Origine et signification du prénom Mohamed (ou Muhammad, ou Ahmed) en Islam : Guide complet
مُحَمَّدُ
Mohamed est un prénom masculin d'origine arabe qui signifie "le digne d'éloges". Très important dans la culture musulmane car il est le nom du prophète de l'Islam, il figure parmi les prénoms les plus portés et respectés au monde.
Origine du prénom Mohamed
Signification du prénom Mohamed
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Mohamed (ou Muhammad, ou Ahmed) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (2) : Muhammad · 1 452 citations Ahmad · 106 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
52 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 143
Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous. Et Nous n'avions établi la direction (Qibla) vers laquelle tu te tournais que pour savoir qui suit le Messager [Muhammad] et qui s'en retourne sur ses talons. C'était un changement difficile, mais pas pour ceux qu'Allah guide. Et ce n'est pas Allah qui vous fera perdre [la récompense de] votre foi, car Allah, certes est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes
- Sourate Al-Baqarah (2), verset 252
Voilà les versets d'Allah, que Nous te (Muhammad) récitons avec la vérité. Et tu es, certes parmi les Envoyés
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 108
Tels sont les versets d'Allah; Nous te (Muhammad) les récitons avec vérité. Et Allah ne veut point léser les mondes
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 121
Lorsqu'un matin, tu (Muhammad) quittas ta famille, pour assigner aux croyants les postes de combat et Allah est Audient et Omniscient
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 128
Tu n'as (Muhammad) aucune part dans l'ordre (divin) - qu'Il (Allah) accepte leur repentir (en embrassant l'Islam) ou qu'Il les châtie, car ils sont bien des injustes
Voir 47 autres versets
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 144
Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés -. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 159
C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 176
N'aie (ô Muhammad) aucun chagrin pour ceux qui se jettent rapidement dans la mécréance. En vérité, ils ne nuiront en rien à Allah. Allah tient à ne leur assigner aucune part de biens dans l'au-delà. Et pour eux il y aura un énorme châtiment
- Sourate Ali 'Imran (3), verset 184
S'ils te (Muhammad) traitent de menteur, des prophètes avant toi, ont certes été traités de menteurs. Ils étaient venus avec les preuves claires, les Psaumes et le Livre lumineux
- Sourate An-Nisa (4), verset 41
Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci
- Sourate An-Nisa (4), verset 44
N'as-tu (Muhammad) pas vu ceux qui ont reçu une partie du Livre acheter l'égarement et chercher à ce que vous vous égariez du [droit] chemin
- Sourate An-Nisa (4), verset 78
Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. Qu'un bien les atteigne, ils disent: «C'est de la part d'Allah.» Qu'un mal les atteigne, ils disent: «C'est dû à toi (Muhammad).» Dis: «Tout est d'Allah.» Mais qu'ont-ils ces gens, à ne comprendre presque aucune parole
- Sourate An-Nisa (4), verset 102
Et lorsque tu (Muhammad) te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la Salât, qu'un groupe d'entre eux se mette debout en ta compagnie, en gardant leurs armes. Puis lorsqu'ils ont terminé la prosternation, qu'ils passent derrière vous et que vienne l'autre groupe, ceux qui n'ont pas encore célébré la Salât. A ceux-ci alors d'accomplir la Salât avec toi, prenant leurs précautions et leurs armes. Les mécréants aimeraient vous voir négliger vos armes et vos bagages, afin de tomber sur vous en une seule masse. Vous ne commettez aucun péché si, incommodés par la pluie ou malades, vous déposez vos armes; cependant prenez garde. Certes, Allah a préparé pour les mécréants un châtiment avilissant
- Sourate An-Nisa (4), verset 113
Et n'eût été la grâce d'Allah sur toi (Muhammad) et Sa miséricorde, une partie d'entre eux t'aurait bien volontiers égaré. Mais ils n'égarent qu'eux-mêmes, et ne peuvent en rien te nuire. Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et t'a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d'Allah sur toi est immense
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 15
O gens du Livre! Notre Messager (Muhammad) vous est certes venu, vous exposant beaucoup de ce que vous cachiez du Livre, et passant sur bien d'autres choses! Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d'Allah
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 19
O gens du Livre! Notre Messager (Muhammad) est venu pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas: «Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur». Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur. Et Allah est Omnipotent
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 48
Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t'est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu'Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes cœvres. C'est vers Allah qu'est votre retour à tous; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez
- Sourate Al-Ma'idah (5), verset 83
Et quand ils entendent ce qui a été descendu sur le Messager [Muhammad], tu vois leurs yeux déborder de larmes, parce qu'ils ont reconnu la vérité. Ils disent: «O notre Seigneur! Nous croyons: inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent (de la véracité du Coran)
- Sourate Al-An'am (6), verset 7
Même si Nous avions fait descendre sur toi (Muhammad) un Livre en papier qu'ils pouvaient toucher de leurs mains, ceux qui ne croient pas auraient certainement dit: «Ce n'est que de la magie évidente!»
- Sourate Al-An'am (6), verset 8
Et ils disent: «Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur lui (Muhammad) un Ange?» Si Nous avions fait descendre un Ange, c'eût été, sûrement, affaire faite; puis on ne leur eût point donné de délai
- Sourate Al-An'am (6), verset 20
Ceux à qui Nous avons donné le Livre reconnaissent (le Messager Muhammad) comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Ceux qui font leur propre perte sont ceux qui ne croient pas
- Sourate Al-An'am (6), verset 34
Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs. Ils endurèrent alors avec constance d'être traités de menteurs et d'être persécutés, jusqu'à ce que Notre secours leur vînt. Et nul ne peut changer les paroles d'Allah, et il t'est déjà parvenu une partie de l'histoire des Envoyés
- Sourate Al-An'am (6), verset 37
Et ils disent: «Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur lui (Muhammad) un miracle de la part de son Seigneur?» Dis: «Certes Allah est capable de faire descendre un miracle. Mais la plupart d'entre eux ne savent pas»
- Sourate Al-A'raf (7), verset 184
Est-ce qu'ils n'ont pas réfléchi? Il n'y a point de folie en leur compagnon (Muhammad): il n'est qu'un avertisseur explicite
- Sourate Yunus (10), verset 20
Et ils disent: «Que ne fait-on descendre sur lui (Muhammad) un miracle de son Seigneur?» Alors, dis: «L'inconnaissable relève seulement d'Allah. Attendez donc; je serai avec vous parmi ceux qui attendent
- Sourate Yunus (10), verset 38
Ou bien ils disent: «Il (Muhammad) l'a inventé?» Dis: «Composez donc une sourate semblable à ceci, et appelez à votre aide n'importe qui vous pourrez, en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques»
- Sourate Hud (11), verset 17
Est-ce que celui qui se fonde sur une preuve évidente (le Coran) venant de son Seigneur et récitée par un témoin [l'archange Gabriel] de Sa part, cependant qu'avant lui [Muhammad] il y a le livre de Moïse tenant lieu de guide et de miséricorde... [est meilleur ou bien celui qui ne se fonde sur aucune preuve valable?]. Ceux-là y croient; mais quiconque d'entre les factions n'y croit pas, aura le Feu comme rendez-vous. Ne sois donc pas en doute au sujet de ceci (le Coran). Oui, c'est la vérité venant de ton Seigneur; mais la plupart des gens n'y croient pas
- Sourate Hud (11), verset 100
Cela fait partie des récits que Nous te [Muhammad] racontons concernant des cités: les unes sont encore debout, tandis que d'autres (sont complètement) rasées
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 7
Et ceux qui ont mécru disent: «Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur celui-ci (Muhammad) un miracle venant de son Seigneur?» Tu n'es qu'un avertisseur, et à chaque peuple un guide
- Sourate Ar-Ra'd (13), verset 27
Ceux qui ont mécru disent: «Pourquoi n'a-t-on pas descendu sur lui (Muhammad) un miracle venant de son Seigneur?» Dis: «En vérité, Allah égare qui Il veut; et Il guide vers Lui celui qui se repent
- Sourate An-Nahl (16), verset 89
Et le jour où dans chaque communauté, Nous susciterons parmi eux-mêmes un témoin contre eux, Et Nous t'emmenerons [Muhammad] comme témoin contre ceux-ci. Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu'un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans
- Sourate Al-Isra (17), verset 1
Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Muhammad], de la Mosquée Al-Harâm à la Mosquée Al-Aqsâ dont Nous avons béni l'alentour, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. C'est Lui, vraiment, qui est l'Audient, le Clairvoyant
- Sourate Al-Kahf (18), verset 1
Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur (Muhammad), le Livre, et n'y a point introduit de tortuosité (ambiguité)
- Sourate Taha (20), verset 134
Et si Nous les avions fait périr par un châtiment avant lui [Muhammad], ils auraient certainement dit: «O notre Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé de Messager? Nous aurions alors suivi Tes enseignements avant d'avoir été humiliés et jetés dans l'ignominie»
- Sourate Al-Furqan (25), verset 4
Les mécréants disent: «Tout ceci n'est qu'un mensonge qu'il (Muhammad) a inventé, et où d'autres gens l'ont aidé». Or, ils commettent là une injustice et un mensonge
- Sourate Al-Qasas (28), verset 56
Tu [Muhammad] ne diriges pas celui que tu aimes: mais c'est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés
- Sourate As-Sajdah (32), verset 3
Diront-ils qu'il (Muhammad) l'a inventé? Ceci est, au contraire, la vérité venant de ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple à qui nul avertisseur avant toi n'est venu, afin qu'ils se guident
- Sourate Al-Ahzab (33), verset 40
Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient
- Sourate Saba (34), verset 46
Dis: «Je vous exhorte seulement à une chose: que pour Allah vous vous leviez, par deux ou isolément, et qu'ensuite vous réfléchissiez. Votre compagnon (Muhammad) n'est nullement possédé: il n'est pour vous qu'un avertisseur annonçant un dur châtiment»
- Sourate Fatir (35), verset 22
De même, ne sont pas semblables les vivants et les morts. Allah fait entendre qui Il veut, alors que toi [Muhammad], tu ne peux faire entendre ceux qui sont dans les tombeaux
- Sourate Fatir (35), verset 42
Et ils ont juré solennellement par Allah, que si un avertisseur leur venait, ils seraient certes mieux guidés que n'importe quelle autre communauté. Puis, quand un avertisseur (Muhammad) leur est venu, cela n'a fait qu'accroître leur répulsion
- Sourate Ya-Sin (36), verset 3
Tu (Muhammad) es certes du nombre des messagers
- Sourate Ya-Sin (36), verset 69
Nous ne lui (à Muhammad) avons pas enseigné la poésie; cela ne lui convient pas non plus. Ceci n'est qu'un rappel et une Lecture [Coran] claire
- Sourate Al-Ahqaf (46), verset 35
Endure (Muhammad) donc, comme ont enduré les messagers doués de fermeté; et ne te montre pas trop pressé de les voir subir [leur châtiment]. Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera qu'ils n'étaient restés [sur terre] qu'une heure d'un jour. Voilà une communication. Qui sera donc anéanti sinon les gens pervers
- Sourate Muhammad — n°47
Ceux qui ont mécru et obstrué le chemin d'Allah, Il a rendu leurs œuvres vaines
- Sourate Muhammad (47), verset 2
Et ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres et ont cru en ce qui a été descendu sur Muhammad - et c'est la vérité venant de leur Seigneur - Il leur efface leurs méfaits et améliore leur condition
- Sourate Al-Fath (48), verset 29
Muhammad est le Messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d'Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l'image que l'on donne d'eux dans l'Evangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s'épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l'émerveillement des semeurs. [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d'entre eux qui croient et font de bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense
- Sourate Al-Qalam (68), verset 2
Tu (Muhammad) n'es pas, par la grâce de ton Seigneur, un possédé
- Sourate Al-Muzzammil (73), verset 20
Ton Seigneur sait, certes, que tu (Muhammad) te tiens debout moins de deux tiers de la nuit, ou sa moitié, ou son tiers. De même qu'une partie de ceux qui sont avec toi. Allah détermine la nuit et le jour. Il sait que vous ne saurez jamais passer toute la nuit en prière. Il a usé envers vous avec indulgence. Récitez donc ce qui [vous] est possible du Coran. Il sait qu'il y aura parmi vous des malades, et d'autres qui voyageront sur la terre, en quête de la grâce d'Allah, et d'autres encore qui combattront dans le chemin d'Allah. Récite-en donc ce qui [vous] sera possible. Accomplissez la Salât, acquittez la Zakât, et faites à Allah un prêt sincère. Tout bien que vous vous préparez, vous le retrouverez auprès d'Allah, meilleur et plus grand en fait de récompense. Et implorez le pardon d'Allah. Car Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux
- Sourate Al-Muddaththir (74), verset 1
O, toi (Muhammad)! Le revêtu d'un manteau
- Sourate At-Takwir (81), verset 22
Votre compagnon (Muhammad) n'est nullement fou
- Sourate Al-'Alaq (96), verset 10
à un serviteur d'Allah [Muhammad] de célébrer la Salât
Le prénom dans les hadiths
1400 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°36
Rapporté par Ruwayfi' ibn Thabit : Shayban al-Qatbani a rapporté que Maslamah ibn Mukhallad a nommé Ruwayfi' ibn Thabit gouverneur du Bas-Egypte. Il a ajouté : Nous avons voyagé avec lui de Kum Sharik à Alqamah ou d’Alqamah à Kum Sharik (le rapporteur hésite). Ruwayfi' a dit : À l’époque du Prophète ﷺ, l’un de nous empruntait un chameau à un autre à condition de partager le butin, la moitié pour l’un, l’autre moitié pour l’autre. Parfois, l’un recevait la pointe d’une flèche et une plume, l’autre la tige de la flèche comme part du butin. Il a ensuite rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ruwayfi', tu vivras peut-être longtemps après moi, alors dis aux gens que si quelqu’un attache sa barbe ou porte un fil autour du cou pour se protéger du mauvais œil, ou se nettoie avec des excréments d’animaux ou des os, Muhammad n’a rien à voir avec lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°39
Rapporté par Abdullah ibn Mas'ud : Une délégation de djinns est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : « Ô Muhammad, interdis à ta communauté de se nettoyer avec des os, des excréments ou du charbon, car Allah y a mis notre nourriture. » Alors le Prophète ﷺ leur a interdit de le faire
- Sunan Abu Dawud, n°48
Rapporté par Abdullah ibn Abdullah ibn Umar : Muhammad ibn Yahya ibn Habban a demandé à Abdullah ibn Abdullah ibn Umar pourquoi Ibn Umar faisait ses ablutions avant chaque prière, qu’il ait ou non déjà les ablutions. Il a répondu : Asma’, fille de Zayd ibn al-Khattab, m’a rapporté qu’Abdullah ibn Hanzalah ibn Abu Amir lui avait dit que le Messager d’Allah ﷺ avait d’abord reçu l’ordre de faire les ablutions avant chaque prière, qu’il les ait ou non. Quand cela est devenu difficile pour lui, il a reçu l’ordre d’utiliser le siwak à chaque prière. Comme Ibn Umar pensait avoir la force de faire les ablutions avant chaque prière, il n’a jamais abandonné cette pratique. Abu Dawud a dit : Ibrahim ibn Sa’d a rapporté ce hadith d’après Muhammad ibn Ishaq, et il y mentionne le nom de ‘Ubaid Allah ibn Abdullah (au lieu de ‘Abd Allah ibn ‘Abd Allah ibn Umar)
- Sunan Abu Dawud, n°54
Rapporté par Ammar b. Yasir : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Se rincer la bouche et aspirer de l’eau dans le nez font partie de la fitrah (la nature saine). » Puis il a rapporté une tradition similaire (comme celle rapportée par Aishah), mais il n’a pas mentionné les mots « laisser pousser la barbe ». Il a ajouté les mots « circoncision » et « asperger d’eau la partie intime ». Il n’a pas mentionné « se nettoyer après être allé aux toilettes ». Abu Dawud a dit : Une tradition similaire a été rapportée par Ibn ‘Abbas. Il n’a mentionné que cinq pratiques, toutes concernant la tête, dont la raie dans les cheveux ; il n’a pas parlé de la barbe. Abu Dawud a dit : La tradition rapportée par Hammad a aussi été transmise par Talq b. Habib, Mujahid et Bakr b. ‘Abd Allah b. al-Muzani comme leur propre avis (et non comme une parole du Prophète ﷺ). Ils n’ont pas mentionné « laisser pousser la barbe ». La version transmise par Muhammad b. Abd Allah b. Abi Maryam, Abu Salamah et Abu Huraira du Prophète ﷺ mentionne « laisser pousser la barbe ». Une tradition similaire a été rapportée par Ibrahim al-Nakha’i, qui a mentionné « porter la barbe » et « circoncision »
- Sunan Abu Dawud, n°71
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « La purification du récipient de l’un d’entre vous, après qu’un chien l’a léché, consiste à le laver sept fois, en utilisant de la terre la première fois. » Abu Dawud a dit : Une tradition similaire a été rapportée par Abu Ayyub et Habib b. al-Shahid de la part de Muhammad
Voir 1395 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°89
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Muhammad : Nous étions en compagnie de ‘Aishah رضي الله عنها. Quand on lui a apporté son repas, al-Qasim s’est levé pour prier. Alors, ‘Aishah a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “On ne doit pas prier en présence de nourriture, ni quand on lutte contre deux besoins pressants (par exemple, l’envie d’aller aux toilettes).” »
- Sunan Abu Dawud, n°169
Rapporté par ‘Uqbah b. ‘Amir رضي الله عنه : Nous étions au service du Messager d’Allah ﷺ, chacun à son tour gardait les chameaux. Un jour, c’était mon tour et j’ai ramené les chameaux l’après-midi. J’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ en train de s’adresser aux gens. Je l’ai entendu dire : « Celui d’entre vous qui fait ses ablutions correctement, puis se lève et prie deux unités de prière en y concentrant son cœur et son corps, le Paradis lui sera garanti. » J’ai dit : « Ah, comme c’est beau ! » Un homme devant moi a dit : « L’action que le Prophète a mentionnée avant cela, ô ‘Uqbah, est encore meilleure. » Je l’ai regardé et j’ai vu que c’était ‘Umar b. al-Khattab. Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô Abu Hafs ? » Il a répondu : « Il (le Prophète) a dit avant que tu arrives : Si l’un d’entre vous fait ses ablutions correctement, puis à la fin de ses ablutions il dit : “J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, Il n’a pas d’associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager”, alors les huit portes du Paradis lui seront ouvertes, il pourra entrer par celle qu’il veut. » Mu’awiyah a dit : Rabi’ah b. Yazid m’a rapporté ce récit de la part d’Abu Idris et de ‘Uqbah b. ‘Amir
- Sunan Abu Dawud, n°191
Muhammad ibn al-Munkadir a dit : J’ai entendu Jabir ibn Abd Allah رضي الله عنه dire : J’ai présenté du pain et de la viande au Prophète ﷺ. Il en a mangé, puis il a demandé de l’eau pour faire ses ablutions et il a prié la prière du midi (Dhuhr). Ensuite, il a redemandé le reste de la nourriture et il en a mangé. Puis il s’est levé et a prié sans refaire ses ablutions
- Sunan Abu Dawud, n°198
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ pour la bataille de Dhat ar-Riqa. Un des musulmans a tué la femme d’un des mécréants. Son mari a juré : « Je ne me reposerai pas tant que je n’aurai pas tué un des compagnons de Muhammad. » Il a suivi les traces du Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ s’est arrêté à un endroit et a dit : « Qui va monter la garde pour nous ? » Un homme des Muhajirun (Émigrés) et un des Ansar (Auxiliaires) ont répondu. Il leur a dit : « Allez à l’entrée du col de la montagne. » Là-bas, l’homme des Muhajirun s’est allongé tandis que l’homme des Ansar priait debout. L’ennemi est venu, a vu le veilleur et a compris qu’il surveillait les musulmans. Il lui a tiré une flèche et l’a touché, mais l’homme a retiré la flèche et l’a jetée. L’ennemi a tiré trois flèches. Ensuite, le musulman s’est incliné, s’est prosterné et a réveillé son compagnon. Quand l’ennemi a vu qu’ils étaient alertés, il s’est enfui. Quand l’homme des Muhajirun a vu l’Ansar saigner, il lui a dit : « Gloire à Allah ! Pourquoi ne m’as-tu pas réveillé dès la première flèche ? » Il a répondu : « J’étais occupé à réciter une sourate du Coran, je n’ai pas voulu l’interrompre. »
- Sunan Abu Dawud, n°215
Rapporté par Ubayy ibn Ka’b رضي الله عنه : Le jugement selon lequel le bain est obligatoire en cas d’émission provenait de la facilité accordée par le Messager d’Allah ﷺ au début de l’islam. Ensuite, il a ordonné de prendre un bain dans ce cas. Abu Dawud a dit : Par Abu Ghassan, on entend Muhammad ibn Mutarrif
- Sunan Abu Dawud, n°234
Cette tradition a été rapportée par Hammad b. Salamah avec la même chaîne de transmetteurs et un sens similaire. Cette version ajoute au début : Il a prononcé le TAKBIR (« Allahu akbar »), et à la fin : lorsqu’il a terminé la prière, il a dit : « Je suis un être humain ; j’étais en état d’impureté majeure. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par al-Zuhri de la part d’Abu Salamah b. ‘Abd al-Rahman, selon Abu Hurairah. Elle dit : Lorsqu’il s’est tenu à la place de la prière, nous avons attendu qu’il prononce le takbir (« Allahu akbar »). Il est parti et a dit : « Restez comme vous êtes. » Une autre version, rapportée par Muhammad du Prophète ﷺ, dit : Il a prononcé le takbir (« Allahu Akbar ») puis a fait un signe aux gens, voulant dire « asseyez-vous ». Il est ensuite parti prendre un bain rituel. Cette tradition a aussi été rapportée par une autre chaîne. Elle dit : Le Messager d’Allah ﷺ a prononcé le takbir (« Allahu akbar ») lors d’une prière. Abu Dawud a dit : Une autre version par une chaîne différente dit : Le Prophète ﷺ a prononcé le takbir (« Allahu akbar »)
- Sunan Abu Dawud, n°279
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Umm Habibah رضي الله عنها demanda au Prophète ﷺ au sujet du sang qui coule au-delà de la période des règles. Aishah dit : « J’ai vu sa bassine pleine de sang. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ne prie pas pendant une durée égale à celle de tes règles habituelles, puis lave-toi. » Abu Dawud a dit : Qutaibah a mentionné le nom de Ja’far ibn Rabi’ah au milieu du texte du hadith une deuxième fois (c’est-à-dire que Qutaibah, doutant du rapporteur Ja’far ibn Rabi’ah, a mentionné son nom deux fois : une fois dans la chaîne et encore en rapportant le texte). Ali ibn ‘Ayyash et Yunus ibn Muhammad l’ont rapporté d’après al-Laith. Ils ont mentionné le nom de Ja’far ibn Rabi’ah
- Sunan Abu Dawud, n°285
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Umm Habibah, fille de Jahsh, belle-sœur du Messager d’Allah ﷺ et épouse de 'Abd al-Rahman b. 'Awf, a eu un écoulement de sang prolongé pendant sept ans. Elle a interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce n’est pas la menstruation, mais cela vient d’une veine. Donc, lave-toi et prie. » Abu Dawud a dit : Dans ce récit transmis par al-Zuhri de 'Urwah et 'Urwah d’après 'Aishah, al-Awza'i a ajouté : 'Aishah a dit : Umm Habibah, fille de Jahsh et épouse de 'Abd al-Rahman b. 'Awf, a eu un écoulement de sang prolongé pendant sept ans. Le Prophète ﷺ lui a ordonné : « Quand tes règles commencent, arrête de prier ; quand elles sont terminées, prends un bain et prie. » Abu Dawud a dit : Aucun des élèves de al-Zuhri n’a mentionné ces mots, sauf al-Awza'i. Abu Dawud a dit : Ce sont les mots de la version rapportée par Hisham b. 'Urwah de son père d’après 'Aishah. Abu Dawud a dit : Dans cette tradition, Ibn 'Uyainah a aussi ajouté les mots : Il lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. C’est une confusion de la part d’Ibn 'Uyainah. La version de ce récit rapportée par Muhammad b. 'Amr de al-Zuhri a un ajout similaire à celui fait par al-Awza'i dans sa version
- Sunan Abu Dawud, n°286
Rapporté par Fatimah, fille d’AbuHubaysh رضي الله عنها : Urwah ibn az-Zubayr a rapporté de Fatimah, fille d’AbuHubaysh, qu’elle avait un écoulement de sang continu, alors le Prophète ﷺ lui a dit : « Lorsque le sang des règles arrive, il est noir et reconnaissable ; donc quand il apparaît, arrête de prier ; mais quand c’est un autre type de sang, fais les ablutions et prie, car cela vient seulement d’une veine. » Abu Dawud a dit : Ibn al-Muthanna rapporte ce récit de son livre d’après Ibn 'Adi de façon similaire. Plus tard, il nous l’a transmis de mémoire : Muhammad b. 'Amr nous a rapporté d’al-Zuhri, de 'Urwah, d’après 'Aishah qui a dit : Fatimah avait un écoulement de sang. Il a ensuite rapporté le récit avec le même sens. Abu Dawud a dit : Anas b. Sirin a rapporté d’Ibn 'Abbas à propos de la femme qui a un écoulement de sang prolongé. Il a dit : Si elle voit du sang épais, elle ne doit pas prier ; si elle se trouve purifiée, même un instant, elle doit se laver et prier. Makhul a dit : Les règles ne sont pas cachées aux femmes. Leur sang est noir et épais. Quand cette couleur et cette épaisseur disparaissent et qu’apparaît une couleur jaune et liquide, c’est un écoulement de veine. Elle doit se laver et prier. Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Sa'id b. al-Musayyab à travers une autre chaîne de narrateurs, disant : La femme qui a un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier quand les règles commencent ; quand elles sont terminées, elle doit se laver et prier. Sumayy et d’autres l’ont aussi rapporté de Sa'id b. al-Musayyab. Cette version ajoute : Elle doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. Hammad b. Salamah l’a rapporté de la même façon de Yahya b. Sa'id d’après Sa'id b. al-Musayyab. Abu Dawud a dit : Yunus a rapporté d’Al-Hasan : Quand le saignement d’une femme menstruée dépasse la durée normale, elle doit s’abstenir de prier, après la fin de ses règles, pendant un ou deux jours. Ensuite, elle devient une femme ayant un écoulement prolongé. Al-Taimi a rapporté de Qatadah : Si sa période menstruelle est prolongée de cinq jours, elle doit prier. Al-Taimi a dit : J’ai continué à réduire le nombre de jours jusqu’à arriver à deux jours. Il a dit : Si la période est prolongée de deux jours, ils seront comptés dans la période menstruelle. Quand on a interrogé Ibn Sirin à ce sujet, il a dit : Les femmes connaissent mieux cela
- Sunan Abu Dawud, n°303
Muhammad b. 'Uthman a demandé à al-Qasim b. Muhammad au sujet de la femme qui a un écoulement de sang prolongé. Il répondit : « Elle doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle, puis se laver et prier ; ensuite, elle doit se laver pendant sa période menstruelle. »
- Sunan Abu Dawud, n°312
Rapporté par Al-Azdiyyah, c’est-à-dire Mussah : J’ai accompli le Hajj et je suis allée voir Umm Salamah. Je lui ai dit : « Mère des croyants, Samurah b. Jundub ordonne aux femmes de rattraper les prières manquées pendant leurs règles. » Elle a répondu : « Elles ne doivent pas le faire. Les épouses du Prophète ﷺ s’abstenaient de prier pendant quarante jours lors des saignements après l’accouchement, et le Prophète ﷺ ne leur demandait pas de rattraper les prières manquées pendant cette période. » Muhammad b. Hatim a dit : Le nom d’Al-Azdiyyah est Mussah et son surnom est Umm Busrah. Abu Dawud a dit : Le surnom de Kathir b. Ziyad est Abu Sahl
- Sunan Abu Dawud, n°326
Ce hadith est aussi transmis par Ibn 'Abd al-Rahman b. Abza d’après son père, de 'Ammar. Il a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Il t’aurait suffi de frapper le sol avec tes mains, puis de t’essuyer le visage et les mains (jusqu’aux poignets). » Il a ensuite raconté le reste du récit. Abu Dawud a dit : Ceci est aussi transmis par Shu'bah d’après Husain, d’après Abu Malik. Il a dit : J’ai entendu 'Ammar dire cela dans son discours, sauf que dans cette version il a ajouté les mots : « Il a soufflé. » Et Husain b. Muhammad a rapporté de Shu'bah d’après al-Hakam et dans cette version il a ajouté les mots : « Il (le Prophète) a frappé la terre avec ses paumes et a soufflé. »
- Sunan Abu Dawud, n°330
Rapporté par Nafi' : Accompagné de 'Abd Allah b. 'Umar, je suis allé voir Ibn 'Abbas pour une affaire. Il (Ibn 'Abbas) a rapporté un hadith disant : Un homme est passé devant le Messager d’Allah ﷺ dans une rue, alors qu’il revenait des toilettes ou venait d’uriner. L’homme l’a salué, mais le Prophète n’a pas répondu à la salutation. Quand l’homme allait disparaître dans la rue, il a frappé le mur avec ses deux mains et s’est essuyé le visage avec. Puis il a frappé une deuxième fois et s’est essuyé les bras. Ensuite, il a répondu à la salutation de l’homme. Puis il a dit : « Je ne t’ai pas répondu car je n’étais pas pur. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Muhammad b. Thabit a rapporté un hadith rejeté. Ibn Dasah a dit : Abu Dawud a dit : Personne n’a soutenu Muhammad b. Thabit concernant le fait de frapper le mur deux fois (pour s’essuyer) de la part du Prophète ﷺ, mais cela a été rapporté comme une action de Ibn 'Umar
- Sunan Abu Dawud, n°343
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه et Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un prend un bain le vendredi, met ses plus beaux vêtements, applique un peu de parfum s’il en a, va à la prière en groupe (à la mosquée) sans enjamber les gens, prie ce qu’Allah a prescrit, puis reste silencieux dès que l’imam arrive jusqu’à la fin de la prière, cela effacera ses péchés de la semaine précédente. » Abu Huraira رضي الله عنه a ajouté : « (Cela effacera ses péchés) pour trois jours de plus. » Il a aussi dit : « Une bonne action est récompensée dix fois. » Abu Dawud dit : La version rapportée par Muhammad b. Salamah est complète, et Hammad n’a pas mentionné la parole d’Abu Huraira
- Sunan Abu Dawud, n°368
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ ne priait pas dans nos couvertures. Hammad a dit : J’ai entendu Sa‘id ibn Abi Sadaqah dire : J’ai demandé à Muhammad ibn Sirin à ce sujet. Il ne me l’a pas rapporté mais a dit : « Je l’ai entendu il y a longtemps, mais je ne sais plus de qui. Je ne sais pas si c’était une personne fiable ou non. Renseigne-toi à ce sujet. »
- Sunan Abu Dawud, n°380
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Un bédouin est entré dans la mosquée pendant que le Messager d’Allah ﷺ était assis. Il a accompli deux unités de prière, selon la version d’Ibn ‘Abdah. Ensuite, il a dit : « Ô Allah, fais miséricorde à moi et à Muhammad, et ne fais miséricorde à personne d’autre avec nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Tu as limité quelque chose qui était plus vaste. » Peu après, il a uriné dans un coin de la mosquée. Les gens se sont précipités vers lui. Le Prophète ﷺ les a arrêtés et a dit : « Vous avez été envoyés pour faciliter, pas pour compliquer. Versez un seau d’eau dessus. »
- Sunan Abu Dawud, n°393
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gabriel ﷺ m’a dirigé dans la prière à la Maison (c’est-à-dire la Ka’bah). Il a prié le zuhr avec moi quand le soleil venait de passer le zénith, à la longueur d’une lanière de sandale ; il a prié le ‘asr avec moi quand l’ombre de chaque chose était égale à elle-même ; il a prié le maghrib avec moi au moment où celui qui jeûne rompt le jeûne ; il a prié le ‘isha avec moi quand la lueur du soir avait disparu ; et il a prié le fajr avec moi quand la nourriture et la boisson deviennent interdites à celui qui jeûne. Le lendemain, il a prié le zuhr avec moi quand mon ombre était égale à moi-même ; il a prié le ‘asr avec moi quand mon ombre était deux fois plus longue que moi ; il a prié le maghrib au même moment que la veille ; il a prié le ‘isha avec moi quand un tiers de la nuit était passé ; et il a prié le fajr avec moi quand il y avait déjà pas mal de lumière. Puis il s’est tourné vers moi et a dit : “Muhammad, voici les horaires suivis par les prophètes avant toi, et le temps de la prière se situe entre ces deux moments.” »
- Sunan Abu Dawud, n°394
Ibn Shihab a dit : ‘Umar ibn ‘Abdul ‘Aziz était assis sur la chaire et il a un peu retardé la prière du ‘asr. ‘Urwah ibn al-Zubair lui a dit : « Gabriel a informé Muhammad ﷺ des horaires de la prière. » ‘Umar lui a dit : « Sois sûr de ce que tu dis. » ‘Urwah a alors répondu : « J’ai entendu Bashir ibn Abu Mas’ud dire qu’il a entendu Abu Mas’ud al-Ansari dire qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Gabriel est descendu et m’a informé des horaires de la prière, et j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui”, comptant cinq prières sur ses doigts. J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire la prière du zuhr quand le soleil venait de passer le zénith. Parfois il la retardait quand il faisait très chaud ; et j’ai vu qu’il priait le ‘asr quand le soleil était encore haut et brillant, avant qu’il ne jaunisse ; puis un homme pouvait partir après la prière et atteindre Dhu’l-Hulaifah avant le coucher du soleil, et il priait le maghrib au coucher du soleil ; et il priait le ‘isha quand l’obscurité couvrait l’horizon ; parfois il la retardait jusqu’à ce que les gens se rassemblent ; et une fois il a prié le fajr dans l’obscurité de l’aube, et une autre fois il l’a priée quand il faisait déjà clair ; mais ensuite il a continué à la prier dans l’obscurité de l’aube jusqu’à sa mort ; il ne l’a plus jamais priée quand il faisait clair. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis d’al-Zuhri par Ma’mar, Malik, Ibn ‘Uyainah, Shu’aib ibn Abi Hamzah, al-Laith ibn Sa’d et d’autres ; mais ils n’ont pas mentionné l’horaire exact de la prière, ni donné de détails. De même, Hisham ibn ‘Urwah et Habib ibn Abu Mazruq ont rapporté d’‘Urwah comme le récit de Ma’mar et ses compagnons. Mais Habib n’a pas mentionné Bashir. Wahb ibn Kaisan a rapporté de la part de Jabir, du Prophète ﷺ, l’horaire de la prière du maghrib. Il a dit : « Le lendemain, Gabriel est venu à l’heure du maghrib, quand le soleil était déjà couché. (Il est venu les deux jours) à la même heure. » Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été transmis par Abu Huraira du Prophète ﷺ. Il a dit : « Puis Gabriel m’a dirigé dans la prière du maghrib le lendemain à la même heure. » De même, ce récit a été rapporté par ‘Abd Allah ibn ‘Amr ibn al-‘As, par une chaîne de Hassan ibn ‘Atiyyah, de ‘Amr ibn Shu’aib, de son père, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°397
Rapporté par Muhammad ibn ‘Amr ibn al-Hasan : Nous avons interrogé Jabir رضي الله عنه sur les horaires de prière du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : Il faisait la prière du zuhr pendant la chaleur du milieu de journée, la prière du ‘asr quand le soleil était encore brillant, la prière du maghrib quand le soleil était complètement couché, la prière du ‘isha tôt quand il y avait beaucoup de monde, mais plus tard s’ils étaient peu nombreux, et la prière du fajr dans l’obscurité de l’aube
- Sunan Abu Dawud, n°486
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme entra dans la mosquée à dos de chameau, le fit agenouiller puis attacha sa patte avec une corde. Il demanda alors : « Qui parmi vous est Muhammad ? » Le Messager d’Allah ﷺ était assis, appuyé sur quelque chose, parmi eux. Nous lui avons dit : « C’est cet homme au teint clair, appuyé là-bas. » L’homme dit : « Ô fils d’Abd al-Muttalib. » Le Prophète ﷺ répondit : « Je t’ai déjà répondu. » L’homme reprit : « Ô Muhammad, je te pose une question. » Le rapporteur a ensuite raconté la suite du récit
- Sunan Abu Dawud, n°499
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Zayd : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ ordonna de fabriquer une cloche pour rassembler les gens à la prière, un homme portant une cloche à la main m’apparut en rêve. Je lui dis : « Serviteur d’‘Abd Allah, veux-tu vendre la cloche ? » Il demanda : « Qu’en feras-tu ? » Je répondis : « Nous l’utiliserons pour appeler les gens à la prière. » Il dit : « Veux-tu que je te propose quelque chose de meilleur ? » Je répondis : « Bien sûr. » Il m’apprit alors à dire : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. Venez à la prière, venez à la prière ; venez au salut, venez au salut. Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » Il recula ensuite de quelques pas et dit : « Quand tu fais l’IQAMAH, tu dois dire : Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. Venez à la prière, venez au salut. La prière est sur le point de commencer, la prière est sur le point de commencer. Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. Il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » Au matin, je me rendis chez le Messager d’Allah ﷺ et lui racontai ce que j’avais vu en rêve. Il dit : « C’est une vision véridique, et il doit l’utiliser pour appeler les gens à la prière, car il a une voix plus forte que la tienne. » Je me levai alors avec Bilal et je lui appris, et il fit l’appel à la prière. ‘Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه l’entendit alors qu’il était chez lui, sortit en traînant son manteau et dit : « Messager d’Allah, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, j’ai vu la même chose que lui. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Louange à Allah. » Abu Dawud dit : Al-Zuhri a rapporté cette tradition de façon similaire d’après Sa’id ibn al-Musayyib, d’après ‘Abd Allah ibn Zayd. Dans cette version, Ibn Ishaq rapporte d’al-Zuhri : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. » Ma’mar et Yunus rapportent d’al-Zuhri : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. » Ils ne l’ont pas répété deux fois de plus
- Sunan Abu Dawud, n°500
Rapporté par Abu Mahdhurah : J’ai dit : « Messager d’Allah, enseigne-moi la manière de faire l’ADHAN (l’appel à la prière). » Il a passé sa main sur mon front et m’a demandé de prononcer : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand », en élevant la voix pour ces paroles. Ensuite, tu dois élever la voix pour le témoignage : « J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah », puis baisser la voix pour ces paroles. Ensuite, tu dois de nouveau élever la voix pour le témoignage : « J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. » « Venez à la prière, venez à la prière ; venez au salut, venez au salut. » Si c’est la prière du matin, tu dois dire : « La prière est meilleure que le sommeil, la prière est meilleure que le sommeil. Allah est le plus Grand, il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°501
Abu Mahdhurah a aussi rapporté cette tradition du Prophète ﷺ, avec le même sens, par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : Les phrases « La prière est meilleure que le sommeil, la prière est meilleure que le sommeil » doivent être prononcées lors du premier ADHAN (et non dans l’IQAMAH) de la prière du matin. Abu Dawud a dit : La version rapportée par Musaddad est plus claire. Elle dit : Il (le Prophète) m’a enseigné l’IQAMAH (à prononcer chaque phrase) deux fois : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; venez à la prière, venez à la prière ; venez au salut, venez au salut ; Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » Abu Dawud a dit : Le rapporteur ‘Abd al-Razzaq a dit : Tu prononces l’IQAMAH pour annoncer la prière ; tu dois dire deux fois : « La prière est sur le point de commencer, la prière est sur le point de commencer. » (Le Prophète a dit à Abu Mahdhurah) : « As-tu écouté ? » Abu Mahdhurah ne coupait pas les cheveux de son front, ni ne les séparait, car le Prophète ﷺ avait passé sa main dessus
- Sunan Abu Dawud, n°502
Abu Mahdhurah a rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ lui a enseigné dix-neuf phrases pour l’ADHAN et dix-sept pour l’IQAMAH. L’ADHAN est : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; venez à la prière, venez à la prière, venez au salut ; Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » L’IQAMAH est : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; venez à la prière, venez à la prière ; venez au salut, venez au salut ; la prière est sur le point de commencer, la prière est sur le point de commencer ; Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. » Ceci est consigné dans sa collection (c’est-à-dire dans la collection du rapporteur Hammam ibn Yahya) selon la tradition rapportée par Abu Mahdhurah (c’est-à-dire que l’IQAMAH contient dix-sept phrases)
- Sunan Abu Dawud, n°503
Abu Mahdhurah a rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ m’a lui-même enseigné l’appel à la prière (adhan). Il m’a demandé de prononcer : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. » Ensuite, répète et élève la voix : « J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; venez à la prière, venez à la prière ; venez au salut, venez au salut ; Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°504
Abu Mahdhurah a rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ m’a enseigné mot à mot l’appel à la prière (adhan) : « Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; venez à la prière, venez à la prière ; venez au salut, venez au salut. » Il disait « La prière est meilleure que le sommeil » lors de la prière de l’aube
- Sunan Abu Dawud, n°507
Rapporté par Mu'adh ibn Jabal : La prière a traversé trois étapes, et le jeûne aussi a traversé trois étapes. Le rapporteur Nasr a transmis le reste du récit en entier. Ibn al-Muthanna a raconté l’histoire de la prière en direction de Jérusalem. Il a dit : « La troisième étape, c’est lorsque le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine et a prié, c’est-à-dire en direction de Jérusalem, pendant treize mois. Puis Allah, le Très-Haut, a révélé le verset : “Nous voyons ton visage se tourner vers le ciel (en quête de guidance, ô Muhammad). Nous allons donc te tourner vers une direction de prière qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée Sacrée, et vous (les musulmans), où que vous soyez, tournez votre visage vers elle.” (2:144). » Et Allah, le Majestueux, les a orientés vers la Ka’bah. Il (le rapporteur) a terminé son récit. Nasr a mentionné le nom de la personne qui a fait le rêve, disant : « Abdullah ibn Zayd, un homme parmi les Ansar, est venu. » La même version indique : « Il s’est tourné vers la qiblah et a dit : “Allah est le plus grand, Allah est le plus grand ; j’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, j’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; venez à la prière (il l’a dit deux fois), venez au salut (il l’a dit deux fois) ; Allah est le plus grand, Allah est le plus grand.” Il s’est ensuite arrêté un moment, puis s’est levé et a prononcé de la même manière, sauf qu’après “venez au salut”, il a ajouté : “L’heure de la prière est arrivée, l’heure de la prière est arrivée.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Apprends cela à Bilal, puis faites l’adhan (appel à la prière) avec ces mêmes paroles. » Concernant le jeûne, il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait trois jours chaque mois, et il jeûnait le dixième jour de Muharram. Puis Allah, le Très-Haut, a révélé le verset : “…Le jeûne a été prescrit à ceux qui étaient avant vous, afin que vous deveniez pieux… et pour ceux qui en ont la capacité, il y a une compensation : nourrir un pauvre…” (2:183-184). Si quelqu’un voulait jeûner, il jeûnait ; s’il voulait ne pas jeûner, il nourrissait un pauvre chaque jour, cela suffisait pour lui. Mais cela a été changé. Allah, le Très-Haut, a révélé : “Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été révélé… (qu’il jeûne le même) nombre d’autres jours.” (2:185). Ainsi, le jeûne a été prescrit à celui qui est présent pendant le mois (de Ramadan), et le voyageur devait rattraper (les jours manqués) ; nourrir un pauvre a été prescrit pour le vieil homme et la vieille femme qui ne pouvaient pas jeûner. (Le rapporteur Nasr a ajouté) : Le compagnon Sirmah est venu après avoir terminé sa journée de travail… et il a raconté le reste du récit
- Sunan Abu Dawud, n°525
Rapporté par Sa’d b. Abi Waqqas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit en entendant le muezzin : “J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager ; je suis satisfait d’Allah comme Seigneur, de Muhammad comme Messager et de l’islam comme religion”, il lui sera pardonné. »
- Sunan Abu Dawud, n°527
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand le muezzin dit : “Allah est le plus grand, Allah est le plus grand”, et que l’un de vous répond : “Allah est le plus grand, Allah est le plus grand” ; puis il dit : “J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah”, et il répond : “J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah” ; puis il dit : “J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah”, et il répond : “J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah” ; puis il dit : “Venez à la prière”, et il répond : “Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah” ; puis il dit : “Allah est le plus grand, Allah est le plus grand”, et il répond : “Allah est le plus grand, Allah est le plus grand” ; puis il dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah”, s’il dit cela sincèrement, il entrera au Paradis. »
- Sunan Abu Dawud, n°529
Rapporté par Jabir b. ‘Abd Allah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit en entendant l’appel à la prière : “Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la wasilah et l’excellence, et élève-le à la place louée que Tu lui as promise”, il aura droit à mon intercession. »
- Sunan Abu Dawud, n°640
Umm Salamah رضي الله عنها a dit qu’elle a demandé au Prophète ﷺ : « Une femme peut-elle prier en portant seulement une chemise et un voile, sans vêtement en dessous ? » Il a répondu : « Si la chemise est ample et couvre le dessus de ses pieds. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Malik ibn Anas, Bakr ibn Mudar, Hafs ibn Ghiyaath, Isma'il ibn Ja'far, Ibn Abu Dhi'b et Ibn Ishaq, d’après Muhammad ibn Zayd, de la part de sa mère, qui le rapporte d’Umm Salamah. Aucun de ces transmetteurs ne mentionne le nom du Prophète ﷺ ; ils le rapportent directement d’Umm Salamah
- Sunan Abu Dawud, n°642
Muhammad a dit : ‘A’ishah رضي الله عنها est venue voir Safiyyah Umm Talha al-Talhat et, en voyant sa fille, elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est entré (dans la maison) et il y avait une fille dans ma chambre. Il m’a donné son vêtement (pagne) et a dit : “Déchire-le en deux et donne une moitié à cette fille et l’autre moitié à la fille qui est chez Umm Salamah.” Je pense qu’elle avait atteint la puberté, ou (il a dit) je pense qu’elles avaient atteint la puberté. » Abu Dawud a dit : Hisham a rapporté ce récit de la même façon, d’après Muhammad ibn Sirin
- Sunan Abu Dawud, n°669
Rapporté par Muhammad ibn Muslim ibn al-Sa’ib : Un jour, j’ai prié à côté d’Anas ibn Malik رضي الله عنه. Il m’a dit : « Sais-tu pourquoi ce bâton est placé ici ? » J’ai répondu : « Non, par Allah. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ posait sa main dessus et disait : “Restez droits et alignez vos rangs.” »
- Sunan Abu Dawud, n°690
Cette tradition a aussi été rapportée par Abu Hurayrah رضي الله عنه par une autre chaîne. Abu Hurayrah a rapporté : Le Prophète ﷺ a dit : … Il a ensuite mentionné l’histoire de la ligne à tracer. Sufyan a dit : Nous n’avons rien trouvé qui confirme cette tradition, elle n’a été rapportée que par cette chaîne. ‘Ali b. al-Madini (un rapporteur) a dit : J’ai demandé à Sufyan : Il y a divergence sur le nom (Abu Muhammad b. ‘Amr). Il a réfléchi puis a dit : Je ne me souviens que de Abu Muhammad b. ‘Amr. Sufyan a dit : Un homme est venu à Kufa après la mort d’Isma’il b. Umayyah ; il cherchait Abu Muhammad jusqu’à ce qu’il le trouve. Il l’a interrogé (sur cette tradition) mais il s’est embrouillé. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal, qu’on a interrogé plusieurs fois sur la façon de tracer la ligne. Il a répondu : Comme ceci, horizontalement, en forme de croissant. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Musaddad dire : Ibn Dawud a dit : La ligne doit être tracée verticalement. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal décrire plusieurs fois comment tracer la ligne. Il disait : Comme ceci, horizontalement, en demi-cercle, comme un croissant, c’est-à-dire une courbe
- Sunan Abu Dawud, n°695
Rapporté par Sahl ibn Abu Hathmah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand l’un de vous prie face à une sutrah, qu’il s’en approche et ne laisse pas le diable interrompre sa prière. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Waqid b. Muhammad de Safwan, de Muhammad b. Sahl, d’après son père, ou de Muhammad b. Sahl du Prophète ﷺ. Certains l’ont rapportée de Nafi’ b. Jubair, d’après Sahl b. Sa’d. Il y a une variation dans la chaîne des rapporteurs
- Sunan Abu Dawud, n°704
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Ikrimah a rapporté d’Ibn Abbas, disant : Je pense que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous prie sans sutrah, un chien, un âne, un porc, un Juif, un Mage et une femme annulent sa prière, mais cela ne compte pas s’ils passent à plus d’une distance de jet de pierre. » Abu Dawud a dit : J’ai des doutes sur cette tradition. J’en ai discuté avec Ibrahim et d’autres. Je n’ai trouvé personne qui la rapporte de Hisham et la connaisse. Je pense que la confusion vient d’Ibn Abi Saminah, c’est-à-dire Muhammad b. Isma’il al-Basri, l’affranchi des Banu Hisham. Dans cette tradition, la mention du « Mage » est rejetée ; la mention de « à une distance de jet de pierre » et de « porc » est aussi rejetée. Abu Dawud a dit : Je n’ai entendu cette tradition que de Muhammad b. Isma’il b. Samurrah et je pense qu’il s’est trompé car il nous récitait de mémoire
- Sunan Abu Dawud, n°710
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Je dormais devant le Prophète ﷺ, mes jambes entre lui et la qiblah. Shu’bah a dit : Je pense qu’elle a dit : « J’étais en période de menstrues. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par al-Zuhri, ‘Ata, Abu Bakr ibn Hafs, Hisham ibn ‘Urwah, ‘Irak ibn Malik, Abu al-Aswad et Tamim ibn Salamah ; tous l’ont transmise d’après ‘Urwah, d’après ‘Aisha. Ibrahim l’a rapportée d’al-Aswad, d’après ‘Aisha. Abu al-Duha l’a rapportée de Masruq, d’après ‘Aisha. Al-Qasim ibn Muhammad et Abu Salamah l’ont rapportée d’après ‘Aisha. Aucun de ces transmetteurs n’a mentionné les mots « Et j’étais en période de menstrues »
- Sunan Abu Dawud, n°723
Rapporté par ‘Abd al-Jabbar ibn Wa’il (fils de Hujr) : J’étais un petit garçon et je ne comprenais pas la prière de mon père. Alors Wa’il ibn ‘Alqamah a rapporté que Wa’il ibn Hujr a dit : J’ai prié avec le Messager d’Allah ﷺ. Il levait les mains en prononçant le takbir (Allah est le plus grand), puis il tirait son vêtement autour de lui, puis posait sa main droite sur la gauche et mettait ses mains dans son vêtement. Quand il allait s’incliner, il sortait ses mains de son vêtement et les levait. Et quand il relevait la tête après l’inclinaison, il levait les mains. Ensuite, il se prosternait et posait son front entre ses mains. Et quand il relevait la tête après la prosternation, il levait aussi les mains jusqu’à la fin de la prière. Muhammad (un narrateur) a dit : J’en ai parlé à al-Hasan ibn Abu al-Hasan qui a dit : « C’est ainsi que le Messager d’Allah ﷺ priait ; certains le faisaient et d’autres non. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Hammam d’après ibn Juhadah, mais il n’a pas mentionné le fait de lever les mains après avoir relevé la tête à la fin de la prosternation
- Sunan Abu Dawud, n°732
Ce même récit a aussi été rapporté par Muhammad b. ‘Amr b. ‘Ata’ à travers une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : « Quand il se prosternait, il ne posait pas ses bras au sol ni ne les serrait contre lui ; il dirigeait ses doigts vers la qibla. »
- Sunan Abu Dawud, n°734
Rapporté par ‘Abbas b. Sahl : Abu Humaid, Abu Usaid, Sahl b. Sa’d et Muhammad b. Maslamah se sont réunis une fois et ont discuté de la façon dont le Messager d’Allah ﷺ accomplissait la prière. Abu Humaid a dit : Je connais mieux que vous la façon dont le Messager d’Allah ﷺ priait. Il a ensuite décrit une partie de la prière et a dit : Il s’inclinait alors et posait ses mains sur ses genoux comme s’il les saisissait ; il les pliait, gardant les bras écartés du corps. Ensuite, il se prosternait et posait son nez et son front au sol ; il gardait ses bras écartés du corps et posait ses paumes au sol à hauteur de ses épaules ; puis il relevait la tête, chaque os reprenant sa place ; (il se prosternait deux fois) jusqu’à terminer ses prosternations. Ensuite, il s’asseyait et étendait son pied gauche, plaçant l’avant de son pied droit en direction de la qibla, la paume de sa main droite sur son genou droit, et la paume de sa main gauche sur son genou gauche, et il pointait du doigt. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Ibn al-Mubarak d’après Fulaih, qui l’a entendu de ‘Abbas b. Sahl ; mais je ne m’en souviens pas. Je pense qu’il a mentionné ‘Isa b. ‘Abd Allah qui a entendu ‘Abbas b. Sahl dire : J’ai accompagné Abu Humaid al-Sa’idi
- Sunan Abu Dawud, n°736
Rapporté par Wa’il b. Hujr : Dans ce récit du Prophète ﷺ : Quand il se prosternait, ses genoux touchaient le sol avant ses paumes ; lorsqu’il se prosternait, il posait son front au sol entre ses paumes et gardait ses aisselles éloignées de ses côtés. Hajjaj a rapporté de Hammam et Shaqiq nous a transmis un récit similaire de ‘Asim b. Kulaib d’après son père, du Prophète ﷺ. Et une autre version, rapportée par l’un d’eux – et je pense très probablement qu’elle a été rapportée par Muhammad b. Juhadah – dit : Lorsqu’il se relevait (après la prosternation), il se relevait avec ses genoux et s’appuyait sur ses cuisses
- Sunan Abu Dawud, n°827
Abu Huraira رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière, il s’agissait, pensons-nous, de la prière de l’aube. Il a ensuite rapporté ce récit jusqu’aux mots « pourquoi ai-je été concurrencé dans la récitation du Coran ». Abu Dawud a dit : Musaddad, dans sa version, a dit que Ma’mar a rapporté : Les gens ont cessé de réciter le Coran dans la prière où le Messager d’Allah ﷺ récitait à voix haute. Ibn al-Sarh a dit dans sa version que Ma’mar a rapporté d’al-Zuhri d’après Abu Huraira. Ensuite, les gens ont cessé (de réciter derrière l’imam). Une autre version dit : Sufyan a dit : Al-Zuhri a prononcé un mot que je n’ai pas entendu. Puis Ma’mar a dit : Il a dit : Ensuite, les gens ont cessé (de réciter le Coran). Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par ‘Abd al-Rahman ibn Ishaq d’après al-Zuhri. Cette version s’arrête aux mots : « Pourquoi ai-je été concurrencé dans la récitation du Coran ». Al-Awza’i l’a aussi rapportée d’al-Zuhri. Cette version précise : Al-Zuhri a dit : Les musulmans ont tiré une leçon de cela et, à partir de là, ils n’ont plus récité (le Coran) dans la prière où le Prophète récitait à voix haute. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Muhammad ibn Yahya ibn Faris dire : Les mots « les gens ont cessé de réciter (le Coran) » sont une parole d’al-Zuhri
- Sunan Abu Dawud, n°835
Rapporté par Mutarrif : Moi et ‘Imran b. Husain avons prié derrière ‘Ali b. Abi Talib رضي الله عنه. Lorsqu’il se prosternait, il disait le takbir (« Allah est le plus grand »), et lorsqu’il s’inclinait, il disait aussi le takbir, et lorsqu’il se relevait à la fin de deux unités de prière, il disait le takbir. Quand nous avons terminé la prière, ‘Imran m’a pris la main et a dit : « Il vient de nous diriger la prière exactement comme le faisait Muhammad ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°839
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Wa’il b. Hujr par une autre chaîne de narrateurs. Cette version précise : Quand il se prosternait, ses genoux touchaient le sol avant ses mains. Hammam a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par ‘Asim b. Kulaib par une autre chaîne de narrateurs avec le même sens. Et dans l’une de ces deux versions, probablement celle rapportée par Muhammad b. Juhadah, il est dit : Quand il se relevait (après la prosternation), il se levait sur ses genoux en s’aidant de ses cuisses
- Sunan Abu Dawud, n°854
Rapporté par Al-Bara b. Azib : J’ai assisté à la prière de Muhammad ﷺ – la version d’Abu Kamil dit : du Messager d’Allah ﷺ. J’ai constaté que sa station debout était semblable à son inclinaison et à sa prosternation, et que sa position droite après l’inclinaison était comme sa prosternation, et que sa position assise entre les deux prosternations, sa prosternation, sa position assise entre la salutation et le départ (après la prière) étaient presque de même durée. Abu Dawud a dit : Musaddad a dit : Son inclinaison, sa position droite après l’inclinaison, sa prosternation, sa position assise entre les deux prosternations, sa prosternation et sa position assise entre la salutation et le départ (après la prière) étaient presque de même durée
- Sunan Abu Dawud, n°882
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé pour prier et nous nous sommes levés avec lui. Un bédouin a dit pendant la prière : « Ô Allah, accorde Ta miséricorde à moi et à Muhammad, et n’accorde Ta miséricorde à personne d’autre avec nous. » Quand le Messager d’Allah ﷺ a terminé la prière, il a dit au bédouin : « Tu as limité une chose immense. » Par cela, il voulait dire la miséricorde d’Allah
- Sunan Abu Dawud, n°961
Rapporté par Yahya ibn Sa’eed : Al-Qasim ibn Muhammad les a vus assis lors du Tashahhud, alors il a mentionné le hadith
- Sunan Abu Dawud, n°964
Rapporté par Muhammad b. ‘Amr b. ‘Ata’ alors qu’il était assis avec quelques compagnons du Messager d’Allah ﷺ : Il a ensuite rapporté sa tradition, sans mentionner le nom d’Abu Qatadah. Il a dit : Lorsque le Prophète ﷺ s’asseyait après deux unités de prière, il s’asseyait sur son pied gauche ; et lorsqu’il s’asseyait après la dernière unité, il allongeait son pied gauche et s’asseyait sur sa hanche
- Sunan Abu Dawud, n°965
Rapporté par Muhammad b. ‘Amr al-Amir : J’étais assis en compagnie de compagnons. Il a ensuite rapporté cette tradition en disant : Quand le Prophète ﷺ s’asseyait après deux unités, il s’asseyait sur la plante de son pied gauche et levait son pied gauche. Quand il s’asseyait après quatre unités, il posait sa hanche gauche au sol et allongeait ses deux pieds d’un côté
- Sunan Abu Dawud, n°967
Rapporté par ‘Abbas b. Sahl : Abu Humaid, Abu Usaid, Sahl b. Sa’d et Muhammad b. Maslamah se sont réunis. Il a ensuite rapporté cette tradition. Il n’a pas mentionné le fait de lever les mains quand il se relevait après deux unités, ni la façon de s’asseoir. Il a dit : Lorsqu’il terminait sa prosternation, il posait son pied (au sol) et tournait les orteils de son pied droit vers la qibla (puis il s’asseyait sur son pied gauche)
- Sunan Abu Dawud, n°968
Rapporté par ‘Abd Allah b. Mas’ud : Quand nous (prions et) nous asseyions pendant la prière avec le Messager d’Allah ﷺ, nous disions : « Paix à Allah avant qu’on ne prie pour Ses serviteurs ; paix à untel. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne dites pas “Paix à Allah”, car Allah Lui-même est la paix. Quand l’un de vous s’assoit (pendant la prière), qu’il dise : Les louanges de la langue reviennent à Allah, ainsi que les actes d’adoration et toutes les bonnes choses. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. Quand tu dis cela, cela atteint chaque serviteur vertueux dans les cieux et sur la terre ou entre les cieux et la terre. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Ensuite, il peut choisir toute invocation qui lui plaît et la réciter. »
- Sunan Abu Dawud, n°971
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les louanges de la langue reviennent à Allah, ainsi que les actes d’adoration et toutes les bonnes choses. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. » Ibn ‘Umar a dit : J’y ai ajouté : « Et la bénédiction d’Allah, paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah. » Ibn ‘Umar a dit : J’y ai ajouté : « Il est Unique, Il n’a pas d’associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. »
- Sunan Abu Dawud, n°972
Rapporté par Abu Musa al-Ash’ari : Hittan ibn Abdullah ar-Ruqashi a dit : Abu Musa al-Ash’ari nous a dirigés dans la prière. Lorsqu’il s’est assis à la fin de sa prière, l’un des gens a dit : « La prière a été établie par la vertu et la pureté. » Quand Abu Musa est revenu (de sa prière ou l’a terminée), il s’est tourné vers les gens et a dit : « Qui parmi vous a prononcé ces paroles ? » Les gens sont restés silencieux. « Qui parmi vous a prononcé ces paroles ? » Les gens sont restés silencieux. Il a dit : « C’est peut-être toi, Hittan. » Il a répondu : « Ce n’est pas moi. J’ai eu peur que tu me punisses. » L’un des gens a dit : « C’est moi qui les ai dites et je n’avais aucune mauvaise intention. » Abu Musa a dit : « Ne savez-vous pas comment vous devez parler dans votre prière ? Le Messager d’Allah ﷺ nous a enseignés, nous a expliqué notre façon de faire et nous a appris notre prière. Il a dit : Lorsque vous priez en groupe, alignez vos rangs, puis l’un de vous doit diriger la prière. Quand il dit le takbir (“Allah est le plus grand”), dites le takbir, et quand il récite les versets “Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni ceux qui se sont égarés” (c’est-à-dire la fin de la sourate 1), dites Amin ; Allah vous accordera Sa faveur. Quand il dit “Allah est le plus grand” et s’incline, dites “Allah est le plus grand” et inclinez-vous, car l’imam s’incline avant vous et se relève avant vous. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “C’est pour cela.” Quand il dit “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, qu’Allah soit loué”, Allah vous écoutera, car Allah, le Très-Haut, a dit par la langue de Son Prophète ﷺ : “Allah entend celui qui Le loue.” Quand il dit “Allah est le plus grand” et se prosterne, dites “Allah est le plus grand” et prosternez-vous, car l’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “C’est pour cela.” Quand il s’assied, que chacun de vous dise : “Les louanges de la langue, toutes les bonnes choses et les actes d’adoration reviennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.” » Cette version d’Ahmad ne mentionne pas les mots « et Sa bénédiction » ni la phrase « et j’atteste » ; elle contient plutôt les mots « que Muhammad… »
- Sunan Abu Dawud, n°974
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait le Coran, et il disait : « Les louanges bénies de la langue, les actes d’adoration et toutes les bonnes choses reviennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est l’Envoyé d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°976
Rapporté par Ka’b b. ‘Ujrah : Nous avons dit, ou les gens ont dit : « Messager d’Allah, tu nous as ordonné d’invoquer la bénédiction sur toi et de te saluer. Pour la salutation, nous l’avons déjà apprise. Comment devons-nous invoquer la bénédiction ? » Il a dit : « Dites : “Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Abraham et la famille d’Abraham. Ô Allah, accorde Tes faveurs à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes faveurs à Abraham ; Tu es vraiment digne de louange et de gloire.” »
- Sunan Abu Dawud, n°977
Cette tradition a aussi été rapportée par Shu’bah par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version ajoute : « Bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Abraham. »
- Sunan Abu Dawud, n°978
Cela a été transmis par al-Hakam par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version dit : « Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Abraham. Tu es vraiment digne de louange et de gloire. Ô Allah, accorde Tes faveurs à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes faveurs à la famille d’Abraham. Tu es vraiment digne de louange et de gloire. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par al-Zubair b. ‘Adi comme l’a rapporté Mis’ar, sauf que sa version dit : « Comme Tu as béni la famille d’Abraham. Tu es vraiment digne de louange et de gloire. Et accorde Tes faveurs à Muhammad. » Il a ensuite rapporté la tradition en entier
- Sunan Abu Dawud, n°979
Rapporté par Abu Humaid al-Sa’idi : Des gens ont demandé : « Messager d’Allah, comment devons-nous invoquer la bénédiction sur toi ? » Il a dit : « Dites : “Ô Allah, bénis Muhammad, ses épouses et sa descendance comme Tu as béni la famille d’Abraham, et accorde Tes faveurs à la famille de Muhammad, à ses épouses et à sa descendance comme Tu as accordé Tes faveurs à la famille d’Abraham. Tu es vraiment digne de louange et de gloire.” »
- Sunan Abu Dawud, n°981
Rapporté par ‘Uqbah b. ‘Amr : Cette tradition a aussi été rapportée par ‘Uqbah b. ‘Amr à travers une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : « Dis : Ô Allah, bénis Muhammad, le Prophète illettré, ainsi que la famille de Muhammad. »
- Sunan Abu Dawud, n°982
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un souhaite recevoir la récompense la plus complète lorsqu’il invoque des bénédictions sur nous, les membres de la famille du Prophète, il doit dire : “Ô Allah, bénis Muhammad, le Prophète illettré, ses épouses qui sont les mères des croyants, ses descendants et les gens de sa maison, comme Tu as béni la famille d’Ibrahim. Tu es vraiment digne de louange et de gloire.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1008
Abu Hurairah رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans l’une des prières du soir (‘Isha), du midi ou de l’après-midi. Il a accompli deux rak‘as puis a salué. Il s’est ensuite levé et s’est dirigé vers un morceau de bois placé à l’avant de la mosquée. Il a posé ses mains dessus, l’une sur l’autre, et son visage semblait exprimer de la colère. Les gens sont sortis précipitamment en disant : « La prière a été raccourcie. » Abu Bakr et Omar étaient parmi eux, mais ils avaient trop peur pour lui parler. Un homme que le Messager d’Allah ﷺ appelait “le possesseur de bras” (Dhu al-Yadain) s’est levé et a demandé : « As-tu oublié, Messager d’Allah, ou la prière a-t-elle été raccourcie ? » Il a répondu : « Je n’ai ni oublié ni raccourci la prière. » Il a dit : « Messager d’Allah, tu as oublié. » Le Messager d’Allah ﷺ s’est tourné vers les gens et a demandé : « Le possesseur de bras a-t-il dit vrai ? » Ils ont fait un signe de tête, c’est-à-dire oui. Le Messager d’Allah ﷺ est alors revenu à sa place et a accompli les deux rak‘as restantes, puis a salué. Ensuite, il a prononcé le takbir et s’est prosterné comme d’habitude ou plus longuement. Il a ensuite relevé la tête et prononcé le takbir, puis il a de nouveau prononcé le takbir et s’est prosterné comme d’habitude ou plus longuement. Puis il a relevé la tête et prononcé le takbir (Allah est le plus grand). Le rapporteur Muhammad a été interrogé : « A-t-il salué (pendant la prosternation) à cause de l’oubli ? » Il a répondu : « Je ne me souviens pas qu’Abu Hurairah l’ait mentionné. Mais nous sommes sûrs qu’Imran b. Husain (dans sa version) a dit : il a ensuite salué. »
- Sunan Abu Dawud, n°1011
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été rapportée par Abu Hurairah رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version dit : Le Prophète ﷺ a prononcé le takbir et s’est prosterné (dans un récit concernant l’incident du possesseur de bras [Dhu al-Yadain]). Le rapporteur Hisham, c’est-à-dire Ibn Hassan, a dit : Il a prononcé le takbir ; puis il a prononcé le takbir et s’est prosterné. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Habib b. al-Shahid, Humaid, Yunus et Asim b. al-Ahwal, de Muhammad d’après Abu Hurairah, mais aucun d’eux n’a mentionné ce que Hammad b. Zaid a rapporté de Hisham, à savoir qu’il a prononcé le takbir, puis de nouveau le takbir et s’est prosterné. Hammad b. Sulaimah et Abu Bakr b. ‘Ayyash ont aussi rapporté cette tradition de Hisham, mais ils n’ont pas rapporté ce que Hammad b. Zaid a rapporté, à savoir qu’il a prononcé le takbir puis de nouveau le takbir
- Sunan Abu Dawud, n°1031
Cette tradition a aussi été transmise par Muhammad b. Muslim à travers une chaîne différente de rapporteurs. Cette version ajoute : « Alors qu’il est assis, avant de donner la salutation. »
- Sunan Abu Dawud, n°1032
Cette tradition a également été rapportée par Muhammad b. Muslim al-Zuhr à travers une autre chaîne de transmetteurs avec le même sens. Cette version ajoute : « Il doit faire deux prosternations avant de donner la salutation. »
- Sunan Abu Dawud, n°1066
Ibn Sirin a dit : Ibn ‘Abbas a dit à son muezzin un jour de pluie : « Lorsque tu dis “J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah”, ne dis pas “Venez à la prière”, mais dis “Priez dans vos maisons.” » Les gens furent surpris par cette annonce. Il expliqua : « Quelqu’un de meilleur que moi l’a déjà fait. La prière du vendredi est une obligation, mais je n’ai pas voulu vous mettre en difficulté en vous faisant marcher dans la boue et la pluie. »
- Sunan Abu Dawud, n°1078
Rapporté par Muhammad ibn Yahya ibn Habban : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quel mal y a-t-il à ce que l’un d’entre vous ait deux vêtements pour le vendredi, en plus de ceux qu’il porte chaque jour pour le travail, s’il en a les moyens ? » ‘Amr a rapporté cela de Ibn Habib, de Moussa ibn Sa’d, de Ibn Habban, de Ibn Salam qui a entendu cette parole du Messager d’Allah ﷺ sur la chaire. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Yusuf ibn ‘Abd Allah ibn Salam du Prophète ﷺ par une autre chaîne de transmetteurs
- Sunan Abu Dawud, n°1097
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Mas’ud رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ prenait la parole, il disait : « Louange à Allah, de qui nous demandons l’aide et le pardon, et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes. Celui qu’Allah guide, personne ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, personne ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Il l’a envoyé avant la dernière Heure avec la vérité, pour annoncer la bonne nouvelle et avertir. Celui qui obéit à Allah et à Son Messager suit le droit chemin ; et celui qui leur désobéit ne nuit qu’à lui-même, et cela ne nuit en rien à Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°1111
Rapporté par Ya’la ibn Shaddad ibn Aws : Je suis allé voir Mu’awiyah à Jérusalem. Il nous a dirigé la prière du vendredi. J’ai vu que la plupart des gens dans la mosquée étaient des Compagnons du Prophète ﷺ. Je les ai vus assis en position ihtiba, c’est-à-dire assis sur les hanches, les pieds dressés et collés au ventre, les tenant avec les mains ou les attachant avec un tissu dans le dos, pendant que l’imam faisait le sermon. Abu Dawud a dit : Ibn ‘Umar s’asseyait en position ihtiba pendant le sermon du vendredi. Anas ibn Malik, Shuraih, Sa’sa’ah ibn Sawhan, Sa’id ibn al-Musayyib, Ibrahim al-Nakha’i, Makhul, Isma’il, Isma’il ibn Muhammad ibn Sa’d et Nu’aim ibn Sulamah ont dit : Il n’y a pas de mal à s’asseoir ainsi. Abu Dawud a dit : Je ne sais pas si quelqu’un a désapprouvé cela, à part ‘Ubadah ibn Nasayy
- Sunan Abu Dawud, n°1163
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Muhammad b. Muslim par une autre chaîne de rapporteurs. Mais cette version ne mentionne pas la prière. Elle ajoute : « Il a retourné son manteau, mettant le côté droit sur son épaule gauche et le côté gauche sur son épaule droite. Ensuite, il a invoqué Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°1172
Rapporté par Muhammad b. Ibrahim : Un homme qui a vu le Prophète ﷺ m’a rapporté qu’il l’a vu prier à Ahjar al-Zayt en écartant les mains
- Sunan Abu Dawud, n°1217
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Abdullah ibn Dinar a dit : Le soleil s’est couché alors que j’étais avec Abdullah ibn Umar. Nous avons continué à avancer, et quand nous avons vu que la nuit tombait, nous avons prié. Il a continué à voyager jusqu’à la disparition du crépuscule et à l’apparition de nombreuses étoiles. Il s’est alors arrêté et a regroupé les deux prières. Ensuite il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ ; quand il pressait sa marche, il priait comme je viens de le faire. » Il a dit : « Il regroupait les deux prières après qu’une partie de la nuit soit passée. » Abu Dawud a dit : Cela a été transmis par Asim ibn Muhammad de son frère, d’après Salim, et aussi rapporté par Ibn Abu Najih de Isma’il ibn AbdurRahman ibn Dhuwayb, disant qu’Ibn Umar regroupait les deux prières après la disparition du crépuscule
- Sunan Abu Dawud, n°1228
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Ata’ ibn Abu Rabah a demandé à Aisha : « Les femmes peuvent-elles prier sur une monture ? » Elle a répondu : « Elles n’y étaient pas autorisées, que ce soit en cas de difficulté ou de facilité. » Muhammad ibn Shu’ayb a précisé : « Cette interdiction concerne les prières obligatoires. »
- Sunan Abu Dawud, n°1234
Rapporté par Ali ibn Abu Talib et Anas ibn Malik : Muhammad a rapporté de son père, Umar, de la part de son grand-père, Ali ibn Abu Talib : Quand Ali voyageait, il continuait jusqu’à ce que la nuit tombe presque, puis il s’arrêtait et faisait la prière du coucher du soleil. Ensuite, il demandait à manger et dînait, puis il priait la prière de la nuit et repartait. Il disait : « C’est ainsi que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Usamah ibn Zayd a rapporté de Hafs ibn Ubaydullah, fils d’Anas ibn Malik : Anas regroupait les deux prières (du coucher du soleil et de la nuit) quand la lueur du soir disparaissait. Il disait : « Le Prophète ﷺ faisait ainsi. » Az-Zuhri a aussi rapporté de façon similaire d’Anas, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1301
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de prolonger la récitation du Coran dans les deux rak‘a après la prière du coucher du soleil, jusqu’à ce que les gens qui priaient à la mosquée se dispersent. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par Nasr al-Mujaddir d’après Ya‘qub al-Qummi avec la même chaîne de transmetteurs. Abu Dawud a ajouté : Muhammad b. ‘Isa b. al-tabba‘ l’a transmis de Nasr al-Mujaddir d’après Ya‘qub de la même manière
- Sunan Abu Dawud, n°1302
Rapporté par Sa‘id b. Jubair : Cette tradition vient du Prophète ﷺ sans mentionner le nom du Compagnon dans la chaîne (c’est donc un hadith mursal). Abu Dawud a dit : J’ai entendu Muhammad b. Humaid dire : J’ai entendu Ya‘qub dire : « Tout ce que je vous rapporte de Ja‘far, d’après Sa‘id b. Jubair, du Prophète ﷺ, vient directement d’Ibn Abbas, du Prophète ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°1324
Ce hadith a aussi été transmis par Abu Huraira رضي الله عنه par une autre chaîne, avec le même sens. Cette version ajoute : « Il pourra ensuite prolonger la prière autant qu’il le souhaite. » Abu Dawud a dit : Ce hadith a été transmis par Hammad b. Salamah, Zuhair b. Mu‘awiyah et un groupe de transmetteurs d’après Hisham. Ils l’ont rapporté comme une parole propre à Abu Huraira (mauquf). Ibn ‘Awn l’a aussi transmis d’après Muhammad (b. Sirin). Cette version précise : « Ces deux rak‘a étaient courtes. »
- Sunan Abu Dawud, n°1372
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui jeûne pendant le Ramadan par foi et pour obtenir la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés. Celui qui prie pendant la nuit du destin (laylat al-qadr) par foi et pour obtenir la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise de façon similaire par Yahya b. Abi Kathir et Muhammad b. ‘Amr de Abu Salamah
- Sunan Abu Dawud, n°1380
Rapporté par Abdullah ibn Unays al-Juhani رضي الله عنه : J’ai dit au Messager d’Allah ﷺ : « J’ai un endroit dans le désert où je vis et où je prie en louant Allah ; mais donne-moi un conseil sur une nuit où je devrais venir à cette mosquée. » Il répondit : « Viens la vingt-troisième nuit. » (Un sous-narrateur, Muhammad ibn Ibrahim) a demandé au fils d’Abdullah ibn Unays : « Comment ton père agissait-il ? » Il répondit : « Il entrait dans la mosquée après avoir accompli la prière de l’après-midi, et il n’en sortait pour aucune raison jusqu’à ce qu’il ait prié la prière du matin. Ensuite, après la prière du matin, il trouvait sa monture à la porte de la mosquée, montait dessus et retournait dans son désert. »
- Sunan Abu Dawud, n°1420
Rapporté par Ubadah ibn as-Samit : Ibn Muhayriz a dit : Un homme des Banu Kinanah, nommé al-Makhdaji, a entendu une personne appelée Abu Muhammad en Syrie dire : « Le witr est une obligation (wajib). » Al-Makhdaji a dit : Je suis donc allé voir Ubadah ibn as-Samit et je l’en ai informé. Ubadah a dit : « Abu Muhammad a menti. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Il y a cinq prières qu’Allah a prescrites à Ses serviteurs. Celui qui les accomplit, sans en perdre aucune et sans les négliger, Allah lui garantit de l’admettre au Paradis. Celui qui ne les accomplit pas, Allah ne prend aucune responsabilité pour lui. Il peut soit le punir, soit l’admettre au Paradis. »
- Sunan Abu Dawud, n°1427
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire à la fin de son witr : « Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, et dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge dans Ta miséricorde contre Ta colère. Je ne peux pas Te louer comme il se doit. Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même. » Abu Dawud a dit : Hisham est le premier professeur de Hammad. Yahya b. Ma’in a dit : Personne n’est rapporté avoir transmis des hadiths de lui sauf Hammad b. Salamah. Abu Dawud a dit : Ubayy b. Ka’b a dit : Le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation dans le witr avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Isa b. Yunus avec une chaîne différente de Ubayy b. Ka’b. Il l’a aussi rapporté par une autre chaîne de Ubayy b. Ka’b que le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation dans le witr avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : La chaîne du hadith de Sa’id d’après Qatadah est : Yazid b. Zurai’ a rapporté de Sa’id, de Qatadah, de ‘Azrah, de Sa’id b. ‘Abd al-Rahman b. Abza, d’après son père, du Prophète ﷺ. Cette version ne mentionne pas l’invocation ni le nom de Ubayy. Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Abd al-A’la et Muhammad b. Bishr al-‘Abdi. Ils ont entendu ces hadiths de ‘Isa b. Yunus à Kufa. Ils n’ont pas mentionné l’invocation dans leur version. Ce hadith a aussi été rapporté par Hisham al-Dastuwa’i et Shu’bah de Qatadah. Ils n’ont pas mentionné l’invocation dans leur version. Le hadith de Zubaid a été rapporté par Sulaiman al-A’mash, Shu’bah, ‘Abd al-Malik b. Abi Sulaiman, et Jarir b. Hazim ; tous ont rapporté de Zubaid. Aucun ne mentionne l’invocation dans sa version, sauf dans le hadith transmis par Hafs b. Ghiyath de Mis’ar de Zubaid ; il a rapporté dans sa version que le Prophète récitait l’invocation avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : Cette version du hadith n’est pas bien connue. Il y a un doute que Hafs ait pu rapporter ce hadith d’un autre narrateur que Mis’ar. Abu Dawud a dit : Il est rapporté que Ubayy (b. Ka’b) récitait l’invocation (dans le witr) pendant la seconde moitié du Ramadan
- Sunan Abu Dawud, n°1428
Muhammad a rapporté d’après certains de ses professeurs que Ubayy b. Ka’b les dirigeait dans la prière pendant le Ramadan. Il récitait l’invocation (dans le witr) pendant la seconde moitié du Ramadan
- Sunan Abu Dawud, n°1444
Muhammad a rapporté : On a demandé à Anas b. Malik رضي الله عنه si le Messager d’Allah ﷺ avait récité l’invocation dans la prière de l’aube. Il a répondu : « Oui. » On lui a demandé : « Avant ou après l’inclinaison ? » Il a dit : « Après l’inclinaison. » Cette version de Musaddad ajoute les mots : « Pour une courte période. »
- Sunan Abu Dawud, n°1446
Quelqu’un qui a prié avec le Prophète ﷺ a rapporté : Muhammad ibn Sirin a dit : Quelqu’un qui a prié la prière du matin avec le Prophète ﷺ m’a raconté : Quand il relevait la tête après la seconde rak‘a, il restait debout un court instant
- Sunan Abu Dawud, n°1471
Rapporté par Abu Lubabah رضي الله عنه : Ubaydullah ibn Yazid a dit : Abu Lubabah est passé près de nous et nous l’avons suivi jusqu’à ce qu’il entre chez lui, et nous sommes aussi entrés. Il y avait un homme dans une maison délabrée et en mauvais état. Je l’ai entendu dire : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “N’est pas des nôtres celui qui ne chante pas le Coran.” » J’ai demandé à Ibn Abu Mulaykah : « Abu Muhammad, que penses-tu si quelqu’un n’a pas une belle voix ? » Il a répondu : « Il doit réciter avec la plus belle voix possible. »
- Sunan Abu Dawud, n°1485
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Ne couvrez pas les murs. Celui qui regarde la lettre de son frère sans sa permission verra le Feu de l’Enfer. Invoquez Allah avec la paume de vos mains ; ne L’invoquez pas avec le dos des mains tourné vers le haut. Quand vous terminez l’invocation, essuyez votre visage avec vos mains. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par différentes chaînes par Muhammad b. Ka’b ; toutes sont faibles. La chaîne que j’ai rapportée est la meilleure, mais elle est aussi faible
- Sunan Abu Dawud, n°1508
Rapporté par Zayd ibn Arqam : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire (dans la version de Sulayman : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire) après sa prière : « Ô Allah, notre Seigneur et Seigneur de toute chose, j’atteste que Tu es le Seigneur unique, sans associé ; ô Allah, notre Seigneur et Seigneur de toute chose, j’atteste que Muhammad est Ton serviteur et Ton messager ; ô Allah, notre Seigneur et Seigneur de toute chose, j’atteste que tous les serviteurs sont frères ; ô Allah, notre Seigneur et Seigneur de toute chose, rends-moi sincère envers Toi, ainsi que ma famille, à chaque instant, dans ce monde et dans l’au-delà, ô Détenteur de la gloire et de l’honneur, écoute-moi et exauce-moi. Allah est infiniment grand. Ô Allah, Lumière des cieux et de la terre. » Le narrateur Sulaiman b. Dawud a ajouté : « Seigneur des cieux et de la terre, Allah est infiniment grand. Allah me suffit ; quel excellent protecteur ! Allah est infiniment grand. »
- Sunan Abu Dawud, n°1529
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit : “Je suis satisfait qu’Allah soit mon Seigneur, que l’islam soit ma religion et que Muhammad ﷺ soit mon Messager”, le Paradis lui sera accordé. »
- Sunan Abu Dawud, n°1538
Rapporté par Jabir b. ‘Abd Allah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait la prière de l’istikhara (demander à Allah ce qui est le meilleur) comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « Quand l’un de vous veut entreprendre une chose, qu’il fasse deux unités de prière surérogatoire, puis qu’il dise à la fin de la prière : “Ô Allah, je Te demande de me guider vers ce qui est meilleur selon Ta science, et je Te demande de me destiner ce qui est meilleur selon Ton pouvoir, et je Te demande de Ta grande générosité. Car Tu décrètes et je ne décrète pas, Tu sais et je ne sais pas, et Tu es le Connaisseur de l’invisible. Ô Allah, si Tu sais que cette affaire – ici il nomme précisément ce qu’il souhaite – est meilleure pour moi dans ma religion, ma vie, mon avenir et l’issue de mes affaires, alors destine-la-moi, facilite-la-moi et bénis-la-moi. Et si Tu sais que cette affaire est mauvaise pour moi dans ma religion, ma vie, mon avenir et l’issue de mes affaires, alors éloigne-la de moi et éloigne-moi d’elle, et destine-moi le bien où qu’il soit, puis rends-moi satisfait de cela.” » Une version précise : « Que ce soit un bien immédiat ou futur. » Ibn Maslamah et Ibn ‘Isa l’ont rapporté de Muhammad b. al-Munkadir d’après Jabir
- Sunan Abu Dawud, n°1575
Bahz ibn Hakim rapporte d’après son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pour quarante chameaux de pâturage, on donne une chamelle de trois ans. Les chameaux ne doivent pas être séparés pour le calcul. Celui qui paie la zakat avec l’intention d’obtenir une récompense sera récompensé. Celui qui refuse la zakat, nous prendrons la moitié de ses biens comme un droit parmi les droits de notre Seigneur, le Très-Haut. Les descendants de Muhammad ﷺ n’ont aucune part dans cette zakat. »
- Sunan Abu Dawud, n°1592
En expliquant le sens de « jalab » et « janab », Muhammad ibn Ishaq a dit : « Jalab » signifie que la zakat des animaux doit être collectée à l’endroit où ils se trouvent, et qu’ils ne doivent pas être amenés jusqu’au collecteur. « Janab » signifie que les animaux sont déplacés à distance (du collecteur). Ce sont les propriétaires qui doivent le faire. Le collecteur de zakat ne doit pas rester loin des lieux où les gens amènent leurs animaux. La zakat doit être collectée sur place
- Sunan Abu Dawud, n°1626
Rapporté par Abdullah ibn Mas'ud رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui mendie alors qu’il est aisé viendra le Jour de la Résurrection avec des égratignures, des griffures ou des blessures sur le visage. » On lui demanda : « Qu’est-ce que l’aisance, Messager d’Allah ? » Il répondit : « C’est cinquante dirhams ou leur valeur en or. » Le rapporteur Yahya a dit : Abdullah ibn Sufyan a dit à Sufyan : « Je me souviens que Shu'bah ne rapporte pas de Hakim ibn Jubayr. » Sufyan a dit : « Zubayr nous a transmis ce récit de Muhammad ibn AbdurRahman ibn Yazid. »
- Sunan Abu Dawud, n°1629
Rapporté par Sahl ibn Hanzaliyyah رضي الله عنه : Uyaynah ibn Hisn et Aqra' ibn Habis sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et lui ont demandé l’aumône. Il a ordonné qu’on leur donne ce qu’ils demandaient et a demandé à Mu’awiyah de rédiger un document pour cela. Aqra’ a pris son document, l’a enroulé dans son turban et est parti. Quant à Uyaynah, il a pris son document et est revenu voir le Prophète ﷺ chez lui, en disant : « Muhammad, vois-tu, je prends un document pour mon peuple, mais je ne sais pas ce qu’il contient, comme le document d’al-Mutalammis. » Mu’awiyah a informé le Messager d’Allah ﷺ de ses propos. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Celui qui mendie alors qu’il a de quoi vivre demande en réalité une grande part du Feu de l’Enfer. » (An-Nufayl, un transmetteur, a dit ailleurs : “des braises de l’Enfer”.) Ils demandèrent : « Qu’est-ce qu’avoir de quoi vivre, Messager d’Allah ? » (Ailleurs, an-Nufayl a dit : “Qu’est-ce qui rend la mendicité injustifiée ?”) Il répondit : « C’est avoir de quoi manger le matin et le soir. » (Ailleurs, an-Nufayl a dit : “C’est quand on a assez pour une journée et une nuit, ou pour une nuit et un jour.”) Il (an-Nufayl) nous a rapporté ce récit de façon résumée avec les mots que j’ai mentionnés
- Sunan Abu Dawud, n°1632
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit quelque chose de semblable à ce qui est mentionné dans le récit précédent. Cette version ajoute : Mais le pauvre (miskin) qui s’abstient de mendier auprès des gens est celui (selon la version de Musaddad) qui n’a pas assez pour éviter de demander aux autres, et dont les besoins ne sont pas connus des gens, si bien qu’on ne lui donne pas l’aumône. C’est lui qui est vraiment privé. Musaddad n’a pas mentionné les mots « celui qui évite de mendier auprès des gens ». Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Muhammad bin Thawr et 'Abd al-Razzaq d’après Ma’mar. Ils ont précisé que le mot « privé » est une parole de al-Zuhri, et cette version est plus authentique
- Sunan Abu Dawud, n°1689
Anas رضي الله عنه a dit : Lorsque le verset « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez » est descendu, Abu Talhah a dit : « Messager d’Allah ﷺ, je pense que notre Seigneur nous demande nos biens. Je te prends à témoin que je consacre mon terrain à Ariha à Allah. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Distribue-le à tes proches. » Il l’a donc partagé entre Hassan ibn Thabit et Ubayy ibn Ka’b. Abu Dawud a ajouté : Un Ansari, Muhammad ibn ‘Abdallah, m’a dit que le nom d’Abu Talhah est Zaid ibn Sahal ibn al-Aswad ibn Haram ibn ‘Amar ibn Zaid ibn Manat ibn ‘Adi ibn ‘Amr ibn Malik ibn al-Najjar ; et Hassan ibn Thabit est fils d’al-Mundhir dans al-Haram. Ainsi, Abu Talhah et Hassan ont un ancêtre commun, Haram, leur arrière-arrière-arrière-grand-père. Ubayy ibn Ka’b est fils de Qais ibn ‘Atik ibn Zaid ibn Mu’awiyah ibn ‘Amr ibn Malik ibn al-Najjar. Ainsi, le lien commun entre Hassan, Abu Talhah et Ubayy est ‘Amr (ibn Malik). L’Ansari a dit qu’il y a six générations entre Ubayy et Abu Talhah
- Sunan Abu Dawud, n°1743
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Asma, fille de ‘Umais, a accouché de Muhammad ibn Abi Bakr à Shajarah. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à Abu Bakr de lui demander de se laver et de mettre l’ihram
- Sunan Abu Dawud, n°1768
Ziyad bin Jubair a dit : J’étais avec Ibn `Umar رضي الله عنه à Mina. Il passa devant un homme qui sacrifiait son chameau alors qu’il était assis. Il lui dit : « Fais-le se lever et attache-lui la patte ; ainsi, suis la pratique de Muhammad ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°1784
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si j’avais su à l’avance ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animaux à sacrifier avec moi. » Le rapporteur Muhammad (ibn Yahya) a dit : « Je pense qu’il (‘Uthman ibn ‘Umar) a dit : “Et j’aurais retiré mon ihram avec ceux qui l’ont retiré après avoir accompli la `Umrah.” » Il a dit : « Par cela, il voulait que tout le monde puisse accomplir les mêmes rites du Hajj. »
- Sunan Abu Dawud, n°1827
Rapporté par ‘Abd Allah ibn ‘Umar رضي الله عنه : Il a entendu l’Envoyé d’Allah ﷺ interdire aux femmes en état de sacralisation (ihram) de porter des gants, de se voiler le visage et de porter des vêtements teints avec du waras ou du safran. Mais ensuite, elles peuvent porter tout type de vêtements qu’elles veulent, même teints en jaune, en soie, des bijoux, des pantalons, des chemises ou des chaussures. Abu Dawud a dit : ‘Abdah et Muhammad ibn Ishaq ont rapporté cette tradition de Muhammad ibn Ishaq jusqu’aux mots : « et de porter des vêtements teints avec du waras ou du safran. » Ils n’ont pas mentionné la suite
- Sunan Abu Dawud, n°1879
Abu Al Tufail a rapporté d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : J’ai vu le Prophète ﷺ faire le tawaf autour de la Ka’bah sur son chameau, toucher l’angle (de la Pierre Noire) avec un bâton recourbé et embrasser ce bâton. Le narrateur Muhammad bin Rafi’ a ajouté : « Ensuite, il est allé à Al Safa et Al Marwah et a parcouru les sept trajets sur son chameau. »
- Sunan Abu Dawud, n°1885
Abu Al Tufail a dit : J’ai dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Ton peuple pense que le Messager d’Allah ﷺ marchait fièrement à grands pas en faisant le tour de la Ka’bah et que c’est une sunna. » Il a répondu : « Ils ont dit en partie vrai et en partie faux. » J’ai demandé : « Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux ? » Il a dit : « Ils ont raison de dire que le Messager d’Allah ﷺ marchait fièrement autour de la Ka’bah, mais ils ont tort, ce n’est pas une sunna. Les Quraysh avaient dit, lors d’Al-Hudaybiyyah : “Laissez Muhammad et ses compagnons, ils mourront comme un chameau malade.” Quand ils ont conclu un traité permettant au Prophète et à ses compagnons de venir à La Mecque l’année suivante et d’y rester trois jours, le Messager d’Allah ﷺ a dit à ses compagnons : “Marchez fièrement (en bougeant les épaules) pendant les trois premiers tours autour de la Ka’bah.” (Ibn ‘Abbas a dit) Mais ce n’est pas une sunna. » J’ai dit : « Ton peuple pense que le Messager d’Allah ﷺ a parcouru la distance entre Al Safa et Al Marwah sur un chameau et que c’est une sunna. » Il a dit : « Ils ont dit en partie vrai et en partie faux. » J’ai demandé : « Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux ? » Il a dit : « Ils ont raison de dire que le Messager d’Allah ﷺ a fait le sa’i entre Al Safa et Al Marwah sur un chameau, mais ils ont tort de dire que c’est une sunna. Comme les gens ne s’écartaient pas du Messager d’Allah ﷺ et restaient autour de lui, il a fait le sa’i sur un chameau pour qu’ils puissent l’écouter, voir sa position et qu’ils ne le bousculent pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°1905
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés rendre visite à Jabir bin ‘Abd Allah. Quand ce fut mon tour, je lui ai dit : « Je suis Muhammad bin Ali bin Hussain. » Il m’a caressé la tête, a défait mes boutons de haut en bas, puis a posé sa main sur ma poitrine, car j’étais encore un jeune garçon. Il m’a dit : « Bienvenue, mon neveu, demande ce que tu veux. » Je l’ai interrogé, il était aveugle. L’heure de la prière arriva, il se leva enveloppé dans un manteau, qui était trop court pour couvrir ses épaules. Il nous dirigea dans la prière, son manteau posé à côté de lui. Je lui ai demandé : « Raconte-moi le hajj du Messager d’Allah ﷺ. » Il fit un geste de la main, replia ses doigts pour indiquer neuf, puis dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le hajj. Puis, la dixième année, il a annoncé publiquement qu’il allait accomplir le hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous voulant le suivre. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, et nous sommes sortis avec lui jusqu’à Dhu Al-Hulaifah. Asma’, la fille de ‘Umais, donna naissance à Muhammad bin Abi Bakr. Elle envoya demander au Messager d’Allah ﷺ ce qu’elle devait faire. Il répondit : “Prends un bain, protège-toi avec un tissu et mets-toi en état d’ihram.” Le Prophète ﷺ pria à la mosquée, monta sur sa chamelle Al-Qaswa’ qui se leva avec lui. Jabir dit : « J’ai vu beaucoup de gens à pied et à dos de monture devant lui, à droite, à gauche et derrière lui. Le Messager d’Allah ﷺ était parmi nous, le Coran lui était révélé et il en connaissait l’interprétation. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions. Il éleva la voix pour proclamer l’unicité d’Allah et dire : “Labbaik, ô Allah, labbaik. Tu n’as pas d’associé. À Toi la louange, la grâce et la royauté. Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient la talbiyah à leur manière, mais le Messager d’Allah ﷺ ne leur interdisait rien. Il continua ainsi jusqu’à la Ka‘bah, toucha le coin, fit sept tours en marchant rapidement lors des trois premiers et normalement lors des quatre derniers. Il pria deux unités à la station d’Ibrahim, en récitant : “Prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Mon père dit que Jabir rapporta cela directement du Prophète ﷺ. Selon Sulaiman, Jabir disait que le Prophète ﷺ récitait dans ces deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Ensuite, il retourna à la Ka‘bah, toucha le coin, puis sortit par la porte vers Al-Safa. Arrivé près d’Al-Safa, il récita : “Al-Safa et Al-Marwah font partie des signes d’Allah”, puis ajouta : “Nous commençons par ce qu’Allah a mentionné en premier.” Il monta sur Al-Safa jusqu’à voir la Ka‘bah, proclama la grandeur d’Allah, affirma Son unicité, puis dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Seul, qui a accompli Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés.” Il fit des invocations, répéta cela trois fois, puis descendit vers Al-Marwah. Lorsqu’il atteignit le bas de la vallée, il courut, puis marcha en remontant jusqu’à Al-Marwah. Il fit à Al-Marwah ce qu’il avait fait à Al-Safa. À la fin du dernier aller-retour, il dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umrah. Donc, si l’un de vous n’a pas d’animal à sacrifier, qu’il quitte l’ihram et considère cela comme une ‘Umrah.” Tous prirent cette permission sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient amené des animaux à sacrifier. Suraqah bin Malik demanda : “Est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Prophète ﷺ entrelaça ses doigts et répondit : “La ‘Umrah a été incluse dans le hajj. Non, c’est pour toujours.” ‘Ali arriva du Yémen avec les animaux du Prophète ﷺ et trouva Fatima parmi ceux qui avaient quitté l’ihram. Elle portait des vêtements colorés et s’était maquillée. ‘Ali n’aima pas cela et demanda : “Qui t’a ordonné cela ?” Elle répondit : “Mon père.” Jabir raconta que ‘Ali dit en Irak : “Je suis allé me plaindre au Prophète ﷺ de Fatima et lui demander son avis. Je lui ai dit que je n’aimais pas ce qu’elle avait fait, et elle m’a dit : ‘C’est mon père qui me l’a ordonné.’” Il répondit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité. Qu’as-tu dit en entrant en ihram pour le hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, j’entre en ihram pour la même intention que le Messager d’Allah ﷺ.” Il dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne quitte pas l’ihram.” Jabir ajouta : “Le total des animaux amenés par ‘Ali du Yémen et ceux du Prophète ﷺ de Médine était de cent.” Tous, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, quittèrent l’ihram et se coupèrent les cheveux. Le 8 Dhu Al-Hijjah, ils reprirent l’ihram pour le hajj et le Prophète ﷺ pria à Mina les prières du midi, de l’après-midi, du coucher du soleil, du soir et de l’aube. Ensuite, il attendit un peu que le soleil se lève et demanda qu’on lui installe une tente à Namirah. Le Prophète ﷺ partit, et les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à Al-Mash‘ar Al-Haram à Al-Muzdalifah, comme ils le faisaient avant l’islam, mais il continua jusqu’à ‘Arafah où la tente était déjà installée. Il descendit, et quand le soleil passa le zénith, il fit amener sa chamelle, descendit dans la vallée et fit un sermon : “Vos vies et vos biens sont sacrés entre vous, comme ce jour, ce mois et cette ville sont sacrés. Tout ce qui vient de l’époque préislamique est sous mes pieds : les dettes de sang et l’usure sont abolies. Le premier sang dont je permets l’abandon est celui de notre parent (selon les versions, le fils de Rabi‘ah bin Al-Harith bin ‘Abd Al-Muttalib, tué par Hudhail). Le premier intérêt que j’abolis est celui de ‘Abbas bin ‘Abd Al-Muttalib. Craignez Allah au sujet des femmes : vous les avez prises sous la protection d’Allah, et vous avez des droits sur elles selon la parole d’Allah. Elles ne doivent pas laisser quelqu’un que vous n’aimez pas s’approcher de vos lits ; si elles le font, corrigez-les sans violence. À vous de les nourrir et de les vêtir convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose : si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi : que direz-vous ?” Ils répondirent : “Nous attestons que tu as transmis le message, accompli ta mission et donné des conseils.” Il leva alors son index vers le ciel et dit : “Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin !” Bilal appela à la prière, fit l’iqamah, et il pria le midi, puis l’iqamah et il pria l’après-midi sans prière entre les deux. Il monta sur Al-Qaswa’, se plaça face à la qibla, resta debout jusqu’au coucher du soleil, puis partit rapidement vers Al-Muzdalifah, prenant Usamah derrière lui. Il tenait fermement la bride de sa chamelle. Il disait : “Du calme, ô gens ! Du calme !” Quand il arrivait sur une butte de sable, il relâchait la bride pour qu’elle monte. À Al-Muzdalifah, il combina les prières du coucher du soleil et du soir avec un seul appel à la prière et deux iqamahs. Il se reposa jusqu’à l’aube, puis pria la prière de l’aube avec un seul appel et une seule iqamah. Il monta ensuite sur Al-Qaswa’, alla à Al-Mash‘ar Al-Haram, fit face à la qibla, loua Allah, proclama Sa grandeur et Son unicité, puis resta debout jusqu’à ce que le jour soit bien clair. Le Prophète ﷺ partit rapidement avant le lever du soleil, prenant Al-Fadl bin ‘Abbas derrière lui. Al-Fadl était un jeune homme beau et à la peau claire. Quand le Prophète ﷺ accéléra, les femmes dans les litières passèrent devant lui. Al-Fadl se mit à les regarder ; le Prophète ﷺ posa sa main sur le visage d’Al-Fadl pour le détourner, mais il regarda de l’autre côté, et le Prophète ﷺ fit de même. Quand ils arrivèrent à la vallée de Muhassir, il pressa un peu sa chamelle, prit la route du milieu jusqu’à la plus grande jamrah, jeta sept petits cailloux en disant “Allah est le plus grand” à chaque jet, depuis le bas de la vallée. Ensuite, il alla à l’endroit du sacrifice, sacrifia soixante-trois chameaux de sa main, puis demanda à ‘Ali de sacrifier le reste. Ils prirent de la viande de chaque chameau, la firent cuire et en mangèrent, puis burent du bouillon. Ensuite, le Prophète ﷺ monta, alla rapidement à la Ka‘bah et pria la prière du midi à La Mecque. Il se rendit chez les Banu ‘Abd Al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam et leur dit : “Puisez, Banu ‘Abd Al-Muttalib ! Si les gens ne risquaient pas de vous en disputer le droit, je puiserais avec vous.” Ils lui tendirent un seau et il en but
- Sunan Abu Dawud, n°1906
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Le Prophète ﷺ a prié le midi et l’après-midi à ‘Arafah avec un seul appel à la prière et deux iqamahs, sans prière surérogatoire entre les deux. Il a prié le coucher du soleil et la nuit à Al-Muzdalifah avec un seul appel à la prière et deux iqamahs, sans prière surérogatoire entre les deux. Abu Dawud dit : Ce récit a aussi été rapporté par Hatim bin Isma’il dans une version plus longue. Muhammad bin ‘Ali Al Ju’fi l’a transmis de Ja’far, de son père, d’après Jabir, comme la version de Hatim bin Isma’il, mais dans cette version, il est dit qu’il a prié le coucher du soleil et la nuit avec un seul appel à la prière et une seule iqamah
- Sunan Abu Dawud, n°1921
Rapporté par Ibrahim bin ‘Uqabah : Kuraib m’a dit qu’il avait demandé à Umamah bin Zaid : « Raconte-moi ce que tu as fait le soir où tu étais derrière le Messager d’Allah ﷺ. » Il répondit : « Nous sommes arrivés dans la vallée où les gens font agenouiller leurs chameaux pour se reposer la nuit. Le Messager d’Allah ﷺ a fait agenouiller sa chamelle, a uriné, puis a demandé de l’eau pour faire les ablutions, mais il les a faites légèrement. Je lui ai demandé : “La prière ?” Il répondit : “La prière est devant toi.” Il est alors remonté sur la chamelle jusqu’à ce que nous arrivions à Al-Muzdalifah. Là, l’iqamah pour la prière du coucher du soleil a été faite. Les gens ont fait agenouiller leurs chameaux à leur place. Les chameaux n’étaient pas encore déchargés que l’iqamah pour la prière du soir a été faite et il a prié. Ensuite, les gens ont déchargé les chameaux. » Le narrateur Muhammad ajoute dans sa version : « Qu’as-tu fait le matin ? » Il répondit : « Al-Fadl monta derrière lui et moi, je marchais à pied parmi les gens de Quraysh qui étaient devant. »
- Sunan Abu Dawud, n°2045
Rapporté par Malik : On ne doit pas dépasser al-Mu’arras quand on revient à Médine avant d’y prier autant qu’on le souhaite, car on m’a informé que le Messager d’Allah ﷺ y a fait halte la nuit. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Muhammad b. Ishaq al-Madini dire : Al-Mu’arras se trouve à six miles de Médine
- Sunan Abu Dawud, n°2093
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Une jeune orpheline vierge doit être consultée à propos d’elle-même ; si elle ne dit rien, cela signifie son accord, mais si elle refuse, le tuteur ne peut pas la forcer. » Les détails complets se trouvent dans le récit rapporté par Yazid. Abu Dawud a dit : « Ce récit a aussi été transmis de façon similaire par Abu Khalid Sulaiman b. Hayyan et Mu’adh b. Mu’adh d’après Muhammad b. ‘Amr. »
- Sunan Abu Dawud, n°2094
Ce même récit a aussi été transmis par Muhammad bin ‘Amr à travers une autre chaîne de rapporteurs. Cette version ajoute : « Si elle pleure ou garde le silence. » Le narrateur a ajouté le mot « pleure ». Abu Dawud a dit : « Le mot “pleure” n’est pas fiable. C’est une confusion du narrateur Ibn Idris ou Muhammad b. al-‘Ata. » Abu Dawud a dit : « Ce récit a aussi été rapporté par Abu ‘Amr Dhakwan d’après Aïcha رضي الله عنها qui a dit : “Une vierge a honte de parler, Messager d’Allah.” Il a dit : “Son silence est son acceptation.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2097
Ce même récit a été transmis par ‘Ikrimah d’après le Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : « Muhammad bin ‘Ubaid n’a pas mentionné le nom d’Ibn ‘Abbas dans la chaîne de ce récit. Les gens l’ont aussi transmis sous forme mursal (sans mentionner Ibn ‘Abbas) de façon similaire. Cette transmission sous forme mursal est bien connue. »
- Sunan Abu Dawud, n°2118
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a enseigné le discours à prononcer en cas de besoin : « Louange à Allah, à qui nous demandons aide et pardon, et auprès de qui nous cherchons refuge contre le mal de nous-mêmes. Celui qu’Allah guide, personne ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, personne ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. “Ô vous qui croyez, craignez Allah par qui vous vous réclamez vos droits mutuels, et respectez les liens du sang. Allah vous observe.” … “Ô vous qui croyez, craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en musulmans.” … “Ô vous qui croyez, craignez Allah et dites la vérité. Il rendra vos actions droites et pardonnera vos péchés. Celui qui obéit à Allah et à Son Messager a réussi grandement.” » Le rapporteur, Muhammad ibn Sulayman, a mentionné le mot « inna » (en vérité)
- Sunan Abu Dawud, n°2126
Rapporté par Muhammad ibn Abdur Rahman ibn Thawban, d’après un homme parmi les Compagnons du Prophète ﷺ : Lorsque Ali رضي الله عنه épousa Fatimah, la fille du Messager d’Allah ﷺ, il voulut avoir des rapports avec elle. Le Messager d’Allah ﷺ lui interdit de le faire avant de lui donner quelque chose. Ali رضي الله عنه dit : « Je n’ai rien avec moi, Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ dit : « Donne-lui ta cotte de mailles. » Il lui donna donc sa cotte de mailles, puis il put vivre avec elle
- Sunan Abu Dawud, n°2146
Iyas ibn Abdullah ibn Abu Dhubab رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne frappez pas les servantes d’Allah. » Mais quand Umar رضي الله عنه est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Les femmes deviennent hardies envers leurs maris », il (le Prophète) a permis de les frapper. Ensuite, beaucoup de femmes sont venues auprès de la famille du Messager d’Allah ﷺ pour se plaindre de leurs maris. Alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Beaucoup de femmes sont venues se plaindre auprès de la famille de Muhammad à cause de leurs maris. Ceux-là ne sont pas les meilleurs parmi vous. »
- Sunan Abu Dawud, n°2163
Rapporté par Muhammad ibn Al Munkadir : « J’ai entendu Jabir رضي الله عنه dire : Les Juifs disaient : “Quand un homme a des rapports avec sa femme par le vagin, mais en étant sur son dos, l’enfant aura un strabisme.” Alors le verset est descendu : “Vos femmes sont un champ pour vous, allez à votre champ comme vous le voulez.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2193
Muhammad ibn Ubayd ibn Abu Salih, qui vivait à Ayliya, a dit : Je suis parti avec Adi ibn Adi al-Kindi jusqu’à ce que nous arrivions à La Mecque. Il m’a envoyé chez Safiyyah, fille de Shaybah, qui se souvenait d’une tradition qu’elle avait entendue de Aisha رضي الله عنها. Elle a dit : J’ai entendu Aisha رضي الله عنها dire : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Il n’y a ni divorce ni affranchissement en cas de contrainte ou de pression (ghalaq). » Abu Dawud a dit : Je pense que “ghalaq” signifie la colère
- Sunan Abu Dawud, n°2198
Abu Dawud a dit : « L’avis d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est mentionné dans la tradition suivante. Ahmad bin Salih et Muhammad bin Yahya ont rapporté (c’est la version d’Ahmad bin Salih) de ‘Abd Ar Razzaq, de Ma’mar, d’Al Zuhri, de Abu Salamah bin Abd Al Rahman bin ‘Awf et Muhammad bin ‘Abd Al Rahman bin Thawban, de Muhammad bin Iyas, qu’Ibn ‘Abbas, Abu Huraira et ‘Abd Allah bin ‘Amr bin Al ‘As رضي الله عنهم ont été interrogés au sujet d’une vierge divorcée trois fois par son mari. Ils ont tous dit : “Elle n’est pas permise pour lui tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Abu Dawud a dit : Malik a rapporté de Yahya bin Sa’id, de Bukair bin Al Ashajj, de Mu’awiyah bin Abi ‘Ayyash, qui était présent lorsque Muhammad bin Iyas bin Al Bukair est allé voir Ibn Al Zubair et Asim ibn ‘Umar. Il leur a posé la question à ce sujet. Ils ont répondu : “Va voir Ibn ‘Abbas et Abu Huraira, je les ai laissés avec A’ishah رضي الله عنها.” Il a ensuite raconté le reste de la tradition. Abu Dawud a dit : La parole d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est : “Le divorce par trois prononcés sépare la femme de son mari, que le mariage ait été consommé ou non, l’ancien mari ne lui est pas permis tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Cette déclaration est semblable à la tradition qui traite de l’échange d’argent. Dans cette tradition, le narrateur a dit : “Ibn ‘Abbas est revenu sur son avis.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2214
Rapporté par Khuwaylah, fille de Malik ibn Tha’labah : Mon mari, Aws ibn as-Samit, a prononcé les mots : « Tu es pour moi comme ma mère. » Je suis donc allée me plaindre au Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a discuté avec moi et a dit : « Reste pieuse envers Allah ; il est ton cousin. » J’ai continué à me plaindre jusqu’à ce que le verset du Coran soit révélé : « Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi, [Ô Muhammad], au sujet de son mari... » [58:1] jusqu’à la prescription de l’expiation. Il a ensuite dit : « Il doit affranchir un esclave. » Elle a dit : « Il n’en a pas les moyens. » Il a dit : « Il doit jeûner deux mois consécutifs. » Elle a dit : « Messager d’Allah, c’est un vieil homme, il ne peut pas jeûner. » Il a dit : « Il doit nourrir soixante pauvres. » Elle a dit : « Il n’a rien à donner en aumône. » À ce moment-là, un araq (panier de dattes contenant quinze ou seize sa’s) a été apporté au Prophète. J’ai dit : « Je vais l’aider avec un autre panier de dattes. » Il a dit : « Tu as bien fait. Va nourrir soixante pauvres pour lui, puis retourne auprès de ton cousin. » Le narrateur a précisé : Un araq contient soixante sa’s de dattes. Abu Dawud a dit : « Elle a expié pour lui sans lui demander son avis. » Abu Dawud a ajouté : « Cet homme (Aws ibn as-Samit) est le frère de ‘Ubadah ibn as-Samit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2218
Abu Dawud a dit : « J’ai récité à Muhammad ibn Wazir Al-Misri et lui ai dit : Bishr ibn Bakr te l’a rapporté et Al-Awza’i nous l’a rapporté. Il a dit : ‘At’a nous l’a rapporté de la part d’Aws, frère de ‘Ubadah ibn as-Samit. Le Prophète ﷺ lui a donné quinze sa’s de blé pour nourrir soixante pauvres. » Abu Dawud a dit : « ‘At’a n’a pas rencontré Aws (ibn as-Samit), qui faisait partie des gens de Badr et est mort au début de l’Islam. Cette version est donc mursal (c’est-à-dire qu’un successeur l’a rapportée directement du Prophète ﷺ, sans mentionner le Compagnon). Ce récit a été rapporté par Al-Awza’i de ‘At’a de la part d’Aws. »
- Sunan Abu Dawud, n°2225
Abu Dawud a dit : « J’ai entendu Muhammad ibn Isa rapporter ce récit, qui a dit : Mu’tamar nous l’a rapporté. Et il (Mu’tamar) a dit : “J’ai entendu Al-Hakam ibn Aban rapporter ce récit. Il n’a pas mentionné le nom d’Ibn ‘Abbas.” Abu Dawud a dit : “Al-Hussain ibn Huraith m’a écrit en disant : ‘Al-Fadl ibn Musa a rapporté d’Ibn ‘Abbas la même chose du Prophète ﷺ.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2240
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a rendu sa fille Zaynab à Abul’As sur la base de leur mariage précédent, sans rien renouveler. Muhammad b. ‘Amr a précisé dans sa version : après six ans. Al-Hasan b. ‘Ali a dit : après deux ans
- Sunan Abu Dawud, n°2266
Rapporté par Muhammad bin Rashid, selon une autre chaîne de transmission, sur le même sujet : Cette version ajoute : « Il est l’enfant de la fornication pour les gens de sa mère, qu’elle soit libre ou esclave. Cette attribution d’un enfant aux parents était pratiquée au début de l’Islam. Les biens partagés avant l’Islam ne seront pas pris en compte. »
- Sunan Abu Dawud, n°2272
Rapporté par Aïsha, épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : « Le mariage à l’époque préislamique était de quatre sortes. L’une d’elles était le mariage pratiqué aujourd’hui : un homme demandait à un autre de lui donner sa parente (sœur ou fille) en mariage, fixait la dot et la lui donnait en mariage. Un autre type était qu’un homme demandait à sa femme, lorsqu’elle était purifiée de ses règles, d’aller voir un certain homme et d’avoir des rapports avec lui. Le mari s’abstenait alors de tout rapport avec elle jusqu’à ce qu’il soit clair qu’elle était enceinte de cet homme. Quand cela se confirmait, le mari reprenait les rapports s’il le souhaitait. Ce mariage s’appelait istibda’ (utiliser un homme pour la procréation noble). Un troisième type était qu’un groupe de moins de dix hommes entrait chez une femme et avait des rapports avec elle. Lorsqu’elle tombait enceinte et accouchait, après quelques jours, elle les convoquait tous. Aucun ne pouvait refuser de venir. Elle leur disait : “Vous savez ce qui s’est passé. J’ai accouché d’un enfant. C’est ton fils, untel.” Elle donnait le nom de celui qu’elle voulait, et l’enfant lui était attribué. Le quatrième type était que beaucoup d’hommes entraient chez une femme qui n’en repoussait aucun. C’étaient des prostituées. Elles mettaient des drapeaux à leur porte pour indiquer qu’elles recevaient des hommes. Quand l’une d’elles tombait enceinte et accouchait, on faisait venir des spécialistes pour déterminer la filiation selon les traits physiques. L’enfant était attribué à celui qu’ils désignaient, et il ne pouvait pas le nier. Lorsque Allah a envoyé Muhammad ﷺ comme Prophète, il a aboli toutes ces formes de mariage de l’époque préislamique, sauf celle que pratiquent les musulmans aujourd’hui. »
- Sunan Abu Dawud, n°2290
‘Ubaid Allah a dit : « Marwan a envoyé quelqu’un (Qabisah) auprès de Fatimah pour l’interroger sur l’affaire. Elle a dit qu’elle était l’épouse d’Abu Hafs. Le Prophète ﷺ avait nommé ‘Ali gouverneur dans une région du Yémen. Son mari y est aussi parti avec lui. De là, il lui a envoyé un message prononçant le dernier divorce qui restait. Il a ordonné à ‘Ayyash ibn Abi Rabi’ah et Al Harith ibn Hisham de lui fournir une pension. Ils ont dit : “Par Allah, il n’y a de pension pour elle que si elle est enceinte.” Elle est allée voir le Prophète ﷺ qui lui a dit : “Il n’y a de pension pour toi que si tu es enceinte.” Elle a ensuite demandé la permission de quitter (sa maison) et il la lui a accordée. Elle a demandé : “Où dois-je aller, Messager d’Allah ﷺ ?” Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit d’aller chez Ibn Umm Maktum, qui était aveugle. Elle pouvait s’y découvrir car il ne la voyait pas. Elle y est restée jusqu’à la fin de sa période d’attente. Le Prophète ﷺ l’a ensuite mariée à Usamah. Qabisah est alors retourné voir Marwan et lui a raconté cela. Marwan a dit : “Nous n’avons entendu ce récit que d’une femme, donc nous suivrons la pratique fiable que nous avons trouvée chez les gens.” Quand Fatimah a appris cela, elle a dit : “Entre toi et moi, il y a le Livre d’Allah.” Allah, le Très-Haut, a dit : “Divorcez-les pour leur période d’attente...” Tu ne sais pas, peut-être qu’Allah apportera ensuite une nouvelle chose. » Elle a dit : « Quelle nouvelle chose peut-il arriver après un triple divorce ? » Abu Dawud a dit : Un récit similaire a été rapporté par Yunus d’après Al Zuhri. Quant à Al Zubaidi, il a rapporté les deux récits, celui de ‘Ubaid Allah dans la version de Ma’mar et celui d’Abu Salamah dans la version de ‘Aqil. Abu Dawud a dit : Muhammad ibn Ishaq a rapporté d’après Al Zuhri que Qabisah ibn Dhuwaib lui a transmis la version rapportée par ‘Ubaid Allah ibn ‘Abd Allah, qui précise que Qabisah est ensuite retourné voir Marwan pour l’en informer
- Sunan Abu Dawud, n°2295
Al-Qasim ibn Muhammad et Sulayman ibn Yasar rapportent : Yahya ibn Sa'id ibn al-'As a divorcé de la fille de 'Abd al-Rahman ibn al-Hakam de façon définitive. 'Abd al-Rahman l’a déplacée. Aisha رضي الله عنها a envoyé un message à Marwan ibn al-Hakam, qui était gouverneur de Médine, et lui a dit : « Crains Allah et renvoie la femme chez elle. » Marwan a dit (selon la version de Sulayman) : « 'Abd al-Rahman m’a forcé. » Marwan a dit (selon la version d’al-Qasim) : « N’as-tu pas entendu parler du cas de Fatimah, fille de Qays ? » Aisha répondit : « Cela ne te ferait aucun mal de ne pas mentionner le récit de Fatimah. » Marwan dit : « Si tu penses que c’était à cause d’un mal, alors il suffit de voir qu’il y a aussi un mal entre les deux. »
- Sunan Abu Dawud, n°2337
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : AbdulAziz ibn Muhammad a dit : Abbad ibn Kathir est venu à Médine et s’est rendu à l’assemblée d’al-Ala’. Il lui a pris la main, l’a fait lever et a dit : « Ô Allah, il rapporte un récit de son père, d’après Abu Hurayrah, qui a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Quand la moitié de Sha‘ban arrive, ne jeûnez plus.” » Al-Ala’ a dit : « Ô Allah, mon père a rapporté ce récit d’Abu Hurayrah, d’après le Prophète ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°2338
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Husayn ibn al-Harith al-Jadli, de la tribu de Jadilah Qays, a dit : Le gouverneur de La Mecque a fait un discours et a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a demandé d’accomplir les rites du hajj après avoir vu la lune. Si nous ne la voyons pas et que deux personnes fiables témoignent, nous devons accomplir les rites du hajj sur la base de leur témoignage. » J’ai alors demandé à al-Husayn ibn al-Harith : « Qui était le gouverneur de La Mecque ? » Il a répondu : « Je ne sais pas. » Il m’a ensuite rencontré et m’a dit : « C’était al-Harith ibn Hatib, le frère de Muhammad ibn Hatib. » Le gouverneur a ensuite dit : « Il y a parmi vous un homme qui connaît mieux Allah et Son Messager que moi. Il a été témoin de cela auprès du Messager d’Allah ﷺ. » Il a alors désigné un homme de la main. Al-Husayn a dit : J’ai demandé à un vieil homme à côté de moi : « Qui est cet homme que le gouverneur a désigné ? » Il a dit : « C’est Abdullah ibn Umar, et il a dit la vérité. Il connaissait mieux Allah que lui. » (Abdullah ibn Umar) a dit : « C’est ce que le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de faire. »
- Sunan Abu Dawud, n°2340
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « J’ai vu la lune. » Al-Hasan a ajouté dans sa version : c’est-à-dire celle du Ramadan. Il demanda : « Attestes-tu qu’il n’y a de dieu qu’Allah ? » Il répondit : « Oui. » Il demanda encore : « Attestes-tu que Muhammad est le Messager d’Allah ? » Il répondit : « Oui. » Et il témoigna avoir vu la lune. Il dit alors : « Bilal, annonce aux gens qu’ils doivent jeûner demain. »
- Sunan Abu Dawud, n°2354
Rapporté par Abu 'Atiyyah : Masruq et moi sommes entrés chez 'Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها et nous avons dit : « Mère des croyants, il y a deux compagnons du Prophète Muhammad ﷺ. L’un d’eux se dépêche de rompre le jeûne et de prier, tandis que l’autre retarde ces deux actions. » Elle demanda : « Lequel se dépêche de rompre le jeûne et de prier ? » Nous avons répondu : « 'Abd Allah (ibn Mas'ud). » Elle dit : « C’est ainsi que faisait le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°2425
Rapporté par Abu Qatadah رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a demandé : « Comment jeûnes-tu, ô Messager d’Allah ? » Le Messager d’Allah ﷺ s’est mis en colère à cette question. Quand Omar a vu cela, il a dit : « Nous sommes satisfaits qu’Allah soit notre Seigneur, que l’islam soit notre religion et que Muhammad soit notre Prophète. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre Sa colère et contre la colère de Son Messager. » Omar a continué à répéter ces paroles jusqu’à ce que sa colère se calme. Il a alors demandé : « Ô Messager d’Allah, que penses-tu de celui qui jeûne tout le temps ? » Il a répondu : « Qu’il ne jeûne pas ou qu’il rompe son jeûne. » Musaddad a rapporté dans sa version : « Il n’a ni jeûné ni rompu son jeûne. » Le narrateur Ghaylan doutait des mots exacts. Il a demandé : « Et celui qui jeûne deux jours puis ne jeûne pas un jour ? » Il a dit : « Est-ce que quelqu’un en est capable ? » Il a demandé : « Et celui qui jeûne un jour sur deux ? » Le Prophète a dit : « C’est le jeûne de David. » Il a demandé : « Et celui qui jeûne un jour puis rompt deux jours ? » Il a répondu : « J’aimerais avoir la force de faire cela. » Puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Jeûner trois jours chaque mois et d’un Ramadan à l’autre (c’est-à-dire le jeûne du Ramadan chaque année) équivaut à un jeûne continu. Je demande à Allah que le jeûne du jour de Arafah efface les péchés de l’année passée et de l’année à venir, et que le jeûne du jour de Ashura efface les péchés de l’année passée. »
- Sunan Abu Dawud, n°2446
Rapporté par Al-Hakam ibn al-A’raj : Je suis allé voir Ibn ‘Abbas qui était appuyé contre son manteau dans la Mosquée Sacrée (al-Masjid al-Haram). Je lui ai demandé au sujet du jeûne du jour de ‘Ashura. Il a dit : « Quand tu vois le croissant de Mouharram, compte les jours. Quand arrive le 9e jour de Mouharram, jeûne dès le matin. » J’ai demandé : « Est-ce que Muhammad ﷺ jeûnait ainsi ? » Il a répondu : « C’est ainsi que Muhammad ﷺ jeûnait. »
- Sunan Abu Dawud, n°2544
Rapporté par Abu Wahb : Le Prophète ﷺ a dit : « Préférez les chevaux alezans avec une liste blanche et des balzanes blanches, ou bai foncé avec une liste blanche. » Il a ensuite mentionné quelque chose de similaire. Muhammad ibn al-Muhajir a dit : « Je lui ai demandé : pourquoi préfère-t-on le cheval alezan ? » Il a répondu : « Parce que le Prophète ﷺ avait envoyé un détachement, et l’homme qui a rapporté le premier la nouvelle de la victoire montait un cheval alezan. »
- Sunan Abu Dawud, n°2591
Rapporté par Al-Bara' ibn Azib رضي الله عنه : Yunus ibn Ubayd, client de Muhammad ibn al-Qasim, a dit que Muhammad ibn al-Qasim a envoyé demander à Al-Bara' ibn Azib à propos de l’étendard du Messager d’Allah ﷺ. Il a répondu : « Il était noir, carré, et fait d’une couverture en laine. »
- Sunan Abu Dawud, n°2641
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de dieu qu’Allah, que Muhammad est Son serviteur et Son Messager, qu’ils se tournent vers notre qiblah, mangent ce que nous abattons et prient comme nous. Lorsqu’ils font cela, leur vie et leurs biens sont inviolables pour nous, sauf ce qui leur est dû. Ils auront les mêmes droits et les mêmes devoirs que les musulmans. »
- Sunan Abu Dawud, n°2651
Rapporté par Ali رضي الله عنه : « Hatib est allé écrire aux gens de La Mecque que Muhammad ﷺ allait marcher contre eux. Cette version rapporte : “Elle a dit : Je n’ai pas de lettre.” Nous avons fait agenouiller son chameau, mais nous n’avons trouvé aucune lettre sur elle. Ali رضي الله عنه a dit : “Par Celui au nom duquel on prête serment, soit tu fais sortir la lettre, soit je te tue.” Il a ensuite raconté la suite du récit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2679
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté cela du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ envoya des cavaliers vers Najd, et ils ramenèrent un homme des Banu Hanifah appelé Thumamah ibn Uthal, qui était le chef du peuple d’Al Yamamah, et ils l’attachèrent à l’un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ vint le voir et lui dit : « Qu’attends-tu, Thumamah ? » Il répondit : « J’attends le bien, Muhammad. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un dont le sang sera vengé ; si tu fais preuve de clémence, tu le feras envers quelqu’un qui saura être reconnaissant ; et si tu veux des biens et que tu demandes, tu recevras tout ce que tu voudras. » Le Messager d’Allah ﷺ le laissa jusqu’au lendemain et lui demanda : « Qu’attends-tu, Thumamah ? » Il répéta la même réponse. Le Prophète ﷺ le laissa encore un jour, et il répondit de la même manière. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Libérez Thumamah. » Il partit vers des palmiers près de la mosquée, s’y lava, puis entra dans la mosquée et dit : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. » Il raconta ensuite la suite de l’histoire. Le narrateur ‘Isa a dit : « Al Laith nous a rapporté cela. » Il a dit : « C’était un homme respecté et estimé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2700
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Certains esclaves (des mécréants) se sont rendus au Messager d’Allah ﷺ le jour d’al-Hudaybiyyah, avant le traité. Leurs maîtres lui écrivirent : « Ô Muhammad, ils ne sont pas venus vers toi par intérêt pour ta religion, mais pour fuir l’esclavage. » Certains dirent : « Ils ont dit la vérité, Messager d’Allah, renvoie-les-leur. » Le Messager d’Allah ﷺ se mit en colère et dit : « Je ne vois pas que vous vous reteniez de cet acte, ô groupe de Quraysh, mais Allah enverra quelqu’un contre vous qui vous frappera au cou. » Il refusa alors de les renvoyer et dit : « Ce sont les affranchis d’Allah, le Très-Haut. »
- Sunan Abu Dawud, n°2704
Rapporté par Abdullah ibn AbuAwfa : Muhammad ibn AbulMujahid rapporte qu’Abdullah ibn AbuAwfa a dit : J’ai demandé : « Préleviez-vous le cinquième de la nourriture à l’époque du Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Le jour de Khaybar, nous avons capturé de la nourriture, et chacun venait en prendre la quantité dont il avait besoin, puis repartait. »
- Sunan Abu Dawud, n°2713
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه alors qu'il donnait un sermon : Salih ibn Muhammad ibn Za’idah (Abu Dawud a dit : Ce Salih est Abu Waqid) a dit : Nous sommes entrés en territoire byzantin avec Maslamah. Un homme qui avait été malhonnête avec le butin a été amené. Maslamah a demandé à Salim à son sujet. Il a dit : « J’ai entendu mon père rapporter d’Omar ibn al-Khattab, du Prophète ﷺ : “Quand vous trouvez un homme qui a été malhonnête avec le butin, brûlez ses biens et frappez-le.” » Il l’a frappé. Nous avons trouvé dans ses biens un exemplaire du Coran. Il a de nouveau demandé à Salim à ce sujet. Il a dit : « Vendez-le et donnez son prix en aumône. »
- Sunan Abu Dawud, n°2714
Salih bin Muhammad a dit : « Nous sommes partis en expédition avec Al Walid bin Hisham, et Salim bin ‘Abd Allah bin ‘Umar et ‘Umar bin ‘Abd Al Aziz étaient avec nous. Un homme avait été malhonnête avec le butin. Al Walid a ordonné de brûler ses biens, et cela a été diffusé parmi les gens. Il ne lui a pas donné sa part. » Abu Dawud a dit : « Ceci est la version la plus authentique des deux traditions. D’autres ont rapporté qu’Al Walid bin Hashim a brûlé la selle de chameau de Ziyad bin Sa’d. Il avait été malhonnête avec le butin et il l’a frappé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2715
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As : Le Messager d’Allah ﷺ, Abu Bakr et Omar brûlaient les biens de quiconque avait été malhonnête avec le butin et le frappaient. Abu Dawud a dit : ‘Ali b. Bahr a ajouté d’après al-Walid, et je n’ai pas entendu cela de lui : « Et ils lui refusaient sa part. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par al-Walid b. ‘Utbah d’après ‘Abd al-Wahhab b. Najdah ; ils ont dit : Cela a été transmis par al-Walid, de Zuhair b. Muhammad, de ‘Amr b. Shu’aib. ‘Abd al-Wahhab b. Najdah al-Huti n’a pas mentionné les mots : « Il lui a refusé sa part » (comme rapporté par ‘Ali b. Bahr d’après al-Walid)
- Sunan Abu Dawud, n°2736
Rapporté par Mujammi’ ibn Jariyah al-Ansari رضي الله عنه : Mujammi’ faisait partie des lecteurs du Coran, et il a dit : Nous étions présents avec le Messager d’Allah ﷺ à al-Hudaybiyyah. Au retour, les gens faisaient avancer leurs chameaux rapidement. Ils se demandaient : « Que se passe-t-il ? » On répondit : « Une révélation est descendue sur le Prophète ﷺ. » Nous avons donc suivi les gens en pressant nos montures. Nous avons trouvé le Prophète ﷺ debout sur sa monture à Kura’ al-Ghamim. Quand tout le monde s’est rassemblé, il a récité : « En vérité, Nous t’avons accordé une victoire éclatante. » Un homme a demandé : « Est-ce une victoire, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Oui. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad, c’est une victoire. » Khaybar a été partagée entre ceux qui étaient à al-Hudaybiyyah, et le Messager d’Allah ﷺ l’a divisée en dix-huit parts. L’armée comptait mille cinq cents hommes, dont trois cents cavaliers, et il a donné deux parts au cavalier et une au fantassin. Abu Dawud a dit : La version d’Abu Mu’awiyah est plus correcte et c’est celle qui est suivie. Je pense que l’erreur vient de la tradition de Mujammi’, car il a dit « trois cents cavaliers » alors qu’ils étaient seulement deux cents
- Sunan Abu Dawud, n°2752
Rapporté par Salamah ibn Al-Akwa’ رضي الله عنه : « Abd Al-Rahman ibn ‘Uyainah a attaqué les chameaux du Messager d’Allah ﷺ et tué leur gardien. Lui et quelques hommes à cheval sont partis en emmenant les chameaux. Je me suis tourné vers Médine et j’ai crié trois fois : “Une attaque au matin !” Puis je les ai poursuivis en tirant des flèches et en blessant leurs montures. Quand un cavalier revenait vers moi, je m’asseyais au pied d’un arbre jusqu’à ce qu’aucune monture du Prophète ﷺ créée par Allah ne soit restée devant moi. Ils ont jeté plus de trente lances et trente manteaux pour s’alléger. Puis ‘Uyainah est venu avec des renforts et a dit : “Quelques-uns d’entre vous, allez vers lui.” Quatre d’entre eux sont venus vers moi, sont montés sur une montagne et se sont approchés jusqu’à entendre ma voix. Je leur ai dit : “Savez-vous qui je suis ?” Ils ont demandé : “Qui es-tu ?” J’ai répondu : “Je suis Ibn Al-Akwa. Par Celui qui a honoré le visage de Muhammad ﷺ, si l’un de vous me poursuit, il ne m’attrapera pas, et si je poursuis l’un de vous, je ne le manquerai pas.” Cela a continué jusqu’à ce que je voie les cavaliers du Messager d’Allah ﷺ arriver à travers les arbres, avec Al-Akhram Al-Asadi à leur tête. Il a rejoint ‘Abd Al-Rahman ibn ‘Uyainah, et ils se sont affrontés à la lance. Al-Akhram a blessé le cheval de ‘Abd Al-Rahman, mais ‘Abd Al-Rahman l’a transpercé et tué. Ensuite, ‘Abd Al-Rahman est reparti sur le cheval d’Al-Akhram. Je suis alors allé voir le Messager d’Allah ﷺ, qui se trouvait près du même point d’eau d’où je les avais chassés, appelé Dhu Qarad. Le Prophète ﷺ était avec cinq cents personnes. Il m’a alors donné deux parts : une de cavalier et une de fantassin. »
- Sunan Abu Dawud, n°2765
Al-Miswar ibn Makhramah رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti l’année d’al-Hudaybiyyah avec plus de mille compagnons. Lorsqu’il est arrivé à Dhu al-Hulaifah, il a orné et marqué les animaux de sacrifice et est entré en état sacré pour la ‘Umrah. Il a poursuivi son voyage, et lorsqu’il est arrivé au col de la montagne menant à La Mecque, sa monture s’est agenouillée. Les gens ont dit deux fois : « Avance, avance, al-Qaswa est fatiguée. » Le Prophète ﷺ a dit : « Elle n’est pas fatiguée, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a retenu l’éléphant qui l’a retenue. » Il a ajouté : « Par Celui qui détient mon âme, ils ne me demanderont rien pour honorer ce qu’Allah a rendu sacré sans que je ne le leur accorde. » Il a ensuite encouragé sa monture, qui s’est relevée, puis il s’est arrêté à l’extrémité d’al-Hudaybiyyah près d’un point d’eau peu abondant. Budail ibn Warqa al-Khuza’i est alors venu, puis ‘Urwah ibn Mas’ud l’a rejoint et a commencé à parler au Prophète ﷺ, lui prenant la barbe à chaque fois. Al-Mughirah ibn Shu’bah, qui était à côté du Prophète ﷺ, portait un casque et une épée. Il a frappé la main de ‘Urwah avec le bout de son fourreau en disant : « Retire ta main de sa barbe. » ‘Urwah a levé la main et a demandé : « Qui est-ce ? » On lui a répondu : « Al-Mughirah ibn Shu’bah. » Il a dit : « Ô traître ! N’ai-je pas usé de mes fonctions dans ta trahison ? » (Avant l’islam, Al-Mughirah avait accompagné des gens, les avait tués et pris leurs biens, puis il était venu embrasser l’islam.) Le Prophète ﷺ a dit : « Quant à l’islam, nous l’avons accepté, mais pour les biens pris par trahison, nous n’en voulons pas. » Il a poursuivi le récit. Le Prophète ﷺ a dit : « Écrivez : Ceci est ce que Muhammad, le Messager d’Allah, a décidé. » Suhail a alors dit : « Aucun homme ne viendra de chez nous vers vous, même s’il suit votre religion, sans que vous ne nous le renvoyiez. » Quand le document a été rédigé, le Prophète ﷺ a dit à ses compagnons : « Levez-vous, sacrifiez vos bêtes, puis rasez-vous la tête. » Ensuite, des femmes croyantes immigrantes sont venues. (Allah a révélé : “Ô vous qui croyez, lorsque des croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes...”) Allah a interdit de les renvoyer, mais a ordonné de restituer la dot. Le Prophète ﷺ est ensuite retourné à Médine. Abu Basir, un homme de Quraysh (qui était musulman), est venu à lui. Ils ont envoyé deux hommes pour le chercher, et il l’a remis entre leurs mains. Ils l’ont emmené, et lorsqu’ils sont arrivés à Dhu al-Hulaifah et se sont arrêtés pour manger des dattes, Abu Basir a dit à l’un d’eux : « Par Allah, untel, je trouve que ton épée est belle. » L’autre a tiré l’épée et dit : « Oui, je l’ai testée. » Abu Basir a dit : « Laisse-moi la voir. » Il la lui a donnée et Abu Basir l’a tué. L’autre s’est enfui à Médine et, en courant, est entré dans la mosquée. Le Prophète ﷺ a dit : « Cet homme a vu quelque chose d’effrayant. » Il a dit : « Par Allah, mon compagnon a été tué, et je suis en danger. » Abu Basir est alors arrivé et a dit : « Allah a accompli ton engagement. Tu m’as rendu à eux, mais Allah m’a sauvé d’eux. » Le Prophète ﷺ a dit : « Malheur à sa mère, fauteur de troubles ! S’il avait des alliés... » Quand Abu Basir a compris qu’il serait renvoyé, il est parti et s’est installé près de la mer. Abu Jandal s’est échappé et l’a rejoint, jusqu’à ce qu’un groupe se rassemble autour d’eux
- Sunan Abu Dawud, n°2768
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qui poursuivra Ka’b ibn Al-Ashraf, car il a nui à Allah et à Son Messager ? » Muhammad ibn Maslamah s’est levé et a dit : « Moi, ô Messager d’Allah. Veux-tu que je le tue ? » Il a répondu : « Oui. » Il a demandé : « Alors permets-moi de dire certaines choses (contre toi). » Il a dit : « Oui, dis. » Il est ensuite allé voir Ka’b ibn Al-Ashraf et lui a dit : « Cet homme nous demande l’aumône et cela nous met en difficulté. » Ka’b a dit : « Vous serez encore plus peinés. » Muhammad ibn Maslamah a dit : « Nous l’avons suivi et nous ne voulons pas l’abandonner avant de voir ce qu’il adviendra de lui. Nous aimerions que tu puisses nous prêter un ou deux wasqs. » Ka’b a demandé : « Qu’allez-vous me donner en garantie ? » Il a répondu : « Que veux-tu de nous ? » Ka’b a dit : « Vos femmes. » Ils ont dit : « Gloire à Allah ! Tu es le plus beau des Arabes. Si nous te donnions nos femmes en garantie, ce serait une honte pour nous. » Il a dit : « Alors vos enfants. » Ils ont dit : « Gloire à Allah ! Un de nos fils pourrait dire : ‘Tu as été donné en garantie pour un ou deux wasqs.’ » Ils ont dit : « Nous te donnerons nos cuirasses en gage. » Il a accepté. Quand il est venu chez lui, il l’a appelé et Ka’b est sorti en étant parfumé. Quand il s’est assis avec lui, il était accompagné de trois ou quatre personnes qui ont parlé de son parfum. Ka’b a dit : « J’ai telle ou telle femme avec moi, elle est la plus parfumée des femmes du peuple. » Muhammad ibn Maslamah a demandé : « Me permets-tu de sentir ? » Il a répondu : « Oui. » Il a alors passé sa main dans ses cheveux et a senti. Il a demandé : « Puis-je recommencer ? » Il a répondu : « Oui. » Il a de nouveau passé sa main dans ses cheveux. Quand il a eu le contrôle, il a dit : « Attrapez-le. » Alors ils l’ont frappé jusqu’à le tuer
- Sunan Abu Dawud, n°2786
Rapporté par Dhul-Jawshan, un homme de la tribu d’ad-Dabab : Lorsque le Prophète ﷺ eut fini avec les gens de Badr, je lui ai amené un poulain de ma jument appelée al-Qarha’. J’ai dit : « Muhammad, je t’apporte ce poulain d’al-Qarha’ pour que tu le prennes. » Il a dit : « Je n’en ai pas besoin. Si tu veux, je peux te donner une bonne cotte de mailles du butin de Badr. » J’ai répondu : « Je ne peux pas échanger un poulain aujourd’hui. » Il a dit : « Alors je n’en ai pas besoin. »
- Sunan Abu Dawud, n°2792
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a demandé qu’on lui apporte un bélier cornu avec les pattes, le ventre et le tour des yeux noirs, pour le sacrifier. Il a dit : « Aishah, apporte le couteau. » Puis il a dit : « Aiguise-le avec une pierre. » Je l’ai fait. Il l’a pris, a pris le bélier, l’a mis à terre et l’a égorgé. Ensuite, il a dit : « Au nom d’Allah. Ô Allah, accepte-le pour Muhammad, la famille de Muhammad et le peuple de Muhammad. » Puis il l’a sacrifié
- Sunan Abu Dawud, n°2795
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Le Prophète ﷺ a sacrifié deux béliers cornus blancs avec des marques noires, qui avaient été castrés. Quand il les a tournés vers la qibla, il a dit : « J’oriente mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre, suivant la religion d’Ibrahim, sincère dans la foi, et je ne fais pas partie des polythéistes. Ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, le Seigneur de l’univers, qui n’a pas d’associé. Voilà ce qui m’a été ordonné, et je fais partie des musulmans. Ô Allah, cela vient de Toi et c’est pour Toi, de la part de Muhammad et de son peuple. Au nom d’Allah, et Allah est le plus Grand. » Puis il a sacrifié
- Sunan Abu Dawud, n°2822
Rapporté par Muhammad ibn Safwan ou Safwan ibn Muhammad : J’ai chassé deux lièvres et je les ai égorgés avec un silex. J’ai interrogé le Messager d’Allah ﷺ à leur sujet. Il m’a permis de les manger
- Sunan Abu Dawud, n°2879
Rapporté par Yahya ibn Sa'id : 'Abd al-Hamid ibn 'Abd Allah ibn 'Umar ibn al-Khattab m’a transmis un document concernant la fondation pieuse (waqf) faite par 'Umar ibn al-Khattab : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici ce qu’a écrit le serviteur d’Allah, 'Umar, au sujet de Thamgh. Il a rapporté la tradition comme celle transmise par Nafi'. Il a ajouté : « à condition qu’il n’en fasse pas de réserves pour lui-même. » Les fruits excédentaires seront donnés aux mendiants et aux nécessiteux. Il a poursuivi en disant : Si le responsable de Thamgh souhaite acheter un esclave pour travailler avec les fruits (en les vendant), il peut le faire. Mu'iqib a rédigé le document et 'Abd Allah ibn al-Arqam en a été témoin : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici ce que le serviteur d’Allah, 'Umar, Commandeur des croyants, a ordonné, au cas où il lui arriverait quelque chose (c’est-à-dire s’il meurt), que Thamgh, Sirmah ibn al-Akwa', le serviteur qui s’y trouve, les cent parts à Khaybar, le serviteur qui s’y trouve et les cent parts que Muhammad ﷺ m’a données dans la vallée, restent sous la garde de Hafsah pendant sa vie, puis les hommes de confiance de sa famille en auront la charge, et ces biens ne seront ni vendus ni achetés, et leurs revenus seront dépensés selon ce qu’ils jugeront nécessaire pour les mendiants, les nécessiteux et les proches. Celui qui gère ces biens ne commet pas de faute s’il en consomme lui-même, en donne à manger, ou achète des esclaves avec
- Sunan Abu Dawud, n°2894
Rapporté par Qabisah ibn Dhuwayb : Une grand-mère est venue voir Abu Bakr pour demander sa part d’héritage. Il a dit : « Rien n’est prescrit pour toi dans le Livre d’Allah, et je ne connais rien pour toi dans la Sunna du Prophète d’Allah ﷺ. Rentre chez toi pendant que je consulte les gens. » Il a alors interrogé les gens, et al-Mughirah ibn Shu'bah a dit : « J’étais présent avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il a donné un sixième à la grand-mère. » Abu Bakr a dit : « Y a-t-il quelqu’un d’autre avec toi ? » Muhammad ibn Maslamah s’est levé et a confirmé ce qu’a dit al-Mughirah ibn Shu'bah. Abu Bakr a donc appliqué cette règle. Une autre grand-mère est venue voir Umar ibn al-Khattab pour demander sa part d’héritage. Il a dit : « Rien n’est prescrit pour toi dans le Livre d’Allah. La décision prise avant toi l’a été pour une autre grand-mère que toi. Je n’ajouterai rien aux parts d’héritage ; mais c’est ce sixième. S’il y en a deux, elles se le partagent, mais si tu es la seule, tu prends tout. »
- Sunan Abu Dawud, n°2958
Rapporté par un homme : Sulaym ibn Mutayr a rapporté d’après son père que Mutayr est parti accomplir le hajj. Lorsqu’il est arrivé à as-Suwaida’, un homme est soudain venu chercher des médicaments et de l’extrait d’ammonium anthorhizum, et il a dit : Un homme qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ s’adresser aux gens en leur ordonnant et en leur interdisant, m’a dit qu’il avait entendu : « Ô gens, acceptez les cadeaux tant qu’ils restent des cadeaux ; mais lorsque les Quraysh se disputeront le pouvoir et que les cadeaux seront donnés pour la religion de l’un d’entre vous, alors laissez-les. » Abu Dawud a dit : Ce hadith a été transmis par Ibn al-Mubarak d’après Muhammad ibn Yasar, d’après Sulaim ibn Mutair
- Sunan Abu Dawud, n°2968
Rapporté par Aïsha, épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : Fatimah, fille du Messager d’Allah ﷺ, a envoyé un messager à Abu Bakr pour lui demander en héritage ce qu’Allah avait donné au Prophète ﷺ à Médine et à Fadak, et ce qui restait du cinquième de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône.” La famille de Muhammad mangera de ces biens. Je jure par Allah que je ne changerai rien à la condition précédente, à savoir que ce soit une aumône comme à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Je le gérerai comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatimah de ces biens
- Sunan Abu Dawud, n°2969
Rapporté par Aïsha, la mère des croyants رضي الله عنها : Fatimah réclamait les biens d’aumône du Messager d’Allah ﷺ à Médine et à Fadak, et ce qui restait du cinquième de Khaybar. Aïsha a rapporté qu’Abu Bakr disait : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités ; ce que nous laissons est une aumône.” La famille de Muhammad mangera de ces biens, c’est-à-dire des biens d’Allah. Ils ne prendront pas plus que leur subsistance. »
- Sunan Abu Dawud, n°2977
Un récit similaire a été rapporté par Ibn Shihab par une autre chaîne de transmetteurs. Dans cette version, il est dit : J’ai dit : « Ne craignez-vous pas Allah ? N’avez-vous pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Nous ne laissons pas d’héritage. Tout ce que nous laissons est une aumône.” Ce bien appartient à la famille de Muhammad pour leurs besoins urgents et pour leurs invités. Quand je mourrai, il reviendra à celui qui sera le dirigeant après moi. »
- Sunan Abu Dawud, n°2985
Rapporté par AbdulMuttalib ibn Rabi’ah ibn al-Harith رضي الله عنه : Son père, Rabi’ah ibn al-Harith, et Abbas ibn al-Muttalib dirent à AbdulMuttalib ibn Rabi’ah et à al-Fadl ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ et dites-lui : Ô Messager d’Allah, nous sommes désormais en âge de nous marier, comme tu le vois, et nous souhaitons nous marier. Ô Messager d’Allah, tu es le plus bienveillant des gens et le meilleur pour unir les couples. Nos pères n’ont rien pour payer notre dot. Désigne-nous comme collecteurs de la zakat, ô Messager d’Allah, nous te donnerons ce que les autres collecteurs te donnent, et nous profiterons du reste. » Ali رضي الله عنه vint à nous alors que nous étions dans cette situation. Il dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Non, par Allah, il ne nommera aucun de vous collecteur de la zakat.” » Rabi’ah lui dit : « C’est ta situation ; tu as obtenu ce lien avec le Messager d’Allah ﷺ par le mariage, mais nous ne t’en avons pas voulu. » Ali posa alors son manteau à terre, s’allongea dessus et dit : « Je suis le père de Hasan, le chef. Par Allah, je ne quitterai pas cet endroit avant que vos fils ne reviennent avec une réponse à la question pour laquelle vous les avez envoyés voir le Prophète ﷺ. » AbdulMuttalib dit : « Al-Fadl et moi sommes allés vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Nous avons constaté que la prière du midi en groupe avait déjà commencé. Nous avons donc prié avec les gens. Ensuite, nous nous sommes précipités vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Ce jour-là, il était chez Zaynab, fille de Jahsh. Nous sommes restés debout jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. Il a attrapé mon oreille et celle d’al-Fadl, puis a dit : “Dites ce que vous avez sur le cœur.” Il est ensuite entré et nous a permis d’entrer. Nous sommes entrés, et un moment, nous nous sommes demandé qui parlerait. Finalement, j’ai parlé, ou c’est al-Fadl qui a parlé (le narrateur, Abdullah, n’était pas sûr). Il lui a exposé la demande pour laquelle nos pères nous avaient envoyés. Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux un instant et a levé les yeux vers le plafond de la pièce. Il a pris tellement de temps que nous avons cru qu’il ne nous répondrait pas. Pendant ce temps, nous avons vu Zaynab nous faire signe de la main derrière le voile pour nous demander de patienter, car le Messager d’Allah ﷺ réfléchissait à notre demande. Puis il a baissé la tête et nous a dit : “Cette zakat est une impureté des biens des gens. Elle n’est pas licite pour Muhammad ni pour la famille de Muhammad. Appelez Nawfal ibn al-Harith.” Nawfal ibn al-Harith fut donc appelé. Il dit : “Nawfal, marie AbdulMuttalib à ta fille.” Nawfal me maria donc à sa fille. Le Prophète ﷺ dit ensuite : “Appelez Mahmiyyah ibn Jaz’i.” C’était un homme des Banu Zubayd que le Messager d’Allah ﷺ avait nommé collecteur du cinquième. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : “Marie al-Fadl à ta fille.” Il le fit. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : “Levez-vous et payez la dot de leur part à partir du cinquième, tant.” (Abdullah ibn al-Harith n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sunan Abu Dawud, n°2990
Rapporté par Mujja’ah ibn Mirarah al-Yamani رضي الله عنه : Mujja’ah est allé voir le Prophète ﷺ pour lui demander le prix du sang de son frère, tué par les Banu Sadus des Banu Dhuhl. Le Prophète ﷺ dit : « Si j’avais fixé un prix du sang pour un polythéiste, je l’aurais fixé pour ton frère. Mais je vais te donner une compensation. » Le Prophète ﷺ lui écrivit alors un document lui accordant cent chameaux à prélever sur le cinquième pris aux polythéistes des Banu Dhuhl. Il en reçut une partie, car les Banu Dhuhl embrassèrent l’islam. Plus tard, il demanda à Abu Bakr cette compensation, en apportant le document du Prophète ﷺ. Abu Bakr lui écrivit alors de recevoir mille deux cents sa’ de la zakat d’al-Yamamah : quatre mille sa’ de blé, quatre mille sa’ d’orge et quatre mille sa’ de dattes. Le texte du document écrit par le Prophète ﷺ pour Mujja’ah était : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ceci est un document de Muhammad, le Prophète, pour Mujja’ah ibn Mirarah des Banu Sulma. Je lui ai donné cent chameaux du premier cinquième prélevé sur les polythéistes des Banu Dhuhl en compensation pour son frère. »
- Sunan Abu Dawud, n°2992
Ibn ‘Awn a dit : « J’ai demandé à Muhammad au sujet de la part du Prophète ﷺ et du safi. Il a répondu : “Une part lui était attribuée avec les musulmans, même s’il ne participait pas à la bataille, et le safi (part spéciale) était prélevé du cinquième avant toute chose.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2999
Rapporté par Yazid ibn Abdullah رضي الله عنه : Nous étions à Mirbad. Un homme aux cheveux ébouriffés, tenant un morceau de cuir rouge à la main, arriva. Nous lui avons dit : « Tu sembles être un bédouin. » Il répondit : « Oui. » Nous avons dit : « Donne-nous ce morceau de cuir que tu tiens. » Il nous l’a alors donné, et nous l’avons lu. Il y était écrit : « De Muhammad, Messager d’Allah ﷺ, aux Banu Zuhayr ibn Uqaysh. Si vous attestez qu’il n’y a de dieu qu’Allah, que Muhammad est le Messager d’Allah, que vous accomplissez la prière, payez la zakat, donnez le cinquième du butin, la part du Prophète ﷺ et sa part spéciale (safi), vous serez sous la protection d’Allah et de Son Messager. » Nous avons alors demandé : « Qui t’a écrit ce document ? » Il répondit : « Le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°3000
Rapporté par Ka’ab ibn Malik رضي الله عنه, l’un de ceux dont le repentir a été accepté : « Ka’ab ibn al-Ashraf satirisait le Prophète ﷺ et incitait les mécréants de Quraysh contre lui. Lorsque le Prophète ﷺ arriva à Médine, ses habitants étaient mélangés : certains étaient musulmans, d’autres polythéistes adorant des idoles, et d’autres juifs. Ils faisaient du tort au Prophète ﷺ et à ses compagnons. Alors Allah, le Très-Haut, ordonna à Son Prophète de faire preuve de patience et de pardon. Allah révéla à leur sujet : “Et vous entendrez sûrement beaucoup de choses qui vous peineront de la part de ceux qui ont reçu le Livre avant vous.” Lorsque Ka’ab ibn al-Ashraf refusa de cesser de nuire au Prophète ﷺ, le Prophète ﷺ ordonna à Sa’d ibn Mu’adh d’envoyer un groupe pour le tuer. Il envoya Muhammad ibn Maslamah et raconta l’histoire de son assassinat. Lorsqu’ils le tuèrent, les juifs et les polythéistes furent effrayés. Le lendemain, ils vinrent voir le Prophète ﷺ et dirent : “Nos compagnons ont été attaqués et tués pendant la nuit.” Le Prophète ﷺ leur répondit ce qu’il avait à dire. Il les convoqua alors pour rédiger un acte d’accord entre lui et eux, afin qu’ils respectent ses conditions et cessent de lui nuire. Il rédigea alors un acte d’accord entre lui, eux et l’ensemble des musulmans
- Sunan Abu Dawud, n°3001
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a vaincu les Quraysh lors de la bataille de Badr et est arrivé à Médine, il a rassemblé les Juifs au marché des Banu Qaynuqa et leur a dit : “Ô communauté juive, acceptez l’islam avant de subir un malheur comme celui qu’ont connu les Quraysh.” Ils ont répondu : “Muhammad, ne te laisse pas tromper en pensant que tu as tué quelques hommes des Quraysh qui étaient inexpérimentés et ne savaient pas se battre. Si tu avais combattu contre nous, tu aurais vu ce dont nous sommes capables. Tu n’as jamais affronté des gens comme nous.” Allah le Très-Haut a alors révélé ce verset : « Dis à ceux qui rejettent la foi : ‘Bientôt vous serez vaincus…’ Un groupe combattait pour la cause d’Allah, l’autre résistait à Allah. » »
- Sunan Abu Dawud, n°3006
Rapporté par Abdullah Ibn Umar رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a combattu les habitants de Khaybar, a pris possession de leurs palmeraies et de leurs terres, et les a forcés à rester dans leurs forteresses. Ils ont alors conclu un traité de paix stipulant que l’or, l’argent et les armes iraient au Messager d’Allah ﷺ, et que tout ce qu’ils emporteraient sur leurs chameaux leur appartiendrait, à condition de ne rien cacher ni emporter en secret. S’ils le faisaient, ils n’auraient plus de protection ni de traité avec les musulmans. Ils ont emporté une bourse de Huyayy ibn Akhtab, qui avait été tué avant la bataille de Khaybar. Il avait pris les bijoux des Banu an-Nadir lors de leur expulsion. Le Prophète ﷺ a demandé à Sa’yah : « Où est la bourse de Huyayy ibn Akhtab ? » Il a répondu : « Le contenu de cette bourse a été dépensé dans les batailles et pour d’autres besoins. » Plus tard, ils ont retrouvé la bourse. Alors il a tué Ibn AbulHuqayq, capturé leurs femmes et enfants, et a voulu les expulser. Ils ont dit : « Muhammad, laisse-nous travailler cette terre ; nous aurons la moitié de la récolte comme tu le souhaites, et tu auras l’autre moitié. » Le Messager d’Allah ﷺ donnait à chacune de ses femmes une contribution de quatre-vingts wasqs de dattes et vingt wasqs de blé
- Sunan Abu Dawud, n°3016
Rapporté par Abdullah ibn AbuBakr رضي الله عنه et certains enfants de Muhammad ibn Maslamah : Il restait des habitants de Khaybar qui s’étaient réfugiés dans les forteresses. Ils ont demandé au Messager d’Allah ﷺ de leur garantir la vie sauve et de les laisser partir. Il a accepté. Les gens de Fadak ont entendu cela et ont fait de même. Fadak a donc été exclusivement réservé au Messager d’Allah ﷺ, car il n’a pas été conquis par une expédition de cavalerie ou de chamellerie
- Sunan Abu Dawud, n°3027
Rapporté par Amir ibn Shahr : Quand le Messager d’Allah ﷺ a été envoyé comme prophète, Hamdan m’a dit : « Veux-tu aller voir cet homme et négocier pour nous avec lui ? Si tu acceptes quelque chose, nous l’accepterons, et si tu refuses quelque chose, nous le refuserons. » J’ai accepté. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah ﷺ. J’ai apprécié sa démarche et mon peuple a embrassé l’islam. Le Messager d’Allah ﷺ a rédigé un document pour Umayr Dhu Marran. Il a aussi envoyé Malik ibn Murarah ar-Rahawi à tout le Yémen. Akk Dhu Khaywan a alors embrassé l’islam. On a dit à Akk : « Va voir le Messager d’Allah ﷺ et obtiens sa protection pour ta ville et tes biens. » Il est donc allé le voir et le Messager d’Allah ﷺ a écrit un document pour lui : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Akk Dhu Khaywan. S’il est sincère, sa terre, ses biens et son esclave bénéficient de la sécurité et de la protection d’Allah et de Muhammad, le Messager d’Allah. » Rédigé par Khalid ibn Sa’id ibn al-‘As
- Sunan Abu Dawud, n°3050
Rapporté par Al-Irbad ibn Sariyah as-Sulami : Nous avons fait halte avec le Prophète ﷺ à Khaybar, et ses compagnons étaient avec lui. Le chef de Khaybar était un homme rebelle et détestable. Il est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Est-ce convenable pour toi, Muhammad, d’égorger nos ânes, de manger nos fruits et de frapper nos femmes ? » Le Prophète ﷺ s’est mis en colère et a dit : « Ibn Awf, monte à cheval et crie fort : Attention, le Paradis n’est permis qu’au croyant, et que les gens se rassemblent pour la prière. » Ils se sont rassemblés et le Prophète ﷺ a dirigé la prière, puis il s’est levé et a dit : « Est-ce que l’un de vous, allongé sur son divan, pense qu’Allah n’a interdit que ce qui se trouve dans ce Coran ? Par Allah, j’ai prêché, ordonné et interdit autant de choses que ce qui se trouve dans le Coran, voire plus. Allah ne vous a pas permis d’entrer dans les maisons des gens du Livre sans permission, ni de frapper leurs femmes, ni de manger leurs fruits lorsqu’ils vous donnent ce qui leur est imposé. »
- Sunan Abu Dawud, n°3054
Muhammad bin Kathir a dit : « On a demandé à Sufyan d’expliquer la tradition mentionnée ci-dessus. » Il a répondu : « Lorsqu’il embrasse l’islam, la jizyah ne lui est plus imposée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3065
Muhammad bin Al Hasan Al Mukhzumi a dit : « La phrase “ce qui n’est pas atteint par les sabots des chameaux” signifie que les chameaux mangent les arbres d’arak à la portée de leur tête. Ainsi, la terre où poussent ces arbres peut être protégée au-delà de cette zone. »
- Sunan Abu Dawud, n°3090
Rapporté par Muhammad ibn Khalid as-Sulami, selon son père, qui le tenait de son grand-père, compagnon du Messager d’Allah ﷺ : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quand Allah a destiné à un serviteur un rang qu’il n’a pas atteint par ses actions, Il l’éprouve dans son corps, ses biens ou ses enfants. » Abu Dawud a dit : Ibn Nufail a ajouté dans sa version : « Il lui donne alors la capacité de supporter cela. » La version convenue dit : « Ainsi, Il l’élève au rang qu’Allah lui avait destiné. »
- Sunan Abu Dawud, n°3115
Rapporté par Umm Salamah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque vous assistez un mourant, dites de bonnes paroles, car les anges disent “Amin” à ce que vous dites. » Quand Abu Salamah est mort, j’ai demandé : « Que dois-je dire, Messager d’Allah ? » Il a dit : « Ô Allah, pardonne-lui et accorde-nous quelque chose de meilleur en échange. » Elle a dit : « Allah m’a donné Muhammad ﷺ en échange de lui. »
- Sunan Abu Dawud, n°3118
Rapporté par Umm Salamah رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ entra auprès d’Abu Salamah, ses yeux étaient grands ouverts. Il les ferma. Les membres de sa famille se mirent à pleurer. Il dit : « Ne demandez pour vous-mêmes que du bien, car les anges disent “Amin” à ce que vous dites. » Puis il dit : « Ô Allah, pardonne à Abu Salamah, élève son rang parmi les bien guidés, et accorde-lui une succession dans sa descendance qui reste. Pardonne-nous, à lui et à nous, Seigneur de l’univers. Ô Allah, élargis sa tombe et éclaire-la pour lui. » Abu Dawud a dit : Les yeux du défunt doivent être fermés après sa mort. J’ai entendu Muhammad ibn al-Nu'man al-Muqri dire : J’ai entendu un homme pieux dire : « J’ai fermé les yeux de Ja'far al-Mu’allim alors qu’il était mourant. C’était un homme dévoué à Allah. Je l’ai vu en rêve la nuit de sa mort. Il m’a dit : “La chose la plus importante pour moi a été que tu fermes mes yeux avant ma mort.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3147
Rapporté par Qatadah : Muhammad b. Sirin apprenait à laver les morts auprès de Umm ‘Atiyyah : il lavait deux fois avec des feuilles de lotus et la troisième fois avec de l’eau et du camphre
- Sunan Abu Dawud, n°3220
Rapporté par Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abu Bakr : J’ai dit à Aisha : « Mère, montre-moi la tombe du Messager d’Allah ﷺ et de ses deux compagnons (qu’Allah les agrée). » Elle m’a montré trois tombes qui n’étaient ni hautes ni basses, mais recouvertes de petits cailloux rouges dans un espace ouvert. Abu ‘Ali a dit : On dit que le Messager d’Allah ﷺ est en avant, Abu Bakr est près de sa tête et ‘Umar est près de ses pieds. Sa tête est aux pieds du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3280
Rapporté par Muhammad b. Muhammad b. Khattab Abu ‘Umar : Nous avions un makkuk appelé Makkuk Khalid. Sa capacité était de deux mesures selon les mesures de Harun. Le narrateur a dit : Le sa‘ de Khalid était le sa‘ de Hisham b. ‘Abd al-Malik
- Sunan Abu Dawud, n°3281
Rapporté par Umayyah b. Khalid : Quand Khalid al-Qasri a été nommé gouverneur (du Hijaz et de Koufa), il a doublé la mesure du sa‘. Le sa‘ faisait alors seize rotls. Abu Dawud a dit : Muhammad b. Muhammad b. Khattab a été tué par des Noirs en détention. Il a dit en faisant un geste de la main : « comme ceci ». Abu Dawud a étendu sa main et a tourné ses paumes vers la terre, puis il a dit : Je l’ai vu en rêve et je lui ai demandé : Comment Allah t’a-t-Il traité ? Il a répondu : Il m’a fait entrer au Paradis. J’ai dit : Ta détention ne t’a pas nui
- Sunan Abu Dawud, n°3291
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par al-Zuhri par une autre chaîne de transmetteurs avec le même sens. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Shabbuyah dire : Ibn al-Mubarak a dit à propos de cette tradition qu’Abu Salamah l’a transmise. Cela indique qu’al-Zuhri ne l’a pas entendue d’Abu Salamah. Ahmad b. Muhammad a dit : Ceci est confirmé par ce qu’Ayyub b. Sulaiman nous a rapporté. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : J’ai corrompu cette tradition pour nous. On lui a demandé : Penses-tu que cette tradition a été corrompue ? Est-ce qu’une autre personne qu’Ibn Abi Uwais l’a transmise ? Il a répondu : Ayyub était aussi fiable que lui, et Ayyub l’a transmise
- Sunan Abu Dawud, n°3292
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il ne faut pas faire de vœu pour un acte de désobéissance, et l’expiation pour cela est la même que pour un serment. » Ahmad b. Muhammad al-Marwazi a dit : La chaîne correcte de cette tradition est : ‘Ali b. al-Mubarak, de Yahya b. Abi Kathir, de Muhammad b. al-Zubair, de son père, d’après ‘Imran b. Husain, du Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : Par cela, il (al-Marwazi) veut dire que le narrateur Sulaiman b. Arqam s’est trompé à propos de cette tradition. Al-Zuhri l’a rapportée de lui puis l’a transmise (en omettant son nom) d’Abu Salamah, d’après Aishah. Abu Dawud a dit : Baqiyyah l’a transmise d’al-Awza’i, de Yahya, de Muhammad b. al-Zubair avec une chaîne similaire à celle d’Ibn al-Mubarak
- Sunan Abu Dawud, n°3306
La tradition mentionnée ci-dessus (n°3299) a aussi été transmise par Umar ibn Abd al-Rahman ibn Awf, d’après son père et les Compagnons du Prophète ﷺ. Cette version dit : « Le Prophète ﷺ a dit : Par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, si tu pries ici, cela te suffit comme si tu avais prié à Jérusalem. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par al-Ansari, de Ibn-Juraij. Il a dit : Ja‘far b. ‘Umar et ‘Amr b. Hayyah. Il a dit : Ils l’ont transmise de ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf et des Compagnons du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3316
Imran b. Husain a dit : ‘Adba appartenait à un homme des Banu ‘Aqil. Elle précédait les pèlerins. Cet homme a ensuite été capturé. Il a été amené enchaîné devant le Prophète ﷺ, qui était à dos d’âne, couvert d’une couverture. Il a dit : « Muhammad, pourquoi m’arrêtes-tu et prends-tu celle (la chamelle) qui précède les pèlerins ? » Il a répondu : « Nous t’arrêtons à cause du crime commis par tes alliés Thaqif. Thaqif a capturé deux compagnons du Prophète ﷺ. » Il a dit (ce qu’il a dit) : « Je suis musulman », ou il a dit : « Je me suis converti à l’islam. » Quand le Prophète ﷺ est parti, il l’a appelé : « Ô Muhammad, ô Muhammad. » Abu Dawud a dit : Je l’ai appris de la version du rapporteur Muhammad b. ‘Isa. Le Prophète ﷺ était compatissant et doux. Il est donc revenu vers lui et a demandé : « Qu’as-tu ? » Il a répondu : « Je suis musulman. » Il a dit : « Si tu l’avais dit quand tu étais encore libre, tu aurais tout gagné. » Abu Dawud a dit : Je suis ensuite revenu à la version du rapporteur Sulaiman (b. Harb). Il a dit : « Muhammad, j’ai faim, nourris-moi. J’ai soif, donne-moi à boire. » Le Prophète ﷺ a dit : « C’est ton besoin », ou il a dit : « C’est son besoin » (le rapporteur n’est pas sûr). Plus tard, l’homme a été échangé (par Thaqif) contre les deux compagnons du Prophète. Le Prophète ﷺ a gardé ‘Adba pour ses voyages. Le rapporteur a dit : Les polythéistes ont attaqué les troupeaux de Médine et ont pris ‘Adba. En la prenant, ils ont aussi capturé une femme musulmane. Ils laissaient leurs chameaux paître la nuit. Une nuit, ils se sont endormis et la femme s’est levée. Tous les chameaux qu’elle touchait bramaient, jusqu’à ce qu’elle arrive à ‘Adba. Elle a trouvé une chamelle docile et expérimentée. Elle est montée dessus et a fait le vœu à Allah que s’Il la sauvait, elle la sacrifierait. Quand elle est arrivée à Médine, les gens ont reconnu la chamelle du Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ en a été informé et l’a fait venir. Elle lui a expliqué son vœu. Il a dit : « C’est une mauvaise récompense que tu lui donnes. Allah ne t’a pas sauvée sur son dos pour que tu la sacrifies maintenant. Un vœu de désobéissance ne doit pas être accompli, ni un acte sur lequel on n’a aucun pouvoir. » Abu Dawud a dit : Cette femme était l’épouse d’Abu Dharr
- Sunan Abu Dawud, n°3464
Muhammad ou ‘Abd Allah b. Mujahid a dit : ‘Abd Allah b. Shaddad et Abu Burdah se sont disputés au sujet du salaf (paiement à l’avance). Ils m’ont envoyé voir Ibn Abi Awfa et je l’ai interrogé à ce sujet. Il a répondu : « Nous payions à l’avance (salaf) à l’époque du Messager d’Allah ﷺ, d’Abu Bakr et de ‘Umar pour du blé, de l’orge, des dattes et des raisins secs. » Ibn Kathir a ajouté : « à ceux qui ne possédaient pas ces choses. » La version convenue continue : J’ai ensuite interrogé Ibn Abza qui a donné une réponse similaire
- Sunan Abu Dawud, n°3511
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : Muhammad ibn al-Ash’ath a raconté : Al-Ash’ath a acheté des esclaves de butin à Abdullah ibn Mas’ud pour vingt mille dirhams. Abdullah lui a demandé de payer le prix. Il a répondu : « Je les ai achetés pour dix mille dirhams. » Abdullah a dit : « Désigne quelqu’un pour trancher entre nous. » Al-Ash’ath a dit : « Je te désigne, toi, entre moi et toi-même. » Abdullah a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Si deux personnes ne sont pas d’accord sur le prix d’un bien lors d’une transaction, et qu’il y a un témoin entre eux, la parole du propriétaire du bien sera retenue, ou bien ils peuvent annuler la transaction. »
- Sunan Abu Dawud, n°3562
Rapporté par Safwan ibn Umayyah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ lui a emprunté des cottes de mailles le jour de la bataille de Hunayn. Il a demandé : « Les prends-tu de force, Muhammad ? » Il a répondu : « Non, c’est un prêt avec garantie de restitution. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Yazid (b. Harun) à Bagdad. Il y a une différence dans la version qu’il a rapportée à Wasit, qui est un peu différente
- Sunan Abu Dawud, n°3636
Abu Ja’far Muhammad bin ‘Ali rapporte de Samurah ibn Jundub qu’il possédait une rangée de palmiers dans le jardin d’un homme des Ansar. Cet homme vivait là avec sa famille. Samurah venait voir ses palmiers, ce qui agaçait beaucoup l’homme. Il lui demanda de les lui vendre, mais Samurah refusa. Il lui proposa un échange, mais il refusa aussi. Il alla alors voir le Prophète ﷺ et lui en parla. Le Prophète ﷺ demanda à Samurah de les lui vendre, mais il refusa. Il lui proposa un échange, mais il refusa encore. Il lui dit alors : « Donne-les-lui et tu auras telle et telle chose », en essayant de le convaincre, mais il refusa. Le Prophète ﷺ lui dit alors : « Tu es une nuisance. » Puis il dit à l’Ansari : « Va et arrache ses palmiers. »
- Sunan Abu Dawud, n°3644
Rapporté par Abu Namlah al-Ansari : Alors qu’il était assis avec le Messager d’Allah ﷺ et qu’un Juif était aussi présent, un cortège funèbre passa devant eux. Le Juif demanda : « Muhammad, ce cortège parle-t-il ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Allah en sait plus. » Le Juif dit : « Il parle. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Quoi que les gens du Livre vous racontent, ne les croyez pas, ne les démentez pas, mais dites : “Nous croyons en Allah et en Son Messager.” Si c’est faux, ne le confirmez pas, et si c’est vrai, ne le niez pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°3682
‘A’ishah رضي الله عنها a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet du bit’. Il a répondu : « Toute boisson alcoolisée qui enivre est interdite. » Abu Dawud a dit : J’ai lu ce hadith à Yazid ibn ‘Abd Rabbihi al-Jurjisi. Muhammad ibn Hard t’a rapporté ce hadith de al-Zabidi, de al-Zuhri, selon sa chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : Le bit’ est le nabidh à base de miel que les gens du Yémen buvaient. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : Il n’y a de dieu qu’Allah. Il n’y avait personne de plus fort en mémoire et semblable à al-Jurjisi parmi les gens de Hims
- Sunan Abu Dawud, n°3692
Ibn ‘Abbas a dit : La délégation de ‘Abd al-Qais est venue auprès du Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Nous sommes la tribu de Rabi’ah, et les infidèles de Mudar sont entre nous et toi. Nous ne pouvons venir te voir que pendant le mois sacré. Donne-nous un ordre clair que nous pourrons suivre et transmettre à ceux qui sont restés chez nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre : Croire en Allah, témoigner qu’il n’y a de dieu qu’Allah » – et il l’a exprimé en joignant ses mains. Dans la version de Musadad : « La foi en Allah », et il leur a expliqué : « Le témoignage qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, le paiement de la zakat et le fait de donner la part impure du butin. Je vous interdis l’utilisation des citrouilles, des jarres vertes, des récipients enduits de poix et des troncs de palmier évidés. » Dans la version d’Ibn ‘Ubaid, il y a le mot muqayyar (récipients enduits de poix) au lieu de naqir (troncs évidés). La version de Musaddad mentionne naqir et muqayyar (poix) ; il n’a pas mentionné muzaffat (récipients enduits de poix). Abu Dawud a dit : Le nom d’Abu Jamrah est Nasr ibn ‘Imran al-Duba’i
- Sunan Abu Dawud, n°3792
Rapporté par Abu Khalid ibn al-Huwairith رضي الله عنه : ‘Abd Allah ibn ‘Amr était à al-safah. Le rapporteur Muhammad (ibn Khalid) a précisé : c’est un endroit à La Mecque. Un homme a apporté un lièvre qu’il avait chassé. Il a demandé : « ‘Abd Allah ibn ‘Amr, qu’en penses-tu ? » Il a répondu : « On en a apporté au Messager d’Allah ﷺ alors que j’étais assis avec lui. Il n’en a pas mangé, mais il ne l’a pas interdit non plus. Il pensait que l’animal avait ses règles. »
- Sunan Abu Dawud, n°3885
Rapporté par Thabit ibn Qays ibn Shammas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est entré auprès de Thabit ibn Qays. Dans la version d’Ahmad ibn Salih : alors qu’il était malade, le Prophète ﷺ a dit : « Ô Seigneur des hommes, enlève le mal de Thabit ibn Qays ibn Shammas. » Il a ensuite pris un peu de poussière de Bathan, l’a mise dans un bol, l’a mélangée avec de l’eau, a soufflé dedans, puis l’a versée sur lui. Abu Dawud a dit : Ibn al-Sarh a dit : Yusuf bin Muhammad est correct (et non Muhammad bin Yusuf)
- Sunan Abu Dawud, n°3904
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un va voir un devin et croit à ce qu’il dit (selon la version de Moussa), ou a des rapports avec sa femme (selon la version convenue) pendant qu’elle a ses règles, ou a des rapports avec elle par l’anus, il n’a rien à voir avec ce qui a été révélé à Muhammad ﷺ » (selon la version de Mousaddad)
- Sunan Abu Dawud, n°3908
Rapporté par Muhammad b. Ja’far, d’après ‘Awf : ‘Iyafah signifie faire s’envoler les oiseaux en les effrayant. Tarq signifie tracer des lignes sur la terre
- Sunan Abu Dawud, n°3915
Muhammad b. al-Musaffa nous a rapporté d’après Baqiyyah : J’ai demandé à Muhammad b. Rashid ce que signifiait le mot hamah. Il a répondu : Les Arabes d’avant l’islam disaient : Quand quelqu’un meurt et est enterré, un oiseau sort de sa tombe. J’ai demandé : Que voulait-il dire par safar ? Il a dit : J’ai entendu que les Arabes d’avant l’islam prenaient de mauvais présages du mois de safar. C’est pourquoi le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de safar. » Muhammad (b. Rashid) a dit : Nous avons entendu quelqu’un dire : C’est une douleur au ventre. Ils disaient que c’était une infection. D’où la parole : « Il n’y a pas de safar. »
- Sunan Abu Dawud, n°4169
Abd Allah (ibn Mas’ud) رضي الله عنه a dit : Allah a maudit les femmes qui tatouent et celles qui se font tatouer, celles qui ajoutent de faux cheveux (selon la version de Muhammad ibn Isa) et celles qui s’épilent le visage (selon la version de ‘Uthman). La version commune ajoute : Les femmes qui se font écarter les dents pour la beauté, changeant ainsi ce qu’Allah a créé. Lorsqu’une femme de Banu Asad nommée Umm Ya’qub, qui lisait le Coran (selon la version de ‘Uthman), l’a entendu, elle est venue le voir (selon la version commune) et a dit : « J’ai entendu que tu as maudit les femmes qui tatouent, celles qui se font tatouer, celles qui ajoutent de faux cheveux (selon la version de Muhammad), celles qui s’épilent le visage et celles qui se font écarter les dents (selon la version commune), pour avoir changé ce qu’Allah a créé (selon la version de ‘Uthman). » Il répondit : « Pourquoi ne maudirais-je pas celles que le Messager d’Allah ﷺ a maudites et celles qui sont mentionnées dans le Livre d’Allah ? » Elle dit : « Je l’ai lu du début à la fin et je n’y ai pas trouvé cela. » Il répondit : « Par Allah, si tu l’avais lu, tu l’y aurais trouvé. » Puis il récita : « Ce que le Messager vous donne, prenez-le, et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en. » Elle dit : « Je trouve certaines de ces choses chez ta femme. » Il dit : « Entre (dans la maison) et regarde. » Elle entra, puis ressortit. Il demanda : « Qu’as-tu vu ? » Elle répondit : « Je n’ai rien vu. » Il dit : « Si cela avait été le cas, elle ne serait pas restée avec nous. » Ceci selon la version de ‘Uthman
- Sunan Abu Dawud, n°4183
Rapporté par Al-Bara’ رضي الله عنه : Je n’ai jamais vu un homme avec des cheveux tombant sur les épaules, vêtu d’un manteau rouge, plus beau que le Messager d’Allah ﷺ. Muhammad ibn Sulaiman a ajouté : Il avait des cheveux qui touchaient ses épaules. Abu Dawud a dit : Isra’il l’a aussi rapporté de façon similaire de la part d’Abu Ishaq en disant : « (ses cheveux) touchaient ses épaules. » Shu’bah a ajouté : (Ses cheveux) atteignaient les lobes de ses oreilles
- Sunan Abu Dawud, n°4214
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ voulait écrire à certains souverains perses. On lui a dit qu’ils ne liraient pas une lettre sans sceau, alors il fit faire une bague en argent sur laquelle il fit graver : « Muhammad le Messager d’Allah »
- Sunan Abu Dawud, n°4218
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a pris une bague-sceau en or et a mis la pierre du côté de la paume de sa main. Il y fit graver : « Muhammad, le Messager d’Allah ». Les gens prirent alors des bagues en or comme la sienne. Quand il vit cela, il la jeta et dit : « Je ne la porterai plus jamais. » Il fit ensuite faire une bague en argent et y fit graver : « Muhammad, le Messager d’Allah ». Après lui, Abu Bakr la porta, puis ‘Umar après Abu Bakr, puis ‘Uthman après ‘Umar, jusqu’à ce qu’elle tombe dans un puits appelé Aris. Abu Dawud a dit : Les gens n’ont pas été en désaccord sur ‘Uthman jusqu’à ce que la bague-sceau tombe de sa main
- Sunan Abu Dawud, n°4219
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Ibn ‘Umar رضي الله عنه par une autre chaîne de rapporteurs du Prophète ﷺ. Cette version ajoute : Il y fit graver : « Muhammad, le Messager d’Allah » et dit : « Personne ne doit graver quoi que ce soit de la même manière que ma bague-sceau. » Puis il transmit le reste de la tradition
- Sunan Abu Dawud, n°4220
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Ibn ‘Umar رضي الله عنه par une autre chaîne de rapporteurs du Prophète ﷺ. Cette version ajoute : Ils l’ont cherchée mais ne l’ont pas retrouvée. ‘Uthman fit alors faire une bague-sceau et y fit graver : « Muhammad, le Messager d’Allah ». Il la portait ou l’utilisait pour sceller
- Sunan Abu Dawud, n°4223
Rapporté par Buraydah ibn al-Hasib رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ en portant une bague-sceau en cuivre jaune. Il lui a dit : « Pourquoi est-ce que je sens chez toi l’odeur des idoles ? » Alors il l’a jetée et est revenu avec une bague-sceau en fer. Le Prophète ﷺ a dit : « Pourquoi portes-tu l’ornement des habitants de l’Enfer ? » Il l’a donc jetée. Il a demandé : « Ô Messager d’Allah, en quelle matière dois-je la faire ? » Il a dit : « Fais-la en argent, mais qu’elle ne pèse pas un mithqal. » Le rapporteur Muhammad n’a pas dit : « ‘Abd Allah ibn Muslim », et al-Hasan n’a pas dit : « al-Sulami al-Marwazi »
- Sunan Abu Dawud, n°4229
Muhammad ibn Ishaq a dit : J'ai vu as-Salt ibn Abdullah ibn Nawfal ibn AbdulMuttalib porter sa bague à l'auriculaire droit. Je lui ai demandé : « Qu'est-ce que c'est ? » Il a répondu : « J'ai vu Ibn Abbas la porter de cette façon. Il mettait la pierre vers le haut de la paume. Ibn Abbas a aussi mentionné que le Messager d’Allah ﷺ portait sa bague ainsi. »
- Sunan Abu Dawud, n°4252
Rapporté par Thawban : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Très-Haut, a replié pour moi la terre – ou il a dit (le narrateur a un doute) : Mon Seigneur a replié pour moi la terre – au point que j’en ai vu l’Orient et l’Occident (c’est-à-dire les extrémités). Le royaume de ma communauté atteindra tout ce qui m’a été montré. Les deux trésors, le rouge et le blanc, m’ont été accordés. J’ai demandé à mon Seigneur qu’Il ne détruise pas ma communauté par une famine générale, et qu’Il ne la livre pas à un ennemi qui l’exterminerait complètement, sauf si cet ennemi vient d’eux-mêmes. Mon Seigneur m’a dit : “Ô Muhammad, si Je prends une décision, elle n’est pas annulée ; Je ne les détruirai pas par une famine générale, et Je ne les livrerai pas à un ennemi, sauf s’il vient d’eux-mêmes, qui les extermineraient complètement, même s’ils sont attaqués de toutes parts ; seule une partie d’eux détruira une autre partie, et une partie fera prisonnière une autre partie.” Je crains pour ma communauté à cause de leurs dirigeants qui les égareront. Quand l’épée sera utilisée parmi mon peuple, elle ne sera pas retirée jusqu’au Jour de la Résurrection. L’Heure ne viendra pas avant que des tribus de mon peuple ne s’attachent aux polythéistes et que des tribus de mon peuple n’adorent des idoles. Il y aura parmi mon peuple trente grands menteurs, chacun prétendant être prophète, alors que je suis le sceau des prophètes, après moi il n’y aura pas de prophète. Et une partie de ma communauté restera attachée à la vérité – (selon la version d’Ibn Isa : “restera dominante”) – la version commune dit : “et ne sera pas blessée par ceux qui s’opposent à eux, jusqu’à ce qu’Allah ordonne autrement.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4331
Rapporté par Muhammad ibn al-Munkadir : Il a vu Jabir ibn Abdullah jurer par Allah qu’Ibn as-Sa’id était le Dajjal. J’ai exprimé ma surprise en disant : « Tu jures par Allah ! » Il a répondu : « J’ai entendu ‘Umar jurer cela en présence du Messager d’Allah ﷺ, et le Messager d’Allah ﷺ n’a pas désapprouvé. »
- Sunan Abu Dawud, n°4353
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est permis de verser le sang d’un musulman qui atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, sauf dans trois cas : un homme qui a commis l’adultère après s’être marié, il doit alors être lapidé ; celui qui sort pour combattre Allah et Son Messager, il doit alors être tué, crucifié ou exilé du pays ; ou celui qui commet un meurtre, pour lequel il doit être tué. »
- Sunan Abu Dawud, n°4363
Rapporté par Abu Bakr : Abu Barzah a dit : J’étais avec Abu Bakr. Il s’est mis en colère contre un homme et a prononcé des paroles dures. J’ai dit : « Me permets-tu, Calife du Messager d’Allah ﷺ, de lui trancher la tête ? » Ces mots ont calmé sa colère ; il s’est levé et est rentré. Il m’a ensuite fait appeler et a dit : « Qu’as-tu dit tout à l’heure ? » J’ai répondu : « J’ai dit : Permets-moi de lui trancher la tête. » Il a dit : « Le ferais-tu si je te l’ordonnais ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Non, par Allah, cela n’est permis à personne après Muhammad ﷺ. » Abu Dawud a dit : Ceci est la version de Yazid. Ahmad ibn Hanbal a dit : C’est-à-dire qu’Abu Bakr n’a pas le droit de tuer un homme sauf pour trois raisons que le Messager d’Allah ﷺ a mentionnées : l’incroyance après la foi, l’adultère après le mariage, ou le meurtre d’un homme sans raison. Le Prophète ﷺ, lui, avait ce pouvoir
- Sunan Abu Dawud, n°4371
Muhammad ibn Sirin a dit : Cela s’est produit avant que les peines légales (hudud) ne soient révélées, en parlant de la tradition d’Anas
- Sunan Abu Dawud, n°4373
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Les Quraysh étaient préoccupés au sujet d’une femme Makhzumi qui avait volé. Ils dirent : « Qui parlera au Messager d’Allah ﷺ à son sujet ? » Puis ils dirent : « Qui osera, sinon Usamah ibn Zayd, l’ami du Prophète ﷺ ? » Usamah lui parla, et le Messager d’Allah ﷺ dit : « Intercèdes-tu au sujet d’une peine prescrite par Allah ? » Puis il se leva et fit un discours, disant : « Ce qui a perdu ceux qui vous ont précédés, c’est que lorsqu’une personne de rang commettait un vol, ils la laissaient, et quand c’était une personne faible, ils lui appliquaient la peine. Par Allah, si Fatima, fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. »
- Sunan Abu Dawud, n°4387
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a fait couper la main d’un homme pour avoir volé un bouclier qui valait un dinar ou dix dirhams. (Abu Dawud a dit : Muhammad bin Salamah et Sa'dan bin Yahya l’ont aussi rapporté d’Ibn Ishaq par sa chaîne de transmetteurs)
- Sunan Abu Dawud, n°4388
Rapporté par Rafi' ibn Khadij رضي الله عنه : Muhammad ibn Yahya ibn Hibban a dit : Un esclave a volé un plant de palmier dans le verger d’un homme et l’a replanté dans le verger de son maître. Le propriétaire du plant l’a cherché et l’a retrouvé. Il a demandé l’aide de Marwan ibn al-Hakam, alors gouverneur de Médine, contre l’esclave. Marwan a fait enfermer l’esclave et voulait lui couper la main. Le maître de l’esclave est allé voir Rafi' ibn Khadij pour lui demander conseil. Il lui a dit qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « On ne coupe pas la main pour avoir pris un fruit ou la moelle du palmier. » L’homme a alors dit : « Marwan a arrêté mon esclave et veut lui couper la main. Je voudrais que tu viennes avec moi lui dire ce que tu as entendu du Messager d’Allah ﷺ. » Rafi' ibn Khadij est donc allé avec lui voir Marwan ibn al-Hakam et lui a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “On ne coupe pas la main pour avoir pris un fruit ou la moelle du palmier.” » Marwan a alors ordonné de libérer l’esclave, et il a été relâché. (Abu Dawud a dit : Kathar signifie la moelle du palmier)
- Sunan Abu Dawud, n°4389
Cette tradition a aussi été rapportée par Muhammad bin Yahya bin Hibban par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : Marwan lui a donné quelques coups de fouet puis l’a relâché
- Sunan Abu Dawud, n°4418
‘Abd Allah b. ‘Abbas رضي الله عنه a dit : ‘Umar b. al-Khattab a prononcé un discours en disant : « Allah a envoyé Muhammad ﷺ avec la vérité et a fait descendre les Livres sur lui, et le verset de la lapidation faisait partie de ce qu’Il lui a révélé. Nous l’avons lu et mémorisé. Le Messager d’Allah ﷺ a fait lapider des gens et nous l’avons fait aussi après sa mort. J’ai peur que les gens disent, avec le temps : “Nous ne trouvons pas le verset de la lapidation dans les Livres d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant un devoir qu’Allah a prescrit. La lapidation est une obligation fixée (par Allah) pour les hommes et les femmes mariés qui commettent la fornication, lorsque la preuve est établie, ou s’il y a grossesse, ou un aveu. Je jure par Allah, si ce n’était pas par crainte que les gens disent : “Umar a ajouté au Livre d’Allah”, je l’aurais écrit (dedans). »
- Sunan Abu Dawud, n°4420
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Muhammad ibn Ishaq a dit : J’ai raconté l’histoire de Ma’iz ibn Malik à Asim ibn Umar ibn Qatadah. Il m’a dit : Hasan ibn Muhammad ibn Ali ibn AbuTalib m’a dit : « Des hommes de la tribu d’Aslam, que je ne blâme pas et que tu apprécies, m’ont transmis cette parole du Messager d’Allah ﷺ : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé ?” » Il a dit : Mais je n’ai pas compris cette tradition. Je suis donc allé voir Jabir ibn Abdullah et lui ai dit : « Des hommes de la tribu d’Aslam rapportent que le Messager d’Allah ﷺ a dit, lorsqu’on lui a parlé de l’angoisse de Ma’iz à cause des pierres : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé ?” Mais je ne connais pas cette tradition. » Il a dit : « Mon cousin, je connais cette tradition mieux que quiconque. J’étais parmi ceux qui ont lapidé cet homme. Quand nous sommes sortis avec lui, que nous l’avons lapidé et qu’il a ressenti la douleur des pierres, il a crié : “Ô gens ! Ramenez-moi au Messager d’Allah ﷺ. Mon peuple m’a tué et trompé ; ils m’ont dit que le Messager d’Allah ﷺ ne me tuerait pas.” Nous ne l’avons pas laissé jusqu’à ce que nous le tuions. Quand nous sommes revenus auprès du Messager d’Allah ﷺ, nous l’en avons informé. Il a dit : “Pourquoi ne l’avez-vous pas laissé et ne me l’avez-vous pas ramené ?” et il a dit cela afin que le Messager d’Allah ﷺ puisse s’en assurer auprès de lui. Mais il n’a pas dit cela pour abandonner la peine prescrite. » Il a dit : « J’ai alors compris le sens de la tradition. »
- Sunan Abu Dawud, n°4438
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Un homme commit la fornication avec une femme. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’on lui inflige la peine légale de flagellation. On l’informa ensuite qu’il était marié. Il ordonna alors qu’il soit lapidé à mort. Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Muhammad b. Bakr al-Barsani d’après Ibn Juraij comme une parole de Jabir, et Abu ‘Asim l’a transmis d’Ibn Juraij de façon similaire à celle d’Ibn Wahb. Il n’a pas mentionné le Prophète ﷺ. Mais il a dit : Un homme commit la fornication, sans savoir qu’il était marié ; il fut donc flagellé. Puis on apprit qu’il était marié, alors il fut lapidé à mort
- Sunan Abu Dawud, n°4446
Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit : Des juifs vinrent voir le Messager d’Allah ﷺ et lui dirent qu’un homme et une femme parmi eux avaient commis la fornication. Le Messager d’Allah ﷺ leur demanda : « Que trouvez-vous dans la Torah à propos de la lapidation ? » Ils répondirent : « Nous les humilions et les fouettons. » ‘Abd Allah b. Salam رضي الله عنه dit : « Vous mentez ; il y a (l’ordre de) lapider. » Ils apportèrent alors la Torah et l’ouvrirent, et l’un d’eux posa sa main sur le verset de la lapidation et lut ce qui était avant et après. ‘Abd Allah b. Salam رضي الله عنه lui dit : « Lève ta main. » Quand il la leva, le verset de la lapidation apparut. Ils dirent alors : « Il a dit la vérité, Muhammad, le verset de la lapidation s’y trouve. » Le Messager d’Allah ﷺ donna alors l’ordre et ils furent lapidés à mort. ‘Abd Allah b. ‘Umar رضي الله عنه a dit : « J’ai vu l’homme s’appuyer sur la femme pour la protéger des pierres. »
- Sunan Abu Dawud, n°4475
La tradition mentionnée ci-dessus (n°4459) a aussi été rapportée par Muhammad ibn Ishaq par une autre chaîne de transmetteurs. Mais il n’a pas mentionné Aisha. Cette version précise : Il (le Prophète) a ordonné concernant les deux hommes et la femme qui ont tenu des propos obscènes, qu’ils étaient Hassan ibn Thabit et Mistah ibn Uthathah. An-Nufayl a dit : On dit que la femme était Hammah, fille de Jahsh
- Sunan Abu Dawud, n°4512
Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ acceptait les cadeaux, mais n’acceptait pas l’aumône (sadaqa). Wahb ibn Baqiyyah nous a également rapporté, ailleurs, de Khalid, de Muhammad ibn Amr, d’après Abu Salamah, sans mentionner le nom d’Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ acceptait les cadeaux mais pas l’aumône. Cette version ajoute : Une femme juive lui offrit à Khaybar un mouton rôti qu’elle avait empoisonné. Le Messager d’Allah ﷺ en mangea, ainsi que les gens. Il dit alors : « Retirez vos mains (du plat), car il m’a informé qu’il était empoisonné. » Bishr ibn al-Bara’ ibn Ma’rur al-Ansari mourut. Le Prophète ﷺ fit venir la femme juive et lui demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussée à faire cela ? » Elle répondit : « Si tu étais un prophète, cela ne t’aurait pas fait de mal ; mais si tu étais un roi, j’aurais ainsi débarrassé les gens de toi. » Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’elle soit tuée. Il dit ensuite à propos de la douleur dont il mourut : « J’ai continué à ressentir la douleur de la bouchée que j’ai mangée à Khaybar. C’est maintenant qu’elle m’a coupé l’aorte. »
- Sunan Abu Dawud, n°4543
Rapporté par Ata’ ibn Abu Rabah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que le prix du sang pour ceux qui possèdent des chameaux est de cent chameaux, pour ceux qui possèdent du bétail deux cents vaches, pour ceux qui possèdent des moutons mille moutons, pour ceux qui possèdent des habits deux cents habits, et pour ceux qui possèdent du blé une certaine quantité que le rapporteur Muhammad (ibn Ishaq) n’a pas retenue
- Sunan Abu Dawud, n°4544
Abu Dawud a dit : J’ai lu à Sa’id ibn Ya’qub al-Taliqini qui a dit : Abu Tumailah nous a transmis, en disant : Muhammad ibn Ishaq nous a transmis, disant : ‘Ata a rapporté de Jabir ibn ‘Abd Allah رضي الله عنه que le Messager d’Allah ﷺ a fixé ; et il a mentionné la tradition comme celle de Musa ; il a dit : « Et ceux qui possèdent des céréales doivent donner une quantité que je ne me rappelle pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°4557
Rapporté par Abu Musa al-Ash'ari رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Les doigts sont égaux. » J’ai demandé : « Dix chameaux pour chacun ? » Il a répondu : « Oui. » Abu Dawud a dit : Muhammad b. Ja'far l’a transmis de Shu'bah, de Ghalib, disant : « J’ai entendu Masruq b. Aws » ; et Isma'il l’a transmis, disant : « Ghalib al-Tammar me l’a transmis par la chaîne de Abu al-Walid » ; et Hanzlah b. Abi Safiyyah l’a transmis de Ghalib par la chaîne de Isma'il
- Sunan Abu Dawud, n°4564
Rapporté par Abu Dawud : J’ai trouvé dans mon carnet de Shaiban, mais je ne l’ai pas entendu de lui ; Abu Bakr, un de nos amis fiables, a dit : Shaiban – Muhammad b. Rashid – Sulaiman b. Musad – 'Amr b. Suh'aib, d’après son père, d’après son grand-père رضي الله عنهم : Le Messager d’Allah ﷺ fixait le prix du sang pour un homicide accidentel à quatre cents dinars ou leur équivalent en argent pour les citadins, et il l’ajustait selon le prix des chameaux. Ainsi, quand ils étaient chers, il augmentait la somme à payer, et quand ils étaient moins chers, il la diminuait. À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, cela variait entre quatre cents et huit cents dinars, soit l’équivalent de huit mille dirhams en argent. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que ceux qui possédaient du bétail devaient donner deux cents vaches, et ceux qui possédaient des moutons, deux mille moutons. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le prix du sang doit être hérité par les héritiers de la personne tuée, et le reste doit être partagé entre les parents du côté paternel. » Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que pour une coupure totale du nez, il y avait le prix du sang complet, soit cent chameaux à payer. Si seule la pointe du nez était coupée, la moitié du prix du sang, c’est-à-dire cinquante chameaux, devait être payée, ou leur équivalent en or ou en argent, ou cent vaches, ou mille moutons. Pour la main, si elle était coupée, la moitié du prix du sang devait être payée ; pour un pied, la moitié du prix du sang également. Pour une blessure à la tête, un tiers du prix du sang était dû, soit trente-trois chameaux et un tiers du prix du sang, ou leur équivalent en or, argent, vaches ou moutons. Pour un coup à la tête qui atteint le corps, le même prix du sang devait être payé. Dix chameaux devaient être donnés pour chaque doigt, et cinq chameaux pour chaque dent. Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que le prix du sang pour une femme devait être partagé entre ses proches du côté paternel, qui n’héritaient rien d’elle sauf la résidence de ses héritiers. Si elle était tuée, son prix du sang devait être distribué entre ses héritiers, et ils avaient le droit de se venger du meurtrier. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a rien pour le meurtrier » ; et s’il (la victime) n’a pas d’héritier, son héritier sera la personne la plus proche de lui parmi les gens, mais le meurtrier ne doit rien hériter. Muhammad a dit : Tout cela m’a été transmis par Sulayman ibn Musa d’après Amr ibn Shu'aib, qui, d’après son père, a dit que son grand-père l’a entendu du Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : Muhammad b. Rashid, un habitant de Damas, s’est enfui de Bassorah pour échapper à un meurtre
- Sunan Abu Dawud, n°4570
Rapporté par Al-Miswar b. Makhramah رضي الله عنه : Omar رضي الله عنه consulta les gens au sujet de l’indemnisation pour l’avortement d’une femme. Al-Mughirah b. Shu'bah رضي الله عنه dit : J’étais présent avec le Messager d’Allah ﷺ quand il a jugé qu’un esclave homme ou femme devait témoigner pour toi. Il a donc amené Muhammad b. Maslamah devant lui. Harun a ajouté : Il a alors témoigné pour lui. Imlas signifie qu’un homme frappe le ventre de sa femme. Abu Dawud a dit : On m’a informé que Abu 'Ubaid a dit : On appelle cela imlas parce que la femme fait glisser l’enfant avant le terme. De même, tout ce qui glisse de la main ou d’autre chose est appelé malasa (glissé)
- Sunan Abu Dawud, n°4579
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé qu’un esclave homme ou femme, ou un cheval ou une mule, devait être donné en compensation pour une fausse couche. Abu Dawud a dit : Hammad ibn Salamah et Khalid ibn ‘Abd Allah ont transmis ce récit de Muhammad ibn ‘Amr, mais ils n’ont pas mentionné « ou un cheval ou une mule »
- Sunan Abu Dawud, n°4629
Rapporté par Muhammad b. al-Hanafiyyah : J’ai demandé à mon père : « Qui est la meilleure personne après le Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Abu Bakr. » J’ai alors demandé : « Et après lui ? » Il a dit : « ‘Umar. » J’ai eu peur de lui demander qui venait ensuite, de crainte qu’il ne cite ‘Uthman, alors j’ai dit : « C’est toi ensuite, ô mon père ? » Il a répondu : « Je ne suis qu’un homme parmi les musulmans. »
- Sunan Abu Dawud, n°4630
Rapporté par Muhammad al-Firyabl : J’ai entendu Sufyan dire : « Si quelqu’un pense que ‘Ali رضي الله عنه était plus digne du califat que les deux autres, il accuse d’erreur Abu Bakr, ‘Umar, les Mouhajiroun (émigrés) et les Ansar (auxiliaires), qu’Allah les agrée tous. Je pense qu’avec cette croyance, aucune de ses actions ne montera vers le ciel. »
- Sunan Abu Dawud, n°4663
Rapporté par Hudhayfah : Il n’y a personne que je ne crains pas d’être éprouvé par la tentation, sauf Muhammad ibn Maslamah, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « La tentation ne te nuira pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°4664
Rapporté par Tha’labah b. Dubai’ah : Nous sommes allés voir Hudhayfah. Il a dit : « Je connais un homme que les épreuves ne toucheront pas. » Nous sommes sortis et avons vu une tente dressée. Nous sommes entrés et avons trouvé Muhammad b. Maslamah. Nous l’avons interrogé à ce sujet. Il a dit : « Je ne veux pas qu’aucune ville ne m’occupe tant que ce qui prévaut ne sera pas passé. »
- Sunan Abu Dawud, n°4677
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Lorsque la délégation de ‘Abd al-Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ, il leur a ordonné de croire en Allah. Il leur a demandé : « Savez-vous ce qu’est la foi en Allah ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « Cela comprend de témoigner qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, d’accomplir la prière, de donner la zakat, de jeûner pendant le Ramadan et de donner un cinquième du butin. »
- Sunan Abu Dawud, n°4695
Rapporté par Yahya b. Ya’mur رضي الله عنه : Le premier à parler du destin divin à Bassorah fut Ma’bad al-Juhani. Moi et Humaid b. ‘Abd al-Rahman al-Himyari sommes partis pour accomplir le Hajj ou la ‘Umrah. Nous avons dit : « Si seulement nous pouvions rencontrer un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ pour lui demander ce qu’il pense du destin. » Allah nous a permis de rencontrer ‘Abd Allah b. ‘Umar alors qu’il entrait dans la mosquée. Nous l’avons entouré, et j’ai pensé que mon compagnon me laisserait parler. J’ai dit : « Abu ‘Abd al-Rahman, chez nous, certains lisent le Coran et discutent longuement de la science. Ils pensent qu’il n’y a pas de destin et que tout arrive sans prédestination. » Il a répondu : « Quand tu rencontres ces gens, dis-leur que je suis innocent d’eux et qu’ils sont innocents de moi. Par Celui par qui ‘Abd Allah b. ‘Umar jure, si l’un d’eux possédait de l’or équivalent à la montagne d’Uhud et le dépensait, Allah ne l’accepterait pas de lui tant qu’il ne croit pas au destin. » Puis il a dit : ‘Umar b. Khattab m’a transmis une tradition, disant : « Un jour, alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, un homme vêtu de blanc, aux cheveux très noirs, est venu vers nous. Aucun signe de voyage n’était visible sur lui, et nous ne le connaissions pas. Il s’est assis près du Messager d’Allah ﷺ, a collé ses genoux contre les siens et a posé ses mains sur ses cuisses. Il a dit : “Parle-moi de l’Islam.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’Islam, c’est témoigner qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, accomplir la prière, donner la zakat, jeûner pendant Ramadan et faire le Hajj à la Maison (la Ka’bah) si tu en as les moyens.” Il a dit : “Tu as dit vrai.” Nous étions étonnés qu’il l’interroge et confirme ensuite ses réponses. Il a dit : “Parle-moi de la foi.” Il a répondu : “C’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier, et croire au destin, qu’il soit bon ou mauvais.” Il a dit : “Tu as dit vrai.” Il a dit : “Parle-moi de la bienfaisance (ihsan).” Il a répondu : “C’est adorer Allah comme si tu Le voyais ; et si tu ne Le vois pas, Lui te voit.” Il a dit : “Parle-moi de l’Heure.” Il a répondu : “Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge.” Il a dit : “Parle-moi alors de ses signes.” Il a répondu : “Qu’une servante donne naissance à sa maîtresse, et que tu voies des hommes pieds nus, nus, pauvres, bergers, rivaliser dans la construction de bâtiments.” ‘Umar a dit : “Il est parti, et j’ai attendu trois jours, puis il a dit : ‘Sais-tu qui était l’interrogateur, ‘Umar ?’ J’ai répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux.’ Il a dit : ‘C’était Gabriel, venu vous enseigner votre religion.’ ” »
- Sunan Abu Dawud, n°4698
Abu Dharr et Abu Huraira رضي الله عنهما ont rapporté : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de s’asseoir parmi ses Compagnons. Un étranger arrivait et ne le reconnaissait pas (le Prophète) jusqu’à ce qu’il demande qui il était. Nous avons donc demandé au Messager d’Allah ﷺ de prévoir une place où il pourrait s’asseoir afin qu’un étranger puisse le reconnaître. Nous avons alors construit une estrade en terre sur laquelle il s’asseyait, et nous nous asseyions à côté de lui. Il a ensuite mentionné quelque chose de similaire à ce hadith, en disant : Un homme est venu, il a décrit son apparence. Il a salué depuis le bord de l’assemblée en disant : « Paix sur toi, Muhammad. » Le Prophète ﷺ lui a alors répondu
- Sunan Abu Dawud, n°4726
Rapporté par Muhammad b. Jubair b. Mut’im, de la part de son père, selon son grand-père : Un Bédouin est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Les gens souffrent, les enfants ont faim, les récoltes sont desséchées et les animaux sont morts. Invoque donc Allah pour qu’Il nous accorde la pluie, car nous te prenons comme notre intercesseur auprès d’Allah, et Allah comme intercesseur auprès de toi. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Malheur à toi ! Sais-tu ce que tu dis ? » Puis le Messager d’Allah ﷺ proclama la gloire d’Allah et continua à le faire jusqu’à ce que cela se voie sur le visage de ses compagnons. Ensuite, il dit : « Malheur à toi ! On ne cherche pas d’intercesseur auprès d’Allah par quelqu’un d’autre. Allah est bien au-dessus de cela. Malheur à toi ! Sais-tu combien Allah est grand ? Son Trône est au-dessus des cieux ainsi (il montra avec ses doigts comme une coupole au-dessus de lui), et il grince à cause de Lui comme une selle sous le poids de son cavalier. » Ibn Bashshar a ajouté dans sa version : « Allah est au-dessus du Trône, et le Trône est au-dessus des cieux. » Il a ensuite mentionné le reste du récit
- Sunan Abu Dawud, n°4740
Rapporté par ‘Imran b. Husain : Le Prophète ﷺ a dit : « Des gens sortiront de l’Enfer grâce à l’intercession de Muhammad, entreront au Paradis et seront appelés les Jahannamis. »
- Sunan Abu Dawud, n°4748
Rapporté par Anas ibn Malik : Lorsque le Prophète d’Allah ﷺ fut élevé aux cieux (lors de l’ascension), il vit au Paradis — ou comme il l’a dit — une rivière dont les rives étaient faites de perles transparentes ou creuses. L’ange qui l’accompagnait y plongea la main et en sortit du musc. Muhammad ﷺ demanda alors à l’ange : « Qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « C’est al-Kawthar qu’Allah t’a donné. »
- Sunan Abu Dawud, n°4749
Rapporté par AbdusSalam ibn AbuHazim AbuTalut : J’ai vu Abu Barzah qui est venu rendre visite à Ubaydullah ibn Ziyad. Un homme nommé Muslim, qui était là, me l’a raconté. Quand Ubaydullah l’a vu, il a dit : « Ce compagnon de Muhammad ﷺ que vous avez est petit et gros. » Le vieil homme (Abu Barzah) comprit et dit : « Je ne pensais pas rester parmi des gens qui me reprocheraient d’avoir été en compagnie de Muhammad ﷺ. » Ubaydullah lui répondit : « La compagnie de Muhammad ﷺ est un honneur pour toi, pas une honte. Je t’ai fait venir pour te demander au sujet du Haud (le bassin). As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ en parler ? » Abu Barzah répondit : « Oui, pas une, ni deux, ni trois, ni quatre, ni cinq fois. Que celui qui n’y croit pas, qu’Allah ne lui donne pas à boire de son eau. » Puis il partit en colère
- Sunan Abu Dawud, n°4750
Rapporté par Al-Bara’ b. ‘Azib : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsqu’un musulman est interrogé dans la tombe, il atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. Cela est confirmé par la parole d’Allah : “Allah affermit ceux qui croient par une parole ferme.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4763
‘Ubaidah (al-Salmani) رضي الله عنه a dit : ‘Ali رضي الله عنه a parlé des gens de al-Nahrawan, en disant : « Parmi eux, il y aura un homme avec une main déformée ou très petite. Si je ne craignais pas que vous soyez trop contents, je vous dirais ce qu’Allah a promis (comme récompense) à ceux qui les tueront, selon la parole de Muhammad ﷺ. » J’ai demandé : « L’as-tu entendu de lui ? » Il répondit : « Oui, par le Seigneur de la Ka’bah. »
- Sunan Abu Dawud, n°4764
Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه a dit : ‘Ali رضي الله عنه a envoyé de la poussière mêlée d’or au Prophète ﷺ. Il la répartit entre quatre personnes : al-Aqra ibn Habis al-Hanzali, al-Mujashi, ‘Uyainah ibn Badr al-Fazari, Zaid al-Khail al-Ta’i, à côté d’un des Banu Nabhan, et ‘Alqamah ibn ‘Ulathat al-Amiri (en général), à côté d’un des Banu Kulaib. Les Quraysh et les Ansar se sont fâchés et ont dit : « Il donne aux chefs des gens du Najd et nous laisse de côté. » Il dit : « Je leur donne pour rapprocher leurs cœurs. » Un homme aux yeux enfoncés, aux pommettes saillantes, au front proéminent, à la barbe épaisse et à la tête rasée s’avança et dit : « Pour Allah, Muhammad ! » Il dit : « Qui obéira à Allah si je Lui désobéis ? Allah m’a confié l’autorité sur les habitants de la terre, et pas toi. » Un homme demanda la permission de le tuer, et je pense que c’était Khalid ibn al-Walid, mais il l’en empêcha. Quand cet homme s’en alla, il dit : « De sa descendance sortiront des gens qui réciteront le Coran, mais il ne descendra pas dans leur gorge. Ils quitteront l’islam et laisseront les adorateurs d’idoles tranquilles ; mais si je vis jusqu’à leur époque, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été tué. »
- Sunan Abu Dawud, n°4784
Rapporté par Atiyyah as-Sa'di رضي الله عنه : Abu Wa’il al-Qass a dit : Nous sommes entrés chez Urwah ibn Muhammad ibn as-Sa'di. Un homme lui a parlé et l’a mis en colère. Alors il s’est levé et a fait ses ablutions ; il est revenu, a refait ses ablutions, puis a dit : « Mon père m’a rapporté de la part de mon grand-père Atiyyah, qui a rapporté du Messager d’Allah ﷺ : “La colère vient du diable, le diable a été créé de feu, et le feu ne s’éteint qu’avec de l’eau. Donc, lorsque l’un de vous se met en colère, qu’il fasse ses ablutions.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4885
Rapporté par Jundub : Un bédouin est venu, a fait agenouiller son chameau, l’a attaché, puis est entré dans la mosquée et a prié derrière le Messager d’Allah ﷺ. Quand le Messager d’Allah ﷺ a terminé la prière, il est allé vers sa monture, l’a détachée, est monté dessus et a dit à haute voix : « Ô Allah, accorde Ta miséricorde à moi et à Muhammad, et n’accorde Ta miséricorde à personne d’autre avec nous. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Pensez-vous que lui ou son chameau est le plus égaré ? N’avez-vous pas entendu ce qu’il a dit ? » Ils répondirent : « Bien sûr. »
- Sunan Abu Dawud, n°4898
Rapporté par Aisha, la mère des croyants رضي الله عنها : Ibn Awn a dit : J’ai demandé la signification du mot « intisar » (se défendre) dans le verset du Coran : « Mais s’ils se défendent après avoir subi une injustice, il n’y a pas de reproche contre eux. » Alors Ali ibn Zayd ibn Jad'an m’a raconté de la part de Umm Muhammad, l’épouse de son père. Ibn Awn a dit : On pensait qu’elle allait voir la Mère des croyants (c’est-à-dire Aisha). Elle a dit : La Mère des croyants a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers moi alors que Zaynab, fille de Jahsh, était avec nous. Il a commencé à faire un geste avec sa main. Je lui ai fait signe jusqu’à ce qu’il comprenne ce que je voulais dire à son sujet. Alors il s’est arrêté. Zaynab est venue et a commencé à insulter Aisha. Elle a essayé de l’arrêter, mais elle n’a pas arrêté. Alors il (le Prophète) a dit à Aisha : « Réponds-lui. » Alors elle lui a répondu et l’a surpassée. Zaynab est ensuite allée voir Ali et a dit : « Aisha t’a insulté et a fait ceci et cela. » Puis Fatima est venue voir le Prophète et il lui a dit : « C’est la préférée de ton père, par le Seigneur de la Kaaba ! » Elle est alors repartie et leur a dit : « Je lui ai dit ceci et il m’a répondu cela. » Puis Ali est venu voir le Prophète ﷺ et lui a parlé de cela
- Sunan Abu Dawud, n°4920
Rapporté par Humaid ibn ‘Abd al-Rahman, citant sa mère رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui invente quelque chose pour réconcilier deux personnes n’est pas un menteur. » Dans la version d’Ahmad ibn Muhammad et Musaddad : « N’est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant ce qui est bon et en amplifiant le bien. »
- Sunan Abu Dawud, n°4953
Rapporté par Muhammad ibn ‘Amr ibn ‘Ata : Zaynab, la fille d’Abu Salamah, lui a demandé : « Quel nom as-tu donné à ta fille ? » Il a répondu : « Barrah. » Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de donner ce nom. On m’appelait Barrah, mais le Prophète ﷺ a dit : “Ne vous proclamez pas purs, car Allah sait mieux qui parmi vous Lui obéit.” » Il a dit : « Nous avons demandé : “Quel nom devons-nous lui donner ?” Il a répondu : “Appelez-la Zaynab.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4964
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ lui a dit : « Mon petit. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Yahya ibn Ma‘in faire l’éloge du transmetteur Muhammad ibn Mahbub, disant qu’il a transmis un grand nombre de traditions
- Sunan Abu Dawud, n°4967
Rapporté par Muhammad ibn al-Hanafiyyah d’après ‘Ali رضي الله عنه : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Dis-moi, si un fils m’est né après ta mort, puis-je lui donner ton nom et ta kunyah ? » Il a répondu : « Oui. » Le transmetteur Abu Bakr n’a pas mentionné les mots « J’ai dit ». Il a seulement dit : ‘Ali a dit au Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4968
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai eu un garçon et je l’ai appelé Muhammad et lui ai donné la kunyah AbulQasim, mais on m’a dit que tu n’aimais pas cela. » Il a répondu : « Qu’est-ce qui rendrait mon nom permis et ma kunyah interdite, ou ma kunyah interdite et mon nom permis ? »
- Sunan Abu Dawud, n°4986
Rapporté par Abdullah ibn Muhammad ibn al-Hanafiyyah : Mon père et moi sommes allés chez mon beau-père parmi les Ansar pour lui rendre visite alors qu’il était malade. L’heure de la prière est arrivée. Il a dit à l’un de ses proches : « Ô jeune fille ! Apporte-moi de l’eau pour les ablutions afin que je prie et que je trouve du réconfort. » Nous lui avons reproché ces paroles. Il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Lève-toi, Bilal, et apporte-nous du réconfort par la prière.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4996
Rapporté par Abdullah ibn Abul Hamsa’ : J’ai acheté quelque chose au Prophète ﷺ avant qu’il ne reçoive la révélation, et comme il restait quelque chose à lui donner, je lui ai promis de le lui apporter à un endroit précis, mais j’ai oublié. Quand je m’en suis souvenu trois jours plus tard, je suis allé à cet endroit et je l’ai trouvé là. Il m’a dit : « Tu m’as peiné, jeune homme. Je t’ai attendu ici pendant trois jours. » Abu Dawud a dit : Muhammad ibn Yahya a dit : À notre avis, il s’agit de ‘Abd al-Karim ibn ‘Abd Allah ibn Shaqiq (au lieu de “de ‘Abd al-Karim de ‘Abd Allah ibn Shaqiq”). Abu Dawud a dit : De la même façon, j’ai été informé par ‘Ali ibn ‘Abd Allah. Abu Dawud a dit : On m’a dit que Bishr ibn al-Sarri l’a transmis de ‘Abd Allah ibn Shaqiq
- Sunan Abu Dawud, n°5035
Le même enseignement a aussi été transmis par Abu Hurairah à travers une autre chaîne, du Prophète ﷺ. Un transmetteur, Sa’id b. Sa’id, a dit : « Je sais qu’il a bien rapporté ce hadith jusqu’au Prophète ﷺ. » Abu Dawud a dit : Abu Nu’aim l’a transmis de Musa b. Qais, de Muhammad b. Ajlan, de Sa’id, d’après Abu Hurairah, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°5063
‘Ali رضي الله عنه dit à Ibn A’bad : « Ne veux-tu pas que je te parle de moi et de Fatimah, la fille du Messager d’Allah ﷺ ? Elle était la plus chère à ses yeux parmi sa famille. Quand elle était avec moi, elle tournait la meule, ce qui abîmait sa main ; elle portait l’eau, ce qui marquait sa poitrine ; elle balayait la maison au point que ses vêtements devenaient poussiéreux ; elle cuisinait, ce qui noircissait ses habits et la fatiguait. Nous avons entendu dire que des esclaves étaient arrivés chez le Prophète ﷺ. Je lui ai dit : “Si tu vas voir ton père et lui demandes un serviteur, cela te soulagera.” Elle y alla, mais trouva des gens avec lui, alors elle eut honte et repartit. Le lendemain, il nous rendit visite pendant que nous étions sous notre couverture. Il s’assit près de sa tête, et elle cacha sa tête sous la couverture par pudeur devant son père. Il demanda : “De quoi avez-vous besoin, ô famille de Muhammad ?” Elle garda le silence deux fois. Alors je dis : “Par Allah, je vais te le dire.” Elle tourne la meule, ce qui abîme sa main ; elle porte l’eau, ce qui marque sa poitrine ; elle balaie la maison, ce qui salit ses vêtements, et elle cuisine, ce qui les noircit. On nous a dit que des esclaves ou des serviteurs étaient arrivés chez toi. Je lui ai donc dit de te demander un serviteur. » Il a ensuite rapporté la suite du récit comme dans la version d’al-Hakam, mais de façon plus détaillée
- Sunan Abu Dawud, n°5069
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit le matin ou le soir : “Ô Allah ! ce matin, je Te prends à témoin, ainsi que les porteurs de Ton Trône, Tes anges et toutes Tes créatures, que Tu es Allah, qu’il n’y a pas d’autre dieu que Toi, et que Muhammad est Ton serviteur et Ton messager”, Allah libérera un quart de lui de l’Enfer. S’il le dit deux fois, Allah libérera la moitié de lui ; s’il le dit trois fois, Allah libérera les trois quarts ; et s’il le dit quatre fois, Allah le libérera complètement de l’Enfer. »
- Sunan Abu Dawud, n°5072
Un homme a rapporté : Abu Sallam a raconté qu’il était dans la mosquée de Hims. Un homme passa, et les gens dirent de lui qu’il avait servi le Prophète ﷺ. Abu Sallam alla le voir et lui dit : « Raconte-moi une tradition que tu as entendue du Messager d’Allah ﷺ, sans intermédiaire. » Il répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si quelqu’un dit le matin et le soir : ‘Je suis satisfait d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion, et de Muhammad comme Prophète’, Allah le comblera assurément de satisfaction.” »
- Sunan Abu Dawud, n°5078
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un dit le matin : “Ô Allah ! Ce matin, nous Te prenons à témoin, ainsi que les porteurs de Ton Trône, Tes anges et toutes Tes créatures, que Tu es Allah, qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, Tu es Unique, sans associé, et que Muhammad est Ton serviteur et Ton Messager”, Allah lui pardonnera tous les péchés qu’il commettra ce jour-là ; et s’il répète ces paroles le soir, Allah lui pardonnera tous les péchés qu’il commettra cette nuit-là. »
- Sunan Abu Dawud, n°5113
Sa’id ibn Malik a dit : « Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète Muhammad ﷺ qui a dit : “Si un homme prétend être le fils d’un autre que son père, le paradis lui sera interdit.” » Il a ajouté : « J’ai ensuite rencontré Abu Bakrah et je lui en ai parlé. Il a dit : “Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète ﷺ.” » ‘Asim a dit : « J’ai demandé : Abu ‘Uthman ! Deux hommes ont témoigné devant toi. Qui sont-ils ? » Il a répondu : “L’un est le premier à avoir tiré une flèche dans le sentier d’Allah ou dans l’islam, c’est-à-dire Sa’d ibn Malik. L’autre est celui qui est venu de Taif avec dix hommes à pied.” Il a ensuite mentionné ses mérites. Abu Dawud a dit : « Quand al-Nufaili a rapporté ce hadith, il a dit : ‘Par Allah, cette transmission est plus douce pour moi que le miel.’ » Abu ‘Ali a dit : « J’ai entendu Abu Dawud dire : ‘J’ai entendu Ahmad dire : Les gens de Kufa n’ont pas de lumière dans leurs traditions. Je ne les ai pas vus comme les gens de Bassora. Ils l’ont appris de Shu’bah.’ »
- Sunan Abu Dawud, n°5136
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ écrivit une lettre à Héraclius : « De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql (Héraclius), chef des Byzantins. Paix à ceux qui suivent la bonne voie. » Ibn Yahya a rapporté d’après Ibn Abbas que Abu Sufyan lui dit : « Nous sommes alors allés voir Hiraql, qui nous fit asseoir devant lui. Il demanda ensuite la lettre du Messager d’Allah ﷺ. Son contenu était : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql, chef des Byzantins. Paix à ceux qui suivent la bonne voie. Pour continuer…” »
- Sunan Abu Dawud, n°5185
Rapporté par Qays ibn Sa’d : Le Messager d’Allah ﷺ est venu nous rendre visite à la maison et a dit : « Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous ! » Sa’d a répondu à son salut à voix basse. Qays a dit : « N’accordes-tu pas la permission au Messager d’Allah ﷺ d’entrer ? » Il a répondu : « Laisse-le, il va nous saluer plusieurs fois. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous ! » Sa’d a de nouveau répondu à voix basse. Le Messager d’Allah ﷺ a répété : « Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous ! » Puis il est reparti. Sa’d l’a suivi et a dit : « Messager d’Allah ! J’ai entendu tes salutations et j’ai répondu à voix basse pour que tu nous salues plusieurs fois. » Le Messager d’Allah ﷺ est revenu avec lui. Sa’d lui a alors proposé de préparer de l’eau pour le bain, et il s’est lavé. Ensuite, il lui a donné un long vêtement teint au safran ou au wars, et il s’en est enveloppé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors levé les mains et a dit : « Ô Allah, accorde Tes bénédictions et Ta miséricorde à la famille de Sa’d ibn Ubadah ! » Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite partagé leur repas. Quand il a voulu repartir, Sa’d a approché un âne recouvert d’une couverture. Le Messager d’Allah ﷺ est monté dessus. Sa’d a dit : « Ô Qays, accompagne le Messager d’Allah. » Qays a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : “Monte.” Mais j’ai refusé. Il a répété : “Monte ou pars.” Alors je suis parti. » Hisham a dit : AbuMarwan (a transmis) d’après Muhammad ibn AbdurRahman ibn As’ad ibn Zurarah. Abu Dawud a dit : ‘Umar b. ‘Abd al-Wahid et Ibn Sama’ah l’ont transmis d’al-Awzai’ sous forme mursal (le nom du compagnon manquant), et ils n’ont pas mentionné Qays b. Sa’d
- Sunan Abu Dawud, n°5256
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : Muhammad ibn Abu Yahya a raconté que son père lui a dit qu’il était allé avec un compagnon rendre visite à Abu Sa’id al-Khudri qui était malade. Il dit : « Nous sommes sortis de chez lui et avons rencontré un de nos compagnons qui voulait lui rendre visite. Nous sommes allés nous asseoir à la mosquée. Il est revenu et nous a dit qu’il avait entendu Abu Sa’id al-Khudri dire : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Certains serpents sont des djinns ; donc si quelqu’un en voit un dans sa maison, il doit le prévenir trois fois. S’il revient après cela, il doit le tuer, car c’est un démon.” »
- Sunan Abu Dawud, n°5271
Rapporté par Umm Atiyyah al-Ansariyyah رضي الله عنها : Une femme pratiquait la circoncision à Médine. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Ne coupe pas trop, c’est meilleur pour la femme et plus apprécié par le mari. » Abu Dawud a dit : Ce hadith a été transmis par ‘Ubaid Allah ibn ‘Amr de la même manière par une autre chaîne. Abu Dawud a ajouté : Ce n’est pas un hadith solide. Il a été transmis sous forme mursal (sans mention du Compagnon). Abu Dawud a aussi dit : Muhammad ibn Hasan est peu connu, et ce hadith est faible
- Sahih al-Bukhari, n°4
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah Al-Ansari (en parlant de la période d’interruption de la révélation) rapportant les paroles du Prophète : « Alors que je marchais, j’ai soudain entendu une voix venant du ciel. J’ai levé les yeux et j’ai vu le même ange qui m’était apparu dans la grotte de Hira, assis sur une chaise entre le ciel et la terre. J’ai eu peur de lui et je suis rentré chez moi en disant : “Couvrez-moi !” Puis Allah a révélé les versets suivants du Coran : “Ô toi (c’est-à-dire Muhammad) enveloppé dans tes vêtements ! Lève-toi et avertis (les gens du châtiment d’Allah),… jusqu’à ‘et abandonne les idoles.’” (74.1-5) Après cela, la révélation a commencé à venir avec force, fréquemment et régulièrement
- Sahih al-Bukhari, n°5
Rapporté par Saïd bin Jubair : Ibn 'Abbas, en expliquant la parole d'Allah « Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation » (75:16), a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) recevait la révélation avec beaucoup de difficulté et bougeait rapidement ses lèvres avec l'Inspiration. » Ibn 'Abbas a alors bougé ses lèvres en disant : « Je bouge mes lèvres devant vous comme le Messager d'Allah (ﷺ) le faisait. » Saïd a aussi bougé ses lèvres en disant : « Je bouge mes lèvres comme j'ai vu Ibn 'Abbas le faire. » Ibn 'Abbas a ajouté : « Alors Allah a révélé : ‘Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation. C’est à Nous de le rassembler et de te permettre de le réciter’ (75:16-17), ce qui veut dire qu’Allah fera que le Prophète retiendra par cœur la partie du Coran révélée à ce moment-là et pourra la réciter. La parole d’Allah : ‘Et quand Nous l’avons récité à toi (ô Muhammad, par l’intermédiaire de Gabriel), suis sa récitation’ (75:18) signifie : ‘Écoute et reste silencieux.’ Puis : ‘C’est à Nous de l’expliquer’ (75:19) veut dire : ‘C’est à Allah de te faire réciter (et le sens deviendra clair par ta langue).’ Par la suite, le Messager d’Allah (ﷺ) écoutait Gabriel chaque fois qu’il venait, puis, après son départ, il récitait comme Gabriel l’avait fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°7
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Abou Soufyan bin Harb m’a informé qu’Héraclius lui avait envoyé un messager alors qu’il accompagnait une caravane de marchands de Quraïsh en Syrie, à l’époque où le Messager d’Allah (ﷺ) avait conclu une trêve avec Abou Soufyan et les mécréants de Quraïsh. Abou Soufyan et ses compagnons se sont donc rendus auprès d’Héraclius à Ilya (Jérusalem). Héraclius les a fait venir dans sa cour, entouré de tous les hauts dignitaires romains. Il a demandé à son traducteur de leur poser cette question : « Qui parmi vous est le plus proche parent de cet homme qui prétend être Prophète ? » Abou Soufyan a répondu : « Je suis son plus proche parent parmi ce groupe. » Héraclius a dit : « Faites-le approcher de moi et faites tenir ses compagnons derrière lui. » Abou Soufyan a ajouté qu’Héraclius a demandé à son traducteur de dire à ses compagnons qu’il allait lui poser des questions sur cet homme (le Prophète) et que s’il mentait, ils devaient le contredire. Abou Soufyan a ajouté : « Par Allah ! Si je n’avais pas eu peur que mes compagnons me traitent de menteur, je n’aurais pas dit la vérité sur le Prophète. » La première question qu’il m’a posée à son sujet a été : « Quelle est sa position familiale parmi vous ? » J’ai répondu : « Il vient d’une bonne famille parmi nous. » Héraclius a demandé : « Quelqu’un parmi vous a-t-il déjà prétendu la même chose (être Prophète) avant lui ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « L’un de ses ancêtres était-il roi ? » J’ai répondu : « Non. » Héraclius a demandé : « Les nobles ou les pauvres le suivent-ils ? » J’ai répondu : « Ce sont les pauvres qui le suivent. » Il a dit : « Le nombre de ses adeptes augmente-t-il ou diminue-t-il chaque jour ? » J’ai répondu : « Ils sont de plus en plus nombreux. » Il a ensuite demandé : « Est-ce que quelqu’un parmi ceux qui embrassent sa religion en est mécontent et l’abandonne ensuite ? » J’ai répondu : « Non. » Héraclius a dit : « L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant sa prétention (à la prophétie) ? » J’ai répondu : « Non. » Héraclius a dit : « Rompt-il ses promesses ? » J’ai répondu : « Non. Nous sommes en trêve avec lui, mais nous ne savons pas ce qu’il fera. » Je n’ai pas trouvé d’autre chose à dire contre lui. Héraclius a demandé : « Avez-vous déjà eu une guerre contre lui ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Quel a été le résultat des batailles ? » J’ai répondu : « Parfois il a gagné, parfois nous. » Héraclius a dit : « Que vous ordonne-t-il ? » J’ai dit : « Il nous ordonne d’adorer Allah et Allah seul, de ne rien associer à Lui, et de rejeter ce que nos ancêtres disaient. Il nous ordonne de prier, de dire la vérité, d’être chastes et de maintenir de bonnes relations avec nos proches. » Héraclius a demandé au traducteur de me transmettre ceci : « Je t’ai demandé au sujet de sa famille, et tu as répondu qu’il venait d’une famille noble. En fait, tous les Messagers viennent de familles nobles parmi leur peuple. Je t’ai demandé si quelqu’un d’autre parmi vous avait fait une telle prétention, tu as répondu non. Si tu avais répondu oui, j’aurais pensé qu’il suivait la parole d’un autre. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as répondu non, sinon j’aurais pensé qu’il voulait récupérer un royaume perdu. Je t’ai aussi demandé s’il avait déjà été accusé de mensonge avant, tu as répondu non. Comment quelqu’un qui ne ment pas aux gens pourrait-il mentir sur Allah ? Je t’ai demandé si les riches ou les pauvres le suivaient, tu as répondu les pauvres, et c’est toujours ce groupe qui suit les Messagers. Je t’ai demandé si ses adeptes augmentaient ou diminuaient, tu as répondu qu’ils augmentaient, et c’est ainsi pour la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si quelqu’un, après avoir embrassé sa religion, l’a quittée, tu as répondu non, et c’est le signe de la vraie foi : quand sa douceur entre dans les cœurs et s’y mélange complètement. Je t’ai demandé s’il avait déjà trahi, tu as répondu non, et les Messagers ne trahissent jamais. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonne, tu as répondu qu’il vous ordonne d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner l’adoration des idoles, de prier, de dire la vérité et d’être chaste. Si ce que tu dis est vrai, il occupera bientôt cet endroit sous mes pieds. Je savais d’après les Écritures qu’il allait apparaître, mais je ne savais pas qu’il viendrait de chez vous. Si je pouvais le rejoindre, j’irais immédiatement à sa rencontre, et si j’étais avec lui, je laverais certainement ses pieds. » Héraclius a alors demandé qu’on lui apporte la lettre envoyée par le Messager d’Allah, transmise par Dihya au gouverneur de Busra, qui l’a fait parvenir à Héraclius pour qu’il la lise. Le contenu de la lettre était le suivant : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre vient) de Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, chef des Byzantins. Que la paix soit sur celui qui suit la bonne voie. Ensuite, je t’invite à l’Islam, et si tu acceptes l’Islam, tu seras en sécurité, et Allah doublera ta récompense. Mais si tu refuses, tu porteras le péché des Arisiyin (paysans, c’est-à-dire ton peuple). Et (la parole d’Allah) : ‘Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que personne d’entre nous ne prenne d’autres seigneurs qu’Allah. Puis, s’ils se détournent, dites : Soyez témoins que nous sommes soumis (à Allah).’ (3:64). » Abou Soufyan a ajouté : « Quand Héraclius a terminé son discours et lu la lettre, il y a eu beaucoup d’agitation dans la cour royale, et nous avons été expulsés. J’ai dit à mes compagnons que la question d’Ibn Abi Kabsha (le Prophète Muhammad ﷺ) était devenue si importante que même le roi des Byzantins en avait peur. J’ai alors commencé à être convaincu qu’il (le Prophète) serait bientôt vainqueur, jusqu’à ce que j’embrasse l’Islam (c’est-à-dire qu’Allah m’y a guidé). » Le sous-narrateur ajoute : Ibn An-Natur était le gouverneur d’Ilya (Jérusalem) et Héraclius était le chef des chrétiens du Sham. Ibn An-Natur raconte qu’un jour, alors qu’Héraclius était à Jérusalem, il s’est levé le matin de mauvaise humeur. Certains de ses prêtres lui ont demandé pourquoi. Héraclius était devin et astrologue. Il a répondu : « Cette nuit, en regardant les étoiles, j’ai vu que le chef de ceux qui pratiquent la circoncision était apparu (devenu vainqueur). Qui sont-ils ? » Les gens ont répondu : « À part les Juifs, personne ne pratique la circoncision, donc tu ne devrais pas avoir peur d’eux. Ordonne simplement de tuer tous les Juifs du pays. » Pendant qu’ils discutaient, un messager envoyé par le roi de Ghassan pour annoncer la venue du Messager d’Allah (ﷺ) à Héraclius est arrivé. Après avoir entendu la nouvelle, Héraclius a ordonné qu’on vérifie si le messager de Ghassan était circoncis. Les gens ont vérifié et ont dit à Héraclius qu’il l’était. Héraclius lui a alors demandé des informations sur les Arabes. Le messager a répondu : « Les Arabes pratiquent aussi la circoncision. » (Après avoir entendu cela) Héraclius a dit que la souveraineté des Arabes était apparue. Héraclius a alors écrit une lettre à son ami à Rome, aussi savant que lui. Il est ensuite parti pour Homs (une ville de Syrie) et y est resté jusqu’à recevoir la réponse de son ami, qui était d’accord avec lui sur l’apparition du Prophète (ﷺ) et le fait qu’il était bien un Prophète. Sur cela, Héraclius a invité tous les chefs byzantins à se rassembler dans son palais à Homs. Quand ils sont arrivés, il a ordonné de fermer toutes les portes du palais. Il est alors sorti et a dit : « Ô Byzantins ! Si vous voulez réussir, si vous cherchez la bonne direction et si vous voulez que votre empire dure, alors faites allégeance à ce Prophète (c’est-à-dire acceptez l’Islam). » (En entendant cela) les gens se sont précipités vers les portes comme des ânes sauvages, mais elles étaient fermées. Héraclius a compris leur rejet de l’Islam et, voyant qu’il n’y avait plus d’espoir, il a ordonné qu’on les fasse revenir. (Quand ils sont revenus) il a dit : « Ce que j’ai dit, c’était juste pour tester la force de votre conviction, et je l’ai vue. » Les gens se sont alors prosternés devant lui et ont été satisfaits de lui, et ce fut la fin de l’histoire d’Héraclius concernant sa foi
- Sahih al-Bukhari, n°8
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : L'islam repose sur cinq principes : 1. Attester qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah (ﷺ). 2. Accomplir les prières obligatoires avec sérieux et régularité. 3. Donner la Zakat (l'aumône obligatoire). 4. Faire le Hajj (le pèlerinage à La Mecque). 5. Jeûner pendant le mois de Ramadan
- Sahih al-Bukhari, n°25
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : J'ai reçu l'ordre (d'Allah) de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah (ﷺ), qu'ils accomplissent la prière correctement et qu'ils donnent l'aumône obligatoire. S'ils le font, alors ils préservent leur vie et leurs biens de moi, sauf selon les lois de l'islam, et leur compte sera réglé par Allah
- Sahih al-Bukhari, n°26
Rapporté par Abu Huraira : On a demandé au Messager d'Allah (ﷺ) : Quelle est la meilleure action ? Il a répondu : Croire en Allah et en Son Messager (Muhammad). Le questionneur a alors demandé : Et ensuite ? Il a répondu : Participer au jihad (combat pour la cause d'Allah). Le questionneur a encore demandé : Et après ? Il a répondu : Accomplir le Hajj (pèlerinage à La Mecque) Mabrur, c'est-à-dire accepté par Allah, fait uniquement pour Lui, sans ostentation, sans péché et selon la tradition du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°51
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Abu Sufyan m’a informé qu’Héraclius lui a dit : « Je t’ai demandé si les adeptes de Muhammad augmentaient ou diminuaient. Tu as répondu qu’ils augmentaient. En fait, c’est ainsi que la vraie foi progresse jusqu’à être complète. Je t’ai aussi demandé s’il y avait quelqu’un qui, après avoir embrassé sa religion (l’islam), s’en détournait et la rejetait. Tu as répondu non, et en effet, c’est un signe de la vraie foi : quand sa douceur entre dans le cœur et s’y mélange complètement, personne ne peut la rejeter. »
- Sahih al-Bukhari, n°53
Rapporté par Abu Jamra : J’avais l’habitude de m’asseoir avec Ibn 'Abbas, et il me faisait asseoir à sa place. Il m’a demandé de rester avec lui pour qu’il puisse me donner une part de ses biens. Je suis donc resté avec lui pendant deux mois. Un jour, il m’a raconté que lorsque la délégation de la tribu d’Abdul Qais est venue voir le Prophète, le Prophète (ﷺ) leur a demandé : « Qui êtes-vous (vous, les gens) ? (Ou) qui sont les délégués ? » Ils ont répondu : « Nous sommes de la tribu de Rabi’a. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Soyez les bienvenus, ô gens (ou délégation d’Abdul Qais) ! Vous ne connaîtrez ni honte ni regret. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous ne pouvons venir te voir qu’au mois sacré, car il y a la tribu infidèle de Mudar entre nous et toi. Donne-nous donc des instructions (religieuses) que nous pourrons transmettre à notre peuple resté chez nous, afin que nous puissions entrer au Paradis en les appliquant. » Ils ont ensuite demandé au sujet des boissons (ce qui est permis et ce qui est interdit). Le Prophète (ﷺ) leur a ordonné de faire quatre choses et leur a interdit quatre choses. Il leur a ordonné de croire en Allah seul et leur a demandé : « Savez-vous ce que signifie croire en Allah seul ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Cela signifie : 1. Attester qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ). 2. Accomplir parfaitement la prière. 3. Payer la Zakat (aumône obligatoire). 4. Jeûner pendant le mois de Ramadan. 5. Et donner le cinquième du butin (Al-Khumus) pour la cause d’Allah. » Ensuite, il leur a interdit quatre choses : Hantam, Dubba’, Naqir, Muzaffat ou Muqaiyar (ce sont des noms de récipients dans lesquels on préparait des boissons alcoolisées). Le Prophète (ﷺ) a parlé du récipient à vin, mais il voulait dire le vin lui-même. Le Prophète (ﷺ) leur a également dit : « Apprenez ces instructions et transmettez-les à ceux que vous avez laissés derrière vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°63
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions assis avec le Prophète (ﷺ) dans la mosquée, un homme est arrivé à dos de chameau. Il a fait agenouiller son chameau dans la mosquée, a attaché sa patte avant puis a demandé : « Qui parmi vous est Muhammad ? » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) était assis parmi nous (ses compagnons), appuyé sur son bras. Nous avons répondu : « C’est cet homme au teint clair, appuyé sur son bras. » L’homme s’est alors adressé à lui : « Ô fils d’Abdul Muttalib. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis là pour répondre à tes questions. » L’homme a dit au Prophète : « Je veux te poser une question et je serai direct, alors ne te fâche pas. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Demande ce que tu veux. » L’homme a dit : « Je te demande par ton Seigneur, et par le Seigneur de ceux qui t’ont précédé, Allah t’a-t-Il envoyé comme messager pour toute l’humanité ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Par Allah, oui. » L’homme a poursuivi : « Je te demande par Allah : Allah t’a-t-Il ordonné d’accomplir cinq prières par jour et par nuit (24 heures) ? » Il a répondu : « Par Allah, oui. » L’homme a continué : « Je te demande par Allah : Allah t’a-t-Il ordonné de jeûner ce mois de l’année (c’est-à-dire Ramadan) ? » Il a répondu : « Par Allah, oui. » L’homme a ajouté : « Je te demande par Allah : Allah t’a-t-Il ordonné de prendre la Zakat (aumône obligatoire) de nos riches pour la distribuer à nos pauvres ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Par Allah, oui. » L’homme a alors dit : « J’ai cru en tout ce avec quoi tu as été envoyé, et j’ai été envoyé par mon peuple comme messager, et je suis Dimam bin Tha’laba, des frères de Bani Sa’d bin Bakr. »
- Sahih al-Bukhari, n°65
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Prophète (ﷺ) a écrit une lettre ou a eu l’intention d’en écrire une. On lui a dit que les dirigeants (étrangers) ne lisaient pas les lettres si elles n’étaient pas scellées. Alors le Prophète (ﷺ) a fait fabriquer une bague en argent sur laquelle était gravé « Muhammad, Messager d’Allah (ﷺ) ». C’est comme si je voyais encore son éclat blanc dans la main du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°86
Rapporté par Asma' : Je suis allée voir `Aisha alors qu’elle priait, et je lui ai demandé : « Que se passe-t-il avec les gens ? » Elle a montré le ciel du doigt. (J’ai regardé vers la mosquée) et j’ai vu les gens en train de prier. Aisha a dit : « Subhan Allah. » Je lui ai demandé : « Est-ce un signe ? » Elle a fait un signe de la tête pour dire « Oui ». Je me suis alors levée pour la prière de l’éclipse jusqu’à ce que je sois presque évanouie, puis j’ai versé de l’eau sur ma tête. Après la prière, le Prophète (ﷺ) a loué et glorifié Allah puis il a dit : « À l’instant, ici même, j’ai vu ce que je n’avais jamais vu auparavant, y compris le Paradis et l’Enfer. Il m’a été révélé que vous serez mis à l’épreuve dans vos tombes, et ces épreuves seront comme celles du Messie imposteur (Masih-ad-Dajjal) ou presque (le sous-narrateur n’est pas sûr de l’expression utilisée par Asma’). On vous demandera : ‘Que sais-tu de cet homme (le Prophète (ﷺ) Muhammad) ?’ Alors le croyant sincère (ou Asma’ a dit un mot similaire) répondra : ‘C’est Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ), qui est venu à nous avec des preuves claires et une guidance, et nous avons accepté ses enseignements et l’avons suivi. Et c’est Muhammad.’ Il le répétera trois fois. Les anges lui diront alors : ‘Dors en paix, car nous savons que tu étais un croyant sincère.’ Par contre, un hypocrite ou quelqu’un de douteux répondra : ‘Je ne sais pas, mais j’ai entendu les gens dire quelque chose et je l’ai répété.’ (c’est la même chose) »
- Sahih al-Bukhari, n°87
Rapporté par Abu Jamra : J’étais interprète entre les gens et Ibn `Abbas. Un jour, Ibn `Abbas a raconté qu’une délégation de la tribu de `Abdul Qais est venue voir le Prophète (ﷺ), qui leur a demandé : « Qui êtes-vous (c’est-à-dire vous) ? (Ou) qui sont les délégués ? » Ils ont répondu : « Nous sommes de la tribu de Rabi`a. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Soyez les bienvenus, ô gens (ou il a dit : “Ô délégation (`Abdul Qais)”). Vous n’aurez ni honte ni regret. » Ils ont dit : « Nous venons de loin et il y a la tribu des infidèles de Mudar entre vous et nous, nous ne pouvons donc venir que pendant le mois sacré. Dis-nous donc quelque chose de bien (des actes religieux) que nous pourrons aussi transmettre à notre peuple resté chez nous, et qui nous permettra d’entrer au Paradis (en les pratiquant). » Le Prophète leur a ordonné de faire quatre choses et leur en a interdit quatre autres. Il leur a ordonné de croire en Allah seul, le Noble, le Majestueux, et leur a dit : « Savez-vous ce que cela signifie de croire en Allah seul ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « (Cela signifie témoigner que nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah et que Muhammad est Son Messager, accomplir parfaitement la prière, payer la Zakat, jeûner pendant le mois de Ramadan, (et) donner l’Al-Khumus (un cinquième du butin pour la cause d’Allah). » Ensuite, il leur a interdit quatre choses : Ad-Dubba’, Hantam, Muzaffat (et) An-Naqir ou Muqaiyar (ce sont des noms de récipients dans lesquels on préparait des boissons alcoolisées). Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Retenez bien ces instructions et transmettez-les à ceux que vous avez laissés derrière vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°93
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti devant les gens et `Abdullah bin Hudhafa s’est levé et lui a demandé : « Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhafa. » Le Prophète (ﷺ), en colère, leur a dit plusieurs fois de lui poser toutes les questions qu’ils voulaient. `Umar s’est agenouillé devant le Prophète (ﷺ) et a répété trois fois : « Nous acceptons Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion et Muhammad comme notre Prophète. » Après cela, le Prophète (ﷺ) est resté silencieux
- Sahih al-Bukhari, n°97
Rapporté par le père d’Abu Burda : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Trois personnes auront une double récompense : 1. Une personne parmi les gens du Livre qui a cru en son prophète (Jésus ou Moïse), puis a cru au Prophète Muhammad (ﷺ) (c’est-à-dire qu’il a embrassé l’Islam). 2. Un esclave qui accomplit ses devoirs envers Allah et envers son maître. 3. Un maître d’une esclave qui lui enseigne de bonnes manières, l’éduque de la meilleure façon (dans la religion), l’affranchit, puis l’épouse. »
- Sahih al-Bukhari, n°105
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sans aucun doute, votre sang, vos biens, — le sous-narrateur Muhammad pense qu’Abu Bakra a aussi mentionné — et votre honneur (chasteté), sont sacrés les uns pour les autres, tout comme la sainteté de ce jour dans ce mois-ci. Il incombe à ceux qui sont présents d’informer ceux qui sont absents. » (Muhammad, le sous-narrateur, disait : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit la vérité. ») Le Prophète (ﷺ) a répété deux fois : « Sans aucun doute ! N’ai-je pas transmis le message d’Allah ? »
- Sahih al-Bukhari, n°125
Rapporté par `Abdullah : Alors que j’accompagnais le Prophète (ﷺ) dans les ruines de Médine et qu’il était allongé sur une branche de palmier, des Juifs sont passés. Certains ont dit aux autres : « Demandez-lui (au Prophète) ce qu’est l’esprit. » D’autres ont dit qu’il ne fallait pas lui demander, car sa réponse pourrait leur déplaire. Mais certains ont insisté, alors l’un d’eux s’est levé et a demandé : « Ô Abul-Qasim ! Qu’est-ce que l’esprit ? » Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux. J’ai pensé qu’il recevait une révélation. Je suis resté jusqu’à ce que cela se termine. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « Et ils t’interrogent (ô Muhammad) au sujet de l’esprit — Dis : L’esprit relève de l’ordre de mon Seigneur. Et vous (les humains) n’avez reçu que peu de connaissance. »
- Sahih al-Bukhari, n°128
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, Mu`adh était avec le Messager d’Allah (ﷺ) sur la même monture. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Mu`adh bin Jabal. » Mu`adh répondit : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) répéta : « Ô Mu`adh ! » Mu`adh répondit trois fois : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Quiconque atteste sincèrement qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est Son Messager, Allah le sauvera de l’Enfer. » Mu`adh demanda : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne devrais-je pas l’annoncer aux gens pour qu’ils se réjouissent ? » Il répondit : « S’ils l’apprennent, ils s’y reposeront uniquement. » Mu`adh a rapporté ce hadith juste avant sa mort, craignant de commettre un péché en cachant ce savoir
- Sahih al-Bukhari, n°165
Rapporté par Muhammad Ibn Ziyad : J’ai entendu Abu Huraira dire, alors qu’il passait près de nous pendant que les gens faisaient leurs ablutions à partir d’un récipient d’eau : « Faites bien vos ablutions, car Abul-Qasim (le Prophète) a dit : ‘Protégez vos talons du feu de l’Enfer !’ »
- Sahih al-Bukhari, n°184
Rapporté par Asma' bint Abu Bakr : Je suis allée voir `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), pendant une éclipse solaire. Les gens étaient debout en train de prier, et elle priait aussi. Je lui ai demandé : « Que se passe-t-il ? » Elle a fait un geste de la main vers le ciel et a dit : « Subhan Allah. » Je lui ai demandé : « Y a-t-il un signe ? » Elle a répondu : « Oui. » Alors, moi aussi, je me suis mise à prier jusqu’à tomber évanouie, puis j’ai versé de l’eau sur ma tête. Après la prière, le Messager d’Allah (ﷺ) a loué et glorifié Allah et a dit : « Je viens de voir quelque chose ici que je n’avais jamais vu auparavant, y compris le Paradis et l’Enfer. J’ai compris qu’on vous mettra à l’épreuve dans vos tombes, des épreuves semblables à celles du Dajjal, ou presque. Des anges viendront à chacun de vous et demanderont : “Que sais-tu de cet homme ?” Le croyant répondra : “C’est Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). Il est venu avec la vérité évidente et la guidance. Nous avons accepté son enseignement, cru en lui et l’avons suivi.” Alors les anges lui diront de dormir en paix, car ils savent qu’il était croyant. Par contre, l’hypocrite ou celui qui doute dira : “Je ne sais pas, j’ai juste répété ce que disaient les autres.” »
- Sahih al-Bukhari, n°240
Rapporté par `Abdullah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) était en prosternation (comme indiqué ci-dessous). Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Un jour, le Prophète (ﷺ) priait à la Ka`ba. Abu Jahl était assis avec certains de ses compagnons. L’un d’eux a dit aux autres : « Qui parmi vous ira chercher les entrailles (intestins, etc.) d’un chameau de telle famille et les mettra sur le dos de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus malchanceux d’entre eux s’est levé et les a apportées. Il a attendu que le Prophète (ﷺ) se prosterne et les a placées sur son dos, entre ses épaules. Je regardais mais je ne pouvais rien faire. J’aurais aimé avoir du monde avec moi pour leur résister. Ils se sont mis à rire et à tomber les uns sur les autres. Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté en prosternation et n’a pas levé la tête jusqu’à ce que Fatima (la fille du Prophète) vienne et enlève ces entrailles de son dos. Il a levé la tête et a dit trois fois : « Ô Allah ! Punis les Quraysh. » Cela a été difficile pour Abu Jahl et ses compagnons quand le Prophète a invoqué Allah contre eux, car ils étaient convaincus que les prières et invocations étaient exaucées dans cette ville (La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Punis Abu Jahl, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba, Umaiya bin Khalaf, et `Uqba bin Al Mu'it [??] (et il a mentionné le septième dont je ne me souviens pas du nom). Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’ai vu les corps de ces personnes que le Messager d’Allah (ﷺ) avait nommées dans le puits de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°256
Rapporté par Abu Ja`far : Jabir bin `Abdullah m’a dit : « Ton cousin (Hasan bin Muhammad bin Al-Hanafiya) est venu me demander à propos du bain de Janaba. J’ai répondu : ‘Le Prophète (ﷺ) prenait trois poignées d’eau, les versait sur sa tête puis versait de l’eau sur son corps.’ Al-Hasan m’a dit : ‘J’ai beaucoup de cheveux.’ J’ai répondu : ‘Le Prophète (ﷺ) avait plus de cheveux que toi.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°267
Rapporté par Muhammad bin Al-Muntathir : Selon son père, il avait interrogé `Aisha (au sujet du hadith d’Ibn `Umar). Elle a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu `Abdur-Rahman. J’appliquais du parfum sur le Messager d’Allah (ﷺ) et il faisait le tour de ses épouses, et le matin il entrait en état d’Ihram, et le parfum se sentait encore sur son corps. »
- Sahih al-Bukhari, n°270
Rapporté par Muhammad bin Al-Muntathir : Selon son père, il avait interrogé `Aisha à propos de la parole d’Ibn `Umar (c’est-à-dire qu’il n’aimait pas être en état de sacralisation alors que l’odeur du parfum était encore sur son corps). `Aisha a dit : « J’ai parfumé le Messager d’Allah (ﷺ) et il a fait le tour (a eu des rapports) avec toutes ses épouses, et le matin il était en état d’Ihram (après avoir pris un bain). »
- Sahih al-Bukhari, n°349
Rapporté par Abu Dhar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à La Mecque, le toit de ma maison s’est ouvert et Gabriel est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Ensuite, il a apporté un plateau en or rempli de sagesse et de foi, en a versé le contenu dans ma poitrine et l’a refermée. Puis il a pris ma main et m’a fait monter au ciel le plus proche. Quand nous sommes arrivés au ciel le plus proche, Gabriel a dit au gardien du ciel : “Ouvre (la porte).” Le gardien a demandé : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “Gabriel.” Il a demandé : “Y a-t-il quelqu’un avec toi ?” Gabriel a répondu : “Oui, Muhammad est avec moi.” Il a demandé : “A-t-il été appelé ?” Gabriel a dit : “Oui.” La porte a été ouverte et nous sommes passés au ciel le plus proche où nous avons vu un homme assis avec des gens à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il a dit : “Bienvenue ! Ô Prophète pieux et fils pieux.” J’ai demandé à Gabriel : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Adam et les gens à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux à sa droite sont les gens du Paradis et ceux à sa gauche sont les gens de l’Enfer. Quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.” Ensuite, il m’a fait monter jusqu’au deuxième ciel et il (Gabriel) a dit à son gardien : “Ouvre (la porte).” Le gardien lui a dit la même chose que le gardien du premier ciel et il a ouvert la porte. Anas a dit : « Abu Dhar a ajouté que le Prophète (ﷺ) a rencontré Adam, Idris, Moïse, Jésus et Abraham, mais il n’a pas précisé dans quel ciel ils étaient, sauf qu’il a mentionné qu’il a rencontré Adam au ciel le plus proche et Abraham au sixième ciel. » Anas a dit : « Quand Gabriel et le Prophète (ﷺ) sont passés devant Idris, ce dernier a dit : “Bienvenue ! Ô Prophète pieux et frère pieux.” Le Prophète (ﷺ) a demandé : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “C’est Idris.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Je suis passé devant Moïse et il a dit : ‘Bienvenue ! Ô Prophète pieux et frère pieux.’ J’ai demandé à Gabriel : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘C’est Moïse.’ Puis je suis passé devant Jésus et il a dit : ‘Bienvenue ! Ô frère pieux et Prophète pieux.’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘C’est Jésus.’ Ensuite, je suis passé devant Abraham et il a dit : ‘Bienvenue ! Ô Prophète pieux et fils pieux.’ J’ai demandé à Gabriel : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘C’est Abraham.’ » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, Gabriel m’a fait monter à un endroit où j’ai entendu le grincement des plumes. » Ibn Hazm et Anas bin Malik ont dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ensuite, Allah a prescrit cinquante prières à mes fidèles. Quand je suis revenu avec cet ordre d’Allah, je suis passé devant Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’Allah a prescrit à tes fidèles ?’ J’ai répondu : ‘Il leur a prescrit cinquante prières.’ Moïse a dit : ‘Retourne vers ton Seigneur (et demande une réduction), car tes fidèles ne pourront pas le supporter.’ (Je suis donc retourné vers Allah et j’ai demandé une réduction) et Il a réduit de moitié. Quand je suis repassé devant Moïse et que je l’en ai informé, il a dit : ‘Retourne vers ton Seigneur, car tes fidèles ne pourront pas le supporter.’ Je suis donc retourné vers Allah et j’ai demandé une autre réduction, et la moitié a été enlevée. Je suis encore passé devant Moïse et il m’a dit : ‘Retourne vers ton Seigneur, car tes fidèles ne pourront pas le supporter.’ Je suis donc retourné vers Allah et Il a dit : ‘Ce sont cinq prières et elles valent cinquante (en récompense), car Ma Parole ne change pas.’ Je suis retourné vers Moïse et il m’a dit de retourner encore une fois. J’ai répondu : ‘Maintenant, j’ai honte de demander encore à mon Seigneur.’ Ensuite, Gabriel m’a emmené jusqu’à Sidrat-ul-Muntaha (l’arbre du lotus à la limite ultime) qui était couvert de couleurs indescriptibles. Puis j’ai été admis au Paradis où j’ai trouvé de petites tentes ou des murs faits de perles et son sol était de musc. »
- Sahih al-Bukhari, n°352
Rapporté par Muhammad bin Al-Munkadir : Un jour, Jabir a prié avec son izar noué dans le dos, alors que ses vêtements étaient posés à côté de lui sur un crochet en bois. Quelqu’un lui a demandé : « Pries-tu avec un seul izar ? » Il a répondu : « Je l’ai fait pour montrer à un ignorant comme toi. Est-ce que l’un d’entre nous avait deux vêtements à l’époque du Prophète ? »
- Sahih al-Bukhari, n°353
Rapporté par Muhammad bin Al Munkadir : J’ai vu Jabir bin `Abdullah prier avec un seul vêtement et il a dit qu’il avait vu le Prophète (ﷺ) prier avec un seul vêtement
- Sahih al-Bukhari, n°370
Rapporté par Muhammad bin Al-Munkadir : Je suis allé voir Jabir bin `Abdullah et il priait enveloppé dans un vêtement, alors que son Rida était posé à côté de lui. Quand il a terminé la prière, j'ai dit : « Ô `Abdullah ! Tu pries (avec un seul vêtement) alors que ton Rida' est à côté de toi. » Il a répondu : « Oui, je l'ai fait exprès pour que les ignorants comme toi me voient. J'ai vu le Prophète ﷺ prier ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°371
Rapporté par `Abdul `Aziz : Anas a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ a attaqué Khaybar, nous avons fait la prière du Fajr là-bas (tôt le matin) alors qu'il faisait encore sombre. Le Prophète ﷺ est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j'étais derrière Abu Talha. Le Prophète ﷺ a traversé rapidement la ruelle de Khaybar et mon genou touchait la cuisse du Prophète ﷺ. Il a découvert sa cuisse et j'ai vu la blancheur de la cuisse du Prophète. Lorsqu'il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d'un peuple (hostile), alors mauvais sera le matin de ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour leurs occupations et certains ont dit : “Muhammad (est venu).” (Certains de nos compagnons ont ajouté : “Avec son armée.”) Nous avons conquis Khaybar, pris des captifs, et le butin a été rassemblé. Dihya est venu et a dit : “Ô Prophète d'Allah ! Donne-moi une esclave parmi les captives.” Le Prophète a dit : “Va et prends n'importe quelle esclave.” Il a pris Safiya bint Huyai. Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as donné Safiya bint Huyai à Dihya alors qu'elle est la chef des tribus de Quraidha et An-Nadir et qu'elle ne convient qu'à toi.” Alors le Prophète ﷺ a dit : “Amène-la avec lui.” Dihya est donc venu avec elle et quand le Prophète ﷺ l'a vue, il a dit à Dihya : “Prends une autre esclave parmi les captives à la place.” Anas a ajouté : Le Prophète ﷺ l'a ensuite affranchie et l'a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Ô Abu Hamza ! Qu'a donné le Prophète ﷺ comme dot ? » Il a répondu : « Elle-même était sa dot, car il l'a affranchie puis épousée. » Anas a ajouté : « En chemin, Um Sulaim l'a préparée pour le mariage et la nuit, elle l'a envoyée comme épouse au Prophète ﷺ. Le Prophète était donc le marié et il a dit : “Que celui qui a de la nourriture l'apporte.” Il a étendu une natte en cuir et certains ont apporté des dattes, d'autres du beurre fondu. (Je crois qu'Anas a mentionné As-Sawaq.) Ils ont préparé un plat de Hais (un type de plat). Et ce fut le banquet de mariage du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°389
Rapporté par Hudhaifa : Il a vu une personne s'incliner et se prosterner de façon imparfaite. Quand il a terminé sa prière, Hudhaifa lui a dit qu'il n'avait pas accompli la prière. Le sous-narrateur a ajouté : « Je pense que Hudhaifa a aussi dit : Si tu mourais, tu mourrais sur une “Sunna” (pratique) différente de celle de Muhammad ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°462
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a envoyé des cavaliers à Najd et ils ont ramené un homme appelé Thumama bin Uthal de Bani Hanifa. Ils l'ont attaché à un des piliers de la mosquée. Le Prophète (ﷺ) est venu et a ordonné qu'on le libère. Il est allé dans un jardin de palmiers près de la mosquée, s'est lavé, puis est revenu dans la mosquée et a dit : « Nul n'a le droit d'être adoré en dehors d'Allah et Muhammad est Son Messager » (c'est-à-dire qu'il a embrassé l'islam)
- Sahih al-Bukhari, n°540
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) est sorti alors que le soleil venait de passer son zénith et il a accompli la prière du Zuhr. Ensuite, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure (le Jour du Jugement) en disant qu’il s’y produirait des choses extraordinaires. Puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question peut le faire, et je répondrai tant que je suis ici. » La plupart des gens se mirent à pleurer, et le Prophète (ﷺ) répétait : « Demandez-moi. » `Abdullah bin Hudhafa As-Sahmi s’est levé et a demandé : « Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhafa. » Le Prophète (ﷺ) a répété : « Demandez-moi. » Puis `Umar s’est agenouillé devant lui et a dit : « Nous sommes satisfaits qu’Allah soit notre Seigneur, l’Islam notre religion, et Muhammad notre Prophète. » Le Prophète est alors resté silencieux et a dit : « Le Paradis et l’Enfer viennent d’être montrés devant moi sur ce mur, et je n’ai jamais vu de chose meilleure que le premier ni de chose pire que le second. »
- Sahih al-Bukhari, n°565
Rapporté par Muhammad bin `Amr : Nous avons demandé à Jabir bin `Abdullah comment le Prophète (ﷺ) priait. Il a dit : « Il priait le Zuhr au milieu de la journée, le `Asr quand le soleil était encore chaud, et le Maghrib après le coucher du soleil (à l’heure prévue). L’`Isha était faite tôt si les gens étaient nombreux, et retardée si le nombre était faible ; la prière du matin était faite alors qu’il faisait encore nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°610
Rapporté par Humaid : Anas bin Malik a dit : « Chaque fois que le Prophète (ﷺ) partait avec nous pour combattre (dans la voie d’Allah) contre une nation, il ne nous permettait pas d’attaquer avant le matin et il attendait pour voir : s’il entendait l’Adhan, il reportait l’attaque, et s’il ne l’entendait pas, il attaquait. » Anas a ajouté : « Nous sommes arrivés à Khaybar la nuit et, le matin, comme il n’a pas entendu l’Adhan pour la prière, il (le Prophète) est monté à cheval et je suis monté derrière Abi Talha, mon pied touchait celui du Prophète. Les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs paniers et leurs pioches, et quand ils ont vu le Prophète (ﷺ), ils ont crié : ‘Muhammad ! Par Allah, Muhammad et son armée !’ Quand le Messager d’Allah (ﷺ) les a vus, il a dit : ‘Allahu-Akbar ! Allahu-Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d’une nation (pour combattre), leur matin sera mauvais, ceux qui ont été avertis.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°612
Rapporté par `Isa bin Talha : Il a entendu Muawiya répéter les paroles de l’Adhan jusqu’à « Wa ash-hadu anna Muhammadan rasulul-lah » (et j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°614
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque, après avoir entendu l’Adhan, dit : “Allahumma Rabba hadhihi-dda`watit-tammah, was-salatil qa’imah, ati Muhammadan al-wasilata wal-fadilah, wab`ath-hu maqaman mahmudan-il-ladhi wa`adtahu” [Ô Allah ! Seigneur de cet appel parfait (parfait car on ne T’associe rien) et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad l’intercession et la place d’honneur, et ressuscite-le à la meilleure et la plus haute place au Paradis que Tu lui as promise], alors mon intercession lui sera accordée le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°650
Rapporté par Salim : J’ai entendu Um Ad-Darda’ dire : « Abu Ad-Darda’ est rentré à la maison en colère. Je lui ai demandé : “Qu’est-ce qui te met en colère ?” Il a répondu : ‘Par Allah ! Je ne retrouve plus chez les compagnons de Muhammad les bonnes actions qu’ils faisaient avant, sauf la prière en groupe.’ » (Cela s’est passé à la fin de la vie d’Abu Ad-Darda’, sous le règne de `Uthman)
- Sahih al-Bukhari, n°786
Rapporté par Mutarrif bin `Abdullah : `Imran bin Husain et moi avons prié derrière `Ali bin Abi Talib. Quand `Ali se prosternait, il disait "Takbir", quand il relevait la tête, il disait "Takbir", et quand il se levait pour la troisième unité, il disait "Takbir". À la fin de la prière, `Imran a pris ma main et a dit : Cet homme (`Ali) m’a rappelé la prière de Muhammad. Ou il a dit : Il nous a dirigés dans une prière comme celle de Muhammad
- Sahih al-Bukhari, n°791
Rapporté par Zaid bin Wahb : Hudhaifa a vu une personne qui n’accomplissait pas correctement l’inclinaison et la prosternation. Il lui a dit : Tu n’as pas prié, et si tu meurs ainsi, tu mourras dans une religion autre que celle de Muhammad
- Sahih al-Bukhari, n°806
Rapporté par Abu Huraira : Les gens dirent : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Verrons-nous notre Seigneur le Jour de la Résurrection ? » Il répondit : « Avez-vous un doute à voir la pleine lune par une nuit claire ? » Ils répondirent : « Non, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il dit : « Avez-vous un doute à voir le soleil quand il n’y a pas de nuages ? » Ils répondirent non. Il dit : « Vous verrez Allah (votre Seigneur) de la même manière. Le Jour de la Résurrection, les gens seront rassemblés et Il ordonnera aux gens de suivre ce qu’ils adoraient. Certains suivront le soleil, d’autres la lune, d’autres encore d’autres divinités ; il ne restera que cette communauté (les musulmans) avec ses hypocrites. Allah viendra à eux et dira : ‘Je suis votre Seigneur.’ Ils diront : ‘Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne à nous, et quand Il viendra, nous Le reconnaîtrons.’ Puis Allah viendra à eux de nouveau et dira : ‘Je suis votre Seigneur.’ Ils diront : ‘Tu es notre Seigneur.’ Allah les appellera, et As-Sirat (un pont) sera placé au-dessus de l’Enfer et moi (Muhammad) je serai le premier des messagers à le traverser avec mes fidèles. Personne, sauf les messagers, ne pourra alors parler et ils diront : ‘Ô Allah ! Sauve-nous. Ô Allah, sauve-nous.’ Il y aura des crochets comme les épines du Sa'dan [??] dans l’Enfer. Avez-vous vu les épines du Sa'dan [??] ? » Les gens dirent : « Oui. » Il dit : « Ces crochets seront comme les épines du Sa'dan [??] mais seul Allah connaît leur taille. Ils attraperont les gens selon leurs actes ; certains tomberont et resteront en Enfer pour toujours ; d’autres seront punis (déchiquetés) puis sortiront de l’Enfer, jusqu’à ce qu’Allah veuille faire miséricorde à qui Il veut parmi les gens de l’Enfer. Il ordonnera alors aux anges de sortir de l’Enfer ceux qui n’adoraient que Lui seul. Les anges les reconnaîtront grâce aux traces de prosternation, car Allah a interdit au feu de toucher ces marques. Ils sortiront du Feu, qui aura consumé tout leur corps sauf les marques de prosternation. À ce moment-là, ils sortiront du Feu comme des squelettes. L’Eau de la Vie sera versée sur eux et ils repousseront comme des graines sur la berge d’un cours d’eau. Puis, quand Allah aura terminé de juger Ses créatures, il restera un homme entre l’Enfer et le Paradis, le dernier des gens de l’Enfer à entrer au Paradis. Il fera face à l’Enfer et dira : ‘Ô Allah ! Détourne mon visage du feu, car son vent m’a desséché et sa chaleur m’a brûlé.’ Allah lui demandera : ‘Demandes-tu autre chose si Je t’accorde cela ?’ Il dira : ‘Non, par Ta puissance !’ Et il donnera à Allah les promesses et engagements qu’Il voudra. Allah détournera alors son visage du Feu. Quand il fera face au Paradis et en verra la beauté, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis dira : ‘Ô mon Seigneur ! Laisse-moi aller à la porte du Paradis.’ Allah lui demandera : ‘N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus ?’ Il dira : ‘Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi le plus malheureux de Tes créatures.’ Allah dira : ‘Si Je t’accorde cela, demanderas-tu encore autre chose ?’ Il dira : ‘Non ! Par Ta puissance ! Je ne demanderai rien d’autre.’ Puis il donnera à Allah les engagements qu’Il voudra. Allah le laissera alors aller à la porte du Paradis. Arrivé là, voyant la vie, la beauté et le plaisir du Paradis, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis dira : ‘Ô mon Seigneur ! Laisse-moi entrer au Paradis.’ Allah dira : ‘Qu’Allah te fasse miséricorde, ô fils d’Adam ! Comme tu es insistant ! N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus ?’ Il dira : ‘Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi le plus malheureux de Tes créatures.’ Alors Allah sourira et le fera entrer au Paradis et lui dira de demander tout ce qu’il veut. Il le fera jusqu’à ce que tous ses désirs soient exaucés. Puis Allah lui dira : ‘Demande encore ceci ou cela.’ Allah lui rappellera et, quand tous ses souhaits seront exaucés, Allah dira : « Tout cela t’est accordé, et autant encore. » Abu Sa`id Al-Khudri dit à Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a dit : ‘Cela t’est accordé, et dix fois plus encore.’ » Abu Huraira dit : « Je ne me souviens du Messager d’Allah (ﷺ) que lorsqu’il a dit : ‘Tout cela t’est accordé, et autant encore.’ » Abu Sa`id dit : « Je l’ai entendu dire : ‘Cela t’est accordé, et dix fois plus encore.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°808
Rapporté par Abu Wail : Hudhaifa a dit : « J’ai vu une personne qui n’accomplissait pas correctement l’inclinaison et la prosternation. Quand il a fini la prière, je lui ai dit qu’il n’avait pas prié. » Je pense que Hudhaifa a ajouté (en s’adressant à l’homme) : « Si tu étais mort, tu serais mort en suivant une pratique différente de celle du Prophète (ﷺ) Muhammad. »
- Sahih al-Bukhari, n°826
Rapporté par Mutarrif : `Imran et moi avons prié derrière `Ali bin Abi Talib, et il a prononcé le Takbir en se prosternant, en se relevant et en se levant après les deux rak`a (c’est-à-dire après la seconde rak`a). Quand la prière s’est terminée, `Imran m’a pris la main et a dit : « Il (`Ali) a prié comme Muhammad » (ou il a dit : « Il nous a rappelé la prière de Muhammad »)
- Sahih al-Bukhari, n°828
Rapporté par Muhammad bin `Amr bin `Ata’ : J’étais assis avec certains compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) et nous discutions de la façon dont le Prophète priait. Abu Humaid As-Sa`idi a dit : « Je me souviens mieux que vous de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). Je l’ai vu lever les deux mains à hauteur des épaules en disant le Takbir ; en s’inclinant, il posait les mains sur ses genoux et gardait le dos droit, puis il se relevait complètement de l’inclinaison jusqu’à ce que toutes les vertèbres reprennent leur position normale. Lors des prosternations, il posait les mains au sol, les avant-bras décollés du sol et du corps, et les orteils dirigés vers la Qibla. Lors de l’assise à la deuxième rak`a, il s’asseyait sur son pied gauche et gardait le droit relevé ; et à la dernière rak`a, il avançait le pied gauche, gardait l’autre relevé et s’asseyait sur les fesses. »
- Sahih al-Bukhari, n°831
Rapporté par Shaqiq bin Salama : `Abdullah a dit : « Chaque fois que nous priions derrière le Prophète (ﷺ), nous récitions (en étant assis) : ‘Paix sur Gabriel, Michel, paix sur untel.’ Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est retourné vers nous et a dit : ‘Allah Lui-même est As-Salam (la Paix), et si l’un de vous prie, qu’il dise : at-Tahiyatu li l-lahi wa ssalawatu wa t-taiyibat. As-salamu `alalika aiyuha n-Nabiyu wa rahmatu l-lahi wa barakatuh. Assalamu `alaina wa `ala `ibadi l-lahi s-salihin. (Toutes les salutations, prières et bonnes choses sont pour Allah ; paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. Paix sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah.) (Si tu dis cela, cela atteindra tous les serviteurs dans les cieux et sur la terre.) Ash-hadu al-la ilaha illa l-lah, wa ash-hadu anna Muhammadan `Abduhu wa Rasuluh. (J’atteste qu’il n’y a pas de divinité [digne d’être adorée] en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.)’ »
- Sahih al-Bukhari, n°848
Rapporté par Nafi : Ibn Umar avait l’habitude de faire des prières surérogatoires à l’endroit où il avait accompli la prière obligatoire. Al-Qasim (bin Muhammad bin Abi Bakr) faisait de même. Le récit venant d’Abu Huraira (du Prophète (ﷺ)) interdisant à l’imam de faire une prière surérogatoire à l’endroit où il avait fait la prière obligatoire est incorrect
- Sahih al-Bukhari, n°901
Rapporté par Muhammad bin Seereen : Un jour de pluie, Ibn `Abbas a dit à son muezzin : « Après avoir dit : ‘Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah’ (J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)), ne dis pas ‘Hayya ‘ala-s-Salat’ (Venez à la prière), mais dis : ‘Priez chez vous’. » (L’homme l’a fait.) Mais les gens n’ont pas aimé cela. Ibn `Abbas a dit : « Cela a été fait par quelqu’un de bien meilleur que moi (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)). Il ne fait aucun doute que la prière du vendredi est obligatoire, mais je n’aime pas vous mettre en difficulté en vous faisant sortir marcher dans la boue et la gadoue. »
- Sahih al-Bukhari, n°914
Rapporté par Abu Umama bin Sahl bin Hunaif : J’ai entendu Muawiya bin Abi Sufyan (répéter les paroles de l’appel à la prière) alors qu’il était assis sur la chaire. Quand le muezzin a dit : « Allahu Akbar, Allahu Akbar », Muawiya a dit : « Allahu Akbar, Allahu Akbar. » Et quand le muezzin a dit : « Ash-hadu an la ilaha illallah (J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah) », Muawiya a dit : « Et moi aussi. » Quand il a dit : « Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah (J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah) », Muawiya a dit : « Et moi aussi. » Quand l’appel à la prière a été terminé, Muawiya a dit : « Ô gens, quand le muezzin faisait l’appel, j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) sur cette même chaire dire ce que vous venez de m’entendre dire. »
- Sahih al-Bukhari, n°922
Rapporté par Fatima bint Al-Mundhir : Asma' bint Abi Bakr As-Siddiq a dit : « Je suis allée chez 'Aisha et les gens faisaient la prière. Je lui ai demandé : “Qu’est-ce qui se passe ?” Elle a fait un signe vers le ciel avec la tête. Je lui ai demandé : “Y a-t-il un signe ?” 'Aisha a hoché la tête pour dire “oui”. » Asma' a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a tellement prolongé la prière que je me suis évanouie. Il y avait une outre d’eau à côté de moi, je l’ai ouverte et j’ai versé de l’eau sur ma tête. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé la prière et que l’éclipse solaire était finie, le Prophète (ﷺ) a parlé aux gens, a loué Allah comme il le mérite et a dit : “Amma ba'du.” » Asma' a continué : « Quelques femmes des Ansar ont commencé à parler, alors je me suis tournée vers elles pour leur demander de se taire. J’ai demandé à 'Aisha ce que le Prophète (ﷺ) avait dit. 'Aisha a répondu : “Il a dit : J’ai vu ici des choses qui ne m’avaient jamais été montrées auparavant ; j’ai même vu le Paradis et l’Enfer. Et il m’a été révélé que vous serez interrogés dans vos tombes, comme ou presque comme l’épreuve du Messie menteur (Masih Ad-Dajjal). Les anges viendront à chacun de vous et lui demanderont : ‘Que sais-tu de cet homme (le Prophète Muhammad (ﷺ)) ?’ Le croyant sincère dira : ‘C’est le Messager d’Allah (ﷺ), c’est Muhammad (ﷺ) qui nous a apporté des preuves claires et la bonne direction. Nous avons cru en lui, accepté ses enseignements et suivi sa voie.’ Alors les anges lui diront de dormir en paix, car ils savent qu’il était croyant. Mais l’hypocrite ou celui qui doute, sera interrogé sur cet homme (le Prophète Muhammad (ﷺ)) et il dira : ‘Je ne sais pas, j’ai seulement répété ce que les gens disaient.’” » Hisham a ajouté : « Fatima m’a dit qu’elle se souvenait de tout ce récit sauf qu’elle a précisé que l’hypocrite ou celui qui doute sera sévèrement puni. »
- Sahih al-Bukhari, n°924
Rapporté par Aisha : Une nuit, au milieu de la nuit, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et a prié dans la mosquée, et quelques hommes ont prié avec lui. Le lendemain matin, les gens en ont parlé, alors plus de personnes se sont rassemblées et ont prié avec lui la deuxième nuit. La nouvelle s’est répandue le matin, et la troisième nuit, il y avait encore plus de monde. Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et ils ont prié derrière lui. La quatrième nuit, la mosquée était tellement pleine qu’elle ne pouvait plus contenir tout le monde. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est sorti que pour la prière du Fajr, et quand il a terminé, il s’est tourné vers les gens et a récité le “Tashah-hud” (J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est Son Messager), puis il a dit : « Amma ba'du. Votre présence (dans la mosquée la nuit) ne m’a pas échappé, mais j’ai eu peur que cette prière (la prière de Tahajjud) ne devienne obligatoire et que vous ne puissiez pas l’accomplir. »
- Sahih al-Bukhari, n°947
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la prière du Fajr alors qu’il faisait encore nuit, puis il est monté à cheval et a dit : « Allah Akbar ! Khaibar est perdue. Quand nous approchons d’un peuple, le matin est difficile pour ceux qui ont été avertis. » Les gens sont sortis dans les rues en disant : « Muhammad et son armée. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les a vaincus par la force, leurs combattants ont été tués, les enfants et les femmes ont été faits prisonniers. Safiya a été prise par Dihya Al-Kalbi, puis elle est revenue au Messager d’Allah (ﷺ) qui l’a épousée et sa dot a été sa libération
- Sahih al-Bukhari, n°970
Rapporté par Muhammad bin Abi Bakr Al-Thaqafi : Alors que nous allions de Mina à `Arafat, j’ai demandé à Anas bin Malik au sujet de la Talbiya : « Comment disiez-vous la Talbiya en compagnie du Prophète ? » Anas a répondu : « Les gens disaient la Talbiya et personne ne leur reprochait, ils disaient aussi le Takbir et cela n’était pas non plus critiqué. »
- Sahih al-Bukhari, n°974
Rapporté par Muhammad : Um `Atiyya a dit : « Notre Prophète nous a ordonné de sortir (le jour de l’`Id) avec les jeunes filles et les vierges qui restaient habituellement à la maison. » Hafsa a rapporté ce même hadith et a ajouté : « Les jeunes filles ou les vierges devaient sortir, mais les femmes ayant leurs règles devaient rester à l’écart de la Musalla. »
- Sahih al-Bukhari, n°1001
Rapporté par Muhammad bin Seereen : On a demandé à Anas : « Est-ce que le Prophète (ﷺ) récitait le Qunut dans la prière du Fajr ? » Anas a répondu oui. On lui a demandé ensuite : « Le récitait-il avant l’inclinaison ? » Anas a répondu : « Il récitait le Qunut après l’inclinaison pendant un certain temps (pendant un mois). »
- Sahih al-Bukhari, n°1007
Rapporté par Masruq : Nous étions avec `Abdullah et il a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) a vu que les gens refusaient d’accepter l’islam, il a dit : ‘Ô Allah ! Envoie-leur des années de famine comme les sept années de famine du temps de Joseph.’ Alors une famine les a frappés pendant un an et a détruit toute forme de vie, au point que les gens ont commencé à manger des peaux, des carcasses et des animaux morts. Quand l’un d’eux regardait le ciel, il croyait voir de la fumée à cause de la faim. Alors Abu Sufyan est allé voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ô Muhammad ! Tu ordonnes aux gens d’obéir à Allah et de garder de bonnes relations familiales. Mais les gens de ta tribu meurent, alors prie Allah pour eux.’ Alors Allah a révélé : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... En vérité, vous reviendrez (à l’incroyance) le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.10-16) Ibn Mas`ud a ajouté : « Al-Batsha (la prise) a eu lieu lors de la bataille de Badr et, sans doute, la fumée, Al-Batsha, Al-Lizam et le verset de la sourate Ar-Rum se sont tous réalisés. »
- Sahih al-Bukhari, n°1020
Rapporté par Masruq : Un jour, je suis allé voir Ibn Mas`ud qui a dit : « Quand les Quraysh ont tardé à accepter l’islam, le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah pour qu’Il les maudisse, alors ils ont été frappés par une année de famine où beaucoup sont morts et ils ont mangé des cadavres. Abou Soufyan est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ô Muhammad ! Tu es venu recommander de maintenir les liens familiaux, et ta communauté est en train d’être détruite, alors invoque Allah.’ Le Prophète (ﷺ) a alors récité les versets du Coran dans la sourate Ad-Dukhan : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible.’ (44:10) Quand la famine a cessé, les gens sont revenus à leur mécréance. Le verset d’Allah dans la sourate Ad-Dukhan fait référence à cela : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une poigne puissante.’ (44:16) Et c’est ce qui s’est produit le jour de la bataille de Badr. » Asbath a ajouté, selon l’autorité de Mansur : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié pour eux et il a plu abondamment pendant sept jours. Les gens se sont alors plaints de la pluie excessive. Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ô Allah ! (Fais pleuvoir) autour de nous et non sur nous.’ Les nuages se sont alors dispersés au-dessus de sa tête et il a plu autour. »
- Sahih al-Bukhari, n°1044
Rapporté par `Aisha : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé. Il a dirigé la prière avec les gens, s’est tenu debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison. Il s’est relevé et a de nouveau fait une longue station, mais moins longue que la première. Il a encore fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné longuement. Il a fait la même chose lors de la deuxième unité, puis a terminé la prière ; à ce moment-là, l’éclipse était terminée. Il a prononcé un sermon, a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah ; ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Donc, quand vous voyez l’éclipse, rappelez-vous d’Allah, dites le Takbir, priez et donnez la charité. » Le Prophète a ensuite dit : « Ô vous qui suivez Muhammad ! Par Allah ! Personne n’a plus de jalousie (ghaira) qu’Allah, c’est pourquoi Il a interdit à Ses serviteurs, hommes ou femmes, de commettre l’adultère. Ô vous qui suivez Muhammad ! Par Allah ! Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. »
- Sahih al-Bukhari, n°1053
Rapporté par Fatima bint Al-Mundhir : Asma’ bint Al Bakr a dit : « Je suis allée chez `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), pendant l’éclipse du soleil. Les gens étaient debout en train de prier et elle priait aussi. Je lui ai demandé : ‘Que se passe-t-il avec les gens ?’ Elle a montré le ciel de la main et a dit : ‘Subhan-Allah’. J’ai demandé : ‘Y a-t-il un signe ?’ Elle a fait un signe affirmatif. » Asma’ a ajouté : « Je me suis alors levée pour prier jusqu’à m’évanouir, puis j’ai versé de l’eau sur ma tête. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé sa prière, il a remercié et loué Allah, puis a dit : ‘J’ai vu à cet endroit ce que je n’avais jamais vu, même le Paradis et l’Enfer. Il ne fait aucun doute qu’il m’a été révélé que vous serez mis à l’épreuve dans vos tombes, comme ou presque comme l’épreuve du (Messie) Ad-Dajjal. (Je ne sais plus lequel des deux mots Asma’ a utilisé.) (Les anges) viendront à chacun de vous et demanderont : que savez-vous de cet homme (c’est-à-dire Muhammad) ? Le croyant ou le vrai croyant (je ne sais plus lequel Asma’ a dit) répondra : ‘C’est Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ), venu à nous avec des preuves claires et la bonne direction, alors nous avons accepté son enseignement, cru en lui et l’avons suivi.’ Les anges lui diront alors : ‘Dors en paix, car nous savions bien que tu étais un vrai croyant.’ L’hypocrite ou la personne dans le doute (je ne sais plus lequel Asma’ a dit) dira : ‘Je ne sais pas. J’ai entendu les gens dire quelque chose alors je l’ai répété.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1120
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) se levait la nuit pour la prière du Tahajjud, il disait : Allahumma lakal-hamd. Anta qaiyyimus-samawati wal-ard wa man fihinna. Walakal-hamd, Laka mulkus-samawati wal-ard wa man fihinna. Walakal-hamd, anta nurus-samawati wal-ard. Wa lakal-hamd, anta-l-haq wa wa'duka-lhaq, wa liqa'uka Haq, wa qauluka Haq, wal-jannatu Haq wann-naru Haq wannabiyuna Haq. Wa Muhammadun, sallal-lahu ‘alaihi wasallam, Haq, was-sa'atu Haq. Allahumma aslamtu Laka wabika amantu, wa ‘Alaika tawakkaltu, wa ilaika anabtu wa bika khasamtu, wa ilaika hakamtu faghfir li ma qaddamtu wama akh-khartu wama as-rartu wama a’lantu, anta-l-muqaddim wa anta-l-mu akh-khir, la ilaha illa anta (ou la ilaha ghairuka). (Ô Allah ! Toutes les louanges sont pour Toi, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu possèdes les cieux et la terre et tout ce qu’ils contiennent. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Lumière des cieux et de la terre. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Vérité, Ta promesse est la vérité, Te rencontrer est une vérité, Ta parole est la vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, tous les Prophètes sont une vérité, Muhammad ﷺ est une vérité, et le Jour de la Résurrection est une vérité. Ô Allah ! Je me soumets à Toi, je crois en Toi, je compte sur Toi, je me repens vers Toi, avec Ton aide je discute avec mes opposants, et je Te prends comme juge entre nous. Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ce que j’ai caché ou révélé. Tu fais avancer qui Tu veux et reculer qui Tu veux. Il n’y a de divinité que Toi.) Soufyan a dit qu’Abdul Karim Abu Umaiya ajoutait : « Wala haula wala quwata illa billah » (Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah)
- Sahih al-Bukhari, n°1125
Rapporté par Jundab ibn ‘Abdullah : Gabriel n’est pas venu voir le Prophète pendant un certain temps, alors une femme des Quraych a dit : « Son démon l’a abandonné. » Alors la Révélation divine est descendue : « Par le matin, et par la nuit quand elle est calme ! Ton Seigneur (Ô Muhammad) ne t’a ni abandonné ni détesté. »
- Sahih al-Bukhari, n°1202
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Nous avions l’habitude de dire la salutation, de nommer et de se saluer pendant la prière. Le Messager d’Allah ﷺ l’a entendu et a dit : « Dites : ‘at-tahiyyatu lil-lahi was-salawatu wat-taiyibatu. Assalamu ‘Alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu. Assalamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi as-salihin. Ashhadu an la ilaha illa Allah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluh.’ (Toutes les salutations, les prières et les bonnes choses sont pour Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. Que la paix soit sur nous et sur les bons serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Son messager.) Donc, quand vous dites cela, vous avez adressé la salutation à chaque bon serviteur d’Allah, qu’il soit au ciel ou sur la terre. »
- Sahih al-Bukhari, n°1229
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a accompli l’une des prières du soir (le narrateur Muhammad pense que c’était probablement la prière du `Asr) et il l’a terminée après seulement deux rak`at. Il s’est alors tenu près d’un morceau de bois devant la mosquée et a posé sa main dessus. Abu Bakr et `Umar étaient présents, mais par respect, ils n’osaient rien lui dire. Ceux qui étaient pressés sont sortis. Ils ont dit : « La prière a-t-elle été raccourcie ? » Un homme que le Prophète (ﷺ) appelait Dhul-Yadain lui a dit : « La prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ? » Il a répondu : « Je n’ai ni oublié, ni la prière n’a été raccourcie. » Il a dit : « Tu as certainement oublié. » Alors le Prophète (ﷺ) a fait deux autres rak`at, a terminé avec le Taslim, puis a dit le Takbir et a fait une prosternation de l’oubli comme d’habitude, ou un peu plus longue, puis il a relevé la tête, a dit le Takbir, puis s’est prosterné à nouveau comme d’habitude, ou un peu plus longtemps, puis il a relevé la tête et a dit le Takbir
- Sahih al-Bukhari, n°1241
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr est arrivé à cheval depuis sa demeure à As-Sunh. Il est descendu, est entré dans la mosquée et n’a parlé à personne avant de venir vers moi et d’aller directement au Prophète, qui était couvert d’une couverture marquée. Abu Bakr a découvert son visage, s’est agenouillé, l’a embrassé puis s’est mis à pleurer et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah ! Allah ne te fera pas mourir deux fois. Tu as connu la mort qui t’était destinée. » Rapporté par Abu Salama d’après Ibn `Abbas : Abu Bakr est sorti alors que `Umar s’adressait aux gens, et Abu Bakr lui a dit de s’asseoir mais `Umar a refusé. Abu Bakr lui a encore dit de s’asseoir, mais il a encore refusé. Alors Abu Bakr a récité le Tashahhud (c’est-à-dire : nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah et Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)), et les gens se sont tournés vers Abu Bakr et ont laissé `Umar. Abu Bakr a dit : « Quant à ce qui suit, celui d’entre vous qui adorait Muhammad, Muhammad est mort, mais celui qui adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt jamais. Allah a dit : ‘Muhammad n’est qu’un messager ; des messagers sont passés avant lui... (jusqu’à) reconnaissants.’ » (3.144) (Le narrateur a ajouté : « Par Allah, c’était comme si les gens ne savaient pas qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et alors tous ceux qui l’ont entendu se sont mis à le réciter. »)
- Sahih al-Bukhari, n°1242
Rapporté par ‘Aïcha, épouse du Prophète : Abou Bakr arriva à cheval de sa demeure à as-Sunh, descendit, entra dans la mosquée, et ne parla à personne avant d’entrer chez ‘Aïcha. Il se dirigea vers le Prophète ﷺ qui était recouvert d’un tissu rayé. Il découvrit son visage, se pencha sur lui, l’embrassa, puis se mit à pleurer et dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah ! Allah ne réunira pas deux morts sur toi. Quant à la mort qui t’a été prescrite, tu l’as subie. » Abou Salama rapporte qu’Ibn ‘Abbas lui a dit : Abou Bakr sortit alors qu’Omar parlait aux gens. Il lui dit : « Assieds-toi. » Mais il refusa. Il lui répéta : « Assieds-toi. » Il refusa encore. Abou Bakr prononça alors le témoignage de foi, et les gens se tournèrent vers lui, délaissant Omar. Il dit : « Cela dit, quiconque parmi vous adorait Muhammad ﷺ, Muhammad ﷺ est mort. Mais quiconque adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt pas. Allah, le Très-Haut, a dit : {Muhammad n’est qu’un Messager...} jusqu’à {les reconnaissants}. » Par Allah, c’est comme si les gens ne savaient pas qu’Allah avait révélé ce verset jusqu’à ce qu’Abou Bakr le récite, et alors tous ceux qui l’entendirent se mirent à le réciter
- Sahih al-Bukhari, n°1254
Rapporté par Um 'Atiyya : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu vers nous alors que nous donnions le bain à sa fille décédée et a dit : « Lavez-la trois, cinq ou plus de fois avec de l’eau et du jujubier, et mettez du camphre à la fin ; et quand vous aurez terminé, prévenez-moi. » Quand nous avons fini, nous l’avons informé et il nous a donné son pagne pour que nous l’enveloppions avec. Aiyub a dit que Hafsa lui a rapporté un récit similaire à celui de Muhammad où il était dit que le bain devait être donné un nombre impair de fois, et les nombres 3, 5 ou 7 étaient mentionnés. Il a aussi été dit qu’il fallait commencer par le côté droit et par les parties lavées lors des ablutions, et Um 'Atiyya a aussi mentionné : « Nous avons peigné ses cheveux et les avons divisés en trois tresses. »
- Sahih al-Bukhari, n°1258
Rapporté par Muhammad : Um 'Atiyya a dit : « L’une des filles du Prophète (ﷺ) est décédée et il est venu et a dit : ‘Lavez-la trois ou cinq fois, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et du Sidr, et à la fin, mettez du camphre (ou un peu de camphre), et quand vous aurez terminé, informez-moi.’ » Um 'Atiyya a ajouté : « Quand nous avons terminé, nous l’avons informé et il nous a donné son pagne en disant : ‘Enveloppez-la dedans.’ » Et Um 'Atiyya (dans un autre récit) a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Lavez-la trois, cinq ou sept fois, ou plus si vous le jugez nécessaire.’ » Hafsa a dit qu’Um 'Atiyya avait aussi dit : « Nous avons tressé ses cheveux en trois nattes. »
- Sahih al-Bukhari, n°1259
Rapporté par Muhammad : Um 'Atiyya a dit : « L’une des filles du Prophète (ﷺ) est décédée et il est venu et a dit : ‘Lavez-la trois ou cinq fois, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et du Sidr, et à la fin, mettez du camphre (ou un peu de camphre), et quand vous aurez terminé, informez-moi.’ » Um 'Atiyya a ajouté : « Quand nous avons terminé, nous l’avons informé et il nous a donné son pagne en disant : ‘Enveloppez-la dedans.’ » Et Um 'Atiyya (dans un autre récit) a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Lavez-la trois, cinq ou sept fois, ou plus si vous le jugez nécessaire.’ » Hafsa a dit qu’Um 'Atiyya avait aussi dit : « Nous avons tressé ses cheveux en trois nattes. »
- Sahih al-Bukhari, n°1269
Rapporté par Ibn `Umar : Quand `Abdullah bin Ubai (le chef des hypocrites) est mort, son fils est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-moi ta chemise pour que je l’enveloppe dedans, fais la prière funéraire pour lui et demande pardon à Allah pour lui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a donné sa chemise et a dit : « Préviens-moi (quand la prière funéraire sera prête) pour que je puisse la faire. » Il l’a donc informé et quand le Prophète a voulu faire la prière funéraire, `Umar a pris sa main et a dit : « Allah ne t’a-t-il pas interdit de prier pour les hypocrites ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai eu le choix car Allah dit : ‘Que tu demandes pardon pour eux (les hypocrites), ou que tu ne demandes pas pardon pour eux, même si tu demandes pardon soixante-dix fois, Allah ne leur pardonnera pas.’ (9.80) » Le Prophète (ﷺ) a donc fait la prière funéraire et alors la révélation est venue : « Et ne prie jamais (Ô Muhammad) pour aucun d’eux (c’est-à-dire les hypocrites) qui meurt. »
- Sahih al-Bukhari, n°1279
Rapporté par Muhammad bin Seereen : Un des fils de Um 'Atiyya est décédé, et le troisième jour, elle a demandé un parfum jaune et s’en est mise sur le corps, puis elle a dit : « On nous a interdit de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour nos maris. »
- Sahih al-Bukhari, n°1305
Rapporté par Aisha : Quand la nouvelle du martyre de Zaid bin Haritha, Ja`far et `Abdullah bin Rawaha est arrivée, le Prophète s’est assis, l’air triste, et je regardais par la fente de la porte. Un homme est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les femmes de Ja`far… » puis il a parlé de leurs pleurs. Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de les empêcher de pleurer. L’homme y est allé puis est revenu et a dit : « J’ai essayé de les arrêter mais elles n’ont pas obéi. » Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné une deuxième fois de les empêcher. Il y est retourné puis est revenu et a dit : « Elles ne m’ont pas écouté (ou “nous”, le narrateur Muhammad bin Haushab n’est pas sûr). » (`Aisha ajouta : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mets de la poussière dans leur bouche. » Je lui ai dit (à cet homme) : « Qu’Allah te couvre le nez de poussière (c’est-à-dire t’humilie). Par Allah, tu n’as pas réussi (à arrêter les femmes de pleurer) pour accomplir l’ordre, et tu n’as pas non plus soulagé le Messager d’Allah de sa fatigue. »
- Sahih al-Bukhari, n°1338
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand une personne est déposée dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, alors qu’il entend encore leurs pas, deux anges viennent à lui, le font asseoir et lui demandent : ‘Que disais-tu à propos de cet homme, Muhammad ?’ Il répondra : ‘J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.’ Alors il lui sera dit : ‘Regarde ta place en Enfer. Allah t’a donné une place au Paradis à la place.’ » Le Prophète ﷺ a ajouté : « Le défunt verra les deux emplacements. Mais un non-croyant ou un hypocrite dira aux anges : ‘Je ne sais pas, je disais ce que disaient les autres !’ Il lui sera dit : ‘Tu n’as rien su et tu n’as pas suivi la bonne voie (en récitant le Coran).’ Alors il sera frappé entre les oreilles avec un marteau de fer, et il poussera un cri que tout ce qui l’entoure entendra, sauf les humains et les djinns. »
- Sahih al-Bukhari, n°1354
Rapporté par Ibn `Umar : `Umar est parti avec le Prophète ﷺ et un groupe de personnes vers Ibn Saiyad, jusqu’à ce qu’ils le voient jouer avec des garçons près des buttes de Bani Mughala. À ce moment-là, Ibn Saiyad approchait de la puberté et ne nous a pas remarqués jusqu’à ce que le Prophète ﷺ le touche de la main et lui demande : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah ﷺ ? » Ibn Saiyad l’a regardé et a dit : « J’atteste que tu es le Messager des illettrés. » Puis Ibn Saiyad a demandé au Prophète ﷺ : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah ? » Le Prophète ﷺ a refusé et a dit : « Je crois en Allah et en Ses Messagers. » Puis il lui a dit : « Qu’en penses-tu ? » Ibn Saiyad a répondu : « Des gens véridiques et des menteurs viennent me voir. » Le Prophète ﷺ a dit : « Tu es confus à ce sujet. » Ensuite, le Prophète ﷺ lui a dit : « J’ai gardé quelque chose dans mon esprit pour toi, peux-tu me dire ce que c’est ? » Ibn Saiyad a dit : « C’est Al-Dukh (la fumée). » Le Prophète ﷺ a dit : « Que tu sois abaissé ! Tu ne peux pas dépasser tes limites. » À ce moment-là, `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Permets-moi de lui trancher la tête. » Le Prophète ﷺ a dit : « S’il est lui (c’est-à-dire le Dajjal), tu ne pourras pas le vaincre, et s’il ne l’est pas, il n’y a aucune raison de le tuer. » (Ibn `Umar a ajouté) : Plus tard, le Messager d’Allah ﷺ est revenu avec Ubai bin Ka`b dans le jardin de palmiers où Ibn Saiyad se trouvait. Le Prophète ﷺ voulait entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant qu’il ne le voie, et il l’a vu allongé, couvert d’un drap, d’où l’on entendait des murmures. La mère d’Ibn Saiyad a vu le Prophète ﷺ alors qu’il se cachait derrière les troncs de palmiers. Elle a appelé Ibn Saiyad : « Ô Saf ! (c’était le nom d’Ibn Saiyad) Voici Muhammad. » À ce moment-là, Ibn Saiyad s’est levé. Le Prophète ﷺ a dit : « Si cette femme l’avait laissé, Ibn Saiyad aurait révélé la réalité de son cas. »
- Sahih al-Bukhari, n°1355
Rapporté par Ibn `Umar : `Umar partit avec le Prophète (ﷺ) et un groupe de personnes vers Ibn Saiyad, jusqu’à ce qu’ils le voient jouer avec des garçons près des buttes de Bani Mughala. À ce moment-là, Ibn Saiyad approchait de la puberté et ne nous remarqua pas jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) le touche de la main et lui dise : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn Saiyad le regarda et répondit : « J’atteste que tu es le Messager des illettrés. » Puis Ibn Saiyad demanda au Prophète (ﷺ) : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) refusa et dit : « Je crois en Allah et en Ses messagers. » Ensuite, il lui dit : « Qu’en penses-tu ? » Ibn Saiyad répondit : « Des véridiques et des menteurs viennent me voir. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Tu es confus à ce sujet. » Puis il lui dit : « J’ai gardé quelque chose en tête pour toi, peux-tu me dire ce que c’est ? » Ibn Saiyad répondit : « C’est Al-Dukh (la fumée). » Le Prophète (ﷺ) dit : « Que tu sois humilié ! Tu ne peux pas dépasser tes limites. » À ce moment-là, `Umar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de lui trancher la tête. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « S’il est lui (c’est-à-dire le Dajjal), tu ne pourras pas le vaincre. Et s’il ne l’est pas, cela ne sert à rien de le tuer. » (Ibn `Umar ajouta :) Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) retourna avec Ubai bin Ka`b au jardin de palmiers où Ibn Saiyad séjournait. Le Prophète (ﷺ) voulait entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant qu’il ne le voie, et il l’aperçut allongé, couvert d’un drap, d’où l’on entendait des murmures. La mère d’Ibn Saiyad vit le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il se cachait derrière les troncs des palmiers. Elle appela Ibn Saiyad : « Ô Saf ! (c’était le nom d’Ibn Saiyad) Voici Muhammad. » À ce moment, Ibn Saiyad se leva. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si cette femme l’avait laissé (si elle ne l’avait pas dérangé), alors Ibn Saiyad aurait révélé la réalité de son cas. »
- Sahih al-Bukhari, n°1366
Rapporté par `Umar bin Al-Khattab : Quand `Abdullah bin Ubai bin Salul mourut, on demanda au Messager d’Allah (ﷺ) de faire la prière funéraire pour lui. Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) se leva pour prier, je me suis levé rapidement et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Vas-tu prier pour Ibn Ubai alors qu’il a dit ceci et cela à telle et telle occasion ? » Et j’ai commencé à rappeler tout ce qu’il avait dit. Le Messager d’Allah (ﷺ) sourit et dit : « Ô `Umar ! Éloigne-toi de moi. » Quand j’ai insisté, il dit : « On m’a donné le choix et j’ai choisi (de faire la prière). Si j’avais su qu’il serait pardonné en demandant pardon à Allah plus de soixante-dix fois, je l’aurais fait. » (`Umar ajouta :) Le Messager d’Allah (ﷺ) fit la prière funéraire puis repartit, et peu après, les deux versets de la sourate Bara’ furent révélés : c’est-à-dire : « Et ne prie jamais (ô Muhammad) pour aucun d’eux qui meurt... (jusqu’à la fin du verset) rébellion (9.84) » -- (`Umar ajouta :) « Plus tard, je fus étonné de mon audace devant le Messager d’Allah (ﷺ) ce jour-là. Et Allah et Son Messager savent mieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1369
Rapporté par Al-Bara' bin 'Azib : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand un croyant fidèle est assis dans sa tombe, alors (les anges) viennent à lui et il atteste que nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. Et cela correspond à la parole d’Allah : Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme... (14.27). » Rapporté aussi par Shu'ba : Même chose, et il a ajouté : « Allah affermit ceux qui croient... (14.27) a été révélé à propos du châtiment de la tombe. »
- Sahih al-Bukhari, n°1374
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand le serviteur d’Allah est placé dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, alors qu’il entend même leurs pas, deux anges viennent à lui, le font asseoir et lui demandent : ‘Que disais-tu à propos de cet homme (c’est-à-dire Muhammad) ?’ Le croyant fidèle dira : ‘J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.’ Alors ils lui diront : ‘Regarde ta place en Enfer ; Allah t’a donné une place au Paradis à la place.’ Il verra donc les deux endroits. » (Qatada a dit : « On nous a informés que sa tombe sera élargie. » Puis Qatada reprit le récit d’Anas qui dit :) Quant à l’hypocrite ou au non-croyant, on lui demandera : « Que disais-tu à propos de cet homme ? » Il répondra : « Je ne sais pas ; je disais ce que disaient les gens. » Alors ils lui diront : « Tu n’as ni su ni suivi la bonne voie (en récitant le Coran). » Il sera alors frappé avec des marteaux de fer, ce qui provoquera un cri que tout ce qui est proche de lui entendra, sauf les djinns et les humains
- Sahih al-Bukhari, n°1402
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Le Jour de la Résurrection) les chameaux viendront vers leur propriétaire dans le meilleur état de santé qu’ils aient jamais eu (dans ce monde), et s’il n’a pas payé leur Zakat (dans ce monde), ils le piétineront de leurs pieds ; de même, les moutons viendront vers leur propriétaire dans le meilleur état de santé qu’ils aient jamais eu dans ce monde, et s’il n’a pas payé leur Zakat, ils le piétineront de leurs sabots et le frapperont de leurs cornes. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « L’un de leurs droits est qu’ils soient traites alors que de l’eau est placée devant eux. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Je ne veux pas que l’un de vous vienne à moi le Jour de la Résurrection avec une brebis sur le cou qui bêlera. Cette personne dira alors : “Ô Muhammad ! (intercède pour moi, s’il te plaît)”, je lui dirai : “Je ne peux rien pour toi, car je t’ai transmis le message d’Allah.” De même, je ne veux pas que l’un de vous vienne à moi avec un chameau sur le cou qui grognera. Cette personne dira alors : “Ô Muhammad ! (intercède pour moi)”, je lui dirai : “Je ne peux rien pour toi, car je t’ai transmis le message d’Allah.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1474
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un homme continue à demander aux autres jusqu’à ce qu’il arrive au Jour de la Résurrection sans un morceau de chair sur le visage. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Au Jour de la Résurrection, le soleil s’approchera tellement des gens que la sueur atteindra le milieu des oreilles. Quand tout le monde sera dans cet état, ils demanderont l’aide d’Adam, puis de Moussa, puis de Muhammad (ﷺ). » Le sous-narrateur a ajouté : « Muhammad intercédera auprès d’Allah pour juger entre les gens. Il avancera jusqu’à tenir l’anneau de la porte (du Paradis), puis Allah l’élèvera au Maqam Mahmud (le privilège d’intercéder, etc.). Et tous les gens présents loueront Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1475
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un homme continue à demander aux autres jusqu’à ce qu’il arrive au Jour de la Résurrection sans un morceau de chair sur le visage. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Au Jour de la Résurrection, le soleil s’approchera tellement des gens que la sueur atteindra le milieu des oreilles. Quand tout le monde sera dans cet état, ils demanderont l’aide d’Adam, puis de Moussa, puis de Muhammad (ﷺ). » Le sous-narrateur a ajouté : « Muhammad intercédera auprès d’Allah pour juger entre les gens. Il avancera jusqu’à tenir l’anneau de la porte (du Paradis), puis Allah l’élèvera au Maqam Mahmud (le privilège d’intercéder, etc.). Et tous les gens présents loueront Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1485
Rapporté par Abu Huraira : On apportait des dattes au Messager d’Allah (ﷺ) juste après la récolte. Différentes personnes en apportaient jusqu’à ce qu’un grand tas se forme devant le Prophète. Un jour, Al-Hasan et Al-Husain jouaient avec ces dattes. L’un d’eux a pris une datte et l’a mise dans sa bouche. Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, a retiré la datte de sa bouche et a dit : « Ne sais-tu pas que les descendants de Muhammad ne mangent pas ce qui est donné en aumône ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1496
Rapporté par Abu Ma`bad (l’esclave d’Ibn `Abbas) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Mu`adh quand il l’a envoyé au Yémen : « Tu vas aller vers les gens du Livre. Quand tu arriveras, invite-les à témoigner qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils acceptent, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent, dis-leur qu’Allah leur a rendu obligatoire de donner la Zakat, qui sera prise aux riches parmi eux et donnée aux pauvres parmi eux. S’ils acceptent, alors évite de prendre le meilleur de leurs biens, et prends garde à l’invocation de la personne opprimée, car il n’y a pas de barrière entre sa prière et Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1518
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : `Aisha a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Tu as accompli la `Umra mais pas moi. » Il a dit : « Ô `Abdur-Rahman ! Pars avec ta sœur et qu'elle fasse la `Umra depuis Tan`im. » `Abdur-Rahman l'a fait monter sur le bât d'une chamelle et elle a accompli la `Umra
- Sahih al-Bukhari, n°1558
Rapporté par Anas bin Malik : 'Ali est venu voir le Prophète (ﷺ) du Yémen (à La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a demandé à 'Ali : « Avec quelle intention as-tu pris l'Ihram ? » 'Ali a répondu : « J'ai pris l'Ihram avec la même intention que le Prophète. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si je n'avais pas le Hadi avec moi, j'aurais terminé l'Ihram. » Muhammad bin Bakr a ajouté d'après Ibn Juraij : Le Prophète (ﷺ) a dit à 'Ali : « Avec quelle intention as-tu pris l'Ihram, ô 'Ali ? » Il a répondu : « Avec la même intention que le Prophète. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends un Hadi et garde ton Ihram tel quel. »
- Sahih al-Bukhari, n°1560
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : 'Aïcha a dit : « Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) pendant les mois du Hajj, les nuits du Hajj, au moment et aux endroits du Hajj et en état de Hajj. Nous nous sommes arrêtés à Sarif (un village à six miles de La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : ‘Celui qui n'a pas de Hadi et qui veut faire la 'Umra à la place du Hajj peut le faire (c'est-à-dire Hajj-al-Tamattu'), et celui qui a le Hadi ne doit pas sortir de l'Ihram après la 'Umra (c'est-à-dire Hajj-al-Qiran).’ » 'Aïcha a ajouté : « Les compagnons du Prophète (ﷺ) ont obéi à cet ordre et certains d'entre eux (ceux qui n'avaient pas de Hadi) sont sortis de l'Ihram après la 'Umra. Le Messager d'Allah (ﷺ) et certains de ses compagnons avaient les moyens et avaient le Hadi avec eux, donc ils ne pouvaient pas faire la 'Umra seule (mais devaient faire le Hajj et la 'Umra avec un seul Ihram). » 'Aïcha a ajouté : « Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu me voir et m'a trouvée en train de pleurer, il a dit : ‘Pourquoi pleures-tu, ô Hantah ?’ J'ai répondu : ‘J'ai entendu ta conversation avec tes compagnons et je ne peux pas faire la 'Umra.’ Il a demandé : ‘Qu'est-ce que tu as ?’ J'ai répondu : ‘Je ne peux pas prier (j'ai mes règles).’ Il a dit : ‘Ce n'est pas grave, tu fais partie des filles d'Adam, et Allah t'a prescrit cela comme Il l'a prescrit pour elles. Continue avec ton intention de Hajj et Allah te récompensera.’ » 'Aïcha a ajouté : « Nous avons continué le Hajj jusqu'à Mina et je suis devenue pure de mes règles. Ensuite, je suis sortie de Mina et j'ai fait le Tawaf autour de la Kaaba. » 'Aïcha a ajouté : « J'ai accompagné le Prophète (ﷺ) lors de son départ final (du Hajj) jusqu'à ce qu'il s'arrête à Al-Muhassab (une vallée en dehors de La Mecque), et nous nous sommes arrêtés avec lui. Il a appelé 'Abdur-Rahman bin Abu Bakr et lui a dit : ‘Emmène ta sœur hors du sanctuaire de La Mecque pour qu'elle prenne l'Ihram pour la 'Umra, et quand vous aurez fini la 'Umra, revenez ici et je vous attendrai.’ » 'Aïcha a ajouté : « Nous sommes donc sortis du sanctuaire de La Mecque et, après avoir terminé la 'Umra et le Tawaf, nous sommes revenus auprès du Prophète (ﷺ) à l'aube. Il a dit : ‘Avez-vous accompli la 'Umra ?’ Nous avons répondu oui. Il a alors annoncé le départ à ses compagnons et tout le monde est parti, le Prophète aussi est parti pour Médine. »
- Sahih al-Bukhari, n°1641
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman bin Nawfal Al-Qurashi : J’ai interrogé `Urwa bin Az-Zubair (au sujet du Hajj du Prophète (ﷺ)). `Urwa a répondu : « `Aisha a raconté : ‘Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, la première chose qu’il a faite a été l’ablution, puis il a fait le Tawaf de la Ka`ba, et son intention n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble).’ » Plus tard, Abu Bakr a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Puis `Umar a fait de même. Ensuite, `Uthman a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra. Puis Muawiya et `Abdullah bin `Umar ont fait de même. J’ai fait le Hajj avec Ibn Az-Zubair et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Ensuite, j’ai vu les Muhajirin (Émigrés) et les Ansar faire de même, et ce n’était pas seulement la `Umra. Et la dernière personne que j’ai vue faire ainsi était Ibn `Umar, et il n’a pas fait une autre `Umra après avoir terminé la première. Maintenant, voici Ibn `Umar présent parmi les gens ! Ils ne l’interrogent ni lui ni aucun des précédents. Et tous ces gens, en entrant à La Mecque, ne commençaient rien avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et ne terminaient pas leur Ihram. Et sans doute, j’ai vu ma mère et ma tante, en entrant à La Mecque, ne rien faire avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et elles ne terminaient pas leur Ihram. Et ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Az-Zubair et d’autres personnes avaient pris l’Ihram pour la `Umra et, après avoir touché le Coin (la Pierre Noire) (c’est-à-dire terminé leur `Umra), elles terminaient leur Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1642
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman bin Nawfal Al-Qurashi : J’ai interrogé `Urwa bin Az-Zubair (au sujet du Hajj du Prophète (ﷺ)). `Urwa a répondu : « `Aisha a raconté : ‘Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, la première chose qu’il a faite a été l’ablution, puis il a fait le Tawaf de la Ka`ba, et son intention n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble).’ » Plus tard, Abu Bakr a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Puis `Umar a fait de même. Ensuite, `Uthman a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra. Puis Muawiya et `Abdullah bin `Umar ont fait de même. J’ai fait le Hajj avec Ibn Az-Zubair et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Ensuite, j’ai vu les Muhajirin (Émigrés) et les Ansar faire de même, et ce n’était pas seulement la `Umra. Et la dernière personne que j’ai vue faire ainsi était Ibn `Umar, et il n’a pas fait une autre `Umra après avoir terminé la première. Maintenant, voici Ibn `Umar présent parmi les gens ! Ils ne l’interrogent ni lui ni aucun des précédents. Et tous ces gens, en entrant à La Mecque, ne commençaient rien avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et ne terminaient pas leur Ihram. Et sans doute, j’ai vu ma mère et ma tante, en entrant à La Mecque, ne rien faire avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et elles ne terminaient pas leur Ihram. Et ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Az-Zubair et d’autres personnes avaient pris l’Ihram pour la `Umra et, après avoir touché le Coin (la Pierre Noire) (c’est-à-dire terminé leur `Umra), elles terminaient leur Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1659
Rapporté par Muhammad bin Abu Bakr Al-Thaqafi : J’ai demandé à Anas bin Malik, alors que nous allions de Mina à `Arafat : « Que faisiez-vous ce jour-là quand vous étiez avec le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Anas a dit : « Certains d’entre nous récitaient la Talbiya et personne ne s’y opposait, et d’autres récitaient le Takbir et personne ne s’y opposait non plus. »
- Sahih al-Bukhari, n°1664
Rapporté par Muhammad bin Jubair bin Mut`im : Mon père a dit : « (Avant l’Islam) je cherchais mon chameau… » Un autre rapporteur raconte la même histoire. Jubair bin Mut`im a dit : « Mon chameau était perdu et je suis parti le chercher le jour de `Arafat, et j’ai vu le Prophète (ﷺ) debout à `Arafat. Je me suis dit : Par Allah, il fait partie des Hums (c’est-à-dire les plus stricts dans la religion, les Quraish étaient appelés ainsi car ils disaient : ‘Nous sommes le peuple d’Allah, nous ne sortons pas du sanctuaire’). Qu’est-ce qui l’a amené ici ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1713
Rapporté par Ziyad bin Jubair : J’ai vu Ibn `Umar passer près d’un homme qui avait fait asseoir sa bête destinée au sacrifice pour l’égorger. Ibn `Umar a dit : « Égorge-la alors qu’elle est debout, avec une patte attachée, comme c’est la tradition de Muhammad. »
- Sahih al-Bukhari, n°1796
Rapporté par Al-Aswad : `Abdullah, l’esclave de Asma bint Abu Bakr, m’a dit qu’il entendait souvent Asma’, chaque fois qu’elle passait près de Al-Hajun, dire : Qu’Allah bénisse Son Messager Muhammad. Une fois, nous nous sommes arrêtés ici avec lui, et à ce moment-là, nous voyagions avec peu de bagages ; nous avions peu de montures et peu de provisions. Moi, ma sœur `Aisha, Az-Zubair et d’autres personnes avons accompli la `Umra, et quand nous avons passé nos mains sur la Ka`ba (c’est-à-dire fait le Tawaf autour de la Ka`ba et entre As-Safa et Al-Marwa), nous avons terminé notre Ihram. Plus tard, nous avons repris l’Ihram pour le Hajj le même soir
- Sahih al-Bukhari, n°1915
Rapporté par Al-Bara : C’était une habitude parmi les compagnons de Muhammad que si l’un d’eux jeûnait et que la nourriture était servie pour rompre le jeûne, mais qu’il s’endormait avant de manger, il ne mangeait pas cette nuit-là ni le jour suivant jusqu’au coucher du soleil. Qais bin Sirma-al-Ansari jeûnait et est allé voir sa femme au moment de l’Iftar (rupture du jeûne) et lui a demandé si elle avait quelque chose à manger. Elle a répondu : « Non, mais je vais aller t’en chercher. » Il travaillait dur pendant la journée, alors il a été pris de sommeil et s’est endormi. Quand sa femme est revenue et l’a vu, elle a dit : « Dommage pour toi. » Le lendemain, vers midi, il s’est évanoui et le Prophète (ﷺ) a été informé de toute l’histoire et les versets suivants ont été révélés : « Il vous est permis d’aller vers vos femmes (pour des relations) la nuit du jeûne. » Ils en ont été très heureux. Puis Allah a aussi révélé : « Mangez et buvez jusqu’à ce que le fil blanc de l’aube vous apparaisse distinct du fil noir (de la nuit). »
- Sahih al-Bukhari, n°1984
Rapporté par Muhammad bin `Abbas : J'ai demandé à Jabir : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il interdit de jeûner le vendredi ? » Il a répondu : « Oui. » (D'autres rapporteurs ont ajouté : « S'il a l'intention de ne jeûner que ce jour-là. »)
- Sahih al-Bukhari, n°2040
Rapporté par Abu Sa`id : Nous faisions l’I`tikaf avec le Messager d’Allah ﷺ pendant les dix jours du milieu du Ramadan. Le matin du vingtième jour, nous avons déplacé nos affaires, mais le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous et a dit : « Celui qui était en I`tikaf doit retourner à sa place d’I`tikaf, car j’ai vu (c’est-à-dire j’ai été informé de la date de) cette Nuit (du Destin) et je me suis vu en train de me prosterner dans la boue et l’eau. » Quand je suis retourné à ma place, le ciel s’est couvert de nuages et il a plu. Par Celui qui a envoyé Muhammad avec la Vérité, le ciel est resté couvert de nuages jusqu’à la fin de cette journée, et la mosquée, qui était couverte de branches de palmiers, a laissé passer la pluie et j’ai vu de la boue et de l’eau sur le nez du Prophète ﷺ et sur son bout
- Sahih al-Bukhari, n°2069
Rapporté par Qatada : Anas est allé voir le Prophète (ﷺ) avec du pain d’orge avec un peu de graisse fondue dessus. Le Prophète (ﷺ) avait mis en gage son armure chez un Juif à Médine et avait pris de l’orge pour sa famille. Anas l’a entendu dire : « La famille de Muhammad ne possédait même pas un seul Sa de blé ou de grains pour le repas du soir, alors qu’il avait neuf femmes à charge. » (Voir le hadith n°)
- Sahih al-Bukhari, n°2091
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron à l’époque préislamique, et ‘Asi bin Wail me devait de l’argent, alors je suis allé le voir pour le réclamer. Il m’a dit : Je ne te paierai pas tant que tu ne renieras pas Muhammad. J’ai dit : Je ne renierai pas jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir et que tu sois ressuscité. Il a dit : Laisse-moi jusqu’à ce que je meure et que je sois ressuscité, alors on me donnera de l’argent et des enfants et je te paierai ta dette. À cette occasion, il a été révélé au Prophète : As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et dit : On me donnera sûrement des biens et des enfants ? Connaît-il l’inconnu, ou a-t-il pris un engagement auprès du Miséricordieux (Allah) ?
- Sahih al-Bukhari, n°2157
Rapporté par Jarir : J’ai donné mon allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) pour témoigner qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah, que Muhammad est Son Messager, pour accomplir la prière correctement, payer la Zakat, écouter et obéir (aux ordres d’Allah et de Son Prophète), et donner de bons conseils à chaque musulman
- Sahih al-Bukhari, n°2242
Rapporté par Shu`ba : Muhammad ou `Abdullah bin Abu Al-Mujalid a dit : « Abdullah bin Shaddad et Abu Burda étaient en désaccord à propos de l'As-Salam, alors ils m'ont envoyé voir Ibn Abi `Aufa et je l'ai interrogé à ce sujet. Il a répondu : 'Du vivant du Messager d'Allah (ﷺ), d'Abu Bakr et de `Umar, nous payions à l'avance le prix du blé, de l'orge, des raisins secs et des dattes à livrer plus tard.' J'ai aussi interrogé Ibn Abza et il a répondu de la même façon. »
- Sahih al-Bukhari, n°2243
Rapporté par Shu`ba : Muhammad ou `Abdullah bin Abu Al-Mujalid a dit : « Abdullah bin Shaddad et Abu Burda étaient en désaccord à propos de l'As-Salam, alors ils m'ont envoyé voir Ibn Abi `Aufa et je l'ai interrogé à ce sujet. Il a répondu : 'Du vivant du Messager d'Allah (ﷺ), d'Abu Bakr et de `Umar, nous payions à l'avance le prix du blé, de l'orge, des raisins secs et des dattes à livrer plus tard.' J'ai aussi interrogé Ibn Abza et il a répondu de la même façon. »
- Sahih al-Bukhari, n°2244
Rapporté par Muhammad bin Al-Mujalid : `Abdullah bin Shaddad et Abu Burda m'ont envoyé voir `Abdullah bin Abi `Aufa et m'ont demandé de lui demander si, du temps du Prophète (ﷺ), les gens payaient à l'avance pour du blé (à livrer plus tard). `Abdullah a répondu : « Nous payions à l'avance aux paysans du Sham pour du blé, de l'orge et de l'huile d'olive, en quantité connue, à livrer à une période déterminée. » Je lui ai demandé : « Est-ce que le paiement était fait à ceux qui avaient déjà les produits à livrer ? » `Abdullah bin `Aufa a répondu : « Nous ne leur demandions pas cela. » Ensuite, ils m'ont envoyé voir `Abdur Rahman bin Abza et je l'ai interrogé. Il a répondu : « Les compagnons du Prophète (ﷺ) pratiquaient le Salam du vivant du Prophète ; et nous ne leur demandions pas s'ils avaient les récoltes ou non. »
- Sahih al-Bukhari, n°2245
Rapporté par Muhammad bin Abi Al-Mujalid : comme ci-dessus (446) et il a dit : « Nous leur payions à l'avance pour du blé et de l'orge (à livrer plus tard). » Rapporté par Ash-Shaibani : « Et aussi pour de l'huile. » Rapporté par Ash-Shaibani : qui a dit « Nous payions à l'avance pour du blé, de l'orge et des raisins secs. »
- Sahih al-Bukhari, n°2254
Rapporté par Muhammad bin Abi Al-Mujalid : Abu Burda et `Abdullah bin Shaddad m’ont envoyé auprès de `Abdur Rahman bin Abza et `Abdullah bin Abi `Aufa pour leur demander au sujet du Salaf (Salam). Ils ont dit : « Nous recevions du butin de guerre alors que nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ), et quand les paysans du Sham venaient, nous leur payions à l’avance pour du blé, de l’orge et de l’huile à livrer à une date précise. » Je leur ai demandé : « Est-ce que les paysans possédaient déjà les récoltes ? » Ils ont répondu : « Nous ne leur avons jamais posé la question. »
- Sahih al-Bukhari, n°2255
Rapporté par Muhammad bin Abi Al-Mujalid : Abu Burda et `Abdullah bin Shaddad m’ont envoyé auprès de `Abdur Rahman bin Abza et `Abdullah bin Abi `Aufa pour leur demander au sujet du Salaf (Salam). Ils ont dit : « Nous recevions du butin de guerre alors que nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ), et quand les paysans du Sham venaient, nous leur payions à l’avance pour du blé, de l’orge et de l’huile à livrer à une date précise. » Je leur ai demandé : « Est-ce que les paysans possédaient déjà les récoltes ? » Ils ont répondu : « Nous ne leur avons jamais posé la question. »
- Sahih al-Bukhari, n°2275
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron et j’ai fait un travail pour Al-`As bin Wail. Quand il m’a dû de l’argent, je suis allé le réclamer. Il m’a dit : « Je ne te paierai que si tu renies Muhammad. » J’ai répondu : « Par Allah ! Je ne ferai jamais cela, même si tu meurs et que tu es ressuscité. » Il a dit : « Est-ce que je mourrai puis serai ressuscité après ma mort ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Là-bas, j’aurai des biens et des enfants, et alors je te paierai ce que je te dois. » Puis Allah a révélé : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit : On me donnera des biens et des enfants ? »
- Sahih al-Bukhari, n°2290
Rapporté par Muhammad bin 'Amr Al-Aslami : Son père Hamza a dit : 'Umar (qu'Allah l'agrée) l'a envoyé (c'est-à-dire Hamza) pour collecter la Sadaqa / Zakat. Un homme avait commis un acte sexuel illicite avec la servante de sa femme. Hamza a pris des garants personnels pour l'adultère jusqu'à ce qu'ils arrivent chez 'Umar. 'Umar a fait fouetter l'adultère de cent coups de fouet. 'Umar a confirmé leur déclaration (que l'adultère avait déjà été puni) et l'a excusé à cause de son ignorance. Jarir Al-Ash'ath a dit à Ibn Mas'ud à propos des apostats (c'est-à-dire ceux qui sont devenus mécréants après avoir embrassé l'islam) : « Laissez-les se repentir et prenez des garants personnels pour eux. » Ils se sont repentis et leurs proches se sont portés garants pour eux. Selon Hammad, si quelqu'un se porte garant pour une autre personne et que cette personne meurt, le garant est libéré de sa responsabilité. Selon Al-Hakam, sa responsabilité continue
- Sahih al-Bukhari, n°2411
Rapporté par Abu Huraira : Deux personnes, un musulman et un juif, se sont disputées. Le musulman a dit : « Par Celui qui a donné à Muhammad la supériorité sur tous les peuples ! » Le juif a répondu : « Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les peuples ! » À ce moment-là, le musulman a levé la main et a giflé le juif au visage. Le juif est allé voir le Prophète et lui a raconté ce qui s’était passé. Le Prophète (ﷺ) a fait venir le musulman et l’a interrogé. Le musulman lui a expliqué la situation. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne me donnez pas la supériorité sur Moïse, car au Jour de la Résurrection, tous les gens perdront connaissance et j’en ferai partie, mais je serai le premier à reprendre connaissance et je verrai Moïse debout, tenant le côté du Trône d’Allah. Je ne saurai pas si (Moïse) est aussi tombé inconscient et s’est relevé avant moi, ou si Allah l’a exempté de ce choc. »
- Sahih al-Bukhari, n°2412
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis, un juif est venu et a dit : « Ô Abul Qasim ! Un de tes compagnons m’a giflé au visage. » Le Prophète (ﷺ) a demandé qui c’était. Il a répondu que c’était un des Ansar. Le Prophète (ﷺ) l’a fait venir et, à son arrivée, il lui a demandé s’il avait frappé le juif. Il a répondu oui et a expliqué : « Je l’ai entendu jurer au marché en disant : “Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains.” J’ai dit : “Ô homme mauvais ! (Allah a-t-Il donné à Moïse la supériorité) même sur Muhammad ?” Je me suis énervé et je l’ai giflé. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne donnez pas la supériorité à un prophète sur un autre, car au Jour de la Résurrection, tous les gens perdront connaissance et je serai le premier à sortir de la terre, et je verrai Moïse debout, tenant l’un des pieds du Trône. Je ne saurai pas si Moïse est tombé inconscient ou si la première perte de connaissance lui a suffi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2422
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé des cavaliers à Najd et ils ont arrêté un homme appelé Thumama bin Uthal, le chef de Yamama, et l’ont attaché à un des piliers de la mosquée. Quand le Messager d’Allah est venu vers lui, il lui a demandé : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a répondu : « J’ai de bonnes nouvelles, ô Muhammad ! » Abu Huraira a raconté toute l’histoire qui s’est terminée par l’ordre du Prophète : « Libérez-le. »
- Sahih al-Bukhari, n°2425
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron à l’époque préislamique et ‘Asi bin Wail me devait de l’argent. Je suis allé le voir pour réclamer ma créance, mais il m’a dit : « Je ne te paierai que si tu renies la foi en Muhammad. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne renierai jamais Muhammad jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir puis te ressuscite. » Il a dit : « Alors attends que je meure et que je revienne à la vie, car alors on me donnera des biens et des enfants et je te paierai ce que je te dois. » C’est ainsi que la révélation est venue : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit : ‘On me donnera des biens et des enfants ?’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2440
Rapporté par Abu Sa‘id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand les croyants auront traversé en sécurité (le pont au-dessus) de l’Enfer, ils seront arrêtés sur un pont entre l’Enfer et le Paradis où ils régleront entre eux les injustices subies dans ce monde. Une fois purifiés de tous leurs péchés, ils entreront au Paradis. Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Ses mains, chacun reconnaîtra sa demeure au Paradis mieux qu’il ne reconnaît sa maison dans ce monde. »
- Sahih al-Bukhari, n°2508
Rapporté par Anas : Sans aucun doute, le Prophète (ﷺ) a mis son armure en gage contre des mesures d’orge. Une fois, j’ai apporté du pain d’orge avec un peu de graisse fondue au Prophète (ﷺ) et je l’ai entendu dire : « La famille de Muhammad ne possédait qu’un Sa (mesure) de nourriture, d’orge, etc., pour les repas du matin et du soir, alors qu’il y avait neuf maisons. »
- Sahih al-Bukhari, n°2510
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Qui tuera Ka`b bin Al-Ashraf, car il a nui à Allah et à Son Messager ? » Muhammad bin Maslama s'est levé et a dit : « Je vais le tuer. » Alors Muhammad bin Maslama est allé voir Ka`b et lui a dit : « J'ai besoin d'un prêt d'un ou deux wasqs de céréales. » Ka`b a répondu : « Mets tes femmes en gage chez moi. » Muhammad bin Maslama a dit : « Comment pourrions-nous mettre nos femmes en gage, alors que tu es l'homme le plus beau parmi les Arabes ? » Ka`b a dit : « Alors mets tes fils en gage chez moi. » Muhammad a répondu : « Comment pourrions-nous mettre nos fils en gage, alors que les gens se moqueraient d'eux parce qu'ils sont mis en gage pour un ou deux wasqs de céréales ? Ce serait honteux pour nous. Mais nous pouvons mettre nos armes en gage chez toi. » Muhammad bin Maslama lui a alors promis qu'il reviendrait. Plus tard, Muhammad bin Maslama et ses compagnons sont venus comme convenu et l'ont tué. Ensuite, ils sont allés voir le Prophète (ﷺ) et l'ont informé de ce qui s'était passé
- Sahih al-Bukhari, n°2615
Rapporté par Anas : Un manteau (jubba) fait d’un tissu de soie épais a été offert au Prophète. Le Prophète (ﷺ) interdisait aux gens de porter de la soie. Pourtant, les gens étaient contents de le voir. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont meilleurs que cela. » Anas a ajouté : « Ce cadeau a été envoyé au Prophète (ﷺ) par Ukaidir (un chrétien) de Dauma. »
- Sahih al-Bukhari, n°2616
Rapporté par Anas : Un manteau (jubba) fait d’un tissu de soie épais a été offert au Prophète. Le Prophète (ﷺ) interdisait aux gens de porter de la soie. Pourtant, les gens étaient contents de le voir. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont meilleurs que cela. » Anas a ajouté : « Ce cadeau a été envoyé au Prophète (ﷺ) par Ukaidir (un chrétien) de Dauma. »
- Sahih al-Bukhari, n°2638
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) et Ubai bin Ka`b Al-Ansari sont allés dans le jardin où vivait Ibn Saiyad. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est entré, il a commencé à se cacher derrière les troncs de dattiers car il voulait entendre secrètement ce que disait Ibn Saiyad avant que ce dernier ne le voie. Ibn Saiyad, enveloppé dans un drap décoré, était allongé sur son lit en murmurant. La mère d’Ibn Saiyad a vu le Prophète caché derrière les troncs de dattiers. Elle a dit à Ibn Saiyad : « Ô Saf, voici Muhammad. » En entendant cela, Ibn Saiyad a arrêté de murmurer (ou s’est méfié). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si elle l’avait laissé tranquille, il aurait révélé sa réalité. »
- Sahih al-Bukhari, n°2681
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abu Sufyan m’a raconté qu’Héraclius lui a dit : « Quand je t’ai demandé ce qu’il (c’est-à-dire Muhammad) vous ordonne, tu as répondu qu’il vous ordonne d’accomplir la prière, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre les dépôts. » Puis Héraclius a ajouté : « Ce sont vraiment les qualités d’un prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°2683
Rapporté par Muhammad bin `Ali : Jabir bin `Abdullah a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, Abu Bakr a reçu des biens de Al-`Ala bin Al-Hadrami. Abu Bakr a dit aux gens : “Celui qui a une créance sur le Prophète, ou à qui il a promis quelque chose, qu’il vienne vers nous pour qu’on lui donne son droit.” Jabir a ajouté : “J’ai dit (à Abu Bakr) : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a promis de me donner ceci, cela et cela (en écartant ses mains trois fois).” Jabir a ajouté : “Abu Bakr m’a compté et m’a donné cinq cents (pièces d’or), puis encore cinq cents, puis encore cinq cents.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2698
Rapporté par Al-Bara bin `Azib : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a conclu un traité de paix avec les gens de Hudaibiya, `Ali bin Abu Talib a rédigé le document et il y a écrit : « Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). » Les polythéistes ont dit : « N’écris pas : ‘Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ)’, car si tu étais un messager, nous ne nous battrions pas contre toi. » Le Messager d’Allah a demandé à `Ali d’effacer cette mention, mais `Ali a dit : « Je ne serai pas celui qui effacera ton nom. » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a donc effacé lui-même et a conclu la paix avec eux à condition que le Prophète (ﷺ) et ses compagnons puissent entrer à La Mecque et y rester trois jours, et qu’ils entreraient avec leurs armes rangées dans leurs fourreaux
- Sahih al-Bukhari, n°2699
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu faire la `Umra au mois de Dhul-Qada, les habitants de La Mecque ne l’ont pas laissé entrer jusqu’à ce qu’il conclue un accord avec eux pour ne rester que trois jours. Quand le document du traité a été rédigé, il était écrit : « Voici les conditions sur lesquelles Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ), a accepté la paix. » Ils ont dit : « Nous ne sommes pas d’accord avec cela, car si nous croyions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’en empêcherions pas, mais tu es Muhammad bin `Abdullah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et aussi Muhammad bin `Abdullah. » Puis il a dit à `Ali : « Efface les mots ‘le Messager d’Allah (ﷺ)’. » Mais `Ali a dit : « Non, par Allah, je n’effacerai jamais ton nom. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a pris le document et a écrit : « Voici ce que Muhammad bin `Abdullah a accepté : aucune arme ne sera apportée à La Mecque sauf dans leurs fourreaux, et personne parmi les gens de La Mecque ne sera autorisé à partir avec lui (le Prophète (ﷺ)), même s’il veut le suivre, et il (le Prophète (ﷺ)) n’empêchera aucun de ses compagnons de rester à La Mecque s’il le souhaite. » Quand le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque et que le délai est passé, les Mecquois sont allés voir `Ali et ont dit : « Dis à ton ami (le Prophète (ﷺ)) de partir, car la période convenue est terminée. » Le Prophète (ﷺ) est donc sorti de La Mecque. La fille de Hamza a couru derrière eux (le Prophète (ﷺ) et ses compagnons), en appelant : « Ô oncle ! Ô oncle ! » `Ali l’a accueillie, l’a prise par la main et a dit à Fatima : « Prends la fille de ton oncle. » Zaid et Ja`far se sont disputés à son sujet. `Ali a dit : « J’ai plus de droits sur elle, car elle est la fille de mon oncle. » Ja`far a dit : « C’est la fille de mon oncle, et sa tante est ma femme. » Zaid a dit : « C’est la fille de mon frère. » Le Prophète (ﷺ) a décidé qu’elle devait être confiée à sa tante, et a dit que la tante est comme la mère. Il a ensuite dit à Ali : « Tu fais partie de moi et je fais partie de toi », et a dit à Ja`far : « Tu me ressembles par le caractère et l’apparence », et a dit à Zaid : « Tu es notre frère (en foi) et notre affranchi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2730
Rapporté par Ibn `Umar : Lorsque les gens de Khaybar ont démis de ses mains et de ses pieds `Abdullah ibn `Umar, `Umar s’est levé pour prononcer un sermon et a dit : « Il ne fait aucun doute que le Messager d’Allah (ﷺ) avait conclu un accord avec les Juifs concernant leurs biens, et leur avait dit : “Nous vous laissons dans votre terre tant qu’Allah le permettra.” Or, `Abdullah ibn `Umar s’est rendu sur sa terre et a été attaqué de nuit, ses mains et ses pieds ont été démis, et comme nous n’avons là-bas d’ennemis que ces Juifs, ce sont eux nos ennemis et les seuls que nous soupçonnons. J’ai donc décidé de les expulser.” Quand `Umar a pris sa décision, un fils d’Abu Al-Haqiq est venu s’adresser à lui : “Ô chef des croyants, vas-tu nous expulser alors que Muhammad nous a permis de rester sur nos terres, a conclu un accord avec nous sur nos biens et a accepté la condition de notre résidence sur notre terre ?” `Umar a répondu : “Penses-tu que j’ai oublié la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : ‘Que ferez-vous quand vous serez expulsés de Khaybar et que votre chameau vous portera nuit après nuit ?’” Le Juif a répondu : “C’était une plaisanterie de la part d’Abul-Qasim.” `Umar a dit : “Ô ennemi d’Allah ! Tu mens.” Puis `Umar les a expulsés et leur a payé la valeur de leurs biens sous forme de fruits, d’argent, de selles de chameaux, de cordes, etc
- Sahih al-Bukhari, n°2731
Rapporté par Al-Miswar ibn Makhrama et Marwan (leurs récits se confirment l’un l’autre) : Le Messager d’Allah (ﷺ) partit lors du traité d’Al-Houdaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : “Khalid ibn Al-Walid, à la tête de la cavalerie des Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim ; prenez donc la route de droite.” Par Allah, Khalid ne s’est pas rendu compte de l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par leur marche ne l’atteigne, alors il est vite retourné prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) a continué jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers eux (les Quraysh). La chamelle du Prophète (ﷺ) s’est alors assise. Les gens ont tout essayé pour la faire se relever, sans succès, et ils ont dit : “Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) s’est entêtée !” Le Prophète (ﷺ) répondit : “Al-Qaswa’ ne s’est pas entêtée, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée.” Puis il ajouta : “Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si les Quraysh me demandent quoi que ce soit qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai.” Le Prophète (ﷺ) a alors stimulé la chamelle et elle s’est relevée. Il a changé de chemin jusqu’à s’arrêter à l’extrémité d’Al-Houdaybiya, près d’un puits où il restait très peu d’eau. Les gens en ont utilisé un peu, puis l’eau s’est épuisée et ils se sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ) de la soif. Le Prophète (ﷺ) a sorti une flèche de son carquois et a demandé qu’on la mette dans le puits. Par Allah, l’eau a jailli et a continué de couler jusqu’à ce que tout le monde ait bu à sa soif. Alors qu’ils étaient là, Budail ibn Warqa’ al-Khuza’i est venu avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient les conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien ; ils venaient de Tihama. Budail a dit : “J’ai laissé Ka’b ibn Lu’ay et ‘Amir ibn Lu’ay installés près de l’eau abondante d’Al-Houdaybiya, avec leurs chamelles laitières (ou leurs femmes et enfants), prêts à vous combattre et à vous empêcher de visiter la Ka’ba.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous ne sommes pas venus pour combattre qui que ce soit, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le veulent, je conclurai une trêve avec eux, pendant laquelle ils ne devront pas s’interposer entre moi et les gens (c’est-à-dire les Arabes non Qurayshites). Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh aura le choix d’embrasser l’islam comme les autres, s’ils le souhaitent ; au moins, ils auront la force de combattre. Mais s’ils refusent la trêve, par Allah qui tient ma vie dans Sa main, je me battrai pour ma cause jusqu’à être tué, mais Allah fera triompher Sa cause.” Budail a dit : “Je vais leur transmettre ce que tu viens de dire.” Il est parti voir Quraysh et leur a dit : “Nous venons de cet homme (Muhammad) dont nous avons entendu des propos que nous pouvons vous rapporter si vous le souhaitez.” Certains des Quraysh ont crié qu’ils n’avaient pas besoin de ces informations, mais les plus sages ont dit : “Dis-nous ce que tu as entendu.” Budail leur a rapporté les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa ibn Mas’ud s’est alors levé et a dit : “Ô gens ! N’êtes-vous pas mes enfants ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a ajouté : “Ne suis-je pas votre père ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Me soupçonnez-vous ?” Ils ont répondu : “Non.” Il a dit : “Ne savez-vous pas que j’ai appelé les gens de ‘Ukaz à votre aide, et quand ils ont refusé, j’ai amené mes proches, mes enfants et ceux qui m’ont obéi pour vous soutenir ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Eh bien, cet homme (le Prophète) vous a fait une proposition raisonnable, il vaut mieux l’accepter et me laisser aller le voir.” Ils ont accepté. Il est donc allé voir le Prophète (ﷺ) et a commencé à lui parler. Le Prophète (ﷺ) lui a dit à peu près la même chose qu’à Budail. ‘Urwa a dit : “Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à vouloir anéantir tes proches ? As-tu déjà entendu parler d’un Arabe qui aurait détruit sa propre famille avant toi ? Et si c’était le contraire, (personne ne t’aiderait, car) par Allah, je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui s’enfuiraient en te laissant seul.” En entendant cela, Abu Bakr l’a insulté et a dit : “Tu penses qu’on abandonnerait le Prophète (ﷺ) ?” ‘Urwa a demandé : “Qui est cet homme ?” On lui a répondu : “C’est Abu Bakr.” ‘Urwa a dit à Abu Bakr : “Par Celui qui tient ma vie dans Sa main, si je ne te devais pas une faveur que je n’ai pas encore rendue, je t’aurais répondu.” ‘Urwa a continué de parler au Prophète (ﷺ) en lui saisissant la barbe, alors qu’Al-Mughira ibn Shu’ba se tenait près de la tête du Prophète, épée à la main et casque sur la tête. Chaque fois qu’‘Urwa tendait la main vers la barbe du Prophète, Al-Mughira la repoussait avec le pommeau de son épée en disant : “Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ).” ‘Urwa a levé la tête et demandé : “Qui est-ce ?” On lui a dit : “C’est Al-Mughira ibn Shu’ba.” ‘Urwa a dit : “Ô traître ! Ne suis-je pas en train de faire de mon mieux pour éviter les conséquences de ta trahison ?” Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira était avec des gens qu’il a tués et dont il a pris les biens, puis il est venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Pour ce qui est de ton islam, je l’accepte, mais pour les biens, je n’en prends rien, car ils ont été acquis par trahison.” ‘Urwa a alors observé les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, la salive tombait dans la main de l’un d’eux, qui s’en frottait le visage et la peau ; s’il leur donnait un ordre, ils l’exécutaient immédiatement ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa est retourné vers les siens et a dit : “Ô gens ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosroès et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses proches comme Muhammad l’est par ses compagnons. Par Allah, s’il crache, la salive tombe dans la main de l’un d’eux, qui s’en frotte le visage et la peau ; s’il donne un ordre, ils l’exécutent aussitôt ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect.” Il ajouta : “Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la.” Un homme de la tribu de Bani Kinana a demandé à aller voir le Prophète, et ils l’ont laissé faire. En s’approchant du Prophète et de ses compagnons, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “C’est un tel, de la tribu qui respecte les Budn (chamelles destinées au sacrifice). Amenez les Budn devant lui.” On les lui a montrées, et les gens l’ont accueilli en récitant la talbiya. En voyant cela, il a dit : “Gloire à Allah ! Ce n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba.” De retour parmi les siens, il a dit : “J’ai vu les Budn ornées de colliers et marquées ; je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba.” Un autre, Mikraz ibn Hafs, a demandé à aller voir Muhammad, et ils l’ont aussi autorisé. En s’approchant des musulmans, le Prophète (ﷺ) a dit : “Voici Mikraz, c’est un homme dur.” Mikraz a commencé à parler au Prophète, et pendant qu’il parlait, Suhail ibn ‘Amr est arrivé. Quand Suhail est venu, le Prophète (ﷺ) a dit : “Maintenant, les choses vont s’arranger.” Suhail a dit au Prophète : “Concluons un traité de paix.” Le Prophète (ﷺ) a appelé le scribe et lui a dit : “Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Suhail a dit : “Quant à ‘Miséricordieux’, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant.” Les musulmans ont dit : “Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Écris : Au nom de Toi, ô Allah.” Puis il a dicté : “Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ).” Suhail a dit : “Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba et nous ne t’aurions pas combattu. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” (Az-Zuhri a dit : “Le Prophète (ﷺ) a accepté tout ce qu’ils demandaient, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qui respecterait les lois d’Allah, c’est-à-dire les laisser accomplir la ‘Umra.”) Le Prophète (ﷺ) a dit à Suhail : “À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour en faire le tawaf.” Suhail a dit : “Par Allah, nous ne te le permettrons pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais nous te le permettrons l’an prochain.” Le Prophète (ﷺ) a accepté. Suhail a ajouté : “Nous posons aussi comme condition que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion.” Les musulmans ont dit : “Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes alors qu’il est devenu musulman ?” Pendant qu’ils discutaient, Abu Jandal ibn Suhail ibn ‘Amr est arrivé de la vallée de La Mecque, titubant avec ses chaînes, et est tombé parmi les musulmans. Suhail a dit : “Ô Muhammad ! C’est la première condition du traité, tu dois me rendre Abu Jandal.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le traité n’est pas encore écrit.” Suhail a dit : “Je ne te laisserai jamais le garder.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si, fais-le.” Il a répondu : “Non.” Mikraz a dit : “Nous te l’accordons.” Abu Jandal a dit : “Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ?” (La suite…) (continuation 1) : … Abu Jandal avait été sévèrement torturé pour la cause d’Allah. `Umar ibn Al-Khattab a dit : “Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et lui ai dit : ‘N’es-tu pas vraiment le Messager d’Allah ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Oui, bien sûr.’ J’ai dit : ‘Notre cause n’est-elle pas juste et celle de l’ennemi injuste ?’ Il a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et je n’enfreins pas Ses ordres, et Il me donnera la victoire.’ J’ai dit : ‘Ne nous as-tu pas dit que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’ai-je dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Alors tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” `Umar a ajouté : “Je suis allé voir Abu Bakr et lui ai dit : ‘Ô Abu Bakr ! N’est-il pas vraiment le Prophète d’Allah ?’ Il a répondu : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘En effet, il est le Messager d’Allah (ﷺ) et il n’enfreint pas les ordres de son Seigneur, et Il lui donnera la victoire. Reste attaché à lui, car par Allah, il est dans le vrai.’ J’ai dit : ‘Ne nous disait-il pas que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’a-t-il dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” (Az-Zuhri a dit : “`Umar a dit : ‘J’ai fait beaucoup de bonnes actions pour compenser les questions déplacées que j’ai posées.’”) Quand le traité de paix a été rédigé, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : “Levez-vous, sacrifiez vos bêtes et rasez-vous la tête.” Par Allah, aucun d’eux ne s’est levé, et le Prophète a répété son ordre trois fois. Comme personne ne se levait, il les a laissés et est allé voir Umm Salama pour lui parler du comportement des gens envers lui. Umm Salama a dit : “Ô Prophète (ﷺ) d’Allah ! Veux-tu que ton ordre soit exécuté ? Sors et ne parle à personne jusqu’à ce que tu aies sacrifié ta bête, puis appelle ton coiffeur pour te raser la tête.” Le Prophète (ﷺ) est sorti, n’a parlé à personne, a sacrifié sa bête et a appelé son coiffeur pour se raser la tête. En le voyant faire, les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont levés, ont sacrifié leurs bêtes et ont commencé à se raser la tête les uns les autres, au point qu’il y avait tellement de monde qu’ils risquaient de se blesser. Ensuite, des femmes croyantes sont venues voir le Prophète (ﷺ), et Allah a révélé ce verset : “Ô vous qui croyez, lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, examinez-les…” (60.10). `Umar a alors divorcé de deux de ses femmes qui étaient polythéistes. Plus tard, Muawiya ibn Abu Sufyan a épousé l’une d’elles, et Safwan ibn Umayya l’autre. Quand le Prophète (ﷺ) est retourné à Médine, Abu Basir, un nouveau converti de Quraysh, est venu le voir. Les polythéistes ont envoyé deux hommes à sa poursuite et ont dit au Prophète (ﷺ) : “Respecte la promesse que tu nous as faite.” Le Prophète (ﷺ) leur a donc remis Abu Basir. Ils l’ont emmené jusqu’à Dhul-Hulaifa, où ils se sont arrêtés pour manger des dattes. Abu Basir a dit à l’un d’eux : “Par Allah, ô untel, je vois que tu as une belle épée.” L’autre l’a sortie et a dit : “Par Allah, elle est très belle et je l’ai déjà utilisée.” Abu Basir a dit : “Laisse-moi la voir.” Quand l’autre la lui a donnée, il l’a frappé avec jusqu’à le tuer, et son compagnon s’est enfui jusqu’à Médine, courant jusqu’à la mosquée. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il a dit : “Cet homme a l’air effrayé.” Lorsqu’il est arrivé devant le Prophète (ﷺ), il a dit : “Mon compagnon a été tué et j’aurais pu l’être aussi.” Abu Basir est arrivé et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Allah, tu as rempli ton engagement en me rendant à eux, mais Allah m’a sauvé d’eux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Malheur à sa mère ! Quel fauteur de troubles il ferait, s’il avait des partisans.” Quand Abu Basir a compris que le Prophète (ﷺ) le renverrait à eux, il est parti jusqu’à la côte. Abu Jandal ibn Suhail a réussi à s’échapper et à rejoindre Abu Basir. Ainsi, chaque fois qu’un homme de Quraysh embrassait l’islam, il rejoignait Abu Basir, et ils sont devenus un groupe puissant. Par Allah, chaque fois qu’ils entendaient parler d’une caravane de Quraysh allant vers le Sham, ils l’arrêtaient, attaquaient les polythéistes et prenaient leurs biens. Les Quraysh ont alors envoyé un message au Prophète (ﷺ), le suppliant, au nom d’Allah et des liens de parenté, de faire revenir Abu Basir et ses compagnons, promettant que quiconque viendrait désormais auprès du Prophète (ﷺ) serait en sécurité. Le Prophète (ﷺ) les a donc fait venir, et Allah a révélé ce verset : “C’est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous et vos mains loin d’eux au milieu de la Mecque, après qu’Il vous ait donné la victoire sur eux… Les mécréants avaient de l’orgueil et de la fierté dans leur cœur… l’orgueil et la fierté de l’époque de l’ignorance.” (48.24-26) Leur orgueil et leur fierté étaient qu’ils refusaient d’écrire dans le traité que Muhammad était le Prophète d’Allah, de même qu’ils refusaient d’écrire : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”, et ils ont empêché les musulmans de visiter la Maison (la Ka’ba)
- Sahih al-Bukhari, n°2732
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama et Marwan : Le Messager d'Allah (ﷺ) partit lors du traité d'Al-Hudaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : « Khalid bin Al-Walid, à la tête de la cavalerie de Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim, alors prenez le chemin de droite. » Par Allah, Khalid ne remarqua pas l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par l’armée musulmane ne l’atteigne. Il fit alors demi-tour précipitamment pour prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) continua jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers les gens de Quraysh. La chamelle du Prophète (ﷺ) s’assit. Les gens firent tout pour la faire se relever, sans succès, et dirent : « Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) est devenue têtue ! » Le Prophète (ﷺ) dit : « Al-Qaswa’ n’est pas têtue, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée. » Il ajouta : « Par Celui qui détient mon âme, si les Quraysh me demandent quelque chose qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai. » Puis il réprimanda la chamelle et elle se releva. Le Prophète (ﷺ) changea de chemin et s’arrêta à l’extrémité d’Al-Hudaybiya, près d’un puits où il restait peu d’eau. Les gens utilisèrent toute l’eau rapidement et se plaignirent de la soif au Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) prit une flèche de son carquois et ordonna de la mettre dans le puits. Par Allah, l’eau jaillit et continua de couler jusqu’à ce que tout le monde puisse boire à sa soif. Pendant ce temps, Budail bin Warqa’ Al-Khuza’i arriva avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient des conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien. Budail dit : « J’ai laissé Ka’b bin Luai et ‘Amir bin Luai près de l’eau abondante d’Al-Hudaybiya, avec leurs chameaux laitiers, leurs femmes et enfants. Ils veulent vous faire la guerre et vous empêcher de visiter la Ka’ba. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Nous ne sommes pas venus pour combattre, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le souhaitent, je conclurai une trêve avec eux, à condition qu’ils ne s’interposent pas entre moi et les autres Arabes. Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh pourra embrasser l’islam comme les autres, s’ils le veulent. Sinon, par Allah, je combattrai pour ma cause jusqu’à la mort, mais Allah fera triompher Sa cause. » Budail dit : « Je vais leur transmettre ce que tu as dit. » Il alla voir Quraysh et leur rapporta les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa bin Mas’ud se leva et dit : « Ô peuple ! N’êtes-vous pas mes enfants ? » Ils répondirent : « Oui. » Il ajouta : « Ne suis-je pas votre père ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Ne me faites-vous pas confiance ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « N’ai-je pas cherché de l’aide pour vous auprès des gens de ‘Ukaz, puis auprès de mes proches et de ceux qui m’obéissaient ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Cet homme (le Prophète) vous propose une offre raisonnable, acceptez-la et laissez-moi aller le voir. » Ils acceptèrent. Il alla voir le Prophète (ﷺ) et lui parla. Le Prophète (ﷺ) lui dit à peu près ce qu’il avait dit à Budail. ‘Urwa dit : « Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à combattre tes proches ? As-tu déjà vu un Arabe exterminer sa propre famille ? Si le contraire arrivait, personne ne t’aiderait, car je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui fuiraient en te laissant seul. » En entendant cela, Abu Bakr l’insulta et dit : « Tu penses que nous abandonnerions le Prophète (ﷺ) ? » ‘Urwa demanda qui il était, on lui répondit : « C’est Abu Bakr. » ‘Urwa dit à Abu Bakr : « Par Celui qui détient ma vie, si je ne te devais pas une faveur, je t’aurais répondu. » ‘Urwa continua à parler au Prophète (ﷺ) en lui prenant la barbe, tandis qu’Al-Mughira bin Shu’ba, debout près du Prophète, tenait une épée et portait un casque. Chaque fois que ‘Urwa touchait la barbe du Prophète, Al-Mughira frappait sa main avec le manche de l’épée et disait : « Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ). » ‘Urwa demanda qui il était, on lui répondit : « C’est Al-Mughira bin Shu’ba. » ‘Urwa dit : « Ô traître ! N’essaie-je pas d’éviter les conséquences de ta trahison ? » Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira avait tué des gens et pris leurs biens, puis était venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui dit : « J’accepte ton islam, mais je ne prends rien de ces biens. » ‘Urwa observa ensuite les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, l’un d’eux attrapait la salive et s’en frottait le visage et la peau ; s’il donnait un ordre, ils l’exécutaient aussitôt ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa retourna voir son peuple et dit : « Ô peuple ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosrau et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses compagnons comme Muhammad l’est par les siens. Par Allah, s’il crache, l’un d’eux attrape la salive et s’en frotte le visage et la peau ; s’il ordonne quelque chose, ils obéissent immédiatement ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect. Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la. » Un homme de la tribu de Bani Kinana demanda à aller voir le Prophète, et ils acceptèrent. Quand il arriva, le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « C’est un homme de la tribu qui respecte les Budn (chameaux du sacrifice). Amenez les Budn devant lui. » Les Budn furent amenés et les gens l’accueillirent en récitant la Talbiya. En voyant cela, il dit : « Gloire à Allah ! Il n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba. » Il retourna voir son peuple et dit : « J’ai vu les Budn décorés et marqués. Je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba. » Un autre, Mikraz bin Hafs, demanda à aller voir Muhammad, et ils acceptèrent aussi. Quand il arriva, le Prophète (ﷺ) dit : « Voici Mikraz, c’est un homme dur. » Mikraz parla au Prophète, puis Suhail bin ‘Amr arriva. Le Prophète (ﷺ) dit : « Maintenant, la situation va s’arranger. » Suhail demanda au Prophète de conclure un traité de paix. Le Prophète (ﷺ) appela le scribe et lui dit : « Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Suhail dit : « Quant à “Miséricordieux”, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant. » Les musulmans dirent : « Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Écris : Au nom de Toi, ô Allah. » Puis il dicta : « Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). » Suhail dit : « Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba ni combattu. Écris : Muhammad bin ‘Abdullah. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad bin ‘Abdullah. » (Az-Zuhri dit : « Le Prophète (ﷺ) accepta tout cela, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qu’ils demanderaient si cela respectait la loi d’Allah. ») Le Prophète (ﷺ) dit à Suhail : « À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour faire le Tawaf autour. » Suhail répondit : « Par Allah, pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais l’année prochaine. » Le Prophète (ﷺ) fit écrire cela. Suhail ajouta : « Nous exigeons aussi que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion. » Les musulmans dirent : « Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes après qu’il soit devenu musulman ? » Pendant ce temps, Abu Jandal bin Suhail bin ‘Amr arriva de la vallée de La Mecque, enchaîné, et tomba parmi les musulmans. Suhail dit : « Ô Muhammad ! C’est la première condition de notre traité : tu dois me rendre Abu Jandal. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Le traité n’est pas encore écrit. » Suhail insista : « Je ne te laisserai pas le garder. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Oui, fais-le. » Il répondit : « Non. » Mikraz dit : « Nous te permettons de le garder. » Abu Jandal s’écria : « Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ? » (suite)
- Sahih al-Bukhari, n°2753
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque Allah a révélé le verset : « Avertis tes plus proches parents », le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Ô gens de Quraish (ou des paroles similaires) ! Sauvez-vous (du Feu de l’Enfer), car je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Bani ‘Abd Manaf ! Je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Safiya, tante du Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah ; Ô Fatima bint Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens, mais je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°2763
Rapporté par Az-Zuhri : ‘Urwa bin Az-Zubair a dit qu’il a demandé à ‘Aisha la signification du verset coranique : « Et si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes de votre choix. » (4.2-3) ‘Aisha a dit : « Il s’agit d’une orpheline sous la tutelle de son tuteur, qui est attiré par elle à cause de sa beauté et de sa richesse, et veut l’épouser en lui donnant une dot inférieure à celle des femmes de son rang. Ils (les tuteurs) ont donc été interdits d’épouser les orphelines à moins de leur donner une dot complète et appropriée. Sinon, ils devaient épouser d’autres femmes. Plus tard, les gens ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet. Alors Allah a révélé ce verset : « Ils te demandent une instruction (Ô Muhammad !) au sujet des femmes. Dis : Allah vous instruit à leur sujet… » (4.127) et dans ce verset, Allah a indiqué que si l’orpheline était belle et riche, son tuteur voudrait l’épouser sans lui donner une dot appropriée, mais si elle n’était pas désirable par manque de beauté ou de richesse, il ne l’épouserait pas et chercherait à épouser une autre femme. Donc, puisqu’il ne l’épousait pas quand elle ne lui plaisait pas, il n’avait pas le droit de l’épouser quand il était intéressé, à moins de la traiter avec justice en lui donnant une dot complète et en respectant tous ses droits. »
- Sahih al-Bukhari, n°2819
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un jour, Salomon, fils de David, a dit : “Par Allah, cette nuit j’aurai des rapports avec cent (ou quatre-vingt-dix-neuf) femmes, chacune d’elles mettra au monde un chevalier qui combattra pour la cause d’Allah.” Mais il n’a pas dit : ‘Si Allah le veut.’ Par conséquent, une seule de ces femmes est tombée enceinte et a donné naissance à un enfant incomplet. Par Celui qui détient la vie de Muhammad, s’il avait dit : ‘Si Allah le veut’, ils auraient tous eu des fils qui auraient combattu pour la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°2821
Rapporté par Muhammad bin Jubair : Jubair bin Mut`im m’a raconté que, lorsqu’il était avec le Messager d’Allah (ﷺ) et d’autres personnes revenant de Hunain, certains bédouins ont attrapé le Prophète (ﷺ) et se sont mis à lui demander des choses au point qu’il a dû s’arrêter sous un arbre épineux (samurah) et qu’on lui a arraché son manteau. Le Prophète (ﷺ) s’est arrêté et a dit : « Rendez-moi mon manteau. Si j’avais autant de chameaux que ces arbres épineux, je vous les aurais tous donnés, et vous ne me trouverez jamais avare, menteur ou lâche. »
- Sahih al-Bukhari, n°2834
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est rendu vers le fossé (Khandaq) et a vu les Émigrants et les Ansar en train de creuser par un matin très froid, car ils n’avaient pas d’esclaves pour le faire à leur place. Voyant leur fatigue et leur faim, il a dit : « Ô Allah ! La vraie vie est celle de l’au-delà, alors pardonne aux Ansar et aux Émigrants. » Les Émigrants et les Ansar ont répondu : « Nous sommes ceux qui ont donné l’allégeance à Muhammad pour continuer le Jihad aussi longtemps que nous vivrons. »
- Sahih al-Bukhari, n°2835
Rapporté par Anas : Les Émigrants et les Ansar ont commencé à creuser le fossé autour de Médine, portant la terre sur leur dos et disant : « Nous sommes ceux qui ont donné l’allégeance à Muhammad pour continuer le Jihad aussi longtemps que nous vivrons. » Le Prophète (ﷺ) répondait sans cesse : « Ô Allah, il n’y a de bien que celui de l’au-delà ; accorde donc Tes bénédictions aux Ansar et aux Émigrants. »
- Sahih al-Bukhari, n°2938
Rapporté par Anas : Lorsque le Prophète (ﷺ) voulut écrire une lettre au souverain des Byzantins, on lui dit que ces gens ne lisaient aucune lettre sans sceau. Alors, le Prophète (ﷺ) fit faire une bague en argent – comme si je voyais encore son éclat blanc sur sa main – et il y fit graver : « Muhammad, Messager d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°2940
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) écrivit à César pour l’inviter à l’Islam et lui envoya sa lettre avec Dihya Al-Kalbi, à qui il ordonna de la remettre au gouverneur de Busra, qui la transmettrait à César. César, en remerciement à Allah, marcha de Hims à Ilya (Jérusalem) après qu’Allah lui eut accordé la victoire sur les Perses. Quand la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) arriva à César, il dit après l’avoir lue : « Cherchez-moi quelqu’un de son peuple (les Arabes de Quraish) s’il y en a ici, pour l’interroger sur le Messager d’Allah (ﷺ). » À ce moment-là, Abu Sufyan bin Harb se trouvait au Sham avec des hommes de Quraish venus comme commerçants pendant la trêve conclue entre le Messager d’Allah (ﷺ) et les polythéistes de Quraish. Abu Sufyan dit : « L’émissaire de César nous trouva quelque part au Sham, il m’emmena avec mes compagnons à Ilya et nous fûmes admis à la cour de César, qui était assis sur son trône, couronné, entouré des hauts dignitaires byzantins. Il dit à son traducteur : ‘Demande-leur qui parmi eux est un proche parent de l’homme qui prétend être prophète.’ » Abu Sufyan ajouta : « J’ai répondu : ‘Je suis son plus proche parent.’ Il demanda : ‘Quel lien de parenté as-tu avec lui ?’ J’ai dit : ‘Il est mon cousin’, et il n’y avait dans la caravane aucun membre de Bani Abu Manaf sauf moi. César dit : ‘Qu’il s’approche.’ Il ordonna alors à mes compagnons de se tenir derrière moi, près de mon épaule, et dit à son traducteur : ‘Dites à ses compagnons que je vais interroger cet homme sur celui qui prétend être prophète. S’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah ! Si je n’avais pas eu honte que mes compagnons me traitent de menteur, je n’aurais pas dit la vérité sur lui. Mais j’avais honte d’être traité de menteur par mes compagnons. Alors j’ai dit la vérité. Il dit ensuite à son traducteur : ‘Demande-lui de quelle famille il vient.’ J’ai répondu : ‘Il vient d’une famille noble parmi nous.’ Il dit : ‘Quelqu’un d’autre parmi vous a-t-il déjà fait la même revendication avant lui ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant sa revendication ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’un de ses ancêtres était-il roi ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Les nobles ou les pauvres le suivent-ils ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont les pauvres qui le suivent.’ Il dit : ‘Sont-ils de plus en plus nombreux ou de moins en moins ?’ J’ai répondu : ‘Ils sont de plus en plus nombreux.’ Il dit : ‘Y a-t-il quelqu’un parmi ceux qui ont embrassé sa religion qui s’en est détourné après ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Rompt-il ses promesses ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais nous sommes actuellement en trêve avec lui et nous craignons qu’il ne nous trahisse.’ » Abu Sufyan ajouta : « À part cette dernière phrase, je n’ai rien pu dire contre lui. César demanda alors : ‘Avez-vous déjà eu une guerre contre lui ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ Il dit : ‘Quel a été le résultat de vos batailles ?’ J’ai répondu : ‘Les résultats étaient partagés ; parfois il gagnait, parfois nous.’ Il dit : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous dit d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que nos ancêtres adoraient. Il nous ordonne la prière, la charité, la chasteté, la fidélité aux promesses et de rendre ce qui nous est confié.’ » Quand j’ai dit cela, César dit à son traducteur : « Dis-lui : Je t’ai demandé son origine et tu as répondu qu’il venait d’une famille noble. En fait, tous les messagers venaient des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si quelqu’un d’autre avait déjà fait une telle revendication, tu as répondu non. Si tu avais répondu oui, j’aurais pensé qu’il imitait une revendication précédente. Je t’ai demandé s’il avait déjà été accusé de mensonge, tu as dit non, donc j’ai supposé qu’une personne qui ne ment pas aux gens ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il voulait récupérer le royaume de ses ancêtres. Je t’ai demandé si les riches ou les pauvres le suivaient, tu as répondu que ce sont les pauvres, et c’est ainsi pour les messagers. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient ou diminuaient, tu as dit qu’ils augmentaient, et c’est le signe de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si quelqu’un, après avoir embrassé sa religion, s’en était détourné, tu as répondu non, et c’est le signe de la vraie foi, car quand la joie de la foi entre dans le cœur, personne ne la rejette. Je t’ai demandé s’il rompait ses promesses, tu as dit non, et c’est ainsi pour les messagers, ils ne trahissent pas. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et parfois il gagnait, parfois vous, et c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés mais la victoire finale leur revient toujours. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonne, tu as dit qu’il vous ordonne d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que vos ancêtres adoraient, de prier, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre ce qui vous est confié. Ce sont vraiment les qualités d’un prophète dont je savais (par les Écritures précédentes) qu’il apparaîtrait, mais je ne savais pas qu’il serait parmi vous. Si ce que tu dis est vrai, il dominera bientôt la terre sous mes pieds, et si je savais que je pourrais le rejoindre, j’irais immédiatement le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je laverais certainement ses pieds. » Abu Sufyan ajouta : « César demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et on la lut. Son contenu était : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, souverain des Byzantins. Que la paix soit sur ceux qui suivent la bonne voie. Ensuite, je t’invite à l’Islam (c’est-à-dire à te soumettre à Allah), accepte l’Islam et tu seras en sécurité ; accepte l’Islam et Allah t’accordera une double récompense. Mais si tu refuses cette invitation à l’Islam, tu seras responsable d’avoir égaré les cultivateurs (c’est-à-dire ton peuple). Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que personne d’entre nous ne prenne d’autres seigneurs qu’Allah. Puis s’ils se détournent, dis : Soyez témoins que nous sommes soumis.’ (3.64) » Abu Sufyan ajouta : « Quand Héraclius eut fini son discours, il y eut un grand tumulte parmi les dignitaires byzantins autour de lui, et il y avait tant de bruit que je n’ai pas compris ce qu’ils disaient. On nous fit sortir de la cour. Quand je suis sorti avec mes compagnons et que nous étions seuls, je leur ai dit : ‘L’affaire d’Ibn Abi Kabsha (c’est-à-dire le Prophète) a pris de l’ampleur. Voici le roi des Bani Al-Asfar qui le craint.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah, je me sentais inférieur et j’étais certain que sa religion triompherait jusqu’à ce qu’Allah me guide vers l’Islam, même si je n’aimais pas cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°2941
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) écrivit à César pour l’inviter à l’Islam et lui envoya sa lettre avec Dihya Al-Kalbi, à qui il ordonna de la remettre au gouverneur de Busra, qui la transmettrait à César. César, en remerciement à Allah, marcha de Hims à Ilya (Jérusalem) après qu’Allah lui eut accordé la victoire sur les Perses. Quand la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) arriva à César, il dit après l’avoir lue : « Cherchez-moi quelqu’un de son peuple (les Arabes de Quraish) s’il y en a ici, pour l’interroger sur le Messager d’Allah (ﷺ). » À ce moment-là, Abu Sufyan bin Harb se trouvait au Sham avec des hommes de Quraish venus comme commerçants pendant la trêve conclue entre le Messager d’Allah (ﷺ) et les polythéistes de Quraish. Abu Sufyan dit : « L’émissaire de César nous trouva quelque part au Sham, il m’emmena avec mes compagnons à Ilya et nous fûmes admis à la cour de César, qui était assis sur son trône, couronné, entouré des hauts dignitaires byzantins. Il dit à son traducteur : ‘Demande-leur qui parmi eux est un proche parent de l’homme qui prétend être prophète.’ » Abu Sufyan ajouta : « J’ai répondu : ‘Je suis son plus proche parent.’ Il demanda : ‘Quel lien de parenté as-tu avec lui ?’ J’ai dit : ‘Il est mon cousin’, et il n’y avait dans la caravane aucun membre de Bani Abu Manaf sauf moi. César dit : ‘Qu’il s’approche.’ Il ordonna alors à mes compagnons de se tenir derrière moi, près de mon épaule, et dit à son traducteur : ‘Dites à ses compagnons que je vais interroger cet homme sur celui qui prétend être prophète. S’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah ! Si je n’avais pas eu honte que mes compagnons me traitent de menteur, je n’aurais pas dit la vérité sur lui. Mais j’avais honte d’être traité de menteur par mes compagnons. Alors j’ai dit la vérité. Il dit ensuite à son traducteur : ‘Demande-lui de quelle famille il vient.’ J’ai répondu : ‘Il vient d’une famille noble parmi nous.’ Il dit : ‘Quelqu’un d’autre parmi vous a-t-il déjà fait la même revendication avant lui ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant sa revendication ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’un de ses ancêtres était-il roi ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Les nobles ou les pauvres le suivent-ils ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont les pauvres qui le suivent.’ Il dit : ‘Sont-ils de plus en plus nombreux ou de moins en moins ?’ J’ai répondu : ‘Ils sont de plus en plus nombreux.’ Il dit : ‘Y a-t-il quelqu’un parmi ceux qui ont embrassé sa religion qui s’en est détourné après ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Rompt-il ses promesses ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais nous sommes actuellement en trêve avec lui et nous craignons qu’il ne nous trahisse.’ » Abu Sufyan ajouta : « À part cette dernière phrase, je n’ai rien pu dire contre lui. César demanda alors : ‘Avez-vous déjà eu une guerre contre lui ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ Il dit : ‘Quel a été le résultat de vos batailles ?’ J’ai répondu : ‘Les résultats étaient partagés ; parfois il gagnait, parfois nous.’ Il dit : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous dit d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que nos ancêtres adoraient. Il nous ordonne la prière, la charité, la chasteté, la fidélité aux promesses et de rendre ce qui nous est confié.’ » Quand j’ai dit cela, César dit à son traducteur : « Dis-lui : Je t’ai demandé son origine et tu as répondu qu’il venait d’une famille noble. En fait, tous les messagers venaient des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si quelqu’un d’autre avait déjà fait une telle revendication, tu as répondu non. Si tu avais répondu oui, j’aurais pensé qu’il imitait une revendication précédente. Je t’ai demandé s’il avait déjà été accusé de mensonge, tu as dit non, donc j’ai supposé qu’une personne qui ne ment pas aux gens ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il voulait récupérer le royaume de ses ancêtres. Je t’ai demandé si les riches ou les pauvres le suivaient, tu as répondu que ce sont les pauvres, et c’est ainsi pour les messagers. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient ou diminuaient, tu as dit qu’ils augmentaient, et c’est le signe de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si quelqu’un, après avoir embrassé sa religion, s’en était détourné, tu as répondu non, et c’est le signe de la vraie foi, car quand la joie de la foi entre dans le cœur, personne ne la rejette. Je t’ai demandé s’il rompait ses promesses, tu as dit non, et c’est ainsi pour les messagers, ils ne trahissent pas. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et parfois il gagnait, parfois vous, et c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés mais la victoire finale leur revient toujours. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonne, tu as dit qu’il vous ordonne d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que vos ancêtres adoraient, de prier, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre ce qui vous est confié. Ce sont vraiment les qualités d’un prophète dont je savais (par les Écritures précédentes) qu’il apparaîtrait, mais je ne savais pas qu’il serait parmi vous. Si ce que tu dis est vrai, il dominera bientôt la terre sous mes pieds, et si je savais que je pourrais le rejoindre, j’irais immédiatement le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je laverais certainement ses pieds. » Abu Sufyan ajouta : « César demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et on la lut. Son contenu était : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, souverain des Byzantins. Que la paix soit sur ceux qui suivent la bonne voie. Ensuite, je t’invite à l’Islam (c’est-à-dire à te soumettre à Allah), accepte l’Islam et tu seras en sécurité ; accepte l’Islam et Allah t’accordera une double récompense. Mais si tu refuses cette invitation à l’Islam, tu seras responsable d’avoir égaré les cultivateurs (c’est-à-dire ton peuple). Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que personne d’entre nous ne prenne d’autres seigneurs qu’Allah. Puis s’ils se détournent, dis : Soyez témoins que nous sommes soumis.’ (3.64) » Abu Sufyan ajouta : « Quand Héraclius eut fini son discours, il y eut un grand tumulte parmi les dignitaires byzantins autour de lui, et il y avait tant de bruit que je n’ai pas compris ce qu’ils disaient. On nous fit sortir de la cour. Quand je suis sorti avec mes compagnons et que nous étions seuls, je leur ai dit : ‘L’affaire d’Ibn Abi Kabsha (c’est-à-dire le Prophète) a pris de l’ampleur. Voici le roi des Bani Al-Asfar qui le craint.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah, je me sentais inférieur et j’étais certain que sa religion triompherait jusqu’à ce qu’Allah me guide vers l’Islam, même si je n’aimais pas cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°2945
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) partit pour Khaibar et y arriva la nuit. Il n’attaquait jamais un peuple la nuit, mais attendait le lever du jour. Quand le jour se leva, les Juifs sortirent avec leurs sacs et leurs pelles. En voyant le Prophète, ils dirent : « Muhammad et son armée ! » Le Prophète (ﷺ) dit : « Allahu Akbar ! (Allah est le Plus Grand) Khaibar est perdue, car chaque fois que nous arrivons près d’un peuple (ennemi à combattre), ce sera un matin difficile pour ceux qui ont été avertis. »
- Sahih al-Bukhari, n°2961
Rapporté par Anas : Le jour (de la bataille) du Fossé, les Ansar disaient : « Nous sommes ceux qui ont juré fidélité à Muhammad pour le combat (pour toujours) tant que nous vivrons. » Le Prophète (ﷺ) leur a répondu : « Ô Allah ! Il n'y a de vraie vie que celle de l'au-delà. Honore donc les Ansar et les émigrants par Ta générosité. »
- Sahih al-Bukhari, n°2991
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est arrivé à Khaybar le matin, alors que les gens sortaient avec leurs pelles sur l’épaule. Quand ils l’ont vu, ils ont dit : « C’est Muhammad et son armée ! Muhammad et son armée ! » Ils se sont alors réfugiés dans la forteresse. Le Prophète (ﷺ) a levé les deux mains et a dit : « Allahu Akbar, Khaybar est perdue ! Quand nous approchons d’un peuple (ennemi), alors malheur à ceux qui ont été avertis. » Ensuite, nous avons trouvé des ânes que nous avons tués et cuisinés. L’annonceur du Prophète (ﷺ) a alors proclamé : « Allah et Son Messager vous interdisent de manger la viande d’âne. » Alors toutes les marmites, avec leur contenu, ont été renversées
- Sahih al-Bukhari, n°3011
Rapporté par le père d’Abu Burda : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Trois personnes recevront leur récompense deux fois. (La première) est une personne qui a une esclave, l’éduque correctement, lui enseigne de bonnes manières sans violence, puis l’affranchit et l’épouse. Cette personne aura une double récompense. (La deuxième) est un croyant parmi les gens du Livre qui a cru sincèrement, puis croit au Prophète (ﷺ) (Muhammad). Cette personne aura une double récompense. (La troisième) est un esclave qui respecte les droits et les devoirs envers Allah et qui est loyal envers son maître. »
- Sahih al-Bukhari, n°3031
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui est prêt à tuer Ka`b bin Al-Ashraf, qui a vraiment nui à Allah et à Son Messager ? » Muhammad bin Maslama a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu que je le tue ? » Il a répondu par l’affirmative. Alors Muhammad bin Maslama est allé le voir (c’est-à-dire Ka`b) et lui a dit : « Cette personne (c’est-à-dire le Prophète) nous a mis à l’épreuve et nous a demandé l’aumône. » Ka`b a répondu : « Par Allah, vous allez vous lasser de lui. » Muhammad lui a dit : « Nous l’avons suivi, donc nous n’aimons pas le quitter avant de voir ce qu’il adviendra de lui. » Muhammad bin Maslama a continué à lui parler ainsi jusqu’à ce qu’il ait l’occasion de le tuer
- Sahih al-Bukhari, n°3032
Rapporté par Jabir : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui est prêt à tuer Ka`b bin Ashraf (c’est-à-dire un Juif) ? » Muhammad bin Maslama a répondu : « Veux-tu que je le tue ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu par l’affirmative. Muhammad bin Maslama a dit : « Alors permets-moi de dire ce que je veux. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je te le permets. »
- Sahih al-Bukhari, n°3033
Rapporté par 'Abdullah bin Umar (رضي الله عنه) : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ), accompagné de Ubai bin Ka'b, est allé voir Ibn Saiyyad. On l’a informé qu’Ibn Saiyyad était dans un jardin de palmiers. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans le jardin, il s’est caché derrière les troncs des palmiers pendant qu’Ibn Saiyyad était couvert d’un drap de velours, d’où sortaient des murmures. La mère d’Ibn Saiyyad a vu le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Saf ! C’est Muhammad. » Alors Ibn Saiyyad s’est levé. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si elle l’avait laissé dans cet état, la vérité serait devenue claire. »
- Sahih al-Bukhari, n°3039
Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Prophète (ﷺ) a nommé `Abdullah bin Jubair comme chef des fantassins (archers), ils étaient cinquante le jour de la bataille de Uhud. Il leur a dit : « Restez à votre place et ne la quittez pas, même si vous voyez des oiseaux nous emporter, jusqu’à ce que je vous appelle ; et si vous voyez que nous avons vaincu les infidèles et qu’ils fuient, ne quittez pas votre place tant que je ne vous appelle pas. » Ensuite, les infidèles ont été vaincus. Par Allah, j’ai vu les femmes s’enfuir en relevant leurs vêtements, laissant voir leurs bracelets de cheville et leurs jambes. Alors les compagnons de `Abdullah bin Jubair ont dit : « Le butin ! Ô gens, le butin ! Vos compagnons ont gagné, qu’attendez-vous ? » `Abdullah bin Jubair a dit : « Avez-vous oublié ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vous a dit ? » Ils ont répondu : « Par Allah ! Nous allons rejoindre les gens (c’est-à-dire l’ennemi) et prendre notre part du butin. » Mais quand ils sont partis, ils ont été repoussés et vaincus. À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) les appelait de l’arrière. Seuls douze hommes sont restés avec le Prophète (ﷺ) et les infidèles ont tué soixante-dix hommes parmi nous. Le jour de la bataille de Badr, le Prophète (ﷺ) et ses compagnons avaient fait perdre cent quarante hommes aux païens, soixante-dix capturés et soixante-dix tués. Ensuite, Abu Sufyan a demandé trois fois : « Muhammad est-il parmi ces gens ? » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de ne pas répondre. Puis il a demandé trois fois : « Le fils d’Abu Quhafa est-il parmi ces gens ? » Il a encore demandé trois fois : « Le fils d’Al-Khattab est-il parmi ces gens ? » Ensuite, il est retourné vers ses compagnons et a dit : « Quant à ceux-là, ils ont été tués. » `Umar n’a pas pu se retenir et a dit (à Abu Sufyan) : « Tu mens, par Allah ! Ô ennemi d’Allah ! Tous ceux que tu as mentionnés sont vivants, et ce qui te déplaît est toujours là. » Abu Sufyan a dit : « Notre victoire aujourd’hui compense la vôtre à Badr, et dans la guerre, la victoire change toujours de camp, et vous trouverez certains de vos morts mutilés, mais je n’ai pas poussé mes hommes à le faire, et je n’en ai pas de regret. » Ensuite, il s’est mis à réciter joyeusement : « Ô Hubal, sois élevé ! » Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : « Pourquoi ne lui répondez-vous pas ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est le Plus Haut et le Plus Sublime. » (Ensuite) Abu Sufyan a dit : « Nous avons (l’idole) Al-`Uzza, et vous n’avez pas `Uzza. » Le Prophète a dit à ses compagnons : « Pourquoi ne lui répondez-vous pas ? » Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est notre Protecteur et vous n’avez pas de protecteur. »
- Sahih al-Bukhari, n°3053
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : « Jeudi ! Quel événement a eu lieu ce jeudi ! » Puis il s’est mis à pleurer jusqu’à ce que ses larmes mouillent le sol. Il a dit : « Ce jeudi, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravée et il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire afin que je puisse vous laisser un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.” Les personnes présentes se sont disputées à ce sujet, alors qu’il ne faut pas se disputer devant un prophète. Ils ont dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est très malade.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Laissez-moi, car l’état dans lequel je me trouve est meilleur que ce à quoi vous m’appelez.” Sur son lit de mort, le Prophète (ﷺ) a donné trois instructions : “Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, respectez et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire.” J’ai oublié la troisième recommandation. » (Ya'qub bin Muhammad a dit : « J’ai demandé à Al-Mughira bin `Abdur-Rahman ce qu’était la péninsule arabique et il a répondu : ‘Elle comprend La Mecque, Médine, Al-Yamama et le Yémen.’ » Ya'qub a ajouté : « Et Al-Arj, le début de Tihama. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3094
Rapporté par Malik bin Aus : Alors que j’étais chez moi et que le soleil était déjà haut, il faisait chaud. Soudain, le messager de `Umar bin Al-Khattab est venu me voir et m’a dit : « Le chef des croyants t’appelle. » Je l’ai donc suivi jusqu’à ce que j’entre là où `Umar était assis sur un lit fait de feuilles de palmier sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Je l’ai salué et me suis assis. Il m’a dit : « Ô Malik ! Des gens de ton peuple qui ont une famille sont venus me voir et j’ai ordonné qu’on leur donne un don, alors prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! J’aimerais que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Ô homme ! Prends-le. » Pendant que j’étais assis avec lui, son portier Yarfa’ est arrivé et a dit : « `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d bin Abi Waqqas demandent la permission d’entrer ; puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Un peu plus tard, Yarfa’ est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Alors `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c’est-à-dire `Ali). » Ils avaient un différend concernant les biens de Bani An-Nadir qu’Allah avait donnés à Son Envoyé comme Fai. Le groupe (`Uthman et ses compagnons) a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et mets-les d’accord. » `Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah par Qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (ceux des prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa),” et que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même en disant “nous” ? » Le groupe répondit : « Il l’a dit. » `Umar se tourna alors vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il l’a dit. » `Umar dit alors : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Envoyé une faveur particulière avec une partie de ce Fai (butin) qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » `Umar récita ensuite les versets : « Ce que Allah a accordé comme butin à Son Envoyé (Muhammad) de leur part — pour cela vous n’avez fait aucune expédition ni à cheval ni à chameau ; mais Allah donne le pouvoir à Ses envoyés sur qui Il veut. Et Allah est capable de toute chose. » (9:6) `Umar ajouta : « Ce bien a donc été donné spécialement au Messager d’Allah (ﷺ), mais, par Allah, il n’en a pas pris possession pour lui-même, ni ne s’est favorisé à votre exclusion, mais il vous l’a donné à tous et l’a distribué entre vous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ce bien pour subvenir aux besoins annuels de sa famille et donnait le reste pour la cause d’Allah. Il a fait cela toute sa vie. Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Ils répondirent oui. `Umar dit alors à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » `Umar ajouta : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).” Abu Bakr a donc pris en charge ce bien et l’a géré comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah sait qu’il était sincère, pieux, bien guidé et suivait ce qui est juste. Puis Allah a rappelé Abu Bakr à Lui et je suis devenu le successeur d’Abu Bakr, et j’ai gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, le gérant comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr, et Allah sait que j’ai été sincère, pieux, bien guidé et que j’ai suivi ce qui est juste. Maintenant, vous deux (`Abbas et `Ali) êtes venus me voir avec la même demande ; toi, `Abbas, tu me demandes ta part des biens de ton neveu, et cet homme, `Ali, me demande la part de sa femme dans les biens de son père. Je vous ai dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les biens des prophètes ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa).” Quand j’ai pensé qu’il était juste de vous remettre ce bien, je vous ai dit : “Je suis prêt à vous le remettre si vous acceptez, devant Allah, de le gérer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), comme le faisait Abu Bakr et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge.” Vous avez tous deux dit : “Remets-le-nous,” et je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Puis `Umar se tourna vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Voulez-vous maintenant changer d’avis ? Par Allah, par Qui existent le ciel et la terre, je ne donnerai jamais une autre décision que celle que j’ai déjà donnée. Et si vous n’arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°3106
Rapporté par Anas : Quand Abu Bakr devint calife, il m’envoya à Bahreïn et écrivit une lettre pour moi, qu’il scella avec la bague du Prophète. Trois lignes étaient gravées sur la bague : « Muhammad » sur une ligne, « Envoyé » sur une autre, et « Allah » sur la troisième
- Sahih al-Bukhari, n°3112
Rapporté par Muhammad bin Suqa : J'ai entendu Mundhir at-Tuzi rapporter d'Ibn Hanafiya qui a dit : « Mon père m'a envoyé en disant : Prends cette lettre et apporte-la à `Uthman, car elle contient les instructions du Prophète ﷺ concernant la Sadaqa. »
- Sahih al-Bukhari, n°3114
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah (ra) : Un garçon est né à l'un de nos hommes parmi les Ansar, et il voulait l'appeler Muhammad. Cet homme Ansari a dit : « J'ai amené le garçon au Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ a dit : Donnez à votre enfant mon prénom, mais ne lui donnez pas ma Kunya, car j'ai été désigné comme Qasim (c'est-à-dire celui qui distribue) pour répartir (le butin, etc.) entre vous. » Le rapporteur, Husain, a dit que le Prophète ﷺ a dit : « J'ai été envoyé comme Qasim (distributeur) pour distribuer (les biens) entre vous. » [Le sous-narrateur Salim a dit qu'il a entendu Jabir dire que l'homme voulait appeler le garçon Al-Qasim, mais le Prophète ﷺ a dit : « Appelez (vos fils) par mon nom, mais ne leur donnez pas ma Kunya. »
- Sahih al-Bukhari, n°3184
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) voulut accomplir la `Umra, il envoya quelqu’un demander aux gens de La Mecque la permission d’entrer dans la ville. Ils posèrent comme conditions qu’il ne reste pas plus de trois jours, qu’il n’entre qu’avec des armes rangées et qu’il ne prêche pas l’islam à aucun d’entre eux. `Ali bin Abi Talib commença alors à rédiger le traité entre eux. Il écrivit : « Ceci est ce sur quoi Muhammad, Messager d’Allah, s’est mis d’accord. » Les Mecquois dirent : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous ne t’aurions pas empêché et nous t’aurions suivi. Mais écris plutôt : ‘Ceci est ce sur quoi Muhammad bin `Abdullah s’est mis d’accord.’ » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit alors : « Par Allah, je suis Muhammad bin `Abdullah, et par Allah, je suis le Messager d’Allah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) n’écrivait pas lui-même, alors il demanda à `Ali d’effacer l’expression ‘Messager d’Allah’. `Ali répondit : « Par Allah, je ne l’effacerai jamais. » Le Prophète (ﷺ) dit alors à `Ali : « Montre-moi le document. » Quand `Ali le lui montra, le Prophète (ﷺ) effaça lui-même l’expression de sa propre main. Quand le Prophète (ﷺ) entra à La Mecque et que les trois jours furent passés, les Mecquois vinrent voir `Ali et dirent : « Que ton ami (le Prophète) quitte La Mecque. » `Ali en informa le Prophète (ﷺ), qui répondit : « Oui, » puis il quitta la ville
- Sahih al-Bukhari, n°3195
Rapporté par Muhammad bin Ibrahim bin Al-Harith : D’après Abu Salama bin `Abdur-Rahman, qui a eu un différend avec des gens à propos d’un terrain et est allé en parler à `Aisha. Elle lui a dit : « Ô Abu Salama, évite ce terrain, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Quiconque prend même une petite portion de terre injustement, son cou sera entouré de cette terre jusqu’à sept terres en profondeur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3207
Rapporté par Malik bin Sasaa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à la Maison, entre le sommeil et l’éveil, (un ange m’a reconnu) comme l’homme allongé entre deux hommes. Un plateau d’or rempli de sagesse et de foi a été apporté, et mon corps a été ouvert de la gorge jusqu’au bas du ventre, puis mon ventre a été lavé avec de l’eau de Zamzam et (mon cœur) a été rempli de sagesse et de foi. Al-Buraq, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, m’a été amené et je suis parti avec Gabriel. Quand je suis arrivé au premier ciel, Gabriel a dit au gardien de la porte du ciel : ‘Ouvre la porte.’ Le gardien a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Il a dit : ‘Gabriel.’ Le gardien : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a dit : ‘Muhammad.’ Le gardien a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a dit : ‘Oui.’ Alors il a été dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ J’ai alors rencontré Adam, je l’ai salué et il a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô fils et Prophète.’ Puis nous sommes montés au deuxième ciel. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a dit : ‘Gabriel.’ On a dit : ‘Qui est avec toi ?’ Il a dit : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Il a dit : ‘Oui.’ On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ J’ai alors rencontré Jésus et Yahya (Jean) qui ont dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au troisième ciel. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a dit : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui est avec toi ?’ Gabriel a dit : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ ‘Oui,’ a dit Gabriel. ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ (Le Prophète (ﷺ) a ajouté :) Là, j’ai rencontré Joseph, je l’ai salué, et il a répondu : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète !’ Puis nous sommes montés au quatrième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré Idris, je l’ai salué, il a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au cinquième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Aaron qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au sixième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Moïse qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Quand j’ai continué, il s’est mis à pleurer et, interrogé sur la raison, il a dit : ‘Ô Seigneur ! Les membres de la communauté de ce jeune homme envoyé après moi entreront au Paradis plus nombreux que les miens.’ Puis nous sommes montés au septième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Abraham qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô fils et Prophète.’ Ensuite, on m’a montré Al-Bait-al-Ma’mur (la Maison d’Allah). J’ai demandé à Gabriel ce que c’était et il a dit : ‘C’est Al Bait-ul-Ma’mur où 70 000 anges prient chaque jour, et quand ils en sortent, ils n’y reviennent jamais (chaque jour, un nouveau groupe y entre).’ Ensuite, on m’a montré Sidrat-ul-Muntaha (un arbre au septième ciel) et j’ai vu ses fruits qui ressemblaient aux cruches d’argile de Hajr (une ville d’Arabie), et ses feuilles étaient comme des oreilles d’éléphants, et quatre rivières prenaient leur source à sa racine, deux visibles et deux cachées. J’ai demandé à Gabriel à propos de ces rivières et il a dit : ‘Les deux cachées sont au Paradis, et les deux visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, cinquante prières m’ont été prescrites. Je suis descendu jusqu’à ce que je rencontre Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’as-tu fait ?’ J’ai dit : ‘Cinquante prières m’ont été prescrites.’ Il a dit : ‘Je connais mieux les gens que toi, car j’ai eu le plus de mal à amener les enfants d’Israël à obéir. Tes fidèles ne pourront pas supporter une telle obligation. Retourne donc vers ton Seigneur et demande-Lui de réduire le nombre de prières.’ Je suis retourné et j’ai demandé à Allah (de réduire), et Il les a réduites à quarante. Je suis revenu (voir Moïse) et la même discussion a eu lieu, puis je suis retourné vers Allah pour demander une réduction et Il les a réduites à trente, puis vingt, puis dix, puis je suis allé voir Moïse qui m’a donné le même conseil. Finalement, Allah les a réduites à cinq. Quand je suis retourné voir Moïse, il m’a dit : ‘Qu’as-tu fait ?’ J’ai dit : ‘Allah les a réduites à cinq seulement.’ Il a répété le même conseil mais j’ai dit que j’acceptais (l’Ordre final d’Allah). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a été interpellé par Allah : « J’ai décrété Mon obligation et allégé la charge de Mes serviteurs, et Je récompenserai chaque bonne action comme si elle en valait dix. »
- Sahih al-Bukhari, n°3231
Rapporté par `Aisha : Elle a demandé au Prophète ﷺ : « As-tu connu un jour plus difficile que le jour de la bataille d’Uhud ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Ta tribu m’a causé beaucoup de peine, et la pire a été le jour de ‘Aqaba, quand je me suis présenté à Ibn `Abd-Yalail bin `Abd-Kulal et qu’il n’a pas répondu à ma demande. Je suis donc parti, accablé de tristesse, et j’ai continué jusqu’à me retrouver à Qarnath-Tha-alib, où j’ai levé la tête vers le ciel et j’ai vu un nuage qui me faisait de l’ombre. J’ai regardé et j’ai vu Gabriel à l’intérieur. Il m’a appelé en disant : “Allah a entendu ce que ton peuple t’a dit et comment ils t’ont répondu. Allah t’a envoyé l’Ange des montagnes pour que tu lui ordonnes ce que tu veux pour ces gens.” L’Ange des montagnes m’a appelé et m’a salué, puis il a dit : “Ô Muhammad ! Ordonne ce que tu veux. Si tu veux, je ferai tomber sur eux les deux montagnes.” Le Prophète ﷺ a dit : « Non, mais j’espère qu’Allah fera naître d’eux des gens qui adoreront Allah seul, sans rien Lui associer. »
- Sahih al-Bukhari, n°3234
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Celui qui prétend que le Prophète Muhammad ﷺ a vu son Seigneur commet une grave erreur, car il n’a vu que Gabriel dans sa vraie forme, telle qu’il a été créé, couvrant tout l’horizon
- Sahih al-Bukhari, n°3248
Rapporté par Anas bin Malik : Un manteau de soie a été offert au Prophète ﷺ, alors qu’il interdisait aux hommes de porter de la soie. Quand les gens ont été émerveillés par ce manteau, il a dit : « Par Allah, dans la main de qui est la vie de Muhammad, les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh au Paradis sont meilleurs que cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°3275
Rapporté par Muhammad bin Sirin : Abu Huraira a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a confié la gestion de la Zakat de Ramadan (c'est-à-dire la Zakat-ul-Fitr). Quelqu'un est venu et a commencé à prendre de la nourriture de la Zakat avec ses deux mains. Je l'ai attrapé et je lui ai dit que j'allais l'emmener chez le Messager d'Allah (ﷺ). » Puis Abu Huraira a raconté toute l'histoire et a ajouté : « Il (le voleur) a dit : ‘Chaque fois que tu vas te coucher, récite le verset du "Kursi" (2.255), car alors un gardien d'Allah te protégera, et Satan ne t'approchera pas jusqu'à l'aube.’ » À cela, le Prophète (ﷺ) a dit : « Il t’a dit la vérité, même s’il est menteur, et lui-même (le voleur) était Satan. »
- Sahih al-Bukhari, n°3329
Rapporté par Anas : Quand ‘Abdullah ibn Salam a appris l’arrivée du Prophète (ﷺ) à Médine, il est venu le voir et a dit : « Je vais te poser trois questions que seul un prophète peut connaître : Quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Pourquoi un enfant ressemble-t-il à son père ou à son oncle maternel ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Gabriel vient juste de m’en donner les réponses. » ‘Abdullah a dit : « Lui (Gabriel), parmi tous les anges, est l’ennemi des Juifs. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’est à l’ouest ; le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire (caudé) du foie de poisson. Pour la ressemblance de l’enfant avec ses parents : si l’homme a un rapport avec sa femme et qu’il éjacule en premier, l’enfant ressemblera au père, et si c’est la femme qui a l’émission en premier, l’enfant ressemblera à la mère. » À cela, ‘Abdullah ibn Salam a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah. » Il a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les Juifs sont des menteurs, et s’ils apprennent ma conversion à l’Islam avant que tu ne leur demandes (à mon sujet), ils mentiront sur moi. » Les Juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et ‘Abdullah est entré dans la maison. Le Messager d’Allah a demandé (aux Juifs) : « Que pensez-vous de ‘Abdullah ibn Salam parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le plus savant et le meilleur d’entre nous, et le fils du meilleur d’entre nous. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que feriez-vous s’il embrassait l’Islam (feriez-vous comme lui) ? » Les Juifs ont dit : « Qu’Allah le protège de cela. » Puis ‘Abdullah ibn Salam est sorti devant eux en disant : « Je témoigne qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Alors ils ont dit : « Il est le pire d’entre nous et le fils du pire d’entre nous, » et ils ont continué à dire du mal de lui
- Sahih al-Bukhari, n°3339
Rapporté par Abu Sa`id : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Noé et sa communauté viendront (le Jour de la Résurrection) et Allah demandera (à Noé) : ‘As-tu transmis (le Message) ?’ Il répondra : ‘Oui, ô mon Seigneur !’ Puis Allah demandera à la communauté de Noé : ‘Noé vous a-t-il transmis Mon Message ?’ Ils répondront : ‘Non, aucun prophète n’est venu à nous.’ Alors Allah demandera à Noé : ‘Qui témoignera en ta faveur ?’ Il répondra : ‘Muhammad et ses disciples (témoigneront pour moi).’ Ainsi, moi et mes disciples témoignerons pour lui (qu’il a transmis le Message d’Allah). » C’est l’interprétation de la parole d’Allah : « Ainsi, Nous avons fait de vous une communauté juste et la meilleure afin que vous soyez témoins pour l’humanité. »
- Sahih al-Bukhari, n°3340
Rapporté par Abu Huraira : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lors d’un banquet et on lui a servi une épaule de mouton cuite, qu’il aimait particulièrement. Il en a mangé un morceau et a dit : « Je serai le chef de tous les gens le Jour de la Résurrection. Savez-vous comment Allah rassemblera tous les premiers et les derniers (les gens) en un même lieu, où chacun pourra les voir et entendre l’annonceur, et où le soleil sera proche d’eux ? Certains diront : ‘Ne voyez-vous pas dans quelle situation vous êtes et à quel point vous en êtes arrivés ? Pourquoi ne cherchez-vous pas quelqu’un qui puisse intercéder pour vous auprès de votre Seigneur ?’ Certains diront : ‘Allez voir votre père, Adam.’ Ils iront le voir et diront : ‘Ô Adam ! Tu es le père de toute l’humanité, Allah t’a créé de Ses propres mains, a ordonné aux anges de se prosterner devant toi et t’a fait vivre au Paradis. Ne vas-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ? Ne vois-tu pas dans quelle situation misérable nous sommes et à quel point nous en sommes arrivés ?’ Adam répondra : ‘Mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais ; en plus, Il m’a interdit (de manger de) l’arbre, mais j’ai désobéi (à Son ordre), je pense à moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.’ Ils iront voir Noé et diront : ‘Ô Noé ! Tu es le premier des messagers d’Allah envoyés aux gens de la terre, et Allah t’a appelé Son serviteur reconnaissant. Ne vois-tu pas dans quelle situation misérable nous sommes et à quel point nous en sommes arrivés ? Ne vas-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ?’ Noé répondra : ‘Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Moi-même ! Moi-même ! Allez voir le Prophète (Muhammad).’ Les gens viendront à moi, et je me prosternerai sous le Trône d’Allah. Alors il me sera dit : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête ; intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, tu recevras. »
- Sahih al-Bukhari, n°3342
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Abu Dhar رضي الله عنه disait que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à La Mecque, le toit de ma maison s’est ouvert et Jibril est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Ensuite, il a apporté un plateau d’or rempli de sagesse et de foi, en a versé le contenu dans ma poitrine, puis l’a refermée. Ensuite, il a pris ma main et m’a fait monter au ciel. Quand Jibril est arrivé au premier ciel, il a dit au gardien du ciel : ‘Ouvre (la porte).’ Le gardien a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a répondu : ‘Jibril.’ Il a demandé : ‘Y a-t-il quelqu’un avec toi ?’ Jibril a répondu : ‘Muhammad (ﷺ) est avec moi.’ Il a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Jibril a dit : ‘Oui.’ Alors la porte a été ouverte et nous sommes montés au premier ciel, où nous avons vu un homme assis avec de nombreux groupes à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il m’a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et fils vertueux.’ J’ai demandé : ‘Qui est cet homme, ô Jibril ?’ Jibril a répondu : ‘C’est Adam, et les gens à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux de droite sont les gens du Paradis, et ceux de gauche sont les gens du Feu (de l’Enfer). Quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.’ Ensuite, Jibril m’a fait monter jusqu’au deuxième ciel et a dit au gardien : ‘Ouvre (la porte).’ Le gardien lui a posé les mêmes questions que le premier, puis il a ouvert la porte. » Anas a ajouté : Abu Dhar a mentionné que le Prophète (ﷺ) a rencontré Idris, Moussa (Moïse), ‘Isa (Jésus) et Ibrahim (Abraham) dans les cieux, sans préciser dans quels cieux chacun se trouvait, mais il a dit que le Prophète (ﷺ) avait rencontré Adam au premier ciel et Ibrahim au sixième. Anas a dit : « Quand Jibril et le Prophète (ﷺ) sont passés devant Idris, ce dernier a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ Le Prophète (ﷺ) a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a dit : ‘C’est Idris.’ » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, je suis passé devant Moussa qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a dit : ‘C’est Moussa.’ Ensuite, je suis passé devant ‘Isa qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et frère vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Il a répondu : ‘C’est ‘Isa.’ Ensuite, je suis passé devant le Prophète (ﷺ) Ibrahim qui a dit : ‘Bienvenue, ô Prophète vertueux et fils vertueux !’ J’ai demandé : ‘Qui est-ce ?’ Jibril a répondu : ‘C’est Ibrahim.’ » Rapporté par Ibn ‘Abbas et Abu Haiyya Al-Ansari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ensuite, Jibril m’a fait monter à un endroit où j’ai entendu le grincement des plumes. » Ibn Hazm et Anas bin Malik rapportent que le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah m’a prescrit cinquante prières. Quand je suis revenu avec cet ordre d’Allah, je suis passé devant Moussa qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qu’Allah a prescrit à ta communauté ?’ J’ai répondu : ‘Il leur a prescrit cinquante prières.’ Moussa m’a dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur (et demande une réduction), car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ Je suis donc retourné auprès de mon Seigneur et Il a réduit de moitié. Quand je suis repassé devant Moussa et que je l’en ai informé, il m’a encore dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ J’y suis retourné de la même manière, et la moitié a encore été réduite. Je suis encore passé devant Moussa, il m’a dit : ‘Retourne auprès de ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas le supporter.’ J’y suis retourné et Allah a dit : ‘Ce sont cinq prières, mais elles comptent comme cinquante, car Ma Parole ne change pas.’ Je suis revenu vers Moussa, il m’a encore dit de retourner auprès de mon Seigneur (pour demander une réduction), mais j’ai dit : ‘J’ai honte de demander encore à mon Seigneur.’ Ensuite, Jibril m’a emmené jusqu’à ce que nous atteignions Sidrat-ul-Muntaha (l’arbre du lotus de la limite ultime) qui était couvert de couleurs indescriptibles. Puis j’ai été admis au Paradis où j’ai trouvé de petites tentes en perles et son sol était du musc (un parfum). »
- Sahih al-Bukhari, n°3344
Rapporté par Abu Sa`id : `Ali a envoyé un morceau d’or au Prophète (ﷺ) qui l’a distribué à quatre personnes : Al-Aqra’ bin H`Abis Al-Hanzali de la tribu de Mujashi, ‘Uyaina bin Badr Al-Fazari, Zaid at-Ta’i de la tribu de Bani Nahban, et ‘Alqama bin Ulatha Al-‘Amir de la tribu de Bani Kilab. Les Quraish et les Ansar se sont alors fâchés et ont dit : « Il (le Prophète) donne aux chefs du Najd et ne nous donne pas à nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je leur donne pour attirer leur cœur (vers l’Islam). » Ensuite, un homme aux yeux enfoncés, aux joues saillantes, au front large, à la barbe épaisse et à la tête rasée, s’est avancé devant le Prophète (ﷺ) et a dit : « Crains Allah, ô Muhammad ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui obéirait à Allah si je Lui désobéissais ? (Est-ce juste qu’) Allah m’ait confié tous les gens de la terre alors que toi, tu ne me fais pas confiance ? » Quelqu’un, je pense que c’était Khalid bin Al-Walid, a demandé au Prophète (ﷺ) la permission de lui trancher la tête, mais il l’en a empêché. Quand l’homme est parti, le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi les descendants de cet homme, il y en aura qui réciteront le Coran, mais le Coran ne dépassera pas leur gorge (c’est-à-dire qu’ils le réciteront sans le comprendre ni l’appliquer), et ils sortiront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse le corps d’un gibier. Ils tueront les musulmans mais ne dérangeront pas les idolâtres. Si je vis jusqu’à leur époque, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été tué (c’est-à-dire que je les exterminerai tous). »
- Sahih al-Bukhari, n°3369
Rapporté par Abu Humaid As-Sa`idi : Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment devons-nous (demander à Allah de) prier sur toi ? » Le Messager d’Allah a répondu : « Dites : Ô Allah ! Accorde Ta miséricorde à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance, comme Tu as accordé Ta miséricorde à la famille d’Abraham ; et accorde Tes bénédictions à Muhammad et à sa descendance, comme Tu as accordé Tes bénédictions à la famille d’Abraham, car Tu es le Digne de louange, le Glorieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°3370
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Laila : Ka`b bin Ujrah m’a rencontré et a dit : « Veux-tu que je t’offre un cadeau que j’ai reçu du Prophète ? » `Abdur-Rahman a répondu : « Oui, donne-le-moi. » J’ai dit : « Nous avons demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment doit-on (demander à Allah de) prier sur toi et les membres de ta famille, car Allah nous a appris comment te saluer (dans la prière) ?’ Il a dit : ‘Dites : Ô Allah ! Accorde Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Ta miséricorde à Abraham et à la famille d’Abraham, car Tu es le Digne de louange, le Glorieux. Ô Allah ! Accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Tes bénédictions à Abraham et à la famille d’Abraham, car Tu es le Digne de louange, le Glorieux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3408
Rapporté par Abu Huraira : Un musulman et un juif se sont disputés. Le musulman, en jurant, a dit : « Par Celui qui a préféré Muhammad à tous les gens… ! » Le juif a dit : « Par Celui qui a préféré Moïse à tous les gens. » Le musulman a levé la main et a giflé le juif, qui est allé voir le Prophète (ﷺ) pour lui raconter ce qui s’était passé entre eux. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne me donnez pas de supériorité sur Moïse, car les gens perdront connaissance (le Jour de la Résurrection) et je serai le premier à reprendre connaissance pour voir Moïse debout, tenant un côté du Trône d’Allah. Je ne saurai pas s’il fait partie de ceux qui ont perdu connaissance et qu’il a repris connaissance avant moi, ou s’il fait partie de ceux qu’Allah a exemptés. »
- Sahih al-Bukhari, n°3414
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, alors qu’un Juif vendait quelque chose, on lui proposa un prix qui ne lui plaisait pas. Il dit alors : « Non, par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains ! » En l’entendant, un homme des Ansar se leva et le gifla en disant : « Tu dis : Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains alors que le Prophète (Muhammad) est parmi nous ! » Le Juif alla voir le Prophète et dit : « Ô Abu-l-Qasim ! Je suis sous la protection et le contrat de sécurité, alors quel droit untel a-t-il de me gifler ? » Le Prophète (ﷺ) demanda à l’autre : « Pourquoi l’as-tu giflé ? » Il lui raconta toute l’histoire. Le Prophète (ﷺ) se mit en colère, au point que cela se voyait sur son visage, et dit : « Ne donnez pas la supériorité à un prophète parmi les prophètes d’Allah, car lorsque la trompe sera soufflée, tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux tomberont inconscients, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. La trompe sera soufflée une seconde fois et je serai le premier à ressusciter pour voir Moïse tenant le Trône d’Allah. Je ne saurai pas si l’inconscience que Moïse a eue le jour du Tur lui a suffi, ou s’il s’est relevé avant moi. Et je ne dis pas qu’il y a quelqu’un de meilleur que Yunus fils de Matta. »
- Sahih al-Bukhari, n°3415
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, alors qu’un Juif vendait quelque chose, on lui proposa un prix qui ne lui plaisait pas. Il dit alors : « Non, par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains ! » En l’entendant, un homme des Ansar se leva et le gifla en disant : « Tu dis : Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains alors que le Prophète (Muhammad) est parmi nous ! » Le Juif alla voir le Prophète et dit : « Ô Abu-l-Qasim ! Je suis sous la protection et le contrat de sécurité, alors quel droit untel a-t-il de me gifler ? » Le Prophète (ﷺ) demanda à l’autre : « Pourquoi l’as-tu giflé ? » Il lui raconta toute l’histoire. Le Prophète (ﷺ) se mit en colère, au point que cela se voyait sur son visage, et dit : « Ne donnez pas la supériorité à un prophète parmi les prophètes d’Allah, car lorsque la trompe sera soufflée, tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux tomberont inconscients, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. La trompe sera soufflée une seconde fois et je serai le premier à ressusciter pour voir Moïse tenant le Trône d’Allah. Je ne saurai pas si l’inconscience que Moïse a eue le jour du Tur lui a suffi, ou s’il s’est relevé avant moi. Et je ne dis pas qu’il y a quelqu’un de meilleur que Yunus fils de Matta. »
- Sahih al-Bukhari, n°3430
Rapporté par Malik bin Sasaa : Le Prophète (ﷺ) leur a parlé de la nuit de son Ascension aux cieux. Il a dit : « (Puis Gabriel m’a pris) et est monté jusqu’à la deuxième ciel où il a demandé que la porte soit ouverte, mais on a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘C’est Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Il a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Il a dit : ‘Oui.’ Quand nous sommes arrivés au deuxième ciel, j’ai vu Yahya (Jean) et Jésus, qui étaient cousins. Gabriel a dit : ‘Voici Jean (Yahya) et Jésus, salue-les.’ Je les ai salués et ils ont répondu à mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô pieux frère et pieux Prophète !’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3435
Rapporté par 'Ubada : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu'un atteste qu'il n'y a de divinité digne d'être adorée qu'Allah, seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son messager, et que Jésus est le serviteur d'Allah, Son messager, Sa parole qu'Il a envoyée à Marie et un esprit venant de Lui, et que le Paradis est vrai et l'Enfer est vrai, Allah le fera entrer au Paradis selon ses actions, même si elles sont peu nombreuses. » (Junada, le sous-narrateur, a dit : « 'Ubada a ajouté : 'Une telle personne pourra entrer au Paradis par l'une des huit portes qu'il souhaite. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3475
Rapporté par `Aisha : Les gens de Quraish étaient inquiets à propos d’une femme de Bani Makhzum qui avait volé. Ils ont demandé : « Qui va intercéder pour elle auprès du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Certains ont dit : « Seul Usama bin Zaid, le bien-aimé du Messager d’Allah (ﷺ), osera le faire. » Quand Usama a parlé au Prophète à ce sujet, le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Veux-tu intercéder dans une affaire concernant les peines prescrites par Allah ? » Puis il s’est levé et a prononcé un sermon : « Ce qui a détruit les peuples avant vous, c’est que si un noble volait, ils le laissaient, mais si un pauvre volait, ils lui appliquaient la peine d’Allah. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. »
- Sahih al-Bukhari, n°3497
Rapporté par Tawus : Ibn `Abbas a récité le verset du Coran : « Sauf d’être bons envers moi à cause de notre lien de parenté avec vous » (42:23). Sa`id bin Jubair a dit : « Ce verset parle du lien de parenté avec Muhammad. » Ibn `Abbas a dit : « Il n’y avait pas une seule maison (c’est-à-dire sous-tribu) de Quraish qui n’ait un lien de parenté avec le Prophète (ﷺ), donc ce verset a été révélé à ce sujet, et son sens est : Ô Quraish ! Vous devez préserver de bonnes relations entre moi (c’est-à-dire Muhammad) et vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°3500
Rapporté par Muhammad bin Jubair bin Mut`im : Alors qu’il était avec une délégation de Quraish chez Muawiya, ce dernier a appris qu’Abdullah bin `Amr bin Al-`As avait dit qu’il y aurait un roi issu de la tribu de Qahtan. À cette nouvelle, Muawiya s’est fâché, s’est levé, puis a loué Allah comme il se doit, et a dit : « Maintenant, j’ai entendu que certains parmi vous racontent des choses qui ne sont ni dans le Livre Saint, ni rapportées par le Messager d’Allah (ﷺ). Ces hommes sont les ignorants parmi vous. Méfiez-vous des espoirs qui égarent les gens, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : L’autorité de gouverner restera avec Quraish, et quiconque leur sera hostile, Allah le détruira tant qu’ils respecteront les lois de la religion. »
- Sahih al-Bukhari, n°3518
Rapporté par Jabir : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lors d'une expédition. Beaucoup d'émigrants l'ont rejoint, et parmi eux, il y avait un homme qui aimait plaisanter (ou jouer avec des lances) ; il a donc, en plaisantant, frappé un Ansari à la hanche. L'Ansari s'est tellement fâché qu'ils ont tous les deux appelé leur groupe. L'Ansari a dit : « À l'aide, ô Ansar ! » Et l'émigrant a dit : « À l'aide, ô émigrants ! » Le Prophète (ﷺ) est sorti et a dit : « Qu'est-ce qui ne va pas avec les gens pour qu'ils lancent cet appel de l'époque de l'ignorance ? » Puis il a dit : « Que se passe-t-il ? » On lui a expliqué l'histoire du coup donné par l'émigrant à l'Ansari. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Arrêtez cela (c'est-à-dire cet appel à l'aide), car c'est un mauvais appel. » Abdullah bin Ubai bin Salul (un hypocrite) a dit : « Les émigrants ont appelé et se sont rassemblés contre nous ; donc, quand nous retournerons à Médine, sûrement les plus honorables expulseront les plus faibles. » À cela, `Umar a dit : « Ô Prophète d'Allah ! Ne devrions-nous pas tuer cette mauvaise personne (c'est-à-dire `Abdullah bin Ubai bin Salul) ? » Le Prophète a dit : « Non, de peur que les gens disent que Muhammad tuait ses compagnons. »
- Sahih al-Bukhari, n°3522
Rapporté par Abu Jamra : Ibn `Abbas nous a dit : « Voulez-vous que je vous raconte l'histoire de la conversion d'Abu Dhar à l'islam ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Abu Dhar a raconté : J'étais un homme de la tribu de Ghifar. Nous avons entendu dire qu'un homme était apparu à La Mecque, prétendant être un Prophète. J'ai dit à mon frère : 'Va voir cet homme, parle-lui et rapporte-moi ses nouvelles.' Il est parti, l'a rencontré et est revenu. Je lui ai demandé : 'Quelles sont tes nouvelles ?' Il a répondu : 'Par Allah, j'ai vu un homme qui ordonne le bien et interdit le mal.' Je lui ai dit : 'Tu ne m'as pas satisfait avec si peu d'informations.' J'ai donc pris une outre et un bâton et je suis parti pour La Mecque. Je ne le connaissais pas (c'est-à-dire le Prophète (ﷺ)), et je n'aimais pas demander à quelqu'un à son sujet. Je buvais de l'eau de Zamzam et restais dans la Mosquée. Puis `Ali est passé près de moi et a dit : 'Il semble que tu sois un étranger ?' J'ai dit : 'Oui.' Il est allé chez lui et je l'ai accompagné. Il ne m'a rien demandé et je ne lui ai rien dit. Le lendemain matin, je suis allé à la Mosquée pour demander des informations sur le Prophète, mais personne ne m'a rien dit. `Ali est repassé près de moi et a demandé : 'L'homme n'a-t-il pas encore trouvé où loger ?' J'ai dit : 'Non.' Il a dit : 'Viens avec moi.' Il m'a demandé : 'Que fais-tu ici ? Qu'est-ce qui t'amène dans cette ville ?' J'ai dit : 'Si tu gardes mon secret, je te le dirai.' Il a répondu : 'Je le garderai.' Je lui ai dit : 'Nous avons entendu qu'une personne est apparue ici, prétendant être un Prophète. J'ai envoyé mon frère lui parler et, à son retour, il ne m'a pas apporté de nouvelles satisfaisantes ; alors j'ai voulu le rencontrer moi-même.' `Ali a dit (à Abu Dhar) : 'Tu es arrivé à ton but ; je vais justement le voir, alors suis-moi, et où j'entrerai, entre après moi. Si je vois quelqu'un qui pourrait te causer des ennuis, je me mettrai près d'un mur en faisant semblant de réparer mes sandales (comme avertissement), et tu devras alors partir.' `Ali est parti et je l'ai suivi jusqu'à ce qu'il entre dans un endroit, et j'y suis entré avec lui pour voir le Prophète (ﷺ) à qui j'ai dit : 'Présente-moi les principes de l'islam.' Quand il l'a fait, j'ai accepté l'islam immédiatement. Il m'a dit : 'Ô Abu Dhar ! Garde ta conversion secrète et retourne dans ta tribu ; et quand tu entendras parler de notre victoire, reviens vers nous.' J'ai dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, j'annoncerai ma conversion à l'islam publiquement parmi eux (c'est-à-dire les infidèles).' Abu Dhar est allé à la Mosquée, où se trouvaient des gens de Quraish, et a dit : 'Ô gens de Quraish ! J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, et j'atteste aussi que Muhammad est l'esclave d'Allah et Son Messager.' (En entendant cela) les hommes de Quraish ont dit : 'Attrapez ce Sabi (c'est-à-dire ce musulman) !' Ils se sont levés et m'ont frappé presque à mort. Al-`Abbas m'a vu et s'est jeté sur moi pour me protéger. Il s'est alors tourné vers eux et a dit : 'Malheur à vous ! Vous voulez tuer un homme de la tribu de Ghifar, alors que votre commerce et vos communications passent par le territoire de Ghifar ?' Ils m'ont donc laissé. Le lendemain matin, je suis retourné (à la Mosquée) et j'ai dit la même chose que la veille. Ils ont encore dit : 'Attrapez ce Sabi !' J'ai été traité de la même façon que la veille, et encore une fois Al-`Abbas m'a trouvé, s'est jeté sur moi pour me protéger et leur a dit la même chose que la veille.' Voilà comment Abu Dhar (qu'Allah lui fasse miséricorde) s'est converti à l'islam. »
- Sahih al-Bukhari, n°3527
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Bani `Abd Munaf ! Sauvez-vous auprès d'Allah ; ô Bani `Abdul-Muttalib ! Sauvez-vous auprès d'Allah ; ô mère d'Az-Zubair bin Al-Awwam, la tante du Messager d'Allah (ﷺ), et ô Fatima bint Muhammad ! Sauvez-vous auprès d'Allah, car je ne peux pas vous défendre devant Allah. Vous pouvez me demander de mes biens autant que vous voulez. »
- Sahih al-Bukhari, n°3532
Rapporté par Jubair bin Mut`im : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « J'ai cinq noms : je suis Muhammad et Ahmad ; je suis Al-Mahi, par qui Allah éliminera l’incroyance ; je suis Al-Hashir, celui qui sera ressuscité en premier, et les gens seront ressuscités après moi ; et je suis aussi Al-`Aqib (c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de prophète après moi). »
- Sahih al-Bukhari, n°3533
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « N’est-ce pas étonnant comment Allah me protège des insultes et malédictions des Quraysh ? Ils insultent Mudhammam et maudissent Mudhammam alors que moi, je suis Muhammad (et non Mudhammam). »
- Sahih al-Bukhari, n°3617
Rapporté par Anas : Il y avait un chrétien qui s’est converti à l’islam et qui récitait les sourates Al-Baqara et Al-`Imran, et il écrivait (les révélations) pour le Prophète. Plus tard, il est retourné au christianisme et disait : « Muhammad ne sait rien d’autre que ce que je lui ai écrit. » Puis Allah a causé sa mort, et les gens l’ont enterré, mais le matin, ils ont vu que la terre avait rejeté son corps. Ils ont dit : « C’est l’œuvre de Muhammad et de ses compagnons. Ils ont creusé la tombe de notre compagnon et ont sorti son corps parce qu’il s’est éloigné d’eux. » Ils ont de nouveau creusé une tombe plus profonde pour lui, mais le matin, ils ont encore vu que la terre avait rejeté son corps. Ils ont dit : « C’est un acte de Muhammad et de ses compagnons. Ils ont creusé la tombe de notre compagnon et ont jeté son corps dehors, parce qu’il s’est éloigné d’eux. » Ils ont creusé la tombe aussi profondément qu’ils le pouvaient, mais le matin, ils ont encore vu que la terre avait rejeté son corps. Alors ils ont compris que ce qui lui était arrivé ne venait pas des humains et ils ont dû le laisser à la surface
- Sahih al-Bukhari, n°3618
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand Khosrau mourra, il n’y aura plus de Khosrau après lui, et quand César mourra, il n’y aura plus de César après lui. Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Ses mains, vous dépenserez les trésors des deux dans la voie d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°3620
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailama-al-Kadhdhab (le menteur) est venu du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) avec beaucoup de ses gens (à Médine) et a dit : « Si Muhammad me nomme son successeur, je le suivrai. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé vers lui avec Thabit bin Qais bin Shams ; et le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un morceau de feuille de palmier dans la main. Il s’est tenu devant Musailama (et ses compagnons) et a dit : « Même si tu me demandais ce morceau (de feuille), je ne te le donnerais pas. Tu ne peux pas échapper au destin qui t’attend, par Allah. Si tu rejettes l’islam, Allah te détruira. Je pense que tu es très probablement la personne que j’ai vue en rêve. » Abu Huraira m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or autour de mon bras, et cela m’a beaucoup inquiété. Puis j’ai reçu l’ordre divin, en rêve, de les souffler, et je les ai soufflés et ils se sont envolés. J’ai interprété ces deux bracelets comme étant deux menteurs qui apparaîtront après moi. L’un d’eux était Al-Ansi et l’autre était Musailama Al-Kadhdhab d’Al-Yamama. »
- Sahih al-Bukhari, n°3621
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailama-al-Kadhdhab (le menteur) est venu du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) avec beaucoup de ses gens (à Médine) et a dit : « Si Muhammad me nomme son successeur, je le suivrai. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé vers lui avec Thabit bin Qais bin Shams ; et le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un morceau de feuille de palmier dans la main. Il s’est tenu devant Musailama (et ses compagnons) et a dit : « Même si tu me demandais ce morceau (de feuille), je ne te le donnerais pas. Tu ne peux pas échapper au destin qui t’attend, par Allah. Si tu rejettes l’islam, Allah te détruira. Je pense que tu es très probablement la personne que j’ai vue en rêve. » Abu Huraira m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or autour de mon bras, et cela m’a beaucoup inquiété. Puis j’ai reçu l’ordre divin, en rêve, de les souffler, et je les ai soufflés et ils se sont envolés. J’ai interprété ces deux bracelets comme étant deux menteurs qui apparaîtront après moi. L’un d’eux était Al-Ansi et l’autre était Musailama Al-Kadhdhab d’Al-Yamama. »
- Sahih al-Bukhari, n°3632
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Sa`d bin Mu`adh est venu à La Mecque pour accomplir la `Umra et il est resté chez Umaiya bin Khalaf Abi Safwan, car Umaiya logeait chez Sa`d lorsqu’il passait par Médine en route vers le Sham. Umaiya a dit à Sa`d : « Attends le milieu de la journée, quand les gens sont chez eux, puis tu pourras faire le Tawaf autour de la Ka`ba. » Pendant que Sa`d faisait le Tawaf, Abu Jahl est arrivé et a demandé : « Qui est-ce qui fait le Tawaf ? » Sa`d a répondu : « C’est moi, Sa`d. » Abu Jahl a dit : « Tu fais le Tawaf en toute sécurité alors que tu as protégé Muhammad et ses compagnons ? » Sa`d a répondu : « Oui », et ils ont commencé à se disputer. Umaiya a dit à Sa`d : « Ne crie pas sur Abi-l-Hakam (c’est-à-dire Abu Jahl), car c’est le chef de la vallée (de La Mecque). » Sa`d a alors dit (à Abu Jahl) : « Par Allah, si tu m’empêches de faire le Tawaf de la Ka`ba, je nuirai à ton commerce avec le Sham. » Umaiya n’a cessé de dire à Sa`d : « Ne hausse pas la voix », et il le retenait. Sa`d s’est énervé et a dit (à Umaiya) : « Éloigne-toi de moi, car j’ai entendu Muhammad dire qu’il te tuerait. » Umaiya a dit : « Il va me tuer ? » Sa`d a répondu : « Oui. » Umaiya a dit : « Par Allah ! Quand Muhammad dit quelque chose, il ne ment jamais. » Umaiya est allé voir sa femme et lui a dit : « Sais-tu ce que mon frère de Yathrib (c’est-à-dire Médine) m’a dit ? » Elle a demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Il a répondu : « Il prétend avoir entendu Muhammad dire qu’il me tuerait. » Elle a dit : « Par Allah ! Muhammad ne ment jamais. » Quand les mécréants se sont préparés à partir pour Badr et ont déclaré la guerre (aux musulmans), sa femme lui a dit : « Ne te souviens-tu pas de ce que ton frère de Yathrib t’a dit ? » Umaiya a décidé de ne pas y aller, mais Abu Jahl lui a dit : « Tu fais partie des nobles de la vallée (de La Mecque), alors tu dois nous accompagner un jour ou deux. » Il est parti avec eux, et ainsi Allah l’a fait tuer
- Sahih al-Bukhari, n°3635
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Les Juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont dit qu’un homme et une femme parmi eux avaient commis un acte sexuel interdit. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Que trouvez-vous dans la Torah à propos de la punition légale du Rajm (la lapidation) ? » Ils ont répondu : « Nous annonçons leur crime et nous les fouettons. » `Abdullah bin Salam a dit : « Vous mentez ; la Torah contient l’ordre de la lapidation. » Ils ont apporté la Torah et l’ont ouverte, et l’un d’eux a posé sa main sur le verset du Rajm et a lu les versets avant et après. `Abdullah bin Salam lui a dit : « Lève ta main. » Quand il a levé la main, le verset du Rajm était écrit là. Ils ont dit : « Muhammad a dit la vérité ; la Torah contient le verset du Rajm. » Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné que tous deux soient lapidés. (`Abdullah bin `Umar a dit : « J’ai vu l’homme se pencher sur la femme pour la protéger des pierres. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3647
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Khaybar tôt le matin, et les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs pioches. Quand ils ont vu le Prophète (ﷺ), ils ont dit : « Muhammad et son armée ! » et ils sont vite retournés se réfugier dans la forteresse. Le Prophète (ﷺ) a levé les mains et a dit : « Allah est le Plus Grand ! Khaybar est perdue ! Quand nous approchons d’un peuple, alors malheur au matin de ceux qui ont été avertis. »
- Sahih al-Bukhari, n°3667
Rapporté par `Aïcha : (l’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort alors qu’Abou Bakr se trouvait à un endroit appelé As-Sunah (Al-‘Aliya). `Umar s’est levé et a dit : « Par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas mort ! » `Umar a dit plus tard : « Par Allah ! Rien d’autre ne m’est venu à l’esprit. » Il a dit : « En vérité ! Allah le ressuscitera et il coupera les mains et les jambes de certains hommes. » Puis Abou Bakr est venu, a découvert le visage du Messager d’Allah (ﷺ), l’a embrassé et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ), tu es bon dans la vie comme dans la mort. Par Allah, dans la Main de qui est ma vie, Allah ne te fera jamais goûter la mort deux fois. » Puis il est sorti et a dit : « Ô toi qui jures, ne sois pas pressé. » Quand Abou Bakr a parlé, `Umar s’est assis. Abou Bakr a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Sans aucun doute ! Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort. Mais celui qui adorait Allah, Allah est Vivant et ne mourra jamais. » Puis il a récité la parole d’Allah : « (Ô Muhammad) En vérité tu mourras, et eux aussi mourront. » (39.30) Il a aussi récité : « Muhammad n’est qu’un Messager ; avant lui, beaucoup de Messagers sont passés. S’il meurt ou s’il est tué, allez-vous faire demi-tour ? Quiconque fait demi-tour ne nuira en rien à Allah, et Allah récompensera les reconnaissants. » (3.144) Les gens ont pleuré bruyamment, et les Ansar se sont réunis avec Sa’d bin ‘Ubada dans la salle de Bani Saida. Ils ont dit (aux émigrants) : « Il devrait y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Puis Abou Bakr, ‘Umar bin Al-Khattab et Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah sont allés les voir. ‘Umar voulait parler, mais Abou Bakr l’a arrêté. ‘Umar disait plus tard : « Par Allah, je voulais seulement dire quelque chose qui me plaisait et j’avais peur qu’Abou Bakr ne parle pas aussi bien. » Puis Abou Bakr a parlé, et son discours était très éloquent. Il a dit dans sa déclaration : « Nous sommes les dirigeants et vous (les Ansar) êtes les ministres (c’est-à-dire les conseillers). » Hubab bin Al-Mundhir a dit : « Non, par Allah, nous n’accepterons pas cela. Il doit y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Abou Bakr a dit : « Non, nous serons les dirigeants et vous serez les ministres, car ils (c’est-à-dire les Quraish) sont la meilleure famille parmi les Arabes et de la meilleure origine. Vous devriez donc élire soit ‘Umar, soit Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah comme chef. » ‘Umar a dit (à Abou Bakr) : « Non, mais nous t’élisons, car tu es notre chef, le meilleur d’entre nous et le plus aimé de tous du Messager d’Allah (ﷺ). » Alors ‘Umar a pris la main d’Abou Bakr et lui a donné l’allégeance, et les gens ont aussi prêté allégeance à Abou Bakr. Quelqu’un a dit : « Vous avez tué Sa’d bin Ubada. » ‘Umar a dit : « Allah l’a tué. »
- Sahih al-Bukhari, n°3668
Rapporté par `Aïcha : (l’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort alors qu’Abou Bakr se trouvait à un endroit appelé As-Sunah (Al-‘Aliya). `Umar s’est levé et a dit : « Par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas mort ! » `Umar a dit plus tard : « Par Allah ! Rien d’autre ne m’est venu à l’esprit. » Il a dit : « En vérité ! Allah le ressuscitera et il coupera les mains et les jambes de certains hommes. » Puis Abou Bakr est venu, a découvert le visage du Messager d’Allah (ﷺ), l’a embrassé et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ), tu es bon dans la vie comme dans la mort. Par Allah, dans la Main de qui est ma vie, Allah ne te fera jamais goûter la mort deux fois. » Puis il est sorti et a dit : « Ô toi qui jures, ne sois pas pressé. » Quand Abou Bakr a parlé, `Umar s’est assis. Abou Bakr a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Sans aucun doute ! Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort. Mais celui qui adorait Allah, Allah est Vivant et ne mourra jamais. » Puis il a récité la parole d’Allah : « (Ô Muhammad) En vérité tu mourras, et eux aussi mourront. » (39.30) Il a aussi récité : « Muhammad n’est qu’un Messager ; avant lui, beaucoup de Messagers sont passés. S’il meurt ou s’il est tué, allez-vous faire demi-tour ? Quiconque fait demi-tour ne nuira en rien à Allah, et Allah récompensera les reconnaissants. » (3.144) Les gens ont pleuré bruyamment, et les Ansar se sont réunis avec Sa’d bin ‘Ubada dans la salle de Bani Saida. Ils ont dit (aux émigrants) : « Il devrait y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Puis Abou Bakr, ‘Umar bin Al-Khattab et Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah sont allés les voir. ‘Umar voulait parler, mais Abou Bakr l’a arrêté. ‘Umar disait plus tard : « Par Allah, je voulais seulement dire quelque chose qui me plaisait et j’avais peur qu’Abou Bakr ne parle pas aussi bien. » Puis Abou Bakr a parlé, et son discours était très éloquent. Il a dit dans sa déclaration : « Nous sommes les dirigeants et vous (les Ansar) êtes les ministres (c’est-à-dire les conseillers). » Hubab bin Al-Mundhir a dit : « Non, par Allah, nous n’accepterons pas cela. Il doit y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Abou Bakr a dit : « Non, nous serons les dirigeants et vous serez les ministres, car ils (c’est-à-dire les Quraish) sont la meilleure famille parmi les Arabes et de la meilleure origine. Vous devriez donc élire soit ‘Umar, soit Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah comme chef. » ‘Umar a dit (à Abou Bakr) : « Non, mais nous t’élisons, car tu es notre chef, le meilleur d’entre nous et le plus aimé de tous du Messager d’Allah (ﷺ). » Alors ‘Umar a pris la main d’Abou Bakr et lui a donné l’allégeance, et les gens ont aussi prêté allégeance à Abou Bakr. Quelqu’un a dit : « Vous avez tué Sa’d bin Ubada. » ‘Umar a dit : « Allah l’a tué. »
- Sahih al-Bukhari, n°3669
Rapporté par `Aïcha (dans une autre version) : « (Quand le Prophète (ﷺ) était sur son lit de mort), il a levé les yeux et a dit trois fois : “Le Compagnon Suprême (voir Coran 4.69).” » `Aïcha a dit : Allah a fait du bien aux gens grâce à leurs deux discours. `Umar a effrayé les gens, dont certains étaient des hypocrites qu’Allah a fait quitter l’Islam à cause du discours de `Umar. Puis Abou Bakr a guidé les gens vers la bonne voie et leur a montré le chemin à suivre, si bien qu’ils sont sortis en récitant : « Muhammad n’est qu’un Messager, et beaucoup de Messagers sont passés avant lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°3670
Rapporté par Aisha : (Dans une autre narration), « Lorsque le Prophète (ﷺ) était sur son lit de mort, il leva les yeux et dit trois fois : Parmi les plus hauts compagnons (voir Coran 4.69) ». Aisha a dit : Allah a apporté un bienfait aux gens grâce à leurs deux discours. ‘Umar a effrayé certaines personnes, dont des hypocrites, qu’Allah a fait quitter l’islam à cause de ses paroles. Ensuite, Abu Bakr a guidé les gens vers la bonne direction et leur a montré le droit chemin à suivre, si bien qu’ils sont sortis en récitant : « Muhammad n’est qu’un Messager, et beaucoup de Messagers sont passés avant lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°3671
Rapporté par Muhammad ibn Al-Hanafiya : J’ai demandé à mon père (‘Ali ibn Abi Talib) : « Qui sont les meilleures personnes après le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Abu Bakr. » J’ai demandé : « Et ensuite ? » Il a dit : « Ensuite ‘Umar. » J’avais peur qu’il dise « Uthman », alors j’ai dit : « Et toi ? » Il a répondu : « Je ne suis qu’une personne ordinaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°3696
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et ‘Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth m’ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ‘Uthman au sujet de son frère Al-Walid, puisque les gens en parlent beaucoup ? » Je suis donc allé voir ‘Uthman et, alors qu’il sortait pour la prière, je lui ai dit : « J’ai quelque chose à te dire, c’est un conseil pour toi. » ‘Uthman a dit : « Ô homme, de ta part. » (‘Umar a dit : Je crois qu’il a dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi. ») Je les ai donc quittés et suis parti. Ensuite, le messager de ‘Uthman est venu et je suis allé le voir (‘Uthman). ‘Uthman a demandé : « Quel est ton conseil ? » J’ai répondu : « Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre (le Coran) ; tu faisais partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, tu as participé aux deux émigrations (vers l’Éthiopie et Médine) et tu as connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et vu sa conduite. Les gens parlent beaucoup d’Al-Walid. » ‘Uthman a dit : « As-tu reçu ce savoir directement du Messager d’Allah (ﷺ) ? » J’ai dit : « Non, mais son savoir m’est parvenu, et même une jeune fille recluse l’a entendu. » ‘Uthman a dit : « Ensuite, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité, j’ai fait partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, j’ai cru en tout ce qu’il a apporté, j’ai participé aux deux émigrations, comme tu l’as dit, et j’ai connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et lui ai prêté allégeance. Par Allah ! Je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui. J’ai agi de même avec Abu Bakr, puis avec ‘Umar, et ensuite j’ai été nommé calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits qu’eux ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Alors pourquoi ces rumeurs à mon sujet ? Pour ce qui est d’Al-Walid, si Allah le veut, je m’en occuperai selon ce qui est juste. » Puis il a appelé ‘Ali et lui a ordonné de le fouetter, et ‘Ali l’a fouetté (Al-Walid) de quatre-vingts coups
- Sahih al-Bukhari, n°3711
Rapporté par ‘Aisha : Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°3712
Rapporté par ‘Aisha : Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°3713
Rapporté par Abu Bakr : Regardez Muhammad à travers sa famille (c’est-à-dire que si vous ne faites pas de bien à sa famille, vous ne faites pas de bien à lui-même)
- Sahih al-Bukhari, n°3734
Rapporté par `Abdullah bin Dinar : Un jour, Ibn `Umar, alors qu’il était à la mosquée, a vu un homme qui traînait ses vêtements en marchant dans un des coins de la mosquée. Il a dit : « Regardez qui c’est. J’aimerais qu’il soit près de moi. » Quelqu’un a alors dit à Ibn `Umar : « Ne le connais-tu pas, ô Abu `Abdur-Rahman ? C’est Muhammad bin Usama. » Là-dessus, Ibn `Umar a baissé la tête, a creusé la terre avec ses mains puis a dit : « Si le Messager d’Allah (ﷺ) le voyait, il l’aimerait. »
- Sahih al-Bukhari, n°3748
Rapporté par Muhammad : Anas bin Malik a dit : « La tête d’Al-Husain a été apportée à 'Ubaidullah bin Ziyad et posée dans un plateau, puis Ibn Ziyad a commencé à toucher le nez et la bouche d’Al-Husain avec un bâton en parlant de sa beauté. » Anas lui a alors dit : « Al-Husain ressemblait plus au Prophète que les autres. » Anas a ajouté : « Ses cheveux (c’est-à-dire ceux d’Al-Husain) étaient teints avec du wasma (une plante utilisée comme teinture). »
- Sahih al-Bukhari, n°3751
Rapporté par Ibn `Umar : Abu Bakr avait l'habitude de dire : « Prenez soin de Muhammad (ﷺ) en prenant soin de sa famille. »
- Sahih al-Bukhari, n°3771
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Un jour, `Aisha est tombée malade et Ibn `Abbas est venu lui rendre visite et a dit : Ô mère des croyants ! Tu vas rejoindre des prédécesseurs véridiques, c'est-à-dire le Messager d'Allah (ﷺ) et Abu Bakr
- Sahih al-Bukhari, n°3796
Rapporté par Anas bin Malik : Le jour de la bataille du Fossé (Ghazwat-ul-Khandaq), les Ansar disaient : « Nous sommes ceux qui ont prêté serment d’allégeance à Muhammad pour le combat tant que nous vivrons. » Le Prophète (ﷺ) leur a répondu : « Ô Allah ! Il n’y a de vraie vie que celle de l’au-delà ; alors honore les Ansar et les Émigrés. »
- Sahih al-Bukhari, n°3861
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand Abu Dhar a appris la venue du Prophète (ﷺ), il a dit à son frère : « Va dans cette vallée (de La Mecque) et essaie de découvrir la vérité sur l’homme qui prétend être prophète et qui dit recevoir des nouvelles du ciel. Écoute ce qu’il dit et reviens me voir. » Son frère est donc parti, a écouté le Prophète (ﷺ), puis est revenu vers Abu Dhar et lui a dit : « Je l’ai vu recommander de bonnes actions et dire des choses qui ne sont pas de la poésie. » Abu Dhar a dit : « Tu ne m’as pas donné assez d’informations. » Il a alors pris de la nourriture et une outre d’eau et s’est rendu à La Mecque. Il est allé à la mosquée pour chercher le Prophète, mais comme il ne le connaissait pas, il n’a pas voulu demander à quelqu’un. Une partie de la nuit passée, `Ali l’a vu et a compris qu’il était étranger. Quand Abu Dhar a vu `Ali, il l’a suivi, mais aucun des deux n’a parlé à l’autre. À l’aube, Abu Dhar a pris sa nourriture et son eau et est resté toute la journée à la mosquée sans être remarqué par le Prophète. Le soir venu, il est retourné à son endroit. `Ali est passé et a dit : « Cet homme n’a-t-il pas encore trouvé où loger ? » Alors `Ali l’a réveillé et l’a emmené chez lui, sans que l’un ou l’autre ne pose de question. Le troisième jour, `Ali a fait la même chose et Abu Dhar est resté avec lui. Puis `Ali a dit : « Veux-tu me dire pourquoi tu es venu ? » Abu Dhar a répondu : « Si tu me promets de me guider, je te le dirai. » `Ali a promis, et Abu Dhar lui a expliqué la raison de sa venue. `Ali a dit : « C’est vrai, et il est le Messager d’Allah. Demain matin, accompagne-moi, et si je vois un danger pour toi, je m’arrêterai comme si je voulais uriner, mais si je continue, suis-moi et entre là où j’entrerai. » Abu Dhar a suivi les instructions, a accompagné `Ali jusqu’au Prophète, a écouté ses paroles et a embrassé l’islam sur-le-champ. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Retourne auprès de ton peuple et informe-les jusqu’à ce que je t’en donne l’ordre. » Abu Dhar a répondu : « Par Celui qui détient ma vie, je vais proclamer ma conversion ouvertement parmi eux (c’est-à-dire les polythéistes). » Il est donc allé à la mosquée et a crié aussi fort que possible : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les gens se sont levés et l’ont frappé violemment. Puis Al-Abbas est venu, s’est agenouillé sur lui (pour le protéger) et a dit : « Malheur à vous ! Ne savez-vous pas que cet homme appartient à la tribu de Ghifar et que votre commerce vers le Shâm passe par leur territoire ? » Il l’a ainsi sauvé. Abu Dhar a recommencé le lendemain. Ils l’ont encore frappé, mais Al-Abbas l’a protégé à nouveau
- Sahih al-Bukhari, n°3872
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth lui ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ton oncle `Uthman au sujet de son frère Al-Walid bin `Uqba ? » Les gens parlaient contre ce dernier à cause de ce qu’il avait fait. 'Ubaidullah dit : « J’ai donc attendu `Uthman, et quand il est sorti pour la prière, je lui ai dit : ‘J’ai quelque chose à te dire comme conseil.’ `Uthman a dit : ‘Ô homme ! Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi.’ Alors je suis parti. Après avoir terminé ma prière, je me suis assis avec Al-Miswar et Ibn 'Abu Yaghuth et je leur ai raconté ce que j’avais dit à `Uthman et ce qu’il m’avait répondu. Ils ont dit : ‘Tu as fait ton devoir.’ Pendant que j’étais assis avec eux, le messager de `Uthman est venu me voir. Ils ont dit : ‘Allah t’a mis à l’épreuve.’ Je suis parti, et quand je suis arrivé chez `Uthman, il m’a dit : ‘Quel est le conseil dont tu as parlé tout à l’heure ?’ J’ai récité le Tashahhud et j’ai ajouté : ‘Allah a envoyé Muhammad et lui a révélé le Livre sacré (le Coran). Toi (`Uthman), tu faisais partie de ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager et tu as eu foi en lui. Tu as participé aux deux premières émigrations (vers l’Éthiopie et vers Médine), tu as eu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et tu as appris ses traditions et ses conseils. Maintenant, les gens parlent beaucoup d’Al-Walid bin `Uqba, et il est de ton devoir de lui appliquer la punition légale.’ `Uthman m’a alors dit : ‘Ô mon neveu ! As-tu déjà rencontré le Messager d’Allah (ﷺ) ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais son savoir m’est parvenu comme il est parvenu à la jeune fille dans sa chambre.’ `Uthman a alors récité le Tashahhud et a dit : ‘Sans aucun doute, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé Son Livre sacré (le Coran). J’ai répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager, j’ai eu foi en la mission de Muhammad, j’ai accompli les deux premières émigrations comme tu l’as dit, j’ai eu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai prêté allégeance. Par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le fasse mourir. Puis Allah a fait d’Abu Bakr le calife, et par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé. Puis `Umar est devenu calife, et par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé. Ensuite, je suis devenu calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits sur vous qu’ils avaient sur moi ?’ J’ai répondu que oui. `Uthman a poursuivi : ‘Alors, que signifient ces propos que j’entends venant de vous ? Quant à ce que tu as mentionné à propos d’Al-Walid bin `Uqba, si Allah le veut, je lui appliquerai la punition légale avec justice.’ Puis `Uthman a ordonné qu’Al-Walid soit fouetté de quarante coups. Il a demandé à `Ali de le fouetter et il l’a fouetté lui-même aussi
- Sahih al-Bukhari, n°3887
Rapporté par `Abbas bin Malik : Malik bin Sasaa a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) leur a raconté son Voyage Nocturne en disant : « Pendant que j’étais allongé dans Al-Hatim ou Al-Hijr, soudain quelqu’un est venu et m’a ouvert le corps d’ici à là. » J’ai demandé à Al-Jarud, qui était à côté de moi : « Que veut-il dire ? » Il a répondu : « Cela veut dire de sa gorge à son bas-ventre », ou il a dit : « Du haut de la poitrine. » Le Prophète (ﷺ) a continué : « Il a ensuite sorti mon cœur. Puis un plateau en or rempli de foi a été apporté, mon cœur a été lavé et rempli (de foi) puis remis à sa place. Ensuite, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, a été amené. » (À ce moment, Al-Jarud a demandé : « Était-ce le Buraq, ô Abu Hamza ? » J’ai répondu oui.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les pas de cet animal étaient si larges qu’il atteignait le point le plus éloigné que l’animal pouvait voir. J’ai été porté dessus, et Gabriel est parti avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au ciel le plus proche. Quand il a demandé l’ouverture de la porte, on a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘Muhammad a-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. Alors on a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au premier ciel, j’y ai vu Adam. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père, Adam ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est ensuite monté avec moi jusqu’au deuxième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte. Quand je suis passé au deuxième ciel, j’y ai vu Yahya (Jean) et `Isa (Jésus), qui étaient cousins. Gabriel m’a dit : ‘Voici Jean et Jésus ; salue-les.’ Je les ai salués et ils m’ont rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au troisième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au troisième ciel, j’y ai vu Joseph. Gabriel m’a dit : ‘Voici Joseph ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au quatrième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au quatrième ciel, j’y ai vu Idris. Gabriel m’a dit : ‘Voici Idris ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au cinquième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au cinquième ciel, j’y ai vu Harun (Aaron), Gabriel m’a dit : ‘Voici Aaron ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au sixième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au sixième ciel, j’y ai vu Moïse. Gabriel m’a dit : ‘Voici Moïse ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Quand je l’ai quitté (Moïse), il a pleuré. Quelqu’un lui a demandé : ‘Pourquoi pleures-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je pleure parce qu’après moi, un jeune homme a été envoyé comme Prophète, et ses fidèles entreront au Paradis en plus grand nombre que les miens.’ Gabriel est monté avec moi au septième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au septième ciel, j’y ai vu Abraham. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Ensuite, j’ai été élevé jusqu’à Sidrat-ul-Muntaha (le lotus de la limite ultime). Ses fruits étaient comme les jarres de Hajr (un endroit près de Médine) et ses feuilles aussi grandes que des oreilles d’éléphant. Gabriel a dit : ‘Voici le lotus de la limite ultime.’ Là, j’ai vu quatre rivières, deux cachées et deux visibles. J’ai demandé : ‘Quelles sont ces deux sortes de rivières, ô Gabriel ?’ Il a répondu : ‘Les rivières cachées sont deux rivières du Paradis, et les visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, Al-Bait-ul-Ma’mur (la Maison sacrée) m’a été montrée et on m’a apporté un récipient de vin, un autre de lait et un troisième de miel. J’ai pris le lait. Gabriel a dit : ‘C’est la religion de l’Islam que toi et tes fidèles suivez.’ Ensuite, les prières m’ont été prescrites : cinquante prières par jour. Quand je suis revenu, je suis passé par Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinquante prières par jour.’ Moïse a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinquante prières par jour, et par Allah, j’ai déjà testé les gens avant toi et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël (en vain). Retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ Je suis donc retourné, et Allah a réduit de dix prières pour moi. Je suis revenu vers Moïse, mais il a répété la même chose. Je suis retourné vers Allah, et Il a encore réduit de dix prières. Quand je suis revenu vers Moïse, il a répété le même conseil, alors je suis retourné vers Allah et Il m’a ordonné d’accomplir dix prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il a répété la même chose, alors je suis retourné vers Allah et on m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour.’ Il a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinq prières par jour, et sans aucun doute, j’ai l’expérience des gens avant toi, et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël, alors retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ J’ai dit : ‘J’ai tellement demandé à mon Seigneur que j’ai honte, mais maintenant je suis satisfait et j’accepte l’ordre d’Allah.’ Quand je suis parti, j’ai entendu une voix dire : ‘J’ai décidé Mon ordre et j’ai allégé la charge de Mes serviteurs.’
- Sahih al-Bukhari, n°3906
Rapporté par le neveu de Suraqa bin Ju'sham : Son père lui a raconté qu’il a entendu Suraqa bin Ju'sham dire : « Les messagers des polythéistes de Quraish sont venus nous annoncer qu’ils avaient promis une récompense équivalente à la valeur du sang de celui qui tuerait ou capturerait le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Alors que j’étais assis dans une réunion de ma tribu, Bani Mudlij, un homme est venu et a dit : “Ô Suraqa ! J’ai vu des gens au loin sur le bord de la mer, je pense que ce sont Muhammad et ses compagnons.” J’ai compris que c’était eux, mais j’ai dit : “Non, ce n’est pas eux, tu as vu untel et untel que nous avons vus partir.” Je suis resté un moment puis je suis rentré chez moi, j’ai ordonné à ma servante de préparer mon cheval qui était derrière une colline, et je l’ai préparé. J’ai pris ma lance et je suis sorti discrètement. J’ai rejoint mon cheval, je suis monté et je me suis lancé au galop. Quand je me suis approché d’eux (Muhammad et Abu Bakr), mon cheval a trébuché et je suis tombé. Je me suis relevé, j’ai tiré mes flèches divinatoires pour savoir si je devais leur faire du mal ou non, et le tirage que je n’aimais pas est sorti. Mais je suis remonté et j’ai continué sans tenir compte des flèches. Quand j’ai entendu la récitation du Coran par le Messager d’Allah (ﷺ), qui ne regardait pas autour de lui alors qu’Abu Bakr le faisait souvent, soudain les pattes avant de mon cheval se sont enfoncées dans le sol jusqu’aux genoux et je suis tombé. Je l’ai réprimandé, il s’est relevé mais avait du mal à sortir ses pattes, et quand il s’est redressé, la poussière est montée comme de la fumée. J’ai de nouveau tiré les flèches, et le tirage que je n’aimais pas est encore sorti. Alors je les ai appelés pour les rassurer. Ils se sont arrêtés, je suis remonté et je suis allé vers eux. Quand j’ai vu que je ne pouvais pas leur faire de mal, j’ai compris que la cause du Messager d’Allah (ﷺ) allait triompher. Je lui ai dit : « Ton peuple a mis une récompense pour ta tête. » Je leur ai raconté tous les plans des gens de La Mecque contre eux. Je leur ai proposé de la nourriture et des biens, mais ils ont refusé et n’ont rien demandé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne parle à personne de nous. » J’ai alors demandé qu’on m’écrive une garantie de sécurité. Il a demandé à ‘Amr bin Fuhaira de l’écrire sur un parchemin, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a continué sa route. Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Le Messager d’Allah (ﷺ) a rencontré Az-Zubair dans une caravane de marchands musulmans qui revenaient du Sham. Az-Zubair a donné au Messager d’Allah (ﷺ) et à Abu Bakr des vêtements blancs à porter. Quand les musulmans de Médine ont appris le départ du Messager d’Allah (ﷺ) de La Mecque vers Médine, ils allaient chaque matin à Harra pour l’attendre jusqu’à ce que la chaleur les oblige à rentrer. Un jour, après avoir attendu longtemps, ils sont rentrés chez eux, et un juif est monté sur le toit d’un de ses forts pour chercher quelque chose, et il a vu le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons vêtus de blanc, sortant du désert. Le juif s’est mis à crier : « Ô Arabes ! Voici votre grand homme que vous attendiez ! » Tous les musulmans ont alors pris leurs armes et ont accueilli le Messager d’Allah (ﷺ) au sommet de Harra. Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers eux et s’est arrêté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf, c’était un lundi du mois de Rabi-ul-Awal. Abu Bakr s’est levé pour accueillir les gens tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis en silence. Certains Ansar qui ne l’avaient jamais vu ont commencé à saluer Abu Bakr, mais quand le soleil a brillé sur le Messager d’Allah (ﷺ) et qu’Abu Bakr l’a ombragé avec son manteau, les gens ont alors reconnu le Messager d’Allah (ﷺ). Il est resté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf dix nuits et a fondé la mosquée de Quba, basée sur la piété. Le Messager d’Allah (ﷺ) y a prié, puis il est monté sur sa chamelle et a continué, accompagné des gens, jusqu’à ce que sa chamelle s’agenouille à l’emplacement de la mosquée du Prophète (ﷺ) à Médine. Certains musulmans priaient déjà là, et cet endroit était une cour pour sécher les dattes appartenant à Suhail et Sahl, deux orphelins sous la tutelle d’Asad bin Zurara. Quand la chamelle s’est agenouillée, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cet endroit, si Allah le veut, sera notre demeure. » Il a alors appelé les deux garçons et leur a demandé de fixer un prix pour cette cour afin d’en faire une mosquée. Les deux garçons ont dit : « Non, mais nous te l’offrons en cadeau, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors construit une mosquée à cet endroit. Le Prophète (ﷺ) a lui-même commencé à porter des briques non cuites pour la construction en disant : « Cette charge est meilleure que celle de Khaybar, car elle est plus pieuse aux yeux d’Allah, plus pure et plus récompensée. » Il disait aussi : « Ô Allah ! La vraie récompense est celle de l’au-delà, accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux Émigrants. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) a récité (comme proverbe) le poème d’un musulman dont je ne connais pas le nom. (Ibn Shihab a dit : « Dans les hadiths, il n’est pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) ait récité un vers poétique complet, sauf celui-ci. »
- Sahih al-Bukhari, n°3911
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine avec Abu Bakr, qui était assis derrière lui sur le même chameau. Abu Bakr était un homme âgé que les gens connaissaient, tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) était jeune et inconnu. Ainsi, si quelqu’un rencontrait Abu Bakr, il lui disait : « Ô Abu Bakr ! Qui est cet homme devant toi ? » Abu Bakr répondait : « Cet homme me montre le chemin. » On pensait qu’Abu Bakr parlait de la route, alors qu’en réalité il parlait du chemin de la vertu et du bien. Ensuite, Abu Bakr regarda derrière lui et vit un cavalier les poursuivre. Il dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Un cavalier nous poursuit. » Le Prophète (ﷺ) se retourna et dit : « Ô Allah ! Fais-le tomber. » Alors le cheval le fit tomber et se releva en hennissant. Après cela, le cavalier, Suraqa, dit : « Ô Prophète d’Allah ! Ordonne-moi ce que tu veux. » Le Prophète dit : « Reste là où tu es et ne laisse personne nous atteindre. » Ainsi, au début de la journée, Suraqa était un ennemi du Prophète d’Allah et à la fin, il était un protecteur. Ensuite, le Messager d’Allah s’arrêta près de Al-Harra et envoya un message aux Ansar, qui vinrent à lui et à Abu Bakr. Après les avoir salués, ils dirent : « Montez (vos chamelles) en sécurité, nous vous obéirons. » Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr montèrent, et les Ansar, armés, les entourèrent. La nouvelle de l’arrivée du Prophète d’Allah se répandit à Médine. Les gens sortirent, impatients, en disant : « Le Prophète d’Allah est arrivé ! Le Prophète d’Allah est arrivé ! » Le Prophète (ﷺ) continua jusqu’à ce qu’il s’arrête près de la maison d’Abu Ayub. Pendant que le Prophète (ﷺ) parlait avec la famille d’Abu Ayub, `Abdullah bin Salam entendit la nouvelle de son arrivée alors qu’il cueillait des dattes pour sa famille dans son jardin. Il se précipita vers le Prophète (ﷺ) en portant les dattes qu’il avait récoltées. Il écouta le Prophète d’Allah puis rentra chez lui. Ensuite, le Prophète d’Allah dit : « Quelle est la maison la plus proche de nos proches ? » Abu Ayub répondit : « La mienne, ô Prophète d’Allah ! Voici ma maison et voici ma porte. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Va préparer un endroit pour notre repos de midi. » Abu Ayub dit : « Entrez tous les deux avec la bénédiction d’Allah. » Quand le Prophète entra dans la maison, `Abdullah bin Salam vint et dit : « J’atteste que tu (c’est-à-dire Muhammad) es le Messager d’Allah et que tu es venu avec la Vérité. Les Juifs savent bien que je suis leur chef et le fils de leur chef, le plus savant parmi eux et le fils du plus savant. Fais-les venir (c’est-à-dire les Juifs) et demande-leur à mon sujet avant qu’ils ne sachent que j’ai embrassé l’islam, car s’ils le savent, ils diront des choses fausses sur moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les fit donc venir, ils entrèrent. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur dit : « Ô (groupe de) Juifs ! Malheur à vous : craignez Allah. Par Allah, en dehors de qui nul n’a le droit d’être adoré, vous savez avec certitude que je suis le Messager d’Allah et que je suis venu à vous avec la Vérité, alors acceptez l’islam. » Les Juifs répondirent : « Nous ne savons pas cela. » Ils dirent cela au Prophète et il le répéta trois fois. Puis il demanda : « Que pensez-vous de `Abdullah bin Salam parmi vous ? » Ils dirent : « C’est notre chef, le fils de notre chef, l’homme le plus savant, le fils du plus savant. » Il demanda : « Que diriez-vous s’il acceptait l’islam ? » Ils dirent : « Qu’Allah nous en préserve ! Il ne peut pas accepter l’islam. » Il répéta la question deux autres fois, et ils répondirent de la même manière. Il dit : « Ô Ibn Salam ! Sors vers eux. » Il sortit et dit : « Ô (groupe de) Juifs ! Craignez Allah, en dehors de qui nul n’a le droit d’être adoré. Vous savez avec certitude qu’il est le Messager d’Allah et qu’il a apporté la vraie religion ! » Ils dirent : « Tu mens. » Sur ce, le Messager d’Allah (ﷺ) les fit sortir
- Sahih al-Bukhari, n°3927
Rapporté par 'Ubaidullah bin Ad bin Khiyair : Je suis allé voir `Uthman. Après avoir récité le Tashah-hud, il a dit : « Ensuite, sans aucun doute, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité, et j’ai fait partie de ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et de Son Prophète et cru au message de Muhammad. Ensuite, j’ai participé aux deux émigrations. Je suis devenu le gendre du Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai donné l’allégeance. Par Allah, je ne lui ai jamais désobéi, ni trompé, jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°3938
Rapporté par Anas : Quand la nouvelle de l’arrivée du Prophète (ﷺ) à Médine est parvenue à `Abdullah bin Salam, il est allé le voir pour lui poser certaines questions. Il a dit : « Je vais te demander trois choses auxquelles seul un Prophète peut répondre : Quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Pourquoi un enfant ressemble-t-il à son père ou à sa mère ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Gabriel vient juste de m’en informer. » Ibn Salam a dit : « C’est lui (Gabriel) que les Juifs considèrent comme leur ennemi parmi les anges. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’Est à l’Ouest. Le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire du foie du poisson. Quant à l’enfant, si la semence de l’homme précède celle de la femme, l’enfant ressemblera à l’homme, et si celle de la femme précède celle de l’homme, l’enfant ressemblera à la femme. » À cela, `Abdullah bin Salam a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah. » Il a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les Juifs inventent des mensonges incroyables, alors interroge-les sur moi avant qu’ils n’apprennent ma conversion à l’Islam. » Les Juifs sont venus, et le Prophète (ﷺ) a dit : « Que pensez-vous de `Abdullah bin Salam parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le meilleur d’entre nous et le fils du meilleur, le plus noble et le fils du plus noble. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que diriez-vous si `Abdullah bin Salam embrassait l’Islam ? » Ils ont dit : « Qu’Allah le protège de cela. » Le Prophète (ﷺ) a répété sa question et ils ont donné la même réponse. Puis `Abdullah est sorti et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ! » Là-dessus, les Juifs ont dit : « Il est le plus mauvais d’entre nous et le fils du plus mauvais. » Ils l’ont alors rabaissé. `Abdullah bin Salam a dit : « C’est cela que je craignais, ô Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°3948
Rapporté par Salman : Il y a eu six cents ans entre Jésus et Muhammad
- Sahih al-Bukhari, n°3950
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Selon Sa`d bin Mu`adh : Sa`d bin Mu`adh était un ami proche d'Umaiya bin Khalaf. Chaque fois qu'Umaiya passait par Médine, il logeait chez Sa`d, et quand Sa`d allait à La Mecque, il logeait chez Umaiya. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, Sa`d est parti faire la `Umra et a séjourné chez Umaiya à La Mecque. Il lui a dit : « Dis-moi à quel moment (la Mosquée) est vide pour que je puisse faire le Tawaf autour de la Ka`ba. » Umaiya l'a donc accompagné vers midi. Abu Jahl les a rencontrés et a dit : « Ô Abu Safwan ! Qui est cet homme avec toi ? » Il a répondu : « C'est Sa`d. » Abu Jahl s'est adressé à Sa`d en disant : « Je vois que tu te promènes tranquillement à La Mecque alors que tu as accueilli ceux qui ont changé de religion (c'est-à-dire les musulmans) et que tu prétends vouloir les aider et les soutenir. Par Allah, si tu n'étais pas avec Abu Safwan, tu ne pourrais pas retourner auprès de ta famille en sécurité. » Sa`d, élevant la voix, lui a dit : « Par Allah, si tu m'empêches de faire cela (c'est-à-dire le Tawaf), je t'empêcherai de quelque chose qui t'est encore plus précieux, c'est-à-dire de passer par Médine. » Umaiya lui a alors dit : « Ô Sa`d, ne hausse pas la voix devant Abu-l-Hakam, le chef des gens de la Vallée (de La Mecque). » Sa`d a répondu : « Ô Umaiya, arrête ça ! Par Allah, j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) prédire que les musulmans te tueront. » Umaiya a demandé : « À La Mecque ? » Sa`d a répondu : « Je ne sais pas. » Umaiya a été très effrayé par cette nouvelle. Quand Umaiya est rentré chez lui, il a dit à sa femme : « Ô Um Safwan ! Sais-tu ce que Sa`d m'a dit ? » Elle a répondu : « Qu'est-ce qu'il t'a dit ? » Il a répondu : « Il affirme que Muhammad leur a annoncé (à ses compagnons) qu'ils me tueront. Je lui ai demandé : “À La Mecque ?” Il a répondu : “Je ne sais pas.” » Puis Umaiya a ajouté : « Par Allah, je ne sortirai plus jamais de La Mecque. » Mais le jour de la bataille de Badr, Abu Jahl a appelé les gens à la guerre en disant : « Allez protéger votre caravane. » Mais Umaiya ne voulait pas sortir (de La Mecque). Abu Jahl est venu le voir et lui a dit : « Ô Abu Safwan ! Si les gens te voient rester en arrière alors que tu es le chef des gens de la Vallée, ils resteront aussi derrière. » Abu Jahl a tellement insisté qu'Umaiya a fini par dire : « Puisque tu m'obliges à changer d'avis, par Allah, je vais acheter le meilleur chameau de La Mecque. » Puis Umaiya a dit (à sa femme) : « Ô Um Safwan, prépare ce dont j'ai besoin (pour le voyage). » Elle lui a dit : « Ô Abu Safwan ! As-tu oublié ce que ton frère de Yathrib t'a dit ? » Il a répondu : « Non, mais je ne veux pas aller loin avec eux. » Ainsi, quand Umaiya est sorti, il attachait son chameau à chaque arrêt. Il a continué ainsi jusqu'à ce qu'Allah le fasse tuer à Badr
- Sahih al-Bukhari, n°3957
Rapporté par Al-Bara : Les compagnons de Muhammad (le Prophète) qui ont participé à Badr m'ont dit que leur nombre était le même que celui des compagnons de Saül (Talut) qui ont traversé le fleuve du Jourdain avec lui, et ils étaient plus de trois cent dix hommes. Par Allah, personne n'a traversé le fleuve avec lui sauf un croyant. (Voir Coran 2:)
- Sahih al-Bukhari, n°3958
Rapporté par Al-Bara : Nous, les compagnons de Muhammad, avions l'habitude de dire que le nombre des combattants de Badr était le même que celui des compagnons de Saül qui ont traversé le fleuve du Jourdain avec lui, et personne n'a traversé le fleuve avec lui sauf un croyant, et ils étaient plus de trois cent dix hommes
- Sahih al-Bukhari, n°3976
Rapporté par Abu Talha : Le jour de Badr, le Prophète (ﷺ) a ordonné que les corps de vingt-quatre chefs de Quraish soient jetés dans un des puits sales et secs de Badr. (C’était l’habitude du Prophète (ﷺ) de rester trois nuits sur le champ de bataille après une victoire.) Donc, le troisième jour de la bataille de Badr, il a demandé qu’on selle sa chamelle, puis il est parti, suivi de ses compagnons qui se disaient entre eux : « Il part sûrement pour une raison importante. » Arrivé au bord du puits, il a appelé les corps des mécréants de Quraish par leurs noms et ceux de leurs pères : « Ô untel, fils d’untel ! Ô untel, fils d’untel ! Cela vous aurait-il plu d’obéir à Allah et à Son Messager ? Nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous avait promis. Avez-vous aussi trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu parles à des corps sans âme ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad, vous n’entendez pas mieux ce que je dis qu’eux. » (Qatada a dit : « Allah les a fait revivre pour qu’ils l’entendent, les réprimander, les humilier, se venger d’eux et leur faire ressentir des remords. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3977
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Ceux qui ont échangé la bénédiction d’Allah contre la mécréance... » (14.28) Les gens visés ici par Allah sont les mécréants de Quraish. (`Amr, un des rapporteurs, a dit : « Ce sont (les mécréants de) Quraish et Muhammad est la bénédiction d’Allah. » À propos de la parole d’Allah : « ...et ont conduit leur peuple à la demeure de la destruction ? » (14.29) Ibn `Abbas a dit : « Cela signifie le Feu qu’ils subiront (après leur mort) le jour de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°4010
Rapporté par Ibn Shihab : J’ai demandé à Al-Husain bin Muhammad, qui était un des fils de Salim et un des notables parmi eux, au sujet du récit de Mahmud bin Ar-Rabi rapporté par ‘Itban bin Malik, et il l’a confirmé
- Sahih al-Bukhari, n°4033
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4034
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4035
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al-`Abbas sont venus voir Abu Bakr pour réclamer leur héritage sur le terrain de Fadak du Prophète et sa part de Khaibar. Abu Bakr a dit : « J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être donné en aumône. Mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien.” Par Allah, j'aimerais faire du bien aux proches du Messager d'Allah plus qu'à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°4036
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al-`Abbas sont venus voir Abu Bakr pour réclamer leur héritage sur le terrain de Fadak du Prophète et sa part de Khaibar. Abu Bakr a dit : « J'ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être donné en aumône. Mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien.” Par Allah, j'aimerais faire du bien aux proches du Messager d'Allah plus qu'à mes propres proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°4037
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Qui est prêt à tuer Ka`b bin Al-Ashraf, qui a offensé Allah et Son Messager ? » Alors Muhammad bin Maslama s'est levé en disant : « Ô Messager d'Allah ﷺ ! Veux-tu que je le tue ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Oui. » Muhammad bin Maslama a dit : « Permets-moi alors de dire quelque chose (c'est-à-dire de tromper Ka`b). » Le Prophète ﷺ a dit : « Tu peux le faire. » Muhammad bin Maslama est alors allé voir Ka`b et lui a dit : « Cet homme (c'est-à-dire Muhammad) nous demande la Sadaqa (la Zakat), et cela nous dérange, et je suis venu t'emprunter quelque chose. » Ka`b a dit : « Par Allah, vous allez vous lasser de lui ! » Muhammad bin Maslama a dit : « Maintenant que nous l'avons suivi, nous ne voulons pas l'abandonner tant que nous n'aurons pas vu comment cela va finir. Nous voulons que tu nous prêtes une ou deux charges de chameau de nourriture. » (Certains narrateurs parlent d'une ou deux charges.) Ka`b a dit : « Oui, mais vous devez me donner une garantie. » Muhammad bin Maslama et son compagnon ont demandé : « Que veux-tu ? » Ka`b a répondu : « Donnez-moi vos femmes en garantie. » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous te donner nos femmes en garantie alors que tu es l'un des plus beaux des Arabes ? » Ka`b a dit : « Alors donnez-moi vos fils en garantie. » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous te donner nos fils en garantie ? Les gens diraient ensuite que tel ou tel a été donné en garantie pour une charge de nourriture, ce serait une grande honte pour nous. Mais nous te donnerons nos armes en garantie. » Muhammad bin Maslama et son compagnon ont promis à Ka`b que Muhammad reviendrait le voir. Il est venu chez Ka`b la nuit avec le frère de lait de Ka`b, Abu Na'ila. Ka`b les a invités à entrer dans sa forteresse, puis il est descendu vers eux. Sa femme lui a demandé : « Où vas-tu à cette heure-ci ? » Ka`b a répondu : « Il n'y a que Muhammad bin Maslama et mon frère de lait, Abu Na'ila, qui sont venus. » Sa femme a dit : « J'entends une voix comme si du sang allait couler. » Ka`b a dit : « Ce ne sont que mon frère Muhammad bin Maslama et mon frère de lait Abu Na'ila. Un homme généreux doit répondre à une invitation la nuit, même si c'est pour être tué. » Muhammad bin Maslama est venu avec deux hommes. (Certains narrateurs citent les hommes comme 'Abu bin Jabr, Al Harith bin Aus et `Abbad bin Bishr.) Muhammad bin Maslama est donc entré avec deux hommes et leur a dit : « Quand Ka`b viendra, je toucherai ses cheveux et les sentirai, et quand vous verrez que je tiens sa tête, attaquez-le. Je vous ferai sentir sa tête. » Ka`b bin Al-Ashraf est descendu vers eux, enveloppé dans ses vêtements et sentant bon. Muhammad bin Maslama a dit : « Je n'ai jamais senti un parfum meilleur que celui-ci. » Ka`b a répondu : « J'ai les meilleures femmes arabes qui savent utiliser les parfums de qualité. » Muhammad bin Maslama a demandé à Ka`b : « Me permets-tu de sentir ta tête ? » Ka`b a dit : « Oui. » Muhammad l'a sentie et a fait sentir ses compagnons aussi. Puis il a redemandé à Ka`b : « Me laisseras-tu (sentir ta tête) ? » Ka`b a dit : « Oui. » Quand Muhammad l'a bien tenu, il a dit (à ses compagnons) : « Attaquez-le ! » Alors ils l'ont tué et sont allés informer le Prophète ﷺ. (Abu Rafi`) a été tué après Ka`b bin Al-Ashraf
- Sahih al-Bukhari, n°4043
Rapporté par Al-Bara : Ce jour-là (lors de la bataille de Uhud), nous avons affronté les polythéistes et le Prophète ﷺ a placé un groupe d'archers à un endroit précis et a nommé `Abdullah (bin Jubair) comme leur chef. Il a dit : « Ne quittez pas cet endroit ; si vous voyez que nous vainquons l'ennemi, ne partez pas d'ici, et si vous voyez qu'ils nous battent, ne venez pas nous aider. » Quand nous avons affronté l'ennemi, ils ont pris la fuite au point que j'ai vu leurs femmes courir vers la montagne, relevant leurs vêtements et laissant voir leurs bracelets de cheville. Les musulmans ont commencé à dire : « Le butin, le butin ! » `Abdullah bin Jubair a dit : « Le Prophète ﷺ m'a fait promettre fermement de ne pas quitter cet endroit. » Mais ses compagnons ont refusé de rester. Alors, quand ils ont refusé de rester là, Allah les a troublés au point qu'ils ne savaient plus où aller, et ils ont eu soixante-dix morts. Abu Sufyan est monté sur une hauteur et a dit : « Muhammad est-il parmi les gens ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d'Abu Quhafa est-il parmi les gens ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d'Al-Khattab est-il parmi les gens ? » Puis il a ajouté : « Tous ces gens ont été tués, car s'ils étaient vivants, ils auraient répondu. » À ce moment, `Umar n'a pas pu s'empêcher de dire : « Tu mens, ennemi d'Allah ! Allah a gardé ce qui te rendra malheureux. » Abu Sufyan a dit : « Hubal est supérieur ! » Le Prophète a alors dit (à ses compagnons) : « Répondez-lui. » Ils ont demandé : « Que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est le Plus Élevé et le Plus Majestueux ! » Abu Sufyan a dit : « Nous avons (l'idole) Al-`Uzza, alors que vous n'avez pas de `Uzza ! » Le Prophète ﷺ a dit (à ses compagnons) : « Répondez-lui. » Ils ont dit : « Que devons-nous dire ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Dites : Allah est notre Soutien et vous n'avez pas de soutien. » Abu Sufyan a dit : « Ce jour compense notre perte à Badr et la bataille (la victoire) n'est jamais décidée, elle tourne entre les combattants. Vous verrez certains de vos morts mutilés, mais je n'ai pas encouragé cela, et je n'en suis pas désolé. » Rapporté par Jabir : Certains ont bu du vin le matin du jour d'Uhud et ont ensuite été tués comme martyrs
- Sahih al-Bukhari, n°4044
Rapporté par Al-Bara : Ce jour-là, lors de la bataille d'Uhud, nous avons affronté les polythéistes. Le Prophète (ﷺ) a placé un groupe d’archers à un endroit précis et a nommé `Abdullah (bin Jubair) comme leur chef. Il a dit : « Ne quittez pas cet endroit : si vous nous voyez vaincre l’ennemi, ne partez pas d’ici, et si vous nous voyez perdre, ne venez pas nous aider. » Quand nous avons affronté l’ennemi, ils ont fui, au point que j’ai vu leurs femmes courir vers la montagne, relevant leurs vêtements et laissant voir leurs bracelets de cheville. Les musulmans ont alors commencé à dire : « Le butin, le butin ! » `Abdullah bin Jubair a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a fait promettre fermement de ne pas quitter cet endroit. » Mais ses compagnons ont refusé de rester. Quand ils ont refusé, Allah les a troublés et ils ne savaient plus où aller, et ils ont perdu soixante-dix hommes. Abu Sufyan est monté sur une hauteur et a dit : « Est-ce que Muhammad est parmi les gens ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d’Abu Quhafa est-il parmi les gens ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d’Al-Khattab est-il parmi les gens ? » Puis il ajouta : « Tous ces gens ont été tués, car s’ils étaient vivants, ils auraient répondu. » À ce moment-là, `Umar n’a pas pu s’empêcher de dire : « Tu mens, ennemi d’Allah ! Allah a gardé ce qui te rendra malheureux. » Abu Sufyan a dit : « Gloire à Hubal ! » Le Prophète (ﷺ) dit alors à ses compagnons : « Répondez-lui. » Ils demandèrent : « Que devons-nous dire ? » Il dit : « Dites : Allah est plus élevé et plus majestueux ! » Abu Sufyan dit : « Nous avons (l’idole) Al-`Uzza, alors que vous n’avez pas de `Uzza ! » Le Prophète (ﷺ) dit à ses compagnons : « Répondez-lui. » Ils dirent : « Que devons-nous dire ? » Le Prophète (ﷺ) dit : « Dites : Allah est notre soutien et vous n’avez aucun soutien. » Abu Sufyan dit : « Ce jour compense notre perte à Badr, et la victoire dans la bataille change toujours de camp. Vous verrez certains de vos morts mutilés, mais je n’ai pas encouragé cela, et je ne le regrette pas. » Rapporté par Jabir : Certains ont bu du vin le matin du jour d’Uhud et ont ensuite été tués en martyrs
- Sahih al-Bukhari, n°4067
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Le Prophète (ﷺ) a nommé `Abdullah bin Jubair comme chef des archers à cheval le jour de la bataille de Uhud. Ensuite, ils sont revenus vaincus, et c’est ce à quoi fait référence la parole d’Allah : « Et le Messager (Muhammad) était derrière vous, vous appelant… »
- Sahih al-Bukhari, n°4069
Rapporté par le père de Salim : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ), lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison lors de la première rak`a de la prière du matin, dire : « Ô Allah ! Maudis untel et untel », après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue. Notre Seigneur, à Toi toutes les louanges ! » Alors Allah a révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad !) ... (jusqu’à la fin du verset) ils sont vraiment injustes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4070
Rapporté par Salim bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait contre Safwan bin Umaiya, Suhail bin `Amr et Al-Harith bin Hisham. Alors le verset a été révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad !) ... (jusqu’à la fin du verset) car ils sont vraiment injustes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4077
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et du Messager (Muhammad), après avoir été blessés, pour ceux d’entre eux qui ont fait le bien et évité le mal, il y aura une grande récompense. » (3.172) Elle a dit à `Urwa : « Ô mon neveu ! Ton père, Az-Zubair, et Abu Bakr étaient parmi eux (c’est-à-dire ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et du Messager le jour de la bataille de Uhud). Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a subi ce qu’il a subi le jour de Uhud et que les polythéistes sont partis, le Prophète (ﷺ) a eu peur qu’ils ne reviennent. Il a donc dit : “Qui va suivre leur trace ?” Il a alors choisi soixante-dix hommes parmi eux (pour cette mission). » (Le sous-narrateur a ajouté : « Abu Bakr et Az-Zubair étaient parmi eux. »)
- Sahih al-Bukhari, n°4099
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah (ﷺ) sortit vers le fossé (Al-Khandaq) et vit les Émigrants et les Ansar creuser le fossé dans le froid du matin. Ils n’avaient pas d’esclaves pour faire ce travail à leur place. Quand le Prophète vit leur difficulté et leur faim, il dit : « Ô Allah ! La vraie vie est celle de l’au-delà, alors pardonne aux Ansar et aux Émigrants. » Ils lui répondirent : « Nous sommes ceux qui ont prêté allégeance à Muhammad pour pratiquer le Jihad tant que nous vivrons. »
- Sahih al-Bukhari, n°4100
Rapporté par Anas : Les Muhajirun (Émigrants) et les Ansar creusaient le fossé autour de Médine et portaient la terre sur leur dos en disant : « Nous sommes ceux qui avons prêté allégeance à Muhammad pour l’islam tant que nous vivrons. » Le Prophète (ﷺ) répondit à leur parole : « Ô Allah ! Il n’y a de bien que dans la vie de l’au-delà ; accorde donc Ta bénédiction aux Ansar et aux Émigrants. » Les gens apportaient une poignée d’orge, et on préparait un repas en le cuisant avec de la graisse ou du beurre, qui changeait de couleur et d’odeur, puis on le donnait aux travailleurs affamés, et il leur collait à la gorge à cause de son mauvais goût
- Sahih al-Bukhari, n°4130
Rapporté par Ibn Az-Zubair : Jabir a dit : « Nous étions avec le Prophète (ﷺ) à Nakhl », puis il a mentionné la prière de la peur. Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Le Prophète (ﷺ) a accompli la prière de la peur lors de l'expédition de Banu Anmar
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4172
Rapporté par Anas bin Malik : À propos de la parole d’Allah : « En vérité ! Nous t’avons accordé (ô Muhammad) une victoire éclatante. » (48.1) Cela fait référence à l’allégeance d’Al-Hudaibiya. Les compagnons du Prophète (ﷺ) lui ont dit : « Félicitations et bonheur pour toi ; mais quelle récompense aurons-nous ? » Alors Allah a révélé : « Afin qu’Il fasse entrer les croyants et les croyantes dans des jardins sous lesquels coulent des rivières. »
- Sahih al-Bukhari, n°4177
Rapporté par Zaid bin Aslam : Mon père a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) voyageait de nuit lors d’un de ses déplacements, et `Umar bin Al-Khattab l’accompagnait. `Umar lui a posé une question, mais le Messager d’Allah n’a pas répondu. `Umar a reposé la question, mais il n’a pas répondu. Il a demandé une troisième fois, mais il n’a toujours pas répondu. Alors `Umar s’est dit à lui-même : ‘Que ta mère te perde, ô `Umar, tu as interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) trois fois et il ne t’a pas répondu.’ `Umar a dit : ‘J’ai alors fait avancer mon chameau devant les autres musulmans, craignant qu’une révélation ne me concerne. J’attendais à peine quand j’ai entendu quelqu’un m’appeler. Je me suis dit : “J’ai eu peur qu’une révélation soit descendue à mon sujet.” Je suis alors allé saluer le Messager d’Allah (ﷺ). Il a dit : “Cette nuit, une sourate m’a été révélée, elle est plus précieuse pour moi que tout ce sur quoi le soleil se lève.”’ Puis il a récité : ‘En vérité ! Nous t’avons accordé (ô Muhammad) une victoire éclatante.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4197
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Khaybar de nuit, et il avait l’habitude, lorsqu’il arrivait près de l’ennemi la nuit, de ne pas attaquer avant le matin. Quand il a fait jour, les Juifs sont sortis avec leurs pelles et leurs paniers, et en le voyant (c’est-à-dire le Prophète ﷺ), ils ont dit : « Muhammad ! Par Allah ! Muhammad et son armée ! » Le Prophète ﷺ a dit : « Khaybar est détruite, car chaque fois que nous approchons d’un peuple (pour combattre), alors malheur à ceux qui ont été avertis au matin. »
- Sahih al-Bukhari, n°4198
Rapporté par Anas ibn Malik : Nous sommes arrivés à Khaybar tôt le matin et les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs pelles, et en voyant le Prophète ﷺ, ils ont dit : « Muhammad ! Par Allah ! Muhammad et son armée ! » Le Prophète ﷺ a dit : « Allahu Akbar ! Khaybar est détruite, car chaque fois que nous approchons d’un peuple (pour combattre), alors malheur à ceux qui ont été avertis au matin. » Ensuite, nous avons eu de la viande d’âne (et nous voulions la manger), mais un crieur du Prophète a annoncé : « Allah et Son Messager vous interdisent de manger la viande d’âne, car c’est une chose impure. »
- Sahih al-Bukhari, n°4240
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr (quand il était calife) pour demander son héritage sur les biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés, provenant de ce qu’Allah lui avait accordé à Médine, à Fadak, et sur ce qui restait du cinquième du butin de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille du Prophète Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de l’aumône du Messager d’Allah (ﷺ) et je la laisserai comme elle était de son vivant, et j’en disposerai comme il le faisait. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle s’est alors fâchée contre lui, s’est éloignée de lui et ne lui a plus parlé jusqu’à sa mort. Elle a vécu six mois après la mort du Prophète. Quand elle est décédée, son mari `Ali l’a enterrée de nuit sans prévenir Abu Bakr et il a lui-même fait la prière funéraire. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, `Ali a remarqué un changement dans leur attitude envers lui. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et lui a prêté serment d’allégeance. `Ali n’avait pas donné ce serment pendant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima). `Ali a envoyé quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais que personne ne vienne avec toi », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar a dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’entreras pas seul chez eux. » Abu Bakr a répondu : « Que penses-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr est donc entré, puis `Ali a prononcé le Tashah-hud et a dit à Abu Bakr : « Nous connaissons bien ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé, et nous ne sommes pas jaloux des bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir et nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se sont alors remplis de larmes. Quand Abu Bakr a parlé, il a dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne le différend entre nous au sujet de ses biens, je ferai de mon mieux pour les utiliser de la meilleure façon, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire, je suivrai son exemple. » `Ali a alors dit à Abu Bakr : « Je te promets de te donner mon serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr est monté sur le minbar, a prononcé le Tashah-hud, puis a parlé de l’histoire de `Ali et du fait qu’il n’avait pas encore donné son serment, et il a accepté ses excuses. Ensuite, `Ali s’est levé, a demandé pardon à Allah, a prononcé le Tashah-hud, a reconnu le droit d’Abu Bakr et a dit qu’il n’avait pas agi par jalousie ou parce qu’il contestait les faveurs qu’Allah lui avait données. `Ali a ajouté : « Mais nous pensions aussi avoir un droit dans cette affaire (du pouvoir) et qu’il (Abu Bakr) ne nous avait pas consultés, ce qui nous a attristés. » Tous les musulmans ont alors été contents et ont dit : « Tu as bien agi. » Les musulmans se sont alors rapprochés de `Ali, qui a rejoint ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire donner l’allégeance à Abu Bakr)
- Sahih al-Bukhari, n°4241
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu’un auprès d’Abu Bakr (lorsqu’il était calife) pour demander sa part d’héritage des biens qu’Allah avait accordés au Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, à Fadak, et de ce qui restait du Khumus du butin de Khaibar. Abu Bakr répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille de Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de ces biens laissés en aumône par le Messager d’Allah (ﷺ) et je les gérerai comme il le faisait de son vivant. » Ainsi, Abu Bakr refusa de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle se fâcha contre lui, s’éloigna de lui et ne lui parla plus jusqu’à sa mort. Elle vécut six mois après la mort du Prophète. À sa mort, son mari `Ali l’enterra de nuit sans prévenir Abu Bakr et fit la prière funéraire lui-même. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, il remarqua un changement dans leur attitude envers lui. `Ali chercha alors à se réconcilier avec Abu Bakr et lui prêta serment d’allégeance. Durant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima), `Ali n’avait pas encore prêté serment. Il envoya quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais viens seul », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’iras pas seul chez eux. » Abu Bakr répondit : « Que crois-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr entra donc chez eux, puis `Ali récita le Tashahhud et dit à Abu Bakr : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas les bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se remplirent de larmes. Puis il dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne les biens, je ferai de mon mieux pour les gérer comme il convient, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire. » Alors `Ali dit à Abu Bakr : « Je te promets de te prêter serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr monta sur le minbar, récita le Tashahhud, puis raconta l’histoire de `Ali et le fait qu’il n’avait pas prêté serment, et il accepta ses excuses. Ensuite, `Ali se leva, demanda pardon à Allah, récita le Tashahhud, reconnut le droit d’Abu Bakr et expliqua qu’il n’avait pas agi par jalousie ou par contestation du fait qu’Allah avait favorisé Abu Bakr, mais qu’il pensait avoir un droit dans cette affaire et qu’il n’avait pas été consulté, ce qui les avait attristés. Tous les musulmans furent alors contents et dirent : « Tu as bien agi. » Les relations entre les musulmans et `Ali redevinrent bonnes, car il rejoignit ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire prêter serment à Abu Bakr)
- Sahih al-Bukhari, n°4251
Rapporté par Al-Bara : Lorsque le Prophète (ﷺ) est parti pour la ‘Umra pendant le mois de Dhou al-Qa’da, les habitants de La Mecque ne l’ont pas laissé entrer dans la ville jusqu’à ce qu’il accepte de conclure un traité de paix avec eux, selon lequel il pourrait rester à La Mecque seulement trois jours (l’année suivante). Pendant la rédaction de l’accord, les musulmans ont écrit : « Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, Messager d’Allah. » Les mécréants ont dit au Prophète : « Nous ne sommes pas d’accord avec cela, car si nous reconnaissions que tu es le Messager d’Allah, nous ne t’aurions rien interdit (comme entrer à La Mecque, etc.), mais tu es Muhammad, fils de ‘Abdullah. » Le Prophète a alors dit à ‘Ali : « Efface (le titre de) Messager d’Allah. » ‘Ali a répondu : « Non, par Allah, je n’effacerai jamais ton nom. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors pris la feuille… et il n’écrivait pas très bien… puis il a écrit ou fait écrire : « Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, fils de ‘Abdullah : Muhammad ne doit pas entrer à La Mecque avec des armes, sauf des épées dans leurs fourreaux, et il ne doit pas emmener avec lui quelqu’un du peuple de La Mecque, même si cette personne veut le suivre, et si l’un de ses compagnons veut rester à La Mecque, il ne doit pas l’en empêcher. » (L’année suivante), quand le Prophète (ﷺ) est entré à La Mecque et que la période autorisée a pris fin, les mécréants sont venus voir ‘Ali et lui ont dit : « Dis à ton compagnon (Muhammad) de partir, car son temps est terminé. » Le Prophète (ﷺ) est donc parti (de La Mecque) et la fille de Hamza l’a suivi en criant : « Ô oncle, ô oncle ! » ‘Ali l’a prise par la main et a dit à Fatima : « Prends la fille de ton oncle. » Elle l’a alors fait monter (sur sa monture). (Quand ils sont arrivés à Médine), ‘Ali, Zayd et Ja‘far se sont disputés à son sujet. ‘Ali a dit : « Je l’ai prise car c’est la fille de mon oncle. » Ja‘far a dit : « C’est la fille de mon oncle et sa tante est ma femme. » Zayd a dit : « C’est la fille de mon frère. » Le Prophète (ﷺ) l’a alors confiée à sa tante et a dit : « La tante a le même statut que la mère. » Il a ensuite dit à ‘Ali : « Tu fais partie de moi, et je fais partie de toi », et à Ja‘far : « Tu me ressembles physiquement et moralement », et à Zayd : « Tu es notre frère et notre affranchi. » ‘Ali a demandé au Prophète : « Ne veux-tu pas épouser la fille de Hamza ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est la fille de mon frère de lait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4274
Rapporté par `Ali : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair et Al-Miqdad en disant : « Allez jusqu’à Rawdat Khakh où se trouve une femme portant une lettre, et prenez-lui cette lettre. » Nous sommes donc partis au galop et, en arrivant à la Rawda, nous avons trouvé la femme et lui avons dit : « Sors la lettre. » Elle a répondu : « Je n’ai pas de lettre. » Nous avons dit : « Sors la lettre, sinon nous serons obligés d’enlever tes vêtements. » Elle l’a alors sortie de sa natte de cheveux, et nous avons apporté la lettre au Messager d’Allah (ﷺ). La lettre venait de Hatib bin Abi Balta’a et était adressée à certains polythéistes de La Mecque, leur révélant ce que le Messager d’Allah (ﷺ) comptait faire. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Hatib ! Qu’est-ce que c’est ? » Hatib a répondu : « Ô Messager d’Allah ! Ne prends pas de décision hâtive à mon sujet. Je ne fais pas partie des Quraychites, mais j’étais leur allié et je n’ai aucun lien de sang avec eux. Tous les émigrés qui sont avec toi ont de la famille à La Mecque pour protéger leurs proches et leurs biens. J’ai voulu leur rendre service pour qu’ils protègent mes proches, car je n’ai pas de lien de sang avec eux. Je n’ai pas fait cela pour renier ma religion ni pour préférer le polythéisme à l’islam. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : « En ce qui le concerne, il vous a dit la vérité. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de couper la tête de cet hypocrite ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a participé à la bataille de Badr, et qui sait, peut-être qu’Allah a regardé ceux qui étaient à Badr et a dit : “Ô gens de Badr, faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonnés.” » Ensuite, Allah a révélé la sourate : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas mes ennemis et les vôtres comme alliés en leur montrant de l’affection, même s’ils ont rejeté la vérité (c’est-à-dire Allah, le Prophète Muhammad et ce Coran) qui vous est venue… (jusqu’à la fin du verset)… Et quiconque parmi vous fait cela s’est égaré loin du droit chemin. »
- Sahih al-Bukhari, n°4302
Rapporté par ‘Amr bin Salama : Nous étions dans un endroit où beaucoup de gens passaient, et les caravanes passaient près de nous. Nous leur demandions : « Que se passe-t-il avec les gens ? Qui est cet homme ? » Ils répondaient : « Cet homme prétend qu’Allah l’a envoyé (comme Messager), qu’il a reçu une révélation, et qu’Allah lui a révélé ceci ou cela. » J’apprenais ces paroles divines par cœur, comme si elles étaient gravées dans mon esprit. Les Arabes (autres que les Quraysh) ont retardé leur conversion à l’Islam jusqu’à la Conquête (de La Mecque). Ils disaient : « Laissez-le (c’est-à-dire Muhammad) et son peuple, les Quraysh. S’il l’emporte sur eux, alors il est vraiment un Prophète. » Quand La Mecque fut conquise, chaque tribu s’empressa d’embrasser l’Islam, et mon père se hâta de se convertir avant les autres membres de notre tribu. À son retour (du Prophète) vers sa tribu, il dit : « Par Allah, je viens à vous du Prophète (ﷺ) en toute certitude ! » Ensuite, le Prophète (ﷺ) leur dit : « Faites telle prière à telle heure, et quand le moment de la prière arrive, que l’un de vous fasse l’appel à la prière (Adhan), et que celui qui connaît le plus de Coran dirige la prière. » Ils cherchèrent donc une telle personne et ne trouvèrent personne qui connaissait plus de Coran que moi, grâce à ce que j’avais appris des caravanes. Ils m’ont donc choisi comme imam (pour diriger la prière), alors que j’étais un garçon de six ou sept ans, portant un Burda (un vêtement carré noir) qui était trop court pour moi (et une partie de mon corps était découverte). Une femme de la tribu a dit : « Ne voulez-vous pas couvrir le derrière de votre lecteur pour nous ? » Alors ils ont acheté un morceau de tissu et m’ont fait une tunique. Je n’ai jamais été aussi heureux de quelque chose que de cette tunique
- Sahih al-Bukhari, n°4304
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Une femme a commis un vol à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), lors de la bataille d’Al-Fath (c’est-à-dire la Conquête de La Mecque). Sa famille est allée voir Usama bin Zaid pour qu’il intercède en sa faveur auprès du Prophète. Quand Usama a plaidé pour elle auprès du Messager d’Allah (ﷺ), le visage du Prophète (ﷺ) a changé de couleur et il a dit : « Intercèdes-tu auprès de moi dans une affaire où il y a une peine légale fixée par Allah ? » Usama a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Demande pardon à Allah pour moi. » L’après-midi, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a loué Allah comme Il le mérite puis a dit : « Après cela : Les nations avant vous ont été détruites car, si un noble parmi eux volait, ils le laissaient, mais si un pauvre volait, ils appliquaient la peine d’Allah contre lui. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si Fatima, la fille de Muhammad, avait volé, je lui aurais coupé la main. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné l’ordre concernant cette femme et sa main a été coupée. Plus tard, elle s’est sincèrement repentie et s’est mariée. ‘Aïsha a dit : « Cette femme venait me voir et je transmettais ses demandes au Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°4347
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Mu`adh bin Jabal lorsqu’il l’a envoyé au Yémen : « Tu vas aller vers un peuple du Livre, et quand tu arriveras chez eux, invite-les à témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières à accomplir chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent cela, dis-leur qu’Allah leur a ordonné de donner la Sadaqa (c’est-à-dire la zakat) à prélever sur les riches parmi eux pour la donner aux pauvres parmi eux. S’ils acceptent cela, fais attention ! Ne prends pas leurs meilleurs biens (comme Zakat) et crains l’invocation de la personne opprimée, car il n’y a pas de barrière entre sa prière et Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4372
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a envoyé des cavaliers vers Najd et ils ont ramené un homme de la tribu de Banu Hanifa appelé Thumama bin Uthal. Ils l’ont attaché à un des piliers de la mosquée. Le Prophète est allé le voir et lui a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a répondu : « J’ai de bonnes intentions, ô Muhammad ! Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a déjà tué quelqu’un, et si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant, et si tu veux des biens, demande-moi ce que tu veux. » Il a été laissé jusqu’au lendemain, puis le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Qu’as-tu à dire, Thumama ? » Il a dit : « Ce que je t’ai déjà dit, c’est-à-dire que si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant. » Le Prophète (ﷺ) l’a laissé jusqu’au surlendemain, puis il a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a dit : « J’ai ce que je t’ai déjà dit. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Relâchez Thumama. » Il est donc allé dans un jardin de palmiers près de la mosquée, a pris un bain, puis est entré dans la mosquée et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et j’atteste aussi que Muhammad est Son Messager ! Par Allah, ô Muhammad ! Il n’y avait pas de visage sur terre que je détestais plus que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de religion que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la religion que j’aime le plus. Par Allah, il n’y avait pas de ville que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la ville que j’aime le plus. Tes cavaliers m’ont arrêté alors que j’avais l’intention de faire la `Umra. Et maintenant, qu’en penses-tu ? » Le Prophète (ﷺ) lui a annoncé une bonne nouvelle (l’a félicité) et lui a ordonné d’accomplir la `Umra. Quand il est arrivé à La Mecque, quelqu’un lui a dit : « Tu es devenu Sabéen ? » Thumama a répondu : « Non ! Par Allah, j’ai embrassé l’Islam avec Muhammad, le Messager d’Allah. Non, par Allah ! Pas un seul grain de blé ne vous parviendra de Yamamah sans la permission du Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°4373
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailima Al-Kadhdhab est venu du vivant du Prophète (ﷺ) et a commencé à dire : « Si Muhammad me donne le pouvoir après lui, je le suivrai. » Il est venu à Médine avec beaucoup de gens de sa tribu. Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé le voir en compagnie de Thabit bin Qais bin Shammas, et à ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un bâton de palmier dans sa main. Quand il (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)) s’est arrêté près de Musailima alors que ce dernier était au milieu de ses compagnons, il lui a dit : « Si tu me demandes ce bâton, je ne te le donnerai pas, et tu ne pourras pas échapper à l’ordre d’Allah (mais tu seras détruit), et si tu tournes le dos à cette religion, alors Allah te détruira. Et je pense que tu es la même personne qui m’a été montrée en rêve, et voici Thabit bin Qais qui répondra à tes questions à ma place. » Puis le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de lui. J’ai demandé à propos de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : « Tu sembles être la même personne qui m’a été montrée en rêve », et Abu Huraira m’a informé que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or à mes mains et cela m’a inquiété. Puis j’ai reçu l’inspiration divine dans le rêve de souffler dessus, alors j’ai soufflé dessus et les deux bracelets se sont envolés. Et je l’ai interprété comme deux menteurs (qui prétendraient être prophètes) qui apparaîtraient après moi. L’un d’eux s’est avéré être Al-Ansi et l’autre, Musailima. »
- Sahih al-Bukhari, n°4374
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailima Al-Kadhdhab est venu du vivant du Prophète (ﷺ) et a commencé à dire : « Si Muhammad me donne le pouvoir après lui, je le suivrai. » Il est venu à Médine avec beaucoup de gens de sa tribu. Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé le voir en compagnie de Thabit bin Qais bin Shammas, et à ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un bâton de palmier dans sa main. Quand il (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)) s’est arrêté près de Musailima alors que ce dernier était au milieu de ses compagnons, il lui a dit : « Si tu me demandes ce bâton, je ne te le donnerai pas, et tu ne pourras pas échapper à l’ordre d’Allah (mais tu seras détruit), et si tu tournes le dos à cette religion, alors Allah te détruira. Et je pense que tu es la même personne qui m’a été montrée en rêve, et voici Thabit bin Qais qui répondra à tes questions à ma place. » Puis le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de lui. J’ai demandé à propos de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : « Tu sembles être la même personne qui m’a été montrée en rêve », et Abu Huraira m’a informé que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or à mes mains et cela m’a inquiété. Puis j’ai reçu l’inspiration divine dans le rêve de souffler dessus, alors j’ai soufflé dessus et les deux bracelets se sont envolés. Et je l’ai interprété comme deux menteurs (qui prétendraient être prophètes) qui apparaîtraient après moi. L’un d’eux s’est avéré être Al-Ansi et l’autre, Musailima. »
- Sahih al-Bukhari, n°4402
Rapporté par Ibn `Umar : Nous parlions du pèlerinage d’adieu alors que le Prophète (ﷺ) était parmi nous. Nous ne savions pas ce que signifiait le pèlerinage d’adieu. Le Prophète (ﷺ) a loué Allah, puis il a parlé d’Al-Masih Ad-Dajjal et l’a décrit en détail, disant : « Allah n’a envoyé aucun prophète sans qu’il ait mis en garde sa communauté contre Al-Masih Ad-Dajjal. Noé et les prophètes après lui ont mis en garde (leurs peuples) contre lui. Il apparaîtra parmi vous (ô communauté de Muhammad), et si certains de ses traits vous échappent, sachez que l’état de votre Seigneur est clair pour vous et ne vous est pas caché. » Le Prophète (ﷺ) l’a dit trois fois. « Votre Seigneur n’est pas borgne, alors que lui (c’est-à-dire Ad-Dajjal) est aveugle de l’œil droit, qui ressemble à un raisin qui ressort. Sachez qu’Allah a rendu votre sang et vos biens sacrés entre vous, comme la sainteté de ce jour, dans cette ville, en ce mois. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « N’ai-je pas transmis le message d’Allah ? » Ils ont répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit trois fois : « Ô Allah ! Sois témoin. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Malheur à vous ! » (ou il a dit) « Qu’Allah vous fasse miséricorde ! Ne devenez pas mécréants après moi (c’est-à-dire après ma mort) en vous entre-tuant. »
- Sahih al-Bukhari, n°4403
Rapporté par Ibn `Umar : Nous parlions du pèlerinage d’adieu alors que le Prophète (ﷺ) était parmi nous. Nous ne savions pas ce que signifiait le pèlerinage d’adieu. Le Prophète (ﷺ) a loué Allah, puis il a parlé d’Al-Masih Ad-Dajjal et l’a décrit en détail, disant : « Allah n’a envoyé aucun prophète sans qu’il ait mis en garde sa communauté contre Al-Masih Ad-Dajjal. Noé et les prophètes après lui ont mis en garde (leurs peuples) contre lui. Il apparaîtra parmi vous (ô communauté de Muhammad), et si certains de ses traits vous échappent, sachez que l’état de votre Seigneur est clair pour vous et ne vous est pas caché. » Le Prophète (ﷺ) l’a dit trois fois. « Votre Seigneur n’est pas borgne, alors que lui (c’est-à-dire Ad-Dajjal) est aveugle de l’œil droit, qui ressemble à un raisin qui ressort. Sachez qu’Allah a rendu votre sang et vos biens sacrés entre vous, comme la sainteté de ce jour, dans cette ville, en ce mois. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « N’ai-je pas transmis le message d’Allah ? » Ils ont répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit trois fois : « Ô Allah ! Sois témoin. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Malheur à vous ! » (ou il a dit) « Qu’Allah vous fasse miséricorde ! Ne devenez pas mécréants après moi (c’est-à-dire après ma mort) en vous entre-tuant. »
- Sahih al-Bukhari, n°4406
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le temps a repris la forme qu’il avait lorsque Allah a créé les Cieux et la Terre. L’année compte douze mois, dont quatre sont sacrés. Parmi ces quatre, trois se suivent : Dhul-Qa’da, Dhul-Hijja et Al-Mouharram, et le quatrième est Rajab, nommé d’après la tribu de Mudar, situé entre Jumaida ath-Thania et Cha’ban. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) demanda : « Quel est ce mois-ci ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il garda alors le silence si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Puis il dit : « N’est-ce pas le mois de Dhul-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il demanda alors : « Quelle est cette ville ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il resta silencieux si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Puis il dit : « N’est-ce pas la ville de La Mecque ? » Nous avons répondu : « Oui. » Ensuite il demanda : « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il garda le silence si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Puis il dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice (An-Nahr) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit alors : « Votre sang, vos biens (et, selon le narrateur Muhammad, il a aussi dit : et votre honneur…) sont sacrés entre vous, tout comme ce jour-ci, dans cette ville-ci, en ce mois-ci. Et, sans aucun doute, vous rencontrerez votre Seigneur, et Il vous interrogera sur vos actes. Faites attention ! Ne devenez pas mécréants après moi, en vous entre-tuant. Que ceux qui sont présents transmettent ce message à ceux qui sont absents. Il se peut que certains de ceux à qui ce message sera transmis le comprennent mieux que ceux qui l’ont entendu directement. » (Le sous-narrateur Muhammad, en se rappelant ce récit, disait : « Muhammad a dit la vérité ! ») Le Prophète (ﷺ) ajouta alors deux fois : « N’ai-je pas transmis (le message d’Allah) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4452
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4453
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4454
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr arriva de sa maison à As-Sunh à cheval. Il descendit et entra dans la mosquée, mais ne parla à personne avant d’entrer chez `Aisha et d’aller directement auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui était recouvert d’un tissu Hibra (un tissu du Yémen). Il découvrit alors le visage du Prophète, se pencha sur lui, l’embrassa et pleura en disant : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi. Par Allah, Allah ne te fera jamais mourir deux fois. Quant à la mort qui t’était destinée, elle est venue sur toi. » Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Bakr sortit alors qu’`Umar bin Al-Khattab parlait aux gens. Abu Bakr dit : « Assieds-toi, ô `Umar ! » Mais `Umar refusa de s’asseoir. Les gens se tournèrent alors vers Abu Bakr et laissèrent `Umar. Abu Bakr dit : « Pour continuer, si l’un d’entre vous adorait Muhammad, alors Muhammad est mort, mais si vous adoriez Allah, alors Allah est Vivant et ne mourra jamais. Allah a dit : “Muhammad n’est qu’un messager. Avant lui, beaucoup de messagers sont passés… (jusqu’à la fin du verset)… Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants.” (3.144) Par Allah, c’était comme si les gens n’avaient jamais su qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et tout le monde se mit à le réciter après lui. » Rapporté par Az-Zuhri : Sa`id bin Al-Musaiyab m’a dit qu’`Umar a déclaré : « Par Allah, quand j’ai entendu Abu Bakr réciter ce verset, mes jambes ne m’ont plus porté et je suis tombé à l’instant même, comprenant que le Prophète (ﷺ) était mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4476
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, les croyants se rassembleront et diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur.’ Ils iront voir Adam et lui diront : ‘Tu es le père de tous les gens, Allah t’a créé de Ses propres mains, a ordonné aux anges de se prosterner devant toi et t’a appris les noms de toutes choses ; intercède donc pour nous auprès de ton Seigneur afin qu’Il nous soulage de notre situation.’ Adam dira : ‘Je ne suis pas digne de cela (c’est-à-dire d’intercéder pour vous).’ Puis Adam se souviendra de son péché et en aura honte. Il dira : ‘Allez voir Noé, car il a été le premier messager qu’Allah a envoyé aux habitants de la terre.’ Ils iront voir Noé, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche.’ Il se souviendra de sa demande à son Seigneur sur ce dont il n’avait pas connaissance, en aura honte et dira : ‘Allez voir le Khalil-ur-Rahman (c’est-à-dire Abraham).’ Ils iront voir Abraham, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche. Allez voir Moïse, le serviteur à qui Allah a parlé (directement) et à qui Il a donné la Torah.’ Ils iront voir Moïse, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche.’ Il mentionnera le fait d’avoir tué une personne qui n’était pas un meurtrier, en aura honte devant son Seigneur et dira : ‘Allez voir Jésus, le serviteur d’Allah, Son messager, Sa parole et un esprit venant de Lui.’ Jésus dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche, allez voir Muhammad, le serviteur d’Allah dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés par Allah.’ Ils viendront alors à moi et j’avancerai jusqu’à demander la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée. Quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai et Il me laissera dans cette position aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il me dira : ‘(Muhammad !) Lève la tête. Demande, et ta demande sera exaucée ; parle, et tu seras écouté ; intercède, et ton intercession sera acceptée.’ Je lèverai la tête et louerai Allah avec une invocation qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai. Il fixera une limite pour moi (pour intercéder) en faveur de ceux que je ferai entrer au Paradis. Puis je reviendrai à Allah, et quand je verrai mon Seigneur, la même chose se produira. J’intercéderai à nouveau, et Allah fixera une limite pour moi pour ceux que je ferai entrer au Paradis. Je reviendrai une troisième fois, puis une quatrième, et je dirai : ‘Il ne reste en Enfer que ceux que le Coran a condamnés (à y rester) et qui ont été destinés à y demeurer éternellement.’ » (Le compilateur) Abu `Abdullah a dit : « Mais ceux que le Coran a condamnés à l’Enfer » fait référence à la parole d’Allah : « Ils y demeureront pour toujours. »
- Sahih al-Bukhari, n°4480
Rapporté par Anas : `Abdullah bin Salam a entendu la nouvelle de l’arrivée du Messager d’Allah (ﷺ) à Médine alors qu’il était dans une ferme en train de récolter ses fruits. Il est donc venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Je vais te poser trois questions que seul un prophète peut connaître. Premièrement, quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Et qu’est-ce qui fait qu’un bébé ressemble à son père ou à sa mère ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Gabriel vient tout juste de m’en informer. » `Abdullah a dit : « Gabriel ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » `Abdullah a dit : « Parmi les anges, il est l’ennemi des Juifs. » Le Prophète (ﷺ) a alors récité ce verset : « Quiconque est ennemi de Gabriel (qu’il meure dans sa colère !), car c’est lui qui l’a fait descendre (c’est-à-dire le Coran) sur ton cœur avec la permission d’Allah. » (2.97) Puis il a ajouté : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’Est à l’Ouest. Le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire du foie du poisson. Et si la semence de l’homme précède celle de la femme, l’enfant ressemblera à son père, et si celle de la femme précède celle de l’homme, l’enfant ressemblera à sa mère. » En entendant cela, `Abdullah a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ; les Juifs sont des menteurs, et s’ils apprennent que je me suis converti à l’islam, ils diront que je mens. » Entre-temps, des Juifs sont venus (voir le Prophète) et il leur a demandé : « Quel est le statut de `Abdullah parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le meilleur d’entre nous, notre chef et le fils de notre chef. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que penseriez-vous si `Abdullah bin Salam embrassait l’islam ? » Ils ont répondu : « Qu’Allah le protège de cela ! » Puis `Abdullah est sorti et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les Juifs ont alors dit : « `Abdullah est le pire d’entre nous et le fils du pire d’entre nous », et l’ont rabaissé. `Abdullah a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ce que je redoutais. »
- Sahih al-Bukhari, n°4487
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Noé sera appelé le Jour de la Résurrection et il dira : ‘Me voici, ô mon Seigneur !’ Allah dira : ‘As-tu transmis le message ?’ Noé dira : ‘Oui.’ Sa communauté sera alors interrogée : ‘A-t-il transmis le message ?’ Ils diront : ‘Aucun avertisseur n’est venu à nous.’ Alors Allah dira (à Noé) : ‘Qui témoignera en ta faveur ?’ Il dira : ‘Muhammad et ses partisans.’ Ainsi, ils (c’est-à-dire les musulmans) témoigneront qu’il a transmis le message. Et le Messager (Muhammad) sera un témoin contre vous, et c’est ce que signifie la parole d’Allah : « Ainsi Nous avons fait de vous une communauté juste et la meilleure afin que vous soyez témoins pour l’humanité et que le Messager (Muhammad) soit témoin contre vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°4532
Rapporté par Muhammad bin Seereen : Je me suis assis dans une assemblée où étaient présents les chefs des Ansar, et `Abdur-Rahman bin Abu Laila était parmi eux. J’ai mentionné le récit de `Abdullah bin `Utba à propos de la question de Subai’a bint Al-Harith. `Abdur-Rahman a dit : « Mais l’oncle de `Abdullah ne disait pas cela. » J’ai dit : « Je serais bien audacieux de mentir sur quelqu’un qui est maintenant à Al-Kufa », et j’ai élevé la voix. Ensuite, je suis sorti et j’ai rencontré Malik bin ‘Amir ou Malik bin `Auf, et j’ai demandé : « Quel était le verdict d’Ibn Mas`ud concernant la veuve enceinte dont le mari est décédé ? » Il a répondu : « Ibn Mas`ud a dit : Pourquoi lui imposer une règle difficile et ne pas lui permettre de profiter de l’allègement ? La sourate la plus courte des femmes (c’est-à-dire la sourate At-Talaq) a été révélée après la plus longue (c’est-à-dire la sourate Al-Baqara). » (C’est-à-dire que sa ‘Idda dure jusqu’à l’accouchement)
- Sahih al-Bukhari, n°4553
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Sufyan m’a raconté personnellement : « Je suis parti pendant la trêve conclue entre moi et le Messager d’Allah (ﷺ). Alors que j’étais au Sham, une lettre envoyée par le Prophète (ﷺ) fut apportée à Héraclius. Dihya Al-Kalbi l’avait remise au gouverneur de Busra, qui l’a transmise à Héraclius. Héraclius demanda : “Y a-t-il quelqu’un du peuple de cet homme qui prétend être prophète ?” On répondit : “Oui.” J’ai donc été appelé avec quelques hommes de Quraish et nous avons été assis devant lui. Il demanda : “Qui parmi vous est le plus proche parent de cet homme qui prétend être prophète ?” On me fit asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Il fit venir son traducteur et lui dit : “Dis-leur que je vais interroger Abu Sufyan sur cet homme, et s’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.” Par Allah, si je n’avais pas eu peur que mes compagnons me traitent de menteur, j’aurais menti. Héraclius demanda alors à son traducteur : “Demande-lui : Quel est son rang familial parmi vous ?” J’ai dit : “Il vient d’une famille noble.” Il demanda : “L’un de ses ancêtres était-il roi ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant ce qu’il a dit ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “Les notables ou les pauvres le suivent-ils ?” J’ai dit : “Ce sont les pauvres qui le suivent.” Il demanda : “Le nombre de ses partisans augmente-t-il ou diminue-t-il ?” J’ai dit : “Ils augmentent.” Il demanda : “Quelqu’un renonce-t-il à sa religion après l’avoir embrassée, par mécontentement ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “Avez-vous combattu contre lui ?” J’ai répondu : “Oui.” Il demanda : “Comment se sont passés vos combats ?” J’ai dit : “La victoire était partagée, parfois pour lui, parfois pour nous. Il nous infligeait des pertes et nous lui en infligions aussi.” Il demanda : “Vous a-t-il déjà trahis ?” J’ai dit : “Non, mais actuellement nous sommes en trêve, et nous ne savons pas ce qu’il fera.” Abu Sufyan ajouta : “Par Allah, je n’ai pu glisser dans mes propos qu’une seule chose (contre lui).” Héraclius demanda : “Quelqu’un d’autre que lui a-t-il déjà fait la même revendication (c’est-à-dire l’islam) avant lui ?” J’ai dit : “Non.” Héraclius dit alors à son traducteur de me dire : “Je t’ai demandé son rang familial, tu as dit qu’il est noble, et tous les messagers viennent des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as nié. J’aurais pensé que s’il avait eu un roi parmi ses ancêtres, il voudrait récupérer le pouvoir de ses aïeux. Je t’ai demandé qui le suit, tu as dit les pauvres, et ce sont eux qui suivent les messagers. Je t’ai demandé si vous l’aviez accusé de mensonge, tu as dit non, et j’en ai conclu que celui qui ne ment pas sur les gens ne mentira pas sur Allah. Je t’ai demandé si quelqu’un de ses partisans avait quitté sa religion par mécontentement, tu as dit non, et c’est ainsi la foi quand elle pénètre le cœur. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient, tu as dit oui, et c’est le chemin de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et la victoire était partagée, c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés, mais la victoire finale leur revient. Je t’ai demandé s’il avait déjà trahi, tu as dit non, et les messagers ne trahissent jamais. Je t’ai demandé si quelqu’un avait déjà dit cela avant lui, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il imitait quelqu’un d’autre.” Abu Sufyan dit : “Héraclius me demanda alors : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous ordonne la prière, la zakat, de garder de bonnes relations familiales et d’être chastes.’ Héraclius dit : ‘Si ce que tu dis est vrai, il est vraiment un prophète, et je savais qu’il allait apparaître, mais je ne pensais pas qu’il viendrait de chez vous. Si j’étais certain de pouvoir le rejoindre, j’aimerais le rencontrer, et si j’étais avec lui, je laverais ses pieds ; et son royaume s’étendra sûrement sous mes pieds.’ Héraclius demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et la lut, où il était écrit : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, Messager d’Allah, à Héraclius, souverain de Byzance… Paix à celui qui suit la bonne voie. Je t’invite à embrasser l’islam. Accepte l’islam et tu seras sauvé (du châtiment d’Allah) ; accepte l’islam et Allah te donnera une double récompense, mais si tu refuses, tu porteras le péché de tes sujets… Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah… témoignez que nous sommes musulmans.’ (3.64) Quand il eut fini de lire la lettre, les voix s’élevèrent autour de lui et il y eut beaucoup d’agitation, et on nous ordonna de sortir.” Abu Sufyan ajouta : “En sortant, j’ai dit à mes compagnons : ‘La situation d’Ibn Abu Kabsha (c’est-à-dire Muhammad) est devenue forte ; même le roi des Banû Al-Asfar a peur de lui.’ J’ai continué à croire que le Messager d’Allah (ﷺ) serait victorieux, jusqu’à ce qu’Allah me fasse embrasser l’islam.” Az-Zuhri dit : “Héraclius fit alors venir tous les chefs byzantins chez lui et leur dit : ‘Ô peuple byzantin ! Voulez-vous réussir et être guidés, et que votre royaume reste entre vos mains ?’ (Aussitôt après avoir entendu cela), ils se précipitèrent vers la porte comme des ânes sauvages, mais la trouvèrent fermée. Héraclius dit alors : ‘Ramenez-les-moi.’ Il les fit revenir et dit : ‘Je voulais juste tester la force de votre attachement à votre religion. Maintenant, j’ai vu ce que j’espérais de vous.’ Alors les gens se prosternèrent devant lui et furent contents de lui.”
- Sahih al-Bukhari, n°4559
Rapporté par le père de Salim : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ), en relevant la tête de l’inclinaison lors de la dernière rak`a de la prière du Fajr, dire : « Ô Allah, maudis untel, untel et untel », après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue, ô notre Seigneur, à Toi la louange. » Alors Allah a révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad), mais à Allah, de décider ; en vérité, ce sont eux les injustes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4560
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait invoquer un mal ou un bien sur quelqu’un, il invoquait Allah après l’inclinaison (dans la prière). Parfois, après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue, à Toi la louange, ô notre Seigneur », il disait : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham et `Aiyash bin Abu Rabi`a. Ô Allah, inflige un châtiment sévère à la tribu de Mudar et frappe-les d’années de famine comme celles de Joseph. » Le Prophète (ﷺ) disait cela à haute voix, et il disait aussi dans certaines de ses prières du Fajr : « Ô Allah, maudis untel et untel », en nommant certaines tribus arabes, jusqu’à ce qu’Allah révèle : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad), mais à Allah, de décider. »
- Sahih al-Bukhari, n°4563
Rapporté par Ibn `Abbas : « Allah nous suffit et Il est le meilleur garant » a été prononcé par Abraham lorsqu’il fut jeté dans le feu ; et cela a aussi été dit par Muhammad lorsque les hypocrites ont dit : « Une grande armée se rassemble contre vous, alors craignez-les », mais cela n’a fait qu’augmenter leur foi et ils ont dit : « Allah nous suffit, et Il est le meilleur garant pour nous. »
- Sahih al-Bukhari, n°4582
Rapporté par `Abdullah bin Masud : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Récite-moi (le Coran). » J’ai dit : « Dois-je te le réciter alors qu’il t’a été révélé ? » Il a répondu : « J’aime l’entendre de la bouche des autres. » J’ai donc récité la sourate An-Nisa jusqu’à ce que j’arrive au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir (ô Muhammad) comme témoin contre ces gens ? » (4:41) Puis il dit : « Arrête ! » Et voilà que ses yeux débordaient de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°4596
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman Abu Al-Aswad : Les gens de Médine ont été forcés de préparer une armée (pour combattre les gens du Sham pendant le califat de `Abdullah bin Az-Zubair à La Mecque), et j’ai été enrôlé. Ensuite, j’ai rencontré `Ikrima, l’affranchi d’Ibn `Abbas, et je l’en ai informé, et il m’a fortement interdit de le faire (c’est-à-dire de m’enrôler dans cette armée), puis il a dit : « Ibn `Abbas m’a informé que certains musulmans étaient avec les polythéistes, augmentant leur nombre contre le Messager d’Allah (ﷺ). Une flèche pouvait être tirée et toucher l’un d’eux (les musulmans parmi les polythéistes) et le tuer, ou il pouvait être frappé et tué (par une épée). » Ensuite, Allah a révélé : « Ceux que les anges reprennent alors qu’ils se font du tort à eux-mêmes (en restant parmi les mécréants) » (4:97). Abu Al-Aswad l’a aussi rapporté
- Sahih al-Bukhari, n°4612
Rapporté par `Aisha : Celui qui dit que Muhammad a caché une partie de ce qui lui a été révélé est un menteur, car Allah dit : « Ô Messager (Muhammad) ! Proclame le message qui t’a été envoyé de la part de ton Seigneur. »
- Sahih al-Bukhari, n°4632
Rapporté par Mujahid : Il a demandé à Ibn `Abbas : « Y a-t-il une prosternation dans la sourate Sad ? » (38.24) Ibn `Abbas a répondu : « Oui », puis il a récité : « Nous avons donné… Suis donc leur voie. » (6.85,90) Ensuite, il a dit : « Il (David) fait partie d’eux (c’est-à-dire de ces prophètes). » Mujahid raconte : J’ai demandé à Ibn `Abbas (au sujet de ce verset). Il a dit : « Ton Prophète (Muhammad) faisait partie de ceux à qui il a été ordonné de les suivre. »
- Sahih al-Bukhari, n°4638
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Un homme parmi les Juifs, ayant été giflé au visage, est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad ! Un homme parmi tes compagnons des Ansar m’a giflé au visage ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Faites-le venir. » Quand ils l’ont amené, le Prophète (ﷺ) a demandé : « Pourquoi l’as-tu giflé ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! En passant devant les Juifs, je l’ai entendu dire : ‘Par Celui qui a choisi Moïse au-dessus des humains.’ J’ai dit : ‘Même au-dessus de Muhammad ?’ Je me suis mis en colère et je l’ai giflé. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne me donnez pas la supériorité sur les autres prophètes, car le Jour de la Résurrection, les gens perdront connaissance et je serai le premier à reprendre connaissance. Alors je verrai Moïse tenant l’un des pieds du Trône. Je ne saurai pas s’il a repris connaissance avant moi ou si le choc qu’il a reçu sur la Montagne (de son vivant) lui a suffi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4649
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Jahl a dit : « Ô Allah ! Si ce (Coran) vient vraiment de Toi, alors fais pleuvoir sur nous une pluie de pierres du ciel ou fais-nous subir un châtiment douloureux. » Alors il a été révélé : « Mais Allah ne les punira pas tant que tu (Muhammad) es parmi eux, et Il ne les punira pas tant qu’ils demandent pardon à Allah. Et pourquoi Allah ne les punirait-Il pas alors qu’ils empêchent les gens d’Al-Masjid-al-Haram ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4651
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Umar est venu vers nous et un homme lui a dit : « Que penses-tu du ‘Qit-alal-Fitnah’ (combat causé par les troubles) ? » Ibn `Umar lui a répondu : « Sais-tu ce qu’est une fitna (épreuve) ? Muhammad combattait les polythéistes, et son combat contre eux était une épreuve, mais ce n’est pas comme votre combat qui est mené pour le pouvoir. »
- Sahih al-Bukhari, n°4658
Rapporté par Zaid bin Wahb : Nous étions avec Hudhaifa et il a dit : « Il ne reste plus que trois personnes parmi ceux décrits dans ce verset (9.12), et parmi les hypocrites, il n’en reste que quatre. » Un bédouin a dit : « Vous, les compagnons de Muhammad ! Dites-nous (des choses) et nous ne savons pas cela à propos de ceux qui forcent l’entrée de nos maisons et volent nos objets précieux ? » Il (Hudhaifa) a répondu : « Ceux-là sont les Al Fussaq (les grands pécheurs révoltés) (ce ne sont ni des mécréants ni des hypocrites). En vérité, il ne reste d’eux (les hypocrites) que quatre, dont l’un est un très vieil homme qui, s’il boit de l’eau, n’en ressent même pas la fraîcheur. »
- Sahih al-Bukhari, n°4699
Rapporté par Al-Bara’ ibn ‘Azib : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque le musulman est interrogé dans sa tombe, il témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ﷺ. C’est cela la parole d’Allah : {Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà}. »
- Sahih al-Bukhari, n°4712
Rapporté par Abu Huraira : On a apporté de la viande cuite au Messager d’Allah (ﷺ), et on lui a présenté l’épaule, car il l’aimait. Il en a mangé un morceau et a dit : « Je serai le chef de tous les gens au Jour de la Résurrection. Savez-vous pourquoi ? Allah rassemblera tous les êtres humains, des premiers aux derniers, sur une même plaine, de sorte que l’annonceur pourra tous se faire entendre et que le spectateur pourra tous les voir. Le soleil se rapprochera tellement que les gens seront dans une détresse et une angoisse qu’ils ne pourront supporter. Alors les gens diront : “Ne voyez-vous pas dans quelle situation nous sommes ? Cherchez quelqu’un qui intercède pour vous auprès de votre Seigneur.” Certains diront aux autres : “Allez voir Adam.” Ils iront donc voir Adam et lui diront : “Tu es le père de l’humanité ; Allah t’a créé de Sa propre main, a insufflé en toi de Son esprit (c’est-à-dire l’esprit qu’Il a créé pour toi), et a ordonné aux anges de se prosterner devant toi ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Adam dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. Il m’a interdit (de manger du fruit de) l’arbre, mais je Lui ai désobéi. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! (Je suis préoccupé par mes propres problèmes.) Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.” Ils iront alors voir Noé et lui diront : “Ô Noé ! Tu es le premier (des Messagers d’Allah) envoyé aux gens de la terre, et Allah t’a appelé un serviteur reconnaissant ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Il dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’avais le droit de faire une invocation qui serait exaucée, et je l’ai faite contre mon peuple. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Abraham.” Ils iront voir Abraham et lui diront : “Ô Abraham ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Son ami parmi les gens de la terre ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Il leur dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai dit trois mensonges (Abu Hayyan, le sous-narrateur, les a mentionnés dans le hadith). Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Moïse.” Les gens iront alors voir Moïse et lui diront : “Ô Moïse ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Allah t’a donné la supériorité sur les autres par ce message et par Sa parole directe avec toi ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Moïse dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai tué une personne que je n’avais pas reçu l’ordre de tuer. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Jésus.” Ils iront alors voir Jésus et lui diront : “Ô Jésus ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Sa Parole qu’Il a envoyée à Marie, et une âme noble créée par Lui, et tu as parlé aux gens alors que tu étais encore dans le berceau. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Jésus dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” Jésus ne mentionnera aucun péché, mais dira : “Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Muhammad.” Ils viendront alors à moi et diront : “Ô Muhammad ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et le dernier des prophètes, et Allah t’a pardonné tes péchés passés et futurs. (S’il te plaît) intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Alors j’irai sous le Trône d’Allah et je me prosternerai devant mon Seigneur. Allah m’inspirera alors des louanges et des glorifications qu’Il n’a jamais inspirées à personne avant moi. Puis il sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête. Demande, et cela te sera accordé. Intercède, et ton intercession sera acceptée.” Alors je relèverai la tête et je dirai : “Mes fidèles, ô mon Seigneur ! Mes fidèles, ô mon Seigneur !” Il sera dit : “Ô Muhammad ! Que ceux de tes fidèles qui n’ont pas de comptes à rendre entrent par telle porte du Paradis, celle qui se trouve à droite ; et ils partageront les autres portes avec les gens.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, la distance entre deux montants d’une porte du Paradis est comme la distance entre La Mecque et Busra (en Syrie). »
- Sahih al-Bukhari, n°4714
Rapporté par `Abdullah : Concernant l’explication du verset : « Ceux qu’ils invoquent (adorent) (comme Jésus, fils de Marie, les anges, etc.) cherchent eux-mêmes un moyen d’être proches de leur Seigneur (Allah), pour savoir lequel d’entre eux sera le plus proche, et ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment. » (17.57) Eux-mêmes (par exemple les anges, les saints, les apôtres, Jésus, etc.) adoraient Allah. Les djinns qui étaient adorés par certains Arabes sont devenus musulmans (ont embrassé l’islam), mais ces humains sont restés dans leur ancienne religion. Al-A`mash a ajouté : « Dis (Ô Muhammad) : Invoquez ceux que vous croyez (être des dieux) en dehors de Lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°4716
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « Et Nous t’avons accordé la vision (l’Ascension au ciel “Miraj”) que Nous t’avons montrée (Ô Muhammad, comme un véritable témoin oculaire), mais comme une épreuve pour les gens. » (17.60) Il s’agissait d’une vision réelle qui a été montrée au Messager d’Allah (ﷺ) la nuit où il a été emmené en voyage (dans les cieux). Et l’arbre maudit est l’arbre d’Az-Zaqqum (un arbre amer et âcre qui pousse au fond de l’Enfer)
- Sahih al-Bukhari, n°4718
Rapporté par Ibn `Umar : Au Jour de la Résurrection, les gens tomberont à genoux et chaque nation suivra son prophète et dira : « Ô untel ! Intercède pour nous auprès d’Allah, » jusqu’à ce que l’intercession soit donnée au Prophète (Muhammad), et ce sera le jour où Allah l’élèvera à la station de louange et de gloire (c’est-à-dire Al-Maqam al-Mahmud)
- Sahih al-Bukhari, n°4719
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui, après avoir entendu l’Adhan (appel à la prière), dit : “Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de cette prière qui va être accomplie ! Accorde à Muhammad Al-Wasila et Al-Fadila et élève-le à Al-Maqam al-Mahmud que Tu lui as promis”, bénéficiera de mon intercession le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°4721
Rapporté par `Abdullah : J’étais avec le Prophète (ﷺ) dans une ferme, il était allongé sur un rameau de palmier, quand des Juifs sont passés. Certains ont dit aux autres : « Demandez-lui (au Prophète (ﷺ)) au sujet de l’esprit. » D’autres ont dit : « Pourquoi le lui demander ? » D’autres ont dit : « (Ne le faites pas), de peur qu’il ne vous donne une réponse qui ne vous plaira pas. » Mais ils ont dit : « Demandez-lui. » Ils l’ont donc interrogé sur l’esprit. Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux et ne leur a pas répondu. J’ai compris qu’il recevait une révélation, alors je suis resté à ma place. Quand la révélation est descendue, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ils t’interrogent (Ô Muhammad) au sujet de l’esprit. Dis : “L’esprit, sa connaissance appartient à mon Seigneur ; et de la connaissance, il ne vous a été donné que peu de chose.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4728
Rapporté par Mus`ab : J’ai demandé à mon père : « Le verset : “Dis : (Ô Muhammad) Voulez-vous que Nous vous informions de ceux qui ont le plus perdu par leurs œuvres ?” (18.103) a-t-il été révélé au sujet des Al-Haruriyya ? » Il répondit : « Non, mais au sujet des Juifs et des Chrétiens, car les Juifs ont rejeté Muhammad et les Chrétiens ont nié le Paradis et disent qu’il n’y a ni repas ni boisson là-bas. Les Al-Haruriyya sont ceux qui rompent leur engagement envers Allah après l’avoir confirmé, et Sa`d les appelait “Al-Fasiqin” (les pervers qui abandonnent l’obéissance à Allah). »
- Sahih al-Bukhari, n°4732
Rapporté par Khabbab : Je suis allé voir Al-`Asi bin Wail As-Sahmi pour réclamer ce qu’il me devait. Il m’a dit : « Je ne te donnerai rien tant que tu ne renieras pas Muhammad. » J’ai répondu : « Non, je ne renierai pas Muhammad jusqu’à ta mort et ta résurrection. » Il dit : « Vais-je mourir puis être ressuscité ? » J’ai dit : « Oui. » Il dit : « Alors j’aurai de la richesse et des enfants là-bas, et je te paierai (là-bas). » Alors ce verset fut révélé : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit pourtant : Je recevrai certainement des richesses et des enfants ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4733
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron à La Mecque. Un jour, j’ai fabriqué une épée pour Al-`Asi bin Wail As-Sahmi. Quand je suis allé réclamer son prix, il m’a dit : « Je ne te le donnerai pas tant que tu ne renieras pas Muhammad. » J’ai répondu : « Je ne renierai pas Muhammad jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir puis te ressuscite. » Il dit : « Si Allah me fait mourir puis me ressuscite, j’aurai alors des richesses et des enfants. » Alors Allah révéla : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit pourtant : Je recevrai certainement des richesses et des enfants ? Connaît-il l’invisible ou a-t-il pris un engagement avec (Allah) le Tout Miséricordieux ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4734
Rapporté par Masruq : Khabbab a dit : « Avant l’islam, j’étais forgeron et Al-`Asi bin Wail me devait de l’argent. » Khabbab est donc allé le voir pour réclamer sa dette. Il lui dit : « Je ne te donnerai rien tant que tu ne renieras pas Muhammad. » Khabbab répondit : « Par Allah, je ne renierai pas Muhammad jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir puis te ressuscite. » Al-`Asi dit : « Alors laisse-moi jusqu’à ce que je meure puis sois ressuscité, car là-bas j’aurai des richesses et des enfants, et je te paierai ta dette. » Alors ce verset fut révélé : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit pourtant : Je recevrai certainement des richesses et des enfants ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4735
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron et Al-`Asi Bin Wail me devait de l’argent, alors je suis allé le voir pour réclamer ma dette. Il m’a dit : « Je ne te paierai pas tant que tu ne renieras pas Muhammad. » J’ai répondu : « Je ne renierai pas Muhammad jusqu’à ta mort et ta résurrection. » Il dit : « Serai-je ressuscité après ma mort ? Si c’est le cas, je te paierai là-bas si j’y trouve des richesses et des enfants. » Alors il fut révélé : « As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et qui dit pourtant : Je recevrai certainement des richesses et des enfants ? Connaît-il l’invisible ou a-t-il pris un engagement avec (Allah) le Tout Miséricordieux ? Non ! Nous enregistrerons ce qu’il dit et nous augmenterons son châtiment. Et Nous hériterons de tout ce dont il parle, et il comparaîtra devant Nous, seul. »
- Sahih al-Bukhari, n°4740
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) fit un sermon et dit : « Vous (les gens) serez rassemblés devant Allah (le Jour de la Résurrection) pieds nus, nus et incirconcis. » (Le Prophète (ﷺ) récita alors :) « Comme Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons. (C’est) une promesse que Nous avons prise et vraiment Nous la réaliserons. » Il ajouta : « Le premier homme qui sera habillé le Jour de la Résurrection sera Abraham. Sachez que certains hommes de ma communauté seront amenés et dirigés vers la gauche, alors je dirai : “Ô Seigneur, ce sont mes compagnons !” Il sera dit : “Tu ne sais pas ce qu’ils ont introduit de nouveau après toi.” Je dirai alors comme l’a dit le pieux serviteur, Jésus : “J’étais témoin d’eux tant que je suis resté parmi eux… (jusqu’à Sa parole)… et Tu es le Témoin de toute chose.” (5.117) Puis il sera dit : “(Ô Muhammad) Ces gens n’ont jamais cessé d’apostasier depuis que tu les as quittés.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4757
Rapporté par Aïcha : Quand on a dit sur moi ce qui a été dit, alors que je n’en savais rien, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a récité le Tashahhud, puis a loué et glorifié Allah comme il se doit, puis il a dit : « Ensuite : Ô gens, donnez-moi votre avis sur ceux qui ont inventé un mensonge contre ma femme. Par Allah, je ne sais rien de mal à son sujet. Par Allah, ils l’ont accusée d’être avec un homme dont je n’ai jamais rien su de mal, et il n’est jamais entré chez moi sans que je sois présent, et chaque fois que je partais en voyage, il m’accompagnait. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), permets-moi de leur trancher la tête. » Un homme des Khazraj (Sa`d ibn ‘Ubada), parent de la mère du poète Hassan ibn Thabit, s’est levé et a dit (à Sa`d ibn Mu`adh) : « Tu mens ! Par Allah, si ces personnes étaient des Aws, tu n’aurais pas voulu leur trancher la tête. » Il était possible qu’un conflit éclate entre les Aws et les Khazraj dans la mosquée, et j’ignorais tout cela. Ce soir-là, je suis sortie pour un besoin, accompagnée d’Um Mistah. Sur le chemin du retour, Um Mistah a trébuché et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Ô mère, pourquoi insultes-tu ton fils ? » Elle s’est tue un moment, puis a trébuché à nouveau et a répété : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai demandé pourquoi elle l’insultait. Elle a trébuché une troisième fois et a répété la même chose, alors je l’ai réprimandée. Elle a dit : « Par Allah, je ne l’insulte que pour toi. » Je lui ai demandé : « À propos de quoi ? » Elle m’a alors raconté toute l’histoire. J’ai dit : « Cela est-il vraiment arrivé ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Je suis rentrée chez moi, bouleversée, au point d’oublier pourquoi j’étais sortie. Puis je suis tombée malade (fièvre) et j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de m’envoyer chez mon père. Il a envoyé un esclave avec moi, et en arrivant, j’ai trouvé ma mère en bas et mon père, Abu Bakr, en haut en train de réciter. Ma mère m’a demandé : « Qu’est-ce qui t’amène, ma fille ? » Je lui ai raconté toute l’histoire, mais elle n’a pas ressenti la chose comme moi. Elle a dit : « Ma fille, prends patience, car il n’y a jamais de femme belle et aimée de son mari qui a d’autres épouses sans que les autres ne soient jalouses et ne parlent mal d’elle. » Mais elle n’a pas ressenti la nouvelle comme moi. J’ai demandé : « Mon père est-il au courant ? » Elle a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) aussi ? » Elle a dit : « Oui, lui aussi. » Les larmes me sont montées aux yeux et j’ai pleuré. Abu Bakr, qui lisait à l’étage, a entendu ma voix, est descendu et a demandé à ma mère : « Qu’a-t-elle ? » Elle a répondu : « Elle a entendu ce qui a été dit sur elle (concernant l’histoire de la calomnie). » Abu Bakr a pleuré et a dit : « Je t’en supplie par Allah, ma fille, retourne chez toi. » Je suis rentrée chez moi et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu demander à ma servante à propos de moi (de mon comportement). La servante a dit : « Par Allah, je ne connais aucun défaut chez elle, sauf qu’elle s’endort et laisse les moutons entrer et manger sa pâte. » Certains compagnons du Prophète lui ont alors parlé durement et lui ont demandé de dire la vérité au Messager d’Allah (ﷺ). Finalement, ils lui ont parlé de l’affaire (de la calomnie). Elle a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je ne sais rien contre elle, sauf ce qu’un orfèvre sait d’un morceau d’or pur. » Cette nouvelle est parvenue à l’homme accusé, qui a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je n’ai jamais découvert l’intimité d’aucune femme. » Plus tard, cet homme est tombé en martyr dans la cause d’Allah. Le lendemain matin, mes parents sont venus me voir et sont restés avec moi jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vienne après la prière de l’Asr. Il est venu alors que mes parents étaient assis à mes côtés. Il a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Maintenant, ô Aïcha ! Si tu as commis une mauvaise action ou t’es fait du tort, repens-toi à Allah, car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs. » Une femme ansarie était assise près de la porte. J’ai dit (au Prophète) : « N’est-ce pas déplacé de parler ainsi devant cette femme ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors donné un conseil, et je me suis tournée vers mon père pour lui demander de répondre à ma place. Il a dit : « Que dois-je dire ? » Je me suis tournée vers ma mère, qui a dit : « Que dois-je dire ? » Comme mes parents ne répondaient pas, j’ai dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager ! » Après avoir loué et glorifié Allah, j’ai dit : « Maintenant, par Allah, si je vous dis que je n’ai rien fait (de mal) et qu’Allah est témoin que je dis la vérité, cela ne servira à rien car vous avez parlé de cela et vos cœurs l’ont absorbé ; et si je dis que j’ai commis ce péché alors qu’Allah sait que je ne l’ai pas fait, vous direz : “Elle a avoué.” Par Allah, je ne vois pas d’exemple plus approprié pour moi et vous que celui du père de Joseph quand il a dit : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites. C’est Allah (Seul) dont l’aide doit être recherchée.” » À ce moment-là, la Révélation est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ) et nous sommes restés silencieux. Puis la Révélation s’est terminée et j’ai vu des signes de bonheur sur son visage, alors qu’il essuyait la sueur de son front et disait : « Bonne nouvelle, ô Aïcha ! Allah a révélé ton innocence. » À ce moment-là, j’étais très en colère. Mes parents m’ont dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne le ferai pas et je ne remercierai ni lui ni vous, mais je remercierai Allah qui a révélé mon innocence. Vous avez entendu cette histoire mais vous ne l’avez ni niée ni changée (pour me défendre). » (Aïcha disait :) « Quant à Zaynab bint Jahsh (l’épouse du Prophète), Allah l’a protégée grâce à sa piété, donc elle n’a rien dit d’autre que du bien sur moi, mais sa sœur Hamna a été perdue parmi ceux qui ont été perdus. Ceux qui parlaient mal de moi étaient Mistah, Hassan ibn Thabit et l’hypocrite `Abdullah ibn Ubayy, qui propageait la rumeur et incitait les autres à en parler ; c’est lui et Hamna qui ont eu la plus grande part dans cette affaire. Abu Bakr a juré de ne plus jamais faire de faveur à Mistah. Alors Allah a révélé le verset : “Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches (comme Abu Bakr) ne jurent pas de ne plus aider leurs proches et les nécessiteux (comme Mistah)… N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur, Miséricordieux.” (24.22) Sur cela, Abu Bakr a dit : “Oui, par Allah, Seigneur ! Nous voulons que Tu nous pardonnes.” Il a donc recommencé à donner à Mistah ce qu’il lui donnait auparavant
- Sahih al-Bukhari, n°4771
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé lorsque le verset : « Et avertis les membres de ta famille proche… » (26:214) a été révélé et a dit : « Ô gens de Quraïsh ! (ou il a dit un mot similaire) Sauvez-vous vous-mêmes ! Je ne peux rien pour vous contre Allah (si vous Lui désobéissez). Ô Bani Abu Manaf ! Je ne peux rien pour vous contre Allah. Ô `Abbas, fils de `Abdul Muttalib ! Je ne peux rien pour toi contre Allah. Ô Safiya (la tante du Messager d’Allah (ﷺ)) ! Je ne peux rien pour toi contre Allah. Ô Fatima, fille de Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens, mais je ne peux rien pour toi contre Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4774
Rapporté par Masruq : Pendant qu’un homme faisait un discours dans la tribu de Kinda, il a dit : « Une fumée dominera le Jour de la Résurrection et privera les hypocrites de leur ouïe et de leur vue. Les croyants n’en ressentiront qu’un effet semblable à un rhume. » Cette nouvelle nous a effrayés, alors je suis allé voir (Abdullah) Ibn Mas‘ud pendant qu’il était allongé (et je lui ai raconté l’histoire), ce qui l’a mis en colère ; il s’est redressé et a dit : « Celui qui sait quelque chose peut en parler, mais s’il ne sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est une preuve de savoir que de dire : ‘Je ne sais pas’, si tu ne connais pas une chose. Allah a dit à Son Prophète : Dis (Ô Muhammad) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas de ceux qui inventent. (38.86) Les Quraysh ont tardé à embrasser l’islam, alors le Prophète (ﷺ) a invoqué contre eux : ‘Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années (de famine) comme celles de Joseph.’ Ils ont donc subi une famine si sévère qu’ils ont été détruits et ont mangé des cadavres et des os. Ils voyaient alors comme une fumée entre le ciel et la terre (à cause de la faim). Abou Soufyan est alors venu (voir le Prophète) et a dit : « Ô Muhammad ! Tu nous as ordonné de maintenir les liens familiaux, et maintenant tes proches sont en train de périr, alors invoque Allah pour qu’Il les soulage. » Ibn Mas‘ud a alors récité : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible… mais vraiment, vous reviendrez (à l’incroyance). » (44.10-15) Ibn Mas‘ud a ajouté : Puis le châtiment a été levé, mais ils sont vraiment revenus à leur ancienne mécréance. Alors Allah les a menacés ainsi : « Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.16) Et cela s’est produit le jour de la bataille de Badr. Le mot « Lizama » (le châtiment) fait référence au jour de Badr. La parole d’Allah : Alif-Lam-Mim, les Romains ont été vaincus, et après leur défaite, ils seront victorieux (30.1-3). Ce verset indique que la défaite des Byzantins avait déjà eu lieu
- Sahih al-Bukhari, n°4782
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar : Avant la révélation du verset, nous n’appelions pas Zayd ibn Haritha l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ), mais Zayd ibn Muhammad, jusqu’à ce que le verset coranique soit révélé : « Appelez-les (les fils adoptifs) par le nom de leur père. C’est plus juste aux yeux d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4786
Rapporté par ‘Aïcha (l’épouse du Prophète) : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a reçu l’ordre de donner le choix à ses femmes, il a commencé par moi, en disant : « Je vais te parler de quelque chose, mais ne te presse pas de répondre avant d’avoir consulté tes parents. » Le Prophète (ﷺ) savait que mes parents ne me conseilleraient pas de me séparer de lui. Puis il a dit : « Allah dit : Ô Prophète (Muhammad) ! Dis à tes femmes : Si vous désirez la vie de ce monde et ses attraits… une grande récompense. » (33.28-29) J’ai dit : « Pourquoi consulter mes parents ? En vérité, je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà. » Ensuite, toutes les autres épouses du Prophète (ﷺ) ont fait comme moi
- Sahih al-Bukhari, n°4788
Rapporté par ‘Aïcha : J’avais tendance à mépriser les femmes qui s’étaient offertes au Messager d’Allah (ﷺ) et je me disais : « Une femme peut-elle s’offrir à un homme ? » Mais quand Allah a révélé : « Tu (Ô Muhammad) peux retarder (le tour) de qui tu veux parmi elles (tes épouses), et tu peux recevoir celle que tu veux ; et il n’y a pas de reproche à inviter celle dont tu avais écarté le tour (temporairement). » (33.51) J’ai dit (au Prophète) : « Je vois que ton Seigneur s’empresse d’exaucer tes désirs et tes souhaits. »
- Sahih al-Bukhari, n°4789
Rapporté par Mu‘adha : ‘Aïcha a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) demandait la permission à l’épouse avec qui il devait passer la nuit s’il voulait aller chez une autre, après la révélation de ce verset : ‘Tu (Ô Muhammad) peux retarder (le tour) de qui tu veux parmi elles (tes épouses) et tu peux recevoir celle que tu veux ; et il n’y a pas de reproche à inviter celle dont tu avais écarté le tour (temporairement).’ (33.51) J’ai demandé à ‘Aïcha : ‘Que disiez-vous dans ce cas ?’ Elle a répondu : ‘Je lui disais : Si je pouvais t’en empêcher, je ne laisserais pas ta faveur aller à quelqu’un d’autre.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4807
Rapporté par Al-Awwam : J’ai interrogé Mujahid au sujet de la prosternation dans la sourate Sad. Il a dit : « J’ai demandé à Ibn `Abbas : ‘Quelle preuve te fait te prosterner ?’ Il a répondu : ‘Ne récites-tu pas : “Et parmi sa descendance, David et Salomon...” (6.84). “Ce sont eux qu’Allah a guidés. Suis donc leur voie.” (6.90)’ Donc, David faisait partie de ces prophètes que le Prophète (Muhammad) devait suivre. David s’est prosterné, alors le Messager d’Allah (ﷺ) (Muhammad) a fait cette prosternation aussi. »
- Sahih al-Bukhari, n°4809
Rapporté par Masruq : Nous sommes allés voir `Abdullah bin Mas`ud et il a dit : « Ô gens ! Si quelqu’un sait quelque chose, il peut le dire, mais s’il ne le sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est un signe de connaissance de dire à propos de ce qu’on ignore : ‘Allah sait mieux’. Allah a dit à Son Prophète : ‘Dis (Ô Muhammad !) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.86) Maintenant, je vais vous parler d’Ad-Dukhan (la fumée). Le Messager d’Allah (ﷺ) a invité les Qouraychites à embrasser l’islam, mais ils ont tardé à répondre. Alors il a dit : “Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années de famine comme les sept années de Joseph.” La famine les a frappés et tout a été détruit, au point qu’ils ont mangé des bêtes mortes et des peaux. Les gens croyaient voir de la fumée entre eux et le ciel à cause de la faim extrême. Allah a dit : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens... C’est un châtiment douloureux.’ (44.10-11) (Alors ils ont invoqué Allah) : “Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment, vraiment nous croyons.” Comment pourraient-ils recevoir un rappel alors qu’un Messager, qui expliquait clairement, leur était déjà venu ? Puis ils se sont détournés de lui et ont dit : “Un homme instruit (par un humain), un fou ?” ‘Nous écarterons certes le châtiment pour un temps, mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.12-15) Le châtiment sera-t-il levé le Jour de la Résurrection ? » `Abdullah ajouta : « Le châtiment a été levé pour un temps, mais ils sont revenus à l’incroyance, alors Allah les a détruits le jour de Badr. Allah a dit : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. Nous nous vengerons alors.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4810
Rapporté par Ibn `Abbas : Certains polythéistes qui avaient commis de nombreux meurtres et beaucoup d’actes d’adultère sont venus voir Muhammad et ont dit : « Ô Muhammad ! Ce que tu dis et ce à quoi tu invites est bon, mais nous aimerions savoir si nous pouvons expier nos mauvaises actions passées. » Alors les versets suivants ont été révélés : ‘Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une juste cause, et ne commettent pas l’adultère.’ (25.68) Et aussi : ‘Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes ! Ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah.’
- Sahih al-Bukhari, n°4811
Rapporté par `Abdullah : Un rabbin (juif) est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Muhammad ! Nous avons appris qu’Allah mettra tous les cieux sur un doigt, les terres sur un doigt, les arbres sur un doigt, l’eau et la poussière sur un doigt, et toutes les autres créatures sur un doigt. Ensuite, Il dira : ‘Je suis le Roi.’ » À cela, le Prophète (ﷺ) a souri au point que ses dents du fond étaient visibles, confirmant ainsi les propos du rabbin. Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a récité : ‘Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur. Le Jour de la Résurrection, toute la terre sera dans Sa Poigne et les cieux seront enroulés dans Sa Main droite. Gloire à Lui ! Il est au-dessus de tout ce qu’ils Lui associent.’
- Sahih al-Bukhari, n°4818
Rapporté par Ibn `Abbas : On lui a demandé (au sujet de) : « Sauf d’être bons envers moi à cause de nos liens de parenté. » (42.23) Sa`id bin Zubair (qui était présent) a dit : « Ici, cela veut dire (donner ce qui est dû) aux proches de Muhammad. » Sur ce, Ibn `Abbas a dit : Tu t’es précipité pour répondre ! Il n’y avait pas de branche de la tribu de Quraish sans que le Prophète (ﷺ) ait des proches parmi eux. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ne vous demande rien, sauf d’être bons envers moi à cause de nos liens de parenté. »
- Sahih al-Bukhari, n°4824
Rapporté par `Abdullah : Allah a envoyé (le Prophète) Muhammad et a dit : ‘Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (c’est-à-dire quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.68) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vu les Quraishites s’opposer à lui, il a dit : « Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années (de famine) de Joseph. » Ils ont donc été frappés par une année de sécheresse qui a tout détruit, et ils ont mangé des os et des peaux. (L’un d’eux a dit) : « Et ils ont mangé des peaux et des bêtes mortes, et (il leur semblait) que quelque chose comme de la fumée sortait de la terre. » Alors Abu Sufyan est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad ! Ton peuple est sur le point de périr ! Invoque Allah pour qu’Il les soulage. » Le Prophète (ﷺ) a donc invoqué Allah pour eux (et la famine a disparu). Il leur a dit : « Vous reviendrez (à l’incroyance) après cela. » `Abdullah a ensuite récité : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ Il ajouta : « Le châtiment sera-t-il levé pour eux dans l’au-delà ? La fumée, la prise et Al-Lizam sont tous passés. » Un des sous-narrateurs a dit : « Le fendillement de la lune. » Et un autre a dit : « La défaite des Romains (a eu lieu). »
- Sahih al-Bukhari, n°4834
Rapporté par Anas : « En vérité, Nous t’avons accordé (Ô Muhammad) une victoire éclatante » fait référence au traité de paix d’Al-Houdaybiya
- Sahih al-Bukhari, n°4838
Rapporté par `Abdullah bin `Amr bin Al-As : Ce verset : « En vérité, Nous t’avons envoyé (Ô Muhammad) comme témoin, porteur de bonne nouvelle et avertisseur. » (48.8) qui se trouve dans le Coran, apparaît aussi dans la Torah ainsi : « En vérité, Nous t’avons envoyé (Ô Muhammad) comme témoin, porteur de bonne nouvelle, avertisseur et protecteur pour les illettrés (c’est-à-dire les Arabes). Tu es Mon serviteur et Mon Messager, et Je t’ai nommé Al-Mutawakkil (celui qui place sa confiance en Allah). Tu n’es ni dur de cœur, ni violent, ni quelqu’un qui crie dans les marchés. Tu ne rends pas le mal pour le mal, mais tu excuses et pardonnes. Allah ne te reprendra pas à Lui avant d’avoir guidé par toi un peuple déviant vers le droit chemin, en les amenant à dire : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. » Par cette parole, Il ouvrira des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs fermés. »
- Sahih al-Bukhari, n°4855
Rapporté par Masruq : J’ai dit à `Aisha رضي الله عنها : « Ô Mère ! Le Prophète Muhammad a-t-il vu son Seigneur ? » `Aisha a dit : « Ce que tu viens de dire me fait dresser les cheveux sur la tête ! Sache que si quelqu’un te dit l’une de ces trois choses, il ment : Celui qui te dit que Muhammad a vu son Seigneur, ment. » Puis `Aisha a récité le verset : « Aucun regard ne peut L’atteindre, mais Lui atteint tous les regards. Il est le Subtil, le Parfaitement Connaisseur. » (6.103) « Il n’est pas convenable qu’un être humain qu’Allah lui parle autrement que par révélation ou de derrière un voile. » (42.51) `Aisha a ajouté : « Et celui qui te dit que le Prophète sait ce qui arrivera demain, ment. » Elle a ensuite récité : « Nul ne sait ce qu’il acquerra demain. » (31.34) Elle a ajouté : « Et celui qui te dit qu’il a caché (certains ordres d’Allah), ment. » Puis elle a récité : « Ô Messager ! Transmets ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur... » (5.67) `Aisha a ajouté : « Mais le Prophète (ﷺ) a vu Gabriel sous sa vraie forme deux fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°4856
Rapporté par `Abdullah : À propos des versets : « Et il était à deux portées d’arc, ou plus près encore ; Il a alors révélé à Son serviteur (Gabriel), et celui-ci (Gabriel) a transmis (cela à Muhammad)... » (53.9-10) Ibn Mas`ud nous a raconté que le Prophète (ﷺ) avait vu Gabriel avec six cents ailes
- Sahih al-Bukhari, n°4857
Rapporté par Ash-Shaibani : J’ai interrogé Zirr au sujet de la parole d’Allah : « Et il était à deux portées d’arc ou plus près encore. Il a alors révélé à Son serviteur (Gabriel), et celui-ci (Gabriel) a transmis cela à Muhammad. » (53.10) Il a dit : « `Abdullah (bin Mas`ud) nous a informés que Muhammad avait vu Gabriel avec six cents ailes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4858
Rapporté par `Abdullah : (à propos de la révélation) « En vérité, il (Muhammad) a vu certains des plus grands signes de son Seigneur ! » (53.18) Le Prophète (ﷺ) a vu un écran vert couvrant l’horizon
- Sahih al-Bukhari, n°4876
Rapporté par Yusuf bin Mahik : J’étais dans la maison de `Aisha, la mère des croyants. Elle a dit : « Cette révélation : ‘Non, mais l’Heure est leur rendez-vous (pour leur pleine rétribution) ; et l’Heure sera plus terrible et plus amère.’ (54.46) a été révélée à Muhammad à La Mecque alors que j’étais une petite fille qui jouait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4896
Rapporté par Jubair bin Mut`im : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « J’ai plusieurs noms : je suis Muhammad et je suis Ahmad, et je suis Al-Mahi, par qui Allah efface la mécréance, et je suis Al-Hashir (celui autour de qui les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection), et je suis Al-Aqib (c’est-à-dire celui qui vient après les autres prophètes pour apporter le bien). »
- Sahih al-Bukhari, n°4897
Rapporté par Abou Hourayra : Alors que nous étions assis avec le Prophète (ﷺ), la sourate Al-Jumu'a lui a été révélée. Quand le Prophète (ﷺ) a récité le verset : « Et Il (Allah) l’a aussi envoyé (Muhammad) à d’autres (musulmans)... » (62:3), j’ai demandé : « Qui sont-ils, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) ne m’a pas répondu jusqu’à ce que je répète ma question trois fois. À ce moment-là, Salman Al-Farisi était avec nous. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a posé sa main sur Salman en disant : « Même si la foi était au niveau d’Ath-Thouraya (les Pléiades, l’étoile la plus haute), certains hommes ou un homme de ces gens (c’est-à-dire du peuple de Salman) l’atteindraient. »
- Sahih al-Bukhari, n°4905
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Nous étions dans une expédition (Sufyan a précisé : dans une armée) et un homme parmi les émigrés a donné un coup de pied à un homme des Ansar (sur les fesses). L’homme des Ansar a crié : « Ô les Ansar ! (À l’aide !) » et l’émigré a dit : « Ô les émigrés ! (À l’aide !) » Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu cela et a dit : « Qu’est-ce que cet appel ? C’est une chose qui vient de l’époque de l’ignorance ! » Ils ont expliqué : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Un homme des émigrés a donné un coup de pied à un des Ansar (sur les fesses). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Laissez tomber (cet appel), c’est une chose détestable. » `Abdullah bin Ubai a entendu cela et a dit : « Est-ce qu’ils ont vraiment fait cela ? Par Allah, si nous revenons à Médine, sûrement le plus honorable en chassera le plus humble. » Quand cette parole est parvenue au Prophète, `Umar s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Laisse-moi couper la tête de cet hypocrite (`Abdullah bin Ubai) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le, de peur que les gens disent que Muhammad tue ses compagnons. » Les Ansar étaient alors plus nombreux que les émigrés quand ces derniers sont arrivés à Médine, mais ensuite le nombre des émigrés a augmenté
- Sahih al-Bukhari, n°4907
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Nous étions en expédition et un homme parmi les émigrants a donné un coup de pied à un Ansari. L’homme des Ansar a alors dit : « Ô les Ansar, à l’aide ! » L’émigrant a répondu : « Ô les émigrants, à l’aide ! » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu cela, il a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » On lui a expliqué : « Un homme des émigrants a donné un coup de pied à un homme des Ansar. L’Ansari a alors appelé les Ansar, et l’émigrant a appelé les émigrants. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez cela, car c’est une chose détestable. » À l’époque où le Prophète (ﷺ) est arrivé à Médine, les Ansar étaient plus nombreux que les émigrants, mais ensuite le nombre d’émigrants a augmenté. `Abdullah bin Ubai a dit : « Ont-ils vraiment fait cela ? Par Allah, si nous retournons à Médine, le plus honorable en chassera le plus humble. » `Umar bin Al-Khattab a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Laisse-moi couper la tête de cet hypocrite ! » Le Prophète a répondu : « Laisse-le, pour que les gens ne disent pas que Muhammad tue ses compagnons. »
- Sahih al-Bukhari, n°4910
Rapporté par Muhammad : Je me trouvais dans un cercle où se trouvait ‘Abd ar-Rahman ibn Abi Layla, et ses compagnons le vénéraient. On évoqua la question du dernier des deux délais. J’ai alors rapporté le hadith de Subay‘a bint al-Harith d’après ‘Abd Allah ibn ‘Utbah. L’un de ses compagnons me fit alors un signe. Muhammad dit : J’ai compris son intention et j’ai dit : « Je serais bien audacieux si je mentais sur ‘Abd Allah ibn ‘Utbah alors qu’il est dans la région de Koufa. » Il eut honte et dit : « Mais son oncle n’a pas dit cela. » J’ai alors rencontré Abou ‘Atiyya Malik ibn ‘Amir et je l’ai interrogé. Il se mit à me rapporter le hadith de Subay‘a. Je lui ai dit : « As-tu entendu quelque chose de la part de ‘Abd Allah à ce sujet ? » Il répondit : « Nous étions auprès de ‘Abd Allah et il dit : ‘Vous lui appliquez la sévérité mais vous ne lui accordez pas la dispense. La sourate des Femmes la plus courte a été révélée après la plus longue : {Et pour celles qui sont enceintes, leur terme est qu’elles accouchent de leur fardeau.}’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4922
Rapporté par Yahya bin Abi Kathir : J'ai demandé à Aba Salama bin `Abdur-Rahman quelle était la première sourate révélée du Coran. Il a répondu : « Ô toi qui es enveloppé (c'est-à-dire Al-Muddaththir). » J'ai dit : « On dit que c'était : Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé (c'est-à-dire la sourate Al-`Alaq, Le Caillot). » Là-dessus, Abu Salama a dit : « J'ai posé la même question à Jabir bin `Abdullah, comme tu viens de le faire, et il m'a répondu : Je ne te dirai que ce que le Messager d'Allah (ﷺ) nous a dit. Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : J'étais en retraite dans la grotte de Hira, et après avoir terminé la période de ma retraite, je suis descendu (de la grotte) et j'ai entendu une voix m'appeler. J'ai regardé à ma droite, mais je n'ai rien vu. Puis j'ai levé les yeux et j'ai vu quelque chose. Alors je suis allé voir Khadija (l'épouse du Prophète) et je lui ai demandé de m'envelopper et de me verser de l'eau froide dessus. Ils m'ont donc enveloppé et ont versé de l'eau froide sur moi. » Ensuite, « Ô toi (Muhammad) qui es enveloppé ! Lève-toi et avertis » (sourate Al-Muddaththir) a été révélé
- Sahih al-Bukhari, n°4926
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Il a entendu le Messager d'Allah (ﷺ) décrire la période d'interruption de la Révélation, et dans sa description, il a dit : « Pendant que je marchais, j'ai entendu une voix venant du ciel. J'ai levé les yeux vers le ciel, et voilà ! J'ai vu le même Ange qui était venu à moi dans la grotte de Hira, assis sur une chaise entre le ciel et la terre. J'ai eu tellement peur que je suis tombé à terre. Ensuite, je suis allé voir ma femme et j'ai dit : Enveloppez-moi dans des vêtements ! Enveloppez-moi dans des vêtements ! Ils m'ont enveloppé, puis Allah a révélé : Ô toi (Muhammad) qui es enveloppé ! Lève-toi et avertis… et abandonne les idoles. (74.1-5) Abu Salama a dit… Rujz signifie idoles. Après cela, la Révélation a commencé à venir plus fréquemment et régulièrement
- Sahih al-Bukhari, n°4950
Rapporté par Jundub bin Sufyan : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade et n’a pas pu faire la prière de nuit (Tahajjud) pendant deux ou trois nuits. Ensuite, une femme (l’épouse d’Abu Lahab) est venue et a dit : « Ô Muhammad ! Je pense que ton démon t’a abandonné, car je ne l’ai pas vu avec toi depuis deux ou trois nuits ! » À ce moment-là, Allah a révélé : « Par le matin, et par la nuit quand elle s’assombrit, ton Seigneur (Ô Muhammad) ne t’a ni abandonné ni détesté. »
- Sahih al-Bukhari, n°4951
Rapporté par Jundub Al-Bajali : Une femme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vois que ton ami a tardé (à te transmettre le Coran). » Alors il a été révélé : « Ton Seigneur (Ô Muhammad) ne t’a ni abandonné ni détesté. »
- Sahih al-Bukhari, n°4958
Rapporté par Ibn `Abbas : Abou Jahl a dit : « Si je vois Muhammad prier à la Ka`ba, je marcherai sur sa nuque. » Quand le Prophète (ﷺ) a appris cela, il a dit : « S’il le fait, les Anges l’emporteront. »
- Sahih al-Bukhari, n°4969
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a interrogé les gens au sujet de la parole d'Allah : « Quand vient le secours d'Allah (pour toi, ô Muhammad, contre tes ennemis) et la conquête de La Mecque. » (110.1) Ils ont répondu : « Cela annonce les futures conquêtes de villes et de palais par les musulmans. » `Umar a dit : « Et toi, qu'en dis-tu, ô Ibn `Abbas ? » J'ai répondu : « Cette sourate annonce la fin de la vie de Muhammad. Par elle, il a été informé de la proximité de sa mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°4970
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar me faisait asseoir avec les anciens qui avaient combattu à la bataille de Badr. Certains d’entre eux n’aimaient pas cela et disaient à `Umar : « Pourquoi fais-tu asseoir ce garçon avec nous alors que nous avons des fils de son âge ? » `Umar répondait : « C’est à cause de ce que vous savez de sa position (c’est-à-dire sa connaissance religieuse). » Un jour, `Umar m’a appelé et m’a fait asseoir dans cette assemblée ; je pense qu’il m’a appelé juste pour leur montrer (ma connaissance religieuse). `Umar leur a alors demandé, en ma présence : « Que dites-vous de l’interprétation de la parole d’Allah : Quand vient le secours d’Allah (pour toi, ô Muhammad, contre tes ennemis) et la victoire (de La Mecque) ? » (110.1) Certains ont dit : « Nous devons louer Allah et demander Son pardon quand le secours d’Allah et la victoire (de La Mecque) nous arrivent. » D’autres sont restés silencieux. Là-dessus, `Umar m’a demandé : « Dis-tu la même chose, ô Ibn `Abbas ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « Qu’en dis-tu alors ? » J’ai répondu : « C’est le signe de la mort du Messager d’Allah (ﷺ) qu’Allah lui a annoncé. Allah a dit : (Ô Muhammad) Quand vient le secours d’Allah (pour toi contre tes ennemis) et la victoire (de La Mecque) (c’est le signe de ta mort). Tu dois célébrer les louanges de ton Seigneur et demander Son pardon, car c’est Lui qui accepte le repentir et pardonne. » (110.3) Là-dessus, `Umar a dit : « Je ne sais rien d’autre à ce sujet que ce que tu viens de dire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4983
Rapporté par Jundub : Un jour, le Prophète (ﷺ) est tombé malade et n’a pas accompli la prière de la nuit (Tahajjud) pendant une ou deux nuits. Une femme (l’épouse d’Abu Lahab) est venue le voir et a dit : « Ô Muhammad ! Je ne vois que ton démon t’a quitté. » Alors Allah a révélé (Sourate Ad-Duha) : « Par le jour montant, et par la nuit quand elle s’assombrit (ou reste calme) : Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni détesté. »
- Sahih al-Bukhari, n°4993
Rapporté par Yusuf ibn Mahk : Alors que j’étais avec Aïcha, la mère des croyants, une personne d’Irak est venue demander : « Quel est le meilleur linceul ? » Aïcha a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! Quelle importance cela a-t-il ? » Il a dit : « Ô mère des croyants ! Montre-moi ton exemplaire du Coran. » Elle a demandé : « Pourquoi ? » Il a répondu : « Pour rassembler et organiser le Coran selon lui, car les gens le récitent avec les sourates dans le désordre. » Aïcha a dit : « Quelle importance l’ordre dans lequel tu lis ? Sache que la première chose révélée était une sourate parmi les Mufassal, et il y était question du Paradis et de l’Enfer. Quand les gens ont embrassé l’islam, les versets sur le licite et l’illicite ont été révélés. Si la première chose révélée avait été : “Ne buvez pas de boissons alcoolisées”, les gens auraient dit : “Nous ne cesserons jamais de boire de l’alcool”, et si cela avait été : “Ne commettez pas de relations sexuelles illicites”, ils auraient dit : “Nous ne cesserons jamais cela.” Alors que j’étais une jeune fille, ce verset a été révélé à Muhammad à La Mecque : “Mais l’Heure est leur rendez-vous, et l’Heure sera plus terrible et plus amère.” (54.46) La sourate Al-Baqara (La Vache) et la sourate An-Nisa (Les Femmes) ont été révélées alors que j’étais avec lui. » Ensuite, Aïcha a sorti son exemplaire du Coran pour l’homme et lui a dicté les versets des sourates dans leur ordre correct
- Sahih al-Bukhari, n°5012
Rapporté par Aslam : Le Messager d’Allah (ﷺ) voyageait lors d’un de ses déplacements, et `Umar ibn Al-Khattab voyageait avec lui pendant la nuit. `Umar lui a posé une question, mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas répondu. Il a reposé la question, mais il n’a toujours pas répondu. Il a demandé une troisième fois, sans réponse non plus. Alors, `Umar s’est dit : « Que ta mère te perde ! Tu as posé trois fois une question au Messager d’Allah (ﷺ) et il ne t’a pas répondu ! » `Umar raconte : « J’ai alors fait avancer mon chameau plus vite pour dépasser tout le monde, car j’avais peur qu’une révélation me concerne. Peu après, j’ai entendu quelqu’un m’appeler. Je me suis dit : ‘J’ai eu peur qu’un verset du Coran soit révélé à mon sujet.’ Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je l’ai salué. Il m’a dit : ‘Cette nuit, une sourate m’a été révélée et elle m’est plus chère que tout ce sur quoi le soleil brille (c’est-à-dire le monde).’ Puis il a récité : ‘En vérité ! Nous t’avons accordé (Ô Muhammad) une victoire éclatante.’ » (Sourate Al-Fath)
- Sahih al-Bukhari, n°5019
Rapporté par `Abdul `Aziz bin Rufai' : Shaddad bin Ma'qil et moi sommes entrés auprès d’Ibn `Abbas. Shaddad bin Ma'qil lui a demandé : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il laissé autre chose (en dehors du Coran) ? » Il a répondu : « Il n’a rien laissé d’autre que ce qui est entre les deux couvertures (du Coran). » Ensuite, nous avons rendu visite à Muhammad bin Al-Hanafiyya et lui avons posé la même question. Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) n’a rien laissé d’autre que ce qui est entre les deux couvertures (du Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°5044
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos de la parole d’Allah : « Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation. » (75:16) Chaque fois que Gabriel descendait vers le Messager d’Allah (ﷺ) avec la Révélation, le Messager d’Allah (ﷺ) bougeait sa langue et ses lèvres, ce qui lui était difficile, et on voyait facilement qu’il recevait la Révélation. Alors Allah a révélé le verset qui se trouve dans la sourate commençant par « Je jure par le Jour de la Résurrection » (75:1), c’est-à-dire : « Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation. C’est à Nous de le rassembler (dans ton esprit) et de te donner la capacité de le réciter par cœur. » (75:16-17) Cela signifie : C’est à Nous de le rassembler (dans ton esprit) et de te donner la capacité de le réciter par cœur. Et quand Nous l’avons récité pour toi (Ô Muhammad) par l’intermédiaire de Gabriel, alors suis sa récitation. (75:18) Cela veut dire : « Quand Nous te le révélons (le Coran), écoute-le. » Ensuite : « C’est à Nous de l’expliquer et de le rendre clair pour toi. » (75:19) C’est-à-dire : C’est à Nous de l’expliquer par ta langue. Ainsi, quand Gabriel venait à lui, le Messager d’Allah (ﷺ) l’écoutait attentivement, et dès que Gabriel partait, il récitait la Révélation, comme Allah le lui avait promis
- Sahih al-Bukhari, n°5050
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Récite-moi le Coran. » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), dois-je te réciter le Coran alors qu’il t’a été révélé ? » Il a dit : « Oui. » J’ai donc récité la sourate An-Nisa (Les Femmes). Quand je suis arrivé au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir, toi (Ô Muhammad), comme témoin contre ces gens-là ? » (4.41), il a dit : « Cela suffit pour l’instant. » Je l’ai regardé et j’ai vu que ses yeux débordaient de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°5055
Rapporté par `Abdullah (bin Mas`ud) : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Récite-moi le Coran. » J’ai dit : « Dois-je te le réciter alors qu’il t’a été révélé ? » Il a dit : « J’aime l’entendre d’une autre personne. » J’ai donc récité la sourate An-Nisa (Les Femmes) jusqu’au verset : « Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir, toi (Ô Muhammad), comme témoin contre eux ? » (4.41) Puis il m’a dit : « Arrête ! » Alors j’ai vu que ses yeux débordaient de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°5069
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas m'a demandé : « Es-tu marié ? » J'ai répondu : « Non. » Il a dit : « Marie-toi, car la meilleure personne de cette communauté (musulmane), c'est-à-dire Muhammad, avait le plus grand nombre d'épouses. »
- Sahih al-Bukhari, n°5113
Rapporté par le père de Hisham : Khaula bint Hakim faisait partie des femmes qui se sont proposées au Prophète (ﷺ) pour le mariage. `Aisha a dit : « Une femme n’a-t-elle pas honte de se proposer à un homme ? » Mais quand le verset : « (Ô Muhammad) Tu peux retarder le tour de qui tu veux parmi elles (tes épouses) » (33.51) a été révélé, `Aisha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vois que ton Seigneur se dépêche de te satisfaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°5127
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : ‘Aïsha, l’épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté qu’il existait quatre types de mariage à l’époque préislamique de l’Ignorance. Un des types ressemblait à celui d’aujourd’hui : un homme demandait la main d’une femme à son tuteur ou à son père, lui donnait une dot, puis l’épousait. Le deuxième type était le suivant : un homme disait à sa femme, après la fin de ses règles : « Fais venir un tel et aie des rapports avec lui. » Son mari s’éloignait alors d’elle et n’avait plus de rapports avec elle jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte de l’autre homme. Quand la grossesse était évidente, il reprenait la vie conjugale s’il le souhaitait. Il faisait cela pour avoir un enfant de lignée noble. Ce type de mariage s’appelait Al-Istibda’. Un autre type était que moins de dix hommes se réunissaient et allaient voir une femme, chacun ayant des rapports avec elle. Si elle tombait enceinte et accouchait, après quelques jours, elle convoquait tous ces hommes. Aucun ne refusait de venir. Devant eux, elle disait : « Vous savez ce que vous avez fait. J’ai eu un enfant, c’est l’enfant de tel homme ! » Elle désignait celui qu’elle voulait, et l’enfant portait son nom, sans que l’homme puisse refuser. Le quatrième type était que de nombreux hommes fréquentaient une femme qui n’en refusait aucun. C’étaient des prostituées qui mettaient des drapeaux à leur porte comme signe, et quiconque le voulait pouvait avoir des rapports avec elles. Si l’une d’elles tombait enceinte et accouchait, on rassemblait tous les hommes concernés et on faisait appel à un expert pour reconnaître à qui ressemblait l’enfant. L’enfant était alors attribué à l’homme désigné, qui ne pouvait pas refuser. Mais quand Muhammad (ﷺ) a été envoyé avec la Vérité, il a aboli tous ces types de mariage de l’époque de l’Ignorance, sauf celui qui existe aujourd’hui
- Sahih al-Bukhari, n°5221
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô vous qui suivez Muhammad ! Personne n'a un plus grand sens de la jalousie (Ghira) qu'Allah, c'est pourquoi Il a interdit à son serviteur ou à sa servante de commettre des relations sexuelles illégales. Ô vous qui suivez Muhammad ! Si vous saviez ce que je sais, vous ririez moins et pleureriez davantage. »
- Sahih al-Bukhari, n°5228
Rapporté par Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Je sais quand tu es contente de moi ou fâchée contre moi. » J’ai demandé : « Comment le sais-tu ? » Il a répondu : « Quand tu es contente de moi, tu dis : “Non, par le Seigneur de Muhammad”, mais quand tu es fâchée contre moi, tu dis : “Non, par le Seigneur d’Ibrahim.” » J’ai alors répondu : « Oui, c’est vrai, mais par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ), je ne fais que laisser de côté ton nom. »
- Sahih al-Bukhari, n°5310
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a dit : « Un jour, on a parlé du Lian devant le Prophète (ﷺ), et `Asim bin Adi a fait un commentaire puis est parti. Ensuite, un homme de sa tribu est venu se plaindre d’avoir trouvé un homme avec sa femme. `Asim a dit : ‘Je n’ai été mis à l’épreuve que par ce que j’ai dit au sujet du Lian.’ `Asim a emmené l’homme auprès du Prophète (ﷺ) et l’homme lui a expliqué dans quelle situation il avait trouvé sa femme. L’homme était pâle, maigre et avait les cheveux fins, alors que l’autre homme qu’il disait avoir vu avec sa femme était brun, gros et avait de gros mollets. Le Prophète (ﷺ) a invoqué : « Ô Allah ! Montre la vérité. » La femme a alors accouché d’un enfant qui ressemblait à l’homme que son mari avait mentionné. Le Prophète (ﷺ) leur a alors fait faire le Lian. » Un homme de l’assemblée a demandé à Ibn `Abbas : « Est-ce la même femme à propos de laquelle le Prophète (ﷺ) avait dit : ‘Si je devais lapider quelqu’un sans témoin, j’aurais lapidé cette femme’ ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, c’était une autre femme qui, bien qu’étant musulmane, se comportait de façon très suspecte. »
- Sahih al-Bukhari, n°5321
Rapporté par Qasim bin Muhammad et Sulaiman bin Yasar : Yahya bin Sa`id bin Al-`As a divorcé la fille de `Abdur-Rahman bin Al-Hakam. `Abdur-Rahman l’a ramenée chez lui. À ce sujet, `Aisha a envoyé un message à Marwan bin Al-Hakam, qui était le gouverneur de Médine, disant : « Crains Allah, et demande à ton frère de la renvoyer chez elle. » Marwan (dans la version de Sulaiman) a dit : « `Abdur-Rahman bin Al-Hakam ne m’a pas obéi (ou avait un argument convaincant). » (Dans la version d’Al-Qasim, Marwan a dit : « N’as-tu pas entendu parler du cas de Fatima bint Qais ? » `Aisha a répondu : « Le cas de Fatima bint Qais ne va pas dans ton sens. » Marwan bin Al-Hakam a dit à `Aisha : « La raison pour laquelle Fatima bint Qais est allée chez son père s’applique aussi à la fille de `Abdur-Rahman. »)
- Sahih al-Bukhari, n°5322
Rapporté par Qasim bin Muhammad et Sulaiman bin Yasar : Yahya bin Sa`id bin Al-`As a divorcé la fille de `Abdur-Rahman bin Al-Hakam. `Abdur-Rahman l’a alors emmenée chez lui. À ce sujet, `Aisha a envoyé un message à Marwan bin Al-Hakam, qui était le gouverneur de Médine, en disant : « Crains Allah et encourage ton frère à la renvoyer chez elle. » Marwan (dans la version de Sulaiman) a répondu : « `Abdur-Rahman bin Al-Hakam ne m’a pas écouté (ou avait un argument convaincant). » (Dans la version d’Al-Qasim, Marwan a dit : « N’as-tu pas entendu parler de l’affaire de Fatima bint Qais ? » `Aisha a répondu : « L’affaire de Fatima bint Qais ne va pas dans ton sens. » Marwan bin Al-Hakam a dit à `Aisha : « La raison pour laquelle Fatima bint Qais est allée chez son père s’applique aussi à la fille de `Abdur-Rahman. »)
- Sahih al-Bukhari, n°5374
Rapporté par Abu Huraira : La famille de Muhammad n’a jamais mangé à sa faim pendant trois jours de suite jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°5416
Rapporté par `Aisha : La famille de Muhammad n’a jamais mangé à sa faim du pain de blé pendant trois jours consécutifs, depuis son arrivée à Médine jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°5423
Rapporté par `Abis : J’ai demandé à `Aisha : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il interdit de manger la viande des sacrifices offerts lors de l’`Id-ul-Adha plus de trois jours ? » Elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) n’a fait cela que l’année où les gens avaient faim, car il voulait que les riches nourrissent les pauvres. Mais plus tard, il nous arrivait de garder même un pied de mouton pour le manger quinze jours après. » On lui a demandé : « Qu’est-ce qui vous a poussés à faire cela ? » Elle a souri et dit : « La famille de Muhammad n’a jamais mangé à sa faim du pain blanc avec du bouillon de viande pendant trois jours de suite jusqu’à ce qu’il rencontre Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°5430
Rapporté par Qasim bin Muhammad : Trois traditions ont été établies à cause de Barira : `Aisha voulait l’acheter et l’affranchir, mais les maîtres de Barira ont dit : “Son wala’ sera pour nous.” `Aisha en a parlé au Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : « Tu peux accepter leur condition si tu veux, car le wala revient à celui qui affranchit l’esclave. » Barira a été affranchie, puis on lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez `Aisha alors qu’une marmite de nourriture cuisait sur le feu. Le Prophète (ﷺ) a demandé à déjeuner, et on lui a servi du pain et un peu de nourriture préparée à la maison (par exemple une soupe). Il a demandé : « Ne vois-je pas de la viande qui cuit ? » Ils ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah ! Mais c’est de la viande donnée en aumône à Barira, et elle nous l’a offerte en cadeau. » Il a dit : « Pour Barira, c’est une aumône, mais pour nous, c’est un cadeau. »
- Sahih al-Bukhari, n°5434
Rapporté par Abou Mas`oud Al-Ansari : Il y avait un homme appelé Abou Shu'aib, qui avait un esclave boucher. Il a dit à son esclave : « Prépare un repas pour que je puisse inviter le Messager d’Allah (ﷺ) avec quatre autres hommes. » Il a donc invité le Messager d’Allah (ﷺ) et quatre autres hommes, mais un autre homme les a suivis. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Tu m’as invité avec quatre autres personnes, mais un homme de plus nous a rejoints. Si tu veux, tu peux l’accepter, et si tu veux, tu peux refuser. » L’hôte a répondu : « Je l’accepte. » Rapporté par Muhammad ibn Isma`il : Si des invités sont assis à une table, ils n’ont pas le droit de prendre de la nourriture d’une autre table, mais ils peuvent se passer la nourriture de leur propre table ; sinon, ils doivent la laisser
- Sahih al-Bukhari, n°5438
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) n’a interdit de conserver la viande des sacrifices pendant trois jours que pour que les riches nourrissent les pauvres. Mais plus tard, il nous arrivait de garder même des pieds de mouton à cuisiner, quinze jours après. La famille de Muhammad ne mangeait pas de pain de blé avec de la viande ou de la soupe à satiété pendant trois jours de suite
- Sahih al-Bukhari, n°5550
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le temps est revenu à son état d’origine, comme il était le jour où Allah a créé les cieux et la terre. L’année compte douze mois, dont quatre sont sacrés. Trois d’entre eux se suivent : Dhul-Qa'da, Dhul-Hijja et Muharram, et le quatrième est Rajab Mudar, qui se trouve entre Juma'da ath-thani et Sha'ban. » Le Prophète (ﷺ) demanda alors : « Quel est ce mois ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il garda le silence si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il dit : « N’est-ce pas le mois de Dhul-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit : « Quelle est cette ville ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il resta silencieux si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il dit : « N’est-ce pas la ville (de La Mecque) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit : « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il garda le silence si longtemps que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il dit alors : « Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés entre vous, comme ce jour-ci, dans cette ville-ci, en ce mois-ci. Vous rencontrerez votre Seigneur, et Il vous interrogera sur vos actions. Faites attention ! Ne vous égarez pas après moi en vous entre-tuant. Ceux qui sont présents doivent transmettre ce message à ceux qui sont absents, car certains de ceux à qui il sera transmis le comprendront peut-être mieux que certains de ceux qui l’ont entendu directement. » (Muhammad, le sous-narrateur, en mentionnant cela, disait : Le Prophète a ensuite dit : « N’ai-je pas transmis le Message d’Allah ? N’ai-je pas transmis le Message d’Allah ? »)
- Sahih al-Bukhari, n°5598
Rapporté par Abu Al-Juwairiyya : J’ai interrogé Ibn `Abbas au sujet de l’Al-Badhaq. Il a dit : « Muhammad a interdit les boissons alcoolisées avant qu’on les appelle Al-Badhaq, en disant : ‘Toute boisson qui enivre est interdite.’ » J’ai demandé : « Qu’en est-il des bonnes boissons licites ? » Il a répondu : « En dehors de ce qui est licite et bon, tout le reste est interdit et mauvais (impur, Al-Khabith). »
- Sahih al-Bukhari, n°5666
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : `Aisha, se plaignant d’un mal de tête, a dit : « Oh, ma tête ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’aurais aimé que cela arrive pendant que je suis encore vivant, car ainsi je demanderais à Allah de te pardonner et j’invoquerais Allah pour toi. » `Aisha a répondu : « Wa thuklayah ! Par Allah, je pense que tu veux ma mort ; et si cela arrivait, tu passerais la fin de la journée avec l’une de tes autres femmes ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, je dirais plutôt : ‘Oh, ma tête !’ J’ai pensé à faire venir Abu Bakr et son fils, et à le nommer comme mon successeur, de peur que certaines personnes ne revendiquent quelque chose ou que d’autres ne le souhaitent, mais ensuite je me suis dit : ‘Allah ne permettra pas que cela se passe autrement, et les musulmans empêcheront que cela arrive.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5809
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, je marchais avec le Messager d’Allah (ﷺ) qui portait un manteau Najrani à bordure épaisse. Un bédouin l’a suivi et a tiré si fort sur son manteau que j’ai vu la marque de la bordure sur l’épaule du Messager d’Allah (ﷺ) à cause de cette traction. Le bédouin a dit : « Ô Muhammad ! Donne-moi une part des biens d’Allah que tu possèdes. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est retourné, l’a regardé et, en souriant, a ordonné qu’on lui donne quelque chose
- Sahih al-Bukhari, n°5833
Rapporté par Thabit : J’ai entendu Ibn Az-Zubair faire un sermon et dire : « Muhammad a dit : ‘Celui qui porte de la soie dans ce monde n’en portera pas dans l’au-delà.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5866
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) portait une bague en or ou en argent et il tournait la pierre vers la paume de sa main. Il y avait gravé dessus : « Muhammad, le Messager d'Allah ». Les gens ont alors commencé à porter des bagues en or comme lui, mais quand le Prophète (ﷺ) les a vus porter ces bagues, il a jeté la sienne et a dit : « Je ne la porterai plus jamais. » Ensuite, il a porté une bague en argent, et les gens ont alors commencé à porter des bagues en argent aussi. Ibn `Umar a ajouté : Après le Prophète (ﷺ), Abou Bakr a porté la bague, puis `Umar, puis `Uthman, jusqu'à ce qu'elle tombe dans le puits d'Aris du temps de `Uthman
- Sahih al-Bukhari, n°5872
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) voulait écrire une lettre à un groupe de personnes ou à des non-Arabes. On lui a dit : « Ils n’acceptent aucune lettre sans sceau. » Alors le Prophète (ﷺ) s’est fait faire une bague en argent, et il y était gravé : « Muhammad, le Messager d’Allah ». ... C’est comme si je voyais encore la brillance de la bague sur le doigt (ou dans la paume) du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°5873
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait faire une bague en argent et il la portait à la main. Ensuite, elle a été portée par Abu Bakr, puis par `Umar, puis par `Uthman jusqu’à ce qu’elle tombe dans le puits d’Aris. Sur cette bague, il était gravé : « Muhammad, le Messager d’Allah »
- Sahih al-Bukhari, n°5875
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu écrire aux Byzantins, on lui a dit : « Ces gens-là ne liront pas ta lettre si elle n’est pas scellée. » Alors le Prophète (ﷺ) a pris une bague en argent et y a fait graver : « Muhammad, le Messager d’Allah ». ... C’est comme si je voyais encore aujourd’hui l’éclat de cette bague dans sa main
- Sahih al-Bukhari, n°5877
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a pris une bague en argent et y a fait graver : « Muhammad, le Messager d’Allah ». Le Prophète nous a alors dit : « J’ai une bague en argent sur laquelle il est gravé : ‘Muhammad, le Messager d’Allah’. Aucun de vous ne doit faire graver la même chose sur sa bague. »
- Sahih al-Bukhari, n°5878
Rapporté par Anas : Quand Abou Bakr est devenu calife, il lui a écrit une lettre (et l’a scellée avec la bague du Prophète), et la gravure de la bague était en trois lignes : « Muhammad » sur une ligne, « Messager » sur une autre, et « Allah » sur une troisième
- Sahih al-Bukhari, n°5894
Rapporté par Muhammad bin Seereen : J'ai demandé à Anas : « Le Prophète (ﷺ) teignait-il ses cheveux ? » Anas a répondu : Le Prophète (ﷺ) n'avait que quelques cheveux blancs
- Sahih al-Bukhari, n°5913
Rapporté par Mujahid : Nous étions avec Ibn `Abbas et les gens parlaient d’Ad-Dajjal. Quelqu’un a dit : « Le mot ‘Kafir’ (mécréant) est écrit entre ses yeux (à Ad-Dajjal). » Ibn `Abbas a dit : « Je n’ai pas entendu le Prophète dire cela, mais il a dit : ‘Pour ce qui est d’Ibrahim, il ressemble à votre compagnon (c’est-à-dire le Prophète Muhammad), et pour ce qui est de Moussa, c’est un homme à la peau brune, aux cheveux bouclés, monté sur un chameau et tenant une bride solide en corde de jute, comme si je le voyais descendre dans la vallée et dire : “Labbaik”’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5963
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai entendu Muhammad dire : « Celui qui fait une image dans ce monde devra lui donner la vie le Jour de la Résurrection, mais il ne pourra pas le faire. »
- Sahih al-Bukhari, n°5990
Rapporté par `Amr bin Al-`As : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire ouvertement, pas en secret : « La famille d’Abu Untel (c’est-à-dire Talib) ne fait pas partie de mes protecteurs. » `Amr a précisé qu’il y avait un espace vide dans le livre de Muhammad bin Ja`far. Il a ajouté : « Mon Protecteur, c’est Allah et les croyants pieux. » `Amr bin Al-`As a ajouté : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Mais ils (cette famille) ont un lien de parenté avec moi et je leur montrerai de la bonté et de l’attention. »
- Sahih al-Bukhari, n°6010
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) se leva pour prier et nous nous sommes levés avec lui. Pendant la prière, un bédouin s’est écrié : « Ô Allah ! Accorde Ta miséricorde à moi et à Muhammad seulement, et ne l’accorde à personne d’autre avec nous. » Quand le Prophète (ﷺ) eut terminé sa prière avec le Taslim, il dit au bédouin : « Tu as limité quelque chose de très vaste », en parlant de la miséricorde d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°6059
Rapporté par Ibn Mas`ud : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a partagé et distribué le butin de guerre. Un homme parmi les Ansar a dit : « Par Allah ! Par cette distribution, Muhammad n’a pas voulu plaire à Allah. » Je suis donc allé informer le Messager d’Allah (ﷺ) de cette parole, et son visage a changé sous l’effet de la colère. Il a dit : « Qu’Allah accorde Sa miséricorde à Moussa, car il a été blessé par des choses bien pires que cela, et pourtant il est resté patient. »
- Sahih al-Bukhari, n°6078
Rapporté par `Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Je sais si tu es en colère ou satisfaite. » J'ai demandé : « Comment le sais-tu, Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Quand tu es satisfaite, tu dis : “Oui, par le Seigneur de Muhammad”, mais quand tu es en colère, tu dis : “Non, par le Seigneur d'Ibrahim !” » J'ai dit : « Oui, je ne fais que changer ton nom. »
- Sahih al-Bukhari, n°6088
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que j’accompagnais le Messager d’Allah (ﷺ), qui portait un manteau Najrani à bordure épaisse, un bédouin a rattrapé le Prophète (ﷺ) et a tiré violemment sur son manteau. J’ai regardé l’épaule du Prophète (ﷺ) et j’ai vu que le bord du manteau avait laissé une marque à cause de la force de la traction. Le bédouin a dit : « Ô Muhammad ! Ordonne qu’on me donne une part des biens d’Allah que tu possèdes. » Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers lui, a souri, et a ordonné qu’on lui donne quelque chose
- Sahih al-Bukhari, n°6098
Rapporté par Tariq : `Abdullah a dit : « Le meilleur discours est le Livre d’Allah (le Coran), et la meilleure voie à suivre est celle de Muhammad. »
- Sahih al-Bukhari, n°6173
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab est parti avec le Messager d’Allah (ﷺ) et un groupe de ses compagnons vers Ibn Saiyad. Ils l’ont trouvé en train de jouer avec des garçons dans la forteresse ou près des collines de Bani Maghala. Ibn Saiyad était presque pubère à ce moment-là et il n’a pas remarqué l’arrivée du Prophète (ﷺ) jusqu’à ce que le Messager d’Allah lui touche le dos de la main et lui dise : « Témoignes-tu que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn Saiyad l’a regardé et a dit : « Je témoigne que tu es le Messager des illettrés. » Puis Ibn Saiyad a dit au Prophète : « Témoignes-tu que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète a refusé, disant : « Je crois en Allah et en tous Ses Messagers. » Puis il a demandé à Ibn Saiyad : « Que vois-tu ? » Ibn Saiyad a répondu : « Des gens sincères et des menteurs viennent me voir. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu es confus à ce sujet. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « J’ai gardé quelque chose pour toi (dans mon esprit). » Ibn Saiyad a dit : « Ad-Dukh. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ikhsa (tu devrais avoir honte), car tu ne peux pas dépasser tes limites. » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de lui trancher le cou. » Le Messager d’Allah a répondu (à `Umar) : « Si cette personne est lui (c’est-à-dire Ad-Dajjal), alors tu ne pourras pas le vaincre ; et si c’est quelqu’un d’autre, cela ne servirait à rien de le tuer. » `Abdullah bin `Umar a ajouté : Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) et Ubai bin Ka`b Al-Ansari sont allés de nouveau dans le jardin où se trouvait Ibn Saiyad. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans le jardin, il s’est caché derrière les troncs des palmiers pour essayer d’entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant que ce dernier ne le voie. Ibn Saiyad était allongé sur son lit, couvert d’une couverture en velours, et on entendait ses murmures. La mère d’Ibn Saiyad a vu le Prophète et a dit : « Ô Saf (le surnom d’Ibn Saiyad) ! Voici Muhammad ! » Ibn Saiyad a arrêté de murmurer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si sa mère était restée silencieuse, j’en aurais appris plus sur lui. » `Abdullah a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé devant les gens (pour faire un sermon), et après avoir loué et glorifié Allah comme Il le mérite, il a parlé d’Ad-Dajjal en disant : « Je vous mets en garde contre lui, et il n’y a pas eu de prophète qui n’ait pas mis en garde sa communauté contre lui. Noé a mis en garde son peuple contre lui, mais je vais vous dire à son sujet quelque chose qu’aucun prophète n’a dit à son peuple, à savoir : Sachez qu’il est borgne, alors qu’Allah ne l’est pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°6174
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab partit avec le Messager d’Allah (ﷺ) et un groupe de ses compagnons pour aller voir Ibn Saiyad. Ils le trouvèrent en train de jouer avec des garçons dans la forteresse ou près des collines de Bani Maghala. À ce moment-là, Ibn Saiyad approchait de la puberté et il ne remarqua pas l’arrivée du Prophète (ﷺ) jusqu’à ce que le Messager d’Allah lui touche le dos avec sa main et lui dise : « Est-ce que tu témoignes que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn Saiyad le regarda et répondit : « Je témoigne que tu es le Messager des illettrés. » Ensuite, Ibn Saiyad dit au Prophète : « Est-ce que tu témoignes que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète refusa cela en disant : « Je crois en Allah et en tous Ses messagers. » Puis il demanda à Ibn Saiyad : « Qu’est-ce que tu vois ? » Ibn Saiyad répondit : « Des gens véridiques et des menteurs viennent me voir. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Tu es confus à ce sujet. » Le Messager d’Allah (ﷺ) ajouta : « J’ai gardé quelque chose pour toi (dans mon esprit). » Ibn Saiyad dit : « Ad-Dukh. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Ikhsa (tu devrais avoir honte), car tu ne peux pas dépasser tes limites. » `Umar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de lui trancher le cou. » Le Messager d’Allah répondit à `Umar : « Si cette personne est lui (c’est-à-dire le Dajjal), alors tu ne pourras pas le vaincre ; et si c’est quelqu’un d’autre, cela ne servirait à rien de le tuer. » `Abdullah bin `Umar ajouta : Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) et Ubai bin Ka`b Al-Ansari allèrent de nouveau dans le jardin où se trouvait Ibn Saiyad. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) entra dans le jardin, il commença à se cacher derrière les troncs de palmiers, voulant entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant que celui-ci ne le voie. Ibn Saiyad était allongé sur son lit, couvert d’un drap de velours, et on entendait ses murmures. La mère d’Ibn Saiyad vit le Prophète et dit : « Ô Saf (le surnom d’Ibn Saiyad) ! Voici Muhammad ! » Ibn Saiyad arrêta de murmurer. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si sa mère était restée silencieuse, j’en aurais appris davantage sur lui. » `Abdullah ajouta : Le Messager d’Allah (ﷺ) se leva devant les gens (pour faire un sermon), et après avoir loué et glorifié Allah comme Il le mérite, il parla du Dajjal en disant : « Je vous mets en garde contre lui, et il n’y a pas eu de prophète sans qu’il ait mis en garde sa communauté contre lui. Noé a mis en garde sa communauté contre lui, mais moi je vous dis à son sujet quelque chose qu’aucun prophète n’a dit à son peuple, c’est ceci : Sachez qu’il est borgne, alors qu’Allah ne l’est pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°6175
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab partit avec le Messager d’Allah (ﷺ) et un groupe de ses compagnons pour aller voir Ibn Saiyad. Ils le trouvèrent en train de jouer avec des garçons dans la forteresse ou près des collines de Bani Maghala. À ce moment-là, Ibn Saiyad approchait de la puberté et il ne remarqua pas l’arrivée du Prophète (ﷺ) jusqu’à ce que le Messager d’Allah lui touche le dos avec sa main et lui dise : « Est-ce que tu témoignes que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn Saiyad le regarda et répondit : « Je témoigne que tu es le Messager des illettrés. » Ensuite, Ibn Saiyad dit au Prophète : « Est-ce que tu témoignes que je suis le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète refusa cela en disant : « Je crois en Allah et en tous Ses messagers. » Puis il demanda à Ibn Saiyad : « Qu’est-ce que tu vois ? » Ibn Saiyad répondit : « Des gens véridiques et des menteurs viennent me voir. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Tu es confus à ce sujet. » Le Messager d’Allah (ﷺ) ajouta : « J’ai gardé quelque chose pour toi (dans mon esprit). » Ibn Saiyad dit : « Ad-Dukh. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Ikhsa (tu devrais avoir honte), car tu ne peux pas dépasser tes limites. » `Umar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-moi de lui trancher le cou. » Le Messager d’Allah répondit à `Umar : « Si cette personne est lui (c’est-à-dire le Dajjal), alors tu ne pourras pas le vaincre ; et si c’est quelqu’un d’autre, cela ne servirait à rien de le tuer. » `Abdullah bin `Umar ajouta : Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) et Ubai bin Ka`b Al-Ansari allèrent de nouveau dans le jardin où se trouvait Ibn Saiyad. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) entra dans le jardin, il commença à se cacher derrière les troncs de palmiers, voulant entendre quelque chose d’Ibn Saiyad avant que celui-ci ne le voie. Ibn Saiyad était allongé sur son lit, couvert d’un drap de velours, et on entendait ses murmures. La mère d’Ibn Saiyad vit le Prophète et dit : « Ô Saf (le surnom d’Ibn Saiyad) ! Voici Muhammad ! » Ibn Saiyad arrêta de murmurer. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si sa mère était restée silencieuse, j’en aurais appris davantage sur lui. » `Abdullah ajouta : Le Messager d’Allah (ﷺ) se leva devant les gens (pour faire un sermon), et après avoir loué et glorifié Allah comme Il le mérite, il parla du Dajjal en disant : « Je vous mets en garde contre lui, et il n’y a pas eu de prophète sans qu’il ait mis en garde sa communauté contre lui. Noé a mis en garde sa communauté contre lui, mais moi je vous dis à son sujet quelque chose qu’aucun prophète n’a dit à son peuple, c’est ceci : Sachez qu’il est borgne, alors qu’Allah ne l’est pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°6194
Rapporté par Isma`il : J'ai demandé à Abi `Aufa : « As-tu vu Ibrahim, le fils du Prophète (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui, mais il est mort alors qu'il était encore enfant. S'il devait y avoir un Prophète après Muhammad, alors son fils aurait vécu, mais il n'y a pas de Prophète après lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6260
Rapporté par Abu Sufyan bin Harb : Héraclius avait envoyé chercher Abu Sufyan pour qu’il vienne avec un groupe de Quraishites qui faisaient du commerce au Sham, et ils sont venus à lui. Ensuite, Abu Sufyan a raconté toute l’histoire et a dit : « Héraclius a demandé la lettre du Messager d’Allah (ﷺ). Quand la lettre a été lue, son contenu était le suivant : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, le chef des Byzantins : Paix à celui qui suit la bonne voie ! Amma ba'du (pour continuer)...’ (Voir hadith n°6, vol. 1 pour plus de détails)
- Sahih al-Bukhari, n°6265
Rapporté par Ibn Mas`ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a appris le Tashahhud comme il m’a appris une sourate du Coran, alors que ma main était entre les siennes. (Le Tashahhud était :) « Toutes les meilleures paroles, les prières et les bonnes choses sont pour Allah. Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur toi, ô Prophète ! Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, et j’atteste aussi que Muhammad est le serviteur et le Messager d’Allah. » (Nous récitions cela dans la prière) du vivant du Prophète (ﷺ), mais après sa mort, nous disions : « Que la paix soit sur le Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°6328
Rapporté par `Abdullah : Nous avions l’habitude de dire dans la prière : « As-Salam soit sur Allah, As-Salam soit sur untel. » Un jour, le Prophète ﷺ nous a dit : « Allah Lui-même est As-Salam ; quand l’un de vous est assis pendant sa prière, il doit dire : ‘at-tahiyyatu li-llahi’ jusqu’à ‘As-Salihin’ (tous les compliments sont pour Allah… les gens vertueux), car lorsqu’il récite cela, il adresse son salut à tous les gens vertueux présents dans les cieux et sur la terre. Ensuite, il doit dire : ‘J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager’, puis il peut choisir ce qu’il veut pour louer Allah
- Sahih al-Bukhari, n°6357
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Laila : Ka`b bin 'Ujra m’a rencontré et m’a dit : « Veux-tu que je t’offre un cadeau ? Un jour, le Prophète (ﷺ) est venu vers nous et nous avons dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous savons comment te saluer, mais comment devons-nous prier pour toi ?” Il a dit : Dites : Allahumma Salli ala Muhammadin wa 'ala Ali Muhammadin, kama sal-laita 'ala Ibrahima innaka Hamidun Majid. Allahumma barik 'ala Muhammadin wa 'ala Ali Muhammadin, kama barakta 'ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid. (Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux. Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux) »
- Sahih al-Bukhari, n°6358
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), voici la façon dont nous te saluons ; peux-tu nous dire comment prier pour toi ? » Il a dit : « Dites : Allahumma Salli 'ala Muhammadin `Abdika wa rasulika kama sal-laita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammadin wa Ali Muhammadin kama barakta 'ala Ibrahima wa Ali Ibrahim. (Ô Allah, prie sur Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, comme Tu as prié sur Ibrahim. Et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Ibrahim et la famille d’Ibrahim.)»
- Sahih al-Bukhari, n°6362
Rapporté par Anas : Un jour, les gens ont commencé à poser beaucoup de questions au Messager d’Allah ﷺ, au point qu’il s’est fâché, il est monté sur la chaire et a dit : « Je vais répondre à toutes vos questions aujourd’hui. » J’ai regardé autour de moi et j’ai vu que tout le monde se couvrait le visage avec son vêtement et pleurait. Un homme, qu’on appelait “fils d’un autre que son père” lors de disputes, a demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Qui est mon père ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Ensuite, `Umar s’est levé et a dit : « Nous acceptons Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion, et Muhammad comme notre Messager ; et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les épreuves. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je n’ai jamais vu un jour comme celui-ci, à la fois dans le bien et dans le mal, car le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés juste derrière ce mur. » Qatada, en rapportant ce hadith, mentionnait ce verset : « Ô vous qui croyez ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient expliquées, pourraient vous causer du tort. »
- Sahih al-Bukhari, n°6430
Rapporté par Qais : J’ai entendu Khabbab, qui avait sept marques de brûlure sur le ventre, dire : « Si le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous avait pas interdit de demander la mort à Allah, je l’aurais fait. Les compagnons de Muhammad sont partis de ce monde sans avoir reçu de récompense ici-bas (leur récompense sera parfaite dans l’au-delà), alors que nous avons accumulé des richesses terrestres que nous ne pouvons utiliser que pour la terre (c’est-à-dire pour construire des maisons). »
- Sahih al-Bukhari, n°6454
Rapporté par `Aisha : La famille de Muhammad n’a jamais mangé à sa faim du pain de blé pendant trois jours de suite depuis leur arrivée à Médine jusqu’à la mort du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°6455
Rapporté par `Aisha : La famille de Muhammad ne mangeait pas deux repas dans la même journée, et quand il y en avait deux, l’un des deux était composé de dattes
- Sahih al-Bukhari, n°6460
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah ! Accorde à la famille de Muhammad de quoi se nourrir. »
- Sahih al-Bukhari, n°6517
Rapporté par Abu Huraira : Deux hommes, un musulman et un juif, se sont insultés. Le musulman a dit : « Par Celui qui a donné à Muhammad la supériorité sur tous les gens. » Le juif a répondu : « Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les gens. » Le musulman s’est alors énervé et a giflé le juif au visage. Le juif est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a raconté ce qui s’était passé. L’Envoyé d’Allah a dit : « Ne me donnez pas la supériorité sur Moïse, car les gens tomberont tous inconscients le Jour de la Résurrection et je serai le premier à reprendre connaissance, et voilà que Moïse sera là, tenant le côté du Trône d’Allah. Je ne sais pas si Moïse fait partie de ceux qui seront tombés inconscients puis auront repris connaissance avant moi, ou s’il fait partie de ceux qu’Allah a exemptés de tomber inconscients. »
- Sahih al-Bukhari, n°6535
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les croyants, après avoir été sauvés du Feu (de l’Enfer), seront arrêtés sur un pont entre le Paradis et l’Enfer, et ils régleront entre eux les injustices qu’ils se sont faites dans ce monde. Une fois purifiés et débarrassés de leurs rancunes (par cette réconciliation), ils entreront au Paradis. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, chacun d’eux connaîtra sa place au Paradis mieux qu’il ne connaissait sa maison dans ce monde. »
- Sahih al-Bukhari, n°6558
Rapporté par Hammad d’après `Amr d’après Jabir : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Certaines personnes sortiront du Feu grâce à l’intercession, en ressemblant aux Thaarir. » J’ai demandé à `Amr : « Qu’est-ce que les Thaarir ? » Il a répondu : « Ad Dagh`Abis », et à ce moment-là il n’avait plus de dents. Hammad a ajouté : J’ai dit à `Amr bin Dinar : « Ô Abu Muhammad ! As-tu entendu Jabir bin `Abdullah dire : ‘J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Certaines personnes sortiront du Feu grâce à l’intercession’ ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6565
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah rassemblera tous les gens le Jour de la Résurrection et ils diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur afin qu’Il nous soulage de cet endroit.’ Ils iront alors voir Adam et lui diront : ‘C’est toi qu’Allah a créé de Ses propres mains, en qui Il a insufflé de Son âme, et à qui Il a ordonné aux anges de se prosterner ; intercède donc pour nous auprès de notre Seigneur.’ Adam répondra : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche’, puis il se souviendra de sa faute et dira : ‘Allez voir Noé, le premier Messager envoyé par Allah.’ Ils iront le voir et il dira : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche’, puis il se souviendra de sa faute et dira : ‘Allez voir Abraham, qu’Allah a pris pour ami intime.’ Ils iront le voir (et lui feront la même demande). Il répondra : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche’, puis il se souviendra de sa faute et dira : ‘Allez voir Moïse, à qui Allah a parlé directement.’ Ils iront voir Moïse et il dira : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche’, puis il se souviendra de sa faute et dira : ‘Allez voir Jésus.’ Ils iront le voir, et il dira : ‘Je ne suis pas à la hauteur de cette tâche, allez voir Muhammad, car Allah lui a pardonné ses péchés passés et futurs.’ Ils viendront à moi et je demanderai la permission à mon Seigneur, et lorsque je Le verrai, je me prosternerai devant Lui, et Il me laissera dans cet état aussi longtemps qu’Il le voudra, puis on m’adressera la parole : ‘Relève ta tête (Ô Muhammad) ! Demande, et ta demande sera exaucée ; parle, et tu seras écouté ; intercède, et ton intercession sera acceptée.’ Alors je relèverai la tête, je glorifierai et louerai mon Seigneur avec une invocation qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai. Allah fixera une limite pour moi (c’est-à-dire un certain groupe de personnes pour qui je pourrai intercéder), et je les sortirai du Feu (de l’Enfer) pour les faire entrer au Paradis. Ensuite, je reviendrai (vers Allah) et je me prosternerai à nouveau, et je ferai la même chose une troisième et une quatrième fois, jusqu’à ce qu’il ne reste plus dans le Feu (de l’Enfer) que ceux que le Coran y a condamnés à y demeurer. » (Le sous-narrateur, Qatada, avait l’habitude de préciser à ce moment : « ...ceux pour qui l’éternité (en Enfer) a été décrétée. »
- Sahih al-Bukhari, n°6566
Rapporté par ‘Imran ibn Houceïn : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Certaines personnes seront sorties du Feu grâce à l’intercession de Muhammad ; elles entreront au Paradis et seront appelées Al-Jahannamiyin (les gens du Feu de l’Enfer). »
- Sahih al-Bukhari, n°6578
Rapporté par Ibn `Abbas : Le mot « Al-Kauthar » signifie le bien abondant qu'Allah a donné au Prophète (ﷺ) Muhammad. Abu Bishr a dit : J'ai demandé à Sa`id : « Certaines personnes disent qu'Al-Kauthar est une rivière au Paradis. » Sa`id a répondu : « La rivière qui est au Paradis fait partie de ce bien qu'Allah lui a accordé. »
- Sahih al-Bukhari, n°6613
Rapporté par Ibn `Abbas : (à propos du verset) « Et Nous t’avons accordé la vision (l’Ascension aux cieux “Miraj”) que Nous t’avons montrée (Ô Muhammad, en tant que témoin oculaire), mais comme une épreuve pour les gens. » (17.60) : Le Messager d’Allah a réellement vu de ses propres yeux la vision (tout ce qui lui a été montré) la nuit de son Voyage Nocturne à Jérusalem (puis vers les cieux). L’arbre maudit mentionné dans le Coran est l’arbre d’Az-Zaqqum
- Sahih al-Bukhari, n°6630
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si Khosrau est détruit, il n’y aura plus de Khosrau après lui ; et si César est détruit, il n’y aura plus de César après lui. Par Celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa main, vous dépenserez sûrement leurs trésors dans la voie d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6631
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô vous qui suivez Muhammad ! Par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous pleureriez beaucoup et vous ririez peu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6636
Rapporté par Abu Humaid As-Sa`idi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a employé un homme pour collecter la Zakat. Cet homme est revenu après avoir accompli sa mission et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Voici ce qui te revient, et ceci m’a été offert en cadeau. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Pourquoi n’es-tu pas resté chez ton père ou ta mère pour voir si on t’aurait offert des cadeaux ? » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé après la prière du soir, a attesté qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, a loué et glorifié Allah comme il se doit, puis a dit : « Maintenant, que dire d’un employé que nous engageons, puis il revient et dit : “Voici ce qui te revient, et ceci m’a été offert en cadeau” ? Pourquoi n’est-il pas resté chez son père ou sa mère pour voir si on lui aurait fait des cadeaux ? Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, personne parmi vous ne détournera quoi que ce soit de la Zakat sans devoir le porter sur son cou le Jour de la Résurrection. Si c’est un chameau, il le portera en grognant ; si c’est une vache, elle mugira ; si c’est une brebis, elle bêlera. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Je vous ai transmis le message d’Allah. » Abu Humaid dit : « Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) leva les mains si haut que nous avons vu la blancheur de ses aisselles. »
- Sahih al-Bukhari, n°6637
Rapporté par Abu Huraira : Abu-l-Qasim (le Prophète) a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si vous saviez ce que je sais, vous pleureriez beaucoup et ririez peu. »
- Sahih al-Bukhari, n°6639
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le Prophète Salomon a dit un jour : Ce soir, je passerai la nuit avec quatre-vingt-dix femmes, et chacune d’elles donnera naissance à un futur cavalier qui combattra pour la cause d’Allah. » Son compagnon lui a alors dit : « Dis : Si Allah le veut ! » Mais il ne l’a pas dit. Salomon a donc passé la nuit avec toutes ces femmes, mais aucune n’est tombée enceinte, sauf une, qui a donné naissance à un enfant incomplet. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si Salomon avait dit : « Si Allah le veut », toutes ses femmes auraient eu des garçons qui auraient combattu pour la cause d’Allah comme cavaliers
- Sahih al-Bukhari, n°6641
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba bin Rabi`a a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Avant que je n’embrasse l’islam), il n’y avait pas de famille sur terre que je souhaitais plus humilier que la tienne. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de famille que je souhaite plus honorer que la tienne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’ai pensé la même chose, par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main ! » Hind a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Mon mari) Abu Sufyan est avare. Est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir mes enfants ? » Le Prophète a répondu : « Non, à condition que tu prennes ce qui est nécessaire et juste pour toi et tes enfants. »
- Sahih al-Bukhari, n°6642
Rapporté par `Abdullah bin Masud : Alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis, adossé à une tente en cuir du Yémen, il a dit à ses compagnons : « Seriez-vous satisfaits d’être le quart des gens du Paradis ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Seriez-vous satisfaits d’être le tiers des gens du Paradis ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, j’espère que vous serez la moitié des gens du Paradis. »
- Sahih al-Bukhari, n°6687
Rapporté par `Aisha : La famille du Prophète Muhammad n’a jamais mangé du pain de blé avec de la viande pendant trois jours de suite, jusqu’à ce qu’il rencontre Allah
- Sahih al-Bukhari, n°6725
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al `Abbas sont venus voir Abu Bakr pour demander leur part des biens du Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, ils réclamaient leur terre à Fadak et leur part de Khaibar. Abu Bakr leur a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Nos biens ne peuvent pas être hérités, et tout ce que nous laissons doit être dépensé en aumône, mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance sur ces biens.” » Abu Bakr ajouta : « Par Allah, je ne changerai pas la manière dont j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) gérer ces biens de son vivant. » À cause de cela, Fatima quitta Abu Bakr et ne lui parla plus jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°6726
Rapporté par `Aisha : Fatima et Al `Abbas sont venus voir Abu Bakr pour demander leur part des biens du Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, ils réclamaient leur terre à Fadak et leur part de Khaibar. Abu Bakr leur a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Nos biens ne peuvent pas être hérités, et tout ce que nous laissons doit être dépensé en aumône, mais la famille de Muhammad peut prendre sa subsistance sur ces biens.” » Abu Bakr ajouta : « Par Allah, je ne changerai pas la manière dont j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) gérer ces biens de son vivant. » À cause de cela, Fatima quitta Abu Bakr et ne lui parla plus jusqu’à sa mort
- Sahih al-Bukhari, n°6788
Rapporté par `Aisha : Les gens de Quraish étaient très inquiets à propos d’une femme de la tribu Makhzumiya qui avait volé. Ils ont dit : « Personne ne peut parler au Messager d’Allah (ﷺ) en faveur de cette femme, sauf Usama, le préféré du Messager d’Allah (ﷺ). » Quand Usama a parlé au Messager d’Allah (ﷺ) de cette affaire, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Interviens-tu auprès de moi pour enfreindre une des peines légales d’Allah ? » Puis il s’est levé et a parlé aux gens : « Ô gens ! Les nations avant vous se sont égarées parce que, si une personne noble volait, ils la laissaient, mais si une personne faible volait, ils lui appliquaient la peine légale. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, Muhammad lui couperait la main. »
- Sahih al-Bukhari, n°6830
Rapporté par Ibn `Abbas : J’enseignais le Coran à certains des Mouhajirines (émigrants), parmi lesquels il y avait `Abdur Rahman bin `Auf. Alors que j’étais chez lui à Mina, et qu’il était avec `Umar bin Al-Khattab pendant le dernier Hajj de `Umar, `Abdur-Rahman est venu me voir et m’a dit : « Si seulement tu avais vu l’homme qui est venu aujourd’hui voir le Chef des Croyants (`Umar), en lui disant : “Ô Chef des Croyants ! Que penses-tu d’untel qui dit : ‘Si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne, car, par Allah, l’allégeance à Abu Bakr n’a été qu’une action rapide qui s’est ensuite imposée.’” » `Umar s’est mis en colère et a dit : « Si Allah le veut, ce soir je vais me présenter devant les gens et les avertir contre ceux qui veulent priver les autres de leurs droits (la question du pouvoir). » `Abdur-Rahman a dit : « J’ai dit : “Ô Chef des Croyants ! Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble toutes sortes de gens, et ce sont eux qui se rassembleront autour de toi lorsque tu t’adresseras au peuple. J’ai peur que tu ne dises quelque chose, que certains rapportent tes paroles sans les comprendre ou les déforment, alors attends d’arriver à Médine, la ville de l’émigration et des traditions du Prophète, là où tu pourras parler avec les savants et les nobles, et leur exposer tes idées en toute confiance ; ils comprendront tes propos et les transmettront correctement.” » À cela, `Umar a dit : « Par Allah ! Si Allah le veut, je le ferai lors du premier discours que je donnerai à Médine. » Ibn `Abbas a ajouté : Nous sommes arrivés à Médine à la fin du mois de Dhul-Hijja, et le vendredi, nous sommes allés rapidement à la mosquée dès que le soleil a décliné. J’ai vu Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail assis dans un coin du minbar, et je me suis assis près de lui, mon genou touchant le sien. Peu après, `Umar bin Al-Khattab est arrivé, et en le voyant venir vers nous, j’ai dit à Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail : « Aujourd’hui, `Umar va dire quelque chose qu’il n’a jamais dit depuis qu’il est calife. » Sa`id, étonné, a nié et m’a dit : « Qu’attends-tu donc de si nouveau de la part de `Umar ? » Pendant ce temps, `Umar s’est assis sur le minbar, et lorsque les muezzins ont terminé l’appel à la prière, `Umar s’est levé, a glorifié et loué Allah comme il le méritait, puis il a dit : « Maintenant, je vais vous dire quelque chose qu’Allah m’a inspiré de dire. Je ne sais pas, cela annonce peut-être ma mort. Que celui qui comprend et retient mes paroles les transmette partout où il ira, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il ne doit pas mentir à mon sujet. Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre Saint, et parmi ce qu’Allah a révélé, il y avait le verset du Rajam (la lapidation des personnes mariées, hommes et femmes, qui commettent un rapport sexuel interdit), et nous avons récité, compris et mémorisé ce verset. Le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine de lapidation, et nous l’avons fait aussi après lui. J’ai peur qu’avec le temps, quelqu’un dise : “Par Allah, nous ne trouvons pas le verset du Rajam dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. La peine du Rajam doit être appliquée à toute personne mariée, homme ou femme, qui commet un rapport sexuel interdit, si les preuves nécessaires existent, ou s’il y a grossesse ou aveu. Nous récitions aussi parmi les versets du Livre d’Allah : “Ô gens ! Ne prétendez pas être les enfants d’autres que vos pères, car c’est de l’ingratitude de votre part de revendiquer une autre filiation.” Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne me louez pas excessivement comme Jésus, fils de Marie, l’a été, mais appelez-moi le Serviteur et le Messager d’Allah.” (Ô gens !) J’ai appris qu’un orateur parmi vous dit : “Par Allah, si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne.” Il ne faut pas se tromper en pensant que l’allégeance donnée à Abu Bakr était soudaine et a réussi. Oui, c’était ainsi, mais Allah a protégé les gens de ses conséquences, et aucun d’entre vous n’a les qualités de Abu Bakr. Sachez que si quelqu’un donne l’allégeance à une personne sans consulter les autres musulmans, ni lui ni celui à qui l’allégeance a été donnée ne doivent être soutenus, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. Après la mort du Prophète (ﷺ), nous avons appris que les Ansar n’étaient pas d’accord avec nous et s’étaient réunis dans la salle de Bani Sa`da. `Ali, Zubair et ceux qui étaient avec eux s’opposaient à nous, tandis que les émigrants se sont rassemblés avec Abu Bakr. J’ai dit à Abu Bakr : “Allons voir nos frères Ansar.” Nous sommes donc partis à leur recherche, et en nous approchant, deux de leurs hommes pieux nous ont rencontrés et nous ont informés de la décision finale des Ansar, en disant : “Ô groupe des Mouhajirines ! Où allez-vous ?” Nous avons répondu : “Nous allons voir nos frères Ansar.” Ils nous ont dit : “Vous ne devriez pas aller vers eux. Faites ce que nous avons déjà décidé.” J’ai dit : “Par Allah, nous irons les voir.” Nous avons donc continué jusqu’à les rejoindre à la salle de Bani Sa`da. Là, un homme était assis parmi eux, enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : “Qui est cet homme ?” Ils ont répondu : “C’est Sa`d bin 'Ubada.” J’ai demandé : “Qu’a-t-il ?” Ils ont dit : “Il est malade.” Après un moment, le porte-parole des Ansar a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah”, puis, après avoir loué Allah comme il le méritait, il a ajouté : “Nous sommes les Ansar d’Allah (les aides) et la majorité de l’armée musulmane, alors que vous, les émigrants, êtes un petit groupe, et certains d’entre vous sont venus pour nous empêcher de gérer cette affaire (le califat) et nous en priver.” Quand il a fini, je voulais parler, car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer devant Abu Bakr, mais je faisais attention à ne pas le contrarier. Quand j’ai voulu parler, Abu Bakr a dit : “Attends un peu.” Je n’aimais pas le contrarier. Alors Abu Bakr a pris la parole, il était plus sage et plus patient que moi. Par Allah, il n’a rien oublié de ce que j’aurais aimé dire, il l’a dit ou mieux encore, spontanément. Après une pause, il a dit : “Ô Ansar ! Vous méritez toutes les qualités que vous vous attribuez, mais cette question (du califat) revient aux Quraish car ils sont les meilleurs des Arabes par leur origine et leur foyer, et je vous propose de choisir l’un de ces deux hommes, donnez l’allégeance à celui que vous voulez.” Puis Abu Bakr a pris ma main et celle de Abu Ubaida bin al-Jarrah, qui était assis parmi nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit, sauf cette proposition, car par Allah, je préférerais qu’on me coupe la tête pour expier un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’un peuple dont Abu Bakr fait partie, à moins que, au moment de ma mort, je ressente quelque chose que je n’éprouve pas maintenant. » Puis un des Ansar a dit : « Je suis le pilier contre lequel le chameau se frotte pour soulager ses démangeaisons (c’est-à-dire, je suis un noble), et je suis comme un palmier de grande classe ! Ô Quraish, il devrait y avoir un dirigeant parmi nous et un parmi vous. » Alors il y a eu du tumulte et les voix se sont élevées, j’ai eu peur d’un grand désaccord, alors j’ai dit : « Ô Abu Bakr ! Tends la main. » Il a tendu la main et je lui ai prêté allégeance, puis tous les émigrants l’ont fait, suivis par les Ansar. Ainsi, nous avons eu le dessus sur Sa`d bin Ubada (que les Ansar voulaient comme dirigeant). Un des Ansar a dit : « Vous avez tué Sa`d bin Ubada. » J’ai répondu : « Allah a tué Sa`d bin Ubada. » `Umar a ajouté : « Par Allah, à part la grande tragédie qui nous est arrivée (la mort du Prophète), il n’y a pas eu de problème plus grave que l’allégeance à Abu Bakr, car nous avions peur que si nous laissions les gens, ils donnent l’allégeance à l’un des leurs, ce qui aurait signifié que nous aurions accepté quelque chose contre notre volonté, ou que nous nous serions opposés à eux, causant de grands troubles. Donc, si quelqu’un donne l’allégeance à quelqu’un (pour devenir calife) sans consulter les autres musulmans, alors celui qu’il a choisi ne doit pas recevoir l’allégeance, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. »
- Sahih al-Bukhari, n°6841
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Les juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont parlé d’un homme et d’une femme parmi eux qui avaient commis un acte sexuel interdit. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Qu’est-ce que vous trouvez dans la Torah à propos du Rajam ? » Ils ont répondu : « Nous les humilions seulement et les fouettons. » `Abdullah bin Salam leur a dit : « Vous mentez, la peine du Rajam est dans la Torah. » Ils ont apporté la Torah et l’ont ouverte. L’un d’eux a mis sa main sur le verset du Rajam et a lu ce qui était avant et après. `Abdullah bin Salam lui a dit : « Lève ta main. » Quand il l’a fait, le verset du Rajam est apparu. Alors ils ont dit : « Ô Muhammad ! Il a dit la vérité, le verset du Rajam est bien dans la Torah. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que les deux personnes (coupables d’acte sexuel interdit) soient lapidées à mort, et elles l’ont été. J’ai vu l’homme se pencher sur la femme pour la protéger des pierres
- Sahih al-Bukhari, n°6855
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a parlé du couple qui avait prêté serment de Lian. `Abdullah bin Shaddad lui a demandé : « Est-ce la femme à propos de laquelle le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Si jamais je devais lapider une femme sans témoins, j’aurais lapidé cette femme” ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non, cette femme s’est exposée elle-même par son comportement suspect. »
- Sahih al-Bukhari, n°6905
Rapporté par le père de Hisham d’après Al-Mughira bin Shu'ba : 'Umar a consulté les compagnons au sujet d’une femme ayant fait une fausse couche à cause de quelqu’un d’autre. Al-Mughira a dit : Le Prophète (ﷺ) a jugé qu’il fallait donner un esclave, homme ou femme, comme Diya (compensation). Ensuite, Muhammad bin Maslama a témoigné qu’il avait vu le Prophète (ﷺ) rendre ce jugement
- Sahih al-Bukhari, n°6906
Rapporté par le père de Hisham d’après Al-Mughira bin Shu'ba : 'Umar a consulté les compagnons au sujet d’une femme ayant fait une fausse couche à cause de quelqu’un d’autre. Al-Mughira a dit : Le Prophète (ﷺ) a jugé qu’il fallait donner un esclave, homme ou femme, comme Diya (compensation). Ensuite, Muhammad bin Maslama a témoigné qu’il avait vu le Prophète (ﷺ) rendre ce jugement
- Sahih al-Bukhari, n°6907
Rapporté par le père de Hisham : 'Umar a demandé aux gens : « Qui a entendu le Prophète (ﷺ) donner un jugement sur les fausses couches ? » Al-Mughira a dit : « Je l’ai entendu dire qu’il fallait donner un esclave, homme ou femme, comme Diya (compensation). » 'Umar a dit : « Présente un témoin pour confirmer ce que tu dis. » Muhammad bin Maslama a dit : « Je témoigne que le Prophète (ﷺ) a rendu ce jugement. »
- Sahih al-Bukhari, n°6908
Rapporté par le père de Hisham : ‘Umar a demandé aux gens : « Qui a entendu le Prophète (ﷺ) donner son avis concernant les avortements ? » Al-Mughira a dit : « Je l’ai entendu juger qu’il fallait donner un esclave homme ou femme (comme Diya). » ‘Umar a dit : « Présente un témoin pour confirmer ce que tu dis. » Muhammad bin Maslama a dit : « Je témoigne que le Prophète (ﷺ) a rendu ce jugement. »
- Sahih al-Bukhari, n°6917
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Un Juif, dont le visage avait été giflé par quelqu’un, est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad ! Un homme parmi tes compagnons Ansar m’a giflé. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Faites-le venir. » Ils l’ont fait venir et le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Pourquoi as-tu giflé son visage ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! En passant près des Juifs, je l’ai entendu dire : “Par Celui qui a choisi Moïse au-dessus de tous les êtres humains.” J’ai alors protesté : “Même au-dessus de Muhammad ?” J’ai été pris de colère et je l’ai giflé. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Ne me placez pas au-dessus des autres prophètes, car le Jour de la Résurrection, les gens perdront connaissance et je serai le premier à reprendre conscience. Et là, je verrai Moïse tenant l’un des piliers du Trône (d’Allah). Je ne saurai pas s’il a repris connaissance avant moi ou s’il a été exempté à cause de la perte de connaissance qu’il a eue sur la montagne (de son vivant). »
- Sahih al-Bukhari, n°6933
Rapporté par Abu Sa`id : Pendant que le Prophète (ﷺ) distribuait quelque chose, `Abdullah bin Dhil Khawaisira at-Tamimi est venu et a dit : « Sois juste, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Malheur à toi ! Qui serait juste si je ne le suis pas ? » `Umar bin Al-Khattab a dit : « Laisse-moi lui couper la tête ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le, car il a des compagnons. Si tu compares ta prière à la leur et ton jeûne au leur, tu trouveras que tes prières et ton jeûne paraissent peu à côté des leurs. Pourtant, ils sortiront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse le corps d’un gibier. Si tu examines la plume de la flèche, tu n’y trouveras rien, si tu examines la pointe, tu n’y trouveras rien, et si tu examines la tige, tu n’y trouveras rien. La flèche a été trop rapide pour être salie par le sang ou les excréments. Le signe pour reconnaître ces gens sera un homme dont une main (ou une poitrine) ressemblera à celle d’une femme (ou à un morceau de chair qui bouge). Ces gens apparaîtront quand il y aura des divisions parmi les gens (musulmans). » Abu Sa`id a ajouté : Je témoigne avoir entendu cela du Prophète (ﷺ) et je témoigne aussi qu’`Ali a combattu ces gens alors que j’étais avec lui. L’homme décrit par le Prophète (ﷺ) a été amené à `Ali. Les versets suivants ont été révélés à propos de cette personne (c’est-à-dire `Abdullah bin Dhil-Khawaisira at-Tamimi) : « Et parmi eux, il y a des hommes qui t’accusent (ô Muhammad) au sujet de la distribution des aumônes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6961
Rapporté par Muhammad bin `Ali : On a dit à `Ali qu’Ibn `Abbas ne voyait pas de mal au mariage Mut'a. `Ali a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le mariage Mut'a le jour de la bataille de Khaibar et il a interdit de manger la viande d’âne. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un, par ruse, se marie temporairement, son mariage est illégal. » D’autres ont dit : « Le mariage est valide mais la condition est illégale. »
- Sahih al-Bukhari, n°6982
Rapporté par `Aisha : Le début de la Révélation divine à l’Envoyé d’Allah (ﷺ) s’est manifesté par de bons rêves véridiques pendant son sommeil. Chaque rêve qu’il faisait se réalisait aussi clairement que la lumière du jour. Il allait souvent se retirer dans la grotte de Hira pour adorer Allah seul, et il y restait plusieurs jours et nuits. Il emportait de la nourriture pour son séjour, puis revenait voir (sa femme) Khadija pour reprendre des provisions et repartir ainsi de suite, jusqu’au jour où la Vérité lui est descendue alors qu’il était dans la grotte de Hira. L’ange est venu à lui et lui a demandé de lire. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je ne sais pas lire. » (Le Prophète (ﷺ) a ajouté :) « L’ange m’a alors saisi et m’a serré si fort que je ne pouvais plus le supporter. Puis il m’a relâché et m’a de nouveau demandé de lire. J’ai répondu : “Je ne sais pas lire.” Il m’a saisi une seconde fois et m’a serré jusqu’à ce que je ne puisse plus le supporter, puis il m’a relâché et m’a encore demandé de lire. J’ai répondu encore : “Je ne sais pas lire (ou : que dois-je lire ?).” Il m’a alors saisi une troisième fois, m’a serré puis m’a relâché et a dit : “Lis : Au nom de ton Seigneur qui a créé. Il a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le plus Généreux… jusqu’à … ce qu’Il ne savait pas.” (96.1-5) Ensuite, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) est revenu avec la Révélation, les muscles de son cou tremblant de peur, jusqu’à ce qu’il entre chez Khadija et dise : « Couvrez-moi ! Couvrez-moi ! » Ils l’ont couvert jusqu’à ce que sa peur disparaisse, puis il a dit : « Ô Khadija, que m’arrive-t-il ? » Il lui a alors raconté tout ce qui s’était passé et a dit : « J’ai peur qu’il m’arrive quelque chose. » Khadija répondit : « Jamais ! Réjouis-toi, car par Allah, Allah ne t’humiliera jamais : tu entretiens de bonnes relations avec tes proches, tu dis la vérité, tu aides les pauvres et les nécessiteux, tu es généreux avec tes invités et tu soutiens ceux qui sont frappés par le malheur. » Khadija l’a ensuite accompagné chez (son cousin) Waraqa bin Naufal bin Asad bin `Abdul `Uzza bin Qusai. Waraqa était le fils de l’oncle paternel de Khadija, c’est-à-dire le frère de son père. Durant la période préislamique, il était devenu chrétien et écrivait en arabe, transcrivant les Évangiles en arabe autant qu’Allah le lui permettait. Il était âgé et avait perdu la vue. Khadija lui dit : « Ô mon cousin ! Écoute l’histoire de ton neveu. » Waraqa demanda : « Ô mon neveu ! Qu’as-tu vu ? » Le Prophète (ﷺ) lui raconta ce qu’il avait vu. Waraqa dit : « C’est le même Namus (c’est-à-dire Gabriel, l’Ange dépositaire des secrets) qu’Allah a envoyé à Moïse. J’aimerais être jeune et vivre jusqu’au moment où ton peuple te chassera. » L’Envoyé d’Allah (ﷺ) demanda : « Ils vont me chasser ? » Waraqa répondit par l’affirmative et dit : « Jamais un homme n’est venu avec un message semblable au tien sans être traité avec hostilité. Si je vis jusqu’au jour où tu seras chassé, je te soutiendrai fermement. » Mais quelques jours plus tard, Waraqa mourut et la Révélation s’interrompit un moment, et le Prophète (ﷺ) devint si triste que, comme nous l’avons entendu, il envisagea plusieurs fois de se jeter du haut de montagnes. Chaque fois qu’il montait pour se jeter, Gabriel apparaissait devant lui et disait : « Ô Muhammad ! Tu es vraiment l’Envoyé d’Allah (ﷺ) en vérité. » Alors son cœur se calmait, il retrouvait la paix et rentrait chez lui. Et chaque fois que la Révélation tardait à revenir, il faisait la même chose, mais à chaque fois qu’il atteignait le sommet, Gabriel apparaissait et lui disait la même chose. (Ibn `Abbas a dit à propos du verset : « C’est Lui qui fend l’aube » (6.96) que Al-Asbah signifie la lumière du soleil le jour et la lumière de la lune la nuit
- Sahih al-Bukhari, n°7013
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « J’ai été envoyé avec Jawami al-Kalim (c’est-à-dire des paroles courtes qui ont un sens très large), et j’ai été soutenu par la crainte (qui a été jetée dans le cœur de l’ennemi), et pendant que je dormais, les clés des trésors de la terre m’ont été apportées et placées dans ma main. » Muhammad a expliqué : Jawami’-al-Kalim signifie qu’Allah exprime en une ou deux phrases, ou à peu près, de nombreux sujets qui étaient écrits dans les livres révélés avant la venue du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°7017
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « À l’approche du Jour de la Résurrection, les rêves du croyant se réaliseront presque toujours, et le rêve d’un croyant fait partie des quarante-six éléments de la prophétie. Tout ce qui relève de la prophétie ne peut jamais être faux. » Muhammad bin Seereen a dit : « Mais c’est moi qui dis cela. » Il a expliqué : « On disait qu’il existe trois types de rêves : le reflet des pensées et des expériences vécues pendant l’éveil, ce que le diable suggère pour effrayer le rêveur, ou une bonne nouvelle venant d’Allah. Donc, si quelqu’un fait un rêve qui lui déplaît, il ne doit pas en parler aux autres, mais se lever et prier. » Il a ajouté : « Il (Abu Huraira) n’aimait pas voir un Ghul (c’est-à-dire un collier de fer autour du cou dans un rêve) et les gens aimaient voir des chaînes (aux pieds dans un rêve). Les chaînes aux pieds symbolisent la constance et la fermeté dans la religion. » Et Abu `Abdullah a dit : « Les Ghuls (colliers de fer) sont utilisés uniquement pour les cous. »
- Sahih al-Bukhari, n°7073
Rapporté par Sufyan : J’ai dit à `Amr : « Ô Abu Muhammad ! As-tu entendu Jabir bin `Abdullah dire : ‘Un homme portant des flèches est passé dans la mosquée et le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : “Tiens les flèches par la pointe !”’ » `Amr a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7089
Rapporté par Anas : Les gens ont commencé à poser trop de questions avec insistance au Prophète (ﷺ). Un jour, il est monté sur la chaire et a dit : « Vous ne me poserez aucune question sans que je vous l’explique. » J’ai regardé à droite et à gauche, et j’ai vu que chaque homme couvrait sa tête avec son vêtement et pleurait. Alors un homme, qui était souvent accusé de ne pas être le fils de son père quand il se disputait, s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Ensuite, `Umar s’est levé et a dit : « Nous acceptons Allah comme notre Seigneur, l’islam comme notre religion et Muhammad comme notre Messager, et nous cherchons protection auprès d’Allah contre le mal des épreuves. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je n’ai jamais vu le bien et le mal comme aujourd’hui. Sans aucun doute, le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés devant ce mur. » Qatada a dit : Ce hadith était cité comme explication de ce verset : « Ô vous qui croyez ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient expliquées, pourraient vous causer du tort. »
- Sahih al-Bukhari, n°7095
Rapporté par Sa`id bin Jubair : `Abdullah bin `Umar est venu vers nous et nous espérions qu’il allait nous raconter un bon hadith. Mais avant que nous lui demandions, un homme s’est levé et lui a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Raconte-nous les batailles pendant le temps des épreuves, comme Allah dit : — “Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’épreuves (c’est-à-dire plus d’adoration d’autres qu’Allah).” » (2.193) Ibn `Umar a répondu à l’homme : « Sais-tu ce que signifie les épreuves ? Que ta mère te perde ! Muhammad combattait les polythéistes, car un musulman était mis à l’épreuve dans sa religion (les polythéistes pouvaient le tuer ou l’enchaîner comme prisonnier). Son combat n’était pas comme votre combat, qui est mené pour le pouvoir. »
- Sahih al-Bukhari, n°7112
Rapporté par Abu Al-Minhal : Lorsque Ibn Ziyad et Marwan étaient au Sham et qu'Ibn Az-Zubair a pris le pouvoir à La Mecque, et que les Qurra' (les Khawarij) se sont révoltés à Bassora, je suis parti avec mon père chez Abu Barza Al-Aslami. Nous sommes entrés chez lui alors qu'il était assis à l'ombre d'une pièce en roseaux. Nous nous sommes assis avec lui et mon père a commencé à lui parler en disant : « Ô Abu Barza ! Ne vois-tu pas dans quelle situation difficile les gens se trouvent ? » La première chose que je l'ai entendu dire fut : « Je demande à Allah de me récompenser pour ma colère et mon mépris envers la tribu des Quraysh. Ô vous, les Arabes ! Vous savez très bien que vous étiez dans la misère, peu nombreux et égarés, et qu'Allah vous a sortis de tout cela grâce à l'islam et à Muhammad, jusqu'à vous amener à l'état de prospérité et de bonheur que vous voyez aujourd'hui ; et c'est l'amour de ce bas monde et de ses plaisirs qui a causé la discorde parmi vous. Celui qui est au Sham (c'est-à-dire Marwan), par Allah, ne se bat que pour les biens de ce monde ; et ceux qui sont parmi vous, par Allah, ne se battent que pour les biens de ce monde ; et celui qui est à La Mecque (c'est-à-dire Ibn Az-Zubair), par Allah, ne se bat que pour les biens de ce monde. »
- Sahih al-Bukhari, n°7139
Rapporté par Muhammad bin Jubair bin Mut`im : Alors qu’il faisait partie d’une délégation de Quraish chez Muawiya, celui-ci apprit que `Abdullah bin `Amr avait dit qu’il y aurait un roi issu de la tribu de Qahtan. Muawiya se mit alors très en colère. Il se leva, puis, après avoir glorifié et loué Allah comme Il le mérite, dit : « Pour continuer, j’ai appris que certains d’entre vous rapportent des choses qui ne sont ni dans le Livre d’Allah, ni mentionnées par le Messager d’Allah (ﷺ). Ces gens-là sont les ignorants parmi vous. Méfiez-vous de ces désirs vains qui égarent ceux qui les suivent. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Cette affaire (du califat) restera entre les Quraish, et personne ne se rebellera contre eux sans qu’Allah ne le fasse tomber à terre, tant qu’ils respectent les règles et les lois de la religion (l’Islam).’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7162
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu écrire aux Byzantins, les gens lui ont dit : « Ils ne lisent une lettre que si elle est scellée. » Alors le Prophète (ﷺ) a pris une bague en argent – je vois encore son éclat dans mon esprit – et il y était gravé : « Muhammad, Messager d’Allah »
- Sahih al-Bukhari, n°7178
Rapporté par Muhammad bin Zaid bin `Abdullah bin `Umar : Certaines personnes ont dit à Ibn `Umar : « Quand nous sommes devant nos dirigeants, nous disons du bien d’eux, mais quand nous partons, nous disons le contraire. » Ibn `Umar a dit : « Nous considérions cela comme de l’hypocrisie. »
- Sahih al-Bukhari, n°7201
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est sorti un matin froid alors que les Muhajirin (émigrés) et les Ansar creusaient la tranchée. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ô Allah ! Le vrai bien, c’est le bien de l’au-delà, alors pardonne aux Ansar et aux Muhajirin. » Ils ont répondu : « Nous sommes ceux qui ont prêté allégeance à Muhammad pour observer le jihad tant que nous sommes en vie. »
- Sahih al-Bukhari, n°7217
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : `Aisha a dit : « Oh ma tête ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si cela (c’est-à-dire ta mort) arrivait pendant que je suis encore en vie, je demanderais à Allah de te pardonner et j’invoquerais Allah pour toi. » `Aisha a dit : « Oh ma vie qui va s’en aller ! Par Allah, je pense que tu souhaites ma mort, et si cela arrivait, tu passerais le reste de la journée à profiter de la compagnie d’une de tes femmes. » Le Prophète a dit : « Mais moi aussi je pourrais dire : “Oh ma tête !” J’ai envie d’appeler Abu Bakr et son fils et de nommer le premier comme mon successeur, de peur que les gens ne disent ou ne souhaitent autre chose. Allah insistera (pour qu’Abu Bakr devienne calife) et les croyants empêcheront quiconque d’autre de réclamer le califat », ou bien : « ...Allah empêchera quiconque d’autre de réclamer le califat et les croyants insisteront pour qu’Abu Bakr devienne calife. »
- Sahih al-Bukhari, n°7219
Rapporté par Anas bin Malik : Il a entendu le deuxième discours de `Umar, qu’il a prononcé alors qu’il était assis sur la chaire le lendemain de la mort du Prophète (ﷺ). `Umar a récité le Tashahhud pendant qu’Abu Bakr restait silencieux. `Umar a dit : « J’aurais aimé que le Messager d’Allah (ﷺ) ait vécu plus longtemps que nous tous, c’est-à-dire qu’il soit le dernier à mourir. Mais si Muhammad est mort, Allah a tout de même laissé parmi vous la lumière grâce à laquelle vous pouvez recevoir la même guidance qu’Allah a donnée à Muhammad. Et Abu Bakr est le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), il est le deuxième des deux dans la grotte. C’est lui qui a le plus de droits parmi les musulmans pour gérer vos affaires. Alors levez-vous et prêtez-lui allégeance. » Certains avaient déjà prêté serment à Abu Bakr dans la salle de Bani Sa`ida, mais le serment du public a été fait à la chaire. J’ai entendu `Umar dire à Abu Bakr ce jour-là : « S’il te plaît, monte sur la chaire », et il a insisté jusqu’à ce qu’Abu Bakr monte, puis tout le monde lui a prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°7238
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a évoqué le cas d’un couple pour lequel le jugement du Lian avait été prononcé. `Abdullah bin Shaddad a demandé : « Est-ce la femme à propos de laquelle le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Si je devais lapider une femme à mort sans preuve contre elle’ ? » Ibn `Abbas a répondu : « Non ! Il s’agissait d’une femme qui, bien qu’étant musulmane, éveillait les soupçons par sa mauvaise conduite évidente. »
- Sahih al-Bukhari, n°7266
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand la délégation de `Abd Al-Qais est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ), il a demandé : « Qui sont les membres de la délégation ? » Ils ont répondu : « Ce sont des gens de la tribu de Rabi`a. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Soyez les bienvenus, ô délégation, soyez les bienvenus ! Ô gens ! Vous ne subirez aucune humiliation et vous ne le regretterez pas. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Entre toi et nous, il y a les infidèles de la tribu de Mudar. Donne-nous donc un conseil (des actions religieuses) qui nous permettra d’entrer au Paradis si nous les accomplissons, et que nous pourrons transmettre à ceux que nous avons laissés derrière nous. » Ils ont aussi interrogé le Prophète (ﷺ) à propos des boissons. Il leur a interdit quatre choses et en a ordonné quatre autres. Il leur a ordonné de croire en Allah, et leur a demandé : « Savez-vous ce que signifie croire en Allah ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « C’est témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, l’Unique, sans associé, et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ) ; accomplir parfaitement la prière et donner la Zakat. » (Le narrateur pense que le jeûne du Ramadan est inclus), « et donner un cinquième du butin de guerre (à l’État). » Ensuite, il leur a interdit quatre récipients pour boire : Ad-Duba’, Al-Hantam, Al-Mazaffat et An-Naqir, ou peut-être Al-Muqaiyar. Puis le Prophète (ﷺ) a dit : « Apprenez bien tout cela par cœur et transmettez-le à ceux que vous avez laissés derrière vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°7271
Rapporté par Abal Minhal : Abu Barza a dit : « (Ô gens !) Allah vous a rendus indépendants ou vous a élevés grâce à l'Islam et à Muhammad. »
- Sahih al-Bukhari, n°7277
Rapporté par `Abdullah : Le meilleur discours est le Livre d’Allah (le Coran), et la meilleure voie est celle de Muhammad. Les pires choses sont les innovations introduites dans la religion. Tout ce qui vous a été promis arrivera sans aucun doute, et vous ne pourrez pas y échapper
- Sahih al-Bukhari, n°7281
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Des anges sont venus voir le Prophète (ﷺ) pendant qu’il dormait. Certains ont dit : « Il dort. » D’autres ont dit : « Ses yeux dorment mais son cœur reste éveillé. » Puis ils ont dit : « Il y a un exemple pour ce compagnon à vous. » L’un d’eux a dit : « Donnez-lui donc un exemple. » Certains ont répété : « Il dort. » D’autres ont dit : « Ses yeux dorment mais son cœur reste éveillé. » Ils ont alors expliqué : « Son exemple est celui d’un homme qui a construit une maison, y a préparé un festin et envoyé un messager pour inviter les gens. Ceux qui acceptent l’invitation entrent dans la maison et mangent du festin, et ceux qui la refusent n’entrent pas et ne mangent pas. » Puis les anges ont dit : « Expliquez-lui cet exemple pour qu’il comprenne. » Certains ont dit : « Il dort. » D’autres ont répondu : « Ses yeux dorment mais son cœur reste éveillé. » Ils ont ajouté : « La maison représente le Paradis, celui qui appelle est Muhammad ; celui qui obéit à Muhammad obéit à Allah, et celui qui désobéit à Muhammad désobéit à Allah. Par son message, Muhammad a distingué les gens : les bons des mauvais, les croyants des non-croyants. »
- Sahih al-Bukhari, n°7287
Rapporté par Asma' bint Abu Bakr : Je suis allée voir `Aisha pendant une éclipse solaire. Les gens étaient debout en train de prier, et elle aussi priait debout. Je lui ai demandé : « Que se passe-t-il avec les gens ? » Elle a montré le ciel de la main et a dit : « Subhan Allah ! » Je lui ai demandé : « Est-ce un signe ? » Elle a fait oui de la tête. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) a terminé la prière, il a glorifié et loué Allah puis a dit : « Il n’y a rien que je n’aie jamais vu auparavant que je n’aie vu ici, même le Paradis et l’Enfer. Il m’a été révélé que vous serez mis à l’épreuve dans vos tombes, presque comme l’épreuve d’Ad-Dajjal. Quant au vrai croyant ou au musulman (le sous-narrateur n’est pas sûr du mot utilisé par Asma’), il dira : ‘Muhammad est venu avec des signes clairs de la part d’Allah, et nous lui avons répondu (nous avons accepté ses enseignements) et cru en ce qu’il a dit.’ On lui dira : ‘Dors en paix ; nous savons que tu étais un vrai croyant avec une foi certaine.’ Quant à l’hypocrite ou à la personne dans le doute (le sous-narrateur n’est pas sûr du mot utilisé par Asma’), il dira : ‘Je ne sais pas, j’ai juste entendu les gens dire quelque chose et j’ai dit la même chose.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7294
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est sorti après le déclin du soleil et a accompli la prière du Zuhr en groupe. Après avoir terminé avec le Taslim, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure et des grands événements qui arriveront avant elle. Puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question peut le faire, car par Allah, vous ne me poserez aucune question sans que je vous donne sa réponse tant que je suis ici. » À ce moment-là, les Ansar ont pleuré fortement, et le Messager d’Allah (ﷺ) répétait : « Interrogez-moi ! » Un homme s’est alors levé et a demandé : « Où sera mon entrée, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Tu iras) au Feu. » Puis `Abdullah bin Hudhaifa s’est levé et a demandé : « Qui est mon père, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Ensuite, le Prophète (ﷺ), en colère, répétait : « Interrogez-moi ! Interrogez-moi ! » `Umar s’est alors agenouillé et a dit : « Nous avons accepté Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion et Muhammad comme Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors calmé. Puis il a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés devant ce mur pendant que je priais, et je n’ai jamais vu autant de bien et de mal qu’aujourd’hui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7297
Rapporté par Ibn Masud : J’étais avec le Prophète (ﷺ) dans une des fermes de Médine pendant qu’il s’appuyait sur une branche de palmier. Il est passé devant un groupe de Juifs, et certains d’entre eux ont dit aux autres : « Demandez-lui (au Prophète) au sujet de l’esprit. » D’autres ont répondu : « Ne lui demandez pas, de peur qu’il ne vous dise ce que vous n’aimeriez pas. » Mais ils sont quand même allés vers lui et ont dit : « Ô Aboul Qasim ! Informe-nous à propos de l’esprit. » Le Prophète (ﷺ) s’est alors levé et il est resté silencieux un moment, attendant. J’ai compris qu’il recevait une révélation, alors je me suis éloigné jusqu’à ce que la révélation soit terminée. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « (Ô Muhammad) ils t’interrogent au sujet de l’esprit. Dis : L’esprit – sa connaissance appartient à mon Seigneur (c’est-à-dire que personne ne le sait sauf Allah). »
- Sahih al-Bukhari, n°7317
Rapporté par Al-Mughira bin Shu`ba : `Umar bin Al-Khattab a interrogé les gens au sujet de l’imlas d’une femme, c’est-à-dire une femme qui fait une fausse couche après avoir été frappée au ventre. Il a demandé : « Qui parmi vous a entendu quelque chose à ce sujet de la part du Prophète ? » J’ai répondu : « Moi, j’ai entendu. » Il a dit : « Qu’as-tu entendu ? » J’ai dit : « J’ai entendu le Prophète dire : “Le diya (prix du sang) est un esclave homme ou une esclave femme.” » `Umar a dit : « Ne pars pas tant que tu n’as pas présenté un témoin pour appuyer ta déclaration. » Je suis donc sorti et j’ai trouvé Muhammad bin Maslama. Je l’ai amené, et il a témoigné avec moi qu’il avait entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Le diya (prix du sang) est un esclave homme ou une esclave femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°7318
Rapporté par Al-Mughira bin Shu`ba : `Umar bin Al-Khattab a interrogé les gens au sujet de l’imlas d’une femme, c’est-à-dire une femme qui fait une fausse couche après avoir été frappée au ventre. Il a demandé : « Qui parmi vous a entendu quelque chose à ce sujet de la part du Prophète ? » J’ai répondu : « Moi, j’ai entendu. » Il a dit : « Qu’as-tu entendu ? » J’ai dit : « J’ai entendu le Prophète dire : “Le diya (prix du sang) est un esclave homme ou une esclave femme.” » `Umar a dit : « Ne pars pas tant que tu n’as pas présenté un témoin pour appuyer ta déclaration. » Je suis donc sorti et j’ai trouvé Muhammad bin Maslama. Je l’ai amené, et il a témoigné avec moi qu’il avait entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Le diya (prix du sang) est un esclave homme ou une esclave femme. »
- Sahih al-Bukhari, n°7323
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’enseignais le Coran à 'Abdur-Rahman bin Auf. Quand 'Umar a fait son dernier pèlerinage, 'Abdur-Rahman m’a dit à Mina : « Si tu avais vu le chef des croyants aujourd’hui ! Un homme est venu lui dire : “Untel a dit : ‘Si le chef des croyants meurt, nous donnerons l’allégeance à telle personne.’” 'Umar a dit : ‘Je vais me lever ce soir et avertir ceux qui veulent s’emparer des droits du peuple.’ J’ai dit : ‘Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble beaucoup de monde, et la majorité ne comprendra peut-être pas bien tes paroles et risquera de les répandre partout. Attends qu’on arrive à Médine, le lieu de l’émigration et de la Sunna. Là-bas, tu rencontreras les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ), les Mouhajirines et les Ansar, qui comprendront tes propos et leur donneront leur juste place.’ 'Umar a dit : ‘Par Allah, je le ferai dès que je prendrai la parole à Médine.’ Quand nous sommes arrivés à Médine, 'Umar a dit lors du sermon du vendredi : “Sans aucun doute, Allah a envoyé Muhammad avec la vérité et lui a révélé le Livre (le Coran), et parmi ce qui a été révélé, il y a le verset de la lapidation (pour adultère).” »
- Sahih al-Bukhari, n°7324
Rapporté par Muhammad : Nous étions avec Abu Huraira alors qu’il portait deux vêtements en lin teints à l’argile rouge. Il s’est mouché avec son vêtement en disant : « Bravo ! Bravo ! Abu Huraira se mouche avec du lin ! Il fut un temps où je m’évanouissais entre la chaire du Messager d’Allah (ﷺ) et la maison de `Aisha, et un passant venait poser son pied sur mon cou, pensant que j’étais fou, alors qu’en réalité, je n’avais aucune folie, je souffrais seulement de la faim. »
- Sahih al-Bukhari, n°7346
Rapporté par Ibn `Umar : Il a entendu le Prophète, après avoir relevé la tête de l’inclinaison pendant la prière du matin, dire : « Ô Allah, notre Seigneur ! Toutes les louanges sont pour Toi. » Et dans la dernière rak‘a, il a dit : « Ô Allah ! Maudis untel et untel. » Puis Allah a révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad) de décider, (mais à Allah), qu’Il leur accorde Sa miséricorde ou qu’Il les punisse, car ce sont vraiment des injustes. »
- Sahih al-Bukhari, n°7349
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Noé sera amené (devant Allah) le Jour de la Résurrection, et on lui demandera : ‘As-tu transmis le message d’Allah ?’ Il répondra : ‘Oui, ô Seigneur.’ Ensuite, la communauté de Noé sera interrogée : ‘Noé vous a-t-il transmis le message d’Allah ?’ Ils répondront : ‘Aucun avertisseur n’est venu à nous.’ Alors on demandera à Noé : ‘Qui sont tes témoins ?’ Il répondra : ‘(Mes témoins sont) Muhammad et ses partisans.’ Alors vous (les musulmans) serez amenés et vous témoignerez. » Puis le Prophète (ﷺ) a récité : « Et ainsi Nous avons fait de vous (les musulmans) une communauté juste et la meilleure, afin que vous soyez témoins contre les autres peuples, et que le Messager soit témoin contre vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°7354
Rapporté par Al-A'raj : Abu Huraira a dit : « Vous dites que Abu Huraira rapporte beaucoup de récits du Messager d’Allah (ﷺ). De toute façon, c’est auprès d’Allah que nous nous retrouverons. J’étais pauvre et je restais constamment auprès du Messager d’Allah (ﷺ), me contentant de quoi remplir mon ventre, alors que les Mouhajirines (émigrés) étaient occupés à faire du commerce au marché et les Ansar à s’occuper de leurs biens. Un jour, j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Qui étendra son Rida’ (un vêtement couvrant le haut du corps) jusqu’à ce que j’aie fini de parler, puis le repliera (c’est-à-dire l’enroulera autour de lui), il n’oubliera rien de ce qu’il aura entendu de moi.” J’ai donc étendu le vêtement que je portais ; et par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, depuis ce jour, je n’ai jamais oublié ce que j’ai entendu de lui (le Prophète). »
- Sahih al-Bukhari, n°7355
Rapporté par Muhammad bin Al-Munkadir : J’ai vu Jabir bin `Abdullah jurer par Allah que Ibn Sayyad était le Dajjal. J’ai dit à Jabir : « Comment peux-tu jurer par Allah ? » Jabir a répondu : « J’ai entendu `Umar jurer par Allah à ce sujet en présence du Prophète (ﷺ), et le Prophète (ﷺ) n’a pas désapprouvé. »
- Sahih al-Bukhari, n°7380
Rapporté par Masruq : `Aisha a dit : « Si quelqu’un te dit que Muhammad a vu son Seigneur, il ment, car Allah dit : ‘Aucune vision ne peut L’atteindre.’ (6.103) Et si quelqu’un te dit que Muhammad a vu l’invisible, il ment, car Allah dit : ‘Nul ne connaît l’invisible sauf Allah.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7406
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Lorsque ce verset fut révélé : — « Dis (Ô Muhammad !) : Il a le pouvoir d’envoyer sur vous un châtiment d’en haut » (6.65), le Prophète (ﷺ) dit : « Je cherche refuge auprès de Ton Visage. » Allah révéla : « ...ou de dessous vos pieds. » (6.65) Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Je cherche refuge auprès de Ton Visage ! » Puis Allah révéla : « ...ou de vous diviser en groupes ennemis. » (6.65) À cela, le Prophète (ﷺ) dit : « Cela est plus facile. »
- Sahih al-Bukhari, n°7410
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah rassemblera les croyants le Jour de la Résurrection comme ils sont rassemblés dans cette vie, et ils diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur afin qu’Il nous soulage de cet endroit.’ Ils iront alors voir Adam et diront : ‘Ô Adam ! Ne vois-tu pas la situation des gens ? Allah t’a créé de Ses propres mains, Il a ordonné à Ses anges de se prosterner devant toi, et Il t’a appris le nom de toutes choses. Intercède pour nous auprès de notre Seigneur afin qu’Il nous soulage de cet endroit.’ Adam dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Noé, car il fut le premier messager envoyé par Allah aux gens de la Terre.’ Ils iront voir Noé qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera son erreur, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Abraham, Khalil Ar-Rahman.’ Ils iront voir Abraham qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Moïse, un serviteur à qui Allah a donné la Torah et à qui Il a parlé directement.’ Ils iront voir Moïse qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Allez plutôt voir Jésus, le serviteur d’Allah, Son messager, Sa parole (Sois ! et il fut) et une âme créée par Lui.’ Ils iront voir Jésus qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche, mais allez plutôt voir Muhammad, dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés (par Allah).’ Ils viendront alors vers moi et je demanderai la permission à mon Seigneur, et je serai autorisé à me présenter devant Lui. Quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai devant Lui et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il me sera dit : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je lèverai alors la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai, et quand je verrai mon Seigneur (de nouveau), je me prosternerai devant Lui, et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je louerai alors mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai encore, et quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai, et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je louerai alors mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai et dirai : ‘Ô mon Seigneur ! Il ne reste en Enfer que ceux que le Coran a condamnés à y rester et pour qui l’éternité en Enfer est devenue inévitable.’ » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Sortira alors de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un grain d’orge. Puis sortira de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un grain de blé. Puis sortira de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi). »
- Sahih al-Bukhari, n°7414
Rapporté par `Abdullah : Un Juif est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad ! Allah tiendra les cieux sur un doigt, les montagnes sur un doigt, les arbres sur un doigt, et toute la création sur un doigt, puis Il dira : “Je suis le Roi.” » À cela, le Messager d'Allah (ﷺ) a souri au point que ses dents du fond étaient visibles, puis il a récité : « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur... » (`Abdullah a ajouté : Le Messager d’Allah a souri (à la parole du Juif) pour montrer son étonnement et son approbation
- Sahih al-Bukhari, n°7420
Rapporté par Anas : Zayd ibn Haritha est venu se plaindre de sa femme auprès du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) lui répétait : « Crains Allah et garde ta femme. » Aïcha a dit : « Si le Messager d’Allah (ﷺ) avait caché quelque chose du Coran, il aurait caché ce verset. » Zaynab se vantait devant les autres femmes du Prophète (ﷺ) en disant : « Vos familles vous ont données en mariage, alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée (au Prophète) depuis les sept cieux. » Et Thabit a récité : Le verset : « Mais (Ô Muhammad) tu cachais dans ton cœur ce qu’Allah allait rendre public, tu craignais les gens, » (33.37) a été révélé à propos de Zaynab et Zayd ibn Haritha
- Sahih al-Bukhari, n°7432
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Lorsque `Ali était au Yémen, il envoya au Prophète ﷺ de l’or sous forme de minerai. Le Prophète ﷺ le distribua à Al-Aqra' bin H`Abis Al-Hanzali, qui appartenait aux Bani Mujashi, à 'Uyaina bin Badr Al-Fazari, à 'Alqama bin 'Ulatha Al-`Amiri, du clan Bani Kilab, et à Zaid Al-Khail at-Ta'i, des Bani Nabhan. Les Quraish et les Ansar se mirent en colère et dirent : « Il donne aux chefs du Najd et nous laisse de côté ! » Le Prophète ﷺ répondit : « Je voulais simplement attirer leur cœur et les unir (les affermir dans l’islam). » Un homme aux yeux enfoncés, au front proéminent, à la barbe épaisse, aux joues rebondies et à la tête rasée s’approcha alors et dit : « Ô Muhammad ! Crains Allah ! » Le Prophète ﷺ répondit : « Qui obéirait à Allah si moi je Lui désobéissais ? (Allah) m’a confié une mission auprès des gens de la terre, et toi tu ne me fais pas confiance ? » Un homme parmi ceux présents, que je pense être Khalid bin Al-Walid, demanda la permission de le tuer, mais le Prophète ﷺ l’en empêcha. Quand cet homme partit, le Prophète dit : « Parmi ses descendants, il y aura des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge, ils sortiront de l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible, ils tueront des musulmans et laisseront les idolâtres. Si je vis jusqu’à leur apparition, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été exterminé. »
- Sahih al-Bukhari, n°7440
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ a dit : « Les croyants seront maintenus (dans l’attente) au Jour de la Résurrection si longtemps qu’ils deviendront inquiets et diront : “Demandons à quelqu’un d’intercéder auprès de notre Seigneur pour qu’Il nous soulage de notre situation.” Ils iront alors voir Adam et diront : “Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre main, t’a fait entrer dans Son Paradis, a ordonné à Ses anges de se prosterner devant toi et t’a appris le nom de toutes choses. Peux-tu intercéder pour nous auprès de ton Seigneur pour qu’Il nous soulage de cette situation ?” Adam dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera ses erreurs, c’est-à-dire d’avoir mangé de l’arbre alors qu’il en avait été interdit. Il ajoutera : “Allez voir Noé, le premier Prophète envoyé par Allah aux gens de la Terre.” Les gens iront voir Noé qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera son erreur, c’est-à-dire d’avoir interrogé son Seigneur sans savoir. Il leur dira : “Allez voir Abraham, Khalil Ar-Rahman.” Ils iront voir Abraham qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera trois paroles par lesquelles il a menti, puis dira : “Allez voir Moïse, un serviteur à qui Allah a donné la Torah, à qui Il a parlé directement et qu’Il a rapproché pour converser.” Ils iront voir Moïse qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera son erreur, c’est-à-dire d’avoir tué un homme, puis dira : “Allez voir Jésus, le serviteur, le Messager d’Allah, une âme créée par Lui et Sa Parole.” (Sois ! Et il fut.) Ils iront voir Jésus qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche, mais allez plutôt voir Muhammad, le serviteur dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés par Allah.” Ils viendront alors à moi, et je demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui, et Il me laissera (en prosternation) aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” Alors je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a apprises. Allah fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes), je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada dit : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, puis je reviendrai et demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui et Il me laissera en prosternation aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” » Le Prophète ﷺ ajouta : « Alors je relèverai la tête, je Le louerai comme Il m’a appris, puis j’intercéderai et Il fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes). Je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada ajouta : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, puis je reviendrai une troisième fois et demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui, et je resterai en prosternation aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Relève ta tête, ô Muhammad, parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” Alors je relèverai la tête, je louerai Allah comme Il m’a appris, puis j’intercéderai et Il fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes). Je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada dit : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, jusqu’à ce qu’il ne reste dans le Feu que ceux que le Coran retient (c’est-à-dire ceux destinés à y rester éternellement). » Le narrateur récita alors le verset : « Il se peut que ton Seigneur te ressuscite à une station de gloire et de louange. » (17.79) Le narrateur ajouta : C’est la station de gloire et de louange qu’Allah a promise à ton Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°7447
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le temps est revenu à son état d’origine, tel qu’il était lorsque Allah a créé les cieux et la terre. L’année compte douze mois, dont quatre sont sacrés ; parmi eux, trois se suivent : Dhul-Qa’da, Dhul-Hijja et Muharram, et le quatrième est Rajab Mudar, qui se trouve entre Jumada et Sha’ban. » Le Prophète (ﷺ) nous a ensuite demandé : « Quel mois est-ce ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il est resté silencieux si longtemps que nous avons pensé qu’il allait peut-être lui donner un autre nom. Puis il a dit : « N’est-ce pas Dhul-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a demandé : « Quelle est cette ville ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il est resté silencieux si longtemps que nous avons pensé qu’il allait peut-être lui donner un autre nom. Puis il a dit : « N’est-ce pas la ville sacrée (La Mecque) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a demandé : « Quel jour sommes-nous ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il est resté silencieux si longtemps que nous avons pensé qu’il allait peut-être lui donner un autre nom. Puis il a dit : « N’est-ce pas le jour d’An-Nahr (le jour du sacrifice) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Ensuite, il a dit : « Votre sang (vos vies), vos biens, » (le sous-rappoteur Muhammad a dit : Je pense qu’il a aussi dit :) « …et votre honneur sont sacrés les uns pour les autres, comme la sainteté de ce jour, dans cette ville, en ce mois. Vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous demandera compte de vos actes. Faites attention ! Ne vous égarez pas après moi en vous frappant les uns les autres. Sachez-le ! Il incombe à ceux qui sont présents de transmettre cela à ceux qui sont absents, car peut-être que celui à qui on le transmettra le comprendra mieux que certains de ceux qui l’ont entendu. » Chaque fois que le sous-rappoteur Muhammad mentionnait cette parole, il disait : « Le Prophète (ﷺ) a dit la vérité. » Puis le Prophète (ﷺ) ajouta : « N’est-il pas vrai ? N’ai-je pas transmis le message d’Allah ? N’est-il pas vrai ? N’ai-je pas transmis le message d’Allah ? »
- Sahih al-Bukhari, n°7451
Rapporté par `Abdullah : Un rabbin juif est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Muhammad ! Allah mettra les cieux sur un doigt, la terre sur un doigt, les arbres et les rivières sur un doigt, et le reste de la création sur un doigt, puis Il dira, en montrant de Sa main : “Je suis le Roi.” » À cela, le Messager d’Allah sourit et dit : « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur. »
- Sahih al-Bukhari, n°7455
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Gabriel, qu’est-ce qui t’empêche de nous rendre visite plus souvent ? » Puis ce verset a été révélé : « Et nous, les anges, ne descendons que par ordre de ton Seigneur. À Lui appartient ce qui est devant nous et ce qui est derrière nous… » (19.64) Ainsi, ce fut la réponse à Muhammad
- Sahih al-Bukhari, n°7472
Rapporté par Abu Huraira : Un homme parmi les musulmans et un homme parmi les juifs se sont disputés, et le musulman a dit : « Par Celui qui a donné la supériorité à Muhammad sur tous les peuples ! » Le juif a dit : « Par Celui qui a donné la supériorité à Moïse sur tous les peuples ! » À ce moment-là, le musulman a levé la main et a giflé le juif. Le juif est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a raconté ce qui s’était passé entre lui et le musulman. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne me donnez pas la supériorité sur Moïse, car au Jour de la Résurrection, les gens tomberont inconscients, je serai le premier à reprendre connaissance et, là, Moïse sera debout, tenant le côté du Trône. Je ne sais pas s’il a été parmi ceux qui sont tombés inconscients et s’est réveillé avant moi, ou s’il fait partie de ceux qu’Allah a exemptés (de tomber inconscients). »
- Sahih al-Bukhari, n°7488
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Ô untel, chaque fois que tu vas te coucher, dis : « Ô Allah ! Je me remets à Toi, je me tourne vers Toi, je confie toutes mes affaires à Toi, je compte sur Toi, j’espère Ta récompense et je crains Ton châtiment. Il n’y a ni fuite loin de Toi ni refuge sauf auprès de Toi. Je crois au Livre (Coran) que Tu as révélé et à Ton Prophète (Muhammad) que Tu as envoyé. » Si tu meurs cette nuit-là, tu mourras en musulman, et si tu te réveilles vivant le matin, tu recevras la récompense
- Sahih al-Bukhari, n°7510
Rapporté par Ma`bad bin Hilal Al-`Anzi : Nous, c’est-à-dire quelques personnes de Bassora, nous sommes réunis et sommes allés voir Anas bin Malik, accompagnés de Thabit Al-Bunnani pour qu’il lui demande, pour nous, le hadith sur l’intercession. Anas était dans son palais et notre arrivée coïncida avec sa prière du Duha. Nous avons demandé la permission d’entrer et il nous a fait entrer alors qu’il était assis sur son lit. Nous avons dit à Thabit : « Ne lui demande rien d’autre d’abord, sauf le hadith sur l’intercession. » Il dit : « Ô Abu Hamza ! Voici tes frères de Bassora venus te demander le hadith sur l’intercession. » Anas dit alors : « Muhammad nous a parlé en disant : “Le Jour de la Résurrection, les gens se bousculeront comme des vagues, puis ils iront voir Adam et lui diront : ‘Intercède pour nous auprès de ton Seigneur.’ Il dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Ibrahim, car il est l’ami intime du Miséricordieux.’ Ils iront voir Ibrahim, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Moussa, car c’est à lui qu’Allah a parlé directement.’ Ils iront voir Moussa, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir ‘Issa, car il est un esprit créé par Allah et Sa Parole.’ (C’est ainsi :) ils iront voir ‘Issa, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cela, allez plutôt voir Muhammad.’ Ils viendront à moi et je dirai : ‘C’est pour cela que je suis là.’ Alors je demanderai la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée, puis Il m’inspirera des louanges que je ne connais pas maintenant. Je Le louerai avec ces louanges et je me prosternerai devant Lui. Puis il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles ! Mes fidèles !’ Il sera dit : ‘Va et fais sortir de l’Enfer tous ceux qui ont dans leur cœur une foi équivalente à un grain d’orge.’ J’irai, je le ferai, puis je reviendrai Le louer de la même façon et me prosterner devant Lui. Il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles ! Mes fidèles !’ Il sera dit : ‘Va et fais sortir de là tous ceux qui ont dans leur cœur une foi équivalente à une petite fourmi ou à une graine de moutarde.’ J’irai, je le ferai, puis je reviendrai Le louer de la même façon et me prosterner devant Lui. Il sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes fidèles !’ Alors Il dira : ‘Va et fais sortir (tous ceux) dont le cœur contient la foi, même la plus légère, la plus légère graine de moutarde. (Fais-les) sortir du Feu.’ J’irai et je le ferai.”’ » Quand nous avons quitté Anas, j’ai dit à certains de mes compagnons : « Passons voir Al-Hasan, qui se cache dans la maison d’Abi Khalifa, et demandons-lui de nous raconter ce qu’Anas bin Malik nous a dit. » Nous sommes allés le voir, nous l’avons salué et il nous a fait entrer. Nous lui avons dit : « Ô Abu Sa`id ! Nous venons de ton frère Anas Bin Malik, il nous a raconté un hadith sur l’intercession comme je n’en ai jamais entendu. » Il dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Nous lui avons raconté le hadith et dit : « Il s’est arrêté à ce point. » Il dit : « Anas m’a raconté ce hadith il y a vingt ans, quand il était jeune. Je ne sais pas s’il a oublié ou s’il n’a pas voulu que vous vous reposiez sur ce qu’il aurait pu dire. » Nous avons dit : « Ô Abu Sa`id ! Dis-le-nous. » Il a souri et dit : « L’homme a été créé pressé. Je n’ai pas mentionné cela, mais je voulais vous en informer. Anas m’a raconté la même chose que ce qu’il vous a dit et il a ajouté que le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Je retourne alors une quatrième fois, Le loue de la même façon et me prosterne devant Lui. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, on t’écoutera ; demande, on t’accordera ; intercède, ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Ô Seigneur, permets-moi d’intercéder pour quiconque a dit : ‘Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.’” Alors Allah dira : “Par Ma Puissance, Ma Majesté, Ma Suprématie et Ma Grandeur, Je ferai sortir de l’Enfer quiconque a dit : ‘Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.’”’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7517
Rapporté par Anas bin Malik : La nuit où le Messager d’Allah (ﷺ) fut emmené en voyage depuis la mosquée sacrée (de La Mecque), la Ka`ba : Trois personnes vinrent à lui (en rêve) alors qu’il dormait dans la Mosquée Sacrée avant que la Révélation Divine ne lui soit révélée. L’un d’eux dit : « Lequel d’entre eux est-ce ? » L’ange du milieu dit : « C’est le meilleur d’entre eux. » Le troisième ange dit : « Prenez le meilleur d’entre eux. » C’est tout ce qui se passa cette nuit-là et il ne les revit pas jusqu’à ce qu’ils reviennent une autre nuit, c’est-à-dire après que la Révélation Divine lui ait été révélée. (Fath-ul-Bari page 258, vol. 17) et il les vit, ses yeux étaient endormis mais son cœur ne dormait pas — et c’est le cas des prophètes : leurs yeux dorment mais pas leur cœur. Ces anges ne lui parlèrent pas jusqu’à ce qu’ils le portent et le placent près du puits de Zamzam. Parmi eux, Gabriel prit soin de lui. Gabriel ouvrit (la partie de son corps) entre sa gorge et le milieu de sa poitrine (cœur), retira tout ce qu’il y avait dans sa poitrine et son abdomen, puis le lava avec l’eau de Zamzam de ses propres mains jusqu’à ce qu’il nettoie l’intérieur de son corps, puis un plateau d’or contenant un bol d’or rempli de foi et de sagesse fut apporté, et Gabriel remplit sa poitrine et ses vaisseaux sanguins de cela, puis referma (la poitrine). Ensuite, il monta avec lui au ciel le plus proche et frappa à l’une de ses portes. Les habitants du Ciel demandèrent : « Qui est-ce ? » Il répondit : « Gabriel. » Ils dirent : « Qui t’accompagne ? » Il répondit : « Muhammad. » Ils dirent : « A-t-il été appelé ? » Il répondit : « Oui. » Ils dirent : « Il est le bienvenu. » Les habitants du Ciel furent heureux de son arrivée, et ils ne savaient pas ce qu’Allah ferait du Prophète (ﷺ) sur terre à moins qu’Allah ne les en informe. Le Prophète (ﷺ) rencontra Adam au premier Ciel. Gabriel dit au Prophète : « C’est ton père ; salue-le. » Le Prophète (ﷺ) le salua et Adam lui rendit son salut en disant : « Bienvenue, ô mon fils ! Quel bon fils tu es ! » Il vit alors deux rivières couler alors qu’il était dans le ciel le plus proche. Il demanda : « Quelles sont ces deux rivières, ô Gabriel ? » Gabriel répondit : « Ce sont les sources du Nil et de l’Euphrate. » Puis Gabriel le fit faire le tour de ce Ciel et il vit une autre rivière au bord de laquelle se trouvait un palais fait de perles et d’émeraudes. Il mit la main dans la rivière et trouva sa boue comme du musc Adhfar. Il demanda : « Qu’est-ce que c’est, ô Gabriel ? » Gabriel répondit : « C’est le Kauthar que ton Seigneur a gardé pour toi. » Puis Gabriel monta (avec lui) au deuxième Ciel et les anges posèrent les mêmes questions que ceux du premier Ciel, c’est-à-dire : « Qui est-ce ? » Gabriel répondit : « Gabriel. » Ils demandèrent : « Qui t’accompagne ? » Il répondit : « Muhammad. » Ils demandèrent : « A-t-il été envoyé ? » Il répondit : « Oui. » Ils dirent alors : « Il est le bienvenu. » Puis il (Gabriel) monta avec le Prophète (ﷺ) au troisième Ciel, et les anges dirent la même chose que ceux du premier et du deuxième Ciel. Puis il monta avec lui au quatrième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au cinquième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au sixième Ciel et ils dirent la même chose ; puis il monta avec lui au septième Ciel et ils dirent la même chose. À chaque Ciel, il y avait des prophètes dont il a cité les noms et dont je me souviens d’Idris au deuxième Ciel, Aaron au quatrième Ciel, un autre prophète dont je ne me souviens pas du nom au cinquième Ciel, Abraham au sixième Ciel, et Moïse au septième Ciel à cause de son privilège de parler directement à Allah. Moïse dit (à Allah) : « Ô Seigneur ! Je pensais que personne ne serait élevé au-dessus de moi. » Mais Gabriel monta avec lui (le Prophète) encore plus haut, une distance que seul Allah connaît, jusqu’à ce qu’il atteigne le Lotus de la limite (au-delà duquel nul ne peut passer), puis l’Irrésistible, le Seigneur de l’Honneur et de la Majesté s’approcha et vint plus près, jusqu’à ce qu’il (Gabriel) soit à deux portées d’arc ou (même) plus près. (On dit que c’est Gabriel qui s’approcha et se rapprocha du Prophète. (Fate Al-Bari page 263, 264, vol. 17). Parmi les choses qu’Allah lui révéla alors, il y eut : « Cinquante prières furent prescrites à ses fidèles en un jour et une nuit. » Puis le Prophète (ﷺ) redescendit jusqu’à ce qu’il rencontre Moïse, qui l’arrêta et lui demanda : « Ô Muhammad ! Qu’est-ce que ton Seigneur t’a prescrit ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Il m’a prescrit de faire cinquante prières par jour et par nuit. » Moïse dit : « Tes fidèles ne pourront pas le faire ; retourne voir ton Seigneur pour qu’Il allège cela pour toi et pour eux. » Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Gabriel comme s’il voulait lui demander son avis. Gabriel lui donna son avis en disant : « Oui, si tu veux. » Gabriel monta donc avec lui vers l’Irrésistible et dit, alors qu’il était à sa place : « Ô Seigneur, allège notre charge car mes fidèles ne pourront pas le faire. » Allah lui retira alors dix prières, puis il retourna voir Moïse qui l’arrêta à nouveau et continua de l’envoyer vers son Seigneur jusqu’à ce que les prières prescrites soient réduites à seulement cinq prières. Puis Moïse l’arrêta quand les prières furent réduites à cinq et dit : « Ô Muhammad ! Par Allah, j’ai essayé de convaincre ma nation, les Bani Israël, de faire moins que cela, mais ils n’ont pas pu et ont abandonné. Pourtant, tes fidèles sont plus faibles de corps, de cœur, de vue et d’ouïe, alors retourne vers ton Seigneur pour qu’Il allège encore ta charge. » Le Prophète (ﷺ) se tourna vers Gabriel pour demander conseil et Gabriel n’a pas désapprouvé cela. Il monta donc avec lui une cinquième fois. Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Seigneur, mes fidèles sont faibles de corps, de cœur, d’ouïe et de constitution, allège donc notre charge. » Alors l’Irrésistible dit : « Ô Muhammad ! » Le Prophète répondit : « Labbaik et Sa`daik. » Allah dit : « Ma Parole ne change pas, donc ce sera comme Je t’ai prescrit dans la Mère du Livre. » Allah ajouta : « Chaque bonne action sera récompensée dix fois, donc ce sont cinquante (prières) dans la Mère du Livre (en récompense) mais tu n’en feras que cinq (en pratique). » Le Prophète (ﷺ) retourna voir Moïse qui demanda : « Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « Il a allégé notre charge : Il nous a donné pour chaque bonne action une récompense multipliée par dix. » Moïse dit : « Par Allah ! J’ai essayé de faire observer aux Bani Israël moins que cela, mais ils ont abandonné. Retourne donc vers ton Seigneur pour qu’Il allège encore ta charge. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Ô Moïse ! Par Allah, j’ai honte de retourner trop de fois vers mon Seigneur. » À ce moment-là, Gabriel dit : « Descends au Nom d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) se réveilla alors qu’il était dans la Mosquée Sacrée (à La Mecque)
- Sahih al-Bukhari, n°7524
Rapporté par Musa bin Abi `Aisha : Sa`id bin Jubair a rapporté d’Ibn `Abbas (concernant l’explication du verset : « Ne bouge pas ta langue pour hâter sa récitation »). Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) avait beaucoup de mal à recevoir la Révélation Divine et bougeait ses lèvres. » Ibn `Abbas a dit (à Sa`id) : « Je bouge mes lèvres comme le Messager d’Allah (ﷺ) le faisait. » Et Sa`id m’a dit : « Je bouge mes lèvres comme j’ai vu Ibn `Abbas les bouger », puis il a bougé ses lèvres. Alors Allah a révélé : « (Ô Muhammad !) Ne bouge pas ta langue pour hâter sa récitation. C’est à Nous de le rassembler et de te donner la capacité de le réciter (c’est-à-dire de le rassembler dans ta poitrine et ensuite tu le récites). » (75:16-17) « Mais lorsque Nous l’avons récité pour toi (Ô Muhammad, par l’intermédiaire de Gabriel), alors suis sa récitation. » (75:18) Cela signifie : « Tu dois l’écouter et te taire, puis c’est à Nous de te le faire réciter. » Le narrateur a ajouté : « Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) écoutait chaque fois que Gabriel venait à lui, et quand Gabriel partait, le Prophète (ﷺ) récitait le Coran comme Gabriel le lui avait récité. »
- Sahih al-Bukhari, n°7525
Rapporté par Ibn `Abbas : Concernant l’explication du verset : « (Ô Muhammad !) N’élève pas ta voix dans ta prière, et ne la baisse pas trop non plus. » (17:110) Ce verset a été révélé alors que le Messager d’Allah (ﷺ) se cachait à La Mecque. À cette époque, quand il dirigeait la prière avec ses compagnons, il élevait la voix en récitant le Coran ; et si les polythéistes l’entendaient, ils insultaient le Coran, Celui qui l’a révélé et celui qui l’a apporté. Alors Allah dit à Son Prophète : « N’élève pas ta voix dans ta prière, c’est-à-dire ta récitation (du Coran), de peur que les polythéistes ne l’entendent et n’insultent le Coran, ni ne la baisse trop, de peur que ta voix n’atteigne pas tes compagnons, mais suis une voie entre les deux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7526
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le verset : « (Ô Muhammad !) N’élève pas ta voix dans ta prière, et ne la baisse pas trop non plus. » (17:110) a été révélé en rapport avec les invocations
- Sahih al-Bukhari, n°7531
Rapporté par `Aisha : Si quelqu’un te dit que le Prophète (ﷺ) a caché une partie de la Révélation divine, ne le crois pas, car Allah a dit : « Ô Messager Muhammad ! Transmets le message qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur ; et si tu ne le fais pas, alors tu n’auras pas transmis Son message. »
- Sahih al-Bukhari, n°7541
Et rapporté par Ibn 'Abbas : Abu Sufyan bin Harb m’a raconté qu’Héraclius a demandé son traducteur puis a demandé la lettre du Prophète (ﷺ), et celui-ci l’a lue ainsi : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre vient) de Muhammad bin 'Abdullah à Héraclius. “…Ô gens du Livre (Juifs et Chrétiens) : Venez à une parole juste entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah…” (V.3:) »
- Sahih al-Bukhari, n°7543
Rapporté par Ibn `Umar : Un Juif et une Juive furent amenés devant le Prophète (ﷺ) pour avoir commis l’adultère. Le Prophète (ﷺ) demanda aux Juifs : « Que faites-vous habituellement avec eux ? » Ils dirent : « Nous noircissons leur visage et les humilions. » Il dit : « Apportez la Torah et lisez-la, si vous êtes sincères. » Ils l’apportèrent et demandèrent à un homme borgne de la lire. Il lut jusqu’à un passage sur lequel il posa sa main. Le Prophète (ﷺ) dit : « Lève la main ! » Il leva la main et là, on vit le verset sur la lapidation des adultères. Alors il dit : « Ô Muhammad ! Ils doivent être lapidés, mais nous cachons cette loi divine entre nous. » Le Prophète (ﷺ) ordonna alors que les deux fautifs soient lapidés, et ils le furent. J’ai vu l’homme protéger la femme des pierres. (Voir hadith n°809, vol)
- Sunan Ibn Majah, n°15
Rapporté par Urwah bin Zubair, de la part de 'Abdullah bin Zubair : Un homme des Ansar avait un différend avec Zubair devant le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet d’un canal dans la Harrah qu’ils utilisaient pour arroser les palmiers. L’Ansari a dit : "Laisse couler l’eau", mais Zubair a refusé. Ils ont donc porté le différend devant le Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : "Arrose (ton terrain), ô Zubair, puis laisse l’eau aller à ton voisin." L’Ansari s’est fâché et a dit : "Ô Messager d’Allah, est-ce parce qu’il est ton cousin ?" Le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a changé de couleur (par colère) et il a dit : "Ô Zubair, arrose (ton terrain) puis bloque l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs autour des palmiers." Zubair a dit : "Par Allah, je pense que ce verset a été révélé à ce sujet : Mais non, par ton Seigneur, ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris, ô Muhammad, comme juge dans leurs différends, et qu’ils n’auront pas trouvé en eux-mêmes de résistance contre tes décisions, et qu’ils ne les auront pas acceptées pleinement
- Sunan Ibn Majah, n°24
Rapporté par Muhammad bin Sirin : "Chaque fois qu’Anas bin Malik terminait de rapporter un hadith du Messager d’Allah (ﷺ), il disait : 'Ou comme l’a dit le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°28
Rapporté par Qarazah bin Ka'b : 'Umar bin Al-Khattab nous a envoyés à Koufa et il nous a accompagnés jusqu'à un endroit appelé Sirar. Il a dit : « Savez-vous pourquoi j'ai marché avec vous ? » Nous avons répondu : « À cause des droits du Messager d'Allah (ﷺ) et des droits des Ansar. » Il a dit : « Non, c'est plutôt parce que je voulais vous dire quelque chose. Je voulais que vous le reteniez grâce à ma marche avec vous. Vous allez vers des gens dans le cœur desquels le Coran bouillonne comme l'eau dans une marmite en cuivre. Quand ils vous verront, ils lèveront les yeux vers vous en disant : “Les compagnons de Muhammad !” Mais ne rapportez pas trop de récits du Messager d'Allah (ﷺ), sinon je serai votre complice. »
- Sunan Ibn Majah, n°45
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Quand le Messager d'Allah (ﷺ) faisait un sermon, ses yeux devenaient rouges, il élevait la voix et parlait avec intensité, comme s'il avertissait d'une armée ennemie en disant : « Ils vont sûrement vous attaquer le matin, ou ils vont sûrement vous attaquer le soir ! » Il disait : « Moi et l'Heure avons été envoyés comme ces deux-là », et il montrait son index et son majeur. Puis il disait : « La meilleure des guidances est celle de Muhammad. Les choses les plus mauvaises sont celles qui sont inventées, et toute innovation (Bid'a) est un égarement. » Et il disait aussi : « Celui qui meurt en laissant des biens, ils sont pour sa famille, et celui qui laisse une dette ou des enfants à charge, alors ils sont sous ma responsabilité. »
- Sunan Ibn Majah, n°46
Rapporté par Abdullah bin Mas'ud : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il y a deux choses : les paroles et la guidance. Les meilleures paroles sont celles d'Allah, et la meilleure guidance est celle de Muhammad. Méfiez-vous des nouveautés, car chaque nouveauté est une innovation (Bid'a) et chaque innovation est un égarement. Ne laissez pas le désir de vivre longtemps endurcir vos cœurs. Ce qui doit arriver est proche de vous, et ce qui est loin, c'est seulement ce qui n'arrivera pas. Celui qui est destiné à l'Enfer l'est dès le ventre de sa mère, et celui qui est destiné au Paradis est celui qui tire des leçons des autres. Tuer un croyant est une forme de mécréance (Kufr) et l'insulter est une immoralité (Fusuq). Il n'est pas permis à un musulman de délaisser son frère plus de trois jours. Méfiez-vous du mensonge, car il n'est jamais bon, que ce soit sérieusement ou pour plaisanter. Un homme ne doit pas promettre à un enfant ce qu'il ne tiendra pas. Le mensonge mène à l'immoralité et l'immoralité mène à l'Enfer. La véracité mène à la droiture et la droiture mène au Paradis. On dira de la personne véridique : “Il a dit la vérité et a été droit”, et on dira du menteur : “Il a menti et a été immoral.” Car une personne continue à mentir jusqu'à ce qu'elle soit inscrite auprès d'Allah comme menteur. »
- Sunan Ibn Majah, n°47
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a récité ce verset : « C'est Lui qui a fait descendre sur toi (Muhammad) le Livre (ce Coran). Il s'y trouve des versets clairs, qui sont la base du Livre ; et d'autres qui ne sont pas entièrement clairs » (jusqu'à Sa parole :) « Et seuls les hommes doués d'intelligence réfléchissent. » Puis il a dit : « Ô 'Aishah, si tu vois ceux qui discutent à propos de cela (le Coran), ce sont ceux dont Allah parle ici, alors méfie-toi d'eux. »
- Sunan Ibn Majah, n°63
Rapporté par 'Umar : Nous étions assis avec le Prophète (ﷺ) lorsqu’un homme est venu à lui. Ses vêtements étaient d’un blanc éclatant, ses cheveux très noirs ; aucun signe de voyage n’apparaissait sur lui, et aucun de nous ne le connaissait. Il s’est assis face au Prophète (ﷺ), ses genoux touchant les siens, et a posé ses mains sur ses cuisses, puis a dit : "Ô Muhammad, qu’est-ce que l’Islam ?" Il a répondu : "C’est témoigner qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah, accomplir la prière, donner la Zakat, jeûner pendant Ramadan et faire le Hajj à la Maison (la Kaaba)." Il a dit : "Tu as dit la vérité." Nous étions étonnés : il posait une question puis confirmait la réponse. Il a dit : "Ô Muhammad, qu’est-ce que la foi ?" Il a répondu : "C’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses Messagers, en Ses livres, au Jour dernier et au destin, qu’il soit bon ou mauvais." Il a dit : "Tu as dit la vérité." Puis il a demandé : "Ô Muhammad, qu’est-ce que l’Ihsan (la bienfaisance, la sincérité) ?" Il a répondu : "C’est adorer Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit." Il a demandé : "Quand viendra l’Heure ?" Il a répondu : "Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge." Il a demandé : "Quels en sont les signes ?" Il a répondu : "Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse" (Waki’ a dit : Cela signifie que des non-Arabes donneront naissance à des Arabes) "et quand tu verras des bergers pieds nus, nus et pauvres rivaliser dans la construction de hauts bâtiments." Le Prophète (ﷺ) m’a rencontré trois jours plus tard et m’a demandé : "Sais-tu qui était cet homme ?" J’ai répondu : "Allah et Son Messager savent mieux." Il a dit : "C’était Jibril, venu vous enseigner votre religion
- Sunan Ibn Majah, n°103
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand ‘Umar est devenu musulman, Jibril est descendu et a dit : « Ô Muhammad ! Les habitants du ciel se réjouissent de l’islam de ‘Umar. »
- Sunan Ibn Majah, n°124
Rapporté par Hisham bin ‘Urwah, de la part de son père : ‘Aïshah m’a dit : « Ô ‘Urwah, tes deux pères faisaient partie de ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et du Messager (Muhammad) après avoir été blessés. » (Il s’agissait d’Abu Bakr et de Zubair)
- Sunan Ibn Majah, n°162
Rapporté par Nusair bin Dhu’luq : Ibn ‘Umar avait l’habitude de dire : « Ne critiquez pas les Compagnons de Muhammad ﷺ, car le fait que l’un d’eux soit resté un court moment avec le Prophète est meilleur que toutes les bonnes actions que vous pourriez faire durant toute votre vie. »
- Sunan Ibn Majah, n°167
Rapporté par Ubaidah, de ‘Ali bin Abu Talib : Il a parlé des Khawarij et a dit : « Parmi eux, il y aura un homme avec une main déformée, ou courte, ou petite. Si vous restiez calmes (c’est-à-dire sans trop vous réjouir), je vous dirais ce qu’Allah a promis par la bouche de Muhammad ﷺ à ceux qui les tuent. » J’ai demandé : « As-tu entendu cela de Muhammad ﷺ ? » Il a répondu : « Oui, par le Seigneur de la Ka‘bah ! » — trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°172
Rapporté par Abu Zubair, de Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ était à Ji’ranah et distribuait des pépites d’or et des butins de guerre qui étaient sur les genoux de Bilal. Un homme a dit : « Sois juste, ô Muhammad ! » Il a répondu : « Malheur à toi ! Qui sera juste après moi si je ne le suis pas ? » ‘Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ! Laisse-moi frapper le cou de cet hypocrite ! » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cet homme a des compagnons qui récitent le Coran, mais il ne dépasse pas leur clavicule. Ils passeront à travers l’islam comme une flèche traverse sa cible. »
- Sunan Ibn Majah, n°382
Rapporté par Umm Subyah Al-Juhaniyyah : Il arrivait souvent que ma main touche celle du Messager d'Allah ﷺ pendant que nous faisions nos ablutions à partir d'un seul récipient. (Hasan) Abou `Abdullah bin Majah a dit : J'ai entendu Muhammad dire : "Umm Subyah était Khawlah bint Qais." Je l'ai mentionné à Abou Zur`ah et il a dit : "C'est vrai
- Sunan Ibn Majah, n°419
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a fait ses ablutions en lavant chaque membre une seule fois. Il a dit : "Voici les ablutions de celui dont Allah n’acceptera pas la prière sans cela." Puis il a fait ses ablutions en lavant chaque membre deux fois, et il a dit : "Voici les ablutions qu’Allah apprécie." Ensuite, il a fait ses ablutions en lavant chaque membre trois fois, et il a dit : "C’est ainsi qu’on fait correctement les ablutions, c’est mes ablutions et celles de l’ami proche d’Allah, Ibrahim. Celui qui fait ses ablutions ainsi, puis dit à la fin : 'Ashhadu an la ilaha illallah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu' (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager), les huit portes du Paradis lui seront ouvertes et il pourra entrer par celle qu’il veut
- Sunan Ibn Majah, n°469
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui fait ses ablutions et les fait bien, puis dit trois fois : “Ashhadu an la ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, wa ashhadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu” (J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah seul, sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager), les huit portes du Paradis lui seront ouvertes ; il pourra entrer par celle qu’il voudra. » (Da'if) Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°470
Rapporté par 'Umar bin Khattab : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Aucun musulman ne fait ses ablutions et ne les fait bien, puis ne dit : “Ashhadu an la ilaha illallah, wa ashhadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu” (J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager), sans que les huit portes du Paradis ne s’ouvrent pour lui, et il pourra entrer par celle qu’il voudra. »
- Sunan Ibn Majah, n°529
Rapporté par Abu Hurairah : Un bédouin est entré dans la mosquée pendant que le Messager d’Allah était assis là, et il a dit : « Ô Allah, pardonne-moi ainsi qu’à Muhammad, et ne pardonne à personne d’autre avec nous. » Le Messager d’Allah a souri et a dit : « Tu as limité quelque chose qui est vaste. » Ensuite, le bédouin s’est éloigné, est allé dans un coin de la mosquée, a écarté les jambes et a commencé à uriner. Plus tard, après avoir compris, le bédouin a dit : « Il s’est levé et est venu vers moi, et que mon père et ma mère lui soient sacrifiés, il ne m’a ni réprimandé ni insulté. Il a dit : “Cette mosquée n’est pas faite pour uriner. Elle est construite pour l’évocation d’Allah et la prière.” » Puis il a demandé un grand récipient d’eau et l’a versé à l’endroit où il avait uriné
- Sunan Ibn Majah, n°530
Rapporté par Wathilah bin Asqa' : Un bédouin est venu voir le Prophète et a dit : « Ô Allah, fais miséricorde à moi et à Muhammad, et ne permets à personne d’autre de partager Ta miséricorde. » Le Prophète a dit : « Tu as limité quelque chose qui est vaste, malheur à toi ! » Ensuite, le bédouin a écarté les jambes et a uriné, et les compagnons du Prophète lui ont dit d’arrêter, mais le Messager d’Allah a dit : « Laissez-le. » Puis il a demandé un récipient d’eau et l’a versé sur l’urine
- Sunan Ibn Majah, n°639
Rapporté par Abu Hurairah : "Le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Celui qui a des rapports avec une femme pendant ses règles, ou par l’arrière, ou qui va chez un devin et croit à ce qu’il dit, a mécru en ce qui a été révélé à Muhammad ﷺ
- Sunan Ibn Majah, n°647
Rapporté par Umm 'Atiyyah : "Nous ne tenions pas compte des pertes jaunes ou marron." (Une autre chaîne rapporte qu’elle a dit : "Nous ne considérions pas que les pertes jaunes ou marron comptaient pour quelque chose." Muhammad bin Yahya a dit : "Wuhaib (qui a rapporté la seconde version) est le meilleur selon nous pour ce hadith
- Sunan Ibn Majah, n°721
Rapporté par Sa’d bin Abu Waqqas : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui dit, en entendant le muezzin : “Wa ana Ash-hadu an la ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, wa ash-hadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu, radaytu Billahi rabban wa bil-islami dinan wa bi muhammadin nabiyyan (Et je témoigne qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah seul, sans associé, et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et Son Messager, et je suis satisfait qu’Allah soit mon Seigneur, l’islam ma religion et Muhammad mon Prophète),” ses péchés lui seront pardonnés. »
- Sunan Ibn Majah, n°722
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui dit, lorsqu’il entend l’appel à la prière : “Allahumma Rabba hadhihid-da’watit-tammah was-salatil-qa’imah, ati Muhammadanil-wasilata wal-fadilah, wab’athhu maqaman mahmudanilladhi wa’adtah (Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la place d’intercession et la supériorité, et ressuscite-le à la position louée que Tu lui as promise),” mon intercession lui sera permise le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°783
Rapporté par Ubayy bin Ka'b : Il y avait un homme parmi les Ansar dont la maison était la plus éloignée de toutes à Médine, mais il ne manquait jamais la prière avec le Messager d’Allah ﷺ. J’ai eu de la peine pour lui et je lui ai dit : « Pourquoi ne t’achètes-tu pas un âne pour t’éviter la chaleur du sable, les pierres et les insectes ? » Il a répondu : « Par Allah ! Je ne veux pas habiter près de Muhammad. » Cela m’a troublé jusqu’à ce que j’en parle au Prophète ﷺ. Il l’a fait venir et lui a posé la question, et il a répondu de la même façon, ajoutant qu’il espérait la récompense pour chacun de ses pas. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tu auras la récompense que tu espères. »
- Sunan Ibn Majah, n°803
Rapporté par Muhammad bin ‘Amr bin ‘Ata’ : J’ai entendu Abu Humaid As-Sa’idi dire : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait pour prier, il se tournait vers la direction de la prière, levait les mains et disait : “Allahu Akbar (Allah est le Plus Grand).” »
- Sunan Ibn Majah, n°832
Rapporté par Muhammad bin Jubair bin Mut’im, d’après son père : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) réciter la sourate At-Tur (52) pendant la prière du Maghrib. Dans une autre version, Jubair a dit : « Et quand je l’ai entendu réciter : “Ont-ils été créés à partir de rien ? Ou sont-ils eux-mêmes les créateurs ?” jusqu’à : “Que leur auditeur apporte donc une preuve évidente”, [52:35-38] c’était comme si mon cœur allait s’envoler. »
- Sunan Ibn Majah, n°862
Rapporté par Muhammad bin `Amr bin `Ata’, à propos de Abu Humaid As-Sa`di : Je l’ai entendu, alors qu’il était avec dix compagnons du Messager d’Allah (ﷺ), dont Abu Qatadah bin Rib`i, dire : “Je suis le plus connaisseur parmi vous de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). Quand il se levait pour prier, il se tenait droit et levait les mains jusqu’à hauteur des épaules, puis il disait : Allahu Akbar. Quand il voulait s’incliner en Ruku’, il levait les mains jusqu’à hauteur des épaules. Quand il disait Sami` Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue), il levait les mains et se tenait droit. Quand il se relevait après deux Rak‘ah, il disait Allahu Akbar et levait les mains jusqu’à hauteur des épaules, comme au début de la prière.”
- Sunan Ibn Majah, n°863
Rapporté par ‘Abbas bin Sahl As-Sa’di : Abu Humaid, Abu Usaid As-Sa’di, Sahl bin Sa’d et Muhammad bin Maslamah se sont réunis et ont parlé de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). Abu Humaid a dit : “Je suis le plus connaisseur parmi vous de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) se levait, disait Allahu Akbar et levait les mains, puis il les levait quand il disait Allahu Akbar pour le Ruku’, puis il se relevait et levait les mains, et se tenait droit jusqu’à ce que chaque os reprenne sa place.”
- Sunan Ibn Majah, n°881
Rapporté par (‘Ubaidullah bin ‘Abdullah) bin Aqram Al-Khuza’i : Son père a dit : « J’étais avec mon père sur la plaine de Namirah, quand des cavaliers sont passés et ont fait agenouiller leurs chameaux au bord de la route. Mon père m’a dit : “Reste avec tes agneaux pendant que je vais voir ce que ces gens veulent.” Il est parti et je me suis approché, et là se trouvait le Messager d’Allah (ﷺ). L’heure de la prière est arrivée, alors j’ai prié avec eux, et je voyais la blancheur des aisselles du Messager d’Allah (ﷺ) chaque fois qu’il se prosternait. » Ibn Majah a dit : Les gens disent ‘Ubaidullah bin ‘Abdullah, mais Abu Bakr bin Abu Shaibah a dit : « Les gens disent ‘Abdullah bin ‘Ubaidullah. » Muhammad bin Bashshar a dit : « ‘Abdur-Rahman bin Mahdi, Safwan bin ‘Eisa et Abu Dawud ont tous dit : ‘Dawud bin Qais nous a rapporté, de ‘Ubaidullah bin ‘Abdullah bin Aqram, de son père, du Prophète (ﷺ).’ » Avec des termes similaires
- Sunan Ibn Majah, n°899
Rapporté par ‘Abdullah bin Mas’ud : Quand nous priions avec le Prophète (ﷺ), nous disions : « Que la paix soit sur Allah de la part de Ses serviteurs, que la paix soit sur Jibra’il et Mika’il, et sur untel et untel. » Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a entendus et a dit : « Ne dites pas que la paix (Salam) soit sur Allah, car Il est As-Salam. Quand vous êtes assis (pendant la prière), dites : At-Tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibatu ; as-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah ; que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah). » Car quand vous dites cela, cela atteint tout pieux serviteur dans les cieux et sur la terre. (Puis dites :) « Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa Rasuluhu (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). » (Une autre chaîne) avec des mots similaires. (Une autre chaîne) où ‘Abdullah bin Mas’ud a dit : « Le Prophète (ﷺ) nous enseignait le Tashahhud. » Et il a rapporté de façon similaire
- Sunan Ibn Majah, n°900
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait le Tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait : « At-Tahiyyatul-Mubarakatus salawatut-tayyibatu lillah ; As-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa Rasuluhu (Toutes les salutations bénies et les bonnes prières appartiennent à Allah ; que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). »
- Sunan Ibn Majah, n°901
Rapporté par Abu Musa Al-Ash’ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a parlé, il nous a expliqué la Sunna et il nous a appris la prière. Il a dit : « Quand vous faites la prière et que vous êtes assis, commencez par dire : At-Tahiyyatut-tayyibatus-salawatu lillah ; as-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa Rasuluhu. » (Toutes les salutations, les bonnes paroles et les prières appartiennent à Allah ; que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) Ce sont sept phrases qui sont le salut de la prière
- Sunan Ibn Majah, n°902
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait le Tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran : « Bismillahi wa Billahi ; at-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibatu lillahi ; as-salamu ‘alayka ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu ; as-salamu ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu. As’alu Allahal-jannah, wa a’udhu billahi minannar. » (Au nom d’Allah et par la grâce d’Allah. Toutes les salutations, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions ; que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Je demande à Allah le Paradis et je demande protection auprès d’Allah contre le Feu)
- Sunan Ibn Majah, n°903
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah ! Nous savons ce que signifie t’adresser des salutations, mais que veut dire t’adresser la paix et les bénédictions ? » Il a dit : « Dites : “Allahumma salli ‘ala Muhammadin ‘abdika wa Rasulika kama salayta ‘ala Ibrahima, wa barik ‘ala Muhammad (wa ‘ala ali Muhammadin) kama barakta ‘ala Ibrahima.” » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad, Ton serviteur et Messager, comme Tu les as accordés à Ibrahim, et accorde Tes bénédictions à Muhammad (et à la famille de Muhammad) comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim
- Sunan Ibn Majah, n°904
Rapporté par Hakam : J’ai entendu Ibn Abi Laila dire : « Ka’b bin ‘Ujrah m’a rencontré et m’a dit : “Veux-tu que je t’offre un cadeau ? Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu vers nous et nous avons dit : ‘Nous savons ce que signifie t’adresser des salutations, mais que veut dire t’adresser la paix et les bénédictions ?’ Il a dit : ‘Dites : Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin, kama sallayta ‘ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid ; Allahumma barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin, kama barakta ‘ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid.’” » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu les as accordés à Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire)
- Sunan Ibn Majah, n°905
Rapporté par Abu Humaid As-Sa’di : Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! On nous a ordonné de t’adresser la paix et les bénédictions. Comment devons-nous le faire ? » Il a dit : « Dites : Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa azwajihi wa dhurriyatihi, kama sallayta ‘ala Ibrahim ; wa barik ‘ala Muhammadin wa azwajihi wa dhurriyatihi kama barakta ‘ala ali Ibrahim fil-‘alamin, innaka Hamidum Majid. » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance, comme Tu les as accordés à Ibrahim. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance, comme Tu as accordé Tes bénédictions à la famille d’Ibrahim parmi les mondes, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire)
- Sunan Ibn Majah, n°906
Rapporté par Aswad bin Yazid : ‘Abdullah bin Mas’ud a dit : « Lorsque vous adressez la paix et les bénédictions au Messager d’Allah (ﷺ), faites-le bien, car vous ne savez pas, cela pourrait lui être présenté. » Ils lui ont dit : « Apprends-nous. » Il a dit : « Dites : ‘Allahumma aj’al salataka wa rahmataka wa barakatika ‘ala sayyidil-mursalin wa imamil-muttaqin wa khatamin-nabiyyin, Muhammad ‘abdika wa Rasulika imamil-khayri (wa qa’idil-khair), wa Rasulir-Rahmah. Allahummab’athhu maqaman mahmudan yaghbituhu bihil-awwaluna wal-akhirun. Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama sallayta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim ; Allahumma barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama barakta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim, innaka Hamidum Majid.’ » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ta miséricorde et Tes bénédictions au chef des Messagers, à l’imam des pieux et au sceau des Prophètes, Muhammad, Ton serviteur et Messager, l’imam du bien (et le guide du bien), et le Messager de la miséricorde. Ô Allah, élève-le à une station de louange et de gloire qui sera enviée par les premiers et les derniers. Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu les as accordés à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es Digne de louange, Plein de gloire
- Sunan Ibn Majah, n°909
Rapporté par Muhammad bin Abi ‘Aishah : J’ai entendu Abu Hurairah dire que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’un de vous termine le dernier Tashahhud, qu’il demande la protection d’Allah contre quatre choses : contre le châtiment de l’Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre les épreuves de la vie et de la mort, et contre la tentation du Faux Messie (Masih ad-Dajjal). »
- Sunan Ibn Majah, n°1061
Rapporté par Muhammad bin ‘Amr bin ‘Ata’ : Alors qu’il était avec dix compagnons du Messager d’Allah (ﷺ), dont Abu Qatadah, j’ai entendu Abu Humaid As-Sa’idi dire : “Je suis le plus savant d’entre vous sur la façon dont le Messager d’Allah (ﷺ) priait.” Ils ont dit : “Pourquoi ? Par Allah, tu ne l’as pas suivi plus que nous, ni accompagné plus longtemps.” Il a répondu : “Si, je le suis.” Ils ont dit : “Montre-nous.” Il a dit : “Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait pour prier, il disait le Takbir, puis levait les mains à hauteur des épaules, et chaque partie de son corps se posait à sa place. Ensuite, il récitait, puis levait les mains à hauteur des épaules et s’inclinait, posant les paumes sur les genoux et s’appuyant dessus. Il ne baissait ni ne levait la tête, elle était droite. Puis il disait : ‘Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)’ ; il levait les mains à hauteur des épaules, jusqu’à ce que chaque os reprenne sa place. Ensuite, il se prosternait au sol, gardant les bras écartés du corps. Il relevait la tête, glissait son pied gauche sous lui et s’asseyait dessus, et il écartait les orteils en se prosternant. Puis il se prosternait, disait le Takbir et s’asseyait sur son pied gauche, jusqu’à ce que chaque os reprenne sa place. Ensuite, il se relevait et faisait de même à la rak’ah suivante. Quand il se relevait après deux rak’ah, il levait les mains à hauteur des épaules comme au début de la prière. Il accomplissait le reste de la prière de la même façon, et à la prosternation précédant le salut final, il ramenait un pied en arrière et s’asseyait sur le côté gauche, mutawarrikan.” Ils ont dit : “Tu as dit vrai ; c’est ainsi que le Messager d’Allah (ﷺ) priait.”
- Sunan Ibn Majah, n°1063
Rapporté par ‘Umar : La prière en voyage est de deux rak’ah, celle du vendredi est de deux rak’ah, et celle de l’Aïd est de deux rak’ah. Elles sont complètes et ne sont pas raccourcies, comme l’a dit Muhammad (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°1064
Rapporté par ‘Umar : La prière en voyage est de deux rak’ah, celle du vendredi est de deux rak’ah, et celles de l’Aïd Al-Fitr et Al-Adha sont de deux rak’ah, complètes et non raccourcies, comme l’a dit Muhammad (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°1066
Rapporté par Umayyah bin ‘Abdullah bin Khalid : Il a dit à ‘Abdullah bin ‘Umar : “Nous trouvons dans le Coran la prière du résident et celle en cas de peur, mais nous ne trouvons pas celle du voyageur.” ‘Abdullah lui a répondu : “Allah a envoyé Muhammad (ﷺ) parmi nous, et nous ne savions rien. Nous faisons simplement ce que nous avons vu Muhammad (ﷺ) faire.”
- Sunan Ibn Majah, n°1071
Rapporté par ‘Isa bin Hafs bin ‘Asim bin ‘Umar bin Khattab : Son père lui a raconté : “Nous étions en voyage avec Ibn ‘Umar, et il nous a dirigés dans la prière. Après avoir terminé, il s’est retourné et a vu des gens en train de prier. Il a demandé : ‘Que font ces gens ?’ J’ai répondu : ‘Ils glorifient Allah.’ Il a dit : ‘Si je voulais glorifier Allah (faire une prière surérogatoire), j’aurais complété ma prière. Ô fils de mon frère ! J’ai accompagné le Messager d’Allah (ﷺ) et il n’a jamais prié plus de deux rak’ah en voyage, jusqu’à ce qu’Allah prenne son âme. J’ai ensuite accompagné Abu Bakr, et il n’a jamais prié plus de deux rak’ah en voyage, jusqu’à ce qu’Allah prenne son âme. Puis j’ai accompagné ‘Umar, et il n’a jamais prié plus de deux rak’ah, jusqu’à ce qu’Allah prenne son âme. J’ai aussi accompagné ‘Uthman, et il n’a jamais prié plus de deux rak’ah, jusqu’à ce qu’Allah prenne son âme. Allah dit : ‘En effet, vous avez dans le Messager d’Allah (Muhammad (ﷺ)) un excellent exemple à suivre.’” [33:]
- Sunan Ibn Majah, n°1108
Rapporté par ‘Alqamah : On a demandé à ‘Abdullah si le Prophète (ﷺ) faisait le sermon debout ou assis. Il a répondu : "N’as-tu pas lu le verset : ‘...et ils te laissent (Muhammad) debout (pendant le sermon du vendredi)’ ?
- Sunan Ibn Majah, n°1184
Rapporté par Muhammad : J’ai demandé à Anas bin Malik au sujet du Qunut, et il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) récitait le Qunut après l’inclinaison (Ruku’). »
- Sunan Ibn Majah, n°1267
Rapporté par ‘Abdullah bin Abu Bakr : J’ai entendu ‘Abbad bin Tamim raconter à mon père que son oncle paternel avait vu le Prophète (ﷺ) sortir à l’endroit de la prière pour demander la pluie. Il s’est tourné vers la Qiblah, a retourné son manteau et a prié deux Rak‘ah. (Un des rapporteurs) Muhammad bin Sabbah a dit : « Sufyan nous a rapporté quelque chose de similaire, de Yahya bin Sa‘id, de Abu Bakr bin Muhammad bin ‘Amr bin Hazm, de ‘Abbad bin Tamim, de son oncle paternel, du Prophète (ﷺ). » Sufyan a rapporté qu’Al-Mas‘udi a dit : « J’ai demandé à Abu Bakr bin Muhammad bin ‘Amr : ‘L’a-t-il retourné à l’envers ou de droite à gauche ?’ Il a répondu : ‘Non, c’était de droite à gauche.’ »
- Sunan Ibn Majah, n°1297
Rapporté par Muhammad bin ‘Ubaidullah bin Abu Rafi’, d’après son père, d’après son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ allait à la prière de l’Aïd à pied
- Sunan Ibn Majah, n°1300
Rapporté par Muhammad bin ‘Ubaidullah bin Abu Rafi’, d’après son père, d’après son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ allait à la prière de l’Aïd à pied, et il revenait par un chemin différent de celui qu’il avait pris à l’aller
- Sunan Ibn Majah, n°1355
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) priait le Tahajjud la nuit, il disait : “Allahumma lakal-hamd, Anta nurus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Anta qayyamus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Anta malikus-samawati wal-ard wa man fihinna. Wa lakal-hamd, Antal-haqq, wa wa`duka haqq, wa liqa’uka haqq, wa qawluka haqq, wal-jannatu haqq, wan-naru haqq, was-sa`atu haqq, wan-nabiyyuna haqq, wa Muhammadun haqq. Allahumma laka aslamtu, wa bika amantu, wa `alaika tawakkaltu wa ilaika anabtu, wa bika khasamtu, wa ilaika hakamtu, faghfirli ma qaddamtu wa ma akhkhartu, wa ma asrartu wa ma a`lantu. Antal-muqaddimu wa Antal-muakhkhiru. La ilaha illa anta wa la ilaha ghairuka, wa la hawla wa la quwwata illa bika.” (Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la Lumière des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Souverain des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es la Vérité ; Ta promesse est vraie, la rencontre avec Toi est vraie, Ta parole est vraie, le Paradis est vrai, l’Enfer est vrai, l’Heure est vraie, les Prophètes sont vrais, et Muhammad (ﷺ) est vrai. Ô Allah, c’est à Toi que je me soumets, en Toi je crois, en Toi je place ma confiance, vers Toi je reviens, par Toi je discute, vers Toi je porte mon affaire, alors pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ce que j’ai fait en secret et en public. Tu es Celui qui avance et qui retarde. Il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, et il n’y a personne d’autre qui mérite d’être adoré que Toi. Il n’y a de force et de puissance qu’avec Toi.” Une autre version rapportée par Ibn `Abbas : “Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait la nuit pour le Tahajjud,” il mentionnait quelque chose de similaire
- Sunan Ibn Majah, n°1385
Rapporté par ‘Uthman bin Hunaif : Un homme aveugle est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Invoque Allah pour qu’Il me guérisse. » Il a répondu : « Si tu veux garder ta récompense pour l’au-delà, c’est mieux, ou si tu veux, je prierai pour toi. » L’homme a dit : « Prie pour moi. » Alors il lui a demandé de faire ses ablutions soigneusement, de prier deux unités (Rak’ah), puis de dire cette invocation : « Allahumma inni as’aluka wa atawajjahu ilaika bimuhammadin nabiyyir-rahmah. Ya Muhammadu inni qad tawajjahtu bika ila rabbi fi hajati hadhihi lituqda. Allahumma fashaffi’hu fiya (Ô Allah, je Te demande et je me tourne vers Toi par l’intermédiaire de Muhammad, le Prophète de la miséricorde. Ô Muhammad, je me tourne vers mon Seigneur par ton intermédiaire pour que mon besoin soit exaucé. Ô Allah, accepte son intercession pour moi). »
- Sunan Ibn Majah, n°1402
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions assis dans la mosquée, un homme est entré à dos de chameau ; il a fait agenouiller son chameau dans la mosquée, l’a attaché et a demandé : « Lequel d’entre vous est Muhammad ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) était allongé parmi eux, alors ils ont répondu : « C’est cet homme à la peau claire qui est allongé. » L’homme lui a dit : « Ô fils d’Abdul-Muttalib ! » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je t’écoute. » L’homme a dit : « Ô Muhammad ! Je vais te poser des questions et je serai direct, alors ne m’en veux pas. » Il a répondu : « Demande ce que tu veux. » L’homme a dit : « Je t’en conjure par ton Seigneur et le Seigneur de ceux qui t’ont précédé, Allah t’a-t-Il envoyé à toute l’humanité ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, oui. » Il a dit : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de prier les cinq prières chaque jour et chaque nuit ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, oui. » Il a dit : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de jeûner ce mois chaque année ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, oui. » Il a dit : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de prélever cette aumône sur nos riches pour la distribuer à nos pauvres ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Allah, oui. » L’homme a dit : « Je crois à ce que tu as apporté, et je suis l’envoyé de mon peuple qui m’attend derrière. Je suis Dimam bin Tha’labah, le frère des Banu Sa’d bin Bakr. »
- Sunan Ibn Majah, n°1447
Rapporté par Umm Salamah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quand vous rendez visite à un malade ou à une personne mourante, dites de bonnes paroles, car les anges disent : Amin à ce que vous dites.” Quand Abu Salamah est mort, je suis allée voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Abu Salamah est décédé.” Il a dit : “Dis : ‘Allahummaghfir li wa lahu, wa a’qibni minhu ‘uqba hasanah (Ô Allah, pardonne-moi et à lui, et accorde-moi quelqu’un de meilleur que lui).’” Elle a dit : “J’ai dit cela, et Allah m’a donné quelqu’un de meilleur que lui : Muhammad le Messager d’Allah (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°1450
Rapporté par Muhammad bin Munkadir : Je suis entré auprès de Jabir bin ‘Abdullah alors qu’il était mourant, et j’ai dit : “Transmets mon Salam au Messager d’Allah (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°1458
Rapporté par Muhammad bin Sirin d’après Umm ‘Atiyyah : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez nous pendant que nous lavions sa fille Umm Kulthum. Il a dit : « Lavez-la trois ou cinq fois, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et des feuilles de jujubier, et mettez du camphre ou un peu de camphre dans l’eau pour le dernier lavage. Quand vous aurez fini, appelez-moi. » Quand nous avons terminé, nous l’avons appelé, et il nous a donné son pagne en disant : « Enveloppez-la dedans. »
- Sunan Ibn Majah, n°1459
Rapporté par Ayyub : Hafsah m’a rapporté, d’après Umm ‘Atiyyah, un récit similaire à celui de Muhammad. Dans la version de Hafsah, il est dit : « Lavez-la un nombre impair de fois. » Et : « Lavez-lui le visage trois ou cinq fois. » Et : « Commencez par le côté droit, par les endroits lavés lors des ablutions. » Umm ‘Atiyyah a aussi dit : « Nous avons coiffé ses cheveux en trois nattes. »
- Sunan Ibn Majah, n°1510
Rapporté par Isma’il bin Abu Khalid : J’ai demandé à ‘Abdullah bin Abi Awfa : “As-tu vu Ibrahim, le fils du Messager d’Allah (ﷺ) ?” Il a répondu : “Il est mort alors qu’il était petit, et s’il avait été décrété qu’il y ait un Prophète après Muhammad (ﷺ), son fils aurait vécu. Mais il n’y a pas de Prophète après lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°1541
Rapporté par Ubayy bin Ka’b : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui accomplit la prière funéraire recevra un Qirat ; et celui qui reste jusqu’à la fin de l’enterrement recevra deux Qirat. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main ! Le Qirat est plus grand que cette (montagne de) Uhud.”
- Sunan Ibn Majah, n°1545
Rapporté par ‘Ubadah bin Samit : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) suivait un cortège funéraire, il ne s’asseyait pas tant que le défunt n’était pas placé dans la niche de la tombe. Un rabbin est venu vers lui et a dit : “C’est ce que nous faisons, ô Muhammad !” Alors le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis et a dit : “Soyez différents d’eux.”
- Sunan Ibn Majah, n°1598
Rapporté par Umm Salamah : Abu Salamah m’a dit qu’il avait entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Aucun musulman n’est frappé par une épreuve et ne réagit en disant comme Allah l’a ordonné : “Inna lillahi, wa inna ilayhi raji’un. Allahumma indaka ahtasabtu musibati, fajurni fiha, wa ‘awwidni minha (Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons. Ô Allah, auprès de Toi je cherche la récompense pour mon malheur, alors récompense-moi pour cela et compense-moi),” sans qu’Allah ne le récompense et ne le compense par quelque chose de meilleur. » Elle a dit : « Quand Abu Salamah est mort, je me suis souvenue de ce qu’il m’avait dit du Messager d’Allah (ﷺ) et j’ai dit : “Inna lillahi, wa inna ilayhi raji’un. Allahumma indaka ahtasabtu musibati, fajurni alaiha (Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons. Ô Allah, auprès de Toi je cherche la récompense pour mon malheur, alors récompense-moi pour cela).” Mais quand j’ai voulu dire “wa ‘awwidni minha (et compense-moi par quelque chose de meilleur)”, je me suis dit : “Comment pourrais-je être compensée par quelque chose de meilleur qu’Abu Salamah ?” Puis je l’ai dit, et Allah m’a compensée par Muhammad (ﷺ) et m’a récompensée pour mon malheur. »
- Sunan Ibn Majah, n°1601
Rapporté par Qais, Abu ‘Umarah, l'affranchi des Ansar : J'ai entendu ‘Abdullah bin Abu Bakr bin Muhammad bin ‘Amr bin Hazm rapporter de son père, de son grand-père, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n'est pas de croyant qui console son frère lors d'un malheur sans qu'Allah ne l'habille de vêtements d'honneur le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°1627
Rapporté par ‘Aishah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, Abou Bakr était avec sa femme, la fille de Kharijah, dans les villages autour de Médine. Les gens ont commencé à dire : « Le Prophète (ﷺ) n’est pas mort, il a seulement été frappé par ce qui lui arrivait lors de la Révélation. » Alors Abou Bakr est venu, a découvert le visage du Prophète (ﷺ), l’a embrassé entre les yeux et a dit : « Tu es trop noble devant Allah pour qu’Il te fasse mourir deux fois. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) est bien mort. » ‘Umar était dans un coin de la mosquée et disait : « Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas mort et il ne mourra jamais avant que la plupart des hypocrites n’aient les mains et les pieds coupés. » Puis Abou Bakr s’est levé, est monté sur le minbar et a dit : « Celui qui adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt jamais. Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort. “Muhammad n’est qu’un Messager, et des Messagers sont passés avant lui. S’il meurt ou s’il est tué, allez-vous revenir sur vos pas (en reniant la foi) ? Et celui qui revient sur ses pas ne nuira en rien à Allah ; et Allah récompensera les reconnaissants.” » [3:144] ‘Umar a dit : « C’est comme si je n’avais jamais lu ce verset avant ce jour-là. »
- Sunan Ibn Majah, n°1652
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « J’ai vu le nouveau croissant de lune cette nuit. » Il lui a demandé : « Attestes-tu qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Lève-toi, ô Bilal, et annonce aux gens qu’ils doivent jeûner demain. » Abu ‘Ali a dit : « C’est ainsi que cela a été rapporté de Walid bin Abu Thawr et Hasan bin ‘Ali. Cela a aussi été rapporté de Hammad bin Salamah, mais il n’a pas mentionné Ibn ‘Abbas. Il a dit : “Et il a annoncé qu’ils devaient faire la prière et jeûner.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1657
Rapporté par Muhammad bin Sa’d bin Abu Waqqas, d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le mois est comme ceci, comme ceci et comme ceci, » et il a montré neuf doigts la troisième fois pour indiquer vingt-neuf jours
- Sunan Ibn Majah, n°1702
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr Al-Qari : J’ai entendu Abu Hurairah dire : “Non, par le Seigneur de la Ka’bah ! Je n’ai pas dit : ‘Celui qui se réveille en état d’impureté majeure (et veut jeûner) ne doit pas jeûner.’ C’est Muhammad (ﷺ) qui l’a dit.”
- Sunan Ibn Majah, n°1724
Rapporté par Muhammad bin ‘Abbad bin Ja’far : Pendant que je faisais le tour de la Ka’bah, j’ai demandé à Jabir bin ‘Abdullah : “Le Prophète (ﷺ) a-t-il interdit de jeûner un vendredi ?” Il a répondu : “Oui, par le Seigneur de cette Maison.”
- Sunan Ibn Majah, n°1735
Rapporté par Muhammad bin Saifi : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit le jour de ‘Ashura’ : « Est-ce que quelqu’un parmi vous a mangé aujourd’hui ? » Nous avons répondu : « Certains d’entre nous ont mangé et d’autres non. » Il a dit : « Que celui qui a mangé et celui qui n’a pas mangé, termine le reste de sa journée (c’est-à-dire ne mange plus jusqu’au soir). Et faites savoir aux gens des environs de terminer aussi leur journée. » Il parlait des habitants autour de Médine
- Sunan Ibn Majah, n°1744
Rapporté par Muhammad bin Ibrahim : Usamah bin Zaid avait l’habitude de jeûner pendant les mois sacrés. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Jeûne plutôt le mois de Shawwal. » Alors il a délaissé les mois sacrés et a continué à jeûner Shawwal jusqu’à sa mort
- Sunan Ibn Majah, n°1849
Rapporté par Samurah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le célibat. Zaid bin Akhzam a ajouté : “Et Qatadah a récité : ‘Et certes, Nous avons envoyé des Messagers avant toi (Ô Muhammad (ﷺ)), et Nous leur avons donné des épouses et des enfants.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1853
Rapporté par Abdullah bin Abu Awfa : Lorsque Muadh bin Jabal est revenu du Sham, il s’est prosterné devant le Prophète ﷺ, qui lui a dit : « Qu’est-ce que c’est, ô Muadh ? » Il a répondu : « Je suis allé au Sham et j’ai vu les gens se prosterner devant leurs évêques et leurs notables, et j’ai voulu faire de même pour toi. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne fais pas cela. Si j’avais dû ordonner à quelqu’un de se prosterner devant un autre qu’Allah, j’aurais ordonné aux femmes de se prosterner devant leurs maris. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main ! Aucune femme ne peut accomplir son devoir envers Allah tant qu’elle n’a pas accompli son devoir envers son mari. S’il lui demande (l’intimité), même si elle est sur sa selle de chameau, elle ne doit pas refuser. »
- Sunan Ibn Majah, n°1864
Rapporté par Muhammad bin Salamah : J’ai demandé en mariage une femme, puis je me suis caché pour l’observer jusqu’à ce que je la voie parmi ses palmiers. On lui a dit : « Tu fais cela alors que tu es un compagnon du Messager d’Allah ? » Il a répondu : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Quand Allah permet à un homme de demander une femme en mariage, il n’y a pas de mal à ce qu’il la regarde.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1887
Rapporté par Abou Ajfa As-Sulami : Omar ibn Khattab a dit : « N’exagérez pas sur la dot des femmes, car si cela était un signe d’honneur et de dignité dans ce monde ou un signe de piété devant Allah, alors Muhammad (ﷺ) l’aurait fait avant vous. Mais il n’a donné à aucune de ses femmes, et aucune de ses filles n’a reçu plus de douze uqiyyah. Un homme peut augmenter la dot au point d’en ressentir du ressentiment envers elle et dire : “Tu m’as coûté tout ce que je possède” ou “Tu m’as causé beaucoup de difficultés.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1892
Rapporté par Abdallah ibn Mas’ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) a reçu la combinaison de toutes sortes de bien, ainsi que son sceau », ou il a dit : « l’ouverture (de la voie vers) tout bien. Il (ﷺ) nous a enseigné la Khutbah de la prière et la Khutbah du besoin. La Khutbah de la prière est : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat. As-salamu `alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmat-ullahi wa barakatuhu. As-salamu `alaina wa `ala `ibadillahis-salihin. Ashhadu an la ilaha illallah. Wa ashhadu anna Muhammadan `abduhu wa rasuluh (Toutes les salutations, les prières et les bonnes paroles sont pour Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs pieux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. Et j’atteste que Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Son Messager). La Khutbah du besoin est : Al-hamdu lillahi nahmadhu wa nasta`inuhu wa nastaghfiruhu, wa na`udhu billahi min shururi anfusina wa min sayi'ati a`malina, man yahdihillahu fala mudilla lahu, wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashadu an la ilaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu. (Louange à Allah, nous Le louons, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré ; et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, seul sans associé, et que Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Son Messager). Ajoutez ensuite à votre Khutbah les trois versets suivants : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en étant musulmans (soumis à Allah). » Et : « Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une seule personne, et d’elle Il a créé son épouse, et d’eux deux Il a fait naître beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah par qui vous vous demandez des droits mutuels, et (ne rompez pas) les liens du sang. Certes, Allah vous observe constamment. » Et : « Ô vous qui croyez ! Gardez votre devoir envers Allah et craignez-Le, et dites toujours la vérité. Il vous guidera vers de bonnes actions et vous pardonnera vos péchés… » jusqu’à la fin du verset
- Sunan Ibn Majah, n°1893
Rapporté par Ibn Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Al-hamdu lillahi nahmadhu wa nasta`inuhu wa na`udhu billahi min shururi anfusina wa min sayi'ati a`malina, man yahdihillahu fala mudilla lahu, wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashadu an la ilaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu. Amma ba’d. (Louange à Allah, nous Le louons et cherchons Son aide. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré ; et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, seul sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Pour continuer). »
- Sunan Ibn Majah, n°1896
Rapporté par Muhammad ibn Hatib : Le Messager d’Allah a dit : « Ce qui distingue le licite de l’illicite, c’est (de frapper) le tambourin et d’élever la voix (en chantant) lors du mariage. »
- Sunan Ibn Majah, n°1899
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Prophète est passé dans un quartier de Médine et a vu des filles jouer du tambourin et chanter : « Nous sommes des filles de Banû Najjar, quel excellent voisin est Muhammad ! » Le Prophète a dit : « Allah sait que vous m’êtes chères. »
- Sunan Ibn Majah, n°1925
Rapporté par Muhammad bin Munkadir : Il a entendu Jabir bin 'Abdullah dire : “Les Juifs disaient que si un homme a des rapports avec une femme dans son vagin mais par derrière, l’enfant aurait un strabisme. Alors Allah, Glorifié soit-Il, a révélé : ‘Vos femmes sont un champ pour vous, allez à votre champ comme vous le voulez.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1956
Rapporté par Abu Musa : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui a une esclave, lui apprend de bonnes manières et l’éduque, puis la libère et l’épouse, aura deux récompenses. Tout homme parmi les Gens du Livre qui croit en son Prophète et croit en Muhammad aura deux récompenses. Tout esclave qui accomplit son devoir envers Allah et envers ses maîtres aura deux récompenses. » Salih a dit : « Sha'bi a dit : “Je t’ai transmis ce hadith sans que tu aies eu à faire beaucoup d’efforts. Un cavalier irait jusqu’à Médine pour moins que cela.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1957
Rapporté par Anas : « Safiyyah a d’abord été donnée à Dihyah Al-Kalbi (comme part du butin de guerre), puis elle a été donnée ensuite au Messager d’Allah. Il l’a épousée et a fait de sa libération sa dot. » Hammad a dit : « Abdul-‘Aziz a demandé à Thabit : “Ô Abu Muhammad ! As-tu demandé à Anas quelle était sa dot ?” Il a répondu : “Sa dot, c’était sa liberté.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1985
Rapporté par Iyas bin 'Abdullah bin Abu Dhubab : Le Prophète a dit : "Ne frappez pas les servantes d’Allah." Puis 'Umar est venu voir le Prophète et a dit : "Ô Messager d’Allah, les femmes deviennent audacieuses envers leurs maris ? Ordonne donc qu’on les frappe." Et elles ont été frappées. Ensuite, beaucoup de femmes sont allées voir la famille de Muhammad. Le lendemain, il a dit : "Hier soir, soixante-dix femmes sont venues voir la famille de Muhammad, chacune se plaignant de son mari. Vous ne trouverez pas que ceux-là sont les meilleurs d’entre vous
- Sunan Ibn Majah, n°1989
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah a maudit la femme qui fait des tatouages et celle qui en reçoit, celles qui s’épilent les sourcils et liment leurs dents pour s’embellir, et celles qui changent la création d’Allah. Une femme de Banu Asad appelée Umm Ya'qub a entendu cela et est venue le voir. Elle a dit : "J’ai entendu que tu as dit cela." Il a répondu : "Pourquoi ne maudirais-je pas celles que le Messager d’Allah a maudites ? Et c’est dans le Livre d’Allah." Elle a dit : "J’ai lu tout le Livre et je n’ai pas trouvé cela." Il a dit : "Si tu l’avais bien lu, tu l’aurais trouvé. N’as-tu pas lu ces mots : ‘Ce que le Messager (Muhammad) vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en’ ?" Elle a dit : "Bien sûr." Il a dit : "Le Messager d’Allah l’a interdit." Elle a dit : "Je pense que ta femme le fait." Il a dit : "Va voir." Elle y est allée et n’a rien trouvé. Elle a dit : "Je n’ai rien vu !" 'Abdullah a dit : "Si elle avait fait cela, je ne l’aurais pas gardée avec moi
- Sunan Ibn Majah, n°1999
Rapporté par Ali bin Husain, d’après Miswar bin Makhramah : 'Ali bin Abu Talib a demandé la main de la fille d’Abu Jahl alors qu’il était marié à Fatimah, la fille du Prophète. Quand Fatimah l’a appris, elle est allée voir le Prophète et a dit : "Les gens disent que tu ne te mets pas en colère pour tes filles. Cet 'Ali veut épouser la fille d’Abu Jahl." Miswar a dit : "Le Prophète s’est levé, et je l’ai entendu lorsqu’il a témoigné (c’est-à-dire dit la Shahada), puis il a dit : 'J’ai marié ma fille (Zainab) à Abul-As bin Rabi', et il m’a parlé avec sincérité. Fatimah bint Muhammad fait partie de moi, et je n’aime pas la voir confrontée à des difficultés. Par Allah, la fille du Messager d’Allah et la fille de l’ennemi d’Allah ne seront jamais mariées au même homme." Il a dit : Alors 'Ali a abandonné sa demande en mariage
- Sunan Ibn Majah, n°2051
Rapporté par 'Abdullah bin 'Ali bin Yazid bin Rukanah, d'après son père, d'après son grand-père : Il a divorcé de sa femme de façon irrévocable, puis il est allé voir le Messager d'Allah (ﷺ) et l'a interrogé. Il a dit : "Qu'entendais-tu par là ?" Il a répondu : "Un seul (divorce)." Il a dit : "Par Allah, voulais-tu vraiment dire un seul divorce ?" Il a répondu : "Par Allah, je voulais dire un seul." Alors il l'a renvoyée auprès de lui. (Da'if) Muhammad bin Majah a dit : J'ai entendu Abul-Hasan 'Ali bin Muhammad Tanafisi dire : "Ce hadith est très noble." Ibn Majah a dit : "Abu 'Ubaid ne l'a pas accepté (c'est-à-dire n'a pas retenu sa transmission) et Ahmad était réservé à son sujet (c'est-à-dire à l'idée de le transmettre)
- Sunan Ibn Majah, n°2053
Rapporté par Aïcha : Lorsque ce verset a été révélé : "Mais si vous désirez Allah et Son Messager", le Messager d'Allah (ﷺ) est venu me voir et a dit : "Ô Aïcha, je veux te dire quelque chose, et tu n'as pas à te presser pour prendre une décision avant d'avoir consulté tes parents." Elle a dit : "Il savait, par Allah, que mes parents ne me diraient jamais de le quitter." Elle a ajouté : "Ensuite, il m'a récité : 'Ô Prophète (Muhammad) ! Dis à tes épouses : 'Si vous désirez la vie d'ici-bas et ses plaisirs...'" J'ai dit : "Ai-je besoin de consulter mes parents pour cela ? Je choisis Allah et Son Messager
- Sunan Ibn Majah, n°2063
Rapporté par 'Urwah bin Zubair, d'après Aïcha : Béni soit Celui dont l'ouïe englobe toute chose. J'ai entendu une partie des paroles de Khawlah bint Tha'labah, mais certaines de ses paroles ne m'étaient pas claires, lorsqu'elle s'est plainte au Messager d'Allah (ﷺ) au sujet de son mari, et a dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), il a pris ma jeunesse et j'ai porté ses enfants, mais quand j'ai vieilli et que je ne peux plus avoir d'enfants, il a prononcé le zihar sur moi ; Ô Allah, je me plains à Toi." Elle a continué à se plaindre jusqu'à ce que Jibril apporte ces versets : "Allah a certes entendu la parole de celle qui discute avec toi (Ô Muhammad) au sujet de son mari et se plaint à Allah..." (58:)
- Sunan Ibn Majah, n°2083
Rapporté par 'Amr bin 'As : "Ne corrompez pas la Sunna de notre Prophète Muhammad (ﷺ). La période d’attente d’une Umm Walad est de quatre mois et dix jours
- Sunan Ibn Majah, n°2090
Rapporté par Rifa'ah Al-Juhani : Quand le Prophète (ﷺ) prêtait serment, il disait : "Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main
- Sunan Ibn Majah, n°2118
Rapporté par Hudhaifah bin Yaman : Un homme musulman a vu en rêve qu’il rencontrait un homme parmi les Gens du Livre, qui lui a dit : "Vous seriez un bon peuple si vous ne faisiez pas de shirk. Car vous dites : « Ce qu’Allah veut et ce que Muhammad veut. »" Il en a parlé au Prophète (ﷺ) et il a dit : "Par Allah, je le sais. Dites : « Ce qu’Allah veut, puis ce que Muhammad veut. »" Une autre chaîne rapporte de Tufail bin Sakhbarah, le frère de 'Aishah par sa mère, du Prophète (ﷺ), avec des mots similaires
- Sunan Ibn Majah, n°2251
Rapporté par 'Abdul-Majid bin Wahb : Adda' bin Khalid bin Hawdhah m’a dit : "Veux-tu que je te lise une lettre que le Messager d’Allah (ﷺ) m’a écrite ?" J’ai répondu : "Oui." Il a alors sorti une lettre. Il y était écrit : "Voici ce qu’Adda' bin Khalid bin Hawdhah a acheté de Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). Il a acheté de lui un esclave" ou "une esclave, sans maladie, ni fugitive, ni mauvais comportement. Vendue par un musulman à un musulman
- Sunan Ibn Majah, n°2261
Rapporté par Umar bin Muhammad bin 'Ali bin abi Talib, d'après son père, que son grand-père a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Un Dinar contre un Dinar, un Dirham contre un Dirham, sans augmentation entre eux. Celui qui a besoin d'argent, qu'il l'échange contre de l'or, et celui qui a besoin d'or, qu'il l'échange contre de l'argent, et que la transaction se fasse immédiatement
- Sunan Ibn Majah, n°2281
Rapporté par Muhammad bin Hamzah bin Yusuf bin 'Abdullah bin Salam, de son père, que son grand-père 'Abdullah bin Salam a dit : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "La tribu de Banu untel, qui descend des Juifs, s'est convertie à l'islam, mais ils ont faim et j'ai peur qu'ils renient leur foi." Le Prophète (ﷺ) a dit : "Qui a quelque chose avec lui ?" Un homme juif a dit : "J'ai telle et telle chose," et il a précisé, et je pense qu'il a dit trois cents dinars pour telle quantité de produits du jardin de la tribu de Banu untel." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Pour tel prix à telle date, mais pas du jardin de la tribu de Banu untel
- Sunan Ibn Majah, n°2326
Rapporté par Muhammad bin Yahya, qui est Abu Yunus Al-Qawi : J'ai entendu Abu Salamah dire : J'ai entendu Abu Hurairah dire : "Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Aucun homme ou femme ne jure un faux serment à côté de cette chaire, même si c'est pour une branche fraîche, sans qu'il ne soit condamné à l'Enfer
- Sunan Ibn Majah, n°2350
Rapporté par Ibn 'Abbas : Les Quraish allèrent voir une devineresse et lui dirent : “Dis-nous à qui ressemblent le plus les empreintes du propriétaire d’Al-Maqam (la station d’Ibrahim).” Elle répondit : “Si vous étendez un tissu sur cette terre meuble et que vous marchez dessus, je vous dirai.” Ils étendirent donc un tissu et les gens marchèrent dessus. Elle vit les empreintes du Messager d’Allah (ﷺ) et dit : “C’est celui-ci qui lui ressemble le plus parmi vous.” Après cela, vingt ans passèrent, ou autant qu’Allah voulut, puis Allah envoya Muhammad (ﷺ) (c’est-à-dire le missionna comme Prophète)
- Sunan Ibn Majah, n°2355
Rapporté par Muhammad bin Yahya bin Habban : Mon grand-père était Munqidh bin 'Amr. Il avait été blessé à la tête et avait perdu la parole, mais cela ne l’empêchait pas de faire du commerce. On le trompait souvent, alors il est allé voir le Prophète (ﷺ) pour lui en parler. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Quand tu achètes quelque chose, dis : ‘Il ne doit pas y avoir d’intention de tromperie’, et pour chaque produit que tu achètes, tu as le choix pendant trois nuits. Si tu en es satisfait, garde-le, sinon rends-le.”
- Sunan Ibn Majah, n°2480
Rapporté par 'Abdullah bin Zubair : Un homme parmi les Ansar a eu un différend avec Zubair devant le Messager d'Allah (ﷺ) au sujet des ruisseaux de Harrah qui servaient à arroser ses palmiers. L'Ansari a dit : "Laisse couler l'eau", mais Zubair a refusé. Ils ont donc présenté leur différend au Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Arrose (tes arbres), ô Zubair, puis laisse l'eau couler vers ton voisin." L'Ansari s'est fâché et a dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), est-ce parce qu'il est ton cousin ?" Le visage du Messager d'Allah (ﷺ) a changé, puis il a dit : "Ô Zubair, arrose (tes arbres) puis retiens l'eau jusqu'à ce qu'elle atteigne les murs." Zubair a dit : "Je pense que ce verset a été révélé à ce sujet : 'Mais non, par ton Seigneur, ils ne croiront pas tant qu'ils ne t'auront pas désigné, ô Muhammad, comme juge dans tous leurs différends, et qu'ils n'auront pas ressenti la moindre gêne face à tes décisions, et qu'ils ne les auront pas acceptées pleinement.'" (Sahih) [An-Nisa]
- Sunan Ibn Majah, n°2539
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah a dit : “Celui qui nie un verset du Coran, il est permis de lui trancher la tête (c’est-à-dire de l’exécuter). Celui qui dit : Lailaha illallahu wahduhu la sharika lahu, wa anna Muhammadan `abduhu wa rasuluhu (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah (SWT) seul, et Muhammad (ﷺ) est Son serviteur et Messager), personne ne peut lui faire de mal, sauf s’il mérite une peine légale, et qu’elle soit appliquée sur lui.”
- Sunan Ibn Majah, n°2547
Rapporté par `Aïsha : Les Quraysh se sont inquiétés du cas d’une femme Makhzumi qui avait volé, et ils ont dit : “Qui parlera au Messager d’Allah (ﷺ) à son sujet ?” Ils ont dit : “Qui oserait, à part Usama bin Zaid, le bien-aimé du Messager d’Allah (ﷺ) ?” Usama lui a donc parlé, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Intercèdes-tu au sujet d’une peine légale d’Allah (SWT) ?” Puis il s’est levé et a dit : “Ô gens ! Ceux qui vous ont précédés ont été détruits parce que, quand un noble volait, ils le laissaient, mais quand un faible volait, ils appliquaient la peine sur lui. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main.” (Sahih) (Un des rapporteurs) Muhammad bin Rumh a dit : “J’ai entendu Laith bin Sa’d dire : ‘Allah (SWT) a protégé Fatima du vol, et chaque musulman doit le dire.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2548
Rapporté par `Aïsha bint Mas'ud bin Aswad, de son père : “Quand la femme a volé la Qatifah dans la maison du Messager d’Allah (ﷺ), nous avons trouvé cela grave. C’était une femme de Quraysh. Nous sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et lui avons dit : ‘Nous la rachèterons pour quarante Uqiyyah.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘La purification est meilleure pour elle.’ Quand nous avons entendu le Messager d’Allah (ﷺ) parler aussi gentiment, nous sommes allés voir Usama et lui avons dit : ‘Parle au Messager d’Allah (ﷺ).’ Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vu cela, il s’est levé pour parler et a dit : ‘Combien intercédez-vous auprès de moi au sujet d’une peine légale d’Allah (SWT) qui concerne une servante d’Allah (SWT) ! Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si Fatima, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), faisait ce qu’elle a fait, Muhammad lui couperait la main.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2560
Rapporté par Qasim bin Muhammad : Ibn `Abbas a mentionné deux personnes qui avaient fait le processus de Li`an. Ibn Shaddad lui a demandé : “Est-ce celle dont le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Si je devais lapider quelqu’un sans preuve, j’aurais lapidé unetelle’ ?” Ibn `Abbas a répondu : “Non, c’était une femme qui, bien qu’elle soit musulmane, s’exhibait.”
- Sunan Ibn Majah, n°2606
Rapporté par Salamah bin Muhabbiq : Lorsque le verset sur les peines légales a été révélé, on a demandé à Abu Thabit Sa’d bin Ubadah, qui était un homme jaloux : “Si tu trouvais un autre homme avec ta femme, que ferais-tu ?” Il a dit : “Je les frapperais tous les deux avec l’épée ; pensez-vous que je devrais attendre d’amener quatre témoins, qu’il ait eu le temps de se satisfaire et de partir ? Ou devrais-je dire que j’ai vu telle ou telle chose, et vous appliquerez la peine légale contre moi (pour calomnie) et vous ne croirez plus jamais mon témoignage ?” On a rapporté cela au Prophète (ﷺ) et il a dit : “L’épée suffit comme témoin.” Puis il a ajouté : “Non, en y réfléchissant, j’ai peur que les ivrognes et les jaloux en abusent.” (Da’if) Abu Abdullah – c’est-à-dire Ibn Majah – a dit : “J’ai entendu Abu Zurah dire : ‘Ceci est un hadith de Ali bin Muhammad At-Tanafisi, je ne l’ai pas entendu de lui.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2610
Rapporté par Abu Uthman Nahdi : J’ai entendu Sa’d et Abu Bakrah dire qu’ils ont entendu directement Muhammad (ﷺ) dire et ils ont retenu : “Celui qui prétend appartenir à un autre que son père en sachant que ce n’est pas son père, le Paradis lui sera interdit.”
- Sunan Ibn Majah, n°2640
Rapporté par Miswar bin Makhramah : ‘Umar bin Khattab a consulté les gens à propos d’une femme qui avait fait une fausse couche. Al-Mughirah bin Shu'bah a dit : “J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) juger qu’un esclave, homme ou femme, devait être donné comme compensation (pour un fœtus).” ‘Umar a dit : “Amène-moi quelqu’un qui témoignera avec toi.” Alors il a amené Muhammad bin Maslamah pour témoigner avec lui
- Sunan Ibn Majah, n°2724
Rapporté par Ibn Dhu’aib : Une grand-mère est venue voir Abu Bakr Siddiq et lui a demandé sa part d’héritage. Abu Bakr lui a dit : “Tu n’as rien selon le Livre d’Allah, et je ne connais rien pour toi selon le Livre d’Allah, ni selon la Sunna du Messager d’Allah (ﷺ). Retourne chez toi pendant que je consulte les gens.” Il a donc interrogé les gens et Al-Mughirah bin Shu’bah a dit : “J’étais présent avec le Messager d’Allah (ﷺ) et il lui a donné (à la grand-mère) un sixième.” Abu Bakr a dit : “Y a-t-il quelqu’un d’autre avec toi (pour confirmer ce que tu dis) ?” Muhammad bin Maslamah Al-Ansari s’est levé et a dit quelque chose de semblable à ce qu’a dit Mughirah bin Shu’bah. Alors Abu Bakr a appliqué cette règle pour elle
- Sunan Ibn Majah, n°2728
Rapporté par Muhammad bin Munkadir, d’après ce qu’il a entendu de Jabir bin ‘Abdullah : “Je suis tombé malade et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me rendre visite, avec Abu Bakr. Ils sont venus à pied. J’avais perdu connaissance, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a fait ses ablutions et a versé un peu de l’eau de ses ablutions sur moi. J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah, que dois-je faire ? Comment dois-je décider pour mes biens ?’ Jusqu’à ce que le verset sur l’héritage soit révélé à la fin de la sourate An-Nisa’ : ‘S’il n’y a ni ascendants ni descendants…’ [4:12] Et : ‘Ils te demandent un avis légal. Dis : Allah vous donne un avis au sujet de ceux qui n’ont ni descendants ni ascendants comme héritiers.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2753
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a préparé une récompense pour ceux qui partent (combattre) dans Sa voie : “Et ne partez que pour le Jihad dans Ma voie, par foi en Moi et en croyant en Mes Messagers, mais il a une garantie de Ma part que Je le ferai entrer au Paradis, ou Je le ramènerai à sa demeure d’où il est parti, avec la récompense qu’il a obtenue ou le butin qu’il a acquis.” Puis il a dit : “Par Celui qui détient mon âme, si cela n’était pas trop difficile pour les musulmans, je ne serais jamais resté en arrière d’aucune expédition partant dans la voie d’Allah. Mais je n’avais pas les moyens de leur fournir des montures et ils n’avaient pas les moyens de me suivre, et ils n’auraient pas aimé rester en arrière si j’étais parti. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad, j’aimerais combattre dans la voie d’Allah et être tué, puis combattre et être tué, puis combattre et être tué.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2837
Rapporté par Abu Muhammad, l’affranchi d’Abu Qatadah (d’après Abu Qatadah) : Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a attribué le butin d’un homme qu’il avait tué le jour de Hunain
- Sunan Ibn Majah, n°2874
Rapporté par Muhammad bin Munkadir, qui a entendu Umaimah bint Ruqaiqah dire : « Je suis venue voir le Prophète (ﷺ) avec d’autres femmes pour lui prêter serment. Il nous a dit : “(J’accepte votre serment) dans la mesure de ce que vous pouvez faire. Mais je ne serre pas la main des femmes.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2912
Rapporté par Abu Bakr : Il est parti pour le Hajj avec le Messager d’Allah (ﷺ), et Asma’ bint ‘Umais était avec lui. Elle a accouché à Shajarah de Muhammad bin Abu Bakr. Abu Bakr est allé informer le Prophète (ﷺ), et le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit de lui demander de prendre un bain, puis de commencer la Talbiyah pour le Hajj, et de faire tout ce que font les autres, sauf le Tawaf autour de la Maison
- Sunan Ibn Majah, n°2913
Rapporté par Jabir : Asma’ bint ‘Umais a donné naissance à Muhammad bin Abi Bakr et a envoyé quelqu’un informer le Prophète (ﷺ). Il lui a dit de prendre un bain, de se couvrir d’un tissu et de commencer la Talbiyah
- Sunan Ibn Majah, n°2923
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Jibril est venu me voir et a dit : ‘Ô Muhammad ! Dis à tes compagnons d’élever la voix lorsqu’ils récitent la Talbiyah, car c’est l’un des rites du Hajj.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2957
Rapporté par Humaid bin Abu Sawiyyah : J’ai entendu Ibn Hisham demander à ‘Ata’ bin Abu Rabah à propos de l’angle yéménite, alors qu’il faisait le Tawaf autour de la Kaaba. ‘Ata’ a dit : Abu Hurairah m’a raconté que le Prophète (ﷺ) a dit : « Soixante-dix anges sont chargés de cet angle. Quiconque dit : Allahumma inni as’alukal-‘afwa wal-‘afiyah fid-dunya wal-akhirah ; Rabbana atina fid-dunya hasanah, wa fil-akhirati hasanah, wa qina ‘adhaban-Nar (Ô Allah, je Te demande le pardon et la préservation dans ce monde et dans l’au-delà. Notre Seigneur, accorde-nous le bien ici-bas et le bien dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu), les anges disent : Amin. » Quand il est arrivé à l’angle de la Pierre Noire, il a dit : Ô Abu Muhammad ! Qu’as-tu entendu à propos de cet angle noir ? ‘Ata’ a répondu : Abu Hurairah m’a dit qu’il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui se tourne vers lui fait face à la Main du Tout Miséricordieux. » Ibn Hisham lui a demandé : Ô Abu Muhammad, et pour le Tawaf ? ‘Ata’ a répondu : Abu Hurairah m’a dit qu’il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui fait sept tours de Tawaf autour de la Kaaba sans rien dire d’autre que : Subhan Allah wal-hamdu lillah, wa la ilaha illallah wa Allahu Akbar, wa la hawla wa la quwwata illa billah (Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, Allah est le plus grand, il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah), dix mauvaises actions lui seront effacées, dix bonnes actions seront inscrites pour lui, et il sera élevé de dix degrés. Celui qui fait le Tawaf et parle dans cette situation, baigne dans la miséricorde comme quelqu’un qui se baigne dans l’eau. »
- Sunan Ibn Majah, n°2985
Rapporté par Abu Dharr : Le Tamattu’ pendant le Hajj était réservé spécifiquement aux Compagnons de Muhammad (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°3056
Rapporté par Muhammad bin Jubair bin Mut’im : Son père a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé à Khaif, à Mina, et a dit : “Qu’Allah illumine le visage de celui qui entend mes paroles et les transmet. Il se peut que celui qui porte la connaissance ne la comprenne pas, et il se peut qu’il la transmette à quelqu’un qui la comprendra mieux que lui. Il y a trois choses dans lesquelles le cœur du croyant ne trahit pas : la sincérité dans les actions pour Allah, donner des conseils sincères aux dirigeants des musulmans, et rester uni à la communauté (Jama’ah). Leur invocation est exaucée (c’est-à-dire qu’elle englobe tout bien, pour tout le monde).”
- Sunan Ibn Majah, n°3061
Rapporté par Muhammad bin ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakr : J’étais assis avec Ibn ‘Abbas, et un homme est venu lui demander : “D’où viens-tu ?” Il a répondu : “De Zamzam.” Ibn ‘Abbas a dit : “As-tu bu de cette eau comme il faut ?” L’homme a demandé : “Comment cela ?” Ibn ‘Abbas a expliqué : “Quand tu bois de cette eau, tourne-toi vers la Qiblah, prononce le nom d’Allah, bois-en trois gorgées et bois à satiété. Quand tu as fini, loue Allah.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “La différence entre nous et les hypocrites, c’est qu’ils ne boivent pas à satiété de Zamzam.”
- Sunan Ibn Majah, n°3074
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin ‘Abdullah, et quand nous sommes arrivés, il a demandé qui nous étions. Quand il est arrivé à moi, j’ai dit : “Je suis Muhammad bin ‘Ali bin Husain.” Il a tendu la main vers ma tête, a défait mon bouton du haut, puis celui du bas. Ensuite, il a posé sa main sur ma poitrine, et j’étais alors un jeune garçon. Puis il a dit : “Bienvenue à toi, demande ce que tu veux.” Alors je lui ai posé des questions, et il était aveugle. L’heure de la prière est arrivée, il s’est levé, s’est enveloppé d’un tissu tissé. Chaque fois qu’il le mettait sur ses épaules, les bords remontaient, car il était trop court. Son manteau était à côté de lui, accroché. Il nous a dirigés dans la prière, puis il a dit : “Raconte-nous le Hajj du Messager d’Allah (ﷺ).” Il a levé les mains, montrant neuf doigts, et a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté neuf ans sans faire le Hajj, puis on a annoncé au peuple, la dixième année, que le Messager d’Allah (ﷺ) allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous cherchant à suivre le Messager d’Allah (ﷺ) et à faire comme lui. Il est parti et nous sommes partis avec lui, et nous sommes arrivés à Dhul-Hulaifah où Asma’ bint ‘Umais a donné naissance à Muhammad bin Abu Bakr. Elle a envoyé demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’elle devait faire. Il a dit : “Fais le grand lavage (Ghusl), mets un tissu autour de ta taille et entre en état d’Ihram.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à la mosquée, puis il a monté Qaswa’ (sa chamelle) jusqu’à ce qu’elle se soit levée avec lui sur Baida’. Jabir a dit : “Aussi loin que je pouvais voir, je voyais des gens à cheval et à pied devant lui, et la même chose à sa droite, à sa gauche et derrière lui, et le Messager d’Allah (ﷺ) était parmi nous et le Coran lui était révélé, et il en comprenait le sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Puis il a commencé la Talbiyah du monothéisme : ‘Labbaika Allahumma labbaik, labbaika la sharika laka labbaik. Innal-hamda wan-ni’mata laka wal-mulk, la sharika laka.’ (Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. En vérité, la louange et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté, Tu n’as pas d’associé.)” Et les gens répétaient ses paroles. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a approuvé cela. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à réciter la Talbiyah.” Jabir a dit : “Nous n’avions l’intention de faire que le Hajj. Nous ne connaissions pas la ‘Umrah. Quand nous sommes arrivés à la Maison avec lui, il a touché l’angle (de la Ka’bah), a marché rapidement (Ramal) pendant trois tours et a marché normalement pendant quatre. Ensuite, il s’est tenu à la place d’Ibrahim et a dit : ‘Et prenez la place d’Ibrahim comme lieu de prière.’ [2:125] Il s’est tenu avec la place entre lui et la Maison. Mon père disait : ‘Et je ne pense pas qu’il l’ait mentionné autrement que du Prophète (ﷺ) : Qu’il récitait dans ces deux unités de prière (à la place d’Ibrahim) : “Dis : Ô vous les mécréants !” [Al-Kafirun (109)] et “Dis : Il est Allah, l’Unique.” [Al-Ikhlas (112)]’ Ensuite, il est retourné à la Maison et a touché l’angle, puis il est sorti par la porte vers Safa. Lorsqu’il s’est approché de Safa, il a récité : ‘En vérité, Safa et Marwah font partie des symboles d’Allah,’ [2:158] (et il a dit :) ‘Nous commençons par ce qu’Allah a commencé.’ Il a donc commencé par Safa et l’a gravi jusqu’à voir la Maison, puis il a proclamé la grandeur d’Allah (en disant : Allahu Akbar), a prononcé le Tahlil (La ilaha illallah) et a loué Allah (en disant Al-Hamdulillah), et il a dit : ‘La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku, wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumit wa huwa ‘ala kulli shai’in Qadir. La ilaha illallah wahdahu, La sharika lahu anjaza wa’dahu, wa nasara ‘abduhu, wa hazamal-Ahzaba wahdahu.’ (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie et la mort, et Il est capable de toute chose. Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul ; Il n’a pas d’associé, Il a accompli Sa promesse, accordé la victoire à Son serviteur et vaincu les coalisés tout seul.)” Il a dit cela trois fois, en faisant des invocations entre chaque. Ensuite, il s’est dirigé vers Marwah en marchant normalement jusqu’à ce qu’il commence à descendre, puis il a marché rapidement (Ramal) dans le bas de la vallée. Quand il a commencé à monter, il a marché normalement, jusqu’à atteindre Marwah, et il a fait au sommet de Marwah ce qu’il avait fait au sommet de Safa. À la fin de son Sa’y, au sommet de Marwah, il a dit : “Si j’avais su avant ce que je sais maintenant, je n’aurais pas mis de collier à l’animal de sacrifice, et j’aurais fait une ‘Umrah. Celui d’entre vous qui n’a pas d’animal de sacrifice avec lui, qu’il sorte de l’Ihram et fasse une ‘Umrah.” Alors tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Suraqah bin Malik bin Ju’shum s’est levé et a dit : “Ô Messager d’Allah ! Est-ce seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a croisé ses doigts et a dit : “‘Umrah est incluse dans le Hajj comme cela,” deux fois. “Non, c’est pour toujours.” ‘Ali a amené les chameaux du Prophète (ﷺ), et il a trouvé que Fatimah faisait partie de ceux qui étaient sortis de l’Ihram. Elle avait mis un vêtement teint et utilisé du khôl. ‘Ali n’a pas aimé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a dit de le faire.” ‘Ali disait en Irak : “Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), contrarié par Fatimah à cause de ce qu’elle avait fait, pour lui demander ce qu’elle avait dit qu’il avait dit, et que je n’avais pas aimé cela. Il a dit : ‘Elle a dit vrai, elle a dit vrai. Qu’as-tu dit quand tu as commencé ton Hajj ?’” Il a répondu : “J’ai dit : ‘Ô Allah, je commence la Talbiyah pour ce pour quoi ton Messager (ﷺ) commence la Talbiyah.’ (Il a dit :) ‘Et j’ai l’animal de sacrifice avec moi, donc ne sors pas de l’Ihram.’” Il a dit : “Le nombre total d’animaux de sacrifice qu’‘Ali avait amenés du Yémen et que le Prophète (ﷺ) avait amenés de Médine était de cent. Ensuite, tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Quand le jour de Tarwiyah est arrivé (le 8e de Dhul-Hijjah), ils sont partis pour Mina et ont commencé la Talbiyah pour le Hajj. Le Messager d’Allah (ﷺ) est monté. Il a prié Zuhr, ‘Asr, Maghrib, ‘Isha’ et Fajr à Mina. Puis il est resté un peu jusqu’au lever du soleil, et il a demandé qu’on lui installe une tente en poils de chèvre à Namirah. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, et les Quraysh pensaient qu’il allait rester à Al-Mash’ar Haram ou à Al-Muzdalifah, comme Quraysh le faisait à l’époque de l’Ignorance. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a continué jusqu’à ‘Arafat, où il a trouvé que la tente avait été dressée pour lui à Namirah, et il s’y est arrêté. Quand le soleil a passé le zénith, il a demandé Qaswa’ et on l’a sellée pour lui. Il est monté jusqu’au bas de la vallée, et il a fait un discours au peuple en disant : ‘Votre sang et vos biens sont sacrés pour vous, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette terre-ci. Toute affaire de l’époque de l’Ignorance est abolie, sous ces deux pieds à moi. Les meurtres pour vengeance de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier est celui de Rabi’ah bin Harith, qui a été allaité chez les Banu Sa’d et tué par Hudhail. Les intérêts de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier intérêt (que j’abolie) est le nôtre, celui dû à ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib. Tout cela est aboli. Craignez Allah à propos des femmes, car vous les avez prises en dépôt d’Allah, et l’intimité avec elles vous est permise par la parole d’Allah. Vos droits sur elles sont qu’elles ne laissent pas s’asseoir sur votre lit quelqu’un que vous n’aimez pas. Si elles le font, alors frappez-les, mais sans blesser ni laisser de trace. Leurs droits sur vous sont que vous subveniez à leurs besoins et que vous les habilliez convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose qui, si vous vous y tenez, ne vous égarera jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi. Que direz-vous ?’ Ils ont répondu : ‘Nous témoignons que tu as transmis (le message), accompli (ta mission) et donné des conseils sincères.’ Il a levé son index vers le ciel puis vers les gens, (et a dit :) ‘Ô Allah, sois témoin, ô Allah sois témoin,’ trois fois. Puis Bilal a appelé à la prière, puis l’Iqamah, et il a prié Zuhr. Ensuite, il a fait l’Iqamah et a prié ‘Asr, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté jusqu’au lieu de station, et il a fait faire face à sa chamelle Sakharat, avec le chemin sablonneux devant lui, et il a fait face à la Qiblah, puis il est resté debout jusqu’au coucher du soleil et que la lumière ait un peu diminué, quand le disque du soleil a disparu. Ensuite, il a fait monter Usamah bin Zaid derrière lui et le Messager d’Allah (ﷺ) est parti. Il a tiré fort sur les rênes de Qaswa’ jusqu’à ce que sa tête touche la selle, et il a fait signe de la main droite : ‘Ô gens, du calme, du calme !’ Chaque fois qu’il arrivait à une colline, il relâchait un peu les rênes pour qu’elle puisse monter. Ensuite, il est arrivé à Muzdalifah où il a prié Maghrib et ‘Isha’ avec un seul appel à la prière et deux Iqamah, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé jusqu’à l’aube, et il a prié Fajr, quand il a vu que le matin était arrivé, avec un seul appel à la prière et un seul Iqamah. Ensuite, il a monté Qaswa’ jusqu’à Al-Mash’ar Al-Haram. Il l’a gravi, a loué Allah, proclamé Sa grandeur et affirmé qu’Il est le seul digne d’être adoré. Puis il est resté debout jusqu’à ce qu’il fasse bien jour, puis il est parti avant le lever du soleil. Il a fait monter Fadl bin ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux beaux cheveux, blanc et beau. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, il a croisé des femmes sur des chameaux. Fadl a commencé à les regarder, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a mis sa main de l’autre côté. Fadl a tourné la tête de l’autre côté pour regarder. Quand il est arrivé à Muhassir, il a accéléré un peu. Ensuite, il a pris la route du milieu qui mène au plus grand Pilier, jusqu’à atteindre le Pilier près de l’arbre. Il a lancé sept cailloux, en disant le Takbir à chaque lancer, des cailloux de la taille d’un pois chiche, en les lançant depuis le bas de la vallée. Ensuite, il est allé à l’endroit du sacrifice et a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main. Puis il a confié le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, et il lui a donné une part dans son sacrifice. Ensuite, il a demandé qu’on apporte un morceau de chaque chameau ; les morceaux ont été mis dans une marmite et cuits, et ils (le Prophète (ﷺ) et ‘Ali) ont mangé de la viande et bu du bouillon. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est dépêché vers la Maison, et a prié Zuhr à La Mecque. Il est allé chez les Banu ‘Abdul-Muttalib, qui donnaient de l’eau aux pèlerins à Zamzam, et a dit : ‘Puisez-moi de l’eau, ô Banu ‘Abdul-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous submerger, j’aurais puisé de l’eau avec vous.’ Alors ils lui ont tiré un seau d’eau, et il en a bu.”
- Sunan Ibn Majah, n°3121
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a sacrifié deux béliers le jour de l’Aïd. Quand il les a tournés vers la direction de la prière, il a dit : « En vérité, j’oriente mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre, en pur monothéiste, et je ne suis pas du nombre des polythéistes. En vérité, ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort sont pour Allah, le Seigneur de tout ce qui existe. Il n’a pas d’associé. Et c’est ce qui m’a été ordonné, et je suis le premier des musulmans. [6:79,162-163] Ô Allah, de Toi à Toi, de la part de Muhammad et de sa communauté. »
- Sunan Ibn Majah, n°3122
Rapporté par ‘Aishah et Abu Hurairah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) voulait offrir un sacrifice, il amenait deux grands béliers noirs et blancs, cornus et castrés. Il en sacrifiait un pour sa communauté, pour tous ceux qui témoignaient de l’unicité d’Allah et qu’il avait transmis le message, et il sacrifiait l’autre pour Muhammad et la famille de Muhammad (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°3124
Rapporté par Muhammad bin Sirin : « J’ai demandé à Ibn ‘Umar au sujet des sacrifices et s’ils étaient obligatoires. Il a répondu : “Le Messager d’Allah (ﷺ) et les musulmans après lui ont offert des sacrifices, et c’est la Sunna.” » Un autre rapport donne exactement la même chose
- Sunan Ibn Majah, n°3135
Rapporté par ‘Aishah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a sacrifié une vache lors du Pèlerinage d’Adieu pour la famille de Muhammad (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°3169
Rapporté par Muhammad bin Abu (‘Umar) ‘Adani : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Il n’y a ni Far’ah ni ‘Atirah.”
- Sunan Ibn Majah, n°3175
Rapporté par Muhammad bin Saifi : J’ai sacrifié deux lapins avec une pierre tranchante et je les ai apportés au Prophète (ﷺ), et il m’a dit de les manger
- Sunan Ibn Majah, n°3244
Rapporté par Muhammad bin Safwan : Il est passé devant le Prophète (ﷺ) avec deux lapins suspendus. Il a dit : “Ô Messager d’Allah, j’ai attrapé ces deux lapins mais je ne trouve pas de fer* pour les égorger avec une pierre tranchante** et les manger ?” Il a dit : “Mange.”
- Sunan Ibn Majah, n°3344
Rapporté par ‘Aishah : La famille de Muhammad (ﷺ) n’a jamais mangé à sa faim du pain de blé trois nuits de suite, depuis leur arrivée à Médine jusqu’à sa mort
- Sunan Ibn Majah, n°3346
Rapporté par ‘Aishah : La famille de Muhammad (ﷺ) n’a jamais mangé à sa faim du pain d’orge jusqu’à sa mort
- Sunan Ibn Majah, n°3431
Rapporté par ‘Asim bin Muhammad bin Zaid bin ‘Abdullah, de la part de son père, que son grand-père a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a interdit de boire allongés sur le ventre, en lapant l’eau, et il nous a interdit de boire avec une seule main. Il a dit : “Aucun de vous ne doit laper l’eau comme le fait un chien, et il ne doit pas boire de l’eau avec une seule main comme le font les gens contre qui Allah est en colère, et il ne doit pas boire d’un récipient la nuit sans l’avoir remué d’abord, sauf si le récipient est couvert. Celui qui boit avec sa main alors qu’il peut boire dans un récipient, avec l’intention d’être humble, Allah lui inscrira autant de bonnes actions que de doigts. La main est le récipient de ‘Issa bin Maryam, car il a jeté la coupe en disant : “Beurk ! Cela appartient à ce monde.””
- Sunan Ibn Majah, n°3477
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La nuit où j’ai été emmené lors du Voyage Nocturne (Isra’), je n’ai pas croisé un groupe d’anges sans qu’ils me disent : “Ô Muhammad, utilise la saignée.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3479
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La nuit où j’ai fait le voyage nocturne (Isra), je n’ai pas croisé un groupe (d’anges) sans qu’ils me disent : “Ô Muhammad, recommande à ta communauté d’utiliser la saignée (cupping).” »
- Sunan Ibn Majah, n°3492
Rapporté par Muhammad bin ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin Zurarah Al-Ansari : J’ai entendu mon oncle paternel Yahya – et je n’ai jamais vu un homme comme lui parmi nous – dire aux gens que Sa’d bin Zurarah, le grand-père maternel de Muhammad, souffrait d’un mal de gorge appelé croup. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ferai de mon mieux pour Abu Umamah, afin d’être excusé (c’est-à-dire, innocent si la guérison n’arrive pas). » Il l’a alors cautérisé de sa propre main, mais il est décédé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que les Juifs soient maudits ! Ils diront : “Pourquoi n’a-t-il pas pu empêcher la mort de ses compagnons ?” Mais je n’ai aucun pouvoir pour lui ni pour moi-même. »
- Sunan Ibn Majah, n°3514
Rapporté par Abu Bakr bin Muhammad : Khalidah bint Anas, la mère des Banu Hazm As-Sa’idiyyah, est venue voir le Prophète (ﷺ) et lui a récité une Ruqyah, et il lui a dit de l’utiliser
- Sunan Ibn Majah, n°3523
Rapporté par Abu Sa’eed : Jibra’il est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad, tu es malade. » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Bismillahi arqika, min kulli shay’in yu’dhika, min sharri kulli nafsin aw ‘aynin aw hasidin. Allahu yashfika, bismillahi arqika (Au nom d’Allah, je fais une Ruqyah pour toi, contre tout ce qui te nuit, contre le mal de toute âme ou d’un œil envieux. Qu’Allah te guérisse. Au nom d’Allah, je fais une Ruqyah pour toi). »
- Sunan Ibn Majah, n°3639
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) portait une bague en argent, sur laquelle était gravé : “Muhammad Rasul Allah” (Muhammad le Messager d’Allah). Il a dit : “Personne ne doit faire graver sa bague comme la mienne.”
- Sunan Ibn Majah, n°3641
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) portait une bague en argent, qui avait une pierre précieuse éthiopienne et l’inscription : “Muhammad Rasul Allah” (Muhammad le Messager d’Allah)
- Sunan Ibn Majah, n°3735
Rapporté par Muhammad : Ils ont entendu Abu Hurairah dire : "Abul Qasim (ﷺ) a dit : 'Appelez-vous par mon nom mais ne vous donnez pas ma Kunya
- Sunan Ibn Majah, n°3870
Rapporté par Abu Salam, le serviteur du Prophète (ﷺ) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a aucun musulman – ou aucune personne, ou esclave (d’Allah) – qui dise, le matin et le soir : ‘Radaytu billahi Rabban wa bil-Islami dinan wa bi Muhammadin nabiyyan (Je suis satisfait qu’Allah soit mon Seigneur, l’Islam ma religion et Muhammad mon Prophète),’ sans qu’il ait une promesse d’Allah de le satisfaire au Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°3932
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) tourner autour de la Ka’bah en disant : « Que tu es belle et que ton parfum est agréable ; que tu es grande et que ta sainteté est grande. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, la sainteté du croyant est plus grande auprès d’Allah que ta sainteté, son sang et ses biens, et penser du bien de lui. »
- Sunan Ibn Majah, n°3962
Rapporté par Abu Burdah : Je suis entré chez Muhammad bin Maslamah et il a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura des épreuves, des divisions et des dissensions. Quand cela arrivera, prends ton épée, va à Uhud et frappe-la jusqu’à ce qu’elle se casse, puis reste chez toi jusqu’à ce que la main d’un méchant vienne te tuer ou que la mort prédestinée t’atteigne. » Et cela est arrivé, et j’ai fait comme le Messager d’Allah (ﷺ) l’a dit
- Sunan Ibn Majah, n°3992
Rapporté par ‘Awf bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les Juifs se sont divisés en soixante et onze groupes, dont un ira au Paradis et soixante-dix en Enfer. Les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze groupes, soixante et onze iront en Enfer et un au Paradis. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, ma communauté se divisera en soixante-treize groupes, dont un ira au Paradis et soixante-douze en Enfer.” On a demandé : “Ô Messager d’Allah, qui sont-ils ?” Il a répondu : “Le groupe principal.”
- Sunan Ibn Majah, n°4039
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’accrocher à la religion deviendra de plus en plus difficile, les affaires du monde seront de plus en plus compliquées, les gens deviendront plus avares, et l’Heure n’arrivera que sur les pires personnes. Et le seul Mahdi (après Muhammad (ﷺ)) sera ‘Isa fils de Maryam. »
- Sunan Ibn Majah, n°4139
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah, rends la subsistance de la famille de Muhammad suffisante pour eux. »
- Sunan Ibn Majah, n°4144
Rapporté par ‘Aishah : Nous, la famille de Muhammad (ﷺ), passions un mois entier sans qu’aucun feu ne soit allumé (pour cuisiner) et nous n’avions que des dattes et de l’eau
- Sunan Ibn Majah, n°4145
Rapporté par Abu Salamah, d’après ‘Aishah : Il arrivait qu’un mois entier passe sans qu’aucune fumée ne soit vue dans aucune des maisons de la famille de Muhammad (ﷺ). J’ai demandé : « Que mangiez-vous ? » Elle a répondu : « Les deux noirs – les dattes et l’eau. » Mais nous avions des voisins parmi les Ansar, des voisins sincères, qui avaient des brebis et nous envoyaient parfois un peu de leur lait. (Un des rapporteurs) Muhammad a dit : « Et il y avait neuf maisons. »
- Sunan Ibn Majah, n°4147
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire plusieurs fois : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, la famille de Muhammad n’a pas un Sa’ de céréales ni un Sa’ de dattes. » Et à ce moment-là il avait neuf épouses
- Sunan Ibn Majah, n°4148
Rapporté par Abu ‘Ubaidah, d’après ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La famille de Muhammad n’a qu’un mudd de nourriture, » ou « La famille de Muhammad n’a même pas un mudd de nourriture. »
- Sunan Ibn Majah, n°4268
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le défunt est placé dans sa tombe, puis l’homme pieux est assis dans sa tombe sans peur ni panique. On lui demande : ‘Quelle religion suivais-tu ?’ Il répond : ‘J’étais musulman.’ On lui demande : ‘Qui est cet homme ?’ Il répond : ‘Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). Il nous a apporté des signes clairs de la part d’Allah et nous l’avons cru.’ On lui demande : ‘As-tu vu Allah ?’ Il répond : ‘Personne ne peut voir Allah.’ Ensuite, une fenêtre sur l’Enfer s’ouvre devant lui et il la voit, des parties s’entre-détruisant. On lui dit : ‘Regarde de quoi Allah t’a sauvé.’ Puis une fenêtre sur le Paradis s’ouvre devant lui, il en voit la beauté et ce qu’il contient. On lui dit : ‘C’est ta place.’ Et on lui dit : ‘Tu avais une foi certaine et tu es mort dans cet état, et tu seras ressuscité ainsi, si Allah le veut.’ Quant au mauvais homme, il est assis dans sa tombe avec peur et panique. On lui demande : ‘Quelle religion suivais-tu ?’ Il répond : ‘Je ne sais pas.’ On lui demande : ‘Qui est cet homme ?’ Il répond : ‘J’ai entendu les gens dire quelque chose et je l’ai répété.’ Ensuite, une fenêtre sur le Paradis s’ouvre devant lui, il en voit la beauté et ce qu’il contient. On lui dit : ‘Regarde ce qu’Allah t’a refusé.’ Puis une fenêtre sur l’Enfer s’ouvre devant lui, il la voit, des parties s’entre-détruisant, et on lui dit : ‘C’est ta place. Tu étais dans le doute ; tu es mort ainsi et tu seras ressuscité ainsi, si Allah le veut.’”
- Sunan Ibn Majah, n°4269
Rapporté par Bara’ bin ‘Azib : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme.” [14:27] Ce verset concerne le châtiment de la tombe. On lui demandera : ‘Qui est ton Seigneur ?’ Il répondra : ‘Mon Seigneur est Allah, et mon Prophète est Muhammad.’ C’est ce qu’Allah dit : “Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme dans cette vie (c’est-à-dire qu’ils adorent Allah seul) et dans l’au-delà (au moment de l’interrogatoire dans la tombe).” [14:]
- Sunan Ibn Majah, n°4284
Rapporté par Abu Sa’eed : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un Prophète viendra accompagné de deux hommes, un autre Prophète viendra accompagné de trois, et d’autres avec plus ou moins que cela. On lui dira : “As-tu transmis le message à ton peuple ?” Il dira : “Oui.” Alors son peuple sera appelé et on leur dira : “A-t-il transmis le message ?” Ils diront : “Non.” On dira alors : “Qui témoignera pour toi ?” Il dira : “Muhammad et sa communauté.” Alors la communauté de Muhammad sera appelée et il leur sera demandé : “Cet homme a-t-il transmis le message ?” Ils diront : “Oui.” On leur demandera : “Comment le savez-vous ?” Ils répondront : “Notre Prophète nous a informés que les Messagers ont transmis le message, et nous l’avons cru.” C’est ce qu’Allah dit : “Ainsi, Nous avons fait de vous une communauté juste et exemplaire, afin que vous soyez témoins contre les gens, et que le Messager (Muhammad (ﷺ)) soit témoin contre vous.” [2:] »
- Sunan Ibn Majah, n°4285
Rapporté par Rifa’ah Al-Juhani : Nous sommes revenus (d’une expédition) avec le Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad, toute personne qui croit puis reste ferme entrera au Paradis. J’espère qu’ils n’y entreront pas avant que vous et les justes parmi vos descendants y entriez et preniez vos places. Et mon Seigneur m’a promis que soixante-dix mille membres de ma communauté entreront au Paradis sans être jugés. »
- Sunan Ibn Majah, n°4291
Rapporté par Abu Burdah, de son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand Allah rassemblera toutes les créatures le Jour de la Résurrection, la communauté de Muhammad recevra la permission de se prosterner, et ils se prosterneront devant Lui longtemps. Puis il sera dit : “Relevez la tête, car un certain nombre d’entre vous iront en Enfer, et ce seront vos rançons de l’Enfer.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4300
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un homme de ma communauté sera appelé devant toute la création le Jour de la Résurrection, et quatre-vingt-dix-neuf registres seront étalés pour lui, chacun s’étendant aussi loin que l’œil peut voir. Alors Allah dira : “Nies-tu quelque chose de cela ?” Il répondra : “Non, ô Seigneur.” Il dira : “Mes scribes ont-ils été injustes envers toi ?” Puis Il dira : “À part cela, as-tu de bonnes actions ?” L’homme, effrayé, dira : “Non.” (Allah) dira : “En vérité, tu as de bonnes actions auprès de Nous, et aujourd’hui tu ne seras pas traité injustement.” Alors une carte sera apportée, sur laquelle sera écrit : “Ash-hadu an la ilaha illallah wa anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu” (J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, et que Muhammad est Son serviteur et Messager). Il dira : “Ô Seigneur, que vaut cette carte face à tous ces registres ?” Il dira : “Tu ne seras pas lésé.” Alors les registres seront placés d’un côté de la balance et la carte de l’autre. Les registres s’allégeront et la carte pèsera lourd. »
- Sunan Ibn Majah, n°4312
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les croyants seront rassemblés le Jour de la Résurrection, inspirés ou inquiets.” – Sa‘id n’était pas sûr – “Et ils diront : ‘Si nous cherchions quelqu’un pour intercéder auprès de notre Seigneur, peut-être serions-nous soulagés de notre situation.’ Alors ils iront voir Adam et diront : ‘Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa main et Ses anges se sont prosternés devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur, afin qu’Il nous soulage de notre situation.’ Il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il leur rappellera et se plaindra du péché qu’il a commis. Il aura trop honte pour le faire (et dira) : ‘Allez plutôt voir Nouh, car il est le premier Messager qu’Allah a envoyé aux gens de la terre.’ Ils iront le voir, mais il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il rappellera comment il a demandé à Allah ce qu’il ne savait pas.* Il aura trop honte pour le faire (et dira) : ‘Allez plutôt voir l’Ami proche du Tout Miséricordieux, Ibrahim.’ Ils iront le voir et il dira : ‘Ce n’est pas moi. Allez plutôt voir Moussa, un serviteur à qui Allah a parlé et à qui Il a donné la Torah.’ Ils iront le voir et il dira : ‘Ce n’est pas moi,’ et il rappellera comment il a tué une âme, sans que ce soit en représailles d’un meurtre (et dira) : ‘Allez plutôt voir ‘Isa, le serviteur d’Allah et Son Messager, la Parole d’Allah et un esprit venant de Lui.’ Ils iront le voir, mais il dira : ‘Ce n’est pas moi. Allez plutôt voir Muhammad, un serviteur dont Allah a pardonné les péchés passés et futurs.’ Alors ils viendront à moi et j’irai avec eux.” – Un récit similaire de Hasan ajoute (le Prophète (ﷺ) a dit) : “Et je marcherai entre deux rangées de croyants.” Puis il est revenu au hadith d’Anas. – Et il a dit : “Je demanderai la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une deuxième fois. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une troisième fois. Quand je Le verrai, je tomberai en prosternation, et j’y resterai aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis il sera dit : ‘Lève-toi, ô Muhammad. Parle, tu seras écouté ; demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je Le louerai avec des louanges qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai, et une limite sera fixée. Ils seront alors admis au Paradis, et je reviendrai une quatrième fois et je dirai : ‘Ô Seigneur, il ne reste plus que ceux qui sont retenus par le Coran.’” ** Qatadah (le Tabi‘ee dans la chaîne) rapportait après ce hadith qu’Anas (ra) a dit : “Ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ (il n’y a de dieu qu’Allah) et qui ont dans leur cœur le poids d’un grain d’orge de bien sortiront du Feu, et ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ et qui ont le poids d’un grain de blé de bien dans leur cœur sortiront du Feu, et ceux qui ont dit ‘La ilaha illa Allah’ et qui ont le poids d’un grain de poussière de bien dans leur cœur sortiront du Feu.”
- Muwatta Malik, n°398
Abou Mass'oud Al-Ansari a rapporté: «étant dans une assemblée chez Sa'd Ibn Oubada, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint vers nous. Bachir Ibn Sa'd lui dit: «Allah nous a ordonné de prier pour toi ô Envoyé d'Allah. Comment devons-nous le faire»? Il garda le silence à un tel point que nous souhaitions ne plus lui poser une telle question, puis il répondit: «dites: «Grand Allah! Prie pour Mouhammad et pour la famille de Mouhammad, comme Tu as prié pour Ibrahim. Bénis Mouhammad et la famille de Mouhammad comme Tu as béni la famille de Ibrahim. Tu es digne de louange et de gloire». Quant au salut, il est comme vous le savez». Allahumma salli ala Muhammad wa ali Muhammad kama sallaita Ibrahim, wa baraka ala Muhammad wa ali Muhammad kama baraktaala ali Ibrahim. Fi'l alamin, innaka Hamidu'm - Majid
- Sahih Muslim, n°25
Rapporté par Muhammad bin Sīrīn رحمه الله : « Cette science est une partie de la foi, alors faites attention à qui vous transmet votre foi. »
- Sahih Muslim, n°31
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « La chaîne de transmission fait partie de la religion. Sans la chaîne, n’importe qui pourrait dire ce qu’il veut. » Muhammad bin Abd Allah rapporte aussi qu’il a entendu Abd Allah bin al-Mubārak dire : « Entre nous et les gens, il y a ‘les jambes’ (c’est-à-dire la chaîne de transmission, comme si un hadith était une créature). » Muhammad raconte également avoir interrogé Abd Allah bin al-Mubārak au sujet d’un hadith : « Ô Abā Abd ir-Rahman ! Que penses-tu du hadith qui dit : ‘Fait partie de la piété, après la piété, de prier pour ses parents après avoir prié pour soi-même et de jeûner pour eux après avoir jeûné pour soi-même’ ? » Il répondit : « Ô Abā Ishāq ! De qui tiens-tu cela ? » Je lui dis : « C’est un hadith de Shihāb bin Khirāsh. » Il dit : « Il est digne de confiance. Et de qui le tient-il ? » Je répondis : « D’al-Hajjāj bin Dīnār. » Il dit : « Il est digne de confiance. Et de qui le tient-il ? » Je répondis : « Il [al-Hajjāj] dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit… » Il répondit : « Ô Abā Ishāq ! Entre al-Hajjāj bin Dīnār et le Prophète ﷺ, il y a un désert où les cous des montures se brisent. Mais il n’y a pas de divergence sur le fait de donner l’aumône pour ses parents. »
- Sahih Muslim, n°33
Rapporté par Abū Aqīl, compagnon de Buhayyah : « J’étais assis près d’al-Qāsim bin Ubayd Allah et de Yahyā bin Sa’īd. Yahyā dit à al-Qāsim : “Ô Abā Muhammad ! C’est très grave pour quelqu’un comme toi d’être interrogé sur une question religieuse et de ne pas avoir la réponse ni de pouvoir soulager la personne.” Al-Qāsim lui demanda : “D’où cela vient-il ?” Yahyā répondit : “Parce que tu es le fils de deux imams de la guidée, descendant d’Abu Bakr et de Umar.” Al-Qāsim lui dit : “Ce qui est plus grave encore, pour qui réfléchit à Allah, c’est de parler sans connaissance ou de prendre des hadiths de quelqu’un qui n’est pas digne de confiance.” [Abū Aqīl] dit : “Alors Yahyā bin Sa’īd se tut et ne répondit pas.” »
- Sahih Muslim, n°37
Rapporté par Muhammad bin Abd Allah bin Quhzādh : Alī bin Husayn bin Wāqid m’a informé, il a dit qu’Abd Allah bin al-Mubārak a dit : « J’ai dit à Sufyān ath-Thawrī : “En effet, Abbād bin Kathīr, dont tu connais la situation, lorsqu’il rapportait…” » Il a dit : « Quand j’étais dans une assemblée et qu’on mentionnait Abbād, je faisais son éloge pour sa religion mais je disais : “Ne prenez pas de hadith de lui.” » Muhammad a dit : Abd Allah bin Uthmān nous a rapporté, il a dit, mon père a dit, Abd Allah bin al-Mubārak a dit : « Je me suis retrouvé dans une assemblée de Shu’bah, et il a dit : “Voici Abbād bin Kathīr, alors méfiez-vous de lui.” »
- Sahih Muslim, n°38
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « J’ai dit à Sufyān ath-Thawrī : “Abbād bin Kathīr, dont tu connais la situation, lorsqu’il rapporte des récits, il y ajoute de graves choses. Penses-tu qu’il faut dire aux gens de ne pas prendre de lui ?” Sufyān répondit : “Oui, absolument !” Abd Allah [bin al-Mubārak] dit : “Quand j’étais dans une assemblée et qu’on mentionnait Abbād, je faisais son éloge pour sa religion mais je disais : ‘Ne prenez pas de lui.’” Muhammad rapporte aussi qu’il a entendu Abd Allah bin al-Mubārak dire : “Je me suis retrouvé dans une assemblée de Shu’bah, et il a dit : ‘Voici Abbād bin Kathīr, prenez garde à lui.’” »
- Sahih Muslim, n°39
Rapporté par al-Faḍl bin Sahl : « J’ai interrogé Mu’allā ar-Rāzī au sujet de Muhammad bin Sa’īd, de qui Abbād rapportait. Il m’a informé de ce qu’a dit Īsā bin Yūnus : “J’étais à sa porte et Sufyān était avec Muhammad bin Sa’īd. Quand il est sorti, je lui ai demandé à son sujet. Il m’a dit qu’il était un menteur.” »
- Sahih Muslim, n°41
Rapporté par al-Faḍl bin Sahl : « Yazīd bin Hārūn nous a rapporté de Khalīfah bin Mūsā : “Je suis entré chez Ghālib bin Ubayd Allah et il a commencé à me dicter : ‘Mak’hūl m’a rapporté ceci’, ‘Mak’hūl m’a rapporté cela’. Puis il s’est levé pour aller aux toilettes. J’ai regardé dans son carnet et j’y ai vu : ‘Abān m’a rapporté de la part d’Anas’, ‘Abān de la part de tel ou tel’. Alors j’ai arrêté d’écouter ses hadiths et je suis parti.” J’ai entendu al-Hasan bin Alī al-Hulwānī dire : “J’ai vu dans un des livres d’Affān un hadith de Hishām Abīl-Miqdām, c’est-à-dire un hadith de Umar bin Abd il-Azīz. Il y était écrit : ‘Hishām a dit : Un homme, apparemment Yahyā bin un tel, m’a rapporté de la part de Muhammad bin Ka’b…’ J’ai dit à Affān : ‘On disait que Hishām l’avait entendu directement de Muhammad bin Ka’b.’ Il répondit : ‘En effet, Hishām était accusé de mensonge à propos de ce hadith, car il disait d’abord : “Yahyā m’a rapporté de Muhammad”, puis il prétendait ensuite l’avoir entendu directement de Muhammad.’” »
- Sahih Muslim, n°59
Rapporté par Salamah : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu Jābir parler d’environ 30 000 hadiths dont je ne considérais pas qu’il était permis de rapporter quoi que ce soit, et pour moi, cela équivalait à ceci ou cela [hadith]. » Muslim dit : « J’ai entendu Abū Ghassān Muhammad bin Amr ar-Rāzī dire : ‘J’ai demandé à Jarīr bin Abd il-Hamīd : “As-tu rencontré al-Hārith bin Hasīrah ?” Il a répondu : “Oui, c’est un shaykh très silencieux ; il s’est entêté dans une affaire grave.”’ »
- Sahih Muslim, n°62
Rapporté par Muhammad bin Rāfi’ et Hajjāj bin ash-Shā’ir : Ils ont dit : « Abd ur-Razzāq nous a rapporté, Ma’mar a dit : ‘Je n’ai jamais vu Ayyūb parler en mal de qui que ce soit, sauf d’Abd al-Karīm – c’est-à-dire Abū Umayyah.’ Il l’a donc mentionné et a dit, qu’Allah lui fasse miséricorde : ‘Il n’est pas digne de confiance – il m’a demandé au sujet d’un hadith d’Ikrimah puis il a dit “J’ai entendu d’Ikrimah” [en rapportant le hadith].’ »
- Sahih Muslim, n°65
Rapporté par Al-Hasan al-Hulwānī : Il a dit que Nu’aym bin Hammād lui a rapporté, Abū Ishāq Ibrāhīm bin Muhammad bin Sufyān a dit ; et Muhammad bin Yahyā lui a rapporté, Nu’aym bin Hammād lui a rapporté, Abū Dāwud at-Tayālisī lui a rapporté, d’après Shu’bah, d’après Yūnus bin Ubayd, qui a dit : « Amr bin Ubayd mentait à propos des hadiths. »
- Sahih Muslim, n°84
Rapporté par Abū Ja’far ad-Dārimī : Bishr bin Umar m’a rapporté : « J’ai interrogé Mālik bin Anas au sujet de Muhammad bin Abd ar-Rahman, qui rapporte de Sa’īd bin al-Musayyib. Il a répondu : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Sālih, l’affranchi d’at-Taw’amah, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos d’Abūl-Huwayrith, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Shu’bah, dont Ibn Abī Dhi’b rapporte, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Harām bin Uthmān, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” J’ai demandé à Mālik au sujet de ces cinq personnes et il a dit : “Ils ne sont pas dignes de confiance pour les ḥadiths.” Je l’ai interrogé au sujet d’un autre homme dont j’ai oublié le nom, il m’a dit : “L’as-tu vu dans mon livre ?” J’ai répondu : “Non.” Il a dit : “S’il était digne de confiance, tu l’aurais vu dans mon livre.” »
- Sahih Muslim, n°85
Rapporté par Abū Ja’far ad-Dārimī : Bishr ibn Umar nous a rapporté : J’ai interrogé Mālik ibn Anas au sujet de Muhammad ibn Abd ar-Rahman, qui rapporte d’après Sa’īd ibn al-Musayyib, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Sālih, l’affranchi d’at-Taw’amah, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet d’Abūl-Huwayrith, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Shu’bah, dont Ibn Abī Dhi’b rapporte, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Harām ibn Uthmān, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » J’ai interrogé Mālik à propos de ces cinq personnes et il a dit : « Ils ne sont pas fiables pour les hadiths. » Je lui ai demandé à propos d’un autre homme dont j’ai oublié le nom, et il a dit : « L’as-tu vu dans mon livre ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « S’il était digne de confiance, tu l’aurais vu dans mon livre. »
- Sahih Muslim, n°90
Rapporté par Abd ur-Rahman bin Bishr al-Abdī : J’ai entendu Muhammad bin Abd Allah bin Ubayd bin Umayr al-Laythī être mentionné devant Yahyā bin Sa’īd al-Qattān, alors il l’a fortement critiqué. On a alors demandé à Yahyā : « Est-il plus faible que Ya’qūb bin Atā’ ? » Il a répondu : « Oui. » Puis il a dit : « Je n’ai vu personne rapporter de Muhammad bin Abd Allah bin Ubayd bin Umayr. »
- Sahih Muslim, n°91
Rapporté par Bishr bin al-Hakam : J’ai entendu Yahyā bin Sa’īd al-Qattān critiquer Hakīm bin Jubayr et Abd al-A’lā ; il a aussi critiqué Yahyā Mūsā bin Dīnār et a dit : « Ses ḥadiths sont du vent – n’écrivez pas les ḥadiths de Ubaydah bin Mu’attib, as-Sarī bin Ismā’īl ou Muhammad bin Sālim. »
- Sahih Muslim, n°93
Rapporté par Yahya b. Ya’mur : Le premier homme à avoir parlé du qadr (Décret divin) à Bassora fut Ma’bad al-Juhani. Avec Humaid b. ‘Abdur-Rahman Himyari, nous sommes partis en pèlerinage ou pour la ‘Umrah et nous nous sommes dit : « Si nous rencontrons un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ, nous lui demanderons ce qu’il pense du taqdir (Décret divin). » Par hasard, nous avons croisé Abdullah ibn Umar ibn al-Khattab alors qu’il entrait dans la mosquée. Mon compagnon et moi l’avons entouré, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. J’espérais que mon compagnon me laisserait parler, alors j’ai dit : « Abū Abdur Rahman ! Il y a dans notre région des gens qui récitent le Coran et cherchent la connaissance. » Après avoir parlé de leur situation, j’ai ajouté : « Ils prétendent qu’il n’existe pas de Décret divin et que les événements ne sont pas prédestinés. » Il (Abdullah ibn Umar) a dit : « Lorsque vous rencontrez ces gens-là, dites-leur que je n’ai rien à voir avec eux et qu’ils n’ont rien à voir avec moi. En vérité, ils ne partagent en rien ma croyance. » Abdullah ibn Umar a juré par Allah et a dit : « Si l’un d’eux (qui ne croit pas au Décret divin) possédait de l’or équivalent à la montagne de Uhud et le dépensait (pour Allah), Allah ne l’accepterait pas tant qu’il ne croirait pas au Décret divin. » Il a ajouté : « Mon père, Umar ibn al-Khattab, m’a raconté : Un jour, nous étions assis avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’un homme vêtu de vêtements d’un blanc éclatant, aux cheveux très noirs, est apparu devant nous. On ne voyait aucun signe de voyage sur lui et personne parmi nous ne le connaissait. Il s’est assis devant le Prophète ﷺ, a posé ses genoux contre les siens, a mis ses mains sur ses cuisses et a dit : “Muhammad, informe-moi sur l’islam.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’islam, c’est que tu témoignes qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, que tu accomplisses la prière, que tu verses la zakat, que tu jeûnes le Ramadan et que tu fasses le pèlerinage à la Maison si tu en as les moyens.” L’homme a dit : “Tu as dit vrai.” Umar ibn al-Khattab a dit : “Cela nous a étonnés qu’il pose la question puis confirme lui-même la réponse.” L’homme a dit : “Informe-moi sur la foi (iman).” Le Prophète ﷺ a répondu : “C’est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour du Jugement et que tu croies au Décret divin, qu’il soit bon ou mauvais.” L’homme a dit : “Tu as dit vrai.” Il a encore dit : “Informe-moi sur l’excellence (ihsan).” Le Prophète ﷺ a dit : “C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit.” L’homme a encore dit : “Informe-moi sur l’Heure (du Jugement).” Le Prophète ﷺ a répondu : “Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge.” L’homme a dit : “Dis-moi quelques-uns de ses signes.” Le Prophète ﷺ a dit : “Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, et que tu verras les pieds-nus, pauvres bergers rivaliser dans la construction de hauts bâtiments.” Umar ibn al-Khattab a dit : “Puis l’homme est parti, mais je suis resté un moment avec le Prophète ﷺ. Il m’a alors dit : ‘Umar, sais-tu qui était cet homme ?’ J’ai répondu : ‘Allah et Son Messager le savent mieux.’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘C’était Gabriel. Il est venu vous enseigner votre religion.’ »
- Sahih Muslim, n°98
Ce hadith nous est rapporté par Muhammad b. ‘Abdullah b. Numair, d’après Muhammad b. Bishr, d’après Abd Hayyan al-Taymi, avec la différence que dans cette version, au lieu de « Iza Waladat al’amah rabbaha », il est dit : « Iza Waladat al’amah Ba’laha », c’est-à-dire : « quand la servante donnera naissance à son maître. »
- Sahih Muslim, n°102
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Nous avions reçu l’interdiction de demander quoi que ce soit au Prophète ﷺ sans réelle nécessité. C’est pourquoi nous étions contents lorsqu’une personne intelligente des habitants du désert venait lui poser des questions et que nous pouvions écouter ses réponses. Un homme du désert est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Muhammad, ton messager est venu chez nous et nous a rapporté que tu affirmes qu’Allah t’a envoyé comme prophète. » Le Prophète ﷺ répondit : « Il a dit la vérité. » L’homme demanda : « Qui a créé le ciel ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Allah. » L’homme demanda encore : « Qui a créé la terre ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Allah. » L’homme demanda encore : « Qui a dressé ces montagnes et créé ce qui s’y trouve ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Allah. » L’homme dit alors : « Par Celui qui a créé le ciel, la terre et les montagnes, est-ce vraiment Allah qui t’a envoyé ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » L’homme dit : « Ton messager nous a aussi dit que cinq prières sont obligatoires pour nous chaque jour et chaque nuit. » Le Prophète ﷺ répondit : « Il a dit la vérité. » L’homme demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Allah qui t’a ordonné cela (les prières) ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » L’homme dit : « Ton messager nous a dit que la Zakat est obligatoire sur nos biens. » Le Prophète ﷺ répondit : « Il a dit la vérité. » L’homme demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Allah qui t’a ordonné cela (la Zakat) ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » L’homme dit : « Ton messager nous a dit que le jeûne du mois de Ramadan est obligatoire chaque année. » Le Prophète ﷺ répondit : « Il a dit la vérité. » L’homme demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, est-ce Allah qui t’a ordonné cela (le jeûne du Ramadan) ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » L’homme dit : « Ton messager nous a aussi dit que le pèlerinage à la Maison (Ka’bah) est obligatoire pour celui qui en a la capacité. » Le Prophète ﷺ répondit : « Oui. » Le narrateur raconte que l’homme du désert partit, mais avant de partir, il déclara : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ajouterai rien à cela et je n’en retirerai rien. » Le Prophète ﷺ dit alors : « S’il tient parole, il entrera au Paradis. »
- Sahih Muslim, n°104
Rapporté par Abu Ayyub al-Ansari رضي الله عنه : Lors d’un voyage du Prophète ﷺ, un bédouin s’est approché de lui, a saisi la bride de sa chamelle et a dit : « Ô Messager d’Allah (ou Muhammad), informe-moi de ce qui me rapproche du Paradis et m’éloigne du Feu. » Le Prophète ﷺ s’arrêta un instant, regarda ses compagnons, puis dit : « Il a bien saisi l’occasion (ou il a été bien guidé). » Puis, s’adressant au bédouin, il lui dit : « Répète ce que tu viens de dire. » Le bédouin répéta sa question. Le Prophète ﷺ répondit : « L’acte qui te rapproche du Paradis et t’éloigne de l’Enfer est d’adorer Allah sans rien Lui associer, d’accomplir la prière, de donner la Zakat et de faire du bien à tes proches. » Après avoir dit cela, le Prophète ﷺ demanda au bédouin de relâcher la bride de sa chamelle
- Sahih Muslim, n°105
Rapporté par Muhammad ibn Hatim d’après Abu Ayyub al-Ansari رضي الله عنه : (Hadith identique au précédent)
- Sahih Muslim, n°113
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’islam est bâti sur cinq piliers : attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et messager, accomplir la prière, donner la Zakat, faire le pèlerinage à la Maison (Ka’bah) et jeûner le Ramadan. »
- Sahih Muslim, n°115
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Une délégation d’Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, nous sommes de la tribu de Rabi’a, et il y a entre toi et nous les mécréants de Mudar, ce qui nous empêche de venir te voir sauf pendant les mois sacrés. Indique-nous un acte que nous pourrons accomplir nous-mêmes et enseigner à ceux qui vivent près de nous. » Le Prophète ﷺ répondit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre autres. Les quatre choses à accomplir sont : la foi en Allah » — puis il leur expliqua et dit : « Attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah, que Muhammad est le messager d’Allah, accomplir la prière, donner la Zakat, donner le cinquième du butin qui vous revient. » Et je vous interdis d’utiliser la gourde, les jarres à vin, les pots en bois ou les outres pour le vin. Khalaf ibn Hisham ajoute dans sa version : « Attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah », et il montra l’unicité de Dieu avec son doigt
- Sahih Muslim, n°116
Rapporté par Abu Jamra : J’étais l’interprète entre Ibn ‘Abbas et les gens, lorsqu’une femme est venue demander au sujet du nabidh ou de la cruche de vin. Il répondit : Une délégation du peuple d’Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ leur demanda qui ils étaient, et ils répondirent qu’ils étaient de la tribu de Rabi’a. Il les accueillit chaleureusement, sans les humilier ni les rabaisser. Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, nous venons de loin, et il y a entre toi et nous une tribu de mécréants de Mudar, donc nous ne pouvons venir te voir que pendant les mois sacrés. Indique-nous un commandement clair que nous pourrons transmettre à ceux qui ne sont pas venus et qui nous fera entrer au Paradis. » Le Prophète ﷺ répondit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre autres. Je vous ordonne de croire en Allah seul. Savez-vous ce que cela signifie ? » Ils dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète ﷺ dit : « C’est attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est le messager d’Allah, accomplir la prière, donner la Zakat, jeûner le Ramadan, donner le cinquième du butin qui vous revient. Je vous interdis d’utiliser la gourde, la jarre à vin ou tout récipient pour le vin. » Parfois, Shu’ba rapportait le mot naqir (pot en bois), parfois muqayyar. Le Prophète ﷺ ajouta : « Retenez cela et transmettez-le à ceux qui sont absents. »
- Sahih Muslim, n°129
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de dieu qu’Allah, que Muhammad est le messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils versent la Zakat. S’ils le font, leur vie et leurs biens sont protégés de ma part, sauf si la loi l’exige autrement, et leur sort dépend d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°140
Rapporté par Ubadah ibn Samit رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Il est Unique, sans associé, Muhammad est Son serviteur et Son messager, le Christ est Son serviteur, le fils de Sa servante, Sa parole qu’Il a adressée à Marie et un esprit venant de Lui, le Paradis est une réalité et l’Enfer aussi”, Allah lui permettra d’entrer au Paradis par la porte qu’il voudra parmi les huit. »
- Sahih Muslim, n°142
Rapporté par Sunabihi رضي الله عنه : Il est allé voir Ubadah ibn Samit alors qu’il était sur le point de mourir. J’ai fondu en larmes. Il m’a dit : « Laisse-moi un moment. Pourquoi pleures-tu ? Par Allah, si l’on me demandait de témoigner pour toi, je le ferais. Si l’on me demandait d’intercéder pour toi, je le ferais. Si je le pouvais, je te ferais du bien. Par Allah, je n’ai jamais entendu du Messager d’Allah ﷺ quelque chose qui pourrait t’être utile sans te le transmettre, sauf ce hadith que je vais te raconter aujourd’hui, car je sens que je vais mourir. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le messager d’Allah, Allah lui interdira le feu de l’Enfer.” »
- Sahih Muslim, n°148
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Prophète d’Allah ﷺ s’adressa à Mu’adh ibn Jabal alors qu’il était assis derrière lui sur sa monture. Mu’adh répondit à chaque appel : « Me voici, ô Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ dit : « Si quelqu’un atteste sincèrement de son cœur qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Son messager, Allah le préservera de l’Enfer. » Mu’adh demanda : « Ô Messager d’Allah, ne devrais-je pas l’annoncer aux gens pour les réjouir ? » Il répondit : « Ils pourraient s’y fier uniquement. » Mu’adh a rapporté cela à l’approche de sa mort, pour éviter de commettre un péché
- Sahih Muslim, n°151
Rapporté par ‘Abbas ibn ‘Abdul-Muttalib رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui est satisfait d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad ﷺ comme Prophète a trouvé la douceur de la foi. »
- Sahih Muslim, n°183
Rapporté par Abu Huraira : Le même hadith nous a été transmis par une autre chaîne de rapporteurs, notamment Muhammad b. al-Muthanna, Ishaq b. Yusuf Azraq, Ibn 'Aun, etc
- Sahih Muslim, n°197
Rapporté par Muhammad b. Hatim et d’autres : Ils rapportent le même hadith du Prophète ﷺ d’après Tamim ad-Dari
- Sahih Muslim, n°204
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Muhammad b. Mihran rapporte ce hadith et mentionne le pillage, mais ne parle pas d’un objet ayant de la valeur
- Sahih Muslim, n°208
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Muhammad b. Rafi', Abdur-Razzaq, Sufyan et A'mash ont rapporté ce hadith de la même manière que Shu'ba, en le rattachant au Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°214
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a tenu des propos similaires à ceux rapportés par Yahya b. Muhammad d’après 'Ala', et il a ajouté : même s’il jeûne, prie et affirme être musulman
- Sahih Muslim, n°220
Rapporté par Sa'd et Abu Bakra رضي الله عنهما : Chacun d’eux a dit : Mes oreilles ont entendu et ma mémoire a retenu que Muhammad ﷺ a dit : Celui qui revendique pour un autre la paternité alors qu’il sait que ce n’est pas son père, le Paradis lui est interdit
- Sahih Muslim, n°226
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنه : Harmala b. Yahya, Abdullah b. Wahb, Umar b. Muhammad et Ibn Umar ont rapporté un hadith similaire à celui de Shu'ba d’après Waqid
- Sahih Muslim, n°249
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé sur la meilleure des actions. Il a répondu : « La foi en Allah. » L’homme a demandé : « Et ensuite ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Le jihad dans le chemin d’Allah. » L’homme a demandé : « Et ensuite ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Un pèlerinage accepté par Allah. » Dans la version rapportée par Muhammad ibn Ja’far, il a dit : « La foi en Allah et en Son Messager. » Muhammad ibn Rafi’, Abd ibn Humaid, Abdur-Razzaq, Ma’mar et Zuhri ont rapporté un hadith semblable avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°251
Rapporté par Muhammad ibn Abu Rafi’ رضي الله عنه : Il a rapporté le hadith d’Abu Dharr avec une légère différence
- Sahih Muslim, n°255
Rapporté par Muhammad b. Bashshar, Muhammad b. Ja'far Shu'ba : Ce hadith a été transmis avec cette chaîne de rapporteurs, en ajoutant qu’il a montré la maison de ‘Abdullah, mais il n’a pas mentionné son nom pour nous
- Sahih Muslim, n°310
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Nous sommes allés à Khaybar avec le Messager d’Allah ﷺ et Allah nous a accordé la victoire. Nous n’avons pas pris d’or ni d’argent, mais nous avons eu des biens, des céréales et des vêtements. Nous nous sommes ensuite arrêtés dans une vallée. Avec le Messager d’Allah ﷺ, il y avait un esclave qui lui avait été offert par Rifa’a b. Zaid de la tribu de Judham. Quand nous sommes descendus dans la vallée, l’esclave du Messager d’Allah a commencé à déballer les sacs et a soudain été touché par une flèche perdue qui l’a tué. Nous avons dit : « Il a droit à une bonne nouvelle, Messager d’Allah, car il est martyr. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Non, par Celui qui détient la vie de Muhammad, le petit vêtement qu’il a volé dans le butin le jour de Khaybar, alors qu’il ne lui revenait pas, brûle sur lui comme le Feu. » Les gens ont été très troublés en entendant cela. Un homme est venu avec un lacet ou deux et a dit : « Messager d’Allah, je les ai trouvés le jour de Khaybar. » Le Prophète ﷺ a dit : « C’est un lacet de feu, ou deux lacets de feu. »
- Sahih Muslim, n°321
Rapporté par Ibn Shamasa Mahri رضي الله عنه : Nous sommes allés voir Amr b. al-As alors qu’il était sur le point de mourir. Il a pleuré longtemps et s’est tourné vers le mur. Son fils lui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ ne t’a-t-il pas annoncé une bonne nouvelle ? » Il s’est alors tourné vers nous et a dit : « La meilleure chose sur laquelle nous pouvons compter, c’est l’attestation qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. J’ai traversé trois phases : d’abord, je détestais le Messager d’Allah ﷺ plus que tout et je n’avais qu’un désir, le vaincre et le tuer. Si j’étais mort dans cet état, j’aurais été sans aucun doute parmi les gens du Feu. Puis Allah a mis l’amour de l’islam dans mon cœur, je suis allé voir le Prophète ﷺ et lui ai demandé de me tendre la main pour prêter allégeance. Il l’a fait, mais j’ai retiré ma main. Il m’a demandé : “Qu’as-tu, ô Amr ?” J’ai dit : “Je veux poser une condition.” Il a demandé : “Laquelle ?” J’ai dit : “Que je sois pardonné.” Il a dit : “Ne sais-tu pas que l’islam efface tout ce qui précède ? La hijra efface tout ce qui précède, et le pèlerinage efface tout ce qui précède.” Ensuite, personne n’était plus cher ni plus noble à mes yeux que le Messager d’Allah ﷺ, et je n’osais même pas le regarder en face. Si on me demandait de le décrire, je ne pourrais pas, car je ne l’ai jamais vraiment regardé. Si j’étais mort dans cet état, j’aurais espéré être parmi les gens du Paradis. Ensuite, nous avons été chargés de certaines responsabilités, et maintenant je ne sais pas ce qui m’attend. Quand je mourrai, ne laissez ni pleureuse ni feu m’accompagner. Quand vous m’enterrerez, remplissez bien ma tombe de terre, puis restez autour d’elle le temps qu’il faut pour égorger un chameau et en distribuer la viande, afin que je profite de votre présence et que je puisse répondre aux anges d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°322
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Des polythéistes qui avaient commis de nombreux meurtres et beaucoup d’adultère sont venus voir Muhammad ﷺ et ont dit : « Ce que tu dis et ce à quoi tu appelles est vraiment bien. Mais si tu nous assures qu’il y a un pardon pour nos actes passés, alors nous embrasserons l’islam. » Alors ce verset a été révélé : « Ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf en droit, et ne commettent pas la fornication. Quiconque fait cela subira la punition, le châtiment lui sera doublé au Jour de la Résurrection et il y restera humilié, sauf celui qui se repent, croit et fait de bonnes œuvres. À ceux-là, Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes. Allah est Pardonneur, Miséricordieux. » (25:68-70) Et : « Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah ! En vérité, Allah pardonne tous les péchés. Il est le Pardonneur, le Miséricordieux. » (39:)
- Sahih Muslim, n°336
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Muhammad, le Messager d’Allah ﷺ, a dit : « Quand il vient à l’esprit de Mon serviteur de faire une bonne action mais qu’il ne la fait pas, inscrivez-lui une bonne action. S’il la réalise, J’inscris dix bonnes actions pour lui. S’il pense à faire un mal mais ne le commet pas, Je lui pardonne. Mais s’il le fait, J’inscris une mauvaise action contre lui. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Les anges disent : « Ce serviteur veut commettre un mal. » Mais son Seigneur est plus vigilant que lui. Alors Allah dit : « Surveillez-le ; s’il le fait, inscrivez-le contre lui, mais s’il s’en abstient, inscrivez-lui une bonne action, car il s’est retenu pour Moi. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui d’entre vous qui a une bonne foi, toutes ses bonnes actions sont multipliées de dix à sept cents fois (et sont inscrites à son nom), et tous les péchés qu’il commet sont inscrits tels quels, jusqu’à ce qu’il rencontre Allah. »
- Sahih Muslim, n°341
Le même hadith a été transmis par Muhammad b. 'Amr, Abu Bakr b. Ishaq, Abu’l-Jawwab, A’mash et Abu Huraira رضي الله عنه
- Sahih Muslim, n°354
Ce hadith a été transmis par une autre chaîne de narrateurs : Abu Bakr b. Abi Shaiba, Ishaq b. Ibrahim, Harun b. Abdullah, Abi Usama, Walid b. Kathir, Muhammad b. Ka’b, son frère Abdullah b. Ka’b et Abi Usama
- Sahih Muslim, n°362
Rapporté par Muhammad ibn Hatim, Muhammad ibn Bakr, Ahmad ibn ‘Uthman Naufali, Abu ‘Asim et Ibn Juraij : Ce hadith a été rapporté par cette chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°381
Rapporté par Muhammad b. Sa'd رضي الله عنه : Le même hadith a été rapporté, et il y a aussi ces paroles : Le Messager d’Allah ﷺ m’a frappé sur le cou ou entre les deux épaules et a dit : « Sa'd, te disputes-tu avec moi simplement parce que j’ai donné une part à un homme ? »
- Sahih Muslim, n°383
Rapporté par Abdullah b. Muhammad رضي الله عنه d’après Abu Huraira رضي الله عنه : Dans la version transmise par Malik, il est dit que le Prophète ﷺ a récité le verset : « mais c’est pour que mon cœur soit rassuré » et il l’a terminé. Ce hadith a aussi été rapporté par Abd b. Humaid, Ya'qub (fils d’Ibrahim b. Sa'd), Abu Uwais, Zuhri, comme celui rapporté par Malik avec la même chaîne, et il est dit : Il a récité ce verset jusqu’à la fin
- Sahih Muslim, n°386
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, celui de la communauté juive ou chrétienne qui entend parler de moi, mais ne croit pas à ce que j’ai apporté et meurt dans cet état (d’incroyance), sera parmi les habitants de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°387
Rapporté par Sha'bi رضي الله عنه : Un habitant du Khurasan lui a demandé : « Ô Abu ! Certains parmi nous disent qu’un homme qui affranchit sa servante puis l’épouse est comme celui qui monte une bête de sacrifice. » Sha'bi a répondu : Abu Burda b. Abi Musa m’a rapporté de la part de son père que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a trois catégories de personnes qui recevront une double récompense : Celui des Gens du Livre qui a cru en son prophète, puis a vécu à l’époque du Prophète Muhammad ﷺ, a cru en lui, l’a suivi et a attesté sa véracité : il aura une double récompense. L’esclave qui accomplit ses devoirs envers Allah et envers son maître : il aura une double récompense. Et l’homme qui avait une servante, l’a bien nourrie, bien éduquée, puis l’a affranchie et épousée : il aura une double récompense. » Puis Sha'bi a dit : « Accepte ce hadith sans rien demander. Avant, on devait voyager jusqu’à Médine pour un hadith même plus court que celui-ci. » Ce hadith a aussi été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, comme Abu Bakr b. Abi Shaiba, 'Abda b. Sulaiman, Ibn Abi 'Umar, Sufyan, 'Ubaidullah b. Mu'adh, Shu'ba ; tous l’ont entendu de Salih b. Salih
- Sahih Muslim, n°411
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On m’a amené al-Buraq, une monture blanche et longue, plus grande qu’un âne mais plus petite qu’une mule, qui posait son sabot à la distance que l’œil pouvait atteindre. Je suis monté dessus et je suis arrivé au Temple (Bayt al-Maqdis à Jérusalem), puis je l’ai attaché à l’anneau utilisé par les prophètes. Je suis entré dans la mosquée et j’y ai prié deux unités de prière, puis je suis sorti et Gabriel m’a apporté un récipient de vin et un récipient de lait. J’ai choisi le lait, et Gabriel a dit : “Tu as choisi la voie naturelle.” Ensuite, il m’a emmené au ciel. Gabriel a alors demandé que la porte du ciel soit ouverte et on lui a demandé qui il était. Il a répondu : “Gabriel.” On lui a encore demandé : “Qui est avec toi ?” Il a dit : “Muhammad.” On a dit : “A-t-il été envoyé ?” Gabriel a répondu : “Oui, il a été envoyé.” La porte du ciel nous a alors été ouverte et nous avons vu Adam. Il m’a accueilli et a prié pour mon bien. Puis nous sommes montés au deuxième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. Quand la porte a été ouverte, j’ai rencontré ‘Isa ibn Maryam et Yahya ibn Zakariya (paix sur eux), cousins du côté maternel. Ils m’ont accueilli et prié pour mon bien. Ensuite, j’ai été emmené au troisième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte pour nous. J’ai vu Yusuf (paix d’Allah sur lui) à qui la moitié de la beauté du monde avait été donnée. Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, nous sommes montés au quatrième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. La porte a été ouverte, et là se trouvait Idris. Il m’a accueilli et a prié pour moi. À son sujet, Allah, le Très Haut, a dit : “Nous l’avons élevé à une haute position” (Coran 19:57). Puis nous sommes montés au cinquième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. J’ai alors rencontré Haroun (Aaron, paix d’Allah sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, j’ai été emmené au sixième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai rencontré Moussa (Moïse, paix sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Puis j’ai été emmené au septième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai trouvé Ibrahim (Abraham, paix sur lui) appuyé contre la Maison peuplée (Bayt al-Ma’mur), où soixante-dix mille anges entrent chaque jour sans jamais y revenir. Ensuite, j’ai été conduit au lotus de la limite (Sidrat al-Muntaha), dont les feuilles étaient comme des oreilles d’éléphant et les fruits comme de grands récipients en argile. Quand il a été couvert par l’Ordre d’Allah, il a subi un tel changement qu’aucune créature n’a le pouvoir de décrire sa beauté. Puis Allah m’a révélé une révélation et Il m’a rendu obligatoires cinquante prières chaque jour et chaque nuit. Ensuite, je suis descendu vers Moussa (paix sur lui) et il m’a demandé : “Qu’est-ce que ton Seigneur a prescrit à ta communauté ?” J’ai dit : “Cinquante prières.” Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger (le nombre de prières), car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau. J’ai déjà éprouvé les enfants d’Israël et je les ai trouvés incapables de supporter une telle charge.” Le Prophète ﷺ a dit : Je suis retourné vers mon Seigneur et j’ai dit : “Mon Seigneur, allège la charge de ma communauté.” Allah a réduit de cinq prières pour moi. Je suis descendu vers Moussa et lui ai dit : “Allah a réduit de cinq prières pour moi.” Il a dit : “Ta communauté ne pourra pas supporter cela ; retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” J’ai continué à aller et venir entre mon Seigneur, Béni et Exalté, et Moussa, jusqu’à ce qu’Il dise : “Il y a cinq prières chaque jour et chaque nuit. Ô Muhammad, chacune compte pour dix, cela fait donc cinquante prières. Celui qui a l’intention de faire une bonne action et ne la fait pas, il aura une bonne action inscrite à son compte ; et s’il la fait, elle sera inscrite comme dix bonnes actions. Mais celui qui a l’intention de faire une mauvaise action et ne la fait pas, rien ne sera inscrit contre lui ; et s’il la fait, une seule mauvaise action sera inscrite.” Je suis alors descendu, et quand je suis allé voir Moussa et que je l’ai informé, il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” À cela, le Messager d’Allah ﷺ a répondu : “Je suis retourné vers mon Seigneur jusqu’à ce que j’aie eu honte devant Lui.”
- Sahih Muslim, n°413
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Gabriel est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il jouait avec ses camarades. Il l’a attrapé, l’a allongé sur le sol, lui a ouvert la poitrine, a sorti son cœur, puis en a extrait un caillot de sang en disant : « C’était la part de Satan en toi. » Ensuite, il l’a lavé avec l’eau de Zamzam dans un bassin en or, puis il a remis le cœur à sa place. Les garçons ont couru vers sa mère, c’est-à-dire sa nourrice, en disant : « Muhammad a été tué ! » Ils se sont tous précipités vers lui (et l’ont trouvé sain et sauf). Sa couleur avait changé, dit Anas. J’ai moi-même vu la marque de la couture sur sa poitrine
- Sahih Muslim, n°415
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abu Dharr racontait que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le toit de ma maison s’est fendu alors que j’étais à La Mecque, et Gabriel est descendu, a ouvert ma poitrine et l’a lavée avec l’eau de Zamzam. Il a ensuite apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, et après l’avoir versé dans ma poitrine, il l’a refermée. Puis, me prenant par la main, il est monté avec moi au ciel, et lorsque nous sommes arrivés au ciel le plus bas, Gabriel a dit au gardien du ciel le plus bas : “Ouvre.” Il a demandé qui était là. Il a répondu : “C’est Gabriel.” Il a de nouveau demandé s’il y avait quelqu’un avec lui. Il a répondu : “Oui, c’est Muhammad avec moi.” On lui a demandé s’il avait été envoyé pour cela. Gabriel a dit : “Oui.” Alors il a ouvert (la porte). Quand nous sommes montés au ciel le plus bas (j’ai vu) un homme assis avec des groupes à sa droite et à sa gauche. Quand il regardait à droite, il riait, et quand il regardait à gauche, il pleurait. Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé à Gabriel qui il était et il a répondu : “C’est Adam (paix sur lui), et ces groupes à sa droite et à sa gauche sont les âmes de ses descendants. Ceux à sa droite sont les habitants du Paradis, et ceux à sa gauche sont les habitants de l’Enfer ; ainsi, quand il regarde à droite, il rit, et quand il regarde à gauche, il pleure.” Ensuite, Gabriel est monté avec moi au deuxième ciel. Il a demandé à son gardien d’ouvrir (la porte), et le gardien a répondu de la même manière que celui du ciel le plus bas. Il (a ouvert la porte). Anas ibn Malik a dit : Le Prophète ﷺ a mentionné qu’il a trouvé dans les cieux Adam, Idris, Jésus, Moïse et Abraham (que la paix soit sur eux), mais il n’a pas précisé la nature de leur demeure, sauf qu’il a trouvé Adam dans le ciel le plus bas et Abraham dans le sixième ciel. Lorsque Gabriel et le Messager d’Allah ﷺ sont passés devant Idris (paix sur lui), il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” (Le narrateur) a dit : Il a alors continué et a dit : “Qui est-ce ?” Gabriel a répondu : “C’est Idris.” Ensuite, je suis passé devant Moïse (paix sur lui) et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Moïse.” Ensuite, je suis passé devant Jésus et il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Jésus, fils de Marie.” Le Prophète ﷺ a dit : Ensuite, je suis allé voir Ibrahim (paix sur lui). Il a dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au fils vertueux.” J’ai demandé : “Qui est-ce ?” (Gabriel) a répondu : “C’est Abraham.” Ibn Shihab a dit : Ibn Hazm m’a dit que Ibn ‘Abbas et Abd Habba al-Ansari disaient que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Ensuite, il est monté avec moi jusqu’à ce que je sois emmené à une telle hauteur que j’ai entendu le grincement des plumes. Ibn Hazm et Anas ont dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Allah a alors rendu cinquante prières obligatoires pour ma communauté et je suis revenu avec cela et je suis passé devant Moïse. Moïse (paix sur lui) a dit : “Qu’est-ce que ton Seigneur a imposé à ton peuple ?” J’ai dit : “Cinquante prières leur ont été rendues obligatoires.” Moïse (paix sur lui) a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il en a réduit une partie. Je suis ensuite retourné voir Moïse (paix sur lui) et je l’en ai informé. Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur, car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau.” Je suis alors retourné vers mon Seigneur et Il a dit : “Elles sont cinq et en même temps cinquante, et ce qui a été dit ne sera pas changé.” Je suis alors retourné vers Moïse et il a dit : “Retourne voir ton Seigneur.” J’ai alors dit : “J’ai honte devant mon Seigneur.” Gabriel a alors voyagé avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au lotus de la limite. De nombreuses couleurs le couvraient, que je ne connais pas. Ensuite, j’ai été admis au Paradis et j’y ai vu des dômes de perles et son sol de musc
- Sahih Muslim, n°416
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه, d’après Malik ibn Sa’sa’ (ou peut-être un homme de sa tribu) : Le Prophète d’Allah ﷺ a dit : « J’étais près de la Maison (la Ka’bah), dans un état entre le sommeil et l’éveil, quand j’ai entendu quelqu’un dire : “Il est le troisième parmi deux personnes.” Puis il est venu vers moi et m’a emmené avec lui. Un bassin en or contenant de l’eau de Zamzam m’a été apporté et mon cœur a été ouvert jusqu’à telle ou telle partie. Qatada a dit : J’ai demandé qui était avec moi (c’est-à-dire le narrateur) et ce qu’il voulait dire par “telle ou telle partie”. Il a répondu : (Cela signifie que le cœur a été ouvert) jusqu’à la partie inférieure de son abdomen. (Le hadith continue ainsi :) Mon cœur a été extrait, lavé avec l’eau de Zamzam, puis remis à sa place, après quoi il a été rempli de foi et de sagesse. On m’a ensuite amené une monture blanche appelée al-Buraq, plus grande qu’un âne et plus petite qu’une mule. Sa foulée était aussi longue que l’œil pouvait voir. Je suis monté dessus, puis nous sommes partis jusqu’à ce que nous atteignions le ciel le plus bas. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a demandé : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “Gabriel.” On lui a encore demandé : “Qui est avec toi ?” Il a répondu : “Muhammad ﷺ.” On a demandé : “A-t-il été envoyé ?” Gabriel a dit : “Oui.” (Le Prophète) a dit : Alors la porte nous a été ouverte (et on a dit) : “Bienvenue à lui ! Quelle arrivée bénie.” Nous sommes alors arrivés à Adam (paix sur lui). Et il (le narrateur) a raconté tout le récit du hadith. (Le Prophète) a précisé qu’il a rencontré Jésus au deuxième ciel, Yahya (paix sur eux deux) au troisième, Yusuf au troisième, Idris au quatrième, Haroun au cinquième (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur eux). Puis nous avons continué jusqu’à atteindre le sixième ciel, où nous avons rencontré Moïse (paix sur lui) et je l’ai salué. Il a dit : “Bienvenue, frère vertueux et prophète vertueux.” Et quand je suis passé devant lui, il a pleuré, et une voix a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” Il a dit : “Mon Seigneur, voici un jeune homme que Tu as envoyé après moi comme prophète, et ses fidèles entreront au Paradis plus nombreux que les miens.” Nous avons ensuite continué jusqu’au septième ciel, où j’ai rencontré Ibrahim. Le narrateur a rapporté dans ce hadith que le Prophète d’Allah ﷺ a dit qu’il a vu quatre rivières couler depuis la racine du lotus de la limite : deux rivières visibles et deux cachées. J’ai dit : “Ô Gabriel, quelles sont ces rivières ?” Il a répondu : “Les deux cachées sont les rivières du Paradis, et les deux visibles sont le Nil et l’Euphrate.” Ensuite, la Maison peuplée (Bayt al-Ma’mur) m’a été montrée. J’ai dit : “Ô Gabriel, qu’est-ce que c’est ?” Il a répondu : “C’est la Maison peuplée. Soixante-dix mille anges y entrent chaque jour et, après en être sortis, ils n’y reviennent jamais.” Deux récipients m’ont alors été apportés, l’un contenant du vin et l’autre du lait, et on les a placés devant moi. J’ai choisi le lait. On a dit : “Tu as bien fait. Allah guidera ta communauté sur la voie naturelle grâce à toi.” Ensuite, cinquante prières quotidiennes m’ont été rendues obligatoires. Et il a rapporté la suite du hadith jusqu’à la fin
- Sahih Muslim, n°439
Rapporté par Masruq : J’étais allongé chez ‘Aïsha رضي الله عنها quand elle a dit : Ô Abu ‘Aïsha (le surnom de Masruq), il y a trois choses ; celui qui affirme l’une d’elles invente le plus grand mensonge contre Allah. Je lui ai demandé lesquelles. Elle a dit : Celui qui pense que Muhammad ﷺ a vu son Seigneur (avec ses yeux) a inventé le plus grand mensonge contre Allah. J’étais allongé puis je me suis assis et j’ai dit : Mère des croyants, attends un peu et ne te précipite pas. Allah (le Tout-Puissant et le Majestueux) n’a-t-Il pas dit : « Il l’a certes vu à l’horizon clair » (Coran, 81:23) et « Il l’a certes vu lors d’une autre descente » (Coran, 53:13) ? Elle a répondu : Je suis la première de cette communauté à avoir interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et il a dit : « C’est en vérité Gabriel. Je ne l’ai jamais vu dans sa forme originelle dans laquelle il a été créé, sauf lors de ces deux occasions (auxquelles ces versets font référence) ; je l’ai vu descendre du ciel et remplir l’espace entre le ciel et la terre par la grandeur de sa taille. » Elle a dit : N’as-tu pas entendu Allah dire : « Les regards ne peuvent L’atteindre, mais Lui atteint tous les regards. Il est Subtil et Parfaitement Connaisseur » (Coran, 6:103) ? (Elle, c’est-à-dire ‘Aïsha, a ajouté) : N’as-tu pas entendu qu’Allah dit : « Il n’appartient à aucun être humain qu’Allah lui parle autrement que par révélation, ou de derrière un voile, ou en envoyant un messager qui révèle, avec Sa permission, ce qu’Il veut. Il est, en vérité, le Très-Haut, le Sage » (Coran, 42:51) ? Elle a dit : Celui qui pense que le Messager d’Allah ﷺ a caché quoi que ce soit du Livre d’Allah invente le plus grand mensonge contre Allah. Allah dit : « Ô Messager, transmets ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, alors tu n’auras pas transmis Son message. Et Allah te protégera des gens. Allah ne guide pas les gens mécréants » (Coran, 5:67). Elle a dit : Celui qui pense qu’il pouvait annoncer ce qui allait arriver demain invente le plus grand mensonge contre Allah. Et Allah dit : « Dis : “Nul dans les cieux et sur la terre ne connaît l’inconnaissable, sauf Allah, et ils ne savent pas quand ils seront ressuscités.” » (Coran, 27:)
- Sahih Muslim, n°440
Rapporté par Dawud sur les mêmes autorités, comme le hadith rapporté plus haut par Ibn ‘Uliyya, et il a ajouté : Elle (‘Aïsha) a dit : Si Muhammad avait caché quoi que ce soit de ce qui lui a été révélé, il aurait certainement caché ce verset : « Et quand tu as dit à celui qu’Allah avait comblé de bienfaits, et toi aussi tu l’avais comblé de bienfaits : “Garde ta femme pour toi et crains Allah”, et tu cachais en toi ce qu’Allah allait rendre public, et tu craignais les gens, alors qu’Allah a plus de droit que tu Le craignes. »
- Sahih Muslim, n°441
Rapporté par Masruq : J’ai demandé à ‘Aïsha رضي الله عنها si Muhammad ﷺ avait vu son Seigneur. Elle a répondu : Gloire à Allah, mes cheveux se sont dressés quand tu as dit cela, puis il (Masruq) a rapporté le hadith comme mentionné plus haut. Le hadith rapporté par Dawud est plus complet et plus long
- Sahih Muslim, n°473
Rapporté par Yazid al-Faqir : Cette opinion des Khawarij (c’est-à-dire que ceux qui commettent de grands péchés seront éternellement condamnés à l’Enfer) m’obsédait, et nous sommes partis en grand nombre pour accomplir le Hajj et ensuite propager les idées des Khawarij. Nous sommes passés par Médine et avons trouvé Jabir b. 'Abdullah assis près d’une colonne, racontant aux gens les hadiths du Prophète ﷺ. Lorsqu’il mentionna les habitants de l’Enfer, je lui dis : « Ô compagnon du Messager d’Allah, que racontes-tu alors qu’Allah dit : “Quiconque Tu fais entrer dans le Feu, Tu l’as vraiment humilié” (Coran, iii. 192) ; et “Tous ceux qui essaieront d’en sortir y seront rejetés” (Coran, xxxii. 20) ? Que dis-tu donc ? » Il répondit : « As-tu lu le Coran ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « As-tu entendu parler du rang élevé de Muhammad ﷺ, que Dieu lui accordera ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Ce rang de Muhammad ﷺ est d’une grande gloire, et c’est par cela qu’Allah fera sortir qui Il veut. » Il décrivit alors le Pont et le passage des gens dessus, puis il dit : « Je crains de ne pas me souvenir de tout, mais je me rappelle que des gens sortiront de l’Enfer après y être entrés, et il dit : Ils en sortiront comme si c’étaient des morceaux de bois d’ébène. » Le narrateur dit : « Ils entreront dans une rivière, l’une des rivières du Paradis, s’y baigneront, puis en sortiront aussi blancs que du papier. » Nous sommes repartis et avons dit : « Malheur à vous ! Comment cet homme âgé pourrait-il mentir au sujet du Messager d’Allah ﷺ ? » Nous avons abandonné les vues des Khawarij, et, par Allah, chacun de nous a quitté ce groupe sauf un homme. Une déclaration similaire a été faite par Abu Nu'aim
- Sahih Muslim, n°475
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah rassemblera les gens le Jour de la Résurrection et ils seront préoccupés par cela. » Ibn Ubaid a dit : « Ils recevront une inspiration divine à ce sujet et diront : ‘Si nous pouvions demander l’intercession auprès de notre Seigneur, nous pourrions être délivrés de cette situation.’ » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils viendront voir Adam et lui diront : ‘Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre main, a insufflé en toi de Son esprit et a ordonné aux anges de se prosterner devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur afin qu’Il nous délivre de cette situation.’ » Il dira : « Je ne suis pas en position de le faire », et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela ; il dira : « Allez voir Noé, le premier messager envoyé après moi par Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils iront voir Noé (paix sur lui). Il dira : ‘Je ne suis pas en position de le faire pour vous’, et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : ‘Allez voir Ibrahim (paix sur lui), qu’Allah a pris pour ami.’ » Ils iront voir Ibrahim (paix sur lui), qui dira : « Je ne suis pas en position de le faire pour vous », et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : « Allez voir Moïse (paix sur lui), avec qui Allah a parlé et à qui Il a donné la Torah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ils iront voir Moïse (paix sur lui), qui dira : ‘Je ne suis pas en position de le faire pour vous’, et rappellera sa faute, et aura honte devant son Seigneur à cause de cela, et dira : ‘Allez voir Jésus, l’Esprit d’Allah et Sa parole.’ » Il dira : « Je ne suis pas en position de le faire pour vous ; allez voir Muhammad ﷺ, un serviteur dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés. » Le narrateur dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ils viendront à moi et je demanderai la permission à mon Seigneur, qui me l’accordera. Quand je Le verrai, je me prosternerai, et Allah me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu, demande et il te sera donné, intercède et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’aura enseignées. J’intercéderai alors, mais une limite me sera fixée. Je les sortirai du Feu et les ferai entrer au Paradis (selon la limite). Je reviendrai ensuite, me prosternerai, et Allah me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il sera dit : “Relève-toi, ô Muhammad, parle et tu seras entendu, demande et il te sera donné, intercède et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’aura enseignées. J’intercéderai alors, et une limite me sera fixée. Je les sortirai du Feu et les ferai entrer au Paradis. » Le narrateur dit : Je ne me souviens plus si le Prophète ﷺ a dit la troisième ou la quatrième fois : « Ô mon Seigneur, il ne reste plus dans le Feu que ceux que le Coran a retenus, c’est-à-dire ceux qui y sont condamnés pour l’éternité. » Ibn Ubaid a dit dans un autre récit : Qatada a dit : « ceux dont le séjour éternel est obligatoire »
- Sahih Muslim, n°479
Rapporté par Ma'bad b. Hilal al 'Anazi : Nous sommes allés voir Anas b. Malik par l’intermédiaire de Thabit et nous sommes arrivés chez lui alors qu’il priait la prière du matin. Thabit a demandé la permission pour nous et nous sommes entrés, et il a fait asseoir Thabit avec lui sur son lit. Thabit lui a dit : « Ô Abu Hamza (surnom d’Anas b. Malik), tes frères de Bassora te demandent de leur raconter le hadith de l’intercession. » Il a dit : « Muhammad ﷺ nous a raconté : Le Jour de la Résurrection, des gens se précipiteront les uns vers les autres, déconcertés. Ils iront voir Adam et lui diront : “Intercède auprès de ton Seigneur pour ta descendance.” Il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Ibrahim (paix sur lui), car il est l’ami d’Allah.” Ils iront voir Ibrahim, mais il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Moïse, car il est l’interlocuteur d’Allah.” Ils iront voir Moïse, mais il dira : “Je ne suis pas digne de cela, mais allez voir Jésus, car il est l’Esprit d’Allah et Sa parole.” Ils iront voir Jésus, et il dira : “Je ne suis pas digne de cela ; allez plutôt voir Muhammad ﷺ.” Ils viendront à moi, et je dirai : “Je suis en mesure de le faire.” J’irai demander la permission à mon Seigneur, qui me l’accordera. Je me tiendrai alors devant Lui et Le louerai avec des louanges que je ne peux pas faire maintenant, mais qu’Allah m’inspirera. Je me prosternerai alors, et il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon Seigneur, mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur une foi du poids d’un grain de blé ou d’orge.” J’irai le faire ; puis je reviendrai vers mon Seigneur et Le louerai avec ces louanges (qu’Allah m’aura enseignées), puis je me prosternerai. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur une foi du poids d’une graine de moutarde.” J’irai le faire. Je reviendrai encore vers mon Seigneur, Le louerai avec ces louanges, puis me prosternerai. Il me sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.” Je dirai : “Mon Seigneur, mon peuple, mon peuple.” Il me sera dit : “Va et fais sortir de l’Enfer celui qui a dans son cœur autant de foi que la plus petite, la plus petite, la plus petite graine de moutarde.” J’irai le faire. » C’est le hadith qu’Anas nous a rapporté. Nous sommes sortis de chez lui et, arrivés dans la partie haute du cimetière de Jabban, nous avons dit : « Si seulement nous rencontrions Hasan pour le saluer ! » Il se cachait dans la maison d’Abu Khalifa. Ma'bad b. Hilal, le narrateur, dit : « Nous sommes allés le voir, l’avons salué et dit : “Ô Abu Sa'id, nous venons de ton frère Abu Hamza (Anas), et nous n’avons jamais entendu un hadith comme celui-ci sur l’intercession.” Il dit : “Racontez-le.” Nous avons raconté le hadith. Il dit : “Racontez-le encore.” Nous avons dit : “Il ne nous en a pas dit plus.” Il dit : “Il nous l’a raconté il y a vingt ans, quand il était fort et en bonne santé. Il a en fait omis quelque chose. Je ne sais pas si le vieil homme a oublié ou s’il a volontairement évité de vous le dire de peur que vous ne vous reposiez dessus et négligiez les bonnes actions.” Nous lui avons dit : “Raconte-le nous”, et il a ri et dit : “Il y a de la précipitation dans la nature humaine. Je ne vous en aurais pas parlé si je n’avais pas voulu vous le raconter.” (Et il ajouta que le Prophète ﷺ a dit :) “Je reviendrai alors vers mon Seigneur une quatrième fois, Le louerai avec ces louanges, puis me prosternerai. Il me sera dit : ‘Ô Muhammad, relève ta tête, parle et tu seras entendu ; demande et il te sera accordé ; intercède et ton intercession sera acceptée.’ Je dirai : ‘Ô mon Seigneur, permets-moi d’intercéder pour celui qui a dit : Il n’y a de dieu qu’Allah.’ Il (le Seigneur) dira : ‘Cela ne t’appartient pas, mais par Ma Gloire, Ma Majesté, Ma Grandeur et Ma Puissance, Je ferai certainement sortir celui qui a dit : Il n’y a de dieu qu’Allah.’” Ma'bad, le narrateur, dit : « J’atteste que le hadith transmis par Hasan a été entendu par lui d’Anas b. Malik, et je vois qu’il l’a rapporté il y a vingt ans, alors qu’il était en pleine forme. »
- Sahih Muslim, n°480
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Un jour, on apporta de la viande au Messager d’Allah ﷺ et on lui présenta une épaule, une partie qu’il appréciait. Il en coupa un morceau avec ses dents et dit : « Je serai le chef de l’humanité au Jour de la Résurrection. Savez-vous pourquoi ? Allah rassemblera, sur une même plaine, les premiers et les derniers (de l’humanité) au Jour de la Résurrection. Alors, la voix d’un annonceur sera entendue par tous, les regards traverseront la foule, et le soleil s’approchera. Les gens ressentiront alors une angoisse, une inquiétude et une détresse insupportables, au point qu’ils ne pourront ni supporter ni rester debout. Certains diront aux autres : “Ne voyez-vous pas dans quelle situation nous sommes ? Ne voyez-vous pas le malheur qui nous a frappés ? Pourquoi ne cherchez-vous pas quelqu’un pour intercéder en votre faveur auprès de votre Seigneur ?” Certains diront : “Allez voir Adam.” Ils iront donc voir Adam et lui diront : “Ô Adam, tu es le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre Main, Il a insufflé en toi de Son esprit et Il a ordonné aux anges de se prosterner devant toi. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Adam dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. Il m’a interdit de m’approcher de cet arbre et je Lui ai désobéi. Je ne pense qu’à moi-même. Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.” Ils iront voir Noé et lui diront : “Ô Noé, tu es le premier des Messagers envoyés sur terre (après Adam), et Allah t’a appelé ‘Serviteur reconnaissant’. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Il dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai prononcé une malédiction contre mon peuple. Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même ; allez plutôt voir Ibrahim (paix sur lui).” Ils iront voir Ibrahim et lui diront : “Tu es le Messager d’Allah et Son Ami parmi les habitants de la terre ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Ibrahim leur dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” (Ibrahim mentionnera alors ses paroles mensongères et dira :) “Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même. Allez voir quelqu’un d’autre : allez voir Moïse.” Ils iront voir Moïse (paix sur lui) et lui diront : “Ô Moïse, tu es le Messager d’Allah, Allah t’a honoré par Sa mission et Sa parole parmi les gens. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Moïse (paix sur lui) leur dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. En fait, j’ai tué une personne que je n’avais pas reçu l’ordre de tuer. Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même. Allez plutôt voir Jésus (paix sur lui).” Ils iront voir Jésus et lui diront : “Ô Jésus, tu es le Messager d’Allah, tu as parlé aux gens dès le berceau, tu es Sa Parole qu’Il a envoyée à Marie, et un esprit venant de Lui ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Jésus (paix sur lui) dira : “Mon Seigneur est en colère aujourd’hui comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” Il ne mentionnera aucun péché de sa part. (Il dira simplement :) “Je ne pense qu’à moi-même, je ne pense qu’à moi-même ; allez voir quelqu’un d’autre : allez voir Muhammad ﷺ.” Ils viendront alors à moi et diront : “Ô Muhammad, tu es le Messager d’Allah et le dernier des prophètes. Allah t’a pardonné tous tes péchés passés et futurs. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ; ne vois-tu pas dans quelle détresse nous sommes ? Ne vois-tu pas le malheur qui nous a frappés ?” Je partirai alors et je me placerai sous le Trône, puis je me prosternerai devant mon Seigneur. Allah me révélera alors des louanges et des glorifications qu’Il n’a révélées à personne avant moi. Il dira ensuite : “Muhammad, relève la tête ; demande, et cela te sera accordé ; intercède, et ton intercession sera acceptée.” Je relèverai alors la tête et je dirai : “Ô mon Seigneur, ma communauté, ma communauté.” Il sera dit : “Ô Muhammad, fais entrer par la porte droite du Paradis ceux de ta communauté qui n’auront pas de comptes à rendre.” Ils partageront avec les autres une autre porte que celle-ci. Le Prophète ajouta : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, la distance entre les deux battants d’une porte du Paradis est aussi grande qu’entre La Mecque et Hajar, ou entre La Mecque et Busra. »
- Sahih Muslim, n°481
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : On présenta au Messager d’Allah ﷺ un plat de pain tendre, de soupe et de viande. Il prit une partie de l’épaule, qu’il aimait le plus. Il en coupa un morceau avec ses dents et dit : « Je serai le chef de l’humanité au Jour de la Résurrection. » Il coupa une seconde fois la viande et dit : « Je suis le chef de l’humanité au Jour de la Résurrection. » Voyant que ses compagnons ne lui demandaient rien à ce sujet, il dit : « Pourquoi ne demandez-vous pas : Comment cela se fera-t-il ? » Ils dirent : « Comment cela se fera-t-il, Messager d’Allah ? » Il répondit : « Les gens se tiendront devant le Seigneur des mondes. » Le reste du hadith a été rapporté comme celui transmis par Abu Hayyan, d’après Abu Zur’a, avec dans l’histoire d’Ibrahim cette précision supplémentaire : il mentionna ses paroles à propos de l’étoile : “Voici mon Seigneur”, et ses paroles à propos de leurs idoles : “Mais c’est le plus grand d’entre eux qui a fait cela”, et ses paroles : “Je suis malade”. Le Prophète ﷺ dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, la distance entre les deux battants d’une porte du Paradis est comme celle entre La Mecque et Hajar, ou entre Hajar et La Mecque. Je ne me souviens plus dans quel ordre il l’a dit (si c’est La Mecque et Hajar ou Hajar et La Mecque). »
- Sahih Muslim, n°482
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه et Hudhayfa رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Béni et le Très-Haut, rassemblera les gens. Les croyants resteront debout jusqu’à ce que le Paradis soit rapproché d’eux. Ils iront voir Adam et diront : “Ô notre père, ouvre-nous les portes du Paradis.” Il dira : “Ce qui vous a fait sortir du Paradis, c’est le péché de votre père Adam. Je ne suis pas en mesure de le faire ; allez plutôt voir mon fils Ibrahim, l’Ami d’Allah.” (Le Prophète ﷺ dit :) Ibrahim dira : “Je ne suis pas en mesure de le faire. J’ai été l’Ami d’Allah depuis très longtemps ; allez plutôt voir Moïse (paix sur lui), à qui Allah a parlé.” Ils iront voir Moïse (paix sur lui), mais il dira : “Je ne suis pas en mesure de le faire ; allez plutôt voir Jésus, la Parole d’Allah et Son Esprit.” Jésus (paix sur lui) dira : “Je ne suis pas en mesure de le faire.” Ils viendront alors à Muhammad ﷺ. Il lui sera alors permis d’ouvrir la porte du Paradis. La confiance et les liens de parenté seront envoyés et se tiendront à droite et à gauche du Pont, et les premiers d’entre vous passeront aussi vite qu’un éclair. (Le narrateur dit :) J’ai dit : « Ô toi qui m’es plus cher que mon père et ma mère, qu’est-ce qui ressemble au passage de l’éclair ? » Il dit : « N’as-tu pas vu l’éclair, comment il passe puis revient en un clin d’œil ? » Ensuite (ils passeront) comme le vent, puis comme un oiseau, et la rapidité des gens dépendra de leurs actions. Votre Prophète sera debout sur le Pont en disant : “Ô mon Seigneur, sauve ! sauve !” (Les gens continueront à passer) jusqu’à ce que les actions des serviteurs s’épuisent, jusqu’à ce qu’un homme ait du mal à avancer et ne puisse que ramper. (Le narrateur dit :) De chaque côté du Pont, des crochets seront suspendus, prêts à attraper ceux qu’ils devront attraper. Certains réussiront à traverser ce Pont, et d’autres seront entassés en Enfer. Par Celui qui détient la vie d’Abu Huraira dans Sa main, il faudrait soixante-dix ans pour atteindre le fond de l’Enfer
- Sahih Muslim, n°486
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’irai à la porte du Paradis le Jour de la Résurrection et je demanderai qu’on l’ouvre. Le gardien dira : “Qui es-tu ?” Je répondrai : “Muhammad.” Il dira alors : “C’est pour toi que j’ai reçu l’ordre d’ouvrir, et pour personne avant toi.” »
- Sahih Muslim, n°497
Rapporté par Muhammad ibn ‘Abd al-A’la رضي الله عنه : Mu’tamir nous a rapporté d’après son père, qui le tenait d’Anas, que le Messager d’Allah ﷺ a dit, puis il a rapporté le hadith comme celui transmis par Qatada d’après Anas
- Sahih Muslim, n°499
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a récité les paroles d’Allah, le Grand et le Glorieux, qu’Ibrahim a prononcées : « Mon Seigneur ! Ils ont égaré beaucoup de gens ; mais celui qui me suit est des miens » (Coran, 14 : 35), et Jésus (paix sur lui) a dit : « Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs ; et si Tu leur pardonnes, c’est Toi le Puissant, le Sage » (Coran, 5 : 117). Puis il leva les mains et dit : « Ô Seigneur, ma communauté, ma communauté », et il pleura. Alors Allah, le Très-Haut et l’Exalté, dit : « Ô Gabriel, va vers Muhammad (même si ton Seigneur le sait parfaitement) et demande-lui : Qu’est-ce qui te fait pleurer ? » Gabriel (paix sur lui) vint alors à lui et lui demanda, et le Messager d’Allah ﷺ lui expliqua ce qu’il avait dit (bien qu’Allah le sache parfaitement). Allah dit alors : « Ô Gabriel, va vers Muhammad et dis-lui : Nous te satisferons au sujet de ta communauté et Nous ne te contrarierons pas. »
- Sahih Muslim, n°503
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque ce verset fut révélé : « Et avertis tes proches », le Messager d’Allah ﷺ se leva sur le mont Safa et dit : « Ô Fatima, fille de Muhammad. Ô Safiya, fille de Abd al-Muttalib. Ô fils de Abd al-Muttalib. Je n’ai rien qui puisse vous être utile auprès d’Allah ; vous pouvez me demander ce que vous voulez de mes biens de ce monde. »
- Sahih Muslim, n°504
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Lorsque ce verset lui fut révélé : « Avertis tes proches », le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ô gens de Quraysh, rachetez-vous auprès d’Allah, je ne peux rien pour vous contre Allah ; ô fils de Abd al-Muttalib, je ne peux rien pour vous contre Allah ; ô Abbas ibn Abd al-Muttalib, je ne peux rien pour toi contre Allah ; ô Safiya (tante du Messager d’Allah), je ne peux rien pour toi contre Allah ; ô Fatima, fille de Muhammad, demande-moi ce que tu veux, mais je ne peux rien pour toi contre Allah. »
- Sahih Muslim, n°507
Rapporté par Muhammad b. Abd al-A'la, Mu'tamir, Abu 'Uthman, Zuhair b. 'Amr et Qabisa b. Mukhariq : Ce hadith est rapporté du Messager d’Allah ﷺ par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°508
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Lorsque ce verset fut révélé : « Et avertis tes proches parents » (ainsi que ton groupe choisi parmi eux), le Messager d’Allah ﷺ partit jusqu’à ce qu’il grimpe sur le mont Safa et appela à haute voix : « Soyez vigilants ! » Ils dirent : « Qui crie ainsi ? » On répondit : « C’est Muhammad. » Ils se rassemblèrent autour de lui et il dit : « Ô fils d’untel, ô fils d’untel, ô fils d’Abd Manaf, ô fils d’Abd al-Muttalib. » Ils se regroupèrent autour de lui. Le Prophète ﷺ leur dit : « Si je vous annonçais que des cavaliers sortaient au pied de cette montagne, me croiriez-vous ? » Ils répondirent : « Nous n’avons jamais entendu de mensonge de ta part. » Il dit alors : « Eh bien, je suis un avertisseur pour vous avant un châtiment sévère. » Le narrateur rapporte qu’Abu Lahab dit alors : « Que tu sois perdu ! Est-ce pour cela que tu nous as réunis ? » Le Prophète ﷺ se leva alors, et ce verset fut révélé : « Que périssent les mains d’Abu Lahab, et il a certes péri » (sourate CXI, verset 1). A’mash a récité cela jusqu’à la fin de la sourate
- Sahih Muslim, n°512
Rapporté par Muhammad b. Hatim, Yahya b. Sa'id, Abu Sufyan, 'Abbas b. 'Abd al-Muttalib et d’autres : Ce hadith est rapporté du Prophète ﷺ comme celui rapporté par Abu 'Uwana selon la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°521
Rapporté par Muhammad b. Ziyad : J’ai entendu Abu Huraira raconter ceci : J’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ un hadith semblable à celui rapporté par al-Rabi’
- Sahih Muslim, n°536
Rapporté par Muhammad b. Muthanna, Ibn Bashshar, Muhammad b. Ja’far, Shu’ba : Un hadith similaire a été rapporté du Prophète ﷺ avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°553
Rapporté par ‘Uqba b. ‘Amir رضي الله عنه : Nous avions la charge de garder les chameaux. Un soir, quand c’était mon tour, je suis revenu après les avoir fait paître et j’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ debout, s’adressant aux gens. J’ai entendu ces paroles : « Si un musulman fait bien ses ablutions, puis se lève et prie deux unités de prière avec son cœur et son visage tournés vers Allah, le Paradis lui sera garanti. » J’ai dit : « Quelle belle chose ! » Un narrateur avant moi a dit : « La première chose était encore meilleure. » J’ai regardé, c’était ‘Umar qui a dit : « Je vois que tu viens d’arriver. » Puis il a dit : « Si l’un d’entre vous fait ses ablutions, les complète bien, puis dit : “J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est le serviteur d’Allah et Son Messager”, les huit portes du Paradis lui seront ouvertes et il pourra entrer par celle qu’il voudra. »
- Sahih Muslim, n°554
Rapporté par Uqba b. ‘Amir al-Juhani رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit, puis a rapporté un hadith similaire à celui ci-dessus, sauf qu’il a dit : « Celui qui fait ses ablutions et dit : ‘J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, l’Unique, sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.’ »
- Sahih Muslim, n°561
Rapporté par Hammam b. Munabbih : Voici ce qu’Abu Huraira nous a transmis de Muhammad, le Messager d’Allah ﷺ, et il a mentionné plusieurs hadiths, dont celui-ci : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un de vous fait ses ablutions, qu’il aspire de l’eau dans ses narines puis les nettoie. »
- Sahih Muslim, n°716
Rapporté par Thauban, l’affranchi du Messager d’Allah ﷺ : Alors que je me tenais près du Messager d’Allah ﷺ, un rabbin juif est venu et a dit : « Que la paix soit sur toi, ô Muhammad. » Je l’ai repoussé d’une telle manière qu’il allait tomber. Il m’a dit : « Pourquoi me repousses-tu ? » J’ai répondu : « Pourquoi ne dis-tu pas : Ô Messager d’Allah ? » Le Juif a dit : « Nous l’appelons par le nom que sa famille lui a donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mon nom est Muhammad, c’est ainsi que ma famille m’a nommé. » Le Juif dit : « Je suis venu te poser une question. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Si cela peut t’être utile, veux-tu que je te réponde ? » Il répondit : « Je t’écoute. » Le Messager d’Allah ﷺ traça une ligne avec le bâton qu’il tenait, puis dit : « Demande ce que tu veux. » Le Juif demanda : « Où seront les humains le Jour où la terre sera changée en une autre terre et les cieux aussi ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Ils seront dans l’obscurité près du Pont. » Le Juif demanda encore : « Qui sera le premier à traverser ce pont ? » Il répondit : « Les pauvres parmi les réfugiés. » Le Juif demanda : « Qu’auront-ils pour petit-déjeuner en entrant au Paradis ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Une membrane du foie du poisson. » Le Juif demanda : « Et après cela, quel sera leur repas ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Un bœuf nourri dans les différentes parties du Paradis sera sacrifié pour eux. » Le Juif demanda : « Et leur boisson ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Ils boiront à la fontaine appelée “Salsabil”. » Le Juif dit : « Je suis venu te demander quelque chose que personne sur terre ne connaît, sauf un Prophète ou un ou deux hommes. » Le Prophète ﷺ répondit : « Cela te sera-t-il utile si je te le dis ? » Il répondit : « Je t’écoute. » Il dit alors : « Je veux te demander au sujet de l’enfant. » Le Prophète ﷺ répondit : « Le liquide de l’homme est blanc et celui de la femme (c’est-à-dire la partie centrale de l’ovule) est jaune. Quand ils ont un rapport et que le liquide de l’homme l’emporte sur celui de la femme, c’est un garçon qui est créé par la volonté d’Allah. Et si le liquide de la femme l’emporte, c’est une fille qui est créée par la volonté d’Allah. » Le Juif dit : « Ce que tu as dit est vrai ; tu es vraiment un Prophète. » Puis il repartit. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Il m’a interrogé sur des choses dont je n’avais aucune connaissance jusqu’à ce qu’Allah me les enseigne. »
- Sahih Muslim, n°743
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ prenait un bain après un rapport intime, il versait trois poignées d’eau sur sa tête. Hasan b. Muhammad lui a dit : « J’ai les cheveux épais. » Jabir a répondu : « Ô fils de mon frère, les cheveux du Messager d’Allah ﷺ étaient plus épais que les tiens et plus fins aussi. »
- Sahih Muslim, n°762
Rapporté par Mu’âdha : Elle a demandé à Aïsha : « Une femme qui a ses règles doit-elle rattraper les prières manquées pendant cette période ? » Aïsha a répondu : « Es-tu une Hurariya ? Les épouses du Messager d’Allah ﷺ ont eu leurs règles, mais lui a-t-il jamais ordonné de rattraper les prières manquées ? » Muhammad b. Ja’far a précisé : « Rattraper » signifie ici « accomplir ces prières. »
- Sahih Muslim, n°801
Rapporté par Muhammad ibn Amr ibn Ata’ : J’étais avec Ibn Abbas, et il a vu le Messager d’Allah ﷺ faire ainsi. Il est aussi rapporté que les mots sont : « Il (le Prophète ﷺ) a prié », sans mentionner le mot « gens »
- Sahih Muslim, n°842
Rapporté par Abu Mahdhura : Le Messager d’Allah ﷺ lui a enseigné l’Adhan ainsi : « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand ; J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, j’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. » Et il faut répéter encore : « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, j’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. Venez à la prière (deux fois). Venez au succès (deux fois). » Ishaq a ajouté : « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand ; il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°850
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand le muezzin dit : “Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand”, l’un de vous doit répondre : “Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand”. Quand il dit : “J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah”, il faut répondre : “J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah”. Quand il dit : “J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah”, il faut répondre : “J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah”. Quand il dit : “Venez à la prière”, il faut répondre : “Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah”. Quand il dit : “Venez au succès”, il faut répondre : “Il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah”. Quand il dit : “Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand”, il faut répondre : “Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand”. Et quand il dit : “Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah”, celui qui répond sincèrement du fond du cœur : “Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah”, entrera au Paradis. »
- Sahih Muslim, n°851
Rapporté par Sa’d ibn Abu Waqqas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui dit, en entendant le muezzin : “J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Je suis satisfait qu’Allah soit mon Seigneur, que Muhammad soit mon Messager et que l’islam soit ma religion”, ses péchés seront pardonnés. » Dans la version transmise par Ibn Rumh, il est dit : « Celui qui dit, en entendant le muezzin, et en vérité j’atteste… » Qutaiba n’a pas mentionné les mots : « Et moi. »
- Sahih Muslim, n°873
Rapporté par Mutarrif : Moi et ‘Imran ibn Husain avons prié derrière Ali ibn Abi Talib. Il prononçait le takbir en se prosternant, en se relevant de la prosternation, et en se levant après la position assise à la fin des deux unités de prière. Après la prière, ‘Imran a pris ma main et a dit : « Ali a prié comme Muhammad ﷺ », ou il a dit : « Il m’a rappelé la prière de Muhammad (que la paix soit sur lui). »
- Sahih Muslim, n°897
Rapporté par ‘Abdullah (b. Mas‘ud) : Lorsque nous priions derrière le Messager d’Allah ﷺ, nous avions l’habitude de dire : « Paix sur Allah, paix sur untel. » Un jour, le Messager d’Allah ﷺ nous a dit : « En vérité, Allah est Lui-même la Paix. Quand l’un de vous s’assoit pendant la prière, qu’il dise : “Toutes les paroles, tous les actes d’adoration et toutes les bonnes choses appartiennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah.” Car lorsqu’il dit cela, cela atteint tout serviteur vertueux dans les cieux et sur la terre. (Et il doit dire aussi) : “J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.” Ensuite, il peut choisir toute invocation qui lui plaît et la réciter. »
- Sahih Muslim, n°902
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran, et il disait : « Toutes les paroles, tous les actes d’adoration et toutes les bonnes choses appartiennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah. » Dans la version de Ibn Rumh, il est dit : « Comme il nous enseignait le Coran. »
- Sahih Muslim, n°904
Rapporté par Hattan b. ‘Abdullah al-Raqashi : J’ai prié avec Abu Musa al-Ash‘ari et, lorsqu’il était en position assise (qa‘da), quelqu’un dans l’assemblée a dit : « La prière a été rendue obligatoire en même temps que la piété et la zakat. » Quand Abu Musa a terminé la prière et salué, il s’est tourné vers les gens et a dit : « Qui parmi vous a dit cela ? » Un silence s’est installé. Il a répété : « Qui parmi vous a dit cela ? » Toujours le silence. Il a alors dit : « Hattan, c’est peut-être toi qui as dit cela. » J’ai répondu : « Non, ce n’est pas moi. J’avais peur que tu sois fâché contre moi à cause de cela. » Quelqu’un a alors dit : « C’est moi qui l’ai dit, et je n’avais que de bonnes intentions. » Abu Musa a dit : « Ne sais-tu pas ce que tu dois réciter dans ta prière ? Le Messager d’Allah ﷺ nous a parlé et nous a tout expliqué, et il nous a appris comment prier correctement. Il a dit : “Quand vous priez, alignez vos rangs et que l’un d’entre vous soit l’imam. Dites le takbir quand il le dit, et quand il récite : ‘Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni les égarés’, dites : Amin. Allah vous répondra. Quand il dit le takbir, dites-le aussi, car l’imam s’incline avant vous et se relève avant vous.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’un équivaut à l’autre.” Et quand il dit : ‘Allah entend celui qui Le loue’, dites : ‘Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange’, car Allah, le Très-Haut et le Glorieux, nous a accordé cela par la langue de Son Messager ﷺ : ‘Allah entend celui qui Le loue.’ Et quand il dit le takbir et se prosterne, dites aussi le takbir et prosternez-vous, car l’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘L’un équivaut à l’autre.’ Et quand il s’assoit pour le tashahhud, les premiers mots de chacun d’entre vous doivent être : ‘Toutes les paroles, tous les actes d’adoration et toutes les bonnes choses appartiennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.’ ”
- Sahih Muslim, n°907
Rapporté par Abdullah b. Zaid (celui à qui l’appel à la prière a été montré en rêve), d’après Abu Mas‘ud al-Ansari : Nous étions assis en compagnie de Sa‘id b. ‘Ubida lorsque le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous. Bashir b. Sa‘d a dit : « Allah nous a ordonné de prier pour toi. Messager d’Allah, comment devons-nous prier pour toi ? » Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux (et ce silence nous a tellement troublés que nous avons souhaité ne pas lui avoir posé la question). Puis il a dit : « Pour prier sur moi, dites : “Ô Allah, bénis Muhammad et les membres de sa famille comme Tu as béni la famille d’Ibrahim. Accorde Tes faveurs à Muhammad et aux membres de sa famille comme Tu as accordé Tes faveurs à la famille d’Ibrahim dans le monde. Tu es vraiment Digne de louange et de gloire.” Et pour la salutation, faites comme vous le savez. »
- Sahih Muslim, n°908
Rapporté par Ibn Abi Laila : Ka‘b b. ‘Ujra m’a rencontré et a dit : « Veux-tu que je t’offre un cadeau ? » Puis il a ajouté : « Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous et nous avons dit : “Nous avons appris comment te saluer, mais comment devons-nous prier pour toi ?” Il a dit : “Dites : Ô Allah, bénis Muhammad et sa famille comme Tu as béni la famille d’Ibrahim. Tu es vraiment Digne de louange et de gloire, ô Allah.” »
- Sahih Muslim, n°910
Rapporté par al-Hakam : Un hadith similaire a été rapporté, sauf qu’il a dit : « Bénis Muhammad ﷺ », et il n’a pas dit : « Ô Allah. »
- Sahih Muslim, n°911
Rapporté par Abu Humaid as-Sa‘idi : Les Compagnons du Prophète ﷺ ont dit : « Ô Messager d’Allah, comment devons-nous prier pour toi ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Dites : Ô Allah, bénis Muhammad, ses épouses et sa descendance comme Tu as béni Ibrahim, et accorde Tes faveurs à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance comme Tu as accordé Tes faveurs à la famille d’Ibrahim. Tu es vraiment Digne de louange et de gloire. »
- Sahih Muslim, n°956
Rapporté par une autre chaîne d’après Abou Hourayra رضي الله عنه, par Muhammad ibn Rafi’, Abou ‘l-Razzaq, Ma’mar, Hammam, avec en plus le mot « prière »
- Sahih Muslim, n°961
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière. Lorsqu’il a terminé, il s’est tourné vers nous et a dit : « Ô gens, je suis votre imam, alors ne me devancez pas dans l’inclinaison, la prosternation, le fait de vous lever ou de tourner (pour le salut), car je vous vois devant moi et derrière moi. » Puis il a ajouté : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, si vous pouviez voir ce que je vois, vous ririez peu et pleureriez beaucoup plus. » Ils ont demandé : « Qu’as-tu vu, Messager d’Allah ? » Il a répondu : « (J’ai vu) le Paradis et l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°1006
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ n’a ni récité le Coran aux djinns ni ne les a vus. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti avec certains de ses compagnons pour aller au marché de ‘Ukaz. À cette époque, il y avait des barrières entre les diables et les nouvelles du ciel, et des flammes étaient lancées contre eux. Alors les diables sont retournés vers leur peuple, qui leur a demandé : « Qu’est-ce qui vous est arrivé ? » Ils ont répondu : « Il y a maintenant des obstacles entre nous et les nouvelles du ciel, et des flammes sont lancées contre nous. » Ils ont dit : « Cela ne peut arriver que pour un événement important. Parcourez donc l’est et l’ouest de la terre et découvrez pourquoi il y a ces obstacles entre nous et les nouvelles du ciel. » Ils sont donc partis et ont parcouru l’est et l’ouest de la terre. Certains se sont dirigés vers Tihama, près du marché de ‘Ukaz, et le Prophète ﷺ dirigeait la prière du matin avec ses compagnons. Quand ils ont entendu le Coran, ils l’ont écouté attentivement et ont dit : « C’est cela qui a causé l’obstacle entre nous et les nouvelles du ciel. » Ils sont retournés vers leur peuple et ont dit : « Ô notre peuple, nous avons entendu un Coran étonnant qui guide vers le droit chemin ; nous y croyons et nous n’associerons jamais rien à notre Seigneur. » Et Allah, le Très-Haut et Glorieux, a révélé à Son Messager Muhammad ﷺ : « Dis : Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns a écouté » (Coran 72:)
- Sahih Muslim, n°1047
Rapporté par Hammam b. Munabbih : Voici ce qu’Abu Huraira nous a transmis de Muhammad, le Messager d’Allah ﷺ, et il a rapporté certains ahadith dont celui-ci : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous dirige la prière, il doit la raccourcir, car il y a parmi eux des personnes âgées et des faibles. Mais quand il prie seul, il peut la prolonger comme il veut. »
- Sahih Muslim, n°1057
Rapporté par Al-Bara' b. 'Azib : J’ai observé la prière de Muhammad ﷺ et j’ai vu que sa station debout, son inclinaison, le retour à la station debout après l’inclinaison, sa prosternation, son assise entre les deux prosternations, ainsi que sa prosternation et son assise entre la salutation et le départ, tout cela était presque de durée égale
- Sahih Muslim, n°1304
Rapporté par Abu Rafi‘ رضي الله عنه : J’ai accompli la prière du soir avec Abu Huraira, et lorsqu’il a récité : « Quand le ciel se fendra », il s’est prosterné. Je lui ai demandé : « Quelle est cette prosternation ? » Il a répondu : « Je me suis prosterné à ce verset derrière Abu al-Qasim (Muhammad ﷺ), et je continuerai à le faire jusqu’à ce que je le retrouve (dans l’au-delà). » Ibn Abu al-A‘la a dit : (Abu Huraira a ajouté :) « Je n’abandonnerai jamais cette prosternation. »
- Sahih Muslim, n°1460
Rapporté par Muhammad ibn ‘Amr ibn al-Hasan ibn ‘Ali : Quand Hajjaj est venu à Médine, nous avons interrogé Jabir ibn Abdullah sur les horaires de prière du Prophète ﷺ. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ faisait la prière du midi pendant la chaleur du zénith ; la prière de l’après-midi quand le soleil brillait encore ; la prière du soir quand le soleil était complètement couché ; et pour la prière de la nuit, il la retardait parfois et parfois il la faisait plus tôt. Quand il voyait ses compagnons rassemblés tôt, il priait tôt, et quand il les voyait arriver tard, il retardait la prière. Quant à la prière du matin, le Messager d’Allah ﷺ la faisait dans l’obscurité avant l’aube
- Sahih Muslim, n°1461
Rapporté par Muhammad ibn ‘Amr al-Hasan ibn ‘Ali : Hajjaj avait l’habitude de retarder les prières, alors nous avons interrogé Jabir ibn Abdullah, et le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°1489
Rapporté par Abu Sha'tha' : Alors que nous étions assis avec Abu Huraira رضي الله عنه dans une mosquée, un homme est sorti après l’appel à la prière. Abu Huraira l’a suivi du regard jusqu’à ce qu’il sorte, puis il a dit : « Cet homme a désobéi à Abu al-Qasim (Muhammad) ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1496
Rapporté par Mahmud b. al-Rabi' : 'Itban b. Malik, qui était un des compagnons du Messager d’Allah ﷺ, ayant participé à la bataille de Badr et faisant partie des Ansar, a raconté qu’il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Messager d’Allah, j’ai perdu la vue et je dirige la prière pour mon peuple. Quand il pleut fort, un courant d’eau se forme dans la vallée entre eux et moi, et je ne peux pas aller à leur mosquée pour diriger la prière. Je te demande donc de venir prier dans un coin de ma maison pour que je puisse en faire mon lieu de prière. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Si Allah le veut, je le ferai bientôt. » 'Itban a dit : Le lendemain, à l’aube, le Messager d’Allah ﷺ est venu avec Abu Bakr as-Siddiq. Il a demandé la permission d’entrer, je la lui ai donnée, et il n’a pas attendu pour s’asseoir. Il a dit : « Où veux-tu que je prie dans ta maison ? » J’ai montré un coin. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé, a prononcé « Allahou Akbar » pour commencer la prière, nous nous sommes mis derrière lui, il a prié deux unités puis a salué. Nous l’avons retenu pour le repas que nous avions préparé. Les voisins sont venus, il y a eu une bonne assemblée. L’un d’eux a dit : « Où est Malik b. Dukhshun ? » Quelqu’un a répondu : « C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne dites pas cela de lui. Ne voyez-vous pas qu’il dit : “La ilaha ill-Allah” et cherche par cela l’agrément d’Allah ? » Ils ont dit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Un autre a dit : « Nous voyons qu’il aime et soutient seulement les hypocrites. » Le Messager d’Allah ﷺ a répété : « En vérité, Allah a interdit le Feu à celui qui dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah” en cherchant l’agrément d’Allah. » Ibn Shihab a dit : J’ai demandé à Husain b. Muhammad al-Ansari à propos de ce hadith, et il l’a confirmé
- Sahih Muslim, n°1516
Rapporté par Ubayy b. Ka’b رضي الله عنه : Il y avait une personne parmi les Ansar dont la maison était à l’extrémité de Médine, mais il ne manquait jamais une prière avec le Messager d’Allah ﷺ. Nous avons eu pitié de lui et lui avons dit : « Ô untel, si tu achetais un âne, cela t’éviterait le sable brûlant et les bêtes de la terre. » Il a répondu : « Écoutez, par Allah, je n’aimerais pas que ma maison soit près de celle de Muhammad ﷺ. » J’ai été troublé par ses paroles et je suis allé en informer le Messager d’Allah ﷺ. Il l’a fait venir et il a répété exactement la même chose, en ajoutant qu’il espérait une récompense pour ses pas. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « En effet, tu auras la récompense que tu espères. »
- Sahih Muslim, n°1546
Rapporté par Muhammad : J’ai demandé à Anas si le Messager d’Allah ﷺ récitait le Qunut dans la prière de l’aube. Il a répondu : « Oui, il le faisait après le ruku’, pendant un court moment. »
- Sahih Muslim, n°1604
Rapporté par 'Abdullah b. 'Abbas رضي الله عنه : Il a dit au muezzin, un jour de pluie : « Quand tu as annoncé : “J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah ; j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah”, ne dis pas : “Venez à la prière”, mais annonce plutôt : “Priez dans vos maisons.” » Le narrateur dit que les gens n’étaient pas d’accord avec cela. Ibn 'Abbas a dit : « Vous êtes étonnés ? Celui qui est meilleur que moi l’a fait. La prière du vendredi est certes obligatoire, mais je n’aime pas vous obliger à sortir et marcher dans la boue et sur un sol glissant. »
- Sahih Muslim, n°1827
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ avait une natte qu’il utilisait pour faire une pièce la nuit et y prier, et les gens venaient prier avec lui. Il étendait la natte pendant la journée. Une nuit, les gens se sont rassemblés autour de lui. Il a alors dit : « Ô gens, faites les actes que vous pouvez supporter, car Allah ne se lasse pas, mais vous, vous vous lassez. Les actes les plus aimés d’Allah sont ceux qui sont faits régulièrement, même s’ils sont petits. » Et c’était l’habitude des membres de la famille de Muhammad ﷺ de toujours continuer ce qu’ils commençaient
- Sahih Muslim, n°1844
Rapporté par Abu Musa al-Ash’ari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Rafraîchissez sans cesse votre connaissance du Coran, car, par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, il s’échappe plus vite que les chameaux attachés. »
- Sahih Muslim, n°1893
Rapporté par les Compagnons de Muhammad ﷺ : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs directement des Compagnons de Muhammad ﷺ
- Sahih Muslim, n°1981
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Muhammad, le Messager d’Allah ﷺ, a dit : « Nous qui sommes les derniers, nous serons les premiers au Jour de la Résurrection. Mais les autres communautés ont reçu le Livre avant nous, et nous l’avons reçu après eux. Ce jour leur avait été prescrit, mais ils se sont opposés à son sujet. Allah nous a guidés vers ce jour, et ils sont venus après nous à ce sujet : les Juifs observent le jour suivant, et les Chrétiens celui d’après. »
- Sahih Muslim, n°2005
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ prononçait le sermon, ses yeux devenaient rouges, sa voix s’élevait et sa colère augmentait, au point qu’il ressemblait à quelqu’un qui avertit contre un ennemi en disant : « L’ennemi vous attaque le matin et aussi le soir. » Il disait aussi : « L’Heure dernière et moi avons été envoyés comme ces deux-là. » Et il joignait son index et son majeur. Il disait encore : « La meilleure parole est celle contenue dans le Livre d’Allah, et la meilleure voie est celle de Muhammad. Les pires choses sont les innovations, et chaque innovation est un égarement. » Il ajoutait : « Je suis plus cher à un musulman que sa propre personne. Celui qui laisse des biens, ils sont pour sa famille ; mais celui qui meurt endetté ou laisse des enfants sans soutien, c’est à moi d’en assumer la responsabilité. »
- Sahih Muslim, n°2006
Rapporté par Ja’far ibn Muhammad, d’après son père : J’ai entendu Jabir ibn ‘Abdullah dire que, lors du sermon du Messager d’Allah ﷺ, il louait Allah, Le glorifiait, puis élevait la voix (et la suite du hadith est similaire)
- Sahih Muslim, n°2008
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Dimad vint à La Mecque ; il appartenait à la tribu d’Azd Shanu’a et avait l’habitude de soigner ceux qui étaient sous l’emprise d’un charme. Il entendit des gens insensés de La Mecque dire que Muhammad ﷺ était ensorcelé. Il dit alors : « Si je rencontre cet homme, peut-être qu’Allah le guérira par mes mains. » Il le rencontra et dit : « Muhammad, je peux protéger celui qui est sous l’effet d’un charme, et Allah guérit qui Il veut par mes mains. Veux-tu cela ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Louange à Allah, nous Le louons, demandons Son aide ; celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, Unique, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. » Après cela, Dimad dit : « Répète ces paroles devant moi. » Le Messager d’Allah ﷺ les répéta trois fois. Dimad dit alors : « J’ai entendu les paroles des devins, des magiciens et des poètes, mais jamais je n’ai entendu de paroles comme les tiennes ; elles vont au fond des choses. Donne-moi ta main pour que je te prête serment d’allégeance à l’islam. » Il lui prêta donc serment. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ce serment est aussi pour ton peuple. » Il répondit : « Oui, pour mon peuple aussi. » Plus tard, une expédition envoyée par le Prophète ﷺ passa près de son peuple. Le chef de la troupe demanda : « Avez-vous trouvé quelque chose chez ces gens ? » Quelqu’un répondit : « J’ai trouvé un récipient pour l’eau. » Le chef dit : « Rendez-le, car il fait partie du peuple de Dimad. »
- Sahih Muslim, n°2029
Rapporté par Ibrahim ibn Muhammad ibn al-Muntashir رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°2089
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Il y eut une éclipse solaire à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Il se leva pour prier et resta debout très longtemps. Ensuite, il s’inclina longuement, puis releva la tête et resta debout longtemps, mais moins que la première fois. Il s’inclina de nouveau longuement, mais moins longtemps que la première inclinaison, puis se prosterna. Il se releva, resta debout longtemps, mais moins que la première fois, puis s’inclina longuement, mais moins que la première inclinaison. Il se releva, resta debout longtemps, mais moins que la première fois, puis s’inclina longuement, mais moins que la première inclinaison, puis se prosterna. Ensuite, il se retourna : le soleil brillait à nouveau et il s’adressa aux gens. Il loua Allah et dit : « Le soleil et la lune sont deux signes d’Allah ; ils ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Quand vous les voyez, glorifiez Allah, invoquez-Le, priez et faites l’aumône. Ô communauté de Muhammad, personne n’est plus indigné qu’Allah lorsque Son serviteur ou Sa servante commet la fornication. Ô gens de Muhammad, par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous pleureriez beaucoup et ririez peu. »
- Sahih Muslim, n°2103
Rapporté par Asma’ : Le soleil s’est éclipsé du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Je suis allée voir ‘Aïsha qui était en train de prier. Je lui ai demandé : « Pourquoi les gens prient-ils ainsi ? » Elle m’a fait signe vers le ciel avec la tête. J’ai dit : « Est-ce un signe inhabituel ? » Elle a répondu : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ se leva pour prier si longtemps que j’ai failli m’évanouir. J’ai pris une outre d’eau à côté de moi et j’ai commencé à verser de l’eau sur ma tête ou à m’asperger le visage. Le Messager d’Allah ﷺ termina alors la prière et le soleil redevint clair. Il s’adressa aux gens, loua et glorifia Allah, puis dit : « Il n’y a rien que je n’aie vu auparavant, mais je l’ai vu ici, à cet endroit. J’ai vu le Paradis et l’Enfer. Il m’a aussi été révélé que vous serez éprouvés dans vos tombes, comme lors de la tentation du Dajjal. » Asma’ a dit : Je ne sais pas quel mot il a utilisé (qariban ou mithl), « et chacun de vous sera amené et on lui demandera : “Que sais-tu de cet homme ?” Si la personne est croyante (Asma’ dit : je ne sais pas si c’était le mot al-Mu’min ou al-Mu’qin), elle dira : “C’est Muhammad, le Messager d’Allah. Il nous a apporté des signes clairs et la bonne direction. Nous avons répondu à son appel et nous lui avons obéi.” (Il répétera cela trois fois), et on lui dira : “Dors en paix. Nous savions déjà que tu croyais en lui.” » Ainsi, le croyant dormira paisiblement. Quant à l’hypocrite ou au sceptique (Asma’ dit : je ne sais pas si c’était al-Munafiq ou al-Murtad), il dira : « Je ne sais pas. J’ai juste répété ce que disaient les gens. »
- Sahih Muslim, n°2129
Rapporté par Umm Salama : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand vous rendez visite à un malade ou à un mort, invoquez le bien, car les anges disent “Amine” à tout ce que vous dites. » Elle a ajouté : Quand Abu Salama est décédé, je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ et j’ai dit : « Messager d’Allah, Abu Salama est mort. » Il m’a dit de dire : « Ô Allah, pardonne-moi et pardonne-lui (Abu Salama) et accorde-moi quelqu’un de meilleur que lui. » Je l’ai donc dit, et Allah m’a donné en échange Muhammad, qui est meilleur pour moi qu’Abu Salama
- Sahih Muslim, n°2170
Rapporté par Umm 'Atiyya رضي الله عنها : L’une des filles du Messager d’Allah ﷺ est décédée. Selon la version transmise par Ibn 'Ulayya : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous pendant que nous lavions sa fille. Dans la version de Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est entré chez nous lorsque sa fille est décédée. Le reste du hadith est identique à celui rapporté par Yazid b. Zurai' d’après Ayyub, d’après Muhammad, d’après Umm 'Atiyya
- Sahih Muslim, n°2230
Rapporté par Muhammad b. Munkadir : Il a dit : J’ai entendu de Mas'ud b. al-Hakam, qui l’a rapporté de Hadrat 'Ali, qu’il a dit : « Nous avons vu le Prophète ﷺ se lever pour un cercueil et nous nous sommes levés aussi ; il s’est assis et nous nous sommes également assis. »
- Sahih Muslim, n°2256
Rapporté par Muhammad ibn Qais رضي الله عنه : Il dit aux gens : « Voulez-vous que je vous raconte un hadith du Prophète ﷺ de ma part et de celle de ma mère ? » Nous pensions qu’il parlait de sa propre mère. Puis il rapporta que c’était ‘Aïsha رضي الله عنها qui avait raconté ceci : « Voulez-vous que je vous parle de moi et du Messager d’Allah ﷺ ? » Nous avons dit : « Oui. » Elle raconta : « Quand c’était mon tour pour que le Messager d’Allah ﷺ passe la nuit chez moi, il se tourna sur le côté, mit son manteau, retira ses chaussures et les posa près de ses pieds, étendit le coin de son châle sur son lit puis s’allongea jusqu’à ce qu’il pense que je m’étais endormie. Il prit doucement son manteau, remit ses chaussures lentement, ouvrit la porte et sortit, puis la referma doucement. J’ai couvert ma tête, mis mon voile et serré ma ceinture, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Baqi’. Il s’est tenu debout là-bas longtemps, puis il a levé les mains trois fois, puis il est revenu et je suis aussi revenue. Il a accéléré le pas et j’ai fait de même. Il s’est mis à courir et j’ai couru aussi. Il est rentré dans la maison et moi aussi. Je l’ai précédé et je me suis allongée sur le lit. Il est entré et a dit : “Pourquoi es-tu essoufflée, ô Aïsha ?” J’ai répondu : “Rien.” Il a dit : “Dis-le-moi ou le Subtil et l’Informé me le dira.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère te soient sacrifiés”, puis je lui ai tout raconté. Il a dit : “Est-ce ton ombre que j’ai vue devant moi ?” J’ai répondu : “Oui.” Il m’a donné une petite tape sur la poitrine que j’ai ressentie, puis il a dit : “As-tu pensé qu’Allah et Son Messager te feraient du tort ?” Elle a dit : “Tout ce que les gens cachent, Allah le sait.” Il a dit : “Gabriel est venu à moi quand tu m’as vu. Il m’a appelé et l’a caché de toi. J’ai répondu à son appel, mais je l’ai aussi caché de toi (car il n’est pas venu à toi), puisque tu n’étais pas entièrement couverte. J’ai pensé que tu dormais et je n’ai pas voulu te réveiller, de peur que tu ne sois effrayée. Gabriel m’a dit : ‘Ton Seigneur t’ordonne d’aller vers les habitants de Baqi’ (ceux qui sont dans les tombes) et de demander pardon pour eux.’” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, comment dois-je prier pour eux ?” Il a dit : “Dis : Que la paix soit sur les habitants de ce lieu (cimetière) parmi les croyants et les musulmans, et qu’Allah fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui viendront après, et, si Allah le veut, nous vous rejoindrons.” »
- Sahih Muslim, n°2299
Rapporté par Muhammad ibn Isma’il رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°2306
Rapporté par Ahnaf ibn Qais رضي الله عنه : Je suis venu à Médine et, alors que j’étais avec les notables de Quraysh, un homme au corps robuste, au visage rude et vêtu de vêtements grossiers est arrivé. Il s’est levé devant eux et a dit : « Annoncez la mauvaise nouvelle à ceux qui accumulent des richesses : des pierres seront chauffées dans le Feu de l’Enfer, puis posées sur leur poitrine jusqu’à ce qu’elles ressortent par l’omoplate, et posées sur l’omoplate jusqu’à ce qu’elles ressortent par la poitrine, et cela continuera ainsi. » Les gens ont baissé la tête, et je n’ai vu personne lui répondre. Il est parti, et je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il s’asseye près d’une colonne. Je lui ai dit : « J’ai vu que ces gens n’ont pas aimé ce que tu leur as dit et qu’ils ne comprennent rien. » Mon ami Abu al-Qasim (Muhammad) ﷺ m’a appelé, et j’ai répondu. Il m’a dit : « Vois-tu Uhud ? » Le soleil brillait sur moi, et je pensais qu’il allait m’envoyer faire une course. J’ai dit : « Je le vois. » Il a dit : « Rien ne me réjouirait plus que d’avoir autant d’or que la montagne d’Uhud et de le dépenser tout, sauf trois dinars. (Quel malheur) qu’ils amassent des richesses terrestres alors qu’ils ne savent rien. » J’ai dit : « Et toi et tes frères Quraysh ? Tu ne vas jamais les voir pour demander quelque chose, ni pour la religion ni pour autre chose. » Il a répondu : « Par Allah, je ne leur demande rien des biens de ce monde, ni rien pour la religion, jusqu’à ce que je rencontre mon Allah et Son Messager. »
- Sahih Muslim, n°2335
Rapporté par Hammam b. Munabbih رضي الله عنه : Ceci fait partie des hadiths qu’Abu Huraira nous a rapportés du Prophète Muhammad ﷺ. En mentionnant les hadiths du Messager d’Allah ﷺ, il a dit : « Il y a une aumône due pour chaque articulation d’une personne, chaque jour où le soleil se lève. Rendre justice entre deux personnes est une aumône. Aider un homme à monter sur sa monture ou à charger ses affaires dessus est une aumône. Une bonne parole est une aumône. Chaque pas que tu fais vers la prière est une aumône. Enlever ce qui est nuisible du chemin est une aumône. »
- Sahih Muslim, n°2370
Rapporté par Hammam b. Munabbih رضي الله عنه : Voici quelques hadiths de Muhammad, le Messager d’Allah ﷺ, transmis par Abu Huraira رضي الله عنه. Il a notamment rapporté celui-ci : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucune femme ne doit jeûner alors que son époux est présent (à la maison) sans sa permission. Elle ne doit pas non plus faire entrer quelqu’un (qui n’est pas un proche interdit au mariage) dans sa maison sans sa permission. Et si elle dépense de ses biens sans son accord, il aura la moitié de la récompense. »
- Sahih Muslim, n°2427
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, rends la subsistance de la famille de Muhammad suffisante pour entretenir la vie. »
- Sahih Muslim, n°2429
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Je marchais avec le Messager d’Allah ﷺ qui portait un manteau de Najran à bordure épaisse. Un bédouin l’a rencontré et a tiré si fort sur le manteau que j’ai vu la marque de la bordure sur la peau du cou du Messager d’Allah ﷺ. Le bédouin a dit : « Muhammad, ordonne qu’on me donne une part de la richesse d’Allah que tu détiens. » Le Messager d’Allah ﷺ s’est tourné vers lui, a souri, puis a ordonné qu’on lui donne un cadeau (une provision)
- Sahih Muslim, n°2435
Rapporté par Muhammad b. Sa’d رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, avec ces mots : « Le Messager d’Allah ﷺ a frappé de sa main entre mon cou et mon épaule et a dit : “Te disputes-tu, ô Sa’d, parce que j’accorde des dons à quelqu’un ?” »
- Sahih Muslim, n°2441
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le jour de Hunayn, les tribus de Hawazin, Ghatafan et d’autres sont venues avec leurs enfants et leurs animaux, et il y avait ce jour-là avec le Messager d’Allah ﷺ dix mille soldats, ainsi que des hommes récemment libérés (de La Mecque après sa conquête). Tous ces hommes ont fui, laissant le Prophète seul. Ce jour-là, le Messager d’Allah ﷺ a appelé deux fois, sans rien dire entre les deux. Il s’est tourné vers sa droite et a dit : « Ô gens des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes à ton service, ô Messager d’Allah. Sois rassuré, nous sommes avec toi. » Il s’est ensuite tourné vers sa gauche et a dit : « Ô gens des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes à ton service, sois rassuré, nous sommes avec toi. » Le Prophète ﷺ montait une mule blanche. Il est descendu et a dit : « Je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Les polythéistes ont été vaincus et le Messager d’Allah ﷺ a obtenu beaucoup de butin, qu’il a distribué aux réfugiés et aux nouveaux musulmans de La Mecque, mais il n’a rien donné aux Ansar. Les Ansar ont dit : « En temps de difficulté, on fait appel à nous, mais le butin est donné à d’autres. » Cette remarque lui est parvenue et il les a rassemblés dans une tente, puis a dit : « Qu’est-ce que j’ai entendu à votre sujet ? » Ils sont restés silencieux. Il a dit : « Ô gens des Ansar, n’aimeriez-vous pas que les gens repartent avec des biens matériels, et que vous repartiez avec Muhammad chez vous ? » Ils ont répondu : « Oui, nous sommes heureux, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Si les gens suivaient une vallée, et que les Ansar suivaient un sentier étroit, je suivrais le sentier des Ansar. » Hisham a dit : J’ai demandé à Abu Hamza s’il était présent ce jour-là. Il a répondu : « Comment aurais-je pu manquer cela ? »
- Sahih Muslim, n°2449
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ à Ji’rana, alors qu’il revenait de Hunayn, et Bilal portait des vêtements contenant de l’argent. Le Messager d’Allah ﷺ en a pris une poignée et l’a donnée à des gens. L’homme lui a dit : « Muhammad, sois juste. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Malheur à toi ! Qui sera juste si je ne le suis pas ? Tu serais vraiment malheureux et perdant si je n’étais pas juste. » À ce moment, Omar ibn Khattab رضي الله عنه a dit : « Permets-moi de tuer cet hypocrite. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Qu’Allah t’en protège ! Les gens diraient que je tue mes compagnons. Cet homme et ses semblables réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur gorge, et ils s’écarteront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. »
- Sahih Muslim, n°2451
Rapporté par Abu Saïd al-Khudri رضي الله عنه : ‘Ali رضي الله عنه a envoyé au Messager d’Allah ﷺ de l’or mêlé de poussière, et le Prophète ﷺ l’a distribué à quatre hommes : al-Aqra’ ibn Habis al-Hanzali, ‘Uyayna ibn Badr al-Fazari, ‘Alqama ibn ‘Ulatha al-‘Amiri, puis à un homme de la tribu de Kilab, à Zayd al-Khair al-Ta’i, et à un homme de la tribu de Nabhan. Les gens de Quraysh se sont alors fâchés et ont dit : « Il a donné aux chefs du Najd et nous a ignorés. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Je l’ai fait pour apaiser leurs cœurs. » Un homme à la barbe fournie, aux joues saillantes, aux yeux enfoncés, au front proéminent et à la tête rasée s’est alors avancé et a dit : « Muhammad, crains Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Si je désobéis à Allah, qui Lui obéira ? Ne suis-je pas le plus digne de confiance parmi les gens de la terre ? Pourtant, vous ne me faites pas confiance. » Cet homme est reparti. Quelqu’un a alors demandé la permission de le tuer, et selon certains, c’était Khalid ibn al-Walid. Le Prophète ﷺ a dit : « De la descendance de cet homme sortiront des gens qui réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur gorge ; ils tueront les musulmans et laisseront les idolâtres. Ils passeront à côté des enseignements de l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. Si je les trouve, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad. »
- Sahih Muslim, n°2465
Rapporté par ‘Abida, d’après ‘Ali رضي الله عنه : Il a parlé des Khawarij et a dit qu’il y aurait parmi eux un homme avec une main déformée (ou courte) ou une main charnue. Si vous êtes patients, je vous dirai ce qu’Allah a promis à ceux qui les tueront sur l’ordre de Muhammad ﷺ. Je lui ai demandé : As-tu entendu cela de Muhammad ﷺ ? Il a répondu : Oui, par le Seigneur de la Ka’ba ; oui, par le Seigneur de la Ka’ba ; oui, par le Seigneur de la Ka’ba
- Sahih Muslim, n°2481
Rapporté par ‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a b. al-Harith : Rabi‘a b. al-Harith et Abbas b. Abd al-Muttalib se sont réunis et ont dit : « Par Allah, si nous envoyions ces deux jeunes (moi et Fadl b. ‘Abbas) auprès du Messager d’Allah ﷺ et qu’ils lui parlaient, il les nommerait collecteurs de sadaqat ; ils les collecteraient, les remettraient au Prophète comme les autres, et recevraient leur part comme les autres. » Alors qu’ils en parlaient, ‘Ali b. Abu Talib est arrivé et ils lui en ont parlé. ‘Ali a dit : « Ne faites pas cela ; par Allah, il ne le fera pas (il n’acceptera pas votre demande). » Rabi‘a a répondu : « Par Allah, si tu refuses, c’est par jalousie envers nous. Par Allah, tu es devenu le gendre du Messager d’Allah ﷺ et nous n’avons pas été jaloux de ce privilège. » ‘Ali a alors dit : « Envoyez-les, si vous voulez. » Ils sont partis et ‘Ali s’est allongé. Quand le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du midi, nous sommes allés devant sa chambre et nous sommes restés près d’elle jusqu’à ce qu’il sorte. Il nous a pris par les oreilles (par affection) et a dit : « Dites-moi ce que vous avez dans le cœur. » Il est ensuite entré, et nous aussi, ce jour-là il était chez Zaynab bint Jahsh. Nous nous sommes encouragés à parler, puis l’un de nous a dit : « Messager d’Allah, tu es le meilleur des hommes et le meilleur pour renforcer les liens familiaux. Nous avons atteint l’âge de nous marier. Nous sommes venus pour que tu nous nommes collecteurs de sadaqat, nous te les remettrons comme les autres et recevrons notre part comme eux. » Il est resté silencieux longtemps, au point que nous avons voulu parler à nouveau, et Zaynab nous a fait signe derrière le rideau de ne plus parler. Il a dit : « Il ne convient pas à la famille de Muhammad d’accepter la sadaqa, car ce sont les impuretés des gens. Appelez-moi Mahmiya (qui était responsable du khums, c’est-à-dire du cinquième du butin destiné au trésor public) et Naufal b. Harith b. ‘Abd al-Muttalib. » Ils sont venus, et il a dit à Mahmiya : « Mariez votre fille à ce jeune (Fadl b. ‘Abbas) », et il la lui a donnée en mariage. Il a dit à Naufal : « Mariez votre fille à ce jeune (‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a) », et il me l’a donnée en mariage. Il a dit à Mahmiya : « Paie tant de dot pour eux deux à partir du khums. » (Zuhri a dit : Il n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sahih Muslim, n°2482
Rapporté par Rabi‘a b. Harith b. ‘Abd al-Muttalib et Abbas b. ‘Abd al-Muttalib : Ils ont dit à ‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a et Fadl b. Ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ. » Le reste du hadith est similaire, avec ce détail : « ‘Ali a étendu son manteau, s’est allongé dessus et a dit : “Je suis le père de Hasan, et je suis le chef. Par Allah, je ne bougerai pas d’ici tant que vos fils ne reviendront pas avec la réponse du Messager d’Allah ﷺ.” » Il a aussi dit : « Ces sadaqat sont les impuretés des gens, elles ne sont pas permises à Muhammad ﷺ ni à sa famille. » Le Messager d’Allah ﷺ m’a aussi dit : « Appelle Mahmiya b. Jaz‘ », qui était un homme des Banu Asad, et le Prophète ﷺ l’avait nommé collecteur du khums
- Sahih Muslim, n°2526
Rapporté par Muhammad ibn Sa’d d’après son père (Sa’d ibn Abi Waqqas رضي الله عنه) : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le mois est ainsi, ainsi et ainsi », c’est-à-dire dix, dix et neuf
- Sahih Muslim, n°2544
Rapporté par Samura ibn Jundub : Muhammad ﷺ a dit : « L’appel de Bilal ne doit pas vous tromper (et vous faire arrêter de manger avant l’heure du jeûne), car les stries blanches (qui sont verticales) indiquent la fausse aube, et la vraie aube, qui marque le début du jeûne, c’est quand les stries de lumière s’étendent. »
- Sahih Muslim, n°2556
Rapporté par Abu ‘Atiyya : Masruq et moi sommes allés voir ‘Aïsha رضي الله عنها et nous lui avons dit : « Mère des croyants, il y a deux personnes parmi les compagnons de Muhammad ﷺ : l’une se dépêche de rompre le jeûne et de prier, l’autre retarde la rupture du jeûne et la prière. » Elle a demandé : « Qui se dépêche de rompre le jeûne et de prier ? » Nous avons répondu : « C’est ‘Abdullah, le fils de Mas’ud. » Elle a alors dit : « C’est ainsi que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Abu Kuraib a ajouté : Le second était Abu Musa
- Sahih Muslim, n°2557
Rapporté par Abu ‘Atiyya : Masruq et moi sommes allés voir ‘Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها et Masruq lui a dit : « Il y a deux personnes parmi les compagnons de Muhammad ﷺ, aucun d’eux n’abandonne le bien, mais l’un se dépêche de faire la prière du coucher du soleil et de rompre le jeûne, tandis que l’autre retarde la prière du coucher du soleil et la rupture du jeûne. » Elle a demandé : « Qui se dépêche de faire la prière du coucher du soleil et de rompre le jeûne ? » Il a répondu : « C’est ‘Abdullah. » Elle a alors dit : « C’est ainsi que faisait le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°2596
Un hadith similaire a été rapporté par Muhammad ibn Muslim al-Zuhri avec la même chaîne de transmetteurs, en précisant que c’était un grand panier de dattes, mais il n’est pas mentionné que le Messager d’Allah ﷺ a ri au point de montrer ses molaires
- Sahih Muslim, n°2648
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Yazid : Lorsque al-Ash’ath ibn Qais entra chez Abdullah, il était en train de prendre son petit-déjeuner. Il (Abdullah ibn Umar) lui dit : « Abu Muhammad (al-Ash’ath), viens partager le repas. » Al-Ash’ath répondit : « N’est-ce pas aujourd’hui le jour de ‘Ashura ? » Abd al-Rahman demanda : « Sais-tu ce qu’est le jour de ‘Ashura ? » Il répondit : « Qu’est-ce donc ? » Abd al-Rahman expliqua : « C’est un jour où le Messager d’Allah ﷺ jeûnait avant que le jeûne du mois de Ramadan ne devienne obligatoire. Mais quand le jeûne de Ramadan est devenu obligatoire, le jeûne de ‘Ashura n’a plus été imposé. » Abu Kuraib ajouta : « Le Prophète ﷺ a alors abandonné ce jeûne. »
- Sahih Muslim, n°2650
Rapporté par Qais ibn Sakan : Al-Ash’ath ibn Qais alla voir Abdullah le jour de ‘Ashura alors qu’il mangeait. Il lui dit : « Abu Muhammad, approche-toi et mange. » Al-Ash’ath répondit : « Je jeûne. » Abdullah ajouta : « Nous avions l’habitude de jeûner ce jour-là, puis cette pratique a été abandonnée. »
- Sahih Muslim, n°2681
Rapporté par Muhammad b. 'Abbas b. Ja'far : J’ai demandé à Jabir b. 'Abdullah رضي الله عنه alors qu’il faisait le tawaf autour de la Ka'ba : « Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il interdit de jeûner le vendredi ? » Il répondit : « Oui, par le Seigneur de cette Maison. »
- Sahih Muslim, n°2682
Rapporté par Muhammad b. 'Abbas b. Ja'far : Il a demandé à Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : « As-tu entendu cela du Messager d’Allah ﷺ ? »
- Sahih Muslim, n°2704
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Majestueux et le Sublime, a dit : “Chaque acte du fils d’Adam est pour lui, sauf le jeûne. Il est accompli pour Moi, et c’est Moi qui en donnerai la récompense.” Par Allah, dans la main de Qui est la vie de Muhammad, l’haleine du jeûneur est plus agréable pour Allah que le parfum du musc. »
- Sahih Muslim, n°2706
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Sublime et le Majestueux, a dit : “Chaque acte du fils d’Adam est pour lui, sauf le jeûne. Il est exclusivement pour Moi et c’est Moi seul qui en donnerai la récompense. Le jeûne est une protection. Lorsque l’un d’entre vous jeûne un jour, qu’il ne tienne pas de propos obscènes et n’élève pas la voix ; si quelqu’un l’insulte ou cherche à se disputer avec lui, qu’il dise : ‘Je suis une personne qui jeûne.’ Par Celui qui détient la vie de Muhammad, l’haleine du jeûneur est plus agréable pour Allah, le Jour du Jugement, que le parfum du musc. Le jeûneur a deux moments de joie : lorsqu’il rompt son jeûne, il se réjouit, et lorsqu’il rencontre son Seigneur, il est heureux de son jeûne.” »
- Sahih Muslim, n°2708
Rapporté par Abu Huraira et Abu Sa’id رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah, le Sublime et le Majestueux, a dit : “Le jeûne est exclusivement pour Moi et c’est Moi qui en donnerai la récompense.” Il y a deux moments de joie pour le jeûneur : il se réjouit lorsqu’il rompt son jeûne et il est heureux lorsqu’il rencontre Allah. Par Allah, dans la main de Qui est la vie de Muhammad, l’haleine du jeûneur est plus agréable pour Allah que le parfum du musc. »
- Sahih Muslim, n°2720
Un hadith similaire a été rapporté par Abdullah b. Shaqiq, mais dans la chaîne de transmetteurs, Hisham et Muhammad ne sont pas mentionnés
- Sahih Muslim, n°2746
Rapporté par Abu Qatada : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a demandé : « Comment jeûnes-tu ? » Le Messager d’Allah ﷺ a montré de l’agacement. Quand Omar رضي الله عنه a remarqué cela, il a dit : « Nous sommes satisfaits qu’Allah soit notre Seigneur, que l’Islam soit notre mode de vie, et que Muhammad soit notre Prophète. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre la colère d’Allah et celle de Son Messager. » Omar a répété ces paroles jusqu’à ce que la colère du Prophète ﷺ s’apaise. Puis Omar a dit : « Messager d’Allah, que penses-tu de celui qui jeûne sans interruption ? » Il ﷺ a répondu : « Il n’a ni jeûné ni rompu son jeûne, ou il a dit : Il n’a ni jeûné ni arrêté. » Omar a demandé : « Et celui qui jeûne deux jours et ne jeûne pas un jour ? » Il ﷺ a dit : « Qui en est capable ? » Omar a demandé : « Et celui qui jeûne un jour et ne jeûne pas le lendemain ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « C’est le jeûne de Dawud عليه السلام. » Omar a demandé : « Et celui qui jeûne un jour et ne jeûne pas pendant deux jours ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « J’aimerais avoir la force de le faire. » Ensuite, il ﷺ a dit : « Jeûner trois jours chaque mois et le Ramadan chaque année, c’est comme jeûner tout le temps. Je demande à Allah que le jeûne du jour de ‘Arafat efface les péchés de l’année précédente et de l’année suivante, et je demande à Allah que le jeûne du jour de ‘Achoura efface les péchés de l’année précédente. »
- Sahih Muslim, n°2747
Rapporté par Abu Qatada al-Ansari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet de son jeûne. Le Messager d’Allah ﷺ a montré de l’agacement. Omar رضي الله عنه a alors dit : « Nous sommes satisfaits qu’Allah soit notre Seigneur, que l’Islam soit notre mode de vie, que Muhammad soit le Messager et que notre engagement envers toi soit un engagement sacré. » On lui a ensuite demandé à propos du jeûne continu, et il a répondu : « Il n’a ni jeûné ni rompu le jeûne », ou bien : « Il n’a pas jeûné et il n’a pas rompu le jeûne. » On l’a ensuite interrogé sur le fait de jeûner deux jours et de rompre un jour, et il a dit : « Qui en aurait la force ? » On lui a demandé à propos du jeûne d’un jour et de la rupture pendant deux jours, et il a dit : « Qu’Allah nous donne la force de le faire. » On lui a ensuite posé la question sur le fait de jeûner un jour sur deux, et il a dit : « C’est le jeûne de mon frère Dawoud (paix sur lui). » On lui a demandé à propos du jeûne le lundi, et il a dit : « C’est le jour où je suis né, où j’ai reçu la mission prophétique ou la révélation. » Il a ajouté : « Jeûner trois jours chaque mois et tout le Ramadan chaque année équivaut à un jeûne continu. » On l’a interrogé sur le jeûne du jour de ‘Arafa (le 9 de Dhou al-Hijja), et il a dit : « Il efface les péchés de l’année précédente et de l’année suivante. » On lui a demandé à propos du jeûne du jour de ‘Ashoura (le 10 de Mouharram), et il a répondu : « Il efface les péchés de l’année précédente. » (Imam Muslim précise que dans ce hadith, l’imam Shu’ba a rapporté qu’on lui a demandé à propos du jeûne du lundi et du jeudi, mais nous (Imam Muslim) n’avons pas mentionné le jeudi car nous avons trouvé que c’était une erreur de transmission
- Sahih Muslim, n°2842
Rapporté par Muhammad ibn al-Muntashir, d’après son père : J’ai demandé à Abdullah ibn Umar رضي الله عنهما au sujet d’une personne qui s’est parfumée puis, le lendemain matin, est entrée en état d’ihram. Il a répondu : « Je n’aime pas entrer en état d’ihram en ayant encore du parfum sur moi. Je préfère me frotter avec du goudron plutôt que de faire cela (c’est-à-dire se parfumer). » Je suis allé voir Aishah رضي الله عنها et je lui ai dit qu’Ibn Umar avait dit : “Je n’aime pas entrer en état d’ihram en ayant encore du parfum sur moi. Je préfère me frotter avec du goudron plutôt que de faire cela.” Elle a alors dit : « J’ai parfumé le Messager d’Allah ﷺ au moment où il entrait en état d’ihram. Ensuite, il a fait le tour de ses épouses puis il a mis l’ihram le matin. »
- Sahih Muslim, n°2844
Rapporté par Muhammad ibn al-Muntashir, d’après son père : J’ai entendu Ibn Umar dire : « Je préfère me frotter avec du goudron plutôt que d’entrer en état d’ihram en ayant encore du parfum sur moi. » (Le rapporteur dit :) Je suis allé voir Aishah et je lui ai parlé de cette parole d’Ibn Umar. Elle a alors dit : « J’ai parfumé le Messager d’Allah ﷺ, puis il a fait le tour de ses épouses et il est entré en état d’ihram le matin. »
- Sahih Muslim, n°2908
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Asma’ bint `Umais a donné naissance à Muhammad b. Abu Bakr près de Dhu’l-Hulaifa. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à Abu Bakr de lui transmettre qu’elle devait se laver puis entrer en état d’Ihram
- Sahih Muslim, n°2924
Rapporté par Al-Qasim b. Muhammad : Aïcha رضي الله عنها était venue pour accomplir le Hajj
- Sahih Muslim, n°2925
Rapporté par Umra : J’ai entendu Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها dire : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ cinq jours avant la fin de Dhou al-Qa’da, et nous pensions tous qu’il avait l’intention de faire uniquement le Hajj. Mais en approchant de La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier d’enlever leur Ihram après avoir fait le tawaf autour de la Kaaba et le parcours entre Safa et Marwa, et ainsi de transformer leur Ihram de Hajj en ‘Umra. » Aïcha رضي الله عنها a ajouté : « Le jour du sacrifice (le 10 de Dhou al-Hijja), on nous a envoyé de la viande de vache. J’ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” On m’a répondu : “Le Messager d’Allah ﷺ a sacrifié cette vache pour ses épouses.” » Yahya a dit : « J’ai rapporté ce hadith à Qasim ibn Muhammad, et il a dit : “Par Allah, elle t’a bien transmis ce récit.” »
- Sahih Muslim, n°2942
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Ni le Messager d’Allah ﷺ ni ses compagnons n’ont fait le tawaf autour de la Kaaba et le parcours entre Safa et Marwa plus d’une fois (cela suffisait pour le Hajj et la ‘Umra). Mais dans le hadith transmis par Muhammad ibn Bakr, il y a ce détail ajouté : « C’est le premier tawaf. »
- Sahih Muslim, n°2943
Rapporté par ‘Ata’ : J’ai entendu, avec d’autres personnes, Jabir ibn Abdullah dire : « Nous, les compagnons de Muhammad ﷺ, avons mis l’Ihram uniquement pour le Hajj. » ‘Ata’ a ajouté que Jabir a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé le 4 Dhou al-Hijja et nous a ordonné d’enlever l’Ihram. » ‘Ata’ a précisé qu’il (le Prophète ﷺ) leur a ordonné d’enlever l’Ihram et d’aller retrouver leurs épouses (pour les relations conjugales). ‘Ata’ a dit : « Ce n’était pas une obligation, mais cela devenait permis. » Nous avons dit : « Il ne restait que cinq jours avant ‘Arafa, et il nous a ordonné d’avoir des relations avec nos épouses. Nous sommes arrivés à ‘Arafa comme si nous venions d’avoir un rapport. » (‘Ata’ a ajouté : Jabir a fait un geste de la main, et j’ai l’impression de voir sa main bouger.) À ce moment, le Messager d’Allah ﷺ s’est levé parmi nous et a dit : « Vous savez bien que je suis le plus pieux, le plus véridique et le plus respectueux d’Allah parmi vous. Si je n’avais pas d’animal à sacrifier, j’aurais enlevé l’Ihram comme vous. Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier. » Alors, ils ont enlevé l’Ihram et nous aussi, nous avons écouté et obéi. Jabir a dit : « Ali est arrivé avec le produit des impôts du Yémen. » Le Prophète ﷺ lui a demandé : « Dans quelle intention as-tu mis l’Ihram (pour le Hajj seul, la ‘Umra seule, ou les deux ensemble) ? » Il a répondu : « Pour la même intention que le Messager d’Allah ﷺ. » (Le Prophète ﷺ avait fait le Qiran, c’est-à-dire Hajj et ‘Umra ensemble.) Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Offre un sacrifice et garde l’Ihram. » Ali a amené un animal pour le Prophète ﷺ. Suraqa ibn Malik ibn Ju’shum a demandé : « Ô Messager d’Allah, cette permission d’enlever l’Ihram, c’est seulement pour cette année ou pour toujours ? » Il a répondu : « C’est pour toujours. »
- Sahih Muslim, n°2950
Rapporté par Ja'far b. Muhammad d’après son père : Je suis allé voir Jabir b. Abdullah et je lui ai demandé de me raconter le pèlerinage d’adieu du Messager d’Allah ﷺ. Le reste du hadith est le même, avec en plus ceci : « Il y avait parmi les Arabes un certain Abu Sayyara (de l’époque préislamique) qui transportait les gens de Muzdalifa à Mina. Quand le Messager d’Allah ﷺ est parti de Muzdalifa vers al-Mash’ar al-Haram, les Quraysh étaient certains qu’il s’arrêterait là, pensant que ce serait sa station. Mais il a continué sans s’arrêter, jusqu’à arriver à ‘Arafat, où il s’est installé. »
- Sahih Muslim, n°2951
Rapporté par Ja’far ibn Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir ibn ‘Abdullah et il a commencé à demander des nouvelles de chacun de nous jusqu’à ce que ce soit mon tour. J’ai dit : « Je suis Muhammad ibn ‘Ali ibn Husayn. » Il a posé sa main sur ma tête, a ouvert mon bouton du haut puis celui du bas, puis a posé sa paume sur ma poitrine (pour me bénir), et j’étais alors un jeune garçon. Il a dit : « Sois le bienvenu, mon neveu. Demande ce que tu veux. » J’ai posé mes questions, mais comme il était aveugle, il ne m’a pas répondu tout de suite, et l’heure de la prière est arrivée. Il s’est levé en s’enveloppant dans son manteau. Chaque fois qu’il mettait les extrémités sur ses épaules, elles tombaient car le manteau était court. Un autre manteau était posé près de lui. Il nous a dirigé dans la prière. Je lui ai dit : « Raconte-moi le pèlerinage du Messager d’Allah ﷺ. » Il a fait un geste de la main pour indiquer neuf, puis a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le Hajj, puis il a annoncé publiquement la dixième année qu’il allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous désireux de suivre le Messager d’Allah ﷺ et de faire comme lui. Nous sommes partis avec lui jusqu’à Dhu’l-Hulaifa. Asma, fille de Umais, a donné naissance à Muhammad ibn Abu Bakr. Elle a envoyé un message au Messager d’Allah ﷺ pour lui demander quoi faire. Il a dit : “Prends un bain, protège-toi et mets-toi en état d’ihram.” Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite prié à la mosquée, puis il est monté sur sa chamelle al-Qaswa qui s’est redressée avec lui sur son dos à al-Baida’. J’ai vu devant moi, aussi loin que je pouvais voir, des cavaliers et des piétons, à droite, à gauche et derrière, partout. Le Messager d’Allah ﷺ était au centre de nous, et la révélation descendait sur lui. C’est lui qui en connaît le vrai sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Il a proclamé l’unicité d’Allah en disant : “Labbaik, ô Allah, Labbaik, Labbaik. Tu n’as pas d’associé, à Toi la louange, la grâce et la royauté ; Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient aussi cette Talbiya comme aujourd’hui. Le Messager d’Allah ﷺ n’en a rien rejeté, mais il s’en est tenu à sa propre Talbiya. Jabir رضي الله عنه a dit : Nous n’avions d’autre intention que le Hajj, ignorant l’existence de la ‘Umra à cette période. Mais quand nous sommes arrivés à la Maison, il a touché le pilier, a fait sept tours (trois en courant, quatre en marchant), puis il est allé à la station d’Ibrahim et a récité : “Et prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Cette station était entre lui et la Maison. Mon père a dit (et je ne sais pas s’il l’a mentionné, mais c’était du Messager d’Allah ﷺ) qu’il a récité dans les deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Il est ensuite revenu au pilier (Hajar Aswad) et l’a embrassé. Il est sorti par la porte vers al-Safa, et en s’en approchant, il a récité : “Al-Safa et al-Marwa sont parmi les signes d’Allah”, ajoutant : “Je commence par ce qu’Allah a ordonné de commencer.” Il a d’abord gravi al-Safa jusqu’à voir la Maison, s’est tourné vers la Qibla, a proclamé l’unicité d’Allah, L’a glorifié et a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Unique, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Il n’y a de dieu qu’Allah seul, qui a tenu Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés à Lui seul.” Il a fait des invocations en disant ces paroles trois fois. Il est ensuite descendu vers al-Marwa, et lorsqu’il est arrivé dans le creux de la vallée, il a couru, puis il a marché en remontant jusqu’à al-Marwa. Là, il a fait comme à al-Safa. Lors de son dernier passage à al-Marwa, il a dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animaux à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umra.” Donc, celui d’entre vous qui n’a pas d’animal à sacrifier doit sortir de l’ihram et considérer cela comme une ‘Umra. Suraqa ibn Malik s’est levé et a demandé : “Ô Messager d’Allah, est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah ﷺ a croisé les doigts de ses mains et a dit deux fois : “La ‘Umra est incluse dans le Hajj. Non, mais pour toujours et à jamais.” ‘Ali est venu du Yémen avec des animaux à sacrifier pour le Prophète ﷺ et a trouvé Fatima رضي الله عنها parmi ceux qui étaient sortis de l’ihram, habillée de vêtements teints et ayant mis du khôl. Il a désapprouvé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a ordonné de le faire.” (Le narrateur dit que) ‘Ali disait en Irak : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ, contrarié par ce que Fatima avait fait, et je lui ai demandé son avis sur ce qu’elle m’avait rapporté, en lui disant que j’étais fâché contre elle. Il a dit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité.” (Le Prophète a alors demandé à ‘Ali) : “Qu’as-tu dit quand tu as fait l’intention du Hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, je fais l’ihram avec la même intention que Ton Messager.” Il a dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne sors pas de l’ihram.” Jabir a dit : Le nombre total d’animaux amenés par ‘Ali du Yémen et par le Prophète ﷺ était de cent. Tous les gens, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, sont sortis de l’ihram et se sont fait couper les cheveux. Le jour de Tarwiya (8 Dhu al-Hijja), ils sont allés à Mina et ont repris l’ihram pour le Hajj, et le Messager d’Allah ﷺ a prié le midi, l’après-midi, le coucher du soleil, la nuit et l’aube à Mina. Il a attendu un peu après le lever du soleil et a ordonné qu’on lui dresse une tente à Namira. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite parti, alors que les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à al-Mash‘ar al-Haram, comme ils le faisaient à l’époque préislamique. Mais le Messager d’Allah ﷺ a continué jusqu’à ‘Arafa où la tente était déjà installée pour lui à Namira. Il est resté là jusqu’à ce que le soleil passe le zénith, puis il a demandé qu’on lui amène al-Qaswa, sa chamelle, et il est allé au fond de la vallée, puis il a fait un discours en disant : “En vérité, votre sang et vos biens sont sacrés, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci. Sachez que tout ce qui concerne l’époque de l’ignorance est sous mes pieds, complètement aboli. Sont également abolis les vengeances de sang de l’époque de l’ignorance. La première vengeance de sang que j’abolis est celle du fils de Rabi‘a ibn al-Harith, qui a été tué par Hudhail. L’usure de l’époque préislamique est abolie, et la première usure que j’abolis est celle de ‘Abbas ibn ‘Abd al-Muttalib, elle est toute abolie. Craignez Allah à propos des femmes ! Vous les avez prises sous la protection d’Allah, et les rapports avec elles vous ont été rendus licites par la parole d’Allah. Vous avez aussi des droits sur elles : qu’elles ne laissent pas quelqu’un s’asseoir sur votre lit que vous n’aimez pas. Mais si elles le font, vous pouvez les corriger, mais sans violence. Leurs droits sur vous sont que vous leur donniez nourriture et vêtements convenablement. J’ai laissé parmi vous le Livre d’Allah, et si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais. On vous interrogera sur moi (le Jour de la Résurrection), (dites-moi) que direz-vous ? Ils ont répondu : “Nous témoignons que tu as transmis (le message), rempli ta mission de Prophète et donné des conseils sincères.” Le narrateur a dit : Le Prophète ﷺ a alors levé son index vers le ciel, puis l’a pointé vers les gens en disant : “Ô Allah, sois témoin. Ô Allah, sois témoin.” Il a répété cela trois fois. (Bilal a ensuite) appelé à la prière, puis a fait l’iqama, et le Prophète ﷺ a dirigé la prière du midi. (Bilal) a ensuite fait l’iqama et le Prophète ﷺ a dirigé la prière de l’après-midi, sans prière entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite monté sur sa chamelle, s’est dirigé vers l’endroit où il y avait des rochers, a fait face à la Qibla, et est resté debout jusqu’au coucher du soleil, jusqu’à ce que la lumière jaune ait disparu et que le disque du soleil ait disparu. Il a fait monter Usama derrière lui, a tiré fortement la bride de Qaswa pour qu’elle baisse la tête, et a fait signe aux gens d’aller doucement. Chaque fois qu’il passait sur une butte de sable, il relâchait un peu la bride jusqu’à ce qu’elle grimpe, et c’est ainsi qu’il est arrivé à al-Muzdalifa. Là, il a dirigé la prière du coucher du soleil et celle de la nuit avec un seul appel à la prière et deux iqamas, sans prière surérogatoire entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est ensuite allongé jusqu’à l’aube, puis il a prié l’aube avec un appel à la prière et un iqama, lorsque la lumière du matin était claire. Il est remonté sur al-Qaswa, et arrivé à al-Mash‘ar al-Haram, il s’est tourné vers la Qibla, a invoqué Allah, L’a glorifié, a proclamé Son unicité (La ilaha illa Allah), et est resté debout jusqu’à ce que le jour soit très clair. Il est ensuite parti rapidement avant le lever du soleil, avec al-Fadl ibn ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux cheveux longs, à la peau claire et au beau visage. Pendant que le Messager d’Allah ﷺ avançait, un groupe de femmes marchait à côté. Al-Fadl les regardait. Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main sur le visage d’al-Fadl, qui s’est alors tourné de l’autre côté pour regarder, et le Prophète ﷺ a déplacé sa main pour couvrir l’autre côté. Il a continué ainsi jusqu’à arriver au bas de Muhassir. Il a fait avancer Qaswa un peu, a pris la route du milieu qui mène à la plus grande jamra, est arrivé à la jamra près de l’arbre, et a lancé sept petits cailloux en disant “Allahou Akbar” à chaque lancer, comme on lance de petits cailloux avec les doigts, dans le fond de la vallée. Il est ensuite allé à l’endroit du sacrifice, a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main, puis a donné le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, partageant le sacrifice avec lui. Il a ensuite ordonné qu’un morceau de chaque animal sacrifié soit mis dans une marmite, et quand cela a été cuit, ils ont mangé de la viande et bu du bouillon. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite remonté à dos de monture, est allé à la Maison et a prié le midi à La Mecque. Il est allé voir la tribu de ‘Abd al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam, et a dit : “Puisez de l’eau, ô Bani ‘Abd al-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous en priver, je puiserais avec vous.” Ils lui ont alors tendu un seau et il en a bu
- Sahih Muslim, n°2965
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Tamattu’ pendant le Hajj était une permission spéciale uniquement pour les compagnons de Muhammad ﷺ
- Sahih Muslim, n°3001
Rapporté par Muhammad ibn ‘Abd al-Rahman : Un homme d’Irak lui demanda de questionner ‘Urwa ibn Zubair pour savoir si une personne qui a mis l’ihram pour le Hajj peut en sortir après avoir fait le tawaf de la Maison. Et s’il répondait : « Non, ce n’est pas possible, » il devait lui dire qu’une personne affirmait cela. Muhammad ibn ‘Abd al-Rahman dit : « Je l’ai interrogé (‘Urwa), qui répondit : “Celui qui est entré en état d’ihram pour le Hajj ne peut en sortir qu’après avoir terminé le Hajj.” J’ai ajouté : “Et si quelqu’un affirme le contraire ?” Il répondit : “C’est vraiment malheureux qu’il dise cela.” » Cet homme d’Irak me rencontra ensuite, me questionna, et je lui rapportai la réponse de ‘Urwa. Il me dit alors : « Dis-lui qu’une personne m’a informé que le Messager d’Allah ﷺ a fait cela ; et pourquoi Asma’ et Zubair l’ont-ils fait aussi ? » Je suis donc allé voir ‘Urwa et lui ai rapporté cela. Il demanda : « Qui est-il ? » Je répondis : « Je ne sais pas. » Il dit : « Pourquoi ne vient-il pas me voir lui-même pour me demander ? Je suppose qu’il est Irakien. » Je répondis : « Je ne sais pas. » Il dit : « Il a menti. Le Messager d’Allah ﷺ a accompli le Hajj, et Aïcha رضي الله عنها m’a dit que la première chose qu’il a faite en arrivant à La Mecque a été de faire ses ablutions, puis de faire le tawaf de la Ka‘ba. Ensuite, Abou Bakr a fait le Hajj, et la première chose qu’il a faite a été le tawaf de la Ka‘ba, rien d’autre. De même pour Omar. Puis Othman a fait le Hajj, et j’ai vu que la première chose qu’il faisait était le tawaf de la Ka‘ba, rien d’autre. Ensuite, Mu‘awiya et Abdullah ibn ‘Umar ont fait de même. J’ai aussi fait le Hajj avec mon père, Zubair ibn al-‘Awwam, et la première chose qu’il a faite a été le tawaf de la Maison, rien d’autre. J’ai vu les Emigrés (Muhajiroun) et les Auxiliaires (Ansar) faire ainsi, rien d’autre. Le dernier que j’ai vu agir ainsi était Ibn ‘Umar. Et il n’a pas interrompu le Hajj après avoir fait la ‘Umra. Ibn ‘Umar est avec eux : pourquoi ne l’interrogent-ils pas lui ? Aucun de ceux qui sont décédés n’a commencé les rites du Hajj autrement qu’en faisant le tawaf de la Ka‘ba à leur arrivée, et ils ne sont pas sortis de l’ihram avant d’avoir terminé le Hajj. J’ai vu ma mère et ma tante commencer leur Hajj par le tawaf de la Maison, et elles ne sont pas sorties de l’ihram. Ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Zubair et d’autres sont venus pour la ‘Umra, et après avoir embrassé le coin (la Pierre Noire, après le Sa‘i et le tawaf), ils sont sortis de l’ihram. Mais cet Irakien a menti à ce sujet. »
- Sahih Muslim, n°3055
Rapporté par Abu Tufail : J’ai dit à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « Penses-tu que marcher rapidement autour de la Ka’ba pendant trois tours et marcher normalement pendant quatre tours est la Sunna du Prophète, car tes gens disent que c’est la Sunna ? » Il a répondu : « Ils ont dit la vérité et aussi le contraire. » J’ai demandé : « Que veux-tu dire par “Ils ont dit la vérité et aussi le contraire” ? » Il a expliqué : « Le Messager d’Allah ﷺ est venu à La Mecque, et les polythéistes ont dit que Muhammad et ses compagnons étaient affaiblis et ne pourraient pas faire le tawaf ; ils étaient jaloux de lui. C’est pour cela que le Messager d’Allah ﷺ leur a ordonné de marcher rapidement pendant trois tours et normalement pendant quatre. » J’ai dit : « Dis-moi, est-ce la Sunna de faire le tawaf entre al-Safa et al-Marwa à dos de monture, car tes gens considèrent cela comme Sunna ? » Il a répondu : « Ils ont dit la vérité et aussi le contraire. » J’ai demandé : « Que veux-tu dire par là ? » Il a expliqué : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à La Mecque, il y avait une telle foule autour de lui que même les jeunes filles étaient sorties de chez elles pour le voir. On disait : “C’est Muhammad ; c’est Muhammad.” Le Messager d’Allah ﷺ était si doux et bienveillant que les gens n’étaient pas repoussés devant lui. Quand la foule était trop dense, il est monté sur sa chamelle. Mais marcher et trotter sont meilleurs. »
- Sahih Muslim, n°3097
Rapporté par Muhammad b. Abu Bakr al-Thaqafi : Il a demandé à Anas b. Malik رضي الله عنه, alors qu’ils se rendaient de Mina à ‘Arafa le matin : Qu’avez-vous fait ce jour-là en compagnie du Messager d’Allah ﷺ ? Il a répondu : Certains d’entre nous disaient le Tahlil, et cela n’a pas été désapprouvé, et d’autres disaient le Takbir, et cela n’a pas été désapprouvé non plus
- Sahih Muslim, n°3098
Rapporté par Muhammad b. Abu Bakr : J’ai demandé à Anas b. Malik le matin de ‘Arafa : Que dis-tu à propos de la Talbiya ce jour-là ? Il a répondu : J’ai voyagé avec le Messager d’Allah ﷺ et ses Compagnons lors de ce voyage. Certains d’entre nous disaient le Takbir, d’autres le Tahlil, et personne ne blâmait son compagnon
- Sahih Muslim, n°3277
Rapporté par Asim : Un hadith similaire a été rapporté par Asim avec la même chaîne de transmetteurs, à la différence que dans la version transmise par 'Abd al-Wahid, le mot « biens » précède « famille », et dans celle de Muhammad b. Khazim, « famille » précède « biens ». Dans les deux versions, on trouve : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les difficultés du voyage. »
- Sahih Muslim, n°3355
Rapporté par Jabir ibn 'Abdullah رضي الله عنه : Un Bédouin prêta serment d’allégeance au Messager d’Allah ﷺ. Il souffrit d’une forte fièvre à Médine et vint voir le Prophète ﷺ en disant : « Muhammad, annule mon serment d’allégeance. » Mais le Messager d’Allah ﷺ refusa. Il revint encore demander l’annulation, mais le Prophète ﷺ refusa à chaque fois. Finalement, le Bédouin partit de lui-même. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Médine est comme un four : elle chasse ses impuretés et purifie ce qui est bon. »
- Sahih Muslim, n°3358
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abul-Qasim (Muhammad ﷺ) a dit : « Celui qui veut faire du mal aux habitants de cette ville (Médine), Allah le fera disparaître comme le sel se dissout dans l’eau. »
- Sahih Muslim, n°3433
Rapporté par Muhammad ibn ‘Ali, d’après son père ‘Ali رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit pour toujours le mariage temporaire et la consommation de la chair des ânes domestiques
- Sahih Muslim, n°3497
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ partit en expédition vers Khaybar et nous avons accompli la prière du matin très tôt à l’aube. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ monta à cheval, tout comme Abou Talha, et je me suis assis derrière Abou Talha. Le Prophète ﷺ avançait dans une ruelle étroite de Khaybar (et nous étions si proches les uns des autres que mon genou a touché la jambe du Messager d’Allah ﷺ). Une partie du vêtement du Prophète ﷺ glissa de sa jambe et je vis la blancheur de sa jambe. En entrant dans la ville, il s’écria : « Allahu Akbar (Allah est le Plus Grand). Khaybar est perdue. Et lorsque nous descendons dans la vallée d’un peuple, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis. » Il répéta cela trois fois. Pendant ce temps, les gens sortirent pour travailler et dirent : « Par Allah, Muhammad est venu. » Abd al-‘Aziz ou certains de nos compagnons dirent : « Muhammad et l’armée sont venus. » Il dit : « Nous avons pris Khaybar par la force, et les prisonniers de guerre ont été rassemblés. » Dihya est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, accorde-moi une fille parmi les prisonnières. » Il répondit : « Va et choisis-en une. » Il choisit Safiyya, fille de Huyayy (b. Akhtab). Quelqu’un vint voir le Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, tu as donné Safiyya bint Huyayy, la chef des Qurayza et des Nadir, à Dihya, alors qu’elle ne convient qu’à toi. » Il dit : « Faites-les venir tous les deux. » Ils vinrent ensemble. Quand le Prophète ﷺ la vit, il dit à Dihya : « Prends une autre femme parmi les prisonnières. » Le narrateur dit : Le Prophète ﷺ l’a alors affranchie et l’a épousée. Thabit lui demanda : « Abou Hamza, quelle dot le Prophète ﷺ lui a-t-il donnée ? » Il répondit : « Il l’a affranchie puis l’a épousée. » En chemin, Oumm Soulaym l’a préparée et l’a envoyée au Prophète ﷺ la nuit. Le Messager d’Allah ﷺ est apparu le matin comme un jeune marié. Il dit : « Celui qui a quelque chose à manger, qu’il l’apporte. » On étendit un tissu. Quelqu’un apporta du fromage, un autre des dattes, un autre du beurre clarifié, et ils préparèrent du hais : c’était le repas de noces du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°3500
Rapporté par Anas رضي الله عنه : J’étais assis derrière Abou Talha le jour de Khaybar et mes pieds touchaient ceux du Messager d’Allah ﷺ. Nous sommes arrivés chez les gens de Khaybar au lever du soleil, alors qu’ils sortaient leurs troupeaux et eux-mêmes avec leurs haches, grands paniers et outils. Ils dirent : « Voilà Muhammad et l’armée. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Khaybar est perdue. Quand nous descendons dans la vallée d’un peuple, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis. » Allah, le Majestueux et le Glorieux, les a vaincus, et Dihya a reçu une belle captive, que le Messager d’Allah ﷺ a obtenue en échange de sept captifs, puis il la confia à Oumm Soulaym pour la préparer à son mariage. Le narrateur pensait que c’était pour qu’elle passe sa période de ‘Idda chez Oumm Soulaym. Cette femme était Safiyya, fille de Huyayy. Le Messager d’Allah ﷺ organisa un repas de noces avec des dattes, du fromage et du beurre clarifié. On creusa des fosses, on y plaça des nappes, on apporta du fromage et du beurre clarifié, et tout le monde mangea à satiété. Ils se demandaient : « L’a-t-il épousée comme femme libre ou comme esclave ? » Ils dirent : « S’il lui fait porter le voile, c’est qu’elle est une femme libre et mariée, sinon elle reste esclave. » Quand il voulut partir, il lui fit porter le voile et elle monta à l’arrière du chameau : ainsi, ils comprirent qu’il l’avait épousée. En approchant de Médine, le Messager d’Allah ﷺ accéléra, et nous aussi. ‘Adba’, le chameau du Prophète ﷺ, trébucha, le Prophète ﷺ tomba, et elle aussi. Il se releva et la couvrit. Les femmes la regardèrent et dirent : « Qu’Allah éloigne la Juive ! » Le narrateur demanda : « Abou Hamza, le Messager d’Allah ﷺ est-il vraiment tombé ? » Il répondit : « Oui, par Allah, il est bien tombé. »
- Sahih Muslim, n°3549
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه : On a interrogé le Messager d’Allah ﷺ au sujet de l’azl (le fait de se retirer avant l’éjaculation), et il a répondu : « Il n’y a pas de mal si vous ne le faites pas, car la naissance de l’enfant est une chose décidée à l’avance. » Muhammad (l’un des rapporteurs) a dit : L’expression « La ‘alaykum » (il n’y a pas de mal) implique son interdiction
- Sahih Muslim, n°3551
Rapporté par Ibn ‘Aun : J’ai rapporté à Muhammad, d’après Ibrahim, le hadith transmis par ‘Abd al-Rahman ibn Bishr (concernant l’azl), et il a dit : Ce hadith, ‘Abd al-Rahman ibn Bishr me l’a aussi rapporté
- Sahih Muslim, n°3602
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abu Bakr lui a rapporté qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : Sahla bint Suhail ibn ‘Amr est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, Salim (l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifa) vit avec nous dans notre maison. Il a atteint la puberté comme les hommes et a acquis la connaissance des choses intimes comme eux. » Le Prophète ﷺ a dit : « Allaite-le afin qu’il te devienne interdit (au mariage). » Ibn Abu Mulaika dit : « Je me suis abstenu de rapporter ce hadith pendant environ un an par crainte. Puis j’ai rencontré Al-Qasim et je lui ai dit : “Tu m’as rapporté un hadith que je n’ai pas transmis à d’autres.” Il m’a demandé lequel, je le lui ai rappelé, et il m’a dit : “Rapporte-le de ma part, car c’est bien Aïcha رضي الله عنها qui me l’a transmis.” »
- Sahih Muslim, n°3613
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Sa’d ibn Abu Waqqas et Abd ibn Zam’a رضي الله عنهما se disputaient au sujet d’un jeune garçon. Sa’d a dit : « Ô Messager d’Allah, c’est le fils de mon frère ‘Utba ibn Abu Waqqas, car il l’a reconnu comme son fils. Regarde sa ressemblance. » Abd ibn Zam’a a dit : « Ô Messager d’Allah, c’est mon frère, car il est né sur le lit de mon père de sa servante. » Le Messager d’Allah ﷺ a observé la ressemblance et a constaté qu’il ressemblait clairement à ‘Utba. Mais il a dit : « Il est à toi, ô ‘Abd (ibn Zam’a), car l’enfant appartient à celui sur le lit duquel il est né, et pour le fornicateur, il y a la lapidation. Sauda bint Zam’a, voile-toi devant lui. » Ainsi, il ne vit jamais Sauda. Muhammad ibn Rumh n’a pas mentionné les mots : « Ô Abd. »
- Sahih Muslim, n°3757
Rapporté par Muhammad : J’ai demandé à Anas b. Malik رضي الله عنه, sachant qu’il connaissait le cas du li'an. Il a dit : Hilal b. Umayya رضي الله عنه a accusé sa femme d’adultère avec Sharik b. Sahma, le frère de al-Bara’ b. Malik du côté maternel. Il a été le premier à invoquer la malédiction (li'an) en Islam. Il a effectivement invoqué la malédiction contre elle. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Regardez si elle donne naissance à un enfant à la peau claire, aux cheveux noirs et aux yeux brillants, alors il est le fils de Hilal b. Umayya. Mais si elle donne naissance à un enfant aux paupières foncées, aux cheveux frisés et aux jambes fines, alors il est le fils de Sharik b. Sahma. » On m’a informé qu’elle a donné naissance à un enfant aux paupières foncées, aux cheveux frisés et aux jambes fines
- Sahih Muslim, n°4137
Rapporté par Muhammad b. Ibrahim : Abu Salama lui a rapporté qu’il avait un différend avec sa famille au sujet d’un terrain, et il est allé en parler à Aïsha رضي الله عنها. Elle lui dit : « Abu Salama, renonce à ce terrain, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui s’approprie même une petite portion de terre devra porter autour du cou sept terres.” »
- Sahih Muslim, n°4148
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Alors que j’étais malade, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir et m’a trouvé inconscient. Il a fait ses ablutions et a aspergé sur moi l’eau de ses ablutions. J’ai repris connaissance et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, mon cas d’héritage est celui de Kalala. » Puis le verset concernant l’héritage de Kalala a été révélé. (Un des narrateurs dit : J’ai demandé à Muhammad b. Munkadir : « Est-ce ce verset : “Ils te demandent ; dis : Allah vous donne un avis sur Kalala” (sourate 4, verset 177) ? » Il répondit : « Oui, c’est ainsi qu’il a été révélé. »
- Sahih Muslim, n°4159
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, il n’y a aucun croyant sur terre envers qui je ne sois pas le plus proche de tous. Celui parmi vous qui meurt en laissant une dette, je suis là pour la payer, et celui qui laisse des enfants derrière lui, je suis là pour m’occuper d’eux. Et celui qui laisse des biens, ils reviennent à ses héritiers, qui qu’ils soient. »
- Sahih Muslim, n°4172
Rapporté par Muhammad, fils de Fatima رضي الله عنها, fille du Messager d’Allah ﷺ : Un hadith semblable a été rapporté
- Sahih Muslim, n°4186
Rapporté par Nu'man b. Bashir : Mon père m’a offert un cadeau, puis il m’a amené auprès du Messager d’Allah ﷺ pour qu’il en soit témoin. Le Prophète ﷺ demanda : « As-tu donné un tel cadeau à chacun de tes fils, comme tu l’as fait pour Nu'man ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète ﷺ dit alors : « N’attends-tu pas de la bonté de leur part, comme tu en attends de lui ? » Il répondit : « Bien sûr. » Le Prophète ﷺ dit : « Je ne peux pas en être témoin (car c’est une injustice). » Ibn Aun (un des rapporteurs) dit : J’ai raconté ce hadith à Muhammad (l’autre rapporteur) qui a dit : « En vérité, nous avons rapporté que le Prophète ﷺ a dit : “Soyez équitables envers vos enfants.” »
- Sahih Muslim, n°4224
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنه : Omar a acquis un terrain à Khaybar. Il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander conseil à ce sujet. Il a dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai acquis un terrain à Khaybar. Je n’ai jamais eu de bien qui m’ait été plus précieux que celui-ci. Que m’ordonnes-tu d’en faire ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Si tu veux, garde le bien en lui-même et donne ses fruits en aumône. » Alors Omar l’a donné en aumône, déclarant que ce bien ne devait ni être vendu, ni hérité, ni offert en cadeau. Omar l’a consacré aux pauvres, aux proches, à l’affranchissement des esclaves, à la cause d’Allah et aux voyageurs. Il n’y a pas de péché pour celui qui gère ce bien s’il en mange raisonnablement, ou s’il nourrit ses amis, sans accumuler pour lui-même. (Le rapporteur) a dit : J’ai rapporté ce hadith à Muhammad, mais quand je suis arrivé aux mots : « sans accumuler pour lui-même », il (Muhammad) a dit : « sans garder le bien dans le but de s’enrichir. » Ibn 'Aun a dit : Celui qui a lu ce livre (concernant le waqf) m’a informé que dans ce livre, les mots sont : « sans garder le bien dans le but de s’enrichir. »
- Sahih Muslim, n°4226
Rapporté par 'Umar رضي الله عنه : J’ai acquis un terrain parmi les terres de Khaybar. Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ et j’ai dit : « J’ai acquis un terrain. Jamais je n’ai eu de terrain plus aimé et plus précieux à mes yeux que celui-ci. » Le reste du hadith est identique, mais il n’a pas mentionné : « Je l’ai rapporté à Muhammad » ni la suite
- Sahih Muslim, n°4245
Rapporté par Imran b. Husain رضي الله عنه : La tribu de Thaqif était alliée aux Banu ‘Uqail. Thaqif fit prisonniers deux compagnons du Messager d’Allah ﷺ. Les compagnons du Prophète ﷺ capturèrent un homme des Banu ‘Uqail, ainsi que la chamelle al-‘Adbi (la chamelle du Prophète). Le Messager d’Allah ﷺ vint voir le prisonnier, qui était attaché. Il l’appela : « Muhammad. » Le Prophète ﷺ s’approcha et lui demanda : « Que t’arrive-t-il ? » Il répondit : « Pourquoi m’as-tu fait prisonnier et pourquoi as-tu pris celle qui précède les pèlerins ? » (en parlant de la chamelle). Le Prophète ﷺ répondit : « C’est à cause de la faute de tes alliés, les Banu Thaqif. » Puis il s’éloigna. Le prisonnier l’appela de nouveau : « Muhammad, Muhammad. » Comme le Messager d’Allah ﷺ était très compatissant et doux, il revint vers lui et lui demanda : « Que veux-tu ? » Il répondit : « Je suis musulman. » Le Prophète ﷺ dit : « Si tu avais dit cela alors que tu étais libre, tu aurais tout réussi. » Puis il s’éloigna. Le prisonnier l’appela encore : « Muhammad, Muhammad. » Le Prophète ﷺ revint et demanda : « Que veux-tu ? » Il répondit : « J’ai faim, nourris-moi, et j’ai soif, donne-moi à boire. » Le Prophète ﷺ répondit : « Voilà ce que tu demandes. » Il fut ensuite échangé contre deux prisonniers détenus par Thaqif. Le narrateur ajoute : une femme des Ansar avait aussi été faite prisonnière, ainsi que la chamelle al-‘Adbi. La femme était attachée. Les gens faisaient reposer leurs animaux devant leurs maisons. Une nuit, elle réussit à s’échapper et se dirigea vers les chameaux. Les animaux s’agitaient, sauf al-‘Adbi qui resta calme. Elle monta sur son dos et partit. Quand les ennemis s’en rendirent compte, ils la cherchèrent, mais la chamelle les épuisait. La femme fit le vœu devant Allah que si Allah la sauvait grâce à cette chamelle, elle la sacrifierait. À son arrivée à Médine, les gens la virent et dirent : « Voici al-‘Adbi, la chamelle du Messager d’Allah ﷺ. » Elle expliqua qu’elle avait fait le vœu que si Allah la sauvait sur son dos, elle la sacrifierait. Les compagnons en informèrent le Messager d’Allah ﷺ, qui dit : « Gloire à Allah ! Quelle mauvaise récompense pour elle que de vouloir sacrifier celle qui l’a sauvée ! Il n’y a pas d’accomplissement d’un vœu dans la désobéissance, ni dans ce qui ne dépend pas de la personne. » Dans la version d’Ibn Hujr, il est dit : « Il n’y a pas de vœu dans la désobéissance à Allah. »
- Sahih Muslim, n°4289
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit que Soulayman b. Dawud a dit un jour : « Je vais passer la nuit avec mes quatre-vingt-dix épouses, et chacune d’elles donnera naissance à un enfant qui deviendra cavalier et combattra pour la cause d’Allah. » Ses compagnons lui ont dit : « Dis : “Insha’ Allah.” » Mais il ne l’a pas dit. Il est allé voir toutes ses épouses, mais aucune n’est tombée enceinte sauf une, qui a donné naissance à un enfant prématuré. Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, s’il avait dit « Insha’ Allah », ses épouses auraient donné naissance à des enfants qui seraient tous devenus cavaliers et auraient combattu pour la cause d’Allah
- Sahih Muslim, n°4305
Rapporté par Wahb b. Jarir : Shu‘ba m’a informé que Muhammad b. Munkadir m’a demandé : « Quel est ton nom ? » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°4383
Rapporté par Abu Bakra : Lors du sermon d’adieu, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le temps a bouclé un cycle et est revenu à l’état du jour où Allah a créé les cieux et la terre. L’année compte douze mois, dont quatre sont sacrés : trois d’entre eux se suivent, à savoir Dhu’l-Qa’da, Dhu’l-Hijja et Muharram, et aussi Rajab, le mois de Mudar, qui se trouve entre Jumada et Sha’ban. » Puis il a dit : « Quel est ce mois-ci ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux un moment, au point que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas Dhu’l-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Quelle est cette ville ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas la Balda (la ville de La Mecque) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Quel est ce jour ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice ? » Nous avons répondu : « Oui, Messager d’Allah. » Il a alors dit : « Votre sang, vos biens (Muhammad, l’un des rapporteurs, a dit : je pense qu’il a aussi dit cela) et votre honneur sont sacrés pour vous, comme la sacralité de ce jour-ci, dans cette ville-ci, et dans ce mois-ci. Vous rencontrerez bientôt votre Seigneur et Il vous interrogera sur vos actes. Ne redevenez donc pas mécréants (ou égarés) après moi, certains d’entre vous frappant le cou des autres. Que celui qui est présent transmette à celui qui est absent, car il arrive que celui à qui le message est transmis retienne mieux que celui qui l’a entendu. » Il a répété : « N’ai-je pas transmis (le message) ? » Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°4397
Rapporté par Miswar ibn Makhrama : Omar ibn Khattab consulta les gens au sujet de la compensation (diyat) pour la fausse couche d’un enfant à naître. Mughira ibn Shu’ba dit : « Je témoigne qu’Allah’s Messager ﷺ a jugé qu’il fallait donner un esclave ou une esclave de bonne qualité pour cela. » Omar dit alors : « Amène quelqu’un qui puisse témoigner avec toi. » Muhammad ibn Maslama vint alors témoigner pour lui
- Sahih Muslim, n°4410
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Les Quraysh étaient préoccupés par la femme de la tribu de Makhzoum qui avait commis un vol et ils se demandaient : « Qui parlera au Messager d’Allah ﷺ à son sujet ? » Ils dirent : « Qui oserait, à part Usama, le bien-aimé du Messager d’Allah ﷺ ? » Usama lui parla donc. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Intercédez-vous au sujet d’un des châtiments prescrits par Allah ? » Puis il se leva et fit un discours : « Ô gens, ceux qui vous ont précédés ont été détruits parce que, si une personne de haut rang commettait un vol parmi eux, ils l’épargnaient, mais si c’était une personne de rang inférieur, ils appliquaient la peine prescrite. Par Allah, si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. » Dans le hadith transmis par Ibn Rumh, il est dit : « En vérité, ceux qui vous ont précédés ont péri. »
- Sahih Muslim, n°4411
Rapporté par Aïcha (l’épouse du Messager d’Allah ﷺ) رضي الله عنها : Les Quraysh étaient préoccupés par la femme qui avait commis un vol du vivant du Messager d’Allah ﷺ, lors de la conquête de La Mecque. Ils dirent : « Qui parlera au Messager d’Allah ﷺ à son sujet ? » Ils dirent encore : « Qui oserait, à part Usama ibn Zaid, le bien-aimé du Messager d’Allah ﷺ ? » Elle fut amenée au Messager d’Allah ﷺ et Usama ibn Zaid intercéda pour elle. Le visage du Messager d’Allah ﷺ changea de couleur et il dit : « Intercédez-vous au sujet d’un des châtiments prescrits par Allah ? » Usama répondit : « Ô Messager d’Allah, demande pardon pour moi. » Le soir venu, le Messager d’Allah ﷺ se leva et fit un discours. Il glorifia d’abord Allah comme Il le mérite, puis dit : « Venons-en au sujet. Cette injustice a détruit ceux qui vous ont précédés : quand une personne de haut rang volait parmi eux, ils l’épargnaient, mais quand une personne faible volait, ils appliquaient la peine prescrite. Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, même si Fatima, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. » Ensuite, il ordonna que la main de cette femme soit coupée. Aïcha ajouta : « Elle s’est bien repentie, s’est mariée plus tard et venait me voir, et je transmettais ses besoins au Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°4418
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Omar ibn Khattab رضي الله عنه monta sur la chaire du Messager d’Allah ﷺ et dit : « En vérité, Allah a envoyé Muhammad ﷺ avec la vérité et Il a fait descendre le Livre sur lui, et le verset de la lapidation faisait partie de ce qui lui a été révélé. Nous l’avons récité, mémorisé et compris. Le Messager d’Allah ﷺ a appliqué la peine de lapidation à mort (pour l’homme et la femme mariés qui commettent l’adultère), et après lui, nous l’avons aussi appliquée. J’ai peur qu’avec le temps, les gens l’oublient et disent : “Nous ne trouvons pas la peine de lapidation dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant ce devoir prescrit par Allah. La lapidation est une obligation dans le Livre d’Allah pour les hommes et femmes mariés qui commettent l’adultère, lorsque la preuve est établie, ou en cas de grossesse, ou d’aveu. »
- Sahih Muslim, n°4440
Rapporté par Al-Bara’ ibn Azib : Le Messager d’Allah ﷺ passa près d’un Juif au visage noirci et fouetté. Le Messager d’Allah ﷺ appela les Juifs et dit : « Est-ce la peine que vous trouvez dans votre Livre (la Torah) pour l’adultère ? » Ils dirent : « Oui. » Le Prophète ﷺ fit venir l’un de leurs savants et lui dit : « Je te demande, au nom d’Allah qui a révélé la Torah à Moïse, est-ce la peine prévue pour l’adultère dans votre Livre ? » Il répondit : « Non. Si tu ne m’avais pas interrogé au nom d’Allah, je ne t’aurais pas informé. Nous trouvons la lapidation à mort comme peine dans la Torah. Mais ce crime est devenu fréquent chez nos notables : quand nous attrapions un riche, nous l’épargnions, mais pour un pauvre, nous appliquions la peine. Nous avons alors décidé d’un châtiment applicable aux riches comme aux pauvres : noircir le visage et fouetter, à la place de la lapidation. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Ô Allah, je suis le premier à rétablir Ton commandement après qu’ils l’ont abandonné. » Il ordonna alors la lapidation. Allah, le Majestueux et Glorieux, fit descendre ce verset : « Ô Messager, que ceux qui rivalisent dans le déni de la vérité ne t’attristent pas… jusqu’à : “ce qui t’est donné, accepte-le” (v. 41). » Les Juifs dirent : « Allez voir Muhammad ; s’il ordonne de noircir le visage et de fouetter, acceptez, mais s’il juge la lapidation, évitez-le. » C’est alors qu’Allah, le Majestueux et Grand, fit descendre ces versets : « Ceux qui ne jugent pas selon ce qu’Allah a révélé sont des négateurs de la vérité » (v. 44) ; « Ceux qui ne jugent pas selon ce qu’Allah a révélé sont des injustes » (v. 45) ; « Ceux qui ne jugent pas selon ce qu’Allah a révélé sont des pervers » (v. 47). Tous ces versets ont été révélés à propos des non-croyants
- Sahih Muslim, n°4493
Rapporté par Sa’d ibn Ibrahim : J’ai demandé à Qasim ibn Muhammad à propos d’une personne qui possédait trois maisons et qui avait légué le tiers de chacune d’elles ; il (Qasim ibn Muhammad) a dit : « On peut tout rassembler dans une seule maison. » Puis il a ajouté : « Aïsha رضي الله عنها m’a informé que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui fait un acte qui n’a pas été prescrit par nous, cet acte sera rejeté.” »
- Sahih Muslim, n°4566
Rapporté par Abu Muhammad al-Ansari, qui était un proche compagnon d’Abu Qatada رضي الله عنه : Il a rapporté le hadith qui suit
- Sahih Muslim, n°4567
Rapporté par Abu Muhammad, l’affranchi d’Abu Qatada رضي الله عنه, d’après Abu Qatada : Il a rapporté le hadith
- Sahih Muslim, n°4589
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ envoya des cavaliers vers Najd. Ils capturèrent un homme de la tribu de Banu Hanifa, appelé Thumama ibn Uthal, chef du peuple de Yamama. Les gens l’attachèrent à l’un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ vint le voir et lui demanda : « Ô Thumama, qu’en penses-tu ? » Il répondit : « Ô Muhammad, j’ai une bonne opinion de toi. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a versé du sang. Si tu fais preuve de bonté envers moi, tu feras du bien à quelqu’un qui saura t’en être reconnaissant. Si tu veux de l’argent, demande, tu recevras ce que tu voudras. » Le Messager d’Allah ﷺ le laissa ainsi deux jours, puis revint et lui demanda à nouveau : « Qu’en penses-tu, ô Thumama ? » Il répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu fais preuve de bonté, tu en seras récompensé. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a versé du sang. Si tu veux de l’argent, demande, tu recevras ce que tu voudras. » Le Prophète ﷺ le laissa jusqu’au lendemain, puis revint et lui demanda : « Qu’en penses-tu, ô Thumama ? » Il répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu fais preuve de bonté envers moi, tu feras du bien à quelqu’un qui saura t’en être reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a versé du sang. Si tu veux de l’argent, demande, tu recevras ce que tu voudras. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Libérez Thumama. » Il se rendit dans une palmeraie près de la mosquée, fit ses ablutions, puis entra dans la mosquée et déclara : « J’atteste qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Ô Muhammad, par Allah, il n’y avait pas de visage plus détesté pour moi que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de religion plus détestée pour moi que la tienne, mais maintenant ta religion est la plus chère à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de ville plus détestée pour moi que la tienne, mais maintenant ta ville est la plus chère à mes yeux. Tes cavaliers m’ont capturé alors que je comptais partir pour la ‘Umra. Qu’en dis-tu ? » Le Messager d’Allah ﷺ lui annonça une bonne nouvelle et lui dit d’aller accomplir la ‘Umra. Lorsqu’il arriva à La Mecque, quelqu’un lui demanda : « As-tu changé de religion ? » Il répondit : « Non ! J’ai plutôt embrassé l’islam avec le Messager d’Allah ﷺ. Par Allah, vous ne recevrez pas un seul grain de blé de Yamama tant que le Messager d’Allah ﷺ ne l’aura pas permis. »
- Sahih Muslim, n°4607
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه, qui a appris ce récit directement d’Abu Sufyan : Ce dernier dit : Je suis parti pour un voyage commercial pendant la période de trêve entre moi et le Messager d’Allah ﷺ. Alors que j’étais en Syrie, la lettre du Messager d’Allah ﷺ fut remise à Hiraql (César), l’empereur de Rome, qui était en visite à Jérusalem à ce moment-là. La lettre avait été apportée par Dihya al-Kalbi, qui l’avait remise au gouverneur de Busra, lequel l’avait transmise à Hiraql. (En recevant la lettre), il demanda : « Y a-t-il quelqu’un du peuple de cet homme qui prétend être prophète ? » On répondit : « Oui. » J’ai donc été appelé avec quelques autres Qurayshites. Nous avons été introduits devant Hiraql, qui nous fit asseoir devant lui. Il demanda : « Lequel d’entre vous a le lien de parenté le plus proche avec l’homme qui prétend être prophète ? » Abu Sufyan dit : « Moi. » On me fit asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Il appela alors son interprète et lui dit : « Dis-leur que je vais interroger cet homme (Abu Sufyan) au sujet de celui qui prétend être prophète. S’il ment, démentez-le. » Abu Sufyan raconta : « Par Allah, si je n’avais pas eu peur d’être accusé de mensonge, j’aurais menti. » Hiraql demanda alors à son interprète : « Interroge-le sur sa lignée. » Je répondis : « Il a une bonne lignée parmi nous. » Il demanda : « Y a-t-il eu un roi parmi ses ancêtres ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « L’accusiez-vous de mensonge avant sa prophétie ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « Qui sont ses partisans, des gens de haut rang ou de rang modeste ? » Je répondis : « Ce sont plutôt des gens modestes. » Il demanda : « Leur nombre augmente-t-il ou diminue-t-il ? » Je répondis : « Ils augmentent. » Il demanda : « Quelqu’un abandonne-t-il sa religion, mécontent, après l’avoir embrassée ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « Avez-vous été en guerre contre lui ? » Je répondis : « Oui. » Il demanda : « Comment cela s’est-il passé ? » Je répondis : « La guerre entre nous et lui a été tantôt à notre avantage, tantôt au sien. » Il demanda : « A-t-il déjà rompu un pacte ? » Je répondis : « Non, mais nous avons récemment conclu une trêve avec lui et nous ne savons pas ce qu’il en fera. » (Abu Sufyan jure qu’il n’a rien ajouté de plus à ce dialogue.) Il demanda : « Quelqu’un avait-il proclamé la prophétie avant lui ? » Je répondis : « Non. » Hiraql dit alors à son interprète : « Dis-lui, je lui ai demandé sa lignée et il a répondu qu’elle était la meilleure. C’est le cas des prophètes : ils sont issus des plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé s’il y avait eu un roi parmi ses ancêtres : non. Sinon, j’aurais pensé qu’il réclamait un royaume ancestral. Je t’ai demandé qui étaient ses partisans : des gens modestes. Ainsi sont les partisans des prophètes. Je t’ai demandé si tu l’accusais de mensonge avant sa prophétie : non. Donc, s’il ne mentait pas aux gens, il ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si quelqu’un abandonnait sa religion après l’avoir embrassée : non. La foi, quand elle pénètre le cœur, y reste. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient : oui. Ainsi va la foi jusqu’à son accomplissement. Je t’ai demandé si vous aviez été en guerre : oui, et la victoire a été partagée. Ainsi les prophètes sont éprouvés avant la victoire finale. Je t’ai demandé s’il avait rompu un pacte : non. Les prophètes ne rompent jamais leurs engagements. Je t’ai demandé si quelqu’un avant lui avait proclamé la même chose : non. Sinon, j’aurais pensé qu’il suivait une tradition antérieure. » Il demanda : « Que vous ordonne-t-il ? » Je répondis : « Il nous ordonne la prière, la zakat, le respect des liens familiaux et la chasteté. » Il dit : « Si ce que tu dis est vrai, il est vraiment un prophète. Je savais qu’il devait apparaître, mais je ne pensais pas qu’il viendrait de chez vous. Si je savais que je pourrais le rejoindre, j’aimerais le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je lui laverais les pieds par respect. Sa domination s’étendra sûrement jusqu’ici. » Il fit alors apporter la lettre du Messager d’Allah ﷺ et la lut : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql, l’empereur des Romains. Paix à celui qui suit la guidée. Après cela, je t’invite à embrasser l’islam. Accepte l’islam et tu seras en sécurité. Accepte l’islam, Allah te donnera une double récompense. Mais si tu refuses, tu porteras le péché de tes sujets. Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions pas certains d’entre nous comme seigneurs en dehors d’Allah. S’ils se détournent, dites : “Nous témoignons que nous sommes musulmans.” » [III, 64] Quand il eut fini la lecture, il y eut du tumulte autour de lui et il nous ordonna de sortir. En sortant, je dis à mes compagnons : « Ibn Abu Kabsha (nom ironique pour le Prophète ﷺ) a acquis un grand pouvoir : même le roi des Romains le craint. » J’ai continué à croire que l’autorité du Messager d’Allah ﷺ triompherait, jusqu’à ce qu’Allah m’accorde la foi
- Sahih Muslim, n°4608
Rapporté par Ibn Chihab رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, avec en plus : « Quand Allah infligea la défaite aux armées de Perse, César se rendit de Hims à Aelia (Bayt al-Maqdis) pour remercier Allah de lui avoir accordé la victoire. » Dans ce hadith, il est dit : « De Muhammad, serviteur d’Allah et Son messager », et aussi : « Le péché de tes sujets », ainsi que les mots : « à l’appel de l’islam »
- Sahih Muslim, n°4612
Rapporté par Abbas رضي الله عنه : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de Hunayn. Moi et Abd Soufyan ibn Harith ibn Abd al-Muttalib sommes restés proches du Messager d’Allah ﷺ, sans nous éloigner de lui. Le Messager d’Allah ﷺ était monté sur sa mule blanche, offerte par Farwa ibn Noufitha al-Judhami. Quand les musulmans rencontrèrent les mécréants, ils prirent la fuite, mais le Messager d’Allah ﷺ poussa sa mule vers les mécréants. Je tenais la bride de la mule du Messager d’Allah ﷺ pour l’empêcher d’avancer trop vite, et Abou Soufyan tenait l’étrier. Le Prophète ﷺ dit : « Abbas, appelle les gens de Samura. » Abbas, qui avait une voix forte, cria de toutes ses forces : « Où sont les gens de Samura ? » (Abbas dit : ) Par Allah, dès qu’ils ont entendu ma voix, ils sont revenus vers nous comme des vaches rejoignent leurs veaux, en disant : « Nous sommes là, nous sommes là ! » Abbas dit : Ils se mirent à combattre les mécréants. Puis on appela les Ansar : « Ô groupe des Ansar ! Ô groupe des Ansar ! » Les Banu al-Harith ibn al-Khazraj furent les derniers à être appelés : « Ô Banu al-Harith ibn al-Khazraj ! Ô Banu al-Harith ibn al-Khazraj ! » Le Messager d’Allah ﷺ, toujours sur sa mule, observait leur combat, le cou tendu en avant, et dit : « C’est maintenant que la bataille est la plus intense. » Puis le Messager d’Allah ﷺ prit des petits cailloux et les jeta au visage des mécréants. Ensuite, il dit : « Par le Seigneur de Muhammad, les mécréants sont vaincus. » Abbas dit : Je fis le tour et vis que la bataille était toujours dans le même état. Par Allah, cela resta ainsi jusqu’à ce qu’il jette les cailloux. Je continuai à observer jusqu’à ce que je vis que leurs forces étaient épuisées et qu’ils commencèrent à battre en retraite
- Sahih Muslim, n°4624
Rapporté par ‘Abdullah ibn Rabah : Nous sommes venus en délégation chez Mu’awiya ibn Abu Sufyan, et Abu Huraira était avec nous. Chacun préparait à manger à tour de rôle. Quand ce fut mon tour, j’ai dit à Abu Huraira : « C’est mon tour aujourd’hui. » Ils sont donc venus chez moi. Le repas n’était pas encore prêt, alors j’ai dit à Abu Huraira : « J’aimerais que tu nous racontes un hadith du Messager d’Allah ﷺ pendant qu’on attend. » Abu Huraira a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de la conquête de La Mecque. Il a nommé Khalid ibn al-Walid chef de l’aile droite, Zubair chef de l’aile gauche, et Abu ‘Ubayda chef de l’infanterie qui devait entrer dans la vallée. Il m’a dit : “Abu Huraira, appelle-moi les Ansar.” Je les ai donc appelés et ils sont venus rapidement. Il a dit : “Ô assemblée des Ansar, voyez-vous les voyous des Quraysh ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a dit : “Quand vous les rencontrerez demain, éliminez-les.” Il a fait ce geste de la main, posant sa main droite sur la gauche, et a dit : “Vous me retrouverez à as-Safa.” (Abu Huraira continue) : Quiconque était vu par eux ce jour-là était tué. Le Messager d’Allah ﷺ est monté sur la colline de as-Safa. Les Ansar l’ont rejoint et entouré. Abu Sufyan est alors venu et a dit : “Ô Messager d’Allah, les Quraysh sont perdus. Aucun membre de la tribu ne survivra aujourd’hui.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité, celui qui dépose les armes sera en sécurité, celui qui ferme sa porte sera en sécurité.” Certains Ansar ont dit : “Finalement, il a été touché par la tendresse pour sa famille et l’amour de sa ville.” À ce moment, la révélation est descendue sur le Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : “Vous disiez que j’ai été touché par la tendresse pour ma famille et l’amour de ma ville. Savez-vous quel est mon nom ? Je suis Muhammad, le serviteur d’Allah et Son Messager.” (Il l’a répété trois fois.) “J’ai quitté mon pays pour Allah et je vous ai rejoints. Je vivrai avec vous et je mourrai avec vous.” Les Ansar ont alors dit : “Par Allah, nous avons dit cela seulement par amour pour Allah et Son Messager.” Il a dit : “Allah et Son Messager témoignent pour vous et acceptent vos excuses.”
- Sahih Muslim, n°4629
Rapporté par al-Bara’ ibn ‘Azib رضي الله عنه : ‘Ali ibn Abu Talib a rédigé le traité entre le Prophète ﷺ et les polythéistes le jour de Hudaibiya. Il a écrit : « Ceci est ce que Muhammad, le Messager d’Allah, a convenu. » Ils (les polythéistes) ont dit : « N’écris pas “le Messager d’Allah”. Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous ne nous battrions pas contre toi. » Le Prophète ﷺ a dit à ‘Ali : « Efface ces mots. » Il (‘Ali) a répondu : « Je ne vais pas les effacer. » Alors le Prophète ﷺ les a effacés de sa propre main. Le narrateur précise que les conditions convenues étaient que les musulmans entreraient à La Mecque (l’année suivante) et y resteraient trois jours, sans porter d’armes sauf dans leur fourreau ou leur étui
- Sahih Muslim, n°4630
Rapporté par Abu Ishaq, qui a entendu Bara’ ibn ‘Azib رضي الله عنه dire : Quand le Messager d’Allah ﷺ a conclu la paix avec les gens de Hudaibiya, ‘Ali a rédigé l’accord entre eux, et il a écrit : « Muhammad, le Messager d’Allah. » (La suite est identique au récit précédent, sauf que les mots : « Ceci est ce qu’il a convenu » sont omis)
- Sahih Muslim, n°4631
Rapporté par Bara’ رضي الله عنه : Quand le Prophète ﷺ a été empêché d’entrer à la Ka’ba, les habitants de La Mecque ont fait la paix avec lui à condition qu’il puisse entrer à La Mecque (l’année suivante) et y rester trois jours, qu’il n’entre que les épées dans leur fourreau et les armes dans leur étui, qu’il ne prenne avec lui aucun habitant, et qu’il ne retienne personne de ceux qui l’accompagnaient s’il voulait rester à La Mecque. Il a dit à ‘Ali : « Écris les termes convenus entre nous. » (‘Ali a donc écrit) : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ceci est ce que Muhammad, le Messager d’Allah, a convenu (avec les Mecquois). » Les polythéistes lui ont dit : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous te suivrions. Mais écris : Muhammad ibn ‘Abdullah. » Il a alors demandé à ‘Ali d’effacer ces mots. ‘Ali a dit : « Non, par Allah, je ne les effacerai pas. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Montre-moi où ils sont (sur le parchemin). » ‘Ali les lui a montrés et le Prophète ﷺ les a effacés ; puis ‘Ali a écrit : « Ibn ‘Abdullah. » (Selon les termes du traité, l’année suivante) le Prophète ﷺ est resté là trois jours. Le troisième jour, ils ont dit à ‘Ali : « C’est le dernier jour selon les termes de ton compagnon. Dis-lui de partir. » ‘Ali en a informé le Prophète ﷺ, qui a répondu : « Oui », et il est parti. Ibn Janab, dans sa version, utilise : « nous te prêterions allégeance » au lieu de « nous te suivrions »
- Sahih Muslim, n°4632
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Les Quraysh ont fait la paix avec le Prophète ﷺ. Parmi eux se trouvait Suhail ibn Amr. Le Prophète ﷺ a dit à ‘Ali : « Écris : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” » Suhail a dit : « Quant à “Bismillah”, nous ne savons pas ce que signifie “Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim”. Mais écris ce que nous comprenons, c’est-à-dire “Bi ismika Allahumma” (au nom de Toi, ô Allah). » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Écris : “De Muhammad, le Messager d’Allah.” » Ils ont dit : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous te suivrions. Écris donc ton nom et celui de ton père. » Le Prophète ﷺ a dit : « Écris : “De Muhammad ibn ‘Abdullah.” » Ils ont posé la condition que si un musulman les rejoignait, les Mecquois ne le renverraient pas, et si quelqu’un venait chez vous (les musulmans) de leur part, vous le renverriez. Les compagnons ont dit : « Ô Messager d’Allah, devons-nous écrire cela ? » Il a répondu : « Oui. Celui qui part de chez nous pour les rejoindre – qu’Allah l’éloigne ! – et celui qui vient chez nous de leur part (et qu’on renvoie), Allah lui apportera un soulagement et une issue. »
- Sahih Muslim, n°4639
Rapporté par Hudhayfa b. al-Yaman رضي الله عنه : Rien ne m’a empêché d’être présent à la bataille de Badr, sauf cet événement. Je suis parti avec mon père Husail pour participer à la bataille, mais nous avons été arrêtés par les polythéistes de Quraysh. Ils nous ont demandé : « Avez-vous l’intention d’aller rejoindre Muhammad ? » Nous avons répondu : « Non, nous ne voulons pas aller vers lui, nous souhaitons seulement retourner à Médine. » Alors, ils nous ont fait jurer, au nom d’Allah, que nous retournerions à Médine et que nous ne combattrions pas aux côtés de Muhammad ﷺ. Nous sommes donc allés voir le Messager d’Allah ﷺ et nous lui avons raconté ce qui s’était passé. Il a dit : « Retournez tous les deux à Médine ; nous respecterons le pacte que nous avons fait avec eux et nous demanderons l’aide d’Allah contre eux. »
- Sahih Muslim, n°4649
Rapporté par Ibn Mas’ud رضي الله عنه : Alors que le Messager d’Allah ﷺ priait près de la Ka‘ba et qu’Abu Jahl était assis avec ses compagnons, Abu Jahl a dit, en parlant de la chamelle qui avait été abattue la veille : « Qui ira chercher le fœtus de la chamelle d’untel et le déposera entre les épaules de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus maudit d’entre eux s’est levé, a apporté le fœtus et, lorsque le Prophète ﷺ s’est prosterné, il l’a posé sur son dos. Ils se sont alors mis à rire, certains se penchant sur d’autres de rire. Je regardais, et si j’en avais eu la force, je l’aurais enlevé du dos du Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ est resté prosterné, la tête baissée, sans la relever, jusqu’à ce qu’un homme parte prévenir Fatima, sa fille, qui était alors une jeune fille. Elle est venue, a retiré la saleté de son père, puis s’est tournée vers eux pour les réprimander. Quand le Prophète ﷺ a terminé sa prière, il a invoqué contre eux à haute voix. Quand il priait, il le faisait trois fois, et quand il demandait la bénédiction d’Allah, il le faisait trois fois. Puis il a dit trois fois : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper des Quraysh. » Quand ils ont entendu sa voix, ils ont arrêté de rire et ont eu peur de sa malédiction. Il a ensuite dit : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper d’Abu Jahl b. Hisham, ‘Utba b. Rabi‘a, Shaiba b. Rabi‘a, Walid b. Uqba, Umayya b. Khalaf, ‘Uqba b. Abu Mu‘ait », (et il a cité le nom d’un septième que je n’ai pas retenu). Par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, j’ai vu tous ceux qu’il avait nommés gisant morts le jour de Badr. Leurs corps ont été traînés pour être jetés dans une fosse près du champ de bataille. Abu Ishaq a dit que le nom de Walid b. ‘Uqba a été mentionné par erreur dans ce récit
- Sahih Muslim, n°4653
Rapporté par Aïcha (l’épouse du Prophète) رضي الله عنها : Elle demanda au Messager d’Allah ﷺ : « As-tu connu un jour plus terrible que celui d’Uhud ? » Il répondit : « J’ai subi bien des choses de la part de ton peuple, et le pire a été ce que j’ai vécu le jour de ‘Aqaba. Je suis allé voir Ibn ‘Abd Yalil b. ‘Abd Kulal pour l’inviter à l’islam, mais il n’a pas répondu comme je l’espérais. Je suis reparti, le visage marqué par la tristesse, et je n’ai retrouvé mes esprits qu’à Qarn al-Tha‘alib. J’ai alors levé la tête et j’ai vu un nuage qui me faisait de l’ombre. J’ai regardé, et c’était l’ange Jibril qui m’a appelé et a dit : “Allah, le Glorieux et Honoré, a entendu ce que ton peuple t’a dit et comment ils ont réagi à ton appel. Il t’a envoyé l’ange chargé des montagnes pour que tu lui ordonnes ce que tu veux à leur sujet.” L’ange des montagnes m’a alors appelé, m’a salué et a dit : “Muhammad, Allah a entendu ce que ton peuple t’a dit. Je suis l’ange des montagnes, et ton Seigneur m’a envoyé pour que tu me donnes l’ordre que tu veux. Si tu veux, je peux faire s’écrouler sur eux les deux montagnes qui entourent La Mecque.” Mais le Messager d’Allah ﷺ lui a répondu : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir de leur descendance des gens qui adoreront Allah, l’Unique, sans rien Lui associer. »
- Sahih Muslim, n°4656
Rapporté par Aswad b. Qais : Il a entendu Jundub dire que Jibril a tardé à rendre visite au Messager d’Allah ﷺ. Les polythéistes commencèrent alors à dire : « Muhammad a été abandonné. » À ce moment-là, Allah, le Glorieux et le Sublime, révéla : « Par le soleil du matin, et par la nuit quand elle s’apaise, ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni délaissé. »
- Sahih Muslim, n°4657
Rapporté par Aswad b. Qais رضي الله عنه : J’ai entendu Jundub b. Sufyan dire : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et ne s’est pas levé pour prier pendant deux ou trois nuits. Une femme est venue le voir et lui a dit : « Muhammad, j’espère que ton démon t’a quitté. Je ne l’ai pas vu venir à toi depuis deux ou trois nuits. » Le rapporteur dit : À ce moment, Allah, le Glorieux et l’Exalté, a révélé : « Par le matin éclatant… »
- Sahih Muslim, n°4664
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qui tuera Ka'b b. Ashraf ? Il a insulté Allah, le Très-Haut, et Son Messager. » Muhammad b. Maslama a dit : « Ô Messager d’Allah, veux-tu que je le tue ? » Il répondit : « Oui. » Muhammad b. Maslama demanda : « Permets-moi de lui parler comme je l’entends. » Il dit : « Parle-lui comme tu veux. » Muhammad b. Maslama alla donc voir Ka'b et discuta avec lui, évoquant leur ancienne amitié, puis il dit : « Cet homme (le Prophète ﷺ) a décidé de collecter l’aumône chez nous, et cela nous met en grande difficulté. » En entendant cela, Ka'b répondit : « Par Dieu, il vous causera encore plus de problèmes. » Muhammad b. Maslama dit : « C’est vrai, maintenant nous sommes ses partisans et nous ne voulons pas l’abandonner avant de voir comment évoluent ses affaires. Je voudrais que tu me fasses un prêt. » Ka'b demanda : « Qu’est-ce que tu vas me donner en garantie ? » Il répondit : « Que veux-tu ? » Ka'b dit : « Donne-moi tes femmes en gage. » Muhammad b. Maslama répondit : « Tu es le plus beau des Arabes ; devrions-nous te donner nos femmes en gage ? » Ka'b dit : « Alors donne-moi tes enfants en gage. » Il répondit : « Le fils de l’un d’entre nous pourrait nous insulter en disant qu’il a été mis en gage pour deux sacs de dattes, mais nous pouvons te donner nos armes en garantie. » Ka'b accepta. Muhammad b. Maslama promit alors de revenir avec Harith, Abu 'Abs b. Jabr et Abbad b. Bishr. Ils vinrent donc le voir la nuit. Ka'b descendit vers eux. Sufyan précise que tous les rapporteurs sauf 'Amr ont mentionné que la femme de Ka'b dit : « J’entends une voix qui ressemble à celle d’un meurtre. » Ka'b répondit : « Ce n’est que Muhammad b. Maslama et son frère de lait, Abu Na'ila. Quand un homme est appelé la nuit, même si c’est pour être frappé d’une lance, il doit répondre à l’appel. » Muhammad dit à ses compagnons : « Quand il descendra, je mettrai mes mains sur sa tête et, quand je le tiendrai fermement, faites ce que vous devez faire. » Quand Ka'b descendit, tenant son manteau sous le bras, ils lui dirent : « Nous sentons chez toi un parfum très agréable. » Il répondit : « Oui, j’ai avec moi une maîtresse qui est la femme la plus parfumée d’Arabie. » Muhammad demanda : « Laisse-moi sentir ce parfum sur ta tête. » Il accepta. Muhammad le sentit, puis demanda à le refaire. Il saisit alors fermement sa tête et dit à ses compagnons : « Faites ce que vous devez faire. » Et ils le tuèrent
- Sahih Muslim, n°4665
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a attaqué Khaybar. Un matin, nous avons prié à l’aube, alors qu’il faisait encore sombre, près de Khaybar. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est monté à cheval. Abu Talha monta aussi, et je suis monté derrière Abu Talha sur le même cheval. Le Prophète d’Allah ﷺ traversait les rues de Khaybar, et j’étais si proche de lui que mon genou touchait la cuisse du Prophète ﷺ. Son vêtement s’est déplacé, et j’ai vu la blancheur de sa cuisse. Quand il entra dans la ville, il dit : « Allah est le plus Grand. Khaybar va être détruite. Quand nous arrivons sur la place d’un peuple, c’est un mauvais jour pour ceux qui ont été avertis (et n’ont pas tenu compte de l’avertissement). » Il répéta ces paroles trois fois. Les habitants venaient juste de sortir de chez eux pour commencer leur journée. Ils dirent, surpris : « Muhammad est arrivé. » Nous avons conquis Khaybar par la force
- Sahih Muslim, n°4666
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le même jour, lors de la bataille de Khaybar, je montais derrière Abu Talha (et nous étions si proches du Prophète ﷺ que mon pied touchait le sien). Nous avons rencontré les habitants au lever du soleil, alors qu’ils sortaient avec leurs haches, pelles et cordes, menant leur bétail. Ils crièrent, surpris : « Muhammad est venu avec son armée ! » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Khaybar va être détruite. Attention ! Quand nous arrivons sur la place d’un peuple, c’est un mauvais jour pour ceux qui ont été avertis (mais n’ont pas écouté). » Allah, le Glorieux et le Majestueux, leur infligea la défaite
- Sahih Muslim, n°4676
Rapporté par Anas رضي الله عنه, selon une autre version et une autre chaîne de transmission : Les Compagnons de Muhammad ﷺ chantaient le jour de la bataille de la Tranchée : « Nous sommes ceux qui ont prêté allégeance à Muhammad, et qui ont fait le pacte de suivre l’islam aussi longtemps que nous vivrons. » Hammad n’est pas sûr si Anas a dit : « sur l’islam » ou « sur le jihad ». Et le Prophète ﷺ chantait : « Ô Allah, le vrai bien est le bien de l’au-delà. Pardonne donc aux Ansar et aux Mouhajiroun. »
- Sahih Muslim, n°4678
Rapporté par Ibn Salama رضي الله عنه, qui l’a entendu de son père : Nous sommes arrivés à Hudaibiya avec le Messager d’Allah ﷺ et nous étions quatorze cents. Il y avait cinquante chèvres pour nous, mais il n’y avait pas assez d’eau pour les abreuver. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis au bord du puits, il a soit prié, soit craché dans le puits, et l’eau a jailli. Nous avons bu et abreuvé les bêtes. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ nous a appelés à prêter serment d’allégeance, alors qu’il était assis au pied d’un arbre. J’ai été le premier à prêter serment, puis les autres l’ont fait. Quand la moitié des gens l’avaient fait, il m’a dit : « Prête serment, Salama. » J’ai répondu : « J’étais parmi les premiers à le faire. » Il a dit : « Fais-le encore. » Ensuite, il a vu que je n’avais pas d’armes et m’a donné un bouclier, grand ou petit. Il a continué à recevoir les serments jusqu’au dernier groupe. Il m’a dit : « Ne veux-tu pas prêter serment, Salama ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je l’ai déjà fait avec le premier groupe, puis encore au milieu. » Il a dit : « Ce n’est pas grave, fais-le encore. » J’ai donc prêté serment trois fois. Puis il m’a demandé : « Salama, où est le bouclier que je t’ai donné ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, mon oncle ‘Amir m’a rencontré sans arme, alors je le lui ai donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Tu ressembles à celui qui disait : “Ô Allah, accorde-moi un ami plus cher que moi-même.” » Quand tous les Compagnons eurent prêté serment, les polythéistes ont envoyé des messages de paix, jusqu’à ce que les gens puissent aller d’un camp à l’autre. Finalement, un traité de paix a été conclu. J’étais à la charge de Talha b. Ubaidullah : j’abreuvais son cheval, je le soignais, je le servais et je mangeais de sa nourriture. J’avais quitté ma famille et mes biens en émigrant pour Allah et Son Messager ﷺ. Quand la paix a été conclue, je me suis allongé sous un arbre. Quatre polythéistes de la Mecque sont venus, ont parlé contre le Messager d’Allah ﷺ, ce qui m’a énervé, alors je me suis déplacé sous un autre arbre. Ils ont suspendu leurs armes à l’arbre et se sont couchés. Quelqu’un a alors crié : « Venez, ô Mouhajiroun ! Ibn Zunaim a été tué. » J’ai dégainé mon épée, attaqué les quatre pendant leur sommeil, pris leurs armes et dit : « Par Celui qui a honoré Muhammad, aucun de vous ne lèvera la tête sinon je le frappe au visage. » Je les ai conduits au Prophète ﷺ. Mon oncle Amir est arrivé avec un homme d’Abalat nommé Mikraz, traîné sur un cheval, et soixante-dix polythéistes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laissez-les partir, ils trahiront encore. » Il leur a donc pardonné. À cette occasion, Allah a révélé : « C’est Lui qui a retenu leurs mains de vous et vos mains d’eux dans la vallée de la Mecque après vous avoir donné la victoire sur eux. » (Coran 48:24) Nous sommes repartis vers Médine, et nous nous sommes arrêtés près d’une montagne entre nous et Banu Lihyan. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé pardon pour celui qui montait la montagne la nuit pour surveiller. Je l’ai fait deux ou trois fois cette nuit-là. Ensuite, nous sommes arrivés à Médine. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé ses chameaux avec son esclave Rabah, et j’étais avec lui. Je suis aussi allé au pâturage avec le cheval de Talha et les chameaux. Au matin, Abd al-Rahman al-Fazari a attaqué et emporté tous les chameaux du Messager d’Allah ﷺ, tuant celui qui les gardait. J’ai dit à Rabah : « Monte ce cheval, va chez Talha et informe le Messager d’Allah ﷺ que les polythéistes ont pris ses chameaux. » Je suis monté sur une colline, j’ai crié trois fois vers Médine : « Venez à notre secours ! » Puis je me suis lancé à la poursuite des voleurs, leur tirant des flèches et chantant : « Je suis le fils d’al-Akwa’. Aujourd’hui, c’est le jour de la défaite pour les lâches. » J’en ai blessé plusieurs, marqué tout ce qu’ils laissaient tomber pour que le Prophète ﷺ et ses Compagnons sachent que c’était du butin. J’ai récupéré tous les chameaux. Quand ils se sont arrêtés pour manger, j’étais sur un rocher. Al-Fazari a dit : « Qui est-ce là-haut ? » Ils ont répondu : « C’est lui qui nous harcèle depuis ce matin. » Il a dit : « Quatre d’entre vous, allez le tuer. » Ils sont venus vers moi. Je leur ai dit : « Savez-vous qui je suis ? » Ils ont dit non. J’ai dit : « Je suis Salama, fils d’al-Akwa’. Par Celui qui a honoré Muhammad ﷺ, je peux tuer qui je veux parmi vous, mais aucun de vous ne pourra me tuer. » Ils sont repartis. J’ai vu arriver les cavaliers du Prophète ﷺ : Akhram al-Asadi, puis Abu Qatada al-Ansari, puis al-Miqdad b. al-Aswad. J’ai attrapé la bride du cheval d’Akhram. Les voleurs ont fui. J’ai dit à Akhram : « Fais attention jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. » Il a dit : « Salama, si tu crois en Allah et au Jour du Jugement, ne t’interpose pas entre moi et le martyre. » Akhram a combattu Abd al-Rahman, a blessé son cheval, mais a été tué. Abu Qatada a tué Abd al-Rahman. J’ai continué à courir derrière eux jusqu’à Dhu Qarad, les empêchant de boire, et j’ai récupéré deux chevaux. J’ai rejoint le Prophète ﷺ, qui avait récupéré les chameaux et tout le butin. Bilal a préparé un repas avec une chamelle prise aux ennemis. J’ai dit : « Laisse-moi choisir cent hommes et je finirai les voleurs. » Le Prophète ﷺ a ri et a dit : « Salama, tu penses pouvoir le faire ? » J’ai répondu oui. Il a dit : « Ils sont déjà arrivés à Ghatafan. » Un homme de Ghatafan est venu annoncer qu’ils avaient fui. Le lendemain, le Prophète ﷺ a dit : « Notre meilleur cavalier aujourd’hui est Abu Qatada et notre meilleur fantassin est Salama. » Il m’a donné deux parts du butin. En rentrant à Médine, il m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle. Un homme des Ansar a lancé un défi de course. J’ai demandé au Prophète ﷺ la permission de descendre et de courir contre lui. Il a accepté. Je l’ai rattrapé et dépassé. Trois jours après, nous sommes partis pour Khaybar. Mon oncle Amir chantait : « Par Allah, si Tu ne nous avais pas guidés, nous n’aurions pas fait l’aumône ni prié. Ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits, rends-nous fermes face à l’ennemi et fais descendre la tranquillité sur nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui chante cela ? » Amir a répondu : « C’est moi. » Il a dit : « Qu’Allah te pardonne. » (Le narrateur précise que chaque fois que le Prophète ﷺ demandait pardon pour quelqu’un, il mourait en martyr.) Omar رضي الله عنه a dit : « Prophète d’Allah, si seulement tu nous avais laissé profiter d’Amir. » À Khaybar, Marhab, le roi, est sorti en chantant : « Khaybar sait que je suis Marhab, un guerrier expérimenté, armé jusqu’aux dents, quand la guerre fait rage. » Amir est sorti à sa rencontre en chantant : « Khaybar sait que je suis Amir, un vétéran armé, prêt à combattre. » Ils se sont affrontés, mais l’épée d’Amir s’est retournée contre lui et il s’est blessé mortellement. J’ai entendu certains Compagnons dire : « L’acte d’Amir est perdu, il s’est tué lui-même. » Je suis allé en pleurant voir le Prophète ﷺ et lui ai dit : « Amir a perdu sa récompense. » Il a répondu : « Qui a dit cela ? Il aura une double récompense. » Puis il m’a envoyé chercher Ali رضي الله عنه, qui avait mal aux yeux. Le Prophète ﷺ a appliqué sa salive sur ses yeux et il a guéri. Il lui a donné l’étendard. Marhab est revenu en chantant, et Ali a répondu : « Je suis celui que sa mère a appelé Haidar, un lion redoutable. » Ali a frappé Marhab à la tête et l’a tué, remportant ainsi la victoire
- Sahih Muslim, n°4722
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Shumasa : Je suis allé voir Aïcha pour lui demander quelque chose. Elle m’a dit : « De quel peuple es-tu ? » J’ai répondu : « Je viens d’Égypte. » Elle a demandé : « Comment votre gouverneur s’est-il comporté avec vous pendant votre guerre ? » J’ai répondu : « Nous n’avons rien eu à lui reprocher. Si le chameau de l’un d’entre nous mourait, il lui en donnait un autre. Si quelqu’un perdait son esclave, il lui en donnait un. Si quelqu’un avait besoin de quelque chose d’essentiel, il lui en procurait. » Elle a dit : « Sache que ce qui est arrivé à mon frère, Muhammad ibn Abu Bakr, ne m’empêche pas de te dire ce que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit dans cette maison : “Ô Allah, celui qui prend en charge les affaires de ma communauté et se montre dur avec eux, sois dur avec lui. Et celui qui prend en charge les affaires de ma communauté et se montre bienveillant avec eux, sois bienveillant avec lui.” »
- Sahih Muslim, n°4733
Rapporté par Hasan : A'idh ibn 'Amr, qui était l’un des Compagnons du Messager d’Allah ﷺ, est allé voir Ubaidullah ibn Ziyad et lui a dit : « Mon fils, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le pire des responsables est le dirigeant cruel. Prends garde de ne pas en faire partie.” » Ubaidullah lui répondit avec arrogance : « Assieds-toi. Tu fais partie de la racaille des Compagnons de Muhammad ﷺ. » A'idh répliqua : « Y avait-il de la racaille parmi eux ? Cette racaille est apparue après eux et parmi d’autres gens. »
- Sahih Muslim, n°4738
Rapporté par Abu Humaid as-Sa’idi : Le Messager d’Allah ﷺ a nommé un homme de la tribu d’Asad, appelé Ibn Lutbiyya, responsable de la collecte de la Sadaqa (aumône) pour l’État. À son retour avec les collectes, il a dit : « Ceci est pour vous et ceci m’a été offert comme cadeau. » Le narrateur raconte : Le Messager d’Allah ﷺ est monté sur le minbar, a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Qu’en est-il d’un responsable d’État à qui je confie une mission et qui revient en disant : “Ceci est pour vous et ceci m’a été offert en cadeau” ? Pourquoi n’est-il pas resté dans la maison de son père ou de sa mère pour voir si on lui aurait offert des cadeaux ? Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, si l’un d’entre vous prend quelque chose de cela, il le portera au Jour du Jugement sur son cou : un chameau grondant, une vache meuglant ou une brebis bêlant. » Puis il a levé les mains si haut que nous pouvions voir la blancheur de ses aisselles. Ensuite, il a répété deux fois : « Ô Allah, j’ai transmis (Tes commandements). »
- Sahih Muslim, n°4859
Rapporté par Abou Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah s’est engagé à prendre en charge celui qui part combattre dans Sa voie, croyant en Lui et affirmant la vérité de Ses Messagers. Il s’engage à le faire entrer au Paradis ou à le ramener chez lui d’où il est parti, avec une récompense ou une part de butin. Par Celui qui détient la vie de Muhammad, si quelqu’un est blessé dans la voie d’Allah, il viendra le Jour du Jugement avec sa blessure telle qu’elle a été faite : sa couleur sera celle du sang, mais son odeur sera celle du musc. Par Celui qui détient la vie de Muhammad, si cela n’était pas trop difficile pour les musulmans, je ne resterais jamais en arrière d’aucune expédition partant pour combattre dans la voie d’Allah. Mais je n’ai pas assez de moyens pour leur fournir des montures, et eux non plus n’ont pas tous les moyens nécessaires pour le jihad afin de ne pas rester en arrière. Par Celui qui détient la vie de Muhammad, j’aime combattre dans la voie d’Allah et être tué, puis combattre à nouveau et être tué, puis combattre encore et être tué. »
- Sahih Muslim, n°4863
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Toute blessure reçue par un musulman dans la voie d’Allah apparaîtra au Jour du Jugement dans l’état où elle a été infligée, et elle saignera abondamment. La couleur sera celle du sang, mais l’odeur sera celle du musc. Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, si cela n’était pas difficile pour les musulmans, je ne resterais jamais en arrière lors d’une expédition pour le jihad. Mais je ne possède pas assez de moyens pour fournir des montures à tous les combattants, et eux non plus n’ont pas tous les moyens de me suivre, et cela ne leur plairait pas non plus de rester derrière moi. »
- Sahih Muslim, n°4879
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Abu Sa‘id, quiconque accepte avec joie Allah comme Seigneur, l’islam comme religion et Muhammad comme Messager entrera forcément au Paradis. » Abu Sa‘id s’en étonna et dit : « Ô Messager d’Allah, répète-le-moi. » Le Prophète ﷺ le fit, puis ajouta : « Il y a un autre acte qui élève la position d’une personne au Paradis de cent degrés, et l’élévation entre chaque degré est aussi grande que la distance entre le ciel et la terre. » Abu Sa‘id demanda : « Quel est cet acte ? » Il répondit : « Le jihad dans la voie d’Allah ! Le jihad dans la voie d’Allah ! »
- Sahih Muslim, n°5091
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné qu’on lui apporte un bélier aux pattes noires, au ventre noir et avec des cercles noirs autour des yeux, afin qu’il le sacrifie. Il dit à 'Aïsha : « Donne-moi le grand couteau. » Puis il ajouta : « Aiguise-le sur une pierre. » Elle le fit. Il prit alors le couteau, puis le bélier, le coucha au sol et le sacrifia en disant : « Bismillah, Allahumma Taqabbal min Muhammadin wa Al-i-Muhammadin, wa min Ummati Muhammadin » (« Au nom d’Allah, ô Allah, accepte [ce sacrifice] de la part de Muhammad, de la famille de Muhammad et de la communauté de Muhammad. »
- Sahih Muslim, n°5201
Rapporté par Sa‘id b. Musayyib : J’ai entendu ‘Abdullah b. ‘Umar dire cela près de la chaire tout en la montrant du doigt, la chaire du Messager d’Allah ﷺ : Un groupe de la tribu de ‘Abd al-Qais est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et l’a interrogé à propos des récipients qui pourraient être utilisés pour préparer le Nabidh et pour boire. Il (le Prophète) leur a interdit (d’utiliser) la courge, le tronc creux et le récipient enduit de poix. Je lui ai dit : « Abu Muhammad, et la jarre vernissée ? » et nous pensons qu’il avait oublié de mentionner le mot « jarre vernissée ». Il a alors dit : « Je ne l’ai pas entendu de lui ce jour-là, c’est-à-dire de ‘Abdullah b. ‘Umar, et il n’aimait pas (la préparation du Nabidh dans la courge). »
- Sahih Muslim, n°5362
Rapporté par Miqdad : Mes deux compagnons et moi étions si affamés que nous avions perdu la vue et l’ouïe. Nous nous sommes présentés comme invités chez les Compagnons du Prophète ﷺ, mais aucun ne nous a accueillis. Nous sommes donc allés chez le Messager d’Allah ﷺ, qui nous a emmenés chez lui. Il y avait trois chèvres. Le Prophète ﷺ a dit : « Traire-les pour nous. » Nous l’avons fait, chacun a bu sa part, et nous avons mis de côté la part du Prophète ﷺ. Il avait l’habitude de rentrer la nuit, de saluer doucement pour ne réveiller personne, puis d’aller prier à la mosquée, puis de boire son lait. Une nuit, Satan m’a tenté après que j’aie bu ma part, en me disant que Muhammad était allé chez les Ansar et n’aurait pas besoin de ce lait. J’ai donc bu sa part. Quand j’ai réalisé ce que j’avais fait, j’ai été pris de remords, pensant qu’il allait me maudire et que je serais perdu pour ce monde et l’au-delà. Je n’ai pas pu dormir, mais mes compagnons, eux, dormaient. Le Messager d’Allah ﷺ est arrivé, a salué, a prié, puis est allé vers le lait, mais n’a rien trouvé. Il a levé la tête vers le ciel, et j’ai pensé qu’il allait me maudire. Mais il a dit : « Ô Allah, nourris celui qui m’a nourri et donne à boire à celui qui m’a donné à boire. » Après cela, j’ai pris un couteau pour sacrifier une chèvre, mais toutes étaient laitières. J’ai alors pris le récipient de la famille du Prophète ﷺ, j’ai trait les chèvres jusqu’à ce qu’il soit plein de mousse, et je l’ai apporté au Prophète ﷺ. Il m’a demandé si j’avais bu ma part, j’ai répondu : « Bois. » Il a bu, puis m’a tendu le récipient, et j’ai insisté : « Ô Messager d’Allah, bois encore. » Il a bu, puis me l’a redonné. J’ai compris alors qu’il était rassasié et que j’avais reçu sa bénédiction. J’ai ri au point de tomber par terre. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Miqdad, c’est encore une de tes plaisanteries. » J’ai expliqué ce qui s’était passé. Il a dit : « C’est une miséricorde d’Allah. Pourquoi ne m’as-tu pas laissé réveiller nos deux compagnons pour qu’ils aient aussi leur part ? » J’ai dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, cela m’est égal ce que tu leur donnes, tant que j’ai eu ma part avec toi. »
- Sahih Muslim, n°5421
Rapporté par Muhammad ibn Ja’far : Ce hadith a été rapporté avec une légère variation dans les mots
- Sahih Muslim, n°5461
Rapporté par Muhammad ibn 'Abbad ibn Ja'far : J’ai demandé à Muslim ibn Yasar, l’affranchi de Nafi' ibn 'Abd al-Harith, alors que j’étais assis entre eux, de demander à Ibn 'Umar s’il avait entendu quelque chose du Messager d’Allah ﷺ à propos de celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil. Il a répondu : « Je l’ai entendu (le Prophète) dire : Allah ne le regardera pas le Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°5476
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’était fait fabriquer une bague en argent, qu’il portait à son doigt. Ensuite, elle a été portée par Abou Bakr, puis par ‘Umar, puis par ‘Uthman, jusqu’à ce qu’elle tombe dans le puits d’Aris. Il y avait gravé dessus : « Muhammad, Messager d’Allah ». Ibn Numair a rapporté ce hadith avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°5477
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’était fait fabriquer une bague en or, puis il l’a abandonnée, et ensuite il s’est fait faire une bague en argent, sur laquelle était gravé : « Muhammad, Messager d’Allah ». Il a dit : « Que personne ne grave une inscription semblable à celle de ma bague. » Lorsqu’il la portait, il tournait la pierre vers l’intérieur de sa paume. C’est cette bague qui est tombée des mains de Mu’ayqib dans le puits d’Aris
- Sahih Muslim, n°5478
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’était fait fabriquer une bague en argent, sur laquelle il fit graver : « Muhammad, Messager d’Allah ». Il dit aux gens : « Je me suis fait faire une bague en argent et j’y ai fait graver : “Muhammad, Messager d’Allah”. Que personne ne fasse une gravure identique à celle-ci. »
- Sahih Muslim, n°5479
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, mais sans mentionner les mots « Muhammad, Messager d’Allah »
- Sahih Muslim, n°5480
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ décida d’écrire des lettres à l’Empereur byzantin, ses compagnons lui dirent qu’ils ne liraient pas une lettre sans sceau. Alors, le Messager d’Allah ﷺ fit fabriquer une bague en argent (je me souviens encore de son éclat sur la main du Messager d’Allah ﷺ), et il y avait gravé dessus : « Muhammad, Messager d’Allah »
- Sahih Muslim, n°5482
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ décida d’écrire au Kisra (roi de Perse), à César (empereur de Rome) et au Négus (roi d’Abyssinie), on lui dit qu’ils n’accepteraient pas la lettre sans sceau. Alors, le Messager d’Allah ﷺ fit fabriquer un sceau, la bague était en argent et il y était gravé : « Muhammad, le Messager d’Allah »
- Sahih Muslim, n°5532
Rapporté par Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Elle avait accroché un rideau avec des images dessus. Le Messager d’Allah ﷺ est entré et il l’a tiré. Aïsha a dit : Je l’ai alors déchiré et j’en ai fait deux coussins. Une personne présente, Rabi’a b. ‘Ata, l’affranchi des Banû Zuhra, a demandé : « As-tu entendu Abû Muhammad dire qu’Aïsha avait mentionné que le Messager d’Allah ﷺ s’appuyait dessus ? » Ibn al-Qasim a répondu : « Non, mais j’ai entendu Qasim b. Muhammad le dire. »
- Sahih Muslim, n°5561
Rapporté par ‘Umar b. Nafi’ رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, et Muhammad b. Muthanna ainsi que ‘Umar b. Nafi’ ont donné la même explication du mot Qaza dans leur narration
- Sahih Muslim, n°5588
Rapporté par Jabir b. 'Abdullah : Un enfant est né chez l’un d’entre nous, et il lui donna le nom de Muhammad. Sa famille dit : « Nous ne te laisserons pas donner le nom de Muhammad à ton fils après celui du Messager d’Allah ﷺ. » Il partit avec son fils sur le dos et alla voir le Messager d’Allah ﷺ, et dit : « Ô Messager d’Allah, un fils m’est né et je lui ai donné ton nom. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Donne-lui mon nom, mais ne lui donne pas ma kunya, car je suis Qasim, celui qui distribue (le butin et la zakat) parmi vous. »
- Sahih Muslim, n°5589
Rapporté par Jabir b. 'Abdullah : Un enfant est né chez l’un d’entre nous, et il voulait l’appeler Muhammad. Nous lui avons dit : « Nous ne te laisserons pas donner ce nom avant d’avoir demandé au Messager d’Allah ﷺ. » Il est donc allé voir le Prophète et a dit : « Un enfant est né chez moi et je voudrais lui donner ton nom, mais les gens ne me laissent pas le faire tant que je ne t’ai pas consulté. » Le Prophète ﷺ répondit : « Donne-lui mon nom, mais ne lui donne pas ma kunya, car j’ai été envoyé comme Qasim, celui qui distribue parmi vous. »
- Sahih Muslim, n°5593
Rapporté par Jabir b. 'Abdullah : Un enfant est né chez un homme parmi les Ansar et il voulait l’appeler Muhammad. Il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander, et il a dit : « Les Ansar ont bien fait de donner à leurs enfants le même prénom que le mien, mais ne leur donnez pas ma kunya. »
- Sahih Muslim, n°5609
Rapporté par Muhammad b. ‘Amr b. ‘Ata’ : J’avais donné à ma fille le prénom de Barra. Zainab, fille d’Abu Salama, m’a dit que le Messager d’Allah ﷺ lui avait interdit de donner ce prénom. (Elle a dit) : « On m’appelait aussi Barra, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ne vous considérez pas comme vertueuse. C’est Allah seul qui connaît les gens pieux parmi vous.” » Les compagnons ont demandé : « Quel prénom devons-nous lui donner ? » Il a répondu : « Appelez-la Zainab. »
- Sahih Muslim, n°5700
Rapporté par Abu Saïd رضي الله عنه : Jibril est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Muhammad, es-tu tombé malade ? » Il répondit : « Oui. » Jibril dit alors : « Au nom d’Allah, je te protège de tout et te préserve de tout mal qui pourrait te nuire, ainsi que du mauvais œil de l’envieux. Allah te guérira et j’invoque le nom d’Allah pour toi. »
- Sahih Muslim, n°5807
Rapporté par Umar ibn Muhammad ibn Zaid, qui a entendu son père raconter de la part d’Ibn Umar رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si le malheur existe vraiment, alors il se trouve dans le cheval, la femme et la maison. » »
- Sahih Muslim, n°5908
Rapporté par Muhammad b. Sirin d’après Abu Huraira رضي الله عنه : Il rapporte un hadith du Messager d’Allah ﷺ dans lequel il mentionne ses paroles : « Je n’aime pas les chaînes », jusqu’à la fin de son propos, mais il ne mentionne pas : « La vision est une quarante-sixième partie de la prophétie. »
- Sahih Muslim, n°5960
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mon exemple et celui des Prophètes avant moi ressemblent à un homme qui a construit une maison magnifique et belle, presque complète, sauf une brique dans un coin. Les gens tournent autour, admirent la maison et disent : “S’il ne manquait pas cette brique, ta maison serait parfaite.” Muhammad ﷺ a dit : “Je suis cette dernière brique.” »
- Sahih Muslim, n°5989
Rapporté par Abu Dharr : Il a demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il des récipients de ce Bassin ? » Il répondit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, les récipients seront plus nombreux que les étoiles du ciel et les planètes brillantes lors d’une nuit sombre et sans nuages. Ce seront les récipients du Paradis. Celui qui boira de ce Bassin n’aura plus jamais soif. Deux canaux venant du Paradis y couleront, et celui qui en boira n’aura plus jamais soif. La distance entre ses deux coins est celle qui sépare ‘Amman et Aïla, et son eau est plus blanche que le lait et plus douce que le miel. »
- Sahih Muslim, n°5992
Rapporté par Thaubin : Il a rapporté ce hadith concernant le Bassin. Muhammad ibn Bashshar a dit : « J’ai dit à Yahya ibn Hammad : “C’est le hadith que j’ai entendu de Abu ‘Awana.” Il a répondu : “Je l’ai aussi entendu de Shu’ba.” J’ai dit : “Raconte-le-moi”, et il me l’a raconté. »
- Sahih Muslim, n°6020
Rapporté par Mousa b. Anas, d’après son père رضي الله عنه : « Jamais le Messager d’Allah ﷺ n’a refusé de donner quelque chose lorsqu’on lui demandait pour l’islam. Un homme est venu et il lui a donné un grand troupeau (de moutons et de chèvres). Cet homme est retourné vers les siens et leur a dit : “Ô mon peuple, devenez musulmans, car Muhammad donne tellement qu’on dirait qu’il ne craint pas la pauvreté.” »
- Sahih Muslim, n°6021
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : « Un homme a demandé au Messager d’Allah ﷺ de lui donner un très grand troupeau, et il le lui a donné. Cet homme est retourné auprès de sa tribu et a dit : “Ô gens, devenez musulmans. Par Allah, Muhammad donne tellement qu’il ne semble pas craindre la pauvreté.” Anas a ajouté : “Cet homme s’est converti à l’islam pour des raisons matérielles, mais plus tard, il est devenu musulman sincère, jusqu’à ce que l’islam lui soit plus cher que le monde et tout ce qu’il contient.” »
- Sahih Muslim, n°6075
Rapporté par Muhammad ibn Sirin : « J’ai demandé à Anas ibn Malik رضي الله عنه si le Messager d’Allah ﷺ se teignait les cheveux. Il a répondu : “Il avait très peu de cheveux blancs.” »
- Sahih Muslim, n°6105
Rapporté par Jubair b. Mut’im d’après son père : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Je suis Muhammad, je suis Ahmad, je suis al-Mahi (celui par qui l’incroyance sera effacée), je suis Hashir (celui auprès de qui les gens seront rassemblés), et je suis ‘Aqib (le dernier) après qui il n’y aura plus de Prophète. »
- Sahih Muslim, n°6106
Rapporté par Jubair b. Mut’im d’après son père : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « J’ai plusieurs noms : je suis Muhammad, je suis Ahmad, je suis al-Mahi par qui Allah efface l’incroyance, je suis Hashir (celui auprès de qui les gens seront rassemblés), je suis ‘Aqib (après qui il n’y aura plus personne), et Allah m’a appelé compatissant et miséricordieux. »
- Sahih Muslim, n°6108
Rapporté par Abu Musa Ash’ari : Le Messager d’Allah ﷺ a mentionné plusieurs de ses noms et a dit : « Je suis Muhammad, Ahmad, Muqaffi (le dernier de la succession), Hashir, le Prophète du repentir, et le Prophète de la miséricorde. »
- Sahih Muslim, n°6119
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Quelque chose a été rapporté au Prophète ﷺ à propos de ses Compagnons, alors il s’est adressé à eux et a dit : « Le Paradis et l’Enfer m’ont été présentés et je n’ai jamais vu le bien et le mal comme aujourd’hui. Et si vous saviez, vous pleureriez plus et ririez moins. » Le narrateur dit : Rien n’a été plus lourd pour les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ que cela. Ils ont couvert leurs têtes et on a entendu leurs pleurs. Puis ‘Umar s’est levé et a dit : « Nous sommes satisfaits d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad comme Messager. » À ce moment, une personne s’est levée et a dit : « Qui est mon père ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Ton père est un tel. » Et le verset a été révélé : « Ô vous qui croyez, ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient révélées, pourraient vous causer du tort » (v)
- Sahih Muslim, n°6121
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé alors que le soleil avait passé le zénith, il a dirigé la prière du midi, puis, après avoir terminé, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure, en mentionnant les signes importants qui la précèdent, puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question, qu’il le fasse. Par Allah, je ne quitterai pas cette place tant que je ne vous aurai pas répondu. » Anas b. Malik dit : Les gens se mirent à pleurer abondamment en entendant cela du Messager d’Allah ﷺ, et il répétait : « Demandez-moi. » Alors ‘Abdullah b. Hudhafa se leva et dit : « Ô Messager d’Allah, qui est mon père ? » Il répondit : « Ton père est Hudhafa. » Et le Prophète ﷺ répétait : « Demandez-moi. » (‘Umar s’agenouilla alors et dit : « Nous sommes satisfaits d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad comme Messager. ») Le Messager d’Allah ﷺ se tut pendant que ‘Umar parlait. Ensuite, il dit : « (L’Heure) est proche ; par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, le Paradis et l’Enfer m’ont été présentés dans un coin de cet enclos, et je n’ai jamais vu le bien et le mal comme aujourd’hui. » Ibn Shihab rapporte : Ubaidullah b. ‘Abdullah b. ‘Utba m’a raconté que la mère de ‘Abdullah b. Hudhafa lui a dit : « Je n’ai jamais vu un fils plus désobéissant que toi. N’as-tu pas peur que ta mère ait commis un péché comme les femmes de l’époque préislamique, et que tu la déshonores devant les gens ? » ‘Abdullah b. Hudhafa répondit : « Même si mon père avait été un esclave noir, je l’aurais reconnu comme tel. »
- Sahih Muslim, n°6123
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Les gens ont tellement interrogé le Messager d’Allah ﷺ qu’il en a été gêné. Un jour, il est sorti, est monté sur le minbar et a dit : « Interrogez-moi, je ne laisserai aucune de vos questions sans réponse. » Quand les gens ont entendu cela, ils ont été saisis d’inquiétude, comme si quelque chose de grave allait se produire. Anas dit : Je regardais à droite et à gauche, et chacun pleurait en couvrant sa tête avec son vêtement. Puis une personne dans la mosquée a osé poser une question ; on l’accusait de ne pas être le fils de son père. Il dit : « Ô Messager d’Allah, qui est mon père ? » Il répondit : « Ton père est Hudhafa. » Puis ‘Umar b. Khattab رضي الله عنه a osé parler et a dit : « Nous sommes satisfaits d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad comme Messager, et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les troubles. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Jamais je n’ai vu le bien et le mal comme aujourd’hui. Le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés, ici même, près de ce puits. »
- Sahih Muslim, n°6129
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu Huraira a rapporté de nombreux hadiths du Messager d’Allah ﷺ, dont celui-ci : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, il viendra un jour où vous ne me verrez plus, et un simple regard sur mon visage sera plus précieux pour vous que votre famille, vos biens et tout le reste. » Ce hadith a été rapporté par Ishaq avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°6153
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Deux hommes, l’un parmi les Juifs et l’autre parmi les Musulmans, se disputèrent et se sont insultés. Le Musulman dit : « Par Celui qui a choisi Muhammad ﷺ parmi les mondes. » Et le Juif dit : « Par Celui qui a choisi Moussa parmi les mondes. » Le Musulman leva la main et gifla le Juif. Le Juif alla voir le Messager d’Allah ﷺ et lui raconta ce qui s’était passé. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ne me placez pas au-dessus de Moussa, car l’humanité tombera évanouie et je serai le premier à revenir à moi, et Moussa sera alors en train de tenir le côté du Trône. Je ne sais pas s’il s’évanouira et reviendra à lui avant moi, ou si Allah l’aura exempté. »
- Sahih Muslim, n°6209
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ était allongé dans mon appartement, la cuisse découverte, quand Abu Bakr a demandé la permission d’entrer. On lui a permis d’entrer et il a parlé avec lui dans cet état (la cuisse ou le tibia du Prophète découverte). Puis Umar a demandé la permission d’entrer, il a été autorisé et a parlé dans le même état. Ensuite, Uthman a demandé la permission ; le Messager d’Allah ﷺ s’est alors assis et a remis ses vêtements en ordre. Muhammad (l’un des rapporteurs) a dit : Je ne dis pas que cela s’est passé le même jour. Uthman est alors entré, a parlé, puis en sortant, Aïcha a dit : « Abu Bakr est entré et tu n’as pas bougé ni pris soin de tes vêtements, puis Umar est entré et tu n’as pas bougé non plus, mais quand Uthman est entré, tu t’es levé et tu as arrangé tes vêtements. » Il ﷺ a répondu : « Ne devrais-je pas avoir de la pudeur devant quelqu’un devant qui même les Anges sont pudiques ? »
- Sahih Muslim, n°6222
Rapporté par Suhail, d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit, le jour de Khaybar : « Je remettrai ce drapeau à celui qui aime Allah et Son Messager, et Allah accordera la victoire par sa main. » Omar b. Khattab dit : « Jamais je n’ai autant désiré le commandement que ce jour-là. Je me suis avancé dans l’espoir d’être appelé, mais le Messager d’Allah ﷺ appela 'Ali b. Abi Talib, lui remit cet honneur et lui dit : “Avance et ne te retourne pas tant qu’Allah ne t’aura pas accordé la victoire.” 'Ali avança un peu, s’arrêta, puis demanda à haute voix : “Ô Messager d’Allah, contre quoi dois-je combattre les gens ?” Le Prophète ﷺ répondit : “Combats-les jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son Messager. S’ils le font, alors leur sang et leurs biens sont protégés, sauf ce que la loi autorise, et leur compte sera auprès d’Allah.” »
- Sahih Muslim, n°6262
Rapporté par Salim b. Abdullah d’après son père : Nous avions l’habitude d’appeler Zaid b. Harith « Zaid b. Muhammad » jusqu’à ce qu’il soit révélé dans le Coran : « Appelez-les par le nom de leurs pères. C’est plus juste auprès d’Allah. » (Ce hadith a été transmis par Qutaiba b. Sa’d)
- Sahih Muslim, n°6285
Rapporté par 'Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Je sais quand tu es contente de moi et quand tu es fâchée contre moi. » J’ai demandé : « Comment le sais-tu ? » Il a répondu : « Quand tu es contente de moi, tu dis : “Non, par le Seigneur de Muhammad”, et quand tu es fâchée, tu dis : “Non, par le Seigneur d’Ibrahim.” » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, c’est vrai, je laisse juste ton nom quand je suis fâchée contre toi. »
- Sahih Muslim, n°6310
Rapporté par Ali ibn Husayn رضي الله عنه : Miswar ibn Makhrama lui a rapporté qu’Ali ibn Abi Talib avait demandé la main de la fille d’Abou Jahl alors qu’il était marié à Fatima, la fille du Messager d’Allah ﷺ. Quand Fatima l’a appris, elle est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Les gens disent que tu ne te mets jamais en colère pour tes filles, et voilà qu’Ali veut épouser la fille d’Abou Jahl. » Makhrama a dit : Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors levé, a récité le tashahhud et a dit : « Pour en venir au fait, j’ai donné ma fille (Zaynab) à Aboul-‘As ibn Rabi’, il m’a parlé et il a toujours dit la vérité. En vérité, Fatima, la fille de Muhammad, fait partie de moi et je n’accepte pas qu’elle soit mise à l’épreuve. Par Allah, la fille du Messager d’Allah ne sera jamais réunie avec la fille de l’ennemi d’Allah (comme coépouses) chez un même homme. » Ali a alors renoncé à son projet de mariage
- Sahih Muslim, n°6332
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud رضي الله عنه : (Il a dit à ses compagnons de cacher leurs copies du Coran) et a ajouté : « Celui qui cache quelque chose devra le présenter le Jour du Jugement. » Puis il a dit : « D’après quelle manière de récitation me demandez-vous de réciter ? J’ai récité devant le Messager d’Allah ﷺ plus de soixante-dix sourates du Coran, et les compagnons du Messager d’Allah ﷺ savent que j’ai une meilleure compréhension du Livre d’Allah qu’eux. Si je savais que quelqu’un comprenait mieux que moi, j’irais le voir. » Shaqiq a dit : « J’ai fréquenté les compagnons de Muhammad ﷺ et je n’ai entendu personne rejeter cela ni le critiquer. »
- Sahih Muslim, n°6351
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu un vêtement de sundus et il a interdit l’usage de la soie. Les gens l’ont admiré, alors il a dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, les mouchoirs de Sa’d ibn Mu’adh au Paradis sont meilleurs que cela. »
- Sahih Muslim, n°6359
Rapporté par ‘Abdullah ibn Samit : Abu Dharr a dit : Nous sommes partis de notre tribu Ghifar, qui considère les mois sacrés comme des mois ordinaires. Mon frère Unais, notre mère et moi sommes restés chez notre oncle maternel qui nous a bien traités. Les hommes de sa tribu sont devenus jaloux et ont dit : « Quand tu es absent, Unais commet l’adultère avec ta femme. » Notre oncle est venu et nous a accusés de ce qu’on lui avait rapporté. J’ai dit : « Tu as gâché tout le bien que tu nous as fait. Nous ne pouvons plus rester chez toi après cela. » Nous sommes allés à nos chameaux, avons chargé nos affaires, et notre oncle s’est mis à pleurer, couvert d’un tissu. Nous avons continué jusqu’à camper près de la Mecque. Unais a tiré au sort les chameaux et il a gagné un nombre égal en plus. Ils sont allés voir un devin qui a fait gagner Unais, et il est revenu avec nos chameaux et d’autres en plus. Il a dit : « Mon neveu, je faisais la prière trois ans avant de rencontrer le Messager d’Allah ﷺ. » J’ai demandé : « Pour qui faisais-tu la prière ? » Il a répondu : « Pour Allah. » J’ai demandé : « Dans quelle direction te tournais-tu ? » Il a dit : « Je me tournais comme Allah me l’a ordonné. » Je priais la nuit à la fin de la nuit et je me prosternais jusqu’au lever du soleil. Unais a dit : « J’ai une affaire à la Mecque, reste ici. » Unais est parti, puis il est revenu tard. Je lui ai demandé : « Qu’as-tu fait ? » Il a dit : « J’ai rencontré à la Mecque une personne qui suit ta religion et il affirme qu’Allah l’a envoyé. » J’ai demandé : « Que disent les gens sur lui ? » Il a répondu : « Ils disent que c’est un poète, un devin ou un magicien. » Unais, qui était lui-même poète, a dit : « J’ai entendu les paroles d’un devin, mais ses paroles ne ressemblent pas aux siennes. J’ai aussi comparé ses paroles à celles des poètes, mais personne ne peut dire de telles choses. Par Allah, il est véridique et ce sont eux les menteurs. » J’ai dit : « Reste ici, je vais aller le voir. » Je suis allé à la Mecque, j’ai choisi quelqu’un d’insignifiant et je lui ai demandé : « Où est celui que vous appelez as-Sabi ? » Il m’a montré du doigt en disant : « C’est lui, le Sabi. » Les gens de la vallée m’ont alors attaqué avec des pierres et des arcs jusqu’à ce que je tombe inconscient. Je me suis relevé, couvert de sang, puis je suis allé à Zamzam, j’ai lavé mon sang et j’ai bu de son eau. Écoute, ô fils de mon frère, je suis resté là trente nuits ou jours, sans autre nourriture que l’eau de Zamzam. J’ai grossi au point que mon ventre était plissé, et je ne ressentais pas la faim. Pendant ce temps, les gens de la Mecque dormaient lors d’une nuit de pleine lune, et seules deux femmes faisaient le tour de la Ka’ba en invoquant Isafa et Na’ila (deux idoles). Elles sont passées près de moi et j’ai dit : « Mariez-les l’un à l’autre. » Mais elles ont continué à invoquer. Elles sont revenues et j’ai dit : « Mettez du bois dans les parties intimes des idoles. » (Je l’ai dit de façon très directe.) Les femmes sont parties en pleurant, disant : « S’il y avait eu quelqu’un de notre peuple, il t’aurait puni pour ces mots sur nos idoles. » Elles ont rencontré le Messager d’Allah ﷺ et Abu Bakr qui descendaient de la colline. Il leur a demandé : « Qu’avez-vous ? » Elles ont répondu : « Il y a un Sabi caché entre la Ka’ba et son rideau. » Il a demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Elles ont répondu : « Il a dit des choses qu’on ne peut pas répéter. » Le Messager d’Allah ﷺ est venu, a embrassé la Pierre Noire, a fait le tour de la Ka’ba avec son compagnon, puis a prié. Quand il a fini, Abu Dharr a dit : « J’ai été le premier à le saluer en disant : “Messager d’Allah, que la paix soit sur toi.” » Il a répondu : « Que la paix soit aussi sur toi et la miséricorde d’Allah. » Il a ensuite demandé : « Qui es-tu ? » J’ai dit : « De la tribu de Ghifar. » Il a mis sa main sur son front et j’ai pensé qu’il n’aimait pas que je sois de Ghifar. J’ai voulu lui prendre la main, mais son compagnon, qui le connaissait mieux, m’en a empêché. Il a levé la tête et a dit : « Depuis combien de temps es-tu ici ? » J’ai répondu : « Depuis trente nuits ou jours. » Il a demandé : « Qui t’a nourri ? » J’ai dit : « Je n’ai eu d’autre nourriture que l’eau de Zamzam. J’ai grossi au point que mon ventre est plissé et je ne ressens pas la faim. » Il a dit : « C’est une eau bénie, elle sert aussi de nourriture. » Abu Bakr a dit : « Messager d’Allah, laisse-moi l’accueillir cette nuit. » Le Messager d’Allah ﷺ est parti, Abu Bakr aussi, et je les ai suivis. Abu Bakr a ouvert la porte, nous a apporté des raisins de Ta’if, et c’est la première nourriture que j’ai mangée là-bas. Je suis resté aussi longtemps que nécessaire. Ensuite, je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : « On m’a montré une terre pleine d’arbres, et je pense que c’est Yathrib (l’ancien nom de Médine). Tu seras un prédicateur auprès de ton peuple de ma part. J’espère qu’Allah les guidera par toi et qu’Il te récompensera. » Je suis allé voir Unais, il m’a demandé : « Qu’as-tu fait ? » J’ai répondu : « J’ai embrassé l’islam et j’ai attesté la prophétie du Messager d’Allah. » Il a dit : « Je n’ai aucune aversion pour ta religion, j’embrasse aussi l’islam et j’atteste la prophétie de Muhammad. » Nous sommes allés voir notre mère, elle a dit : « Je n’ai aucune aversion pour votre religion, j’embrasse aussi l’islam et j’atteste la prophétie de Muhammad. » Nous avons chargé nos chameaux et sommes allés dans notre tribu Ghifar. La moitié de la tribu a embrassé l’islam, leur chef était Aimi’ ibn Rahada Ghifari. L’autre moitié a dit : « Nous embrasserons l’islam quand le Messager d’Allah viendra à Médine. » Quand il est venu, le reste a aussi embrassé l’islam. Ensuite, la tribu Aslam est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : « Messager d’Allah, nous embrassons aussi l’islam comme nos frères. » Ils ont donc embrassé l’islam. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah a pardonné à la tribu de Ghifar et Allah a sauvé la tribu d’Aslam. »
- Sahih Muslim, n°6362
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand Abu Dharr a entendu parler de la venue du Prophète ﷺ à la Mecque, il a dit : « Frère, va dans cette vallée et rapporte-moi des informations sur celui qui prétend recevoir des messages du ciel. Écoute ses paroles et reviens vers moi. » Il est donc parti, a entendu ses paroles (les paroles sacrées du Prophète), puis est revenu vers Abu Dharr et a dit : « Je l’ai vu inviter les gens à de bonnes mœurs, et ses paroles ne ressemblent en rien à de la poésie. » Abu Dharr a dit : « Je ne suis pas satisfait, je veux en savoir plus. » Il a donc pris des provisions et une petite outre d’eau, est parti à la Mecque, est allé à la mosquée (la Ka’ba) et a cherché le Messager d’Allah ﷺ sans le reconnaître, et il ne voulait pas demander à quelqu’un. La nuit est tombée, il a dormi. ‘Ali l’a vu, a compris qu’il était étranger, et l’a emmené avec lui. Ils n’ont rien demandé l’un à l’autre jusqu’au matin. Il a ensuite apporté de l’eau et des provisions à la mosquée et y a passé la journée sans voir le Messager d’Allah ﷺ. La nuit suivante, il est revenu à son lit. ‘Ali est passé et a dit : « Cet homme n’a pas encore trouvé ce qu’il cherche. » Il l’a fait lever, l’a emmené avec lui, sans poser de questions. Le troisième jour, il a fait de même. ‘Ali l’a fait lever et l’a emmené chez lui. Il a dit : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité, pourquoi ne me dis-tu pas ce qui t’amène ici ? » Il a répondu : « Je le ferai si tu me promets de me guider correctement. » ‘Ali a promis, puis il a dit : « Il est véridique et il est le Messager d’Allah ﷺ. Demain matin, suis-moi. Si je dis quelque chose qui montre que j’ai peur pour toi, je me tiendrai comme si je jetais de l’eau. Si je continue, suis-moi jusqu’à ce que j’entre dans une maison. » Il a fait ainsi, l’a suivi jusqu’au Messager d’Allah ﷺ, est entré avec lui, a écouté ses paroles et a embrassé l’islam sur place. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Va voir ton peuple et informe-les jusqu’à ce que je t’envoie un ordre. » Il a répondu : « Par Celui qui détient ma vie, je vais le proclamer à haute voix à la Mecque. » Il est donc allé à la mosquée, a crié : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les gens l’ont attaqué, l’ont fait tomber, puis al-‘Abbas est venu, s’est penché sur lui et a dit : « Malheur à vous ! Ne savez-vous pas qu’il est de la tribu de Ghifar et que votre route commerciale vers la Syrie passe par leur territoire ? » Il l’a ainsi sauvé. Abu Dharr a fait la même chose le lendemain, ils l’ont attaqué de nouveau, et al-‘Abbas l’a encore sauvé
- Sahih Muslim, n°6395
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tournez en dérision les Qouraychites (parmi les non-croyants), car la satire leur fait plus de mal qu’une flèche. » Il envoya alors quelqu’un vers Ibn Rawaha pour qu’il compose une satire contre eux, mais ce qu’il écrivit ne plut pas au Prophète ﷺ. Il fit de même avec Ka’b ibn Malik, mais son poème ne lui plut pas non plus. Ensuite, il envoya chercher Hassan ibn Thabit. Quand Hassan arriva, il dit : « Voilà que tu fais appel à ce lion qui frappe de sa queue ! » Puis il sortit sa langue, la fit bouger et dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je vais les déchirer avec ma langue comme on déchire du cuir. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Ne te précipite pas ; qu’Abou Bakr, qui connaît le mieux la généalogie des Qouraychites, t’indique la différence entre ma lignée et la leur, car ma lignée est la même que la leur. » Hassan alla donc voir Abou Bakr, se renseigna, puis revint et dit : « Ô Messager d’Allah, Abou Bakr m’a expliqué la distinction entre ta lignée et celle des Qouraychites. Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je vais faire ressortir ton nom d’entre eux comme on retire un cheveu de la farine. » Aïsha رضي الله عنها a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à Hassan : « L’Esprit Saint continuera de t’aider tant que tu défendras Allah et Son Messager. » Elle a aussi dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Hassan a fait la satire contre eux, ce qui a réjoui les musulmans et troublé les non-musulmans. » Voici quelques vers : « Vous avez attaqué Muhammad par la satire, mais j’ai répondu pour lui, Et il y a une récompense auprès d’Allah pour cela. Vous avez attaqué Muhammad, vertueux, honnête, Le Messager d’Allah, dont la nature est la véracité. Mon père, son père et mon honneur Protègent l’honneur de Muhammad. Puisse-je perdre ma fille bien-aimée si vous ne la voyez pas Essuyer la poussière des deux côtés de Kada’, Elles tirent sur la bride, montant la pente ; Sur leurs épaules, des lances assoiffées (du sang de l’ennemi) ; Nos chevaux sont en sueur, nos femmes les essuient avec leurs manteaux. Si vous ne vous étiez pas opposés à nous, nous aurions accompli la ‘Umra, Puis il y eut la Victoire, et l’obscurité s’est dissipée. Sinon, attendez le combat le jour où Allah honorera qui Il veut. Et Allah a dit : “J’ai envoyé un serviteur qui dit la Vérité sans ambiguïté.” Et Allah a dit : “J’ai préparé une armée : ce sont les Ansar, qui veulent combattre l’ennemi.” Chaque jour, de Ma’add, viennent insultes, combats ou satire ; Quiconque attaque le Messager parmi vous, ou le loue et le soutient, c’est pareil, Et Gabriel, le Messager d’Allah, est parmi nous, ainsi que l’Esprit Saint qui n’a pas d’égal. »
- Sahih Muslim, n°6396
Rapporté par Abou Hourayra رضي الله عنه : J’ai invité ma mère, qui était polythéiste, à embrasser l’islam. Un jour, je l’ai invitée et elle m’a dit quelque chose sur le Messager d’Allah ﷺ que j’ai détesté. Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ en pleurant et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai invité ma mère à l’islam mais elle n’a pas accepté. Aujourd’hui, je l’ai invitée à nouveau et elle m’a dit quelque chose que je n’ai pas aimé. Prie Allah pour qu’Il guide la mère d’Abou Hourayra. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Ô Allah, guide la mère d’Abou Hourayra. » Je suis sorti, très heureux de cette invocation du Messager d’Allah ﷺ. Quand je suis arrivé près de la porte, elle était fermée de l’intérieur. Ma mère a entendu le bruit de mes pas et a dit : « Abou Hourayra, attends un instant. » J’ai entendu le bruit de l’eau qui coulait : elle s’est lavée, a mis une tunique, s’est couverte la tête et a ouvert la porte, puis elle a dit : « Abou Hourayra, j’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. » Je suis retourné voir le Messager d’Allah ﷺ, cette fois en pleurant de joie, et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, réjouis-toi, car Allah a exaucé ton invocation et a guidé la mère d’Abou Hourayra. » Il a loué Allah, L’a glorifié et a prononcé de belles paroles. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, prie Allah pour qu’Il fasse que moi et ma mère soyons aimés par Ses serviteurs croyants, et que nos cœurs soient remplis d’amour pour eux. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Ô Allah, fais que ces deux serviteurs, c’est-à-dire Abou Hourayra et sa mère, soient aimés des croyants, et que leurs cœurs soient remplis d’amour pour les croyants. » (Abou Hourayra a dit : Cette prière a été si bien exaucée par Allah qu’aucun croyant n’est né, ayant entendu parler de moi ou m’ayant vu, sans m’aimer)
- Sahih Muslim, n°6405
Rapporté par Abou Moussa رضي الله عنه : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ à Ji‘rana, entre La Mecque et Médine, et Bilal était là aussi. Un bédouin est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Muhammad, tiens la promesse que tu m’as faite. » Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : « Accepte la bonne nouvelle. » Mais le bédouin dit : « Tu me donnes trop souvent de bonnes nouvelles. » Le Messager d’Allah ﷺ se tourna alors vers Abou Moussa et Bilal, visiblement contrarié, et dit : « Il a refusé la bonne nouvelle, mais vous deux, acceptez-la. » Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah, nous l’acceptons volontiers. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda alors un récipient d’eau, se lava les mains et le visage dedans, y mit un peu de sa salive, puis dit : « Buvez-en, versez-en sur vos visages et vos poitrines, et réjouissez-vous. » Nous avons pris le récipient et fait ce qu’il nous avait dit. Umm Salama appela alors de derrière un voile : « Gardez un peu d’eau pour votre mère aussi. » Ils lui en ont donc laissé
- Sahih Muslim, n°6424
Rapporté par Ibrahim b. Muhammad b. Talha : J’ai entendu Abu Sa’id prononcer un discours en présence d’Abu ‘Utba, où il a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les quartiers les plus méritants des Ansar sont ceux des Banu Najjar, puis ceux des Banu ‘Abu al-Ashhal, ensuite ceux des Banu Harith, puis des Banu Khazraj, et enfin du clan des Banu Sa’ida. Et si je devais donner la préférence à quelqu’un d’autre qu’eux, je l’aurais donnée à mes proches. »
- Sahih Muslim, n°6442
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, les tribus de Ghifar, Aslam, Muzaina ou Juhaina, ou Muzaina, seront meilleures auprès d’Allah que Asad, Tayyi et Ghatfan le Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°6444
Rapporté par Abu Bakra, de la part de son père, de la part d’al-Aqra’ b. Habis : Il a rapporté qu’il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Comment se fait-il que les tribus d’Aslam, Ghifar, Muzaina (et je pense qu’il a aussi dit Juhaina, mais le rapporteur en doute) t’aient prêté allégeance alors qu’elles pillaient les pèlerins ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Si tu disais qu’Aslam, Ghifar, Muzaina et, je pense, Juhaina sont meilleurs que Banu Tamim, Banu ‘Amir, Asad et Ghatfan, alors ces derniers seraient-ils perdants ? » Il répondit : « Oui. » Le Prophète ﷺ dit alors : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, ces gens-là sont meilleurs que Banu Tamim, Banu Amir, Asad et Ghatfan. » Et dans ce hadith rapporté par Abu Shaiba, il n’est pas mentionné que Muhammad (le rapporteur) avait un doute à ce sujet
- Sahih Muslim, n°6503
Rapporté par Ibn Shubruma رضي الله عنه : « Ce hadith a été transmis avec la même chaîne de rapporteurs, et dans la version rapportée par Wuhaib, il y a une légère différence dans les mots. Il en est de même pour la version rapportée par Muhammad b. Talha, où il est dit : “Qui parmi les gens mérite le meilleur traitement de ma part ?” »
- Sahih Muslim, n°6574
Rapporté par Ibna Bashr et Muhammad ibn Muhammad d’après Abu Mashur : Ce hadith est également transmis par la même chaîne, dans son intégralité
- Sahih Muslim, n°6583
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ lors d’une expédition, lorsqu’un des émigrés a frappé dans le dos un homme des Ansar. L’Ansari a alors crié : « Ô Ansar ! » et le Mouhajir a dit : « Ô Émigrés ! » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’est-ce que ces appels de l’époque de l’ignorance ? » Ils ont répondu : « Ô Messager d’Allah, un émigré a frappé dans le dos un Ansari. » Il a dit : « C’est quelque chose de détestable. » Abdullah ibn Ubayy a entendu cela et a dit : « Ils l’ont fait, par Allah ! Quand nous reviendrons à Médine, les plus honorés (les Ansar) chasseront les plus faibles (les émigrés). » Omar a alors dit : « Permets-moi de frapper le cou de cet hypocrite. » Mais le Prophète ﷺ a dit : « Laisse-le, pour que les gens ne disent pas que Muhammad tue ses compagnons. »
- Sahih Muslim, n°6622
Rapporté par Salim, l’affranchi des Nasriyyin : J’ai entendu Abu Huraira dire qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Ô Allah, Muhammad est un être humain. Je me mets en colère comme tout être humain, et j’ai pris un engagement avec Toi auquel Tu ne manqueras pas : pour tout croyant à qui je cause du tort, que je maudis ou que je frappe, fais que cela soit une expiation de ses péchés et un moyen de rapprochement de Toi le Jour de la Résurrection. »
- Sahih Muslim, n°6636
Rapporté par Abdullah b. Mas'ud : Muhammad ﷺ a dit : « Voulez-vous que je vous informe sur la médisance ? C’est en fait le fait de rapporter des propos qui créent des divisions entre les gens. » Il a ajouté : « La personne dit la vérité jusqu’à ce qu’elle soit inscrite comme véridique, et elle ment jusqu’à ce qu’elle soit inscrite comme menteuse. »
- Sahih Muslim, n°6782
Rapporté par Muhammad ibn Muttarif d’après Zayd ibn Aslam (avec la même chaîne) : Ce hadith est rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6897
Rapporté par Muhammad b. Ja'far : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°7040
Rapporté par Anas b. Malik : Il y avait parmi nous un homme du clan de Bani Najjar qui récitait la sourate al-Baqarah et la sourate Al-i-'Imran, et il écrivait pour le Messager d’Allah ﷺ. Il s’est rebellé et a rejoint les gens du Livre. Ils lui accordèrent beaucoup d’importance et dirent : « C’est lui qui écrivait pour Muhammad. » Ils étaient très contents de lui. Le temps passa, puis Allah causa sa mort. Ils creusèrent une tombe et l’y enterrèrent, mais ils découvrirent avec surprise que la terre l’avait rejeté à la surface. Ils creusèrent une autre tombe et l’y enterrèrent à nouveau, mais la terre le rejeta encore. Ils recommencèrent une troisième fois, mais la terre le rejeta encore à la surface. Finalement, ils le laissèrent sans l’enterrer
- Sahih Muslim, n°7046
Rapporté par Abdullah b. Mas'ud : Un savant juif vint voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Muhammad, ou Abu al-Qasim, vraiment, Allah, le Très-Haut et Glorieux, portera les cieux le Jour du Jugement sur un doigt, la terre sur un autre doigt, les montagnes et les arbres sur un autre doigt, l’océan et la terre humide sur un autre doigt, et toute la création sur un autre doigt. Ensuite, Il les secouera et dira : “Je suis votre Seigneur, je suis votre Seigneur.” » Le Messager d’Allah ﷺ sourit pour confirmer ce que le savant avait dit, puis il récita ce verset : « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur ; la terre entière sera dans Sa poigne le Jour de la Résurrection, et les cieux seront enroulés dans Sa main droite. Gloire à Lui ! Il est bien au-dessus de ce qu’ils Lui associent. » (sourate Az-Zumar, verset)
- Sahih Muslim, n°7062
Rapporté par Khabbab : Al-‘As b. Wa’il me devait une dette. Je suis allé le voir pour la réclamer. Il m’a dit : « Je ne te rembourserai jamais à moins que tu ne renies Muhammad. » J’ai répondu : « Je ne renierai jamais Muhammad, même si tu meurs et que tu es ressuscité. » Il a dit : « Quand je serai ressuscité après la mort, je te rembourserai quand je retrouverai mes biens et mes enfants. » Waki‘ a dit : C’est ainsi qu’Al-A‘mash l’a rapporté, et c’est à cette occasion que ce verset a été révélé : « As-tu vu celui qui nie Nos signes et dit : ‘On me donnera sûrement des richesses et des enfants’ » (19:77) jusqu’à « il viendra à Nous tout seul » (19:)
- Sahih Muslim, n°7065
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu Jahl demanda aux gens si Muhammad posait son visage au sol devant eux. On lui répondit : « Oui. » Il dit : « Par Lat et 'Uzza, si je le vois faire cela, j’écraserai son cou ou je salirai son visage de poussière. » Il s’approcha du Messager d’Allah ﷺ alors qu’il priait, voulant lui marcher sur le cou, mais il recula soudain, repoussant quelque chose de ses mains. On lui demanda : « Que t’arrive-t-il ? » Il répondit : « Il y a entre moi et lui un fossé de feu, de peur et d’ailes. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « S’il s’était approché de moi, les anges l’auraient mis en pièces. » Puis Allah, le Très-Haut, révéla ce verset : « Non, l’homme devient insolent parce qu’il se croit autosuffisant. Mais vers ton Seigneur est le retour. As-tu vu celui qui interdit à un serviteur de prier ? S’il est sur la bonne voie ou ordonne la piété ? S’il dément et tourne le dos ? Ne sait-il pas qu’Allah voit ? Non, s’il ne cesse pas, Nous le saisirons par le toupet, un toupet menteur et pécheur. Qu’il appelle donc son assemblée : Nous appellerons les gardiens de l’Enfer. Non ! N’obéis pas à cet homme… » (Sourate Al-‘Alaq, 6-19). (Après cela, la prosternation fut prescrite)
- Sahih Muslim, n°7066
Rapporté par Masruq : Nous étions assis avec Abdullah, qui était allongé sur son lit, lorsqu’une personne est venue et a dit : « Abd al-Rahman, un conteur aux portes de Kinda dit que le verset du Coran sur la “fumée” concerne un événement à venir qui coupera le souffle des mécréants et donnera froid aux croyants. » Abdullah s’est alors levé, en colère, et a dit : « Ô gens, craignez Allah et ne dites que ce que vous savez. Ne parlez pas de ce que vous ignorez ; dites simplement : “Allah sait mieux”, car c’est Allah qui a la meilleure connaissance parmi vous. Il ne convient pas de parler de ce qu’on ne sait pas. Allah sait mieux. En vérité, Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit à Son Prophète ﷺ de déclarer : “Je ne vous demande aucune récompense et je ne veux pas vous causer de peine.” » Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu les gens se détourner de la religion, il a dit : « Ô Allah, afflige-les de sept années de famine comme à l’époque de Yusuf. » Ils ont alors souffert de la faim au point de manger tout ce qu’ils trouvaient, jusqu’à manger des peaux et des cadavres. Chacun d’eux levait les yeux vers le ciel et voyait une fumée. Abu Sufyan est venu et a dit : « Muhammad, tu nous ordonnes d’obéir à Allah et de renforcer les liens familiaux, alors que ton peuple est perdu ; invoque Allah pour eux. » Allah, le Très-Haut et Glorieux, a alors révélé : « Attends le jour où un nuage de fumée claire viendra du ciel et enveloppera les gens ; ce sera un châtiment douloureux » jusqu’aux mots : « vous reviendrez au mal. » (Si ce verset concernait le châtiment de l’au-delà, pourrait-il être écarté comme le Coran le dit : « Le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente, Nous nous vengerons. » (44:16)) ? La prise mentionnée ici fait référence au jour de Badr. Quant aux signes de la fumée, de la prise, de l’inévitabilité et de la victoire des Romains, ils appartiennent désormais au passé
- Sahih Muslim, n°7147
Rapporté par Muhammad رضي الله عنه : Certaines personnes, avec fierté, discutaient pour savoir s’il y aurait plus d’hommes ou de femmes au Paradis. À ce sujet, Abu Huraira رضي الله عنه rapporta que Abu’l Qasim (le Prophète ﷺ) a dit : « Les membres du premier groupe qui entreront au Paradis auront le visage aussi lumineux que la pleine lune la nuit, et ceux du groupe suivant auront le visage aussi brillant que les étoiles dans le ciel. Chacun aura deux épouses, et la moelle de leurs jambes sera visible à travers la chair. Il n’y aura personne sans épouse au Paradis. »
- Sahih Muslim, n°7184
Rapporté par ‘Umar b. Muhammad b. Zaid b. ‘Abdullah b. ‘Umar b. al-Khattab, d’après son père ‘Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand les habitants du Paradis entreront au Paradis et que les habitants de l’Enfer entreront en Enfer, la mort sera appelée, placée entre le Paradis et l’Enfer, puis égorgée. Ensuite, l’annonceur dira : “Ô habitants du Paradis, plus de mort. Ô habitants de l’Enfer, plus de mort.” Cela augmentera la joie des habitants du Paradis et la tristesse des habitants de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°7219
Rapporté par Al-Bara’ b. ‘Azib رضي الله عنه : Cette parole d’Allah : « Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme… » a été révélée à propos du châtiment de la tombe. On dira au défunt : « Qui est ton Seigneur ? » Il répondra : « Allah est mon Seigneur et Muhammad est mon Messager ﷺ. » C’est ce qu’implique la parole d’Allah, le Très-Haut : « Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà. »
- Sahih Muslim, n°7258
Rapporté par Thauban رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah a rapproché pour moi les extrémités de la terre, si bien que j’ai vu ses confins à l’est et à l’ouest. La domination de ma communauté atteindra ces confins qui m’ont été montrés. J’ai reçu les trésors rouges et blancs. J’ai demandé à mon Seigneur pour ma communauté qu’elle ne soit pas détruite par la famine, ni dominée par un ennemi extérieur qui l’exterminerait. Mon Seigneur a dit : “Ô Muhammad, lorsque Je décide une chose, nul ne peut la changer. Je t’accorde que ta communauté ne sera pas détruite par la famine, ni dominée par un ennemi extérieur, même si tous les peuples du monde s’unissaient contre elle. Mais il y aura parmi eux des gens de ta communauté qui s’entretueront ou s’emprisonneront les uns les autres.” »
- Sahih Muslim, n°7349
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه : Ibn Sayyad m’a dit quelque chose qui m’a mis mal à l’aise. Il a dit : « Je peux excuser les autres, mais pourquoi vous, compagnons de Muhammad, pensez-vous que je suis le Dajjal ? Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit qu’il serait juif alors que je suis musulman ? Il a aussi dit qu’il n’aurait pas d’enfants, alors que j’ai des enfants, et il a dit : “Allah lui a interdit d’entrer à La Mecque”, alors que j’ai accompli le pèlerinage. » Il a continué à parler au point que j’ai failli être convaincu par ses paroles. Il a aussi dit : « Je sais où il (le Dajjal) est, je connais son père et sa mère. » On lui a alors demandé : « Ne serais-tu pas content d’être cette personne ? » Il a répondu : « Si on me proposait cela, je ne m’y opposerais pas. »
- Sahih Muslim, n°7353
Rapporté par Muhammad ibn Munkadir رضي الله عنه : J’ai vu Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنه jurer au nom d’Allah qu’Ibn Sayyad était le Dajjal. Je lui ai demandé : « Tu jures au nom d’Allah ? » Il répondit : « J’ai entendu Omar jurer devant le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet et le Messager d’Allah ﷺ ne l’a pas désapprouvé. »
- Sahih Muslim, n°7356
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه accompagna le Messager d’Allah ﷺ avec quelques personnes jusqu’à ce qu’ils trouvent Ibn Sayyad en train de jouer avec des enfants près de la forteresse de Bani Maghala. Ibn Sayyad était alors à l’aube de l’adolescence et il n’a pas remarqué la présence du Prophète jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ lui tape dans le dos. Le Prophète ﷺ lui dit : « Ibn Sayyad, ne témoignes-tu pas que je suis le Messager d’Allah ? » Ibn Sayyad le regarda et répondit : « Je témoigne que tu es le messager des illettrés. » Ibn Sayyad demanda au Messager d’Allah ﷺ : « Et toi, témoignes-tu que je suis le messager d’Allah ? » Le Messager d’Allah ﷺ refusa et répondit : « Je crois en Allah et en Ses messagers. » Puis il lui demanda : « Que vois-tu ? » Ibn Sayyad répondit : « C’est un Dukh. » Le Prophète ﷺ lui dit : « Puisse-tu être humilié, tu ne pourras pas dépasser ton rang. » Omar رضي الله عنه dit alors : « Ô Messager d’Allah, permets-moi de lui trancher la gorge. » Le Prophète ﷺ répondit : « S’il est celui (le Dajjal) qui apparaîtra à la fin des temps, tu ne pourras pas le vaincre, et s’il ne l’est pas, il n’y a aucun bien à le tuer. » ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه raconta aussi qu’un jour, le Messager d’Allah ﷺ et Ubayy ibn Ka’b رضي الله عنه allèrent vers les palmiers où se trouvait Ibn Sayyad. Quand le Prophète ﷺ s’approcha, il se cacha derrière un arbre pour entendre ce que disait Ibn Sayyad avant qu’il ne le voie, mais le Prophète ﷺ l’entendit allongé sur un lit, couvert d’une couverture, d’où sortait un murmure. La mère d’Ibn Sayyad vit le Prophète ﷺ derrière le tronc du palmier et dit à Ibn Sayyad : « Saf (c’était son nom), voici Muhammad. » Ibn Sayyad se leva alors en murmurant et le Prophète ﷺ dit : « Si elle l’avait laissé, il aurait révélé la vérité. » ‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه raconta aussi que le Prophète ﷺ se leva devant les gens, loua Allah comme il se doit, puis parla du Dajjal et dit : « Je vous mets en garde contre lui, et il n’y a pas de Prophète qui n’ait pas mis en garde sa communauté contre le Dajjal. Même Noé a mis en garde contre lui, mais je vais vous dire une chose qu’aucun Prophète n’a dite à sa communauté : sachez qu’il (le Dajjal) est borgne et qu’Allah, le Très-Haut et Glorieux, n’est pas borgne. » Ibn Shihab a dit : Omar ibn Thabit al-Ansari m’a informé que certains compagnons du Prophète ﷺ lui ont dit que le jour où le Prophète ﷺ a mis en garde contre le Dajjal, il a aussi dit : « Il sera écrit entre ses deux yeux le mot “Kafir” (mécréant) et toute personne qui détestera ses actes pourra le lire, ou tout musulman sera capable de le lire. » Il a aussi dit : « Sachez qu’aucun d’entre vous ne verra Allah, le Très-Haut et Glorieux, avant de mourir. »
- Sahih Muslim, n°7382
Rapporté par Ya’qub ibn ‘Asim ibn Urwa ibn Mas’ud رضي الله عنه : J’ai entendu quelqu’un dire à Abdullah ibn Amr : « Tu dis que l’Heure viendra à tel moment. » Il a répondu : « J’ai décidé de ne plus rien raconter. J’ai seulement dit que vous verriez bientôt un événement important, comme l’incendie de la Maison (Ka’ba). » Shu’ba a rapporté ainsi, et Abdullah ibn Amr a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le Dajjal apparaîtra dans ma communauté. » Dans une autre version, il est dit : « Personne ne survivra avec ne serait-ce qu’un grain de foi dans le cœur sans mourir. » Muhammad ibn Ja’far a rapporté que Shu’ba lui a raconté ce hadith plusieurs fois, et il le lui a lu à plusieurs reprises
- Sahih Muslim, n°7410
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Un homme a demandé au Messager d’Allah ﷺ quand viendrait l’Heure. Il y avait auprès de lui un jeune garçon des Ansar appelé Muhammad. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si ce jeune garçon vit, il ne deviendra pas très vieux avant que l’Heure ne vous atteigne. »
- Sahih Muslim, n°7440
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, accorde à la famille de Muhammad juste de quoi subsister. »
- Sahih Muslim, n°7441
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Allah, accorde à la famille de Muhammad leur subsistance. » Et dans la version rapportée par ‘Amr : « Ô Allah, accorde-nous notre subsistance. »
- Sahih Muslim, n°7443
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Jamais la famille de Muhammad ﷺ n’a mangé à sa faim du pain de blé pendant trois nuits consécutives depuis leur arrivée à Médine, jusqu’à la mort du Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°7445
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Jamais la famille de Muhammad ﷺ n’a mangé à sa faim du pain d’orge pendant deux jours consécutifs jusqu’à la mort du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°7446
Rapporté par Aïcha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Jamais la famille de Muhammad ﷺ n’a pu manger à sa faim du pain de blé plus de trois jours de suite
- Sahih Muslim, n°7522
Rapporté par Al-Bara’ رضي الله عنه : Abu Bakr m’a acheté une selle pour treize dirhams. Le reste du hadith est le même. Dans la version de Uthman ibn Umar, il est dit : Suraqa ibn Malik s’est approché du Messager d’Allah ﷺ, et le Prophète ﷺ a invoqué contre lui : son chameau s’est enfoncé dans le sol jusqu’au ventre. Suraqa est descendu et a dit : « Muhammad, je sais que c’est à cause de toi. Invoque Allah pour me sauver et je te promets de garder cela secret. Prends une flèche de mon carquois : tu trouveras mes chameaux et mes esclaves à tel endroit, tu pourras prendre ce dont tu as besoin. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Je n’ai pas besoin de tes chameaux. » Nous sommes arrivés à Médine de nuit, et les gens se disputaient pour accueillir le Messager d’Allah ﷺ. Il est resté chez la tribu de Najjar, liée à Abd al-Muttalib par sa mère. Les gens sont montés sur les toits, les femmes et les enfants sont sortis dans la rue en criant : « Muhammad, Messager d’Allah ! Muhammad, Messager d’Allah ! »
- Sunan an-Nasa'i, n°148
Rapporté par 'Umar bin Al-Khattab : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui fait ses ablutions correctement, puis dit : 'Ashhadu an la ilaha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluh' (J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager), les huit portes du Paradis lui seront ouvertes, et il pourra entrer par celle qu'il voudra
- Sunan an-Nasa'i, n°189
Rapporté par Abu Hurairah : Thumamah bin Uthal Al-Hanafi est allé chercher de l’eau près de la mosquée et a fait le Ghusl, puis il est entré dans la mosquée et a dit : « Ashhadu an la ila ha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluh (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager). Ô Muhammad, par Allah ! Il n’y avait pas de visage sur Terre que je détestais plus que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Ta cavalerie m’a capturé et je veux accomplir la ‘Umrah. Qu’en penses-tu ? » Le Prophète (ﷺ) lui a annoncé une bonne nouvelle et lui a dit d’accomplir la ‘Umrah
- Sunan an-Nasa'i, n°291
Rapporté par Ja'far bin Muhammad : Mon père m'a dit : "Nous sommes allés voir Jabir bin 'Abdullah et nous lui avons demandé comment le Prophète (ﷺ) avait fait le Hajj. Il a raconté : 'Le Messager d'Allah (ﷺ) est parti alors qu'il restait cinq jours de Dhul-Qa'dah, et nous sommes partis avec lui. Quand il est arrivé à Dhul-Hulaifah, Asma' bint 'Umais a donné naissance à Muhammad bin Abi Bakr. Elle a envoyé demander au Messager d'Allah (ﷺ) ce qu'elle devait faire. Il a dit : "Fais le ghusl, mets-toi une protection, puis commence la talbiyah pour l'ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°368
Rapporté par Muhammad : Umm 'Atiyah a dit : "Nous ne considérions pas les pertes jaunes ou brunâtres comme quelque chose d'important
- Sunan an-Nasa'i, n°417
Rapporté par Ibrahim bin Muhammad bin Al-Muntashir, de la part de son père : J’ai entendu Ibn ‘Umar dire : « Je préfère me réveiller le matin couvert de goudron que de me réveiller et entrer en état d’ihram en sentant le parfum. » Je suis allé voir ‘Aïcha et je lui ai raconté ce qu’il avait dit, et elle a répondu : « J’ai mis du parfum sur le Messager d’Allah (ﷺ) et il est allé voir toutes ses femmes, puis le matin il est entré en état d’ihram. »
- Sunan an-Nasa'i, n°429
Rapporté par Ja'far bin Muhammad : Mon père m'a raconté : "Nous sommes allés voir Jabir bin 'Abdullah et nous lui avons demandé comment le Prophète (ﷺ) avait accompli le Hajj. Il a raconté : Le Messager d'Allah (ﷺ) est parti alors qu'il restait cinq jours de Dhul-Qa'dah, et nous sommes partis avec lui. Quand il est arrivé à Dhul-Hulaifah, Asma' bint 'Umais a donné naissance à Muhammad bin Abi Bakr. Elle a envoyé quelqu'un demander au Messager d'Allah (ﷺ) ce qu'elle devait faire. Il a dit : "Fais le Ghusl, attache-toi un tissu, puis commence la Talbiyah pour l'Ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°448
Rapporté par Anas bin Malik, d'après Malik bin Sa'sa'ah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Alors que j'étais à la Ka'bah, entre le sommeil et l'éveil, trois hommes sont venus, et l'un d'eux, celui du milieu, s'est approché de moi. On m'a apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, il m'a ouvert de la gorge jusqu'au bas-ventre, a lavé mon cœur avec l'eau de Zamzam, puis – il a été rempli de sagesse et de foi. Ensuite, on m'a amené une monture, plus petite qu'une mule et plus grande qu'un âne. Je suis parti avec Jibril, que la paix soit sur lui, et nous sommes arrivés au premier ciel. On a demandé : 'Qui est avec toi ?' Il a répondu : 'Muhammad.' On a dit : 'La révélation lui a-t-elle été envoyée ? Bienvenue à lui, quelle excellente visite.' Je suis allé voir Adam, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent fils et Prophète.' Puis nous sommes arrivés au deuxième ciel et on a demandé : 'Qui est-ce ?' Il a dit : 'Jibril.' On a demandé : 'Qui est avec toi ?' Il a répondu : 'Muhammad.' Et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Yahya et 'Isa, que la paix soit sur eux deux, et je les ai salués, ils ont dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Puis nous sommes arrivés au troisième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Yusuf, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au quatrième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Idris, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au cinquième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Harun, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au sixième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Quand je l'ai dépassé, il a pleuré, et on lui a demandé : 'Pourquoi pleures-tu ?' Il a dit : 'Ô Seigneur, ce jeune homme que Tu as envoyé après moi, plus de gens de sa communauté entreront au Paradis que de la mienne, et ils seront meilleurs qu'eux.' Ensuite, nous sommes arrivés au septième ciel et une conversation similaire a eu lieu. Je suis allé voir Ibrahim, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent fils et Prophète.' Ensuite, j'ai été emmené à la Maison très fréquentée (Al-Bait al-Ma'mur) et j'ai demandé à Jibril ce que c'était, il a dit : 'C'est Al-Bait al-Ma'mur où soixante-dix mille anges prient chaque jour, et quand ils en sortent, ils n'y reviennent jamais.' Ensuite, j'ai été emmené au Sidrah Al-Muntaha (le lotus de la limite extrême). Ses fruits étaient comme des jarres de Hajar et ses feuilles comme des oreilles d'éléphants. À sa base, il y avait quatre rivières : deux rivières cachées et deux rivières visibles. J'ai demandé à Jibril à leur sujet et il a dit : 'Les deux cachées sont au paradis, et les deux visibles sont l'Euphrate et le Nil.' Ensuite, cinquante prières m'ont été imposées. Je suis allé voir Musa et il a dit : 'Qu'est-il arrivé ?' J'ai dit : 'Cinquante prières m'ont été imposées.' Il a dit : 'Je connais mieux les gens que toi. J'ai beaucoup essayé avec les Enfants d'Israël. Ta communauté ne pourra jamais supporter cela. Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui de réduire.' Je suis donc retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à quarante. Puis je suis retourné voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, alors je suis retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à trente. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, alors je suis retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à vingt, puis dix, puis cinq. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, mais j'ai dit : 'J'ai trop de pudeur devant mon Seigneur pour y retourner.' Alors on a proclamé : 'J'ai décrété la récompense de Mon obligation, et J'ai allégé la charge de Mes serviteurs et J'accorderai une récompense multipliée par dix pour chaque bonne action
- Sunan an-Nasa'i, n°461
Rapporté par Ibn Muhairiz : Un homme de Banu Kinanah, appelé Al-Mukhdaji, a entendu un homme en Syrie, connu sous le nom d’Abu Muhammad, dire que le Witr était obligatoire. Al-Mukhdaji a dit : "Le matin, je suis allé voir ‘Ubadah bin As-Samit, que j’ai rencontré alors qu’il se rendait à la mosquée. Je lui ai raconté ce qu’Abu Muhammad avait dit, et ‘Ubadah a dit : 'Abu Muhammad se trompe. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Cinq prières sont celles qu’Allah a prescrites à Ses serviteurs. Celui qui les accomplit et n’en néglige aucune par négligence a la promesse d’Allah qu’Il le fera entrer au Paradis. Mais celui qui ne les accomplit pas n’a aucune promesse d’Allah : s’Il veut, Il le punira, et s’Il veut, Il le fera entrer au Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°479
Rapporté par 'Irak bin Malik : Il a entendu Nawfal bin Mu'awiyah dire : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Parmi les prières, il y en a une que si quelqu'un la manque, c'est comme s'il avait perdu sa famille et ses biens." Ibn 'Umar a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'C'est la prière du 'Asr.'" Muhammad bin Ishaq l'a contredit
- Sunan an-Nasa'i, n°524
Rapporté par Al-Husain bin Bashir bin Sallam, d’après son père : Muhammad bin ‘Ali et moi sommes entrés chez Jabir bin ‘Abdullah Al-Ansari. Nous lui avons dit : « Parle-nous de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). » C’était à l’époque de Al-Hajjaj bin Yusuf. Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et a prié Zuhr quand le soleil avait passé son zénith et que l’ombre (d’un objet) était de la longueur d’une lanière de sandale. Ensuite, il a prié ‘Asr quand l’ombre d’un homme était la longueur d’une lanière de sandale plus sa taille. Ensuite, il a prié Maghrib quand le soleil s’est couché. Ensuite, il a prié ‘Isha’ quand le crépuscule a disparu. Ensuite, il a prié Fajr quand l’aube est apparue. Le lendemain, il a prié Zuhr quand l’ombre d’un homme était égale à sa taille. Ensuite, il a prié ‘Asr quand l’ombre d’un homme était deux fois sa taille, et (le temps entre la prière et le coucher du soleil) durait aussi longtemps qu’un cavalier rapide mettrait pour atteindre Dhul-Hulaifah. Ensuite, il a prié Maghrib quand le soleil s’est couché, puis il a prié ‘Isha’ quand un tiers ou la moitié de la nuit était passée » – Zaid, l’un des rapporteurs, n’était pas sûr – « puis il a prié Fajr quand il faisait déjà clair. »
- Sunan an-Nasa'i, n°526
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Jibril, paix sur lui, est venu voir le Prophète (ﷺ) quand le soleil avait dépassé son zénith et lui a dit : « Lève-toi, ô Muhammad, et prie le Zuhr quand le soleil a passé son zénith. » Ensuite, il a attendu qu’une ombre soit égale à la taille d’un homme. Puis il est venu pour l’Asr et a dit : « Lève-toi, ô Muhammad, et prie l’Asr. » Ensuite, il a attendu le coucher du soleil, puis il est venu et a dit : « Lève-toi, ô Muhammad, et prie le Maghrib. » Alors il s’est levé et l’a priée au coucher du soleil. Ensuite, il a attendu la disparition du crépuscule, puis il est venu et a dit : « Lève-toi, ô Muhammad, et prie l’Isha. » Il s’est donc levé et a prié. Ensuite, il est venu à l’aube et a dit : « Lève-toi, ô Muhammad, et prie. » Il s’est alors levé et a prié le Subh. Le lendemain, il est venu quand l’ombre d’un homme était égale à sa taille et a dit : « Lève-toi, ô Muhammad, et prie. » Il a donc prié le Zuhr. Puis Jibril est venu quand l’ombre d’un homme était égale à deux fois sa taille et a dit : « Lève-toi, ô Muhammad, et prie. » Il a donc prié l’Asr. Ensuite, il est venu pour le Maghrib au coucher du soleil, exactement au même moment que la veille, et a dit : « Lève-toi, ô Muhammad, et prie. » Il a donc prié le Maghrib. Ensuite, il est venu pour l’Isha quand le premier tiers de la nuit était passé et a dit : « Lève-toi et prie. » Il a donc prié l’Isha. Ensuite, il est venu pour le Subh quand il faisait très clair et a dit : « Lève-toi et prie. » Il a donc prié le Subh. Puis il a dit : « Les temps de prière sont entre ces deux limites. »
- Sunan an-Nasa'i, n°527
Rapporté par Muhammad bin 'Amr bin Hasan : Al-Hajjaj est arrivé et nous avons interrogé Jabir bin 'Abdullah, qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) priait le Zuhr au moment de la grande chaleur, et l’Asr quand le soleil était encore blanc et lumineux, le Maghrib au coucher du soleil, et pour l’Isha, cela dépendait : s’il voyait que les gens étaient rassemblés, il priait tôt, et s’il voyait qu’ils n’étaient pas encore venus, il la retardait. »
- Sunan an-Nasa'i, n°543
Rapporté par Ja'far bin Muhammad bin 'Ali bin Al-Husain, d’après son père, que Jabir bin 'Abdullah a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) priait le Subh dès qu’il était certain que l’aube était apparue
- Sunan an-Nasa'i, n°604
Rapporté par Ja'far bin Muhammad, d'après son père, que Jabir bin 'Abdullah a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a voyagé jusqu'à 'Arafah, où il a trouvé que la tente était déjà installée pour lui. Il y est resté jusqu'à ce que le soleil passe son zénith, puis il a demandé qu'on lui amène Al-Qaswa', sa chamelle, qui était sellée pour lui. Lorsqu'il est arrivé au bas de la vallée, il a parlé aux gens. Ensuite, Bilal a appelé l'Adhan, puis l'Iqamah, puis il a prié le Zuhr, puis Bilal a refait l'Iqamah et il a prié l'Asr, sans faire d'autre prière entre les deux
- Sunan an-Nasa'i, n°612
Rapporté par Ibrahim bin Muhammad bin Al-Muntashir : Son père était dans la mosquée de 'Amr bin Shurahbil et l'Iqamah pour la prière a été dite, alors ils l'attendaient. Il a dit : "J'étais en train de prier le Witr, et on a demandé à 'Abdullah : 'Peut-on faire le Witr après l'Adhan ?' Il a répondu : 'Oui, et même après l'Iqamah.' Il a raconté que le Prophète (ﷺ) a dormi et a manqué la prière jusqu'à ce que le soleil se lève, puis il a prié." Et ce sont les mots de Yahya
- Sunan an-Nasa'i, n°629
Rapporté par Abu Mahdhurah : Le Prophète (ﷺ) m’a fait asseoir et m’a appris l’Adhan, mot par mot. (Un des rapporteurs), Ibrahim, a dit : « C’est comme notre Adhan. » J’ai dit : « Récite-le-moi. » Il a dit : « Allahu Akbar, Allahu Akbar (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand), Ashhadu an la ilaha illallah (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah) » – deux fois. « Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah (J’atteste que Muhammad est le messager d’Allah) » – deux fois. Puis il a dit à voix plus basse, que ceux autour de lui pouvaient entendre : « Ashhadu an la ilaha illallah » – deux fois. « Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah » – deux fois, « Hayya'ala as-salah » (Venez à la prière) – deux fois, « Hayya alal-falah » (Venez au succès) – deux fois, « Allahu Akbar Allahu Akbar la ilaha illallah » (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah)
- Sunan an-Nasa'i, n°631
Rapporté par Abu Mahdhurah : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a appris l’Adhan et a dit : « Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar ; Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah). » Puis il a répété et dit : « Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah ; Hayya 'alas-salah, Hayya 'ala-salah ; Hayya 'alal-falah, Hayya 'alal-falah ; Allahu Akbar, Allahu Akbar ; La ilaha ill-Allah (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; Venez à la prière, venez à la prière ; venez au succès, venez au succès ; Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah). »
- Sunan an-Nasa'i, n°632
Rapporté par Abdul-'Aziz bin 'Abdul-Malik bin Abu Mahdhurah : 'Abdullah bin Muhairiz – qui était orphelin sous la protection d’Abu Mahdhurah jusqu’à ce qu’il le prépare pour aller à Ash-Sham – l’a informé : il a dit : « J’ai dit à Abu Mahdhurah : “Je vais à Ash-Sham et j’ai peur qu’on me demande comment tu fais l’Adhan.” » Il m’a dit qu’il était sorti avec un groupe de personnes, et nous étions quelque part sur la route de Hunain quand le Messager d’Allah (ﷺ) revenait de Hunain. Le Messager d’Allah nous a rencontrés en chemin et le muezzin du Messager d’Allah a appelé à la prière en sa présence. Nous avons entendu la voix du muezzin et nous ne l’avons pas pris au sérieux, alors nous avons commencé à crier, à imiter et à nous moquer. Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a entendus, alors il a envoyé des gens qui nous ont amenés devant lui. Il a dit : « Qui est celui dont j’ai entendu la voix si forte ? » Tout le monde m’a désigné, et ils disaient la vérité. Il les a tous renvoyés sauf moi, et m’a dit : « Lève-toi et fais l’Adhan pour la prière. » Je me suis levé et le Messager d’Allah (ﷺ) m’a appris lui-même l’Adhan. Il a dit : « Dis : Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar ; Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah). » Puis il a dit : « Ensuite, répète et dis à haute voix : Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah ; Hayya 'alas-salah, Hayya 'ala-salah ; Hayya 'alal-falah, Hayya 'alal-falah ; Allahu Akbar, Allahu Akbar ; La ilaha ill-Allah (J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; Venez à la prière, venez à la prière ; venez au succès, venez au succès ; Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah). » Quand j’ai fini de dire l’Adhan, il m’a appelé et m’a donné un paquet contenant de l’argent. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), laisse-moi faire l’Adhan à La Mecque. » Il a dit : « Je t’ordonne de le faire. » Ensuite, je suis allé voir 'Attab bin Asid, qui était le gouverneur du Messager d’Allah (ﷺ) à La Mecque, et j’ai fait l’Adhan avec lui sur l’ordre du Messager d’Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°633
Rapporté par Abu Mahdhurah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a quitté Hunain, j’étais le dixième d’un groupe de dix personnes de La Mecque qui essayaient de les rattraper. Nous avons entendu l’Adhan pour la prière et nous avons commencé à le répéter en nous moquant. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’ai entendu parmi ces gens l’Adhan de quelqu’un qui a une belle voix. » Il nous a fait venir, et nous avons récité l’Adhan chacun notre tour, et j’étais le dernier. Quand j’ai fait l’Adhan, il a dit : « Viens ici. » Il m’a fait asseoir devant lui, a caressé ma mèche de cheveux et m’a béni trois fois, puis il a dit : « Va faire l’Adhan à la Mosquée sacrée. » J’ai dit : « Comment, ô Messager d’Allah ? » Il m’a appris, comme tu fais l’Adhan maintenant : « Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar, Allahu Akbar ; Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah ; Hayya 'alas-salah, Hayya 'ala-salah ; Hayya 'alal-falah, Hayya 'alal-falah ; as-salatu khairun min an-nawm, as-salatu khairun min an-nawm (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; Venez à la prière, venez à la prière ; venez au succès, venez au succès ; la prière est meilleure que le sommeil, la prière est meilleure que le sommeil) » – dans le premier Adhan du Fajr. Et il m’a appris l’Iqamah en disant chaque phrase deux fois : « Allahu Akbar, Allahu Akbar, (Allahu Akbar, Allahu Akbar), Ashhadu an la ilaha illallah, Ashhadu an la ilaha illallah ; Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah, Ashhadu anna Muhammadan Rasulallah ; Hayya 'alas-salah, Hayya 'alas-salah ; Hayya 'alal-falah, Hayya 'alal-falah ; qad qamatis-salah, qad qamatis-salah, Allahu Akbar, Allahu Akbar, La ilaha illallah (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand, (Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand) ; J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ; J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah, J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah ; Venez à la prière, venez à la prière ; venez au succès, venez au succès ; la prière va commencer, la prière va commencer, Allah est le plus Grand, Allah est le plus Grand ; il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah). » (Un des rapporteurs) Ibn Juraij a dit : « 'Uthman m’a rapporté tout ce récit de la part de son père et de Umm 'Abdul-Malik bin Abi Mahdhurah, et (a dit qu’) ils l’ont entendu d’Abu Mahdhurah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°655
Rapporté par Ja'far bin Muhammad, d’après son père, que Jabir bin 'Abdullah a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a voyagé jusqu’à ‘Arafah, où il a trouvé que la tente avait été installée pour lui à Namirah, alors il s’y est arrêté. Quand le soleil a passé son zénith, il a demandé qu’on lui amène Qaswa’ (le nom de la chamelle du Prophète ﷺ) et on l’a sellée pour lui. Lorsqu’il est arrivé au bas de la vallée, il a parlé aux gens. Ensuite, Bilal a fait l’Adhan, puis il a fait l’Iqamah et il a prié le Zuhr, puis il a fait l’Iqamah et il a prié le ‘Asr, et il n’a pas fait d’autres prières entre les deux
- Sunan an-Nasa'i, n°675
Rapporté par Mujammi' bin Yahya Al-Ansari : J'étais assis avec Abu Umamah bin Sahl bin Hunaif quand le muezzin a appelé à la prière. Il a dit : "Allahu akbar, Allahu akbar" (Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand), et il a aussi prononcé le takbir deux fois. Ensuite, il a dit : "Ashhadu an la ilaha ill-Allah" (Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah), et il a aussi répété ce témoignage deux fois. Puis il a dit : "Ashhadu anna Muhammadan Rasul-Allah" (Je témoigne que Muhammad est le Messager d'Allah), et il a aussi répété ce témoignage deux fois. Ensuite, il a dit : "C'est ce que Mu'awiyah bin Abi Sufyan m'a rapporté, citant la parole du Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°679
Rapporté par Sa'd bin Abi Waqqas : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dit, lorsqu'il entend le muezzin : 'Ashhadu an la ilaha illallah wahdahu la sharika lahu wa anna Muhammadan 'abduhu wa Rasuluhu, raditu Billahi Rabban, wa bil-Islami dinan wa bi Muhammadin Rasula' (Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager ; je suis satisfait qu'Allah soit mon Seigneur, l'Islam ma religion et Muhammad mon Messager), ses péchés seront pardonnés
- Sunan an-Nasa'i, n°680
Rapporté par Jabir : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dit, lorsqu'il entend l'appel à la prière : 'Allahumma rabba hadhihid-da'wat it-tammah was-salat il-qaimah, ati Muhammadan al-wasilah wal-fadilah, wab'athu maqaman mahmudan alladhi wa'adtahu' (Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la place d'intercesseur et la supériorité, et ressuscite-le à la position louée que Tu lui as promise), bénéficiera de mon intercession le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°815
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Rendez vos rangs solides et rapprochés, et alignez vos cous. Par Celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa main ! Je vois le diable entrer dans les espaces entre les rangs comme s’il s’agissait de petites brebis. »
- Sunan an-Nasa'i, n°828
Rapporté par Abu Hurairah : Muhammad (ﷺ) a dit : "Celui qui relève la tête avant l'Imam ne craint-il pas qu'Allah transforme sa tête en tête d'âne ?
- Sunan an-Nasa'i, n°898
Rapporté par Muhammad bin Maslamah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait pour accomplir une prière surérogatoire, il disait : « Allahu Akbar. Wajahtu wajhi lilladhi fataras-samawati wal-arda hanifan musliman wa ma ana minal-mushrikin. Inna salati wa nusuki wa mahyaya wa mamati lillahi rabbil-‘alamin, la sharika lahu, wa bidhalika umirtu wa ana awwalul-muslimin. Allahumma antal-maliku la ilaha illa anta subhanaka wa bihamdik. (Allah est le Plus Grand. J’ai tourné mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre, sincère dans ma foi, musulman, et je ne suis pas parmi les idolâtres. En vérité, ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort sont pour Allah, le Seigneur de l’univers. Il n’a pas d’associé. C’est ce qui m’a été ordonné, et je suis le premier des musulmans. Ô Allah, Tu es le Souverain, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, gloire et louange à Toi.) » Ensuite, il récitait
- Sunan an-Nasa'i, n°987
Rapporté par Muhammad bin Jubair bin Mut’im d’après son père : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) réciter At-Tur lors du maghrib
- Sunan an-Nasa'i, n°1052
Rapporté par Muhammad bin Maslamah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) se levait pour une prière surérogatoire, il disait en s’inclinant : « Allahumma laka rak‘atu, wa bika amantu, wa laka aslamtu, wa ‘alayka tawakkaltu, anta Rabbi, khasha‘a sam‘i wa basri wa lahmi wa dammi wa mukhi wa ‘asabi Lillahi Rabbil-‘Alamin » (« Ô Allah, c’est devant Toi que je m’incline, en Toi je crois, à Toi je me soumets et en Toi je place ma confiance. Tu es mon Seigneur. Mon ouïe, ma vue, ma chair, mon sang, mon cerveau et mes nerfs s’humilient devant Allah, le Seigneur des mondes »)
- Sunan an-Nasa'i, n°1064
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah : Il a entendu Abu Musa dire : « Le Prophète d’Allah (ﷺ) nous a parlé et nous a enseigné notre Sunna et notre prière. Il a dit : “Quand vous priez, alignez vos rangs et que l’un d’entre vous dirige la prière. Quand l’imam dit le takbir, dites le takbir. Quand il récite : ‘Non pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés’, dites : ‘Amin’, et Allah vous exaucera. Quand il dit le takbir et s’incline, dites le takbir et inclinez-vous. L’imam s’incline avant vous et se relève avant vous.” Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : “Cela compense cela. Et quand il dit : ‘Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)’, dites : ‘Allahumma Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange)’, Allah vous entendra, car Allah a dit par la bouche de Son Prophète (ﷺ) : ‘Allah entend celui qui Le loue.’ Et quand il dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous. L’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous.” Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : “Cela compense cela. Et quand il est assis, que la première chose que vous disiez soit : At-tahiyaatut-tayyibatus-salawatuLillah, salamun ‘alayka ayyuhanabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu, salamun ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin, ashhadu an la ilaha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluh (Toutes les salutations, les bonnes paroles et les prières sont pour Allah, paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager) – sept phrases qui sont la salutation de la prière.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°1082
Rapporté par Mutarrif : "Imran bin Husain et moi avons prié derrière Ali bin Abi Talib. Quand il se prosternait, il disait le takbir, et quand il relevait la tête de la prosternation, il disait le takbir, et quand il se levait après deux rak'ahs, il disait le takbir. Quand il a fini de prier, Imran a pris ma main et a dit : 'Cela m’a rappelé – il a utilisé un mot signifiant – la prière de Muhammad (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1128
Rapporté par Muhammad bin Maslamah : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) se levait pour prier la nuit, il disait en se prosternant : "Allahumma laka sajadtu wa bika amantu wa laka aslamtu, Allahumma anta Rabbi, sajada wajhi lilladhi khalaqahu wa sawwarahu wa shaqqa sam’ahu wa basarahu, tabarak Allahu ahsanul-khaliqin" ("Ô Allah, c’est pour Toi que je me prosterne, en Toi que je crois, à Toi que je me soumets. Ô Allah, Tu es mon Seigneur. Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé et formé, qui lui a donné l’ouïe et la vue. Béni soit Allah, le meilleur des créateurs)
- Sunan an-Nasa'i, n°1162
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a appris à dire, lorsque nous nous asseyions après deux rak‘as : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1163
Rapporté par 'Abdullah : Avant, nous ne savions pas quoi dire dans chaque rak‘a, à part glorifier, exalter et louer notre Seigneur. Mais Muhammad (ﷺ) nous a tout appris sur ce qui est bien. Il a dit : "Lorsque vous vous asseyez après chaque deux rak‘as, dites : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) Ensuite, choisissez l’invocation que vous voulez et demandez à Allah le Tout-Puissant avec celle-ci
- Sunan an-Nasa'i, n°1164
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a appris le tashahhud pour la prière et le tashahhud pour Al-Hajah. Le tashahhud pour la prière est : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) (jusqu’à la fin du tashahhud)
- Sunan an-Nasa'i, n°1166
Rapporté par Al-Aswad et 'Alqamah, d’après Abdullah bin Mas'ud : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous ne savions rien, puis le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit : "Chaque fois que vous vous asseyez (dans la prière), dites : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1167
Rapporté par 'Alqamah bin Qais, d’après 'Abdullah : Avant, nous ne savions pas quoi dire dans la prière, puis le Messager d’Allah (ﷺ) nous a appris des paroles claires et concises. Il nous a dit : "Dites : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) (Un des rapporteurs, 'Ubaidullah, a dit : "Zaid bin Hammad a rapporté d’Ibrahim que 'Alqamah a dit : 'J’ai vu Ibn Mas'ud nous enseigner ces paroles comme il nous enseignait le Coran)
- Sunan an-Nasa'i, n°1168
Rapporté par Ibn Mas'ud : Quand nous priions avec le Messager d’Allah (ﷺ), nous disions : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika’il." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas : 'Que la paix soit sur Allah', car Allah est As-Salam. Dites plutôt : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1169
Rapporté par Ibn Mas'ud : Nous avions l’habitude de prier avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous disions : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika’il." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas : 'Que la paix soit sur Allah', car Allah est As-Salam. Dites plutôt : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1170
Rapporté par 'Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit dans le tashahhud : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1171
Rapporté par Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a appris le tashahhud comme il nous apprenait une sourate du Coran : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1172
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah, d’après Al-Ash'ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a parlé et nous a appris nos traditions et notre prière. Il a dit : "Alignez vos rangs, puis que l’un de vous dirige la prière. Quand il dit le takbir, dites le takbir ; quand il dit : 'Wa lad-dallin', dites 'Amin' et Allah (SWT) vous exaucera. Quand l’imam dit le takbir et s’incline, dites le takbir et inclinez-vous, car l’imam s’incline avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Quand il dit : 'Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)', dites : 'Rabbana wa lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)', Allah (SWT) vous entendra, car Allah, le Tout-Puissant, a dit par la bouche de Son Prophète (ﷺ) : 'Allah entend celui qui Le loue.' Puis, quand l’imam dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous, car l’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Ensuite, quand vous êtes assis, que la première chose que l’un de vous dise soit : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1173
Rapporté par Hittan bin Abdullah : Ils ont prié avec Abu Musa et il a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : 'Quand vous êtes assis, que les premiers mots que l’un de vous dise soient : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1174
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait le Coran, et il disait : "At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1175
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous apprenait le tashahhud comme il nous apprenait une sourate du Coran : "Bismillah, wa billahi. At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ashahdu an la illaha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu. A'sal Allahal-jannah wa a'udhu Billahi min an-nar." (Les compliments, les prières et les paroles pures appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs pieux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Je demande à Allah le Paradis et je cherche protection auprès d’Allah contre le Feu)
- Sunan an-Nasa'i, n°1216
Rapporté par Abu Salamah : Abu Hurairah a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour prier et nous nous sommes levés avec lui. Un bédouin a dit, pendant qu’il priait : 'Ô Allah, fais miséricorde à moi et à Muhammad, et ne fais miséricorde à personne d’autre.' Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé la prière, il a dit au bédouin : 'Tu as limité quelque chose qui est immense'," en parlant de la miséricorde d’Allah (SWT)
- Sunan an-Nasa'i, n°1217
Rapporté par Abu Hurairah : Un bédouin est entré dans la mosquée et a prié deux rak‘as, puis il a dit : "Ô Allah, fais miséricorde à moi et à Muhammad, et ne fais miséricorde à personne d’autre." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Tu as limité quelque chose qui est immense
- Sunan an-Nasa'i, n°1224
Rapporté par Muhammad bin Sirin : Abu Hurairah a dit : "Le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans une des prières de la nuit." Il a ajouté : "Mais j’ai oublié laquelle." Il a dit : "Il nous a fait prier deux rak‘as, puis il a fait le taslim et s’est appuyé sur un morceau de bois dans la mosquée, comme s’il était contrarié. Ceux qui étaient pressés sont sortis de la mosquée en disant : 'La prière a été raccourcie.' Parmi eux se trouvaient Abu Bakr et ‘Umar, mais ils hésitaient à l’interroger par respect. Il y avait aussi un homme aux longues mains, connu sous le nom de Dhul-Yadain. Il a dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ), as-tu oublié ou la prière a-t-elle été raccourcie ? Il a répondu : Je n’ai pas oublié et la prière n’a pas été raccourcie. Il a dit : Est-ce comme le dit Dhul-Yadain ? Ils ont répondu : Oui. Alors il est revenu et a prié ce qu’il avait manqué, puis il a fait le salam, puis il a dit le takbir et s’est prosterné comme d’habitude ou plus longtemps. Ensuite, il a relevé la tête, a dit le takbir, et s’est prosterné comme d’habitude ou plus longtemps. Puis il a relevé la tête et a dit le takbir
- Sunan an-Nasa'i, n°1260
Rapporté par Muhammad bin Yusuf, l'affranchi de Uthman, de son père Yusuf : Mu'awiyah a prié devant eux, et il s'est levé pendant la prière alors qu'il aurait dû s'asseoir. Les gens ont fait le tasbih, mais il est resté debout, puis il a fait deux prosternations alors qu'il était assis, après avoir terminé la prière. Ensuite il s'est assis sur le minbar et a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'Celui qui oublie quelque chose dans sa prière, qu'il fasse deux prosternations comme ceci
- Sunan an-Nasa'i, n°1277
Rapporté par Ibn Mas'ud : Avant que le tashahhud ne soit prescrit, lorsque nous priions, nous avions l'habitude de dire : "Que la paix soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur Jibril, que la paix soit sur Mika'il." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas cela, car en vérité Allah (SWT), le Puissant et Majestueux, est As-Salam. Dites plutôt : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager)
- Sunan an-Nasa'i, n°1279
Rapporté par Abdullah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Allah, le Puissant et Majestueux, est As-Salam (la source de la paix ; Celui qui est exempt de tout défaut), donc lorsque l'un de vous s'assied (pendant la prière), qu'il dise : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager.)" Ensuite, après cela, qu'il choisisse les paroles qu'il veut
- Sunan an-Nasa'i, n°1280
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah qu'Al-Ash'ari a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a adressé la parole et nous a enseigné nos pratiques et notre prière. Il a dit : "Lorsque vous vous levez pour la prière, alignez vos rangs, puis que l'un d'entre vous dirige les autres. Quand il dit le takbir, dites le takbir ; quand il dit : 'Wa lad-dallin', dites 'Amin' et Allah (SWT) vous exaucera. Ensuite, quand il dit le takbir et s'incline, dites le takbir et inclinez-vous, car l'imam s'incline avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d'Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Quand il dit : 'Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)', dites : 'Allahumma, Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange)', Allah vous entendra, car en effet Allah (SWT), le Puissant et Majestueux, a dit par la bouche de Son Prophète : 'Allah entend celui qui Le loue.' Ensuite, quand il dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous, car l'imam se prosterne avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d'Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Ensuite, lorsque vous êtes assis, que ce qui suit fasse partie de ce que l'un de vous dit : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager)
- Sunan an-Nasa'i, n°1281
Rapporté par Jabir : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous enseignait le tashahhud comme il nous enseignait une sourate du Coran : "Bismillah, wa billahi. At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu. As'al Allahal-jannah wa a'udhu billahi min an-nar." (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Je demande à Allah le Paradis et je cherche refuge auprès d'Allah contre le Feu)
- Sunan an-Nasa'i, n°1283
Rapporté par Abdullah bin Abi Talha, d'après son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu un jour avec un visage rayonnant de joie, et nous avons dit : "Nous voyons que tu es de bonne humeur." Il a dit : "L'Ange est venu à moi et a dit : 'Ô Muhammad, ton Seigneur dit : 'Cela ne te ferait-il pas plaisir de savoir que personne n'envoie de prière sur toi sans que J'envoie sur lui dix fois plus, et que personne n'envoie de salut sur toi sans que J'envoie sur lui dix fois plus ?
- Sunan an-Nasa'i, n°1285
Rapporté par Abu Mas'ud Al-Ansari : Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu à nous dans l'assemblée de Sa'd bin 'Ubadah et Bashir bin Sa'd lui a dit : "Allah nous a ordonné d'adresser des prières sur toi, ô Messager d'Allah ; comment devons-nous le faire ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) est resté silencieux jusqu'à ce que nous regrettions qu'il ait posé la question. Puis il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" Et le salam est comme vous le savez
- Sunan an-Nasa'i, n°1286
Rapporté par Abu Mas'ud Al-Ansari : On a dit au Prophète (ﷺ) : "On nous a ordonné d'adresser des prières et des salutations sur toi. Nous savons comment adresser les salutations, mais comment devons-nous adresser les prières ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim)
- Sunan an-Nasa'i, n°1287
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) Ibn Abi Laila a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Cela a été rapporté de son livre, et c'est une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°1288
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) 'Abdur Rahman a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Ceci est plus correct que le précédent. Et nous ne connaissons personne qui ait dit "Amr bin Murrah" à ce sujet, sauf dans ce cas. Et Allah (SWT) sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°1289
Rapporté par Ibn Abi Laila : Ka'b bin Ujrah m'a dit : "Veux-tu que je t'offre un cadeau ?" Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1290
Rapporté par Musa bin Talha que son père a dit : "Nous avons dit : 'Ô Messager d'Allah, comment devons-nous adresser les prières sur toi ?' Il a dit : 'Dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1291
Rapporté par Musa bin Talha, d'après son père : Un homme est venu voir le Prophète d'Allah (ﷺ) et a dit : "Comment devons-nous adresser les bénédictions sur toi, ô Prophète d'Allah ?" Il a dit : "Dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1292
Rapporté par Musa bin Talha : J'ai demandé à Zaid bin Kharijah qui a dit : "J'ai demandé au Messager d'Allah (ﷺ) et il a dit : Adressez des prières sur moi et faites des invocations avec ferveur, et dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad)
- Sunan an-Nasa'i, n°1293
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammadin 'abdika wa rasulika kama sallaita 'ala Ibrahim wa barik 'ala Muhammadin wa 'ala ali Muhammadin kama barakta 'ala Ibrahim.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad, Ton serviteur et Ton messager, comme Tu l'as fait pour Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim)
- Sunan an-Nasa'i, n°1294
Rapporté par 'Amr bin Sulam Az-Zuraqi : Abu Humaid As-Sa'idi m'a raconté qu'ils ont dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Dites : Allahumma salli 'ala Muhammadin wa azwajihi wa dhuriyatihi (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad, ses épouses et sa descendance) – dans la version d'Al-Harith (l'un des deux rapporteurs) – kama sallaita 'ala Ibrahim wa barik 'ala Muhammad wa azwajihi wa dhuriyatihi (comme Tu l'as fait pour Ibrahim et bénis Muhammad, ses épouses et sa descendance) – tous deux ont dit – kama barakta 'ala ali Ibrahim innaka hamidun majid (comme Tu as béni la famille d'Ibrahim, Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Qutaibah nous a rapporté ce hadith deux fois, et il se peut qu'il ait manqué une partie
- Sunan an-Nasa'i, n°1295
Rapporté par Abdullah bin Abi Talhah, d'après son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu un jour avec un visage joyeux. Il a dit : "Jibril est venu à moi et a dit : 'Cela ne te ferait-il pas plaisir, ô Muhammad, de savoir que personne de ta communauté n'adresse de prière sur toi sans que J'adresse sur lui dix fois plus, et que personne n'adresse de salut sur toi sans que J'adresse sur lui dix fois plus ?
- Sunan an-Nasa'i, n°1298
Rapporté par 'Abdullah : Quand nous étions assis pendant la prière avec le Messager d'Allah (ﷺ), nous avions l'habitude de dire : "Que la paix (salam) soit sur Allah (SWT), que la paix soit sur untel et untel." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Ne dites pas que la paix (salam) soit sur Allah (SWT), car Allah (SWT) est As-Salam (la Source de la paix ; Celui qui est exempt de tout défaut). Dites plutôt : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah.) Si vous dites cela, cela concernera tout serviteur pieux dans les cieux et sur la terre, 'ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu' (J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager.) Ensuite, qu'il choisisse toute invocation qu'il souhaite dire après cela
- Sunan an-Nasa'i, n°1310
Rapporté par Muhammad bin Abi ‘Aishah : J’ai entendu Abu Hurairah dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quand l’un de vous récite le tashahhud, qu’il cherche refuge auprès d’Allah contre quatre choses : contre le châtiment de l’enfer, contre le châtiment de la tombe, contre les épreuves de la vie et de la mort et contre les maux du Dajjal. Ensuite, qu’il prie pour lui-même et demande ce qu’il veut.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1311
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de dire dans sa prière, après le tashahhud : “La meilleure parole est la parole d’Allah et la meilleure voie est celle de Muhammad (ﷺ).”
- Sunan an-Nasa'i, n°1312
Rapporté par Hudhaifah : Il vit un homme prier (et son inclinaison et sa prosternation étaient incomplètes). Hudhaifah lui dit : “Depuis combien de temps pries-tu ainsi ?” Il répondit : “Depuis quarante ans.” Hudhaifah dit : “Tu n’as pas prié pendant quarante ans, et si tu meurs en priant ainsi, tu mourras sur une voie différente de celle de Muhammad (ﷺ).” Puis il ajouta : “Il est possible de prier brièvement tout en accomplissant bien la prière.”
- Sunan an-Nasa'i, n°1346
Rapporté par 'Ata bin Abi Marwan, d’après son père : Ka'b lui a juré : "Par Allah qui a fendu la mer pour Moussa, nous trouvons dans la Torah que lorsque Dawud, le Prophète d’Allah, terminait sa prière, il disait : 'Allahumma Aslih li dini-lladhi ja'altahu li 'ismatan wa aslih li dunyaya-llati ja'alta fiha ma'ashi, Allahumma inni a'udhu biridaka min sakhatik wa a'udhu bi'afwika min naqmatika wa a'udhu bika minka, la mani'a lima a'taita wa la mu'tia lima mana'ta wa la yanfa'u dhal-jaddi minka al-jadd' (Ô Allah, améliore ma religion que Tu as faite pour moi comme protection, et améliore ma vie d’ici-bas que Tu as rendue source de subsistance. Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même. Nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce que Tu retiens, et aucune richesse ou fortune ne peut être utile devant Toi.)" Il a dit : "Et Ka'b m’a dit que Suhaib lui a dit que Muhammad (ﷺ) disait ces paroles quand il avait terminé la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1379
Rapporté par Abdullah bin Al-'Ala : Il a entendu Al-Qasim bin Muhammad bin Abi Bakr dire qu'ils ont parlé du ghusl du vendredi en présence de 'Aishah رضي الله عنها. Elle a dit : "Certaines personnes vivaient à Al-'Aliyah et venaient à la prière du vendredi sales à cause de leur travail. Quand le vent soufflait, leur odeur gênait les autres. On en a parlé au Messager d'Allah (ﷺ) et il a dit : 'Pourquoi ne faites-vous pas le ghusl ?
- Sunan an-Nasa'i, n°1390
Rapporté par Ja'far bin Muhammad, de son père, de Jabir bin 'Abdullah : "Nous faisions la prière du vendredi avec le Messager d'Allah (ﷺ), puis nous retournions nous occuper de nos chameaux." J'ai demandé : "À quelle heure ?" Il a dit : "Quand le soleil avait dépassé son zénith
- Sunan an-Nasa'i, n°1404
Rapporté par 'Abdullah : Le Prophète (ﷺ) nous a enseigné la Khutbat Al-Hajah : « Alhamduu lillahi nasta'inuhu wa nastagfiruhu, wa na'udhu billahi min shururi anfusina wa sayi'ati a'malina. Man yahdihillahu fala mudilla lahu wa man yudlil fala hadiya lahu. Wa ashhadu an la ilaha illallahu wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu. » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration sauf Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.) Ensuite, il a récité les trois versets suivants : « Ô vous qui croyez : Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu’en étant musulmans ; Ô gens : Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’une seule personne, et d’elle Il a créé son épouse, et d’eux Il a fait naître beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah par qui vous vous réclamez les uns les autres, et respectez les liens de parenté. Certes, Allah vous observe constamment ; Ô vous qui croyez : Craignez Allah et dites toujours la vérité. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1411
Rapporté par Muhammad bin 'Abdur-Rahman : La fille de Harithah bin An-Nu'man a dit : « J’ai mémorisé “Qaf. Par le Noble Coran” de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était sur le minbar un vendredi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1420
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Laila, de la part de 'Umar : « La prière du vendredi est de deux rak'ahs, la prière de l’Aïd Al-Fitr est de deux rak'ahs, la prière de l’Aïd Al-Adha est de deux rak'ahs, et la prière en voyage est de deux rak'ahs, complètes et non raccourcies, selon les paroles de Muhammad (ﷺ). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1434
Rapporté par Umayyah bin 'Abdullah bin Khalid : Il a dit à 'Abdullah bin 'Umar : "Nous trouvons mention de la prière à la maison (c'est-à-dire sans voyager) et de la prière en temps de peur dans le Coran, mais nous ne trouvons pas de mention de la prière en voyage." Ibn 'Umar lui a répondu : "Ô fils de mon frère, Allah (SWT) a envoyé Muhammad (ﷺ) à nous alors que nous ne savions rien, et tout ce que nous devons faire, c'est suivre ce que nous avons vu Muhammad (ﷺ) faire
- Sunan an-Nasa'i, n°1474
Rapporté par Hisham bin 'Urwah, d'après son père, d'après 'Aishah : "Le soleil s'est éclipsé à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) et le Messager d'Allah (ﷺ) a dirigé la prière. Il est resté debout longtemps, puis il s'est incliné longtemps, puis il est resté debout longtemps, mais moins longtemps que la première fois, puis il s'est incliné longtemps, mais moins longtemps que la première inclinaison. Ensuite, il s'est relevé, puis il s'est prosterné, puis il a fait de même dans la deuxième unité, et à la fin l'éclipse était terminée. Ensuite, il a parlé aux gens ; il a loué et glorifié Allah (SWT), puis il a dit : Le soleil et la lune sont deux des signes d'Allah (SWT). Ils ne s'éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu'un. Si vous voyez cela, alors invoquez Allah (SWT), le Puissant et le Sublime, et glorifiez-Le, et faites l'aumône. Puis il a dit : 'Ô communauté de Muhammad ! Il n'y a personne de plus jaloux qu'Allah (SWT), le Puissant et le Sublime, lorsque son serviteur ou sa servante commet la fornication. Ô communauté de Muhammad ! Par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup
- Sunan an-Nasa'i, n°1482
Rapporté par Abdullah bin 'Amr : Le soleil s’est éclipsé à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour prier, et ceux qui étaient avec lui aussi. Il est resté debout longtemps, puis il s’est incliné longtemps, puis il a relevé la tête et s’est prosterné longtemps. Ensuite, il a relevé la tête et s’est assis longtemps. Puis il s’est prosterné longtemps, puis il a relevé la tête, s’est levé, et il a fait dans la deuxième rak’ah la même chose que dans la première : debout, inclinaison, prosternation et assise. À la fin de sa prosternation dans la deuxième rak’ah, il a commencé à souffler et à pleurer en disant : "Tu ne m’as pas dit que Tu ferais cela alors que j’étais encore parmi eux ; Tu ne m’as pas dit que Tu ferais cela alors que nous Te demandons pardon." Ensuite, il a relevé la tête et l’éclipse s’est terminée. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a loué et glorifié Allah puis il a dit : "Le soleil et la lune sont deux signes d’Allah (SWT), le Puissant et Majestueux. Si vous voyez l’un d’eux s’éclipser, empressez-vous de vous rappeler Allah (SWT), le Puissant et Majestueux. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad, le Paradis m’a été montré si près que si j’avais tendu la main, j’aurais pu en prendre quelques fruits. Et l’Enfer m’a été montré si près que j’ai voulu le repousser de peur qu’il ne vous atteigne. J’y ai vu une femme du peuple de Himyar qui était punie à cause d’un chat qu’elle avait attaché, sans le laisser manger les insectes de la terre, ni le nourrir ni lui donner à boire, jusqu’à ce qu’il meure. Je l’ai vue la mordre quand elle arrivait et la mordre au dos quand elle partait. J’ai aussi vu le propriétaire des Sabtiyatain, le frère des Banu As-Da’da, poussé avec un bâton à deux pointes dans le Feu. Et j’ai vu celui qui avait un bâton courbé, qui volait les pèlerins du Hajj avec ce bâton, appuyé sur son bâton en Enfer et disant : "Je suis le voleur au bâton courbé
- Sunan an-Nasa'i, n°1500
Rapporté par Aishah : Il y a eu une éclipse du soleil à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). Il s’est levé et a prié, restant debout très longtemps, puis il s’est incliné très longtemps. Ensuite, il s’est relevé et est resté debout très longtemps, mais moins longtemps que la première fois. Ensuite, il s’est incliné très longtemps, mais moins longtemps que la première fois. Ensuite, il s’est prosterné, puis il a relevé la tête et s’est relevé pour une longue période, mais moins longtemps que la première fois. Ensuite, il s’est relevé et est resté debout longtemps, mais moins longtemps que la première fois. Ensuite, il s’est prosterné, et quand il a terminé la prière, l’éclipse était terminée. Il a parlé aux gens, a loué et glorifié Allah, puis il a dit : "Le soleil et la lune ne s’éclipsent pas à cause de la mort ou de la naissance de quelqu’un. Si vous voyez cela, alors priez, donnez en aumône et rappelez-vous d’Allah, le Puissant et Majestueux." Et il a dit : "Ô communauté de Muhammad ! Il n’y a personne de plus jaloux qu’Allah (SWT) quand Son serviteur ou Sa servante commet la fornication. Ô communauté de Muhammad, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup
- Sunan an-Nasa'i, n°1559
Rapporté par Muhammad : J’ai rencontré Umm 'Atiyyah et je lui ai demandé : « As-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire quelque chose ? » Quand elle le mentionnait, elle disait : « Que mon père soit sacrifié pour lui. » Il a dit : « Faites sortir les jeunes filles et les femmes en retrait pour qu’elles assistent au bien et aux invocations des musulmans, mais que les femmes ayant leurs règles restent à l’écart du lieu de prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1578
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Dans ses sermons, le Messager d’Allah (ﷺ) louait Allah comme Il mérite d’être loué, puis il disait : "Celui qu’Allah guide, personne ne peut l’égarer, et celui qu’Allah égare, personne ne peut le guider. La parole la plus véridique est le Livre d’Allah et la meilleure des guidances est celle de Muhammad. Les pires choses sont celles qui sont nouvellement inventées ; chaque nouveauté est une innovation, chaque innovation est un égarement, et chaque égarement mène au Feu." Ensuite il disait : "L’Heure et moi avons été envoyés comme ces deux-là." Chaque fois qu’il mentionnait l’Heure, ses joues devenaient rouges, il élevait la voix et se mettait en colère, comme s’il avertissait d’une armée qui approche, en disant : "Une armée va vous attaquer le matin ou le soir !" (Puis il disait) : "Celui qui laisse des biens, ils sont pour sa famille, et celui qui laisse une dette ou des personnes à charge, cela relève de ma responsabilité, et je suis le plus digne de prendre soin des croyants
- Sunan an-Nasa'i, n°1619
Rapporté par Ibn 'Abbas : Quand le Prophète (ﷺ) se levait la nuit pour prier le Tahajjud, il disait : Allahumma, lakal-hamdu anta nurus-samawati wal-ardi wa man fihinna wa lakal-hamdu anta qayyamus-samawati wal ardi wa man fihinna wa lakal-hamdu, anta haqqun wa wa'duka haqqun wal jannatu haqqun wan-nuru haqqun wan-nabiyyuna haqqun wa Muhammadan haqqun, laka aslant wa 'alaika tawakkaltu wa bika amant. (Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la Lumière des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange, Tu es le Souverain des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. À Toi la louange ; Tu es la Vérité, Ta promesse est vraie, le Paradis est vrai, l’Enfer est vrai, l’Heure est vraie, les Prophètes sont vrais et Muhammad est vrai. C’est à Toi que je me soumets, en Toi que je place ma confiance et en Toi que je crois.)" Puis (un des rapporteurs) Qutaibah a mentionné quelques mots dont le sens était : "Wa bika khasamtu wa ilaika hakamtu, ighfirli ma quadrate wa ma akhkhartu wa ma a'lantu antal-muqaddimu wa antal-mu'khkhir, la ilaha illa anta wa la hawla wa la quwwata illa billah (Et avec Ton aide je discute [avec mes adversaires, les non-croyants], et je Te prends comme juge [entre nous]. Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, et ceux que je commets ouvertement. Tu es Celui qui avance et Celui qui retarde. Il n’y a de dieu que Toi et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°1685
Rapporté par Ibrahim bin Muhammad Al-Muntashir, de son père : Il se trouvait dans la mosquée de ‘Amr bin Shurahbil et l’iqamah pour la prière a été dite, ils attendaient. Il est arrivé et a dit : « J’étais en train de prier le witr. » On a demandé à Abdullah : « Peut-on prier le witr après l’adhan ? » Il a répondu : « Oui, et même après l’iqamah. » Et il a raconté que le Prophète (ﷺ) avait déjà dormi et manqué la prière jusqu’à ce que le soleil se lève, puis il a prié
- Sunan an-Nasa'i, n°1704
Rapporté par Sufyan : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin Ali, de son père, de son grand-père : Le Prophète (ﷺ) se levait la nuit et se brossait les dents, puis il priait deux rak'ahs, puis il dormait. Ensuite, il se levait à nouveau, se brossait les dents, faisait ses ablutions et priait deux rak'ahs, jusqu'à en avoir prié six. Ensuite, il priait le witr en trois rak'ahs, puis il priait deux rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1705
Rapporté par Husain : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin 'Ali bin 'Abdullah bin Abbas, de son père, que son grand-père a dit : "J'étais avec le Prophète (ﷺ) et il s'est levé, a fait ses ablutions, s'est brossé les dents tout en récitant ce verset jusqu'à la fin : 'En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d'intelligence.' Puis il a prié deux rak'ahs, puis il est retourné dormir jusqu'à ce que je l'entende respirer profondément. Ensuite, il s'est levé, a fait ses ablutions et s'est brossé les dents. Puis il a prié deux rak'ahs, puis il a dormi, puis il s'est levé, a fait ses ablutions, s'est brossé les dents, a prié deux rak'ahs et a prié le witr en trois rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1706
Rapporté par Ubaidullah bin 'Amr bin Zaid : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin Ali qu'Ibn 'Abbas a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) se réveillait et se brossait les dents", et il a cité le hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°1736
Rapporté par Muhammad bin Juhadah, de Zubaid, Sa'eed bin 'Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, qui a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il avait terminé la prière, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1740
Rapporté par Muhammad bin Bashshar, il a dit : "Abu Dawud nous a rapporté de Shu'bah, de Qatadah, qui a dit : J'ai entendu 'Azarah rapporter de Sa'eed bin 'Abdur-Rahman Ibn Abza, de la part de son père, que le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il avait terminé la prière, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1742
Rapporté par Muhammad bin Al-Muthanna, il a dit : "Muhammad a dit : Shu'bah nous a rapporté, il a dit : J'ai entendu Qatadah rapporter de Zurarah, d'Abdur-Rahman bin Abza, que le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut
- Sunan an-Nasa'i, n°1744
Rapporté par Muhammad bin Al-Muthanna, il a dit : "Yahya bin Sa'eed nous a rapporté de Shu'bah, de Qatadah, de Zurarah, d'Imran bin Husain, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a prié la prière du Zuhr, et un homme a récité 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut'. Quand il a fini de prier, il a dit : 'Qui a récité : Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut ?' Un homme a dit : 'C'est moi.' Il a dit : 'Je savais que quelqu'un rivalisait avec moi sur cette récitation
- Sunan an-Nasa'i, n°1746
Rapporté par Al-Hasan bin Ali : "Le Messager d'Allah (ﷺ) m'a appris ces paroles à dire dans la prière du witr. Il a dit : Dis : 'Allahumma ihdini fiman hadayta wa 'afini fiman afayta wa tawallani fiman tawallayta wa barik li fima a'tayta, wa qini sharra ma qadayta, fa innaka taqdi wa la yuqda 'alayk, wa innahu la yadhillu man walayta, tabarakta Rabbana wa ta'alayt. Wa salla Allahu 'ala an-Nabi Muhammad.' (Ô Allah, guide-moi parmi ceux que Tu as guidés, accorde-moi la santé parmi ceux à qui Tu l'as accordée, protège-moi parmi ceux que Tu as protégés, bénis-moi dans ce que Tu m'as donné, et préserve-moi du mal de ce que Tu as décrété. Car c'est Toi qui décrètes et nul ne peut Te contraindre ; et celui que Tu protèges n'est jamais humilié. Tu es béni, notre Seigneur, et Tu es élevé. Et qu'Allah prie sur le Prophète Muhammad)
- Sunan an-Nasa'i, n°1758
Rapporté par Ibrahim bin Muhammad : Il a entendu son père raconter qu'il avait entendu Aïcha dire : "Le Messager d'Allah (ﷺ) ne manquait jamais de faire quatre unités avant la prière du Zuhr et deux unités avant la prière du Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1816
Rapporté par Sulaiman bin Musa : Lorsque Muhammad bin Abi Sufyan était mourant, il était très inquiet et a dit : "Ma sœur Umm Habibah bint Abi Sufyan a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Celui qui maintient quatre rak'ahs avant Zuhr et quatre après, Allah (SWT) l'empêchera d'entrer dans le Feu
- Sunan an-Nasa'i, n°1824
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah a dit : "Rappelez-vous souvent celle qui détruit les plaisirs." (Hasan) Abu 'Abdur-Rahaman (An-Nasai) a dit : Muhammad bin Ibrahim (un des rapporteurs) est le père d'Abu Bakr Ibn Abi Shaibah
- Sunan an-Nasa'i, n°1825
Rapporté par Umm Salamah : "J'ai entendu le Messager d'Allah dire : Quand vous voyez un mort, dites quelque chose de bien, car les anges disent 'Amin' à ce que vous dites. Quand Abu Salamah est décédé, j'ai demandé : 'Ô Messager d'Allah, que dois-je dire ?' Il a dit : 'Dis : Allahummaghfirlanaa wa lahu wa a 'qibni minhu 'uqbai hasanah (Ô Allah, pardonne-nous et pardonne-lui, et accorde-moi une bonne compensation pour cette perte).' Puis Allah, le Puissant et le Sublime, m'a compensée avec Muhammad
- Sunan an-Nasa'i, n°1849
Rapporté par 'Abdullah bin Subaih : "J’ai entendu Muhammad bin Sirin dire : On a mentionné devant 'Imran bin Husain que le défunt est puni à cause des pleurs des vivants." 'Imran a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ l’a dit
- Sunan an-Nasa'i, n°1859
Rapporté par Muhammad bin 'Amr bin 'Ata, de Salamah bin Al-Azraq : J'ai entendu Abu Hurairah dire : "Quelqu'un de la famille du Messager d'Allah ﷺ est décédé, et les femmes se sont rassemblées pour pleurer. 'Umar s'est levé et leur a dit de ne pas faire cela, puis il les a fait sortir, mais le Messager d'Allah ﷺ a dit : Laisse-les, ô 'Umar, car l'œil pleure et le cœur est triste, mais bientôt nous les rejoindrons
- Sunan an-Nasa'i, n°1881
Rapporté par Muhammad bin Sirin, d’après Umm 'Atiyyah Al-Ansariyyah : Le Messager d’Allah est entré chez nous quand sa fille est décédée et a dit : « Lavez-la trois fois, ou cinq, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et des feuilles de lotus, et mettez un peu de camphre la dernière fois. Quand vous aurez terminé, appelez-moi. » Quand nous avons fini, nous l’avons appelé et il nous a donné son pagne en disant : « Enveloppez-la dedans. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1890
Rapporté par Ayyub, d’après Muhammad, d’après Umm 'Atiyyah : Le Messager d’Allah est venu chez nous pendant que nous lavions sa fille. Il a dit : « Lavez-la trois fois, ou cinq, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et des feuilles de lotus, et mettez du camphre, ou un peu de camphre, la dernière fois. Quand vous aurez terminé, informez-moi. » Quand nous avons fini, nous l’avons informé et il nous a donné son pagne en disant : « Enveloppez-la dedans. » Hafsah a dit : « Nous l’avons lavée trois, cinq ou sept fois. » Umm 'Atiyyah a dit : « Nous avons tressé ses cheveux en trois tresses. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1891
Rapporté par Ayyub, d’après Muhammad : Hafsah m’a informé que Umm 'Atiyyah a dit : « Nous avons mis ses cheveux en trois tresses. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1893
Rapporté par Muhammad bin Sirin : Umm 'Atiyyah, une femme des Ansar, nous a raconté : Le Prophète est entré chez nous pendant que nous lavions sa fille et a dit : « Lavez-la trois fois, ou cinq, ou plus si vous le jugez nécessaire, avec de l’eau et des feuilles de lotus, et mettez du camphre, ou un peu de camphre, la dernière fois. Quand vous aurez terminé, informez-moi. » Quand nous avons fini, nous l’avons informé, il nous a donné son pagne et a dit : « Enveloppez-la dedans. » Il n’a rien ajouté à cela. Le narrateur a dit : « Je ne sais pas de quelle fille il s’agissait. » J’ai demandé : « Que voulait-il dire par : “Enveloppez-la dedans” ? Voulait-il qu’on le mette comme un izar ? » Il a répondu : « Non, je pense qu’il voulait dire de l’envelopper complètement. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1924
Rapporté par Muhammad : Un cortège funéraire est passé devant Al-Hasan bin ‘Ali et Ibn ‘Abbas. Al-Hasan s’est levé mais Ibn ‘Abbas est resté assis. Al-Hasan a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ ne s’est-il pas levé pour le cortège d’un Juif ?" Ibn ‘Abbas a dit : "Oui, puis il s’est assis
- Sunan an-Nasa'i, n°1927
Rapporté par Ja’far bin Muhammad d’après son père : Al-Hasan bin ‘Ali était assis lorsqu’un cortège funéraire est passé. Les gens se sont levés jusqu’à ce que le cortège soit passé, et Al-Hasan a dit : "Le cortège d’un Juif est passé alors que le Messager d’Allah ﷺ était assis sur son chemin, et il n’a pas voulu que le cortège d’un Juif passe au-dessus de sa tête, alors il s’est levé
- Sunan an-Nasa'i, n°2035
Rapporté par Sa’eed bin Al-Musayyab, d’après son père : Quand Abu Talib était mourant, le Prophète est venu le voir et a trouvé Abu Jahl et 'Abdullah bin Abi Umayyah avec lui. Il a dit : "Ô mon oncle, dis La ilaha illallah (il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah), un mot avec lequel je plaiderai pour toi auprès d’Allah." Abu Jahl et 'Abdullah bin Abi Umayyah ont dit : "Ô Abu Talib, vas-tu renier la religion de 'Abdul-Muttalib ?" Puis le Prophète a dit : "Je continuerai à demander pardon à Allah pour toi, à moins qu’on me l’interdise." Ensuite, ce verset a été révélé : Il n’est pas permis au Prophète et à ceux qui croient de demander pardon à Allah pour les polythéistes. Et ce verset a aussi été révélé : En vérité, tu (Ô Muhammad) ne guides pas qui tu aimes
- Sunan an-Nasa'i, n°2037
Rapporté par Muhammad bin Qais bin Makhramah : 'Aïcha a dit : "Voulez-vous que je vous raconte ce qui m’est arrivé avec le Prophète ?" Nous avons répondu : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit avec lui" – c’est-à-dire le Prophète – "il est revenu de la prière d’Isha, a posé ses sandales à ses pieds et a étendu le bord de son vêtement sur le lit. Il est resté jusqu’à ce qu’il pense que je dormais. Ensuite, il a remis ses sandales doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement et est sorti doucement. J’ai couvert ma tête, mis mon voile et serré ma ceinture, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’. Il a levé les mains trois fois et est resté là longtemps, puis il est parti et je suis partie aussi. Il s’est mis à marcher vite et j’ai fait de même ; il s’est mis à courir et j’ai couru aussi. Il est rentré à la maison et j’y suis arrivée avant lui et je me suis allongée. Quand il est entré, il a dit : "Dis-moi la vérité, ou le Subtil, le Parfaitement Connaisseur me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi," puis je lui ai tout raconté. Il a dit : "C’était donc toi la silhouette noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai répondu : "Oui." Il m’a donné une petite tape sur la poitrine que j’ai ressentie, puis il a dit : "As-tu pensé qu’Allah et Son Messager te feraient du tort ?" J’ai dit : "Quoi que les gens cachent, Allah le sait." Il a dit : "Jibril est venu me voir quand je t’ai vue, mais il n’est pas entré parce que tu n’étais pas complètement habillée. Il m’a appelé mais il te l’a caché, et je lui ai répondu mais je te l’ai aussi caché. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu sois effrayée. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de prier pour eux." J’ai demandé : "Que dois-je dire, ô Messager d’Allah ?" Il a dit : "Dis : 'Que la paix soit sur les habitants de ce lieu parmi les croyants et les musulmans. Qu’Allah fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui viendront après nous, et nous vous rejoindrons, si Allah le veut
- Sunan an-Nasa'i, n°2051
Rapporté par Anas : Le Prophète a dit : "Quand une personne est mise dans sa tombe et que ses compagnons la quittent, elle entend le bruit de leurs sandales. Deux anges viennent à elle, la font asseoir et lui demandent : 'Qu’as-tu dit à propos de cet homme (Muhammad) ?' Quant au croyant, il répond : 'Je témoigne qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.' On lui dit : 'Regarde ta place en Enfer ; Allah l’a remplacée pour toi par une place meilleure.' Le Messager d’Allah a dit : 'Alors il voit les deux.' Quant au mécréant ou à l’hypocrite, on lui demande : 'Qu’as-tu dit à propos de cet homme ?' Il répond : 'Je ne sais pas ; je disais ce que disaient les gens.' On lui dit : 'Tu n’as pas compris et tu n’as pas suivi ceux qui comprenaient.' Ensuite, il reçoit un coup entre les oreilles et il pousse un cri que tout ce qui est près de lui entend, sauf les deux espèces
- Sunan an-Nasa'i, n°2057
Rapporté par Al Bara bin Azib : Le Prophète a dit : "Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme dans cette vie et dans l’au-delà. Ce verset a été révélé à propos du châtiment dans la tombe. On dira au défunt : 'Qui est ton Seigneur ?' et il répondra : 'Mon Seigneur est Allah et mon Prophète est Muhammad.' Voilà le sens de Sa parole : Allah affermit ceux qui croient par la parole ferme dans cette vie et dans l’au-delà
- Sunan an-Nasa'i, n°2091
Rapporté par Anas : Il nous était interdit dans le Coran d’interroger le Prophète sur ce qui n’était pas obligatoire, alors nous étions contents lorsqu’un homme sage du désert venait lui poser des questions. Un homme du désert vint et dit : « Ô Muhammad, ton messager est venu chez nous et nous a dit que tu affirmes qu’Allah, le Puissant et le Sublime, t’a envoyé. » Il répondit : « Il a dit vrai. » Il demanda : « Qui a créé les cieux ? » Il répondit : « Allah. » Il demanda : « Qui a créé la Terre ? » Il répondit : « Allah. » Il demanda : « Qui y a placé les montagnes ? » Il répondit : « Allah. » Il demanda : « Qui y a créé les choses utiles ? » Il répondit : « Allah. » Il dit : « Par Celui qui a créé les cieux et la Terre, qui y a placé les montagnes et créé les choses utiles, est-ce Allah qui t’a envoyé ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Ton messager a dit que nous devons accomplir cinq prières chaque jour et chaque nuit. » Il répondit : « Il a dit vrai. » Il demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, Allah t’a-t-Il ordonné cela ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Ton messager a dit que nous devons payer la Zakat sur nos biens. » Il répondit : « Il a dit vrai. » Il demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, Allah t’a-t-Il ordonné cela ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Ton messager a dit que nous devons jeûner le mois de Ramadan chaque année. » Il répondit : « Il a dit vrai. » Il demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, Allah t’a-t-Il ordonné cela ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Ton messager a dit que nous devons accomplir le Hajj si nous en avons les moyens. » Il répondit : « Il a dit vrai. » Il demanda : « Par Celui qui t’a envoyé, Allah t’a-t-Il ordonné cela ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne ferai ni plus ni moins que cela. » Quand il partit, le Prophète ﷺ dit : « S’il est sincère, il entrera sûrement au Paradis. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2092
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions assis dans la mosquée, un homme arriva sur un chameau, le fit agenouiller dans la mosquée, l’attacha, puis demanda : « Lequel d’entre vous est Muhammad ? » Le Messager d’Allah ﷺ était allongé parmi ses Compagnons et nous lui avons dit : « Cet homme à la peau claire qui est allongé. » L’homme lui dit : « Ô fils d’Abdul-Muttalib. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Je t’écoute. » L’homme dit : « Ô Muhammad, je vais te poser des questions et je serai direct ; ne t’offense pas. » Il dit : « Je t’en conjure par ton Seigneur et le Seigneur de ceux qui t’ont précédé, Allah t’a-t-Il envoyé à tous les peuples ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné d’accomplir cinq prières chaque jour et chaque nuit ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de jeûner ce mois chaque année ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de prélever cette aumône de nos riches pour la distribuer à nos pauvres ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » L’homme dit : « Je crois en ce que tu as apporté, et je suis l’envoyé de mon peuple qui viendra après moi. Je suis Dimam bin Thalabah, le frère de Banu Sa’d bin Bakr. » Yaqub bin Ibrahim l’a contredit
- Sunan an-Nasa'i, n°2093
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, assis dans la mosquée, un homme entra sur un chameau. Il le fit agenouiller dans la mosquée puis l’attacha. Il demanda : « Lequel d’entre vous est Muhammad ? » Il était allongé parmi eux et nous lui avons dit : « Cet homme à la peau claire qui est allongé. » L’homme lui dit : « Ô fils d’Abdul-Muttalib. » Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : « Je t’écoute. » L’homme dit : « Ô Muhammad, je vais te poser des questions et je serai direct. » Il répondit : « Demande ce que tu veux. » L’homme dit : « Je t’en conjure par ton Seigneur et le Seigneur de ceux qui t’ont précédé, Allah t’a-t-Il envoyé à tous les peuples ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de jeûner ce mois chaque année ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » Il demanda : « Je t’en conjure par Allah, Allah t’a-t-Il ordonné de prélever cette aumône de nos riches pour la distribuer à nos pauvres ? » Le Messager d’Allah répondit : « Par Allah, oui. » L’homme dit : « Je crois en ce que tu as apporté, et je suis l’envoyé de mon peuple qui viendra après moi. Je suis Dimam bin Thalabah, le frère de Banu Sa’d bin Bakr. » (‘Ubaidullah bin ‘Umar l’a contredit)
- Sunan an-Nasa'i, n°2112
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « J’ai vu le croissant. » Il a dit : « Témoignes-tu qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager ? » Il a répondu : « Oui. » Alors le Prophète ﷺ a annoncé : « Jeûnez. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2113
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « J’ai vu le croissant cette nuit. » Il a dit : « Témoignes-tu qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Ô Bilal, annonce aux gens qu’ils doivent jeûner demain. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2135
Rapporté par Muhammad bin Sa’d Abi Waqqas, d’après son père : Le Prophète ﷺ a frappé une main contre l’autre et a dit : « Le mois est comme ceci, comme ceci et comme ceci », en repliant un doigt la troisième fois
- Sunan an-Nasa'i, n°2136
Rapporté par Muhammad bin Sa’d, d’après son père : Le Messager d’Allah a dit : « Le mois est comme ceci, comme ceci et comme ceci », voulant dire vingt-neuf jours. Yahya bin Saeed et d’autres l’ont rapporté d’Ismail, de Muhammad bin Sa’d, du Prophète ﷺ
- Sunan an-Nasa'i, n°2137
Rapporté par Muhammad bin Sa’d bin Abi Waqqas : Le Messager d’Allah a dit : « Le mois est comme ceci, comme ceci et comme ceci. » (Un des rapporteurs, Muhammad bin 'Ubaid, a frappé ses mains trois fois pour le montrer, puis il a replié son pouce gauche la troisième fois.) Yahya bin Saeed a demandé à Ismail (un des rapporteurs) : « De son père ? » Il a répondu : « Non. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2151
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : « Mangez le sahur, car il y a une bénédiction dans le sahur. » (Hasan) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Dans cette narration de Yahya bin Saeed, la chaîne est Hasan mais elle est Munkar, et je crains que l’erreur vienne de Muhammad bin Fudail
- Sunan an-Nasa'i, n°2161
Rapporté par Abu ‘Atiyyah : Masruq et moi sommes allés voir ‘Aishah رضي الله عنها et nous lui avons dit : "Ô mère des croyants, deux hommes parmi les compagnons de Muhammad ﷺ : l’un se dépêche de rompre le jeûne et de prier, et l’autre retarde la rupture du jeûne et la prière." Elle a demandé : "Lequel se dépêche de rompre le jeûne et de prier ?" Nous avons répondu : "Abdullah bin Mas‘ud." Elle a dit : "C’est ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ." Et l’autre était Abu Musa
- Sunan an-Nasa'i, n°2213
Rapporté par Abu Saeed : Le Prophète ﷺ a dit : "Allah, qu’Il soit béni et exalté, dit : Le jeûne est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense. Le jeûneur a deux moments de joie : lorsqu’il rompt son jeûne et lorsqu’il rencontre son Seigneur. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, l’odeur qui sort de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc
- Sunan an-Nasa'i, n°2216
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "(Allah dit) Chaque action du fils d’Adam est pour lui, sauf le jeûne ; il est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense. Le jeûne est un bouclier. Si l’un de vous jeûne, qu’il n’ait pas de paroles obscènes et ne s’énerve pas, et si quelqu’un l’insulte ou veut se battre, qu’il dise : Je jeûne. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, l’odeur qui sort de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc. Le jeûneur a deux moments de joie : lorsqu’il rompt son jeûne il se réjouit, et lorsqu’il rencontre son Seigneur, le Puissant et le Sublime, il se réjouira d’avoir jeûné
- Sunan an-Nasa'i, n°2217
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Allah, le Puissant et le Sublime, a dit : Chaque action du fils d’Adam est pour lui, sauf le jeûne ; il est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense. Le jeûne est un bouclier. Si l’un de vous jeûne, qu’il n’ait pas de paroles obscènes et ne s’énerve pas, et si quelqu’un l’insulte ou veut se battre, qu’il dise : Je suis une personne qui jeûne. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, l’odeur qui sort de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc." (Sahih) Ce hadith a été rapporté d’Abu Hurairah par Saeed bin Al-Musayyab
- Sunan an-Nasa'i, n°2218
Rapporté par Abu Hurairah : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : "Allah, le Puissant et le Sublime, a dit : Chaque action du fils d’Adam est pour lui, sauf le jeûne ; il est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, l’odeur qui sort de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc
- Sunan an-Nasa'i, n°2220
Rapporté par Muhammad bin 'Abdullah bin Abi Yaqub : Raja bin Haiwah a rapporté qu’Abu Umamah a dit : "Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ et j’ai dit : Dis-moi quelque chose que je pourrais apprendre de toi. Il a dit : 'Pratique le jeûne, car il n’y a rien de comparable
- Sunan an-Nasa'i, n°2234
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : "Le jeûne est un bouclier contre le Feu. Celui qui commence une journée de jeûne, qu’il ne se comporte pas de façon ignorante ce jour-là. Si quelqu’un agit envers lui avec ignorance, qu’il ne l’insulte pas et ne le maudisse pas, mais qu’il dise : 'Je jeûne.' Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, l’odeur qui sort de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc
- Sunan an-Nasa'i, n°2243
Rapporté par 'Alqamah : J’étais avec Ibn Masud quand il était avec 'Uthman, et 'Uthman a dit : "Celui d’entre vous qui en a les moyens, qu’il se marie, car cela aide mieux à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, alors le jeûne sera un bouclier pour lui." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ce rapporteur est Abu Mashar, son nom est Ziyad bin Kulaib, et il est digne de confiance. Il était un compagnon d’Ibrahim. Mansur, Mughirah et Shubah ont rapporté de lui. (Quant à) Abu Mashar AL-Madini ; son nom est Najih et il est faible, et en plus de sa faiblesse, il s’est aussi embrouillé, il a rapporté des récits Munkar, parmi eux : Muhammad bin 'Amr de Abu Salamah, de Abu Hurairah, du Prophète, qui a dit : "Ce qui est entre l’est et l’ouest est la Qiblah." Et parmi eux : Hisham bin 'Urwah, de son père, de 'Aishah, du Prophète : "Ne coupez pas la viande avec le couteau, rongez-la plutôt
- Sunan an-Nasa'i, n°2259
Rapporté par Muhammad bin 'Abdur-Rahman : Quelqu'un qui l'a entendu de Jabir m'a raconté quelque chose de similaire
- Sunan an-Nasa'i, n°2320
Rapporté par Muhammad bin Saifi : Le Messager d’Allah ﷺ a dit le jour de ‘Ashura : « Est-ce que l’un d’entre vous a mangé aujourd’hui ? » Ils ont répondu : « Certains d’entre nous jeûnent et d’autres non. » Il a dit : « Ne mangez pas pour le reste de la journée, et envoyez un message aux gens d’Al-Arud pour leur dire de ne pas manger pour le reste de la journée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2383
Rapporté par Abu Qatadah : Le Messager d'Allah ﷺ a été interrogé sur son jeûne et il s'est mis en colère. 'Umr a dit : "Nous sommes satisfaits qu'Allah soit notre Seigneur, que l'islam soit notre religion et que Muhammad soit notre Prophète." On lui a aussi demandé à propos de quelqu'un qui jeûnait toute sa vie et il a dit : "Il n'a ni jeûné ni rompu son jeûne." 'Ata a ajouté : "Quelqu'un qui l'a entendu m'a dit qu'Ibn 'Umar a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : Celui qui jeûne tous les jours de sa vie, alors il n'a pas vraiment jeûné
- Sunan an-Nasa'i, n°2435
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah dit à Mu‘adh lorsqu’il l’envoya au Yémen : "Tu vas aller vers des gens du Livre. Quand tu arriveras chez eux, appelle-les à témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. S’ils t’obéissent à cela, informe-les qu’Allah, le Puissant et Sublime, leur a imposé une aumône (Zakat) à prélever sur leurs riches et à donner à leurs pauvres. S’ils t’obéissent à cela, prends garde à l’invocation de la personne opprimée
- Sunan an-Nasa'i, n°2444
Rapporté par Bahz ibn Hakim : Mon père m’a raconté que mon grand-père a dit : "J’ai entendu le Prophète dire : Concernant les chameaux qui paissent, pour chaque quarante, une Bint Labboun (femelle de deux ans). Il ne faut pas faire de distinction entre les chameaux lors du calcul. Celui qui la donne en cherchant la récompense, il sera récompensé. Celui qui refuse, nous la prendrons, ainsi que la moitié de ses chameaux, comme l’un des droits de notre Seigneur. Et il n’est pas permis à la famille de Muhammad d’en avoir une part
- Sunan an-Nasa'i, n°2448
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah a dit : "(Le Jour de la Résurrection) les chameaux viendront vers leur propriétaire dans le meilleur état de santé qu’ils aient jamais eu (dans ce monde), et s’il n’a pas payé ce qui était dû sur eux, ils le piétineront de leurs sabots. Les moutons viendront vers leur propriétaire dans le meilleur état de santé qu’ils aient jamais eu (dans ce monde), et s’il n’a pas payé ce qui était dû sur eux, ils le piétineront de leurs sabots fendus et le frapperont de leurs cornes. Parmi leurs droits, il y a qu’ils soient traites avec de l’eau devant eux. Je ne veux pas que l’un d’entre vous vienne le Jour de la Résurrection avec un chameau gémissant sur son cou, disant : Ô Muhammad, et je dirai : Je ne peux rien pour toi, j’ai transmis le message. Je ne veux pas que l’un d’entre vous vienne le Jour de la Résurrection avec un mouton bêlant sur son cou, disant : "Ô Muhammad," et je dirai : "Je ne peux rien pour toi, j’ai transmis le message." Et le Jour de la Résurrection, le trésor thésaurisé de l’un d’entre vous sera un serpent chauve (Shuja’a) dont le propriétaire fuira, mais il le poursuivra en disant : Je suis ton trésor thésaurisé, et il continuera jusqu’à ce qu’il lui donne son doigt à avaler
- Sunan an-Nasa'i, n°2449
Rapporté par Bahz ibn Hakim, de la part de son père, de la part de son grand-père : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : "Concernant les chameaux qui paissent, pour chaque quarante, une Bint Laboun. Il ne faut pas faire de distinction entre les chameaux lors du calcul. Celui qui la donne en cherchant la récompense sera récompensé. Celui qui refuse, nous la prendrons, ainsi que la moitié de ses chameaux, comme l’un des droits de notre Seigneur. Et il n’est pas permis à la famille de Muhammad d’en avoir une part
- Sunan an-Nasa'i, n°2508
Rapporté par Ibn 'Abbas : Lorsqu’il était gouverneur de Bassorah, à la fin du mois, Ibn 'Abbas a dit : "Donnez la Zakat de votre jeûne." Les gens se sont regardés, alors il a dit : "Que ceux qui viennent de Médine se lèvent et enseignent à leurs frères, car ils ne savent pas que cette Zakat a été prescrite par le Messager d’Allah pour chaque homme et femme, libre ou esclave : un Sa' d’orge ou de dattes, ou un demi-Sa' de blé." Alors ils se sont levés. (Da'if) Hisham l’a contredit, il a dit : "De Muhammad bin Sirin
- Sunan an-Nasa'i, n°2578
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Quand il était au Yémen, Ali a envoyé au Messager d’Allah un morceau d’or encore mélangé à des impuretés. Le Messager d’Allah l’a distribué à quatre personnes : Al-Aqra' bin Habis Al-Hanzali, 'Uyaynah bin Badr Al-Fazari, 'Alqamah bin 'Ulathah Al-‘Amiri, qui venait des Banu Kilab, et Zaid Al-Ta’I, qui venait des Banu Nabhan. Les Quraish – il a dit une fois – se sont fâchés et ont dit : “Tu donnes aux chefs du Najd pour adoucir leur cœur envers l’Islam.” Alors un homme à la barbe épaisse, aux joues saillantes et à la tête rasée est venu et a dit : “Crains Allah, ô Muhammad !” Il a répondu : “Qui obéirait à Allah si je Lui désobéissais ? (Est-ce juste que) Allah m’ait confié la responsabilité de tous les gens de la Terre, mais que vous ne me fassiez pas confiance ?” Puis l’homme est parti, et un homme parmi les gens, que les rapporteurs pensent être Khalid bin Al-Walid, a demandé la permission de le tuer. Le Messager d’Allah a dit : “Parmi les descendants de cet homme, il y aura des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge. Ils tueront des musulmans mais laisseront les idolâtres, et ils traverseront l’Islam comme une flèche traverse le corps de la cible. Si je vis assez longtemps pour les voir, je les tuerai tous, comme le peuple de ‘Ad a été exterminé.”
- Sunan an-Nasa'i, n°2609
Rapporté par Abu Rabiah bin Al-Harith : Il a dit à ‘Abdul-Muttalib bin Rabi’ah bin Al-Harith et à Al-Fadl bin ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib : « Allez voir le Messager d’Allah et dites-lui : “Ô Messager d’Allah, nomme-nous pour collecter la Sadaqah !” » ‘Ali bin Abi Talib est arrivé alors que nous étions ainsi, et il leur a dit : « Le Messager d’Allah ne nommera aucun de vous pour collecter la Sadaqah. » ‘Abdul-Muttalib a dit : « Je suis donc allé avec Al-Fadl jusqu’au Messager d’Allah et il nous a dit : “Cette Zakat est l’impureté des gens, et il n’est pas permis à Muhammad ni à la famille de Muhammad d’en bénéficier.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2663
Rapporté par Asma bint 'Umais : Elle a donné naissance à Muhammad bin Abi Bakr As-Siddiq à Al-Baida. Abu Bakr en a informé le Messager d'Allah ﷺ, et il a dit : "Dis-lui de faire le Ghusl, puis de commencer la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2664
Rapporté par Abu Bakr : Il est parti pour le Hajj avec le Messager d'Allah ﷺ lors du Pèlerinage d'Adieu, et sa femme Asma' bint 'Umais Al-Khath'amiyyah était avec lui. Lorsqu'ils étaient à Dhul-Hulaifah, Asma a donné naissance à Muhammad bin Abi Bakr. Abu Bakr est allé voir le Prophète ﷺ pour l'en informer, et le Messager d'Allah ﷺ lui a dit de lui demander de faire le Ghusl, puis de commencer la Talbiyah pour le Hajj, et de faire tout ce que font les autres pèlerins, sauf qu'elle ne devait pas faire le tour de la Kaaba. (authentique)
- Sunan an-Nasa'i, n°2705
Rapporté par Muhammad bin Ibrahim bin Al-Muntashir : Mon père a dit : "J'ai entendu Ibn 'Umar dire : 'Je préférerais me réveiller couvert de goudron plutôt que de me réveiller en état d'Ihram en sentant fort le parfum.' Je suis allé voir 'Aishah et je lui ai raconté ce qu'il avait dit. Elle a répondu : 'Je mettais du parfum sur le Messager d'Allah, il passait chez ses épouses, puis le lendemain matin il entrait en état d'Ihram
- Sunan an-Nasa'i, n°2712
Rapporté par Ja'far bin Muhammad : Mon père a dit : "Nous sommes allés voir Jabir et nous lui avons demandé comment le Prophète avait accompli le Hajj. Il nous a dit que le Messager d'Allah a dit : 'Si j'avais su ce que je sais maintenant, j'aurais amené l'animal à sacrifier avec moi et je n'aurais pas fait la 'Umrah. Celui qui n'a pas d'animal à sacrifier, qu'il sorte de l'Ihram et fasse la 'Umrah.' 'Ali, que Allah l'agrée, est venu du Yémen avec un animal à sacrifier, et le Messager d'Allah en avait amené un de Médine. Fatimah avait mis un vêtement teint et du khôl sur ses yeux, et il ('Ali) a dit : 'Je suis allé voir le Prophète pour lui demander si elle pouvait faire cela. J'ai dit : "Ô Messager d'Allah, Fatimah a mis un vêtement teint et du khôl sur ses yeux, et elle a dit que le Messager d'Allah lui avait permis." Il a dit : "Elle dit la vérité, je lui ai dit de le faire
- Sunan an-Nasa'i, n°2734
Rapporté par Muhammad bin 'Abdullah bin Al-Harith bin Nawfal bin Al-Harith bin 'Abdul-Muttalib : L’année où Mu'awiyah bin Abi Sufyan a accompli le Hajj, il a entendu Sa'd bin Abi Waqqas et Ad-Dahhak bin Qais discuter du fait de joindre la ‘Umrah au Hajj (Tamattu). Ad-Dahhak a dit : « Seul quelqu’un qui ignore la règle d’Allah fait cela. » Sa'd a répondu : « Quelle mauvaise parole, ô fils de mon frère ! » Ad-Dahhak a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab l’a interdit. » Sa'd a dit : « Le Messager d’Allah l’a fait, et nous l’avons fait avec lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2740
Rapporté par Ja`far bin Muhammad : Mon père m’a raconté : « Nous sommes allés voir Jabir bin `Abdullah et nous lui avons demandé comment le Prophète (ﷺ) avait accompli le Hajj. Il nous a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté à Médine pendant neuf ans sans faire le Hajj, puis on a annoncé aux gens que le Messager d’Allah (ﷺ) allait accomplir le Hajj cette année-là. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous espérant apprendre du Messager d’Allah (ﷺ) et faire comme lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) est parti cinq jours avant la fin de Dhul-Qa`dah, et nous sommes partis avec lui : Jabir a dit : « Et le Messager d’Allah était parmi nous ; le Coran lui était révélé, et il en connaissait le sens. Tout ce qu’il faisait en se basant sur le Coran, nous le faisions aussi, et nous sommes partis avec l’intention unique de faire le Hajj. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2743
Rapporté par Ja'far bin Muhammad : Mon père nous a dit : « Nous sommes allés voir Jabir bin 'Abdullah et nous lui avons demandé comment le Prophète avait accompli le Hajj. Il nous a dit : “Ali est venu du Yémen avec un animal de sacrifice, et le Messager d’Allah en a amené un de Médine. Il a demandé à Ali : ‘Pour quoi es-tu entré en Ihram ?’ Il a répondu : ‘Ô Allah, je suis entré en Ihram pour ce pour quoi le Messager d’Allah est entré en Ihram, et j’ai l’animal de sacrifice avec moi.’ Il a dit : ‘Ne sors pas de l’Ihram.’” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2753
Rapporté par Khallad bin As-Sa'ib, de la part de son père : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Jibril est venu à moi et a dit : Ô Muhammad ! Dis à tes Compagnons d'élever la voix lorsqu'ils récitent la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2761
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : "Le Messager d'Allah ﷺ est resté neuf ans sans accomplir le Hajj. Ensuite, il a été annoncé aux gens qu'il allait faire le Hajj. Personne qui pouvait venir à cheval ou à pied n'est resté en arrière, et tout le monde s'est empressé de partir avec lui jusqu'à ce qu'il arrive à Dhul-Hulaifah. Asma' bint 'Umais a donné naissance à Muhammad bin Abi Bakr et elle a envoyé demander au Messager d'Allah ﷺ ce qu'elle devait faire. Il a dit : 'Fais le Ghusl et entoure tes parties intimes d'un tissu, puis commence la Talbiyah.' Elle a donc fait cela." (Résumé)
- Sunan an-Nasa'i, n°2762
Rapporté par Jabir : "Asma' bint 'Umais a donné naissance à Muhammad bin Abi Bakr et elle a envoyé demander au Messager d'Allah ﷺ ce qu'elle devait faire. Il lui a dit de faire le Ghusl, d'entourer ses parties intimes d'un tissu, puis de commencer la Talbiyah
- Sunan an-Nasa'i, n°2810
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : À propos du Tamattu’ pendant le Hajj : ce n’est pas pour vous, et cela ne vous concerne pas ; c’était seulement pour nous, les compagnons de Muhammad ﷺ
- Sunan an-Nasa'i, n°2902
Rapporté par Al-Aswad : La Mère des Croyants a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Si ce n’était pas parce que mon peuple' – selon la version de Muhammad, il a dit : 'ton peuple' – 'vient juste de quitter la période de l’ignorance, j’aurais démoli la Maison et je lui aurais donné deux portes.'" Quand Ibn Az-Zubair était au pouvoir, il lui a donné deux portes
- Sunan an-Nasa'i, n°2918
Rapporté par Muhammad bin Abdullah bin As-Saib, d’après son père : Il avait l’habitude de diriger Ibn Abbas et de le faire se tenir du côté de la Kaaba, près de l’angle qui est à côté de la pierre, entre la pierre et la porte. Ibn Abbas a dit : "As-tu entendu que le Messager d’Allah ﷺ priait ici ?" Il a répondu : "Oui." Alors il s’est avancé et a prié
- Sunan an-Nasa'i, n°2973
Rapporté par Jafar bin Muhammad, qui a entendu son père rapporter de Jabir, au sujet du pèlerinage du Prophète ﷺ : « Le Prophète s’est tenu au sommet de As-Safa, proclamant le Tahlil d’Allah (en disant La ilaha illallah) et invoquant entre chaque. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2995
Rapporté par Muhammad ibn Imran Al-Ansari, d’après son père : Abdullah bin Umar est venu me voir alors que j’étais arrêté sous un grand arbre sur la route de La Mecque. Il m’a dit : « Pourquoi t’es-tu arrêté sous cet arbre ? » J’ai répondu : « Pour son ombre. » Abdullah a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Si vous êtes entre les deux montagnes de Mina – et il a montré de la main vers l’est – il y a une vallée là-bas appelée As-Surrabah, selon le récit d’Al-Harith : appelée As-Surar – où soixante-dix prophètes sont nés sous un grand arbre. » (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2996
Rapporté par Muhammad bin Ibrahim At-Taimi, d’après un homme parmi eux appelé Abdulrahman bin Muadh : Le Messager d’Allah ﷺ nous a adressé un discours à Mina, et Allah nous a permis d’entendre ce qu’il disait alors que nous étions dans nos campements. Le Prophète ﷺ a commencé à nous enseigner les rites jusqu’à ce qu’il arrive au Himar (le jet des cailloux), et il a dit : « Cherchez des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts. » Et il a dit aux Mouhajiroun de camper devant la mosquée et aux Ansar de camper derrière la mosquée
- Sunan an-Nasa'i, n°3000
Rapporté par Muhammad bin Abi Bakr Ath-Thaqafi : Lorsque nous quittions Mina pour Arafat, j’ai demandé à Anas : « Que faisiez-vous pour la Talbiyah avec le Messager d’Allah ﷺ ce jour-là ? » Il a répondu : « Ceux qui récitaient la Talbiyah le faisaient, et personne ne les critiquait, et ceux qui récitaient le Takbir le faisaient, et personne ne les critiquait. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3001
Rapporté par Muhammad bin Abi Bakr Ath-Thaqafi : J’ai demandé à Anas le matin de Arafat : « Que dis-tu de la Talbiyah ce jour-là ? » Il a répondu : « J’ai parcouru ce chemin avec le Messager d’Allah ﷺ et ses Compagnons. Certains récitaient la Talbiyah et d’autres le Takbir, et personne ne blâmait les autres. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3013
Rapporté par Muhammad bin Jubir bin Mutim, d'après son père : J'avais perdu un de mes chameaux, alors je suis allé le chercher à Arafat le jour d'Arafat. J'ai vu le Prophète ﷺ debout là et j'ai dit : "Que fait-il ici ? Il fait partie des Hums
- Sunan an-Nasa'i, n°3015
Rapporté par Ja`far bin Muhammad : Mon père m'a dit : "Nous sommes allés voir Jabir bin `Abdullah et nous lui avons demandé comment le Prophète avait accompli le Hajj. Il nous a dit que le Prophète ﷺ a dit : 'Tout Arafat est un lieu de station
- Sunan an-Nasa'i, n°3045
Rapporté par Jafar bin Muhammad, que son père a dit : "Nous sommes allés voir Jabir bin Abdullah et il nous a dit que le Messager d’Allah a dit : 'Toute Al-Muzdalifah est un lieu où les pèlerins peuvent s’arrêter
- Sunan an-Nasa'i, n°3054
Rapporté par Jafar bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin Abdullah et j’ai dit : « Parle-moi du Hajj du Prophète. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est parti d’Al-Muzdalifah avant le lever du soleil, et Al-Fadl bin Abbas était assis derrière lui. Quand il est arrivé à Muhassir, il a accéléré un peu, puis il a suivi la route du milieu qui mène à la plus grande Jamrat. Arrivé à la Jamrat près de l’arbre, il a lancé sept cailloux en disant le Takbir à chaque fois, avec des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts, et il les a lancés depuis le bas de la vallée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3076
Rapporté par Jafar bin Muhammad bin Ali bin Husain, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin Abdullah et j’ai dit : « Parle-moi du Hajj du Prophète. » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a lapidé la Jamrat qui est près de l’arbre avec sept cailloux, en disant le Takbir à chaque caillou – des cailloux de la taille de noyaux de dattes ou du bout des doigts. Il les a lancés depuis le bas de la vallée, puis il est allé à l’endroit du sacrifice à Mina. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3131
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Abu Sa’eed ! Celui qui est satisfait d’Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Muhammad comme Prophète, alors il a la garantie d’entrer au Paradis. » Abu Sa’eed a trouvé cela étonnant et a dit : « Redis-le-moi, ô Messager d’Allah. » Il l’a donc répété, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Et il y a autre chose qui permet à une personne d’être élevée de cent degrés au Paradis, chacun étant aussi vaste que la distance entre le ciel et la terre. » Il a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô Messager d’Allah ? » Il a dit : « Le Jihad dans la cause d’Allah, le Jihad dans la cause d’Allah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3237
Rapporté par 'Amir bin Shurahbil Ash-Sha'bi : J'ai entendu Fatimah bint Qais, l'une des premières femmes émigrées, dire : "'Abdur-Rahman bin 'Awf m'a demandé en mariage, ainsi que d'autres compagnons de Muhammad. Et le Messager d'Allah m'a proposé d'épouser son affranchi, Usamah bin Zaid. On m'a dit que le Messager d'Allah avait dit : 'Celui qui m'aime doit aimer Usamah.' Quand le Messager d'Allah m'a parlé, j'ai dit : 'Mes affaires sont entre tes mains ; marie-moi à qui tu veux.' Il a dit : 'Va chez Umm Sharik.' Umm Sharik était une femme Ansari riche qui dépensait beaucoup pour la cause d'Allah et recevait beaucoup de monde. J'ai dit : 'Je vais le faire.' Il a répondu : 'Ne le fais pas, car Umm Sharik a beaucoup d'invités, et je ne voudrais pas que ton voile tombe ou que tes jambes se découvrent, et que les gens voient quelque chose de toi que tu ne veux pas montrer. Va plutôt chez ton cousin 'Abdullah bin 'Amr bin Umm Maktum, un homme de Banu Fihr.' Alors je suis allée chez lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3244
Rapporté par Muhammad bin 'Abdur-Rahman bin Thawban : Ils ont interrogé Fatimah bint Qais sur son histoire et elle a dit : "Mon mari m'a divorcée trois fois, et il me donnait à manger une nourriture qui n'était pas bonne." Elle a dit : "Par Allah, si j'avais droit à une pension et à un logement, je les aurais réclamés et je n'aurais pas accepté cela." Le représentant a dit : "Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension." Elle a dit : "Je suis allée voir le Prophète et je lui ai expliqué la situation, et il m'a dit : 'Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension ; observe ta 'Iddah dans la maison d'untel.' Elle a dit : 'Ses compagnons venaient chez elle.' Puis il a dit : 'Observe ta 'Iddah dans la maison d'Ibn Umm Maktum, qui est aveugle, et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi.'" Elle a dit : "Quand ma 'Iddah s'est terminée, je l'ai informé. Le Messager d'Allah a dit : 'Qui t'a demandée en mariage ?' J'ai répondu : 'Mu'awiyah et un autre homme des Quraysh.' Il a dit : 'Quant à Mu'awiyah, c'est un jeune des Quraysh qui n'a rien, et l'autre est un mauvais homme sans aucun bien. Épouse plutôt Usamah bin Zaid.'" Elle a dit : "Je n'aimais pas cette idée." Mais il lui a répété trois fois, alors elle l'a épousé
- Sunan an-Nasa'i, n°3277
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah nous a appris le Tashahhud pour la prière et le Tashahhud lors d’un besoin important. Il a dit : « Le Tashahhud à l’occasion du mariage est : Alhamdu lillahi nasta'inahu wa nastaghfiruhu, wa na'udhu billahi min shururi anfusina, man yahdih Illahu fala mudilla lahu wa man yudlil Illahu fala hadiya lahu, wa ashhadu an la ilaha illallah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos propres âmes. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Allah égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). » Ensuite, il a récité trois versets
- Sunan an-Nasa'i, n°3278
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un homme a parlé au Prophète à propos de quelque chose et le Prophète a dit : « Innal-hamda lillahi nahmaduhu wa nasta'inahu, man yahdih Illahu fala mudilla lahu wa man yudlil Illahu fala hadiya lahu, wa ashhadu an la ilaha illallahu (wahdahu lasharika lahu) wa ashhadu anna Muhammadan 'abdahu wa rasuluhu. Amma ba'd » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Allah égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah (Seul, sans associé) et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Pour continuer…
- Sunan an-Nasa'i, n°3349
Rapporté par Abu Al-'Ajfa' : 'Umar bin Al-Khattab a dit : « N’exagérez pas dans la dot des femmes, car si cela était un signe d’honneur et de dignité dans ce monde, ou un signe de piété devant Allah, le Puissant et Sublime, alors Muhammad ﷺ l’aurait fait avant vous. Mais il n’a donné à aucune de ses épouses, et aucune de ses filles n’a reçu, plus de douze Uqiyyah. Un homme peut augmenter la dot au point d’en vouloir à sa femme et de dire : Tu m’as tout coûté (‘Alaqul-Qirbah). » « Et j’étais un homme né parmi les Arabes, mais je ne connaissais pas la signification de ‘Alaqul-Qirbah’, et d’autres parmi vous disent – à propos de ceux tués dans telle ou telle bataille, ou qui sont morts : ‘Un tel a été martyrisé’ ou ‘un tel est mort en martyr.’ Alors qu’il a peut-être seulement surchargé le dos de sa monture, ou garni sa selle d’or ou d’argent pour le commerce. Donc ne dites pas cela, mais dites comme le Prophète ﷺ a dit : ‘Celui qui est tué dans la voie d’Allah, ou qui meurt, alors il est au Paradis.’ »
- Sunan an-Nasa'i, n°3358
Rapporté par ‘Abdullah : Des gens sont venus le voir et ont dit : « Un homme parmi nous a épousé une femme sans fixer de dot et sans avoir de relation avec elle avant de mourir. » ‘Abdullah a dit : « Depuis que j’ai quitté le Messager d’Allah ﷺ, on ne m’a jamais posé une question aussi difficile. Allez voir quelqu’un d’autre. » Ils sont revenus pendant un mois, puis ont dit : « Qui consulter si ce n’est toi ? Tu es l’un des compagnons les plus éminents de Muhammad dans cette région et nous ne trouvons personne d’autre. » Il a dit : « Je vais donner mon avis, et s’il est juste, cela vient d’Allah seul, sans associé, et si c’est faux, cela vient de moi et du Shaytan, et Allah et Son Messager n’y sont pour rien. Je pense qu’elle doit recevoir une dot équivalente à celle de ses semblables, sans injustice, elle peut hériter de lui et doit observer la ‘Iddah, quatre mois et dix jours. » Il a ajouté : « Des gens d’Ashja’ ont entendu cela et ont dit : “Nous témoignons que tu as rendu le même jugement que le Messager d’Allah ﷺ pour une femme parmi nous appelée Birwa’ bint Washiq.” » Il a été dit que ‘Abdullah n’a jamais été vu aussi heureux que ce jour-là, sauf lors de son acceptation de l’islam
- Sunan an-Nasa'i, n°3365
Rapporté par Al-Hasan et ‘Abdullah, les fils de Muhammad, de leur père, que ‘Ali a entendu qu’un homme ne voyait aucun mal dans le Mut’ah (mariage temporaire). Il a dit : « Tu es dans l’erreur, le Messager d’Allah ﷺ l’a interdit, ainsi que la viande d’ânes domestiques le jour de Khaybar. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3366
Rapporté par ‘Abdullah et Al-Hasan, les fils de Muhammad bin ‘Ali, de leur père, de ‘Ali bin Abi Talib : Le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit le mariage temporaire avec les femmes, ainsi que la viande d’ânes domestiques
- Sunan an-Nasa'i, n°3367
Rapporté par Malik bin Anas, d’après Ibn Shihab, que ‘Abdullah et Al-Hasan, les fils de Muhammad bin ‘Ali, lui ont dit que leur père Muhammad bin ‘Ali leur a raconté que ‘Ali bin Abi Talib, que Allah l’agrée, a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ, le jour de Khaybar, a interdit le mariage temporaire avec les femmes. » (Un des rapporteurs) Ibn Al-Muthanna a dit : « Le jour de Hunain. » Il a ajouté : « C’est ce que ‘Abdul-Wahhab nous a rapporté de son livre. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3369
Rapporté par Muhammad bin Hatib : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce qui distingue le licite de l’illicite, c’est le Duff (tambourin) et la voix (le chant) lors du mariage. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3370
Rapporté par Abu Balj : J’ai entendu Muhammad bin Hatib dire : « Ce qui distingue le licite de l’illicite, c’est la voix (le chant). »
- Sunan an-Nasa'i, n°3380
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah a attaqué Khaybar et nous avons prié la prière de l’aube là-bas alors qu’il faisait encore sombre. Ensuite, le Prophète est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j’étais assis derrière Abu Talha. Le Prophète d’Allah a traversé rapidement une ruelle de Khaybar, mon genou touchait la cuisse du Messager d’Allah, et je voyais la blancheur de sa cuisse. Quand il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar, Khaybar est détruite ! Chaque fois que nous approchons d’un peuple pour combattre, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour aller travailler. ‘Abdul-‘Aziz a dit : “Ils ont dit : ‘Muhammad (est venu) !’” ‘Abdul-‘Aziz a ajouté : “Certains de nos compagnons ont dit : ‘Avec son armée.’” Nous avons conquis Khaybar et rassemblé les captifs. Dihyah est venu et a dit : “Ô Prophète d’Allah, donne-moi une esclave parmi les captives.” Il a répondu : “Va et prends une esclave.” Il a pris Safiyyah bint Huyayy. Puis un homme est venu voir le Prophète et a dit : “Ô Messager d’Allah, tu as donné à Dihyah Safiyyah bint Huyayy, c’est la maîtresse des Quraizah et des An-Nadir, elle ne convient qu’à toi.” Il a dit : “Fais-le venir avec elle.” Quand le Prophète l’a vue, il a dit : “Prends une autre esclave parmi les captives.” Le Prophète d’Allah l’a affranchie et l’a épousée. Thabit lui a demandé : “Ô Abu Hamzah, quelle dot lui a-t-il donnée ?” Anas a répondu : “Elle-même ; il l’a affranchie et épousée.” Sur la route, Umm Sulaim l’a préparée et l’a présentée au Prophète pendant la nuit, et le lendemain matin il était jeune marié. Il a dit : “Que celui qui a quelque chose l’apporte.” Il a étendu une nappe en cuir, et des hommes sont venus avec du fromage, des dattes et du beurre, et ils ont préparé du Hais, ce fut le festin de mariage du Messager d’Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3438
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Regardez comment Allah détourne de moi les insultes et malédictions des Quraysh. Ils insultent 'Mudhammam' et maudissent 'Mudhammam', mais moi je suis Muhammad
- Sunan an-Nasa'i, n°3446
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : 'Aishah avait un esclave homme et une esclave femme. Elle a dit : "Je voulais les affranchir, et j'en ai parlé au Messager d'Allah ﷺ. Il a dit : Commence par l'esclave homme avant la femme
- Sunan an-Nasa'i, n°3459
Rapporté par 'Ikrimah : Un homme est venu voir le Prophète d'Allah ﷺ et a dit : "Ô Prophète d'Allah," et il avait prononcé le Zihar contre sa femme, puis il a eu des rapports avec elle avant d'avoir fait ce qu'il devait faire. Le Prophète ﷺ lui dit : "Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ?" Il répondit : "Ô Prophète d'Allah ! J'ai vu la blancheur de ses jambes au clair de lune." Le Prophète ﷺ dit : "Éloigne-toi jusqu'à ce que tu aies fait ce que tu dois faire." (Un des rapporteurs, Ishaq, dit dans son hadith : "Éloigne-toi d'elle jusqu'à ce que tu aies fait ce que tu dois faire.") C'est la version de Muhammad
- Sunan an-Nasa'i, n°3468
Rapporté par Muhammad : J'ai interrogé Anas bin Malik رضي الله عنه à ce sujet, pensant qu'il en savait quelque chose. Il dit : "Hilal bin Umayyah a accusé sa femme (d'adultère) avec Sharik bin As-Sahma', le frère d'Al-Bara' bin Malik par la mère. Il fut le premier à pratiquer le Li'an. Le Messager d'Allah ﷺ a fait le Li'an entre eux, puis il a dit : 'Regardez : si elle donne naissance à un enfant blanc, aux cheveux raides et aux yeux en amande, il appartient à Hilal bin Umayyah. Mais si elle donne naissance à un enfant avec des cernes autour des yeux, des cheveux crépus et des mollets fins, il appartient à Sharik bin As-Sahma'.' On m'a dit qu'elle a eu un enfant avec des cernes autour des yeux, des cheveux crépus et des mollets fins
- Sunan an-Nasa'i, n°3519
Rapporté par Yazid bin Abi Habib : Muhammad bin Muslim Az-Zuhri lui a écrit pour lui rapporter que 'Ubaidullah bin 'Abdullah lui avait dit que Zufar bin Aws bin Al-Hadathan An-Nasri lui avait raconté qu’Abu As-Sanabil bin Ba'kak bin As-Sabbaq avait dit à Subai'ah Al-Aslamiyyah : "Il ne t’est pas permis de te remarier avant que quatre mois et dix jours, la plus longue des deux périodes, soient passés." Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui demander à ce sujet. Elle a dit que le Messager d’Allah ﷺ a jugé qu’elle pouvait se remarier dès qu’elle avait accouché. Elle était enceinte de neuf mois quand son mari est mort, et elle était mariée à Sa'd bin Khawlah, qui est décédé pendant le Pèlerinage d’Adieu avec le Messager d’Allah ﷺ. Elle a épousé un jeune homme de son peuple après avoir accouché
- Sunan an-Nasa'i, n°3521
Rapporté par Muhammad : "J’étais assis avec des gens à Al-Kufah dans une grande assemblée des Ansar, parmi lesquels se trouvait 'Abdur-Rahman bin Abi Laila. Ils ont parlé de l’histoire de Subai'ah et j’ai mentionné ce qu’avait dit 'Abdullah bin 'Utbah bin Mas'ud dans le sens." (Un des rapporteurs) Ibn 'Awn a dit : "quand elle accouche." Ibn Abi Layla a dit : "Mais son oncle paternel n’a pas dit cela." J’ai élevé la voix et dit : "Oserais-je mentir sur 'Abdullah bin 'Utbah alors qu’il est près d’Al-Kufah ?" Il a dit : "Puis j’ai rencontré Malik et lui ai demandé : 'Qu’a dit Ibn Mas'ud à propos de l’histoire de Subai'ah ?' Il a dit : 'Il a dit : "Allez-vous être trop stricts avec elle et ne pas lui accorder la facilité (concernant la 'Idda) ? La sourate la plus courte sur les femmes (At-Talaq) a été révélée après la plus longue (Al-Baqarah)
- Sunan an-Nasa'i, n°3635
Rapporté par Muhammad bin Sa'd, d'après son père Sa'd bin Malik : Le Prophète est venu le voir alors qu'il était malade et il a dit : "Je n'ai pas d'enfants à part une fille. Puis-je léguer toute ma richesse ?" Le Prophète a dit : "Non." Il a dit : "La moitié ?" Le Prophète a dit : "Non." Il a dit : "Le tiers ?" Il a dit : "Un tiers, et un tiers c'est beaucoup
- Sunan an-Nasa'i, n°3646
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah a dit, lorsque le verset : "Et avertis ta famille la plus proche" a été révélé : "Ô Quraish ! Rachetez vos âmes auprès de votre Seigneur ; je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Banu 'Abdul-Muttalib ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô 'Abbas bin 'Abdul-Muttalib ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Safiyyah, tante paternelle du Messager d'Allah ! Je ne peux rien pour vous devant Allah. Ô Fatimah bint Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux, je ne peux rien pour toi devant Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3648
Rapporté par 'Aishah : Quand ce verset – "Et avertis ta famille la plus proche" – a été révélé, le Messager d'Allah a dit : "Ô Fatimah, fille de Muhammad ! Ô Safiyyah bint 'Abdul-Muttalib ! Ô Banu 'Abdul-Muttalib ! Je ne peux rien pour vous devant Allah ; demandez-moi ce que vous voulez de mes biens
- Sunan an-Nasa'i, n°3661
Rapporté par Muhammad bin 'Abdullah bin Yazid : Sufyan nous a rapporté d'Az-Zuhri, de 'Ubaidullah bin 'Abdullah, d'Ibn 'Abbas, que Sa'd a dit : « Ma mère est morte et il y avait un vœu qu'elle devait accomplir. J'ai demandé au Prophète ﷺ et il m'a dit de l'accomplir pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3672
Rapporté par An-Nu'man bin Bashir : Son père lui a offert un esclave en cadeau, puis il est venu voir le Prophète ﷺ pour lui demander d'en être témoin. Il a dit : « As-tu offert un cadeau à tous tes enfants ? » Il a répondu : « Non. » Il a dit : « Alors reprends-le. » Cette version est celle de Muhammad (l'un des rapporteurs)
- Sunan an-Nasa'i, n°3688
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, d'après son père, d'après son grand-père : "Nous étions avec le Messager d'Allah quand la délégation de Hawazin est venue le voir et a dit : 'Ô Muhammad ! Nous sommes une des tribus arabes et un malheur nous a frappés, dont tu es bien informé. Fais-nous une faveur, qu'Allah te bénisse.' Il a dit : 'Choisissez entre vos biens ou vos femmes et enfants.' Ils ont répondu : 'Tu nous donnes le choix entre nos familles et nos biens ; nous choisissons nos femmes et nos enfants.' Le Messager d'Allah a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est à vous. Quand j'aurai prié le Zuhr, levez-vous et dites : "Nous demandons l'aide du Messager d'Allah auprès des croyants, ou des musulmans, concernant nos femmes et nos enfants."' Après la prière du Zuhr, ils se sont levés et ont dit cela. Le Messager d'Allah a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est à vous.' Les Muhajirun ont dit : 'Ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Les Ansar ont dit : 'Ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Al-Aqra' bin Habis a dit : 'Pour moi et Banu Tamim, non (nous ne le rendrons pas).' 'Uyaynah bin Hisn a dit : 'Pour moi et Banu Fazarah, non (nous ne le rendrons pas).' Al-'Abbas bin Mirdas a dit : 'Pour moi et Banu Sulaim, non (nous ne le rendrons pas).' Banu Sulaim se sont levés et ont dit : 'Tu mens ; ce qui nous a été attribué est pour le Messager d'Allah.' Le Messager d'Allah a dit : 'Ô gens, rendez-leur leurs femmes et enfants. Celui qui rend quelque chose de ce butin aura six chameaux du prochain butin qu'Allah nous accordera.' Puis il est monté sur sa monture et les gens l'ont entouré en disant : 'Distribue-nous notre butin.' Ils l'ont poussé vers un arbre où son Rida' (vêtement) s'est accroché. Il a dit : 'Ô gens ! Rendez-moi mon Rida'. Par Allah ! S'il y avait autant de bétail que d'arbres à Tihamah, je les distribuerais parmi vous, et vous ne me trouveriez ni avare, ni lâche, ni menteur.' Puis il est allé vers un chameau, a pris un poil de sa bosse entre deux doigts et a dit : 'Regardez ! Je n'ai rien du butin. Tout ce que j'ai, c'est le Khums, et le Khums vous sera rendu.' Un homme s'est levé avec une pelote de laine de chèvre et a dit : 'Ô Messager d'Allah, j'ai pris ceci pour réparer ma selle.' Le Prophète a dit : 'Ce qui m'a été attribué, à moi et à Banu 'Abdul-Muttalib, est pour vous.' L'homme a dit : 'C'est si important ? Je n'en ai pas besoin !' Et il l'a jetée. Le Prophète a dit : 'Ô gens ! Rendez même les aiguilles, grandes ou petites, car Al-Ghulul sera une source de honte et d'humiliation pour ceux qui l'ont pris le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°3707
Rapporté par Muhammad bin 'Ali bin Maimun : Muhammad – c'est Ibn Yusuf – nous a rapporté, il a dit : Sufyan nous a rapporté, d'Ibn Abi Najih, de Tawus, d'un homme, de Zaid bin Thabit, que le Prophète ﷺ a jugé que la Ruqba appartient à celui à qui elle est donnée
- Sunan an-Nasa'i, n°3752
Rapporté par Isma'il : Muhammad a rapporté d'Abu Salamah, d'Abu Hurairah, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas de don à vie. Celui à qui l’on fait un don à vie, cela lui appartient. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3753
Rapporté par Muhammad bin 'Amr : « Abu Salamah nous a rapporté, d’Abu Hurairah, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui à qui l’on fait un don à vie, cela lui appartient.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3755
Rapporté par Qatadah : « Sulaiman bin Hisham m’a interrogé à propos d’un don à vie. J’ai dit : Muhammad bin Sirin a rapporté que Shuraih a dit : “Le Prophète d’Allah ﷺ a statué que le don à vie est permis.” » Qatadah a dit : « J’ai dit : Et An-Nadr bin Anas m’a rapporté, de Bashir bin Nahik, d’Abu Hurairah, que le Prophète d’Allah ﷺ a dit : “Le don à vie est permis.” » Qatadah a dit : « J’ai dit : Al-Hasan disait : “Le don à vie est permis.” » Qatadah a dit : « Az-Zuhri a dit : ‘Le don à vie, c’est quand il est précisé que c’est pour celui à qui il est donné et ses descendants, mais si les descendants ne sont pas mentionnés, la condition est valable (et cela revient à celui qui a donné).’ » Qatadah a dit : « On a interrogé ‘Ata’ bin Abi Rabah, et il a dit : ‘Jabir bin Abdullah m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’Umra est permise.”’ » Qatadah a dit : « Az-Zuhri a dit : ‘Les califes n’ont pas jugé selon cela.’ » ‘Ata’ a dit : « Abdul-Malik bin Marwan a jugé selon cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3756
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à une femme de faire un don de ses biens, une fois que son mari a autorité sur elle. » Ceci est la formulation de Muhammad
- Sunan an-Nasa'i, n°3845
Rapporté par Muhammad bin Az-Zubair, de son père, d'un homme des habitants de Basrah, qui a dit : « J'ai accompagné 'Imran bin Husain, qui a dit : 'J'ai entendu le Messager d'Allah dire : Les vœux sont de deux types : un vœu fait pour accomplir un acte d'obéissance à Allah ; celui-là est pour Allah et doit être accompli, et un vœu fait pour accomplir un acte de désobéissance à Allah ; celui-là est pour le diable et ne doit pas être accompli, et son expiation est la même que pour un serment.' »
- Sunan an-Nasa'i, n°3846
Rapporté par Muhammad bin Az-Zubayr Hanzali : Mon père m'a dit qu'un homme lui a dit qu'il a interrogé 'Imran bin Husain au sujet d'un homme qui a fait le vœu de ne pas assister aux prières dans la mosquée de son peuple. 'Imran a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah dire : « Il n'y a pas de vœu fait sous la colère et son expiation est la même que pour un serment. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3963
Rapporté par ‘Aïcha : "Voulez-vous que je vous raconte une histoire à propos du Prophète et moi ?" Nous avons dit : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit, il est entré, a posé ses chaussures près de ses pieds, a enlevé son manteau et a étendu son vêtement sur le lit. Dès qu’il a pensé que je dormais, il a remis ses chaussures doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement, est sorti et l’a refermée doucement. J’ai mis mon vêtement sur ma tête, je me suis couverte et j’ai mis mon vêtement du bas, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’, il a levé les mains trois fois et il est resté longtemps. Ensuite, il est parti et je suis partie, il s’est dépêché et je me suis dépêchée, il a couru et j’ai couru, et je suis arrivée avant lui et je suis entrée (dans la maison). Je venais à peine de m’allonger quand il est entré et a dit : "Ô ‘Aïcha, pourquoi es-tu essoufflée ?" (Un des rapporteurs, Souleiman, a dit : Je crois qu’il a dit : "à bout de souffle.") Il a dit : "Soit tu me dis la vérité, soit l’Omniscient, le Savant me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ;" et je lui ai raconté l’histoire. Il a dit : "C’était donc toi la forme noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai dit : "Oui." Elle a dit : "Il m’a donné une petite tape sur la poitrine qui m’a fait mal et a dit : "Tu as pensé qu’Allah et Son Messager seraient injustes envers toi." Elle a dit : "Tout ce que les gens cachent, Allah, le Puissant et Majestueux, le sait." Il a dit : "Oui." Il a dit : "Jibril est venu à moi quand tu m’as vu partir, mais il n’est pas entré chez toi parce que tu avais enlevé tes vêtements. Alors il m’a appelé mais il s’est caché de toi, et je lui ai répondu mais je l’ai caché de toi. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu te sentes seule. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de demander pardon pour eux." Hajjaj bin Muhammad l’a contredit (Ibn Wahb), il a dit : "De Ibn Juraij, de Ibn Abi Mulaikah, de Muhammad bin Qais
- Sunan an-Nasa'i, n°3966
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les idolâtres jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager. S’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et Messager, s’ils prient comme nous prions, se tournent vers notre Qibla et mangent de nos animaux abattus, alors leur sang et leurs biens deviennent interdits pour nous, sauf pour un droit qui est dû
- Sunan an-Nasa'i, n°3967
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "On m’a ordonné de combattre les idolâtres jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ﷺ. S’ils témoignent qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ﷺ, s’ils se tournent vers notre Qibla, mangent de nos animaux abattus et prient comme nous, alors leur sang et leurs biens deviennent interdits, sauf pour un droit qui est dû, et ils auront les mêmes droits et devoirs que les musulmans
- Sunan an-Nasa'i, n°3968
Rapporté par Maïmoun bin Siyah : Il a demandé à Anas bin Malik : "Ô Abu Hamzah, qu’est-ce qui rend le sang et les biens d’un musulman sacrés ?" Il a dit : "Celui qui atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ﷺ, se tourne vers notre Qibla, prie comme nous et mange de nos animaux abattus, il est musulman et a les mêmes droits et devoirs que les musulmans
- Sunan an-Nasa'i, n°3982
Rapporté par An-Nu'man bin Salim : J'ai entendu Aws dire : "Je suis allé voir le Messager d'Allah ﷺ avec la délégation de Thaqif et j'étais avec lui dans une tente. Tous ceux qui étaient dans la tente s'étaient endormis sauf lui et moi. Un homme est venu et lui a parlé à voix basse, et il a dit : Va et tue-le. Puis il a dit : Est-ce qu'il ne témoigne pas qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah ? Il a répondu : Il en témoigne. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : Laisse-le. Puis il a dit : J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent 'Il n'y a de dieu qu'Allah'. S'ils le disent, alors leur vie et leurs biens sont protégés de moi, sauf pour un droit légitime." (Un des rapporteurs), Muhammad, a dit : J'ai demandé à Shu'bah : "N'y a-t-il pas dans le hadith : Est-ce qu'il ne témoigne pas qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah ?" Il a répondu : "Je pense que c'est les deux, mais je ne sais pas
- Sunan an-Nasa'i, n°4003
Rapporté par Ibn 'Abbas : Certaines personnes tuaient beaucoup, commettaient beaucoup d'adultère et faisaient des transgressions. Ils sont venus voir le Prophète ﷺ et ont dit : "Ô Muhammad, ce que tu dis et ce à quoi tu appelles est bien, si seulement tu pouvais nous dire s'il existe une expiation pour ce que nous avons fait." Alors Allah, le Puissant et le Sublime, a révélé : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah... jusqu'à : pour ceux-là, Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes actions," il a dit : "Ainsi Allah changera leur polythéisme en foi, et leur adultère en chasteté." Et le verset : "Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes (en commettant des péchés)" a été révélé
- Sunan an-Nasa'i, n°4004
Rapporté par Ibn 'Abbas : Certains polythéistes sont venus voir Muhammad ﷺ et ont dit : "Ce que tu dis et ce à quoi tu appelles est bien, si seulement tu pouvais nous dire s'il existe une expiation pour ce que nous avons fait." Alors les versets : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah, ou ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec un droit." Et "Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes (en commettant des péchés)" ont été révélés
- Sunan an-Nasa'i, n°4020
Rapporté par 'Arfajah bin Shuraih Al-Ashja'i : J'ai vu le Prophète ﷺ sur le minbar en train de s'adresser aux gens. Il a dit : « Après moi, il y aura beaucoup d'épreuves et de mauvais comportements. Celui que vous voyez se séparer du groupe ou essayer de créer la division parmi la communauté de Muhammad ﷺ, tuez-le, car la Main d'Allah est avec le groupe, et le diable est avec celui qui se sépare de la communauté, courant avec lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4021
Rapporté par 'Arfajah bin Shuraih : Le Prophète ﷺ a dit : « Après moi, il y aura beaucoup d'épreuves et de mauvais comportements. » Il a levé les mains (et a dit) : « Quiconque vous voyez essayer de créer la division parmi la communauté de Muhammad ﷺ alors qu'ils sont tous unis, tuez-le, peu importe qui il est parmi les gens. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4022
Rapporté par 'Arfajah : J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Après moi, il y aura beaucoup d'épreuves et de mauvais comportements. Celui qui veut créer la division parmi la communauté (de Muhammad ﷺ) alors qu'ils sont unis, frappez-le avec l'épée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4036
Rapporté par Sa‘id ibn Al-Musayyab : Des Arabes sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont accepté l’islam, puis ils sont tombés malades. Le Messager d’Allah ﷺ les a envoyés auprès de ses chamelles laitières pour qu’ils boivent leur lait. Pendant qu’ils étaient avec elles, ils ont attaqué le berger, qui était un esclave du Messager d’Allah ﷺ, et l’ont tué. Ils ont emmené les chameaux et ont prétendu que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Ô Allah, rends assoiffé celui qui assoiffe la famille de Muhammad cette nuit. » Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé des hommes à leur poursuite, ils ont été attrapés, puis il leur a fait couper les mains et les pieds, et crever les yeux. Certains narrateurs ont ajouté plus de détails, sauf que dans son récit, Mu‘awiyah a dit : « Ils les ont emmenés vers la terre du polythéisme. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4067
Rapporté par Mus'ab bin Sa'd, d’après son père : Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager d’Allah [SAW] a accordé l’amnistie à tout le monde, sauf à quatre hommes et deux femmes. Il a dit : "Tuez-les, même si vous les trouvez accrochés aux rideaux de la Ka'bah." (Il s’agissait de) 'Ikrimah bin Abi Jahl, 'Abdullah bin Khatal, Miqyas bin Subabah et 'Abdullah bin Sa'd bin Abi As-Sarh. 'Abdullah bin Khatal a été attrapé alors qu’il était accroché aux rideaux de la Ka'bah. Sa'eed bin Huraith et 'Ammar bin Yasir se sont précipités vers lui, mais Sa'eed, le plus jeune des deux, est arrivé le premier et l’a tué. Miqyas bin Subabah a été attrapé par les gens au marché, et ils l’ont tué. 'Ikrimah est parti par la mer et a été pris dans une tempête. L’équipage a dit : "Tournez-vous sincèrement vers Allah, car vos faux dieux ne peuvent rien pour vous dans cette situation." 'Ikrimah a dit : "Par Allah, si seule la sincérité envers Allah me sauve en mer, alors rien d’autre ne me sauvera sur terre. Ô Allah, je Te promets que si Tu me sauves de cette épreuve, j’irai voir Muhammad [SAW], je lui donnerai la main, et je suis sûr qu’il sera généreux et pardonneur." Il est donc venu et a accepté l’islam. 'Abdullah (bin Sa'd) bin Abi Sarh s’est caché chez 'Uthman bin 'Affan, et quand le Messager d’Allah [SAW] a appelé les gens à prêter allégeance, il l’a amené et l’a fait se tenir devant le Prophète [SAW]. 'Uthman a dit : "Ô Messager d’Allah ! Accepte l’allégeance de 'Abdullah." Il a levé la tête et l’a regardé trois fois, refusant chaque fois, puis il a accepté son allégeance après trois refus. Ensuite, il s’est tourné vers ses compagnons et a dit : "N’y avait-il donc aucun homme sensé parmi vous pour se lever, en voyant que je refusais de lui donner la main, et le tuer ?" Ils ont répondu : "Nous ne savions pas, ô Messager d’Allah, ce que tu avais dans le cœur. Pourquoi ne nous as-tu pas fait signe des yeux ?" Il a dit : "Il ne convient pas à un Prophète d’être trompeur du regard
- Sunan an-Nasa'i, n°4072
Rapporté par Abu Barzah : Abu Bakr s’est mis en colère contre un homme, et j’ai dit : "Qui est-ce, ô Calife du Messager d’Allah ?" Il a dit : "Pourquoi ?" J’ai dit : "Pour que je lui tranche la tête (le tue) si tu me le demandes." Il a dit : "Tu le ferais vraiment ?" J’ai dit : "Oui, par Allah." La gravité de mes paroles a calmé sa colère. Puis il a dit : "Cela n’est permis à personne après Muhammad [SAW]
- Sunan an-Nasa'i, n°4073
Rapporté par Abu Barzah : Je suis passé près d’Abu Bakr et il était furieux contre l’un de ses compagnons. J’ai dit : "Ô Calife du Messager d’Allah, qui est celui qui t’a mis en colère ?" Il a dit : "Pourquoi tu demandes ?" J’ai dit : "Je lui trancherai la tête (je le tuerai)." Par Allah, la gravité de mes paroles a calmé sa colère. Puis il a dit : "Cela n’est permis à personne après Muhammad [SAW]
- Sunan an-Nasa'i, n°4074
Rapporté par Abu Barzah : Abu Bakr s’est mis en colère contre un homme. Il a dit : "Si tu me le demandes, je le ferai." Il a dit : "Par Allah, cela n’est permis à aucun être humain après Muhammad [SAW]
- Sunan an-Nasa'i, n°4077
Rapporté par Yunus bin 'Ubaid, d’après Humaid bin Hilal, d’après 'Abdullah bin Mutarrif bin Ash-Shikhkhir, d’après Abu Barzah Al-Aslami : Nous étions avec Abu Bakr As-Siddiq, et il s’est mis très en colère contre un homme parmi les musulmans. Quand j’ai vu cela, j’ai dit : "Ô Calife du Messager d’Allah, veux-tu que je lui tranche la tête ?" Quand j’ai parlé de le tuer, il a cessé d’être en colère et a changé de sujet. Quand nous nous sommes séparés, il m’a fait appeler et a dit : "Ô Abu Barzah, qu’as-tu dit ?" J’ai dit : "J’ai oublié ce que j’ai dit ; rappelle-le-moi." Il a dit : "Tu ne te souviens pas de ce que tu as dit ?" J’ai dit : "Non, par Allah." Il a dit : "Tu ne te souviens pas, quand tu m’as vu en colère contre un homme, et que tu as dit : 'Je lui tranche la tête, ô Calife du Messager d’Allah ?' Tu ne te souviens pas de cela ? Tu l’aurais vraiment fait ?" J’ai dit : "Oui, par Allah, et si tu me le demandes maintenant, je le ferai." Il a dit : "Par Allah, cela n’est permis à personne après Muhammad [SAW]
- Sunan an-Nasa'i, n°4088
Rapporté par Ibrahim bin Muhammad bin Talhah : Il a entendu 'Abdullah bin 'Amr rapporter du Prophète ﷺ qu’il a dit : "Si quelqu’un se fait prendre ses biens sans droit, qu’il se défend et qu’il est tué, c’est un martyr
- Sunan an-Nasa'i, n°4101
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Quand 'Ali était au Yémen, il a envoyé au Prophète ﷺ de l’or encore dans sa roche. Le Prophète ﷺ l’a distribué à Al-Aqra' bin Habis Al-Hanzali, qui appartenait aux Banu Mujashi', à 'Uyaynah bin Badr Al-Fazari, à 'Alqamah bin 'Ulathah Al-'Amiri, des Banu Kilab, et à Zaid Al-Khail At-Ta'I, des Banu Nabhan. Les Quraish et les Ansar se sont fâchés et ont dit : "Il donne aux chefs du Najd et nous ignore !" Il a répondu : "Je cherche à les rapprocher fermement de l’islam." Ensuite, un homme aux yeux enfoncés, au front proéminent, à la barbe épaisse et à la tête rasée est venu et a dit : "Ô Muhammad, crains Allah !" Le Prophète ﷺ a répondu : "Qui obéira à Allah si ce n’est moi ? Il me fait confiance pour les gens de cette Terre et toi tu ne me fais pas confiance." Un homme parmi les présents a demandé la permission de le tuer, mais le Prophète ﷺ ne l’a pas permis. Quand cet homme est parti, le Prophète ﷺ a dit : "Parmi ses descendants, il y aura des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge, et ils sortiront de l’islam comme la flèche traverse la cible. Ils tueront les musulmans et laisseront les idolâtres. Si je vis assez longtemps pour les voir, je les tuerai comme le peuple de 'Ad a été exterminé
- Sunan an-Nasa'i, n°4103
Rapporté par Sharik bin Shihab : Je souhaitais rencontrer un compagnon du Prophète ﷺ pour lui demander au sujet des Khawarij. J’ai rencontré Abu Barzah le jour de l’Aïd, avec plusieurs de ses compagnons. Je lui ai demandé : "As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ parler des Khawarij ?" Il a répondu : "Oui. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ de mes propres oreilles et je l’ai vu de mes propres yeux. On a apporté des biens au Messager d’Allah ﷺ et il les a distribués à ceux qui étaient à sa droite et à sa gauche, mais rien à ceux qui étaient derrière lui. Un homme s’est alors levé derrière lui et a dit : 'Ô Muhammad ! Tu n’as pas été juste dans ta distribution !' C’était un homme avec des cheveux noirs et par endroits rasés, vêtu de deux habits blancs. Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors mis très en colère et a dit : 'Par Allah ! Vous ne trouverez personne après moi qui soit plus juste que moi.' Puis il a dit : 'Un peuple viendra à la fin des temps ; comme s’il était l’un d’eux, récitant le Coran sans qu’il dépasse leur gorge. Ils traverseront l’islam comme la flèche traverse la cible. Leur signe sera le crâne rasé. Ils ne cesseront d’apparaître jusqu’à ce que le dernier d’entre eux vienne avec Al-Masih Ad-Dajjal. Donc, quand vous les rencontrez, tuez-les, car ce sont les pires des créatures
- Sunan an-Nasa'i, n°4143
Rapporté par Qais bin Muslim : J'ai interrogé Al-Hasan bin Muhammad au sujet de la parole d'Allah, le Puissant et Sublime : "Et sachez que, de tout butin que vous obtenez, un cinquième en revient à Allah." Il a dit : "C'est la clé de la Parole d'Allah. Ce monde et l'au-delà appartiennent à Allah. Il a dit : Ils ont divergé au sujet de ces deux parts après la mort du Messager d'Allah ﷺ, la part du Messager et celle des proches. Certains ont dit que la part des proches revenait aux proches du Messager, d'autres qu'elle revenait aux proches du calife. Puis ils se sont mis d'accord pour que ces deux parts soient utilisées pour les chevaux et l'équipement dans la cause d'Allah, et elles ont été attribuées à cet usage sous le califat d'Abu Bakr et de 'Umar
- Sunan an-Nasa'i, n°4146
Rapporté par Yazid bin Ash-Shikhkhir : Alors que j'étais avec Mutarrif à Al-Mirbad, un homme est entré avec un morceau de cuir et a dit : "Ceci m'a été écrit par le Messager d'Allah ﷺ. Y a-t-il quelqu'un parmi vous qui sait lire ?" J'ai dit : "Je sais lire." Et c'était une lettre de Muhammad le Prophète ﷺ aux Banu Zuhair bin Uqaish, qui avaient attesté qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, avaient quitté les polythéistes, et avaient accepté de donner le Khumus de leurs butins au Prophète, ainsi que ce qu'il choisirait pour lui-même. Ainsi, ils sont devenus en sécurité grâce au pacte d'Allah et de Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°4148
Rapporté par Malik bin Aws bin Al-Hadathan : Al-Abbas et Ali sont venus voir 'Umar à propos d'un différend. Al-Abbas a dit : "Rends un jugement entre lui et moi." Les gens ont dit : "Rends un jugement entre eux." 'Umar a dit : "Je ne rendrai pas de jugement entre eux. Ils savent que le Messager d'Allah ﷺ a dit : Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons derrière nous est une aumône." Et (dans cette narration) Az-Zuhri a dit : "Le Khumus était sous le contrôle du Messager d'Allah ﷺ, il en prenait pour lui et sa famille, et il disposait du reste comme il le faisait pour les autres biens des musulmans. Ensuite, Abu Bakr en a eu la gestion, puis moi après Abu Bakr, et j'en ai fait ce qu'il faisait. Puis ces deux-là sont venus me demander de leur donner pour qu'ils en disposent comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi l'avions fait. Je le leur ai donné et j'ai pris d'eux des engagements pour qu'ils en prennent soin. Ensuite, ils sont venus me voir et l'un a dit : Donne-moi ma part du fils de mon frère ; et l'autre a dit : Donne-moi ma part de ma femme. S'ils veulent que je le leur donne à condition qu'ils en disposent comme le faisait le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi, je le leur donnerai, mais s'ils refusent, alors ils n'ont pas à s'en soucier." Puis il a dit : "Et sachez que, de tout butin que vous obtenez, un cinquième en revient à Allah, au Messager, aux proches (du Messager ﷺ), aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs" (Al-Anfal 8:41) ceci est pour eux. "Les aumônes (ici cela signifie la Zakat) sont seulement pour les pauvres, les nécessiteux, ceux qui les collectent, pour attirer les cœurs, pour libérer les captifs, pour ceux qui sont endettés, pour la cause d'Allah (c'est-à-dire pour les combattants dans la voie d'Allah)" - ceci est pour eux. "Et ce qu'Allah a donné comme butin (Fay') à Son Messager (Muhammad) d'entre eux - pour cela vous n'avez pas fait d'expédition avec des chevaux ou des chameaux." Az-Zuhri a dit : Cela concerne exclusivement le Messager d'Allah ﷺ et fait référence à un village arabe appelé Fadak, etc. "Ce qu'Allah a donné comme butin (Fay') à Son Messager (Muhammad) des habitants des villes - c'est pour Allah, Son Messager (Muhammad), les proches (du Messager ﷺ), les orphelins, les pauvres et les voyageurs. (Et il y a aussi une part dans ce butin) pour les pauvres émigrés, qui ont été expulsés de leurs maisons et de leurs biens. Et (c'est aussi pour) ceux qui, avant eux, avaient des maisons (à Médine) et avaient adopté la foi. Et ceux qui sont venus après eux. Il n'y a plus personne parmi les musulmans qui n'ait un droit sur cette richesse, sauf certains esclaves que vous possédez. Si je vis, si Allah le veut, je donnerai à chaque musulman son droit." Ou il a dit : "Sa part
- Sunan an-Nasa'i, n°4194
Rapporté par Ibn ‘Abbas (à propos du verset) : « Ô vous qui croyez ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager (Muhammad). » Il a dit : Cela a été révélé à propos de ‘Abdullah bin Hudhaifah bin Qais bin ‘Adiyy, que le Messager d’Allah ﷺ avait nommé à la tête d’une expédition
- Sunan an-Nasa'i, n°4204
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : J’ai entendu ma tante paternelle dire : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui d’entre vous qui est nommé à une position d’autorité, si Allah veut du bien pour lui, Il lui donne un ministre vertueux qui lui rappellera s’il oublie et l’aidera s’il se souvient. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4221
Rapporté par Habib bin Ash-Shahid : Muhammad bin Sirin m’a dit : "Demande à Al-Hasan (Al-Basri) de qui il a entendu ce hadith sur l’Aqiqah." Je l’ai interrogé à ce sujet et il a dit : "Je l’ai entendu de Samurh
- Sunan an-Nasa'i, n°4225
Rapporté par Amr bin Shu'aib bin Muhammad bin 'Abdullah bin 'Amr, d’après son père et Zaid bin Aslam : "Ô Messager d’Allah ! (Qu’en est-il) du Fara’ ?" Il a répondu : "C’est une obligation, mais si tu laisses l’animal jusqu’à ce qu’il soit à moitié adulte et que tu l’utilises pour le jihad dans le sentier d’Allah ou que tu le donnes à une veuve, c’est mieux que de l’abattre alors qu’il vient de naître et que sa chair est difficile à séparer de la peau, puis tu retournes ton récipient (car tu ne pourras plus tirer de lait de la mère) et tu fais pleurer ta chamelle (à cause de la perte de son petit)." Ils ont dit : "Ô Messager d’Allah, (qu’en est-il) de la ‘Atirah ?" Il a répondu : "La ‘Atirah est une obligation." (Hasan) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Abu ‘Ali Al-Hanafi (un des rapporteurs) ; ils sont quatre frères : l’un d’eux est Abu Bakr, puis Bishr, Sharik, et l’autre
- Sunan an-Nasa'i, n°4334
Rapporté par Al-Hasan ibn Muhammad et ‘Abdullah ibn Muhammad, d’après leur père : Leur père a dit : « ‘Ali a dit à Ibn ‘Abbas, رضي الله عنهما : Le Prophète a interdit le mariage temporaire (Mut’ah) et la viande des ânes domestiques le jour de Khaybar. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4335
Rapporté par Al-Hasan ibn Muhammad et ‘Abdullah ibn Muhammad, d’après leur père, que ‘Ali ibn Abi Talib, رضي الله عنه, a dit : « Le Messager d’Allah a interdit le Mut’ah et la viande des ânes domestiques le jour de Khaybar. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4340
Rapporté par Anas : « Le Messager d’Allah est arrivé à Khaybar le matin, et ils sont sortis vers nous en portant leurs pelles. Quand ils nous ont vus, ils ont dit : ‘Muhammad et l’armée !’ et ils se sont précipités dans la forteresse. Le Messager d’Allah a levé les mains, puis il a dit : ‘Allahu Akbar, Allahu Akbar, Khaybar est détruite. En vérité, quand nous descendons sur le territoire d’un peuple (c’est-à-dire près d’eux), quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis !’ Nous avons trouvé là-bas des ânes et nous les avons cuisinés. Ensuite, le crieur du Prophète a annoncé : ‘Allah et Son Messager vous interdisent de manger la viande des ânes, car c’est une abomination.’ »
- Sunan an-Nasa'i, n°4399
Rapporté par Muhammad bin Safwan : Il a attrapé deux lapins et n'a pas trouvé de couteau pour les égorger, alors il les a égorgés avec une pierre tranchante. Puis il est allé voir le Prophète et a dit : "Ô Messager d'Allah ! J'ai attrapé deux lapins mais je n'ai pas trouvé de couteau pour les égorger, alors je les ai égorgés avec une pierre tranchante ; puis-je les manger ?" Il a dit : "Mange-les
- Sunan an-Nasa'i, n°4429
Rapporté par Ibn Buraidah, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je vous interdisais trois choses : visiter les tombes, mais maintenant visitez-les, car cela peut vous être utile ; je vous interdisais de manger la viande des animaux de sacrifice après trois jours, mais maintenant mangez-en et gardez-en autant que vous voulez ; et je vous interdisais de boire dans certains types de récipients, mais maintenant buvez dans le récipient que vous voulez, sauf ce qui enivre. » (Sahih) Muhammad (un des rapporteurs) n’a pas mentionné : « gardez-en autant que vous voulez »
- Sunan an-Nasa'i, n°4432
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Abis : « Mon père a dit : Je suis allé voir 'Aishah et j’ai demandé : “Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il interdit de manger la viande des animaux sacrifiés après trois jours ?” Elle a répondu : “Oui, les gens traversaient une période difficile et le Messager d’Allah ﷺ voulait que les riches nourrissent les pauvres.” Puis elle a ajouté : “Je me souviens que la famille de Muhammad ﷺ mangeait les pieds des animaux après quinze jours.” J’ai demandé : “Pourquoi cela ?” Elle a ri et a dit : “La famille de Muhammad ﷺ n’a jamais mangé à sa faim du pain et d’un accompagnement pendant trois jours de suite, jusqu’à ce qu’il rencontre Allah, le Puissant et Majestueux.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4447
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, de son père, de son grand-père Muhammad bin 'Abdullah bin 'Amr – ou, une fois, il a dit : de son père, de son grand-père – que le jour de Khaybar, le Messager d’Allah ﷺ a interdit la chair des ânes domestiques et des animaux qui mangent des excréments (al-Jallalah), ainsi que de les monter et de consommer leur lait
- Sunan an-Nasa'i, n°4564
Rapporté par 'Ubadah bin As-Samit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Or contre or, même quantité ; argent contre argent, même quantité ; sel contre sel, dattes contre dattes, blé contre blé, orge contre orge, produit identique contre produit identique. Celui qui donne plus ou prend plus a pratiqué le riba." (Sahih) La formulation de Muhammad Yaqub n'a pas mentionné "blé contre blé
- Sunan an-Nasa'i, n°4615
Rapporté par Ibn Abi Al-Mujalid (parfois il a dit 'Abdullah, parfois Muhammad) : "Abu Burdah et 'Abdullah bin Shaddad se sont disputés au sujet du paiement anticipé. Ils m'ont envoyé voir Ibn Abi Awfa et je l'ai interrogé à ce sujet. Il a dit : 'Nous payions à l'avance à l'époque du Messager d'Allah, d'Abu Bakr et de 'Umar, pour du blé, de l'orge, des raisins secs et des dattes, à des gens chez qui nous ne voyions pas ces produits.' J'ai aussi interrogé Ibn Abza et il a dit quelque chose de similaire
- Sunan an-Nasa'i, n°4628
Rapporté par 'Aishah : "Le Messager d'Allah portait deux vêtements Qitri qui, s'il s'asseyait et transpirait, devenaient lourds et inconfortables. Un Juif avait apporté du tissu du Sham, alors j'ai dit : 'Pourquoi ne lui envoies-tu pas un message pour acheter deux vêtements chez lui et le payer plus tard, quand ce sera plus facile ?' Il lui a donc envoyé un message, mais il a répondu : 'Je sais ce que Muhammad veut ; il veut partir avec mon argent et prendre les deux vêtements.' Le Messager d'Allah a dit : 'Il ment ; il sait que je fais partie de ceux qui craignent le plus Allah et qui sont les plus honnêtes pour rendre ce qu'on leur confie
- Sunan an-Nasa'i, n°4684
Rapporté par Muhammad bin Jahsh : Nous étions assis avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il leva la tête vers le ciel et posa sa paume sur son front, puis il dit : "Subhan Allah, quel avertissement sévère a été révélé !" Nous sommes restés silencieux, inquiets. Le lendemain, je lui ai demandé : "Ô Messager d’Allah, quel est cet avertissement sévère qui a été révélé ?" Il a dit : "Par Celui qui détient mon âme, si un homme était tué dans la voie d’Allah, puis ramené à la vie, puis tué de nouveau, mais qu’il avait une dette, il n’entrerait pas au Paradis tant que sa dette ne serait pas réglée
- Sunan an-Nasa'i, n°4776
Rapporté par Abu Hurairah : Nous étions assis avec le Messager d’Allah dans la mosquée et quand il se levait, nous nous levions aussi. Un jour, il s’est levé et nous nous sommes levés avec lui, et quand il a atteint le milieu de la mosquée, un homme l’a rattrapé et a tiré violemment sur son manteau par derrière. Son manteau était en tissu rugueux, ce qui a laissé une marque rouge sur son cou. Il a dit : "Ô Muhammad ! Charge ces deux chameaux à moi, car tu ne me donnes rien de ta richesse ni de celle de ton père !" Le Messager d’Allah a dit : "Non, et je demande pardon à Allah. Je ne chargerai rien (sur tes chameaux) tant que tu ne me laisseras pas me venger de la marque que tu as laissée sur mon cou." Le bédouin a dit : "Non, par Allah, je ne te laisserai pas te venger." Le Messager d’Allah a répété cela trois fois, et chaque fois l’homme disait : "Non, par Allah, je ne te laisserai pas te venger." Quand nous avons entendu ce que disait le bédouin, nous nous sommes tournés rapidement vers lui. Le Messager d’Allah s’est tourné vers nous et a dit : "Je demande à toute personne qui m’entend de ne pas quitter sa place tant que je ne lui ai pas donné la permission." Puis le Messager d’Allah a dit : "Ô untel, charge un de ses chameaux d’orge et l’autre de dattes." Ensuite, le Messager d’Allah a dit : "Laissez-le partir
- Sunan an-Nasa'i, n°4853
Rapporté par Abu Bakr bin Muhammad bin 'Amr bin Hazm, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah a écrit une lettre aux gens du Yémen, dans laquelle il a inclus les règles d’héritage, les sunan et les règles concernant le prix du sang. Il l’a envoyée avec 'Amr bin Hazm et elle a été lue aux gens du Yémen. Son contenu était le suivant : "De Muhammad le Prophète à Shurahbil bin 'Abd Kulal, Nu'aim bin 'Abd Kulal, Al-Harith bin 'Abd Kulal, Qail dhil-Ru'ain, Mu'afir et Hamdan. Pour commencer :" – Et dans cette lettre, il était écrit que celui qui tue un croyant sans raison valable doit être tué en retour, sauf si les héritiers de la victime acceptent de le pardonner. Pour le meurtre d’une personne, le Diyah est de cent chameaux. Pour le nez, s’il est complètement coupé, le diyah doit être payé ; pour la langue, le diyah doit être payé ; pour les lèvres, le diyah doit être payé ; pour les testicules, le diyah doit être payé ; pour les extrémités, le diyah doit être payé ; pour la colonne vertébrale, le diyah doit être payé ; pour les yeux, le diyah doit être payé ; pour une jambe, la moitié du diyah doit être payée ; pour un coup à la tête qui atteint le cerveau, un tiers du diyah doit être payé ; pour une blessure qui pénètre profondément dans le corps, un tiers du diyah doit être payé ; pour un coup qui casse l’os, quinze chameaux doivent être donnés ; pour chaque doigt de la main ou du pied, dix chameaux doivent être donnés ; pour une dent, cinq chameaux doivent être donnés ; pour une blessure qui met l’os à nu, cinq chameaux doivent être donnés. Un homme peut être tué en retour pour avoir tué une femme, et ceux qui utilisent l’or doivent payer mille dinars. (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°4854
Rapporté par Abi Bakr bin Muhammad bin 'Amr bin Hazm, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah a écrit une lettre aux gens du Yémen, dans laquelle il a inclus les règles d’héritage, les sunan et les règles concernant le prix du sang. Il l’a envoyée avec 'Amr bin Hazm et elle a été lue aux gens du Yémen. Voici une copie de cette lettre. Il a mentionné quelque chose de similaire, sauf qu’il a dit : "Et pour un œil, la moitié du diyah doit être payée ; pour une main, la moitié du diyah doit être payée ; pour un pied, la moitié du diyah doit être payée." (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°4857
Rapporté par Abdullah ibn Abi Bakr ibn Muhammad ibn Amr ibn Hazm, d’après son père : La lettre que le Messager d’Allah a écrite à Amr ibn Hazm au sujet du prix du sang disait : « Pour une vie, cent chameaux ; pour le nez s’il est complètement coupé, cent chameaux ; pour un coup à la tête qui atteint le cerveau, un tiers du diyah pour une vie ; pour une blessure profonde, de même ; pour une main, cinquante ; pour un œil, cinquante ; pour un pied, cinquante ; pour chaque doigt, dix chameaux ; pour une dent, cinq ; et pour une blessure qui met l’os à nu, cinq. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4891
Rapporté par Jabir : Une femme de Banu Makhzoum a volé quelque chose et elle a été amenée au Prophète. Elle a demandé la protection de Umm Salamah, mais le Prophète a dit : "Si Fatimah bint Muhammad volait, je lui couperais la main." Et il a ordonné qu'on lui coupe la main
- Sunan an-Nasa'i, n°4895
Rapporté par 'Aïshah : Une femme a volé quelque chose et elle a été amenée au Prophète. Ils ont dit : "Qui oserait parler au Messager d'Allah à part Usamah ?" Alors ils ont parlé à Usamah et il a parlé au Prophète. Le Prophète a dit : "Ô Usamah, les Enfants d'Israël ont été détruits parce que, lorsqu'une personne noble parmi eux commettait un crime méritant une peine légale, ils la laissaient partir. Mais si une personne de basse condition commettait un tel crime, ils appliquaient la peine. Si Fatimah bint Muhammad volait, je lui couperais la main
- Sunan an-Nasa'i, n°4897
Rapporté par 'Aïshah : Une femme a volé à l'époque du Messager d'Allah et ils ont dit : "Nous ne pouvons pas lui parler à son sujet ; il n'y a que son bien-aimé, Usamah, qui peut le faire." Alors Usamah lui a parlé, et il a dit : "Ô Usamah, les Enfants d'Israël ont été détruits pour une telle chose. Quand une personne noble parmi eux volait, ils la laissaient partir, mais si une personne de basse condition volait, ils lui coupaient la main. Si c'était Fatimah bint Muhammad (qui avait volé), je lui couperais la main
- Sunan an-Nasa'i, n°4898
Rapporté par 'Aïshah : Une femme a emprunté des bijoux en disant que d'autres personnes, dont les noms étaient connus, en avaient besoin, mais pas elle. Ensuite, elle les a vendus et a gardé l'argent. Elle a été amenée au Messager d'Allah, et sa famille est allée voir Usamah bin Zaid, qui a parlé au Messager d'Allah à son sujet. Le visage du Messager d'Allah a changé de couleur pendant qu'il lui parlait. Ensuite, le Messager d'Allah a dit : "Intercèdes-tu auprès de moi pour l'une des peines légales décidées par Allah ?" Usamah a dit : "Demande pardon pour moi, ô Messager d'Allah !" Le soir venu, le Messager d'Allah s'est levé, a loué et glorifié Allah, le Puissant et Sublime, comme Il le mérite, puis il a dit : "Les peuples avant vous ont été détruits parce que, lorsqu'une personne noble parmi eux volait, ils la laissaient partir. Mais si une personne de basse condition volait, ils appliquaient la peine. Par Celui qui détient l'âme de Muhammad dans Sa main, si Fatimah bint Muhammad volait, je lui couperais la main." Ensuite, il a fait couper la main de cette femme
- Sunan an-Nasa'i, n°4899
Rapporté par 'Aïshah : Les Quraish étaient préoccupés par la femme Makhzoumiyah qui avait volé. Ils ont dit : "Qui parlera au Messager d'Allah à son sujet ?" Ils ont dit : "Qui oserait le faire à part Usamah bin Zaid, le bien-aimé du Messager d'Allah ?" Alors Usamah lui a parlé et le Messager d'Allah a dit : "Intercèdes-tu pour l'une des peines légales décidées par Allah ?" Puis il s'est levé et a dit : "Ceux qui vous ont précédés ont été détruits parce que, lorsqu'une personne noble parmi eux volait, ils la laissaient partir. Mais si une personne faible volait, ils lui appliquaient la peine. Par Allah, si Fatimah, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main
- Sunan an-Nasa'i, n°4900
Rapporté par 'Aïshah : Une femme de Quraish, de Banu Makhzoum, a volé et elle a été amenée au Prophète. Ils ont dit : "Qui va lui parler à son sujet ?" Ils ont dit : "Usamah bin Zaid." Alors il est allé voir le Prophète et lui a parlé. Mais le Prophète l'a réprimandé et a dit : "Chez les Enfants d'Israël, si une personne noble volait, ils la laissaient partir. Mais si une personne de basse condition volait, ils lui coupaient la main. Par Celui qui détient l'âme de Muhammad dans Sa main, si Fatimah bint Muhammad volait, je lui couperais la main
- Sunan an-Nasa'i, n°4901
Rapporté par 'Aïshah : Les Quraish étaient préoccupés par le cas de la femme Makhzoumiyah qui avait volé, et ils ont dit : "Qui parlera à son sujet ?" Ils ont dit : "Qui oserait le faire à part Usamah bin Zaid, le bien-aimé du Messager d'Allah ?" Le Prophète a dit : "Ceux qui vous ont précédés ont été détruits parce que, lorsqu'une personne noble parmi eux volait, ils la laissaient partir. Mais si une personne faible volait, ils appliquaient la peine légale. Par Allah, si Fatimah, la fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main
- Sunan an-Nasa'i, n°4902
Rapporté par 'Aïshah : Une femme a volé à l'époque du Messager d'Allah, lors de la Conquête, et elle a été amenée au Messager d'Allah. Usamah bin Zaid lui a parlé à son sujet. Mais quand il lui a parlé, le visage du Messager d'Allah a changé de couleur, et il a dit : "Intercèdes-tu pour l'une des peines légales décidées par Allah ?" Usamah a dit : "Ô Messager d'Allah, demande à Allah de me pardonner !" Le soir venu, le Messager d'Allah s'est levé, a loué et glorifié Allah, le Puissant et Sublime, comme Il le mérite, puis il a dit : "Les peuples avant vous ont été détruits parce que, lorsqu'une personne noble parmi eux volait, ils la laissaient partir. Mais si une personne faible volait, ils appliquaient la peine légale." Puis il a dit : "Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, si Fatimah bint Muhammad volait, je lui couperais la main
- Sunan an-Nasa'i, n°4903
Rapporté par Az-Zuhri : 'Urwah bin Az-Zubair m'a raconté qu'une femme a volé à l'époque du Messager d'Allah, lors de la Conquête. Sa famille est allée voir Usamah bin Zaid pour lui demander d'intercéder. 'Urwah a dit : "Quand Usamah a parlé au Prophète à son sujet, le visage du Messager d'Allah a changé de couleur et il a dit : 'Tu parles pour l'une des peines légales d'Allah ?' Usamah a dit : 'Demande à Allah de me pardonner, ô Messager d'Allah.' Le soir venu, le Messager d'Allah s'est levé pour faire un discours. Il a loué Allah comme Il le mérite, puis il a dit : 'Les peuples avant vous ont été détruits parce que, lorsqu'une personne noble parmi eux volait, ils appliquaient la peine légale. Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, si Fatimah bint Muhammad volait, je lui couperais la main.' Ensuite, le Messager d'Allah a ordonné qu'on coupe la main de cette femme. Après cela, elle s'est sincèrement repentie, et 'Aïshah a dit : 'Elle venait me voir après cela, et je transmettais ses besoins au Messager d'Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°4974
Rapporté par Hajjaj, d'après Ibn Juraij, d'après Abu Az-Zubair, que Jabir a dit : « On ne coupe pas la main du traître. » (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ce hadith a été rapporté par Ibn Juraij à travers 'Isa bin Yunus, Al-Fadl bin Musa, Ibn Wahb, Muhammad bin Rabiah, Makhlad bin Yazid et Salamah bin Saeed d'Al-Basrah, qui est digne de confiance, et Ibn Abi Safwan a dit : “Il était le meilleur de son époque” et aucun d'entre eux n'a dit : “Abu Az-Zubair m'a rapporté” et je ne pense pas qu'il l'ait entendu d'Abu Az-Zubair, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°4990
Rapporté par Abdullah bin 'Umar : 'Umar bin Al-Khattab m'a dit : "Alors que nous étions avec le Messager d'Allah [SAW] un jour, un homme est apparu devant nous, vêtu de vêtements d'un blanc éclatant et aux cheveux très noirs. On ne voyait aucun signe de voyage sur lui, et aucun de nous ne le connaissait. Il s'est assis devant le Messager d'Allah [SAW], a collé ses genoux contre les siens et a posé ses mains sur ses cuisses, puis il a dit : 'Ô Muhammad, parle-moi de l'islam.' Il a répondu : 'C'est témoigner qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah [SWT] et que Muhammad [SAW] est le Messager d'Allah, accomplir la prière, donner la zakat, jeûner le Ramadan et faire le pèlerinage à la Maison si tu en as la capacité.' Il a dit : 'Tu as dit la vérité.' Nous étions étonnés qu'il lui pose la question puis dise : 'Tu as dit la vérité.' Puis il a dit : 'Parle-moi de la foi.' Il a répondu : 'C'est croire en Allah [SWT], en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier et au destin, qu'il soit bon ou mauvais.' Il a dit : 'Tu as dit la vérité.' Il a dit : 'Parle-moi de l'Ihsan.' Il a répondu : 'C'est adorer Allah [SWT] comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit.' Il a dit : 'Parle-moi de l'Heure.' Il a répondu : 'Celui qui est interrogé n'en sait pas plus que celui qui interroge.' Il a dit : 'Alors parle-moi de ses signes.' Il a répondu : 'Quand une servante donnera naissance à sa maîtresse, quand tu verras les bergers pieds nus, nus et pauvres rivaliser pour construire de hauts bâtiments.'" 'Umar a dit : "Trois jours plus tard, le Messager d'Allah [SAW] m'a dit : 'Ô 'Umar, sais-tu qui était cet homme ?' J'ai dit : 'Allah et Son Messager savent mieux.' Il a dit : 'C'était Jibril, paix sur lui, venu vous enseigner votre religion
- Sunan an-Nasa'i, n°4991
Rapporté par Abu Hurairah et Abu Dharr : Le Messager d'Allah [SAW] s'asseyait parmi ses compagnons et si un étranger arrivait, il ne savait pas lequel d'entre eux était le Prophète [SAW] jusqu'à ce qu'il le demande. Nous avons donc suggéré au Messager d'Allah [SAW] de lui construire une estrade pour que tout étranger puisse le reconnaître. Nous lui avons donc construit un banc en argile sur lequel il s'asseyait. (Un jour), nous étions assis et le Messager d'Allah [SAW] était à sa place, lorsqu'un homme est arrivé, le plus beau et le mieux parfumé de tous, et ses vêtements semblaient n'avoir jamais été salis. Il s'est approché du tapis et l'a salué en disant : "Que la paix soit sur toi, ô Muhammad !" Le Prophète a répondu à son salut, puis il a dit : "Puis-je m'approcher, ô Muhammad ?" Il s'est un peu rapproché, et il a continué à lui demander de s'approcher jusqu'à ce qu'il pose ses mains sur les genoux du Messager d'Allah [SAW]. Il a dit : "Ô Muhammad, dis-moi, qu'est-ce que l'islam ?" Il a répondu : "L'islam, c'est adorer Allah sans rien Lui associer ; accomplir la prière, donner la zakat, faire le pèlerinage à la Maison et jeûner le Ramadan." Il a dit : "Si je fais cela, serai-je soumis (musulman) ?" Il a répondu : "Oui." Il a dit : "Tu as dit la vérité", ce qui nous a étonnés. Il a dit : "Ô Muhammad, dis-moi, qu'est-ce que la foi ?" Il a répondu : "C'est croire en Allah [SWT], en Ses anges, au Livre, aux Prophètes et au destin." Il a dit : "Si je fais cela, serai-je croyant ?" Le Messager d'Allah [SAW] a répondu : "Oui." Il a dit : "Tu as dit la vérité." Il a dit : "Ô Muhammad, dis-moi, qu'est-ce que l'Ihsan ?" Il a répondu : "C'est adorer Allah [SWT] comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit." Il a dit : "Tu as dit la vérité." Il a dit : "Ô Muhammad, parle-moi de l'Heure." Il a baissé la tête et n'a pas répondu. Il a répété la question, et il n'a pas répondu. Puis il a répété la question une troisième fois et il n'a pas répondu. Ensuite, il a levé la tête et a dit : "Celui qui est interrogé n'en sait pas plus que celui qui interroge. Mais il y a des signes qui permettent de la reconnaître. Quand tu verras les bergers rivaliser pour construire de hauts bâtiments, quand tu verras les pieds nus et nus diriger la Terre, quand tu verras une femme donner naissance à sa maîtresse. Cinq choses que seul Allah [SWT] connaît. En vérité, Allah détient la connaissance de l'Heure..." jusqu'à ce qu'il dise : "En vérité, Allah est Celui qui sait tout, qui est bien informé (de toute chose)." Puis il a dit : "Non, par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, la guidance et la bonne nouvelle, je ne le connaissais pas mieux qu'aucun d'entre vous. C'était Jibril, paix sur vous, qui est descendu sous la forme de Dihyah Al-Kalbi
- Sunan an-Nasa'i, n°5003
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah [SAW] a dit : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah. S'ils témoignent qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, s'ils se tournent vers la même qiblah que nous, mangent de nos animaux abattus et prient comme nous, alors leur sang et leurs biens nous sont interdits, sauf pour un droit dû, et ils ont les mêmes droits et devoirs que les musulmans
- Sunan an-Nasa'i, n°5017
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, aucun de vous n’a la foi tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même en bien. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5057
Rapporté par Al-Hasan et Muhammad : "Il faut se coiffer les cheveux un jour sur deux
- Sunan an-Nasa'i, n°5067
Rapporté par Ruwaifi' bin Thabit : "Le Messager d’Allah ﷺ a dit : 'Ô Ruwaifi', il se peut que tu vives longtemps après moi, alors dis aux gens que celui qui attache sa barbe, la tord, porte un talisman, ou se nettoie (après être allé aux toilettes) avec des excréments d’animaux ou des os, Muhammad n’a rien à voir avec lui
- Sunan an-Nasa'i, n°5102
Rapporté par 'Abdullah bin Murrah, d'après Al-Harith, d'après 'Abdullah : Celui qui consomme le riba, celui qui le paie, celui qui l'écrit en sachant que c'est du riba ; la femme qui fait des tatouages et celle qui les fait pour la beauté ; celui qui retient la zakat ; et celui qui retourne à la vie de bédouin après avoir émigré — tous seront maudits par la langue de Muhammad ﷺ le Jour de la Résurrection
- Sunan an-Nasa'i, n°5116
Rapporté par Muhammad bin 'Ali : J'ai demandé à 'Aishah : "Le Messager d'Allah ﷺ mettait-il du parfum ?" Elle a répondu : "Oui, les parfums utilisés par les hommes : le musc et l'ambre
- Sunan an-Nasa'i, n°5151
Rapporté par Abu Shaikh, qui a entendu Mu’awiyah dire : Quand un groupe de Compagnons de Muhammad ﷺ était avec lui : « Savez-vous que le Prophète d’Allah ﷺ a interdit de porter de l’or sauf s’il est en petits morceaux ? » Ils ont dit : « Par Allah, oui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5152
Rapporté par Abu Shaikh : Alors que nous étions avec Mu’awiyah lors d’un de ses pèlerinages, il a rassemblé un groupe de Compagnons de Muhammad ﷺ et leur a dit : « Ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a interdit de porter de l’or sauf s’il est en petits morceaux ? » Ils ont dit : « Par Allah, oui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5196
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ portait une bague en argent avec une pierre éthiopienne (Fass), sur laquelle était gravé : "Muhammad Rasul Allah (Muhammad le Messager d'Allah)
- Sunan an-Nasa'i, n°5201
Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah ﷺ voulait écrire aux Romains, mais ses compagnons lui ont dit : "Ils ne lisent aucune lettre sans sceau." Alors il a pris une bague en argent, et c'est comme si je voyais encore sa blancheur sur sa main, et il y était gravé : "Muhammad Rasul Allah (Muhammad le Messager d'Allah)
- Sunan an-Nasa'i, n°5216
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ portait une bague en or, puis il l’a retirée et a mis une bague en argent sur laquelle était gravé : "Muhammad Rasul Allah." Il a dit : "Personne d’autre ne doit graver la même inscription sur sa bague que la mienne." Ensuite, il portait la pierre tournée vers la paume de sa main
- Sunan an-Nasa'i, n°5217
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a porté une bague en or pendant trois jours, et quand ses compagnons l’ont vu, les bagues en or sont devenues populaires. Puis il l’a jetée et nous n’avons pas compris ce qu’il avait fait. Ensuite, il a ordonné qu’on lui fasse une bague en argent et qu’on y grave : "Muhammad Rasul Allah." Elle est restée sur la main du Messager d’Allah ﷺ jusqu’à sa mort, puis sur la main d’Abu Bakr jusqu’à sa mort, puis sur la main de ‘Umar jusqu’à sa mort. Ensuite, elle est restée sur la main de ‘Uthman pendant les six premières années de sa fonction, mais quand il a eu beaucoup de lettres à écrire, il l’a donnée à un homme des Ansar qui scellait les lettres avec. Puis cet Ansari est allé près d’un puits appartenant à ‘Uthman et la bague est tombée. Ils l’ont cherchée mais ne l’ont pas retrouvée. Il a alors ordonné qu’on fasse une bague similaire et qu’on y grave : "Muhammad Rasul Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°5276
Rapporté par Ibn ‘Omar : L’inscription sur la bague du Messager d’Allah ﷺ était : Muhammad Rasul Allah (Muhammad le Messager d’Allah)
- Sunan an-Nasa'i, n°5277
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ portait une bague en argent avec une pierre éthiopienne (fass), sur laquelle était gravé : "Muhammad Rasul Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°5278
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ voulait écrire aux Romains, et ses compagnons lui ont dit : "Ils ne lisent aucune lettre sans sceau." Alors il prit une bague en argent, et c’est comme si je voyais sa blancheur sur sa main, et il y était gravé : "Muhammad Rasul Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°5288
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ portait une bague en or, puis il l’a retirée et a porté une bague en argent sur laquelle était gravé : « Muhammad Rasul Allah ». Ensuite, il a dit : « Personne ne doit copier cette inscription de ma bague. » Et il portait la pierre (Fass) tournée vers la paume de sa main
- Sunan an-Nasa'i, n°5304
Rapporté par Abdullah ibn Az-Zubair, alors qu’il était sur le Minbar en train de faire un sermon : Muhammad ﷺ a dit : « Celui qui porte de la soie dans ce monde n’en portera pas dans l’au-delà. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5329
Rapporté par Hudhaifah : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « L'Izar doit arriver au milieu du tibia et du mollet. Si tu insistes, alors un peu plus bas, et si tu insistes encore, alors un peu plus loin, mais l'Izar n'a pas le droit d'atteindre la cheville. » Ce sont les paroles de Muhammad
- Sunan an-Nasa'i, n°5355
Rapporté par 'Aishah : Elle avait mis un rideau avec des images, puis le Messager d'Allah ﷺ est entré et l'a enlevé, alors elle l'a découpé (et en a fait) deux coussins. Un homme présent, nommé Rabi'ah bin 'Ata', dit : « J'ai entendu Abu Muhammad – c'est-à-dire Al-Qasim – rapporter que 'Aishah a dit : 'Le Messager d'Allah ﷺ s'appuyait dessus.' »
- Sunan an-Nasa'i, n°5358
Rapporté par An-Nadr bin Anas : J’étais assis avec Ibn 'Abbas lorsqu’un homme du peuple d’Al-'Irak est venu vers lui et a dit : "Je fais ces images ; qu’en dis-tu ?" Il a répondu : "Approche, approche. J’ai entendu Muhammad ﷺ dire : Quiconque fait une image dans ce monde devra, au Jour de la Résurrection, lui insuffler une âme, mais il ne pourra pas le faire
- Sunan an-Nasa'i, n°5379
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr bin Al-'As : Le Prophète ﷺ a dit : "Ceux qui sont justes et équitables seront auprès d’Allah, le Très-Haut, sur des trônes de lumière, à la droite du Tout Miséricordieux, ceux qui sont justes dans leurs jugements, dans leurs familles et envers ceux dont ils ont la charge." Muhammad (un des rapporteurs) a précisé dans son récit : "Et Ses deux mains sont droites
- Sunan an-Nasa'i, n°5400
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Après ‘Isa bin Mariam, il y a eu des rois qui ont modifié la Tawrah et l’Injil, mais parmi eux, il y avait des croyants qui lisaient la Tawrah. On a dit à leurs rois : « Nous n’avons jamais entendu de calomnie pire que celle de ces croyants qui nous critiquent et qui récitent : “Et quiconque ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants.” Dans ces versets, ils nous reprochent nos actes quand ils les récitent. » Alors le roi les a rassemblés et leur a donné le choix entre être tués ou arrêter de lire la Tawrah et l’Injil, sauf ce qui avait été modifié. Ils ont dit : « Pourquoi veux-tu que nous changions ? Laisse-nous tranquilles. » Certains ont dit : « Construis-nous une tour et laisse-nous y monter, et donne-nous de quoi monter notre nourriture et notre boisson pour ne pas avoir à nous mêler à vous. » D’autres ont dit : « Laissons-nous partir et voyager dans le pays, et nous boirons comme les animaux sauvages, et si tu nous attrapes dans ton pays, tu pourras nous tuer. » D’autres ont dit : « Construis-nous des maisons dans le désert, nous creuserons des puits et cultiverons des légumes, et nous ne nous mêlerons pas à vous, ni ne passerons près de vous, car il n’y a pas de tribu parmi laquelle nous n’avons pas de proches. » Ils ont donc fait cela, et Allah a révélé ces paroles : « Mais le monachisme qu’ils ont inventé, Nous ne le leur avons pas prescrit, mais ils l’ont cherché pour plaire à Allah, mais ils ne l’ont pas observé comme il fallait. » Ensuite, d’autres ont dit : « Nous adorerons comme untel a adoré, nous voyagerons comme untel a voyagé, et nous vivrons dans des maisons isolées comme untel l’a fait. » Mais ils continuaient à suivre leur polythéisme sans connaître la foi de ceux qu’ils prétendaient suivre. Quand Allah a envoyé le Prophète ﷺ, et qu’il n’en restait que quelques-uns, un homme est descendu de sa cellule, un voyageur est revenu de ses voyages, et un moine est sorti de son monastère, et ils ont cru en lui. Et Allah a dit : « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et croyez en Son Messager (Muhammad), Il vous donnera une double part de Sa miséricorde » – c’est-à-dire deux récompenses, parce qu’ils ont cru en ‘Isa et dans la Tawrah et l’Injil, et aussi en Muhammad ﷺ ; et Il vous donnera une lumière avec laquelle vous marcherez droit – c’est-à-dire le Coran, et leur suivi du Prophète ﷺ ; et Il a dit : « Afin que les gens du Livre sachent qu’ils n’ont aucun pouvoir sur la grâce d’Allah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5407
Rapporté par Az-Zubair bin Al-'Awwam : Il s'est disputé avec un homme parmi les Ansar, qui avait assisté à Badr avec le Messager d'Allah ﷺ, au sujet d'un canal à Al-Harrah dont ils arrosaient tous les deux leurs palmiers. L'Ansari a dit : « Laisse couler l'eau. » Mais Az-Zubair a refusé. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Arrose ta terre, ô Zubair ! Puis laisse l'eau aller à ton voisin. » L'Ansari s'est énervé et a dit : « Ô Messager d'Allah, est-ce parce qu'il est ton cousin ? » Le visage du Messager d'Allah ﷺ a changé de couleur (à cause de la colère) et il a dit : « Ô Zubair ! Arrose ta terre puis bloque l'eau, jusqu'à ce qu'elle revienne aux murs. » Ainsi, le Messager d'Allah ﷺ a permis à Az-Zubair de prendre pleinement ses droits, alors qu'au début il lui avait proposé une solution intermédiaire qui profitait aux deux. Mais quand l'Ansari a mis le Messager d'Allah ﷺ en colère, il a donné à Az-Zubair tous ses droits, comme il l'a clairement dit dans son jugement. Az-Zubair a dit : « Je pense que ce verset a été révélé à ce sujet : “Mais non, par ton Seigneur, ils n'auront pas la foi tant qu'ils ne t'auront pas pris, ô Muhammad, comme juge dans leurs différends.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5482
Rapporté par 'Amr bin Maimun : Les compagnons de Muhammad ﷺ m'ont raconté que le Messager d'Allah ﷺ cherchait la protection d'Allah contre l'avarice, la lâcheté, les troubles du cœur et le châtiment de la tombe
- Sunan an-Nasa'i, n°5606
Rapporté par Abu Al-Juwairiyah : J'ai entendu Ibn 'Abbas, lorsqu'on lui a demandé : « Donne-nous ton avis sur le Badhiq (une boisson faite à partir du jus de raisin légèrement bouilli). » Il a répondu : « Muhammad ﷺ est venu avant que le Badhiq n'existe (c'est-à-dire qu'on ne le connaissait pas à son époque), mais toute chose qui enivre est interdite. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5643
Rapporté par Sa’eed bin Jubair : Il a entendu Ibn ‘Umar et Ibn ‘Abbas témoigner que le Messager d’Allah ﷺ a interdit les gourdes (Ad-Dubba’), Al-Hantam, Al-Muzaffat et An-Naqir. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a récité ce verset : "Et ce que le Messager (Muhammad) vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en
- Sunan an-Nasa'i, n°5644
Rapporté par Asma’ bint Yazid : Un de ses oncles paternels nommé Anas a dit : "Ibn ‘Abbas a dit : Allah ne dit-il pas : 'Et ce que le Messager (Muhammad) vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en.' ? J’ai répondu : 'Oui.' Il a dit : 'Allah ne dit-il pas : 'Il n’appartient pas à un croyant, homme ou femme, lorsque Allah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur décision ?' J’ai répondu : 'Oui.' Il a dit : 'Je témoigne que le Prophète d’Allah ﷺ a interdit An-Naqir, Al-Muqayyar, Ad-Dubba’ et Al-Hantam
- Sunan an-Nasa'i, n°5661
Rapporté par Ibn 'Umar et plusieurs Compagnons de Muhammad ﷺ : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Celui qui boit du Khamr, fouettez-le ; s'il recommence, fouettez-le ; s'il recommence encore, fouettez-le ; s'il recommence une quatrième fois, tuez-le
- Sunan an-Nasa'i, n°5669
Rapporté par 'Abdullah bin 'Amr : Le Prophète ﷺ a dit : "Celui qui boit du Khamr et le met dans son ventre, Allah n'acceptera pas sa prière pendant sept jours, et s'il meurt durant cette période" – Muhammad bin Adam (un des rapporteurs) a dit : "il mourra mécréant. S'il était trop ivre pour accomplir une des obligations" – Ibn Adam a dit : "ou réciter le Coran, sa prière ne sera pas acceptée pendant 40 jours, et s'il meurt durant cette période," Et Ibn Adam a dit : "Il mourra mécréant
- Sunan an-Nasa'i, n°5687
Rapporté par Abu Al-Juwairiyah Al-Jarmi : « J'ai interrogé Ibn 'Abbas, alors qu'il était adossé à la Ka'bah, au sujet du Badhaq (une boisson faite à partir de jus de raisin légèrement bouilli). Il a dit : “Muhammad ﷺ est venu avant le Badhaq (c'est-à-dire qu'on ne le connaissait pas à son époque), mais tout ce qui enivre est interdit.” » Il a dit : « J'ai été le premier des Arabes à lui poser la question. »
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°2
Il est aussi rapporté d’après ‘Omar (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Un jour que nous étions assis auprès du Messager d’Allah (ﷺ), un homme aux habits d’un blanc éclatant et aux cheveux très noirs est apparu. Aucun signe de voyage ne se voyait sur lui et personne d’entre nous ne le connaissait. Il s’assit près du Prophète (ﷺ), posa ses genoux contre les siens, mit ses mains sur ses cuisses, et dit : « Ô Muhammad, informe-moi sur l’islam. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « L’islam, c’est d’attester qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et que Muhammad est Son Messager (ﷺ), d’accomplir la prière, de donner la zakat, de jeûner pendant Ramadan et de faire le pèlerinage à la Maison (la Ka’ba à la Mecque) si tu en as la capacité. » Il lui dit : « Tu as dit vrai. » Nous avons été étonnés qu’il l’interroge puis l’approuve. Il reprit : « Informe-moi sur la foi (iman). » Le Prophète répondit : « C’est de croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier, et de croire au destin, qu’il soit favorable ou défavorable. » Il dit : « Tu as dit vrai. » Puis il dit : « Informe-moi sur l’excellence (ihsan). » Le Prophète répondit : « C’est d’adorer Allah comme si tu Le voyais ; et même si tu ne Le vois pas, certes Lui te voit. » Il dit : « Informe-moi sur l’Heure. » Le Prophète dit : « Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge. » Il dit : « Eh bien, informe-moi de ses signes. » Il dit : « Lorsque la servante donnera naissance à sa maîtresse, et que tu verras les pieds-nus, les pauvres bergers rivaliser dans la construction d’immeubles élevés. » Puis l’homme partit. Je restai un moment, puis le Prophète me dit : « Ô ‘Omar, sais-tu qui était le questionneur ? » Je répondis : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « C’était Jibril (l’ange Gabriel), venu vous enseigner votre religion. » [Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°3
Selon Abdallah, fils de ‘Omar ibn al-Khattab (qu’Allah l’agrée), qui a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « L’islam est bâti sur cinq [piliers] : l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, le paiement de la zakat, le pèlerinage à la Maison et le jeûne du Ramadan. » [Boukhari & Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°8
Selon Abdallah ibn ‘Omar (qu’Allah l’agrée) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils attestent qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils versent la zakat. S’ils font cela, alors ils préservent de moi leur vie et leurs biens, sauf pour ce que l’islam prévoit, et leur compte revient à Allah. » [Boukhari & Mouslim]
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°11
Selon Abou Muhammad al-Hassan ibn ‘Ali ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée), petit-fils du Messager d’Allah (ﷺ) et très cher à lui, qui a dit : J’ai retenu du Messager d’Allah (ﷺ) : « Laisse ce qui te met dans le doute pour ce qui ne te fait pas douter. » [At-Tirmidhi] [An-Nassaï]. At-Tirmidhi a dit que ce hadith est bon et authentique (hasan sahih)
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°41
Selon Abou Muhammad Abdallah ibn ‘Amr ibn al-‘As (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Aucun de vous ne croit vraiment tant que ses désirs ne sont pas conformes à ce que j’ai apporté. » [Imam an-Nawawi précise :] Nous l’avons rapporté dans Kitab al-Hujja avec une chaîne authentique
- Hadiths Qudsi, n°36
D’après Anas (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Les croyants se rassembleront au Jour de la Résurrection et diront : « Ne devrions-nous pas demander à quelqu’un d’intercéder auprès de notre Seigneur pour qu’Il nous soulage d’ici ? » Ils iront voir Adam, puis Noé, puis Abraham, puis Moïse, puis Jésus, et chacun d’eux déclinera pour une raison, puis ils iront voir Muhammad (ﷺ) qui intercédera. Il s’approchera de son Seigneur, se prosternera, puis il lui sera dit : « Lève la tête, demande, tu recevras ; intercède, ton intercession sera acceptée. » Il intercédera plusieurs fois, jusqu’à ce que tous ceux qui ont un atome de foi soient sortis de l’Enfer. Rapporté par Boukhari (aussi par Mouslim, at-Tirmidhi et Ibn Majah)
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
1 verset mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate As-Saf (61), verset 6
Et quand Jésus fils de Marie dit: «O Enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera «Ahmad». Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent: «C'est là une magie manifeste»
Le prénom dans les hadiths
105 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°27
Rapporté par Abdullah ibn Mughaffal : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun de vous ne doit uriner dans son bain, puis s’y laver ensuite. » La version d’Ahmad ajoute : « Puis y faire ses ablutions, car cela provoque de mauvaises pensées. »
- Sunan Abu Dawud, n°95
Anas رضي الله عنه a rapporté : Le Prophète ﷺ a fait ses ablutions avec un récipient contenant deux rotls d’eau et a pris un bain rituel avec un sa‘ d’eau. Abu Dawud a dit : Ce hadith a été rapporté de la part d’Anas par une autre chaîne. Cette version mentionne : « Il a fait ses ablutions avec un makkuk. » Elle ne mentionne pas les deux rotls. Abu Dawud a aussi dit : Ce hadith a été rapporté par Yahya ibn Adam d’après Sharik. Mais cette chaîne mentionne Ibn Jabr ibn ‘Atik au lieu de ‘Abd Allah ibn Jabr. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par Sufyan d’après ‘Abd Allah ibn ‘Isa. Cette chaîne mentionne le nom de Jabr ibn ‘Abd Allah au lieu de ‘Abd Allah ibn Jabr. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : un sa‘ équivaut à cinq rotls. C’était le sa‘ d’Ibn Abi Dhi‘b et aussi celui du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°132
Rapporté par Talhah ibn Musarrif : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ essuyer sa tête une seule fois jusqu’à la nuque. Musaddad rapporte : Il a essuyé sa tête de l’avant vers l’arrière jusqu’à ce qu’il retire ses mains de sous les oreilles. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad dire : Les gens pensaient qu’Ibn 'Uyainah considérait ce hadith comme munkar (rejeté) et disait : « Quelle est cette chaîne : Talhah – son père – son grand-père ? »
- Sunan Abu Dawud, n°202
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ se prosternait et dormait (en prosternation) en faisant des bruits de souffle. Puis il se levait et priait sans refaire ses ablutions. Je lui ai dit : « Tu as prié sans refaire tes ablutions alors que tu t’es endormi (en prosternation). » Il a répondu : « Les ablutions sont nécessaires pour celui qui dort allongé. » Uthman et Hannad ont ajouté : « Car quand il s’allonge, ses articulations se relâchent. » Abu Dawud a dit : La phrase « Les ablutions sont nécessaires pour celui qui dort allongé » est un hadith faible. Il n’a été rapporté que par Yazid Abu Khalid al-Dalani, d’après Qatadah. La première partie a été rapportée par plusieurs narrateurs d’Ibn Abbas, sans mentionner cela. Il (Ibn Abbas) a dit : Le Prophète ﷺ était protégé pendant son sommeil. Aishah رضي الله عنها a rapporté : Le Prophète ﷺ a dit : « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas. » Shu’bah a dit : Qatadah n’a entendu que quatre hadiths d’Abu’l-‘Aliyah : le hadith sur Jonas fils de Matthieu, celui rapporté par Ibn ‘Umar sur la prière, celui disant que les juges sont trois, et celui rapporté par Ibn ‘Abbas disant : « Ce hadith m’a été rapporté par des personnes fiables ; ‘Umar en fait partie, et le plus fiable à mes yeux est ‘Umar. » Abu Dawud a dit : J’ai interrogé Ahmad ibn Hanbal à propos du hadith rapporté par Yazid al-Dalani. Il m’a réprimandé par respect pour lui. Puis il a dit : « Yazid al-Dalani n’ajoute rien à ce que les enseignants de Qatadah ont rapporté. » Il ne tenait pas compte de ce hadith à cause de sa faiblesse
- Sunan Abu Dawud, n°238
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ prenait un bain rituel avec un récipient contenant sept à huit sâ‘ (soit environ quinze à seize livres) d’eau après un rapport intime. Abu Dawud a dit : La version rapportée par Mu’ammar d’après al-Zuhri précise : Elle (Aishah) a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ et moi prenions un bain avec un récipient équivalent à al-faraq (environ sept ou huit sâ‘ d’eau). » Abu Dawud a dit : Ibn ‘Uyainah a aussi rapporté comme la version de Malik. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Al-Faraq contient seize rotls (d’eau). J’ai aussi entendu dire que le sâ‘ d’Ibn Abi Dhi’b contenait cinq rotls (d’eau). L’avis selon lequel un sâ‘ contient huit rotls (d’eau) n’est pas sûr. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad (b. Hanbal) dire : Celui qui donne cinq et un tiers de rotls (mesurés avec notre rotl) comme aumône de rupture du jeûne (sadaqat al-fitr), a donné en totalité. On lui a alors demandé : Les dattes appelées al-saihani sont-elles plus lourdes (peut-on donner un sâ‘ de ces dattes en aumône de fitr) ? Il a répondu : Les dattes al-saihani sont bonnes. Mais je ne sais pas (si l’eau est plus lourde ou les dattes)
Voir 100 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°287
Rapporté par Hamnah, fille de Jahsh رضي الله عنها : Hamnah a dit : Mes règles étaient abondantes et très fortes. Je suis donc allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour avoir une décision et je lui ai expliqué la situation. Je l’ai trouvé dans la maison de ma sœur, Zaynab, fille de Jahsh. J’ai dit : « Messager d’Allah, je suis une femme dont les règles sont abondantes et très fortes, qu’en penses-tu ? Cela m’empêche de prier et de jeûner. » Il a dit : « Je te conseille d’utiliser du coton, car il absorbe le sang. » Elle répondit : « C’est trop abondant pour cela. » Il dit : « Alors prends un tissu. » Elle répondit : « C’est trop abondant pour cela, car mon sang coule sans cesse. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Je vais te donner deux solutions ; si tu en suis une, cela te suffira sans l’autre, mais tu sais mieux si tu es capable de suivre les deux. » Il ajouta : « C’est un coup du Diable, donc observe tes règles pendant six ou sept jours, Allah seul sait combien exactement ; puis lave-toi. Et quand tu vois que tu es purifiée et bien propre, prie pendant vingt-trois ou vingt-quatre jours et nuits et jeûne, cela te suffira, et fais cela chaque mois, comme les femmes qui ont leurs règles et sont purifiées à la fin de leurs règles. Mais si tu es assez forte pour retarder la prière du midi (Zuhr) et avancer celle de l’après-midi ('Asr), te laver, puis regrouper les deux prières ; retarder la prière du coucher du soleil (Maghrib) et avancer celle de la nuit ('Isha), te laver, puis regrouper les deux prières, fais-le ; et te laver à l’aube, fais-le ; et jeûne si tu en es capable. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Des deux solutions, c’est celle-ci que je préfère. » Abu Dawud a dit : 'Amr b. Thabit a rapporté d’Ibn 'Aqil : Hamnah a dit : « Des deux solutions, c’est celle-ci que je préfère. » Dans cette version, ces mots ne sont pas cités comme une parole du Prophète ﷺ ; c’est une parole de Hamnah. Abu Dawud a dit : 'Amr b. Thabit était un Rafidi. Cela a été dit par Yahya b. Ma'in. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad (b. Hanbal) dire : Je doute de la tradition transmise par Ibn 'Aqil
- Sunan Abu Dawud, n°309
Rapporté par Ikrimah : Umm Habibah avait des saignements prolongés et son mari avait des rapports avec elle. Abu Dawud a dit : Yahya b. Ma'in a jugé Mu'alla (un rapporteur de ce hadith) digne de confiance. Mais Ahmad b. Hanbal ne rapportait pas de traditions de lui car il donnait son opinion personnelle
- Sunan Abu Dawud, n°330
Rapporté par Nafi' : Accompagné de 'Abd Allah b. 'Umar, je suis allé voir Ibn 'Abbas pour une affaire. Il (Ibn 'Abbas) a rapporté un hadith disant : Un homme est passé devant le Messager d’Allah ﷺ dans une rue, alors qu’il revenait des toilettes ou venait d’uriner. L’homme l’a salué, mais le Prophète n’a pas répondu à la salutation. Quand l’homme allait disparaître dans la rue, il a frappé le mur avec ses deux mains et s’est essuyé le visage avec. Puis il a frappé une deuxième fois et s’est essuyé les bras. Ensuite, il a répondu à la salutation de l’homme. Puis il a dit : « Je ne t’ai pas répondu car je n’étais pas pur. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Muhammad b. Thabit a rapporté un hadith rejeté. Ibn Dasah a dit : Abu Dawud a dit : Personne n’a soutenu Muhammad b. Thabit concernant le fait de frapper le mur deux fois (pour s’essuyer) de la part du Prophète ﷺ, mais cela a été rapporté comme une action de Ibn 'Umar
- Sunan Abu Dawud, n°435
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est revenu de la bataille de Khaybar, il a voyagé de nuit. Quand la fatigue du sommeil s’est fait sentir, il s’est arrêté pour se reposer. S’adressant à Bilal, il a dit : « Reste vigilant cette nuit pour nous. » Mais Bilal, appuyé contre la selle de sa monture, a été gagné par le sommeil. Ni le Prophète ﷺ, ni Bilal, ni aucun de ses compagnons ne se sont réveillés avant que le soleil ne les frappe de ses rayons. Le Messager d’Allah ﷺ s’est réveillé le premier. Il était gêné et a dit : « Ô Bilal ! » Il a répondu : « Celui qui a retenu ton âme a aussi retenu la mienne, Messager d’Allah, que mes parents soient sacrifiés pour toi. » Ils ont alors déplacé leurs montures sur une courte distance. Le Prophète ﷺ a fait ses ablutions et a demandé à Bilal d’annoncer la prière. Il (le Prophète) les a dirigés dans la prière du Fajr. Lorsqu’il a terminé, il a dit : « Si quelqu’un oublie de faire la prière, il doit l’accomplir dès qu’il s’en souvient, car Allah a dit dans le Coran : “Accomplis la prière pour Mon rappel.” » Yunus a dit : Ibn Shihab récitait ce verset de façon similaire (c’est-à-dire qu’au lieu de dire “li-dhikri” – pour Mon rappel –, il disait “li-dhikra” – quand tu t’en souviens). Ahmad (un des rapporteurs) a dit : ‘Anbasah (un rapporteur) a rapporté de la part de Yunus le mot “li-dhikri” (pour Mon rappel). Ahmad a dit : Le mot “nu’as” (présent dans ce récit) signifie “sommeil léger”
- Sunan Abu Dawud, n°690
Cette tradition a aussi été rapportée par Abu Hurayrah رضي الله عنه par une autre chaîne. Abu Hurayrah a rapporté : Le Prophète ﷺ a dit : … Il a ensuite mentionné l’histoire de la ligne à tracer. Sufyan a dit : Nous n’avons rien trouvé qui confirme cette tradition, elle n’a été rapportée que par cette chaîne. ‘Ali b. al-Madini (un rapporteur) a dit : J’ai demandé à Sufyan : Il y a divergence sur le nom (Abu Muhammad b. ‘Amr). Il a réfléchi puis a dit : Je ne me souviens que de Abu Muhammad b. ‘Amr. Sufyan a dit : Un homme est venu à Kufa après la mort d’Isma’il b. Umayyah ; il cherchait Abu Muhammad jusqu’à ce qu’il le trouve. Il l’a interrogé (sur cette tradition) mais il s’est embrouillé. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal, qu’on a interrogé plusieurs fois sur la façon de tracer la ligne. Il a répondu : Comme ceci, horizontalement, en forme de croissant. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Musaddad dire : Ibn Dawud a dit : La ligne doit être tracée verticalement. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal décrire plusieurs fois comment tracer la ligne. Il disait : Comme ceci, horizontalement, en demi-cercle, comme un croissant, c’est-à-dire une courbe
- Sunan Abu Dawud, n°758
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : (La manière reconnue de croiser les mains) est de tenir les mains l’une sur l’autre pendant la prière, sous le nombril. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Le rapporteur ‘Abd al-Rahman b. Ishaq al-Kufi est faible (c’est-à-dire peu fiable)
- Sunan Abu Dawud, n°884
Rapporté par Musa b. Abi ‘A’ishah : Un homme avait l’habitude de prier sur le toit de sa maison. Lorsqu’il récitait le verset : « N’est-Il pas capable de redonner la vie aux morts ? » [Sourate al-Qiyamah : 42], il disait : « Gloire à Toi, alors pourquoi pas ? » On l’a interrogé à ce sujet, et il a répondu : « Je l’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Dawud a dit : Ahmad (b. Hanbal) a dit : J’aime que l’on récite dans la prière obligatoire les invocations qui se trouvent dans le Coran
- Sunan Abu Dawud, n°888
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Je n’ai jamais prié derrière quelqu’un après le Messager d’Allah ﷺ une prière semblable à celle du Messager d’Allah ﷺ, sauf derrière ce jeune homme, c’est-à-dire Umar ibn AbdulAziz. Nous avons estimé qu’il récitait la glorification dix fois pendant son inclinaison et dix fois pendant sa prosternation. Abu Dawud a dit : Ahmad b. Salih a dit : Je lui ai demandé (‘Abd Allah) si le nom était Manus ou Mabus. Il a répondu : ‘Abd al-Razzaq disait Mabus, mais je me souviens de Manus (c’est-à-dire le rapporteur Wahb b. Manus). Ce sont les paroles d’Ibn Rafi’. Cela a aussi été rapporté par Ahmad d’après Sa’id b. Jubair, d’après Anas b. Malik
- Sunan Abu Dawud, n°928
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de perte dans la prière ni dans le salut. » Ahmad ibn Hanbal a expliqué : Je pense que cela signifie que tu ne salues pas et que personne ne te salue. La perte d’un homme dans sa prière, c’est qu’il reste dans le doute à la fin de celle-ci
- Sunan Abu Dawud, n°963
Rapporté par Abu Humaid al-Sa’idi (en présence de dix compagnons du Prophète) : Je connais mieux que vous tous la façon dont le Messager d’Allah ﷺ priait. Ils ont dit : « Décris-la. » Le narrateur a alors rapporté la tradition en disant : il repliait les orteils de ses pieds en direction de la qibla lorsqu’il se prosternait, puis il disait « Allah est le plus grand », relevait la tête, pliait son pied gauche et s’asseyait dessus, et il faisait de même lors de la deuxième unité de prière. Le narrateur a ensuite transmis la tradition et ajouté : lors de la prosternation (c’est-à-dire la rak‘a) qui se terminait par la salutation, il s’asseyait sur la hanche du côté gauche. Ahmad (ibn Hanbal) a ajouté : ils ont dit : « Tu as raison. C’est ainsi qu’il priait. » Ahmed et Musaddad n’ont pas mentionné dans leurs versions la façon dont il s’asseyait après avoir accompli deux unités de prière
- Sunan Abu Dawud, n°972
Rapporté par Abu Musa al-Ash’ari : Hittan ibn Abdullah ar-Ruqashi a dit : Abu Musa al-Ash’ari nous a dirigés dans la prière. Lorsqu’il s’est assis à la fin de sa prière, l’un des gens a dit : « La prière a été établie par la vertu et la pureté. » Quand Abu Musa est revenu (de sa prière ou l’a terminée), il s’est tourné vers les gens et a dit : « Qui parmi vous a prononcé ces paroles ? » Les gens sont restés silencieux. « Qui parmi vous a prononcé ces paroles ? » Les gens sont restés silencieux. Il a dit : « C’est peut-être toi, Hittan. » Il a répondu : « Ce n’est pas moi. J’ai eu peur que tu me punisses. » L’un des gens a dit : « C’est moi qui les ai dites et je n’avais aucune mauvaise intention. » Abu Musa a dit : « Ne savez-vous pas comment vous devez parler dans votre prière ? Le Messager d’Allah ﷺ nous a enseignés, nous a expliqué notre façon de faire et nous a appris notre prière. Il a dit : Lorsque vous priez en groupe, alignez vos rangs, puis l’un de vous doit diriger la prière. Quand il dit le takbir (“Allah est le plus grand”), dites le takbir, et quand il récite les versets “Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni ceux qui se sont égarés” (c’est-à-dire la fin de la sourate 1), dites Amin ; Allah vous accordera Sa faveur. Quand il dit “Allah est le plus grand” et s’incline, dites “Allah est le plus grand” et inclinez-vous, car l’imam s’incline avant vous et se relève avant vous. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “C’est pour cela.” Quand il dit “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, qu’Allah soit loué”, Allah vous écoutera, car Allah, le Très-Haut, a dit par la langue de Son Prophète ﷺ : “Allah entend celui qui Le loue.” Quand il dit “Allah est le plus grand” et se prosterne, dites “Allah est le plus grand” et prosternez-vous, car l’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “C’est pour cela.” Quand il s’assied, que chacun de vous dise : “Les louanges de la langue, toutes les bonnes choses et les actes d’adoration reviennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.” » Cette version d’Ahmad ne mentionne pas les mots « et Sa bénédiction » ni la phrase « et j’atteste » ; elle contient plutôt les mots « que Muhammad… »
- Sunan Abu Dawud, n°992
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit, selon la version d’Ahmad ibn Hanbal, de s’asseoir pendant la prière en s’appuyant sur sa main. Selon la version d’Ibn Shibwayh, il a interdit à un homme de s’appuyer sur sa main pendant la prière. Selon la version d’Ibn Rafi', il a interdit à un homme de prier en s’appuyant sur sa main, et il a mentionné cette tradition dans le chapitre sur « Relever la tête après la prosternation ». Selon la version d’Ibn AbdulMalik, il a interdit à un homme de s’appuyer sur sa main quand il se relève après la prosternation
- Sunan Abu Dawud, n°1004
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Raccourcir la salutation est une sunna (recommandée). » Le rapporteur ‘Isa a dit : Ibn al-Mubarak m’a interdit de rapporter ce hadith comme une parole du Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Abu ‘Umar ‘Isa b. Yunus al-Fakhuri al-Ramil dire : Quand al-Firyabi est revenu de La Mecque, il a cessé de rapporter ce hadith comme une parole du Prophète ﷺ. Il a dit : Ahmad b. Hanbal a interdit de rapporter ce hadith directement du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1015
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ a terminé deux rak‘as d’une prière obligatoire, un homme lui a demandé : « Messager d’Allah, la prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ? » Il a répondu : « Je n’ai rien fait de tout cela. » Les gens ont dit : « Messager d’Allah, tu l’as fait. » Il a donc accompli deux autres rak‘as de prière et n’a pas fait deux prosternations pour l’oubli. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Dawud al-Hussain d’après Abu Sufyan, affranchi d’Ibn Abi Ahmad, d’après Abu Hurairah, du Prophète ﷺ. Cette version dit : Il a ensuite fait deux prosternations alors qu’il était assis après la salutation
- Sunan Abu Dawud, n°1184
Rapporté par Samurah ibn Jundub رضي الله عنه : Alors qu’un garçon des Ansar et moi tirions des flèches sur deux cibles, les gens aperçurent le soleil à deux ou trois lances au-dessus de l’horizon. Il devint noir comme l’herbe noire appelée tannumah. L’un de nous dit à l’autre : « Allons à la mosquée ; par Allah, cet événement du soleil va sûrement annoncer quelque chose de nouveau dans la communauté du Messager d’Allah ﷺ. » En arrivant, nous vîmes que le Prophète était déjà sorti. Il avança longuement dans la prière, mais nous n’entendions pas sa voix. Il s’inclina longuement, mais nous n’entendions pas sa voix. Il se prosterna avec nous, prolongeant la prosternation plus que jamais auparavant, mais nous n’entendions pas sa voix. Il fit de même lors de la deuxième unité. Le soleil redevint clair lorsqu’il s’assit après la deuxième unité, puis il prononça la salutation. Ensuite, il se leva, loua Allah, Le glorifia, attesta qu’il n’y a de dieu qu’Allah et qu’il était Son serviteur et Son Messager. Ahmad ibn Yunus a ensuite rapporté le sermon du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1231
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ est resté quinze jours à La Mecque l’année de la Conquête, en raccourcissant la prière. Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été rapporté par ‘Abdah ibn Sulaiman, Ahmad ibn Khalid al-Wahbi et Salamah ibn Fadli d’après Ibn Ishaq, mais ils n’ont pas mentionné le nom d’Ibn Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°1290
Rapporté par Umm Hani bint Abu Talib رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a prié le jour de la conquête de La Mecque huit rak‘as, en saluant après chaque deux rak‘as. Abu Dawud a dit : Ahmad ibn Salih a dit que le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du Duha le jour de la conquête de La Mecque, et il a rapporté quelque chose de similaire. Ibn al-Sarh a rapporté qu’Umm Hani a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est entré chez moi. Cette version ne mentionne pas la prière du Duha
- Sunan Abu Dawud, n°1362
‘Abd Allah b. Abi Qais a dit qu’il a demandé à Aishah رضي الله عنها : Combien de rak‘at le Messager d’Allah ﷺ priait-il pour le witr ? Elle a répondu : Il faisait le witr avec quatre et trois, six et trois, huit et trois, et dix et trois rak‘at, jamais moins de sept ni plus de treize. Le narrateur Ahmad a ajouté dans sa version : Il ne faisait pas le witr avec deux rak‘at avant l’aube. J’ai demandé : Avec quoi faisait-il le witr ? Elle a répondu : Il ne le délaissait jamais. La version d’Ahmad ne mentionne pas les mots « six et trois rak‘at »
- Sunan Abu Dawud, n°1391
Khaithamah rapporte que ‘Abd Allah b. ‘Amr رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Récite le Coran en un mois. » J’ai dit : « J’ai plus d’énergie. » Il a dit : « Récite-le en trois jours. » Abu ‘Ali a dit : J’ai entendu Abu Dawud dire : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Le rapporteur ‘Isa b. Shadhan est une personne saine d’esprit
- Sunan Abu Dawud, n°1621
Abd Allah ibn Tha’labah a dit (le narrateur Ahmad ibn Salih a précisé : Il, c’est-à-dire “Abd al-Razzaq, a dit : Il est ‘Adawl. Abu Dawud a dit : Ahmed ibn Salih a dit : Il est ‘Adhri) : Le Messager d’Allah ﷺ a prononcé un discours deux jours avant la fin du jeûne (‘Id). Il a ensuite transmis la tradition comme celle d’al Muqri (‘Abd Allah ibn Yazid)
- Sunan Abu Dawud, n°1837
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait pratiquer la saignée sur le dessus du pied à cause d’une douleur, alors qu’il était en état de sacralisation (ihram). Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad dire : « Ibn Abi ‘Arubah l’a rapporté sous forme mursal », c’est-à-dire de Qatadah
- Sunan Abu Dawud, n°1927
Ce même récit a été transmis par Al Zuhri via une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : « Chaque prière avec un iqamah. » Ahmad rapporte d’après Waki’ : « Il a accompli chaque prière avec un seul iqamah. »
- Sunan Abu Dawud, n°2071
Rapporté par Al-Miswar ibn Makramah رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur la chaire : « Les Banu Hashim ibn al-Mughirah m’ont demandé la permission de marier leur fille à ‘Ali ibn Abi Talib. Mais je ne permets pas, encore une fois, je ne permets pas, encore une fois, je ne permets pas, sauf si Ibn Abi Talib divorce de ma fille et épouse leur fille. Ma fille fait partie de moi, ce qui la dérange me dérange, et ce qui la blesse me blesse. » Les détails complets se trouvent dans le récit rapporté par Ahmad
- Sunan Abu Dawud, n°2188
La tradition mentionnée plus haut (n°2182) a aussi été rapportée par Ali (ibn al-Mubarak) selon une autre chaîne de transmetteurs, avec le même sens. Cette version ajoute : Ibn Abbas رضي الله عنه a dit : « Il te reste encore un prononcé de divorce. Le Messager d’Allah ﷺ a pris la même décision. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : ‘Abd al-Razzaq a dit qu’Ibn al-Mubarak a demandé à Ma’mar : « Qui est ce Abu al-Hasan ? » Il portait une grosse pierre. Abu Dawud a dit : Al-Zuhri a rapporté des traditions de ce Abu al-Hasan. Al-Zuhri a dit : Il était juriste, et al-Zuhri a rapporté beaucoup de traditions de lui. Abu Dawud a dit : Abu al-Hasan est un narrateur bien connu. Cette tradition n’est pas appliquée
- Sunan Abu Dawud, n°2198
Abu Dawud a dit : « L’avis d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est mentionné dans la tradition suivante. Ahmad bin Salih et Muhammad bin Yahya ont rapporté (c’est la version d’Ahmad bin Salih) de ‘Abd Ar Razzaq, de Ma’mar, d’Al Zuhri, de Abu Salamah bin Abd Al Rahman bin ‘Awf et Muhammad bin ‘Abd Al Rahman bin Thawban, de Muhammad bin Iyas, qu’Ibn ‘Abbas, Abu Huraira et ‘Abd Allah bin ‘Amr bin Al ‘As رضي الله عنهم ont été interrogés au sujet d’une vierge divorcée trois fois par son mari. Ils ont tous dit : “Elle n’est pas permise pour lui tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Abu Dawud a dit : Malik a rapporté de Yahya bin Sa’id, de Bukair bin Al Ashajj, de Mu’awiyah bin Abi ‘Ayyash, qui était présent lorsque Muhammad bin Iyas bin Al Bukair est allé voir Ibn Al Zubair et Asim ibn ‘Umar. Il leur a posé la question à ce sujet. Ils ont répondu : “Va voir Ibn ‘Abbas et Abu Huraira, je les ai laissés avec A’ishah رضي الله عنها.” Il a ensuite raconté le reste de la tradition. Abu Dawud a dit : La parole d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est : “Le divorce par trois prononcés sépare la femme de son mari, que le mariage ait été consommé ou non, l’ancien mari ne lui est pas permis tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Cette déclaration est semblable à la tradition qui traite de l’échange d’argent. Dans cette tradition, le narrateur a dit : “Ibn ‘Abbas est revenu sur son avis.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2236
Rapporté par Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها : Barirah a été affranchie alors qu’elle était l’épouse de Mughith, un esclave de la famille d’Abu Ahmad. Le Messager d’Allah ﷺ lui a laissé le choix et lui a dit : « S’il a eu des rapports avec toi, alors tu n’as plus le choix. »
- Sunan Abu Dawud, n°2241
Rapporté par Al-Harith ibn Qays al-Asadi رضي الله عنه : J’ai embrassé l’islam alors que j’avais huit femmes. J’en ai parlé au Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ m’a dit : « Choisis-en quatre. » Abu Dawud a dit : Cette tradition nous a aussi été rapportée par Ahmad b. Ibrahim, de Hushaim, qui a dit : Qais b. al-Harith au lieu de al-Harith b. Qais. Ahmad b. Ibrahim a dit : C’est bien Qais b. al-Harith
- Sunan Abu Dawud, n°2268
Rapporté par Ibn Shihab, selon une autre chaîne de transmission, sur le même sujet : Cette version ajoute : « Elle a dit : “Il est entré chez moi, l’air content, le visage illuminé.” » Abu Dawud a dit : « Ibn ‘Uyainah n’a pas retenu les mots “le visage illuminé”. » Abu Dawud a dit : « Les mots “le visage illuminé” ont été rapportés par Ibn ‘Uyainah lui-même. Il ne les a pas entendus d’Al Zuhri, mais d’une autre personne. Les mots “le visage illuminé” figurent dans le récit rapporté par Al Laith et d’autres. » Abu Dawud a dit : « J’ai entendu Ahmad bin Salih dire : “Usamah était très noir, comme du goudron, et Zayd était blanc comme du coton.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2305
Rapporté par Umm Hakim, fille de Usayd رضي الله عنها, selon sa mère : « Son mari est décédé alors qu’elle souffrait des yeux. Elle a donc appliqué du khôl (jala’). Ahmad a dit : La version correcte est “khôl brillant (kuhl al-jala’)”. Elle a envoyé sa servante demander à Umm Salamah رضي الله عنها si elle pouvait utiliser ce khôl. Umm Salamah a répondu : “N’en mets pas, sauf en cas de réelle nécessité qui te fait souffrir. Dans ce cas, tu peux en mettre la nuit, mais enlève-le le jour.” Umm Salamah a ajouté : “Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir après la mort d’Abu Salamah, et j’avais mis du jus d’aloès dans mon œil. Il a demandé : ‘Qu’est-ce que c’est, Umm Salamah ?’ J’ai répondu : ‘C’est seulement du jus d’aloès, sans parfum.’ Il a dit : ‘Cela donne de l’éclat au visage, alors applique-le seulement la nuit et enlève-le le jour, et ne te parfume pas avec du henné, car c’est une teinture.’ J’ai demandé : ‘Que dois-je utiliser pour me coiffer, Messager d’Allah ?’ Il a répondu : ‘Utilise des feuilles de jujubier et enduis bien ta tête avec.’ »
- Sunan Abu Dawud, n°2331
Rapporté par Ahmad ibn ‘Abd al-Wahid : D’après Abu Mushir. Il a dit : Sa‘id, c’est-à-dire Ibn ‘Abd al-‘Aziz, a dit : Le sens du mot « sirraha » est « au début du mois »
- Sunan Abu Dawud, n°2362
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un ne renonce pas au mensonge et à agir selon celui-ci, Allah n’a pas besoin qu’il s’abstienne de manger et de boire. » Le narrateur Ahmad (b. Yunus) a dit : J’ai appris la chaîne de transmission de Ibn Abi Dhi'b, et un homme à côté de lui m’a expliqué la tradition. Je pense que c’était son cousin
- Sunan Abu Dawud, n°2400
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un meurt alors qu’il lui reste des jours de jeûne à accomplir (qu’il n’a pas pu faire), son héritier doit jeûner à sa place. » Abu Dawud a dit : Cela concerne le jeûne qu’un homme a fait vœu d’accomplir ; et c’est l’avis d’Ahmad b. Hanbal
- Sunan Abu Dawud, n°2690
Rapporté par Omar ibn Al Khattab رضي الله عنه : Lors de la bataille de Badr, le Prophète ﷺ accepta une rançon. Alors Allah le Très-Haut fit descendre : « Il n’est pas convenable pour un Prophète d’avoir des prisonniers de guerre avant d’avoir complètement dominé le pays. Vous voulez les biens de ce monde, mais Allah veut l’Au-delà. » Et Allah est puissant et sage. S’il n’y avait pas eu une prescription antérieure d’Allah, un châtiment sévère vous aurait touchés pour la rançon que vous avez prise. Ensuite, Allah a rendu licite le butin de guerre. Abu Dawud a dit : J’ai entendu qu’Ahmad ibn Hanbal fut interrogé sur le nom de Abu Nuh. Il répondit : « Que veux-tu faire de son nom ? Son nom est mauvais. » Abu Dawud a dit : Le nom de Abu Nuh est Qurad. Ce qui est correct, c’est que son nom est ‘Abd Al Rahman ibn Ghazwan
- Sunan Abu Dawud, n°2775
Rapporté par Sa’d ibn Abu Waqqas رضي الله عنه : Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah ﷺ de La Mecque en direction de Médine. Quand nous étions près d’Azwara’, il est descendu, a levé les mains et a invoqué Allah un moment, puis il s’est prosterné longuement. Ensuite, il s’est relevé, a levé les mains un moment, puis s’est prosterné longuement. Il s’est encore relevé, a levé les mains un moment, puis s’est prosterné. Ahmad a mentionné cela trois fois. Il a ensuite dit : « J’ai supplié mon Seigneur et intercédé pour ma communauté, et Il m’a accordé un tiers de ma communauté, alors je me suis prosterné en reconnaissance envers mon Seigneur. Puis j’ai relevé la tête, supplié mon Seigneur pour ma communauté, et Il m’a accordé un autre tiers, alors je me suis prosterné en reconnaissance envers mon Seigneur. Puis j’ai relevé la tête, supplié mon Seigneur pour ma communauté, et Il m’a accordé le dernier tiers, alors je me suis prosterné en reconnaissance envers mon Seigneur. » Abu Dawud a dit : Quand Ahmad ibn Salih nous a rapporté ce hadith, il a omis le nom d’Ash’ath ibn Ishaq, mais Musa ibn Sahl al-Ramli nous l’a rapporté par son intermédiaire
- Sunan Abu Dawud, n°2834
Rapporté par Umm Kurz al-Ka'biyyah رضي الله عنها : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « On doit sacrifier deux moutons semblables pour un garçon et un pour une fille. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : Le mot arabe « mukafi’atani » signifie « semblables (en âge) » ou « qui se ressemblent »
- Sunan Abu Dawud, n°2927
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Sa’id a dit : Omar ibn al-Khattab a dit : « Le prix du sang revient à la famille de la personne tuée, et la femme n’hérite pas du prix du sang de son mari. » Ad-Dahhak ibn Sufyan a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a écrit pour que je donne une part du prix du sang à la femme de Ashyam ad-Dubabi, après la mort de son mari. » Alors Omar a changé d’avis. Ahmad ibn Salih a dit : AbdurRazzaq nous a transmis ce récit de Ma’mar, de az-Zuhri, d’après Sa’id. Dans cette version, il est dit : Le Prophète ﷺ l’a nommé gouverneur des bédouins
- Sunan Abu Dawud, n°3024
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : « Lorsque le Prophète ﷺ est entré à La Mecque, il a laissé Al-Zubair bin Al-Awwam, Abu ‘Ubaidah bin Al-Jarrah et Khalid bin Al-Walid à cheval, puis il a dit : “Abu Huraira, appelle les Ansar.” Il a dit : “Allez par ici. Quiconque se présente devant vous, tuez-le.” Un homme a dit : “Les Quraysh n’existeront plus après aujourd’hui.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui entre dans une maison est en sécurité, celui qui jette son arme est en sécurité.” Les chefs des Quraysh ont voulu se réfugier dans la Ka’bah, ils y sont entrés et elle était pleine d’eux. Le Prophète ﷺ a fait le tour de la Ka’bah et a prié derrière la station. Puis il a tenu les côtés de la porte (de la Ka’bah). Les gens sont sortis et ont prêté serment d’allégeance au Prophète ﷺ pour l’islam. » Abu Dawud a dit : « J’ai entendu Ahmad bin Hanbal, interrogé par un homme : “La Mecque a-t-elle été prise par la force ?” Il a répondu : “En quoi cela te dérange-t-il, peu importe comment ?” L’homme a dit : “Alors, par la paix ?” Il a répondu : “Non.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3040
‘Ali a dit : « Si je survis pour les chrétiens de Banu Taghlib, je tuerai les combattants et ferai prisonniers les enfants, car j’avais rédigé un document entre eux et le Prophète ﷺ stipulant qu’ils ne devaient pas faire de leurs enfants des chrétiens. » Abu Dawud a dit : « Ceci est une tradition rejetée (munkar) et il m’est parvenu d’Ahmad (bin Hanbal) qu’il la rejetait fortement. Abu ‘Ali a dit : “Abu Dawud n’a pas présenté cette tradition lors de sa seconde lecture.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3162
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été rapportée par Abu Huraira رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs avec le même sens. Abu Dawud a dit : Ceci a été abrogé. Quand Ahmad ibn Hanbal a été interrogé sur le fait de prendre un bain après avoir lavé un mort, je l’ai entendu dire : Les ablutions suffisent. Abu Dawud a ajouté : Le narrateur Abu Salih a mentionné le narrateur Ishaq, le client de Za’idah, entre lui et Abu Huraira. Il a dit : La tradition de Mus’ab est faible. Elle contient beaucoup de choses qui ne sont pas pratiquées
- Sunan Abu Dawud, n°3200
Ali ibn Shammakh a dit : J’étais présent avec Marwan qui a demandé à Abou Hourayra : « As-tu entendu comment le Messager d’Allah ﷺ priait sur les morts ? » Il a répondu : « Même avec les paroles que tu as dites. » (Le narrateur précise : Ils s’étaient disputés avant cela.) Abou Hourayra a dit : « Ô Allah, Tu es son Seigneur. Tu l’as créé, Tu l’as guidé vers l’islam, Tu as repris son âme et Tu connais mieux son intérieur et son extérieur. Nous sommes venus intercéder pour lui, alors pardonne-lui. » Abou Dawud a dit : Shu’bah s’est trompé sur le nom de Ali ibn Shammakh. Dans sa version, il a dit : Uthman ibn Shammas. Abou Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Ibrahim al-Mawsili dire qu’Ahmad ibn Hanbal disait : À chaque réunion à laquelle j’ai assisté avec Hammad ibn Zayd, il interdisait de rapporter ce hadith de Abd al-Warith et Ja’far ibn Sulayman
- Sunan Abu Dawud, n°3238
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : On a amené au Messager d’Allah ﷺ un homme en état d’ihram qui avait été jeté à terre par sa chamelle, s’était brisé le cou et était mort. Il a alors dit : « Enveloppez-le dans ses deux vêtements, lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus, mais ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en récitant la talbiyah. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Il y a cinq règles dans ce hadith : « Enveloppez-le dans ses deux vêtements », c’est-à-dire que le mort doit être enveloppé dans ses deux vêtements. « Lavez-le avec de l’eau et des feuilles de lotus », c’est-à-dire que le lavage doit toujours se faire avec des feuilles de lotus. Ne mettez aucun parfum près de lui. Le linceul doit être pris sur les biens du défunt
- Sunan Abu Dawud, n°3274
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un serment ou un vœu concernant quelque chose sur laquelle une personne n’a aucun contrôle, ou qui consiste à désobéir à Allah, ou à rompre les liens de parenté, n’est pas obligatoire. Si quelqu’un fait un serment puis estime qu’autre chose est meilleure, il doit l’abandonner et faire ce qui est mieux, car abandonner ce serment en est l’expiation. » Abu Dawud a dit : Toutes les traditions authentiques du Prophète ﷺ disent : « Il doit faire l’expiation de son serment », sauf celles qui ne sont pas fiables. Abu Dawud a dit : J’ai dit à Ahmad : Yahya ibn Sa’id (al-Qattan) a rapporté cette tradition de Yahya ibn Ubaid Allah. Il (Ahmad ibn Hanbal) a dit : Mais il l’a abandonnée après cela, et il était capable de le faire. Ahmad a dit : Les traditions de Yahya ibn Ubaid Allah sont rejetées (munkar) et son père n’est pas connu
- Sunan Abu Dawud, n°3277
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Samurah : Le Prophète ﷺ m’a dit : « ‘Abd al-Rahman b. Samurah, si tu fais un serment et que tu estimes qu’autre chose est meilleure, alors fais ce qui est meilleur et expie ton serment. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad (b. Hanbal) autoriser d’expier le serment avant de le rompre
- Sunan Abu Dawud, n°3291
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par al-Zuhri par une autre chaîne de transmetteurs avec le même sens. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Shabbuyah dire : Ibn al-Mubarak a dit à propos de cette tradition qu’Abu Salamah l’a transmise. Cela indique qu’al-Zuhri ne l’a pas entendue d’Abu Salamah. Ahmad b. Muhammad a dit : Ceci est confirmé par ce qu’Ayyub b. Sulaiman nous a rapporté. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : J’ai corrompu cette tradition pour nous. On lui a demandé : Penses-tu que cette tradition a été corrompue ? Est-ce qu’une autre personne qu’Ibn Abi Uwais l’a transmise ? Il a répondu : Ayyub était aussi fiable que lui, et Ayyub l’a transmise
- Sunan Abu Dawud, n°3292
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il ne faut pas faire de vœu pour un acte de désobéissance, et l’expiation pour cela est la même que pour un serment. » Ahmad b. Muhammad al-Marwazi a dit : La chaîne correcte de cette tradition est : ‘Ali b. al-Mubarak, de Yahya b. Abi Kathir, de Muhammad b. al-Zubair, de son père, d’après ‘Imran b. Husain, du Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : Par cela, il (al-Marwazi) veut dire que le narrateur Sulaiman b. Arqam s’est trompé à propos de cette tradition. Al-Zuhri l’a rapportée de lui puis l’a transmise (en omettant son nom) d’Abu Salamah, d’après Aishah. Abu Dawud a dit : Baqiyyah l’a transmise d’al-Awza’i, de Yahya, de Muhammad b. al-Zubair avec une chaîne similaire à celle d’Ibn al-Mubarak
- Sunan Abu Dawud, n°3340
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Le poids de référence est celui des gens de La Mecque, et la mesure de référence est celle des gens de Médine. » Abu Dawud a dit : Al-Firyabi et Abu Ahmad l’ont aussi transmis de Sufyan de façon similaire, et (Ibn Dukain) est d’accord avec eux sur le texte. La version de Abu Ahmad dit : « d’après Ibn ‘Abbas » au lieu de Ibn ‘Umar. Cela a aussi été transmis par al-Walid ibn Muslim d’après Hanzalah. Cette version dit : « le poids de Médine et la mesure de La Mecque. » Abu Dawud a dit : Il y a une variation dans le texte de la version rapportée par Malik ibn Dinar d’après ‘Ata’ du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3351
Rapporté par Fudalah ibn Ubayd : On apporta au Prophète ﷺ un collier composé d’or et de perles. (Les rapporteurs Abu Bakr et (Ahmad) Ibn Mani' ont précisé : les perles étaient serties dans l’or, et un homme l’acheta pour neuf ou sept dinars.) Le Prophète ﷺ dit : « (Il ne doit pas être vendu) tant que chaque élément n’a pas été évalué séparément. » Le rapporteur dit : Il le rendit jusqu’à ce que les éléments soient évalués séparément. Le rapporteur Ibn Asa a dit : Par cela, je voulais parler du commerce. Abu Dawud a précisé : Le mot hijarah (pierre) était noté dans son carnet auparavant, mais il l’a changé et a rapporté tijarah (commerce)
- Sunan Abu Dawud, n°3447
Rapporté par Ma’mar ibn Abi Ma’mar, un des enfants de ‘Adi ibn Ka’b : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Personne ne doit stocker des marchandises pour faire monter leur prix, sauf un pécheur. J’ai dit à Sa’id ibn al-Musayyab : Tu stockes des marchandises pour faire monter leur prix. Il a dit : Ma’mar avait l’habitude de stocker des marchandises jusqu’à ce que leur prix augmente. Abu Dawud a dit : J’ai demandé à Ahmad ibn Hanbal : Qu’est-ce que la rétention (hukrah) ? Il a répondu : Ce dont les gens ont besoin pour vivre. Abu Dawud a dit : Al-Awza’i a dit : Un muhtakir (celui qui fait de la rétention) est celui qui retient l’approvisionnement au marché
- Sunan Abu Dawud, n°3448
Qatadah a dit : La rétention ne concerne pas les dattes sèches. Ibn al-Muthanna a dit que Yahya ibn Fayyad a rapporté cela d’al-Hasan. Nous (Ibn al-Muthanna) lui avons dit (à Yahya) : Ne dis pas : « d’après al-Hasan ». Abu Dawud a dit : Ce récit, selon nous, est faux. Abu Dawud a dit : Sa’id ibn al-Musayyab stockait des noyaux, du fourrage et des graines. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Yunus dire : J’ai demandé à Sufyan à propos du stockage du fourrage. Il a répondu : Les gens d’autrefois n’aimaient pas cela. J’ai demandé à Abu Bakr ibn ‘Ayyash à ce sujet. Il a répondu : Stocke-le
- Sunan Abu Dawud, n°3594
Rapporté par Abu Hurayrah : Le Prophète ﷺ a dit : « La réconciliation entre musulmans est permise. » Le narrateur Ahmad a ajouté dans sa version : « sauf la réconciliation qui rend licite ce qui est illicite et illicite ce qui est licite. » Sulayman ibn Dawud a ajouté : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les musulmans respectent leurs engagements. »
- Sunan Abu Dawud, n°3682
‘A’ishah رضي الله عنها a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet du bit’. Il a répondu : « Toute boisson alcoolisée qui enivre est interdite. » Abu Dawud a dit : J’ai lu ce hadith à Yazid ibn ‘Abd Rabbihi al-Jurjisi. Muhammad ibn Hard t’a rapporté ce hadith de al-Zabidi, de al-Zuhri, selon sa chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : Le bit’ est le nabidh à base de miel que les gens du Yémen buvaient. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : Il n’y a de dieu qu’Allah. Il n’y avait personne de plus fort en mémoire et semblable à al-Jurjisi parmi les gens de Hims
- Sunan Abu Dawud, n°3822
Jabir b. ‘Abd Allah a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui mange de l’ail ou de l’oignon doit s’éloigner de nous. » Ou il a dit : « Il doit s’éloigner de notre mosquée ou rester chez lui. » Un plat contenant des légumes verts lui a été apporté, et en remarquant une odeur, il a demandé ce que c’était. On lui a dit qu’il y avait des légumes. Il a alors dit : « Approchez-le », à l’un de ses compagnons qui était avec lui. Quand il l’a vu, il a refusé d’en manger et a dit : « Mange, car moi, je converse intimement avec Celui avec qui vous ne conversez pas. » Ahmad b. Salih a dit : Ibn Wahb a expliqué que le mot badr signifie plat
- Sunan Abu Dawud, n°3885
Rapporté par Thabit ibn Qays ibn Shammas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est entré auprès de Thabit ibn Qays. Dans la version d’Ahmad ibn Salih : alors qu’il était malade, le Prophète ﷺ a dit : « Ô Seigneur des hommes, enlève le mal de Thabit ibn Qays ibn Shammas. » Il a ensuite pris un peu de poussière de Bathan, l’a mise dans un bol, l’a mélangée avec de l’eau, a soufflé dedans, puis l’a versée sur lui. Abu Dawud a dit : Ibn al-Sarh a dit : Yusuf bin Muhammad est correct (et non Muhammad bin Yusuf)
- Sunan Abu Dawud, n°3948
Rapporté par ath-Thalabb, d’après son père : Un homme a affranchi sa part dans un esclave. Le Prophète ﷺ ne lui a pas imposé d’affranchir le reste. Ahmad a dit : Le nom Ibn al-Thalabb se prononce avec un ta’ (et non avec tha). Comme Shu‘bah ne pouvait pas prononcer ta, il disait tha
- Sunan Abu Dawud, n°4001
Rapporté par Umm Salamah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ récitait : « Au nom d’Allah, le Maître et Soutien des mondes ; le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ; Maître du Jour du Jugement », en séparant chaque verset les uns après les autres. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad (ibn Hanbal) dire : La première lecture est : Maliki yawmi’l-din
- Sunan Abu Dawud, n°4171
Sa’id ibn Jubair رضي الله عنه a dit : Il n’y a pas de mal à attacher les cheveux avec des fils de soie ou de laine. Abu Dawud a dit : Il semble qu’il considérait que ce qui est interdit, c’est d’ajouter les cheveux d’autres femmes. Abu Dawud a dit : Ahmad ibn Hanbal disait : Il n’y a pas de mal à attacher les cheveux avec des fils de soie ou de laine
- Sunan Abu Dawud, n°4363
Rapporté par Abu Bakr : Abu Barzah a dit : J’étais avec Abu Bakr. Il s’est mis en colère contre un homme et a prononcé des paroles dures. J’ai dit : « Me permets-tu, Calife du Messager d’Allah ﷺ, de lui trancher la tête ? » Ces mots ont calmé sa colère ; il s’est levé et est rentré. Il m’a ensuite fait appeler et a dit : « Qu’as-tu dit tout à l’heure ? » J’ai répondu : « J’ai dit : Permets-moi de lui trancher la tête. » Il a dit : « Le ferais-tu si je te l’ordonnais ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Non, par Allah, cela n’est permis à personne après Muhammad ﷺ. » Abu Dawud a dit : Ceci est la version de Yazid. Ahmad ibn Hanbal a dit : C’est-à-dire qu’Abu Bakr n’a pas le droit de tuer un homme sauf pour trois raisons que le Messager d’Allah ﷺ a mentionnées : l’incroyance après la foi, l’adultère après le mariage, ou le meurtre d’un homme sans raison. Le Prophète ﷺ, lui, avait ce pouvoir
- Sunan Abu Dawud, n°4393
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été rapportée par Jabir par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : « On ne coupe pas la main à celui qui arrache quelque chose. » (Abu Dawud a dit : Ibn Juraij n’a pas entendu ces deux traditions d’Abu al-Zubair, Ahmad b. Hanbal m’a informé qu’Ibn Juraij les a entendues de Yasin al-Zayyat. Abu Dawud a dit : Al-Mughirah b. Muslim l’a rapportée d’Abu al-Zubair, de Jabir, du Prophète ﷺ)
- Sunan Abu Dawud, n°4505
Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : Lorsque La Mecque fut conquise, le Messager d’Allah ﷺ se leva et dit : « Si un proche de quelqu’un est tué, il aura le choix entre deux choses : soit le meurtrier paie le prix du sang, soit il sera tué. » Un homme du Yémen nommé Abu Shah se leva et dit : « Écris pour moi, Messager d’Allah. » Le narrateur al-‘Abbas ibn al-Walid dit : « Écrivez pour moi, vous tous. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Écrivez pour Abu Shah. » Telles sont les paroles rapportées par Ahmad. Abu Dawud a dit : « Écrivez pour moi », c’est-à-dire l’adresse du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4530
Rapporté par Qays ibn Abbad : Ashtar et moi sommes allés voir Ali رضي الله عنه et lui avons demandé : « Le Messager d’Allah ﷺ t’a-t-il donné une instruction particulière qu’il n’a pas donnée aux autres ? » Il répondit : « Non, sauf ce qui est dans ce document. » Musaddad dit : Il sortit alors un document. Ahmad dit : Un document tiré du fourreau de son épée. Il contenait : « La vie de tous les musulmans est égale ; ils forment un seul groupe contre les autres ; le plus humble d’entre eux peut accorder la protection. Attention, un musulman ne doit pas être tué pour un non-croyant, ni une personne sous pacte tant que son pacte tient. Celui qui introduit une innovation en portera la responsabilité. Celui qui introduit une innovation ou protège un homme qui en introduit une (dans la religion) est maudit par Allah, par Ses anges et par tous les gens. » Musaddad dit : Dans la version d’Ibn Abu Urubah, il a sorti un document
- Sunan Abu Dawud, n°4595
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Al-Rubayyi’, la sœur d’Anas ibn al-Nadr, a cassé une dent de devant d’une femme. Ils sont venus voir le Prophète ﷺ. Il a jugé selon le Livre d’Allah que la loi du talion devait s’appliquer. Anas ibn al-Nadr a dit : « Je jure par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, sa dent ne sera pas cassée aujourd’hui. » Il répondit : « Anas ! Le décret d’Allah, c’est la loi du talion. » Mais les gens ont accepté une compensation, alors le Prophète ﷺ a dit : « Parmi les serviteurs d’Allah, il y en a qui, s’ils invoquent Allah, Il leur accorde ce qu’ils demandent. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : On lui a demandé : « Comment applique-t-on la loi du talion pour une dent ? » Il a répondu : « On la lime avec une lime. »
- Sunan Abu Dawud, n°4701
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Adam et Moïse ont eu une discussion. Moïse a dit : “Adam, tu es notre père. Tu nous as privés et tu nous as fait sortir du Paradis.” Adam a répondu : “Tu es Moïse, Allah t’a choisi pour Sa parole et a écrit la Torah pour toi de Sa propre main. Me reproches-tu une action qu’Allah avait déjà décidée pour moi quarante ans avant de me créer ?” Ainsi, Adam a eu le dessus sur Moïse dans la discussion. » Ahmad b. Salih a rapporté cela de ‘Amr, de Tawus, qui l’a entendu d’Abu Huraira
- Sunan Abu Dawud, n°4912
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est pas permis à un croyant de s’éloigner d’un autre croyant plus de trois jours. Si trois jours passent, il doit aller à sa rencontre et le saluer. S’il répond à la salutation, ils partageront la récompense ; mais s’il ne répond pas, il portera son péché (selon la version d’Ahmad) et celui qui a salué sera innocent du péché de la rupture. »
- Sunan Abu Dawud, n°4920
Rapporté par Humaid ibn ‘Abd al-Rahman, citant sa mère رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui invente quelque chose pour réconcilier deux personnes n’est pas un menteur. » Dans la version d’Ahmad ibn Muhammad et Musaddad : « N’est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant ce qui est bon et en amplifiant le bien. »
- Sunan Abu Dawud, n°5039
Rapporté par Anas : Deux hommes éternuèrent en présence du Prophète ﷺ. Il dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! » à l’un, mais pas à l’autre. On lui demanda : « Messager d’Allah, deux personnes ont éternué. » Dans la version d’Ahmad, on lui dit : « Tu as invoqué une bénédiction pour l’un et pas pour l’autre. » Il répondit : « Celui-ci a loué Allah, et l’autre ne l’a pas fait. »
- Sunan Abu Dawud, n°5113
Sa’id ibn Malik a dit : « Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète Muhammad ﷺ qui a dit : “Si un homme prétend être le fils d’un autre que son père, le paradis lui sera interdit.” » Il a ajouté : « J’ai ensuite rencontré Abu Bakrah et je lui en ai parlé. Il a dit : “Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu du Prophète ﷺ.” » ‘Asim a dit : « J’ai demandé : Abu ‘Uthman ! Deux hommes ont témoigné devant toi. Qui sont-ils ? » Il a répondu : “L’un est le premier à avoir tiré une flèche dans le sentier d’Allah ou dans l’islam, c’est-à-dire Sa’d ibn Malik. L’autre est celui qui est venu de Taif avec dix hommes à pied.” Il a ensuite mentionné ses mérites. Abu Dawud a dit : « Quand al-Nufaili a rapporté ce hadith, il a dit : ‘Par Allah, cette transmission est plus douce pour moi que le miel.’ » Abu ‘Ali a dit : « J’ai entendu Abu Dawud dire : ‘J’ai entendu Ahmad dire : Les gens de Kufa n’ont pas de lumière dans leurs traditions. Je ne les ai pas vus comme les gens de Bassora. Ils l’ont appris de Shu’bah.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°377
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa`d a été interrogé au sujet de la chaire (minbar) du Prophète ﷺ, de quoi était-elle faite ? Sahl a répondu : « Personne encore en vie ne la connaît mieux que moi. Elle était faite de bois de tamaris de la forêt. Untel, l'esclave d'untel, l'a fabriquée pour le Messager d'Allah ﷺ. Quand elle a été construite et placée dans la mosquée, le Messager d'Allah ﷺ est monté dessus en direction de la Qibla et a dit : “Allahu Akbar”, et les gens se sont alignés derrière lui (il a dirigé la prière). Il a récité, s'est incliné, et les gens se sont inclinés derrière lui. Puis il a relevé la tête, est descendu et s'est prosterné au sol, puis il est remonté sur la chaire, a récité, s'est incliné, a relevé la tête, est descendu et s'est prosterné au sol. Voilà ce que je sais à propos de la chaire. » Ahmad bin Hanbal a dit : « Comme le Prophète ﷺ était à un niveau plus élevé que les gens, il n'y a pas de mal, d'après ce hadith, si l'imam est à un niveau plus haut que ses fidèles pendant la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°3532
Rapporté par Jubair bin Mut`im : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « J'ai cinq noms : je suis Muhammad et Ahmad ; je suis Al-Mahi, par qui Allah éliminera l’incroyance ; je suis Al-Hashir, celui qui sera ressuscité en premier, et les gens seront ressuscités après moi ; et je suis aussi Al-`Aqib (c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de prophète après moi). »
- Sahih al-Bukhari, n°4896
Rapporté par Jubair bin Mut`im : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « J’ai plusieurs noms : je suis Muhammad et je suis Ahmad, et je suis Al-Mahi, par qui Allah efface la mécréance, et je suis Al-Hashir (celui autour de qui les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection), et je suis Al-Aqib (c’est-à-dire celui qui vient après les autres prophètes pour apporter le bien). »
- Sunan Ibn Majah, n°309
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit d’uriner debout. (Da’if) J’ai entendu Muhammed bin Yazid, Abu ‘Abdullah, dire : "J’ai entendu Ahmad bin ‘Abdur-Rahman Al-Makhzumi dire : ‘Sufyan Ath-Thawri a dit à propos du hadith de ‘Aishah – ‘Je l’ai toujours vu uriner assis’ – qu’un homme en sait plus sur ce genre de choses qu’elle.’ Ahmad bin ‘Abdur-Rahman a dit : ‘C’était l’habitude des Arabes d’uriner debout. Ne vois-tu pas que dans le hadith de ‘Abdur-Rahman bin Hasanah, il a été dit : ‘Il s’assoit pour uriner comme une femme.’
- Sunan Ibn Majah, n°525
Rapporté par ‘Ali : Le Prophète a dit au sujet de l’urine d’un nourrisson : "Il faut asperger d’eau l’urine d’un garçon, et l’urine d’une fille doit être lavée." Abul-Hasan bin Salamah a dit : "Ahmad bin Musa bin Ma’qil nous a rapporté qu’Abul-Yaman Al-Misri a dit : ‘J’ai demandé à Shafi’i au sujet du hadith du Prophète : "Il faut asperger d’eau l’urine d’un bébé garçon, et l’urine d’une fille doit être lavée," alors que les deux urines sont identiques. Il a dit : "C’est parce que l’urine du garçon vient de l’eau et de l’argile, mais celle de la fille vient de la chair et du sang." Puis il m’a dit : "As-tu compris ?" J’ai dit : "Non." Il a dit : "Quand Allah le Très-Haut a créé Adam, Il a créé Ève (Hawwa’) à partir de sa côte, donc l’urine du garçon vient de l’eau et de l’argile, et celle de la fille vient de la chair et du sang." Puis il m’a dit : "As-tu compris ?" J’ai dit : "Oui." Il a dit : "Qu’Allah te fasse profiter de cela
- Sunan Ibn Majah, n°2051
Rapporté par 'Abdullah bin 'Ali bin Yazid bin Rukanah, d'après son père, d'après son grand-père : Il a divorcé de sa femme de façon irrévocable, puis il est allé voir le Messager d'Allah (ﷺ) et l'a interrogé. Il a dit : "Qu'entendais-tu par là ?" Il a répondu : "Un seul (divorce)." Il a dit : "Par Allah, voulais-tu vraiment dire un seul divorce ?" Il a répondu : "Par Allah, je voulais dire un seul." Alors il l'a renvoyée auprès de lui. (Da'if) Muhammad bin Majah a dit : J'ai entendu Abul-Hasan 'Ali bin Muhammad Tanafisi dire : "Ce hadith est très noble." Ibn Majah a dit : "Abu 'Ubaid ne l'a pas accepté (c'est-à-dire n'a pas retenu sa transmission) et Ahmad était réservé à son sujet (c'est-à-dire à l'idée de le transmettre)
- Sunan Ibn Majah, n°2455
Rapporté par Abu Sufyan, l’affranchi d’Ibn Abu Ahmad, qui lui a dit avoir entendu Abu Sa'eed Al-Khudri dire : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit la Muhaqlah.” (Sahih) La Muhaqlah signifie louer des terres
- Muwatta Malik, n°1858
Mouhammad Ibn Joubair Ibn Mout'em a rapporté que le Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «J'ai cinq noms (ou surnoms) :Je suis Mouhammad; je suis Ahmad; je suis «Al-Mahi» ce dont Allah efface l'incrédulité; je suis «Al-Hacher» celui aux pieds de qui se rassemblent les gens; et je suis «Al-'Aqeb» (qui est le dernier des Prophètes, qui ne sera pas suivi par un autre). Et le Mouwattà prit fin, Grâce à Allah Y Le Très - Haut
- Sahih Muslim, n°47
Rapporté par Hajjāj : Ahmad – c’est Ibn Yūnus – m’a rapporté, Zā’idah nous a rapporté, de la part de Mansūr et al-Mughīrah, de la part d’Ibrāhīm, qu’al-Hārith était accusé
- Sahih Muslim, n°56
Rapporté par Hajjāj bin ash-Shā’ir : Ahmad bin Yūnus nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu Zuhayr dire, Jābir a dit, ou bien, j’ai entendu Jābir dire : ‘J’ai en effet cinquante mille hadiths que je n’ai jamais rapportés.’ » [Zuhayr] dit : « Ce jour-là, il raconta un hadith et dit : ‘Ceci fait partie des cinquante mille.’ »
- Sahih Muslim, n°60
Rapporté par Ahmad bin Ibrāhīm ad-Dawraqī : Il a dit : « Abd ur-Rahman bin Mahdī m’a rapporté, d’après Hammād bin Zayd, qui a dit : ‘Ayyūb a parlé un jour d’un homme et a dit à son sujet : “Il n’est pas droit dans ses paroles [c’est-à-dire qu’il ment]”, puis il a parlé d’un autre et a dit : “Il ajoute dans les récits [c’est-à-dire qu’il ment].”’ »
- Sahih Muslim, n°82
Rapporté par Ahmad bin Yūsuf al-Azdī : Il a dit : « J’ai entendu Abd ar-Razzāq dire : ‘Je n’ai jamais vu Ibn al-Mubārak accuser aussi clairement quelqu’un de “mensonge” sauf envers Abd ul-Quddūs ; en effet, je l’ai entendu lui dire : “Tu es un menteur.”’ »
- Sahih Muslim, n°89
Rapporté par Ahmad bin Ibrāhīm : Sulaymān bin Harb m’a rapporté, d’après Hammād bin Zayd : Farqad a été mentionné devant Ayyūb, alors il a dit : « En vérité, Farqad n’est pas un compagnon du ḥadith. »
- Sahih Muslim, n°316
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Ce hadith est aussi rapporté par Ahmad b. Sa’id, Habban, Sulaiman b. Mughira, d’après Anas, qui a dit : Quand le verset a été révélé : « N’élevez pas vos voix au-dessus de celle du Prophète », il n’est pas fait mention de Sa’d b. Mu’adh dans ce récit
- Sahih Muslim, n°362
Rapporté par Muhammad ibn Hatim, Muhammad ibn Bakr, Ahmad ibn ‘Uthman Naufali, Abu ‘Asim et Ibn Juraij : Ce hadith a été rapporté par cette chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°678
Ce hadith est rapporté d’A’mash par Ahmad ibn Yusuf al-Azdi, Mu’alla ibn Asad, Abd al-Wahid, Sulaiman avec la même chaîne de transmetteurs, sauf pour les mots : « L’autre ne se protégeait pas de l’urine. »
- Sahih Muslim, n°746
Rapporté par Ahmad al-Darimi, Zakariya b. ‘Adi, Yazid (c’est-à-dire Ibn Zurai’), Rauh b. al-Qasim, Ayyub b. Musa : Avec la même chaîne de transmetteurs, et il est mentionné ces mots : « Dois-je défaire ma tresse et la laver à cause d’un rapport intime ? » Il n’est pas fait mention des menstrues
- Sahih Muslim, n°4377
Rapporté par Abdullah (b. Mas'ud) رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé et a dit : « Par Celui en dehors de Qui il n’y a pas de divinité, le sang d’un musulman qui atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que je suis Son Messager, ne peut être versé que dans trois cas : celui qui abandonne l’islam et quitte la communauté [Ahmad, un des narrateurs, n’est pas sûr si le Prophète ﷺ a dit “li’l-jama’a” ou “al-jama’a”], l’adultère commis par une personne mariée, et en cas de meurtre (la vie pour la vie). »
- Sahih Muslim, n°5604
Rapporté par Ibn 'Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a changé le prénom de ‘Asiya (Désobéissante) et a dit : « Tu es Jamila (belle et bonne). » Ahmad (l’un des rapporteurs) a transmis ce hadith avec une légère différence de mots
- Sahih Muslim, n°5610
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le pire des noms auprès d’Allah est Malik al-Amidh (Roi des rois). » Dans la version rapportée par Shaiba, il est ajouté : « Il n’y a de roi qu’Allah, le Très-Haut, le Glorieux. » Sufyan a dit : « De même, le mot Shahinshah est aussi le pire des titres. » Ahmad b. Hanbal a dit : « J’ai demandé à Abu ‘Amr la signification de Akhna. Il a répondu : “Le plus vil.” »
- Sahih Muslim, n°6105
Rapporté par Jubair b. Mut’im d’après son père : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Je suis Muhammad, je suis Ahmad, je suis al-Mahi (celui par qui l’incroyance sera effacée), je suis Hashir (celui auprès de qui les gens seront rassemblés), et je suis ‘Aqib (le dernier) après qui il n’y aura plus de Prophète. »
- Sahih Muslim, n°6106
Rapporté par Jubair b. Mut’im d’après son père : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « J’ai plusieurs noms : je suis Muhammad, je suis Ahmad, je suis al-Mahi par qui Allah efface l’incroyance, je suis Hashir (celui auprès de qui les gens seront rassemblés), je suis ‘Aqib (après qui il n’y aura plus personne), et Allah m’a appelé compatissant et miséricordieux. »
- Sahih Muslim, n°6108
Rapporté par Abu Musa Ash’ari : Le Messager d’Allah ﷺ a mentionné plusieurs de ses noms et a dit : « Je suis Muhammad, Ahmad, Muqaffi (le dernier de la succession), Hashir, le Prophète du repentir, et le Prophète de la miséricorde. »
- Sahih Muslim, n°7297
Rapporté par Ibn Fudail d’après son père, qui a entendu Salim b. ‘Abdullah b. ‘Umar dire : « Ô gens d’Irak, comme il est étrange que vous posiez des questions sur les petits péchés alors que vous commettez de grands péchés ! J’ai entendu mon père, ‘Abdullah b. ‘Umar, raconter qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, en pointant sa main vers l’est : “En vérité, le trouble viendra de ce côté, là où apparaissent les cornes de Satan, et vous vous frapperez les uns les autres au cou ; et Moïse a tué un homme parmi le peuple de Pharaon sans le vouloir, et Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit : ‘Tu as tué un homme, mais Nous t’avons délivré de l’angoisse et Nous t’avons éprouvé par de nombreuses épreuves’ (20:40).” » Ahmad b. ‘Umar rapporte ce hadith de Salim, mais sans mentionner les mots : « J’ai entendu »
- Sunan an-Nasa'i, n°1738
Rapporté par Ahmad bin Sulaiman, il a dit : "Yahya bin Adam nous a rapporté, il a dit : 'Malik nous a rapporté de Zubaid, de Dharr, d'Ibn Abza
- Sunan an-Nasa'i, n°2693
Rapporté par 'Aishah : C'est comme si je voyais encore la brillance du parfum sur la tête du Messager d'Allah ﷺ quand il était en état d'Ihram. Ahmad bin Nasr (un des rapporteurs) a précisé dans son récit : « La brillance du parfum de musc dans la raie des cheveux du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3092
Rapporté par 'Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah bin Mas'ud, d'après Abu Hurairah : "Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est décédé et qu'Abu Bakr (a été nommé calife) après lui, et que certains Arabes ont renié la foi, 'Umar, رضي الله عنه, a dit : 'Ô Abu Bakr, comment peux-tu combattre les gens alors que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent La ilaha illallah (il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah). Celui qui dit La ilaha illallah, sa vie et ses biens sont préservés de ma part, sauf dans les cas prévus par la loi, et son jugement appartient à Allah ?' Abu Bakr, رضي الله عنه, a répondu : 'Je combattrai ceux qui séparent la prière de la Zakat, car la Zakat est un droit sur les biens. Par Allah, s'ils me refusent une petite chèvre qu'ils donnaient au Messager d'Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela.' ('Umar a dit) : 'Par Allah, quand j'ai vu qu'Allah, le Puissant et Majestueux, avait ouvert le cœur d'Abu Bakr à ce combat, j'ai compris que c'était la vérité.'" Cette version est celle d'Ahmad
- Sunan an-Nasa'i, n°4871
Rapporté par Abou Hourayra – et Ahmad a dit dans son hadith : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui commet la fornication n’est pas croyant au moment où il la commet ; celui qui vole n’est pas croyant au moment où il vole ; celui qui boit du vin n’est pas croyant au moment où il le boit ; mais il peut se repentir après cela. »
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°27
Selon an-Nawwas ibn Sam’an (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit : « La droiture, c’est le bon comportement, et le péché est ce qui fait hésiter ton âme et ce que tu n’aimes pas que les gens découvrent. » [Mouslim]. Et selon Wabisah ibn Ma’bad (qu’Allah l’agrée) : Je suis venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) qui m’a dit : « Tu es venu demander ce qu’est la droiture ? » J’ai répondu : « Oui. » Il dit : « Consulte ton cœur. La droiture est ce qui met l’âme à l’aise et le cœur en paix. Le péché est ce qui fait hésiter l’âme et trouble la poitrine, même si les gens t’ont donné des avis favorables. » Un bon hadith rapporté par Ahmad ibn Hanbal et ad-Darimi, avec une bonne chaîne
- Hadiths Qudsi, n°9
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (le Puissant et Sublime) dit : « Le premier acte pour lequel le serviteur sera jugé au Jour de la Résurrection sera la prière. Si elle est en ordre, il aura réussi et sera sauvé ; sinon, il aura échoué et perdu. Si les prières obligatoires comportent des manquements, le Seigneur dira : ‘Regardez s’il a des prières surérogatoires pour compléter ce qui manque à ses prières obligatoires.’ Ensuite, ses autres œuvres seront jugées de la même manière. » Rapporté par at-Tirmidhi (aussi par Abou Daoud, an-Nassaï, Ibn Majah et Ahmad)
- Hadiths Qudsi, n°19
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Allah (le Puissant et Sublime) a dit : « L’orgueil est Mon manteau et la grandeur Mon habit. Quiconque Me concurrence sur l’un ou l’autre, Je le jetterai en Enfer. » Rapporté par Abou Daoud (aussi par Ibn Majah et Ahmad) avec des chaînes authentiques. Ce hadith figure aussi chez Mouslim dans une autre version
- Hadiths Qudsi, n°21
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit qu’Allah le Tout-Puissant a dit : « Il y a trois personnes dont Je serai l’adversaire au Jour de la Résurrection : un homme qui a juré par Moi et qui a trahi son serment ; un homme qui a vendu un homme libre et en a mangé le prix ; et un homme qui a embauché un travailleur, a tiré profit de son travail mais ne lui a pas versé son salaire. » Rapporté par Boukhari (aussi par Ibn Majah et Ahmad ibn Hanbal)
- Hadiths Qudsi, n°26
D’après Abou Oumama (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Allah (le Puissant et Sublime) a dit : « Parmi Mes serviteurs les plus chers, il y a un croyant modeste et fervent dans la prière, attaché à l’adoration de son Seigneur et qui Lui obéit intérieurement, discret parmi les gens et non mis en avant, dont la subsistance suffit à peine, mais qui endure cela avec patience. » Puis le Prophète (ﷺ) a serré sa main et dit : « Sa mort viendra tôt, ses pleureurs seront peu nombreux et ses biens peu importants. » Rapporté par at-Tirmidhi (aussi par Ahmad ibn Hanbal et Ibn Majah), chaîne authentique
- Hadiths Qudsi, n°34
D’après Anas (qu’Allah l’agrée), j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Allah le Très-Haut a dit : « Ô fils d’Adam, tant que tu M’invoques et que tu espères en Moi, Je te pardonne ce que tu as fait, et cela ne Me dérange pas. Ô fils d’Adam, si tes péchés atteignaient les nuages du ciel et que tu Me demandes pardon, Je te pardonnerais. Ô fils d’Adam, si tu viens à Moi avec des péchés presque aussi grands que la terre, mais sans rien M’associer, Je t’accorderai un pardon aussi grand. » Rapporté par at-Tirmidhi (aussi par Ahmad ibn Hanbal), chaîne authentique
Profil symbolique du prénom Mohamed
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Mohamed
Traits dominants
- La Patience : Une capacité remarquable à attendre le bon moment et à supporter les épreuves avec calme.
- L'Honnêteté : Une droiture naturelle et une parole fiable qui inspirent la confiance de son entourage.
- La Bienveillance : Un désir sincère d'aider les autres et de faire preuve de compassion au quotidien.
- La Persévérance : Une force tranquille qui permet de mener à bien ses projets malgré les obstacles.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Mohamed (ou Muhammad, ou Ahmed)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| aamadu | Peul |
| ahmad | Arabe, Avar, Bengali, Indonésien, Malais, Ourdou, Ouzbek, Pachto, Persan |
| ahmadu | Haoussa |
| ahmed | Arabe, Bengali, Bosniaque, Maldivien, Ourdou, Pachto, Turc |
| ahmet | Kazakh, Turc |
| akhmad | Indonésien, Ingouche, Tchétchène |
| akhmat | Bachkir, Tatar |
| akhmet | Kazakh |
| akmad | Maguindanao, Tausug |
| akmat | Kirghize |
| amadou | Afrique de l'Ouest |
| amadu | Afrique de l'Ouest |
| äxmät | Bachkir, Tatar |
| axmed | Somali |
| ehmed | Kurde |
| ehmet | Ouïghour |
| əhməd | Azéri |
| haamid | Arabe |
| hamada | Arabe |
| hamdi | Arabe, Turc |
| hamed | Arabe, Persan |
| hameed | Arabe, Ourdou |
| hamid | Arabe, Bosniaque, Malais, Ourdou, Ouzbek, Pachto, Persan |
| hamida | Arabe, Bengali |
| hamidah | Arabe, Indonésien, Malais |
| hamide | Persan, Turc |
| hamideh | Persan |
| hamit | Albanais, Turc |
| magomed | Russe |
| magomet | Russe |
| mahamadou | Afrique de l'Ouest |
| mahammad | Azéri, Dargwa |
| mahmood | Arabe, Ourdou |
| mahmoud | Arabe, Persan |
| mahmud | Arabe, Bengali, Indonésien, Kazakh, Malais, Ouzbek, Pachto, Persan |
| mahmut | Turc |
| mahomet | Arabe |
| mahometus | Arabe |
| makhamat | Ossète |
| makhmud | Kazakh, Tchétchène |
| mamadou | Afrique de l'Ouest |
| mamadu | Afrique de l'Ouest |
| mammad | Azéri |
| mamman | Haoussa |
| maxamed | Somali |
| mehmed | Bosniaque, Turc ottoman |
| mehmet | Albanais, Turc |
| mehmood | Ourdou |
| mehmud | Ourdou |
| mehmûd | Kurde |
| mehmut | Ouïghour |
| məhəmməd | Azéri |
| məmməd | Azéri |
| mihammad | Arabe |
| mihemed | Kurde |
| modou | Afrique de l'Ouest |
| mohamad | Arabe, Indonésien, Malais |
| mohamed | Arabe, Malais, Maldivien, Swahili |
| mohammad | Arabe, Bengali, Indonésien, Malais, Ourdou, Pachto, Pendjabi, Persan |
| mohammed | Arabe, Bengali |
| mokhmad | Tchétchène |
| möxämmäd | Tatar |
| möxämmät | Bachkir, Tatar |
| muhamad | Avar, Indonésien, Malais |
| muhamed | Bosniaque |
| mūhamed | Kazakh |
| muhamet | Albanais |
| muhammad | Arabe, Avar, Bengali, Indonésien, Kirghize, Malais, Ourdou, Ouzbek, Pachto, Pendjabi, Tadjik |
| muhammadu | Haoussa, Peul |
| muhammed | Arabe, Turc |
| mūhammed | Kazakh |
| muhammet | Turc, Turkmène |
| muḥand | Berbère |
| muhemmet | Ouïghour |
| mukhamed | Kazakh |
| mukhammad | Russe |
| mukhammed | Kazakh |
| mukhmad | Ingouche |
| tahmid | Arabe, Bengali |
Personnalités connues portant le prénom Mohamed
Variante (7) : Mohamed · 1 personnalité Mohammed · 1 personnalité Hamid · 2 personnalités Mahmoud · 2 personnalités Ahmad · 1 personnalité Hamdi · 3 personnalités Hamad · 1 personnalité
- Mohamed Salah (l'un des fondateurs de la peinture algérienne moderne)
- Mohammed (Prophète)
- Hamid — joueur de badminton bangladais
- Hamid Naderi Yeganeh (artiste mathématicien et artiste numérique iranien)
- Mahmoud — souverain de la dynastie Hotaki (1717-1725)
- Mahmoud Abbas (Président de l'État de Palestine et de l'Autorité nationale palestinienne)
- Ahmad — rappeur américain
- Hamad bin Khalifa Al Thani (Ancien émir du Qatar)
Popularité du prénom Mohamed
Dans le monde musulman
En France
Variante (41) : Mohamed · 100 110 Ahmed · 23 140 Mohammed · 11 765 Mamadou · 8 250 Hamid · 3 835 Mehmet · 3 740 Amadou · 3 445 Mahamadou · 3 395 Muhammed · 3 090 Ahmet · 2 770 Mohammad · 2 205 Hamed · 2 160 Muhammad · 2 070 Mahmoud · 1 520 Ahmad · 1 485 Muhammet · 785 Mohamad · 770 Hamdi · 715 M'hamed · 665 Muhamed · 505 Mahmut · 280 Muhamet · 255 Hamide · 190 Mhamed · 170 Magomed · 80 Hamada · 75 Hamad · 70 M hamed · 70 Modou · 70 Hamit · 65 Muhamad · 65 Mehmed · 50 Akhmad · 40 Mahmud · 30 Amadu · 10 Mukhammad · 10 Tahmid · 10 Akhmet · 5 Mahomet · 5 Mamadu · 5 Mûhammad · 5
Le prénom Mohamed a été donné à 100 110 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 223ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 36 860
- Auvergne-Rhône-Alpes 12 525
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 11 695
- Hauts-de-France 10 035
- Occitanie 7 715
- Grand Est 6 415
- Bourgogne-Franche-Comté 3 365
- Centre-Val de Loire 3 000
Voir plus (8 régions)
- Nouvelle-Aquitaine 2 800
- Normandie 2 275
- Pays de la Loire 1 630
- Corse 630
- Bretagne 565
- La Réunion 345
- Mayotte 160
- Guyane 15
Le prénom Ahmed a été donné à 23 140 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 563ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 8 360
- Auvergne-Rhône-Alpes 3 055
- Hauts-de-France 2 575
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 435
- Grand Est 1 790
- Occitanie 1 495
- Bourgogne-Franche-Comté 780
- Nouvelle-Aquitaine 655
Voir plus (7 régions)
- Normandie 605
- Centre-Val de Loire 510
- Pays de la Loire 370
- Bretagne 150
- Mayotte 80
- Corse 35
- La Réunion 20
Le prénom Mohammed a été donné à 11 765 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 835ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5 035
- Hauts-de-France 1 230
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 185
- Grand Est 855
- Occitanie 820
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 795
- Nouvelle-Aquitaine 380
- Centre-Val de Loire 325
Voir plus (6 régions)
- Normandie 310
- Bourgogne-Franche-Comté 285
- Pays de la Loire 185
- Bretagne 85
- Corse 20
- La Réunion 10
Le prénom Mamadou a été donné à 8 250 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 029ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5 810
- Auvergne-Rhône-Alpes 340
- Hauts-de-France 320
- Normandie 315
- Pays de la Loire 285
- Nouvelle-Aquitaine 230
- Grand Est 220
- Centre-Val de Loire 215
Voir plus (4 régions)
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 150
- Occitanie 105
- Bretagne 65
- Bourgogne-Franche-Comté 35
Le prénom Hamid a été donné à 3 835 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 543ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 065
- Hauts-de-France 480
- Auvergne-Rhône-Alpes 470
- Grand Est 405
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 355
- Occitanie 275
- Bourgogne-Franche-Comté 150
- Nouvelle-Aquitaine 125
Voir plus (3 régions)
- Centre-Val de Loire 105
- Normandie 70
- Pays de la Loire 15
Le prénom Mehmet a été donné à 3 740 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 568ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 935
- Grand Est 865
- Île-de-France 775
- Bourgogne-Franche-Comté 290
- Centre-Val de Loire 190
- Nouvelle-Aquitaine 125
- Hauts-de-France 120
- Normandie 75
Voir plus (4 régions)
- Occitanie 70
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 50
- Bretagne 45
- Pays de la Loire 25
Le prénom Amadou a été donné à 3 445 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 633ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 2 185
- Normandie 265
- Hauts-de-France 190
- Auvergne-Rhône-Alpes 140
- Centre-Val de Loire 115
- Grand Est 105
- Pays de la Loire 65
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 60
Voir plus (4 régions)
- Occitanie 50
- Nouvelle-Aquitaine 40
- Bourgogne-Franche-Comté 15
- Bretagne 15
Le prénom Mahamadou a été donné à 3 395 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 654ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 3 120
- Normandie 50
- Hauts-de-France 30
- Centre-Val de Loire 20
- Grand Est 15
Le prénom Muhammed a été donné à 3 090 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 745ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 760
- Île-de-France 615
- Grand Est 575
- Bourgogne-Franche-Comté 285
- Centre-Val de Loire 125
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 125
- Normandie 115
- Hauts-de-France 105
Voir plus (4 régions)
- Nouvelle-Aquitaine 80
- Occitanie 80
- Bretagne 75
- Pays de la Loire 50
Le prénom Ahmet a été donné à 2 770 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 877ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 650
- Grand Est 645
- Île-de-France 510
- Bourgogne-Franche-Comté 225
- Centre-Val de Loire 150
- Nouvelle-Aquitaine 100
- Hauts-de-France 75
- Normandie 60
Voir plus (4 régions)
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 60
- Occitanie 55
- Bretagne 40
- Pays de la Loire 20
Le prénom Mohammad a été donné à 2 205 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 157ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 945
- La Réunion 515
- Hauts-de-France 110
- Auvergne-Rhône-Alpes 100
- Grand Est 85
- Occitanie 60
- Centre-Val de Loire 45
- Nouvelle-Aquitaine 30
Voir plus (5 régions)
- Pays de la Loire 25
- Normandie 20
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 20
- Bourgogne-Franche-Comté 15
- Bretagne 15
Le prénom Hamed a été donné à 2 160 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 189ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 740
- Auvergne-Rhône-Alpes 285
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 235
- Hauts-de-France 220
- Grand Est 150
- Occitanie 125
- Normandie 45
- Nouvelle-Aquitaine 40
Voir plus (2 régions)
- Centre-Val de Loire 30
- Bourgogne-Franche-Comté 20
Le prénom Muhammad a été donné à 2 070 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 246ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 145
- Auvergne-Rhône-Alpes 120
- Hauts-de-France 115
- Grand Est 90
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 85
- Occitanie 80
- Centre-Val de Loire 55
- Normandie 50
Voir plus (6 régions)
- Pays de la Loire 50
- Bretagne 45
- Nouvelle-Aquitaine 35
- La Réunion 30
- Bourgogne-Franche-Comté 25
- Mayotte 20
Le prénom Mahmoud a été donné à 1 520 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 730ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 650
- Auvergne-Rhône-Alpes 185
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 180
- Grand Est 60
- Hauts-de-France 35
- Occitanie 35
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Normandie 10
Voir plus (3 régions)
- Nouvelle-Aquitaine 10
- Pays de la Loire 5
- Bretagne 5
Le prénom Ahmad a été donné à 1 485 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 758ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 635
- Auvergne-Rhône-Alpes 120
- Occitanie 90
- Grand Est 80
- Hauts-de-France 65
- Nouvelle-Aquitaine 60
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 60
- Centre-Val de Loire 30
Voir plus (6 régions)
- Normandie 25
- Pays de la Loire 25
- Bretagne 25
- La Réunion 20
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Mayotte 10
Le prénom Muhammet a été donné à 785 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 970ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Grand Est 185
- Auvergne-Rhône-Alpes 160
- Île-de-France 140
- Bourgogne-Franche-Comté 65
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 25
- Centre-Val de Loire 20
- Hauts-de-France 10
- Normandie 5
Voir plus (3 régions)
- Pays de la Loire 5
- Bretagne 5
- Nouvelle-Aquitaine 5
Le prénom Mohamad a été donné à 770 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 012ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 285
- La Réunion 65
- Hauts-de-France 35
- Occitanie 35
- Auvergne-Rhône-Alpes 35
- Grand Est 30
- Centre-Val de Loire 20
- Pays de la Loire 20
Voir plus (4 régions)
- Normandie 10
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Nouvelle-Aquitaine 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Hamdi a été donné à 715 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 219ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 160
- Auvergne-Rhône-Alpes 145
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 140
- Bourgogne-Franche-Comté 25
- Hauts-de-France 15
- Grand Est 10
- Normandie 5
Le prénom M'hamed a été donné à 665 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 409ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 140
- Auvergne-Rhône-Alpes 60
- Occitanie 55
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 50
- Centre-Val de Loire 25
- Hauts-de-France 20
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Normandie 10
Voir plus (2 régions)
- Grand Est 10
- Nouvelle-Aquitaine 5
Le prénom Muhamed a été donné à 505 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 5 174ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 115
- Grand Est 80
- Auvergne-Rhône-Alpes 70
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 35
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Hauts-de-France 5
- Nouvelle-Aquitaine 5
- Occitanie 5
Le prénom Mahmut a été donné à 280 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 7 457ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 70
- Grand Est 40
- Île-de-France 10
Le prénom Muhamet a été donné à 255 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 7 890ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 50
- Grand Est 30
- Auvergne-Rhône-Alpes 25
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Hamide a été donné à 190 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 9 217ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
- Bourgogne-Franche-Comté 5
- Grand Est 5
Le prénom Mhamed a été donné à 170 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 9 845ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 15
- Hauts-de-France 10
Le prénom Magomed a été donné à 80 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 14 621ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 15
- Grand Est 5
- Bretagne 5
Le prénom Hamada a été donné à 75 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 14 973ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 20
- Mayotte 5
Le prénom Hamad a été donné à 70 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 15 455ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 45
Le prénom M hamed a été donné à 70 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 15 575ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Hauts-de-France 10
- Île-de-France 5
- Occitanie 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Modou a été donné à 70 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 15 631ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 10
Le prénom Hamit a été donné à 65 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 15 996ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Grand Est 5
Le prénom Muhamad a été donné à 65 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 16 215ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 15
Le prénom Mehmed a été donné à 50 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 18 241ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Akhmad a été donné à 40 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 19 481ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Pays de la Loire 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Mahmud a été donné à 30 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 22 490ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Amadu a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 30 585ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Mukhammad a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 33 798ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Tahmid a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 34 937ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Akhmet a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 35 914ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Mahomet a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 43 015ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Mamadu a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 43 137ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Mûhammad a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 44 203ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
FAQ sur le prénom Mohamed
Quelle est la signification du prénom Mohamed ?
Le prénom Mohamed signifie "le digne d'éloges" ou "celui qui est loué" en arabe. Il fait référence aux qualités morales et spirituelles admirables du prophète de l'Islam, dont il porte le nom.
Quelle est l'origine du prénom Mohamed ?
Le prénom Mohamed est d'origine arabe et provient de la racine trilitère "Hamad" signifiant la louange. Il s'est diffusé mondialement à partir du VIIe siècle en raison de son importance religieuse centrale.
Existe-t-il des variantes du prénom Mohamed ?
Oui, les variantes les plus courantes sont Mohammed, Mohammad, Muhammad, Muhammed ou encore M'hamed. Ces différences d'écriture dépendent des traditions linguistiques locales et des méthodes de transcription de l'arabe.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.