Tout savoir sur le prénom Rabi (ou Rabii) en Islam : Coran, hadiths et histoire
ربيع
Le prénom Rabi est un prénom masculin d'origine arabe qui signifie littéralement le printemps. Il est très apprécié dans le monde musulman pour sa symbolique de renouveau, de croissance et de beauté naturelle.
Origine du prénom Rabi
Signification du prénom Rabi
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Rabi (ou Rabii) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
230 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°102
En expliquant le hadith du Prophète ﷺ selon lequel les ablutions de celui qui ne mentionne pas le nom d’Allah sont valables, Rabi’ah a dit : « Ce hadith signifie que si quelqu’un fait ses ablutions ou prend un bain sans avoir l’intention de le faire pour la prière ou pour se purifier d’une impureté majeure, ses ablutions ou son bain ne sont pas valables. »
- Sunan Abu Dawud, n°169
Rapporté par ‘Uqbah b. ‘Amir رضي الله عنه : Nous étions au service du Messager d’Allah ﷺ, chacun à son tour gardait les chameaux. Un jour, c’était mon tour et j’ai ramené les chameaux l’après-midi. J’ai trouvé le Messager d’Allah ﷺ en train de s’adresser aux gens. Je l’ai entendu dire : « Celui d’entre vous qui fait ses ablutions correctement, puis se lève et prie deux unités de prière en y concentrant son cœur et son corps, le Paradis lui sera garanti. » J’ai dit : « Ah, comme c’est beau ! » Un homme devant moi a dit : « L’action que le Prophète a mentionnée avant cela, ô ‘Uqbah, est encore meilleure. » Je l’ai regardé et j’ai vu que c’était ‘Umar b. al-Khattab. Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô Abu Hafs ? » Il a répondu : « Il (le Prophète) a dit avant que tu arrives : Si l’un d’entre vous fait ses ablutions correctement, puis à la fin de ses ablutions il dit : “J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, Il n’a pas d’associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager”, alors les huit portes du Paradis lui seront ouvertes, il pourra entrer par celle qu’il veut. » Mu’awiyah a dit : Rabi’ah b. Yazid m’a rapporté ce récit de la part d’Abu Idris et de ‘Uqbah b. ‘Amir
- Sunan Abu Dawud, n°279
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Umm Habibah رضي الله عنها demanda au Prophète ﷺ au sujet du sang qui coule au-delà de la période des règles. Aishah dit : « J’ai vu sa bassine pleine de sang. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Ne prie pas pendant une durée égale à celle de tes règles habituelles, puis lave-toi. » Abu Dawud a dit : Qutaibah a mentionné le nom de Ja’far ibn Rabi’ah au milieu du texte du hadith une deuxième fois (c’est-à-dire que Qutaibah, doutant du rapporteur Ja’far ibn Rabi’ah, a mentionné son nom deux fois : une fois dans la chaîne et encore en rapportant le texte). Ali ibn ‘Ayyash et Yunus ibn Muhammad l’ont rapporté d’après al-Laith. Ils ont mentionné le nom de Ja’far ibn Rabi’ah
- Sunan Abu Dawud, n°306
Rapporté par Rabi'ah : Umm Habibah, fille de Jahsh, avait des saignements prolongés. Le Prophète ﷺ lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle, puis de se laver et de prier. Si elle voyait quelque chose qui annule les ablutions, elle devait refaire ses ablutions et prier. Abu Dawud a dit : C’est l’avis de Malik b. Anas
- Sunan Abu Dawud, n°774
Rapporté par Rabi’ah : Un jeune homme des Ansar a éternué derrière le Messager d’Allah ﷺ pendant la prière. Il a alors dit : « Louange à Allah, beaucoup, bonne, bénie, jusqu’à ce que notre Seigneur soit satisfait (de nous) dans les affaires de ce monde et de l’au-delà. » Quand le Messager d’Allah ﷺ a terminé sa prière, il a demandé : « Qui a prononcé ces paroles (pendant la prière) ? » Le jeune homme est resté silencieux. Il a reposé la question : « Qui a prononcé ces paroles ? » Il n’a rien dit de mal. Il a dit : « Messager d’Allah, c’est moi qui ai dit ces paroles. Je n’avais que de bonnes intentions. » Il a dit : « Ces paroles ne sont pas restées en dessous du Trône du Tout-Miséricordieux (Allah). »
Voir 225 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°824
Nafi’ ibn Mahmud ibn al-Rabi’ al-Ansari a dit : « Ubadah ibn al-Samit est arrivé en retard pour diriger la prière du matin. Abu Nu’aim, le muezzin, a prononcé le takbir et il a dirigé les gens en prière. Puis Ubadah est arrivé et j’étais avec lui. Nous avons rejoint le rang derrière Abu Nu’aim, alors qu’Abu Nu’aim récitait le Coran à voix haute. Puis Ubadah a commencé à réciter Umm al-Qur’an (c’est-à-dire la sourate al-Fatiha). Quand il a terminé, je lui ai dit : Je t’ai entendu réciter Umm al-Qur’an alors qu’Abu Nu’aim récitait le Coran à voix haute. Il a répondu : Oui. Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans une prière où le Coran était récité à voix haute, mais il s’est embrouillé dans la récitation. Lorsqu’il a terminé, il s’est tourné vers nous et a dit : Récitez-vous quand je récite le Coran à voix haute ? Certains d’entre nous ont dit : Oui, c’est ce que nous faisons ; c’est pourquoi je me suis dit : Qu’est-ce qui m’a troublé dans la récitation du Coran ? Ne récitez rien du Coran quand je le récite à voix haute, sauf Umm al-Qur’an. »
- Sunan Abu Dawud, n°825
La tradition mentionnée ci-dessus a été transmise par une chaîne différente de rapporteurs par ‘Ubadah ibn al-Samit, comme dans la version d’al-Rabi’ ibn Sulaiman. Cette version ajoute : Makhul récitait la sourate al-Fatiha discrètement dans la prière où l’imam récitait le Coran à voix haute, pendant le moment de silence. S’il n’y a pas de moment de silence, récite-la avant lui (c’est-à-dire avant sa récitation), ou en même temps que lui, ou après lui ; ne l’abandonne en aucun cas
- Sunan Abu Dawud, n°918
Rapporté par Abu Qatadah رضي الله عنه : Nous étions assis dans la mosquée quand le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous en portant Umamah, la fille d’Abu al-‘As ibn ar-Rabi‘. Sa mère était Zaynab, fille du Messager d’Allah ﷺ. Umamah était une enfant et le Prophète ﷺ la portait sur son épaule. Il a dirigé la prière pendant qu’elle était sur son épaule. Quand il s’inclinait, il la posait, puis il la reprenait quand il se relevait. Il a continué ainsi jusqu’à la fin de la prière
- Sunan Abu Dawud, n°1426
Le hadith mentionné précédemment a été transmis par Abu Ishaq avec la même chaîne de transmission et dans le même sens. À la fin de ce hadith, il est dit : « Il récitait l’invocation du witr. » Il n’a pas mentionné les mots : « Je les dis dans le witr. » Abu Dawud a dit : Le nom de Abu al-Hawra’ est Rabi’ah b. Shaiban
- Sunan Abu Dawud, n°1701
Rapporté par Suwayd ibn Ghaflah : J’ai combattu aux côtés de Zayd ibn Suhan et Sulayman ibn Rabi’ah. J’ai trouvé un fouet. Ils m’ont dit : « Jette-le. » J’ai répondu : « Non ; si je retrouve son propriétaire, je le lui rendrai ; sinon, je l’utiliserai. » Ensuite, j’ai accompli le hajj ; et quand je suis arrivé à Médine, j’ai interrogé Ubayy ibn Ka’b. Il m’a dit : « J’ai trouvé une bourse contenant cent dinars ; alors je suis allé voir le Prophète ﷺ. Il m’a dit : “Fais connaître l’affaire pendant un an.” J’ai fait connaître la trouvaille pendant un an, puis je suis retourné le voir. Il m’a alors dit : “Fais connaître l’affaire pendant un an.” J’ai donc recommencé pendant un an. Je suis revenu vers lui. Il m’a dit : “Fais connaître l’affaire pendant un an.” Puis je suis revenu et j’ai dit : “Je n’ai trouvé personne qui la réclame.” Il a dit : “Souviens-toi de son nombre, de sa bourse et de son lien. Si son propriétaire se présente, rends-la-lui ; sinon, utilise-la pour toi-même.” » (Le rapporteur Shu’bah dit : Je ne sais pas s’il a dit l’expression « fais connaître l’affaire » trois fois ou une seule fois)
- Sunan Abu Dawud, n°1705
Ce même récit a aussi été rapporté par Malik par une autre chaîne, avec le même sens. Cette version ajoute : « Ils ont leur ventre : ils peuvent aller boire et manger des arbres. » Il n’a pas dit à propos de la brebis égarée : « Prends-la. » À propos d’un objet trouvé, il a dit : « Fais-le connaître pendant un an ; si son propriétaire se présente, rends-le-lui ; sinon, utilise-le pour toi-même. » Cette version ne contient pas le mot : « dépense-le. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté de façon similaire par al-Thawri, Sulaiman bin Bilal et Hammad bin Salamah d’après Rabi’ah. Ils n’ont pas mentionné le mot « prends-la »
- Sunan Abu Dawud, n°1708
Ce même récit a aussi été rapporté par Yahya bin Sa’id et Rabi’ah par la chaîne mentionnée par Qutaibah, avec le même sens. Cette version ajoute : « Si celui qui le cherche se présente et reconnaît sa bourse et son nombre, alors rends-le-lui. » Hammad l’a aussi rapporté d’après `Ubaid Allah bin `Umar, d’après `Amr bin Shu’aib, d’après son père, d’après son grand-père, du Prophète ﷺ, avec un contenu similaire. Abu Dawud a dit : Cet ajout fait par Hammad bin Salamah bin Kuhail, Yahya bin Sa’id, `Ubaid Allah bin `Umar et Rabi’ah : « si son propriétaire vient et reconnaît sa bourse et sa ficelle », n’est pas confirmé. La version rapportée par Uqbah bin Suwaid d’après son père, du Prophète ﷺ, contient aussi les mots : « fais-le connaître pendant un an. » La version de `Umar bin al-Khattab a aussi été transmise du Prophète ﷺ. Cette version dit : « Fais-le connaître pendant un an. »
- Sunan Abu Dawud, n°1799
Rapporté par As-Subayy ibn Ma’bad رضي الله عنه : J’étais un bédouin chrétien, puis je me suis converti à l’islam. Je suis allé voir un homme de ma tribu, appelé Hudhaym ibn Thurmulah. Je lui ai dit : « Ô frère, j’ai envie de combattre dans la voie d’Allah (le jihad), et je vois que le Hajj et la `Umrah sont obligatoires pour moi. Comment puis-je les combiner ? » Il a dit : « Combine-les et sacrifie l’animal que tu trouves facilement. » J’ai donc prononcé la talbiyah pour les deux (c’est-à-dire la `Umrah et le Hajj). Quand je suis arrivé à al-Udhayb, Salman ibn Rabi’ah et Zayd ibn Suhan m’ont rencontré alors que je prononçais la talbiyah pour les deux. L’un d’eux a dit à l’autre : « Cet homme n’a pas plus de compréhension que son chameau. » J’ai eu l’impression qu’une montagne me tombait dessus. Je suis allé voir Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه et je lui ai dit : « Commandeur des croyants, j’étais un bédouin chrétien, je me suis converti à l’islam, j’ai envie de combattre dans la voie d’Allah (jihad), et j’ai vu que le Hajj et la `Umrah étaient obligatoires pour moi. Je suis allé voir un homme de ma tribu qui m’a dit : “Combine-les et sacrifie l’animal que tu trouves facilement.” J’ai donc prononcé la talbiyah pour les deux. » Omar répondit : « Tu as suivi la pratique (sounnah) de ton Prophète ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°1801
Rapporté par Saburah : Ar-Rabi' ibn Saburah a rapporté de son père (Saburah) : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ jusqu’à ce que nous arrivions à Usfan. Suraqah ibn Malik al-Mudlaji lui a dit : « Messager d’Allah, explique-nous comme si nous venions de naître aujourd’hui. » Il a dit : « Allah, le Très-Haut, a inclus cette ‘umrah dans votre hajj. Quand vous arrivez (à La Mecque), celui qui fait le tour de la Ka‘bah et parcourt la distance entre as-Safa et al-Marwah peut quitter l’état d’ihram, sauf celui qui a amené avec lui un animal à sacrifier. »
- Sunan Abu Dawud, n°1873
Abis bin Rabi’ah a rapporté de la part de ‘Umar رضي الله عنه : Il est venu vers la Pierre Noire et a dit : « Je sais avec certitude que tu es une pierre qui ne peux ni profiter ni nuire ; si je n’avais pas vu le Messager d’Allah ﷺ t’embrasser, je ne t’aurais pas embrassée. »
- Sunan Abu Dawud, n°1905
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés rendre visite à Jabir bin ‘Abd Allah. Quand ce fut mon tour, je lui ai dit : « Je suis Muhammad bin Ali bin Hussain. » Il m’a caressé la tête, a défait mes boutons de haut en bas, puis a posé sa main sur ma poitrine, car j’étais encore un jeune garçon. Il m’a dit : « Bienvenue, mon neveu, demande ce que tu veux. » Je l’ai interrogé, il était aveugle. L’heure de la prière arriva, il se leva enveloppé dans un manteau, qui était trop court pour couvrir ses épaules. Il nous dirigea dans la prière, son manteau posé à côté de lui. Je lui ai demandé : « Raconte-moi le hajj du Messager d’Allah ﷺ. » Il fit un geste de la main, replia ses doigts pour indiquer neuf, puis dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le hajj. Puis, la dixième année, il a annoncé publiquement qu’il allait accomplir le hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous voulant le suivre. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, et nous sommes sortis avec lui jusqu’à Dhu Al-Hulaifah. Asma’, la fille de ‘Umais, donna naissance à Muhammad bin Abi Bakr. Elle envoya demander au Messager d’Allah ﷺ ce qu’elle devait faire. Il répondit : “Prends un bain, protège-toi avec un tissu et mets-toi en état d’ihram.” Le Prophète ﷺ pria à la mosquée, monta sur sa chamelle Al-Qaswa’ qui se leva avec lui. Jabir dit : « J’ai vu beaucoup de gens à pied et à dos de monture devant lui, à droite, à gauche et derrière lui. Le Messager d’Allah ﷺ était parmi nous, le Coran lui était révélé et il en connaissait l’interprétation. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions. Il éleva la voix pour proclamer l’unicité d’Allah et dire : “Labbaik, ô Allah, labbaik. Tu n’as pas d’associé. À Toi la louange, la grâce et la royauté. Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient la talbiyah à leur manière, mais le Messager d’Allah ﷺ ne leur interdisait rien. Il continua ainsi jusqu’à la Ka‘bah, toucha le coin, fit sept tours en marchant rapidement lors des trois premiers et normalement lors des quatre derniers. Il pria deux unités à la station d’Ibrahim, en récitant : “Prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Mon père dit que Jabir rapporta cela directement du Prophète ﷺ. Selon Sulaiman, Jabir disait que le Prophète ﷺ récitait dans ces deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Ensuite, il retourna à la Ka‘bah, toucha le coin, puis sortit par la porte vers Al-Safa. Arrivé près d’Al-Safa, il récita : “Al-Safa et Al-Marwah font partie des signes d’Allah”, puis ajouta : “Nous commençons par ce qu’Allah a mentionné en premier.” Il monta sur Al-Safa jusqu’à voir la Ka‘bah, proclama la grandeur d’Allah, affirma Son unicité, puis dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Seul, qui a accompli Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés.” Il fit des invocations, répéta cela trois fois, puis descendit vers Al-Marwah. Lorsqu’il atteignit le bas de la vallée, il courut, puis marcha en remontant jusqu’à Al-Marwah. Il fit à Al-Marwah ce qu’il avait fait à Al-Safa. À la fin du dernier aller-retour, il dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animal à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umrah. Donc, si l’un de vous n’a pas d’animal à sacrifier, qu’il quitte l’ihram et considère cela comme une ‘Umrah.” Tous prirent cette permission sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient amené des animaux à sacrifier. Suraqah bin Malik demanda : “Est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Prophète ﷺ entrelaça ses doigts et répondit : “La ‘Umrah a été incluse dans le hajj. Non, c’est pour toujours.” ‘Ali arriva du Yémen avec les animaux du Prophète ﷺ et trouva Fatima parmi ceux qui avaient quitté l’ihram. Elle portait des vêtements colorés et s’était maquillée. ‘Ali n’aima pas cela et demanda : “Qui t’a ordonné cela ?” Elle répondit : “Mon père.” Jabir raconta que ‘Ali dit en Irak : “Je suis allé me plaindre au Prophète ﷺ de Fatima et lui demander son avis. Je lui ai dit que je n’aimais pas ce qu’elle avait fait, et elle m’a dit : ‘C’est mon père qui me l’a ordonné.’” Il répondit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité. Qu’as-tu dit en entrant en ihram pour le hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, j’entre en ihram pour la même intention que le Messager d’Allah ﷺ.” Il dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne quitte pas l’ihram.” Jabir ajouta : “Le total des animaux amenés par ‘Ali du Yémen et ceux du Prophète ﷺ de Médine était de cent.” Tous, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, quittèrent l’ihram et se coupèrent les cheveux. Le 8 Dhu Al-Hijjah, ils reprirent l’ihram pour le hajj et le Prophète ﷺ pria à Mina les prières du midi, de l’après-midi, du coucher du soleil, du soir et de l’aube. Ensuite, il attendit un peu que le soleil se lève et demanda qu’on lui installe une tente à Namirah. Le Prophète ﷺ partit, et les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à Al-Mash‘ar Al-Haram à Al-Muzdalifah, comme ils le faisaient avant l’islam, mais il continua jusqu’à ‘Arafah où la tente était déjà installée. Il descendit, et quand le soleil passa le zénith, il fit amener sa chamelle, descendit dans la vallée et fit un sermon : “Vos vies et vos biens sont sacrés entre vous, comme ce jour, ce mois et cette ville sont sacrés. Tout ce qui vient de l’époque préislamique est sous mes pieds : les dettes de sang et l’usure sont abolies. Le premier sang dont je permets l’abandon est celui de notre parent (selon les versions, le fils de Rabi‘ah bin Al-Harith bin ‘Abd Al-Muttalib, tué par Hudhail). Le premier intérêt que j’abolis est celui de ‘Abbas bin ‘Abd Al-Muttalib. Craignez Allah au sujet des femmes : vous les avez prises sous la protection d’Allah, et vous avez des droits sur elles selon la parole d’Allah. Elles ne doivent pas laisser quelqu’un que vous n’aimez pas s’approcher de vos lits ; si elles le font, corrigez-les sans violence. À vous de les nourrir et de les vêtir convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose : si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi : que direz-vous ?” Ils répondirent : “Nous attestons que tu as transmis le message, accompli ta mission et donné des conseils.” Il leva alors son index vers le ciel et dit : “Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin ! Ô Allah, sois témoin !” Bilal appela à la prière, fit l’iqamah, et il pria le midi, puis l’iqamah et il pria l’après-midi sans prière entre les deux. Il monta sur Al-Qaswa’, se plaça face à la qibla, resta debout jusqu’au coucher du soleil, puis partit rapidement vers Al-Muzdalifah, prenant Usamah derrière lui. Il tenait fermement la bride de sa chamelle. Il disait : “Du calme, ô gens ! Du calme !” Quand il arrivait sur une butte de sable, il relâchait la bride pour qu’elle monte. À Al-Muzdalifah, il combina les prières du coucher du soleil et du soir avec un seul appel à la prière et deux iqamahs. Il se reposa jusqu’à l’aube, puis pria la prière de l’aube avec un seul appel et une seule iqamah. Il monta ensuite sur Al-Qaswa’, alla à Al-Mash‘ar Al-Haram, fit face à la qibla, loua Allah, proclama Sa grandeur et Son unicité, puis resta debout jusqu’à ce que le jour soit bien clair. Le Prophète ﷺ partit rapidement avant le lever du soleil, prenant Al-Fadl bin ‘Abbas derrière lui. Al-Fadl était un jeune homme beau et à la peau claire. Quand le Prophète ﷺ accéléra, les femmes dans les litières passèrent devant lui. Al-Fadl se mit à les regarder ; le Prophète ﷺ posa sa main sur le visage d’Al-Fadl pour le détourner, mais il regarda de l’autre côté, et le Prophète ﷺ fit de même. Quand ils arrivèrent à la vallée de Muhassir, il pressa un peu sa chamelle, prit la route du milieu jusqu’à la plus grande jamrah, jeta sept petits cailloux en disant “Allah est le plus grand” à chaque jet, depuis le bas de la vallée. Ensuite, il alla à l’endroit du sacrifice, sacrifia soixante-trois chameaux de sa main, puis demanda à ‘Ali de sacrifier le reste. Ils prirent de la viande de chaque chameau, la firent cuire et en mangèrent, puis burent du bouillon. Ensuite, le Prophète ﷺ monta, alla rapidement à la Ka‘bah et pria la prière du midi à La Mecque. Il se rendit chez les Banu ‘Abd Al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam et leur dit : “Puisez, Banu ‘Abd Al-Muttalib ! Si les gens ne risquaient pas de vous en disputer le droit, je puiserais avec vous.” Ils lui tendirent un seau et il en but
- Sunan Abu Dawud, n°2043
Rapporté par Rabi'ah ibn al-Hudayr : Je n’ai pas entendu Talhah ibn Ubaydullah rapporter une tradition du Messager d’Allah ﷺ sauf une seule. J’ai demandé : « Laquelle ? » Il a dit : « Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah ﷺ qui allait visiter les tombes des martyrs. Quand nous avons gravi Harrah Waqim puis en sommes descendus, nous avons trouvé des tombes au détour de la vallée. Nous avons demandé : “Messager d’Allah, sont-ce les tombes de nos frères ?” Il a répondu : “Les tombes de nos compagnons.” Quand nous sommes arrivés aux tombes des martyrs, il a dit : “Voici les tombes de nos frères.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2068
Ibn Shihab a dit : « ‘Urwah ibn al-Zubair a demandé à Aisha, épouse du Prophète ﷺ, au sujet du verset coranique : “Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez celles qui vous plaisent parmi les femmes…” Elle a répondu : “Ô mon neveu, cela concerne l’orpheline sous la protection de son tuteur, qui possède une part d’héritage et dont la beauté et les biens attirent son tuteur. Il veut alors l’épouser sans lui donner une dot équitable, mais la même dot que les autres. Ils ont donc été interdits de les épouser, sauf s’ils leur donnent leur dot maximale habituelle, et on leur a conseillé d’épouser d’autres femmes. ‘Urwah rapporte qu’Aisha a dit : Les gens ont alors consulté le Messager d’Allah ﷺ au sujet des femmes après la révélation de ce verset. Allah, le Très-Haut, a alors révélé : “Ils te consultent au sujet des femmes. Dis : Allah vous donne un avis à leur sujet, et ce qui vous est récité dans le Livre concerne les orphelines à qui vous ne donnez pas ce qui leur est prescrit, alors que vous voulez les épouser…” Elle a dit : “Ce que mentionne Allah dans le Livre fait référence au verset précédent où Allah dit : ‘Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines…’” Aisha a ajouté : “La parole d’Allah, le Très-Haut, dans le dernier verset ‘alors que vous voulez les épouser’ signifie le manque d’intérêt de l’un d’entre vous à épouser une orpheline sous sa protection si elle a peu de biens et de beauté. Ils ont donc été interdits de les épouser pour leur richesse ou leur beauté, sauf s’ils sont justes envers elles.” Le narrateur Yunus a dit : Rabi’ah a expliqué le verset : “Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines”, cela veut dire : “Laissez-les si vous craignez de ne pas être justes, car Allah vous a permis d’épouser jusqu’à quatre femmes.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2072
Al-Zuhri a dit : « Nous étions avec ‘Umar ibn ‘Abd al-Aziz et nous avons discuté du mariage temporaire. Un homme nommé Rabi ibn Saburah a dit : “Je témoigne que mon père m’a dit que le Messager d’Allah ﷺ l’a interdit lors du Pèlerinage d’Adieu.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2073
Rapporté par Rabi’ ibn Saburah d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le mariage temporaire avec les femmes
- Sunan Abu Dawud, n°2290
‘Ubaid Allah a dit : « Marwan a envoyé quelqu’un (Qabisah) auprès de Fatimah pour l’interroger sur l’affaire. Elle a dit qu’elle était l’épouse d’Abu Hafs. Le Prophète ﷺ avait nommé ‘Ali gouverneur dans une région du Yémen. Son mari y est aussi parti avec lui. De là, il lui a envoyé un message prononçant le dernier divorce qui restait. Il a ordonné à ‘Ayyash ibn Abi Rabi’ah et Al Harith ibn Hisham de lui fournir une pension. Ils ont dit : “Par Allah, il n’y a de pension pour elle que si elle est enceinte.” Elle est allée voir le Prophète ﷺ qui lui a dit : “Il n’y a de pension pour toi que si tu es enceinte.” Elle a ensuite demandé la permission de quitter (sa maison) et il la lui a accordée. Elle a demandé : “Où dois-je aller, Messager d’Allah ﷺ ?” Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit d’aller chez Ibn Umm Maktum, qui était aveugle. Elle pouvait s’y découvrir car il ne la voyait pas. Elle y est restée jusqu’à la fin de sa période d’attente. Le Prophète ﷺ l’a ensuite mariée à Usamah. Qabisah est alors retourné voir Marwan et lui a raconté cela. Marwan a dit : “Nous n’avons entendu ce récit que d’une femme, donc nous suivrons la pratique fiable que nous avons trouvée chez les gens.” Quand Fatimah a appris cela, elle a dit : “Entre toi et moi, il y a le Livre d’Allah.” Allah, le Très-Haut, a dit : “Divorcez-les pour leur période d’attente...” Tu ne sais pas, peut-être qu’Allah apportera ensuite une nouvelle chose. » Elle a dit : « Quelle nouvelle chose peut-il arriver après un triple divorce ? » Abu Dawud a dit : Un récit similaire a été rapporté par Yunus d’après Al Zuhri. Quant à Al Zubaidi, il a rapporté les deux récits, celui de ‘Ubaid Allah dans la version de Ma’mar et celui d’Abu Salamah dans la version de ‘Aqil. Abu Dawud a dit : Muhammad ibn Ishaq a rapporté d’après Al Zuhri que Qabisah ibn Dhuwaib lui a transmis la version rapportée par ‘Ubaid Allah ibn ‘Abd Allah, qui précise que Qabisah est ensuite retourné voir Marwan pour l’en informer
- Sunan Abu Dawud, n°2364
Rapporté par Amir ibn Rabi'ah رضي الله عنه : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ utiliser un siwak (bâtonnet pour les dents) alors qu’il jeûnait. Musaddad a ajouté dans sa version : « plus souvent que je ne saurais le compter. »
- Sunan Abu Dawud, n°2372
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est fait saigner alors qu’il jeûnait. Abu Dawud a dit : Wuhaib ibn Khalid a rapporté une tradition similaire de la part d’Ayyub à travers une autre chaîne. Ja’far ibn Rabi’ah et Hisham, c’est-à-dire Ibn Hassan, ont rapporté une tradition similaire de la part de ‘Ikrimah, selon Ibn 'Abbas
- Sunan Abu Dawud, n°2602
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Ali ibn Rabi'ah a dit : J'étais présent avec Ali lorsqu’on lui a amené une monture pour qu’il monte dessus. Quand il a mis son pied dans l'étrier, il a dit : « Au nom d’Allah. » Puis, lorsqu’il s’est assis sur la monture, il a dit : « Louange à Allah. » Ensuite, il a dit : « Gloire à Celui qui a mis cela à notre service alors que nous n’en étions pas capables, et c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. » Puis il a dit : « Louange à Allah » (trois fois), « Allah est le plus Grand » (trois fois), « Gloire à Toi, j’ai fait du tort à moi-même, alors pardonne-moi, car Toi seul pardonnes les péchés. » Ensuite, il a ri. On lui a demandé : À quoi as-tu ri ? Il a répondu : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire comme je viens de faire, puis rire après cela. J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, pourquoi ris-tu ? » Il a répondu : « Ton Seigneur, le Très-Haut, est satisfait de Son serviteur lorsqu’il dit : “Pardonne-moi mes péchés.” Il sait que personne d’autre que Lui ne pardonne les péchés. »
- Sunan Abu Dawud, n°2665
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : (Au cours de la bataille de Badr) Utbah ibn Rabi’ah s’est avancé, suivi de son fils et de son frère, et a crié : « Qui veut un combat singulier ? » Quelques jeunes des Ansar ont répondu. Il a demandé : « Qui êtes-vous ? » Ils lui ont dit. Il a dit : « Nous ne voulons pas de vous ; nous voulons seulement nos cousins. » Le Prophète ﷺ a dit : « Lève-toi Hamzah, lève-toi Ali, lève-toi Ubaydah ibn al-Harith. » Hamzah s’est avancé vers Utbah, je suis allé vers Shaybah, et après deux échanges de coups entre Ubaydah et al-Walid, ils se sont gravement blessés ; alors nous nous sommes tournés vers al-Walid et l’avons tué, puis nous avons ramené Ubaydah
- Sunan Abu Dawud, n°2669
Rapporté par Rabah ibn Rabi’ رضي الله عنه : Lorsque nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ en expédition, il a vu des gens rassemblés autour de quelque chose et a envoyé un homme demander : « Va voir pourquoi ces gens sont réunis. » Il est revenu et a dit : « Ils sont autour d’une femme qui a été tuée. » Il a dit : « Ce n’est pas une personne contre qui il fallait se battre. » Khalid ibn al-Walid était à la tête de l’avant-garde ; alors il a envoyé un homme lui dire : « Dis à Khalid de ne pas tuer de femme ni de serviteur engagé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2681
Anas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ appela ses compagnons et ils partirent vers Badr. Soudain, ils trouvèrent les chameaux d’eau des Quraysh, parmi lesquels se trouvait un esclave noir des Banu Al Hajjaj. Les compagnons du Messager d’Allah ﷺ l’ont capturé et ont commencé à lui demander : « Où est Abu Sufyan ? » Il répondit : « Je jure par Allah, je ne sais rien de lui, mais voici les Quraysh qui sont venus ici, parmi eux Abu Jahl, ‘Utbah, Shaibah les deux fils de Rabi’ah et Umayyah ibn Khalaf. » Quand il leur dit cela, ils le frappèrent et il se mit à dire : « Laissez-moi, laissez-moi, je vais vous dire. » Quand ils le relâchèrent, il dit : « Je ne sais rien sur Abu Sufyan, mais voici les Quraysh qui sont venus ici, parmi eux Abu Jahl, ‘Utbah, Shaibah les deux fils de Rabi’ah et Umayyah ibn Khalaf. » Le Prophète ﷺ était en train de prier et entendait toute la conversation. Quand il eut terminé, il dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, vous le frappez quand il vous dit la vérité et vous le laissez quand il ment. Ce sont les Quraysh qui sont venus ici pour défendre Abu Sufyan. » Anas a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voici l’endroit où tombera untel demain », et il posa sa main sur le sol. « Voici l’endroit où tombera untel demain », et il posa sa main sur le sol. « Et voici l’endroit où tombera untel demain », et il posa sa main sur le sol. » Anas a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, personne n’est tombé ailleurs que là où le Messager d’Allah ﷺ avait posé la main. » Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’on les attrape par les pieds, qu’on les traîne et qu’on les jette dans un puits à Badr
- Sunan Abu Dawud, n°2890
Rapporté par Huzail ibn Shurahbil al-Awadi : Un homme est venu voir Abu Musa al-Ash'ari et Salman ibn Rabi'ah et leur a demandé ce qu’il fallait faire dans le cas où il y a une fille, une petite-fille (fille du fils) et une sœur germaine. Ils ont répondu : « La fille reçoit la moitié et la sœur germaine reçoit la moitié. La petite-fille ne reçoit rien. Va voir Ibn Mas'ud et tu verras qu’il est d’accord avec moi. » L’homme est donc allé le voir et lui a exposé leur avis. Il a dit : « Je serais alors dans l’erreur et je ne ferais pas partie des bien-guidés. Mais je juge la question comme l’a fait le Messager d’Allah ﷺ : la fille reçoit la moitié, la petite-fille reçoit une part pour compléter les deux tiers (c’est-à-dire un sixième), et le reste va à la sœur germaine. »
- Sunan Abu Dawud, n°2891
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah ﷺ et nous sommes arrivés chez une femme des Ansar à al-Aswaf. Elle a amené ses deux filles et a dit : « Messager d’Allah, voici les filles de Thabit ibn Qays qui a été tué en martyr alors qu’il était avec toi à la bataille de Uhud. Leur oncle paternel a pris tous leurs biens et leur héritage, il ne leur a rien laissé. Qu’en penses-tu, Messager d’Allah ? Elles ne peuvent pas se marier sans avoir de biens. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah tranchera sur cette affaire. » Puis le verset de la sourate an-Nisa a été révélé : « Allah vous donne des instructions au sujet de vos enfants (pour l’héritage). » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Faites venir la femme et le frère de son mari. » Il a alors dit à l’oncle paternel : « Donne-leur les deux tiers et à leur mère un huitième, et le reste est pour toi. » Abu Dawud a dit : Le rapporteur Bishr s’est trompé. Il s’agissait des filles de Sa'd ibn al-Rabi', car Thabit ibn Qais a été tué à la bataille de Yamamah
- Sunan Abu Dawud, n°2892
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah رضي الله عنه : L’épouse de Sa'd ibn al-Rabi' a dit : « Messager d’Allah, Sa'd est mort et a laissé deux filles. » Il a ensuite raconté la suite de l’histoire de façon similaire. Abu Dawud a dit : C’est la version la plus correcte
- Sunan Abu Dawud, n°2923
Rapporté par Dawud b. al-Husain : J’apprenais la lecture du Coran auprès de Umm Sa‘d, fille d’al-Rabi‘. Elle était orpheline sous la tutelle d’Abu Bakr. J’ai lu le verset coranique : « À ceux aussi à qui votre main droite était liée. » Elle a dit : « Ne lis pas ce verset ; il a été révélé à propos d’Abu Bakr et de son fils ‘Abd al-Rahman quand il a refusé d’accepter l’islam. Abu Bakr a juré de ne pas lui donner de part d’héritage. Quand il a embrassé l’islam, Allah le Très-Haut a ordonné à Son Prophète ﷺ de lui donner sa part. » Le narrateur ‘Abd al-Aziz a ajouté : Il n’a accepté l’islam que sous la contrainte de l’épée. Abu Dawud a dit : Celui qui a rapporté le mot « ‘aqadat » signifie un pacte ; et celui qui a rapporté « ‘aaqadat » signifie la partie qui a fait le pacte. La version correcte est celle de Talhah (« ‘aaqadat »)
- Sunan Abu Dawud, n°2985
Rapporté par AbdulMuttalib ibn Rabi’ah ibn al-Harith رضي الله عنه : Son père, Rabi’ah ibn al-Harith, et Abbas ibn al-Muttalib dirent à AbdulMuttalib ibn Rabi’ah et à al-Fadl ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ et dites-lui : Ô Messager d’Allah, nous sommes désormais en âge de nous marier, comme tu le vois, et nous souhaitons nous marier. Ô Messager d’Allah, tu es le plus bienveillant des gens et le meilleur pour unir les couples. Nos pères n’ont rien pour payer notre dot. Désigne-nous comme collecteurs de la zakat, ô Messager d’Allah, nous te donnerons ce que les autres collecteurs te donnent, et nous profiterons du reste. » Ali رضي الله عنه vint à nous alors que nous étions dans cette situation. Il dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Non, par Allah, il ne nommera aucun de vous collecteur de la zakat.” » Rabi’ah lui dit : « C’est ta situation ; tu as obtenu ce lien avec le Messager d’Allah ﷺ par le mariage, mais nous ne t’en avons pas voulu. » Ali posa alors son manteau à terre, s’allongea dessus et dit : « Je suis le père de Hasan, le chef. Par Allah, je ne quitterai pas cet endroit avant que vos fils ne reviennent avec une réponse à la question pour laquelle vous les avez envoyés voir le Prophète ﷺ. » AbdulMuttalib dit : « Al-Fadl et moi sommes allés vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Nous avons constaté que la prière du midi en groupe avait déjà commencé. Nous avons donc prié avec les gens. Ensuite, nous nous sommes précipités vers la porte de l’appartement du Prophète ﷺ. Ce jour-là, il était chez Zaynab, fille de Jahsh. Nous sommes restés debout jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. Il a attrapé mon oreille et celle d’al-Fadl, puis a dit : “Dites ce que vous avez sur le cœur.” Il est ensuite entré et nous a permis d’entrer. Nous sommes entrés, et un moment, nous nous sommes demandé qui parlerait. Finalement, j’ai parlé, ou c’est al-Fadl qui a parlé (le narrateur, Abdullah, n’était pas sûr). Il lui a exposé la demande pour laquelle nos pères nous avaient envoyés. Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux un instant et a levé les yeux vers le plafond de la pièce. Il a pris tellement de temps que nous avons cru qu’il ne nous répondrait pas. Pendant ce temps, nous avons vu Zaynab nous faire signe de la main derrière le voile pour nous demander de patienter, car le Messager d’Allah ﷺ réfléchissait à notre demande. Puis il a baissé la tête et nous a dit : “Cette zakat est une impureté des biens des gens. Elle n’est pas licite pour Muhammad ni pour la famille de Muhammad. Appelez Nawfal ibn al-Harith.” Nawfal ibn al-Harith fut donc appelé. Il dit : “Nawfal, marie AbdulMuttalib à ta fille.” Nawfal me maria donc à sa fille. Le Prophète ﷺ dit ensuite : “Appelez Mahmiyyah ibn Jaz’i.” C’était un homme des Banu Zubayd que le Messager d’Allah ﷺ avait nommé collecteur du cinquième. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : “Marie al-Fadl à ta fille.” Il le fit. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : “Levez-vous et payez la dot de leur part à partir du cinquième, tant.” (Abdullah ibn al-Harith n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sunan Abu Dawud, n°3061
Rapporté par Rabi'ah ibn Abu AbdurRahman : Rabi'ah rapporte, d’après plusieurs personnes : Le Messager d’Allah ﷺ a accordé comme fief à Bilal ibn al-Harith al-Muzani les mines d’al-Qabaliyyah, qui se trouvent près d’al-Fur’, et jusqu’à aujourd’hui, seule la zakat est prélevée sur ces mines
- Sunan Abu Dawud, n°3123
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Nous avons enterré un défunt en compagnie du Messager d’Allah ﷺ. Quand nous eûmes terminé, le Messager d’Allah ﷺ est reparti et nous sommes repartis avec lui. Lorsqu’il arriva près de sa porte, il s’arrêta, et nous avons vu une femme venir vers lui. (Le rapporteur) a dit : Je pense qu’il l’a reconnue. Quand elle s’en alla, nous avons appris qu’il s’agissait de Fatimah. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Qu’est-ce qui t’a fait sortir de ta maison, Fatimah ? » Elle répondit : « Je suis venue voir les gens de cette maison, Messager d’Allah, et j’ai eu de la compassion et j’ai présenté mes condoléances pour leur défunt. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Tu aurais pu aller au cimetière avec eux. » Elle répondit : « Je cherche refuge auprès d’Allah ! J’ai entendu ce dont tu as parlé. » Il dit : « Si tu étais allée au cimetière… » Il a alors prononcé des paroles sévères à ce sujet. J’ai ensuite demandé à Rabi'ah (un rapporteur de ce récit) ce que signifiait « al-kuda » (terre pierreuse). Il répondit : « Je pense que cela désigne les tombes. »
- Sunan Abu Dawud, n°3172
Rapporté par Amir ibn Rabi’ah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand vous voyez un cortège funèbre, levez-vous jusqu’à ce qu’il vous ait dépassé ou qu’il soit posé à terre. »
- Sunan Abu Dawud, n°3610
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a rendu un jugement sur la base d’un serment et d’un seul témoin. Abu Dawud a dit : Al-Rabi’ ibn Sulaiman al-Mu’adhdhin m’a rapporté quelques mots supplémentaires dans ce récit : Al-Shafi’i m’a rapporté cela de ‘Abd al-‘Aziz. Je l’ai ensuite mentionné à Suhail qui a dit : « Rabi’ah m’a rapporté cela — et il est fiable à mes yeux — que je lui ai transmis ce récit, mais je ne m’en souviens pas. » ‘Abd al-‘Aziz a dit : « Suhail a souffert d’une maladie qui lui a fait perdre un peu de sa mémoire, et il a oublié certains de ses récits. Par la suite, Suhail rapportait des récits de Rabi’ah au nom de son père. »
- Sunan Abu Dawud, n°3611
Ce récit a également été rapporté par Rabi’ah avec la chaîne de Abu Mus’ab, dans le même sens. Sulaiman a dit : J’ai ensuite rencontré Suhail et je l’ai interrogé sur ce récit. Il a dit : « Je ne le connais pas. » Je lui ai dit : « Rabi’ah me l’a transmis de ta part. » Il a dit : « Si Rabi’ah te l’a transmis de ma part, alors transmets-le de Rabi’ah en mon nom. »
- Sunan Abu Dawud, n°3692
Ibn ‘Abbas a dit : La délégation de ‘Abd al-Qais est venue auprès du Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Nous sommes la tribu de Rabi’ah, et les infidèles de Mudar sont entre nous et toi. Nous ne pouvons venir te voir que pendant le mois sacré. Donne-nous un ordre clair que nous pourrons suivre et transmettre à ceux qui sont restés chez nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre : Croire en Allah, témoigner qu’il n’y a de dieu qu’Allah » – et il l’a exprimé en joignant ses mains. Dans la version de Musadad : « La foi en Allah », et il leur a expliqué : « Le témoignage qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, le paiement de la zakat et le fait de donner la part impure du butin. Je vous interdis l’utilisation des citrouilles, des jarres vertes, des récipients enduits de poix et des troncs de palmier évidés. » Dans la version d’Ibn ‘Ubaid, il y a le mot muqayyar (récipients enduits de poix) au lieu de naqir (troncs évidés). La version de Musaddad mentionne naqir et muqayyar (poix) ; il n’a pas mentionné muzaffat (récipients enduits de poix). Abu Dawud a dit : Le nom d’Abu Jamrah est Nasr ibn ‘Imran al-Duba’i
- Sunan Abu Dawud, n°3990
Rapporté par Umm Salamah, épouse du Prophète ﷺ : La récitation de ce verset par le Prophète ﷺ était : « Non, mais Mes signes sont venus à toi (ja’atki), et tu les as rejetés (fakadhdhabti biha) ; tu as été orgueilleuse (wastakbarti) et tu es devenue de celles qui rejettent la foi (wa kunti). » Abu Dawud a dit : Ceci est un hadith mursal, c’est-à-dire que le lien avec le Compagnon a été omis, car le narrateur al-Rabi’ n’a pas rencontré Umm Salamah
- Sunan Abu Dawud, n°4178
Rapporté par Al-Rabi’ ibn Anas, citant ses deux grands-pères : Nous avons entendu Abu Musa dire : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah n’accepte pas la prière d’un homme qui a du khaluq (un parfum à base de safran) sur le corps. » Abu Dawud a précisé : Ses deux grands-pères étaient Zaid et Ziyad
- Sunan Abu Dawud, n°4270
Rapporté par Abud Darda’ et Ubadah ibn as-Samit : Khalid ibn Dihqan a dit : Lorsque nous étions engagés dans la bataille de Constantinople à Dhuluqiyyah, un homme du peuple de Palestine, qui était l’un de leurs notables et dont le rang était connu, s’est avancé. Il s’appelait Hani ibn Kulthum ibn Sharik al-Kinani. Il a salué Abdullah ibn Zakariyya qui connaissait son rang. Khalid nous a dit : Abdullah ibn Abu Zakariyya nous a raconté : J’ai entendu Umm ad-Darda’ dire : J’ai entendu Abud Darda’ dire : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « On peut espérer qu’Allah pardonne tous les péchés, sauf à celui qui meurt polythéiste ou à celui qui tue volontairement un croyant. » Hani ibn Kulthum ar-Rabi’ a alors dit : J’ai entendu Mahmud ibn ar-Rabi’ rapporter un hadith de Ubadah ibn as-Samit, qui le tenait du Messager d’Allah ﷺ : « Si un homme tue un croyant injustement, Allah n’acceptera aucune de ses actions, obligatoires ou surérogatoires. » Khalid nous a ensuite dit : Ibn Abu Zakariyya nous a transmis un hadith de Umm ad-Darda’, d’après Abud Darda’, du Messager d’Allah ﷺ : « Un croyant continuera à avancer rapidement et facilement tant qu’il ne verse pas de sang interdit ; s’il le fait, il devient lent et lourd. » Un hadith similaire a été rapporté par Hani ibn Kulthum, de Mahmud ibn ar-Rabi’, d’après Ubadah ibn as-Samit, du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4514
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn ‘Abd Allah ibn Ka’b ibn Malik, d’après son père : Umm Mubashshir a dit (Abu Sa’id ibn al-A’rabi a dit : il l’a donc rapporté d’après sa mère ; ce qui est correct, c’est : d’après son père, et non sa mère) : Je suis entrée auprès du Prophète ﷺ. Il mentionna alors le récit de Makhlad ibn Khalid, semblable à celui de Jabir. Le narrateur dit : Puis Bishr ibn al-Bara’ ibn Ma’rur mourut. Le Prophète ﷺ fit venir la femme juive et lui demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussée à faire cela ? » Il rapporta ensuite le reste du récit comme celui de Jabir. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’elle soit tuée. Dans cette version, il n’est pas fait mention de la saignée
- Sunan Abu Dawud, n°4549
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Ibn ‘Umar رضي الله عنه du Prophète ﷺ dans le même sens. Cette version précise : Le Messager d’Allah ﷺ fit un discours le jour de la conquête, ou il a dit : « Lors de la conquête de La Mecque, sur l’escalier de la Maison ou de la Ka’bah. » Abu Dawud a dit : De façon similaire, Ibn ‘Uyainah l’a aussi rapporté de ‘Ali ibn Zaid, de al-Qasim ibn Rab’iah, de Ibn ‘Umar, du Prophète ﷺ ; et Ayyub al-Sukhtiyani l’a rapporté de al-Qasim ibn Rabi’ah, de ‘Abd Allah ibn ‘Amr comme la tradition de Khalid. Hammad ibn Salamah l’a aussi rapporté de ‘Ali ibn Zaid, de Ya’qub al-Sadusi, de ‘Abd Allah ibn ‘Amr du Prophète ﷺ. Les propos de Zaid et d’Abu Musa sont similaires à la tradition du Prophète ﷺ et à celle de Omar رضي الله عنه
- Sunan Abu Dawud, n°4580
Rapporté par Al-Sha'bi : Le prix d’un esclave homme ou femme est de cinq cents dirhams. Abu Dawud a dit : Rabi'ah a dit : Le prix d’un esclave homme ou femme est de cinquante dinars
- Sunan Abu Dawud, n°4642
Rapporté par al-Rabi’ b. Khalid al-Dabbi : J’ai entendu al-Hajjaj dire dans son discours : « Le messager que l’un d’entre vous envoie pour une affaire est-il plus respecté à ses yeux, ou son successeur parmi son peuple ? » J’ai pensé en moi-même : « Je fais le vœu devant Allah de ne jamais prier derrière toi. Si je trouve des gens qui se battent contre toi, je combattrai avec eux. » Ishaq a ajouté dans sa version : Il a combattu à la bataille d’al-Jamajim jusqu’à ce qu’il soit tué
- Sunan Abu Dawud, n°4643
Rapporté par ‘Asim : J’ai entendu al-Hajjaj dire sur le minbar : « Craignez Allah autant que possible ; il n’y a pas d’exception à cela. Écoutez et obéissez au Commandeur des croyants ‘Abd al-Malik ; il n’y a pas d’exception à cela. Je jure par Allah, si j’ordonne aux gens d’entrer par une porte précise de la mosquée et qu’ils sortent par une autre, leur sang et leurs biens me seront licites. Je jure par Allah, si je prends la tribu de Rabi’ah pour la tribu de Mudar, cela m’est permis par Allah. Qui s’excusera auprès de moi pour l’esclave de Hudhail (c’est-à-dire ‘Abd Allah b. Mas’ud) qui pense que sa récitation du Coran vient d’Allah ? Je jure par Allah, ce n’est que de la prose rimée des Bédouins. Allah ne l’a pas révélée à Son Prophète ﷺ. Qui s’excusera auprès de moi pour ces clients (non-arabes) ? L’un d’eux pense qu’il va lancer une pierre et, quand elle tombe, il dit : “Il s’est passé quelque chose de nouveau.” Je jure par Allah, je les laisserai (détruits et anéantis) comme le jour qui passe. » Il a dit : « J’en ai parlé à al-A’mash. Il a dit : “Je jure par Allah, je l’ai entendu de lui.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4645
Rapporté par Sulaiman al-A’mash : J’ai accompli la prière du vendredi avec al-Hajjaj et il a prononcé un discours. Il a ensuite transmis la tradition d’Abu Bakr b. ‘Ayyash. Il y a dit : « Écoutez et obéissez au calife d’Allah et à son élu ‘Abd al-Malik bin Marwan. » Il a ensuite transmis le reste de la tradition, et a dit : « Si je prends Rabi’ah pour Mudar. » Mais il n’a pas mentionné l’histoire des clients (c’est-à-dire des non-Arabes)
- Sunan Abu Dawud, n°5076
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un répète le matin : “Gloire à Allah le soir et le matin ; à Lui la louange dans les cieux et sur la terre, et le soir et à midi… ainsi serez-vous ressuscités”, il recevra ce jour-là ce qu’il a manqué ; et si quelqu’un répète ces paroles le soir, il recevra cette nuit-là ce qu’il a manqué. » Ar-Rabi' l’a transmis d’après al-Layth
- Sunan Abu Dawud, n°5142
Rapporté par Abu Usayd Malik ibn Rabi’ah as-Sa’idi رضي الله عنه : « Alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, un homme des Banu Salmah vint et dit : “Messager d’Allah, y a-t-il encore de la bonté à faire envers mes parents après leur mort ?” Il répondit : “Oui, tu peux invoquer des bénédictions pour eux, demander pardon pour eux, exécuter leurs dernières volontés, maintenir les liens de parenté qui dépendent d’eux, et honorer leurs amis.” »
- Sahih al-Bukhari, n°53
Rapporté par Abu Jamra : J’avais l’habitude de m’asseoir avec Ibn 'Abbas, et il me faisait asseoir à sa place. Il m’a demandé de rester avec lui pour qu’il puisse me donner une part de ses biens. Je suis donc resté avec lui pendant deux mois. Un jour, il m’a raconté que lorsque la délégation de la tribu d’Abdul Qais est venue voir le Prophète, le Prophète (ﷺ) leur a demandé : « Qui êtes-vous (vous, les gens) ? (Ou) qui sont les délégués ? » Ils ont répondu : « Nous sommes de la tribu de Rabi’a. » Alors le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Soyez les bienvenus, ô gens (ou délégation d’Abdul Qais) ! Vous ne connaîtrez ni honte ni regret. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous ne pouvons venir te voir qu’au mois sacré, car il y a la tribu infidèle de Mudar entre nous et toi. Donne-nous donc des instructions (religieuses) que nous pourrons transmettre à notre peuple resté chez nous, afin que nous puissions entrer au Paradis en les appliquant. » Ils ont ensuite demandé au sujet des boissons (ce qui est permis et ce qui est interdit). Le Prophète (ﷺ) leur a ordonné de faire quatre choses et leur a interdit quatre choses. Il leur a ordonné de croire en Allah seul et leur a demandé : « Savez-vous ce que signifie croire en Allah seul ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Cela signifie : 1. Attester qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ). 2. Accomplir parfaitement la prière. 3. Payer la Zakat (aumône obligatoire). 4. Jeûner pendant le mois de Ramadan. 5. Et donner le cinquième du butin (Al-Khumus) pour la cause d’Allah. » Ensuite, il leur a interdit quatre choses : Hantam, Dubba’, Naqir, Muzaffat ou Muqaiyar (ce sont des noms de récipients dans lesquels on préparait des boissons alcoolisées). Le Prophète (ﷺ) a parlé du récipient à vin, mais il voulait dire le vin lui-même. Le Prophète (ﷺ) leur a également dit : « Apprenez ces instructions et transmettez-les à ceux que vous avez laissés derrière vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°189
Rapporté par Ibn Shihab : Mahmud bin Ar-Rabi`, sur le visage duquel le Prophète (ﷺ) avait jeté une gorgée d’eau du puits de sa famille quand il était enfant, et `Urwa (au nom d’Al-Miswar et d’autres) qui se confirmaient mutuellement, ont dit : « Chaque fois que le Prophète (ﷺ) faisait ses ablutions, ses compagnons se disputaient presque pour récupérer le reste de l’eau. »
- Sahih al-Bukhari, n°516
Rapporté par Abu Qatada Al-Ansari : Le Messager d’Allah ﷺ priait en portant Umama, la fille de Zainab, elle-même fille du Messager d’Allah ﷺ et fille de ‘As bin Rabi‘a bin ‘Abd Shams. Quand il se prosternait, il la posait par terre, et quand il se relevait, il la portait sur son cou
- Sahih al-Bukhari, n°523
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, une délégation de `Abdul Qais est venue voir Allah's Messager (ﷺ) et a dit : « Nous appartenons à telle branche de la tribu de Rabi'ah et nous ne pouvons venir te voir que pendant les mois sacrés. Ordonne-nous quelque chose de bien afin que nous puissions l’apprendre de toi et inviter aussi ceux que nous avons laissés chez nous. » Il a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre autres : Croire en Allah » – puis il leur a expliqué – « témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah (ﷺ), accomplir la prière aux heures prescrites, donner la Zakat (aumône obligatoire), et me remettre le Khumus (cinquième) si vous obtenez un butin de guerre. Et je vous interdis (d’utiliser) Dubba, Hantam, Muqaiyyar et Naqir (qui étaient tous des récipients utilisés pour préparer des boissons alcoolisées). »
- Sahih al-Bukhari, n°667
Rapporté par Mahmud bin Rabi‘ Al-Ansari : ‘Itban bin Malik dirigeait la prière pour son peuple et il était aveugle. Il a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah ! Parfois il fait sombre, il y a des inondations dans la vallée et je suis aveugle, alors prie dans un endroit de ma maison pour que je puisse en faire un lieu de prière. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est donc allé chez lui et a dit : « Où veux-tu que je prie ? » ‘Itban a montré un endroit dans sa maison et le Messager d’Allah (ﷺ) y a fait la prière
- Sahih al-Bukhari, n°839
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi` : Je me souviens du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi de la gorgée d’eau qu’il avait prise d’un seau chez nous et qu’il avait recrachée sur moi. J’ai entendu de `Itban bin Malik Al-Ansari, qui faisait partie des Bani Salim, dire : « J’avais l’habitude de diriger la prière pour ma tribu des Bani Salim. Un jour, je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai dit : “J’ai une mauvaise vue et parfois les pluies rendent le chemin impraticable entre moi et la mosquée de ma tribu. J’aimerais que tu viennes prier dans ma maison à un endroit précis, afin que je puisse prendre cet endroit comme lieu de prière.” Il a dit : “Si Allah le veut, je le ferai.” Le lendemain, le Messager d’Allah (ﷺ), accompagné d’Abu Bakr, est venu chez moi après que le soleil soit bien levé et il a demandé la permission d’entrer. Je lui ai donné la permission, mais il ne s’est pas assis avant de me demander : “Où veux-tu que je prie dans ta maison ?” J’ai montré un endroit dans la maison où je voulais qu’il prie. Il s’est alors levé pour la prière et nous nous sommes alignés derrière lui. Il a terminé la prière avec le Taslim et nous l’avons fait en même temps que lui
- Sahih al-Bukhari, n°840
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi` : Je me souviens du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi de la gorgée d’eau qu’il avait prise d’un seau chez nous et qu’il avait recrachée sur moi. J’ai entendu de `Itban bin Malik Al-Ansari, qui faisait partie des Bani Salim, dire : « J’avais l’habitude de diriger la prière pour ma tribu des Bani Salim. Un jour, je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai dit : “J’ai une mauvaise vue et parfois les pluies rendent le chemin impraticable entre moi et la mosquée de ma tribu. J’aimerais que tu viennes prier dans ma maison à un endroit précis, afin que je puisse prendre cet endroit comme lieu de prière.” Il a dit : “Si Allah le veut, je le ferai.” Le lendemain, le Messager d’Allah (ﷺ), accompagné d’Abu Bakr, est venu chez moi après que le soleil soit bien levé et il a demandé la permission d’entrer. Je lui ai donné la permission, mais il ne s’est pas assis avant de me demander : “Où veux-tu que je prie dans ta maison ?” J’ai montré un endroit dans la maison où je voulais qu’il prie. Il s’est alors levé pour la prière et nous nous sommes alignés derrière lui. Il a terminé la prière avec le Taslim et nous l’avons fait en même temps que lui
- Sahih al-Bukhari, n°1167
Rapporté par Abu Qatada bin Rabi Al-Ansari : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous entre dans une mosquée, il ne doit pas s’asseoir avant d’avoir accompli deux rak`at de prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°1185
Rapporté par Mahmud bin Ar-rabi' Al-Ansari : Il se souvenait du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi d’une gorgée d’eau qu’il lui avait jetée au visage, prise d’un puits qui était dans leur maison. Mahmud a dit qu’il avait entendu `Itban bin Malik, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d’Allah (ﷺ), dire : « Je dirigeais la prière pour mon peuple à Bani Salim, et il y avait une vallée entre eux et moi. Quand il pleuvait, il était difficile pour moi de la traverser pour aller à leur mosquée. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : ‘J’ai une mauvaise vue et la vallée entre mon peuple et moi déborde pendant la saison des pluies, ce qui rend la traversée difficile ; j’aimerais que tu viennes prier chez moi à un endroit précis afin que je puisse le prendre comme lieu de prière.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Je le ferai.’ Le lendemain matin, après que le soleil soit bien levé, le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus chez moi. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé la permission d’entrer et je l’ai fait entrer. Il ne s’est pas assis avant de demander : ‘Où veux-tu que nous fassions la prière chez toi ?’ J’ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé pour la prière, a commencé avec le Takbir, et nous nous sommes alignés derrière lui ; il a fait deux unités de prière, a terminé avec le Taslim, et nous avons fait le Taslim avec lui. Je l’ai retenu pour un repas appelé ‘Khazir’ que j’avais préparé pour lui (le ‘Khazir’ est un plat spécial à base de farine d’orge et de bouillon de viande). Quand les voisins ont appris que le Messager d’Allah (ﷺ) était chez moi, ils sont venus si nombreux qu’il y avait beaucoup d’hommes dans la maison. L’un d’eux a dit : ‘Qu’arrive-t-il à Malik ? Je ne le vois pas.’ Un autre a répondu : ‘C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah ni Son Messager.’ À cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ne dites pas cela. N’avez-vous pas vu qu’il a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, uniquement pour Allah” ?’ L’homme a répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux ; mais par Allah, nous ne l’avons jamais vu qu’aider et parler avec les hypocrites.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : ‘Il n’y a aucun doute, celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui le fait pour plaire à Allah, alors Allah le sauvera de l’Enfer.’ » Mahmud a ajouté : « J’ai raconté ce récit à certaines personnes, dont Abu Aiyub, le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) dans la bataille où il (Abu Aiyub) est mort et où Yazid bin Mu’awiya était leur chef en territoire romain. Abu Aiyub a rejeté ce récit et a dit : ‘Je doute que le Messager d’Allah (ﷺ) ait jamais dit ce que tu viens de dire.’ Cela m’a beaucoup affecté, et j’ai fait le vœu devant Allah que si je survivais à cette bataille, j’irais (à Médine) demander à `Itban bin Malik s’il vivait encore dans la mosquée de son peuple. Quand il est revenu, j’ai pris l’ihram pour le Hajj ou la ‘Umra, puis je suis parti jusqu’à Médine. Je suis allé à Bani Salim et `Itban bin Malik, qui était alors un vieil homme aveugle, dirigeait toujours la prière pour son peuple. Quand il a fini la prière, je l’ai salué, je me suis présenté et je lui ai demandé au sujet de ce récit. Il l’a raconté de la même façon que la première fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°1186
Rapporté par Mahmud bin Ar-rabi' Al-Ansari : Il se souvenait du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi d’une gorgée d’eau qu’il lui avait jetée au visage, prise d’un puits qui était dans leur maison. Mahmud a dit qu’il avait entendu `Itban bin Malik, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d’Allah (ﷺ), dire : « Je dirigeais la prière pour mon peuple à Bani Salim, et il y avait une vallée entre eux et moi. Quand il pleuvait, il était difficile pour moi de la traverser pour aller à leur mosquée. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : ‘J’ai une mauvaise vue et la vallée entre mon peuple et moi déborde pendant la saison des pluies, ce qui rend la traversée difficile ; j’aimerais que tu viennes prier chez moi à un endroit précis afin que je puisse le prendre comme lieu de prière.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Je le ferai.’ Le lendemain matin, après que le soleil soit bien levé, le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus chez moi. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé la permission d’entrer et je l’ai fait entrer. Il ne s’est pas assis avant de demander : ‘Où veux-tu que nous fassions la prière chez toi ?’ J’ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé pour la prière, a commencé avec le Takbir, et nous nous sommes alignés derrière lui ; il a fait deux unités de prière, a terminé avec le Taslim, et nous avons fait le Taslim avec lui. Je l’ai retenu pour un repas appelé ‘Khazir’ que j’avais préparé pour lui (le ‘Khazir’ est un plat spécial à base de farine d’orge et de bouillon de viande). Quand les voisins ont appris que le Messager d’Allah (ﷺ) était chez moi, ils sont venus si nombreux qu’il y avait beaucoup d’hommes dans la maison. L’un d’eux a dit : ‘Qu’arrive-t-il à Malik ? Je ne le vois pas.’ Un autre a répondu : ‘C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah ni Son Messager.’ À cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ne dites pas cela. N’avez-vous pas vu qu’il a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, uniquement pour Allah” ?’ L’homme a répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux ; mais par Allah, nous ne l’avons jamais vu qu’aider et parler avec les hypocrites.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : ‘Il n’y a aucun doute, celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui le fait pour plaire à Allah, alors Allah le sauvera de l’Enfer.’ » Mahmud a ajouté : « J’ai raconté ce récit à certaines personnes, dont Abu Aiyub, le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) dans la bataille où il (Abu Aiyub) est mort et où Yazid bin Mu’awiya était leur chef en territoire romain. Abu Aiyub a rejeté ce récit et a dit : ‘Je doute que le Messager d’Allah (ﷺ) ait jamais dit ce que tu viens de dire.’ Cela m’a beaucoup affecté, et j’ai fait le vœu devant Allah que si je survivais à cette bataille, j’irais (à Médine) demander à `Itban bin Malik s’il vivait encore dans la mosquée de son peuple. Quand il est revenu, j’ai pris l’ihram pour le Hajj ou la ‘Umra, puis je suis parti jusqu’à Médine. Je suis allé à Bani Salim et `Itban bin Malik, qui était alors un vieil homme aveugle, dirigeait toujours la prière pour son peuple. Quand il a fini la prière, je l’ai salué, je me suis présenté et je lui ai demandé au sujet de ce récit. Il l’a raconté de la même façon que la première fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°2048
Rapporté par Ibrahim bin Sa`d, de la part de son père et de son grand-père : `Abdur Rahman bin `Auf a dit : « Quand nous sommes arrivés à Médine en tant qu’émigrés, le Messager d’Allah ﷺ a établi un lien de fraternité entre moi et Sa`d bin Ar-Rabi`. Sa`d bin Ar-Rabi` m’a dit : ‘Je suis le plus riche des Ansar, je vais te donner la moitié de mes biens et tu peux regarder mes deux femmes et choisir celle que tu veux, je la divorcerai, et quand elle aura terminé sa période d’attente, tu pourras l’épouser.’ `Abdur-Rahman a répondu : ‘Je n’ai pas besoin de tout cela. Y a-t-il un marché où l’on fait du commerce ?’ Il a répondu : ‘Le marché de Qaynuqa.’ `Abdur-Rahman s’y est rendu le lendemain et a rapporté du lait caillé et du beurre, puis il a continué à y aller régulièrement. Quelques jours plus tard, `Abdur-Rahman est revenu avec des traces de parfum jaune sur lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé s’il s’était marié. Il a répondu oui. Le Prophète ﷺ a dit : ‘Avec qui t’es-tu marié ?’ Il a répondu : ‘Avec une femme des Ansar.’ Puis le Prophète ﷺ a demandé : ‘Combien lui as-tu donné ?’ Il a répondu : ‘Un morceau d’or équivalent au poids d’un noyau de datte (ou un noyau de datte en or) !’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2049
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé à Médine, le Prophète ﷺ a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi al-Ansari. Sa`d était un homme riche, alors il a dit à `Abdur-Rahman : « Je vais te donner la moitié de mes biens et t’aider à te marier. » `Abdur-Rahman lui a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens. Montre-moi le marché. » `Abdur-Rahman n’est pas revenu du marché sans avoir gagné du lait caillé et du beurre (en faisant du commerce). Il a rapporté cela chez lui. Nous sommes restés ainsi quelque temps (ou aussi longtemps qu’Allah l’a voulu), puis `Abdur-Rahman est revenu parfumé avec une odeur jaune. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Le Prophète ﷺ a demandé : « Qu’as-tu donné comme dot ? » Il a répondu : « Un morceau d’or ou un noyau de datte en or. » Le Prophète ﷺ lui a dit : « Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°2077
Rapporté par Hudhaifa : Le Prophète (ﷺ) a dit : Avant vous, les anges ont pris l’âme d’un homme et lui ont demandé : As-tu fait de bonnes actions dans ta vie ? Il a répondu : Je disais à mes employés de laisser du temps aux riches pour qu’ils paient leurs dettes quand cela leur convenait. Alors Allah a dit aux anges : Pardonnez-lui. Rabi a dit que (l’homme décédé a dit) : J’étais indulgent avec les riches et je laissais du temps aux pauvres. Ou, dans une autre version : je laissais du temps à ceux qui avaient les moyens et je pardonnais aux nécessiteux, ou : je prenais des riches et je pardonnais aux pauvres
- Sahih al-Bukhari, n°2293
Rapporté par Anas : `Abdur-Rahman bin `Auf est venu vers nous et le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Rabi
- Sahih al-Bukhari, n°2437
Rapporté par Suwaid bin Ghafala : Alors que j’étais en compagnie de Salman bin Rabi‘a et Suhan, lors d’une des batailles sacrées, j’ai trouvé un fouet. L’un d’eux m’a dit de le laisser, mais j’ai refusé et dit que je le rendrais à son propriétaire si je le trouvais, sinon je l’utiliserais. Au retour, nous avons fait le Hajj et, en passant par Médine, j’ai demandé à Ubai bin Ka‘b à ce sujet. Il a dit : « J’ai trouvé un sac contenant cent dinars du vivant du Prophète (ﷺ) et je l’ai apporté au Prophète (ﷺ) qui m’a dit : ‘Annonce-le publiquement pendant un an.’ Je l’ai donc annoncé pendant un an, puis je suis allé voir le Prophète (ﷺ) qui m’a dit : ‘Annonce-le encore un an.’ Je l’ai annoncé une deuxième année. Je suis retourné le voir et il m’a dit : ‘Annonce-le encore un an.’ Je l’ai annoncé une troisième année. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) une quatrième fois, et il m’a dit : ‘Souviens-toi du montant, de la description du contenant et de la corde avec laquelle il est attaché, et si le propriétaire se présente, rends-le-lui ; sinon, utilise-le.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2703
Rapporté par Anas : Ar-Rabi, la fille d’An-Nadr, a cassé la dent d’une fille, et les proches d’Ar-Rabi` ont demandé aux proches de la fille d’accepter une compensation et de pardonner, mais ils ont refusé. Ils sont donc allés voir le Prophète (ﷺ) qui a ordonné qu’on applique la loi du talion. Anas bin An-Nadr a demandé : « Ô Messager d’Allah ! La dent d’Ar-Rabi` sera-t-elle cassée ? Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, sa dent ne sera pas cassée. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Anas ! La loi d’Allah ordonne le talion. » Plus tard, les proches de la fille ont accepté et ont pardonné. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment. » Anas a ajouté : « Les gens ont accepté la compensation. »
- Sahih al-Bukhari, n°2883
Rapporté par Ar-Rabi’ bint Mu’auwidh : Nous participions aux batailles avec le Prophète (ﷺ) en donnant de l’eau aux gens, en les servant et en ramenant les morts et les blessés à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°3450
Rapporté par Rabi bin Hirash : `Uqba bin `Amr a dit à Hudhaifa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu du Messager d'Allah ? » Il a dit : « Je l'ai entendu dire : 'Quand Al-Dajjal apparaîtra, il aura avec lui du feu et de l'eau. Ce que les gens prendront pour de l'eau froide sera en réalité du feu qui brûlera. Donc, si l'un d'entre vous se trouve face à cela, qu'il entre dans ce qui lui semblera être du feu, car en vérité, ce sera de l'eau fraîche.' » Hudhaifa a ajouté : « Je l'ai aussi entendu dire : 'Parmi les gens qui vous ont précédés, il y avait un homme que l'ange de la mort est venu chercher. (Son âme a été prise) et on lui a demandé s'il avait fait une bonne action.' Il a répondu : 'Je ne me souviens d'aucune bonne action.' On lui a demandé de réfléchir. Il a dit : 'Je ne me souviens que de ceci : je faisais du commerce avec les gens et j'accordais un délai aux riches et je pardonnais aux pauvres (parmi mes débiteurs).' Alors Allah l'a fait entrer au Paradis. » Hudhaifa a ajouté : « Je l'ai aussi entendu dire : 'Un jour, un homme sur son lit de mort, ayant perdu tout espoir de survivre, a dit à sa famille : Quand je mourrai, rassemblez un grand tas de bois et faites un feu (pour me brûler). Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, et que les os seront brûlés, prenez-les, réduisez-les en poudre et attendez un jour de vent pour jeter la poudre à la mer.' Ils l'ont fait, mais Allah a rassemblé ses particules et lui a demandé : Pourquoi as-tu fait cela ? Il a répondu : Par crainte de Toi. Alors Allah lui a pardonné. » `Uqba bin `Amr a dit : « Je l'ai entendu dire que les Israélites avaient l'habitude de creuser la tombe des morts (pour voler leurs linceuls). »
- Sahih al-Bukhari, n°3451
Rapporté par Rabi bin Hirash : `Uqba bin `Amr a dit à Hudhaifa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu du Messager d'Allah ? » Il a dit : « Je l'ai entendu dire : 'Quand Al-Dajjal apparaîtra, il aura avec lui du feu et de l'eau. Ce que les gens prendront pour de l'eau froide sera en réalité du feu qui brûlera. Donc, si l'un d'entre vous se trouve face à cela, qu'il entre dans ce qui lui semblera être du feu, car en vérité, ce sera de l'eau fraîche.' » Hudhaifa a ajouté : « Je l'ai aussi entendu dire : 'Parmi les gens qui vous ont précédés, il y avait un homme que l'ange de la mort est venu chercher. (Son âme a été prise) et on lui a demandé s'il avait fait une bonne action.' Il a répondu : 'Je ne me souviens d'aucune bonne action.' On lui a demandé de réfléchir. Il a dit : 'Je ne me souviens que de ceci : je faisais du commerce avec les gens et j'accordais un délai aux riches et je pardonnais aux pauvres (parmi mes débiteurs).' Alors Allah l'a fait entrer au Paradis. » Hudhaifa a ajouté : « Je l'ai aussi entendu dire : 'Un jour, un homme sur son lit de mort, ayant perdu tout espoir de survivre, a dit à sa famille : Quand je mourrai, rassemblez un grand tas de bois et faites un feu (pour me brûler). Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, et que les os seront brûlés, prenez-les, réduisez-les en poudre et attendez un jour de vent pour jeter la poudre à la mer.' Ils l'ont fait, mais Allah a rassemblé ses particules et lui a demandé : Pourquoi as-tu fait cela ? Il a répondu : Par crainte de Toi. Alors Allah lui a pardonné. » `Uqba bin `Amr a dit : « Je l'ai entendu dire que les Israélites avaient l'habitude de creuser la tombe des morts (pour voler leurs linceuls). »
- Sahih al-Bukhari, n°3452
Rapporté par Rabi bin Hirash : `Uqba bin `Amr a dit à Hudhayfa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu de l’Envoyé d’Allah ? » Il répondit : « Je l’ai entendu dire : Quand Al-Dajjal apparaîtra, il aura avec lui du feu et de l’eau. Ce que les gens prendront pour de l’eau fraîche sera en réalité du feu qui brûle. Donc, si l’un d’entre vous se trouve face à cela, qu’il se jette dans ce qui lui semble être du feu, car en vérité, ce sera de l’eau fraîche. » Hudhayfa ajouta : « Je l’ai aussi entendu dire : Parmi les gens qui ont vécu avant vous, il y avait un homme à qui l’ange de la mort est venu prendre son âme. (Son âme fut prise) et on lui demanda s’il avait fait une bonne action. Il répondit : Je ne me souviens d’aucune bonne action. On lui demanda de réfléchir. Il dit : Je ne me souviens que d’une chose, c’est que je faisais du commerce avec les gens et j’accordais un délai aux riches et j’effaçais la dette des pauvres. Alors Allah l’a fait entrer au Paradis. » Hudhayfa ajouta encore : « Je l’ai aussi entendu dire : Un jour, un homme était sur son lit de mort et, n’ayant plus aucun espoir de survivre, il dit à sa famille : Quand je mourrai, rassemblez beaucoup de bois et allumez un feu pour me brûler. Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, et que les os seront brûlés, prenez-les, réduisez-les en poudre et attendez un jour de vent pour jeter cette poudre à la mer. Ils firent ainsi, mais Allah rassembla ses particules et lui demanda : Pourquoi as-tu fait cela ? Il répondit : Par crainte de Toi. Alors Allah lui pardonna. » `Uqba bin `Amr dit : « Je l’ai entendu dire que les Israélites avaient l’habitude de creuser la tombe des morts pour voler leurs linceuls. »
- Sahih al-Bukhari, n°3479
Rapporté par Rabi` bin Hirash : `Uqba a dit à Hudhaifa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Hudhaifa a dit : « Je l’ai entendu dire : La mort est venue à un homme et, n’ayant plus d’espoir de survivre, il a dit à sa famille : ‘Quand je mourrai, rassemblez beaucoup de bois et faites un feu pour me brûler. Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, broyez les os et dispersez la poudre dans la mer un jour de grande chaleur (ou de vent).’ Ils l’ont fait. Mais Allah a rassemblé ses particules et lui a demandé : ‘Pourquoi as-tu fait cela ?’ Il a répondu : ‘Par crainte de Toi.’ Alors Allah lui a pardonné. » Rapporté aussi par `Abdu Malik : Comme ci-dessus, en précisant : « Un jour de vent. »
- Sahih al-Bukhari, n°3729
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama : ‘Ali a demandé la main de la fille d’Abu Jahl. Fatima l’a appris et est allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Tes proches pensent que tu ne te mets pas en colère pour tes filles, alors que ‘Ali veut épouser la fille d’Abu Jahl. » À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et, après avoir récité le Tashahhud, je l’ai entendu dire : « Ensuite ! J’ai marié une de mes filles à Abu Al-‘As ibn Al-Rabi’ (le mari de Zaynab, la fille du Prophète (ﷺ)) avant l’islam, et il s’est toujours montré honnête envers moi. Sans aucun doute, Fatima fait partie de moi, et je n’aime pas la voir peinée. Par Allah, la fille du Messager d’Allah (ﷺ) et la fille de l’ennemi d’Allah ne peuvent pas être les épouses d’un même homme. » Alors ‘Ali a renoncé à ce projet de mariage. Al-Miswar a ajouté : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) parler d’un de ses gendres de la tribu de Bani ‘Abd-Shams. Il l’a beaucoup loué pour cette relation et a dit : « Chaque fois qu’il me parlait, il disait la vérité, et chaque fois qu’il me promettait quelque chose, il tenait sa promesse. »
- Sahih al-Bukhari, n°3780
Rapporté par le père de Sa`d : Lorsque les émigrants sont arrivés à Médine, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre `Abdur-Rahman et Sa`d bin Ar-Rabi. Sa`d a dit à `Abdur-Rahman : Je suis le plus riche de tous les Ansar, alors je veux partager mes biens avec toi, et j'ai deux épouses, regarde laquelle tu préfères et dis-le-moi, afin que je la divorce, et quand elle aura terminé sa période prescrite (`idda), tu pourras l'épouser. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille et tes biens ; où est ton marché ? On lui a montré le marché de Qainuqa'. (Il y est allé et) est revenu avec un bénéfice sous forme de yaourt séché et de beurre. Il a continué à aller au marché jusqu'au jour où il est revenu en portant des traces de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : Je me suis marié. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Combien de mahr lui as-tu donné ? Il a répondu : Un noyau de datte en or ou une pièce d'or du poids d'un noyau de datte. (Le narrateur, Ibrahim, n'est pas sûr de la version correcte)
- Sahih al-Bukhari, n°3781
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est venu chez nous, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi`, qui était un homme riche. Sa`d a dit : Les Ansar savent que je suis le plus riche d'entre eux, alors je vais partager mes biens en deux parts entre toi et moi, et j'ai deux épouses ; vois laquelle tu préfères afin que je la divorce et que tu puisses l'épouser après qu'elle soit devenue licite pour toi, une fois sa période (`idda) terminée. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille (c'est-à-dire tes épouses) pour toi. (Mais `Abdur-Rahman est allé au marché) et n'est pas revenu ce jour-là sans un peu de gain en yaourt séché et en beurre. Il a continué à commercer quelques jours jusqu'à ce qu'il vienne voir le Messager d'Allah (ﷺ) en portant des traces de parfum jaune sur ses vêtements. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : J'ai épousé une femme des Ansar. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Quel mahr as-tu donné ? Il a dit : Un noyau de datte en or ou un noyau de datte en or. Le Prophète (ﷺ) a dit : Organise un repas de mariage, même avec un mouton
- Sahih al-Bukhari, n°3906
Rapporté par le neveu de Suraqa bin Ju'sham : Son père lui a raconté qu’il a entendu Suraqa bin Ju'sham dire : « Les messagers des polythéistes de Quraish sont venus nous annoncer qu’ils avaient promis une récompense équivalente à la valeur du sang de celui qui tuerait ou capturerait le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Alors que j’étais assis dans une réunion de ma tribu, Bani Mudlij, un homme est venu et a dit : “Ô Suraqa ! J’ai vu des gens au loin sur le bord de la mer, je pense que ce sont Muhammad et ses compagnons.” J’ai compris que c’était eux, mais j’ai dit : “Non, ce n’est pas eux, tu as vu untel et untel que nous avons vus partir.” Je suis resté un moment puis je suis rentré chez moi, j’ai ordonné à ma servante de préparer mon cheval qui était derrière une colline, et je l’ai préparé. J’ai pris ma lance et je suis sorti discrètement. J’ai rejoint mon cheval, je suis monté et je me suis lancé au galop. Quand je me suis approché d’eux (Muhammad et Abu Bakr), mon cheval a trébuché et je suis tombé. Je me suis relevé, j’ai tiré mes flèches divinatoires pour savoir si je devais leur faire du mal ou non, et le tirage que je n’aimais pas est sorti. Mais je suis remonté et j’ai continué sans tenir compte des flèches. Quand j’ai entendu la récitation du Coran par le Messager d’Allah (ﷺ), qui ne regardait pas autour de lui alors qu’Abu Bakr le faisait souvent, soudain les pattes avant de mon cheval se sont enfoncées dans le sol jusqu’aux genoux et je suis tombé. Je l’ai réprimandé, il s’est relevé mais avait du mal à sortir ses pattes, et quand il s’est redressé, la poussière est montée comme de la fumée. J’ai de nouveau tiré les flèches, et le tirage que je n’aimais pas est encore sorti. Alors je les ai appelés pour les rassurer. Ils se sont arrêtés, je suis remonté et je suis allé vers eux. Quand j’ai vu que je ne pouvais pas leur faire de mal, j’ai compris que la cause du Messager d’Allah (ﷺ) allait triompher. Je lui ai dit : « Ton peuple a mis une récompense pour ta tête. » Je leur ai raconté tous les plans des gens de La Mecque contre eux. Je leur ai proposé de la nourriture et des biens, mais ils ont refusé et n’ont rien demandé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne parle à personne de nous. » J’ai alors demandé qu’on m’écrive une garantie de sécurité. Il a demandé à ‘Amr bin Fuhaira de l’écrire sur un parchemin, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a continué sa route. Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Le Messager d’Allah (ﷺ) a rencontré Az-Zubair dans une caravane de marchands musulmans qui revenaient du Sham. Az-Zubair a donné au Messager d’Allah (ﷺ) et à Abu Bakr des vêtements blancs à porter. Quand les musulmans de Médine ont appris le départ du Messager d’Allah (ﷺ) de La Mecque vers Médine, ils allaient chaque matin à Harra pour l’attendre jusqu’à ce que la chaleur les oblige à rentrer. Un jour, après avoir attendu longtemps, ils sont rentrés chez eux, et un juif est monté sur le toit d’un de ses forts pour chercher quelque chose, et il a vu le Messager d’Allah (ﷺ) et ses compagnons vêtus de blanc, sortant du désert. Le juif s’est mis à crier : « Ô Arabes ! Voici votre grand homme que vous attendiez ! » Tous les musulmans ont alors pris leurs armes et ont accueilli le Messager d’Allah (ﷺ) au sommet de Harra. Le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers eux et s’est arrêté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf, c’était un lundi du mois de Rabi-ul-Awal. Abu Bakr s’est levé pour accueillir les gens tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) s’est assis en silence. Certains Ansar qui ne l’avaient jamais vu ont commencé à saluer Abu Bakr, mais quand le soleil a brillé sur le Messager d’Allah (ﷺ) et qu’Abu Bakr l’a ombragé avec son manteau, les gens ont alors reconnu le Messager d’Allah (ﷺ). Il est resté chez les Bani ‘Amr bin ‘Auf dix nuits et a fondé la mosquée de Quba, basée sur la piété. Le Messager d’Allah (ﷺ) y a prié, puis il est monté sur sa chamelle et a continué, accompagné des gens, jusqu’à ce que sa chamelle s’agenouille à l’emplacement de la mosquée du Prophète (ﷺ) à Médine. Certains musulmans priaient déjà là, et cet endroit était une cour pour sécher les dattes appartenant à Suhail et Sahl, deux orphelins sous la tutelle d’Asad bin Zurara. Quand la chamelle s’est agenouillée, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cet endroit, si Allah le veut, sera notre demeure. » Il a alors appelé les deux garçons et leur a demandé de fixer un prix pour cette cour afin d’en faire une mosquée. Les deux garçons ont dit : « Non, mais nous te l’offrons en cadeau, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors construit une mosquée à cet endroit. Le Prophète (ﷺ) a lui-même commencé à porter des briques non cuites pour la construction en disant : « Cette charge est meilleure que celle de Khaybar, car elle est plus pieuse aux yeux d’Allah, plus pure et plus récompensée. » Il disait aussi : « Ô Allah ! La vraie récompense est celle de l’au-delà, accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux Émigrants. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) a récité (comme proverbe) le poème d’un musulman dont je ne connais pas le nom. (Ibn Shihab a dit : « Dans les hadiths, il n’est pas rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) ait récité un vers poétique complet, sauf celui-ci. »
- Sahih al-Bukhari, n°3937
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé à Médine et que le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi al-Ansari, Sa`d a proposé à `Abdur-Rahman d’accepter la moitié de ses biens et de sa famille. `Abdur-Rahman a dit : « Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens ; montre-moi le marché. » Ainsi, `Abdur-Rahman a gagné un peu d’argent en vendant du yaourt sec et du beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) l’a vu porter des vêtements teintés de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’as-tu donné comme dot ? » Il a répondu : « Un morceau d’or, du poids d’un noyau de datte. » Le Prophète a dit : « Organise un festin, même avec un mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°4009
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi : ‘Itban bin Malik, qui était l’un des compagnons du Prophète (ﷺ) et un des combattants de Badr, est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°4010
Rapporté par Ibn Shihab : J’ai demandé à Al-Husain bin Muhammad, qui était un des fils de Salim et un des notables parmi eux, au sujet du récit de Mahmud bin Ar-Rabi rapporté par ‘Itban bin Malik, et il l’a confirmé
- Sahih al-Bukhari, n°4011
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr bin Rabi‘a : Il était l’un des chefs de Bani ‘Adi et son père avait participé à la bataille de Badr avec le Prophète. ‘Umar a nommé Qudama bin Maz‘un gouverneur de Bahreïn ; Qudama était un des combattants de Badr et l’oncle maternel de ‘Abdullah bin ‘Umar et de Hafsa
- Sahih al-Bukhari, n°5072
Rapporté par Anas bin Malik : `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé (de La Mecque à Médine) et le Prophète (ﷺ) a créé un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi` Al-Ansari. Al-Ansari avait deux épouses, alors il a proposé à `Abdur-Rahman de partager avec lui la moitié de ses biens et de ses épouses. `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans tes épouses et tes biens. Montre-moi simplement le marché. » `Abdur-Rahman est donc allé au marché et a gagné un peu de yaourt séché et de beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) a vu des taches jaunes sur les vêtements de `Abdur-Rahman et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme Ansari. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il a répondu : « Le poids d’un noyau de datte en or. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Organise un festin, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5147
Rapporté par Ar-Rabi` (la fille de Muawwidh bin Afra) : Après la consommation de mon mariage, le Prophète (ﷺ) est venu et s’est assis sur mon lit, à la même distance que celle à laquelle tu es assis maintenant. Nos petites filles ont commencé à jouer du tambourin et à réciter des vers en mémoire de mon père, qui avait été tué à la bataille de Badr. L’une d’elles a dit : « Parmi nous se trouve un Prophète qui sait ce qui arrivera demain. » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez cela et continuez à dire les vers que vous disiez avant. »
- Sahih al-Bukhari, n°5167
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf a épousé une femme ansarie, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » `Abdur-Rahman a répondu : « De l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. » Anas a ajouté : Quand ils (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ) et ses compagnons) sont arrivés à Médine, les émigrants ont été hébergés chez les Ansar. `Abdur-Rahman bin `Auf est resté chez Sa`d bin Ar-Rabi. Sa`d a dit à `Abdur-Rahman : « Je vais partager mes biens avec toi et je te donnerai l’une de mes deux épouses. » `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse, ainsi que tes épouses et tes biens. Je n’ai pas besoin de cela, mais montre-moi simplement le chemin du marché. » Alors `Abdur-Rahman est allé au marché, a fait du commerce et a gagné un peu de yaourt séché et du beurre, puis il a épousé une femme ansarie. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Organise un banquet, même si c’est avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°6082
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman est arrivé chez nous, le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi`. Une fois, le Prophète (ﷺ) a dit : « Puisque tu t’es marié, organise un repas de noces, même si ce n’est qu’avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°6200
Rapporté par Abu Hurairah (ra) : Quand le Prophète (ﷺ) a relevé la tête après s’être incliné pendant la prière, il a dit : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, ‘Aiyyash bin Abu Rabi’a et les croyants faibles et impuissants de La Mecque. Ô Allah, sois dur avec la tribu de Mudar. Ô Allah, envoie-leur des années de sécheresse comme celles de (le Prophète) Yusuf (Joseph). »
- Sahih al-Bukhari, n°6354
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi : Le Messager d'Allah (ﷺ) m’a jeté de l’eau à la figure, de l’eau qu’il avait prise de leur puits, alors que j’étais encore un jeune garçon qui n’avait pas atteint la puberté
- Sahih al-Bukhari, n°6422
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi'a : Je me souviens que le Messager d’Allah (ﷺ) a pris de l’eau d’un seau (qui était chez nous pour puiser l’eau du puits) avec sa bouche et l’a jetée sur mon visage
- Sunan Ibn Majah, n°418
Rapporté par Rabi' bint Mu'awwidh bin 'Afra' : Le Messager d’Allah ﷺ faisait ses ablutions en lavant chaque membre trois fois
- Sunan Ibn Majah, n°660
Rapporté par Zuhri : Mahmud bin Rabi' se souvenait que le Prophète avait craché dans un seau provenant de leur puits
- Sunan Ibn Majah, n°754
Rapporté par Mahmud bin Rabi' Al-Ansari, qui se souvenait que le Messager d'Allah ﷺ avait craché une gorgée d'eau d'un seau dans un puits qui leur appartenait : 'Itban bin Malik As-Salimi, qui était le chef de son peuple Banu Salim et avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d'Allah ﷺ, a dit : "Je suis allé voir le Messager d'Allah ﷺ et je lui ai dit : 'Ô Messager d'Allah, ma vue baisse et la crue m'empêche d'aller à la mosquée de mon peuple, et il m'est difficile de traverser l'eau. Penses-tu pouvoir venir prier chez moi, à un endroit que je pourrais ensuite utiliser comme lieu de prière ?' Il a répondu : 'Je le ferai.' Le lendemain, le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr sont venus, alors qu'il faisait très chaud. Il a demandé la permission d'entrer, que je lui ai accordée. Il ne s'est pas assis avant de dire : 'Où veux-tu que je prie chez toi ?' Je lui ai montré l'endroit où je voulais qu'il prie, alors le Messager d'Allah ﷺ s'est levé, nous nous sommes alignés derrière lui et il nous a dirigés dans une prière de deux unités (Rak'a). Ensuite, je lui ai demandé de rester pour manger un peu de Khazirah qui avait été préparé pour eux
- Sunan Ibn Majah, n°770
Rapporté par Abdul-Malik bin Rabi' bin Sabrah bin Ma'bad Al-Juhani : Mon père m'a raconté, de la part de son père, que le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Ne priez pas dans les enclos de chameaux, et priez dans les enclos de moutons
- Sunan Ibn Majah, n°907
Rapporté par ‘Asim bin ‘Ubaidullah : J’ai entendu ‘Abdullah bin ‘Amir bin Rabi’ah rapporter de son père que le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun musulman n’adresse la paix et les bénédictions sur moi sans que les anges ne fassent de même pour lui tant qu’il continue à le faire. Que la personne le fasse un peu ou beaucoup. »
- Sunan Ibn Majah, n°1020
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amir bin Rabi’ah, d’après son père : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) en voyage, et le ciel était couvert, ce qui nous a empêchés de déterminer la Qiblah. Nous avons donc prié et marqué l’endroit. Plus tard, quand le soleil est réapparu, nous avons réalisé que nous avions prié dans une direction différente de la Qiblah. Nous en avons parlé au Prophète (ﷺ), puis ces paroles ont été révélées : « Où que vous vous tourniez, là est la Face d’Allah. »
- Sunan Ibn Majah, n°1244
Rapporté par Abu Hurairah : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête de l’inclinaison à la prière du Subh, il disait : “Ô Allah, sauve Al-Walid bin Walid, Salamah bin Hisham et ‘Ayyash bin Abu Rabi’ah, et les opprimés à La Mecque. Ô Allah, serre Ta poigne sur Mudar, et envoie-leur des années de famine comme celle de Yusuf.”
- Sunan Ibn Majah, n°1529
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amir bin Rabi’ah, d’après son père : Une femme noire est décédée et le Prophète (ﷺ) n’en a pas été informé. Lorsqu’il l’a appris, il a dit : “Pourquoi ne m’en avez-vous pas informé ?” Puis il a dit à ses Compagnons : “Mettez-vous en rangs pour prier sur elle,” et il a accompli la prière funéraire pour elle
- Sunan Ibn Majah, n°1542
Rapporté par ‘Amir bin Rabi’ah : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quand vous voyez un cortège funéraire, levez-vous jusqu’à ce qu’il soit passé ou qu’il soit posé à terre.”
- Sunan Ibn Majah, n°1649
Rapporté par Rabi’ah bin Ghaz : Il a demandé à ‘Aishah au sujet du jeûne du Messager d’Allah (ﷺ). Elle a dit : « Il jeûnait tout le mois de Sha’ban, jusqu’à le joindre à Ramadan. »
- Sunan Ibn Majah, n°1739
Rapporté par Rabi’ah bin Ghaz : Il a demandé à ‘Aishah à propos du jeûne du Messager d’Allah (ﷺ). Elle a dit : « Il veillait à jeûner les lundis et les jeudis. »
- Sunan Ibn Majah, n°1760
Rapporté par ‘Atiyyah bin Sufyan bin ‘Abdullah bin Rabi’ah : Notre délégation, qui est allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) pour annoncer l’islam de Thaqif, nous a raconté qu’ils sont venus à lui pendant le Ramadan. Il leur a installé une tente dans la mosquée, et quand ils sont devenus musulmans, ils ont jeûné le reste du mois
- Sunan Ibn Majah, n°1962
Rapporté par Rabi' bin Sabrah, d’après son père : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah lors du pèlerinage d’adieu, et certains ont dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), le célibat est devenu trop difficile pour nous.” Il a dit : “Alors, faites des mariages temporaires avec ces femmes.” Nous sommes donc allés les voir, mais elles ont insisté pour fixer une durée entre nous et elles. Ils ont parlé de cela au Prophète et il a dit : “Fixez une durée entre vous et elles.” Je suis donc parti avec un de mes cousins. Il avait un manteau et moi aussi, mais le sien était plus beau et j’étais plus jeune que lui. Nous sommes allés voir une femme et elle a dit : “Un manteau en vaut un autre.” Je l’ai donc épousée et j’ai passé la nuit avec elle. Le lendemain, j’ai vu le Messager d’Allah debout entre l’angle et la porte (de la Kaaba), disant : “Ô gens, je vous avais permis le mariage temporaire, mais Allah l’a interdit jusqu’au Jour de la Résurrection. Celui qui a des femmes en mariage temporaire doit les laisser partir et ne rien reprendre de ce qu’il leur avait donné.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1999
Rapporté par Ali bin Husain, d’après Miswar bin Makhramah : 'Ali bin Abu Talib a demandé la main de la fille d’Abu Jahl alors qu’il était marié à Fatimah, la fille du Prophète. Quand Fatimah l’a appris, elle est allée voir le Prophète et a dit : "Les gens disent que tu ne te mets pas en colère pour tes filles. Cet 'Ali veut épouser la fille d’Abu Jahl." Miswar a dit : "Le Prophète s’est levé, et je l’ai entendu lorsqu’il a témoigné (c’est-à-dire dit la Shahada), puis il a dit : 'J’ai marié ma fille (Zainab) à Abul-As bin Rabi', et il m’a parlé avec sincérité. Fatimah bint Muhammad fait partie de moi, et je n’aime pas la voir confrontée à des difficultés. Par Allah, la fille du Messager d’Allah et la fille de l’ennemi d’Allah ne seront jamais mariées au même homme." Il a dit : Alors 'Ali a abandonné sa demande en mariage
- Sunan Ibn Majah, n°2009
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Messager d’Allah a rendu sa fille à Abul-'As bin Rabi' après deux ans, sur la base du premier contrat de mariage
- Sunan Ibn Majah, n°2010
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, d’après son père, d’après son grand-père : Le Messager d’Allah a rendu sa fille Zainab à Abul-As bin Rabi' avec un nouveau contrat de mariage
- Sunan Ibn Majah, n°2424
Rapporté par Isma'il bin Abi Rabi'ah Al-Makhzumi, de son père, de son grand-père : Le Prophète (ﷺ) lui a emprunté trente ou quarante mille lors de la bataille de Hunain. À son retour, il a remboursé le prêt, puis le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Qu’Allah (SWT) bénisse ta famille et ta richesse. La récompense du prêt, c’est le remboursement et des paroles venant du paradis.”
- Sunan Ibn Majah, n°2506
Rapporté par Suwaid bin Ghafalah : Je suis sorti avec Zaid bin Suhan et Salman bin Rabi'ah, et quand nous étions à `Udhaib, j’ai trouvé un fouet. Ils m’ont dit : « Jette-le », mais j’ai refusé. Quand nous sommes arrivés à Médine, je suis allé voir Ubayy bin Ka'b et je lui ai raconté cela. Il a dit : « Tu as bien fait. J’ai trouvé cent dinars perdus à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), et je l’ai interrogé à ce sujet. Il a dit : “Annonce-le pendant un an.” Je l’ai donc annoncé, mais personne ne l’a reconnu. Il a dit : “Souviens-toi des caractéristiques de sa bourse et de sa lanière, et combien il y en a, puis annonce-le pendant un an. Si quelqu’un vient et le décrit avec ces détails, rends-le-lui. Sinon, il devient comme tes propres biens.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2720
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : La femme de Sa’d bin Rabi’ est venue avec les deux filles de Sa’d voir le Prophète (ﷺ) et a dit : “Ô Messager d’Allah, voici les deux filles de Sa’d. Il a été tué avec toi le jour de Uhud, et leur oncle paternel a pris tout ce que leur père a laissé, et une femme n’est épousée que pour ses biens.” Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux jusqu’à ce que le verset sur l’héritage lui soit révélé. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé le frère de Sa’d bin Rabi’ et a dit : “Donne aux deux filles de Sa’d les deux tiers de ses biens, donne à sa femme un huitième, et prends ce qui reste.”
- Sunan Ibn Majah, n°2721
Rapporté par Huzail bin Shurahbil : Un homme est venu voir Abu Musa Al-Ash’ari et Salman bin Rabi’ah Al-Bahili et leur a demandé au sujet (des parts) d’une fille, d’une petite-fille (fille du fils) et d’une sœur du même père et de la même mère. Ils ont dit : “La fille reçoit la moitié, et le reste va à la sœur. Va voir Ibn Mas’ud, il confirmera ce que nous disons.” L’homme est donc allé voir Ibn Mas’ud et lui a rapporté ce qu’ils avaient dit. ‘Abdullah a dit : “Je m’égarerais et ne serais pas guidé (si je disais que je suis d’accord) ; mais je vais juger comme l’a fait le Messager d’Allah (ﷺ). La fille reçoit la moitié, la petite-fille reçoit un sixième. Cela fait deux tiers. Et le reste va à la sœur.”
- Sunan Ibn Majah, n°2835
Rapporté par Qais bin ‘Ubaid : J’ai entendu Abu Dharr jurer que ces versets ont été révélés à propos de ces six personnes le jour de Badr : « Ces deux adversaires (croyants et mécréants) disputent au sujet de leur Seigneur. » [22:19] jusqu’aux mots « En vérité, Allah fait ce qu’Il veut. » [22:14] (c’est-à-dire) Hamzah bin ‘Abdul-Muttalib, ‘Ali bin Abi Talib, ‘Ubaidah bin Al-Harith, ‘Utbah bin Rabi’ah, Shaibah bin Rabi’ah et Al-Walid bin ‘Utbah. Ils se sont affrontés le jour de Badr
- Sunan Ibn Majah, n°2970
Rapporté par ‘Abdah bin Abu Lubabah : J’ai entendu Abu Wa’il, Shaqiq bin Salamah, dire : J’ai entendu Subai bin Ma’bad raconter : « J’étais chrétien, puis je suis devenu musulman et je suis entré en état d’Ihram pour le Hajj et la ‘Umrah. Salman bin Rabi’ah et Zaid bin Suhan m’ont entendu alors que je faisais l’intention pour les deux ensemble à Qadisiyyah. Ils ont dit : “Cet homme est plus perdu que son chameau !” J’ai eu l’impression qu’ils m’avaient mis une montagne sur les épaules avec leurs paroles. Je suis allé voir ‘Umar bin Khattab et je lui ai raconté cela. Il s’est tourné vers eux et les a réprimandés, puis il s’est tourné vers moi et a dit : “Tu as été guidé vers la Sunna du Prophète (ﷺ), tu as été guidé vers la Sunna du Prophète (ﷺ).” » Une autre chaîne rapporte un récit similaire
- Sunan Ibn Majah, n°3074
Rapporté par Ja’far bin Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir bin ‘Abdullah, et quand nous sommes arrivés, il a demandé qui nous étions. Quand il est arrivé à moi, j’ai dit : “Je suis Muhammad bin ‘Ali bin Husain.” Il a tendu la main vers ma tête, a défait mon bouton du haut, puis celui du bas. Ensuite, il a posé sa main sur ma poitrine, et j’étais alors un jeune garçon. Puis il a dit : “Bienvenue à toi, demande ce que tu veux.” Alors je lui ai posé des questions, et il était aveugle. L’heure de la prière est arrivée, il s’est levé, s’est enveloppé d’un tissu tissé. Chaque fois qu’il le mettait sur ses épaules, les bords remontaient, car il était trop court. Son manteau était à côté de lui, accroché. Il nous a dirigés dans la prière, puis il a dit : “Raconte-nous le Hajj du Messager d’Allah (ﷺ).” Il a levé les mains, montrant neuf doigts, et a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté neuf ans sans faire le Hajj, puis on a annoncé au peuple, la dixième année, que le Messager d’Allah (ﷺ) allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous cherchant à suivre le Messager d’Allah (ﷺ) et à faire comme lui. Il est parti et nous sommes partis avec lui, et nous sommes arrivés à Dhul-Hulaifah où Asma’ bint ‘Umais a donné naissance à Muhammad bin Abu Bakr. Elle a envoyé demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’elle devait faire. Il a dit : “Fais le grand lavage (Ghusl), mets un tissu autour de ta taille et entre en état d’Ihram.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à la mosquée, puis il a monté Qaswa’ (sa chamelle) jusqu’à ce qu’elle se soit levée avec lui sur Baida’. Jabir a dit : “Aussi loin que je pouvais voir, je voyais des gens à cheval et à pied devant lui, et la même chose à sa droite, à sa gauche et derrière lui, et le Messager d’Allah (ﷺ) était parmi nous et le Coran lui était révélé, et il en comprenait le sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Puis il a commencé la Talbiyah du monothéisme : ‘Labbaika Allahumma labbaik, labbaika la sharika laka labbaik. Innal-hamda wan-ni’mata laka wal-mulk, la sharika laka.’ (Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. En vérité, la louange et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté, Tu n’as pas d’associé.)” Et les gens répétaient ses paroles. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a approuvé cela. Et le Messager d’Allah (ﷺ) a continué à réciter la Talbiyah.” Jabir a dit : “Nous n’avions l’intention de faire que le Hajj. Nous ne connaissions pas la ‘Umrah. Quand nous sommes arrivés à la Maison avec lui, il a touché l’angle (de la Ka’bah), a marché rapidement (Ramal) pendant trois tours et a marché normalement pendant quatre. Ensuite, il s’est tenu à la place d’Ibrahim et a dit : ‘Et prenez la place d’Ibrahim comme lieu de prière.’ [2:125] Il s’est tenu avec la place entre lui et la Maison. Mon père disait : ‘Et je ne pense pas qu’il l’ait mentionné autrement que du Prophète (ﷺ) : Qu’il récitait dans ces deux unités de prière (à la place d’Ibrahim) : “Dis : Ô vous les mécréants !” [Al-Kafirun (109)] et “Dis : Il est Allah, l’Unique.” [Al-Ikhlas (112)]’ Ensuite, il est retourné à la Maison et a touché l’angle, puis il est sorti par la porte vers Safa. Lorsqu’il s’est approché de Safa, il a récité : ‘En vérité, Safa et Marwah font partie des symboles d’Allah,’ [2:158] (et il a dit :) ‘Nous commençons par ce qu’Allah a commencé.’ Il a donc commencé par Safa et l’a gravi jusqu’à voir la Maison, puis il a proclamé la grandeur d’Allah (en disant : Allahu Akbar), a prononcé le Tahlil (La ilaha illallah) et a loué Allah (en disant Al-Hamdulillah), et il a dit : ‘La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku, wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumit wa huwa ‘ala kulli shai’in Qadir. La ilaha illallah wahdahu, La sharika lahu anjaza wa’dahu, wa nasara ‘abduhu, wa hazamal-Ahzaba wahdahu.’ (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé ; à Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie et la mort, et Il est capable de toute chose. Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul ; Il n’a pas d’associé, Il a accompli Sa promesse, accordé la victoire à Son serviteur et vaincu les coalisés tout seul.)” Il a dit cela trois fois, en faisant des invocations entre chaque. Ensuite, il s’est dirigé vers Marwah en marchant normalement jusqu’à ce qu’il commence à descendre, puis il a marché rapidement (Ramal) dans le bas de la vallée. Quand il a commencé à monter, il a marché normalement, jusqu’à atteindre Marwah, et il a fait au sommet de Marwah ce qu’il avait fait au sommet de Safa. À la fin de son Sa’y, au sommet de Marwah, il a dit : “Si j’avais su avant ce que je sais maintenant, je n’aurais pas mis de collier à l’animal de sacrifice, et j’aurais fait une ‘Umrah. Celui d’entre vous qui n’a pas d’animal de sacrifice avec lui, qu’il sorte de l’Ihram et fasse une ‘Umrah.” Alors tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Suraqah bin Malik bin Ju’shum s’est levé et a dit : “Ô Messager d’Allah ! Est-ce seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a croisé ses doigts et a dit : “‘Umrah est incluse dans le Hajj comme cela,” deux fois. “Non, c’est pour toujours.” ‘Ali a amené les chameaux du Prophète (ﷺ), et il a trouvé que Fatimah faisait partie de ceux qui étaient sortis de l’Ihram. Elle avait mis un vêtement teint et utilisé du khôl. ‘Ali n’a pas aimé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a dit de le faire.” ‘Ali disait en Irak : “Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), contrarié par Fatimah à cause de ce qu’elle avait fait, pour lui demander ce qu’elle avait dit qu’il avait dit, et que je n’avais pas aimé cela. Il a dit : ‘Elle a dit vrai, elle a dit vrai. Qu’as-tu dit quand tu as commencé ton Hajj ?’” Il a répondu : “J’ai dit : ‘Ô Allah, je commence la Talbiyah pour ce pour quoi ton Messager (ﷺ) commence la Talbiyah.’ (Il a dit :) ‘Et j’ai l’animal de sacrifice avec moi, donc ne sors pas de l’Ihram.’” Il a dit : “Le nombre total d’animaux de sacrifice qu’‘Ali avait amenés du Yémen et que le Prophète (ﷺ) avait amenés de Médine était de cent. Ensuite, tout le monde est sorti de l’Ihram et s’est coupé les cheveux, sauf le Prophète (ﷺ) et ceux qui avaient un animal de sacrifice avec eux. Quand le jour de Tarwiyah est arrivé (le 8e de Dhul-Hijjah), ils sont partis pour Mina et ont commencé la Talbiyah pour le Hajj. Le Messager d’Allah (ﷺ) est monté. Il a prié Zuhr, ‘Asr, Maghrib, ‘Isha’ et Fajr à Mina. Puis il est resté un peu jusqu’au lever du soleil, et il a demandé qu’on lui installe une tente en poils de chèvre à Namirah. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, et les Quraysh pensaient qu’il allait rester à Al-Mash’ar Haram ou à Al-Muzdalifah, comme Quraysh le faisait à l’époque de l’Ignorance. Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a continué jusqu’à ‘Arafat, où il a trouvé que la tente avait été dressée pour lui à Namirah, et il s’y est arrêté. Quand le soleil a passé le zénith, il a demandé Qaswa’ et on l’a sellée pour lui. Il est monté jusqu’au bas de la vallée, et il a fait un discours au peuple en disant : ‘Votre sang et vos biens sont sacrés pour vous, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette terre-ci. Toute affaire de l’époque de l’Ignorance est abolie, sous ces deux pieds à moi. Les meurtres pour vengeance de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier est celui de Rabi’ah bin Harith, qui a été allaité chez les Banu Sa’d et tué par Hudhail. Les intérêts de l’époque de l’Ignorance sont abolis, et le premier intérêt (que j’abolie) est le nôtre, celui dû à ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib. Tout cela est aboli. Craignez Allah à propos des femmes, car vous les avez prises en dépôt d’Allah, et l’intimité avec elles vous est permise par la parole d’Allah. Vos droits sur elles sont qu’elles ne laissent pas s’asseoir sur votre lit quelqu’un que vous n’aimez pas. Si elles le font, alors frappez-les, mais sans blesser ni laisser de trace. Leurs droits sur vous sont que vous subveniez à leurs besoins et que vous les habilliez convenablement. J’ai laissé parmi vous quelque chose qui, si vous vous y tenez, ne vous égarera jamais : le Livre d’Allah. On vous interrogera sur moi. Que direz-vous ?’ Ils ont répondu : ‘Nous témoignons que tu as transmis (le message), accompli (ta mission) et donné des conseils sincères.’ Il a levé son index vers le ciel puis vers les gens, (et a dit :) ‘Ô Allah, sois témoin, ô Allah sois témoin,’ trois fois. Puis Bilal a appelé à la prière, puis l’Iqamah, et il a prié Zuhr. Ensuite, il a fait l’Iqamah et a prié ‘Asr, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté jusqu’au lieu de station, et il a fait faire face à sa chamelle Sakharat, avec le chemin sablonneux devant lui, et il a fait face à la Qiblah, puis il est resté debout jusqu’au coucher du soleil et que la lumière ait un peu diminué, quand le disque du soleil a disparu. Ensuite, il a fait monter Usamah bin Zaid derrière lui et le Messager d’Allah (ﷺ) est parti. Il a tiré fort sur les rênes de Qaswa’ jusqu’à ce que sa tête touche la selle, et il a fait signe de la main droite : ‘Ô gens, du calme, du calme !’ Chaque fois qu’il arrivait à une colline, il relâchait un peu les rênes pour qu’elle puisse monter. Ensuite, il est arrivé à Muzdalifah où il a prié Maghrib et ‘Isha’ avec un seul appel à la prière et deux Iqamah, sans prier entre les deux. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est allongé jusqu’à l’aube, et il a prié Fajr, quand il a vu que le matin était arrivé, avec un seul appel à la prière et un seul Iqamah. Ensuite, il a monté Qaswa’ jusqu’à Al-Mash’ar Al-Haram. Il l’a gravi, a loué Allah, proclamé Sa grandeur et affirmé qu’Il est le seul digne d’être adoré. Puis il est resté debout jusqu’à ce qu’il fasse bien jour, puis il est parti avant le lever du soleil. Il a fait monter Fadl bin ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux beaux cheveux, blanc et beau. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti, il a croisé des femmes sur des chameaux. Fadl a commencé à les regarder, alors le Messager d’Allah (ﷺ) a mis sa main de l’autre côté. Fadl a tourné la tête de l’autre côté pour regarder. Quand il est arrivé à Muhassir, il a accéléré un peu. Ensuite, il a pris la route du milieu qui mène au plus grand Pilier, jusqu’à atteindre le Pilier près de l’arbre. Il a lancé sept cailloux, en disant le Takbir à chaque lancer, des cailloux de la taille d’un pois chiche, en les lançant depuis le bas de la vallée. Ensuite, il est allé à l’endroit du sacrifice et a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main. Puis il a confié le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, et il lui a donné une part dans son sacrifice. Ensuite, il a demandé qu’on apporte un morceau de chaque chameau ; les morceaux ont été mis dans une marmite et cuits, et ils (le Prophète (ﷺ) et ‘Ali) ont mangé de la viande et bu du bouillon. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est dépêché vers la Maison, et a prié Zuhr à La Mecque. Il est allé chez les Banu ‘Abdul-Muttalib, qui donnaient de l’eau aux pèlerins à Zamzam, et a dit : ‘Puisez-moi de l’eau, ô Banu ‘Abdul-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous submerger, j’aurais puisé de l’eau avec vous.’ Alors ils lui ont tiré un seau d’eau, et il en a bu.”
- Sunan Ibn Majah, n°3110
Rapporté par ‘Ayyash bin Abu Rabi’ah (Makhzumi) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le bien de cette communauté continuera tant qu’ils respecteront ce sanctuaire comme il se doit. Mais s’ils perdent ce respect, ils seront perdus. »
- Sunan Ibn Majah, n°3506
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amir bin Rabi’ah, de son père : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le mauvais œil existe vraiment. »
- Sunan Ibn Majah, n°3509
Rapporté par Abu Umamah bin Sahl bin Hunaif : ‘Amir bin Rabi’ah est passé devant Sahl bin Hunaif alors qu’il se baignait et a dit : « Je n’ai jamais vu une peau aussi belle. » Aussitôt, Sahl est tombé au sol. On l’a amené au Prophète (ﷺ) et on a dit : « Sahl a eu une crise. » Il a dit : « Qui soupçonnez-vous à ce sujet ? » Ils ont répondu : « ‘Amir bin Rabi’ah. » Il a dit : « Pourquoi l’un de vous voudrait-il tuer son frère ? Si vous voyez quelque chose qui vous plaît chez quelqu’un, priez pour qu’Allah le bénisse. » Puis il a demandé de l’eau, a dit à ‘Amir de faire les ablutions, puis il s’est lavé le visage, les bras jusqu’aux coudes, les genoux et l’intérieur de son vêtement, puis il lui a dit de verser l’eau sur Sahl
- Sunan Ibn Majah, n°3664
Rapporté par Abu Usaid, Malik bin Rabi’ah : Alors que nous étions avec le Prophète (ﷺ), un homme des Banu Salamah est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, y a-t-il un moyen d’honorer mes parents après leur mort ? » Il a répondu : « Oui : prier pour eux lors de leur enterrement, demander pardon pour eux, tenir leurs promesses après leur mort, honorer leurs amis et maintenir les liens de parenté qui n’existeraient pas sans eux. »
- Sunan Ibn Majah, n°3879
Rapporté par Rabi’ah bin Ka’b Al-Aslami : Il racontait qu’il passait la nuit devant la porte du Messager d’Allah (ﷺ), et il entendait le Messager d’Allah (ﷺ) dire pendant la nuit : « Subhan Allahi Rabbil-‘alamin (Gloire à Allah, le Seigneur des mondes) », répétant cela un moment, puis il disait : « Subhan Allahi wa bihamdihi (Gloire et louange à Allah). »
- Muwatta Malik, n°46
Malek a rapporté qu'il a vu Rabi'a Ibn Abdel-Rahman vomir souvent dans la mosquée, sans quitter ce lieu, et ne refaisait pas ses ablutions même avant la prière». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui vomissait en rejetant ce qu'il avait mangé; devait-il refaire ses ablutions? Il répondit: «il pouvait ne pas les refaire, mais qu'il se rince la bouche et la lave»
- Muwatta Malik, n°50
Rabi'a Ibn Abdallah Ibn Al-Houdair a rapporté qu'il a pris son dîner avec Omar Ibn Al-Khattab, puis il pria sans refaire ses ablutions»
- Muwatta Malik, n°53
Yahia Ibn Sa'id a demandé Abdallah Ibn Amer Ibn Rabi'a au sujet de l'homme qui a fait ses ablutions pour la prière, puis il mange de ce que le feu a touché, doit-il refaire ses ablutions? Il lui répondit: «J'ai vu mon père manger du rôti sans refaire ses ablutions»
- Muwatta Malik, n°125
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté que Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était couchée avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) portant un seul vêtement, et brusquement elle bondit». Il lui dit: «qu'as-tu? as-tu tes menstrues»? Elle répondit:«Oui». Il répliqua: «mets un izar autour de ta taille, et reviens te coucher»
- Muwatta Malik, n°320
Rabi'a Ibn Abi Abdel Rahman a rapporté que Mouhammad Ibn Amr Ibn Hazm, faisait la prière en portant une seule tunique»
- Muwatta Malik, n°406
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman, a rapporté: «quand Abdallah Ibn Omar, venait à la mosquée et que les gens avaient déjà terminé la prière, il commençait à faire la prière canonique sans faire aucune autre avec elle»
- Muwatta Malik, n°412
Abou Katada Al-Ansari a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait (parfois) la prière en portant Oumama la fille de Zainab la fille de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de Abi Al'-As Ibn Rabi'a Ibn Abd Chams. Quand il se prosternait, il la mettait à terre, et quand il se levait, il la portait»
- Muwatta Malik, n°417
Mahmoud Ibn Al-Rabi Al-Ansari a rapporté que Itban Ibn Malek, présidait la prière de ses contribules, alors qu'il était aveugle, il a dit à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Il arrive parfois que la nuit soit obscure, et que le temps soit pluvieux et qu'il y ait beaucoup d'eau dehors, et je suis aveugle, rendez-vous chez moi, ô Envoyé d'Allah et faites la prière dans un endroit que je le prenne comme oratoire». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla chez Itban et lui dit: «Où veux-tu que je prie»? Il lui indiqua un coin de la maison, où l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière»
- Muwatta Malik, n°555
Jaber Ibn Atik a rapporté: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint rendre visite à Abdallah Ibn Thabet et le trouva évanoui sous l'effet de la douleur. Il l'appela, mais en vain. Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Nous sommes à Allah, et c'est vers Lui que sera le retour», puis il ajouta: «Ô Abou Al-Rabi'! Nous ne pouvons rien pour toi». Comme les femmes commencèrent à crier et à pleurer, Jaber essaya de les faire taire, mais l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit «Laisse-les; quand il rend l'âme, qu'aucune pleureuse ne le pleure» sa fille dit: «Comme j'ai souhaité te voir tomber en martyr après que tu aies terminé tes préparatifs». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Allah lui rétribuera la récompense selon son intention». Puis il s'adressa aux gens et dit: «Qui est le martyr à votre avis»? Ils lui répondirent: « Celui qui meurt en combattant dans la voie d'Allah». Il répliqua: «Les martyrs sont au nombre de sept à part celui qui lutte dans la voie d'Allah, sont des martyrs: ceux qui meurent par la peste, dans une noyade, de pleurésie, de colique, par le feu, par l'éboulement, et la femme qui accouche(et meurt dans l'accouchement)»
- Muwatta Malik, n°585
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté d'après plusieurs que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait accordé à Bilal Ibn Al-Hareth le privilège d'un territoire sur le littoral renfermant les mines de Qabaliya, du côté de «Four'» (Entre Médine et Nakieh). Ces mines sont jusqu'à nos jours, sujettes à la zâkat». Malek a dit: «Je pense et Allah est le plus informé que ces métaux enfouis ne sont exigibles de la zakat, que lorsque ce qui en est de leurs extraits est équivalent à vingt dinars ou à deux cent dirhams; et tout ce qui est d'excédent, sera de même soumis à la zakat selon l'évaluation légale de la zakat; au cas où l'on n'arrive pas à extraire, ce qui est de valeureux de ces métaux, rien n'est soumis à la zakat, que lorsque ce qui est extrait est équivalent à vingt dinars en or ou à deux cent dirhams en argent en tenant compte de la première évaluation». Et Malek a dit: «le métal est à comparer aux récoltes; tous deux sont sujets à la zakat; ce qui est extrait du premier est soumis à la zakat, sans l'attente d'un an qui s'écoule; quant aux récoltes, le dixième de leurs quantités est pour la zakat, et cela, avant qu'un an ne soit dépassé. Chapitre IV De la zakat des métaux enfouis dits: «Al - Rikaz»
- Muwatta Malik, n°727
Malek a rapporté d'après Yahia Ibn Sa'id, Ahdullah Ibn Bakr et Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman que Al-Walid Ibn Abdel-Malek demanda à Salem Ibn Abdallah et Kharija Ibn Zaid Ibn Thabet pour la question du parfum, après avoir lancé les pierres de la Jamara, après s'être rasé la tête, et avant de déferler? Salem le lui a interdit, par contre Kharija ibn Zayd l'a autorisaté». Malek a dit: «Ce n'est pas interdit qu'un homme se soigne d'un produit mais dépourvu du parfum avant qu'il ne se mette en état d'ihram, avant de déferler de «Mina», après avoir lancé les pierres de la Jamara». On demanda à Malek d'un mets refermant du safran, peut-t-il être mangé, par un homme en état d'ihram? Il répondit: «Oui si, il a été cuit au feu, il peut être mangé par un homme en état d'ihram, et s'il n'a pas été cuit il ne peu pas être mangé par un mouhrim». Chapitre VIII Des lieux où il faut faire la talbiat
- Muwatta Malik, n°756
Rabi'a Ibn Abdallah Ibn Al-Houdair a rapporté qu'il a vu, en Iraq, un homme se comportant en pèlerin. Il a demandé à son sujet, les gens qui lui dirent: «Il a ordonné qu'on lui orne son animal sacrifié, et dès lors il s'est comporté tel». Rencontrant Abdallah Ibn Al-Zoubair, je lui rapportai ce qui a été dit; il s'écria: «C'est une innovation; et je le jure au nom du Seigneur de la Ka'ba». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui lui-même amène son offrande en lui faisant une saignée et en l'ornant à Zoul-Houlaifa, sans qu'il ne soit en état d'ihram qu'à son arrivée à Al-Jouhfa? Il répondit: «Je n'aime pas cela, et je ne pense pas que cet homme at suivi ce qui est traditionnel, car il n'est pas permis de faire cela sauf à un homme qui orne sa bête pour le sacrifice, en lui faisant une saignée lors de la talbiat, et qui ne compte pas faire le pèlerinage, et dans ce cas il l'envoie et demeure avec les siens». On demanda aussi à Malek, à propos de l'homme qui apporte la bête victime sans qu'il ne soit encore en état d'ihram»? Il répondit: «Il n'y a pas de mal à cela». Et on lui demanda encore pour la question de l'homme qui ne veut effectuer ni le pèlerinage, ni la visite pieuse; doit-il être en état d'ihram pour orner la bête sacrifiée, car cette affaire a créé un débat entre les gens»? Il répondit: «Nous aurons à suivre, le hadith rapporté par Aicha, la mère des croyants, où il est dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait envoyé sa bête sacrifiée puis il demeura sans s'interdire des choses que Allah lui a rendues licites jusqu'à ce que la bête soit sacrifiée». Chapitre XVI Ce que doit faire celle qui a ses menstrues au cours du pèlerinage
- Muwatta Malik, n°786
Abdel-Rahman Ibn Amer Ibn Rabi'a a rapporté: «J'ai vu Osman Ibn Affan à Al-Arj, en état d'ihram, dans un jour d'été, se couvrant le visage d'un tissu de velours pourpré. Lui apportant la viande d'un animal chassé, il dit à ses compagnons: «mangez-la» Ils lui dirent: «Et toi, tu ne manges pas». Il répondit: «Je ne suis pas de semblable à vous; bien qu'on l'a chassé pour moi»
- Muwatta Malik, n°792
Rabi'a Ibn Abi Abdallah Ibn Al-Houdair a rapporté qu'il a vu Omar Ibn Al-Khattab, ôtant, tout en étant en ihram, la teigne de son chameau, dans la boue à «Al-Soukia». Malek a dit: «Quant à moi je répugne cela»
- Muwatta Malik, n°865
Malek a dit: «Qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman dire qu'il est du même avis qu'Ibn Abbas, à propos de ce qui est rapporté par Ikrima. Malek a ajouté: «C'est ce qu'il m'est de plus plaisant d'entendre». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a oublié le déferlement jusqu'à ce qu'il fût sorti de la Mecque et retourné chez lui»? Il répondit: «Je pense que, s'il n'a pas eu des rapports avec sa femme, qu'il revienne déferler. Mais s'il a eu des rapports avec sa femme, qu'il revienne déferler faire le "tawaf el ifada", puis qu'il fasse une visite pieuse et une offrande. Et il n'est pas admissible qu'il achète son offrande de la Mecque et de l'y égorger. Cependant, s'il ne l'avait pas amenée avec lui, du lieu où il a fait la talbiat pour une visite pieuse, il peut se l'acheter à la Mecque. Puis qu'il l'amène en dehors de l'enceinte sacrée pour la conduire de nouveau à la Mecque pour l'y égorger». Chapitre LI De l'offrande la plus facile
- Muwatta Malik, n°893
Rabi'a Ibn Abdel-Rahman a rapporté qu'un homme vint auprès de al-Kassem Ibn Mouhammad et lui dit: «J'ai fait la tournée d'Adieu avec ma femme, et j'ai quitté la Maison, pour aller camper dans l'étroit d'une montagne. Voulant commercer avec elle, elle me réclama: «Je ne me suis pas encore raccourcie les cheveux». Je lui coupai une mèche de mes dents puis je l'ai cohabité». Al-Kassem se mit alors à rire et lui répondit: «Ordonne lui de se servir des ciseaux pour se couper les cheveux». A ce propos, Malek a dit: «Je préfère dans ce cas, de sacrifier une offrande», parce que Abdallah Ibn Abbas a dit: «Celui qui oublie n'importe quel rite, doit faire une offrande»
- Muwatta Malik, n°998
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «Quand ce fut le jour de Ouhod, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant aux fidèles, dit: «Qui peut m'apporter des nouvelles de Sa'd Ibn Al-Rabi' Al-Ansari»? Un homme répondit: «Moi, O Envoyé d'Allah». L'homme partit, cherchant parmi les tués. Sa'd Ibn Al Rabi' lui demanda: «Que veux-tu»? L'homme répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a chargé de lui apporter de tes nouvelles». Sa'd répliqua: «Retournes chez lui, transmets-lui mon salut, et dis-lui que j'ai reçu douze coups de lance qui pouvaient causer ma mort, mais j'ai été sauvé. Rapporte à tes concitoyens, qu'ils ne seront jamais excusés auprès d'Allah, si L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) est tué, et que l'un de vous restera vivant»
- Muwatta Malik, n°1043
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Abdallah Ibn Ayach Ibn Abi Rabi'a Al-Makhzoumi a ordonné un domestique d'égorger une bête. Quand le domestique allait le faire, il lui dit: «Prononce le nom d'Allah», le domestique répondit: «Je l'ai déjà dit»; Abdallah reprit sa demande: «Malheur à toi, prononce le Nom d'Allah»; le domestique répondit: «Je l'ai déjà prononcé». Alors Abdallah Ibn Ayach s'écria: «Par Allah, je ne mangerai pas de sa chair». Chapitre II Ce qui est permis d'égorger si c'est une nécessité
- Muwatta Malik, n°1134
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté que Khawla Bint Hakim rentrant chez Omar Ibn Al-Khattab, lui dit: «Rabi'a Ibn Omaya a fait un mariage temporaire avec une femme et l'a rendue enceinte». Omar Ibn Al-Khattab, sortit, terrifié, traînant son vêtement et dit: «C'est bien le mariage de la jouissance; et si je n'avais devancé un autre pour en décider, j'aurais assommé l'auteur». Chapitre XIX Le mariage des esclaves
- Muwatta Malik, n°1146
Rabi'a Ibn Abi Abdel Rahman a rapporté que Al Kassem Ibn Mouhammad et Ourwa Ibn Al-Zoubair disaient au sujet de l'homme qui, marié avec quatre femmes, ayant définitivement répudié l'une d'elles, pourra se marier d'avec une autre s'il le veut, sans qu'il soit obligé d'attendre que la période d'attente de celle qu'il a congédiée soit écoulée»
- Muwatta Malik, n°1147
Rabi'a a rapporté, toujours à propos du hatith ci-dessus, que Al-Kassem Ibn Mouhammad et Ourwa Ibn Al Zoubair, donnèrent à Walid Ibn Abdel Malek, l'année de son arrivée à Médine, leur avis, cependant Al-Kassem Ibn Mouhammad ajouta: «L'homme a répudié sa femme dans plusieurs circonstances (variant par là, le terme: définitivement)»
- Muwatta Malik, n°1175
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père qu'il a dit au sujet de l'homme qui compare ses quatre femmes, à la fois: au dos de sa propre mère que cet homme n'aura à faire qu'une seule expiation». (.....) 26 - Malek a rapporté d'après Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman, le même hadith». Malek a dit: «C'est ce qui est suivi à Médine. Allah, Béni et Très-Haut, selon Ses paroles, a dit - au sujet de l'expiation du serment de l'homme qui compare sa femme au dos de sa mère : «L'affranchissement d'un esclave avant qu'il touche sa femme», «S'il ne trouve pas, un jeûne pour deux mois de suite avant qu'il touche sa femme, et s’il est incapable il lui incombe de nourrir soixante pauvres». - Concernant l'homme, qui, dans différentes circonstances compare sa femme: «Au dos de ma mère», Malek a dit: «II n'a qu'une seule expiation à faire». Or, s'il dit cela puis expie puis le redit après sa première expiation, il doit de nouveau, faire expiation». - Malek a ajouté: «Celui qui compare sa femme au dos de sa propre mère, puis la touche avant de faire expiation, il n'aura qu'une seule expiation à faire. Puis il s'interdit sa femme jusqu'à ce qu'il fasse expiation, et qu'il demande pardon à Allah». Et c'est ce qui j'ai de mieux entendu dire à ce sujet. - Malek a aussi dit: - Pour les femmes à qui l'on dit: «Sois pour moi comme le dos de ma mère» et qu'elles soient interdites à l'homme, ou d'autres qui sont sœurs de lait, ou encore des proches, elles sont toutes considérées dans les mêmes conditions». - Cette façon de divorcer n'est permise qu'aux hommes». - Pour les paroles d'Allah Béni et Très-Haut (le sens)«Ceux qui répudient leurs femmes avec la formule: «Sois pour moi comme le dos de ma mère», et qui reviennent sur ce qu'ils ont dit» Coran LVIII, v.3. Malek a dit: «J'ai entendu dire à l'interprétation de ce verset, qu'il s'agit du fait de l'homme qui formule cette répudiation puis décide de garder sa femme et d'avoir avec elle des rapports. Si tel en est le cas, il doit une expiation, mais s'il divorce d'avec elle sans qu'il ait eu des rapports avec elle, et sans qu'il ait décidé de la garder, il n'aura pas à expier. S'il se marie après cela, d'avec elle il ne la touchera pas jusqu'à ce qu'il fasse l'expiation de celui qui compare sa femme: «au dos de sa propre mère». - Malek a dit: «L'homme qui formule une telle répudiation de sa femme (esclave), s'il veut avoir des rapports avec elle, il devra faire expiation, avant qu'il ne l'ait touchée». - Malek a finalement dit: «Cette façon de divorcer n'est considérée comme serment de répudiation, que si l'homme veut causer un préjudice sans revenir sur son serment»
- Muwatta Malik, n°1197
Malek a rapporté qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman dire: «On m'a rapporté que la femme de Abdul Rahman Ibn Awf lui avait demandé de divorcer d'avec elle», il lui répondit: «Une fois que tu auras tes menstrues et que tu te purifieras, fais-moi savoir». Or, elle n'a eu ses menstrues qu'une fois que Abdul Rahman tomba malade, quand elle a fut purifiée, elle le lui fit savoir, ainsi, il divorca définitivement d'elle ou même il divorca une fois qui était la troisième, parce qu'il était malade. Osman Ibn Affan lui donna sa part de l'héritage alors que sa période d'attente était déjà terminée»
- Muwatta Malik, n°1284
Malek a rapporté qu'on demanda Ibn Chéhab au sujet de l'allaitement du grand. Il répondit: «Ourwa Ibn Al Zoubair m'a raconté que Abou Houzaifa Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui d'ailleurs était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avec qui il avait assisté à la bataille de Badr, avait adopté Salem connu sou le nom de Salem, l'affranchi de Abou Houzaifa tout comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait fait pour Zaid Ibn Haritha. Abou Houzaifa, tenant Salem pour fils, le marie d'avec la fille de sa sœur Fatima Bint al-Walid Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui à cette époque là, était l'une des premières femmes qui avait fait l'hégire, et était l'une des plus belles femme célibataire de Qoraich. Aussitôt Allah le Très-Haut, révéla dans Son Livre le verset suivant: «Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus juste auprès d'Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII, 5. Chacun de ces enfants adoptés fut appelé au nom de son vrai père, et au cas où ce dernier était méconnu, l'enfant allait être connu de par le nom de son père qui l'avait adopté. Ainsi, Sahia Bint Souhail, la femme de Abou Houzaifa qui était de Bani Amer Ibn Louay, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Nous avions tenu Salem pour enfant et étant tel, il entrait chez moi alors que j'étais sans voile n'ayant qu'une seule maison d'une pièce, que penses-tu à son sujet»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Allaite-le pour cinq repas de ton sein et tu lui seras interdite». «Et elle le prenait dès lors pour un fils de lait. Aicha, la mère des croyants, étant au courant de ce fait, elle le suivait avec tous ceux qu'elle voulait faire entrer chez elle sans qu'ils aient sa permission. Ainsi elle demandait que cela soit suivi par sa sœur Oum Kalthoum Bint Abou Bakr Al-Siddiq et par les filles de son frère, pour ceux qu'elles aimaient faire entrer chez elles sans qu'ils prennent leur permession. Quant aux autres femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) elles refusèrent de faire entrer chez elle, ceux qui ont été allaités de cette façon, sans leur donner permission et dirent: «Non, par Allah! Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Sahia Bint Souhail de faire, n'était qu'une autorisation si particulière, pour qu'elle allaite Salem seul. Non, par Allah! Nous ne permettrons à aucun homme d'entrer chez nous, ayant été allaité de cette façon». Telle était la façon d'agir, des femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant l'allaitement du grand»
- Muwatta Malik, n°1307
Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Al-Kassem Ibn Mouhammad, vendait les fruits de son jardin, en faisant l'exception d'une partie»
- Muwatta Malik, n°1404
Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman a rapporté qu'un homme de l'Iraq vint auprès de Omar Ibn Al-Khattab et lui dit: «Je viens te voir pour une question qui n'a pas ni début ni fin»; Omar lui répondit: «Quelle est cette question»? L'homme de répondre: «Les faux témoignages qui sont présents dans notre pays». Omar lui demanda: «Est-ce que c'est vraiment ainsi»? - Oui, répondit l'homme. Alors Omar s'écria: «Par Allah! Nul homme n'est détenu dans un pays de l'Islam, sans le témoignage des hommes justes». j (......) 5 - On rapporta à Malek que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Le témoignage d'un adversaire et d'un accusé, n'est pas admis». Chapitre III Le témoignage de celui qui a subi une peine prescrite - On rapporta à Malek qu'on demanda à Soulaiman Ibn Yassar et à d'autres, au sujet d'un homme, qui ayant subi une peine de flagellation, peut-on accepter son témoignage? Ils répondirent: «Oui s'il a fait preuve de repentir». (......) 6 - Malek a rapporté, qu'en posant la même question à Ibn Chéhab, il répondit pareillement à Soulaiman Ibn Yassar». Malek a dit: «Et telle est la règle suivie à Médine, et il est des paroles d'Allah Béni et Très Haut (le sens): «Frappez de quatre-vingts coups de fouet ceux qui accusent les femmes honnêtes sans pouvoir désigner quatre témoins; et n'acceptez plus jamais leur témoignage; voilà ceux qui sont pervers à l'exception de ceux qui, à la suite de cela, se repentent et se réforment. Allah est en vérité Celui qui pardonne, Il est miséricordieux» (Coran XXIV, 4,5). Malek a encore dit: «Ainsi, ce qui est incontestable, à Médine, c'est que celui qui, a subi une peine de flagellation, et après il s'est repenti et réformé, son témoignage sera admis. Et c'est ce que j'ai de mieux entendu à ce, sujet». Chapitre IV Le sujet du jugement basé sur le serment d'un témoin
- Muwatta Malik, n°1466
Mouhammad Ibn Sirine a rapporté qu'un homme, au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait affranchi, à sa mort, ses six escalves sans être possesseur d'autres biens. Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit un tirage au sort pour faire l'affranchissement du tiers de ces esclaves». - Malek a dit: «On m'a rapporté, que l'homme en question, ne possédait pas d'autres biens». (1507)4- Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman a rapporté qu'un homme, avait, du temps où Aban Ibn Osman était gouverneur à Médine, affranchi tous ses esclaves, sans qu'il ait possédé d'autres biens à part eux. Alors Aban ordonna, de répartir ces esclaves en trois catégories, puis fit à leur sujet, un tirage au sort, afin qu'on puisse désigner le tiers de ces esclaves qui, ultérieurement, fut libéré». Chapitre IV Du jugement fait au sujet des biens d'un esclave, s'il se trouve libéré
- Muwatta Malik, n°1484
• Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Al-Zoubair Ibn Al-Awam avait acheté un esclave et l'avait affranchi. Cet esclave, avait des enfants d'une femme libre, et Al-Zoubair l'ayant affranchi, lui dit: «Ces enfants sont mes affranchis», et de leur part, les proches de la mère les réclament comme étant des leurs. Portant leurs accusations à Osman Ibn Affan, il donna à Al-Zoubair le droit de les patronner». (......) 22 - On rapporta à Malek, que Sa'id Ibn Al-Moussaiab, demanda au sujet d'un esclave qui a des enfants d'une femme libre, à qui doit-on donner de droit de les patronner? Sa'id répondit: «Si leur père meurt, avant d'être libéré, le droit de leur patronage revient aux proches de leur mère». - Malek a dit: «Ce cas, est à rapprocher, à celui d'un enfant adultérin, qui, rattaché aux proches de sa mère, le patronnent, l'héritent même s'il meurt, et lui payent encore la compensation légale ou le prix du sang au cas où il commettra un crime ou un délit. Cependant si son père le reconnaît (en tant que fils), cet enfant sera rattaché à lui et à ses proches, et de ce fait pourront l'hériter, tout comme ils lui paieront la compensation légale ou le prix du sang, s'il avait commis un crime ou un délit, d'autre part, son père sera soumis à la peine prèscrite (à savoir qu'il sera flagellé». - Malek de continuer: «Il en est de même pour le cas d'une femme libre Arabe, pratiquant l'adultère; si son mari lui porte, à ce sujet, accusation et appelle la malediction sur elle, et ne reconnaît pas le fils mis au monde,. Cependant l'héritage de cet enfant à sa mort, reviendra aux musulmans, après qu'on ait écarté la part de la mère et de ses frères utérins, sauf si le père ne rattache l'enfant en question, à lui. Car cet enfant, avant qu'il ne soit reconnu par son père, il avait été subordonné au patronage des proches de sa mère, vu qu'il n'avait ni appartenance, ni «assaba». Ainsi, grâce à la reconnaissance du père, son appartenance est revenue à son «assaba». - Malek d'ajouter: «ce qui est suivi, chez nous (à Médine), au sujet d'un enfant dont le père est un esclave, et la mère est libre, et qu'il se trouve que le père de l'esclave est libre, c'est que le grand-père, à savoir, le père de l'esclave, peut emporter le droit de patronner des enfants libres, nés d'une femme libre; par conséquent, ce grand-père peut les hériter, tant que leur père est toujours esclave. Cependant sî le père esclave, est affranchi, le droit du patronage des enfants revient aux proches du père, et s'il meurt tout en étant esclave, leur patronage et héritage reviennent au grand-père. Si l'esclave a deux enfants libres, et que l'un d'eux meurt alors que le père est esclave, le grand-père emporte le droit et du patronage et de l'héritage». - D'autre part, au sujet d'une esclave, qui se trouve affranchie alors qu'elle est enceinte, alors que son mari est esclave, puis qu'il soit affranchi après qu'elle ait mis au monde son enfant, Malek a dit: «Le patronage du nouveau-né est du droit de celui qui avait affranchi sa mère, car ce nourrisson aurait été sujet à l'esclavage, si sa mère n'avait pas auparavant été affranchie, d'autant plus, qu'il n'est pas considéré à un même pied d'égalité que celui, qui était toujours dans le giron de sa mère, après son affranchissement; car s'il en était ainsi, et que son père n'est plus esclave, celui-ci emporte le droit de le patronner». - Finalement, Malek a dit: «Pour l'esclave qui demande à son maître de lui permettre l'affranchissement d'un autre esclave qui lui appartient, et que son maître le lui accorde: le droit du patronage revient au maître de l'esclave et non plus à l'esclave qui avait été affranchi». Chapitre XII Le sujet de l'héritage du «Walaa»
- Muwatta Malik, n°1495
Malek a rapporté qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman et autres, raconter à propos d'un moukatab qui appartenait à Al-Fourafissa Ibn Oumair al-Hanafi, proposer à ce dernier qui est son maître, de lui payer tout ce qu'il lui doit de sa kitaba, mais Al-Fourafissa a refusé. Ainsi, le moukatab se rendit chez Marwan Ibn Al-Hakam, qui était à ce temps, gouverneur de Médine et lui apprit son affaire; Marwan convoqua al-Fourafissa et lui demanda d'accepter, mais comme ce dernier refusa, Marwan ordonna qu'on prenne l'argent du moukatab et qu'on le dépose dans le trésor publique, puis dit au moukatab: «Vas-y! tu es affranchr, Al-Fourafissa voyant cela, accepta d'avoir l'argent». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au sujet du moukatab c'est qu'il lui est toléré de payer ce qu'il doit de sa kitaba avant la date échéante, et son maître n'a aucun droit de le lui refuser; aussi il aura à libérer le moukatab de toute condition en lui permettant de travailler et de voyager, du moment que l'affranchissement d'un esclave n'est pas de complétude s'il en est même partiellement asservi, et de ce fait sa condition sociale ne sera pas sacrée, son témoignage ne sera pas considéré et n'aura pas non plus à hériter; aussi il ne jouira pas d'autres droits s'il lui reste toujours à payer une partie de sa kitaba. Quant à son maître, il n'aura pas le droit de lui imposer un travail, après son affranchissement». - Malek a enfin dit: «Au sujet du moukatab qui tombe gravement malade, et de ce fait compte payer tout ce qu'il doit de ses termes à son maître, dans le but que ses enfants libres héritent de lui sans qu'ils soient sujets de la kitaba, Malek souligne, que cela lui est permis, car ainsi sa condition sociale sera sacrée, son témoignage admis, sa déclaration des dettes aux autres acceptée, et son testament toléré. Par conséquent, son maître n'aura pas à le lui refuser, prétendant dire: «il m'a échappé en payant les termes de sa kitaba». Chapitre VIII La succession du moukatab au cas où il est affranchi
- Muwatta Malik, n°1520
Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté qu'un homme avait voyagé en compagnie d'une esclave (femelle) de sa femme et qu'il avait eut des rapports sexuels avec elle. Sa femme se montra jalouse, et apprit à Omar son cas, qui demanda à l'homme une explication. Ce dernier lui répondit: «Ma femme m'en a fait un don»; Omar reprit: «Avance une preuve évidente, autrement, je te lapiderai»; ainsi la femme avoua qu'effectivement, elle lui en avait fait don". Chapitre VII Ce qui est soumis à la coupure de la main
- Muwatta Malik, n°1557
Irak Ibn Malek et Soulaiman Ibn Yassar ont rapporté qu'un homme de Bani Sa'd Ibn Laith, faisait courir un cheval, celui-ci écrasa le doigt d'un homme de Jouhaina, qui eut une saignement, et finit par mourir. Omar Ibn Al-Khattab dit aux accusés: «Juriez-vous pour cinquante fois au nom d'Allah, que l'homme n'est pas mort à cause de cette blessure»? Ils refusèrent et s'empécherent de faire cela, et de sa part Omar s'adressant aux autres, leur demandant aussi, de jurer, et ils refusèrent, il exiga que les premiers à savoir les partisans de Sa'd, payent la moitié du prix du sang à la victime». - Malek a dit: «ceci n'était pas suivi chez nous (à Médine)». (......) 7 - Malek a rapporté que Ibn Chéhab, Souleiman Ibn Yassar et Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman, disaient: «Le prix du sang pour un crime involontairement commis est de vingt chamelles d'un an révolu, vingt chamelles de deux ans révolus, vingt chameaux de deux ans révolus, vingt chamelles de trois ans révolus, et vingt chamelles de quatre ans révolus». - Malek a dit aussi: «ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est de ne pas soumettre les jeunes adolescents à la peine prescrite, même s'ils ont volontairement commis un crime, sauf s'ils sont pubères. Ainsi, un homicide commis par un garçon n'est pas tenu pour volontaire, étant donné, que si un garçon et un homme adulte ont tous deux involontairement assommé un homme libre, il incombe à la "a'quila" de chacun d'eux, de verser la moitié du prix du sang». (1) «la a'qila» constitue l'ensemble des mâles unis par le lien légitime de parenté à savoir «agnat», héritant le mort qui peut être ou le père, ou l'oncle, on le frère, ou le grand-père.... - Malek a finalement dit: «Celui qui assomme involontairement, il versera le prix du sang sans qu'il soit soumis à la peine corporelle, car le prix en question payé pour la victime est tout comme ce qu'il a de biens à partir de quoi il peut s'acquitter d'une dette ou même de faire un legs. Ainsi, s'il a des biens, le prix du sang à payer en sera le tiers, et ainsi il est exempt de la diya, encore que ceci lui est toléré. Et s'il n'a pas des biens, sauf ce qui est du prix du sang, aussi ceci lui est toléré de prélever le tiers pour en faire un legs et une exemption si les parents de la victime lui pardonne. Chapitre V Le prix du sang convenable aux blessures causées involontairement;
- Muwatta Malik, n°1563
Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a exigé, au sujet de l'enfant tué dans le giron de sa mère, «la ghourra» comme compensation licite et qui est un ou une esclave. L'homme qui devait cette compensation, protestant dit: «Comment paierai-je le prix d'un être qui a encore ni bu, ni mangé, ni articulé, ni parlé; ainsi une telle exigence est invalable». Or, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Cet homme-là est un confrère des magiciens». (......) 14 - Malek a rapporté que Rabi'a Ibn Abdul Rahman disait: «La ghourra est évaluée à cinquante dinars ou six cent dirhams; et la dyia d'une femme libre musulmane est de cinq cent dinars ou même six-mille dirhams». - Malek a dit: «La compensation licite d'un enfant tué dans le giron de sa mère, femme libre, est équivalente au dixième de sa dyia; et le dixième est de cinquante dinars ou de six cent dirhams». - Et Malek de continuer: «Je n'ai entendu personne dire que l'on ne doit pour l'enfant tué dans le giron de sa mère, payer une ghourra, que jusque au moment où sa mère l'a avorté ou encore qu'il tombe mort». - «Et toujours, à ce sujet, Malek a dit: «J'ai entendu dire que si l'enfant sort du giron de sa mère tout vivant, puis qu'il meurt, là encore on exige une compensation complète». -«Aussi Malek ajoute: «Un enfant n'est considéré de vivant, que lorsqu'il sort du giron de sa mère. Ainsi, s'il y sort et meurt après, le compensation est exigible. Je crois aussi que la compensation d'un enfant d'une esclave est du dixième du prix de sa mère». - Finalement Malek a dit: «si une femme enceinte tue un homme ou une femme involontairement, on ne la soumettra à la peine prescrite, qu'une fois qu'elle ait mis au monde son fœtus. Si une femme enceinte est volontairement ou involontairement tuée, celui qui l'a tuée n'aura rien à payer a Tégarûée son fœtus. Mais si elle est volontairement tuée, l'on tue celui qui l'a tuée, sans qu'il ait à payer à l'égard de son fœutus, une compensation.Enfin, si la femme est tuée involontairement, il revient à l'aquila du meurtrier de verser le prix du sang de la mère, indépendament de son fœtus». (......) 15 - On demanda Malek au sujet de l'enfant d'une femme juive ou chrétienne, s'il est avorté, il répondit: «Je trouve qu'on doit lui payer le dixième du prix du sang de sa mère». Chapitre VIII Ce qui est soumis à une dyia complète
- Muwatta Malik, n°1567
Yahia Ibn Sa'id a entendu Soulaiman Ibn Yassar dire: «la moudiha» au visage est traitée pareillement à celle qui est faite à la tête, sauf si elle enlaidit le visage; alors ainsi, on ajoute sa dyia, en tenant compte de la différence entre celle-ci, et la moitié de la dyia correspondant à la tête et elle sera de soixante et quinze dinars. - Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine au sujet de la «mounakkila», c'est de donner quinze chameaux à titre d'une dyia. «La mounakkila», poursuit Malek, est la blessure qui fait perdre les os fins de la tête sans atteindre le cerveau; elle peut être aussi bien à la tête qu'au visage». - Malek de dire aussi: «ce qui est suivi à Médine, au sujet de la «maamouma» et de la «Jaifa», c'est qu'elles m'imposent pas la peine prescrite». Et Ibn Chéhab a dit: «la maamouma n'exige pas la peine». - Et Malek interprétant dit: «la maamouma est une fracture pénétrant les os du crâne; et elle n'est considérée que comme telle». - Finalement Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est qu'il n'y a pas à verser une dyia pour une blessure qui en soit moins grande que la moudiha; en fait la dyia est pour ce qui est de la moudiha et d'une blessure plus grande, car l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait soulignée dans sa lettre envoyée à Amr Ibn Hazm, où il l'a faite correspondre à cinq chameaux. D'ailleurs les imams d'autrefois et d'aujourd'hui n'ont rien exigé comme dyia à propos de la moudiha». (......) 22 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «Toute blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, exige une dyia équivalente au tiers de celle de ce membre». (......) 23 - Malek a dit: «Ibn Chéhab n'était pas de l'avis (cité ci-dessus); quant à moi, je n'ai pas trouvé qu'on s'est concerté au sujet de la blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, mais plutôt c'est à l'imam de trouver un sentence convenable». - Aussi Malek a dit: «Ce qui est appliqué à Médine, c'est de ne considérer une blessure à titre d'une maamouma ou mounakkila ou même moudiha, que si elle est au visage ou à la tête. Mais toute autre blessure faite dans n'importe quelle partie du corps, ne fait appel qu'à une sentence». - Finalement Malek a dit: «je ne conçois pas, pour ce qui est de la mâchoire inférieure et le nez, de les considérer comme faiant partie de la tête, du moment qu'ils en sont séparés, et que la tête en soit à lui, un seul os». (......) 24 - Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Abdallah Ibn Al Zoubair avait appliqué la loi du talion à un homme qui a causé la mounakkila». Chapitre XI La dyia correspondant aux doigts
- Muwatta Malik, n°1571
Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté: «J'ai demandé Sa'id Ibn Al Moussaiab au sujet de la dyia pour le doigt coupé à une femme? Il me répondit: «Elle est de dix chameaux» «Et pour deux doigts, repris-je»? «Vingt chameaux, répondit-il» «Et pour trois»? - «Trente chameaux»; «et pour quatre»? - «vingt chameaux». Alors je lui demandai: «Comment ça se fait, que plus la blessure est grave, plus la dyia est en diminution»? Sa'id répondit: «Es-tu Irakien ? - «En fait un savant à esprit fin, ou un ignorant à apprendre, répondis-je». Sa'id de répondre: «Plutôt, il est de la sounna, ô fils de mon frère». (1) Irakien: désigne celui qui applique le raisonnement par Syllogisme. - Malek a aussi dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est d'exiger la dyia au cas où le doigt d'une main est coupé. Si ce sont les cinq coupés, leur dyia sera celle d'une main complète à savoir cinquante chameaux, repartis de dix chameaux pour chaque doigt». - Finalement Malek a dit: «pour les phalanges de la main, la dyia exigée est de trente-trois dinars, et d'un tiers pour chacune d'elles, correspondant ainsi, à trois chameaux et à un tiers du chameau». ChapitreXIl La dyia relative aux dents
- Muwatta Malik, n°1711
Mouhammad Ibn Abi Oumama Ibn Sahl Ibn Hounaif a rapporté qu'il a entendu son père dire: «Mon père Sahl Ibn Hounaif fit une lotion à «Al-Kharrar» (lieu près de Jouhfa) en ôtant une «joubba» qu'il mettait alors que Amer Ibn Abi Rabi'a le regardait. Sahl était un homme au teint blanc et avait une belle peau. Amer Ibn Abi Rabi'a lui dit: «je n'ai jamais vu une peau pareille, même pas celle d'une vierge». Sahl tomba malade sur place, et sa maladie allait s'aggraver de plus en plus. On vint rapporter à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) que Sahl était malade et qu'il ne pourrait plus accompagner l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vint rendre visite à Sahl qui lui apprit le fait de Amer. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors à Amer: «Pourquoi donc, l'un de vous tue son frère? Pourquoi tu n'as pas béni sa peau; le méchant œil est un fait effectif; fais donc tes ablutions? Amer fit ses ablutions, et Sahl accompagna par la suite l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) sans souffrir d'aucun mal. (On avait retenu l'eau des ablutions faites par Amer, et on l'a versée sur Sahl)
- Muwatta Malik, n°1712
Abou Oumama Ibn Sahl Ibn Hounaif a rapporté que voyant Amer Ibn Rabi'a faisant une lotion,il lui dit: «Je n'ai jamais vu jusqu'à présent une belle peau cachée»; Sahl tomba immédiatement malade. Venant apprendre à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ce qui a eu lieu, on lui dit: «Ô Envoyé d'Allah!, viens voir Sahl Ibn Hounaif; par Allah, il ne peut pas même lever la tête». Il demanda: «Accusez-vous quelqu'un à son sujet»? On lui répondit: "Nous accusons Amer Ibn Rabi'a». Ainsi, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) convoqua Amer et le gronda en disant: «Pourquoi l'un de vous, cherche-t-il à tuer son frère? Pourquoi, tu ne lui as pas béni la peau? Vas faire une lotion». Alors Amer se lava le visage, les mains, les coudes, les genous, les extrémités de ses pieds, les hanches, lui versant l'eau de la lotion dans un vase, puis la verse sur Sahl, après quoi, ce dernier partit avec les gens, sans avoir aucun mal». Chapitre II L'exorcisme du mauvais œil
- Sahih Muslim, n°115
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Une délégation d’Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, nous sommes de la tribu de Rabi’a, et il y a entre toi et nous les mécréants de Mudar, ce qui nous empêche de venir te voir sauf pendant les mois sacrés. Indique-nous un acte que nous pourrons accomplir nous-mêmes et enseigner à ceux qui vivent près de nous. » Le Prophète ﷺ répondit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre autres. Les quatre choses à accomplir sont : la foi en Allah » — puis il leur expliqua et dit : « Attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah, que Muhammad est le messager d’Allah, accomplir la prière, donner la Zakat, donner le cinquième du butin qui vous revient. » Et je vous interdis d’utiliser la gourde, les jarres à vin, les pots en bois ou les outres pour le vin. Khalaf ibn Hisham ajoute dans sa version : « Attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah », et il montra l’unicité de Dieu avec son doigt
- Sahih Muslim, n°116
Rapporté par Abu Jamra : J’étais l’interprète entre Ibn ‘Abbas et les gens, lorsqu’une femme est venue demander au sujet du nabidh ou de la cruche de vin. Il répondit : Une délégation du peuple d’Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ leur demanda qui ils étaient, et ils répondirent qu’ils étaient de la tribu de Rabi’a. Il les accueillit chaleureusement, sans les humilier ni les rabaisser. Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, nous venons de loin, et il y a entre toi et nous une tribu de mécréants de Mudar, donc nous ne pouvons venir te voir que pendant les mois sacrés. Indique-nous un commandement clair que nous pourrons transmettre à ceux qui ne sont pas venus et qui nous fera entrer au Paradis. » Le Prophète ﷺ répondit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre autres. Je vous ordonne de croire en Allah seul. Savez-vous ce que cela signifie ? » Ils dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Le Prophète ﷺ dit : « C’est attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est le messager d’Allah, accomplir la prière, donner la Zakat, jeûner le Ramadan, donner le cinquième du butin qui vous revient. Je vous interdis d’utiliser la gourde, la jarre à vin ou tout récipient pour le vin. » Parfois, Shu’ba rapportait le mot naqir (pot en bois), parfois muqayyar. Le Prophète ﷺ ajouta : « Retenez cela et transmettez-le à ceux qui sont absents. »
- Sahih Muslim, n°118
Rapporté par Qatada : Un des membres de la délégation de la tribu d’Abdul Qais lui a rapporté cette tradition. Sa’id a dit que Qatada a mentionné le nom d’Abu Nadra d’après Abu Sa’id al-Khudri qui a rapporté ceci : Des gens de la tribu d’Abdul Qais sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ et ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous sommes de la tribu de Rabi’a, et il y a entre toi et nous les mécréants de Mudar, ce qui nous empêche de venir te voir sauf pendant les mois sacrés. Indique-nous un acte que nous devons transmettre à ceux qui sont restés et qui nous fera entrer au Paradis. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Je vous ordonne quatre choses et vous en interdis quatre autres : adorez Allah sans rien Lui associer, accomplissez la prière, donnez la Zakat, jeûnez le Ramadan et donnez le cinquième du butin. Je vous interdis d’utiliser la gourde, les jarres vertes, les troncs de palmier creusés et les récipients. » Ils dirent : « Sais-tu ce qu’est al-naqir ? » Il répondit : « Oui, c’est un tronc que vous creusez et dans lequel vous mettez des dattes. » Sa’id dit : Le Prophète ﷺ a utilisé le mot tamar (dattes). Il ajouta : « Vous y ajoutez de l’eau, puis, quand la fermentation s’arrête, vous en buvez, et vous êtes alors tellement ivres que l’un de vous frappe son cousin avec l’épée. » Un homme parmi nous avait été blessé à cause de cela et il avait honte de le dire au Messager d’Allah ﷺ. J’ai alors demandé au Prophète ﷺ : « Si nous abandonnons ces récipients interdits, dans quoi devons-nous boire ? » Il répondit : « Dans une outre dont l’ouverture est attachée avec une corde. » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, il y a beaucoup de rats chez nous et les outres ne tiennent pas. » Le Prophète ﷺ répondit : « Buvez dans les outres, même si elles sont rongées par les rats. » Puis, s’adressant à al-Ashajj d’Abdul Qais, il dit : « Tu possèdes deux qualités qu’Allah aime : la clairvoyance et la réflexion. »
- Sahih Muslim, n°181
Rapporté par Ibn Mas'ud : Le Messager d’Allah ﷺ a montré la direction du Yémen avec sa main et a dit : « La foi se trouve de ce côté, et la dureté et la rudesse du cœur se trouvent chez les propriétaires de chameaux qui les conduisent derrière leur queue, là où apparaissent les deux cornes du diable. Ce sont les tribus de Rabi’a et de Mudar. »
- Sahih Muslim, n°359
Rapporté par Wa’il, d’après son père Hujr رضي الله عنه : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ lorsque deux hommes sont venus se disputer une parcelle de terre. L’un d’eux a dit : « Messager d’Allah, cet homme a pris ma terre sans raison à l’époque de l’ignorance. » (Le plaignant était Imru’l-Qais ibn ‘Abis al-Kindi et son adversaire était Rabi’a ibn ‘Iban.) Le Prophète ﷺ a dit au plaignant : « As-tu une preuve ? » Il a répondu : « Je n’ai pas de preuve. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Alors la décision se fera sur le serment de l’autre. » Le plaignant a dit : « Dans ce cas, il va s’approprier ce bien. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Il n’y a pas d’autre issue pour toi. » Quand l’autre s’est levé pour prêter serment, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui s’approprie une terre injustement rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » (Ishaq, dans son récit, mentionne Rabi’a ibn ‘Aidan au lieu de Rabi’a ibn ‘Ibdan)
- Sahih Muslim, n°521
Rapporté par Muhammad b. Ziyad : J’ai entendu Abu Huraira raconter ceci : J’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ un hadith semblable à celui rapporté par al-Rabi’
- Sahih Muslim, n°876
Rapporté par Mahmud ibn al-Rabi’, sur le témoignage de ‘Ubada ibn as-Samit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui ne récite pas Umm al-Qur’an (la Fatiha) n’a pas accompli la prière. »
- Sahih Muslim, n°965
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par Abu Huraira selon une autre chaîne de transmetteurs, sauf pour les paroles rapportées par Rabi' b. Muslim : « Qu’Allah fasse que son visage ressemble à celui d’un âne. »
- Sahih Muslim, n°1094
Rapporté par Rabi‘a ibn Ka‘b : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ une nuit et je lui apportais de l’eau et ce dont il avait besoin. Il me dit : « Demande ce que tu veux. » Je répondis : « Je veux être en ta compagnie au Paradis. » Il dit : « Autre chose à part cela ? » Je répondis : « C’est tout ce que je désire. » Il dit : « Alors aide-moi à réaliser cela pour toi en multipliant les prosternations. »
- Sahih Muslim, n°1095
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a reçu l’ordre de se prosterner sur sept parties du corps et il lui a été interdit de replier les cheveux ou les vêtements. Dans la version rapportée par Abou Rabi‘, il est dit : « sur les sept parties du corps, et il m’a été interdit de replier les cheveux ou les vêtements. » Selon Abou Rabi‘, les sept parties sont : les mains, les genoux, les extrémités des pieds et le front
- Sahih Muslim, n°1106
Rapporté par Ja‘far ibn Rabi‘ avec la même chaîne de transmetteurs : Dans la version rapportée par ‘Amr ibn al-Harith, il est dit : « Lorsque le Messager d’Allah ﷺ se prosternait, il écartait les bras au point que la blancheur de ses aisselles devenait visible. » Dans la version rapportée par al-Laith : « Quand le Messager d’Allah ﷺ se prosternait, il écartait les mains des aisselles au point que je voyais leur blancheur. »
- Sahih Muslim, n°1212
Rapporté par Abu Qatadi : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier en portant Umama, la fille de Zainab, fille du Messager d’Allah ﷺ, et d’Abu’l-‘As b. al-Rabi‘. Quand il se levait, il la prenait dans ses bras, et quand il se prosternait, il la posait. Yahya a dit : Malik a confirmé cela
- Sahih Muslim, n°1496
Rapporté par Mahmud b. al-Rabi' : 'Itban b. Malik, qui était un des compagnons du Messager d’Allah ﷺ, ayant participé à la bataille de Badr et faisant partie des Ansar, a raconté qu’il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Messager d’Allah, j’ai perdu la vue et je dirige la prière pour mon peuple. Quand il pleut fort, un courant d’eau se forme dans la vallée entre eux et moi, et je ne peux pas aller à leur mosquée pour diriger la prière. Je te demande donc de venir prier dans un coin de ma maison pour que je puisse en faire mon lieu de prière. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Si Allah le veut, je le ferai bientôt. » 'Itban a dit : Le lendemain, à l’aube, le Messager d’Allah ﷺ est venu avec Abu Bakr as-Siddiq. Il a demandé la permission d’entrer, je la lui ai donnée, et il n’a pas attendu pour s’asseoir. Il a dit : « Où veux-tu que je prie dans ta maison ? » J’ai montré un coin. Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé, a prononcé « Allahou Akbar » pour commencer la prière, nous nous sommes mis derrière lui, il a prié deux unités puis a salué. Nous l’avons retenu pour le repas que nous avions préparé. Les voisins sont venus, il y a eu une bonne assemblée. L’un d’eux a dit : « Où est Malik b. Dukhshun ? » Quelqu’un a répondu : « C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne dites pas cela de lui. Ne voyez-vous pas qu’il dit : “La ilaha ill-Allah” et cherche par cela l’agrément d’Allah ? » Ils ont dit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Un autre a dit : « Nous voyons qu’il aime et soutient seulement les hypocrites. » Le Messager d’Allah ﷺ a répété : « En vérité, Allah a interdit le Feu à celui qui dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah” en cherchant l’agrément d’Allah. » Ibn Shihab a dit : J’ai demandé à Husain b. Muhammad al-Ansari à propos de ce hadith, et il l’a confirmé
- Sahih Muslim, n°1498
Rapporté par Mahmud b. Rabi' : Je me souviens bien du jet d’eau du Messager d’Allah ﷺ qu’il a fait avec un seau de notre maison. Mahmud a dit : 'Itban b. Malik m’a raconté qu’il avait dit : « Messager d’Allah, j’ai perdu la vue », et le reste du hadith est le même jusqu’à ces mots : « Il nous a dirigés dans deux unités de prière et nous avons retenu le Messager d’Allah ﷺ pour lui servir le plat que nous avions préparé », sans mentionner la suite ajoutée par Yunus et Ma’mar
- Sahih Muslim, n°1540
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman b. ‘Auf : J’ai entendu Abu Huraira dire : (Quand) le Messager d’Allah ﷺ voulait invoquer une malédiction ou une bénédiction sur quelqu’un, il le faisait à la fin de la récitation dans la prière de l’aube, après avoir prononcé « Allahou Akbar » pour s’incliner et s’être relevé en disant : « Allah entend celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange », il restait debout et disait : « Ô Allah, sauve al-Walid b. Walid, Salama b. Hisham et ‘Ayyash b. Abd Rabi’a, ainsi que les faibles parmi les musulmans. Ô Allah, accable sévèrement Mudar et fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. Ô Allah, maudis Lihyan, Ri’l, Dhakwan et ‘Usayya, car ils ont désobéi à Allah et à Son Messager. » (Le narrateur ajoute ensuite) : Nous avons appris qu’il a arrêté cela quand ce verset a été révélé : « Tu n’as aucune part dans cette affaire, qu’Il se tourne vers eux ou qu’Il les châtie ; ils sont certes injustes. » (III)
- Sahih Muslim, n°1542
Rapporté par Abu Salama d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ récitait le Qunut après le ruku’ dans la prière pendant un mois, au moment où il disait : « Allah entend celui qui Le loue », et il disait dans le Qunut : « Ô Allah, sauve al-Walid b. al-Walid ; ô Allah, sauve Salama b. Hisham ; ô Allah, sauve ‘Ayyash b. Abu Rabi’a ; ô Allah, sauve les faibles parmi les musulmans ; ô Allah, accable sévèrement Mudar ; ô Allah, fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. » Abu Huraira a ajouté : J’ai vu que le Messager d’Allah ﷺ a ensuite arrêté cette invocation. J’ai donc dit : Je vois que le Messager d’Allah ﷺ a cessé d’invoquer la bénédiction pour eux. On lui a dit : « Ne vois-tu pas que ceux pour qui le Prophète a invoqué la bénédiction sont venus (c’est-à-dire qu’ils ont été sauvés) ? »
- Sahih Muslim, n°1543
Rapporté par Abu Salama : Abu Huraira lui a raconté que lorsque le Messager d’Allah ﷺ disait : « Allah entend celui qui Le loue », et avant de se prosterner, il récitait ceci dans la prière du ‘Isha : « Ô Allah, sauve ‘Ayyash b. Abu Rabi’a », et le reste du hadith est le même que celui rapporté par Auza’i jusqu’aux mots : « Comme la famine à l’époque de Joseph », mais il n’a pas mentionné la suite
- Sahih Muslim, n°1619
Rapporté par 'Abdullah b. 'Amir b. Rabi'a, d’après son père رضي الله عنه : Il a vu le Messager d’Allah ﷺ faire une prière surérogatoire la nuit, en voyage, sur le dos de sa monture, dans la direction où elle se tournait
- Sahih Muslim, n°2157
Rapporté par ‘Ali b. Rabi’a : La première personne sur laquelle on s’est lamenté à Koufa fut Qaraza b. Ka’b. Mughira b. Shu’ba a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui pour qui on se lamente sera puni à cause de ces lamentations le Jour du Jugement.” »
- Sahih Muslim, n°2217
Rapporté par 'Amir Ibn Rabi'a رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Chaque fois que vous voyez un cortège funéraire, levez-vous jusqu’à ce qu’il s’éloigne ou soit posé au sol. »
- Sahih Muslim, n°2218
Rapporté par 'Amir ibn Rabi'a رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si l’un d’entre vous croise un cortège funéraire et n’a pas l’intention de l’accompagner, il doit se lever jusqu’à ce qu’il passe devant lui ou soit déposé au sol avant de le dépasser. »
- Sahih Muslim, n°2356
Rapporté par Shu’ba avec la même chaîne de transmetteurs, et dans la version transmise par Sa’id b. al-Rabi, il est dit : « Nous portions des charges sur notre dos. »
- Sahih Muslim, n°2481
Rapporté par ‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a b. al-Harith : Rabi‘a b. al-Harith et Abbas b. Abd al-Muttalib se sont réunis et ont dit : « Par Allah, si nous envoyions ces deux jeunes (moi et Fadl b. ‘Abbas) auprès du Messager d’Allah ﷺ et qu’ils lui parlaient, il les nommerait collecteurs de sadaqat ; ils les collecteraient, les remettraient au Prophète comme les autres, et recevraient leur part comme les autres. » Alors qu’ils en parlaient, ‘Ali b. Abu Talib est arrivé et ils lui en ont parlé. ‘Ali a dit : « Ne faites pas cela ; par Allah, il ne le fera pas (il n’acceptera pas votre demande). » Rabi‘a a répondu : « Par Allah, si tu refuses, c’est par jalousie envers nous. Par Allah, tu es devenu le gendre du Messager d’Allah ﷺ et nous n’avons pas été jaloux de ce privilège. » ‘Ali a alors dit : « Envoyez-les, si vous voulez. » Ils sont partis et ‘Ali s’est allongé. Quand le Messager d’Allah ﷺ a accompli la prière du midi, nous sommes allés devant sa chambre et nous sommes restés près d’elle jusqu’à ce qu’il sorte. Il nous a pris par les oreilles (par affection) et a dit : « Dites-moi ce que vous avez dans le cœur. » Il est ensuite entré, et nous aussi, ce jour-là il était chez Zaynab bint Jahsh. Nous nous sommes encouragés à parler, puis l’un de nous a dit : « Messager d’Allah, tu es le meilleur des hommes et le meilleur pour renforcer les liens familiaux. Nous avons atteint l’âge de nous marier. Nous sommes venus pour que tu nous nommes collecteurs de sadaqat, nous te les remettrons comme les autres et recevrons notre part comme eux. » Il est resté silencieux longtemps, au point que nous avons voulu parler à nouveau, et Zaynab nous a fait signe derrière le rideau de ne plus parler. Il a dit : « Il ne convient pas à la famille de Muhammad d’accepter la sadaqa, car ce sont les impuretés des gens. Appelez-moi Mahmiya (qui était responsable du khums, c’est-à-dire du cinquième du butin destiné au trésor public) et Naufal b. Harith b. ‘Abd al-Muttalib. » Ils sont venus, et il a dit à Mahmiya : « Mariez votre fille à ce jeune (Fadl b. ‘Abbas) », et il la lui a donnée en mariage. Il a dit à Naufal : « Mariez votre fille à ce jeune (‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a) », et il me l’a donnée en mariage. Il a dit à Mahmiya : « Paie tant de dot pour eux deux à partir du khums. » (Zuhri a dit : Il n’a pas précisé le montant de la dot)
- Sahih Muslim, n°2482
Rapporté par Rabi‘a b. Harith b. ‘Abd al-Muttalib et Abbas b. ‘Abd al-Muttalib : Ils ont dit à ‘Abd al-Muttalib b. Rabi‘a et Fadl b. Ibn Abbas : « Allez voir le Messager d’Allah ﷺ. » Le reste du hadith est similaire, avec ce détail : « ‘Ali a étendu son manteau, s’est allongé dessus et a dit : “Je suis le père de Hasan, et je suis le chef. Par Allah, je ne bougerai pas d’ici tant que vos fils ne reviendront pas avec la réponse du Messager d’Allah ﷺ.” » Il a aussi dit : « Ces sadaqat sont les impuretés des gens, elles ne sont pas permises à Muhammad ﷺ ni à sa famille. » Le Messager d’Allah ﷺ m’a aussi dit : « Appelle Mahmiya b. Jaz‘ », qui était un homme des Banu Asad, et le Prophète ﷺ l’avait nommé collecteur du khums
- Sahih Muslim, n°2951
Rapporté par Ja’far ibn Muhammad, d’après son père : Nous sommes allés voir Jabir ibn ‘Abdullah et il a commencé à demander des nouvelles de chacun de nous jusqu’à ce que ce soit mon tour. J’ai dit : « Je suis Muhammad ibn ‘Ali ibn Husayn. » Il a posé sa main sur ma tête, a ouvert mon bouton du haut puis celui du bas, puis a posé sa paume sur ma poitrine (pour me bénir), et j’étais alors un jeune garçon. Il a dit : « Sois le bienvenu, mon neveu. Demande ce que tu veux. » J’ai posé mes questions, mais comme il était aveugle, il ne m’a pas répondu tout de suite, et l’heure de la prière est arrivée. Il s’est levé en s’enveloppant dans son manteau. Chaque fois qu’il mettait les extrémités sur ses épaules, elles tombaient car le manteau était court. Un autre manteau était posé près de lui. Il nous a dirigé dans la prière. Je lui ai dit : « Raconte-moi le pèlerinage du Messager d’Allah ﷺ. » Il a fait un geste de la main pour indiquer neuf, puis a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est resté neuf ans à Médine sans accomplir le Hajj, puis il a annoncé publiquement la dixième année qu’il allait faire le Hajj. Beaucoup de gens sont venus à Médine, tous désireux de suivre le Messager d’Allah ﷺ et de faire comme lui. Nous sommes partis avec lui jusqu’à Dhu’l-Hulaifa. Asma, fille de Umais, a donné naissance à Muhammad ibn Abu Bakr. Elle a envoyé un message au Messager d’Allah ﷺ pour lui demander quoi faire. Il a dit : “Prends un bain, protège-toi et mets-toi en état d’ihram.” Le Messager d’Allah ﷺ a ensuite prié à la mosquée, puis il est monté sur sa chamelle al-Qaswa qui s’est redressée avec lui sur son dos à al-Baida’. J’ai vu devant moi, aussi loin que je pouvais voir, des cavaliers et des piétons, à droite, à gauche et derrière, partout. Le Messager d’Allah ﷺ était au centre de nous, et la révélation descendait sur lui. C’est lui qui en connaît le vrai sens. Tout ce qu’il faisait, nous le faisions aussi. Il a proclamé l’unicité d’Allah en disant : “Labbaik, ô Allah, Labbaik, Labbaik. Tu n’as pas d’associé, à Toi la louange, la grâce et la royauté ; Tu n’as pas d’associé.” Les gens répétaient aussi cette Talbiya comme aujourd’hui. Le Messager d’Allah ﷺ n’en a rien rejeté, mais il s’en est tenu à sa propre Talbiya. Jabir رضي الله عنه a dit : Nous n’avions d’autre intention que le Hajj, ignorant l’existence de la ‘Umra à cette période. Mais quand nous sommes arrivés à la Maison, il a touché le pilier, a fait sept tours (trois en courant, quatre en marchant), puis il est allé à la station d’Ibrahim et a récité : “Et prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière.” Cette station était entre lui et la Maison. Mon père a dit (et je ne sais pas s’il l’a mentionné, mais c’était du Messager d’Allah ﷺ) qu’il a récité dans les deux unités : “Dis : Il est Allah, Unique” et “Dis : Ô vous les mécréants”. Il est ensuite revenu au pilier (Hajar Aswad) et l’a embrassé. Il est sorti par la porte vers al-Safa, et en s’en approchant, il a récité : “Al-Safa et al-Marwa sont parmi les signes d’Allah”, ajoutant : “Je commence par ce qu’Allah a ordonné de commencer.” Il a d’abord gravi al-Safa jusqu’à voir la Maison, s’est tourné vers la Qibla, a proclamé l’unicité d’Allah, L’a glorifié et a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah, Unique, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Il n’y a de dieu qu’Allah seul, qui a tenu Sa promesse, aidé Son serviteur et vaincu les coalisés à Lui seul.” Il a fait des invocations en disant ces paroles trois fois. Il est ensuite descendu vers al-Marwa, et lorsqu’il est arrivé dans le creux de la vallée, il a couru, puis il a marché en remontant jusqu’à al-Marwa. Là, il a fait comme à al-Safa. Lors de son dernier passage à al-Marwa, il a dit : “Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené d’animaux à sacrifier et j’aurais fait une ‘Umra.” Donc, celui d’entre vous qui n’a pas d’animal à sacrifier doit sortir de l’ihram et considérer cela comme une ‘Umra. Suraqa ibn Malik s’est levé et a demandé : “Ô Messager d’Allah, est-ce valable seulement pour cette année ou pour toujours ?” Le Messager d’Allah ﷺ a croisé les doigts de ses mains et a dit deux fois : “La ‘Umra est incluse dans le Hajj. Non, mais pour toujours et à jamais.” ‘Ali est venu du Yémen avec des animaux à sacrifier pour le Prophète ﷺ et a trouvé Fatima رضي الله عنها parmi ceux qui étaient sortis de l’ihram, habillée de vêtements teints et ayant mis du khôl. Il a désapprouvé cela, mais elle a dit : “Mon père m’a ordonné de le faire.” (Le narrateur dit que) ‘Ali disait en Irak : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ, contrarié par ce que Fatima avait fait, et je lui ai demandé son avis sur ce qu’elle m’avait rapporté, en lui disant que j’étais fâché contre elle. Il a dit : “Elle a dit la vérité, elle a dit la vérité.” (Le Prophète a alors demandé à ‘Ali) : “Qu’as-tu dit quand tu as fait l’intention du Hajj ?” J’ai dit : “Ô Allah, je fais l’ihram avec la même intention que Ton Messager.” Il a dit : “J’ai des animaux à sacrifier, donc ne sors pas de l’ihram.” Jabir a dit : Le nombre total d’animaux amenés par ‘Ali du Yémen et par le Prophète ﷺ était de cent. Tous les gens, sauf le Prophète ﷺ et ceux qui avaient des animaux à sacrifier, sont sortis de l’ihram et se sont fait couper les cheveux. Le jour de Tarwiya (8 Dhu al-Hijja), ils sont allés à Mina et ont repris l’ihram pour le Hajj, et le Messager d’Allah ﷺ a prié le midi, l’après-midi, le coucher du soleil, la nuit et l’aube à Mina. Il a attendu un peu après le lever du soleil et a ordonné qu’on lui dresse une tente à Namira. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite parti, alors que les Quraysh pensaient qu’il s’arrêterait à al-Mash‘ar al-Haram, comme ils le faisaient à l’époque préislamique. Mais le Messager d’Allah ﷺ a continué jusqu’à ‘Arafa où la tente était déjà installée pour lui à Namira. Il est resté là jusqu’à ce que le soleil passe le zénith, puis il a demandé qu’on lui amène al-Qaswa, sa chamelle, et il est allé au fond de la vallée, puis il a fait un discours en disant : “En vérité, votre sang et vos biens sont sacrés, tout comme ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci. Sachez que tout ce qui concerne l’époque de l’ignorance est sous mes pieds, complètement aboli. Sont également abolis les vengeances de sang de l’époque de l’ignorance. La première vengeance de sang que j’abolis est celle du fils de Rabi‘a ibn al-Harith, qui a été tué par Hudhail. L’usure de l’époque préislamique est abolie, et la première usure que j’abolis est celle de ‘Abbas ibn ‘Abd al-Muttalib, elle est toute abolie. Craignez Allah à propos des femmes ! Vous les avez prises sous la protection d’Allah, et les rapports avec elles vous ont été rendus licites par la parole d’Allah. Vous avez aussi des droits sur elles : qu’elles ne laissent pas quelqu’un s’asseoir sur votre lit que vous n’aimez pas. Mais si elles le font, vous pouvez les corriger, mais sans violence. Leurs droits sur vous sont que vous leur donniez nourriture et vêtements convenablement. J’ai laissé parmi vous le Livre d’Allah, et si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais. On vous interrogera sur moi (le Jour de la Résurrection), (dites-moi) que direz-vous ? Ils ont répondu : “Nous témoignons que tu as transmis (le message), rempli ta mission de Prophète et donné des conseils sincères.” Le narrateur a dit : Le Prophète ﷺ a alors levé son index vers le ciel, puis l’a pointé vers les gens en disant : “Ô Allah, sois témoin. Ô Allah, sois témoin.” Il a répété cela trois fois. (Bilal a ensuite) appelé à la prière, puis a fait l’iqama, et le Prophète ﷺ a dirigé la prière du midi. (Bilal) a ensuite fait l’iqama et le Prophète ﷺ a dirigé la prière de l’après-midi, sans prière entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite monté sur sa chamelle, s’est dirigé vers l’endroit où il y avait des rochers, a fait face à la Qibla, et est resté debout jusqu’au coucher du soleil, jusqu’à ce que la lumière jaune ait disparu et que le disque du soleil ait disparu. Il a fait monter Usama derrière lui, a tiré fortement la bride de Qaswa pour qu’elle baisse la tête, et a fait signe aux gens d’aller doucement. Chaque fois qu’il passait sur une butte de sable, il relâchait un peu la bride jusqu’à ce qu’elle grimpe, et c’est ainsi qu’il est arrivé à al-Muzdalifa. Là, il a dirigé la prière du coucher du soleil et celle de la nuit avec un seul appel à la prière et deux iqamas, sans prière surérogatoire entre les deux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est ensuite allongé jusqu’à l’aube, puis il a prié l’aube avec un appel à la prière et un iqama, lorsque la lumière du matin était claire. Il est remonté sur al-Qaswa, et arrivé à al-Mash‘ar al-Haram, il s’est tourné vers la Qibla, a invoqué Allah, L’a glorifié, a proclamé Son unicité (La ilaha illa Allah), et est resté debout jusqu’à ce que le jour soit très clair. Il est ensuite parti rapidement avant le lever du soleil, avec al-Fadl ibn ‘Abbas derrière lui, qui était un homme aux cheveux longs, à la peau claire et au beau visage. Pendant que le Messager d’Allah ﷺ avançait, un groupe de femmes marchait à côté. Al-Fadl les regardait. Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main sur le visage d’al-Fadl, qui s’est alors tourné de l’autre côté pour regarder, et le Prophète ﷺ a déplacé sa main pour couvrir l’autre côté. Il a continué ainsi jusqu’à arriver au bas de Muhassir. Il a fait avancer Qaswa un peu, a pris la route du milieu qui mène à la plus grande jamra, est arrivé à la jamra près de l’arbre, et a lancé sept petits cailloux en disant “Allahou Akbar” à chaque lancer, comme on lance de petits cailloux avec les doigts, dans le fond de la vallée. Il est ensuite allé à l’endroit du sacrifice, a sacrifié soixante-trois chameaux de sa main, puis a donné le reste à ‘Ali qui les a sacrifiés, partageant le sacrifice avec lui. Il a ensuite ordonné qu’un morceau de chaque animal sacrifié soit mis dans une marmite, et quand cela a été cuit, ils ont mangé de la viande et bu du bouillon. Le Messager d’Allah ﷺ est ensuite remonté à dos de monture, est allé à la Maison et a prié le midi à La Mecque. Il est allé voir la tribu de ‘Abd al-Muttalib qui distribuaient l’eau de Zamzam, et a dit : “Puisez de l’eau, ô Bani ‘Abd al-Muttalib. Si les gens ne risquaient pas de vous en priver, je puiserais avec vous.” Ils lui ont alors tendu un seau et il en a bu
- Sahih Muslim, n°3070
Rapporté par Abis ibn Rabi’a : J’ai vu Omar رضي الله عنه embrasser la Pierre Noire et dire : « Je t’embrasse et je sais que tu es une pierre. Et si je n’avais pas vu le Messager d’Allah ﷺ t’embrasser, je ne l’aurais pas fait. »
- Sahih Muslim, n°3248
Rapporté par Abu Qaza‘ah : Alors qu’Abd al-Malik ibn Marwan faisait le tawaf autour de la Ka‘ba, il dit : « Qu’Allah maudisse Ibn Zubair, il ment en attribuant à la Mère des croyants ce qu’il dit avoir entendu d’elle, à savoir que le Messager d’Allah ﷺ aurait dit : ‘Aïcha, si ton peuple n’était pas de nouveaux convertis à l’islam, j’aurais démoli la Maison et j’y aurais ajouté la partie du Hijr, car ton peuple a réduit la Maison par rapport à ses fondations.’ » Harith ibn ‘Abdullah ibn Abu Rabi‘a رضي الله عنه dit : « Commandeur des croyants, ne dis pas cela, car j’ai entendu la Mère des croyants le dire. » Il répondit : « Si je l’avais su avant de la démolir, je l’aurais laissée comme Ibn Zubair l’avait reconstruite. »
- Sahih Muslim, n°3420
Rapporté par Rabi’ b. Sabra : Son père a participé à une expédition avec le Messager d’Allah ﷺ lors de la conquête de La Mecque, où nous sommes restés quinze jours (treize jours complets et un jour et une nuit). Le Messager d’Allah ﷺ nous a permis de contracter un mariage temporaire avec des femmes. Un homme de ma tribu et moi sommes partis ; j’étais plus beau que lui, mais son manteau était neuf et le mien usé. Nous avons rencontré une jeune femme grande et élancée. Nous lui avons proposé le mariage temporaire. Elle demanda : « Quelle dot donnerez-vous ? » Chacun de nous a étalé son manteau. Mon compagnon a dit : « Son manteau est usé, le mien est neuf. » Mais elle a dit plusieurs fois : « Ce manteau usé me va très bien. » J’ai donc contracté le mariage temporaire avec elle, et je ne l’ai quittée que lorsque le Messager d’Allah ﷺ l’a interdit
- Sahih Muslim, n°3421
Rapporté par Rabi' ibn S'abra al-Juhani, d’après son père : Nous sommes allés avec le Messager d’Allah ﷺ à La Mecque l’année de la Victoire, et il a rapporté un hadith similaire à celui transmis par Bishr (le précédent), mais avec cet ajout : « Elle a dit : “Est-ce possible ?” » Et il est aussi mentionné : « Il a dit : “Le manteau de cet homme est vieux et usé.” »
- Sahih Muslim, n°3424
Rapporté par ‘Abd al-Malik ibn Rabi’ ibn Sabra al-Juhani, d’après son père, qui le tenait de son père (c’est-à-dire le grand-père d’Abd al-Malik, Sabra al-Juhani) : Le Messager d’Allah ﷺ nous a permis de contracter le mariage temporaire l’année de la Victoire, quand nous sommes entrés à La Mecque, puis, à notre sortie, il nous l’a interdit
- Sahih Muslim, n°3426
Rapporté par Rabi’ ibn Sabra, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de contracter le mariage temporaire
- Sahih Muslim, n°3427
Rapporté par Rabi’ ibn Sabra, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit, le jour de la Victoire, de contracter le mariage temporaire avec des femmes
- Sahih Muslim, n°3428
Rapporté par Rabi’ ibn Sabra : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de contracter le mariage temporaire avec des femmes au moment de la Victoire, et son père avait contracté ce mariage contre deux manteaux rouges
- Sahih Muslim, n°3429
Rapporté par ‘Urwa ibn Zubair : ‘Abdullah ibn Zubair رضي الله عنه s’est levé (et a prononcé un discours) à La Mecque en disant : « Allah a aveuglé le cœur de certaines personnes comme Il les a privés de la vue, puisqu’ils donnent des avis religieux en faveur du mariage temporaire », tout en faisant allusion à une personne (Ibn ‘Abbas). Ibn ‘Abbas l’a appelé et a dit : « Tu es un rustre, sans intelligence. Par ma vie, le mut’a était pratiqué du vivant du chef des pieux (il voulait dire le Messager d’Allah ﷺ). » Ibn Zubair lui a dit : « Faites-le donc vous-mêmes, et par Allah, si vous le faites, je vous lapiderai avec vos propres pierres. » Ibn Shihab a dit : Khalid ibn Muhajir ibn Saifullah m’a informé : Alors que j’étais assis avec une personne, quelqu’un est venu lui demander un avis religieux sur le mut’a, et il le lui a permis. Ibn Abu ‘Amrah al-Ansari رضي الله عنه lui a dit : « Sois prudent. Cela a été permis au début de l’islam pour celui qui y était contraint par la nécessité, comme (la consommation de) la charogne, du sang ou de la chair de porc, puis Allah a renforcé les règles de Sa religion et l’a totalement interdit. » Ibn Shihab a rapporté : Rabi’ ibn Sabra m’a dit que son père (Sabra) a dit : « J’ai contracté un mariage temporaire avec une femme des Banu ‘Amir contre deux manteaux du vivant du Messager d’Allah ﷺ, puis il nous a interdit le mut’a. » Ibn Shihab a dit : J’ai entendu Rabi’ ibn Sabra le raconter à ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Aziz alors que j’étais présent
- Sahih Muslim, n°3704
Rapporté par Ubaidullah ibn Abdullah ibn Utba : 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira est parti avec Ali ibn Abi Talib رضي الله عنه vers le Yémen et a envoyé à sa femme le dernier prononcé de divorce qui restait du divorce irrévocable ; il a demandé à al-Harith ibn Hisham et 'Ayyash ibn Abu Rabi'a de lui verser une pension. Ils lui ont dit : « Par Allah, tu n’as droit à une pension que si tu es enceinte. » Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui rapporter leur avis, et il a dit : « Tu n’as pas droit à une pension. » Elle a alors demandé la permission de déménager, et il (le Prophète) le lui a permis. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, où dois-je aller ? » Il a répondu : « Dans la maison de Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras être à l’aise devant lui. » Quand sa 'idda a pris fin, le Messager d’Allah ﷺ l’a mariée à Usama ibn Zaid. Marwan (le gouverneur de Médine) a envoyé Qabisa ibn Dhuwaib pour l’interroger sur ce hadith, et elle le lui a raconté. Marwan a alors dit : « Nous n’avons entendu ce hadith que d’une femme. Nous suivrons la voie la plus sûre, celle des gens. » Fatima a dit que lorsque ces paroles de Marwan lui ont été rapportées, elle a répondu : « Il y a entre toi et moi la parole d’Allah, le Très-Haut : “Ne les chassez pas de leurs maisons.” » Elle a précisé : « Cela concerne le divorce révocable ; que peut-il arriver de nouveau après trois prononcés (séparation définitive) ? Pourquoi dites-vous qu’elle n’a pas droit à une pension si elle n’est pas enceinte ? Alors, sur quelle base l’empêchez-vous de partir ? »
- Sahih Muslim, n°3713
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Mon mari Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira a envoyé 'Ayyash ibn Abu Rabi'a pour me remettre le divorce, et il m’a aussi envoyé cinq mesures de dattes et cinq mesures d’orge. J’ai dit : « Je n’ai droit qu’à cela comme pension, et je ne peux même pas passer ma 'idda dans votre maison ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Je me suis préparée et je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ. » Il a demandé : « Combien de prononcés de divorce as-tu reçus ? » J’ai répondu : « Trois. » Il a confirmé ce que 'Ayyash ibn Abu Rabi'a avait dit : « Tu n’as pas droit à une pension. Passe ta 'idda dans la maison de ton cousin, Ibn Umm Maktum. Il est aveugle et tu pourras être à l’aise devant lui. Quand ta 'idda sera terminée, informe-moi. » Elle a dit : « Mu’awiya et Abu’l-Jahm رضي الله عنهما faisaient partie de ceux qui m’avaient demandée en mariage. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Mu’awiya est pauvre et sans ressources, et Abu’l-Jahm est très dur avec les femmes (ou il frappe les femmes, ou quelque chose de ce genre), tu devrais choisir Usama ibn Zaid (comme époux). »
- Sahih Muslim, n°4480
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Hind, fille de Utba ibn Rabi’, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de famille que je veux voir honorée plus que la tienne. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cela ne fera qu’augmenter, par Celui qui détient ma vie. » Elle a ensuite dit : « Ô Messager d’Allah, Abu Sufyan est avare ; est-ce un mal si je prends de ses biens pour nos enfants ? » Il lui a répondu : « Non, mais seulement ce qui est raisonnable. »
- Sahih Muslim, n°4500
Rapporté par Rabi’a ibn Abu Abd al-Rahman : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, mais avec cette précision : « Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors que j’étais avec lui et lui a demandé au sujet d’un objet perdu. Il a dit : “Si personne ne vient le réclamer, alors utilise-le.” »
- Sahih Muslim, n°4503
Rapporté par Zayd ibn Khalid al-Juhani : Un homme a demandé au Messager d’Allah ﷺ au sujet d’un chameau perdu. Rabi’a a ajouté : Le Prophète ﷺ s’est tellement fâché que ses joues sont devenues rouges. Le reste du hadith est le même. Le narrateur a ajouté : « Si le propriétaire (de l’objet) se présente et reconnaît le sac, le nombre et la corde, rends-le-lui ; sinon, il est à toi. »
- Sahih Muslim, n°4506
Rapporté par Salama ibn Kuhail : J’ai entendu Sowaid ibn Ghafala dire : Je suis parti avec Zayd ibn Suhan et Salman ibn Rabi’a pour le jihad, et j’ai trouvé une cravache que j’ai ramassée. Ils m’ont dit : « Laisse-la. » J’ai répondu : « Non, mais je vais l’annoncer, et si son propriétaire se présente, je la lui rendrai, sinon je l’utiliserai », et j’ai refusé de les écouter. À notre retour du jihad, par chance, j’ai accompli le pèlerinage. Je suis allé à Médine et j’ai rencontré Ubayy ibn Ka’b, à qui j’ai raconté l’histoire de la cravache et l’avis de Zayd ibn Suhan et Salman ibn Rabi’a (qu’il fallait la laisser). Il m’a dit : « J’ai trouvé une bourse d’argent du vivant du Messager d’Allah ﷺ qui contenait cent dinars. Je suis allé le voir avec, et il m’a dit : “Annonce-la pendant un an.” Je l’ai annoncée, mais personne ne l’a reconnue. Je suis retourné le voir, il a dit : “Annonce-la pendant un an.” Je l’ai fait, mais personne ne l’a reconnue. Je suis encore revenu, il a dit : “Annonce-la pendant un an.” Je l’ai fait, mais personne ne l’a reconnue. Il m’a alors dit : “Garde bien en mémoire son nombre, son sac et sa corde, et si son propriétaire se présente, rends-la-lui, sinon utilise-la.” Alors je l’ai utilisée. » (Shu’ba dit : J’ai revu Salama ibn Kuhail à La Mecque après cela, et il a dit : Je ne sais plus s’il a dit trois ans ou un an)
- Sahih Muslim, n°4507
Rapporté par Shu’ba : Salama ibn Kuhail m’a informé, ou il a informé des gens parmi lesquels j’étais. Il a dit : J’ai entendu Sowaid ibn Ghafala qui a rapporté : Je suis parti avec Zayd ibn Suhan et Salman ibn Rabi’a, et j’ai trouvé une cravache. Le reste du hadith est le même jusqu’aux mots : « Je l’ai utilisée. » Shu’ba a dit : Je l’ai entendu dire dix ans plus tard qu’il l’a annoncée pendant un an
- Sahih Muslim, n°4649
Rapporté par Ibn Mas’ud رضي الله عنه : Alors que le Messager d’Allah ﷺ priait près de la Ka‘ba et qu’Abu Jahl était assis avec ses compagnons, Abu Jahl a dit, en parlant de la chamelle qui avait été abattue la veille : « Qui ira chercher le fœtus de la chamelle d’untel et le déposera entre les épaules de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus maudit d’entre eux s’est levé, a apporté le fœtus et, lorsque le Prophète ﷺ s’est prosterné, il l’a posé sur son dos. Ils se sont alors mis à rire, certains se penchant sur d’autres de rire. Je regardais, et si j’en avais eu la force, je l’aurais enlevé du dos du Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ est resté prosterné, la tête baissée, sans la relever, jusqu’à ce qu’un homme parte prévenir Fatima, sa fille, qui était alors une jeune fille. Elle est venue, a retiré la saleté de son père, puis s’est tournée vers eux pour les réprimander. Quand le Prophète ﷺ a terminé sa prière, il a invoqué contre eux à haute voix. Quand il priait, il le faisait trois fois, et quand il demandait la bénédiction d’Allah, il le faisait trois fois. Puis il a dit trois fois : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper des Quraysh. » Quand ils ont entendu sa voix, ils ont arrêté de rire et ont eu peur de sa malédiction. Il a ensuite dit : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper d’Abu Jahl b. Hisham, ‘Utba b. Rabi‘a, Shaiba b. Rabi‘a, Walid b. Uqba, Umayya b. Khalaf, ‘Uqba b. Abu Mu‘ait », (et il a cité le nom d’un septième que je n’ai pas retenu). Par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, j’ai vu tous ceux qu’il avait nommés gisant morts le jour de Badr. Leurs corps ont été traînés pour être jetés dans une fosse près du champ de bataille. Abu Ishaq a dit que le nom de Walid b. ‘Uqba a été mentionné par erreur dans ce récit
- Sahih Muslim, n°4650
Rapporté par Abdullah b. Mas’ud رضي الله عنه : Alors que le Messager d’Allah ﷺ était en prosternation pendant la prière, entouré de quelques Qurayshites, ‘Uqba b. Abu Mu‘ait a apporté le fœtus d’une chamelle et l’a jeté sur le dos du Messager d’Allah ﷺ. Il n’a pas relevé la tête jusqu’à ce que Fatima arrive, l’enlève de son dos et s’en prenne à celui qui avait fait cela. Il a dit : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper des chefs de Quraysh. Abu Jahl b. Hisham, ‘Utba b. Rabi‘a, ‘Uqba b. Abu Mu‘ait, Shaiba b. Rabi‘a, Umayya b. Khalaf ou Ubayy b. Khalaf » (Shu‘ba, un des rapporteurs, hésite sur la personne exacte). J’ai vu qu’ils ont tous été tués à la bataille de Badr et que leurs corps ont été jetés dans un puits, sauf celui d’Umayya ou d’Ubayy, qui a été découpé en morceaux et jeté dans le puits
- Sahih Muslim, n°4652
Rapporté par ‘Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ s’est tourné vers la Ka‘ba et a invoqué contre six hommes de Quraysh, parmi lesquels Abu Jahl, Umayya b. Khalaf, Utba b. Rabi‘a, Shaiba b. Rabi‘a et ‘Uqba b. Abu Mu‘ait. Je jure par Allah que je les ai vus gisant morts sur le champ de bataille de Badr. Il faisait très chaud ce jour-là, et leur teint avait changé (montrant des signes de décomposition)
- Sahih Muslim, n°5532
Rapporté par Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Elle avait accroché un rideau avec des images dessus. Le Messager d’Allah ﷺ est entré et il l’a tiré. Aïsha a dit : Je l’ai alors déchiré et j’en ai fait deux coussins. Une personne présente, Rabi’a b. ‘Ata, l’affranchi des Banû Zuhra, a demandé : « As-tu entendu Abû Muhammad dire qu’Aïsha avait mentionné que le Messager d’Allah ﷺ s’appuyait dessus ? » Ibn al-Qasim a répondu : « Non, mais j’ai entendu Qasim b. Muhammad le dire. »
- Sahih Muslim, n°5787
Rapporté par ‘Amir b. Rabi’ah : Omar se rendit en Syrie et, arrivé à Sargh, on l’informa qu’une épidémie avait éclaté en Syrie. ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf lui rapporta que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Quand vous entendez parler de sa présence dans un pays, n’y allez pas, et si elle éclate dans un pays où vous êtes, ne fuyez pas. » Ainsi, Omar b. Khattab fit demi-tour depuis Sargh. Salim b. ‘Abdullah rapporte qu’Omar est revenu avec les gens après avoir entendu ce hadith de ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf
- Sahih Muslim, n°6011
Rapporté par Anas ibn Malik : J’ai servi le Messager d’Allah ﷺ pendant dix ans, et, par Allah, il ne m’a jamais dit un mot dur, ni demandé pourquoi j’avais fait telle chose ou pourquoi je ne l’avais pas faite. Abu Rabi’ a ajouté dans ce récit : « Le travail qu’un serviteur doit faire. » Il n’est pas mentionné les mots « Par Allah »
- Sahih Muslim, n°6232
Rapporté par 'Abdullah b. 'Amir b. Rabi, d’après Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’allongea une nuit ; le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°6310
Rapporté par Ali ibn Husayn رضي الله عنه : Miswar ibn Makhrama lui a rapporté qu’Ali ibn Abi Talib avait demandé la main de la fille d’Abou Jahl alors qu’il était marié à Fatima, la fille du Messager d’Allah ﷺ. Quand Fatima l’a appris, elle est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Les gens disent que tu ne te mets jamais en colère pour tes filles, et voilà qu’Ali veut épouser la fille d’Abou Jahl. » Makhrama a dit : Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors levé, a récité le tashahhud et a dit : « Pour en venir au fait, j’ai donné ma fille (Zaynab) à Aboul-‘As ibn Rabi’, il m’a parlé et il a toujours dit la vérité. En vérité, Fatima, la fille de Muhammad, fait partie de moi et je n’accepte pas qu’elle soit mise à l’épreuve. Par Allah, la fille du Messager d’Allah ne sera jamais réunie avec la fille de l’ennemi d’Allah (comme coépouses) chez un même homme. » Ali a alors renoncé à son projet de mariage
- Sahih Muslim, n°6367
Rapporté par Ismail (selon différentes chaînes) : Dans la version rapportée par Marwan : « Une personne est venue annoncer la bonne nouvelle de la part de Jarir, ou Abu Husain ibn Rabi’a est venu annoncer la bonne nouvelle au Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°6494
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Vous allez bientôt conquérir l’Égypte, qui est connue comme la terre du qirat. Quand vous la conquérirez, traitez bien ses habitants, car vous avez envers eux une responsabilité à cause des liens de sang ou de mariage. Et quand vous verrez deux personnes se disputer pour un morceau de brique, éloignez-vous de là. » Abu Dharr a dit : « J’ai vu Abd al-Rahman b. Shurahbil b. Hasana et son frère Rabi'a se disputer pour un morceau de brique. J’ai alors quitté cette terre. »
- Sahih Muslim, n°6551
Rapporté par Abu Rabi’ : Il a rapporté directement du Messager d’Allah ﷺ : « Celui qui rend visite à un malade est comme s’il était dans un jardin de fruits du Paradis tant qu’il n’est pas rentré. »
- Sahih Muslim, n°7223
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a laissé les corps des mécréants tués à Badr sans les enterrer pendant trois jours. Puis il est venu près d’eux, s’est assis à côté et les a appelés : « Ô Abu Jahl b. Hisham, ô Umayya b. Khalaf, ô Utba b. Rabi’a, ô Shaiba b. Rabi’a, n’avez-vous pas trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? Quant à moi, j’ai trouvé les promesses de mon Seigneur parfaitement vraies. » Omar, entendant cela, demanda : « Ô Messager d’Allah, comment peuvent-ils t’entendre et te répondre alors qu’ils sont morts et que leurs corps sont décomposés ? » Il répondit : « Par Celui qui détient ma vie, ce que je leur dis, vous ne l’entendez pas plus clairement qu’eux, mais ils ne peuvent pas répondre. » Ensuite, il ordonna qu’on les enterre dans le puits de Badr
- Sahih Muslim, n°7240
Rapporté par Harith b. Abi Rabi’a et Abdullah b. Safwan : Ils se rendirent tous deux auprès de Umm Salama (la mère des croyants) رضي الله عنها et l’interrogèrent au sujet de l’armée qui serait engloutie dans la terre, à l’époque où Ibn Zubair était gouverneur de La Mecque. Elle rapporta que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Un homme viendra chercher refuge dans la Maison Sacrée, et une armée sera envoyée contre lui pour le tuer. Lorsque cette armée atteindra une plaine, elle sera engloutie. » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il de celui qui sera entraîné de force avec cette armée ? » Il répondit : « Il sera englouti avec eux, mais il sera ressuscité le Jour de la Résurrection selon son intention. » Abu Ja’far dit : « Cette plaine désigne la plaine de Médine. »
- Sahih Muslim, n°7562
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Il a juré que ce verset : « Voici deux adversaires qui disputent au sujet de leur Seigneur » (XXII, 19) a été révélé à propos de ceux qui, le jour de Badr, sont sortis pour combattre les non-croyants : Hamza, Ali, Ubaida ibn Harith (du côté des musulmans) et Utba et Shaiba, tous deux fils de Rabi’a, ainsi que Walid ibn Utba (du côté des non-croyants de La Mecque)
- Sunan an-Nasa'i, n°307
Rapporté par ‘Amr bin Maimun : ‘Abdullah nous a raconté : "Le Messager d’Allah (ﷺ) priait à la Maison (la Ka‘bah) et un groupe de notables de Quraish était assis là. Ils venaient d’égorger un chameau et l’un d’eux a dit : 'Qui parmi vous prendra ces entrailles avec le sang et attendra qu’il se prosterne pour les mettre sur son dos ?' ‘Abdullah a dit : 'Celui qui était le plus voué au mal s’est levé, a pris les entrailles, a attendu qu’il se prosterne, puis les a posées sur son dos. Fatimah, la fille du Messager d’Allah (ﷺ), qui était encore jeune, a été informée de cela, elle est venue en courant et les a retirées de son dos. Quand il a fini sa prière, il a dit : "Ô Allah ! Punis les Quraish," trois fois, "Ô Allah, punis Abu Jahl bin Hisham, Shaibah bin Rabi‘ah, ‘Utbah bin Rabi‘ah, ‘Uqbah bin Abi Mu‘ait," jusqu’à ce qu’il ait cité sept hommes de Quraish.' ‘Abdullah a dit : 'Par Celui qui lui a révélé le Livre, je les ai vus morts le jour de Badr, leurs corps dans un même puits sec
- Sunan an-Nasa'i, n°711
Rapporté par 'Amr bin Sulaim Az-Zuraqi, d’après Abu Qatadah : Alors que nous étions assis dans la mosquée, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti vers nous en portant Umamah bint Abi Al-‘As bin Ar-Rabi’, dont la mère était Zaynab, la fille du Messager d’Allah (ﷺ). C’était une petite fille et il la portait. Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié avec elle sur son épaule, la posant quand il s’inclinait et la reprenant quand il se relevait, jusqu’à la fin de la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°788
Rapporté par Mahmud bin Ar-Rabi' : Itbk bin Malik dirigeait son peuple dans la prière, et il était aveugle. Il a dit au Messager d'Allah (ﷺ) : "Parfois il fait sombre, il pleut ou il y a une inondation, et je suis aveugle ; ô Messager d'Allah (ﷺ), viens prier dans un endroit de ma maison que je pourrai utiliser comme lieu de prière." Il a dit : "Où veux-tu que je prie pour toi ?" Il lui a montré un endroit dans sa maison, et le Messager d'Allah (ﷺ) y a prié
- Sunan an-Nasa'i, n°1073
Rapporté par Abu Hurairah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête dans la deuxième rak‘a de la prière du subh, il disait : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salamah bin Hisham, ‘Ayyshah bin Abi Rabi‘ah et ceux qui sont faibles et opprimés à La Mecque. Ô Allah, renforce Ton châtiment contre Mudar et fais-leur vivre des années (de famine) comme celles de Yusuf. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1074
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait dans la prière, quand il disait : « Sami' Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend ceux qui Le louent ; Ô notre Seigneur, à Toi la louange) », puis il disait debout, avant de se prosterner : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salamah bin Hisham, ‘Ayyshah bin Abi Rabi‘ah et ceux qui sont faibles et opprimés à La Mecque. Ô Allah, renforce Ton châtiment contre Mudar et fais-leur vivre des années (de famine) comme celles de Yusuf. » Ensuite, il disait : « Allah est le Plus Grand » puis se prosternait. Les gens de Mudar et leurs environs étaient opposés au Messager d’Allah (ﷺ) à cette époque
- Sunan an-Nasa'i, n°1138
Rapporté par Rabi’ah bin Ka’b Al-Aslami : J’apportais de l’eau pour les ablutions au Messager d’Allah (ﷺ) et je le servais. Il m’a dit : "Demande-moi ce que tu veux." J’ai dit : "Je veux être avec toi au Paradis." Il a dit : "Veux-tu autre chose ?" J’ai répondu : "C’est tout." Il a dit : "Aide-moi à réaliser ton souhait en multipliant les prosternations
- Sunan an-Nasa'i, n°1618
Rapporté par Rabi'ah bin Ka'b Al-Aslami : Je passais la nuit chez le Prophète (ﷺ) et je l’entendais, lorsqu’il priait le Qiyam la nuit, dire : "Subhan Allahi Rabil-Alamin (Gloire à Allah, le Seigneur des mondes)" pendant longtemps, puis il disait : "Subhan Allah wa bi hamdih (Gloire et louange à Allah)" pendant longtemps
- Sunan an-Nasa'i, n°1846
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah bin 'Atik : 'Atik bin Al-Harith, le grand-père de 'Abdullah bin 'Abdullah du côté maternel, lui a raconté que Jabir bin 'Atik lui a dit que : Le Prophète ﷺ est venu rendre visite à 'Abdullah bin Thabit (quand il était malade) et l’a trouvé très proche de la mort. Il l’a appelé mais il n’a pas répondu, alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Certes, nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons," puis il a dit : "Nous voulions que tu survives mais nous avons été devancés par le décret d’Allah, ô Abou Ar-Rabi." Les femmes ont crié et pleuré, et Ibn 'Atik a commencé à leur demander de se calmer. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Laissez-les ; quand l’inévitable arrive, personne ne doit pleurer." Ils ont demandé : "Qu’est-ce que l’inévitable, ô Messager d’Allah ?" Il a répondu : "La mort." Sa fille a dit : "J’espérais que tu deviendrais martyr, car tu t’y étais préparé." Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Allah, le Puissant et Majestueux, l’a récompensé selon son intention. Savez-vous ce qu’est le martyre ?" Ils ont répondu : "Être tué pour la cause d’Allah." Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Le martyre comporte sept catégories en plus d’être tué pour la cause d’Allah : celui qui meurt de la peste est martyr ; celui qui meurt écrasé sous un bâtiment est martyr ; celui qui meurt de pleurésie est martyr ; celui qui meurt brûlé est martyr, et la femme qui meurt en accouchant est martyr
- Sunan an-Nasa'i, n°1915
Rapporté par ‘Amir bin Rabi’ah : Le Prophète ﷺ a dit : "Quand l’un d’entre vous voit un cortège funéraire et ne marche pas avec, qu’il se lève jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé, ou bien jusqu’à ce que le corps soit déposé dans la tombe avant qu’il ne le dépasse
- Sunan an-Nasa'i, n°1916
Rapporté par ‘Amir bin Rabi’ah Al-‘Adawi : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Quand vous voyez un cortège funéraire, levez-vous jusqu’à ce qu’il vous ait dépassé, ou que le corps soit déposé dans la tombe
- Sunan an-Nasa'i, n°2075
Rapporté par Anas : "Pendant la nuit, les musulmans ont entendu le Messager d’Allah debout, appelant près du puits de Badr : 'Ô Abu Jahl bin Hisham ! Ô Shaiba bin Rabi’ah ! Ô ‘Utbah bin Rabi’ah ! Ô Umayyah bin Khalaf ! Avez-vous trouvé ce que votre Seigneur vous avait promis ? Car moi, j’ai trouvé ce que mon Seigneur m’a promis.' Ils ont dit : 'Ô Messager d’Allah, parles-tu à des gens qui sont devenus des cadavres en décomposition ?' Il a répondu : 'Vous n’entendez pas mieux ce que je dis qu’eux, mais ils ne peuvent pas répondre
- Sunan an-Nasa'i, n°2609
Rapporté par Abu Rabiah bin Al-Harith : Il a dit à ‘Abdul-Muttalib bin Rabi’ah bin Al-Harith et à Al-Fadl bin ‘Abbas bin ‘Abdul-Muttalib : « Allez voir le Messager d’Allah et dites-lui : “Ô Messager d’Allah, nomme-nous pour collecter la Sadaqah !” » ‘Ali bin Abi Talib est arrivé alors que nous étions ainsi, et il leur a dit : « Le Messager d’Allah ne nommera aucun de vous pour collecter la Sadaqah. » ‘Abdul-Muttalib a dit : « Je suis donc allé avec Al-Fadl jusqu’au Messager d’Allah et il nous a dit : “Cette Zakat est l’impureté des gens, et il n’est pas permis à Muhammad ni à la famille de Muhammad d’en bénéficier.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3223
Rapporté par 'Aishah : Il a été rapporté de 'Aishah que Abu Hudhaifah bin 'Utbah bin Rabi'ah bin 'Abd Shams – qui était l'un de ceux qui avaient assisté à Badr avec le Messager d'Allah ﷺ – a adopté Salim et l'a marié à la fille de son frère, Hind bint Al-Walid bin 'Utbah bin Rabi'ah bin 'Abd Shams, et il était un esclave affranchi d'une femme Ansari – comme le Messager d'Allah ﷺ avait adopté Zaid. À l'époque de la Jahiliyyah, si un homme adoptait quelqu'un, les gens l'appelaient son fils, et il héritait de lui, jusqu'à ce qu'Allah, Le Puissant et Sublime, révèle à ce sujet : "Appelez-les par le nom de leurs pères, c'est plus juste auprès d'Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion et vos affranchis." Ensuite, si le nom du père d'une personne n'était pas connu, il était considéré comme leur affranchi et leur frère en foi
- Sunan an-Nasa'i, n°3224
Rapporté par 'Aishah : Il a été rapporté de 'Aishah, l'épouse du Prophète ﷺ, et de Umm Salamah, l'épouse du Prophète ﷺ, que Abu Hudhaifah bin 'Utbah bin Rabi'ah bin Abd Shams – qui était l'un de ceux qui avaient assisté à Badr avec le Messager d'Allah ﷺ – a adopté Salim – qui était l'esclave affranchi d'une femme Ansari – comme le Messager d'Allah ﷺ avait adopté Zaid bin Harithah. Abu Hudhaifah bin 'Utbah a marié Salim à la fille de son frère, Hind bint Al-Walid bin 'Utbah bin Rabi'ah. Hind bint Al-Walid bin 'Utbah était l'une des premières femmes Muhajir et à ce moment-là, elle était l'une des meilleures femmes célibataires des Quraish. Quand Allah, Le Puissant et Sublime, a révélé concernant Zaid bin Harithah : "Appelez-les par le nom de leurs pères, c'est plus juste auprès d'Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion et vos affranchis." Chacun a repris le nom de son père, et si le père était inconnu, il était nommé d'après ses anciens maîtres
- Sunan an-Nasa'i, n°3321
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à l’épouse d’Abu Hudhaifah d’allaiter Salim, l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifah, afin que la jalousie d’Abu Hudhaifah disparaisse. Elle l’a allaité alors qu’il était adulte. (Un des rapporteurs, Rabi'ah, a dit : « C’était une dérogation accordée à Salim. »)
- Sunan an-Nasa'i, n°3368
Rapporté par Ar-Rabi’ bin Sabrah Al-Juhani, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a autorisé le Mut’ah, alors un autre homme et moi sommes allés voir une femme des Bani ‘Amir et nous lui avons proposé le Mut’ah. Elle a demandé : « Que me donnerez-vous ? » J’ai dit : « Mon Rida’ (vêtement supérieur). » Mon compagnon a aussi proposé son Rida’. Le Rida’ de mon compagnon était plus beau que le mien, mais j’étais plus jeune. Quand elle a vu le Rida’ de mon compagnon, elle l’a aimé, mais en me regardant, elle m’a préféré. Elle a dit : « Toi et ton Rida’ me suffisez. » Je suis resté avec elle trois jours, puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui a une de ces femmes qu’il a épousée temporairement doit la laisser partir. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3388
Rapporté par Humaid At-Tawil, ayant entendu Anas : Le Messager d’Allah a établi un lien de fraternité entre certains des Quraysh et certains des Ansar, et il a fait ce lien entre Sa’d bin Ar-Rabi’ et ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf. Sa’d lui a dit : “J’ai des biens, je vais les partager avec toi. J’ai aussi deux femmes, regarde celle que tu préfères, je la divorcerai et, quand sa période d’attente sera terminée, tu pourras l’épouser.” Il a répondu : “Qu’Allah bénisse ta famille et tes biens. Montre-moi plutôt où est le marché.” Il n’est pas revenu avant d’avoir gagné un peu de beurre et de fromage. Le Messager d’Allah a vu des traces de parfum jaune sur moi et a dit : “Pourquoi ce parfum ?” J’ai répondu : “Je me suis marié avec une femme des Ansar.” Il a dit : “Fais un festin de mariage, même avec un seul mouton.”
- Sunan an-Nasa'i, n°4019
Rapporté par Abu Umamah bin Sahl et 'Abdullah bin 'Amir bin Rabi'ah : Nous étions avec 'Uthman alors qu'il était assiégé et nous pouvions entendre ce qui se disait depuis Al-Balat. 'Uthman est entré un jour, puis il est ressorti et a dit : « Ils menacent de me tuer. » Nous avons dit : « Allah te suffira contre eux. » Il a dit : « Pourquoi voudraient-ils me tuer ? J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman sauf dans l'un de ces trois cas : un homme qui revient à la mécréance après avoir été musulman, ou qui commet l'adultère après avoir été marié, ou qui tue une âme sans droit. Par Allah, je n'ai jamais commis l'adultère ni avant l'islam ni après, je n'ai jamais voulu suivre une autre religion depuis qu'Allah m'a guidé, et je n'ai jamais tué personne, alors pourquoi veulent-ils me tuer ? »
- Sunan an-Nasa'i, n°4683
Rapporté par Isla’il bin Ibrahim bin ‘Abdullah bin Abi Rabi’ah, de son père, que son grand-père a dit : "Le Prophète ﷺ m’a emprunté quarante mille. Ensuite, il a reçu des biens, m’a remboursé et a dit : 'Qu’Allah bénisse ta famille et ta richesse : la récompense du prêt, c’est la reconnaissance et le remboursement
- Sunan an-Nasa'i, n°4755
Rapporté par Anas : La sœur d’Ar-Rubai’, Umm Harithah, a blessé une personne et ils ont porté le litige devant le Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Rétorsion, rétorsion (Qisas)." Umm Ar-Rabi’ a dit : "Ô Messager d’Allah, comment la rétorsion pourrait-elle être appliquée contre untel ? Non, par Allah, la rétorsion ne sera jamais appliquée contre elle !" Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Gloire à Allah, ô Umm Ar-Rabi’ ! C’est ce qu’Allah a décrété." Elle a dit : "Non, par Allah, la rétorsion ne sera jamais appliquée contre elle !" Et elle a insisté jusqu’à ce qu’ils acceptent la Diyah (prix du sang). Le Prophète ﷺ a dit : "Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment
- Sunan an-Nasa'i, n°4791
Rapporté par Al-Qasim bin Rabi'ah, d’après 'Abdullah bin 'Amr, le Prophète ﷺ a dit : « Dans le cas d’un homicide involontaire qui ressemble à un acte volontaire, avec un fouet ou un bâton, la Diyah est de cent chameaux, dont quarante doivent être des chamelles enceintes. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4792
Rapporté par Al-Qasim bin Rabi'ah : Le Messager d’Allah ﷺ a prononcé un discours le jour de la Conquête. (Et il l’a mentionné sous forme Mursal)
- Sunan an-Nasa'i, n°4800
Rapporté par Al-Qasim bin Rabi'ah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’accident qui ressemble à un acte volontaire, c’est-à-dire tuer avec un bâton ou un fouet, la Diyah est de cent chameaux, dont quarante doivent être des chamelles enceintes. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5031
Rapporté par Ibn 'Abbas : La délégation d'‘Abdul-Qais est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Nous sommes un groupe de la tribu de Rabi’ah, et nous ne pouvons venir te voir que pendant le mois sacré. Dis-nous quelque chose que nous pourrons retenir de toi et transmettre à ceux qui ne sont pas venus. » Il a dit : « Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre : la foi en Allah » – et il leur a expliqué cela – « attester qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, accomplir la prière, donner la zakat, et me remettre un cinquième (le khumus) du butin que vous obtenez. Et je vous interdis Ad-Dubba’, Al-Hantam, Al-Muqayyir et Al-Muzaffat. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5355
Rapporté par 'Aishah : Elle avait mis un rideau avec des images, puis le Messager d'Allah ﷺ est entré et l'a enlevé, alors elle l'a découpé (et en a fait) deux coussins. Un homme présent, nommé Rabi'ah bin 'Ata', dit : « J'ai entendu Abu Muhammad – c'est-à-dire Al-Qasim – rapporter que 'Aishah a dit : 'Le Messager d'Allah ﷺ s'appuyait dessus.' »
- Sunan an-Nasa'i, n°5676
Rapporté par Sa'eed bin Al-Musayyab : 'Umar, رضي الله عنه, a exilé Rabi'ah bin Umaiyah à Khaibar pour avoir bu du Khamr, et il est parti rejoindre Héraclius et est devenu chrétien. 'Umar, رضي الله عنه, a dit : "Je n'expulserai plus jamais aucun musulman après cela
Profil symbolique du prénom Rabi
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Rabi
Traits dominants
- Vitalité : Une énergie constante qui les pousse à être toujours en mouvement et tournés vers l'action.
- Créativité : Une capacité à faire émerger des idées nouvelles, rappelant la fertilité de la saison printanière.
- Bienveillance : Une approche douce et chaleureuse des autres, cherchant toujours à favoriser l'harmonie.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Rabi (ou Rabii)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| rabi'a | Arabe |
| rabia | Arabe |
Personnalités connues portant le prénom Rabi
- Rabi ibn Ziyad al-Harithi (chef militaire arabe)
Popularité du prénom Rabi
Dans le monde musulman
En France
Variante (2) : Rabi · 50 Rabii · 40
Le prénom Rabi a été donné à 50 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 18 368ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 10
- Grand Est 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Rabii a été donné à 40 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 20 278ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Corse 5
FAQ sur le prénom Rabi
Quelle est la signification du prénom Rabi ?
Le prénom Rabi signifie printemps en arabe. Il symbolise le renouveau, la croissance et la beauté naturelle associés à cette saison de l'année.
Quelle est l'origine du prénom Rabi ?
Rabi est un prénom d'origine arabe ancienne. Il est très présent dans la poésie traditionnelle et a été adopté par de nombreuses cultures comme le persan, le turc et l'ourdou.
Le prénom Rabi est-il courant en France ?
Non, le prénom Rabi est rare en France avec seulement 50 naissances enregistrées au total. Il se classe actuellement au 398ème rang de popularité.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
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