Origine et signification du prénom Rahman (ou Rehman) en Islam : Guide complet
رحمٰن
Le prénom Rahman est un nom masculin d'origine arabe signifiant 'le Miséricordieux'. Très respecté dans le monde musulman, il évoque des valeurs profondes de compassion, de bienveillance et de grâce universelle.
Origine du prénom Rahman
Signification du prénom Rahman
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Rahman (ou Rehman) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
1 verset mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Ar-Rahman — n°55
Le Tout Miséricordieux
Le prénom dans les hadiths
1118 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°108
Rapporté par ‘Abd al-Rahman al-TamiI : On a demandé à Ibn Abi Mulaikah au sujet des ablutions. Il a dit : J’ai vu ‘Uthman b. ‘Affan à qui on a posé la même question. Il a demandé de l’eau. Un récipient lui a été apporté. Il l’a incliné vers sa main droite (et y a versé de l’eau). Il y a plongé la main trois fois, puis il s’est lavé le visage trois fois. Ensuite, il a plongé sa main dans l’eau et l’a retirée ; puis il a essuyé sa tête et ses oreilles, à l’intérieur et à l’extérieur, une seule fois. Ensuite, il a lavé ses pieds, puis a dit : « Où sont ceux qui m’ont demandé de faire mes ablutions ? J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ses ablutions ainsi. » Abu Dawud a dit : Toutes les versions authentiques rapportées de ‘Uthman indiquent que la tête doit être essuyée une fois, car elles mentionnent le lavage de chaque membre trois fois. Dans ces versions, il est dit : « il a essuyé sa tête », sans préciser de nombre, contrairement aux autres membres
- Sunan Abu Dawud, n°115
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Abi Laila : J’ai vu Ali faire ses ablutions. Il s’est lavé le visage trois fois, les mains trois fois et a essuyé sa tête une fois. Puis il (‘Ali) a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ faisait ses ablutions de cette façon. »
- Sunan Abu Dawud, n°149
Al-Mughirah b. Shu’bah رضي الله عنه a rapporté : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ lors de l’expédition de Tabuk. Il a quitté la route principale avant la prière de l’aube, et j’ai fait de même avec lui. Le Prophète ﷺ a fait agenouiller son chameau et est parti pour ses besoins. À son retour, j’ai versé de l’eau sur ses mains depuis une outre. Il s’est lavé les mains et le visage. Il a essayé de sortir ses avant-bras de sa tunique, mais les manches étaient trop étroites, alors il a passé ses mains sous la tunique. Il s’est lavé les avant-bras jusqu’aux coudes, a essuyé sa tête et a passé la main sur ses chaussettes. Ensuite, il est remonté sur son chameau et nous avons continué jusqu’à ce que nous trouvions des gens en train de prier. Ils avaient désigné ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf comme imam. Le Prophète ﷺ s’est mis dans le rang avec les autres musulmans et a accompli la deuxième rak’ah derrière ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf. Quand ‘Abd al-Rahman a terminé la prière, le Prophète ﷺ s’est levé pour accomplir la rak’ah qu’il avait manquée. Les musulmans ont été surpris et ont commencé à dire le tasbih (« Subhan Allah ») pensant qu’ils avaient prié avant le Prophète ﷺ. Quand il a terminé sa prière, il a dit : « Vous avez bien fait », ou (il a dit) « vous avez eu raison »
- Sunan Abu Dawud, n°152
Al-Mughirah b. Shu’bah رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est resté en arrière lors d’un voyage. Il a ensuite raconté cette histoire en disant : Nous sommes arrivés auprès de gens. ‘Abd al-Rahman dirigeait la prière de l’aube. Quand il a vu le Prophète ﷺ, il a voulu se retirer. Le Prophète ﷺ lui a demandé de continuer, et moi et le Prophète ﷺ avons fait une rak’ah derrière lui. Quand il a terminé la prière, le Prophète ﷺ s’est levé et a accompli la rak’ah qu’il avait manquée, sans rien ajouter. Abu Dawud a dit : Abu Sa’id al-Khudri, Ibn al-Zubair et Ibn ‘Umar pensent que celui qui rattrape un nombre impair de rak’ah doit faire deux prosternations pour l’oubli
- Sunan Abu Dawud, n°153
Abu ‘Abd al-Rahman al-Sulami a dit qu’il a vu ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf demander à Bilal رضي الله عنه comment le Prophète ﷺ faisait ses ablutions. Bilal a dit : Il est sorti pour ses besoins. Ensuite, j’ai apporté de l’eau et il a fait ses ablutions, essuyant son turban et ses chaussettes
Voir 1113 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°159
Rapporté par Al-Mughirah ibn Shu'bah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a fait ses ablutions et a passé la main mouillée sur ses chaussettes et ses chaussures. Abu Dawud a dit : ‘Abd al-Rahman b. Mahdi n’a pas rapporté ce récit, car la version connue d’al-Mughirah dit que le Prophète ﷺ a passé la main mouillée sur les chaussettes. Abu Musa al-Ash’ari a aussi rapporté que le Prophète ﷺ a passé la main mouillée sur les chaussettes, mais la chaîne de transmission de ce récit n’est ni continue ni solide. ‘Ali b. Abi Talib, Ibn Mas’ud, al-Bara’ b. ‘Aziz, Anas b. Malik, Abu Umamah, Sahl b. Sa’d et ‘Amr b. Huriath ont aussi passé la main mouillée sur les chaussettes
- Sunan Abu Dawud, n°234
Cette tradition a été rapportée par Hammad b. Salamah avec la même chaîne de transmetteurs et un sens similaire. Cette version ajoute au début : Il a prononcé le TAKBIR (« Allahu akbar »), et à la fin : lorsqu’il a terminé la prière, il a dit : « Je suis un être humain ; j’étais en état d’impureté majeure. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par al-Zuhri de la part d’Abu Salamah b. ‘Abd al-Rahman, selon Abu Hurairah. Elle dit : Lorsqu’il s’est tenu à la place de la prière, nous avons attendu qu’il prononce le takbir (« Allahu akbar »). Il est parti et a dit : « Restez comme vous êtes. » Une autre version, rapportée par Muhammad du Prophète ﷺ, dit : Il a prononcé le takbir (« Allahu Akbar ») puis a fait un signe aux gens, voulant dire « asseyez-vous ». Il est ensuite parti prendre un bain rituel. Cette tradition a aussi été rapportée par une autre chaîne. Elle dit : Le Messager d’Allah ﷺ a prononcé le takbir (« Allahu akbar ») lors d’une prière. Abu Dawud a dit : Une autre version par une chaîne différente dit : Le Prophète ﷺ a prononcé le takbir (« Allahu akbar »)
- Sunan Abu Dawud, n°266
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand un homme a un rapport avec sa femme pendant ses règles, il doit donner un demi-dinar en aumône. » Abu Dawud a dit : ‘Ali ibn Budhaimah a rapporté de façon similaire d’après Miqsam, du Prophète ﷺ. Al-Awza’i a rapporté de Yazid ibn Abi Malik, de ‘Abd al-Hamid ibn ‘Abd al-Rahman, du Prophète ﷺ : Il lui a ordonné de donner deux cinquièmes de dinar en aumône. Mais dans cette chaîne, deux rapporteurs (Miqsam et Ibn Abbas) manquent
- Sunan Abu Dawud, n°281
Rapporté par Urwah b. al-Zubair : Fatimah, fille d'Abu Hubaish, m’a raconté qu’elle avait demandé à Asma' (fille d'Abu Bakr), ou qu’Asma' m’a raconté que Fatimah, fille d'Abu Hubaish, lui avait demandé d’interroger le Messager d’Allah ﷺ. Il lui a conseillé de s’abstenir de prier pendant la même durée que celle où elle s’abstenait auparavant. Ensuite, elle devait se laver. Abu Dawud a dit : Qatadah l’a rapporté de 'Urwah b. al-Zubair, de Zainab, fille d’Umm Salamah, que Umm Habibah, fille de Jahsh, avait un écoulement de sang prolongé. Le Prophète ﷺ lui a ordonné de ne pas prier pendant la durée de ses règles. Ensuite, elle devait prendre un bain et prier. Abu Dawud a dit : Qatadah n’a rien entendu de 'Urwah. Et Ibn 'Uyainah a ajouté dans la version rapportée par al-Zuhri de 'Umrah d’après 'Aishah : Umm Habibah avait un écoulement de sang prolongé. Elle a interrogé le Prophète ﷺ. Il lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. Abu Dawud a dit : C’est une confusion de la part d’Ibn 'Uyainah. Cela ne se trouve pas dans la version rapportée par les transmetteurs de al-Zuhri, sauf ce qui est mentionné par Suhail b. Abu Salih. Al-Humaidi a aussi rapporté ce récit d’Ibn 'Uyainah, mais il n’a pas mentionné les mots « elle devait s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle ». Qumair, fille de Masruq, a rapporté d’après 'Aishah : La femme qui a un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. 'Abd al-Rahman b. al-Qasim a rapporté de son père : Le Prophète ﷺ lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant la durée de ses règles habituelles. Abu Bishr Ja'far b. Abi Wahshiyyah a rapporté de 'Ikrimah, du Prophète ﷺ, en disant : Umm Habibah, fille de Jahsh, avait un écoulement de sang prolongé ; et il a transmis cela de la même manière. Sharik a rapporté d’Abu al-Yaqzan, d’Adi b. Thabit, de son père, d’après son grand-père, du Prophète ﷺ : La femme qui souffre d’un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle ; ensuite, elle doit se laver et prier. Al-'Ala b. al-Musayyab a rapporté d’al-Hakam, d’Abu Ja'far : Saudah avait un écoulement de sang prolongé. Le Prophète ﷺ a ordonné qu’à la fin de ses règles, elle prenne un bain et prie. Sa'id b. Jubair a rapporté d’Ali et d’Ibn 'Abbas : Une femme qui a un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. 'Ammar, l’affranchi des Banu Hashim, et Talq b. Habib l’ont rapporté de façon similaire. De même, cela a été rapporté par Ma'qil al-Khath'ami d’Ali, et al-Sha'bi l’a aussi transmis de façon similaire de Qumair, l’épouse de Masruq, d’après 'Aishah. Abu Dawud a dit : Al-Hasan, Sa'id b. al-Musayyab, 'Ata, Makhul, Ibrahim, Salim et al-Qasim pensent aussi qu’une femme ayant un écoulement de sang prolongé doit s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. Abu Dawud a dit : Qatadah n’a rien entendu de 'Urwah
- Sunan Abu Dawud, n°285
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Umm Habibah, fille de Jahsh, belle-sœur du Messager d’Allah ﷺ et épouse de 'Abd al-Rahman b. 'Awf, a eu un écoulement de sang prolongé pendant sept ans. Elle a interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce n’est pas la menstruation, mais cela vient d’une veine. Donc, lave-toi et prie. » Abu Dawud a dit : Dans ce récit transmis par al-Zuhri de 'Urwah et 'Urwah d’après 'Aishah, al-Awza'i a ajouté : 'Aishah a dit : Umm Habibah, fille de Jahsh et épouse de 'Abd al-Rahman b. 'Awf, a eu un écoulement de sang prolongé pendant sept ans. Le Prophète ﷺ lui a ordonné : « Quand tes règles commencent, arrête de prier ; quand elles sont terminées, prends un bain et prie. » Abu Dawud a dit : Aucun des élèves de al-Zuhri n’a mentionné ces mots, sauf al-Awza'i. Abu Dawud a dit : Ce sont les mots de la version rapportée par Hisham b. 'Urwah de son père d’après 'Aishah. Abu Dawud a dit : Dans cette tradition, Ibn 'Uyainah a aussi ajouté les mots : Il lui a ordonné de s’abstenir de prier pendant sa période menstruelle. C’est une confusion de la part d’Ibn 'Uyainah. La version de ce récit rapportée par Muhammad b. 'Amr de al-Zuhri a un ajout similaire à celui fait par al-Awza'i dans sa version
- Sunan Abu Dawud, n°288
Rapporté par Aishah, épouse du Prophète ﷺ رضي الله عنها : Umm Habibah, fille de Jahsh, belle-sœur du Messager d’Allah ﷺ et épouse de 'Abd al-Rahman b. 'Awf, a eu un écoulement de sang pendant sept ans. Elle a interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce n’est pas la menstruation, mais seulement une veine ; donc tu dois te laver et prier. » 'Aishah a dit : Elle se lavait dans une bassine dans la chambre de sa sœur Zaynab, fille de Jahsh ; la rougeur de son sang colorait l’eau
- Sunan Abu Dawud, n°295
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Sahlah, fille de Suhayl, avait un écoulement de sang prolongé. Elle est venue voir le Prophète ﷺ. Il lui a ordonné de prendre un bain pour chaque prière. Quand cela est devenu difficile pour elle, il lui a ordonné de regrouper la prière du midi et celle de l’après-midi avec un seul bain, et la prière du coucher du soleil et celle de la nuit avec un seul bain, et de prendre un bain (séparément) pour la prière de l’aube. Abu Dawud a dit : Ibn 'Uyainah a rapporté de 'Abd al-Rahman b. al-Qasim, d’après son père, en disant : Une femme avait un écoulement de sang prolongé. Elle a interrogé le Prophète ﷺ. Il lui a donné la même instruction
- Sunan Abu Dawud, n°301
Sumayy, l’affranchi d’Abu Bakr, raconte qu’al-Qa'qa et Zaid b. Aslam l’ont envoyé demander à Sa'id b. al-Musayyab comment la femme ayant un écoulement de sang devait se laver. Il répondit : « Elle doit se laver au moment de la prière du Zuhr (le bain sera valable d’un Zuhr à l’autre) ; et elle doit faire les ablutions pour chaque prière. Si le saignement est abondant, elle doit attacher un tissu sur ses parties intimes. » Abu Dawud a dit : Cela a été rapporté par Ibn 'Umar et Anas b. Malik qu’elle doit prendre un bain au moment de la prière du Zuhr (valable jusqu’au Zuhr suivant). Ce récit a aussi été transmis par Dawud et 'Asim de al-Sha'bi de son épouse de Qumair d’après 'Aishah, sauf que la version de Dawud dit : « chaque jour », et celle de 'Asim dit : « au moment de la prière du Zuhr ». C’est l’avis de Salim b. 'Abd Allah, al-Hassan et 'Ata. Abu Dawud a dit : Malik a dit : Je pense que le récit rapporté par Ibn al-Musayyab doit contenir les mots : « d’une purification à une autre ». Mais cela a été mal compris et les gens l’ont changé en : « d’un Zuhr à l’autre ». Cela a aussi été rapporté par Miswar b. 'Abd al-Malik b. Sa'id b. 'Abd al-Rahman b. Yarbu', disant : « d’une purification à une autre », mais les gens l’ont changé en : « d’un Zuhr à l’autre »
- Sunan Abu Dawud, n°308
Rapporté par Umm 'Atiyyah à travers une autre chaîne de transmetteurs. Abu Dawud a dit : Le nom d’Umm al-Hudhail est Hafsah, fille de Sirin. Le nom de son fils était Hudhail et son mari s’appelait 'Abd al-Rahman
- Sunan Abu Dawud, n°321
Rapporté par Shaqiq : Alors que j’étais assis entre 'Abd Allah et Abu Musa, ce dernier a dit : « Abu 'Abd al-Rahman, que penses-tu si un homme devient impur (à cause d’une émission de sperme) et ne trouve pas d’eau pendant un mois ; ne devrait-il pas faire le tayammum ? » Il répondit : « Non, même s’il ne trouve pas d’eau pendant un mois. » Abu Musa dit alors : « Que fais-tu du verset du Coran (sur le tayammum) dans la sourate al-Ma’idah qui dit : “… et si vous ne trouvez pas d’eau, alors allez vers une terre pure…” (5:6) ? » 'Abd Allah (b. Mas'ud) répondit : « Si on leur accorde cette facilité, ils pourraient faire le tayammum avec de la terre pure quand l’eau est froide. » Abu Musa demanda : « C’est pour cette raison que tu l’interdis ? » Il répondit : « Oui. » Abu Musa dit alors : « N’as-tu pas entendu ce qu’'Ammar a dit à 'Umar ? » Il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé en mission. J’ai eu une émission de sperme et je n’ai pas trouvé d’eau. Alors je me suis roulé par terre comme le fait un animal. Puis je suis allé voir le Prophète ﷺ et je lui ai raconté cela. Il a dit : “Cela t’aurait suffi de faire ainsi.” Puis il a frappé le sol avec ses mains, les a secouées, puis a frappé la main droite avec la gauche et la gauche avec la droite (et s’est essuyé) sur ses mains (jusqu’aux poignets) et s’est essuyé le visage. » 'Abd Allah lui dit alors : « N’as-tu pas vu qu’'Umar n’était pas satisfait de la parole d’'Ammar ? »
- Sunan Abu Dawud, n°322
Rapporté par Abd al-Rahman b. Abza : Alors que j’étais avec 'Umar, un homme est venu lui dire : « Nous vivons dans un endroit (où il n’y a pas d’eau) pendant un ou deux mois (que devons-nous faire si nous sommes en état d’impureté majeure) ? » 'Umar répondit : « Pour ma part, je ne prie pas tant que je ne trouve pas d’eau. » 'Ammar dit alors : « Commandeur des croyants, ne te souviens-tu pas quand toi et moi étions parmi les chameaux (pour les garder) ? Là-bas, nous sommes devenus impurs. Je me suis alors roulé par terre. Nous sommes ensuite allés voir le Prophète ﷺ et je lui ai raconté cela. Il a dit : “Cela t’aurait suffi de faire ainsi.” Puis il a frappé le sol avec ses deux mains, a soufflé dessus et s’est essuyé le visage et les deux mains jusqu’à la moitié des bras. » 'Umar dit : « 'Ammar, crains Allah. » Il répondit : « Commandeur des croyants, si tu veux, je ne le raconterai plus jamais. » 'Umar dit : « Non, par Allah, nous te laisserons faire ce que tu veux. »
- Sunan Abu Dawud, n°323
Rapporté par Ibn Abza d’après 'Ammar b. Yasir dans ce récit, disant (du Prophète ﷺ) : « 'Ammar, cela t’aurait suffi de faire ainsi. » Il a alors frappé le sol d’un seul coup avec ses deux mains, puis les a frappées l’une contre l’autre, puis s’est essuyé le visage et les deux bras jusqu’à la moitié des avant-bras sans atteindre les coudes. Abu Dawud a dit : Ceci est aussi transmis par Waki' d’après al-A'mash d’après Salamah b. Kuhail d’après 'Abd al-Rahman b. Abza. Il est aussi transmis par une autre chaîne par Jarir d’après al-A'mash d’après Salamah d’après Sa'id b. 'Abd al-Rahman b. Abza d’après son père
- Sunan Abu Dawud, n°324
Rapporté par Ibn 'Abd al-Rahman b. Abza d’après son père, ce récit de 'Ammar : Il a dit : « Cela t’aurait suffi, » et le Prophète ﷺ a frappé le sol avec sa main. Il a ensuite soufflé dessus et s’est essuyé le visage et les mains. Salamah, incertain, a dit : Je ne sais pas (s’il s’est essuyé) jusqu’aux coudes ou jusqu’aux poignets
- Sunan Abu Dawud, n°326
Ce hadith est aussi transmis par Ibn 'Abd al-Rahman b. Abza d’après son père, de 'Ammar. Il a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Il t’aurait suffi de frapper le sol avec tes mains, puis de t’essuyer le visage et les mains (jusqu’aux poignets). » Il a ensuite raconté le reste du récit. Abu Dawud a dit : Ceci est aussi transmis par Shu'bah d’après Husain, d’après Abu Malik. Il a dit : J’ai entendu 'Ammar dire cela dans son discours, sauf que dans cette version il a ajouté les mots : « Il a soufflé. » Et Husain b. Muhammad a rapporté de Shu'bah d’après al-Hakam et dans cette version il a ajouté les mots : « Il (le Prophète) a frappé la terre avec ses paumes et a soufflé. »
- Sunan Abu Dawud, n°328
Rapporté par Aban : On a demandé à Qatadah au sujet du tayammum lors d’un voyage. Il a dit : Un rapporteur m’a transmis d’après al-Sha'bi, d’après 'Abd al-Rahman b. Abza, d’après 'Ammar b. Yasir, qui a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : (Il doit s’essuyer) jusqu’aux coudes
- Sunan Abu Dawud, n°344
Rapporté par Abd al-Rahman b. Abi Sa’id al-Khudri, citant son père رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Le lavage et l’utilisation du siwak sont nécessaires pour tout adulte le vendredi ; et chacun doit mettre du parfum, quel qu’il soit. » Le narrateur Bukair n’a pas mentionné Abd al-Rahman ; et à propos du parfum, il a dit que même s’il s’agit de celui utilisé par les femmes
- Sunan Abu Dawud, n°413
Rapporté par ‘Ala b. ‘Abd al-Rahman : « Nous sommes allés voir Anas b. Malik après la prière du Zuhr. Il s’est levé pour accomplir la prière du ‘Asr. Quand il a terminé, nous lui avons parlé du fait de prier tôt, ou bien il l’a mentionné lui-même. Il a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “C’est ainsi que prient les hypocrites, c’est ainsi que prient les hypocrites, c’est ainsi que prient les hypocrites : il reste assis (en regardant le soleil), et quand il devient jaune et se trouve entre les cornes du diable, ou sur les cornes du diable, il se lève et prie rapidement quatre rak‘ahs, en se rappelant rarement Allah pendant celles-ci.” »
- Sunan Abu Dawud, n°543
‘Awn b. Kahmas a rapporté d’après son père Kahmas : Nous nous sommes levés pour prier à Mina alors que l’imam n’était pas encore sorti. Certains d’entre nous se sont assis (moi aussi). Un vieil homme de Koufa m’a dit : « Pourquoi t’es-tu assis ? » J’ai dit : « Ibn Buraidah, c’est le sumud (c’est-à-dire attendre l’imam debout). » Le vieil homme a alors rapporté une tradition de ‘Abd al-Rahman b. ‘Awaajah d’après al-Bara’ b. ‘Azib : « À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, nous restions debout en rangs longtemps avant qu’il ne prononce le takbir. » Il a ajouté : « Allah, le Très-Haut et le Puissant, accorde Sa bénédiction et les anges invoquent la bénédiction pour ceux qui sont les plus proches des premiers rangs. Aucun pas n’est plus aimé d’Allah que celui que l’on fait pour rejoindre le rang (de la prière). »
- Sunan Abu Dawud, n°592
Ce hadith a aussi été rapporté par une autre chaîne par Umm Waraqah, fille de ‘Abd Allah b. al-Harith. La première version est complète. Cette version dit : Le Messager d’Allah ﷺ lui rendait visite chez elle. Il a désigné un muezzin pour faire l’adhan pour elle, et il lui a ordonné de diriger la prière pour les membres de sa maison. ‘Abd al-Rahman a dit : J’ai vu son muezzin, c’était un vieil homme
- Sunan Abu Dawud, n°633
‘Abd al-Rahman ibn Abu Bakr a rapporté d’après son père : Jabir ibn ‘Abd Allah nous a dirigés dans la prière en ne portant qu’une seule chemise, sans autre vêtement sur lui. Quand il a fini la prière, il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier en chemise. »
- Sunan Abu Dawud, n°713
Rapporté par Abu An-Nadr, d’après Abu Salama ibn ‘Abdur Rahman, d’après ‘Aisha رضي الله عنها : Elle a dit : « Je dormais pendant que mes jambes étaient devant le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il priait la nuit. Quand il voulait se prosterner, il me touchait les pieds, alors je les repliais, et il se prosternait. »
- Sunan Abu Dawud, n°754
Zur’ah b. ‘Abd al-Rahman a dit : J’ai entendu Ibn al-Zubair dire : Bien placer les pieds et poser une main sur l’autre est une sunna
- Sunan Abu Dawud, n°758
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : (La manière reconnue de croiser les mains) est de tenir les mains l’une sur l’autre pendant la prière, sous le nombril. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal dire : Le rapporteur ‘Abd al-Rahman b. Ishaq al-Kufi est faible (c’est-à-dire peu fiable)
- Sunan Abu Dawud, n°767
Rapporté par Abu Salamah b. ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf : J’ai demandé à ‘A’ishah رضي الله عنها : « Par quelles paroles le Prophète ﷺ commençait-il sa prière quand il se levait la nuit (pour la prière du tahajjud) ? » Elle a dit : « Quand il se levait la nuit, il commençait sa prière en disant : “Ô Allah, Seigneur de Jibril, Seigneur de Mika’il et Seigneur d’Israfil, Créateur des cieux et de la terre, Toi qui sais ce qui est visible et ce qui est caché ; Tu juges entre Tes serviteurs sur ce dont ils divergent. Guide-moi vers la vérité là où il y a divergence, par Ta permission. Tu guides qui Tu veux vers le droit chemin.” »
- Sunan Abu Dawud, n°827
Abu Huraira رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière, il s’agissait, pensons-nous, de la prière de l’aube. Il a ensuite rapporté ce récit jusqu’aux mots « pourquoi ai-je été concurrencé dans la récitation du Coran ». Abu Dawud a dit : Musaddad, dans sa version, a dit que Ma’mar a rapporté : Les gens ont cessé de réciter le Coran dans la prière où le Messager d’Allah ﷺ récitait à voix haute. Ibn al-Sarh a dit dans sa version que Ma’mar a rapporté d’al-Zuhri d’après Abu Huraira. Ensuite, les gens ont cessé (de réciter derrière l’imam). Une autre version dit : Sufyan a dit : Al-Zuhri a prononcé un mot que je n’ai pas entendu. Puis Ma’mar a dit : Il a dit : Ensuite, les gens ont cessé (de réciter le Coran). Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par ‘Abd al-Rahman ibn Ishaq d’après al-Zuhri. Cette version s’arrête aux mots : « Pourquoi ai-je été concurrencé dans la récitation du Coran ». Al-Awza’i l’a aussi rapportée d’al-Zuhri. Cette version précise : Al-Zuhri a dit : Les musulmans ont tiré une leçon de cela et, à partir de là, ils n’ont plus récité (le Coran) dans la prière où le Prophète récitait à voix haute. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Muhammad ibn Yahya ibn Faris dire : Les mots « les gens ont cessé de réciter (le Coran) » sont une parole d’al-Zuhri
- Sunan Abu Dawud, n°836
Abu Bakr b. ‘Abd al-Rahman et Abu Salamah ont dit : Abu Huraira رضي الله عنه disait le takbir à chaque prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire. Il disait le takbir en se levant, puis en s’inclinant, puis il disait : « Allah entend celui qui Le loue » ; ensuite, avant de se prosterner, il disait : « Notre Seigneur, à Toi la louange » ; puis, en se prosternant, il disait : « Allah est le plus grand » ; il disait aussi le takbir en relevant la tête après la prosternation, puis encore le takbir en se prosternant à nouveau, et enfin le takbir en se relevant à la fin de deux unités de prière après s’être assis. Il faisait cela à chaque unité de prière jusqu’à la fin. Ensuite, il disait à la fin de la prière : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, je suis le plus proche du Messager d’Allah ﷺ dans la façon de prier. C’est ainsi qu’il priait jusqu’à sa mort. » Abu Dawud a dit : Malik, al-Zubaidi et d’autres ont rapporté ces paroles comme étant les dernières d’al-Zuhri, selon ‘Ali b. Husain. Et cela est confirmé par la version rapportée par ‘Abd al-A’la d’après Ma’mar et Shu’aib b. Abi Hamzah, selon al-Zuhri
- Sunan Abu Dawud, n°837
Rapporté par ‘Abd al Rahman b. Abza : Il a prié avec le Messager d’Allah ﷺ mais il n’a pas complété le takbir. Abu Dawud a expliqué : Cela signifie que lorsqu’il relevait la tête après l’inclinaison et quand il allait se prosterner, il ne disait pas le takbir, et quand il se relevait après la prosternation, il ne disait pas le takbir
- Sunan Abu Dawud, n°987
Rapporté par ‘Abd al-Rahman al-Mu’awl : ‘Abd Allah b. ‘Umar me vit jouer avec des cailloux pendant la prière. Quand il eut terminé, il me l’interdit et dit : « Fais comme le Messager d’Allah ﷺ faisait. » Je lui ai demandé : « Comment faisait le Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Quand il s’asseyait pendant la prière pour réciter le tashahhud, il posait sa main droite sur sa cuisse droite, serrait tous ses doigts et pointait le doigt à côté du pouce, et il posait sa main gauche sur sa cuisse gauche. »
- Sunan Abu Dawud, n°1103
Ce récit a aussi été transmis dans le même sens par une autre chaîne de rapporteurs, par ‘Umrah d’après sa sœur ‘Umrah, fille de ‘Abd al-Rahman, qui était plus âgée qu’elle
- Sunan Abu Dawud, n°1146
Abd al-Rahman b. ‘Abis a dit : Un homme a demandé à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : « As-tu assisté avec le Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Oui. S’il n’avait pas eu de considération pour moi, je n’aurais pas été présent à cause de mon jeune âge. » Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est allé près de la maison de Kathir b. al-Salt. Il a prié puis a prêché. Ibn ‘Abbas n’a pas mentionné l’adhan ni l’iqamah. Ensuite, il a ordonné de donner l’aumône. Les femmes ont commencé à désigner leurs oreilles et leurs cous (pour donner leurs bijoux en aumône)
- Sunan Abu Dawud, n°1195
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Samurah رضي الله عنه : Du vivant du Messager d’Allah ﷺ, je tirais des flèches lorsqu’il y eut une éclipse du soleil. J’ai donc posé mon arc en disant : « Je dois voir comment le Messager d’Allah ﷺ agit aujourd’hui lors d’une éclipse solaire. » Je suis allé le voir ; il était debout en prière, levant les mains, glorifiant Allah, Le louant, affirmant qu’Il est l’unique Divinité, et invoquant jusqu’à ce que le soleil redevienne clair. Ensuite, il récita deux sourates et pria deux unités
- Sunan Abu Dawud, n°1245
Ce récit a été transmis par Kushaif avec une autre chaîne de narrateurs et dans le même sens. Cette version ajoute : Le Prophète d’Allah ﷺ a dit « Allahou Akbar » et les deux rangs l’ont dit ensemble. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par al-Thawri dans le même sens, d’après Khusaif. ‘Abd al-Rahman ibn Samurah a aussi prié de cette manière. Mais le groupe que le Prophète ﷺ a dirigé pour une unité, puis a fait la salutation et est parti prendre la place de leurs compagnons. Ils sont venus et ont prié une unité seuls. Ensuite, ils sont retournés à leur place et ont prié (une unité) seuls. Abu Dawud a dit : Muslim ibn Ibrahim a rapporté de ‘Abd al-Samad ibn Habib, de la part de son père, qu’ils avaient combattu à Kaboul avec ‘Abd al-Rahman ibn Samurah. Il nous a dirigés en prière en temps de danger
- Sunan Abu Dawud, n°1273
Rapporté par Kuraib, le serviteur d’Ibn ‘Abbas : ‘Abd Allah b. Abbas, ‘Abd al-Rahman b. Azhar et al-Miswar b. Makhramah m’ont envoyé auprès de ‘Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ. Ils m’ont dit : Transmets-lui nos salutations à tous et demande-lui au sujet des deux unités après la prière du ‘Asr, et dis-lui qu’on nous a informés qu’elle les priait, alors qu’on nous a dit que le Messager d’Allah ﷺ les avait interdites. Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : « Demande à Umm Salamah. » Je suis retourné vers eux et leur ai fait part de son avis. Ils m’ont renvoyé auprès d’Umm Salamah avec la même question. Umm Salamah a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ les interdire, mais plus tard je l’ai vu les prier. Quand il les priait, il venait d’accomplir la prière du ‘Asr. Il est alors venu vers moi alors que plusieurs femmes des Banu Haram des Ansar étaient assises avec moi. Il a prié ces deux unités. J’ai envoyé une servante lui dire : “Tiens-toi à côté de lui et dis-lui qu’Umm Salamah demande : Messager d’Allah ﷺ, je t’ai entendu interdire ces deux unités (après la prière de l’après-midi), mais je te vois les accomplir toi-même. Si jamais il fait un signe de la main, recule.” La servante a fait ainsi. Quand il a terminé, il a dit : “Ô fille d’Abu Umayyah, tu m’as interrogé sur les deux unités après la prière du ‘Asr. En réalité, des gens de ‘Abd al-Qais sont venus m’annoncer que leur peuple avait embrassé l’islam. Ils m’ont retardé pour prier les deux unités après la prière du midi. Ce sont ces deux unités que j’ai accomplies après la prière du ‘Asr.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1341
Abu Salamah b. ‘Abd al-Rahman a demandé à Aishah, l’épouse du Prophète ﷺ : Comment le Messager d’Allah ﷺ priait-il pendant le Ramadan ? Elle a répondu : Le Messager d’Allah ﷺ ne priait pas plus de onze rak‘as pendant le Ramadan ni en dehors du Ramadan. Il priait quatre rak‘as ; ne demande pas leur beauté ni leur longueur. Ensuite, il priait encore quatre rak‘as ; ne demande pas leur beauté ni leur longueur. Puis il priait trois rak‘as. Aishah a dit : J’ai demandé : Messager d’Allah, dors-tu avant de faire le witr ? Il a répondu : « Aishah, mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°1376
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Quand les dix derniers jours du Ramadan arrivaient, le Prophète ﷺ restait éveillé et priait toute la nuit, serrait son pagne fermement, et réveillait sa famille pour qu’ils prient pendant la nuit. Abu Dawud a dit : Le nom de Abu Ya’fur est ‘Abd al-Rahman b. ‘Ubaid b. Nistas
- Sunan Abu Dawud, n°1378
Zirr b. Hubaish a dit : J’ai demandé à Ubayy b. Ka’b : « Parle-moi de la nuit du destin, ô Abu al-Mundhir, car notre compagnon (Ibn Mas’ud) a été interrogé à ce sujet, et il a dit : “Celui qui prie chaque nuit toute l’année la rencontrera (c’est-à-dire la nuit du destin).” » Il répondit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu ‘Abd al-Rahman. Par Allah, il savait qu’elle était pendant le Ramadan, mais il n’aimait pas que les gens se contentent de cette seule nuit ; ou il voulait que les gens ne se limitent pas à cette nuit. » Selon la version la plus répandue : « Par Allah, c’est la vingt-septième nuit du Ramadan, sans aucun doute. » J’ai demandé : « Comment le sais-tu, Abu al-Mundhir ? » Il répondit : « Par le signe dont le Messager d’Allah ﷺ nous a informés. » J’ai demandé à Zirr : « Quel est ce signe ? » Il répondit : « Le soleil se lève le matin qui suit cette nuit comme un récipient d’eau, sans rayons jusqu’à ce qu’il soit haut dans le ciel. »
- Sunan Abu Dawud, n°1396
Rapporté par Ibn Mas’ud رضي الله عنه : Alqamah et al-Aswad ont dit : Un homme est venu voir Ibn Mas’ud. Il a dit : « Je récite les sourates mufassal dans une seule rak‘ah. » Ibn Mas’ud répondit : « Tu les récites peut-être rapidement comme on récite des vers de poésie, ou comme les dattes sèches tombent de l’arbre. Mais le Prophète ﷺ avait l’habitude de réciter deux sourates de longueur égale dans une rak‘ah ; il récitait par exemple les sourates an-Najm (53) et ar-Rahman (55) dans une rak‘ah, Iqtarabat (54) et al-Haqqah (69) dans une rak‘ah, at-Tur (52) et adh-Dhariyat (51) dans une rak‘ah, al-Waqi‘ah (56) et Nun (68) dans une rak‘ah, al-Ma‘arij (70) et an-Nazi‘at (79) dans une rak‘ah, al-Mutaffifin (83) et Abasa (80) dans une rak‘ah, al-Muddaththir (74) et al-Muzzammil (73) dans une rak‘ah, al-Insan (76) et al-Qiyamah (75) dans une rak‘ah, an-Naba’ (78) et al-Mursalat (77) dans une rak‘ah, et ad-Dukhan (44) et at-Takwir (81) dans une rak‘ah. » Abu Dawud a dit : Ceci est l’ordre d’Ibn Mas’ud lui-même
- Sunan Abu Dawud, n°1397
Abd al-Rahman b. Yazid a dit : J’ai interrogé Abu Mas’ud رضي الله عنه alors qu’il faisait le tour de la Ka‘bah (au sujet de la récitation de certains versets du Coran). Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un récite deux versets à la fin de la sourate al-Baqarah la nuit, cela lui suffira. »
- Sunan Abu Dawud, n°1398
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui prie la nuit en récitant régulièrement dix versets ne sera pas compté parmi les insouciants ; celui qui prie la nuit et récite cent versets sera compté parmi ceux qui obéissent à Allah ; et celui qui prie la nuit en récitant mille versets sera compté parmi ceux qui reçoivent une grande récompense. » Abu Dawud a dit : Le nom de Ibn Hujairah al-Asghar est ‘Abd Allah b. ‘Abd al-Rahman b. Hujairah
- Sunan Abu Dawud, n°1427
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire à la fin de son witr : « Ô Allah, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, et dans Ton pardon contre Ton châtiment, et je cherche refuge dans Ta miséricorde contre Ta colère. Je ne peux pas Te louer comme il se doit. Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même. » Abu Dawud a dit : Hisham est le premier professeur de Hammad. Yahya b. Ma’in a dit : Personne n’est rapporté avoir transmis des hadiths de lui sauf Hammad b. Salamah. Abu Dawud a dit : Ubayy b. Ka’b a dit : Le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation dans le witr avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Isa b. Yunus avec une chaîne différente de Ubayy b. Ka’b. Il l’a aussi rapporté par une autre chaîne de Ubayy b. Ka’b que le Messager d’Allah ﷺ récitait l’invocation dans le witr avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : La chaîne du hadith de Sa’id d’après Qatadah est : Yazid b. Zurai’ a rapporté de Sa’id, de Qatadah, de ‘Azrah, de Sa’id b. ‘Abd al-Rahman b. Abza, d’après son père, du Prophète ﷺ. Cette version ne mentionne pas l’invocation ni le nom de Ubayy. Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Abd al-A’la et Muhammad b. Bishr al-‘Abdi. Ils ont entendu ces hadiths de ‘Isa b. Yunus à Kufa. Ils n’ont pas mentionné l’invocation dans leur version. Ce hadith a aussi été rapporté par Hisham al-Dastuwa’i et Shu’bah de Qatadah. Ils n’ont pas mentionné l’invocation dans leur version. Le hadith de Zubaid a été rapporté par Sulaiman al-A’mash, Shu’bah, ‘Abd al-Malik b. Abi Sulaiman, et Jarir b. Hazim ; tous ont rapporté de Zubaid. Aucun ne mentionne l’invocation dans sa version, sauf dans le hadith transmis par Hafs b. Ghiyath de Mis’ar de Zubaid ; il a rapporté dans sa version que le Prophète récitait l’invocation avant l’inclinaison. Abu Dawud a dit : Cette version du hadith n’est pas bien connue. Il y a un doute que Hafs ait pu rapporter ce hadith d’un autre narrateur que Mis’ar. Abu Dawud a dit : Il est rapporté que Ubayy (b. Ka’b) récitait l’invocation (dans le witr) pendant la seconde moitié du Ramadan
- Sunan Abu Dawud, n°1522
Mu’adh b. Jabal a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a pris sa main et a dit : « Par Allah, je t’aime, Mu’adh. Je vais te donner un conseil. N’oublie jamais de réciter cette invocation après chaque prière prescrite : “Ô Allah, aide-moi à me souvenir de Toi, à Te remercier et à T’adorer de la meilleure façon.” » Mu’adh a transmis cette invocation au narrateur al-Sunabihi, et al-Sunabihi à Abu Abd al-Rahman
- Sunan Abu Dawud, n°1670
Rapporté par ‘Abd al-Rahman bin Abu Bakr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Est-ce que l’un d’entre vous a donné à manger à un pauvre aujourd’hui ? » Abu Bakr رضي الله عنه a répondu : « Je suis entré dans la mosquée où un mendiant demandait ; j’ai trouvé un morceau de pain dans la main de ‘Abd al-Rahman que j’ai pris et donné au mendiant. »
- Sunan Abu Dawud, n°1695
Ce même récit a également été rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf رضي الله عنه du Messager d’Allah ﷺ par une autre chaîne de transmetteurs, avec le même sens
- Sunan Abu Dawud, n°1719
‘Abd al-Rahman bin `Uthman al-Taime a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de prendre ce que trouvent les pèlerins. Ibn Wahb a dit : On doit laisser ce que trouve un pèlerin jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve
- Sunan Abu Dawud, n°1767
Abd al Rahman bin Thabit a dit : Le Prophète ﷺ et ses compagnons sacrifiaient le chameau en lui attachant la patte gauche, et il restait debout sur ses autres pattes
- Sunan Abu Dawud, n°1778
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ alors que le croissant du mois de Dhou al-Hijja allait apparaître. Lorsqu’il est arrivé à Dhou al-Houlaïfa, il a dit : « Celui qui veut accomplir le Hajj doit prononcer la talbiyah pour le Hajj (après avoir mis l’ihram) ; et celui qui veut faire la `Umrah doit prononcer la talbiyah pour la `Umrah. » Le rapporteur Moussa, dans la version de Wuhaib, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Si je n’avais pas d’animaux à sacrifier avec moi, j’aurais prononcé la talbiyah pour la `Umrah. » Mais selon la version de Hammad ibn Salamah, il a dit : « Quant à moi, je prononcerai la talbiyah pour le Hajj car j’ai des animaux à sacrifier avec moi. » La version convenue dit : « J’étais parmi ceux qui ont mis l’ihram pour une `Umrah. Mais en chemin (vers La Mecque), j’ai eu mes règles. Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir alors que je pleurais. Il a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” J’aurais préféré ne pas être sortie (pour le Hajj) cette année. Il a dit : “Abandonne ta `Umrah ; défais tes cheveux et peigne-les.” » La version de Moussa ajoute : « Et prononce la talbiyah pour le Hajj (après avoir mis l’ihram). » Selon la version de Souleïman : « Et fais comme tous les musulmans pendant leur Hajj. » Quand la nuit du tawaf obligatoire (tawaf al-Ziyarah) est arrivée, le Messager d’Allah ﷺ ordonna à `Abd al-Rahman de l’emmener à al-Tan`im (au lieu de “sa `Umrah”). Elle fit le tour de la Ka`bah. Allah lui permit ainsi d’accomplir à la fois sa `Umrah et son Hajj. Hicham a dit : Aucun animal n’a été sacrifié pendant tout ce temps. Dans la version de Hammad ibn Salamah, le rapporteur Moussa ajoute : « Quand la nuit d’al-Batha arriva, Aishah était purifiée. »
- Sunan Abu Dawud, n°1781
Rapporté par Aishah, l’épouse du Prophète ﷺ : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ lors du pèlerinage d’adieu et nous avons prononcé la talbiyah pour une `Umrah. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ceux qui ont amené des animaux à sacrifier avec eux doivent prononcer la talbiyah pour le Hajj en même temps que pour la `Umrah, et ils ne doivent pas retirer leur ihram avant d’avoir accompli les deux. » Je suis arrivée à La Mecque alors que j’avais mes règles et je n’ai pas fait le tour de la Ka`bah ni parcouru la distance entre al-Safa et al-Marwah. J’ai parlé de cela au Messager d’Allah ﷺ. Il m’a dit : « Défais tes cheveux, peigne-les et prononce la talbiyah pour le Hajj, et laisse tomber la `Umrah. » Elle dit : « J’ai fait cela. Quand nous avons accompli le Hajj, le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyée avec `Abd al-Rahman ibn Abu Bakr à al-Ta’nim et j’ai accompli une `Umrah. Il a dit : “C’est une `Umrah à la place de celle que tu as manquée.” » Elle ajouta : « Ceux qui avaient prononcé la talbiyah pour la `Umrah ont retiré leur ihram après avoir fait le tour de la Ka`bah et parcouru al-Safa et al-Marwah. Ensuite, ils ont refait un tawaf pour leur Hajj après leur retour de Mina, mais ceux qui ont combiné le Hajj et la `Umrah n’ont fait qu’un seul tawaf. »
- Sunan Abu Dawud, n°1782
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Nous avons prononcé la talbiyah pour le Hajj. Quand nous sommes arrivés à Sarif, j’ai eu mes règles. Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir alors que je pleurais. Il a demandé : « Pourquoi pleures-tu, Aishah ? » J’ai répondu : « J’ai mes règles. J’aurais préféré ne pas être sortie pour le Hajj. » Il a dit : « Gloire à Allah, c’est une chose qu’Allah a prescrite aux filles d’Adam. » Il a dit : « Accomplis tous les rites du Hajj, mais ne fais pas le tour de la Ka`bah. » Quand nous sommes entrés à La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui veut transformer son Hajj en `Umrah peut le faire, sauf ceux qui ont des animaux à sacrifier avec eux. » Le Messager d’Allah ﷺ a sacrifié une vache pour ses épouses le jour du sacrifice. Quand la nuit d’al-Batha est venue et qu’Aishah était purifiée, elle a dit au Messager d’Allah ﷺ : « Mes compagnes pèlerines vont rentrer après avoir accompli le Hajj et la `Umrah, et moi je rentrerai après avoir fait seulement le Hajj ? » Il ordonna alors à `Abd al-Rahman ibn Abu Bakr de l’emmener à al-Ta’nim. Là, elle prononça la talbiyah pour la `Umrah
- Sunan Abu Dawud, n°1785
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ en prononçant la talbiyah uniquement pour le Hajj (Ifrad), tandis qu’Aishah a prononcé la talbiyah pour une `Umrah. Lorsqu’elle est arrivée à Sarif, elle a eu ses règles. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, nous avons fait le tour de la Ka`bah et parcouru la distance entre al-Safa et al-Marwah. Le Messager d’Allah ﷺ nous a alors ordonné, à ceux qui n’avaient pas amené d’animaux à sacrifier, de retirer leur ihram (après la `Umrah). Nous avons demandé : “Qu’est-ce qui est permis (et qu’est-ce qui ne l’est pas) ?” Il a répondu : “Tout ce qui est normalement permis.” Nous avons donc eu des rapports avec nos épouses, utilisé du parfum, et porté nos vêtements. Il ne restait que quatre jours avant de faire le Hajj à ‘Arafah. Nous avons alors prononcé la talbiyah (et mis l’ihram pour le Hajj) le huitième jour de Dhou al-Hijjah. Le Messager d’Allah ﷺ est entré auprès d’Aishah et l’a trouvée en train de pleurer. Il a dit : “Qu’as-tu ?” Elle répondit : “J’ai mes règles, alors que les gens ont mis leur ihram et pas moi, et je n’ai pas fait le tour de la Ka`bah. Maintenant, les gens partent pour le Hajj.” Il dit : “C’est une chose qu’Allah a destinée aux filles d’Adam. Prends un bain, puis prononce la talbiyah pour le Hajj (mets l’ihram pour le Hajj).” Elle prit un bain et accomplit tous les rites du Hajj (c’est-à-dire, elle est allée partout où vont les pèlerins). Quand elle fut purifiée, elle fit le tour de la Ka`bah et parcourut la distance entre al-Safa et al-Marwah. Le Prophète ﷺ dit : “Maintenant, tu as accompli à la fois ton Hajj et ta `Umrah.” Elle dit : “Messager d’Allah, j’ai un doute car je n’ai pas fait le tour de la Ka`bah au début du Hajj.” Il dit : “Abd al-Rahman (son frère), emmène-la et qu’elle fasse une `Umrah à partir d’al-Tan`im.” Cela eut lieu la nuit d’al-Hasbah (c’est-à-dire le quatorzième jour de Dhou al-Hijjah)
- Sunan Abu Dawud, n°1861
Il a été rapporté de ‘Abdul-Karim bin Malik Al-Jazari, de ‘Abdur-Rahman bin Abi Laila, de Ka’b bin Ujrah, à propos de cet incident (comme mentionné dans le hadith précédent), et il a ajouté : « La solution que tu choisiras sera suffisante. »
- Sunan Abu Dawud, n°1948
Ce même récit a aussi été transmis par Abu Bakrah via une autre chaîne de transmetteurs. Abu Dawud a dit : Ibn ‘Awn a mentionné son nom (celui d’Abu Bakrah) et a rapporté ce récit : de ‘Abd al-Rahman b. Abi Bakrah d’après Abu Bakrah
- Sunan Abu Dawud, n°1960
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Zaid : 'Uthman a prié quatre rak'ahs à Mina. 'Abd Allah (b. Mas'ud) a dit : J’ai prié deux rak'ahs avec le Prophète ﷺ et deux rak'ahs avec 'Umar. La version de Hafs ajoute : Et aussi avec 'Uthman au début de son califat. Ensuite, 'Uthman a commencé à faire la prière complète (c’est-à-dire quatre rak'ahs). La version d’Abu Mu’awiyah ajoute : Ensuite, vos façons d’agir ont divergé. Je préfère prier deux rak'ahs acceptées par Allah plutôt que quatre. Al-A'mash a dit : Mu'awiyah b. Qurrah m’a rapporté de ses enseignants : 'Abd Allah (b. Mas'ud) a un jour prié quatre rak'ahs. On lui a dit : Tu as critiqué 'Uthman mais tu as toi-même prié quatre ? Il a répondu : La discorde est un mal
- Sunan Abu Dawud, n°1974
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Yazid, d’après Ibn Mas'ud : Quand Ibn Mas'ud arrivait à la plus grande jamrah, il se plaçait avec la Ka’bah à sa gauche et Mina à sa droite, puis il lançait sept cailloux sur la jamrah. Ensuite il disait : « C’est ainsi qu’a lancé celui à qui la sourate al-Baqarah a été révélée. »
- Sunan Abu Dawud, n°2024
La tradition précédente a aussi été transmise par Malik par une autre chaîne de rapporteurs. (‘Abd Al Rahman bin Mahdi) n’a pas mentionné le mot « piliers ». Cette version ajoute : « Il a ensuite prié, et il y avait une distance de trois coudées entre lui et la qibla. »
- Sunan Abu Dawud, n°2026
Rapporté par ‘Abd Al Rahman bin Safwan : J’ai demandé à ‘Umar ibn Al Khattab : « Comment le Messager d’Allah ﷺ a-t-il fait lorsqu’il est entré dans la Ka’bah ? » Il a répondu : « Il a prié deux rak‘as. »
- Sunan Abu Dawud, n°2046
Rapporté par ‘Alqamah : J’étais avec ‘Abd Allah bin Mas’ud à Mina quand ‘Uthman l’a rencontré et a voulu lui parler en privé. Quand ‘Abd Allah (bin Mas’ud) a estimé qu’il n’y avait plus besoin de confidentialité, il m’a dit : « Viens, ‘Alqamah. » Je suis donc venu. Puis ‘Uthman lui a dit : « Ne devrions-nous pas te marier, Abu ‘Abd Al Rahman, à une jeune fille vierge, pour que tu retrouves ta vigueur ? » ‘Abd Allah (bin Mas’ud) a répondu : « Si tu dis cela, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Que ceux d’entre vous qui en ont les moyens se marient, car cela détourne le regard et protège de l’illicite. Mais ceux qui ne le peuvent pas doivent jeûner, car cela aide à maîtriser le désir.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2075
Abdur Rahman ibn Hurmuz al-A’raj a dit : Al-Abbas ibn Abdullah ibn al-Abbas a marié sa fille à Abdur Rahman ibn al-Hakam, et Abdur Rahman a marié sa fille à Al-Abbas. Ils ont fait de cet échange leur dot. Mu’awiyah a écrit à Marwan pour lui ordonner de les séparer. Il a écrit dans sa lettre : « Ceci est le shighar que le Messager d’Allah ﷺ a interdit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2109
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ remarqua une trace jaune sur ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf. Le Prophète ﷺ demanda : « Qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « Messager d’Allah, je me suis marié. » Il demanda : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il répondit : « Un poids de nawat en or. » Il dit : « Organise un festin de mariage, même si ce n’est qu’avec un mouton. »
- Sunan Abu Dawud, n°2110
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un donne à sa femme comme dot deux poignées de farine ou de dattes, elle lui est permise. » Abu Dawud a précisé : Ce récit a aussi été rapporté par Abdur Rahman ibn Mahdi, de Salih ibn Ruman, d’Abu al-Zubayr, de la part de Jabir, comme étant sa propre parole (et non celle du Prophète). Il a aussi été transmis par Abu Asim, de Salih ibn Ruman, d’Abu al-Zubayr, de la part de Jabir, qui a dit : « Du vivant du Messager d’Allah ﷺ, nous contractons un mariage temporaire pour une poignée de grains. » Abu Dawud a ajouté : Ce récit a aussi été transmis par Ibn Juraij, d’Abu al-Zubayr, de la part de Jabir, de façon similaire à celui rapporté par Abu Asim
- Sunan Abu Dawud, n°2126
Rapporté par Muhammad ibn Abdur Rahman ibn Thawban, d’après un homme parmi les Compagnons du Prophète ﷺ : Lorsque Ali رضي الله عنه épousa Fatimah, la fille du Messager d’Allah ﷺ, il voulut avoir des rapports avec elle. Le Messager d’Allah ﷺ lui interdit de le faire avant de lui donner quelque chose. Ali رضي الله عنه dit : « Je n’ai rien avec moi, Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ dit : « Donne-lui ta cotte de mailles. » Il lui donna donc sa cotte de mailles, puis il put vivre avec elle
- Sunan Abu Dawud, n°2185
Abdur Rahman ibn Ayman, le client de Urwah, a demandé à Ibn Umar رضي الله عنه, en présence d’Abu al-Zubayr qui écoutait : « Que penses-tu si un homme divorce de sa femme alors qu’elle a ses règles ? » Il répondit : « Abdullah ibn Umar رضي الله عنه a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Alors ‘Umar رضي الله عنه a demandé au Messager d’Allah ﷺ : “Abdullah ibn Umar a divorcé de sa femme alors qu’elle avait ses règles.” Abdullah a dit : “Le Prophète ﷺ me l’a rendue et n’a pas compté ce divorce. Il a dit : ‘Quand elle sera purifiée, il pourra soit la divorcer, soit la garder.’” Ibn Umar رضي الله عنه a dit : “Le Prophète ﷺ a récité le verset du Coran : Ô Prophète, quand vous divorcez des femmes, divorcez-les au début de leur période d’attente.” » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Yunus b. Jubair, Anas b. Sirin b. Jubair, Zaid b. Aslam, Abu al-Zubair et Mansur d’après Abu Wa’il, de la part d’Ibn ‘Umar. Tous sont d’accord sur le fait que le Prophète ﷺ lui a ordonné de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle soit purifiée. Ensuite, s’il le souhaite, il pourra la divorcer ou la garder. La version rapportée par al-Zuhri, de Salim, de Nafi’, d’après Ibn ‘Umar, dit : Le Prophète ﷺ lui a ordonné de la reprendre et de la garder jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis qu’elle ait ses règles, puis qu’elle soit purifiée. Ensuite, s’il le souhaite, il pourra la divorcer ou la garder. Abu Dawud a dit : Une version semblable à celle de Nafi’ et al-Zuhri a aussi été rapportée par ‘Ata al-Khurasani, de al-Hasan, d’après Ibn ‘Umar. Toutes ces versions contredisent celle rapportée par Abu al-Zubair
- Sunan Abu Dawud, n°2198
Abu Dawud a dit : « L’avis d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est mentionné dans la tradition suivante. Ahmad bin Salih et Muhammad bin Yahya ont rapporté (c’est la version d’Ahmad bin Salih) de ‘Abd Ar Razzaq, de Ma’mar, d’Al Zuhri, de Abu Salamah bin Abd Al Rahman bin ‘Awf et Muhammad bin ‘Abd Al Rahman bin Thawban, de Muhammad bin Iyas, qu’Ibn ‘Abbas, Abu Huraira et ‘Abd Allah bin ‘Amr bin Al ‘As رضي الله عنهم ont été interrogés au sujet d’une vierge divorcée trois fois par son mari. Ils ont tous dit : “Elle n’est pas permise pour lui tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Abu Dawud a dit : Malik a rapporté de Yahya bin Sa’id, de Bukair bin Al Ashajj, de Mu’awiyah bin Abi ‘Ayyash, qui était présent lorsque Muhammad bin Iyas bin Al Bukair est allé voir Ibn Al Zubair et Asim ibn ‘Umar. Il leur a posé la question à ce sujet. Ils ont répondu : “Va voir Ibn ‘Abbas et Abu Huraira, je les ai laissés avec A’ishah رضي الله عنها.” Il a ensuite raconté le reste de la tradition. Abu Dawud a dit : La parole d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه est : “Le divorce par trois prononcés sépare la femme de son mari, que le mariage ait été consommé ou non, l’ancien mari ne lui est pas permis tant qu’elle n’a pas épousé un autre homme.” Cette déclaration est semblable à la tradition qui traite de l’échange d’argent. Dans cette tradition, le narrateur a dit : “Ibn ‘Abbas est revenu sur son avis.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2216
Une autre version transmise par Abu Salamah ibn ‘Abd Al Rahman précise qu’un ‘araq est un panier de dattes contenant quinze sa’s
- Sunan Abu Dawud, n°2227
Amrah, fille de ‘Abd al-Rahman ibn Sa’d ibn Zurarah, a rapporté d’après Habibah, fille de Sahl al-Ansariyyah : Habibah était l’épouse de Thabit ibn Qays ibn Shimmas. Un matin, le Messager d’Allah ﷺ sortit et trouva Habibah près de sa porte. Il demanda : « Qui est là ? » Elle répondit : « Je suis Habibah, fille de Sahl. » Il demanda : « Que se passe-t-il ? » Elle répondit : « Thabit ibn Qays et moi ne pouvons pas vivre ensemble. » Lorsque Thabit ibn Qays arriva, le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Voici Habibah, fille de Sahl, et elle a dit ce qu’Allah a voulu qu’elle dise. » Habibah dit : « Messager d’Allah, tout ce qu’il m’a donné est encore avec moi. » Le Messager d’Allah ﷺ dit à Thabit ibn Qays : « Prends-le d’elle. » Il le prit donc, et elle retourna vivre parmi sa famille
- Sunan Abu Dawud, n°2279
Ce récit a été rapporté par ‘Abd Al Rahman ibn Abi Laila par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version dit : « Il a décidé qu’elle serait confiée à Ja’far et a dit : “Sa tante maternelle est avec lui (c’est-à-dire son épouse).” »
- Sunan Abu Dawud, n°2284
Abu Salamah ibn ‘Abd Al Rahman rapporte d’après Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها : Abu ‘Amr ibn Hafs l’a divorcée de façon définitive alors qu’il était absent, et son mandataire lui a envoyé de l’orge. Elle n’a pas apprécié cela. Il lui a dit : « Par Allah, tu n’as aucun droit sur nous. » Elle est alors allée voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté cela. Il lui a dit : « Aucune pension n’est due pour toi de sa part. » Il lui a ordonné de passer sa période d’attente dans la maison de Umm Sharik, puis il a dit ensuite : « C’est une femme que mes Compagnons visitent. Passe ta période d’attente dans la maison d’Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras t’y découvrir. Quand tu seras en situation de te remarier, informe-moi. » Elle dit : « Quand j’ai pu me remarier, je lui ai dit que Mu’awiyah ibn Abi Sufyan et Abu Jahm m’avaient demandée en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Quant à Abu Jahm, il ne pose jamais son bâton de son épaule, et Mu’awiyah est un homme pauvre sans fortune ; épouse Usamah ibn Zayd.” Je ne l’aimais pas, mais il a insisté : “Épouse Usamah ibn Zayd.” Je l’ai donc épousé. Allah lui a accordé beaucoup de bien et j’ai été enviée. »
- Sunan Abu Dawud, n°2285
Abu Salamah ibn ‘Abd Al Rahman rapporte que Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, lui a dit qu’Abu Hafs Al Mughirah l’a divorcée trois fois. Il a ensuite raconté la suite du récit. Dans cette version, Khalid ibn Walid et des membres des Banu Makhzum sont venus voir le Prophète ﷺ et ont dit : « Prophète d’Allah ﷺ, Abu Hafs Al Mughirah a divorcé de son épouse trois fois et il lui a laissé très peu. » Il a dit : « Aucune pension n’est due pour elle. » Il a ensuite transmis la suite du récit. La version rapportée par Malik est plus complète
- Sunan Abu Dawud, n°2287
Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, a dit : « J’étais mariée à un homme des Banu Makhzum. Il m’a divorcée définitivement. » Le narrateur a ensuite transmis la suite du récit comme celle de Malik. Cette version précise : « Ne te marie pas sans ma permission. » Abu Dawud a dit : Al Sha’bi, Al Bahiyy, Ata, Abd Al Rahman ibn Asim et Abu Bakr ibn Abi Al Jahm ont tous rapporté d’après Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, que son mari l’avait divorcée trois fois
- Sunan Abu Dawud, n°2295
Al-Qasim ibn Muhammad et Sulayman ibn Yasar rapportent : Yahya ibn Sa'id ibn al-'As a divorcé de la fille de 'Abd al-Rahman ibn al-Hakam de façon définitive. 'Abd al-Rahman l’a déplacée. Aisha رضي الله عنها a envoyé un message à Marwan ibn al-Hakam, qui était gouverneur de Médine, et lui a dit : « Crains Allah et renvoie la femme chez elle. » Marwan a dit (selon la version de Sulayman) : « 'Abd al-Rahman m’a forcé. » Marwan a dit (selon la version d’al-Qasim) : « N’as-tu pas entendu parler du cas de Fatimah, fille de Qays ? » Aisha répondit : « Cela ne te ferait aucun mal de ne pas mentionner le récit de Fatimah. » Marwan dit : « Si tu penses que c’était à cause d’un mal, alors il suffit de voir qu’il y a aussi un mal entre les deux. »
- Sunan Abu Dawud, n°2330
Sulaiman ibn ‘Abd al-Rahman al-Dimashqi a dit à propos de ce récit qu’al-Walid a dit : J’ai entendu Abu ‘Amr al-Awza‘i dire : Le mot « sirrahu » signifie le début du mois
- Sunan Abu Dawud, n°2374
Rapporté par 'Abd al-Rahman ibn Abi Laila رضي الله عنه : Un homme parmi les Compagnons du Prophète ﷺ m’a dit que le Messager d’Allah ﷺ avait interdit la saignée et le jeûne continu, mais sans les rendre illicites, par compassion pour ses Compagnons. On lui demanda alors : « Messager d’Allah, tu observes le jeûne continu jusqu’à l’aube. » Il répondit : « J’observe le jeûne continu jusqu’à l’aube, car mon Seigneur me nourrit et me donne à boire. »
- Sunan Abu Dawud, n°2595
Samurah ibn Jundub رضي الله عنه a dit : « Le cri de guerre des Émigrants était “Abd Allah” et celui des Auxiliaires “Abd Al Rahman”. »
- Sunan Abu Dawud, n°2687
Rapporté par Ibn Ti'li : Nous avons combattu avec AbdurRahman ibn Khalid ibn al-Walid. Quatre mécréants de l’ennemi lui furent amenés. Il ordonna qu’on les tue alors qu’ils étaient prisonniers. Abu Dawud a dit : Les autres rapporteurs, à part Sa’id, ont rapporté d’après Ibn Wahb dans ce récit : « (on les tua) à l’arc alors qu’ils étaient prisonniers. » Quand Abu Ayyub al-Ansari en fut informé, il dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ interdire de tuer un prisonnier. Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, même s’il s’agissait d’une poule, je ne la tuerais pas alors qu’elle est prisonnière. » Quand ‘Abd al-Rahman ibn Khalid ibn al-Walid en fut informé, il affranchit quatre esclaves
- Sunan Abu Dawud, n°2690
Rapporté par Omar ibn Al Khattab رضي الله عنه : Lors de la bataille de Badr, le Prophète ﷺ accepta une rançon. Alors Allah le Très-Haut fit descendre : « Il n’est pas convenable pour un Prophète d’avoir des prisonniers de guerre avant d’avoir complètement dominé le pays. Vous voulez les biens de ce monde, mais Allah veut l’Au-delà. » Et Allah est puissant et sage. S’il n’y avait pas eu une prescription antérieure d’Allah, un châtiment sévère vous aurait touchés pour la rançon que vous avez prise. Ensuite, Allah a rendu licite le butin de guerre. Abu Dawud a dit : J’ai entendu qu’Ahmad ibn Hanbal fut interrogé sur le nom de Abu Nuh. Il répondit : « Que veux-tu faire de son nom ? Son nom est mauvais. » Abu Dawud a dit : Le nom de Abu Nuh est Qurad. Ce qui est correct, c’est que son nom est ‘Abd Al Rahman ibn Ghazwan
- Sunan Abu Dawud, n°2752
Rapporté par Salamah ibn Al-Akwa’ رضي الله عنه : « Abd Al-Rahman ibn ‘Uyainah a attaqué les chameaux du Messager d’Allah ﷺ et tué leur gardien. Lui et quelques hommes à cheval sont partis en emmenant les chameaux. Je me suis tourné vers Médine et j’ai crié trois fois : “Une attaque au matin !” Puis je les ai poursuivis en tirant des flèches et en blessant leurs montures. Quand un cavalier revenait vers moi, je m’asseyais au pied d’un arbre jusqu’à ce qu’aucune monture du Prophète ﷺ créée par Allah ne soit restée devant moi. Ils ont jeté plus de trente lances et trente manteaux pour s’alléger. Puis ‘Uyainah est venu avec des renforts et a dit : “Quelques-uns d’entre vous, allez vers lui.” Quatre d’entre eux sont venus vers moi, sont montés sur une montagne et se sont approchés jusqu’à entendre ma voix. Je leur ai dit : “Savez-vous qui je suis ?” Ils ont demandé : “Qui es-tu ?” J’ai répondu : “Je suis Ibn Al-Akwa. Par Celui qui a honoré le visage de Muhammad ﷺ, si l’un de vous me poursuit, il ne m’attrapera pas, et si je poursuis l’un de vous, je ne le manquerai pas.” Cela a continué jusqu’à ce que je voie les cavaliers du Messager d’Allah ﷺ arriver à travers les arbres, avec Al-Akhram Al-Asadi à leur tête. Il a rejoint ‘Abd Al-Rahman ibn ‘Uyainah, et ils se sont affrontés à la lance. Al-Akhram a blessé le cheval de ‘Abd Al-Rahman, mais ‘Abd Al-Rahman l’a transpercé et tué. Ensuite, ‘Abd Al-Rahman est reparti sur le cheval d’Al-Akhram. Je suis alors allé voir le Messager d’Allah ﷺ, qui se trouvait près du même point d’eau d’où je les avais chassés, appelé Dhu Qarad. Le Prophète ﷺ était avec cinq cents personnes. Il m’a alors donné deux parts : une de cavalier et une de fantassin. »
- Sunan Abu Dawud, n°2923
Rapporté par Dawud b. al-Husain : J’apprenais la lecture du Coran auprès de Umm Sa‘d, fille d’al-Rabi‘. Elle était orpheline sous la tutelle d’Abu Bakr. J’ai lu le verset coranique : « À ceux aussi à qui votre main droite était liée. » Elle a dit : « Ne lis pas ce verset ; il a été révélé à propos d’Abu Bakr et de son fils ‘Abd al-Rahman quand il a refusé d’accepter l’islam. Abu Bakr a juré de ne pas lui donner de part d’héritage. Quand il a embrassé l’islam, Allah le Très-Haut a ordonné à Son Prophète ﷺ de lui donner sa part. » Le narrateur ‘Abd al-Aziz a ajouté : Il n’a accepté l’islam que sous la contrainte de l’épée. Abu Dawud a dit : Celui qui a rapporté le mot « ‘aqadat » signifie un pacte ; et celui qui a rapporté « ‘aaqadat » signifie la partie qui a fait le pacte. La version correcte est celle de Talhah (« ‘aaqadat »)
- Sunan Abu Dawud, n°2929
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Samurah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « ‘Abd al-Rahman ibn Samurah, ne demande pas à être nommé chef. Si tu reçois ce poste après l’avoir demandé, tu seras laissé à toi-même ; mais si tu le reçois sans l’avoir demandé, tu seras aidé pour l’assumer. »
- Sunan Abu Dawud, n°2963
Rapporté par Malik ibn Aws ibn Al-Hadathan رضي الله عنه : ‘Umar m’a fait appeler quand le soleil était déjà haut. Je l’ai trouvé assis sur un canapé sans couverture. Quand je suis entré, il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus, et j’ai ordonné qu’on leur donne quelque chose, alors distribue-le entre eux. » J’ai dit : « Si tu confiais ce travail à quelqu’un d’autre, ce serait mieux. » Il a dit : « Prends-le. » Puis Yarfa’ est venu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à ‘Uthman ibn ‘Affan, ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf, al-Zubair ibn al-‘Awwam et Sa’d ibn Abi Waqqas d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Yarfa’ est revenu et a dit : « Commandeur des croyants, permets-tu à al-‘Abbas et ‘Ali d’entrer ? » Il a dit : « Oui. » Ils sont entrés. Al-‘Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et lui », en parlant de ‘Ali. Certains ont dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche entre eux et donne-leur satisfaction. » Malik ibn Aws a dit : « Il m’a semblé qu’ils avaient amené les autres pour cela. » ‘Umar a dit : « Soyez patients (ne vous précipitez pas). » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône (sadaqah).” » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est ensuite tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités, ce que nous laissons est une aumône.” » Ils ont répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Allah a attribué au Messager d’Allah ﷺ une part spéciale (dans le butin) qu’il n’a pas donnée à d’autres. Allah, le Très-Haut, a dit : “Ce qu’Allah a accordé à Son Messager (et pris d’eux) – pour cela vous n’avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses messagers sur qui Il veut ; et Allah est capable de tout.” Allah a donné (les biens) de Banu al-Nadir à Son Messager. Je jure par Allah, il ne l’a pas gardé pour lui-même, ni pris plus que vous. Le Messager d’Allah ﷺ utilisait sa part pour son entretien annuel, ou il prenait sa part et donnait à sa famille leur part annuelle (de ces biens), puis il prenait ce qui restait et en disposait comme il le faisait pour les biens d’Allah. » Puis il s’est tourné vers eux et a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il s’est tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et leur a dit : « Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre tiennent, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ. » Puis vous deux (‘Ali et al-‘Abbas) êtes venus à Abu Bakr, réclamant une part de l’héritage de votre cousin, et ‘Ali réclamant la part de sa femme de la part de son père. Abu Bakr a alors dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône.” » Allah sait qu’il (Abu Bakr) était véridique, loyal, bien guidé et suiveur de la vérité. Abu Bakr a alors géré ces biens (du Prophète). Quand Abu Bakr est mort, j’ai dit : « Je suis le protecteur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr. » J’ai donc géré ce qu’Allah a voulu. Ensuite, vous deux êtes venus. Vous étiez d’accord, votre demande était la même. Alors vous m’avez demandé ces biens, et j’ai dit : « Si vous voulez, je vous les donne à condition que vous respectiez l’engagement d’Allah, c’est-à-dire que vous les gérerez comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Vous les avez donc pris de moi à cette condition. Et maintenant, vous revenez pour que je tranche entre vous autrement. Je jure par Allah, je ne trancherai pas entre vous autrement jusqu’à la dernière Heure. Si vous ne pouvez pas gérer, rendez-les-moi. » Abu Dawud a dit : Ils lui demandaient de les partager entre eux, et non parce qu’ils ignoraient que le Prophète ﷺ avait dit : « Nous ne sommes pas hérités. Ce que nous laissons est une aumône. » Ils cherchaient aussi la vérité. ‘Umar a alors dit : « Je n’appelle pas cela un partage ; je le laisse dans son état initial. »
- Sunan Abu Dawud, n°2983
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn Abi Laila رضي الله عنه : J’ai entendu ‘Ali رضي الله عنه dire : Le Messager d’Allah ﷺ m’a attribué la part du cinquième (du butin). Je l’ai distribuée à ses bénéficiaires du vivant du Messager d’Allah ﷺ, d’Abu Bakr et de ‘Umar. Un jour, on a apporté un bien à ‘Umar et il m’a appelé en disant : « Prends-le. » J’ai répondu : « Je n’en veux pas. » Il a insisté : « Prends-le, tu y as droit. » J’ai dit : « Nous n’en avons pas besoin. » Alors il l’a déposé dans le trésor public
- Sunan Abu Dawud, n°3103
Rapporté par Abd Allah ibn Abbas رضي الله عنه : Abd al-Rahman ibn Awf a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Lorsque vous apprenez qu’une épidémie sévit dans un territoire, n’y allez pas. Si elle éclate là où vous êtes, ne partez pas en fuyant. » Par « épidémie », il parlait de la peste
- Sunan Abu Dawud, n°3270
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Abi Bakr : Des invités sont venus chez nous, et Abu Bakr discutait avec le Messager d’Allah ﷺ pendant la nuit. Il (Abu Bakr) a dit : « Je ne reviendrai pas vers vous tant que vous ne serez pas libérés de leur hospitalité et du service du repas. » Il leur a donc apporté de la nourriture, mais ils ont dit : « Nous ne mangerons pas tant qu’Abu Bakr ne sera pas revenu. » Abu Bakr est alors revenu et a demandé : « Qu’ont fait vos invités ? Êtes-vous libérés de leur hospitalité ? » Ils ont répondu : « Non. » J’ai dit : « Je leur ai apporté à manger, mais ils ont refusé et ont dit : ‘Nous jurons par Allah que nous ne mangerons pas tant que tu ne seras pas là.’ » Ils ont dit : « Il a dit la vérité. Il nous a apporté à manger, mais nous avons refusé jusqu’à ce que tu viennes. » Il a demandé : « Qu’est-ce qui vous a empêchés ? » Il a dit : « Je jure par Allah que je ne mangerai pas ce soir. » Ils ont dit : « Et nous aussi, nous jurons par Allah que nous ne mangerons pas tant que tu ne mangeras pas. » Il a dit : « Je n’ai jamais vu une chose aussi pénible que ce soir. » Il a dit : « Approchez votre nourriture. » Abd al-Rahman a dit : « On a alors approché leur nourriture. Il a dit : ‘Au nom d’Allah’, puis il a mangé, et eux aussi. Je l’ai ensuite informé que l’aube était arrivée. Il est alors allé voir le Prophète ﷺ et lui a raconté ce qu’il avait fait, ainsi que les autres. Il a dit : ‘Vous êtes les plus obéissants et les plus dignes de confiance parmi eux.’ »
- Sunan Abu Dawud, n°3271
Une tradition similaire a aussi été rapportée par Abd al-Rahman ibn Abi Bakr par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute, selon Salim : « L’expiation (pour avoir rompu le serment) ne m’est pas parvenue. »
- Sunan Abu Dawud, n°3277
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Samurah : Le Prophète ﷺ m’a dit : « ‘Abd al-Rahman b. Samurah, si tu fais un serment et que tu estimes qu’autre chose est meilleure, alors fais ce qui est meilleur et expie ton serment. » Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad (b. Hanbal) autoriser d’expier le serment avant de le rompre
- Sunan Abu Dawud, n°3278
Une tradition similaire a été rapportée par ‘Abd al-Rahman b. Samurah par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version dit : « Expie ton serment, puis fais ce qui est meilleur. » Abu Dawud a dit : Les versions de ce hadith transmises par Abu Musa al-Ash’ari, ‘Adi b. Hatim et Abu Huraira sont différentes. Certaines indiquent de rompre le serment avant d’expier, d’autres d’expier avant de rompre le serment
- Sunan Abu Dawud, n°3305
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Un homme s’est levé le jour de la conquête de La Mecque et a dit : « Messager d’Allah, j’ai fait le vœu à Allah que si la conquête de La Mecque se faisait par toi, je prierais deux rak‘as à Jérusalem. » Il a répondu : « Prie ici. » L’homme a répété sa demande, et il a dit : « Prie ici. » Il l’a encore répétée, et le Prophète a dit : « Fais comme tu veux, alors. » Abu Dawud a dit : Une tradition similaire a été rapportée par ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3306
La tradition mentionnée ci-dessus (n°3299) a aussi été transmise par Umar ibn Abd al-Rahman ibn Awf, d’après son père et les Compagnons du Prophète ﷺ. Cette version dit : « Le Prophète ﷺ a dit : Par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, si tu pries ici, cela te suffit comme si tu avais prié à Jérusalem. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par al-Ansari, de Ibn-Juraij. Il a dit : Ja‘far b. ‘Umar et ‘Amr b. Hayyah. Il a dit : Ils l’ont transmise de ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf et des Compagnons du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3512
Al-Qasim b. ‘Abd al-Rahman a rapporté d’après son père : Ibn Mas’ud a vendu des esclaves à al-Ash’ath b. Qais. Il a ensuite raconté le reste du récit avec le même sens, mais avec quelques différences dans les mots
- Sunan Abu Dawud, n°3521
Le récit mentionné ci-dessus a aussi été transmis par Abu Bakr b. ‘Abd al-Rahman b. al-Harith b. Hisham du Messager d’Allah ﷺ par une autre chaîne de rapporteurs, avec le même sens que celui rapporté par Malik. Cette version ajoute : « S’il a reçu une partie du prix, alors il sera à égalité avec les créanciers pour cette part. »
- Sunan Abu Dawud, n°3589
Abd al-Rahman bin Abi Bakrah a rapporté de la part de son père qu’il a écrit à son fils : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un juge ne doit pas rendre de jugement entre deux personnes lorsqu’il est en colère. »
- Sunan Abu Dawud, n°3596
Zaid bin Khalid al-Juhani a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voulez-vous que je vous dise qui sont les meilleurs témoins ? C’est celui qui présente son témoignage ou donne sa déposition (le narrateur hésite) avant qu’on ne le lui demande. » 'Abd Allah bin Abi Bakr doutait du terme exact. Abu Dawud a dit : Malik a dit : Cela concerne un homme qui donne son témoignage sans savoir pour qui il est destiné. Al-Hamdani a dit : « Il doit informer les autorités. » Ibn al-Sarh a dit : « Il doit le donner au dirigeant. » Le mot ikhbar (informer) apparaît dans la version d’al-Hamdani. Ibn al-Sarh a dit : « Ibn Abi 'Amrah et non 'Abd al-Rahman. »
- Sunan Abu Dawud, n°3678
Abu Huraira ibn Bashir a rapporté que l’Envoyé d’Allah ﷺ a dit : « Le vin provient de ces deux arbres : le palmier-dattier et la vigne. » Abu Dawud a dit : Le nom de Abu Kathir al-Ubari est Yazid ibn ‘Abd al-Rahman ibn Ghufailat al-Sahmi. Certains ont dit : Uzainah. Ce qui est correct, c’est Ghufailah
- Sunan Abu Dawud, n°3704
Rapporté par Abd Allah ibn Abi Qatadah, de la part de son père Abu Qatadah رضي الله عنه : Il a interdit de mélanger des raisins secs avec des dattes sèches, de mélanger des dattes pas mûres avec des dattes fraîches, et de mélanger des dattes qui commencent à changer de couleur avec des dattes fraîches. Il a dit : « Préparez le nabidh (boisson) à partir de chaque sorte séparément. » (Le narrateur Yahya a dit : Abu Salamah ibn Abd al-Rahman m’a rapporté ce récit d’Abu Qatadah, de la part du Prophète ﷺ)
- Sunan Abu Dawud, n°3997
Rapporté par Abu Qilabah : Un homme à qui le Prophète ﷺ a fait lire le verset m’a informé, ou il a été informé par un homme à qui un autre homme a fait lire ce verset, par l’intermédiaire d’un homme à qui le Prophète ﷺ a fait lire ce verset : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra infliger (la yu’adhdhabu). » Abu Dawud a dit : ‘Asim, al-A’mash, Talhah b. Musarrif, Abu Ja’far Yazid b. al-Qa’qa’, Shaibah b. Nassah, Nafi’ b. ‘Abd al-Rahman, ‘Abd Allah b. Kathir al-Dari, Abu ‘Amr b. al-‘Ala’, Hamzat al-Zayyat, ‘Abd al-Rahman al-A’raj, Qatadah, al-Hasan al-Basri, Mujahid, Hamid al-A’raj, Abd Allah b. ‘Abbas et ‘Abd al-Rahman b. Abi Bakr ont récité : « Ce jour-là, Son châtiment sera tel que nul autre ne pourra infliger (la ya’adhdhibu), et Ses liens seront tels que nul autre ne pourra lier (wa la yathiqu) », sauf le verset mentionné dans ce récit du Prophète ﷺ. Il a été lu « yu’adhdhabu » avec une voyelle brève a à la forme passive
- Sunan Abu Dawud, n°4039
Rapporté par Abdur Rahman ibn Ghanam al-Ash’ari رضي الله عنه : Abu Amir ou Abu Malik m’a dit – je jure par Allah qu’il ne me croyait pas quand il disait avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Il y aura dans ma communauté des gens qui rendront licites le khazz et la soie. Certains d’entre eux seront transformés en singes et en porcs. » Abu Dawud a dit : Vingt compagnons ou plus du Messager d’Allah ﷺ ont porté du khazz. Anas et al-Bara’ ibn Azib étaient parmi eux
- Sunan Abu Dawud, n°4056
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a accordé à ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf et à al-Zubair ibn al-‘Awwam la permission de porter des chemises en soie pendant un voyage, à cause de démangeaisons qu’ils avaient
- Sunan Abu Dawud, n°4093
Rapporté par Abdur Rahman رضي الله عنه : J’ai demandé à Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه au sujet du port du vêtement. Il a dit : « Tu t’adresses à celui qui connaît bien ce sujet. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Le croyant doit porter son vêtement jusqu’à mi-jambe, et il n’y a pas de péché si cela descend entre cela et les chevilles, mais ce qui est en dessous des chevilles sera en Enfer. Le Jour de la Résurrection, Allah ne regardera pas celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4167
Rapporté par Humaid ibn Abd al-Rahman رضي الله عنه : Il a entendu Mu’awiyah ibn Abi Sufyan dire pendant le Hajj, alors qu’il était sur le minbar et qu’il tenait une mèche de cheveux dans la main du garde : « Ô gens de Médine, où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ interdire cela et dire : Les enfants d’Israël ont péri lorsque leurs femmes ont pratiqué cela. »
- Sunan Abu Dawud, n°4231
Bunanah, une femme cliente de 'Abd al-Rahman b. Hayyan al-Ansari, a rapporté que lorsqu’elle était avec Aishah رضي الله عنها, une fille portant de petits grelots a été amenée devant elle. Elle a ordonné qu’on ne l’amène plus tant qu’on ne lui avait pas retiré ses grelots. Elle a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a une cloche. »
- Sunan Abu Dawud, n°4248
Rapporté par Abdullah b. 'Amr رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un homme prête serment d’allégeance à un chef, pose sa main dans la sienne et le fait sincèrement, il doit lui obéir autant qu’il le peut. Si un autre homme vient le contester, alors décapitez ce dernier. » Le rapporteur 'Abd al-Rahman a dit : « J’ai demandé : As-tu entendu cela du Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu. » J’ai dit : « Ton cousin Mu'awiyah nous ordonne de faire ceci et cela. » Il a répondu : « Obéis-lui dans ce qui est obéissance à Allah, et désobéis-lui dans ce qui est désobéissance à Allah. »
- Sunan Abu Dawud, n°4260
Rapporté par Abdullah ibn Umar : AbdurRahman ibn Samurah a dit : « Je tenais la main d’Ibn Umar sur l’un des chemins de Médine. Il est soudain arrivé devant une tête suspendue. Il a dit : “Malheureux est celui qui l’a tué.” Puis, en avançant, il a dit : “Je ne pense de lui que du malheur. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Si quelqu’un s’en prend à un homme de ma communauté pour le tuer, qu’il dise ainsi : celui qui tue ira en Enfer et celui qui est tué ira au Paradis.” » Abu Dawud a dit : Al-Thawri l’a transmis de ‘Awn, de ‘Abd al-Rahman b. Sumair ou Sumairah ; et Laith b. Abu Sulaim l’a transmis de ‘Awn, de ‘Abd al-Rahman b. Sumairah. Abu Dawud a dit : Al-Hasan b. ‘Ali m’a dit : Abu al-Walid nous a transmis ce hadith d’Abu ‘Awanah, et a dit : Dans mon carnet, le nom est Ibn Sabrah. Les gens l’ont aussi transmis sous les noms de Samurah et Sumairah. Voici les paroles d’Abu al-Walid
- Sunan Abu Dawud, n°4291
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Allah enverra pour cette communauté, à la fin de chaque cent ans, quelqu’un qui renouvellera sa religion pour elle. » Abu Dawud a dit : ‘Abd al-Rahman bin Shuriah al-Iskandarani a aussi transmis ce hadith, mais il ne va pas au-delà de Shrahil
- Sunan Abu Dawud, n°4411
Abd al-Rahman b. Muhariz a dit : Nous avons demandé à Fadalah b. ‘Ubaid au sujet du fait de suspendre la main (coupée) d’un voleur à son cou, si c’était une sunna. Il a dit : Un voleur fut amené au Messager d’Allah ﷺ et sa main fut coupée. Ensuite, il ordonna qu’on la suspende à son cou
- Sunan Abu Dawud, n°4479
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a infligé des coups avec des branches de palmier et des sandales pour la consommation de vin, et Abu Bakr a donné des coups de fouet. Quand ‘Umar est devenu calife, il a réuni les gens et leur a dit : « Les gens vivent maintenant près des points d’eau » — et selon la version de Musaddad : « près des villages et des points d’eau, que pensez-vous de la peine pour la consommation de vin ? » ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf a dit : « Nous pensons que tu devrais appliquer la peine la plus légère. » Il a donc fixé la peine à huit coups de fouet. Abu Dawud a dit : Il a aussi été rapporté par Ibn Al ‘Arubah, de Qatadah, du Prophète ﷺ, qu’il a frappé quarante fois avec des branches de palmier et des sandales. Et Shu’bah l’a rapporté de Qatadah, d’après Anas, du Prophète ﷺ. Cette version précise : Il a frappé avec deux branches de palmier environ quarante fois
- Sunan Abu Dawud, n°4485
Rapporté par Qabisah ibn Dhuwayb رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un boit du vin, fouettez-le ; s’il recommence, fouettez-le ; s’il recommence encore, fouettez-le. S’il recommence une troisième ou une quatrième fois, tuez-le. » Un homme qui avait bu du vin a été amené (devant lui) et il lui a donné des coups. Il a de nouveau été amené devant lui, et il l’a fouetté. Il a encore été amené devant lui, et il l’a fouetté. Il a encore été amené devant lui, et il l’a fouetté. La peine de mort (pour la consommation de vin) a été abrogée, et un allègement a été accordé. Sufyan a dit : Al-Zuhri a transmis ce récit alors que Mansur b. al-Mu’tamir et Mukhawwal b. Rashid étaient présents avec lui. Il leur a dit : « Offrez ce récit en cadeau aux gens d’Irak. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par al-Sharid b. Suwaid, Sharahbil b. Aws, ‘Abd Allah b. ‘Amr, ‘Abd Allah b. ‘Umar, Abu Ghutaif al-Kindi, et Abu Salamah b. ‘Abd al-Rahman d’après Abu Hurairah
- Sunan Abu Dawud, n°4489
Rapporté par AbdurRahman ibn Azhar رضي الله عنه : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ le matin de la conquête de La Mecque alors que j’étais un jeune garçon. Il marchait parmi les gens, cherchant le camp de Khalid ibn al-Walid. Un homme qui avait bu du vin a été amené devant lui et il a ordonné qu’on le frappe. Alors ils l’ont frappé avec ce qu’ils avaient sous la main. Certains l’ont frappé avec des fouets, d’autres avec des bâtons et d’autres avec des sandales. Le Messager d’Allah ﷺ a jeté de la poussière sur son visage. Lorsqu’un homme qui avait bu du vin a été amené devant Abu Bakr, il a demandé aux gens combien de coups ils lui avaient donnés. Ils ont compté quarante. Donc Abu Bakr lui a donné quarante coups. Quand Umar est devenu calife, Khalid ibn al-Walid lui a écrit : « Les gens sont devenus accros à la consommation de vin et ils prennent à la légère la peine prescrite et sa sanction. » Il a dit : « Ils sont avec toi, demande-leur. » Les premiers immigrés qui avaient embrassé l’islam étaient avec lui. Il les a consultés et ils sont tombés d’accord sur le fait qu’un buveur devait recevoir quatre-vingts coups. Ali a dit : « Quand un homme boit du vin, il ment. Je pense donc qu’il faut lui appliquer la même peine que pour le mensonge. » Abu Dawud a dit : ‘Uqail b. Khalid a inclus dans la chaîne de ce récit : « ‘Abd Allah b. ‘Abd al-Rahman b. al-Azhar, de son père » entre al-Zuhri et Ibn al-Azhar
- Sunan Abu Dawud, n°4513
Rapporté par Ibn Ka'b ibn Malik, d’après son père : Umm Mubashshir dit au Prophète ﷺ pendant la maladie dont il mourut : « Que penses-tu de ta maladie, Messager d’Allah ﷺ ? Je ne pense à la maladie de mon fils qu’au mouton empoisonné dont il a mangé avec toi à Khaybar. » Le Prophète ﷺ répondit : « Et moi, je ne pense à ma maladie qu’à cela. C’est maintenant qu’elle m’a coupé l’aorte. » Abu Dawud a dit : Parfois ‘Abd al-Razzaq a transmis ce récit en omettant le lien du Compagnon, de Ma’mar, d’al-Zuhri, du Prophète ﷺ, et parfois il l’a transmis d’al-Zuhri, de ‘Abd al-Rahman ibn Ka’b ibn Malik. ‘Abd al-Rahman a mentionné que Ma’mar transmettait parfois le récit sous forme mursal (sans le Compagnon), et ils l’ont consigné ainsi. Et tout cela est correct pour nous. ‘Abd al-Razzaq a dit : Quand Ibn al-Mubarak venait voir Ma’mar, il transmettait les récits sous forme musnad (avec chaîne complète) qu’il transmettait comme mauquf (paroles des Compagnons et non du Prophète)
- Sunan Abu Dawud, n°4514
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn ‘Abd Allah ibn Ka’b ibn Malik, d’après son père : Umm Mubashshir a dit (Abu Sa’id ibn al-A’rabi a dit : il l’a donc rapporté d’après sa mère ; ce qui est correct, c’est : d’après son père, et non sa mère) : Je suis entrée auprès du Prophète ﷺ. Il mentionna alors le récit de Makhlad ibn Khalid, semblable à celui de Jabir. Le narrateur dit : Puis Bishr ibn al-Bara’ ibn Ma’rur mourut. Le Prophète ﷺ fit venir la femme juive et lui demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussée à faire cela ? » Il rapporta ensuite le reste du récit comme celui de Jabir. Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’elle soit tuée. Dans cette version, il n’est pas fait mention de la saignée
- Sunan Abu Dawud, n°4520
Rapporté par Sahl ibn Abi Hathmah et Rafi’ ibn Khadij : Muhayyasah ibn Mas’ud et ‘Abd Allah ibn Sahl se rendirent à Khaybar et se séparèrent parmi les palmiers. ‘Abd Allah ibn Sahl fut tué. Les Juifs furent accusés du meurtre. ‘Abd al-Rahman ibn Sahl, Huwayyasah et Muhayyasah, les fils de son oncle (Mas’ud), vinrent auprès du Prophète ﷺ. ‘Abd al-Rahman, le plus jeune, parla de son frère, mais le Messager d’Allah ﷺ lui dit : « Respecte l’aîné, respecte l’aîné », ou il dit : « Que l’aîné parle en premier. » Ils parlèrent alors de leur ami, et le Messager d’Allah ﷺ dit : « Cinquante d’entre vous doivent jurer au sujet d’un homme parmi eux (les Juifs), et il sera livré avec une corde autour du cou. » Ils dirent : « C’est une affaire dont nous n’avons pas été témoins. Comment pouvons-nous jurer ? » Il dit : « Les Juifs se disculperont en prêtant serment, cinquante d’entre eux. » Ils dirent : « Messager d’Allah, ce sont des gens mécréants. » Alors le Messager d’Allah ﷺ paya lui-même le prix du sang. Sahl dit : « Une fois, je suis entré dans l’enclos de leurs chamelles, et une chamelle m’a frappé avec sa patte. » Hammad a rapporté cela ou quelque chose de similaire. Abu Dawud a dit : Une autre version transmise par Yahya ibn Sa’id dit : « Voulez-vous jurer cinquante serments et réclamer le sang de votre ami ou de votre tué ? » Bishr, le transmetteur, n’a pas mentionné le sang. ‘Abdah l’a transmis de Yahya comme Hammad. Ibn ‘Uyainah l’a aussi transmis de Yahya, et a commencé par ces mots : « Les Juifs se disculperont par cinquante serments qu’ils prêteront. » Il n’a pas mentionné la réclamation. Abu Dawud a dit : C’est une erreur de la part d’Ibn ‘Uyainah
- Sunan Abu Dawud, n°4521
Sahl ibn Abi Hathmah et quelques anciens de la tribu ont raconté que ‘Abd Allah ibn Abi Sahl et Muhayyasah étaient venus à Khaybar à cause d’une calamité (c’est-à-dire une famine) qui les avait frappés. Muhayyasah est venu et a dit que ‘Abd Allah ibn Sahl avait été tué et jeté dans un puits ou un ruisseau. Il est alors allé voir les Juifs et a dit : « Je jure par Allah que vous l’avez tué. » Ils répondirent : « Nous jurons par Allah que nous ne l’avons pas tué. » Il retourna alors auprès de sa tribu et leur raconta cela. Ensuite, lui, son frère Huwayyasah, qui était plus âgé, et ‘Abd al-Rahman ibn Sahl se présentèrent devant le Prophète ﷺ. Muhayyasah commença à parler, car c’est lui qui était à Khaybar. Le Messager d’Allah ﷺ lui dit alors : « Que l’aîné parle, que l’aîné parle », c’est-à-dire par l’âge. Alors Huwayyasah parla, puis Muhayyasah. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Ils doivent soit payer le prix du sang pour votre ami, soit se préparer à la guerre. » Le Messager d’Allah ﷺ leur écrivit à ce sujet. Ils répondirent : « Nous jurons par Allah que nous ne l’avons pas tué. » Le Messager d’Allah ﷺ dit alors à Huwayyasah, Muhayyasah et ‘Abd al-Rahman : « Voulez-vous prêter serment et ainsi réclamer le sang de votre ami ? » Ils répondirent : « Non. » Il dit : « Alors les Juifs prêteront serment. » Ils dirent : « Ils ne sont pas musulmans. » Le Messager d’Allah ﷺ paya alors lui-même le prix du sang. Il envoya cent chamelles qui furent introduites dans leur maison. Sahl dit : « Une chamelle rousse m’a donné un coup de pied. »
- Sunan Abu Dawud, n°4525
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn Bujaid : Je jure par Allah, Sahl s’est trompé à propos de ce récit. Le Messager d’Allah ﷺ écrivit aux Juifs : « Un homme a été tué parmi vous, alors payez son prix du sang. » Ils lui répondirent : « En jurant par Allah, cinquante serments, nous ne l’avons ni tué ni ne connaissons son meurtrier. » Le Messager d’Allah ﷺ paya alors lui-même le prix du sang, qui était de cent chamelles
- Sunan Abu Dawud, n°4526
Rapporté par Abu Salamah ibn Abd al-Rahman et Sulaiman ibn Yasar, d’après certains hommes des Ansar : Le Prophète ﷺ s’adressa aux Juifs et commença par eux : « Cinquante d’entre vous doivent prêter serment. » Mais ils refusèrent de le faire. Il dit alors aux Ansar : « Apportez votre preuve. » Ils dirent : « Devons-nous prêter serment sans avoir vu, Messager d’Allah ? » Le Messager d’Allah ﷺ imposa alors le paiement du prix du sang aux Juifs, car la victime avait été retrouvée parmi eux
- Sunan Abu Dawud, n°4583
Rapporté par ‘Amr ibn Suh’aib, d’après son père, d’après son grand-père رضي الله عنهم : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le prix du sang pour un homme qui a fait un pacte est la moitié de celui d’un homme libre. » Abu Dawud a dit : Usamah ibn Zaid al-Laithi et ‘Abd al-Rahman ibn al-Harith l’ont transmis de ‘Amr ibn Suh’aib de la même manière
- Sunan Abu Dawud, n°4639
Rapporté par Abu al-A’yas ‘Abd al-Rahman b. Salam : Un roi parmi les étrangers viendra et dominera toutes les villes sauf Damas
- Sunan Abu Dawud, n°4648
Rapporté par Sa’id ibn Zayd ibn Amr ibn Nufayl : ‘Abd Allah ibn Zalim al-Mazini a dit : J’ai entendu Sa’id ibn Zayd ibn Amr ibn Nufayl dire : « Quand untel est venu à Koufa et a fait monter untel pour s’adresser au peuple, Sa’id ibn Zayd m’a pris la main et a dit : “Vois-tu ce tyran ? Je témoigne au sujet de neuf personnes qu’elles iront au Paradis. Si je témoigne aussi pour la dixième, je ne serai pas fautif.” J’ai demandé : “Qui sont ces neuf ?” Il a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit alors qu’il était sur Hira’ : ‘Sois calme, Hira’, car seuls un Prophète, un véridique ou un martyr sont sur toi.’” J’ai demandé : “Qui sont ces neuf ?” Il a dit : “Le Messager d’Allah, Abu Bakr, ‘Umar, ‘Uthman, ‘Ali, Talhah, az-Zubayr, Sa’d ibn Abu Waqqas et ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf.” J’ai demandé : “Qui est le dixième ?” Il s’est arrêté un instant et a dit : “C’est moi.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4649
Rapporté par Sa’id ibn Zayd : ‘Abd al-Rahman ibn al-Akhnas a dit que lorsqu’il était dans la mosquée, un homme a mentionné ‘Ali رضي الله عنه. Alors Sa’id ibn Zayd s’est levé et a dit : « Je témoigne devant le Messager d’Allah ﷺ que je l’ai entendu dire : “Dix personnes iront au Paradis : Le Prophète ﷺ ira au Paradis, Abu Bakr ira au Paradis, ‘Umar ira au Paradis, ‘Uthman ira au Paradis, ‘Ali ira au Paradis, Talhah ira au Paradis, az-Zubayr ibn al-Awwam ira au Paradis, Sa’d ibn Malik ira au Paradis, et ‘Abd al-Rahman ibn ‘Awf ira au Paradis. Si je veux, je peux mentionner le dixième.” Les gens ont demandé : “Qui est-ce ?” Il est resté silencieux. Ils ont redemandé : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “C’est Sa’id ibn Zayd.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4695
Rapporté par Yahya b. Ya’mur رضي الله عنه : Le premier à parler du destin divin à Bassorah fut Ma’bad al-Juhani. Moi et Humaid b. ‘Abd al-Rahman al-Himyari sommes partis pour accomplir le Hajj ou la ‘Umrah. Nous avons dit : « Si seulement nous pouvions rencontrer un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ pour lui demander ce qu’il pense du destin. » Allah nous a permis de rencontrer ‘Abd Allah b. ‘Umar alors qu’il entrait dans la mosquée. Nous l’avons entouré, et j’ai pensé que mon compagnon me laisserait parler. J’ai dit : « Abu ‘Abd al-Rahman, chez nous, certains lisent le Coran et discutent longuement de la science. Ils pensent qu’il n’y a pas de destin et que tout arrive sans prédestination. » Il a répondu : « Quand tu rencontres ces gens, dis-leur que je suis innocent d’eux et qu’ils sont innocents de moi. Par Celui par qui ‘Abd Allah b. ‘Umar jure, si l’un d’eux possédait de l’or équivalent à la montagne d’Uhud et le dépensait, Allah ne l’accepterait pas de lui tant qu’il ne croit pas au destin. » Puis il a dit : ‘Umar b. Khattab m’a transmis une tradition, disant : « Un jour, alors que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ, un homme vêtu de blanc, aux cheveux très noirs, est venu vers nous. Aucun signe de voyage n’était visible sur lui, et nous ne le connaissions pas. Il s’est assis près du Messager d’Allah ﷺ, a collé ses genoux contre les siens et a posé ses mains sur ses cuisses. Il a dit : “Parle-moi de l’Islam.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’Islam, c’est témoigner qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, accomplir la prière, donner la zakat, jeûner pendant Ramadan et faire le Hajj à la Maison (la Ka’bah) si tu en as les moyens.” Il a dit : “Tu as dit vrai.” Nous étions étonnés qu’il l’interroge et confirme ensuite ses réponses. Il a dit : “Parle-moi de la foi.” Il a répondu : “C’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier, et croire au destin, qu’il soit bon ou mauvais.” Il a dit : “Tu as dit vrai.” Il a dit : “Parle-moi de la bienfaisance (ihsan).” Il a répondu : “C’est adorer Allah comme si tu Le voyais ; et si tu ne Le vois pas, Lui te voit.” Il a dit : “Parle-moi de l’Heure.” Il a répondu : “Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge.” Il a dit : “Parle-moi alors de ses signes.” Il a répondu : “Qu’une servante donne naissance à sa maîtresse, et que tu voies des hommes pieds nus, nus, pauvres, bergers, rivaliser dans la construction de bâtiments.” ‘Umar a dit : “Il est parti, et j’ai attendu trois jours, puis il a dit : ‘Sais-tu qui était l’interrogateur, ‘Umar ?’ J’ai répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux.’ Il a dit : ‘C’était Gabriel, venu vous enseigner votre religion.’ ” »
- Sunan Abu Dawud, n°4696
La tradition ci-dessus a aussi été transmise par Yahya b. Yamur et Humaid b. ‘Abd al-Rahman par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version dit : Nous avons rencontré ‘Abd Allah b. ‘Umar. Nous lui avons parlé du destin et de ce qu’ils en disaient. Il a alors raconté quelque chose de similaire. Il a ajouté : Un homme de Muzainah ou de Juhainah a demandé : « O Messager d’Allah, quelle est l’utilité d’agir ? Devons-nous penser que tout est déjà passé et terminé, ou que cela arrive maintenant sans prédestination ? » Il a répondu : « C’est à propos de ce qui est déjà passé et terminé (c’est-à-dire prédestiné). » Un homme ou des gens ont demandé : « Alors, pourquoi agir ? » Il a répondu : « Ceux qui sont destinés au Paradis seront aidés à faire les actions des gens du Paradis, et ceux qui sont destinés à l’Enfer seront aidés à faire les actions des gens de l’Enfer. »
- Sunan Abu Dawud, n°4777
Rapporté par Mu'adh ibn Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui retient sa colère alors qu’il pourrait la laisser éclater, Allah, le Très-Haut, l’appellera au Jour de la Résurrection devant toutes les créatures et lui demandera de choisir parmi les houris celle qu’il souhaite. » Abu Dawud a dit : Le nom du transmetteur Abu Marhum est ‘Abd al-Rahman b. Maimun
- Sunan Abu Dawud, n°4820
Rapporté par Abu Sa‘id al-Khudri : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les meilleurs endroits où s’asseoir sont ceux qui offrent le plus d’espace. » Abu Dawud a précisé : Le nom de ‘Abd al-Rahman b. Abi ‘Amr est ‘Abd al-Rahman b. ‘Amr b. Abi ‘Umrat al-Ansari
- Sunan Abu Dawud, n°4828
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ, un autre s’est levé pour lui céder sa place, et quand il a voulu s’y asseoir, le Prophète ﷺ l’en a empêché. Abu Dawud a dit : Le nom d’Abu al-Khusaib est Ziyad ibn 'Abd al-Rahman
- Sunan Abu Dawud, n°4887
‘Abd al-Rahman b. ‘Ajlan a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’un de vous est-il incapable d’être comme Abu Damdam ? » Les gens demandèrent : « Qui est Abu Damdam ? » Il répondit : « C’était un homme d’autrefois. » Puis il raconta le reste de la tradition dans le même sens. Cette version précise : « qui disait (le matin) : “Mon honneur est pour celui qui m’insulte.” »
- Sunan Abu Dawud, n°4920
Rapporté par Humaid ibn ‘Abd al-Rahman, citant sa mère رضي الله عنها : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui invente quelque chose pour réconcilier deux personnes n’est pas un menteur. » Dans la version d’Ahmad ibn Muhammad et Musaddad : « N’est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant ce qui est bon et en amplifiant le bien. »
- Sunan Abu Dawud, n°4949
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les noms que préfère le plus Allah sont ‘Abd Allah et ‘Abd al-Rahman. »
- Sunan Abu Dawud, n°4951
Rapporté par Anas رضي الله عنه : J’ai amené ‘Abd Allah ibn Abi Talhah, juste après sa naissance, au Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ portait un manteau en laine et appliquait du goudron sur sa chamelle. Il a demandé : « Avez-vous des dattes ? » J’ai répondu : « Oui. » Je lui ai alors donné des dattes, qu’il a mises dans sa bouche, mâchées, puis il a ouvert la bouche du bébé et lui en a mis. Le bébé a commencé à les lécher. Le Prophète ﷺ a dit : « Le fruit préféré des Ansar, ce sont les dattes. » Puis il lui a donné le nom de ‘Abd al-Rahman
- Sunan Abu Dawud, n°4966
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un porte mon nom, il ne doit pas porter ma kunyah, et si quelqu’un utilise ma kunyah, il ne doit pas porter mon nom. » Abu Dawud a dit : Ibn ‘Ajlan l’a transmis dans le même sens de son père d’après Abu Huraira. Cela a aussi été transmis par Abu Zar‘ah d’après Abu Huraira en deux versions différentes. Il en est de même pour la version de ‘Abd al-Rahman ibn Abi ‘Amrah d’après Abu Huraira. Cette version est discutée : Al-Thawri et Ibn Juraij l’ont transmise selon la version d’Abu al-Zubair ; et Ma‘qil ibn ‘Ubaid Allah selon la version d’Ibn Sirin. Il y a aussi divergence sur Musa ibn Yasar d’après Abu Huraira, transmis en deux versions : Hammad ibn Khalid et Ibn Abi Fudaik ont divergé dans leurs versions
- Sunan Abu Dawud, n°5233
Rapporté par Abu AbdurRahman al-Fihri رضي الله عنه : J’étais présent avec le Messager d’Allah ﷺ lors de la bataille de Hunayn. Nous avons voyagé un jour de grande chaleur. Nous nous sommes arrêtés à l’ombre d’un arbre. Quand le soleil a passé le zénith, j’ai mis ma cotte de mailles et j’ai monté mon cheval. Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ qui était dans une tente. J’ai dit : « Que la paix, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur toi ! L’heure du départ est arrivée. » Il a répondu : « Oui. » Puis il a dit : « Lève-toi, Bilal. » Il s’est levé de sous un acacia dont l’ombre était comme celle d’un oiseau. Il a dit : « Je suis à ton service et à ta disposition, et je me sacrifie pour toi. » Il a dit : « Prépare-moi la selle du cheval. » Il a alors sorti une selle dont les deux côtés étaient rembourrés de feuilles de palmier ; il n’y avait ni arrogance ni orgueil. Il est alors monté, et nous avons fait de même. Il a ensuite raconté la suite du récit. Abu Dawud a dit : Abu ‘Abd al-Rahman al-Fihri n’a rapporté que ce hadith. C’est un récit d’expert transmis par Hammad b. Salamah
- Sunan Abu Dawud, n°5268
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn ‘Abd Allah رضي الله عنه, citant son père : Alors que nous étions en voyage avec le Messager d’Allah ﷺ et qu’il s’était éloigné pour ses besoins, nous avons vu une huppe avec deux petits. Nous avons pris les petits. La huppe est venue et a commencé à déployer ses ailes. Le Prophète ﷺ est revenu et a dit : « Qui a fait souffrir cet oiseau à cause de ses petits ? Rendez-lui ses petits. » Nous avons aussi vu une fourmilière que nous avions brûlée. Il a demandé : « Qui a brûlé cela ? » Nous avons répondu : « C’est nous. » Il a dit : « Il ne convient à personne d’autre qu’au Seigneur du feu de punir avec le feu. »
- Sahih al-Bukhari, n°67
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Bakra, père : Un jour, le Prophète (ﷺ) était à dos de chameau et un homme tenait la bride. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? » Nous sommes restés silencieux, pensant qu’il allait peut-être donner un autre nom à ce jour. Il a dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice (Nahr) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a ensuite demandé : « Quel mois sommes-nous ? » Nous sommes encore restés silencieux, pensant qu’il allait peut-être donner un autre nom à ce mois. Puis il a dit : « N’est-ce pas le mois de Dhul-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « En vérité ! Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés les uns pour les autres (c’est-à-dire entre musulmans), tout comme la sainteté de ce jour, de ce mois et de cette ville. Ceux qui sont présents doivent transmettre cela à ceux qui sont absents, car ceux qui sont absents pourraient mieux comprendre (ce que j’ai dit) que ceux qui sont présents. »
- Sahih al-Bukhari, n°70
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah donnait un enseignement religieux aux gens chaque jeudi. Un jour, un homme lui a dit : « Ô Aba `Abdur-Rahman ! (Par Allah) J’aimerais que tu nous enseignes tous les jours. » Il a répondu : « Ce qui m’en empêche, c’est que je n’aime pas vous lasser, et je fais attention à choisir le bon moment pour vous enseigner, tout comme le Prophète (ﷺ) le faisait avec nous, de peur de nous fatiguer. »
- Sahih al-Bukhari, n°166
Rapporté par `Ubaid Ibn Juraij : J’ai demandé à `Abdullah bin `Umar : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! J’ai vu que tu faisais quatre choses que je n’ai jamais vues chez aucun de tes compagnons. » `Abdullah bin `Umar a dit : « Quelles sont ces choses, ô Ibn Juraij ? » J’ai dit : « Je ne t’ai jamais vu toucher un autre coin de la Ka`ba que ceux qui font face au sud (Yémen), je t’ai vu porter des chaussures en cuir tanné et te teindre les cheveux au henné. J’ai aussi remarqué que, lorsque tu es à La Mecque, les gens commencent l’Ihram en voyant le nouveau croissant de lune (le 1er de Dhul-Hijja), alors que toi tu n’entres en état d’Ihram que le 8 Dhul-Hijja (jour de Tarwiya). » `Abdullah répondit : « Pour les coins de la Ka`ba, je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) toucher d’autres coins que ceux du sud (Yémen). Pour les chaussures en cuir tanné, j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) porter des chaussures sans poils et il faisait ses ablutions en les portant (c’est-à-dire qu’il lavait ses pieds puis mettait les chaussures). C’est pour cela que j’aime porter ce genre de chaussures. Pour la teinture au henné, j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) se teindre les cheveux avec, c’est pourquoi j’aime aussi me teindre les cheveux. Pour l’Ihram, je n’ai pas vu le Messager d’Allah (ﷺ) le commencer avant de sortir pour le Hajj (le 8 Dhul-Hijja). »
- Sahih al-Bukhari, n°267
Rapporté par Muhammad bin Al-Muntathir : Selon son père, il avait interrogé `Aisha (au sujet du hadith d’Ibn `Umar). Elle a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu `Abdur-Rahman. J’appliquais du parfum sur le Messager d’Allah (ﷺ) et il faisait le tour de ses épouses, et le matin il entrait en état d’Ihram, et le parfum se sentait encore sur son corps. »
- Sahih al-Bukhari, n°302
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Al-Aswad (d’après son père) : `Aisha a dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) voulait caresser l’une d’entre nous pendant ses règles, il lui demandait de mettre un izar et commençait à la caresser. » `Aisha ajouta : « Aucun d’entre vous ne pourrait maîtriser ses désirs comme le Prophète (ﷺ) le faisait. »
- Sahih al-Bukhari, n°316
Rapporté par `Aisha : Lors du dernier Hajj du Messager d’Allah (ﷺ), j’ai pris l’ihram pour le Hajj avec le Prophète. J’étais parmi celles qui voulaient faire le Tamattu` (Hajj et `Umra) et je n’avais pas pris d’animal à sacrifier. J’ai eu mes règles et je n’étais pas purifiée jusqu’à la nuit de `Arafa. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! C’est la nuit du jour de `Arafat et je voulais faire le Hajj Tamattu` avec la `Umra. » Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit de défaire mes cheveux, de les peigner et de reporter la `Umra. J’ai fait cela et j’ai terminé le Hajj. La nuit d’Al-Hasba (un endroit près de La Mecque après le Hajj), il a demandé à `Abdur Rahman (mon frère) de m’emmener à at-Tan`im pour prendre l’ihram de la `Umra à la place de celle du Hajj-Tamattu` que je voulais faire
- Sahih al-Bukhari, n°317
Rapporté par `Aisha : Le 1er de Dhul-Hijja, nous sommes partis pour faire le Hajj. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui veut prendre l’ihram pour la `Umra peut le faire. Si je n’avais pas amené l’animal à sacrifier, j’aurais pris l’ihram pour la `Umra. » Certains d’entre nous ont pris l’ihram pour la `Umra, d’autres pour le Hajj. J’étais parmi celles qui ont pris l’ihram pour la `Umra. J’ai eu mes règles et elles ont duré jusqu’au jour de `Arafat. J’en ai parlé au Prophète. Il m’a dit de reporter ma `Umra, de défaire et peigner mes cheveux, et de prendre l’ihram pour le Hajj, ce que j’ai fait. La nuit de Hasba, il a envoyé mon frère `Abdur-Rahman bin Abi Bakr avec moi à at-Tan`im, où j’ai pris l’ihram pour la `Umra à la place de la précédente. Hisham a dit : « Pour cette `Umra, il n’y avait pas besoin de sacrifice, de jeûne ou d’aumône. »
- Sahih al-Bukhari, n°319
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : « Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) pour son dernier Hajj. Certains voulaient faire la `Umra, d’autres le Hajj. À notre arrivée à La Mecque, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ceux qui ont pris l’ihram pour la `Umra et n’ont pas amené l’animal à sacrifier doivent terminer leur ihram, et ceux qui ont pris l’ihram pour la `Umra et ont amené l’animal ne doivent pas terminer leur ihram avant d’avoir sacrifié, et ceux qui ont pris l’ihram pour le Hajj doivent terminer leur Hajj.’ » `Aisha a ajouté : « J’ai eu mes règles et elles ont duré jusqu’au jour de `Arafat, et j’avais pris l’ihram seulement pour la `Umra (Tamattu`). Le Prophète (ﷺ) m’a demandé de défaire et peigner mes cheveux, de prendre l’ihram pour le Hajj seulement et de laisser la `Umra. J’ai fait cela jusqu’à la fin du Hajj. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a envoyé `Abdur Rahman bin Abi Bakr avec moi et m’a demandé de faire la `Umra à at-Tan`im à la place de la `Umra manquée. »
- Sahih al-Bukhari, n°338
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abza : Un homme est venu voir `Umar bin Al-Khattab et a dit : « Je suis devenu impur (Junub) mais il n’y avait pas d’eau. » `Ammar bin Yasir a dit à `Umar : « Te souviens-tu que toi et moi sommes devenus impurs pendant un voyage et que tu n’as pas prié, alors que moi je me suis roulé par terre et j’ai prié ? J’en ai informé le Prophète (ﷺ) et il a dit : “Cela t’aurait suffi de faire comme ceci.” Le Prophète a alors tapoté légèrement la terre avec ses mains, a soufflé la poussière et a passé ses mains sur son visage et ses mains. »
- Sahih al-Bukhari, n°339
Rapporté par Sa`id bin `Abdur Rahman bin Abza (selon son père qui a dit) : `Ammar a dit la même chose (que ci-dessus). Et Shu`ba a tapoté légèrement la terre avec ses mains, les a rapprochées de sa bouche (pour souffler la poussière), puis les a passées sur son visage et ensuite sur le dos de ses mains. `Ammar a dit : « L’ablution (ici le Tayammum) suffit à un musulman si l’eau n’est pas disponible. »
- Sahih al-Bukhari, n°340
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abza : Alors qu’il était avec `Umar, `Ammar a dit à `Umar : « Nous étions dans un détachement, nous sommes devenus impurs (Junub) et j’ai soufflé la poussière de mes mains (je me suis roulé sur la terre et j’ai prié). »
- Sahih al-Bukhari, n°341
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abza : `Ammar a dit à `Umar : « Je me suis roulé dans la poussière et je suis allé voir le Prophète (ﷺ) qui a dit : “Passer les mains poussiéreuses sur le visage et le dos des mains suffit.” »
- Sahih al-Bukhari, n°346
Rapporté par Shaqiq bin Salama : J’étais avec `Abdullah et Abu Musa. Ce dernier a demandé au premier : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Que penses-tu si quelqu’un devient Junub et qu’il n’y a pas d’eau ? » `Abdullah a répondu : « Ne prie pas tant que tu n’as pas trouvé d’eau. » Abu Musa a dit : « Que dis-tu de la parole de `Ammar (à qui le Prophète (ﷺ) a ordonné de faire le Tayammum) ? Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Fais le Tayammum et cela suffira.” » `Abdullah a répondu : « Ne vois-tu pas que `Umar n’était pas convaincu par la parole de `Ammar ? » Abu Musa a dit : « D’accord, laisse la parole de `Ammar, mais que dis-tu de ce verset (sur le Tayammum) ? » `Abdullah est resté silencieux puis a dit : « Si on l’autorise, ils feront sûrement le Tayammum même si de l’eau est disponible, si l’un d’eux la trouve froide. » Le narrateur a ajouté : « J’ai dit à Shaqiq : “Alors, `Abdullah n’aimait pas faire le Tayammum à cause de cela ?” Il a répondu : “Oui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°602
Rapporté par Abu `Uthman : `Abdur Rahman bin Abi Bakr a dit : « Les compagnons de la Suffa étaient pauvres et le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui a de la nourriture pour deux personnes doit inviter un troisième parmi eux (les compagnons de la Suffa). Et celui qui a de la nourriture pour quatre personnes doit en inviter un ou deux.’ Abu Bakr a pris trois hommes et le Prophète (ﷺ) en a pris dix. » `Abdur Rahman a ajouté : mon père, ma mère et moi étions là (dans la maison). (Le sous-narrateur n’est pas sûr si `Abdur Rahman a aussi dit : ‘Ma femme et notre serviteur qui était commun à ma maison et à celle d’Abu Bakr.’) Abu Bakr a pris son repas du soir avec le Prophète (ﷺ) et est resté jusqu’à la prière du ‘Isha’. Il est rentré chez lui après une grande partie de la nuit. La femme d’Abu Bakr lui a dit : « Qu’est-ce qui t’a retenu loin de tes invités (ou de ton invité) ? » Il a répondu : « Tu ne leur as pas encore servi à manger ? » Elle a dit : « Ils ont refusé de manger tant que tu n’étais pas là. La nourriture était servie mais ils ont refusé. » `Abdur Rahman a ajouté : « Je suis parti me cacher (par peur d’Abu Bakr) et, entre-temps, il m’a appelé : ‘Ô Ghunthar (un mot dur) !’ et il m’a insulté, puis il a dit (à sa famille) : ‘Mangez. Pas de bienvenue pour vous.’ Ensuite, le repas a été servi. Abu Bakr a juré de ne pas manger de cette nourriture. Le narrateur a ajouté : Par Allah, chaque fois que l’un de nous (moi-même et les invités de la Suffa) prenait de la nourriture, elle augmentait par-dessous. Nous avons tous mangé à satiété et il y en avait plus qu’avant. Abu Bakr a regardé la nourriture et l’a trouvée comme avant, voire plus. Il a dit à sa femme : ‘Ô sœur des Bani Firas ! Qu’est-ce que c’est ?’ Elle a répondu : ‘Ô joie de mes yeux ! La nourriture est maintenant trois fois plus qu’avant.’ Abu Bakr en a mangé et a dit : ‘Ce serment venait de Satan’, en parlant de son serment de ne pas manger. Ensuite, il a repris une bouchée et a apporté le reste au Prophète (ﷺ). Ce repas était avec le Prophète. Il y avait un traité entre nous et certaines personnes, et quand ce traité a pris fin, le Prophète (ﷺ) nous a divisés en douze groupes, chacun dirigé par un homme. Allah sait combien d’hommes il y avait sous la responsabilité de chaque chef. Tous (les 12 groupes) ont mangé de ce repas
- Sahih al-Bukhari, n°609
Rapporté par `Abdur-Rahman : Abu Sa`id Al-Khudri a dit à mon père : « Je vois que tu aimes les moutons et la vie au grand air. Donc, chaque fois que tu es avec tes moutons ou dans la nature et que tu veux prononcer l’Adhan pour la prière, élève la voix, car quiconque entend l’Adhan, qu’il soit humain, djinn ou autre créature, témoignera en ta faveur le Jour de la Résurrection. » Abu Sa`id a ajouté : « J’ai entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°648
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur Rahman : Abu Huraira a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘La récompense d’une prière en groupe est vingt-cinq fois plus grande que celle d’une prière faite seul. Les anges de la nuit et ceux du jour se réunissent au moment de la prière du Fajr.’ » Abu Huraira a ajouté : « Récitez le Livre Saint si vous voulez, car : “En effet, la récitation du Coran à l’aube (prière du Fajr) est toujours assistée.” (17:) »
- Sahih al-Bukhari, n°803
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur Rahman Ibn Harith bin Hisham et Abu Salama bin `Abdur Rahman : Abu Huraira disait le Takbir dans toutes les prières, obligatoires et surérogatoires — pendant le Ramadan ou en dehors. Il disait le Takbir en se levant pour prier et en s’inclinant ; puis il disait : « Sami`a l-lahu liman hamidah », et avant de se prosterner, il disait « Rabbana wa laka lhamd. » Ensuite, il disait le Takbir en se prosternant et en relevant la tête de la prosternation, puis un autre Takbir en se prosternant (pour la seconde fois), et en relevant la tête de la prosternation. Il disait aussi le Takbir en se relevant de la deuxième rak`a. Il faisait cela à chaque rak`a jusqu’à la fin de la prière. À la fin de la prière, il disait : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ma prière ressemble plus à celle du Messager d’Allah (ﷺ) que la vôtre, et c’était ainsi qu’il priait jusqu’à son dernier jour. »
- Sahih al-Bukhari, n°863
Rapporté par `Abdur Rahman bin `Abis : Quelqu’un a demandé à Ibn `Abbas : « As-tu déjà assisté à la prière de l’`Id avec le Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Oui. Et si je n’avais pas eu un lien de parenté avec le Prophète (ﷺ), cela n’aurait pas été possible pour moi (car j’étais trop jeune). » Le Prophète (ﷺ) est allé près de la maison de Kathir bin As-Salt et a prononcé un sermon. Ensuite, il est allé vers les femmes. Il leur a donné des conseils, leur a rappelé des choses et leur a demandé de faire l’aumône. Alors, chaque femme approchait sa main de son cou, enlevait son collier et le mettait dans le vêtement de Bilal. Puis le Prophète (ﷺ) et Bilal sont rentrés à la maison
- Sahih al-Bukhari, n°890
Rapporté par `Aisha : `Abdur-Rahman ibn Abi Bakr est venu en tenant un siwak avec lequel il se nettoyait les dents. Le Messager d’Allah le regarda. J’ai demandé à `Abdur-Rahman de me donner le siwak et, après qu’il me l’a donné, je l’ai coupé, mâché, puis je l’ai donné au Messager d’Allah (ﷺ). Il s’est alors nettoyé les dents avec, tout en étant appuyé contre ma poitrine
- Sahih al-Bukhari, n°977
Rapporté par `Abdur Rahman bin `Abis : On a demandé à Ibn `Abbas s’il avait assisté à la prière de l’`Id avec le Prophète (ﷺ). Il a répondu : « Oui. Et je n’aurais pas pu y assister si je n’avais pas été jeune. (Le Prophète (ﷺ) est sorti) jusqu’à arriver près de la maison de Kathir bin As-Salt, il a accompli la prière, a prononcé le prêche, puis il est allé vers les femmes. Bilal l’accompagnait. Il leur a parlé, leur a donné des conseils et leur a demandé de donner l’aumône. J’ai vu les femmes déposer leurs bijoux dans le vêtement de Bilal, les bras tendus. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est rentré chez lui avec Bilal
- Sahih al-Bukhari, n°1049
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Une femme juive est venue demander quelque chose à `Aisha (l’épouse du Prophète) et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » Alors `Aisha a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Les gens seront-ils punis dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe (ce qui montrait une réponse positive). Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti pour aller quelque part, mais le soleil s’est éclipsé. Il est revenu dans la matinée, est passé par l’arrière des habitations de ses femmes et s’est tenu pour la prière de l’éclipse, les gens se sont mis derrière lui. Il est resté debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première. Ensuite, il a relevé la tête et s’est prosterné. Puis il s’est relevé pour la deuxième unité, est resté debout longtemps, mais moins que la première fois. Il a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête et s’est prosterné. Ensuite, il s’est relevé pour un long moment, mais moins que la première fois, a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête, s’est prosterné et a terminé la prière. Ensuite, il a prononcé un sermon aussi long qu’Allah l’a voulu et a ordonné aux gens de demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1050
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Une femme juive est venue demander quelque chose à `Aisha (l’épouse du Prophète) et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » Alors `Aisha a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Les gens seront-ils punis dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe (ce qui montrait une réponse positive). Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti pour aller quelque part, mais le soleil s’est éclipsé. Il est revenu dans la matinée, est passé par l’arrière des habitations de ses femmes et s’est tenu pour la prière de l’éclipse, les gens se sont mis derrière lui. Il est resté debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première. Ensuite, il a relevé la tête et s’est prosterné. Puis il s’est relevé pour la deuxième unité, est resté debout longtemps, mais moins que la première fois. Il a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête et s’est prosterné. Ensuite, il s’est relevé pour un long moment, mais moins que la première fois, a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête, s’est prosterné et a terminé la prière. Ensuite, il a prononcé un sermon aussi long qu’Allah l’a voulu et a ordonné aux gens de demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1055
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Une femme juive est venue demander quelque chose à `Aisha et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » Alors `Aisha a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Les gens seront-ils punis dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe (ce qui montrait une réponse positive). Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti pour un endroit, mais le soleil s’est éclipsé. Il est revenu dans la matinée, est passé par l’arrière des habitations de ses femmes, s’est levé et a commencé à prier l’éclipse, et les gens se sont mis derrière lui. Il est resté debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison, puis s’est relevé longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête et s’est prosterné longtemps, puis s’est relevé pour la deuxième unité, est resté debout longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est relevé longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné pour un temps plus court que la première prosternation. Ensuite, il a terminé la prière, a prononcé le sermon et a dit ce qu’Allah a voulu ; puis il a ordonné aux gens de demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1056
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Une femme juive est venue demander quelque chose à `Aisha et lui a dit : « Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe. » Alors `Aisha a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Les gens seront-ils punis dans leurs tombes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe (ce qui montrait une réponse positive). Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est parti pour un endroit, mais le soleil s’est éclipsé. Il est revenu dans la matinée, est passé par l’arrière des habitations de ses femmes, s’est levé et a commencé à prier l’éclipse, et les gens se sont mis derrière lui. Il est resté debout longtemps, puis a fait une longue inclinaison, puis s’est relevé longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis a relevé la tête et s’est prosterné longtemps, puis s’est relevé pour la deuxième unité, est resté debout longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est relevé longtemps, mais moins que la première fois, puis a fait une longue inclinaison, plus courte que la première, puis s’est prosterné pour un temps plus court que la première prosternation. Ensuite, il a terminé la prière, a prononcé le sermon et a dit ce qu’Allah a voulu ; puis il a ordonné aux gens de demander la protection d’Allah contre le châtiment de la tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1065
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1066
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1084
Rapporté par `Abdur Rahman bin Yazid : Nous avons accompli une prière de quatre rak‘at à Mina derrière Ibn `Affan. Quand `Abdullah bin Mas‘ud l’a appris, il a dit avec tristesse : « Certes, nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons. » Il a ajouté : « J’ai prié deux rak‘at avec le Messager d’Allah ﷺ à Mina, de même avec Abu Bakr et avec `Umar pendant leurs califats. » Il a aussi dit : « Si seulement deux des quatre rak‘at sont acceptées par Allah, ce serait déjà une chance pour moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°1147
Rapporté par Abu Salma bin `Abdur Rahman : J’ai demandé à Aïcha : « Comment était la prière du Messager d’Allah (ﷺ) pendant le mois de Ramadan ? » Elle répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) ne dépassait jamais onze unités de prière, que ce soit pendant le Ramadan ou en dehors. Il faisait quatre unités — ne me demande pas leur beauté ni leur longueur — puis quatre autres unités, ne me demande pas leur beauté ni leur longueur, puis trois unités. » Aïcha ajouta : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que tu dors avant de faire la prière du witr ?” Il répondit : “Ô Aïcha ! Mes yeux dorment mais mon cœur reste éveillé.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1176
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Laila : Seule Umm Hani m’a raconté qu’elle avait vu le Prophète (ﷺ) faire la prière du Duha. Elle a dit : « Le jour de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) est entré chez moi, il a pris un bain et a fait huit rak`at (de la prière du Duha). Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) prier aussi légèrement, mais il a accompli parfaitement l’inclinaison et la prosternation. »
- Sahih al-Bukhari, n°1222
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’Adhan de la prière est prononcé, Satan s’enfuit en lâchant des vents pour ne pas entendre l’Adhan. Quand le muezzin a fini, il revient ; et quand l’Iqama est prononcée, il s’enfuit à nouveau, puis il revient encore et commence à rappeler au prieur des choses auxquelles il ne pensait pas avant la prière, jusqu’à ce qu’il oublie combien de rak`at il a faites. » Abu Salama bin `Abdur-Rahman a dit : « Si l’un de vous vit cela (oublier le nombre de rak`at), il doit faire deux prosternations de l’oubli (Sahu) en étant assis. » Abu Salama rapporte cela d’Abu Huraira
- Sahih al-Bukhari, n°1233
Rapporté par Kuraib : Ibn `Abbas, Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Azhar m’ont envoyé auprès de Aisha pour la saluer de leur part et lui demander à propos des deux rak`at après la prière du `Asr. Ils m’ont dit de lui dire : « On nous a dit que tu fais ces deux rak`at alors que le Prophète les a interdites. » Ibn `Abbas a dit : « Avec `Umar bin Al-Khattab, nous frappions les gens quand ils les faisaient. » Je suis allé voir Aisha et je lui ai transmis leur message. Elle a dit : « Va demander à Um Salama à ce sujet. » Je suis revenu et je leur ai rapporté sa réponse. Ils m’ont alors dit d’aller poser la même question à Um Salama. Elle a répondu : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) les interdire. Plus tard, je l’ai vu les accomplir juste après la prière du `Asr. Il est ensuite entré chez moi alors que des femmes des Ansar de la tribu de Bani Haram étaient avec moi. J’ai envoyé ma servante vers lui en lui disant : “Tiens-toi à côté de lui et dis-lui qu’Um Salama te fait dire : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je t’ai entendu interdire ces deux rak`at après le `Asr, mais je t’ai vu les accomplir.” Si le Prophète fait un geste de la main, attends-le. » La servante a fait cela. Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe d’attendre. Quand il a fini la prière, il a dit : « Ô fille de Bani Umaiya ! Tu m’as interrogé sur les deux rak`at après le `Asr. Les gens de la tribu de `Abdul-Qais sont venus me voir et m’ont occupé, et je n’ai pas pu faire les deux rak`at après la prière du Zuhr. Celles que je viens de faire sont pour rattraper celles-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°1274
Rapporté par Sa`d d’après son père : Un jour, le repas de `Abdur-Rahman bin `Auf a été apporté devant lui, et il a dit : « Mus`ab bin `Umair a été martyrisé et il était meilleur que moi, et il n’avait rien d’autre que son Burd (un vêtement noir étroit) pour être enveloppé dedans. Hamza ou une autre personne a aussi été martyrisée et il était meilleur que moi et il n’avait rien pour être enveloppé sauf son Burd. Je crains vraiment que la récompense de mes actes m’ait déjà été donnée dans ce monde. » Puis il s’est mis à pleurer
- Sahih al-Bukhari, n°1275
Rapporté par Ibrahim : Un jour, on a apporté un repas à `Abdur-Rahman bin `Auf alors qu’il jeûnait. Il a dit : « Mustab bin `Umar est tombé en martyr, il était meilleur que moi, et on l’a enveloppé dans son Burd. Quand on couvrait sa tête, ses jambes restaient découvertes, et quand on couvrait ses jambes, sa tête était découverte. Hamza est aussi tombé en martyr, il était meilleur que moi. Maintenant, nous avons reçu des biens matériels (ou il a dit quelque chose de similaire). Je crains que la récompense de mes actions m’ait déjà été donnée dans ce monde. » Puis il s’est mis à pleurer et a laissé son repas
- Sahih al-Bukhari, n°1303
Rapporté par Anas bin Malik : Nous sommes allés avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez le forgeron Abu Saif, qui était le mari de la nourrice d’Ibrahim (le fils du Prophète). Le Messager d’Allah (ﷺ) a pris Ibrahim, l’a embrassé et senti, puis nous sommes entrés chez Abu Saif et, à ce moment-là, Ibrahim était à l’agonie. Les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) se sont mis à couler de larmes. `Abdur Rahman bin `Auf a dit : « Ô Messager d’Allah, même toi tu pleures ! » Il a répondu : « Ô Ibn `Auf, c’est de la miséricorde. » Puis il a pleuré davantage et a dit : « Les yeux pleurent, le cœur est triste, et nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur. Ô Ibrahim ! Nous sommes vraiment attristés par ta séparation. »
- Sahih al-Bukhari, n°1304
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Sa`d bin ‘Ubada est tombé malade et le Prophète (ﷺ), accompagné de `Abdur Rahman bin `Auf, Sa`d bin Abi Waqqas et `Abdullah bin Mas`ud, lui a rendu visite pour prendre de ses nouvelles. En arrivant, il l’a trouvé entouré de sa famille et a demandé : « Est-il mort ? » Ils ont répondu : « Non, ô Messager d’Allah. » Le Prophète (ﷺ) a pleuré, et quand les gens ont vu les larmes du Messager d’Allah (ﷺ), ils ont tous pleuré. Il a dit : « Écoutez bien : Allah ne punit pas pour les larmes versées ni pour la tristesse du cœur, mais Il punit ou fait miséricorde à cause de cela. » Il a montré sa langue et ajouté : « Le défunt est puni à cause des lamentations de ses proches sur lui. » `Umar avait l’habitude de frapper avec un bâton, de jeter des pierres et de mettre de la poussière sur le visage de ceux qui se lamentaient sur les morts
- Sahih al-Bukhari, n°1312
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Laila : Sahl bin Hunaif et Qais bin Sa`d étaient assis dans la ville d’Al-Qadisiya. Un cortège funéraire est passé devant eux et ils se sont levés. On leur a dit que c’était le cortège d’un habitant du pays, c’est-à-dire d’un non-croyant sous la protection des musulmans. Ils ont dit : « Un cortège funéraire est passé devant le Prophète (ﷺ) et il s’est levé. Quand on lui a dit que c’était le cercueil d’un Juif, il a dit : “N’est-ce pas un être vivant (une âme) ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°1313
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Laila : Sahl bin Hunaif et Qais bin Sa`d étaient assis dans la ville d’Al-Qadisiya. Un cortège funéraire est passé devant eux et ils se sont levés. On leur a dit que c’était le cortège d’un habitant du pays, c’est-à-dire d’un non-croyant sous la protection des musulmans. Ils ont dit : « Un cortège funéraire est passé devant le Prophète (ﷺ) et il s’est levé. Quand on lui a dit que c’était le cercueil d’un Juif, il a dit : “N’est-ce pas un être vivant (une âme) ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°1392
Rapporté par `Amr bin Maimun Al-Audi : J’ai vu `Umar bin Al-Khattab (quand il a été poignardé) dire : « Ô `Abdullah bin `Umar ! Va voir la mère des croyants `Aïcha et dis-lui : ‘`Umar bin Al-Khattab te transmet ses salutations’ et demande-lui la permission d’être enterré avec mes compagnons. » (Ibn `Umar a transmis le message à `Aïcha.) Elle a dit : « J’avais pensé garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je le préfère (`Umar) à moi-même (et je lui permets d’être enterré là). » Quand `Abdullah bin `Umar est revenu, `Umar lui a demandé : « Quelles nouvelles as-tu ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! Elle t’a donné la permission. » `Umar a dit : « Rien n’était plus important pour moi que d’être enterré dans cet endroit (sacré). Donc, quand je mourrai, emmenez-moi là-bas, saluez-la (`Aïcha) et dites : ‘`Umar bin Al-Khattab demande la permission ; si elle l’accorde, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans.’ Je ne pense pas que quelqu’un ait plus de droit au califat que ceux avec qui le Messager d’Allah (ﷺ) était toujours satisfait jusqu’à sa mort. Et celui qui sera choisi par les gens après moi sera le calife, et vous devrez l’écouter et lui obéir. » Puis il a mentionné les noms de `Uthman, `Ali, Talha, Az-Zubair, `Abdur-Rahman bin `Auf et Sa`d bin Abi Waqqas. À ce moment-là, un jeune homme des Ansar est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Sois heureux de la bonne nouvelle d’Allah. Le rang que tu as en islam est connu, puis tu es devenu calife, tu as gouverné avec justice et tu as reçu le martyre après tout cela. » `Umar a répondu : « Ô fils de mon frère ! J’aimerais que tous ces privilèges compensent (mes manquements), pour que je ne gagne ni ne perde rien. Je recommande à mon successeur d’être bon envers les premiers émigrants, de respecter leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je lui recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui, avant eux, avaient des maisons à Médine et avaient adopté la foi. Il doit accepter le bien des justes parmi eux et excuser leurs fautes. Je lui recommande de respecter les règles concernant les Dhimmis (protégés) d’Allah et de Son Messager, de remplir leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas les taxer au-delà de leurs capacités. »
- Sahih al-Bukhari, n°1516
Rapporté par 'Aishah : Le Prophète (ﷺ) a envoyé mon frère, 'Abdur Rahman, avec moi à Tan'im pour la 'Umra, et il m'a fait monter sur un bât de chameau. 'Umar a dit : « Préparez-vous à voyager pour le Hajj car le Hajj est l'une des deux formes de Jihad. »
- Sahih al-Bukhari, n°1518
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : `Aisha a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Tu as accompli la `Umra mais pas moi. » Il a dit : « Ô `Abdur-Rahman ! Pars avec ta sœur et qu'elle fasse la `Umra depuis Tan`im. » `Abdur-Rahman l'a fait monter sur le bât d'une chamelle et elle a accompli la `Umra
- Sahih al-Bukhari, n°1556
Rapporté par Aïcha (l'épouse du Prophète ﷺ) : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) pour son dernier pèlerinage et nous avons pris l'Ihram pour la 'Umra. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Celui qui a le Hadi avec lui doit prendre l'Ihram pour le Hajj en même temps que la 'Umra et ne doit pas sortir de l'Ihram avant d'avoir terminé les deux. » J'avais mes règles en arrivant à La Mecque, donc je n'ai pas fait le Tawaf autour de la Kaaba ni le Tawaf entre Safa et Marwa. J'en ai parlé au Prophète (ﷺ) et il m'a répondu : « Dénoue et peigne tes cheveux, prends l'Ihram pour le Hajj seulement et laisse la 'Umra. » J'ai fait ce qu'il a dit. Après avoir accompli le Hajj, le Prophète m'a envoyée avec mon frère 'Abdur-Rahman bin Abu Bakr à Tan'im. J'ai alors accompli la 'Umra. Le Prophète (ﷺ) m'a dit : « Cette 'Umra remplace celle que tu as manquée. » Ceux qui avaient pris l'Ihram pour la 'Umra (Hajj-at-Tamattu) ont fait le Tawaf autour de la Kaaba et entre Safa et Marwa, puis sont sortis de l'Ihram. Après être revenus de Mina, ils ont fait un autre Tawaf (entre Safa et Marwa). Ceux qui avaient pris l'Ihram pour le Hajj et la 'Umra ensemble (Hajj-al-Qiran) n'ont fait qu'un seul Tawaf (entre Safa et Marwa)
- Sahih al-Bukhari, n°1560
Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : 'Aïcha a dit : « Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) pendant les mois du Hajj, les nuits du Hajj, au moment et aux endroits du Hajj et en état de Hajj. Nous nous sommes arrêtés à Sarif (un village à six miles de La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : ‘Celui qui n'a pas de Hadi et qui veut faire la 'Umra à la place du Hajj peut le faire (c'est-à-dire Hajj-al-Tamattu'), et celui qui a le Hadi ne doit pas sortir de l'Ihram après la 'Umra (c'est-à-dire Hajj-al-Qiran).’ » 'Aïcha a ajouté : « Les compagnons du Prophète (ﷺ) ont obéi à cet ordre et certains d'entre eux (ceux qui n'avaient pas de Hadi) sont sortis de l'Ihram après la 'Umra. Le Messager d'Allah (ﷺ) et certains de ses compagnons avaient les moyens et avaient le Hadi avec eux, donc ils ne pouvaient pas faire la 'Umra seule (mais devaient faire le Hajj et la 'Umra avec un seul Ihram). » 'Aïcha a ajouté : « Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu me voir et m'a trouvée en train de pleurer, il a dit : ‘Pourquoi pleures-tu, ô Hantah ?’ J'ai répondu : ‘J'ai entendu ta conversation avec tes compagnons et je ne peux pas faire la 'Umra.’ Il a demandé : ‘Qu'est-ce que tu as ?’ J'ai répondu : ‘Je ne peux pas prier (j'ai mes règles).’ Il a dit : ‘Ce n'est pas grave, tu fais partie des filles d'Adam, et Allah t'a prescrit cela comme Il l'a prescrit pour elles. Continue avec ton intention de Hajj et Allah te récompensera.’ » 'Aïcha a ajouté : « Nous avons continué le Hajj jusqu'à Mina et je suis devenue pure de mes règles. Ensuite, je suis sortie de Mina et j'ai fait le Tawaf autour de la Kaaba. » 'Aïcha a ajouté : « J'ai accompagné le Prophète (ﷺ) lors de son départ final (du Hajj) jusqu'à ce qu'il s'arrête à Al-Muhassab (une vallée en dehors de La Mecque), et nous nous sommes arrêtés avec lui. Il a appelé 'Abdur-Rahman bin Abu Bakr et lui a dit : ‘Emmène ta sœur hors du sanctuaire de La Mecque pour qu'elle prenne l'Ihram pour la 'Umra, et quand vous aurez fini la 'Umra, revenez ici et je vous attendrai.’ » 'Aïcha a ajouté : « Nous sommes donc sortis du sanctuaire de La Mecque et, après avoir terminé la 'Umra et le Tawaf, nous sommes revenus auprès du Prophète (ﷺ) à l'aube. Il a dit : ‘Avez-vous accompli la 'Umra ?’ Nous avons répondu oui. Il a alors annoncé le départ à ses compagnons et tout le monde est parti, le Prophète aussi est parti pour Médine. »
- Sahih al-Bukhari, n°1638
Rapporté par `Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) l’année de son dernier Hajj et nous avons mis l’Ihram pour la `Umra. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui a un Hadi avec lui doit prendre l’Ihram pour le Hajj et la `Umra, et ne doit pas l’enlever avant d’avoir accompli les deux (Hajj et `Umra). » Quand nous sommes arrivés à La Mecque, j’avais mes règles. Après avoir accompli notre Hajj, le Prophète (ﷺ) m’a envoyée avec `Abdur-Rahman à Tan`im et j’ai fait la `Umra. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ceci remplace ta `Umra manquée. » Ceux qui avaient pris l’Ihram pour la `Umra ont fait le Tawaf (entre Safa et Marwa) puis ont terminé leur Ihram. Ensuite, ils ont fait un autre Tawaf (entre Safa et Marwa) après être revenus de Mina. Ceux qui avaient pris l’Ihram pour le Hajj et la `Umra ensemble (Hajj-Qiran) n’ont fait qu’un seul Tawaf (entre Safa et Marwa)
- Sahih al-Bukhari, n°1641
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman bin Nawfal Al-Qurashi : J’ai interrogé `Urwa bin Az-Zubair (au sujet du Hajj du Prophète (ﷺ)). `Urwa a répondu : « `Aisha a raconté : ‘Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, la première chose qu’il a faite a été l’ablution, puis il a fait le Tawaf de la Ka`ba, et son intention n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble).’ » Plus tard, Abu Bakr a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Puis `Umar a fait de même. Ensuite, `Uthman a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra. Puis Muawiya et `Abdullah bin `Umar ont fait de même. J’ai fait le Hajj avec Ibn Az-Zubair et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Ensuite, j’ai vu les Muhajirin (Émigrés) et les Ansar faire de même, et ce n’était pas seulement la `Umra. Et la dernière personne que j’ai vue faire ainsi était Ibn `Umar, et il n’a pas fait une autre `Umra après avoir terminé la première. Maintenant, voici Ibn `Umar présent parmi les gens ! Ils ne l’interrogent ni lui ni aucun des précédents. Et tous ces gens, en entrant à La Mecque, ne commençaient rien avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et ne terminaient pas leur Ihram. Et sans doute, j’ai vu ma mère et ma tante, en entrant à La Mecque, ne rien faire avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et elles ne terminaient pas leur Ihram. Et ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Az-Zubair et d’autres personnes avaient pris l’Ihram pour la `Umra et, après avoir touché le Coin (la Pierre Noire) (c’est-à-dire terminé leur `Umra), elles terminaient leur Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1642
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman bin Nawfal Al-Qurashi : J’ai interrogé `Urwa bin Az-Zubair (au sujet du Hajj du Prophète (ﷺ)). `Urwa a répondu : « `Aisha a raconté : ‘Quand le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, la première chose qu’il a faite a été l’ablution, puis il a fait le Tawaf de la Ka`ba, et son intention n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble).’ » Plus tard, Abu Bakr a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Puis `Umar a fait de même. Ensuite, `Uthman a fait le Hajj et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra. Puis Muawiya et `Abdullah bin `Umar ont fait de même. J’ai fait le Hajj avec Ibn Az-Zubair et la première chose qu’il a faite a été le Tawaf de la Ka`ba, et ce n’était pas seulement la `Umra (mais le Hajj et la `Umra ensemble). Ensuite, j’ai vu les Muhajirin (Émigrés) et les Ansar faire de même, et ce n’était pas seulement la `Umra. Et la dernière personne que j’ai vue faire ainsi était Ibn `Umar, et il n’a pas fait une autre `Umra après avoir terminé la première. Maintenant, voici Ibn `Umar présent parmi les gens ! Ils ne l’interrogent ni lui ni aucun des précédents. Et tous ces gens, en entrant à La Mecque, ne commençaient rien avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et ne terminaient pas leur Ihram. Et sans doute, j’ai vu ma mère et ma tante, en entrant à La Mecque, ne rien faire avant d’avoir fait le Tawaf de la Ka`ba, et elles ne terminaient pas leur Ihram. Et ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Az-Zubair et d’autres personnes avaient pris l’Ihram pour la `Umra et, après avoir touché le Coin (la Pierre Noire) (c’est-à-dire terminé leur `Umra), elles terminaient leur Ihram
- Sahih al-Bukhari, n°1643
Rapporté par `Urwa : J’ai demandé à `Aisha : « Comment comprends-tu la parole d’Allah : “En vérité ! (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah, et quiconque fait le Hajj à la Ka`ba ou la `Umra, il n’y a pas de mal à faire le Tawaf entre eux (Safa et Marwa).” Par Allah ! (il ressort de cette révélation) qu’il n’y a pas de mal à ne pas faire le Tawaf entre Safa et Marwa. » `Aisha a répondu : « Ô mon neveu ! Ton interprétation n’est pas correcte. Si elle l’était, la parole d’Allah aurait dû être : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le Tawaf entre eux.” Mais en réalité, cette révélation concerne les Ansar qui prenaient l’Ihram pour adorer une idole appelée “Manat” qu’ils adoraient à un endroit appelé Al-Mushallal avant d’embrasser l’islam, et quiconque prenait l’Ihram (pour l’idole) considérait qu’il n’était pas correct de faire le Tawaf entre Safa et Marwa. Lorsqu’ils se sont convertis à l’islam, ils ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet, disant : “Ô Messager d’Allah ! Nous évitions de faire le Tawaf entre Safa et Marwa.” Alors Allah a révélé : ‘En vérité, (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah.’ » `Aisha a ajouté : « Certainement, le Messager d’Allah a instauré la pratique du Tawaf entre Safa et Marwa, donc personne n’a le droit de l’omettre. » Plus tard, j’ai rapporté cela à Abu Bakr bin `Abdur-Rahman (concernant le récit de `Aisha) et il a dit : « Je n’ai pas entendu une telle information, mais j’ai entendu des savants dire que tous les gens, sauf ceux que `Aisha a mentionnés et qui prenaient l’Ihram pour Manat, faisaient le Tawaf entre Safa et Marwa. Quand Allah a parlé du Tawaf de la Ka`ba sans mentionner Safa et Marwa dans le Coran, les gens ont demandé : “Ô Messager d’Allah ! Nous faisions le Tawaf entre Safa et Marwa, et Allah a révélé (les versets concernant) le Tawaf de la Ka`ba mais n’a pas mentionné Safa et Marwa. Y a-t-il un mal à faire le Tawaf entre Safa et Marwa ?” Alors Allah a révélé : “En vérité, As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah.” » Abu Bakr a dit : « Il semble que ce verset ait été révélé à propos des deux groupes : ceux qui évitaient le Tawaf entre Safa et Marwa à l’époque préislamique, et ceux qui le faisaient puis, après avoir embrassé l’islam, s’en sont abstenus car Allah avait prescrit le Tawaf de la Ka`ba sans mentionner celui de Safa et Marwa, jusqu’à ce qu’Il le précise après. »
- Sahih al-Bukhari, n°1651
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont pris l’Ihram pour le Hajj et seuls le Prophète (ﷺ) et Talha avaient un Hadi (sacrifice) avec eux. `Ali est arrivé du Yémen avec un Hadi. `Ali a dit : « J’ai pris l’Ihram pour ce que le Prophète (ﷺ) a fait. » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de faire la `Umra avec l’Ihram qu’ils avaient pris, puis, après avoir terminé le Tawaf (de la Ka`ba, Safa et Marwa), de se couper les cheveux et de terminer leur Ihram, sauf ceux qui avaient un Hadi avec eux. Ils ont dit : « Comment pouvons-nous aller à Mina (pour le Hajj) après avoir eu des relations avec nos femmes ? » Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a dit : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas apporté le Hadi avec moi. Si je n’avais pas eu de Hadi, j’aurais terminé l’état d’Ihram. » `Aisha a eu ses règles, elle a donc accompli toutes les cérémonies du Hajj sauf le Tawaf de la Ka`ba, et quand elle a été purifiée, elle a fait le Tawaf de la Ka`ba. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Vous tous) vous retournez avec le Hajj et la `Umra, mais moi je reviens seulement avec le Hajj. » Alors le Prophète (ﷺ) a ordonné à `Abdur-Rahman bin Abu Bakr de l’accompagner à Tan`im, et ainsi elle a fait la `Umra après le Hajj
- Sahih al-Bukhari, n°1660
Rapporté par Salim : `Abdul Malik a écrit à Al-Hajjaj qu’il ne devait pas agir différemment d’Ibn `Umar pendant le Hajj. Le jour de `Arafat, quand le soleil a décliné à midi, Ibn `Umar est venu avec moi et a crié près de la tente en coton d’Al-Hajjaj. Al-Hajjaj est sorti, enveloppé d’un pagne teint au carthame, et a dit : « Ô Abou `Abdur-Rahman ! Que se passe-t-il ? » Il a dit : « Si tu veux suivre la Sunna (la tradition du Prophète (ﷺ)), alors avance vers `Arafat. » Al-Hajjaj a demandé : « À cette heure-ci ? » Ibn `Umar a répondu : « Oui. » Il a dit : « Attends-moi que je verse de l’eau sur ma tête (c’est-à-dire que je prenne un bain) et je viens. » Ibn `Umar est alors descendu de sa monture et a attendu qu’Al-Hajjaj sorte. Al-Hajjaj a marché entre moi et mon père (Ibn `Umar). Je lui ai dit : « Si tu veux suivre la Sunna, alors fais un sermon court et dépêche-toi d’aller à `Arafat. » Il a regardé `Abdullah (Ibn `Umar) d’un air interrogateur, et quand `Abdullah l’a remarqué, il a dit qu’il avait dit la vérité
- Sahih al-Bukhari, n°1675
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid : `Abdullah a accompli le Hajj et nous sommes arrivés à Al-Muzdalifa à l’heure de la prière de l’Isha ou un peu avant. Il a demandé à un homme de faire l’Adhan et l’Iqama, puis il a fait la prière du Maghrib et a fait deux unités de prière après. Ensuite, il a demandé qu’on lui apporte le repas du soir et il a mangé, puis, je pense, il a demandé à un homme de faire l’Adhan et l’Iqama (pour la prière de l’Isha). (`Amr, un des rapporteurs, a précisé que l’expression « je pense » venait du sous-narrateur Zuhair, et non de `Abdur-Rahman). Ensuite, `Abdullah a accompli deux unités de prière pour l’Isha. Quand le jour s’est levé, `Abdullah a dit : « Le Prophète n’a jamais fait de prière à ce moment-là, sauf cette prière, à cet endroit et ce jour précis. » Il a ajouté : « Ces deux prières sont décalées de leur horaire habituel : le Maghrib est accompli à l’arrivée à Al-Muzdalifa et le Fajr (prière du matin) à l’aube très tôt. » Il a conclu : « J’ai vu le Prophète (ﷺ) faire ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°1683
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid : Je suis parti avec `Abdullah à La Mecque, et quand nous sommes arrivés à Jam', il a réuni les deux prières (Maghrib et Isha), en faisant l’Adhan et l’Iqama séparément pour chaque prière. Il a pris son repas du soir entre les deux prières. Il a accompli la prière du Fajr dès l’aube. Certains disaient : « Le jour s’est levé au moment de la prière », d’autres disaient : « Le jour ne s’est pas encore levé. » `Abdullah a alors dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Ces deux prières sont décalées de leur horaire habituel uniquement à cet endroit (Al-Muzdalifa) : d’abord le Maghrib et l’Isha. Donc, les gens ne doivent pas arriver à Al-Muzdalifa avant que l’heure de l’Isha ne soit arrivée. La deuxième prière est celle du matin, qui se fait à cette heure. » Ensuite, `Abdullah est resté là jusqu’à ce qu’il fasse un peu plus clair. Il a dit : « Si le chef des croyants se rendait à Mina maintenant, il aurait suivi la Sunna. » Je ne sais pas ce qui est arrivé en premier, sa parole ou le départ de `Uthman. `Abdullah récitait la Talbiya jusqu’à ce qu’il jette les cailloux à la Jamrat-Al-`Aqaba le jour du sacrifice (10 Dhul-Hijja)
- Sahih al-Bukhari, n°1700
Rapporté par 'Abdullah ibn Abu Bakr ibn 'Amr ibn Hazm : 'Amra bint 'Abdur-Rahman lui a dit : « Zaid ibn Abu Sufyan a écrit à 'Aisha que 'Abdullah ibn 'Abbas avait déclaré : “Celui qui envoie son animal destiné au sacrifice à la Ka'ba, toutes les choses interdites au pèlerin deviennent interdites pour cette personne jusqu'à ce qu'il l'ait sacrifié (c'est-à-dire jusqu'au 10 Dhul-Hijja).” » 'Amra ajouta : 'Aisha a dit : « Ce n'est pas comme l'a dit Ibn 'Abbas : j'ai tressé les colliers des animaux du Messager d'Allah (ﷺ) de mes propres mains. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) les a mis autour de leur cou de ses propres mains et les a envoyés avec mon père. Pourtant, rien de ce qu'Allah permet n'a été interdit au Messager d'Allah (ﷺ) jusqu'à ce qu'il sacrifie les animaux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1709
Rapporté par 'Amra bint 'Abdur-Rahman : J'ai entendu 'Aisha dire : « Cinq jours avant la fin de Dhul-Qa'da, nous sommes partis de Médine en compagnie du Messager d'Allah (ﷺ) avec l'intention d'accomplir uniquement le Hajj. Quand nous nous sommes approchés de La Mecque, le Messager d'Allah (ﷺ) a ordonné à ceux qui n'avaient pas d'animal destiné au sacrifice de terminer leur Ihram après avoir fait le Tawaf de la Ka'ba et le Sa'i entre Safa et Marwa. » 'Aisha ajouta : « Le jour du sacrifice, on nous a apporté du bœuf. J'ai demandé : “Qu'est-ce que c'est ?” On m'a répondu : “Le Messager d'Allah (ﷺ) a sacrifié (des animaux) pour ses épouses.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1747
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid : `Abdullah a fait le jet de pierres depuis le milieu de la vallée. J’ai dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Certaines personnes font le jet de pierres depuis le haut de la vallée. » Il a dit : « Par Celui en dehors duquel nul n’a le droit d’être adoré, c’est ici que celui sur qui la sourate Al-Baqara a été révélée (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)) a fait le jet de pierres. »
- Sahih al-Bukhari, n°1748
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid : Quand `Abdullah est arrivé à la grande Jamra (Jamrat-ul-Aqaba), il a gardé la Ka`ba à sa gauche et Mina à sa droite, puis il a jeté sept cailloux (à la Jamra) et a dit : « Celui sur qui la sourate Al-Baqara a été révélée (c’est-à-dire le Prophète) a fait le jet de pierres de la même façon. »
- Sahih al-Bukhari, n°1749
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid : J’ai accompli le Hajj avec Ibn Mas`ud et je l’ai vu faire le jet de pierres à la grande Jamra (Jamrat-ul-Aqaba) avec sept petits cailloux, en gardant la Ka`ba à sa gauche et Mina à sa droite. Il a ensuite dit : « C’est ici que celui sur qui la sourate Al-Baqara a été révélée (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)) s’est tenu. »
- Sahih al-Bukhari, n°1750
Rapporté par Al-A`mash : J’ai entendu Al-Hajjaj dire sur le minbar : « La sourate où la vache (Al-Baqara) est mentionnée, la sourate où la famille d’Imran est mentionnée, et la sourate où les femmes (An-Nisa) sont mentionnées. » J’ai rapporté cela à Ibrahim, et il a dit : `Abdur-Rahman bin Yazid m’a dit : « J’étais avec Ibn Mas`ud, quand il a fait le jet de pierres à Jamrat-ul-Aqaba. Il est descendu au milieu de la vallée, et quand il est arrivé près de l’arbre (près de la Jamra), il s’est mis en face et a jeté sept petits cailloux en disant : ‘Allahu Akbar’ à chaque jet. Puis il a dit : ‘Par Celui en dehors duquel nul n’a le droit d’être adoré, c’est ici que celui sur qui la sourate Al-Baqara a été révélée (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)) s’est tenu.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1754
Rapporté par ‘Abdur-Rahman ibn Al-Qasim : J’ai entendu mon père, qui était l’homme le plus vertueux de son époque, dire : « J’ai entendu ‘Aisha dire : J’ai parfumé le Messager d’Allah de mes propres mains avant qu’il termine son état d’ihram, alors qu’il n’avait pas encore accompli le Tawaf al-Ifada. » Elle a écarté ses mains en disant cela
- Sahih al-Bukhari, n°1762
Rapporté par ‘Aisha : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) avec l’intention de faire uniquement le Hajj. Le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque, a fait le Tawaf de la Ka‘ba et entre Safa et Marwa, mais il n’a pas mis fin à son ihram car il avait avec lui l’animal à sacrifier (Hadi). Ses compagnons et ses épouses ont fait le Tawaf (de la Ka‘ba et entre Safa et Marwa), et ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier ont terminé leur ihram. J’ai eu mes règles et j’ai accompli toutes les cérémonies du Hajj. Quand est venue la nuit du départ (Hasba), j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tous tes compagnons repartent avec le Hajj et la ‘Umra, sauf moi. » Il m’a demandé : « N’as-tu pas fait le Tawaf de la Ka‘ba (pour la ‘Umra) à ton arrivée à La Mecque ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « Va à Tan‘im avec ton frère ‘Abdur-Rahman, mets-toi en ihram pour la ‘Umra et je t’attendrai à tel endroit. » Je suis donc partie avec ‘Abdur-Rahman à Tan‘im et j’ai pris l’ihram pour la ‘Umra. Ensuite, Safiya bint Huyay a eu ses règles. Le Prophète (ﷺ) a dit : « ‘Aqra Halqa ! Tu vas nous retenir ! N’as-tu pas fait le Tawaf al-Ifada le jour du sacrifice ? » Elle a répondu : « Oui, je l’ai fait. » Il a dit : « Alors il n’y a pas de problème, pars. » J’ai rencontré le Prophète (ﷺ) alors qu’il montait vers La Mecque et que je descendais, ou l’inverse
- Sahih al-Bukhari, n°1775
Rapporté par Mujahid : Urwa bin Az-Zubair et moi sommes entrés dans la mosquée et avons vu ‘Abdullah bin ‘Umar assis près de la maison de Aisha, et certaines personnes faisaient la prière du Duha. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait de cette prière et il a répondu que c’était une innovation. Urwa lui a ensuite demandé combien de fois le Prophète (ﷺ) avait accompli la ‘Umra. Il a répondu : « Quatre fois, dont une au mois de Rajab. » Nous n’avons pas voulu le contredire. Puis nous avons entendu Aisha, la Mère des croyants, se nettoyer les dents avec un siwak dans sa maison. Urwa a dit : « Ô Mère ! Ô Mère des croyants ! N’entends-tu pas ce qu’Abu ‘Abdur Rahman dit ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » Urwa a dit : « Il dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a fait quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Aisha a répondu : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu ‘Abdur Rahman ! Le Prophète (ﷺ) n’a jamais fait de ‘Umra sans qu’il soit avec lui, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°1776
Rapporté par Mujahid : Urwa bin Az-Zubair et moi sommes entrés dans la mosquée et avons vu ‘Abdullah bin ‘Umar assis près de la maison de Aisha, et certaines personnes faisaient la prière du Duha. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait de cette prière et il a répondu que c’était une innovation. Urwa lui a ensuite demandé combien de fois le Prophète (ﷺ) avait accompli la ‘Umra. Il a répondu : « Quatre fois, dont une au mois de Rajab. » Nous n’avons pas voulu le contredire. Puis nous avons entendu Aisha, la Mère des croyants, se nettoyer les dents avec un siwak dans sa maison. Urwa a dit : « Ô Mère ! Ô Mère des croyants ! N’entends-tu pas ce qu’Abu ‘Abdur Rahman dit ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » Urwa a dit : « Il dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a fait quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Aisha a répondu : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu ‘Abdur Rahman ! Le Prophète (ﷺ) n’a jamais fait de ‘Umra sans qu’il soit avec lui, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°1783
Rapporté par Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) peu avant l’apparition du croissant du mois de Dhi-l-Hijja et il nous a dit : « Celui qui veut entrer en état d’Ihram pour le Hajj peut le faire ; et celui qui veut entrer en état d’Ihram pour la ‘Umra peut le faire. Si je n’avais pas amené l’animal à sacrifier avec moi, j’aurais pris l’Ihram pour la ‘Umra. » (Aisha ajoute :) Certains d’entre nous ont pris l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj. J’étais parmi ceux qui ont pris l’Ihram pour la ‘Umra. Le jour de ‘Arafat est arrivé et j’étais encore indisposée. J’ai fait part de mon problème au Prophète (ﷺ) et il m’a dit : « Abandonne ta ‘Umra, défais et peigne tes cheveux, et prends l’Ihram pour le Hajj. » La nuit de Hasba, il a envoyé ‘Abdur Rahman avec moi à at-Tan‘im et j’ai pris l’Ihram pour la ‘Umra (et je l’ai accomplie) à la place de celle que j’avais manquée
- Sahih al-Bukhari, n°1784
Rapporté par ‘Amr bin Aus : ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakr m’a raconté que le Prophète (ﷺ) lui avait ordonné de faire monter Aisha derrière lui et de lui faire accomplir la ‘Umra depuis at-Tan‘im
- Sahih al-Bukhari, n°1785
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont pris l’Ihram pour le Hajj, et seuls le Prophète (ﷺ) et Talha avaient l’animal à sacrifier avec eux. ‘Ali est venu du Yémen avec un animal à sacrifier. Il (‘Ali) a dit : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que celle du Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de transformer leur intention d’Ihram en celle de la ‘Umra, de faire le Tawaf de la Ka‘ba (et entre Safa et Marwa), de se couper les cheveux puis de sortir de l’Ihram, sauf ceux qui avaient l’animal à sacrifier. Ils ont demandé : « Allons-nous à Mina alors que certains d’entre nous auront eu des relations avec leurs femmes si nous sortons de l’Ihram ? » Le Prophète a entendu cela et a dit : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené l’animal à sacrifier. Si je ne l’avais pas avec moi, je serais sorti de l’Ihram. » Aisha a eu ses règles et a accompli toutes les cérémonies (du Hajj) sauf le Tawaf. Quand elle est devenue pure et qu’elle a fait le Tawaf de la Ka‘ba, elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vous (les gens) repartez avec le Hajj et la ‘Umra, et moi seulement avec le Hajj ! » Alors, il a ordonné à ‘Abdur Rahman bin Abu Bakr de l’emmener à at-Tan‘im. Ainsi, elle a accompli la ‘Umra après le Hajj, au mois de Dhi-l-Hijja. Suraqa bin Malik bin Ju’sham a rencontré le Prophète (ﷺ) à Al-‘Aqaba (Jamrat-ul ‘Aqaba) pendant qu’il y jetait les cailloux et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce permis seulement pour toi ? » Le Prophète a répondu : « Non, c’est pour toujours (c’est-à-dire que tous les musulmans peuvent faire la ‘Umra avant le Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°1786
Rapporté par Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) peu avant l’apparition du croissant de Dhi-l-Hijja et il a dit : « Celui qui veut prendre l’Ihram pour la ‘Umra peut le faire, et celui qui veut prendre l’Ihram pour le Hajj peut le faire. Si je n’avais pas amené l’animal à sacrifier, j’aurais pris l’Ihram pour la ‘Umra. » Certains ont pris l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj. J’étais parmi ceux qui ont pris l’Ihram pour la ‘Umra. J’ai eu mes règles avant d’entrer à La Mecque et j’étais encore indisposée le jour de ‘Arafat. J’ai expliqué cela au Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : « Abandonne ta ‘Umra, défais et peigne tes cheveux, et prends l’Ihram pour le Hajj. » J’ai fait ainsi. La nuit de Hasba (le jour du départ de Mina), le Prophète (ﷺ) a envoyé ‘Abdur Rahman avec moi à at-Tan‘im. Le narrateur ajoute : ‘Abdur Rahman l’a fait monter derrière lui. Et elle a pris l’Ihram pour la ‘Umra à la place de celle qu’elle avait abandonnée. Aisha a terminé son Hajj et sa ‘Umra, et aucun sacrifice, aumône ou jeûne ne lui était obligatoire
- Sahih al-Bukhari, n°1788
Rapporté par Aisha : Nous sommes partis en prenant l’Ihram pour le Hajj pendant les mois du Hajj, en nous dirigeant vers les lieux sacrés du Hajj. Nous nous sommes arrêtés à Sarif et le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Celui qui n’a pas l’animal à sacrifier et qui veut transformer son Hajj en ‘Umra, qu’il le fasse, mais celui qui a l’animal à sacrifier ne doit pas le faire. » Le Prophète (ﷺ) et certains de ses compagnons riches avaient l’animal à sacrifier, donc ils ne sont pas sortis de l’Ihram après la ‘Umra. Le Prophète (ﷺ) est venu me voir alors que je pleurais. Il m’a demandé pourquoi. J’ai répondu : « J’ai entendu ce que tu as dit à tes compagnons et je ne peux pas faire la ‘Umra. » Il m’a demandé : « Qu’as-tu ? » J’ai répondu : « Je ne prie pas. » Il a dit : « Il n’y a pas de mal, car tu es une des filles d’Adam et cela arrive à toutes. Tu dois donc accomplir le Hajj et j’espère qu’Allah te permettra aussi de faire la ‘Umra. » J’ai continué jusqu’à ce que nous quittions Mina et nous sommes arrêtés à Al-Mahassab. Le Prophète (ﷺ) a appelé ‘Abdur Rahman et lui a dit : « Sors du sanctuaire avec ta sœur et qu’elle prenne l’Ihram pour la ‘Umra, et après que vous ayez terminé le Tawaf, je vous attendrai ici. » Nous sommes revenus à minuit et le Prophète (ﷺ) nous a demandé : « Avez-vous terminé ? » J’ai répondu oui. Il a alors annoncé le départ et les gens se sont préparés à partir, certains ayant fait le Tawaf de la Ka‘ba avant la prière du matin, puis le Prophète (ﷺ) est parti pour Médine
- Sahih al-Bukhari, n°1814
Rapporté par ‘Abdur-Rahman ibn Abu Layla : Ka‘b ibn ‘Ujra a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Peut-être que les poux t’ont causé des soucis ? » Ka‘b répondit : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Fais-toi raser la tête, puis jeûne trois jours, ou nourris six pauvres, ou sacrifie un mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°1817
Rapporté par ‘Abdur-Rahman ibn Abu Layla : (Rapportant les paroles de Ka‘b ibn ‘Umra) Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu (c’est-à-dire Ka‘b) alors que les poux tombaient sur son visage. Il lui a demandé : « Les poux t’ont-ils causé des soucis ? » Il a répondu oui. Alors, il lui a ordonné de se raser la tête alors qu’il était à Al-Houdaybiya. À ce moment-là, ils n’avaient pas la permission de terminer leur Ihram et espéraient encore entrer à La Mecque. Allah a alors révélé les versets concernant la Fidya. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a ordonné de nourrir six pauvres avec un Faraq de nourriture, ou de sacrifier un mouton, ou de jeûner trois jours
- Sahih al-Bukhari, n°1859
Rapporté par Al-Ju'aid bin `Abdur-Rahman : J'ai entendu `Umar bin `Abdul `Aziz raconter à propos d'As-Sa'ib bin Yazid qu'il avait accompli le Hajj (alors qu'il était porté) avec les affaires du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°1860
Rapporté par le grand-père d'Ibrahim : Lors de son dernier Hajj, 'Umar (ra) a permis aux épouses du Prophète (ﷺ) d'accomplir le Hajj et il a envoyé avec elles 'Uthman bin 'Affan (ra) et 'Abdur-Rahman bin 'Auf (ra) comme accompagnateurs
- Sahih al-Bukhari, n°1931
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur-Rahman : Mon père et moi sommes allés chez `Aisha et elle a dit : « Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) se levait parfois le matin en état de Janaba après un rapport sexuel, pas à cause d’un rêve, puis il jeûnait ce jour-là. » Ensuite, il est allé voir Um Salama et elle a raconté la même chose
- Sahih al-Bukhari, n°1932
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur-Rahman : Mon père et moi sommes allés chez `Aisha et elle a dit : « Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) se levait parfois le matin en état de Janaba après un rapport sexuel, pas à cause d’un rêve, puis il jeûnait ce jour-là. » Ensuite, il est allé voir Um Salama et elle a raconté la même chose
- Sahih al-Bukhari, n°2003
Rapporté par Humaid bin `Abdur Rahman : Il a entendu Muawiya bin Abi Sufyan, le jour de ‘Achoura, l’année où il a fait le Hajj, dire sur le minbar : « Ô gens de Médine ! Où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah dire : ‘C’est le jour de ‘Achoura. Allah ne vous a pas imposé de jeûner ce jour-là, mais moi je jeûne. Vous avez le choix : jeûnez ou ne jeûnez pas ce jour-là.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2010
Rapporté par Abdur Rahman bin 'Abdul Qari : « Une nuit de Ramadan, je suis sorti avec ‘Umar bin Al-Khattab à la mosquée et j’ai trouvé les gens en train de prier en petits groupes. Un homme priait seul, ou un autre priait avec un petit groupe derrière lui. Alors, ‘Umar a dit : ‘À mon avis, il vaudrait mieux rassembler ces gens derrière un seul réciteur (c’est-à-dire prier en groupe !)’ Il a donc décidé de les réunir derrière Ubay bin Ka’b. Une autre nuit, j’y suis retourné avec lui et les gens priaient derrière leur réciteur. À cela, ‘Umar a dit : ‘Quelle belle innovation (Bid’a) c’est ! Mais la prière qu’ils ne font pas, parce qu’ils dorment à ce moment-là, est meilleure que celle qu’ils font maintenant.’ Il voulait parler de la prière dans la dernière partie de la nuit. (À cette époque), les gens priaient au début de la nuit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2013
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur Rahman : Il a demandé à `Aisha : « Comment était la prière du Messager d’Allah (ﷺ) pendant le Ramadan ? » Elle a répondu : « Il ne priait jamais plus de onze rak`at pendant le Ramadan ou dans un autre mois. Il priait quatre rak`at — leur beauté et leur longueur sont remarquables — puis il priait encore quatre — leur beauté et leur longueur sont remarquables — puis il priait trois rak`at (witr). » Elle a ajouté : « J’ai demandé : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que tu dors avant de prier le witr ?” Il a répondu : “Ô `Aisha ! Mes yeux dorment mais mon cœur ne dort pas.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2036
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur-Rahman : J’ai demandé à Abu Sa`id Al-Khudri : « As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ parler de la Nuit du Destin ? » Il a répondu oui et a dit : « Un jour, nous faisions l’I`tikaf avec le Messager d’Allah ﷺ pendant les dix jours du milieu du Ramadan et nous sommes sortis le matin du vingtième. Le Messager d’Allah ﷺ a fait un sermon le 20 (du Ramadan) et a dit : “J’ai été informé (en rêve) de la date de la Nuit du Destin, mais je l’ai oubliée. Cherchez-la donc pendant les nuits impaires des dix dernières nuits du mois de Ramadan. Je me suis vu en train de me prosterner dans la boue et l’eau cette nuit-là (comme signe de la Nuit du Destin). Donc, ceux qui étaient en I`tikaf avec le Messager d’Allah ﷺ doivent revenir pour cela.” Les gens sont donc retournés à la mosquée pour l’I`tikaf. Il n’y avait aucun nuage dans le ciel, mais soudain un nuage est arrivé et il a plu. Puis la prière a été établie et le Messager d’Allah ﷺ s’est prosterné dans la boue et l’eau, et j’ai vu de la boue sur le front et le nez du Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°2041
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman, de la part de `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ faisait l’I`tikaf chaque année pendant le mois de Ramadan. Après la prière du matin, il entrait dans le lieu de son I`tikaf. `Aisha lui a demandé la permission de faire l’I`tikaf et il a accepté, alors elle a monté une tente dans la mosquée. Quand Hafsa l’a appris, elle a aussi monté une tente pour elle-même, et quand Zaynab l’a su, elle a également installé une autre tente. Le matin, quand le Messager d’Allah ﷺ a fini la prière du matin, il a vu quatre tentes et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » On l’a informé. Il a alors dit : « Qu’est-ce qui les a poussées à faire cela ? Est-ce de la piété ? Enlevez les tentes, je ne veux pas les voir. » Les tentes ont donc été retirées. Le Prophète ﷺ n’a pas fait l’I`tikaf cette année-là pendant le Ramadan, mais il l’a fait pendant les dix derniers jours de Shawwal
- Sahih al-Bukhari, n°2045
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman, de la part de `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ a mentionné qu’il ferait l’I`tikaf pendant les dix derniers jours du Ramadan. `Aisha lui a demandé la permission de faire l’I`tikaf et il l’a autorisée. Hafsa a demandé à `Aisha de demander la permission pour elle aussi, et elle l’a fait. Quand Zaynab bint Jahsh a vu cela, elle a demandé qu’on lui installe une tente, ce qui a été fait. Le Messager d’Allah ﷺ allait dans sa tente après la prière. Il a donc vu les tentes et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » On lui a dit que c’étaient les tentes d’Aisha, Hafsa et Zaynab. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Est-ce pour la piété qu’elles ont fait cela ? Je ne vais pas faire l’I`tikaf. » Il est donc rentré chez lui. Quand le mois du jeûne a pris fin, il a fait l’I`tikaf pendant dix jours dans le mois de Shawwal
- Sahih al-Bukhari, n°2048
Rapporté par Ibrahim bin Sa`d, de la part de son père et de son grand-père : `Abdur Rahman bin `Auf a dit : « Quand nous sommes arrivés à Médine en tant qu’émigrés, le Messager d’Allah ﷺ a établi un lien de fraternité entre moi et Sa`d bin Ar-Rabi`. Sa`d bin Ar-Rabi` m’a dit : ‘Je suis le plus riche des Ansar, je vais te donner la moitié de mes biens et tu peux regarder mes deux femmes et choisir celle que tu veux, je la divorcerai, et quand elle aura terminé sa période d’attente, tu pourras l’épouser.’ `Abdur-Rahman a répondu : ‘Je n’ai pas besoin de tout cela. Y a-t-il un marché où l’on fait du commerce ?’ Il a répondu : ‘Le marché de Qaynuqa.’ `Abdur-Rahman s’y est rendu le lendemain et a rapporté du lait caillé et du beurre, puis il a continué à y aller régulièrement. Quelques jours plus tard, `Abdur-Rahman est revenu avec des traces de parfum jaune sur lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé s’il s’était marié. Il a répondu oui. Le Prophète ﷺ a dit : ‘Avec qui t’es-tu marié ?’ Il a répondu : ‘Avec une femme des Ansar.’ Puis le Prophète ﷺ a demandé : ‘Combien lui as-tu donné ?’ Il a répondu : ‘Un morceau d’or équivalent au poids d’un noyau de datte (ou un noyau de datte en or) !’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2049
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé à Médine, le Prophète ﷺ a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi al-Ansari. Sa`d était un homme riche, alors il a dit à `Abdur-Rahman : « Je vais te donner la moitié de mes biens et t’aider à te marier. » `Abdur-Rahman lui a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens. Montre-moi le marché. » `Abdur-Rahman n’est pas revenu du marché sans avoir gagné du lait caillé et du beurre (en faisant du commerce). Il a rapporté cela chez lui. Nous sommes restés ainsi quelque temps (ou aussi longtemps qu’Allah l’a voulu), puis `Abdur-Rahman est revenu parfumé avec une odeur jaune. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Le Prophète ﷺ a demandé : « Qu’as-tu donné comme dot ? » Il a répondu : « Un morceau d’or ou un noyau de datte en or. » Le Prophète ﷺ lui a dit : « Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°2182
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abu Bakra : Son père a dit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit la vente d’or contre de l’or et d’argent contre de l’argent sauf si c’est du même poids, et il nous a permis de vendre de l’or contre de l’argent et inversement comme nous le voulions. »
- Sahih al-Bukhari, n°2216
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abu Bakr : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lorsqu’un païen grand, aux cheveux longs et emmêlés, est venu en conduisant ses moutons. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Ces moutons sont-ils à vendre ou sont-ce des cadeaux ? » Le païen a répondu : « Ils sont à vendre. » Le Prophète (ﷺ) lui a alors acheté un mouton
- Sahih al-Bukhari, n°2219
Rapporté par Sa`d, dont le père a dit : `Abdur-Rahman bin `Auf a dit à Suhaib : « Crains Allah et ne t’attribue pas à quelqu’un d’autre que ton père. » Suhaib a répondu : « Je ne voudrais pas dire cela même si on me donnait beaucoup d’argent, mais je dis que j’ai été enlevé quand j’étais enfant. »
- Sahih al-Bukhari, n°2244
Rapporté par Muhammad bin Al-Mujalid : `Abdullah bin Shaddad et Abu Burda m'ont envoyé voir `Abdullah bin Abi `Aufa et m'ont demandé de lui demander si, du temps du Prophète (ﷺ), les gens payaient à l'avance pour du blé (à livrer plus tard). `Abdullah a répondu : « Nous payions à l'avance aux paysans du Sham pour du blé, de l'orge et de l'huile d'olive, en quantité connue, à livrer à une période déterminée. » Je lui ai demandé : « Est-ce que le paiement était fait à ceux qui avaient déjà les produits à livrer ? » `Abdullah bin `Aufa a répondu : « Nous ne leur demandions pas cela. » Ensuite, ils m'ont envoyé voir `Abdur Rahman bin Abza et je l'ai interrogé. Il a répondu : « Les compagnons du Prophète (ﷺ) pratiquaient le Salam du vivant du Prophète ; et nous ne leur demandions pas s'ils avaient les récoltes ou non. »
- Sahih al-Bukhari, n°2254
Rapporté par Muhammad bin Abi Al-Mujalid : Abu Burda et `Abdullah bin Shaddad m’ont envoyé auprès de `Abdur Rahman bin Abza et `Abdullah bin Abi `Aufa pour leur demander au sujet du Salaf (Salam). Ils ont dit : « Nous recevions du butin de guerre alors que nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ), et quand les paysans du Sham venaient, nous leur payions à l’avance pour du blé, de l’orge et de l’huile à livrer à une date précise. » Je leur ai demandé : « Est-ce que les paysans possédaient déjà les récoltes ? » Ils ont répondu : « Nous ne leur avons jamais posé la question. »
- Sahih al-Bukhari, n°2255
Rapporté par Muhammad bin Abi Al-Mujalid : Abu Burda et `Abdullah bin Shaddad m’ont envoyé auprès de `Abdur Rahman bin Abza et `Abdullah bin Abi `Aufa pour leur demander au sujet du Salaf (Salam). Ils ont dit : « Nous recevions du butin de guerre alors que nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ), et quand les paysans du Sham venaient, nous leur payions à l’avance pour du blé, de l’orge et de l’huile à livrer à une date précise. » Je leur ai demandé : « Est-ce que les paysans possédaient déjà les récoltes ? » Ils ont répondu : « Nous ne leur avons jamais posé la question. »
- Sahih al-Bukhari, n°2293
Rapporté par Anas : `Abdur-Rahman bin `Auf est venu vers nous et le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Rabi
- Sahih al-Bukhari, n°2301
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Auf : J'ai fait rédiger un accord entre moi et Umaiya bin Khalaf selon lequel Umaiya s'occuperait de mes biens (ou de ma famille) à La Mecque et moi des siens à Médine. Quand j'ai mentionné le nom 'Ar-Rahman' dans les documents, Umaiya a dit : « Je ne connais pas 'Ar-Rahman'. Écris-moi ton nom, celui que tu utilisais à l'époque préislamique. » J'ai donc écrit mon nom '`Abdu `Amr'. Le jour (de la bataille) de Badr, quand tout le monde s'est endormi, je suis monté sur la colline pour le protéger. Bilal l'a vu (c'est-à-dire Umaiya) et est allé vers un groupe d'Ansar en disant : « Voici Umaiya bin Khalaf ! Malheur à moi s'il s'échappe ! » Un groupe d'Ansar est donc parti avec Bilal pour nous suivre (`Abdur-Rahman et Umaiya). Craignant qu'ils ne nous attrapent, j'ai laissé le fils d'Umaiya pour les occuper, mais les Ansar ont tué le fils et ont continué à nous poursuivre. Umaiya était un homme corpulent, et quand ils se sont approchés de nous, je lui ai dit de s'agenouiller, il s'est agenouillé, et je me suis allongé sur lui pour le protéger, mais les Ansar l'ont tué en passant leurs épées sous moi, et l'un d'eux m'a blessé au pied avec son épée. (Le sous-narrateur a dit : « `Abdur-Rahman nous montrait la trace de la blessure à l'arrière de son pied. »)
- Sahih al-Bukhari, n°2356
Rapporté par `Abdullah (bin Mas`ud) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure faussement pour priver quelqu’un de ses biens rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » Allah a révélé : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit… » (3.77). Al-Ashath est venu (là où `Abdullah racontait) et a dit : « Qu’a dit Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) ? Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain d’un cousin. Le Prophète (ﷺ) m’a demandé d’apporter des témoins pour confirmer ma réclamation. J’ai dit : ‘Je n’ai pas de témoins.’ Il a dit : ‘Alors, que le défendeur prête serment.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il va jurer faussement tout de suite.’ Ensuite, le Prophète (ﷺ) a mentionné ce récit et Allah a révélé le verset pour confirmer ce qu’il avait dit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2357
Rapporté par `Abdullah (bin Mas`ud) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui jure faussement pour priver quelqu’un de ses biens rencontrera Allah alors qu’Il sera en colère contre lui. » Allah a révélé : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit… » (3.77). Al-Ashath est venu (là où `Abdullah racontait) et a dit : « Qu’a dit Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) ? Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain d’un cousin. Le Prophète (ﷺ) m’a demandé d’apporter des témoins pour confirmer ma réclamation. J’ai dit : ‘Je n’ai pas de témoins.’ Il a dit : ‘Alors, que le défendeur prête serment.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il va jurer faussement tout de suite.’ Ensuite, le Prophète (ﷺ) a mentionné ce récit et Allah a révélé le verset pour confirmer ce qu’il avait dit. »
- Sahih al-Bukhari, n°2430
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Hurmuz : Abu Huraira (رضي الله عنه) a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé d’un homme israélite. » (Abu Huraira a ensuite raconté toute l’histoire.) (À la fin du récit, il est mentionné que le créancier) est allé vers la mer, espérant qu’un bateau lui aurait apporté son argent. Soudain, il a vu un morceau de bois et l’a emporté chez lui pour en faire du bois de chauffage. En le sciant, il a trouvé son argent et une lettre à l’intérieur. [Voir le hadith n°2291 pour les détails]
- Sahih al-Bukhari, n°2564
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : Barirah est allée voir Aisha, la mère des croyants, pour lui demander de l’aide pour son affranchissement. Aisha lui a dit : « Si tes maîtres acceptent, je leur paierai ton prix en une fois et je t’affranchirai. » Barirah a transmis cette offre à ses maîtres, mais ils ont refusé de la vendre sauf si le Wala’ était pour eux. `Aisha en a parlé au Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : « Achète-la et affranchis-la, car le Wala’ est pour celui qui libère. »
- Sahih al-Bukhari, n°2578
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Je voulais acheter Barirah mais ses maîtres ont exigé que son Wala leur revienne. Quand le Prophète en a été informé, il m’a dit : « Achète-la et libère-la, car le Wala’ revient à celui qui libère. » Un jour, Barirah a reçu de la viande, et le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » J’ai répondu : « C’est une aumône donnée à Barirah. » Il a dit : « C’est une Sadaqa pour elle, mais un cadeau pour nous. » Barirah a eu le choix (de rester avec son mari ou de le quitter). `Abdur-Rahman (un sous-narrateur) s’est demandé : « Son mari était-il esclave ou homme libre ? » Shu`ba (un autre sous-narrateur) a dit : « J’ai demandé à `Abdur-Rahman si son mari était esclave ou libre. Il a répondu qu’il ne savait pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°2618
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abu Bakr : Nous étions cent trente personnes accompagnant le Prophète (ﷺ) qui nous a demandé si l’un de nous avait de la nourriture. Un homme avait environ un Sa de blé mélangé avec de l’eau. Un païen très grand est arrivé en conduisant des moutons. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Veux-tu nous vendre (un mouton) ou nous l’offrir ? » Il a répondu : « Je vous le vends. » Le Prophète (ﷺ) a acheté un mouton qui a été abattu. Le Prophète a demandé que son foie et d’autres abats soient rôtis. Par Allah, le Prophète (ﷺ) a donné à chacun des cent trente une part de cela ; il a donné à tous ceux qui étaient présents et a gardé la part de ceux qui étaient absents. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a mis la viande dans deux grands plats et tout le monde a mangé à sa faim, et il en restait encore dans les deux plats qui ont été portés sur le chameau (ou quelque chose de similaire)
- Sahih al-Bukhari, n°2639
Rapporté par Aisha : La femme de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « J’étais la femme de Rifa`a, mais il m’a divorcée définitivement. Ensuite, j’ai épousé `Abdur-Rahman bin Az-Zubair, mais il est impuissant. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Veux-tu te remarier avec Rifa`a ? Tu ne peux pas, à moins d’avoir eu une relation complète avec ton mari actuel. » Abu Bakr était assis avec le Messager d’Allah (ﷺ) et Khalid bin Sa`id bin Al-`As attendait à la porte pour entrer. Il a dit : « Ô Abu Bakr ! Entends-tu ce que cette femme raconte ouvertement devant le Prophète (ﷺ) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°2646
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : `Aisha, la femme du Prophète (ﷺ), a raconté à son oncle qu’une fois, alors que le Prophète (ﷺ) était chez elle, elle a entendu un homme demander la permission d’entrer chez Hafsa. `Aisha a dit : « J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je pense que cet homme est l’oncle de lait de Hafsa.’ » `Aisha a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il y a un homme qui demande la permission d’entrer chez toi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Je pense que c’est l’oncle de lait de Hafsa. » `Aisha a dit : « Si untel (c’est-à-dire mon oncle de lait) était vivant, aurait-il le droit de me rendre visite ? » Le Prophète d’Allah a dit : « Oui, car les liens d’allaitement sont comme les liens de sang (pour le mariage). »
- Sahih al-Bukhari, n°2669
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah (bin Mas`ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier injustement un bien, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. Allah a confirmé cela dans Sa Révélation : “Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux.” (3.77) Al-Ash’ath bin Qais est venu nous voir et a demandé : “Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) vous raconte ?” Nous lui avons dit ce qu’il nous rapportait. Il a dit : “Il dit la vérité ; ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un différend avec un homme, et l’affaire a été portée devant le Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : ‘Présente deux témoins, sinon le défendeur devra prêter serment.’ J’ai dit : ‘Le défendeur prêtera sûrement un faux serment sans scrupule.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’autrui, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera.’ Ensuite, Allah a révélé la confirmation de cela.” Al-Ash’ath a alors récité le verset mentionné
- Sahih al-Bukhari, n°2670
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah (bin Mas`ud) a dit : « Celui qui prête un faux serment pour s’approprier injustement un bien, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera. Allah a confirmé cela dans Sa Révélation : “Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… auront un châtiment douloureux.” (3.77) Al-Ash’ath bin Qais est venu nous voir et a demandé : “Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman (c’est-à-dire `Abdullah) vous raconte ?” Nous lui avons dit ce qu’il nous rapportait. Il a dit : “Il dit la vérité ; ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un différend avec un homme, et l’affaire a été portée devant le Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : ‘Présente deux témoins, sinon le défendeur devra prêter serment.’ J’ai dit : ‘Le défendeur prêtera sûrement un faux serment sans scrupule.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Celui qui prête un faux serment pour s’approprier le bien d’autrui, Allah sera en colère contre lui lorsqu’il Le rencontrera.’ Ensuite, Allah a révélé la confirmation de cela.” Al-Ash’ath a alors récité le verset mentionné
- Sahih al-Bukhari, n°2704
Rapporté par Al-Hasan Al-Basri : Par Allah, Al-Hasan bin `Ali a mené de grandes armées comme des montagnes contre Muawiya. `Amr bin Al-As a dit (à Muawiya) : « Je vois vraiment des armées qui ne reculeront pas avant d’avoir tué leurs adversaires. » Muawiya, qui était vraiment le meilleur des deux hommes, lui a répondu : « Ô `Amr ! Si ceux-ci tuent ceux-là et ceux-là tuent ceux-ci, qui restera avec moi pour s’occuper des affaires du peuple, qui restera avec moi pour leurs femmes, qui restera avec moi pour leurs enfants ? » Muawiya a alors envoyé deux hommes Qurayshites de la tribu de `Abd-i-Shams, appelés `Abdur Rahman bin Sumura et `Abdullah bin 'Amir bin Kuraiz, vers Al-Hasan en leur disant : « Allez voir cet homme (Al-Hasan) et négociez la paix avec lui, discutez et persuadez-le. » Ils sont donc allés voir Al-Hasan, ont discuté et l’ont convaincu d’accepter la paix. Al-Hasan a dit : « Nous, les descendants de `Abdul Muttalib, avons de la richesse et les gens se sont livrés à la violence et à la corruption (et seul l’argent les calmera). » Ils ont dit à Al-Hasan : « Muawiya t’offre ceci et cela, et il te demande d’accepter la paix. » Al-Hasan leur a dit : « Mais qui sera responsable de ce que vous avez dit ? » Ils ont répondu : « Nous en serons responsables. » Ainsi, tout ce qu’Al-Hasan demandait, ils disaient : « Nous en serons responsables pour toi. » Al-Hasan a donc conclu un traité de paix avec Muawiya. Al-Hasan (Al-Basri) a dit : J’ai entendu Abu Bakr dire : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) sur la chaire et Al-Hasan bin `Ali était à ses côtés. Le Prophète (ﷺ) regardait tantôt les gens, tantôt Al-Hasan bin `Ali, en disant : ‘Ce fils à moi est un chef, et qu’Allah fasse la paix entre deux grands groupes de musulmans grâce à lui.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2778
Rapporté par Abu 'Abdur-Rahman : Quand 'Uthman (رضي الله عنه) a été assiégé (par les rebelles), il les a regardés d’en haut et a dit : « Je vous demande par Allah, je ne demande qu’aux compagnons du Prophète (ﷺ), ne savez-vous pas que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Celui qui achètera et creusera le puits de Ruma aura droit au Paradis’, et je l’ai acheté et creusé ? Ne savez-vous pas qu’il a dit : ‘Celui qui équipera l’armée de la difficulté (c’est-à-dire l’expédition de Tabuk) aura droit au Paradis’, et je l’ai équipée ? » Ils ont confirmé ce qu’il disait. Quand `Umar a créé sa fondation pieuse, il a dit : « Son gestionnaire peut en manger. » La gestion de la fondation peut être assurée par le fondateur lui-même ou par une autre personne, les deux sont permis
- Sahih al-Bukhari, n°2811
Rapporté par Abu `Abs (qui est `Abdur-Rahman bin Jabir) : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Toute personne dont les deux pieds sont couverts de poussière dans la cause d'Allah ne sera pas touchée par le feu (de l'Enfer)
- Sahih al-Bukhari, n°2824
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : J’étais en compagnie de Talha bin 'Ubaidullah, Sa`d, Al-Miqdad bin Al-Aswad et `Abdur Rahman bin `Auf et je n’ai entendu aucun d’eux rapporter quoi que ce soit du Messager d’Allah (ﷺ), sauf Talha qui parlait du jour de la bataille d’Uhud
- Sahih al-Bukhari, n°2919
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a permis à `Abdur-Rahman bin `Auf et à Az-Zubair de porter des chemises en soie parce qu’ils avaient une maladie de peau qui provoquait des démangeaisons
- Sahih al-Bukhari, n°2920
Rapporté par Anas : Comme ci-dessus. Rapporté par Anas : `Abdur Rahman bin `Auf et Az-Zubair se sont plaints au Prophète (ﷺ) à cause des poux (qui leur causaient des démangeaisons), alors il leur a permis de porter des vêtements en soie. Je les ai vus porter ces vêtements lors d’une expédition
- Sahih al-Bukhari, n°2921
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a permis à `Abdur-Rahman bin `Auf et à Az-Zubair bin Al-`Awwam de porter de la soie
- Sahih al-Bukhari, n°2922
Rapporté par Anas : (Le port de la soie) leur a été permis (à `Abdur-Rahman et Az-Zubair) à cause des démangeaisons dont ils souffraient
- Sahih al-Bukhari, n°2984
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tes compagnons rentrent avec la récompense du Hajj et de la ‘Umra, alors que je ne reviens qu’avec celle du Hajj. » Il lui a dit : « Va, et que ‘Abdur-Rahman (ton frère) te fasse monter derrière lui (sur l’animal). » Il a donc ordonné à ‘Abdur-Rahman de lui faire accomplir la ‘Umra depuis Al-Tan`im. Puis le Prophète (ﷺ) l’a attendue dans la partie haute de La Mecque jusqu’à son retour
- Sahih al-Bukhari, n°2985
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Bakr As-Siddiq : Le Prophète (ﷺ) m’a ordonné de faire monter Aisha derrière moi (sur l’animal) et de lui faire accomplir la ‘Umra depuis at-Tan`im
- Sahih al-Bukhari, n°3041
Rapporté par Salama : Je suis sorti de Médine en direction d’Al-Ghaba. Quand je suis arrivé au passage de montagne d’Al-Ghaba, un esclave de `Abdur-Rahman bin `Auf m’a rencontré. Je lui ai dit : « Malheur à toi ! Qu’est-ce qui t’amène ici ? » Il a répondu : « Les chamelles du Prophète (ﷺ) ont été emmenées. » J’ai demandé : « Qui les a prises ? » Il a dit : « Ghatafan et Fazara. » Alors j’ai crié trois fois : « Ô Sabaha-h ! Ô Sabaha-h ! » si fort que tout le monde entre les deux montagnes de Médine m’a entendu. Ensuite, j’ai couru jusqu’à les rattraper après qu’ils aient pris les chamelles. J’ai commencé à leur lancer des flèches en disant : « Je suis le fils d’Al-Akwa`, et aujourd’hui, malheur aux gens mauvais ! » J’ai ainsi sauvé les chamelles avant que les voleurs ne puissent boire de l’eau. Quand je suis revenu avec les chamelles, le Prophète (ﷺ) m’a rencontré. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), ces gens ont soif et je les ai empêchés de boire, alors envoie des gens pour les poursuivre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô fils d’Al-Akwa`, tu as pris le dessus, alors pardonne-leur. (De toute façon) ils sont maintenant accueillis par leur tribu. »
- Sahih al-Bukhari, n°3053
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : « Jeudi ! Quel événement a eu lieu ce jeudi ! » Puis il s’est mis à pleurer jusqu’à ce que ses larmes mouillent le sol. Il a dit : « Ce jeudi, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravée et il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire afin que je puisse vous laisser un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.” Les personnes présentes se sont disputées à ce sujet, alors qu’il ne faut pas se disputer devant un prophète. Ils ont dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est très malade.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Laissez-moi, car l’état dans lequel je me trouve est meilleur que ce à quoi vous m’appelez.” Sur son lit de mort, le Prophète (ﷺ) a donné trois instructions : “Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, respectez et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire.” J’ai oublié la troisième recommandation. » (Ya'qub bin Muhammad a dit : « J’ai demandé à Al-Mughira bin `Abdur-Rahman ce qu’était la péninsule arabique et il a répondu : ‘Elle comprend La Mecque, Médine, Al-Yamama et le Yémen.’ » Ya'qub a ajouté : « Et Al-Arj, le début de Tihama. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3059
Rapporté par Aslam : `Umar bin Al-Khattab nomma un de ses esclaves affranchis, appelé Hunai, responsable du Hima (un pâturage réservé pour les animaux de la Zakat ou d’autres animaux désignés). Il lui dit : « Ô Hunai ! N’opprime pas les musulmans et protège-toi de leurs invocations contre toi, car l’invocation de l’opprimé est exaucée par Allah. Laisse les bergers qui n’ont que quelques chameaux ou quelques moutons faire paître leurs bêtes, mais fais attention à ne pas laisser paître les troupeaux de `Abdur-Rahman bin `Auf et de (`Uthman) bin `Affan, car s’ils perdent leurs bêtes, ils ont leurs fermes et leurs jardins, alors que ceux qui n’ont que quelques chameaux ou moutons, s’ils les perdent, viendront me demander de l’aide en disant : “Ô chef des croyants !” Est-ce que je pourrais les négliger ? Bien sûr que non. Il m’est donc plus facile de leur donner accès à l’eau et à l’herbe que de leur donner de l’or et de l’argent du trésor des musulmans. Par Allah, ces gens pensent que je leur fais du tort. C’est leur terre, ils se sont battus pour elle avant l’islam et ils se sont convertis alors qu’elle était en leur possession. Par Celui qui détient ma vie, si ce n’était pour les animaux que je mets à disposition pour la cause d’Allah, je n’aurais pas transformé ne serait-ce qu’un empan de leur terre en Hima. »
- Sahih al-Bukhari, n°3081
Rapporté par Sa`d bin 'Ubaida : Abu `Abdur-Rahman, qui soutenait `Uthman, a dit à Abu Talha, qui soutenait `Ali : « Je sais parfaitement ce qui a poussé ton chef (`Ali) à verser le sang. Je l’ai entendu dire : Un jour, le Prophète (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair en disant : “Allez à tel endroit, vous y trouverez une femme à qui Hatib a remis une lettre.” Quand nous sommes arrivés à cet endroit, nous avons demandé à la femme de nous remettre la lettre. Elle a dit : “Hatib ne m’a rien donné.” Nous lui avons dit : “Sors la lettre ou nous t’enlèverons tes vêtements.” Alors elle l’a sortie de sa natte. Le Prophète (ﷺ) a alors fait venir Hatib, qui est venu et a dit : “Ne vous précipitez pas pour me juger, car, par Allah, je ne suis pas devenu mécréant, et mon amour pour l’Islam ne fait qu’augmenter. (La raison pour laquelle j’ai écrit cette lettre, c’est qu’aucun de vos compagnons n’a de proches à La Mecque qui s’occupent de leurs familles et de leurs biens, alors que moi, je n’ai personne là-bas. J’ai donc voulu rendre service à ces gens pour qu’ils prennent soin de ma famille et de mes biens.)” Le Prophète (ﷺ) l’a cru. `Umar a dit : “Laisse-moi lui trancher la tête, car il a agi en hypocrite.” Le Prophète (ﷺ) a dit (à `Umar) : “Qui sait, peut-être qu’Allah a regardé les combattants de Badr et leur a dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonné.’” » `Abdur-Rahman a ajouté : « Voilà ce qui l’a encouragé (c’est-à-dire `Ali). »
- Sahih al-Bukhari, n°3094
Rapporté par Malik bin Aus : Alors que j’étais chez moi et que le soleil était déjà haut, il faisait chaud. Soudain, le messager de `Umar bin Al-Khattab est venu me voir et m’a dit : « Le chef des croyants t’appelle. » Je l’ai donc suivi jusqu’à ce que j’entre là où `Umar était assis sur un lit fait de feuilles de palmier sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Je l’ai salué et me suis assis. Il m’a dit : « Ô Malik ! Des gens de ton peuple qui ont une famille sont venus me voir et j’ai ordonné qu’on leur donne un don, alors prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! J’aimerais que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Ô homme ! Prends-le. » Pendant que j’étais assis avec lui, son portier Yarfa’ est arrivé et a dit : « `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d bin Abi Waqqas demandent la permission d’entrer ; puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Un peu plus tard, Yarfa’ est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Alors `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c’est-à-dire `Ali). » Ils avaient un différend concernant les biens de Bani An-Nadir qu’Allah avait donnés à Son Envoyé comme Fai. Le groupe (`Uthman et ses compagnons) a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et mets-les d’accord. » `Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah par Qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (ceux des prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa),” et que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même en disant “nous” ? » Le groupe répondit : « Il l’a dit. » `Umar se tourna alors vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il l’a dit. » `Umar dit alors : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Envoyé une faveur particulière avec une partie de ce Fai (butin) qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » `Umar récita ensuite les versets : « Ce que Allah a accordé comme butin à Son Envoyé (Muhammad) de leur part — pour cela vous n’avez fait aucune expédition ni à cheval ni à chameau ; mais Allah donne le pouvoir à Ses envoyés sur qui Il veut. Et Allah est capable de toute chose. » (9:6) `Umar ajouta : « Ce bien a donc été donné spécialement au Messager d’Allah (ﷺ), mais, par Allah, il n’en a pas pris possession pour lui-même, ni ne s’est favorisé à votre exclusion, mais il vous l’a donné à tous et l’a distribué entre vous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ce bien pour subvenir aux besoins annuels de sa famille et donnait le reste pour la cause d’Allah. Il a fait cela toute sa vie. Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Ils répondirent oui. `Umar dit alors à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » `Umar ajouta : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).” Abu Bakr a donc pris en charge ce bien et l’a géré comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah sait qu’il était sincère, pieux, bien guidé et suivait ce qui est juste. Puis Allah a rappelé Abu Bakr à Lui et je suis devenu le successeur d’Abu Bakr, et j’ai gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, le gérant comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr, et Allah sait que j’ai été sincère, pieux, bien guidé et que j’ai suivi ce qui est juste. Maintenant, vous deux (`Abbas et `Ali) êtes venus me voir avec la même demande ; toi, `Abbas, tu me demandes ta part des biens de ton neveu, et cet homme, `Ali, me demande la part de sa femme dans les biens de son père. Je vous ai dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les biens des prophètes ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa).” Quand j’ai pensé qu’il était juste de vous remettre ce bien, je vous ai dit : “Je suis prêt à vous le remettre si vous acceptez, devant Allah, de le gérer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), comme le faisait Abu Bakr et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge.” Vous avez tous deux dit : “Remets-le-nous,” et je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Puis `Umar se tourna vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Voulez-vous maintenant changer d’avis ? Par Allah, par Qui existent le ciel et la terre, je ne donnerai jamais une autre décision que celle que j’ai déjà donnée. Et si vous n’arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m’en occuperai à votre place. »
- Sahih al-Bukhari, n°3105
Rapporté par `Amra bint `Abdur-Rahman : `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté qu’un jour le Messager d’Allah (ﷺ) était avec elle et elle entendit quelqu’un demander la permission d’entrer dans la maison de Hafsa. Elle dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme demande la permission d’entrer dans ta maison. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Je pense que c’est untel (c’est-à-dire l’oncle de lait de Hafsa). Ce qui est interdit à cause des liens du sang l’est aussi à cause des liens d’allaitement. »
- Sahih al-Bukhari, n°3141
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf : Alors que j’étais dans les rangs le jour de la bataille de Badr, j’ai regardé à ma droite et à ma gauche et j’ai vu deux jeunes garçons Ansar, et j’aurais préféré être entouré de personnes plus fortes. L’un d’eux m’a appelé en disant : « Ô oncle ! Connais-tu Abu Jahl ? » J’ai répondu : « Oui, pourquoi demandes-tu, mon neveu ? » Il a dit : « On m’a dit qu’il insulte le Messager d’Allah (ﷺ). Par Celui qui détient ma vie, si je le vois, mon corps ne quittera pas le sien avant que l’un de nous deux ne meure. » J’ai été étonné par ses paroles. Puis l’autre garçon m’a dit la même chose. Peu après, j’ai vu Abu Jahl marcher parmi les gens. J’ai dit aux garçons : « Regardez, c’est l’homme dont vous parliez. » Ils l’ont alors attaqué tous les deux avec leurs épées et l’ont tué, puis sont allés informer le Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Qui parmi vous l’a tué ? » Chacun d’eux a dit : « C’est moi qui l’ai tué. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Avez-vous nettoyé vos épées ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a alors regardé leurs épées et a dit : « Sans aucun doute, vous l’avez tué tous les deux, et le butin du défunt sera donné à Mu‘adh bin ‘Amr bin Al-Jamuh. » Les deux garçons étaient Mu‘adh bin ‘Afra et Mu‘adh bin ‘Amr bin Al-Jamuh
- Sahih al-Bukhari, n°3156
Rapporté par `Amr bin Dinar : J’étais assis avec Jabir bin Zaid et `Amr bin Aus, et Bajala leur racontait, en l’an 70 de l’Hégire, l’année où Mus`ab bin Az-Zubair était le chef des pèlerins de Bassora. Nous étions assis près des marches du puits de Zamzam et Bajala a dit : « J’étais le secrétaire de Juz bin Muawiya, l’oncle paternel d’Al-Ahnaf. Une lettre est arrivée de `Umar ibn Al-Khattab un an avant sa mort, et on y lisait : ‘Annulez tout mariage contracté chez les mages entre proches parents (c’est-à-dire des mariages considérés comme interdits en Islam, un tel parent étant appelé Dhu-Mahram).’ `Umar ne prélevait pas la jizya sur les mages infidèles jusqu’à ce qu’Abdur-Rahman bin `Auf témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) avait pris la jizya des mages de Hajar. »
- Sahih al-Bukhari, n°3157
Rapporté par `Amr bin Dinar : J’étais assis avec Jabir bin Zaid et `Amr bin Aus, et Bajala leur racontait, en l’an 70 de l’Hégire, l’année où Mus`ab bin Az-Zubair était le chef des pèlerins de Bassora. Nous étions assis près des marches du puits de Zamzam et Bajala a dit : « J’étais le secrétaire de Juz bin Muawiya, l’oncle paternel d’Al-Ahnaf. Une lettre est arrivée de `Umar ibn Al-Khattab un an avant sa mort, et on y lisait : ‘Annulez tout mariage contracté chez les mages entre proches parents (c’est-à-dire des mariages considérés comme interdits en Islam, un tel parent étant appelé Dhu-Mahram).’ `Umar ne prélevait pas la jizya sur les mages infidèles jusqu’à ce qu’Abdur-Rahman bin `Auf témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) avait pris la jizya des mages de Hajar. »
- Sahih al-Bukhari, n°3173
Rapporté par Sahl bin Abi Hathma : `Abdullah bin Sahl et Muhaiyisa bin Mas`ud bin Zaid partirent à Khaybar, dont les habitants avaient un traité de paix avec les musulmans à ce moment-là. Ils se séparèrent, puis Muhaiyisa trouva `Abdullah bin Sahl tué, baignant dans son sang. Il l’enterra et retourna à Médine. `Abdur Rahman bin Sahl, Muhaiyisa et Huwaiuisa, les fils de Mas`ud, vinrent voir le Prophète (ﷺ). `Abdur Rahman voulut parler, mais le Prophète (ﷺ) lui dit : « Que le plus âgé d’entre vous parle. » Comme `Abdur Rahman était le plus jeune, il se tut et les deux autres parlèrent. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si vous jurez sur l’identité du meurtrier, vous aurez le droit de réclamer justice. » Ils dirent : « Comment pourrions-nous jurer alors que nous n’avons pas vu le meurtre ni le meurtrier ? » Le Prophète (ﷺ) dit : « Alors, les Juifs peuvent se disculper en prêtant le serment (Al-Qasama) qu’ils ne sont pas les auteurs du meurtre. » Ils dirent : « Comment pourrions-nous croire au serment d’incroyants ? » Alors, le Prophète (ﷺ) paya lui-même le prix du sang de `Abdullah
- Sahih al-Bukhari, n°3195
Rapporté par Muhammad bin Ibrahim bin Al-Harith : D’après Abu Salama bin `Abdur-Rahman, qui a eu un différend avec des gens à propos d’un terrain et est allé en parler à `Aisha. Elle lui a dit : « Ô Abu Salama, évite ce terrain, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Quiconque prend même une petite portion de terre injustement, son cou sera entouré de cette terre jusqu’à sept terres en profondeur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3296
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Abdullah bin `Abdur-Rahman bin Abi Sasaa Ansari : Abu Sa`id Al-Khudri a dit à son père : « Je vois que tu aimes les moutons et le désert. Donc, quand tu veux faire l’Adhan, élève la voix, car quiconque entendra l’Adhan, qu’il soit humain, djinn ou autre chose, témoignera en ta faveur le Jour de la Résurrection. » Abu Sa`id a ajouté : « J’ai entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°3370
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Laila : Ka`b bin Ujrah m’a rencontré et a dit : « Veux-tu que je t’offre un cadeau que j’ai reçu du Prophète ? » `Abdur-Rahman a répondu : « Oui, donne-le-moi. » J’ai dit : « Nous avons demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment doit-on (demander à Allah de) prier sur toi et les membres de ta famille, car Allah nous a appris comment te saluer (dans la prière) ?’ Il a dit : ‘Dites : Ô Allah ! Accorde Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Ta miséricorde à Abraham et à la famille d’Abraham, car Tu es le Digne de louange, le Glorieux. Ô Allah ! Accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Tes bénédictions à Abraham et à la famille d’Abraham, car Tu es le Digne de louange, le Glorieux.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3468
Rapporté par Humaid bin `Abdur-Rahman : Il a entendu Muawiya bin Abi Sufyan (parler) sur le minbar l’année où il a accompli le Hajj. Il a pris une mèche de cheveux que tenait un serviteur et a dit : « Ô gens de Médine ! Où sont vos savants ? J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire une chose comme celle-ci (c’est-à-dire les faux cheveux) et il disait : Les Israélites ont été détruits quand leurs femmes ont commencé à pratiquer cette habitude (d’utiliser de faux cheveux pour allonger leur chevelure). »
- Sahih al-Bukhari, n°3505
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : `Abdullah bin Az-Zubair était la personne la plus aimée de `Aisha après le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr, et il était aussi le plus dévoué envers elle. `Aisha ne gardait jamais l’argent que lui donnait Allah, mais le dépensait en aumône. (`Abdullah) bin Az-Zubair a dit : « Il faut empêcher `Aisha de faire cela. » (Quand `Aisha a entendu cela), elle a protesté : « On veut m’empêcher de faire cela ? Je jure que je ne parlerai plus jamais à `Abdullah bin Az-Zubair. » Suite à cela, Ibn Az-Zubair a demandé à des gens de Quraish, et surtout aux deux oncles du Messager d’Allah (ﷺ), d’intercéder auprès d’elle, mais elle a refusé de lui parler. Les Zuhriyun, les oncles du Prophète, dont `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin `Abd Yaghuth et Al-Miswar bin Makhrama, lui ont dit : « Quand nous demanderons la permission de lui rendre visite, entre dans sa maison avec nous (sans lui demander la permission). » Il a fait ainsi (et elle a accepté leur intercession). Il lui a envoyé dix esclaves qu’elle a affranchis pour expier son vœu. `Aisha a affranchi encore plus d’esclaves pour la même raison, jusqu’à en libérer quarante. Elle a dit : « J’aurais aimé avoir précisé ce que je devais faire si je ne tenais pas mon vœu, afin de le faire plus facilement. »
- Sahih al-Bukhari, n°3540
Rapporté par Al-Ju'aid bin `Abdur Rahman : J’ai vu As-Sa'ib bin Yazid alors qu’il avait quatre-vingt-quatorze ans, encore très fort et droit. Il a dit : « Je sais que je profite de mon ouïe et de ma vue uniquement grâce à l’invocation du Messager d’Allah. Ma tante m’a emmené vers lui et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon neveu est malade ; veux-tu invoquer Allah pour lui ?” Alors il a invoqué (Allah) pour moi. »
- Sahih al-Bukhari, n°3547
Rapporté par Rabi`a bin Abi `Abdur-Rahman : J’ai entendu Anas bin Malik décrire le Prophète (ﷺ) en disant : « Il avait une taille moyenne parmi les gens, ni grand ni petit ; il avait le teint rosé, ni complètement blanc ni très foncé ; ses cheveux n’étaient ni tout à fait bouclés ni totalement raides. La Révélation lui est venue à quarante ans. Il est resté dix ans à La Mecque à recevoir la Révélation, puis dix ans à Médine. À sa mort, il avait à peine vingt cheveux blancs sur la tête et la barbe. » Rabi`a a dit : « J’ai vu quelques-uns de ses cheveux et ils étaient rouges. Quand j’ai demandé pourquoi, on m’a dit que c’était à cause du parfum. »
- Sahih al-Bukhari, n°3569
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur-Rahman : Il a demandé à `Aisha : « Comment le Messager d'Allah (ﷺ) priait-il pendant le mois de Ramadan ? » Elle a répondu : « Il ne priait jamais plus de onze rak`at, que ce soit pendant le Ramadan ou un autre mois. Il faisait quatre rak`at, et leur beauté et leur longueur étaient remarquables, puis quatre autres rak`at, tout aussi belles et longues. Ensuite, il faisait trois rak`at. J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Vas-tu te coucher avant de faire la prière du witr ? » Il a répondu : « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°3581
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Bakr : Les compagnons de Suffa étaient des gens pauvres. Le Prophète (ﷺ) a dit un jour : « Celui qui a de quoi nourrir deux personnes, qu’il en prenne une troisième (parmi eux), et celui qui a de quoi nourrir quatre personnes, qu’il en prenne une cinquième ou une sixième (ou quelque chose de similaire). » Abou Bakr en a pris trois, tandis que le Prophète (ﷺ) en a pris dix. Abou Bakr, avec trois membres de sa famille (qui étaient moi, mon père et ma mère — le sous-narrateur hésite si `Abdur-Rahman a dit : « ma femme et mon serviteur qui était commun à ma maison et à celle d’Abou Bakr »). Abou Bakr a pris son dîner avec le Prophète (ﷺ) et est resté jusqu’à ce qu’il fasse la prière de l’Isha. Il est rentré et a attendu que le Messager d’Allah (ﷺ) ait pris son dîner. Après une partie de la nuit, il est rentré chez lui. Sa femme lui dit : « Qu’est-ce qui t’a retenu loin de tes invités ? » Il répondit : « Leur as-tu servi le dîner ? » Elle dit : « Ils ont refusé de manger avant que tu ne viennes. On leur a présenté le repas mais ils ont refusé. » Je suis allé me cacher et il a dit : « Ô Ghunthar ! » Il invoqua Allah contre moi pour que mes oreilles soient coupées et me réprimanda. Puis il leur dit : « Mangez, s’il vous plaît ! » et ajouta : « Je ne mangerai pas du repas. » Par Allah, chaque fois que nous prenions une poignée de nourriture, elle augmentait sous la main, plus que la poignée prise, jusqu’à ce que tout le monde soit rassasié ; et la nourriture restante était plus abondante qu’au départ. Abou Bakr vit que la nourriture était autant, voire plus, qu’au début. Il appela sa femme : « Ô sœur de Bani Firas ! » Elle répondit : « Ô joie de mes yeux ! La nourriture a triplé de quantité. » Abou Bakr se mit alors à en manger et dit : « (Mon serment de ne pas manger) était à cause de Sa all. » Il en prit une poignée et porta le reste au Prophète. Cette nourriture resta avec le Prophète (ﷺ). Il y avait un traité entre nous et des gens, et quand ce traité prit fin, il nous divisa en douze groupes, chacun dirigé par un homme. Allah sait combien d’hommes étaient sous la direction de chaque chef. Quoi qu’il en soit, le Prophète (ﷺ) envoya un chef avec chaque groupe. Et tous mangèrent de ce repas
- Sahih al-Bukhari, n°3627
Rapporté par Sa`id bin Jubair, au sujet d’Ibn `Abbas : `Umar bin Al-Khattab traitait Ibn `Abbas avec beaucoup de faveur. `Abdur Rahman bin `Auf lui a dit : « Nous avons aussi des fils qui lui sont égaux (mais tu lui accordes une préférence). » `Umar a répondu : « C’est à cause de sa connaissance. » Puis `Umar a demandé à Ibn `Abbas l’interprétation du verset : « Quand vient le secours d’Allah et la victoire (de La Mecque) » (110.1). Ibn `Abbas a dit : « Cela annonçait la mort du Messager d’Allah (ﷺ), qu’Allah lui avait annoncée. » `Umar a dit : « Je ne comprends de ce verset que ce que tu comprends. »
- Sahih al-Bukhari, n°3696
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et ‘Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth m’ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ‘Uthman au sujet de son frère Al-Walid, puisque les gens en parlent beaucoup ? » Je suis donc allé voir ‘Uthman et, alors qu’il sortait pour la prière, je lui ai dit : « J’ai quelque chose à te dire, c’est un conseil pour toi. » ‘Uthman a dit : « Ô homme, de ta part. » (‘Umar a dit : Je crois qu’il a dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi. ») Je les ai donc quittés et suis parti. Ensuite, le messager de ‘Uthman est venu et je suis allé le voir (‘Uthman). ‘Uthman a demandé : « Quel est ton conseil ? » J’ai répondu : « Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre (le Coran) ; tu faisais partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, tu as participé aux deux émigrations (vers l’Éthiopie et Médine) et tu as connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et vu sa conduite. Les gens parlent beaucoup d’Al-Walid. » ‘Uthman a dit : « As-tu reçu ce savoir directement du Messager d’Allah (ﷺ) ? » J’ai dit : « Non, mais son savoir m’est parvenu, et même une jeune fille recluse l’a entendu. » ‘Uthman a dit : « Ensuite, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité, j’ai fait partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, j’ai cru en tout ce qu’il a apporté, j’ai participé aux deux émigrations, comme tu l’as dit, et j’ai connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et lui ai prêté allégeance. Par Allah ! Je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui. J’ai agi de même avec Abu Bakr, puis avec ‘Umar, et ensuite j’ai été nommé calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits qu’eux ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Alors pourquoi ces rumeurs à mon sujet ? Pour ce qui est d’Al-Walid, si Allah le veut, je m’en occuperai selon ce qui est juste. » Puis il a appelé ‘Ali et lui a ordonné de le fouetter, et ‘Ali l’a fouetté (Al-Walid) de quatre-vingts coups
- Sahih al-Bukhari, n°3700
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°3734
Rapporté par `Abdullah bin Dinar : Un jour, Ibn `Umar, alors qu’il était à la mosquée, a vu un homme qui traînait ses vêtements en marchant dans un des coins de la mosquée. Il a dit : « Regardez qui c’est. J’aimerais qu’il soit près de moi. » Quelqu’un a alors dit à Ibn `Umar : « Ne le connais-tu pas, ô Abu `Abdur-Rahman ? C’est Muhammad bin Usama. » Là-dessus, Ibn `Umar a baissé la tête, a creusé la terre avec ses mains puis a dit : « Si le Messager d’Allah (ﷺ) le voyait, il l’aimerait. »
- Sahih al-Bukhari, n°3762
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid : Nous avons demandé à Hudhaifa de nous parler d’une personne qui ressemblait (un peu) au Prophète (ﷺ) par son apparence et sa droiture, afin que nous puissions apprendre de lui les bonnes manières et la bonne conduite. Hudhaifa a répondu : « Je ne connais personne qui ressemble autant au Prophète, dans son apparence et son comportement, qu’Ibn Um `Abd. »
- Sahih al-Bukhari, n°3780
Rapporté par le père de Sa`d : Lorsque les émigrants sont arrivés à Médine, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre `Abdur-Rahman et Sa`d bin Ar-Rabi. Sa`d a dit à `Abdur-Rahman : Je suis le plus riche de tous les Ansar, alors je veux partager mes biens avec toi, et j'ai deux épouses, regarde laquelle tu préfères et dis-le-moi, afin que je la divorce, et quand elle aura terminé sa période prescrite (`idda), tu pourras l'épouser. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille et tes biens ; où est ton marché ? On lui a montré le marché de Qainuqa'. (Il y est allé et) est revenu avec un bénéfice sous forme de yaourt séché et de beurre. Il a continué à aller au marché jusqu'au jour où il est revenu en portant des traces de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : Je me suis marié. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Combien de mahr lui as-tu donné ? Il a répondu : Un noyau de datte en or ou une pièce d'or du poids d'un noyau de datte. (Le narrateur, Ibrahim, n'est pas sûr de la version correcte)
- Sahih al-Bukhari, n°3781
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est venu chez nous, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi`, qui était un homme riche. Sa`d a dit : Les Ansar savent que je suis le plus riche d'entre eux, alors je vais partager mes biens en deux parts entre toi et moi, et j'ai deux épouses ; vois laquelle tu préfères afin que je la divorce et que tu puisses l'épouser après qu'elle soit devenue licite pour toi, une fois sa période (`idda) terminée. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille (c'est-à-dire tes épouses) pour toi. (Mais `Abdur-Rahman est allé au marché) et n'est pas revenu ce jour-là sans un peu de gain en yaourt séché et en beurre. Il a continué à commercer quelques jours jusqu'à ce qu'il vienne voir le Messager d'Allah (ﷺ) en portant des traces de parfum jaune sur ses vêtements. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : J'ai épousé une femme des Ansar. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Quel mahr as-tu donné ? Il a dit : Un noyau de datte en or ou un noyau de datte en or. Le Prophète (ﷺ) a dit : Organise un repas de mariage, même avec un mouton
- Sahih al-Bukhari, n°3837
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Al-Qasim : Al-Qasim marchait devant le cortège funèbre. Il ne se levait pas quand un cortège passait devant lui. Il a rapporté de `Aisha qu’elle a dit : « Les gens de l’époque préislamique se levaient pour le cortège funèbre. Quand ils le voyaient, ils disaient deux fois : “Tu étais noble dans ta famille. Que deviens-tu maintenant ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°3859
Rapporté par `Abdur-Rahman : J’ai demandé à Masruq : « Qui a informé le Prophète (ﷺ) au sujet des djinns la nuit où ils ont entendu le Coran ? » Il a répondu : « Ton père `Abdullah m’a dit qu’un arbre a informé le Prophète (ﷺ) à leur sujet. »
- Sahih al-Bukhari, n°3872
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth lui ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ton oncle `Uthman au sujet de son frère Al-Walid bin `Uqba ? » Les gens parlaient contre ce dernier à cause de ce qu’il avait fait. 'Ubaidullah dit : « J’ai donc attendu `Uthman, et quand il est sorti pour la prière, je lui ai dit : ‘J’ai quelque chose à te dire comme conseil.’ `Uthman a dit : ‘Ô homme ! Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi.’ Alors je suis parti. Après avoir terminé ma prière, je me suis assis avec Al-Miswar et Ibn 'Abu Yaghuth et je leur ai raconté ce que j’avais dit à `Uthman et ce qu’il m’avait répondu. Ils ont dit : ‘Tu as fait ton devoir.’ Pendant que j’étais assis avec eux, le messager de `Uthman est venu me voir. Ils ont dit : ‘Allah t’a mis à l’épreuve.’ Je suis parti, et quand je suis arrivé chez `Uthman, il m’a dit : ‘Quel est le conseil dont tu as parlé tout à l’heure ?’ J’ai récité le Tashahhud et j’ai ajouté : ‘Allah a envoyé Muhammad et lui a révélé le Livre sacré (le Coran). Toi (`Uthman), tu faisais partie de ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager et tu as eu foi en lui. Tu as participé aux deux premières émigrations (vers l’Éthiopie et vers Médine), tu as eu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et tu as appris ses traditions et ses conseils. Maintenant, les gens parlent beaucoup d’Al-Walid bin `Uqba, et il est de ton devoir de lui appliquer la punition légale.’ `Uthman m’a alors dit : ‘Ô mon neveu ! As-tu déjà rencontré le Messager d’Allah (ﷺ) ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais son savoir m’est parvenu comme il est parvenu à la jeune fille dans sa chambre.’ `Uthman a alors récité le Tashahhud et a dit : ‘Sans aucun doute, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé Son Livre sacré (le Coran). J’ai répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager, j’ai eu foi en la mission de Muhammad, j’ai accompli les deux premières émigrations comme tu l’as dit, j’ai eu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai prêté allégeance. Par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le fasse mourir. Puis Allah a fait d’Abu Bakr le calife, et par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé. Puis `Umar est devenu calife, et par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé. Ensuite, je suis devenu calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits sur vous qu’ils avaient sur moi ?’ J’ai répondu que oui. `Uthman a poursuivi : ‘Alors, que signifient ces propos que j’entends venant de vous ? Quant à ce que tu as mentionné à propos d’Al-Walid bin `Uqba, si Allah le veut, je lui appliquerai la punition légale avec justice.’ Puis `Uthman a ordonné qu’Al-Walid soit fouetté de quarante coups. Il a demandé à `Ali de le fouetter et il l’a fouetté lui-même aussi
- Sahih al-Bukhari, n°3928
Rapporté par Ibn `Abbas : Lors du dernier Hajj dirigé par `Umar, `Abdur-Rahman bin `Auf est retourné auprès de sa famille à Mina et m’y a rencontré. `Abdur-Rahman a dit (à `Umar) : « Ô chef des croyants ! La saison du Hajj est celle où vient la foule des gens (en plus des bons parmi eux), je te conseille donc d’attendre d’être de retour à Médine, car c’est le lieu de l’Émigration et de la Sunna (c’est-à-dire la tradition du Prophète), et là tu pourras soumettre la question aux savants, aux notables et aux personnes avisées. » `Umar a dit : « J’en parlerai à Médine lors de mon tout premier sermon là-bas. »
- Sahih al-Bukhari, n°3933
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Humaid Az-Zuhri : J’ai entendu `Umar bin `Abdul-Aziz demander à As-Sa'ib, le neveu d’An-Nimr : « Qu’as-tu entendu au sujet du séjour à La Mecque ? » L’autre a répondu : « J’ai entendu Al-Ala bin Al-Hadrami dire que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Un Émigrant peut rester à La Mecque trois jours après être parti de Mina (c’est-à-dire après avoir accompli tous les rites du Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°3937
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé à Médine et que le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi al-Ansari, Sa`d a proposé à `Abdur-Rahman d’accepter la moitié de ses biens et de sa famille. `Abdur-Rahman a dit : « Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens ; montre-moi le marché. » Ainsi, `Abdur-Rahman a gagné un peu d’argent en vendant du yaourt sec et du beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) l’a vu porter des vêtements teintés de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’as-tu donné comme dot ? » Il a répondu : « Un morceau d’or, du poids d’un noyau de datte. » Le Prophète a dit : « Organise un festin, même avec un mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°3964
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Auf : (le grand-père de Salih bin Ibrahim) l'histoire de Badr, c'est-à-dire le récit concernant les fils d'Afra
- Sahih al-Bukhari, n°3971
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Auf : « J’avais un accord avec Umaiya bin Khalaf (il devait veiller sur ma famille et mes biens à La Mecque, et moi sur les siens à Médine). » `Abdur-Rahman a ensuite raconté la mort d’Umaiya et de son fils le jour de Badr, et Bilal a dit : « Malheur à moi si Umaiya reste sauf (c’est-à-dire vivant) ! »
- Sahih al-Bukhari, n°3988
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Auf : Pendant que je combattais au premier rang le jour de la bataille de Badr, j’ai soudain regardé derrière moi et j’ai vu à ma droite et à ma gauche deux jeunes garçons. Je ne me sentais pas en sécurité entre eux. L’un d’eux m’a alors demandé discrètement, pour que son compagnon n’entende pas : « Ô oncle ! Montre-moi Abu Jahl. » J’ai répondu : « Ô mon neveu ! Que veux-tu lui faire ? » Il a dit : « J’ai fait la promesse à Allah que si je le vois (c’est-à-dire Abu Jahl), soit je le tuerai, soit je mourrai en essayant. » Puis l’autre m’a dit la même chose en secret. Je n’aurais pas voulu être entre deux autres hommes à leur place. Alors je leur ai montré Abu Jahl. Tous les deux l’ont attaqué comme deux faucons jusqu’à ce qu’ils le mettent à terre. Ces deux garçons étaient les fils d’Afra (une femme Ansari)
- Sahih al-Bukhari, n°4033
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4034
Rapporté par Malik bin Aus Al-Hadathan An-Nasri : Un jour, `Umar bin Al-Khattab m'a appelé, et alors que j'étais assis avec lui, son portier Yarfa est venu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d (bin Abi Waqqas) qui attendent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui, fais-les entrer. » Un peu plus tard, Yarfa est revenu et a dit : « Veux-tu faire entrer `Ali et `Abbas qui demandent ta permission ? » `Umar a dit : « Oui. » Quand ils sont entrés, `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c'est-à-dire `Ali). » Tous deux avaient un différend au sujet des biens des Bani An-Nadir qu'Allah avait donnés à Son Messager ﷺ comme Fai (butin acquis sans combat). `Ali et `Abbas se sont reprochés mutuellement. Les personnes présentes (`Uthman et ses compagnons) ont dit : « Ô chef des croyants ! Rends ton verdict dans leur affaire pour les soulager l'un de l'autre. » `Umar a dit : « Attendez, je vous en conjure par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nous (les Prophètes), nos biens ne sont pas hérités, et ce que nous laissons doit être dépensé en aumône”, et il l'a dit à propos de lui-même ? » Ils (`Uthman et ses compagnons) ont répondu : « Il l'a bien dit. » `Umar s'est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Je vous en conjure tous les deux, par Allah ! Savez-vous que le Messager d'Allah ﷺ a dit cela ? » Ils ont répondu oui. Il a dit : « Maintenant, je vous parle de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager ﷺ une part de ce Fai (butin acquis sans combat) qu'Il n'a donnée à personne d'autre. Allah a dit : “Et ce qu'Allah a donné à Son Messager (comme Fai, butin) de leur part — pour lequel vous n'avez fait aucune expédition avec cavalerie ou chameaux. Mais Allah donne le pouvoir à Ses Messagers sur qui Il veut, et Allah est capable de tout.” (59:6) Ce bien a donc été accordé spécialement au Messager d'Allah ﷺ. Mais par Allah, le Prophète ﷺ n'en a pas gardé tout pour lui seul, ni ne vous en a privés, mais il l'a donné à vous tous et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il n'en reste que cela. Et avec cela, le Messager d'Allah ﷺ payait l'entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l'on dépense les biens d'Allah (c'est-à-dire en aumône). Le Messager d'Allah ﷺ a agi ainsi toute sa vie. Puis il est mort, et Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ.” Alors il (Abu Bakr) a pris en charge ce bien et l'a géré de la même manière que le Messager d'Allah ﷺ, et vous étiez tous au courant à ce moment-là. » Puis `Umar s'est tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Vous vous souvenez tous les deux qu'Abu Bakr l'a géré comme vous l'avez décrit, et Allah sait qu'il était sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Puis Allah a fait mourir Abu Bakr et j'ai dit : “Je suis le successeur du Messager d'Allah ﷺ et d'Abu Bakr.” J'ai donc gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, et je l'ai géré de la même façon que le Messager d'Allah ﷺ et Abu Bakr, et Allah sait que j'ai été sincère, pieux, bien guidé et sur la bonne voie dans cette affaire. Plus tard, vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, et votre demande était la même. Ô `Abbas ! Tu es aussi venu me voir. Je vous ai donc dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône.” Ensuite, j'ai pensé qu'il valait mieux vous remettre ce bien à condition que vous promettiez devant Allah de le gérer comme le Messager d'Allah ﷺ, Abu Bakr et moi-même l'avons fait depuis le début de mon califat, sinon vous ne devez plus m'en parler. Vous m'avez dit : “Remets-le-nous à cette condition.” Et je vous l'ai remis à cette condition. Voulez-vous maintenant que je rende une décision différente ? Par Allah, par Sa permission le ciel et la terre tiennent, je ne rendrai jamais une autre décision jusqu'à la fin des temps. Mais si vous n'arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m'en occuperai pour vous. » Le sous-narrateur a dit : « J'ai raconté ce hadith à `Urwa bin Az-Zubair et il a dit : “Malik bin Aus a dit la vérité.” J'ai entendu `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, dire : “Les épouses du Prophète ﷺ ont envoyé `Uthman chez Abu Bakr pour réclamer leur huitième du Fai qu'Allah avait accordé à Son Messager. Mais je m'opposais à elles et leur disais : N'avez-vous pas peur d'Allah ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : Nos biens ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons doit être donné en aumône ? Le Prophète ﷺ disait cela à propos de lui-même. Il ajoutait : La famille de Muhammad peut prendre sa subsistance de ce bien. Alors les épouses du Prophète ﷺ ont cessé de le réclamer quand je leur ai dit cela.” Ainsi, ce bien (de Sadaqa) était entre les mains de `Ali, qui le retenait d'`Abbas et l'a dominé. Ensuite, il est passé entre les mains de Hasan bin `Ali, puis de Husain bin `Ali, puis de `Ali bin Husain et Hasan bin Hasan, et chacun des deux derniers le gérait à tour de rôle, puis il est passé à Zaid bin Hasan, et c'était vraiment la Sadaqa du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°4045
Rapporté par Sa`d bin Ibrahim : Un repas a été servi à `Abdur-Rahman bin `Auf alors qu’il jeûnait. Il a dit : « Mus`ab bin `Umar a été tué en martyr, et il valait mieux que moi. Pourtant, il a été enveloppé dans une simple étoffe (un drap), si on couvrait sa tête, ses pieds restaient découverts, et si on couvrait ses pieds, sa tête restait découverte. » `Abdur-Rahman ajouta : « Hamza a été tué en martyr et il valait mieux que moi. Ensuite, les biens de ce monde nous ont été donnés en abondance. Nous craignons que la récompense de nos actions nous ait déjà été donnée dans cette vie. » Puis `Abdur-Rahman s’est mis à pleurer tellement qu’il a laissé la nourriture
- Sahih al-Bukhari, n°4142
Rapporté par Az-Zuhri : Al-Walid bin `Abdul Malik m’a dit : « As-tu entendu dire que `Ali faisait partie de ceux qui ont calomnié `Aisha ? » J’ai répondu : « Non, mais deux hommes de ton peuple (nommés) Abu Salama bin `Abdur-Rahman et Abu Bakr bin `Abdur-Rahman bin Al-Harith m’ont informé que `Aisha leur avait dit que `Ali était resté silencieux à propos de son affaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4163
Rapporté par Tariq bin `Abdur-Rahman : Lorsque je suis parti pour le Hajj, je suis passé devant des gens en train de prier. J’ai demandé : « Quelle est cette mosquée ? » Ils ont répondu : « C’est l’Arbre où le Messager d’Allah (ﷺ) a reçu le pacte d’Ar-Ridwan. » Ensuite, je suis allé voir Sa`id bin Musaiyab et je l’ai informé. Sa`id a dit : « Mon père a dit qu’il faisait partie de ceux qui avaient prêté allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) sous l’Arbre. Il (c’est-à-dire mon père) a dit : ‘Quand nous sommes repartis l’année suivante, nous avons oublié l’Arbre et n’avons pas pu le reconnaître.’ » Puis Sa`id a dit (peut-être ironiquement) : « Les compagnons du Prophète (ﷺ) n’ont pas pu le reconnaître ; pourtant, vous, vous le reconnaissez ; donc, vous avez une meilleure connaissance. »
- Sahih al-Bukhari, n°4194
Rapporté par Salama ibn Al-Akwa` : Une fois, je suis parti (de Médine) vers (Al-Ghaba) avant le premier appel à la prière du Fajr. Les chamelles du Messager d’Allah ﷺ paissaient à un endroit appelé Dhi-Qarad. Un esclave d’Abdur-Rahman ibn `Auf m’a rencontré en chemin et m’a dit : « Les chamelles du Messager d’Allah ﷺ ont été prises de force. » J’ai demandé : « Qui les a prises ? » Il a répondu : « (Les gens de) Ghatafan. » J’ai crié trois fois à haute voix (pour alerter les gens de Médine) : « Ô Sabahah ! » J’ai fait entendre ma voix à tout le monde entre les deux montagnes de Médine. Puis j’ai couru et j’ai rattrapé les voleurs pendant qu’ils faisaient boire les chamelles. J’ai commencé à leur tirer des flèches, car j’étais un bon archer, et je disais : « Je suis le fils d’Al-Akwa`, et aujourd’hui les méchants vont périr. » J’ai continué ainsi jusqu’à ce que je récupère les chamelles (du Prophète) et j’ai aussi pris trente Burda (vêtements) à ces voleurs. Ensuite, le Prophète ﷺ et d’autres personnes sont arrivés, et j’ai dit : « Ô Prophète d’Allah ! J’ai empêché les gens de Ghatafan de prendre de l’eau et ils ont soif maintenant. Envoie donc des gens après eux. » Le Prophète a dit : « Ô fils d’Al-Akwa` ! Tu les as vaincus, alors pardonne-leur. » Puis nous sommes tous rentrés, et le Messager d’Allah ﷺ m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle jusqu’à notre arrivée à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°4204
Rapporté par Abu al-Yaman : Shu‘ayb l’a informé, d’après al-Zuhri, qui a dit que Sa‘id ibn al-Musayyib lui a rapporté qu’Abu Hurayra – que Allah l’agrée – a dit : « Nous étions avec le Prophète ﷺ à Hunayn. » Ensuite, Ibn al-Mubarak rapporte de Yunus, d’après l’imam az-Zuhri, de Sa‘id, du Prophète ﷺ. Az-Zubaydi rapporte qu’az-Zuhri lui-même l’a informé qu’Abd ar-Rahman ibn Ka‘b et Sa‘id rapportaient du Prophète ﷺ. (Récit concernant la chaîne de transmission)
- Sahih al-Bukhari, n°4253
Rapporté par Mujahid : ‘Urwa et moi sommes entrés dans la mosquée et avons trouvé ‘Abdullah ibn ‘Umar assis près de la maison de ‘Aïcha. ‘Urwa a demandé (à Ibn ‘Umar) : « Combien de ‘Umra le Prophète (ﷺ) a-t-il accomplies ? » Ibn ‘Umar a répondu : « Quatre, dont une au mois de Rajab. » Nous avons alors entendu ‘Aïcha se brosser les dents, et ‘Urwa a dit : « Ô mère des croyants ! N’entends-tu pas ce que dit Abou ‘Abd ar-Rahman ? Il dit que le Prophète a fait quatre ‘Umra, dont une en Rajab. » ‘Aïcha a dit : « Le Prophète (ﷺ) n’a fait aucune ‘Umra sans qu’il (Ibn ‘Umar) ne l’ait vue, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4254
Rapporté par Mujahid : ‘Urwa et moi sommes entrés dans la mosquée et avons trouvé ‘Abdullah ibn ‘Umar assis près de la maison de ‘Aïcha. ‘Urwa a demandé (à Ibn ‘Umar) : « Combien de ‘Umra le Prophète (ﷺ) a-t-il accomplies ? » Ibn ‘Umar a répondu : « Quatre, dont une au mois de Rajab. » Nous avons alors entendu ‘Aïcha se brosser les dents, et ‘Urwa a dit : « Ô mère des croyants ! N’entends-tu pas ce que dit Abou ‘Abd ar-Rahman ? Il dit que le Prophète a fait quatre ‘Umra, dont une en Rajab. » ‘Aïcha a dit : « Le Prophète (ﷺ) n’a fait aucune ‘Umra sans qu’il (Ibn ‘Umar) ne l’ait vue, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih al-Bukhari, n°4370
Rapporté par Bukair : Kuraib, l’affranchi d’Ibn `Abbas, lui a dit qu’Ibn `Abbas, `Abdur-Rahman bin Azhar et Al-Miswar bin Makhrama l’ont envoyé auprès de `Aisha en disant : « Présente-lui nos salutations et demande-lui à propos de notre accomplissement des deux rak`at après la prière de `Asr, et dis-lui que nous avons appris que tu fais ces deux rak`at alors que nous avons entendu que le Prophète (ﷺ) les avait interdites. » Ibn `Abbas a dit : « `Umar et moi frappions les gens qui les faisaient. » Kuraib a ajouté : « Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : ‘Demande à Um Salama.’ Je les ai donc informés de la réponse de `Aisha et ils m’ont envoyé auprès d’Um Salama pour la même question. Um Salama a répondu : ‘J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire ces deux rak`at. Une fois, le Prophète (ﷺ) a accompli la prière de `Asr, puis il est venu chez moi. À ce moment-là, des femmes ansarites de la tribu de Banu Haram étaient avec moi. Ensuite (le Prophète (ﷺ)) a fait ces deux rak`at, et j’ai envoyé ma servante lui dire : « Tiens-toi près de lui et dis-lui : Um Salama dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! N’ai-je pas entendu que tu interdisais ces deux rak`at (après la prière de `Asr) alors que je te vois les accomplir ? Et s’il te fait signe de la main, attends derrière. » La servante a fait cela et le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de la main, et elle est restée derrière. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô fille d’Abu Umaiya (c’est-à-dire Um Salama), tu me demandes à propos de ces deux rak`at après la prière de `Asr. En fait, des gens de la tribu de `Abdul Qais sont venus à moi pour embrasser l’Islam et m’ont tellement occupé que je n’ai pas pu accomplir les deux rak`at qui se font après la prière obligatoire de Zuhr, et ces deux rak`at (que tu m’as vu faire) compensent celles-là. » »
- Sahih al-Bukhari, n°4391
Rapporté par Alqama : Nous étions assis avec Ibn Masud quand Khabbab est venu et a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Est-ce que ces jeunes savent réciter le Coran comme toi ? » Ibn Mas`ud a dit : « Si tu veux, je peux demander à l’un d’eux de réciter pour toi. » Khabbab a répondu : « Oui. » Ibn Mas`ud a dit : « Récite, ô 'Alqama ! » À ce moment-là, Zaid bin Hudair, le frère de Ziyad bin Hudair, a dit (à Ibn Mas`ud) : « Pourquoi as-tu demandé à 'Alqama de réciter alors qu’il ne récite pas mieux que nous ? » Ibn Mas`ud a dit : « Si tu veux, je te dirai ce que le Prophète (ﷺ) a dit sur ta nation et la sienne (celle de 'Alqama). » Alors j’ai récité cinquante versets de la sourate Maryam. `Abdullah (bin Mas`ud) a dit à Khabbab : « Qu’as-tu pensé de la récitation de 'Alqama ? » Khabbab a dit : « Il a bien récité. » `Abdullah a dit : « Tout ce que je récite, 'Alqama le récite aussi. » Puis `Abdullah s’est tourné vers Khabbab et a vu qu’il portait une bague en or, alors il a dit : « N’est-il pas temps de la jeter ? » Khabbab a dit : « Tu ne me verras plus la porter après aujourd’hui, » et il l’a jetée
- Sahih al-Bukhari, n°4395
Rapporté par `Aisha : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors du pèlerinage d’adieu et nous avons pris l’ihram pour la `Umra. Puis le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit : « Celui qui a un animal à sacrifier doit prendre l’ihram pour le Hajj et la `Umra, et ne pas sortir de l’ihram avant d’avoir accompli les deux. » Je suis arrivée à La Mecque avec lui (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)) alors que j’avais mes règles, donc je n’ai pas fait le Tawaf autour de la Ka`ba ni entre Safa et Marwa. J’ai informé le Messager d’Allah (ﷺ) de cela et il m’a dit : « Dénoue tes tresses, peigne tes cheveux, puis prends l’ihram pour le Hajj et laisse la `Umra. » J’ai fait cela, et quand nous avons terminé le Hajj, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyée à at-Tan`im avec (mon frère) `Abdur-Rahman bin Abu Bakr As-Siddiq, pour accomplir la `Umra. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cette `Umra remplace celle que tu as manquée. » Ceux qui avaient pris l’ihram pour la `Umra ont fait le Tawaf autour de la Ka`ba et entre Safa et Marwa, puis sont sortis de l’ihram, et à leur retour de Mina, ils ont fait un autre Tawaf (autour de la Ka`ba et entre Safa et Marwa), mais ceux qui ont combiné le Hajj et la `Umra n’ont fait qu’un seul Tawaf (entre Safa et Marwa) pour les deux
- Sahih al-Bukhari, n°4438
Rapporté par `Aisha : `Abdur-Rahman bin Abu Bakr entra auprès du Prophète (ﷺ) pendant que je soutenais le Prophète (ﷺ) contre ma poitrine. `Abdur-Rahman avait un siwak neuf et il se nettoyait les dents avec. Le Messager d’Allah (ﷺ) le regarda, alors je pris le siwak, je le mâchai pour l’assouplir, je le secouai et le mouillai, puis je le donnai au Prophète (ﷺ) qui se nettoya les dents avec. Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) se brosser les dents aussi soigneusement. Après avoir fini, il leva la main ou le doigt et dit trois fois : « Ô Allah ! Permets-moi d’être avec les plus hauts compagnons », puis il mourut. `Aisha disait : « Il est mort alors que sa tête reposait entre ma poitrine et mon menton. »
- Sahih al-Bukhari, n°4449
Rapporté par `Aisha : C’était une faveur d’Allah envers moi que le Messager d’Allah (ﷺ) soit décédé dans ma maison, le jour de mon tour, alors qu’il était appuyé contre ma poitrine, et qu’Allah ait fait que ma salive se mélange à la sienne à sa mort. `Abdur-Rahman entra chez moi avec un siwak à la main, pendant que je soutenais le Messager d’Allah (ﷺ) contre ma poitrine. J’ai vu le Prophète (ﷺ) regarder le siwak (bâtonnet à dents) et j’ai compris qu’il l’aimait, alors je lui ai dit : « Veux-tu que je te le donne ? » Il a fait signe que oui. Je l’ai pris, mais il était trop dur pour lui, alors j’ai dit : « Veux-tu que je l’assouplisse pour toi ? » Il a de nouveau fait signe que oui. Je l’ai donc assoupli et il s’est nettoyé les dents avec. Devant lui, il y avait une cruche ou une boîte (le sous-narrateur, `Umar, hésite sur le récipient) contenant de l’eau. Il commença à tremper sa main dans l’eau et à se frotter le visage en disant : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. La mort a ses souffrances. » Puis il leva les mains (vers le ciel) et se mit à dire : « Avec le plus haut compagnon », jusqu’à ce qu’il rende l’âme et que sa main retombe
- Sahih al-Bukhari, n°4450
Rapporté par `Urwa : `Aisha a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, demandait : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? », espérant que ce soit le tour d’`Aisha. Ses épouses lui permirent alors de rester où il voulait. Il resta donc chez `Aisha jusqu’à sa mort, alors qu’il était avec elle. `Aisha ajouta : « Le Prophète (ﷺ) est décédé le jour de mon tour, dans ma maison, et il a été rappelé à Allah alors que sa tête reposait contre ma poitrine et que sa salive s’est mélangée à la mienne. » `Aisha ajouta : « `Abdur-Rahman bin Abu Bakr entra, portant un siwak avec lequel il se nettoyait les dents. Le Messager d’Allah (ﷺ) le regarda et je dis : “Ô `AbdurRahman ! Donne-moi ce siwak.” Il me le donna, je le coupai, le mâchai (à l’extrémité) et le donnai au Messager d’Allah (ﷺ) qui se nettoya les dents avec, alors qu’il était appuyé contre ma poitrine. »
- Sahih al-Bukhari, n°4451
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) est décédé dans ma maison et le jour de mon tour, appuyé contre ma poitrine. L’une de nous (c’est-à-dire les épouses du Prophète) avait l’habitude de réciter une prière pour demander à Allah de le protéger de tout mal quand il tombait malade. J’ai donc commencé à demander à Allah de le protéger de tout mal (en récitant une prière). Il leva la tête vers le ciel et dit : « Avec les plus hauts compagnons, avec les plus hauts compagnons. » `Abdur-Rahman bin Abu Bakr passa en portant une tige fraîche de palmier-dattier et le Prophète (ﷺ) la regarda. J’ai pensé qu’il en avait besoin (pour se nettoyer les dents). Je l’ai donc prise (à `Abdur Rahman), j’en ai mâché l’extrémité, je l’ai secouée et je l’ai donnée au Prophète (ﷺ) qui se nettoya les dents avec, mieux qu’il ne l’avait jamais fait, puis il me la rendit, et soudain sa main tomba ou lâcha la tige (c’est-à-dire qu’il est décédé). Ainsi, Allah a fait que ma salive se mélange à la sienne le dernier jour de sa vie sur terre et le premier jour de sa vie dans l’au-delà
- Sahih al-Bukhari, n°4476
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, les croyants se rassembleront et diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur.’ Ils iront voir Adam et lui diront : ‘Tu es le père de tous les gens, Allah t’a créé de Ses propres mains, a ordonné aux anges de se prosterner devant toi et t’a appris les noms de toutes choses ; intercède donc pour nous auprès de ton Seigneur afin qu’Il nous soulage de notre situation.’ Adam dira : ‘Je ne suis pas digne de cela (c’est-à-dire d’intercéder pour vous).’ Puis Adam se souviendra de son péché et en aura honte. Il dira : ‘Allez voir Noé, car il a été le premier messager qu’Allah a envoyé aux habitants de la terre.’ Ils iront voir Noé, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche.’ Il se souviendra de sa demande à son Seigneur sur ce dont il n’avait pas connaissance, en aura honte et dira : ‘Allez voir le Khalil-ur-Rahman (c’est-à-dire Abraham).’ Ils iront voir Abraham, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche. Allez voir Moïse, le serviteur à qui Allah a parlé (directement) et à qui Il a donné la Torah.’ Ils iront voir Moïse, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche.’ Il mentionnera le fait d’avoir tué une personne qui n’était pas un meurtrier, en aura honte devant son Seigneur et dira : ‘Allez voir Jésus, le serviteur d’Allah, Son messager, Sa parole et un esprit venant de Lui.’ Jésus dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche, allez voir Muhammad, le serviteur d’Allah dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés par Allah.’ Ils viendront alors à moi et j’avancerai jusqu’à demander la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée. Quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai et Il me laissera dans cette position aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il me dira : ‘(Muhammad !) Lève la tête. Demande, et ta demande sera exaucée ; parle, et tu seras écouté ; intercède, et ton intercession sera acceptée.’ Je lèverai la tête et louerai Allah avec une invocation qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai. Il fixera une limite pour moi (pour intercéder) en faveur de ceux que je ferai entrer au Paradis. Puis je reviendrai à Allah, et quand je verrai mon Seigneur, la même chose se produira. J’intercéderai à nouveau, et Allah fixera une limite pour moi pour ceux que je ferai entrer au Paradis. Je reviendrai une troisième fois, puis une quatrième, et je dirai : ‘Il ne reste en Enfer que ceux que le Coran a condamnés (à y rester) et qui ont été destinés à y demeurer éternellement.’ » (Le compilateur) Abu `Abdullah a dit : « Mais ceux que le Coran a condamnés à l’Enfer » fait référence à la parole d’Allah : « Ils y demeureront pour toujours. »
- Sahih al-Bukhari, n°4513
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
- Sahih al-Bukhari, n°4514
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
- Sahih al-Bukhari, n°4515
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
- Sahih al-Bukhari, n°4532
Rapporté par Muhammad bin Seereen : Je me suis assis dans une assemblée où étaient présents les chefs des Ansar, et `Abdur-Rahman bin Abu Laila était parmi eux. J’ai mentionné le récit de `Abdullah bin `Utba à propos de la question de Subai’a bint Al-Harith. `Abdur-Rahman a dit : « Mais l’oncle de `Abdullah ne disait pas cela. » J’ai dit : « Je serais bien audacieux de mentir sur quelqu’un qui est maintenant à Al-Kufa », et j’ai élevé la voix. Ensuite, je suis sorti et j’ai rencontré Malik bin ‘Amir ou Malik bin `Auf, et j’ai demandé : « Quel était le verdict d’Ibn Mas`ud concernant la veuve enceinte dont le mari est décédé ? » Il a répondu : « Ibn Mas`ud a dit : Pourquoi lui imposer une règle difficile et ne pas lui permettre de profiter de l’allègement ? La sourate la plus courte des femmes (c’est-à-dire la sourate At-Talaq) a été révélée après la plus longue (c’est-à-dire la sourate Al-Baqara). » (C’est-à-dire que sa ‘Idda dure jusqu’à l’accouchement)
- Sahih al-Bukhari, n°4549
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah bin Masud a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prête serment, lorsqu’on le lui demande, et par ce serment prive un musulman de son bien de façon injuste, rencontrera Allah en colère contre lui. » Alors Allah a révélé pour confirmer cette parole : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit n’auront aucune part dans l’au-delà… » (3.77) Ensuite, Al-Ash’ath bin Qais est entré et a dit : « Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman vous raconte ? » Nous avons répondu : « Untel. » Al-Ash’ath a dit : « Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain de mon cousin (et il a nié que je le possédais). À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) m’a dit : “Soit tu apportes une preuve, soit il (ton cousin) prête serment (pour confirmer sa demande).” J’ai dit : “Je suis sûr qu’il prêtera un faux serment, ô Messager d’Allah (ﷺ).” Il a dit : “Si quelqu’un prête serment, lorsqu’on le lui demande, et par ce serment prive un musulman de son bien (injustement) et qu’il ment, il rencontrera Allah en colère contre lui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4550
Rapporté par Abu Wail : `Abdullah bin Masud a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prête serment, lorsqu’on le lui demande, et par ce serment prive un musulman de son bien de façon injuste, rencontrera Allah en colère contre lui. » Alors Allah a révélé pour confirmer cette parole : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un petit profit n’auront aucune part dans l’au-delà… » (3.77) Ensuite, Al-Ash’ath bin Qais est entré et a dit : « Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman vous raconte ? » Nous avons répondu : « Untel. » Al-Ash’ath a dit : « Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain de mon cousin (et il a nié que je le possédais). À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) m’a dit : “Soit tu apportes une preuve, soit il (ton cousin) prête serment (pour confirmer sa demande).” J’ai dit : “Je suis sûr qu’il prêtera un faux serment, ô Messager d’Allah (ﷺ).” Il a dit : “Si quelqu’un prête serment, lorsqu’on le lui demande, et par ce serment prive un musulman de son bien (injustement) et qu’il ment, il rencontrera Allah en colère contre lui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4568
Rapporté par Alqama bin Waqqas : Marwan dit à son portier : « Va voir Ibn `Abbas, ô Rafi`, et dis-lui : ‘Si tous ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait devaient être punis, alors nous serions tous punis.’ » Ibn `Abbas répondit : « Quel rapport as-tu avec cette affaire ? Cela concerne seulement le fait que le Prophète (ﷺ) a appelé les Juifs et leur a posé une question ; ils ont caché la vérité, ont répondu autre chose et ont fait croire qu’ils méritaient des éloges pour avoir donné la réponse, et ils se sont réjouis de ce qu’ils avaient caché. » Puis Ibn `Abbas récita : « (Et rappelle-toi) quand Allah prit un engagement de ceux à qui l’Écriture fut donnée… et ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait. » (3.187-188) Humaid bin `Abdur-Rahman bin `Auf a rapporté que Marwan lui avait raconté ce récit
- Sahih al-Bukhari, n°4596
Rapporté par Muhammad bin `Abdur-Rahman Abu Al-Aswad : Les gens de Médine ont été forcés de préparer une armée (pour combattre les gens du Sham pendant le califat de `Abdullah bin Az-Zubair à La Mecque), et j’ai été enrôlé. Ensuite, j’ai rencontré `Ikrima, l’affranchi d’Ibn `Abbas, et je l’en ai informé, et il m’a fortement interdit de le faire (c’est-à-dire de m’enrôler dans cette armée), puis il a dit : « Ibn `Abbas m’a informé que certains musulmans étaient avec les polythéistes, augmentant leur nombre contre le Messager d’Allah (ﷺ). Une flèche pouvait être tirée et toucher l’un d’eux (les musulmans parmi les polythéistes) et le tuer, ou il pouvait être frappé et tué (par une épée). » Ensuite, Allah a révélé : « Ceux que les anges reprennent alors qu’ils se font du tort à eux-mêmes (en restant parmi les mécréants) » (4:97). Abu Al-Aswad l’a aussi rapporté
- Sahih al-Bukhari, n°4599
Rapporté par Ibn `Abbas : À propos du verset : « À cause de la gêne de la pluie ou parce que vous êtes malades. » (4:102) (Il a été révélé à propos de) `Abdur-Rahman bin `Auf qui avait été blessé
- Sahih al-Bukhari, n°4650
Rapporté par Ibn `Umar : Un homme est venu le voir (alors que deux groupes de musulmans se combattaient) et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N’entends-tu pas ce qu’Allah a mentionné dans Son Livre : “Et si deux groupes de croyants se battent entre eux...” (49.9) Alors qu’est-ce qui t’empêche de combattre comme Allah l’a mentionné dans Son Livre ? » Ibn `Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Je préfère qu’on me reproche de ne pas avoir combattu à cause de ce verset plutôt qu’à cause d’un autre verset où Allah dit : “Et quiconque tue intentionnellement un croyant...” (4.93) » Ensuite cet homme a dit : « Allah dit : “Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de troubles (adoration d’autres qu’Allah) et que la religion soit entièrement pour Allah (Seul)” (8.39) » Ibn `Umar a dit : « Nous avons fait cela du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) quand le nombre de musulmans était faible, et un homme était persécuté à cause de sa religion, les polythéistes le tuaient ou l’enchaînaient ; mais quand les musulmans sont devenus nombreux (et que l’islam s’est répandu), il n’y a plus eu de persécution. » Quand cet homme a vu qu’Ibn `Umar n’était pas d’accord avec lui, il a dit : « Quel est ton avis sur `Ali et `Uthman ? » Ibn `Umar a dit : « Quel est mon avis sur `Ali et `Uthman ? Quant à `Uthman, Allah lui a pardonné et tu refuses de lui pardonner, et `Ali est le cousin et le gendre du Messager d’Allah (ﷺ). » Puis il a montré de la main et a dit : « Et voici la maison de sa fille que tu peux voir. »
- Sahih al-Bukhari, n°4655
Rapporté par Humaid bin `Abdur-Rahman : Abu Huraira a dit : « Pendant ce Hajj (où Abu Bakr était le chef des pèlerins), Abu Bakr m’a envoyé avec des annonceurs le jour du Nahr (10 Dhul-Hijja) à Mina pour proclamer : “Aucun polythéiste ne fera le Hajj après cette année, et personne ne fera le Tawaf autour de la Ka`ba nu.” » Humaid bin `Abdur Rahman a ajouté : Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé `Ali bin Abi Talib (après Abu Bakr) et lui a ordonné de réciter publiquement la sourate Bara’a. Abu Huraira a ajouté : « Ainsi, `Ali, avec nous, a récité Bara’a (à haute voix) devant les gens à Mina le jour du Nahr et a proclamé : “Aucun polythéiste ne fera le Hajj après cette année et personne ne fera le Tawaf autour de la Ka`ba nu.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4656
Rapporté par Humaid bin `Abdur Rahman : Abu Huraira a dit : « Abu Bakr m’a envoyé lors de ce Hajj où il était le chef des pèlerins, avec les annonceurs qu’il a envoyés le jour du Nahr pour proclamer à Mina : “Aucun polythéiste ne fera le Hajj après cette année, et personne ne fera le Tawaf autour de la Ka`ba nu.” » Humaid a ajouté : Le Prophète (ﷺ) a envoyé `Ali bin Abi Talib (après Abu Bakr) et lui a ordonné de réciter publiquement la sourate Bara’a. Abu Huraira a ajouté : « Ainsi, `Ali, avec nous, a récité Bara’a (à haute voix) devant les gens à Mina le jour du Nahr et a proclamé : “Aucun polythéiste ne fera le Hajj après cette année et personne ne fera le Tawaf autour de la Ka`ba nu.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4657
Rapporté par Humaid bin `Abdur-Rahman : Abu Huraira a dit qu’Abu Bakr l’a envoyé pendant le Hajj où le Messager d’Allah (ﷺ) avait désigné Abu Bakr comme chef des pèlerins, dans un groupe d’annonceurs, pour proclamer devant les gens : « Aucun polythéiste ne fera le Hajj après cette année, et personne ne fera le Tawaf autour de la Ka`ba nu. » Humaid disait : Le jour du Nahr est le jour d’Al-Hajj Al-Akbar (le plus grand jour du Hajj) à cause du récit d’Abu Huraira
- Sahih al-Bukhari, n°4685
Rapporté par Safwân ibn Muhriz : Alors qu’Ibn ‘Umar faisait le tawâf, un homme s’approcha de lui et dit : « Ô Abû ‘Abd ar-Rahmân ! » ou : « Ô Ibn ‘Umar ! As-tu entendu le Prophète ﷺ parler de la conversation confidentielle (an-najwâ) ? » Il répondit : « J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Le croyant sera rapproché de son Seigneur — Hishâm rapporte : le croyant s’approchera — jusqu’à ce qu’Il le couvre de Sa protection, puis Il lui fera reconnaître ses péchés : ‘Reconnais-tu tel péché ?’ Il dira : ‘Je reconnais, ô Seigneur, je reconnais’ — deux fois. Alors Il dira : ‘Je les ai cachés pour toi dans le bas-monde, et aujourd’hui Je te les pardonne.’ Puis le registre de ses bonnes actions sera refermé. Quant aux autres, ou aux mécréants, il sera proclamé devant les témoins : ‘Ce sont ceux qui ont menti contre leur Seigneur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4766
Rapporté par Sa`id ibn Jubair : `Abdur-Rahman ibn Abza m’a demandé d’interroger Ibn `Abbas à propos de deux versets (le premier étant) : « Et quiconque tue intentionnellement un croyant. » (4:93) Je l’ai donc interrogé, et il a dit : « Rien n’a abrogé ce verset. » À propos de l’autre verset : « Et ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité. » Il a dit : « Il a été révélé à propos des polythéistes. »
- Sahih al-Bukhari, n°4827
Rapporté par Yusuf bin Mahak : Marwan avait été nommé gouverneur du Hijaz par Muawiya. Il a prononcé un sermon et a mentionné Yazid bin Muawiya pour que les gens lui prêtent allégeance comme successeur de son père (Muawiya). Alors `Abdur Rahman bin Abu Bakr lui a dit quelque chose, ce qui a poussé Marwan à ordonner son arrestation. Mais `Abdur-Rahman est entré dans la maison de `Aisha et ils n’ont pas pu l’arrêter. Marwan a dit : « C’est lui (`AbdurRahman) à propos de qui Allah a révélé ce verset : ‘Et celui qui dit à ses parents : “Fi de vous ! Me promettez-vous... ?”’ » Là-dessus, `Aisha a dit derrière un rideau : « Allah n’a rien révélé dans le Coran à notre sujet, sauf ce qui concerne la déclaration de mon innocence (de la calomnie). »
- Sahih al-Bukhari, n°4910
Rapporté par Muhammad : Je me trouvais dans un cercle où se trouvait ‘Abd ar-Rahman ibn Abi Layla, et ses compagnons le vénéraient. On évoqua la question du dernier des deux délais. J’ai alors rapporté le hadith de Subay‘a bint al-Harith d’après ‘Abd Allah ibn ‘Utbah. L’un de ses compagnons me fit alors un signe. Muhammad dit : J’ai compris son intention et j’ai dit : « Je serais bien audacieux si je mentais sur ‘Abd Allah ibn ‘Utbah alors qu’il est dans la région de Koufa. » Il eut honte et dit : « Mais son oncle n’a pas dit cela. » J’ai alors rencontré Abou ‘Atiyya Malik ibn ‘Amir et je l’ai interrogé. Il se mit à me rapporter le hadith de Subay‘a. Je lui ai dit : « As-tu entendu quelque chose de la part de ‘Abd Allah à ce sujet ? » Il répondit : « Nous étions auprès de ‘Abd Allah et il dit : ‘Vous lui appliquez la sévérité mais vous ne lui accordez pas la dispense. La sourate des Femmes la plus courte a été révélée après la plus longue : {Et pour celles qui sont enceintes, leur terme est qu’elles accouchent de leur fardeau.}’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4922
Rapporté par Yahya bin Abi Kathir : J'ai demandé à Aba Salama bin `Abdur-Rahman quelle était la première sourate révélée du Coran. Il a répondu : « Ô toi qui es enveloppé (c'est-à-dire Al-Muddaththir). » J'ai dit : « On dit que c'était : Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé (c'est-à-dire la sourate Al-`Alaq, Le Caillot). » Là-dessus, Abu Salama a dit : « J'ai posé la même question à Jabir bin `Abdullah, comme tu viens de le faire, et il m'a répondu : Je ne te dirai que ce que le Messager d'Allah (ﷺ) nous a dit. Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : J'étais en retraite dans la grotte de Hira, et après avoir terminé la période de ma retraite, je suis descendu (de la grotte) et j'ai entendu une voix m'appeler. J'ai regardé à ma droite, mais je n'ai rien vu. Puis j'ai levé les yeux et j'ai vu quelque chose. Alors je suis allé voir Khadija (l'épouse du Prophète) et je lui ai demandé de m'envelopper et de me verser de l'eau froide dessus. Ils m'ont donc enveloppé et ont versé de l'eau froide sur moi. » Ensuite, « Ô toi (Muhammad) qui es enveloppé ! Lève-toi et avertis » (sourate Al-Muddaththir) a été révélé
- Sahih al-Bukhari, n°4984
Rapporté par Anas bin Malik : Le calife `Uthman a demandé à Zaid bin Thabit, Sa`id bin Al-As, `Abdullah bin Az-Zubair et `Abdur-Rahman bin Al-Harith bin Hisham de mettre le Coran sous forme de livre (Mushaf) et leur a dit : « Si vous n’êtes pas d’accord avec Zaid bin Thabit (Al-Ansari) sur une expression arabe du Coran, écrivez-la dans le dialecte de Quraish, car le Coran a été révélé dans ce dialecte. » C’est ce qu’ils ont fait
- Sahih al-Bukhari, n°5065
Rapporté par 'Alqama : Alors que j’étais avec `Abdullah, `Uthman l’a rencontré à Mina et lui a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! J’ai quelque chose à te dire. » Ils se sont donc écartés et `Uthman a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Veux-tu que nous te marions à une jeune fille vierge qui te rappellera tes jeunes années ? » Quand `Abdullah a senti qu’il n’en avait pas besoin, il m’a fait signe de le rejoindre en disant : « Ô 'Alqama ! » Puis je l’ai entendu répondre à `Uthman : « Puisque tu as parlé de cela, je te rappelle que le Prophète ﷺ nous a dit : ‘Ô jeunes gens ! Celui d’entre vous qui en a la capacité doit se marier, et celui qui ne le peut pas, il lui est recommandé de jeûner, car le jeûne diminue le désir sexuel.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5072
Rapporté par Anas bin Malik : `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé (de La Mecque à Médine) et le Prophète (ﷺ) a créé un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi` Al-Ansari. Al-Ansari avait deux épouses, alors il a proposé à `Abdur-Rahman de partager avec lui la moitié de ses biens et de ses épouses. `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans tes épouses et tes biens. Montre-moi simplement le marché. » `Abdur-Rahman est donc allé au marché et a gagné un peu de yaourt séché et de beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) a vu des taches jaunes sur les vêtements de `Abdur-Rahman et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme Ansari. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il a répondu : « Le poids d’un noyau de datte en or. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Organise un festin, même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5139
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid et Majammi bin Yazid : Même récit que ci-dessus : Un homme appelé Khidam a marié sa fille à quelqu’un sans son accord. « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes de votre choix. » (4.3) Et si quelqu’un dit au tuteur d’une femme : « Marie-moi avec telle ou telle », et que le tuteur reste silencieux ou lui demande : « Qu’as-tu à offrir ? », et que l’autre répond : « J’ai telle et telle chose (comme dot) », ou garde le silence, puis que le tuteur dit : « Je t’ai marié avec elle », alors le mariage est valide. Ce récit a été rapporté par Sahl d’après le Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°5148
Rapporté par Anas : `Abdur Rahman bin `Auf a épousé une femme et lui a donné en dot de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. Quand le Prophète (ﷺ) a remarqué des signes de joie liés au mariage sur son visage et l’a interrogé à ce sujet, il a répondu : « J’ai épousé une femme et je lui ai donné de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte comme dot. »
- Sahih al-Bukhari, n°5153
Rapporté par Anas bin Malik : `Abdur-Rahman bin `Auf est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et il portait des traces de Sufra (un parfum jaune). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé à propos de ces traces. `Abdur-Rahman bin `Auf lui a expliqué qu’il venait d’épouser une femme parmi les Ansar. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de Mahr lui as-tu donné ? » Il a répondu : « J’ai donné de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Organise un repas de mariage, même si c’est avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5155
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a vu des traces de Sufra (un parfum jaune) sur `Abdur-Rahman bin `Auf et a dit : « Qu’est-ce que c’est ? » `Abdur-Rahman a répondu : « Je me suis marié et j’ai donné de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte (comme Mahr). » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Qu’Allah te bénisse : organise un repas de mariage, même si c’est avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5167
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf a épousé une femme ansarie, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » `Abdur-Rahman a répondu : « De l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. » Anas a ajouté : Quand ils (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ) et ses compagnons) sont arrivés à Médine, les émigrants ont été hébergés chez les Ansar. `Abdur-Rahman bin `Auf est resté chez Sa`d bin Ar-Rabi. Sa`d a dit à `Abdur-Rahman : « Je vais partager mes biens avec toi et je te donnerai l’une de mes deux épouses. » `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse, ainsi que tes épouses et tes biens. Je n’ai pas besoin de cela, mais montre-moi simplement le chemin du marché. » Alors `Abdur-Rahman est allé au marché, a fait du commerce et a gagné un peu de yaourt séché et du beurre, puis il a épousé une femme ansarie. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Organise un banquet, même si c’est avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°5249
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Abis : J’ai entendu Ibn `Abbas répondre à un homme qui lui demandait : « As-tu assisté à la prière de l’`Id al-Adha ou de l’`Id al-Fitr avec le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ibn `Abbas a répondu : « Oui, et si je n’avais pas été proche de lui, je n’aurais pas pu y assister. » (C’était à cause de son jeune âge). Ibn `Abbas a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti, a fait la prière de l’`Id puis a prononcé le sermon. » Ibn `Abbas n’a rien mentionné au sujet de l’Adhan (l’appel à la prière) ou de l’Iqama. Il a ajouté : « Ensuite, le Prophète (ﷺ) est allé voir les femmes, leur a donné des conseils religieux et leur a demandé de faire l’aumône. Je les ai vues porter la main à leurs oreilles et à leur cou (pour enlever leurs boucles d’oreilles et colliers, etc.) et les jeter vers Bilal. Puis le Prophète (ﷺ) est rentré chez lui avec Bilal. »
- Sahih al-Bukhari, n°5260
Rapporté par `Aisha : La femme de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Rifa`a m'a divorcée de façon définitive. Après lui, j'ai épousé `Abdur-Rahman bin Az-Zubair Al-Qurazi, mais il s'est avéré impuissant. » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit : « Peut-être veux-tu retourner avec Rifa`a ? Non, tu ne pourras pas retourner avec Rifa`a tant que toi et `Abdur-Rahman n'aurez pas consommé votre mariage. »
- Sahih al-Bukhari, n°5321
Rapporté par Qasim bin Muhammad et Sulaiman bin Yasar : Yahya bin Sa`id bin Al-`As a divorcé la fille de `Abdur-Rahman bin Al-Hakam. `Abdur-Rahman l’a ramenée chez lui. À ce sujet, `Aisha a envoyé un message à Marwan bin Al-Hakam, qui était le gouverneur de Médine, disant : « Crains Allah, et demande à ton frère de la renvoyer chez elle. » Marwan (dans la version de Sulaiman) a dit : « `Abdur-Rahman bin Al-Hakam ne m’a pas obéi (ou avait un argument convaincant). » (Dans la version d’Al-Qasim, Marwan a dit : « N’as-tu pas entendu parler du cas de Fatima bint Qais ? » `Aisha a répondu : « Le cas de Fatima bint Qais ne va pas dans ton sens. » Marwan bin Al-Hakam a dit à `Aisha : « La raison pour laquelle Fatima bint Qais est allée chez son père s’applique aussi à la fille de `Abdur-Rahman. »)
- Sahih al-Bukhari, n°5322
Rapporté par Qasim bin Muhammad et Sulaiman bin Yasar : Yahya bin Sa`id bin Al-`As a divorcé la fille de `Abdur-Rahman bin Al-Hakam. `Abdur-Rahman l’a alors emmenée chez lui. À ce sujet, `Aisha a envoyé un message à Marwan bin Al-Hakam, qui était le gouverneur de Médine, en disant : « Crains Allah et encourage ton frère à la renvoyer chez elle. » Marwan (dans la version de Sulaiman) a répondu : « `Abdur-Rahman bin Al-Hakam ne m’a pas écouté (ou avait un argument convaincant). » (Dans la version d’Al-Qasim, Marwan a dit : « N’as-tu pas entendu parler de l’affaire de Fatima bint Qais ? » `Aisha a répondu : « L’affaire de Fatima bint Qais ne va pas dans ton sens. » Marwan bin Al-Hakam a dit à `Aisha : « La raison pour laquelle Fatima bint Qais est allée chez son père s’applique aussi à la fille de `Abdur-Rahman. »)
- Sahih al-Bukhari, n°5382
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abu Bakr : Nous étions cent trente hommes assis avec le Prophète. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Est-ce que l’un de vous a de la nourriture avec lui ? » Il se trouvait qu’un homme avait un Sa de farine de blé (ou quelque chose comme ça) qui avait été pétri. Après un moment, un païen grand et mince est arrivé, conduisant des moutons. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Veux-tu nous vendre un mouton, ou nous en offrir un en cadeau ? » Le païen a répondu : « Non, mais je veux bien le vendre. » Alors le Prophète a acheté un mouton, qui a été égorgé, puis le Prophète (ﷺ) a demandé que le foie, les reins, les poumons, le cœur, etc., soient grillés. Par Allah, chacun des cent trente hommes a eu sa part de ces morceaux. Le Prophète (ﷺ) a donné à ceux qui étaient présents, et a gardé une part pour ceux qui étaient absents. Ensuite, il a servi ce mouton cuit dans deux grands plateaux et nous avons tous mangé à satiété ; il en est même resté dans les deux plateaux, que j’ai transportés sur le chameau
- Sahih al-Bukhari, n°5426
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Laila : Nous étions assis avec Hudhaifa, qui a demandé de l’eau. Un Mage lui a apporté de l’eau, mais quand il a pris la coupe, il la lui a jetée et a dit : « Ne lui ai-je pas interdit de faire cela plus d’une ou deux fois ? » Il voulait dire : « Je ne l’aurais pas fait, » puis il a ajouté : « mais j’ai entendu le Prophète dire : “Ne portez pas de la soie ou du Dibaja, ne buvez pas dans des récipients en argent ou en or, et ne mangez pas dans des plats faits de ces métaux, car ces choses sont pour les mécréants dans cette vie, et pour nous dans l’Au-delà.” »
- Sahih al-Bukhari, n°5578
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un adultère, au moment où il commet l’acte interdit, n’est pas croyant ; une personne, au moment où elle boit une boisson alcoolisée, n’est pas croyante ; un voleur, au moment où il vole, n’est pas croyant. » Ibn Shihab a dit : `Abdul Malik bin Abi Bakr bin `Abdur-Rahman bin Al-Harith bin Hisham m’a raconté qu’Abu Bakr lui rapportait ce récit d’Abu Huraira. Il ajoutait aussi qu’Abu Bakr mentionnait, en plus des cas cités : « Et celui qui vole quelque chose de force devant tout le monde, n’est pas croyant au moment où il le fait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5729
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : `Umar bin Al-Khattab est parti pour le Sham et, lorsqu'il est arrivé à Sargh, les chefs de l'armée musulmane, Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah et ses compagnons, sont venus à sa rencontre et lui ont dit qu'une épidémie s'était déclarée au Sham. `Umar a dit : « Faites venir les premiers émigrants. » Il les a consultés et leur a annoncé l'épidémie. Ils étaient partagés : certains ont dit, « Nous sommes venus pour une raison et il ne serait pas bien d'abandonner, » tandis que d'autres ont dit à `Umar : « Tu as avec toi d'autres personnes et des compagnons du Messager d'Allah (ﷺ), alors il ne faut pas les exposer à cette épidémie. » `Umar leur a dit : « Laissez-moi maintenant. » Puis il a dit : « Faites venir les Ansar. » Je les ai appelés, il les a consultés, et ils étaient aussi divisés. Il leur a dit : « Laissez-moi maintenant, » puis il a ajouté : « Faites venir les anciens de Quraish qui ont émigré l'année de la conquête de La Mecque. » Je les ai appelés et ils ont tous donné le même avis : « Nous te conseillons de repartir avec les gens et de ne pas les emmener dans cet endroit touché par l'épidémie. » `Umar a donc annoncé : « Je retournerai à Médine demain matin, faites de même. » Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah a dit à `Umar : « Fuis-tu ce qu'Allah a décrété ? » `Umar a répondu : « J'aurais préféré que quelqu'un d'autre dise cela, ô Abu 'Ubaida ! Oui, nous fuyons ce qu'Allah a décrété vers ce qu'Allah a décrété. N'es-tu pas d'accord que si tu avais des chameaux dans une vallée avec un côté vert et un côté sec, tu les ferais paître sur le vert seulement si Allah l'a voulu, et sur le sec seulement si Allah l'a voulu ? » À ce moment-là, `Abdur-Rahman bin `Auf, qui était absent, est arrivé et a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : ‘Si vous entendez parler d'une épidémie de peste dans une région, n'y allez pas ; mais si la peste se déclare dans un pays où vous êtes, ne fuyez pas.’ » `Umar a remercié Allah et est retourné à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°5730
Rapporté par `Abdullah bin 'Amir : `Umar est allé au Sham et, lorsqu’il est arrivé à Sargh, il a appris qu’une épidémie de peste s’était déclarée au Sham. `Abdur-Rahman bin `Auf lui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Si vous entendez qu’une peste s’est déclarée dans un pays, n’y allez pas ; mais si elle survient dans le pays où vous êtes, ne partez pas pour fuir. »
- Sahih al-Bukhari, n°5792
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : L’épouse de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) pendant que j’étais assise, et Abu Bakr était aussi là. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’étais la femme de Rifa`a et il m’a divorcée définitivement. Ensuite, j’ai épousé `AbdurRahman bin Az-Zubair qui, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ), n’a que quelque chose comme une frange de vêtement », en montrant la frange de son voile. Khalid bin Sa`id, qui se trouvait à la porte car il n’était pas encore entré, a entendu ses paroles et a dit : « Ô Abu Bakr ! Pourquoi ne demandes-tu pas à cette femme d’arrêter de parler ainsi devant le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Non, par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a rien fait d’autre que sourire. Puis il a dit à la femme : « Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa`a ? Cela est impossible à moins que `Abdur-Rahman n’ait consommé le mariage avec toi. » Cela est devenu la règle après lui
- Sahih al-Bukhari, n°5839
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a permis à Az-Zubair et à `Abdur-Rahman de porter de la soie parce qu’ils souffraient de démangeaisons
- Sahih al-Bukhari, n°5932
Rapporté par Humaid bin `Abdur-Rahman bin `Auf : L'année où il a accompli le Hajj, il a entendu Mu'awiya bin Abi Sufyan, qui était sur le minbar et prenait une mèche de cheveux d'un de ses gardes, dire : « Où sont vos savants religieux ? J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) interdire cela (les faux cheveux) et dire : Les enfants d'Israël ont été détruits quand leurs femmes ont commencé à utiliser cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°5988
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le mot ‘ar-Rahm’ (utérus) vient du nom ‘ar-Rahman’ (l’un des noms d’Allah), et Allah a dit : ‘Je garderai de bonnes relations avec celui qui garde de bonnes relations avec toi (l’utérus, c’est-à-dire la famille), et Je romprai avec celui qui rompt avec toi (l’utérus, c’est-à-dire la famille).’ »
- Sahih al-Bukhari, n°5989
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le mot ‘Ar-Rahm’ (l’utérus, qui symbolise les liens de parenté) vient du nom ‘Ar-Rahman’ (c’est-à-dire Allah). Celui qui entretient de bonnes relations avec sa famille, Allah entretiendra de bonnes relations avec lui. Et celui qui coupe ces liens, Allah coupera aussi Ses liens avec lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6073
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On m'a dit qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant que je donnais ou offrais quelque chose, a dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « A-t-il vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » Alors j'ai juré par Allah de ne plus jamais parler à Ibn Az-Zubair. Quand cette situation a duré longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair a cherché à se réconcilier avec moi, mais j'ai dit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui et je ne romprai pas mon vœu. » Comme cela devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il a demandé à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous en supplie, par Allah, laissez-moi entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, ont demandé la permission d'entrer chez `Aisha en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha a répondu : « Entrez. » Ils ont demandé : « Tous ensemble ? » Elle a dit : « Oui, entrez tous. » Sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils sont entrés, Ibn Az-Zubair est allé vers `Aisha, l'a prise par la main et a commencé à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui ont aussi demandé de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui ont dit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais, c'est-à-dire de couper les liens avec tes frères musulmans, car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois jours. » Comme ils insistaient et lui rappelaient l'importance de garder de bonnes relations et de pardonner, elle s'est mise à leur rappeler aussi et à pleurer, en disant : « J'ai fait un vœu, et c'est une chose difficile. » Ils ont continué à la supplier jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair et qu'elle affranchisse quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se souvenait de ce vœu, elle pleurait tellement que son voile était mouillé de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°6074
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°6075
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°6082
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman est arrivé chez nous, le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi`. Une fois, le Prophète (ﷺ) a dit : « Puisque tu t’es marié, organise un repas de noces, même si ce n’est qu’avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°6084
Rapporté par `Aisha : Rifa`a Al-Qurazi a divorcé de sa femme de façon définitive (c’est-à-dire que ce divorce était le dernier). Plus tard, `Abdur-Rahman bin Az-Zubair l’a épousée après lui. Elle est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’étais la femme de Rifa`a et il m’a divorcée trois fois, puis j’ai épousé `Abdur-Rahman bin Az-Zubair qui, par Allah, n’a rien d’autre que quelque chose comme cette frange, ô Messager d’Allah (ﷺ), » en montrant une frange qu’elle avait prise de son voile. Abu Bakr était assis avec le Prophète (ﷺ) tandis que Khalid Ibn Sa`id bin Al-As attendait à la porte pour entrer. Khalid a commencé à appeler Abu Bakr : « Ô Abu Bakr ! Pourquoi ne réprimandes-tu pas cette femme pour ce qu’elle dit ouvertement devant le Messager d’Allah ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a rien fait d’autre que sourire, puis il a dit à la femme : « Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa`a ? Non, ce n’est pas possible, à moins que tu n’aies eu une relation conjugale avec lui (`Abdur Rahman), et qu’il ait eu une relation conjugale avec toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6140
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abu Bakr : Abu Bakr a invité un groupe de personnes et m’a dit : « Occupe-toi de tes invités. Je vais rendre visite au Prophète (ﷺ) et tu dois finir de les servir avant mon retour. » `Abdur-Rahman raconte : Je me suis donc empressé de leur servir ce qu’il y avait à la maison et je les ai invités à manger. Ils ont demandé : « Où est le maître de la maison (c’est-à-dire Abu Bakr) ? » J’ai répondu : « Prenez votre repas. » Ils ont dit : « Nous ne mangerons pas tant que le maître de la maison ne sera pas là. » J’ai insisté : « Acceptez le repas de notre part, car si mon père revient et voit que vous n’avez pas encore mangé, il nous en tiendra rigueur. » Mais ils ont refusé. J’étais donc sûr que mon père serait fâché contre moi. Lorsqu’il est rentré, je me suis caché. Il a demandé : « Qu’as-tu fait pour les invités ? » Ils lui ont tout raconté. Abu Bakr a appelé : « Ô `Abdur-Rahman ! » Je suis resté silencieux. Il a appelé de nouveau : « Ô `Abdur-Rahman ! » Je n’ai pas répondu, puis il a répété : « Ô ignorant ! Je t’en supplie par Allah, si tu m’entends, viens ! » Je suis sorti et j’ai dit : « Demande à tes invités, s’il te plaît, et ne sois pas en colère contre moi. » Ils ont dit : « Il dit la vérité ; il nous a apporté le repas. » Abu Bakr a dit : « Puisque vous m’avez attendu, par Allah, je ne mangerai pas de ce repas cette nuit. » Ils ont répondu : « Par Allah, nous non plus, tant que tu n’en mangeras pas. » Abu Bakr a dit : « Je n’ai jamais vu une nuit aussi difficile que celle-ci. Qu’avez-vous ? Pourquoi ne voulez-vous pas accepter notre hospitalité ? » (Il m’a dit) : « Apporte le repas. » Je le lui ai apporté, il a mis la main dedans en disant : « Au nom d’Allah. La première colère était due à Satan. » Alors Abu Bakr a mangé, et ses invités aussi
- Sahih al-Bukhari, n°6141
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abu Bakr : Abu Bakr est rentré à la maison avec un ou plusieurs invités, mais il était resté tard avec le Prophète (ﷺ). À son retour, ma mère lui a dit : « As-tu été retenu à cause de ton invité ou de tes invités ce soir ? » Il a répondu : « N’as-tu pas servi le repas ? » Elle a dit : « Nous avons présenté le repas, mais il (ou ils) a (ont) refusé de manger. » Abu Bakr s’est fâché, m’a réprimandé et a invoqué Allah pour que mes oreilles soient coupées, puis il a juré de ne pas manger de ce repas ! Je me suis caché, et il m’a appelé : « Ô ignorant ! » La femme d’Abu Bakr a juré de ne pas en manger non plus, et l’invité ou les invités ont juré de ne pas en manger tant qu’il n’en aurait pas pris. Abu Bakr a dit : « Tout cela vient de Satan. » Il a alors demandé qu’on lui apporte le repas et il en a mangé, ainsi que les autres. À chaque fois qu’ils prenaient une poignée, la nourriture augmentait sous leurs mains, plus qu’une bouchée. Il a dit à sa femme : « Ô sœur des Bani Firas ! Qu’est-ce que c’est ? » Elle a répondu : « Ô joie de mes yeux ! Il y a maintenant plus de nourriture qu’au début. » Ils en ont tous mangé et ont envoyé le reste au Prophète (ﷺ). On dit que le Prophète (ﷺ) en a aussi mangé
- Sahih al-Bukhari, n°6142
Rapporté par Rafi` bin Khadij et Sahl bin Abu Hathma : `Abdullah bin Sahl et Muhaiyisa bin Mas`ud sont allés à Khaibar et se sont dispersés dans les jardins de palmiers. `Abdullah bin Sahl a été tué. Ensuite, `Abdur-Rahman bin Sahl, Huwaiyisa et Muhaiyisa, les deux fils de Mas`ud, sont venus voir le Prophète (ﷺ) pour lui parler de leur ami assassiné. `Abdur-Rahman, le plus jeune, a commencé à parler. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que le plus âgé parmi vous parle d’abord. » Ils ont donc exposé l’affaire de leur ami. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cinquante d’entre vous prêteront-ils serment pour avoir droit au prix du sang de votre homme tué ? » (ou il a dit : « ...de votre compagnon »). Ils ont répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous n’avons pas été témoins du meurtre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, les Juifs vous libéreront du serment, si cinquante d’entre eux prêtent serment pour contredire votre accusation. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce sont des mécréants, ils pourraient jurer à tort. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) leur a lui-même versé le prix du sang
- Sahih al-Bukhari, n°6143
Rapporté par Rafi` bin Khadij et Sahl bin Abu Hathma : `Abdullah bin Sahl et Muhaiyisa bin Mas`ud sont allés à Khaibar et se sont dispersés dans les jardins de palmiers. `Abdullah bin Sahl a été tué. Ensuite, `Abdur-Rahman bin Sahl, Huwaiyisa et Muhaiyisa, les deux fils de Mas`ud, sont venus voir le Prophète (ﷺ) pour lui parler de leur ami assassiné. `Abdur-Rahman, le plus jeune, a commencé à parler. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que le plus âgé parmi vous parle d’abord. » Ils ont donc exposé l’affaire de leur ami. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cinquante d’entre vous prêteront-ils serment pour avoir droit au prix du sang de votre homme tué ? » (ou il a dit : « ...de votre compagnon »). Ils ont répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous n’avons pas été témoins du meurtre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, les Juifs vous libéreront du serment, si cinquante d’entre eux prêtent serment pour contredire votre accusation. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce sont des mécréants, ils pourraient jurer à tort. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) leur a lui-même versé le prix du sang
- Sahih al-Bukhari, n°6152
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur-Rahman bin `Auf : Il a entendu Hassan bin Thabit Al-Ansari demander à Abu Huraira de témoigner, en disant : « Ô Abu Huraira ! Je t’en supplie par Allah, as-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Ô Hassan ! Réponds au nom du Messager d’Allah (ﷺ). Ô Allah ! Soutiens-le (Hassan) avec l’Esprit Saint (Gabriel).’ ? » Abu Huraira a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6186
Rapporté par Jabir : Un homme parmi nous a eu un fils et l'a appelé Al-Qasim. Nous lui avons dit : « Nous ne t'appellerons pas Abu-l-Qasim, et nous ne te donnerons pas ce respect. » Le Prophète (ﷺ) en a été informé et il a dit : « Donne à ton fils le nom de `Abdur-Rahman. »
- Sahih al-Bukhari, n°6189
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Un homme parmi nous a eu un garçon qu’il a appelé Al-Qasim. Les gens lui ont dit : « Nous ne t’appellerons pas Abul-Qasim, et nous ne voulons pas te faire plaisir en t’appelant ainsi. » Cet homme est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a parlé de cela. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Appelle ton fils `Abdur-Rahman. »
- Sahih al-Bukhari, n°6357
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Laila : Ka`b bin 'Ujra m’a rencontré et m’a dit : « Veux-tu que je t’offre un cadeau ? Un jour, le Prophète (ﷺ) est venu vers nous et nous avons dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous savons comment te saluer, mais comment devons-nous prier pour toi ?” Il a dit : Dites : Allahumma Salli ala Muhammadin wa 'ala Ali Muhammadin, kama sal-laita 'ala Ibrahima innaka Hamidun Majid. Allahumma barik 'ala Muhammadin wa 'ala Ali Muhammadin, kama barakta 'ala Ibrahima, innaka Hamidun Majid. (Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux. Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni la famille d’Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et Glorieux) »
- Sahih al-Bukhari, n°6386
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ), voyant une marque jaune (de parfum) sur les vêtements de `Abdur-Rahman bin `Auf, a dit : « Qu’en est-il pour toi ? » `Abdur-Rahman a répondu : « Je me suis marié avec une femme en lui donnant comme dot de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah te bénisse dans ton mariage. Organise un repas de noces (Walima), même avec un seul mouton. »
- Sahih al-Bukhari, n°6622
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Samura : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô `Abdur-Rahman bin Samura ! Ne cherche pas à devenir dirigeant, car si tu reçois une autorité en l’ayant demandée, tu en seras responsable, mais si on te la donne sans que tu l’aies demandée, tu seras aidé par Allah. Et chaque fois que tu fais un serment de faire quelque chose et que tu trouves ensuite que quelque chose d’autre est meilleur, fais ce qui est meilleur et accomplis l’expiation pour ton serment. »
- Sahih al-Bukhari, n°6676
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un est obligé (par le dirigeant ou le juge) de prêter serment, et qu’il fait un faux serment pour s’approprier le bien d’un musulman, il subira la colère d’Allah lorsqu’il Le rencontrera. » Et Allah a révélé pour confirmer cela : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un gain minime… » (3:77). (Le sous-narrateur ajoute :) Al-Ash’ath bin Qais est entré en disant : « Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman vous a raconté ? » Ils ont répondu : « Untel. » Al-Ash’ath a dit : « Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain de mon cousin (et nous étions en conflit à ce sujet). J’en ai parlé au Messager d’Allah qui m’a dit : “Tu dois apporter une preuve (un témoin), sinon le serment de ton adversaire annulera ta demande.” J’ai dit : “Alors c’est lui (mon adversaire) qui prêtera serment, ô Messager d’Allah (ﷺ) ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui est obligé (par le dirigeant ou le juge) de prêter serment, et qui fait un faux serment pour s’approprier le bien d’un musulman, subira la colère d’Allah lorsqu’il Le rencontrera au Jour de la Résurrection.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6677
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un est obligé (par le dirigeant ou le juge) de prêter serment, et qu’il fait un faux serment pour s’approprier le bien d’un musulman, il subira la colère d’Allah lorsqu’il Le rencontrera. » Et Allah a révélé pour confirmer cela : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un gain minime… » (3:77). (Le sous-narrateur ajoute :) Al-Ash’ath bin Qais est entré en disant : « Qu’est-ce qu’Abu `Abdur-Rahman vous a raconté ? » Ils ont répondu : « Untel. » Al-Ash’ath a dit : « Ce verset a été révélé à mon sujet. J’avais un puits sur le terrain de mon cousin (et nous étions en conflit à ce sujet). J’en ai parlé au Messager d’Allah qui m’a dit : “Tu dois apporter une preuve (un témoin), sinon le serment de ton adversaire annulera ta demande.” J’ai dit : “Alors c’est lui (mon adversaire) qui prêtera serment, ô Messager d’Allah (ﷺ) ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui est obligé (par le dirigeant ou le juge) de prêter serment, et qui fait un faux serment pour s’approprier le bien d’un musulman, subira la colère d’Allah lorsqu’il Le rencontrera au Jour de la Résurrection.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6712
Rapporté par Al-Ju'aid bin ‘Abdur-Rahman : As-Sa’ib bin Yazid a dit : « Le Sa’ à l’époque du Prophète (ﷺ) équivalait à un Mudd plus un tiers de Mudd de votre époque, puis il a été augmenté sous le califat de ‘Umar bin ‘Abdul ‘Aziz. »
- Sahih al-Bukhari, n°6722
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Samura : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô `Abdur-Rahman ! Ne cherche pas à être chef, car si on te donne le pouvoir sans que tu le demandes, Allah t’aidera ; mais si tu l’obtiens en le demandant, alors tu en seras responsable (c’est-à-dire qu’Allah ne t’aidera pas). Et si tu fais un serment de faire quelque chose et que tu trouves ensuite quelque chose de mieux, alors fais ce qui est mieux et accomplis l’expiation pour ton serment. »
- Sahih al-Bukhari, n°6728
Rapporté par Malik bin Aus : Je suis allé voir `Umar, et son portier, Yarfa, est venu dire : « `Uthman, `Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa`d demandent la permission d’entrer. Puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Il les a donc fait entrer. Ensuite, il est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » Il a dit : « Oui. » `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et cet homme (`Ali). » `Umar a dit : « Je vous demande, par Allah, par qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (des Prophètes) ne seront pas hérités, et tout ce que nous laissons après notre mort doit être dépensé en aumône” ? Et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même. » Le groupe a répondu : « (Sans aucun doute), il l’a dit. » `Umar s’est alors tourné vers `Ali et `Abbas et a dit : « Savez-vous tous les deux qu’il a dit cela ? » Ils ont répondu : « (Sans aucun doute), il l’a dit. » `Umar a dit : « Laissez-moi vous expliquer cette affaire. Allah a accordé à Son Messager une part de ce Fai’ (butin obtenu sans combat) qu’Il n’a donnée à personne d’autre ; Allah a dit : “Et ce qu’Allah a donné à Son Messager (le butin Fai’)… (59.6)” Ainsi, ces biens étaient réservés au Messager d’Allah (ﷺ). Pourtant, par Allah, il n’a rien gardé pour lui-même ni rien retenu de vous, mais il en donnait les revenus et les distribuait parmi vous, jusqu’à ce qu’il ne reste que les biens actuels dont le Prophète (ﷺ) utilisait une partie pour l’entretien annuel de sa famille, et ce qui restait, il le dépensait là où l’on dépense les biens d’Allah (c’est-à-dire en aumône, etc.). Le Messager d’Allah (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie. Maintenant, je vous demande par Allah, savez-vous tout cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » `Umar s’est alors adressé à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Tous deux ont dit : « Oui. » `Umar ajouta : « Et quand le Prophète (ﷺ) est mort, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ),” et il a pris en charge ces biens et les a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). Ensuite, j’ai pris en charge ces biens pendant deux ans, et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr. Puis vous deux (`Ali et `Abbas) êtes venus me voir, avec la même demande et la même affaire. (`Abbas !) Tu es venu me demander ta part des biens de ton neveu, et cet homme (`Ali) est venu me demander la part de sa femme des biens de son père. J’ai dit : “Si vous le souhaitez, je vous les donnerai à condition que vous suiviez la voie du Prophète (ﷺ) et d’Abu Bakr, et que je continue à les gérer comme je l’ai fait.” Maintenant, vous me demandez un jugement différent ? Par Allah, par qui le ciel et la terre existent, je ne donnerai pas d’autre jugement jusqu’à la fin des temps. Si vous n’arrivez pas à les gérer, rendez-les-moi et je m’en occuperai pour vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°6822
Rapporté par 'Aisha رضي الله عنها : Un homme vint voir le Prophète (ﷺ) à la mosquée et dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Pourquoi ? Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « J’ai eu une relation avec ma femme pendant le mois de Ramadan (en jeûnant). » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Fais un don en aumône. » Il répondit : « Je n’ai rien. » L’homme s’assit, et à ce moment-là, quelqu’un arriva avec un âne portant de la nourriture pour le Prophète (ﷺ)... (Le sous-rappoteur, 'Abdur Rahman, ajouta : Je ne sais pas de quel aliment il s’agissait.) Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Où est l’homme qui s’est dit perdu ? » Il répondit : « Me voici. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Prends cette nourriture et donne-la en aumône. » L’homme répondit : « À quelqu’un de plus pauvre que moi ? Ma famille n’a rien à manger. » Le Prophète (ﷺ) lui dit alors : « Eh bien, mangez-la vous-mêmes. »
- Sahih al-Bukhari, n°6830
Rapporté par Ibn `Abbas : J’enseignais le Coran à certains des Mouhajirines (émigrants), parmi lesquels il y avait `Abdur Rahman bin `Auf. Alors que j’étais chez lui à Mina, et qu’il était avec `Umar bin Al-Khattab pendant le dernier Hajj de `Umar, `Abdur-Rahman est venu me voir et m’a dit : « Si seulement tu avais vu l’homme qui est venu aujourd’hui voir le Chef des Croyants (`Umar), en lui disant : “Ô Chef des Croyants ! Que penses-tu d’untel qui dit : ‘Si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne, car, par Allah, l’allégeance à Abu Bakr n’a été qu’une action rapide qui s’est ensuite imposée.’” » `Umar s’est mis en colère et a dit : « Si Allah le veut, ce soir je vais me présenter devant les gens et les avertir contre ceux qui veulent priver les autres de leurs droits (la question du pouvoir). » `Abdur-Rahman a dit : « J’ai dit : “Ô Chef des Croyants ! Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble toutes sortes de gens, et ce sont eux qui se rassembleront autour de toi lorsque tu t’adresseras au peuple. J’ai peur que tu ne dises quelque chose, que certains rapportent tes paroles sans les comprendre ou les déforment, alors attends d’arriver à Médine, la ville de l’émigration et des traditions du Prophète, là où tu pourras parler avec les savants et les nobles, et leur exposer tes idées en toute confiance ; ils comprendront tes propos et les transmettront correctement.” » À cela, `Umar a dit : « Par Allah ! Si Allah le veut, je le ferai lors du premier discours que je donnerai à Médine. » Ibn `Abbas a ajouté : Nous sommes arrivés à Médine à la fin du mois de Dhul-Hijja, et le vendredi, nous sommes allés rapidement à la mosquée dès que le soleil a décliné. J’ai vu Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail assis dans un coin du minbar, et je me suis assis près de lui, mon genou touchant le sien. Peu après, `Umar bin Al-Khattab est arrivé, et en le voyant venir vers nous, j’ai dit à Sa`id bin Zaid bin `Amr bin Nufail : « Aujourd’hui, `Umar va dire quelque chose qu’il n’a jamais dit depuis qu’il est calife. » Sa`id, étonné, a nié et m’a dit : « Qu’attends-tu donc de si nouveau de la part de `Umar ? » Pendant ce temps, `Umar s’est assis sur le minbar, et lorsque les muezzins ont terminé l’appel à la prière, `Umar s’est levé, a glorifié et loué Allah comme il le méritait, puis il a dit : « Maintenant, je vais vous dire quelque chose qu’Allah m’a inspiré de dire. Je ne sais pas, cela annonce peut-être ma mort. Que celui qui comprend et retient mes paroles les transmette partout où il ira, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il ne doit pas mentir à mon sujet. Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre Saint, et parmi ce qu’Allah a révélé, il y avait le verset du Rajam (la lapidation des personnes mariées, hommes et femmes, qui commettent un rapport sexuel interdit), et nous avons récité, compris et mémorisé ce verset. Le Messager d’Allah (ﷺ) a appliqué la peine de lapidation, et nous l’avons fait aussi après lui. J’ai peur qu’avec le temps, quelqu’un dise : “Par Allah, nous ne trouvons pas le verset du Rajam dans le Livre d’Allah”, et qu’ils s’égarent en abandonnant une obligation qu’Allah a révélée. La peine du Rajam doit être appliquée à toute personne mariée, homme ou femme, qui commet un rapport sexuel interdit, si les preuves nécessaires existent, ou s’il y a grossesse ou aveu. Nous récitions aussi parmi les versets du Livre d’Allah : “Ô gens ! Ne prétendez pas être les enfants d’autres que vos pères, car c’est de l’ingratitude de votre part de revendiquer une autre filiation.” Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne me louez pas excessivement comme Jésus, fils de Marie, l’a été, mais appelez-moi le Serviteur et le Messager d’Allah.” (Ô gens !) J’ai appris qu’un orateur parmi vous dit : “Par Allah, si `Umar meurt, je donnerai l’allégeance à telle ou telle personne.” Il ne faut pas se tromper en pensant que l’allégeance donnée à Abu Bakr était soudaine et a réussi. Oui, c’était ainsi, mais Allah a protégé les gens de ses conséquences, et aucun d’entre vous n’a les qualités de Abu Bakr. Sachez que si quelqu’un donne l’allégeance à une personne sans consulter les autres musulmans, ni lui ni celui à qui l’allégeance a été donnée ne doivent être soutenus, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. Après la mort du Prophète (ﷺ), nous avons appris que les Ansar n’étaient pas d’accord avec nous et s’étaient réunis dans la salle de Bani Sa`da. `Ali, Zubair et ceux qui étaient avec eux s’opposaient à nous, tandis que les émigrants se sont rassemblés avec Abu Bakr. J’ai dit à Abu Bakr : “Allons voir nos frères Ansar.” Nous sommes donc partis à leur recherche, et en nous approchant, deux de leurs hommes pieux nous ont rencontrés et nous ont informés de la décision finale des Ansar, en disant : “Ô groupe des Mouhajirines ! Où allez-vous ?” Nous avons répondu : “Nous allons voir nos frères Ansar.” Ils nous ont dit : “Vous ne devriez pas aller vers eux. Faites ce que nous avons déjà décidé.” J’ai dit : “Par Allah, nous irons les voir.” Nous avons donc continué jusqu’à les rejoindre à la salle de Bani Sa`da. Là, un homme était assis parmi eux, enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : “Qui est cet homme ?” Ils ont répondu : “C’est Sa`d bin 'Ubada.” J’ai demandé : “Qu’a-t-il ?” Ils ont dit : “Il est malade.” Après un moment, le porte-parole des Ansar a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah”, puis, après avoir loué Allah comme il le méritait, il a ajouté : “Nous sommes les Ansar d’Allah (les aides) et la majorité de l’armée musulmane, alors que vous, les émigrants, êtes un petit groupe, et certains d’entre vous sont venus pour nous empêcher de gérer cette affaire (le califat) et nous en priver.” Quand il a fini, je voulais parler, car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer devant Abu Bakr, mais je faisais attention à ne pas le contrarier. Quand j’ai voulu parler, Abu Bakr a dit : “Attends un peu.” Je n’aimais pas le contrarier. Alors Abu Bakr a pris la parole, il était plus sage et plus patient que moi. Par Allah, il n’a rien oublié de ce que j’aurais aimé dire, il l’a dit ou mieux encore, spontanément. Après une pause, il a dit : “Ô Ansar ! Vous méritez toutes les qualités que vous vous attribuez, mais cette question (du califat) revient aux Quraish car ils sont les meilleurs des Arabes par leur origine et leur foyer, et je vous propose de choisir l’un de ces deux hommes, donnez l’allégeance à celui que vous voulez.” Puis Abu Bakr a pris ma main et celle de Abu Ubaida bin al-Jarrah, qui était assis parmi nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit, sauf cette proposition, car par Allah, je préférerais qu’on me coupe la tête pour expier un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’un peuple dont Abu Bakr fait partie, à moins que, au moment de ma mort, je ressente quelque chose que je n’éprouve pas maintenant. » Puis un des Ansar a dit : « Je suis le pilier contre lequel le chameau se frotte pour soulager ses démangeaisons (c’est-à-dire, je suis un noble), et je suis comme un palmier de grande classe ! Ô Quraish, il devrait y avoir un dirigeant parmi nous et un parmi vous. » Alors il y a eu du tumulte et les voix se sont élevées, j’ai eu peur d’un grand désaccord, alors j’ai dit : « Ô Abu Bakr ! Tends la main. » Il a tendu la main et je lui ai prêté allégeance, puis tous les émigrants l’ont fait, suivis par les Ansar. Ainsi, nous avons eu le dessus sur Sa`d bin Ubada (que les Ansar voulaient comme dirigeant). Un des Ansar a dit : « Vous avez tué Sa`d bin Ubada. » J’ai répondu : « Allah a tué Sa`d bin Ubada. » `Umar a ajouté : « Par Allah, à part la grande tragédie qui nous est arrivée (la mort du Prophète), il n’y a pas eu de problème plus grave que l’allégeance à Abu Bakr, car nous avions peur que si nous laissions les gens, ils donnent l’allégeance à l’un des leurs, ce qui aurait signifié que nous aurions accepté quelque chose contre notre volonté, ou que nous nous serions opposés à eux, causant de grands troubles. Donc, si quelqu’un donne l’allégeance à quelqu’un (pour devenir calife) sans consulter les autres musulmans, alors celui qu’il a choisi ne doit pas recevoir l’allégeance, de peur qu’ils ne soient tous deux tués. »
- Sahih al-Bukhari, n°6849
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Jabir : D’après d’autres personnes, le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun châtiment ne doit dépasser dix coups de fouet, sauf si la personne a commis un crime qui nécessite une peine légale prescrite par Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°6939
Rapporté par Abu `Abdur-Rahman : Abu `Abdur-Rahman et Hibban bin 'Atiyya ont eu une dispute. Abu `Abdur-Rahman a dit à Hibban : « Tu sais ce qui a poussé tes compagnons (c’est-à-dire `Ali) à verser le sang. » Hibban a dit : « Quoi donc ? » `Abdur-Rahman a répondu : « C’est quelque chose que je l’ai entendu dire. » L’autre a demandé : « Qu’a-t-il dit ? » `Abdur-Rahman a dit : « `Ali a raconté : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé, avec Az-Zubair et Abu Marthad, et nous étions tous des cavaliers. Il a dit : Rendez-vous à Raudat-Hajj (Abu Salama a précisé qu’Abu 'Awana l’appelait ainsi), là où se trouve une femme portant une lettre de Hatib bin Abi Balta’a pour les polythéistes de La Mecque. Ramenez-moi cette lettre. Nous sommes donc partis à cheval jusqu’à ce que nous la rattrapions à l’endroit indiqué par le Messager d’Allah (ﷺ). Elle voyageait sur son chameau. Dans cette lettre, Hatib avait informé les Mecquois de l’attaque prévue par le Messager d’Allah (ﷺ) contre eux. Nous lui avons demandé : Où est la lettre que tu as avec toi ? Elle a répondu : Je n’ai aucune lettre. Nous avons fait agenouiller son chameau et fouillé ses bagages, mais nous n’avons rien trouvé. Mes deux compagnons ont dit : Nous pensons qu’elle n’a pas de lettre. J’ai dit : Nous savons que le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas menti. » Puis `Ali a juré : « Par Celui par qui on doit jurer ! Tu vas sortir la lettre ou nous allons te déshabiller. » Elle a alors tendu la main vers sa ceinture et a sorti le papier. Ils ont apporté la lettre au Messager d’Allah (ﷺ). `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Hatib) a trahi Allah, Son Messager et les croyants ; permets-moi de lui trancher la tête ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Hatib ! Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? » Hatib a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi ne croirais-je pas en Allah et en Son Messager ? Mais j’ai voulu rendre service aux gens de La Mecque afin qu’ils protègent ma famille et mes biens, car il n’y a aucun de tes compagnons qui n’ait des proches que Dieu pousse à protéger sa famille et ses biens. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a dit la vérité ; ne lui dites donc que du bien. » `Umar a répété : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il a trahi Allah, Son Messager et les croyants ; permets-moi de lui trancher la tête ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « N’est-il pas parmi ceux qui ont combattu à Badr ? Et qu’en sais-tu, peut-être qu’Allah a regardé les gens de Badr et leur a dit : Faites ce que vous voulez, car Je vous ai accordé le Paradis ? » En entendant cela, les yeux de `Umar se sont remplis de larmes et il a dit : « Allah et Son Messager savent mieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7095
Rapporté par Sa`id bin Jubair : `Abdullah bin `Umar est venu vers nous et nous espérions qu’il allait nous raconter un bon hadith. Mais avant que nous lui demandions, un homme s’est levé et lui a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Raconte-nous les batailles pendant le temps des épreuves, comme Allah dit : — “Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’épreuves (c’est-à-dire plus d’adoration d’autres qu’Allah).” » (2.193) Ibn `Umar a répondu à l’homme : « Sais-tu ce que signifie les épreuves ? Que ta mère te perde ! Muhammad combattait les polythéistes, car un musulman était mis à l’épreuve dans sa religion (les polythéistes pouvaient le tuer ou l’enchaîner comme prisonnier). Son combat n’était pas comme votre combat, qui est mené pour le pouvoir. »
- Sahih al-Bukhari, n°7109
Rapporté par Al-Hasan Al-Basri : Lorsque Al-Hasan bin `Ali a avancé avec des troupes contre Muawiya, `Amr bin Al-As a dit à Muawiya : « Je vois une armée qui ne reculera pas tant que l’autre armée ne reculera pas. » Muawiya a dit : « (Si les musulmans sont tués), qui s’occupera de leurs enfants ? » `Amr bin Al-As a répondu : « Moi, je m’en occuperai. » À ce moment-là, `Abdullah bin 'Amir et `Abdur-Rahman bin Samura ont dit : « Allons voir Muawiya et proposons-lui la paix. » Al-Hasan Al-Basri a ajouté : « Sans aucun doute, j’ai entendu Abu Bakra dire : Une fois, alors que le Prophète parlait aux gens, Al-Hasan (bin `Ali) est venu et le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ce fils à moi est un chef, et Allah pourrait réconcilier deux groupes de musulmans grâce à lui.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7146
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Samura : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô `Abdur-Rahman ! Ne cherche pas à devenir dirigeant, car si tu reçois cette responsabilité parce que tu l’as demandée, tu en seras tenu responsable. Mais si on te la donne sans que tu l’aies demandée, tu recevras l’aide d’Allah. Si un jour tu fais un serment et qu’ensuite tu trouves qu’il vaut mieux faire autre chose, alors expie ton serment et fais ce qui est mieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°7147
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Samura : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô `Abdur-Rahman bin Samura ! Ne cherche pas à devenir dirigeant, car si tu obtiens ce poste parce que tu l’as demandé, tu en seras responsable. Mais si on te le donne sans que tu l’aies demandé, alors tu recevras l’aide d’Allah pour l’assumer. Si jamais tu fais un serment de faire quelque chose et que tu te rends compte ensuite qu’il y a mieux à faire, alors fais ce qui est mieux et compense ton serment. »
- Sahih al-Bukhari, n°7158
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Bakra : Abu Bakra a écrit à son fils qui était à Sijistan : « Ne rends pas de jugement entre deux personnes quand tu es en colère, car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Un juge ne doit pas juger entre deux personnes lorsqu’il est en colère. »
- Sahih al-Bukhari, n°7192
Rapporté par Abu Laila bin `Abdullah bin `Abdur-Rahman bin Sahl : Sahl bin Abi Hathma et quelques notables de sa tribu ont raconté que `Abdullah bin Sahl et Muhaiyisa sont partis à Khaybar car ils vivaient dans la pauvreté et des conditions difficiles. Ensuite, Muhaiyisa a appris que `Abdullah avait été tué et jeté dans un puits ou une source. Muhaiyisa est allé voir les Juifs et leur a dit : « Par Allah, vous avez tué mon compagnon. » Les Juifs ont répondu : « Par Allah, nous ne l’avons pas tué. » Muhaiyisa est alors retourné auprès des siens et leur a raconté ce qui s’était passé. Lui, son frère aîné Huwaiyisa et `Abdur-Rahman bin Sahl sont allés voir le Prophète (ﷺ). Celui qui était à Khaybar a voulu parler, mais le Prophète (ﷺ) a dit à Muhaiyisa : « L’aîné ! L’aîné ! » c’est-à-dire : « Que le plus âgé d’entre vous parle. » Huwaiyisa a donc parlé en premier, puis Muhaiyisa. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les Juifs doivent soit payer le prix du sang pour votre compagnon décédé, soit se préparer à la guerre. » Après cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a écrit une lettre aux Juifs à ce sujet, et ils ont répondu qu’ils ne l’avaient pas tué. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Huwaiyisa, Muhaiyisa et `Abdur-Rahman : « Pouvez-vous prêter serment pour avoir droit au prix du sang ? » Ils ont répondu : « Non. » Il leur a alors dit : « Voulez-vous que nous demandions aux Juifs de jurer devant vous ? » Ils ont répondu : « Mais les Juifs ne sont pas musulmans. » Alors le Prophète d’Allah leur a donné cent chamelles comme prix du sang, de sa propre part. Sahl a ajouté : Quand ces chamelles sont entrées dans la maison, l’une d’elles m’a donné un coup de patte
- Sahih al-Bukhari, n°7195
Rapporté par Kharija bin Zaid bin Thabit : Zaid bin Thabit a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a ordonné d’apprendre l’écriture des Juifs. J’ai même écrit des lettres pour le Prophète (ﷺ) (aux Juifs) et j’ai aussi lu leurs lettres quand ils lui écrivaient. » Et `Umar a dit en présence de `Ali, `Abdur-Rahman et `Uthman : « Que dit cette femme ? » (la femme n’était pas arabe). `Abdur-Rahman bin Hatib a dit : « Elle t’informe à propos de sa compagne qui a eu des rapports interdits avec elle. » Abu Jamra a dit : « J’étais interprète entre Ibn `Abbas et les gens. » Certains ont dit : « Un dirigeant devrait avoir deux interprètes. »
- Sahih al-Bukhari, n°7207
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama : Le groupe de personnes qu’‘Umar avait choisi comme candidats au califat s’est réuni pour se consulter. ‘Abdur-Rahman leur a dit : « Je ne vais pas me présenter contre vous pour cette affaire, mais si vous le souhaitez, je peux choisir pour vous un calife parmi vous. » Ils ont tous accepté de laisser ‘Abdur-Rahman décider. Quand les candidats lui ont confié cette responsabilité, tout le monde s’est tourné vers lui et personne n’a suivi les autres ni obéi à quelqu’un d’autre après lui. Les gens ont donc suivi ‘Abdur-Rahman et l’ont consulté toutes les nuits jusqu’à la nuit où nous avons donné l’allégeance à ‘Uthman. Al-Miswar (bin Makhrama) a ajouté : ‘Abdur-Rahman est venu me voir après une partie de la nuit et a frappé à ma porte jusqu’à ce que je me lève, puis il m’a dit : « Je vois que tu dors ! Par Allah, ces trois dernières nuits, je n’ai presque pas dormi. Va appeler Az-Zubair et Sa’d. » Je les ai donc appelés pour lui et il les a consultés, puis il m’a dit : « Appelle ‘Ali pour moi. » J’ai appelé ‘Ali et il a eu une conversation privée avec lui jusqu’à très tard dans la nuit. Ensuite, ‘Ali est parti, plein d’espoir d’être choisi comme calife, mais ‘Abdur-Rahman avait une crainte à son sujet. ‘Abdur-Rahman m’a alors dit : « Appelle ‘Uthman pour moi. » Je l’ai appelé et il a continué à lui parler en privé jusqu’à ce que le muezzin interrompe leur discussion en appelant à la prière du Fajr. Quand les gens ont terminé la prière du matin et que le groupe (des six hommes) s’est rassemblé près du minbar, ‘Abdur-Rahman a fait venir tous les Muhajirines (émigrés) et les Ansar présents, ainsi que le chef de l’armée qui avait accompli le Hajj avec ‘Umar cette année-là. Quand tout le monde a été réuni, ‘Abdur-Rahman a dit : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah », puis il a ajouté : « Maintenant, ô ‘Ali, j’ai observé l’avis des gens et j’ai vu qu’ils ne considèrent personne égal à ‘Uthman, alors ne t’expose pas au reproche (en t’opposant). » Ensuite, ‘Abdur-Rahman a dit (à ‘Uthman) : « Je te donne l’allégeance à condition que tu suives les lois d’Allah, la tradition du Messager d’Allah ﷺ et celle des deux califes après lui. » Ainsi, ‘Abdur-Rahman lui a donné l’allégeance, suivi par les gens, y compris les Muhajirines, les Ansar, les chefs de l’armée et tous les musulmans
- Sahih al-Bukhari, n°7230
Rapporté par Jabir ibn `Abdullah : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous avons pris l’Ihram pour le Hajj. Nous sommes arrivés à La Mecque le quatrième jour de Dhul-Hijja. Le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de faire le Tawaf autour de la Ka`ba et le Sa`i entre As-Safa et Al-Marwa, puis d’utiliser notre Ihram seulement pour la `Umra et de quitter l’état d’Ihram, sauf si nous avions le Hadi avec nous. Aucun de nous n’avait le Hadi, sauf le Prophète (ﷺ) et Talha. `Ali est arrivé du Yémen avec le Hadi. `Ali a dit : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que le Messager d’Allah (ﷺ). » Les gens ont dit : « Comment pouvons-nous aller à Mina alors que nous sommes dans cet état ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si j’avais su auparavant ce que je viens d’apprendre récemment, je n’aurais pas amené le Hadi, et s’il n’était pas avec moi, j’aurais quitté l’Ihram. » Suraqa ibn Malik a rencontré le Prophète (ﷺ) pendant qu’il lançait des cailloux à Jamrat-Al-`Aqaba et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce seulement permis pour nous ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, c’est pour toujours. » `Aisha était arrivée à La Mecque alors qu’elle avait ses règles, donc le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de faire toutes les étapes du Hajj sauf le Tawaf autour de la Ka`ba, et de ne pas prier tant qu’elle n’était pas purifiée. Quand ils se sont arrêtés à Al-Batha, `Aisha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu repars après avoir fait le Hajj et la `Umra, alors que moi je ne fais que le Hajj ? » Le Prophète (ﷺ) a donc demandé à `Abdur-Rahman ibn Abou Bakr As-Siddiq de l’accompagner à at-Tan`im, et elle a ainsi pu faire la `Umra en Dhul-Hijja après les jours du Hajj
- Sahih al-Bukhari, n°7235
Rapporté par Sa`d bin Ubaid (le Mawla de `Abdur-Rahman bin Azhar) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Aucun de vous ne doit souhaiter la mort, car s’il est une bonne personne, il pourra augmenter ses bonnes actions, et s’il fait le mal, il pourra arrêter et se repentir
- Sahih al-Bukhari, n°7305
Rapporté par Malik bin Aus An-Nasri : Je suis allé jusqu’à entrer chez ‘Umar (et pendant que j’étais assis là), son portier Yarfa est venu lui dire : « ‘Uthman, ‘Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa’d demandent la permission d’entrer. » ‘Umar les a autorisés. Ils sont donc entrés, ont salué et se sont assis. (Après un moment, le portier est revenu) et a dit : « Dois-je faire entrer ‘Ali et ‘Abbas ? » ‘Umar leur a permis d’entrer. Al-‘Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et l’oppresseur (‘Ali). » Il y a alors eu un différend (concernant les biens des Bani Nadir) entre eux (‘Abbas et ‘Ali). ‘Uthman et ses compagnons ont dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » ‘Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah, par la permission duquel existent le ciel et la terre ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons doit être donné en aumône”, et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Il a vraiment dit cela. » ‘Umar s’est alors tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous tous les deux ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ensuite dit : « Maintenant, je vais vous expliquer cette affaire en détail. Allah a accordé au Messager d’Allah (ﷺ) une partie de cette richesse qu’Il n’a donnée à personne d’autre, comme Allah l’a dit : “Ce qu’Allah a accordé comme butin à Son Messager pour lequel vous n’avez pas combattu...” (59.6) Donc, cette propriété appartenait entièrement au Messager d’Allah (ﷺ), mais il ne l’a pas gardée pour lui en vous ignorant, ni ne l’a gardée sans vous, mais il vous l’a donnée et l’a distribuée parmi vous jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie, et le Prophète en utilisait une partie pour les dépenses annuelles de sa famille et donnait le reste comme il le faisait avec les autres biens d’Allah. Le Prophète (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie, et je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Ali et ‘Abbas : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ajouté : « Puis Allah a rappelé Son Messager à Lui. Abou Bakr a alors dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ)” et a pris en charge tous les biens du Prophète, qu’il a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et vous étiez présents à ce moment-là. » Puis il s’est tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abou Bakr a fait ceci ou cela dans la gestion des biens, mais Allah sait qu’Abou Bakr était honnête, juste, intelligent et suivait la bonne voie dans sa gestion. Ensuite, Allah a rappelé Abou Bakr à Lui, et j’ai dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abou Bakr.” J’ai donc pris en charge les biens pendant deux ans et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr. Puis vous deux (‘Ali et ‘Abbas) êtes venus me demander la même chose ! (Ô ‘Abbas ! Tu es venu me demander ta part dans les biens de ton neveu ; et lui (‘Ali) est venu me demander la part de sa femme dans les biens de son père, et je vous ai dit à tous les deux : “Si vous le souhaitez, je vous les confierai à condition que vous les gériez comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr, et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge ; sinon, ne m’en parlez plus.” Vous avez alors dit : “Donne-les-nous à cette condition.” Je vous les ai donc donnés à cette condition. Maintenant, je vous demande, par Allah, ne les ai-je pas donnés à cette condition ? » Le groupe (à qui il parlait) a répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Abbas et ‘Ali : « Je vous demande, par Allah, ne vous ai-je pas donné tous ces biens à cette condition ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a alors dit : « Cherchez-vous maintenant un autre jugement de ma part ? Par Celui par la permission duquel existent le ciel et la terre, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-là jusqu’à la fin des temps ; et si vous n’arrivez pas à gérer ces biens, vous pouvez me les rendre, et je m’en occuperai à votre place. » (Voir hadith n°326, vol)
- Sahih al-Bukhari, n°7323
Rapporté par Ibn 'Abbas : J’enseignais le Coran à 'Abdur-Rahman bin Auf. Quand 'Umar a fait son dernier pèlerinage, 'Abdur-Rahman m’a dit à Mina : « Si tu avais vu le chef des croyants aujourd’hui ! Un homme est venu lui dire : “Untel a dit : ‘Si le chef des croyants meurt, nous donnerons l’allégeance à telle personne.’” 'Umar a dit : ‘Je vais me lever ce soir et avertir ceux qui veulent s’emparer des droits du peuple.’ J’ai dit : ‘Ne fais pas cela, car la saison du Hajj rassemble beaucoup de monde, et la majorité ne comprendra peut-être pas bien tes paroles et risquera de les répandre partout. Attends qu’on arrive à Médine, le lieu de l’émigration et de la Sunna. Là-bas, tu rencontreras les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ), les Mouhajirines et les Ansar, qui comprendront tes propos et leur donneront leur juste place.’ 'Umar a dit : ‘Par Allah, je le ferai dès que je prendrai la parole à Médine.’ Quand nous sommes arrivés à Médine, 'Umar a dit lors du sermon du vendredi : “Sans aucun doute, Allah a envoyé Muhammad avec la vérité et lui a révélé le Livre (le Coran), et parmi ce qui a été révélé, il y a le verset de la lapidation (pour adultère).” »
- Sahih al-Bukhari, n°7325
Rapporté par `Abdur-Rahman bin `Abis : On a demandé à Ibn `Abbas : « As-tu fait la prière de l’Aïd avec le Prophète ? » Il a répondu : « Oui, si je n’avais pas été proche du Prophète, je ne l’aurais pas faite avec lui car j’étais trop jeune. Le Prophète (ﷺ) est allé à l’endroit près de la maison de Kathir bin As-Salt et a accompli la prière de l’Aïd, puis il a prononcé le sermon. Je ne me souviens pas s’il y a eu un appel à la prière ou un Iqama. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a demandé aux femmes de faire l’aumône, et elles ont commencé à tendre leurs mains vers leurs oreilles et leurs cous pour donner leurs bijoux en aumône. Le Prophète (ﷺ) a demandé à Bilal d’aller les recueillir, puis Bilal est revenu vers le Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°7361
Rapporté par Humaid bin 'Abdur-Rahman : Il a entendu Mu'awiya parler à un groupe de gens de Quraish à Médine, et en mentionnant Ka'b Al-Ashbar, il a dit : « C’était l’un des plus véridiques parmi ceux qui parlaient des gens du Livre, mais nous remarquions parfois des erreurs dans ses informations. »
- Sahih al-Bukhari, n°7410
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah rassemblera les croyants le Jour de la Résurrection comme ils sont rassemblés dans cette vie, et ils diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur afin qu’Il nous soulage de cet endroit.’ Ils iront alors voir Adam et diront : ‘Ô Adam ! Ne vois-tu pas la situation des gens ? Allah t’a créé de Ses propres mains, Il a ordonné à Ses anges de se prosterner devant toi, et Il t’a appris le nom de toutes choses. Intercède pour nous auprès de notre Seigneur afin qu’Il nous soulage de cet endroit.’ Adam dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Noé, car il fut le premier messager envoyé par Allah aux gens de la Terre.’ Ils iront voir Noé qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera son erreur, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Abraham, Khalil Ar-Rahman.’ Ils iront voir Abraham qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Mais allez plutôt voir Moïse, un serviteur à qui Allah a donné la Torah et à qui Il a parlé directement.’ Ils iront voir Moïse qui répondra : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche’ et mentionnera ses erreurs, puis ajoutera : ‘Allez plutôt voir Jésus, le serviteur d’Allah, Son messager, Sa parole (Sois ! et il fut) et une âme créée par Lui.’ Ils iront voir Jésus qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche, mais allez plutôt voir Muhammad, dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés (par Allah).’ Ils viendront alors vers moi et je demanderai la permission à mon Seigneur, et je serai autorisé à me présenter devant Lui. Quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai devant Lui et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis il me sera dit : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je lèverai alors la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai, et quand je verrai mon Seigneur (de nouveau), je me prosternerai devant Lui, et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je louerai alors mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai encore, et quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai, et Il me laissera ainsi aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête et parle, tu seras écouté ; demande, tu obtiendras ; intercède, ton intercession sera acceptée.’ Je louerai alors mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a enseignées, puis j’intercéderai. Allah me permettra d’intercéder (pour un certain groupe de personnes) et fixera une limite à ceux que je pourrai faire entrer au Paradis. Je reviendrai et dirai : ‘Ô mon Seigneur ! Il ne reste en Enfer que ceux que le Coran a condamnés à y rester et pour qui l’éternité en Enfer est devenue inévitable.’ » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Sortira alors de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un grain d’orge. Puis sortira de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un grain de blé. Puis sortira de l’Enfer toute personne qui dit : ‘La ilaha illallah’ et qui a dans son cœur du bien, ne serait-ce que du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi). »
- Sahih al-Bukhari, n°7440
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ a dit : « Les croyants seront maintenus (dans l’attente) au Jour de la Résurrection si longtemps qu’ils deviendront inquiets et diront : “Demandons à quelqu’un d’intercéder auprès de notre Seigneur pour qu’Il nous soulage de notre situation.” Ils iront alors voir Adam et diront : “Tu es Adam, le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa propre main, t’a fait entrer dans Son Paradis, a ordonné à Ses anges de se prosterner devant toi et t’a appris le nom de toutes choses. Peux-tu intercéder pour nous auprès de ton Seigneur pour qu’Il nous soulage de cette situation ?” Adam dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera ses erreurs, c’est-à-dire d’avoir mangé de l’arbre alors qu’il en avait été interdit. Il ajoutera : “Allez voir Noé, le premier Prophète envoyé par Allah aux gens de la Terre.” Les gens iront voir Noé qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera son erreur, c’est-à-dire d’avoir interrogé son Seigneur sans savoir. Il leur dira : “Allez voir Abraham, Khalil Ar-Rahman.” Ils iront voir Abraham qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera trois paroles par lesquelles il a menti, puis dira : “Allez voir Moïse, un serviteur à qui Allah a donné la Torah, à qui Il a parlé directement et qu’Il a rapproché pour converser.” Ils iront voir Moïse qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche.” Il mentionnera son erreur, c’est-à-dire d’avoir tué un homme, puis dira : “Allez voir Jésus, le serviteur, le Messager d’Allah, une âme créée par Lui et Sa Parole.” (Sois ! Et il fut.) Ils iront voir Jésus qui dira : “Je ne suis pas digne de cette tâche, mais allez plutôt voir Muhammad, le serviteur dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés par Allah.” Ils viendront alors à moi, et je demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui, et Il me laissera (en prosternation) aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” Alors je relèverai la tête et louerai mon Seigneur avec des louanges qu’Il m’a apprises. Allah fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes), je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada dit : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, puis je reviendrai et demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui et Il me laissera en prosternation aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Ô Muhammad, relève ta tête et parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” » Le Prophète ﷺ ajouta : « Alors je relèverai la tête, je Le louerai comme Il m’a appris, puis j’intercéderai et Il fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes). Je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada ajouta : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, puis je reviendrai une troisième fois et demanderai la permission à mon Seigneur d’entrer dans Sa Demeure, et je serai autorisé. Quand je Le verrai, je me prosternerai devant Lui, et je resterai en prosternation aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il dira : “Relève ta tête, ô Muhammad, parle, car tu seras écouté, intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, ce que tu demanderas te sera accordé.” Alors je relèverai la tête, je louerai Allah comme Il m’a appris, puis j’intercéderai et Il fixera une limite pour moi (pour intercéder pour un certain groupe de personnes). Je les ferai sortir et les ferai entrer au Paradis. » (Qatada dit : J’ai entendu Anas dire que) le Prophète ﷺ a dit : « Je sortirai et je les ferai sortir de l’Enfer et les ferai entrer au Paradis, jusqu’à ce qu’il ne reste dans le Feu que ceux que le Coran retient (c’est-à-dire ceux destinés à y rester éternellement). » Le narrateur récita alors le verset : « Il se peut que ton Seigneur te ressuscite à une station de gloire et de louange. » (17.79) Le narrateur ajouta : C’est la station de gloire et de louange qu’Allah a promise à ton Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°7548
Rapporté par `Abdullah bin `Abdur-Rahman : Abu Sa`id Al-Khudri lui a dit : « Je vois que tu aimes les moutons et le désert. Donc, quand tu gardes tes moutons ou que tu es dans le désert et que tu veux faire l’Adhan, élève la voix. Car tout djinn, humain ou autre chose qui entend la voix du muezzin témoignera en sa faveur le Jour de la Résurrection. » Abu Sa`id a ajouté : « J’ai entendu cela de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sunan Ibn Majah, n°25
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Laila : Nous avons dit à Zaid bin Arqam : "Raconte-nous un hadith du Messager d’Allah (ﷺ)." Il a dit : "Nous avons vieilli et oublié, et (raconter) les hadiths du Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas une chose facile
- Sunan Ibn Majah, n°30
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Mas'ud : Son père a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui ment délibérément à mon sujet, qu'il prenne sa place en Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°43
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Amr As-Sulami : Il a entendu Al-'Irbad bin Sariyah dire : « Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a adressé un discours émouvant qui a fait couler nos larmes et fondre nos cœurs. Nous avons dit : “Ô Messager d'Allah, c'est un discours d'adieu. Que nous recommandes-tu ?” Il a dit : “Je vous laisse sur une voie claire dont la nuit est comme le jour. Personne ne s'en écartera après moi sauf celui qui est voué à la perdition. Celui d'entre vous qui vivra verra de grands conflits. Je vous recommande de suivre ce que vous connaissez de ma Sunna et la voie des califes bien guidés, et de vous y accrocher fermement. Et vous devez obéir, même si (votre chef est) un chef abyssin. Car le vrai croyant est comme un chameau avec un anneau dans le nez : où qu'on le mène, il suit.” »
- Sunan Ibn Majah, n°117
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abu Laila : Abu Laila voyageait avec ‘Ali, et il portait des vêtements d’été en hiver et des vêtements d’hiver en été. Nous lui avons dit : « Pourquoi ne lui demandes-tu pas à ce sujet ? » Il a répondu : « Le Messager d’Allah m’a fait venir alors que j’avais mal aux yeux, le jour de Khaybar. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, j’ai mal aux yeux.” Il a mis un peu de salive dans mes yeux, puis il a dit : “Ô Allah, enlève-lui la chaleur et le froid.” Je n’ai plus jamais ressenti ni chaud ni froid après ce jour-là. » Le Prophète a dit : « J’enverrai un homme qui aime Allah et Son Messager, et qu’Allah et Son Messager aiment, et ce n’est pas quelqu’un qui fuit le champ de bataille. » Les gens tendaient le cou pour voir, et il a fait venir ‘Ali et lui a donné l’étendard
- Sunan Ibn Majah, n°133
Rapporté par Sa'eed bin Zaid bin 'Amr bin Nufail : Le Messager d’Allah ﷺ faisait partie des dix à qui la bonne nouvelle du Paradis a été donnée. Il a dit : "Abu Bakr sera au Paradis ; 'Umar sera au Paradis ; 'Uthman sera au Paradis ; 'Ali sera au Paradis ; Talhah sera au Paradis ; Zubair sera au Paradis ; Sa’d sera au Paradis ; 'Abdur-Rahman sera au Paradis." On lui a demandé : "Qui sera le neuvième ?" Il a répondu : "Moi
- Sunan Ibn Majah, n°232
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abdullah, d’après son père : Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’Allah illumine le visage de l’homme qui entend un hadith de nous et le transmet, car il se peut que celui à qui il est transmis s’en souvienne mieux que celui qui l’a entendu en premier. »
- Sunan Ibn Majah, n°262
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Hurmuz Al-A'raj, qui a entendu Abu Hurairah dire : « Par Allah, s’il n’y avait pas deux versets dans le Livre d’Allah, je n’aurais jamais rien rapporté de lui, c’est-à-dire du Prophète, s’il n’y avait pas ces paroles d’Allah : “En vérité, ceux qui cachent ce qu’Allah a révélé du Livre et l’échangent contre un petit profit, ne mangent dans leurs ventres que du feu. Allah ne leur parlera pas le Jour de la Résurrection, ne les purifiera pas, et ils auront un châtiment douloureux. Ceux-là ont échangé l’égarement contre la guidance, et le châtiment contre le pardon. Comme ils sont audacieux face au Feu !” »
- Sunan Ibn Majah, n°309
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit d’uriner debout. (Da’if) J’ai entendu Muhammed bin Yazid, Abu ‘Abdullah, dire : "J’ai entendu Ahmad bin ‘Abdur-Rahman Al-Makhzumi dire : ‘Sufyan Ath-Thawri a dit à propos du hadith de ‘Aishah – ‘Je l’ai toujours vu uriner assis’ – qu’un homme en sait plus sur ce genre de choses qu’elle.’ Ahmad bin ‘Abdur-Rahman a dit : ‘C’était l’habitude des Arabes d’uriner debout. Ne vois-tu pas que dans le hadith de ‘Abdur-Rahman bin Hasanah, il a été dit : ‘Il s’assoit pour uriner comme une femme.’
- Sunan Ibn Majah, n°334
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abu Qurad : "Je suis parti en Hajj avec le Prophète et il s’est éloigné pour faire ses besoins
- Sunan Ibn Majah, n°346
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Hasanah : "Le Messager d’Allah est sorti vers nous avec un petit bouclier à la main. Il l’a posé, puis il s’est accroupi et a uriné derrière. Certaines personnes ont dit : « Regardez-le, il urine comme une femme ! » Le Prophète a entendu cela et a dit : « Malheur à vous ! Ne savez-vous pas ce qui est arrivé à l’un des enfants d’Israël ? Si de l’urine touchait leurs vêtements, ils découpaient la partie touchée avec des ciseaux. Il leur a dit de ne pas faire cela, alors il a été puni dans sa tombe. »" (Da'if) Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°393
Rapporté par Sa'eed bin Musayyab et Abou Salamah bin 'Abdur-Rahman : Abou Hurairah disait : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Quand l'un de vous se réveille, il ne doit pas mettre sa main dans le récipient avant de l'avoir lavée deux ou trois fois, car aucun de vous ne sait où sa main a passé la nuit
- Sunan Ibn Majah, n°452
Rapporté par Abu Salamah : 'Aishah a vu 'Abdur-Rahman faire ses ablutions, et elle a dit : « Fais bien tes ablutions, car j'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : “Malheur au tendon d'Achille à cause du Feu de l'Enfer.” »
- Sunan Ibn Majah, n°556
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakrah, d’après son père : Le Prophète a accordé une facilité aux voyageurs : "Si un voyageur fait ses ablutions et met ses chaussons en cuir, puis refait ses ablutions, il peut essuyer sur ses chaussons pendant trois jours et trois nuits ; celui qui reste chez lui peut le faire pendant un jour et une nuit
- Sunan Ibn Majah, n°569
Rapporté par Sa’eed bin ‘Abdur-Rahman bin Abza, d’après son père : Un homme est venu voir ‘Umar bin Khattab et a dit : "Je suis devenu impur après un rapport sexuel et je ne trouve pas d’eau." ‘Umar lui a dit : "Ne prie pas." Mais ‘Ammar bin Yasir a dit : "Ne te souviens-tu pas, ô Commandeur des Croyants, quand toi et moi étions en expédition et que nous sommes devenus impurs sans trouver d’eau ? Toi, tu n’as pas prié, mais moi, je me suis roulé dans la poussière puis j’ai prié. Quand je l’ai raconté au Prophète, il a dit : 'Cela t’aurait suffi de faire ainsi.'" (Puis en montrant) le Prophète a frappé le sol avec ses mains, a soufflé dessus, puis a essuyé son visage et ses paumes
- Sunan Ibn Majah, n°626
Rapporté par 'Urwah bin Zubair et 'Amrah bint 'Abdur-Rahman : 'Aïcha, l’épouse du Prophète ﷺ, a dit : "Umm Habibah Jahsh a eu des saignements non menstruels pendant sept ans alors qu’elle était mariée à 'Abdur-Rahman bin 'Awf. Elle s’est plainte de cela au Prophète ﷺ et le Prophète ﷺ a dit : 'Ce n’est pas les règles, c’est une veine. Donc, quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand c’est terminé, prends un bain et fais la prière.'" 'Aïcha a ajouté : "Elle se lavait pour chaque prière puis priait. Elle s’asseyait dans une bassine appartenant à sa sœur Zainab bint Jahsh et le sang colorait l’eau en rouge
- Sunan Ibn Majah, n°661
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abu Sa'eed Al-Khudri, selon son père : Le Messager d'Allah a dit : "Aucune femme ne doit regarder la nudité d'une autre femme, et aucun homme ne doit regarder la nudité d'un autre homme
- Sunan Ibn Majah, n°710
Rapporté par Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sa’d, qui était le muezzin du Messager d’Allah, d’après son grand-père : Le Messager d’Allah a ordonné à Bilal de mettre ses doigts dans ses oreilles lorsqu’il faisait l’Adhan, et il a dit : « Cela rend la voix plus forte. »
- Sunan Ibn Majah, n°723
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abdur-Rahman bin Abu Sa’sa’ah, d’après son père, qui était sous la tutelle d’Abu Sa’eed : Abu Sa’eed m’a dit : « Si tu es dans le désert, élève la voix lorsque tu fais l’Adhan, car j’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Aucun djinn, humain, arbre ou pierre qui l’entend ne témoignera contre toi, mais en ta faveur.” »
- Sunan Ibn Majah, n°731
Rapporté par Abdur-Rahman bin Sa'd bin 'Ammar bin Sa'd (de la part de son arrière-grand-père, du Messager d'Allah) : Dans l'Adhan de Bilal, les phrases étaient dites deux par deux, et dans son Iqamah, elles étaient dites une seule fois
- Sunan Ibn Majah, n°881
Rapporté par (‘Ubaidullah bin ‘Abdullah) bin Aqram Al-Khuza’i : Son père a dit : « J’étais avec mon père sur la plaine de Namirah, quand des cavaliers sont passés et ont fait agenouiller leurs chameaux au bord de la route. Mon père m’a dit : “Reste avec tes agneaux pendant que je vais voir ce que ces gens veulent.” Il est parti et je me suis approché, et là se trouvait le Messager d’Allah (ﷺ). L’heure de la prière est arrivée, alors j’ai prié avec eux, et je voyais la blancheur des aisselles du Messager d’Allah (ﷺ) chaque fois qu’il se prosternait. » Ibn Majah a dit : Les gens disent ‘Ubaidullah bin ‘Abdullah, mais Abu Bakr bin Abu Shaibah a dit : « Les gens disent ‘Abdullah bin ‘Ubaidullah. » Muhammad bin Bashshar a dit : « ‘Abdur-Rahman bin Mahdi, Safwan bin ‘Eisa et Abu Dawud ont tous dit : ‘Dawud bin Qais nous a rapporté, de ‘Ubaidullah bin ‘Abdullah bin Aqram, de son père, du Prophète (ﷺ).’ » Avec des termes similaires
- Sunan Ibn Majah, n°954
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abu Sa’eed d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quand l’un de vous fait la prière, qu’il prie face à une barrière (sutrah), qu’il s’en approche et qu’il ne laisse personne passer devant lui. Si quelqu’un vient et veut passer, qu’il l’en empêche, car c’est un Shaitan (satan).”
- Sunan Ibn Majah, n°999
Rapporté par Ibrahim bin ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf, d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah et les anges accordent des bénédictions au premier rang. »
- Sunan Ibn Majah, n°1003
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Ali bin Shaiban, d’après son père ‘Ali bin Shaiban, qui faisait partie de la délégation : Nous sommes partis jusqu’à arriver auprès du Prophète (ﷺ). Nous lui avons prêté allégeance et avons prié derrière lui. Ensuite, nous avons encore prié derrière lui. Il a terminé la prière et a vu un homme seul, priant derrière le rang. Le Prophète d’Allah (ﷺ) s’est alors approché de lui et, quand il a fini, il lui a dit : « Reprends ta prière ; il n’y a pas de prière valable pour celui qui prie derrière le rang. »
- Sunan Ibn Majah, n°1031
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abdur-Rahman : Le Prophète (ﷺ) est venu chez nous et nous a dirigés dans la prière à la mosquée des Banu ‘Abdul-Ashhal, et je l’ai vu poser ses mains sur son vêtement quand il se prosternait
- Sunan Ibn Majah, n°1032
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abdur-Rahman bin Thabit bin Samit, de son père, de son grand-père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié parmi les Banu ‘Abdul-Ashhal, portant un manteau dans lequel il était enveloppé, et il posait ses mains dessus pour les protéger du froid des cailloux
- Sunan Ibn Majah, n°1050
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Kaisan, de son père : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier à Bi’r ‘Ulya, dans un vêtement
- Sunan Ibn Majah, n°1073
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Humaid Az-Zuhri : J’ai demandé à Sa’ib bin Yazid : “Qu’as-tu entendu au sujet du séjour à La Mecque ?” Il a répondu : “J’ai entendu ‘Ala’ bin Hadrami dire : ‘Le Prophète (ﷺ) a dit : Trois (jours) pour le Muhajir après avoir quitté (Mina).’”
- Sunan Ibn Majah, n°1082
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b bin Malik : J’accompagnais mon père après qu’il ait perdu la vue, et quand je l’emmenais pour la prière du vendredi, dès qu’il entendait l’Adhan, il demandait pardon pour Abu Umamah As’ad bin Zurarah et faisait des invocations pour lui. J’ai entendu cela de lui pendant un certain temps, puis je me suis dit : “Par Allah ! Quelle est cette faiblesse ? À chaque fois qu’il entend l’Adhan du vendredi, je l’entends prier pour Abu Umamah et je ne lui demande pas pourquoi il fait cela.” Puis je l’ai emmené comme d’habitude, et quand il a entendu l’Adhan, il a prié pour lui comme d’habitude. Je lui ai dit : “Ô mon père ! Je te vois prier pour As’ad bin Zurarah à chaque appel du vendredi ; pourquoi fais-tu cela ?” Il a répondu : “Ô mon fils, c’est lui qui nous a dirigés pour la première prière du vendredi avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne vienne de La Mecque, à Naqi’ Al-Khadamat (près de Médine), dans la plaine de Harrah Banu Bayadah.” J’ai demandé : “Combien étiez-vous à ce moment-là ?” Il a dit : “Quarante hommes.”
- Sunan Ibn Majah, n°1101
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sad, le muezzin du Prophète (ﷺ) : Mon père m’a raconté, en le tenant de son père et de son grand-père, qu’à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), il lançait l’appel à la prière du vendredi quand l’ombre était de la taille d’une lanière de sandale
- Sunan Ibn Majah, n°1107
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sa’d, d’après son père, son grand-père et son arrière-grand-père : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) parlait sur le champ de bataille, il s’appuyait sur un arc, et quand il faisait le sermon du vendredi, il s’appuyait sur son bâton
- Sunan Ibn Majah, n°1207
Rapporté par ‘Abdur-Rahman Al-A’raj : Ibn Buhainah lui a raconté que le Prophète (ﷺ) s’est levé à la deuxième Rak‘a du Zuhr et a oublié de s’asseoir. Quand il a terminé sa prière, et avant de dire le Salam, il a fait les deux prosternations pour l’oubli (Sahw) puis il a dit le Salam
- Sunan Ibn Majah, n°1209
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Si l’un de vous hésite entre avoir prié une ou deux Rak‘a, qu’il considère qu’il en a fait une. S’il hésite entre deux ou trois, qu’il considère qu’il en a fait deux. S’il hésite entre trois ou quatre, qu’il considère qu’il en a fait trois. Ensuite, qu’il termine ce qui lui reste de la prière, pour que le doute porte sur ce qui est en plus. Puis qu’il fasse deux prosternations en étant assis, avant le Taslim (le Salam).”
- Sunan Ibn Majah, n°1236
Rapporté par Hamzah bin Mughirah bin Shu’bah, d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé en retard lors d’un voyage, et nous avons rejoint les gens alors qu’Abdur Rahman bin ‘Awf avait déjà dirigé une unité de prière. Quand il a compris que le Prophète (ﷺ) était là, il a voulu reculer, mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de terminer la prière. Il a dit : “Tu as bien fait, fais de même à l’avenir.”
- Sunan Ibn Majah, n°1277
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sa’d, le muezzin du Messager d’Allah ﷺ, d’après son père, d’après son père, d’après son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ disait le Takbir dans la prière de l’Aïd, sept fois dans la première unité de prière avant de réciter le Coran, et cinq fois dans la seconde avant de réciter le Coran
- Sunan Ibn Majah, n°1287
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sa’d, le muezzin : Son père a rapporté, d’après son père, que son grand-père a dit : “Le Prophète ﷺ disait le Takbir entre les deux sermons et il disait beaucoup le Takbir pendant le sermon de l’Aïd.”
- Sunan Ibn Majah, n°1294
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sa’d : Mon père m’a dit, d’après son père, d’après son grand-père, que le Prophète ﷺ sortait pour la prière de l’Aïd à pied, et il revenait aussi à pied
- Sunan Ibn Majah, n°1298
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sa’d : Mon père m’a dit, d’après son père, d’après son grand-père, que lorsque le Prophète ﷺ sortait pour les deux Aïd, il passait devant la maison de Sa’eed bin Abul-‘As, puis devant les gens de la tente, puis il prenait un autre chemin, passant par Banu Zuraiq, puis il sortait par la maison de ‘Ammar bin Yasir et la maison d’Abu Hurairah jusqu’à Balat
- Sunan Ibn Majah, n°1316
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Uqbah bin Fakih bin Sa’d, de son grand-père Fakih bin Sa’d, qui était un Compagnon du Prophète (ﷺ) : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de se laver le jour de la Fitr, le jour de Nahr et le jour de ‘Arafah, et Fakih recommandait à sa famille de se laver ces jours-là
- Sunan Ibn Majah, n°1328
Rapporté par Nadr bin Shaiban : J’ai rencontré Abu Salamah bin ‘Abdur-Rahman et je lui ai dit : « Raconte-moi un hadith que tu as entendu de ton père à propos du mois de Ramadan. » Il a dit : « Oui, mon père m’a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé du mois de Ramadan et a dit : “C’est un mois qu’Allah vous a ordonné de jeûner, et dans lequel j’ai instauré la prière nocturne (Qiyam) comme une tradition pour vous. Donc, celui qui jeûne ce mois et passe ses nuits en prière, avec foi et dans l’espoir d’une récompense, sortira de ses péchés comme au jour où sa mère l’a mis au monde.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1337
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’ib : Sa’d bin Abu Waqqas est venu nous voir alors qu’il était devenu aveugle. Je l’ai salué et il a dit : « Qui es-tu ? » Je me suis présenté, et il a dit : « Bienvenue, ô fils de mon frère. J’ai entendu dire que tu récites le Coran d’une belle voix. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Ce Coran a été révélé dans la tristesse, alors quand tu le récites, pleure. Si tu ne peux pas pleurer, fais semblant de pleurer, et embellis ta voix en le récitant. Celui qui n’embellit pas sa voix n’est pas des nôtres.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1343
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Abdin Al-Qari : J’ai entendu ‘Umar bin Khattab dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui dort et manque sa part quotidienne de Coran, ou une partie de celle-ci, qu’il la lise entre la prière du Fajr et celle du Zuhr, et cela sera compté comme s’il l’avait lue pendant la nuit. »
- Sunan Ibn Majah, n°1357
Rapporté par Abu Salamah bin `Abdur-Rahman : J’ai demandé à ‘Aïsha : “Avec quoi le Prophète (ﷺ) commençait-il ses prières surérogatoires ?” Elle a répondu : “Il disait : Allahumma Rabba Jibra’il wa Mika’il wa Israfil, Fatiras-samawati wal-ard, `alimal-ghaybi wash-shahadah, Anta tahkumu baina `ibadika fima kanu fihi yakhtalifun, ihdini lima-khtulifa fihi minal-haqqi bi idhnika, innaka latahdi ila siratin mustaqim (Ô Allah, Seigneur de Jibra’il, Mika’il et Israfil, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l’invisible et du visible, Tu juges entre Tes serviteurs sur ce en quoi ils divergent. Guide-moi, avec Ta permission, vers la vérité sur laquelle ils divergent, car c’est Toi qui guides vers le droit chemin).” (Un des rapporteurs, `Abdur-Rahman bin `Umar, a dit : “Notez bien le mot Jibra’il avec un Hamzah – c’est ainsi que cela a été rapporté du Prophète (ﷺ).”
- Sunan Ibn Majah, n°1368
Rapporté par Abu Mas`ud : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui récite les deux derniers versets de la sourate Al-Baqarah la nuit, cela lui suffira.” Dans son récit, (un des rapporteurs) Hafs a dit : “`Abdur-Rahman a dit : ‘J’ai rencontré Abu Mas`ud alors qu’il faisait le Tawaf, et il m’a raconté cela.’”
- Sunan Ibn Majah, n°1393
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b bin Malik : Son père a dit que lorsque Allah a accepté son repentir, il s’est prosterné
- Sunan Ibn Majah, n°1429
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Shibl : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit trois choses : picorer comme un corbeau, étendre les avant-bras comme une bête de proie, et qu’un homme ait une place dans la mosquée où il prie toujours, comme un chameau qui revient toujours au même endroit
- Sunan Ibn Majah, n°1449
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b bin Malik, à propos de Ka’b : Quand Ka’b était mourant, Umm Bishr bint Bara’ bin Ma’rur est venue le voir et a dit : “Ô Abu ‘Abdur-Rahman ! Si tu rencontres untel, transmets-lui mon Salam.” Il a répondu : “Qu’Allah te pardonne, Ô Umm Bishr ! Nous sommes trop occupés pour penser à cela.” Elle a dit : “Ô Abu ‘Abdur-Rahman ! N’as-tu pas entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Les âmes des croyants sont dans des oiseaux verts, mangeant des arbres du Paradis’ ?” Il a répondu : “Oui.” Elle a dit : “C’est ce que je veux dire.”
- Sunan Ibn Majah, n°1505
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abi Laila : Zaid bin Arqan avait l’habitude de dire le takbir quatre fois pendant la prière funéraire, et il l’a dit cinq fois pour une prière. Je lui ai demandé à ce sujet et il a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait cela.”
- Sunan Ibn Majah, n°1574
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Hassan bin Thabit, d’après son père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a maudit les femmes qui visitent les tombes
- Sunan Ibn Majah, n°1586
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Yazid et Abu Burdah : Quand Abu Musa est tombé malade, sa femme Umm ‘Abdullah s’est mise à se lamenter bruyamment. Il s’est réveillé et lui a dit : « Ne sais-tu pas que je me désolidarise de ceux dont le Messager d’Allah (ﷺ) s’est désolidarisé ? » Et il lui a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) avait dit : « Je me désolidarise de ceux qui se rasent la tête, élèvent la voix et déchirent leurs vêtements lors d’un malheur. »
- Sunan Ibn Majah, n°1647
Rapporté par Qasim Abu ‘Abdur-Rahman : Il a entendu Mu’awiyah bin Abu Sufyan sur le minbar dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) disait depuis le minbar, avant le mois de Ramadan : “Le jeûne commencera tel jour, mais nous allons commencer à jeûner plus tôt, donc celui qui veut commencer à jeûner plus tôt (c’est-à-dire en Sha’ban), qu’il le fasse, et celui qui veut attendre le début du Ramadan, qu’il le fasse.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1659
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakrah, d’après son père : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Deux mois de fête dont la récompense ne diminue pas (même s’ils comptent vingt-neuf jours) : Ramadan et Dhul-Hijjah. »
- Sunan Ibn Majah, n°1666
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui jeûne le Ramadan en voyage est comme celui qui ne jeûne pas alors qu’il n’est pas en voyage. » Abu Ishaq a dit : « Ce hadith n’a pas d’importance. »
- Sunan Ibn Majah, n°1837
Rapporté par Abdur-Rahman bin Yazid, d’après Thawban : Le Messager d’Allah a dit : “Qui s’engage à une chose, je lui garantis le paradis.” J’ai dit : “Moi, je le fais.” Il a dit : “Ne demande rien aux gens.” Ainsi, Thawban laissait tomber son fouet alors qu’il était sur sa monture, et il ne disait à personne : “Ramasse-le pour moi”, mais il descendait lui-même pour le prendre
- Sunan Ibn Majah, n°1861
Rapporté par Abdur-Rahman bin Salim bin Utbah bin Salim bin Uwaim bin Sa'idah Al-Ansari, de la part de son père, de la part de son grand-père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Épousez des vierges, car leurs paroles sont plus douces, leurs ventres plus féconds et elles se contentent de peu. »
- Sunan Ibn Majah, n°1873
Rapporté par Abdur Rahman bin Yazid Al-Ansari et Mujamma bin Yazid Al-Ansari : Un homme parmi eux, appelé Khidam, a marié sa fille contre son gré. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a expliqué la situation, et il a annulé le mariage arrangé par son père. Ensuite, elle a épousé Abu Lubabah bin Abdul-Mundhir
- Sunan Ibn Majah, n°1932
Rapporté par 'Aishah : L’épouse de Rifa’ah Al-Qurazi est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « J’étais mariée à Rifa’ah, il m’a divorcée de façon définitive. Ensuite, j’ai épousé ‘Abdur-Rahman bin Zubair, et ce qu’il a, c’est comme la frange d’un vêtement. » Le Prophète ﷺ a souri et a dit : « Tu veux retourner avec Rifa’ah ? Non, pas avant d’avoir goûté à la douceur de (‘Abdur-Rahman) et qu’il goûte à ta douceur. »
- Sunan Ibn Majah, n°2089
Rapporté par 'Abdur-Rahman : Le père ou la mère d’un homme – Shu'bah (un des rapporteurs) n’était pas sûr – lui a ordonné de divorcer de sa femme, et il a fait le vœu d’affranchir cent esclaves s’il le faisait. Il est allé voir Abu Darda’ pendant qu’il priait la prière du Duha, et il a prolongé sa prière, puis il a prié entre le Zuhr et l’Asr. Ensuite il l’a interrogé et Abu Darda’ a dit : "Accomplis ton vœu et honore tes parents." Abu Darda’ a dit : "J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : '(Honorer) son père peut permettre d’entrer par la meilleure des portes du Paradis ; alors prends soin de tes parents, que tu le veuilles ou non
- Sunan Ibn Majah, n°2095
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Samurah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Ne jurez ni par les idoles ni par vos ancêtres
- Sunan Ibn Majah, n°2116
Rapporté par Mujahid, que 'Abdur-Rahman bin Safwan, ou Safwan bin 'Abdur-Rahman Al-Qurashi a dit : "Le jour de la conquête de La Mecque, il est venu avec son père et a dit : « Ô Messager d’Allah, donne à mon père une part de la Hijrah. » Il a répondu : « Il n’y a plus de Hijrah. » Puis il est parti et est allé voir 'Abbas et lui a dit : « Tu sais qui je suis ? » Il a répondu : « Oui. » Ensuite 'Abbas est sorti, portant une chemise sans manteau, et a dit : « Ô Messager d’Allah, tu connais untel avec qui nous avons des liens d’amitié ? Il a amené son père pour prêter serment d’allégeance (c’est-à-dire promettre) d’émigrer. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a plus de Hijrah. » 'Abbas a dit : « Je t’en conjure, fais-le. » Le Prophète (ﷺ) a tendu la main, a touché la sienne et a dit : « J’ai accompli le serment de mon oncle, mais il n’y a plus de Hijrah. » (Da'if) Une autre chaîne avec des mots similaires. Yazid bin Abu Ziyad a dit : "C’est-à-dire : Il n’y a plus de Hijrah depuis une terre dont les habitants ont accepté l’Islam
- Sunan Ibn Majah, n°2186
Rapporté par Qasim bin 'Abdur Rahman, de son père : 'Abdullah ibn Mas'ud a vendu un esclave de l’État à Ash'ath bin Qais, et ils n’étaient pas d’accord sur le prix. Ibn Mas'ud a dit : « Je te l’ai vendu pour vingt mille », mais Ash'ath bin Qais a dit : « Je l’ai acheté pour dix mille. » 'Abdullah a dit : « Si tu veux, je vais te raconter un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). » Il a dit : « Dis-le-moi. » Il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Si deux personnes ne sont pas d’accord sur une transaction, qu’elles n’ont pas de preuve, et que l’objet de la vente est encore là, alors c’est la parole du vendeur qui prévaut. Ou bien elles peuvent annuler la transaction.” » Il a dit : « Je veux annuler la transaction. » Et il l’a annulée
- Sunan Ibn Majah, n°2272
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a acheté Safiyyah pour sept esclaves. (Sahih) (Un des rapporteurs) 'Abdur-Rahman a dit : "De Dihyah Kalbi
- Sunan Ibn Majah, n°2316
Rapporté par 'Abdul-Malik bin 'Umair : Il a entendu 'Abdur-Rahman bin Abu Bakrah (rapporter) de son père que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Que le juge (Qadi) ne rende pas de jugement lorsqu'il est en colère
- Sunan Ibn Majah, n°2462
Rapporté par 'Amr bin Dinar : J’ai dit à Tawus : “Ô Abu 'Abdur-Rahman, pourquoi n’abandonnes-tu pas cette Mukhabarah, puisqu’ils disent que le Messager d’Allah (ﷺ) l’a interdite ?” Il a répondu : “Ô 'Amr, je les aide en prenant leur terre, en la cultivant et en leur donnant une part en échange, et Mu‘adh bin Jabal a permis aux gens ici de le faire. Le plus savant d’entre eux – c’est-à-dire Ibn 'Abbas – m’a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) ne l’a pas interdite, mais il a dit : ‘Pour l’un de vous, donner (sa terre) à son frère est mieux que de recevoir un loyer fixe pour elle.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2526
Rapporté par Safinah - Abu 'Abdur-Rahman : « Umm Salamah m’a affranchi mais a posé la condition que je serve le Prophète (ﷺ) tant qu’il vivrait. »
- Sunan Ibn Majah, n°2588
Rapporté par Abdur-Rahman bin Tha’labah Al-Ansari, de son père : Amr bin Samurah bin Habib bin Abd Shams est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai volé un chameau appartenant à tel clan ; purifie-moi !” Le Prophète (ﷺ) a envoyé quelqu’un les interroger et ils ont dit : “Oui, nous avons perdu un chameau.” Alors le Prophète (ﷺ) a ordonné qu’on lui coupe la main. Tha'labah a dit : “Je le regardais quand sa main est tombée et il lui a dit : ‘Louange à Allah (STW) qui m’a purifié de toi ; tu voulais faire entrer tout mon corps en Enfer.’”
- Sunan Ibn Majah, n°2592
Rapporté par Ibrahim bin Abdur-Rahman bin Awf, de son père : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “On ne coupe pas la main du chapardeur.”
- Sunan Ibn Majah, n°2677
Rapporté par Sahl bin Abu Hathmah, de la part des anciens de son peuple : 'Abdullah bin Sahl et Muhayyishah sont partis à Khaibar à cause d’un problème. Quelqu’un est venu voir Muhayyishah et lui a dit qu’Abdullah bin Sahl avait été tué et jeté dans une fosse ou un puits à Khaibar. Il est allé voir les Juifs et a dit : "Par Allah, c’est vous qui l’avez tué." Ils ont répondu : "Par Allah, nous ne l’avons pas tué." Puis il est retourné auprès de son peuple et leur a raconté cela. Ensuite, lui et son frère Huwayyisah, qui était plus âgé, ainsi que 'Abdur-Rahman bin Sahl, sont venus (voir le Prophète (ﷺ)). Muhayyishah, qui était celui qui était à Khaibar, a commencé à parler, mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Que l’aîné parle d’abord." Alors Huwayyisah a parlé, puis Muhayyishah a parlé. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Soit (les Juifs) paieront le prix du sang pour votre compagnon, soit la guerre leur sera déclarée." Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé une lettre à ce sujet (aux Juifs) et ils ont répondu par écrit : "Par Allah, nous ne l’avons pas tué." Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Huwayyisah, Muhayyishah et Abdur-Rahman : "Voulez-vous jurer pour réclamer le prix du sang de votre compagnon ?" Ils ont dit : "Non." Il a dit : "Voulez-vous que les Juifs jurent pour vous ?" Ils ont dit : "Ils ne sont pas musulmans." Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a payé lui-même le prix du sang, et il leur a envoyé cent chamelles, dont certaines sont entrées dans la maison. Sahl a dit : "Une chamelle rousse parmi elles m’a donné un coup de pied
- Sunan Ibn Majah, n°2678
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, de son père, de son grand-père : Huwayyisah et Muhayyisah, les fils de Mas'ud, et 'Abdullah et 'Abdur-Rahman, les fils de Sahl, sont partis chercher de la nourriture à Khaibar. 'Abdullah a été attaqué et tué, et cela a été rapporté au Messager d’Allah (ﷺ). Il a dit : "Voulez-vous jurer et établir votre droit au prix du sang ?" Ils ont dit : "Ô Messager d’Allah (ﷺ), comment pourrions-nous jurer alors que nous n’avons rien vu ?" Il a dit : "Voulez-vous que les Juifs jurent qu’ils sont innocents ?" Ils ont dit : "Ô Messager d’Allah (ﷺ), alors ils nous tueront aussi." Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a payé lui-même le prix du sang
- Sunan Ibn Majah, n°2732
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, d’après son père, que son grand-père a dit : Rabab bin Hudhaifah (bin Sa’eed) bin Sahm a épousé Umm Wa’il bint Ma’mar Al-Jumahiyyah, et elle lui a donné trois fils. Leur mère est décédée et ses fils ont hérité de ses maisons et du Wala’ de ses esclaves affranchis. ‘Amr bin ‘As les a emmenés au Sham, et ils sont morts lors de l’épidémie de ‘Amwas. ‘Amr a hérité d’eux, car il était leur ‘Asabah. Quand ‘Amr est revenu, les Banu Ma’mar sont venus le voir et ont porté leur différend avec lui concernant le Wala’ de leur sœur devant ‘Umar. ‘Umar a dit : « Je vais juger selon ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). Je l’ai entendu dire : “Ce que le fils ou le père acquiert revient à son ‘Asabah, qui qu’il soit.” » Il a donc jugé en notre faveur et a rédigé un document à ce sujet, avec le témoignage de ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf, Zaid bin Thabit et une autre personne. Plus tard, quand ‘Abdul-Malik bin Marwan est devenu calife, une esclave affranchie d’Umm Wa’il est décédée, laissant deux mille dinars. J’ai entendu dire que ce jugement avait été changé, alors ils ont porté le différend devant Hisham bin Isma’il. Nous avons présenté l’affaire à ‘Abdul-Malik et lui avons montré le document d’‘Umar. Il a dit : « Je pensais que ce jugement ne faisait aucun doute. Je n’aurais jamais cru que les gens de Médine en viendraient à douter de ce jugement. » Il a donc jugé en notre faveur, et cela est resté ainsi par la suite
- Sunan Ibn Majah, n°2999
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakr : Le Prophète (ﷺ) lui a demandé de faire monter ‘Aishah derrière lui sur sa monture et de faire la ‘Umrah avec elle à partir de Tan’im
- Sunan Ibn Majah, n°3000
Rapporté par ‘Aishah : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) pour le Pèlerinage d’Adieu, peu avant l’apparition du croissant de Dhul-Hijjah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui d’entre vous qui veut commencer la Talbiyah pour la ‘Umrah, qu’il le fasse. Si je n’avais pas amené un animal à sacrifier, j’aurais commencé la Talbiyah pour la ‘Umrah. » Elle dit : « Certains ont commencé la Talbiyah pour la ‘Umrah, d’autres pour le Hajj. J’étais parmi ceux qui ont commencé pour la ‘Umrah. » Elle dit : « Nous avons continué jusqu’à La Mecque, puis le jour de ‘Arafah est arrivé alors que j’avais mes règles, mais je n’ai pas quitté l’Ihram pour la ‘Umrah. J’en ai parlé au Prophète (ﷺ) et il m’a dit : “Laisse ta ‘Umrah, défais tes cheveux et peigne-les, puis commence la Talbiyah pour le Hajj.” » Elle dit : « J’ai fait cela, puis, la nuit de Hasbah (la douzième nuit de Dhul-Hijjah), quand Allah nous a permis d’achever notre Hajj, il a envoyé ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakr avec moi. Il m’a fait monter derrière lui et nous sommes allés à Tan’im, puis j’ai commencé la Talbiyah pour la ‘Umrah. Allah nous a permis d’achever notre Hajj et notre ‘Umrah, et il n’y a eu ni animal à sacrifier, ni aumône, ni jeûne. »
- Sunan Ibn Majah, n°3015
Rapporté par Sufyan bin Bukair bin ‘Ata’ : J’ai entendu ‘Abdur-Rahman bin Ya’mur Dili dire : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était debout à ‘Arafat. Des gens du Najd sont venus lui demander : “Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que le Hajj ?” Il a répondu : “Le Hajj, c’est ‘Arafah. Celui qui arrive avant la prière du Fajr, la nuit de Jam’, a accompli son Hajj. Les jours à Mina sont trois. Mais celui qui part en deux jours, il n’y a pas de péché sur lui, et celui qui reste, il n’y a pas de péché sur lui.” [2:203] Ensuite, il a fait asseoir un homme derrière lui sur sa monture, et il a commencé à proclamer ces paroles. » Un autre récit rapporte un hadith similaire
- Sunan Ibn Majah, n°3030
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Yazid : Lorsque ‘Abdullah bin Mas’ud a lancé les cailloux à la stèle de ‘Aqabah, il est descendu au fond de la vallée et s’est tourné vers la Kaaba, la stèle étant à sa droite. Il a alors lancé sept cailloux, en disant le Takbir à chaque lancer. Puis il a dit : « C’est d’ici, par Celui en dehors duquel il n’y a personne digne d’adoration, que celui à qui la sourate Al-Baqarah a été révélée a lancé les cailloux. »
- Sunan Ibn Majah, n°3061
Rapporté par Muhammad bin ‘Abdur-Rahman bin Abu Bakr : J’étais assis avec Ibn ‘Abbas, et un homme est venu lui demander : “D’où viens-tu ?” Il a répondu : “De Zamzam.” Ibn ‘Abbas a dit : “As-tu bu de cette eau comme il faut ?” L’homme a demandé : “Comment cela ?” Ibn ‘Abbas a expliqué : “Quand tu bois de cette eau, tourne-toi vers la Qiblah, prononce le nom d’Allah, bois-en trois gorgées et bois à satiété. Quand tu as fini, loue Allah.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “La différence entre nous et les hypocrites, c’est qu’ils ne boivent pas à satiété de Zamzam.”
- Sunan Ibn Majah, n°3108
Rapporté par Abu Salamah bin ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf : ‘Abdullah bin ‘Adiy bin Hamra’ lui a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ), alors qu’il était sur sa chamelle, debout à Al-Hazwarah, dire : “Par Allah, tu es la meilleure terre d’Allah et la plus chère à mes yeux. Par Allah, si je n’avais pas été expulsé de toi, je ne t’aurais jamais quittée.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3144
Rapporté par Sulaiman bin ‘Abdur-Rahman : « J’ai entendu ‘Ubaid bin Fairuz dire : ‘J’ai dit à Bara’ bin ‘Azib : “Parle-nous des animaux de sacrifice que le Messager d’Allah (ﷺ) n’aimait pas ou a interdits.” Il a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait ce geste avec sa main. Et ma main est plus courte que la sienne : “Il y a quatre animaux qui ne sont pas acceptés en sacrifice : l’animal borgne qui est clairement aveugle d’un œil ; l’animal malade dont la maladie est évidente ; l’animal boiteux qui boite clairement ; et l’animal si maigre qu’on dirait qu’il n’a pas de moelle dans les os.”’ Il a ajouté : “Et je n’aime pas que l’animal ait un défaut à l’oreille.” Il a dit : “Ce que tu n’aimes pas, laisse-le de côté et ne l’interdis à personne.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3156
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin ‘Ammar bin Sa’d, le muezzin du Messager d’Allah (ﷺ) : Mon père m’a raconté, de la part de mon grand-père, que le Messager d’Allah (ﷺ) a sacrifié son offrande au bord d’une ruelle, sur la route des Banu Zuraiq, de sa propre main, avec une lame
- Sunan Ibn Majah, n°3236
Rapporté par Ibn Abu ‘Ammar, qui est ‘Abdur-Rahman : J’ai demandé à Jabir bin ‘Abdullah au sujet des hyènes : “Est-ce que ce sont des animaux que l’on peut chasser ?” Il a dit : “Oui.” J’ai dit : “Puis-je en manger ?” Il a dit : “Oui.” J’ai dit : “Est-ce quelque chose que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ) ?” Il a dit : “Oui.”
- Sunan Ibn Majah, n°3281
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Abdur-Rahman, qui a entendu Anas bin Malik dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La supériorité de ‘Aïsha sur les autres femmes est comme celle du Tharid sur tous les autres plats. »
- Sunan Ibn Majah, n°3360
Rapporté par Safinah, Abu ‘Abdur-Rahman : Un homme a rendu visite à ‘Ali bin Abu Talib et il a préparé de la nourriture pour lui. Fatimah a dit : « Pourquoi n’invitons-nous pas le Prophète (ﷺ) à manger avec nous ? » Ils l’ont donc invité et il est venu. Il a posé sa main sur le montant de la porte et a vu un rideau fin dans un coin de la maison, alors il est reparti. Fatimah a dit à ‘Ali : « Va le rattraper et demande-lui : “Qu’est-ce qui t’a fait repartir, ô Messager d’Allah ?” » Il a répondu : « Je n’entre pas dans une maison trop décorée. »
- Sunan Ibn Majah, n°3404
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ya’mar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le Dubba’ et le Hantam
- Sunan Ibn Majah, n°3423
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abi ‘Amrah, d’après sa grand-mère Kabshah Al-Ansariyyah : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez elle, et il y avait une outre d’eau suspendue. Il a bu debout, et elle a découpé l’embouchure de l’outre pour garder l’endroit où la bouche du Messager d’Allah (ﷺ) avait touché, cherchant la bénédiction
- Sunan Ibn Majah, n°3481
Rapporté par ‘Abdur-Rahman Al-A’raj : J’ai entendu ‘Abdullah bin Buhainah dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a été saigné à Lahyi Jamal*, au milieu de la tête, alors qu’il était en état de sacralisation (Muhrim). »
- Sunan Ibn Majah, n°3492
Rapporté par Muhammad bin ‘Abdur-Rahman bin Sa’d bin Zurarah Al-Ansari : J’ai entendu mon oncle paternel Yahya – et je n’ai jamais vu un homme comme lui parmi nous – dire aux gens que Sa’d bin Zurarah, le grand-père maternel de Muhammad, souffrait d’un mal de gorge appelé croup. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ferai de mon mieux pour Abu Umamah, afin d’être excusé (c’est-à-dire, innocent si la guérison n’arrive pas). » Il l’a alors cautérisé de sa propre main, mais il est décédé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que les Juifs soient maudits ! Ils diront : “Pourquoi n’a-t-il pas pu empêcher la mort de ses compagnons ?” Mais je n’ai aucun pouvoir pour lui ni pour moi-même. »
- Sunan Ibn Majah, n°3549
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abi Laila, d’après son père Abu Laila : J’étais assis avec le Prophète (ﷺ) lorsqu’un bédouin est venu et a dit : "J’ai un frère malade." Il a demandé : "Qu’a ton frère ?" Il a répondu : "Il a un léger trouble mental." Le Prophète (ﷺ) a dit : "Va le chercher." Il l’a amené, l’a fait asseoir devant lui, et je l’ai entendu réciter pour lui la Fatiha, quatre versets du début de la sourate Al-Baqarah, deux versets du milieu : "Et votre Dieu est un Dieu unique" [2:163], l’Ayat Al-Kursi, trois versets de la fin, un verset de la sourate Al ‘Imran, je crois que c’était : "Allah atteste qu’il n’y a de divinité que Lui" [3:18], un verset d’Al-A’raf : "Votre Seigneur, c’est Allah" [7:54], un verset d’Al-Mu’minun : "Et quiconque invoque, en dehors d’Allah, une autre divinité sans preuve" [23:117], un verset d’Al-Jinn : "Et que la majesté de notre Seigneur soit exaltée" [72:3], dix versets du début d’As-Saffat, trois versets de la fin d’Al-Hashr, puis "Dis : Il est Allah, Unique" [112:1] et les deux sourates protectrices. Le bédouin s’est alors levé, guéri, sans aucun problème
- Sunan Ibn Majah, n°3573
Rapporté par ‘Ala bin ‘Abdur-Rahman, d’après son père : J’ai demandé à Abu Sa’eed : « As-tu entendu quelque chose du Messager d’Allah (ﷺ) à propos du pagne ? » Il répondit : « Oui. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Le pagne du croyant doit arriver au milieu du mollet, mais il n’y a pas de péché s’il est entre ce point et la cheville. Mais ce qui est en dessous de la cheville est dans le Feu.” » Et il a dit trois fois : « Allah ne regardera pas celui qui laisse traîner son pagne par vanité. »
- Sunan Ibn Majah, n°3592
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accordé une dérogation à Zubair bin ‘Awwam et ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf pour porter des chemises en soie, à cause d’une éruption cutanée dont ils souffraient
- Sunan Ibn Majah, n°3699
Rapporté par Abu 'Abdur-Rahman Al Juhani : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Je vais voir les Juifs demain. Ne commencez pas à les saluer, et s’ils vous saluent, dites : Wa 'alaikum (et aussi sur vous)
- Sunan Ibn Majah, n°3728
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Les noms les plus aimés d’Allah sont ‘Abdullah et ‘Abdur-Rahman. »
- Sunan Ibn Majah, n°3744
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abu Bakrah : Son père a dit : "Un homme a fait l’éloge d’un autre devant le Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : 'Malheur à toi, tu as coupé le cou de ton compagnon', plusieurs fois. Puis il a dit : 'Si l’un de vous fait l’éloge de son frère, qu’il dise : "Je pense qu’il est comme ceci, mais je ne sanctifie personne devant Allah
- Sunan Ibn Majah, n°3859
Rapporté par 'Aishah : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Allahumma ! Inni asa’luka bismikat-tahirit-tayyibil-mubarak al-ahabbi ilaika, alladhi idha du’ita bihi ajabta, wa idha su’ilta bihi a’taita, wa idhasturhimta bihi rahimta, wa idhastufrijta bihi farrajta (Ô Allah ! Je Te demande par Ton Nom pur, bon, béni, le plus aimé de Toi, par lequel si Tu es invoqué Tu réponds, si on Te demande Tu donnes, si on Te demande miséricorde Tu fais miséricorde, et si on Te demande soulagement Tu accordes le soulagement).” Elle a dit : Il a dit un jour : “Ô 'Aishah, sais-tu qu’Allah m’a appris le Nom par lequel, si on L’invoque, Il répond ?” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Enseigne-le-moi.” Il a dit : “Tu ne dois pas l’apprendre, ô 'Aishah.” Alors je me suis éloignée et je me suis assise un moment, puis je me suis levée, j’ai embrassé sa tête et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah, enseigne-le-moi.” Il a dit : “Tu ne dois pas l’apprendre, ô 'Aishah, et je ne dois pas te l’enseigner, car tu ne dois pas demander des choses de ce bas-monde avec ce Nom.” Elle a dit : “Alors je me suis levée, j’ai fait mes ablutions, puis j’ai prié deux unités de prière, puis j’ai dit : ‘Ô Allah, j’invoque Allah, et je T’invoque, Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux), et je T’invoque, Al-Barr Ar-Rahim (Le Très Bon, le Très Miséricordieux), et je T’invoque par tous Tes beaux Noms, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas, en demandant que Tu me pardonnes et que Tu me fasses miséricorde.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a souri, puis il a dit : “C’est parmi les Noms par lesquels tu as invoqué (Allah).”
- Sunan Ibn Majah, n°3861
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms, cent moins un, car Il est Unique et Il aime les nombres impairs. Celui qui les apprend entrera au Paradis. Ce sont : Allah, Al-Wahid (l’Unique), As-Samad (le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit), Al-Awwal (le Premier), Al-Akhir (le Dernier), Az-Zahir (le Très-Haut), Al-Batin (le Très-Proche), Al-Khaliq (le Créateur), Al-Bari (l’Inventeur de toutes choses), Al-Musawwir (Celui qui donne la forme), Al-Malik (le Roi), Al-Haqq (la Vérité), As-Salam (Celui qui est exempt de tout défaut), Al-Mu’min (Celui qui accorde la sécurité), Al-Muhaymin (le Gardien), Al-‘Aziz (le Tout-Puissant), Al-Jabbar (le Contraignant), Al-Mutakabbir (le Suprême), Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Latif (le Subtil et Courtois), Al-Khabir (le Bien Informé), As-Sami’ (Celui qui entend tout), Al-Basir (Celui qui voit tout), Al-‘Alim (l’Omniscient), Al-‘Azim (le Très Grand), Al-Barr (la Source de bonté), Al-Muta’al (le Très-Élevé), Al-Jalil (le Sublime), Al-Jamil (le Beau), Al-Hayy (le Vivant), Al-Qayyum (Celui qui soutient et protège tout), Al-Qadir (le Capable), Al-Qahir (l’Irrésistible), Al-‘Ali (l’Élevé), Al-Hakim (le Sage), Al-Qarib (le Proche), Al-Mujib (Celui qui répond), Al-Ghani (le Suffisant), Al-Wahhab (le Donateur), Al-Wadud (le Bien-Aimant), Ash-Shakur (le Reconnaissant), Al-Majid (le Très Noble), Al-Wajid (le Patron), Al-Wali (le Gouverneur), Al-Rashid (le Guide), Al-‘Afuw (le Pardonneur), Al-Ghafur (le Pardonneur), Al-Halim (le Clément), Al-Karim (le Généreux), At-Tawwab (Celui qui accepte le repentir), Ar-Rabb (le Seigneur et Protecteur), Al-Majid (le Glorieux), Al-Wali (l’Aide), Ash-Shahid (le Témoin), Al-Mubin (le Manifeste), Al-Burhan (la Preuve), Ar-Ra’uf (le Compatissant), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux), Al-Mubdi’ (l’Initiateur), Al-Mu’id (le Restaureur), Al-Ba’ith (le Ressusciteur), Al-Warith (l’Héritier Suprême), Al-Qawi (le Très Fort), Ash-Shadid (le Sévère), Ad-Darr (Celui qui nuit), An-Nafi’ (Celui qui profite), Al-Baqi’ (le Permanent), Al-Waqi (le Protecteur), Al-Khafid (l’Abaisseur), Ar-Rafi’ (l’Éleveur), Al-Qabid (le Reteneur), Al-Basit (l’Étendeur), Al-Mu’izz (Celui qui honore), Al-Mudhill (Celui qui humilie), Al-Muqsit (l’Équitable), Ar-Razzaq (le Pourvoyeur), Dhul-Quwwah (le Puissant), Al-Matin (le Très Fort), Al-Qa’im (le Ferme), Ad-Da’im (l’Éternel), Al-Hafiz (le Gardien), Al-Wakil (le Garant), Al-Fatir (l’Initiateur de la création), As-Sami’ (Celui qui entend), Al-Mu’ti (le Donneur), Al-Muhyi (Celui qui donne la vie), Al-Mumit (Celui qui donne la mort), Al-Mani’ (Celui qui retient), Al-Jami’ (Celui qui rassemble), Al-Hadi (le Guide), Al-Kafi (le Suffisant), Al-Abad (l’Éternel), Al-‘Alim (le Savant), As-Sadiq (le Véridique), An-Nur (la Lumière), Al-Munir (Celui qui donne la lumière), At-Tamm (le Parfait), Al-Qadim (l’Ancien), Al-Witr (l’Unique), Al-Ahad (le Seul), As-Samad [(le Maître absolu dont toutes les créatures ont besoin, Il ne mange ni ne boit)]. Il n’engendre pas et n’a pas été engendré. Et nul n’est égal ou comparable à Lui.” (Un des rapporteurs) Zuhair a dit : Nous avons entendu de plusieurs savants que le début de ces (Noms) doit commencer après avoir dit : La ilaha illallahu wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, bi yadihil-khair wa Huwa ‘ala kulli shay-in Qadir, la ilaha illallahu lahul-asma’ul-husna [Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, sans associé. À Lui la royauté et la louange. Dans Sa main est tout bien, et Il est capable de toute chose, nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, et à Lui appartiennent les plus beaux Noms]
- Sunan Ibn Majah, n°3956
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Abd Rabbil-Ka’bah : Je suis venu voir ‘Abdullah bin ‘Amr bin Al-‘As alors qu’il était assis à l’ombre de la Ka‘bah, entouré de gens, et je l’ai entendu dire : « Alors que nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (ﷺ), il s’est arrêté pour camper. Certains installaient des tentes, d’autres faisaient des concours de tir à l’arc, et d’autres faisaient paître les animaux. Puis son crieur a appelé : “As-Salatu Jami‘ah (la prière va commencer).” Nous nous sommes rassemblés et le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour nous parler. Il a dit : “Il n’y a jamais eu de Prophète avant moi qui n’ait pas eu l’obligation d’annoncer à sa communauté ce qu’il savait être bon pour elle et de la mettre en garde contre ce qu’il savait être mauvais. Pour cette communauté, la droiture et le bien-être ont été placés dans ses premières générations, et les derniers seront touchés par des malheurs et des choses que vous n’aimerez pas. Ensuite viendront des épreuves qui feront paraître les précédentes insignifiantes, et le croyant dira : ‘C’est la fin pour moi’, puis le soulagement viendra. Ensuite d’autres épreuves viendront, et le croyant dira : ‘C’est la fin pour moi’, puis le soulagement viendra. Celui qui veut être éloigné de l’Enfer et admis au Paradis, qu’il meure en croyant en Allah et au Jour dernier, et qu’il traite les gens comme il aimerait être traité. Celui qui donne son allégeance à un dirigeant et lui fait une promesse sincère, qu’il lui obéisse autant qu’il le peut, et si un autre vient le défier, qu’ils combattent le second.” » Le narrateur a dit : « J’ai levé la tête parmi les gens et j’ai dit : “Je t’en conjure par Allah, as-tu entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ) ?” Il (‘Abdullah bin ‘Amr bin Al-‘As) a montré ses oreilles de la main et a dit : “Je l’ai entendu directement de lui et je l’ai mémorisé.” »
- Sunan Ibn Majah, n°3996
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Amr bin ‘As : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quand les trésors de la Perse et de Rome vous seront ouverts, quel genre de gens serez-vous ?” ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf a dit : “Nous dirons ce qu’Allah nous a ordonné de dire.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ou autre chose. Vous rivaliserez les uns avec les autres, puis vous vous envierez, puis vous vous tournerez le dos, puis vous vous détesterez, ou quelque chose de semblable. Ensuite, vous irez vers les pauvres parmi les Muhajirun et vous en nommerez certains comme chefs des autres.”
- Sunan Ibn Majah, n°4077
Rapporté par Abu Umamah Al-Bahili : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a adressé un discours, et la plupart de ses paroles concernaient le Dajjal. Il nous a mis en garde contre lui, et parmi ce qu’il a dit : “Il n’y aura pas de plus grande épreuve sur terre, depuis qu’Allah a créé la descendance d’Adam, que celle du Dajjal. Allah n’a envoyé aucun Prophète sans qu’il ait mis en garde sa communauté contre le Dajjal. Je suis le dernier des Prophètes et vous êtes la dernière des communautés. Il apparaîtra sûrement parmi vous. S’il apparaît pendant que je suis parmi vous, je me chargerai de lui pour chaque musulman, et s’il apparaît quand je ne suis pas là, alors chacun devra se défendre lui-même et Allah prendra soin de chaque musulman à ma place. Il sortira d’Al-Khallah, entre le Sham et l’Irak, et sèmera la corruption à droite et à gauche. Ô serviteurs d’Allah, restez fermes. Je vais vous le décrire comme aucun Prophète ne l’a fait avant moi. Il commencera par dire : “Je suis un Prophète”, alors qu’il n’y a pas de Prophète après moi. Puis, une seconde fois, il dira : “Je suis votre Seigneur.” Mais vous ne verrez pas votre Seigneur avant de mourir. Il est borgne, et votre Seigneur n’est pas borgne, et il est écrit entre ses yeux : Kafir. Tout croyant le lira, qu’il sache lire ou non. Parmi ses épreuves, il aura avec lui un paradis et un enfer, mais son enfer sera un paradis et son paradis un enfer. Celui qui sera éprouvé par son feu (l’enfer), qu’il demande l’aide d’Allah et récite les premiers versets d’Al-Kahf, alors ce sera frais et sans danger pour lui, comme le feu l’a été pour Ibrahim. Parmi ses épreuves, il dira à un bédouin : “Que penses-tu, si je ressuscite ton père et ta mère, témoigneras-tu que je suis ton Seigneur ?” Il dira : “Oui.” Alors deux diables apparaîtront à lui sous la forme de son père et de sa mère et diront : “Ô mon fils, suis-le, car il est ton Seigneur.” Et parmi ses épreuves, il dominera une personne et la tuera, puis il la coupera en deux avec une scie. Ensuite il dira : “Regardez ce serviteur à moi ; je vais le ressusciter maintenant, puis il prétendra avoir un autre Seigneur que moi.” Alors Allah le ressuscitera et le malfaiteur lui dira : “Qui est ton Seigneur ?” et il répondra : “Allah est mon Seigneur, et tu es l’ennemi d’Allah, tu es le Dajjal. Par Allah, je n’ai jamais eu plus de certitude à ton sujet qu’aujourd’hui.” (Ajout) Abul-Hasan Tanafisi a dit : “Muharibi nous a rapporté : ‘Ubaidullah bin al-Walid Al-Wassafi nous a rapporté, d’après ‘Atiyyah, qu’Abu Sa’eed a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Cet homme sera le plus haut placé de ma communauté au Paradis.’” – Abu Sa’eed a dit : “Par Allah, nous pensions que cet homme ne pouvait être qu’Omar bin Khattab, jusqu’à sa mort.” – Muharibi a dit : “Puis nous sommes revenus au récit d’Abu Rafi’.” Il a dit : – “Parmi ses épreuves, il ordonnera au ciel de pleuvoir, et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera. Et parmi ses épreuves, il passera près d’un clan qui ne croira pas en lui, alors tous leurs troupeaux périront et il n’en restera aucun. Et parmi ses épreuves, il passera près d’un clan qui croira en lui, alors il ordonnera au ciel de pleuvoir, et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera, si bien que leurs troupeaux reviendront le soir plus gros et plus gras qu’ils ne l’ont jamais été, avec les flancs gonflés et les pis pleins de lait. Il n’y aura aucune partie de la terre où il n’entrera et ne dominera, sauf la Mecque et Médine, car il ne pourra s’approcher d’aucun de leurs chemins de montagne sans être repoussé par des anges l’épée dégainée, jusqu’à ce qu’il s’arrête à la colline rouge à la fin du marécage. Alors Médine tremblera avec ses habitants trois fois, et il n’y restera aucun hypocrite, homme ou femme, tous sortiront vers lui. Ainsi, elle sera purifiée de toute impureté comme le soufflet purifie le fer de ses scories. Ce jour-là sera appelé le Jour du Salut.” Umm Sharik bint Abi ‘Akar a demandé : “Ô Messager d’Allah, où seront les Arabes ce jour-là ?” Il a répondu : “Ce jour-là, ils seront peu nombreux, et la plupart seront à Bayt al-Maqdis (Jérusalem), et leur chef sera un homme pieux. Quand leur chef avancera pour diriger la prière du matin, ‘Isa fils de Maryam descendra parmi eux. Leur chef reculera pour laisser ‘Isa diriger la prière, mais ‘Isa posera sa main entre ses épaules et lui dira : ‘Avance et prie, car l’iqama a été faite pour toi.’ Leur chef dirigera alors la prière. Quand il aura terminé, ‘Isa (as) dira : ‘Ouvrez la porte.’ Ils l’ouvriront et derrière se trouvera le Dajjal avec soixante-dix mille Juifs, chacun portant une épée ornée et vêtu d’un manteau verdâtre. Quand le Dajjal le verra, il commencera à fondre comme le sel fond dans l’eau. Il s’enfuira, et ‘Isa (as) dira : ‘Je n’ai qu’un seul coup pour toi, dont tu ne pourras pas échapper !’ Il le rattrapera à la porte orientale de Ludd et le tuera. Ensuite, Allah vaincra les Juifs, et il ne restera rien derrière quoi ils pourront se cacher, sans qu’Allah ne le fasse parler – ni pierre, ni arbre, ni mur, ni animal – sauf l’arbre al-Gharqad, car c’est leur arbre, et il ne parlera pas – tout le reste dira : ‘Ô serviteur musulman d’Allah, voici un Juif, viens le tuer !’” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ses (du Dajjal) jours seront au nombre de quarante ans : une année comme une demi-année, une année comme un mois, un mois comme une semaine, et le reste de ses jours passera aussi vite que des étincelles de feu (c’est-à-dire très rapidement). L’un de vous entrera par la porte de Médine le matin et n’atteindra pas l’autre porte avant le soir.” On a demandé : “Ô Messager d’Allah, comment devrons-nous prier ces jours si courts ?” Il a répondu : “Estimez les temps de la prière, comme vous le faites pour les jours longs, puis priez.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “‘Isa fils de Maryam (as) sera un juge juste et un dirigeant équitable parmi ma communauté. Il brisera la croix, tuera les porcs, abolira la jizya et la charité sera abandonnée. Personne ne sera chargé de collecter la zakat des moutons et des chameaux. Les rancunes et la haine disparaîtront et le venin de toute créature venimeuse sera retiré, si bien qu’un petit garçon mettra sa main sur un serpent sans être blessé, et une petite fille fera fuir un lion sans qu’il ne lui fasse de mal ; et le loup sera parmi les moutons comme leur chien de berger. La terre sera remplie de paix comme un récipient est rempli d’eau. Les gens seront unis et nul ne sera adoré sauf Allah. La guerre cessera et les Quraysh ne seront plus au pouvoir. La terre sera comme un plateau d’argent, avec sa végétation poussant comme au temps d’Adam, jusqu’à ce qu’un groupe se rassemble autour d’une grappe de raisin et qu’elle leur suffise, et qu’un groupe se rassemble autour d’une seule grenade et qu’elle leur suffise. Un bœuf sera vendu pour telle somme, et un cheval pour quelques dirhams.” Ils ont demandé : “Ô Messager d’Allah, pourquoi les chevaux seront-ils si bon marché ?” Il a répondu : “Ils ne seront plus jamais montés pour la guerre.” On lui a demandé : “Pourquoi les bœufs seront-ils si chers ?” Il a répondu : “Parce que toute la terre sera cultivée.” Avant que le Dajjal n’apparaisse, il y aura trois années difficiles où les gens souffriront d’une grande famine. La première année, Allah ordonnera au ciel de retenir un tiers de sa pluie et à la terre de retenir un tiers de sa production. La deuxième année, Il ordonnera au ciel de retenir deux tiers de sa pluie et à la terre de retenir deux tiers de sa production. La troisième année, Il ordonnera au ciel de retenir toute sa pluie, et pas une goutte ne tombera, et à la terre de retenir toute sa production, et rien ne poussera. Tous les animaux à sabots fendus mourront, sauf ceux qu’Allah voudra.” On a demandé : “De quoi vivront les gens à ce moment-là ?” Il a répondu : “Du tahlil, du takbir, du tasbih et du tahmid. Cela tiendra lieu de nourriture pour eux.” Abu ‘Abdullah (Ibn Majah) a dit : “J’ai entendu Abul-Hasan Tanafisi dire : ‘J’ai entendu ‘Abdur-Rahman Al-Muharibi dire : “Ce hadith devrait être envoyé à chaque enseignant pour qu’il l’enseigne aux enfants dans les écoles.”’”
- Sunan Ibn Majah, n°4105
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Aban bin ‘Uthman bin ‘Affan d’après son père : Zaid bin Thabit est sorti de chez Marwan en plein milieu de la journée. J’ai dit : « Il ne l’a pas fait sortir à cette heure que pour une question qu’il lui a posée. » Je l’ai donc interrogé, et il a dit : « Il m’a demandé au sujet de certaines choses que nous avons entendues du Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Celui qui ne pense qu’à ce monde, Allah embrouillera ses affaires et lui fera craindre sans cesse la pauvreté, et il n’obtiendra de ce monde que ce qui lui a été destiné. Celui qui se concentre sur l’Au-delà, Allah arrangera ses affaires, le rendra satisfait de son sort, et sa subsistance et ses biens viendront à lui sans aucun doute.” »
- Sunan Ibn Majah, n°4271
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka’b Al-Ansari, selon ce que son père racontait : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’âme du croyant est un oiseau qui mange des arbres du Paradis, jusqu’à ce qu’elle soit rendue à son corps le jour où il sera ressuscité.”
- Muwatta Malik, n°31
Abdel-Rahman Ibn Al-Moujabbar a rapporté que chaque fois que Salem Ibn Abdallah voyait un homme, couvrir sa bouche, en priant, par son vêtement, il l'attirait avec force de par le vêtement jusqu'à ce qu'il le lui écarte de sa bouche». MOUATTAA Livre 2 La pureté rituelle Chapitre premier Les ablutions
- Muwatta Malik, n°35
Abdel-Rahman Ibn Abou Bakr a rapporté: «le jour où mourut Sa'd Ibn Abi waqas, il entra chez Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et demanda qu'on lui apporte de l'eau pour ses abultions. Aicha lui dit: «O Abdel-Rahman, fais les ablutions intègres, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «malheur aux talons d'être touchés par le feu»
- Muwatta Malik, n°43
Abdel Rahman Ibn Hateb a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab sortit à la tête d'une cavalerie dont Amr Ibn Al-As faisait partie, jusqu'à leur arrivée près d'un bassin, Amr Ibn Al'-As dit à son propriétaire: «Ô un tel! Les bêtes fauves viennent-elles boire souvent de ton bassin»? Omar Ibn Al-Khattab s'adressant au propriétaire dit: «Ne réponds pas car nous fréquentons souvent ces bêtes, et elles nous fréquentent aussi»
- Muwatta Malik, n°45
La mère d'un fils de Ibrahim Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf demanda à Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Je suis une femme qui marche dans des lieux immondes et laisse l'extrémité de mon vêtement traînant» (dois-je faire les ablutions lorsque je veux prier). Elle lui répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «(Le sable) fait débarasser les vêtements de toute impureté»
- Muwatta Malik, n°46
Malek a rapporté qu'il a vu Rabi'a Ibn Abdel-Rahman vomir souvent dans la mosquée, sans quitter ce lieu, et ne refaisait pas ses ablutions même avant la prière». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui vomissait en rejetant ce qu'il avait mangé; devait-il refaire ses ablutions? Il répondit: «il pouvait ne pas les refaire, mais qu'il se rince la bouche et la lave»
- Muwatta Malik, n°56
Abdel Rahman Ibn Yazid Al-Ansari a rapporté que quand Anas Ibn Malek, retourna de l'Iraq, Abou Talha et Oubai Ibn Ka'b vinrent le trouver; il leur présenta un mets que le feu a touché. Ils en mangèrent, et comme Anas fit ses ablutions après avoir mangé, ils lui dirent: «que signifie cela ô Anas? Fait-on ceci en Iraq»? Et Anas répondit: «comme je souhaitais ne pas faire cela»! Abou Talha et Oubai Ibn Ka'b se levèrent, firent la prière sans refaire leurs ablutions». Chapitre VI Les ablutions intègres
- Muwatta Malik, n°71
Al Moughira Ibn Chou'ba a rapporté que «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lors de la bataille de Tabouk, sortit pour satisfaire un besoin naturel». Al Moughira poursuivit: «Je l'acommpagnai en portant de l'eau, et quand il revint, je lui versai de l'eau, il se lava le visage puis voulant faire sortir ses deux mains des manches de sa tunique, et n'arrivant pas à le faire, il les sortit alors du dessous de sa tunique, les lava puis passa ses mains humides sur la tête et frotta sur ses bottines. Comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) revint alors vers les musulmans, il trouva Abdel-Rahman Ibn Auf présidant la prière en accomplissant une seule raka't l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la raka't restant (en présidant la prière). La prière achevée, et comme les hommes furent étonnés, il leur dit: «vous avez bien agi»
- Muwatta Malik, n°74
Sa'id Ibn Abdel-Rahman Ibn Rouqaich a rapporté qu'il a vu Anas Ibn Malek urinant alors qu'il se trouvait à Qouba. Il fit apporter de l'eau et fit ses ablutions en se lavant le visage et les mains jusqu'aux coudes, puis il passa les mains humides sur la tête et frotta sur les bottines, il entra dans la mosquée et pria». On demanda à Malek «au sujet d'une homme qui a fait ses ablutions comme pour prier, puis il se chaussa les bottines, urina, se déchaussa, et se chaussa de nouveau doit-il refaire les ablutions»? Il répondit: «qu'il se déchausse, et se lave les pieds; mais aura à frotter sur les bottines, celui qui avait fait entrer ses pieds dans les bottines après les ablutions. Quant à celui, qui a fait entrer ses pieds dans les bottines sans qu'ils soient purs à la suite des ablutions, il n'aura pas à frotter sur les bottines». On demanda aussi Malek au sujet d'un homme qui a fait ses ablutions en mettant ses bottines et qui a oublié de frotter sur ses bottines, jusqu'à ce que l'eau ait séché, puis fait sa prière». Il répondit: «qu'il frotte sur les bottines, et qu'il refasse la prière, sans refaire lesablutions.On demanda également à Malek au sujet d'un homme qui s'est lavé les pieds, s'est chaussé les bottines, puis a fait ses ablutions»? Il répondit: «qu'il se déchausse, qu'il fasse ses ablutions puis qu'il se lave les pieds». Chapitre IX Comment frotter sur les bottines
- Muwatta Malik, n°80
Abdel-Rahman Ibn Harmala Al-Aslami a rapporté: «J'ai vu couler le sang du nez de Sa'id Ibn Al Moussaiab de sorte que ses doigts furent tout mouillés. Il fit la prière, sans faire ses ablutions
- Muwatta Malik, n°81
Abdel Rahman Ibn Al-Moujabbar a rapporté qu'il a vu Salem Ibn Abdallah le sang lui coulant du nez, de sorte qu'il se mouilla les doigts. Il l'essuya puis continua la prière sans refaire les ablutions». Chapitre XII Ce qu'il faut faire quand le sang coule avec abondance
- Muwatta Malik, n°103
Abou Salama Ibn Abd Al-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a demandé à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de l'obligation de la lotion; elle répondit: «Abou Salama, sais- tu à quoi cela ressemble? Eh oui, à un coq qui entend les autres chanter, pour chanter avec. Lorsque les deux parties circoncises (les génitales mâle et femelle), se touchent et qu'il y a pénétration, c'est du devoir de faire la lotion»
- Muwatta Malik, n°114
Yahia Ibn Abdel- Rahman Ibn Abi Hateb a rapporté qu'il a fait la visite pieuse avec Omar Ibn Al-Khattab en compagnie d'une troupe de cavaliers parmi qui, se trouvait Amr Ibn Al'-As. Omar Ibn Al-Khattab fit halte la nuit et campa sur une route près d'une source d'eau. Omar fit un rêve érotique, et, comme l'aube fut en parution et ne trouvant pas d'eau avec les cavaliers, il monta et chercha jusqu'à ce qu'il fut tout près de la source d'eau; il enleva avec de l'eau les traces du sperme alors que l'aurore brillait. Amr Ibn Al'-As lui dit: «tu es déjà au petit jour, et nous possédons tant de vêtements, Donne ton vêtement à quelqu'un pour qu'il le lave». Omar lui répondit: «comme tu es étrange Amr Ibn Al'-As! Si tu possèdes tant de vêtements, crois- tu que tous les hommes en possèdent? Par Allah! Si je l'avais fait (c.a.d. emprunter un vêtement), cela aurait devenu une des traditions. Je préfère enlever avec de l'eau, ce que je vois (de traces) et asperger les autres parties». Malek a dit: «lorsqu'un homme voit sur son vêtement les traces du sperme, sans savoir depuis quand elles s'y trouvent, et ne se souvient pas qu'il a fait un rêve érotique, qu'il fasse une lotion après son dernier réveil. S'il avait fait une prière dans cette journée, qu'il fasse de nouveau les prières accomplies à partir du moment où il s'est réveillé, car il se peut que l'homme. ait un rêve érotique sans voir de traces et sans s'apercevoir qu'il l'a fait. S'il trouve les traces du sperme sur son vêtement, il doit faire une lotion, car Omar, selon le hadith mentionné ci-dessus a refait toutes les prières qu'il avait accomplies depuis son dernier réveil, sans cependant répéter les prières déjà faites avant son dernier sommeil. Chapitre XXI La lotion de la femme qui pareillement à l'homme fait un rêve érotique
- Muwatta Malik, n°125
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté que Aicha la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était couchée avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) portant un seul vêtement, et brusquement elle bondit». Il lui dit: «qu'as-tu? as-tu tes menstrues»? Elle répondit:«Oui». Il répliqua: «mets un izar autour de ta taille, et reviens te coucher»
- Muwatta Malik, n°136
Zainab Bint Abi Salama a rapporté qu'elle a vu Zainab Bint Jahch la femme de Abdel-Rahman Ibn Awf, qui subissait un écoulement du sang, faire une lotion et prier»
- Muwatta Malik, n°137
Soumai, l'esclave de Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Al-Ka'Ka'Ibn Hakim et Zaid Ibn Aslam l'ont envoyé chez Sa'id Ibn Al-Moussaiab pour lui demander au sujet de la lotion de la femme qui a un écoulement du sang? Sa'id répondit: «elle doit faire une lotion après la cessation normale de ses menstrues, et faire ses ablutions pour prier. Au cas où l'écoulement devient si abondant, qu'elle mette un chiffon sur son organe sexuel»
- Muwatta Malik, n°165
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, a rapporté que Abou Houraira leur présidant la prière, prononçait le takbir à chaque fois qu'il s'abaissait (pour s'incliner et pour se prosterner) et puis qu'il relevait la tête (de la prosternation). Sa prière terminée, il dit: «Par Allah! Cette prière est pareille à celle que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)»
- Muwatta Malik, n°197
Ali Ibn Abdel-Rahman Al Mou'awi a rapporté: «Abdallah Ibn Omar m'a vu me distraire avec des galets, alors que je priais. Ma prière achevée, il m'interdit de faire une chose pareille et me dit: «fais, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)». Je lui demandai: «Que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? Il répondit: «Quand il s'asseyait, au cours de la prière, il mettait sa main droite sur sa cuisse droite eu joignant tous ses doigts sauf l'index, qu'il gardait tout droit, et sa main gauche sur sa cuisse gauche. Voilà, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»
- Muwatta Malik, n°202
Abdel Rahman Ibn Abd Al-Qari a rapporté qu'il a entendu Omar Ibn Al-Khattab, étant en chaire, enseigner les gens sur le faire du témoignage de l'unité d'Allah. Il leur dit: «dites: «les salutations à Allah, les bonnes œuvres à Allah, les bonnes paroles et les prières à Allah. Que la paix soit sur Toi ô Prophète (salallahou alayhi wa salam) ainsi que la Misédicorde d'Allah et ses bénédictions. Que la paix soit sur nous ainsi que sur les saints serviteurs d'Allah. je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Allah, et je témoigne que Mouhammad est son serviteur et son envoyé». At-tahiyatu lillah, az-zakiyatu lillah, at-tayibatu wa's-salawatu lillah. As-salamu alayka ayyuha'nnabiyyu wa rahmatu'llahi wa barakatuhu. As-salamu alayna wa ala ibadi'llahi s-salihin. Ash-hadu an la ilaha illa 'llah wa ash-hadu anna Muhammadan abduhu wa rasuluh
- Muwatta Malik, n°211
Malek a rapporté, d'après Ibn Chéhab, Sa'id Ibn Al-Mous-saiab, et Abou Salama Ibn Abdel-Rahman un hadith analogue». Malek a dit: «toute distraction provoquant l'incomplétude de la prière, la prosternation est à faire avant la salutation finale. Toute distraction provoquant un surplus dans la prière, la prosternation est de même à faire, mais après la salutation finale». Chapitre XVI Du doute de l'incomplétude de la prière et comment la compléter
- Muwatta Malik, n°248
Abdel Rahman Ibn Abdel-Kari a rapporté: «En me rendant avec Omar Ibn Al-Khattab à la mosquée au mois de Ramadan, nous trouvâmes que les gens étaient dispersés en priant de telle sorte qu'un homme priait seul, d'autres priaient derrière un imam. Omar dit alors: «Par Allah! Ce sera idéal, si je demande aux hommes de se mettre derrière un seul récitateur». Il leur demanda de prier, derrière Oubai Ibn Ka'b». Le rapporteur continue: «Une autre nuit, je me rendis également avec Omar, à la mosquée, et nous trouvâmes les hommes priaient derrière un récitateur. Omar, s'écria alors: «quelle superbe innovation que voici. Cette prière que vous faites avant que vous vous couchiez vaut mieux que celle que vous faites en vous levant la nuit». Il voulait dire: «à la fin de la nuit, car les musulmans faisaient cette prière au début de la nuit
- Muwatta Malik, n°262
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, demanda à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) comment était la prière nocturne de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) durant le mois de Ramadan»? Elle répondit: «Au mois de Ramadan, et aux autres mois, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne faisait pas plus que onze raka'ts. Il débutait par quatre, et ne me demandez pas ni de leur durée, ni de leur perfection, puis quatre autres suivantes qui étaient aussi durables et parfaites, et enfin, il faisait trois raka'ts». Je lui dis: «ô Envoyé d'Allah! dors-tu avant de faire une raka't impaire»? Il répondit: «ô Aicha! Mes yeux se ferment, quant à mon cœur il ne dort pas»
- Muwatta Malik, n°280
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté qu'il a entendu Abdûllah Ibn Abi Rabiaa dire: «il m'arrive parfois de faire la raka't impaire tout en entendant le deuxième appel à la prière ou même après l'apparition de l'aurore (il ya là un doute du rapporteur Abdel-Rahman)»
- Muwatta Malik, n°281
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté qu'il a entendu son père Al-Kassem Ibn Mouhammad dire: «il m'arrive de faire la raka't impaire après l'aube». Makek a dit: «Celui qui se couche, sans faire la raka't impaire, doit la refaire après la prière de l'aurore. Il ne convient pas à quiconque de faire cela exprès ou bien de faire la raka't impaire après la prière de l'aurore». Chapitre V Des deux raka'ts surérogatoires avant la prière de l'aurore
- Muwatta Malik, n°284
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté: «En ayant entendu le deuxième appel à la prière, les hommes se levèrent pour faire (deux raka'ts légères) avant celle de l'aurore.En arrivant, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «deux prières à la fois» deux prières à la fois»? Il s'agit des deux raka'ts surérogatoires avant la prière canonique de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°294
Abdel-Rahman Ibn Abi Amra Al-Ansari a rapporté: «Osman Ibn Affan se rendit à la mosquée pour faire la prière du soir en commun. Comme les hommes étaient peu nombreux, il s'étendit au fond de la mosquée attendant que les hommes soient plus nombreux. Ibn Abi Amra venant lui tenir compagnie, lui demanda: «qui es-tu»? Il lui répondit. Osman répliqua: «Que connais-tu du Coran»?. Il l'informa. Osman dit à la fin: «Celui qui fait la prière en commun, c'est comme s'il a passé la moitié d'une nuit en priant. Celui qui fait la prière de l'aurore en commun, c'est comme s'il a passé une nuit entière, priant». Chapitre III Du fait de refaire la prière avec l'imam
- Muwatta Malik, n°320
Rabi'a Ibn Abi Abdel Rahman a rapporté que Mouhammad Ibn Amr Ibn Hazm, faisait la prière en portant une seule tunique»
- Muwatta Malik, n°333
Ibn Chéhab a rapporté qu'un homme de la famille de Khaled Ibn Assid demanda à Abdallah Ibn Omar: «Ô Abou Abdel-Rahman! Nous trouvons, bien mentionnées dans le Coran, la prière en cas de danger, et celle d'en ville; mais nous ne trouvons pas que celle du voyage y est»? Ibn Omar répondit: « Ô fils de mon frère! Allah à lui la puissance et la gloire nous a envoyé Mouhammad r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alors que nous ne savions rien (de notre religion). Nous ne faisions, que ce que nous le voyions faire»
- Muwatta Malik, n°351
On rapporta à Malek, que Al-Kassem Ibn mouhammad, Ourwa Ibn Al-Zoubair et Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman, faisaient, en voyageant, des prières surérogatoires». On demanda à Malek, au sujet de la prière surérogatoire en voyage? Il répondit: «Il n'y a aucun mal, à ce qu'elles soient faites, nuit et jour. On m'a même fait savoir, que les hommes versés agissaient ainsi»
- Muwatta Malik, n°384
Soumai, le domestique de Abou Bakr a rapporté que Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman disait: «Celui, qui, matin et soir, se rend à la mosquée, et n'a nulle autre place, pour apprendre du bien ou pour l'enseigner aux autres, puis revient chez lui, est comparable à celui qui combat dans la voie d'Allah, retournant avec ce qu'il a acquis comme butin»
- Muwatta Malik, n°389
Abou Al-Nadar, l'esclave de Omar Ibn Oubaidallah a rapporté que Abou Salama Ibn Abdel-Rahman lui a dit: «Je n'ai pas vu ton compagnon faire deux raka'ts en entrant dans la mosquée avant de s'asseoir»? Abou Al-Nadar ajouta: «Il voulait dire Omar Ibn Oubaidallah, et il lui reprochait d'entrer dans la mosquée sans faire deux raka'ts avant de s'asseoir». Malek a dit: «Cela est de la bonne tradition mais il n'est pas une obligation». Chapitre XIX Le fait de mettre les mains sur quoi on pose le front en se prosternant
- Muwatta Malik, n°406
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman, a rapporté: «quand Abdallah Ibn Omar, venait à la mosquée et que les gens avaient déjà terminé la prière, il commençait à faire la prière canonique sans faire aucune autre avec elle»
- Muwatta Malik, n°439
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que son père faisait une prière de quatre raka'ts avant de se rendre à la mosquée»
- Muwatta Malik, n°472
Abdel Rahman Ibn Abdel-Kari a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, a dit: «Celui qui, pour une raison quelconque, ne peut pas réciter «son hizb», la nuit, et qui le récitera avant que le soleil ne quitte le méridien, jusqu'au moment de la prière du midi, c'est comme s'il n'a pas manqué cette récitation ou selon une variante: comme s'il l'a rattrapé»
- Muwatta Malik, n°481
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté que Abou Houraira, en priant, récita la sourate «al-Inshiqaq» (Coran LXXXIV,) et il se prosterna. La prière achevée, il leur dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en la récitant, fit une prosternation»
- Muwatta Malik, n°488
Ibn Chéhab a rapporté que Houmaid Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf lui a dit la sourate: «al-Ikhlas» équivaut au tiers du Coran et la sourate «al-Mulk» intercédera pour celui qui l'aurait récitée». Chapitre VII Le rappel d'Allah le Béni et le Très-Haut
- Muwatta Malik, n°493
Ziad Ibn Abi Ziad a rapporté que Abou Dardaa a dit: «Vous dirai-je quelles sont vos meilleures œuvres, les plus élevées de vos degrés, les plus pures auprès de votre Souverain, qui vous seront de beaucoup plus valables que ce qu'on vous donne d'or et d'argent, de rencontrer votre ennemi et le tuer ou qu'il vous tuera»? On lui répondit: «Certes, oui». Il répliqua: «C'est la mention (zhikr) d'Allah». Ziad Ibn Ziad ajouta: «Abou Abdel Rahman Mou'az Ibn Jabal a dit: «Parmi toutes les œuvres du fils d'Adam, seule l'œuvre, de la mention d'Allah, peut le sauver du châtiment d'Allah»
- Muwatta Malik, n°515
Al'-Ala Ibn Abdel Rahman a rapporté: «étant entrés, un après-midi chez Anas Ibn Malek, nous le vîmes faire la prière de l'asr. La prière achevée, nous lui fîmes l'observation d'avoir hâté la prière ou même, c'est lui qui l'a mentionné, puis il dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Telle est la prière des hypocrites» (en reprenant cette expression pour trois fois) ;c'est que l'un de vous s'assit attendant que le soleil soit jauni,et qu'il soit entre deux cornes du démon ou sur une corne du démon alors il se lève pour faire une prière de quatre raka'ts, en hâte sans penser guère à Allah»
- Muwatta Malik, n°539
Mouhammad Ibn Abi Harmala, l'esclave de Abdel-Rahman Ibn Abi Soufian Ibn Houwaiteb a rapporté que Zainab la fille de Abi Salama mourut à Médine où Tarek était son gouverneur. Alors, Tarek apporta le brancard après la prière de l'aurore, puis le déposa à Al-Baqi' (le lieu de la cimetière) Puis il dit: «Tarek avait l'habitude de faire la prière de l'aurore alors qu'il faisait encore nuit». Ibn Harmala ajouta: «J'ai entendu alors Abdallah Ibn Omar dire aux parents de la défunte: «vous faites la prière funéraire ou maintenant, ou vous devez la laisser jusqu'au lever du soleil»
- Muwatta Malik, n°556
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté qu'elle a entendu Aicha, la mère des croyants (en lui racontant que Abdallah Ibn Omar a dit: «Le mort sera châtié par les pleurs des gens» dire: «que Allah pardonne à Abou Abdel-Rahman (le surnom de Abdallah) il n'a pas menti mais ou il a oublié ou il a commis une erreur, car, quand, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) passant par une juive morte et voyant ses parents la pleurer, il leur dit: «Vous la pleurez, mais, elle subit, sans doute un châtiment dans sa tombe». Chapitre XIII De la récompense espérée quand on se résigne lors d'une affliction
- Muwatta Malik, n°560
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem Ibn Mouhammad Ibn Abi Bakr a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «que les musulmans soient soulagés lors de leurs afflictions, par les afflictions qui me touchent»
- Muwatta Malik, n°563
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a maudit ceux et celles qui fouillent les sépulcres:
- Muwatta Malik, n°585
Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman a rapporté d'après plusieurs que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait accordé à Bilal Ibn Al-Hareth le privilège d'un territoire sur le littoral renfermant les mines de Qabaliya, du côté de «Four'» (Entre Médine et Nakieh). Ces mines sont jusqu'à nos jours, sujettes à la zâkat». Malek a dit: «Je pense et Allah est le plus informé que ces métaux enfouis ne sont exigibles de la zakat, que lorsque ce qui en est de leurs extraits est équivalent à vingt dinars ou à deux cent dirhams; et tout ce qui est d'excédent, sera de même soumis à la zakat selon l'évaluation légale de la zakat; au cas où l'on n'arrive pas à extraire, ce qui est de valeureux de ces métaux, rien n'est soumis à la zakat, que lorsque ce qui est extrait est équivalent à vingt dinars en or ou à deux cent dirhams en argent en tenant compte de la première évaluation». Et Malek a dit: «le métal est à comparer aux récoltes; tous deux sont sujets à la zakat; ce qui est extrait du premier est soumis à la zakat, sans l'attente d'un an qui s'écoule; quant aux récoltes, le dixième de leurs quantités est pour la zakat, et cela, avant qu'un an ne soit dépassé. Chapitre IV De la zakat des métaux enfouis dits: «Al - Rikaz»
- Muwatta Malik, n°587
Abdel-rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah s'occupait de ses nièces orphelines, qui vivaient sous sa tutelle, leur gardant leurs bijoux, sans qu'elle paie, à leur sujet, la zakat
- Muwatta Malik, n°590
Abdel-Rahman Ibn Al- Kassem a rapporté d'après son père ce qui suit: «Aicha, s'occupait de moi et de mon frère, étant deux orphelins, sous sa tutelle; elle payait la zakat, des biens que nous possédions»
- Muwatta Malik, n°616
Ja'far Ibn Mouhamad Ibn Ali a rapporté d'après son père, que Omar Ibn Al-Khattab, faisant allusion aux mages, a dit: «Je ne sais pas comment me comporter avec eux»? Abdel-Rahman Ibn Auf lui répondit: «Je témoigne avoir entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «De les traiter comme les gens du Livre»
- Muwatta Malik, n°638
Houmaid Ibn Abdel-rahman a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab et Osman Ibn Affan, faisaient la prière du coucher du soleil, tout en observant l'obscurité de la nuit, avant d'arrêter le jeûne, et cela durant le mois de Ramadan». Chapitre IV Du jeûne de celui qui, au matin du mois de Ramadan devient rituellement impur
- Muwatta Malik, n°640
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn Al-Hareth Ibn Hicham a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont dit: «il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à Ramadan, se trouvait le matin, en état d'impureté rituelle, à la suite des rapports charnels, et il jeûnait le jour»
- Muwatta Malik, n°641
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Hareth Ibn Hicham a rapporté: «Nous étions, mon père et moi chez Marwan Ibn Al-Hakam, alors qu'il était gouverneur à Médine. On lui fit savoir que Abou Houraira avait dit: «Celui qui, le matin, se trouve impur rituellement, il ne doit pas jeûner». Marwan s'écria: «Je te conjure ô Abdel-Rahman, de te rendre chez les deux mères des croyants Aicha et Oum Salama, et de leur demander à ce sujet». Nous nous rendîmes, Abdel-Rahman et moi chez Aicha; une fois entrés chez elle, Abdel-Rahman la salua et lui dit: «Nous étions chez Marwan Ibn Al-Hakam à qui l'on a rapporté que Abou Houraira avait dit: «Celui, qui est impur rituellement, au matin, ne jeûnera pas le jour». Aicha répondit: «Ô Abdel-Rahman, ce n'est pas comme a dit Abou Houraira; sauf si tu veux agir, autrement qu’a fait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)».r Abdel-Rahman répondit: «non»; Aicha reprit: «Je témoigne qu'il arrivait à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) d'être rituellement impur le matin, à la suite des rapports charnels, et pourtant il jeûnait le jour (après avoir fait la lotion)». Nous quittâmes Aicha, et nous nous trouvâmes chez Oum Salama, que Abdel Rahman interroge à propos du même sujet, et de qui il reçu la même réponse que celle de Aicha. Rentrés chez Marwan Ibn Al-Hakam Abdel-Rahman lui fit un rapport sincère de ce qu'il a entendu de Aicha et de Oum Salama. Marwan dit: «Ô Abou Mouhammad, je te conjure d'enfourcher ma monture qui est à la porte, et d’aller chez Abou Houraira qui est à présent, dans son terrain à Al-aqiq, afin que tu lui racontes, ce que tu as entendu». Abdel-Rahman enfourcha la monture, et je l'accompagnai jusqu'à ce que nous soyons arrivés chez Abou-Houraira. Abdel-Rahman, s'entretint avec lui pour une heure et l'informa de ce qu'il avait entendu; Abou-Houraira lui répondit: «Je ne savais rien de tout cela, car pour ma part, c'est un homme qui me l'avait rapporté»
- Muwatta Malik, n°642
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avaient dit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) soit rituellement impur le matin, à la suite de rapports charnels, et il jeûnait le jour (après la lotion)». Chapitre V Du baiser toléré à sa femme pour celui qui jeûne
- Muwatta Malik, n°653
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté d'après quelques uns des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qu'il avait ordonné aux hommes, durant son voyage, l'an de la conquête, de rompre leur jeûne. Et il leur dit: «soyez bien robustes afin que vous puissiez affronter votre ennemi», quant à lui, il restait à jeun» . Abou Bakr ajouta: «Celui qui ma' rapporté ce hadith, a dit: «J'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à «Al-Araj»», verser de l'eau sur sa tête à cause de la soif et de la chaleur. Puis on demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Ô, Envoyé d'Allah il y a un bon groupe de gens qui ont jeûné quand tu as jeûné»! Arrivé à «Al-Kadid», l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) demanda de lui apporter un verre d'eau, il en but et les gens suspendirent leur jeûne»
- Muwatta Malik, n°665
Houmaid Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a entendu Mou'awia Ibn Abi Soufian, l'année où il fit le pèlerinage, dire, le jour de Achoura, tout en étant en chaire: «Ô Médinois! où sont vos hommes versés? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire, au sujet de ce jour: «C'est le jour de Achoura, et Allah ne vous l'a pas prescrit, jour de jeûne. Pour moi, je le jeûne, pour vous autres, vous pouvez ou non, le jeûner»
- Muwatta Malik, n°683
Abdel Rahman Ibn al-Kassem a rapporté que son père disait: «Celui qui devait jeûner pour quelques jours et qu'il ne l'a pas fait, jusqu'à l'avènement du Ramadan suivant, il doit donner, pour chaque jour, à manger aux pauvres, un moudd de froment, en jeûnant ce qu'il doit de jours». (....) 55 - On rapporta à Malek que Sa'id Ibn Joubair était du même avis». Chapitre XX De l'acquittement du jeûne
- Muwatta Malik, n°684
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Il m'arrivait de devoir des jours de jeûne du mois de Ramadan, et je ne pouvais les jeûner qu'au mois de Cha'ban». Chapitre XXI Du jeûne du jour qu'on doute
- Muwatta Malik, n°686
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté qu'Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) jeûnait à tel point que l'on se disait qu'il ne rompait pas le jeûne, et mangeait à ce que l'on se disait qu'il ne jeûnait pas. Et je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâc jeûne e et la paix d'Allah) jeûner au complet pour un mois sauf à Ramadan. Son jeûne bénévole se faisait souvent au mois de Cha'ban»
- Muwatta Malik, n°691
Amra Bint Abdel-Rahman a rapporté: «quand Aicha faisait la retraite, elle demandait des nouvelles des malades en marchant, sans s'arrêter». Malek a dit: «celui qui fait une retraite spirituelle, ne doit pas s'occuper d'aucune affaire personnelle, ni sortir à sa recherche, ni aider quiconque dans aucun travail, mais il ne peut sortir de la mosquée que pour la satisfaction d'un besoin naturel. Et s'il lui était permis de sortir, du lieu de la retraite, il peut faire la visite d'un malade, ou suivre un convoi funèbre et faire la prière sur un mort». Et Malek a ajouté:« celui qui fait itikaf n'est dit en itikaf, que s'il s'abstient d'éviter ce que doit occuper un homme qui ne fait pas cette retraite, à savoir visiter un malade, suivre un convoi funèbre en faisant la prière funéraire, et satisfaire un besoin naturel en entrant chez lui»
- Muwatta Malik, n°694
Soumai l'affranchi de Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman, étant dans sa retraite spirituelle, sortait pour faire son besoin naturel sous une toiture dans une pièce fermée, dans la demeure de Khaled Ibn Al-Walid. Il ne revenait chez sa famille que pour assister à la prière de la fête avec les musulmans»
- Muwatta Malik, n°705
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Asma Ibn Oumais a mis au monde Mouhammad Ibn Abi Bakr à «Al-Baida». Cela a été transmis par Abou Bakr à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui dit: «donnez lui l'ordre de faire une lotion, après quoi, elle peut se mettre en état d'ihram, et faire la talbiat»
- Muwatta Malik, n°727
Malek a rapporté d'après Yahia Ibn Sa'id, Ahdullah Ibn Bakr et Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman que Al-Walid Ibn Abdel-Malek demanda à Salem Ibn Abdallah et Kharija Ibn Zaid Ibn Thabet pour la question du parfum, après avoir lancé les pierres de la Jamara, après s'être rasé la tête, et avant de déferler? Salem le lui a interdit, par contre Kharija ibn Zayd l'a autorisaté». Malek a dit: «Ce n'est pas interdit qu'un homme se soigne d'un produit mais dépourvu du parfum avant qu'il ne se mette en état d'ihram, avant de déferler de «Mina», après avoir lancé les pierres de la Jamara». On demanda à Malek d'un mets refermant du safran, peut-t-il être mangé, par un homme en état d'ihram? Il répondit: «Oui si, il a été cuit au feu, il peut être mangé par un homme en état d'ihram, et s'il n'a pas été cuit il ne peu pas être mangé par un mouhrim». Chapitre VIII Des lieux où il faut faire la talbiat
- Muwatta Malik, n°736
Oubaid Ibn Jouraij a rapporté qu'il a dit à Abdallah Ibn Omar: «Ô Abou Abdel-Rahman, je t'ai vu accomplir de quatre, ce qu'aucun de tes compagnons ne faisait; il lui demanda: «Quelles sont ces quatre Ô Ibn Jouraij»? Il répliqua: «Je ne t'ai vu toucher des coins, que les coins Yemenites (on sous-entend les coins de la Ka'ba), ne te chausser que des sandales en cuir épilé, ne t'embaumer que de safran , et j'ai vu, que si tu étais à la Mecque, alors que les gens faisaient la talbiat à la vision de la lune, toi, tu ne la faisais, qu'au jour de la «Tarwia». Abdallah Ibn Omar répondit: «ainsi, pour ce qui est des coins, je n'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) toucher, que les deux Yemenites; quant aux sandales (dont tu parles), l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne mettait que celles qui étaient faites de cuir épilé, et faire même ses ablutions tout en se chaussant d'elles; et de ma part, j'aime bien les chausser; pour le safran, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'en servait et à mon tour, j'aime l'imiter; et pour la talbiat, je n'ai vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) la faire, que lorsque sa monture fut relevée»
- Muwatta Malik, n°742
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la mère des croyants a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la talbiat pour un pèlerinage seul»
- Muwatta Malik, n°747
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) rompait la talbiat quand elle retournait à Arafat
- Muwatta Malik, n°752
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «ô habitants de la Mecque! Qu'ont-ils les gens arrivant les têtes ahuries quant aux vôtres, elles sont pommadées? Faites la talbiat, dès que vous voyez la nouvelle lune»
- Muwatta Malik, n°754
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Ziad Ibn Abi Soufian avait écrit à Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Abdallah Ibn Abbas a dit: «celui qui envoie un animal à sacrifier, doit s'abstenir de tout ce dont s'abstient un pèlerin, jusqu'à ce que cet animal soit sacrifié. Et comme j'ai déjà fait mon offrande, fais-moi savoir par écrit, ou renseigne celui qui amène cette offrande». Amra ajouta: «Aicha a répondu:«ce n'est pas comme Ibn Abbas a dit; moi-même, j'ai tressé de mes propres.mains les guirlandes de l'animal sacrifié de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), puis à son tour il les mit autour du cou de l'animal, et il l'envoya gardé par mon père. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas interdit de tout ce que Allah lui a rendu licite jusqu'à ce qu'il sacrifia son animal»
- Muwatta Malik, n°755
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «J'ai demandé à Amra Bint Abdel Rahman, à propos de l'homme qui envoie son offrande alors qu'il reste, devra-t-il s'interdire de quelque chose? Amra me répondit qu'elle a entendu Aicha dire: «Rien n'est interdit à celui qui n'est pas encore en état d'ihram, et qui n'a pas encore fait la talbiat»
- Muwatta Malik, n°760
Abdel-Rahman Ibn Harmala al-Aslami a rapporté qu'un homme demanda à Sa'id Ibn Al Moussaiab: «Puis-je faire une viste pieuse avant le pèlerinage»? Il répondit: «Certes, oui, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait une visite pieuse avant le pèlerinage»
- Muwatta Malik, n°786
Abdel-Rahman Ibn Amer Ibn Rabi'a a rapporté: «J'ai vu Osman Ibn Affan à Al-Arj, en état d'ihram, dans un jour d'été, se couvrant le visage d'un tissu de velours pourpré. Lui apportant la viande d'un animal chassé, il dit à ses compagnons: «mangez-la» Ils lui dirent: «Et toi, tu ne manges pas». Il répondit: «Je ne suis pas de semblable à vous; bien qu'on l'a chassé pour moi»
- Muwatta Malik, n°865
Malek a dit: «Qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman dire qu'il est du même avis qu'Ibn Abbas, à propos de ce qui est rapporté par Ikrima. Malek a ajouté: «C'est ce qu'il m'est de plus plaisant d'entendre». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a oublié le déferlement jusqu'à ce qu'il fût sorti de la Mecque et retourné chez lui»? Il répondit: «Je pense que, s'il n'a pas eu des rapports avec sa femme, qu'il revienne déferler. Mais s'il a eu des rapports avec sa femme, qu'il revienne déferler faire le "tawaf el ifada", puis qu'il fasse une visite pieuse et une offrande. Et il n'est pas admissible qu'il achète son offrande de la Mecque et de l'y égorger. Cependant, s'il ne l'avait pas amenée avec lui, du lieu où il a fait la talbiat pour une visite pieuse, il peut se l'acheter à la Mecque. Puis qu'il l'amène en dehors de l'enceinte sacrée pour la conduire de nouveau à la Mecque pour l'y égorger». Chapitre LI De l'offrande la plus facile
- Muwatta Malik, n°869
Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté qu'une esclave de A'mra, fille de Abdel-Rahman, appelée Rouqaya lui a raconté qu'elle partit à la Mecque avec A'mra. Elle dit: «A'mra entra à la Mecque le jour de «Tarwia» et j'entrai avec elle. Elle fit la tournée processionnelle autour de la Maison et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, puis elle pénétra dans le fond de la mosquée et me demanda: «As-tu des ciseaux»? Je lui répondis: «Non, je n'en ai pas». Elle répliqua: «Va, m’en chercher». J'en trouvait, et les lui remettait, elle se coupa les tresses des cheveux, et le jour du sacrifice, elle sacrifia un mouton». Chapitre LII Des offrandes en général:
- Muwatta Malik, n°870
Sadaqa Ibn Yassar al-Makke a rapporté qu'un homme du Yemen aux cheveux tressés vint trouver Abdallah Ibn Omar et lui dit: «O Abou Abdel-Rahman! Je viens faire tout simplement une visite pieuse». Abdallah Ibn Omar lui répondit: «Si j'étais avec toi, ou bien que tu me l'avais demandé, je t'aurais ordonné de la joindre à un pèlerinage». Le Yemenite répliqua: «Je fait ce je fait». Abdallah Ibn Omar lui dit: «Pour ce qui a été coupé de tes cheveux, fais une offrande». Une femme de l'Iraq lui demanda: «Quelle doit être son offrande ô Abou Abdel-Rahman»? Il se demanda: «Son offrande»? -«Oui, dit-elle». Abdallah Ibn Omar riposta: «Si je ne trouvais qu'un mouton à immoler, cela me sera préférable que de jeûner»
- Muwatta Malik, n°884
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Aicha, la mère des croyants a raconté: «nous partîmes avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) les cinq dernières nuits de Zoul-Ka'da, ne voulant que l'accomplissement d'un pèlerinage. Quand nous fûmes arrivés à la Mecque, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r ordonna ceux qui n'avaient pas amené des offrandes de se désacraliser après les tournées processionnelles autour de la Maison et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa». Aicha a ajouté: «Le jour du sacrifice, on nous apporta de la viande de bœuf. Je demandai: «d'où provient cela»? On me répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait immolé ce bœuf pour ses femmes». Yahia Ibn Sa'id a dit: «J'ai rapporté ce hadith (le précédent à Kassem Ibn Mouhammad qui dit: «Elle vous a rapporté, par Allah, ce hadith complet»)
- Muwatta Malik, n°890
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que son père entrait à la Mecque, la nuit, en visite pieuse, faisait les tournées processionnelles autour de la Maison Sacrée, et le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, tardait jusqu'au matin, le fait de se couper les cheveux». Puis il ajouta: «Mais il ne revenait à la Maison Sacrée faire les tournées processionnelles qu'après s'être rasé la tête». Et, dit-il «Il se peut qu'il se soit rendu à la Maison, pour prier une raka't impaire, sans s'approcher de la Maison». Malek a dit: «At-tafath, c'est se tailler les cheveux, mettre les habits, et tout autre acte de cette nature». Yahia a dit: «On demanda à Malek au sujet d'un homme qui a oublié de se raser ou de se couper (les cheveux) à Mina dans le pèlerinage. Lui est-il de permis de le faire à la Mecque»? Il répondit: «Cela lui est permis, même s'il m'est de préférable que cela soit fait à Mina». Malek a ajouté: «Ce qui nous est incontestable, c'est que personne ne se rasera la tête, et ne se coupera les cheveux, avant qu'il n'ait immolé son offrande, s'il la possédait. Il ne lui est permis aucune chose, de ce qui lui a été interdite avant de quitter l'ihram à Mina le jour du sacrifice; et ceci est conforme à ce qui est dit par Allah Béni et Très-Haut: «Ne vous rasez pas la tête avant que l'offrande n'ait atteint sa destination». Coran II, 196. Chapitre LXI Le fait de raccourcir les cheveux
- Muwatta Malik, n°893
Rabi'a Ibn Abdel-Rahman a rapporté qu'un homme vint auprès de al-Kassem Ibn Mouhammad et lui dit: «J'ai fait la tournée d'Adieu avec ma femme, et j'ai quitté la Maison, pour aller camper dans l'étroit d'une montagne. Voulant commercer avec elle, elle me réclama: «Je ne me suis pas encore raccourcie les cheveux». Je lui coupai une mèche de mes dents puis je l'ai cohabité». Al-Kassem se mit alors à rire et lui répondit: «Ordonne lui de se servir des ciseaux pour se couper les cheveux». A ce propos, Malek a dit: «Je préfère dans ce cas, de sacrifier une offrande», parce que Abdallah Ibn Abbas a dit: «Celui qui oublie n'importe quel rite, doit faire une offrande»
- Muwatta Malik, n°899
Salem Ibn Abdallah a rapporté que Abdel-Malek Ibn Marwan écrivit à Al-Hajjaj Ibn Youssef de suivre à la lettre les règlements de Abdallah Ibn Omar au sujet du pèlerinage». Quand ce fut le jour de Arafa, Abdallah Ibn Omar vint trouver AI-Hajjaj et je vins avec lui, alors que le soleil avait déjà quitté le méridien. Il se mit près de sa tente en s'écriant: «Où est cet homme-là»? Al-Hajjaj sortit, s'enveloppant d'un grand voile teinté en rouge et lui demanda: «Qu'as-tu? Ô Abdel-Rahman»? Il lui répondit: «C'est le départ, si tu veux bien suivre la sunna prophétique». Al-Hajjaj de répondre: «A cette heure-ci»? «Oui: dit Abdallah». «Bien, attends que je me verse de l'eau sur la tête, puis que je sorte répondit Al-Hajjaj». Abdallah descendit de sa monture à l'attente de la sortie de Al-Hajjaj; étant parmi nous, et marchant entre moi et mon père, je dis à Al-Hajjaj : «si, aujourd'hui, tu veux bien suivre la sunna, tu auras à restreindre le prône et à hâter la prière». Al-Hajjaj fixa alors du regard Abdallah Ibn Omar, à l'attente qu'il consente mes dires. Abdallah, remarquant cela, lui dit: «Salem a raison». ChapitreLXIV De la prière à Mina le jour de «la Tarwia» et celle du Vendredi à Mina et à Arafa
- Muwatta Malik, n°918
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que son père a dit: «Une fois que les gens jetaient les cailloux, sur les jamarates, ils étaient dans un va et vient, en marchant; quant à Mou'awia Ibn Abi Soufian, il était le premier à faire le parcours, tout en étant sur sa monture»
- Muwatta Malik, n°919
Malek a rapporté qu'il a demandé à Abdel-Rahman Ibn Al Kassem: «De quelle distance Al-Kassem jetait les cailloux sur la Jamarate de Al-Aqaba»? Il répondit: «De l'endroit qui en était convenable». Yahia a rapporté qu'on a demandé à Malek: «Peut-on jeter les cailloux par substitution aux enfants et aux malades»? Il répondit: «Oui, mais que le malade se renseigne du moment où on lui a jeté les cailloux par substitution, pour qu'il fasse le takbir, tout en étant chez lui, et qu'il égorge son offrande. Et si le malade est guéri au cours des jours du tachrik, il jette le même nombre de cailloux, qu'on a jetés pour lui, et il fera obligatoirement une offrande». Malek a ajouté: «Je ne vois pas que celui qui jette les cailloux, ou fait le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa, tout en n'ayant pas à ses ablutions, qu'il doit refaire les rites, mais que cela ne soit pas fait exprès »
- Muwatta Malik, n°926
Aicha, la mère des croyants a rapporté: «nous quittâmes, l'année du pèlerinage d'adieu, avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et fîmes la talbiat pour une visite pieuse. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit aux fidèles: «Celui qui possède son offrande, qu'il fasse la talbiat pour un pèlerinage avec une visite pieuse, puis qu'il ne quitte pas l'ihram avant d'avoir complété tous les rites». Safia ajouta: «J'arrivai à la Mecque, en ayant mes menstrues; ainsi je n'ai pu ni faire les tournées processionnelles autour de la Maison, ni le parcours entre Al-Safa et Al-Marwa. Je me plaignis auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui me dit: «Dénoue tes cheveux, et peigne les, puis fais la talbiat pour le pèlerinage, en laissant de côté la visite pieuse». Elle poursuivit: «J'ai tout accompli. Puis terminant le pèlerinage, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'envoya avec Abdel-Rahman Ibn Abi Bakr Al-Siddiq à Al-Tan'im, ou je fis la talbiat pour une visite pieuse». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit alors: «Tel est l'endroit, où tu commenceras ta visite pieuse». Ainsi, ceux qui avaient déjà fait la talbiat pour une visite pieuse, firent les tournées processionnelles autour de la Maison et la course, entre Al-Safa et Al-Marwa, puis se mirent en état de désacralisation. Puis ils firent une tournée d'adieu, une fois qu'ils étaient de retour de Mina, pour leur pèlerinage. Quant à ceux qui avaient fait la talbiat pour un pèlerinage ou pour un pèlerinage et une visite pieuse joints, ils ne firent qu'une seule tournée». (....) 238 - Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté de Aicha, le même hadith»
- Muwatta Malik, n°931
Amra Bint Abdel-Rahman, a rapporté que, lorsque Aicha, la mère des croyants, faisait le pèlerinage avec d'autres femmes qui risquaient d'avoir leurs menstrues, elle leur demandait de faire la tournée de départ le jour du sacrifice. Ainsi, si elles avaient eu leurs menstrues après cela, Aicha n'avait pas à les attendre jusqu'à ce qu'elles soient purifiées pour faire la tournée et repartir»
- Muwatta Malik, n°935
Mouhammad Ibn Sirine a rapporté qu'un homme vint trouver Omar Ibn Al-Khattab, et lui dit: «J'étais avec un compagnon, dans une course de chevaux, pour accéder à l'ouverture d'un défilé, quand nous brusquâmes un cerf, alors que nous étions en état d'ihram. Que proposes-tu à ce sujet»? Omar, se tournant vers un homme qui était tout près de lui, dit: «Viens, que nous jugions tous deux, afin-d'avancer une sentence». Ils exigèrent, par compensation, une chèvre au cerf tué. L'homme parti en disant: «Voilà le prince des croyants, qui n'arriva pas à avancer une sentence au sujet d'un cerf, qu'en convoquant un autre juge pour le soutenir». Entendant cela, Omar appela l'homme et lui demanda: «Récites-tu la sourate «al-Ma'ida»? L'homme répondit: «Non». Omar reprit: «Connais-tu cet homme qui m'a soutenu dans mon jugement? «Non; répondit-il». Omar continua: «Si tu m'avais dit, que tu récitais la sourate « al-Ma'ida», je t'aurais atrocement frappé; Allah le Très-Haut a dit dans son Livre (le sens): «...Dont jugeront deux des vôtres, gens intègres, et ce sera comme une offrande que l'on fait parvenir à la Ka'ba». Coran V, 95. Cet homme qui a émis le jugement est Abul-Rahman Ibn Auf»
- Muwatta Malik, n°966
Un des fils de Ka'b Ibn Malek (J'ai cru qu'il est dit Abdel-Rahman Ibn Ka'b, ajouta le rapporteur) a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit à ceux qui ont assommé Ibn Abi Al-Houqaiq, de massacrer les femmes et les enfants. Le rapporteur ajouta: «Un de ces hommes a dit: «La femme de Ibn Abi-Houqaiq, allant dévoiler notre présence par ses cris, je levai mon sabre pour l'abattre, quand me souvenant les paroles de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) je me retins de le faire; sans cela, nous nous serions débarassés d'elle»
- Muwatta Malik, n°1007
Abdel Rahman Ibn Abi Sa'ssa'a a rapporté qu'il a appris que Amr Ibn Al-Jamouh et Abdallah Ibn Amr, Al-Ansarines puis les Al-Salamines, étaient enterrés dans une seule tombe qui fut détruite par le torrent, et cette tombe était située tout près de son cours. Tous deux furent tués en martyrs le jour de Ouhod. En creusant leur tombe pour les enterrer dans une autre, on les trouva comme récemment morts sans que leurs cadavres ne soient pourris. L'un d'eux blessé, avait la main posée sur sa blessure, et il était enterré ainsi; en le transférant pour l'enterrer dans la nouvelle tombe, on lui enleva la main qui couvrait sa blessure, elle revint à sa place. Et entre le jour de Ouhod et le jour de leur enterrement, on souligne une durée de quarante six ans». Malek a dit: «II n'y a pas de mal, à ce que deux ou trois hommes soient enterrés dans une seule tombe, par nécessité, à condition que le plus âgé soit placé du côté de la Qibla»
- Muwatta Malik, n°1012
Ourwa Ibn Ouzaina Al-Laithi a rapporté: «Je quittai, avec ma grand-mère qui avait à faire une marche à pieds à la Maison d'Allah. Mais, à une certaine distance, elle ne pouvait plus poursuivre sa marche. Elle envoya son esclave auprès de Abdallah Ibn Omar le consulter; je partis avec cet esclave qui demanda l'avis de Abdallah Ibn Omar. Il lui répondit: «Ordonne la de marcher, puis de monter du lieu même où elle ne peut plus poursuivre sa marche à pieds». Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «d'autant plus, elle doit à cela faire une offrande». (.....) 5 - On rapporta à Malek que Sa'id Ibn Al Moussaiab et Abou Salama Ibn Abdel Rahman ont approuvé le dire de Abdallah Ibn Omar»
- Muwatta Malik, n°1059
Nafe' a rapporté que Abdel-Rahman Ibn Abi Houraira demanda à Abdallah Ibn Omar, concernant les animaux que la mer jette sur les rives.qui dit Il est interdit de les manger». Nafe' ajouta: «Puis Abdallah revint sur ses dires, apporta le Coran et récita: «Le gibier de la mer et la nourriture qui s'y trouve vous est permis» Coran V, 96. Nafe' continue: «Alors, Abdallah Ibn Omar m'envoya auprès de Abdel Rahman Ibn Abi Houraira, lui dire: «II n'y a pas de mal à les manger». (1072)'10 - Sa'd Al-Jari, l'affranchi de Omar Ibn Al-Khattab a dit: «J'ai demandé Abdallah Ibn Omar au sujet des baleines qui s'entretuent, ou qui meurent de froid? Peut-on les manger? Il répondit: «II n'y a pas de mal en cela». Puis j'ai demandé à leur sujet, Abdallah Ibn amr Ibn al-A's, qui me donna la même réponse»
- Muwatta Malik, n°1060
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Abou Houraira et Zaid Ibn Thabet, ne voyaient pas de mal à manger ce qui est jeté par la mer»
- Muwatta Malik, n°1061
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté que des gens de «Al-Jar» (lieu situé près de Médine) arrivèrent auprès de Marwan Ibn Al-Hakam à Médine, lui demandant au sujet de ce que la mer jette, s'il est légal de le manger». Il leur répondit:«Il n'y a pas de mal à le faire» .Puis il ajouta: « Rendez-vous auprès de Zaid Ibn Thabet et de Abou Houraira pour vous renseigner de plus, puis revenez m'apprendre ce qu'ils vous diront». Ils allèrent, leur demandèrent la même question et reçurent encore la même réponse. Ils revinrent chez Marwan Ibn Al-Hakam, lui rapportant ce qui était dit; alors il leur répondit: «C'est bien ce que je vous ai dit». Malek a dit: «II n'y a pas de mal à manger les poissons qu'un mage pêche, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit au sujet de la mer: «Son eau est purifiante, et ses animaux morts sont licites». Malek a ajouté: «Et si l'on mange ces poissons, même mort il ne faut pas tenir compte du pêcheur». Chapitre IV L’interdiction de manger les animaux carnassiers
- Muwatta Malik, n°1081
Abdel Rahman Ibn Hanzala Al-Zourqi a rapporté qu'un affranchi des Qoraichites, connu sous le nom de Ibn Moursi lui a raconté: «J'étais assis chez Omar Ibn Al-Khattab, une fois qu'il fit la prière du midi, il appela son domestique: «ÔYarfa! Apporte-moi, cette lettre, lettre que j'avais déjà écrite au sujet de la tante, afin que l'on s'interroge à son contenu, et que l'on ait consultation». Yarfa, la lui apporta avec une cuvette, ou un verre contenant de l'eau. Se doutant du contenu de la lettre, Omar effaça les écrits de la lettre, puis il dit: «Si Allah aurait voulu que tu sois héritière, il l'aurait assigné (dans Son Livre: Le Coran)», il reprit cela deux fois
- Muwatta Malik, n°1093
Abdel-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que, son père, interprétant ce verset: «II n'y aura aucune faute à vous reprocher, si vous faites allusion à une demande en mariage, ou si vous ne parlez à personne de votre intention. Allah sait que vous pensez à ces femmes cependant, ne leur promettez rien en secret: Dites-leur simplement les paroles qui conviennent» Coran II, 235. Il disait: «Que l'homme dise à une femme, alors qu'elle est dans la période d'attente suivant la mort de son mari «Tu m'es si chère, je désire ta personne, et que Allah amène vers toi du bien et des bienfaits» ou encore d'autres paroles du même sens. Chapitre II Demander le consentement de la fille vierge, et de la veuve pour les épouser
- Muwatta Malik, n°1108
Al Zoubair Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Zoubair a rapporté que Rifa'a Ibn Simwai avait divorcé d'avec sa femme, Tamima Bint Wahb, au temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) par trois fois. Cette femme épousa Abdel-Rahman Ibn Al-Zoubair qui ne put la cohabiter, ni la toucher, ainsi il la répudia. Comme Rifa'a, son premier mari voulut l'avoir de nouveau en mariage, et qu'il l'avait répudiée, il fit part de cela à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui le lui interdit en lui disant: «Tu ne pourras te marier avec elle, avant qu'elle n'ait goûté le petit miel (à savoir, avoir des rapports charnels avec son second mari)»
- Muwatta Malik, n°1127
On rapporta à Malek que Omar Ibn Al-Khattab avait offert une esclave à son fils, et lui avait dit: «Ne la touche pas, car j'avais déjà regardé ses parties honteuses». (.....) 38 - Abdel-Rahman Ibn Al-Moujabbar a rapporté que Salem Ibn Abdallah a offert une esclave à son fils, et lui a dit: «Ne t'approche pas d'elle, car j'ai regardé ses parties honteuses, ayant eu envie de la cohabiter»
- Muwatta Malik, n°1139
Anas Ibn Malek a rapporté que Abdel Rahman Ibn Awf, vint auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et un «Sofra» (genre de parfum) l'enveloppait. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'interrogeant à ce sujet, il lui répondit qu'il s'était marié, L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «Quelle a été sa dot»? Abdel Rahman répondit: «Le poids d'un noyau en or». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répliqua: «Que le repas de noces, à donner, en soit au moins, d'un mouton»
- Muwatta Malik, n°1146
Rabi'a Ibn Abi Abdel Rahman a rapporté que Al Kassem Ibn Mouhammad et Ourwa Ibn Al-Zoubair disaient au sujet de l'homme qui, marié avec quatre femmes, ayant définitivement répudié l'une d'elles, pourra se marier d'avec une autre s'il le veut, sans qu'il soit obligé d'attendre que la période d'attente de celle qu'il a congédiée soit écoulée»
- Muwatta Malik, n°1159
On rapporta à Malek qu'un homme est venu dire à Abdallah Ibn Omar: «Ô Abou Abdul-Rahman! Comme j'avais laissé à ma femme, le divorce, elle s'est divorcée d'avec moi. Ainsi que dis-tu à ce sujet»? Abdallah Ibn Omar répondit: «Je trouve que ce divorce est définitif». L'homme reprit:'«Non! Ô Abou Abdul-Rahman, ne dis pas cela»! Abdallah Ibn Omar répondit: «Ce n'est pas moi qui l'a dit! C'est plutôt toi qui l'a assuré»
- Muwatta Malik, n°1162
Abdul Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père, qu'un homme «de Thaqif» avait donné, à sa femme, le droit du divorce. Elle lui dit "Je divorce d'avec toi». II se tut peu après elle lui dit: «Je divorce d'avec toi», et il lui dit: «Que la pierre soit dans ta bouche». Puis elle dit: «Je divorce d'avec toi». Il répondit: «Que la pierre soit dans ta bouche». Ils se disputèrent et se rendirent chez Marwan Ibn Al Hakam qui demanda à l'homme de jurer, ce dernier déclara qu'il n'a donné, le droit du divorce, à sa femme, que pour une seule fois. Marwan lui demanda de la faire revenir chez lui». Abdul Rahman dit: «Un tel jugement plaisait à Al-Kassem et le trouvait le plus satisfaisant de tout ce qu'il a entendu dire à ce sujet». - Malek a dit: «Et c'est ce que j'ai entendu dire de mieux à ce sujet, et qui m'a plu». Chapitre V Le cas où le fait de donner le divorce à la femme est inadmissible
- Muwatta Malik, n°1163
Abdul Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père que Aicha la mère des croyants avait demandé en mariage à Abdul-Rahman Ibn Abu Bakr, Qouraiba, la fille de Abi Oumayya. Il l'épousa, cependant les parents de Qouraiba firent des reproches à Abdul Rahman et lui dirent: «Nous n'avons accepté ce mariage, que parce que Aicha a pris l'initiative (au sens que, les parents de Qouraiba admiraient le bon caractère de Aicha)». Ainsi Aicha alla rapporter ce qui fut dit à Abdul Rahman qui chargea Qouraiba du droit du divorce. Ayant accepté ce mariage, elle se trouva engagée»
- Muwatta Malik, n°1164
Abdul-Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté d'après son père, que Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait le mariage de Hafsa, fille de Abdul Rahman avec Al-Mounzer Ibn Al-Zoubair, alors que Abdul Rahman était à Damas. Une fois revenu, Abdul Rahman dit: «Peut-on se permettre de faire cela de moi? Peut-on être si indifférent à mon avis»? Aicha parla de ce propos à Al Mounzer Ibn Al-Zoubair qui lui répondit: «Tout cela revient à Abdul-Rahman». Là Abdul Rahman dit: «Je ne tiens jamais à repousser une affaire que tu as décidé». Ce mariage fut accordé, sans être considéré une forme du divorce»
- Muwatta Malik, n°1175
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père qu'il a dit au sujet de l'homme qui compare ses quatre femmes, à la fois: au dos de sa propre mère que cet homme n'aura à faire qu'une seule expiation». (.....) 26 - Malek a rapporté d'après Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman, le même hadith». Malek a dit: «C'est ce qui est suivi à Médine. Allah, Béni et Très-Haut, selon Ses paroles, a dit - au sujet de l'expiation du serment de l'homme qui compare sa femme au dos de sa mère : «L'affranchissement d'un esclave avant qu'il touche sa femme», «S'il ne trouve pas, un jeûne pour deux mois de suite avant qu'il touche sa femme, et s’il est incapable il lui incombe de nourrir soixante pauvres». - Concernant l'homme, qui, dans différentes circonstances compare sa femme: «Au dos de ma mère», Malek a dit: «II n'a qu'une seule expiation à faire». Or, s'il dit cela puis expie puis le redit après sa première expiation, il doit de nouveau, faire expiation». - Malek a ajouté: «Celui qui compare sa femme au dos de sa propre mère, puis la touche avant de faire expiation, il n'aura qu'une seule expiation à faire. Puis il s'interdit sa femme jusqu'à ce qu'il fasse expiation, et qu'il demande pardon à Allah». Et c'est ce qui j'ai de mieux entendu dire à ce sujet. - Malek a aussi dit: - Pour les femmes à qui l'on dit: «Sois pour moi comme le dos de ma mère» et qu'elles soient interdites à l'homme, ou d'autres qui sont sœurs de lait, ou encore des proches, elles sont toutes considérées dans les mêmes conditions». - Cette façon de divorcer n'est permise qu'aux hommes». - Pour les paroles d'Allah Béni et Très-Haut (le sens)«Ceux qui répudient leurs femmes avec la formule: «Sois pour moi comme le dos de ma mère», et qui reviennent sur ce qu'ils ont dit» Coran LVIII, v.3. Malek a dit: «J'ai entendu dire à l'interprétation de ce verset, qu'il s'agit du fait de l'homme qui formule cette répudiation puis décide de garder sa femme et d'avoir avec elle des rapports. Si tel en est le cas, il doit une expiation, mais s'il divorce d'avec elle sans qu'il ait eu des rapports avec elle, et sans qu'il ait décidé de la garder, il n'aura pas à expier. S'il se marie après cela, d'avec elle il ne la touchera pas jusqu'à ce qu'il fasse l'expiation de celui qui compare sa femme: «au dos de sa propre mère». - Malek a dit: «L'homme qui formule une telle répudiation de sa femme (esclave), s'il veut avoir des rapports avec elle, il devra faire expiation, avant qu'il ne l'ait touchée». - Malek a finalement dit: «Cette façon de divorcer n'est considérée comme serment de répudiation, que si l'homme veut causer un préjudice sans revenir sur son serment»
- Muwatta Malik, n°1184
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Amra Bint Abdul Rahman lui a raconté que Habiba Bint Sahl Al Ansari s'était mariée d'avec Thabet Ibn Qais Ibn Chammas. En sortant pour la prière de l'aurore, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vit à sa porte, Habiba Bint Sahl, alors qu'il faisait encore nuit. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Qui est-ce»? Elle répondit: «C'est moi, Habiba Bint Sahl, Ô Envoyé d'Allah». Il répliqua: «Qu'as-tu»? Elle lui dit: «Ni moi, ni Thabet Ibn Qais, nous nous entendons comme époux». Quand son mari Thabet Ibn Qais fut venu, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Voici Habiba Bint Sahl, qui vient de me raconter, ce que Allah a voulu qu'il en soit», Habiba dit: «Ô Envoyé d'Allah, tout ce qu'il m'a donné, je l'ai chez moi». S'adressant à Thabet Ibn Oais, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) lui dit: «Reprends tout ce que tu lui as donné», Thabet le reprit et Habiba demeura chez ses parents (séparée de son mari)»
- Muwatta Malik, n°1192
Mouhammad Ibn Abdul-Rahman Ibn Thawban a rapporté que Mouhammad Ibn lyas Ibn Al-Boukair a dit: «Un homme a divorcé d'avec sa femme pour trois fois avant d'avoir des rapports charnels avec elle puis il eut envie de se marier de nouveau d'avec elle, alors il vint demander à ce sujet, des hommes versés et je lui ai tenu compagnie. Il demanda Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira à ce sujet, qui lui répondirent: «Nous envisageons de ne pas te permettre de te marier avec elle, avant qu'elle ne soit mariée d'avec un autre puis divorcée». Il reprit: «Mais je n'ai divorcé d'avec elle que pour une seule fois». Ibn Abbas dit: «Tu as livré de ta main ce que tu en possédais de mieux»
- Muwatta Malik, n°1195
–Yahya a rapporté de Malek qui l'a rapporté de Ibn Chéhab que Talha Ibn Abdallah Ibn Awf qui en était plus informé que eux et Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf ont raconté que Abdul Rahman Ibn Awf avait divorcé définitivement sa femme, car il était malade. A sa mort, Osman Ibn Affan a donné à la femme sa part de l'héritage, alors que sa période d'attente avait déjà pris fin»
- Muwatta Malik, n°1197
Malek a rapporté qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman dire: «On m'a rapporté que la femme de Abdul Rahman Ibn Awf lui avait demandé de divorcer d'avec elle», il lui répondit: «Une fois que tu auras tes menstrues et que tu te purifieras, fais-moi savoir». Or, elle n'a eu ses menstrues qu'une fois que Abdul Rahman tomba malade, quand elle a fut purifiée, elle le lui fit savoir, ainsi, il divorca définitivement d'elle ou même il divorca une fois qui était la troisième, parce qu'il était malade. Osman Ibn Affan lui donna sa part de l'héritage alors que sa période d'attente était déjà terminée»
- Muwatta Malik, n°1201
On rapporta à Malek que Abdul Rahman Ibn Awf divorça d'avec sa femme, lui donna pour jouissance une esclave». (.....) 51 - Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «A toute femme divorcée, on doit accorder ce qui est nécessaire (des dépenses de vie) sauf celle à qui on a résolu une dot et que cette femme fut divorcée sans être touchée, elle aura la moitié de ce qu'on lui a résolu»
- Muwatta Malik, n°1212
Ourwa Ibn al-Zoubair a rapporté que Aicha, la mère des croyants a reçu chez elle Hafsa Bint Abdul Rahman Ibn Abou Bakr al-Siddiq (à la suite de son divorce) quand elle eut ses menstrues pour la troisième fois». Ibn Chéhab a dit: «On rapporta cela à Amra Bint Abdul Rahman qui répondit: «Ourwa a dit la vérité». Discutant de ce sujet avec Aicha, les gens lui dirent: «Allah Béni et Très-Haut a dit dans Son Livre: «Les femmes répudiées attendront trois périodes» Coran II, 228. Aicha leur répondit: «C'est vrai ce que vous dites, cependant savez-vous ce qui est de ces périodes? Il s'agit en fait de trois menstrues et de leur arrêt»
- Muwatta Malik, n°1213
Malek a rapporté que Ibn Chéhab a dit: «J'ai entendu Abou Bakr Ibn Abdul Rahman dire: «Je n'ai jamais connu un de nos hommes versés, manquer d'acquiescer les paroles de Aicha»
- Muwatta Malik, n°1215
On rapporta à Malek que Al-Kassem Ibn Mouhammad, Salem Ibn Abdallah, Abou Bakr Ibn Abddul-Rahman, Soulaiman Ibn Yassar et Ibn Chéhab disaient: «Si la femme divorcée a ses menstrues pour la troisième fois, elle sera définitivement séparée de son mari aucun d'eux n'héritera l'autre, et il ne peut plus de nouveau l'avoir»
- Muwatta Malik, n°1221
Al-Kassem Ibn Mouhammad et Soulaiman Ibn Yassar ont rapporté que Yahia Ibn Sa'id Ibn Al-As', a définitivement divorcé la fille de Abdul Rahman Ibn Al-Hakam. Son père Abdul Rahman Ibn Al-Hakam, la fit habiter une autre demeure. Aicha, la mère des croyant envoya dire à Marwan Ibn Al-Hakam, alors qu'en ce temps là, il était le gouverneur à Médine: «Crains Allah et fais que cette femme soit chez elle». Suivant le porte parle Soulaiman, Marwan a dit: «Abdul-Rahman l'a emporté sur moi», et selon le porte-parole al-Kassem, Marwan a répondu en s'adressant à Aicha: «N'est-tu pas au courant au sujet de Fatima Bint Qais»? Aicha répondit: «Cela ne te causera pas de mal, de faire allusion au sujet de Fatima». Marwan de répondre: «Si tu trouves que c'est inconvenable (que l'on change d'habitat), il te faut avouer qu'il est encore inconvenable, ce qui s'est passé entre les deux conjoints
- Muwatta Malik, n°1225
Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté d'après Fatima Bint Qais que Abou Amr Ibn Hafs avait définitivement divorcé d'avec elle, alors qu'il était eu Syrie. Il lui envoya son agent avec une quantité d'orge, elle était répugnée et dit à l'agent "Par Allah je n'attend rien de vous", il lui répondit: «Par Allah, tu ne nous dois rien». Elle vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui apprenant ce qui a eu lieu, il lui répondit: «Tu ne lui dois aucune dépense», et lui donna l'ordre de passer sa période d'attente à la maison de Oum Charik, puis lui dit: «Non, cette femme reçoit beaucoup de gens,il vaut mieux que tu passes cette période chez Abdallah Ibn Oum Mak-toum, car c'est un homme aveugle. Chez lui, tu pourras te dévoiler (changer tles habits). Une fois que tu termines ta période d'attente, apprends-le moi». Fatima continua: «Une fois que je fus à la fin de ma période d'attente je vins lui apprendre que Mou'awia IbnAbi Soufian et Abou Jahm Ibn Hicham me demandèrent en mariage». Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Quant à Abou Jahm, il a toujours sa canne sur son épaule (1) et pour Mou'awia, ce n'est qu'un homme dépourvu de tout bien. Epouse, Oussama Ibn Zaid». Elle dit:«Mais je ne m'accorde pas avec lui». Mais il reprit: «Epouse Oussama Ibn Zaid», et je me mariait avec.lui: Ainsi Allah m'accorda tant de biens et je mène avec lui une vie heureuse». (1) Il y a deux opinions différentes quand au sens de la canne sur son épaule (une c'est qu'il est sévère avec ses femmes et l'autre c'est qu'il est toujours en voyage)
- Muwatta Malik, n°1236
Ibn Chéhab a rapporté qu'il a entendu, Sa'id Ibn Al Moussaiab, Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf, Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud, et Soulaiman Ibn Yassar, dire, rapportant ce que Abou Houraira a dit: «J'ai entendu Omar Ibn Al-Khattab dire: «Toute femme dont le mari a divorcé d'elle pour une ou deux fois, puis il laisse passer la période de idda rendant sa femme divorcée Après quoi la femme se marie avec un autre, qui décède ou divorçe d'elle, de façon que son premier mari se marie de nouveau avec elle, dans ce cas, il ne lui reste qu'une mention de divorce pour que son divorce d'avec elle soit définitf et qu'elle lui soit par la suite interdite». - Malek a dit: «C'est bien, la sounna suivie, qui n'est pas à contester»
- Muwatta Malik, n°1237
Thabet Ibn Al-Ahnaf a rapporté qu'il avait marié une esclave qui était la mère d'un fils de Abdul-Rahman Ibn Zaid Ibn Al-Khattab, Abdul-Rahman Ibn Zaid Ibn Al-Khattab, m'invita chez lui, et j'y fus présent. Etant entré, je vis des fouets et des chaînes de fer, et deux de ses esclaves assis près de lui. Il me dit: «Divorce la, sinon, au nom de celui par qui l'on jure, je ferai de toi telle ou telle chose». Je répondis: «Elle est divorcée pour la millième fois». Sortant de chez lui, je croisai Abdallah Ibn Omar en route vers la Mecque. Je lui racontais ce qui m'est arrivé, il se mit en colère et me dit: «Ce n'est pas un divorce, et elle ne t'est pas interdite, retourne chez ta famille». Etant toujours soucieux, je me rendis chez Abdallah Ibn Al-Zoubair, qui à ce temps là, était à la Mecque, le gouverneur, lui racontant ce qui est de mon affaire, et ce qu'a été la réponse de Abdallah Ibn Omar, Abdallah Ibn Al-Zoubair me répondit: «Ta femme ne t'est pas interdite, et donc retourne chez ta famille». Puis il écrivit à Jaber Ibn Al-Aswad Al-Zouhari, qui lui était le gouverneur à Médine, l'ordonnant de punir Abdallah Ibn Abdul Rahman et de nous laisser, tranquilles, ma femme et moi». Je rentrai à Médine, Safia, la femme de Abdallah Ibn Omar prépara ma femme pour la nuit de noces et Abdallah Ibn Omar y était au courant, puis je l'ai invité, le jour de noces, au repas, et il vint
- Muwatta Malik, n°1243
Abou Salama Ibn Abdul Rahman a rapporté: «On demanda à Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira au sujet de la femme enceinte dont le mari meurt»? Ibn Abbas répondit: «Elle doit passer la période d'attente la plus longue» (On entend là, la période de deuil qui est de quatre mois et dix jours, ou attendre l'accouchement). Et Abou Houraira a dit à son tour: «Au cas, où elle accouche, elle pourra se marier de nouveau». Abou Salama Ibn Abdul-Rahman entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Oum Salama, répondit alors: «Soubai'a Al-Aslamia avait accouché une quinzaine de jours après la mort de son mari, deux hommes la demandèrent en mariage: L'un jeune, l'autre vieux, comme elle préférait le jeune, le vieux s'écria: «Tu ne peux pas encore te marier», les parents de la femme étant absents, il espérait qu'une fois qu'ils seraient présents, ils le préfrèront au jeune. Soubai'a vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Tu es libre et tu pourras te marier avec celui que tu préfères»
- Muwatta Malik, n°1246
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Abdallah Ibn Abbas et Abou Salama Ibn Abdul Rahman se disputèrent sur le cas de la femme qui accouche quelques jours après la mort de son mari. Ainsi, Abou Salama dit: «Si elle accouche, elle pourra se remarier», et Ibn Abbas dit: «Elle a à fixer la période d'attente la plus longue (c.f. 1250-92). Arrivant, Abou Houraira dit: «Moi, j'approuve, le fils de mon frère désignant Abou Salama. Cela fait, ils envoyèrent Kouraib, l'esclave de Abdallah Ibn Abbas auprès de Oum Salama, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Kouraib revint et leur rapporta qu'elle avait dit: «Soubai'a avait accouché quelques jours après la mort de son mari. Elle demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «Tu pourras te marier d'avec celui que tu voudras. Chapitre XXXI Le séjour de la veuve dans la maison jusqu'au jour où elle pourra se marier
- Muwatta Malik, n°1272
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Aicha, la mère des croyants lui a appris que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) était chez elle quand elle entendit un homme demandant le permis d'entrer chez Hafsa. Aicha dit: «O Envoyé d'Allah! Il y a un homme demandant qu'on lui permette de rentrer chez toi». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Je vois qu'il est untel, un oncle paternel à Hafsa par liaison d'allaitement». Aicha répliqua: «O Envoyé d'Allah! Si tel homme, mon oncle paternel de lait, était vivant, pourrait il entrer chez moi? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui certainement, car la liaison d'allaitement impose les mêmes interdictions que l'enfantement»
- Muwatta Malik, n°1280
Abdul Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que son père lui a dit que Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) faisait entrer chez elle, sans permission, ceux que ses sœurs et les filles de son frère, avaient allaité, ce qui a été interdit pour ceux qui sont été allaités par les femmes de ses frères»
- Muwatta Malik, n°1289
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «parmi les versets révélés dans le Coran, l'un d'eux concernait l'interdiction causée par les dix allaitements, puis cela a été réduit à cinq repas complets. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut, et avait tant récité ce verset comme faisant partie de Coran». Malek a dit: «Et nous ne suivons pas cela parmi nous». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 31 Le Livre des ventes Chapitre Premier La vente par gage
- Muwatta Malik, n°1297
Abou Salama Ibn Abdul-Rahman Ibn Awf a rapporté que Abdul Rahman Ibn Awf s'était acheté une esclave, en trouvant qu'elle était mariée, il la rendit». Chapitre VII De la vente des arbres fruitiers et de leurs fruits
- Muwatta Malik, n°1301
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit la vente des fruits tant que l'on doute de leur mûrissage», (eu s'échappant aux fléaux). Malek a dit: «La vente des fruits avant qu'ils ne soient complètement sains des maladies qui pouraient les détruire est considérée une vente aléatoire»
- Muwatta Malik, n°1305
Mouhammad Ibn Abdul Rahman a entendu sa mère, Amra Bint Abdul Rahman dire: «un homme, au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'était acheté les fruits d'un jardin, qu'il a bien entretenu, jusqu'au moment où un fléau ravagea les fruits de ce jardin. Cet homme demanda au propriétaire du jardin ou de lui faire remise de sa dette ou de résoudre le contrat, le propriétaire du jardin, faisant serment de ne faire ni tel ou tel, la mère de l'acheteur se rendit chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui faire part de ce sujet. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) déclara: «A-t-il fait serment de ne plus faire du bien»? Le propriétaire du jardin, entendant ceci, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Le choix lui appartient»
- Muwatta Malik, n°1307
Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Al-Kassem Ibn Mouhammad, vendait les fruits de son jardin, en faisant l'exception d'une partie»
- Muwatta Malik, n°1309
• Mouhammad Ibn Abdul Rahman Ibn Al-Harith a rapporté que sa mère, Amra Bint Abdul Rahman vendait ses fruits, en tenant à l'écart, une certaine quantité». - Makk dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est que, en vendant les fruits de son jardin, l'homme a le droit, de garder à l'écart une quantité de ces fruits, qui n'est pas au-delà du tiers, mais que cette quantité soit plus que le tiers, ceci n'est pas permis». - Malek ajouté: «il n'est pas interdit, à ce qu'un homme vende les fruits de son jardin, en mettant à l'écart une certaine quantité de ces fruits, à savoir les fruits d'un ou plusieurs dattiers qu'il se choisit, en citant leur nombre. Car, le propriétaire, en mettant à l'écart quelques arbres, il veut bien par là garder leurs fruits pour lui, et non les vendre, préférant vendre d'autres fruits de son jardin. Chapitre XII La vente de dattes qui n'est pas permise
- Muwatta Malik, n°1319
Moujahed a rapporté: «Il était chez Abdallah Ibn Omar, un bijoutier vint lui dire: «Ô Abou Abdul Rahman, je travaille l'or, je le vends plus que ne l'est son poids, gagnant par là valeur de mon travail». Abdallah lui interdisant ce faire, le bijoutier ne cessa de reprendre le même sujet et Abdallah de sa part le lui interdisait, jusqu'à ce qu'il fut à la porte de la mosquée, ou même près d'une monture à monter, alors Abdallah Ibn Omar lui dit: «Le dinar contre un autre, le dirham contre un autre, sans préférence de l'un à l'autre. Tel était l'engagement de notre prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à notre égard, et tel sera le notre pour vous»
- Muwatta Malik, n°1335
Yahia Ibn Sa'id a rapporté qu'il a entendu Jamil Ibn Abdul Rahman le muezzin dire à Sa'id Ibn Al Moussaiab: «Je suis un homme qui achète avec la volonté d'Allah les bons de nourriture de al-Jar, qui sont données aux gens, puis je cherche à revendre les nourritures que moi-même j'avais garanties, à un certain délai». Alors Sa'id lui dit: «Cherches-tu par là, à t'acquitter de cette nourriture avant que tu l'aies possédée»? L'autre lui répondit que oui, Sa'id le lui interdit». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine) et qui d'ailleurs, est confirmé, c'est que celui qui s'achète de la nourriture tels le froment, l'orge, le seigle, le maïs, le millet ou d'autres graminées oléagineuses ou ce qui leur est de pareil, qui en fait sont soumises à la zakat, ou encore de ce qui est des comestibles tels l'huile, la graisse, le miel, le vinaigre, le fromage, le sésame, le lait ou d'autres comestibles qui leur sont pareils, l'acheteur, ne peut au cas où il veut revendre telle marchandise achetée la revendre, qu'après l'avoir possédée et même payée le prix». Chapitre XX De ce qu'on refuse de vendre de la nourriture, à un certain délai (1342)49 - Abou Al-Zinad a rapporté qu'il a entendu Sa'id Ibn Al Moussaiab et Soulaiman Ibn Yassar, faire l'interdiction de vendre, avec un certain délai, le froment contre de l'or, par lequel, à la suite il s'achètera des dattes, avant même qu'il n'ait possédé l'or en question»
- Muwatta Malik, n°1374
Moujahed a rapporté que Abdallah Ibn Omar devait à un homme une certaine somme d'argent, il lui remit une somme dépassant celle de la dette. Ainsi l'homme dit: «Ô Abou Abdul Rahman, ce que tu viens de me remettre pour la dette est beaucoup plus que ce que tu me dois»; alors Abdallah Ibn Omar lui répondit: «Je sais, mais je l'avais fait de toute mon âme». - Malek a dit: «il est toléré à celui qui a avancé tout ce qui concerne soit l'or, ou l'argent ou la nourriture ou un animal, de recevoir de celui qui le lui doit, ce qui est de mieux par rapport à ce qu'il a avancé, si jamais il n'y avait entre les deux, aucune condition proposée, ou une coutume. Mais si une condition ou une coutume ou quoique ce soit, sont présents, cela est répugné, et par conséquent, cela ne rapporte pas de bien». En interprétant ceci, Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'était acquitté contre un jeune chameau qu'il devait, d'un autre chameau plus âgé et Abdallah Ibn Omar d'une dette en surplus. Ce qui est toléré du moment, qu'il n'y a eu ni condition, ni coutume, par conséquent ceci est toléré et licite». Chapitre XLV Les avances interdites
- Muwatta Malik, n°1376
On rapporta à Malek qu'un homme, en se rendant chez Abdallah Ibn Omar, lui dit: «Ô Abou Abdul Rahman, j'ai fait à un homme, l'avance d'une dette, lui demandant de me la rendre avec un surplus». Alors Abdallah Ibn Omar: «Telle est l'usure». L'homme reprit: «Que m'ordonnes-tu de faire»? Abdallah de répondre: «L'avance est de trois aspects: un que tu avanceras désirant par là, la Face d'Allah, et tu l'auras; un autre de fait, où tu chercheras à plaire à ton compagnon, et tu recevras sa satisfaction; un troisième d'accompli, où tu vises obtenir de beaucoup plus, et telle est l'usure». L'homme de nouveau dit: «que m'ordonnes-tu de faire, ô Abou Abdul Rahman»? Celui-ci répondit: «Je conçoit que tu as à annuler le contrat de l'avance faite; ainsi s'ille la remet de la même valeur tu auras à l'accepter; s'il te la remet de moins que sa valeur, et que tu l'acceptes, tu en auras la récompense; et s'il te remet wve avance de beaucoup plus valable que la tienne, il montrera ainsi sa reconnaissance, qui est d'ailleurs un remerciement, quant à toi tu auras quand même une récompense»
- Muwatta Malik, n°1387
Al-'Ala Ibn Abdul Rahman a rapporté d'après son grand-père que Osman Ibn Affan lui avait donné une somme d'argent en commandite, à user dans le commerce, à condition que le bénéfice en soit partagé entre eux». Chapitre II Ce qui est permis dans la société en commandite
- Muwatta Malik, n°1393
On rapporta à Malek que Abdul Rahman Ibn Awf avait loué une terre; il la garda ainsi jusqu'à sa mort. Son fils a dit: «Je pensais que nous la possédions à cause de longue période pour laquelle elle était avec nous, jusqu'à ce que mon père nous l'ai mentionné juste à sa mort; ainsi, il nous ordonna de payer la location qu'il devait, en or ou en argent»
- Muwatta Malik, n°1395
Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a commandé que la préemption soit appliqué dans tout ce qui n'a pas été divisé entre les partenaires, mais si la délimitation des parts a eu déjà lieu, plus question de préemption». Malek a dit: «Telle est la sounna incontestablement suivie»
- Muwatta Malik, n°1404
Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman a rapporté qu'un homme de l'Iraq vint auprès de Omar Ibn Al-Khattab et lui dit: «Je viens te voir pour une question qui n'a pas ni début ni fin»; Omar lui répondit: «Quelle est cette question»? L'homme de répondre: «Les faux témoignages qui sont présents dans notre pays». Omar lui demanda: «Est-ce que c'est vraiment ainsi»? - Oui, répondit l'homme. Alors Omar s'écria: «Par Allah! Nul homme n'est détenu dans un pays de l'Islam, sans le témoignage des hommes justes». j (......) 5 - On rapporta à Malek que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Le témoignage d'un adversaire et d'un accusé, n'est pas admis». Chapitre III Le témoignage de celui qui a subi une peine prescrite - On rapporta à Malek qu'on demanda à Soulaiman Ibn Yassar et à d'autres, au sujet d'un homme, qui ayant subi une peine de flagellation, peut-on accepter son témoignage? Ils répondirent: «Oui s'il a fait preuve de repentir». (......) 6 - Malek a rapporté, qu'en posant la même question à Ibn Chéhab, il répondit pareillement à Soulaiman Ibn Yassar». Malek a dit: «Et telle est la règle suivie à Médine, et il est des paroles d'Allah Béni et Très Haut (le sens): «Frappez de quatre-vingts coups de fouet ceux qui accusent les femmes honnêtes sans pouvoir désigner quatre témoins; et n'acceptez plus jamais leur témoignage; voilà ceux qui sont pervers à l'exception de ceux qui, à la suite de cela, se repentent et se réforment. Allah est en vérité Celui qui pardonne, Il est miséricordieux» (Coran XXIV, 4,5). Malek a encore dit: «Ainsi, ce qui est incontestable, à Médine, c'est que celui qui, a subi une peine de flagellation, et après il s'est repenti et réformé, son témoignage sera admis. Et c'est ce que j'ai de mieux entendu à ce, sujet». Chapitre IV Le sujet du jugement basé sur le serment d'un témoin
- Muwatta Malik, n°1407
Abou Zinad a rapporté que Omar Ibn Abdul Aziz donne l'ordre par écrit à Abdul Hamid Ibn Abdul Rahman Ibn Zaid Ibn Al-Khattab, alors que ce dernier était le gouverneur de Koufa: «Juge d'après le serment du plaintif et d'un témoin»
- Muwatta Malik, n°1408
On rapporta à Malek que Abou Salama Ibn Abdul Rahman et Soulaiman Ibn Yassar ont été interrogé si l'on pouvait juger d'aprés le serment du plaintif et, un témoin»? Ils répondirent: «Oui». * Malek a dit: Le précédent dans la sounna prescrit que l'on juge d'après le serment du plaintif et le témoignage d'un seul homme, ainsi si le plaintif fait un serment avec son témoin, il est confirmé dans son droit. Ainsi, si le plaintif renonce au serment et le refuse, on demande à l'accusé de le faire, si ce dernier fait serment, il est jugé innocent, et s'il refuse de le faire, cela donne complètement raison au plaintif,». * Cependant cette sounna est suivie pour tout ce qui est des biens privés; ce qui n'est pas le cas pour tout ce qui concerne la délimitation (d'une terre), ni le mariage, ni le divorce, ni l'affranchissement, ni le vol, ni la diffamation. Ainsi, si l'on veut dire: «L'affranchissement fait partie des biens, on aura tort, car s'il en est ainsi, l'esclave et son témoin celui-ci étant présent auraient fait un serment, que son maître l'a affranchi. D'autre part si l'esclave avait fait présenté un témoin, qui atteste qu'il est le propriétaire de l'argent, et qu'ils fassent tous deux serment, il aura pleinement son droit, tout comme le cas d'un homme libre». ' * Ainsi, il est de la sounna suivie à Médine, au cas où un esclave présente un témoin, qui atteste qu'il a été affranchi, de porter le maître de cet esclave à faire serment qu'il ne l'a pas affranchi si cela est fait, ce que l'esclave a prétendu être n'est plus considéré». * II en est de même pour la sounna suivie concernant le divorce, ainsi si la femme présente un témoin, attestant grâce à lui, que son mari l'a divorcé , on portera son mari à faire serment qu'il ne l'a pas divorcé; s'il le fait, elle ne sera pas divorcée». * Malek pousuit et dit:"Il y a une seule sounna, , concernant le divorce et l'affranchissement, soutenus par le témoignage d'un seul homme; le serment sera fait par le mari de la femme, et par le maître de l'esclave, du moment que l'affranchissement est l'une des lois prescrites et on ne tolère pas à ce sujet le témoignage de la femme, car si l'esclave est affranchi, sa personne sera intègre,et sera de ce fait soumis aux mêmes peines prescrites, tout comme un homme libre; s'il commet l'adultère, alors qu'il est marié, il sera lapidé; s'il tue, il sera tué; il a finalement le droit de faire hériter ses successeurs. Si l'on proteste en disant: «Si jamais un homme a affranchi son esclave, et qu'un autre vint, revendiquer au maître de cet esclave, une dette que ce dernier lui doit, de telle manière, qu'il ait pour témoins, qu'il lui doit une dette, un homme et deux femmes. Au cas où l'esclave ne possède aucun bien, et que l'homme insiste de devoir avoir sa dette, le maître sera porté à tenir cette dette en charge afin de la payer, et par conséquent l'affranchissement ne sera plus considéré. Cet homme qui est venu revendiquer sa dette, a cherché à rendre le témoignage des femmes, un témoignage toléré au sujet de l'affranchissement; or leur témoignage ne tient compte que de la question de la dette. Le cas de cet homme est pareil à celui qui, affranchissant son esclave, un homme vient, soutenu par un témoin, jurant réclamer une dette que lui doit cet esclave. S'il se trouve que cette dette est due, l'affranchissement ne sera plus considéré. Ou encore qu'un homme qui, ayant avec le maître d'un esclave un litige financier, vient prétendre qu'il a une dette que le maître de l'esclave doit le lui payer, l'on dira à ce maître: «Jure que tu ne lui dois pas, ce qu'il prétend avoir chez toi»; s'il renonce et refuse de jurer, l'on demandera au plaintif de faire ce serment, qui, par conséquent, en le faisant, met en preuve qu'il a droit à cette dette du maître de l'esclave. Ce qui fait que l'affranchissement de l'esclave n'est plus considéré, si il est prouvé que le maître doit une dette à l'homme en question». - Il en est de même pour le cas d'un homme qui épouse une esclave; devenu sa femme, le maître de cette dernière vient dire à l'homme: «Tu as acheté mon esclave pour tant de dinars»; le mari reniant cela, le maître de l'esclave fait appel à un homme et deux femmes témoignant et justifiant ses paroles. Ainsi la vente est maintenue, le maître aura son droit, la femme esclave sera illicite pour son mari, et se séparera de lui. Le témoignage des femmes, dans le cas d'un divorce, n'est pas admis». - Un autre exemple: Qu'un homme accuse un homme libre d'une calomnie, ce qui fait qu'il finit par être soumis à la peine prescrite. Il appelle un homme et deux femmes témoignant et certifiant ses paroles que l'homme accusé est un esclave. Ainsi, l'homme qui a tissé la calomnie, fuit la peine prescrite. Le témoignage des femmes n'est plus admis concernant la calomnie». - Ce qui est encore pareil à ce cas, où l'on souligne la divergence entre les juges et qui est de la sounna suivie, c'est quand deux femmes témoignent qu'un enfant est né vivant, et de ce fait, il a droit à l'héritage, et léguera par la suite ses biens à ses successeurs. Si le garçon meurt, et que les femmes qui ont été témoins, se trouvent non accompagnées d'un homme, et n'ayant pas fait serment, et que l'héritage en soit une grande fortune constituée d'or, d'argent, de demeures, de jardins, d'esclaves ou d'autres biens encore, par conséquent les deux femmes qui avaient déjà témoigné, d'un dirham ou de plus ou même de moins leur témoignage n'est pas à considérer, si elles ne sont pas soutenues, par un homme témoin et un serment à faire». - Il y en a, parmi les gens, qui disent, qu'un serment fait par un seul homme témoin, n'est pas considéré, justifiant leur protestation, en s'appuyant sur ce qui est dit par Allah Béni et Très Haut (le sens): «Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins» (Coran II,282). Malek a dit: «si on ne fait pas appel à un homme et deux femmes pour témoigner l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin, l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin». Il est de l'argument de celui qui a dit ce hadith, de lui dire: «Que penses-tu d'un homme qui prétend avoir une dette d'un autre, ne demandera-t-on pas à ce dernier de jurer qu'il ne doit rien, ainsi la prétention de l'autre sera refusée; S'il renonce à jurer, on demandera au plaintif de faire ce serment, et alors, son droit sera affirmé. D'ailleurs, cela n'est contesté par personne ni non plus dans aucun pays. Cependant, à quel verset du Livre d'Allah, s'est-il référé? S'il veut bien affirmer cela, qu'il le fasse en désignant son témoin qui fera le serment, même si cela n'a pas été mentionné dans le Livre d'Allah. Et, il est suffisant de suivre la tradition qui a été adoptée par nos ancêtres. Mais l'homme veut bien savoir ce qui est juste et ce qui est argumenté. Et, c'est là une explication de ce qui pourra troubler l'esprit, si Allah le veut». Chapitre V Le jugement concernant l'homme qui meurt et laisse une dette à rembourser et une autre dette qui lui esr due et n'ayant à ce sujet qu'un seul témoin (1431) - Malek a dit: «Quand un homme meurt, et qu'on lui doit une dette, et qu'il n'a à ce sujet qu'un seul témoin, et d'autre part qu'il doit aux gens une dette, n'ayant encore là qu'un seul témoin, puis que ses héritiers refusent de faire, avec leur témoin, un serment, de ne pas devoir une telle dette, on demande aux créanciers de faire serment pour récupérer ce qu'ils doivent. Dans ce cas,s'il reste une partie de la succession, les héritiers n'en auront aucun droit car ils ont été appelés à faire un serment et l'ont refusé, sauf qu'ils disent: «Selon nous, notre défunt n'a rien laissé comme héritage», et l'on se rend compte qu'ils ont refusé de faire un serment à cause de cela. Ainsi, à mon avis, ils doivent faire un tel serment et prendre le reste une fois que la dette est payée». Chapitre VI Le jugement concernant un procès
- Muwatta Malik, n°1409
Malek a rapporté que Jamil Ibn Abdul Rahman Al-Mouezzin partageait avec Omar Ibn Abdul Aziz les séances, où il décidait des controverses entre les gens. Au cas où un homme venait prétendre avoir d'un autre, un droit, Omar tenait la chose en considération; ainsi, s'il trouvait qu'entre eux, il y avait une affaire commune ou de conjecture, il demandait à l'accusé de faire un serment, et s'il trouvait qu'il n'y avait rien de pareil, il ne prenait pas un serment». Malek a dit: «C'est bien ce que nous suivons chez nous (à Médine) à savoir que, au cas où un homme porte accusation contre un autre, il faut considérer les choses ainsi, s'il se trouve entre eux une affaire commune ou de conjecture, on demande à l'accusé de faire un serment; s'il le fait, l'accusation n'est plus considérée, par contre s'il refuse de le faire, déférant le serment au plaintif, et que ce dernier fasse serment, il aura ainsi son droit au complet». Chapitre VII Le jugement fait sur le témoignage des enfants
- Muwatta Malik, n°1431
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «On ne doit pas interdire l'abondance de l'eau d'un puits». Chapitre XXVI Du jugement fait pour un service cTintérêt commun
- Muwatta Malik, n°1435
Yahia Al-Mazini a rapporté que son père a dit: «Il y avait dans le jardin de son grand-père, un ruisselet qui appartenait à Abdul-Rahman Ibn Awf. Comme Abdul Rahman voulait détourner le cours de ce ruisselet vers un endroit proche de son terrain, le propriétaire (qui est le grand-père) le lui interdit; alors Abdul Rahman ayant fait apprendre cela à Omar Ibn Al-Khattab, il lui donna le droit de le faire». Chapitre XXVII Le jugement fait au sujet de la répartition des biens
- Muwatta Malik, n°1439
• Yahia Ibn Abdul-Rahman Ibn Hateb a rapporté que quelques uns de ses esclaves ont volé à un homme de Mouzaina, une chamelle et l'égorgèrent. Le cas fut présenté à Omar, qui ordonna à Kathir Ibn Al-Salt de leur couper les mains. Mais aussitôt Omar se saisit et dit à Hateb: «Ne leur donnes-tu pas suffisamment à manger? Par Allah, continua Omar, je te ferai payer une amende insupportable», puis s'adressant à l'homme: «Quel est le prix de ta chamelle»? Al-Mouzani répondit: «Par Allah, je ne la vendrai pas moins que quatre cent dirhams». Alors Omar dit à Hateb: «Donnes-lui huit cent dirhams». - Malek a dit: «Il ne faut pas croire, que l'on cherchait à Médine, à doubler la valeur; mais c'est ce que les gens suivaient d'habitude; or actuellement, on exige pour amende une valeur égale à celle du prix du chameau ou de l'animal du jour où il a été pris». Chapitre XXIX Le jugement fait au sujet de celui qui cause du mal aux bêtes (1469) - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au cas où quelqu'un a causé du mal à une bête, c'est qu'il paiera un prix, compensent celui qui allait être soustrait du prix réel de la bête qui a ainsi perdu de sa valeur». - Dans cas où un chameau, se jette sur un homme de telle façon que celui-ci effrayé, le tue ou le mutile, Malek a dit: «Si cet homme était pleinement sûr du danger, il ne lui revient rien à payer comme compensation; par contre si Ton ne tient pour argument que ce qui est de son dire, il doit indemniser le propriétaire de ce chameau». Chapitre XXX Le jugement relatif au salaire des ouvriers (1470) - Malek a dit: «Celui qui donne son vêtement au blanchisseur pour lui changer sa couleur, après quoi il vient dire à ce dernier: je ne t'ai pas ordonné de le faire, et que l'autre lui répond: en fait, c'est toi qui m'a ordonné de le faire», l'on doit dans ce cas, admettre ce qui est des paroles du blanchisseur, et il en est de même, quand il s'agit d'un couturier et d'un bijoutier où ils sont portés à faire un serment à ce sujet, sauf s'ils allaient faire autre ce qu'on leur a demandé de faire; ainsi, l'on ne pourra plus les croire et l'on demandera à celui qui possède le vêtement de faire un serment. Si, celui-ci refuse de le faire, l'on demande au teinturier de le faire. - Malek aussi a dît: «Si le teinturier, à qui l'on a donné le vêtement, se trompe à savoir qu'il le donne à un autre homme qui n'est pas son possesseur et qu'il le mette, on n'exige rien de cet homme mais il revient au teinturier de payer une indemnité au prossesseur du vêtement, étant donné que celui qui a mis le vêtemenent ignorait qu'il n'était pas le sien; par contre, s'il savait bien que ce vêtement n'était pas le sien, il doit le garantir». ChapitreXXXI Le jugement fait au sujet du garant et de celui qui prend en charge une créance (1471) - Malek a dit: «Au cas où un homme ayant une dette, la fait porter en charge à un autre qui lui soit créancier; si ce dernier fait faillite ou meurt sans avoir payé la dette, on n'exige rien du débiteur et le créancier n'a pas le droit de revenir sur lui pour récupérer sa dette. Telle est la règle incontestable suivie chez nous à Médine. - Malek a aussi dit: «Quand un homme prend en charge une dette qu'il paiera pour un autre et qu'il décède ou fasse faillite, le créancier a le droit de revenir sur le débiteur pour régler sa dette». Chapitre X XXII Le jugement fait au sujet de celui qui s'achète un vêtement ayant un défaut (1472) - Malek a dit: «Celui qui achète un vêtement ayant un défaut telle une brûlure ou autre, que le vendeur connait et a confirmé, et que celui qui l'a acheté, l'ait déchiré, de telle façon que cette déchirure a fait diminué le prix du vêtement, après quoi l'acheteur s'est aperçu du défaut original, le vêtement peut être rendu au vendeur, sans que pour autant l'acheteur n'ait rien à payer pour avoir déchiré ce vêtement». - Malek a aussi dit: «Si un homme achète un vêtement ayant un défaut telle une brûlure ou un trou, qu'il cherche à découper ou à teindre, et le vendeur dit qu'il ignorait que le vêtement était ainsi, l'acheteur peut opter entre le fait ou de garder le vêtement après que le vendeur ait accepté de diminuer son prix à cause du défaut, ou encore de rendre le vêtement au vendeur en lui payant l'indemnité du découpage ou de la teinture. Cependant, si l'acheteur a fait teindre le vêtement de telle façon qu'il est devenu plus cher, il aura encore là à choisir: ou qu'il demande du vendeur un prix compensant le défaut du vêtement, ou d'être partenaire du vendeur pour la question du vêtement. Ensuite, l'on fait estimer le vêtement inclus la brûlure ou le trou; ainsi si le prix est de dix dirhams, et que la teinture du vêtement en soit de cinq, le vendeur et l'acheteur sont tous deux partenaires du vêtement, où chacun aura une part qui sera proportionnelle soit au prix initial du vêtement, soit aux frais payés pour la teinture». Chapitre XXXIII Ce qui n'est pas permis en donnant des présents
- Muwatta Malik, n°1442
Abdul Rahman Ibn abdul Qari a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Qu'arrive-t-il aux hommes de faire dons à leurs fils, puis de retenirces dons avec eux. Ainsi, si l'un d'eux a un fils qui meurt, il dit: «Mes biens sont toujours à ma portée, je ne les ai donnés à personne». Mais aussitôt qu'il sent la mort s'approcher il dit: «Cela est un don que j'avais fait à mon fils». «Or, celui qui décide de faire un don, et qu'il ne l'avance pas à celui, à qui il l'a destiné, préférant le garder comme héritage à ses successeurs, ce don devient illicite». Chapitre XXXIV De ce qu'on interdit comme don (1476) - Malek a dit: «Ce que l'on suit chez nous, (à Médine), au sujet de celui qui fait un don à quelqu'un, ne visant pas avoir un autre en échange, le faisant aussi en présence de témoins, que ce don, est déjà assuré à la personne destinée, sauf au cas où celui qui a fait le don, ne meurt, avant qu'il ne l'ai effectivement donné à l'autre. D'autre part, si le donateur veut retenir son don, après qu'il ait fait à son sujet, un témoignage, cela lui est interdit; ainsi, si celui à qui revient le don, le réclame, il doit l'avoir». - Malek aussi dit: «Celui qui fait un certain don, après quoi il le renie, puis que celui qui devait profiter de ce don, amène un témoin, lui assurant que l'autre lui avait effectivement fait un don, à savoir que cela soit une marchandise, d'or, d'argent ou d'un animal, l'on portera celui qui devait profiter et son témoin à faire un serment à ce sujet. S'ils le refusent, l'on demandera au donateur de le faire, si celui-ci encore le refuse, il donnera à l'autre ce qu'il prétend, par droit, avoir, surtout s'il a un seul témoin; si ce dernier n'est pas présent, le donateur n'aura rien à avancer». - Malek a finalement dit: «Celui qui fait un don, sans vouloir avoir quelque chose en échange, et que le bénéficiaire meurt, les héritiers de ce dernier, profiteront de ce don; et si le bénéficiaire meurt avant d'avoir eu son don, il n'aura rien dans ce cas, car le don n'était pas encore de sa possession. Ainsi, si le donateur veut le garder ayant eu au sujet de son don, un témoin prouvant qu'il l'avait fait, le bénéficiaire pourra, l'avoir, s'il le demande». Chapitre XXXV Le jugement fait au sujet des dons
- Muwatta Malik, n°1444
Abdul Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté qu'il a entendu Makhoul Al-Dimachki demander Al-Kassem Ibn Mouhammad au sujet de la «Oumra», et ce que disent les gens à ce propos»? Al-Kassem Ibn Mouhammad répondit: «Les gens ne cessent de se lier à leurs promesses de tout temps suivies, au sujet de leurs biens et de ce qu'ils reçoivent». - Malek a dit: «Ce que nous, suivons chez nous (à Médine), concernant la Oumra, c'est qu'elle doit revenir à son propriétaire à la mort du donataire sauf s'il a dit à ce dernier: «Elle revient à toi et à tes héritiers»
- Muwatta Malik, n°1462
Omar Ibn Abdul-Rahman Ibn Dalaf Al-Mouzani a rapporté d'après son père qu'un homme de Jouhaina, devançait la période du pèlerinage, achetait des montures pour les rendre plus chères, puis se hâtait pour arriver plus tôt que les pèlerins. Il fit faillite, on informa à son sujet, Omar Ibn Al-Khattab qui dit: «Ceci fait, ô hommes! Cet homme Oussaifé de' la tribu Jouhaina, était satisfait, qu'on dise de lui, au sujet de sa foi et de sa sincérité, qu'il arrivait avant les pèlerins. Or, il est devenu endetté, et se trouve dans une situation difficile, ceux à qui cet homme, doit de'l'argent, qu'ils se présentent chez nous demain matin, afin qu'on leur partage ce qu'il a laissé. Ainsi, évitez la dette, car son début est une peine, et sa fin est une gêne». Chapitre IX Le sujet des pertes et blessures causées par les esclaves. (1502) - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire : «La sounna suivie à Médine, au sujet d'un délit causé par l'esclave, exige ce qui suit: «Tout ce que peut causer un esclave, de blessure à une personne, ou d'un objet qu'il vole, ou d'un mouton de quoi il s'empare la nuit en dehors d'un enclos, ou d'une branche d'un arbre, qui portant de fruits, il le coupe ou le détruit, ou encore n'importe quel genre de vol, qui n'est pas assujetti à la peine prescrite exigeant que la main soit coupée, et qui, généralement, ne dépasse pas le prix de cet esclave.C'est au maître de l'escalve, que revient, le paiement de l'indemnité de ce délit, et il garde son esclave, ou il le livre à la personne endommagée, comme il choisira, sans qu'il ne doit rien d'autre». Chapitre X Ce qui est permis comme don
- Muwatta Malik, n°1466
Mouhammad Ibn Sirine a rapporté qu'un homme, au temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait affranchi, à sa mort, ses six escalves sans être possesseur d'autres biens. Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit un tirage au sort pour faire l'affranchissement du tiers de ces esclaves». - Malek a dit: «On m'a rapporté, que l'homme en question, ne possédait pas d'autres biens». (1507)4- Rabi'a Ibn Abi Abdul-Rahman a rapporté qu'un homme, avait, du temps où Aban Ibn Osman était gouverneur à Médine, affranchi tous ses esclaves, sans qu'il ait possédé d'autres biens à part eux. Alors Aban ordonna, de répartir ces esclaves en trois catégories, puis fit à leur sujet, un tirage au sort, afin qu'on puisse désigner le tiers de ces esclaves qui, ultérieurement, fut libéré». Chapitre IV Du jugement fait au sujet des biens d'un esclave, s'il se trouve libéré
- Muwatta Malik, n°1475
Abdul Rahman Ibn Abi Amra Al-Ansari a rapporté que sa mère voulait faire un testament, et le retarda jusqu'au matin, elle mourut, alors qu'elle comptait libérer un esclave». Ainsi, Abdul Rahman, questiona à ce sujet Al-Kassem Ibn Mouhammad, et lui demanda, si, elle sera récompensée au cas où il affranchira l'esclave à sa place, Al-Kassem lui répondit: «Sa'd Ibn Oubada avait posé, la même question à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et il lui répondit: «Oui»
- Muwatta Malik, n°1481
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Barira, vint demander Aicha, la mère des croyants, de la soutenir, celle-ci lui dit: «Si tes maîtres désirent que je leur verse toute la somme, afin que je t'affranchisse, je le ferai». Barira, fit savoir cela à ses maîtres, ils le refusèrent en disant:«Non, sauf, au cas où nous aurions, le droit de te patronner». Amra, apprit cela à Aicha, elle le rapporta à son tour à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) , (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Achète-la, et affranchis-la, car, le droit du patronage appartient à celui qui a affranchi»
- Muwatta Malik, n°1484
• Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Al-Zoubair Ibn Al-Awam avait acheté un esclave et l'avait affranchi. Cet esclave, avait des enfants d'une femme libre, et Al-Zoubair l'ayant affranchi, lui dit: «Ces enfants sont mes affranchis», et de leur part, les proches de la mère les réclament comme étant des leurs. Portant leurs accusations à Osman Ibn Affan, il donna à Al-Zoubair le droit de les patronner». (......) 22 - On rapporta à Malek, que Sa'id Ibn Al-Moussaiab, demanda au sujet d'un esclave qui a des enfants d'une femme libre, à qui doit-on donner de droit de les patronner? Sa'id répondit: «Si leur père meurt, avant d'être libéré, le droit de leur patronage revient aux proches de leur mère». - Malek a dit: «Ce cas, est à rapprocher, à celui d'un enfant adultérin, qui, rattaché aux proches de sa mère, le patronnent, l'héritent même s'il meurt, et lui payent encore la compensation légale ou le prix du sang au cas où il commettra un crime ou un délit. Cependant si son père le reconnaît (en tant que fils), cet enfant sera rattaché à lui et à ses proches, et de ce fait pourront l'hériter, tout comme ils lui paieront la compensation légale ou le prix du sang, s'il avait commis un crime ou un délit, d'autre part, son père sera soumis à la peine prèscrite (à savoir qu'il sera flagellé». - Malek de continuer: «Il en est de même pour le cas d'une femme libre Arabe, pratiquant l'adultère; si son mari lui porte, à ce sujet, accusation et appelle la malediction sur elle, et ne reconnaît pas le fils mis au monde,. Cependant l'héritage de cet enfant à sa mort, reviendra aux musulmans, après qu'on ait écarté la part de la mère et de ses frères utérins, sauf si le père ne rattache l'enfant en question, à lui. Car cet enfant, avant qu'il ne soit reconnu par son père, il avait été subordonné au patronage des proches de sa mère, vu qu'il n'avait ni appartenance, ni «assaba». Ainsi, grâce à la reconnaissance du père, son appartenance est revenue à son «assaba». - Malek d'ajouter: «ce qui est suivi, chez nous (à Médine), au sujet d'un enfant dont le père est un esclave, et la mère est libre, et qu'il se trouve que le père de l'esclave est libre, c'est que le grand-père, à savoir, le père de l'esclave, peut emporter le droit de patronner des enfants libres, nés d'une femme libre; par conséquent, ce grand-père peut les hériter, tant que leur père est toujours esclave. Cependant sî le père esclave, est affranchi, le droit du patronage des enfants revient aux proches du père, et s'il meurt tout en étant esclave, leur patronage et héritage reviennent au grand-père. Si l'esclave a deux enfants libres, et que l'un d'eux meurt alors que le père est esclave, le grand-père emporte le droit et du patronage et de l'héritage». - D'autre part, au sujet d'une esclave, qui se trouve affranchie alors qu'elle est enceinte, alors que son mari est esclave, puis qu'il soit affranchi après qu'elle ait mis au monde son enfant, Malek a dit: «Le patronage du nouveau-né est du droit de celui qui avait affranchi sa mère, car ce nourrisson aurait été sujet à l'esclavage, si sa mère n'avait pas auparavant été affranchie, d'autant plus, qu'il n'est pas considéré à un même pied d'égalité que celui, qui était toujours dans le giron de sa mère, après son affranchissement; car s'il en était ainsi, et que son père n'est plus esclave, celui-ci emporte le droit de le patronner». - Finalement, Malek a dit: «Pour l'esclave qui demande à son maître de lui permettre l'affranchissement d'un autre esclave qui lui appartient, et que son maître le lui accorde: le droit du patronage revient au maître de l'esclave et non plus à l'esclave qui avait été affranchi». Chapitre XII Le sujet de l'héritage du «Walaa»
- Muwatta Malik, n°1495
Malek a rapporté qu'il a entendu Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman et autres, raconter à propos d'un moukatab qui appartenait à Al-Fourafissa Ibn Oumair al-Hanafi, proposer à ce dernier qui est son maître, de lui payer tout ce qu'il lui doit de sa kitaba, mais Al-Fourafissa a refusé. Ainsi, le moukatab se rendit chez Marwan Ibn Al-Hakam, qui était à ce temps, gouverneur de Médine et lui apprit son affaire; Marwan convoqua al-Fourafissa et lui demanda d'accepter, mais comme ce dernier refusa, Marwan ordonna qu'on prenne l'argent du moukatab et qu'on le dépose dans le trésor publique, puis dit au moukatab: «Vas-y! tu es affranchr, Al-Fourafissa voyant cela, accepta d'avoir l'argent». - Malek a dit: «Ce qui est suivi chez nous (à Médine), au sujet du moukatab c'est qu'il lui est toléré de payer ce qu'il doit de sa kitaba avant la date échéante, et son maître n'a aucun droit de le lui refuser; aussi il aura à libérer le moukatab de toute condition en lui permettant de travailler et de voyager, du moment que l'affranchissement d'un esclave n'est pas de complétude s'il en est même partiellement asservi, et de ce fait sa condition sociale ne sera pas sacrée, son témoignage ne sera pas considéré et n'aura pas non plus à hériter; aussi il ne jouira pas d'autres droits s'il lui reste toujours à payer une partie de sa kitaba. Quant à son maître, il n'aura pas le droit de lui imposer un travail, après son affranchissement». - Malek a enfin dit: «Au sujet du moukatab qui tombe gravement malade, et de ce fait compte payer tout ce qu'il doit de ses termes à son maître, dans le but que ses enfants libres héritent de lui sans qu'ils soient sujets de la kitaba, Malek souligne, que cela lui est permis, car ainsi sa condition sociale sera sacrée, son témoignage admis, sa déclaration des dettes aux autres acceptée, et son testament toléré. Par conséquent, son maître n'aura pas à le lui refuser, prétendant dire: «il m'a échappé en payant les termes de sa kitaba». Chapitre VIII La succession du moukatab au cas où il est affranchi
- Muwatta Malik, n°1520
Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté qu'un homme avait voyagé en compagnie d'une esclave (femelle) de sa femme et qu'il avait eut des rapports sexuels avec elle. Sa femme se montra jalouse, et apprit à Omar son cas, qui demanda à l'homme une explication. Ce dernier lui répondit: «Ma femme m'en a fait un don»; Omar reprit: «Avance une preuve évidente, autrement, je te lapiderai»; ainsi la femme avoua qu'effectivement, elle lui en avait fait don". Chapitre VII Ce qui est soumis à la coupure de la main
- Muwatta Malik, n°1522
Abdallah Ibn Abdul Rahman Ibn Abi Hussein al-Makki a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «On ne coupe pas la main d'un homme qui a volé des fruits encore sur l'arbre, ou un animal perdu dans une montagne; mais au cas où l'animal est à rétable, ou que les fruits y sont là où on les dessèche, la coupure de la main est exigé si la valeur de l'objet volé est du prix d'un bouclier»
- Muwatta Malik, n°1523
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté qu'un voleur, du temps de Osman Ibn Affan, a volé un cédrat. Osman exigea qu'on évalue son prix, et il fut évalué à trois dirhams, et on échangeait un dinar contre douze dirhams, il ordonna que l'on coupe la main du voleur»
- Muwatta Malik, n°1531
Abdul Rahman Ibn Al Kassem a rapporté d'après son père qu'un homme du Yemen arriva, ayant la main et le pied amputé, et descendit chez Abou Bakr Al Siddiq, et accusa le gouverneur du Yemen qui l'a injustement jugé. Cet homme passa la nuit, priant quand Abou Bakr se dit: «Par (le Seigneur) de ton père, je trouve qu'un homme qui passe ainsi la nuit, n'est pas un voleur». Plus tard, se rendant compte qu'un collier d'appartenance à Asma Bint Oumaiss, femme de Abou Bakr Al Siddiq, était perdu, l'homme avec la famille de Abou Bakr, se mirent à le rechercher, en disant: «Grand Allah! A Toi de punir celui qui est venu voler cette maison vertueuse (sous-entendant celle de Abou Bakr)». On trouva le collier chez un bijoutier qui avoua que l'homme amputé le lui avait vendu. L'homme amputé avoua son vol, ou même on porta à ce sujet un témoignage contre lui. Ainsi Abou Bakr ordonna de lui couper la main gauche, en disant: «Par Allah! son invocation contre lui-même m'était plus pénible que son vol». - Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine au sujet de celui qui ne cesse de voler et contre qui l'on demande secours, ce que l'on n'a qu'à lui couper la main, pour tout ce qu'il avait volé, si on ne lui avait pas encore appliqué la peine prescrite. Or, si cette peine a été appliquée, puis qu'il vole ce qui exige qu'on lui coupe la main, on doit le faire encore pour un autre membre»
- Muwatta Malik, n°1536
Yahia Ibn Sa'id a raconté que Abou Bakr Ibn Mouhammad Ibn amr Ibn Hazm lui a rapporté qu'il a arrêté un Nabatéen qui a volé des bagues de fer. Il l'a retenu, pour qu'il lui coupe la main. Amra Bint Abdul Rahman lui envoya son esclave appelée Oumayya. Abou Bakr continua: «Elle arriva chez moi, alors que j'étais parmi les hommes, et me dit: «Ta tante maternelle Amra te rapporte ce qui suit: «fils de ma sœur! On m'a appris que tu as retenu un Nabatéen pour avoir volé une chose de peu de valeur, et tu comptais lui couper la main»? - «Oui, répondis-je». «Amra, continue l'esclave - te dit: «On ne tranche pas la main du voleur que pour avoir volé un objet dont le prix est de un quart de dinar et plus». Abou Bakr dit alors: «J'ai libéré le Nabatéen». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez nous à Médine au sujet de la confession des esclaves, au cas où l'un d'eux confesse son délit, c'est qu'il est à soumettre à la peine prescrite et à la sanction corporelle. Car sa confession lui est tolérée, et on ne l'accuse pas de s'être personnellment compromis à cette peine». «Mais, continue Malek, si l'un d'eux confesse son délit de telle façon que l'indemnité revient à son maître, on ne peut tolérer que sa confession porte atteinte à son maître». - Malek a encore dit: «Si un salarié ou un autre mis au service des gens volent, on ne leur applique pas la peine, car leur cas n'est pas celui d'un voleur, mais plutôt d'un perfide et le perfide n'est pas soumis à la coupure de la main». - Aussi Malek a dit: «celui qui emprunte «une aria» (à savoir objet dont on se sert puis qu'on le rende) et qu'il le renie, n'aura pas la main coupée. Car, son cas est pareil à celui qui doit une dette à un autre et qu'il la renie; or le reniement n'exige pas la coupure». - Malek d'ajouter: «Ce qui est suivi à Médine, au sujet d'un voleur qui, se trouve dans une maison, là ou il a assemblé les effets, mais d'où il n'est pas encore sorti, c'est qu'il n'est pas soumis à la peine de la coupure. Car son cas est pareil à celui d'un homme qui avait en main, du vin à boire; mais ne l'ayant pas bu, il n'est pas soumis à la peine prescrite. Aussi, son cas est pareil à celui d'un homme qui se trouve assis avec une femme, et qui veut la cohabiter d'une façon illicite; cependant, ne l'ayant pas fait, il n'est pas soumis à la peine prèscrite. - Finalement Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est que le vol furtivement fait, n'exige pas la coupure de la main, que l'objet volé soit ou non d'une valeur qui l'exige». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 42 Le Livre des boissons Chapitre 1 La peine prescrite pour avoir but du vin
- Muwatta Malik, n°1550
Mahmoud Ibn Labib al-Ansari a rapporté: «Une fois que Omar Ibn Al-Khattab fut arrivé à Cham (Damas), les habitants se lamentaient de la grave maladie qui avait frappé la ville, et disaient: «Rien ne peut nous remettre en bon état que cette boisson»; Omar leur dit: «Buvez du miel»; ils repondirent: «Le miel ne nous convient pas»; aussitôt l'un d'eux lui dit: «Veux-tu qu'on te prépare de cette boisson, qui n'enivre pas»? «Oui, répondit Omar». Alors, ils la mirent à bouillir, jusqu'à ce que les deux tiers soient évaporés, ne laissant que le tiers, qu'ils apportèrent à Omar. Il y trempa un doigt, puis en il retira la main, le liquide se dilata Omar dit: «C'est comme la préparation dont on enduit des chameaux», et il leur ordonna de le boire. Alors Oubada Ibn Al-Samett lui dit: «Par Allah! Tu l'as rendu licite»! Et Omar de reprendre: «Non, par Allah! Allah est Grand! Je ne leur rendrai jamais licite ce que Tu as interdit, et je ne leur interdirai pas non plus ce que Tu as rendu licite». (......) 15 - Abdallah Ibn Omar a rapporté que des hommes de l'Iraq lui dirent: «Ô Abou Abdul-Rahman, nous nous achetions des dattes et du raisin, puis nous en fabriquions du vin et nous le vendions». Alors Abdallah Ibn Omar leur dit : «Je prends comme témoins contre vous, Allah, Ses anges et tous ceux qui sont à l'écoute des génies et des hommes, que je ne vous ordonne pas de le vendre, ni de l'acheter, ni de le pressurer, ni de le boire, ni enfin de le donner à boire, car c'est une abomination inventée par Satan». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 43 Le Livre du prix du sang Chapitre I Le prix du sang
- Muwatta Malik, n°1557
Irak Ibn Malek et Soulaiman Ibn Yassar ont rapporté qu'un homme de Bani Sa'd Ibn Laith, faisait courir un cheval, celui-ci écrasa le doigt d'un homme de Jouhaina, qui eut une saignement, et finit par mourir. Omar Ibn Al-Khattab dit aux accusés: «Juriez-vous pour cinquante fois au nom d'Allah, que l'homme n'est pas mort à cause de cette blessure»? Ils refusèrent et s'empécherent de faire cela, et de sa part Omar s'adressant aux autres, leur demandant aussi, de jurer, et ils refusèrent, il exiga que les premiers à savoir les partisans de Sa'd, payent la moitié du prix du sang à la victime». - Malek a dit: «ceci n'était pas suivi chez nous (à Médine)». (......) 7 - Malek a rapporté que Ibn Chéhab, Souleiman Ibn Yassar et Rabi'a Ibn Abi Abdul Rahman, disaient: «Le prix du sang pour un crime involontairement commis est de vingt chamelles d'un an révolu, vingt chamelles de deux ans révolus, vingt chameaux de deux ans révolus, vingt chamelles de trois ans révolus, et vingt chamelles de quatre ans révolus». - Malek a dit aussi: «ce qui est suivi chez nous (à Médine), c'est de ne pas soumettre les jeunes adolescents à la peine prescrite, même s'ils ont volontairement commis un crime, sauf s'ils sont pubères. Ainsi, un homicide commis par un garçon n'est pas tenu pour volontaire, étant donné, que si un garçon et un homme adulte ont tous deux involontairement assommé un homme libre, il incombe à la "a'quila" de chacun d'eux, de verser la moitié du prix du sang». (1) «la a'qila» constitue l'ensemble des mâles unis par le lien légitime de parenté à savoir «agnat», héritant le mort qui peut être ou le père, ou l'oncle, on le frère, ou le grand-père.... - Malek a finalement dit: «Celui qui assomme involontairement, il versera le prix du sang sans qu'il soit soumis à la peine corporelle, car le prix en question payé pour la victime est tout comme ce qu'il a de biens à partir de quoi il peut s'acquitter d'une dette ou même de faire un legs. Ainsi, s'il a des biens, le prix du sang à payer en sera le tiers, et ainsi il est exempt de la diya, encore que ceci lui est toléré. Et s'il n'a pas des biens, sauf ce qui est du prix du sang, aussi ceci lui est toléré de prélever le tiers pour en faire un legs et une exemption si les parents de la victime lui pardonne. Chapitre V Le prix du sang convenable aux blessures causées involontairement;
- Muwatta Malik, n°1563
Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a exigé, au sujet de l'enfant tué dans le giron de sa mère, «la ghourra» comme compensation licite et qui est un ou une esclave. L'homme qui devait cette compensation, protestant dit: «Comment paierai-je le prix d'un être qui a encore ni bu, ni mangé, ni articulé, ni parlé; ainsi une telle exigence est invalable». Or, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Cet homme-là est un confrère des magiciens». (......) 14 - Malek a rapporté que Rabi'a Ibn Abdul Rahman disait: «La ghourra est évaluée à cinquante dinars ou six cent dirhams; et la dyia d'une femme libre musulmane est de cinq cent dinars ou même six-mille dirhams». - Malek a dit: «La compensation licite d'un enfant tué dans le giron de sa mère, femme libre, est équivalente au dixième de sa dyia; et le dixième est de cinquante dinars ou de six cent dirhams». - Et Malek de continuer: «Je n'ai entendu personne dire que l'on ne doit pour l'enfant tué dans le giron de sa mère, payer une ghourra, que jusque au moment où sa mère l'a avorté ou encore qu'il tombe mort». - «Et toujours, à ce sujet, Malek a dit: «J'ai entendu dire que si l'enfant sort du giron de sa mère tout vivant, puis qu'il meurt, là encore on exige une compensation complète». -«Aussi Malek ajoute: «Un enfant n'est considéré de vivant, que lorsqu'il sort du giron de sa mère. Ainsi, s'il y sort et meurt après, le compensation est exigible. Je crois aussi que la compensation d'un enfant d'une esclave est du dixième du prix de sa mère». - Finalement Malek a dit: «si une femme enceinte tue un homme ou une femme involontairement, on ne la soumettra à la peine prescrite, qu'une fois qu'elle ait mis au monde son fœtus. Si une femme enceinte est volontairement ou involontairement tuée, celui qui l'a tuée n'aura rien à payer a Tégarûée son fœtus. Mais si elle est volontairement tuée, l'on tue celui qui l'a tuée, sans qu'il ait à payer à l'égard de son fœutus, une compensation.Enfin, si la femme est tuée involontairement, il revient à l'aquila du meurtrier de verser le prix du sang de la mère, indépendament de son fœtus». (......) 15 - On demanda Malek au sujet de l'enfant d'une femme juive ou chrétienne, s'il est avorté, il répondit: «Je trouve qu'on doit lui payer le dixième du prix du sang de sa mère». Chapitre VIII Ce qui est soumis à une dyia complète
- Muwatta Malik, n°1567
Yahia Ibn Sa'id a entendu Soulaiman Ibn Yassar dire: «la moudiha» au visage est traitée pareillement à celle qui est faite à la tête, sauf si elle enlaidit le visage; alors ainsi, on ajoute sa dyia, en tenant compte de la différence entre celle-ci, et la moitié de la dyia correspondant à la tête et elle sera de soixante et quinze dinars. - Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine au sujet de la «mounakkila», c'est de donner quinze chameaux à titre d'une dyia. «La mounakkila», poursuit Malek, est la blessure qui fait perdre les os fins de la tête sans atteindre le cerveau; elle peut être aussi bien à la tête qu'au visage». - Malek de dire aussi: «ce qui est suivi à Médine, au sujet de la «maamouma» et de la «Jaifa», c'est qu'elles m'imposent pas la peine prescrite». Et Ibn Chéhab a dit: «la maamouma n'exige pas la peine». - Et Malek interprétant dit: «la maamouma est une fracture pénétrant les os du crâne; et elle n'est considérée que comme telle». - Finalement Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est qu'il n'y a pas à verser une dyia pour une blessure qui en soit moins grande que la moudiha; en fait la dyia est pour ce qui est de la moudiha et d'une blessure plus grande, car l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait soulignée dans sa lettre envoyée à Amr Ibn Hazm, où il l'a faite correspondre à cinq chameaux. D'ailleurs les imams d'autrefois et d'aujourd'hui n'ont rien exigé comme dyia à propos de la moudiha». (......) 22 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «Toute blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, exige une dyia équivalente au tiers de celle de ce membre». (......) 23 - Malek a dit: «Ibn Chéhab n'était pas de l'avis (cité ci-dessus); quant à moi, je n'ai pas trouvé qu'on s'est concerté au sujet de la blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, mais plutôt c'est à l'imam de trouver un sentence convenable». - Aussi Malek a dit: «Ce qui est appliqué à Médine, c'est de ne considérer une blessure à titre d'une maamouma ou mounakkila ou même moudiha, que si elle est au visage ou à la tête. Mais toute autre blessure faite dans n'importe quelle partie du corps, ne fait appel qu'à une sentence». - Finalement Malek a dit: «je ne conçois pas, pour ce qui est de la mâchoire inférieure et le nez, de les considérer comme faiant partie de la tête, du moment qu'ils en sont séparés, et que la tête en soit à lui, un seul os». (......) 24 - Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Abdallah Ibn Al Zoubair avait appliqué la loi du talion à un homme qui a causé la mounakkila». Chapitre XI La dyia correspondant aux doigts
- Muwatta Malik, n°1571
Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté: «J'ai demandé Sa'id Ibn Al Moussaiab au sujet de la dyia pour le doigt coupé à une femme? Il me répondit: «Elle est de dix chameaux» «Et pour deux doigts, repris-je»? «Vingt chameaux, répondit-il» «Et pour trois»? - «Trente chameaux»; «et pour quatre»? - «vingt chameaux». Alors je lui demandai: «Comment ça se fait, que plus la blessure est grave, plus la dyia est en diminution»? Sa'id répondit: «Es-tu Irakien ? - «En fait un savant à esprit fin, ou un ignorant à apprendre, répondis-je». Sa'id de répondre: «Plutôt, il est de la sounna, ô fils de mon frère». (1) Irakien: désigne celui qui applique le raisonnement par Syllogisme. - Malek a aussi dit: «ce qui est suivi à Médine, c'est d'exiger la dyia au cas où le doigt d'une main est coupé. Si ce sont les cinq coupés, leur dyia sera celle d'une main complète à savoir cinquante chameaux, repartis de dix chameaux pour chaque doigt». - Finalement Malek a dit: «pour les phalanges de la main, la dyia exigée est de trente-trois dinars, et d'un tiers pour chacune d'elles, correspondant ainsi, à trois chameaux et à un tiers du chameau». ChapitreXIl La dyia relative aux dents
- Muwatta Malik, n°1591
On rapporta à Mouhammad Ibn Abdul-Rahman Ibn Sa'd Ibn Zarara que Hafsa, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait ordonné de tuer une de ses esclaves qu'elle avait déjà affranchie à titre posthume, pour l'avoir ensorcelée». - Malek a dit: «le magicien pratiquant la sorcellerie, sans qu'il en soit ensorcelé par un autre (tuant un autre par sa magie) est à comparé à l'homme au sujet de qui Allah a dit dans son Livre (le sens): «Les hommes savent que celui qui fait l'acquisition de ces vanités, n'aura aucune part dans la vie futre» (Coran 11,102). Ainsi donc, il doit être tué s'il a commis lui-même le meurtre». Chapitre XX Le crime volontaire
- Muwatta Malik, n°1596
Sahl Ibn Abi Hathma a rapporté que des notables de sa tribu lui ont appris ce qui suit: «Abdallah Ibn Sahl et Mouhayssa, ayant subi un échec total, se rendirent à Khaibar. On vint apprendre à Mouhayssa que Abdallah Ibn Sahl avait été assommé et abandonné près d'un puits ou d'un palmier. Des juifs arrivant au lieu, Mouhayssa leur dit: «C'est vous, par Allah, qui l'avez tué», et les juifs de répondre: «Par Allah!, nous ne l'avons pas tué». Mouhayssa, retourna à sa tribu, pour leur apprendre l'événement, puis vint avec son frère Houayssa, qui était plus grand que lui, et Abdul Rahman. Ainsi, Mouhayssa, qui était à Khaibar, voulant parler, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui fit la remarque: «Que le plus grand ait la parole»; Houayssa parla, puis son frère Mouhayssa eut à son tour la parole, après quoi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur répondit:«Ou que les juifs paient le prix du sang, ou que la guerre soit déclarée». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) informa par écrit de sa décision, aux juifs, qui lui répondirent: «Par Allah! nous ne l'avons pas tué». Alors, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Houayssa, Mouhayssa et Abdul Rahman: «feriez-vous serment, qui vous fera mériter le prix du sang de votre frère»? Comme ils le refusèrent il reprit: «Voudriez-vous que les juifs en fassent serment»? - «Non, lui répondirent-ils, ils ne sont pas des musulmans». Ainsi, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur paya de ses biens (à savoir du trésor public) le prix du sang, leur envoyant cent chamelles, qui ont été rendues à leur demeure, où Sahl a dit: «les chamelles étant reçues par nous, l'une d'elles, rousse, me donna un coup de pied»
- Muwatta Malik, n°1600
Katan Ibn Wahb Ibn Oumair Ibn Al-Ajda' a rapporté que Youhanness, l'affranchi de Al-Zoubair Ibn Al-Awwam lui a appris, qu'étant assis chez Abdallah Ibn Omar, alors que c'était l'incursion (contre Yazid Ibn Mou'awia), une esclave vint le saluer en disant: «Je veux, ô Abou Abdul-Rahman, quitter la Médine, parceque que la vie y est si pénible». Abdallah Ibn Omar lui répondit: «Restes-y, ignorante; j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Toute personne supportant la vie dure à Médine, et la pénibilité de ses conditions, je lui serai intercesseur ou témoin le jour de la résurrection»
- Muwatta Malik, n°1618
Abdallah Ibn Abbas a rapporté: «Omar Ibn Al-Khattab partit pour le Châm (Syrie), en arrivant à Sargh (bourg dans la vallé de Tabouk) des généraux commandants des armées, Abou Oubaida et ses compagnons le croisèrent et lui apprirent que la peste était répandue à Cham. Ibn Abbas de continuer: «Alors Omar Ibn Al-Khattab dit: «amène moi les plus anciens des Mouhajirines (dit émigrés). Ceux-ci arrivèrent, Omar leur demanda conseil au sujet de la peste répandue au Cham., alors là, ils se montrèrent de plusieurs avis où les uns ont dit: «Puisque tu es là pour une affaire à compléter, nous te conseillons de continuer ton chemin», alors que d'autres lui proposèrent de rebrousser chemin, surtout qu'il est en compagnie des derniers survivants des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Omar alors leur dit: «Laissez-moi» et demanda qu'on lui amène les Ansars. On les convoqua et Omar demanda leur avis, ayant agi pareillement aux Ansars, et encore s'étant disputés les avis, Omar leur dit: «laissez-moi» et demanda qu'on lui fasse venir les vieillards de Qoraich qui ont émigré lors de la conquête de la Mecque. Les vieillards se montrèrent tous du même avis et dirent à Omar: «nous envisageons que tu rebrousses chemin avec tes compagnons sans courir le risque d'entrer dans un pays où la peste s'est répandue». Alors Omar annonça aux hommes: «Je serai sur ma monture, en voie de retour, demain matin; ainsi préparez-vous». Abou Oubaida Ibn al Jarrah lui dit: «Fuyez-vous la destinée d'Allah»? Omar lui répondit: «Si c'était un autre que toi qui me l'avait dit? O Abou Oubaida! Oui. Nous fuyons le sort d'Allah pour un autre. Comment te comportes-tu, si tu avais un troupeau de chameaux que tu avais amené dans une vallée qui a deux pentes: l'une est fertile, et couverte d'herbes, alors que l'autre est stérile et aride. En faisant paître les chameaux dans la pente fertile, ne le feras-tu pas selon la destinée d'Allah? Et en le faisant paître dans l'autre pente, ne sera-t-il pas encore au nom de la destinée d'Allah»? Ce fut l'arrivée de Abdul Rahman Ibn Awf, qui était absent pour satisfaire un besoin naturel, et disant: «J'en ai à ce sujet une certaine connaissance, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Si vous entendez dire que la peste a attaqué un pays, n'y allez plus. Et s'il est fait que la peste attaque un pays où vous vous trouvez, ne quittez pas ce pays afin de fuir la maladie». Omar ainsi loua Allah et revint chez lui»
- Muwatta Malik, n°1620
Abdallah Ibn Amer a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab quittant pour Châm (Syrie) et arrivant à Sargh, on lui apprit que la peste est dans ce pays. Abdul Rahman Ibn Awf lui rapporta que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «une fois que vous apprenez que la peste y est dans un pays, n'y entrez plus. Et si cette maladie attaque le pays où vous vous trouvez, ne quittez pas le pays, afin de la fuir»
- Muwatta Malik, n°1621
Salem Ibn Abdallah a dit que Omar Ibn Al-Khattab était revenu de Sargh, d'après les dires de Abdul Rahman Ibn Awf»
- Muwatta Malik, n°1643
Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté qu'un homme alla chez l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «ô Envoyé d'Allah apprends-moi des mots qui me seront utiles dans ma vie, sans qu'ils en soient trop nombreux, car je crains de les oublier». Il lui répondit:«Ne te mets pas en colère»
- Muwatta Malik, n°1657
Alqama Ibn Abi Alqama a rapporté d'après sa mère que Hafsa, Bint Abdul Rahman entra chez Aicha, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), et Hafsa était couverte d'un voile très mince. Aicha découpa ce voile, et couvra Hafsa d'un autre plus épais»
- Muwatta Malik, n°1663
Al'Ala Ibn Abdul Rahman a rapporté d'après son père, qu'il a demandé Abou Sa'id Al-Khoudri au sujet de l'izar? Il lui répondit: «Moi, je peux te l'apprendre. J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «L'izar du croyant ne doit pas aller au-delà de la mi-jambe. Ainsi, il n'y a pas de mal à ce que ça soit au-dessus des talons; mais si l'izar va plus bas que les talons, ceci ira à l'Enfer, et plus bas encore, ira à l'Enfer. Allah Y , le jour de la résurrection, ne regardera pas, celui qui traîne vaniteusement son habit». Chapitre VI Au sujet de la femme qui traine ses vêtements
- Muwatta Malik, n°1721
Amra Bint Abdul Rahman a rapporté que Abou Bakr Al Sid-diq était entré chez Aicha et la trouvait plaignante; une juive l'exorcisait, Abou Bakr lui dit: «exorcise-la selon le Livre d'Allah». Chapitre V Du traitement du malade
- Muwatta Malik, n°1731
Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a entendu Mouawia Ibn Abi Soufian, l'année de son pèlerinage, dire, tout en étant sur la chaire et en prenant une mèche de cheveux se trouvant dans la main d'un garde: «Ô Médinois! Où sont-ils vos Oulémas? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interdire une telle chose, et dire: «D'ailleurs les Bani Israël ont connu la défaite, du jour même où leurs femmes se sont servies de faux cheveux»
- Muwatta Malik, n°1737
Abou Salama Ibn Abdul-Rahman a rapporté que Abdul-Rahman Ibn Al-Aswad Ibn Abd Yaghouth avait la tête et la barbe toute blanche, et fréquentait les gens,il arriva un jour chez eux, ayant teint tête et barbe en rouge». C'est mieux, lui dit-on». Il répondit: «Ma mère (entendait par là la mère des croyants) Aicha, la femme du Prophète, m'avait hier envoyé son esclave Noukhaua, jurant de me les teindre, et m'apprenant que Abou Bakr Al-Siddiq teintait ses cheveux». - Malek a dit, à propos de la teinture des cheveux en noir: «Je n'ai pas entendu à ce propos, ce qui est de certain, quant à d'autres couleurs, elles me sont préférées». Continuant, il dit: «Et qu'on néglige la teinture, cela en est, si Allah veut, toléré, par conséquent cela ne peut embarrasser les gens». - Interprétant ce hadith, Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas teinté les cheveux, car s'il l'avait fait, Aicha aurait envoyé dire cela à Abdul Rahman Ibn Al-Aswad». Chapitre IV Du refuge qui est d'obligation
- Muwatta Malik, n°1739
Yahia Ibn Sa'id a rapporté: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en voyageant de nuit vit un "iffrit" des génies,qui le poursuivait avec un flambleau en feu, à la main. A chaque fois que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se détournait, il le voyait. Ainsi Gabriel lui dit: «Ne t'apprendrai-je des mots à dire qui, une fois que tu les diras, son flambleau s'éteindra et l'iffrit y succombera». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) lui répondit: «Oui, certainement». Gabriel répliqua, dis: «Que je sois protégé de par la noble Face d'Allah, et de par Ses parfaites paroles que ni pieux, ni pervers ne puissent négliger, contre ce qui vient du ciel comme châtiment et du pire qui y monte, contre même le pire qui chute sur terre et l'autre qui y sort, contre les tentations de la nuit et du jour, contre ce qui advient nuit et jour, sauf si c'est du bien qui arrive, ô Miséricordieux». "Audhou bi wajhi'llahi' l-karim wa bi kalimati'llahi't-tammati. Allati la yujawazou hounna barra wa la fajir, min sharri ma yanzil min as-sama, wa sharri ma yarujou fiha, wa sham ma dhara' fi'l-ard, wa sharri ma yakhruju minha, wa min fitani'l-layli wa'n-nahar, wa min tawariqi'l-layli wa'n-nahar illa tariqan yatruq bikhayr ya Rahman
- Muwatta Malik, n°1852
Malek a rapporté qu'il a entendu Al-'Ala Ibn Abdul-Rahman dire: «L'aumône n'a jamais diminué le capital (de celui qui donne); et Allah Y n'a jamais accordé à un serviteur qui pardonne aux autres que plus de considération; nul serviteur ne s'est montré modeste sans que Allah Y ne l'ait élevé». - Et Malek de souligner: «Je ne sais, si l'on peut attribuer ce hadith au Prophète Sur lui là grâce et la paix d'Allah, ou non». Chapitre III L'aumône qui est désaprouvé
- Sahih Muslim, n°11
Rapporté par Abd ar-Rahman ibn Mahdi : « Un homme ne peut pas être un imam suivi par les autres tant qu’il ne retient pas certaines choses de ce qu’il entend. »
- Sahih Muslim, n°31
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « La chaîne de transmission fait partie de la religion. Sans la chaîne, n’importe qui pourrait dire ce qu’il veut. » Muhammad bin Abd Allah rapporte aussi qu’il a entendu Abd Allah bin al-Mubārak dire : « Entre nous et les gens, il y a ‘les jambes’ (c’est-à-dire la chaîne de transmission, comme si un hadith était une créature). » Muhammad raconte également avoir interrogé Abd Allah bin al-Mubārak au sujet d’un hadith : « Ô Abā Abd ir-Rahman ! Que penses-tu du hadith qui dit : ‘Fait partie de la piété, après la piété, de prier pour ses parents après avoir prié pour soi-même et de jeûner pour eux après avoir jeûné pour soi-même’ ? » Il répondit : « Ô Abā Ishāq ! De qui tiens-tu cela ? » Je lui dis : « C’est un hadith de Shihāb bin Khirāsh. » Il dit : « Il est digne de confiance. Et de qui le tient-il ? » Je répondis : « D’al-Hajjāj bin Dīnār. » Il dit : « Il est digne de confiance. Et de qui le tient-il ? » Je répondis : « Il [al-Hajjāj] dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit… » Il répondit : « Ô Abā Ishāq ! Entre al-Hajjāj bin Dīnār et le Prophète ﷺ, il y a un désert où les cous des montures se brisent. Mais il n’y a pas de divergence sur le fait de donner l’aumône pour ses parents. »
- Sahih Muslim, n°50
Rapporté par Abū Kāmil al-Jahdarī : Hammād – c’est Ibn Zayd – nous a rapporté, Āsim nous a rapporté, il a dit : « Nous rejoignions Abū Abd ar-Rahman as-Sulamī alors que nous étions jeunes, et il nous disait : “Ne vous asseyez pas avec les conteurs, sauf Abūl-Ahwas, et méfiez-vous de Shaqīq.” »
- Sahih Muslim, n°51
Rapporté par Abū Abd ar-Rahman as-Sulamī رحمه الله : « Nous rejoignions Abū Abd ar-Rahman as-Sulamī alors que nous étions jeunes, et il nous disait : “Ne vous asseyez pas avec les conteurs, sauf Abūl-Ahwas, et méfiez-vous de Shaqīq [Abū Abd ar-Rahīm].” » [Muslim] a précisé : « Ce Shaqīq avait l’opinion des Khawārij et ce n’est pas Abū Wā’il [Shaqīq bin Salamah, le pieux Tabi’ī]. »
- Sahih Muslim, n°60
Rapporté par Ahmad bin Ibrāhīm ad-Dawraqī : Il a dit : « Abd ur-Rahman bin Mahdī m’a rapporté, d’après Hammād bin Zayd, qui a dit : ‘Ayyūb a parlé un jour d’un homme et a dit à son sujet : “Il n’est pas droit dans ses paroles [c’est-à-dire qu’il ment]”, puis il a parlé d’un autre et a dit : “Il ajoute dans les récits [c’est-à-dire qu’il ment].”’ »
- Sahih Muslim, n°76
Rapporté par Mahmūd bin Ghaylān : Il a dit : « J’ai dit à Abū Dāwud at-Tayālisī : ‘Tu rapportes beaucoup de choses d’Abbād bin Mansūr – comment se fait-il que tu n’as pas entendu de lui le hadith de “la vendeuse de parfum” qu’an-Naḍr bin Shumayl nous a transmis ?’ [Abū Dāwud] m’a dit : ‘Tais-toi, car Abd ar-Rahman bin Mahdī et moi avons rencontré Ziyād bin Maymūn et lui avons demandé : “Ces hadiths que tu rapportes d’Anas, sont-ils authentiques ?” [Ziyād] a dit : “Avez-vous déjà vu un homme commettre un péché puis se repentir – Allah ne lui pardonne-t-Il pas ?” [Abū Dāwud] dit : ‘Nous avons répondu : “Oui.”’ [Ziyād] a dit : “Je n’ai rien entendu d’Anas, ni peu ni beaucoup ; si les gens ne savaient pas, vous non plus vous ne sauriez pas que je n’ai jamais rencontré Anas.”’ Abū Dāwud dit : ‘Nous avons ensuite appris qu’il rapportait [d’Anas], alors Abd ar-Rahman et moi sommes allés le voir et il a dit : “Je me suis repenti.” Mais ensuite il a recommencé à rapporter [de la même manière], alors nous l’avons abandonné.’ »
- Sahih Muslim, n°83
Rapporté par Abd Allah bin Abd ar-Rahman ad-Dārimī : Il a dit : « J’ai entendu Abū Nu’aym parler d’al-Mu’allā bin Urfān, et [Abū Nu’aym] a dit : [al-Mu’allā] a dit : “Abū Wā’il nous a rapporté, il a dit : ‘Ibn Mas’ūd nous a attaqués le jour de Siffīn.’” Alors Abū Nu’aym a dit : “Penses-tu qu’il ait été ressuscité après sa mort ?” [Ibn Mas’ūd est décédé en 32 ou 33H, plusieurs années avant ce jour-là.] »
- Sahih Muslim, n°84
Rapporté par Abū Ja’far ad-Dārimī : Bishr bin Umar m’a rapporté : « J’ai interrogé Mālik bin Anas au sujet de Muhammad bin Abd ar-Rahman, qui rapporte de Sa’īd bin al-Musayyib. Il a répondu : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Sālih, l’affranchi d’at-Taw’amah, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos d’Abūl-Huwayrith, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Shu’bah, dont Ibn Abī Dhi’b rapporte, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” Je l’ai interrogé à propos de Harām bin Uthmān, il a dit : “Il n’est pas digne de confiance.” J’ai demandé à Mālik au sujet de ces cinq personnes et il a dit : “Ils ne sont pas dignes de confiance pour les ḥadiths.” Je l’ai interrogé au sujet d’un autre homme dont j’ai oublié le nom, il m’a dit : “L’as-tu vu dans mon livre ?” J’ai répondu : “Non.” Il a dit : “S’il était digne de confiance, tu l’aurais vu dans mon livre.” »
- Sahih Muslim, n°85
Rapporté par Abū Ja’far ad-Dārimī : Bishr ibn Umar nous a rapporté : J’ai interrogé Mālik ibn Anas au sujet de Muhammad ibn Abd ar-Rahman, qui rapporte d’après Sa’īd ibn al-Musayyib, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Sālih, l’affranchi d’at-Taw’amah, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet d’Abūl-Huwayrith, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Shu’bah, dont Ibn Abī Dhi’b rapporte, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » Je l’ai interrogé au sujet de Harām ibn Uthmān, et il a dit : « Il n’est pas digne de confiance. » J’ai interrogé Mālik à propos de ces cinq personnes et il a dit : « Ils ne sont pas fiables pour les hadiths. » Je lui ai demandé à propos d’un autre homme dont j’ai oublié le nom, et il a dit : « L’as-tu vu dans mon livre ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « S’il était digne de confiance, tu l’aurais vu dans mon livre. »
- Sahih Muslim, n°90
Rapporté par Abd ur-Rahman bin Bishr al-Abdī : J’ai entendu Muhammad bin Abd Allah bin Ubayd bin Umayr al-Laythī être mentionné devant Yahyā bin Sa’īd al-Qattān, alors il l’a fortement critiqué. On a alors demandé à Yahyā : « Est-il plus faible que Ya’qūb bin Atā’ ? » Il a répondu : « Oui. » Puis il a dit : « Je n’ai vu personne rapporter de Muhammad bin Abd Allah bin Ubayd bin Umayr. »
- Sahih Muslim, n°93
Rapporté par Yahya b. Ya’mur : Le premier homme à avoir parlé du qadr (Décret divin) à Bassora fut Ma’bad al-Juhani. Avec Humaid b. ‘Abdur-Rahman Himyari, nous sommes partis en pèlerinage ou pour la ‘Umrah et nous nous sommes dit : « Si nous rencontrons un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ, nous lui demanderons ce qu’il pense du taqdir (Décret divin). » Par hasard, nous avons croisé Abdullah ibn Umar ibn al-Khattab alors qu’il entrait dans la mosquée. Mon compagnon et moi l’avons entouré, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. J’espérais que mon compagnon me laisserait parler, alors j’ai dit : « Abū Abdur Rahman ! Il y a dans notre région des gens qui récitent le Coran et cherchent la connaissance. » Après avoir parlé de leur situation, j’ai ajouté : « Ils prétendent qu’il n’existe pas de Décret divin et que les événements ne sont pas prédestinés. » Il (Abdullah ibn Umar) a dit : « Lorsque vous rencontrez ces gens-là, dites-leur que je n’ai rien à voir avec eux et qu’ils n’ont rien à voir avec moi. En vérité, ils ne partagent en rien ma croyance. » Abdullah ibn Umar a juré par Allah et a dit : « Si l’un d’eux (qui ne croit pas au Décret divin) possédait de l’or équivalent à la montagne de Uhud et le dépensait (pour Allah), Allah ne l’accepterait pas tant qu’il ne croirait pas au Décret divin. » Il a ajouté : « Mon père, Umar ibn al-Khattab, m’a raconté : Un jour, nous étions assis avec le Messager d’Allah ﷺ lorsqu’un homme vêtu de vêtements d’un blanc éclatant, aux cheveux très noirs, est apparu devant nous. On ne voyait aucun signe de voyage sur lui et personne parmi nous ne le connaissait. Il s’est assis devant le Prophète ﷺ, a posé ses genoux contre les siens, a mis ses mains sur ses cuisses et a dit : “Muhammad, informe-moi sur l’islam.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’islam, c’est que tu témoignes qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, que tu accomplisses la prière, que tu verses la zakat, que tu jeûnes le Ramadan et que tu fasses le pèlerinage à la Maison si tu en as les moyens.” L’homme a dit : “Tu as dit vrai.” Umar ibn al-Khattab a dit : “Cela nous a étonnés qu’il pose la question puis confirme lui-même la réponse.” L’homme a dit : “Informe-moi sur la foi (iman).” Le Prophète ﷺ a répondu : “C’est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour du Jugement et que tu croies au Décret divin, qu’il soit bon ou mauvais.” L’homme a dit : “Tu as dit vrai.” Il a encore dit : “Informe-moi sur l’excellence (ihsan).” Le Prophète ﷺ a dit : “C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car même si tu ne Le vois pas, Lui te voit.” L’homme a encore dit : “Informe-moi sur l’Heure (du Jugement).” Le Prophète ﷺ a répondu : “Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge.” L’homme a dit : “Dis-moi quelques-uns de ses signes.” Le Prophète ﷺ a dit : “Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, et que tu verras les pieds-nus, pauvres bergers rivaliser dans la construction de hauts bâtiments.” Umar ibn al-Khattab a dit : “Puis l’homme est parti, mais je suis resté un moment avec le Prophète ﷺ. Il m’a alors dit : ‘Umar, sais-tu qui était cet homme ?’ J’ai répondu : ‘Allah et Son Messager le savent mieux.’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘C’était Gabriel. Il est venu vous enseigner votre religion.’ »
- Sahih Muslim, n°94
Rapporté par Yahya b. Ya’mur : Lorsque Ma’bad a discuté du problème du Décret divin, nous l’avons réfuté. Le narrateur dit : « Humaid b. Abdur-Rahman Himyari et moi avons discuté. » Ils ont poursuivi la conversation à propos du sens du hadith rapporté par Kahmas et de sa chaîne de transmission, avec quelques variations dans les mots
- Sahih Muslim, n°95
Rapporté par Yahya b. Ya’mur et Humaid b. ‘Abdur-Rahman : Ils ont dit : « Nous avons rencontré Abdullah b. ‘Umar et nous avons discuté du Décret divin et de ce qu’ils en disaient, et il a rapporté le hadith transmis par ‘Umar رضي الله عنه du Messager ﷺ. Il y a une légère différence dans le récit. »
- Sahih Muslim, n°202
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui commet la fornication n’est pas croyant tant qu’il la commet, et aucun voleur n’est croyant tant qu’il vole, et aucun buveur de vin n’est croyant tant qu’il boit. » Abdul-Malik b. Abi Bakr a rapporté cela d’après Abu Bakr b. Abdur-Rahman b. Harith, puis il a ajouté : Abu Huraira a précisé : « Aucun pillard qui vole un bien précieux qui attire l’attention des gens n’est croyant tant qu’il commet cet acte. »
- Sahih Muslim, n°213
Rapporté par 'Uqba b. Mukarram al-'Ami : Il a entendu 'Ala' b. 'Abdur-Rahman rapporter ce hadith avec cette chaîne de transmetteurs, et il a dit : Il y a trois signes chez l’hypocrite, même s’il jeûne, prie et affirme être musulman
- Sahih Muslim, n°259
Rapporté par ‘Abdur-Rahman b. Abu Bakra, d’après son père : Nous étions en compagnie du Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il a dit : « Voulez-vous que je vous informe sur les plus graves des grands péchés ? » Il l’a répété trois fois, puis il a dit : « Associer quelqu’un à Allah, désobéir à ses parents, et le faux témoignage ou la fausse parole. » Le Prophète était allongé, puis il s’est redressé et il a tellement répété cela que nous avons souhaité qu’il se taise
- Sahih Muslim, n°355
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui jure faussement dans le but de s’approprier le bien d’un musulman, alors qu’il ment, rencontrera Allah dans un état où Il sera en colère contre lui. » (Le rapporteur poursuit :) Ash’ath ibn Qais est venu et a demandé aux gens : « Qu’est-ce qu’Abu Abdur-Rahman (le surnom d’Abdullah ibn Umar) vous a raconté ? » Ils ont répondu : « Il a dit ceci et cela. » Ash’ath a alors dit : « Abu Abdur-Rahman a dit la vérité. Ce commandement a été révélé à mon sujet. J’avais un terrain au Yémen que je revendiquais face à un autre homme. J’ai porté le litige devant le Messager d’Allah ﷺ. Il m’a demandé : “As-tu une preuve ?” J’ai répondu : “Non.” Il a dit : “Alors la décision se fera sur son serment.” J’ai dit : “Il n’hésitera pas à jurer.” Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : “Celui qui jure faussement pour s’approprier le bien d’un musulman, alors qu’il ment, rencontrera Allah en étant en colère contre lui.” Puis ce verset a été révélé : « Ceux qui échangent le pacte d’Allah et leurs serments contre un prix dérisoire… » (Coran 3 :)
- Sahih Muslim, n°527
Rapporté par Husain b. 'Abd al-Rahman : J’étais avec Sa’id b. Jubair lorsqu’il demanda : « Qui parmi vous a vu une étoile filante la nuit dernière ? » Je répondis : « C’est moi ; en fait, je n’étais pas en prière, mais j’ai été piqué par un scorpion (c’est pour cela que j’étais éveillé et que j’ai vu l’étoile filante). » Il demanda : « Qu’as-tu fait alors ? » Je répondis : « J’ai utilisé un charme. » Il demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? » Je répondis : « Je l’ai fait à cause de ce que j’ai compris du hadith rapporté par al-Shu’ba. » Il demanda : « Qu’a rapporté al-Shu’ba ? » Je répondis : « Buraida b. Husaib al-Aslami nous a dit que le charme n’est utile qu’en cas de mauvais œil ou de piqûre de scorpion. » Il dit : « Celui qui agit selon ce qu’il a entendu du Prophète a bien agi, mais Ibn 'Abbas nous a rapporté du Messager d’Allah ﷺ : “Des peuples furent présentés devant moi et j’ai vu un prophète avec un petit groupe de fidèles, un autre avec une ou deux personnes, et un autre sans aucun compagnon. Puis un groupe très nombreux fut présenté et j’ai pensé que c’était ma communauté. On me dit : ‘C’est Moïse et son peuple.’ On me dit alors de regarder l’horizon, et j’ai vu un immense groupe. On me dit encore : ‘Regarde de l’autre côté de l’horizon’, et là aussi il y avait un immense groupe. On me dit : ‘C’est ta communauté, et parmi eux, il y aura soixante-dix mille personnes qui entreront au Paradis sans rendre de comptes ni subir de châtiment.’” Le Prophète ﷺ se leva alors et rentra chez lui. Les gens commencèrent à discuter de ceux qui seraient admis au Paradis sans rendre de comptes ni subir de châtiment. Certains dirent : “Ce sont peut-être ceux qui ont eu la chance de vivre avec le Messager d’Allah ﷺ.” D’autres dirent : “Ce sont ceux qui sont nés dans l’islam et n’ont jamais rien associé à Allah.” D’autres encore avancèrent d’autres idées. Le Messager d’Allah ﷺ revint alors vers eux et dit : “De quoi parliez-vous ?” Ils l’informèrent. Il dit : “Ce sont ceux qui ne pratiquent pas les charmes, ne demandent pas aux autres de le faire, ne prennent pas de mauvais présages, et placent leur confiance en leur Seigneur.” ‘Ukkasha b. Mihsan se leva alors et dit : “Invoque pour moi afin qu’Allah fasse de moi l’un d’eux.” Le Prophète ﷺ répondit : “Tu es l’un d’eux.” Un autre homme se leva et dit : “Invoque Allah pour que je sois l’un d’eux.” Le Prophète ﷺ répondit : “‘Ukkasha t’a devancé.” »
- Sahih Muslim, n°566
Rapporté par Salim, l’affranchi de Shaddad : Je suis allé voir ‘Aïsha, l’épouse du Prophète ﷺ, le jour où Sa’d b. Abi Waqqas est décédé. ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr est aussi venu et a fait ses ablutions devant elle. Elle (‘Aïsha رضي الله عنها) a dit : « ‘Abd al-Rahman, complète bien tes ablutions, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Malheur aux talons à cause du feu de l’enfer.” »
- Sahih Muslim, n°568
Rapporté par Salim, l’affranchi de Mahri : Moi et ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr sommes sortis pour assister aux funérailles de Sa’d b. Abi Waqqas et nous sommes passés devant la maison de ‘Aïsha. Il a ensuite rapporté d’elle un hadith semblable, qu’elle avait entendu du Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°588
Rapporté par ‘Ali b. ‘Abd al-Rahman : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, mais le mot « Ribat » n’est pas mentionné dans la version transmise par Shu‘ba, alors qu’il est mentionné deux fois dans celle rapportée par Malik : « C’est cela le “Ribat” pour vous, c’est cela le “Ribat” pour vous. »
- Sahih Muslim, n°633
Rapporté par Urwa ibn al Mughira ibn Shu'ba, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ est resté en arrière lors d’un voyage, et je suis resté avec lui. Après s’être soulagé, il a dit : « As-tu de l’eau avec toi ? » Je lui ai apporté un récipient d’eau ; il s’est lavé les paumes et le visage, puis, en voulant sortir ses avant-bras, il n’a pas pu à cause de la manche serrée de son vêtement. Il les a donc sortis par-dessous, a posé le vêtement sur ses épaules, puis s’est lavé l’avant-bras. Ensuite, il a essuyé le devant de sa tête, son turban et ses chaussettes. Il est alors monté sur sa monture, et moi aussi, puis nous avons rejoint les gens. Ils avaient commencé la prière avec ‘Abd ar-Rahman ibn ‘Awf comme imam et avaient déjà terminé une unité. Quand il a vu le Messager d’Allah ﷺ arriver, il a voulu reculer, mais le Prophète ﷺ lui a fait signe de continuer et a prié avec eux. Quand ils ont terminé la prière, le Prophète ﷺ s’est levé, moi aussi, et nous avons accompli l’unité qui avait été faite avant notre arrivée
- Sahih Muslim, n°685
Rapporté par Amra, fille de Abd al-Rahman : Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, a dit : Quand j’étais en I’tikaf, j’entrais à la maison pour aller aux toilettes, et en passant, je prenais des nouvelles des malades de la famille. Quand le Messager d’Allah ﷺ était en I’tikaf, il passait sa tête vers moi alors qu’il était dans la mosquée, et je lui peignais les cheveux ; il n’entrait dans la maison que pour aller aux toilettes tant qu’il était en I’tikaf. Ibn Rumh a précisé : Tant qu’ils (le Prophète et ses épouses) faisaient l’I’tikaf
- Sahih Muslim, n°706
Ce hadith a été transmis avec la même chaîne de transmetteurs par Mu’awiya ibn Salih, rapporté par Zuhair ibn Harb, Abd al-Rahman ibn Mahdi, Harun ibn Sa’id al-‘Aili et Ibn Wahb
- Sahih Muslim, n°728
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman : Je suis allé avec le frère de lait d’Aïcha رضي الله عنها chez elle et il a demandé comment le Prophète ﷺ faisait le grand lavage après un rapport sexuel. Elle a fait venir un récipient équivalent à un Sa’ et elle a fait le grand lavage, alors qu’un rideau nous séparait d’elle. Elle a versé de l’eau sur sa tête trois fois. Abu Salama a dit : Les épouses du Prophète ﷺ attachaient leurs cheveux et ils arrivaient jusqu’aux oreilles (et ne descendaient pas plus bas)
- Sahih Muslim, n°729
Rapporté par Salama b. Abd al-Rahman d’après Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ faisait le grand lavage, il commençait par la main droite, versait de l’eau dessus et la lavait, puis il versait de l’eau sur l’impureté avec la main droite et la nettoyait avec la main gauche. Après avoir enlevé l’impureté, il versait de l’eau sur sa tête. Aïcha رضي الله عنها a dit : Moi et le Messager d’Allah ﷺ faisions le grand lavage à partir du même récipient, après un rapport sexuel
- Sahih Muslim, n°730
Rapporté par Hafsa, fille de ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr : Aïcha رضي الله عنها lui a raconté qu’elle et le Messager d’Allah ﷺ faisaient le grand lavage à partir du même récipient qui contenait environ trois Mudds d’eau ou un peu plus
- Sahih Muslim, n°756
Rapporté par Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ رضي الله عنها : Umm Habiba bint Jahsh, qui était la belle-sœur du Messager d’Allah ﷺ et l’épouse de ‘Abd al-Rahman b. Auf, a eu des saignements hors menstruation pendant sept ans. Elle a donc demandé un avis religieux au Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Le Prophète ﷺ a dit : « Ce n’est pas la menstruation, mais du sang provenant d’une veine. Prends un bain et fais la prière. » Aïsha a dit : Elle se lavait dans la bassine qui se trouvait dans la chambre de sa sœur Zaynab bint Jahsh, jusqu’à ce que la couleur du sang teigne l’eau. Ibn Shihab a dit : J’ai raconté cela à Abu Bakr b. ‘Abd al-Rahman b. al-Harith b. Hisham, qui a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Hinda ! Si seulement elle avait entendu ce jugement. Par Allah, elle pleurait de ne pas pouvoir prier. »
- Sahih Muslim, n°760
Rapporté par Aïsha, l’épouse du Prophète ﷺ : Umm Habiba bint Jahsh, l’épouse de Abd al-Rahman b. Auf, s’est plainte auprès du Messager d’Allah ﷺ d’un saignement qui dépassait la période des règles. Il lui a dit : « Abstiens-toi de prier pendant la durée habituelle de tes règles. Ensuite, lave-toi. » Et elle se lavait avant chaque prière
- Sahih Muslim, n°768
Rapporté par ‘Abd al-Rahman, fils de Abu Sa’id al-Khudri, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un homme ne doit pas voir la nudité d’un autre homme, et une femme ne doit pas voir la nudité d’une autre femme. Un homme ne doit pas dormir avec un autre homme sous la même couverture, et une femme ne doit pas dormir avec une autre femme sous la même couverture. »
- Sahih Muslim, n°818
Rapporté par Shaqiq رضي الله عنه : J’étais assis avec Abdullah رضي الله عنه et Abu Musa رضي الله عنه. Abu Musa a demandé : « Ô Abd al-Rahman (kunya d’Abdullah ibn Mas’ud), que doit faire un homme pour la prière s’il a une souillure majeure ou a eu un rapport intime, mais ne trouve pas d’eau pendant un mois ? » Abdullah رضي الله عنه a répondu : « Il ne doit pas faire le tayammum, même s’il ne trouve pas d’eau pendant un mois. » Abu Musa رضي الله عنه a dit : « Et le verset dans la sourate Al-Ma’ida : “Si vous ne trouvez pas d’eau, recourez à la terre pure” ? » Abdullah رضي الله عنه a dit : « S’ils avaient eu cette facilité, ils auraient pu faire le tayammum même en trouvant l’eau trop froide. » Abu Musa رضي الله عنه a rappelé les paroles de ‘Ammar رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé en mission, j’ai eu une souillure majeure et je n’ai pas trouvé d’eau, alors je me suis roulé dans la poussière comme une bête. J’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : “Il t’aurait suffi de faire ainsi.” Il a frappé le sol de ses mains, puis a essuyé sa main droite avec sa main gauche, le dessus de ses mains et son visage. » Abdullah رضي الله عنه a dit : « N’as-tu pas vu qu’Omar رضي الله عنه n’était pas entièrement convaincu par les paroles de ‘Ammar رضي الله عنه ? »
- Sahih Muslim, n°820
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Abza رضي الله عنه d’après son père : Un homme est venu voir Omar رضي الله عنه et a dit : « Il m’arrive d’avoir une souillure majeure mais je ne trouve pas d’eau. » Omar رضي الله عنه lui a dit de ne pas prier. ‘Ammar رضي الله عنه a alors dit : « Te souviens-tu, ô Commandeur des croyants, quand toi et moi étions dans une expédition militaire, que nous avions eu une souillure majeure et n’avions pas trouvé d’eau ? Toi, tu n’as pas prié, mais moi, je me suis roulé dans la poussière et j’ai prié. Quand j’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ, il a dit : “Il t’aurait suffi de frapper la terre de tes mains, de souffler dessus, puis d’essuyer ton visage et tes paumes.” » Omar رضي الله عنه a dit : « ‘Ammar, crains Allah. » Il a répondu : « Si tu veux, je ne le raconterai plus. » Un hadith similaire a été rapporté avec la même chaîne, sauf que Omar رضي الله عنه a dit : « Nous te tenons pour responsable de ce que tu affirmes. »
- Sahih Muslim, n°821
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Abza رضي الله عنه d’après son père : Un homme est venu voir Omar رضي الله عنه et a dit : « J’ai eu une souillure majeure mais je n’ai pas trouvé d’eau. » Le reste du hadith est identique, avec ce détail en plus : ‘Amr رضي الله عنه a dit : « Ô Commandeur des croyants, par le droit qu’Allah t’a donné sur moi, si tu le désires, je ne raconterai ce hadith à personne. »
- Sahih Muslim, n°822
Rapporté par Umair, l’esclave affranchi d’Ibn 'Abbas رضي الله عنه : Moi et Abd al-Rahman ibn Yasir, l’esclave affranchi de Maimouna رضي الله عنها, sommes allés chez Abu’l-Jahm ibn al-Harith al-Simma al-Ansari رضي الله عنه. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ revenait de la direction de Bi’r Jamal et un homme l’a salué, mais le Messager d’Allah ﷺ n’a pas répondu jusqu’à ce qu’il atteigne un mur, s’essuie le visage et les mains, puis réponde au salut
- Sahih Muslim, n°870
Rapporté par Abu Salama ibn Abd al-Rahman : Lorsque Marwan a nommé Abu Huraira comme son adjoint à Médine, Abu Huraira prononçait le takbir chaque fois qu’il se levait pour la prière obligatoire, et le reste du hadith est le même que celui transmis par Ibn Juraij, avec en plus ces mots : « Après avoir terminé la prière avec la salutation, il se tournait vers les gens dans la mosquée et disait… »
- Sahih Muslim, n°878
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui fait une prière sans y réciter la Mère du Livre (al-Fatiha), sa prière est incomplète [il l’a répété trois fois] et non valable. » On a dit à Abu Huraira : Parfois nous sommes derrière l’imam. Il a répondu : « Récitez-la en vous-même, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire qu’Allah le Très-Haut a dit : “J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : Louange à Allah, Seigneur de l’univers, Allah le Très-Haut dit : Mon serviteur M’a loué. Quand il dit : Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Allah dit : Mon serviteur M’a glorifié. Quand il dit : Maître du Jour du Jugement, Il dit : Mon serviteur M’a magnifié.” Parfois Il dit : “Mon serviteur s’est remis à Moi.” Quand il dit : C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons l’aide, Allah dit : “Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” Puis, quand il dit : Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés, Allah dit : “Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” » Sufyan a dit : ‘Ala ibn ‘Abd al-Rahman ibn Ya‘qub m’a rapporté ce hadith alors qu’il était malade et confiné chez lui, et je l’ai interrogé à ce sujet
- Sahih Muslim, n°890
Rapporté par Anas : J’ai prié avec le Messager d’Allah ﷺ, ainsi qu’avec Abu Bakr, Omar et Othman (qu’Allah les agrée tous), mais je n’ai jamais entendu aucun d’eux réciter « Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim » à voix haute
- Sahih Muslim, n°892
Rapporté par Abda : ‘Umar ibn al-Khattab récitait à haute voix ces paroles : « Gloire à Toi, ô Allah, à Toi la louange, béni soit Ton nom, exaltée soit Ta majesté, il n’y a pas d’autre divinité que Toi. » Qatada a écrit qu’Anas ibn Malik lui avait rapporté : J’ai prié derrière le Messager d’Allah ﷺ, Abu Bakr, ‘Umar et ‘Uthman. Ils commençaient (la récitation à voix haute) par : « Al-hamdu lillahi Rabb al-‘Alamin » [Louange à Allah, Seigneur de l’univers] et ne récitaient pas « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim » à voix haute, ni au début ni à la fin de la récitation
- Sahih Muslim, n°952
Rapporté par Mughira ibn Shu’ba رضي الله عنه : J’ai participé à l’expédition de Tabouk avec le Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ est sorti pour satisfaire un besoin naturel avant la prière du matin, et j’ai emporté avec lui un récipient d’eau. Quand il est revenu, j’ai commencé à verser de l’eau sur ses mains, et il les a lavées trois fois, puis il a lavé son visage trois fois. Il a essayé de retrousser les manches de son manteau pour laver ses avant-bras, mais comme elles étaient serrées, il a passé ses mains à l’intérieur du manteau et a sorti ses avant-bras jusqu’aux coudes, puis il a essuyé ses chaussures et est parti. Mughira a dit : Je l’ai accompagné jusqu’à ce qu’il arrive auprès des gens, qui étaient déjà en train de prier derrière Abd al-Rahman ibn Awf. Le Messager d’Allah ﷺ a pu faire une rak’a sur les deux avec eux. Quand Abd al-Rahman ibn Awf a terminé la prière, le Messager d’Allah ﷺ s’est levé pour compléter sa prière. Cela a effrayé les musulmans, et beaucoup se sont mis à glorifier Allah. Quand le Messager d’Allah ﷺ a terminé sa prière, il s’est tourné vers eux et a dit : « Vous avez bien fait », ou, avec joie : « Vous avez eu raison de prier à l’heure prévue. »
- Sahih Muslim, n°953
Rapporté par Hamza ibn Mughira رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs (avec en plus ces mots) : J’ai voulu retenir Abd al-Rahman ibn Awf, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laisse-le. »
- Sahih Muslim, n°999
Rapporté par ‘Amra, fille de Abd al-Rahman رضي الله عنها : J’ai entendu Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, dire : « Si le Messager d’Allah ﷺ avait vu ce que les femmes font aujourd’hui, il leur aurait sûrement interdit d’aller à la mosquée, comme les femmes des Banou Israël en ont été empêchées. »
- Sahih Muslim, n°1049
Rapporté par Abu Bakr b. 'Abd al-Rahman : J’ai entendu Abu Huraira dire que le Messager d’Allah ﷺ a dit la même chose, mais il a remplacé “les malades” par “les personnes âgées”
- Sahih Muslim, n°1058
Rapporté par Hakam : À Kufa, un homme nommé Zaman b. al-Ash'ath a demandé à Abu 'Ubaidah b. 'Abdullah de diriger la prière, ce qu’il fit. Chaque fois qu’il se relevait de l’inclinaison, il restait debout aussi longtemps qu’il me fallait pour réciter cette invocation : « Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange qui remplit les cieux et la terre, et ce qui Te plaît en plus. Tu es digne de toute louange et de toute gloire. Nul ne peut empêcher ce que Tu donnes, et nul ne peut donner ce que Tu empêches. La grandeur des grands ne leur sert à rien devant Toi. » Hakam (le narrateur) dit : J’ai parlé de cela à Abd al-Rahman ibn Abi Laila qui a rapporté : J’ai entendu al-Bara' b. 'Azib dire que la prière du Messager d’Allah ﷺ, son inclinaison, le moment où il se redressait, sa prosternation, et le temps entre les deux prosternations étaient presque de même durée. J’en ai parlé à ‘Ar b. Murrah et il a dit : J’ai vu Ibn Abi Laila prier, mais sa prière n’était pas comme cela
- Sahih Muslim, n°1299
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه : Abu Huraira a récité devant eux : « Quand le ciel se fendra » (Coran, 84:1) et s’est prosterné. Après avoir terminé, il leur a dit que le Messager d’Allah ﷺ s’était prosterné à ce verset
- Sahih Muslim, n°1303
Rapporté par Abul-Rahman al-A‘raj d’après Abu Huraira رضي الله عنه : Un hadith similaire a été transmis
- Sahih Muslim, n°1311
Rapporté par ‘Ali b. Abual-Rahman al-Mu‘awi رضي الله عنه : Abdullah b. Umar m’a vu jouer avec des cailloux pendant la prière. Après avoir terminé, il m’a interdit de le faire et m’a dit : « Fais comme le Messager d’Allah ﷺ faisait. » J’ai demandé : « Comment faisait-il ? » Il a répondu : « Il s’asseyait au tashahhud, posait la paume droite sur la cuisse droite, fermait tous ses doigts et pointait avec le doigt à côté du pouce, et posait la paume gauche sur la cuisse gauche. »
- Sahih Muslim, n°1367
Rapporté par Abu Salama, fils de Abd al-Rahman ibn Awf, d’après Abu Huraira : L’Iqama a été prononcé et nous nous sommes levés et avons aligné les rangs jusqu’à ce que le Prophète ﷺ se tienne à sa place de prière, devant les rangs, avant le takbir d’entrée. Il se rappela quelque chose, retourna en disant que nous devions rester à nos places et ne pas les quitter. Nous avons attendu, puis il revint vers nous après avoir pris un bain, l’eau coulant de sa tête, et il nous dirigea dans la prière
- Sahih Muslim, n°1412
Rapporté par ‘Ala’ b. ‘Abd al-Rahman : Nous sommes venus à la maison d’Anas b. Malik à Bassora après avoir fait la prière du midi. Sa maison était à côté de la mosquée. En lui rendant visite, il nous a dit : « Avez-vous fait la prière de l’après-midi ? » Nous lui avons répondu : « Nous venons juste de finir la prière du midi. » Il a dit : « Faites la prière de l’après-midi. » Alors nous nous sommes levés et avons prié. Quand nous avons terminé, il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “C’est ainsi que prie l’hypocrite : il reste assis à regarder le soleil, et quand il est entre les cornes du diable, il se lève et frappe le sol quatre fois (à la hâte), en mentionnant peu Allah pendant cette prière.” »
- Sahih Muslim, n°1491
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abd 'Amr : 'Uthman b. 'Affan رضي الله عنه est venu à la mosquée après la prière du soir et s’est assis seul. Je me suis assis avec lui, et il m’a dit : « Ô mon neveu, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Celui qui accomplit la prière du ‘Isha en groupe, c’est comme s’il avait prié jusqu’à minuit, et celui qui accomplit la prière du matin en groupe, c’est comme s’il avait prié toute la nuit.” »
- Sahih Muslim, n°1540
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman b. ‘Auf : J’ai entendu Abu Huraira dire : (Quand) le Messager d’Allah ﷺ voulait invoquer une malédiction ou une bénédiction sur quelqu’un, il le faisait à la fin de la récitation dans la prière de l’aube, après avoir prononcé « Allahou Akbar » pour s’incliner et s’être relevé en disant : « Allah entend celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange », il restait debout et disait : « Ô Allah, sauve al-Walid b. Walid, Salama b. Hisham et ‘Ayyash b. Abd Rabi’a, ainsi que les faibles parmi les musulmans. Ô Allah, accable sévèrement Mudar et fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. Ô Allah, maudis Lihyan, Ri’l, Dhakwan et ‘Usayya, car ils ont désobéi à Allah et à Son Messager. » (Le narrateur ajoute ensuite) : Nous avons appris qu’il a arrêté cela quand ce verset a été révélé : « Tu n’as aucune part dans cette affaire, qu’Il se tourne vers eux ou qu’Il les châtie ; ils sont certes injustes. » (III)
- Sahih Muslim, n°1544
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman : Il a entendu Abu Huraira dire : « Je fais la prière avec vous de la manière la plus proche de celle du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Huraira récitait le Qunut dans la prière du midi, du ‘Isha et du matin, invoquant la bénédiction d’Allah pour les musulmans et la malédiction contre les mécréants
- Sahih Muslim, n°1596
Rapporté par Ibrahim : J’ai entendu 'Abd al-Rahman dire : 'Uthman nous a dirigés dans une prière de quatre rak‘as à Mina. Cela a été rapporté à Abdullah ibn Mas‘ud, qui a récité : « Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons », puis il a dit : « J’ai prié avec le Messager d’Allah ﷺ à Mina deux rak‘as. J’ai prié avec Abu Bakr al-Siddiq deux rak‘as à Mina. J’ai prié avec 'Umar ibn al-Khattab deux rak‘as à Mina. J’aurais préféré avoir ma part des deux rak‘as acceptées (par Allah) plutôt que les quatre. »
- Sahih Muslim, n°1667
Rapporté par Abd al-Rahman b. Abu Laila : Personne ne m’a jamais rapporté avoir vu le Messager d’Allah ﷺ accomplir la prière du matin (duha), sauf Umm Hani. Elle a raconté que le Messager d’Allah ﷺ est entré chez elle le jour de la conquête de La Mecque et a prié huit unités (en ajoutant) : « Je n’ai jamais vu de prière plus courte que celle-ci, sauf qu’il a accompli l’inclinaison et la prosternation complètement. » Mais (l’un des transmetteurs) Ibn Bashshar n’a pas mentionné le mot : « jamais »
- Sahih Muslim, n°1723
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman : Il a demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ pendant le mois de Ramadan. Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n’accomplissait jamais plus de onze rak‘as (de la prière de nuit), que ce soit pendant Ramadan ou en dehors. Il priait d’abord quatre rak‘as. Ne demande pas combien elles étaient belles et longues (elles étaient incomparables en perfection et en longueur). Puis il priait encore quatre rak‘as, et ne demande pas combien elles étaient belles et longues. Ensuite, il accomplissait trois rak‘as (de la prière du Witr). » Aïcha رضي الله عنها a ajouté : « J’ai dit : Messager d’Allah, dors-tu avant d’accomplir le Witr ? » Il a répondu : « Ô Aïcha, mes yeux dorment mais mon cœur ne dort pas. »
- Sahih Muslim, n°1811
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf : J’ai demandé à Aïcha, la mère des croyants رضي الله عنها, de me dire les paroles avec lesquelles le Messager d’Allah ﷺ commençait la prière quand il se levait la nuit. Elle a répondu : « Lorsqu’il se levait la nuit, il commençait sa prière en disant : “Ô Allah, Seigneur de Gabriel, de Mikaël et d’Israfil, Créateur des cieux et de la terre, Toi qui connais l’invisible et le visible, Tu juges entre Tes serviteurs sur ce dont ils divergent. Guide-moi, par Ta permission, dans les divergences concernant la Vérité, car c’est Toi qui guides qui Tu veux vers le droit chemin.” »
- Sahih Muslim, n°1878
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Yazid : J’ai rencontré Abu Mas’ud près de la Ka’ba et je lui ai dit : « Un hadith m’a été rapporté de ta part à propos des deux derniers versets de la sourate al-Baqara. » Il répondit : « Oui. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui récite les deux derniers versets de la sourate al-Baqara la nuit, cela lui suffira.” »
- Sahih Muslim, n°1880
Rapporté par Abu Mas'ud رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui récite les deux derniers versets de la sourate al-Baqara la nuit, cela lui suffira. » 'Abd al-Rahman a dit : J’ai rencontré Abu Mas'ud alors qu’il faisait le tour de la Kaaba et je l’ai interrogé à ce sujet, et il m’a rapporté cela du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°1908
Rapporté par Abu Wa'il : Un homme nommé Nabik b. Sinan vint voir Abdullah (b. Mas'ud) et lui demanda : « Abu 'Abd al-Rahman, comment récites-tu ce mot (alif) ou (ya) ? Le lis-tu comme : min ma'in ghaira asin ou bien min ma'in ghaira yasin ? (Coran, xlvii. 15) » Abdullah répondit : « On dirait que tu as mémorisé tout le Coran sauf ce passage. » L’homme ajouta : « Je récite toutes les sourates mufassal en une seule rak'a. » Abdullah répondit : « Tu as dû les réciter rapidement, comme on récite de la poésie. En vérité, il y a des gens qui récitent le Coran, mais il ne descend pas plus bas que leur clavicule. Le Coran n’est bénéfique que lorsqu’il s’installe dans le cœur et y prend racine. Les meilleurs actes dans la prière sont l’inclinaison et la prosternation. Je connais bien les moments où le Messager d’Allah ﷺ associait deux sourates dans chaque rak'a. » Abdullah se leva ensuite et sortit, suivi par 'Alqama. Ibn Numair lui a dit que le récit était ainsi : « Un homme des Banu Bajila vint voir Abdullah », sans mentionner le nom de Nahik b. Sinan
- Sahih Muslim, n°1933
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn ‘Abbas : ‘Abdullah b. ‘Abbas, ‘Abd al-Rahman b. Azhar et al-Miswar b. Makhrama m’ont envoyé auprès de ‘Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, pour lui transmettre leurs salutations et lui demander au sujet des deux unités de prière après la prière de l’après-midi, car « nous avons entendu dire que tu les accomplis alors qu’on nous a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ les avait interdites ». Ibn ‘Abbas a dit : « Avec Omar b. al-Khattab, nous avons découragé les gens de les accomplir. » Kuraib raconte : Je suis allé la voir (‘Aïcha) et je lui ai transmis le message. Elle a dit : « Demandez plutôt à Umm Salama. » Je suis donc retourné voir ceux qui m’avaient envoyé auprès de ‘Aïcha et je leur ai rapporté sa réponse. Ils m’ont alors envoyé auprès d’Umm Salama avec la même question. Umm Salama a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ les interdire, puis je l’ai vu les accomplir. Et quand il les a faites, il avait déjà accompli la prière de ‘Asr. Ensuite, il est venu alors que des femmes de Banu Haram, une tribu des Ansar, étaient chez moi, et il a accompli ces deux unités de prière. J’ai envoyé une servante lui demander de se tenir à ses côtés et de lui dire : “Umm Salama dit : Messager d’Allah, je t’ai entendu interdire ces deux unités, alors que je t’ai vu les accomplir.” Et si le Prophète lui fait signe d’attendre, alors qu’elle attende. » La servante a fait ainsi. Il lui a fait signe de la main et elle s’est écartée et a attendu, puis, quand il a fini la prière, il a dit : « Fille d’Abu Umayya, tu m’as interrogé au sujet des deux unités après la prière de ‘Asr. Des gens de la tribu d’Abu al-Qais sont venus me voir pour embrasser l’islam et m’ont empêché d’accomplir les deux unités qui suivent la prière du midi. Ce sont donc celles-là que je rattrape. »
- Sahih Muslim, n°1950
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman, d’après Jabir : Il a accompli la prière en situation de danger avec le Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a d’abord dirigé l’un des deux groupes dans deux unités de prière, puis a dirigé le second groupe dans deux unités de prière. Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ a accompli quatre unités de prière et a dirigé chaque groupe dans deux unités
- Sahih Muslim, n°1960
Rapporté par Abd al-Rahman, fils de Abd Sa’id al-Khudri, d’après son père رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Prendre un bain le vendredi pour chaque adulte, utiliser le siwak et mettre du parfum disponible : tout cela est recommandé. Pour le parfum, il peut même s’agir de celui utilisé par une femme. »
- Sahih Muslim, n°2001
Rapporté par Ka'b ibn 'Ujra رضي الله عنه : Il entra dans la mosquée et vit Abd al-Rahman ibn Umm Hakam faire le sermon assis. Il dit alors : « Regardez ce malheureux : il fait le sermon assis, alors qu’Allah a dit : “Et quand ils voient un commerce ou un divertissement, ils s’y précipitent et te laissent debout.” »
- Sahih Muslim, n°2012
Rapporté par ‘Amra, fille de Abd al-Rahman, d’après la sœur de ‘Amra رضي الله عنها : J’ai mémorisé la sourate « Qaf, par le Coran glorieux » de la bouche du Messager d’Allah ﷺ, car il la récitait sur le minbar chaque vendredi
- Sahih Muslim, n°2017
Rapporté par Husain ibn Abd al-Rahman رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs selon Husain ibn Abd al-Rahman
- Sahih Muslim, n°2118
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Samura : Du vivant du Messager d’Allah ﷺ, je tirais des flèches à Médine quand une éclipse du soleil a eu lieu. J’ai alors laissé tomber mes flèches et je me suis dit : Je dois voir comment le Messager d’Allah ﷺ agit lors d’une éclipse solaire aujourd’hui. Quand je suis arrivé, il était en train d’invoquer Allah les mains levées, disant « Allah-o-Akbar », Le louant, affirmant qu’Il est l’Unique Dieu, jusqu’à la fin de l’éclipse. Ensuite, il a récité deux sourates et a prié deux rak‘a
- Sahih Muslim, n°2119
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Samura, qui était l’un des compagnons du Messager d’Allah ﷺ : Du vivant du Messager d’Allah ﷺ, je tirais des flèches à Médine quand le soleil s’est éclipsé. J’ai laissé tomber mes flèches et j’ai dit : Par Allah, je dois voir comment le Messager d’Allah ﷺ agit lors d’une éclipse solaire. Je suis donc allé le voir et il était debout en prière, les mains levées, glorifiant Allah, Le louant, affirmant Son Unicité, proclamant Sa grandeur et L’invoquant, jusqu’à ce que le soleil redevienne normal. Quand l’éclipse s’est terminée, il a récité deux sourates et a prié deux rak‘a
- Sahih Muslim, n°2120
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Samura : Je tirais des flèches du vivant du Messager d’Allah ﷺ quand le soleil s’est éclipsé. Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°2137
Rapporté par 'Abdullah b. 'Umar : Sa’d b. Ubada tomba malade. Le Messager d’Allah ﷺ est venu lui rendre visite, accompagné de 'Abd al-Rahman b. 'Auf, Sa’d b. Abi Waqqas et 'Abdullah b. Mas'ud. En entrant dans sa chambre, il l’a trouvé évanoui. Il a alors dit : « Est-il mort ? » Ils ont répondu : « Messager d’Allah, non. » Le Messager d’Allah ﷺ s’est mis à pleurer. Quand les gens ont vu le Messager d’Allah ﷺ pleurer, ils se sont mis à pleurer aussi. Il a dit : « Écoutez, Allah ne punit pas pour les larmes des yeux ni pour la tristesse du cœur, mais Il punit pour cela (en montrant sa langue), ou bien Il fait miséricorde. »
- Sahih Muslim, n°2153
Rapporté par Hisham b. ‘Urwa, d’après son père : On mentionna à ‘Aïcha la parole d’Ibn ‘Umar : « Le défunt serait puni à cause des lamentations de sa famille sur lui. » Elle dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu ‘Abd al-Rahman (le surnom d’Ibn ‘Umar), il a entendu quelque chose mais ne l’a pas bien retenu. En réalité, le cercueil d’un Juif passa devant le Messager d’Allah ﷺ alors que sa famille se lamentait sur lui. Il dit alors : “Vous pleurez et il est en train d’être puni.” »
- Sahih Muslim, n°2156
Rapporté par ‘Amra, fille de ‘Abd al-Rahman : Elle a entendu ‘Aïcha à qui elle a parlé de la parole d’Abdullah b. ‘Umar : « Le défunt est puni à cause des lamentations des vivants. » ‘Aïcha répondit : « Qu’Allah fasse miséricorde au père d’Abd al-Rahman (Ibn ‘Umar). Il n’a pas menti, mais il a oublié ou s’est trompé. Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant une Juive morte sur laquelle on se lamentait. Il a dit : “Ils pleurent sur elle alors qu’elle est punie dans la tombe.” »
- Sahih Muslim, n°2216
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abu Laila : Zaid récitait quatre takbirs lors de nos funérailles, et il en a récité cinq lors d’une funéraille. Je lui ai demandé la raison de cette différence : il a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a fait ainsi. »
- Sahih Muslim, n°2254
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه d’après ‘Aïsha رضي الله عنها : Quand Sa’d ibn Abi Waqqas est décédé, elle a dit : « Apportez la civière dans la mosquée pour que je puisse prier pour lui. » Mais cela a été désapprouvé. Elle a dit : « Par Allah, le Messager d’Allah ﷺ a prié dans la mosquée pour les deux fils de Baida’, c’est-à-dire Suhail et son frère. »
- Sahih Muslim, n°2392
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Awf رضي الله عنه : J’ai entendu Mu’awiya ibn Abu Sufyan dire dans un discours qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui à qui Allah veut du bien, Il lui donne la compréhension de la religion. Et moi, je ne fais que distribuer, tandis qu’Allah est Celui qui accorde. »
- Sahih Muslim, n°2532
Rapporté par ‘Abd ar-Rahman ibn Abu Bakra, d’après Abu Bakra : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les mois de l’Aïd ne sont jamais incomplets. » Et dans le hadith rapporté par Khalid, il est précisé : « Les mois de l’Aïd sont Ramadan et Dhou al-Hijja. »
- Sahih Muslim, n°2574
Rapporté par Soufyan : J’ai demandé à Abd al-Rahman ibn Qasim : « As-tu entendu ton père rapporter d’Aïcha رضي الله عنها que le Prophète ﷺ l’a embrassée alors qu’il jeûnait ? » Abd al-Rahman est resté silencieux un moment, puis a dit : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°2589
Rapporté par Abu Bakr (Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn Harith) : J’ai entendu Abu Huraira رضي الله عنه rapporter que celui qui est surpris par l’aube en état d’impureté majeure ne doit pas jeûner. J’en ai parlé à Abd al-Rahman ibn Harith (son père), mais il a nié cela. Abd al-Rahman est allé voir Aïcha et Umm Salama رضي الله عنهما et leur a posé la question. Toutes deux ont dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se réveille le matin en état de grande impureté (sans rêve érotique) et il jeûnait. » Nous sommes ensuite allés voir Marwan, et Abd al-Rahman lui a rapporté cela. Marwan a dit : « Je vous demande, sous serment, d’aller voir Abu Huraira et de lui rapporter ce qui a été dit. » Nous sommes donc allés voir Abu Huraira, et Abu Bakr était avec nous tout le temps. Abd al-Rahman lui a rapporté cela, et Abu Huraira a demandé : « Est-ce que les deux épouses du Prophète vous ont dit cela ? » Il répondit : « Oui. » Abu Huraira dit alors : « Elles savent mieux que moi. » Abu Huraira a ensuite attribué ce qu’il avait dit à Fadl ibn Abbas, disant : « Je l’ai entendu de Fadl, pas du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Huraira s’est alors rétracté sur ce qu’il disait auparavant. Ibn Juraij (un des rapporteurs) a dit : « J’ai demandé à Abd al-Malik si cela concernait le Ramadan, et il a répondu : “Oui, et le Prophète ﷺ se réveillait le matin en état de grande impureté, non due à un rêve, puis il jeûnait.” »
- Sahih Muslim, n°2592
Rapporté par Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, d’après Aïcha et Umm Salama, les épouses du Messager d’Allah ﷺ : Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se lève le matin en état de grande impureté à cause d’un rapport (pendant la nuit) mais pas à cause d’un rêve, pendant le Ramadan, et il jeûnait
- Sahih Muslim, n°2599
Rapporté par Humaid ibn ‘Abd al-Rahman : Abu Huraira رضي الله عنه lui a raconté que le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à l’homme qui avait rompu son jeûne pendant le Ramadan d’affranchir un esclave, ou de jeûner deux mois consécutifs, ou de nourrir soixante pauvres
- Sahih Muslim, n°2648
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Yazid : Lorsque al-Ash’ath ibn Qais entra chez Abdullah, il était en train de prendre son petit-déjeuner. Il (Abdullah ibn Umar) lui dit : « Abu Muhammad (al-Ash’ath), viens partager le repas. » Al-Ash’ath répondit : « N’est-ce pas aujourd’hui le jour de ‘Ashura ? » Abd al-Rahman demanda : « Sais-tu ce qu’est le jour de ‘Ashura ? » Il répondit : « Qu’est-ce donc ? » Abd al-Rahman expliqua : « C’est un jour où le Messager d’Allah ﷺ jeûnait avant que le jeûne du mois de Ramadan ne devienne obligatoire. Mais quand le jeûne de Ramadan est devenu obligatoire, le jeûne de ‘Ashura n’a plus été imposé. » Abu Kuraib ajouta : « Le Prophète ﷺ a alors abandonné ce jeûne. »
- Sahih Muslim, n°2651
Rapporté par ‘Alqama : Al-Ash’ath ibn Qais alla voir Ibn Mas’ud alors qu’il mangeait le jour de ‘Ashura. Il lui dit : « Abu Abd al-Rahman, c’est le jour de ‘Ashura (et tu manges). » Ibn Mas’ud répondit : « On jeûnait ce jour-là avant que le jeûne de Ramadan ne devienne obligatoire. Mais quand il est devenu obligatoire, le jeûne de ‘Ashura a été abandonné. Donc, si tu ne jeûnes pas, mange. »
- Sahih Muslim, n°2653
Rapporté par Abd al-Rahman : Il a entendu Mu’awiya ibn Abu Sufyan prononcer un sermon à Médine, lors de son passage pour le Hajj. Il fit un sermon le jour de ‘Ashura et dit : « Gens de Médine, où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire en ce jour : “C’est le jour de ‘Ashura. Allah ne vous a pas rendu le jeûne de ce jour obligatoire, mais moi je jeûne. Celui d’entre vous qui veut jeûner, qu’il le fasse, et celui qui ne veut pas, qu’il s’en abstienne.” »
- Sahih Muslim, n°2818
Rapporté par 'Ubaid b. Juraij : Il a dit à ‘Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنهما : « ‘Abd al-Rahman, je vois que tu fais quatre choses que je ne vois chez aucun de tes compagnons. » Il a répondu : « Fils de Juraij, quelles sont-elles ? » Il a dit : « Quand tu fais le tour de la Ka’ba, tu ne touches que les deux piliers du côté du Yémen ; je te vois porter des sandales en cuir tanné ; je te vois avec la barbe et la tête teintes ; et j’ai remarqué qu’à La Mecque, les gens prononcent la Talbiya dès qu’ils voient la nouvelle lune de Dhou’l-Hijja, mais toi tu ne le fais qu’au 8 Dhou’l-Hijja. » ‘Abdullah b. ‘Umar a répondu : « Pour les piliers, je n’ai vu le Messager d’Allah ﷺ toucher que ceux du côté du Yémen. Pour les chaussures, je l’ai vu porter des chaussures sans poils, qu’il mettait après les ablutions, et j’aime les porter. Pour la couleur jaune, je l’ai vu teindre sa tête, sa barbe et ses vêtements avec cette couleur, et j’aime faire de même. Quant à la Talbiya, je n’ai pas vu le Messager d’Allah ﷺ la prononcer avant que son chameau ne se mette en route à Dhu’l-Hulaifa. »
- Sahih Muslim, n°2860
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn ‘Uthman Taimi d’après son père : Alors que nous étions avec Talha ibn Ubaydullah et en état d’ihram, on nous a offert un oiseau (cuit). Talha dormait. Certains d’entre nous en ont mangé, d’autres s’en sont abstenus. Quand Talha s’est réveillé, il a été d’accord avec ceux qui en avaient mangé et a dit : « Nous en avons mangé avec le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°2910
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ l’année du Pèlerinage d’Adieu. Nous sommes entrés en état d’Ihram pour la ‘Umra. Puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui a l’animal à sacrifier avec lui doit entrer en état d’Ihram pour le Hajj en même temps que la ‘Umra, et ne doit pas quitter l’Ihram avant d’avoir terminé les deux. » Elle raconte : Quand je suis arrivée à La Mecque, j’avais mes règles, je n’ai donc pas fait le tawaf ni le parcours entre as-Safa et al-Marwa. J’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : « Dénoue tes cheveux, peigne-les et prononce la Talbiya pour le Hajj, et laisse la ‘Umra pour l’instant. » C’est ce que j’ai fait. Après le Hajj, le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyée avec Abd al-Rahman b. Abu Bakr à Tan’im en disant : « C’est l’endroit pour ta ‘Umra. » Ceux qui étaient en Ihram pour la ‘Umra ont fait le tawaf, le parcours entre as-Safa et al-Marwa, puis sont sortis de l’Ihram et ont refait un dernier tawaf après leur retour de Mina, après le Hajj. Mais ceux qui avaient combiné le Hajj et la ‘Umra n’ont fait qu’un seul tawaf, car ils avaient combiné les deux
- Sahih Muslim, n°2911
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ l’année du Pèlerinage d’Adieu. Certains d’entre nous étaient en Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj. À notre arrivée à La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui est en Ihram pour la ‘Umra sans avoir amené d’animal à sacrifier doit sortir de l’Ihram. Mais celui qui est en Ihram pour la ‘Umra et a amené l’animal ne doit pas sortir de l’Ihram avant d’avoir fait le sacrifice. Celui qui est en Ihram pour le Hajj doit l’accomplir jusqu’au bout. » Aïcha رضي الله عنها raconte : J’avais mes règles et je suis restée ainsi jusqu’au jour de ‘Arafa, alors que j’étais en Ihram pour la ‘Umra. Le Messager d’Allah ﷺ m’a alors ordonné de dénouer mes cheveux, de les peigner et d’entrer en Ihram pour le Hajj, en laissant la ‘Umra. J’ai obéi, et après avoir terminé le Hajj, le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyée avec ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr pour reprendre la ‘Umra à Tan’im, là où je l’avais interrompue pour le Hajj
- Sahih Muslim, n°2912
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ l’année du Pèlerinage d’Adieu. J’ai pris l’Ihram pour la ‘Umra sans avoir d’animal à sacrifier. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui a l’animal avec lui doit entrer en Ihram pour le Hajj en même temps que la ‘Umra, et ne doit pas sortir de l’Ihram avant d’avoir terminé les deux. » Aïcha رضي الله عنها raconte : Mon cycle a commencé. La nuit de ‘Arafa, j’ai dit au Messager d’Allah ﷺ : « Je suis entrée en Ihram pour la ‘Umra, mais comment dois-je faire le Hajj maintenant ? » Il a répondu : « Dénoue tes cheveux, peigne-les, arrête la ‘Umra et entre en Ihram pour le Hajj. » Quand j’ai terminé le Hajj, il a demandé à ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr de me faire reprendre la ‘Umra à Tan’im, là où je l’avais interrompue
- Sahih Muslim, n°2914
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ lors de son Pèlerinage d’Adieu, juste avant l’apparition du croissant de Dhul-Hijja. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui d’entre vous qui veut entrer en Ihram pour la ‘Umra peut le faire ; si je n’avais pas amené d’animal à sacrifier, j’aurais fait la ‘Umra. » Elle ajoute : Certains ont pris l’Ihram pour la ‘Umra, d’autres pour le Hajj, et j’étais parmi ceux qui ont pris l’Ihram pour la ‘Umra. Nous avons continué jusqu’à La Mecque, et le jour de ‘Arafa, j’ai eu mes règles, mais je n’ai pas quitté l’Ihram de la ‘Umra. J’en ai informé le Messager d’Allah ﷺ, qui m’a dit : « Laisse ta ‘Umra, dénoue tes cheveux, peigne-les et prends l’Ihram pour le Hajj. » J’ai obéi. La nuit à Hasba, après avoir terminé le Hajj, il a demandé à ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakr de me faire reprendre la ‘Umra à Tan‘im. Il m’a fait monter derrière lui sur son chameau, et j’ai pris l’Ihram pour la ‘Umra. Ainsi, Allah nous a permis de compléter le Hajj et la ‘Umra sans sacrifice, ni aumône, ni jeûne
- Sahih Muslim, n°2919
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ uniquement pour le Hajj jusqu’à ce que nous arrivions à Sarif ; là, j’ai eu mes règles. Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir alors que je pleurais. Il a dit : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Si seulement je n’étais pas venue cette année. » Il a demandé : « Qu’as-tu ? Tu as peut-être tes règles ? » J’ai dit oui. Il a dit : « C’est ce qu’Allah a prescrit aux filles d’Adam. Fais tout ce que fait le pèlerin, sauf le tawaf de la Maison, jusqu’à ce que tu sois purifiée. » À notre arrivée à La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ a dit à ses compagnons : « Faites de cet Ihram celui de la ‘Umra. » Les gens sont donc sortis de l’Ihram, sauf ceux qui avaient des animaux à sacrifier. Le Messager d’Allah ﷺ, ainsi qu’Abu Bakr, ‘Umar et d’autres personnes aisées, avaient des animaux à sacrifier. Ceux qui avaient quitté l’Ihram l’ont repris pour le Hajj le 8 Dhu’l-Hijja. Le jour du sacrifice, j’étais purifiée et le Messager d’Allah ﷺ m’a ordonné de faire le tawaf d’Ifada. On nous a envoyé de la viande de vache. J’ai demandé ce que c’était, on m’a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a offert une vache en sacrifice pour ses épouses. » La nuit à Hasba, j’ai dit : « Messager d’Allah, les gens rentrent du Hajj et de la ‘Umra, alors que moi je ne rentre que du Hajj. » Il a alors demandé à Abd al-Rahman b. Abu Bakr de me faire monter derrière lui sur son chameau. J’étais très jeune et je me souviens m’être assoupie, mon visage touchant l’arrière du palanquin, jusqu’à ce que nous arrivions à Tan’im, où j’ai repris l’Ihram pour la ‘Umra que j’avais laissée et que les gens avaient accomplie
- Sahih Muslim, n°2922
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ en prenant l’Ihram pour le Hajj pendant les mois et la nuit du Hajj, jusqu’à ce que nous campions à Sarif. Le Prophète ﷺ est allé voir ses compagnons et a dit : « Celui qui n’a pas d’animal à sacrifier, je souhaite qu’il fasse la ‘Umra avec cet Ihram, et celui qui a l’animal ne doit pas le faire. » Certains ont donc fait le Hajj, tandis que d’autres qui n’avaient pas d’animal n’ont fait que la ‘Umra. Le Messager d’Allah ﷺ avait un animal à sacrifier, tout comme ceux qui en avaient les moyens. Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir (Aïcha) alors que je pleurais et m’a demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « J’ai entendu ta discussion avec les compagnons à propos de la ‘Umra. » Il m’a demandé : « Qu’as-tu ? » J’ai dit : « Je ne prie pas à cause de mes règles. » Il a répondu : « Cela ne te nuit pas ; accomplis les rites du Hajj que tu peux faire en dehors de la Maison. Peut-être qu’Allah te compensera pour cela. Tu es une des filles d’Adam et Allah t’a prescrit ce qu’Il leur a prescrit. » J’ai donc continué les rites du Hajj jusqu’à Mina. Je me suis lavée puis j’ai fait le tawaf de la Maison. Le Messager d’Allah ﷺ a campé à Muhassab et a appelé Abd al-Rahman b. Abu Bakr en disant : « Fais sortir ta sœur de l’enceinte de la Ka’ba pour qu’elle prenne l’Ihram pour la ‘Umra et fasse le tawaf de la Maison. Je vous attendrai ici. » J’ai donc pris l’Ihram, fait le tawaf et le parcours entre as-Safa et al-Marwa, puis nous sommes revenus voir le Messager d’Allah ﷺ chez lui au milieu de la nuit. Il a demandé : « As-tu terminé tes rites ? » J’ai répondu oui. Il a alors annoncé à ses compagnons de se préparer à partir. Il est sorti, a fait le tawaf de la Maison avant la prière de l’aube, puis est parti pour Médine
- Sahih Muslim, n°2933
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Elle a mis l’Ihram pour la ‘Umra et est arrivée à La Mecque, mais n’a pas fait le tawaf autour de la Kaaba car elle avait ses règles. Ensuite, elle a mis l’Ihram pour le Hajj et a accompli tous les rites sauf le tawaf. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit, le jour du départ vers Mina : « Ton tawaf suffira pour le Hajj et la ‘Umra. » Mais elle hésitait. Alors le Prophète ﷺ l’a envoyée avec ‘Abd al-Rahman à Tan’im, et elle a accompli une ‘Umra séparée après le Hajj
- Sahih Muslim, n°2935
Rapporté par Safiyya bint Shaiba : Aïcha رضي الله عنها a dit : « Ô Messager d’Allah, les gens reviennent avec deux récompenses alors que je ne reviens qu’avec une seule. » Il a alors ordonné à ‘Abd al-Rahman ibn Abu Bakr de l’emmener à Tan’im. Elle a dit : « Il m’a fait monter derrière lui sur son chameau. J’ai soulevé mon voile et l’ai retiré de mon cou. Il a frappé mon pied comme s’il frappait le chameau. Je lui ai demandé : “Y a-t-il quelqu’un ici ?” » Elle a ajouté : « Je suis entrée en état d’Ihram pour la ‘Umra jusqu’à ce que nous retrouvions le Messager d’Allah ﷺ à Hasba. »
- Sahih Muslim, n°2936
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn Abu Bakr : Le Messager d’Allah ﷺ lui a ordonné de faire monter Aïcha derrière lui et de lui permettre d’entrer en état d’Ihram pour la ‘Umra à Tan’im
- Sahih Muslim, n°2937
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Nous sommes venus en état d’Ihram avec le Messager d’Allah ﷺ pour le Hajj Mufrad (avec l’intention de faire uniquement le Hajj), et Aïcha est partie pour la ‘Umra. Quand nous sommes arrivés à Sarif, elle a eu ses règles. Nous avons continué jusqu’à La Mecque, fait le tawaf autour de la Kaaba et le parcours entre Safa et Marwa. Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier d’enlever leur Ihram. Nous avons demandé : « Qu’est-ce que cela signifie ? » Il a répondu : « Sortir complètement de l’état d’Ihram. » Nous avons donc enlevé l’Ihram, retrouvé nos épouses, mis du parfum et nos vêtements. Nous étions à quatre nuits de ‘Arafa. Nous avons remis l’Ihram le jour de Tarwiya (8 Dhou al-Hijja). Le Messager d’Allah ﷺ est venu voir Aïcha رضي الله عنها et l’a trouvée en train de pleurer. Il a demandé : « Qu’as-tu ? » Elle a répondu : « J’ai mes règles, les gens ont enlevé l’Ihram, mais pas moi, et je n’ai pas fait le tawaf autour de la Kaaba. Les gens partent maintenant pour le Hajj, mais moi je ne peux pas. » Il a dit : « C’est ce qu’Allah a décrété pour les filles d’Adam. Prends un bain et mets-toi en état d’Ihram pour le Hajj. » Elle a obéi, est restée sur les lieux jusqu’à la fin de ses règles, puis a fait le tawaf et le parcours entre Safa et Marwa. Il a dit : « Maintenant, ton Hajj et ta ‘Umra sont complets. » Elle a dit : « Mais j’ai l’impression de ne pas avoir fait le tawaf de la ‘Umra avant le Hajj. » Il a alors dit : « ‘Abd al-Rahman, emmène-la à Tan’im pour qu’elle fasse une ‘Umra séparée. » C’était la nuit à Hasba
- Sahih Muslim, n°2939
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Aïcha رضي الله عنها est entrée en état d’Ihram séparément pour la ‘Umra pendant que le Prophète ﷺ faisait le Hajj. Le reste du hadith est identique, avec ce détail : Le Messager d’Allah ﷺ était doux de caractère, alors quand elle voulait quelque chose, il acceptait tant que cela ne contredisait pas l’islam. Ainsi, il l’a envoyée avec ‘Abd al-Rahman ibn Abu Bakr et elle a mis l’Ihram pour la ‘Umra à Tan’im. Matar et Abu Zubair (deux narrateurs de la chaîne) ont dit : « Chaque fois qu’Aïcha faisait le Hajj, elle agissait comme elle l’avait fait avec le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°2968
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Abi al-Sha’tha’ : Je suis allé voir Ibrahim al-Nakha’i et Ibrahim Taimi et j’ai dit : « J’ai l’intention de combiner l’Umra et le Hajj cette année. » Ibrahim al-Nakha’i a répondu : « Mais ton père n’a jamais eu cette intention. » Ibrahim a rapporté de son père qu’il était passé par Abu Dharr رضي الله عنه à Rabdha et lui avait parlé de cela. Abu Dharr a dit : « C’était une permission spéciale pour nous, pas pour vous. »
- Sahih Muslim, n°3001
Rapporté par Muhammad ibn ‘Abd al-Rahman : Un homme d’Irak lui demanda de questionner ‘Urwa ibn Zubair pour savoir si une personne qui a mis l’ihram pour le Hajj peut en sortir après avoir fait le tawaf de la Maison. Et s’il répondait : « Non, ce n’est pas possible, » il devait lui dire qu’une personne affirmait cela. Muhammad ibn ‘Abd al-Rahman dit : « Je l’ai interrogé (‘Urwa), qui répondit : “Celui qui est entré en état d’ihram pour le Hajj ne peut en sortir qu’après avoir terminé le Hajj.” J’ai ajouté : “Et si quelqu’un affirme le contraire ?” Il répondit : “C’est vraiment malheureux qu’il dise cela.” » Cet homme d’Irak me rencontra ensuite, me questionna, et je lui rapportai la réponse de ‘Urwa. Il me dit alors : « Dis-lui qu’une personne m’a informé que le Messager d’Allah ﷺ a fait cela ; et pourquoi Asma’ et Zubair l’ont-ils fait aussi ? » Je suis donc allé voir ‘Urwa et lui ai rapporté cela. Il demanda : « Qui est-il ? » Je répondis : « Je ne sais pas. » Il dit : « Pourquoi ne vient-il pas me voir lui-même pour me demander ? Je suppose qu’il est Irakien. » Je répondis : « Je ne sais pas. » Il dit : « Il a menti. Le Messager d’Allah ﷺ a accompli le Hajj, et Aïcha رضي الله عنها m’a dit que la première chose qu’il a faite en arrivant à La Mecque a été de faire ses ablutions, puis de faire le tawaf de la Ka‘ba. Ensuite, Abou Bakr a fait le Hajj, et la première chose qu’il a faite a été le tawaf de la Ka‘ba, rien d’autre. De même pour Omar. Puis Othman a fait le Hajj, et j’ai vu que la première chose qu’il faisait était le tawaf de la Ka‘ba, rien d’autre. Ensuite, Mu‘awiya et Abdullah ibn ‘Umar ont fait de même. J’ai aussi fait le Hajj avec mon père, Zubair ibn al-‘Awwam, et la première chose qu’il a faite a été le tawaf de la Maison, rien d’autre. J’ai vu les Emigrés (Muhajiroun) et les Auxiliaires (Ansar) faire ainsi, rien d’autre. Le dernier que j’ai vu agir ainsi était Ibn ‘Umar. Et il n’a pas interrompu le Hajj après avoir fait la ‘Umra. Ibn ‘Umar est avec eux : pourquoi ne l’interrogent-ils pas lui ? Aucun de ceux qui sont décédés n’a commencé les rites du Hajj autrement qu’en faisant le tawaf de la Ka‘ba à leur arrivée, et ils ne sont pas sortis de l’ihram avant d’avoir terminé le Hajj. J’ai vu ma mère et ma tante commencer leur Hajj par le tawaf de la Maison, et elles ne sont pas sorties de l’ihram. Ma mère m’a informé qu’elle, sa sœur, Zubair et d’autres sont venus pour la ‘Umra, et après avoir embrassé le coin (la Pierre Noire, après le Sa‘i et le tawaf), ils sont sortis de l’ihram. Mais cet Irakien a menti à ce sujet. »
- Sahih Muslim, n°3035
Rapporté par ‘Ataa : ‘Urwa b. Zubair رضي الله عنه l’a informé : Moi et Ibn ‘Umar étions appuyés contre le mur de l’appartement de Aïcha et nous entendions le bruit de sa brosse à dents. J’ai dit : « Abu Abd al-Rahman (le surnom de ‘Abdullah b. ‘Umar), le Messager d’Allah ﷺ a-t-il fait une ‘Umra au mois de Rajab ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai alors dit à Aïcha : « Mère, entends-tu ce que dit Abu Abd al-Rahman ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » J’ai répondu : « Il dit que le Messager d’Allah ﷺ a accompli une ‘Umra pendant le mois de Rajab. » Elle a alors dit : « Qu’Allah pardonne à Abu Abd al-Rahman ! Par ma vie, le Prophète n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. Et il n’a jamais fait de ‘Umra sans qu’Ibn ‘Umar soit avec lui. » Ibn ‘Umar a entendu cela et n’a rien répondu, ni pour confirmer ni pour nier, il est resté silencieux
- Sahih Muslim, n°3036
Rapporté par Mujahid : Moi et ‘Urwa b. Zubair sommes entrés dans la mosquée et avons trouvé ‘Abdullah b. ‘Umar assis près de l’appartement de Aïcha, alors que les gens faisaient la prière du matin (après le lever du soleil). Nous lui avons demandé à propos de leur prière, et il a dit : « C’est une innovation. » ‘Urwa lui a demandé : « Abu Abd al-Rahman, combien de ‘Umra le Messager d’Allah ﷺ a-t-il accomplies ? » Il a répondu : « Quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Nous hésitions à le croire ou à le contredire. Nous avons alors entendu le bruit de la brosse à dents de Aïcha dans son appartement. ‘Urwa a dit : « Mère des croyants, entends-tu ce que dit Abu Abd al-Rahman ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » Il a répondu : « Il affirme que le Messager d’Allah ﷺ a fait quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Elle a alors dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu Abd al-Rahman. Jamais le Messager d’Allah ﷺ n’a fait de ‘Umra sans qu’il l’accompagne, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »
- Sahih Muslim, n°3081
Rapporté par ‘Urwa ibn Zubair : J’ai dit à Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : « Je ne vois pas de problème pour celui qui ne fait pas le tour entre al-Safa et al-Marwa, et cela ne me dérangerait pas de ne pas le faire. » Elle a répondu : « Ô fils de ma sœur, ce que tu dis est faux. Le Messager d’Allah ﷺ a fait le Sa’i, et les musulmans aussi. C’est donc une Sunna. À l’époque de l’ignorance, ceux qui faisaient le Talbiya pour la malheureuse al-Manat, située à Mushalla, ne faisaient pas le Sa’i entre al-Safa et al-Marwa. Avec l’arrivée de l’islam, nous avons interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et c’est alors qu’Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : “En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah.” Ainsi, celui qui fait le Hajj ou la ‘Umra, il n’y a pas de mal à faire le tour entre eux. Et si c’était comme tu le dis, le verset aurait dit : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le tour entre eux.” » Zuhri a dit : « J’ai rapporté cela à Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham ; il a été impressionné et a dit : “C’est cela la connaissance.” J’ai entendu de nombreux savants dire : Beaucoup d’Arabes qui ne faisaient pas le tour entre al-Safa et al-Marwa disaient : ‘Notre tour entre ces deux collines est un acte d’ignorance’, tandis que d’autres parmi les Ansar disaient : ‘On nous a ordonné de faire le tour de la Maison, mais pas de courir entre al-Safa et al-Marwa.’ Alors Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : ‘En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah.’ » Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman a dit : « Je pense que ce verset a été révélé pour ces personnes-là. »
- Sahih Muslim, n°3094
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Yazid et al-Aswad b. Yazid : Nous avons entendu ‘Abdullah b. Mas’ud dire à la foule rassemblée à Muzdalifa qu’il avait entendu la Talbiya de la part de celui sur qui la sourate al-Baqara a été révélée, à ce même endroit. Alors ‘Abdullah b. Mas’ud a prononcé la Talbiya, et nous l’avons fait avec lui
- Sahih Muslim, n°3121
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. al-Qasim : Un hadith semblable a été rapporté par lui avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°3131
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Yazid : ‘Abdullah b. Mas‘ud رضي الله عنه a jeté sept cailloux à Jamrat al-‘Aqaba depuis le centre de la vallée. Il prononçait le takbir à chaque jet. On lui a dit que les gens lançaient les cailloux depuis le haut de la vallée. Il a alors dit : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas d’autre dieu, c’est à cet endroit (qu’il faut lancer les cailloux), là où la sourate al-Baqara a été révélée (au Prophète ﷺ). »
- Sahih Muslim, n°3132
Rapporté par A‘mash : J’ai entendu Hajjaj b. Yusuf dire, alors qu’il faisait un sermon sur la chaire : « Respectez l’ordre du Coran tel qu’il a été transmis par Gabriel. (C’est-à-dire, récitez les sourates ainsi) : celle où il est question de la vache (al-Baqara), puis celle où il est question des femmes (an-Nisa’), puis celle où il est question de la famille d’Imran. » Le narrateur dit : J’ai rencontré Ibrahim et je l’ai informé de ces paroles de Hajjaj b. Yusuf. Il l’a maudit et a dit : ‘Abd al-Rahman b. Yazid m’a rapporté que, lorsqu’il était avec ‘Abdullah b. Mas‘ud رضي الله عنه, il est venu à Jamrat al-‘Aqaba, est entré au centre de la vallée, s’est tourné vers la Jamra et a jeté sept cailloux en prononçant le takbir à chaque jet. J’ai demandé : « Abu ‘Abd al-Rahman, les gens lancent les cailloux depuis le haut, » il a répondu : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas d’autre dieu, c’est à cet endroit que celui sur qui la sourate al-Baqara a été révélée a jeté les cailloux. »
- Sahih Muslim, n°3134
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Yazid : Il a accompli le Hajj avec ‘Abdullah رضي الله عنه, qui a jeté sept cailloux à al-Jamra depuis une position où la Kaaba était à sa gauche et Mina à sa droite, et il a dit : « C’est à cet endroit que celui sur qui la sourate al-Baqara a été révélée a jeté les cailloux. »
- Sahih Muslim, n°3136
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Yazid : On a dit à ‘Abdullah رضي الله عنه que les gens jetaient les cailloux à la Jamra depuis le haut de ‘Aqaba, alors que lui les jetait depuis le centre de la vallée. Il a répondu : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas d’autre dieu, c’est à cet endroit précis que celui sur qui la sourate al-Baqara a été révélée a jeté les cailloux. »
- Sahih Muslim, n°3197
Rapporté par Abd al-Rahman b. al-Qasim d’après son père, qui a entendu ‘Aïsha رضي الله عنها dire : Je tressais des guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ de mes propres mains, mais lui (le Prophète) ne s’abstenait de rien et ne renonçait à rien de ce qu’un Muhrim doit éviter ou abandonner
- Sahih Muslim, n°3205
Rapporté par ‘Amra, fille de Abd al-Rahman : Ibn Ziyad avait écrit à ‘Aïsha رضي الله عنها que ‘Abdullah b. Abbas رضي الله عنهما avait dit que celui qui envoie un animal de sacrifice (à la Mecque) doit s’abstenir de ce qui est interdit au pèlerin (en état d’ihram) jusqu’à ce que l’animal soit sacrifié. J’ai moi-même envoyé mon animal de sacrifice (à la Mecque), alors écris-moi ton avis. ‘Amra rapporte que ‘Aïsha رضي الله عنها a dit : Ce n’est pas comme l’a affirmé Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما, car j’ai tressé les guirlandes pour les animaux de sacrifice du Messager d’Allah ﷺ de mes propres mains. Le Messager d’Allah ﷺ les a ensuite guirlandés de ses propres mains, puis les a envoyés avec mon père, et rien n’a été interdit au Messager d’Allah ﷺ de ce qu’Allah lui avait rendu licite jusqu’à ce que les animaux soient sacrifiés
- Sahih Muslim, n°3287
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Abu Bakr As-Siddiq رضي الله عنه m’a envoyé pendant le Hajj, avant le Pèlerinage d’Adieu pour lequel le Messager d’Allah ﷺ l’avait nommé chef, avec un groupe de personnes chargées d’annoncer aux gens, le jour du sacrifice : « Après cette année, aucun polythéiste ne pourra faire le pèlerinage et personne ne pourra tourner autour de la Maison en étant nu. » Ibn Shihab a rapporté que Humaid b. Abd al-Rahman a dit, selon ce récit d’Abu Huraira رضي الله عنه, que le jour du Grand Hajj (Hajj al-Akbar) est le jour du sacrifice (10 Dhu’l-Hijja)
- Sahih Muslim, n°3340
Rapporté par Abd al-Rahman, d’après son père Abu Sa’id رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « J’ai déclaré sacrée la zone entre les deux terres de lave de Médine, tout comme Ibrahim عليه السلام a déclaré La Mecque sacrée. » (Le narrateur) a ensuite dit : Abu Sa’id a attrapé un oiseau dans sa main puis l’a relâché et l’a laissé partir
- Sahih Muslim, n°3345
Rapporté par Yuhannis, l’esclave affranchi de Zubair : Alors qu’il était assis avec Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنه pendant les jours de troubles, sa servante affranchie est venue le saluer et a dit : « Abu Abd al-Rahman, j’ai décidé de partir (de Médine), car la situation est difficile pour nous. » Abdullah lui a alors dit : « Reste ici, pauvre femme, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Pour celui qui endure les difficultés et la rigueur de Médine, je serai son intercesseur ou son témoin au Jour de la Résurrection.” »
- Sahih Muslim, n°3387
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman : ‘Abd al-Rahman b. Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه est passé près de moi et je lui ai demandé : Comment as-tu entendu ton père parler de la mosquée fondée sur la piété ? Il a répondu : Mon père a dit : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était dans la maison de l’une de ses femmes et j’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, laquelle des deux mosquées est fondée sur la piété ? » Il a alors pris une poignée de petits cailloux et les a jetés sur le sol en disant : « C’est bien cette mosquée à vous (la mosquée de Médine). » Le narrateur a dit : Je témoigne avoir entendu ton père en parler
- Sahih Muslim, n°3388
Rapporté par Abu Sa’id : Il a rapporté du Messager d’Allah ﷺ un hadith semblable, mais la chaîne de transmetteurs ne mentionne pas Abd al-Rahman b. Abu Sa’id
- Sahih Muslim, n°3398
Rapporté par Alqama : Alors que je marchais avec Abdullah à Mina, Uthman le rencontra. Il s’arrêta et commença à lui parler. Uthman lui dit : « Abou Abd al-Rahman, ne devrions-nous pas te marier à une jeune fille qui te rappellerait un peu ta jeunesse passée ? » Il répondit : « Si tu le dis, le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ô jeunes gens, que celui d’entre vous qui en a les moyens se marie, car cela aide à détourner le regard et à préserver la chasteté. Mais celui qui n’en a pas les moyens doit jeûner, car cela aide à maîtriser le désir.” »
- Sahih Muslim, n°3399
Rapporté par Alqama : Alors que j’étais avec Abdullah b. Mas’ud رضي الله عنه à Mina, Uthman b. Affan رضي الله عنه le rencontra et lui dit : « Viens ici, Abou Abd al-Rahman », et il l’isola de moi. Quand Abdullah vit que ce n’était pas nécessaire, il m’appela : « Alqama, viens », alors je les ai rejoints. Uthman lui dit : « Abou Abd al-Rahman, ne devrions-nous pas te marier à une jeune fille pour te rappeler ta jeunesse ? » Abdullah répondit : « Si tu le dis… », puis le reste du hadith est le même que précédemment
- Sahih Muslim, n°3401
Rapporté par Abou al-Rahman b. Yazid : Mon oncle Alqama, al-Aswad et moi sommes allés voir Abdullah b. Mas’ud رضي الله عنه. J’étais jeune à ce moment-là, et il a rapporté un hadith, apparemment pour moi, disant que le Messager d’Allah ﷺ a dit comme l’a rapporté Mu’awiya, et il a ajouté : « Je ne tardai pas à me marier. »
- Sahih Muslim, n°3402
Rapporté par Abd al-Rahman b. Yazid d’après Abdullah : Nous sommes allés le voir, et j’étais le plus jeune d’entre nous, mais il n’a pas mentionné : « Je ne tardai pas à me marier. »
- Sahih Muslim, n°3489
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman : J’ai demandé à Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : « Quelle était la dot du Messager d’Allah ﷺ ? » Elle répondit : « C’était douze ‘uqiyas et un nash. » Elle ajouta : « Sais-tu ce qu’est un nash ? » Je répondis : « Non. » Elle dit : « C’est la moitié d’une ‘uqiya, ce qui fait cinq cents dirhams. C’était la dot que le Messager d’Allah ﷺ donnait à ses épouses. »
- Sahih Muslim, n°3490
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a vu une trace de couleur jaune sur ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, je me suis marié avec une femme pour un poids de noyau de datte en or. » Il dit : « Qu’Allah te bénisse ! Organise un repas de mariage, même avec un mouton. »
- Sahih Muslim, n°3491
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf رضي الله عنه s’est marié du vivant du Messager d’Allah ﷺ pour un poids de noyau de datte en or, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Fais un repas de mariage, même avec un mouton. »
- Sahih Muslim, n°3492
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf رضي الله عنه a épousé une femme pour un poids de noyau de datte en or, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Organise un repas de mariage, même avec un mouton. »
- Sahih Muslim, n°3493
Rapporté par Humaid, selon la même chaîne de transmetteurs : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne, à la différence près que ‘Abd al-Rahman a dit : « J’ai épousé une femme. »
- Sahih Muslim, n°3494
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a vu sur moi les signes de la joie du mariage, et j’ai dit : « J’ai épousé une femme des Ansar. » Il a demandé : « Combien as-tu donné comme dot ? » J’ai répondu : « Un poids de noyau de datte en or. » Et dans le hadith transmis par Ishaq, il est dit : « un poids de noyau (nawat) en or. »
- Sahih Muslim, n°3495
Rapporté par Anas b. Malik : ‘Abd al-Rahman a épousé une femme pour un poids de noyau de datte en or
- Sahih Muslim, n°3496
Rapporté par Shu’ba, selon la même chaîne de transmetteurs : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne, à la différence qu’un des fils de ‘Abd al-Rahman a dit : « en or. »
- Sahih Muslim, n°3522
Rapporté par Soufyan : J’ai dit à Zouhri : « Abou Bakr, que signifie ce hadith : “Le pire des repas est celui du mariage des riches” ? » Il a ri et dit : « La nourriture servie lors du festin des riches n’est pas mauvaise en soi. » Soufyan dit : « Mon père était riche, donc cela m’a troublé quand j’ai entendu ce hadith, alors j’ai demandé à Zouhri qui m’a dit : J’ai entendu de ‘Abd al-Rahman al-A‘raj qu’il a entendu Abou Hourayra رضي الله عنه dire : “Le pire des repas est celui servi lors d’un festin de mariage.” » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°3526
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : La femme de Rifa’a est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « J’étais mariée à Rifa’a, mais il m’a divorcée de façon définitive. Ensuite, j’ai épousé Abd al-Rahman ibn al-Zubair, mais il n’a que la faiblesse d’un bout de tissu (c’est-à-dire qu’il est impuissant). » Le Messager d’Allah ﷺ a souri et a dit : « Veux-tu retourner auprès de Rifa’a ? Tu ne pourras pas le faire tant que tu n’auras pas goûté sa douceur et qu’il n’aura pas goûté la tienne. » Abu Bakr était alors près du Prophète ﷺ et Khalid ibn Sa’id attendait à la porte qu’on lui permette d’entrer. Il dit alors : « Abu Bakr, entends-tu ce qu’elle dit à voix haute devant le Messager d’Allah ﷺ ? »
- Sahih Muslim, n°3527
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Rifa’a al-Quraidi رضي الله عنه a divorcé de sa femme de façon irrévocable. Ensuite, elle a épousé Abd al-Rahman ibn al-Zubair رضي الله عنه. Elle est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit qu’elle avait été l’épouse de Rifa’a رضي الله عنه, qui l’avait divorcée par trois répudiations, puis qu’elle avait épousé Abd al-Rahman ibn al-Zubair. Par Allah, tout ce qu’il a, c’est comme la frange d’un vêtement, et elle a montré la frange de son habit. Le Messager d’Allah ﷺ a alors ri et a dit : « Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa’a, mais tu ne pourras pas tant qu’il n’aura pas goûté ta douceur et que tu n’auras pas goûté la sienne. » Abu Bakr al-Siddiq رضي الله عنه était assis à ce moment-là avec le Messager d’Allah ﷺ, et Khalid ibn Sa’id ibn al-‘As رضي الله عنه était assis à la porte de sa chambre, sans avoir la permission d’entrer. Khalid appela alors à haute voix : « Abu Bakr, pourquoi ne la réprimandes-tu pas pour ce qu’elle dit à voix haute devant le Messager d’Allah ﷺ ? »
- Sahih Muslim, n°3528
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Rifa’a al-Qurazi a divorcé de sa femme, puis ‘Abd al-Rahman ibn al-Zubair l’a épousée. Elle est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, Rifa’a m’a divorcée par trois répudiations. » (Le reste du hadith est similaire)
- Sahih Muslim, n°3551
Rapporté par Ibn ‘Aun : J’ai rapporté à Muhammad, d’après Ibrahim, le hadith transmis par ‘Abd al-Rahman ibn Bishr (concernant l’azl), et il a dit : Ce hadith, ‘Abd al-Rahman ibn Bishr me l’a aussi rapporté
- Sahih Muslim, n°3621
Rapporté par ‘Abd al-Malik ibn Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, d’après son père, d’après Umm Salama رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama, il est resté avec elle trois nuits et a dit : « Ton mari ne te sous-estime pas. Si tu veux, je peux rester une semaine avec toi, mais si je reste une semaine, je devrai aussi rester une semaine avec chacune de mes épouses. »
- Sahih Muslim, n°3622
Rapporté par Ibn Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman : Quand le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama et qu’elle a passé la nuit avec lui, à l’aube, il lui a dit : « Ton mari ne te sous-estime pas. Si tu veux, je peux rester une semaine avec toi, ou si tu préfères, trois nuits, puis je viendrai te voir à ton tour. » Elle a dit : « Reste trois nuits. »
- Sahih Muslim, n°3623
Rapporté par Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman : Quand le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama et qu’il lui a rendu visite, alors qu’il s’apprêtait à partir, elle a attrapé son vêtement. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Si tu veux, je peux prolonger mon séjour avec toi, mais je devrai alors calculer ce temps et le passer aussi avec mes autres épouses. Pour une femme vierge, le mari doit rester une semaine, et pour une femme déjà mariée, c’est trois jours. »
- Sahih Muslim, n°3670
Rapporté par Abu Zubair : Il a entendu ‘Abd al-Rahman b. Aiman (l’affranchi de ‘Azza) demander à Ibn ‘Umar رضي الله عنه : « Quel est ton avis sur un homme qui divorce de sa femme pendant ses règles ? » Ibn ‘Umar رضي الله عنه a alors répondu : « Ibn ‘Umar رضي الله عنه a divorcé de sa femme du vivant du Messager d’Allah ﷺ alors qu’elle avait ses règles. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de la reprendre, et il l’a reprise. Il a ajouté : Quand elle sera purifiée, alors il pourra soit la divorcer, soit la garder. » Ibn ‘Umar رضي الله عنه a dit que le Messager d’Allah ﷺ a ensuite récité ce verset : « Ô Prophète, lorsque vous divorcez des femmes, divorcez-les au début de leur période prescrite » (sourate 65, verset)
- Sahih Muslim, n°3672
Rapporté par un rapporteur : Un hadith semblable est rapporté avec la même chaîne (mais avec cette différence que le rapporteur) ‘Abd al-Rahman b. Aiman (était mentionné) comme l’affranchi de ‘Urwa (Imam Muslim a dit : Celui qui a dit que c’était ‘Urwa s’est trompé ; c’était en fait l’affranchi de ‘Azza)
- Sahih Muslim, n°3714
Rapporté par Abu Bakr ibn Abu’l-Jahm : Moi et Abu Salama ibn 'Abd al-Rahman sommes allés voir Fatima bint Qais رضي الله عنها pour l’interroger (sur le divorce, etc.). Elle a dit : « J’étais l’épouse de Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira, et il est parti pour la bataille de Najran. » Le reste du hadith est le même, mais il a ajouté : « Elle a dit : Je l’ai épousé et Allah m’a honorée grâce à Ibn Zaid et Allah m’a accordé Sa faveur à travers lui. »
- Sahih Muslim, n°3717
Rapporté par Hisham, d’après son père : Yahya ibn Sa'id ibn al-'As a épousé la fille de 'Abd al-Rahman ibn al-Hakam, puis il l’a divorcée et l’a fait sortir de sa maison. 'Urwa رضي الله عنه a critiqué cette action des membres de la famille de son ex-mari. Ils ont dit : « En vérité, Fatima aussi est sortie (de la maison de son ex-mari). » 'Urwa a dit : « Je suis allé voir 'Aïsha رضي الله عنها et je lui ai parlé de cela, et elle a dit : “Il n’y a rien de bon pour Fatima bint Qais رضي الله عنها à en parler.” »
- Sahih Muslim, n°3723
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ils se sont réunis dans la maison d’Abu Huraira رضي الله عنه et ont discuté du cas d’une femme qui accouche quelques nuits après la mort de son mari. Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Sa période d’attente est celle qui est la plus longue des deux (entre quatre mois et dix jours, ou la naissance de l’enfant, selon ce qui dure le plus longtemps). » Mais Abu Salama a dit : « Sa période d’attente se termine à la naissance de l’enfant. » Ils débattaient à ce sujet, alors Abu Huraira رضي الله عنه a dit : « Je suis l’avis de mon neveu (c’est-à-dire Abu Salama). » Ils ont envoyé Kuraib (l’affranchi d’Ibn ‘Abbas) demander à Umm Salama رضي الله عنها. Il est revenu et leur a rapporté qu’Umm Salama رضي الله عنها a dit que Subai‘ah al-Aslamiyya avait accouché après la mort de son mari, alors que peu de nuits s’étaient écoulées, et qu’elle en avait parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui lui avait ordonné de se remarier
- Sahih Muslim, n°3724
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, à une différence près : ils l’ont envoyée chez Umm Salama, mais il n’est pas fait mention de Kuraib
- Sahih Muslim, n°3746
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair : On m’a interrogé sur ceux qui invoquent la malédiction (li’an) à l’époque de Mus‘ab ibn Zubair, pour savoir s’ils pouvaient se séparer ainsi. Je ne savais pas quoi répondre. Je suis donc allé chez Ibn ‘Umar رضي الله عنهما à La Mecque. J’ai demandé à son serviteur de demander la permission d’entrer. Il m’a dit qu’Ibn ‘Umar se reposait. Il m’a entendu et a dit : « Es-tu Ibn Jubair ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Entre. Par Allah, il doit y avoir une raison importante pour que tu viennes à cette heure. » Je suis entré et je l’ai trouvé allongé sur une couverture, appuyé sur un oreiller rempli de fibres de palmier. J’ai dit : « Ô Abu ‘Abd al-Rahman, doit-il y avoir séparation entre ceux qui invoquent la malédiction ? » Il a dit : « Gloire à Allah, oui. Le premier à avoir posé cette question fut un tel, qui a dit : ‘Ô Messager d’Allah, dis-moi : si l’un de nous trouve sa femme commettre l’adultère, que doit-il faire ? S’il parle, c’est grave, et s’il se tait, c’est aussi grave (et il ne peut pas supporter cela).’ Le Prophète d’Allah ﷺ est resté silencieux un moment. Plus tard, cet homme est revenu et a dit : ‘J’ai été confronté à ce cas dont je t’ai parlé.’ Allah le Très-Haut a alors révélé les versets de la sourate An-Nur : “Ceux qui accusent leurs épouses…” (verset 6), et il les lui a récités, l’a conseillé, exhorté, et lui a dit que le châtiment d’ici-bas est moins douloureux que celui de l’au-delà. Il a répondu : ‘Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai pas menti contre elle.’ Le Prophète ﷺ a alors fait venir la femme, l’a exhortée, conseillée, et lui a dit que le châtiment d’ici-bas est moins douloureux que celui de l’au-delà. Elle a répondu : ‘Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, il ment.’ L’homme a commencé à jurer par Allah quatre fois qu’il était du nombre des véridiques, et à la cinquième fois il a dit : ‘Que la malédiction d’Allah soit sur lui s’il est parmi les menteurs.’ Ensuite, la femme a juré quatre fois par Allah que son mari était du nombre des menteurs, et à la cinquième fois elle a dit : ‘Que la malédiction soit sur elle si son mari est du nombre des véridiques.’ Le Prophète ﷺ a alors prononcé la séparation entre eux. »
- Sahih Muslim, n°3781
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. al-Qasim, d’après son père : Aïcha رضي الله عنها a dit : Trois questions ont été clarifiées dans le cas de Barira : ses propriétaires voulaient la vendre à condition que le droit à son héritage leur revienne. Aïcha dit : J’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : « Achète-la et affranchis-la, car en vérité le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. » Elle dit qu’elle l’a affranchie et le Messager d’Allah ﷺ lui a donné le choix (de rester mariée ou de rompre son mariage après l’affranchissement). Elle a choisi pour elle-même (de rompre l’union). Aïcha dit : Les gens lui donnaient la charité et elle nous offrait cela comme cadeau. J’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui dit : « C’est une aumône pour elle, mais un cadeau pour vous, alors acceptez-le. »
- Sahih Muslim, n°3783
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Elle voulait acheter Barira pour l’affranchir. Les vendeurs posèrent la condition que le droit d’héritage leur reviendrait. Aïcha en parla au Messager d’Allah ﷺ, qui lui dit : « Achète-la et affranchis-la, car le droit d’héritage revient à celui qui affranchit. » Le Messager d’Allah ﷺ reçut de la viande en cadeau. Ses Compagnons lui dirent : « C’est une aumône donnée à Barira. » Il répondit : « C’est une aumône pour elle, mais un cadeau pour nous. » Et Barira eut le choix (de rester mariée ou de rompre son mariage). Abd al-Rahman dit : Son mari était un homme libre. Shu’ba dit : J’ai alors demandé à l’un des rapporteurs si le mari de Barira était un homme libre ou un esclave, il répondit : « Je ne sais pas. »
- Sahih Muslim, n°3958
Rapporté par Tawus : Tawus a raconté qu’il avait loué sa terre, et Amr lui a dit : « Abu Abd al-Rahman, j’aimerais que tu abandonnes cette pratique de location de terre, car certains disent que le Messager d’Allah ﷺ a interdit la Mukhabara. » Il a répondu : « Amr, celui qui m’a informé en sait plus que les autres à ce sujet (il voulait parler d’Ibn Abbas). Il a dit que le Messager d’Allah ﷺ ne l’a pas totalement interdit, mais a dit : “Prêter sa terre à son frère est meilleur que d’en recevoir une part déterminée de la récolte.” »
- Sahih Muslim, n°4044
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Wa’ala as-Saba’i (qui était Égyptien) : Il a demandé à ‘Abdullah b. Abbas رضي الله عنهما au sujet de ce qui est extrait du raisin. Il a répondu : Un homme a présenté au Messager d’Allah ﷺ une petite outre de vin. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Sais-tu qu’Allah l’a interdit ? » Il a répondu : Non. Il a alors chuchoté à un autre homme. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé ce qu’il avait dit. Il a répondu : « Je lui ai conseillé de le vendre. » Le Prophète ﷺ a dit : « En vérité, Celui qui a interdit sa consommation a aussi interdit sa vente. » Il a alors ouvert l’outre et a versé ce qu’elle contenait
- Sahih Muslim, n°4045
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Wa’ala : Ce hadith a été rapporté par ‘Abdullah b. Abbas
- Sahih Muslim, n°4073
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Abi Bakra, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit la vente d’or contre de l’or et d’argent contre de l’argent, sauf si c’est égal pour égal, et il nous a ordonné d’acheter de l’argent contre de l’or comme nous le voulions et d’acheter de l’or contre de l’argent comme nous le voulions. Quelqu’un lui a demandé comment devait se faire le paiement, il a répondu : « Il doit être immédiat. » Voilà ce que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°4074
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Abi Bakra : Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit cela. Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°4215
Rapporté par Humaid b. 'Abd al-Rahman al-Himyari, d’après trois des fils de Sa'd رضي الله عنهم, tous rapportant de leur père : Le Messager d’Allah ﷺ est venu rendre visite à Sa'd alors qu’il était malade à La Mecque. Sa'd a pleuré. Le Prophète ﷺ a dit : « Pourquoi pleures-tu ? » Il a répondu : « J’ai peur de mourir dans la terre d’où j’ai émigré, comme Sa'd b. Khaula qui y est mort. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Ô Allah, accorde la guérison à Sa'd. Ô Allah, accorde la guérison à Sa'd. » Il l’a répété trois fois. Sa'd a dit : « Ô Messager d’Allah, je possède beaucoup de biens et je n’ai qu’une fille comme héritière. Puis-je donner tous mes biens ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Non. » Il a dit : « Alors deux tiers ? » Il a dit : « Non. » Sa'd a encore dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » Sa'd a dit : « Alors un tiers ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Oui, un tiers, et un tiers c’est beaucoup. Ce que tu dépenses en aumône de tes biens est une aumône, ce que tu dépenses pour ta famille est aussi une aumône, et ce que ta femme mange de tes biens est aussi une aumône. Laisser tes héritiers à l’aise (ou il a dit : prospères) est mieux que de les laisser pauvres et demander aux gens. » Le Prophète ﷺ a illustré cela avec ses mains
- Sahih Muslim, n°4216
Rapporté par Humaid b. Abd al-Rahman al-Himyari, d’après trois des fils de Sa'd رضي الله عنهم : Ils ont dit : Sa'd est tombé malade à La Mecque. Le Messager d’Allah ﷺ est venu lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles. Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°4217
Rapporté par Humaid b. Abd al-Rahman رضي الله عنه, d’après trois des fils de Sa'd : Sa'd est tombé malade à La Mecque et le Messager d’Allah ﷺ est venu lui rendre visite. Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°4262
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Samura رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne jurez ni par les idoles ni par vos pères. »
- Sahih Muslim, n°4281
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Samura رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Abd al-Rahman ibn Samura, ne cherche pas à obtenir une autorité, car si on te la donne parce que tu l’as demandée, tu en seras responsable (sans l’aide d’Allah), mais si on te la donne sans que tu l’aies demandée, tu seras aidé par Allah. Et quand tu fais un serment et trouves ensuite quelque chose de mieux, expie ton serment et fais ce qui est mieux. » Ce hadith a aussi été transmis par Ibn Farrukh. Le hadith ci-dessus est rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°4282
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Samura : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, mais le mot « autorité » n’y figure pas
- Sahih Muslim, n°4342
Rapporté par Sahl b. Abu Hathma et Rafi‘ b. Khadij رضي الله عنهما : ‘Abdullah b. Sahl b. Zaid et Muhayyisa b. Mas‘ud b. Zaid sont partis et, arrivés à Khaybar, ils se sont séparés. Muhayyisa a alors trouvé ‘Abdullah b. Sahl tué. Il l’a enterré, puis est venu voir le Messager d’Allah ﷺ. Il y avait aussi Huwayyisa b. Mas‘ud et ‘Abd al-Rahman b. Sahl, ce dernier étant le plus jeune des trois venus voir le Prophète ﷺ. Il a commencé à parler avant ses compagnons, alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que le plus âgé parle. » Il s’est donc tu, et ses compagnons (Muhayyisa et Huwayyisa) ont parlé, et ‘Abd al-Rahman a parlé avec eux. Ils ont raconté au Messager d’Allah ﷺ le meurtre de ‘Abdullah b. Sahl. Il leur a dit : « Êtes-vous prêts à prêter cinquante serments pour avoir droit au prix du sang de votre compagnon (ou de l’homme qui l’a tué) ? » Ils ont répondu : « Comment pourrions-nous jurer sur une chose dont nous n’avons pas été témoins ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Alors les Juifs s’innocenteront par cinquante serments. » Ils ont dit : « Comment accepter les serments de gens qui ne croient pas ? » Voyant cela, le Messager d’Allah ﷺ a lui-même payé le prix du sang
- Sahih Muslim, n°4343
Rapporté par Sahl b. Abu Hathma et Rafi‘ b. Khadij رضي الله عنهما : Muhayyisa b. Mas‘ud et ‘Abdullah b. Sahl sont partis vers Khaybar et se sont séparés près des palmiers. ‘Abdullah b. Sahl a été tué. Ils ont accusé les Juifs de cet acte. Le frère de la victime, ‘Abd al-Rahman, et ses cousins Huwayyisa et Muhayyisa sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ. ‘Abd al-Rahman, le plus jeune, a parlé du meurtre de son frère. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Respectez l’âge des anciens » ou « Que le plus âgé commence à parler. » Alors Huwayyisa et Muhayyisa ont parlé du meurtre de leur cousin. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que cinquante d’entre vous prêtent serment pour accuser quelqu’un d’eux du meurtre, et il vous sera livré. » Ils ont dit : « Nous n’avons pas été témoins de cela. Comment pourrions-nous jurer ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Les Juifs s’innocenteront alors par les serments de cinquante d’entre eux. » Ils ont dit : « Messager d’Allah, ce sont des non-croyants. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors payé le prix du sang pour lui. Sahl a dit : « Un jour, alors que j’étais dans l’enclos, une chamelle parmi celles données en compensation m’a frappé avec sa patte. »
- Sahih Muslim, n°4346
Rapporté par Bushair b. Yasar رضي الله عنه : ‘Abdullah b. Sahl b. Zaid et Muhayyisa b. Mas‘ud b. Zaid, tous deux Ansar de la tribu des Banu Haritha, sont partis à Khaybar du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Il y avait alors la paix et la région était habitée par les Juifs. Ils se sont séparés pour vaquer à leurs besoins. ‘Abdullah b. Sahl a été tué, et son corps a été retrouvé dans un bassin. Son compagnon (Muhayyisa) l’a enterré et est revenu à Médine. Les frères du défunt, ‘Abd al-Rahman b. Sahl, Muhayyisa et Huwayyisa, ont raconté au Messager d’Allah ﷺ ce qui était arrivé à ‘Abdullah et l’endroit où il avait été tué. Bushair rapporte d’après un témoin du Messager d’Allah ﷺ que celui-ci leur a dit : « Prêtez cinquante serments et vous aurez droit au prix du sang de votre compagnon. » Ils ont dit : « Messager d’Allah, nous n’avons ni vu ni été présents lors du meurtre. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Les Juifs s’innocenteront par cinquante serments. » Ils ont dit : « Messager d’Allah, comment accepter le serment de non-croyants ? » Bushair a dit que le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang
- Sahih Muslim, n°4349
Rapporté par Abu Laila ‘Abdullah b. ‘Abd al-Rahman b. Sahl رضي الله عنه : Les anciens de la tribu ont informé Sahl b. Abu Hathma que ‘Abdullah b. Sahl et Muhayyisa étaient partis à Khaybar à cause d’une difficulté qu’ils traversaient. Muhayyisa est revenu annoncer que ‘Abdullah b. Sahl avait été tué et que son corps avait été jeté dans un puits ou un fossé. Il est allé voir les Juifs et a dit : « Par Allah, c’est vous qui l’avez tué. » Ils ont répondu : « Par Allah, nous ne l’avons pas tué. » Il est alors revenu vers les siens et leur a raconté. Ensuite, il est venu avec son frère Huwayyisa, plus âgé que lui, et ‘Abd al-Rahman b. Sahl. Muhayyisa a voulu parler, lui qui avait accompagné ‘Abdullah à Khaybar, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Respecte l’âge des anciens. » Huwayyisa a alors parlé, puis Muhayyisa aussi. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ils doivent soit payer le prix du sang de votre compagnon, soit se préparer à la guerre. » Le Messager d’Allah ﷺ a écrit à ce sujet aux Juifs. Ils ont répondu : « En vérité, par Allah, nous ne l’avons pas tué. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit à Huwayyisa, Muhayyisa et ‘Abd al-Rahman : « Êtes-vous prêts à prêter serment pour avoir droit au prix du sang de votre compagnon ? » Ils ont dit : « Non. » Le Prophète ﷺ a dit : « Alors les Juifs prêteront serment de leur innocence. » Ils ont dit : « Ce ne sont pas des musulmans. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors payé lui-même le prix du sang et leur a envoyé cent chameaux jusqu’à ce qu’ils rentrent chez eux. Sahl a dit : « Une chamelle rousse parmi elles m’a frappé. »
- Sahih Muslim, n°4352
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman et Sulaiman b. Yasar رضي الله عنهما
- Sahih Muslim, n°4450
Rapporté par Abd al-Rahman : Ali رضي الله عنه, alors qu’il faisait un sermon, dit : « Ô gens, appliquez la peine légale à vos esclaves, qu’ils soient mariés ou non, car une servante du Messager d’Allah ﷺ a commis l’adultère et il m’a chargé de la fouetter. Mais elle venait d’accoucher et j’ai eu peur que si je la fouettais, elle ne meure. J’en ai parlé au Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : “Tu as bien fait.” »
- Sahih Muslim, n°4452
Rapporté par Anas ibn Malik : Un homme qui avait bu du vin fut amené au Messager d’Allah ﷺ. Il lui donna quarante coups avec deux fouets. Abu Bakr fit de même, mais quand Omar devint calife, il consulta les gens et Abd al-Rahman dit : « La peine la plus légère pour la boisson est de quatre-vingts coups. » Omar prescrivit alors cette peine
- Sahih Muslim, n°4454
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a frappé avec des branches de palmier et des sandales, et Abu Bakr a donné quarante coups. Quand Omar devint Commandeur des croyants et que les gens s’étaient rapprochés des pâturages et des villes, il demanda aux Compagnons du Prophète ﷺ : « Quel est votre avis sur la flagellation pour la boisson ? » Abd al-Rahman ibn Awf répondit : « Mon avis est que tu fixes la peine la plus légère. » Omar infligea alors quatre-vingts coups
- Sahih Muslim, n°4490
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Abu Bakra : Mon père a dicté (et j’ai écrit pour lui) à Ubaydullah ibn Abu Bakra alors qu’il était juge à Sijistan : « Ne rends pas de jugement entre deux personnes lorsque tu es en colère, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Aucun de vous ne doit juger entre deux personnes lorsqu’il est en colère.” »
- Sahih Muslim, n°4491
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Abu Bakra : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°4500
Rapporté par Rabi’a ibn Abu Abd al-Rahman : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, mais avec cette précision : « Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors que j’étais avec lui et lui a demandé au sujet d’un objet perdu. Il a dit : “Si personne ne vient le réclamer, alors utilise-le.” »
- Sahih Muslim, n°4509
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Uthman al-Taimi : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de prendre en charge les objets perdus des pèlerins
- Sahih Muslim, n°4569
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Awf رضي الله عنه : Alors que je me tenais en rang lors de la bataille de Badr, j’ai regardé à ma droite et à ma gauche, et je me suis retrouvé entre deux jeunes garçons des Ansar. J’aurais préféré être entre des hommes plus forts. L’un d’eux m’a fait signe et m’a dit : « Mon oncle, connais-tu Abu Jahl ? » J’ai répondu : « Oui. Que veux-tu faire de lui, mon neveu ? » Il a dit : « On m’a dit qu’il insulte le Messager d’Allah ﷺ. Par Allah, si je le vois, je l’affronterai et je ne le lâcherai pas avant que l’un de nous deux ne meure. » J’ai été étonné. Puis l’autre garçon m’a dit la même chose. Peu après, j’ai vu Abu Jahl qui se déplaçait parmi les hommes. J’ai dit aux deux garçons : « Le voilà, c’est l’homme que vous cherchez. » Dès qu’ils l’ont vu, ils se sont précipités sur lui et l’ont frappé de leurs épées jusqu’à ce qu’il soit tué. Ensuite, ils sont revenus voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Il a demandé : « Lequel de vous l’a tué ? » Chacun a répondu : « C’est moi qui l’ai tué. » Il a demandé : « Avez-vous essuyé vos épées ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a examiné leurs épées et a dit : « Vous l’avez tous les deux tué. » Puis il a remis les biens d’Abu Jahl à Mu’adh ibn Amr ibn al-Jamuh. Les deux garçons étaient Mu’adh ibn Amr ibn Jawth et Mu’adh ibn Afra
- Sahih Muslim, n°4577
Rapporté par Zuhri, qui a reçu ce récit de Malik ibn Aus رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et je suis venu chez lui dans la journée. Je l’ai trouvé assis sur son lit sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus me demander de l’aide. J’ai ordonné qu’on leur donne un peu d’argent. Prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « J’aurais préféré que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Malik, prends-le et fais ce que je t’ai dit. » À ce moment, son serviteur Yarfa’ est entré et a dit : « Commandeur des croyants, que dis-tu d’Othman, Abd al-Rahman ibn Awf, Zubair et Sa’d (qui demandent à te voir) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Puis Yarfa’ est revenu et a dit : « Et Ali et Abbas (qui sont à la porte) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et ce pécheur, traître et menteur. » Les autres ont aussi dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche et aie pitié d’eux. » Malik ibn Aus a pensé qu’ils avaient été envoyés pour cela. Omar a dit : « Attendez et soyez patients. Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre existent, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il s’est tourné vers Abbas et Ali et a dit : « Je vous adjure par Allah, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Allah, le Glorieux et l’Exalté, a accordé à Son Messager ﷺ une faveur qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » Il a cité le verset : « Ce qu’Allah a accordé à Son Messager des biens des habitants des villes est pour Allah et Son Messager. » Le rapporteur ne sait pas s’il a récité le verset précédent. Omar a continué : « Le Messager d’Allah ﷺ vous a distribué les biens abandonnés par Banu Nadir. Par Allah, il ne s’est jamais préféré à vous, ni n’a rien gardé pour lui seul. Après cette distribution équitable, il restait des biens. Le Messager d’Allah ﷺ couvrait ses dépenses annuelles avec leurs revenus, et ce qui restait était déposé au Trésor public. » Il a continué : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il a adjuré Abbas et Ali de la même façon et leur a demandé : « Le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah ﷺ.” Vous êtes venus réclamer vos parts des biens (laissés par le Messager d’Allah). (À Abbas) tu as demandé la part de ton neveu, et (à Ali) il a demandé la part de sa femme, la fille du Prophète. Abu Bakr رضي الله عنه a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” Vous l’avez alors considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait qu’il était véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Quand Abu Bakr est mort et que je suis devenu le successeur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr, vous m’avez aussi considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait que je suis véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Je suis devenu le gardien de ces biens. Vous êtes venus tous les deux, avec le même objectif. Vous avez dit : “Confie-nous ces biens.” J’ai dit : “Si vous voulez que je vous les confie, ce sera à condition que vous respectiez l’engagement pris devant Allah de les utiliser comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ.” Vous les avez donc reçus. Est-ce bien cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors vous revenez vers moi pour que je tranche entre vous. Non, par Allah, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-ci jusqu’au Jour du Jugement. Si vous ne pouvez pas gérer ces biens selon cette condition, rendez-les-moi. »
- Sahih Muslim, n°4632
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Les Quraysh ont fait la paix avec le Prophète ﷺ. Parmi eux se trouvait Suhail ibn Amr. Le Prophète ﷺ a dit à ‘Ali : « Écris : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” » Suhail a dit : « Quant à “Bismillah”, nous ne savons pas ce que signifie “Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim”. Mais écris ce que nous comprenons, c’est-à-dire “Bi ismika Allahumma” (au nom de Toi, ô Allah). » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Écris : “De Muhammad, le Messager d’Allah.” » Ils ont dit : « Si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous te suivrions. Écris donc ton nom et celui de ton père. » Le Prophète ﷺ a dit : « Écris : “De Muhammad ibn ‘Abdullah.” » Ils ont posé la condition que si un musulman les rejoignait, les Mecquois ne le renverraient pas, et si quelqu’un venait chez vous (les musulmans) de leur part, vous le renverriez. Les compagnons ont dit : « Ô Messager d’Allah, devons-nous écrire cela ? » Il a répondu : « Oui. Celui qui part de chez nous pour les rejoindre – qu’Allah l’éloigne ! – et celui qui vient chez nous de leur part (et qu’on renvoie), Allah lui apportera un soulagement et une issue. »
- Sahih Muslim, n°4677
Rapporté par Yazid b. Abu 'Ubaid رضي الله عنه : Il a entendu Salama b. al-Akwa' رضي الله عنه dire : Je suis sorti avant que l’appel à la prière du matin ne soit lancé. Les chamelles laitières du Messager d’Allah ﷺ paissaient à Dhu Qarad. L’esclave de ‘Abd al-Rahman b. Auf m’a rencontré et m’a dit : « Les chamelles laitières du Messager d’Allah ﷺ ont été emmenées. » J’ai demandé : « Qui les a prises ? » Il a répondu : « Des gens de la tribu de Ghatafan. » J’ai crié trois fois : « Au secours ! » Toute la ville entre les deux volcans a entendu mon cri. Puis je me suis lancé à leur poursuite jusqu’à les rattraper à Dhu Qarad, alors qu’ils allaient abreuver leurs bêtes. Comme j’étais archer, j’ai commencé à leur tirer des flèches en disant : « Je suis le fils d’al-Akwa’. Aujourd’hui, c’est le jour où les lâches seront punis. » J’ai continué à chanter cela jusqu’à ce que je récupère les chamelles laitières et que je prenne trente manteaux à ces gens. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ et d’autres personnes sont arrivés. J’ai dit : « Ô Prophète d’Allah, je les ai empêchés de boire alors qu’ils avaient soif. Envoie donc une troupe contre eux. » Il a dit : « Ibn al-Akwa’, tu as déjà pris ce que tu devais prendre. Laisse-les partir. » Ensuite, nous sommes revenus et le Messager d’Allah ﷺ m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle jusqu’à notre entrée à Médine
- Sahih Muslim, n°4678
Rapporté par Ibn Salama رضي الله عنه, qui l’a entendu de son père : Nous sommes arrivés à Hudaibiya avec le Messager d’Allah ﷺ et nous étions quatorze cents. Il y avait cinquante chèvres pour nous, mais il n’y avait pas assez d’eau pour les abreuver. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis au bord du puits, il a soit prié, soit craché dans le puits, et l’eau a jailli. Nous avons bu et abreuvé les bêtes. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ nous a appelés à prêter serment d’allégeance, alors qu’il était assis au pied d’un arbre. J’ai été le premier à prêter serment, puis les autres l’ont fait. Quand la moitié des gens l’avaient fait, il m’a dit : « Prête serment, Salama. » J’ai répondu : « J’étais parmi les premiers à le faire. » Il a dit : « Fais-le encore. » Ensuite, il a vu que je n’avais pas d’armes et m’a donné un bouclier, grand ou petit. Il a continué à recevoir les serments jusqu’au dernier groupe. Il m’a dit : « Ne veux-tu pas prêter serment, Salama ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je l’ai déjà fait avec le premier groupe, puis encore au milieu. » Il a dit : « Ce n’est pas grave, fais-le encore. » J’ai donc prêté serment trois fois. Puis il m’a demandé : « Salama, où est le bouclier que je t’ai donné ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, mon oncle ‘Amir m’a rencontré sans arme, alors je le lui ai donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Tu ressembles à celui qui disait : “Ô Allah, accorde-moi un ami plus cher que moi-même.” » Quand tous les Compagnons eurent prêté serment, les polythéistes ont envoyé des messages de paix, jusqu’à ce que les gens puissent aller d’un camp à l’autre. Finalement, un traité de paix a été conclu. J’étais à la charge de Talha b. Ubaidullah : j’abreuvais son cheval, je le soignais, je le servais et je mangeais de sa nourriture. J’avais quitté ma famille et mes biens en émigrant pour Allah et Son Messager ﷺ. Quand la paix a été conclue, je me suis allongé sous un arbre. Quatre polythéistes de la Mecque sont venus, ont parlé contre le Messager d’Allah ﷺ, ce qui m’a énervé, alors je me suis déplacé sous un autre arbre. Ils ont suspendu leurs armes à l’arbre et se sont couchés. Quelqu’un a alors crié : « Venez, ô Mouhajiroun ! Ibn Zunaim a été tué. » J’ai dégainé mon épée, attaqué les quatre pendant leur sommeil, pris leurs armes et dit : « Par Celui qui a honoré Muhammad, aucun de vous ne lèvera la tête sinon je le frappe au visage. » Je les ai conduits au Prophète ﷺ. Mon oncle Amir est arrivé avec un homme d’Abalat nommé Mikraz, traîné sur un cheval, et soixante-dix polythéistes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laissez-les partir, ils trahiront encore. » Il leur a donc pardonné. À cette occasion, Allah a révélé : « C’est Lui qui a retenu leurs mains de vous et vos mains d’eux dans la vallée de la Mecque après vous avoir donné la victoire sur eux. » (Coran 48:24) Nous sommes repartis vers Médine, et nous nous sommes arrêtés près d’une montagne entre nous et Banu Lihyan. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé pardon pour celui qui montait la montagne la nuit pour surveiller. Je l’ai fait deux ou trois fois cette nuit-là. Ensuite, nous sommes arrivés à Médine. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé ses chameaux avec son esclave Rabah, et j’étais avec lui. Je suis aussi allé au pâturage avec le cheval de Talha et les chameaux. Au matin, Abd al-Rahman al-Fazari a attaqué et emporté tous les chameaux du Messager d’Allah ﷺ, tuant celui qui les gardait. J’ai dit à Rabah : « Monte ce cheval, va chez Talha et informe le Messager d’Allah ﷺ que les polythéistes ont pris ses chameaux. » Je suis monté sur une colline, j’ai crié trois fois vers Médine : « Venez à notre secours ! » Puis je me suis lancé à la poursuite des voleurs, leur tirant des flèches et chantant : « Je suis le fils d’al-Akwa’. Aujourd’hui, c’est le jour de la défaite pour les lâches. » J’en ai blessé plusieurs, marqué tout ce qu’ils laissaient tomber pour que le Prophète ﷺ et ses Compagnons sachent que c’était du butin. J’ai récupéré tous les chameaux. Quand ils se sont arrêtés pour manger, j’étais sur un rocher. Al-Fazari a dit : « Qui est-ce là-haut ? » Ils ont répondu : « C’est lui qui nous harcèle depuis ce matin. » Il a dit : « Quatre d’entre vous, allez le tuer. » Ils sont venus vers moi. Je leur ai dit : « Savez-vous qui je suis ? » Ils ont dit non. J’ai dit : « Je suis Salama, fils d’al-Akwa’. Par Celui qui a honoré Muhammad ﷺ, je peux tuer qui je veux parmi vous, mais aucun de vous ne pourra me tuer. » Ils sont repartis. J’ai vu arriver les cavaliers du Prophète ﷺ : Akhram al-Asadi, puis Abu Qatada al-Ansari, puis al-Miqdad b. al-Aswad. J’ai attrapé la bride du cheval d’Akhram. Les voleurs ont fui. J’ai dit à Akhram : « Fais attention jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. » Il a dit : « Salama, si tu crois en Allah et au Jour du Jugement, ne t’interpose pas entre moi et le martyre. » Akhram a combattu Abd al-Rahman, a blessé son cheval, mais a été tué. Abu Qatada a tué Abd al-Rahman. J’ai continué à courir derrière eux jusqu’à Dhu Qarad, les empêchant de boire, et j’ai récupéré deux chevaux. J’ai rejoint le Prophète ﷺ, qui avait récupéré les chameaux et tout le butin. Bilal a préparé un repas avec une chamelle prise aux ennemis. J’ai dit : « Laisse-moi choisir cent hommes et je finirai les voleurs. » Le Prophète ﷺ a ri et a dit : « Salama, tu penses pouvoir le faire ? » J’ai répondu oui. Il a dit : « Ils sont déjà arrivés à Ghatafan. » Un homme de Ghatafan est venu annoncer qu’ils avaient fui. Le lendemain, le Prophète ﷺ a dit : « Notre meilleur cavalier aujourd’hui est Abu Qatada et notre meilleur fantassin est Salama. » Il m’a donné deux parts du butin. En rentrant à Médine, il m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle. Un homme des Ansar a lancé un défi de course. J’ai demandé au Prophète ﷺ la permission de descendre et de courir contre lui. Il a accepté. Je l’ai rattrapé et dépassé. Trois jours après, nous sommes partis pour Khaybar. Mon oncle Amir chantait : « Par Allah, si Tu ne nous avais pas guidés, nous n’aurions pas fait l’aumône ni prié. Ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits, rends-nous fermes face à l’ennemi et fais descendre la tranquillité sur nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui chante cela ? » Amir a répondu : « C’est moi. » Il a dit : « Qu’Allah te pardonne. » (Le narrateur précise que chaque fois que le Prophète ﷺ demandait pardon pour quelqu’un, il mourait en martyr.) Omar رضي الله عنه a dit : « Prophète d’Allah, si seulement tu nous avais laissé profiter d’Amir. » À Khaybar, Marhab, le roi, est sorti en chantant : « Khaybar sait que je suis Marhab, un guerrier expérimenté, armé jusqu’aux dents, quand la guerre fait rage. » Amir est sorti à sa rencontre en chantant : « Khaybar sait que je suis Amir, un vétéran armé, prêt à combattre. » Ils se sont affrontés, mais l’épée d’Amir s’est retournée contre lui et il s’est blessé mortellement. J’ai entendu certains Compagnons dire : « L’acte d’Amir est perdu, il s’est tué lui-même. » Je suis allé en pleurant voir le Prophète ﷺ et lui ai dit : « Amir a perdu sa récompense. » Il a répondu : « Qui a dit cela ? Il aura une double récompense. » Puis il m’a envoyé chercher Ali رضي الله عنه, qui avait mal aux yeux. Le Prophète ﷺ a appliqué sa salive sur ses yeux et il a guéri. Il lui a donné l’étendard. Marhab est revenu en chantant, et Ali a répondu : « Je suis celui que sa mère a appelé Haidar, un lion redoutable. » Ali a frappé Marhab à la tête et l’a tué, remportant ainsi la victoire
- Sahih Muslim, n°4715
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn Samura : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « ‘Abd al-Rahman, ne demande pas à avoir une position d’autorité, car si tu l’obtiens parce que tu l’as demandée, tu seras laissé seul (sans l’aide d’Allah pour assumer tes responsabilités). Mais si tu l’obtiens sans l’avoir demandée, tu seras aidé (par Allah dans l’accomplissement de ta mission). »
- Sahih Muslim, n°4722
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Shumasa : Je suis allé voir Aïcha pour lui demander quelque chose. Elle m’a dit : « De quel peuple es-tu ? » J’ai répondu : « Je viens d’Égypte. » Elle a demandé : « Comment votre gouverneur s’est-il comporté avec vous pendant votre guerre ? » J’ai répondu : « Nous n’avons rien eu à lui reprocher. Si le chameau de l’un d’entre nous mourait, il lui en donnait un autre. Si quelqu’un perdait son esclave, il lui en donnait un. Si quelqu’un avait besoin de quelque chose d’essentiel, il lui en procurait. » Elle a dit : « Sache que ce qui est arrivé à mon frère, Muhammad ibn Abu Bakr, ne m’empêche pas de te dire ce que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit dans cette maison : “Ô Allah, celui qui prend en charge les affaires de ma communauté et se montre dur avec eux, sois dur avec lui. Et celui qui prend en charge les affaires de ma communauté et se montre bienveillant avec eux, sois bienveillant avec lui.” »
- Sahih Muslim, n°4723
Ce hadith a été rapporté par Abd al-Rahman ibn Shumasa avec une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°4765
Rapporté par Abu 'Abd al-Rahman, d’après 'Ali : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé un groupe en mission et a désigné un homme comme chef. Celui-ci a allumé un feu et a dit : « Entrez dedans. » Certains ont envisagé d’y entrer, obéissant à l’ordre de leur chef, mais d’autres ont dit : « Nous avons fui le feu, c’est pour cela que nous sommes entrés dans l’islam. » L’affaire a été rapportée au Messager d’Allah ﷺ. Il a dit à ceux qui avaient pensé entrer dans le feu : « Si vous y étiez entrés, vous y seriez restés jusqu’au Jour du Jugement. » Il a approuvé l’attitude du second groupe et a dit : « Il n’y a pas d’obéissance dans ce qui implique la désobéissance ou le mécontentement d’Allah. L’obéissance n’est obligatoire que dans ce qui est bon. »
- Sahih Muslim, n°4776
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abd Rabb al-Ka'ba : Je suis entré dans la mosquée alors que 'Abdullah b. 'Amr b. al-'As était assis à l’ombre de la Ka'ba, entouré de gens. Je me suis joint à eux et me suis assis près de lui. 'Abdullah a dit : J’ai accompagné le Messager d’Allah ﷺ lors d’un voyage. Nous avons fait une halte. Certains ont commencé à arranger leurs tentes, d’autres à s’exercer au tir, d’autres encore à faire paître leurs bêtes. Un annonceur du Messager d’Allah ﷺ a appelé les gens à la prière, alors nous nous sommes rassemblés autour du Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : « Il était du devoir de chaque prophète avant moi de guider sa communauté vers ce qu’il savait être bon pour elle et de l’avertir contre ce qu’il savait être mauvais. Mais cette communauté aura des débuts paisibles et sûrs, puis, à la fin, elle sera confrontée à des épreuves et à des choses qui vous déplairont. Il y aura de grandes épreuves, chacune faisant paraître la précédente insignifiante. Lorsqu’une épreuve surviendra, le croyant dira : “C’est ma perte.” Quand elle sera passée, une autre viendra, et le croyant dira : “Celle-ci va vraiment me détruire.” Celui qui veut être sauvé du feu et entrer au paradis doit mourir en croyant en Allah et au Jour dernier, et traiter les gens comme il aimerait être traité par eux. Celui qui prête allégeance à un calife doit lui donner la promesse de sa main et la sincérité de son cœur (c’est-à-dire lui obéir extérieurement et intérieurement). Il doit lui obéir autant qu’il le peut. Si un autre homme se présente pour revendiquer le califat, contestant son autorité, les musulmans doivent éliminer ce dernier. » Le narrateur ajoute : Je me suis approché de 'Abdullah b. 'Amr b. al-'As et lui ai demandé : « Peux-tu jurer que tu as entendu cela du Messager d’Allah ﷺ ? » Il a désigné ses oreilles et son cœur en disant : « Mes oreilles l’ont entendu et mon cœur l’a retenu. » Je lui ai dit : « Ton cousin, Mu’awiya, nous ordonne de consommer injustement nos biens entre nous et de nous entretuer, alors qu’Allah dit : “Ô vous qui croyez, ne consommez pas injustement vos biens entre vous, sauf s’il s’agit d’un commerce consenti, et ne vous tuez pas. Allah est Miséricordieux envers vous.” (IV, 29) » Le narrateur précise : En entendant cela, 'Abdullah b. 'Amr b. al-'As est resté silencieux un moment, puis il a dit : « Obéis-lui tant qu’il obéit à Allah ; désobéis-lui dans ce qui implique la désobéissance à Allah. »
- Sahih Muslim, n°4793
Rapporté par Nafi’ رضي الله عنه : ‘Abdullah b. Umar رضي الله عنه a rendu visite à Abdullah b. Muti’ à l’époque où des atrocités étaient commises contre les habitants de Médine à Harra, sous le règne de Yazid b. Mu’awiya. Ibn Muti’ dit : « Mettez un coussin pour Abu ‘Abd al-Rahman (le surnom de ‘Abdullah b. ‘Umar). » Mais ce dernier répondit : « Je ne suis pas venu pour m’asseoir avec toi, mais pour te rapporter une parole que j’ai entendue du Messager d’Allah ﷺ. Je l’ai entendu dire : “Celui qui se retire de l’obéissance (à l’Amir) n’aura aucun argument en sa faveur devant Allah au Jour du Jugement, et celui qui meurt sans avoir prêté allégeance à un Amir meurt comme à l’époque de l’ignorance.” »
- Sahih Muslim, n°4937
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه, qui a entendu Anas ibn Malik رضي الله عنه dire : Le Messager d’Allah ﷺ rendit visite à la fille de Milhan, tante maternelle d’Anas (et sœur de la nourrice du Prophète ﷺ). Il posa sa tête près d’elle (et, à partir de là, le narrateur poursuit le récit précédent jusqu’à la fin)
- Sahih Muslim, n°4949
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Shamasa رضي الله عنه : Fuqaim al-Lakhmi a dit à Uqba b. Amir : « Tu vas souvent entre ces deux cibles alors que tu es un vieil homme, cela doit être difficile pour toi. » Uqba a répondu : « Si ce n’était pour une chose que j’ai entendue du Prophète ﷺ, je ne me donnerais pas cette peine. » Harith (un des rapporteurs) a demandé à Ibn Shamasa : « Qu’a-t-il entendu ? » Il a répondu que le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui apprend le tir à l’arc puis l’abandonne ne fait pas partie de nous, ou bien il a désobéi au Messager d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°4957
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Shamasa al-Mahri رضي الله عنه : J’étais avec Maslama b. Mukhallad, et ‘Abdullah b. ‘Amr b. ‘As était avec lui. ‘Abdullah a dit : « L’Heure viendra seulement quand il ne restera sur terre que les pires personnes. Ils seront pires que les gens de l’époque préislamique. Ils obtiendront tout ce qu’ils demanderont à Allah. » Pendant que nous étions assis, ‘Uqba b. ‘Amir est arrivé, et Maslama lui a dit : « Écoute ce que dit ‘Abdullah. » ‘Uqba a répondu : « Il sait mieux ; pour ma part, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Un groupe de ma communauté continuera à se battre en obéissance au Commandement d’Allah, dominant leurs ennemis. Ceux qui s’opposeront à eux ne pourront pas leur nuire. Ils resteront ainsi jusqu’à ce que l’Heure les surprenne.” » (‘Abdullah a dit : « Oui. ») Puis Allah enverra un vent dont le parfum sera comme le musc et dont le toucher sera comme la soie ; il fera mourir tous les croyants, ne laissant sur terre personne ayant la moindre foi dans son cœur. Il ne restera alors que les pires hommes, sur qui l’Heure surviendra
- Sahih Muslim, n°5364
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abu Bakr : Nous étions cent trente avec le Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : « L’un de vous a-t-il de la nourriture ? » Quelqu’un avait environ un sa’ de farine, qui a été pétrie. Un grand polythéiste aux cheveux ébouriffés est arrivé avec son troupeau de chèvres. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Veux-tu vendre une de ces chèvres ou l’offrir en cadeau ? » Il a répondu : « Non, je la vends. » Le Prophète ﷺ a acheté une chèvre, elle a été abattue et cuisinée, et il a demandé qu’on fasse griller son foie. Par Allah, il n’y avait pas une seule personne parmi les cent trente à qui le Prophète ﷺ n’a pas donné une part de foie ; s’il était présent, il la lui donnait, sinon il la mettait de côté pour lui. Il a aussi rempli deux grands plats de soupe et de viande, et nous avons tous mangé à satiété, mais il en restait encore dans les deux plats, que j’ai ensuite posés sur le chameau (ou quelque chose de similaire)
- Sahih Muslim, n°5365
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abu Bakr : Les gens de Suffa étaient très pauvres. Un jour, le Messager d’Allah ﷺ a dit à ses Compagnons : « Celui qui a de la nourriture pour deux personnes doit en inviter trois, et celui qui a de quoi nourrir quatre personnes doit inviter cinq ou six personnes. » Abu Bakr a ainsi amené trois personnes, et le Messager d’Allah ﷺ en a amené dix chez eux. Abu Bakr avait amené trois personnes (lui-même, mon père et ma mère, et peut-être aussi ma femme et un serviteur commun à nos deux maisons). Abu Bakr a dîné avec le Messager d’Allah ﷺ, puis il est rentré tard dans la nuit. Sa femme lui a demandé pourquoi il était resté si longtemps loin de ses invités. Il a répondu : « Tu ne leur as pas servi le repas ? » Elle a dit : « Si, mais ils ont refusé de manger avant que tu ne reviennes. » J’ai eu peur et je me suis caché. Abu Bakr m’a traité d’idiot et a dit aux invités : « Mangez, même si ce n’est plus agréable maintenant. » Il a juré de ne pas manger, mais par Allah, à chaque bouchée, il y en avait davantage jusqu’à ce qu’ils soient rassasiés, et il en restait encore plus qu’au début. Abu Bakr a demandé à sa femme : « Qu’est-ce que c’est ? » Elle a répondu : « Par Allah, il y en a trois fois plus qu’avant. » Abu Bakr a alors mangé, disant que son vœu de ne pas manger venait du diable. Il a ensuite apporté le reste au Messager d’Allah ﷺ, où il est resté jusqu’au matin. À cette époque, il y avait un pacte avec d’autres personnes, et douze responsables avaient été désignés pour chaque groupe. Allah seul sait combien ils étaient. Il leur a envoyé cette nourriture, et tous en ont mangé
- Sahih Muslim, n°5366
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. Abd Bakr : Des invités sont venus chez nous. Mon père avait l’habitude d’aller parler au Messager d’Allah ﷺ la nuit. En partant, il m’a dit : « ‘Abd al-Rahman, occupe-toi des invités. » Le soir venu, nous leur avons servi le repas, mais ils ont refusé de manger tant que le maître de maison ne serait pas là. Je leur ai dit : « Mon père est strict, et si vous ne mangez pas, j’aurai des problèmes. » Mais ils ont refusé. Quand mon père est rentré, il a demandé : « Avez-vous servi les invités ? » On lui a répondu : « Non. » Il a dit : « N’ai-je pas demandé à ‘Abd al-Rahman de le faire ? » Je me suis caché jusqu’à ce qu’il m’appelle. Je suis venu et j’ai dit : « Par Allah, ce n’est pas ma faute. Ce sont tes invités, demande-leur. Je leur ai servi à manger, mais ils ont refusé tant que tu n’étais pas là. » Il leur a dit : « Pourquoi n’avez-vous pas accepté notre nourriture ? Par Allah, je ne mangerai pas non plus ce soir. » Ils ont répondu : « Par Allah, nous ne mangerons pas tant que tu ne mangeras pas avec nous. » Il a dit : « Je n’ai jamais passé une nuit aussi difficile. Malheur à vous, vous refusez la nourriture préparée pour vous. » Puis il a ajouté : « Ce que j’ai fait en premier (refuser de manger) venait du diable. Apportez la nourriture. » On l’a apportée, il a mangé en prononçant le nom d’Allah, et eux aussi. Le matin, il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté l’histoire. Le Prophète ﷺ a dit : « C’est ton serment qui était le plus vrai, et tu es le meilleur d’entre eux. » Le narrateur ne sait pas s’il a fait une expiation
- Sahih Muslim, n°5387
Rapporté par Abd al-Rahman, d’après sa tante maternelle Umm Salama رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui boit dans des récipients en or ou en argent boit en réalité dans son ventre le feu de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°5397
Rapporté par Shu'ba, d’après al-Hakam : Il a entendu Abd al-Rahman (Ibn Abu Laila) dire : J’ai vu personnellement Hudhayfa demander de l’eau à Mada’in et un homme lui a donné dans un récipient en argent. Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°5400
Rapporté par 'Abd al-Rahman ibn Abu Laila : Hudhayfa demanda de l’eau et un mage lui en donna dans un récipient en argent. Il dit alors : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Ne portez pas de soie ni de brocart, ne buvez pas dans des récipients en or ou en argent, et ne mangez pas dans des plats faits de ces matériaux, car ils sont réservés à eux (les non-croyants) dans ce monde.” »
- Sahih Muslim, n°5429
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Il a informé ses compagnons que le Messager d’Allah ﷺ avait accordé une permission à Abd al-Rahman b. ‘Awf et Zubair b. ‘Awwam de porter une chemise en soie pendant un voyage, à cause de démangeaisons ou d’une maladie dont ils souffraient tous les deux
- Sahih Muslim, n°5431
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a accordé une permission, ou bien Zubair b. ‘Awwam et ‘Abd Al-Rahman b. ‘Awf ont reçu une permission, de porter de la soie à cause des démangeaisons dont ils souffraient
- Sahih Muslim, n°5433
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf et Zubair b. ‘Awwam se sont plaints au Messager d’Allah ﷺ à propos des poux ; il leur a permis de porter des chemises en soie
- Sahih Muslim, n°5578
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. 'Auf : Il a entendu Mu'awiya b. Abi Sufyan, pendant la saison du Hajj, assis sur la chaire tenant une mèche de cheveux dans sa main (qui était auparavant dans la main de son garde) : « Ô gens de Médine, où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ interdire cela et dire : “Les gens de Bani Isra’il ont été détruits lorsque leurs femmes ont commencé à porter de tels cheveux.” »
- Sahih Muslim, n°5587
Rapporté par Ibn Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les noms les plus aimés d’Allah sont ‘Abdullah et ‘Abd al-Rahman. »
- Sahih Muslim, n°5595
Rapporté par Jabir b. 'Abdullah : Un enfant est né chez l’un d’entre nous, et il l’a appelé Qasim. Nous avons dit : « Nous ne te laisserons pas donner ce prénom à ton enfant et ainsi prendre la kunya Abu’l-Qasim et te réjouir. » Cet homme est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté cela. Il a alors dit : « Appelle ton fils ‘Abd al-Rahman. »
- Sahih Muslim, n°5717
Rapporté par Abd al-Rahman ibn al-Aswad رضي الله عنه, d’après son père : J’ai interrogé Aïsha رضي الله عنها au sujet des formules de protection. Elle a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a permis à une famille des Ansar d’utiliser des formules de protection pour guérir toutes sortes d’empoisonnements
- Sahih Muslim, n°5784
Rapporté par ‘Abdullah b. ‘Abbas : Omar b. Khattab partit pour la Syrie. Lorsqu’il arriva à Sargh (une ville près du Hijaz sur la route de la Syrie), le commandant des troupes, Abu Ubaida b. Jandb, et ses compagnons vinrent à sa rencontre. Ils l’informèrent qu’une épidémie avait éclaté en Syrie. Ibn ‘Abbas rapporte qu’Omar dit : « Faites venir les premiers émigrants. » Je les ai donc appelés. Il demanda leur avis, et ils lui dirent que l’épidémie avait éclaté en Syrie. Les avis étaient partagés : certains disaient : « Tu es sorti pour une mission, donc nous ne te conseillons pas de revenir », tandis que d’autres disaient : « Tu es accompagné des meilleurs hommes et des compagnons du Messager d’Allah ﷺ, nous ne te conseillons donc pas d’aller vers ce fléau et de les exposer au danger. » Omar dit : « Vous pouvez partir. » Puis il dit : « Faites venir les Ansar. » Je les ai appelés, il les consulta, et ils suivirent la même démarche que les Muhajirin, avec des avis partagés. Il dit : « Vous pouvez partir. » Il dit encore : « Faites venir les anciens de Quraysh qui ont émigré avant la Conquête (de La Mecque). » Je les ai appelés, il les consulta, et cette fois, il n’y eut pas de divergence : ils dirent : « Notre avis est que tu devrais revenir avec les gens et ne pas les exposer à ce fléau. » Omar annonça alors : « Demain matin, je ferai demi-tour. » Ils se mirent donc en route le matin, et Abu ‘Ubaida b. Jarrah dit : « Fuis-tu le décret d’Allah ? » Omar répondit : « Si cela venait de quelqu’un d’autre que toi ! » Il n’aimait pas qu’on s’oppose à sa décision et dit : « Oui, nous fuyons le décret d’Allah vers le décret d’Allah. Réfléchis : si tu as des chameaux et que tu arrives dans une vallée avec deux côtés, l’un verdoyant et l’autre aride, n’agiras-tu pas selon le décret d’Allah en les faisant paître dans l’herbe verte ? Et si tu les fais paître dans la terre aride, ce sera aussi selon le décret d’Allah. » À ce moment, ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf arriva, car il était absent pour une affaire. Il dit : « Je sais quelque chose à ce sujet : j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si vous entendez parler de la présence de la peste dans un pays, n’y entrez pas, mais si elle se propage dans le pays où vous êtes, ne fuyez pas.” » Omar b. Khattab loua alors Allah et fit demi-tour
- Sahih Muslim, n°5787
Rapporté par ‘Amir b. Rabi’ah : Omar se rendit en Syrie et, arrivé à Sargh, on l’informa qu’une épidémie avait éclaté en Syrie. ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf lui rapporta que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Quand vous entendez parler de sa présence dans un pays, n’y allez pas, et si elle éclate dans un pays où vous êtes, ne fuyez pas. » Ainsi, Omar b. Khattab fit demi-tour depuis Sargh. Salim b. ‘Abdullah rapporte qu’Omar est revenu avec les gens après avoir entendu ce hadith de ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf
- Sahih Muslim, n°5791
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas de maladie contagieuse. » Mais il est aussi rapporté qu’il a dit : « On ne doit pas amener un malade auprès d’une personne en bonne santé. » Abu Salama dit qu’Abu Huraira rapportait ces deux paroles du Messager d’Allah ﷺ, mais ensuite Abu Huraira cessa de dire : « Il n’y a pas de maladie contagieuse », et il resta sur l’avis que le malade ne doit pas être amené auprès du bien-portant. Harith b. Abu Dhubab (cousin d’Abu Huraira) lui dit : « Abu Huraira, je t’ai entendu rapporter ces deux hadiths, mais maintenant tu te tais sur l’un d’eux. Tu disais que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il n’y a pas de maladie contagieuse.” » Abu Huraira nia le savoir, mais dit que le chameau malade ne devait pas être amené auprès du chameau sain. Harith n’était pas d’accord, ce qui irrita Abu Huraira, qui lui répondit dans la langue abyssinienne. Il lui demanda : « Sais-tu ce que je viens de te dire ? » Il répondit : « Non. » Abu Huraira dit : « J’ai simplement nié l’avoir dit. » Abu Salama ajouta : « Par Allah, Abu Huraira rapportait bien que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : “Il n’y a pas de maladie contagieuse.” Je ne sais pas s’il l’a oublié ou s’il a considéré que cette parole était abrogée par l’autre. »
- Sahih Muslim, n°6386
Rapporté par ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه : Il a entendu Hassan ibn Thabit al-Ansari demander à Abu Huraira de témoigner en disant : « Je t’adjure par Allah, n’as-tu pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Hassan, réponds au nom du Messager d’Allah. Ô Allah, aide-le avec l’Esprit Saint.” » Abu Huraira répondit : « Oui, c’est vrai. »
- Sahih Muslim, n°6483
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit un mois avant sa mort (ou quelque chose de semblable) : « Aucun des êtres créés qui étaient vivants à cette époque (du vivant du Messager d’Allah) … » Abd al-Rahman a interprété ces paroles du Messager d’Allah ﷺ ainsi : « La durée de vie (des gens) serait réduite. »
- Sahih Muslim, n°6488
Rapporté par Abu Sa'id رضي الله عنه : Il y a eu une dispute entre Khalid b. Walid et Abd al-Rahman b. 'Auf, et Khalid l’a insulté. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Que personne ne critique mes compagnons. Car si l’un d’entre vous dépensait en or l’équivalent de la montagne d’Uhud, cela ne vaudrait pas autant qu’une poignée donnée par l’un d’eux, ni même la moitié. »
- Sahih Muslim, n°6489
Ce hadith a été transmis par al-A'mash, et ni Shu'ba ni Waki' n’ont mentionné Abd al-Rahman b. Auf et Khalid
- Sahih Muslim, n°6493
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Vous allez bientôt conquérir une terre où les gens ont l’habitude de parler grossièrement. Ils ont un lien de parenté avec vous. Et quand vous verrez deux personnes se disputer pour un morceau de brique, éloignez-vous de là. » Abu Dharr est ensuite passé près de Rabila et Abd al-Rahman, les deux fils de Shurahbil b. Hasana, qui se disputaient pour un morceau de brique. Il a alors quitté cette terre
- Sahih Muslim, n°6494
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Vous allez bientôt conquérir l’Égypte, qui est connue comme la terre du qirat. Quand vous la conquérirez, traitez bien ses habitants, car vous avez envers eux une responsabilité à cause des liens de sang ou de mariage. Et quand vous verrez deux personnes se disputer pour un morceau de brique, éloignez-vous de là. » Abu Dharr a dit : « J’ai vu Abd al-Rahman b. Shurahbil b. Hasana et son frère Rabi'a se disputer pour un morceau de brique. J’ai alors quitté cette terre. »
- Sahih Muslim, n°6569
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Lorsque ce verset fut révélé : « Quiconque fait le mal en sera rétribué », et que cela fut transmis aux musulmans, ils furent très inquiets. Le Messager d’Allah ﷺ leur dit alors : « Restez modérés et tenez bon dans l’épreuve, car ce qui arrive à un musulman est une expiation pour lui ; même trébucher sur le chemin ou se piquer avec une épine est une expiation pour lui. » Muslim précise que ‘Umar b. Abd al-Rahman Muhaisin était parmi les gens de La Mecque
- Sahih Muslim, n°6633
Rapporté par Humaid b. 'Abd al-Rahman b. 'Auf, d’après sa mère Umm Kulthum, fille de 'Uqba b. Abu Mu'ait, qui faisait partie des premières émigrantes ayant prêté allégeance au Messager d’Allah ﷺ : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « N’est pas menteur celui qui cherche à réconcilier les gens et qui dit de bonnes choses pour éviter les disputes, ou qui transmet de bonnes paroles. » Ibn Shihab a dit qu’il n’a entendu d’exception concernant le mensonge dans les paroles des gens que dans trois cas : pendant la guerre, pour réconcilier des personnes, et dans ce qu’un mari rapporte à sa femme ou une femme à son mari (en déformant les paroles pour ramener la paix entre eux)
- Sahih Muslim, n°7034
Rapporté par Humaid b. 'Abd al-Rahman b. 'Auf : Marwan dit à Rafi', son chambellan, d’aller voir Ibn 'Abbas et de lui demander : « Si chacun de nous est puni pour s’être réjoui de ses actes et pour avoir été loué pour ce qu’il n’a pas fait, alors personne ne sera sauvé du châtiment. » Ibn 'Abbas répondit : « Pourquoi t’intéresses-tu à ce verset ? En réalité, il a été révélé à propos des gens du Livre. » Puis Ibn 'Abbas récita ce verset : « Quand Allah prit l’engagement de ceux à qui le Livre avait été donné : “Vous l’expliquerez aux gens et ne le cacherez pas.” » (sourate 3, verset 187), puis il récita aussi : « Ne pense pas que ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait… » (sourate 3, verset 188). Ibn 'Abbas ajouta : Le Messager d’Allah ﷺ leur demanda quelque chose, mais ils le cachèrent et lui dirent autre chose. Ensuite, ils sortirent en pensant qu’ils lui avaient répondu comme il le voulait, et ils étaient satisfaits d’avoir caché la vérité
- Sahih Muslim, n°7066
Rapporté par Masruq : Nous étions assis avec Abdullah, qui était allongé sur son lit, lorsqu’une personne est venue et a dit : « Abd al-Rahman, un conteur aux portes de Kinda dit que le verset du Coran sur la “fumée” concerne un événement à venir qui coupera le souffle des mécréants et donnera froid aux croyants. » Abdullah s’est alors levé, en colère, et a dit : « Ô gens, craignez Allah et ne dites que ce que vous savez. Ne parlez pas de ce que vous ignorez ; dites simplement : “Allah sait mieux”, car c’est Allah qui a la meilleure connaissance parmi vous. Il ne convient pas de parler de ce qu’on ne sait pas. Allah sait mieux. En vérité, Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit à Son Prophète ﷺ de déclarer : “Je ne vous demande aucune récompense et je ne veux pas vous causer de peine.” » Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu les gens se détourner de la religion, il a dit : « Ô Allah, afflige-les de sept années de famine comme à l’époque de Yusuf. » Ils ont alors souffert de la faim au point de manger tout ce qu’ils trouvaient, jusqu’à manger des peaux et des cadavres. Chacun d’eux levait les yeux vers le ciel et voyait une fumée. Abu Sufyan est venu et a dit : « Muhammad, tu nous ordonnes d’obéir à Allah et de renforcer les liens familiaux, alors que ton peuple est perdu ; invoque Allah pour eux. » Allah, le Très-Haut et Glorieux, a alors révélé : « Attends le jour où un nuage de fumée claire viendra du ciel et enveloppera les gens ; ce sera un châtiment douloureux » jusqu’aux mots : « vous reviendrez au mal. » (Si ce verset concernait le châtiment de l’au-delà, pourrait-il être écarté comme le Coran le dit : « Le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente, Nous nous vengerons. » (44:16)) ? La prise mentionnée ici fait référence au jour de Badr. Quant aux signes de la fumée, de la prise, de l’inévitabilité et de la victoire des Romains, ils appartiennent désormais au passé
- Sahih Muslim, n°7129
Rapporté par Shaqiq ibn Wi’il رضي الله عنه : ‘Abdullah nous faisait un sermon chaque jeudi. Une personne lui a dit : « Abou ‘Abd ar-Rahman, nous aimons t’écouter et nous avons très envie que tu nous parles chaque jour. » Il a répondu : « La seule chose qui m’empêche de le faire, c’est que vous pourriez vous lasser. Le Messager d’Allah ﷺ ne faisait pas de sermons certains jours, de peur que cela ne devienne ennuyeux pour nous. »
- Sahih Muslim, n°7386
Rapporté par Amir ibn Sharahil Sha’bi Sha’b Hamdan رضي الله عنه : Il a demandé à Fatima bint Qais, sœur de ad-Dahhak ibn Qais et première femme émigrante : « Raconte-moi un hadith que tu as entendu directement du Messager d’Allah ﷺ, sans intermédiaire. » Elle a dit : « D’accord, si tu veux, je vais le faire. » Il a dit : « Vas-y. » Elle a dit : « J’ai épousé le fils de Mughira, un jeune homme remarquable de Quraysh, mais il est tombé en martyr lors du premier combat aux côtés du Messager d’Allah ﷺ. Quand je suis devenue veuve, ‘Abd al-Rahman ibn Awf, un des compagnons du Prophète ﷺ, m’a demandé en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ m’a aussi proposé son affranchi Usama ibn Zayd, et il avait dit : “Celui qui m’aime doit aimer Usama.” Quand le Messager d’Allah ﷺ m’a parlé de ce sujet, j’ai dit : “Je te laisse décider pour moi.” Il a dit : “Va plutôt chez Umm Sharik.” Umm Sharik était une femme riche des Ansar, très généreuse et accueillante. J’ai dit : “D’accord.” Il a dit : “Non, car elle reçoit beaucoup de visiteurs et je ne veux pas que ta tête soit découverte ou que tes jambes soient visibles devant des étrangers. Va plutôt chez ton cousin Abdullah ibn Amr ibn Umm Maktum, qui est de la tribu de Bani Fihr, la tienne.” J’y suis donc allée, et quand ma période d’attente a pris fin, j’ai entendu un appel à la prière dans la grande mosquée. Je m’y suis rendue et j’ai prié avec le Messager d’Allah ﷺ, dans le rang des femmes près de celui des hommes. Quand la prière fut terminée, il s’est assis sur le minbar en souriant et a dit : “Restez assis à vos places. Savez-vous pourquoi je vous ai réunis ?” Ils ont répondu : “Allah et Son Messager savent mieux.” Il a dit : “Par Allah, je ne vous ai pas réunis pour une exhortation ou un avertissement, mais parce que Tamim Dari, un chrétien qui s’est converti à l’islam, m’a raconté quelque chose qui confirme ce que je vous ai dit sur le Dajjal. Il a navigué avec trente hommes de Bani Lakhm et Bani Judham, et ils ont été ballottés par les vagues pendant un mois. Ils ont accosté sur une île au coucher du soleil, sont montés dans une petite embarcation et ont débarqué sur l’île. Là, ils ont rencontré une bête couverte de poils épais, si bien qu’on ne distinguait pas sa tête de son dos. Ils lui ont dit : ‘Malheur à toi, qui es-tu ?’ Elle a répondu : ‘Je suis al-Jassasa.’ Ils ont demandé : ‘Qu’est-ce qu’al-Jassasa ?’ Elle a dit : ‘Allez voir cet homme dans le monastère, il veut vous rencontrer.’ Nous avons eu peur qu’elle soit un démon, alors nous sommes vite allés au monastère. Nous y avons trouvé un homme bien bâti, les mains attachées au cou et les jambes enchaînées. Nous lui avons dit : ‘Qui es-tu ?’ Il a répondu : ‘Vous le saurez bientôt, mais dites-moi qui vous êtes.’ Nous avons expliqué que nous venions d’Arabie, que nous avions été emportés par la mer jusqu’à cette île. Il a demandé des nouvelles des palmiers de Baisan, du lac de Tibériade, de la source de Zughar, et du Prophète illettré. Nous avons répondu à chaque question. Il a dit : ‘Je vais vous parler de moi : je suis le Dajjal, et bientôt on me permettra de sortir. Je parcourrai la terre quarante nuits, sauf La Mecque et Médine, qui me sont interdites. Un ange armé m’en empêchera, et des anges garderont chaque passage.’ Le Messager d’Allah ﷺ a alors frappé le minbar de son bâton et a dit : ‘C’est Taiba, c’est-à-dire Médine. Ne vous ai-je pas raconté cela ?’ Les gens ont répondu : ‘Oui.’ Ce récit de Tamim Dari m’a plu car il confirme ce que je vous ai dit sur le Dajjal à Médine et à La Mecque. Sachez qu’il est dans la mer de Syrie ou du Yémen. Non, il est à l’est, il est à l’est, il est à l’est ! » Et il a montré l’est de la main. J’ai bien retenu ce récit du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°7423
Rapporté par al-‘Ala’ ibn ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°7427
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Comment serez-vous, ô gens, lorsque la Perse et Rome seront conquises pour vous ? » ‘Abd ar-Rahman ibn ‘Auf répondit : « Nous dirons ce qu’Allah nous a ordonné et nous remercierons Allah. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Rien d’autre que cela ? En réalité, vous rivaliserez entre vous, puis vous deviendrez jaloux, puis vos liens se briseront et vous deviendrez ennemis les uns des autres, ou quelque chose de semblable. Ensuite, vous irez vers les pauvres émigrés et vous ferez de certains les maîtres des autres. »
- Sahih Muslim, n°7501
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakra, d’après son père : Un homme a fait l’éloge d’un autre en présence du Messager d’Allah ﷺ. Il a alors dit : « Malheur à toi, tu as brisé le cou de ton ami, tu as brisé le cou de ton ami ! » Il l’a répété deux fois. « Si l’un de vous doit absolument faire l’éloge de son ami, qu’il dise : “Je pense qu’il est ainsi, et Allah le sait mieux. Je ne connais pas ce qu’il y a dans son cœur, et Allah connaît la fin de chacun. Je ne peux pas attester de sa pureté devant Allah, mais il me semble être ainsi.” »
- Sahih Muslim, n°7502
Rapporté par ‘Abd al-Rahman b. Abu Bakra, d’après son père : Un homme a été mentionné en présence du Messager d’Allah ﷺ, et quelqu’un a dit : « Ô Messager d’Allah, personne n’est meilleur que lui après toi. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Malheur à toi, tu as brisé le cou de ton ami ! » Il l’a répété deux fois. Puis il a dit : « Si quelqu’un doit faire l’éloge de son frère, qu’il dise : “Je pense qu’il est ainsi”, et même alors, qu’il dise : “Je ne considère personne plus pur qu’Allah ne le considère.” »
- Sahih Muslim, n°7543
Rapporté par Sa’id b. Jubair : ‘Abd al Rahman b. Abzi m’a ordonné de demander à Ibn Abbas au sujet de ces deux versets : « Celui qui tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer où il demeurera éternellement » (4 : 92). Je l’ai donc interrogé et il a répondu : « Rien ne l’a abrogé. » Quant à ce verset : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf avec droit » (25 : 68), Ibn Abbas a dit : « Cela a été révélé à propos des polythéistes. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abu 'Atiq : Mon père m’a dit : "J’ai entendu 'Aishah dire, rapportant du Prophète (ﷺ) : 'Le siwak purifie la bouche et plaît au Seigneur
- Sunan an-Nasa'i, n°16
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Qurad : Je suis sorti avec le Messager d’Allah (ﷺ) dans un endroit isolé, et quand il voulait se soulager, il s’éloignait
- Sunan an-Nasa'i, n°30
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Hasanah : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti vers nous avec un petit bouclier en cuir à la main. Il l’a posé, puis il s’est assis derrière et a uriné en direction de celui-ci. Certaines personnes ont dit : "Regardez, il urine comme une femme." Il a entendu cela et a dit : "Ne savez-vous pas ce qui est arrivé au compagnon des Enfants d’Israël ? S’ils avaient de l’urine sur eux, ils coupaient cette partie de leur vêtement. Leur compagnon leur a dit de ne pas faire cela, et il a été puni dans sa tombe
- Sunan an-Nasa'i, n°42
Rapporté par Abdur-Rahman bin Al-Aswad, d’après son père, qui a entendu ‘Abdullah dire : "Le Prophète ﷺ voulait faire ses besoins et il m’a demandé de lui apporter trois pierres. J’en ai trouvé deux et j’ai cherché la troisième, mais je n’en ai pas trouvé, alors j’ai pris un morceau de bouse et je les ai apportés au Prophète ﷺ. Il a pris les deux pierres et a jeté la bouse en disant : 'C’est du Riks.' Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasai’) a expliqué : Riks, c’est la nourriture des djinns
- Sunan an-Nasa'i, n°51
Rapporté par Ibrahim bin Jarir : Mon père a dit : "J'étais avec le Prophète (ﷺ) et il est allé aux toilettes pour se soulager, puis il a dit : « Ô Jarir, apporte-moi de quoi me purifier. » Je lui ai donc apporté de l'eau et il s'est nettoyé avec, puis il a frotté sa main sur le sol comme ceci. Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : « Ceci ressemble plus à ce qui est correct que le récit précédent de Sharik, et Allah sait mieux. »
- Sunan an-Nasa'i, n°64
Rapporté par Thabit, l'affranchi d'Abdur-Rahman bin Zaid : Il a entendu Abu Hurairah dire : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Si un chien lèche le récipient de l'un de vous, qu'il le lave sept fois. »
- Sunan an-Nasa'i, n°66
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si un chien lèche le récipient de l'un de vous, qu'il en jette le contenu et le lave sept fois. » Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Je ne connais personne qui ait rapporté de 'Ali bin Mushir cette formulation : « Qu'il en jette le contenu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°82
Rapporté par Al-Mughirah : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) en voyage, et il m'a touché le dos avec un bâton qu'il avait avec lui, puis il s'est écarté du chemin et je l'ai suivi jusqu'à ce qu'il arrive dans un endroit précis. Il a fait arrêter son chameau et s'est éloigné jusqu'à ce que je ne le voie plus, puis il est revenu et a dit : "As-tu de l'eau avec toi ?" J'avais une outre d'eau avec moi, alors je l'ai sortie et lui ai versé de l'eau. Il s'est lavé les mains et le visage, puis a commencé à laver ses bras, mais il portait une jubbah syrienne à manches étroites, alors il a sorti ses bras de sous la jubbah et a lavé ses mains et ses bras, puis il a essuyé un peu son front et un peu son turban. Ibn 'Awn a dit : Je ne me souviens plus très bien - puis il a essuyé sur ses khuffs. Ensuite il a dit : "Que veux-tu ?" J'ai répondu : "Ô Messager d'Allah, je n'ai besoin de rien." Ensuite, nous sommes arrivés et 'Abdur-Rahman bin 'Awf dirigeait la prière, il avait déjà fait une rak'ah de la prière du matin. Je voulais lui dire que le Prophète (ﷺ) était arrivé mais il ne m'a pas laissé faire, alors nous avons prié ce que nous avons pu rattraper et complété ce que nous avions manqué
- Sunan an-Nasa'i, n°93
Rapporté par 'Abd Khair : 'Ali (que Allah l'agrée) s'est fait apporter une chaise, il s'est assis dessus, puis il a demandé un récipient d'eau qu'il a versé sur sa main trois fois, puis il s'est rincé la bouche et le nez avec une main, trois fois, il a lavé son visage trois fois, lavé chaque avant-bras trois fois, puis il a pris un peu d'eau et a essuyé sa tête. Une fois, (un des rapporteurs) Shu'bah a indiqué (qu'il a essuyé) du front jusqu'à l'arrière de la tête, puis il a dit : "Je ne sais pas s'il a ramené ses mains en avant ou non." Et il a lavé chaque pied trois fois, puis il a dit : "Celui qui veut voir comment le Messager d'Allah (ﷺ) se purifiait, c'est ainsi qu'il se purifiait." Abu 'Abdur-Rahman a dit : "C'est une erreur. Ce qui est correct, c'est Khalid bin 'Alqamah, pas Malik bin 'Urfutah
- Sunan an-Nasa'i, n°170
Rapporté par Aishah que le Prophète (ﷺ) embrassait l’une de ses femmes puis priait sans refaire les ablutions. Abu 'Abdur-Rahman a dit : « Il n’y a rien de mieux pour ce chapitre que ce hadith, même s’il est Mursal. Et Al-A'mash a rapporté ce hadith de Habib bin Abi Thabit, de 'Urwah, de Aishah. Yahya Al-Qattan a dit : “C’est le hadith de Habib de 'Urwah, de Aishah. Et le hadith de Habib de 'Urwah, de Aishah : ‘Elle prie même si du sang coule sur le tapis’ n’est rien.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°192
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand un homme s’assoit entre les quatre membres de sa femme et fait un effort, alors le Ghusl devient obligatoire. » Abu ‘Abdur-Rahman a dit : « C’est une erreur, ce qui est correct c’est : ‘Ash’ath de Al-Hasan, de Abu Hurairah. » An-Nadr bin Shumail et d’autres ont rapporté le hadith de Shu’bah comme Khalid l’a rapporté
- Sunan an-Nasa'i, n°204
Rapporté par 'Aïcha : Umm Habibah bint Jahsh, l’épouse de 'Abdur-Rahman bin 'Awf et la sœur de Zainab bint Jahsh, a eu des saignements hors règles (Istihadah). Elle a consulté le Messager d’Allah (ﷺ) et le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Ce n’est pas les règles, c’est une veine. Quand ta période se termine, fais le Ghusl et prie, et quand elle commence, arrête de prier pendant ce temps. » 'Aïcha a dit : « Elle faisait le Ghusl pour chaque prière et priait. Parfois, elle faisait le Ghusl dans une bassine dans la chambre de sa sœur Zainab alors qu’elle était avec le Messager d’Allah (ﷺ), et l’eau devenait rouge de sang, puis elle sortait et priait avec le Messager d’Allah (ﷺ). Cela ne l’empêchait pas de prier. »
- Sunan an-Nasa'i, n°205
Rapporté par 'Aïcha (رضي الله عنها) : Umm Habibah, une parente du Messager d’Allah (ﷺ), mariée à 'Abdur-Rahman bin 'Awf, a eu des saignements hors règles (Istihadah) pendant sept ans. Elle a consulté le Prophète (ﷺ) à ce sujet et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce n’est pas les règles, c’est une veine. Fais le Ghusl et prie. »
- Sunan an-Nasa'i, n°209
Rapporté par 'Aïcha : Umm Habibah bint Jahsh, mariée à 'Abdur-Rahman bin 'Awf, avait des saignements hors règles (Istihadah) et ne devenait pas pure. On a parlé de sa situation au Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : « Ce n’est pas les règles, c’est un coup dans l’utérus, alors qu’elle calcule la durée de ses règles habituelles, qu’elle arrête de prier pendant ce temps, puis après cela, qu’elle fasse le Ghusl pour chaque prière. »
- Sunan an-Nasa'i, n°211
Rapporté par 'Urwah : Fatimah bint Abi Hubaish a raconté qu’elle est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et s’est plainte de saignements. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « C’est une veine. Quand tes règles arrivent, ne prie pas, et quand elles sont terminées, purifie-toi et prie entre deux périodes. » Ceci montre que Al-Aqra’ désigne les règles. Abu 'Abdur-Rahman a dit : Hisham bin 'Urwah a rapporté ce hadith de 'Urwah, et il n’a pas mentionné ce qu’Al-Mundhir a mentionné
- Sunan an-Nasa'i, n°216
Rapporté par 'Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish avait des saignements hors règles (Istihadah). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Le sang des règles est noir et reconnaissable. Donc, si c’est comme cela, arrête de prier, et si ce n’est pas le cas, fais les ablutions et prie. » Abu 'Abdur-Rahman a dit : D’autres ont rapporté ce hadith, et aucun n’a mentionné ce qu’Ibn Abi 'Adi a mentionné. Et Allah, le Très-Haut, sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°217
Rapporté par 'Aïcha : Fatimah bint Abi Hubaish avait des saignements hors règles et elle a demandé au Prophète (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah, j’ai des saignements hors règles et je ne deviens pas pure ; dois-je arrêter de prier ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « C’est une veine et ce n’est pas les règles. Quand tes règles arrivent, arrête de prier, et quand elles se terminent, lave les traces de sang de toi et fais les ablutions. C’est une veine et ce n’est pas les règles. » On lui a demandé : « Et pour le Ghusl ? » Il (ﷺ) a dit : « Personne n’en doute. » Abu 'Abdur-Rahman a dit : « Je ne connais personne qui ait mentionné “et fais les ablutions” dans ce hadith sauf Hammad bin Zaid, car d’autres l’ont rapporté de Hisham sans cette mention. »
- Sunan an-Nasa'i, n°233
Rapporté par Abdur-Rahman bin Al-Qasim : J'ai entendu Al-Qasim raconter que 'Aïcha a dit : "Je faisais le Ghusl, le Messager d'Allah (ﷺ) et moi, à partir d'un seul récipient, après une souillure majeure
- Sunan an-Nasa'i, n°237
Rapporté par Abdur-Rahman bin Hurmuz Al-A'raj : Na'im, l'affranchi d'Umm Salamah, m'a raconté qu'on a demandé à Umm Salamah : "Une femme peut-elle faire le Ghusl avec un homme ?" Elle a répondu : "Oui, si elle se comporte bien. Je me souviens que le Messager d'Allah (ﷺ) et moi faisions le Ghusl à partir d'une seule bassine. Nous nous versions de l'eau sur les mains jusqu'à ce qu'elles soient propres, puis nous nous versions de l'eau dessus." Al-A'raj a précisé : "Sans mentionner la partie intime ni y prêter attention
- Sunan an-Nasa'i, n°238
Rapporté par Humaid bin 'Abdur-Rahman : J'ai rencontré un homme qui a accompagné le Prophète (ﷺ) comme Abu Hurairah (qu'Allah l'agrée), l'a accompagné pendant quatre ans. Il a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a interdit de nous peigner les cheveux chaque jour, d'uriner à l'endroit où l'on fait le Ghusl, qu'un homme fasse le Ghusl avec l'eau restante d'une femme, ou qu'une femme fasse le Ghusl avec l'eau restante d'un homme – ils doivent puiser l'eau ensemble
- Sunan an-Nasa'i, n°242
Rapporté par 'Aïcha : Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) l'année du Pèlerinage d'Adieu. J'ai prononcé la Talbiyah pour la 'Umra et je suis arrivée à La Mecque alors que j'avais mes règles, donc je n'ai pas fait le Tawaf autour de la Kaaba ni entre As-Safa et Al-Marwah. J'en ai parlé au Messager d'Allah (ﷺ), et il a dit : "Défais tes tresses, peigne tes cheveux, commence la Talbiyah pour le Hajj et laisse la 'Umra." J'ai fait cela, puis quand nous avons terminé le Hajj, il m'a envoyée avec 'Abdur-Rahman bin Abi Bakr à At-Tan'im, et j'ai accompli la 'Umra. Il a dit : "Ceci remplace ta 'Umra
- Sunan an-Nasa'i, n°246
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : 'Aïcha a décrit comment le Prophète (ﷺ) faisait le Ghusl après une souillure majeure. Elle a dit : "Il se lavait les mains trois fois, puis versait de l'eau avec sa main droite sur sa main gauche et lavait sa partie intime et ce qu'il y avait dessus." – (Un des rapporteurs) 'Umar a dit : "Je pense qu'il a dit : 'Il versait de l'eau avec sa main droite sur sa main gauche trois fois.'" – "Ensuite, il se rinçait la bouche trois fois et le nez trois fois, puis il se lavait le visage et les mains trois fois, puis il versait de l'eau sur sa tête trois fois, puis il versait de l'eau sur lui-même
- Sunan an-Nasa'i, n°312
Rapporté par Ibn ‘Abdur-Rahman bin Abza, d’après son père : Un homme est venu voir ‘Umar et a dit : "Je suis devenu en état de Janabah et je n’ai pas d’eau." ‘Umar a dit : "Ne prie pas." Mais ‘Ammar bin Yasir a dit : "Ô Commandeur des Croyants ! Ne te souviens-tu pas quand toi et moi étions en campagne et que nous sommes devenus en état de Janabah sans trouver d’eau ? Tu n’as pas prié, mais moi, je me suis roulé dans la poussière et j’ai prié. Ensuite, nous sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et nous lui avons raconté cela, et il a dit : 'Cela t’aurait suffi (de faire ainsi),' puis le Prophète (ﷺ) a frappé la terre avec ses mains, a soufflé dessus, puis s’est essuyé le visage et les mains avec." – (un des rapporteurs) Salamah n’était pas sûr si c’était jusqu’aux coudes ou seulement les mains. Et ‘Umar a dit : "Nous te laissons assumer ce que tu as pris sur toi
- Sunan an-Nasa'i, n°316
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abza : Nous étions avec ‘Umar quand un homme est venu lui dire : "Ô Commandeur des Croyants ! Il nous arrive de rester un ou deux mois sans trouver d’eau." ‘Umar a dit : "Si je ne trouvais pas d’eau, je ne prierais pas jusqu’à en trouver." ‘Ammar bin Yasir a dit : "Te souviens-tu, ô Commandeur des Croyants, quand tu étais dans tel endroit et que nous gardions les chameaux, et tu sais que nous sommes devenus en état de Janabah ?" Il a dit : "Oui." "Quant à moi, je me suis roulé dans la poussière, puis nous sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et il a ri et a dit : 'La terre propre t’aurait suffi.' Il a frappé la terre avec ses mains, a soufflé dessus, puis s’est essuyé le visage et une partie des avant-bras." ‘Umar a dit : "Crains Allah, ô ‘Ammar !" Il a répondu : "Ô Commandeur des Croyants ! Si tu veux, je ne le raconterai plus." Il a dit : "Non, nous te laissons assumer ce que tu as pris sur toi
- Sunan an-Nasa'i, n°317
Rapporté par Ibn ‘Abdur-Rahman bin Abza, d’après son père : Un homme a interrogé ‘Umar bin Al-Khattab au sujet du Tayammum et il ne savait pas quoi répondre. ‘Ammar a dit : "Te souviens-tu quand nous étions en campagne, que je suis devenu en état de Janabah et me suis roulé dans la poussière, puis je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et il a dit : 'Cela t’aurait suffi.'" (Un des rapporteurs) Shu‘bah a frappé ses mains sur ses genoux, a soufflé dans ses mains, puis s’est essuyé le visage et les paumes une seule fois
- Sunan an-Nasa'i, n°318
Rapporté par Ibn ‘Abdur-Rahman : Un homme est devenu en état de Janabah et est venu voir ‘Umar, qu’Allah l’agrée, et a dit : "Je suis devenu en état de Janabah et je ne trouve pas d’eau." Il a dit : "Ne prie pas." ‘Ammar lui a dit : "Ne te souviens-tu pas quand nous étions en campagne et que nous sommes devenus en état de Janabah. Tu n’as pas prié, puis je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai raconté cela, et il a dit : 'Cela t’aurait suffi.'" – (Un des rapporteurs) Shu‘bah a frappé ses mains une fois et a soufflé dedans, puis il les a frottées l’une contre l’autre, puis il s’est essuyé le visage avec – (‘Ammar a dit) : "‘Umar a dit quelque chose que je n’ai pas compris." Alors il a dit : "Si tu veux, je ne le raconterai plus." Salamah a mentionné quelque chose dans cette chaîne de la part d’Abu Malik, et Salamah a ajouté qu’il a dit : "Au contraire, nous te laissons assumer ce que tu as pris sur toi
- Sunan an-Nasa'i, n°319
Rapporté par Ibn ‘Abdur-Rahman bin Abza, d’après son père : Un homme est venu voir ‘Umar, qu’Allah l’agrée, et a dit : "Je suis devenu en état de Janabah et je ne trouve pas d’eau." ‘Umar a dit : "Ne prie pas." ‘Ammar a dit : "Ne te souviens-tu pas, ô Commandeur des Croyants, quand toi et moi étions en campagne, que nous sommes devenus en état de Janabah et n’avons pas trouvé d’eau. Tu n’as pas prié, mais moi, je me suis roulé dans la poussière puis j’ai prié. Quand nous sommes allés voir le Messager d’Allah (ﷺ), je lui ai raconté cela et il a dit : 'Cela t’aurait suffi,' puis le Prophète (ﷺ) a frappé la terre avec ses mains, a soufflé dessus et s’est essuyé le visage et les mains – (un des rapporteurs) Salamah n’était pas sûr s’il a dit jusqu’aux coudes ou juste les mains. – ‘Umar a dit : "Nous te laissons assumer ce que tu as pris sur toi." (Un des rapporteurs) Shu‘bah a dit : "Il disait les mains, le visage et les avant-bras." (Un autre) Mansur lui a dit : "Que dis-tu ? Personne ne mentionne les avant-bras sauf toi." Salamah n’était pas certain et a dit : "Je ne sais pas s’il a mentionné les avant-bras ou non
- Sunan an-Nasa'i, n°356
Rapporté par 'Aishah : Umm Habibah bint Jahsh, qui était mariée à 'Abdur-Rahman bin 'Awf, avait des saignements persistants et ne devenait pas pure. On a parlé de sa situation au Messager d'Allah (ﷺ) et il a dit : "Ce n'est pas la menstruation, c'est plutôt un coup dans l'utérus. Qu'elle calcule la durée habituelle de ses règles, qu'elle arrête de prier pendant ce temps, puis qu'elle fasse le Ghusl pour chaque prière
- Sunan an-Nasa'i, n°358
Rapporté par 'Urwah : Fatimah bint Abi Hubaish a raconté qu'elle est allée voir le Messager d'Allah (ﷺ) et s'est plainte de saignements. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit : "C'est une veine, alors quand tes règles arrivent, ne prie pas, et quand elles sont terminées, purifie-toi et prie entre deux périodes." Abu 'Abdur-Rahman a dit : Hisham bin 'Urwah a rapporté ce hadith de 'Urwah, sans mentionner ce qu'Al-Mundhir a dit
- Sunan an-Nasa'i, n°363
Rapporté par 'Aishah : Fatimah bint Abi Hubaish avait des saignements persistants. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit : "Le sang menstruel est noir et reconnaissable, donc si c'est comme ça, arrête de prier, et si ce n'est pas le cas, fais le Wudu' et prie." Abu 'Abdur-Rahman a dit : D'autres ont rapporté ce hadith, et aucun n'a mentionné ce qu'Ibn 'Adi a dit, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°412
Rapporté par Abdur-Rahman bin Al-Qasim : J’ai entendu Al-Qasim rapporter que ‘Aïcha a dit : « Je faisais le ghusl — le Messager d’Allah (ﷺ) et moi — à partir du même récipient pour la Janabah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°438
Rapporté par 'Ali : J'ai envoyé Al-Miqdad demander au Messager d'Allah (ﷺ) à propos du Madhi, et il a dit : "Fais les ablutions et asperge un peu d'eau sur ta partie intime." Abu 'Abdur-Rahman a dit : Makhramah (l'un des rapporteurs) n'a rien entendu de son père
- Sunan an-Nasa'i, n°447
Rapporté par Busrah bin Safwan : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Celui qui touche son sexe ne doit pas prier avant d'avoir fait les ablutions." Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Hisham bin 'Urwah n'a pas entendu ce hadith de son père
- Sunan an-Nasa'i, n°518
Rapporté par Nasr bin ‘Abdur-Rahman, d’après son grand-père Mu’adh : Il a fait le Tawaf avec Mu’adh bin ‘Afra’ mais il n’a pas prié. « Je lui ai dit : ‘Tu ne vas pas prier ?’ Il a répondu : ‘Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il n’y a pas de prière après ‘Asr jusqu’à ce que le soleil se couche, ni après Subh jusqu’à ce que le soleil se lève.”’ »
- Sunan an-Nasa'i, n°588
Rapporté par Kathir bin Qarawanda : "J'ai demandé à Salim bin 'Abdullah comment son père priait en voyage. Nous lui avons demandé : 'Combinait-il ses prières en voyage ?' Il a dit que Safiyyah bint Abi 'Ubaid était mariée avec lui, et elle lui a écrit, alors qu'il était dans un de ses champs : 'C'est mon dernier jour dans ce monde, et le premier dans l'au-delà.' Il est parti rapidement pour la rejoindre, et quand l'heure de Zuhr est arrivée, le muezzin lui a dit : 'La prière, ô Abu 'Abdur-Rahman !' Mais il n'a pas fait attention jusqu'à ce que ce soit entre les deux horaires de prière, puis il s'est arrêté et a dit : 'Fais l'Iqamah et quand je dis le Taslim, fais l'Iqamah.' Puis il est reparti, et quand le soleil s'est couché, le muezzin lui a dit : 'La prière !' Il a dit : 'Fais comme pour Zuhr et 'Asr.' Quand les étoiles sont apparues, il s'est arrêté et a dit au muezzin : 'Fais l'Iqamah et quand je dis le Taslim, fais l'Iqamah.' Il a prié, puis quand il a fini, il s'est tourné vers nous et a dit : 'Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Si l'un de vous a un besoin urgent et craint de le manquer, qu'il prie ainsi
- Sunan an-Nasa'i, n°591
Rapporté par Isma'il bin 'Abdur-Rahman, un cheikh des Quraish : "J'ai accompagné Ibn 'Umar à Al-Hima. Quand le soleil s'est couché, j'ai hésité à lui rappeler la prière, alors il a continué jusqu'à ce que la lumière à l'horizon disparaisse et qu'il fasse sombre, puis il s'est arrêté et a prié Maghrib, trois Rak'ah, puis il a immédiatement prié deux Rak'ah, puis il a dit : 'C'est ce que j'ai vu faire le Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°597
Rapporté par Kathir bin Qarawanda : "Nous avons demandé à Salim bin 'Abdullah au sujet de la prière en voyage. Nous avons dit : ''Abdullah combinait-il ses prières en voyage ?' Il a dit : 'Non, sauf à Jam'.' Puis il a fait une pause et a dit : 'Safiyyah était mariée avec lui, et elle lui a envoyé un message disant qu'elle était dans son dernier jour dans ce monde et le premier dans l'au-delà. Il est donc parti rapidement, et j'étais avec lui. L'heure de la prière est arrivée et le muezzin lui a dit : 'La prière, ô Abu 'Abdur-Rahman !' Mais il a continué jusqu'à ce que ce soit entre les deux horaires de prière. Puis il s'est arrêté et a dit au muezzin : "Fais l'Iqamah, et quand je dis le Taslim à la fin de Zuhr, fais l'Iqamah (encore) tout de suite." Il a donc fait l'Iqamah et il a prié Zuhr, deux Rak'ah, puis il a fait l'Iqamah (encore) tout de suite et il a prié 'Asr, deux Rak'ah. Ensuite, il est reparti rapidement jusqu'à ce que le soleil se couche et le muezzin lui a dit : "La prière, ô Abu 'Abdur-Rahman !" Il a dit : "Fais comme tout à l'heure." Il a continué jusqu'à ce que les étoiles apparaissent, puis il s'est arrêté et a dit : "Fais l'Iqamah, puis quand je dis le Taslim, fais l'Iqamah." Il a donc fait l'Iqamah et il a prié Maghrib, trois Rak'ah, puis il a fait l'Iqamah (encore) tout de suite et il a prié 'Isha', puis il a fait un Taslim en tournant la tête. Ensuite, il a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Si l'un de vous a un besoin urgent et craint de le manquer, qu'il prie ainsi
- Sunan an-Nasa'i, n°640
Rapporté par Khubaib bin 'Abdur-Rahman, d’après sa tante paternelle Unaisah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand Ibn Umm Maktum fait l’Adhan, mangez et buvez, et quand Bilal fait l’Adhan, ne mangez ni ne buvez. »
- Sunan an-Nasa'i, n°644
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin 'Abdur-Rahman bin Abi Sa'sa'ah Al-Ansari Al-Mazini, d’après son père, qu’Abu Sa’eed Al-Khudri lui a dit : « Je vois que tu aimes les moutons et le désert. Quand tu es avec tes moutons ou dans le désert et que tu fais l’Adhan pour la prière, alors élève ta voix, car aucun humain, djinn ou autre chose n’entend la voix du muezzin aussi loin qu’elle porte sans qu’elle ne témoigne pour lui le Jour de la Résurrection. » Abu Sa’eed a dit : « Je l’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sunan an-Nasa'i, n°648
Rapporté par Sufyan : Un récit similaire a été rapporté avec la même chaîne. (Un des rapporteurs), (Abu) 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i), a dit : « Ce n’est pas Abu Ja’far Al-Farra. »
- Sunan an-Nasa'i, n°661
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Sa'eed, d’après son père : Le jour d’Al-Khandaq, les polythéistes nous ont empêchés de prier le Zuhr jusqu’à ce que le soleil se couche ; c’était avant la révélation concernant le combat. Puis Allah, le Tout-Puissant, a révélé : « Allah a suffi aux croyants dans le combat. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors ordonné à Bilal de faire l’Iqamah pour la prière du Zuhr, et il l’a accomplie comme d’habitude. Ensuite, il a fait l’Iqamah pour le ‘Asr et l’a accomplie comme d’habitude. Puis il a fait l’Adhan pour le Maghrib et l’a accomplie à l’heure
- Sunan an-Nasa'i, n°694
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman et Abu 'Abdullah Al-Agharr, l'affranchi des Juhanis – tous deux compagnons d'Abu Hurairah – qu'ils ont entendu Abu Hurairah dire : "Une prière dans la mosquée du Messager d'Allah (ﷺ) vaut mieux que mille prières dans d'autres mosquées, sauf Al-Masjid Al-Haram, car le Messager d'Allah (ﷺ) était le dernier des prophètes et sa mosquée est la dernière des mosquées." Abu Salamah et Abu 'Abdullah ont dit : "Nous ne doutons pas qu'Abu Hurairah parlait d'après le hadith du Messager d'Allah (ﷺ), mais nous n'avons pas pu vérifier ce hadith avec Abu Hurairah avant sa mort. Nous nous en sommes souvenus et nous nous sommes reproché de ne pas l'avoir interrogé pour qu'il l'attribue au Messager d'Allah (ﷺ) s'il l'avait entendu de lui. Pendant que nous en discutions, nous sommes allés nous asseoir avec 'Abdullah bin Ibrahim bin Qariz, et nous lui avons parlé du hadith et de notre négligence à ne pas l'avoir vérifié avec Abu Hurairah. 'Abdullah bin Ibrahim nous a dit : 'Je témoigne avoir entendu Abu Hurairah dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Je suis le dernier des prophètes et c'est la dernière des mosquées
- Sunan an-Nasa'i, n°741
Rapporté par Anas bin Malik : Il a vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier sur un âne alors qu’il était en route vers Khaybar, la Qibla étant derrière lui. Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Nous ne connaissons personne qui ait rapporté quelque chose pour soutenir ce qu’a dit 'Amr bin Yahya au sujet de prier sur un âne. Quant au hadith de Yahya bin Sa’eed d’après Anas, ce qui est correct, c’est qu’il est Mawquf. Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°800
Rapporté par Buraidah bin Sufyin bin Farwah Al-Aslami : Un esclave de son grand-père, appelé Mas'oud, a dit : "Le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr sont passés près de moi et Abou Bakr m’a dit : « Ô Mas'oud, va voir Abou Tamim » – c’est-à-dire l’homme qui l’avait affranchi – « et dis-lui de nous donner un chameau pour que nous puissions monter, et qu’il nous envoie de la nourriture et un guide pour nous montrer le chemin. » Je suis donc allé voir mon ancien maître et je lui ai transmis le message. Il m’a envoyé avec un chameau et des récipients de lait, et je les ai apportés par un chemin secret. Ensuite, l’heure de la prière est arrivée et le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour prier, et Abou Bakr s’est mis à sa droite. J’avais appris l’islam et j’étais avec eux, alors je suis venu et je me suis placé derrière eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors poussé Abou Bakr sur la poitrine (pour qu’il recule) et nous nous sommes mis derrière lui." Abou 'Abdur-Rahman (An-Nasaï) a dit : (Ce) Buraidah n’est pas un rapporteur fiable de hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°807
Rapporté par Abu Mas'ud Al-Ansari : Le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de tapoter doucement nos épaules (pour vérifier que le rang était droit) au moment de la prière, et il disait : « Gardez les rangs droits ; ne vous dispersez pas, sinon vos cœurs seront touchés par la discorde. Que ceux qui sont matures et sages se tiennent le plus près de moi, puis ceux qui viennent après eux, puis ceux qui viennent après. » Abu Mas'ud a dit : Aujourd’hui, il y a beaucoup de désaccords parmi vous. Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasaï) a dit : (Un des rapporteurs) Abu Ma'mar s’appelle ‘Abdullah bin Sakhbarah
- Sunan an-Nasa'i, n°809
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur Rahman : Il a entendu Abu Hurairah dire : « L’iqama pour la prière a été prononcée, et nous nous sommes levés et avons aligné les rangs, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne sorte vers nous. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu à l’endroit où il priait, et avant de dire le takbir, il s’est arrêté et nous a dit : « Restez où vous êtes. » Nous sommes donc restés là, à l’attendre, jusqu’à ce qu’il revienne vers nous ; il avait fait le ghusl et sa tête dégoulinait d’eau. Puis il a dit le takbir et a prié
- Sunan an-Nasa'i, n°860
Rapporté par Sulaiman, l’affranchi de Maymouna : "J’ai vu Ibn 'Umar assis à Al-Balat alors que les gens priaient. Je lui ai demandé : ‘Ô Abu 'Abdur-Rahman, pourquoi ne pries-tu pas ?’ Il a répondu : ‘J’ai déjà prié, et j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Ne refaites pas une prière deux fois dans la même journée.”’
- Sunan an-Nasa'i, n°891
Rapporté par Ziyad bin Subaih : J’ai prié à côté d’Ibn Umar et j’ai mis ma main sur ma taille, et il m’a frappé la main. Quand j’ai fini de prier, j’ai demandé à un homme : « Qui est-ce ? » Il a répondu : « Abdullah bin Umar. » J’ai dit : « Ô Abu Abdur-Rahman, pourquoi es-tu fâché contre moi ? » Il a dit : « C’est la posture de la crucifixion, et le Messager d’Allah (ﷺ) nous a interdit de faire cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°961
Rapporté par Abu Salamah bin Abdur-Rahman : Abu Hurairah (a dirigé la prière et) a récité : « Quand le ciel se fendra » et s'est prosterné pendant la récitation. Quand il a terminé la prière, il leur a dit que le Messager d'Allah (ﷺ) s'était prosterné pendant cette sourate
- Sunan an-Nasa'i, n°1023
Rapporté par Abu Salamah bin Abdur-Rahman : Marwan a nommé Abu Hurairah gouverneur de Médine. Quand il se levait pour accomplir une prière obligatoire, il disait le takbir, puis il disait le takbir en s'inclinant, et quand il se relevait de l'inclinaison, il disait : "Sami' Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend ceux qui Le louent ; notre Seigneur, à Toi la louange)." Ensuite, il disait le takbir en se prosternant, puis il disait le takbir en se relevant après deux rak'ahs, après avoir dit le Tashahhud, et il faisait cela jusqu'à la fin de la prière. Quand il terminait sa prière et disait le Salam, il se tournait vers les gens dans la mosquée et disait : "Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, je suis celui parmi vous dont la prière ressemble le plus à celle du Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1035
Rapporté par 'Abdur-Rahman As-Sulami : « 'Umar a dit : “La sunna est de tenir les genoux.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°1112
Rapporté par Abdur-Rahman bin Shibl : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit trois choses : "Picorer comme un corbeau, poser ses avant-bras au sol comme un prédateur, et réserver toujours la même place pour la prière comme le fait un chameau
- Sunan an-Nasa'i, n°1142
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Al-Aswad, d’après son père — et Alqamah — que : ‘Abdullah a dit : "J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) dire le takbir à chaque fois qu’il descendait, se relevait, se levait ou s’asseyait ; il disait le salam à droite et à gauche : 'As-salamu alaykum wa rahmatulah' ('Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous'), au point que l’on voyait la blancheur de sa joue." Il a dit : "Et j’ai vu Abu Bakr et ‘Umar, qu’Allah (SWT) les agrée tous deux, faire de même
- Sunan an-Nasa'i, n°1156
Rapporté par Abu Bakr bin 'Abdur-Rahman et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Ils ont prié derrière Abu Hurairah, que Allah (SWT) l’agrée, et lorsqu’il s’inclinait, il disait le takbir, puis en se relevant il disait : "Sami Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd." Ensuite il se prosternait en disant le takbir, puis se relevait en disant le takbir, puis il disait le takbir en se levant après cette rak‘a. Il disait ensuite : "Par Celui qui détient mon âme, parmi vous, c’est ma prière qui ressemble le plus à celle du Messager d’Allah (ﷺ). Et il a continué à prier ainsi jusqu’à sa mort
- Sunan an-Nasa'i, n°1179
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Al-Asamm : On a demandé à Anas bin Malik à propos du takbir pendant la prière. Il a dit : "On dit le takbir en s’inclinant, en se prosternant, en se relevant de la prosternation et en se levant après les deux premières unités." Hutaim lui demanda : "De qui as-tu appris cela ?" Il répondit : "Du Prophète (ﷺ), d’Abu Bakr et de 'Umar, رضي الله عنهما." Puis il se tut, et Hutaim lui dit : "Et 'Uthman ?" Il répondit : "Et 'Uthman
- Sunan an-Nasa'i, n°1192
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Mu'aiqib m’a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Si tu dois vraiment le faire, alors fais-le une seule fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1208
Rapporté par Sa’eed bin Al-Musayyab et Abu Salamah bin ‘Abdur-Rahman : Ils ont entendu Abu Hurairah dire : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : 'Le tasbih est pour les hommes et les applaudissements sont pour les femmes
- Sunan an-Nasa'i, n°1231
Rapporté par Abu Bakr bin Sulaiman bin Abi Hathmah : On lui a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a prié deux rak‘a, et Dhul-Shimalain lui a dit quelque chose de similaire. (Un des rapporteurs, Ibn Shihab, a dit : "Sa‘id bin Al-Musayyab m’a informé de ce hadith de la part d’Abu Hurairah." Il a dit : "Et Abu Salamah bin ‘Abdur Rahman, Abu Bakr bin ‘Abdur Rahman, Abu Bakr bin ‘Abdur Rahman bin Al-Harith et ‘Ubaidullah bin ‘Abdullah m’en ont aussi informé)
- Sunan an-Nasa'i, n°1261
Rapporté par 'Abdur-Rahman Al A'raj : Abdullah bin Buhainah lui a raconté que le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé après deux rak'ahs du Zuhr et ne s'est pas assis pour le tashahhud. Quand il a terminé la prière, il a fait deux prosternations, en disant le takbir pour chaque prosternation, alors qu'il était assis, avant de prononcer le taslim, et les gens ont prosterné avec lui. (Il a fait cela) à la place de l'assise qu'il avait oubliée
- Sunan an-Nasa'i, n°1266
Rapporté par Ali bin Abdur-Rahman : J'ai prié à côté d'Ibn Umar et je retournais les cailloux. Ibn Umar m'a dit : "Ne retourne pas les cailloux, car cela vient du diable. Fais ce que j'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) faire." J'ai dit : "Qu'as-tu vu faire le Messager d'Allah (ﷺ) ?" Il a dit : "Ceci" - et il a gardé son pied droit dressé, posé son pied gauche au sol, mis sa main droite sur sa cuisse droite et sa main gauche sur sa cuisse gauche, et il a pointé avec son index
- Sunan an-Nasa'i, n°1267
Rapporté par 'Ali bin Abdur-Rahman : Ibn Umar m'a vu jouer avec les cailloux pendant la prière. Quand il a fini, il m'a dit de ne pas faire cela et a dit : "Fais comme le Messager d'Allah (ﷺ) faisait." J'ai dit : "Que faisait-il ?" Il a dit : "Quand il s'asseyait pendant la prière, il posait sa main droite sur sa cuisse, serrait tous ses doigts, et pointait avec le doigt à côté du pouce, et il posait sa main gauche sur sa cuisse gauche
- Sunan an-Nasa'i, n°1287
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) Ibn Abi Laila a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Cela a été rapporté de son livre, et c'est une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°1288
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), nous savons comment adresser les salutations sur toi, mais comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Il a dit : "Dites : 'Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" (Un des rapporteurs) 'Abdur Rahman a dit : "Nous avions l'habitude de dire : 'Et aussi sur nous.'" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Ceci est plus correct que le précédent. Et nous ne connaissons personne qui ait dit "Amr bin Murrah" à ce sujet, sauf dans ce cas. Et Allah (SWT) sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°1294
Rapporté par 'Amr bin Sulam Az-Zuraqi : Abu Humaid As-Sa'idi m'a raconté qu'ils ont dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ), comment devons-nous adresser les prières sur toi ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Dites : Allahumma salli 'ala Muhammadin wa azwajihi wa dhuriyatihi (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad, ses épouses et sa descendance) – dans la version d'Al-Harith (l'un des deux rapporteurs) – kama sallaita 'ala Ibrahim wa barik 'ala Muhammad wa azwajihi wa dhuriyatihi (comme Tu l'as fait pour Ibrahim et bénis Muhammad, ses épouses et sa descendance) – tous deux ont dit – kama barakta 'ala ali Ibrahim innaka hamidun majid (comme Tu as béni la famille d'Ibrahim, Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire.)" Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Qutaibah nous a rapporté ce hadith deux fois, et il se peut qu'il ait manqué une partie
- Sunan an-Nasa'i, n°1373
Rapporté par Abdur-Rahman Al-A'raj : Il a entendu Abu Hurairah dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le meilleur jour où le soleil se lève est le vendredi. Ce jour-là, Adam, paix sur lui, a été créé, ce jour-là il est entré au Paradis, et ce jour-là il en a été sorti
- Sunan an-Nasa'i, n°1375
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Sa'eed, de son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le ghusl et l'utilisation du siwak le vendredi sont obligatoires pour toute personne ayant atteint la puberté, et il doit mettre du parfum s'il en trouve." Sauf que Bukair (un des rapporteurs dans une chaîne) n'a pas mentionné 'Abdur-Rahman, et à propos du parfum il a dit : "Même si c'est du parfum pour femmes
- Sunan an-Nasa'i, n°1383
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Sa'eed, de son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le ghusl doit être fait le vendredi par toute personne ayant atteint la puberté, utiliser le siwak et mettre du parfum s'il le peut
- Sunan an-Nasa'i, n°1397
Rapporté par Ka'b bin 'Ujrah : Il est entré dans la mosquée et 'Abdur-Rahman bin Umm Al-Hakam faisait le sermon en étant assis. Il a dit : "Regardez cet homme qui fait le sermon assis alors qu'Allah (SWT) dit : Et quand ils voient un commerce ou un divertissement, ils s'y précipitent et te laissent debout
- Sunan an-Nasa'i, n°1411
Rapporté par Muhammad bin 'Abdur-Rahman : La fille de Harithah bin An-Nu'man a dit : « J’ai mémorisé “Qaf. Par le Noble Coran” de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était sur le minbar un vendredi. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1420
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Laila, de la part de 'Umar : « La prière du vendredi est de deux rak'ahs, la prière de l’Aïd Al-Fitr est de deux rak'ahs, la prière de l’Aïd Al-Adha est de deux rak'ahs, et la prière en voyage est de deux rak'ahs, complètes et non raccourcies, selon les paroles de Muhammad (ﷺ). »
- Sunan an-Nasa'i, n°1449
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Yazid : 'Uthman a prié quatre rak'ahs à Mina jusqu'à ce que la nouvelle parvienne à 'Abdullah, qui a dit : "J'ai prié deux rak'ahs avec le Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1457
Rapporté par Wabarah bin Abdur-Rahman : Ibn 'Umar n'accomplissait jamais plus de deux unités de prière lorsqu'il voyageait, et il ne faisait aucune prière avant ou après cela. On lui a demandé : "Pourquoi fais-tu ainsi ?" Il a répondu : "C'est ce que j'ai vu faire le Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1460
Rapporté par Abdur-Rahman bin Samurah : "Alors que je m'exerçais au tir à l'arc à Médine, le soleil s'est éclipsé. J'ai ramassé mes flèches et j'ai dit : 'Je veux voir ce que le Messager d'Allah (ﷺ) dira à propos de cette éclipse.' Je suis donc allé derrière lui alors qu'il était à la mosquée, et il a commencé à dire le tasbih et le takbir et à invoquer jusqu'à la fin de l'éclipse. Ensuite, il s'est levé et a prié deux unités avec quatre prosternations
- Sunan an-Nasa'i, n°1586
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abbas : J’ai entendu 'Abbas, lorsqu’un homme lui demanda : "Es-tu sorti (pour la prière de l’Aïd) avec le Messager d’Allah ?" Il répondit : "Oui, et si ce n’était pas à cause de mon lien de parenté avec lui, je ne l’aurais pas fait" – voulant dire parce qu’il était très jeune. Le Prophète (ﷺ) est allé près de la maison de Kathir bin As-Salt et a prié, puis il a fait un sermon. Ensuite, il est allé voir les femmes. Il les a exhortées, leur a rappelé et leur a demandé de donner l’aumône. Alors une femme approchait sa main de son cou, enlevait son collier et le mettait dans le vêtement de Bilal
- Sunan an-Nasa'i, n°1613
Rapporté par Humaid bin 'Abdur-Rahman – c’est-à-dire Ibn 'Awf – que Abu Hurairah a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Le meilleur jeûne après le mois de Ramadan est le mois d’Allah, Al-Mouharram, et la meilleure prière est la prière de nuit
- Sunan an-Nasa'i, n°1614
Rapporté par Abu Bishr Ja'far bin Abi Wahshiyyah : Il a entendu Humaid bin 'Abdur-Rahman dire : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : 'La meilleure prière après les prières obligatoires (fard) est la prière de nuit, et le meilleur jeûne après le mois de Ramadan est Al-Mouharram.'" Shu'bah bin Al-Hajjaj l’a rapporté sous forme Mursal
- Sunan an-Nasa'i, n°1625
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : J’ai demandé à 'Aishah : "Par quoi le Prophète (ﷺ) commençait-il sa prière ?" Elle a répondu : "Quand il se levait pour prier la nuit, il commençait sa prière en disant : Allahumma Rabba Jibril wa Maika'il wa Israfil; Fatirus-samawati wal-ard, 'alim al-ghaybi wash-shahadah, anta tahkumu bayna 'ibadika fima kanu fihi yakhtalifun, Allahumma ihdini limakhtulifa fihi min al-haqq innaka tahdi man tasha'ila siratin mustaqim (Ô Allah, Seigneur de Jibril, Mika'il et Israfil, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l’invisible et du visible, Tu juges entre Tes serviteurs sur ce en quoi ils divergent. Ô Allah, guide-moi vers la vérité sur laquelle il y a divergence, car c’est Toi qui guides vers le droit chemin)
- Sunan an-Nasa'i, n°1626
Rapporté par Ibn Shihaab : Humaid bin Abdur-Rahman bin 'Awf m’a dit qu’un homme parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) a dit : "J’ai dit, alors que j’étais en voyage avec le Messager d’Allah (ﷺ) : Par Allah (SWT), je vais observer la prière du Messager d’Allah (ﷺ) et voir ce qu’il fait. Quand il a prié ‘Isha, il s’est allongé longtemps. Puis il s’est réveillé, a regardé l’horizon et a dit : 'Notre Seigneur ! Tu n’as pas créé tout cela en vain' jusqu’à ce qu’il atteigne : 'car Tu ne manques jamais à Ta promesse.' Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a tendu la main vers son lit, a pris un siwak, puis a versé de l’eau d’un récipient et s’est nettoyé les dents. Puis il s’est levé et a prié jusqu’à ce que je dise : Il a prié aussi longtemps qu’il a dormi. Ensuite, il s’est allongé jusqu’à ce que je dise : Il a dormi aussi longtemps qu’il a prié. Puis il s’est réveillé et a fait la même chose que la première fois et a dit la même chose. Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait cela trois fois avant le Fajr
- Sunan an-Nasa'i, n°1697
Rapporté par Abu Salamah bin Abdur-Rahman : Il a demandé à Aishah, la Mère des Croyants, comment le Messager d’Allah (ﷺ) priait pendant le Ramadan. Elle a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) ne priait pas plus de onze rak‘as pendant le Ramadan ou à un autre moment. Il priait quatre rak‘as, et ne demande pas combien elles étaient belles ou longues. Ensuite, il priait encore quatre, et ne demande pas combien elles étaient belles ou longues. Puis il priait trois. » Aishah a dit : « J’ai demandé : “Ô Messager d’Allah, dors-tu avant de prier le witr ?” Il a répondu : “Ô Aishah, mes yeux dorment mais mon cœur ne dort pas.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°1729
Rapporté par Sa'eed bin 'Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, qu'Ubayy bin Ka'b a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il faisait le salam, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1730
Rapporté par Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, qu'Ubayy bin Ka'b a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique
- Sunan an-Nasa'i, n°1731
Rapporté par Ibn Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut", puis "Dis : Ô vous les mécréants !", et "Dis : Il est Allah, l'Unique
- Sunan an-Nasa'i, n°1732
Rapporté par Bahz bin Asad : "Shu'bah nous a rapporté, de Salamah et Zubaid, de Dharr, d'Ibn Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, que le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il faisait le taslim, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois, en élevant la voix la troisième fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1733
Rapporté par Khalid : "Shu'bah nous a rapporté, il a dit : Salamah et Zubaid m'ont informé, de Dharr, d'Ibn 'Abdur-Rahman bin Abza, d'Abdur-Rahman, que le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il faisait le taslim, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois, en élevant la voix avec 'Subhanal-Malikil-Quddus' la troisième fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1734
Rapporté par Mansur, de Salamah bin Kuhail, de Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, qui a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il faisait le taslim, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois, en allongeant ses paroles la troisième fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1735
Rapporté par Abdul-Malik bin Abi Sulaiman, de Zubaid, de Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, qui a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique
- Sunan an-Nasa'i, n°1736
Rapporté par Muhammad bin Juhadah, de Zubaid, Sa'eed bin 'Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père, qui a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il avait terminé la prière, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1739
Rapporté par Ata bin As-Sa'ib, de Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut", puis "Dis : Ô vous les mécréants !", et "Dis : Il est Allah, l'Unique
- Sunan an-Nasa'i, n°1740
Rapporté par Muhammad bin Bashshar, il a dit : "Abu Dawud nous a rapporté de Shu'bah, de Qatadah, qui a dit : J'ai entendu 'Azarah rapporter de Sa'eed bin 'Abdur-Rahman Ibn Abza, de la part de son père, que le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il avait terminé la prière, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1741
Rapporté par Ishawq bin Mansur, il a dit : "Abu Dawud nous a rapporté, il a dit : Shu'ba nous a rapporté, de Qatadah, d'Abdur-Rahman bin Abza, que le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique'. Et lorsqu'il faisait le taslim, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois, en allongeant ses paroles la troisième fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1742
Rapporté par Muhammad bin Al-Muthanna, il a dit : "Muhammad a dit : Shu'bah nous a rapporté, il a dit : J'ai entendu Qatadah rapporter de Zurarah, d'Abdur-Rahman bin Abza, que le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut
- Sunan an-Nasa'i, n°1750
Rapporté par Ibn Abdur-Rahman bin Abza, de la part de son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut", puis "Dis : Ô vous les mécréants !", et "Dis : Il est Allah, l'Unique." Et après avoir fait le salam, il disait : "Subhanal-Malikil-Quddus" (Gloire au Souverain, le Très-Saint), en élevant la voix la troisième fois
- Sunan an-Nasa'i, n°1751
Rapporté par Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza, que son père a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique.' Et après avoir fait le salam, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois, en élevant la voix
- Sunan an-Nasa'i, n°1752
Rapporté par Ibn Abdur-Rahman bin Abza, que son père a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : 'Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut', puis 'Dis : Ô vous les mécréants !', et 'Dis : Il est Allah, l'Unique.' Et après avoir fait le salam, il disait : 'Subhanal-Malikil-Quddus' (Gloire au Souverain, le Très-Saint) trois fois, en élevant la voix
- Sunan an-Nasa'i, n°1753
Rapporté par Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza : Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut", puis "Dis : Ô vous les mécréants !" et "Dis : Il est Allah, l'Unique". Après avoir terminé la prière avec le salam, il disait trois fois : "Subhanal-Malikil-Quddus" (Gloire au Souverain, le Très Saint), en prolongeant les mots la troisième fois, puis en élevant la voix
- Sunan an-Nasa'i, n°1754
Rapporté par Ibn Abdur-Rahman bin Abza d'après son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) récitait dans la prière du witr : "Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut", puis "Dis : Ô vous les mécréants !" et "Dis : Il est Allah, l'Unique". Après avoir terminé la prière avec le salam, il disait : "Subhanal-Malikil-Quddus" (Gloire au Souverain, le Très Saint)
- Sunan an-Nasa'i, n°1755
Rapporté par Sa'eed bin Abdur-Rahman bin Abza : Le Prophète (ﷺ) récitait dans la prière du witr, et il a rapporté le même hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°1756
Rapporté par Abu Salamah bin Abdur-Rahman : Il a demandé à Aïcha au sujet de la prière du Messager d'Allah (ﷺ) pendant la nuit. Elle a dit : "Il priait treize unités : neuf debout, dont une était le witr, et deux assis. Quand il voulait s'incliner, il se levait, puis s'inclinait et se prosternait, et il faisait cela après le witr. Ensuite, quand il entendait l'appel à la prière du matin, il se levait et priait deux unités courtes
- Sunan an-Nasa'i, n°1790
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abdul-Qari : J’ai entendu ‘Umar bin Al-Khattab dire : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Celui qui s’endort et manque sa part (de Coran) ou une partie, puis la lit entre les prières du Fajr et du Dhuhr, cela lui sera compté comme s’il l’avait lue la nuit." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°1791
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abdul-Qari : ‘Umar bin Al-Khattab a dit : "(Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit) : Celui qui s’endort et manque sa part de la nuit, puis la lit entre les prières du Subh et du Dhuhr, c’est comme s’il l’avait lue la nuit
- Sunan an-Nasa'i, n°1792
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abdul-Qari : ‘Umar bin Al-Khattab a dit : "Celui qui manque sa part de la nuit et la récite entre le moment où le soleil passe au zénith et la prière du Dhuhr, alors il ne l’a pas manquée, ou c’est comme s’il l’avait rattrapée
- Sunan an-Nasa'i, n°1793
Rapporté par Houmaïd bin Abdur-Rahman : "Celui qui manque son wird la nuit, qu’il le récite pendant la prière avant le Dhuhr, et cela sera équivalent à la prière de la nuit
- Sunan an-Nasa'i, n°1819
Rapporté par Abu Ubaid, l'affranchi de 'Abdur-Rahman bin Awf, qui a entendu Abu Hurairah dire : "Aucun d'entre vous ne doit souhaiter la mort. Soit il fait le bien, et s'il vit, il fera encore plus de bien, soit il fait le mal, mais il se peut qu'il arrête ses mauvaises actions
- Sunan an-Nasa'i, n°1856
Rapporté par 'Amrah : Elle a entendu 'Aïcha رضي الله عنها dire, lorsqu'on lui rapporta qu'Ibn 'Umar disait que le défunt est puni à cause des pleurs des vivants pour lui : "Qu'Allah pardonne à Abu 'Abdur-Rahman ; il ne ment pas, mais il a oublié ou s'est trompé. Le Messager d'Allah ﷺ est passé devant une femme juive décédée pour qui des gens pleuraient et il a dit : 'Ils pleurent pour elle alors qu'elle est en train d'être punie
- Sunan an-Nasa'i, n°1863
Rapporté par Abu Sakhrah, de 'Abdur-Rahman bin Yazid et Abu Burdah : Lorsque Abu Musa était proche de la mort, sa femme a commencé à crier." Ils ont dit : "Il s'est réveillé et a dit : 'Ne vous ai-je pas dit que je me désavoue de ce dont le Messager d'Allah ﷺ s'est désavoué ?'" Ils ont dit : "Il rapportait que le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Je me désavoue de celui qui se rase la tête, déchire ses vêtements ou élève la voix en lamentation
- Sunan an-Nasa'i, n°1871
Rapporté par Amr bin Sa'id bin Abi Husain : 'Amr bin Shu'aib a écrit à 'Abdullah bin 'Abdur-Rahman bin Abi Husain pour lui présenter ses condoléances après la mort de son fils. Dans sa lettre, il mentionna qu'il avait entendu son père rapporter que son grand-père, 'Abdullah bin 'Amr bin Al-As, disait : "Le Messager d'Allah ﷺ a dit : Allah n'accorde à Son serviteur croyant, s'Il lui reprend un être cher parmi les gens de la terre, et qu'il endure avec patience et cherche la récompense, et dit ce qu'il doit dire, aucune récompense moindre que le Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°1880
Rapporté par Rabiah bin Saif Al-Mu'afiri, d’après Abu 'Abdur-Rahman Al-Hubuli, d’après 'Abdullah bin 'Amr : Alors que nous voyagions avec le Messager d’Allah, il a vu une femme et ne pensait pas la connaître. Quand elle est arrivée à mi-chemin vers lui, il s’est arrêté jusqu’à ce qu’elle le rejoigne, et c’était Fatimah, la fille du Messager d’Allah. Il lui a dit : « Qu’est-ce qui t’a fait sortir de ta maison, ô Fatimah ? » Elle a répondu : « Je suis venue voir la famille de la personne décédée pour prier Allah de leur accorder Sa miséricorde et leur présenter mes condoléances. » Il a dit : « Peut-être que tu es allée avec eux à Al-Kuda ? » Elle a répondu : « Qu’Allah m’en préserve ! J’ai entendu ce que tu as dit à ce sujet. » Il a dit : « Si tu y étais allée avec eux, tu n’aurais jamais vu le Paradis avant que le grand-père de ton père ne le voie. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1912
Rapporté par Uyaynah bin ‘Abdur-Rahman bin Jawsh : Mon père m’a raconté : J’ai assisté aux funérailles de ‘Abdur-Rahman bin Samurah. Ziyad marchait devant le cercueil, et des membres de la famille de ‘Abdur-Rahman et leurs affranchis marchaient à reculons devant le cercueil en disant : "Doucement, doucement, qu’Allah vous bénisse." Ils avançaient lentement. Alors qu’ils étaient en route vers Al-Mirbad, Abu Bakrah nous a rejoints sur sa mule. Voyant ce qu’ils faisaient, il s’est précipité vers eux avec sa mule, brandissant son fouet, et a dit : "Avancez, car par Celui qui a honoré le visage d’Abu Al-Qasim, je me souviens qu’avec le Messager d’Allah ﷺ, nous marchions vite, alors les gens ont accéléré
- Sunan an-Nasa'i, n°1921
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Abi Laila : Sahl bin Hunaif et Qais bin Sa’d bin ‘Ubadah étaient à Al-Qadisiyyah lorsqu’un cortège funéraire est passé devant eux, alors ils se sont levés et on leur a dit : "C’est quelqu’un du pays." Ils ont répondu : "Un cortège est passé devant le Messager d’Allah ﷺ et il s’est levé, et on lui a dit : C’est un Juif. Il a dit : 'N’est-ce pas une âme ?
- Sunan an-Nasa'i, n°1955
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Ka‘b bin Malik, selon Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ mettait deux hommes parmi ceux qui avaient été tués à Uhud dans un même linceul, puis il demandait lequel d’entre eux avait appris le plus de Coran. Quand on lui montrait l’un d’eux, il le plaçait en premier dans la tombe. Il disait : « Je suis témoin de ceux-ci. » Il a ordonné qu’ils soient enterrés avec leur sang, sans prière funéraire et sans les laver
- Sunan an-Nasa'i, n°2096
Rapporté par ‘Aishah رضي الله عنها : Presque personne ne se souvenait avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ maudire quelqu’un, et s’il venait de rencontrer Jibril et d’étudier le Coran avec lui, il était plus généreux dans le bien que le vent qui souffle. » (Sahih) Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasaï) a dit : Ceci est une erreur, et ce qui est correct est le récit précédent de Yunus bin Yazid, il a inclus ce récit dans le hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°2102
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand le mois de Ramadan commence, les portes du Paradis s’ouvrent, les portes du Feu se ferment et les démons sont enchaînés. » (Sahih) Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasaï) a dit : Ce sens, dans la version d’Ibn Ishaq, est une erreur. Ibn Ishaq n’a pas entendu de Az-Zuhri. Ce qui est correct, c’est ce que nous avons mentionné précédemment
- Sunan an-Nasa'i, n°2103
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voici que le mois de Ramadan est arrivé. Pendant ce mois, les portes du Paradis sont ouvertes, les portes de l’Enfer sont fermées et les démons sont enchaînés. » (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman a dit : cette narration comporte une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°2116
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Zaid bin Al-Khattab : Il a parlé aux gens le jour où il y avait un doute sur le début du mois et a dit : « J’ai été avec les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ et je leur ai demandé, et ils ont rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Jeûnez quand vous le voyez et arrêtez de jeûner quand vous le voyez, et accomplissez les rites en conséquence. Si c’est caché, alors complétez trente jours, et si deux témoins attestent, alors jeûnez et arrêtez de jeûner.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2151
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a dit : « Mangez le sahur, car il y a une bénédiction dans le sahur. » (Hasan) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Dans cette narration de Yahya bin Saeed, la chaîne est Hasan mais elle est Munkar, et je crains que l’erreur vienne de Muhammad bin Fudail
- Sunan an-Nasa'i, n°2174
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Ne jeûnez pas un ou deux jours avant le début du mois, sauf si cela correspond à un jour où l’un de vous a l’habitude de jeûner." Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ceci est une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°2177
Rapporté par Abu Salamah bin ‘Abdur-Rahman : Il a demandé à ‘Aishah رضي الله عنها au sujet du jeûne du Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ jeûnait tant que nous disions : 'Il ne va plus jeûner.' Et il jeûnait Cha‘ban, ou la plupart de Cha‘ban
- Sunan an-Nasa'i, n°2194
Rapporté par Abou Salama ibn ‘Abd Ar-Rahman : Abou Hourayra رضي الله عنه a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à propos du Ramadan : “Celui qui passe ses nuits en prière (Qiyam) avec foi et en espérant une récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2196
Rapporté par Abou Salama ibn ‘Abd Ar-Rahman : Abou Hourayra رضي الله عنه a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à propos du Ramadan : “Celui qui passe ses nuits en prière (Qiyam) avec foi et en espérant une récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2206
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Abu Hurairah m’a raconté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Celui qui passe les nuits du Ramadan en prière (Qiyam) avec foi et en espérant la récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés. Et celui qui passe la nuit de Lailat Al-Qadr en prière avec foi et en espérant la récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés
- Sunan an-Nasa'i, n°2208
Rapporté par An-Nadr bin Shaiban : Il a rencontré Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman et lui a dit : "Dis-moi la meilleure chose que tu as entendue sur le mois de Ramadan." Abu Salamah a dit : "Abdur-Rahman bin 'Awf m’a raconté que le Messager d’Allah ﷺ a parlé du Ramadan et a dit qu’il est supérieur aux autres mois, et il a dit : 'Celui qui passe les nuits du Ramadan en prière (Qiyam) avec foi et en espérant la récompense, il sortira de ses péchés comme le jour où sa mère l’a mis au monde.'" (Daif) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ceci est une erreur, et ce qui est correct c’est "Abu Salamah, d’après Abu Hurairah
- Sunan an-Nasa'i, n°2210
Rapporté par An-Nadr bin Shaiban : Il a dit : "J’ai dit à Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : 'Dis-moi quelque chose que tu as entendu de ton père, qu’il a entendu du Messager d’Allah ﷺ, sans intermédiaire, à propos du mois de Ramadan.' Il a dit : 'Oui ; mon père a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Allah, qu’Il soit béni et exalté, vous a prescrit le jeûne du Ramadan, et j’ai institué pour vous la prière pendant ses nuits. Celui qui jeûne ce mois et passe ses nuits en prière avec foi et en espérant la récompense, il sortira de ses péchés comme le jour où sa mère l’a mis au monde.'" (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2242
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Yazid : Nous sommes entrés chez 'Abdullah avec 'Alqamah, Al-Aswad et un groupe d’autres personnes. Il nous a raconté un hadith qu’il n’a rapporté qu’à cause de moi, car j’étais le plus jeune. Le Messager d’Allah a dit : "Ô jeunes gens, celui d’entre vous qui peut se marier, qu’il le fasse, car cela aide mieux à baisser le regard et à préserver la chasteté." (Un des rapporteurs) 'Ali a dit : "On a demandé à Al-Amash à propos de la chaîne de transmission d’Ibrahim, alors le questionneur a dit : 'D’Ibrahim, de 'Alqamah, de 'Abdullah ; c’est bien cela ?' Il (Al-Amash) a répondu : 'Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°2243
Rapporté par 'Alqamah : J’étais avec Ibn Masud quand il était avec 'Uthman, et 'Uthman a dit : "Celui d’entre vous qui en a les moyens, qu’il se marie, car cela aide mieux à baisser le regard et à préserver la chasteté. Et celui qui ne le peut pas, alors le jeûne sera un bouclier pour lui." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ce rapporteur est Abu Mashar, son nom est Ziyad bin Kulaib, et il est digne de confiance. Il était un compagnon d’Ibrahim. Mansur, Mughirah et Shubah ont rapporté de lui. (Quant à) Abu Mashar AL-Madini ; son nom est Najih et il est faible, et en plus de sa faiblesse, il s’est aussi embrouillé, il a rapporté des récits Munkar, parmi eux : Muhammad bin 'Amr de Abu Salamah, de Abu Hurairah, du Prophète, qui a dit : "Ce qui est entre l’est et l’ouest est la Qiblah." Et parmi eux : Hisham bin 'Urwah, de son père, de 'Aishah, du Prophète : "Ne coupez pas la viande avec le couteau, rongez-la plutôt
- Sunan an-Nasa'i, n°2256
Rapporté par Saeed bin Al-Musayyab : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Ce n'est pas un acte de piété de jeûner en voyage." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ceci est une erreur, et ce qui est correct est le hadith précédent. Nous ne connaissons personne qui ait suivi Ibn Kathir
- Sunan an-Nasa'i, n°2259
Rapporté par Muhammad bin 'Abdur-Rahman : Quelqu'un qui l'a entendu de Jabir m'a raconté quelque chose de similaire
- Sunan an-Nasa'i, n°2284
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Awf : "On dit que jeûner en voyage est comme ne pas jeûner en étant résident." (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2285
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Awf : "Celui qui jeûne en voyage est comme celui qui ne jeûne pas en étant résident." (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2286
Rapporté par Humaid bin 'Abdur-Rahman bin 'Awf que son père a dit : "Celui qui jeûne en voyage est comme celui qui ne jeûne pas en étant résident." (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2371
Rapporté par Humaid bin ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf : J’ai entendu Mu’awiya dire le jour de ‘Achoura alors qu’il était sur le minbar : Ô gens de Médine, où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah dire ce jour-là : « Je jeûne, alors que celui qui veut jeûner le fasse. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2393
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Je suis allé voir 'Abdullah bin 'Amr et j'ai dit : "Ô oncle, raconte-moi ce que le Messager d'Allah t'a dit." Il a répondu : "Ô fils de mon frère, j'avais décidé de faire beaucoup d'efforts jusqu'à dire : Je jeûnerai toute ma vie et je lirai tout le Coran chaque jour et chaque nuit. Le Messager d'Allah ﷺ a entendu cela, est venu chez moi et a dit : J'ai entendu que tu as dit que tu jeûnerais toute ta vie et que tu lirais le Coran. J'ai répondu : Oui, ô Messager d'Allah. Il a dit : Ne fais pas cela. Jeûne trois jours chaque mois. J'ai dit : Je peux faire plus. Il a dit : Jeûne deux jours par semaine, le lundi et le jeudi. J'ai dit : Je peux faire plus. Il a dit : Pratique le jeûne de Dawud, paix sur lui, car c'est le meilleur jeûne auprès d'Allah : un jour de jeûne, un jour sans jeûne. Et quand il faisait une promesse, il ne la rompait pas, et quand il rencontrait l'ennemi au combat, il ne fuyait pas." 'Ata a ajouté : "Quelqu'un qui l'a entendu m'a dit qu'Ibn 'Umar a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : Celui qui jeûne tous les jours de sa vie, alors il n'a pas vraiment jeûné
- Sunan an-Nasa'i, n°2425
Rapporté par Abu Dharr : Le Prophète a dit à un homme : « Tu devrais jeûner le treizième, le quatorzième et le quinzième. » (Hasan) Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : C’est une erreur, ce n’est pas un récit de Bayan ; peut-être que Sufyan a dit : « Cela nous a été rapporté par deux (Ithnan) » et l’Alif a été omis, donc c’est devenu Bayan
- Sunan an-Nasa'i, n°2437
Rapporté par ‘Abdur-Rahman ibn Ghanm, d’après Abou Malik Al-Ash‘ari : Le Messager d’Allah a dit : "Compléter les ablutions est la moitié de la foi ; ‘Alhamdu lillah’ (louange à Allah) remplit la balance ; le Tasbih et le Takbir remplissent les cieux et la terre ; la prière est une lumière ; la Zakat est un signe (de sincérité) ; la patience est une torche lumineuse ; et le Coran est une preuve, soit pour toi, soit contre toi
- Sunan an-Nasa'i, n°2460
Rapporté par Abdur-Rahman ibn Hilal : Jarir a dit : "Des Bédouins sont venus voir le Prophète et ont dit : Ô Messager d’Allah, certains de tes collecteurs de Zakah sont injustes envers nous. Il a dit : Rendez vos collecteurs de Zakah contents. Ils ont demandé : Même s’ils sont injustes ? Il a dit : Rendez vos collecteurs de Zakah contents. Ils ont répété : Même s’ils sont injustes ? Il a dit : Rendez vos collecteurs de Zakah contents. Jarir a dit : Aucun collecteur de Zakah n’est reparti de chez moi, depuis que j’ai entendu cela du Messager d’Allah, sans être satisfait de moi
- Sunan an-Nasa'i, n°2491
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Mas'ud bin Niyar : Sahl bin Abi Hathmah est venu nous voir au marché et a dit : "Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Lorsque vous faites une estimation, prenez les deux tiers de la part estimée pour la Zakat et laissez un tiers, et si vous ne prenez pas (les deux tiers) ou ne laissez pas un tiers..." (Un des rapporteurs, Shu'bah, avait un doute – il a dit : laissez un quart)
- Sunan an-Nasa'i, n°2507
Rapporté par Qais bin Sa'd : Le Messager d’Allah nous a ordonné de donner la Sadaqat al-Fitr avant que l’obligation de la Zakat ne soit révélée. Quand l’ordre de donner la Zakat a été révélé, il ne nous a ni demandé de continuer, ni interdit de le faire, alors nous avons continué. (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Le nom d’Abu 'Ammar est 'Arib bin Humaid, et la Kunya de 'Amr bin Shurabbil est Abu Maisarah, et Salamah bin Kuhail a contredit Al-Hakam dans sa chaîne, et Al-Hakam est plus fiable que Salamah bin Kuhail
- Sunan an-Nasa'i, n°2510
Rapporté par Abu Raja' : J’ai entendu Ibn 'Abbas faire un sermon depuis votre minbar – c’est-à-dire le minbar de Bassorah – en disant : "La Sadaqat al-Fitr est un Sa' de nourriture." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : C’est la version la plus fiable des trois
- Sunan an-Nasa'i, n°2519
Rapporté par Al-Ju'aid : J’ai entendu As-Sa'ib bin Yazid dire : "À l’époque du Messager d’Allah, le Sa' équivalait à un Mudd et un tiers du Mudd que vous utilisez aujourd’hui, et le Sa' d’aujourd’hui est devenu plus grand." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Et Ziyad bin Ayyub me l’a rapporté
- Sunan an-Nasa'i, n°2574
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Bujaid, d'après sa grand-mère Umm Bujaid – qui a prêté serment d'allégeance au Messager d'Allah – elle a dit au Messager d'Allah : "Un pauvre se tient à ma porte, et je ne trouve rien à lui donner." Le Messager d'Allah lui a dit : "Si tu ne trouves rien à lui donner sauf un pied de mouton brûlé, alors donne-le-lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2595
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abu Sa'eed Al-Khudri, d’après son père : Ma mère m’a envoyé vers le Messager d’Allah, je suis allé m’asseoir près de lui. Il s’est tourné vers moi et a dit : “Celui qui veut être indépendant, Allah, le Puissant et Majestueux, le rendra indépendant. Celui qui veut s’abstenir de demander, Allah l’y aidera. Celui qui veut se contenter de ce qu’il a, Allah, le Puissant et Majestueux, lui suffira. Celui qui demande alors qu’il possède quelque chose d’une valeur d’une Uqiyah, il est trop exigeant. J’ai dit : Ma chamelle Al-Yaqutah vaut plus qu’une Uqiyah.” Je suis donc reparti et je n’ai rien demandé
- Sunan an-Nasa'i, n°2704
Rapporté par Ibrahim bin Al-Muntashir : Mon père a dit : "J'ai demandé à Ibn 'Umar s'il était permis de se parfumer en entrant en état d'Ihram. Il a répondu : 'Je préférerais être enduit de goudron plutôt que de me parfumer.' J'ai rapporté cela à 'Aishah et elle a dit : 'Qu'Allah fasse miséricorde à Abou 'Abdur-Rahman. Je mettais du parfum sur le Messager d'Allah, puis il faisait le tour de ses épouses, et le matin il sentait encore fortement le parfum
- Sunan an-Nasa'i, n°2728
Rapporté par Mutarrif bin `Abdullah : `Imran bin Husain m’a dit : « Nous avons accompli le Tamattu` avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a précisé : Il y a trois personnes nommées Isma`il bin Muslim ; celui-ci est l’un d’eux, et il n’y a pas de mal à lui faire confiance. Quant au cheikh Isma`il bin Muslim qui rapporte d’Abu Tufail, il n’y a pas de mal à lui non plus. Mais Isma`il bin Muslim qui rapporte d’Az-Zuhri et d’Al-Hasan, il est abandonné dans le hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°2752
Rapporté par Abu Hurairah : Une partie de la Talbiyah du Messager d’Allah était : « Labbaika ilahal-haqq » (« Me voici, ô Dieu de la vérité »). (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Je ne connais personne qui ait rapporté une chaîne pour cela de la part de 'Abdullah bin Al-Fadl, à part 'Abdul-Aziz. Ismail bin Umayyah l’a rapporté de lui sous forme Mursal
- Sunan an-Nasa'i, n°2764
Rapporté par 'Aishah : "Nous sommes partis avec le Messager d'Allah ﷺ pour le pèlerinage d'adieu et nous avons fait l'Ihram pour la 'Umrah. Ensuite, le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Celui qui a un Hadi avec lui, qu'il fasse l'Ihram pour le Hajj et la 'Umrah ensemble, puis qu'il ne sorte de l'Ihram qu'après avoir terminé les deux.' Je suis arrivée à La Mecque alors que j'avais mes règles, donc je n'ai pas fait le Tawaf de la Maison ni le Sa'i entre As-Safa et Al-Marwah. J'ai expliqué cela au Messager d'Allah ﷺ et il m'a dit : 'Dénoue tes cheveux, peigne-les, fais l'Ihram pour le Hajj et laisse la 'Umrah.' Quand j'ai terminé le Hajj, le Messager d'Allah ﷺ m'a envoyée avec 'Abdur-Rahman bin Abi Bakr à At-Tan'im, et j'ai accompli la 'Umrah. Il a dit : 'C'est l'endroit de ta 'Umrah.' Ceux qui avaient fait l'Ihram pour la 'Umrah ont fait le Tawaf de la Maison et le Sa'i entre As-Safa et Al-Marwah, puis ils sont sortis de l'Ihram, puis ils ont refait le Tawaf après être revenus de Mina pour leur Hajj. Quant à ceux qui ont combiné le Hajj et la 'Umrah, ils n'ont fait qu'un seul Tawaf
- Sunan an-Nasa'i, n°2768
Rapporté par Ibn 'Abbas : "Duba'ah bint Az-Zubair bin 'Abdul-Muttalib est venue auprès du Messager d'Allah ﷺ et a dit : 'Je suis une femme corpulente et je veux faire le Hajj. Comment dois-je commencer l'Ihram ?' Il a dit : 'Entre en Ihram et pose la condition que tu sortiras de l'Ihram à l'endroit où tu seras empêchée (de continuer, si un problème survient).'" (Sahih) Ishaq a dit : J'ai demandé à 'Abdur-Razzaq : Les deux de 'Aishah, Hisham et Az-Zuhri ? Il a dit : "Oui." Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Je ne connais personne ayant rapporté cette chaîne de Az-Zuhri sauf Ma'mar. Chapitre 61. Que doit faire celui qui est empêché pendant le Hajj sans avoir posé de condition
- Sunan an-Nasa'i, n°2812
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abi Ash-Shatha : J’étais avec Ibrahim An-Nakha’i et Ibrahim At-Taimi, et j’ai dit : "Je voulais combiner le Hajj et la ‘Umrah cette année." Mais Ibrahim a dit : "Si ton père était vivant, il ne l’aurait pas fait." Et Ibrahim At-Taimi a dit, en rapportant de son père, qu’Abu Dharr رضي الله عنه a dit : "Le Tamattu’ n’était permis que pour nous." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°2817
Rapporté par Mu’adh bin Abdur-Rahman At-Taimi, d’après son père رضي الله عنه : Nous étions avec Talhah bin Ubaidullah رضي الله عنه et nous étions en Ihram. On lui a offert une gazelle pendant qu’il dormait, certains d’entre nous en ont mangé et d’autres non. Talhah s’est réveillé, a approuvé ceux qui en avaient mangé et a dit : "Nous en avons mangé avec le Messager d’Allah ﷺ
- Sunan an-Nasa'i, n°2827
Rapporté par Jabir : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : « La chasse terrestre vous est permise tant que vous ne la pratiquez pas vous-même et qu’elle n’est pas faite pour vous. » (Daif) Abu Abdur Rahman (An-Nasaï) a dit : ‘Amar bin Abi Amr n’est pas fiable dans le hadith, même si Malik a rapporté de lui
- Sunan an-Nasa'i, n°2896
Rapporté par Abdur-Rahman bin Tariq bin Alqamah, d’après sa mère : Lorsque le Prophète est arrivé à un endroit à Dar Yala, il s’est tourné vers la Qibla et a invoqué. (Daif)
- Sunan an-Nasa'i, n°2897
Rapporté par Abdullah bin Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah dire : "Une prière dans ma mosquée vaut mieux que mille prières ailleurs, sauf à Al-Masjid Al-Haram." Abu Abdur-Rahman a dit : "Je ne connais personne qui ait rapporté ce hadith de Nafi, d’Abdullah bin Umar, à part Musa Al-Juhani ; il a été contredit par Ibn Juraij et d’autres
- Sunan an-Nasa'i, n°2919
Rapporté par Abdullah bin Ubaid bin Umair : Un homme a dit : "Ô Abu Abdur-Rahman, pourquoi est-ce que je ne te vois toucher que ces deux coins ?" Il a répondu : "J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : 'Les toucher efface les péchés.' Et je l’ai entendu dire : 'Celui qui fait sept tours, c’est comme s’il affranchissait un esclave
- Sunan an-Nasa'i, n°3005
Rapporté par Salim Bin Abdullah : Abdul Malik bin Marwan a écrit à Al-Hajjaj bin Yusuf pour lui dire de ne pas contredire Ibn Umar concernant le Hajj. Le jour d'Arafat, Ibn Umar est venu le voir après le zénith du soleil, et j'étais avec lui. Il a crié près de sa tente en coton : "Où est-il ?" Al-Hajjaj est sorti, portant un vêtement teint au carthame. Il a dit : "Qu'y a-t-il, ô Abu Abdur Rahman ?" Il a répondu : "Nous devons avancer si tu veux suivre la Sunna." Al-Hajjaj a dit : "À cette heure-ci ?" Il a répondu : "Oui." Al-Hajjaj a dit : "Je vais me verser de l'eau dessus (me laver) puis je viendrai." Il a attendu jusqu'à ce qu'il vienne, puis il a marché entre mon père et moi. J'ai dit : "Si tu veux suivre la Sunna, alors fais un sermon court et dépêche-toi d'aller à Arafat." Il a regardé Ibn Umar pour entendre cela, et quand Ibn Umar l'a remarqué, il a dit : "Il dit la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°3016
Rapporté par Abdur-Rahman bin Yamur : J'ai vu le Messager d'Allah ﷺ quand des gens sont venus lui demander au sujet du Hajj. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Le Hajj, c'est Arafat. Celui qui arrive à la nuit d'Arafat avant l'aube de la nuit de Jam (Al-Muzdalifah), son Hajj est complet
- Sunan an-Nasa'i, n°3044
Rapporté par Abdur Rahman bin Yamur Ad-Daili : "J’ai vu le Prophète à Arafat quand des gens du Najd sont venus vers lui. Ils ont demandé à un homme de l’interroger sur le Hajj. Il a dit : 'Le Hajj, c’est Arafat. Celui qui arrive la nuit de Jam (Al-Muzdalifah) avant la prière du Subh, alors il a accompli le Hajj. Et les jours de Mina sont trois jours. Mais celui qui part en deux jours, il n’y a pas de faute pour lui, et celui qui reste, il n’y a pas de faute non plus.' Ensuite, il a fait monter un homme derrière lui et il a commencé à proclamer cela au peuple
- Sunan an-Nasa'i, n°3046
Rapporté par Abdur-Rahman bin Yazid : "Quand nous étions à Jam (Al-Muzdalifah), Ibn Masud a dit : 'J’ai entendu celui à qui la sourate Al-Baqarah a été révélée dire, à cet endroit : Labbaik Allahumma Labbaik
- Sunan an-Nasa'i, n°3070
Rapporté par Abdur-Rahman (c’est-à-dire bin Yazid) : On a dit à Abdullah bin Masud que certaines personnes lapidaient la Jamrat depuis le haut d’al-Aqabah. Il a alors lapidé depuis le bas de la vallée, puis il a dit : « C’est d’ici – par Celui en dehors de Qui il n’y a pas d’autre dieu – que celui à qui la sourate Al-Baqarah a été révélée a lapidé. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3071
Rapporté par Abdullah bin Yazid : Abdullah a lapidé la Jamrat avec sept cailloux, avec la Maison (la Kaaba) à sa gauche et Arafat à sa droite. Et il a dit : « C’est ici que celui à qui la sourate Al-Baqarah a été révélée s’est tenu. » (Sahih) Abu Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Je ne connais personne qui ait mentionné Mansur dans ce récit à part Ibn Abi Adi, et Allah le Très-Haut sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°3072
Rapporté par Abdur-Rahman bin Yazid : J’ai vu Ibn Masud lapider Jamratul Aqabah depuis le bas de la vallée, puis il a dit : « C’est ici – par Celui en dehors de Qui il n’y a pas d’autre dieu – que celui à qui la sourate Al-Baqarah a été révélée s’est tenu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3073
Rapporté par Al-A‘mash : J’ai entendu Al-Hajjaj dire : « Ne dites pas sourate Al-Baqarah, dites : “La sourate où la vache (Al-Baqarah) est mentionnée.” » J’ai raconté cela à Ibrahim, et il a dit : « Abdur-Rahman bin Yazid m’a dit qu’il était avec Abdullah quand il a lapidé Jamratul Aqabah. Il est descendu au milieu de la vallée, s’est placé en face – c’est-à-dire de la Jamrah – et a lancé sept cailloux en disant le Takbir à chaque caillou. J’ai dit : “Certaines personnes sont montées sur la montagne.” Il a dit : “C’est ici – par Celui en dehors de Qui il n’y a pas d’autre dieu – que celui à qui la sourate Al-Baqarah a été révélée a lapidé.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3086
Rapporté par Ibn 'Abbas : Abdur-Rahman bin Awf et certains de ses compagnons sont venus voir le Prophète à La Mecque et ont dit : "Ô Messager d'Allah ! Nous étions respectés quand nous étions polythéistes, et depuis que nous avons cru, nous sommes humiliés." Il a répondu : "J'ai reçu l'ordre de pardonner, donc ne combattez pas." Puis, quand Allah nous a permis d'émigrer à Médine, Il nous a ordonné de combattre, mais ils ont hésité. Ensuite, Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé : Avez-vous vu ceux à qui il a été dit de retenir leurs mains (de combattre) et d'accomplir la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°3089
Rapporté par Sa’eed bin Al-Musayyab et Salamah bin Abdur-Rahman, d'après Abu Hurairah : "J'ai entendu le Messager d'Allah dire : 'J'ai été envoyé avec des paroles concises et j'ai été soutenu par la crainte. Pendant que je dormais, les clés des trésors de la Terre m'ont été apportées et placées dans mes mains.' Abu Hurairah a dit : Le Messager d'Allah est parti et vous êtes en train de les acquérir
- Sunan an-Nasa'i, n°3094
Rapporté par Anas bin Malik : "Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est décédé, certains Arabes ont apostasié. 'Umar a dit : 'Ô Abu Bakr, comment peux-tu combattre les Arabes ?' Abu Bakr a répondu : 'Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah, qu'ils accomplissent la prière et qu'ils paient la Zakat. Par Allah, s'ils me refusent une petite chèvre qu'ils donnaient au Messager d'Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela.' ('Umar a dit) : 'Par Allah, quand j'ai vu qu'(Abu) Bakr était sûr de cette idée, j'ai compris que c'était la vérité.'" Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : 'Imran Al Qattan n'est pas fiable dans le hadith, et ce récit est une erreur. Celui qui précède est le récit correct d'Az-Zuhri, d'après 'Ubaidullah bin 'Abdullah bin 'Utbah, d'après Abu Hurairah
- Sunan an-Nasa'i, n°3099
Rapporté par Sahl bin Sa'd : "J'ai vu Marwan bin Al-Hakam assis et je suis venu m'asseoir avec lui. Il nous a raconté que Zaid bin Thabit lui avait dit que le verset suivant avait été révélé au Messager d'Allah (ﷺ) : (Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux et ceux qui luttent avec ardeur dans la voie d'Allah). Ensuite, Ibn Umm Maktum est venu pendant qu'il me le dictait (à moi, Zaid), et a dit : 'Ô Messager d'Allah ! Si je pouvais partir pour le Jihad, je le ferais.' Alors Allah, le Puissant et Majestueux, lui a révélé – alors que sa cuisse touchait la mienne et qu'elle devint si lourde que j'ai cru qu'elle allait se briser, jusqu'à la fin de la révélation – : 'Sauf ceux qui sont handicapés (par une blessure, la cécité ou la boiterie).'" [1] Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Ce 'Abdur-Rahman bin Ishaq est tolérable, tandis que 'Abdur-Rahman bin Ishaq, dont rapportent 'Ali bin Mushir, abu Mu'awiyah, et 'Abdul-Wahid bin Ziyad d'An-Nu'man bin Sa'd – il n'est pas digne de confiance. [1] An-Nisa' 4:
- Sunan an-Nasa'i, n°3119
Rapporté par Abu 'Abdur-Rahman Al-Hubuli, qui a entendu Abu Ayyub Al-Ansari dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Sortir avant et après midi pour la cause d’Allah vaut mieux que tout ce sur quoi le soleil se lève et se couche. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3137
Rapporté par Abu Hurairah : Un homme du Sham lui a dit : « Ô Cheikh, raconte-moi un hadith que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ). » (Il a dit : « Oui ; j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire :) « Les premiers à être jugés le Jour de la Résurrection seront trois personnes. Un homme qui a été martyrisé. On l’amènera et Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Il dira : Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? Il dira : J’ai combattu pour Toi jusqu’à être martyrisé. Il dira : Tu mens. Tu as combattu pour qu’on dise que tu es courageux, et cela a été dit. Puis Il ordonnera qu’on le traîne sur son visage et qu’on le jette dans le Feu. (Le second sera) un homme qui a acquis la connaissance, l’a enseignée aux autres et a lu le Coran. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Il dira : Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? Il dira : J’ai acquis la connaissance, je l’ai enseignée, et j’ai lu le Coran pour Toi. Il dira : Tu mens. Tu as acquis la connaissance pour qu’on dise que tu es savant ; tu as lu le Coran pour qu’on dise que tu es un récitant, et cela a été dit. Puis Il ordonnera qu’on le traîne sur son visage et qu’on le jette dans le Feu. (Le troisième sera) un homme qu’Allah a rendu riche et à qui Il a donné toutes sortes de biens. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Il dira : Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? Il dira : Je n’ai laissé aucune voie où Tu aimes que l’on dépense – Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Je n’ai pas compris “ce que Tu aimes” comme je l’aurais voulu [1] – “mais j’ai dépensé.” Il dira : “Tu mens. Tu as dépensé pour qu’on dise que tu étais généreux, et cela a été dit.” Puis Il ordonnera qu’on le traîne sur son visage et qu’on le jette dans le Feu. » [1] C’est-à-dire qu’il n’a pas entendu ou compris la suite aussi bien qu’il l’aurait voulu, mais c’était similaire à ce qui suit concernant la dépense
- Sunan an-Nasa'i, n°3208
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté de 'Alqamah et Al-Aswad que 'Abdullah a dit : "Le Messager d'Allah nous a dit : 'Que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie, et celui qui ne le peut pas, qu'il jeûne, car cela sera une protection pour lui.'" Abu Abdur-Rahman a dit : (La mention de) Al-Aswad dans ce hadith n'est pas confirmée
- Sunan an-Nasa'i, n°3211
Rapporté par 'Alqamah : Il a été rapporté que 'Alqamah a dit : "Je marchais avec 'Abdullah à Mina et il a rencontré 'Uthman qui s'est arrêté avec lui et a discuté avec lui. Il a dit : 'Ô Abu Abdur-Rahman ! Ne veux-tu pas que je te marie à une jeune fille ? Peut-être qu'elle te rappellera ta jeunesse ?' 'Abdullah a dit : 'Comme tu dis cela, cela me rappelle que le Messager d'Allah nous a dit : Ô jeunes gens, que celui d'entre vous qui en a les moyens se marie
- Sunan an-Nasa'i, n°3214
Rapporté par Samurah bin Jundab : Il a été rapporté de Samurah bin Jundab que le Prophète ﷺ a interdit le célibat. Abu Abdur-Rahman a dit : Qatadah est plus fiable et retient mieux les récits qu'Ash'ath, mais le hadith d'Ash'ath (ici) semble être le bon. Allah, Le Très-Haut, sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°3215
Rapporté par Abu Salamah : Il a été rapporté de Abu Salamah que Abu Hurairah a dit : "J'ai dit : 'Ô Messager d'Allah, je suis un jeune homme et je crains la difficulté pour moi-même, mais je n'ai pas les moyens de me marier ; dois-je me castrer ?'" Le Prophète ﷺ s'est détourné de lui jusqu'à ce qu'il le répète trois fois. Puis le Prophète ﷺ a dit : "Ô Abu Hurairah, tout est déjà écrit concernant ce qui t'attend, alors (c'est à toi de voir si) tu veux te castrer ou non." Abu Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Al-Awzai n'a pas entendu ce récit de Az-Zuhri, et ce hadith est authentique, Yunus l'a rapporté de Az-Zuhri
- Sunan an-Nasa'i, n°3237
Rapporté par 'Amir bin Shurahbil Ash-Sha'bi : J'ai entendu Fatimah bint Qais, l'une des premières femmes émigrées, dire : "'Abdur-Rahman bin 'Awf m'a demandé en mariage, ainsi que d'autres compagnons de Muhammad. Et le Messager d'Allah m'a proposé d'épouser son affranchi, Usamah bin Zaid. On m'a dit que le Messager d'Allah avait dit : 'Celui qui m'aime doit aimer Usamah.' Quand le Messager d'Allah m'a parlé, j'ai dit : 'Mes affaires sont entre tes mains ; marie-moi à qui tu veux.' Il a dit : 'Va chez Umm Sharik.' Umm Sharik était une femme Ansari riche qui dépensait beaucoup pour la cause d'Allah et recevait beaucoup de monde. J'ai dit : 'Je vais le faire.' Il a répondu : 'Ne le fais pas, car Umm Sharik a beaucoup d'invités, et je ne voudrais pas que ton voile tombe ou que tes jambes se découvrent, et que les gens voient quelque chose de toi que tu ne veux pas montrer. Va plutôt chez ton cousin 'Abdullah bin 'Amr bin Umm Maktum, un homme de Banu Fihr.' Alors je suis allée chez lui
- Sunan an-Nasa'i, n°3244
Rapporté par Muhammad bin 'Abdur-Rahman bin Thawban : Ils ont interrogé Fatimah bint Qais sur son histoire et elle a dit : "Mon mari m'a divorcée trois fois, et il me donnait à manger une nourriture qui n'était pas bonne." Elle a dit : "Par Allah, si j'avais droit à une pension et à un logement, je les aurais réclamés et je n'aurais pas accepté cela." Le représentant a dit : "Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension." Elle a dit : "Je suis allée voir le Prophète et je lui ai expliqué la situation, et il m'a dit : 'Tu n'as pas droit à un logement ni à une pension ; observe ta 'Iddah dans la maison d'untel.' Elle a dit : 'Ses compagnons venaient chez elle.' Puis il a dit : 'Observe ta 'Iddah dans la maison d'Ibn Umm Maktum, qui est aveugle, et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi.'" Elle a dit : "Quand ma 'Iddah s'est terminée, je l'ai informé. Le Messager d'Allah a dit : 'Qui t'a demandée en mariage ?' J'ai répondu : 'Mu'awiyah et un autre homme des Quraysh.' Il a dit : 'Quant à Mu'awiyah, c'est un jeune des Quraysh qui n'a rien, et l'autre est un mauvais homme sans aucun bien. Épouse plutôt Usamah bin Zaid.'" Elle a dit : "Je n'aimais pas cette idée." Mais il lui a répété trois fois, alors elle l'a épousé
- Sunan an-Nasa'i, n°3283
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : L’épouse de Rifa’ah est venue voir le Messager d’Allah et a dit : « Rifa’ah m’a divorcée de façon définitive. Ensuite, j’ai épousé 'Abdur-Rahman bin Az-Zubair, et ce qu’il a, c’est comme la frange d’un vêtement. » Le Messager d’Allah a souri et a dit : « Veux-tu retourner auprès de Rifa’ah ? Non, pas avant qu’il ('Abdur-Rahman) ait goûté à ta douceur et que tu aies goûté à la sienne. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3327
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Bishr bin Mas'ud, qui attribue le hadith à Abu Sa'eed Al-Khudri : On a parlé du coït interrompu devant le Messager d’Allah ﷺ et il a dit : « Pourquoi faites-vous cela ? » Nous avons répondu : « Un homme peut avoir une épouse et avoir des rapports avec elle, mais il ne veut pas qu’elle tombe enceinte, ou il peut avoir une concubine et avoir des rapports avec elle, mais il ne veut pas qu’elle tombe enceinte. » Il a dit : « Cela ne change rien si vous faites cela, car tout dépend du destin (Al-Qadr). »
- Sunan an-Nasa'i, n°3351
Rapporté par Anas bin Malik : 'Abdur-Rahman bin 'Awf est venu voir le Prophète ﷺ avec des traces de parfum jaune sur lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé (à ce sujet) et il lui a dit qu’il avait épousé une femme parmi les Ansar. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Combien lui as-tu donné ? » Il a répondu : « Un Nawah (cinq dirhams) d’or. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Organise un festin de mariage (Walima), même si ce n’est qu’avec un mouton. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3352
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Awf : Le Messager d’Allah ﷺ m’a vu joyeux car je venais de me marier. J’ai dit : « Je me suis marié avec une femme des Ansar. » Il a demandé : « Combien lui as-tu donné comme dot ? » J’ai répondu : « Un Nawah (cinq dirhams) en or. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3353
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Amr : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tout ce qui est donné comme dot, cadeau ou promis à une femme avant le mariage lui appartient. Ce qui est donné après le mariage appartient à celui à qui cela a été donné. Et la personne qui mérite le plus d’être honorée, c’est celle qui marie sa fille ou sa sœur. » Ceci est la formulation de ‘Abdullah (l’un des rapporteurs)
- Sunan an-Nasa'i, n°3354
Rapporté par 'Alqamah et Al-Aswad : Un homme a été amené à ‘Abdullah car il avait épousé une femme sans fixer de dot, puis il est décédé avant de consommer le mariage. ‘Abdullah a dit : « Demandez s’il existe un rapport à ce sujet. » Ils ont répondu : « Ô Abu ‘Abdur-Rahman, nous n’avons rien trouvé à ce sujet. » Il a dit : « Je vais donner mon avis, et s’il est juste, cela vient d’Allah. Elle doit recevoir une dot équivalente à celle de ses semblables, sans injustice, elle peut hériter de lui et doit observer la ‘Iddah. » Un homme d’Ashja’ s’est levé et a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a rendu un jugement similaire parmi nous pour une femme appelée Birwa’ bint Washiq. Elle s’était mariée avec un homme qui est mort avant la consommation du mariage, et le Messager d’Allah ﷺ a décidé qu’elle devait recevoir une dot comme celle de ses semblables, qu’elle pouvait hériter et qu’elle devait observer la ‘Iddah. » ‘Abdullah a levé les mains et a prononcé le Takbir
- Sunan an-Nasa'i, n°3361
Rapporté par An-Nu’man bin Bashir : Un homme appelé ‘Abdur-Rahman bin Hunain ou Yunbaz Qurqur a eu des rapports avec la servante de sa femme, et l’affaire a été portée devant An-Nu’man bin Bashir. Il a dit : « Je vais juger comme l’a fait le Messager d’Allah ﷺ. Si elle t’a laissé faire, je te fouetterai ; si elle ne t’a pas laissé faire, je te lapiderai (jusqu’à la mort). » Elle l’avait laissé faire, alors il l’a fouetté de cent coups de fouet. (Un des rapporteurs) Qatadah a dit : « J’ai écrit à Habib bin Salim et il m’a répondu avec cette information. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3372
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ a vu des traces de parfum jaune sur ‘Abdur-Rahman et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme pour un Nawah (cinq dirhams) en or. » Il a dit : « Qu’Allah te bénisse. Organise un Walimah (festin de mariage) même si c’est avec un seul mouton. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3373
Rapporté par Anas : ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf est venu avec une trace de safran sur lui, et le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Pourquoi cela ? » Il a répondu : « Je me suis marié. » Il a demandé : « Quelle dot as-tu donnée ? » Il a répondu : « Le poids d’un Nawah (cinq dirhams) en or. » Il a dit : « Organise un Walimah (festin de mariage) même si c’est avec un seul mouton. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3374
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ a vu une trace de parfum jaune sur moi – comme s’il parlait de ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf – et a demandé : « Pourquoi cela ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme parmi les Ansar. » Il a dit : « Organise un Walimah (festin de mariage) même si c’est avec un seul mouton. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3388
Rapporté par Humaid At-Tawil, ayant entendu Anas : Le Messager d’Allah a établi un lien de fraternité entre certains des Quraysh et certains des Ansar, et il a fait ce lien entre Sa’d bin Ar-Rabi’ et ‘Abdur-Rahman bin ‘Awf. Sa’d lui a dit : “J’ai des biens, je vais les partager avec toi. J’ai aussi deux femmes, regarde celle que tu préfères, je la divorcerai et, quand sa période d’attente sera terminée, tu pourras l’épouser.” Il a répondu : “Qu’Allah bénisse ta famille et tes biens. Montre-moi plutôt où est le marché.” Il n’est pas revenu avant d’avoir gagné un peu de beurre et de fromage. Le Messager d’Allah a vu des traces de parfum jaune sur moi et a dit : “Pourquoi ce parfum ?” J’ai répondu : “Je me suis marié avec une femme des Ansar.” Il a dit : “Fais un festin de mariage, même avec un seul mouton.”
- Sunan an-Nasa'i, n°3408
Rapporté par 'Aishah : La femme de Rifa'ah Al-Qurazi est venue voir le Messager d'Allah et a dit : "Ô Messager d'Allah ! Je me suis mariée avec 'Abdur-Rahman bin Az-Zabir, et ce qu'il a, c'est comme cette frange." Le Messager d'Allah a dit : "Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa'ah ? Non, pas avant qu'il ('Abdur-Rahman) ait goûté à ta douceur et que tu aies goûté à sa douceur
- Sunan an-Nasa'i, n°3409
Rapporté par 'Aishah : La femme de Rifa'ah Al-Qurazi est venue voir le Prophète alors qu'Abu Bakr était avec lui, et elle a dit : "Ô Messager d'Allah ! J'étais mariée à Rifa'ah Al-Qurazi et il m'a divorcée de façon irrévocable. Ensuite, je me suis mariée avec 'Abdur-Rahman bin Az-Zabir, et par Allah, ô Messager d'Allah, ce qu'il a, c'est comme cette frange." Et elle a montré une frange de son jilbab. Khalid bin Sa'eed était à la porte et ne l'a pas laissée entrer. Il a dit : "Ô Abu Bakr, n'entends-tu pas cette femme parler ainsi devant le Messager d'Allah ?" Il a dit : "Veux-tu retourner auprès de Rifa'ah ? Non, pas avant que tu aies goûté à sa douceur et qu'il ait goûté à ta douceur
- Sunan an-Nasa'i, n°3411
Rapporté par 'Aishah : La femme de Rifa'ah est venue voir le Messager d'Allah et a dit : "Mon mari m'a divorcée de façon irrévocable. Ensuite, je me suis mariée avec 'Abdur-Rahman bin Az-Zabir et ce qu'il a, c'est comme la frange d'un vêtement." Le Messager d'Allah a souri et a dit : "Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa'ah ? Non, pas avant qu'il ait goûté à ta douceur et que tu aies goûté à sa douceur
- Sunan an-Nasa'i, n°3423
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Ka'b bin Malik, d'après son père : J'ai entendu mon père Ka'b bin Malik - qui était l'un des trois dont le repentir a été accepté - dire : "Le Messager d'Allah nous a envoyé un message à moi et à mes deux compagnons disant : Le Messager d'Allah vous ordonne de vous éloigner de vos femmes. J'ai dit à son envoyé : Dois-je divorcer de ma femme, ou que dois-je faire ? Il a dit : Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle. J'ai dit à ma femme : Va chez ta famille et reste avec eux. Elle y est donc allée
- Sunan an-Nasa'i, n°3424
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Ka'b bin Malik, d'après 'Abdullah bin Ka'b : J'ai entendu Ka'b raconter l'histoire où il est resté en arrière et n'a pas rejoint le Messager d'Allah lors de l'expédition de Tabuk. Il a dit : "L'envoyé du Messager d'Allah est venu me voir et a dit : 'Le Messager d'Allah t'ordonne de t'éloigner de ta femme.' J'ai dit : 'Dois-je la divorcer, ou que dois-je faire ?' Il a dit : 'Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle.' Et il a envoyé des instructions similaires à mes deux compagnons. J'ai dit à ma femme : 'Va chez ta famille et reste avec eux jusqu'à ce qu'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, décide de cette affaire
- Sunan an-Nasa'i, n°3425
Rapporté par Ma'qil, d'après Az-Zuhri, qui a dit : Abdur-Rahman bin 'Abdullah bin Ka'b a raconté que son oncle paternel 'Ubaidullah bin Ka'b a dit : "J'ai entendu mon père Ka'b dire : Le Messager d'Allah nous a envoyé un message à moi et à mes deux compagnons disant : Le Messager d'Allah vous ordonne de vous éloigner de vos femmes. J'ai dit à l'envoyé : Dois-je divorcer de ma femme, ou que dois-je faire ? Il a dit : Non, éloigne-toi simplement d'elle et ne t'approche pas d'elle. J'ai dit à ma femme : Va chez ta famille et reste avec eux jusqu'à ce qu'Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, décide (de mon sort). Elle y est donc allée
- Sunan an-Nasa'i, n°3426
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Ka'b bin Malik, d'après son père : L'envoyé du Messager d'Allah est venu me voir et a dit : "Éloigne-toi de ta femme." J'ai dit : "Dois-je la divorcer ?" Il a dit : "Non, mais ne t'approche pas d'elle." Et il (le narrateur) n'a pas mentionné (les mots) : "Va chez ta famille
- Sunan an-Nasa'i, n°3433
Rapporté par Abu Hurairah : (Un des rapporteurs) 'Abdur-Rahman a dit : "Le Messager d'Allah ﷺ a dit : 'Allah, le Très-Haut, a pardonné à ma communauté tout ce qui leur vient à l'esprit, tant qu'ils n'en parlent pas ou ne le mettent pas en pratique
- Sunan an-Nasa'i, n°3454
Rapporté par Yahya bin Abi Bukair Al-Karmani : Shu'bah nous a rapporté, d'après 'Abdur-Rahman bin Al-Qasim, de son père, de 'Aishah رضي الله عنها. (Shu'bah précisa : "'Abdur-Rahman était l'exécuteur testamentaire de son père.") Shu'bah dit : "J'avais peur de lui demander : 'As-tu entendu cela de ton père ?'" — 'Aishah رضي الله عنها a dit : "J'ai interrogé le Messager d'Allah ﷺ à propos de Barirah, car je voulais l'acheter mais il était stipulé que le Wala' reviendrait à ses anciens maîtres. Il a dit : 'Achète-la, car le Wala' revient à celui qui affranchit l'esclave.' Et on lui a donné le choix, car son mari était un esclave." Puis il ajouta : "Je ne sais pas." — "On a ensuite apporté de la viande au Messager d'Allah ﷺ, et on lui a dit : 'C'est de la viande donnée en aumône à Barirah.' Il a dit : 'C'est une aumône pour elle et un cadeau pour nous
- Sunan an-Nasa'i, n°3462
Rapporté par Yahya bin Sa'eed, d'après 'Amrah bint 'Abdur-Rahman, qui lui a raconté au sujet de Habibah bint Sahl : Elle était mariée à Thabit bin Qais bin Shammas. Le Messager d'Allah ﷺ est sorti pour la prière du matin et a trouvé Habibah bint Sahl devant sa porte à la fin de la nuit. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Qui est là ?" Elle répondit : "Je suis Habibah bint Sahl, ô Messager d'Allah." Il demanda : "Qu'y a-t-il ?" Elle répondit : "Je ne peux pas vivre avec Thabit bin Qais" — son mari. Quand Thabit bin Qais arriva, le Messager d'Allah ﷺ lui dit : "Voici Habibah bint Sahl et elle a dit ce qu'Allah a voulu qu'elle dise." Habibah dit : "Ô Messager d'Allah, tout ce qu'il m'a donné est avec moi." Le Messager d'Allah ﷺ dit : "Prends-le d'elle." Il le prit donc, et elle retourna vivre avec sa famille
- Sunan an-Nasa'i, n°3473
Rapporté par Abdul-Malik bin Abi Sulaiman : J'ai entendu Sa'eed bin Jubair dire : "On m'a interrogé sur les deux personnes qui font le Li'an pendant le gouvernement d'Ibn Az-Zubair — devaient-elles être séparées ? Je ne savais pas quoi répondre, alors je suis allé chez Ibn 'Umar et j'ai dit : 'Ô Abu 'Abdur-Rahman, doit-on séparer les deux qui font le Li'an ?' Il a dit : 'Oui, Subhan Allah ! Le premier à avoir posé cette question fut un tel, fils d'un tel, qui a dit : 'Ô Messager d'Allah, que penses-tu si l'un de nous voit sa femme commettre une faute grave, et s'il en parle, il dit quelque chose de très grave, mais s'il se tait, il garde le silence sur une chose très grave ?' Il ne lui a pas répondu, puis plus tard il est revenu et a dit : 'J'ai été éprouvé par la question que je t'avais posée.' Alors Allah, le Puissant et Majestueux, a révélé ces versets dans la sourate An-Nur : 'Et ceux qui accusent leurs femmes...' jusqu'à : 'Et le cinquième témoignage doit être que la colère d'Allah soit sur elle s'il dit la vérité.' Il a donc commencé par l'homme, l'exhortant, lui rappelant que la punition d'ici-bas est moins grave que celle de l'au-delà. Il dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne mens pas.' Puis il s'est tourné vers la femme, l'a exhortée et lui a rappelé. Elle dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, il ment.' Il a donc commencé par l'homme, qui a témoigné quatre fois par Allah qu'il disait la vérité, et la cinquième fois il a invoqué la malédiction d'Allah sur lui s'il mentait. Puis il s'est tourné vers la femme, qui a témoigné quatre fois par Allah qu'il mentait, et la cinquième fois elle a invoqué la colère d'Allah sur elle s'il disait la vérité. Ensuite, il les a séparés
- Sunan an-Nasa'i, n°3511
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "On a demandé à Ibn 'Abbas au sujet d’une femme qui accouche un jour après la mort de son mari : 'Peut-elle se remarier ?' Il a répondu : 'Non, pas avant la fin de la plus longue des deux périodes.' Il a dit : 'Allah dit : Et pour celles qui sont enceintes (qu’elles soient divorcées ou veuves), leur 'Idda est jusqu’à ce qu’elles accouchent.' Il a ajouté : 'Cela ne concerne que le divorce.' Abu Hurairah a dit : 'Je suis d’accord avec le fils de mon frère' – c’est-à-dire Abu Salamah. Il a envoyé son esclave Kuraib et lui a dit : 'Va demander à Umm Salamah : Est-ce que c’était la Sunna du Messager d’Allah ?' Il est revenu et a dit : 'Oui, Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché vingt jours après la mort de son mari, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier, et Abu As-Sanabil faisait partie de ceux qui lui ont fait une demande en mariage
- Sunan an-Nasa'i, n°3512
Rapporté par Sulaiman bin Yasir : Abu Hurairah, Ibn 'Abbas et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman discutaient de la période de 'Idda d’une femme dont le mari meurt, et qui accouche après la mort de son mari. Ibn 'Abbas a dit : "Elle doit observer la plus longue des deux périodes." Abu Salamah a dit : "Non, elle peut se remarier dès qu’elle a accouché." Abu Hurairah a dit : "Je suis d’accord avec le fils de mon frère." Ils ont donc envoyé un message à Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ, et elle a dit : "Subai'ah Al-Aslamiyyah a accouché peu après la mort de son mari ; elle a consulté le Messager d’Allah ﷺ et il lui a dit de se remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3514
Rapporté par Sulaiman bin Yasar : 'Abdullah bin 'Abbas et Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman étaient en désaccord au sujet d’une femme qui a accouché un jour après la mort de son mari. 'Abdullah bin 'Abbas a dit : "(Elle doit attendre) la plus longue des deux périodes." Abu Salamah a dit : "Quand elle a accouché, il lui est permis de se remarier." Abu Hurairah est arrivé et a dit : "Je suis d’accord avec le fils de mon frère" – c’est-à-dire Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman. Ils ont envoyé Kuraib, l’esclave affranchi d’Ibn 'Abbas, demander à Umm Salamah à ce sujet. Il est revenu et leur a dit qu’elle avait dit : "Subai'ah a accouché un jour après la mort de son mari ;" elle en a parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : "Il t’est permis de te remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3515
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "Ibn 'Abbas, Abu Hurairah et moi étions ensemble, et Ibn 'Abbas a dit : 'Si une femme accouche après la mort de son mari, sa 'Idda est la plus longue des deux périodes.'" Abu Salamah a dit : "Nous avons envoyé Kuraib demander à Umm Salamah à ce sujet. Il est revenu et nous a dit de sa part que le mari de Subai'ah était mort et qu’elle avait accouché quelques jours après sa mort, et le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier
- Sunan an-Nasa'i, n°3516
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Zainab bint Abi Salamah lui a raconté, de la part de sa mère Umm Salamah, l’épouse du Prophète ﷺ : "Une femme de la tribu d’Aslam, appelée Subai'ah, était mariée et son mari est mort alors qu’elle était enceinte. Abu As-Sanabil bin Ba'kak lui a fait une demande en mariage mais elle a refusé. Il a dit : 'Tu ne peux pas te remarier avant d’avoir observé la plus longue des deux périodes.' Environ vingt jours plus tard, elle a accouché. Elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et il lui a dit : 'Remarie-toi
- Sunan an-Nasa'i, n°3517
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : "Alors qu’Abu Hurairah et moi étions avec Ibn 'Abbas, une femme est venue et a dit que son mari était mort alors qu’elle était enceinte, puis elle a accouché moins de quatre mois après la mort de son mari. Ibn 'Abbas a dit : '(Tu dois attendre) la plus longue des deux périodes.'" Abu Salamah a dit : "Un Compagnon du Prophète m’a raconté que Subai'ah Al-Aslamiyyah est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit que son mari était mort alors qu’elle était enceinte, et qu’elle avait accouché moins de quatre mois après sa mort. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit de se remarier. Abu Hurairah a dit : 'Et j’en suis témoin
- Sunan an-Nasa'i, n°3521
Rapporté par Muhammad : "J’étais assis avec des gens à Al-Kufah dans une grande assemblée des Ansar, parmi lesquels se trouvait 'Abdur-Rahman bin Abi Laila. Ils ont parlé de l’histoire de Subai'ah et j’ai mentionné ce qu’avait dit 'Abdullah bin 'Utbah bin Mas'ud dans le sens." (Un des rapporteurs) Ibn 'Awn a dit : "quand elle accouche." Ibn Abi Layla a dit : "Mais son oncle paternel n’a pas dit cela." J’ai élevé la voix et dit : "Oserais-je mentir sur 'Abdullah bin 'Utbah alors qu’il est près d’Al-Kufah ?" Il a dit : "Puis j’ai rencontré Malik et lui ai demandé : 'Qu’a dit Ibn Mas'ud à propos de l’histoire de Subai'ah ?' Il a dit : 'Il a dit : "Allez-vous être trop stricts avec elle et ne pas lui accorder la facilité (concernant la 'Idda) ? La sourate la plus courte sur les femmes (At-Talaq) a été révélée après la plus longue (Al-Baqarah)
- Sunan an-Nasa'i, n°3545
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Asim : Fatimah bint Qais – qui était mariée à un homme de Banu Makhzum – lui a dit que son mari l’a divorcée trois fois. Il est parti en expédition militaire et a demandé à son représentant de lui donner une pension. Elle a trouvé cela insuffisant, alors elle est allée voir l’une des épouses du Prophète ﷺ, et le Messager d’Allah ﷺ est arrivé pendant qu’elle était là. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, voici Fatimah bint Qais qui a été divorcée par untel. Il lui a envoyé une pension mais elle l’a refusée. Il a dit que ce n’était pas une obligation (mais un geste de sa part). » Il a dit : « Il dit la vérité. » Le Prophète ﷺ a dit : « Va chez Umm Kulthum et observe ta ‘Idda dans sa maison. » Puis il a dit : « Umm Kulthum reçoit beaucoup de visiteurs. Va chez ‘Abdullah bin Umm Maktum car il est aveugle. » Elle est donc allée chez ‘Abdullah et a observé sa ‘Idda dans sa maison, jusqu’à la fin de sa période. Ensuite, Abu Al-Jahm et Mu’awiyah bin Abi Sufyan lui ont fait une demande en mariage. Elle est donc venue consulter le Messager d’Allah ﷺ à leur sujet. Il a dit : « Quant à Abu Al-Jahm, c’est un homme dont je crains les coups de bâton pour toi. Quant à Mu’awiyah, il n’a pas d’argent. » Elle a donc épousé Usamah bin Zaid après cela
- Sunan an-Nasa'i, n°3546
Rapporté par Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman : Fatimah bint Qais lui a dit qu’elle était mariée à Abu 'Amr bin Hafs bin Al-Mughirah, qui l’a divorcée en lui donnant le dernier des trois divorces. Fatimah a dit qu’elle est venue consulter le Messager d’Allah ﷺ au sujet de quitter sa maison. Il lui a dit d’aller dans la maison d’Ibn Umm Maktum, l’aveugle. Marwan a refusé de croire Fatimah concernant le fait qu’une femme divorcée pouvait quitter sa maison. 'Urwah a dit : « Aïcha a critiqué Fatimah à ce sujet. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3565
Rapporté par Abu Wahb, qui était un Compagnon du Prophète : "Le Messager d’Allah a dit : 'Donnez à vos enfants les noms des prophètes. Les noms les plus aimés d’Allah, le Puissant et Majestueux, sont 'Abdullah et 'Abdur-Rahman. Gardez des chevaux ; caressez leur crinière et leur arrière-train, et préparez-les pour le Jihad, mais ne les préparez pas pour venger des personnes tuées avant l’islam. Cherchez Kumait, les chevaux avec une marque blanche sur le visage et des pieds blancs, ou les chevaux roux avec une marque blanche sur le visage et des pieds blancs, ou les chevaux noirs avec une marque blanche sur le visage et des pieds blancs
- Sunan an-Nasa'i, n°3609
Rapporté par Abu Salamah ibn 'Abdur-Rahman : « 'Uthman est apparu à la fenêtre alors qu’on l’assiégeait et a dit : “Par Allah, je demande à celui qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ, le jour où la montagne a tremblé avec lui, et qu’il l’a frappée du pied en disant : ‘Reste tranquille, car il n’y a sur toi qu’un Prophète, un véridique et deux martyrs,’ et j’étais avec lui.” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. Puis il dit : “Par Allah, je demande à celui qui a vu le Messager d’Allah ﷺ, le jour du serment d’Al-Ridwan, dire : ‘Ceci est la main d’Allah et ceci est la main de 'Uthman.’” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. Il dit : “Par Allah, je demande à celui qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, le jour de l’armée d’Al-‘Usrah (Tabuk) : ‘Qui va dépenser et cela sera accepté ?’ Et j’ai équipé la moitié de l’armée avec mes propres biens.” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. Puis il dit : “Par Allah, je demande à celui qui a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : ‘Qui ajoutera à cette mosquée en échange d’une maison au Paradis,’ et je l’ai achetée avec mes propres biens.” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. Puis il dit : “Par Allah, je demande à celui qui a vu la vente du puits de Rumah, et je l’ai acheté avec mes propres biens et j’ai permis aux voyageurs d’en profiter.” Certains hommes ont répondu et confirmé cela. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3610
Rapporté par 'Abdur-Rahman Al-Sulami : « Lorsque 'Uthman fut assiégé dans sa maison, les gens se rassemblèrent autour de lui et il leur fit le même récit. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3744
Rapporté par Al-Laith, d'après Ibn Shihab, d'après Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman, de Jabir, qui a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : 'Celui qui fait un don à vie à un homme, cela lui appartient ainsi qu'à ses héritiers ; ses paroles (lorsqu'il a fait le don) mettent fin à ses droits sur ce bien, et cela appartient à celui à qui il a été donné selon l''Umra, ainsi qu'à ses héritiers
- Sunan an-Nasa'i, n°3746
Rapporté par Shua'ib, d'après Az-Zuhri, qui a dit : "Abu Salamah bin 'Abdur-Rahman m'a rapporté que Jabir lui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a jugé que celui qui fait un don à vie à un homme, cela lui appartient ainsi qu'à ses héritiers. Cela appartient à celui à qui cela a été donné, selon l''Umra. Cela sera hérité de son bénéficiaire selon les règles d'héritage et les droits établis par Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3750
Rapporté par Hisham : « Yahya bin Abi Kathir nous a rapporté, il a dit : ‘Abu Salamah bin ‘Abdur-Rahman m’a rapporté, il a dit : J’ai entendu Jabir dire : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Un don à vie appartient à celui à qui il a été donné.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3758
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Alqamah Ath-Thaqafi : « La délégation de Thaqif est venue voir le Messager d’Allah ﷺ en apportant un cadeau. Il a dit : “Est-ce un cadeau ou une aumône ?” Si c’était un cadeau, c’était pour le Messager d’Allah ﷺ et pour obtenir ce dont ils avaient besoin, et si c’était une aumône, alors c’était pour la cause d’Allah. Ils ont dit : “C’est un cadeau.” Alors il l’a accepté d’eux, s’est assis avec eux, ils ont posé des questions, jusqu’à ce qu’il prie le Zuhr avec le ‘Asr. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3774
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Samurah : Le Prophète ﷺ a dit : « Ne jurez pas par vos ancêtres ni par de faux dieux (At-Tawaghit). »
- Sunan an-Nasa'i, n°3782
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Samurah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si l’un de vous fait un serment, puis voit quelque chose de meilleur, qu’il offre une expiation pour son serment, regarde ce qui est meilleur et le fasse. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3783
Rapporté par Abdur-Rahman bin Samurah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si tu fais un serment, offre une expiation pour ton serment, puis fais ce qui est meilleur. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3784
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Samurah : Le Prophète ﷺ a dit : « Si tu fais un serment, puis tu vois quelque chose de meilleur, alors offre une expiation pour ton serment et fais ce qui est meilleur. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3789
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Samurah : Le Prophète ﷺ m’a dit : « Si tu fais un serment et que tu vois quelque chose de meilleur, alors fais ce qui est meilleur et offre une expiation pour ton serment. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3790
Rapporté par Abdur-Rahman bin Samurah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si tu fais un serment, puis tu vois quelque chose de meilleur, alors fais ce qui est meilleur et offre une expiation pour ton serment. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3791
Rapporté par Abdur-Rahman bin Samurah : Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Si tu fais un serment, puis tu vois quelque chose de meilleur, fais ce qui est meilleur et offre une expiation pour ton serment. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3824
Rapporté par Abdur-Rahman bin Ka'b bin Malik : 'Abdullah bin Ka'b a dit : « J'ai entendu Ka'b bin Malik raconter l'histoire où il est resté en arrière et n'a pas rejoint le Messager d'Allah lors de l'expédition de Tabuk. Il a dit : 'Quand je me suis assis devant lui, j'ai dit : "Ô Messager d'Allah, dans le cadre de mon repentir, je veux donner mes biens en aumône à Allah et à Son Messager." Le Messager d'Allah a dit : "Garde une partie de tes biens pour toi ; c'est mieux pour toi." J'ai dit : "Je garderai ma part qui se trouve à Khaibar." »
- Sunan an-Nasa'i, n°3849
Rapporté par 'Imran bin Husain : Le Messager d'Allah a dit : "Il n'y a pas de vœu pour le fils d'Adam concernant ce qu'il ne possède pas, ni pour accomplir un acte de désobéissance envers Allah, le Tout-Puissant et Sublime." 'Ali bin Zaid a rapporté différemment – car il l’a transmis d’Al-Hasan, de 'Abdur-Rahman bin Samurah
- Sunan an-Nasa'i, n°3850
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Samurah : Le Prophète a dit : "Il n'y a pas de vœu pour commettre un acte de désobéissance, ni concernant ce que le fils d'Adam ne possède pas
- Sunan an-Nasa'i, n°4002
Rapporté par Sa'eed bin Jubair : Abdur-Rahman bin Abi Laila m'a dit de demander à Ibn 'Abbas à propos de deux versets : "Et quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution sera l'Enfer." Je lui ai demandé et il a dit : "Rien de cela n'a été abrogé." (Et je lui ai demandé à propos du verset) : "Et ceux qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah, et ne tuent pas la personne qu'Allah a interdite, sauf avec un droit," il a dit : "Ce verset a été révélé à propos des gens du polythéisme
- Sunan an-Nasa'i, n°4108
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abdullah, d'après son père : Le Messager d'Allah [SAW] a dit : "Insulter un musulman est une mauvaise action et le combattre est un acte de mécréance
- Sunan an-Nasa'i, n°4138
Rapporté par 'Ubadah bin Al-Samit : Le jour de Hunain, le Messager d'Allah ﷺ a pris un poil sur le flanc d'un chameau et a dit : "Ô vous les gens, il ne m'est pas permis de prendre ne serait-ce que l'équivalent de ceci du Fay' qu'Allah vous a accordé, sauf le Khumus, et le Khumus vous reviendra." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Le nom d'Abu Sallam est Mamtur et il est éthiopien, et le nom d'Abu Umamah est Sudai bin 'Ajlan
- Sunan an-Nasa'i, n°4147
Rapporté par Mujahid : Le Khumus qui est pour Allah et Son Messager était destiné au Prophète ﷺ et à ses proches ; ils ne prenaient rien de la Sadaqah. Le Prophète recevait un cinquième du Khumus ; ses proches recevaient un cinquième du Khumus ; la même chose était attribuée aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs." (Da'if) Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Allah, le Majestueux et Loué, a dit : "Et sachez que, de tout butin que vous obtenez, un cinquième en revient à Allah, au Messager, aux proches (du Messager ﷺ), aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs." Sa parole, le Puissant et Sublime, commence par Allah car tout appartient à Allah. Peut-être a-t-Il commencé Son discours sur le Fay' et le Khumus en se mentionnant Lui-même, car c'est le plus noble des gains. Il n'a pas attribué la Sadaqah à Lui-même, car c'est l'impureté des gens. Et Allah sait mieux. Il a été dit qu'il fallait prendre quelque chose du butin et le placer dans la Kaaba, et c'est la part qui revient à Allah, le Puissant et Sublime. La part du Messager doit être donnée à l'imam pour acheter des chevaux et des armes, et pour donner à ceux qui, selon lui, profiteront à la communauté musulmane, ainsi qu'aux gens du hadith, du savoir, du fiqh et du Coran. La part des proches doit être donnée aux Banu Hashim et Banu Al-Muttalib, riches ou pauvres, ou il a été dit qu'elle devait être donnée aux pauvres parmi eux, comme les orphelins et les voyageurs. C'est l'avis qui me semble le plus approprié, et Allah sait mieux. Les jeunes et les vieux, hommes et femmes, y ont droit de façon égale, car Allah, le Puissant et Sublime, la leur a attribuée et le Messager d'Allah l'a distribuée entre eux, sans indication qu'il ait favorisé certains par rapport à d'autres. Il n'y a pas de divergence savante, à notre connaissance, pour dire que si un homme lègue un tiers de sa richesse à une telle tribu, cela doit être distribué autrement, sauf si le donateur l'a stipulé. Et Allah est la source de force. Il y a une part pour les orphelins parmi les musulmans, une part pour les pauvres parmi les musulmans, et une part pour les voyageurs parmi les musulmans. Personne ne doit recevoir à la fois la part des pauvres et celle des voyageurs ; il faut lui dire : "Prends celle que tu veux." Et les quatre autres cinquièmes doivent être partagés par l'imam entre les musulmans adultes présents à la bataille. (Da'if)
- Sunan an-Nasa'i, n°4168
Rapporté par 'Amr bin 'Abdur-Rahman bin Umayyah : Son père lui a dit que Ya'la a raconté : "Je suis venu avec mon père voir le Messager d’Allah le jour de la Conquête (de La Mecque) et j’ai dit : 'Ô Messager d’Allah, accepte le serment de mon père pour l’émigration.' Le Messager d’Allah a dit : 'J’accepte son serment pour le combat dans le sentier d’Allah, car l’émigration (Hijrah) a pris fin
- Sunan an-Nasa'i, n°4191
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin ‘Abd Rabb Al-Kabah : Je suis venu voir ‘Abdullah bin Amr bin Al-As alors qu’il était assis à l’ombre de la Kaabah, entouré de gens, et je l’ai entendu dire : « Pendant que nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ en voyage, nous avons fait une halte : certains montaient les tentes, d’autres faisaient des concours de tir à l’arc, d’autres faisaient courir les animaux. Puis l’appelant du Prophète a crié : “As-Salatu Jamiah” (la prière va commencer). Nous nous sommes rassemblés, et le Messager d’Allah ﷺ s’est levé et nous a adressé un discours. Il a dit : “Il n’y a jamais eu de prophète avant moi qui n’ait pas eu l’obligation d’annoncer à sa communauté ce qu’il savait être bon pour elle, et de la mettre en garde contre ce qu’il savait être mauvais. Pour cette communauté, la droiture a été placée dans ses premières générations, et les derniers connaîtront des épreuves et des choses que vous n’aimerez pas. Ensuite, il viendra des troubles qui feront paraître les précédents insignifiants, et le croyant dira : ‘C’est la fin pour moi’, puis un soulagement viendra. Puis d’autres troubles arriveront, et le croyant dira : ‘C’est la fin pour moi’, puis un soulagement viendra. Celui qui veut être éloigné du Feu et entrer au Paradis, qu’il meure en croyant en Allah et au Jour Dernier, et qu’il traite les gens comme il aimerait être traité. Celui qui donne son engagement à un dirigeant, lui serrant la main et lui donnant la sincérité de son cœur, qu’il lui obéisse autant qu’il le peut. Et si un autre vient le défier, qu’ils combattent le second.”’ Je me suis approché de lui et j’ai demandé : « As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela ? » Il a répondu : « Oui », et il a rapporté le hadith sans interruption
- Sunan an-Nasa'i, n°4205
Rapporté par Abu ‘Abdur-Rahman d’après Ali : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé une armée et a nommé un homme à sa tête. Il a allumé un feu et a dit : « Entrez dedans. » Certains voulaient y entrer, d’autres ont dit : « Nous essayons justement de l’éviter. » Ils en ont parlé au Messager d’Allah ﷺ, et il a dit à ceux qui voulaient entrer : « Si vous y étiez entrés, vous y seriez restés jusqu’au Jour de la Résurrection. » Il a adressé de bonnes paroles aux autres. Et il a dit : « Il n’y a pas d’obéissance dans la désobéissance envers Allah. L’obéissance n’est requise que dans ce qui est bien. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4225
Rapporté par Amr bin Shu'aib bin Muhammad bin 'Abdullah bin 'Amr, d’après son père et Zaid bin Aslam : "Ô Messager d’Allah ! (Qu’en est-il) du Fara’ ?" Il a répondu : "C’est une obligation, mais si tu laisses l’animal jusqu’à ce qu’il soit à moitié adulte et que tu l’utilises pour le jihad dans le sentier d’Allah ou que tu le donnes à une veuve, c’est mieux que de l’abattre alors qu’il vient de naître et que sa chair est difficile à séparer de la peau, puis tu retournes ton récipient (car tu ne pourras plus tirer de lait de la mère) et tu fais pleurer ta chamelle (à cause de la perte de son petit)." Ils ont dit : "Ô Messager d’Allah, (qu’en est-il) de la ‘Atirah ?" Il a répondu : "La ‘Atirah est une obligation." (Hasan) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Abu ‘Ali Al-Hanafi (un des rapporteurs) ; ils sont quatre frères : l’un d’eux est Abu Bakr, puis Bishr, Sharik, et l’autre
- Sunan an-Nasa'i, n°4251
Rapporté par 'Abdullah bin 'Ukaim : Le Messager d’Allah ﷺ a écrit à Juhainah : « N’utilisez pas la peau et les tendons des animaux morts. » (Bon) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i) a dit : Le plus correct sur ce sujet, concernant les peaux d’animaux morts une fois tannées, est le récit d’Az-Zuhri, de 'Ubaidullah bin 'Abdullah, de Ibn 'Abbas, de Maimunah, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°4292
Rapporté par Abu Bakr bin 'Abdur-Rahman bin Al-Harith bin Hisham, qui a entendu Abu Mas'ud 'Uqbah dire : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le prix d’un chien, le don d’une femme prostituée et les honoraires d’un devin. (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4295
Rapporté par Jabir : Le Prophète ﷺ a interdit le prix des chats et des chiens, sauf pour la chasse. (Da'if) Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Le hadith de Hajjaj d’après Hammad bin Salamah n’est pas authentique
- Sunan an-Nasa'i, n°4341
Rapporté par Abu Tha’labah Al-Khushani : Ils sont partis en expédition avec le Messager d’Allah à Khaybar, et les gens avaient faim. Ils ont trouvé des ânes domestiques, alors ils en ont abattu. Le Prophète en a été informé et il a ordonné à ‘Abdur-Rahman ibn ‘Awf d’annoncer aux gens : « La viande des ânes domestiques n’est pas permise à celui qui atteste que je suis le Messager d’Allah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4355
Rapporté par ‘Abdur-Rahman ibn ‘Uthman : Un médecin a parlé de l’utilisation des grenouilles dans un remède en présence du Messager d’Allah, et le Messager d’Allah a interdit de les tuer. (sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4389
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Bakrah, d'après son père : Ensuite, le Prophète, le jour du sacrifice, s'est dirigé vers deux béliers Amlah et les a sacrifiés, puis il est allé vers un petit troupeau de moutons et les a distribués parmi nous. (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4432
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Abis : « Mon père a dit : Je suis allé voir 'Aishah et j’ai demandé : “Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il interdit de manger la viande des animaux sacrifiés après trois jours ?” Elle a répondu : “Oui, les gens traversaient une période difficile et le Messager d’Allah ﷺ voulait que les riches nourrissent les pauvres.” Puis elle a ajouté : “Je me souviens que la famille de Muhammad ﷺ mangeait les pieds des animaux après quinze jours.” J’ai demandé : “Pourquoi cela ?” Elle a ri et a dit : “La famille de Muhammad ﷺ n’a jamais mangé à sa faim du pain et d’un accompagnement pendant trois jours de suite, jusqu’à ce qu’il rencontre Allah, le Puissant et Majestueux.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4433
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Abis : « Mon père a dit : J’ai demandé à 'Aishah au sujet de la viande des animaux sacrifiés et elle a dit : “Nous gardions les pieds pour le Messager d’Allah ﷺ pendant un mois, puis il les mangeait.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°4578
Rapporté par Abdur-Rahman bin Abi Bakrah, d'après son père : Le Messager d'Allah ﷺ a interdit de vendre de l'argent contre de l'argent et de l'or contre de l'or, sauf si c'est des quantités égales. Et il nous a dit de vendre de l'or contre de l'argent comme nous le voulions, et de l'argent contre de l'or comme nous le voulions
- Sunan an-Nasa'i, n°4579
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Bakrah, d'après son père : Le Messager d'Allah ﷺ nous a interdit de vendre de l'argent contre de l'argent sauf si c'est des quantités égales, ou de l'or contre de l'or sauf si c'est des quantités égales. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Vendez de l'or contre de l'argent comme vous le voulez, et de l'argent contre de l'or comme vous le voulez
- Sunan an-Nasa'i, n°4668
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit le prix des chiens et des chats, sauf pour les chiens de chasse. (Da'if) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Ceci est Munkar
- Sunan an-Nasa'i, n°4710
Rapporté par Sahl bin Abi Hathmah : ‘Abdullah bin Sahl et Muhayysah sont partis pour Khaybar à cause d’un problème. Quelqu’un est venu voir Muhayysah et lui a dit que ‘Abdullah bin Sahl avait été tué et jeté dans une fosse ou un puits. Il est allé voir les Juifs et leur a dit : « Par Allah, c’est vous qui l’avez tué. » Ils ont répondu : « Par Allah, ce n’est pas nous. » Ensuite, il est retourné voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté ce qui s’était passé. Puis il est venu avec Huwayysah – son frère aîné – et ‘Abdur-Rahman bin Sahl, voir le Prophète ﷺ. Muhayysah, qui était celui qui était allé à Khaybar, a commencé à parler, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que l’aîné parle d’abord. » Alors Huwayysah a parlé, puis Muhayysah. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Soit (les Juifs) paieront le diyah pour votre compagnon, soit la guerre leur sera déclarée. » Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé une lettre à ce sujet aux Juifs et ils ont répondu : « Par Allah, ce n’est pas nous qui l’avons tué. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Huwayysah, Muhayysah et ‘Abdur-Rahman : « Voulez-vous prêter serment pour réclamer le prix du sang de votre compagnon ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a dit : « Voulez-vous que les Juifs prêtent serment pour vous ? » Ils ont répondu : « Ils ne sont pas musulmans. » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le diyah, et il a envoyé cent chamelles chez eux. Sahl a dit : « Une chamelle rousse parmi elles m’a donné un coup de pied. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4711
Rapporté par Abu Laila bin ‘Abdullah bin ‘Abdur-Rahman bin Sahl, d’après Sahl bin Abi Hathmah : Il l’a informé, ainsi que certains anciens de son peuple, que ‘Abdullah bin Sahl et Muhayysah sont partis pour Khaybar à cause d’un problème. Quelqu’un est venu voir Muhayysah et lui a dit que ‘Abdullah bin Sahl avait été tué et jeté dans une fosse ou un puits. Il est allé voir les Juifs et leur a dit : « Par Allah, c’est vous qui l’avez tué. » Ils ont répondu : « Par Allah, ce n’est pas nous. » Ensuite, il est retourné voir les siens et leur a raconté ce qui s’était passé. Puis il est venu avec son frère Huwayysah, l’aîné, et ‘Abdur-Rahman bin Sahl, voir le Prophète ﷺ. Muhayysah, qui était celui qui était allé à Khaybar, a commencé à parler, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que l’aîné parle d’abord. » Alors Huwayysah a parlé, puis Muhayysah. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Soit (les Juifs) paieront le diyah pour votre compagnon, soit la guerre leur sera déclarée. » Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé une lettre à ce sujet aux Juifs et ils ont répondu : « Par Allah, ce n’est pas nous qui l’avons tué. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit à ‘Abdur-Rahman : « Voulez-vous prêter serment pour réclamer le prix du sang de votre compagnon ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a dit : « Voulez-vous que les Juifs prêtent serment pour vous ? » Ils ont répondu : « Ils ne sont pas musulmans. » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le diyah, et il a envoyé cent chamelles chez eux. Sahl a dit : « Une chamelle rousse parmi elles m’a donné un coup de pied. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4712
Rapporté par Yahya, de Bushair bin Yasa, de Sahl bin Abi Hathmah qui a dit – et je pense qu’il a dit : et de Rafi bin Khadij, tous deux ont dit : ‘Abdullah bin Sahl bin Zaid et Muhayysah bin Mas’ud sont partis jusqu’à Khaybar, puis ils se sont séparés. Muhayysah a alors trouvé ‘Abdullah bin Sahl tué, il l’a enterré. Ensuite, il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ, accompagné de Huwayysah bin Mas’ud et ‘Abdur-Rahman bin Sahl, qui était le plus jeune. ‘Abdur-Rahman a commencé à parler avant ses deux compagnons, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Que l’aîné parle d’abord. » Il s’est donc tu et ses deux compagnons ont parlé, puis il a parlé avec eux. Ils ont raconté au Messager d’Allah ﷺ le meurtre de ‘Abdullah bin Sahl, et il leur a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments, puis vous recevrez l’indemnisation ou aurez droit à des représailles ? » Ils ont répondu : « Comment pourrions-nous prêter serment alors que nous n’avons pas été témoins de ce qui s’est passé ? » Il a dit : « Alors, les Juifs peuvent-ils prêter cinquante serments pour déclarer leur innocence ? » Ils ont répondu : « Comment pourrions-nous accepter le serment d’un peuple qui ne croit pas ? » Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu cela, il a payé lui-même le prix du sang
- Sunan an-Nasa'i, n°4713
Rapporté par Sahl bin Abi Hathmah et Rafi bin Khadij : Muhayysah bin Mas’ud et ‘Abdullah bin Sahl sont allés à Khaybar pour une affaire, et ils se sont séparés parmi les palmiers. ‘Abdullah bin Sahl a été tué, et son frère ‘Abdur-Rahman bin Sahl, Huwayysah et Musayysah, ses cousins paternels, sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ. ‘Abdur-Rahman a parlé du cas de son frère, mais il était le plus jeune, alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que les aînés parlent d’abord. » Ils ont donc parlé de leur compagnon, et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que cinquante d’entre vous prêtent serment. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, c’est une chose dont nous n’avons pas été témoins : comment pourrions-nous prêter serment ? » Il a dit : « Alors que les Juifs prêtent cinquante serments pour leur innocence. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, ce sont des gens qui ne croient pas. » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang. Sahl a dit : « Je suis entré dans un Mirbad chez eux, et un de ces chameaux m’a donné un coup de pied. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4714
Rapporté par Sahl bin Abi Hathmah : ‘Abdullah bin Sahl et Nubayysah bin Mas’ud bin Zaid sont allés à Khaybar, et à ce moment-là il y avait un traité de paix. Ils se sont séparés pour vaquer à leurs affaires, puis Muhayysah a trouvé ‘Abdullah bin Sahl mort dans une mare de sang. Il l’a enterré, puis il est venu à Médine. ‘Abdur-Rahman bin Sahl, Huwayysah et Muhayysah sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ, et ‘Abdur-Rahman a commencé à parler, mais il était le plus jeune, alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que les aînés parlent d’abord. » Il s’est donc tu et les deux autres ont parlé. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments, puis vous recevrez l’indemnisation ou aurez droit à des représailles ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, comment pourrions-nous prêter serment alors que nous n’avons pas été témoins et que nous n’avons rien vu ? » Il a dit : « Alors, les Juifs peuvent-ils prêter cinquante serments pour déclarer leur innocence ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, comment pourrions-nous accepter le serment d’un peuple qui ne croit pas ? » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang
- Sunan an-Nasa'i, n°4715
Rapporté par Sahl bin Abi Hatmah : ‘Abdullah bin Sahl et Muhayysah bin Mas’ud bin Zaid sont allés à Khaybar, et à ce moment-là il y avait un traité de paix. Ils se sont séparés pour vaquer à leurs affaires, puis Muhayysah a trouvé ‘Abdullah bin Sahl mort dans une mare de sang. Il l’a enterré, puis il est venu à Médine. ‘Abdur-Rahman bin Sahl, Huwayysah et Muhayysah, les deux fils de Nas’ud, sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ, et ‘Abdur-Rahman a commencé à parler, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que les aînés parlent d’abord », car il était le plus jeune. Il s’est donc tu et les deux autres ont parlé. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments, puis vous recevrez l’indemnisation ou aurez droit à des représailles ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, comment pourrions-nous prêter serment alors que nous n’avons pas été témoins et que nous n’avons rien vu ? » Il a dit : « Alors, les Juifs peuvent-ils prêter cinquante serments pour déclarer leur innocence ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, comment pourrions-nous accepter le serment d’un peuple qui ne croit pas ? » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang
- Sunan an-Nasa'i, n°4716
Rapporté par Sahl bin Abi Hathmah : ‘Abdullah bin Sahi Al-Ansari et Muhayysah bin Mas’ud sont partis à Khaybar et se sont séparés pour vaquer à leurs affaires. ‘Abdullah bin Sahl Al-Ansari a été tué, et Muhayysah, ‘Abdur-Rahman (le frère de la victime) et Huwayysah sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ. ‘Abdur-Rahman a commencé à parler, mais le Prophète ﷺ lui a dit : « Que les aînés parlent d’abord. » Muhayysah et Huwayysah ont donc parlé et ont expliqué le cas de ‘Abdullah bin Sahl. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments, puis vous recevrez l’indemnisation ou aurez droit à des représailles ? » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous prêter serment alors que nous n’avons pas été témoins et que nous n’étions pas là ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Alors, les Juifs peuvent-ils prêter cinquante serments pour déclarer leur innocence ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, comment pourrions-nous accepter le serment d’un peuple qui ne croit pas ? » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang. (Un des rapporteurs) Bushair a dit : « Une de ces chamelles m’a donné un coup de pied dans un Mirbad à nous. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4717
Rapporté par Sahl bin Abi Hathmah : ‘Abdullah bin Sahl a été retrouvé tué, et son frère, ainsi que deux oncles paternels, Huwayysah et Huwayisaah, qui étaient les oncles paternels de ‘Abdullah bin Sahl, sont venus voir le Messager d’Allah ﷺ. ‘Abdur-Rahman a commencé à parler, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que les aînés parlent d’abord. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah, nous avons trouvé ‘Abdullah bin Sahl tué dans un des puits secs de Khaybar. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui soupçonnez-vous ? » Ils ont répondu : « Nous soupçonnons les Juifs. » Il a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments disant que ce sont les Juifs qui l’ont tué ? » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous prêter serment sur quelque chose que nous n’avons pas vu ? » Il a dit : « Alors, les Juifs peuvent-ils prêter cinquante serments pour dire qu’ils ne l’ont pas tué ? » Ils ont dit : « Comment pourrions-nous accepter leur serment, alors qu’ils sont polythéistes ? » Alors le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang. (Sahih) Malik a rapporté cela en Mursal
- Sunan an-Nasa'i, n°4718
Rapporté par Bushair bin Yasar : ‘Abdullah bin Sahl Al-Ansari et Muhayysah bin Mas’ud sont partis à Khaybar, où ils se sont séparés pour vaquer à leurs affaires. ‘Abdullah bin Sahl a été tué, et Muhayysah est venu (à Médine) et est allé avec son frère Huwayysah et ‘Abdur-Rahman bin Sahl voir le Messager d’Allah ﷺ. ‘Abdur-Rahman a commencé à parler, car il était le frère du défunt, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que les aînés parlent d’abord. » Alors Huwayysah et Muhayysah ont parlé et ont raconté ce qui était arrivé à ‘Abdullah bin Sahl. Le Messager d’Allah ﷺ leur a dit : « Voulez-vous prêter cinquante serments, puis vous recevrez l’indemnisation ou aurez droit à des représailles ? » (Dans son récit) Malik a dit : « Yahya a dit : Bushair a dit que le Messager d’Allah ﷺ a payé lui-même le prix du sang, mais Sa’eed bin ‘Ubaid At-Ta’l n’était pas d’accord avec eux sur ce point. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4814
Rapporté par Abdullah bin Buraidah : Une femme a lancé des cailloux sur une autre femme, et celle qui a été touchée a fait une fausse couche. L'affaire a été portée devant le Prophète et il a fixé la Diyah de son enfant à cinq cents moutons. Et ce jour-là, il a interdit de lancer des cailloux. (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : C'est une erreur, et il faut comprendre qu'il s'agissait de cent chameaux. L'interdiction de lancer des cailloux a aussi été rapportée par 'Abdullah bin Buraidah, d'après 'Abdullah bin Mughaffal
- Sunan an-Nasa'i, n°4863
Rapporté par Sa’id ibn Jubayr : ‘Abd ar-Raḥmân ibn Abî Laylâ m’a dit de questionner Ibn ‘Abbâs au sujet de deux versets : « Et quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer… » [Sourate an-Nisâ’, 4:93] Je l’ai interrogé à ce sujet, et il m’a répondu : « Rien de cela n’a été abrogé. » Puis je l’ai interrogé au sujet de ce verset : « Et ceux qui n’invoquent pas d’autre divinité avec Allah, et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit… » [Sourate al-Furqân, 25:68] Il a répondu : « Ce verset a été révélé au sujet des gens du polythéisme (shirk). »
- Sunan an-Nasa'i, n°4907
Rapporté par Abdullah bin 'Umar : Le Messager d'Allah a coupé la main d’un voleur pour un bouclier qui valait trois dirhams. (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ceci est correct
- Sunan an-Nasa'i, n°4911
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah a coupé la main d’un voleur pour un bouclier. (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : C’est une erreur
- Sunan an-Nasa'i, n°4924
Rapporté par 'Amrah : Elle a entendu 'Aishah dire : "La main du voleur est coupée pour un quart de dinar ou plus." (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : C’est la version correcte du récit de Yahya
- Sunan an-Nasa'i, n°4953
Rapporté par 'Ata' : "Le minimum pour lequel la main d'un voleur doit être coupée est le prix d'un bouclier. Et le prix d'un bouclier à cette époque était de dix dirhams." (Hasan) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : "Ayman, dont les récits précèdent, je ne pense pas qu'il était un Compagnon, et un autre hadith a été rapporté de lui qui confirme ce que nous avons dit
- Sunan an-Nasa'i, n°4954
Rapporté par Ka'b : "Celui qui fait ses ablutions et les fait bien, puis prie (Abdur-Rahman a dit : et prie Isha), puis prie après cela quatre unités de prière et les accomplit correctement (Sawwar a dit : et comprend ce qu'il récite, Sawwar a dit : et récite dedans), cela sera pour lui équivalent à la prière de la nuit du destin (Lailat Al-Qadr)." (Hasan Maqtu)
- Sunan an-Nasa'i, n°4968
Rapporté par Rafi bin Khadij : « J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : “La main n'est pas coupée pour le vol de produits agricoles ou de grappes de palmiers.” » (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ceci est une erreur, et je ne sais pas qui est Abu Maimun (un des rapporteurs)
- Sunan an-Nasa'i, n°4974
Rapporté par Hajjaj, d'après Ibn Juraij, d'après Abu Az-Zubair, que Jabir a dit : « On ne coupe pas la main du traître. » (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ce hadith a été rapporté par Ibn Juraij à travers 'Isa bin Yunus, Al-Fadl bin Musa, Ibn Wahb, Muhammad bin Rabiah, Makhlad bin Yazid et Salamah bin Saeed d'Al-Basrah, qui est digne de confiance, et Ibn Abi Safwan a dit : “Il était le meilleur de son époque” et aucun d'entre eux n'a dit : “Abu Az-Zubair m'a rapporté” et je ne pense pas qu'il l'ait entendu d'Abu Az-Zubair, et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°4976
Rapporté par Jabir : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « On ne coupe pas la main du traître. » (Sahih) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ashath bin Sawwar (l'un des rapporteurs) est faible
- Sunan an-Nasa'i, n°4978
Rapporté par Jabir bin 'Abdullah : Un voleur a été amené devant le Messager d'Allah ﷺ et il a dit : « Tuez-le. » Ils ont dit : « Ô Messager d'Allah, il n'a fait que voler. » Il a dit : « Coupez-lui la main. » Alors on lui a coupé la main. Ensuite, il a été amené une deuxième fois et il a dit : « Tuez-le. » Ils ont dit : « Ô Messager d'Allah, il n'a fait que voler. » Il a dit : « Coupez-lui le pied. » Alors on lui a coupé le pied. Il a été amené une troisième fois et il a dit : « Tuez-le. » Ils ont dit : « Ô Messager d'Allah, il n'a fait que voler. » Il a dit : « Coupez-lui l'autre main. » Ensuite, il a été amené une quatrième fois et il a dit : « Tuez-le. » Ils ont dit : « Ô Messager d'Allah, il n'a fait que voler. » Il a dit : « Coupez-lui l'autre pied. » Il a été amené une cinquième fois et il a dit : « Alors nous l'avons emmené dans un enclos à animaux et nous l'avons attaqué. Il s'est allongé sur le dos puis a agité ses bras et ses jambes (en l'air), et les chameaux se sont enfuis. Ensuite, nous l'avons attaqué une deuxième fois et il a fait la même chose, puis une troisième fois, et nous lui avons jeté des pierres jusqu'à ce qu'il meure, puis nous l'avons jeté dans un puits et avons jeté des pierres dessus. » (Hasan) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : Ce hadith est Munkar, Musab bin Thabit n'est pas fort dans le hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°4980
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un esclave vole, alors vendez-le, même à moitié prix. » (Hasan) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : 'Umar bin Abi Salamah n'est pas fort dans le hadith
- Sunan an-Nasa'i, n°4983
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Muhairiz : J'ai dit à Fadalah bin 'Ubaid : "Penses-tu qu'accrocher la main du voleur à son cou est une Sunna ?" Il a répondu : "Oui ; un voleur a été amené au Messager d'Allah et il lui a coupé la main puis l'a accrochée à son cou." (Faible) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasaï) a dit : Al-Hajjaj bin Artah est faible, ses récits ne servent pas de preuve
- Sunan an-Nasa'i, n°4984
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin 'Awf : Le Messager d'Allah a dit : "Le voleur ne doit pas être sanctionné financièrement si la peine du hadd a été appliquée sur lui." (Faible) Abu 'Abdur-Rahman (An-Nasaï) a dit : Ceci est Mursal et ce n'est pas confirmé
- Sunan an-Nasa'i, n°5054
Rapporté par Humaid bin 'Abdur-Rahman Al-Himyari : J’ai rencontré un homme qui a accompagné le Prophète ﷺ aussi longtemps qu’Abu Hurairah, pendant quatre ans, et il a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit de nous coiffer les cheveux tous les jours. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5085
Rapporté par Zaid bin Aslam : J'ai vu Ibn 'Umar teindre sa barbe en jaune avec du khaluq et je lui ai dit : « Ô Abu 'Abdur-Rahman, tu teins ta barbe en jaune avec du khaluq ? » Il a répondu : « J'ai vu le Messager d'Allah ﷺ teindre sa barbe en jaune avec cela, et il n'y avait pas de teinture qu'il aimait plus que celle-ci. Il teignait même tous ses vêtements avec, même son turban. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5162
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Tarafah, de 'Arafah bin As'ad bin Karib, qui était son grand-père – disant qu'il a vu son grand-père, et il a dit : « Son nez avait été coupé lors de la bataille d'Al-Kulab pendant la Jahiliyyah, alors il a porté un nez en argent, mais il a commencé à pourrir, alors le Prophète ﷺ lui a dit de porter un nez en or. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5245
Rapporté par Humaid bin 'Abdur-Rahman : J'ai entendu Mu'awiyah dire, alors qu'il était sur le Minbar à Médine, et il a sorti une perruque de sa manche : "Ô gens de Médine, où sont vos savants ? J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ interdire ce genre de choses, et il a dit : 'Les Enfants d'Israël ont été détruits lorsque leurs femmes ont commencé à porter ce genre de choses
- Sunan an-Nasa'i, n°5310
Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah ﷺ a accordé une permission à 'Abdur-Rahman bin 'Awf et Az-Zubair bin Al-'Awwam de porter des chemises en soie à cause de la gale dont ils souffraient
- Sunan an-Nasa'i, n°5311
Rapporté par Anas : Le Prophète ﷺ a accordé une permission à 'Abdur-Rahman et Az-Zubair de porter des chemises en soie à cause de la gale dont ils souffraient
- Sunan an-Nasa'i, n°5384
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Samurah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne demande pas à être gouverneur. Si on te donne ce poste parce que tu l’as demandé, tu seras laissé à toi-même ; mais si on te le donne sans que tu l’aies demandé, tu recevras l’aide d’Allah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5397
Rapporté par ‘Abdur-Rahman bin Yazid : Un jour, les gens ont posé beaucoup de questions à ‘Abdullah, et il a dit : « Il fut un temps où nous ne rendions pas autant de jugements, mais ce temps est révolu. Maintenant, Allah, le Puissant et Majestueux, a voulu que nous vivions une époque où, comme vous le voyez, on nous demande souvent de juger. Celui d’entre vous qui doit rendre un jugement après aujourd’hui, qu’il juge selon ce qui est dans le Livre d’Allah. S’il est confronté à une affaire qui n’est pas mentionnée dans le Livre d’Allah, qu’il juge selon la façon dont Son Prophète ﷺ a jugé. S’il est confronté à une affaire qui n’est pas mentionnée dans le Livre d’Allah et sur laquelle Son Prophète n’a pas jugé, qu’il juge comme l’ont fait les justes. S’il est confronté à une affaire qui n’est pas mentionnée dans le Livre d’Allah, ni par Son Prophète, ni par les justes, qu’il fasse de son mieux pour trouver la solution, et qu’il ne dise pas : “J’ai peur, j’ai peur.” Car ce qui est permis est clair et ce qui est interdit est clair, et entre les deux il y a des choses qui ne sont pas claires. Laisse ce qui te fait douter pour ce qui ne te fait pas douter. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5406
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Abi Bakrah : Mon père a écrit à 'Ubaidullah bin Abi Bakrah, qui était juge à Sijistan, en disant : « Ne rends pas de jugement entre deux personnes quand tu es en colère, car j'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : “Personne ne doit rendre de jugement entre deux personnes lorsqu'il est en colère.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5628
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Ya'mar : Le Prophète ﷺ a interdit Ad-Dubba' et Al-Muzaffat
- Sunan an-Nasa'i, n°5666
Rapporté par Abu Bakr bin 'Abdur-Rahman bin Al-Harith, d'après son père : J'ai entendu 'Uthman, رضي الله عنه, dire : "Évitez le Khamr car c'est la mère de tous les vices. Il y avait un homme parmi ceux qui vous ont précédés qui était un adorateur dévoué. Une femme immorale est tombée amoureuse de lui. Elle envoya sa servante lui dire : Nous t'appelons pour témoigner. Il partit donc avec la servante, et à chaque porte qu'il franchissait, elle la fermait derrière lui, jusqu'à ce qu'il arrive devant une belle femme qui avait avec elle un garçon et un récipient de vin. Elle dit : 'Par Allah, je ne t'ai pas appelé pour témoigner, mais pour avoir des relations avec moi, ou boire une coupe de ce vin, ou tuer ce garçon.' Il dit : 'Verse-moi une coupe de ce vin.' Elle lui en versa une. Il dit : 'Donne-m'en encore.' Et bientôt il eut des relations avec elle et tua le garçon. Évitez donc le Khamr, car par Allah, la foi et l'addiction au Khamr ne peuvent coexister, l'une des deux finira par chasser l'autre
- Sunan an-Nasa'i, n°5667
Rapporté par Abu Bakr bin 'Abdur-Rahman bin Al-Harith, d'après son père : J'ai entendu 'Uthman dire : "Évitez le Khamr car c'est la mère de tous les vices. Il y avait un homme parmi ceux qui vous ont précédés qui était un adorateur dévoué et qui se tenait à l'écart des gens." Et il a raconté quelque chose de similaire. Il a dit : "Évitez le Khamr car, par Allah, il ne peut jamais coexister avec la foi, mais l'un des deux finira par chasser l'autre
- Sunan an-Nasa'i, n°5689
Rapporté par 'Uyainah bin 'Abdur-Rahman, dont le père a dit : « Un homme a dit à Ibn 'Abbas : “Je viens du Khorasan, notre région est froide. Nous avons une boisson faite à partir de raisins secs, de raisins et d'autres choses, et je suis confus à ce sujet.” Il lui a parlé de différents types de boissons, en a cité beaucoup, au point que j'ai cru qu'il ne l'avait pas compris. Ibn 'Abbas lui a dit : “Tu m'en as cité trop. Évite tout ce qui enivre, que ce soit fait avec des dattes, des raisins secs ou autre chose.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°5754
Rapporté par Sa'eed bin 'Abdur-Rahman bin Abza que son père a dit : J'ai demandé à Ubayy bin Ka'b au sujet du Nabidh, et il a dit : "Bois de l'eau, bois du miel, bois du Sawiq (bouillie d'orge) et bois du lait dont tu as été nourri depuis l'enfance." J'ai reposé la question et il a dit : "Est-ce du vin que tu veux ? Est-ce du vin que tu veux ?
Profil symbolique du prénom Rahman
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Rahman
Traits dominants
- Empathie : Il manifeste une capacité naturelle à se mettre à la place des autres et à comprendre leurs besoins.
- Sérénité : Sa force intérieure se traduit par un calme constant, même dans les situations complexes.
- Générosité : Il exprime sa bonté par des actes concrets et un soutien désintéressé envers son entourage.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Rahman (ou Rehman)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| rahman | Arabe, Bengali, Indonésien, Malais, Pachto, Persan |
| rahmi | Turc |
| rehman | Ourdou |
| rəhman | Azéri |
Popularité du prénom Rahman
Dans le monde musulman
En France
Variante (2) : Rahman · 210 Rehman · 10
Le prénom Rahman a été donné à 210 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 8 785ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 45
- Île-de-France 25
- Grand Est 5
Le prénom Rehman a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 34 365ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
FAQ sur le prénom Rahman
Quelle est la signification du prénom Rahman ?
Le prénom Rahman signifie 'miséricordieux' ou 'compatissant' en arabe. C'est un prénom qui met en avant les qualités de bonté et de pardon envers autrui.
Quelle est l'origine du nom Rahman ?
Rahman est d'origine arabe, dérivé de la racine R-H-M liée à la miséricorde. Il est utilisé dans de nombreuses cultures, notamment en Perse, au Bangladesh et en Indonésie.
Le prénom Rahman est-il populaire en France ?
Le prénom Rahman est relativement rare en France, avec seulement 210 naissances au total. Il se classe actuellement au 544ème rang de popularité.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.