un bédouin s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nos biens sont détruits et les enfants ont faim ; prie Allah pour la pluie. » Le Prophète (ﷺ) a alors levé les mains. À ce moment-là, il n’y avait pas un nuage dans le ciel. Par Celui qui détient mon âme, à peine avait-il baissé les mains que les nuages se sont formés comme des montagnes, et avant qu’il ne descende de la chaire, j’ai vu la pluie couler sur la barbe du Prophète. Il a plu ce jour-là, le lendemain, le surlendemain, le quatrième jour, jusqu’au vendredi suivant. Le même bédouin ou un autre homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les maisons se sont effondrées, nos biens et nos troupeaux sont noyés ; prie Allah pour qu’Il nous protège. » Le Prophète (ﷺ) a alors levé les deux mains et a dit : « Ô Allah ! Autour de nous et non sur nous. » Dans chaque direction où il montrait ses mains, les nuages se sont dispersés, et le ciel de Médine est devenu clair comme un trou entre les nuages. La vallée de Qanat est restée inondée, et pendant un mois, tous ceux qui venaient de l’extérieur parlaient de l’abondance de la pluie
- Sahih al-Bukhari, n°947
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la prière du Fajr alors qu’il faisait encore nuit, puis il est monté à cheval et a dit : « Allah Akbar ! Khaibar est perdue. Quand nous approchons d’un peuple, le matin est difficile pour ceux qui ont été avertis. » Les gens sont sortis dans les rues en disant : « Muhammad et son armée. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les a vaincus par la force, leurs combattants ont été tués, les enfants et les femmes ont été faits prisonniers. Safiya a été prise par Dihya Al-Kalbi, puis elle est revenue au Messager d’Allah (ﷺ) qui l’a épousée et sa dot a été sa libération
- Sahih al-Bukhari, n°953
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) ne sortait jamais pour la prière du jour de l’`Id al-Fitr sans avoir mangé quelques dattes. Anas a aussi rapporté : Le Prophète (ﷺ) mangeait un nombre impair de dattes
- Sahih al-Bukhari, n°970
Rapporté par Muhammad bin Abi Bakr Al-Thaqafi : Alors que nous allions de Mina à `Arafat, j’ai demandé à Anas bin Malik au sujet de la Talbiya : « Comment disiez-vous la Talbiya en compagnie du Prophète ? » Anas a répondu : « Les gens disaient la Talbiya et personne ne leur reprochait, ils disaient aussi le Takbir et cela n’était pas non plus critiqué. »
- Sahih al-Bukhari, n°984
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la prière le jour du Nahr, puis il a prononcé le sermon et a ordonné que quiconque avait sacrifié avant la prière devait recommencer, c’est-à-dire faire un autre sacrifice. Un homme des Ansar s’est alors levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! À cause de mes voisins (qu’il a décrits comme très pauvres), j’ai sacrifié avant la prière. J’ai une jeune chèvre qui, à mon avis, vaut mieux que deux moutons. » Le Prophète (ﷺ) lui a donné la permission de la sacrifier
- Sahih al-Bukhari, n°1002
Rapporté par `Asim : J’ai demandé à Anas bin Malik au sujet du Qunut. Anas a répondu : « Oui, il était récité. » J’ai demandé : « Avant ou après l’inclinaison ? » Anas a répondu : « Avant l’inclinaison. » J’ai ajouté : « Untel m’a dit que tu lui avais dit que c’était après l’inclinaison. » Anas a dit : « Il s’est trompé. Le Messager d’Allah (ﷺ) a récité le Qunut après l’inclinaison pendant un mois. » Anas a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) a envoyé environ soixante-dix hommes qui connaissaient le Coran par cœur vers les polythéistes de Najd, qui étaient moins nombreux, et il y avait un traité de paix entre eux et le Messager d’Allah (ﷺ), mais les polythéistes ont rompu le traité et tué les soixante-dix hommes. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a récité le Qunut pendant un mois en demandant à Allah de les punir. »
- Sahih al-Bukhari, n°1003
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a récité le Qunut pendant un mois (dans la prière du Fajr) en demandant à Allah de punir les tribus de Ral et Dhakwan
- Sahih al-Bukhari, n°1013
Rapporté par Sharik bin `Abdullah bin Abi Namir : J’ai entendu Anas bin Malik dire : « Un vendredi, une personne est entrée dans la grande mosquée par la porte en face du minbar pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) prononçait le prêche. L’homme s’est tenu devant le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les animaux meurent et les routes sont coupées ; prie Allah pour la pluie.’ » Anas a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les deux mains et a dit : ‘Ô Allah ! Accorde-nous la pluie ! Ô Allah ! Accorde-nous la pluie ! Ô Allah ! Accorde-nous la pluie !’ » Anas a poursuivi : « Par Allah, il n’y avait aucune trace de nuage dans le ciel et aucun bâtiment ou maison entre nous et les montagnes de Sila. » Anas a ajouté : « Un gros nuage, comme un bouclier, est apparu derrière la montagne de Sila. Quand il est arrivé au milieu du ciel, il s’est étendu et il a plu. » Anas a encore dit : « Par Allah ! Nous n’avons pas vu le soleil pendant une semaine. Le vendredi suivant, une personne est entrée par la même porte alors que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le prêche du vendredi. L’homme s’est tenu devant lui et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les animaux meurent et les routes sont coupées, prie Allah pour qu’il arrête la pluie.’ » Anas a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les deux mains et a dit : ‘Ô Allah ! Autour de nous et non sur nous. Ô Allah ! Sur les plateaux, sur les montagnes, sur les collines, dans les vallées et là où poussent les arbres.’ Alors la pluie s’est arrêtée et nous sommes sortis marcher au soleil. » Sharik a demandé à Anas si c’était la même personne qui avait demandé la pluie le vendredi précédent. Anas a répondu qu’il ne savait pas
- Sahih al-Bukhari, n°1014
Rapporté par Sharik : Anas bin Malik a dit : « Un homme est entré dans la mosquée un vendredi par la porte en face de Daril-Qada’ et le Messager d’Allah (ﷺ) se tenait debout pour le prêche. L’homme s’est tenu devant le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ), les animaux meurent et les routes sont coupées ; prie Allah pour la pluie.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les deux mains et a dit : ‘Ô Allah ! Accorde-nous la pluie. Ô Allah ! Accorde-nous la pluie. Ô Allah ! Accorde-nous la pluie !’ » Anas a ajouté : « Par Allah, il n’y avait pas de nuages dans le ciel et aucune maison ou bâtiment entre nous et la montagne de Sila. Puis un gros nuage, comme un bouclier, est apparu derrière la montagne de Sila et, quand il est arrivé au milieu du ciel, il s’est étendu et il a plu. Par Allah ! Nous n’avons pas vu le soleil pendant une semaine. Le vendredi suivant, une personne est entrée par la même porte alors que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le prêche du vendredi et l’homme s’est tenu devant lui et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les animaux meurent et les routes sont coupées ; prie Allah pour qu’il arrête la pluie.’ » Anas a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les deux mains et a dit : ‘Ô Allah ! Autour de nous et non sur nous. Ô Allah ! Sur les plateaux, sur les montagnes, sur les collines, dans les vallées et là où poussent les arbres.’ » Anas a ajouté : « La pluie s’est arrêtée et nous sommes sortis marcher au soleil. » Sharik a demandé à Anas si c’était la même personne qui avait demandé la pluie le vendredi précédent. Anas a répondu qu’il ne savait pas
- Sahih al-Bukhari, n°1017
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les animaux sont morts et les routes sont coupées. Invoque Allah, s’il te plaît. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a prié et il a plu de ce vendredi-là jusqu’au vendredi suivant. Puis il est revenu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les maisons se sont effondrées, les routes sont coupées et les animaux sont morts. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a prié : « Ô Allah ! (Fais pleuvoir) sur les sommets des montagnes, sur les plateaux, dans les vallées et là où poussent les arbres. » Alors les nuages se sont écartés de Médine comme on enlève un vêtement
- Sahih al-Bukhari, n°1018
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme s’est plaint au Prophète (ﷺ) de la perte de bétail et de biens, et de la faim de ses enfants. Alors il a invoqué Allah pour la pluie. Le narrateur (Anas) n’a pas mentionné que le Prophète (ﷺ) avait retourné son manteau ou s’était tourné vers la Qibla
- Sahih al-Bukhari, n°1019
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Le bétail est perdu et les routes sont coupées ; alors, invoque Allah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié pour la pluie et il a plu du vendredi jusqu’au vendredi suivant. Puis un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les maisons se sont effondrées, les routes sont coupées et le bétail est perdu. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! (Fais pleuvoir) sur les sommets des montagnes, sur les plateaux, dans les vallées et là où poussent les arbres. » Les nuages se sont alors éloignés de Médine comme on enlève un vêtement
- Sahih al-Bukhari, n°1029
Rapporté par Anas bin Malik : Un bédouin est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) un vendredi et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Le bétail, les enfants et les gens sont perdus. » Alors, le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les deux mains pour invoquer Allah (pour la pluie), et les gens ont aussi levé les mains avec lui. Nous n’avions pas quitté la mosquée qu’il s’est mis à pleuvoir. Il a plu jusqu’au vendredi suivant, quand le même homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Les voyageurs sont obligés de reporter leurs déplacements (à cause de la pluie excessive) et les routes sont inondées. »
- Sahih al-Bukhari, n°1031
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) ne levait jamais les mains pour une invocation sauf pour celle de la demande de pluie (Istisqa’), et il les levait tellement haut que la blancheur de ses aisselles devenait visible. (Note : Il se peut qu’Anas n’ait pas vu le Prophète (ﷺ) lever les mains, mais il est rapporté que le Prophète (ﷺ) levait les mains pour d’autres invocations que l’Istisqa. Voir hadith n°807 et 808 ainsi que le hadith n°612, vol
- Sahih al-Bukhari, n°1033
Rapporté par Anas bin Malik : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), les gens ont connu une année de famine. Pendant que le Prophète prononçait le sermon du vendredi sur la chaire, un bédouin s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Le bétail meurt et les familles ont faim : prie Allah pour qu’Il nous accorde la pluie. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors levé les deux mains vers le ciel, alors qu’il n’y avait aucune trace de nuage. Ensuite, les nuages ont commencé à s’amasser comme des montagnes. Avant qu’il ne descende de la chaire, j’ai vu l’eau de pluie couler sur sa barbe. Il a plu ce jour-là, le lendemain, le surlendemain, le quatrième jour et jusqu’au vendredi suivant, quand le même bédouin ou un autre s’est levé (pendant le sermon du vendredi) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les maisons se sont effondrées et le bétail est noyé. Invoque Allah pour nous. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les deux mains et a dit : « Ô Allah ! Autour de nous et non sur nous. » À chaque fois que le Prophète (ﷺ) dirigeait sa main d’un côté, les nuages se dispersaient de ce côté jusqu’à ce qu’un trou se forme au-dessus de Médine. La vallée de Qanat est restée en crue pendant un mois et tous ceux qui venaient de l’extérieur parlaient de l’abondance de la pluie
- Sahih al-Bukhari, n°1089
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai accompli quatre rak‘at de la prière du Zuhr avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) à Médine et deux rak‘at à Dhul-Hulaifa (c’est-à-dire qu’il a raccourci la prière de ‘Asr)
- Sahih al-Bukhari, n°1100
Rapporté par Anas bin Seereen : Nous sommes allés accueillir Anas bin Malik à son retour du Sham et nous l’avons rencontré à un endroit appelé ‘Ainat-Tamr. Je l’ai vu prier sur un âne, tourné dans une direction qui était à gauche de la Qibla. Je lui ai dit : « Je t’ai vu prier dans une direction différente de la Qibla. » Il a répondu : « Si je n’avais pas vu le Messager d’Allah (ﷺ) le faire, je ne l’aurais pas fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°1107
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) regroupait les prières du Zuhr et du ‘Asr pendant les voyages, et aussi le Maghrib et l’Isha. Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) regroupait le Maghrib et l’Isha pendant les voyages
- Sahih al-Bukhari, n°1110
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) commençait un voyage avant midi, il retardait la prière du Zuhr jusqu’au moment du ‘Asr et les priait ensemble ; et si le soleil déclinait (à midi), il faisait la prière du Zuhr puis partait en voyage
- Sahih al-Bukhari, n°1111
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) commençait un voyage avant midi, il retardait la prière du Zuhr jusqu’au moment du ‘Asr, puis il descendait de sa monture et les priait ensemble ; et chaque fois que le soleil déclinait avant qu’il ne parte, il faisait la prière du Zuhr puis partait en voyage
- Sahih al-Bukhari, n°1112
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) partait en voyage avant midi, il retardait la prière du Zuhr jusqu’au moment du ‘Asr, puis il descendait et priait les deux ensemble ; et chaque fois que le soleil déclinait avant qu’il ne parte, il faisait la prière du Zuhr puis partait en voyage
- Sahih al-Bukhari, n°1114
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé de cheval et son côté droit a été blessé ou égratigné, alors nous sommes allés prendre de ses nouvelles. L’heure de la prière est arrivée et il a prié en étant assis, et nous avons prié debout. Il a dit : « L’imam doit être suivi : donc s’il dit le Takbir, dites-le aussi ; et s’il s’incline, inclinez-vous aussi ; et quand il relève la tête, faites de même ; et s’il dit : Sami`a l-lahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue), dites : Rabbana walakal-Hamd (Ô notre Seigneur ! À Toi toutes les louanges). »
- Sahih al-Bukhari, n°1134
Rapporté par Qatada : Anas ibn Malik a dit : « Le Prophète (ﷺ) et Zayd ibn Thabit ont pris leur souhour ensemble. Quand ils ont fini, le Prophète (ﷺ) s’est levé pour la prière du Fajr et l’a accomplie. » Nous avons demandé à Anas : « Quel était l’intervalle entre la fin de leur souhour et le début de la prière du matin ? » Anas a répondu : « C’était le temps qu’il faut pour réciter cinquante versets du Coran. »
- Sahih al-Bukhari, n°1141
Rapporté par Anas bin Malik : Parfois, le Messager d’Allah (ﷺ) ne jeûnait pas pendant plusieurs jours au point que nous pensions qu’il ne jeûnerait pas du tout ce mois-là, et parfois il jeûnait tellement que nous pensions qu’il ne s’arrêterait pas de jeûner tout le mois. Et pour la prière et le sommeil la nuit, si tu voulais le voir prier la nuit, tu le voyais prier, et si tu voulais le voir dormir, tu le voyais dormir
- Sahih al-Bukhari, n°1150
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Prophète (ﷺ) entra dans la mosquée et vit une corde suspendue entre deux piliers. Il demanda : « Qu’est-ce que cette corde ? » Les gens répondirent : « C’est la corde de Zaynab. Quand elle se fatigue, elle s’y accroche pour rester debout en prière. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Ne l’utilisez pas. Enlevez la corde. Priez tant que vous vous sentez en forme, et quand vous êtes fatigués, asseyez-vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°1168
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dirigés dans la prière, a accompli une prière de deux rak`at, puis il est parti
- Sahih al-Bukhari, n°1171
Rapporté par Mujahid : Quelqu’un est venu à la maison d’Ibn `Umar et lui a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) était entré dans la Ka`ba. Ibn `Umar a dit : « Je me suis rendu devant la Ka`ba et j’ai vu que le Messager d’Allah (ﷺ) était sorti de la Ka`ba et j’ai vu Bilal debout près de la porte. J’ai dit : ‘Ô Bilal ! Est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à l’intérieur de la Ka`ba ?’ Bilal a répondu que oui. J’ai demandé : ‘Où a-t-il prié ?’ Il a répondu : ‘Entre ces deux piliers, puis il est sorti et a fait deux rak`at devant la Ka`ba.’ » Abu `Abdullah a dit : Abu Huraira a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a conseillé de faire deux rak`at de prière Duha (prière à faire après le lever du soleil et avant midi). » Itban (bin Malik) a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus chez moi après le lever du soleil, nous nous sommes alignés derrière le Prophète (ﷺ) et nous avons fait deux rak`at. »
- Sahih al-Bukhari, n°1179
Rapporté par Anas bin Sirin : J’ai entendu Anas bin Malik al-Ansari dire : « Un homme ansar, qui était très corpulent, a dit au Prophète : ‘Je ne peux pas venir prier avec toi.’ Il a préparé un repas pour le Prophète (ﷺ) et l’a invité chez lui. Il a lavé un côté d’un tapis avec de l’eau et le Prophète (ﷺ) a accompli deux unités de prière dessus. » Un certain fils d’un certain fils d’Al-Jarud a demandé à Anas : « Est-ce que le Prophète (ﷺ) faisait la prière Duha ? » Anas a répondu : « Je ne l’ai vu prier (la prière Duha) que ce jour-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°1185
Rapporté par Mahmud bin Ar-rabi' Al-Ansari : Il se souvenait du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi d’une gorgée d’eau qu’il lui avait jetée au visage, prise d’un puits qui était dans leur maison. Mahmud a dit qu’il avait entendu `Itban bin Malik, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d’Allah (ﷺ), dire : « Je dirigeais la prière pour mon peuple à Bani Salim, et il y avait une vallée entre eux et moi. Quand il pleuvait, il était difficile pour moi de la traverser pour aller à leur mosquée. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : ‘J’ai une mauvaise vue et la vallée entre mon peuple et moi déborde pendant la saison des pluies, ce qui rend la traversée difficile ; j’aimerais que tu viennes prier chez moi à un endroit précis afin que je puisse le prendre comme lieu de prière.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Je le ferai.’ Le lendemain matin, après que le soleil soit bien levé, le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus chez moi. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé la permission d’entrer et je l’ai fait entrer. Il ne s’est pas assis avant de demander : ‘Où veux-tu que nous fassions la prière chez toi ?’ J’ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé pour la prière, a commencé avec le Takbir, et nous nous sommes alignés derrière lui ; il a fait deux unités de prière, a terminé avec le Taslim, et nous avons fait le Taslim avec lui. Je l’ai retenu pour un repas appelé ‘Khazir’ que j’avais préparé pour lui (le ‘Khazir’ est un plat spécial à base de farine d’orge et de bouillon de viande). Quand les voisins ont appris que le Messager d’Allah (ﷺ) était chez moi, ils sont venus si nombreux qu’il y avait beaucoup d’hommes dans la maison. L’un d’eux a dit : ‘Qu’arrive-t-il à Malik ? Je ne le vois pas.’ Un autre a répondu : ‘C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah ni Son Messager.’ À cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ne dites pas cela. N’avez-vous pas vu qu’il a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, uniquement pour Allah” ?’ L’homme a répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux ; mais par Allah, nous ne l’avons jamais vu qu’aider et parler avec les hypocrites.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : ‘Il n’y a aucun doute, celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui le fait pour plaire à Allah, alors Allah le sauvera de l’Enfer.’ » Mahmud a ajouté : « J’ai raconté ce récit à certaines personnes, dont Abu Aiyub, le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) dans la bataille où il (Abu Aiyub) est mort et où Yazid bin Mu’awiya était leur chef en territoire romain. Abu Aiyub a rejeté ce récit et a dit : ‘Je doute que le Messager d’Allah (ﷺ) ait jamais dit ce que tu viens de dire.’ Cela m’a beaucoup affecté, et j’ai fait le vœu devant Allah que si je survivais à cette bataille, j’irais (à Médine) demander à `Itban bin Malik s’il vivait encore dans la mosquée de son peuple. Quand il est revenu, j’ai pris l’ihram pour le Hajj ou la ‘Umra, puis je suis parti jusqu’à Médine. Je suis allé à Bani Salim et `Itban bin Malik, qui était alors un vieil homme aveugle, dirigeait toujours la prière pour son peuple. Quand il a fini la prière, je l’ai salué, je me suis présenté et je lui ai demandé au sujet de ce récit. Il l’a raconté de la même façon que la première fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°1186
Rapporté par Mahmud bin Ar-rabi' Al-Ansari : Il se souvenait du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi d’une gorgée d’eau qu’il lui avait jetée au visage, prise d’un puits qui était dans leur maison. Mahmud a dit qu’il avait entendu `Itban bin Malik, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d’Allah (ﷺ), dire : « Je dirigeais la prière pour mon peuple à Bani Salim, et il y avait une vallée entre eux et moi. Quand il pleuvait, il était difficile pour moi de la traverser pour aller à leur mosquée. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : ‘J’ai une mauvaise vue et la vallée entre mon peuple et moi déborde pendant la saison des pluies, ce qui rend la traversée difficile ; j’aimerais que tu viennes prier chez moi à un endroit précis afin que je puisse le prendre comme lieu de prière.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Je le ferai.’ Le lendemain matin, après que le soleil soit bien levé, le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus chez moi. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé la permission d’entrer et je l’ai fait entrer. Il ne s’est pas assis avant de demander : ‘Où veux-tu que nous fassions la prière chez toi ?’ J’ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé pour la prière, a commencé avec le Takbir, et nous nous sommes alignés derrière lui ; il a fait deux unités de prière, a terminé avec le Taslim, et nous avons fait le Taslim avec lui. Je l’ai retenu pour un repas appelé ‘Khazir’ que j’avais préparé pour lui (le ‘Khazir’ est un plat spécial à base de farine d’orge et de bouillon de viande). Quand les voisins ont appris que le Messager d’Allah (ﷺ) était chez moi, ils sont venus si nombreux qu’il y avait beaucoup d’hommes dans la maison. L’un d’eux a dit : ‘Qu’arrive-t-il à Malik ? Je ne le vois pas.’ Un autre a répondu : ‘C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah ni Son Messager.’ À cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ne dites pas cela. N’avez-vous pas vu qu’il a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, uniquement pour Allah” ?’ L’homme a répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux ; mais par Allah, nous ne l’avons jamais vu qu’aider et parler avec les hypocrites.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : ‘Il n’y a aucun doute, celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui le fait pour plaire à Allah, alors Allah le sauvera de l’Enfer.’ » Mahmud a ajouté : « J’ai raconté ce récit à certaines personnes, dont Abu Aiyub, le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) dans la bataille où il (Abu Aiyub) est mort et où Yazid bin Mu’awiya était leur chef en territoire romain. Abu Aiyub a rejeté ce récit et a dit : ‘Je doute que le Messager d’Allah (ﷺ) ait jamais dit ce que tu viens de dire.’ Cela m’a beaucoup affecté, et j’ai fait le vœu devant Allah que si je survivais à cette bataille, j’irais (à Médine) demander à `Itban bin Malik s’il vivait encore dans la mosquée de son peuple. Quand il est revenu, j’ai pris l’ihram pour le Hajj ou la ‘Umra, puis je suis parti jusqu’à Médine. Je suis allé à Bani Salim et `Itban bin Malik, qui était alors un vieil homme aveugle, dirigeait toujours la prière pour son peuple. Quand il a fini la prière, je l’ai salué, je me suis présenté et je lui ai demandé au sujet de ce récit. Il l’a raconté de la même façon que la première fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°1205
Rapporté par Anas bin Malik : Pendant qu’Abu Bakr dirigeait la prière du matin un lundi, le Prophète ﷺ est soudainement venu vers eux, ayant soulevé le rideau de la maison de ‘Aisha. Il les a regardés alors qu’ils étaient alignés et a souri. Abu Bakr a voulu reculer, pensant que le Messager d’Allah voulait sortir pour la prière. L’attention des musulmans s’est détournée de la prière car ils étaient heureux de voir le Prophète. Le Prophète ﷺ leur a fait signe de terminer leur prière, puis il est retourné dans la chambre et a laissé retomber le rideau. Le Prophète est décédé ce même jour
- Sahih al-Bukhari, n°1208
Rapporté par Anas bin Malik : Nous priions avec le Prophète ﷺ sous une chaleur intense, et si l’un de nous ne pouvait pas poser son visage sur le sol à cause de la chaleur, il étendait son vêtement et se prosternait dessus
- Sahih al-Bukhari, n°1246
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Zaid a pris l’étendard et a été martyrisé. Ensuite, Ja’far l’a pris et a aussi été martyrisé. Puis `Abdullah bin Rawaha a pris l’étendard mais lui aussi a été martyrisé, et à ce moment-là, les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) étaient remplis de larmes. Ensuite, Khalid bin Al-Walid a pris l’étendard sans avoir été désigné chef auparavant et il a été victorieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1252
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est passé près d’une femme assise et en train de pleurer à côté d’une tombe et lui a dit : « Crains Allah et sois patiente. »
- Sahih al-Bukhari, n°1283
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est passé près d’une femme qui pleurait à côté d’une tombe. Il lui a dit de craindre Allah et d’être patiente. Elle lui a répondu : « Va-t’en, tu n’as pas été touché par un malheur comme le mien. » Elle ne l’avait pas reconnu. Ensuite, on lui a dit que c’était le Prophète (ﷺ). Elle est alors allée à la maison du Prophète (ﷺ) et n’a trouvé aucun garde. Elle lui a dit : « Je ne t’avais pas reconnu. » Il a dit : « La vraie patience, c’est au premier choc du malheur. »
- Sahih al-Bukhari, n°1285
Rapporté par Anas bin Malik : Nous étions dans le cortège funèbre d’une des filles du Prophète (ﷺ) et il était assis près de la tombe. J’ai vu ses yeux pleurer. Il a dit : « Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui n’a pas eu de relations avec sa femme la nuit dernière ? » Abu Talha a répondu que oui. Alors le Prophète lui a dit de descendre dans la tombe. Il est donc descendu dans sa tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1301
Rapporté par Anas bin Malik : Un des fils d’Abu Talha est tombé malade et est décédé alors qu’Abu Talha n’était pas à la maison. Quand sa femme a vu qu’il était mort, elle l’a préparé (lavé et enveloppé) et l’a placé dans un endroit de la maison. Quand Abu Talha est rentré, il a demandé : « Comment va l’enfant ? » Elle a répondu : « L’enfant est calme et j’espère qu’il est en paix. » Abu Talha a cru qu’elle disait la vérité. Il a passé la nuit et, le matin, après s’être lavé, alors qu’il voulait sortir, elle lui a annoncé que leur fils était décédé. Abu Talha a accompli la prière du matin avec le Prophète (ﷺ) et l’a informé de ce qui leur était arrivé. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah vous bénisse pour cette nuit. » (C’est-à-dire : qu’Allah vous accorde une bonne descendance.) Sufyan a dit : « Un des Ansar a dit : ‘Ils (Abu Talha et sa femme) ont eu neuf fils, et tous ont appris le Coran par cœur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1303
Rapporté par Anas bin Malik : Nous sommes allés avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez le forgeron Abu Saif, qui était le mari de la nourrice d’Ibrahim (le fils du Prophète). Le Messager d’Allah (ﷺ) a pris Ibrahim, l’a embrassé et senti, puis nous sommes entrés chez Abu Saif et, à ce moment-là, Ibrahim était à l’agonie. Les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) se sont mis à couler de larmes. `Abdur Rahman bin `Auf a dit : « Ô Messager d’Allah, même toi tu pleures ! » Il a répondu : « Ô Ibn `Auf, c’est de la miséricorde. » Puis il a pleuré davantage et a dit : « Les yeux pleurent, le cœur est triste, et nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur. Ô Ibrahim ! Nous sommes vraiment attristés par ta séparation. »
- Sahih al-Bukhari, n°1367
Rapporté par Anas bin Malik : Un cortège funéraire passa et les gens firent l’éloge du défunt. Le Prophète (ﷺ) dit : « Cela lui a été confirmé. » Puis un autre cortège funéraire passa et les gens parlèrent mal du défunt. Le Prophète (ﷺ) dit : « Cela lui a été confirmé. » `Umar bin Al-Khattab demanda au Messager d’Allah (ﷺ) : « Qu’est-ce qui a été confirmé ? » Il répondit : « Vous avez fait l’éloge de celui-ci, donc le Paradis lui a été confirmé ; et vous avez parlé en mal de celui-là, donc l’Enfer lui a été confirmé. Vous êtes les témoins d’Allah sur terre. »
- Sahih al-Bukhari, n°1374
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand le serviteur d’Allah est placé dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, alors qu’il entend même leurs pas, deux anges viennent à lui, le font asseoir et lui demandent : ‘Que disais-tu à propos de cet homme (c’est-à-dire Muhammad) ?’ Le croyant fidèle dira : ‘J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.’ Alors ils lui diront : ‘Regarde ta place en Enfer ; Allah t’a donné une place au Paradis à la place.’ Il verra donc les deux endroits. » (Qatada a dit : « On nous a informés que sa tombe sera élargie. » Puis Qatada reprit le récit d’Anas qui dit :) Quant à l’hypocrite ou au non-croyant, on lui demandera : « Que disais-tu à propos de cet homme ? » Il répondra : « Je ne sais pas ; je disais ce que disaient les gens. » Alors ils lui diront : « Tu n’as ni su ni suivi la bonne voie (en récitant le Coran). » Il sera alors frappé avec des marteaux de fer, ce qui provoquera un cri que tout ce qui est proche de lui entendra, sauf les djinns et les humains
- Sahih al-Bukhari, n°1381
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Tout musulman dont trois enfants meurent avant la puberté, Allah lui accordera le Paradis par miséricorde envers eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1386
Rapporté par Samura bin Jundab : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) terminait la prière du matin, il se tournait vers nous et demandait : « Qui parmi vous a fait un rêve cette nuit ? » Si quelqu’un avait fait un rêve, il le racontait. Le Prophète (ﷺ) disait : « Ma sha’a-llah. » Un jour, il nous a demandé si quelqu’un avait fait un rêve. Nous avons répondu non. Le Prophète a dit : « Mais moi, j’ai vu un rêve cette nuit : deux hommes sont venus, m’ont pris par la main et m’ont emmené à la Terre Sainte (Jérusalem). Là, j’ai vu une personne assise et une autre debout avec un crochet de fer, qu’il enfonçait dans la bouche du premier jusqu’à la mâchoire, puis il lui déchirait la joue d’un côté, puis de l’autre ; pendant ce temps, la première joue redevenait normale et il recommençait. J’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Ils m’ont dit de continuer, et nous avons avancé jusqu’à un homme allongé sur le dos, un autre debout à sa tête avec une pierre, lui écrasant la tête. À chaque coup, la pierre roulait plus loin, et quand il revenait, la tête était redevenue normale, et il recommençait. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” Ils m’ont dit de continuer ; nous avons passé un trou comme un four, étroit en haut, large en bas, avec du feu en dessous. Quand la flamme montait, les gens étaient poussés vers le haut, presque à sortir, puis retombaient quand le feu baissait. Il y avait là des hommes et des femmes nus. J’ai demandé : “Qui sont-ils ?” Ils m’ont dit de continuer. Nous sommes arrivés à une rivière de sang, un homme dedans, un autre sur la berge avec des pierres. À chaque fois que l’homme dans la rivière voulait sortir, l’autre lui lançait une pierre dans la bouche et il reculait. J’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Ils m’ont dit de continuer. Nous sommes arrivés à un jardin vert avec un grand arbre, à sa base un vieil homme avec des enfants autour. Un autre homme près de l’arbre attisait un feu. Mes deux compagnons m’ont fait monter dans l’arbre et entrer dans une maison meilleure que tout ce que j’avais vu, avec des hommes âgés, des jeunes, des femmes et des enfants. Puis ils m’ont fait entrer dans une autre maison, encore meilleure, avec des personnes âgées et jeunes. J’ai dit : “Vous m’avez fait voyager toute la nuit. Expliquez-moi ce que j’ai vu.” Ils ont dit : “Oui. Celui dont la joue était déchirée était un menteur, ses mensonges étaient répétés jusqu’à se répandre partout, il sera puni ainsi jusqu’au Jour de la Résurrection. Celui dont la tête était écrasée avait reçu la connaissance du Coran mais dormait la nuit sans le réciter et n’agissait pas selon lui le jour, il sera puni ainsi jusqu’au Jour de la Résurrection. Ceux dans le four étaient des adultères. Ceux dans la rivière de sang pratiquaient l’usure. Le vieil homme sous l’arbre était Abraham, et les enfants autour de lui étaient les enfants des gens. Celui qui attisait le feu était Malik, le gardien de l’Enfer. La première maison était celle des croyants ordinaires, la seconde celle des martyrs. Je suis Gabriel et voici Michael. Lève la tête.” J’ai levé la tête et vu une sorte de nuage au-dessus de moi. Ils ont dit : “C’est ta place.” J’ai dit : “Laissez-moi y entrer.” Ils ont dit : “Il te reste encore de la vie à vivre. Quand tu l’auras terminée, tu entreras à ta place.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1461
Rapporté par ‘Is-haq bin ‘Abdallah bin Al Talha : J’ai entendu Anas bin Malik dire : Abou Talha possédait plus de jardins de palmiers que n’importe quel autre Ansar à Médine, et celui qu’il aimait le plus était le jardin Bairuha, qui était en face de la Mosquée du Prophète (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) y allait et buvait de sa bonne eau. Anas a ajouté : Quand ces versets ont été révélés : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez. » (3.92), Abou Talha a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah, le Béni, le Supérieur, dit : Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez. Et sans aucun doute, le jardin Bairuha est ce que j’aime le plus parmi mes biens. Je veux donc le donner en aumône pour Allah. J’espère sa récompense d’Allah. Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Utilise-le là où Allah te le fera juger utile. Le Messager d’Allah a dit : Bravo ! C’est un bien précieux. J’ai entendu ce que tu as dit (Ô Abou Talha), et je pense qu’il serait bien que tu le donnes à tes proches. Abou Talha a dit : Je vais le faire, Ô Messager d’Allah. Puis Abou Talha a distribué ce jardin à ses proches et à ses cousins
- Sahih al-Bukhari, n°1488
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de vendre les fruits avant qu’ils ne soient mûrs. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Cela veut dire quand ils deviennent rouges. »
- Sahih al-Bukhari, n°1502
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai amené `Abdullah bin Abu Talha au Messager d’Allah (ﷺ) pour qu’il fasse le Tahnik pour lui. (Le Tahnik était une coutume chez les musulmans : quand un enfant naissait, on l’amenait au Prophète (ﷺ) qui mâchait une datte et en mettait un peu dans la bouche du bébé). J’ai vu le Prophète (ﷺ) avec un instrument pour marquer au fer, il marquait les chameaux de la Zakat
- Sahih al-Bukhari, n°1546
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) a prié quatre rak`at à Médine, puis deux rak`at à Dhul Hulaifa, puis il a passé la nuit à Dhul-Hulaifa jusqu'au matin. Quand il est monté sur sa monture et qu'elle s'est levée, il a commencé à réciter la Talbiya
- Sahih al-Bukhari, n°1547
Rapporté par Abu Qilaba : Anas ibn Malik a dit : « Le Prophète (ﷺ) a prié quatre rak`at de la prière du Zuhr à Médine et deux rak`at de la prière de `Asr à Dhul-Hulaifa. » Je pense que le Prophète (ﷺ) a passé la nuit là-bas jusqu'au matin
- Sahih al-Bukhari, n°1551
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a prié quatre rak`at du Zuhr à Médine alors que nous étions avec lui, puis deux rak`at du `Asr à Dhul-Hulaifa, puis il a passé la nuit là-bas jusqu'à l'aube. Ensuite, il est monté sur sa monture et, arrivé à Al-Baida', il a loué et glorifié Allah et a prononcé le Takbir (c'est-à-dire Al hamdu-li l-lah, Subhanallah et Allahu-Akbar). Ensuite, lui et les gens avec lui ont récité la Talbiya avec l'intention de faire le Hajj et la `Umra. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, il nous a ordonné de sortir de l'Ihram (après avoir accompli la `Umra), mais seulement ceux qui n'avaient pas d'animal de sacrifice. Jusqu'au jour de Tarwiya, c'est-à-dire le 8 Dhul-Hijja, ils ont repris l'Ihram pour le Hajj. Le Prophète a sacrifié de nombreux chameaux de ses propres mains en étant debout. Quand il était à Médine, il a sacrifié deux béliers cornus, noirs et blancs, au nom d'Allah
- Sahih al-Bukhari, n°1558
Rapporté par Anas bin Malik : 'Ali est venu voir le Prophète (ﷺ) du Yémen (à La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a demandé à 'Ali : « Avec quelle intention as-tu pris l'Ihram ? » 'Ali a répondu : « J'ai pris l'Ihram avec la même intention que le Prophète. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si je n'avais pas le Hadi avec moi, j'aurais terminé l'Ihram. » Muhammad bin Bakr a ajouté d'après Ibn Juraij : Le Prophète (ﷺ) a dit à 'Ali : « Avec quelle intention as-tu pris l'Ihram, ô 'Ali ? » Il a répondu : « Avec la même intention que le Prophète. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends un Hadi et garde ton Ihram tel quel. »
- Sahih al-Bukhari, n°1636
Rapporté par Anas bin Malik, qu’Abu Dhar a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le toit de ma maison s’est ouvert pendant que j’étais à La Mecque (la nuit du Mi’raj) et Jibril est descendu. Il a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Ensuite, il a apporté un plateau d’or rempli de sagesse et de foi, l’a versé dans ma poitrine puis l’a refermée. Ensuite, il a pris ma main et m’a fait monter au ciel le plus proche. Jibril a demandé au gardien du ciel d’ouvrir la porte. Le gardien a demandé : “Qui est-ce ?” Jibril a répondu : “C’est Jibril.” » (Voir hadith n°349, volume précédent)
- Sahih al-Bukhari, n°1648
Rapporté par `Asim : J’ai demandé à Anas bin Malik : « Est-ce que tu n’aimais pas faire le Tawaf entre Safa et Marwa ? » Il a répondu : « Oui, car cela faisait partie des rites de l’époque préislamique, jusqu’à ce qu’Allah révèle : “En vérité ! (Les deux montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah. Il n’y a donc pas de péché pour celui qui fait le pèlerinage à la Ka`ba ou la `Umra de faire le Tawaf entre eux.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1653
Rapporté par `Abdul `Aziz bin Rufai : J’ai demandé à Anas bin Malik : « Dis-moi ce dont tu te souviens du Messager d’Allah (ﷺ) à propos de ces questions : Où a-t-il accompli les prières du Zuhr et du `Asr le jour de Tarwiya (8e jour de Dhul-Hijja) ? » Il a répondu : « Il a accompli ces prières à Mina. » J’ai demandé : « Où a-t-il accompli la prière du `Asr le jour du Nafr (c’est-à-dire lors du départ de Mina le 12 ou 13 Dhul-Hijja) ? » Il a répondu : « À Al-Abtah, » puis il a ajouté : « Tu devrais faire comme font tes responsables. »
- Sahih al-Bukhari, n°1659
Rapporté par Muhammad bin Abu Bakr Al-Thaqafi : J’ai demandé à Anas bin Malik, alors que nous allions de Mina à `Arafat : « Que faisiez-vous ce jour-là quand vous étiez avec le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Anas a dit : « Certains d’entre nous récitaient la Talbiya et personne ne s’y opposait, et d’autres récitaient le Takbir et personne ne s’y opposait non plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°1660
Rapporté par Salim : `Abdul Malik a écrit à Al-Hajjaj qu’il ne devait pas agir différemment d’Ibn `Umar pendant le Hajj. Le jour de `Arafat, quand le soleil a décliné à midi, Ibn `Umar est venu avec moi et a crié près de la tente en coton d’Al-Hajjaj. Al-Hajjaj est sorti, enveloppé d’un pagne teint au carthame, et a dit : « Ô Abou `Abdur-Rahman ! Que se passe-t-il ? » Il a dit : « Si tu veux suivre la Sunna (la tradition du Prophète (ﷺ)), alors avance vers `Arafat. » Al-Hajjaj a demandé : « À cette heure-ci ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a dit : « Attends-moi que je verse de l’eau sur ma tête (c’est-à-dire que je prenne un bain) et je viens. » Ibn `Umar est alors descendu de sa monture et a attendu qu’Al-Hajjaj sorte. Al-Hajjaj a marché entre moi et mon père (Ibn `Umar). Je lui ai dit : « Si tu veux suivre la Sunna, alors fais un sermon court et dépêche-toi d’aller à `Arafat. » Il a regardé `Abdullah (Ibn `Umar) d’un air interrogateur, et quand `Abdullah l’a remarqué, il a dit qu’il avait dit la vérité
- Sahih al-Bukhari, n°1663
Rapporté par Salim bin `Abdullah bin `Umar : `Abdul-Malik bin Marwan a écrit à Al-Hajjaj qu’il devait suivre `Abdullah bin `Umar dans toutes les étapes du Hajj. Donc, le jour de `Arafat (9e de Dhul-Hijja), après que le soleil ait décliné du milieu du ciel, moi et Ibn `Umar sommes venus et il a crié près de la tente en coton d’Al-Hajjaj : « Où est-il ? » Al-Hajjaj est sorti. Ibn `Umar a dit : « Allons à `Arafat. » Al-Hajjaj a demandé : « Maintenant ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Al-Hajjaj a dit : « Attends que je verse de l’eau sur moi (c’est-à-dire que je prenne un bain). » Ibn `Umar est donc descendu de sa monture et a attendu qu’Al-Hajjaj sorte. Il marchait entre moi et mon père. J’ai informé Al-Hajjaj : « Si tu veux suivre la Sunna aujourd’hui, tu dois faire un sermon court puis te dépêcher d’aller à `Arafat. » Ibn `Umar a dit : « Il (Salim) a dit la vérité. »
- Sahih al-Bukhari, n°1715
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (paix sur lui) a accompli quatre rak`at de la prière du Zuhr à Médine et deux rak`at de la prière du `Asr à Dhul-Hulaifa. Rapporté par Aiyub : Un homme a dit : Anas a dit : « Ensuite, il (le Prophète ﷺ) a passé la nuit là-bas jusqu’à l’aube, puis il a accompli la prière du matin (Fajr), il est monté sur sa monture et, arrivé à Al-Baida’, il a pris l’Ihram pour la `Umra et le Hajj. »
- Sahih al-Bukhari, n°1756
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) a accompli les prières du Zuhr, ‘Asr, Maghrib et ‘Isha, puis il s’est reposé un moment à un endroit appelé Al-Muhassab. Ensuite, il est allé vers la Ka‘ba et a fait le Tawaf autour d’elle
- Sahih al-Bukhari, n°1763
Rapporté par ‘Abdul-Aziz ibn Rufai : J’ai demandé à Anas ibn Malik : « Dis-moi ce que tu as vu du Prophète (ﷺ) concernant l’endroit où il a accompli la prière du Zuhr le jour de Tarwiya (8 Dhul-Hijja). » Anas a répondu : « Il l’a faite à Mina. » J’ai demandé : « Où a-t-il accompli la prière du ‘Asr le jour du départ de Mina ? » Il a répondu : « À Al-Abtah, » et il a ajouté : « Tu dois faire comme font tes dirigeants. »
- Sahih al-Bukhari, n°1764
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) a accompli les prières du Zuhr, ‘Asr, Maghrib et ‘Isha, puis il s’est reposé un moment à un endroit appelé Al-Mahassab. Ensuite, il est allé vers la Ka‘ba et a fait le Tawaf d’adieu (al-Wada)
- Sahih al-Bukhari, n°1785
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont pris l’Ihram pour le Hajj, et seuls le Prophète (ﷺ) et Talha avaient l’animal à sacrifier avec eux. ‘Ali est venu du Yémen avec un animal à sacrifier. Il (‘Ali) a dit : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que celle du Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de transformer leur intention d’Ihram en celle de la ‘Umra, de faire le Tawaf de la Ka‘ba (et entre Safa et Marwa), de se couper les cheveux puis de sortir de l’Ihram, sauf ceux qui avaient l’animal à sacrifier. Ils ont demandé : « Allons-nous à Mina alors que certains d’entre nous auront eu des relations avec leurs femmes si nous sortons de l’Ihram ? » Le Prophète a entendu cela et a dit : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené l’animal à sacrifier. Si je ne l’avais pas avec moi, je serais sorti de l’Ihram. » Aisha a eu ses règles et a accompli toutes les cérémonies (du Hajj) sauf le Tawaf. Quand elle est devenue pure et qu’elle a fait le Tawaf de la Ka‘ba, elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vous (les gens) repartez avec le Hajj et la ‘Umra, et moi seulement avec le Hajj ! » Alors, il a ordonné à ‘Abdur Rahman bin Abu Bakr de l’emmener à at-Tan‘im. Ainsi, elle a accompli la ‘Umra après le Hajj, au mois de Dhi-l-Hijja. Suraqa bin Malik bin Ju’sham a rencontré le Prophète (ﷺ) à Al-‘Aqaba (Jamrat-ul ‘Aqaba) pendant qu’il y jetait les cailloux et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce permis seulement pour toi ? » Le Prophète a répondu : « Non, c’est pour toujours (c’est-à-dire que tous les musulmans peuvent faire la ‘Umra avant le Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°1846
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré à La Mecque l’année de sa conquête en portant un casque arabe sur la tête. Quand le Prophète (ﷺ) l’a enlevé, une personne est venue et a dit : « Ibn Khatal est accroché au rideau de la Ka`ba (il cherche refuge dans la Ka`ba). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tuez-le. »
- Sahih al-Bukhari, n°1881
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y aura aucune ville que Ad-Dajjal n’entrera pas, sauf La Mecque et Médine. À chaque entrée (route) de ces deux villes, des anges se tiendront en rang pour les protéger contre lui. Puis Médine tremblera trois fois avec ses habitants (c’est-à-dire qu’il y aura trois secousses), et Allah en chassera tous les non-croyants et les hypocrites. »
- Sahih al-Bukhari, n°1923
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prenez le Suhur car il y a une bénédiction dedans. »
- Sahih al-Bukhari, n°1940
Rapporté par Thabit Al-Bunani : On a demandé à Anas bin Malik s’ils trouvaient la saignée déconseillée pour une personne qui jeûne. Il a répondu non et a dit : « Sauf si cela cause de la faiblesse. »
- Sahih al-Bukhari, n°1947
Rapporté par Anas bin Malik : Nous voyagions avec le Prophète (ﷺ) et ceux qui jeûnaient ne critiquaient pas ceux qui ne jeûnaient pas, et ceux qui ne jeûnaient pas ne critiquaient pas ceux qui jeûnaient
- Sahih al-Bukhari, n°2067
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui souhaite avoir plus de subsistance et une vie plus longue doit entretenir de bonnes relations avec sa famille. »
- Sahih al-Bukhari, n°2092
Rapporté par 'Is-haq bin `Abdullah bin Abu Talha : J’ai entendu Anas bin Malik dire : Un tailleur a invité le Messager d'Allah (ﷺ) à un repas qu’il avait préparé. Anas bin Malik a dit : J’ai accompagné le Messager d'Allah (ﷺ) à ce repas. Il a servi au Prophète (ﷺ) du pain et un bouillon avec de la courge et de la viande séchée. J’ai vu le Prophète (ﷺ) prendre des morceaux de courge dans le plat. Anas a ajouté : Depuis ce jour, j’aime la courge
- Sahih al-Bukhari, n°2102
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Taiba a fait une saignée au Messager d'Allah (ﷺ), alors il a ordonné qu'on lui donne un sa' de dattes et il a demandé à ses maîtres de réduire son impôt (car il était esclave et devait leur payer une taxe)
- Sahih al-Bukhari, n°2120
Rapporté par Anas bin Malik : Pendant que le Prophète (ﷺ) était au marché, quelqu’un a appelé : « Ô Abul-Qasim. » Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers lui. L’homme a dit : « Je parlais à cet homme (c’est-à-dire un autre). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nommez-vous par mon nom mais pas par ma Kunya (surnom). »
- Sahih al-Bukhari, n°2130
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah, accorde Ta bénédiction à leurs mesures, bénis leur Mudd et leur Sa. » Le Prophète (ﷺ) parlait des habitants de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°2134
Rapporté par Az-Zuhri d’après Malik bin Aus : Ce dernier a dit : « Qui a de la monnaie ? » Talha a répondu : « J’en aurai quand notre magasinier reviendra de la forêt. » Malik bin Aus a rapporté de `Umar bin Al-Khattab : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’échange d’or contre de l’or est de l’usure, sauf si c’est de main à main et en quantité égale. L’échange de blé contre du blé est de l’usure, sauf si c’est de main à main et en quantité égale. L’échange de dattes contre des dattes est de l’usure, sauf si c’est de main à main et en quantité égale. L’échange d’orge contre de l’orge est de l’usure, sauf si c’est de main à main et en quantité égale. »
- Sahih al-Bukhari, n°2161
Rapporté par Anas bin Malik : Il nous a été interdit qu’un habitant de la ville vende les biens d’un habitant du désert
- Sahih al-Bukhari, n°2174
Rapporté par Ibn Shihab : Malik bin Aus a dit : « J’avais besoin de monnaie pour cent dinars. Talha bin 'Ubaidullah m’a appelé, nous en avons parlé, et il a accepté de faire l’échange. Il a pris les pièces d’or dans ses mains, les a manipulées, puis a dit : “Attends que mon magasinier revienne de la forêt.” `Umar, qui écoutait, a dit : “Par Allah ! Tu ne dois pas te séparer de Talha avant d’avoir reçu l’argent de sa part, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘La vente d’or contre de l’or est de l’usure (riba), sauf si l’échange se fait de main à main et pour une quantité égale ; de même, la vente de blé contre du blé est de l’usure, sauf si c’est de main à main et pour une quantité égale ; la vente d’orge contre de l’orge est de l’usure, sauf si c’est de main à main et pour une quantité égale ; et la vente de dattes contre des dattes est de l’usure, sauf si c’est de main à main et pour une quantité égale.’”
- Sahih al-Bukhari, n°2197
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a interdit de vendre les fruits tant que leur qualité n’est pas évidente, et de vendre les palmiers-dattiers tant que les dattes ne sont pas presque mûres. On lui a demandé ce que signifiait « presque mûres ». Il a répondu : « Quand elles deviennent rouges et jaunes. »
- Sahih al-Bukhari, n°2198
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de vendre les fruits tant qu’ils ne sont pas presque mûrs. On lui a demandé ce que cela voulait dire. Il a répondu : « Jusqu’à ce qu’ils deviennent rouges. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi dit : « Si Allah abîme les fruits, quel droit aurait-on de prendre l’argent de son frère (c’est-à-dire des autres) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°2207
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit Muhaqala, Mukhadara, Mulamasa, Munabadha et Muzabana. (Voir le glossaire et les hadiths précédents pour la signification de ces termes)
- Sahih al-Bukhari, n°2210
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Taiba a fait une saignée au Messager d’Allah (ﷺ), alors le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné qu’on lui donne un Sa de dattes et a demandé à ses maîtres (car il était esclave) de réduire sa taxe
- Sahih al-Bukhari, n°2235
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est venu à Khaybar. Quand Allah lui a donné la victoire et qu'il a conquis la ville en brisant la défense de l'ennemi, on lui a parlé de la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtab, dont le mari avait été tué alors qu'elle venait de se marier. Le Messager d'Allah (ﷺ) l'a choisie pour lui-même et il est parti avec elle jusqu'à Sadd-ar-Rawha', où ses règles se sont terminées et il l'a épousée. Ensuite, un plat de hais (un type de repas) a été préparé et servi sur une petite nappe en cuir. Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a alors dit : « Informe ceux qui sont autour de toi (du repas de mariage). » C'était donc le repas de mariage offert par le Messager d'Allah (ﷺ) pour son mariage avec Safiya. Après cela, nous sommes partis vers Médine et j'ai vu que le Messager d'Allah (ﷺ) la couvrait d'un manteau alors qu'elle était derrière lui. Ensuite, il s'asseyait près de son chameau et laissait Safiya poser ses pieds sur ses genoux pour monter sur le chameau
- Sahih al-Bukhari, n°2277
Rapporté par Anas bin Malik : Quand Abu Taiba fit une saignée au Prophète (ﷺ), le Prophète (ﷺ) ordonna qu’on lui donne un ou deux sâs de nourriture et il intercéda auprès de ses maîtres pour qu’ils réduisent ses taxes
- Sahih al-Bukhari, n°2281
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a fait venir un esclave dont le métier était de faire des saignées, et il l’a fait saigner. Le Prophète (ﷺ) a ordonné qu’on lui donne un ou deux sâs, ou un ou deux mudds de nourriture, et il a demandé à ses maîtres de réduire ses taxes
- Sahih al-Bukhari, n°2294
Rapporté par `Asim : J'ai entendu Anas bin Malik dire : « As-tu déjà entendu que le Prophète (ﷺ) a dit : “Il n'y a pas d'alliance en islam ?” » Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a fait une alliance entre les Quraish et les Ansar dans ma maison. »
- Sahih al-Bukhari, n°2304
Rapporté par Ibn Ka`b bin Malik d'après son père : Nous avions quelques moutons qui paissaient à Sala'. Une de nos servantes a vu un mouton en train de mourir et elle a cassé une pierre pour l'égorger avec. Mon père a dit aux gens : « N'en mangez pas avant que je demande au Prophète (ou que j'envoie quelqu'un lui demander). » Alors, il a demandé ou envoyé quelqu'un demander au Prophète, et le Prophète (ﷺ) lui a permis d'en manger. 'Ubaidullah (un sous-narrateur) a dit : « J'admire cette fille, car même si elle était esclave, elle a osé égorger le mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°2318
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha était l’homme le plus riche de Médine parmi les Ansar, et son jardin Beeruha’ était ce qu’il possédait de plus cher, situé en face de la mosquée du Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de son eau douce. Quand ce verset a été révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez en aumône ce que vous aimez » (3.92), Abu Talha s’est levé devant le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez en aumône ce que vous aimez”, et ce que j’aime le plus dans mes biens, c’est Beeruha’, alors je le donne en aumône en espérant la récompense d’Allah. Ô Messager d’Allah ! Utilise-le comme tu veux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a apprécié et a dit : « C’est une richesse qui rapporte, c’est une richesse qui rapporte. J’ai entendu ce que tu as dit ; je te conseille de la distribuer à tes proches. » Abu Talha a dit : « Je vais le faire, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Abu Talha l’a donc distribué à ses proches et cousins. Le sous-narrateur (Malik) a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une richesse qui rapporte, » au lieu de « richesse qui se perd. »
- Sahih al-Bukhari, n°2320
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Aucun musulman ne plante un arbre ou ne sème des graines, et qu’un oiseau, une personne ou un animal en mange, sans que cela ne soit compté pour lui comme une aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°2352
Rapporté par Az-Zuhri : Anas bin Malik a dit qu’une brebis domestique a été traitée pour le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était chez Anas bin Malik. Le lait a été mélangé avec de l’eau tirée du puits de la maison d’Anas. On a présenté un gobelet de ce mélange au Messager d’Allah (ﷺ) qui en a bu. Ensuite, Abu Bakr était assis à sa gauche et un bédouin à sa droite. Quand le Prophète (ﷺ) a retiré le gobelet de sa bouche, `Umar a eu peur que le Prophète (ﷺ) le donne au bédouin, alors il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-le à Abu Bakr qui est à côté de toi. » Mais le Prophète (ﷺ) l’a donné au bédouin, qui était à sa droite, et a dit : « Il faut commencer par celui qui est à ta droite. »
- Sahih al-Bukhari, n°2418
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b bin Malik : Ka`b a réclamé sa dette à Ibn Abi Hadrad dans la mosquée et leurs voix sont montées jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) les entende depuis sa maison. Il est sorti vers eux, a soulevé le rideau de sa chambre et a appelé Ka`b : « Ô Ka`b ! » Ka`b a répondu : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ). » (Il lui a dit) : « Réduis ta dette de moitié, » en faisant un geste de la main. Ka`b a dit : « Je l’ai fait, ô Messager d’Allah ! » Le Prophète (ﷺ) a alors dit à Ibn Abi Hadrad : « Lève-toi et rembourse ta dette. »
- Sahih al-Bukhari, n°2424
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b bin Malik Al-Ansari d’après Ka`b bin Malik : `Abdullah bin Abi Hadrad Al-Aslami lui devait de l’argent. Ka`b l’a rencontré, l’a attrapé et ils ont commencé à discuter, leurs voix devenant très fortes. Le Prophète (ﷺ) est passé près d’eux et a fait signe à Ka`b de réduire la dette de moitié. Ka`b a donc récupéré la moitié de la dette et a exempté le débiteur de l’autre moitié
- Sahih al-Bukhari, n°2443
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Aide ton frère, qu’il soit injuste ou victime d’injustice. »
- Sahih al-Bukhari, n°2505
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (avec ses compagnons) est arrivé à La Mecque le matin du quatrième jour de Dhul-Hijja, en état d’Ihram pour le Hajj seulement. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de changer notre intention d’Ihram pour la `Umra, afin que nous puissions terminer l’Ihram après la `Umra et retourner auprès de nos femmes. Les gens ont commencé à en parler. Jabir a dit avec étonnement : « Allons-nous à Mina alors que du sperme coule encore de nos organes ? » Jabir a fait un geste en disant cela. Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a fait un sermon et a dit : « On m’a informé que certaines personnes disaient ceci et cela ; par Allah, je crains Allah plus que vous et je Lui obéis plus que vous. Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené le Hadi (sacrifice) avec moi, et si je ne l’avais pas eu, j’aurais terminé l’Ihram. » À ce moment, Suraqa bin Malik s’est levé et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce une permission seulement pour nous ou pour toujours ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est pour toujours. » Pendant ce temps, `Ali bin Abu Talib est arrivé du Yémen et disait Labbaik pour ce que le Prophète (ﷺ) avait décidé. (Selon un autre homme, `Ali disait Labbaik pour le Hajj comme le Messager d’Allah (ﷺ)). Le Prophète (ﷺ) lui a dit de rester en Ihram et de partager le Hadi avec lui
- Sahih al-Bukhari, n°2506
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (avec ses compagnons) est arrivé à La Mecque le matin du quatrième jour de Dhul-Hijja, en état d’Ihram pour le Hajj seulement. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de changer notre intention d’Ihram pour la `Umra, afin que nous puissions terminer l’Ihram après la `Umra et retourner auprès de nos femmes. Les gens ont commencé à en parler. Jabir a dit avec étonnement : « Allons-nous à Mina alors que du sperme coule encore de nos organes ? » Jabir a fait un geste en disant cela. Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a fait un sermon et a dit : « On m’a informé que certaines personnes disaient ceci et cela ; par Allah, je crains Allah plus que vous et je Lui obéis plus que vous. Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené le Hadi (sacrifice) avec moi, et si je ne l’avais pas eu, j’aurais terminé l’Ihram. » À ce moment, Suraqa bin Malik s’est levé et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce une permission seulement pour nous ou pour toujours ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est pour toujours. » Pendant ce temps, `Ali bin Abu Talib est arrivé du Yémen et disait Labbaik pour ce que le Prophète (ﷺ) avait décidé. (Selon un autre homme, `Ali disait Labbaik pour le Hajj comme le Messager d’Allah (ﷺ)). Le Prophète (ﷺ) lui a dit de rester en Ihram et de partager le Hadi avec lui
- Sahih al-Bukhari, n°2577
Rapporté par Anas bin Malik : On a apporté de la viande au Prophète (ﷺ) et on lui a dit que cette viande avait été donnée en aumône à Barirah. Il a dit : « C’était une Sadaqa pour Barirah, mais un cadeau pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°2617
Rapporté par Anas bin Malik : Une femme juive a apporté un mouton empoisonné (cuit) au Prophète (ﷺ) qui en a mangé. Elle a été amenée devant le Prophète et on lui a demandé : « Devons-nous la tuer ? » Il a répondu : « Non. » J’ai continué à voir les effets du poison sur le palais du Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°2629
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Quelle belle Maniha (la chamelle qui vient de mettre bas et qui donne beaucoup de lait) ! Et (quelle belle Maniha) (la brebis qui donne beaucoup de lait, un bol le matin et un autre le soir) ! » Rapporté par Malik : La Maniha est une bonne action de charité
- Sahih al-Bukhari, n°2630
Rapporté par Ibn Shihab Az-Zuhri : Anas bin Malik a dit : « Quand les émigrants sont arrivés à Médine, ils n’avaient rien alors que les Ansar avaient des terres et des biens. Les Ansar leur ont donné leurs terres à condition que les émigrants leur donnent la moitié de la récolte annuelle, travaillent la terre et fournissent ce qu’il faut pour la culture. La mère d’Anas (qui était aussi la mère de `Abdullah bin Abu Talha) a donné des palmiers au Prophète d’Allah (ﷺ), qui les a offerts à sa servante affranchie (Um Aiman), la mère d’Usama bin Zaid. Quand le Prophète (ﷺ) est revenu à Médine après la bataille de Khaybar, les émigrants ont rendu aux Ansar les fruits qu’ils avaient reçus. Le Prophète (ﷺ) a aussi rendu à la mère d’Anas ses palmiers. Le Messager d’Allah (ﷺ) a donné à Um Aiman d’autres arbres de son jardin en échange de ce don. »
- Sahih al-Bukhari, n°2706
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b bin Malik d’après Ka`b bin Malik : `Abdullah bin Abu Hadrad Al-Aslami devait de l’argent à Ka`b bin Malik. Un jour, ils se sont rencontrés et Ka`b a réclamé son dû, et leurs voix sont devenues très fortes. Le Prophète (ﷺ) est passé près d’eux et a dit : « Ô Ka`b, » en faisant un geste de la main comme pour dire : « Réduis la dette de moitié. » Ka`b a donc pris la moitié de ce qu’on lui devait et a remis l’autre moitié
- Sahih al-Bukhari, n°2710
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b : Ka`b bin Malik lui a raconté que, du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), il a réclamé sa dette à Ibn Abu Hadrad dans la mosquée. Le ton est monté jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ), qui était chez lui, les entende. Il a alors soulevé le rideau de sa chambre et a appelé Ka`b bin Malik en disant : « Ô Ka`b ! » Il a répondu : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète lui a fait signe de la main pour lui indiquer de réduire la dette de moitié. Ka`b a dit : « J’accepte, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors dit (à Ibn Abu Hadrad) : « Lève-toi et paie-lui le reste. »
- Sahih al-Bukhari, n°2757
Rapporté par Ka‘b bin Malik : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pour que mon repentir soit accepté, je souhaite donner tous mes biens en aumône pour Allah par l’intermédiaire de Son Messager. » Il dit : « Il vaut mieux que tu gardes une partie de tes biens pour toi. » J’ai dit : « Alors je garderai ma part à Khaibar. »
- Sahih al-Bukhari, n°2769
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha possédait la plus grande richesse en palmiers parmi les Ansar de Médine, et il tenait le plus à son jardin Bairuha’, situé en face de la mosquée du Prophète (ﷺ). Le Prophète y entrait et buvait de son eau fraîche. Lorsque ce verset divin fut révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez » (3:92), Abu Talha se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez”, et le bien que j’aime le plus, c’est Bairuha’, que je veux donner en aumône pour Allah, en espérant Sa récompense. Utilise-le comme Allah te le dira. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Bravo ! C’est un bien profitable (ou périssable). (Ibn Maslama n’est pas sûr du mot exact, profitable ou périssable.) J’ai entendu ce que tu as dit, et je te conseille de le distribuer à tes proches. » Abu Talha dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ce que tu as suggéré. » Ainsi, Abu Talha distribua ce jardin à ses proches et cousins
- Sahih al-Bukhari, n°2774
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, il a ordonné la construction d’une mosquée. Il a dit : « Ô Bani An-Najjar ! Proposez-moi un prix pour votre jardin. » Ils ont répondu : « Par Allah, nous ne demandons son prix qu’à Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°2788
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) rendait visite à Umm Haram bint Milhan, qui lui offrait à manger. Umm Haram était l’épouse de Ubada bin As-Samit. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) lui rendit visite, elle lui donna à manger et se mit à chercher des poux dans sa tête. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’endormit, puis se réveilla en souriant. Umm Haram demanda : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés (en rêve) comme des combattants pour la cause d’Allah (sur un navire) au milieu de la mer, cela m’a fait sourire ; ils étaient comme des rois sur des trônes (ou semblables à des rois sur des trônes). » (Ishaq, un des narrateurs, n’est pas sûr de l’expression utilisée par le Prophète (ﷺ).) Umm Haram dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il me fasse être parmi eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) invoqua Allah pour elle, puis dormit de nouveau et se réveilla en souriant. Umm Haram demanda encore : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés comme des combattants pour la cause d’Allah », répétant le même rêve. Umm Haram dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu seras parmi les premiers. » Effectivement, elle a voyagé par mer sous le califat de Mu'awiya bin Abi Sufyan, et après avoir débarqué, elle est tombée de sa monture et est décédée
- Sahih al-Bukhari, n°2789
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) rendait visite à Umm Haram bint Milhan, qui lui offrait à manger. Umm Haram était l’épouse de Ubada bin As-Samit. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) lui rendit visite, elle lui donna à manger et se mit à chercher des poux dans sa tête. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’endormit, puis se réveilla en souriant. Umm Haram demanda : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés (en rêve) comme des combattants pour la cause d’Allah (sur un navire) au milieu de la mer, cela m’a fait sourire ; ils étaient comme des rois sur des trônes (ou semblables à des rois sur des trônes). » (Ishaq, un des narrateurs, n’est pas sûr de l’expression utilisée par le Prophète (ﷺ).) Umm Haram dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il me fasse être parmi eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) invoqua Allah pour elle, puis dormit de nouveau et se réveilla en souriant. Umm Haram demanda encore : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés comme des combattants pour la cause d’Allah », répétant le même rêve. Umm Haram dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu seras parmi les premiers. » Effectivement, elle a voyagé par mer sous le califat de Mu'awiya bin Abi Sufyan, et après avoir débarqué, elle est tombée de sa monture et est décédée
- Sahih al-Bukhari, n°2792
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : Une seule action (de combat) dans la cause d'Allah, le matin ou l'après-midi, vaut mieux que ce monde et tout ce qu'il contient
- Sahih al-Bukhari, n°2795
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : Personne qui meurt et trouve du bien auprès d'Allah (dans l'au-delà) ne voudrait revenir dans ce monde, même si on lui donnait tout ce monde et tout ce qu'il contient, sauf le martyr qui, voyant la valeur du martyr, aimerait revenir dans ce monde et être tué à nouveau (dans la cause d'Allah)
- Sahih al-Bukhari, n°2798
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a fait un sermon et a dit : Zaid a pris l'étendard et a été martyrisé, puis Ja`far a pris l'étendard et a été martyrisé, puis `Abdullah bin Rawaha a pris l'étendard et a aussi été martyrisé, puis Khalid bin Al-Walid a pris l'étendard alors qu'il n'avait pas été désigné comme chef, et Allah lui a donné la victoire. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : Cela ne nous plairait pas qu'ils soient avec nous. Aiyub, un des rapporteurs, a ajouté : Ou bien le Prophète, en pleurant, a dit : Cela ne leur plairait pas d'être avec nous
- Sahih al-Bukhari, n°2799
Rapporté par Anas bin Malik : Um Haram a dit : Un jour, le Prophète (ﷺ) a dormi chez moi, près de moi, et s'est réveillé en souriant. J'ai dit : Qu'est-ce qui te fait sourire ? Il a répondu : Certains de mes compagnons m'ont été montrés (dans un rêve) naviguant sur cette mer verte comme des rois sur des trônes. J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu'Il me fasse être parmi eux. Alors le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour elle et s'est rendormi. Il a fait la même chose (c'est-à-dire s'est réveillé et a raconté son rêve) et Um Haram a répété sa demande et il a donné la même réponse. Elle a dit : Invoque Allah pour que je sois parmi eux. Il a dit : Tu seras parmi les premiers. Plus tard, elle est partie avec son mari 'Ubada bin As-Samit qui est parti pour le jihad, et c'était la première fois que les musulmans faisaient une expédition navale dirigée par Mu'awiya. Quand l'expédition s'est terminée et qu'ils rentraient à Sham, on lui a présenté une monture, mais l'animal l'a fait tomber et elle est morte ainsi
- Sahih al-Bukhari, n°2800
Rapporté par Anas bin Malik : Um Haram a dit : Un jour, le Prophète (ﷺ) a dormi chez moi, près de moi, et s'est réveillé en souriant. J'ai dit : Qu'est-ce qui te fait sourire ? Il a répondu : Certains de mes compagnons m'ont été montrés (dans un rêve) naviguant sur cette mer verte comme des rois sur des trônes. J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu'Il me fasse être parmi eux. Alors le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour elle et s'est rendormi. Il a fait la même chose (c'est-à-dire s'est réveillé et a raconté son rêve) et Um Haram a répété sa demande et il a donné la même réponse. Elle a dit : Invoque Allah pour que je sois parmi eux. Il a dit : Tu seras parmi les premiers. Plus tard, elle est partie avec son mari 'Ubada bin As-Samit qui est parti pour le jihad, et c'était la première fois que les musulmans faisaient une expédition navale dirigée par Mu'awiya. Quand l'expédition s'est terminée et qu'ils rentraient à Sham, on lui a présenté une monture, mais l'animal l'a fait tomber et elle est morte ainsi
- Sahih al-Bukhari, n°2809
Rapporté par Anas bin Malik : Um Ar-Rubai' bint Al-Bara', la mère de Hartha bin Suraqa, est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : Ô Prophète d'Allah ! Peux-tu me parler de Hartha ? Hartha a été tué (c'est-à-dire martyrisé) le jour de Badr par une flèche lancée par une personne inconnue. Elle a ajouté : S'il est au Paradis, je serai patiente ; sinon, je pleurerai beaucoup pour lui. Il a dit : Ô mère de Hartha ! Il y a des jardins au Paradis et ton fils a obtenu le Firdaus al-Ala (c'est-à-dire la meilleure place au Paradis)
- Sahih al-Bukhari, n°2814
Rapporté par Anas bin Malik : Pendant trente jours, le Messager d’Allah (ﷺ) a invoqué Allah pour maudire ceux qui avaient tué les compagnons de Bir-Mauna ; il a demandé le mal contre les tribus de Ral, Dhakwan et Usaiya qui ont désobéi à Allah et à Son Messager. À propos de ceux qui ont été tués à Bir-Mauna, un verset du Coran a été révélé, que nous récitions, mais il a ensuite été annulé. Le verset disait : « Informez notre peuple que nous avons rencontré notre Seigneur. Il est satisfait de nous et Il nous a rendus satisfaits. »
- Sahih al-Bukhari, n°2817
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Personne n’ayant accédé au Paradis ne souhaite revenir dans ce monde, même s’il recevait tout ce qu’il y a sur terre, sauf le combattant (mujahid) qui aimerait revenir pour être martyrisé dix fois, à cause de l’honneur qu’il reçoit d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°2823
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) disait : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l’impuissance, la paresse, la lâcheté et la vieillesse affaiblie ; je cherche refuge auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort, et contre le châtiment dans la tombe. »
- Sahih al-Bukhari, n°2828
Rapporté par Anas bin Malik : Du vivant du Prophète, Abu Talha ne jeûnait pas à cause du jihad, mais après la mort du Prophète (ﷺ), je ne l’ai jamais vu sans jeûner, sauf pendant l’Aïd al-Fitr et l’Aïd al-Adha
- Sahih al-Bukhari, n°2830
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La peste est une cause de martyre pour tout musulman qui en meurt. »
- Sahih al-Bukhari, n°2845
Rapporté par Ibn `Aun : Un jour, Musa bin Anas, en racontant la bataille de Yamama, a dit : « Anas bin Malik est allé voir Thabit bin Qais, qui avait relevé ses vêtements sur ses cuisses et se parfumait avec du Hunut. Anas lui a demandé : ‘Ô oncle ! Qu’est-ce qui te retient (d’aller au combat) ?’ Il a répondu : ‘Ô mon neveu ! J’arrive tout de suite’, et il a continué à se parfumer, puis il est venu s’asseoir dans le rang. Anas a ensuite raconté que les gens avaient fui le champ de bataille. Thabit a alors dit : ‘Laissez-moi passer pour combattre l’ennemi. Nous n’aurions jamais fait cela (fuir) en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ). Comme ces mauvaises habitudes que vous avez prises de vos ennemis sont regrettables !’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2848
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Au moment de mon départ du Prophète (ﷺ), il a dit à moi et à un ami : « Vous deux, faites l’Adhan et l’Iqama pour la prière, et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°2851
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a une bénédiction dans le front des chevaux. »
- Sahih al-Bukhari, n°2857
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, il y a eu une frayeur à Médine, alors le Prophète (ﷺ) a emprunté un cheval qui nous appartenait, appelé Mandub, et il est parti avec. À son retour, il a dit : « Je n’ai rien vu d’effrayant et j’ai trouvé ce cheval très rapide. »
- Sahih al-Bukhari, n°2862
Rapporté par Anas bin Malik : Il y a eu une frayeur à Médine, alors le Prophète (ﷺ) a emprunté un cheval appelé Mandub appartenant à Abu Talha et il l’a monté. À son retour, il a dit : « Je n’ai rien vu d’effrayant et j’ai trouvé ce cheval très rapide. »
- Sahih al-Bukhari, n°2867
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, les habitants de Médine ont eu peur, alors le Prophète (ﷺ) a monté un cheval appartenant à Abu Talha, qui courait lentement ou avait de petites foulées. À son retour, il a dit : « J’ai trouvé ton cheval (c’est-à-dire celui d’Abu Talha) très rapide. Après cela, ce cheval n’a plus jamais été dépassé en course. »
- Sahih al-Bukhari, n°2881
Rapporté par Tha`laba bin Abi Malik : `Umar bin Al-Khattab a distribué des vêtements parmi les femmes de Médine. Il restait un beau vêtement, et l’un de ceux qui étaient avec lui a dit : « Ô chef des croyants ! Donne ce vêtement à ta femme, la (petite-)fille du Messager d’Allah (ﷺ). » Ils parlaient d’Um Kulthum, la fille de `Ali. `Umar a dit : « Um Salit y a plus droit. » Um Salit faisait partie des femmes ansar qui avaient prêté serment d’allégeance au Messager d’Allah (ﷺ). `Umar a dit : « Elle (Um Salit) portait les outres d’eau pour nous le jour d’Uhud. »
- Sahih al-Bukhari, n°2889
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai accompagné le Prophète (ﷺ) à Khaybar pour le servir. (Plus tard), quand le Prophète (ﷺ) est revenu et qu’il a vu la montagne d’Uhud, il a dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. » Puis il a montré Médine de la main en disant : « Ô Allah ! Je fais de la zone entre les deux montagnes de Médine un sanctuaire, comme Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis notre Sa’ et notre Mudd (c’est-à-dire nos unités de mesure). »
- Sahih al-Bukhari, n°2893
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Choisis un de tes jeunes serviteurs pour m'accompagner lors de mon expédition à Khaybar. » Alors, Abu Talha m'a emmené avec lui, me faisant monter derrière lui alors que j'étais un garçon proche de la puberté. J'avais l'habitude de servir le Messager d'Allah (ﷺ) lorsqu'il s'arrêtait pour se reposer. Je l'ai entendu répéter : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l'angoisse et la tristesse, contre l'impuissance et la paresse, contre l'avarice et la lâcheté, contre le poids des dettes et contre le fait d'être dominé par les hommes. » Puis nous sommes arrivés à Khaybar ; et quand Allah lui a permis de conquérir la forteresse, on lui a parlé de la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtab. Son mari avait été tué alors qu'elle venait de se marier. Le Messager d'Allah (ﷺ) l'a choisie pour lui-même et l'a emmenée avec lui jusqu'à ce que nous arrivions à un endroit appelé Sa`d-AsSahba', où ses menstrues étaient terminées et il l'a prise pour épouse. Un plat appelé haris a été servi sur une petite nappe en cuir. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) m'a demandé d'appeler ceux qui étaient autour de moi. C'était donc le festin de mariage du Messager d'Allah (ﷺ) et de Safiya. Puis nous sommes partis pour Médine. J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) replier un manteau sur la bosse du chameau pour faire une place plus large à Safiya (pour qu'elle s'asseye derrière lui). Il s'est assis à côté de son chameau, offrant ses genoux à Safiya pour qu'elle y pose les pieds et monte. Ensuite, nous avons continué jusqu'à ce que nous approchions de Médine ; il a regardé la montagne d'Uhud et a dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. » Puis il a regardé Médine et a dit : « Ô Allah ! Je fais de la zone entre ses deux montagnes un sanctuaire, comme Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis-les (c'est-à-dire les habitants de Médine) dans leur Mudd et leur Sa (leurs mesures). »
- Sahih al-Bukhari, n°2894
Rapporté par Anas bin Malik : Um Haram m'a raconté que le Prophète (ﷺ) a fait une sieste chez elle un jour. Puis il s'est réveillé en souriant. Um Haram lui a demandé : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Qu'est-ce qui te fait sourire ? » Il a répondu : « J'ai été étonné de voir (en rêve) certains de mes compagnons voyager sur la mer, ressemblant à des rois sur leurs trônes. » Elle a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il a répondu : « Tu es parmi eux. » Il s'est rendormi, puis s'est réveillé en souriant et a répété la même chose deux ou trois fois. Et elle a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Et il a dit : « Tu es parmi le premier groupe. » 'Ubada bin As-Samit l'a épousée (c'est-à-dire Um Haram) et l'a emmenée pour le Jihad. À son retour, on lui a présenté une monture, mais elle est tombée et s'est brisé le cou
- Sahih al-Bukhari, n°2895
Rapporté par Anas bin Malik : Um Haram m'a raconté que le Prophète (ﷺ) a fait une sieste chez elle un jour. Puis il s'est réveillé en souriant. Um Haram lui a demandé : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Qu'est-ce qui te fait sourire ? » Il a répondu : « J'ai été étonné de voir (en rêve) certains de mes compagnons voyager sur la mer, ressemblant à des rois sur leurs trônes. » Elle a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il a répondu : « Tu es parmi eux. » Il s'est rendormi, puis s'est réveillé en souriant et a répété la même chose deux ou trois fois. Et elle a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Et il a dit : « Tu es parmi le premier groupe. » 'Ubada bin As-Samit l'a épousée (c'est-à-dire Um Haram) et l'a emmenée pour le Jihad. À son retour, on lui a présenté une monture, mais elle est tombée et s'est brisé le cou
- Sahih al-Bukhari, n°2902
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha et le Prophète (ﷺ) se protégeaient avec un seul bouclier. Abu Talha était un bon archer, et quand il lançait ses flèches, le Prophète (ﷺ) regardait la cible de ses flèches
- Sahih al-Bukhari, n°2947
Rapporté par Ka`b bin Malik : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait diriger une expédition militaire, il employait une ruse pour faire croire qu’il allait dans une autre direction
- Sahih al-Bukhari, n°2948
Rapporté par Ka`b bin Malik : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait mener une expédition militaire, il employait une ruse pour cacher sa vraie destination, sauf pour l’expédition de Tabuk que le Messager d’Allah (ﷺ) mena pendant une période de grande chaleur. Comme il devait faire un long voyage à travers le désert et affronter un grand nombre d’ennemis, il expliqua la situation aux musulmans pour qu’ils se préparent en conséquence et soient prêts à affronter l’ennemi. Le Prophète (ﷺ) leur indiqua la destination vers laquelle il se dirigeait
- Sahih al-Bukhari, n°2949
Ka`b bin Malik disait : « Il était rare que le Messager d’Allah (ﷺ) parte en voyage un autre jour que le jeudi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2950
Rapporté par Ka`b bin Malik : Le Prophète (ﷺ) partit un jeudi pour l’expédition de Tabuk et il préférait voyager le jeudi
- Sahih al-Bukhari, n°2968
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, il y a eu une frayeur à Médine, alors le Messager d'Allah (ﷺ) a monté un cheval appartenant à Abu Talha et, à son retour, il a dit : « Nous n'avons rien vu d'inquiétant, mais nous avons trouvé ce cheval très rapide. »
- Sahih al-Bukhari, n°2969
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, les gens ont eu peur, alors le Messager d'Allah (ﷺ) a monté un cheval lent appartenant à Abu Talha, et il est parti seul au galop. Ensuite, les gens l'ont suivi à cheval. À son retour, il a dit : « N'ayez pas peur (il n'y a rien à craindre) et j'ai trouvé que ce cheval est très rapide. » Ce cheval n'a plus jamais été dépassé en course après cela
- Sahih al-Bukhari, n°2974
Rapporté par Tha`laba bin Abi Malik Al-Qurazi : Lorsque Qais bin Sa`d Al-Ansari, qui portait l’étendard du Prophète, a voulu accomplir le Hajj, il s’est peigné les cheveux
- Sahih al-Bukhari, n°3018
Rapporté par Anas bin Malik : Un groupe de huit hommes de la tribu d’Ukil est venu voir le Prophète (ﷺ), puis ils ont trouvé le climat de Médine difficile pour eux. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-nous un peu de lait. » Le Messager d’Allah a dit : « Je vous conseille de rejoindre le troupeau de chameaux. » Ils sont donc partis et ont bu l’urine et le lait des chameaux (comme remède) jusqu’à ce qu’ils retrouvent la santé et grossissent. Ensuite, ils ont tué le berger, ont volé les chameaux et sont devenus mécréants après avoir été musulmans. Quand le Prophète (ﷺ) a été informé par quelqu’un qui appelait à l’aide, il a envoyé des hommes à leur poursuite, et avant que le soleil ne soit haut, ils ont été ramenés. Il leur a fait couper les mains et les pieds. Ensuite, il a ordonné qu’on chauffe des clous et qu’on les passe sur leurs yeux, puis ils ont été laissés dans la région rocheuse de Médine. Ils ont demandé de l’eau, mais personne ne leur en a donné jusqu’à leur mort. (Abu Qilaba, un des rapporteurs, a dit : « Ils ont commis un meurtre, un vol, se sont rebellés contre Allah et Son Messager, et ont semé la corruption sur la terre. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3044
Rapporté par Anas bin Malik (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré à La Mecque l’année de la Conquête, portant un casque sur la tête. Après l’avoir enlevé, un homme est venu et a dit : « Ibn Khatal s’accroche aux rideaux de la Ka’ba. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tuez-le. »
- Sahih al-Bukhari, n°3048
Rapporté par Anas bin Malik : Certains hommes des Ansar ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-nous de ne pas prendre la rançon de notre neveu Al-`Abbas. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « N’en laissez pas un seul dirham. »
- Sahih al-Bukhari, n°3063
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) fit un sermon et dit : « Zaid a reçu l’étendard et a été martyrisé, puis Ja`far l’a pris et a été martyrisé, puis `Abdullah bin Rawaha l’a pris et a été martyrisé, et ensuite Khalid bin Al-Walid l’a pris sans avoir été désigné, et Allah lui a accordé la victoire. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Je ne souhaite pas (ou ils ne souhaiteraient pas) qu’ils restent (en vie) avec nous, » alors que ses yeux étaient remplis de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°3085
Rapporté par Anas bin Malik : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) sur le chemin du retour d’Usfan, et le Messager d’Allah (ﷺ) montait sa chamelle avec Safiya bint Huyay assise derrière lui. Sa chamelle a glissé et ils sont tombés tous les deux. Abu Talha a sauté de sa monture et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifié pour toi ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends soin de la dame. » Alors Abu Talha a couvert son visage avec un vêtement, est allé vers Safiya et l’a couverte, puis il a remis la chamelle en état pour qu’ils puissent remonter. Nous entourions le Messager d’Allah (ﷺ) comme une protection. Quand nous sommes arrivés près de Médine, le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous revenons en nous repentant, en adorant et en louant notre Seigneur. » Il a continué à dire cela jusqu’à son entrée à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°3086
Rapporté par Anas bin Malik : Lui et Abu Talha étaient en compagnie du Prophète (ﷺ) et Safiya accompagnait le Prophète, qui la faisait monter derrière lui sur sa chamelle. Pendant le voyage, la chamelle a glissé et le Prophète (ﷺ) et sa femme sont tombés. Abu Talha (le narrateur pense qu’Anas a dit qu’Abu Talha a sauté rapidement de sa monture) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifié pour toi ! T’es-tu blessé ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, mais prends soin de la dame. » Abu Talha a couvert son visage avec son vêtement, s’est approché d’elle et l’a couverte, puis elle s’est relevée. Il a ensuite remis la chamelle en état et ils sont repartis jusqu’à l’approche de Médine. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous revenons en nous repentant, en adorant et en louant notre Seigneur. » Le Prophète (ﷺ) a continué à dire cela jusqu’à son entrée à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°3094
Rapporté par Malik bin Aus : Alors que j’étais chez moi et que le soleil était déjà haut, il faisait chaud. Soudain, le messager de `Umar bin Al-Khattab est venu me voir et m’a dit : « Le chef des croyants t’appelle. » Je l’ai donc suivi jusqu’à ce que j’entre là où `Umar était assis sur un lit fait de feuilles de palmier sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Je l’ai salué et me suis assis. Il m’a dit : « Ô Malik ! Des gens de ton peuple qui ont une famille sont venus me voir et j’ai ordonné qu’on leur donne un don, alors prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! J’aimerais que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Ô homme ! Prends-le. » Pendant que j’étais assis avec lui, son portier Yarfa’ est arrivé et a dit : « `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d bin Abi Waqqas demandent la permission d’entrer ; puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Un peu plus tard, Yarfa’ est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Alors `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c’est-à-dire `Ali). » Ils avaient un différend concernant les biens de Bani An-Nadir qu’Allah avait donnés à Son Envoyé comme Fai. Le groupe (`Uthman et ses compagnons) a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et mets-les d’accord. » `Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah par Qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (ceux des prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa),” et que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même en disant “nous” ? » Le groupe répondit : « Il l’a dit. » `Umar se tourna alors vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il l’a dit. » `Umar dit alors : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Envoyé une faveur particulière avec une partie de ce Fai (butin) qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » `Umar récita ensuite les versets : « Ce que Allah a accordé comme butin à Son Envoyé (Muhammad) de leur part — pour cela vous n’avez fait aucune expédition ni à cheval ni à chameau ; mais Allah donne le pouvoir à Ses envoyés sur qui Il veut. Et Allah est capable de toute chose. » (9:6) `Umar ajouta : « Ce bien a donc été donné spécialement au Messager d’Allah (ﷺ), mais, par Allah, il n’en a pas pris possession pour lui-même, ni ne s’est favorisé à votre exclusion, mais il vous l’a donné à tous et l’a distribué entre vous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ce bien pour subvenir aux besoins annuels de sa famille et donnait le reste pour la cause d’Allah. Il a fait cela toute sa vie. Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Ils répondirent oui. `Umar dit alors à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » `Umar ajouta : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).” Abu Bakr a donc pris en charge ce bien et l’a géré comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah sait qu’il était sincère, pieux, bien guidé et suivait ce qui est juste. Puis Allah a rappelé Abu Bakr à Lui et je suis devenu le successeur d’Abu Bakr, et j’ai gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, le gérant comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr, et Allah sait que j’ai été sincère, pieux, bien guidé et que j’ai suivi ce qui est juste. Maintenant, vous deux (`Abbas et `Ali) êtes venus me voir avec la même demande ; toi, `Abbas, tu me demandes ta part des biens de ton neveu, et cet homme, `Ali, me demande la part de sa femme dans les biens de son père. Je vous ai dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les biens des prophètes ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa).” Quand j’ai pensé qu’il était juste de vous remettre ce bien, je vous ai dit : “Je suis prêt à vous le remettre si vous acceptez, devant Allah, de le gérer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), comme le faisait Abu Bakr et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge.” Vous avez tous deux dit : “Remets-le-nous,” et je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Puis `Umar se tourna vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Voulez-vous maintenant changer d’avis ? Par Allah, par Qui existent le ciel et la terre, je ne donnerai jamais une autre décision que celle que j’ai déjà donnée. Et si vous n’arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°3109
Rapporté par Anas bin Malik : Quand la coupe du Messager d’Allah (ﷺ) s’est cassée, il l’a réparée avec un fil d’argent à l’endroit de la fissure. (Le sous-narrateur, `Asim, a dit : « J’ai vu la coupe et j’ai bu dedans. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3128
Rapporté par Anas bin Malik : Les gens avaient l'habitude d'offrir au Prophète une partie de leurs palmiers en cadeau, jusqu'à ce qu'il conquière Bani Quraiza et Bani An-Nadir, après quoi il a commencé à rendre leurs faveurs
- Sahih al-Bukhari, n°3147
Rapporté par Anas bin Malik : Quand Allah a accordé à Son Messager (ﷺ) les biens de la tribu de Hawazin comme butin, il a commencé à donner à certains hommes de Quraish jusqu’à cent chameaux chacun. Certains hommes parmi les Ansar ont alors dit à propos du Messager d’Allah (ﷺ) : « Qu’Allah lui pardonne ! Il donne aux Quraish et nous oublie, alors que nos épées sont encore couvertes du sang des ennemis. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a été informé de leurs paroles, il a appelé les Ansar, les a réunis dans une tente en cuir et n’a invité personne d’autre. Quand ils furent tous là, le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Qu’est-ce que j’ai entendu dire à votre sujet ? » Les plus sages ont répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), les plus raisonnables d’entre nous n’ont rien dit, mais les plus jeunes ont dit : ‘Qu’Allah lui pardonne ; il donne aux Quraish et oublie les Ansar, alors que nos épées sont encore mouillées du sang des ennemis.’ » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Je donne à ceux qui sont encore proches de la période de l’ignorance (c’est-à-dire qui viennent juste d’embrasser l’islam et dont la foi est encore faible). N’êtes-vous pas contents de voir les gens repartir avec des biens, tandis que vous repartez avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez vous ? Par Allah, ce que vous emportez est bien meilleur que ce qu’ils emportent. » Les Ansar ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ), nous sommes satisfaits. » Puis le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Après moi, vous verrez d’autres personnes être préférées à vous. Soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez Allah et Son Messager au bassin d’Al-Kawthar (un bassin au Paradis). » (Anas ajoute :) Mais nous n’avons pas été patients
- Sahih al-Bukhari, n°3149
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que je marchais avec le Prophète (ﷺ), qui portait un manteau du Najran à bordure épaisse, un bédouin est venu et a tiré si fort sur le manteau du Prophète (ﷺ) que la marque de la bordure est restée sur son épaule. Le bédouin a alors dit : « Ordonne qu’on me donne quelque chose des biens d’Allah que tu possèdes. » Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers lui, a souri et a ordonné qu’on lui fasse un don
- Sahih al-Bukhari, n°3176
Rapporté par `Auf bin Malik : Je me rendis auprès du Prophète (ﷺ) lors de l’expédition de Tabouk alors qu’il était assis dans une tente en cuir. Il dit : « Comptez six signes annonçant l’approche de l’Heure : ma mort, la conquête de Jérusalem, une épidémie qui vous touchera (et fera de nombreuses victimes) comme la peste chez les moutons, l’abondance de richesses à tel point que même si l’on donne cent dinars à quelqu’un, il ne sera pas satisfait ; ensuite, une épreuve qui n’épargnera aucune maison arabe, puis une trêve entre vous et les Bani Al-Asfar (les Byzantins) qui vous trahiront et vous attaqueront sous quatre-vingts étendards, chaque étendard étant porté par douze mille soldats. »
- Sahih al-Bukhari, n°3207
Rapporté par Malik bin Sasaa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à la Maison, entre le sommeil et l’éveil, (un ange m’a reconnu) comme l’homme allongé entre deux hommes. Un plateau d’or rempli de sagesse et de foi a été apporté, et mon corps a été ouvert de la gorge jusqu’au bas du ventre, puis mon ventre a été lavé avec de l’eau de Zamzam et (mon cœur) a été rempli de sagesse et de foi. Al-Buraq, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, m’a été amené et je suis parti avec Gabriel. Quand je suis arrivé au premier ciel, Gabriel a dit au gardien de la porte du ciel : ‘Ouvre la porte.’ Le gardien a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Il a dit : ‘Gabriel.’ Le gardien : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a dit : ‘Muhammad.’ Le gardien a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a dit : ‘Oui.’ Alors il a été dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ J’ai alors rencontré Adam, je l’ai salué et il a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô fils et Prophète.’ Puis nous sommes montés au deuxième ciel. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a dit : ‘Gabriel.’ On a dit : ‘Qui est avec toi ?’ Il a dit : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Il a dit : ‘Oui.’ On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ J’ai alors rencontré Jésus et Yahya (Jean) qui ont dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au troisième ciel. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a dit : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui est avec toi ?’ Gabriel a dit : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ ‘Oui,’ a dit Gabriel. ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ (Le Prophète (ﷺ) a ajouté :) Là, j’ai rencontré Joseph, je l’ai salué, et il a répondu : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète !’ Puis nous sommes montés au quatrième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré Idris, je l’ai salué, il a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au cinquième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Aaron qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au sixième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Moïse qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Quand j’ai continué, il s’est mis à pleurer et, interrogé sur la raison, il a dit : ‘Ô Seigneur ! Les membres de la communauté de ce jeune homme envoyé après moi entreront au Paradis plus nombreux que les miens.’ Puis nous sommes montés au septième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Abraham qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô fils et Prophète.’ Ensuite, on m’a montré Al-Bait-al-Ma’mur (la Maison d’Allah). J’ai demandé à Gabriel ce que c’était et il a dit : ‘C’est Al Bait-ul-Ma’mur où 70 000 anges prient chaque jour, et quand ils en sortent, ils n’y reviennent jamais (chaque jour, un nouveau groupe y entre).’ Ensuite, on m’a montré Sidrat-ul-Muntaha (un arbre au septième ciel) et j’ai vu ses fruits qui ressemblaient aux cruches d’argile de Hajr (une ville d’Arabie), et ses feuilles étaient comme des oreilles d’éléphants, et quatre rivières prenaient leur source à sa racine, deux visibles et deux cachées. J’ai demandé à Gabriel à propos de ces rivières et il a dit : ‘Les deux cachées sont au Paradis, et les deux visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, cinquante prières m’ont été prescrites. Je suis descendu jusqu’à ce que je rencontre Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’as-tu fait ?’ J’ai dit : ‘Cinquante prières m’ont été prescrites.’ Il a dit : ‘Je connais mieux les gens que toi, car j’ai eu le plus de mal à amener les enfants d’Israël à obéir. Tes fidèles ne pourront pas supporter une telle obligation. Retourne donc vers ton Seigneur et demande-Lui de réduire le nombre de prières.’ Je suis retourné et j’ai demandé à Allah (de réduire), et Il les a réduites à quarante. Je suis revenu (voir Moïse) et la même discussion a eu lieu, puis je suis retourné vers Allah pour demander une réduction et Il les a réduites à trente, puis vingt, puis dix, puis je suis allé voir Moïse qui m’a donné le même conseil. Finalement, Allah les a réduites à cinq. Quand je suis retourné voir Moïse, il m’a dit : ‘Qu’as-tu fait ?’ J’ai dit : ‘Allah les a réduites à cinq seulement.’ Il a répété le même conseil mais j’ai dit que j’acceptais (l’Ordre final d’Allah). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a été interpellé par Allah : « J’ai décrété Mon obligation et allégé la charge de Mes serviteurs, et Je récompenserai chaque bonne action comme si elle en valait dix. »
- Sahih al-Bukhari, n°3214
Rapporté par Jarir : comme ci-dessous. Rapporté par Humaid bin Hilal : Anas bin Malik a dit : « C’est comme si je voyais un nuage de poussière s’élever dans la ruelle des Bani Ghanim. » Moussa a ajouté : « Cela a été causé par le passage de Gabriel. »
- Sahih al-Bukhari, n°3230
Rapporté par Yali : J’ai entendu le Prophète ﷺ réciter ce verset sur le minbar : « Ils crieront : Ô Malik… » et Sufyan a dit qu’`Abdullah l’a récité : « Ils crieront : Ô Mali… »
- Sahih al-Bukhari, n°3236
Rapporté par Samura : Le Prophète ﷺ a dit : « La nuit dernière, j’ai vu en rêve deux hommes venir à moi. L’un d’eux a dit : ‘Celui qui entretient le feu, c’est Malik, le gardien du Feu (de l’Enfer), et moi je suis Gabriel, et voici Michael.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3239
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : « La nuit de mon ascension au ciel, j’ai vu Moïse, un homme grand, brun, aux cheveux bouclés, comme s’il était l’un des hommes de la tribu de Shan’awa. J’ai aussi vu Jésus, un homme de taille moyenne, au teint clair tirant sur le rouge et le blanc, avec des cheveux lisses. J’ai également vu Malik, le gardien du Feu (de l’Enfer), et Ad-Dajjal parmi les signes qu’Allah m’a montrés. » (Le Prophète a ensuite récité ce verset) : « Ne sois pas dans le doute de le rencontrer, lorsque tu as rencontré Moïse la nuit de l’ascension. » (32.23) Rapporté aussi par Anas et Abu Bakra : « Le Prophète ﷺ a dit : ‘Les anges protégeront Médine contre Ad-Dajjal, qui ne pourra pas y entrer.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3248
Rapporté par Anas bin Malik : Un manteau de soie a été offert au Prophète ﷺ, alors qu’il interdisait aux hommes de porter de la soie. Quand les gens ont été émerveillés par ce manteau, il a dit : « Par Allah, dans la main de qui est la vie de Muhammad, les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont meilleurs que cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°3251
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a un arbre au Paradis si grand que si un cavalier voyageait à son ombre pendant cent ans, il ne pourrait pas en sortir. »
- Sahih al-Bukhari, n°3266
Rapporté par Yali : Il a entendu le Prophète (ﷺ) sur le minbar réciter : « Ils crieront : “Ô Malik !” » (43.77) (Malik est le gardien (ange) du Feu (de l’Enfer)
- Sahih al-Bukhari, n°3333
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a désigné un ange dans le ventre (de la mère), et l’ange dit : ‘Ô Seigneur ! Une goutte de sperme, Ô Seigneur ! Un caillot de sang, Ô Seigneur ! Un morceau de chair.’ Puis, si Allah veut compléter la création de l’enfant, l’ange dira : ‘Ô Seigneur ! Garçon ou fille ? Ô Seigneur ! Malheureux ou heureux (dans la religion) ? Quels seront ses moyens de subsistance ? Quelle sera sa durée de vie ?’ L’ange écrit tout cela pendant que l’enfant est encore dans le ventre de sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°3342
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Abu Dhar رضي الله عنه disait que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à La Mecque, le toit de ma maison s’est ouvert et Jibril est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Ensuite, il a apporté un plateau d’or rempli de sagesse et de foi, en a versé le contenu dans ma poitrine, puis l’a refermée. Ensuite, il a pris ma main et m’a fait monter au ciel. Quand Jibril est arrivé au premier ciel, il a dit au gardien du ciel : ‘Ouvre (la porte).’ Le gardien a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a répondu : ‘Jibril.’ Il a demandé : ‘Y a-t-il quelqu’un avec toi ?’ Jibril a répondu : ‘Muhammad (ﷺ) est avec moi.’ Il a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Jibril a dit : ‘Oui.’ Alors la porte a été ouverte et nous sommes montés au premier ciel, où nous avons vu un homme assis avec de nombreux groupes à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il m’a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et fils vertueux.’ J’ai demandé : ‘Qui est cet homme, ô Jibril ?’ Jibril a répondu : ‘C’est Adam, et les gens à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux de droite sont les gens du Paradis, et ceux de gauche sont les gens du Feu (de l’Enfer). Quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.’ Ensuite, Jibril m’a fait monter jusqu’au deuxième ciel et a dit au gardien : ‘Ouvre (la porte).’ Le gardien lui a posé les mêmes questions que le premier, puis il a ouvert la porte. » Anas a ajouté : Abu Dhar a mentionné que le Prophète (ﷺ) a rencontré Idris, Moussa (Moïse), ‘Isa (Jésus) et Ibrahim (Abraham) dans les cieux, sans préciser dans quels cieux chacun se trouvait, mais il a dit que le Prophète (ﷺ) avait rencontré Adam au premier ciel et Ibrahim au sixième. Anas a dit : « Quand Jibril et le Prophète (ﷺ) sont passés devant Idris, ce dernier a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ Le Prophète (ﷺ) a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a dit : ‘C’est Idris.’ » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, je suis passé devant Moussa qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a dit : ‘C’est Moussa.’ Ensuite, je suis passé devant ‘Isa qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Il a répondu : ‘C’est ‘Isa.’ Ensuite, je suis passé devant le Prophète (ﷺ) Ibrahim qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et fils vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a répondu : ‘C’est Ibrahim.’ » Rapporté par Ibn ‘Abbas et Abu Haiyya Al-Ansari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ensuite, Jibril m’a fait monter à un endroit où j’ai entendu le grincement des plumes. » Ibn Hazm et Anas bin Malik rapportent que le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah m’a prescrit cinquante prières. Quand je suis revenu avec cet ordre d’Allah, je suis passé devant Moussa qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’Allah a prescrit à ta communauté ?’ J’ai répondu : ‘Il leur a prescrit cinquante prières.’ Moussa m’a dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur (et demande une réduction), car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ Je suis donc retourné auprès de mon Seigneur et Il a réduit de moitié. Quand je suis repassé devant Moussa et que je l’en ai informé, il m’a encore dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ J’y suis retourné de la même manière, et la moitié a encore été réduite. Je suis encore passé devant Moussa, il m’a dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ J’y suis retourné et Allah a dit : ‘Ce sont cinq prières, mais elles comptent comme cinquante, car Ma Parole ne change pas.’ Je suis revenu vers Moussa, il m’a encore dit de retourner auprès de mon Seigneur (pour demander une réduction), mais j’ai dit : ‘J’ai honte de demander encore à mon Seigneur.’ Ensuite, Jibril m’a emmené jusqu’à ce que nous atteignions Sidrat-ul-Muntaha (l’arbre du lotus de la limite ultime) qui était couvert de couleurs indescriptibles. Puis j’ai été admis au Paradis où j’ai trouvé de petites tentes en perles et son sol était du musc (un parfum). »
- Sahih al-Bukhari, n°3367
Rapporté par Anas bin Malik : Quand la montagne d’Uhud est apparue à la vue du Messager d’Allah (ﷺ), il a dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. Ô Allah ! Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire, et moi, je fais de l’espace entre ces deux montagnes (de Médine) un sanctuaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°3393
Rapporté par Malik bin Sasaa : Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé à ses compagnons de son Voyage Nocturne vers les Cieux. Quand il est arrivé au cinquième ciel, il a rencontré Aaron. (Gabriel a dit au Prophète) : « Voici Aaron. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Gabriel l’a salué et moi aussi, et il a répondu à notre salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3395
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il ne faut pas dire que je suis meilleur que Jonas (c’est-à-dire Yunus) fils de Matta. » Ainsi, il a mentionné son père Matta. Le Prophète (ﷺ) a parlé de la nuit de son Ascension et a dit : « Le prophète Moïse était brun, grand, comme s’il venait du peuple de la tribu de Shanu’a. Jésus était un homme aux cheveux bouclés, de taille moyenne. » Il a aussi parlé de Malik, le gardien du Feu (de l’Enfer), et de l’Antéchrist (Ad-Dajjal)
- Sahih al-Bukhari, n°3396
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il ne faut pas dire que je suis meilleur que Jonas (c’est-à-dire Yunus) fils de Matta. » Ainsi, il a mentionné son père Matta. Le Prophète (ﷺ) a parlé de la nuit de son Ascension et a dit : « Le prophète Moïse était brun, grand, comme s’il venait du peuple de la tribu de Shanu’a. Jésus était un homme aux cheveux bouclés, de taille moyenne. » Il a aussi parlé de Malik, le gardien du Feu (de l’Enfer), et de l’Antéchrist (Ad-Dajjal)
- Sahih al-Bukhari, n°3430
Rapporté par Malik bin Sasaa : Le Prophète (ﷺ) leur a parlé de la nuit de son Ascension aux cieux. Il a dit : « (Puis Gabriel m’a pris) et est monté jusqu’à la deuxième ciel où il a demandé que la porte soit ouverte, mais on a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘C’est Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Il a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Il a dit : ‘Oui.’ Quand nous sommes arrivés au deuxième ciel, j’ai vu Yahya (Jean) et Jésus, qui étaient cousins. Gabriel a dit : ‘Voici Jean (Yahya) et Jésus, salue-les.’ Je les ai salués et ils ont répondu à mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô pieux frère et pieux Prophète !’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3479
Rapporté par Rabi` bin Hirash : `Uqba a dit à Hudhaifa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Hudhaifa a dit : « Je l’ai entendu dire : La mort est venue à un homme et, n’ayant plus d’espoir de survivre, il a dit à sa famille : ‘Quand je mourrai, rassemblez beaucoup de bois et faites un feu pour me brûler. Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, broyez les os et dispersez la poudre dans la mer un jour de grande chaleur (ou de vent).’ Ils l’ont fait. Mais Allah a rassemblé ses particules et lui a demandé : ‘Pourquoi as-tu fait cela ?’ Il a répondu : ‘Par crainte de Toi.’ Alors Allah lui a pardonné. » Rapporté aussi par `Abdu Malik : Comme ci-dessus, en précisant : « Un jour de vent. »
- Sahih al-Bukhari, n°3547
Rapporté par Rabi`a bin Abi `Abdur-Rahman : J’ai entendu Anas bin Malik décrire le Prophète (ﷺ) en disant : « Il avait une taille moyenne parmi les gens, ni grand ni petit ; il avait le teint rosé, ni complètement blanc ni très foncé ; ses cheveux n’étaient ni tout à fait bouclés ni totalement raides. La Révélation lui est venue à quarante ans. Il est resté dix ans à La Mecque à recevoir la Révélation, puis dix ans à Médine. À sa mort, il avait à peine vingt cheveux blancs sur la tête et la barbe. » Rabi`a a dit : « J’ai vu quelques-uns de ses cheveux et ils étaient rouges. Quand j’ai demandé pourquoi, on m’a dit que c’était à cause du parfum. »
- Sahih al-Bukhari, n°3556
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b : J'ai entendu Ka`b bin Malik raconter après avoir manqué (la bataille de) Tabuk. Il a dit : « Quand j'ai salué le Messager d'Allah (ﷺ), son visage rayonnait de bonheur, car chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) était content, son visage brillait comme un morceau de lune, et nous pouvions le reconnaître à son visage. »
- Sahih al-Bukhari, n°3564
Rapporté par `Abdullah bin Malik bin Buhaina Al-Asdi : Quand le Prophète (ﷺ) se prosternait, il écartait tellement les bras qu'on pouvait voir ses aisselles. (Le sous-narrateur, Ibn Bukair, a ajouté : « On voyait la blancheur de ses aisselles. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3570
Rapporté par Sharik bin `Abdullah bin Abi Namr : J'ai entendu Anas bin Malik nous raconter la nuit où le Prophète (ﷺ) a été transporté de la Mosquée de la Ka`ba. Trois personnes (des anges) sont venues voir le Prophète (ﷺ) avant qu'il ne reçoive la révélation, alors qu'il dormait à Al Masjid-ul-Haram. Le premier a dit : « Lequel est-ce ? » Le second a dit : « C'est le meilleur d'entre eux. » C'est tout ce qui s'est passé à ce moment-là, et il ne les a pas revus jusqu'à une autre nuit où il a senti leur présence dans son cœur, car les yeux du Prophète (ﷺ) étaient fermés quand il dormait, mais son cœur ne dormait pas (il restait conscient). C'est une caractéristique de tous les prophètes : leurs yeux dorment mais leur cœur reste éveillé. Ensuite, Gabriel a pris en charge le Prophète (ﷺ) et l'a fait monter au Ciel
- Sahih al-Bukhari, n°3573
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) alors que l’heure de la prière de l’Asr approchait. Les gens cherchaient de l’eau pour faire leurs ablutions mais ils n’en trouvaient pas. On apporta alors un peu d’eau au Messager d’Allah (ﷺ), il mit sa main dans le récipient et demanda aux gens de faire leurs ablutions avec cette eau. J’ai vu l’eau couler sous ses doigts et les gens firent leurs ablutions jusqu’à ce que tout le monde ait terminé
- Sahih al-Bukhari, n°3574
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) partit en voyage avec certains de ses compagnons. Ils marchèrent jusqu’à ce que l’heure de la prière arrive, mais ils ne trouvèrent pas d’eau pour faire leurs ablutions. L’un d’eux partit et rapporta un peu d’eau dans un récipient. Le Prophète (ﷺ) la prit, fit ses ablutions, puis posa ses quatre doigts sur le récipient et dit aux gens : « Venez faire vos ablutions. » Ils commencèrent à se purifier jusqu’à ce que tous aient terminé, et ils étaient environ soixante-dix
- Sahih al-Bukhari, n°3575
Rapporté par Humaid : Anas bin Malik a dit : « Un jour, l’heure de la prière arriva et ceux dont la maison était proche de la mosquée rentrèrent chez eux pour faire leurs ablutions, tandis que les autres restèrent assis. On apporta au Prophète un pot en pierre contenant de l’eau. Il voulut y mettre sa main, mais le pot était trop petit pour qu’il puisse l’ouvrir, alors il rassembla ses doigts avant de les plonger dans le pot. Ensuite, tout le monde fit ses ablutions avec cette eau. » J’ai demandé à Anas : « Combien étaient-ils ? » Il répondit : « Ils étaient quatre-vingts hommes. »
- Sahih al-Bukhari, n°3578
Rapporté par Anas bin Malik : Abou Talha dit à Oum Soulaym : « J’ai remarqué que la voix du Messager d’Allah (ﷺ) était faible, je pense que c’est à cause de la faim. As-tu de la nourriture ? » Elle répondit : « Oui. » Elle sortit quelques pains d’orge, prit un voile, enveloppa le pain dans une partie et me le mit sous le bras, puis m’enveloppa avec le reste du voile et m’envoya vers le Messager d’Allah (ﷺ). Je suis parti avec et j’ai trouvé le Messager d’Allah (ﷺ) à la mosquée, assis avec des gens. Quand je me suis approché, il demanda : « Abou Talha t’a-t-il envoyé ? » Je répondis : « Oui. » Il demanda : « Avec de la nourriture ? » Je répondis : « Oui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit alors aux gens autour de lui : « Levez-vous ! » Il partit avec eux et je les ai précédés jusqu’à Abou Talha pour l’avertir de la venue du Prophète (ﷺ). Abou Talha dit : « Ô Oum Soulaym ! Le Messager d’Allah (ﷺ) vient avec des gens et nous n’avons pas de quoi les nourrir. » Elle répondit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Abou Talha sortit accueillir le Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Oum Soulaym ! Apporte ce que tu as. » Elle apporta le pain que le Messager d’Allah (ﷺ) demanda de couper en morceaux. Oum Soulaym versa dessus un peu de beurre. Le Messager d’Allah (ﷺ) récita ce qu’Allah voulut, puis dit : « Que dix personnes entrent. » Dix personnes entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il dit encore : « Que dix autres entrent. » Ils entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il répéta : « Que dix autres entrent. » Ils entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il dit encore : « Que dix autres entrent. » En tout, tous mangèrent à leur faim, et ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts hommes
- Sahih al-Bukhari, n°3585
Rapporté par Anas bin Malik : Il a entendu Jabir bin `Abdullah dire : « Le toit de la mosquée était soutenu par des troncs de palmier servant de piliers. Quand le Prophète (ﷺ) faisait un sermon, il se tenait près de l’un de ces troncs jusqu’à ce qu’on lui fabrique une chaire, qu’il utilisa à la place. Alors nous avons entendu le tronc émettre un son comme celui d’une chamelle pleine jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) vienne vers lui, pose sa main dessus, et il se calma. »
- Sahih al-Bukhari, n°3613
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) remarqua l’absence de Thabit bin Qais. Un homme dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais t’apporter de ses nouvelles. » Il alla donc le voir et le trouva assis chez lui, la tête baissée, l’air triste. Il demanda à Thabit : « Qu’as-tu ? » Thabit répondit : « Une mauvaise situation : un homme élevait sa voix au-dessus de celle du Prophète (ﷺ) et tous ses bons actes ont été annulés, il fait partie des gens de l’Enfer. » L’homme retourna voir le Prophète (ﷺ) et lui rapporta ce que Thabit avait dit. (Le sous-narrateur, Moussa bin Anas, dit : « L’homme retourna voir Thabit avec une bonne nouvelle. ») Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Va dire à Thabit : “Tu n’es pas des gens du Feu, mais des gens du Paradis.” »
- Sahih al-Bukhari, n°3615
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Abu Bakr est venu chez mon père qui était à la maison et a acheté une selle de lui. Il dit à `Azib : « Dis à ton fils de la porter avec moi. » Je l’ai donc portée avec lui et mon père nous a suivis pour prendre le prix de la selle. Mon père dit : « Ô Abu Bakr ! Raconte-moi ce qui t’est arrivé lors de ton voyage nocturne avec le Messager d’Allah (ﷺ) (pendant l’Hégire). » Il répondit : « Oui, nous avons voyagé toute la nuit et aussi le lendemain jusqu’à midi, quand il n’y avait plus personne sur la route à cause de la chaleur. Nous avons alors vu un grand rocher qui offrait de l’ombre, et le soleil ne l’avait pas encore atteint. Nous sommes descendus là, j’ai préparé un endroit et je l’ai couvert avec une peau ou de l’herbe sèche pour que le Prophète (ﷺ) puisse s’y reposer. J’ai dit : “Dors, ô Messager d’Allah (ﷺ), je vais veiller sur toi.” Il s’est endormi et je suis sorti pour monter la garde. Soudain, j’ai vu un berger arriver avec ses moutons vers ce rocher, avec la même intention que nous. Je lui ai demandé : “À qui appartiens-tu, garçon ?” Il a répondu : “J’appartiens à un homme de Médine ou de La Mecque.” J’ai dit : “Tes moutons ont-ils du lait ?” Il a dit : “Oui.” J’ai dit : “Peux-tu traire pour nous ?” Il a dit : “Oui.” Il a attrapé une brebis et je lui ai demandé de nettoyer la mamelle de la poussière, des poils et de la saleté. (Le sous-narrateur dit qu’il a vu Al-Bara’ frapper une main contre l’autre pour montrer comment le berger nettoyait la mamelle.) Le berger a trait un peu de lait dans un récipient en bois et j’avais une outre en cuir pour que le Prophète (ﷺ) puisse boire et faire ses ablutions. Je suis allé vers le Prophète, n’osant pas le réveiller, mais quand je suis arrivé, il était déjà réveillé ; alors j’ai versé de l’eau sur le lait pour le rafraîchir. Puis j’ai dit : “Bois, ô Messager d’Allah (ﷺ) !” Il a bu jusqu’à ce que je sois satisfait. Ensuite, il a demandé : “Est-ce l’heure de partir ?” J’ai dit : “Oui.” Nous sommes donc partis après midi. Suraqa bin Malik nous a suivis et j’ai dit : “Nous avons été découverts, ô Messager d’Allah (ﷺ) !” Il a dit : “Ne t’inquiète pas, car Allah est avec nous.” Le Prophète (ﷺ) a invoqué contre lui (Suraqa) et les jambes de son cheval se sont enfoncées dans la terre jusqu’au ventre. (Le sous-narrateur, Zuhair, n’est pas sûr si Abu Bakr a dit : “(Cela s’est enfoncé) dans de la terre dure.”) Suraqa a dit : “Je vois que tu as invoqué contre moi. S’il te plaît, invoque en ma faveur, et par Allah, je ferai retourner ceux qui te cherchent.” Le Prophète (ﷺ) a invoqué en sa faveur et il a été sauvé. Ensuite, chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un sur la route, il disait : “Je l’ai cherché ici en vain.” Ainsi, il a fait retourner tous ceux qu’il a rencontrés. C’est ainsi que Suraqa a tenu sa promesse
- Sahih al-Bukhari, n°3630
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) nous avait annoncé la mort de Ja`far et de Zaid avant même que la nouvelle ne nous parvienne, et ses yeux étaient remplis de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°3647
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Khaybar tôt le matin, et les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs pioches. Quand ils ont vu le Prophète (ﷺ), ils ont dit : « Muhammad et son armée ! » et ils sont vite retournés se réfugier dans la forteresse. Le Prophète (ﷺ) a levé les mains et a dit : « Allah est le Plus Grand ! Khaybar est perdue ! Quand nous approchons d’un peuple, alors malheur au matin de ceux qui ont été avertis. »
- Sahih al-Bukhari, n°3652
Rapporté par Al-Bara' : Abou Bakr a acheté une selle de chameau à `Azib pour treize dirhams. Abou Bakr a dit à `Azib : « Dis à Al-Bara' de porter la selle pour moi. » `Azib a répondu : « Non, sauf si tu me racontes ce qui t’est arrivé, à toi et au Messager d’Allah (ﷺ), quand vous avez quitté La Mecque alors que les polythéistes vous cherchaient. » Abou Bakr a dit : « Nous avons quitté La Mecque et nous avons voyagé toute la nuit et le lendemain jusqu’à midi. J’ai cherché un endroit ombragé pour nous reposer et j’ai trouvé un rocher avec un peu d’ombre. J’ai nettoyé l’endroit et préparé un lit pour le Prophète (ﷺ) à l’ombre, puis je lui ai dit : “Allonge-toi, ô Messager d’Allah (ﷺ).” Il s’est allongé et je suis sorti pour voir si quelqu’un nous poursuivait. Soudain, j’ai vu un berger qui amenait ses moutons vers le rocher, cherchant ce que nous avions déjà trouvé. Je lui ai demandé : “À qui appartiens-tu, garçon ?” Il a dit : “J’appartiens à un homme de Quraish.” Il a donné son nom et je l’ai reconnu. Je lui ai demandé : “Tes moutons ont-ils du lait ?” Il a répondu : “Oui.” J’ai dit : “Peux-tu alors traire un peu pour nous ?” Il a accepté. Je lui ai demandé d’attacher les pattes d’une brebis et de nettoyer sa mamelle, puis de se laver les mains. Le berger s’est nettoyé les mains, puis il a trait une petite quantité de lait. Je gardais pour le Messager d’Allah (ﷺ) une gourde en cuir dont l’ouverture était couverte d’un tissu. J’ai versé de l’eau sur le récipient de lait jusqu’à ce que le bas soit frais, puis j’ai apporté le lait au Prophète (ﷺ) que j’ai trouvé réveillé. Je lui ai dit : “Bois, ô Messager d’Allah (ﷺ).” Il a bu jusqu’à ce que je sois satisfait. Ensuite, j’ai dit : “Il est temps de partir, ô Messager d’Allah !” Il a répondu : “Oui.” Nous sommes donc repartis pendant que les gens (les polythéistes de Quraish) nous cherchaient, mais personne ne nous a trouvés sauf Suraqah bin Malik bin Ju`shum, qui était à cheval. J’ai dit : “Voilà nos poursuivants qui nous ont trouvés, ô Messager d’Allah (ﷺ) !” Il a dit : “Ne t’inquiète pas, car Allah est avec nous.”
- Sahih al-Bukhari, n°3675
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) a un jour gravi la montagne d’Uhud avec Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman. La montagne s’est mise à trembler avec eux. Le Prophète (ﷺ) a dit (à la montagne) : « Tiens-toi tranquille, Ô Uhud ! Car il n’y a sur toi qu’un Prophète, un véridique et deux martyrs. »
- Sahih al-Bukhari, n°3686
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) est monté sur la montagne d’Uhud, accompagné d’Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman. La montagne a tremblé sous eux. Le Prophète (ﷺ) l’a frappée du pied et a dit : « Ô Uhud ! Tiens-toi tranquille, car il n’y a sur toi qu’un Prophète, un véridique et un martyr (c’est-à-dire deux martyrs). »
- Sahih al-Bukhari, n°3744
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Chaque communauté a un homme extrêmement digne de confiance, et l’homme digne de confiance de cette communauté (c’est-à-dire la communauté musulmane) est Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah. »
- Sahih al-Bukhari, n°3748
Rapporté par Muhammad : Anas bin Malik a dit : « La tête d’Al-Husain a été apportée à 'Ubaidullah bin Ziyad et posée dans un plateau, puis Ibn Ziyad a commencé à toucher le nez et la bouche d’Al-Husain avec un bâton en parlant de sa beauté. » Anas lui a alors dit : « Al-Husain ressemblait plus au Prophète que les autres. » Anas a ajouté : « Ses cheveux (c’est-à-dire ceux d’Al-Husain) étaient teints avec du wasma (une plante utilisée comme teinture). »
- Sahih al-Bukhari, n°3770
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : La supériorité de `Aisha sur les autres femmes est comme celle du tharid sur les autres repas
- Sahih al-Bukhari, n°3784
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : Le signe de la foi, c'est d'aimer les Ansar, et le signe de l'hypocrisie, c'est de les détester
- Sahih al-Bukhari, n°3786
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, une femme Ansari, accompagnée de son fils, est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a parlé et a dit deux fois : Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, vous êtes les gens que j'aime le plus
- Sahih al-Bukhari, n°3793
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit aux Ansar : « Après moi, vous verrez d’autres personnes recevoir la préférence sur vous ; alors soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez, et votre lieu de rendez-vous sera le Bassin (c’est-à-dire le Bassin d’Al-Kawthar). »
- Sahih al-Bukhari, n°3794
Rapporté par Yahya bin Sa`id : Il a entendu Anas bin Malik, alors qu’il l’accompagnait chez Al-Walid, dire : « Un jour, le Prophète (ﷺ) a réuni les Ansar pour leur donner le territoire de Bahreïn. Ils ont dit : ‘Non, sauf si tu donnes à nos frères émigrés une part égale.’ Il a alors dit : ‘Si vous n’acceptez pas, alors soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez, car après moi d’autres seront préférés à vous.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3795
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’y a de vraie vie que celle de l’au-delà. Ô Allah ! Améliore la situation des Ansar et des Muhajirun. » Et Anas a ajouté que le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Ô Allah ! Pardonne aux Ansar. »
- Sahih al-Bukhari, n°3796
Rapporté par Anas bin Malik : Le jour de la bataille du Fossé (Ghazwat-ul-Khandaq), les Ansar disaient : « Nous sommes ceux qui ont prêté serment d’allégeance à Muhammad pour le combat tant que nous vivrons. » Le Prophète (ﷺ) leur a répondu : « Ô Allah ! Il n’y a de vraie vie que celle de l’au-delà ; alors honore les Ansar et les Émigrés. »
- Sahih al-Bukhari, n°3799
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Bakr et Al-`Abbas sont passés devant un groupe d’Ansar qui pleuraient. L’un d’eux (Abu Bakr ou Al-`Abbas) a demandé : « Pourquoi pleurez-vous ? » Ils ont répondu : « Nous pleurons parce que nous nous rappelons les moments passés avec le Prophète (ﷺ) parmi nous. » Alors Abu Bakr est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a rapporté cela. Le Prophète (ﷺ) est sorti, la tête couverte d’un pan de son vêtement. Il est monté sur le minbar, ce qu’il n’a plus fait après ce jour-là. Il a glorifié et loué Allah, puis a dit : « Je vous demande de prendre soin des Ansar, car ils sont mes proches et ceux à qui j’ai confié mes secrets. Ils ont accompli leurs devoirs et leurs droits, mais il leur reste ce qui leur est dû. Alors acceptez le bien des meilleurs d’entre eux et pardonnez aux fautifs parmi eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3801
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les Ansar sont mes proches à qui j’ai confié mes secrets. Les gens vont devenir de plus en plus nombreux, mais les Ansar vont diminuer ; alors acceptez le bien des meilleurs d’entre eux et pardonnez aux fautifs parmi eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3809
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Ubai : « Allah m’a ordonné de te réciter : “Ceux qui ne croient pas (Sourate al-Bayyina 98).” » Ubai a demandé : « A-t-Il mentionné mon nom ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » En entendant cela, Ubai s’est mis à pleurer
- Sahih al-Bukhari, n°3844
Rapporté par Ghailan bin Jarir : Nous rendions visite à Anas bin Malik et il nous parlait des Ansar, et il me disait : « Ton peuple a fait ceci et cela tel jour, et ton peuple a fait cela tel autre jour. »
- Sahih al-Bukhari, n°3868
Rapporté par Anas bin Malik : Les gens de La Mecque ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de leur montrer un miracle. Il leur a alors montré la lune fendue en deux, et ils ont vu la montagne de Hira entre les deux moitiés
- Sahih al-Bukhari, n°3887
Rapporté par `Abbas bin Malik : Malik bin Sasaa a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) leur a raconté son Voyage Nocturne en disant : « Pendant que j’étais allongé dans Al-Hatim ou Al-Hijr, soudain quelqu’un est venu et m’a ouvert le corps d’ici à là. » J’ai demandé à Al-Jarud, qui était à côté de moi : « Que veut-il dire ? » Il a répondu : « Cela veut dire de sa gorge à son bas-ventre », ou il a dit : « Du haut de la poitrine. » Le Prophète (ﷺ) a continué : « Il a ensuite sorti mon cœur. Puis un plateau en or rempli de foi a été apporté, mon cœur a été lavé et rempli (de foi) puis remis à sa place. Ensuite, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, a été amené. » (À ce moment, Al-Jarud a demandé : « Était-ce le Buraq, ô Abu Hamza ? » J’ai répondu oui.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les pas de cet animal étaient si larges qu’il atteignait le point le plus éloigné que l’animal pouvait voir. J’ai été porté dessus, et Gabriel est parti avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au ciel le plus proche. Quand il a demandé l’ouverture de la porte, on a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘Muhammad a-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. Alors on a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au premier ciel, j’y ai vu Adam. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père, Adam ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est ensuite monté avec moi jusqu’au deuxième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte. Quand je suis passé au deuxième ciel, j’y ai vu Yahya (Jean) et `Isa (Jésus), qui étaient cousins. Gabriel m’a dit : ‘Voici Jean et Jésus ; salue-les.’ Je les ai salués et ils m’ont rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au troisième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au troisième ciel, j’y ai vu Joseph. Gabriel m’a dit : ‘Voici Joseph ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au quatrième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au quatrième ciel, j’y ai vu Idris. Gabriel m’a dit : ‘Voici Idris ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au cinquième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au cinquième ciel, j’y ai vu Harun (Aaron), Gabriel m’a dit : ‘Voici Aaron ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au sixième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au sixième ciel, j’y ai vu Moïse. Gabriel m’a dit : ‘Voici Moïse ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Quand je l’ai quitté (Moïse), il a pleuré. Quelqu’un lui a demandé : ‘Pourquoi pleures-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je pleure parce qu’après moi, un jeune homme a été envoyé comme Prophète, et ses fidèles entreront au Paradis en plus grand nombre que les miens.’ Gabriel est monté avec moi au septième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au septième ciel, j’y ai vu Abraham. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Ensuite, j’ai été élevé jusqu’à Sidrat-ul-Muntaha (le lotus de la limite ultime). Ses fruits étaient comme les jarres de Hajr (un endroit près de Médine) et ses feuilles aussi grandes que des oreilles d’éléphant. Gabriel a dit : ‘Voici le lotus de la limite ultime.’ Là, j’ai vu quatre rivières, deux cachées et deux visibles. J’ai demandé : ‘Quelles sont ces deux sortes de rivières, ô Gabriel ?’ Il a répondu : ‘Les rivières cachées sont deux rivières du Paradis, et les visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, Al-Bait-ul-Ma’mur (la Maison sacrée) m’a été montrée et on m’a apporté un récipient de vin, un autre de lait et un troisième de miel. J’ai pris le lait. Gabriel a dit : ‘C’est la religion de l’Islam que toi et tes fidèles suivez.’ Ensuite, les prières m’ont été prescrites : cinquante prières par jour. Quand je suis revenu, je suis passé par Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinquante prières par jour.’ Moïse a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinquante prières par jour, et par Allah, j’ai déjà testé les gens avant toi et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël (en vain). Retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ Je suis donc retourné, et Allah a réduit de dix prières pour moi. Je suis revenu vers Moïse, mais il a répété la même chose. Je suis retourné vers Allah, et Il a encore réduit de dix prières. Quand je suis revenu vers Moïse, il a répété le même conseil, alors je suis retourné vers Allah et Il m’a ordonné d’accomplir dix prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il a répété la même chose, alors je suis retourné vers Allah et on m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour.’ Il a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinq prières par jour, et sans aucun doute, j’ai l’expérience des gens avant toi, et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël, alors retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ J’ai dit : ‘J’ai tellement demandé à mon Seigneur que j’ai honte, mais maintenant je suis satisfait et j’accepte l’ordre d’Allah.’ Quand je suis parti, j’ai entendu une voix dire : ‘J’ai décidé Mon ordre et j’ai allégé la charge de Mes serviteurs.’
- Sahih al-Bukhari, n°3889
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b : Qui était le guide de Ka`b quand Ka`b devint aveugle : J’ai entendu Ka`b bin Malik raconter : Quand il est resté en arrière (c’est-à-dire qu’il n’a pas rejoint) le Prophète (ﷺ) lors de l’expédition de Tabuk. Ibn Bukair, dans son récit, a précisé que Ka`b a dit : « J’ai assisté au pacte d’Al-`Aqaba de nuit avec le Prophète (ﷺ), quand nous avons décidé ensemble de soutenir l’islam de toutes nos forces. Je ne voudrais pas avoir assisté à la bataille de Badr à la place de ce pacte d’Al-`Aqaba, même si Badr est plus célèbre parmi les gens. »
- Sahih al-Bukhari, n°3908
Rapporté par Al-Bara : Quand le Prophète (ﷺ) a émigré à Médine, Suraqa bin Malik bin Ju'sham l’a poursuivi. Le Prophète (ﷺ) a invoqué contre lui, alors les pattes avant de son cheval se sont enfoncées dans le sol. Suraqa a dit au Prophète : « Invoque Allah pour me sauver, et je ne te ferai aucun mal. » Le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour lui. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a eu soif et il est passé près d’un berger. Abu Bakr a dit : « J’ai pris un bol, j’ai trait un peu de lait et je l’ai apporté au Prophète (ﷺ), et il a bu jusqu’à ce que je sois satisfait. »
- Sahih al-Bukhari, n°3911
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine avec Abu Bakr, qui était assis derrière lui sur le même chameau. Abu Bakr était un homme âgé que les gens connaissaient, tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) était jeune et inconnu. Ainsi, si quelqu’un rencontrait Abu Bakr, il lui disait : « Ô Abu Bakr ! Qui est cet homme devant toi ? » Abu Bakr répondait : « Cet homme me montre le chemin. » On pensait qu’Abu Bakr parlait de la route, alors qu’en réalité il parlait du chemin de la vertu et du bien. Ensuite, Abu Bakr regarda derrière lui et vit un cavalier les poursuivre. Il dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Un cavalier nous poursuit. » Le Prophète (ﷺ) se retourna et dit : « Ô Allah ! Fais-le tomber. » Alors le cheval le fit tomber et se releva en hennissant. Après cela, le cavalier, Suraqa, dit : « Ô Prophète d’Allah ! Ordonne-moi ce que tu veux. » Le Prophète dit : « Reste là où tu es et ne laisse personne nous atteindre. » Ainsi, au début de la journée, Suraqa était un ennemi du Prophète d’Allah et à la fin, il était un protecteur. Ensuite, le Messager d’Allah s’arrêta près de Al-Harra et envoya un message aux Ansar, qui vinrent à lui et à Abu Bakr. Après les avoir salués, ils dirent : « Montez (vos chamelles) en sécurité, nous vous obéirons. » Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr montèrent, et les Ansar, armés, les entourèrent. La nouvelle de l’arrivée du Prophète d’Allah se répandit à Médine. Les gens sortirent, impatients, en disant : « Le Prophète d’Allah est arrivé ! Le Prophète d’Allah est arrivé ! » Le Prophète (ﷺ) continua jusqu’à ce qu’il s’arrête près de la maison d’Abu Ayub. Pendant que le Prophète (ﷺ) parlait avec la famille d’Abu Ayub, `Abdullah bin Salam entendit la nouvelle de son arrivée alors qu’il cueillait des dattes pour sa famille dans son jardin. Il se précipita vers le Prophète (ﷺ) en portant les dattes qu’il avait récoltées. Il écouta le Prophète d’Allah puis rentra chez lui. Ensuite, le Prophète d’Allah dit : « Quelle est la maison la plus proche de nos proches ? » Abu Ayub répondit : « La mienne, ô Prophète d’Allah ! Voici ma maison et voici ma porte. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Va préparer un endroit pour notre repos de midi. » Abu Ayub dit : « Entrez tous les deux avec la bénédiction d’Allah. » Quand le Prophète entra dans la maison, `Abdullah bin Salam vint et dit : « J’atteste que tu (c’est-à-dire Muhammad) es le Messager d’Allah et que tu es venu avec la Vérité. Les Juifs savent bien que je suis leur chef et le fils de leur chef, le plus savant parmi eux et le fils du plus savant. Fais-les venir (c’est-à-dire les Juifs) et demande-leur à mon sujet avant qu’ils ne sachent que j’ai embrassé l’islam, car s’ils le savent, ils diront des choses fausses sur moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les fit donc venir, ils entrèrent. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur dit : « Ô (groupe de) Juifs ! Malheur à vous : craignez Allah. Par Allah, en dehors de qui nul n’a le droit d’être adoré, vous savez avec certitude que je suis le Messager d’Allah et que je suis venu à vous avec la Vérité, alors acceptez l’islam. » Les Juifs répondirent : « Nous ne savons pas cela. » Ils dirent cela au Prophète et il le répéta trois fois. Puis il demanda : « Que pensez-vous de `Abdullah bin Salam parmi vous ? » Ils dirent : « C’est notre chef, le fils de notre chef, l’homme le plus savant, le fils du plus savant. » Il demanda : « Que diriez-vous s’il acceptait l’islam ? » Ils dirent : « Qu’Allah nous en préserve ! Il ne peut pas accepter l’islam. » Il répéta la question deux autres fois, et ils répondirent de la même manière. Il dit : « Ô Ibn Salam ! Sors vers eux. » Il sortit et dit : « Ô (groupe de) Juifs ! Craignez Allah, en dehors de qui nul n’a le droit d’être adoré. Vous savez avec certitude qu’il est le Messager d’Allah et qu’il a apporté la vraie religion ! » Ils dirent : « Tu mens. » Sur ce, le Messager d’Allah (ﷺ) les fit sortir
- Sahih al-Bukhari, n°3920
Rapporté par un autre groupe de rapporteurs, Anas bin Malik a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine, le plus âgé de ses compagnons était Abu Bakr. Il teignait ses cheveux avec du henné et du katam jusqu’à ce qu’ils deviennent d’une couleur rouge foncé. »
- Sahih al-Bukhari, n°3932
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, il s’est installé dans la partie haute de la ville, chez les gens appelés Bani `Amr bin `Auf, et il est resté chez eux pendant quatorze nuits. Ensuite, il a fait venir les chefs de Bani An-Najjar, qui sont venus en portant leurs épées. Je me souviens encore du Messager d’Allah (ﷺ) sur sa chamelle, avec Abu Bakr assis derrière lui, entouré des chefs de Bani An-Najjar, jusqu’à ce qu’il descende dans la cour de la maison d’Abu Ayyub. Le Prophète (ﷺ) priait là où l’heure de la prière arrivait, même dans des enclos à moutons. Puis il a ordonné la construction de la mosquée. Il a demandé aux chefs de Banu An-Najjar : « Ô Banu An-Najjar ! Proposez-moi le prix de votre jardin. » Ils ont répondu : « Non ! Par Allah, nous n’en demandons le prix qu’à Allah. » Dans ce jardin, il y avait des tombes de polythéistes, un terrain accidenté avec des trous, et des palmiers. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que les tombes soient déterrées, que le terrain soit nivelé et que les palmiers soient coupés. Les troncs ont été utilisés pour faire le mur en direction de la Qibla. Des piliers de pierre ont été construits de chaque côté de la porte. Les compagnons du Prophète (ﷺ) portaient les pierres en récitant des paroles, et le Messager d’Allah (ﷺ) était avec eux. Ils disaient : « Ô Allah ! Il n’y a de bien que le bien de l’au-delà, alors accorde la victoire aux Ansar et aux Émigrants. »
- Sahih al-Bukhari, n°3936
Rapporté par Sa`d bin Malik : L’année du pèlerinage d’adieu, le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade et sur le point de mourir. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis très malade comme tu le vois, et je suis riche mais je n’ai pas d’héritier à part ma fille unique. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a dit : « Non. » J’ai demandé : « Alors la moitié ? » Il a dit : « Ô Sa`d ! Donne un tiers, et même un tiers c’est beaucoup. Il vaut mieux laisser tes enfants riches que de les laisser pauvres à mendier. Et Allah te récompensera pour tout ce que tu dépenses dans l’intention de plaire à Allah, même si c’est une bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ta femme. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Vais-je rester à La Mecque après le départ de mes compagnons ? » Il a dit : « Si tu restes, tu seras élevé et récompensé pour chaque bonne action faite pour plaire à Allah. J’espère que tu vivras longtemps, afin que certains bénéficient de toi et que d’autres en souffrent. Ô Allah ! Accomplis la migration de mes compagnons et ne les fais pas revenir en arrière. Mais (nous sommes tristes pour) le malheureux Sa`d bin Khaulah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a regretté sa mort à La Mecque
- Sahih al-Bukhari, n°3951
Rapporté par Ka`b bin Malik : Je n'ai jamais manqué de participer à une campagne avec le Messager d'Allah (ﷺ), sauf lors de la campagne de Tabuk. Cependant, je n'ai pas pris part à la bataille de Badr, mais personne n'a été blâmé pour ne pas y avoir participé, car le Messager d'Allah (ﷺ) était sorti pour intercepter les caravanes des Quraish, mais Allah a fait qu'ils rencontrent leur ennemi de façon inattendue, sans l'avoir prévu
- Sahih al-Bukhari, n°3973
Rapporté par 'Urwa (le fils d’Az-Zubair) : Az-Zubair avait trois cicatrices dues à l’épée, dont une sur l’épaule où je pouvais passer mes doigts. Il a reçu deux de ces blessures le jour de Badr et une le jour d’Al-Yarmuk. Quand 'Abdullah bin Zubair a été tué, 'Abdul-Malik bin Marwan m’a dit : « Ô 'Urwa, reconnais-tu l’épée d’Az-Zubair ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Quels signes a-t-elle ? » J’ai dit : « Elle a une entaille sur le tranchant, faite le jour de Badr. » 'Abdul-Malik a dit : « Tu as raison ! (leurs épées) ont des entailles à force de heurter les rangs ennemis. » Puis 'Abdul-Malik m’a rendu cette épée (à moi, 'Urwa). (Hisham, le fils d’'Urwa, a dit : « Nous avions estimé la valeur de l’épée à trois mille (dinars) et après, elle a été prise par l’un de nous (les héritiers) et j’aurais aimé l’avoir. »
- Sahih al-Bukhari, n°3997
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Sa`id bin Malik Al-Khudri est revenu d’un voyage et sa famille lui a offert de la viande des sacrifices de l’Aïd al-Adha. Il a dit : « Je n’en mangerai pas avant de demander si c’est permis. » Il est allé voir son oncle maternel, Qatada bin Ni‘man, qui était l’un des combattants de Badr, et lui a posé la question. Qatada a répondu : « Après ton départ, le Prophète (ﷺ) a levé l’interdiction de manger la viande des sacrifices après trois jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°4009
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi : ‘Itban bin Malik, qui était l’un des compagnons du Prophète (ﷺ) et un des combattants de Badr, est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°4010
Rapporté par Ibn Shihab : J’ai demandé à Al-Husain bin Muhammad, qui était un des fils de Salim et un des notables parmi eux, au sujet du récit de Mahmud bin Ar-Rabi rapporté par ‘Itban bin Malik, et il l’a confirmé
- Sahih al-Bukhari, n°4018
Rapporté par Anas bin Malik : Certains hommes des Ansar ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) la permission de le voir. Ils ont dit : « Permets-nous de renoncer à la rançon du fils de notre sœur, ‘Abbas. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Allah, vous n’en laisserez pas un seul dirham. »
- Sahih al-Bukhari, n°4030
Rapporté par Anas bin Malik : Certaines personnes offraient des palmiers-dattiers au Prophète ﷺ en cadeau, jusqu'à ce qu'il conquière Banu Quraiza et Bani An-Nadir. À ce moment-là, il a commencé à rendre leurs palmiers-dattiers à leurs propriétaires
- Sahih al-Bukhari, n°4033
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4034
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4059
Rapporté par `Ali : Je n’ai jamais entendu le Prophète (ﷺ) mentionner son père et sa mère pour quelqu’un d’autre que Sa`d bin Malik. Je l’ai entendu dire le jour d’Uhud : « Ô Sa`d, tire (des flèches) ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4071
Rapporté par Tha`laba bin Abi Malik : `Umar bin Al-Khattab a distribué des vêtements en laine à certaines femmes de Médine, et il restait un beau vêtement en laine. Certains de ceux qui étaient assis avec lui ont dit : « Ô chef des croyants ! Donne-le à la fille du Messager d’Allah (ﷺ) qui est avec toi », en parlant d’Um Kulthum, la fille de `Ali. `Umar a dit : « Um Salit y a plus droit qu’elle. » Um Salit faisait partie des femmes ansar qui avaient prêté allégeance au Messager d’Allah (ﷺ). `Umar a ajouté : « Elle (c’est-à-dire Um Salit) portait des outres d’eau pleines pour nous le jour de la bataille de Uhud. »
- Sahih al-Bukhari, n°4078
Rapporté par Qatada : Nous ne connaissons aucune tribu arabe qui ait perdu plus de martyrs que les Ansar, et ils auront la supériorité le Jour de la Résurrection. Anas bin Malik nous a dit que soixante-dix des Ansar ont été martyrisés le jour de Uhud, soixante-dix le jour de Bir Ma’una, et soixante-dix le jour d’Al-Yamama. Anas a ajouté : « La bataille de Bir Ma’una a eu lieu du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et celle d’Al-Yamama pendant le califat d’Abu Bakr, c’est le jour où Musailamah Al-Kadhdhab a été tué. »
- Sahih al-Bukhari, n°4084
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque la montagne d’Uhud apparut devant le Messager d’Allah (ﷺ), il dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. Ô Allah ! Abraham a fait de La Mecque un Sanctuaire, et moi aussi, j’ai fait de Médine (c’est-à-dire la zone entre ses deux montagnes) un Sanctuaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4090
Rapporté par Anas bin Malik : (Les tribus de) Ril, Dhakwan, ‘Usaiya et Bani Lihyan ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de leur envoyer des hommes pour les aider contre leur ennemi. Il leur a donc envoyé soixante-dix hommes des Ansar que nous appelions Al-Qurra de leur vivant. Ils ramassaient du bois le jour et priaient la nuit. Lorsqu’ils arrivèrent au puits de Ma’una, les mécréants les ont tués en les trahissant. Quand la nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a fait le Qunut pendant un mois lors de la prière du matin, invoquant contre certaines tribus arabes : Ril, Dhakwan, ‘Usaiya et Bani Lihyan. Nous récitons un verset du Coran révélé à leur sujet, mais il a ensuite été abrogé. Ce verset disait : « Transmettez à notre peuple que nous avons rencontré notre Seigneur, qu’Il est satisfait de nous et que nous sommes satisfaits de Lui. » (Anas bin Malik ajouta :) Le Prophète d’Allah a fait le Qunut pendant un mois lors de la prière du matin, invoquant contre certaines tribus arabes (à savoir) Ril, Dhakwan, Usaiya et Bani Lihyan. (Anas ajouta :) Ces soixante-dix Ansar ont été tués au puits de Ma’una
- Sahih al-Bukhari, n°4092
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque Haram bin Milhan, son oncle, fut poignardé le jour de Bir Ma’una, il aspergea son visage et sa tête de son sang ainsi, puis dit : « J’ai réussi, par le Seigneur de la Ka`ba ! »
- Sahih al-Bukhari, n°4095
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a invoqué contre ceux qui ont tué ses compagnons à Bir Ma’una pendant 30 jours (dans la prière du matin). Il a invoqué contre les tribus de Ril, Lihyan et Usaiya qui ont désobéi à Allah et à Son Messager. Allah a révélé un verset du Coran à Son Prophète concernant les musulmans tués à Bir Ma’una, et nous l’avons récité jusqu’à ce qu’il soit ensuite abrogé. (Le verset était :) « Informez notre peuple que nous avons rencontré notre Seigneur, qu’Il est satisfait de nous et que nous sommes satisfaits de Lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°4096
Rapporté par `Asim Al-Ahwal : J’ai demandé à Anas bin Malik à propos du Qunut pendant la prière. Anas répondit : « Oui, le Qunut a été dit par le Prophète (ﷺ) pendant la prière. » J’ai demandé : « Est-ce avant ou après l’inclinaison ? » Anas répondit : « (C’était) avant l’inclinaison. » J’ai dit : « Untel m’a dit que tu lui as dit que c’était après l’inclinaison. » Anas répondit : « Il s’est trompé, car le Messager d’Allah (ﷺ) a fait le Qunut après l’inclinaison pendant un mois. Le Prophète (ﷺ) avait envoyé des gens appelés Al-Qurra, ils étaient soixante-dix, vers des païens qui avaient conclu un traité de paix avec le Messager d’Allah (ﷺ). Mais ceux qui avaient conclu le traité l’ont rompu et ont tué les soixante-dix hommes. Alors le Prophète a fait le Qunut après l’inclinaison (dans la prière) pendant un mois, invoquant contre eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4142
Rapporté par Az-Zuhri : Al-Walid bin `Abdul Malik m’a dit : « As-tu entendu dire que `Ali faisait partie de ceux qui ont calomnié `Aisha ? » J’ai répondu : « Non, mais deux hommes de ton peuple (nommés) Abu Salama bin `Abdur-Rahman et Abu Bakr bin `Abdur-Rahman bin Al-Harith m’ont informé que `Aisha leur avait dit que `Ali était resté silencieux à propos de son affaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4172
Rapporté par Anas bin Malik : À propos de la parole d’Allah : « En vérité ! Nous t’avons accordé (ô Muhammad) une victoire éclatante. » (48.1) Cela fait référence à l’allégeance d’Al-Hudaibiya. Les compagnons du Prophète (ﷺ) lui ont dit : « Félicitations et bonheur pour toi ; mais quelle récompense aurons-nous ? » Alors Allah a révélé : « Afin qu’Il fasse entrer les croyants et les croyantes dans des jardins sous lesquels coulent des rivières. »
- Sahih al-Bukhari, n°4193
Rapporté par Abu Raja : L’esclave affranchi d’Abu Qilaba, qui était avec Abu Qilaba au Sham : `Umar ibn `Abdul `Aziz a consulté les gens en disant : « Que pensez-vous de la Qasama ? » Ils ont répondu : « C’est un jugement juste que le Messager d’Allah et les califes avant toi ont appliqué. » Abu Qilaba était derrière le lit de `Umar. ‘Anbasa ibn Sa`id a dit : « Mais qu’en est-il du récit concernant les gens de `Uraina ? » Abu Qilaba a dit : « Anas ibn Malik me l’a raconté », puis il a raconté toute l’histoire
- Sahih al-Bukhari, n°4198
Rapporté par Anas ibn Malik : Nous sommes arrivés à Khaybar tôt le matin et les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs pelles, et en voyant le Prophète ﷺ, ils ont dit : « Muhammad ! Par Allah ! Muhammad et son armée ! » Le Prophète ﷺ a dit : « Allahu Akbar ! Khaybar est détruite, car chaque fois que nous approchons d’un peuple (pour combattre), alors malheur à ceux qui ont été avertis au matin. » Ensuite, nous avons eu de la viande d’âne (et nous voulions la manger), mais un crieur du Prophète a annoncé : « Allah et Son Messager vous interdisent de manger la viande d’âne, car c’est une chose impure. »
- Sahih al-Bukhari, n°4199
Rapporté par Anas ibn Malik : Quelqu’un est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Les ânes ont été mangés (par les musulmans). » Le Prophète est resté silencieux. L’homme est revenu et a dit : « Les ânes ont été mangés. » Le Prophète ﷺ est resté silencieux. L’homme est revenu une troisième fois et a dit : « Les ânes ont été consommés. » Alors le Prophète ﷺ a ordonné à un crieur d’annoncer aux gens : « Allah et Son Messager vous interdisent de manger la viande d’âne. » Ensuite, les marmites ont été renversées alors que la viande y bouillait encore
- Sahih al-Bukhari, n°4201
Rapporté par `Abdul `Aziz ibn Suhaib : Anas ibn Malik a dit : « Le Prophète ﷺ a pris Safiya comme captive. Il l’a affranchie et l’a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Qu’est-ce qu’il lui a donné comme dot (Mahr) ? » Anas a répondu : « Sa dot, c’était elle-même, car il l’a affranchie. »
- Sahih al-Bukhari, n°4211
Rapporté par Anas bin Malik : Nous sommes arrivés à Khaybar, et quand Allah a accordé la victoire à Son Messager pour ouvrir la forteresse, la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtaq, dont le mari avait été tué alors qu’elle venait de se marier, a été mentionnée au Messager d’Allah. Le Prophète (ﷺ) l’a choisie pour lui-même, puis il est parti avec elle. Quand nous sommes arrivés à un endroit appelé Sidd-as-Sahba’, Safiya a terminé ses menstruations, alors le Messager d’Allah (ﷺ) l’a épousée. Un plat appelé hais (un mets arabe) a été préparé sur une petite natte en cuir. Ensuite, le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Invite les gens autour de toi. » C’était donc le repas de mariage du Prophète (ﷺ) et de Safiya. Ensuite, nous avons repris la route vers Médine, et j’ai vu le Prophète préparer un coussin pour elle avec son manteau derrière lui (sur son chameau). Il s’est ensuite assis à côté de son chameau et a mis son genou pour que Safiya puisse y poser son pied afin de monter
- Sahih al-Bukhari, n°4212
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est resté avec Safiya bint Huyai pendant trois jours sur la route de Khaybar, où il a consommé son mariage avec elle. Safiya faisait partie de celles à qui on a ordonné de porter le voile
- Sahih al-Bukhari, n°4286
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ entra à La Mecque le jour de la conquête, portant un casque sur la tête. Lorsqu’il l’ôta, un homme vint et dit : « Ibn Khatal s’accroche aux tentures de la Ka‘ba. » Il dit : « Tuez-le. » Malik dit : « Le Prophète ﷺ, à ce que nous pensons – et Allah sait mieux – n’était pas en état d’ihram ce jour-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°4331
Rapporté par Anas ibn Malik : Quand Allah a donné au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il a donné des biens de la tribu Hawazin comme butin, le Prophète (ﷺ) a commencé à donner à certains hommes cent chameaux chacun. Les Ansar ont alors dit : « Qu’Allah pardonne au Messager d’Allah (ﷺ), il donne aux Quraish et nous laisse de côté alors que nos épées sont encore couvertes du sang des Quraish. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a été informé de leur parole, alors il a fait venir les Ansar et les a rassemblés dans une tente en cuir, sans inviter personne d’autre. Quand ils furent tous là, le Prophète (ﷺ) s’est levé et a dit : « Qu’est-ce que j’entends à votre sujet ? » Les savants parmi les Ansar ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nos chefs n’ont rien dit, mais certains jeunes parmi nous ont dit : ‘Qu’Allah pardonne au Messager d’Allah (ﷺ), il donne (du butin) aux Quraish et nous laisse alors que nos épées sont encore couvertes de leur sang.’ » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je donne à ces hommes qui viennent juste de quitter le paganisme pour attirer leur cœur. N’aimeriez-vous pas que les gens prennent les biens alors que vous repartez avec le Prophète (ﷺ) chez vous ? Par Allah, ce que vous prenez est meilleur que ce qu’ils prennent. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous sommes satisfaits. » Le Prophète (ﷺ) leur a alors dit : « Vous verrez d’autres être largement favorisés sur vous, alors soyez patients jusqu’à rencontrer Allah et Son Messager, et je serai au bassin. » Anas a ajouté : Mais ils n’ont pas été patients
- Sahih al-Bukhari, n°4337
Rapporté par Anas ibn Malik : Le jour de la bataille de Hunayn, les tribus Hawazin, Ghatafan et d’autres sont venues combattre le Prophète (ﷺ) avec leurs troupeaux, leurs enfants et leurs femmes. Le Prophète (ﷺ) avait avec lui dix mille hommes et certains des Tulaqa. Les compagnons ont fui, laissant le Prophète (ﷺ) seul. Le Prophète a alors lancé deux appels bien distincts. Il s’est tourné vers la droite et a dit : « Ô groupe des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes là, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Réjouis-toi, nous sommes avec toi ! » Puis il s’est tourné vers la gauche et a répété : « Ô groupe des Ansar ! » Ils ont répondu de même. Le Prophète (ﷺ), qui était alors sur une mule blanche, est descendu et a dit : « Je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Les polythéistes ont alors été vaincus, et ce jour-là le Prophète (ﷺ) a obtenu beaucoup de butin qu’il a distribué aux Muhajirin et aux Tulaqa, sans rien donner aux Ansar. Les Ansar ont dit : « Quand il y a une difficulté, on fait appel à nous, mais le butin est donné à d’autres. » La nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), qui les a réunis dans une tente en cuir et a dit : « Qu’est-ce que j’entends à votre sujet, ô groupe des Ansar ? » Ils sont restés silencieux. Il a ajouté : « Ô groupe des Ansar ! N’êtes-vous pas heureux que les gens prennent les biens de ce monde et que vous repartiez avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Le Prophète a dit : « Si les gens prenaient une vallée et que les Ansar prenaient un col, je prendrais sûrement le col des Ansar. » Hisham a demandé : « Ô Abu Hamza (Anas), étais-tu présent ? » Il a répondu : « Comment aurais-je pu être absent de cela ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4408
Rapporté par ‘Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ), certains d’entre nous ont fait l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj, et d’autres pour les deux à la fois. Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait l’Ihram pour le Hajj. Ceux qui avaient fait l’Ihram pour le Hajj ou pour les deux n’ont pas mis fin à leur Ihram avant le jour du sacrifice (An-Nahr). Malik a aussi rapporté cela en disant : « (Nous sommes partis) avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors du pèlerinage d’adieu… » Ce hadith nous est aussi parvenu par une autre chaîne
- Sahih al-Bukhari, n°4418
Rapporté par ‘Abdullah bin Ka’b bin Malik : Qui, parmi les fils de Ka’b, guidait Ka’b lorsqu’il est devenu aveugle : J’ai entendu Ka’b bin Malik raconter l’histoire de la bataille de Tabuk à laquelle il n’a pas participé. Ka’b a dit : « Je n’ai manqué aucune expédition avec le Messager d’Allah (ﷺ) sauf celle de Tabuk, et je n’ai pas participé à la bataille de Badr, mais Allah n’a blâmé personne pour cela, car le Messager d’Allah (ﷺ) était parti à la recherche de la caravane des Quraysh jusqu’à ce qu’Allah fasse que les musulmans et leurs ennemis se rencontrent sans rendez-vous. J’ai assisté à la nuit d’Al-‘Aqaba (le pacte) avec le Messager d’Allah (ﷺ) lorsque nous avons prêté allégeance à l’Islam, et je ne l’échangerais pas contre la bataille de Badr, même si celle-ci est plus connue parmi les gens. Quant à mon histoire lors de Tabuk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque je suis resté en arrière. Par Allah, je n’avais jamais eu deux chamelles avant, mais j’en avais alors deux à ce moment-là. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en expédition, il cachait sa destination jusqu’à ce que ce soit la campagne de Tabuk, qu’il a annoncée clairement à cause de la distance, de la chaleur, du désert et du nombre d’ennemis. Il a donc informé les musulmans pour qu’ils se préparent. Ils étaient si nombreux qu’on ne pouvait pas les compter. » Ka’b ajouta : « Quiconque voulait rester en arrière pensait que cela passerait inaperçu, sauf si Allah le révélait. Le Prophète (ﷺ) est parti alors que les fruits étaient mûrs et l’ombre agréable. Je commençais à me préparer, mais je reportais chaque fois, jusqu’à ce que les gens soient partis et que je n’aie rien préparé. Je me disais : “Je peux encore les rattraper.” Mais je n’ai rien fait, et finalement la bataille a eu lieu sans moi. Même alors, j’ai pensé partir les rejoindre, mais ce n’était pas écrit pour moi. Après le départ du Prophète (ﷺ), je ne voyais autour de moi que des gens accusés d’hypocrisie ou des faibles qu’Allah avait excusés. Le Prophète (ﷺ) ne s’est pas rappelé de moi avant d’arriver à Tabuk. Là, il a demandé : “Qu’a fait Ka’b ?” Un homme de Banu Salama a dit : “Il a été retenu par ses vêtements et sa vanité.” Mu’adh bin Jabal a dit : “Tu as mal parlé ! Par Allah, nous ne savons de lui que du bien.” Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux. » Ka’b ajouta : « Quand j’ai appris qu’il revenait à Médine, j’ai commencé à réfléchir à des excuses, mais quand il est arrivé, j’ai décidé de dire la vérité. Le Prophète (ﷺ) est arrivé, a prié à la mosquée, puis a reçu ceux qui n’avaient pas participé à la bataille. Ils étaient plus de quatre-vingts à présenter de fausses excuses, et il a accepté leurs serments et a demandé pardon pour eux, laissant leur secret à Allah. Quand je suis venu, il m’a souri d’un sourire de colère et m’a dit : “Viens.” Je me suis assis devant lui. Il m’a demandé : “Pourquoi n’es-tu pas venu ? N’avais-tu pas acheté une monture ?” J’ai dit : “Oui, mais par Allah, si j’étais devant un autre que toi, j’aurais trouvé une excuse. Mais si je mens, Allah te le fera savoir, et si je dis la vérité, tu seras en colère, mais j’espère le pardon d’Allah. Je n’ai aucune excuse.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quant à lui, il a dit la vérité. Lève-toi jusqu’à ce qu’Allah décide de ton cas.” Beaucoup de gens m’ont blâmé, mais j’ai tenu bon. On nous a interdit de parler à moi et à deux autres compagnons. Nous sommes restés ainsi cinquante nuits. Mes deux compagnons restaient chez eux à pleurer, mais moi, j’assistais aux prières et personne ne me parlait. Je saluais le Prophète (ﷺ) après la prière, sans savoir s’il me répondait. Un jour, un homme est venu me remettre une lettre du roi de Ghassan, m’invitant à le rejoindre, mais je l’ai brûlée. Après quarante jours, le Prophète (ﷺ) a ordonné à nos femmes de s’éloigner de nous. Dix jours plus tard, après cinquante nuits, alors que j’étais sur le toit de ma maison, j’ai entendu quelqu’un crier : “Ô Ka’b ! Bonne nouvelle !” Je me suis prosterné, car le Prophète (ﷺ) venait d’annoncer qu’Allah avait accepté notre repentir. Les gens sont venus me féliciter. Quand je suis arrivé à la mosquée, le Prophète (ﷺ), le visage rayonnant de joie, m’a dit : “Réjouis-toi du meilleur jour depuis ta naissance.” J’ai demandé : “Ce pardon vient-il de toi ou d’Allah ?” Il a dit : “Non, c’est d’Allah.” J’ai dit : “Par reconnaissance, je donne tous mes biens en aumône.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Garde-en une partie, ce sera mieux pour toi.” J’ai dit : “Je garderai ma part de Khaibar.” Et j’ai ajouté : “Je ne dirai plus que la vérité tant que je vivrai.” Allah a révélé alors : “Allah a pardonné au Prophète, aux émigrés… et sois avec ceux qui sont véridiques.” (9.117-119) Par Allah, à part la guidée vers l’Islam, Allah ne m’a jamais accordé de plus grande faveur que d’avoir dit la vérité au Prophète (ﷺ). Ceux qui ont menti ont été décrits par Allah de la pire façon. Nous, les trois, avons été traités différemment de ceux dont le Prophète (ﷺ) a accepté les excuses, car Allah a laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Il décide
- Sahih al-Bukhari, n°4423
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est revenu de la campagne de Tabuk, et quand il s’est approché de Médine, il a dit : « Il y a des gens à Médine qui étaient avec vous tout le temps. Vous n’avez pas parcouru une partie du chemin ni traversé une vallée sans qu’ils soient avec vous. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Même s’ils étaient à Médine ? » Il a dit : « Oui, car ils ont été retenus par une excuse valable. »
- Sahih al-Bukhari, n°4448
Rapporté par Anas bin Malik : Pendant que les musulmans accomplissaient la prière de l’aube (Fajr) un lundi et que Abu Bakr les dirigeait, soudain le Messager d’Allah (ﷺ) souleva le rideau de la chambre d’`Aisha et les observa alors qu’ils étaient alignés en prière, puis il sourit. Abu Bakr voulut reculer pour rejoindre le rang, pensant que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait sortir pour diriger la prière. Les musulmans étaient sur le point d’être troublés dans leur prière tant ils étaient heureux de voir le Messager d’Allah (ﷺ). Mais le Prophète leur fit signe de la main de terminer leur prière, puis il rentra dans la chambre et laissa retomber le rideau
- Sahih al-Bukhari, n°4496
Rapporté par `Asim bin Sulaiman : J'ai demandé à Anas bin Malik au sujet de Safa et Marwa. Anas a répondu : « Nous considérions (le fait de tourner autour d'elles) comme une coutume de l'époque préislamique, donc quand l'islam est venu, nous avons arrêté de le faire. Puis Allah a révélé : "En vérité, Safa et Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d'Allah. Donc, il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj à la Maison (d'Allah) ou la `Umra de faire le va-et-vient (Tawaf) entre elles." »
- Sahih al-Bukhari, n°4532
Rapporté par Muhammad bin Seereen : Je me suis assis dans une assemblée où étaient présents les chefs des Ansar, et `Abdur-Rahman bin Abu Laila était parmi eux. J’ai mentionné le récit de `Abdullah bin `Utba à propos de la question de Subai’a bint Al-Harith. `Abdur-Rahman a dit : « Mais l’oncle de `Abdullah ne disait pas cela. » J’ai dit : « Je serais bien audacieux de mentir sur quelqu’un qui est maintenant à Al-Kufa », et j’ai élevé la voix. Ensuite, je suis sorti et j’ai rencontré Malik bin ‘Amir ou Malik bin `Auf, et j’ai demandé : « Quel était le verdict d’Ibn Mas`ud concernant la veuve enceinte dont le mari est décédé ? » Il a répondu : « Ibn Mas`ud a dit : Pourquoi lui imposer une règle difficile et ne pas lui permettre de profiter de l’allègement ? La sourate la plus courte des femmes (c’est-à-dire la sourate At-Talaq) a été révélée après la plus longue (c’est-à-dire la sourate Al-Baqara). » (C’est-à-dire que sa ‘Idda dure jusqu’à l’accouchement)
- Sahih al-Bukhari, n°4554
Rapporté par Anas bin Malik : Parmi tous les Ansar vivant à Médine, Abu Talha possédait le plus grand nombre de jardins de palmiers, et le bien qu’il aimait le plus était le jardin Bairuha, situé en face de la Mosquée du Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de sa bonne eau. Quand le verset fut révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez » (3.92), Abu Talha se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), Allah dit : ‘Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez’, et le bien que j’aime le plus est le jardin Bairuha, alors je le donne en aumône pour la cause d’Allah, en espérant une récompense et qu’il soit gardé pour moi auprès d’Allah. Ô Messager d’Allah (ﷺ), dispose-en comme Allah te l’ordonne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Bravo ! Voilà un bien fructueux ! Voilà un bien fructueux ! J’ai entendu ce que tu as dit et je pense que tu devrais le distribuer à tes proches. » Abu Talha a alors partagé ce jardin entre ses proches et ses cousins. Rapporté par Yahya bin Yahya : J’ai appris de Malik : « …un bien fructueux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4611
Rapporté par Anas (bin Malik) : Ar-Rubai (la tante paternelle d’Anas bin Malik) a cassé une dent d’une jeune fille ansarie. Sa famille a demandé la loi du talion (Qisas) et ils sont allés voir le Prophète (ﷺ) qui a jugé qu’il fallait appliquer le Qisas. Anas bin An-Nadr (l’oncle paternel d’Anas bin Malik) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, sa dent ne sera pas cassée. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ô Anas ! La loi dans le Livre d’Allah, c’est le Qisas. » Mais les proches de la jeune fille ont finalement renoncé à leur demande et ont accepté une compensation. Alors, le Messager d’Allah a dit : « Il y a parmi les serviteurs d’Allah des gens qui, s’ils jurent, Allah exauce leur serment. »
- Sahih al-Bukhari, n°4617
Rapporté par Anas bin Malik : Nous n’avions comme boisson alcoolisée que celle faite à partir de dattes, que vous appelez Fadikh. Pendant que je servais à boire à Abu Talha et à d’autres, un homme est venu et a dit : « Êtes-vous au courant ? » Ils ont demandé : « De quoi s’agit-il ? » Il a répondu : « Les boissons alcoolisées ont été interdites. » Ils ont dit : « Jette (le contenu de ces pots, ô Anas !) » Après cela, ils n’ont plus posé de questions sur ces boissons ni essayé d’en boire après cette annonce
- Sahih al-Bukhari, n°4648
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Jahl a dit : « Ô Allah ! Si ce (Coran) vient vraiment de Toi, alors fais pleuvoir sur nous une pluie de pierres du ciel ou fais-nous subir un châtiment douloureux. » Alors Allah a révélé : « Mais Allah ne les punira pas tant que tu es parmi eux, et Il ne les punira pas tant qu’ils demandent pardon à Allah... » (8.33) Et pourquoi Allah ne les punirait-Il pas alors qu’ils détournent les gens d’Al-Masjid-al-Haram (la Mosquée sacrée de La Mecque) ?
- Sahih al-Bukhari, n°4649
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Jahl a dit : « Ô Allah ! Si ce (Coran) vient vraiment de Toi, alors fais pleuvoir sur nous une pluie de pierres du ciel ou fais-nous subir un châtiment douloureux. » Alors il a été révélé : « Mais Allah ne les punira pas tant que tu (Muhammad) es parmi eux, et Il ne les punira pas tant qu’ils demandent pardon à Allah. Et pourquoi Allah ne les punirait-Il pas alors qu’ils empêchent les gens d’Al-Masjid-al-Haram ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4673
Rapporté par ‘Abdullah ibn Ka‘b : J’ai entendu Ka‘b ibn Malik, lorsqu’il resta en arrière lors de Tabuk, dire : « Par Allah, il n’est pas de bienfait qu’Allah m’ait accordé, après m’avoir guidé, plus grand que d’avoir dit la vérité au Messager d’Allah ﷺ, et de ne pas lui avoir menti, et ainsi périr comme ceux qui ont menti, lorsque fut révélé le verset : {Ils jureront par Allah devant vous, lorsque vous retournerez vers eux…} jusqu’à {les pervers}. »
- Sahih al-Bukhari, n°4676
Rapporté par ‘Abdullah ibn Ka‘b : J’ai entendu Ka‘b ibn Malik, au sujet du verset {Et aux trois qui avaient été laissés en arrière}, dire à la fin de son récit : « Parmi les signes de mon repentir, il y a que je me sépare de tous mes biens en aumône pour Allah et Son Messager. » Le Prophète ﷺ m’a dit : « Garde une partie de tes biens, car c’est meilleur pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4677
Rapporté par ‘Abdullah ibn Ka‘b : J’ai entendu mon père, Ka‘b ibn Malik, qui était l’un des trois à qui le repentir fut accordé, dire qu’il ne s’était jamais absenté d’aucune expédition menée par le Messager d’Allah ﷺ, sauf lors de deux : l’expédition de la difficulté (Tabûk) et celle de Badr. Il dit : « Je résolus de dire la vérité au Messager d’Allah ﷺ dans la matinée, et il rentrait rarement de voyage sinon dans la matinée, et il commençait par la mosquée, où il accomplissait deux unités de prière. Le Prophète ﷺ interdit aux gens de me parler, ainsi qu’à mes deux compagnons, et il n’interdit à personne d’autre parmi ceux qui étaient restés en arrière. Les gens nous évitèrent donc, et je restai ainsi jusqu’à ce que la situation me devienne insupportable, et rien ne m’était plus préoccupant que de mourir sans que le Prophète ﷺ ne prie sur moi, ou que le Messager d’Allah ﷺ ne meure et que je reste dans cette situation parmi les gens, sans que personne ne me parle ni ne prie sur moi. Allah fit alors descendre notre repentir sur Son Prophète ﷺ au dernier tiers de la nuit, alors que le Messager d’Allah ﷺ était chez Umm Salama. Umm Salama était bienveillante à mon égard et concernée par mon affaire. Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Ô Umm Salama, le repentir a été accordé à Ka‘b !” Elle dit : “Ne dois-je pas envoyer quelqu’un lui annoncer la bonne nouvelle ?” Il répondit : “Si tu fais cela, les gens t’assailliront et t’empêcheront de dormir le reste de la nuit.” Lorsque le Messager d’Allah ﷺ eut accompli la prière de l’aube, il annonça le repentir d’Allah à notre égard. Lorsqu’il se réjouissait, son visage s’illuminait comme s’il était un morceau de lune. Nous étions, nous trois, ceux dont l’affaire avait été différée, alors que l’excuse de ceux qui s’étaient excusés avait été acceptée. Mais lorsque furent mentionnés ceux qui avaient menti au Messager d’Allah ﷺ parmi ceux qui étaient restés en arrière et s’étaient excusés par le faux, ils furent mentionnés avec la pire des descriptions. Allah, le Sublime, dit : {Ils vous présenteront des excuses quand vous reviendrez à eux. Dis : Ne présentez pas d’excuses, nous ne vous croirons pas. Allah nous a déjà informés de votre situation, et Allah verra votre œuvre, ainsi que Son Messager.} (jusqu’à la fin du verset)
- Sahih al-Bukhari, n°4678
Rapporté par ‘Abdullah ibn Ka‘b : J’ai entendu Ka‘b ibn Malik raconter l’histoire de son retard lors de l’expédition de Tabûk : « Par Allah, je ne connais personne qu’Allah ait favorisé pour avoir dit la vérité mieux qu’Il ne m’a favorisé. Depuis que j’ai dit cela au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à ce jour, je n’ai jamais eu l’intention de mentir. Et Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé à Son Messager ﷺ : {Allah a certes pardonné au Prophète, aux Émigrés… jusqu’à Sa parole : “et soyez avec les véridiques.”} »
- Sahih al-Bukhari, n°4707
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait ainsi : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l’avarice, la paresse, la vieillesse extrême, le châtiment dans la tombe, l’épreuve du Dajjal, et les épreuves de la vie et de la mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4760
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Est-ce qu’Allah rassemblera les non-croyants sur leur visage le Jour de la Résurrection ? » Il a répondu : « Celui qui l’a fait marcher sur ses pieds dans ce monde, ne peut-Il pas le faire marcher sur son visage le Jour de la Résurrection ? » (Qatada, un sous-narrateur, a dit : Oui, par la puissance de notre Seigneur)
- Sahih al-Bukhari, n°4787
Rapporté par Anas ibn Malik : Le verset : « Mais tu cachais dans ton cœur ce qu’Allah allait rendre public. » (33.37) a été révélé à propos de Zaynab bint Jahsh et Zayd ibn Haritha
- Sahih al-Bukhari, n°4791
Rapporté par Anas ibn Malik : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a épousé Zaynab bint Jahsh, il a invité les gens à un repas. Ils ont mangé puis sont restés assis à discuter. Le Prophète a montré qu’il voulait se lever, mais ils ne se sont pas levés. Quand il a vu qu’ils ne réagissaient pas, il s’est levé, et les autres aussi, sauf trois personnes qui sont restées assises. Le Prophète (ﷺ) est revenu pour entrer chez lui, mais il est ressorti. Ensuite, ils sont partis, alors je suis allé informer le Prophète (ﷺ) qu’ils étaient partis, il est donc entré chez lui. J’ai voulu entrer avec lui, mais il a mis un rideau entre moi et lui. Puis Allah a révélé : « Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans les maisons du Prophète… »
- Sahih al-Bukhari, n°4792
Rapporté par Anas ibn Malik : Je connais mieux que quiconque ce verset du Hijab. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a épousé Zaynab bint Jahsh, elle était avec lui dans la maison, et il a préparé un repas et invité les gens. Ils se sont assis (après avoir mangé) et ont commencé à discuter. Le Prophète (ﷺ) est sorti puis revenu plusieurs fois alors qu’ils étaient encore là à parler. Alors Allah a révélé le verset : « Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans les maisons du Prophète sans y être invités pour un repas, et n’attendez pas que le repas soit prêt… demandez-leur derrière un rideau. » (33.53) Le rideau a donc été installé et les gens sont partis
- Sahih al-Bukhari, n°4819
Rapporté par Ya`la : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) réciter alors qu’il était sur le minbar : « Ils crieront : Ô Malik (gardien de l’Enfer), que ton Seigneur mette fin à notre supplice ! »
- Sahih al-Bukhari, n°4846
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) ne voyait plus Thabit bin Qais depuis un moment (alors il s’est renseigné à son sujet). Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah ! Je vais t’apporter de ses nouvelles. » Il est donc allé voir Thabit et l’a trouvé assis chez lui, la tête baissée. L’homme lui a demandé : « Qu’as-tu ? » Thabit a répondu que c’était une mauvaise affaire, car il avait l’habitude d’élever la voix au-dessus de celle du Prophète (ﷺ) et pensait que toutes ses bonnes actions étaient annulées, se considérant comme l’un des gens du Feu. L’homme est alors retourné voir le Prophète (ﷺ) et lui a rapporté les paroles de Thabit. (Musa bin Anas) a dit : L’homme est revenu vers Thabit avec une grande bonne nouvelle. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Retourne vers lui et dis-lui : “Tu n’es pas du nombre des gens du Feu, mais du nombre des gens du Paradis.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4906
Rapporté par Musa bin `Uqba : `Abdullah bin Al-Fadl m’a rapporté qu’Anas bin Malik a dit : « J’étais très attristé par ceux qui ont été tués lors de la bataille d’Al-Harra. Quand Zaid bin Arqam a appris ma grande tristesse (pour les Ansar tués), il m’a écrit une lettre disant qu’il avait entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Ô Allah ! Pardonne aux Ansar et aux enfants des Ansar. Le sous-rappoteur, Ibn Al-Fadl, n’est pas sûr que le Prophète (ﷺ) ait aussi dit : Et à leurs petits-enfants. Certains de ceux qui étaient présents ont interrogé Anas (à propos de Zaid). Il a dit : « C’est de lui que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : C’est celui dont Allah a attesté la bonne ouïe. »
- Sahih al-Bukhari, n°4910
Rapporté par Muhammad : Je me trouvais dans un cercle où se trouvait ‘Abd ar-Rahman ibn Abi Layla, et ses compagnons le vénéraient. On évoqua la question du dernier des deux délais. J’ai alors rapporté le hadith de Subay‘a bint al-Harith d’après ‘Abd Allah ibn ‘Utbah. L’un de ses compagnons me fit alors un signe. Muhammad dit : J’ai compris son intention et j’ai dit : « Je serais bien audacieux si je mentais sur ‘Abd Allah ibn ‘Utbah alors qu’il est dans la région de Koufa. » Il eut honte et dit : « Mais son oncle n’a pas dit cela. » J’ai alors rencontré Abou ‘Atiyya Malik ibn ‘Amir et je l’ai interrogé. Il se mit à me rapporter le hadith de Subay‘a. Je lui ai dit : « As-tu entendu quelque chose de la part de ‘Abd Allah à ce sujet ? » Il répondit : « Nous étions auprès de ‘Abd Allah et il dit : ‘Vous lui appliquez la sévérité mais vous ne lui accordez pas la dispense. La sourate des Femmes la plus courte a été révélée après la plus longue : {Et pour celles qui sont enceintes, leur terme est qu’elles accouchent de leur fardeau.}’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4959
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Ubayy (ibn Ka`b) : « Allah m’a ordonné de te réciter : “Ceux qui ne croient pas parmi les gens du Livre et parmi les idolâtres ne cesseront pas (de leur incroyance).” (Sourate 98) » Ubayy a demandé : « Allah a-t-Il mentionné mon nom ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » À ce moment-là, Ubayy a pleuré
- Sahih al-Bukhari, n°4960
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Ubai : « Allah m’a ordonné de te réciter le Coran. » Ubai a demandé : « Est-ce qu’Allah t’a mentionné mon nom ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Allah a mentionné ton nom auprès de moi. » À ce moment-là, Ubai s’est mis à pleurer. (Le sous-narrateur) Qatada a ajouté : On m’a informé que le Prophète (ﷺ) a récité : « Ceux qui ne croient pas parmi les gens du Livre, » ... à Ubai
- Sahih al-Bukhari, n°4961
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète d’Allah a dit à Ubai bin Ka`b : « Allah m’a ordonné de te réciter le Coran. » Ubai a demandé : « Est-ce qu’Allah t’a mentionné mon nom ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » Ubai a dit : « Est-ce que le Seigneur des mondes a parlé de moi ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » Alors Ubai a éclaté en larmes
- Sahih al-Bukhari, n°4982
Rapporté par Anas bin Malik : Allah a envoyé Sa Révélation à Son Messager de façon continue et abondante pendant la période précédant sa mort, jusqu’à ce qu’Il le rappelle à Lui. C’est à ce moment-là qu’il a reçu la plus grande partie de la révélation ; et le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé après cela
- Sahih al-Bukhari, n°4984
Rapporté par Anas bin Malik : Le calife `Uthman a demandé à Zaid bin Thabit, Sa`id bin Al-As, `Abdullah bin Az-Zubair et `Abdur-Rahman bin Al-Harith bin Hisham de mettre le Coran sous forme de livre (Mushaf) et leur a dit : « Si vous n’êtes pas d’accord avec Zaid bin Thabit (Al-Ansari) sur une expression arabe du Coran, écrivez-la dans le dialecte de Quraish, car le Coran a été révélé dans ce dialecte. » C’est ce qu’ils ont fait
- Sahih al-Bukhari, n°4987
Rapporté par Anas bin Malik : Hudhaifa bin Al-Yaman est venu voir `Uthman alors que les gens du Sham et d’Irak combattaient pour conquérir l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Hudhaifa craignait les différences dans la récitation du Coran entre ces deux groupes. Il dit à `Uthman : « Ô chef des croyants ! Sauve cette communauté avant qu’elle ne se divise à propos du Livre, comme l’ont fait les Juifs et les Chrétiens. » `Uthman envoya alors un message à Hafsa : « Envoie-nous les manuscrits du Coran pour que nous puissions en faire des copies parfaites, puis nous te les rendrons. » Hafsa les lui envoya. `Uthman ordonna alors à Zaid bin Thabit, `Abdullah bin Az-Zubair, Sa`id bin Al-As et `AbdurRahman bin Harith bin Hisham de recopier les manuscrits en copies parfaites. Il dit aux trois hommes de Quraysh : « Si vous n’êtes pas d’accord avec Zaid bin Thabit sur un point du Coran, écrivez-le dans le dialecte de Quraysh, car le Coran a été révélé dans leur langue. » Ils firent ainsi, et une fois les copies terminées, `Uthman rendit les manuscrits originaux à Hafsa. Il envoya une copie dans chaque province musulmane et ordonna de brûler tous les autres fragments ou copies du Coran
- Sahih al-Bukhari, n°5003
Rapporté par Qatada : J’ai demandé à Anas bin Malik : « Qui a rassemblé le Coran à l’époque du Prophète (ﷺ) ? » Il a répondu : « Quatre, tous issus des Ansar : Ubai bin Ka`b, Mu`adh bin Jabal, Zaid bin Thabit et Abu Zaid. »
- Sahih al-Bukhari, n°5004
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, personne n’avait rassemblé le Coran à part quatre personnes : Abu Ad-Darda’, Mu`adh bin Jabal, Zaid bin Thabit et Abu Zaid. Nous avons hérité d’Abu Zaid car il n’avait pas d’enfants
- Sahih al-Bukhari, n°5045
Rapporté par Qatada : J’ai demandé à Anas bin Malik comment le Prophète récitait. Il a dit : « Il allongeait beaucoup certains sons. »
- Sahih al-Bukhari, n°5063
Rapporté par Anas bin Malik : Un groupe de trois hommes est venu aux maisons des épouses du Prophète ﷺ pour demander comment le Prophète ﷺ adorait Allah. Quand ils ont eu la réponse, ils ont trouvé leur propre adoration insuffisante et ont dit : « Où sommes-nous comparés au Prophète ﷺ alors que ses péchés passés et futurs lui ont été pardonnés ? » L’un d’eux a dit : « Je prierai toute la nuit, sans arrêt. » Un autre a dit : « Je jeûnerai toute l’année et je ne romprai pas mon jeûne. » Le troisième a dit : « Je resterai éloigné des femmes et ne me marierai jamais. » Le Messager d’Allah ﷺ est venu les voir et a dit : « Êtes-vous ceux qui ont dit cela ? Par Allah, je suis le plus soumis à Allah et le plus craintif envers Lui parmi vous ; pourtant, je jeûne et je romps mon jeûne, je dors et je me marie aussi. Celui qui ne suit pas ma tradition dans la religion ne fait pas partie de moi (n’est pas de mes disciples). »
- Sahih al-Bukhari, n°5072
Rapporté par Anas bin Malik : `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé (de La Mecque à Médine) et le Prophète (ﷺ) a créé un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi` Al-Ansari. Al-Ansari avait deux épouses, alors il a proposé à `Abdur-Rahman de partager avec lui la moitié de ses biens et de ses épouses. `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans tes épouses et tes biens. Montre-moi simplement le marché. » `Abdur-Rahman est donc allé au marché et a gagné un peu de yaourt séché et de beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) a vu des taches jaunes sur les vêtements de `Abdur-Rahman et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme Ansari. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il a répondu : « Le poids d’un noyau de datte en or. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Organise un festin, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5086
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a affranchi Safiyya et a considéré son affranchissement comme sa dot
- Sahih al-Bukhari, n°5153
Rapporté par Anas bin Malik : `Abdur-Rahman bin `Auf est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et il portait des traces de Sufra (un parfum jaune). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé à propos de ces traces. `Abdur-Rahman bin `Auf lui a expliqué qu’il venait d’épouser une femme parmi les Ansar. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de Mahr lui as-tu donné ? » Il a répondu : « J’ai donné de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Organise un repas de mariage, même si c’est avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5163
Rapporté par Anas ibn Malik : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) passait devant (ma mère, Um-Sulaim), il entrait chez elle et la saluait. Anas a ajouté : Un jour, le Prophète (ﷺ) était un jeune marié lors de son mariage avec Zainab. Um Sulaim m'a dit : « Offrons un cadeau au Messager d'Allah (ﷺ). » Je lui ai répondu : « Fais-le. » Elle a alors préparé un plat sucré appelé Haisa, à base de dattes, de beurre et de yaourt séché, et elle m'a demandé de l'apporter au Prophète (ﷺ). Je l'ai apporté, et il m'a dit : « Pose-le », puis il m'a demandé d'appeler certains hommes qu'il a nommés, et d'inviter aussi ceux que je rencontrerais. J'ai fait ce qu'il m'a demandé. Quand je suis revenu, la maison était pleine de monde et j'ai vu le Prophète (ﷺ) poser sa main sur le Haisa et prononcer dessus ce qu'Allah voulait. Ensuite, il a fait entrer les hommes par groupes de dix pour qu'ils mangent, et il leur a dit : « Dites le nom d'Allah, et que chacun mange ce qui est devant lui. » Quand tout le monde a fini de manger, certains sont partis et quelques-uns sont restés à discuter, ce qui m'a dérangé. Le Prophète (ﷺ) est alors sorti vers les habitations de ses femmes, et je l'ai suivi pour lui dire que les gens étaient partis. Il est revenu, est entré chez lui et a tiré le rideau pendant que j'étais encore là, et il récitait les versets : « Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans la maison du Prophète sans y être invités pour un repas, et n'y allez pas trop tôt pour attendre sa préparation. Mais quand on vous invite, entrez ; et quand vous avez mangé, dispersez-vous sans rester pour discuter. Un tel comportement dérange le Prophète ; il est trop pudique pour vous le dire, mais Allah ne craint pas de dire la vérité. » (33:53) Abou Uthman a dit : Anas a dit : « J'ai servi le Prophète pendant dix ans. »
- Sahih al-Bukhari, n°5166
Rapporté par Anas ibn Malik : J'avais dix ans quand le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine. Ma mère et mes tantes m'encourageaient à servir régulièrement le Prophète (ﷺ), et je l'ai servi pendant dix ans. Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, j'avais vingt ans, et je connaissais mieux que quiconque le sujet du voile (Al-Hijab) au moment où il a été révélé. Il a été révélé pour la première fois lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) a consommé son mariage avec Zainab bint Jahsh. Au lever du jour, le Prophète (ﷺ) était un jeune marié et il a invité les gens à un repas. Ils sont venus, ont mangé, puis tous sont partis sauf quelques-uns qui sont restés longtemps avec le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) s’est levé et est sorti, et je l’ai suivi pour que ces gens partent aussi. Le Prophète (ﷺ) est allé jusqu’à la porte de la maison de `Aisha. Pensant que les gens étaient partis, il est revenu, et moi aussi. Quand il est entré chez Zainab, ils étaient toujours là. Le Prophète (ﷺ) est donc ressorti, et je l’ai suivi. Arrivés à la porte de la maison de `Aisha, il a pensé qu’ils étaient partis, alors il est revenu, et moi aussi, et nous avons constaté qu’ils étaient partis. Le Prophète (ﷺ) a alors tiré un rideau entre lui et moi, et les versets sur le voile ont été révélés
- Sahih al-Bukhari, n°5180
Rapporté par Anas ibn Malik : Un jour, le Prophète (ﷺ) a vu des femmes et des enfants revenir d’une fête de mariage. Il s’est levé avec énergie et joie et a dit : « Par Allah ! Vous (les Ansar) êtes les gens que j’aime le plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°5189
Rapporté par `Aisha : Onze femmes se sont réunies et ont promis de ne rien cacher au sujet de leurs maris. La première a dit : « Mon mari est comme la viande d’un chameau maigre posée en haut d’une montagne : ni facile à atteindre, ni assez grasse pour qu’on fasse l’effort d’aller la chercher. » La deuxième a dit : « Je ne parlerai pas de mon mari, car j’ai peur de ne pas pouvoir finir tant il y a à dire, et si je le décris, je ne parlerai que de ses défauts. » La troisième a dit : « Mon mari, le “trop grand” ! Si je le décris et qu’il l’apprend, il me divorce, et si je me tais, il me laisse en suspens, ni mariée ni divorcée. » La quatrième a dit : « Mon mari est modéré, comme la nuit de Tihama : ni trop chaud ni trop froid ; je n’ai ni peur de lui ni de reproche à lui faire. » La cinquième a dit : « Mon mari, quand il rentre, c’est un léopard (il dort beaucoup), et quand il sort, c’est un lion (il se vante beaucoup). Il ne se soucie pas de ce qu’il y a dans la maison. » La sixième a dit : « Quand mon mari mange, il mange tout (il ne laisse rien), quand il boit, il ne laisse rien non plus ; quand il dort, il s’enroule seul dans les couvertures, et il ne s’intéresse pas à ce que je ressens. » La septième a dit : « Mon mari est injuste ou faible et insensé. Il a tous les défauts. Il peut te blesser à la tête ou au corps, ou les deux. » La huitième a dit : « Mon mari est doux au toucher comme un lapin et il sent bon comme le zarnab (une herbe parfumée). » La neuvième a dit : « Mon mari est un homme grand et généreux, il porte une longue sangle pour son épée. Il accueille beaucoup de monde (il est très hospitalier) et sa maison est proche des gens (ils peuvent facilement venir le consulter). » La dixième a dit : « Mon mari s’appelle Malik, et qui est Malik ? Malik est au-dessus de tout ce que je pourrais dire sur lui. La plupart de ses chameaux restent à la maison (prêts à être offerts aux invités) et seuls quelques-uns vont au pâturage. Quand les chameaux entendent le son du luth ou du tambourin, ils savent qu’ils vont être sacrifiés pour les invités. » La onzième a dit : « Mon mari est Abu Zar`, et que dire d’Abu Zar` ? Il m’a offert beaucoup de bijoux, mes oreilles en sont lourdes et mes bras sont devenus gros (j’ai pris du poids). Il m’a rendue heureuse, au point que je me sens fière de moi. Il m’a trouvée dans une famille pauvre qui n’avait que des moutons, et il m’a emmenée dans une famille respectée avec des chevaux, des chameaux et du grain à moudre. Quoi que je dise, il ne me critique pas. Quand je dors, je dors tard le matin, et quand je bois, je bois à ma soif. La mère d’Abu Zar, que dire d’elle ? Ses sacs étaient toujours pleins et sa maison était spacieuse. Le fils d’Abu Zar, que dire de lui ? Son lit est aussi étroit qu’une épée nue, et il se contente d’un petit morceau de viande. La fille d’Abu Zar est obéissante envers ses parents, elle est bien bâtie et cela rend jalouse la coépouse de son mari. La servante d’Abu Zar, que dire d’elle ? Elle garde nos secrets, ne gaspille pas nos provisions et ne laisse pas de désordre dans la maison. » La onzième femme a ajouté : « Un jour, Abu Zar est sorti au moment de la traite et il a vu une femme avec deux fils, comme deux léopards, qui jouaient avec elle. En la voyant, il m’a divorcée et l’a épousée. Ensuite, j’ai épousé un homme noble qui montait un cheval rapide et tenait une lance. Il m’a donné beaucoup de choses, même une paire de chaque bête, et il m’a dit : “Mange, ô Oum Zar, et donne à ta famille.” » Elle a ajouté : « Pourtant, tout ce que mon second mari m’a donné ne vaut pas le plus petit récipient d’Abu Zar. » `Aisha a alors dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Je suis pour toi comme Abu Zar l’était pour sa femme Oum Zar. »
- Sahih al-Bukhari, n°5215
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) passait voir (avait des relations avec) toutes ses femmes en une seule nuit, et à ce moment-là il avait neuf femmes
- Sahih al-Bukhari, n°5234
Rapporté par Anas bin Malik : Une femme des Ansar est venue voir le Prophète (ﷺ). Il l’a prise à part et lui a dit : « Par Allah, vous (les Ansar) êtes les gens que j’aime le plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°5289
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a juré de s'abstenir de ses épouses, et à ce moment-là, il s'était foulé (ou démis) la jambe. Il est donc resté dans son grenier (une pièce en hauteur) pendant 29 jours. Ensuite, il est descendu, et les gens ont dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Tu avais juré de t'abstenir de tes épouses pendant un mois. » Il a répondu : « Le mois compte vingt-neuf jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5295
Rapporté par Anas bin Malik : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), un Juif a attaqué une jeune fille, lui a pris des bijoux en argent qu’elle portait et lui a écrasé la tête. Un de ses proches l’a amenée au Prophète (ﷺ) alors qu’elle était sur le point de mourir et ne pouvait plus parler. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé : « Qui t’a frappée ? Untel ? », en citant quelqu’un d’autre que son meurtrier. Elle a bougé la tête pour dire non. Le Prophète (ﷺ) a cité une autre personne, et elle a de nouveau fait non de la tête. Puis il a demandé : « Est-ce untel ? », en nommant son agresseur. Elle a hoché la tête pour dire oui. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que la tête de ce Juif soit écrasée entre deux pierres
- Sahih al-Bukhari, n°5300
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Voulez-vous que je vous dise quelles sont les meilleures familles parmi les Ansar ? » Les gens ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les meilleurs sont les Banu An-Najjar, puis les Banu `Abdil Ash-hal, puis les Banu Al-Harith bin Al-Khazraj, puis les Banu Sa`ida. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a bougé sa main en fermant et ouvrant les doigts, comme s’il lançait quelque chose, puis il a dit : « Quoi qu’il en soit, il y a du bien dans toutes les familles des Ansar. »
- Sahih al-Bukhari, n°5358
Rapporté par Malik bin Aus bin Al-Hadathan : Un jour, je suis parti rendre visite à `Umar (ibn Al-Khattab). Pendant que j’étais assis avec lui, son portier, Yarfa, est venu et a dit : « Uthman, `AbdurRahman (ibn `Auf), Az-Zubair et Sa`d (ibn Abi Waqqas) demandent la permission de te voir. » `Umar a répondu : « Oui. » Ils sont entrés, ont salué et se sont assis. Peu après, Yarfa est revenu et a dit à `Umar : « Dois-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont entrés, ont salué et se sont assis. `Abbas a dit : « Ô Chef des Croyants ! Juge entre moi et lui (`Ali). » Le groupe, c’est-à-dire `Uthman et ses compagnons, ont dit : « Ô Chef des Croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » `Umar a dit : « Attendez ! Je vous en conjure par Allah, par qui le Ciel et la Terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous (les Prophètes), nous ne laissons rien en héritage à nos héritiers, tout ce que nous laissons doit être donné en aumône.’ Et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Oui, il l’a bien dit. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Maintenant, laissez-moi vous expliquer. Allah a accordé à Son Prophète une partie de ces biens (butin de guerre) qu’Il n’a donné à personne d’autre. Et Allah a dit : ‘Et ce qu’Allah a accordé à Son Messager (comme butin) de leur part, pour lequel vous n’avez pas fait d’expédition ni à cheval ni à chameau... Allah est capable de toute chose.’ (59:6) Donc, ces biens ont été donnés spécialement au Messager d’Allah (ﷺ). Mais, par Allah, il ne vous en a rien caché, il ne les a pas gardés pour lui seul, mais il vous les a tous distribués, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie. Et avec cela, le Messager d’Allah (ﷺ) pourvoyait aux besoins annuels de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où les biens d’Allah (comme la Zakat) devaient être utilisés. Le Messager d’Allah (ﷺ) a toujours agi ainsi toute sa vie. Maintenant, je vous en conjure par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis `Umar a dit à `Ali et `Abbas : « Je vous en conjure par Allah, le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a ajouté : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : ‘Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).’ Il a donc pris en charge ces biens et a agi avec eux comme le Messager d’Allah (ﷺ) le faisait, et vous le saviez tous les deux. » Ensuite, `Umar s’est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abu Bakr était ceci ou cela ! Mais Allah sait qu’il était honnête, sincère, pieux et juste dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr, et j’ai dit : ‘Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abu Bakr.’ J’ai donc gardé ces biens pendant les deux premières années de mon règne, et j’ai fait avec eux comme le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr le faisaient. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus à moi avec la même demande et le même problème. (`Abbas !) Tu es venu réclamer ta part de l’héritage du fils de ton frère, et lui (`Ali) est venu réclamer la part de sa femme de l’héritage de son père. Je vous ai donc dit : ‘Si vous le voulez, je vous remets ces biens, à condition que vous me promettiez devant Allah de les gérer comme le Messager d’Allah (ﷺ), Abu Bakr et moi-même l’avons fait depuis le début de mon règne ; sinon, ne m’en parlez plus.’ Vous avez dit : ‘Remets-nous ces biens sous cette condition.’ Et je vous les ai remis sous cette condition. Je vous en conjure par Allah, est-ce bien sous cette condition que je vous les ai remis ? » Le groupe a dit : « Oui. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure par Allah, est-ce sous cette condition que je vous les ai remis ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar a ajouté : « Voulez-vous maintenant que je prenne une décision différente ? Par Celui par qui le Ciel et la Terre tiennent, je ne prendrai jamais d’autre décision jusqu’à la fin des temps ! Mais si vous n’arrivez plus à gérer ces biens, alors rendez-les-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°5379
Rapporté par Anas bin Malik : Un tailleur a invité le Messager d'Allah (ﷺ) à un repas qu'il avait préparé. Je suis allé avec le Messager d'Allah (ﷺ) et je l'ai vu chercher à manger les morceaux de courge sur différents côtés du plat. Depuis ce jour, j'aime manger la courge. `Umar bin Abi Salama a dit : Le Prophète m'a dit : « Mange avec ta main droite. »
- Sahih al-Bukhari, n°5381
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha a dit à Oum Sulaim : « J'ai entendu la voix du Messager d'Allah (ﷺ) qui était faible, et je pense qu'il a faim. As-tu quelque chose à manger ? » Elle a sorti quelques pains d'orge, puis a pris son voile, a enveloppé le pain dans une partie et l'a glissé sous mon vêtement, puis elle a mis le reste autour de mon corps et m'a envoyé vers le Messager d'Allah (ﷺ). Je suis allé avec cela et j'ai trouvé le Messager d'Allah (ﷺ) à la mosquée avec quelques personnes. Je me suis approché d'eux, et le Messager d'Allah (ﷺ) m'a demandé : « Est-ce qu'Abu Talha t'a envoyé ? » J'ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec de la nourriture pour nous ? » J'ai répondu : « Oui. » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit à tous ceux qui étaient avec lui : « Levez-vous ! » Il est parti (et tout le monde l'a suivi) et je suis allé devant eux jusqu'à ce que j'arrive chez Abu Talha. Abu Talha a alors dit : « O Oum Sulaim ! Le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé avec des gens, et nous n'avons pas assez de nourriture pour tous. » Elle a dit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Alors Abu Talha est sorti jusqu'à ce qu'il rencontre le Messager d'Allah (ﷺ). Ensuite, Abu Talha et le Messager d'Allah (ﷺ) sont entrés dans la maison. Le Messager d'Allah a dit : « Oum Sulaim ! Apporte ce que tu as. » Elle a apporté ce pain. Le Prophète (ﷺ) a demandé qu'on l'émiette en petits morceaux, et Oum Sulaim a pressé une outre de beurre dessus. Ensuite, le Messager d'Allah a dit ce qu'Allah a voulu (pour bénir la nourriture) puis a ajouté : « Faites entrer dix hommes. » Ils sont entrés, ont mangé à leur faim et sont sortis. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Faites entrer dix autres. » Ils sont entrés, ont mangé à leur faim et sont sortis. Il a encore dit : « Faites entrer dix autres ! » Ils sont entrés, ont mangé à leur faim et sont sortis. Il a fait entrer dix autres, et ainsi tous ces hommes ont mangé à leur faim, ils étaient quatre-vingts
- Sahih al-Bukhari, n°5401
Rapporté par Urban bin Malik : Il avait assisté à la bataille de Badr et faisait partie des Ansar. Il vint voir le Prophète (ﷺ) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai perdu la vue et je dirige la prière pour mon peuple. Quand il pleut, la vallée entre moi et eux est inondée, et je ne peux pas aller à leur mosquée pour diriger la prière. Ô Messager d’Allah ! J’aimerais que tu viennes prier chez moi afin que je puisse en faire un lieu de prière. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Si Allah le veut, je le ferai. » Le lendemain matin, peu après le lever du soleil, le Messager d’Allah (ﷺ) vint avec Abu Bakr. Le Prophète (ﷺ) demanda la permission d’entrer et je le fis entrer. Il ne s’assit pas avant d’être entré dans la maison et me demanda : « Où veux-tu que je prie chez toi ? » Je lui ai montré un endroit dans la maison, alors il se leva et dit : « Allahu Akbar. » Nous nous sommes alignés derrière lui et il a prié deux rak‘a, puis il a terminé par le Taslim. Nous lui avons ensuite demandé de rester pour un repas spécial de Khazira que nous avions préparé. Beaucoup d’hommes des environs se sont rassemblés dans la maison. L’un d’eux demanda : « Où est Malik bin Ad-Dukhshun ? » Un autre répondit : « C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah ni Son Messager. » Le Prophète dit : « Ne dites pas cela. Ne pensez-vous pas qu’il a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah”, cherchant l’agrément d’Allah ? » L’homme répondit : « Allah et Son Messager savent mieux, mais nous l’avons toujours vu fréquenter les hypocrites et leur donner des conseils. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Allah a interdit le Feu (de l’Enfer) à ceux qui témoignent qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, cherchant l’agrément d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°5415
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ n’a jamais mangé sur une table, ni dans une petite assiette, et on ne lui a jamais préparé de pain fin. J’ai demandé à Qatada : « Sur quoi mangeaient-ils ? » Il répondit : « Sur des nappes en cuir. »
- Sahih al-Bukhari, n°5421
Rapporté par Qatada : Nous rendions visite à Anas bin Malik pendant que son boulanger était en train de cuire du pain. Anas disait : « Mangez ! Je ne sais pas que le Prophète (ﷺ) ait jamais vu du pain bien cuit avant de rencontrer Allah, ni qu’il ait vu de ses propres yeux un mouton rôti. »
- Sahih al-Bukhari, n°5425
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Cherche un de tes garçons pour me servir. » Abu Talha m’a fait monter derrière lui sur sa monture et m’a emmené auprès du Prophète (ﷺ). Je servais donc le Messager d’Allah (ﷺ) chaque fois qu’il descendait pour s’arrêter quelque part. Je l’entendais souvent dire : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre les soucis, la tristesse, l’impuissance, la paresse, l’avarice, la lâcheté, le poids des dettes et le fait d’être dominé injustement par d’autres. » J’ai continué à le servir jusqu’à notre retour de la bataille de Khaybar. Le Prophète (ﷺ) a alors amené Safiyya bint Huyai, qu’il avait obtenue comme butin de guerre. Je l’ai vu plier un vêtement pour qu’elle s’asseye derrière lui sur sa chamelle. Quand il est arrivé à As-Sahba’, il a préparé du Hais et l’a posé sur une nappe. Puis il m’a envoyé inviter des hommes, qui sont venus et ont mangé ; c’était le repas de noces du Prophète (ﷺ) et de Safiyya. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a repris la route, et en voyant la montagne d’Uhud, il a dit : « Cette montagne nous aime, et nous l’aimons. » En approchant de Médine, il a dit : « Ô Allah ! Je fais de la zone entre ses deux montagnes un sanctuaire, comme Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis leur Mudd et leur Sa (mesures spéciales). »
- Sahih al-Bukhari, n°5436
Rapporté par Anas ibn Malik : Un tailleur a invité le Prophète (ﷺ) à un repas qu’il avait préparé, et je suis allé avec le Prophète (ﷺ). Le tailleur a servi du pain d’orge et une soupe contenant de la courge et de la viande séchée. J’ai vu le Prophète (ﷺ) prendre les morceaux de courge autour du plat, et depuis ce jour, j’aime la courge
- Sahih al-Bukhari, n°5439
Rapporté par Anas bin Malik : Un tailleur a invité le Messager d’Allah (ﷺ) à un repas qu’il avait préparé. Je suis allé avec le Messager d’Allah (ﷺ) à ce repas, et le tailleur a servi au Prophète (ﷺ) du pain d’orge et une soupe de courge et de viande séchée. J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) choisir les morceaux de courge dans le plat, et depuis, j’aime la courge
- Sahih al-Bukhari, n°5463
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si le dîner est servi et que l’iqama pour la prière d’Isha est annoncée, commencez par votre dîner d’abord. »
- Sahih al-Bukhari, n°5470
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha avait un enfant malade. Un jour, alors qu'Abu Talha était absent, l'enfant est décédé. Quand Abu Talha est rentré chez lui, il a demandé : « Comment va mon fils ? » Um Salaim (sa femme) a répondu : « Il est plus calme que jamais. » Ensuite, elle lui a servi le dîner, il a mangé puis a dormi avec elle. Quand ils ont fini, elle lui a dit : « Enterre l'enfant (car il est mort). » Le lendemain matin, Abu Talha est allé voir le Messager d'Allah (ﷺ) et lui a raconté ce qui s'était passé. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « As-tu dormi avec ta femme cette nuit ? » Abu Talha a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Accorde-leur ta bénédiction pour cette nuit. » Um Sulaim a donné naissance à un garçon. Abu Talha m'a demandé de m'occuper de l'enfant jusqu'à ce qu'il soit présenté au Prophète. Ensuite, Abu Talha a emmené l'enfant chez le Prophète (ﷺ), et Um Sulaim a envoyé quelques dattes avec lui. Le Prophète (ﷺ) a pris l'enfant sur ses genoux et a demandé s'il y avait quelque chose avec lui. Les gens ont répondu : « Oui, quelques dattes. » Le Prophète a pris une datte, l'a mâchée, en a sorti un peu de sa bouche, l'a mise dans la bouche de l'enfant, a fait le Tahnik avec, et l'a nommé 'Abdullah
- Sahih al-Bukhari, n°5489
Rapporté par Anas bin Malik : Nous avons effrayé un lapin à Marr Az-Zahran jusqu’à ce qu’il se mette à sauter. Mes compagnons l’ont poursuivi jusqu’à être fatigués. Mais moi seul j’ai continué à courir après lui, je l’ai attrapé et je l’ai apporté à Abu Talha. Il a envoyé ses deux pattes au Prophète ﷺ qui les a acceptées
- Sahih al-Bukhari, n°5504
Rapporté par Ka`b bin Malik : Une femme a égorgé un mouton avec une pierre, puis le Prophète (ﷺ) a été interrogé à ce sujet et il a permis d’en manger
- Sahih al-Bukhari, n°5528
Rapporté par Anas bin Malik : Quelqu’un est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Les ânes ont été abattus et mangés. » Un autre homme est venu et a dit : « Les ânes ont été détruits. » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a ordonné à quelqu’un d’annoncer aux gens : « Allah et Son Messager vous interdisent de manger la viande d’âne, car elle est impure. » Alors, les marmites ont été renversées alors que la viande d’âne y cuisait
- Sahih al-Bukhari, n°5535
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, nous avons poursuivi un lapin à Marr-az-Zahran. Les gens l'ont chassé jusqu'à ce qu'ils soient fatigués. Puis je l'ai attrapé et je l'ai apporté à Abu Talha, qui l'a égorgé, puis il a envoyé ses deux morceaux du bassin (ou ses pattes) au Prophète, et le Prophète (ﷺ) a accepté ce cadeau
- Sahih al-Bukhari, n°5546
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui sacrifie avant la prière, il l’a fait seulement pour lui-même, et celui qui sacrifie après la prière, il l’a fait au bon moment et a suivi la tradition des musulmans. »
- Sahih al-Bukhari, n°5549
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit le jour de Nahr : « Celui qui a sacrifié son offrande avant la prière doit recommencer (et en sacrifier une autre). » Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Aujourd’hui, la viande est très recherchée. » Il a ensuite parlé de ses voisins et a ajouté : « J’ai un bélier de six mois qui, pour moi, vaut mieux que la viande de deux moutons. » Le Prophète (ﷺ) lui a permis de le sacrifier comme offrande, mais je ne sais pas si cette permission valait aussi pour d’autres personnes. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est allé vers deux béliers et les a sacrifiés, puis les gens sont allés vers des moutons et les ont partagés entre eux
- Sahih al-Bukhari, n°5553
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) offrait deux béliers en sacrifice, et moi aussi j’offrais deux béliers
- Sahih al-Bukhari, n°5578
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un adultère, au moment où il commet l’acte interdit, n’est pas croyant ; une personne, au moment où elle boit une boisson alcoolisée, n’est pas croyante ; un voleur, au moment où il vole, n’est pas croyant. » Ibn Shihab a dit : `Abdul Malik bin Abi Bakr bin `Abdur-Rahman bin Al-Harith bin Hisham m’a raconté qu’Abu Bakr lui rapportait ce récit d’Abu Huraira. Il ajoutait aussi qu’Abu Bakr mentionnait, en plus des cas cités : « Et celui qui vole quelque chose de force devant tout le monde, n’est pas croyant au moment où il le fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5582
Rapporté par Anas bin Malik : Je servais à boire à Abu 'Ubaida, Abu Talha et Ubai bin Ka`b, une boisson faite avec des dattes mûres et non mûres. Quelqu’un est alors venu leur dire : Les boissons alcoolisées ont été interdites. (En entendant cela) Abu Talha a dit : Lève-toi, ô Anas, et jette-la ! Alors je l’ai jetée
- Sahih al-Bukhari, n°5584
Rapporté par Anas bin Malik : Les boissons alcoolisées ont été interdites. À cette époque, ces boissons étaient préparées à partir de dattes mûres ou non mûres
- Sahih al-Bukhari, n°5587
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne préparez pas de boissons dans des récipients en courge séchée (Ad-Dubba’) ni dans des récipients goudronnés (Al-Muzaffat). » Abu Huraira ajoutait à cette liste Al-Hantam et An-Naqir
- Sahih al-Bukhari, n°5590
Rapporté par Abu 'Amir ou Abu Malik Al-Ash'ari : Il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Parmi mes fidèles, certains considéreront comme licites les relations sexuelles interdites, le port de la soie, la consommation de boissons alcoolisées et l’utilisation des instruments de musique. Il y aura aussi des gens qui vivront près d’une montagne, et le soir, leur berger viendra avec ses moutons et leur demandera quelque chose, mais ils lui répondront : “Reviens demain.” Allah les détruira pendant la nuit, fera s’effondrer la montagne sur eux, et transformera les survivants en singes et en porcs. Ils resteront ainsi jusqu’au Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°5611
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha possédait le plus grand nombre de palmiers-dattiers parmi les Ansars de Médine. Le bien qui lui tenait le plus à cœur était le jardin Bairuha, situé en face de la mosquée du Prophète (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de son eau fraîche et pure. Quand le verset sacré : « Vous n’atteindrez la piété que si vous dépensez de ce que vous aimez » (3.92) a été révélé, Abu Talha s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit : Vous n’atteindrez la piété que si vous dépensez de ce que vous aimez, et le bien que j’aime le plus est le jardin Bairuha. Je veux donc le donner en aumône pour Allah, en espérant la récompense d’Allah. Tu peux en disposer, ô Messager d’Allah (ﷺ), comme Allah te l’indiquera. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Très bien ! C’est une richesse qui peut disparaître (ou qui est profitable). » (‘Abdullah n’est pas sûr du mot exact utilisé.) Il a ajouté : « J’ai entendu ce que tu as dit, mais à mon avis, il vaut mieux que tu le donnes à ta famille. » Abu Talha a dit : « Je vais le faire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Abu Talha a alors distribué ce jardin à sa famille et à ses cousins
- Sahih al-Bukhari, n°5612
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) boire du lait. Il est venu chez moi, j’ai trait une brebis et j’ai mélangé le lait avec de l’eau du puits pour le Messager d’Allah (ﷺ). Il a pris le bol et a bu. À sa gauche se trouvait Abu Bakr, et à sa droite un bédouin. Il a ensuite donné le reste du lait au bédouin et a dit : « À droite ! À droite (d’abord). »
- Sahih al-Bukhari, n°5619
Rapporté par Anas bin Malik : On a apporté du lait mélangé avec de l’eau au Messager d’Allah ﷺ alors qu’un bédouin était à sa droite et Abu Bakr à sa gauche. Il en a bu, puis l’a donné au bédouin en disant : « À droite, à droite d’abord. »
- Sahih al-Bukhari, n°5638
Rapporté par `Asim al-Ahwal : J’ai vu le bol du Prophète (ﷺ) chez Anas bin Malik. Il était cassé et Anas l’avait réparé avec des plaques d’argent. Ce bol était assez large et fait en bois de Nadar. Anas a dit : « J’ai donné de l’eau au Prophète (ﷺ) dans ce bol plus de fois que je ne saurais le dire. » Ibn Seereen a dit : Autour de ce bol, il y avait un anneau en fer, et Anas voulait le remplacer par un anneau en argent ou en or, mais Abu Talha lui a dit : « Ne change rien à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a fait. » Alors Anas l’a laissé tel quel
- Sahih al-Bukhari, n°5653
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Allah a dit : ‘Si Je prive Mon serviteur de ses deux choses les plus chères (c’est-à-dire ses yeux) et qu’il reste patient, Je le ferai entrer au Paradis en compensation.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5671
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun d’entre vous ne doit souhaiter la mort à cause d’un malheur qui lui arrive. Mais s’il doit vraiment souhaiter la mort, qu’il dise : Ô Allah ! Fais-moi vivre tant que la vie est meilleure pour moi, et fais-moi mourir si la mort est meilleure pour moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5719
Rapporté par Anas bin Malik : L’Envoyé d’Allah (ﷺ) a permis à une famille des Ansar de soigner par la Ruqya les personnes ayant été empoisonnées ou souffrant d’un mal d’oreille. Anas a ajouté : Je me suis fait cautériser pour la pleurésie, alors que l’Envoyé d’Allah (ﷺ) était encore vivant. Abu Talha, Anas bin An-Nadr et Zaid bin Thabit ont été témoins de cela, et c’est Abu Talha qui m’a cautérisé
- Sahih al-Bukhari, n°5720
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a permis à une famille des Ansar de soigner, par la Ruqya, les personnes ayant été empoisonnées ou souffrant de douleurs à l’oreille. Anas a ajouté : Je me suis fait cautériser pour une pleurésie alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était encore en vie. Abu Talha, Anas bin An-Nadr et Zaid bin Thabit ont été témoins de cela, et c’est Abu Talha qui m’a cautérisé
- Sahih al-Bukhari, n°5721
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a permis à une famille des Ansar de soigner, par la Ruqya, les personnes ayant été empoisonnées ou souffrant de douleurs à l’oreille. Anas a ajouté : Je me suis fait cautériser pour une pleurésie alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était encore en vie. Abu Talha, Anas bin An-Nadr et Zaid bin Thabit ont été témoins de cela, et c’est Abu Talha qui m’a cautérisé
- Sahih al-Bukhari, n°5727
Rapporté par Anas bin Malik : Des gens des tribus de `Ukl et `Uraina sont venus voir le Messager d'Allah (ﷺ), ont accepté l'islam et ont dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Nous sommes des éleveurs et nous n'avons jamais été agriculteurs. » Ils ont trouvé le climat de Médine difficile pour eux. Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné qu'on leur donne des chameaux et un berger, et leur a dit d'aller avec ces chameaux et de boire leur lait et leur urine. Ils sont partis, mais quand ils sont arrivés à un endroit appelé Al-Harra, ils sont revenus à l'incroyance après avoir accepté l'islam, ont tué le berger et se sont enfuis avec les chameaux. Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a envoyé des gens à leur poursuite (et ils ont été attrapés et ramenés). Le Prophète (ﷺ) a ordonné que leurs yeux soient marqués au fer rouge et que leurs mains soient coupées, et ils ont été laissés à Al-Harra jusqu'à ce qu'ils meurent dans cet état
- Sahih al-Bukhari, n°5732
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Mourir de la peste est un martyr pour chaque musulman. »
- Sahih al-Bukhari, n°5742
Rapporté par `Abdul `Aziz : Thabit et moi sommes allés voir Anas bin Malik. Thabit lui a dit : « Ô Abu Hamza ! Je suis malade. » Alors Anas a proposé : « Veux-tu que je te fasse la ruqya que le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ? » Thabit a répondu : « Oui. » Anas a alors récité : « Ô Allah ! Seigneur des gens, Toi qui enlèves les difficultés ! (Je t’en prie) guéris ce malade, car Tu es le Guérisseur. Personne ne peut guérir si ce n’est Toi ; accorde une guérison qui ne laisse aucune maladie. »
- Sahih al-Bukhari, n°5776
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pas de contagion ni de superstition, mais j’aime le “fal”. » Ils ont demandé : « Qu’est-ce que le fal ? » Il a répondu : « Un mot positif. »
- Sahih al-Bukhari, n°5808
Rapporté par Anas bin Malik : L’année de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque en portant un casque sur la tête
- Sahih al-Bukhari, n°5809
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, je marchais avec le Messager d’Allah (ﷺ) qui portait un manteau Najrani à bordure épaisse. Un bédouin l’a suivi et a tiré si fort sur son manteau que j’ai vu la marque de la bordure sur l’épaule du Messager d’Allah (ﷺ) à cause de cette traction. Le bédouin a dit : « Ô Muhammad ! Donne-moi une part des biens d’Allah que tu possèdes. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est retourné, l’a regardé et, en souriant, a ordonné qu’on lui donne quelque chose
- Sahih al-Bukhari, n°5813
Rapporté par Anas bin Malik : Le vêtement que le Prophète (ﷺ) préférait porter était le hibra (un tissu du Yémen)
- Sahih al-Bukhari, n°5832
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui porte de la soie dans ce monde n’en portera pas dans l’au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°5842
Rapporté par Anas bin Malik : Il a vu Oum Kulthum, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), porter un vêtement en soie rouge
- Sahih al-Bukhari, n°5850
Rapporté par Sa`id Abu Maslama : J'ai demandé à Anas (bin Malik) : « Est-ce que le Prophète ﷺ priait avec ses chaussures ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°5858
Rapporté par Isaa bin Tahman : Anas bin Malik nous a montré deux sandales qui avaient deux lanières. Thabit Al-Banani a dit : « Ce sont les sandales du Prophète (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°5860
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a appelé les Ansar et les a réunis dans une tente en cuir
- Sahih al-Bukhari, n°5868
Rapporté par Anas bin Malik : Il a vu une bague en argent à la main du Messager d'Allah (ﷺ) pendant seulement un jour. Ensuite, les gens se sont fait faire des bagues en argent et les ont portées. À ce moment-là, le Messager d'Allah (ﷺ) a aussi jeté leurs bagues. (Pour plus de détails sur ce hadith, voir Fath-ul-Bari, vol. 12, page)
- Sahih al-Bukhari, n°5872
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) voulait écrire une lettre à un groupe de personnes ou à des non-Arabes. On lui a dit : « Ils n’acceptent aucune lettre sans sceau. » Alors le Prophète (ﷺ) s’est fait faire une bague en argent, et il y était gravé : « Muhammad, le Messager d’Allah ». ... C’est comme si je voyais encore la brillance de la bague sur le doigt (ou dans la paume) du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°5875
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu écrire aux Byzantins, on lui a dit : « Ces gens-là ne liront pas ta lettre si elle n’est pas scellée. » Alors le Prophète (ﷺ) a pris une bague en argent et y a fait graver : « Muhammad, le Messager d’Allah ». ... C’est comme si je voyais encore aujourd’hui l’éclat de cette bague dans sa main
- Sahih al-Bukhari, n°5877
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a pris une bague en argent et y a fait graver : « Muhammad, le Messager d’Allah ». Le Prophète nous a alors dit : « J’ai une bague en argent sur laquelle il est gravé : ‘Muhammad, le Messager d’Allah’. Aucun de vous ne doit faire graver la même chose sur sa bague. »
- Sahih al-Bukhari, n°5900
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) n’était ni très grand, ni petit ; il n’était ni très blanc, ni brun. Ses cheveux n’étaient ni très bouclés, ni tout à fait raides. Allah l’a envoyé (comme Messager) à l’âge de quarante ans ; après cela, il est resté dix ans à La Mecque, puis dix autres années à Médine. Allah l’a rappelé à Lui à l’âge de soixante ans, et il n’avait presque pas dix cheveux blancs sur la tête et dans la barbe
- Sahih al-Bukhari, n°5901
Rapporté par Al-Bara' : Je n’ai jamais vu quelqu’un porter un manteau rouge et être plus beau que le Prophète. Rapporté par Malik : Les cheveux du Prophète (ﷺ) descendaient jusqu’à ses épaules. Abou Ishaq a dit : « Je l’ai entendu raconter cela plus d’une fois. Il riait toujours en le racontant. » Rapporté par Shu`ba : Les cheveux du Prophète (ﷺ) descendaient jusqu’aux lobes des oreilles
- Sahih al-Bukhari, n°5905
Rapporté par Qatada : J’ai demandé à Anas bin Malik comment étaient les cheveux du Messager d’Allah (ﷺ). Il a répondu : « Les cheveux du Messager d’Allah (ﷺ) n’étaient ni très raides ni très frisés, et ils descendaient jusqu’entre ses épaules et ses lobes d’oreilles. »
- Sahih al-Bukhari, n°5968
Rapporté par Anas bin Malik : Nous revenions de Khaybar avec le Messager d’Allah (ﷺ) pendant que je montais derrière Abu Talha, qui avançait devant. Une des femmes du Messager d’Allah (ﷺ) était assise derrière lui. Soudain, le pied du chameau a glissé et j’ai crié : « La femme ! » et je suis descendu rapidement. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « C’est ta mère. » J’ai donc resellé la chamelle et le Messager d’Allah (ﷺ) est remonté dessus. Lorsqu’il est arrivé ou a aperçu Médine, il a dit : « Ayibun, ta'ibun, 'abidun, li-Rabbina hami-dun. »
- Sahih al-Bukhari, n°5977
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a mentionné les plus grands péchés, ou on lui a demandé quels étaient les plus grands péchés. Il a dit : « Associer quelqu’un à Allah dans l’adoration ; tuer une âme qu’Allah a interdite de tuer ; et manquer de respect ou de bonté envers ses parents. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Voulez-vous que je vous informe du plus grave des grands péchés ? C’est le faux témoignage ou le mensonge. » Shu`ba (le sous-narrateur) précise que, selon lui, le Prophète a surtout dit : « le faux témoignage »
- Sahih al-Bukhari, n°5986
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui aime avoir plus de richesse et une vie plus longue doit entretenir de bonnes relations avec sa famille. »
- Sahih al-Bukhari, n°6008
Rapporté par Abu Sulaiman et Malik bin Huwairith : Nous sommes venus voir le Prophète (ﷺ) et nous étions quelques jeunes hommes d'à peu près le même âge. Nous sommes restés avec lui pendant vingt nuits. Puis il a pensé que nous étions inquiets pour nos familles, et il nous a demandé qui nous avions laissés pour s'occuper d'elles, et nous lui avons dit. Il était bienveillant et miséricordieux, alors il a dit : « Retournez auprès de vos familles, enseignez-leur (la religion) et ordonnez-leur (de faire le bien), et faites la prière comme vous m'avez vu la faire. Quand l'heure de la prière arrive, que l'un de vous fasse l'appel à la prière (Adhan), et que le plus âgé d'entre vous dirige la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°6012
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si un musulman plante une plante et qu’un humain ou un animal en mange, il aura une récompense comme s’il avait fait une aumône équivalente. »
- Sahih al-Bukhari, n°6025
Rapporté par Anas bin Malik : Un bédouin a uriné dans la mosquée et les gens se sont précipités pour le frapper. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne l’interrompez pas pendant qu’il urine (laissez-le finir). » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a demandé un récipient d’eau et a versé l’eau sur l’endroit où il avait uriné
- Sahih al-Bukhari, n°6031
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) n'insultait pas les gens, ne disait pas de paroles obscènes et ne maudissait personne. Quand il voulait faire une remarque à l'un d'entre nous, il disait : « Qu'a-t-il donc, que son front soit couvert de poussière ! »
- Sahih al-Bukhari, n°6041
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Personne ne goûtera à la douceur de la foi tant qu’il n’aimera pas quelqu’un uniquement pour Allah, tant qu’il ne préférera pas être jeté au feu plutôt que de retourner à la mécréance après qu’Allah l’en a sorti, et tant qu’Allah et Son Messager ne lui seront pas plus chers que tout le reste. »
- Sahih al-Bukhari, n°6065
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne vous détestez pas, ne soyez pas jaloux les uns des autres, ne vous coupez pas les uns des autres. Ô serviteurs d’Allah ! Soyez frères. Sachez qu’il n’est pas permis à un musulman de couper les liens (ou de ne pas parler) avec son frère musulman plus de trois jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°6072
Rapporté par Anas bin Malik : N'importe quelle servante de Médine pouvait prendre la main du Messager d'Allah (ﷺ) et l'emmener où elle voulait
- Sahih al-Bukhari, n°6076
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ne vous détestez pas les uns les autres, ne soyez pas jaloux les uns des autres, et ne vous tournez pas le dos. Ô serviteurs d'Allah, soyez frères ! Il n'est pas permis à un musulman de couper les liens avec son frère musulman (et de ne pas lui parler) plus de trois nuits. »
- Sahih al-Bukhari, n°6080
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a rendu visite à une famille parmi les Ansar et a partagé un repas avec eux. Quand il a voulu partir, il a demandé un endroit dans la maison pour prier, alors on a étendu un tapis mouillé d’eau et il a prié dessus, puis il a invoqué la bénédiction d’Allah pour ses hôtes
- Sahih al-Bukhari, n°6083
Rapporté par `Asim : J’ai demandé à Anas bin Malik : « As-tu entendu que le Prophète (ﷺ) a dit : “Il n’y a pas de pacte de fraternité en Islam” ? » Anas a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a fait un pacte de fraternité entre les Ansar et les Quraish chez moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6088
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que j’accompagnais le Messager d’Allah (ﷺ), qui portait un manteau Najrani à bordure épaisse, un bédouin a rattrapé le Prophète (ﷺ) et a tiré violemment sur son manteau. J’ai regardé l’épaule du Prophète (ﷺ) et j’ai vu que le bord du manteau avait laissé une marque à cause de la force de la traction. Le bédouin a dit : « Ô Muhammad ! Ordonne qu’on me donne une part des biens d’Allah que tu possèdes. » Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers lui, a souri, et a ordonné qu’on lui donne quelque chose
- Sahih al-Bukhari, n°6125
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Rendez les choses faciles pour les gens, ne les rendez pas difficiles, rassurez-les (en leur annonçant de bonnes nouvelles) et ne les repoussez pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°6129
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) passait du temps avec nous au point de dire à un de mes petits frères : « Ô Aba `Umair ! Qu’a fait le Nughair ? » (un type d’oiseau)
- Sahih al-Bukhari, n°6135
Rapporté par Abu Shuraih Al-Ka`bi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier doit bien accueillir son invité. Le droit de l’invité est : lui offrir de la nourriture de qualité pendant une nuit et un jour, et l’invité doit être nourri pendant trois jours. Tout ce qui est offert au-delà de cela est considéré comme une aumône. Et il n’est pas permis à un invité de rester chez son hôte si longtemps que cela le met dans une situation difficile. » Rapporté par Malik : De même que ci-dessus (156) en ajoutant : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier doit dire ce qui est bien ou se taire. » (C’est-à-dire éviter les paroles mauvaises et réfléchir avant de parler)
- Sahih al-Bukhari, n°6149
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est allé voir certaines de ses femmes, parmi lesquelles se trouvait Umm Sulaym, et a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde, ô Anjasha ! Conduis les chameaux doucement, car ils transportent des récipients fragiles ! » Abu Qalaba a dit : Le Prophète (ﷺ) a prononcé une phrase (c’est-à-dire la métaphore ci-dessus) qui, si l’un d’entre vous l’avait dite, vous l’auriez réprimandé pour cela
- Sahih al-Bukhari, n°6161
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) était en voyage et il avait un esclave noir appelé Anjasha, qui conduisait les chameaux rapidement, alors que des femmes étaient assises dessus. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Prends soin de toi, Anjasha ! Va doucement avec les dames fragiles. »
- Sahih al-Bukhari, n°6171
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a demandé au Prophète (ﷺ) : « Quand viendra l’Heure, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’as-tu préparé pour elle ? » L’homme a répondu : « Je n’ai pas beaucoup préparé de prières, de jeûnes ou d’aumônes, mais j’aime Allah et Son Messager. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu seras avec ceux que tu aimes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6185
Rapporté par Anas bin Malik : Lui et Abu Talha accompagnaient le Prophète (ﷺ) en direction de Médine, tandis que Safiya (l'épouse du Prophète) était assise derrière lui sur sa chamelle. Après avoir parcouru une partie du chemin, la patte de la chamelle a glissé et le Prophète (ﷺ) et sa femme (Safiya) sont tombés. Abu Talha est descendu rapidement de sa monture et s'est précipité vers le Prophète en disant : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifié pour toi ! T'es-tu fait mal ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, mais occupe-toi de la femme (ma femme). » Abu Talha a couvert son visage avec son vêtement et s'est dirigé vers elle, puis il a jeté son vêtement sur elle. Ensuite, la femme s'est relevée et Abu Talha a préparé leur chamelle (en resserrant la selle, etc.), puis le Prophète (ﷺ) et Safiya sont remontés dessus. Ils ont repris la route et, lorsqu'ils se sont approchés de Médine ou qu'ils l'ont aperçue, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ayibun, taibun, `abidun, liRabbina hamidun » (Nous revenons à Médine en nous repentant, en adorant notre Seigneur et en Le louant). Le Prophète (ﷺ) a continué à répéter ces paroles jusqu'à ce qu'il entre dans la ville de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°6205
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le nom le plus détesté par Allah au Jour de la Résurrection sera celui d’un homme qui se fait appeler Malik Al-Amlak (le roi des rois). »
- Sahih al-Bukhari, n°6209
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, le Prophète (ﷺ) était en voyage, et le conducteur des chameaux s’est mis à chanter pour faire avancer les chameaux plus vite. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Fais attention, conduis doucement avec les récipients fragiles, ô Anjasha ! Waihaka (qu’Allah te fasse miséricorde). »
- Sahih al-Bukhari, n°6211
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) avait un conducteur de chameaux appelé Anjasha, qui avait une belle voix. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Doucement, ô Anjasha ! Ne casse pas les récipients fragiles ! » Et Qatada a expliqué : « Par ‘récipients’, il voulait dire les femmes fragiles. »
- Sahih al-Bukhari, n°6212
Rapporté par Anas bin Malik : Il y a eu un moment de peur à Médine. Le Messager d’Allah (ﷺ) a monté un cheval appartenant à Abu Talha pour aller voir ce qui se passait. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous n’avons rien vu, et nous avons trouvé ce cheval aussi rapide que la mer. »
- Sahih al-Bukhari, n°6221
Rapporté par Anas bin Malik : Deux hommes ont éternué devant le Prophète. Le Prophète (ﷺ) a dit à l’un d’eux : « Qu’Allah te fasse miséricorde », mais il n’a rien dit à l’autre. Quand on lui a demandé pourquoi, le Prophète (ﷺ) a répondu : « Celui-là a loué Allah en éternuant, alors que l’autre ne l’a pas fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°6238
Rapporté par Anas bin Malik : Il a dit qu’il avait dix ans lorsque le Prophète (ﷺ) a émigré à Médine. Il a ajouté : J’ai servi le Messager d’Allah pendant dix ans (la dernière partie de sa vie) et je connais mieux que les autres l’occasion où l’ordre du voile (Al-Hijab) a été révélé au Prophète. Ubai bin Ka'b me questionnait à ce sujet. Cela a été révélé pour la première fois lors du mariage du Messager d’Allah (ﷺ) avec Zainab bint Jahsh. Le matin, le Prophète (ﷺ) était son époux et il a invité des gens, qui ont mangé puis sont partis, mais un groupe est resté avec le Messager d’Allah (ﷺ) et a prolongé sa visite. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et est sorti, et je suis sorti avec lui jusqu’à ce qu’il arrive à l’entrée de la maison de ‘Aisha. Le Messager d’Allah (ﷺ) a pensé que ces personnes étaient parties, alors il est revenu, et je suis revenu avec lui, puis il est entré auprès de Zainab et a vu qu’ils étaient encore là. Le Prophète (ﷺ) est ressorti, et moi aussi, jusqu’à l’entrée de la maison de ‘Aisha, puis il a pensé qu’ils étaient partis, alors il est revenu, et moi aussi, et cette fois ils étaient partis. C’est à ce moment-là que le verset divin sur le voile (Al-Hijab) a été révélé, et le Prophète (ﷺ) a placé un rideau entre moi et lui (sa famille)
- Sahih al-Bukhari, n°6242
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme regarda par une des chambres du Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ se leva, tenant une pointe de flèche – ou des pointes de flèches – et il me semble encore le voir, guettant l’homme pour le frapper
- Sahih al-Bukhari, n°6247
Rapporté par Anas ibn Malik : Il passa devant des enfants et les salua, puis il dit : « Le Prophète ﷺ faisait ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6255
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b : J’ai entendu Ka`b bin Malik raconter (lorsqu’il n’a pas participé à la bataille de Tabuk) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit à tous les musulmans de nous parler. J’allais voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je le saluais, puis je me demandais s’il bougeait les lèvres pour me répondre ou non, et cela a duré cinquante nuits. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a annoncé aux gens qu’Allah nous avait pardonnés (qu’Il avait accepté notre repentir), au moment où il venait d’accomplir la prière du Fajr (à l’aube)
- Sahih al-Bukhari, n°6258
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si les gens du Livre vous saluent, répondez-leur : ‘Wa’alaikum’ (Et sur vous). »
- Sahih al-Bukhari, n°6271
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a épousé Zaynab bint Jahsh, il a invité des gens qui ont mangé puis sont restés assis à discuter. Le Prophète (ﷺ) a fait semblant de vouloir se lever, mais les gens ne se sont pas levés. Quand il l’a remarqué, il s’est levé, et certains se sont levés avec lui, mais trois personnes sont restées assises. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est revenu et a vu qu’ils étaient encore là. Plus tard, ces personnes se sont levées et sont parties. Alors je suis allé voir le Prophète (ﷺ) pour l’informer qu’ils étaient partis. Le Prophète (ﷺ) est venu et est entré (chez lui). J’ai voulu entrer avec lui, mais il a tiré un rideau entre lui et moi. Allah a ensuite révélé : « Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans les maisons du Prophète sans permission… (jusqu’à Sa parole)… Cela serait vraiment grave aux yeux d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6281
Rapporté par Thumama : Anas a dit : « Um Sulaim étendait une natte en cuir pour le Prophète (ﷺ) et il faisait la sieste dessus chez elle. » Anas a ajouté : « Quand le Prophète (ﷺ) dormait, elle recueillait un peu de sa sueur et de ses cheveux, et elle mettait la sueur dans un flacon, puis la mélangeait avec du Suk (un type de parfum) pendant qu'il dormait encore. » Quand Anas bin Malik était sur le point de mourir, il a demandé qu'on mélange un peu de ce Suk avec son Hanut (parfum utilisé pour embaumer les morts), et c'est ce qui a été fait
- Sahih al-Bukhari, n°6282
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) allait à Quba, il rendait visite à Um Haram bint Milhan qui lui offrait à manger ; elle était l'épouse de 'Ubada bin As-samit. Un jour, il est allé chez elle, elle lui a servi un repas, puis il a dormi et s'est réveillé en souriant. Elle (Um Haram) a dit : « Je lui ai demandé : Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Certains membres de ma communauté m'ont été montrés comme des guerriers combattant pour la cause d'Allah et voyageant sur cette mer, assis sur des trônes comme des rois, » ou il a dit : « comme des rois sur des trônes. » (Le narrateur, 'Is-haq, hésite sur la formulation.) J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour qu'Il me fasse être parmi eux. » Il a invoqué (Allah) pour elle, puis il a reposé sa tête et s'est rendormi, puis s'est réveillé en souriant. J'ai demandé : « Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Certains membres de ma communauté m'ont été montrés comme des guerriers combattant pour la cause d'Allah et voyageant sur cette mer, assis sur des trônes, » ou il a dit : « comme des rois sur des trônes. » J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il a dit : « Tu seras parmi les premiers. » On raconte qu'Um Haram a voyagé sur la mer à l'époque de Muawiya, et en descendant de sa monture après le voyage, elle est tombée et est décédée
- Sahih al-Bukhari, n°6283
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) allait à Quba, il rendait visite à Um Haram bint Milhan qui lui offrait à manger ; elle était l'épouse de 'Ubada bin As-samit. Un jour, il est allé chez elle, elle lui a servi un repas, puis il a dormi et s'est réveillé en souriant. Elle (Um Haram) a dit : « Je lui ai demandé : Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Certains membres de ma communauté m'ont été montrés comme des guerriers combattant pour la cause d'Allah et voyageant sur cette mer, assis sur des trônes comme des rois, » ou il a dit : « comme des rois sur des trônes. » (Le narrateur, 'Is-haq, hésite sur la formulation.) J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour qu'Il me fasse être parmi eux. » Il a invoqué (Allah) pour elle, puis il a reposé sa tête et s'est rendormi, puis s'est réveillé en souriant. J'ai demandé : « Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a dit : « Certains membres de ma communauté m'ont été montrés comme des guerriers combattant pour la cause d'Allah et voyageant sur cette mer, assis sur des trônes, » ou il a dit : « comme des rois sur des trônes. » J'ai dit : « Ô Messager d'Allah ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il a dit : « Tu seras parmi les premiers. » On raconte qu'Um Haram a voyagé sur la mer à l'époque de Muawiya, et en descendant de sa monture après le voyage, elle est tombée et est décédée
- Sahih al-Bukhari, n°6289
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) m’a confié un secret que je n’ai révélé à personne après lui. Et Um Sulaim m’a interrogé à ce sujet, mais je ne lui ai rien dit
- Sahih al-Bukhari, n°6309
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur que l’un de vous ne l’est en retrouvant son chameau qu’il avait perdu dans le désert. »
- Sahih al-Bukhari, n°6322
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) allait aux toilettes, il disait : « Allahumma inni a`udhu bika min al-khubuthi wal khaba'ith. »
- Sahih al-Bukhari, n°6363
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit à Abu Talha : « Choisis un de tes garçons pour me servir. » Alors Abu Talha m’a emmené avec lui (pour servir le Prophète ﷺ) en me faisant monter derrière lui sur son chameau. Je servais le Messager d’Allah ﷺ partout où il s’arrêtait. Je l’entendais souvent dire : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre les soucis et la tristesse, contre l’incapacité et la paresse, contre l’avarice et la lâcheté, contre le poids des dettes et contre la domination des hommes. » J’ai continué à le servir jusqu’à ce qu’il revienne de (la bataille de) Khaybar. Il a alors ramené Safiya, la fille de Huyay, qu’il avait obtenue du butin. Je l’ai vu préparer un coussin avec un manteau ou un vêtement pour elle. Il l’a ensuite fait monter derrière lui. Quand nous sommes arrivés à un endroit appelé As-Sahba', il a préparé un plat spécial appelé Hais, et m’a demandé d’inviter les hommes qui sont venus manger ; c’était le repas de mariage lors de la consommation de son mariage avec elle. Ensuite, il a continué jusqu’à ce que la montagne d’Uhud apparaisse, et il a dit : « Cette montagne nous aime et nous l’aimons. » Lorsqu’il s’est approché de Médine, il a dit : « Ô Allah ! Je fais du territoire entre ses deux montagnes (c’est-à-dire celles de Médine) un sanctuaire, comme le prophète Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis-les (les habitants de Médine) dans leur Mudd et leur Sa' (unités de mesure). »
- Sahih al-Bukhari, n°6367
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète d’Allah avait l’habitude de dire : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre l’incapacité et la paresse, contre la lâcheté et la vieillesse extrême, et je cherche protection auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, et je cherche protection auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°6369
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) disait : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre l’inquiétude et la tristesse, contre l’incapacité et la paresse, contre la lâcheté et l’avarice, contre le poids des dettes et contre le fait d’être dominé par d’autres hommes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6371
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) demandait la protection d’Allah en disant : « Ô Allah ! Je cherche protection auprès de Toi contre la paresse, contre la lâcheté, contre la vieillesse extrême et contre l’avarice. »
- Sahih al-Bukhari, n°6418
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a tracé quelques lignes et a dit : « Voici l’espoir de l’homme, et voici le moment de sa mort. Pendant qu’il est dans cet état d’espoir, la ligne la plus proche (la mort) vient à lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6421
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le fils d’Adam (c’est-à-dire l’homme) vieillit, et deux désirs vieillissent avec lui : l’amour de la richesse et le désir de vivre longtemps. »
- Sahih al-Bukhari, n°6423
Rapporté par `Utban bin Malik Al-Ansari, qui faisait partie du clan des Bani Salim : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir et a dit : « Si quelqu’un vient au Jour de la Résurrection en ayant dit : La ilaha illal-lah, sincèrement, avec l’intention de plaire à Allah, alors Allah lui interdira le Feu de l’Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°6439
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si le fils d’Adam possédait une vallée remplie d’or, il en voudrait deux, car rien ne peut le satisfaire sauf la terre (quand il meurt). Et Allah pardonne à celui qui se repent auprès de Lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6457
Rapporté par Qatada : Nous allions chez Anas bin Malik et nous voyions son boulanger préparer le pain. Anas disait : « Mangez. Je ne sais pas que le Prophète (ﷺ) ait jamais vu un pain fin bien cuit jusqu’à sa mort, et il n’a jamais vu un mouton rôti de ses propres yeux. »
- Sahih al-Bukhari, n°6468
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) nous a dirigés dans la prière, puis, après l'avoir terminée, il est monté sur le minbar et a montré de la main la direction de la Qibla de la mosquée. Il a dit : Pendant que je vous dirigeais dans la prière, le Paradis et l'Enfer m'ont été montrés devant ce mur. Je n'avais jamais vu quelque chose de meilleur que le Paradis ni de pire que l'Enfer, comme je l'ai vu aujourd'hui. Je n'avais jamais vu une chose aussi belle et une chose aussi terrible que ce que j'ai vu aujourd'hui
- Sahih al-Bukhari, n°6514
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand un défunt est porté vers sa tombe, trois choses le suivent, puis deux repartent et une seule reste avec lui : sa famille, ses biens et ses actions l’accompagnent ; sa famille et ses biens repartent, mais ses actions restent avec lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6523
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Un mécréant sera-t-il rassemblé (traîné sur son visage) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui lui a permis de marcher sur ses jambes dans ce monde n’est-Il pas capable de le faire marcher sur son visage le Jour de la Résurrection ? » (Qatada, un des rapporteurs, a dit : Oui, (Il le peut), par la Puissance de notre Seigneur
- Sahih al-Bukhari, n°6538
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète d’Allah avait l’habitude de dire : « Un mécréant sera amené le Jour de la Résurrection et on lui demandera : ‘Si tu avais autant d’or que la terre entière, voudrais-tu l’offrir pour te racheter ?’ Il répondra : ‘Oui.’ Alors il lui sera dit : ‘On t’a demandé quelque chose de bien plus facile que cela (de n’adorer qu’Allah, c’est-à-dire d’accepter l’islam), mais tu as refusé.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6557
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah dira à la personne qui aura le châtiment le plus léger dans le Feu le Jour de la Résurrection : ‘Si tu avais tout ce qu’il y a sur la terre, voudrais-tu t’en servir pour te libérer du châtiment ?’ Il répondra : ‘Oui.’ Allah dira : ‘Je t’ai demandé quelque chose de bien plus facile que cela quand tu étais dans la descendance d’Adam : ne pas adorer d’autres que Moi. Mais tu as refusé et tu as insisté à adorer d’autres que Moi.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6559
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Certaines personnes sortiront du Feu après avoir été touchées par celui-ci, leur couleur aura changé, puis elles entreront au Paradis. Les gens du Paradis les appelleront ‘Al-Jahannamiyin’, c’est-à-dire les gens du Feu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6580
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La largeur de mon Bassin équivaut à la distance entre Aïla (une ville du Cham) et Sanaa (la capitale du Yémen), et il y a autant de cruches que d’étoiles dans le ciel. »
- Sahih al-Bukhari, n°6581
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que je marchais au Paradis (la nuit de l’ascension), j’ai vu une rivière, sur les deux rives de laquelle il y avait des tentes faites de perles creuses. J’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est, ô Gabriel ?” Il a répondu : “C’est le Kawthar que ton Seigneur t’a donné.” Son parfum ou sa boue avait une odeur de musc très prononcée ! » (Le sous-narrateur, Hudba, n’est pas sûr de l’expression exacte)
- Sahih al-Bukhari, n°6595
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah place un ange chargé de l’utérus, et l’ange dit : “Ô Seigneur, c’est une goutte de sperme ! Ô Seigneur, c’est maintenant une adhérence ! Ô Seigneur, c’est maintenant un morceau de chair !” Puis, si Allah veut achever sa création, l’ange demande : “Ô Seigneur, sera-ce un garçon ou une fille ? Sera-t-il malheureux ou heureux ? Quelle sera sa subsistance ? Quelle sera sa durée de vie ?” Tout cela est écrit alors que la créature est encore dans le ventre de sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°6644
Rapporté par Anas bin Malik : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Faites bien l'inclinaison et la prosternation (avec tranquillité), car, par Celui qui tient mon âme dans Sa main, je vous vois derrière mon dos quand vous vous inclinez et quand vous vous prosternez. »
- Sahih al-Bukhari, n°6645
Rapporté par Anas bin Malik : Une femme des Ansar est venue voir le Prophète (ﷺ) avec ses enfants, et le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, vous êtes les personnes que j'aime le plus ! » Et il a répété cette phrase trois fois
- Sahih al-Bukhari, n°6661
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’Enfer continuera de demander : “Y en a-t-il encore ?” jusqu’à ce que le Seigneur de la puissance et de la gloire pose Son pied dessus, alors il dira : “Assez ! Assez ! Par Ta puissance et Ta gloire.” Et ses côtés se rapprocheront les uns des autres (c’est-à-dire qu’il se contractera). »
- Sahih al-Bukhari, n°6688
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha dit à Um Sulaim : « J’ai entendu la voix du Messager d’Allah (ﷺ) qui semblait faible, et j’ai compris que c’était à cause de la faim. As-tu quelque chose (à offrir au Prophète) ? » Elle répondit : « Oui. » Elle prit alors quelques morceaux de pain d’orge, les enveloppa dans un de ses voiles et me les donna pour les porter au Messager d’Allah (ﷺ). Je suis allé le trouver à la mosquée, assis avec des gens. Je me suis tenu devant lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) me demanda : « Est-ce qu’Abu Talha t’a envoyé ? » J’ai répondu : « Oui. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) dit à ceux qui étaient avec lui : « Levez-vous et venez. » Je suis passé devant eux pour prévenir Abu Talha et lui expliquer la situation. Abu Talha dit : « Ô Um Sulaim ! Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et nous n’avons rien à leur donner. » Um Sulaim répondit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Abu Talha sortit alors à leur rencontre. Le Messager d’Allah (ﷺ) entra avec Abu Talha dans la maison. Il dit : « Ô Um Sulaim ! Apporte ce que tu as. » Elle apporta le pain d’orge. Le Messager d’Allah (ﷺ) demanda qu’on le coupe en petits morceaux, puis Um Sulaim versa dessus un peu de beurre d’une outre. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) prononça ce qu’Allah voulut (pour bénir la nourriture). Puis il dit : « Faites entrer dix hommes. » Abu Talha les fit entrer, ils mangèrent à leur faim et sortirent. Il dit encore : « Faites entrer dix hommes. » Il les fit entrer, et ainsi de suite jusqu’à ce que tous mangent à leur faim. Ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts hommes
- Sahih al-Bukhari, n°6690
Rapporté par Ka`b bin Malik : Vers la fin de son récit à propos des trois qui étaient restés en arrière (lors de la bataille de Tabuk), j'ai dit : « Pour prouver la sincérité de mon repentir (de ne pas avoir participé à la bataille de Tabuk), je vais donner tous mes biens pour Allah et Son Messager (en expiation de ce péché). » Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Garde une partie de ta richesse, c’est mieux pour toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6713
Rapporté par Nafi‘ : Ibn ‘Umar donnait la Zakat du Ramadan (Zakat al-Fitr) selon le Mudd du Prophète, le premier Mudd, et il donnait aussi ce qu’il fallait pour l’expiation des serments selon le Mudd du Prophète. Abu Qutaiba a dit : « Malik nous a dit : ‘Notre Mudd (celui de Médine) est meilleur que le vôtre et nous ne voyons de supériorité que dans le Mudd du Prophète !’ Malik m’a aussi dit : ‘Si un dirigeant venait et fixait un Mudd plus petit que celui du Prophète, avec quel Mudd mesurerais-tu ce que tu donnes (pour l’expiation ou la Zakat al-Fitr) ?’ J’ai répondu : ‘Nous le donnerions selon le Mudd du Prophète.’ Malik a alors dit : ‘Tu vois donc que nous devons finalement revenir au Mudd du Prophète.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6714
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Accorde Tes bénédictions à leurs mesures, le Sa’ et le Mudd (c’est-à-dire celles des habitants de Médine). »
- Sahih al-Bukhari, n°6728
Rapporté par Malik bin Aus : Je suis allé voir `Umar, et son portier, Yarfa, est venu dire : « `Uthman, `Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa`d demandent la permission d’entrer. Puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Il les a donc fait entrer. Ensuite, il est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » Il a dit : « Oui. » `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et cet homme (`Ali). » `Umar a dit : « Je vous demande, par Allah, par qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (des Prophètes) ne seront pas hérités, et tout ce que nous laissons après notre mort doit être dépensé en aumône” ? Et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même. » Le groupe a répondu : « (Sans aucun doute), il l’a dit. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Savez-vous tous les deux qu’il a dit cela ? » Ils ont répondu : « (Sans aucun doute), il l’a dit. » `Umar a dit : « Laissez-moi vous expliquer cette affaire. Allah a accordé à Son Messager une part de ce Fai’ (butin obtenu sans combat) qu’Il n’a donnée à personne d’autre ; Allah a dit : “Et ce qu’Allah a donné à Son Messager (le butin Fai’)… (59.6)” Ainsi, ces biens étaient réservés au Messager d’Allah (ﷺ). Pourtant, par Allah, il n’a rien gardé pour lui-même ni rien retenu de vous, mais il en donnait les revenus et les distribuait parmi vous, jusqu’à ce qu’il ne reste que les biens actuels dont le Prophète (ﷺ) utilisait une partie pour l’entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l’on dépense les biens d’Allah (c’est-à-dire en aumône, etc.). Le Messager d’Allah (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie. Maintenant, je vous demande par Allah, savez-vous tout cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar s’est alors adressé à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Tous deux ont dit : « Oui. » `Umar ajouta : « Et quand le Prophète (ﷺ) est mort, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ),” et il a pris en charge ces biens et les a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). Ensuite, j’ai pris en charge ces biens pendant deux ans, et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Puis vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, avec la même demande et la même affaire. (`Abbas !) Tu es venu me demander ta part des biens de ton neveu, et cet homme (`Ali) est venu me demander la part de sa femme des biens de son père. J’ai dit : “Si vous le souhaitez, je vous les donnerai à condition que vous suiviez la voie du Prophète (ﷺ) et d’Abu Bakr, et que je continue à les gérer comme je l’ai fait.” Maintenant, vous me demandez un jugement différent ? Par Allah, par qui le ciel et la terre existent, je ne donnerai pas d’autre jugement jusqu’à la fin des temps. Si vous n’arrivez pas à les gérer, rendez-les-moi et je m’en occuperai pour vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°6761
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L'esclave affranchi appartient aux gens qui l'ont affranchi, » ou il a dit quelque chose de similaire
- Sahih al-Bukhari, n°6762
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le fils de la sœur de certaines personnes fait partie d'eux ou est comme l'un des leurs. »
- Sahih al-Bukhari, n°6773
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a frappé un homme ivre avec des tiges de palmier et des sandales. Et Abu Bakr a infligé quarante coups de fouet à une personne dans ce cas
- Sahih al-Bukhari, n°6805
Rapporté par Anas bin Malik : Un groupe de personnes de la tribu de `Ukl (ou `Uraina) — mais je pense qu’il a dit qu’ils venaient de `Ukl — est venu à Médine et (ils sont tombés malades, alors) le Prophète (ﷺ) leur a ordonné d’aller auprès du troupeau de chamelles laitières et leur a dit d’aller boire l’urine et le lait des chamelles (comme remède). Ils y sont allés et en ont bu, et quand ils ont retrouvé la santé, ils ont tué le berger et se sont enfuis avec les chamelles. Cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ) tôt le matin, alors il a envoyé des hommes à leur poursuite et ils ont été capturés et amenés devant le Prophète (ﷺ) avant midi. Il a ordonné qu’on leur coupe les mains et les jambes, que leurs yeux soient marqués avec des morceaux de fer chauffés, puis ils ont été jetés à Al-Harra, et quand ils ont demandé de l’eau à boire, on ne leur en a pas donné. (Abu Qilaba a dit : « Ces gens ont commis un vol, un meurtre, sont revenus à l’incroyance après avoir été croyants (musulmans) et se sont rebellés contre Allah et Son Messager. »
- Sahih al-Bukhari, n°6823
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que j’étais avec le Prophète (ﷺ), un homme vint et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un péché qui mérite une punition ; applique-moi la sanction. » Le Prophète (ﷺ) ne lui demanda pas ce qu’il avait fait. Puis l’heure de la prière arriva, et l’homme pria avec le Prophète (ﷺ). Quand la prière fut terminée, l’homme se leva de nouveau et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un péché qui mérite une punition ; applique-moi la sanction selon la loi d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « N’as-tu pas prié avec nous ? » Il répondit : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Allah t’a pardonné ton péché. » ou il a dit : « ...ton péché qui mérite une punition. »
- Sahih al-Bukhari, n°6824
Rapporté par Ibn `Abbas : Lorsque Ma'iz bin Malik est venu voir le Prophète (ﷺ) pour avouer, le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Peut-être que tu as seulement embrassé la femme, ou fait un signe, ou l’as regardée ? » Il a répondu : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète a alors demandé, sans utiliser de détour : « As-tu eu un rapport sexuel avec elle ? » Le narrateur ajoute : À ce moment-là (après son aveu), le Prophète (ﷺ) a ordonné qu’il soit lapidé
- Sahih al-Bukhari, n°6871
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les plus grands des grands péchés sont : (1) associer d’autres à Allah dans l’adoration, (2) tuer un être humain, (3) manquer de respect à ses parents, (4) faire une fausse déclaration », ou il a dit : « porter un faux témoignage. »
- Sahih al-Bukhari, n°6876
Rapporté par Anas bin Malik : Un Juif a écrasé la tête d’une fille entre deux pierres. On a demandé à la fille : « Qui t’a fait cela ? Untel ou untel ? » (Plusieurs noms lui ont été proposés) jusqu’à ce que le nom de ce Juif soit mentionné, et elle a acquiescé. On a amené le Juif devant le Prophète (ﷺ), qui l’a interrogé jusqu’à ce qu’il avoue, puis sa tête a été écrasée avec des pierres
- Sahih al-Bukhari, n°6877
Rapporté par Anas bin Malik : Une fille portant des bijoux est sortie à Médine. Quelqu’un l’a frappée avec une pierre. On l’a amenée devant le Prophète (ﷺ) alors qu’elle était encore vivante. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Elle a levé la tête pour nier. Il lui a demandé une deuxième fois : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Elle a encore nié. Il a demandé une troisième fois : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Cette fois, elle a baissé la tête pour confirmer. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors fait venir le coupable et l’a tué entre deux pierres
- Sahih al-Bukhari, n°6884
Rapporté par Anas bin Malik : Un Juif a écrasé la tête d’une jeune fille entre deux pierres. On lui a demandé : « Qui t’a fait cela ? Est-ce telle personne ? Est-ce telle autre ? » Quand le nom du Juif a été cité, elle a fait un signe de la tête pour confirmer. Alors le Juif a été amené et il a avoué. Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné que sa tête soit écrasée avec des pierres. (Hammam a précisé : « avec deux pierres »)
- Sahih al-Bukhari, n°6885
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a tué un Juif qui avait tué une jeune fille pour lui prendre ses bijoux
- Sahih al-Bukhari, n°6889
Rapporté par Yahya : Humaid a dit : « Un homme a regardé en cachette dans la maison du Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) a pointé une flèche vers lui pour le toucher. » J’ai demandé : « Qui t’a raconté cela ? » Il a répondu : « Anas bin Malik. »
- Sahih al-Bukhari, n°6899
Rapporté par Abu Qilaba : Un jour, `Umar bin `Abdul `Aziz s’est assis sur son trône dans la cour de sa maison pour que les gens puissent se rassembler devant lui. Ensuite, il les a fait entrer et, quand ils sont arrivés, il a dit : « Que pensez-vous de l’Al-Qasama ? » Ils ont répondu : « Nous disons qu’il est permis de s’appuyer sur l’Al-Qasama pour le Qisas, car les précédents califes musulmans l’ont fait. » Puis il m’a dit : « Ô Abu Qilaba ! Qu’en dis-tu ? » Il m’a fait venir devant les gens et j’ai dit : « Ô chef des croyants ! Tu as les chefs de l’armée et les notables des Arabes. Si cinquante d’entre eux témoignaient qu’un homme marié a commis un adultère à Damas sans l’avoir vu, le lapiderais-tu ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Si cinquante d’entre eux témoignaient qu’un homme a volé à Homs sans l’avoir vu, lui couperais-tu la main ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais tué personne sauf dans l’un des trois cas suivants : (1) une personne qui a tué quelqu’un injustement, a été tuée en représailles (Qisas), (2) une personne mariée qui a commis l’adultère, et (3) un homme qui a combattu Allah et Son Messager et abandonné l’islam pour devenir apostat. » Les gens ont alors dit : « Anas bin Malik n’a-t-il pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a coupé les mains des voleurs, marqué leurs yeux au fer et les a laissés au soleil ? » J’ai dit : « Je vais vous raconter le récit d’Anas. Anas a dit : “Huit personnes de la tribu de `Ukl sont venues voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ont prêté allégeance pour l’islam (sont devenues musulmanes). Le climat de Médine ne leur convenait pas, ils sont tombés malades et s’en sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ). Il leur a dit : ‘Ne voulez-vous pas sortir avec le berger de nos chameaux et boire du lait et de l’urine des chameaux (comme remède) ?’ Ils ont accepté. Ils sont donc partis, ont bu le lait et l’urine, et une fois guéris, ils ont tué le berger du Messager d’Allah (ﷺ) et ont volé tous les chameaux. Cette nouvelle est parvenue au Messager d’Allah (ﷺ), qui a envoyé des hommes à leur poursuite. Ils ont été capturés et amenés devant le Prophète. Il a alors ordonné qu’on leur coupe les mains et les pieds, qu’on marque leurs yeux au fer, puis ils ont été laissés au soleil jusqu’à leur mort.” J’ai dit : « Qu’est-ce qui pourrait être pire que ce qu’ils ont fait ? Ils ont quitté l’islam, commis un meurtre et un vol. » Ensuite, ‘Anbasa bin Sa`id a dit : « Par Allah, je n’ai jamais entendu un récit comme celui d’aujourd’hui. » J’ai dit : « Ô ‘Anbasa ! Tu mets en doute mon récit ? » ‘Anbasa a répondu : « Non, mais tu l’as rapporté comme il fallait. Par Allah, ces gens sont en sécurité tant que ce cheikh (Abu Qilaba) est parmi eux. » J’ai ajouté : « En effet, dans cet événement, une tradition a été établie par le Messager d’Allah (ﷺ). » Le narrateur a ajouté : Des gens des Ansar sont venus voir le Prophète (ﷺ) pour lui parler de certaines affaires, puis l’un d’eux est sorti et a été tué. Ils sont partis à sa recherche et ont retrouvé leur compagnon baignant dans son sang. Ils sont revenus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous avons retrouvé notre compagnon qui avait parlé avec nous et était sorti avant nous, baignant dans son sang (tué). » Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et leur a demandé : « Qui soupçonnez-vous ou qui pensez-vous l’avoir tué ? » Ils ont répondu : « Nous pensons que ce sont les Juifs. » Le Prophète (ﷺ) a fait venir les Juifs et leur a demandé : « Avez-vous tué cet homme ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a demandé aux Ansar : « Acceptez-vous que je laisse cinquante Juifs jurer qu’ils ne l’ont pas tué ? » Ils ont dit : « Cela ne gênerait pas les Juifs de tous nous tuer puis de jurer faussement. » Il a dit : « Voulez-vous alors recevoir le Diya après que cinquante d’entre vous aient juré que les Juifs ont tué votre homme ? » Ils ont répondu : « Nous ne prêterons pas serment. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a lui-même payé le Diya (prix du sang). » Le narrateur a ajouté : La tribu de Hudhail avait renié l’un de ses hommes (à cause de sa mauvaise conduite) à l’époque préislamique. Ensuite, dans un endroit appelé Al-Batha’ (près de La Mecque), cet homme a attaqué une famille yéménite la nuit pour les voler, mais un homme de la famille l’a vu, l’a frappé avec son épée et l’a tué. La tribu de Hudhail est venue, a capturé le Yéménite et l’a amené devant `Umar pendant le Hajj en disant : « Il a tué notre compagnon. » Le Yéménite a dit : « Mais ces gens l’avaient renié (leur compagnon). » `Umar a dit : « Que cinquante personnes de Hudhail jurent qu’ils ne l’avaient pas renié. » Quarante-neuf ont prêté serment, puis un homme de leur tribu est arrivé du Sham et ils lui ont demandé de jurer aussi, mais il a préféré payer mille dirhams au lieu de jurer. Ils ont appelé un autre homme à sa place, et ce nouvel homme a serré la main du frère du défunt. Certaines personnes ont dit : « Nous et ces cinquante hommes qui ont prêté de faux serments (Al-Qasama) sommes partis, et quand nous sommes arrivés à un endroit appelé Nakhlah, il s’est mis à pleuvoir, alors ils sont entrés dans une grotte dans la montagne, et la grotte s’est effondrée sur ces cinquante hommes qui avaient prêté de faux serments, et tous sont morts sauf les deux qui s’étaient serré la main. Ils ont survécu, mais une pierre est tombée sur la jambe du frère du défunt et l’a cassée ; il a survécu un an puis est mort. » J’ai ajouté : « `Abdul Malik bin Marwan a condamné un homme à mort en Qisas (égalité dans la punition) pour meurtre, en se basant sur l’Al-Qasama, mais il a ensuite regretté ce jugement et a ordonné que les noms des cinquante personnes ayant prêté serment (Al-Qasama) soient effacés du registre, et il les a exilés au Sham. »
- Sahih al-Bukhari, n°6926
Rapporté par Anas ibn Mâlik : Un Juif passa devant le Messager d’Allah ﷺ et dit : « As-Sâm `alayka (la mort sur toi). » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Wa `alayka (et sur toi). » Puis le Messager d’Allah ﷺ dit : « Savez-vous ce qu’il a dit ? Il a dit : “As-Sâm `alayka.” » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, ne devrions-nous pas le tuer ? » Il dit : « Non. Lorsque les gens du Livre vous saluent, dites : “Wa `alaykum (et sur vous).” »
- Sahih al-Bukhari, n°6938
Rapporté par `Itban bin Malik : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir le matin, et l’un d’entre nous a dit : « Où est Malik bin Ad-Dukhshun ? » Un autre a répondu : « C’est un hypocrite qui n’aime pas Allah et Son Messager. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne pensez-vous pas qu’il dit : Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, uniquement pour Allah ? » Ils ont répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Personne ne rencontrera Allah avec cette parole le Jour de la Résurrection sans qu’Allah ne le sauve du Feu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6981
Rapporté par 'Amr bin Ash-Sharid : Abu Rafi' a vendu une maison à Sa'd bin Malik pour quatre cents mithqals d’or, et il a dit : « Si je n’avais pas entendu le Prophète ﷺ dire : “Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin (que quiconque d’autre)”, je ne te l’aurais pas vendue. »
- Sahih al-Bukhari, n°6983
Rapporté par Anas bin Malik : L’Envoyé d’Allah (ﷺ) a dit : « Un bon rêve (qui se réalise) chez une personne vertueuse fait partie des quarante-six parties de la prophétie. »
- Sahih al-Bukhari, n°7001
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) rendait visite à Um Haram bint Milhan, qui était la femme de ‘Ubada bin As-Samit. Un jour, le Prophète (ﷺ) lui rendit visite, elle lui offrit à manger et commença à chercher des poux dans sa tête. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’endormit puis se réveilla en souriant. Um Haram demanda : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés en rêve comme des combattants dans la voie d’Allah, naviguant au milieu des mers comme des rois sur leurs trônes ou assis sur leurs trônes. » (Le rapporteur ‘Is-haq n’est pas sûr de l’expression exacte.) Um Haram ajouta : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il me fasse être parmi eux.” » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) invoqua Allah pour elle puis reposa sa tête (et dormit). Ensuite, il se réveilla en souriant (encore). (Um Haram ajouta :) « J’ai dit : “Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ?” » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés (en rêve) comme des combattants dans la voie d’Allah. » Il dit la même chose que précédemment. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu es parmi les premiers. » Plus tard, Um Haram traversa la mer pendant le califat de Muawiya bin Abu Sufyan, et après être descendue de sa monture en arrivant à terre, elle tomba et mourut
- Sahih al-Bukhari, n°7002
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) rendait visite à Um Haram bint Milhan, qui était l'épouse de 'Ubada bin As-Samit. Un jour, le Prophète (ﷺ) lui rendit visite, elle lui servit à manger et commença à chercher des poux dans sa tête. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) s'endormit puis se réveilla en souriant. Um Haram lui demanda : « Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m'ont été présentés en rêve, combattant pour la cause d'Allah, naviguant au milieu des mers comme des rois sur leurs trônes, ou comme des rois assis sur leurs trônes. » (Le rapporteur 'Is-haq n'est pas sûr de l'expression exacte.) Um Haram ajouta : « J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux. » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) invoqua Allah pour elle, puis reposa sa tête et se rendormit. Ensuite, il se réveilla à nouveau en souriant. (Um Haram ajouta :) J'ai dit : « Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m'ont été présentés (en rêve) comme des combattants pour la cause d'Allah. » Il répéta la même chose que précédemment. J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il dit : « Tu es parmi les premiers. » Plus tard, Um Haram traversa la mer pendant le califat de Muawiya bin Abu Sufyan, et après être descendue de sa monture à terre, elle tomba et mourut
- Sahih al-Bukhari, n°7010
Rapporté par Qais bin 'Ubada : J’étais assis dans une assemblée où se trouvaient Sa`d bin Malik et Ibn `Umar. `Abdullah bin Salam est passé devant eux et ils ont dit : « Cet homme fait partie des gens du Paradis. » J’ai dit à `Abdullah bin Salam : « Voilà ce qu’ils ont dit. » Il a répondu : « Subhan Allah ! Ils n’auraient pas dû dire des choses dont ils n’ont pas connaissance. Mais j’ai vu (en rêve) qu’un poteau était planté dans un jardin vert. Au sommet du poteau, il y avait une poignée et en bas, un serviteur. On m’a demandé de grimper au poteau. Je l’ai fait jusqu’à saisir la poignée. » Puis j’ai raconté ce rêve au Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah a dit : « `Abdullah mourra en tenant fermement la poignée solide et fiable (c’est-à-dire l’Islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°7047
Rapporté par Samura bin Jundub : Le Messager d’Allah (ﷺ) demandait très souvent à ses compagnons : « L’un de vous a-t-il fait un rêve ? » Alors, ceux qu’Allah voulait faisaient le récit de leur rêve. Un matin, le Prophète (ﷺ) a dit : « La nuit dernière, deux personnes sont venues à moi (en rêve), m’ont réveillé et m’ont dit : “Viens !” Je suis parti avec elles et nous avons vu un homme allongé, et un autre homme se tenait au-dessus de sa tête, tenant une grosse pierre. Il lançait la pierre sur la tête de l’homme, lui causant une blessure. La pierre roulait plus loin, et celui qui l’avait lancée allait la récupérer. Quand il revenait, la tête de l’homme était redevenue comme avant. Il recommençait alors la même chose. J’ai dit à mes deux compagnons : “Subhan Allah ! Qui sont ces deux personnes ?” Ils m’ont dit : “Avance !” Nous avons continué et nous sommes arrivés près d’un homme allongé sur le dos, et un autre homme se tenait au-dessus de sa tête avec un crochet de fer. Il enfonçait le crochet dans un côté de la bouche de l’homme et lui arrachait ce côté du visage jusqu’à la nuque, puis il faisait pareil avec le nez et l’œil, de l’avant vers l’arrière. Ensuite, il passait à l’autre côté du visage et faisait la même chose. À peine avait-il terminé ce côté que l’autre redevenait normal, et il recommençait. J’ai dit à mes deux compagnons : “Subhan Allah ! Qui sont ces deux personnes ?” Ils m’ont dit : “Avance !” Nous avons continué et nous sommes arrivés devant quelque chose qui ressemblait à un four (un grand four en terre pour cuire le pain). Je pense que le Prophète (ﷺ) a dit : “Dans ce four, il y avait beaucoup de bruit et de voix.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Nous avons regardé à l’intérieur et vu des hommes et des femmes nus. Une flamme de feu montait vers eux depuis le bas, et quand elle les atteignait, ils criaient fort. J’ai demandé : ‘Qui sont ceux-là ?’ Ils m’ont dit : ‘Avance !’ Nous avons continué et sommes arrivés à une rivière.” Je pense qu’il a dit : “… rouge comme du sang.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Dans la rivière, il y avait un homme qui nageait, et sur la berge, un homme avait ramassé beaucoup de pierres. Pendant que l’homme nageait, il s’approchait de celui sur la berge, ouvrait la bouche et l’autre lui lançait une pierre dedans, puis il repartait nager. Il revenait, et la scène se répétait à chaque fois. J’ai demandé à mes deux compagnons : ‘Qui sont ces deux personnes ?’ Ils ont répondu : ‘Avance ! Avance !’ Nous avons continué jusqu’à ce que nous arrivions à un homme d’apparence très repoussante, la plus repoussante que j’aie jamais vue ! À côté de lui, il y avait un feu qu’il attisait en tournant autour. J’ai demandé à mes compagnons : ‘Qui est cet homme ?’ Ils m’ont dit : ‘Avance ! Avance !’ Nous avons continué jusqu’à ce que nous arrivions à un jardin d’une végétation verte et dense, avec toutes sortes de couleurs printanières. Au milieu du jardin, il y avait un homme très grand, dont je voyais à peine la tête tellement il était grand, et autour de lui, il y avait des enfants en si grand nombre que je n’en avais jamais vu autant. J’ai demandé à mes compagnons : ‘Qui est-ce ?’ Ils ont répondu : ‘Avance ! Avance !’ Nous avons continué jusqu’à ce que nous arrivions à un jardin majestueux, immense, plus beau que tout ce que j’avais vu ! Mes deux compagnons m’ont dit : ‘Monte’ et je suis monté. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Nous avons grimpé jusqu’à atteindre une ville faite de briques d’or et d’argent. Nous sommes allés à sa porte, avons demandé au gardien d’ouvrir, il a ouvert et nous sommes entrés. Nous avons trouvé là des hommes dont un côté du corps était aussi beau que le plus bel homme que vous ayez vu, et l’autre côté aussi laid que le plus laid que vous ayez vu. Mes deux compagnons ont ordonné à ces hommes de se jeter dans la rivière. Il y avait une rivière qui traversait la ville, et son eau était blanche comme du lait. Ces hommes y sont allés, s’y sont plongés, puis sont revenus vers nous, et leur laideur avait disparu, ils étaient dans la meilleure forme.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Mes deux compagnons (des anges) m’ont dit : ‘Cet endroit est le Paradis d’Eden, et voici ta place.’ J’ai levé les yeux et j’ai vu un palais comme un nuage blanc ! Mes deux compagnons m’ont dit : ‘Ce palais est ta place.’ J’ai dit : ‘Qu’Allah vous bénisse tous les deux ! Laissez-moi y entrer.’ Ils ont répondu : ‘Pour l’instant, tu n’y entreras pas, mais tu y entreras un jour.’ J’ai dit : ‘J’ai vu beaucoup de choses étonnantes cette nuit. Que signifient toutes ces choses que j’ai vues ?’ Ils ont répondu : ‘Nous allons t’expliquer : Le premier homme dont la tête était blessée par la pierre, c’est celui qui apprend le Coran puis ne le récite plus et n’applique pas ses enseignements, et qui dort en négligeant la prière obligatoire. L’homme dont la bouche, le nez et les yeux étaient déchirés, c’est celui qui sort de chez lui le matin et raconte tant de mensonges qu’ils se répandent partout dans le monde. Les hommes et femmes nus que tu as vus dans une construction ressemblant à un four, ce sont les adultères. L’homme qui nageait dans la rivière et à qui on faisait avaler une pierre, c’est celui qui mange de l’usure (Riba). L’homme à l’apparence repoussante près du feu, c’est Malik, le gardien de l’Enfer. L’homme très grand dans le jardin, c’est Abraham, et les enfants autour de lui sont ceux qui meurent avec Al-Fitra (la foi naturelle).” Le narrateur ajoute : Certains musulmans ont demandé au Prophète : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Et les enfants des polythéistes ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Et aussi les enfants des polythéistes. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Mes deux compagnons ont ajouté : Les hommes que tu as vus à moitié beaux et à moitié laids sont ceux qui ont mélangé de bonnes actions avec de mauvaises, mais Allah leur a pardonné. »
- Sahih al-Bukhari, n°7068
Rapporté par Az-Zubair bin `Adi : Nous sommes allés voir Anas bin Malik et nous nous sommes plaints des injustices que nous subissions de la part d’Al-Hajjaj. Anas bin Malik a dit : « Soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez votre Seigneur, car chaque période qui viendra après la vôtre sera pire que la précédente. J’ai entendu cela du Prophète ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°7124
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ad-Dajjal viendra et s’installera près de Médine, puis Médine tremblera trois fois, et à ce moment-là, tous les mécréants et les hypocrites quitteront Médine pour aller vers lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7134
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ad-Dajjal viendra à Médine et trouvera les anges qui la protègent. Si Allah le veut, ni Ad-Dajjal ni la peste ne pourront s’en approcher. »
- Sahih al-Bukhari, n°7142
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Vous devez écouter et obéir à votre dirigeant, même s’il s’agit d’un esclave éthiopien (noir) dont la tête ressemble à un raisin sec. »
- Sahih al-Bukhari, n°7153
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que le Prophète (ﷺ) et moi sortions de la mosquée, un homme nous a rencontrés à la porte. Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quand viendra l’Heure ? » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu’as-tu préparé pour cela ? » L’homme a eu peur et s’est senti gêné, puis il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai pas préparé beaucoup de jeûnes, de prières ou d’aumônes, mais j’aime Allah et Son Messager. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu seras avec celui que tu aimes. »
- Sahih al-Bukhari, n°7154
Rapporté par Thabit Al-Bunani : Anas bin Malik a dit à une femme de sa famille : « Connais-tu telle femme ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) est passé près d’elle alors qu’elle pleurait sur une tombe, et il lui a dit : ‘Crains Allah et sois patiente.’ La femme a répondu au Prophète : ‘Va-t’en, tu ne connais pas mon malheur.’ » Anas a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) l’a laissée et est parti. Un homme est passé près d’elle et lui a demandé : ‘Qu’est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) t’a dit ?’ Elle a répondu : ‘Je ne l’ai pas reconnu.’ L’homme a dit : ‘C’était le Messager d’Allah (ﷺ).’ » Anas a ajouté : « Alors cette femme est allée à la porte du Prophète (ﷺ) et il n’y avait pas de gardien, et elle a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je ne t’avais pas reconnu !’ Le Prophète a dit : ‘C’est vrai, la patience se montre au premier choc du malheur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7162
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu écrire aux Byzantins, les gens lui ont dit : « Ils ne lisent une lettre que si elle est scellée. » Alors le Prophète (ﷺ) a pris une bague en argent – je vois encore son éclat dans mon esprit – et il y était gravé : « Muhammad, Messager d’Allah »
- Sahih al-Bukhari, n°7203
Rapporté par `Abdullah bin Dinar : J’ai vu Ibn `Umar quand les gens se sont rassemblés autour de `Abdul Malik. Ibn `Umar a écrit : « J’ai donné l’allégeance pour écouter et obéir au serviteur d’Allah, `Abdul Malik, chef des croyants, selon les lois d’Allah et les traditions de Son Messager, dans la mesure de mes capacités ; et mes fils aussi donnent la même allégeance. »
- Sahih al-Bukhari, n°7205
Rapporté par `Abdullah bin Dinar : Quand les gens ont prêté serment d’allégeance à `Abdul Malik, `Abdullah bin `Umar lui a écrit : « Au serviteur d’Allah, `Abdul Malik, chef des croyants, je donne l’allégeance pour écouter et obéir au serviteur d’Allah, `Abdul Malik, chef des croyants, selon les lois d’Allah et les traditions de Son Messager, dans la mesure de mes capacités ; et mes fils aussi donnent la même allégeance. »
- Sahih al-Bukhari, n°7219
Rapporté par Anas bin Malik : Il a entendu le deuxième discours de `Umar, qu’il a prononcé alors qu’il était assis sur la chaire le lendemain de la mort du Prophète (ﷺ). `Umar a récité le Tashahhud pendant qu’Abu Bakr restait silencieux. `Umar a dit : « J’aurais aimé que le Messager d’Allah (ﷺ) ait vécu plus longtemps que nous tous, c’est-à-dire qu’il soit le dernier à mourir. Mais si Muhammad est mort, Allah a tout de même laissé parmi vous la lumière grâce à laquelle vous pouvez recevoir la même guidance qu’Allah a donnée à Muhammad. Et Abu Bakr est le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), il est le deuxième des deux dans la grotte. C’est lui qui a le plus de droits parmi les musulmans pour gérer vos affaires. Alors levez-vous et prêtez-lui allégeance. » Certains avaient déjà prêté serment à Abu Bakr dans la salle de Bani Sa`ida, mais le serment du public a été fait à la chaire. J’ai entendu `Umar dire à Abu Bakr ce jour-là : « S’il te plaît, monte sur la chaire », et il a insisté jusqu’à ce qu’Abu Bakr monte, puis tout le monde lui a prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°7225
Rapporté par ‘Abdullah bin Ka‘b bin Malik, qui était le guide de Ka‘b parmi ses fils quand Ka‘b est devenu aveugle : J'ai entendu Ka‘b bin Malik dire : « Quand certaines personnes sont restées en arrière et n'ont pas rejoint le Messager d'Allah (ﷺ) lors de la bataille de Tabuk... » puis il a raconté toute l’histoire et a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit aux musulmans de nous parler, alors nous (mes compagnons et moi) sommes restés cinquante nuits dans cette situation, puis le Messager d'Allah (ﷺ) a annoncé qu'Allah avait accepté notre repentir. »
- Sahih al-Bukhari, n°7230
Rapporté par Jabir ibn `Abdullah : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous avons pris l’Ihram pour le Hajj. Nous sommes arrivés à La Mecque le quatrième jour de Dhul-Hijja. Le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de faire le Tawaf autour de la Ka`ba et le Sa`i entre As-Safa et Al-Marwa, puis d’utiliser notre Ihram seulement pour la `Umra et de quitter l’état d’Ihram, sauf si nous avions le Hadi avec nous. Aucun de nous n’avait le Hadi, sauf le Prophète (ﷺ) et Talha. `Ali est arrivé du Yémen avec le Hadi. `Ali a dit : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que le Messager d’Allah (ﷺ). » Les gens ont dit : « Comment pouvons-nous aller à Mina alors que nous sommes dans cet état ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si j’avais su auparavant ce que je viens d’apprendre récemment, je n’aurais pas amené le Hadi, et s’il n’était pas avec moi, j’aurais quitté l’Ihram. » Suraqa ibn Malik a rencontré le Prophète (ﷺ) pendant qu’il lançait des cailloux à Jamrat-Al-`Aqaba et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce seulement permis pour nous ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, c’est pour toujours. » `Aisha était arrivée à La Mecque alors qu’elle avait ses règles, donc le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de faire toutes les étapes du Hajj sauf le Tawaf autour de la Ka`ba, et de ne pas prier tant qu’elle n’était pas purifiée. Quand ils se sont arrêtés à Al-Batha, `Aisha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu repars après avoir fait le Hajj et la `Umra, alors que moi je ne fais que le Hajj ? » Le Prophète (ﷺ) a donc demandé à `Abdur-Rahman ibn Abou Bakr As-Siddiq de l’accompagner à at-Tan`im, et elle a ainsi pu faire la `Umra en Dhul-Hijja après les jours du Hajj
- Sahih al-Bukhari, n°7246
Rapporté par Malik : Nous sommes venus auprès du Prophète (ﷺ) alors que nous étions de jeunes hommes à peu près du même âge, et nous sommes restés avec lui pendant vingt nuits. Le Messager d’Allah (ﷺ) était très bienveillant, et quand il a vu que nous avions envie de retrouver nos familles, il nous a interrogés sur ceux que nous avions laissés derrière nous. Quand nous l’en avons informé, il a dit : « Retournez auprès de vos familles, restez avec elles, enseignez-leur la religion et ordonnez-leur de faire le bien. » Le Prophète (ﷺ) a mentionné certaines choses dont je me souviens et d’autres non. Puis il a dit : « Priez comme vous m’avez vu prier, et quand l’heure de la prière arrive, que l’un de vous fasse l’appel à la prière (Adhan), et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°7253
Rapporté par Anas bin Malik : J’apportais des boissons préparées à partir de dattes infusées à Abu Talha Al-Ansari, Abu 'Ubada bin Al Jarrah et Ubai bin Ka`b. Un jour, quelqu’un est venu leur dire : « Toutes les boissons alcoolisées ont été interdites. » Abu Talha a alors dit : « Ô Anas ! Lève-toi et casse toutes ces jarres. » Je me suis donc levé, j’ai pris un de nos mortiers et j’ai frappé les jarres avec sa base jusqu’à ce qu’elles se brisent
- Sahih al-Bukhari, n°7269
Rapporté par Anas bin Malik : Il a entendu `Umar parler alors qu'il se tenait sur la chaire du Prophète (ﷺ) le matin qui a suivi la mort du Prophète, lorsque les gens avaient prêté allégeance à Abu Bakr. Il a récité le Tashah-hud devant Abu Bakr, puis a dit : « Ensuite : Allah a choisi pour Son Messager ce qui est auprès de Lui (le Paradis) plutôt que ce qui est auprès de vous (ce monde). Voici le Livre (le Coran) avec lequel Allah a guidé Son Messager, alors attachez-vous-y, car vous serez ainsi guidés sur le droit chemin, comme Allah a guidé Son Messager avec lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7272
Rapporté par `Abdullah bin Dinar : `Abdullah Bin `Umar a écrit à `Abdul Malik bin Marwan pour lui prêter allégeance : « Je t’apporte mon allégeance en m’engageant à écouter et à obéir dans la mesure de mes capacités, tant que cela est conforme aux lois d’Allah et à la tradition de Son Messager. »
- Sahih al-Bukhari, n°7294
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est sorti après le déclin du soleil et a accompli la prière du Zuhr en groupe. Après avoir terminé avec le Taslim, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure et des grands événements qui arriveront avant elle. Puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question peut le faire, car par Allah, vous ne me poserez aucune question sans que je vous donne sa réponse tant que je suis ici. » À ce moment-là, les Ansar ont pleuré fortement, et le Messager d’Allah (ﷺ) répétait : « Interrogez-moi ! » Un homme s’est alors levé et a demandé : « Où sera mon entrée, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Tu iras) au Feu. » Puis `Abdullah bin Hudhaifa s’est levé et a demandé : « Qui est mon père, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Ensuite, le Prophète (ﷺ), en colère, répétait : « Interrogez-moi ! Interrogez-moi ! » `Umar s’est alors agenouillé et a dit : « Nous avons accepté Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion et Muhammad comme Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors calmé. Puis il a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés devant ce mur pendant que je priais, et je n’ai jamais vu autant de bien et de mal qu’aujourd’hui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7295
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est un tel. » Puis le verset divin a été révélé : « Ô vous qui croyez ! Ne posez pas de questions sur des choses... »
- Sahih al-Bukhari, n°7296
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les gens continueront à poser des questions jusqu’à ce qu’ils disent : ‘Voici Allah, le Créateur de toute chose, alors qui a créé Allah ?’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7305
Rapporté par Malik bin Aus An-Nasri : Je suis allé jusqu’à entrer chez ‘Umar (et pendant que j’étais assis là), son portier Yarfa est venu lui dire : « ‘Uthman, ‘Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa’d demandent la permission d’entrer. » ‘Umar les a autorisés. Ils sont donc entrés, ont salué et se sont assis. (Après un moment, le portier est revenu) et a dit : « Dois-je faire entrer ‘Ali et ‘Abbas ? » ‘Umar leur a permis d’entrer. Al-‘Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et l’oppresseur (‘Ali). » Il y a alors eu un différend (concernant les biens des Bani Nadir) entre eux (‘Abbas et ‘Ali). ‘Uthman et ses compagnons ont dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » ‘Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah, par la permission duquel existent le ciel et la terre ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons doit être donné en aumône”, et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Il a vraiment dit cela. » ‘Umar s’est alors tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous tous les deux ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ensuite dit : « Maintenant, je vais vous expliquer cette affaire en détail. Allah a accordé au Messager d’Allah (ﷺ) une partie de cette richesse qu’Il n’a donnée à personne d’autre, comme Allah l’a dit : “Ce qu’Allah a accordé comme butin à Son Messager pour lequel vous n’avez pas combattu...” (59.6) Donc, cette propriété appartenait entièrement au Messager d’Allah (ﷺ), mais il ne l’a pas gardée pour lui en vous ignorant, ni ne l’a gardée sans vous, mais il vous l’a donnée et l’a distribuée parmi vous jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie, et le Prophète en utilisait une partie pour les dépenses annuelles de sa famille et donnait le reste comme il le faisait avec les autres biens d’Allah. Le Prophète (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie, et je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Ali et ‘Abbas : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ajouté : « Puis Allah a rappelé Son Messager à Lui. Abou Bakr a alors dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ)” et a pris en charge tous les biens du Prophète, qu’il a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et vous étiez présents à ce moment-là. » Puis il s’est tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abou Bakr a fait ceci ou cela dans la gestion des biens, mais Allah sait qu’Abou Bakr était honnête, juste, intelligent et suivait la bonne voie dans sa gestion. Ensuite, Allah a rappelé Abou Bakr à Lui, et j’ai dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abou Bakr.” J’ai donc pris en charge les biens pendant deux ans et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr. Puis vous deux (‘Ali et ‘Abbas) êtes venus me demander la même chose ! (Ô ‘Abbas ! Tu es venu me demander ta part dans les biens de ton neveu ; et lui (‘Ali) est venu me demander la part de sa femme dans les biens de son père, et je vous ai dit à tous les deux : “Si vous le souhaitez, je vous les confierai à condition que vous les gériez comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr, et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge ; sinon, ne m’en parlez plus.” Vous avez alors dit : “Donne-les-nous à cette condition.” Je vous les ai donc donnés à cette condition. Maintenant, je vous demande, par Allah, ne les ai-je pas donnés à cette condition ? » Le groupe (à qui il parlait) a répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Abbas et ‘Ali : « Je vous demande, par Allah, ne vous ai-je pas donné tous ces biens à cette condition ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a alors dit : « Cherchez-vous maintenant un autre jugement de ma part ? Par Celui par la permission duquel existent le ciel et la terre, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-là jusqu’à la fin des temps ; et si vous n’arrivez pas à gérer ces biens, vous pouvez me les rendre, et je m’en occuperai à votre place. » (Voir hadith n°326, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°7329
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière de l’`Asr, puis on pouvait atteindre l’`Awali (un endroit à la périphérie de Médine) alors que le soleil était encore assez haut. Rapporté par Yunus : La distance entre l’`Awali et Médine était de quatre ou trois miles
- Sahih al-Bukhari, n°7331
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Accorde Ta bénédiction à leurs mesures, et accorde Ta bénédiction à leur Sa' et à leur Mudd. » Il parlait de ceux parmi les habitants de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°7333
Rapporté par Anas bin Malik : La montagne d'Uhud est apparue devant le Messager d'Allah (ﷺ), qui a alors dit : « Cette montagne nous aime et nous l’aimons. Ô Allah ! Abraham a fait de La Mecque un lieu sacré, et moi, je rends la zone entre les deux montagnes de Médine sacrée. »
- Sahih al-Bukhari, n°7416
Rapporté par Al-Mughira : Sa`d ibn 'Ubada a dit : « Si je voyais un homme avec ma femme, je le frapperais (je le décapiterais) avec la lame de mon épée. » Cette parole est parvenue au Messager d’Allah (ﷺ), qui a alors dit : « Vous êtes étonnés de la jalousie de Sa`d. Par Allah, j’ai plus de jalousie que lui, et Allah a plus de jalousie que moi. Et c’est à cause de la jalousie d’Allah qu’Il a interdit les actes honteux et les péchés, qu’ils soient commis en public ou en secret. Et il n’y a personne qui aime plus que les gens se repentent et Lui demandent pardon qu’Allah, et c’est pour cela qu’Il a envoyé les avertisseurs et les porteurs de bonnes nouvelles. Et il n’y a personne qui aime plus être loué qu’Allah, et c’est pour cela qu’Allah a promis le Paradis (à ceux qui font le bien). » `Abdul Malik a dit : « Personne n’a plus de jalousie qu’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°7421
Rapporté par Anas ibn Malik : Le verset du voile (Al-Hijab) a été révélé à propos de Zaynab bint Jahsh. (Le jour de son mariage avec lui) le Prophète (ﷺ) a offert un banquet avec du pain et de la viande ; et elle se vantait devant les autres femmes du Prophète (ﷺ) en disant : « Allah m’a mariée (au Prophète (ﷺ)) depuis les cieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7441
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ fit venir les Ansar, les rassembla dans une tente et leur dit : « Soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez Allah et Son Messager, et je vous attendrai près du bassin (Al-Kawthar). »
- Sahih al-Bukhari, n°7473
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ad-Dajjal viendra à Médine et trouvera les anges qui la gardent. Si Allah le veut, ni Ad-Dajjal ni la peste ne pourront s’en approcher. »
- Sahih al-Bukhari, n°7510
Rapporté par Ma`bad bin Hilal Al-`Anzi : Nous, c’est-à-dire quelques personnes de Bassora, nous sommes réunis et sommes allés voir Anas bin Malik, accompagnés de Thabit Al-Bunnani pour qu’il lui demande, pour nous, le hadith sur l’intercession. Anas était dans son palais et notre arrivée coïncida avec sa prière du Duha. Nous avons demandé la permission d’entrer et il nous a fait entrer alors qu’il était assis sur son lit. Nous avons dit à Thabit : « Ne lui demande rien d’autre d’abord, sauf le hadith sur l’intercession. » Il dit : « Ô Abu Hamza ! Voici tes frères de Bassora venus te demander le hadith sur l’intercession. » Anas dit alors : « Muhammad nous a parlé en disant : “Le Jour de la Résurrection, les gens se bousculeront comme des vagues, puis ils iront voir Adam et lui diront : ‘Intercède pour nous auprès de ton Seigneur.’ Il dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Ibrahim, car il est l’ami intime du Miséricordieux.’ Ils iront voir Ibrahim, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Moussa, car c’est à lui qu’Allah a parlé directement.’ Ils iront voir Moussa, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir ‘Issa, car il est un esprit créé par Allah et Sa Parole.’ (C’est ainsi :) ils iront voir ‘Issa, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Muhammad.’ Ils viendront à moi et je dirai : ‘C’est pour cela que je suis là.’ Alors je demanderai la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée, puis Il m’inspirera des louanges que je ne connais pas maintenant. Je Le louerai avec ces louanges et je me prosternerai devant Lui. Puis il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles ! Mes fidèles !’ Il sera dit : ‘Va et fais sortir de l’Enfer tous ceux qui ont dans leur cœur une foi équivalente à un grain d’orge.’ J’irai, je le ferai, puis je reviendrai Le louer de la même façon et me prosterner devant Lui. Il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles ! Mes fidèles !’ Il sera dit : ‘Va et fais sortir de là tous ceux qui ont dans leur cœur une foi équivalente à une petite fourmi ou à une graine de moutarde.’ J’irai, je le ferai, puis je reviendrai Le louer de la même façon et me prosterner devant Lui. Il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles !’ Alors Il dira : ‘Va et fais sortir (tous ceux) dont le cœur contient la foi, même la plus légère, la plus légère graine de moutarde. (Fais-les) sortir du Feu.’ J’irai et je le ferai.”’ » Quand nous avons quitté Anas, j’ai dit à certains de mes compagnons : « Passons voir Al-Hasan, qui se cache dans la maison d’Abi Khalifa, et demandons-lui de nous raconter ce qu’Anas bin Malik nous a dit. » Nous sommes allés le voir, nous l’avons salué et il nous a fait entrer. Nous lui avons dit : « Ô Abu Sa`id ! Nous venons de ton frère Anas Bin Malik, il nous a raconté un hadith sur l’intercession comme je n’en ai jamais entendu. » Il dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Nous lui avons raconté le hadith et dit : « Il s’est arrêté à ce point. » Il dit : « Anas m’a raconté ce hadith il y a vingt ans, quand il était jeune. Je ne sais pas s’il a oublié ou s’il n’a pas voulu que vous vous reposiez sur ce qu’il aurait pu dire. » Nous avons dit : « Ô Abu Sa`id ! Dis-le-nous. » Il a souri et dit : « L’homme a été créé pressé. Je n’ai pas mentionné cela, mais je voulais vous en informer. Anas m’a raconté la même chose que ce qu’il vous a dit et il a ajouté que le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Je retourne alors une quatrième fois, Le loue de la même façon et me prosterne devant Lui. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Ô Seigneur, permets-moi d’intercéder pour quiconque a dit : ‘Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.’” Alors Allah dira : “Par Ma Puissance, Ma Majesté, Ma Suprématie et Ma Grandeur, Je ferai sortir de l’Enfer quiconque a dit : ‘Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.’”’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7517
Rapporté par Anas bin Malik : La nuit où le Messager d’Allah (ﷺ) fut emmené en voyage depuis la mosquée sacrée (de La Mecque), la Ka`ba : Trois personnes vinrent à lui (en rêve) alors qu’il dormait dans la Mosquée Sacrée avant que la Révélation Divine ne lui soit révélée. L’un d’eux dit : « Lequel d’entre eux est-ce ? » L’ange du milieu dit : « C’est le meilleur d’entre eux. » Le troisième ange dit : « Prenez le meilleur d’entre eux. » C’est tout ce qui se passa cette nuit-là et il ne les revit pas jusqu’à ce qu’ils reviennent une autre nuit, c’est-à-dire après que la Révélation Divine lui ait été révélée. (Fath-ul-Bari page 258, vol. 17) et il les vit, ses yeux étaient endormis mais son cœur ne dormait pas — et c’est le cas des prophètes : leurs yeux dorment mais pas leur cœur. Ces anges ne lui parlèrent pas jusqu’à ce qu’ils le portent et le placent près du puits de Zamzam. Parmi eux, Gabriel prit soin de lui. Gabriel ouvrit (la partie de son corps) entre sa gorge et le milieu de sa poitrine (cœur), retira tout ce qu’il y avait dans sa poitrine et son abdomen, puis le lava avec l’eau de Zamzam de ses propres mains jusqu’à ce qu’il nettoie l’intérieur de son corps, puis un plateau d’or contenant un bol d’or rempli de foi et de sagesse fut apporté, et Gabriel remplit sa poitrine et ses vaisseaux sanguins de cela, puis referma (la poitrine). Ensuite, il monta avec lui au ciel le plus proche et frappa à l’une de ses portes. Les habitants du Ciel demandèrent : « Qui est-ce ? » Il répondit : « Gabriel. » Ils dirent : « Qui t’accompagne ? » Il répondit : « Muhammad. » Ils dirent : « A-t-il été appelé ? » Il répondit : « Oui. » Ils dirent : « Il est le bienvenu. » Les habitants du Ciel furent heureux de son arrivée, et ils ne savaient pas ce qu’Allah ferait du Prophète (ﷺ) sur terre à moins qu’Allah ne les en informe. Le Prophète (ﷺ) rencontra Adam au premier Ciel. Gabriel dit au Prophète : « C’est ton père ; salue-le. » Le Prophète (ﷺ) le salua et Adam lui rendit son salut en disant : « Bienvenue, ô mon fils ! Quel bon fils tu es ! » Il vit alors deux rivières couler alors qu’il était dans le ciel le plus proche. Il demanda : « Quelles sont ces deux rivières, ô Gabriel ? » Gabriel répondit : « Ce sont les sources du Nil et de l’Euphrate. » Puis Gabriel le fit faire le tour de ce Ciel et il vit une autre rivière au bord de laquelle se trouvait un palais fait de perles et d’émeraudes. Il mit la main dans la rivière et trouva sa boue comme du musc Adhfar. Il demanda : « Qu’est-ce que c’est, ô Gabriel ? » Gabriel répondit : « C’est le Kauthar que ton Seigneur a gardé pour toi. » Puis Gabriel monta (avec lui) au deuxième Ciel et les anges posèrent les mêmes questions que ceux du premier Ciel, c’est-à-dire : « Qui est-ce ? » Gabriel répondit : « Gabriel. » Ils demandèrent : « Qui t’accompagne ? » Il répondit : « Muhammad. » Ils demandèrent : « A-t-il été envoyé ? » Il répondit : « Oui. » Ils dirent alors : « Il est le bienvenu. » Puis il (Gabriel) monta avec le Prophète (ﷺ) au troisième Ciel, et les anges dirent la même chose que ceux du premier et du deuxième Ciel. Puis il monta avec lui au quatrième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au cinquième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au sixième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au septième Ciel et ils dirent la même chose. À chaque Ciel, il y avait des prophètes dont il a cité les noms et dont je me souviens d’Idris au deuxième Ciel, Aaron au quatrième Ciel, un autre prophète dont je ne me souviens pas du nom au cinquième Ciel, Abraham au sixième Ciel, et Moïse au septième Ciel à cause de son privilège de parler directement à Allah. Moïse dit (à Allah) : « Ô Seigneur ! Je pensais que personne ne serait élevé au-dessus de moi. » Mais Gabriel monta avec lui (le Prophète) encore plus haut, une distance que seul Allah connaît, jusqu’à ce qu’il atteigne le Lotus de la limite (au-delà duquel nul ne peut passer), puis l’Irrésistible, le Seigneur de l’Honneur et de la Majesté s’approcha et vint plus près, jusqu’à ce qu’il (Gabriel) soit à deux portées d’arc ou (même) plus près. (On dit que c’est Gabriel qui s’approcha et se rapprocha du Prophète. (Fate Al-Bari page 263, 264, vol. 17). Parmi les choses qu’Allah lui révéla alors, il y eut : « Cinquante prières furent prescrites à ses fidèles en un jour et une nuit. » Puis le Prophète (ﷺ) redescendit jusqu’à ce qu’il rencontre Moïse, qui l’arrêta et lui demanda : « Ô Muhammad ! Qu’est-ce que ton Seigneur t’a prescrit ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Il m’a prescrit de faire cinquante prières par jour et par nuit. » Moïse dit : « Tes fidèles ne pourront pas le faire ; retourne voir ton Seigneur pour qu’Il allège cela pour toi et pour eux. » Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Gabriel comme s’il voulait lui demander son avis. Gabriel lui donna son avis en disant : « Oui, si tu veux. » Gabriel monta donc avec lui vers l’Irrésistible et dit, alors qu’il était à sa place : « Ô Seigneur, allège notre charge car mes fidèles ne pourront pas le faire. » Allah lui retira alors dix prières, puis il retourna voir Moïse qui l’arrêta à nouveau et continua de l’envoyer vers son Seigneur jusqu’à ce que les prières prescrites soient réduites à seulement cinq prières. Puis Moïse l’arrêta quand les prières furent réduites à cinq et dit : « Ô Muhammad ! Par Allah, j’ai essayé de convaincre ma nation, les Bani Israël, de faire moins que cela, mais ils n’ont pas pu et ont abandonné. Pourtant, tes fidèles sont plus faibles de corps, de cœur, de vue et d’ouïe, alors retourne vers ton Seigneur pour qu’Il allège encore ta charge. » Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Gabriel pour demander conseil et Gabriel n’a pas désapprouvé cela. Il monta donc avec lui une cinquième fois. Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Seigneur, mes fidèles sont faibles de corps, de cœur, d’ouïe et de constitution, allège donc notre charge. » Alors l’Irrésistible dit : « Ô Muhammad ! » Le Prophète répondit : « Labbaik et Sa`daik. » Allah dit : « Ma Parole ne change pas, donc ce sera comme Je t’ai prescrit dans la Mère du Livre. » Allah ajouta : « Chaque bonne action sera récompensée dix fois, donc ce sont cinquante (prières) dans la Mère du Livre (en récompense) mais tu n’en feras que cinq (en pratique). » Le Prophète (ﷺ) retourna voir Moïse qui demanda : « Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « Il a allégé notre charge : Il nous a donné pour chaque bonne action une récompense multipliée par dix. » Moïse dit : « Par Allah ! J’ai essayé de faire observer aux Bani Israël moins que cela, mais ils ont abandonné. Retourne donc vers ton Seigneur pour qu’Il allège encore ta charge. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Ô Moïse ! Par Allah, j’ai honte de retourner trop de fois vers mon Seigneur. » À ce moment-là, Gabriel dit : « Descends au Nom d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) se réveilla alors qu’il était dans la Mosquée Sacrée (à La Mecque)
- Sunan Ibn Majah, n°24
Rapporté par Muhammad bin Sirin : "Chaque fois qu’Anas bin Malik terminait de rapporter un hadith du Messager d’Allah (ﷺ), il disait : 'Ou comme l’a dit le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°29
Rapporté par Sa'ib bin Yazid : J'ai accompagné Sa'd bin Malik de Médine à La Mecque et je ne l'ai pas entendu rapporter un seul hadith du Prophète (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°32
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui ment à mon sujet » — je pense que le narrateur a aussi dit « délibérément » — « qu'il prenne sa place en Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°51
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui renonce à mentir pour soutenir une fausse revendication, un palais lui sera construit à la périphérie du Paradis. Celui qui abandonne la dispute alors qu’il a raison, un palais lui sera construit au centre du Paradis. Et celui qui a un bon comportement, un palais lui sera construit dans les hauteurs du Paradis
- Sunan Ibn Majah, n°66
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Aucun de vous ne croit vraiment tant qu’il n’aime pas pour son frère" ou il a dit "pour son voisin, ce qu’il aime pour lui-même
- Sunan Ibn Majah, n°67
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Aucun de vous ne croit vraiment tant que je ne lui suis pas plus cher que son enfant, son père et tous les gens
- Sunan Ibn Majah, n°70
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui quitte ce monde en étant sincère envers Allah, en L’adorant Lui seul sans associé, en accomplissant la prière régulière et en donnant la Zakat, meurt alors qu’Allah est satisfait de lui." Anas a dit : "C’est la religion d’Allah que les Messagers ont apportée et transmise de la part de leur Seigneur, avant que ne surviennent les discussions et les désirs contradictoires des gens. Cela est confirmé dans le Livre d’Allah, dans l’un des derniers versets révélés, où Allah dit : 'Mais s’ils se repentent.' Renoncent à leurs idoles et à leur adoration ; 'et accomplissent la Salat et donnent la Zakat.' Et Allah dit dans un autre verset : 'Mais s’ils se repentent, accomplissent la Salat et donnent la Zakat, alors ils sont vos frères en religion
- Sunan Ibn Majah, n°129
Rapporté par 'Ali : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah ﷺ mentionner ses parents ensemble pour quelqu’un d’autre que Sa’d bin Malik. Il lui a dit le jour de Uhud : "Tire, Sa’d ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi
- Sunan Ibn Majah, n°151
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai été éprouvé pour Allah comme personne d’autre ne l’a été, et j’ai ressenti la peur pour Allah comme personne d’autre ne l’a ressentie. J’ai passé trois jours avec Bilal sans avoir de nourriture, à part ce que Bilal pouvait cacher sous son aisselle. »
- Sunan Ibn Majah, n°154
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le plus miséricordieux de ma communauté envers elle est Abu Bakr ; celui qui s’attache le plus fermement à la religion d’Allah est ‘Umar ; le plus pudique et le plus réservé est ‘Uthman ; le meilleur juge est ‘Ali bin Abu Talib ; le meilleur dans la récitation du Livre d’Allah est Ubayy bin Ka’b ; le plus savant sur ce qui est permis et interdit est Mu’adh bin Jabal ; et le plus connaisseur des règles d’héritage est Zaid bin Thabit. Chaque peuple a un gardien digne de confiance, et celui de cette communauté est Abu ‘Ubaidah bin Jarrah. »
- Sunan Ibn Majah, n°175
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « À la fin des temps ou dans cette communauté, il apparaîtra des gens qui réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur clavicule ou leur gorge. Leur signe distinctif sera leur tête rasée. Si vous les voyez ou les rencontrez, alors tuez-les. »
- Sunan Ibn Majah, n°205
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah a dit : "Toute personne qui invite les gens à l’égarement et qui est suivie portera un fardeau de péché équivalent à celui de ceux qui la suivent, sans que cela ne diminue leur fardeau le moins du monde. Et toute personne qui invite les gens à la bonne voie et qui est suivie recevra une récompense équivalente à celle de ceux qui la suivent, sans que cela ne diminue leur récompense le moins du monde
- Sunan Ibn Majah, n°215
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah a dit : "Allah a des gens qui Lui sont propres parmi l’humanité." Ils ont demandé : "Ô Messager d’Allah, qui sont-ils ?" Il a répondu : "Les gens du Coran, ce sont les gens d’Allah et ceux qui sont les plus proches de Lui
- Sunan Ibn Majah, n°224
Rapporté par Anas bin Malik que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Chercher la connaissance est un devoir pour chaque musulman, et celui qui transmet la connaissance à ceux qui ne la méritent pas, c’est comme s’il mettait un collier de bijoux, de perles et d’or autour du cou de cochons
- Sunan Ibn Majah, n°236
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’Allah fasse prospérer un serviteur qui entend mes paroles, les comprend, puis les transmet de ma part. Certains possèdent la connaissance sans la comprendre, et il se peut que quelqu’un transmette un savoir à une personne qui le comprend mieux que lui. »
- Sunan Ibn Majah, n°237
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Certaines personnes ouvrent la porte du bien et ferment celle du mal, et d’autres ouvrent la porte du mal et ferment celle du bien. Heureux ceux entre les mains desquels Allah place les clés du bien, et malheur à ceux entre les mains desquels Allah place les clés du mal. »
- Sunan Ibn Majah, n°264
Rapporté par Yusuf bin Ibrahim, qui a entendu Anas bin Malik dire : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Celui à qui on demande un savoir et qui le cache sera bridé le Jour de la Résurrection avec un mors de feu.” »
- Sunan Ibn Majah, n°273
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : « Allah n’accepte aucune prière sans purification et Il n’accepte aucune aumône provenant du ghulul. »
- Sunan Ibn Majah, n°280
Rapporté par Abu Malik Ash'ari : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Bien faire ses ablutions, c'est la moitié de la foi ; dire Al-Hamdu Lillah remplit la balance (des bonnes actions), dire Subhan-Allah et Allahu Akbar remplit les cieux et la terre, la prière est une lumière, la Zakat est une preuve, la patience est une clarté, et le Coran est une preuve pour toi ou contre toi. Chaque personne sort le matin pour vendre son âme : soit il la libère, soit il la détruit
- Sunan Ibn Majah, n°295
Rapporté par Anas bin Malik : "On nous a fixé un délai pour tailler la moustache, raser les poils pubiens, épiler les aisselles et couper les ongles. Nous ne devions pas dépasser quarante jours pour cela
- Sunan Ibn Majah, n°298
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d'Allah ﷺ entrait aux toilettes, il disait : "A'udhu Billahi minal-khubthi wa'l-khaba'ith (Je cherche refuge auprès d'Allah contre les diables mâles et femelles)
- Sunan Ibn Majah, n°301
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Prophète sortait des toilettes, il disait : "Al-hamdu lillahilladhi adhhaba 'annial-adha wa 'afani" ("Louange à Allah qui m’a débarrassé de l’impureté et m’a accordé la santé)
- Sunan Ibn Majah, n°303
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Prophète entrait aux toilettes, il enlevait sa bague
- Sunan Ibn Majah, n°338
Rapporté par 'Abdul-Malik bin As-Sabbah : Un récit similaire a été rapporté avec la même chaîne, avec en plus : "Celui qui met du khôl sur ses yeux, qu’il le fasse un nombre impair de fois. Celui qui le fait a bien agi, et celui qui ne le fait pas, il n’y a pas de mal. Et celui qui enlève un morceau de nourriture entre ses dents avec sa langue, qu’il l’avale
- Sunan Ibn Majah, n°355
Rapporté par Abu Sufyan : Abu Ayyub Al-Ansari, Jabir bin 'Abdullah et Anas bin Malik m’ont dit que lorsque ce verset : "Dans cette mosquée, il y a des hommes qui aiment se purifier. Et Allah aime ceux qui se purifient." a été révélé, le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Ô Ansar ! Allah vous a loués pour votre propreté. En quoi consiste votre propreté ?" Ils ont répondu : "Nous faisons les ablutions pour la prière, nous nous lavons après un rapport sexuel, et nous nous nettoyons avec de l’eau après avoir uriné." Il a dit : "C’est cela. Restez-y attachés
- Sunan Ibn Majah, n°417
Rapporté par Abu Malik Ash'ari : Le Messager d’Allah ﷺ faisait ses ablutions en lavant chaque membre trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°431
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Messager d'Allah faisait ses ablutions, il passait ses doigts dans sa barbe et séparait ses doigts pour laisser passer l'eau deux fois
- Sunan Ibn Majah, n°469
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui fait ses ablutions et les fait bien, puis dit trois fois : “Ashhadu an la ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, wa ashhadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu” (J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah seul, sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager), les huit portes du Paradis lui seront ouvertes ; il pourra entrer par celle qu’il voudra. » (Da'if) Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°487
Rapporté par Anas bin Malik : Il posait ses mains sur ses oreilles et disait : "Que je devienne sourd si je n'ai pas entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Faites les ablutions après avoir mangé ce qui a été transformé par le feu
- Sunan Ibn Majah, n°490
Rapporté par Zuhri : J'ai dîné avec Walid ou Abdul-Malik. Quand l'heure de la prière est arrivée, je me suis levé pour faire les ablutions. Ja'far bin 'Amr bin Umayyah a dit : "J'atteste que mon père a attesté que le Messager d'Allah ﷺ a mangé un aliment qui avait été transformé par le feu, puis il a prié sans faire les ablutions." (Sahih) Et 'Ali bin 'Abdullah bin 'Abbas a dit : "Et j'atteste de la même chose de la part de mon père
- Sunan Ibn Majah, n°501
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah a trait une brebis et a bu un peu de son lait, puis il a demandé de l’eau, s’est rincé la bouche et a dit : "Il y a un peu de gras dedans
- Sunan Ibn Majah, n°509
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah faisait les ablutions pour chaque prière, alors que nous faisions toutes les prières avec une seule ablution
- Sunan Ibn Majah, n°528
Rapporté par Anas bin Malik : Un bédouin a uriné dans la mosquée, et certaines personnes se sont précipitées vers lui. Le Messager d’Allah a dit : « Ne l’interrompez pas. » Ensuite, il a demandé qu’on apporte un seau d’eau et il l’a versé sur l’urine
- Sunan Ibn Majah, n°546
Rapporté par Ibn 'Umar : Il a vu Sa'd bin Malik essuyer sur ses chaussons en cuir et lui a dit : « C’est toi qui fais cela ? » Ils sont allés voir 'Umar, et Sa'd a dit à 'Umar : « Donne un avis à mon neveu sur le fait d’essuyer sur les chaussons en cuir. » 'Umar a dit : « Nous essuyions sur nos chaussons en cuir quand nous étions avec le Messager d’Allah et nous ne voyons aucun mal à cela. » Ibn 'Umar a demandé : « Même après être allé aux toilettes ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sunan Ibn Majah, n°548
Rapporté par Anas bin Malik : J’étais avec le Messager d’Allah lors d’un voyage, et il a dit : « Y a-t-il de l’eau ? » Il a fait ses ablutions et a essuyé sur ses chaussons en cuir, puis il a rejoint l’armée et les a dirigés dans la prière
- Sunan Ibn Majah, n°564
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai vu le Messager d’Allah faire ses ablutions alors qu’il portait un turban qatari. Il a passé sa main sous le turban et a essuyé le devant de sa tête, sans retirer le turban
- Sunan Ibn Majah, n°682
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ priait le 'Asr alors que le soleil était encore haut et chaud, et si quelqu'un allait jusqu'en périphérie de Médine, il pouvait y arriver alors que le soleil était encore haut et chaud
- Sunan Ibn Majah, n°692
Rapporté par Humaid : On a demandé à Anas bin Malik : "Le Prophète portait-il une bague ?" Il a répondu : "Oui." Une nuit, il a retardé la prière de 'Isha jusqu'à presque la moitié de la nuit. Quand il a terminé la prière, il s'est tourné vers nous et a dit : "Les gens ont prié et sont allés dormir, mais vous êtes encore en prière tant que vous attendez la prochaine prière." (Sahih) Anas a dit : "C'est comme si je voyais encore l'éclat de sa bague
- Sunan Ibn Majah, n°695
Rapporté par Anas bin Malik : On a demandé au Prophète ﷺ au sujet d'un homme qui oublie une prière ou qui dort et la manque. Il a dit : "Il doit la faire quand il s'en souvient
- Sunan Ibn Majah, n°696
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Celui qui oublie une prière, qu'il la fasse dès qu'il s'en souvient
- Sunan Ibn Majah, n°708
Rapporté par Ibn Juraij : ‘Abdul-‘Aziz bin ‘Abdul-Malik bin Abu Mahdhurah a rapporté de ‘Abdullah bin Muhairiz, qui était orphelin sous la tutelle d’Abu Mahdhurah bin Mi’yar, que lorsqu’il se préparait à voyager vers le Sham, il lui a dit : « Ô mon oncle, je pars pour le Sham, et on me demandera comment tu as commencé à faire l’Adhan. » Il m’a alors raconté : Abu Mahdhurah a dit : « Je suis parti avec un groupe de gens, et alors que nous étions en chemin, le muezzin du Messager d’Allah a fait l’appel à la prière en sa présence. Nous avons entendu la voix du muezzin, et nous nous en moquions, nous avons commencé à crier en l’imitant et à nous moquer. Le Messager d’Allah nous a entendus et a envoyé des gens pour nous amener devant lui. Il a dit : “Qui est celui dont j’ai entendu la voix si forte ?” Tous ont pointé vers moi, et ils disaient la vérité. Il les a tous renvoyés sauf moi, puis il m’a dit : “Lève-toi et fais l’appel à la prière.” Je me suis levé, et il n’y avait rien que je détestais plus que le Messager d’Allah et ce qu’il me demandait. Je me suis tenu devant lui, et c’est lui-même qui m’a appris l’appel. Il a dit : “Dis : Allahu Akbar Allahu Akbar, Allahu Akbar Allahu Akbar ; Ash-hadu an la ilaha illallah, Ash-hadu an la ilaha illallah ; Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah, Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah.” » Puis il a dit : « Élève la voix (et dis) : Ash-hadu an la ilaha illallah, Ash-hadu an la ilaha illallah ; Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah, Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah ; Hayya ‘alal-salah, Hayya ‘alal-salah ; Hayya ‘alal-falah, Hayya ‘alal-falah ; Allahu Akbar Allahu Akbar ; La ilaha illallah. » Quand j’ai terminé l’Adhan, il m’a appelé et m’a donné un petit sac contenant de l’argent. Ensuite, il a posé sa main sur le devant de ma tête, puis l’a passée sur mon visage, ma poitrine et mon cœur, jusqu’à mon nombril. Puis le Messager d’Allah a dit : « Qu’Allah te bénisse et t’accorde Sa miséricorde. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, veux-tu que je fasse l’appel à la prière à La Mecque ? » Il a dit : « Oui, je t’y ordonne. » Toute la haine que j’avais pour le Messager d’Allah a alors disparu, remplacée par l’amour pour lui. Je suis allé voir ‘Attab bin Asid, le gouverneur du Messager d’Allah à La Mecque, et j’ai fait l’Adhan sur son ordre. (Sahih) (‘Abdul-‘Aziz) a dit : « Quelqu’un qui a connu Abu Mahdhurah m’a raconté la même chose que ‘Abdullah bin Muhairiz. »
- Sunan Ibn Majah, n°729
Rapporté par Anas bin Malik : Ils cherchaient un moyen d'annoncer l'heure de la prière. Puis Bilal a reçu l'ordre de dire les phrases de l'Adhan deux fois chacune et celles de l'Iqamah une seule fois
- Sunan Ibn Majah, n°739
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah a dit : « L'Heure n'aura pas lieu avant que les gens rivalisent dans la construction des mosquées. »
- Sunan Ibn Majah, n°742
Rapporté par Anas bin Malik : L'endroit où la mosquée du Prophète a été construite appartenait aux Banu Najjar. Il y avait des palmiers et des tombes d'idolâtres. Le Prophète leur a dit : « Donnez-moi son prix. » Ils ont répondu : « Nous n'accepterons jamais d'argent pour cela. » Le Prophète l'a construite et ils l'ont aidé, et le Prophète disait : « La vraie vie est celle de l'au-delà, alors pardonne aux Ansar et aux Muhajirin. » Avant que la mosquée ne soit construite, le Prophète priait là où il se trouvait quand l'heure de la prière arrivait
- Sunan Ibn Majah, n°754
Rapporté par Mahmud bin Rabi' Al-Ansari, qui se souvenait que le Messager d'Allah ﷺ avait craché une gorgée d'eau d'un seau dans un puits qui leur appartenait : 'Itban bin Malik As-Salimi, qui était le chef de son peuple Banu Salim et avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d'Allah ﷺ, a dit : "Je suis allé voir le Messager d'Allah ﷺ et je lui ai dit : 'Ô Messager d'Allah, ma vue baisse et la crue m'empêche d'aller à la mosquée de mon peuple, et il m'est difficile de traverser l'eau. Penses-tu pouvoir venir prier chez moi, à un endroit que je pourrais ensuite utiliser comme lieu de prière ?' Il a répondu : 'Je le ferai.' Le lendemain, le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr sont venus, alors qu'il faisait très chaud. Il a demandé la permission d'entrer, que je lui ai accordée. Il ne s'est pas assis avant de dire : 'Où veux-tu que je prie chez toi ?' Je lui ai montré l'endroit où je voulais qu'il prie, alors le Messager d'Allah ﷺ s'est levé, nous nous sommes alignés derrière lui et il nous a dirigés dans une prière de deux unités (Rak'a). Ensuite, je lui ai demandé de rester pour manger un peu de Khazirah qui avait été préparé pour eux
- Sunan Ibn Majah, n°756
Rapporté par Anas bin Malik : Un de mes oncles paternels a préparé de la nourriture pour le Prophète ﷺ et lui a dit : "J'aimerais que tu viennes manger et prier chez moi." Il est donc allé chez lui, où il y avait un de ces Fahl. Il a demandé qu'on balaie un coin et qu'on y verse de l'eau, puis il a prié et nous avons prié avec lui." (Sahih) Abu 'Abdullah bin Majah a dit : Un Fahl est un tapis qui est devenu noir à force d'être utilisé
- Sunan Ibn Majah, n°770
Rapporté par Abdul-Malik bin Rabi' bin Sabrah bin Ma'bad Al-Juhani : Mon père m'a raconté, de la part de son père, que le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Ne priez pas dans les enclos de chameaux, et priez dans les enclos de moutons
- Sunan Ibn Majah, n°781
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Annoncez une bonne nouvelle à ceux qui vont à la mosquée dans l’obscurité : ils auront une lumière parfaite le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°813
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ), Abu Bakr et ‘Umar commençaient leur récitation par : « Louange à Allah, Seigneur de l’univers (Al-hamdu Lillahi Rabbil-‘Alamin). »
- Sunan Ibn Majah, n°816
Rapporté par Qutbah bin Malik : Il a entendu le Prophète (ﷺ) réciter : « Et de grands palmiers aux régimes superposés » [50:10] pendant la prière du matin
- Sunan Ibn Majah, n°859
Rapporté par Malik bin Huwairith : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) disait Allahu Akbar, il levait les mains jusqu’à hauteur des oreilles ; il faisait de même quand il s’inclinait en Ruku’ et quand il relevait la tête du Ruku’
- Sunan Ibn Majah, n°876
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit : “Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend ceux qui Le louent)”, dites : “Rabbana wa lakal-hamd (Ô notre Seigneur, à Toi la louange)”. »
- Sunan Ibn Majah, n°892
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Soyez équilibrés dans la prosternation ; aucun de vous ne doit se prosterner avec les bras étendus comme un chien. »
- Sunan Ibn Majah, n°896
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Quand tu relèves la tête après la prosternation, ne t’accroupis pas comme un chien. Mets tes fesses entre tes pieds et laisse le dessus de tes pieds toucher le sol. »
- Sunan Ibn Majah, n°911
Rapporté par Malik bin Numair Al-Khuza’i, de son père : J’ai vu le Prophète (ﷺ) poser sa main droite sur sa cuisse droite pendant la prière et pointer avec son doigt
- Sunan Ibn Majah, n°933
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si le repas est servi et que l’Iqamah pour la prière est donné, commencez par manger.”
- Sunan Ibn Majah, n°979
Rapporté par Malik bin Huwairith : Je suis venu voir le Prophète (ﷺ) avec un ami, et quand nous avons voulu partir, il nous a dit : « Quand l’heure de la prière arrive, faites l’Adhan et l’Iqamah, puis que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sunan Ibn Majah, n°985
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de faire une prière courte mais complète
- Sunan Ibn Majah, n°989
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je commence la prière en voulant la faire longue, mais j’entends un bébé pleurer, alors je la raccourcis, car je sais combien cela dérange sa mère. »
- Sunan Ibn Majah, n°993
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Alignez bien vos rangs, car le fait de les aligner fait partie de la perfection de la prière. »
- Sunan Ibn Majah, n°1009
Rapporté par Anas bin Malik, d’après ‘Umar : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), pourquoi ne prends-tu pas la station d’Ibrahim comme lieu de prière ? » Puis la révélation est descendue : « Et prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière. »
- Sunan Ibn Majah, n°1024
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a craché sur son vêtement alors qu’il priait, puis il l’a frotté
- Sunan Ibn Majah, n°1033
Rapporté par Anas bin Malik : Nous priions avec le Prophète (ﷺ) quand il faisait très chaud. Quand l’un de nous ne pouvait pas poser son front sur le sol à cause de la chaleur, il étendait son vêtement et se prosternait dessus
- Sunan Ibn Majah, n°1044
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a dirigé la prière avec ses compagnons. Quand il a terminé, il s’est tourné vers les gens et a dit : « Qu’arrive-t-il à certains qui lèvent leur regard vers le ciel ? » Il a parlé sévèrement à ce sujet : « Ils doivent absolument arrêter, sinon Allah leur enlèvera la vue. »
- Sunan Ibn Majah, n°1080
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Il n’y a rien qui sépare une personne du polythéisme sauf l’abandon de la prière. Donc, s’il l’abandonne, il est tombé dans le polythéisme.”
- Sunan Ibn Majah, n°1082
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b bin Malik : J’accompagnais mon père après qu’il ait perdu la vue, et quand je l’emmenais pour la prière du vendredi, dès qu’il entendait l’Adhan, il demandait pardon pour Abu Umamah As’ad bin Zurarah et faisait des invocations pour lui. J’ai entendu cela de lui pendant un certain temps, puis je me suis dit : “Par Allah ! Quelle est cette faiblesse ? À chaque fois qu’il entend l’Adhan du vendredi, je l’entends prier pour Abu Umamah et je ne lui demande pas pourquoi il fait cela.” Puis je l’ai emmené comme d’habitude, et quand il a entendu l’Adhan, il a prié pour lui comme d’habitude. Je lui ai dit : “Ô mon père ! Je te vois prier pour As’ad bin Zurarah à chaque appel du vendredi ; pourquoi fais-tu cela ?” Il a répondu : “Ô mon fils, c’est lui qui nous a dirigés pour la première prière du vendredi avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne vienne de La Mecque, à Naqi’ Al-Khadamat (près de Médine), dans la plaine de Harrah Banu Bayadah.” J’ai demandé : “Combien étiez-vous à ce moment-là ?” Il a dit : “Quarante hommes.”
- Sunan Ibn Majah, n°1091
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Celui qui fait ses ablutions le vendredi, c’est bien pour lui et il a accompli ce qui lui est demandé. Mais celui qui prend un bain, c’est encore mieux.”
- Sunan Ibn Majah, n°1117
Rapporté par Anas bin Malik : Les gens parlaient au Prophète (ﷺ) de leurs besoins quand il descendait de la chaire le vendredi
- Sunan Ibn Majah, n°1153
Rapporté par ‘Abdullah bin Malik bin Buhainah : Le Prophète (ﷺ) est passé devant un homme qui priait alors que l’Iqamah pour la prière du Subh venait d’être appelée, et il lui a dit quelque chose, mais je ne sais pas ce qu’il a dit. Quand il eut fini, nous avons entouré l’homme et lui avons demandé : « Qu’est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) t’a dit ? » Il a répondu : « Il m’a dit : “Bientôt, l’un d’entre vous fera la prière du Fajr avec quatre Rak‘a.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1163
Rapporté par ‘Ali bin Zaid bin Jud’an : J’ai entendu Anas bin Malik dire : « Le muezzin faisait l’Adhan à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), et on aurait cru que c’était l’Iqamah car beaucoup de gens se levaient pour faire les deux Rak‘a avant le Maghrib. »
- Sunan Ibn Majah, n°1180
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) ne levait pas les mains dans ses invocations, sauf lorsqu’il demandait la pluie (Istisqa’), alors il levait les mains si haut qu’on voyait la blancheur de ses aisselles
- Sunan Ibn Majah, n°1183
Rapporté par Anas bin Malik : On lui a demandé au sujet du Qunut dans la prière du Subh, et il a dit : « Nous récitions le Qunut avant et après l’inclinaison (Ruku’). »
- Sunan Ibn Majah, n°1184
Rapporté par Muhammad : J’ai demandé à Anas bin Malik au sujet du Qunut, et il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) récitait le Qunut après l’inclinaison (Ruku’). »
- Sunan Ibn Majah, n°1230
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et a vu des gens prier assis. Il a dit : “La prière de celui qui prie assis équivaut à la moitié de la prière de celui qui prie debout.”
- Sunan Ibn Majah, n°1238
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est tombé de cheval et s’est blessé au côté droit. Nous sommes allés lui rendre visite et l’heure de la prière est arrivée. Il nous a dirigés en prière assis, et nous avons prié derrière lui assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : “L’imam est là pour être suivi. Quand il dit Allahu Akbar, dites Allahu Akbar ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit Sami’ Allahu liman hamidah, dites Rabbana wa lakal-hamd ; quand il se prosterne, prosternez-vous ; et s’il prie assis, priez assis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1243
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) récitait le Qunut à la prière du Subh, et il invoquait contre une tribu arabe pendant un mois, puis il a arrêté
- Sunan Ibn Majah, n°1306
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié l’Aïd à l’endroit de la prière, en utilisant une petite lance comme Sutrah
- Sunan Ibn Majah, n°1345
Rapporté par ‘Uthman bin ‘Abdullah bin Aws, d’après son grand-père Aws bin Hudhaifah : Nous sommes venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) avec la délégation de Thaqif. Les alliés de Quraish sont restés chez Mughirah bin Shu’bah, et le Messager d’Allah (ﷺ) a installé Bani Malik dans une tente qui lui appartenait. Il venait nous voir chaque nuit après la prière de ‘Isha’ et nous parlait debout, jusqu’à ce qu’il commence à se balancer d’un pied sur l’autre. La plupart du temps, il nous racontait ce qu’il avait enduré de la part de son peuple, les Quraish. Il disait : « (Les deux camps) n’étaient pas égaux. Nous étions faibles, opprimés et humiliés, et quand nous sommes partis à Al-Madinah, l’issue des batailles entre nous variait ; parfois nous les battions, parfois ils nous battaient. » Un soir, il est venu plus tard que d’habitude, et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, tu es venu tard ce soir. » Il a répondu : « Je me suis souvenu que je n’avais pas lu ma part quotidienne de Coran et je ne voulais pas sortir avant de l’avoir terminée. » Aws a dit : « J’ai demandé aux Compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) : ‘Comment partagiez-vous le Coran ?’ Ils ont dit : ‘Un tiers, un cinquième, un septième, un neuvième, un onzième, un treizième, et Hizbul-Mufassal.’ »
- Sunan Ibn Majah, n°1353
Rapporté par Qatadah : J’ai demandé à Anas bin Malik comment le Prophète (ﷺ) récitait, et il a répondu : “Il prolongeait sa voix.”
- Sunan Ibn Majah, n°1371
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans la mosquée et a vu une corde attachée entre deux colonnes. Il a dit : “Qu’est-ce que cette corde ?” Ils ont répondu : “Elle appartient à Zaynab. Elle prie ici et, quand elle se fatigue, elle s’y accroche.” Il a dit : “Détachez-la, détachez-la ; que chacun de vous prie tant qu’il a de l’énergie, et s’il se fatigue, qu’il s’asseye.”
- Sunan Ibn Majah, n°1380
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui prie la prière Duha avec douze unités (Rak’ah), Allah lui construira un palais en or au Paradis. »
- Sunan Ibn Majah, n°1392
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a reçu la bonne nouvelle qu’un de ses besoins avait été exaucé, et il s’est prosterné
- Sunan Ibn Majah, n°1393
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b bin Malik : Son père a dit que lorsque Allah a accepté son repentir, il s’est prosterné
- Sunan Ibn Majah, n°1399
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a prescrit cinquante prières à ma communauté, et je suis revenu avec cela jusqu’à ce que je rencontre Moussa. Moussa m’a demandé : “Qu’est-ce que ton Seigneur a prescrit à ta communauté ?” J’ai répondu : “Il m’a prescrit cinquante prières.” Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter cela.” Je suis donc retourné vers mon Seigneur, qui a réduit de moitié. Je suis revenu vers Moussa et je lui ai dit, et il a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter cela.” Je suis donc retourné vers mon Seigneur, et Il a dit : “Elles sont cinq, mais elles valent cinquante ; Ma parole ne change pas.” Je suis revenu vers Moussa et il a dit : “Retourne voir ton Seigneur.” J’ai dit : “J’ai honte devant mon Seigneur.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1402
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions assis dans la mosquée, un homme est entré à dos de chameau ; il a fait agenouiller son chameau dans la mosquée, l’a attaché et a demandé : « Lequel d’entre vous est Muhammad ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) était allongé parmi eux, alors ils ont répondu : « C’est cet homme à la peau claire qui est allongé. » L’homme lui a dit : « Ô fils d’Abdul-Muttalib ! » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je t’écoute. » L’homme a dit : « Ô Muhammad ! Je vais te poser des questions et je serai direct, alors ne m’en veux pas. » Il a répondu : « Demande ce que tu veux. » L’homme a dit : « Je t’en conjure par ton Seigneur et le Seigneur de ceux qui t’ont précédé, Allah t’a-t-Il envoyé à toute l’humanité ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, oui. » Il a dit : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de prier les cinq prières chaque jour et chaque nuit ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, oui. » Il a dit : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de jeûner ce mois chaque année ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, oui. » Il a dit : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de prélever cette aumône sur nos riches pour la distribuer à nos pauvres ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, oui. » L’homme a dit : « Je crois à ce que tu as apporté, et je suis l’envoyé de mon peuple qui m’attend derrière. Je suis Dimam bin Tha’labah, le frère des Banu Sa’d bin Bakr. »
- Sunan Ibn Majah, n°1413
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La prière d’un homme chez lui vaut une prière ; sa prière dans la mosquée de son quartier vaut vingt-cinq prières ; sa prière dans la mosquée où se fait la prière du vendredi vaut cinq cents prières ; sa prière dans la Mosquée Al-Aqsa vaut cinquante mille prières ; sa prière dans ma mosquée vaut cinquante mille prières ; et sa prière dans la Mosquée Sacrée vaut cent mille prières. »
- Sunan Ibn Majah, n°1437
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) ne rendait pas visite à une personne malade avant trois jours
- Sunan Ibn Majah, n°1440
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est entré auprès d’un malade pour lui rendre visite. Il a dit : “As-tu envie de quelque chose ? As-tu envie de Ka’k (un type de pain) ?” Il a répondu : “Oui.” Alors ils ont envoyé quelqu’un chercher du Ka’k pour lui
- Sunan Ibn Majah, n°1449
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b bin Malik, à propos de Ka’b : Quand Ka’b était mourant, Umm Bishr bint Bara’ bin Ma’rur est venue le voir et a dit : “Ô Abu ‘Abdur-Rahman ! Si tu rencontres untel, transmets-lui mon Salam.” Il a répondu : “Qu’Allah te pardonne, Ô Umm Bishr ! Nous sommes trop occupés pour penser à cela.” Elle a dit : “Ô Abu ‘Abdur-Rahman ! N’as-tu pas entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Les âmes des croyants sont dans des oiseaux verts, mangeant des arbres du Paradis’ ?” Il a répondu : “Oui.” Elle a dit : “C’est ce que je veux dire.”
- Sunan Ibn Majah, n°1475
Rapporté par Anas bin Malik : Quand Ibrahim, le fils du Prophète (ﷺ), est décédé, le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Ne l’enveloppez pas dans son linceul avant que je le voie. » Il s’est approché de lui, s’est penché et a pleuré
- Sunan Ibn Majah, n°1483
Rapporté par Anas bin Malik : “Le Messager d’Allah (ﷺ), Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman avaient l’habitude de marcher devant le cortège funèbre.”
- Sunan Ibn Majah, n°1490
Rapporté par Malik bin Hubairah Ash-Shami, un Compagnon du Prophète (ﷺ) : “Si un cortège funèbre arrivait et que le nombre de personnes était jugé faible, on les organisait en trois rangs, puis la prière funéraire était accomplie.” Il a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Aucun groupe de trois rangs de musulmans n’accomplit la prière funéraire pour un défunt sans qu’il lui soit garanti (le Paradis).’”
- Sunan Ibn Majah, n°1491
Rapporté par Anas bin Malik : “Un cortège funèbre est passé devant le Prophète (ﷺ) et les gens ont fait l’éloge du défunt. Il a dit : ‘(Le Paradis est) garanti pour lui.’ Puis un autre cortège est passé et ils ont parlé en mal du défunt, et le Prophète (ﷺ) a dit : ‘(L’Enfer est) garanti pour lui.’ On lui a dit : ‘Ô Messager d’Allah, tu as dit que (le Paradis était) garanti pour celui-ci et que (l’Enfer était) garanti pour l’autre.’ Il a répondu : ‘C’est le témoignage des gens, et les croyants sont les témoins d’Allah sur terre.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1494
Rapporté par Abu Ghalib : “J’ai vu Anas bin Malik accomplir la prière funéraire pour un homme, et il s’est placé au niveau de sa tête. Puis on a apporté une autre dépouille, celle d’une femme, et ils lui ont dit : ‘Ô Abu Hamzah ! Accomplis la prière funéraire pour elle.’ Alors il s’est placé au niveau du milieu du lit (où reposait le corps). ‘Ala’ bin Ziyad lui a demandé : ‘Ô Abu Hamzah ! Est-ce ainsi que tu as vu le Messager d’Allah (ﷺ) se placer pour la prière funéraire d’un homme et d’une femme, comme tu viens de le faire ?’ Il a répondu : ‘Oui.’ Puis il s’est tourné vers nous et a dit : ‘Souvenez-vous-en.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1500
Rapporté par ‘Awf bin Malik : “J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) accomplir la prière funéraire pour un homme parmi les Ansar, et je l’ai entendu dire : ‘Allahumma salli ‘alayhi waghfirlahu warhamhu, wa ‘afihi wa’fu ‘anhu, waghsilhu bi ma’in wa thaljin wa baradin, wa naqqihi min adh-dhunubi wal-khataya kama yunaqqath-thawbul-abyadu minad-danas, wa abdilhu bi darihi daran khayran min darihi, wa ahlan khayran min ahlili, wa qihi fitnatal-qabri wa ‘adhaban-nar.’ [Ô Allah, accorde-lui Ta bénédiction, pardonne-lui, fais-lui miséricorde, protège-le et absous-le ; lave-le avec de l’eau, de la neige et de la grêle, et purifie-le de ses péchés comme on nettoie un vêtement blanc de la saleté. Donne-lui en échange une maison meilleure que la sienne, une famille meilleure que la sienne. Protège-le de l’épreuve de la tombe et du châtiment du Feu.]”
- Sunan Ibn Majah, n°1557
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, il y avait un homme à Médine qui faisait des tombes avec une alvéole et un autre qui creusait des tombes sans alvéole. Ils ont dit : « Prions Allah de nous guider et appelons-les tous les deux ; celui qui viendra en premier fera la tombe. » On les a donc appelés, et celui qui faisait l’alvéole est arrivé en premier, alors ils ont fait une tombe avec une alvéole pour le Prophète (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°1561
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a marqué la tombe de ‘Uthman bin Maz’un avec une pierre
- Sunan Ibn Majah, n°1581
Rapporté par Abu Malik Ash’ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les lamentations font partie des habitudes de l’époque de l’Ignorance. Si une femme qui se lamente meurt sans s’être repentie, Allah lui fera porter un vêtement de goudron et une chemise de feu ardent. »
- Sunan Ibn Majah, n°1596
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La patience doit se manifester dès le premier choc. »
- Sunan Ibn Majah, n°1605
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun couple musulman dont trois enfants meurent avant la puberté ne sera privé du Paradis : Allah les y fera entrer par Sa miséricorde envers eux. »
- Sunan Ibn Majah, n°1624
Rapporté par Zuhri, qui a entendu Anas bin Malik dire : Le dernier regard que j'ai eu sur le Messager d'Allah (ﷺ), c'est lorsqu'il a tiré le rideau un lundi, et j'ai vu son visage comme une page du Mushaf (Coran), et les gens priaient derrière Abu Bakr. Il (Abu Bakr) voulait reculer, mais il (le Prophète (ﷺ)) lui a fait signe de rester à sa place. Puis il a laissé retomber le rideau, et il est décédé à la fin de ce jour-là
- Sunan Ibn Majah, n°1629
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a souffert les douleurs de la mort, Fatimah a dit : « Ô mon père, quelle douleur atroce ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ton père ne souffrira plus jamais après ce jour. Ce qui est arrivé à ton père est inévitable, c’est la mort que tout le monde connaîtra jusqu’au Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°1630
Rapporté par Anas bin Malik : Fatimah m’a dit : « Ô Anas, comment as-tu pu jeter de la terre sur le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Et Thabit nous a rapporté d’Anas que Fatimah a dit, lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé : « Ô mon père ! À Jibril nous annonçons sa mort ; Ô mon père, il est maintenant plus proche de son Seigneur ; Ô mon père, le Paradis de Firdaws est sa demeure ; Ô mon père, il a répondu à l’appel de son Seigneur. » (Un des rapporteurs), Hammad, a dit : « J’ai vu Thabit, lorsqu’il racontait ce hadith, pleurer au point que je voyais ses côtes bouger. »
- Sunan Ibn Majah, n°1644
Rapporté par Anas bin Malik : Le Ramadan a commencé, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce mois est venu à vous, et il contient une nuit meilleure que mille mois. Celui qui en est privé est privé de tout bien, et personne n’en est privé sauf celui qui est vraiment malchanceux. »
- Sunan Ibn Majah, n°1653
Rapporté par ‘Umair bin Anas bin Malik : Mes oncles paternels parmi les Ansar, qui étaient compagnons du Messager d’Allah (ﷺ), m’ont raconté : « Le croissant de Shawwal était caché par les nuages, alors nous avons jeûné le lendemain. Puis, à la fin de la journée, des cavaliers sont venus témoigner auprès du Prophète (ﷺ) qu’ils avaient vu le croissant la nuit précédente. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a ordonné de rompre leur jeûne et de sortir pour la prière de l’Aïd le lendemain matin. »
- Sunan Ibn Majah, n°1667
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme de la tribu de Banu ‘Abdul-Ashhal (ou selon un autre rapport, de Banu ‘Abdullah bin Ka’b) a dit : « La cavalerie du Messager d’Allah (ﷺ) nous a attaqués, alors je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) pendant qu’il mangeait. Il m’a dit : “Viens manger.” J’ai répondu : “Je jeûne.” Il a dit : “Assieds-toi et je vais t’expliquer le jeûne. Allah a allégé pour le voyageur la moitié de la prière, et Il a allégé pour le voyageur, la femme enceinte et la femme qui allaite l’obligation de jeûner.” Par Allah, le Prophète (ﷺ) a dit ces deux choses, ou l’une d’elles, et maintenant je regrette de ne pas avoir mangé de la nourriture du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sunan Ibn Majah, n°1668
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accordé une dispense aux femmes enceintes qui craignent pour elles-mêmes de ne pas jeûner, et aux femmes qui allaitent et craignent pour leurs enfants
- Sunan Ibn Majah, n°1692
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Prenez le suhur (repas avant l’aube), car il y a une bénédiction dans le suhur
- Sunan Ibn Majah, n°1694
Rapporté par Anas bin Malik : Zaid bin Thabit a dit : "Nous avons mangé le suhur avec le Messager d’Allah (ﷺ), puis nous nous sommes levés pour prier." J’ai demandé : "Combien de temps y avait-il entre les deux ?" Il a répondu : "Le temps de réciter cinquante versets
- Sunan Ibn Majah, n°1707
Rapporté par ‘Abdul-Malik bin Minhal, d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) recommandait de jeûner les jours blancs – le treizième, quatorzième et quinzième (quand la lune est pleine). Il a dit : “C’est comme jeûner toute une vie.” Une autre chaîne rapporte des propos similaires du Prophète (ﷺ) par ‘Abdul-Malik bin Qatadah bin Malhan Al-Qaisi, d’après son père. Ibn Majah a dit : Shu'bah s’est trompé sur le nom d’un rapporteur et Hammam avait raison
- Sunan Ibn Majah, n°1754
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) ne sortait pas le jour de l’Aïd al-Fitr avant d’avoir mangé quelques dattes
- Sunan Ibn Majah, n°1777
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui fait l’I’tikaf peut assister aux funérailles et rendre visite aux malades. »
- Sunan Ibn Majah, n°1800
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Bakr Siddiq lui a écrit : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici l’obligation de la Sadaqa que le Messager d’Allah a imposée aux musulmans, comme Allah l’a ordonné au Messager d’Allah. Les âges des chameaux à donner (en Zakat) peuvent être compensés par des moutons. Si un homme a des chameaux pour lesquels la Sadaqa est une Jadha’ah (une chamelle de quatre ans) et qu’il n’a pas de Jadha’ah mais possède une Hiqqah (une chamelle de trois ans), alors la Hiqqah doit être acceptée, et il doit donner en plus deux moutons, si c’est possible, ou vingt dirhams. Si un homme a des chameaux pour lesquels la Sadaqa est une Hiqqah, et qu’il n’a qu’un Bin Labun (une chamelle de deux ans), alors la Bint Labun doit être acceptée, avec deux moutons ou vingt dirhams. Si un homme a des chameaux pour lesquels la Sadaqa est une Bint Labun, et qu’il n’en a pas, mais possède une Hiqqah, alors elle doit être acceptée, et le collecteur de Zakat doit lui rendre vingt dirhams ou deux moutons. Si un homme a des chameaux pour lesquels la Sadaqa est une Bint Labun, et qu’il n’en a pas, mais possède une Bint Makhad (une chamelle d’un an), alors la Bint Makhad doit être acceptée, avec vingt dirhams ou deux moutons. Si un homme a des chameaux pour lesquels la Sadaqa est une Bint Makhad, et qu’il n’en a pas, mais possède une Bint Labun, alors la Bint Labun doit être acceptée, et le collecteur de Zakat doit lui rendre vingt dirhams ou deux moutons. Celui qui n’a pas de Bint Makhad, mais possède un Bin Labun (un chameau mâle de deux ans), alors il doit être accepté et rien d’autre ne doit être donné avec. »
- Sunan Ibn Majah, n°1808
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui agit injustement dans la Sadaqah est comme celui qui la retient. »
- Sunan Ibn Majah, n°1821
Rapporté par Awf bin Malik Al-Ashja'i : Le Messager d’Allah est sorti, et un homme avait suspendu une ou plusieurs grappes de dattes. Le Prophète tenait un bâton dans sa main et s’est mis à frapper la grappe de dattes en disant : « Si le propriétaire de ces dattes voulait faire l’aumône, il aurait donné quelque chose de meilleur que cela. Le propriétaire de cette aumône mangera des dattes pourries et sèches le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°1862
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui veut rencontrer Allah pur et purifié, qu’il épouse des femmes libres. »
- Sunan Ibn Majah, n°1865
Rapporté par Anas bin Malik : Mughirah bin Shubah voulait épouser une femme. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Va la voir, cela favorisera l’entente entre vous. » Il l’a donc vue, l’a épousée, et a raconté à quel point ils s’entendaient bien
- Sunan Ibn Majah, n°1885
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah a dit : « Il n’y a pas de Shighar en Islam. »
- Sunan Ibn Majah, n°1899
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète est passé dans un quartier de Médine et a vu des filles jouer du tambourin et chanter : « Nous sommes des filles de Banû Najjar, quel excellent voisin est Muhammad ! » Le Prophète a dit : « Allah sait que vous m’êtes chères. »
- Sunan Ibn Majah, n°1907
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète a vu des traces de parfum jaune sur 'Abdur-Rahmaan bin 'Awf et lui a demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Il a répondu : “Ô Messager d’Allah, je me suis marié en donnant le poids d’une pierre en or.” Le Prophète a dit : “Qu’Allah te bénisse. Donne un festin, même si c’est avec un seul mouton.”
- Sunan Ibn Majah, n°1908
Rapporté par Anas bin Malik : Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah organiser un festin de mariage pour aucune de ses femmes comme celui qu’il a fait pour Zainab, pour lequel il a sacrifié un mouton
- Sunan Ibn Majah, n°1909
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète a offert du sawiq et des dattes comme festin de mariage pour Safiyyah
- Sunan Ibn Majah, n°1910
Rapporté par Sufyan (Ibn 'Uyainah) d’après `Ali bin Zaid bin Ju`dan, d’après Anas bin Malik qui a dit : “J’ai assisté à un festin de mariage du Prophète où il n’y avait ni viande ni pain.” Ibn Majah a dit : Cela n’a été rapporté que par Ibn `Uyainah
- Sunan Ibn Majah, n°1991
Rapporté par 'Abdul-Malik bin Harith bin Hisham, d’après son père : Le Prophète a épousé Umm Salamah en Shawwal, et il a consommé le mariage avec elle en Shawwal
- Sunan Ibn Majah, n°2001
Rapporté par Thabit : Nous étions assis avec Anas bin Malik, et une de ses filles était avec lui. Anas a dit : "Une femme est venue voir le Prophète et s’est proposée à lui. Elle a dit : 'Ô Messager d’Allah, as-tu besoin de moi ?'" Sa fille a dit : "Elle manquait vraiment de pudeur !" Il a répondu : "Elle était meilleure que toi, car elle voulait (épouser) le Messager d’Allah et elle s’est proposée à lui
- Sunan Ibn Majah, n°2031
Rapporté par Zainab bint Ka'b bin 'Ujrah, épouse d'Abu Sa'eed Al-Khudri : Sa sœur, Furai'ah bint Malik, a dit : "Mon mari est parti à la poursuite de certains de ses esclaves. Il les a rattrapés à la frontière de Qadumttl et ils l'ont tué. J'ai appris sa mort alors que j'étais dans une maison des Ansar, loin de la maison de ma famille et de mes frères. Je suis allée voir le Prophète (ﷺ) et j'ai dit : 'Ô Messager d'Allah (ﷺ), j'ai appris la mort de mon mari alors que je suis loin de ma famille et de mes frères. Il n'a laissé ni argent pour subvenir à mes besoins, ni héritage, ni maison dont je pourrais disposer. Si tu penses pouvoir m'autoriser à rejoindre ma famille et mes frères, c'est ce que je préfère et qui serait mieux pour moi à certains égards.' Il a dit : 'Fais-le si tu le souhaites.' Je suis donc sortie, contente de la décision d'Allah transmise par le Messager d'Allah (ﷺ), jusqu'à ce que, alors que j'étais à la mosquée ou dans un des appartements, il m'a appelée et a dit : 'Qu'as-tu dit ?' Je lui ai raconté mon histoire, et il a dit : 'Reste dans la maison où tu as appris la mort de ton mari, jusqu'à la fin de ta période d'attente.' Elle a dit : "J'ai donc observé la période d'attente là-bas, pendant quatre mois et dix jours
- Sunan Ibn Majah, n°2109
Rapporté par Abul-Ahwas 'Awf bin Malik Al-Jushami, dont le père a dit : "J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, mon cousin vient me voir et j’ai juré que je ne lui donnerais rien et que je ne garderais pas de lien de parenté avec lui. » Il a dit : « Offre l’expiation pour ce que tu as juré. »
- Sunan Ibn Majah, n°2134
Rapporté par Abu Sa'eed Ar-Ru'aini qu'Abdullah bin Malik lui a dit, et que 'Uqbah bin 'Amir lui a dit, que sa sœur avait fait le vœu de marcher pieds nus et tête découverte, et il en a parlé au Messager d'Allah (ﷺ). Il a dit : "Ordonne-lui de monter (sur une monture) et de se couvrir la tête, et de jeûner trois jours
- Sunan Ibn Majah, n°2143
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui a le plus de préoccupations est le croyant qui se soucie à la fois de ses affaires d'ici-bas et de l'au-delà." (Da'if) Abu 'Abdullah a dit : "Ce hadith est Gharib, Isma'il seul l'a rapporté
- Sunan Ibn Majah, n°2147
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui réussit dans quelque chose, qu'il s'y tienne
- Sunan Ibn Majah, n°2164
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a été soigné par la saignée et il a donné un salaire à celui qui l’a pratiquée
- Sunan Ibn Majah, n°2198
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme parmi les Ansar est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a demandé l’aumône. Il lui a dit : « As-tu quelque chose chez toi ? » Il a répondu : « Oui, une couverture, dont une partie nous sert à nous couvrir et l’autre à nous allonger, et un bol dans lequel nous buvons de l’eau. » Il a dit : « Donne-les-moi. » Il les a donc apportés, et le Messager d’Allah (ﷺ) les a pris dans sa main et a dit : « Qui veut acheter ces deux objets ? » Un homme a dit : « Je les achète pour un dirham. » Il a dit : « Qui offre plus d’un dirham ? » deux ou trois fois. Un homme a dit : « Je les achète pour deux dirhams. » Il les lui a donc vendus et a donné les deux dirhams à l’Ansari en disant : « Achète de la nourriture avec l’un d’eux et donne-la à ta famille, et achète une hache avec l’autre et rapporte-la-moi. » Il l’a fait, et le Messager d’Allah (ﷺ) a fixé un manche à la hache et a dit : « Va ramasser du bois et je ne veux pas te voir pendant quinze jours. » Il est parti, a ramassé du bois et l’a vendu, puis il est revenu avec dix dirhams. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Achète de la nourriture avec une partie et des vêtements avec une autre. » Puis il a dit : « C’est mieux pour toi que de mendier et d’apparaître avec une marque sur le visage le Jour de la Résurrection. La mendicité n’est permise qu’à celui qui est dans une pauvreté extrême, qui a une dette écrasante, ou qui doit payer un prix du sang difficile. »
- Sunan Ibn Majah, n°2200
Rapporté par Anas bin Malik : Les prix ont augmenté à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), et ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, les prix ont augmenté, fixe-les pour nous. » Il a dit : « En vérité, c’est Allah qui fixe les prix, qui restreint, qui accorde largement, qui pourvoit. Et j’espère rencontrer mon Seigneur sans que l’un de vous ne me réclame réparation pour une injustice concernant le sang ou les biens. »
- Sunan Ibn Majah, n°2217
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de vendre les fruits avant qu’ils aient changé de couleur, de vendre les raisins avant qu’ils ne soient noirs, et de vendre les grains avant qu’ils ne soient durs
- Sunan Ibn Majah, n°2221
Rapporté par Simak bin Harb : J’ai entendu Malik Abu Safwan bin 'Umairah dire : « J’ai acheté un pantalon au Messager d’Allah (ﷺ) avant l’Hégire, et il l’a pesé pour moi et a donné un peu plus. »
- Sunan Ibn Majah, n°2253
Rapporté par Malik bin Aws bin Hadathan Nasri : J'ai entendu 'Umar bin Al-Khattab dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Échanger de l'or contre de l'or est de l'usure, sauf si cela se fait immédiatement. (Échanger) du blé contre du blé est de l'usure, sauf si cela se fait immédiatement. (Échanger) de l'orge contre de l'orge est de l'usure, sauf si cela se fait immédiatement. (Échanger) des dattes contre des dattes est de l'usure, sauf si cela se fait immédiatement
- Sunan Ibn Majah, n°2259
Rapporté par Zuhri, qui a entendu Malik bin Aws bin Hadathan dire : J'ai entendu 'Umar dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "L'or contre l'argent est de l'usure, sauf si l'échange se fait immédiatement." (Sahih) Abu Bakr bin Abu-Shaibah a dit : "J'ai entendu Sufyan dire : 'L'or contre l'argent.' Retenez cela
- Sunan Ibn Majah, n°2260
Rapporté par Malik bin Aws bin Hadathan : Je suis venu en disant : "Qui échangera des Dirham ?" Talhah bin 'Ubaidullah, qui était avec 'Umar bin Khattab, a dit : "Montre-nous ton or, puis reviens vers nous ; quand notre trésor arrivera, nous te donnerons ton argent." 'Umar a dit : "Non, par Allah, tu lui donneras l'argent (tout de suite), ou tu lui rendras son or, car le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "L'argent contre l'or est de l'usure, sauf si l'échange se fait immédiatement
- Sunan Ibn Majah, n°2296
Rapporté par Muslim Al-Mula'i : Il a entendu Anas bin Malik dire : "Le Messager d'Allah (ﷺ) acceptait l'invitation d'un esclave
- Sunan Ibn Majah, n°2309
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui demande à être nommé juge sera laissé à lui-même, mais celui qui est forcé d'accepter cette position, un ange descendra vers lui et le guidera
- Sunan Ibn Majah, n°2316
Rapporté par 'Abdul-Malik bin 'Umair : Il a entendu 'Abdur-Rahman bin Abu Bakrah (rapporter) de son père que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Que le juge (Qadi) ne rende pas de jugement lorsqu'il est en colère
- Sunan Ibn Majah, n°2334
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) était avec l'une des Mères des Croyants (ses épouses) et une autre (épouse) envoya un plat contenant de la nourriture. La première épouse frappa la main du Messager d'Allah (ﷺ) et le plat tomba et se brisa. Le Messager d'Allah (ﷺ) ramassa les deux morceaux et les assembla, puis il commença à ramasser la nourriture et à la remettre dans le plat. Il dit : “Votre mère était jalouse. Mangez.” Alors ils mangèrent, et celle qui avait cassé le plat apporta celui qui était chez elle et donna le plat intact au Messager d'Allah (ﷺ), qui laissa le plat cassé dans la maison de celle qui l'avait brisé
- Sunan Ibn Majah, n°2335
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quand l’un de vous demande à son voisin la permission de fixer une pièce de bois à son mur, il ne doit pas la lui refuser.” Quand Abu Hurairah leur raconta cela, ils baissèrent la tête, et quand il les vit, il dit : “Pourquoi vous détournez-vous de cela ? Par Allah, je vous y obligerai.”
- Sunan Ibn Majah, n°2354
Rapporté par Anas bin Malik : À l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), il y avait un homme qui avait des difficultés mentales et qui achetait et vendait. Sa famille est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : “Ô Messager d’Allah, empêche-le.” Le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a dit de ne plus faire cela. L’homme a répondu : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), je ne peux pas me passer du commerce.” Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Si tu fais une transaction, dis : ‘Prends-le (c’est-à-dire la marchandise) et ne me trompe pas.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2389
Rapporté par 'Abdullah bin Yahya, un des fils de Ka'b bin Malik, de son grand-père : Sa grand-mère Khairah, l’épouse de Ka'b bin Malik, est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) avec des bijoux qui lui appartenaient et a dit : Je donne ceci en aumône. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Il n’est pas permis à une femme de disposer de ses biens sans la permission de son mari. As-tu demandé la permission de Ka'b ? » Elle a répondu : « Oui. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a fait venir Ka'b bin Malik, son mari, et lui a demandé : « As-tu donné à Khairah la permission de donner ses bijoux en aumône ? » Il a répondu : « Oui. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a accepté son don
- Sunan Ibn Majah, n°2399
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Les objets empruntés doivent être rendus, et un animal emprunté pour être trait doit être rendu. »
- Sunan Ibn Majah, n°2429
Rapporté par 'Abdullah bin Ka'b bin Malik d’après son père : Il a réclamé à Ibn Abi Hadrad le paiement d’une dette dans la mosquée. Ils ont élevé la voix au point que le Messager d’Allah (ﷺ), qui était chez lui, les a entendus. Il est sorti et a appelé Ka'b, qui a dit : “Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) !” Il a dit : “Abandonne une partie de ta créance,” et il a fait un geste de la main pour indiquer la moitié. Il a dit : “Je le fais,” et il a dit : “Lève-toi et rembourse-la.”
- Sunan Ibn Majah, n°2431
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La nuit de mon voyage nocturne (Isra), j’ai vu écrit à la porte du Paradis : “L’aumône rapporte dix fois plus et le prêt dix-huit fois plus.” J’ai demandé : “Ô Jibril ! Pourquoi le prêt est-il meilleur que l’aumône ?” Il a répondu : “Parce que le mendiant demande alors qu’il a de quoi vivre, mais celui qui demande un prêt ne le fait que parce qu’il est dans le besoin.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2432
Rapporté par Yahya bin Abu Ishaq Al-Huna'i : J’ai demandé à Anas bin Malik : “Et si un homme prête à son frère, puis (l’emprunteur) lui offre un cadeau ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si l’un d’entre vous emprunte quelque chose puis offre un cadeau (au prêteur) ou lui propose une place sur sa monture, il ne doit pas accepter ce cadeau ou cette place, sauf s’ils avaient déjà cette habitude auparavant.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2468
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a donné Khaibar à ses habitants, c’était en échange de ses palmiers et de sa terre
- Sunan Ibn Majah, n°2469
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a conquis Khaibar, il l’a donnée (à ses habitants) en échange de la moitié de sa production
- Sunan Ibn Majah, n°2481
Rapporté par Tha'labah bin Abu Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a statué au sujet du ruisseau de Mahzur que les terrains en hauteur devaient être irrigués avant ceux en contrebas, jusqu'à ce que l'eau atteigne les chevilles, puis elle devait être relâchée vers les terrains plus bas
- Sunan Ibn Majah, n°2541
Rapporté par 'Abdul-Malik bin `Umair : J’ai entendu 'Atiyyah Al-Quradhi dire : “On nous a présentés au Messager d’Allah (ﷺ) le jour de Quraidhah. Ceux dont les poils pubiens avaient poussé ont été tués, et ceux dont les poils n’avaient pas poussé ont été relâchés. J’étais parmi ceux dont les poils n’avaient pas poussé, alors j’ai été relâché.”
- Sunan Ibn Majah, n°2542
Rapporté par 'Abdul-Malik bin 'Umair : J’ai entendu 'Atiyyah Al-Qurazi dire : “Je suis encore parmi vous.”
- Sunan Ibn Majah, n°2554
Rapporté par Abu Hurairah : Ma`iz bin Malik est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : “J’ai commis la fornication”, et le Prophète (ﷺ) s’est détourné de lui. Il a répété : “J’ai commis la fornication”, et il s’est encore détourné. Il l’a dit une troisième fois, puis une quatrième fois, et à ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a ordonné qu’il soit lapidé. Pendant qu’il recevait les pierres, il s’est enfui, mais un homme l’a rattrapé avec une mâchoire de chameau à la main, l’a frappé et il est tombé. On a rapporté au Prophète (ﷺ) qu’il avait fui sous les pierres, et il a dit : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé partir ?”
- Sunan Ibn Majah, n°2570
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) frappait ceux qui buvaient du vin avec des sandales et des tiges de palmier
- Sunan Ibn Majah, n°2578
Rapporté par Anas bin Malik : Des gens de la tribu de `Urainah sont venus chez nous (à Médine) à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), mais ils ne voulaient pas rester à Médine car le climat ne leur convenait pas. Il a dit : “Allez vers les chameaux qui nous appartiennent et buvez de leur lait et de leur urine.” Ils l’ont fait (et ont guéri), puis ils ont apostasié de l’islam, ont tué le berger du Messager d’Allah (ﷺ) et volé ses chameaux. Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé des gens à leur poursuite, ils ont été ramenés. Ensuite, il leur a fait couper les mains et les pieds, a marqué leurs yeux au fer et les a laissés à Harrah jusqu’à ce qu’ils meurent
- Sunan Ibn Majah, n°2641
Rapporté par 'Umar bin Khattab : Il a interrogé les gens sur la décision du Prophète (ﷺ) à ce sujet – à propos d’un fœtus. Hamal bin Malik bin Nabighah s’est levé et a dit : “J’étais entre mes deux femmes et l’une d’elles a frappé l’autre avec un piquet de tente, la tuant ainsi que le fœtus. Le Messager d’Allah (ﷺ) a jugé que la compensation pour le fœtus était un esclave, et qu’elle serait tuée en représailles.”
- Sunan Ibn Majah, n°2643
Rapporté par 'Ubadah bin Samit : Le Prophète (ﷺ) a jugé que Hamal bin Malik Hudhali Al-Lihyani devait hériter de sa femme qui avait été tuée par son autre femme
- Sunan Ibn Majah, n°2665
Rapporté par Anas bin Malik : Un Juif a écrasé la tête d’une femme entre deux pierres et l’a tuée, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a écrasé sa tête entre deux pierres
- Sunan Ibn Majah, n°2666
Rapporté par Anas bin Malik : Un Juif a tué une fille pour ses bijoux. Il lui a demandé (alors qu’elle était en train de mourir) : "Est-ce untel qui t’a tuée ?" et elle a fait non de la tête. Il lui a demandé encore, et elle a fait non de la tête. Il lui a demandé une troisième fois et elle a fait oui de la tête. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) l’a tué (en lui écrasant la tête) entre deux pierres
- Sunan Ibn Majah, n°2691
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a amené le meurtrier de son parent devant le Messager d’Allah (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Pardonne-lui”, mais il a refusé. Il lui a dit : “Accepte le prix du sang”, mais il a refusé. Il lui a dit : “Va et tue-le, mais alors tu seras comme lui.” Quelqu’un l’a rattrapé et lui a rappelé que le Messager d’Allah (ﷺ) avait dit : “Va et tue-le, mais alors tu seras comme lui.” Alors il l’a relâché. On l’a vu traîner sa lanière en allant vers sa famille. Il semble qu’il l’avait attaché. Il est rapporté qu’AbdurRahman bin AlQasim a dit : “Après le Prophète ﷺ, il n’est permis à personne de dire : ‘Va et tue-le, mais alors tu seras comme lui.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2692
Rapporté par 'Ata bin Abu Maimunah : Je ne le sais que par Anas bin Malik qui a dit : “Aucune affaire de représailles n’a été soumise au Messager d’Allah (ﷺ) sans qu’il recommande le pardon.”
- Sunan Ibn Majah, n°2696
Rapporté par Malik bin Mighwal, d’après Talhah bin Musarrif : “J’ai demandé à Abdullah bin Abu Awfa : ‘Le Messager d’Allah (ﷺ) a-t-il fait un testament ?’ Il a répondu : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Comment se fait-il qu’il ait ordonné aux musulmans de faire des testaments ?’ Il a dit : ‘Il leur a recommandé de suivre le Livre d’Allah (SWT).’ Malik a dit : ‘Talhah bin Musarrif a rapporté que Huzail bin Shurahbil a dit : “Abu Bakr a-t-il reçu le pouvoir selon le testament du Messager d’Allah (ﷺ) ?” (En réalité) Abu Bakr aurait souhaité trouver un engagement écrit du Messager d’Allah (ﷺ), afin de pouvoir s’y tenir fermement.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2697
Rapporté par Anas bin Malik : “Ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a le plus recommandé alors qu’il était mourant et rendait son dernier souffle, c’était : la prière, et ceux que possèdent vos mains droites.”
- Sunan Ibn Majah, n°2700
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui est privé, c’est celui qui est privé de testament.”
- Sunan Ibn Majah, n°2703
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui cherche à priver ses héritiers de leur part d’héritage, Allah (SWT) le privera de son héritage au Paradis le Jour de la Résurrection.”
- Sunan Ibn Majah, n°2714
Rapporté par Anas bin Malik : “J’étais sous la chamelle du Messager d’Allah (ﷺ) et sa salive coulait entre mes épaules, et je l’ai entendu dire : ‘Allah (SWT) a donné à chacun ses droits, mais il n’y a pas de legs pour un héritier.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2732
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, d’après son père, que son grand-père a dit : Rabab bin Hudhaifah (bin Sa’eed) bin Sahm a épousé Umm Wa’il bint Ma’mar Al-Jumahiyyah, et elle lui a donné trois fils. Leur mère est décédée et ses fils ont hérité de ses maisons et du Wala’ de ses esclaves affranchis. ‘Amr bin ‘As les a emmenés au Sham, et ils sont morts lors de l’épidémie de ‘Amwas. ‘Amr a hérité d’eux, car il était leur ‘Asabah. Quand ‘Amr est revenu, les Banu Ma’mar sont venus le voir et ont porté leur différend avec lui concernant le Wala’ de leur sœur devant ‘Umar. ‘Umar a dit : « Je vais juger selon ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). Je l’ai entendu dire : “Ce que le fils ou le père acquiert revient à son ‘Asabah, qui qu’il soit.” » Il a donc jugé en notre faveur et a rédigé un document à ce sujet, avec le témoignage de ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf, Zaid bin Thabit et une autre personne. Plus tard, quand ‘Abdul-Malik bin Marwan est devenu calife, une esclave affranchie d’Umm Wa’il est décédée, laissant deux mille dinars. J’ai entendu dire que ce jugement avait été changé, alors ils ont porté le différend devant Hisham bin Isma’il. Nous avons présenté l’affaire à ‘Abdul-Malik et lui avons montré le document d’‘Umar. Il a dit : « Je pensais que ce jugement ne faisait aucun doute. Je n’aurais jamais cru que les gens de Médine en viendraient à douter de ce jugement. » Il a donc jugé en notre faveur, et cela est resté ainsi par la suite
- Sunan Ibn Majah, n°2757
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sortir le matin ou le soir pour la cause d’Allah vaut mieux que ce que contient ce monde. »
- Sunan Ibn Majah, n°2764
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) revenait de la campagne de Tabuk et qu’il approchait de Médine, il a dit : « À Médine, il y a des gens qui, alors que vous voyagiez et traversiez des vallées, étaient avec vous. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, même s’ils sont à Médine ? » Il a répondu : « Même s’ils étaient à Médine. Ils ont été retenus par des excuses valables. »
- Sunan Ibn Majah, n°2770
Rapporté par Sa’eed bin Khalid bin Abu Tuwail : J’ai entendu Anas bin Malik dire : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Monter la garde une nuit pour la cause d’Allah est meilleur qu’un homme qui jeûne et prie parmi sa famille pendant mille ans. L’année compte trois cent soixante jours et un jour équivaut à mille ans. »
- Sunan Ibn Majah, n°2772
Rapporté par Hammad bin Zaid d’après Thabit, le Prophète (ﷺ) a été mentionné devant Anas bin Malik et il a dit : « Il était la meilleure des personnes, la plus généreuse et la plus courageuse. Une nuit, les habitants de Médine ont été effrayés, et il a été le premier à aller voir ce qui se passait. Il montait un cheval appartenant à Abu Talhah, sans selle. Son épée pendait à son cou et il disait : “Ô gens, n’ayez pas peur”, et il les renvoyait chez eux. Puis il a dit à propos du cheval : “Nous l’avons trouvé comme une mer”, ou : “C’est une mer.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2775
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui sort pour la cause d’Allah aura, au Jour de la Résurrection, l’équivalent en musc de la poussière qui s’est déposée sur lui. »
- Sunan Ibn Majah, n°2776
Rapporté par Anas bin Malik : Sa tante maternelle, Umm Harim bint Milhan, a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dormi près de moi un jour, puis il s’est réveillé en souriant. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui t’a fait sourire ?” Il a dit : “Des gens de ma communauté qui m’ont été montrés (en rêve), traversant la mer comme des rois sur des trônes.” J’ai dit : “Invoque Allah pour que je sois l’une d’eux.” Il a prié pour elle. Puis il s’est rendormi, puis a fait de même, et elle a répété sa demande, et il a répondu de la même façon. Elle a dit : “Prie Allah pour que je sois l’une d’eux”, et il a dit : “Tu seras parmi les premiers.” Elle est ensuite partie avec son mari, ‘Ubadah bin Samit, comme combattante, la première fois que les musulmans ont traversé la mer avec Mu’awiyah bin Abu Sufyan. Sur le chemin du retour, après la bataille, ils se sont arrêtés au Sham. Un animal a été amené pour qu’elle monte dessus, mais il l’a fait tomber, et elle est morte. »
- Sunan Ibn Majah, n°2780
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les horizons vous seront ouverts et vous prendrez une ville appelée Qazvin. Celui qui y restera quarante jours ou quarante nuits aura des colonnes d’or au Paradis, ornées de chrysolite verte et surmontées d’un dôme de rubis. Il y aura soixante-dix mille portes, et à chaque porte se tiendra une épouse parmi les houris aux grands yeux. »
- Sunan Ibn Majah, n°2793
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai participé à une bataille, et ‘Abdullah bin Rawahah disait : Ô mon âme ! Je vois que tu ne veux pas aller au Paradis. Par Allah, tu y entreras sûrement, que tu le veuilles ou non. »
- Sunan Ibn Majah, n°2805
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque le jour de la Conquête, portant un casque sur la tête
- Sunan Ibn Majah, n°2827
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Aktham bin Al-Jawn Al-Khuza’i : « Ô Aktham ! Combats avec des gens autres que les tiens, cela améliorera ton comportement et te rendra généreux envers tes compagnons. Ô Aktham, le meilleur nombre de compagnons est quatre, le meilleur nombre de combattants dans une expédition est quatre cents, le meilleur nombre dans une armée est quatre mille, et douze mille ne seront jamais vaincus à cause de leur petit nombre. »
- Sunan Ibn Majah, n°2860
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Écoutez et obéissez, même si celui qui est désigné sur vous est un esclave éthiopien à la tête comme un raisin sec. »
- Sunan Ibn Majah, n°2867
Rapporté par ‘Awf bin Malik Al-Ashja’i : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) – sept, huit ou neuf d’entre nous – et il a dit : « Ne voulez-vous pas prêter serment au Messager d’Allah ? » Alors nous avons tendu la main et quelqu’un a dit : « Ô Messager d’Allah, nous t’avons déjà prêté serment. Sur quoi devons-nous le faire encore ? » Il a dit : « (Sur le fait que) vous adorerez Allah sans rien Lui associer, que vous accomplirez les cinq prières quotidiennes, que vous écouterez et obéirez » – puis il a murmuré quelques mots – « et que vous ne demanderez rien aux gens. » Il a dit : « J’ai vu certains de ce groupe : s’il faisait tomber son fouet, il ne demandait à personne de le ramasser pour lui. »
- Sunan Ibn Majah, n°2868
Rapporté par ‘Attab, l’esclave affranchi de Hurmuz : J’ai entendu Anas bin Malik dire : « Nous avons prêté serment au Messager d’Allah (ﷺ) d’écouter et d’obéir. Il (ﷺ) a dit : “Autant que vous pouvez.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2885
Rapporté par Anas bin Malik : Ils ont dit : “Ô Messager d’Allah, le Hajj est-il obligatoire chaque année ?” Il a dit : “Si j’avais dit oui, cela serait devenu obligatoire, et si cela était devenu obligatoire, vous n’auriez pas pu le faire, et si vous ne l’aviez pas fait, vous auriez été punis.”
- Sunan Ibn Majah, n°2890
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a accompli le Hajj sur une vieille selle, portant un manteau qui valait quatre dirhams ou moins. Puis il a dit : “Ô Allah, un Hajj sans ostentation ni recherche de réputation.”
- Sunan Ibn Majah, n°2917
Rapporté par Anas bin Malik : J’étais près des genoux de la chamelle du Messager d’Allah (ﷺ), à Shajarah. Quand elle s’est levée avec lui, il a dit : “Labbaika bi ‘Umrah wa Hajjah ma’an [Me voici (Ô Allah) pour la ‘Umrah et le Hajj ensemble].” C’était lors du pèlerinage d’adieu
- Sunan Ibn Majah, n°2968
Rapporté par Anas bin Malik : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) vers La Mecque, et je l’ai entendu dire : « Labbaika ‘Umratan wa hajjatan (Me voici, ô Allah, pour la ‘Umrah et le Hajj). »
- Sunan Ibn Majah, n°2980
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Nous avons commencé notre Talbiyah pour le Hajj uniquement avec le Messager d’Allah (ﷺ), sans l’associer à la ‘Umrah. Nous sommes arrivés à La Mecque après quatre nuits de Dhul-Hijjah, et après avoir fait le Tawaf autour de la Ka’bah et le Sa’y entre Safa et Marwah, le Messager d’Allah (ﷺ) nous a ordonné de transformer cela en ‘Umrah, de sortir de l’Ihram et d’avoir des relations avec nos femmes. Nous avons dit : « Il ne reste que cinq jours avant ‘Arafah. Allons-nous y aller alors que nous venons juste d’avoir des rapports ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je suis le plus pieux et le plus véridique parmi vous, et si je n’avais pas l’animal à sacrifier, je serais sorti de l’Ihram. » Suraqah bin Malik demanda : « Ce Tamattu’ est-il seulement pour cette année ou pour toujours ? » Il répondit : « Non, c’est pour toujours et à jamais. »
- Sunan Ibn Majah, n°3037
Rapporté par Abu Baddah bin ‘Asim, d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donné la permission à certains gardiens de chameaux de rester à Mina, et de lancer les cailloux le jour du sacrifice, puis de regrouper le lancer des deux jours suivants pour le faire sur l’un des deux jours. Malik a dit : « Je pense qu’il a dit : “Le premier des deux jours, puis ils pouvaient lancer les cailloux le jour du départ de Mina.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3074
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin ‘Abdullah, et quand nous sommes arrivés, il a demandé qui nous étions. Quand il est arrivé à moi, j’ai dit : “Je suis Muhammad bin ‘Ali bin Husain.” Il a tendu la main vers ma tête, a défait mon bouton du haut, puis celui du bas. Ensuite, il a posé sa main sur ma poitrine, et j’étais alors un jeune garçon. Puis il a dit : “Bienvenue à toi, demande ce que tu veux.” Alors je lui ai posé des questions, et il était aveugle. L’heure de la prière est arrivée, il s’est levé, s’est enveloppé d’un tissu tissé. Chaque fois qu’il le mettait sur ses épaules, les bords remontaient, car il était trop court. Son manteau était à côté de lui, accroché. Il nous a dirigés dans la prière, puis il a dit : “Raconte-nous le Hajj du Messager d’Allah (ﷺ).” Il a levé les mains, montrant neuf doigts, et a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté neuf ans sans faire le Hajj, puis on a annoncé au peuple, la dixième année, que le Messager d’Allah (ﷺ) allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous cherchant à suivre le Messager d’Allah (ﷺ) et à faire comme lui. Il est parti et nous sommes partis avec lui, et nous sommes arrivés à Dhul-Hulaifah où Asma’ bint ‘Umais a donné naissance à Muhammad bin Abu Bakr. Elle a envoyé demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’elle devait faire. Il a dit : “Fais le grand lavage (Ghusl), mets un tissu autour de ta taille et entre en état d’Ihram.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à la mosquée, puis il a monté Qaswa’ (sa chamelle) jusqu’à ce qu’elle se soit levée avec lui sur Baida’. Jabir a dit : “Aussi loin que je pouvais voir, je voyais des gens à cheval et à pied devant lui, et la même chose à sa droite, à sa gauche et derrière lui, et le Messager d’Allah (ﷺ) était parmi nous et le Coran lui était révélé, et il en comprenait le sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Puis il a commencé la Talbiyah du monothéisme : ‘Labbaika Allahumma labbaik, labbaika la sharika laka labbaik. Innal-hamda wan-ni’mata laka wal-mulk, la sharika laka.’ (Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. En vérité, la louange et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté, Tu n’as pas d’associé.)” Et les gens répétaient ses paroles. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a approuvé cela. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à réciter la Talbiyah.” Jabir a dit : “Nous n’avions l’intention de faire que le Hajj. Nous ne connaissions pas la ‘Umrah. Quand nous sommes arrivés à la Maison avec lui, il a touché l’angle (de la Ka’bah), a marché rapidement (Ramal) pendant trois tours et a marché normalement pendant quatre. Ensuite, il s’est tenu à la place d’Ibrahim et a dit : ‘Et prenez la place d’Ibrahim comme lieu de prière.’ [2:125] Il s’est tenu avec la place entre lui et la Maison. Mon père disait : ‘Et je ne pense pas qu’il l’ait mentionné autrement que du Prophète (ﷺ) : Qu’il récitait dans ces deux unités de prière (à la place d’Ibrahim) : “Dis : Ô vous les mécréants !” [Al-Kafirun (109)] et “Dis : Il est Allah, l’Unique.” [Al-Ikhlas (112)]’ Ensuite, il est retourné à la Maison et a touché l’angle, puis il est sorti par la porte vers Safa. Lorsqu’il s’est approché de Safa, il a récité : ‘En vérité, Safa et Marwah font partie des symboles d’Allah,’ [2:158] (et il a dit :) ‘Nous commençons par ce qu’Allah a commencé.’ Il a donc commencé par Safa et l’a gravi jusqu’à voir la Maison, puis il a proclamé la grandeur d’Allah (en disant : Allahu Akbar), a prononcé le Tahlil (La ilaha illallah) et a loué Allah (en disant Al-Hamdulillah), et il a dit : ‘La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku, wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumit wa huwa ‘ala kulli shai’in Qadir. La ilaha illallah wahdahu, La sharika lahu anjaza wa’dahu, wa nasara ‘abduhu, wa hazamal-Ahzaba wahdahu.’ (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie et la mort, et Il est capable de toute chose. Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul ; Il n’a pas d’associé, Il a accompli Sa promesse, accordé la victoire à Son serviteur et vaincu les coalisés tout seul.)” Il a dit cela trois fois, en faisant des invocations entre chaque. Ensuite, il s’est dirigé vers Marwah en marchant normalement jusqu’à ce qu’il commence à descendre, puis il a marché rapidement (Ramal) dans le bas de la vallée. Quand il a commencé à monter, il a marché normalement, jusqu’à atteindre Marwah, et il a fait au sommet de Marwah ce qu’il avait fait au sommet de Safa. À la fin de son Sa’y, au sommet de Marwah, il a dit : “Si j’avais su avant ce que je sais maintenant, je n’aurais pas mis de collier à l’animal de sacrifice, et j’aurais fait une ‘Umrah. Celui d’entre vous qui n’a pas d’animal de sacrifice avec lui, qu’il sorte de l’Ihram et fasse une ‘Umrah.” Alors tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Suraqah bin Malik bin Ju’shum s’est levé et a dit : “Ô Messager d’Allah ! Est-ce seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a croisé ses doigts et a dit : “‘Umrah est incluse dans le Hajj comme cela,” deux fois. “Non, c’est pour toujours.” ‘Ali a amené les chameaux du Prophète (ﷺ), et il a trouvé que Fatimah faisait partie de ceux qui étaient sortis de l’Ihram. Elle avait mis un vêtement teint et utilisé du khôl. ‘Ali n’a pas aimé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a dit de le faire.” ‘Ali disait en Irak : “Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), contrarié par Fatimah à cause de ce qu’elle avait fait, pour lui demander ce qu’elle avait dit qu’il avait dit, et que je n’avais pas aimé cela. Il a dit : ‘Elle a dit vrai, elle a dit vrai. Qu’as-tu dit quand tu as commencé ton Hajj ?’” Il a répondu : “J’ai dit : ‘Ô Allah, je commence la Talbiyah pour ce pour quoi ton Messager (ﷺ) commence la Talbiyah.’ (Il a dit :) ‘Et j’ai l’animal de sacrifice avec moi, donc ne sors pas de l’Ihram.’” Il a dit : “Le nombre total d’animaux de sacrifice qu’‘Ali avait amenés du Yémen et que le Prophète (ﷺ) avait amenés de Médine était de cent. Ensuite, tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Quand le jour de Tarwiyah est arrivé (le 8e de Dhul-Hijjah), ils sont partis pour Mina et ont commencé la Talbiyah pour le Hajj. Le Messager d’Allah (ﷺ) est monté. Il a prié Zuhr, ‘Asr, Maghrib, ‘Isha’ et Fajr à Mina. Puis il est resté un peu jusqu’au lever du soleil, et il a demandé qu’on lui installe une tente en poils de chèvre à Namirah. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, et les Quraysh pensaient qu’il allait rester à Al-Mash’ar Haram ou à Al-Muzdalifah, comme Quraysh le faisait à l’époque de l’Ignorance. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a continué jusqu’à ‘Arafat, où il a trouvé que la tente avait été dressée pour lui à Namirah, et il s’y est arrêté. Quand le soleil a passé le zénith, il a demandé Qaswa’ et on l’a sellée pour lui. Il est monté jusqu’au bas de la vallée, et il a fait un discours au peuple en disant : ‘Votre sang et vos biens sont sacrés pour vous, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette terre-ci. Toute affaire de l’époque de l’Ignorance est abolie, sous ces deux pieds à moi. Les meurtres pour vengeance de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier est celui de Rabi’ah bin Harith, qui a été allaité chez les Banu Sa’d et tué par Hudhail. Les intérêts de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier intérêt (que j’abolie) est le nôtre, celui dû à ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib. Tout cela est aboli. Craignez Allah à propos des femmes, car vous les avez prises en dépôt d’Allah, et l’intimité avec elles vous est permise par la parole d’Allah. Vos droits sur elles sont qu’elles ne laissent pas s’asseoir sur votre lit quelqu’un que vous n’aimez pas. Si elles le font, alors frappez-les, mais sans blesser ni laisser de trace. Leurs droits sur vous sont que vous subveniez à leurs besoins et que vous les habilliez convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose qui, si vous vous y tenez, ne vous égarera jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi. Que direz-vous ?’ Ils ont répondu : ‘Nous témoignons que tu as transmis (le message), accompli (ta mission) et donné des conseils sincères.’ Il a levé son index vers le ciel puis vers les gens, (et a dit :) ‘Ô Allah, sois témoin, ô Allah sois témoin,’ trois fois. Puis Bilal a appelé à la prière, puis l’Iqamah, et il a prié Zuhr. Ensuite, il a fait l’Iqamah et a prié ‘Asr, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté jusqu’au lieu de station, et il a fait faire face à sa chamelle Sakharat, avec le chemin sablonneux devant lui, et il a fait face à la Qiblah, puis il est resté debout jusqu’au coucher du soleil et que la lumière ait un peu diminué, quand le disque du soleil a disparu. Ensuite, il a fait monter Usamah bin Zaid derrière lui et le Messager d’Allah (ﷺ) est parti. Il a tiré fort sur les rênes de Qaswa’ jusqu’à ce que sa tête touche la selle, et il a fait signe de la main droite : ‘Ô gens, du calme, du calme !’ Chaque fois qu’il arrivait à une colline, il relâchait un peu les rênes pour qu’elle puisse monter. Ensuite, il est arrivé à Muzdalifah où il a prié Maghrib et ‘Isha’ avec un seul appel à la prière et deux Iqamah, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé jusqu’à l’aube, et il a prié Fajr, quand il a vu que le matin était arrivé, avec un seul appel à la prière et un seul Iqamah. Ensuite, il a monté Qaswa’ jusqu’à Al-Mash’ar Al-Haram. Il l’a gravi, a loué Allah, proclamé Sa grandeur et affirmé qu’Il est le seul digne d’être adoré. Puis il est resté debout jusqu’à ce qu’il fasse bien jour, puis il est parti avant le lever du soleil. Il a fait monter Fadl bin ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux beaux cheveux, blanc et beau. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, il a croisé des femmes sur des chameaux. Fadl a commencé à les regarder, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a mis sa main de l’autre côté. Fadl a tourné la tête de l’autre côté pour regarder. Quand il est arrivé à Muhassir, il a accéléré un peu. Ensuite, il a pris la route du milieu qui mène au plus grand Pilier, jusqu’à atteindre le Pilier près de l’arbre. Il a lancé sept cailloux, en disant le Takbir à chaque lancer, des cailloux de la taille d’un pois chiche, en les lançant depuis le bas de la vallée. Ensuite, il est allé à l’endroit du sacrifice et a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main. Puis il a confié le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, et il lui a donné une part dans son sacrifice. Ensuite, il a demandé qu’on apporte un morceau de chaque chameau ; les morceaux ont été mis dans une marmite et cuits, et ils (le Prophète (ﷺ) et ‘Ali) ont mangé de la viande et bu du bouillon. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est dépêché vers la Maison, et a prié Zuhr à La Mecque. Il est allé chez les Banu ‘Abdul-Muttalib, qui donnaient de l’eau aux pèlerins à Zamzam, et a dit : ‘Puisez-moi de l’eau, ô Banu ‘Abdul-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous submerger, j’aurais puisé de l’eau avec vous.’ Alors ils lui ont tiré un seau d’eau, et il en a bu.”
- Sunan Ibn Majah, n°3104
Rapporté par Anas bin Malik : On a amené un animal destiné au sacrifice au Prophète (ﷺ) et il a dit à l’homme qui le conduisait : « Monte dessus. » L’homme a répondu : « C’est un animal de sacrifice. » Il a répété : « Monte dessus. » Anas a dit : « Je l’ai vu monter dessus avec le Prophète (ﷺ), et il y avait une sandale attachée autour de son cou. »
- Sunan Ibn Majah, n°3115
Rapporté par ‘Abdullah bin Miknaf : J’ai entendu Anas bin Malik dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Uhud est une montagne qui nous aime et que nous aimons, et elle se tient à l’une des portes du Paradis. Et ‘Aer se tient à l’une des portes de l’Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°3118
Rapporté par Dawud bin ‘Ajlan : « Nous avons fait le Tawaf avec Abu ‘Iqal sous la pluie, et quand nous avons terminé, nous sommes allés derrière le Maqam. Il a dit : J’ai fait le Tawaf avec Anas bin Malik sous la pluie. Quand nous avons terminé, nous sommes allés derrière le Maqam et avons prié deux unités de prière. Anas nous a dit : “Recommencez vos actions, car vous avez été pardonnés. C’est ce que le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit quand nous avons fait le Tawaf avec lui sous la pluie.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3120
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) sacrifiait deux béliers noirs et blancs, cornus, en prononçant le nom d’Allah et en proclamant Sa grandeur. Je l’ai vu les égorger lui-même, en posant son pied sur leur flanc
- Sunan Ibn Majah, n°3151
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a égorgé (son animal) le jour du sacrifice, c’est-à-dire avant la prière de l’Aïd, et le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de recommencer
- Sunan Ibn Majah, n°3155
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) sacrifier lui-même son offrande, en posant son pied sur le côté de l’animal
- Sunan Ibn Majah, n°3182
Rapporté par un fils de Ka’b bin Malik, de la part de son père : Une femme a abattu une brebis avec une pierre, et cela a été rapporté au Messager d’Allah (ﷺ), mais il n’a rien trouvé à redire à cela
- Sunan Ibn Majah, n°3186
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit d’attacher les animaux
- Sunan Ibn Majah, n°3196
Rapporté par Anas bin Malik : Le crieur du Prophète (ﷺ) a annoncé : “Allah et Son Messager vous interdisent de manger la chair des ânes domestiques, car elle est impure.”
- Sunan Ibn Majah, n°3220
Rapporté par Abu (Sa’eed) Baqqal, qui a entendu Anas bin Malik dire : « Les épouses du Prophète (ﷺ) s’offraient des plateaux de sauterelles en cadeau. »
- Sunan Ibn Majah, n°3221
Rapporté par Jabir et Anas bin Malik : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait contre les sauterelles, il disait : « Ô Allah, détruis les grandes et tue les petites, abîme leurs œufs et fais-les disparaître. Éloigne leur bouche de nos moyens de subsistance, car c’est Toi qui entends les prières. » Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah, tu pries contre une des troupes d’Allah pour qu’elle disparaisse ? » Il a répondu : « Les sauterelles ont été éternuées par les poissons de la mer. »
- Sunan Ibn Majah, n°3243
Rapporté par Anas bin Malik : Nous sommes passés par Marr Az-Zahran et avons effrayé un lapin. Ils l’ont poursuivi mais se sont fatigués, alors je l’ai poursuivi et attrapé. Je l’ai apporté à Abu Talhah qui l’a égorgé et a envoyé la croupe et la cuisse au Prophète (ﷺ), qui les a acceptées
- Sunan Ibn Majah, n°3260
Rapporté par Kathir bin Sulaim : Il a entendu Anas bin Malik dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui veut qu’Allah augmente le bien dans sa maison doit faire les ablutions (se laver les mains) quand on lui apporte le petit-déjeuner et quand on l’enlève.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3281
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abdur-Rahman, qui a entendu Anas bin Malik dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La supériorité de ‘Aïsha sur les autres femmes est comme celle du Tharid sur tous les autres plats. »
- Sunan Ibn Majah, n°3292
Rapporté par Qatadah, d’Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) ne mangeait jamais dans un plat ou une assiette individuelle. On lui demanda : « D’où mangeait-il alors ? » Il répondit : « Sur une nappe posée au sol. »
- Sunan Ibn Majah, n°3299
Rapporté par Anas bin Malik – un homme de la tribu de Banu ‘Abdul-Ashhal – : Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) alors qu’il prenait son petit-déjeuner et il m’a dit : « Viens manger. » J’ai répondu : « Je jeûne. » Hélas ! Si seulement j’avais mangé de la nourriture du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sunan Ibn Majah, n°3309
Rapporté par Anas bin Malik : Je ne sais pas si le Messager d'Allah ﷺ a déjà vu un mouton rôti avant de rencontrer Allah
- Sunan Ibn Majah, n°3310
Rapporté par Anas bin Malik : On n'a jamais débarrassé des restes de viande rôtie devant le Messager d'Allah ﷺ, et aucun tapis n'a jamais été transporté avec lui
- Sunan Ibn Majah, n°3315
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Le meilleur de vos assaisonnements, c'est le sel
- Sunan Ibn Majah, n°3333
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) quand on lui a apporté des vieilles dattes ; il a commencé à les examiner
- Sunan Ibn Majah, n°3337
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais vu de ses propres yeux un pain fin fait avec de la farine bien tamisée, jusqu’à sa rencontre avec Allah
- Sunan Ibn Majah, n°3339
Rapporté par Qatadah : Nous allions rendre visite à Anas bin Malik. (Un des rapporteurs) Ishaq a dit : “Et son boulanger était là.” (Dans une autre version) Darimi a dit : “Et sa table était dressée. Un jour, il a dit : ‘(Venez) manger, car le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais vu de pain fin jusqu’à sa rencontre avec Allah, ni de mouton rôti (avec la peau).’”
- Sunan Ibn Majah, n°3342
Rapporté par Anas bin Malik : Umm Sulaim a préparé du pain pour le Prophète (ﷺ) et elle y a mis un peu de beurre clarifié. Puis elle a dit : “Va inviter le Prophète (ﷺ) à venir manger.” Je suis donc allé lui dire : “Ma mère t’invite à venir manger.” Il s’est alors levé et a dit à ceux qui étaient avec lui : “Levez-vous.” Je suis allé devant lui pour prévenir ma mère. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est venu et a dit : “Apporte ce que tu as préparé.” Elle a dit : “Je l’ai fait seulement pour toi.” Il a dit : “Apporte-le.” Puis il a dit : “Ô Anas, fais-les entrer dix par dix.” Alors je les ai fait entrer dix par dix, ils ont mangé à leur faim, et ils étaient quatre-vingts
- Sunan Ibn Majah, n°3348
Rapporté par Hasan, d’après Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) portait de la laine, et ses chaussures étaient des sandales
- Sunan Ibn Majah, n°3352
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “C’est de l’excès de manger tout ce qu’on veut.”
- Sunan Ibn Majah, n°3356
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le bien arrive plus rapidement dans une maison où il y a souvent des invités qu’un couteau n’atteint la bosse d’un chameau. »
- Sunan Ibn Majah, n°3425
Rapporté par Anas bin Malik : On a apporté au Messager d’Allah (ﷺ) du lait mélangé à de l’eau. À sa droite se trouvait un bédouin et à sa gauche, Abu Bakr. Il en a bu, puis l’a donné au bédouin en disant : “Faites passer à droite.”
- Sunan Ibn Majah, n°3441
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est allé rendre visite à un malade et lui a dit : “Veux-tu quelque chose ? Veux-tu du gâteau ?” Il a répondu : “Oui.” Alors ils en ont cherché pour lui
- Sunan Ibn Majah, n°3448
Rapporté par ‘Uthman bin ‘Abdul-Malik : J’ai entendu Salim bin ‘Abdullah rapporter de son père que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Vous devriez manger cette graine noire, car il y a dans celle-ci une guérison pour toute maladie, sauf le Sam (la mort).”
- Sunan Ibn Majah, n°3463
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Le remède pour la sciatique est la graisse de la queue d’un mouton bédouin (ou d’un mouflon), qu’il faut faire fondre et diviser en trois parts, une à prendre chaque jour à jeun. »
- Sunan Ibn Majah, n°3479
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La nuit où j’ai fait le voyage nocturne (Isra), je n’ai pas croisé un groupe (d’anges) sans qu’ils me disent : “Ô Muhammad, recommande à ta communauté d’utiliser la saignée (cupping).” »
- Sunan Ibn Majah, n°3486
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui veut se faire saigner, qu’il le fasse le dix-septième, le dix-neuvième ou le vingt-et-unième (du mois) ; et qu’aucun d’entre vous ne laisse son sang s’agiter au point de le tuer. »
- Sunan Ibn Majah, n°3553
Rapporté par Anas bin Malik : J’étais avec le Messager d’Allah (ﷺ) et il portait un manteau Najrani avec un bord épais
- Sunan Ibn Majah, n°3565
Rapporté par Anas bin Malik : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) marquer des moutons à l’oreille, et je l’ai vu porter un manteau autour du poignet. »
- Sunan Ibn Majah, n°3588
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui porte de la soie dans ce monde n’en portera pas dans l’au-delà. »
- Sunan Ibn Majah, n°3592
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accordé une dérogation à Zubair bin ‘Awwam et ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf pour porter des chemises en soie, à cause d’une éruption cutanée dont ils souffraient
- Sunan Ibn Majah, n°3629
Rapporté par Humaid : On a demandé à Anas bin Malik : “Le Messager d’Allah (ﷺ) teignait-il ses cheveux ?” Il a répondu : “Il n’avait pas de cheveux blancs, sauf environ dix-sept ou vingt cheveux à l’avant de sa barbe.”
- Sunan Ibn Majah, n°3640
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait faire une bague et a dit : “Je me suis fait faire une bague et j’y ai fait graver une inscription. Personne ne doit faire une bague avec une gravure semblable.”
- Sunan Ibn Majah, n°3641
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) portait une bague en argent, qui avait une pierre précieuse éthiopienne et l’inscription : “Muhammad Rasul Allah” (Muhammad le Messager d’Allah)
- Sunan Ibn Majah, n°3646
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) portait une bague en argent avec une pierre précieuse éthiopienne, et il portait la pierre tournée vers la paume de sa main
- Sunan Ibn Majah, n°3664
Rapporté par Abu Usaid, Malik bin Rabi’ah : Alors que nous étions avec le Prophète (ﷺ), un homme des Banu Salamah est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, y a-t-il un moyen d’honorer mes parents après leur mort ? » Il a répondu : « Oui : prier pour eux lors de leur enterrement, demander pardon pour eux, tenir leurs promesses après leur mort, honorer leurs amis et maintenir les liens de parenté qui n’existeraient pas sans eux. »
- Sunan Ibn Majah, n°3667
Rapporté par Suraqah bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Voulez-vous que je vous parle de la meilleure aumône ? C’est une fille qui revient chez toi et n’a personne d’autre que toi pour subvenir à ses besoins. » (Daif)
- Sunan Ibn Majah, n°3671
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Soyez bienveillants envers vos enfants et éduquez-les bien. »
- Sunan Ibn Majah, n°3685
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Le Jour de la Résurrection, les gens seront alignés en rangées (Ibn Numair a précisé : c’est-à-dire les gens du Paradis), et un homme de l’Enfer passera devant un homme du Paradis et dira : 'Ô untel ! Tu te souviens du jour où tu as demandé de l’eau et je t’en ai donné ?' Alors il intercédera pour lui. Un autre homme viendra et dira : 'Tu te souviens du jour où je t’ai donné de l’eau pour te purifier ?' et il intercédera pour lui." (Dans son récit, Ibn Numair a ajouté : "Et il se souviendra du jour où tu m’as envoyé faire telle ou telle chose pour toi, et je l’ai fait pour toi ?" et il intercédera pour lui)
- Sunan Ibn Majah, n°3697
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Quand une personne des Gens du Livre vous salue avec Salam (paix), répondez : Wa 'alaikum (et aussi sur vous)
- Sunan Ibn Majah, n°3702
Rapporté par Anas bin Malik : "Ô Messager d’Allah ! Devons-nous nous incliner les uns devant les autres ?" Il a dit : "Non." Nous avons dit : "Devons-nous nous embrasser ?" Il a dit : "Non, mais serrez-vous la main
- Sunan Ibn Majah, n°3713
Rapporté par Anas bin Malik : Deux hommes ont éternué en présence du Prophète ﷺ, et il a répondu (en disant : “YarhamukAllah ; qu’Allah ait pitié de toi”) à l’un et pas à l’autre. On a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ, deux hommes ont éternué devant toi et tu as répondu à l’un et pas à l’autre ? » Il a dit : « Celui-ci a loué Allah (a dit Al-Hamdulillah après avoir éternué), mais pas l’autre. »
- Sunan Ibn Majah, n°3716
Rapporté par Anas bin Malik : Chaque fois que le Prophète ﷺ rencontrait quelqu’un, il lui parlait et ne se détournait pas tant que l’autre ne partait pas le premier. Et s’il lui serrait la main, il ne retirait pas sa main tant que l’autre ne la retirait pas. On ne l’a jamais vu assis avec ses genoux devant ceux de la personne assise à côté de lui
- Sunan Ibn Majah, n°3720
Rapporté par Abu Taiyah : J’ai entendu Anas Bin Malik dire : Le Messager d’Allah ﷺ était tellement proche de nous qu’il a dit à mon petit frère : « Ô Abu ‘Umair, qu’est-il arrivé au Nughair ? » (Waki‘, un des rapporteurs, a précisé que c’était un oiseau avec lequel il jouait)
- Sunan Ibn Majah, n°3767
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a vu un homme courir après un pigeon et a dit : "Un diable qui poursuit un autre diable
- Sunan Ibn Majah, n°3788
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « “Qul Huwa Allahu ahad” [Dis : Il est Allah, l’Unique] équivaut au tiers du Coran. »
- Sunan Ibn Majah, n°3834
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ disait souvent : « Allahumma thabbit qalbi ‘ala dinika (Ô Allah, rends mon cœur ferme dans Ta religion). » Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah ! Craindrais-tu pour nous alors que nous avons cru en toi et en ce que tu as apporté ? » Il a répondu : « Les cœurs sont entre deux doigts du Tout Miséricordieux, et Il les tourne comme Il veut. » (Hasan) Al-A'mash (un des rapporteurs) a fait ce geste avec ses doigts
- Sunan Ibn Majah, n°3845
Rapporté par Abu Malik, Sa’d Bin Tariq, d’après son père : Lorsqu’un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ, il l’a entendu dire : « Ô Messager d’Allah, que dois-je dire quand je demande à Allah ? » Il a dit : « Dis : Allahumma-ghfirli warhamni wa ‘afini warzuqni (Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, protège-moi et accorde-moi ma subsistance), » et il a levé quatre doigts, sauf le pouce, en disant : « Ces paroles englobent tes affaires religieuses et mondaines. »
- Sunan Ibn Majah, n°3848
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, quelle est la meilleure invocation ? » Il a répondu : « Demande à ton Seigneur le pardon et la protection dans ce monde et dans l’au-delà. » Le lendemain, il est revenu et a posé la même question, et le Prophète a donné la même réponse. Le troisième jour, il a reposé la question, et le Prophète a dit : « Demande à ton Seigneur le pardon et la protection dans ce monde et dans l’au-delà, car si tu es pardonné et protégé ici-bas et dans l’au-delà, tu as réussi. »
- Sunan Ibn Majah, n°3858
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a entendu un homme dire : “Allahumma ! Inni as’aluka bi-anna lakal-hamd. La ilaha illa Anta, wahdaka la sharika laka. Al-Mannan. Badi’us-samawati wal-ard. Dhul-jalali wal-ikram (Ô Allah ! Je Te demande car à Toi reviennent toutes les louanges ; nul n’a le droit d’être adoré sauf Toi, Tu es sans associé, le Bienfaiteur, le Créateur des cieux et de la terre, le Détenteur de la majesté et de la générosité).” Il (ﷺ) a dit : « Il a invoqué Allah par Son plus grand Nom, qui, si on L’invoque par Lui, Il donne, et si on L’appelle par Lui, Il répond. »
- Sunan Ibn Majah, n°3861
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms, cent moins un, car Il est Unique et Il aime les nombres impairs. Celui qui les apprend entrera au Paradis. Ce sont : Allah, Al-Wahid (l’Unique), As-Samad (le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit), Al-Awwal (le Premier), Al-Akhir (le Dernier), Az-Zahir (le Très-Haut), Al-Batin (le Très-Proche), Al-Khaliq (le Créateur), Al-Bari (l’Inventeur de toutes choses), Al-Musawwir (Celui qui donne la forme), Al-Malik (le Roi), Al-Haqq (la Vérité), As-Salam (Celui qui est exempt de tout défaut), Al-Mu’min (Celui qui accorde la sécurité), Al-Muhaymin (le Gardien), Al-‘Aziz (le Tout-Puissant), Al-Jabbar (le Contraignant), Al-Mutakabbir (le Suprême), Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Latif (le Subtil et Courtois), Al-Khabir (le Bien Informé), As-Sami’ (Celui qui entend tout), Al-Basir (Celui qui voit tout), Al-‘Alim (l’Omniscient), Al-‘Azim (le Très Grand), Al-Barr (la Source de bonté), Al-Muta’al (le Très-Élevé), Al-Jalil (le Sublime), Al-Jamil (le Beau), Al-Hayy (le Vivant), Al-Qayyum (Celui qui soutient et protège tout), Al-Qadir (le Capable), Al-Qahir (l’Irrésistible), Al-‘Ali (l’Élevé), Al-Hakim (le Sage), Al-Qarib (le Proche), Al-Mujib (Celui qui répond), Al-Ghani (le Suffisant), Al-Wahhab (le Donateur), Al-Wadud (le Bien-Aimant), Ash-Shakur (le Reconnaissant), Al-Majid (le Très Noble), Al-Wajid (le Patron), Al-Wali (le Gouverneur), Al-Rashid (le Guide), Al-‘Afuw (le Pardonneur), Al-Ghafur (le Pardonneur), Al-Halim (le Clément), Al-Karim (le Généreux), At-Tawwab (Celui qui accepte le repentir), Ar-Rabb (le Seigneur et Protecteur), Al-Majid (le Glorieux), Al-Wali (l’Aide), Ash-Shahid (le Témoin), Al-Mubin (le Manifeste), Al-Burhan (la Preuve), Ar-Ra’uf (le Compatissant), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Mubdi’ (l’Initiateur), Al-Mu’id (le Restaureur), Al-Ba’ith (le Ressusciteur), Al-Warith (l’Héritier Suprême), Al-Qawi (le Très Fort), Ash-Shadid (le Sévère), Ad-Darr (Celui qui nuit), An-Nafi’ (Celui qui profite), Al-Baqi’ (le Permanent), Al-Waqi (le Protecteur), Al-Khafid (l’Abaisseur), Ar-Rafi’ (l’Éleveur), Al-Qabid (le Reteneur), Al-Basit (l’Étendeur), Al-Mu’izz (Celui qui honore), Al-Mudhill (Celui qui humilie), Al-Muqsit (l’Équitable), Ar-Razzaq (le Pourvoyeur), Dhul-Quwwah (le Puissant), Al-Matin (le Très Fort), Al-Qa’im (le Ferme), Ad-Da’im (l’Éternel), Al-Hafiz (le Gardien), Al-Wakil (le Garant), Al-Fatir (l’Initiateur de la création), As-Sami’ (Celui qui entend), Al-Mu’ti (le Donneur), Al-Muhyi (Celui qui donne la vie), Al-Mumit (Celui qui donne la mort), Al-Mani’ (Celui qui retient), Al-Jami’ (Celui qui rassemble), Al-Hadi (le Guide), Al-Kafi (le Suffisant), Al-Abad (l’Éternel), Al-‘Alim (le Savant), As-Sadiq (le Véridique), An-Nur (la Lumière), Al-Munir (Celui qui donne la lumière), At-Tamm (le Parfait), Al-Qadim (l’Ancien), Al-Witr (l’Unique), Al-Ahad (le Seul), As-Samad [(le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit)]. Il n’engendre pas et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal ou comparable à Lui.” (Un des rapporteurs) Zuhair a dit : Nous avons entendu de plusieurs savants que le début de ces (Noms) doit commencer après avoir dit : La ilaha illallahu wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, bi yadihil-khair wa Huwa ‘ala kulli shay-in Qadir, la ilaha illallahu lahul-asma’ul-husna [Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, sans associé. À Lui la royauté et la louange. Dans Sa main est tout bien, et Il est capable de toute chose, nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, et à Lui appartiennent les plus beaux Noms]
- Sunan Ibn Majah, n°3893
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un bon rêve venant d’un homme pieux fait partie des quarante-six parties de la prophétie. »
- Sunan Ibn Majah, n°3907
Rapporté par Abu ‘Ubaidullah Muslim bin Mishkam, d’après ‘Awf bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les rêves sont de trois types : certains sont des choses effrayantes venant de Satan pour attrister le fils d’Adam ; certains sont des choses auxquelles la personne pense en étant éveillée et qu’elle revoit en rêve ; et certains font partie des quarante-six parties de la prophétie.” Il a dit : “Je lui ai demandé : ‘As-tu entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ) ?’ Il a répondu : ‘Oui, je l’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ), je l’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ).’”
- Sunan Ibn Majah, n°3915
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Interprétez les rêves en fonction des noms des choses que vous voyez, comprenez ce qui est suggéré, et le rêve appartient au premier qui l’interprète.”
- Sunan Ibn Majah, n°3950
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Ma communauté ne se mettra pas d’accord sur l’égarement. Si vous voyez des divergences, suivez la grande majorité. »
- Sunan Ibn Majah, n°3963
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas deux musulmans qui se font face avec leurs épées sans que le tueur et la victime ne soient tous deux en Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°3987
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’islam a commencé comme quelque chose d’étrange et il redeviendra étrange, alors bonne nouvelle à ceux qui sont étrangers.”
- Sunan Ibn Majah, n°3992
Rapporté par ‘Awf bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les Juifs se sont divisés en soixante et onze groupes, dont un ira au Paradis et soixante-dix en Enfer. Les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze groupes, soixante et onze iront en Enfer et un au Paradis. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, ma communauté se divisera en soixante-treize groupes, dont un ira au Paradis et soixante-douze en Enfer.” On a demandé : “Ô Messager d’Allah, qui sont-ils ?” Il a répondu : “Le groupe principal.”
- Sunan Ibn Majah, n°3993
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les Enfants d’Israël se sont divisés en soixante et onze groupes, et ma communauté se divisera en soixante-douze, tous iront en Enfer sauf un, qui est le groupe principal.”
- Sunan Ibn Majah, n°4015
Rapporté par Anas bin Malik : On a demandé : « Ô Messager d’Allah, quand devons-nous arrêter d’ordonner le bien et d’interdire le mal ? » Il a répondu : « Quand il apparaîtra parmi vous ce qui est apparu chez ceux qui vous ont précédés. » Nous avons demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui est apparu chez ceux qui nous ont précédés ? » Il a dit : « Le pouvoir confié à vos jeunes, l’immoralité même chez les personnes âgées, et la connaissance entre les gens vils et méprisables. »
- Sunan Ibn Majah, n°4020
Rapporté par Abu Malik Ash’ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Des gens de ma communauté boiront du vin, en lui donnant un autre nom, et on jouera de la musique et des chanteuses chanteront pour eux. Allah fera que la terre les engloutisse et les transformera en singes et en porcs. »
- Sunan Ibn Majah, n°4027
Rapporté par Anas bin Malik : Le jour de Uhud, une dent du Messager d’Allah (ﷺ) a été cassée et il a été blessé. Le sang coulait sur son visage, et il s’essuyait le visage en disant : « Comment un peuple pourrait-il réussir alors qu’il couvre de sang le visage de son Prophète alors qu’il les appelle vers Allah ? » Puis Allah a révélé : « Ce n’est pas à toi de décider. » [3:]
- Sunan Ibn Majah, n°4031
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La plus grande récompense vient avec la plus grande épreuve. Quand Allah aime un peuple, Il l’éprouve. Celui qui accepte cela obtient Sa satisfaction, mais celui qui s’en plaint attire Sa colère. »
- Sunan Ibn Majah, n°4033
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a trois choses, si quelqu’un les possède, il a goûté à la saveur de la foi. » (Un des rapporteurs, Bundar, a dit : « La douceur de la foi. ») : « Quand il aime une personne et ne l’aime que pour Allah ; quand Allah et Son Messager sont plus chers à ses yeux que tout le reste ; et quand il préfère être jeté dans le feu plutôt que de retourner à la mécréance après qu’Allah l’en a sauvé. »
- Sunan Ibn Majah, n°4039
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’accrocher à la religion deviendra de plus en plus difficile, les affaires du monde seront de plus en plus compliquées, les gens deviendront plus avares, et l’Heure n’arrivera que sur les pires personnes. Et le seul Mahdi (après Muhammad (ﷺ)) sera ‘Isa fils de Maryam. »
- Sunan Ibn Majah, n°4042
Rapporté par ‘Awf bin Malik Al-Ashja’i : Je suis venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) pendant la campagne de Tabuk, alors qu’il était dans une tente en cuir. Je me suis assis devant la tente. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Entre, ô ‘Awf. » J’ai demandé : « Tout entier, ô Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Oui, tout entier. » Puis il a dit : « Ô ‘Awf, retiens six choses qui arriveront avant l’Heure, dont la première est ma mort. » Cela m’a beaucoup choqué et attristé. Il a dit : « Compte cela comme la première. Ensuite, la conquête de Bayt al-Maqdis (Jérusalem) ; puis une maladie qui apparaîtra parmi vous et fera mourir en martyrs beaucoup d’entre vous et de vos enfants, purifiant ainsi vos actes ; puis il y aura beaucoup de richesses parmi vous, au point que si un homme reçoit cent dinars, il ne sera pas satisfait ; il y aura des épreuves qui n’épargneront aucune maison musulmane ; puis il y aura un traité entre vous et les Romains, mais ils vous trahiront et marcheront contre vous avec quatre-vingts bannières, chacune menée par douze mille hommes. »
- Sunan Ibn Majah, n°4045
Rapporté par Anas ibn Malik : Voulez-vous que je vous raconte un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ) et que personne ne vous racontera après moi ? Je l’ai entendu dire : « Parmi les signes de l’Heure, il y aura la disparition du savoir et la propagation de l’ignorance, les relations interdites deviendront courantes et le vin sera bu, et les hommes disparaîtront et il ne restera que des femmes, au point qu’un homme sera responsable de cinquante femmes. »
- Sunan Ibn Majah, n°4056
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Dépêchez-vous de faire de bonnes actions avant que six choses n’arrivent : le lever du soleil à l’ouest (là où il se couche), la fumée, la bête de la terre, le Dajjal (le faux Messie), ce qui arrivera à chacun de vous (la mort) et ce qui arrivera à tout le monde (le Jour de la Résurrection).”
- Sunan Ibn Majah, n°4057
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Qatadah a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Les (petits) signes viendront après deux cents (ans).’”
- Sunan Ibn Majah, n°4058
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ma communauté passera par cinq étapes. Pendant quarante ans, ce seront des gens de droiture et de piété. Ensuite, ceux qui leur succéderont pendant cent vingt ans seront des gens qui se montreront miséricordieux les uns envers les autres et maintiendront les liens entre eux. Puis, ceux qui viendront après eux pendant cent soixante ans seront des gens qui se détourneront les uns des autres et couperont leurs liens. Ensuite, il y aura des tueries à répétition. Cherchez alors le salut, cherchez le salut.”
- Sunan Ibn Majah, n°4087
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : "Nous, les fils d’Abdul-Muttalib, serons les chefs des gens du Paradis : moi-même, Hamzah, ‘Ali, Ja’far, Hasan, Husain et le Mahdi
- Sunan Ibn Majah, n°4095
Rapporté par ‘Awf bin Malik Al-Ashja’i : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Il y aura un traité entre vous et Banu Asfar (les Romains), mais ils vous trahiront et marcheront contre vous avec quatre-vingts bannières, chacune menée par douze mille soldats
- Sunan Ibn Majah, n°4147
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire plusieurs fois : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, la famille de Muhammad n’a pas un Sa’ de céréales ni un Sa’ de dattes. » Et à ce moment-là il avait neuf épouses
- Sunan Ibn Majah, n°4177
Rapporté par Anas bin Malik : Si une esclave parmi les habitants de Médine prenait la main du Messager d’Allah (ﷺ), il ne retirait pas sa main de la sienne jusqu’à ce qu’elle l’emmène où elle voulait dans Médine pour que ses besoins soient satisfaits
- Sunan Ibn Majah, n°4178
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) rendait visite aux malades, assistait aux funérailles, acceptait les invitations des esclaves et montait des ânes. Le jour de la bataille de Quraizah et Nadir, il montait un âne. Le jour de Khaybar, il montait un âne dont la bride était faite de fibres de palmier et sous lui il y avait une selle faite de fibres de palmier
- Sunan Ibn Majah, n°4191
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup
- Sunan Ibn Majah, n°4214
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah m’a révélé que vous devez être humbles les uns envers les autres et ne pas vous faire de tort. »
- Sunan Ibn Majah, n°4232
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Voici le fils d’Adam, et voici sa durée de vie à son cou.” Puis il a étendu sa main devant lui et a dit : “Et voici son espoir.”
- Sunan Ibn Majah, n°4292
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cette communauté a reçu la miséricorde (dans l’au-delà) et son châtiment (dans ce monde) vient des uns envers les autres. Quand viendra le Jour de la Résurrection, chaque homme musulman recevra un homme parmi les idolâtres et il lui sera dit : “Voici ta rançon contre le Feu.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4299
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a récité ce verset : « C’est Lui (Allah) qui mérite que l’humanité Le craigne, qu’elle Lui obéisse et qu’elle ne prenne aucun autre dieu avec Lui, et c’est Lui qui pardonne (les péchés). » [74:56] Puis il a dit : « Allah dit : “C’est Moi qui mérite d’être craint, donc aucun autre dieu ne doit être associé à Moi. Celui qui évite de m’associer un autre dieu, c’est à Moi de lui pardonner.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4305
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : “On peut voir dans le bassin des cruches en or et en argent, aussi nombreuses que les étoiles dans le ciel.”
- Sunan Ibn Majah, n°4312
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les croyants seront rassemblés le Jour de la Résurrection, inspirés ou inquiets.” – Sa‘id n’était pas sûr – “Et ils diront : ‘Si nous cherchions quelqu’un pour intercéder auprès de notre Seigneur, peut-être serions-nous soulagés de notre situation.’ Alors ils iront voir Adam et diront : ‘Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa main et Ses anges se sont prosternés devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur, afin qu’Il nous soulage de notre situation.’ Il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il leur rappellera et se plaindra du péché qu’il a commis. Il aura trop honte pour le faire (et dira) : ‘Allez plutôt voir Nouh, car il est le premier Messager qu’Allah a envoyé aux gens de la terre.’ Ils iront le voir, mais il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il rappellera comment il a demandé à Allah ce qu’il ne savait pas.* Il aura trop honte pour le faire (et dira) : ‘Allez plutôt voir l’Ami proche du Tout Miséricordieux, Ibrahim.’ Ils iront le voir et il dira : ‘Ce n’est pas moi. Allez plutôt voir Moussa, un serviteur à qui Allah a parlé et à qui Il a donné la Torah.’ Ils iront le voir et il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il rappellera comment il a tué une âme, sans que ce soit en représailles d’un meurtre (et dira) : ‘Allez plutôt voir ‘Isa, le serviteur d’Allah et Son Messager, la Parole d’Allah et un esprit venant de Lui.’ Ils iront le voir, mais il dira : ‘Ce n’est pas moi. Allez plutôt voir Muhammad, un serviteur dont Allah a pardonné les péchés passés et futurs.’ Alors ils viendront à moi et j’irai avec eux.” – Un récit similaire de Hasan ajoute (le Prophète (ﷺ) a dit) : “Et je marcherai entre deux rangées de croyants.” Puis il est revenu au hadith d’Anas. – Et il a dit : “Je demanderai la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une deuxième fois. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une troisième fois. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une quatrième fois et je dirai : ‘Ô Seigneur, il ne reste plus que ceux qui sont retenus par le Coran.’” ** Qatadah (le Tabi‘ee dans la chaîne) rapportait après ce hadith qu’Anas (ra) a dit : “Ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ (il n’y a de dieu qu’Allah) et qui ont dans leur cœur le poids d’un grain d’orge de bien sortiront du Feu, et ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ et qui ont le poids d’un grain de blé de bien dans leur cœur sortiront du Feu, et ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ et qui ont le poids d’un grain de poussière de bien dans leur cœur sortiront du Feu.”
- Sunan Ibn Majah, n°4317
Rapporté par ‘Awf ibn Malik Al-Ashja‘i : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Savez-vous quel choix mon Seigneur m’a donné cette nuit ?” Nous avons répondu : “Allah et Son Messager savent mieux.” Il a dit : “Il m’a donné le choix entre faire entrer la moitié de ma communauté au Paradis et l’intercession, et j’ai choisi l’intercession.” Nous avons dit : “Ô Messager d’Allah, prie pour que nous fassions partie de ceux pour qui tu intercéderas.” Il a répondu : “Elle est pour chaque musulman.”
- Sunan Ibn Majah, n°4318
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ce feu que vous connaissez n’est qu’un soixante-dixième de la chaleur du feu de l’Enfer. Si sa chaleur n’avait pas été diminuée deux fois par de l’eau, vous n’auriez pas pu en profiter. Et il prie Allah, demandant à Allah de ne pas le ramener (à son niveau de chaleur d’origine).”
- Sunan Ibn Majah, n°4321
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Le Jour de la Résurrection, le mécréant qui a vécu le plus dans le luxe sera amené, et on dira : ‘Plonge-le une fois dans l’Enfer.’ Il y sera plongé, puis on lui demandera : ‘Ô untel, as-tu déjà connu un plaisir ?’ Il répondra : ‘Non, je n’ai jamais connu de plaisir.’ Ensuite, le croyant qui a le plus souffert et connu de difficultés sera amené et on dira : ‘Plonge-le une fois au Paradis.’ Il y sera plongé, puis on lui demandera : ‘Ô untel, as-tu déjà souffert ou connu des difficultés ?’ Il répondra : ‘Je n’ai jamais souffert ni connu de difficultés.’”
- Sunan Ibn Majah, n°4324
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les gens de l’Enfer pleureront jusqu’à ce qu’ils n’aient plus de larmes. Ensuite, ils pleureront du sang, jusqu’à ce que des sillons se forment sur leurs visages, et si des bateaux y étaient posés, ils flotteraient.”
- Sunan Ibn Majah, n°4340
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui demande le Paradis trois fois, le Paradis dira : “Ô Allah, fais-le entrer au Paradis.” Et celui qui demande à être sauvé de l’Enfer trois fois, l’Enfer dira : “Ô Allah, sauve-le de l’Enfer.” »
- Sahih Muslim, n°2
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Ce qui m’empêche de vous rapporter beaucoup de hadiths, c’est que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui a l’intention de mentir à mon sujet, qu’il prépare sa place en Enfer.” »
- Sahih Muslim, n°9
Rapporté par Malik : « Sache qu’un homme qui rapporte tout ce qu’il entend n’est pas à l’abri de l’erreur, et il ne pourra jamais être un imam tant qu’il continue à tout rapporter. »
- Sahih Muslim, n°35
Rapporté par Yahyā bin Sa’īd رحمه الله : « J’ai interrogé Sufyān ath-Thawrī, Shu’bah, Mālik et Ibn Uyaynah au sujet d’un homme qui n’est pas fiable dans le hadith, et si quelqu’un me demande à son sujet, ils ont dit : “Informe les autres qu’il n’est pas fiable.” »
- Sahih Muslim, n°42
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « On m’a demandé : ‘Qui est cet homme de qui tu rapportes le hadith d’Abd Allah bin Amr : “Le jour de la Fête de la rupture est le jour des récompenses…” ?’ Il répondit : ‘Sulaymān bin al-Hajjāj. Regarde ce que j’ai dit de bien sur lui.’ Ibn Quhzādh rapporte aussi avoir entendu Wahb bin Zam’ah parler de Sufyān bin Abd il-Mālik, qui dit : ‘J’ai vu Rawh bin Ghutayf, celui qui avait du sang sur lui de la taille d’un dirham, et j’ai assisté à une de ses réunions. Mais j’ai eu honte que mes compagnons me voient assis avec lui, car ses hadiths sont désapprouvés.’ »
- Sahih Muslim, n°64
Rapporté par Hasan bin Alī al-Hulwānī : Il a dit : « Yazīd bin Hārūn nous a rapporté, Hammām nous a informés, il a dit : ‘Abū Dāwud al-A’mā est entré auprès de Qatādah et, lorsqu’il s’est levé, ils ont dit : “Celui-ci prétend avoir rencontré dix-huit combattants de la bataille de Badr.” Qatādah a dit : “Celui-là demandait à peine [des hadiths] avant la peste ; il ne s’est pas intéressé à la recherche du hadith et il n’a pas parlé [avec des savants] à ce sujet. Par Allah, al-Hasan ne nous a jamais rapporté d’un témoin de Badr sans intermédiaire ; et Sa’īd bin al-Musayyib ne nous a rapporté d’un témoin de Badr sans intermédiaire que de Sa’d bin Mālik.”’ »
- Sahih Muslim, n°84
Rapporté par Abū Ja’far ad-Dārimī : Bishr bin Umar m’a rapporté : « J’ai interrogé Mālik bin Anas au sujet de Muhammad bin Abd ar-Rahman, qui rapporte de Sa’īd bin al-Musayyib. Il a répondu : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Sālih, l’affranchi d’at-Taw’amah, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos d’Abūl-Huwayrith, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Shu’bah, dont Ibn Abī Dhi’b rapporte, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Harām bin Uthmān, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” J’ai demandé à Mālik au sujet de ces cinq personnes et il a dit : “Ils ne sont pas dignes de confiance pour les ḥadiths.” Je l’ai interrogé au sujet d’un autre homme dont j’ai oublié le nom, il m’a dit : “L’as-tu vu dans mon livre ?” J’ai répondu : “Non.” Il a dit : “S’il était digne de confiance, tu l’aurais vu dans mon livre.” »
- Sahih Muslim, n°85
Rapporté par Abū Ja’far ad-Dārimī : Bishr ibn Umar nous a rapporté : J’ai interrogé Mālik ibn Anas au sujet de Muhammad ibn Abd ar-Rahman, qui rapporte d’après Sa’īd ibn al-Musayyib, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Sālih, l’affranchi d’at-Taw’amah, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet d’Abūl-Huwayrith, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Shu’bah, dont Ibn Abī Dhi’b rapporte, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Harām ibn Uthmān, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » J’ai interrogé Mālik à propos de ces cinq personnes et il a dit : « Ils ne sont pas fiables pour les hadiths. » Je lui ai demandé à propos d’un autre homme dont j’ai oublié le nom, et il a dit : « L’as-tu vu dans mon livre ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « S’il était digne de confiance, tu l’aurais vu dans mon livre. »
- Sahih Muslim, n°101
Un autre hadith, similaire à celui rapporté par Mālik bin Anas, est aussi rapporté par Talha b. ‘Ubaidullah رضي الله عنه, avec seulement cette différence : le Prophète ﷺ a dit : « Par son père, il réussira s’il est sincère dans ce qu’il affirme », ou : « Par son père, il entrera au Paradis s’il est sincère dans ce qu’il affirme. »
- Sahih Muslim, n°102
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Nous avions reçu l’interdiction de demander quoi que ce soit au Prophète ﷺ sans réelle nécessité. C’est pourquoi nous étions contents lorsqu’une personne intelligente des habitants du désert venait lui poser des questions et que nous pouvions écouter ses réponses. Un homme du désert est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Muhammad, ton messager est venu chez nous et nous a rapporté que tu affirmes qu’Allah t’a envoyé comme prophète. » Le Prophète ﷺ répondit : « Il a dit la vérité. » L’homme demanda : « Qui a créé le ciel ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Allah. » L’homme demanda encore : « Qui a créé la terre ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Allah. » L’homme demanda encore : « Qui a dressé ces montagnes et créé ce qui s’y trouve ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Allah. » L’homme dit alors : « Par Celui qui a créé le ciel, la terre et les montagnes, est-ce vraiment Allah qui t’a envoyé ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » L’homme dit : « Ton messager nous a aussi dit que cinq prières sont obligatoires pour nous chaque jour et chaque nuit. » Le Prophète ﷺ répondit : « Il a dit la vérité. » L’homme demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Allah qui t’a ordonné cela (les prières) ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » L’homme dit : « Ton messager nous a dit que la Zakat est obligatoire sur nos biens. » Le Prophète ﷺ répondit : « Il a dit la vérité. » L’homme demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Allah qui t’a ordonné cela (la Zakat) ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » L’homme dit : « Ton messager nous a dit que le jeûne du mois de Ramadan est obligatoire chaque année. » Le Prophète ﷺ répondit : « Il a dit la vérité. » L’homme demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Allah qui t’a ordonné cela (le jeûne du Ramadan) ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » L’homme dit : « Ton messager nous a aussi dit que le pèlerinage à la Maison (Ka’bah) est obligatoire pour celui qui en a la capacité. » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » Le narrateur raconte que l’homme du désert partit, mais avant de partir, il déclara : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ajouterai rien à cela et je n’en retirerai rien. » Le Prophète ﷺ dit alors : « S’il tient parole, il entrera au Paradis. »
- Sahih Muslim, n°130
Rapporté par Abu Malik رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui affirme qu’il n’y a de dieu qu’Allah et rejette tout ce que les gens adorent en dehors d’Allah, ses biens et sa vie sont inviolables, et son sort dépend d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°131
Rapporté par Abu Malik رضي الله عنه, d’après son père : Il a entendu le Prophète ﷺ dire : « Celui qui croit en l’unicité d’Allah… » puis il a rapporté ce qui a été mentionné précédemment
- Sahih Muslim, n°148
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète d’Allah ﷺ s’adressa à Mu’adh ibn Jabal alors qu’il était assis derrière lui sur sa monture. Mu’adh répondit à chaque appel : « Me voici, ô Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ dit : « Si quelqu’un atteste sincèrement de son cœur qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Son messager, Allah le préservera de l’Enfer. » Mu’adh demanda : « Ô Messager d’Allah, ne devrais-je pas l’annoncer aux gens pour les réjouir ? » Il répondit : « Ils pourraient s’y fier uniquement. » Mu’adh a rapporté cela à l’approche de sa mort, pour éviter de commettre un péché
- Sahih Muslim, n°149
Rapporté par ‘Itban ibn Malik رضي الله عنه : Il est venu à Médine et a dit : « J’ai des problèmes de vue. J’aimerais que tu viennes prier chez moi afin que je consacre un coin de ma maison à la prière. » Le Prophète ﷺ est venu, accompagné de certains Compagnons. Après la prière, ils ont parlé d’un homme nommé Malik ibn Dukhshum et souhaitaient que le Prophète ﷺ le maudisse. Le Prophète ﷺ dit : « Malik ibn Dukhshum ne témoigne-t-il pas qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que je suis le messager d’Allah ? » Ils répondirent : « Il le dit, mais pas sincèrement. » Le Prophète ﷺ dit : « Celui qui atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que je suis le messager d’Allah n’entrera pas en Enfer, ou le feu ne le touchera pas. » Anas dit : « Ce hadith m’a beaucoup marqué et j’ai demandé à mon fils de l’écrire. »
- Sahih Muslim, n°150
Rapporté par Anas رضي الله عنه : ‘Itban ibn Malik lui a raconté qu’il était devenu aveugle. Il a envoyé un message au Messager d’Allah ﷺ pour qu’il vienne marquer un endroit dans sa maison pour la prière. Le Prophète ﷺ est venu avec ses compagnons, puis ils ont discuté d’un homme nommé Malik ibn Dukhshum, et le narrateur a rapporté le hadith de Sulaiman ibn Mughira comme mentionné précédemment
- Sahih Muslim, n°169
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun de vous n’est croyant tant que je ne lui suis pas plus cher que son enfant, son père et toute l’humanité. »
- Sahih Muslim, n°170
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun de vous ne croit vraiment tant qu’il n’aime pas pour son frère – ou il a dit : pour son voisin – ce qu’il aime pour lui-même. »
- Sahih Muslim, n°202
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui commet la fornication n’est pas croyant tant qu’il la commet, et aucun voleur n’est croyant tant qu’il vole, et aucun buveur de vin n’est croyant tant qu’il boit. » Abdul-Malik b. Abi Bakr a rapporté cela d’après Abu Bakr b. Abdur-Rahman b. Harith, puis il a ajouté : Abu Huraira a précisé : « Aucun pillard qui vole un bien précieux qui attire l’attention des gens n’est croyant tant qu’il commet cet acte. »
- Sahih Muslim, n°261
Rapporté par Ubaidullah b. Abu Bakr : J’ai entendu Anas b. Malik dire : Le Messager d’Allah ﷺ a parlé des grands péchés, ou on l’a interrogé à ce sujet. Il a dit : « Associer quelqu’un à Allah, tuer quelqu’un, désobéir à ses parents. » Il a ajouté : « Voulez-vous que je vous dise quel est le plus grave des grands péchés ? » Puis il a dit : « La fausse parole ou le faux témoignage. » Shu‘ba a dit : C’était probablement « le faux témoignage »
- Sahih Muslim, n°314
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Lorsque ce verset a été révélé : « Ô vous qui croyez, n’élevez pas vos voix au-dessus de celle du Prophète, ne lui parlez pas à voix haute comme vous le faites entre vous, de peur que vos actions ne soient annulées sans que vous vous en rendiez compte » (49:2-5), Thabit b. Qais s’est enfermé chez lui en disant : « Je fais partie des gens du Feu », et il a évité de venir voir le Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ a demandé à Sa’d b. Mu’adh : « Abu Amr, comment va Thabit ? Est-il malade ? » Sa’d a répondu : « C’est mon voisin, mais je ne sais rien de sa maladie. » Sa’d est allé voir Thabit et lui a transmis le message du Prophète ﷺ. Thabit a dit : « Ce verset a été révélé, et tu sais bien que j’ai la voix la plus forte parmi vous quand je parle au Messager d’Allah, donc je fais partie des gens du Feu. » Sa’d a informé le Prophète ﷺ, qui a dit : « Non, il fait partie des gens du Paradis. »
- Sahih Muslim, n°315
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Ce hadith a aussi été rapporté par une autre chaîne, où il est précisé que Thabit b. Qais était l’orateur des Ansar. Quand ce verset a été révélé, le reste du hadith est identique, sauf qu’il n’est pas fait mention de Sa’d b. Mu’adh
- Sahih Muslim, n°351
Anas b. Malik a rapporté du Messager d’Allah ﷺ que le Grand et Glorieux Allah a dit : « En vérité, votre peuple ne cessera de poser des questions sur ceci et cela, jusqu’à ce qu’ils disent : Eh bien, c’est Allah qui a créé la création, mais qui a créé Allah ? »
- Sahih Muslim, n°371
Rapporté par Rib’i ibn Hirash, d’après Hudhayfa رضي الله عنه : Omar رضي الله عنه a dit : « Qui va nous rapporter, ou qui parmi vous va nous rapporter (et Hudhayfa était parmi eux) ce que le Messager d’Allah ﷺ a dit à propos des troubles ? » Hudhayfa a répondu : « Je vais le faire », et il a rapporté le hadith comme celui transmis par Abu Malik d’après Rib’i, en précisant : « Je vous rapporte un hadith sans aucune erreur, il vient du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°383
Rapporté par Abdullah b. Muhammad رضي الله عنه d’après Abu Huraira رضي الله عنه : Dans la version transmise par Malik, il est dit que le Prophète ﷺ a récité le verset : « mais c’est pour que mon cœur soit rassuré » et il l’a terminé. Ce hadith a aussi été rapporté par Abd b. Humaid, Ya'qub (fils d’Ibrahim b. Sa'd), Abu Uwais, Zuhri, comme celui rapporté par Malik avec la même chaîne, et il est dit : Il a récité ce verset jusqu’à la fin
- Sahih Muslim, n°411
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On m’a amené al-Buraq, une monture blanche et longue, plus grande qu’un âne mais plus petite qu’une mule, qui posait son sabot à la distance que l’œil pouvait atteindre. Je suis monté dessus et je suis arrivé au Temple (Bayt al-Maqdis à Jérusalem), puis je l’ai attaché à l’anneau utilisé par les prophètes. Je suis entré dans la mosquée et j’y ai prié deux unités de prière, puis je suis sorti et Gabriel m’a apporté un récipient de vin et un récipient de lait. J’ai choisi le lait, et Gabriel a dit : “Tu as choisi la voie naturelle.” Ensuite, il m’a emmené au ciel. Gabriel a alors demandé que la porte du ciel soit ouverte et on lui a demandé qui il était. Il a répondu : “Gabriel.” On lui a encore demandé : “Qui est avec toi ?” Il a dit : “Muhammad.” On a dit : “A-t-il été envoyé ?” Gabriel a répondu : “Oui, il a été envoyé.” La porte du ciel nous a alors été ouverte et nous avons vu Adam. Il m’a accueilli et a prié pour mon bien. Puis nous sommes montés au deuxième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. Quand la porte a été ouverte, j’ai rencontré ‘Isa ibn Maryam et Yahya ibn Zakariya (paix sur eux), cousins du côté maternel. Ils m’ont accueilli et prié pour mon bien. Ensuite, j’ai été emmené au troisième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte pour nous. J’ai vu Yusuf (paix d’Allah sur lui) à qui la moitié de la beauté du monde avait été donnée. Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, nous sommes montés au quatrième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. La porte a été ouverte, et là se trouvait Idris. Il m’a accueilli et a prié pour moi. À son sujet, Allah, le Très Haut, a dit : “Nous l’avons élevé à une haute position” (Coran 19:57). Puis nous sommes montés au cinquième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. J’ai alors rencontré Haroun (Aaron, paix d’Allah sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, j’ai été emmené au sixième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai rencontré Moussa (Moïse, paix sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Puis j’ai été emmené au septième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai trouvé Ibrahim (Abraham, paix sur lui) appuyé contre la Maison peuplée (Bayt al-Ma’mur), où soixante-dix mille anges entrent chaque jour sans jamais y revenir. Ensuite, j’ai été conduit au lotus de la limite (Sidrat al-Muntaha), dont les feuilles étaient comme des oreilles d’éléphant et les fruits comme de grands récipients en argile. Quand il a été couvert par l’Ordre d’Allah, il a subi un tel changement qu’aucune créature n’a le pouvoir de décrire sa beauté. Puis Allah m’a révélé une révélation et Il m’a rendu obligatoires cinquante prières chaque jour et chaque nuit. Ensuite, je suis descendu vers Moussa (paix sur lui) et il m’a demandé : “Qu’est-ce que ton Seigneur a prescrit à ta communauté ?” J’ai dit : “Cinquante prières.” Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger (le nombre de prières), car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau. J’ai déjà éprouvé les enfants d’Israël et je les ai trouvés incapables de supporter une telle charge.” Le Prophète ﷺ a dit : Je suis retourné vers mon Seigneur et j’ai dit : “Mon Seigneur, allège la charge de ma communauté.” Allah a réduit de cinq prières pour moi. Je suis descendu vers Moussa et lui ai dit : “Allah a réduit de cinq prières pour moi.” Il a dit : “Ta communauté ne pourra pas supporter cela ; retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” J’ai continué à aller et venir entre mon Seigneur, Béni et Exalté, et Moussa, jusqu’à ce qu’Il dise : “Il y a cinq prières chaque jour et chaque nuit. Ô Muhammad, chacune compte pour dix, cela fait donc cinquante prières. Celui qui a l’intention de faire une bonne action et ne la fait pas, il aura une bonne action inscrite à son compte ; et s’il la fait, elle sera inscrite comme dix bonnes actions. Mais celui qui a l’intention de faire une mauvaise action et ne la fait pas, rien ne sera inscrit contre lui ; et s’il la fait, une seule mauvaise action sera inscrite.” Je suis alors descendu, et quand je suis allé voir Moussa et que je l’ai informé, il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” À cela, le Messager d’Allah ﷺ a répondu : “Je suis retourné vers mon Seigneur jusqu’à ce que j’aie eu honte devant Lui.”
- Sahih Muslim, n°412
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les anges sont venus à moi, m’ont emmené vers Zamzam, ont ouvert mon cœur et l’ont lavé avec l’eau de Zamzam, puis ils m’ont laissé à ma place. »
- Sahih Muslim, n°413
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Gabriel est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il jouait avec ses camarades. Il l’a attrapé, l’a allongé sur le sol, lui a ouvert la poitrine, a sorti son cœur, puis en a extrait un caillot de sang en disant : « C’était la part de Satan en toi. » Ensuite, il l’a lavé avec l’eau de Zamzam dans un bassin en or, puis il a remis le cœur à sa place. Les garçons ont couru vers sa mère, c’est-à-dire sa nourrice, en disant : « Muhammad a été tué ! » Ils se sont tous précipités vers lui (et l’ont trouvé sain et sauf). Sa couleur avait changé, dit Anas. J’ai moi-même vu la marque de la couture sur sa poitrine
- Sahih Muslim, n°414
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه, en racontant le Voyage nocturne du Prophète ﷺ depuis la mosquée de la Ka’bah : Trois êtres (des anges) sont venus à lui dans la mosquée de la Ka’bah alors qu’il dormait dans la mosquée sacrée, avant que le Commandement du Voyage nocturne et de l’Ascension ne lui soit révélé. Le reste du hadith est rapporté comme celui de Thabit, mais certains passages apparaissent avant ou après, certains ont été ajoutés ou supprimés
- Sahih Muslim, n°415
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abu Dharr racontait que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le toit de ma maison s’est fendu alors que j’étais à La Mecque, et Gabriel est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Il a ensuite apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, et après l’avoir versé dans ma poitrine, il l’a refermée. Puis, me prenant par la main, il est monté avec moi au ciel, et lorsque nous sommes arrivés au ciel le plus bas, Gabriel a dit au gardien du ciel le plus bas : “Ouvre.” Il a demandé qui était là. Il a répondu : “C’est Gabriel.” Il a de nouveau demandé s’il y avait quelqu’un avec lui. Il a répondu : “Oui, c’est Muhammad avec moi.” On lui a demandé s’il avait été envoyé pour cela. Gabriel a dit : “Oui.” Alors il a ouvert (la porte). Quand nous sommes montés au ciel le plus bas (j’ai vu) un homme assis avec des groupes à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé à Gabriel qui il était et il a répondu : “C’est Adam (paix sur lui), et ces groupes à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux à sa droite sont les habitants du Paradis, et ceux à sa gauche sont les habitants de l’Enfer ; ainsi, quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.” Ensuite, Gabriel est monté avec moi au deuxième ciel. Il a demandé à son gardien d’ouvrir (la porte), et le gardien a répondu de la même manière que celui du ciel le plus bas. Il (a ouvert la porte). Anas ibn Malik a dit : Le Prophète ﷺ a mentionné qu’il a trouvé dans les cieux Adam, Idris, Jésus, Moïse et Abraham (que la paix soit sur eux), mais il n’a pas précisé la nature de leur demeure, sauf qu’il a trouvé Adam dans le ciel le plus bas et Abraham dans le sixième ciel. Lorsque Gabriel et le Messager d’Allah ﷺ sont passés devant Idris (paix sur lui), il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” (Le narrateur) a dit : Il a alors continué et a dit : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “C’est Idris.” Ensuite, je suis passé devant Moïse (paix sur lui) et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Moïse.” Ensuite, je suis passé devant Jésus et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Jésus, fils de Marie.” Le Prophète ﷺ a dit : Ensuite, je suis allé voir Ibrahim (paix sur lui). Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé : “Qui est-ce ?” (Gabriel) a répondu : “C’est Abraham.” Ibn Shihab a dit : Ibn Hazm m’a dit que Ibn ‘Abbas et Abd Habba al-Ansari disaient que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Ensuite, il est monté avec moi jusqu’à ce que je sois emmené à une telle hauteur que j’ai entendu le grincement des plumes. Ibn Hazm et Anas ont dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Allah a alors rendu cinquante prières obligatoires pour ma communauté et je suis revenu avec cela et je suis passé devant Moïse. Moïse (paix sur lui) a dit : “Qu’est-ce que ton Seigneur a imposé à ton peuple ?” J’ai dit : “Cinquante prières leur ont été rendues obligatoires.” Moïse (paix sur lui) a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il en a réduit une partie. Je suis ensuite retourné voir Moïse (paix sur lui) et je l’en ai informé. Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il a dit : “Elles sont cinq et en même temps cinquante, et ce qui a été dit ne sera pas changé.” Je suis alors retourné vers Moïse et il a dit : “Retourne voir ton Seigneur.” J’ai alors dit : “J’ai honte devant mon Seigneur.” Gabriel a alors voyagé avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au lotus de la limite. De nombreuses couleurs le couvraient, que je ne connais pas. Ensuite, j’ai été admis au Paradis et j’y ai vu des dômes de perles et son sol de musc
- Sahih Muslim, n°416
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه, d’après Malik ibn Sa’sa’ (ou peut-être un homme de sa tribu) : Le Prophète d’Allah ﷺ a dit : « J’étais près de la Maison (la Ka’bah), dans un état entre le sommeil et l’éveil, quand j’ai entendu quelqu’un dire : “Il est le troisième parmi deux personnes.” Puis il est venu vers moi et m’a emmené avec lui. Un bassin en or contenant de l’eau de Zamzam m’a été apporté et mon cœur a été ouvert jusqu’à telle ou telle partie. Qatada a dit : J’ai demandé qui était avec moi (c’est-à-dire le narrateur) et ce qu’il voulait dire par “telle ou telle partie”. Il a répondu : (Cela signifie que le cœur a été ouvert) jusqu’à la partie inférieure de son abdomen. (Le hadith continue ainsi :) Mon cœur a été extrait, lavé avec l’eau de Zamzam, puis remis à sa place, après quoi il a été rempli de foi et de sagesse. On m’a ensuite amené une monture blanche appelée al-Buraq, plus grande qu’un âne et plus petite qu’une mule. Sa foulée était aussi longue que l’œil pouvait voir. Je suis monté dessus, puis nous sommes partis jusqu’à ce que nous atteignions le ciel le plus bas. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a demandé : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “Gabriel.” On lui a encore demandé : “Qui est avec toi ?” Il a répondu : “Muhammad ﷺ.” On a demandé : “A-t-il été envoyé ?” Gabriel a dit : “Oui.” (Le Prophète) a dit : Alors la porte nous a été ouverte (et on a dit) : “Bienvenue à lui ! Quelle arrivée bénie.” Nous sommes alors arrivés à Adam (paix sur lui). Et il (le narrateur) a raconté tout le récit du hadith. (Le Prophète) a précisé qu’il a rencontré Jésus au deuxième ciel, Yahya (paix sur eux deux) au troisième, Yusuf au troisième, Idris au quatrième, Haroun au cinquième (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur eux). Puis nous avons continué jusqu’à atteindre le sixième ciel, où nous avons rencontré Moïse (paix sur lui) et je l’ai salué. Il a dit : “Bienvenue, frère vertueux et prophète vertueux.” Et quand je suis passé devant lui, il a pleuré, et une voix a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” Il a dit : “Mon Seigneur, voici un jeune homme que Tu as envoyé après moi comme prophète, et ses fidèles entreront au Paradis plus nombreux que les miens.” Nous avons ensuite continué jusqu’au septième ciel, où j’ai rencontré Ibrahim. Le narrateur a rapporté dans ce hadith que le Prophète d’Allah ﷺ a dit qu’il a vu quatre rivières couler depuis la racine du lotus de la limite : deux rivières visibles et deux cachées. J’ai dit : “Ô Gabriel, quelles sont ces rivières ?” Il a répondu : “Les deux cachées sont les rivières du Paradis, et les deux visibles sont le Nil et l’Euphrate.” Ensuite, la Maison peuplée (Bayt al-Ma’mur) m’a été montrée. J’ai dit : “Ô Gabriel, qu’est-ce que c’est ?” Il a répondu : “C’est la Maison peuplée. Soixante-dix mille anges y entrent chaque jour et, après en être sortis, ils n’y reviennent jamais.” Deux récipients m’ont alors été apportés, l’un contenant du vin et l’autre du lait, et on les a placés devant moi. J’ai choisi le lait. On a dit : “Tu as bien fait. Allah guidera ta communauté sur la voie naturelle grâce à toi.” Ensuite, cinquante prières quotidiennes m’ont été rendues obligatoires. Et il a rapporté la suite du hadith jusqu’à la fin
- Sahih Muslim, n°417
Rapporté par Malik ibn Sa’sa’ رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a raconté le hadith (mentionné ci-dessus) et y a ajouté : « On m’a apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, puis (la partie du corps) depuis le haut de la poitrine jusqu’à la partie inférieure de l’abdomen a été ouverte, lavée avec l’eau de Zamzam, puis remplie de sagesse et de foi. »
- Sahih Muslim, n°418
Rapporté par Qatada : Il a entendu Abu al-‘Aliya dire que le cousin de votre Prophète ﷺ, c’est-à-dire Ibn Abbas, lui a raconté : Le Messager d’Allah ﷺ, en racontant son voyage nocturne, a dit : « Moussa (paix sur lui) était un homme de grande taille, comme s’il était du peuple de Shanu’a, et Jésus était un homme bien bâti, aux cheveux bouclés. Il a aussi mentionné Malik, le gardien de l’Enfer, et le Dajjal. »
- Sahih Muslim, n°419
Rapporté par Abu al-‘Aliya, d’après Ibn Abbas رضي الله عنه : Le fils de l’oncle de votre Prophète ﷺ nous a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La nuit de mon voyage nocturne, je suis passé devant Moussa ibn ‘Imran (paix sur lui), un homme à la peau brun clair, grand, bien bâti, comme s’il était un homme du peuple de Shanu’a. J’ai vu Jésus, fils de Marie, de taille moyenne, au teint blanc et rouge, aux cheveux crépus. J’ai vu Malik, le gardien du Feu, et le Dajjal parmi les signes qu’Allah m’a montrés. » (Le narrateur) a ajouté : « Ne doutez donc pas de la rencontre du Prophète ﷺ avec Moussa. » Qatada a expliqué ainsi : « En vérité, le Messager d’Allah ﷺ a rencontré Moussa (paix sur lui). »
- Sahih Muslim, n°430
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je me trouvais dans le Hijr et les Quraysh m’interrogeaient sur mon voyage nocturne. On m’a posé des questions sur Bayt al-Maqdis auxquelles je ne pouvais pas répondre de mémoire. J’étais très contrarié, plus que jamais auparavant. Alors Allah l’a placé devant mes yeux. Je l’ai regardé et j’ai pu leur donner toutes les informations qu’ils me demandaient. J’ai aussi vu que j’étais parmi un groupe de prophètes. J’ai vu Moussa en train de prier : c’était un homme bien bâti, comme s’il était du peuple de Shanu’a. J’ai vu Jésus, fils de Marie (paix sur lui), en train de prier : parmi les hommes, il ressemblait le plus à ‘Urwa ibn Mas’ud al-Thaqafi. J’ai vu Ibrahim (paix sur lui) en train de prier : il ressemblait le plus à votre compagnon (le Prophète lui-même) parmi les gens. Quand l’heure de la prière est arrivée, je les ai dirigés. Quand j’ai terminé la prière, quelqu’un a dit : “Voici Malik, le gardien de l’Enfer ; salue-le.” Je me suis tourné vers lui, mais il m’a précédé dans le salut. »
- Sahih Muslim, n°474
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quatre personnes seront sorties du Feu et présentées devant Allah. L’un d’eux se tournera (vers Lui) et dira : “Ô mon Seigneur, puisque Tu m’as fait sortir de là, ne m’y renvoie pas.” Et Allah le sauvera de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°475
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah rassemblera les gens le Jour de la Résurrection et ils seront préoccupés par cela. » Ibn Ubaid a dit : « Ils recevront une inspiration divine à ce sujet et diront : ‘Si nous pouvions demander l’intercession auprès de notre Seigneur, nous pourrions être délivrés de cette situation.’ » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils viendront voir Adam et lui diront : ‘Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre main, a insufflé en toi de Son esprit et a ordonné aux anges de se prosterner devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur afin qu’Il nous délivre de cette situation.’ » Il dira : « Je ne suis pas en position de le faire », et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela ; il dira : « Allez voir Noé, le premier messager envoyé après moi par Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils iront voir Noé (paix sur lui). Il dira : ‘Je ne suis pas en position de le faire pour vous’, et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : ‘Allez voir Ibrahim (paix sur lui), qu’Allah a pris pour ami.’ » Ils iront voir Ibrahim (paix sur lui), qui dira : « Je ne suis pas en position de le faire pour vous », et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : « Allez voir Moïse (paix sur lui), avec qui Allah a parlé et à qui Il a donné la Torah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils iront voir Moïse (paix sur lui), qui dira : ‘Je ne suis pas en position de le faire pour vous’, et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : ‘Allez voir Jésus, l’Esprit d’Allah et Sa parole.’ » Il dira : « Je ne suis pas en position de le faire pour vous ; allez voir Muhammad ﷺ, un serviteur dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés. » Le narrateur dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ils viendront à moi et je demanderai la permission à mon Seigneur, qui me l’accordera. Quand je Le verrai, je me prosternerai, et Allah me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu, demande et il te sera donné, intercède et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’aura enseignées. J’intercéderai alors, mais une limite me sera fixée. Je les sortirai du Feu et les ferai entrer au Paradis (selon la limite). Je reviendrai ensuite, me prosternerai, et Allah me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il sera dit : “Relève-toi, ô Muhammad, parle et tu seras entendu, demande et il te sera donné, intercède et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’aura enseignées. J’intercéderai alors, et une limite me sera fixée. Je les sortirai du Feu et les ferai entrer au Paradis. » Le narrateur dit : Je ne me souviens plus si le Prophète ﷺ a dit la troisième ou la quatrième fois : « Ô mon Seigneur, il ne reste plus dans le Feu que ceux que le Coran a retenus, c’est-à-dire ceux qui y sont condamnés pour l’éternité. » Ibn Ubaid a dit dans un autre récit : Qatada a dit : « ceux dont le séjour éternel est obligatoire »
- Sahih Muslim, n°477
Rapporté par Anas b. Malik : Le Prophète d’Allah ﷺ a dit : « Allah rassemblera les croyants le Jour de la Résurrection et ils seront rendus conscients de cela ; le reste du hadith est semblable à celui rapporté ci-dessus. Puis il mentionna la quatrième fois : Et moi (le Prophète ﷺ) je dirai : “Ô mon Seigneur, il ne reste dans le Feu que ceux que le Coran a retenus, c’est-à-dire ceux qui y sont condamnés pour l’éternité.” »
- Sahih Muslim, n°478
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah” sera sorti du Feu, même s’il a dans son cœur une vertu du poids d’un grain d’orge. Puis celui qui a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah” sortira du Feu, même s’il a dans son cœur une vertu du poids d’un grain de blé. Ensuite, il sera sorti du Feu celui qui a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah”, même s’il a dans son cœur une vertu du poids d’un atome. » Ibn Minhal a ajouté dans sa narration : Yazid a dit : « J’ai rencontré Shu'ba et lui ai rapporté ce hadith. Shu'ba a dit : Qatada nous a transmis ce hadith d’Anas b. Malik, qui l’a entendu du Messager d’Allah ﷺ, avec cette variante qu’il a remplacé le mot “grain” par “atome”. Yazid a dit : Abu Bistam a aussi fait un changement dans ce récit. »
- Sahih Muslim, n°479
Rapporté par Ma'bad b. Hilal al 'Anazi : Nous sommes allés voir Anas b. Malik par l’intermédiaire de Thabit et nous sommes arrivés chez lui alors qu’il priait la prière du matin. Thabit a demandé la permission pour nous et nous sommes entrés, et il a fait asseoir Thabit avec lui sur son lit. Thabit lui a dit : « Ô Abu Hamza (surnom d’Anas b. Malik), tes frères de Bassora te demandent de leur raconter le hadith de l’intercession. » Il a dit : « Muhammad ﷺ nous a raconté : Le Jour de la Résurrection, des gens se précipiteront les uns vers les autres, déconcertés. Ils iront voir Adam et lui diront : “Intercède auprès de ton Seigneur pour ta descendance.” Il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Ibrahim (paix sur lui), car il est l’ami d’Allah.” Ils iront voir Ibrahim, mais il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Moïse, car il est l’interlocuteur d’Allah.” Ils iront voir Moïse, mais il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Jésus, car il est l’Esprit d’Allah et Sa parole.” Ils iront voir Jésus, et il dira : “Je ne suis pas digne de cela ; allez plutôt voir Muhammad ﷺ.” Ils viendront à moi, et je dirai : “Je suis en mesure de le faire.” J’irai demander la permission à mon Seigneur, qui me l’accordera. Je me tiendrai alors devant Lui et Le louerai avec des louanges que je ne peux pas faire maintenant, mais qu’Allah m’inspirera. Je me prosternerai alors, et il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon Seigneur, mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur une foi du poids d’un grain de blé ou d’orge.” J’irai le faire ; puis je reviendrai vers mon Seigneur et Le louerai avec ces louanges (qu’Allah m’aura enseignées), puis je me prosternerai. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur une foi du poids d’une graine de moutarde.” J’irai le faire. Je reviendrai encore vers mon Seigneur, Le louerai avec ces louanges, puis me prosternerai. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon Seigneur, mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur autant de foi que la plus petite, la plus petite, la plus petite graine de moutarde.” J’irai le faire. » C’est le hadith qu’Anas nous a rapporté. Nous sommes sortis de chez lui et, arrivés dans la partie haute du cimetière de Jabban, nous avons dit : « Si seulement nous rencontrions Hasan pour le saluer ! » Il se cachait dans la maison d’Abu Khalifa. Ma'bad b. Hilal, le narrateur, dit : « Nous sommes allés le voir, l’avons salué et dit : “Ô Abu Sa'id, nous venons de ton frère Abu Hamza (Anas), et nous n’avons jamais entendu un hadith comme celui-ci sur l’intercession.” Il dit : “Racontez-le.” Nous avons raconté le hadith. Il dit : “Racontez-le encore.” Nous avons dit : “Il ne nous en a pas dit plus.” Il dit : “Il nous l’a raconté il y a vingt ans, quand il était fort et en bonne santé. Il a en fait omis quelque chose. Je ne sais pas si le vieil homme a oublié ou s’il a volontairement évité de vous le dire de peur que vous ne vous reposiez dessus et négligiez les bonnes actions.” Nous lui avons dit : “Raconte-le nous”, et il a ri et dit : “Il y a de la précipitation dans la nature humaine. Je ne vous en aurais pas parlé si je n’avais pas voulu vous le raconter.” (Et il ajouta que le Prophète ﷺ a dit :) “Je reviendrai alors vers mon Seigneur une quatrième fois, Le louerai avec ces louanges, puis me prosternerai. Il me sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô mon Seigneur, permets-moi d’intercéder pour celui qui a dit : Il n’y a de dieu qu’Allah.’ Il (le Seigneur) dira : ‘Cela ne t’appartient pas, mais par Ma Gloire, Ma Majesté, Ma Grandeur et Ma Puissance, Je ferai certainement sortir celui qui a dit : Il n’y a de dieu qu’Allah.’” Ma'bad, le narrateur, dit : « J’atteste que le hadith transmis par Hasan a été entendu par lui d’Anas b. Malik, et je vois qu’il l’a rapporté il y a vingt ans, alors qu’il était en pleine forme. »
- Sahih Muslim, n°483
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je serai le premier à intercéder au Paradis, et parmi les prophètes, j’aurai le plus grand nombre de partisans au Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°484
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les prophètes, j’aurai le plus grand nombre de partisans au Jour de la Résurrection, et je serai le premier à frapper à la porte du Paradis. »
- Sahih Muslim, n°485
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je serai le premier à intercéder au Paradis, et aucun prophète parmi les prophètes n’aura été suivi (par autant de gens) que moi. Il y aura même un prophète parmi les prophètes qui ne sera suivi que par un seul homme de son peuple. »
- Sahih Muslim, n°486
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’irai à la porte du Paradis le Jour de la Résurrection et je demanderai qu’on l’ouvre. Le gardien dira : “Qui es-tu ?” Je répondrai : “Muhammad.” Il dira alors : “C’est pour toi que j’ai reçu l’ordre d’ouvrir, et pour personne avant toi.” »
- Sahih Muslim, n°494
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Chaque prophète a une prière avec laquelle il invoque (Allah) pour sa communauté. J’ai réservé ma prière pour l’intercession de ma communauté au Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°502
Rapporté par Ubaidallah ibn Umar al-Qawariri رضي الله عنه : Ce même hadith est rapporté par lui d’après Abu ‘Uwana, qui le transmit à ‘Abd al-Malik ibn ‘Umair avec la même chaîne de transmetteurs, et le hadith de Jarir est plus complet et plus détaillé
- Sahih Muslim, n°534
Rapporté par Abu Malik al-Ash’ari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La propreté est la moitié de la foi. “Al-Hamdu Lillah” (la louange et la reconnaissance reviennent à Allah seul) remplit la balance, et “Subhan Allah” (Gloire à Allah) et “Al-Hamdu Lillah” remplissent ce qu’il y a entre les cieux et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est une preuve (de la foi), la patience est une clarté, et le Coran est une preuve pour toi ou contre toi. Tous les hommes sortent le matin et se vendent eux-mêmes : certains se libèrent, d’autres se détruisent. »
- Sahih Muslim, n°557
Rapporté par Malik b. Anas d’après ‘Amr b. Yahya avec la même chaîne de transmetteurs : Il a mentionné le rinçage de la bouche et l’aspiration d’eau dans le nez trois fois, mais il n’a pas précisé « avec une seule main ». Il a ajouté : Il a déplacé ses mains pour essuyer l’avant de sa tête puis la nuque, puis il les a ramenées jusqu’à l’endroit où il avait commencé, après quoi il a lavé ses pieds
- Sahih Muslim, n°585
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ se rendit au cimetière et dit : « Que la paix soit sur vous, demeure des croyants. Et si Allah le veut, nous vous rejoindrons… » (et ainsi de suite, comme dans le hadith rapporté par Isma’il b. Ja’far, sauf les mots de Malik : « Alors certaines personnes seront repoussées de mon Bassin. »)
- Sahih Muslim, n°588
Rapporté par ‘Ali b. ‘Abd al-Rahman : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, mais le mot « Ribat » n’est pas mentionné dans la version transmise par Shu‘ba, alors qu’il est mentionné deux fois dans celle rapportée par Malik : « C’est cela le “Ribat” pour vous, c’est cela le “Ribat” pour vous. »
- Sahih Muslim, n°619
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans un enclos pendant qu’un serviteur, le plus jeune d’entre nous, le suivait avec un récipient d’eau et l’a posé près d’un jujubier. Quand le Messager d’Allah ﷺ s’est soulagé, il est sorti et s’est nettoyé avec de l’eau
- Sahih Muslim, n°620
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ entrait aux toilettes, un serviteur et moi portions une outre d’eau et un bâton pointu, et il se nettoyait avec de l’eau
- Sahih Muslim, n°621
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ allait dans un endroit éloigné dans le désert, à l’abri des regards, pour se soulager. Ensuite, je lui apportais de l’eau et il se nettoyait
- Sahih Muslim, n°660
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un Arabe du désert s’est mis dans un coin de la mosquée et y a uriné. Les gens (les compagnons du Prophète présents) ont crié, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laissez-le tranquille. » Quand il a fini, le Messager d’Allah ﷺ a ordonné qu’on apporte un seau d’eau et qu’on le verse à cet endroit
- Sahih Muslim, n°661
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Alors que nous étions dans la mosquée avec le Messager d’Allah ﷺ, un Arabe du désert est venu, s’est levé et a commencé à uriner dans la mosquée. Les compagnons du Messager d’Allah ﷺ ont dit : « Arrête, arrête », mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne l’interrompez pas ; laissez-le tranquille. » Ils l’ont donc laissé, et quand il a fini d’uriner, le Messager d’Allah ﷺ l’a appelé et lui a dit : « Ces mosquées ne sont pas des endroits pour uriner ou pour la saleté, mais elles sont faites pour l’évocation d’Allah, la prière et la récitation du Coran », ou quelque chose de semblable. Le rapporteur a ajouté que le Prophète ﷺ a ensuite demandé à quelqu’un d’apporter un seau d’eau et de le verser à cet endroit
- Sahih Muslim, n°676
Ce récit est rapporté par Abu Kuraib, Ibn Numair, Abu Tahir, Ibn Wahb, Yahya ibn Abdullah ibn Salim, Malik ibn Anas, ‘Amr ibn Harith d’après Hisham ibn ‘Urwa, avec la même chaîne de transmetteurs que celui rapporté par Yahya ibn Sa’id, comme mentionné ci-dessus
- Sahih Muslim, n°709
Rapporté par Anas b. Malik : Umm Sulaim, la grand-mère d’Ishaq, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ en présence de Aïcha رضي الله عنها et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, si une femme voit en rêve ce qu’un homme voit et qu’elle ressent la même chose (c’est-à-dire l’orgasme) ? » À cela, Aïcha رضي الله عنها a réagi : « Ô Umm Sulaim, tu as fait honte aux femmes ; que ta main droite soit couverte de poussière. » Le Prophète ﷺ répondit à Aïcha رضي الله عنها : « Que ta main soit couverte de poussière. » Puis, s’adressant à Umm Sulaim, il dit : « Eh bien, ô Umm Sulaim, si elle voit cela (c’est-à-dire si elle a un orgasme en rêve), elle doit faire le grand lavage. »
- Sahih Muslim, n°710
Rapporté par Anas b. Malik : Umm Sulaim a raconté qu’elle a demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet d’une femme qui voit en rêve ce qu’un homme voit (un rêve à caractère sexuel). Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si une femme voit cela, elle doit faire le grand lavage. » Umm Sulaim a dit : « J’étais gênée à cause de cela et j’ai demandé : “Est-ce que cela arrive vraiment ?” » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Oui, cela arrive, sinon comment l’enfant pourrait-il ressembler à sa mère ? Le liquide de l’homme (le sperme) est épais et blanc, et celui de la femme est fin et jaune ; ainsi, la ressemblance vient de celui dont les gènes dominent. »
- Sahih Muslim, n°711
Rapporté par Anas b. Malik : Une femme a demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet d’une femme qui voit en rêve ce qu’un homme voit (rêve à caractère sexuel). Le Prophète ﷺ a dit : « Si elle ressent ce qu’un homme ressent, elle doit faire le grand lavage. »
- Sahih Muslim, n°834
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Les gens se sont levés pour prier alors que le Messager d’Allah ﷺ parlait à voix basse à un homme. Il n’a pas interrompu sa conversation jusqu’à ce que ses compagnons s’assoupissent, puis il est venu diriger la prière
- Sahih Muslim, n°839
Rapporté par Anas ibn Malik : Ils (les compagnons) ont discuté de la façon de connaître l’heure de la prière avec un signe reconnu par tous. Certains ont proposé d’allumer un feu ou de faire sonner une cloche. Mais Bilal a reçu l’ordre de répéter les phrases deux fois dans l’Adhan, et une seule fois dans l’Iqama
- Sahih Muslim, n°847
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ attaquait l’ennemi à l’aube. Il écoutait l’Adhan ; s’il l’entendait, il s’arrêtait, sinon il lançait l’attaque. Un jour, en entendant un homme dire : « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand », le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il suit la nature saine (al-Fitra, c’est-à-dire l’islam). » Puis, en l’entendant dire : « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah », le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tu es sorti du Feu (de l’Enfer). » Ils l’ont regardé et ont vu que c’était un berger de chèvres
- Sahih Muslim, n°864
Rapporté par Abu Qilaba : Il a vu Malik ibn Huwairith lever les mains au début de la prière, puis avant de s’incliner, puis après avoir relevé la tête de l’inclinaison, et il a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ faisait ainsi
- Sahih Muslim, n°865
Rapporté par Malik ibn Huwairith رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ levait les mains à hauteur des oreilles au moment de prononcer le takbir (c’est-à-dire au début de la prière), puis il levait encore les mains à hauteur des oreilles lorsqu’il s’inclinait, et quand il relevait la tête après l’inclinaison, il disait : « Allah a entendu celui qui Le loue », et il levait aussi les mains à hauteur des oreilles
- Sahih Muslim, n°892
Rapporté par Abda : ‘Umar ibn al-Khattab récitait à haute voix ces paroles : « Gloire à Toi, ô Allah, à Toi la louange, béni soit Ton nom, exaltée soit Ta majesté, il n’y a pas d’autre divinité que Toi. » Qatada a écrit qu’Anas ibn Malik lui avait rapporté : J’ai prié derrière le Messager d’Allah ﷺ, Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman. Ils commençaient (la récitation à voix haute) par : « Al-hamdu lillahi Rabb al-‘Alamin » [Louange à Allah, Seigneur de l’univers] et ne récitaient pas « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim » à voix haute, ni au début ni à la fin de la récitation
- Sahih Muslim, n°893
Rapporté par Abu Talha : Il a entendu Anas b. Malik rapporter cela
- Sahih Muslim, n°895
Rapporté par Mukhtar b. Fulful : Il a entendu Anas b. Malik dire que le Messager d’Allah ﷺ s’était assoupi, et le reste du hadith est identique à celui rapporté par Mus-hir, sauf que le Prophète ﷺ a dit : « C’est un canal que mon Seigneur, le Très-Haut et le Glorieux, m’a promis au Paradis. Il y a un bassin dessus », mais il n’a pas mentionné les coupes aussi nombreuses que les étoiles
- Sahih Muslim, n°916
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : J’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ un hadith semblable à celui transmis par Malik, mais il n’a pas mentionné les paroles de Shihab
- Sahih Muslim, n°921
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé de cheval et son côté droit a été éraflé. Nous sommes allés prendre de ses nouvelles, et l’heure de la prière est arrivée. Il nous a dirigés dans la prière en étant assis, et nous avons prié derrière lui en étant assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam est désigné pour être suivi ; donc, quand il dit le takbir, dites-le aussi ; quand il se prosterne, prosternez-vous aussi ; quand il se relève, relevez-vous aussi ; et quand il dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Notre Seigneur, à Toi la louange.” Et quand il prie assis, priez tous assis. »
- Sahih Muslim, n°922
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé de cheval, il a été éraflé et il nous a dirigés dans la prière en étant assis, et le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°923
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé de cheval et son côté droit a été éraflé, et le reste du hadith est le même, avec en plus ces paroles : « Quand l’imam prie debout, priez aussi debout. »
- Sahih Muslim, n°925
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé de son cheval et son côté droit a été éraflé, et le reste du hadith est le même. Dans ce hadith, il n’y a pas d’ajouts comme dans la version transmise par Yunus et Malik
- Sahih Muslim, n°944
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abou Bakr a dirigé la prière à cause de la maladie du Messager d’Allah ﷺ, maladie dont il est décédé. C’était un lundi et nous étions alignés pour la prière. Le Messager d’Allah ﷺ a écarté le rideau de la chambre d’Aïsha et nous a regardés alors qu’il était debout, et son visage était aussi lumineux que la page d’un Livre Saint. Le Messager d’Allah ﷺ a été heureux et a souri. Nous étions remplis de joie en prière à cause de la venue du Messager d’Allah ﷺ parmi nous. Abou Bakr a reculé pour prier dans le rang en voyant que le Messager d’Allah ﷺ était sorti pour la prière. Le Messager d’Allah ﷺ leur a fait signe de la main de terminer leur prière. Puis il est retourné dans sa chambre et a tiré le rideau. Le narrateur dit : Le Messager d’Allah ﷺ est décédé ce même jour
- Sahih Muslim, n°946
Rapporté par une autre chaîne d’après Anas ibn Malik رضي الله عنه : Ce hadith est rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°950
Rapporté par une autre chaîne d’après Sahl ibn Sa’d رضي الله عنه, de la même manière que l’a rapporté Malik, à l’exception de ces mots : « Abou Bakr a levé les mains, a loué Allah et a reculé jusqu’à se tenir dans le rang. »
- Sahih Muslim, n°959
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faites bien l’inclinaison et la prosternation. Par Allah, je vous vois même si vous êtes derrière moi, ou il a dit : (Je vous vois) derrière mon dos quand vous vous inclinez ou vous prosternez. »
- Sahih Muslim, n°975
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Alignez vos rangs, car le fait de bien aligner les rangs fait partie de la perfection de la prière. »
- Sahih Muslim, n°976
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Complétez les rangs, car je vous vois même derrière mon dos. »
- Sahih Muslim, n°1017
Rapporté par Abu al-Malik avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°1024
Rapporté par Qutba b. Malik : J’ai prié derrière le Messager d’Allah ﷺ et il a récité : « Qaf. Par le Noble Coran », jusqu’à « et les hauts palmiers » (l. 10). J’ai voulu la répéter mais je n’ai pas pu en saisir tout le sens
- Sahih Muslim, n°1025
Rapporté par Qutba b. Malik : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ réciter, lors de la prière du matin : « Et les hauts palmiers aux régimes superposés » (Coran 50:)
- Sahih Muslim, n°1056
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand je commence la prière, j’ai l’intention de la faire longue, mais j’entends un enfant pleurer, alors je la raccourcis par compassion pour sa mère. »
- Sahih Muslim, n°1105
Rapporté par ‘Abdullah ibn Malik ibn Bujayna رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ se prosternait, il écartait les bras au point que la blancheur de ses aisselles devenait visible
- Sahih Muslim, n°1121
Rapporté par Aoun ibn Abou Juhaifa, d’après le Messager d’Allah ﷺ, par l’intermédiaire de son père رضي الله عنه : Un hadith semblable à celui de Soufyan, et Omar ibn Abou Zaïda a ajouté : Certains cherchaient à devancer les autres pour obtenir de l’eau, et dans le hadith rapporté par Malik ibn Mighwal, il est dit : Quand vint midi, Bilal est sorti et a appelé à la prière du midi
- Sahih Muslim, n°1173
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine et il est resté quatorze nuits dans la partie haute de la ville, chez la tribu des Banu ‘Amr b. ‘Auf. Ensuite, il a fait venir les chefs des Banu al-Najjar, qui sont venus avec leurs épées autour du cou. Le narrateur dit : J’ai l’impression de voir le Messager d’Allah ﷺ sur sa monture, avec Abu Bakr derrière lui, entouré des chefs des Banu al-Najjar, jusqu’à ce qu’il descende dans la cour d’Abu Ayyub. Le Messager d’Allah ﷺ a prié quand l’heure de la prière est arrivée, dans un enclos à chèvres et moutons. Ensuite, il a ordonné la construction de mosquées et a fait venir les chefs des Banu al-Najjar. Il leur a dit : « Ô Banu al-Najjar, vendez-moi vos terrains. » Ils ont répondu : « Non, par Allah, nous n’en demanderons pas le prix, mais une récompense d’Allah. » Anas a dit : Il y avait là des arbres, des tombes de polythéistes et des ruines. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné de couper les arbres, de déplacer les tombes et de niveler les ruines. Les arbres ont été alignés vers la qibla et les pierres placées de chaque côté de la porte. Pendant la construction de la mosquée, ils récitaient des vers avec le Messager d’Allah ﷺ : « Ô Allah, il n’y a de bien que celui de l’au-delà, Aide donc les Ansar et les Muhajirin. »
- Sahih Muslim, n°1212
Rapporté par Abu Qatadi : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier en portant Umama, la fille de Zainab, fille du Messager d’Allah ﷺ, et d’Abu’l-‘As b. al-Rabi‘. Quand il se levait, il la prenait dans ses bras, et quand il se prosternait, il la posait. Yahya a dit : Malik a confirmé cela
- Sahih Muslim, n°1230
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous est en prière, il est en conversation intime avec son Seigneur. Donc, aucun de vous ne doit cracher devant lui ni à sa droite, mais à sa gauche, sous son pied. »
- Sahih Muslim, n°1231
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cracher dans une mosquée est un péché, et son expiation est de l’enterrer. »
- Sahih Muslim, n°1232
Rapporté par Shu’ba : J’ai demandé à Qatada à propos de cracher dans la mosquée. Il a dit : « J’ai entendu Anas ibn Malik dire : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Cracher dans la mosquée est un péché, et son expiation est de l’enterrer.” »
- Sahih Muslim, n°1236
Rapporté par Sa’d ibn Yazid : J’ai demandé à Anas ibn Malik : « Le Messager d’Allah ﷺ priait-il en portant des chaussures ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°1241
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand le dîner est servi et que la prière commence, il faut d’abord manger. »
- Sahih Muslim, n°1242
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand le dîner est servi devant vous et que c’est aussi l’heure de la prière, mangez d’abord avant de faire la prière du soir et ne vous dépêchez pas d’aller prier en laissant la nourriture. »
- Sahih Muslim, n°1243
Rapporté par Anas b. Malik : Ce hadith a aussi été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°1271
Rapporté par ‘Abdullah b. Malik ibn Buhaina al-Asadi رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé (après deux rak‘as) alors qu’il devait s’asseoir et a continué la prière. Mais à la fin de la prière, il a fait une prosternation avant les salutations, puis il a prononcé les salutations
- Sahih Muslim, n°1373
Rapporté par Malik : Ce hadith a été rapporté sans la mention « avec l’Imam », et dans la version transmise par Abdullah, il est dit : « il a trouvé la prière entière. »
- Sahih Muslim, n°1407
Rapporté par Anas b. Malik : Nous faisions la prière du midi avec le Messager d’Allah ﷺ sous une chaleur intense, et quand l’un d’entre nous avait du mal à poser son front par terre, il étendait son vêtement et se prosternait dessus
- Sahih Muslim, n°1408
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ priait la prière de l’après-midi alors que le soleil était encore haut et brillant, puis quelqu’un pouvait aller jusqu’à al-‘Awali et y arriver alors que le soleil était toujours haut. Ibn Qutaiba n’a pas mentionné : « quelqu’un pouvait aller jusqu’à al-‘Awali »
- Sahih Muslim, n°1409
Rapporté par Anas b. Malik : Ce hadith, selon lequel le Messager d’Allah ﷺ faisait la prière de l’après-midi comme mentionné précédemment, a été transmis par Anas b. Malik par une autre chaîne de rapporteurs
- Sahih Muslim, n°1410
Rapporté par Anas b. Malik : Nous faisions la prière de l’‘Asr, puis l’un de nous allait à Quba’ et y arrivait alors que le soleil était encore haut
- Sahih Muslim, n°1411
Rapporté par Anas b. Malik : Nous faisions la prière de l’après-midi à un moment tel qu’une personne pouvait aller chez Bani ‘Amr b. Auf et les trouvait en train de faire la prière de l’après-midi
- Sahih Muslim, n°1412
Rapporté par ‘Ala’ b. ‘Abd al-Rahman : Nous sommes venus à la maison d’Anas b. Malik à Bassora après avoir fait la prière du midi. Sa maison était à côté de la mosquée. En lui rendant visite, il nous a dit : « Avez-vous fait la prière de l’après-midi ? » Nous lui avons répondu : « Nous venons juste de finir la prière du midi. » Il a dit : « Faites la prière de l’après-midi. » Alors nous nous sommes levés et avons prié. Quand nous avons terminé, il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “C’est ainsi que prie l’hypocrite : il reste assis à regarder le soleil, et quand il est entre les cornes du diable, il se lève et frappe le sol quatre fois (à la hâte), en mentionnant peu Allah pendant cette prière.” »
- Sahih Muslim, n°1413
Rapporté par Abu Umama b. Sahl : Nous avons fait la prière du midi avec Omar b. ‘Abd al-‘Aziz. Ensuite, nous sommes partis jusqu’à arriver chez Anas b. Malik et nous l’avons trouvé en train de faire la prière de l’après-midi. Je lui ai dit : « Ô oncle ! Quelle est cette prière que tu fais ? » Il a répondu : « C’est la prière de l’après-midi, et c’est la prière du Messager d’Allah ﷺ que nous faisions avec lui. »
- Sahih Muslim, n°1414
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière de l’après-midi. Lorsqu’il a terminé, une personne de Bani Salama est venue lui dire : « Messager d’Allah, nous voulons égorger notre chameau et nous aimerions que tu sois présent. » Il a répondu : « Oui. » Cette personne est partie, et nous l’avons suivie. Nous avons vu que le chameau n’avait pas encore été égorgé. Ensuite, il a été abattu, découpé, puis une partie a été cuisinée, et nous en avons mangé avant le coucher du soleil. Ce hadith a aussi été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°1449
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Nous avons attendu le Messager d’Allah ﷺ une nuit, jusqu’à ce que la nuit soit presque à la moitié. Il est venu, a accompli la prière, puis s’est tourné vers nous, et c’est comme si je voyais la brillance de la bague en argent à son doigt
- Sahih Muslim, n°1496
Rapporté par Mahmud b. al-Rabi' : 'Itban b. Malik, qui était un des compagnons du Messager d’Allah ﷺ, ayant participé à la bataille de Badr et faisant partie des Ansar, a raconté qu’il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Messager d’Allah, j’ai perdu la vue et je dirige la prière pour mon peuple. Quand il pleut fort, un courant d’eau se forme dans la vallée entre eux et moi, et je ne peux pas aller à leur mosquée pour diriger la prière. Je te demande donc de venir prier dans un coin de ma maison pour que je puisse en faire mon lieu de prière. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Si Allah le veut, je le ferai bientôt. » 'Itban a dit : Le lendemain, à l’aube, le Messager d’Allah ﷺ est venu avec Abu Bakr as-Siddiq. Il a demandé la permission d’entrer, je la lui ai donnée, et il n’a pas attendu pour s’asseoir. Il a dit : « Où veux-tu que je prie dans ta maison ? » J’ai montré un coin. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé, a prononcé « Allahou Akbar » pour commencer la prière, nous nous sommes mis derrière lui, il a prié deux unités puis a salué. Nous l’avons retenu pour le repas que nous avions préparé. Les voisins sont venus, il y a eu une bonne assemblée. L’un d’eux a dit : « Où est Malik b. Dukhshun ? » Quelqu’un a répondu : « C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne dites pas cela de lui. Ne voyez-vous pas qu’il dit : “La ilaha ill-Allah” et cherche par cela l’agrément d’Allah ? » Ils ont dit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Un autre a dit : « Nous voyons qu’il aime et soutient seulement les hypocrites. » Le Messager d’Allah ﷺ a répété : « En vérité, Allah a interdit le Feu à celui qui dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah” en cherchant l’agrément d’Allah. » Ibn Shihab a dit : J’ai demandé à Husain b. Muhammad al-Ansari à propos de ce hadith, et il l’a confirmé
- Sahih Muslim, n°1497
Rapporté par 'Itban b. Malik رضي الله عنه : Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ, et le reste du hadith est le même que précédemment, sauf qu’un homme a dit : « Où est Malik b. Dukhshun ou Dukhaishin ? » Mahmud a ajouté : J’ai raconté ce hadith à beaucoup de gens, dont Abu Ayyub al-Ansari qui a dit : « Je ne pense pas que le Messager d’Allah ﷺ ait pu dire cela comme tu le rapportes. » Il a dit : J’ai juré que si j’allais voir 'Itban, je l’interrogerais à ce sujet. Je suis donc allé le voir, il était très âgé et avait perdu la vue, mais il était l’imam de son peuple. Je me suis assis à côté de lui et l’ai interrogé sur ce hadith, et il l’a rapporté exactement comme la première fois. Ensuite, beaucoup d’autres obligations et commandements ont été révélés, que nous voyons accomplis. Donc, celui qui veut ne pas être trompé ne le sera pas
- Sahih Muslim, n°1498
Rapporté par Mahmud b. Rabi' : Je me souviens bien du jet d’eau du Messager d’Allah ﷺ qu’il a fait avec un seau de notre maison. Mahmud a dit : 'Itban b. Malik m’a raconté qu’il avait dit : « Messager d’Allah, j’ai perdu la vue », et le reste du hadith est le même jusqu’à ces mots : « Il nous a dirigés dans deux unités de prière et nous avons retenu le Messager d’Allah ﷺ pour lui servir le plat que nous avions préparé », sans mentionner la suite ajoutée par Yunus et Ma’mar
- Sahih Muslim, n°1499
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Sa grand-mère, Mulaika, avait invité le Messager d’Allah ﷺ à un repas qu’elle avait préparé. Il en a mangé, puis a dit : « Levez-vous pour que je prie (afin de vous bénir). » Anas b. Malik a dit : Je me suis levé sur un tapis qui avait noirci à force d’usage. J’y ai versé un peu d’eau pour l’assouplir, et le Messager d’Allah ﷺ s’est tenu dessus. Moi et un orphelin nous sommes mis en rang derrière lui, et la vieille femme était derrière nous. Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans deux unités de prière, puis il est reparti
- Sahih Muslim, n°1500
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait le meilleur caractère. Parfois, l’heure de la prière arrivait alors qu’il était chez nous. Il demandait alors qu’on étende le tapis sous lui, on le secouait et on y versait un peu d’eau. Le Messager d’Allah ﷺ dirigeait alors la prière et nous nous mettions derrière lui. Ce tapis était fait de feuilles de palmier
- Sahih Muslim, n°1502
Rapporté par Abdullah b. al-Mukhtar, ayant entendu Moussa b. Anas rapporter d’Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dirigé dans la prière, ainsi que ma mère ou ma tante. Il m’a fait me tenir à sa droite et a fait se tenir la femme derrière nous
- Sahih Muslim, n°1535
Rapporté par Malik b. Huwairith : Nous sommes venus voir le Messager d’Allah ﷺ et nous étions tous de jeunes hommes d’âge proche. Nous sommes restés avec lui vingt nuits, et comme le Messager d’Allah ﷺ était très bienveillant et doux de cœur, il a compris que nous avions envie de retrouver nos familles (nous avions le mal du pays). Il nous a donc interrogés sur nos familles restées derrière nous, et quand nous l’avons informé, il a dit : « Retournez auprès de vos familles, restez avec elles, enseignez-leur (la foi et les pratiques de l’islam) et encouragez-les au bien. Quand l’heure de la prière arrive, que l’un de vous fasse l’appel à la prière, puis que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih Muslim, n°1537
Rapporté par Malik b. Huwairith Abu Sulaiman : Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ avec d’autres personnes, et nous étions de jeunes hommes d’âge proche. Le reste du hadith est rapporté comme dans le hadith précédent
- Sahih Muslim, n°1538
Rapporté par Malik b. Huwairith : Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ avec un compagnon, et quand nous avons voulu repartir, il a dit : « Quand c’est l’heure de la prière, faites l’appel, prononcez l’iqama, et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sahih Muslim, n°1545
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a invoqué la malédiction dans la prière du matin pendant trente jours contre ceux qui ont tué les Compagnons (du Prophète) à Bi’r Ma’una. Il a maudit les tribus de Ri’l, Dhakwan, Lihyan et Usayya, qui avaient désobéi à Allah et à Son Messager ﷺ. Anas a dit : Allah, le Très-Haut, a révélé un verset à propos de ceux qui ont été tués à Bi’r Ma’una, et nous l’avons récité jusqu’à ce qu’il soit abrogé plus tard (et le verset était : « Annoncez à notre peuple que nous avons rencontré notre Seigneur, Il est satisfait de nous et nous sommes satisfaits de Lui. »)
- Sahih Muslim, n°1547
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a récité le Qunut pendant un mois dans la prière de l’aube après le ruku’ et a invoqué la malédiction contre Ri’l, Dhakwan, et a dit que ‘Usayya avait désobéi à Allah et à Son Messager ﷺ
- Sahih Muslim, n°1548
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a récité le Qunut pendant un mois dans la prière de l’aube après le ruku’ et a invoqué la malédiction contre Bani Usayya
- Sahih Muslim, n°1552
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a fait le Qunut pendant un mois en invoquant la malédiction contre Ri’l, Dhakwan, ‘Usayya, ceux qui ont désobéi à Allah et à Son Messager ﷺ
- Sahih Muslim, n°1566
Rapporté par Qatada d’après Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui oublie la prière doit la faire dès qu’il s’en souvient, il n’y a pas d’autre expiation que cela. » Qatada a dit : (Allah dit) « Et accomplis la prière pour te souvenir de Moi. »
- Sahih Muslim, n°1568
Rapporté par Qatada d’après Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui oublie la prière, ou qui a dormi (et l’a manquée), son expiation est simplement de la faire dès qu’il s’en souvient. »
- Sahih Muslim, n°1569
Rapporté par Qatada d’après Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un de vous manque la prière à cause du sommeil ou de l’oubli, il doit la faire dès qu’il s’en souvient, car Allah a dit : “Accomplis la prière pour te souvenir de Moi.” »
- Sahih Muslim, n°1582
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’ai fait la prière du midi en quatre rak‘as avec le Messager d’Allah ﷺ à Médine, et deux rak‘as pour la prière de l’après-midi à Dhu’l-Hulaifa
- Sahih Muslim, n°1583
Rapporté par Yahya ibn Yazid al-Huna’i : J’ai demandé à Anas ibn Malik au sujet du raccourcissement de la prière. Il a répondu : « Quand le Messager d’Allah ﷺ avait parcouru une distance de trois miles ou trois farsakh (Shu‘ba, l’un des rapporteurs, avait un doute à ce sujet), il priait deux rak‘as. »
- Sahih Muslim, n°1586
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Nous sommes partis de Médine vers La Mecque avec le Messager d’Allah ﷺ, et il a prié deux rak‘as à chaque prière jusqu’à notre retour à Médine. J’ai demandé : « Combien de temps est-il resté à La Mecque ? » Il a répondu : « Dix jours. »
- Sahih Muslim, n°1588
Rapporté par Yahya ibn Abu Ishaq : J’ai entendu Anas ibn Malik dire : « Nous sommes partis de Médine pour le pèlerinage. Le reste est identique. »
- Sahih Muslim, n°1620
Rapporté par Anas b. Sirin رضي الله عنه : Nous avons rencontré Anas b. Malik alors qu’il arrivait en Syrie, à un endroit appelé 'Ain-al-Tamar, et nous l’avons vu prier sur le dos de son âne, tourné dans cette direction. (Hammam, l’un des narrateurs, a montré une direction à gauche de la qibla.) Je lui ai dit : « Je vois que tu pries dans une direction autre que la qibla. » Il a répondu : « Si je n’avais pas vu le Messager d’Allah ﷺ faire ainsi, je ne l’aurais jamais fait. »
- Sahih Muslim, n°1625
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ partait en voyage avant que le soleil ne commence à décliner, il retardait la prière du dhor jusqu’à celle de l’asr, puis il descendait de sa monture et les faisait ensemble. Mais si le soleil avait déjà décliné avant son départ, il faisait la prière du dhor puis montait sur sa monture
- Sahih Muslim, n°1649
Rapporté par 'Abdullah b. Malik b. Buhaina رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant un homme qui priait alors que la prière obligatoire de l’aube avait déjà commencé. Il lui a dit quelque chose, mais nous ne savons pas ce que c’était. Quand nous sommes revenus, nous l’avons entouré et nous lui avons demandé : « Qu’est-ce que le Messager d’Allah ﷺ t’a dit ? » Il a répondu : « Il m’a dit qu’il avait l’impression que l’un d’entre eux allait accomplir quatre unités de prière pour la prière de l’aube. » Qa’nabi rapporte qu' 'Abdullah b. Malik b. Buhaina l’a rapporté au nom de son père. (Abu’l-Husain Muslim a dit : Son affirmation selon laquelle il rapporte ce hadith de son père n’est pas correcte)
- Sahih Muslim, n°1659
Rapporté par Ka‘b b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ ne revenait de voyage que dans la matinée, et à son arrivée, il allait d’abord à la mosquée, y priait deux unités, puis s’y asseyait
- Sahih Muslim, n°1938
Rapporté par Mukhtar b. Fulful : J’ai demandé à Anas b. Malik au sujet des prières surérogatoires après la prière de l’après-midi, et il a répondu : Omar a frappé les mains de ceux qui priaient après ‘Asr, et nous avions l’habitude de faire deux unités de prière après le coucher du soleil, avant la prière du soir, à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Je lui ai demandé : « Le Messager d’Allah ﷺ les accomplissait-il ? » Il a répondu : « Il nous a vus les accomplir, mais il ne nous l’a ni ordonné ni interdit. »
- Sahih Muslim, n°1939
Rapporté par Anas b. Malik : Quand nous étions à Médine, dès que le muezzin faisait l’appel à la prière du coucher du soleil, les gens se précipitaient vers les colonnes de la mosquée et accomplissaient deux unités de prière, si bien qu’un étranger entrant dans la mosquée aurait pu croire que la prière obligatoire avait déjà été accomplie, tant ils étaient nombreux à prier à ce moment-là
- Sahih Muslim, n°2011
Rapporté par Safwan ibn Ya’la d’après son père رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ réciter des versets du Coran sur le minbar, notamment : « Ils ont crié : Ô Malik. »
- Sahih Muslim, n°2040
Rapporté par ‘Abdullah b. ‘Umar, en décrivant la prière surérogatoire du Messager d’Allah ﷺ : Il n’accomplissait pas de prière surérogatoire après le vendredi avant de rentrer chez lui, puis il priait deux rak'a à la maison. Yahya a dit : « Je pense avoir dit ces mots (devant l’imam Malik) qu’il les accomplissait effectivement. »
- Sahih Muslim, n°2075
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ pria pour la pluie en dirigeant le dos de ses mains vers le ciel
- Sahih Muslim, n°2077
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه à travers une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°2078
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme entra dans la mosquée par la porte du côté de Dar al-Qada’ pendant la prière du vendredi, alors que le Messager d’Allah ﷺ prononçait le sermon en étant debout. Il se plaça devant le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, les chameaux sont morts et les chemins sont bloqués ; invoque Allah pour qu’Il fasse descendre la pluie sur nous. » Le Messager d’Allah ﷺ leva les mains et dit : « Ô Allah, fais descendre la pluie sur nous ! Ô Allah, fais descendre la pluie sur nous ! Ô Allah, fais descendre la pluie sur nous ! » Anas رضي الله عنه dit : Par Allah, nous n’avons vu aucun nuage, même pas un petit, et il n’y avait aucune maison ou bâtiment entre nous et la colline de Sal‘a. Un nuage apparut alors, en forme de bouclier, derrière elle, monta dans le ciel, s’étendit, puis il y eut une forte pluie. Par Allah, nous n’avons pas vu le soleil de toute la semaine. Puis, le même homme revint le vendredi suivant par la même porte, alors que le Messager d’Allah ﷺ était debout et prononçait le sermon. Il se plaça devant lui et dit : « Ô Messager d’Allah, nos animaux sont morts et les chemins sont bloqués. Invoque Allah pour qu’Il arrête la pluie pour nous. » Le Messager d’Allah ﷺ leva de nouveau les mains et dit : « Ô Allah, fais pleuvoir autour de nous et non sur nous ! Ô Allah, sur les collines, les petites montagnes, les lits de rivières et les endroits où poussent les arbres. » La pluie s’arrêta, et en sortant, nous marchions au soleil. Il (le narrateur) demanda à Sharik : « As-tu demandé à Anas ibn Malik s’il s’agissait du même homme ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
- Sahih Muslim, n°2079
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Les gens souffraient de la famine du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Un jour, alors que le Messager d’Allah ﷺ prononçait le sermon sur le minbar un vendredi, un bédouin se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, les animaux sont morts et les enfants souffrent de la faim. » La suite du hadith est la même, avec ces mots : Il (le Prophète ﷺ) dit : « Ô Allah, fais pleuvoir dans nos environs mais pas sur nous. » Le narrateur dit : Dans toutes les directions où il pointait ses mains, les nuages se dispersaient, et j’ai vu Médine comme l’ouverture d’une cour, et le canal Qanat coula pendant un mois. Personne ne venait d’aucune région sans annoncer de fortes pluies
- Sahih Muslim, n°2080
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Alors que le Messager d’Allah ﷺ prononçait le sermon du vendredi, des gens se levèrent devant lui et dirent à haute voix : « Ô Messager d’Allah, il y a la sécheresse, les arbres jaunissent, les animaux sont morts. » La suite du hadith est la même, et dans la version rapportée par ‘Abd al-A‘la, il est dit : « Les nuages se sont dissipés au-dessus de Médine et il a plu autour, mais pas une goutte n’est tombée sur Médine. En regardant vers Médine, je l’ai trouvée comme un bassin creux. »
- Sahih Muslim, n°2082
Rapporté par ‘Ubaidullah ibn Anas ibn Malik : Il a entendu son père Anas ibn Malik رضي الله عنه dire : Un bédouin est venu voir le Messager d’Allah ﷺ un vendredi alors qu’il était sur le minbar ; la suite du hadith est la même, avec ce détail supplémentaire : « J’ai vu le nuage se dissiper comme on replie un drap. »
- Sahih Muslim, n°2083
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il s’est mis à pleuvoir. Le Messager d’Allah ﷺ a alors découvert une partie de son vêtement pour que la pluie tombe dessus. Nous avons demandé : « Ô Messager d’Allah, pourquoi as-tu fait cela ? » Il répondit : « Parce que cette pluie vient juste d’Allah, le Très-Haut. »
- Sahih Muslim, n°2139
Rapporté par Anas b. Malik : « La patience doit être montrée dès le premier choc. »
- Sahih Muslim, n°2140
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est allé voir une femme qui pleurait la perte de son enfant et lui a dit : « Crains Allah et sois patiente. » Ne le reconnaissant pas, elle répondit : « Tu n’as pas été touché comme moi. » Quand le Prophète ﷺ partit, on lui dit que c’était le Messager d’Allah ﷺ. Elle fut bouleversée. Elle se rendit à sa porte et ne trouva pas de gardiens. Elle dit : « Ô Messager d’Allah, je ne t’avais pas reconnu. » Il répondit : « La patience doit être montrée dès le premier choc. »
- Sahih Muslim, n°2141
Rapporté par Anas b. Malik : Un hadith similaire est rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, mais avec cette précision supplémentaire : « Le Messager d’Allah ﷺ passa devant une femme assise près d’une tombe. »
- Sahih Muslim, n°2160
Rapporté par Abu Malik al-Ash’ari : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a chez certains de mon peuple quatre habitudes de l’époque préislamique qu’ils n’abandonnent pas : se vanter de leur rang, critiquer les origines des autres, demander la pluie par les étoiles, et les lamentations. » Il a ajouté : « Si la femme qui se lamente ne se repent pas avant de mourir, elle sera debout le Jour de la Résurrection portant un vêtement de goudron et une tunique de gale. »
- Sahih Muslim, n°2170
Rapporté par Umm 'Atiyya رضي الله عنها : L’une des filles du Messager d’Allah ﷺ est décédée. Selon la version transmise par Ibn 'Ulayya : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous pendant que nous lavions sa fille. Dans la version de Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est entré chez nous lorsque sa fille est décédée. Le reste du hadith est identique à celui rapporté par Yazid b. Zurai' d’après Ayyub, d’après Muhammad, d’après Umm 'Atiyya
- Sahih Muslim, n°2200
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Un cortège funéraire passa et il fut loué en de bons termes. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « C’est confirmé, c’est confirmé, c’est confirmé. » Un autre cortège passa et il fut critiqué en de mauvais termes. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « C’est confirmé, c’est confirmé, c’est confirmé. » ‘Umar demanda : « Que mes parents te soient sacrifiés ! Un cortège est passé, il a été loué, et tu as dit : “C’est confirmé, c’est confirmé, c’est confirmé.” Un autre cortège est passé, il a été critiqué, et tu as dit : “C’est confirmé, c’est confirmé, c’est confirmé.” » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Celui que vous avez loué, le Paradis lui est assuré ; celui que vous avez critiqué, l’Enfer lui est assuré. Vous êtes les témoins d’Allah sur terre, vous êtes les témoins d’Allah sur terre, vous êtes les témoins d’Allah sur terre. »
- Sahih Muslim, n°2233
Rapporté par Jubair b. Nufair : J’ai entendu 'Auf b. Malik dire que le Prophète ﷺ a fait la prière sur le corps d’un défunt, et je me souviens de sa prière : « Ô Allah ! Pardonne-lui, fais-lui miséricorde, accorde-lui la paix et absous-le. Accueille-le avec honneur et rends sa tombe spacieuse ; lave-le avec de l’eau, de la neige et de la grêle. Purifie-le de ses fautes comme Tu purifies un vêtement blanc de la saleté. Accorde-lui une demeure meilleure que la sienne, une famille meilleure que la sienne, et un conjoint meilleur que le sien. Fais-le entrer au Paradis et protège-le du châtiment de la tombe et du Feu. » ('Auf bin Malik) a dit : J’aurais vraiment aimé être ce défunt
- Sahih Muslim, n°2315
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abu Talha était l’un des Ansar de Médine qui possédait le plus de biens, et parmi ses biens, il appréciait le plus son jardin appelé Bairaha’, situé en face de la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ y allait souvent et buvait de son eau douce. Quand ce verset a été révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez » (III, 91), Abu Talha s’est levé, est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Allah dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez”, et ce que j’aime le plus parmi mes biens, c’est Bairaha’. Je l’offre en sadaqa à Allah, en espérant la récompense et le trésor auprès d’Allah. Dépense-le, Messager d’Allah, comme tu le juges bon. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Bravo ! C’est un bon investissement, c’est un bon investissement. J’ai entendu ce que tu as dit, mais je pense que tu devrais le donner à tes proches. » Abu Talha l’a donc distribué à ses proches et à ses cousins du côté paternel
- Sahih Muslim, n°2403
Rapporté par Malik al-Ashja’i : Nous étions neuf, huit ou sept hommes en compagnie du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : « Pourquoi ne prêtez-vous pas allégeance au Messager d’Allah ? » alors que nous l’avions déjà fait récemment. Nous avons dit : « Messager d’Allah, nous t’avons déjà prêté allégeance. » Il a répété : « Pourquoi ne prêtez-vous pas allégeance au Messager d’Allah ? » et nous avons répondu de nouveau : « Messager d’Allah, nous t’avons déjà prêté allégeance. » Il l’a dit une troisième fois, alors nous avons tendu nos mains et dit : « Messager d’Allah, nous t’avons déjà prêté allégeance. Dis-nous maintenant sur quoi nous devons te prêter allégeance. » Il a dit : « Vous devez prêter allégeance à n’adorer qu’Allah sans rien Lui associer, à accomplir les cinq prières, à obéir (et il a dit quelque chose à voix basse) et à ne rien demander aux gens. » (À la suite de cela), j’ai vu que certains de ces hommes ne demandaient même pas à quelqu’un de ramasser leur fouet s’il tombait
- Sahih Muslim, n°2416
Rapporté par Anas ibn Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela, mais je ne sais pas si cela lui a été révélé ou non, mais il l’a dit
- Sahih Muslim, n°2417
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si le fils d’Adam possédait deux vallées d’or, il en voudrait une troisième. Sa bouche ne sera remplie que par la terre, et Allah accepte le repentir de celui qui se repent. »
- Sahih Muslim, n°2429
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Je marchais avec le Messager d’Allah ﷺ qui portait un manteau de Najran à bordure épaisse. Un bédouin l’a rencontré et a tiré si fort sur le manteau que j’ai vu la marque de la bordure sur la peau du cou du Messager d’Allah ﷺ. Le bédouin a dit : « Muhammad, ordonne qu’on me donne une part de la richesse d’Allah que tu détiens. » Le Messager d’Allah ﷺ s’est tourné vers lui, a souri, puis a ordonné qu’on lui donne un cadeau (une provision)
- Sahih Muslim, n°2430
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs. Dans la version transmise par Ikrima b. ‘Ammir, il y a un ajout : « Le bédouin a tiré si fort sur son manteau que le Messager d’Allah ﷺ a été entraîné tout près du bédouin. » Et dans la version de Hammam : « Il a tiré si fort que le manteau s’est déchiré et la bordure est restée autour du cou du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°2436
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le jour de Hunayn, quand Allah a accordé au Messager d’Allah ﷺ les richesses de Hawazin (sans combat), il a distribué à certains membres de Quraish cent chameaux chacun. Les jeunes parmi les Ansar ont alors dit : « Qu’Allah pardonne au Messager d’Allah ﷺ d’avoir donné ces chameaux aux gens de Quraish et de nous avoir ignorés alors que nos épées sont encore couvertes de sang. » Anas b. Malik a dit : Leur parole a été rapportée au Messager d’Allah ﷺ, qui a envoyé quelqu’un rassembler les Ansar sous une tente en cuir. Quand ils furent réunis, le Messager d’Allah ﷺ est venu et a dit : « Qu’est-ce que cette parole qui m’est parvenue de votre part ? » Les sages parmi les Ansar ont répondu : « Ô Messager d’Allah, les plus raisonnables d’entre nous n’ont rien dit, mais il y a parmi nous des jeunes qui ont dit : “Qu’Allah pardonne au Messager d’Allah ﷺ d’avoir donné aux Quraish et de nous avoir ignorés alors que nos épées sont encore tachées de leur sang.” » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je donne parfois des biens à des personnes qui étaient récemment dans l’incroyance, pour les rapprocher de la vérité. N’êtes-vous pas heureux que les gens repartent avec des richesses et que vous repartiez avec le Messager d’Allah ? Par Allah, ce avec quoi vous repartez est meilleur que ce qu’ils emportent. » Ils ont dit : « Oui, ô Messager d’Allah, nous sommes satisfaits. » Le Prophète a ajouté : « Vous verrez à l’avenir que d’autres seront préférés pour les biens matériels, alors soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez Allah et Son Messager, et je vous retrouverai au bassin d’al-Kawthar. » Ils ont dit : « Nous serons patients. »
- Sahih Muslim, n°2437
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Lorsque Allah a accordé à Son Messager ﷺ les richesses de Hawazin (sans combat), le reste du hadith est similaire, avec quelques différences : Anas a dit : « Nous ne pouvions pas le supporter » et il a aussi dit : « Les gens étaient jeunes. »
- Sahih Muslim, n°2438
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°2439
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a rassemblé les Ansar et a dit : « Y a-t-il parmi vous quelqu’un d’étranger ? » Ils ont répondu : « Non, seulement le fils de notre sœur. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le fils de la sœur du peuple fait partie de la tribu. » Puis il a ajouté : « Les Quraish viennent juste de quitter la période d’ignorance et de sortir de la détresse ; je veux donc les aider et les rapprocher. N’êtes-vous pas heureux que les gens repartent avec des richesses matérielles et que vous repartiez avec le Messager d’Allah dans vos maisons ? (Quant à mon amour pour vous, je dirais) : si les gens suivaient une vallée et les Ansar un sentier étroit dans la montagne, je suivrais le sentier des Ansar. »
- Sahih Muslim, n°2440
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Quand La Mecque a été conquise, le Prophète ﷺ a distribué le butin parmi les Quraish. Les Ansar ont alors dit : « C’est étrange que nos épées soient encore couvertes de leur sang, alors que nos biens sont donnés à eux (aux Quraish). » Cette remarque est parvenue au Messager d’Allah ﷺ, qui les a rassemblés et a dit : « Qu’est-ce que j’ai entendu à votre sujet ? » Ils ont répondu : « Oui, c’est bien ce qui t’est parvenu », et ils n’étaient pas du genre à mentir. Il a alors dit : « N’aimeriez-vous pas que les gens rentrent chez eux avec des richesses matérielles, tandis que vous rentrez chez vous avec le Messager d’Allah ? Si les gens suivaient une vallée ou un sentier étroit, et que les Ansar suivaient une vallée ou un sentier étroit, je suivrais la vallée ou le sentier des Ansar. »
- Sahih Muslim, n°2441
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le jour de Hunayn, les tribus de Hawazin, Ghatafan et d’autres sont venues avec leurs enfants et leurs animaux, et il y avait ce jour-là avec le Messager d’Allah ﷺ dix mille soldats, ainsi que des hommes récemment libérés (de La Mecque après sa conquête). Tous ces hommes ont fui, laissant le Prophète seul. Ce jour-là, le Messager d’Allah ﷺ a appelé deux fois, sans rien dire entre les deux. Il s’est tourné vers sa droite et a dit : « Ô gens des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes à ton service, ô Messager d’Allah. Sois rassuré, nous sommes avec toi. » Il s’est ensuite tourné vers sa gauche et a dit : « Ô gens des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes à ton service, sois rassuré, nous sommes avec toi. » Le Prophète ﷺ montait une mule blanche. Il est descendu et a dit : « Je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Les polythéistes ont été vaincus et le Messager d’Allah ﷺ a obtenu beaucoup de butin, qu’il a distribué aux réfugiés et aux nouveaux musulmans de La Mecque, mais il n’a rien donné aux Ansar. Les Ansar ont dit : « En temps de difficulté, on fait appel à nous, mais le butin est donné à d’autres. » Cette remarque lui est parvenue et il les a rassemblés dans une tente, puis a dit : « Qu’est-ce que j’ai entendu à votre sujet ? » Ils sont restés silencieux. Il a dit : « Ô gens des Ansar, n’aimeriez-vous pas que les gens repartent avec des biens matériels, et que vous repartiez avec Muhammad chez vous ? » Ils ont répondu : « Oui, nous sommes heureux, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Si les gens suivaient une vallée, et que les Ansar suivaient un sentier étroit, je suivrais le sentier des Ansar. » Hisham a dit : J’ai demandé à Abu Hamza s’il était présent ce jour-là. Il a répondu : « Comment aurais-je pu manquer cela ? »
- Sahih Muslim, n°2442
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Nous avons conquis La Mecque, puis nous sommes partis en expédition à Hunayn. Les polythéistes sont venus, formant les meilleurs rangs que j’aie vus : d’abord les cavaliers, puis les fantassins, puis les femmes derrière eux, ensuite les moutons et les chèvres, puis les autres animaux. Nous étions aussi nombreux, atteignant six mille. D’un côté, Khalid b. Walid commandait la cavalerie. Nos chevaux ont soudain reculé, et nous avons eu du mal à tenir quand nos chevaux ont été exposés, et les bédouins ainsi que des gens que nous connaissions ont fui. Voyant cela, le Messager d’Allah ﷺ a appelé : « Ô émigrants, ô émigrants. » Puis il a dit : « Ô Ansar, ô Ansar. » (Anas a dit : Ce hadith est transmis par un groupe de personnes éminentes.) Nous avons répondu : « Nous sommes à ton service, ô Messager d’Allah. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors avancé et Anas a dit : « Par Allah, nous ne les avions pas encore atteints qu’Allah les a vaincus, nous avons pris possession de leurs biens, puis nous sommes partis vers Ta’if, les avons assiégés quarante nuits, puis sommes revenus à La Mecque et avons campé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors donné cent chameaux à chaque personne. Le reste du hadith est similaire. »
- Sahih Muslim, n°2478
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a trouvé une datte dans la rue et a dit : « Si elle n’était pas de la sadaqa, je l’aurais mangée. »
- Sahih Muslim, n°2479
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a trouvé une datte sur le chemin et a dit : « Si elle ne venait pas de la sadaqa, je l’aurais mangée. »
- Sahih Muslim, n°2480
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a trouvé une datte et a dit : « Si je ne craignais pas qu’elle fasse partie de la sadaqa, je l’aurais mangée. »
- Sahih Muslim, n°2485
Rapporté par Anas b. Malik : Barira a offert au Messager d’Allah ﷺ un morceau de viande qui lui avait été donné en sadaqa. Le Prophète ﷺ a dit : « C’est une sadaqa pour elle et un cadeau pour nous. »
- Sahih Muslim, n°2589
Rapporté par Abu Bakr (Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn Harith) : J’ai entendu Abu Huraira رضي الله عنه rapporter que celui qui est surpris par l’aube en état d’impureté majeure ne doit pas jeûner. J’en ai parlé à Abd al-Rahman ibn Harith (son père), mais il a nié cela. Abd al-Rahman est allé voir Aïcha et Umm Salama رضي الله عنهما et leur a posé la question. Toutes deux ont dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se réveille le matin en état de grande impureté (sans rêve érotique) et il jeûnait. » Nous sommes ensuite allés voir Marwan, et Abd al-Rahman lui a rapporté cela. Marwan a dit : « Je vous demande, sous serment, d’aller voir Abu Huraira et de lui rapporter ce qui a été dit. » Nous sommes donc allés voir Abu Huraira, et Abu Bakr était avec nous tout le temps. Abd al-Rahman lui a rapporté cela, et Abu Huraira a demandé : « Est-ce que les deux épouses du Prophète vous ont dit cela ? » Il répondit : « Oui. » Abu Huraira dit alors : « Elles savent mieux que moi. » Abu Huraira a ensuite attribué ce qu’il avait dit à Fadl ibn Abbas, disant : « Je l’ai entendu de Fadl, pas du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Huraira s’est alors rétracté sur ce qu’il disait auparavant. Ibn Juraij (un des rapporteurs) a dit : « J’ai demandé à Abd al-Malik si cela concernait le Ramadan, et il a répondu : “Oui, et le Prophète ﷺ se réveillait le matin en état de grande impureté, non due à un rêve, puis il jeûnait.” »
- Sahih Muslim, n°2679
Rapporté par Ibn Ka'b b. Malik, d’après son père رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ l’a envoyé, lui et Aus b. Hadathan, pendant les jours de Tashriq pour faire cette annonce : « Seul le croyant entrera au Paradis, et les jours de Mina sont des jours de nourriture et de boisson. »
- Sahih Muslim, n°2757
Un hadith similaire a été rapporté du Messager d’Allah ﷺ par ‘Abd al-Malik avec la même chaîne de transmetteurs concernant le jeûne
- Sahih Muslim, n°2943
Rapporté par ‘Ata’ : J’ai entendu, avec d’autres personnes, Jabir ibn Abdullah dire : « Nous, les compagnons de Muhammad ﷺ, avons mis l’Ihram uniquement pour le Hajj. » ‘Ata’ a ajouté que Jabir a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé le 4 Dhou al-Hijja et nous a ordonné d’enlever l’Ihram. » ‘Ata’ a précisé qu’il (le Prophète ﷺ) leur a ordonné d’enlever l’Ihram et d’aller retrouver leurs épouses (pour les relations conjugales). ‘Ata’ a dit : « Ce n’était pas une obligation, mais cela devenait permis. » Nous avons dit : « Il ne restait que cinq jours avant ‘Arafa, et il nous a ordonné d’avoir des relations avec nos épouses. Nous sommes arrivés à ‘Arafa comme si nous venions d’avoir un rapport. » (‘Ata’ a ajouté : Jabir a fait un geste de la main, et j’ai l’impression de voir sa main bouger.) À ce moment, le Messager d’Allah ﷺ s’est levé parmi nous et a dit : « Vous savez bien que je suis le plus pieux, le plus véridique et le plus respectueux d’Allah parmi vous. Si je n’avais pas d’animal à sacrifier, j’aurais enlevé l’Ihram comme vous. Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier. » Alors, ils ont enlevé l’Ihram et nous aussi, nous avons écouté et obéi. Jabir a dit : « Ali est arrivé avec le produit des impôts du Yémen. » Le Prophète ﷺ lui a demandé : « Dans quelle intention as-tu mis l’Ihram (pour le Hajj seul, la ‘Umra seule, ou les deux ensemble) ? » Il a répondu : « Pour la même intention que le Messager d’Allah ﷺ. » (Le Prophète ﷺ avait fait le Qiran, c’est-à-dire Hajj et ‘Umra ensemble.) Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Offre un sacrifice et garde l’Ihram. » Ali a amené un animal pour le Prophète ﷺ. Suraqa ibn Malik ibn Ju’shum a demandé : « Ô Messager d’Allah, cette permission d’enlever l’Ihram, c’est seulement pour cette année ou pour toujours ? » Il a répondu : « C’est pour toujours. »
- Sahih Muslim, n°2951
Rapporté par Ja’far ibn Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir ibn ‘Abdullah et il a commencé à demander des nouvelles de chacun de nous jusqu’à ce que ce soit mon tour. J’ai dit : « Je suis Muhammad ibn ‘Ali ibn Husayn. » Il a posé sa main sur ma tête, a ouvert mon bouton du haut puis celui du bas, puis a posé sa paume sur ma poitrine (pour me bénir), et j’étais alors un jeune garçon. Il a dit : « Sois le bienvenu, mon neveu. Demande ce que tu veux. » J’ai posé mes questions, mais comme il était aveugle, il ne m’a pas répondu tout de suite, et l’heure de la prière est arrivée. Il s’est levé en s’enveloppant dans son manteau. Chaque fois qu’il mettait les extrémités sur ses épaules, elles tombaient car le manteau était court. Un autre manteau était posé près de lui. Il nous a dirigé dans la prière. Je lui ai dit : « Raconte-moi le pèlerinage du Messager d’Allah ﷺ. » Il a fait un geste de la main pour indiquer neuf, puis a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le Hajj, puis il a annoncé publiquement la dixième année qu’il allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous désireux de suivre le Messager d’Allah ﷺ et de faire comme lui. Nous sommes partis avec lui jusqu’à Dhu’l-Hulaifa. Asma, fille de Umais, a donné naissance à Muhammad ibn Abu Bakr. Elle a envoyé un message au Messager d’Allah ﷺ pour lui demander quoi faire. Il a dit : “Prends un bain, protège-toi et mets-toi en état d’ihram.” Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite prié à la mosquée, puis il est monté sur sa chamelle al-Qaswa qui s’est redressée avec lui sur son dos à al-Baida’. J’ai vu devant moi, aussi loin que je pouvais voir, des cavaliers et des piétons, à droite, à gauche et derrière, partout. Le Messager d’Allah ﷺ était au centre de nous, et la révélation descendait sur lui. C’est lui qui en connaît le vrai sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Il a proclamé l’unicité d’Allah en disant : “Labbaik, ô Allah, Labbaik, Labbaik. Tu n’as pas d’associé, à Toi la louange, la grâce et la royauté ; Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient aussi cette Talbiya comme aujourd’hui. Le Messager d’Allah ﷺ n’en a rien rejeté, mais il s’en est tenu à sa propre Talbiya. Jabir رضي الله عنه a dit : Nous n’avions d’autre intention que le Hajj, ignorant l’existence de la ‘Umra à cette période. Mais quand nous sommes arrivés à la Maison, il a touché le pilier, a fait sept tours (trois en courant, quatre en marchant), puis il est allé à la station d’Ibrahim et a récité : “Et prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Cette station était entre lui et la Maison. Mon père a dit (et je ne sais pas s’il l’a mentionné, mais c’était du Messager d’Allah ﷺ) qu’il a récité dans les deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Il est ensuite revenu au pilier (Hajar Aswad) et l’a embrassé. Il est sorti par la porte vers al-Safa, et en s’en approchant, il a récité : “Al-Safa et al-Marwa sont parmi les signes d’Allah”, ajoutant : “Je commence par ce qu’Allah a ordonné de commencer.” Il a d’abord gravi al-Safa jusqu’à voir la Maison, s’est tourné vers la Qibla, a proclamé l’unicité d’Allah, L’a glorifié et a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Unique, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Il n’y a de dieu qu’Allah seul, qui a tenu Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés à Lui seul.” Il a fait des invocations en disant ces paroles trois fois. Il est ensuite descendu vers al-Marwa, et lorsqu’il est arrivé dans le creux de la vallée, il a couru, puis il a marché en remontant jusqu’à al-Marwa. Là, il a fait comme à al-Safa. Lors de son dernier passage à al-Marwa, il a dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animaux à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umra.” Donc, celui d’entre vous qui n’a pas d’animal à sacrifier doit sortir de l’ihram et considérer cela comme une ‘Umra. Suraqa ibn Malik s’est levé et a demandé : “Ô Messager d’Allah, est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah ﷺ a croisé les doigts de ses mains et a dit deux fois : “La ‘Umra est incluse dans le Hajj. Non, mais pour toujours et à jamais.” ‘Ali est venu du Yémen avec des animaux à sacrifier pour le Prophète ﷺ et a trouvé Fatima رضي الله عنها parmi ceux qui étaient sortis de l’ihram, habillée de vêtements teints et ayant mis du khôl. Il a désapprouvé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a ordonné de le faire.” (Le narrateur dit que) ‘Ali disait en Irak : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ, contrarié par ce que Fatima avait fait, et je lui ai demandé son avis sur ce qu’elle m’avait rapporté, en lui disant que j’étais fâché contre elle. Il a dit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité.” (Le Prophète a alors demandé à ‘Ali) : “Qu’as-tu dit quand tu as fait l’intention du Hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, je fais l’ihram avec la même intention que Ton Messager.” Il a dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne sors pas de l’ihram.” Jabir a dit : Le nombre total d’animaux amenés par ‘Ali du Yémen et par le Prophète ﷺ était de cent. Tous les gens, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, sont sortis de l’ihram et se sont fait couper les cheveux. Le jour de Tarwiya (8 Dhu al-Hijja), ils sont allés à Mina et ont repris l’ihram pour le Hajj, et le Messager d’Allah ﷺ a prié le midi, l’après-midi, le coucher du soleil, la nuit et l’aube à Mina. Il a attendu un peu après le lever du soleil et a ordonné qu’on lui dresse une tente à Namira. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite parti, alors que les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à al-Mash‘ar al-Haram, comme ils le faisaient à l’époque préislamique. Mais le Messager d’Allah ﷺ a continué jusqu’à ‘Arafa où la tente était déjà installée pour lui à Namira. Il est resté là jusqu’à ce que le soleil passe le zénith, puis il a demandé qu’on lui amène al-Qaswa, sa chamelle, et il est allé au fond de la vallée, puis il a fait un discours en disant : “En vérité, votre sang et vos biens sont sacrés, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci. Sachez que tout ce qui concerne l’époque de l’ignorance est sous mes pieds, complètement aboli. Sont également abolis les vengeances de sang de l’époque de l’ignorance. La première vengeance de sang que j’abolis est celle du fils de Rabi‘a ibn al-Harith, qui a été tué par Hudhail. L’usure de l’époque préislamique est abolie, et la première usure que j’abolis est celle de ‘Abbas ibn ‘Abd al-Muttalib, elle est toute abolie. Craignez Allah à propos des femmes ! Vous les avez prises sous la protection d’Allah, et les rapports avec elles vous ont été rendus licites par la parole d’Allah. Vous avez aussi des droits sur elles : qu’elles ne laissent pas quelqu’un s’asseoir sur votre lit que vous n’aimez pas. Mais si elles le font, vous pouvez les corriger, mais sans violence. Leurs droits sur vous sont que vous leur donniez nourriture et vêtements convenablement. J’ai laissé parmi vous le Livre d’Allah, et si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais. On vous interrogera sur moi (le Jour de la Résurrection), (dites-moi) que direz-vous ? Ils ont répondu : “Nous témoignons que tu as transmis (le message), rempli ta mission de Prophète et donné des conseils sincères.” Le narrateur a dit : Le Prophète ﷺ a alors levé son index vers le ciel, puis l’a pointé vers les gens en disant : “Ô Allah, sois témoin. Ô Allah, sois témoin.” Il a répété cela trois fois. (Bilal a ensuite) appelé à la prière, puis a fait l’iqama, et le Prophète ﷺ a dirigé la prière du midi. (Bilal) a ensuite fait l’iqama et le Prophète ﷺ a dirigé la prière de l’après-midi, sans prière entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite monté sur sa chamelle, s’est dirigé vers l’endroit où il y avait des rochers, a fait face à la Qibla, et est resté debout jusqu’au coucher du soleil, jusqu’à ce que la lumière jaune ait disparu et que le disque du soleil ait disparu. Il a fait monter Usama derrière lui, a tiré fortement la bride de Qaswa pour qu’elle baisse la tête, et a fait signe aux gens d’aller doucement. Chaque fois qu’il passait sur une butte de sable, il relâchait un peu la bride jusqu’à ce qu’elle grimpe, et c’est ainsi qu’il est arrivé à al-Muzdalifa. Là, il a dirigé la prière du coucher du soleil et celle de la nuit avec un seul appel à la prière et deux iqamas, sans prière surérogatoire entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est ensuite allongé jusqu’à l’aube, puis il a prié l’aube avec un appel à la prière et un iqama, lorsque la lumière du matin était claire. Il est remonté sur al-Qaswa, et arrivé à al-Mash‘ar al-Haram, il s’est tourné vers la Qibla, a invoqué Allah, L’a glorifié, a proclamé Son unicité (La ilaha illa Allah), et est resté debout jusqu’à ce que le jour soit très clair. Il est ensuite parti rapidement avant le lever du soleil, avec al-Fadl ibn ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux cheveux longs, à la peau claire et au beau visage. Pendant que le Messager d’Allah ﷺ avançait, un groupe de femmes marchait à côté. Al-Fadl les regardait. Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main sur le visage d’al-Fadl, qui s’est alors tourné de l’autre côté pour regarder, et le Prophète ﷺ a déplacé sa main pour couvrir l’autre côté. Il a continué ainsi jusqu’à arriver au bas de Muhassir. Il a fait avancer Qaswa un peu, a pris la route du milieu qui mène à la plus grande jamra, est arrivé à la jamra près de l’arbre, et a lancé sept petits cailloux en disant “Allahou Akbar” à chaque lancer, comme on lance de petits cailloux avec les doigts, dans le fond de la vallée. Il est ensuite allé à l’endroit du sacrifice, a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main, puis a donné le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, partageant le sacrifice avec lui. Il a ensuite ordonné qu’un morceau de chaque animal sacrifié soit mis dans une marmite, et quand cela a été cuit, ils ont mangé de la viande et bu du bouillon. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite remonté à dos de monture, est allé à la Maison et a prié le midi à La Mecque. Il est allé voir la tribu de ‘Abd al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam, et a dit : “Puisez de l’eau, ô Bani ‘Abd al-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous en priver, je puiserais avec vous.” Ils lui ont alors tendu un seau et il en a bu
- Sahih Muslim, n°3097
Rapporté par Muhammad b. Abu Bakr al-Thaqafi : Il a demandé à Anas b. Malik رضي الله عنه, alors qu’ils se rendaient de Mina à ‘Arafa le matin : Qu’avez-vous fait ce jour-là en compagnie du Messager d’Allah ﷺ ? Il a répondu : Certains d’entre nous disaient le Tahlil, et cela n’a pas été désapprouvé, et d’autres disaient le Takbir, et cela n’a pas été désapprouvé non plus
- Sahih Muslim, n°3098
Rapporté par Muhammad b. Abu Bakr : J’ai demandé à Anas b. Malik le matin de ‘Arafa : Que dis-tu à propos de la Talbiya ce jour-là ? Il a répondu : J’ai voyagé avec le Messager d’Allah ﷺ et ses Compagnons lors de ce voyage. Certains d’entre nous disaient le Takbir, d’autres le Tahlil, et personne ne blâmait son compagnon
- Sahih Muslim, n°3152
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu à Mina, il est allé à la Jamra et y a jeté des cailloux, puis il est retourné à son logement à Mina et a sacrifié l’animal. Ensuite, il a appelé un coiffeur, a tourné son côté droit vers lui pour qu’il le rase, puis il a fait raser son côté gauche. Il a ensuite donné ces cheveux aux gens
- Sahih Muslim, n°3154
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a jeté des cailloux à Jamrat al-‘Aqaba. Ensuite, il est allé vers son animal à sacrifier et l’a sacrifié. Le coiffeur était assis là, et il a montré de la main sa tête, puis il a fait raser la moitié droite, et il a distribué ces cheveux à ceux qui étaient près de lui. Puis il a dit : « Rase l’autre moitié », et il a dit : « Où est Abu Talha ? » et il lui a donné ces cheveux
- Sahih Muslim, n°3155
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ eut jeté les cailloux à la Jamra et sacrifié l’animal, il tourna le côté droit de sa tête vers le coiffeur, qui le rasa. Puis il appela Abu Talha al-Ansari et lui donna ces cheveux. Ensuite, il tourna le côté gauche et demanda au coiffeur de raser, ce qu’il fit, puis il donna ces cheveux à Abu Talha et lui dit de les distribuer aux gens
- Sahih Muslim, n°3166
Rapporté par Abd al-Aziz ibn Rufai’ (qu’Allah l’agrée) : J’ai demandé à Anas ibn Malik de me raconter ce qu’il savait sur le Messager d’Allah ﷺ, c’est-à-dire : où avait-il accompli la prière du midi le jour de Tarwiya ? Il répondit : « À Mina. » Je lui ai demandé : « Où a-t-il accompli la prière de l’après-midi le jour de Nafr ? » Il répondit : « À al-Abtah. » Puis il ajouta : « Faites comme vos dirigeants font. »
- Sahih Muslim, n°3245
Rapporté par ‘Ata’ : La Maison sacrée a été brûlée à l’époque de Yazid ibn Muawiya, lorsque les gens de Syrie ont combattu à La Mecque. Il est alors arrivé à la Ka‘ba ce qui devait arriver. Ibn Zubair رضي الله عنه l’a laissée dans cet état jusqu’à la saison du Hajj, car il voulait exhorter ou inciter les gens contre les Syriens. Quand les gens sont arrivés, il leur a dit : « Ô gens, conseillez-moi au sujet de la Ka‘ba. Dois-je la démolir et la reconstruire depuis ses fondations, ou dois-je simplement réparer ce qui a été endommagé ? » Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Il me vient à l’esprit que tu devrais seulement réparer la partie abîmée et laisser la Maison telle qu’elle était quand les gens ont embrassé l’islam, et avec les mêmes pierres sur lesquelles le Messager d’Allah ﷺ l’avait élevée. » Ibn Zubair رضي الله عنه répondit : « Si la maison de l’un d’entre vous était brûlée, il ne serait pas satisfait avant de l’avoir reconstruite ; alors qu’en est-il de la Maison de votre Seigneur, qui est bien plus importante ? Je vais demander conseil à mon Seigneur trois fois, puis je prendrai une décision. » Après avoir consulté Allah trois fois, il décida de la démolir. Les gens craignaient qu’un malheur ne s’abatte sur la première personne qui grimperait pour la démolir, jusqu’à ce que l’un d’eux prenne son courage et jette une pierre du toit. Voyant qu’il ne lui arrivait rien, les autres l’ont suivi et l’ont démolie jusqu’au sol. Ensuite, Ibn Zubair رضي الله عنه dressa des piliers et y suspendit des rideaux pour permettre aux gens d’accomplir leurs rites pendant la reconstruction. Les murs furent relevés. Ibn Zubair رضي الله عنه dit : « J’ai entendu Aïcha رضي الله عنها dire que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : “Si les gens n’avaient pas récemment quitté la mécréance, et si j’en avais eu les moyens, j’aurais inclus dans la Ka‘ba cinq coudées de plus du côté du Hijr. J’aurais aussi construit une porte pour entrer et une autre pour sortir.” Aujourd’hui, j’ai les moyens et je ne crains pas que les gens s’y opposent. » Il ajouta donc cinq coudées du côté du Hatim, révélant ainsi les anciennes fondations posées par Ibrahim, et les gens les virent. Le mur fut élevé sur ces fondations. La longueur de la Ka‘ba était de dix-huit coudées ; avec l’ajout en largeur, la longueur paraissait petite, alors il ajouta dix coudées à la longueur également. Deux portes furent construites, l’une pour entrer, l’autre pour sortir. Quand Ibn Zubair رضي الله عنه fut tué, Hajjaj écrivit à ‘Abd al-Malik ibn Marwan pour l’informer qu’Ibn Zubair رضي الله عنه avait bâti la Ka‘ba sur les fondations d’Ibrahim, ce que des témoins fiables de La Mecque avaient vu. ‘Abd al-Malik répondit : « Nous ne voulons pas critiquer Ibn Zubair pour cela. Garde l’ajout qu’il a fait du côté de la longueur, mais pour ce qu’il a ajouté du côté du Hijr, ramène-le à l’ancienne fondation, et mure la porte qu’il avait ouverte. » Ainsi, Hajjaj, sur l’ordre de ‘Abd al-Malik, démolit cette partie et la reconstruisit sur les anciennes fondations
- Sahih Muslim, n°3246
Rapporté par Abdullah b. 'Ubaid : Harith b. 'Abdullah a conduit une délégation auprès de 'Abd al-Malik b. Marwan pendant son califat. 'Abd al-Malik a dit : « Je ne pense pas qu'Abu Khubaib (c'est-à-dire Ibn Zubair) ait entendu de la part de 'Aïsha رضي الله عنها (au sujet de l’intention du Prophète ﷺ concernant la modification de la Kaaba). » Harith répondit : « Si, moi-même je l’ai entendu d’elle. » 'Abd al-Malik dit alors : « Eh bien, raconte-moi ce que tu as entendu d’elle. » Il expliqua qu’elle ('Aïsha رضي الله عنها) avait dit que le Messager d’Allah ﷺ avait déclaré : « En vérité, ton peuple a réduit (la superficie) de la Maison par rapport à ses fondations d’origine. Si ce n’était pas parce qu’ils viennent juste d’abandonner le polythéisme (et d’embrasser l’islam), je l’aurais ramenée à ses fondations initiales qu’ils ont laissées de côté. Et si ton peuple veut la reconstruire après moi, viens avec moi pour que je te montre ce qu’ils en ont exclu. » Il lui montra environ quinze coudées du côté du Hatim (qu’ils avaient séparé). Ceci est le récit transmis par 'Abdullah b. 'Ubaid. Walid b. 'Ata' y ajoute : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “J’aurais fait deux portes au niveau du sol, l’une à l’est et l’autre à l’ouest. Sais-tu pourquoi ton peuple a élevé le seuil de la porte (de la Kaaba) ?” Elle répondit : “Non.” Il dit : “Par orgueil, afin de n’admettre que ceux qu’ils voulaient. Quand quelqu’un voulait y entrer, ils le faisaient monter (les marches), et alors qu’il allait entrer, ils le repoussaient et il tombait.” » 'Abd al-Malik demanda à Harith : « Tu l’as vraiment entendue dire cela ? » Il répondit : « Oui. » Harith raconte que 'Abd al-Malik gratta le sol avec son bâton un moment puis dit : « J’aurais aimé avoir laissé l’œuvre d’Ibn Zubair telle quelle. »
- Sahih Muslim, n°3248
Rapporté par Abu Qaza‘ah : Alors qu’Abd al-Malik ibn Marwan faisait le tawaf autour de la Ka‘ba, il dit : « Qu’Allah maudisse Ibn Zubair, il ment en attribuant à la Mère des croyants ce qu’il dit avoir entendu d’elle, à savoir que le Messager d’Allah ﷺ aurait dit : ‘Aïcha, si ton peuple n’était pas de nouveaux convertis à l’islam, j’aurais démoli la Maison et j’y aurais ajouté la partie du Hijr, car ton peuple a réduit la Maison par rapport à ses fondations.’ » Harith ibn ‘Abdullah ibn Abu Rabi‘a رضي الله عنه dit : « Commandeur des croyants, ne dis pas cela, car j’ai entendu la Mère des croyants le dire. » Il répondit : « Si je l’avais su avant de la démolir, je l’aurais laissée comme Ibn Zubair l’avait reconstruite. »
- Sahih Muslim, n°3280
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Moi et Abu Talha sommes revenus avec le Messager d’Allah ﷺ. Safiyyah, l’épouse du Prophète, était assise derrière lui sur son chameau. Quand nous sommes arrivés aux environs de Médine, il disait : « Nous sommes ceux qui reviennent, qui se repentent, qui adorent leur Seigneur, qui Le louent », et il répétait cela jusqu’à notre entrée à Médine
- Sahih Muslim, n°3281
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Un hadith similaire a été rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°3308
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est entré à La Mecque l’année de la Victoire avec un casque sur la tête. Lorsqu’il l’a retiré, un homme est venu lui dire : « Ibn Khatal s’accroche aux rideaux de la Ka‘ba. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Tuez-le. » Malik (l’un des rapporteurs) a confirmé cette parole
- Sahih Muslim, n°3321
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Abu Talha رضي الله عنه : « Trouve-moi un de tes jeunes garçons pour me servir. » Abu Talha est sorti avec moi et m’a fait monter derrière lui. Je servais le Messager d’Allah ﷺ chaque fois qu’il descendait du chameau. Et dans un autre hadith, il a dit : Il a continué son chemin et, lorsqu’on a aperçu (la montagne de) Uhud, il a dit : « Voici la montagne qui nous aime et que nous aimons. » Et en s’approchant de Médine, il a dit : « Ô Allah, je déclare sacrée la zone entre ses deux montagnes, tout comme Ibrahim a déclaré La Mecque sacrée. Ô Allah, bénis-les (les habitants de Médine) dans leur mudd et leur sa’. »
- Sahih Muslim, n°3322
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Un hadith similaire a été rapporté du Messager d’Allah ﷺ, à cette différence près qu’il a dit : « Je déclare sacrée la zone entre ses deux montagnes de lave. »
- Sahih Muslim, n°3323
Rapporté par ‘Asim : J’ai demandé à Anas b. Malik رضي الله عنه si le Messager d’Allah ﷺ avait déclaré Médine sacrée. Il a répondu : « Oui, (la zone) entre tel endroit et tel autre. » Puis il a ajouté : « Celui qui y introduit une innovation… » Et il m’a dit : « C’est une chose grave d’y introduire une innovation (et celui qui le fait) subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens. Allah n’acceptera de lui, au Jour de la Résurrection, ni les actes obligatoires ni les actes surérogatoires. » Ibn Anas a ajouté : « Ou bien il héberge un innovateur. »
- Sahih Muslim, n°3325
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’Allah les bénisse dans leurs mesures, qu’Il les bénisse dans leur sa’ et leur mudd. »
- Sahih Muslim, n°3326
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, accorde à Médine le double des bénédictions que Tu as accordées à La Mecque. »
- Sahih Muslim, n°3362
Rapporté par Sa’d ibn Malik : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire la même chose, sauf qu’il a dit : « Attaque soudaine ou mal. »
- Sahih Muslim, n°3372
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Uhud est une montagne qui nous aime et que nous aimons. »
- Sahih Muslim, n°3373
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Ce hadith est rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه avec une autre chaîne de transmetteurs, et les paroles sont : « Le Messager d’Allah ﷺ a regardé Uhud et a dit : Uhud est une montagne qui nous aime et que nous aimons. »
- Sahih Muslim, n°3424
Rapporté par ‘Abd al-Malik ibn Rabi’ ibn Sabra al-Juhani, d’après son père, qui le tenait de son père (c’est-à-dire le grand-père d’Abd al-Malik, Sabra al-Juhani) : Le Messager d’Allah ﷺ nous a permis de contracter le mariage temporaire l’année de la Victoire, quand nous sommes entrés à La Mecque, puis, à notre sortie, il nous l’a interdit
- Sahih Muslim, n°3432
Rapporté par Malik avec la même chaîne de transmetteurs : Ali ibn Abi Talib رضي الله عنه a dit à une personne : « Tu es quelqu’un d’égaré ; le Messager d’Allah ﷺ nous l’a interdit (le mut’a), comme cela est rapporté dans le hadith transmis par Yahya ibn Malik. »
- Sahih Muslim, n°3490
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a vu une trace de couleur jaune sur ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, je me suis marié avec une femme pour un poids de noyau de datte en or. » Il dit : « Qu’Allah te bénisse ! Organise un repas de mariage, même avec un mouton. »
- Sahih Muslim, n°3491
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf رضي الله عنه s’est marié du vivant du Messager d’Allah ﷺ pour un poids de noyau de datte en or, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Fais un repas de mariage, même avec un mouton. »
- Sahih Muslim, n°3492
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf رضي الله عنه a épousé une femme pour un poids de noyau de datte en or, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Organise un repas de mariage, même avec un mouton. »
- Sahih Muslim, n°3495
Rapporté par Anas b. Malik : ‘Abd al-Rahman a épousé une femme pour un poids de noyau de datte en or
- Sahih Muslim, n°3505
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais offert de repas de noces meilleur que celui de son mariage avec Zaynab. Thabit al-Bunani demanda : « Qu’a-t-il servi lors du repas de noces ? » Anas répondit : « Il a servi du pain et de la viande en abondance, à tel point que les invités sont partis d’eux-mêmes, rassasiés. »
- Sahih Muslim, n°3506
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ épousa Zaynab bint Jahsh, il invita les gens au repas de noces et ils mangèrent. Ensuite, ils restèrent assis à discuter. Le Prophète ﷺ fit un geste comme s’il allait se lever, mais ceux qui parlaient ne se levèrent pas. Voyant cela, il se leva, et d’autres se levèrent aussi. ‘Asim et Abd al-A’la ajoutent dans leur récit : Trois personnes restèrent assises, et le Messager d’Allah ﷺ revint pour entrer dans l’appartement, mais il trouva encore des gens assis. Puis ils se levèrent et partirent. J’allai informer le Prophète ﷺ qu’ils étaient partis. Il revint alors et entra dans l’appartement. J’allais entrer avec lui, mais il tira un rideau entre lui et moi. C’est à cette occasion qu’Allah, le Très-Haut, révéla ce verset : « Ô vous qui croyez, n’entrez pas dans les maisons du Prophète sans y être invités pour un repas, sans attendre que la cuisson soit terminée… » jusqu’aux mots : « C’est grave auprès d’Allah » (Coran 33 :)
- Sahih Muslim, n°3507
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’étais la personne la mieux informée sur le hijab (le voile et la séparation). Ubayy ibn Ka’b me questionnait à ce sujet. Anas رضي الله عنه raconta : Le Messager d’Allah ﷺ se leva le matin comme jeune marié de Zaynab bint Jahsh رضي الله عنها, qu’il avait épousée à Médine. Il invita les gens au repas de noces après que le jour se soit bien levé. Le Messager d’Allah ﷺ resta assis avec quelques personnes, même après que les autres soient partis. Puis il se leva et je l’accompagnai jusqu’à la porte de l’appartement de ‘Aïsha رضي الله عنها. Il pensa alors qu’ils étaient partis, alors il revint et j’ai fait de même, mais ils étaient encore là. Il retourna une deuxième fois, et moi aussi, jusqu’à l’appartement de ‘Aïsha. Il revint encore, et cette fois ils étaient partis. Il tira alors un rideau entre lui et moi à la porte de l’appartement de Zaynab, où il devait rester, et Allah révéla le verset concernant le voile
- Sahih Muslim, n°3508
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est marié et il est allé voir son épouse. Ma mère, Umm Soulaym, a préparé du hais (un plat) et l’a mis dans un récipient en terre, puis elle m’a dit : « Anas, apporte ceci au Messager d’Allah ﷺ et dis-lui : “Ma mère t’envoie cela, elle te salue et dit que c’est un humble cadeau de notre part, ô Messager d’Allah.” » Je l’ai donc apporté au Messager d’Allah ﷺ et lui ai dit : « Ma mère te salue et dit que c’est un humble cadeau de notre part. » Il dit : « Pose-le ici. » Puis il ajouta : « Va inviter untel et quiconque tu rencontres. » Il nomma même certaines personnes. J’ai invité ceux qu’il avait nommés et tous ceux que j’ai rencontrés. (Un des narrateurs demanda à Anas : « Combien étaient-ils ? » Anas répondit : « Ils étaient environ trois cents. ») Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ me dit : « Anas, apporte le récipient. » Les invités commencèrent à entrer jusqu’à ce que la cour et la pièce soient pleines. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Faites des groupes de dix, et que chacun mange ce qui est devant lui. » Ils mangèrent jusqu’à satiété. Un groupe sortait après avoir mangé, puis un autre entrait, jusqu’à ce que tous aient mangé. Le Prophète ﷺ me dit : « Anas, enlève le récipient. » Je l’ai soulevé, mais je n’ai pas su dire s’il y en avait plus au début ou à la fin. Certains invités se mirent à discuter dans la maison du Messager d’Allah ﷺ, alors que lui et son épouse étaient assis, elle tournée vers le mur. Cela dérangea le Prophète ﷺ, qui sortit saluer ses autres épouses puis revint. Quand les invités virent cela, ils comprirent qu’ils gênaient et se précipitèrent vers la sortie. Le Messager d’Allah ﷺ entra, tira un rideau et entra dans la pièce. Je restai assis, il ne resta qu’un court instant puis revint vers moi, et à ce moment-là, ces versets furent révélés. Le Messager d’Allah ﷺ sortit et les récita aux gens : « Ô vous qui croyez, n’entrez pas dans les maisons du Prophète sans y être invités pour un repas, sans attendre que le repas soit prêt ; mais lorsque vous êtes invités, entrez, et quand vous avez mangé, dispersez-vous sans chercher à écouter les conversations. Cela dérange vraiment le Prophète… » jusqu’à la fin du verset (XXXIII, 53). (Al-Ja’d a dit qu’Anas b. Malik a déclaré : « Je suis le premier à avoir entendu ces versets. ») À partir de ce moment, les épouses du Prophète ﷺ ont observé la retraite (al-hijab)
- Sahih Muslim, n°3621
Rapporté par ‘Abd al-Malik ibn Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, d’après son père, d’après Umm Salama رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama, il est resté avec elle trois nuits et a dit : « Ton mari ne te sous-estime pas. Si tu veux, je peux rester une semaine avec toi, mais si je reste une semaine, je devrai aussi rester une semaine avec chacune de mes épouses. »
- Sahih Muslim, n°3626
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand quelqu’un qui est déjà marié épouse une femme vierge, il doit rester avec elle pendant sept nuits avant de retourner auprès de son autre épouse. Mais si quelqu’un, déjà marié à une vierge, épouse une femme qui a déjà été mariée, il doit rester avec elle pendant trois nuits. Khalid (un des narrateurs) a dit : « Si je disais que cela vient directement du Prophète ﷺ, je dirais la vérité, mais Anas a dit : “Telle est la tradition.” »
- Sahih Muslim, n°3757
Rapporté par Muhammad : J’ai demandé à Anas b. Malik رضي الله عنه, sachant qu’il connaissait le cas du li'an. Il a dit : Hilal b. Umayya رضي الله عنه a accusé sa femme d’adultère avec Sharik b. Sahma, le frère de al-Bara’ b. Malik du côté maternel. Il a été le premier à invoquer la malédiction (li'an) en Islam. Il a effectivement invoqué la malédiction contre elle. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Regardez si elle donne naissance à un enfant à la peau claire, aux cheveux noirs et aux yeux brillants, alors il est le fils de Hilal b. Umayya. Mais si elle donne naissance à un enfant aux paupières foncées, aux cheveux frisés et aux jambes fines, alors il est le fils de Sharik b. Sahma. » On m’a informé qu’elle a donné naissance à un enfant aux paupières foncées, aux cheveux frisés et aux jambes fines
- Sahih Muslim, n°3765
Rapporté par 'Abd al-Malik b. Umair avec la même chaîne de transmission : Un hadith similaire a été rapporté, avec quelques différences dans les mots
- Sahih Muslim, n°3828
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : On nous a interdit qu’un habitant de la ville vende pour un homme du désert, même s’il s’agit de son frère ou de son père
- Sahih Muslim, n°3829
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : On nous a interdit qu’un habitant de la ville vende pour un homme du désert
- Sahih Muslim, n°3974
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a visité les palmiers-dattiers de Umm Mubashshir رضي الله عنها, une femme des Ansar, et a dit : « Qui a planté ce palmier ? Un musulman ou un non-croyant ? » Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°3978
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit la vente des fruits avant qu’ils ne soient mûrs. (Les compagnons d’Anas ont demandé :) « Que veut dire “mûrs” ? » Il a répondu : « Cela veut dire qu’ils deviennent rouges. » Il a ajouté : « Quand Allah empêche la croissance des fruits, pourquoi la richesse de votre frère deviendrait-elle permise pour vous ? »
- Sahih Muslim, n°3984
Rapporté par Abdullah b. Ka'ab b. Malik, d’après son père : Il a insisté dans la mosquée auprès d’Ibn Abu Hadrad pour qu’il rembourse la dette qu’il lui devait, du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Lors de cette altercation, leurs voix sont devenues fortes, jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ les entende alors qu’il était dans sa maison. Le Messager d’Allah ﷺ est alors sorti vers eux, a soulevé le rideau de son appartement et a appelé Ka'b b. Malik en disant : « Ô Ka'b. » Il a répondu : « Me voici, Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ a fait un geste de la main pour lui indiquer de réduire de moitié la dette. Ka'b a dit : « Messager d’Allah, j’accepte. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit (à Ibn Abu Hadrad) : « Lève-toi et paie-lui le reste. »
- Sahih Muslim, n°3986
Rapporté par Ka'b b. Malik : Il a réclamé le paiement de la dette qu’Ibn Abu Hadrad lui devait. Ce hadith est rapporté par une autre chaîne de transmetteurs avec ces mots : « Il devait recevoir un prêt d’Abdullah b. Hadrad al-Aslami. Il l’a rencontré et a insisté pour qu’il paie. Il y a eu une altercation entre eux, leurs voix sont devenues fortes. Le Messager d’Allah ﷺ est alors passé près d’eux et a dit : “Ô Ka'b”, et a fait un geste de la main pour indiquer la moitié. Ka'b a donc reçu la moitié de ce qu’il lui devait et a remis l’autre moitié. »
- Sahih Muslim, n°4038
Rapporté par Humaid : On a demandé à Anas b. Malik au sujet du revenu du praticien de la saignée. Il a répondu : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait faire une saignée. Celui qui l’a saigné était Abu Taiba, et le Prophète lui a ordonné de lui donner deux sa’ de céréales. Il a parlé avec les membres de sa famille et ils ont allégé la charge du Kharaj (impôt) pour lui, c’est-à-dire qu’ils ont réduit le montant de leur propre initiative. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le meilleur traitement que vous puissiez avoir, c’est la saignée, ou c’est le meilleur de vos traitements. »
- Sahih Muslim, n°4039
Rapporté par Rumaid : Anas b. Malik رضي الله عنه a été interrogé au sujet du revenu d’un praticien de la saignée. Ensuite, le hadith précédent a été rapporté, avec en plus cette parole : « Le meilleur traitement que vous puissiez recevoir, c’est la saignée, ou le bois d’aloès. Et ne faites pas souffrir vos enfants en leur pressant la luette. »
- Sahih Muslim, n°4059
Rapporté par Malik ibn Aus ibn al-Hadathan : Je suis venu en demandant qui voulait échanger des dirhams contre mon or. Talha ibn Ubaydullah رضي الله عنه, qui était assis avec ‘Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه, a dit : « Montre-nous ton or, puis reviens plus tard. Quand notre serviteur viendra, nous te donnerons tes dirhams. » Alors ‘Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه a dit : « Pas du tout. Par Allah, donne-lui ses dirhams tout de suite ou rends-lui son or, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’échange d’argent contre de l’or comporte de l’intérêt, sauf si cela se fait sur place ; le blé contre le blé comporte de l’intérêt, sauf si cela se fait sur place ; l’orge contre l’orge comporte de l’intérêt, sauf si cela se fait sur place ; les dattes contre les dattes comportent de l’intérêt, sauf si cela se fait sur place.” »
- Sahih Muslim, n°4164
Rapporté par Malik b. Anas : Ce hadith a été transmis par la même chaîne de rapporteurs, avec cette précision : « Ne l’achète pas, même s’il te le propose pour un dirham. »
- Sahih Muslim, n°4166
Rapporté par Zaid b. Aslam : Ce hadith a été transmis par la même chaîne de rapporteurs, mais la version rapportée par Malik et Rauh (le fils de Qisirn) est plus complète et plus longue
- Sahih Muslim, n°4198
Rapporté par Jabir (qu’Allah soit satisfait de lui) : Une femme a donné son jardin à son fils comme don à vie. Il est décédé, puis elle aussi, laissant un fils et aussi des frères. Les fils de la femme qui avait fait le don à vie ont dit à ceux qui en avaient bénéficié : « Ce jardin nous revient. » Les fils de celui à qui le don avait été fait ont dit : « Ce jardin appartenait à notre père de son vivant et après sa mort. » Ils ont porté leur différend devant Tariq, l’affranchi de ‘Uthman. Il a appelé Jabir, qui a témoigné que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Le don à vie appartient à celui à qui il a été accordé. » Tariq a tranché ainsi, puis il a écrit à Abd al-Malik pour l’en informer, en mentionnant le témoignage de Jabir. Abd al-Malik a dit : « Jabir a dit la vérité. » Depuis ce jugement, le jardin appartient aux descendants de celui qui avait reçu le don à vie
- Sahih Muslim, n°4228
Rapporté par Malik b. Mighwal : Ce hadith a été rapporté par Malik b. Mighwal avec la même chaîne de transmetteurs mais avec une légère différence dans les mots. Dans le hadith rapporté par Waki', les mots sont : « J’ai dit : Comment les gens ont-ils été ordonnés à propos du testament » ; et dans le hadith d’Ibn Numair, les mots sont : « Comment le testament a-t-il été prescrit pour les musulmans »
- Sahih Muslim, n°4353
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Des gens de la tribu de ‘Uraina sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ à Médine, mais ils n’ont pas supporté le climat. Le Messager d’Allah ﷺ leur a dit : « Si vous le souhaitez, allez auprès des chamelles de la Sadaqa et buvez leur lait et leur urine. » Ils l’ont fait et ont guéri. Ensuite, ils ont attaqué les bergers, les ont tués, ont renié l’islam et ont emmené les chamelles du Prophète ﷺ. Cette nouvelle est parvenue au Messager d’Allah ﷺ, qui a envoyé des gens à leur poursuite. Ils ont été capturés et amenés devant lui. Le Prophète ﷺ a fait couper leurs mains et leurs pieds, leur a crevé les yeux, puis ils ont été jetés sur des pierres jusqu’à ce qu’ils meurent
- Sahih Muslim, n°4355
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Des gens de la tribu de ‘Ukl ou ‘Uraina sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et n’ont pas supporté le climat de Médine. Le Messager d’Allah ﷺ leur a ordonné d’aller auprès des chamelles laitières et de boire leur urine et leur lait. Le reste du hadith est le même, avec ces mots à la fin : « Leurs yeux ont été crevés, ils ont été jetés sur des pierres, ils demandaient de l’eau mais on ne leur en donnait pas. »
- Sahih Muslim, n°4356
Rapporté par Abu Qilaba رضي الله عنه : J’étais assis derrière ‘Umar b. ‘Abd al-‘Aziz, qui a demandé aux gens : « Que dites-vous au sujet de la Qasama ? » ‘Anbasa a dit : « Anas b. Malik nous a rapporté tel hadith à propos de la Qasama. » J’ai dit : « C’est ce qu’Anas m’a rapporté : Des gens sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ… » Le reste du hadith est le même. Quand j’ai terminé, ‘Anbasa a dit : « Gloire à Allah ! » J’ai dit : « Tu me reproches de mentir ? » Il a répondu : « Non. C’est bien ainsi qu’Anas b. Malik nous l’a rapporté. Ô gens de Syrie, vous ne serez pas privés de bien tant qu’une telle personne ou quelqu’un comme lui vivra parmi vous. »
- Sahih Muslim, n°4357
Rapporté par Anas b. Malik : Huit personnes de la tribu de 'Ukl vinrent auprès du Messager d’Allah ﷺ, avec cette précision qu’il n’a pas cautérisé les blessures qui leur avaient été infligées lors de leur châtiment
- Sahih Muslim, n°4359
Rapporté par Anas b. Malik : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°4361
Rapporté par Anas b. Malik : Un Juif tua une jeune fille avec une pierre pour ses bijoux en argent. Elle fut amenée devant le Messager d’Allah ﷺ alors qu’elle était encore en vie. Le Prophète ﷺ lui demanda : « Est-ce untel qui t’a tuée ? » Elle fit non de la tête. Il lui demanda une deuxième fois, et elle fit encore non de la tête. Il lui demanda une troisième fois, et elle fit oui de la tête. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’on lui écrase la tête entre deux pierres
- Sahih Muslim, n°4365
Rapporté par Anas b. Malik : On trouva une jeune fille avec la tête écrasée entre deux pierres. On lui demanda qui avait fait cela : « Est-ce untel ? », jusqu’à ce qu’on mentionne un Juif. Elle fit signe de la tête que oui. Le Juif fut arrêté et il avoua sa faute. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’on lui écrase la tête avec des pierres
- Sahih Muslim, n°4392
Rapporté par Abu Huraira : Deux femmes se sont battues – le reste du hadith est le même, mais il n’est pas mentionné ici que le Prophète a fait des fils de la femme et de ceux qui étaient avec eux ses héritiers. Quelqu’un a dit : « Pourquoi devrions-nous payer le prix du sang ? » Et il n’a pas nommé Hamal ibn Malik
- Sahih Muslim, n°4424
Rapporté par Jabir ibn Samura : Alors qu’on amenait Ma’iz ibn Malik devant le Messager d’Allah ﷺ, j’ai vu un homme de petite taille, musclé, sans manteau. Il témoigna contre lui-même quatre fois d’avoir commis l’adultère. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Peut-être l’as-tu seulement embrassée ou enlacée ? » Il répondit : « Non, par Dieu, j’ai vraiment commis l’adultère. » Le Prophète ﷺ ordonna alors qu’il soit lapidé à mort, puis fit un discours : « Sachez que lorsque nous partons pour le jihad dans la voie d’Allah, l’un d’entre vous reste en arrière et crie comme un bouc, et donne un peu de lait. Par Allah, si je l’attrape, je le punirai. »
- Sahih Muslim, n°4427
Rapporté par Ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ demanda à Ma’iz ibn Malik : « Est-ce vrai ce que j’ai entendu à ton sujet ? » Il répondit : « Qu’as-tu entendu à mon sujet ? » Le Prophète ﷺ dit : « J’ai entendu dire que tu as commis l’adultère avec la servante d’untel. » Il répondit : « Oui. » Il témoigna alors quatre fois. Le Prophète ﷺ prononça le jugement et il fut lapidé à mort
- Sahih Muslim, n°4428
Rapporté par Abu Sa’id : Un homme du clan d’Aslam, appelé Ma’iz ibn Malik, vint voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « J’ai commis un acte immoral (adultère), applique sur moi la peine. » Le Messager d’Allah ﷺ le repoussa plusieurs fois. Il interrogea ensuite ses proches sur son état mental. Ils dirent : « Nous ne connaissons chez lui aucune maladie, sauf qu’il pense qu’il ne pourra se libérer du poids de son acte qu’en subissant la peine. » Ma’iz revint alors vers le Messager d’Allah ﷺ, qui ordonna qu’on le lapide. Nous l’avons emmené au cimetière de Baqi’ al-Gharqad. Nous ne l’avons ni attaché ni mis dans une fosse. Nous avons lancé sur lui des os, des mottes de terre et des cailloux. Il s’est enfui, nous l’avons poursuivi jusqu’à la Harra, où il s’est arrêté, et nous l’avons lapidé avec de grosses pierres jusqu’à ce qu’il ne bouge plus (il est mort). Le soir, le Prophète ﷺ nous adressa un discours : « Chaque fois que nous partons en expédition dans la voie d’Allah, quelqu’un parmi nous crie sous l’effet du désir comme un bouc. Si une personne ayant commis un tel acte m’est amenée, je la punirai. » Il n’a ni demandé pardon pour lui ni invoqué de malédiction contre lui
- Sahih Muslim, n°4431
Rapporté par Sulaiman ibn Buraida, d’après son père : Ma’iz ibn Malik vint voir le Messager d’Allah ﷺ et lui dit : « Ô Messager d’Allah, purifie-moi. » Il répondit : « Malheur à toi, retourne, demande pardon à Allah et repens-toi. » Le narrateur dit qu’il ne s’éloigna pas beaucoup, puis revint et dit : « Ô Messager d’Allah, purifie-moi. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Malheur à toi, retourne, demande pardon à Allah et repens-toi. » Il ne s’éloigna pas beaucoup, puis revint et dit : « Ô Messager d’Allah, purifie-moi. » Le Prophète ﷺ répéta la même chose. À la quatrième fois, le Messager d’Allah ﷺ dit : « De quoi dois-je te purifier ? » Il répondit : « De l’adultère. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda s’il était fou. On lui répondit qu’il ne l’était pas. Il demanda : « A-t-il bu du vin ? » Quelqu’un se leva, sentit son haleine et ne détecta aucune odeur d’alcool. Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « As-tu commis l’adultère ? » Il répondit : « Oui. » Le Prophète ﷺ prononça alors le jugement et il fut lapidé à mort. Les gens étaient divisés à son sujet : certains disaient : « Il a été perdu car ses péchés l’ont accablé », d’autres disaient : « Il n’y a pas de repentir meilleur que celui de Ma’iz, car il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ, a mis sa main dans la sienne et a dit : “Tuez-moi à coups de pierres.” » Cette controverse dura deux ou trois jours. Puis le Messager d’Allah ﷺ vint alors qu’ils étaient assis, les salua, s’assit et dit : « Demandez pardon pour Ma’iz ibn Malik. » Ils dirent : « Qu’Allah pardonne à Ma’iz ibn Malik. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Il a fait un repentir qui, s’il était partagé entre un peuple, suffirait pour tous. » Le narrateur dit : Ensuite, une femme de Ghamid, une branche d’Azd, vint le voir et dit : « Ô Messager d’Allah, purifie-moi. » Il répondit : « Malheur à toi, retourne et demande pardon à Allah, repens-toi. » Elle dit : « Je vois que tu veux me renvoyer comme tu as renvoyé Ma’iz ibn Malik. » Le Prophète ﷺ demanda : « Qu’as-tu donc ? » Elle répondit qu’elle était enceinte à la suite d’une fornication. Le Prophète ﷺ demanda : « C’est bien toi qui as fait cela ? » Elle répondit : « Oui. » Il lui dit : « (On ne te punira pas) jusqu’à ce que tu accouches. » Un des Ansar se porta garant d’elle jusqu’à ce qu’elle accouche. Cet Ansari vint voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « La femme de Ghamid a accouché. » Le Prophète ﷺ dit : « Dans ce cas, nous ne la lapiderons pas pour ensuite laisser son enfant sans nourrice. » Un des Ansar se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, je prends la responsabilité de l’allaiter. » Elle fut alors lapidée à mort
- Sahih Muslim, n°4432
Rapporté par Abdullah ibn Buraida, d’après son père : Ma’iz ibn Malik al-Aslami vint voir le Messager d’Allah ﷺ et lui dit : « Ô Messager d’Allah, je me suis fait du tort ; j’ai commis l’adultère et je souhaite sincèrement que tu me purifies. » Le Prophète ﷺ le repoussa. Le lendemain, Ma’iz revint et dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai commis l’adultère. » Le Messager d’Allah ﷺ le repoussa une seconde fois et l’envoya vers les siens en leur demandant : « Savez-vous s’il a un problème mental ? » Ils nièrent cela et dirent : « Nous ne le connaissons que comme un homme sage et bon parmi nous, autant que nous pouvons en juger. » Ma’iz revint une troisième fois, et le Prophète ﷺ fit comme auparavant. Il se renseigna sur lui et on l’informa qu’il n’avait aucun problème, ni lui ni son esprit. À la quatrième fois, on creusa une fosse pour lui, le Prophète ﷺ prononça le jugement et il fut lapidé. Le narrateur dit : Une femme de Ghamid vint alors voir le Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai commis l’adultère, purifie-moi. » Il la repoussa. Le lendemain, elle dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi me repousses-tu ? Peut-être me repousses-tu comme tu as repoussé Ma’iz. Par Allah, je suis enceinte. » Il dit : « Si tu insistes, alors pars jusqu’à ce que tu accouches. » Quand elle eut accouché, elle revint avec l’enfant enveloppé dans un tissu et dit : « Voici l’enfant que j’ai mis au monde. » Il dit : « Va l’allaiter jusqu’à ce que tu le sèvres. » Quand elle l’eut sevré, elle revint avec l’enfant qui tenait un morceau de pain dans la main. Elle dit : « Ô Messager d’Allah, le voici, je l’ai sevré et il mange de la nourriture. » Le Prophète ﷺ confia l’enfant à un musulman, puis il prononça la peine : elle fut placée dans une fosse jusqu’à la poitrine et il ordonna aux gens de la lapider. Khalid ibn Walid lança une pierre qui la toucha à la tête et du sang jaillit sur le visage de Khalid, qui l’insulta alors. Le Messager d’Allah ﷺ entendit la malédiction de Khalid et dit : « Khalid, sois doux. Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, elle a fait un repentir tel que même un collecteur d’impôts injuste, s’il se repentait ainsi, serait pardonné. » Puis il ordonna qu’on prie sur elle et elle fut enterrée
- Sahih Muslim, n°4449
Rapporté par Abu Huraira et Zaid ibn Khalid al-Juhani : Ce hadith a été transmis de la même façon que par Malik, avec un doute sur le fait que la vente de la servante ait été mentionnée après la troisième ou la quatrième fois
- Sahih Muslim, n°4452
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme qui avait bu du vin fut amené au Messager d’Allah ﷺ. Il lui donna quarante coups avec deux fouets. Abu Bakr fit de même, mais quand Omar devint calife, il consulta les gens et Abd al-Rahman dit : « La peine la plus légère pour la boisson est de quatre-vingts coups. » Omar prescrivit alors cette peine
- Sahih Muslim, n°4454
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a frappé avec des branches de palmier et des sandales, et Abu Bakr a donné quarante coups. Quand Omar devint Commandeur des croyants et que les gens s’étaient rapprochés des pâturages et des villes, il demanda aux Compagnons du Prophète ﷺ : « Quel est votre avis sur la flagellation pour la boisson ? » Abd al-Rahman ibn Awf répondit : « Mon avis est que tu fixes la peine la plus légère. » Omar infligea alors quatre-vingts coups
- Sahih Muslim, n°4528
Le Messager d’Allah ﷺ a été rapporté par Anas b. Malik comme ayant dit : « Soyez doux, ne soyez pas durs, apportez du réconfort et ne repoussez pas les gens. »
- Sahih Muslim, n°4570
Rapporté par Auf ibn Malik رضي الله عنه : Un homme de la tribu Himyar a tué un ennemi et voulait prendre le butin. Khalid ibn Walid, qui était leur chef, l’en a empêché. Auf ibn Malik (le rapporteur) est allé voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Celui-ci a demandé à Khalid : « Pourquoi ne lui as-tu pas donné le butin ? » Khalid a répondu : « J’ai trouvé que c’était trop. » Le Prophète ﷺ a dit : « Remets-lui le butin. » Quand Khalid a voulu le faire, Auf l’a tiré par son manteau et lui a dit (en plaisantant) : « N’est-ce pas ce que je t’avais rapporté du Messager d’Allah ﷺ ? » Quand le Messager d’Allah ﷺ a entendu cela, il s’est fâché et a dit : « Khalid, ne lui donne pas, Khalid, ne lui donne pas. Allez-vous abandonner les chefs que j’ai nommés ? Votre situation et la leur ressemble à celle d’un homme qui emmène des chameaux et des moutons paître. Il les fait paître et, quand vient l’heure de boire, il les conduit à un bassin. Ils boivent l’eau claire et laissent l’eau trouble au fond. Ainsi, l’eau claire (c’est-à-dire la meilleure récompense) est pour vous, et l’eau trouble (c’est-à-dire le blâme) est pour eux. »
- Sahih Muslim, n°4571
Rapporté par Auf ibn Malik al-Ashja’i رضي الله عنه : J’ai participé à l’expédition dirigée par Zayd ibn Haritha vers Muta, et j’ai reçu du renfort du Yémen. (Après cette introduction), le rapporteur a raconté la tradition précédente, sauf qu’ici Auf a dit à Khalid : « Khalid, ne savais-tu pas que le Messager d’Allah ﷺ avait décidé de donner le butin à celui qui avait tué l’ennemi ? » Khalid a répondu : « Oui, mais j’ai trouvé que c’était trop. »
- Sahih Muslim, n°4577
Rapporté par Zuhri, qui a reçu ce récit de Malik ibn Aus رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et je suis venu chez lui dans la journée. Je l’ai trouvé assis sur son lit sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus me demander de l’aide. J’ai ordonné qu’on leur donne un peu d’argent. Prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « J’aurais préféré que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Malik, prends-le et fais ce que je t’ai dit. » À ce moment, son serviteur Yarfa’ est entré et a dit : « Commandeur des croyants, que dis-tu d’Othman, Abd al-Rahman ibn Awf, Zubair et Sa’d (qui demandent à te voir) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Puis Yarfa’ est revenu et a dit : « Et Ali et Abbas (qui sont à la porte) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et ce pécheur, traître et menteur. » Les autres ont aussi dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche et aie pitié d’eux. » Malik ibn Aus a pensé qu’ils avaient été envoyés pour cela. Omar a dit : « Attendez et soyez patients. Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre existent, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il s’est tourné vers Abbas et Ali et a dit : « Je vous adjure par Allah, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Allah, le Glorieux et l’Exalté, a accordé à Son Messager ﷺ une faveur qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » Il a cité le verset : « Ce qu’Allah a accordé à Son Messager des biens des habitants des villes est pour Allah et Son Messager. » Le rapporteur ne sait pas s’il a récité le verset précédent. Omar a continué : « Le Messager d’Allah ﷺ vous a distribué les biens abandonnés par Banu Nadir. Par Allah, il ne s’est jamais préféré à vous, ni n’a rien gardé pour lui seul. Après cette distribution équitable, il restait des biens. Le Messager d’Allah ﷺ couvrait ses dépenses annuelles avec leurs revenus, et ce qui restait était déposé au Trésor public. » Il a continué : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il a adjuré Abbas et Ali de la même façon et leur a demandé : « Le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah ﷺ.” Vous êtes venus réclamer vos parts des biens (laissés par le Messager d’Allah). (À Abbas) tu as demandé la part de ton neveu, et (à Ali) il a demandé la part de sa femme, la fille du Prophète. Abu Bakr رضي الله عنه a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” Vous l’avez alors considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait qu’il était véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Quand Abu Bakr est mort et que je suis devenu le successeur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr, vous m’avez aussi considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait que je suis véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Je suis devenu le gardien de ces biens. Vous êtes venus tous les deux, avec le même objectif. Vous avez dit : “Confie-nous ces biens.” J’ai dit : “Si vous voulez que je vous les confie, ce sera à condition que vous respectiez l’engagement pris devant Allah de les utiliser comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ.” Vous les avez donc reçus. Est-ce bien cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors vous revenez vers moi pour que je tranche entre vous. Non, par Allah, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-ci jusqu’au Jour du Jugement. Si vous ne pouvez pas gérer ces biens selon cette condition, rendez-les-moi. »
- Sahih Muslim, n°4578
Le même hadith a été rapporté par une autre chaîne avec une légère différence : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et a dit : « Des familles de ta tribu sont venues me voir » (puis suit le hadith précédent) par Malik, avec la différence que le Messager d’Allah ﷺ prévoyait pour sa famille de quoi vivre pendant un an. Parfois, Ma’mar disait : « Il gardait de quoi subvenir à sa famille pendant un an, et ce qui restait, il le dépensait dans la voie d’Allah, le Majestueux et l’Exalté. »
- Sahih Muslim, n°4603
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque les Mouhajiroun émigrèrent de La Mecque à Médine, ils arrivèrent sans rien posséder, tandis que les Ansar avaient des terres et des palmiers. Les Ansar partagèrent leurs biens avec les Mouhajiroun, à condition de leur donner la moitié des fruits chaque année, et les Mouhajiroun les remerciaient en travaillant avec eux. La mère d’Anas ibn Malik s’appelait Oumm Soulaym, elle était aussi la mère d’Abdallah ibn Talha, le frère d’Anas du côté maternel. La mère d’Anas avait offert ses palmiers au Messager d’Allah ﷺ, qui les donna à Oumm Ayman, l’ancienne esclave affranchie, mère d’Oussama ibn Zayd. Quand le Messager d’Allah ﷺ eut terminé la guerre contre les gens de Khaybar et revint à Médine, les Mouhajiroun rendirent aux Ansar tous les dons qu’ils avaient reçus de leurs fruits. (Anas ibn Malik dit : ) Le Messager d’Allah ﷺ rendit à ma mère ses palmiers et donna à Oumm Ayman, à la place, des palmiers de son propre verger. Ibn Chihab précise qu’Oumm Ayman était la mère d’Oussama ibn Zayd, ancienne esclave d’Abdallah ibn Abd al-Muttalib, originaire d’Abyssinie. Quand Amina donna naissance au Messager d’Allah ﷺ après la mort de son père, Oumm Ayman l’allaita jusqu’à ce qu’il grandisse. Plus tard, il l’affranchit et la maria à Zayd ibn Haritha. Elle mourut cinq mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°4610
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : La tradition a été rapportée par une chaîne différente, mais cette version ne mentionne pas : « Et ce n’était pas le Négus pour qui le Prophète ﷺ a accompli la prière funéraire. »
- Sahih Muslim, n°4611
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par le même narrateur à travers une autre chaîne, avec la même différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°4637
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand les compagnons du Prophète ﷺ ont été submergés de tristesse et de détresse à son retour de Hudaibiya, où il avait sacrifié ses bêtes sans pouvoir entrer à La Mecque, le verset coranique : « Inna fatahna… laka fathan mubinan… » a été révélé. (À ce moment-là) il a dit : « Il m’a été révélé un verset qui m’est plus cher que tout ce que contient ce monde. »
- Sahih Muslim, n°4641
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le jour de la bataille d’Uhud, lorsque l’ennemi a pris le dessus, il ne restait auprès du Messager d’Allah ﷺ que sept hommes des Ansar et deux hommes de Quraysh. Quand l’ennemi s’est avancé vers lui et l’a submergé, il a dit : « Celui qui les repousse loin de nous aura le Paradis, ou sera mon compagnon au Paradis. » Un homme des Ansar s’est avancé, a combattu jusqu’à être tué. L’ennemi s’est encore avancé, et il a répété : « Celui qui les repousse loin de nous aura le Paradis, ou sera mon compagnon au Paradis. » Un autre homme des Ansar s’est avancé, a combattu jusqu’à être tué. Cela a continué jusqu’à ce que les sept Ansar soient tués un à un. Alors, le Messager d’Allah ﷺ a dit à ses deux compagnons : « Nous n’avons pas été à la hauteur de nos compagnons. »
- Sahih Muslim, n°4661
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : On a dit au Prophète ﷺ : « Pourquoi ne vas-tu pas voir Abdullah b. Ubayy pour le convaincre d’accepter l’islam ? » Le Prophète ﷺ s’est donc rendu chez lui, monté sur un âne, accompagné de quelques musulmans. En chemin, ils ont traversé un terrain salé. Quand le Prophète ﷺ s’est approché de lui, il a dit : « Ne t’approche pas de moi. Par Allah, l’odeur de ton âne m’incommode. » Un homme des Ansar a répondu : « Par Allah, l’odeur de l’âne du Messager d’Allah ﷺ est meilleure que la tienne. » À ce moment, un homme du clan d’Abdullah s’est énervé. Les gens des deux côtés se sont alors emportés et se sont battus à coups de bâtons, de mains et de sandales. Le rapporteur dit : Après cette bagarre, nous avons appris que le verset coranique : « Si deux groupes de croyants se battent, réconciliez-les » (Coran 49 :9) a été révélé à propos de ces groupes
- Sahih Muslim, n°4662
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit (après la bataille de Badr) : « Qui va nous rapporter ce qui est arrivé à Abu Jahl ? » Ibn Mas’ud est parti pour s’informer. Il a trouvé que les deux fils d’Afra’ l’avaient frappé et qu’il était à l’agonie. Il l’a attrapé par la barbe et lui a dit : « Es-tu Abu Jahl ? » Il a répondu : « Y a-t-il quelqu’un de plus important que celui que tu as tué, ou que son peuple a tué ? » Ibn Mas’ud rapporte, selon Abu Mijlaz, qu’Abu Jahl a dit : « Hélas ! Si seulement quelqu’un d’autre qu’un simple cultivateur m’avait tué. »
- Sahih Muslim, n°4667
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par Anas b. Malik avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°4673
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, il n’y a de vie que la vie de l’au-delà. Pardonne donc aux Ansar et aux Mouhajiroun. »
- Sahih Muslim, n°4674
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه, selon une autre version : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, il n’y a de vie que la vie de l’au-delà. Accorde donc l’honneur aux Ansar et aux Mouhajiroun. »
- Sahih Muslim, n°4675
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه, selon une autre version et une autre chaîne de transmission : Les Compagnons du Prophète ﷺ récitaient des vers de rajaz et le Messager d’Allah ﷺ récitait avec eux. Ils chantaient : « Ô Allah, il n’y a de bien que le bien de l’au-delà. Aide donc les Ansar et les Mouhajiroun. » Shaiban a remplacé « Aide donc » par « Pardonne donc »
- Sahih Muslim, n°4679
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Quatre-vingts habitants de la Mecque sont descendus du mont Tan’im pour attaquer le Messager d’Allah ﷺ et ses Compagnons par surprise, armés. Le Prophète ﷺ les a capturés mais leur a laissé la vie sauve. Allah, le Très-Haut, a alors révélé : « C’est Lui qui a retenu vos mains d’eux et leurs mains de vous dans la vallée de la Mecque après vous avoir donné la victoire sur eux. »
- Sahih Muslim, n°4682
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a permis à Umm Sulaim et à d’autres femmes des Ansar de l’accompagner lors des expéditions militaires ; elles donnaient à boire aux soldats et soignaient les blessés
- Sahih Muslim, n°4683
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le jour de Uhud, certains, vaincus, abandonnèrent le Prophète ﷺ, mais Abu Talha se tint devant lui pour le protéger avec un bouclier. Abu Talha était un archer puissant qui brisa deux ou trois arcs ce jour-là. Quand un homme passait avec un carquois rempli de flèches, on lui disait : « Garde-les pour Abu Talha. » Chaque fois que le Prophète ﷺ levait la tête pour regarder les gens, Abu Talha disait : « Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ne lève pas la tête, de peur qu’une flèche de l’ennemi ne t’atteigne. Mon cou est devant le tien. » Le narrateur dit : J’ai vu Aïsha bint Abu Bakr et Umm Sulaim, leurs vêtements relevés, si bien que je voyais les bracelets à leurs chevilles. Elles portaient des outres d’eau sur leur dos et donnaient à boire aux gens. Elles retournaient ensuite au puits, remplissaient à nouveau les outres et revenaient pour donner de l’eau aux soldats. Ce jour-là, l’épée d’Abu Talha tomba de ses mains deux ou trois fois à cause de la somnolence
- Sahih Muslim, n°4731
Rapporté par Abu Malik : Ubaidullah ibn Ziyad est venu rendre visite à Ma'qil ibn Yaser alors que ce dernier était malade. Ma'qil lui a dit : « Je vais te transmettre un hadith. Si je n’étais pas sur le point de mourir, je ne te l’aurais pas raconté. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Un dirigeant qui, après avoir obtenu le pouvoir sur les affaires des musulmans, ne cherche pas à améliorer leur situation et ne les sert pas sincèrement, n’entrera pas au Paradis avec eux.” »
- Sahih Muslim, n°4804
Rapporté par ‘Awf b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les meilleurs de vos dirigeants sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, qui invoquent les bénédictions d’Allah sur vous et pour qui vous invoquez les bénédictions d’Allah. Les pires de vos dirigeants sont ceux que vous détestez et qui vous détestent, que vous maudissez et qui vous maudissent. » On demanda : « Ne devons-nous pas les renverser par l’épée ? » Il répondit : « Non, tant qu’ils établissent la prière parmi vous. Si vous trouvez chez eux quelque chose de détestable, détestez leur gestion, mais ne vous retirez pas de leur obéissance. »
- Sahih Muslim, n°4805
Rapporté par ‘Awf b. Malik al-Ashja‘i رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les meilleurs de vos dirigeants sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, pour qui vous invoquez les bénédictions d’Allah et qui invoquent les bénédictions d’Allah pour vous. Les pires de vos dirigeants sont ceux que vous détestez et qui vous détestent, qui vous maudissent et que vous maudissez. » (Ceux qui étaient présents demandèrent : « Ne devons-nous pas les renverser dans ce cas ? ») Il répondit : « Non, tant qu’ils établissent la prière parmi vous. Non, tant qu’ils établissent la prière parmi vous. Attention ! Celui qui a un gouverneur nommé sur lui et qui voit ce gouverneur désobéir à Allah, qu’il condamne cet acte de désobéissance, mais qu’il ne se retire pas de son obéissance. » Ibn Jabir a dit : Ruzaiq m’a rapporté ce hadith. Je lui ai demandé : « Abu Miqdam, l’as-tu entendu de Muslim b. Qaraza ou bien te l’a-t-il décrit et il l’a entendu de ‘Awf (b. Malik) qui l’a transmis du Messager d’Allah ﷺ ? » Alors Ruzaiq s’est assis sur ses genoux, a fait face à la Qibla et a dit : « Par Allah, en dehors de Qui il n’y a pas d’autre dieu, je l’ai entendu de Muslim b. Qaraza, qui a dit l’avoir entendu de ‘Awf (b. Malik), qui a dit l’avoir entendu du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°4854
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a une bénédiction dans la crinière des chevaux de guerre. »
- Sahih Muslim, n°4867
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Personne qui meurt et qui a quelque chose de bon auprès d’Allah ne voudrait revenir dans ce monde, même si on lui offrait toute la terre et tout ce qu’elle contient, sauf le martyr qui désire revenir et être tué à nouveau pour la grande récompense qu’il a vue. »
- Sahih Muslim, n°4868
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Personne qui entre au Paradis ne voudrait revenir dans ce monde, même si on lui offrait tout ce qui se trouve à la surface de la terre, sauf le martyr qui souhaiterait revenir et être tué dix fois pour l’honneur immense qui lui a été accordé. »
- Sahih Muslim, n°4873
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Partir le matin ou le soir dans la voie d’Allah rapporte une récompense meilleure que le monde et tout ce qu’il contient. »
- Sahih Muslim, n°4901
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Un jeune homme de la tribu d’Aslam a dit : « Messager d’Allah, je voudrais combattre dans le chemin d’Allah, mais je n’ai rien pour m’équiper. » Le Prophète ﷺ lui dit : « Va voir untel, il s’était équipé pour le combat mais il est tombé malade. » Le jeune homme alla donc le voir et lui dit : « Le Messager d’Allah ﷺ te transmet ses salutations et te demande de me donner l’équipement que tu as préparé. » L’homme dit (à sa femme ou à sa servante) : « Donne-lui l’équipement que j’ai rassemblé pour moi et ne lui cache rien. Ne lui cache rien, afin que tu sois bénie grâce à cela. »
- Sahih Muslim, n°4915
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ envoya Busaisah en éclaireur pour observer la caravane d’Abu Sufyan. Il revint (et rencontra le Prophète dans sa maison), où il n’y avait que moi et le Messager d’Allah ﷺ. Je ne me souviens plus s’il (Anas) a précisé si certaines épouses du Prophète ﷺ étaient présentes ou non. Busaisah lui donna des nouvelles de la caravane. Après avoir entendu cela, le Messager d’Allah ﷺ sortit rapidement, s’adressa aux gens et dit : « Nous avons besoin d’hommes ; que celui qui a une monture prête parte avec nous. » Les gens lui demandèrent la permission d’aller chercher leurs montures qui paissaient sur les collines près de Médine, mais il répondit : « Non, seuls ceux qui ont leur monture prête. » Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons partirent donc vers Badr et arrivèrent avant les polythéistes de La Mecque. Quand les polythéistes arrivèrent à leur tour, le Messager d’Allah ﷺ dit : « Aucun de vous ne doit rien faire avant moi. » Les polythéistes avancèrent, et le Messager d’Allah ﷺ dit : « Levez-vous pour entrer au Paradis, aussi vaste que les cieux et la terre. » ‘Umair ibn al-Humam al-Ansari demanda : « Ô Messager d’Allah, le Paradis est-il vraiment aussi vaste que les cieux et la terre ? » Il répondit : « Oui. » ‘Umair dit : « Merveilleux ! » Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussé à dire cela (“Merveilleux !”) ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, rien d’autre que le désir d’en faire partie. » Il lui dit : « Tu en fais partie. » ‘Umair sortit alors des dattes de son sac et commença à les manger, puis il dit : « Si je devais vivre jusqu’à finir toutes ces dattes, ce serait trop long. » (Le narrateur dit) : Il jeta alors toutes ses dattes et se battit jusqu’à être tué
- Sahih Muslim, n°4917
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Des gens vinrent voir le Messager d’Allah ﷺ et lui dirent : « Envoie avec nous des hommes pour nous enseigner le Coran et la Sunna. » Il envoya alors soixante-dix hommes des Ansar, qu’on appelait les Récitateurs, parmi lesquels se trouvait mon oncle maternel, Haram. Ils récitaient le Coran, réfléchissaient à son sens la nuit, et le jour, ils apportaient de l’eau à la mosquée, ramassaient du bois et le vendaient pour acheter de la nourriture aux gens de la Suffa et aux nécessiteux. Le Prophète ﷺ envoya les Récitateurs avec ces gens, mais ceux-ci les trahirent et les tuèrent avant qu’ils n’atteignent leur destination. (En mourant), ils disaient : « Ô Allah, transmets à notre Prophète que nous T’avons rencontré en étant satisfaits de Toi et que Tu es satisfait de nous. » (Le narrateur dit) : Un homme attaqua Haram (l’oncle maternel d’Anas) par derrière et le transperça d’une lance. (En mourant), Haram dit : « Par le Seigneur de la Kaaba, j’ai réussi. » Le Messager d’Allah ﷺ dit à ses compagnons : « Vos frères ont été tués et ils disaient : “Ô Allah, transmets à notre Prophète que nous T’avons rencontré en étant satisfaits de Toi et que Tu es satisfait de nous.” »
- Sahih Muslim, n°4929
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui cherche sincèrement le martyre en aura la récompense, même s’il ne l’obtient pas. »
- Sahih Muslim, n°4934
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ rendait visite à Umm Haram, fille de Milhan (qui était la sœur de sa nourrice ou la tante de son père). Elle était l’épouse de ‘Ubada ibn Samit. Un jour, le Messager d’Allah ﷺ lui rendit visite. Elle lui servit à manger puis s’assit pour lui masser la tête. Le Messager d’Allah ﷺ s’endormit, puis se réveilla en riant. Elle lui demanda : « Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Des gens de ma communauté m’ont été montrés, ils combattaient dans le chemin d’Allah et naviguaient sur la mer. (Ils glissaient sur l’eau) comme des rois sur des trônes (le narrateur hésite sur l’expression exacte). » Elle dit : « Ô Messager d’Allah, prie Allah pour que je sois parmi eux. » Il pria pour elle. Puis il reposa la tête et s’endormit à nouveau. Il se réveilla en riant, comme la première fois. (Elle dit) : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui te fait rire ? » Il répondit : « Des gens de ma communauté m’ont été montrés. Ils combattaient dans le chemin d’Allah. » (Il les décrivit avec les mêmes mots que la première fois.) Elle dit : « Ô Messager d’Allah, prie Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu seras parmi les premiers. » Umm Haram, fille de Milhan, navigua sur la mer à l’époque de Mu‘awiya. À son retour, alors qu’elle descendait de sa monture, elle tomba et mourut
- Sahih Muslim, n°4937
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه, qui a entendu Anas ibn Malik رضي الله عنه dire : Le Messager d’Allah ﷺ rendit visite à la fille de Milhan, tante maternelle d’Anas (et sœur de la nourrice du Prophète ﷺ). Il posa sa tête près d’elle (et, à partir de là, le narrateur poursuit le récit précédent jusqu’à la fin)
- Sahih Muslim, n°4944
Rapporté par Hafsa, fille de Sirin رضي الله عنها : Anas b. Malik m’a demandé de quoi Yahya b. Abu ‘Amra était mort. J’ai répondu : « De la peste. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit que mourir de la peste est un martyre pour un musulman. »
- Sahih Muslim, n°4962
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ ne rentrait pas chez lui la nuit. Il arrivait auprès de sa famille le matin ou le soir
- Sahih Muslim, n°5021
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le jour de Khaybar, un homme est venu dire : « Ô Messager d’Allah, les ânes ont été mangés. » Un autre est venu dire : « Ô Messager d’Allah, les ânes sont en train d’être abattus. » Alors le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à Abu Talha de faire une annonce : « Allah et Son Messager vous ont interdit de manger la viande des ânes domestiques, car elle est impure ou détestable. » Le narrateur précise : Les marmites ont alors été renversées avec ce qu’elles contenaient
- Sahih Muslim, n°5048
Rapporté par Anas ibn Malik : Nous avons poursuivi un lièvre à Marr az-Zahrin (une vallée près de La Mecque). Mes compagnons ont couru mais se sont fatigués ; j’ai aussi essayé jusqu’à ce que je l’attrape. Je l’ai apporté à Abu Talha. Il l’a égorgé et a envoyé sa cuisse et ses deux pattes arrière au Messager d’Allah ﷺ par mon intermédiaire, et il les a acceptées
- Sahih Muslim, n°5057
Rapporté par Hishim ibn Zaid ibn Anas ibn Malik : Je suis allé chez al-Hakam ibn Ayyub avec mon grand-père Anas ibn Malik, et là, des gens avaient attaché une poule pour en faire une cible et lui tiraient dessus à l’arc. Anas a alors dit que le Messager d’Allah ﷺ avait interdit d’attacher des animaux pour en faire des cibles
- Sahih Muslim, n°5079
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit le jour du sacrifice : « Celui qui a sacrifié son animal avant la prière doit recommencer. » Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah, c’est un jour où la viande est très attendue, et il a aussi parlé du besoin de son voisin. » Peut-être que le Messager d’Allah ﷺ a approuvé cela. L’homme a dit : « J’ai une chèvre de moins d’un an que j’aime plus que deux grosses chèvres ; puis-je la sacrifier ? » Le Prophète ﷺ lui a permis. Le rapporteur a ajouté : « Je ne sais pas si cette permission a été donnée à quelqu’un d’autre. » Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ s’est tourné vers deux béliers et les a sacrifiés, et les gens ont partagé les chèvres entre eux pour le sacrifice
- Sahih Muslim, n°5080
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière de l’Aïd puis a prononcé un sermon en ordonnant : « Celui qui a sacrifié l’animal avant la prière doit en sacrifier un autre. » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°5081
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ nous a parlé le jour de l’Aïd al-Adha. Il a senti l’odeur de la viande et a interdit de sacrifier les animaux avant la prière de l’Aïd, en disant : « Celui qui a sacrifié avant la prière doit recommencer, car ce n’est pas valable comme sacrifice. »
- Sahih Muslim, n°5131
Rapporté par Anas b. Malik : J’étais le servant de certaines personnes dans la maison d’Abu Talha le jour où l’alcool a été interdit. Leur boisson était faite de dattes sèches ou fraîches, quand un annonceur a fait une annonce. Abu Talha m’a dit : « Sors et va voir ce qui se passe. » Je suis sorti et j’ai entendu un annonceur proclamer : « Sachez que l’alcool a été interdit. » Il a dit : « La boisson a alors été versée dans les rues de Médine. » Abu Talha m’a dit : « Sors et renverse-la. » Je l’ai donc renversée. Ils ont dit, ou certains ont dit : « Un tel et un tel sont morts, car ils avaient bu de cette boisson. » Le narrateur dit qu’il ne sait pas si c’est Anas qui a rapporté cela ou quelqu’un d’autre. Ensuite, Allah, le Très-Haut, a révélé : « Il n’y aura pas de péché pour ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres pour ce qu’ils ont pu consommer, tant qu’ils craignent Allah, croient et font le bien. » (verset)
- Sahih Muslim, n°5132
Rapporté par ‘Abd al-Aziz b. Suhaib : Des personnes ont interrogé Anas b. Malik au sujet du Fadikh (une boisson alcoolisée à base de dattes fraîches). Il a répondu : « Nous n’avions pas d’autre alcool que ce Fadikh. C’est ce Fadikh que je servais à Abu Talha, Abu Ayyub et à certains compagnons du Messager d’Allah ﷺ dans notre maison. Quand quelqu’un est venu et a dit : “Avez-vous entendu la nouvelle ?” Nous avons répondu non. Il a dit : “L’alcool a été interdit.” Abu Talha a alors dit : “Anas, renverse ces grandes jarres.” Le narrateur dit qu’ils n’y sont jamais revenus, ni même questionné à ce sujet après l’annonce de cette personne. »
- Sahih Muslim, n°5133
Rapporté par Anas b. Malik : Je me tenais parmi les oncles de ma tribu et je leur servais du Fadikh alors que j’étais le plus jeune d’entre eux, lorsqu’une personne est venue et a dit : « L’alcool a été interdit. » Ils ont dit : « Anas, renverse-le. » Je l’ai donc renversé. (Un des narrateurs, Sulaiman Taimi) dit avoir demandé à Anas ce qu’était ce Fadikh. Il a répondu : « C’était préparé à partir de dattes mûres et non mûres. » Abu Bakr b. Anas a dit : « C’était leur alcool à l’époque. » Sulaiman dit qu’une personne lui a rapporté d’Anas b. Malik qu’il avait dit cela
- Sahih Muslim, n°5135
Rapporté par Anas b. Malik : Je servais du vin à Abu Talha, Abu Dujana et Mu’adh b. Jabal parmi un groupe d’Ansar, lorsqu’un visiteur est venu et a dit : « Il y a une nouvelle : les versets concernant l’interdiction de l’alcool ont été révélés. » Nous l’avons donc renversé ce jour-là ; c’était un mélange de dattes sèches et fraîches. Anas b. Malik a dit : « Lorsque le khamr a été interdit, leur boisson habituelle était alors un mélange de dattes sèches et fraîches. »
- Sahih Muslim, n°5136
Rapporté par Anas b. Malik : Je servais du vin à Abu Talha, Abu Dujana et Suhail b. Baida’ à partir d’une outre contenant un mélange de dattes mûres et non mûres. Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°5137
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de mélanger des dattes fraîches et non mûres pour en faire une boisson, et c’était leur principal alcool lorsque l’alcool a été interdit
- Sahih Muslim, n°5138
Rapporté par Anas b. Malik : Je servais à boire à Abu ‘Ubaida b. Jarrah, Abu Talha et Ubayy b. Ka’b une boisson préparée à partir de dattes mûres et non mûres, lorsqu’un visiteur est venu et a dit : « L’alcool a été interdit. » Abu Talha a alors dit : « Anas, lève-toi et casse cette cruche. » Je me suis levé, j’ai pris une pierre pointue et j’ai frappé la cruche à sa base jusqu’à ce qu’elle se brise
- Sahih Muslim, n°5139
Rapporté par Anas b. Malik : Allah a révélé le verset dans lequel Il interdit l’alcool. À cette époque, ils ne buvaient que de l’alcool préparé à partir de dattes
- Sahih Muslim, n°5166
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de préparer le Nabidh dans une courge ou dans un récipient verni
- Sahih Muslim, n°5189
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par différentes chaînes de transmetteurs, mais seuls Malik et Usama ont mentionné : « lors d’une de ses expéditions »
- Sahih Muslim, n°5223
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Celui qui a bu du vin dans ce monde sans se repentir en sera privé (de la boisson pure) dans l’au-delà. On demanda à Malik : « Ce hadith est-il Marfu’ ? » Il répondit : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°5239
Rapporté par Al-Bara’ رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ quitta La Mecque pour Médine, Suraqa ibn Malik ibn Ju’shum le poursuivit. Le Messager d’Allah ﷺ invoqua contre lui, et son cheval s’enfonça (dans le désert). Suraqa dit : « Ô Messager d’Allah, invoque la bénédiction pour moi et je ne vous ferai aucun mal. » Le Prophète ﷺ invoqua alors Allah en sa faveur. À ce moment-là, il avait soif et ils croisèrent un berger. Abu Bakr Siddiq رضي الله عنه dit : « J’ai pris un bol et j’ai trait du lait pour le Messager d’Allah ﷺ, puis je le lui ai donné. Il l’a bu et j’en ai été heureux. »
- Sahih Muslim, n°5289
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : On a apporté au Messager d’Allah ﷺ une coupe de lait mélangé à de l’eau. À sa droite se trouvait un bédouin et à sa gauche, Abu Bakr. Le Prophète ﷺ a bu, puis il l’a donnée au bédouin et a dit : « À celui qui est à droite, puis encore à celui qui est à droite. »
- Sahih Muslim, n°5291
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu chez nous et a demandé à boire. Nous avons trait une chèvre pour lui, puis mélangé le lait avec l’eau de mon puits. Je l’ai servi au Messager d’Allah ﷺ et il l’a bu, alors qu’Abu Bakr était à sa gauche, Omar devant lui, et un bédouin à sa droite. Quand le Messager d’Allah ﷺ a fini de boire, Omar a dit : « Ô Messager d’Allah, voici Abu Bakr, donne-lui à boire. » Mais le Messager d’Allah ﷺ l’a donné au bédouin, laissant de côté Abu Bakr et Omar. Et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ceux qui sont à droite, ceux qui sont à droite, ceux qui sont à droite (ont la priorité). » Anas a ajouté : « C’est la Sunna, c’est la Sunna, c’est la Sunna. »
- Sahih Muslim, n°5296
Rapporté par Ibn Ka’b ibn Malik رضي الله عنه d’après son père : Il a vu le Messager d’Allah ﷺ lécher ses trois doigts après avoir mangé. Ibn Hatim n’a pas mentionné « trois ». Ce hadith est aussi rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5297
Rapporté par Ibn Ka’b ibn Malik رضي الله عنه d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ mangeait avec trois doigts et il léchait sa main avant de l’essuyer (avec une serviette)
- Sahih Muslim, n°5299
Rapporté par Ka'b ibn Malik : Un hadith similaire a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5316
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha a dit à Umm Sulaim : « J’ai remarqué que la voix du Messager d’Allah ﷺ était faible, sûrement à cause de la faim ; as-tu quelque chose ? » Elle a répondu oui, a sorti des pains d’orge, les a enveloppés dans un foulard, puis les a mis sous mon manteau et m’a envoyé vers le Messager d’Allah ﷺ. Je l’ai trouvé assis à la mosquée avec des gens. Je me suis approché, et il m’a demandé : « Abu Talha t’a envoyé ? » J’ai dit oui. Il a demandé : « C’est pour un repas ? » J’ai dit oui. Il a alors dit à ceux qui étaient avec lui de se lever. Je suis parti devant eux, puis j’ai informé Abu Talha. Il a dit à Umm Sulaim : « Voici le Messager d’Allah ﷺ avec des gens, et nous n’avons pas assez à leur offrir. » Elle a répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Abu Talha est allé à la rencontre du Prophète ﷺ, qui est entré avec lui. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé à Umm Sulaim d’apporter ce qu’elle avait. Elle a apporté le pain. Le Prophète ﷺ a demandé qu’on le coupe en morceaux, puis Umm Sulaim a ajouté un peu d’eau et de l’assaisonnement. Le Messager d’Allah ﷺ a récité ce qu’Allah a voulu, puis a dit : « Faites entrer dix personnes. » Ils ont mangé à satiété, puis sont sortis. Il a refait entrer dix autres, et ainsi de suite jusqu’à ce que tous aient mangé, ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts
- Sahih Muslim, n°5317
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha m’a envoyé inviter le Messager d’Allah ﷺ à manger. Quand je suis arrivé, il était avec des gens. Il m’a regardé, et j’ai eu honte, mais j’ai transmis l’invitation. Le Prophète ﷺ a demandé aux gens de se lever. Abu Talha a dit : « Messager d’Allah, j’ai préparé quelque chose pour toi. » Le Prophète ﷺ a touché la nourriture, a invoqué la bénédiction, puis a dit : « Que dix de mes compagnons entrent. » Il leur a dit de manger, et il sortait quelque chose de ses doigts pour eux. Ils ont mangé à satiété, puis sont sortis. Dix autres sont entrés, et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait mangé à sa faim. Ensuite, il a rassemblé ce qui restait, et la quantité de nourriture était la même qu’au début
- Sahih Muslim, n°5318
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha m’a envoyé vers le Messager d’Allah ﷺ ; le reste du hadith est le même, avec une légère différence : à la fin, le Prophète ﷺ a pris ce qui restait de la nourriture, l’a rassemblé, a invoqué la bénédiction, et elle est revenue à son état initial. Il a dit : « Prenez ceci. »
- Sahih Muslim, n°5319
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha a demandé à Umm Sulaim de préparer un repas spécialement pour le Messager d’Allah ﷺ. Il m’a ensuite envoyé l’inviter ; le reste du hadith est le même, avec une légère différence : « Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main dessus, a mentionné le nom d’Allah, puis a dit : “Faites entrer dix hommes.” Abu Talha les a fait entrer, ils ont mangé en mentionnant le nom d’Allah. Ils étaient quatre-vingts à avoir mangé. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ, sa famille et lui-même ont mangé, et il en est resté. »
- Sahih Muslim, n°5320
Rapporté par Anas ibn Malik : Il a rapporté cet événement concernant le festin offert par Abu Talha au Messager d’Allah ﷺ, en ajoutant : « Abu Talha est resté à la porte pour accueillir l’invité jusqu’à l’arrivée du Messager d’Allah ﷺ. Il lui a dit : “Messager d’Allah, ce que nous avons à t’offrir est peu.” Le Prophète ﷺ a répondu : “Apporte-le, Allah va bientôt le bénir et l’augmenter.” »
- Sahih Muslim, n°5321
Rapporté par Anas ibn Malik : Ce hadith a été rapporté avec une légère différence : le Messager d’Allah ﷺ a mangé, sa famille aussi, et il en est resté un surplus qu’ils ont envoyé à leurs voisins
- Sahih Muslim, n°5322
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha a vu le Messager d’Allah ﷺ allongé sur le ventre dans la mosquée. Il est allé voir Umm Sulaim et lui a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ allongé sur le ventre dans la mosquée, je pense qu’il a faim. » Le reste du hadith est le même, avec en plus que le Messager d’Allah ﷺ, Abu Talha, Umm Sulaim et Anas ibn Malik ont mangé, et il en est resté, qu’ils ont offert à leurs voisins
- Sahih Muslim, n°5323
Rapporté par Anas b. Malik : Je suis allé rendre visite au Messager d’Allah ﷺ un jour et je l’ai trouvé assis avec ses compagnons, en train de leur parler, et il avait attaché son ventre avec une bande. Usama a dit : « Je ne sais pas s’il y avait une pierre sur son ventre ou non. » J’ai demandé à certains de ses compagnons pourquoi le Messager d’Allah ﷺ avait bandé son ventre. Ils ont répondu : « (Il a fait cela pour soulager) sa faim. » Je suis allé voir Abu Talha, le mari d’Umm Sulaim, la fille de Milhan, et je lui ai dit : « Père, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ avec le ventre bandé. J’ai demandé à certains de ses compagnons la raison et ils m’ont dit que c’était à cause de la faim. » Abu Talha est allé voir ma mère et lui a dit : « Y a-t-il quelque chose à manger ? » Elle a répondu : « Oui, j’ai quelques morceaux de pain et des dattes. Si le Messager d’Allah ﷺ vient seul, nous pourrons le rassasier, mais s’il vient avec quelqu’un d’autre, cela ne suffira pas pour tous. » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°5324
Rapporté par Anas b. Malik : Anas b. Malik a rapporté ce hadith concernant l’accueil du Messager d’Allah ﷺ par Abu Talha, selon une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5325
Rapporté par Anas b. Malik : Un tailleur a invité le Messager d’Allah ﷺ à un repas qu’il avait préparé. Anas b. Malik a dit : « Je suis allé à ce festin avec le Messager d’Allah ﷺ. Il lui a servi du pain d’orge et une soupe avec de la courge et des morceaux de viande. » Anas a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ chercher les morceaux de courge dans le plat, alors depuis ce jour, j’aime la courge. »
- Sahih Muslim, n°5326
Rapporté par Anas b. Malik : Une personne a invité le Messager d’Allah ﷺ à un repas. Je l’ai accompagné. Il a servi une soupe avec de la courge. Le Messager d’Allah ﷺ a mangé cette courge avec plaisir. Anas a dit : « Quand j’ai vu cela, j’ai commencé à lui en mettre devant lui, sans en manger moi-même. » Anas a ajouté : « Depuis ce jour-là, la courge est devenue mon aliment préféré. »
- Sahih Muslim, n°5327
Rapporté par Anas b. Malik : Un tailleur a invité le Messager d’Allah ﷺ à un festin. Thabit a ajouté : « J’ai entendu Anas dire que, depuis ce jour, à chaque repas qu’on préparait pour moi, j’essayais qu’il y ait de la courge. »
- Sahih Muslim, n°5331
Rapporté par Anas b. Malik : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ accroupi, en train de manger des dattes
- Sahih Muslim, n°5344
Rapporté par Sa’id b. Zaid : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « La truffe est une bénédiction, et son jus est un remède pour les yeux. » Shu’ba a dit : « Quand Hakam m’a transmis ce hadith, je ne l’ai pas considéré comme étrange à cause du récit de Abd al-Malik. »
- Sahih Muslim, n°5424
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ envoya une tunique en soie à Omar, qui dit : « Tu me l’as envoyée alors que tu as dit ce que tu as dit (c’est-à-dire que c’est interdit pour les hommes). » Le Prophète ﷺ répondit : « Je ne te l’ai pas envoyée pour que tu la portes, mais pour que tu puisses profiter de son prix. »
- Sahih Muslim, n°5429
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Il a informé ses compagnons que le Messager d’Allah ﷺ avait accordé une permission à Abd al-Rahman b. ‘Awf et Zubair b. ‘Awwam de porter une chemise en soie pendant un voyage, à cause de démangeaisons ou d’une maladie dont ils souffraient tous les deux
- Sahih Muslim, n°5433
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf et Zubair b. ‘Awwam se sont plaints au Messager d’Allah ﷺ à propos des poux ; il leur a permis de porter des chemises en soie
- Sahih Muslim, n°5440
Rapporté par Qatada رضي الله عنه : Nous avons demandé à Anas b. Malik quel vêtement le Messager d’Allah ﷺ préférait porter. Il a répondu : « Le manteau du Yémen. »
- Sahih Muslim, n°5478
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’était fait fabriquer une bague en argent, sur laquelle il fit graver : « Muhammad, Messager d’Allah ». Il dit aux gens : « Je me suis fait faire une bague en argent et j’y ai fait graver : “Muhammad, Messager d’Allah”. Que personne ne fasse une gravure identique à celle-ci. »
- Sahih Muslim, n°5480
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ décida d’écrire des lettres à l’Empereur byzantin, ses compagnons lui dirent qu’ils ne liraient pas une lettre sans sceau. Alors, le Messager d’Allah ﷺ fit fabriquer une bague en argent (je me souviens encore de son éclat sur la main du Messager d’Allah ﷺ), et il y avait gravé dessus : « Muhammad, Messager d’Allah »
- Sahih Muslim, n°5483
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un jour, j’ai vu une bague en argent au doigt du Messager d’Allah ﷺ. Alors, les gens se sont aussi fait faire des bagues en argent et les ont portées. Puis le Messager d’Allah ﷺ a abandonné sa bague, et les gens ont aussi abandonné les leurs
- Sahih Muslim, n°5484
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un jour, il a vu une bague en argent au doigt du Messager d’Allah ﷺ. Les gens se sont alors fait faire des bagues en argent et les ont portées. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a jeté sa bague, et les gens ont aussi jeté les leurs
- Sahih Muslim, n°5486
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : La bague du Messager d’Allah ﷺ était en argent et elle contenait une pierre abyssinienne
- Sahih Muslim, n°5487
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ portait une bague en argent à la main droite, qui avait une pierre abyssinienne, et il tournait la pierre vers la paume de sa main
- Sahih Muslim, n°5506
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit aux hommes de teindre leurs vêtements ou leurs cheveux avec du safran. Hammad a précisé que cela concerne uniquement les hommes
- Sahih Muslim, n°5549
Rapporté par Abû Bashir Ansari رضي الله عنه : Il a eu l’occasion d’accompagner le Messager d’Allah ﷺ lors de certains de ses voyages. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé l’un de ses messagers — ‘Abdullah b. Abî Bakr a dit : « Je pense qu’il a dit ces mots quand les gens étaient aux lieux de repos » : « Qu’aucun collier de ficelles ne reste sur le cou des chameaux, ni aucun collier intact. » L’imam Malik a dit : « Selon moi, cette pratique de mettre des colliers autour du cou des chameaux ou des animaux était pour les protéger du mauvais œil. »
- Sahih Muslim, n°5558
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : J’ai vu dans la main du Messager d’Allah ﷺ un instrument pour marquer au fer, et il était en train de marquer les animaux collectés comme Zakat
- Sahih Muslim, n°5610
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le pire des noms auprès d’Allah est Malik al-Amidh (Roi des rois). » Dans la version rapportée par Shaiba, il est ajouté : « Il n’y a de roi qu’Allah, le Très-Haut, le Glorieux. » Sufyan a dit : « De même, le mot Shahinshah est aussi le pire des titres. » Ahmad b. Hanbal a dit : « J’ai demandé à Abu ‘Amr la signification de Akhna. Il a répondu : “Le plus vil.” »
- Sahih Muslim, n°5611
Rapporté par Abu Huraira : J’ai rapporté beaucoup de hadiths du Messager d’Allah ﷺ, et l’un d’eux est celui-ci : Le plus misérable auprès d’Allah au Jour de la Résurrection, la pire personne et la cible de Sa colère sera celui qu’on appelle Malik al-Amlak (Roi des rois), car il n’y a de roi qu’Allah
- Sahih Muslim, n°5612
Rapporté par Anas b. Malik : J’ai amené ‘Abdullah b. Abi Talha Ansari au Messager d’Allah ﷺ à sa naissance. À ce moment-là, le Messager d’Allah ﷺ portait un manteau de laine et enduisait les chameaux de goudron. Il a dit : « As-tu des dattes ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a pris les dattes, les a mises dans sa bouche pour les ramollir, puis il a ouvert la bouche du bébé et y a mis la datte. L’enfant a commencé à la lécher. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Les Ansar aiment les dattes. » Puis il lui a donné le prénom de ‘Abdullah
- Sahih Muslim, n°5613
Rapporté par Anas b. Malik : Le fils d’Abu Talha était malade. Abu Talha est parti en voyage et son fils est décédé en son absence. À son retour, il a demandé à sa femme : « Comment va mon enfant ? » Umm Sulaim (son épouse) a répondu : « Il est maintenant dans un état meilleur qu’avant. » Elle lui a servi le repas du soir, puis il a eu des rapports avec elle. Après cela, elle a dit : « Prépare l’enterrement de l’enfant. » Le matin, Abu Talha est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et l’a informé. Il a demandé : « As-tu passé la nuit avec elle ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ô Allah, bénis-les tous les deux. » Par la suite, elle a donné naissance à un enfant. Abu Talha m’a demandé (à moi, Anas b. Malik) de l’emmener chez le Messager d’Allah ﷺ. Elle avait aussi envoyé des dattes avec l’enfant. Le Messager d’Allah ﷺ a pris l’enfant sur ses genoux et a demandé : « Avez-vous quelque chose pour le Tahnik ? » Les compagnons ont répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a pris les dattes, les a mâchées, puis les a mises dans la bouche de l’enfant et a frotté son palais. Il lui a donné le prénom de ‘Abdullah
- Sahih Muslim, n°5622
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait le meilleur caractère parmi les hommes. J’avais un petit frère qu’on appelait Abu ‘Umair. Je pense qu’il était déjà sevré. Quand le Messager d’Allah ﷺ venait chez nous, il le voyait et lui disait : « Abu ‘Umair, qu’a fait le petit oiseau ? » Anas dit qu’il jouait avec cet oiseau
- Sahih Muslim, n°5623
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est adressé à moi en disant : « Ô mon fils. »
- Sahih Muslim, n°5641
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Un homme a regardé par un des trous de la porte du Messager d’Allah ﷺ, et il l’a vu debout, tenant une flèche ou plusieurs flèches. Le narrateur dit : J’ai eu l’impression que le Messager d’Allah ﷺ allait lui percer les yeux
- Sahih Muslim, n°5652
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand les Gens du Livre vous saluent, répondez : “À vous aussi.” »
- Sahih Muslim, n°5663
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ croisait des enfants, il les saluait
- Sahih Muslim, n°5706
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Une femme juive a apporté de la viande empoisonnée et l’a servie au Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°5723
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : À propos des incantations, il a été autorisé à les utiliser comme remède contre la piqûre de scorpion, pour soigner de petites pustules et pour éloigner les effets du mauvais œil
- Sahih Muslim, n°5732
Rapporté par ‘Auf ibn Malik Ashja’i رضي الله عنه : Nous pratiquions des incantations à l’époque préislamique et nous avons demandé au Messager d’Allah ﷺ ce qu’il en pensait. Il répondit : « Faites-moi entendre vos incantations. » Puis il dit : « Il n’y a pas de mal à l’incantation tant qu’elle ne contient rien de polythéiste. »
- Sahih Muslim, n°5750
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait faire une saignée et n’a jamais refusé de payer celui qui la lui faisait
- Sahih Muslim, n°5781
Ce hadith a été transmis par Sa’d b. Malik, Khuzaima b. Thabit et Usama b. Zaid
- Sahih Muslim, n°5783
Ce hadith a été transmis par Ibrahim b. Sa’d b. Malik d’après son père
- Sahih Muslim, n°5801
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas de maladie contagieuse, pas de divination, mais le bon présage me plaît. » On a demandé : « Qu’est-ce que le bon présage ? » Il a répondu : « Des paroles sacrées. » »
- Sahih Muslim, n°5910
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5932
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai vu en rêve, pendant la nuit, comme si nous étions dans la maison de ‘Uqba b. Rafi‘ et qu’on nous apportait des dattes fraîches d’Ibn Tab. J’ai interprété cela comme un signe d’honneur pour nous dans ce monde, une bonne fin dans l’au-delà et la bonté de notre religion. »
- Sahih Muslim, n°5942
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ à l’heure de la prière de l’après-midi, alors que les gens cherchaient de l’eau pour faire leurs ablutions mais n’en trouvaient pas. On apporta un peu d’eau au Messager d’Allah ﷺ, il mit sa main dans le récipient et ordonna aux gens de faire leurs ablutions. J’ai vu de l’eau jaillir de ses doigts, et tout le monde fit ses ablutions jusqu’au dernier
- Sahih Muslim, n°5943
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons étaient à un endroit appelé az-Zaura’ (un lieu dans le marché de Médine près de la mosquée). Il demanda un récipient d’eau, mit sa main dedans, et de l’eau commença à jaillir entre ses doigts. Tous les compagnons firent leurs ablutions. Qatada, un des rapporteurs, demanda à Abu Hamza (le surnom d’Anas b. Malik) : « Combien étaient-ils ? » Il répondit : « Environ trois cents. »
- Sahih Muslim, n°5945
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Umm Malik envoyait du beurre clarifié dans une petite outre au Messager d’Allah ﷺ. Ses fils venaient la voir pour demander de quoi assaisonner leur nourriture quand ils n’avaient rien, et elle allait chercher dans cette outre qu’elle avait offerte au Messager d’Allah ﷺ, et elle y trouvait toujours du beurre, qui suffisait à sa famille jusqu’à ce qu’elle l’ait complètement pressée. Elle en informa le Messager d’Allah ﷺ, qui lui demanda : « L’as-tu pressée ? » Elle répondit : « Oui. » Il dit alors : « Si tu l’avais laissée telle quelle, elle t’aurait fourni du beurre sans interruption. »
- Sahih Muslim, n°6006
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ était la personne la plus noble de caractère, la plus généreuse, et la plus courageuse. Une nuit, les habitants de Médine ont été effrayés par un bruit et se sont dirigés vers lui, mais le Messager d’Allah ﷺ les a croisés alors qu’il revenait, car il était parti avant eux vers ce bruit. Il montait le cheval d’Abu Talha, sans selle, avec une épée pendue à son cou, et il disait : « Il n’y a rien à craindre. » Il a aussi dit : « Nous avons trouvé ce cheval aussi rapide qu’un torrent », alors qu’il était lent auparavant
- Sahih Muslim, n°6011
Rapporté par Anas ibn Malik : J’ai servi le Messager d’Allah ﷺ pendant dix ans, et, par Allah, il ne m’a jamais dit un mot dur, ni demandé pourquoi j’avais fait telle chose ou pourquoi je ne l’avais pas faite. Abu Rabi’ a ajouté dans ce récit : « Le travail qu’un serviteur doit faire. » Il n’est pas mentionné les mots « Par Allah »
- Sahih Muslim, n°6017
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ était la personne au meilleur caractère et au meilleur comportement. »
- Sahih Muslim, n°6021
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Un homme a demandé au Messager d’Allah ﷺ de lui donner un très grand troupeau, et il le lui a donné. Cet homme est retourné auprès de sa tribu et a dit : “Ô gens, devenez musulmans. Par Allah, Muhammad donne tellement qu’il ne semble pas craindre la pauvreté.” Anas a ajouté : “Cet homme s’est converti à l’islam pour des raisons matérielles, mais plus tard, il est devenu musulman sincère, jusqu’à ce que l’islam lui soit plus cher que le monde et tout ce qu’il contient.” »
- Sahih Muslim, n°6025
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Cette nuit, un enfant m’est né et je l’ai appelé du nom de mon père, Ibrahim. Puis il l’a envoyé chez Umm Saif, l’épouse d’un forgeron appelé Abou Saif. (Le Prophète ﷺ) s’est rendu chez lui et je l’ai suivi jusqu’à ce que nous arrivions chez Abou Saif, qui attisait le feu avec un soufflet et la maison était remplie de fumée. J’ai accéléré le pas et j’ai dit : “Abou Saif, arrête, car voici le Messager d’Allah ﷺ.” Il s’est arrêté et le Messager d’Allah ﷺ a demandé l’enfant. Il l’a pris dans ses bras et a prononcé ce qu’Allah a voulu. Anas a dit : “J’ai vu le garçon rendre l’âme devant le Messager d’Allah ﷺ. Les yeux du Messager d’Allah ﷺ ont versé des larmes et il a dit : ‘Ibrahim, nos yeux pleurent et nos cœurs sont remplis de tristesse, mais nous ne disons que ce qui plaît à Allah. Ô Ibrahim, nous sommes attristés par ta perte.’” »
- Sahih Muslim, n°6026
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus doux avec sa famille que le Messager d’Allah ﷺ. Ibrahim avait été envoyé dans une banlieue de Médine pour être allaité. Il s’y rendait et nous l’accompagnions. Il entrait dans la maison, qui était remplie de fumée car le père nourricier d’Ibrahim était forgeron. Il prenait son fils Ibrahim, l’embrassait, puis repartait. ‘Amr a dit que lorsque Ibrahim est décédé, le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ibrahim est mon fils et il est mort alors qu’il était encore nourrisson. Il a maintenant deux nourrices qui termineront son allaitement au Paradis.” »
- Sahih Muslim, n°6040
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Umm Soulaym était avec les épouses du Messager d’Allah ﷺ et un chamelier conduisait les chameaux sur lesquels elles étaient montées. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Anjasha, va doucement, car tu transportes des récipients fragiles sur les chameaux.” »
- Sahih Muslim, n°6042
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ terminait la prière de l’aube, les serviteurs de Médine venaient à lui avec des récipients remplis d’eau, et il n’y avait pas un seul récipient dans lequel il ne plongeait pas sa main. Parfois, ils venaient même au petit matin, quand il faisait froid, et il ne refusait jamais leur demande, même par temps froid, et il plongeait sa main dans l’eau
- Sahih Muslim, n°6055
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ venait chez nous et il avait de la sueur sur le corps. Ma mère prenait alors une bouteille et recueillait sa sueur dedans. Quand le Messager d’Allah ﷺ se levait, il disait : « Oumm Soulaym, que fais-tu ? » Elle répondait : « C’est ta sueur que nous mélangeons à notre parfum, et il devient le meilleur des parfums. »
- Sahih Muslim, n°6056
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est venu chez Oumm Soulaym et a dormi dans son lit alors qu’elle était absente. Un autre jour, il a aussi dormi dans son lit. On a dit à Oumm Soulaym : « C’est le Messager d’Allah ﷺ qui fait la sieste chez toi, dans ton lit. » Elle est venue et l’a trouvé en train de transpirer, et sa sueur tombait sur le tissu en cuir posé sur son lit. Elle a ouvert son flacon de parfum et a commencé à recueillir la sueur. Le Messager d’Allah ﷺ s’est réveillé en sursaut et a dit : « Oumm Soulaym, que fais-tu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah, nous cherchons la bénédiction pour nos enfants grâce à elle. » Il a alors dit : « Tu as bien fait. »
- Sahih Muslim, n°6067
Rapporté par Qatada : « J’ai demandé à Anas ibn Malik رضي الله عنه : “Comment étaient les cheveux du Messager d’Allah ﷺ ?” Il a répondu : “Ses cheveux n’étaient ni très bouclés ni complètement raides, et ils tombaient sur ses épaules et ses lobes d’oreilles.” »
- Sahih Muslim, n°6073
Rapporté par Ibn Sirin : « Anas ibn Malik رضي الله عنه a été interrogé pour savoir si le Messager d’Allah ﷺ se teignait les cheveux. Il a répondu : “Il n’était pas assez âgé pour avoir des cheveux blancs.” Ibn Idris a dit qu’il avait quelques cheveux blancs. Par contre, Abu Bakr et Omar se teignaient les cheveux avec du henné. »
- Sahih Muslim, n°6074
Rapporté par Ibn Sirin : « J’ai demandé à Anas ibn Malik رضي الله عنه si le Messager d’Allah ﷺ se teignait les cheveux. Il a dit : “Il n’avait pas atteint l’âge où il aurait eu besoin de se teindre les cheveux. Il avait quelques cheveux blancs dans sa barbe.” J’ai demandé : “Est-ce qu’Abu Bakr se teignait les cheveux ?” Il a répondu : “Oui, avec du henné.” »
- Sahih Muslim, n°6075
Rapporté par Muhammad ibn Sirin : « J’ai demandé à Anas ibn Malik رضي الله عنه si le Messager d’Allah ﷺ se teignait les cheveux. Il a répondu : “Il avait très peu de cheveux blancs.” »
- Sahih Muslim, n°6076
Rapporté par Thabit : « Anas ibn Malik رضي الله عنه a été interrogé au sujet de la teinture des cheveux du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : “Ils étaient si peu nombreux que je pourrais les compter sur sa tête si je voulais.” Il a ajouté : “Il ne se teignait pas les cheveux. Mais Abu Bakr et Omar les teignaient avec du henné pur.” »
- Sahih Muslim, n°6077
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Il n’aimait pas qu’on arrache les cheveux blancs de la tête ou de la barbe, et le Messager d’Allah ﷺ ne se teignait pas les cheveux. Il avait quelques cheveux blancs au menton, aux tempes, et très peu sur la tête. »
- Sahih Muslim, n°6079
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « On a demandé à Anas ibn Malik رضي الله عنه à propos de la vieillesse du Messager d’Allah ﷺ. Il a répondu : “Allah ne l’a pas marqué par des cheveux blancs.” »
- Sahih Muslim, n°6089
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ n’était ni très grand ni petit, sa couleur n’était ni très blanche ni brune ; ses cheveux n’étaient ni très bouclés ni très raides. Allah l’a envoyé comme Prophète à l’âge de quarante ans, il est resté dix ans à La Mecque et dix ans à Médine. Allah l’a rappelé à Lui à l’âge de soixante ans, et il n’avait pas vingt cheveux blancs sur la tête et la barbe. »
- Sahih Muslim, n°6090
Rapporté par Anas b. Malik : Ce hadith a été transmis par Anas b. Malik avec cette précision : au lieu du mot « al-Amhaq », il y a le mot « Azhar »
- Sahih Muslim, n°6091
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est décédé à l’âge de soixante-trois ans, tout comme Abou Bakr et aussi Omar, qui sont morts à soixante-trois ans
- Sahih Muslim, n°6119
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Quelque chose a été rapporté au Prophète ﷺ à propos de ses Compagnons, alors il s’est adressé à eux et a dit : « Le Paradis et l’Enfer m’ont été présentés et je n’ai jamais vu le bien et le mal comme aujourd’hui. Et si vous saviez, vous pleureriez plus et ririez moins. » Le narrateur dit : Rien n’a été plus lourd pour les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ que cela. Ils ont couvert leurs têtes et on a entendu leurs pleurs. Puis ‘Umar s’est levé et a dit : « Nous sommes satisfaits d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad comme Messager. » À ce moment, une personne s’est levée et a dit : « Qui est mon père ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Ton père est un tel. » Et le verset a été révélé : « Ô vous qui croyez, ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient révélées, pourraient vous causer du tort » (v)
- Sahih Muslim, n°6120
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Une personne a dit : « Ô Messager d’Allah, qui est mon père ? » Il a répondu : « Ton père est un tel. » Et ce verset a été révélé : « Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient révélées, pourraient vous causer du tort » (v)
- Sahih Muslim, n°6121
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé alors que le soleil avait passé le zénith, il a dirigé la prière du midi, puis, après avoir terminé, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure, en mentionnant les signes importants qui la précèdent, puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question, qu’il le fasse. Par Allah, je ne quitterai pas cette place tant que je ne vous aurai pas répondu. » Anas b. Malik dit : Les gens se mirent à pleurer abondamment en entendant cela du Messager d’Allah ﷺ, et il répétait : « Demandez-moi. » Alors ‘Abdullah b. Hudhafa se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, qui est mon père ? » Il répondit : « Ton père est Hudhafa. » Et le Prophète ﷺ répétait : « Demandez-moi. » (‘Umar s’agenouilla alors et dit : « Nous sommes satisfaits d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad comme Messager. ») Le Messager d’Allah ﷺ se tut pendant que ‘Umar parlait. Ensuite, il dit : « (L’Heure) est proche ; par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, le Paradis et l’Enfer m’ont été présentés dans un coin de cet enclos, et je n’ai jamais vu le bien et le mal comme aujourd’hui. » Ibn Shihab rapporte : Ubaidullah b. ‘Abdullah b. ‘Utba m’a raconté que la mère de ‘Abdullah b. Hudhafa lui a dit : « Je n’ai jamais vu un fils plus désobéissant que toi. N’as-tu pas peur que ta mère ait commis un péché comme les femmes de l’époque préislamique, et que tu la déshonores devant les gens ? » ‘Abdullah b. Hudhafa répondit : « Même si mon père avait été un esclave noir, je l’aurais reconnu comme tel. »
- Sahih Muslim, n°6123
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Les gens ont tellement interrogé le Messager d’Allah ﷺ qu’il en a été gêné. Un jour, il est sorti, est monté sur le minbar et a dit : « Interrogez-moi, je ne laisserai aucune de vos questions sans réponse. » Quand les gens ont entendu cela, ils ont été saisis d’inquiétude, comme si quelque chose de grave allait se produire. Anas dit : Je regardais à droite et à gauche, et chacun pleurait en couvrant sa tête avec son vêtement. Puis une personne dans la mosquée a osé poser une question ; on l’accusait de ne pas être le fils de son père. Il dit : « Ô Messager d’Allah, qui est mon père ? » Il répondit : « Ton père est Hudhafa. » Puis ‘Umar b. Khattab رضي الله عنه a osé parler et a dit : « Nous sommes satisfaits d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad comme Messager, et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les troubles. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Jamais je n’ai vu le bien et le mal comme aujourd’hui. Le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés, ici même, près de ce puits. »
- Sahih Muslim, n°6138
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô le meilleur de la création. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « C’est Ibrahim (paix sur lui). »
- Sahih Muslim, n°6157
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je suis venu. » Et dans la version rapportée par Haddib, il dit : « Je suis passé près de Moussa lors du Voyage Nocturne, près du monticule rouge, et je l’ai vu prier dans sa tombe. »
- Sahih Muslim, n°6169
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه d’après Abu Bakr as-Siddiq رضي الله عنه : J’ai vu les pieds des polythéistes tout près de nous alors que nous étions dans la grotte. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, si l’un d’eux regarde à ses pieds, il nous verra sûrement. » Il m’a répondu : « Abu Bakr, que peut-il arriver à deux personnes qui ont Allah comme troisième avec eux ? »
- Sahih Muslim, n°6233
Rapporté par 'Abdullah b. Shaddad : J’ai entendu 'Ali dire : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a jamais réuni ses parents pour quelqu’un d’autre que Sa'd b. Malik, à qui il a dit, le jour de Uhud : “Tire, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi.” »
- Sahih Muslim, n°6299
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le mérite de Aïcha sur les autres femmes est comme celui du tharid (un plat) sur tous les autres mets. »
- Sahih Muslim, n°6300
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par d’autres chaînes de transmission
- Sahih Muslim, n°6305
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Un jour, onze femmes se sont réunies et se sont promis de tout dire sur leurs maris, sans rien cacher. La première a dit : « Mon mari est comme la viande d’un chameau maigre posée en haut d’une colline difficile à gravir : ni assez bonne pour qu’on veuille la prendre, ni facile d’accès. » La deuxième a dit : « Mon mari est tellement mauvais que j’ai peur de ne pas réussir à décrire tous ses défauts, visibles ou cachés. » La troisième a dit : « Mon mari est très grand, mais sans intelligence. Si je parle, il me divorce ; si je me tais, il me laisse dans l’incertitude, ni vraiment abandonnée, ni vraiment épouse. » La quatrième a dit : « Mon mari est comme une nuit à Tihama : ni trop froide, ni trop chaude, il ne fait ni peur ni peine. » La cinquième a dit : « Mon mari est comme un léopard quand il rentre à la maison, et comme un lion quand il sort. Il ne demande jamais ce qu’il a laissé à la maison. » La sixième a dit : « Mon mari mange tout sans rien laisser, boit tout sans rien laisser, et quand il se couche, il s’enroule dans sa couverture et ne me touche pas, sans se soucier de ma tristesse. » La septième a dit : « Mon mari est lourd, sans éclat, impuissant, malade de toutes sortes de maux, et si brutal qu’il peut me casser la tête ou me blesser, voire les deux. » La huitième a dit : « Mon mari est doux comme une plante parfumée et aussi tendre qu’un lièvre. » La neuvième a dit : « Mon mari est le maître d’une grande maison, très grand, avec des tas de cendres devant sa porte, et sa maison est près du lieu de rassemblement et de l’auberge. » La dixième a dit : « Mon mari s’appelle Malik, et quel homme remarquable ! Il possède plus de troupeaux de chameaux que de pâturages pour eux. Quand ils entendent la musique, ils savent qu’ils vont être abattus. » La onzième a dit : « Mon mari est Abou Zara’. Quel homme merveilleux ! Il m’a offert de lourds bijoux et m’a tellement nourrie que je suis devenue bien portante. Il m’a trouvée parmi des bergers au flanc de la montagne et il a fait de moi la propriétaire de chevaux, de chameaux, de terres et de réserves de grains. Il ne me reproche rien. Je dors et me lève quand je veux, et je bois à ma soif. La mère d’Abou Zara’, quelle femme formidable ! Sa maison est pleine de provisions et très spacieuse. Le fils d’Abou Zara’, son lit est aussi doux qu’une jeune branche de palmier ou qu’une épée sortie de son fourreau, et il se contente d’un petit morceau de viande. La fille d’Abou Zara’, quelle fille exemplaire ! Obéissante à son père et à sa mère, bien portante, et source de jalousie pour la coépouse. La servante d’Abou Zara’, quelle bonne servante ! Elle ne révèle rien de nos affaires, ne gaspille pas nos provisions et garde tout précieusement. Elle ne laisse pas la maison se remplir de déchets. Un jour, Abou Zara’ est sorti alors que le lait était en train d’être baratté. Il a rencontré une femme avec deux enfants, aussi vifs que des léopards, jouant avec sa poitrine sous sa tunique. Il m’a alors divorcée et a épousé cette femme. Plus tard, j’ai épousé un autre homme, un chef, bon cavalier et archer, qui m’a couverte de cadeaux et m’a dit : “Oumm Zara’, profite de tout et envoie-en à tes parents.” Mais même si je réunissais tous ses cadeaux, ils ne vaudraient pas le plus petit cadeau d’Abou Zara’. » Aïcha a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Je suis pour toi comme Abou Zara’ l’était pour Oumm Zara’. »
- Sahih Muslim, n°6320
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je suis entré au Paradis et j’ai entendu le bruit de pas. J’ai demandé : “Qui est-ce ?” On m’a répondu : “C’est Ghumaisa, la fille de Milhan, la mère d’Anas ibn Malik.” »
- Sahih Muslim, n°6323
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs : (le hadith précédent est rapporté de la même manière)
- Sahih Muslim, n°6341
Rapporté par Hammam : J’ai demandé à Anas ibn Malik رضي الله عنه : « Qui a rassemblé le Coran du vivant du Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Quatre personnes, tous des Ansar : Ubayy ibn Ka’b, Mu’adh ibn Jabal, Zayd ibn Thabit et un homme des Ansar dont le surnom était Abu Zayd. »
- Sahih Muslim, n°6342
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Ubayy : « En vérité, Allah, le Très-Haut et le Glorieux, m’a ordonné de te réciter le Coran. » Ubayy a demandé : « Allah a-t-Il mentionné mon nom ? » Il a répondu : « Allah a mentionné ton nom. » Ubayy s’est alors mis à pleurer de joie
- Sahih Muslim, n°6343
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Ubayy ibn Ka’b : « J’ai reçu l’ordre de te réciter la sourate (al-Bayyinah) qui commence par ces mots : (Lam Yakunil-ladhina Kafaru). » Ubayy a demandé : « A-t-Il mentionné mon nom ? » Il a répondu : « Oui. » Ubayy a alors pleuré de joie
- Sahih Muslim, n°6347
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Son cercueil (celui de Sa’d) a été placé devant eux et le Trône du Tout Miséricordieux a tremblé. »
- Sahih Muslim, n°6349
Rapporté par Anas ibn Malik : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6351
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu un vêtement de sundus et il a interdit l’usage de la soie. Les gens l’ont admiré, alors il a dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, les mouchoirs de Sa’d ibn Mu’adh au Paradis sont meilleurs que cela. »
- Sahih Muslim, n°6353
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a saisi son épée le jour de Uhud et a dit : « Qui la prendra de moi ? » Tous ont tendu la main en disant : “Moi, moi !” Il a dit : « Qui la prendra en accomplissant son droit ? » Alors les gens ont retiré leurs mains. Simak ibn Kharasha Abu Dujana a dit : “Je suis là pour la prendre et accomplir son droit.” Il l’a prise et a frappé les têtes des polythéistes
- Sahih Muslim, n°6377
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est passé près de notre maison et ma mère, Umm Sulaim, a entendu sa voix et a dit : « Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, voici Unais (et elle lui a demandé d’invoquer la bénédiction pour moi). » Le Messager d’Allah ﷺ a alors invoqué trois bénédictions pour moi. J’ai vu les effets de deux d’entre elles dans cette vie (concernant la richesse et la descendance) et j’espère voir la troisième dans l’au-delà
- Sahih Muslim, n°6379
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a confié un secret. Je ne l’ai dit à personne, même pas à ma mère Umm Sulaim qui m’a interrogé à ce sujet
- Sahih Muslim, n°6382
Rapporté par Qais ibn ‘Ubaida رضي الله عنه : J’étais assis dans une assemblée où se trouvaient, entre autres, Sa’d ibn Malik et Ibn ‘Umar, quand ‘Abdullah ibn Salim passa devant nous. Les gens dirent : « C’est un des habitants du Paradis. » Je me suis levé et je lui ai dit : « Ils disent cela à ton sujet. » Il répondit : « Gloire à Allah, il ne convient pas de dire ce qu’on ne sait pas. J’ai rêvé qu’un pilier était dressé dans un jardin vert, avec une poignée fixée à son sommet et un aide à sa base. On m’a dit : “Monte.” J’ai grimpé et j’ai saisi la poignée. J’ai raconté ce rêve au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : “‘Abdullah mourra en tenant fermement la poignée la plus solide (il mourra attaché à la foi).” »
- Sahih Muslim, n°6395
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tournez en dérision les Qouraychites (parmi les non-croyants), car la satire leur fait plus de mal qu’une flèche. » Il envoya alors quelqu’un vers Ibn Rawaha pour qu’il compose une satire contre eux, mais ce qu’il écrivit ne plut pas au Prophète ﷺ. Il fit de même avec Ka’b ibn Malik, mais son poème ne lui plut pas non plus. Ensuite, il envoya chercher Hassan ibn Thabit. Quand Hassan arriva, il dit : « Voilà que tu fais appel à ce lion qui frappe de sa queue ! » Puis il sortit sa langue, la fit bouger et dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je vais les déchirer avec ma langue comme on déchire du cuir. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Ne te précipite pas ; qu’Abou Bakr, qui connaît le mieux la généalogie des Qouraychites, t’indique la différence entre ma lignée et la leur, car ma lignée est la même que la leur. » Hassan alla donc voir Abou Bakr, se renseigna, puis revint et dit : « Ô Messager d’Allah, Abou Bakr m’a expliqué la distinction entre ta lignée et celle des Qouraychites. Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je vais faire ressortir ton nom d’entre eux comme on retire un cheveu de la farine. » Aïsha رضي الله عنها a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à Hassan : « L’Esprit Saint continuera de t’aider tant que tu défendras Allah et Son Messager. » Elle a aussi dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Hassan a fait la satire contre eux, ce qui a réjoui les musulmans et troublé les non-musulmans. » Voici quelques vers : « Vous avez attaqué Muhammad par la satire, mais j’ai répondu pour lui, Et il y a une récompense auprès d’Allah pour cela. Vous avez attaqué Muhammad, vertueux, honnête, Le Messager d’Allah, dont la nature est la véracité. Mon père, son père et mon honneur Protègent l’honneur de Muhammad. Puisse-je perdre ma fille bien-aimée si vous ne la voyez pas Essuyer la poussière des deux côtés de Kada’, Elles tirent sur la bride, montant la pente ; Sur leurs épaules, des lances assoiffées (du sang de l’ennemi) ; Nos chevaux sont en sueur, nos femmes les essuient avec leurs manteaux. Si vous ne vous étiez pas opposés à nous, nous aurions accompli la ‘Umra, Puis il y eut la Victoire, et l’obscurité s’est dissipée. Sinon, attendez le combat le jour où Allah honorera qui Il veut. Et Allah a dit : “J’ai envoyé un serviteur qui dit la Vérité sans ambiguïté.” Et Allah a dit : “J’ai préparé une armée : ce sont les Ansar, qui veulent combattre l’ennemi.” Chaque jour, de Ma’add, viennent insultes, combats ou satire ; Quiconque attaque le Messager parmi vous, ou le loue et le soutient, c’est pareil, Et Gabriel, le Messager d’Allah, est parmi nous, ainsi que l’Esprit Saint qui n’a pas d’égal. »
- Sahih Muslim, n°6398
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Ce hadith a aussi été transmis par Abou Hourayra, mais avec une variante : dans la version rapportée par Malik, le hadith se termine par les paroles d’Abou Hourayra, sans mention de la transmission de ces paroles par le Messager d’Allah ﷺ : « Celui qui étend son vêtement… » jusqu’à la fin
- Sahih Muslim, n°6418
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Une femme des Ansar est venue voir le Messager d’Allah ﷺ. Il s’est mis à l’écart avec elle et a dit : « Par Celui qui détient ma vie, vous êtes les plus chers à mon cœur parmi les gens. » Il l’a répété trois fois
- Sahih Muslim, n°6419
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه, selon la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6420
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les Ansar sont ma famille et mes amis de confiance. Les gens deviendront de plus en plus nombreux, tandis qu’ils (les Ansar) seront de moins en moins. Appréciez donc les bonnes actions de ceux d’entre eux qui font le bien et pardonnez leurs erreurs. »
- Sahih Muslim, n°6428
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Je suis parti en voyage avec Jarir b. ‘Abdullah al-Bajali, et il avait l’habitude de me servir. Je lui ai dit : « Ne fais pas cela. » Il répondit : « J’ai vu les Ansar agir ainsi avec le Messager d’Allah ﷺ. Par Allah, chaque fois que j’accompagnerai un Ansar, je le servirai. » Ibn Muthanni et Ibn Bashshir ajoutent dans leurs récits : Jarir était plus âgé qu’Anas, et Ibn Bashshir précise : Il était d’un âge plus avancé qu’Anas. Le Messager d’Allah ﷺ a invoqué des bénédictions pour les tribus de Ghifar et Aslam
- Sahih Muslim, n°6463
Rapporté par Anas b. Malik : On a dit à Anas b. Malik : « Tu as sûrement entendu que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il n’y a pas d’alliance de fraternité en Islam.” » Anas a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a établi un lien de fraternité entre les Quraish et les Ansar dans sa maison. »
- Sahih Muslim, n°6523
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui souhaite que sa subsistance soit élargie ou que sa vie soit prolongée, qu’il maintienne les liens de parenté.” »
- Sahih Muslim, n°6524
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui veut que sa subsistance soit élargie et que sa vie soit prolongée, qu’il maintienne les liens de parenté.” »
- Sahih Muslim, n°6526
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne nourrissez ni haine, ni jalousie, ni inimitié entre vous. Soyez des frères et des serviteurs d’Allah. Il n’est pas permis à un musulman de rester fâché avec son frère plus de trois jours. »
- Sahih Muslim, n°6530
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit des paroles similaires. Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6610
Rapporté par Zaid b. Aslam : ‘Abd al-Malik b. Marwan a envoyé des objets de décoration à Umm Darda’ en son nom. Pendant la nuit, ‘Abd al-Malik s’est levé et a appelé son serviteur. Comme il a mis du temps à répondre, ‘Abd al-Malik a prononcé une malédiction contre lui. Le matin, Umm Darda’ lui a dit : « J’ai entendu que tu as maudit ton serviteur cette nuit quand tu l’as appelé. » Elle ajouta : « J’ai entendu Abu Darda’ dire que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui invoque la malédiction ne sera ni intercesseur ni témoin le Jour de la Résurrection.” »
- Sahih Muslim, n°6627
Rapporté par Anas b. Malik : Il y avait une orpheline chez Umm Sulaim, la mère d’Anas. Le Messager d’Allah ﷺ a vu cette orpheline et a dit : « Oh, c’est toi ; tu as grandi. Puisses-tu ne pas vieillir ! » Cette jeune fille retourna chez Umm Sulaim en pleurant. Umm Sulaim lui demanda : « Ma fille, qu’as-tu ? » Elle répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ a invoqué la malédiction contre moi pour que je ne vieillisse pas, donc je ne grandirai plus, ou bien il a dit : dans la durée de ma vie. » Umm Sulaim sortit précipitamment jusqu’à ce qu’elle rencontre le Messager d’Allah ﷺ. Il lui demanda : « Umm Sulaim, qu’as-tu ? » Elle répondit : « Ô Messager d’Allah, tu as maudit ma fille orpheline. » Il demanda : « Qu’a-t-elle dit ? » Elle expliqua : « Elle dit que tu l’as maudite en disant qu’elle ne grandirait pas ou ne vivrait pas longtemps. » Le Messager d’Allah ﷺ sourit puis dit : « Umm Sulaim, ne sais-tu pas que j’ai posé cette condition à mon Seigneur ? J’ai dit à mon Seigneur : Je suis un être humain, je me réjouis comme un être humain et je me mets en colère comme un être humain. Donc, pour toute personne de ma communauté que je maudis alors qu’elle ne le mérite pas, que cela, ô Seigneur, soit pour elle une purification, une pureté et un rapprochement de Toi le Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°6695
Rapporté par Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui élève correctement deux filles jusqu’à ce qu’elles grandissent, lui et moi serons très proches le Jour de la Résurrection. » Puis il a entrelacé ses doigts pour montrer cette proximité
- Sahih Muslim, n°6697
Rapporté par Zuhri d’après Malik : Dans le hadith transmis par Sufyan, il est dit : « Il n’entrera dans le Feu que pour accomplir la promesse. »
- Sahih Muslim, n°6710
Rapporté par Anas b. Malik : Un Bédouin demanda au Messager d’Allah ﷺ : « Quand aura lieu la Dernière Heure ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Qu’as-tu préparé pour cela ? » Il répondit : « L’amour d’Allah et de Son Messager, c’est ma préparation pour la Dernière Heure (pour le Jour de la Résurrection). » Alors le Prophète ﷺ dit : « Tu seras avec celui que tu aimes. »
- Sahih Muslim, n°6713
Rapporté par Anas b. Malik : Un homme vint voir le Messager d’Allah ﷺ et lui demanda : « Quand aura lieu la Dernière Heure ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Qu’as-tu préparé pour la Dernière Heure ? » Il répondit : « L’amour d’Allah et de Son Messager, c’est ma seule préparation. » Alors le Prophète ﷺ dit : « Tu seras avec celui que tu aimes. » Anas ajouta : « Rien ne nous a rendus plus heureux après avoir accepté l’islam que les paroles du Messager d’Allah ﷺ : “Tu seras avec celui que tu aimes.” » Et Anas dit : « J’aime Allah, Son Messager, Abou Bakr et Omar, et j’espère être avec eux même si je n’ai pas agi comme eux. »
- Sahih Muslim, n°6714
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a rapporté ce hadith par une autre chaîne de transmetteurs, mais sans mentionner les paroles d’Anas : « J’aime », ni ce qui suit
- Sahih Muslim, n°6715
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ et moi sortions de la mosquée lorsque nous avons rencontré un homme sur le seuil. Il demanda au Messager d’Allah ﷺ : « Quand aura lieu la Dernière Heure ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Qu’as-tu préparé pour cela ? » L’homme resta silencieux, puis dit : « Ô Messager d’Allah, je n’ai pas fait beaucoup de prières, de jeûnes ou d’aumônes, mais j’aime Allah et Son Messager. » Le Prophète ﷺ répondit : « Tu seras avec celui que tu aimes. »
- Sahih Muslim, n°6716
Rapporté par Anas b. Malik : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6717
Rapporté par Anas b. Malik : Ce hadith a été rapporté par différentes chaînes de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6730
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit directement : « Allah, le Très-Haut et le Glorieux, a désigné un ange comme gardien de l’utérus. Il dit : “Mon Seigneur, c’est maintenant une goutte de sperme ; mon Seigneur, c’est maintenant un caillot de sang ; mon Seigneur, c’est maintenant un morceau de chair.” Et quand Allah décide de lui donner sa forme finale, l’ange demande : “Mon Seigneur, sera-t-il garçon ou fille ? Sera-t-il mauvais ou bon ? Qu’en est-il de sa subsistance et de son âge ?” Et tout cela est écrit alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère. »
- Sahih Muslim, n°6735
Rapporté par Jabir : Souraqa b. Malik b. Ju’shum vint et dit : « Ô Messager d’Allah, explique-nous notre religion comme si nous venions d’être créés. Les actions que nous faisons aujourd’hui, est-ce parce que les plumes ont déjà séché (après les avoir inscrites) et que les destins sont déjà en marche, ou bien auront-elles un effet dans le futur ? » Il répondit : « Les plumes ont séché et les destins sont déjà en marche. » (Souraqa b. Malik) demanda : « Si c’est ainsi, à quoi bon faire de bonnes actions ? » Zuhair dit : « Puis Abou Zoubayr a dit quelque chose que je n’ai pas compris, alors j’ai demandé : “Qu’a-t-il dit ?” Il répondit : “Agis, car chacun sera facilité vers ce qu’il veut faire.” »
- Sahih Muslim, n°6785
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Parmi les signes de la Fin des Temps, il y aura la disparition du savoir, l’ignorance qui dominera, l’alcool qui sera bu, et l’adultère qui deviendra courant. »
- Sahih Muslim, n°6786
Rapporté par Qatada d’après Anas ibn Malik رضي الله عنه : Anas a dit : « Voulez-vous que je vous raconte un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ, et que personne après moi ne pourra vous rapporter en l’ayant entendu directement de lui ? » — « Parmi les signes de la Fin des Temps, il y aura la disparition du savoir, l’ignorance qui dominera, l’adultère qui deviendra courant, l’alcool qui sera bu, le nombre d’hommes diminuera et les femmes seront plus nombreuses, au point qu’il y aura un homme pour cinquante femmes. »
- Sahih Muslim, n°6787
Rapporté par Anas b. Malik : Ce hadith a été transmis par Anas b. Malik à travers une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°6814
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun d’entre vous ne doit demander la mort à cause des difficultés qu’il traverse. Mais s’il ne voit pas d’autre issue, qu’il dise : “Ô Allah, fais-moi vivre tant que la vie est un bien pour moi, et fais-moi mourir si la mort est un bien pour moi.” »
- Sahih Muslim, n°6849
Rapporté par Abu Malik al-Ashja’i رضي الله عنه d’après son père : Chaque fois qu’une personne embrassait l’islam, le Messager d’Allah ﷺ lui enseignait de dire : « Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, guide-moi vers le droit chemin et accorde-moi ma subsistance. »
- Sahih Muslim, n°6850
Rapporté par Abu Malik رضي الله عنه d’après son père : Quand une personne embrassait l’islam, le Messager d’Allah ﷺ lui apprenait comment prier, puis lui recommandait d’invoquer ainsi : « Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, guide-moi vers le droit chemin, protège-moi et accorde-moi ma subsistance. »
- Sahih Muslim, n°6851
Rapporté par Abu Malik رضي الله عنه d’après son père : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à une personne venue lui demander comment invoquer son Seigneur : « Dis : “Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, protège-moi, accorde-moi ma subsistance.” » Puis il a joint ses doigts, sauf le pouce, et a dit : « C’est par ces paroles que tu obtiens le bien de ce monde et de l’au-delà. »
- Sahih Muslim, n°6873
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ disait : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre l’incapacité, la paresse, la lâcheté, la vieillesse, l’avarice, et je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe et contre l’épreuve de la vie et de la mort. »
- Sahih Muslim, n°6875
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ cherchait refuge auprès d’Allah contre les choses mentionnées dans le hadith précédent, et aussi contre « l’avarice »
- Sahih Muslim, n°6932
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah est satisfait de Son serviteur qui dit : “Al-Hamdu lillah” en mangeant une bouchée de nourriture ou en buvant. »
- Sahih Muslim, n°6960
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur lorsqu’il revient vers Lui que l’un d’entre vous ne l’est lorsqu’il est sur son chameau dans un désert sans eau, avec sa nourriture et sa boisson sur le chameau, puis il le perd. Ayant perdu tout espoir, il s’allonge à l’ombre, désespéré de retrouver son chameau, et soudain il le retrouve devant lui. Il saisit sa longe et, dans sa joie immense, il dit : “Ô Seigneur, Tu es mon serviteur et je suis Ton Seigneur.” Il se trompe ainsi à cause de sa grande joie. »
- Sahih Muslim, n°7019
Rapporté par Abdullah b. K’ab رضي الله عنه, qui était le guide de Ka’b après qu’il ait perdu la vue, et le plus savant de son peuple, ayant mémorisé de nombreux hadiths des Compagnons du Messager d’Allah ﷺ : Il dit : « J’ai entendu mon père, Ka’b b. Malik رضي الله عنه, qui faisait partie des trois dont le repentir fut accepté par Allah. Il raconta qu’il n’avait jamais manqué une expédition avec le Messager d’Allah ﷺ, sauf deux. » (Le reste du hadith est le même, et dans une autre version, il est précisé que le Messager d’Allah ﷺ partit en expédition avec plus de dix mille personnes, ce qui ne pouvait pas être enregistré dans le registre du recensement)
- Sahih Muslim, n°7040
Rapporté par Anas b. Malik : Il y avait parmi nous un homme du clan de Bani Najjar qui récitait la sourate al-Baqarah et la sourate Al-i-'Imran, et il écrivait pour le Messager d’Allah ﷺ. Il s’est rebellé et a rejoint les gens du Livre. Ils lui accordèrent beaucoup d’importance et dirent : « C’est lui qui écrivait pour Muhammad. » Ils étaient très contents de lui. Le temps passa, puis Allah causa sa mort. Ils creusèrent une tombe et l’y enterrèrent, mais ils découvrirent avec surprise que la terre l’avait rejeté à la surface. Ils creusèrent une autre tombe et l’y enterrèrent à nouveau, mais la terre le rejeta encore. Ils recommencèrent une troisième fois, mais la terre le rejeta encore à la surface. Finalement, ils le laissèrent sans l’enterrer
- Sahih Muslim, n°7064
Rapporté par Anas b. Malik : Abu Jahl a dit : « Ô Allah, s’il dit la vérité, alors fais pleuvoir sur nous une pluie de pierres du ciel ou inflige-nous un terrible châtiment. » C’est à cette occasion que ce verset a été révélé : « Allah ne les châtiera pas tant que tu es parmi eux. Et Allah ne les châtiera pas tant qu’ils demandent pardon. Et pourquoi Allah ne les châtierait-Il pas alors qu’ils empêchent les gens d’accéder à la Mosquée sacrée… » (8:34) jusqu’à la fin du verset
- Sahih Muslim, n°7083
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Très-Haut et le Sublime, dira à celui qui subira le plus léger des tourments le Jour de la Résurrection : “Si tu possédais toutes les richesses du monde, aimerais-tu t’en servir comme rançon ?” Il répondra : “Oui.” Allah lui dira : “Quand tu étais dans les reins d’Adam, Je t’ai demandé quelque chose de plus facile que cela : que tu n’associes rien à Moi.” (Le narrateur dit) : Je pense qu’Il a aussi dit : “Je ne t’aurais pas fait entrer en Enfer, mais tu as désobéi et tu as attribué des associés à Ma Divinité.” »
- Sahih Muslim, n°7084
Rapporté par Anas ibn Malik : Ce hadith a été rapporté par Anas ibn Malik par une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère variation dans les mots : « Je le ferai entrer en Enfer. » (Les paroles suivantes n’ont pas été mentionnées)
- Sahih Muslim, n°7085
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il sera dit aux non-croyants le Jour de la Résurrection : “Si tu possédais de l’or remplissant toute la terre, voudrais-tu t’en servir pour te libérer ?” Il répondra : “Oui.” Alors il lui sera dit : “On t’a demandé quelque chose de bien plus facile que cela (mais tu n’y as pas prêté attention).” »
- Sahih Muslim, n°7087
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme a demandé : « Ô Messager d’Allah, comment les non-croyants seront-ils rassemblés le Jour de la Résurrection en rampant sur leur visage ? » Il répondit : « Celui qui a le pouvoir de les faire marcher sur leurs pieds n’est-il pas capable de les faire ramper sur leur visage le Jour de la Résurrection ? » Qatada dit : « Bien sûr, c’est ainsi. » (Il jura) : « Par la puissance de notre Seigneur. »
- Sahih Muslim, n°7088
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’une personne parmi les habitants de l’Enfer, qui avait vécu dans l’aisance et le confort ici-bas, sera plongée une seule fois dans le Feu le Jour de la Résurrection. On lui dira alors : « Ô fils d’Adam, as-tu connu le bonheur, as-tu eu des bienfaits matériels ? » Il répondra : « Par Allah, non, mon Seigneur. » Ensuite, on amènera une personne parmi les gens du Paradis qui avait eu la vie la plus difficile sur terre, et on la plongera une seule fois au Paradis. On lui dira : « Ô fils d’Adam, as-tu connu la misère ? As-tu eu des épreuves ? » Et il dira : « Par Allah, non, ô mon Seigneur, je n’ai jamais connu la misère ni la détresse. »
- Sahih Muslim, n°7089
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « En vérité, Allah n’est pas injuste envers le croyant pour ses bonnes actions. Il lui accorde Ses bienfaits dans cette vie et lui donnera une récompense dans l’Au-delà. Quant au non-croyant, il goûtera la récompense de ses bonnes actions dans ce monde, au point que, lorsqu’il sera dans l’Au-delà, il ne trouvera aucune bonne action pour laquelle il devrait être récompensé. »
- Sahih Muslim, n°7090
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Quand un non-croyant fait le bien, il en goûte la récompense dans ce monde. Quant au croyant, Allah garde la récompense de ses bonnes actions pour l’Au-delà et lui accorde sa subsistance selon son obéissance envers Lui. »
- Sahih Muslim, n°7091
Rapporté par Anas ibn Malik : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°7095
Rapporté par Ka'b ibn Malik, d’après son père : L’exemple du croyant est comme une plante debout. Le vent la secoue parfois, parfois la relève, puis elle atteint sa fin prévue. L’exemple de l’hypocrite est comme un cyprès qui n’est touché par rien, mais qui est déraciné d’un seul coup
- Sahih Muslim, n°7130
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Paradis est entouré de difficultés et l’Enfer est entouré de tentations
- Sahih Muslim, n°7146
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Au Paradis, il y a une avenue où les gens se rendront chaque vendredi. Le vent du nord soufflera et répandra du parfum sur leurs visages et leurs vêtements, ce qui augmentera leur beauté et leur éclat. Lorsqu’ils retourneront auprès de leur famille, celle-ci leur dira : “Par Allah, tu es encore plus beau et éclatant qu’avant de partir !” Et ils répondront : “Par Allah, vous aussi, vous êtes encore plus beaux et éclatants après notre absence.” »
- Sahih Muslim, n°7177
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit que l’Enfer continuera de dire : « Y a-t-il encore quelqu’un ? » jusqu’à ce qu’Allah, le Très-Haut, y pose Son pied, alors il dira : « Assez, assez, par Ta grandeur », et certaines de ses parties se rapprocheront des autres
- Sahih Muslim, n°7179
Rapporté par ‘Abd al-Wahhab b. Ata’ رضي الله عنه à propos des paroles d’Allah, le Très-Haut et le Glorieux : « Nous dirons à l’Enfer, le Jour de la Résurrection : “Es-tu rempli ?” et il dira : “Y a-t-il encore quelqu’un ?” » Et il rapporte d’Anas b. Malik رضي الله عنه que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « (On y jettera les pécheurs) et il continuera de dire : “Y a-t-il encore quelqu’un ?” jusqu’à ce qu’Allah, le Très-Haut et le Glorieux, y pose Son pied. Alors certaines parties de l’Enfer se rapprocheront des autres et il dira : “Assez, assez, par Ta grandeur et Ta majesté.” Il restera de la place au Paradis jusqu’à ce qu’Allah crée une nouvelle création pour occuper cet espace. »
- Sahih Muslim, n°7216
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand le serviteur est placé dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le bruit de leurs pas. Deux anges viennent alors à lui, le font asseoir et lui demandent : “Que dis-tu à propos de cet homme (le Prophète) ?” S’il est croyant, il répond : “J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.” On lui dira alors : “Regarde ta place en Enfer ; Allah l’a remplacée par une place au Paradis.” » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On lui montrera alors les deux places. » Qatada a ajouté : « On nous a rapporté que la tombe du croyant s’élargit jusqu’à soixante-dix coudées et qu’elle est remplie de verdure jusqu’au Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°7217
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand le défunt est placé dans la tombe, il entend le bruit des chaussures de ceux qui repartent après l’avoir enterré. »
- Sahih Muslim, n°7218
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand le serviteur est placé dans sa tombe et que ses amis s’en vont… » (Le reste du hadith est identique à celui transmis par Qatada)
- Sahih Muslim, n°7222
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Nous étions avec Omar entre La Mecque et Médine et nous cherchions la nouvelle lune. J’avais une bonne vue et je l’ai vue, mais personne d’autre que moi ne la voyait. Je disais à Omar : « Ne la vois-tu pas ? » Mais il ne la voyait pas. Omar dit alors : « Je la verrai bientôt quand elle brillera davantage. » Je me suis allongé. Il nous parla ensuite des gens de Badr et dit : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a montré, un jour avant la bataille, les endroits où mourraient les combattants de Badr, en disant : “Ici mourra untel demain, si Allah le veut.” » Omar a dit : « Par Celui qui l’a envoyé avec la vérité, ils ne se sont pas trompés d’endroit. » Ensuite, ils furent tous jetés dans un puits, un par un. Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors rendu auprès d’eux et a dit : « Ô untel, fils d’untel ; ô untel, fils d’untel, avez-vous trouvé vrai ce qu’Allah et Son Messager vous avaient promis ? Pour ma part, j’ai trouvé parfaitement vrai ce qu’Allah m’a promis. » Omar demanda : « Ô Messager d’Allah, comment parles-tu à des corps sans âme ? » Il répondit : « Vous n’entendez pas plus clairement qu’eux ce que je dis, mais ils ne peuvent pas répondre. »
- Sahih Muslim, n°7223
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a laissé les corps des mécréants tués à Badr sans les enterrer pendant trois jours. Puis il est venu près d’eux, s’est assis à côté et les a appelés : « Ô Abu Jahl b. Hisham, ô Umayya b. Khalaf, ô Utba b. Rabi’a, ô Shaiba b. Rabi’a, n’avez-vous pas trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? Quant à moi, j’ai trouvé les promesses de mon Seigneur parfaitement vraies. » Omar, entendant cela, demanda : « Ô Messager d’Allah, comment peuvent-ils t’entendre et te répondre alors qu’ils sont morts et que leurs corps sont décomposés ? » Il répondit : « Par Celui qui détient ma vie, ce que je leur dis, vous ne l’entendez pas plus clairement qu’eux, mais ils ne peuvent pas répondre. » Ensuite, il ordonna qu’on les enterre dans le puits de Badr
- Sahih Muslim, n°7363
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a jamais eu de prophète qui n’ait pas mis en garde sa communauté contre ce menteur borgne. Sachez qu’il est borgne, alors que votre Seigneur n’est pas borgne. Sur son front sont inscrites les lettres k f r (Kafir). »
- Sahih Muslim, n°7364
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il sera écrit entre les yeux du Dajjal trois lettres : k, f, r, c’est-à-dire “Kafir”. »
- Sahih Muslim, n°7365
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Dajjal est aveugle d’un œil, et il est écrit entre ses yeux le mot “Kafir”. » Il a ensuite épelé le mot : k, f, r, et chaque musulman pourra le lire
- Sahih Muslim, n°7390
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y aura aucune terre que le Dajjal ne traversera pas, sauf La Mecque et Médine. Il n’y aura aucune issue menant à ces deux villes qui ne sera pas gardée par des anges alignés en rangs. Ensuite, le Dajjal apparaîtra dans une région désertique près de Médine, et la ville tremblera trois fois, si bien que tout incroyant et hypocrite en sortira pour aller vers lui. »
- Sahih Muslim, n°7392
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Dajjal sera suivi par soixante-dix mille Juifs d’Ispahan, portant des châles persans. »
- Sahih Muslim, n°7404
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Moi et l’Heure avons été envoyés comme cela. » Shu'ba a dit : « J’ai entendu Qatada dire dans son récit : “L’excellence de l’un sur l’autre.” Je ne sais pas s’il l’a rapporté d’Anas ou si c’est Qatada lui-même qui l’a dit. »
- Sahih Muslim, n°7411
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Un homme a demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Quand viendra l’Heure ? » Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux un moment, puis il a regardé un jeune garçon de la tribu d’Azd Shanu’a qui était présent et a dit : « Si ce garçon vit, il ne deviendra pas très vieux avant que l’Heure ne vienne pour vous. » Anas a précisé que ce jeune garçon avait le même âge qu’eux à cette époque
- Sahih Muslim, n°7424
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Trois choses accompagnent le cercueil d’un défunt : sa famille, ses biens et ses bonnes actions. Sa famille et ses biens repartent, mais ses actions restent avec lui. »
- Sahih Muslim, n°7435
Rapporté par ‘Umair al-‘Adawi رضي الله عنه : ‘Utba ibn Ghazwan nous fit un sermon, il loua Allah puis dit : « En vérité, la fin de ce monde a été annoncée depuis longtemps. Il n’en restera bientôt plus rien, sauf un peu d’eau dans un récipient abandonné par son propriétaire. Vous allez bientôt partir vers une demeure éternelle ; emportez-y le bien avant vous. On nous a dit qu’une pierre jetée d’un côté de l’Enfer descendrait pendant soixante-dix ans sans atteindre le fond. Par Allah, il sera rempli. Trouvez-vous cela étonnant ? Il a aussi été mentionné qu’il y a une distance dans le Paradis qu’on mettrait quarante ans à parcourir d’un bout à l’autre, et un jour viendra où il sera plein. Sachez que j’étais le septième parmi sept avec le Messager d’Allah ﷺ, et nous n’avions rien à manger sauf les feuilles des arbres jusqu’à ce que les coins de nos bouches soient blessés. Nous avons trouvé un tissu que nous avons coupé en deux et partagé entre moi et Sa’d ibn Malik. J’en ai fait un pagne, et Sa’d aussi. Aujourd’hui, il n’y a aucun d’entre nous qui ne soit pas gouverneur d’une ville. Je demande à Allah de ne pas me croire important alors que je suis insignifiant à Ses yeux. La prophétie ne dure pas éternellement, son effet s’efface et elle finit par se transformer en royauté. Vous verrez bientôt les dirigeants qui viendront après nous et vous verrez à quel point ils seront éloignés de la religion. »
- Sahih Muslim, n°7439
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il sourit et dit : « Savez-vous pourquoi j’ai ri ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit alors : « C’est à cause de la conversation qu’aura le serviteur avec son Seigneur au Jour du Jugement. Il dira : “Mon Seigneur, ne m’as-Tu pas garanti d’être protégé contre l’injustice ?” Allah dira : “Oui.” Le serviteur dira alors : “Je n’accepte comme témoin contre moi que moi-même.” Allah dira : “C’est suffisant, toi-même et les deux anges chargés d’écrire tes actes témoigneront contre toi.” Alors sa bouche sera scellée et il sera dit à ses mains et à ses pieds de parler, et ils témoigneront de ses actes. Ensuite, sa bouche sera libérée et il dira (à ses mains et à ses pieds) : “Éloignez-vous, qu’Allah vous maudisse ! C’est pour vous que je me défendais.” »
- Sahih Muslim, n°7469
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui prend soin d’un orphelin, qu’il soit de sa famille ou non, moi et lui serons ensemble au Paradis comme ceci. » Et Malik a expliqué cela en joignant son index et son majeur
- Sahih Muslim, n°7486
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Deux personnes ont éternué en présence du Messager d’Allah ﷺ. Il a invoqué la miséricorde pour l’une d’elles, mais pas pour l’autre. Celui pour qui il n’a pas prié a dit : « Un tel a éternué et tu as dit : “Qu’Allah te fasse miséricorde.” Moi aussi j’ai éternué, mais tu n’as pas dit ces mots pour moi. » Le Prophète ﷺ répondit : « Cette personne a loué Allah, et toi tu ne l’as pas fait. »
- Sahih Muslim, n°7521
Rapporté par Al-Bara’ ibn Azib رضي الله عنه : Abu Bakr as-Siddiq est venu chez mon père (‘Azib) et a acheté un haudaj (sorte de siège pour chameau) à lui. Il a dit à ‘Azib : « Envoie ton fils chez moi pour porter ce haudaj. » Mon père m’a dit de le porter, alors je l’ai fait, accompagné de mon père qui voulait recevoir le paiement. Il a demandé à Abu Bakr : « Raconte-moi ce que vous avez fait, toi et le Messager d’Allah ﷺ, la nuit où vous êtes partis en voyage. » Il a répondu : « Nous sommes partis de nuit et avons marché jusqu’à midi. Le chemin était désert. Nous avons vu un gros rocher dont l’ombre nous protégeait du soleil. Nous nous sommes arrêtés là. J’ai préparé un endroit pour que le Prophète ﷺ puisse se reposer à l’ombre, puis j’ai veillé sur lui pendant qu’il dormait. Un berger est arrivé avec son troupeau pour se reposer aussi. Je lui ai demandé s’il y avait du lait dans ses chèvres. Il a pris une chèvre, a nettoyé la mamelle, l’a trait dans un récipient. J’ai mélangé le lait avec de l’eau pour le rafraîchir, puis je l’ai donné au Prophète ﷺ. Il l’a bu, puis a dit : “N’est-il pas temps de repartir ?” Nous avons continué après le zénith. Suraqa ibn Malik nous a poursuivis. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, ils vont nous rattraper.” Il a répondu : “Ne t’inquiète pas, Allah est avec nous.” Le Prophète ﷺ a invoqué contre Suraqa, et son cheval s’est enfoncé dans le sol. Suraqa a compris, a demandé au Prophète ﷺ de prier pour lui, promettant de détourner les poursuivants. Le Prophète ﷺ a prié pour lui, il a été sauvé et a tenu sa promesse. »
- Sahih Muslim, n°7522
Rapporté par Al-Bara’ رضي الله عنه : Abu Bakr m’a acheté une selle pour treize dirhams. Le reste du hadith est le même. Dans la version de Uthman ibn Umar, il est dit : Suraqa ibn Malik s’est approché du Messager d’Allah ﷺ, et le Prophète ﷺ a invoqué contre lui : son chameau s’est enfoncé dans le sol jusqu’au ventre. Suraqa est descendu et a dit : « Muhammad, je sais que c’est à cause de toi. Invoque Allah pour me sauver et je te promets de garder cela secret. Prends une flèche de mon carquois : tu trouveras mes chameaux et mes esclaves à tel endroit, tu pourras prendre ce dont tu as besoin. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Je n’ai pas besoin de tes chameaux. » Nous sommes arrivés à Médine de nuit, et les gens se disputaient pour accueillir le Messager d’Allah ﷺ. Il est resté chez la tribu de Najjar, liée à Abd al-Muttalib par sa mère. Les gens sont montés sur les toits, les femmes et les enfants sont sortis dans la rue en criant : « Muhammad, Messager d’Allah ! Muhammad, Messager d’Allah ! »
- Sahih Muslim, n°7524
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Allah, le Très-Haut, a envoyé la révélation au Messager d’Allah ﷺ juste avant sa mort, de façon rapprochée et abondante, jusqu’à ce qu’il quitte ce monde. Le jour de sa mort, il a reçu la révélation en grande quantité
- Sunan an-Nasa'i, n°6
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Je vous ai vraiment recommandé d’utiliser le siwak
- Sunan an-Nasa'i, n°14
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a fixé un délai pour tailler la moustache, couper les ongles et épiler le pubis ; nous ne devions pas laisser passer plus de quarante jours." Une fois, il a dit : "Quarante nuits
- Sunan an-Nasa'i, n°19
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans les toilettes et a dit : "Allahumma inni a'uthu bika min al-khubuthi wal-khaba'ith" ("Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les démons mâles et femelles)
- Sunan an-Nasa'i, n°45
Rapporté par Anas bin Malik : "Quand le Messager d’Allah ﷺ allait aux toilettes, moi et un autre garçon comme moi lui apportions un petit récipient en cuir rempli d’eau, et il se nettoyait avec l’eau
- Sunan an-Nasa'i, n°54
Rapporté par Anas bin Malik : Un bédouin a uriné dans la mosquée, et le Prophète (ﷺ) a ordonné qu'on apporte un seau et qu'on le verse dessus
- Sunan an-Nasa'i, n°62
Rapporté par Awf bin Malik : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) faire la prière funéraire pour une personne décédée, et je l'ai entendu dire dans sa supplication : « Allahummaghfir lahu warhamhu wa 'afihi wa'fu 'anhu, wa akrim nuzulahu wa wassi' madkhalahu waghsilhu bil-ma'i wath-thalji wal-baradi wa naqqihi min al-khataya kama yunaqqath-thawb al-abyad min ad-danas. » (Ô Allah, pardonne-lui et fais-lui miséricorde, protège-le et pardonne-lui, honore sa demeure et élargis son entrée ; lave-le avec de l'eau, de la neige et de la grêle, et purifie-le de ses fautes comme un vêtement blanc est purifié de la saleté)
- Sunan an-Nasa'i, n°68
Rapporté par Kabshah bint Ka'b bin Malik : Abu Qatadah est entré chez elle, puis elle a raconté : « Je lui ai versé de l'eau pour ses ablutions, et un chat est venu boire dedans, alors il a penché le récipient pour qu'il puisse boire. » Kabshah a dit : « Il m'a vue le regarder et a dit : “Es-tu étonnée, ô fille de mon frère ?” J'ai dit : “Oui.” Il a dit : “Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Ils ne sont pas impurs, ce sont des animaux qui vivent autour de vous.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°73
Rapporté par 'Abdullah bin Jabr : J'ai entendu Anas bin Malik dire : « Le Messager d'Allah (ﷺ) faisait ses ablutions avec un makkuk (gobelet) et le grand lavage avec cinq makkuks (gobelets). »
- Sunan an-Nasa'i, n°93
Rapporté par 'Abd Khair : 'Ali (que Allah l'agrée) s'est fait apporter une chaise, il s'est assis dessus, puis il a demandé un récipient d'eau qu'il a versé sur sa main trois fois, puis il s'est rincé la bouche et le nez avec une main, trois fois, il a lavé son visage trois fois, lavé chaque avant-bras trois fois, puis il a pris un peu d'eau et a essuyé sa tête. Une fois, (un des rapporteurs) Shu'bah a indiqué (qu'il a essuyé) du front jusqu'à l'arrière de la tête, puis il a dit : "Je ne sais pas s'il a ramené ses mains en avant ou non." Et il a lavé chaque pied trois fois, puis il a dit : "Celui qui veut voir comment le Messager d'Allah (ﷺ) se purifiait, c'est ainsi qu'il se purifiait." Abu 'Abdur-Rahman a dit : "C'est une erreur. Ce qui est correct, c'est Khalid bin 'Alqamah, pas Malik bin 'Urfutah
- Sunan an-Nasa'i, n°229
Rapporté par 'Abdullah bin Jabr : J'ai entendu Anas bin Malik dire : "Le Messager d'Allah (ﷺ) faisait ses ablutions avec un Makkuk et le Ghusl avec cinq Makkuks
- Sunan an-Nasa'i, n°263
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) passait auprès de toutes ses épouses et ne faisait le Ghusl qu’une seule fois
- Sunan an-Nasa'i, n°278
Rapporté par Malik, d'après Az-Zuhri, d'après 'Urwah, d'après 'Aishah : Un récit similaire a été rapporté
- Sunan an-Nasa'i, n°305
Rapporté par Anas bin Malik : Des gens de la tribu de ‘Ukl sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ont parlé de l’islam. Ils ont dit : "Ô Messager d’Allah, nous sommes des nomades qui suivent les troupeaux, nous ne sommes pas des cultivateurs, et le climat de Médine ne nous convient pas." Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit d’aller vers un troupeau de chamelles et de boire leur lait et leur urine. Quand ils ont guéri – ils étaient dans la région d’Al-Harrah – ils sont revenus sur leur foi après avoir été musulmans, ont tué le gardien des chameaux du Messager d’Allah (ﷺ) et ont emmené les chameaux. Quand la nouvelle est parvenue au Messager d’Allah (ﷺ), il a envoyé des gens à leur poursuite. Ils ont été ramenés, leurs yeux ont été brûlés avec des clous chauffés, leurs mains et leurs pieds ont été coupés, puis ils ont été laissés dans Al-Harrah dans cet état jusqu’à leur mort
- Sunan an-Nasa'i, n°306
Rapporté par Anas bin Malik : Des Bédouins de la tribu d’‘Urainah sont venus voir le Prophète (ﷺ) et sont devenus musulmans, mais le climat de Médine ne leur convenait pas ; leur peau est devenue jaune et leur ventre a enflé. Le Messager d’Allah (ﷺ) les a envoyés vers ses chamelles pleines et leur a dit de boire leur lait et leur urine jusqu’à ce qu’ils guérissent. Ensuite, ils ont tué le gardien des chameaux et ont emmené les bêtes. Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé des gens à leur poursuite et ils ont été ramenés. Leurs mains et leurs pieds ont été coupés et leurs yeux brûlés avec des clous chauffés. Le Commandeur des Croyants, ‘Abdul-Malik, a demandé à Anas – alors qu’il racontait ce hadith – : "(Ont-ils été punis) pour mécréance ou pour un péché ?" Il a répondu : "Pour mécréance
- Sunan an-Nasa'i, n°318
Rapporté par Ibn ‘Abdur-Rahman : Un homme est devenu en état de Janabah et est venu voir ‘Umar, qu’Allah l’agrée, et a dit : "Je suis devenu en état de Janabah et je ne trouve pas d’eau." Il a dit : "Ne prie pas." ‘Ammar lui a dit : "Ne te souviens-tu pas quand nous étions en campagne et que nous sommes devenus en état de Janabah. Tu n’as pas prié, puis je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai raconté cela, et il a dit : 'Cela t’aurait suffi.'" – (Un des rapporteurs) Shu‘bah a frappé ses mains une fois et a soufflé dedans, puis il les a frottées l’une contre l’autre, puis il s’est essuyé le visage avec – (‘Ammar a dit) : "‘Umar a dit quelque chose que je n’ai pas compris." Alors il a dit : "Si tu veux, je ne le raconterai plus." Salamah a mentionné quelque chose dans cette chaîne de la part d’Abu Malik, et Salamah a ajouté qu’il a dit : "Au contraire, nous te laissons assumer ce que tu as pris sur toi
- Sunan an-Nasa'i, n°340
Rapporté par Kabshah bint Ka'ab bin Malik : Abu Qatadah est entré chez elle, puis elle a raconté : "Je lui ai versé de l’eau pour ses ablutions, et un chat est venu boire dedans, alors il a incliné le récipient pour qu’il puisse boire." Kabshah a dit : "Il m’a vue le regarder et a dit : 'Es-tu étonnée, ô fille de mon frère ?' J’ai répondu : 'Oui.' Il a dit : 'Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : 'Ils ne sont pas impurs, ce sont des animaux qui vivent parmi vous
- Sunan an-Nasa'i, n°345
Rapporté par 'Abdullah bin Jabr : J’ai entendu Anas bin Malik dire : "Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait ses ablutions avec un makkuk (tasse) et le Ghusl avec cinq makkuks (tasses)
- Sunan an-Nasa'i, n°448
Rapporté par Anas bin Malik, d'après Malik bin Sa'sa'ah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Alors que j'étais à la Ka'bah, entre le sommeil et l'éveil, trois hommes sont venus, et l'un d'eux, celui du milieu, s'est approché de moi. On m'a apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, il m'a ouvert de la gorge jusqu'au bas-ventre, a lavé mon cœur avec l'eau de Zamzam, puis – il a été rempli de sagesse et de foi. Ensuite, on m'a amené une monture, plus petite qu'une mule et plus grande qu'un âne. Je suis parti avec Jibril, que la paix soit sur lui, et nous sommes arrivés au premier ciel. On a demandé : 'Qui est avec toi ?' Il a répondu : 'Muhammad.' On a dit : 'La révélation lui a-t-elle été envoyée ? Bienvenue à lui, quelle excellente visite.' Je suis allé voir Adam, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent fils et Prophète.' Puis nous sommes arrivés au deuxième ciel et on a demandé : 'Qui est-ce ?' Il a dit : 'Jibril.' On a demandé : 'Qui est avec toi ?' Il a répondu : 'Muhammad.' Et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Yahya et 'Isa, que la paix soit sur eux deux, et je les ai salués, ils ont dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Puis nous sommes arrivés au troisième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Yusuf, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au quatrième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Idris, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au cinquième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Harun, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au sixième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Quand je l'ai dépassé, il a pleuré, et on lui a demandé : 'Pourquoi pleures-tu ?' Il a dit : 'Ô Seigneur, ce jeune homme que Tu as envoyé après moi, plus de gens de sa communauté entreront au Paradis que de la mienne, et ils seront meilleurs qu'eux.' Ensuite, nous sommes arrivés au septième ciel et une conversation similaire a eu lieu. Je suis allé voir Ibrahim, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent fils et Prophète.' Ensuite, j'ai été emmené à la Maison très fréquentée (Al-Bait al-Ma'mur) et j'ai demandé à Jibril ce que c'était, il a dit : 'C'est Al-Bait al-Ma'mur où soixante-dix mille anges prient chaque jour, et quand ils en sortent, ils n'y reviennent jamais.' Ensuite, j'ai été emmené au Sidrah Al-Muntaha (le lotus de la limite extrême). Ses fruits étaient comme des jarres de Hajar et ses feuilles comme des oreilles d'éléphants. À sa base, il y avait quatre rivières : deux rivières cachées et deux rivières visibles. J'ai demandé à Jibril à leur sujet et il a dit : 'Les deux cachées sont au paradis, et les deux visibles sont l'Euphrate et le Nil.' Ensuite, cinquante prières m'ont été imposées. Je suis allé voir Musa et il a dit : 'Qu'est-il arrivé ?' J'ai dit : 'Cinquante prières m'ont été imposées.' Il a dit : 'Je connais mieux les gens que toi. J'ai beaucoup essayé avec les Enfants d'Israël. Ta communauté ne pourra jamais supporter cela. Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui de réduire.' Je suis donc retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à quarante. Puis je suis retourné voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, alors je suis retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à trente. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, alors je suis retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à vingt, puis dix, puis cinq. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, mais j'ai dit : 'J'ai trop de pudeur devant mon Seigneur pour y retourner.' Alors on a proclamé : 'J'ai décrété la récompense de Mon obligation, et J'ai allégé la charge de Mes serviteurs et J'accorderai une récompense multipliée par dix pour chaque bonne action
- Sunan an-Nasa'i, n°449
Rapporté par Anas bin Malik et Ibn Hazm : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Allah, le Puissant et le Sublime, a imposé cinquante prières à ma communauté, et je suis revenu avec cela jusqu'à ce que je passe devant Musa, que la paix soit sur lui, qui m'a dit : 'Qu'est-ce que ton Seigneur a imposé à ta communauté ?' J'ai dit : 'Il leur a imposé cinquante prières.' Musa m'a dit : 'Retourne voir ton Seigneur, le Puissant et le Sublime, car ta communauté ne pourra pas supporter cela.' Je suis donc retourné voir mon Seigneur, le Puissant et le Sublime, et Il en a réduit une partie. Puis je suis revenu voir Musa et je lui ai dit, et il m'a dit : 'Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter cela.' Je suis donc retourné voir mon Seigneur, le Puissant et le Sublime, et Il a dit : 'Elles sont cinq (prières) mais elles comptent pour cinquante (en récompense), et Ma Parole ne change pas.' Je suis revenu voir Musa et il m'a dit : 'Retourne voir ton Seigneur.' J'ai dit : 'J'ai trop de pudeur devant mon Seigneur, le Puissant et le Sublime
- Sunan an-Nasa'i, n°450
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "On m’a amené un animal plus grand qu’un âne et plus petit qu’une mule, dont chaque pas atteignait aussi loin que l’œil pouvait voir. Je suis monté dessus, Jibril était avec moi, et nous sommes partis. Ensuite, il m’a dit : 'Descends et prie.' J’ai donc prié. Il m’a dit : 'Sais-tu où tu as prié ? Tu as prié à Taibah, qui sera le lieu de l’émigration.' Puis il a dit : 'Descends et prie.' J’ai prié. Il a dit : 'Sais-tu où tu as prié ? Tu as prié au mont Sinaï, là où Allah, le Puissant et le Sublime, a parlé à Moussa, paix sur lui.' J’ai donc prié, puis il a dit : 'Sais-tu où tu as prié ? Tu as prié à Bethléem, là où ‘Issa, paix sur lui, est né.' Ensuite, je suis entré à Bayt Al-Maqdis (Jérusalem), où les Prophètes, paix sur eux, étaient rassemblés pour moi, et Jibril m’a fait avancer pour les diriger dans la prière. Ensuite, j’ai été élevé au premier ciel, où j’ai vu Adam, paix sur lui. Puis au deuxième ciel où j’ai vu les cousins maternels ‘Issa et Yahya, paix sur eux. Puis au troisième ciel où j’ai vu Youssouf, paix sur lui. Puis au quatrième ciel où j’ai vu Haroun, paix sur lui. Puis au cinquième ciel où j’ai vu Idris, paix sur lui. Puis au sixième ciel où j’ai vu Moussa, paix sur lui. Puis au septième ciel où j’ai vu Ibrahim, paix sur lui. Ensuite, j’ai été élevé au-dessus des sept cieux, jusqu’à Sidrat Al-Muntaha, et j’ai été enveloppé de brume. Je me suis prosterné, et il m’a été dit : '(En vérité) Le jour où J’ai créé les cieux et la Terre, J’ai prescrit à toi et à ta communauté cinquante prières, alors accomplis-les, toi et ta communauté.' Je suis revenu vers Ibrahim, il ne m’a rien demandé, puis je suis allé vers Moussa qui m’a dit : 'Combien ton Seigneur t’a-t-Il prescrit, à toi et à ta communauté ?' J’ai dit : 'Cinquante prières.' Il a dit : 'Tu ne pourras pas les accomplir, ni toi ni ta communauté. Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui de diminuer.' Je suis donc retourné vers mon Seigneur, et Il a réduit de dix. Je suis revenu vers Moussa, il m’a dit de retourner, alors je suis retourné et Il a réduit de dix. Cela s’est répété jusqu’à ce qu’il ne reste plus que cinq prières. Moussa a dit : 'Retourne vers ton Seigneur et demande-Lui de diminuer, car deux prières avaient été prescrites aux Enfants d’Israël, mais ils ne les ont pas accomplies.' Je suis retourné vers mon Seigneur, mais Il a dit : 'Le jour où J’ai créé les cieux et la Terre, J’ai prescrit cinquante prières à toi et à ta communauté. Cinq valent cinquante, alors accomplis-les, toi et ta communauté.' J’ai compris que c’était la décision d’Allah, le Puissant et le Sublime, alors je suis revenu vers Moussa, paix sur lui, qui m’a dit : 'Retourne.' Mais j’ai su que c’était la décision d’Allah, alors je ne suis pas retourné
- Sunan an-Nasa'i, n°452
Rapporté par Anas bin Malik : Les prières ont été prescrites à La Mecque, et deux anges sont venus au Messager d’Allah (ﷺ), l’ont emmené vers Zamzam, ont ouvert sa poitrine, ont sorti ses entrailles dans un bassin d’or, les ont lavées avec l’eau de Zamzam, puis ont rempli son cœur de sagesse et de connaissance
- Sunan an-Nasa'i, n°460
Rapporté par Awf bin Malik Al-Ashja‘i : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : "Ne voulez-vous pas prêter allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) ?" Il l’a répété trois fois. Alors nous avons tendu la main pour lui prêter allégeance. Nous avons dit : "Ô Messager d’Allah, nous sommes prêts à te prêter allégeance, mais sur quoi ?" Il a dit : "Que vous adoriez Allah sans rien Lui associer, et que vous accomplissiez les cinq prières quotidiennes." Et il a ajouté à voix basse : "Et que vous ne demandiez rien aux gens
- Sunan an-Nasa'i, n°477
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a prié le Zuhr à Médine, quatre unités de prière, et il a prié le 'Asr à Dhul-Hulaifah, deux unités
- Sunan an-Nasa'i, n°478
Rapporté par Irak bin Malik : Nawfal bin Mu'awiyah lui a dit qu'il avait entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Celui qui manque la prière du 'Asr, c'est comme s'il avait perdu sa famille et ses biens." 'Irak a dit : "'Abdullah bin 'Umar m'a informé qu'il avait entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Celui qui manque la prière du 'Asr, c'est comme s'il avait perdu sa famille et ses biens." Yazid bin Abi Habib l'a contredit
- Sunan an-Nasa'i, n°479
Rapporté par 'Irak bin Malik : Il a entendu Nawfal bin Mu'awiyah dire : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Parmi les prières, il y en a une que si quelqu'un la manque, c'est comme s'il avait perdu sa famille et ses biens." Ibn 'Umar a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'C'est la prière du 'Asr.'" Muhammad bin Ishaq l'a contredit
- Sunan an-Nasa'i, n°480
Rapporté par 'Irak bin Malik : J'ai entendu Nawfal bin Mu'awiyah dire : "Il y a une prière que si quelqu'un la manque, c'est comme s'il avait perdu sa famille et ses biens." Ibn 'Umar a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'C'est la prière du 'Asr
- Sunan an-Nasa'i, n°492
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) priait sur sa monture pendant ses voyages, peu importe la direction dans laquelle elle allait." Malik a dit : "Abdullah bin Dinar a dit : 'Et Ibn 'Umar faisait de même
- Sunan an-Nasa'i, n°498
Rapporté par Hamzah Al-'A'idhi : J'ai entendu Anas bin Malik dire : "Quand le Prophète (ﷺ) faisait une halte, il ne repartait pas avant d'avoir prié le Zuhr." Un homme a demandé : "Même si c'était en plein milieu de la journée ?" Il a répondu : "Même si c'était en plein milieu de la journée
- Sunan an-Nasa'i, n°499
Rapporté par Khalid bin Dinar Abu Khaldah : J'ai entendu Anas bin Malik dire : "Quand il faisait chaud, le Messager d'Allah (ﷺ) attendait que la température baisse pour prier, et quand il faisait froid, il se dépêchait de prier
- Sunan an-Nasa'i, n°507
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait ‘Asr alors que le soleil était encore haut et brillant, et quelqu’un pouvait aller jusqu’à Al-‘Awali alors que le soleil était encore haut
- Sunan an-Nasa'i, n°508
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous dirigeait dans la prière de ‘Asr alors que le soleil était encore brillant et haut
- Sunan an-Nasa'i, n°509
Rapporté par Abu Bakr bin ‘Uthman bin Sahl bin Hunaif : J’ai entendu Abu Umamah bin Sahl dire : « Nous avons prié Zuhr avec ‘Umar bin ‘Abdul-‘Aziz, puis nous sommes allés voir Anas bin Malik, et nous l’avons trouvé en train de prier ‘Asr. » J’ai dit : « Ô oncle, quelle est cette prière que tu viens de faire ? » Il a répondu : « ‘Asr ; c’est la prière du Messager d’Allah (ﷺ) que nous faisions avec lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°510
Rapporté par Abu Salamah : Nous avons prié à l’époque de ‘Umar bin ‘Abdul-‘Aziz, puis nous sommes allés voir Anas bin Malik et nous l’avons trouvé en train de prier. Quand il a terminé, il nous a dit : « Avez-vous prié ? » Nous avons répondu : « Nous avons prié Zuhr. » Il a dit : « Moi, j’ai prié ‘Asr. » Ils ont dit : « Tu as prié tôt. » Il a répondu : « J’ai prié comme je voyais mes compagnons prier. »
- Sunan an-Nasa'i, n°511
Rapporté par Al-‘Ala’ : Il est entré chez Anas bin Malik dans sa maison à Al-Basrah, après qu’il ait terminé Zuhr, et sa maison était à côté de la mosquée. « Quand nous sommes entrés chez lui, il a dit : ‘Avez-vous prié ‘Asr ?’ Nous avons répondu : ‘Non, nous venons juste de finir Zuhr.’ Il a dit : ‘Priez ‘Asr.’ Nous nous sommes donc levés et avons prié, et quand nous avons terminé, il a dit : ‘J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “C’est la prière de l’hypocrite : il s’assoit et retarde la prière de ‘Asr jusqu’à ce que (le soleil) soit entre les cornes du diable, puis il se lève et fait quatre unités rapidement, dans lesquelles il se souvient peu d’Allah.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°552
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait la prière du Zuhr quand le soleil avait dépassé son zénith, il priait le ‘Asr entre ces deux prières, il priait le Maghrib quand le soleil se couchait, et il priait le ‘Isha’ quand la lueur du crépuscule avait disparu." Puis il ajouta aussitôt : "Et il priait le Fajr quand on pouvait bien distinguer une personne
- Sunan an-Nasa'i, n°586
Rapporté par Anas bin Malik : "Si le Messager d'Allah (ﷺ) partait en voyage avant que le soleil ne passe son zénith, il retardait la prière de Zuhr jusqu'à l'heure de 'Asr, puis il s'arrêtait et les priait ensemble. Si le soleil passait son zénith avant son départ, il priait Zuhr puis partait
- Sunan an-Nasa'i, n°632
Rapporté par Abdul-'Aziz bin 'Abdul-Malik bin Abu Mahdhurah : 'Abdullah bin Muhairiz – qui était orphelin sous la protection d’Abu Mahdhurah jusqu’à ce qu’il le prépare pour aller à Ash-Sham – l’a informé : il a dit : « J’ai dit à Abu Mahdhurah : “Je vais à Ash-Sham et j’ai peur qu’on me demande comment tu fais l’Adhan.” » Il m’a dit qu’il était sorti avec un groupe de personnes, et nous étions quelque part sur la route de Hunain quand le Messager d’Allah (ﷺ) revenait de Hunain. Le Messager d’Allah nous a rencontrés en chemin et le muezzin du Messager d’Allah a appelé à la prière en sa présence. Nous avons entendu la voix du muezzin et nous ne l’avons pas pris au sérieux, alors nous avons commencé à crier, à imiter et à nous moquer. Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a entendus, alors il a envoyé des gens qui nous ont amenés devant lui. Il a dit : « Qui est celui dont j’ai entendu la voix si forte ? » Tout le monde m’a désigné, et ils disaient la vérité. Il les a tous renvoyés sauf moi, et m’a dit : « Lève-toi et fais l’Adhan pour la prière. » Je me suis levé et le Messager d’Allah (ﷺ) m’a appris lui-même l’Adhan. Il a dit : « Dis : Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar ; Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah). » Puis il a dit : « Ensuite, répète et dis à haute voix : Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah ; Hayya 'alas-salah, Hayya 'ala-salah ; Hayya 'alal-falah, Hayya 'alal-falah ; Allahu Akbar, Allahu Akbar ; La ilaha ill-Allah (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; Venez à la prière, venez à la prière ; venez au succès, venez au succès ; Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah). » Quand j’ai fini de dire l’Adhan, il m’a appelé et m’a donné un paquet contenant de l’argent. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), laisse-moi faire l’Adhan à La Mecque. » Il a dit : « Je t’ordonne de le faire. » Ensuite, je suis allé voir 'Attab bin Asid, qui était le gouverneur du Messager d’Allah (ﷺ) à La Mecque, et j’ai fait l’Adhan avec lui sur l’ordre du Messager d’Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°633
Rapporté par Abu Mahdhurah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a quitté Hunain, j’étais le dixième d’un groupe de dix personnes de La Mecque qui essayaient de les rattraper. Nous avons entendu l’Adhan pour la prière et nous avons commencé à le répéter en nous moquant. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’ai entendu parmi ces gens l’Adhan de quelqu’un qui a une belle voix. » Il nous a fait venir, et nous avons récité l’Adhan chacun notre tour, et j’étais le dernier. Quand j’ai fait l’Adhan, il a dit : « Viens ici. » Il m’a fait asseoir devant lui, a caressé ma mèche de cheveux et m’a béni trois fois, puis il a dit : « Va faire l’Adhan à la Mosquée sacrée. » J’ai dit : « Comment, ô Messager d’Allah ? » Il m’a appris, comme tu fais l’Adhan maintenant : « Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar ; Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah ; Hayya 'alas-salah, Hayya 'ala-salah ; Hayya 'alal-falah, Hayya 'alal-falah ; as-salatu khairun min an-nawm, as-salatu khairun min an-nawm (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; Venez à la prière, venez à la prière ; venez au succès, venez au succès ; la prière est meilleure que le sommeil, la prière est meilleure que le sommeil) » – dans le premier Adhan du Fajr. Et il m’a appris l’Iqamah en disant chaque phrase deux fois : « Allahu Akbar, Allahu Akbar, (Allahu Akbar, Allahu Akbar), Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah ; Hayya 'alas-salah, Hayya 'alas-salah ; Hayya 'alal-falah, Hayya 'alal-falah ; qad qamatis-salah, qad qamatis-salah, Allahu Akbar, Allahu Akbar, La ilaha illallah (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand) ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; Venez à la prière, venez à la prière ; venez au succès, venez au succès ; la prière va commencer, la prière va commencer, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah). » (Un des rapporteurs) Ibn Juraij a dit : « 'Uthman m’a rapporté tout ce récit de la part de son père et de Umm 'Abdul-Malik bin Abi Mahdhurah, et (a dit qu’) ils l’ont entendu d’Abu Mahdhurah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°634
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Je suis venu voir le Prophète (ﷺ) avec un cousin à moi – une autre fois il a dit : « avec un compagnon à moi » – et il a dit : « Lorsque vous voyagez à deux, faites l’Adhan et l’Iqamah, et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°635
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Nous sommes venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et nous étions de jeunes hommes proches en âge. Il nous a laissés rester avec lui pendant vingt jours. Le Messager d’Allah (ﷺ) était miséricordieux et compatissant, et il a pensé que nous étions nostalgiques de nos familles ; il nous a demandé des nouvelles de ceux que nous avions laissés derrière nous, alors nous lui avons raconté, et il a dit : « Retournez auprès de vos familles, restez avec elles et enseignez-leur. Dites-leur, quand l’heure de la prière arrive ; que l’un de vous fasse l’Adhan et que le plus âgé dirige la prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°669
Rapporté par Malik bin Al-Huwayrith : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit, ainsi qu’à un de mes compagnons : « Quand l’heure de la prière arrive, que vous deux fassiez l’Adhan, puis que vous deux fassiez l’Iqamah, puis que l’un de vous dirige la prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°682
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le muezzin appelait à la prière, certains compagnons du Prophète (ﷺ) se levaient et se dirigeaient rapidement vers les piliers de la mosquée pour prier jusqu'à ce que le Prophète (ﷺ) sorte, et ils étaient ainsi. Ils priaient avant le Maghrib et il n'y avait rien entre l'Adhan et l'Iqamah
- Sunan an-Nasa'i, n°702
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, il s’est installé dans la partie haute de la ville chez la tribu des Banu 'Amr bin 'Awf et il est resté chez eux quatorze nuits. Ensuite, il a fait venir les chefs des Banu An-Najjar, qui sont venus avec leurs épées à la ceinture. Je vois encore le Messager d’Allah (ﷺ) sur sa chamelle, avec Abu Bakr derrière lui, entouré des chefs des Banu An-Najjar, jusqu’à ce qu’il descende dans la cour d’Abu Ayyub. Le Prophète (ﷺ) priait là où il se trouvait quand l’heure de la prière arrivait, même dans des enclos à moutons. Puis il a ordonné la construction de la mosquée. Il a fait venir les chefs des Banu An-Najjar et leur a dit : "Ô Banu An-Najjar, fixez-moi un prix pour ce terrain." Ils ont répondu : "Par Allah, nous ne demanderons son prix qu’à Allah." Anas a dit : "Sur ce terrain, il y avait des tombes de polythéistes, des ruines et des palmiers. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné de déterrer les tombes, de niveler les ruines et de couper les palmiers. Les troncs ont servi à faire les murs du côté de la Qiblah. Des piliers de pierre ont été construits de chaque côté de la porte. Ils déplaçaient les pierres en récitant des vers, et le Messager d’Allah (ﷺ) était avec eux lorsqu’ils disaient : 'Ô Allah ! Il n’y a de bien que celui de l’au-delà. Accorde donc la victoire aux Ansar et aux Muhajirin
- Sunan an-Nasa'i, n°728
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a vu de la salive dans la direction de la Qibla de la mosquée, et il est devenu si en colère que son visage est devenu rouge. Ensuite, une femme des Ansar est allée gratter la salive et a mis du parfum à cet endroit. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Comme c’est bien
- Sunan an-Nasa'i, n°729
Rapporté par 'Abdul-Malik bin Sa'eed : J’ai entendu Abu Humaid et Abu Usaid dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Quand l’un de vous entre dans la mosquée, qu’il dise : 'Allahumma aftahli abwaba rahmatik' (Ô Allah, ouvre-moi les portes de Ta miséricorde). Et quand il sort, qu’il dise : 'Allahumma inni as’aluka min fadlik' (Ô Allah, je Te demande de Ta grâce)
- Sunan an-Nasa'i, n°731
Rapporté par Abdullah bin Ka'b : J’ai entendu Ka'b bin Malik raconter l’histoire de son absence lors de la campagne de Tabuk avec le Messager d’Allah (ﷺ). Il a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) est revenu le matin, et quand il revenait de voyage, il allait d’abord à la mosquée et y priait deux rak‘as, puis il s’asseyait pour rencontrer les gens. Quand il a fait cela, ceux qui étaient restés en arrière sont venus lui présenter leurs excuses, jurant par Allah. Ils étaient plus de quatre-vingts hommes, et le Messager d’Allah (ﷺ) a accepté ce qu’ils disaient et leurs serments d’allégeance ; il a demandé pardon pour eux et a laissé ce qu’il y avait dans leurs cœurs à Allah. Puis, quand je suis venu et que je l’ai salué, il a souri comme quelqu’un en colère, puis il a dit : "Viens ici." Je suis donc venu m’asseoir devant lui, et il a dit : "Qu’est-ce qui t’a retenu ? N’as-tu pas acheté une monture ?" J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, si j’étais devant quelqu’un d’autre que toi parmi ceux qui ont une position dans ce monde, j’aurais trouvé un moyen d’éviter sa colère. Je suis quelqu’un d’éloquent mais, par Allah, je sais que si je te mentais aujourd’hui pour te plaire, Allah te mettrait vite en colère contre moi, mais si je te dis la vérité, cela te mettra en colère contre moi, mais j’espère quand même qu’Allah me pardonnera. Je n’ai jamais été dans une meilleure situation, physiquement ou financièrement, que lorsque je suis resté en arrière et que je ne t’ai pas accompagné." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Cet homme a dit la vérité. Va-t’en jusqu’à ce qu’Allah décide pour toi." Je me suis donc levé et je suis parti
- Sunan an-Nasa'i, n°737
Rapporté par Anas bin Malik : Umm Sulaim a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de venir prier chez elle afin qu’elle puisse prendre l’endroit où il a prié comme lieu de prière. Il est donc venu chez elle, elle a pris un tapis en roseau, l’a aspergé d’eau, et il a prié dessus, et ils ont prié avec lui
- Sunan an-Nasa'i, n°741
Rapporté par Anas bin Malik : Il a vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier sur un âne alors qu’il était en route vers Khaybar, la Qibla étant derrière lui. Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Nous ne connaissons personne qui ait rapporté quelque chose pour soutenir ce qu’a dit 'Amr bin Yahya au sujet de prier sur un âne. Quant au hadith de Yahya bin Sa’eed d’après Anas, ce qui est correct, c’est qu’il est Mawquf. Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°743
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait sur sa monture pendant ses voyages, dans la direction où elle se trouvait. (Un des rapporteurs) Malik a dit : Abdullah bin Dinar a dit : et Ibn 'Umar faisait de même
- Sunan an-Nasa'i, n°775
Rapporté par Abu Maslamah : J'ai demandé à Anas bin Malik : "Le Prophète (ﷺ) priait-il avec des sandales ?" Il a répondu : "Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°781
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Je suis venu voir le Messager d'Allah (ﷺ) avec un cousin à moi" – une fois il a dit, "avec un ami à moi" – et il a dit : "Quand vous voyagez, faites l'Adhan et l'Iqamah, et que le plus âgé d'entre vous dirige la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°787
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Quand l'un de vous rend visite à des gens, il ne doit pas les diriger dans la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°788
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi' : Itbk bin Malik dirigeait son peuple dans la prière, et il était aveugle. Il a dit au Messager d'Allah (ﷺ) : "Parfois il fait sombre, il pleut ou il y a une inondation, et je suis aveugle ; ô Messager d'Allah (ﷺ), viens prier dans un endroit de ma maison que je pourrai utiliser comme lieu de prière." Il a dit : "Où veux-tu que je prie pour toi ?" Il lui a montré un endroit dans sa maison, et le Messager d'Allah (ﷺ) y a prié
- Sunan an-Nasa'i, n°801
Rapporté par Anas bin Malik : Sa grand-mère Mulaikah a invité le Messager d’Allah (ﷺ) à venir manger un plat qu’elle avait préparé pour lui. Ensuite, il a dit : « Levez-vous et je vais vous diriger dans la prière. » Anas a dit : « Je me suis levé, j’ai pris notre natte en roseau qui était devenue noire à force d’être utilisée, et j’y ai versé un peu d’eau. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé, l’orphelin et moi nous sommes mis en rang derrière lui, et la vieille femme s’est placée derrière nous. Il nous a dirigés dans deux unités de prière, puis il est parti. »
- Sunan an-Nasa'i, n°832
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) est monté à cheval et est tombé, se blessant au côté droit. Il a dirigé une prière assis, et nous avons prié derrière lui en étant assis. Quand il a terminé, il a dit : "L'Imam est là pour être suivi. S'il prie debout, priez debout ; quand il s'incline, inclinez-vous ; quand il dit : 'Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend ceux qui Le louent)', dites : 'Rabbana lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)' ; et s'il prie assis, priez tous assis
- Sunan an-Nasa'i, n°844
Rapporté par 'Itban bin Malik : Il a dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), les inondations m'empêchent de venir à la mosquée de mon peuple. J'aimerais que tu viennes prier dans un endroit de ma maison pour que je puisse en faire une mosquée." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Nous le ferons." Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est entré, il a dit : "Où veux-tu que je prie ?" Je lui ai montré un coin de la maison, et le Messager d'Allah (ﷺ) s'est tenu là, et nous nous sommes alignés derrière lui, et il nous a dirigés dans deux unités de prière
- Sunan an-Nasa'i, n°880
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith, qui était l’un des compagnons du Prophète (ﷺ) : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) priait, il levait les mains, au moment du takbir, jusqu’à ce qu’elles soient parallèles à ses oreilles, et il faisait de même lorsqu’il voulait s’incliner et lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison
- Sunan an-Nasa'i, n°881
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ), lorsqu’il commençait la prière, lever les mains, puis lorsqu’il s’inclinait et lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison, jusqu’à ce qu’elles soient à la hauteur du haut de ses oreilles
- Sunan an-Nasa'i, n°904
Rapporté par Anas ibn Malik : Un jour, alors que le Prophète (ﷺ) était encore parmi nous, il fit une sieste puis releva la tête en souriant. Nous lui avons demandé : "Pourquoi souris-tu, ô Messager d’Allah ?" Il a dit : "À l’instant, cette sourate m’a été révélée : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. En vérité, Nous t’avons accordé Al-Kawthar. Prie donc ton Seigneur et sacrifie. Celui qui te déteste sera sans descendance." Puis il a dit : "Savez-vous ce qu’est Al-Kawthar ?" Nous avons répondu : "Allah et Son Messager savent mieux." Il a dit : "C’est un fleuve que mon Seigneur m’a promis au Paradis. Ses récipients sont plus nombreux que les étoiles. Ma communauté viendra vers moi, puis un homme parmi eux sera éloigné et je dirai : 'Ô Seigneur, il fait partie de ma communauté.' Et Allah me dira : 'Tu ne sais pas ce qu’il a fait après toi
- Sunan an-Nasa'i, n°906
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dirigés dans la prière, et nous ne l’avons pas entendu réciter : "Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux." Abu Bakr et Umar nous ont aussi dirigés dans la prière et nous ne l’avons pas entendu non plus de leur part
- Sunan an-Nasa'i, n°981
Rapporté par Zaid bin Aslam : Nous sommes entrés chez Anas bin Malik et il a dit : « Avez-vous prié ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Ô servante, apporte-moi de l’eau pour les ablutions ! Je n’ai jamais prié derrière un imam dont la prière ressemblait autant à celle du Messager d’Allah (ﷺ) que celle de votre imam. » Zaid a ajouté : « Umar bin Abdul Aziz accomplissait l’inclinaison et la prosternation complètement (sans se presser) et allégeait la station debout et assise. »
- Sunan an-Nasa'i, n°989
Rapporté par Zaid bin Thabit : Il a dit à Marwan : « Ô Abu Abdul-Malik, récites-tu : “Dis : Il est Allah, l’Unique” et “En vérité, Nous t’avons accordé Al-Kawthar” au maghrib ? » Il a répondu : « Oui. » Zaid a dit : « Je jure par Allah, j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) réciter la plus longue des deux longues sourates dans cette prière : “Alif-Lam-Mim-Sad”. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1024
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) lever les mains jusqu'à la hauteur de ses oreilles, quand il disait le takbir, quand il s'inclinait et quand il se relevait de l'inclinaison
- Sunan an-Nasa'i, n°1049
Rapporté par Asim bin Humaid : « J’ai entendu 'Awf bin Malik dire : “J’ai prié la prière nocturne avec le Messager d’Allah (ﷺ) une nuit, et lorsqu’il s’est incliné, il est resté aussi longtemps qu’il faut pour réciter la sourate Al-Baqarah, en disant : ‘Subhana Dhil-jabaruti wal-malakuti wal-kibriya’ wal-'azamah (Gloire à Celui qui détient la puissance, la royauté, la grandeur et la majesté).” »
- Sunan an-Nasa'i, n°1056
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Il a vu le Prophète (ﷺ) lever les mains en s’inclinant et en relevant la tête de l’inclinaison, jusqu’à ce qu’elles soient au niveau du haut de ses oreilles
- Sunan an-Nasa'i, n°1070
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait la prière du Qunut après l’inclinaison pendant un mois, invoquant contre Ri’l, Dhakwan et ‘Usayyah qui avaient désobéi à Allah et à Son Messager. (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°1071
Rapporté par Anas bin Malik : On lui a demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) récitait-il le Qunut dans la prière du Subh ? » Il a répondu : « Oui. » On lui a demandé : « C’était avant ou après l’inclinaison ? » Il a répondu : « Après l’inclinaison. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1080
Rapporté par Abu Malik Al-Ashja'i, d’après son père : "J’ai prié derrière le Messager d’Allah (ﷺ) et il n’a pas fait le Qunut, j’ai prié derrière Abu Bakr et il n’a pas fait le Qunut, j’ai prié derrière Umar et il n’a pas fait le Qunut, j’ai prié derrière Uthman et il n’a pas fait le Qunut, et j’ai prié derrière Ali et il n’a pas fait le Qunut." Puis il a dit : "Ô mon fils, ceci est une innovation
- Sunan an-Nasa'i, n°1085
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Il a vu le Prophète (ﷺ) lever les mains pendant la prière, lorsqu’il s’inclinait, lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison, lorsqu’il se prosternait et lorsqu’il relevait la tête de la prosternation, jusqu’à ce que ses mains soient au niveau du haut de ses oreilles
- Sunan an-Nasa'i, n°1086
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Il a vu le Prophète (ﷺ) lever les mains, un récit similaire
- Sunan an-Nasa'i, n°1087
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Il a vu le Prophète d’Allah (ﷺ) lever les mains au début de la prière, et il a rapporté un récit similaire en ajoutant : "Quand il s’inclinait, il faisait de même, quand il relevait la tête de l’inclinaison, il faisait de même, et quand il relevait la tête de la prosternation, il faisait de même
- Sunan an-Nasa'i, n°1106
Rapporté par Abdullah bin Malik bin Buhainah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) priait, il écartait tellement les bras que l’on voyait la blancheur de ses aisselles
- Sunan an-Nasa'i, n°1132
Rapporté par Awf bin Malik : J’ai prié la prière de nuit avec le Prophète (ﷺ). Il a commencé par utiliser le siwak et faire les ablutions, puis il s’est levé et a prié. Il a commencé à réciter la sourate Al-Baqarah et, à chaque verset parlant de miséricorde, il s’arrêtait pour demander la miséricorde, et à chaque verset parlant du châtiment, il s’arrêtait pour demander la protection d’Allah contre cela. Ensuite, il s’est incliné aussi longtemps qu’il était resté debout, et il disait en s’inclinant : "Subhanaka Dhil-jabaraut wal-malakut wal-kibriya’ wal-‘azamah" ("Gloire à Celui qui détient toute la puissance, la souveraineté, la grandeur et la majesté"). Ensuite, il s’est prosterné aussi longtemps qu’il était resté incliné, disant en se prosternant : "Subhana Dhil-jabarut wal-malakut wal-kibriya’ wal-‘azamah" ("Gloire à Celui qui détient toute la puissance, la souveraineté, la grandeur et la majesté"). Puis il a récité Al-Imran, puis une autre sourate, et ainsi de suite à chaque fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1135
Rapporté par Anas bin Malik : Je n’ai jamais vu quelqu’un dont la prière ressemblait autant à celle du Messager d’Allah (ﷺ) que ce jeune homme — il parlait de ‘Umar bin Abdul-Aziz. Et nous avons estimé qu’en s’inclinant, il disait le tasbih dix fois, et en se prosternant, il disait le tasbih dix fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1143
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : Lorsque le Prophète d’Allah (ﷺ) commençait la prière, il levait les mains, et lorsqu’il s’inclinait, il faisait de même, et quand il relevait la tête de l’inclinaison, il faisait de même, et quand il relevait la tête de la prosternation, il faisait de même, c’est-à-dire qu’il levait les mains
- Sunan an-Nasa'i, n°1151
Rapporté par Abi Qibalah : Abu Sulaiman Malik bin Al-Huwairith est venu dans notre mosquée et a dit : "Je veux vous montrer comment j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier." Il a expliqué : "Lors de la première rak‘a, il s’asseyait après avoir relevé la tête de la seconde prosternation
- Sunan an-Nasa'i, n°1152
Rapporté par Malik bin Al-Huwairith : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier, et lorsqu’il était dans une rak‘a impaire, il ne se relevait pas avant d’avoir pris le temps de s’asseoir
- Sunan an-Nasa'i, n°1153
Rapporté par Abu Qibalah : Malik bin Al-Huwairith venait nous voir et disait : "Voulez-vous que je vous parle de la prière du Messager d’Allah (ﷺ) ?" Il priait en dehors des horaires de prière, et après avoir relevé la tête de la seconde prosternation dans la première rak‘a, il s’asseyait un instant, puis se levait en s’aidant du sol
- Sunan an-Nasa'i, n°1179
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Al-Asamm : On a demandé à Anas bin Malik à propos du takbir pendant la prière. Il a dit : "On dit le takbir en s’inclinant, en se prosternant, en se relevant de la prosternation et en se levant après les deux premières unités." Hutaim lui demanda : "De qui as-tu appris cela ?" Il répondit : "Du Prophète (ﷺ), d’Abu Bakr et de 'Umar, رضي الله عنهما." Puis il se tut, et Hutaim lui dit : "Et 'Uthman ?" Il répondit : "Et 'Uthman
- Sunan an-Nasa'i, n°1193
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Pourquoi certaines personnes lèvent-elles les yeux vers le ciel pendant la prière ?" Il a parlé sévèrement à ce sujet jusqu’à dire : "Ils doivent arrêter, sinon ils perdront sûrement la vue
- Sunan an-Nasa'i, n°1257
Rapporté par Malik bin Mighwal : J'ai entendu Ash-Sha'bi dire : "Alqamah bin Qais a oublié et a fait une erreur dans sa prière, et on le lui a dit après qu'il ait parlé. Il a dit : 'C'est vrai, toi l'homme à l'œil particulier ?' Il a répondu : 'Oui.' Alors il a enlevé son manteau, puis il a fait deux prosternations de l'oubli, et il a dit : 'C'est ce que le Messager d'Allah (ﷺ) a fait.' Et j'ai entendu Al-Hakam dire : 'Alqamah avait prié cinq rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1271
Rapporté par Malik bin Numair Al-Khuza'I, de son père : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) mettre sa main droite sur sa cuisse droite pendant la prière et pointer avec son doigt
- Sunan an-Nasa'i, n°1274
Rapporté par Malik bin Numair Al-Khuza'I, un habitant de Bassorah, de son père : Il lui a dit qu'il avait vu le Messager d'Allah (ﷺ) assis pendant la prière, posant son avant-bras droit sur sa cuisse droite et levant son index, qu'il avait légèrement plié, et il faisait des invocations
- Sunan an-Nasa'i, n°1297
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui adresse une prière sur moi une fois, Allah (SWT) adressera sur lui dix fois plus, effacera dix de ses péchés et l'élèvera de dix degrés
- Sunan an-Nasa'i, n°1299
Rapporté par Anas bin Malik : Umm Sulaim est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), enseigne-moi des paroles avec lesquelles je pourrais invoquer pendant ma prière." Il a dit : "Glorifie Allah (en disant SubhanAllah) dix fois, loue-Le (en disant Alhamdulilah) dix fois, et magnifie-Le (en disant Allahu Akbar) dix fois, puis demande-Lui ce dont tu as besoin ; Il dira : 'Oui, oui
- Sunan an-Nasa'i, n°1300
Rapporté par Anas bin Malik : J’étais assis avec le Messager d’Allah (ﷺ) et un homme était debout en train de prier. Quand il s’inclina, se prosterna et récita le tashahhud, il fit une invocation et dans cette invocation il dit : “Allahumma inni as’aluka bi-anna lakal-hamd, la ilaha illa ant, al-mannanu badi’us-samawati wal-ard, ya dhal-jalali wal-ikram! Ya hayyu ya qayyum! Inni as’aluka.” (Ô Allah, je Te demande car à Toi reviennent toutes les louanges, il n’y a pas d’autre divinité que Toi, le Généreux, le Créateur des cieux et de la terre, Ô Détenteur de majesté et de générosité, Ô Vivant, Ô Éternel, je Te demande.) Le Prophète (ﷺ) dit : “Savez-vous avec quoi il a invoqué ?” Ils répondirent : “Allah et Son Messager savent mieux.” Il dit : “Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il a invoqué Allah par Son plus grand Nom ; si on L’invoque par ce Nom, Il répond, et si on Lui demande par ce Nom, Il accorde.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1314
Rapporté par Ali bin Yahya bin Khallad bin Raf’ bin Malik Al-Ansari : Mon père m’a raconté qu’un de ses oncles, qui avait été à Badr, a dit : “J’étais assis avec le Messager d’Allah (ﷺ) dans la mosquée quand un homme entra et pria deux rak‘as, puis il vint saluer le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) l’avait observé pendant sa prière, il lui rendit le salam puis dit : “Retourne prier, car tu n’as pas prié.” L’homme retourna prier, puis revint saluer le Prophète (ﷺ). Il lui rendit le salam puis dit : “Retourne prier, car tu n’as pas prié.” Cela se produisit une troisième ou quatrième fois, puis l’homme dit : “Par Celui qui t’a révélé le Livre, j’ai fait de mon mieux ; montre-moi et enseigne-moi.” Il répondit : “Lorsque tu veux prier, fais d’abord les ablutions correctement, puis tourne-toi vers la Qibla et prononce le takbir. Ensuite, récite le Coran, puis incline-toi jusqu’à être à l’aise dans l’inclinaison. Relève-toi jusqu’à être bien droit, puis prosterne-toi jusqu’à être à l’aise dans la prosternation. Assieds-toi jusqu’à être à l’aise assis, puis prosterne-toi à nouveau jusqu’à être à l’aise, puis relève-toi. Si tu accomplis la prière de cette manière, tu l’auras bien faite, et tout ce que tu fais en moins sera incomplet dans ta prière.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1327
Rapporté par Itban bin Malik : J’étais l’imam de mon peuple, les Bani Salim. Je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : "J’ai perdu la vue et l’eau de pluie m’empêche d’aller à la mosquée de mon peuple. J’aimerais que tu viennes prier chez moi, à un endroit que je pourrais prendre comme lieu de prière." Le Prophète (ﷺ) répondit : "Je le ferai, si Allah le veut." Le lendemain, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, accompagné d’Abu Bakr, après que la journée soit devenue chaude. Le Prophète (ﷺ) demanda la permission d’entrer, et je la lui ai donnée. Il ne s’est pas assis avant de demander : "Où veux-tu que je prie dans ta maison ?" Je lui ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie, alors le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tenu là, nous nous sommes alignés derrière lui, puis il a dit le salam et nous avons dit le salam en même temps que lui
- Sunan an-Nasa'i, n°1359
Rapporté par As-Suddi : J'ai demandé à Anas bin Malik : "Par où dois-je sortir après avoir prié, à droite ou à gauche ?" Il a répondu : "J'ai souvent vu le Messager d'Allah (ﷺ) sortir par la droite
- Sunan an-Nasa'i, n°1363
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) nous a dirigé la prière, puis il s'est tourné vers nous et a dit : "Je suis maintenant votre imam, alors ne vous précipitez pas pour vous incliner, vous prosterner, vous lever ou partir avant moi. Je peux vous voir devant moi et derrière moi." Puis il a dit : "Par Celui qui détient mon âme, si vous aviez vu ce que j'ai vu, vous ririez peu et pleureriez beaucoup." Nous avons demandé : "Qu'as-tu vu, ô Messager d'Allah (ﷺ) ?" Il a répondu : "Le Paradis et l'Enfer
- Sunan an-Nasa'i, n°1447
Rapporté par Anas bin Malik : J'ai prié deux rak'ahs avec le Messager d'Allah (ﷺ) à Mina, et avec Abu Bakr et 'Umar, et deux rak'ahs avec 'Uthman au début de son califat
- Sunan an-Nasa'i, n°1452
Rapporté par Yahya bin Abi Ishaq : Anas bin Malik a dit : "Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) de Médine vers La Mecque et il nous dirigeait en prière de deux rak'ahs jusqu'à notre retour." J'ai (Yahya) demandé : "Est-ce qu'il est resté à La Mecque ?" Il (Anas) a répondu : "Oui, nous y sommes restés dix jours
- Sunan an-Nasa'i, n°1504
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah, le bétail est mort et les routes sont coupées ; prie Allah (SWT), le Puissant et le Sublime. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a prié Allah (SWT) et il a plu du vendredi jusqu’au vendredi suivant. Ensuite, un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Les maisons ont été détruites, les routes sont coupées et le bétail est mort. » Il a dit : « Ô Allah, sur le sommet des montagnes et des collines, au fond des vallées et là où poussent les arbres. » Alors (la pluie) s’est arrêtée sur Al-Madinah comme si on retirait un vêtement
- Sunan an-Nasa'i, n°1515
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions à la mosquée un vendredi et que le Messager d’Allah (ﷺ) s’adressait aux gens, un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah, les routes sont coupées, nos biens sont détruits et les prix ont augmenté. Prie Allah (SWT) pour qu’Il nous donne la pluie. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors levé les mains à la hauteur de son visage et a dit : « Ô Allah, donne-nous la pluie. » Par Allah (SWT), le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore descendu du minbar qu’il s’est mis à pleuvoir, et il a plu de ce jour-là jusqu’au vendredi suivant. Puis un homme s’est levé – je ne sais pas si c’était le même qui avait demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de prier pour la pluie ou non – et a dit : « Ô Messager d’Allah, les routes sont coupées et nos biens sont détruits à cause de trop d’eau. Prie Allah (SWT) pour qu’Il arrête la pluie pour nous. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah, autour de nous et non sur nous, mais plutôt sur les montagnes et là où poussent les arbres. » Par Allah, à peine le Messager d’Allah (ﷺ) avait-il prononcé ces mots que les nuages se sont dispersés jusqu’à ce que nous n’en voyions plus
- Sunan an-Nasa'i, n°1516
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allahumma sqina (Ô Allah, donne-nous la pluie). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1518
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme est entré dans la mosquée alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout et prononçait le prêche. Il s’est tourné vers le Messager d’Allah (ﷺ) debout et a dit : « Ô Messager d’Allah, nos biens sont détruits et les routes sont coupées. Prie Allah (SWT) pour qu’Il nous envoie la pluie. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les mains puis a dit : « Ô Allah, envoie-nous la pluie. » Anas a dit : « Par Allah, nous n’avions même pas vu un nuage dans le ciel et il n’y avait aucune maison ou bâtiment entre nous et la montagne de Sal‘. Puis un nuage semblable à un bouclier est apparu, et lorsqu’il est arrivé au milieu du ciel, il s’est étendu et il s’est mis à pleuvoir. » Anas a dit : « Par Allah, nous n’avons pas vu le soleil pendant une semaine. Puis un homme est entré par cette porte le vendredi suivant, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout et prononçait le prêche. Il s’est tourné vers lui debout et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’Allah (SWT) te bénisse. Nos biens sont détruits et les routes sont coupées. Prie Allah (SWT) pour qu’Il retienne (la pluie) de nous. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les mains et a dit : « Ô Allah, autour de nous et non sur nous ; Ô Allah, sur les collines et les montagnes, au fond des vallées et là où poussent les arbres. » Ensuite, il a cessé de pleuvoir et nous sommes sortis marcher au soleil. » Sharik a dit : « J’ai demandé à Anas : « Était-ce le même homme ? » Il a répondu : « Non. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1528
Rapporté par Anas bin Malik : Il y a eu une sécheresse à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). Alors que le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le prêche sur le minbar un vendredi, un bédouin s’est levé et a dit : “Ô Messager d’Allah, nos biens sont perdus et nos enfants ont faim ; invoque Allah pour nous.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les mains, et nous ne voyions même pas un nuage dans le ciel, mais, par Celui qui détient mon âme, il n’a pas baissé les mains avant que des nuages semblables à des montagnes n’apparaissent, et il n’est pas descendu du minbar avant que nous voyions la pluie couler de sa barbe. Il a plu ce jour-là, le lendemain et le surlendemain, jusqu’au vendredi suivant. Puis ce bédouin – ou quelqu’un d’autre – s’est levé et a dit : “Ô Messager d’Allah, des bâtiments se sont effondrés et nos biens sont inondés ; invoque Allah (SWT) pour nous.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a levé les mains et a dit : “Ô Allah, autour de nous et non sur nous.” Il n’a pas désigné de direction, mais les nuages se sont dispersés, jusqu’à ce que Médine devienne comme un trou. Les vallées étaient pleines d’eau et quiconque venait d’une direction nous parlait des fortes pluies
- Sunan an-Nasa'i, n°1556
Rapporté par Anas bin Malik : Les gens de la période préislamique avaient deux jours par an où ils s’amusaient. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, il a dit : « Vous aviez deux jours pour jouer, mais Allah a donné aux musulmans quelque chose de meilleur : le jour de l’Aïd al-Fitr et le jour de l’Aïd al-Adha. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1588
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a adressé un discours le jour de l’Aïd Al-Adha, puis il est allé vers deux béliers noirs et blancs et les a sacrifiés
- Sunan an-Nasa'i, n°1631
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "La nuit où j’ai été emmené lors du Voyage Nocturne (Al-Isra’), je suis passé devant Moussa, paix sur lui, près de la dune rouge, et il était debout, en train de prier dans sa tombe
- Sunan an-Nasa'i, n°1634
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "La nuit où j’ai été emmené lors du Voyage Nocturne, je suis passé devant Moussa, paix sur lui, et il priait dans sa tombe
- Sunan an-Nasa'i, n°1643
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans la mosquée et a vu une corde attachée entre deux piliers. Il a dit : "Qu’est-ce que c’est ?" Ils ont répondu : "C’est pour Zaynab quand elle prie ; si elle se fatigue, elle s’y tient." Le Prophète (ﷺ) a dit : "Détachez-la. Que chacun prie tant qu’il a de l’énergie, et s’il se fatigue, qu’il s’asseye
- Sunan an-Nasa'i, n°1735
Rapporté par Abdul-Malik bin Abi Sulaiman, de Zubaid, de Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, qui a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique
- Sunan an-Nasa'i, n°1737
Rapporté par Shu'aib bin Harb, de Malik, de Zubaid, d'Ibn Abza, de la part de son père, qui a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique
- Sunan an-Nasa'i, n°1738
Rapporté par Ahmad bin Sulaiman, il a dit : "Yahya bin Adam nous a rapporté, il a dit : 'Malik nous a rapporté de Zubaid, de Dharr, d'Ibn Abza
- Sunan an-Nasa'i, n°1937
Rapporté par 'Abdullah bin Abi Bakr : "J’ai entendu Anas bin Malik dire : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Trois choses suivent le défunt : sa famille, ses biens et ses actes. Deux repartent : sa famille et ses biens, et il ne reste que ses actes
- Sunan an-Nasa'i, n°1955
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka‘b bin Malik, selon Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ mettait deux hommes parmi ceux qui avaient été tués à Uhud dans un même linceul, puis il demandait lequel d’entre eux avait appris le plus de Coran. Quand on lui montrait l’un d’eux, il le plaçait en premier dans la tombe. Il disait : « Je suis témoin de ceux-ci. » Il a ordonné qu’ils soient enterrés avec leur sang, sans prière funéraire et sans les laver
- Sunan an-Nasa'i, n°1983
Rapporté par ‘Awf bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ accomplir la prière funéraire et dire : "Allahumma, pardonne-lui, fais-lui miséricorde, absous-le et protège-le, honore l’endroit où il va s’installer et élargis son entrée ; lave-le avec de l’eau, de la neige et de la grêle, et purifie-le de ses fautes comme on nettoie un vêtement blanc de la saleté. Donne-lui une maison meilleure que sa maison, une famille meilleure que sa famille et un époux ou une épouse meilleur(e) que le sien. Protège-le du châtiment de la tombe et du châtiment du Feu." ‘Awf a dit : "J’aurais aimé être cette personne décédée à cause de l’invocation que le Messager d’Allah ﷺ a faite pour elle
- Sunan an-Nasa'i, n°1984
Rapporté par Jubair bin Nufair Al-Hadrami : J’ai entendu ‘Awf bin Malik dire : "J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ accomplir la prière funéraire pour une personne décédée, et je l’ai entendu dire dans son invocation : 'Allahumma, pardonne-lui, fais-lui miséricorde, protège-le et absous-le, honore l’endroit où il va s’installer et élargis son entrée ; lave-le avec de l’eau, de la neige et de la grêle, et purifie-le de ses fautes comme tu purifies un vêtement blanc de la saleté. Ô Allah, donne-lui une maison meilleure que sa maison, une famille meilleure que sa famille, un époux ou une épouse meilleur(e) que le sien. Fais-le entrer au Paradis et sauve-le du Feu.' Ou il a dit : 'Et protège-le du châtiment de la tombe
- Sunan an-Nasa'i, n°1991
Rapporté par ‘Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : "Il n’y a pas de défunt pour lequel un groupe de musulmans, atteignant le nombre de cent, accomplit la prière funéraire en intercédant pour lui, sans que leur intercession ne soit acceptée." (Un des rapporteurs, Sallam, a dit : "Je l’ai raconté à Shu’aib bin Al-Habhab et il m’a dit : ‘Anas bin Malik me l’a rapporté du Prophète ﷺ.’)
- Sunan an-Nasa'i, n°2050
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète d’Allah a dit : "Quand une personne est placée dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, elle entend le bruit de leurs sandales. Ensuite, deux anges viennent à elle, la font asseoir et lui demandent : 'Qu’as-tu dit à propos de cet homme ?' Quant au croyant, il répond : 'Je témoigne qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.' Alors on lui dit : 'Regarde ta place en Enfer, qu’Allah a remplacée pour toi par une place au Paradis.' Le Prophète a dit : 'Et il voit les deux
- Sunan an-Nasa'i, n°2073
Rapporté par Ka'b bin Malik : Il racontait que le Messager d’Allah a dit : "L’âme du croyant est (comme un oiseau) qui vole parmi les arbres du Paradis, jusqu’à ce qu’Allah, le Puissant et Majestueux, la renvoie dans son corps le Jour de la Résurrection." (Da‘if)
- Sunan an-Nasa'i, n°2092
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions assis dans la mosquée, un homme arriva sur un chameau, le fit agenouiller dans la mosquée, l’attacha, puis demanda : « Lequel d’entre vous est Muhammad ? » Le Messager d’Allah ﷺ était allongé parmi ses Compagnons et nous lui avons dit : « Cet homme à la peau claire qui est allongé. » L’homme lui dit : « Ô fils d’Abdul-Muttalib. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Je t’écoute. » L’homme dit : « Ô Muhammad, je vais te poser des questions et je serai direct ; ne t’offense pas. » Il dit : « Je t’en conjure par ton Seigneur et le Seigneur de ceux qui t’ont précédé, Allah t’a-t-Il envoyé à tous les peuples ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné d’accomplir cinq prières chaque jour et chaque nuit ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de jeûner ce mois chaque année ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de prélever cette aumône de nos riches pour la distribuer à nos pauvres ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » L’homme dit : « Je crois en ce que tu as apporté, et je suis l’envoyé de mon peuple qui viendra après moi. Je suis Dimam bin Thalabah, le frère de Banu Sa’d bin Bakr. » Yaqub bin Ibrahim l’a contredit
- Sunan an-Nasa'i, n°2093
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, assis dans la mosquée, un homme entra sur un chameau. Il le fit agenouiller dans la mosquée puis l’attacha. Il demanda : « Lequel d’entre vous est Muhammad ? » Il était allongé parmi eux et nous lui avons dit : « Cet homme à la peau claire qui est allongé. » L’homme lui dit : « Ô fils d’Abdul-Muttalib. » Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : « Je t’écoute. » L’homme dit : « Ô Muhammad, je vais te poser des questions et je serai direct. » Il répondit : « Demande ce que tu veux. » L’homme dit : « Je t’en conjure par ton Seigneur et le Seigneur de ceux qui t’ont précédé, Allah t’a-t-Il envoyé à tous les peuples ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de jeûner ce mois chaque année ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de prélever cette aumône de nos riches pour la distribuer à nos pauvres ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » L’homme dit : « Je crois en ce que tu as apporté, et je suis l’envoyé de mon peuple qui viendra après moi. Je suis Dimam bin Thalabah, le frère de Banu Sa’d bin Bakr. » (‘Ubaidullah bin ‘Umar l’a contredit)
- Sunan an-Nasa'i, n°2103
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voici que le mois de Ramadan est arrivé. Pendant ce mois, les portes du Paradis sont ouvertes, les portes de l’Enfer sont fermées et les démons sont enchaînés. » (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman a dit : cette narration comporte une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°2235
Rapporté par Al-Walid bin Abi Malik : Nos compagnons nous ont rapporté qu’Abu 'Ubaidah a dit : "Le jeûne est un bouclier, tant que tu ne l’abîmes pas
- Sunan an-Nasa'i, n°2283
Rapporté par Anas bin Malik : "Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ en voyage, certains d’entre nous jeûnaient et d’autres non. Nous nous sommes arrêtés un jour très chaud et avons cherché de l’ombre. Ceux qui jeûnaient se sont allongés au sol, tandis que ceux qui ne jeûnaient pas se sont levés et ont abreuvé les animaux. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Ceux qui n’ont pas jeûné aujourd’hui ont obtenu la récompense
- Sunan an-Nasa'i, n°2315
Rapporté par Anas bin Malik : Il est venu voir le Prophète ﷺ à Médine alors qu’il prenait son petit-déjeuner. Le Prophète lui a dit : « Viens manger le petit-déjeuner. » Il a répondu : « Je jeûne. » Le Prophète lui a dit : « Allah, le Puissant et le Sublime, a allégé le jeûne et la moitié de la prière pour le voyageur, ainsi que pour les femmes enceintes et celles qui allaitent. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2340
Rapporté par Hafsah : Elle a dit : « Il n'y a pas de jeûne pour celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube. » Malik bin Anas l'a rapporté en Mursal
- Sunan an-Nasa'i, n°2430
Rapporté par un homme appelé ‘Abdul-Malik, de la part de son père : Le Messager d’Allah recommandait de jeûner ces jours d’Al-Bid et il disait : "C’est comme si on jeûnait tout le mois
- Sunan an-Nasa'i, n°2431
Rapporté par Abdul-Malik ibn Abi Al-Minhai, de la part de son père : Le Prophète leur ordonna de jeûner les trois jours d’Al-Bid. Il dit : "C’est comme si on jeûnait tout le mois
- Sunan an-Nasa'i, n°2432
Rapporté par Abdul-Malik ibn Qudamah ibn Milhan, de la part de son père : Le Messager d’Allah nous ordonnait de jeûner les trois jours des nuits claires (Al-Ayam Al-Bid), le treizième, le quatorzième et le quinzième
- Sunan an-Nasa'i, n°2437
Rapporté par ‘Abdur-Rahman ibn Ghanm, d’après Abou Malik Al-Ash‘ari : Le Messager d’Allah a dit : "Compléter les ablutions est la moitié de la foi ; ‘Alhamdu lillah’ (louange à Allah) remplit la balance ; le Tasbih et le Takbir remplissent les cieux et la terre ; la prière est une lumière ; la Zakat est un signe (de sincérité) ; la patience est une torche lumineuse ; et le Coran est une preuve, soit pour toi, soit contre toi
- Sunan an-Nasa'i, n°2447
Rapporté par Anas ibn Malik : Abou Bakr leur écrivit : "Voici l’obligation de l’aumône que le Messager d’Allah a imposée aux musulmans, comme Allah, le Puissant et Sublime, l’a ordonné au Messager d’Allah. Celui à qui on la demande selon ce qui est expliqué (dans la lettre d’Abou Bakr), qu’il la donne, et celui à qui on en demande plus, qu’il ne donne pas. S’il y a moins de vingt-cinq chameaux, pour chaque cinq chameaux, un mouton doit être donné. Si le nombre atteint vingt-cinq, alors une Bint Makhad (femelle d’un an) est due, jusqu’à trente-cinq. Si une Bint Makhad n’est pas disponible, alors un Bin Laboun (mâle de deux ans). Si le nombre atteint trente-six, alors une Bint Laboun (femelle de deux ans) est due, jusqu’à quarante-cinq. Si le nombre atteint quarante-six, alors une Hiqqah (femelle de trois ans) qui a été saillie est due, jusqu’à soixante. Si le nombre atteint soixante-et-un, alors une Jadh‘ah (femelle de quatre ans) est due, jusqu’à soixante-seize, puis deux Bint Laboun (femelles de deux ans) sont dues, jusqu’à quatre-vingt-dix. Si le nombre atteint quatre-vingt-onze, alors deux Hiqqah (femelles de trois ans) qui ont été saillies sont dues, jusqu’à cent vingt. S’il y en a plus de cent vingt, alors pour chaque quarante, une Bint Laboun, et pour chaque cinquante, une Hiqqah. Si une personne n’a pas de chameau de l’âge spécifié selon les règles de la Hiqqah, alors si quelqu’un doit une Jadh‘ah comme aumône mais n’en a pas, une Hiqqah doit être acceptée de lui, et il doit donner deux moutons avec, si possible, ou vingt dirhams. S’il doit une Hiqqah comme aumône et n’a pas de Hiqqah mais a une Jadh‘ah, elle doit être acceptée de lui, et le collecteur de Zakat doit lui donner vingt dirhams ou deux moutons si possible. Si une personne doit une Hiqqah comme aumône et n’en a pas, mais possède une Bint Laboun, elle doit être acceptée de lui, et il doit donner deux moutons avec, si possible, ou vingt dirhams. Si une personne doit une Bint Laboun comme aumône mais n’a qu’une Hiqqah, elle doit être acceptée de lui et le collecteur de Zakat doit lui donner vingt dirhams ou deux moutons. Si une personne doit une Bint Laboun comme aumône mais n’a qu’une Bint Makhad, elle doit être acceptée de lui, et il doit donner deux moutons avec, si possible, ou vingt dirhams. Si une personne doit une Bint Makhad comme aumône mais n’a qu’un Bin Laboun, un mâle, il doit être accepté de lui, et il n’a rien d’autre à donner. Si une personne n’a que quatre chameaux, il n’a rien à donner sauf s’il le souhaite. Concernant l’aumône sur les moutons qui paissent, s’il y en a quarante, alors un mouton est dû, jusqu’à cent vingt. S’il y en a un de plus, alors deux moutons sont dus, jusqu’à deux cents. S’il y en a un de plus, alors trois moutons sont dus, jusqu’à trois cents. S’il y en a plus, alors pour chaque cent, un mouton est dû. Aucun mouton faible, malade ou mâle ne doit être pris comme aumône, sauf si le collecteur de Zakat le souhaite. Ne regroupez pas des troupeaux séparés, ni ne séparez des troupeaux groupés, par crainte de l’aumône. Chaque associé (qui a une part dans un troupeau commun) doit payer l’aumône selon sa part. Si un troupeau compte un mouton de moins que quarante, rien n’est dû, sauf si le propriétaire le souhaite. Concernant l’argent, un quart de dixième, et s’il n’y a que cent quatre-vingt-dix dirhams, aucune Zakat n’est due sauf si le propriétaire le souhaite
- Sunan an-Nasa'i, n°2455
Rapporté par Anas ibn Malik : Abou Bakr, que Allah l’agrée, lui a écrit : "Voici l’obligation de la Sadaqah que le Messager d’Allah a imposée aux musulmans, comme Allah l’a ordonné au Messager d’Allah. Celui à qui on la demande selon ce qui est expliqué (dans la lettre d’Abou Bakr), qu’il la donne ; mais si on lui demande plus, qu’il ne donne pas. S’il y a moins de vingt-cinq chameaux, pour chaque groupe de cinq chameaux, il faut donner un mouton. Si le nombre atteint vingt-cinq, alors une Bint Makhad (jeune chamelle d’un an) est due, jusqu’à trente-cinq. Si le nombre atteint trente-six, alors une Bint Labun (jeune chamelle de deux ans) est due, jusqu’à quarante-cinq. Si le nombre atteint quarante-six, alors une Hiqqah (chamelle de trois ans qui a été saillie) est due, jusqu’à soixante. Si le nombre atteint soixante-et-un, alors une Jadh'ah (chamelle de quatre ans) est due, jusqu’à soixante-quinze. Si le nombre atteint soixante-seize, alors deux Bint Labun sont dues, jusqu’à quatre-vingt-dix. Si le nombre atteint quatre-vingt-onze, alors deux Hiqqah qui ont été saillies sont dues, jusqu’à cent-vingt. S’il y a plus de cent-vingt, alors pour chaque quarante, une Bint Labun, et pour chaque cinquante, une Hiqqah. Si quelqu’un ne possède pas de chamelle de l’âge requis, alors s’il doit une Jadh'ah mais n’a qu’une Hiqqah, on accepte la Hiqqah et il doit donner deux moutons en plus, si possible, ou vingt dirhams. S’il doit une Hiqqah mais n’a qu’une Jadh'ah, on accepte la Jadh'ah et le collecteur de Zakah doit lui donner vingt dirhams ou deux moutons. S’il doit une Hiqqah et n’a qu’une Bint Labun, on accepte la Bint Labun et il doit donner deux moutons en plus, si possible, ou vingt dirhams. S’il doit une Bint Labun mais n’a qu’une Hiqqah, on accepte la Hiqqah et le collecteur de Zakah doit lui donner vingt dirhams ou deux moutons. S’il doit une Bint Labun et n’en a pas, mais a une Bint Makhad, on accepte la Bint Makhad et il doit donner deux moutons en plus, si possible, ou vingt dirhams. S’il doit une Bint Makhad mais n’a qu’une Bint Labun mâle, on accepte la Bint Labun mâle et rien d’autre n’est exigé. Si quelqu’un n’a que quatre chameaux, rien n’est dû, sauf si le propriétaire veut donner. Pour la Sadaqah des moutons qui paissent, s’il y en a quarante, un mouton est dû, jusqu’à cent-vingt. S’il y en a un de plus, deux moutons sont dus, jusqu’à deux cents. S’il y en a un de plus, trois moutons sont dus, jusqu’à trois cents. S’il y en a un de plus, pour chaque cent, un mouton est dû. Aucun mouton vieux, malade ou mâle ne doit être pris, sauf si le collecteur de Zakah le souhaite. Ne regroupez pas des troupeaux séparés ni ne séparez des troupeaux réunis par peur de la Sadaqah. Chaque associé doit payer la Sadaqah selon sa part. Si un troupeau compte une brebis de moins que quarante, rien n’est dû, sauf si le propriétaire veut donner. Pour l’argent en argent, un quart de dixième, et s’il n’y a que cent quatre-vingt-dix, rien n’est dû sauf si le propriétaire veut donner
- Sunan an-Nasa'i, n°2493
Rapporté par 'Awf bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti avec un bâton à la main, et un homme avait suspendu une grappe de dattes sèches et de mauvaise qualité. Il a commencé à frapper cette grappe et a dit : "J’aurais aimé que celui qui a donné cette Sadaqa ait offert quelque chose de meilleur, car celui qui donne ces dattes sèches et mauvaises mangera des dattes sèches et mauvaises le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°2610
Rapporté par Shu'bah : J’ai dit à Abu Iyas Mu’awiyah bin Qurrah : « As-tu entendu Anas bin Malik dire : Le Messager d’Allah a dit : Le fils de la fille d’un peuple fait partie d’eux ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2611
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah a dit : « Le fils de la fille d’un peuple fait partie d’eux. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2662
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ a prié la prière du Zuhr à Al-Baida, puis il est monté sur la montagne d'Al-Baida et a commencé la Talbiyah pour le Hajj et la 'Umrah après avoir prié le Zuhr. (faible)
- Sunan an-Nasa'i, n°2707
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah a interdit de se parfumer avec du safran
- Sunan an-Nasa'i, n°2805
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Nous, les compagnons du Prophète ﷺ, sommes entrés en Ihram uniquement pour le Hajj, rien d’autre. Nous sommes arrivés à La Mecque le matin du quatrième jour de Dhul-Hijjah, et le Prophète ﷺ nous a ordonné : "Sortez de l’Ihram et faites-en une ‘Umrah." Il a entendu que nous disions : "Il ne reste que cinq jours avant ‘Arafat et il nous demande de sortir de l’Ihram, puis d’aller à Mina alors que certains d’entre nous auront eu des rapports avec leurs femmes ?" Le Prophète ﷺ s’est levé et nous a dit : "J’ai entendu ce que vous avez dit. Je suis le plus pieux et le plus respectueux d’Allah parmi vous, et si je n’avais pas amené d’animal à sacrifier, je serais sorti de l’Ihram. Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas fait autrement." Un homme est venu du Yémen et il a dit : "Pour quoi es-tu entré en Ihram ?" Il a répondu : "Pour la même chose que le Messager d’Allah ﷺ." Suraqah bin Malik bin Jushum a demandé : "Ô Messager d’Allah, penses-tu que cette ‘Umrah est seulement pour cette année ou pour toujours ?" Il a répondu : "C’est pour toujours
- Sunan an-Nasa'i, n°2806
Rapporté par Surqah bin Malik bin Jushum رضي الله عنه : Il a dit : "Ô Messager d’Allah, penses-tu que cette ‘Umrah que nous avons faite est seulement pour cette année ou pour toujours ?" Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : "C’est pour toujours
- Sunan an-Nasa'i, n°2827
Rapporté par Jabir : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : « La chasse terrestre vous est permise tant que vous ne la pratiquez pas vous-même et qu’elle n’est pas faite pour vous. » (Daif) Abu Abdur Rahman (An-Nasaï) a dit : ‘Amar bin Abi Amr n’est pas fiable dans le hadith, même si Malik a rapporté de lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2997
Rapporté par Abdul-Aziz bin Rafi : J’ai demandé à Anas bin Malik : « Dis-moi quelque chose que tu as appris du Messager d’Allah ﷺ ; où a-t-il prié le Zuhr le jour d’At-Tarwiyah ? » Il a répondu : « À Mina. » J’ai demandé : « Où a-t-il prié l’Asr le jour d’An-Nafr ? » Il a répondu : « À Al-Abtah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3005
Rapporté par Salim Bin Abdullah : Abdul Malik bin Marwan a écrit à Al-Hajjaj bin Yusuf pour lui dire de ne pas contredire Ibn Umar concernant le Hajj. Le jour d'Arafat, Ibn Umar est venu le voir après le zénith du soleil, et j'étais avec lui. Il a crié près de sa tente en coton : "Où est-il ?" Al-Hajjaj est sorti, portant un vêtement teint au carthame. Il a dit : "Qu'y a-t-il, ô Abu Abdur Rahman ?" Il a répondu : "Nous devons avancer si tu veux suivre la Sunna." Al-Hajjaj a dit : "À cette heure-ci ?" Il a répondu : "Oui." Al-Hajjaj a dit : "Je vais me verser de l'eau dessus (me laver) puis je viendrai." Il a attendu jusqu'à ce qu'il vienne, puis il a marché entre mon père et moi. J'ai dit : "Si tu veux suivre la Sunna, alors fais un sermon court et dépêche-toi d'aller à Arafat." Il a regardé Ibn Umar pour entendre cela, et quand Ibn Umar l'a remarqué, il a dit : "Il dit la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°3094
Rapporté par Anas bin Malik : "Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est décédé, certains Arabes ont apostasié. 'Umar a dit : 'Ô Abu Bakr, comment peux-tu combattre les Arabes ?' Abu Bakr a répondu : 'Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah, qu'ils accomplissent la prière et qu'ils paient la Zakat. Par Allah, s'ils me refusent une petite chèvre qu'ils donnaient au Messager d'Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela.' ('Umar a dit) : 'Par Allah, quand j'ai vu qu'(Abu) Bakr était sûr de cette idée, j'ai compris que c'était la vérité.'" Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : 'Imran Al Qattan n'est pas fiable dans le hadith, et ce récit est une erreur. Celui qui précède est le récit correct d'Az-Zuhri, d'après 'Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah, d'après Abu Hurairah
- Sunan an-Nasa'i, n°3133
Rapporté par ‘Amr bin Malik Al-Janbi : Il a entendu Fadalah bin ‘Ubaid dire : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Je suis garant – et le garant est celui qui donne sa parole – pour celui qui croit en moi, accepte l’Islam et émigre : une maison à la périphérie du Paradis et une maison au centre du Paradis. Et je suis garant, pour celui qui croit en moi, accepte l’Islam et lutte dans la cause d’Allah : une maison à la périphérie du Paradis, une maison au centre du Paradis et une maison dans les plus hauts degrés du Paradis. Celui qui fait cela, recherche le bien où qu’il soit et évite le mal où qu’il soit, peut mourir où il veut. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3171
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) allait à Quba', il se rendait chez Umm Haram bint Milhan et elle lui donnait à manger. Umm Haram était mariée à 'Ubadah bin As-Samit. Le Messager d’Allah (ﷺ) entra chez elle, elle le nourrit et vérifia sa tête pour les poux. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’endormit, puis se réveilla en souriant. Elle demanda : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Des gens de ma communauté m’ont été montrés, combattant dans la voie d’Allah et traversant la mer comme des rois sur des trônes. » Je dis : « Ô Messager d’Allah, prie Allah pour que je sois parmi eux. » Le Messager d’Allah pria alors pour elle puis il se rendormit. » (Un des narrateurs, Al-Harith, dit dans son récit :) « Il dormit puis se réveilla en souriant. Je lui demandai : “Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah ?” Il répondit : “Des gens de ma communauté m’ont été montrés, combattant dans la voie d’Allah et traversant la mer comme des rois sur des trônes”, comme il l’avait dit la première fois. Je dis : “Ô Messager d’Allah, prie Allah pour que je sois parmi eux.” Il répondit : “Tu seras parmi les premiers.” Elle voyagea par mer à l’époque de Mu'awiyah, puis elle tomba de sa monture en descendant du bateau et mourut. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3172
Rapporté par Anas bin Malik, d’après Umm Haram bint Milhan : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu chez nous et a fait une sieste dans notre maison, puis il s’est réveillé en souriant. Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, qu’est-ce qui te fait sourire ? » Il répondit : « J’ai vu des gens de ma communauté traverser la mer comme des rois sur des trônes. » Je dis : « Prie Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu seras parmi eux. » Puis il se rendormit et se réveilla en souriant. Je lui ai posé la question et il a répondu la même chose. Je dis : « Prie Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu seras parmi les premiers. » Ensuite, 'Ubadah bin As-Samit l’a épousée, il a voyagé par mer et elle l’a accompagné, mais lorsqu’elle est arrivée à terre, on lui a amené une mule, elle est montée dessus, elle est tombée et s’est brisé le cou
- Sunan an-Nasa'i, n°3249
Rapporté par Thabit Al-Bunani : J'étais avec Anas bin Malik et une de ses filles était là. Il a dit : "Une femme est venue voir le Messager d'Allah et lui a proposé de l'épouser. Elle a dit : Ô Messager d'Allah, veux-tu m'épouser ?
- Sunan an-Nasa'i, n°3252
Rapporté par Anas bin Malik : Zainab bint Jahsh se vantait auprès des autres épouses du Prophète ﷺ et disait : "Allah m’a mariée à lui depuis au-dessus des cieux." Et le verset du hijab a été révélé à son sujet
- Sunan an-Nasa'i, n°3286
Rapporté par 'Irak bin Malik : Zainab bint Abi Salamah lui a raconté qu’Umm Habibah a dit au Messager d’Allah : « Nous disions que tu voulais épouser Durrah bint Abi Salamah. » Le Messager d’Allah a dit : « Comme coépouse d’Umm Salamah ? Même si je n’étais pas marié à Umm Salamah, elle ne m’aurait pas été permise, car son père est mon frère par l’allaitement. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3351
Rapporté par Anas bin Malik : 'Abdur-Rahman bin 'Awf est venu voir le Prophète ﷺ avec des traces de parfum jaune sur lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé (à ce sujet) et il lui a dit qu’il avait épousé une femme parmi les Ansar. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Combien lui as-tu donné ? » Il a répondu : « Un Nawah (cinq dirhams) d’or. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Organise un festin de mariage (Walima), même si ce n’est qu’avec un mouton. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3367
Rapporté par Malik bin Anas, d’après Ibn Shihab, que ‘Abdullah et Al-Hasan, les fils de Muhammad bin ‘Ali, lui ont dit que leur père Muhammad bin ‘Ali leur a raconté que ‘Ali bin Abi Talib, que Allah l’agrée, a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit le mariage temporaire avec les femmes. » (Un des rapporteurs) Ibn Al-Muthanna a dit : « Le jour de Hunain. » Il a ajouté : « C’est ce que ‘Abdul-Wahhab nous a rapporté de son livre. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3387
Rapporté par Al-Ja’d bin Abi ‘Uthman, d’après Anas bin Malik : Le Messager d’Allah s’est marié et a consommé le mariage avec son épouse. Ma mère, Umm Sulaim, a préparé du Hais, et je l’ai apporté au Messager d’Allah en lui disant : “Ma mère te salue et t’envoie ceci, c’est peu de notre part.” Il a dit : “Pose-le.” Puis il a dit : “Va appeler untel, untel, et tous ceux que tu croises,” et il a cité des noms d’hommes. J’ai appelé ceux qu’il avait nommés et ceux que j’ai rencontrés. J’ai demandé à Anas : “Combien étaient-ils ?” Il a répondu : “Environ trois cents.” Ensuite, le Messager d’Allah a dit : “Qu’ils s’asseyent autour du plat par groupes de dix, chacun mangeant ce qui est devant lui.” Ils ont mangé à satiété, puis un groupe partait et un autre arrivait. Il m’a dit : “Ô Anas, débarrasse.” J’ai débarrassé, et je ne sais pas s’il y en avait plus après ou avant
- Sunan an-Nasa'i, n°3422
Rapporté par Ka'b bin Malik : Il a raconté l'histoire où il est resté en arrière et n'a pas rejoint le Messager d'Allah lors de l'expédition de Tabuk. Il a raconté l'histoire et a dit : "L'envoyé du Messager d'Allah est venu me voir et a dit : 'Le Messager d'Allah t'ordonne de t'éloigner de ta femme.' J'ai dit : 'Dois-je la divorcer ou quoi ?' Il a dit : 'Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle.' J'ai dit à ma femme : 'Va chez ta famille et reste avec eux jusqu'à ce qu'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, décide de cette affaire
- Sunan an-Nasa'i, n°3423
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Ka'b bin Malik, d'après son père : J'ai entendu mon père Ka'b bin Malik - qui était l'un des trois dont le repentir a été accepté - dire : "Le Messager d'Allah nous a envoyé un message à moi et à mes deux compagnons disant : Le Messager d'Allah vous ordonne de vous éloigner de vos femmes. J'ai dit à son envoyé : Dois-je divorcer de ma femme, ou que dois-je faire ? Il a dit : Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle. J'ai dit à ma femme : Va chez ta famille et reste avec eux. Elle y est donc allée
- Sunan an-Nasa'i, n°3424
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Ka'b bin Malik, d'après 'Abdullah bin Ka'b : J'ai entendu Ka'b raconter l'histoire où il est resté en arrière et n'a pas rejoint le Messager d'Allah lors de l'expédition de Tabuk. Il a dit : "L'envoyé du Messager d'Allah est venu me voir et a dit : 'Le Messager d'Allah t'ordonne de t'éloigner de ta femme.' J'ai dit : 'Dois-je la divorcer, ou que dois-je faire ?' Il a dit : 'Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle.' Et il a envoyé des instructions similaires à mes deux compagnons. J'ai dit à ma femme : 'Va chez ta famille et reste avec eux jusqu'à ce qu'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, décide de cette affaire
- Sunan an-Nasa'i, n°3426
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Ka'b bin Malik, d'après son père : L'envoyé du Messager d'Allah est venu me voir et a dit : "Éloigne-toi de ta femme." J'ai dit : "Dois-je la divorcer ?" Il a dit : "Non, mais ne t'approche pas d'elle." Et il (le narrateur) n'a pas mentionné (les mots) : "Va chez ta famille
- Sunan an-Nasa'i, n°3468
Rapporté par Muhammad : J'ai interrogé Anas bin Malik رضي الله عنه à ce sujet, pensant qu'il en savait quelque chose. Il dit : "Hilal bin Umayyah a accusé sa femme (d'adultère) avec Sharik bin As-Sahma', le frère d'Al-Bara' bin Malik par la mère. Il fut le premier à pratiquer le Li'an. Le Messager d'Allah ﷺ a fait le Li'an entre eux, puis il a dit : 'Regardez : si elle donne naissance à un enfant blanc, aux cheveux raides et aux yeux en amande, il appartient à Hilal bin Umayyah. Mais si elle donne naissance à un enfant avec des cernes autour des yeux, des cheveux crépus et des mollets fins, il appartient à Sharik bin As-Sahma'.' On m'a dit qu'elle a eu un enfant avec des cernes autour des yeux, des cheveux crépus et des mollets fins
- Sunan an-Nasa'i, n°3469
Rapporté par Anas bin Malik رضي الله عنه : Le premier Li'an en Islam a eu lieu lorsque Hilal bin Umayyah a accusé Sharik bin As-Sahma' (d'adultère) avec sa femme. Il est venu voir le Prophète ﷺ et lui a raconté cela. Le Prophète ﷺ a dit : "(Amène) quatre témoins, sinon (tu subiras) la peine du Hadd sur ton dos." Il répéta cela plusieurs fois. Hilal lui dit : "Par Allah, ô Messager d'Allah ! Allah, le Puissant et Majestueux, sait que je dis la vérité, et Allah, le Puissant et Majestueux, te révélera sûrement ce qui épargnera mon dos du fouet." Alors qu'ils étaient ainsi, le verset du Li'an lui fut révélé : "Quant à ceux qui accusent leurs femmes..." Il fit venir Hilal, qui témoigna quatre fois par Allah qu'il disait la vérité, et la cinquième fois il invoqua la malédiction d'Allah sur lui s'il mentait. Puis il fit venir la femme, qui témoigna quatre fois par Allah qu'il mentait. Arrivé à la quatrième ou cinquième fois, le Messager d'Allah ﷺ dit : "Arrêtez-la, car cela entraînera inévitablement le châtiment d'Allah sur le menteur." Elle hésita, au point que nous avons cru qu'elle allait avouer, puis elle dit : "Je ne déshonorerai pas mon peuple aujourd'hui." Elle prononça donc le serment. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Attendez de voir. Si elle donne naissance à un enfant blanc, aux cheveux raides et aux yeux en amande, il appartient à Hilal bin Umayyah. Mais si elle donne naissance à un enfant foncé, aux cheveux crépus, de taille moyenne et aux mollets fins, il appartient à Sharik bin As-Sahma'." Elle donna naissance à un enfant foncé, aux cheveux crépus, de taille moyenne et aux mollets fins. Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Si la question n'avait pas été tranchée par le Livre d'Allah, je l'aurais sévèrement punie
- Sunan an-Nasa'i, n°3473
Rapporté par Abdul-Malik bin Abi Sulaiman : J'ai entendu Sa'eed bin Jubair dire : "On m'a interrogé sur les deux personnes qui font le Li'an pendant le gouvernement d'Ibn Az-Zubair — devaient-elles être séparées ? Je ne savais pas quoi répondre, alors je suis allé chez Ibn 'Umar et j'ai dit : 'Ô Abu 'Abdur-Rahman, doit-on séparer les deux qui font le Li'an ?' Il a dit : 'Oui, Subhan Allah ! Le premier à avoir posé cette question fut un tel, fils d'un tel, qui a dit : 'Ô Messager d'Allah, que penses-tu si l'un de nous voit sa femme commettre une faute grave, et s'il en parle, il dit quelque chose de très grave, mais s'il se tait, il garde le silence sur une chose très grave ?' Il ne lui a pas répondu, puis plus tard il est revenu et a dit : 'J'ai été éprouvé par la question que je t'avais posée.' Alors Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé ces versets dans la sourate An-Nur : 'Et ceux qui accusent leurs femmes...' jusqu'à : 'Et le cinquième témoignage doit être que la colère d'Allah soit sur elle s'il dit la vérité.' Il a donc commencé par l'homme, l'exhortant, lui rappelant que la punition d'ici-bas est moins grave que celle de l'au-delà. Il dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne mens pas.' Puis il s'est tourné vers la femme, l'a exhortée et lui a rappelé. Elle dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, il ment.' Il a donc commencé par l'homme, qui a témoigné quatre fois par Allah qu'il disait la vérité, et la cinquième fois il a invoqué la malédiction d'Allah sur lui s'il mentait. Puis il s'est tourné vers la femme, qui a témoigné quatre fois par Allah qu'il mentait, et la cinquième fois elle a invoqué la colère d'Allah sur elle s'il disait la vérité. Ensuite, il les a séparés
- Sunan an-Nasa'i, n°3521
Rapporté par Muhammad : "J’étais assis avec des gens à Al-Kufah dans une grande assemblée des Ansar, parmi lesquels se trouvait 'Abdur-Rahman bin Abi Laila. Ils ont parlé de l’histoire de Subai'ah et j’ai mentionné ce qu’avait dit 'Abdullah bin 'Utbah bin Mas'ud dans le sens." (Un des rapporteurs) Ibn 'Awn a dit : "quand elle accouche." Ibn Abi Layla a dit : "Mais son oncle paternel n’a pas dit cela." J’ai élevé la voix et dit : "Oserais-je mentir sur 'Abdullah bin 'Utbah alors qu’il est près d’Al-Kufah ?" Il a dit : "Puis j’ai rencontré Malik et lui ai demandé : 'Qu’a dit Ibn Mas'ud à propos de l’histoire de Subai'ah ?' Il a dit : 'Il a dit : "Allez-vous être trop stricts avec elle et ne pas lui accorder la facilité (concernant la 'Idda) ? La sourate la plus courte sur les femmes (At-Talaq) a été révélée après la plus longue (Al-Baqarah)
- Sunan an-Nasa'i, n°3528
Rapporté par Al-Fari'ah bint Malik : Son mari est parti à la poursuite de certains esclaves et ils l’ont tué. Shu'bah et Ibn Juraij ont dit : « Elle habitait dans une maison isolée. Elle est venue avec ses frères voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a expliqué la situation, et il lui a accordé une permission. Quand elle s’apprêtait à partir, il l’a rappelée et lui a dit : “Reste dans ta maison jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3529
Rapporté par Al-Furai'ah bint Malik : Son mari avait embauché des esclaves pour travailler pour lui et ils l’ont tué. Elle en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je ne vis pas dans une maison qui lui appartient, et je ne reçois pas de pension de sa part ; dois-je aller chez ma famille avec mes deux orphelins et rester avec eux ? » Il a dit : « Fais-le. » Puis il a demandé : « Qu’as-tu dit ? » Elle a répété, et il a dit : « Observe ta ‘Idda là où tu as appris la nouvelle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3532
Rapporté par Furai'ah bint Malik, la sœur d’Abu Sa’eed Al-Khudri : « Mon mari est mort à Al-Qadum, alors je suis allée voir le Prophète ﷺ et je lui ai dit que notre maison était isolée. » Il lui a donné la permission puis l’a rappelée et a dit : « Reste dans ta maison pendant quatre mois et dix jours, jusqu’à ce que le délai prescrit soit accompli. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3571
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah a dit : "La bénédiction se trouve dans la crinière des chevaux
- Sunan an-Nasa'i, n°3592
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ a fait une course avec un bédouin et ce dernier a gagné. On aurait dit que les Compagnons du Messager d'Allah ﷺ étaient contrariés par cela, alors il a dit : "C'est un droit pour Allah que rien ne s'élève dans ce monde sans qu'Il ne l'abaisse
- Sunan an-Nasa'i, n°3635
Rapporté par Muhammad bin Sa'd, d'après son père Sa'd bin Malik : Le Prophète est venu le voir alors qu'il était malade et il a dit : "Je n'ai pas d'enfants à part une fille. Puis-je léguer toute ma richesse ?" Le Prophète a dit : "Non." Il a dit : "La moitié ?" Le Prophète a dit : "Non." Il a dit : "Le tiers ?" Il a dit : "Un tiers, et un tiers c'est beaucoup
- Sunan an-Nasa'i, n°3727
Rapporté par Malik bin Dinar, d'après 'Ata', d'après Jabir : Un jour, le Messager d'Allah ﷺ leur a adressé la parole et a dit : "L''Umra est permise
- Sunan an-Nasa'i, n°3730
Rapporté par Abdul-Malik bin Abi Sulaiman, d'après 'Ata' qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Celui à qui l'on donne quelque chose pour le reste de sa vie, cela lui appartient aussi longtemps qu'il vit et après sa mort
- Sunan an-Nasa'i, n°3745
Rapporté par Malik, d'après Ibn Shihab, d'après Abu Salamah, de Jabir, que le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Tout homme à qui l'on fait un don selon l''Umra, cela lui appartient ainsi qu'à ses descendants. Cela appartient à celui à qui il l'a donné, et cela ne peut pas être repris par celui qui l'a donné, car il s'agit d'un don, et cela revient aux héritiers de celui à qui cela a été donné
- Sunan an-Nasa'i, n°3755
Rapporté par Qatadah : « Sulaiman bin Hisham m’a interrogé à propos d’un don à vie. J’ai dit : Muhammad bin Sirin a rapporté que Shuraih a dit : “Le Prophète d’Allah ﷺ a statué que le don à vie est permis.” » Qatadah a dit : « J’ai dit : Et An-Nadr bin Anas m’a rapporté, de Bashir bin Nahik, d’Abu Hurairah, que le Prophète d’Allah ﷺ a dit : “Le don à vie est permis.” » Qatadah a dit : « J’ai dit : Al-Hasan disait : “Le don à vie est permis.” » Qatadah a dit : « Az-Zuhri a dit : ‘Le don à vie, c’est quand il est précisé que c’est pour celui à qui il est donné et ses descendants, mais si les descendants ne sont pas mentionnés, la condition est valable (et cela revient à celui qui a donné).’ » Qatadah a dit : « On a interrogé ‘Ata’ bin Abi Rabah, et il a dit : ‘Jabir bin Abdullah m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’Umra est permise.”’ » Qatadah a dit : « Az-Zuhri a dit : ‘Les califes n’ont pas jugé selon cela.’ » ‘Ata’ a dit : « Abdul-Malik bin Marwan a jugé selon cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3823
Rapporté par Abdullah bin Ka'b bin Malik, d’après son père, qui a dit au Messager d’Allah – lorsque son repentir a été accepté : "Ô Messager d’Allah ! Je veux donner toute ma richesse en aumône pour Allah et Son Messager." Le Messager d’Allah lui a dit : "Garde une partie de ta richesse pour toi ; c’est mieux pour toi
- Sunan an-Nasa'i, n°3824
Rapporté par Abdur-Rahman bin Ka'b bin Malik : 'Abdullah bin Ka'b a dit : « J'ai entendu Ka'b bin Malik raconter l'histoire où il est resté en arrière et n'a pas rejoint le Messager d'Allah lors de l'expédition de Tabuk. Il a dit : 'Quand je me suis assis devant lui, j'ai dit : "Ô Messager d'Allah, dans le cadre de mon repentir, je veux donner mes biens en aumône à Allah et à Son Messager." Le Messager d'Allah a dit : "Garde une partie de tes biens pour toi ; c'est mieux pour toi." J'ai dit : "Je garderai ma part qui se trouve à Khaibar." »
- Sunan an-Nasa'i, n°3825
Rapporté par Abdullah bin Ka'b bin Malik : « J'ai entendu Ka'b bin Malik raconter l'histoire où il est resté en arrière et n'a pas rejoint le Messager d'Allah lors de l'expédition de Tabuk. (Il a dit :) J'ai dit : "Dans le cadre de mon repentir, je veux donner mes biens en aumône pour Allah et Son Messager." Le Messager d'Allah a dit : "Garde une partie de tes biens pour toi ; c'est mieux pour toi." J'ai dit : "Je garderai pour moi ma part qui se trouve à Khaibar." »
- Sunan an-Nasa'i, n°3826
Rapporté par 'Ubaydullah bin Ka'b : « J'ai entendu mon père Ka'b bin Malik raconter : 'J'ai dit : Ô Messager d'Allah, Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, m'a sauvé grâce à ma sincérité, et dans le cadre de mon repentir, je veux donner mes biens en aumône à Allah et à Son Messager.' Il a dit : "Garde une partie de tes biens pour toi ; c'est mieux pour toi." J'ai dit : "Je garderai ma part qui se trouve à Khaibar." »
- Sunan an-Nasa'i, n°3854
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah est venu vers un homme soutenu par deux autres et a dit : "Qu’a-t-il ?" On lui a dit : "Il a fait le vœu de marcher jusqu’à la Ka’bah." Il a dit : "Allah ne retire aucun bénéfice du fait qu’il se fasse du mal." Et il lui a dit de monter
- Sunan an-Nasa'i, n°3941
Rapporté par Anas bin Malik : Rien n’était plus cher au Messager d’Allah après les femmes que les chevaux
- Sunan an-Nasa'i, n°3966
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les idolâtres jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager. S’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager, s’ils prient comme nous prions, se tournent vers notre Qibla et mangent de nos animaux abattus, alors leur sang et leurs biens deviennent interdits pour nous, sauf pour un droit qui est dû
- Sunan an-Nasa'i, n°3967
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les idolâtres jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ﷺ. S’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ﷺ, s’ils se tournent vers notre Qibla, mangent de nos animaux abattus et prient comme nous, alors leur sang et leurs biens deviennent interdits, sauf pour un droit qui est dû, et ils auront les mêmes droits et devoirs que les musulmans
- Sunan an-Nasa'i, n°3968
Rapporté par Maïmoun bin Siyah : Il a demandé à Anas bin Malik : "Ô Abu Hamzah, qu’est-ce qui rend le sang et les biens d’un musulman sacrés ?" Il a dit : "Celui qui atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ﷺ, se tourne vers notre Qibla, prie comme nous et mange de nos animaux abattus, il est musulman et a les mêmes droits et devoirs que les musulmans
- Sunan an-Nasa'i, n°3969
Rapporté par Anas bin Malik : "Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, les Arabes ont apostasié, alors ‘Umar a dit : "Ô Abu Bakr, comment peux-tu combattre les Arabes ?" Abu Bakr a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah, et qu’ils accomplissent la prière et donnent la zakat." Par Allah, s’ils me retiennent un chevreau qu’ils donnaient au Messager d’Allah ﷺ, je les combattrai pour cela." ‘Umar a dit : "Par Allah, dès que j’ai vu à quel point Abu Bakr était certain, j’ai su que c’était la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°4024
Rapporté par Anas bin Malik : Un groupe de quatre-vingts personnes de 'Ukl est venu voir le Prophète ﷺ, mais le climat de Médine ne leur convenait pas et ils sont tombés malades. Ils s'en sont plaints au Messager d'Allah ﷺ et il leur a dit : « Pourquoi ne sortez-vous pas avec nos bergers pour boire le lait et l'urine des chameaux ? » Ils ont accepté. Ils sont partis, ont bu du lait et de l'urine des chameaux et ont guéri. Ensuite, ils ont tué le berger du Messager d'Allah ﷺ, alors il a envoyé des hommes après eux, ils les ont attrapés et ramenés. Il leur a fait couper les mains et les pieds, leur a brûlé les yeux et les a laissés mourir au soleil
- Sunan an-Nasa'i, n°4028
Rapporté par Anas bin Malik : Des gens de 'Uraynah sont venus voir le Messager d'Allah ﷺ, mais le climat de Médine ne leur convenait pas. Le Prophète ﷺ les a envoyés vers certains de ses chameaux, et ils ont bu de leur lait et de leur urine. Quand ils ont guéri, ils ont apostasié de l'islam, ont tué le berger du Messager d'Allah ﷺ, qui était croyant, et ont volé les chameaux. Le Messager d'Allah ﷺ a envoyé des hommes après eux, ils ont été attrapés. Il leur a fait couper les mains et les pieds, crever les yeux, et les a fait crucifier
- Sunan an-Nasa'i, n°4032
Rapporté par Anas ibn Malik : Des gens, ou des hommes, de ‘Ukl ou de ‘Uraynah sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous sommes des bergers, pas des cultivateurs », et le climat de Médine ne leur convenait pas. Le Messager d’Allah ﷺ a donc ordonné qu’on leur attribue des chameaux et un berger, et il leur a dit d’aller avec eux et de boire leur lait et leur urine. Quand ils ont été rétablis et qu’ils étaient près d’Al-Harrah, ils sont revenus à la mécréance après avoir été musulmans, ont tué le berger du Messager d’Allah ﷺ et ont emmené les chameaux. Il a envoyé des hommes à leur poursuite, ils ont été ramenés, et il leur a fait crever les yeux et couper les mains et les pieds. Puis il les a laissés à Al-Harrah dans cet état jusqu’à leur mort
- Sunan an-Nasa'i, n°4035
Rapporté par Anas ibn Malik : Des Bédouins de ‘Uraynah sont venus au Prophète d’Allah ﷺ et ont accepté l’islam, mais le climat de Médine ne leur convenait pas ; leur peau est devenue jaune et leur ventre gonflé. Le Prophète d’Allah ﷺ les a envoyés auprès de ses chamelles laitières et leur a dit de boire leur lait et leur urine jusqu’à ce qu’ils guérissent. Ensuite, ils ont tué leurs bergers et emmené les chameaux. Le Prophète d’Allah ﷺ a envoyé des hommes à leur poursuite, ils ont été ramenés, puis il leur a fait couper les mains et les pieds, et marquer les yeux au fer. Le Commandeur des Croyants, ‘Abdul-Malik, a demandé à Anas, alors qu’il racontait ce hadith : « Cette punition était-elle pour la mécréance ou pour un péché ? » Il a répondu : « Pour la mécréance. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4044
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme juif a tué une jeune fille ansarie pour ses bijoux, l’a jetée dans un puits vide et lui a écrasé la tête avec une pierre. Il a été attrapé et le Messager d’Allah ﷺ a ordonné qu’il soit lapidé à mort
- Sunan an-Nasa'i, n°4148
Rapporté par Malik bin Aws bin Al-Hadathan : Al-Abbas et Ali sont venus voir 'Umar à propos d'un différend. Al-Abbas a dit : "Rends un jugement entre lui et moi." Les gens ont dit : "Rends un jugement entre eux." 'Umar a dit : "Je ne rendrai pas de jugement entre eux. Ils savent que le Messager d'Allah ﷺ a dit : Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons derrière nous est une aumône." Et (dans cette narration) Az-Zuhri a dit : "Le Khumus était sous le contrôle du Messager d'Allah ﷺ, il en prenait pour lui et sa famille, et il disposait du reste comme il le faisait pour les autres biens des musulmans. Ensuite, Abu Bakr en a eu la gestion, puis moi après Abu Bakr, et j'en ai fait ce qu'il faisait. Puis ces deux-là sont venus me demander de leur donner pour qu'ils en disposent comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi l'avions fait. Je le leur ai donné et j'ai pris d'eux des engagements pour qu'ils en prennent soin. Ensuite, ils sont venus me voir et l'un a dit : Donne-moi ma part du fils de mon frère ; et l'autre a dit : Donne-moi ma part de ma femme. S'ils veulent que je le leur donne à condition qu'ils en disposent comme le faisait le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi, je le leur donnerai, mais s'ils refusent, alors ils n'ont pas à s'en soucier." Puis il a dit : "Et sachez que, de tout butin que vous obtenez, un cinquième en revient à Allah, au Messager, aux proches (du Messager ﷺ), aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs" (Al-Anfal 8:41) ceci est pour eux. "Les aumônes (ici cela signifie la Zakat) sont seulement pour les pauvres, les nécessiteux, ceux qui les collectent, pour attirer les cœurs, pour libérer les captifs, pour ceux qui sont endettés, pour la cause d'Allah (c'est-à-dire pour les combattants dans la voie d'Allah)" - ceci est pour eux. "Et ce qu'Allah a donné comme butin (Fay') à Son Messager (Muhammad) d'entre eux - pour cela vous n'avez pas fait d'expédition avec des chevaux ou des chameaux." Az-Zuhri a dit : Cela concerne exclusivement le Messager d'Allah ﷺ et fait référence à un village arabe appelé Fadak, etc. "Ce qu'Allah a donné comme butin (Fay') à Son Messager (Muhammad) des habitants des villes - c'est pour Allah, Son Messager (Muhammad), les proches (du Messager ﷺ), les orphelins, les pauvres et les voyageurs. (Et il y a aussi une part dans ce butin) pour les pauvres émigrés, qui ont été expulsés de leurs maisons et de leurs biens. Et (c'est aussi pour) ceux qui, avant eux, avaient des maisons (à Médine) et avaient adopté la foi. Et ceux qui sont venus après eux. Il n'y a plus personne parmi les musulmans qui n'ait un droit sur cette richesse, sauf certains esclaves que vous possédez. Si je vis, si Allah le veut, je donnerai à chaque musulman son droit." Ou il a dit : "Sa part
- Sunan an-Nasa'i, n°4388
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah nous a adressé un discours le jour du sacrifice, puis il s'est dirigé vers deux béliers Amlah et les a sacrifiés. (Résumé)
- Sunan an-Nasa'i, n°4416
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de sacrifier deux animaux, en prononçant le nom d’Allah et en disant : « Allah Akbar », et je l’ai vu les égorger de sa propre main, en posant son pied sur leur flanc. (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4418
Rapporté par Anas bin Malik : Il leur a raconté que le Prophète ﷺ a sacrifié deux béliers cornus et blancs, posant son pied sur leur flanc et les égorgeant en prononçant le nom d’Allah et en disant : « Allahu Akbar. » (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4465
Rapporté par Malik, de Nafi‘, de ‘Abdullah bin ‘Umar : Le Messager d’Allah a dit : « Les deux parties à une transaction ont le choix tant qu’elles n’ont pas décidé de conclure la transaction. » (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4493
Rapporté par Anas ibn Malik : Il nous a été interdit qu’un citadin vende pour un nomade, même s’il s’agit de son père ou de son frère
- Sunan an-Nasa'i, n°4508
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a vendu un bol à boire et une couverture (pour un cheval ou un chameau) au plus offrant
- Sunan an-Nasa'i, n°4526
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de vendre les fruits avant qu’ils ne mûrissent. On demanda : "Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que cela veut dire mûrir ?" Il répondit : "Quand ils deviennent rouges." Et le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Que pensez-vous si Allah retient les fruits (et les empêche de mûrir), pourquoi l’un de vous prendrait-il la richesse de son frère ?
- Sunan an-Nasa'i, n°4546
Rapporté par Sa’d bin Malik : On a demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet de l’achat de dattes fraîches avec des dattes sèches. Il a dit : « Est-ce que les dattes fraîches diminuent en poids ou en volume quand elles sèchent ? » Ils ont répondu : « Oui. » Alors il a interdit cela
- Sunan an-Nasa'i, n°4610
Rapporté par Anas bin Malik : Il a apporté du pain d'orge et de l'huile rance au Messager d'Allah. Il a dit : "Il a mis son armure en gage chez un Juif à Médine, et il a pris de l'orge de lui pour sa famille
- Sunan an-Nasa'i, n°4649
Rapporté par 'Abdul-Malik bin 'Ubaid : "Nous étions avec Abu 'Ubaidah bin 'Abdullah bin Mas'ud quand deux hommes impliqués dans une transaction sont venus le voir. L'un a dit : 'Je l'ai acheté pour telle somme', et l'autre a dit : 'Je le lui ai vendu pour telle somme.' Abu 'Ubaidah a dit : 'Quelque chose de similaire a été présenté à Ibn Mas'ud, et il a dit ; j'étais avec lui quand cela s'est produit. Il a demandé au vendeur de prêter serment, puis il a donné le choix à l'acheteur : s'il le voulait, il pouvait acheter, et s'il le voulait, il pouvait annuler la transaction
- Sunan an-Nasa'i, n°4672
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme des Banu As-Sa'q, de Banu Kilab, est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et l’a interrogé sur le paiement pour la saillie d’un étalon. Il lui a interdit de le faire, mais il a dit : « Nous donnons un paiement pour cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4717
Rapporté par Sahl bin Abi Hathmah : ‘Abdullah bin Sahl a été retrouvé tué, et son frère, ainsi que deux oncles paternels, Huwayysah et Huwayisaah, qui étaient les oncles paternels de ‘Abdullah bin Sahl, sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ. ‘Abdur-Rahman a commencé à parler, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que les aînés parlent d’abord. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous avons trouvé ‘Abdullah bin Sahl tué dans un des puits secs de Khaybar. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui soupçonnez-vous ? » Ils ont répondu : « Nous soupçonnons les Juifs. » Il a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments disant que ce sont les Juifs qui l’ont tué ? » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous prêter serment sur quelque chose que nous n’avons pas vu ? » Il a dit : « Alors, les Juifs peuvent-ils prêter cinquante serments pour dire qu’ils ne l’ont pas tué ? » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous accepter leur serment, alors qu’ils sont polythéistes ? » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang. (Sahih) Malik a rapporté cela en Mursal
- Sunan an-Nasa'i, n°4718
Rapporté par Bushair bin Yasar : ‘Abdullah bin Sahl Al-Ansari et Muhayysah bin Mas’ud sont partis à Khaybar, où ils se sont séparés pour vaquer à leurs affaires. ‘Abdullah bin Sahl a été tué, et Muhayysah est venu (à Médine) et est allé avec son frère Huwayysah et ‘Abdur-Rahman bin Sahl voir le Messager d’Allah ﷺ. ‘Abdur-Rahman a commencé à parler, car il était le frère du défunt, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que les aînés parlent d’abord. » Alors Huwayysah et Muhayysah ont parlé et ont raconté ce qui était arrivé à ‘Abdullah bin Sahl. Le Messager d’Allah ﷺ leur a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments, puis vous recevrez l’indemnisation ou aurez droit à des représailles ? » (Dans son récit) Malik a dit : « Yahya a dit : Bushair a dit que le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang, mais Sa’eed bin ‘Ubaid At-Ta’l n’était pas d’accord avec eux sur ce point. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4730
Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a amené le meurtrier de son proche devant le Messager d’Allah ﷺ et le Prophète a dit : « Pardonne-lui. » Mais il a refusé. Il a dit : « Prends le diyah », mais il a refusé. Il a dit : « Va et tue-le alors, car tu es comme lui. » Il est donc parti, mais des gens ont rattrapé l’homme et lui ont dit que le Messager d’Allah avait dit : « Tue-le, car tu es comme lui. » Alors il l’a relâché, et l’homme est passé devant moi en traînant sa corde
- Sunan an-Nasa'i, n°4739
Rapporté par Amr bin Dinar : Il a entendu Tawus rapporter d’Ibn 'Abbas, de 'Umar, رضي الله عنه, qu’il a interrogé sur la décision du Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Hamal bin Malik s’est levé et a dit : "J’étais marié à deux femmes, et l’une d’elles a frappé l’autre avec un piquet de tente et l’a tuée, ainsi que son fœtus. Le Prophète ﷺ a jugé qu’un esclave devait être donné (comme Diyah) pour le fœtus et que la femme soit tuée (pour avoir tué l’autre femme)
- Sunan an-Nasa'i, n°4741
Rapporté par Anas bin Malik : Un Juif a pris des bijoux à une fille, puis il lui a écrasé la tête entre deux pierres. Ils l’ont trouvée alors qu’elle était sur le point de mourir, et ils l’ont emmenée parmi les gens en demandant : "Est-ce lui ? Est-ce lui ?" Quand elle a répondu oui, le Messager d’Allah ﷺ a ordonné que sa tête soit écrasée entre deux pierres
- Sunan an-Nasa'i, n°4742
Rapporté par Anas bin Malik : Une fille est sortie en portant des bijoux et un Juif l’a attrapée, lui a écrasé la tête entre deux pierres et a pris les bijoux qu’elle portait. On l’a retrouvée alors qu’elle était sur le point de mourir, et on l’a amenée au Messager d’Allah ﷺ qui lui a demandé : "Qui t’a tuée ? Est-ce untel ?" Elle a fait non de la tête, et il a continué à demander jusqu’à ce qu’il nomme le Juif, et elle a fait oui de la tête. Il a été arrêté et il a avoué, alors le Messager d’Allah ﷺ a ordonné que sa tête soit écrasée entre deux pierres
- Sunan an-Nasa'i, n°4784
Rapporté par Anas bin Malik : Aucune affaire nécessitant le talion (Qisas) n’a jamais été présentée au Messager d’Allah ﷺ sans qu’il recommande de pardonner
- Sunan an-Nasa'i, n°4816
Rapporté par Hamal bin Malik : Le Messager d'Allah a jugé qu'un esclave devait être donné comme Diyah pour un fœtus. Tawus a dit : "Un cheval pouvait remplacer un esclave
- Sunan an-Nasa'i, n°4818
Rapporté par Abu Hurairah : Deux femmes de Hudhail se sont battues, et l'une a lancé une pierre sur l'autre, la tuant ainsi que l'enfant qu'elle portait. Elles ont porté l'affaire devant le Messager d'Allah, qui a jugé que la Diyah pour le fœtus était un esclave homme ou femme, et que la Diyah de la femme devait être payée par ses proches ('Aqilah, les hommes du côté paternel). Il a aussi désigné ses enfants et ceux qui étaient avec eux comme héritiers. Hamal bin Malik bin An-Nabighah Al-Hudhali a dit : "Ô Messager d'Allah, comment puis-je payer une Diyah pour quelqu'un qui n'a ni mangé, ni bu, ni crié ? On devrait l'ignorer." Le Messager d'Allah a dit : "Voilà un des frères des devins," à cause de la façon rimée dont il a parlé
- Sunan an-Nasa'i, n°4858
Rapporté par Anas ibn Malik : Un bédouin est venu à la porte du Prophète et a regardé à travers une fente. Le Prophète ﷺ l’a vu et a voulu lui crever l’œil avec une épée ou un bâton. Quand il l’a vu, il s’est arrêté et le Prophète lui a dit : « Si tu avais insisté, je t’aurais crevé l’œil. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4911
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah a coupé la main d’un voleur pour un bouclier. (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : C’est une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°4987
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah [SAW] a dit : "Il y a trois choses qui permettent de goûter à la douceur de la foi : Quand Allah [SWT], le Tout-Puissant et Sublime, et Son Messager [SAW] sont plus chers à une personne que tout le reste ; quand elle aime pour Allah [SWT] et déteste pour Allah [SWT] ; et quand elle préfère être jetée dans un grand feu plutôt que d'associer quoi que ce soit à Allah [SWT]
- Sunan an-Nasa'i, n°4988
Rapporté par Qatadah : J'ai entendu Anas bin Malik raconter que le Prophète [SAW] a dit : "Il y a trois choses qui permettent de goûter à la douceur de la foi : Quand on aime une personne uniquement pour Allah [SWT] ; quand Allah [SWT] et Son Messager [SAW] sont plus chers à lui que tout le reste ; et quand il préfère être jeté dans le feu plutôt que de retourner à la mécréance dont Allah [SWT] l'a sauvé
- Sunan an-Nasa'i, n°5003
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah [SAW] a dit : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah. S'ils témoignent qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, s'ils se tournent vers la même qiblah que nous, mangent de nos animaux abattus et prient comme nous, alors leur sang et leurs biens nous sont interdits, sauf pour un droit dû, et ils ont les mêmes droits et devoirs que les musulmans
- Sunan an-Nasa'i, n°5039
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun de vous n’a vraiment la foi tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5170
Rapporté par Malik bin 'Umair : Sa'sa'ah bin Suwhan est venu voir 'Ali et a dit : « Interdis-nous ce que le Messager d'Allah ﷺ t'a interdit. » Il a dit : « Il nous a interdit Ad-Dubba', Al-Hantam, An-Naqir, Al-Ji'ah, et il nous a interdit les anneaux en or (bagues), de porter de la soie, de porter Al-Qassi et les Al-Mitharah rouges. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5197
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ avait une bague en argent qu'il portait à la main droite. Elle avait une pierre éthiopienne (Fass), et il portait la pierre tournée vers la paume
- Sunan an-Nasa'i, n°5198
Rapporté par Anas bin Malik : La bague du Messager d'Allah ﷺ était en argent et sa pierre (Fass) était aussi en argent
- Sunan an-Nasa'i, n°5208
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a mis une bague et y a fait graver des mots. Il a dit : "Nous avons mis une bague et y avons fait graver des mots ; aucun de vous ne doit copier cette inscription." Puis Anas a dit : "C’est comme si je voyais encore la blancheur de cette bague sur sa main
- Sunan an-Nasa'i, n°5209
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Ne soyez pas si proches des polythéistes que vous puissiez profiter de la lumière de leur feu, et ne gravez pas de mots arabes sur vos bagues
- Sunan an-Nasa'i, n°5258
Rapporté par Anas ibn Malik : Quand on apportait du parfum au Prophète ﷺ, il ne le refusait pas
- Sunan an-Nasa'i, n°5297
Rapporté par Anas ibn Malik : Il a vu Umm Kalthum, la fille du Messager d’Allah ﷺ, porter un manteau (Burdah) de soie Sira’. Sira’ est un tissu avec des bandes de soie
- Sunan an-Nasa'i, n°5302
Rapporté par Wafid ibn ‘Amr ibn Sa’d ibn Mu’adh : Je suis entré auprès d’Anas ibn Malik quand il est venu à Médine et je l’ai salué. Il a dit : « D’où viens-tu ? » J’ai dit : « Je suis Wafid ibn ‘Amr ibn Sa’d ibn Mu’adh. » Il a dit : « Sa’d était la personne la plus noble et la meilleure. » Puis il a beaucoup pleuré, puis il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé une délégation à Ukaidir, le chef de Dumah, qui lui a envoyé un manteau (Jubbah) en Ad-Dibaj tissé d’or. Le Messager d’Allah ﷺ l’a porté, puis il est monté sur le Minbar et s’est assis sans rien dire, puis il est descendu et les gens se sont mis à toucher le tissu avec leurs mains. Il a dit : ‘Vous admirez cela ? Les mouchoirs de Sa’d au Paradis sont plus beaux que ce que vous voyez.’ »
- Sunan an-Nasa'i, n°5371
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ s’est allongé sur un tapis en cuir et a transpiré. Umm Sulaim s’est levée, a recueilli sa sueur et l’a mise dans un flacon. Le Prophète ﷺ l’a vue et a dit : "Que fais-tu, ô Umm Sulaim ?" Elle a répondu : "Je mets ta sueur dans mon parfum." Et le Prophète ﷺ a souri
- Sunan an-Nasa'i, n°5414
Rapporté par Ka'b bin Malik : Il avait une dette envers 'Abdullah bin Abi Hadrad Al-Aslami. Il l'a rencontré et lui a demandé de la rembourser. Ils se sont disputés jusqu'à ce que leurs voix deviennent fortes. Le Messager d'Allah ﷺ est passé près d'eux et a dit : « Ô Ka'b ! » et il a fait un geste de la main pour dire la moitié. Alors il a pris la moitié de ce qui était dû et a laissé tomber l'autre moitié
- Sunan an-Nasa'i, n°5445
Rapporté par 'Abdul-Malik bin 'Umair : J'ai entendu Mus'ab bin Sa'd (raconter) à propos de son père : Il nous enseignait cinq choses, qu'il disait que le Messager d'Allah ﷺ récitait dans ses invocations : « Allahumma inni a'udhu bika minal-bukhli, wa a'udhu bika minal-jubni, wa a'udhu bika an uradda ila ardhalil-'umuri, wa a'udhu bika min fitnatid-dunya, wa a'udhu bika min 'adhabil-qabr (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'avarice, contre la lâcheté, contre le fait d'atteindre un âge avancé de faiblesse, contre les épreuves de ce monde et contre le châtiment de la tombe). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5449
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ avait des invocations qu'il ne manquait jamais de réciter. Il disait : « Allahumma inni a'udhu bika minal-hammi, wal-hazani, wal-'ajzi, wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wa ghalabatar-rijal (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'inquiétude, la tristesse, l'incapacité, la paresse, l'avarice, la lâcheté et être dominé par les autres hommes). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5450
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ avait des invocations qu'il ne négligeait jamais. Il disait : « Allahumma inni a'udhu bika minal-hammi, wal-hazani, wal-'ajzi, wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wad-daini, wa ghalabatar-rijal (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'inquiétude, la tristesse, l'incapacité, la paresse, l'avarice, la lâcheté, la dette et être dominé par les autres hommes). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5453
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Messager d'Allah ﷺ invoquait, il disait : « Allahumma inni a'udhu bika minal-hammi, wal-hazani, wal-'ajzi, wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wad-dala'id-daini, wa ghalabatir-rijal (Ô Allah, je cherche protection auprès de Toi contre l'inquiétude, la tristesse, l'incapacité, la paresse, l'avarice, la lâcheté, les dettes difficiles et être dominé par les hommes). »
- Sunan an-Nasa'i, n°5457
Rapporté par Khalid : Humaid a rapporté : "On a interrogé Anas bin Malik au sujet du châtiment de la tombe et du Dajjal. Il a dit : Le Prophète d'Allah ﷺ avait l'habitude de dire : Allahumma, inni a'udhu bika minal-kasali, wal-harami, wal-jubni, wal-bukhli, wa fitnatid-dajjali, wa 'adhabil-qabr (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre la paresse, la vieillesse, la lâcheté, l'avarice, l'épreuve du Dajjal et le châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°5476
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ disait : "Allahumma inni a'udhu bika minal-hammi wal hazani, wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wa dala'id-dain, wa ghalabatir-rijal" (Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre l'inquiétude, la tristesse, la paresse, l'avarice, la lâcheté, les dettes difficiles et le fait d'être dominé par les hommes)
- Sunan an-Nasa'i, n°5496
Rapporté par 'Abdul-Malik bin 'Umair : J'ai entendu Mus'ab bin Sa'd dire, à propos de son père : Il nous enseignait cinq choses que le Messager d'Allah ﷺ récitait dans ses invocations, et il disait : "Allahumma inni a'udhu bika minal-bukhli, wa a'udhu bika minal-jubni, wa a'udhu bika an uradda ila ardhalil-'umuri, wa a'udhu bika min 'adhabil-qabr." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre l'avarice, contre la lâcheté, contre le fait de retomber dans la faiblesse de la vieillesse, et contre le châtiment de la tombe)
- Sunan an-Nasa'i, n°5503
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ a dit à Abu Talhah : "Trouve-moi un de tes garçons pour me servir." Abu Talhah m'a emmené, assis derrière lui, et j'ai servi le Prophète ﷺ à chaque arrêt pendant son voyage. Je l'entendais souvent dire : "Allahumma, inni a'udhu bika min al-harami, wal-huzni, wal-'ajzi, wal-kasali, wal-bukhli, wal-jubni, wa dala'id-dain, wa ghalabatir-rijal." (Ô Allah, je cherche Ta protection contre la vieillesse, la tristesse, l'incapacité, la paresse, l'avarice, la lâcheté, le poids des dettes et le fait d'être dominé par les autres)
- Sunan an-Nasa'i, n°5521
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui demande à Allah le Paradis trois fois, le Paradis dira : “Ô Allah, fais-le entrer au Paradis.” Et celui qui demande à être protégé de l’Enfer trois fois, l’Enfer dira : “Ô Allah, protège-le du Feu.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5541
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que je m’occupais d’un groupe de personnes, dont mes oncles paternels, et que j’étais le plus jeune parmi eux, un homme est venu et a dit : "Le khamr a été interdit." Je m’occupais d’eux et je leur servais du Fadikh (vin de dattes). Ils ont dit : "Jette-le." Alors je l’ai jeté. J’ai demandé à Anas : "Qu’est-ce que c’est ?" Il a répondu : "Des dattes fraîches et des dattes sèches." Abu Bakr bin Anas a dit : "C’était leur vin à cette époque." Et Anas ne l’a pas nié
- Sunan an-Nasa'i, n°5543
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le khamr a été interdit, leur boisson était faite de dattes fraîches et de dattes sèches
- Sunan an-Nasa'i, n°5563
Rapporté par Anas bin Malik : "Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit de faire tremper deux choses ensemble quand l’une est plus forte que l’autre. Je lui ai demandé au sujet du Fadikh (une boisson faite avec des dattes fraîches coupées), et il l’a interdite. Il n’aimait pas la partie en trop sur Al-Busr, de peur que cela ne fasse deux choses, alors nous avions l’habitude de la couper
- Sunan an-Nasa'i, n°5564
Rapporté par Abu Idris : "J’ai vu Anas bin Malik quand on lui a apporté des Busr avec des morceaux en trop, et il a commencé à les couper
- Sunan an-Nasa'i, n°5600
Rapporté par 'Abdul-Malik bin At-Tufail Al-Jazari : « ‘Umar bin ‘Abdul-‘Aziz nous a écrit : “Ne buvez pas le jus de raisin épaissi (obtenu en le faisant bouillir) tant que les deux tiers ne se sont pas évaporés et qu’il n’en reste qu’un tiers. Et toute boisson enivrante est interdite.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5629
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah ﷺ a interdit de faire tremper des fruits dans Ad-Dubba' (gourdes) et Al-Muzaffat
- Sunan an-Nasa'i, n°5695
Rapporté par 'Abdul-Malik bin Nafi' d'après Ibn 'Umar : Un récit similaire a été rapporté par 'Abdul-Malik bin Nafi' d'après Ibn 'Umar, du Prophète ﷺ
- Sunan an-Nasa'i, n°5726
Rapporté par Anas bin Sirin : "J'ai entendu Anas bin Malik dire : 'Le Diable s'est disputé avec Nuh, paix sur lui, au sujet de la vigne. L'un a dit : "Ceci est pour moi," et l'autre a dit : "Ceci est pour moi." Puis ils ont convenu que Nuh aurait un tiers et le Diable deux tiers
- Sunan an-Nasa'i, n°5727
Rapporté par 'Abdul-Malik bin Tufail Al-Jazari : "'Umar ibn 'Abdul-'Aziz nous a écrit (en disant) : 'Ne buvez pas d'At-Tila' (jus de raisin épaissi) tant que deux tiers ne sont pas partis et qu'il ne reste qu'un tiers, et toute boisson enivrante est interdite
- Sunan an-Nasa'i, n°5743
Rapporté par Abu 'Uthman, qui n'était pas Al-Hindi : Umm Al-Fadl a envoyé demander à Anas bin Malik au sujet du Nabidh préparé dans une jarre en terre cuite. Il lui a parlé de son fils An-Nadr, qui préparait du Nabidh dans une jarre en terre cuite le matin et en buvait le soir
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°13
Selon Abou Hamza Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée) — serviteur du Messager d’Allah (ﷺ) — le Prophète (ﷺ) a dit : Aucun de vous ne croit vraiment tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. [Boukhari] [Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°23
Selon Abou Malik al-Harith ibn Asim al-Achari (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La pureté est la moitié de la foi. “Alhamdoulillah” (louange à Allah) remplit la balance, et “SubhanAllah” (gloire à Allah) et “Alhamdoulillah” remplissent ce qui est entre le ciel et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est une preuve, la patience est une illumination, et le Coran est un argument en ta faveur ou contre toi. Chaque personne commence sa journée en marchand de son âme : soit il la libère, soit il la cause à sa perte. » [Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°32
Selon Abou Sa’id al-Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il ne doit y avoir ni préjudice, ni riposte au préjudice. » Un hadith bon rapporté par Ibn Majah, ad-Daraqutni et d’autres, et aussi par Malik dans al-Mouwatta en version moursal d’après ‘Amr ibn Yahya, d’après son père, d’après le Prophète (ﷺ), mais sans Abou Sa’id dans la chaîne. D’autres chaînes se renforcent mutuellement
- Hadiths Qudsi, n°3
D’après Zayd ibn Khalid al-Jouhani (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) dirigea pour nous la prière du matin à al-Houdaybiya après une nuit pluvieuse. Quand il termina, il se tourna vers les gens et leur dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ? » Ils dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Ce matin, l’un de Mes serviteurs a cru en Moi et l’autre M’a renié. Celui qui a dit : “Nous avons reçu la pluie par la grâce d’Allah et Sa miséricorde”, celui-là croit en Moi et nie les étoiles. Quant à celui qui a dit : “Nous avons reçu la pluie grâce à telle ou telle étoile”, celui-là Me renie et croit aux étoiles. » (Les Arabes préislamiques pensaient que la pluie venait du mouvement des étoiles. Ce hadith rappelle que c’est Allah qui gère toute chose.) Rapporté par Boukhari (aussi par Malik et an-Nassaï)
- Hadiths Qudsi, n°8
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : « La prière de celui qui n’a pas récité l’essence du Coran (sourate al-Fatiha) est incomplète. » (Il le répéta trois fois.) Quelqu’un demanda à Abou Hourayra : « Même derrière l’imam ? » Il répondit : « Récite-la en toi-même, car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Allah a dit : J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : ‘Al-hamdu lillahi rabbil ‘alamin’ (Louange à Allah, Seigneur des mondes), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a loué.’ Quand il dit : ‘Ar-Rahmani r-Rahim’ (Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a exalté.’ Quand il dit : ‘Maliki yawmi d-din’ (Maître du Jour du Jugement), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a glorifié’ — et une fois : ‘Mon serviteur s’est soumis à Mon pouvoir.’ Quand il dit : ‘Iyyaka na’budu wa iyyaka nasta’in’ (C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons l’aide), Allah dit : ‘Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.’ Quand il dit : ‘Ihdina-s-sirata-l-mustaqim, siratal-ladhina an’amta ‘alayhim ghayril-maghdoûbi ‘alayhim wa la d-dallin’ (Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non de ceux qui ont encouru Ta colère ni des égarés), Allah dit : ‘Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il a demandé.’ » Rapporté par Mouslim (aussi par Malik, at-Tirmidhi, Abou Daoud, an-Nassaï et Ibn Majah)
- Hadiths Qudsi, n°10
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (le Puissant et Sublime) dit : « Le jeûne est à Moi, et c’est Moi qui en donne la récompense. \[Le jeûneur] s’abstient de ses désirs, de sa nourriture et de sa boisson pour Moi. Le jeûne est un bouclier. Le jeûneur connaît deux joies : la joie lorsqu’il rompt son jeûne, et la joie quand il rencontrera son Seigneur. Le changement d’haleine du jeûneur est meilleur auprès d’Allah que l’odeur du musc. » Rapporté par Boukhari (aussi par Mouslim, Malik, at-Tirmidhi, an-Nassaï et Ibn Majah)
- Hadiths Qudsi, n°20
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les portes du Paradis s’ouvrent le lundi et le jeudi. Tout serviteur qui n’a rien associé à Allah sera alors pardonné, sauf celui qui garde une rancune envers son frère. On dira alors à leur sujet : Différez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. » Rapporté par Mouslim (aussi par Malik et Abou Daoud)
- Hadiths Qudsi, n°23
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah dira au Jour de la Résurrection : Où sont ceux qui se sont aimés en Ma majesté ? Aujourd’hui, Je leur donnerai de l’ombre sous Mon ombre, un jour où il n’y aura d’ombre que la Mienne. » Rapporté par Boukhari (aussi par Malik)
- Hadiths Qudsi, n°24
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si Allah aime un serviteur, Il appelle Gabriel (paix sur lui) et dit : “J’aime untel, aime-le.” Gabriel l’aime alors et appelle dans le ciel : “Allah aime untel, aimez-le.” Les habitants du ciel l’aiment alors aussi. Puis, il lui est accordé l’acceptation sur la terre. Si Allah déteste un serviteur, Il appelle Gabriel et dit : “Je déteste untel, déteste-le.” Gabriel le déteste, puis appelle les habitants du ciel : “Allah déteste untel, détestez-le.” Ils le détestent, et la détestation se répand sur la terre. » Rapporté par Mouslim (aussi par Boukhari, Malik et at-Tirmidhi)
- Hadiths Qudsi, n°30
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Allah (le Puissant et Sublime) a dit : « Si Mon serviteur aime Me rencontrer, J’aime le rencontrer ; s’il déteste Me rencontrer, Je déteste le rencontrer. » Explication prophétique de ce hadith : Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime le rencontrer ; celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste le rencontrer. ‘Aïsha (qu’Allah l’agrée) demanda : « Ô Prophète d’Allah, est-ce par détestation de la mort, car nous la détestons tous ? » Il répondit : « Non, mais quand le croyant reçoit la bonne nouvelle de la miséricorde d’Allah, de Son agrément et de Son Paradis, il aime rencontrer Allah et Allah aime le rencontrer ; quand l’incroyant reçoit la nouvelle du châtiment d’Allah et de Sa colère, il déteste Le rencontrer et Allah déteste le rencontrer. » Rapporté par Boukhari et Malik. La version prophétique est rapportée par Mouslim
- Hadiths Qudsi, n°35
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Notre Seigneur (glorifié et exalté soit-Il) descend chaque nuit au ciel le plus bas, quand il ne reste que le dernier tiers de la nuit. Il dit : « Qui M’invoque afin que Je lui réponde ? Qui Me demande quelque chose pour que Je le lui accorde ? Qui demande Mon pardon pour que Je lui pardonne ? » Rapporté par Boukhari (aussi par Mouslim, Malik, at-Tirmidhi et Abou Daoud). Dans une version de Mouslim, le hadith se termine ainsi : « Et cela continue jusqu’à l’apparition de l’aube. »
Profil symbolique du prénom Malek
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Malek
Traits dominants
- Patience : il manifeste une grande sérénité face aux épreuves du quotidien.
- Bienveillance : il agit naturellement comme un protecteur pour son entourage.
- Intégrité : sa conduite est dictée par des valeurs morales et spirituelles solides.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Malek (ou Malik, ou Malick)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| malek | Arabe, Persan |
| malik | Arabe, Indonésien, Malais, Ourdou |
| melik | Turc |
Personnalités connues portant le prénom Malek
- Malik ibn Anas (érudit, juriste, traditionniste et théologien musulman sunnite)
Popularité du prénom Malek
Dans le monde musulman
En France
Variante (8) : Malik · 13 045 Malek · 3 790 Malick · 1 950 Melik · 560 Mâlik · 45 Mélik · 40 Malèk · 35 Maalik · 10
Le prénom Malik a été donné à 13 045 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 784ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 3 940
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 570
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 380
- Hauts-de-France 1 175
- Grand Est 1 155
- Occitanie 860
- Normandie 485
- Nouvelle-Aquitaine 450
Voir plus (9 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 445
- Pays de la Loire 360
- Centre-Val de Loire 345
- Guadeloupe 240
- Bretagne 170
- La Réunion 145
- Mayotte 100
- Martinique 95
- Guyane 25
Le prénom Malek a été donné à 3 790 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 557ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 375
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 630
- Auvergne-Rhône-Alpes 520
- Grand Est 205
- Occitanie 185
- Hauts-de-France 145
- Bourgogne-Franche-Comté 80
- Nouvelle-Aquitaine 70
Voir plus (5 régions)
- Pays de la Loire 60
- Centre-Val de Loire 25
- Normandie 25
- Bretagne 10
- Corse 5
Le prénom Malick a été donné à 1 950 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 336ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 865
- Guadeloupe 125
- Martinique 115
- Grand Est 65
- Auvergne-Rhône-Alpes 65
- Normandie 55
- Hauts-de-France 55
- Nouvelle-Aquitaine 50
Voir plus (9 régions)
- Pays de la Loire 35
- Centre-Val de Loire 30
- Occitanie 30
- Bretagne 25
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 25
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Guyane 10
- La Réunion 10
- Mayotte 5
Le prénom Melik a été donné à 560 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 875ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 80
- Grand Est 75
- Île-de-France 70
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 35
- Normandie 10
- Occitanie 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Pays de la Loire 5
Le prénom Mâlik a été donné à 45 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 19 075ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 15
Le prénom Mélik a été donné à 40 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 20 135ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Malèk a été donné à 35 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 21 178ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 10
Le prénom Maalik a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 33 207ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Malek
Quelle est la signification du prénom Malek ?
Le prénom Malek signifie principalement 'ange' ou 'maître' selon son écriture en arabe. Il désigne des êtres de lumière et de pureté dans les textes religieux, représentant la protection et la miséricorde.
Le prénom Malek est-il masculin ou féminin ?
Le prénom peut être les deux selon la variante utilisée. La forme 'Malak' (ange) est souvent féminine, tandis que la forme 'Malek' (maître/possesseur) est généralement masculine, bien que l'usage puisse varier selon les régions.
Quelle est l'origine du prénom Malek ?
Malek a une origine sémitique ancienne et arabe. Il est présent dans le Coran pour désigner les messagers de Dieu et s'est répandu partout dans le monde musulman en raison de sa forte connotation spirituelle.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.