Signification du prénom Sofiane (ou Sufyan, ou Sofian) en Islam : Origine et sens caché
سفيان
Le prénom Sofiane est un prénom masculin d'origine arabe qui signifie le pur ou le dévoué. Très populaire dans le monde musulman et en France, il est apprécié pour sa sonorité douce et son lien avec l'histoire noble de l'Arabie.
Origine du prénom Sofiane
Signification du prénom Sofiane
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Sofiane (ou Sufyan, ou Sofian) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (2) : Soufian · 19 citations Sufyan · 381 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
19 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Muwatta Malik, n°539
Mouhammad Ibn Abi Harmala, l'esclave de Abdel-Rahman Ibn Abi Soufian Ibn Houwaiteb a rapporté que Zainab la fille de Abi Salama mourut à Médine où Tarek était son gouverneur. Alors, Tarek apporta le brancard après la prière de l'aurore, puis le déposa à Al-Baqi' (le lieu de la cimetière) Puis il dit: «Tarek avait l'habitude de faire la prière de l'aurore alors qu'il faisait encore nuit». Ibn Harmala ajouta: «J'ai entendu alors Abdallah Ibn Omar dire aux parents de la défunte: «vous faites la prière funéraire ou maintenant, ou vous devez la laisser jusqu'au lever du soleil»
- Muwatta Malik, n°584
Malek a rapporté que Ibn Chéhab a dit: «Le premier qui a prélevé la zakat, des dons, fut Mou'awia Ibn Abi Soufian» Malek a dit: «Ce qui est une tradition indéniable et suivie à Médine, c'est que la zakat doit être payée pour vingt dinars en or, ainsi que pour une somme de deux cent dirhams». A - Malek a dit aussi: «La zakat n'est pas obligatoire pour la somme de vingt dinars (en or), si leur poids est de moins que celui de vingt dinars réels; si le poids en est constant à celui de vingt la zakat est exigible. D'autre part, la zakat n'est pas exigible pour une somme inférieure à vingt dinars en or. La zakat n'est pas de même exigible pour une somme de deux cent dirhams dont le poids est inférieur à celui de deux autres deux cent qui ont réellement une constance de poids, et où la zakat est à payer. Si ces pièces sont variables, de part leur poids d'une balance à l'autre, la zakat est, à mon avis, obligatoirement payable». B Malek a dit: «si l'homme possède cent soixante dirhams ayant un poids réel bien constant, et que dans son pays on échange huit dirhams contre un dinar, il ne doit payer la zakat à leur sujet, que juste lorsque les dirhams échangés soient équivalents à vingt dinars en or ou à deux cent dirhams en argent». C - Malek a dit au sujet d'un homme possédant cinq dinars qui lui sont revenus d'un profit ou d'autre source; cette somme, lui rapportant d'un commerce un bénéfice après l'écoulement d'un an, ce qui en est de sa possession, et selon Malek, soumis à la zakat. Cependant, ce nouveau capital, ne sera sujet à la zakat, ni un jour après l'écoulement d'un an, ni un jour avant; la zakat est payable, après qu'un an ait été coulé, à partir même du jour où le capital a été formé». D - Malek a dit, au sujet d'un homme qui, ayant dix dinars, puis bénéficiant de cette somme, dans le domaine du commerce, pour atteindre vingt dinars après l'écoulement d'un an, il doit soumettre cette nouvelle somme à la zakat sans attendre qu'un an soit écoulé du jour où elle a été formée, car cette période a été écoulée alors qu'il possédait vingt dinars. La zakat ultérieure n'est à payer qu'un an après que l'avant-dernière n'ait été payé. E - Malek a ajouté: «Ce qui a été entendu au sujet du salariat des esclaves et de leur tribut, du salaire des pauvres, et du prix de la libération de l'esclave contractuel, c'est que tous ces cas ne sont sujets de zakat, et cela quelque soit la somme, à moins qu'un an ne soit déjà écoulé, précisément du jour où l'ayant-droit a touché la somme». F - Et Malek dit encore: «pour l'or et l'argent qui sont en association, où chacun a une part de vingt dinars ou de deux cent dirhams, ils doivent la zakat. Pour celui, qui en a une part inférieure à cela, il est exempt du paiement de la zakat. Si toutes les parts sont soumises à la zakat, mais avec une variante, quand la valeur de ces parts est différente d'une part à l'autre, de sorte que certaines parts sont inférieures à la somme où il est du devoir de payer la zakat, quant aux autres,si la somme en est supérieur , la zakat sera prévue dans ces dernières parts, suivant aussi leurs valeurs; car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la zakat n'est pas obligatoire pour une somme de moins de cinq onces d'argent». Malek a dit: «C'est ce que j'ai entendu de mieux à ce sujet». - Malek a dit: «si un homme a de l'or et de l'argent, mais qu'ils se trouvent dispersés parmi les gens, il doit les évaluer afin qu'il en paie à leur sujet, la zakat exigible». - Et du dire de Malek: «Celui, qui, par héritage ou par don, obtient de l'or et de l'argent, la zakat à leur sujet, n'est exigible, qu'avant l'écoulement d'un an». Chapitre III De la zakat des métaux
- Muwatta Malik, n°665
Houmaid Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a entendu Mou'awia Ibn Abi Soufian, l'année où il fit le pèlerinage, dire, le jour de Achoura, tout en étant en chaire: «Ô Médinois! où sont vos hommes versés? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire, au sujet de ce jour: «C'est le jour de Achoura, et Allah ne vous l'a pas prescrit, jour de jeûne. Pour moi, je le jeûne, pour vous autres, vous pouvez ou non, le jeûner»
- Muwatta Malik, n°725
Aslam, l'affranchi de Omar Ibn Al-Khattab a rapporté que Omar avait senti du parfum alors qu'il était à «Al-Chajara»; il dit: «De qui, cette odeur, provient-elle»? Moua'wia Ibn Abi Soufian lui répondit: «C'est de moi qu'elle provient, Ô prince des croyants». Omar répliqua: «De toi? Par Allah». Moua'wia ajouta: "C'est Oum Habiba qui m'a parfumé, Ô prince des croyants». Omar lui dit: «Je te conjure instamment de revenir chez elle, afin qu'elle t'en débarrasse»
- Muwatta Malik, n°754
Amra Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Ziad Ibn Abi Soufian avait écrit à Aicha, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Abdallah Ibn Abbas a dit: «celui qui envoie un animal à sacrifier, doit s'abstenir de tout ce dont s'abstient un pèlerin, jusqu'à ce que cet animal soit sacrifié. Et comme j'ai déjà fait mon offrande, fais-moi savoir par écrit, ou renseigne celui qui amène cette offrande». Amra ajouta: «Aicha a répondu:«ce n'est pas comme Ibn Abbas a dit; moi-même, j'ai tressé de mes propres.mains les guirlandes de l'animal sacrifié de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), puis à son tour il les mit autour du cou de l'animal, et il l'envoya gardé par mon père. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas interdit de tout ce que Allah lui a rendu licite jusqu'à ce qu'il sacrifia son animal»
Voir 14 autres hadiths
- Muwatta Malik, n°763
Mouhammad Ibn Abdallah Ibn Al-Hareth Ibn Abdel-Mouttaleb a rapporté qu'il a entendu Sa'd Ibn Abi Waqas et Al-Dahaq Ibn Qais, l'année où Mou'awia Ibn Abi Soufian fit le pèlerinage faire allusion à at Tamattou (la jouissance d'une vie normale entre la visite pieuse et le pèlerinage.) Al-Dahaq Ibn Qais a dit: «cela ne sera fait que par celui qui est ignorant de l'ordre d'Allah à Lui la puissance et la gloire». Sa'd de répondre: «ce n'est pas correct ce que tu viens de dire, ô fils de mon frère». al-Dahaq lui répondit: «Or, Omar Ibn Al-Khattab l'a interdit»; Sa'd reprit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), a fait cela, et nous l'avons, accomplie avec lui»
- Muwatta Malik, n°825
Abou Ma'ez Al-Aslami Abdallah Ibn Soufian, a raconté: «J'étais assis avec Abdallah Ibn Omar, une femme vint le consulter disant: «J'étais venue faire la tournée autour de la Maison; mais arrivant à la porte, j'eus mes menstrues; je suis revenue, demeurant jusqu'à être purifiée. Puis revenant à la Maison, et arrivant à la porte, je me trouvai de nouveau impure, ce qui fait que j'ai rebroussé chemin et je suis restée chez moi jusqu'à ce que je fus en pureté; devenue pure, pour la troisième fois, me voilà revenant à la Maison, et encore arrivée à la porte, le sang coula».qui coule, n'est que la poussée du démon. Fais ghousl (les grandes ablutions), mets un chiffon, et fais la tournée processionnelle»
- Muwatta Malik, n°918
Abdel Rahman Ibn Al-Kassem a rapporté que son père a dit: «Une fois que les gens jetaient les cailloux, sur les jamarates, ils étaient dans un va et vient, en marchant; quant à Mou'awia Ibn Abi Soufian, il était le premier à faire le parcours, tout en étant sur sa monture»
- Muwatta Malik, n°968
Yahia Ibn Said a rapporté que Abou Bakr Al-Siddiq avait envoyé une troupe en Syrie. Il sortit pour s'entretenir avec Yazid Ibn Abi Soufian et celui-ci était en ce temps là, gouverneur d'une de ses régions. On prétendit que Yazid avait dit à Abou Bakr: «Ou que tu montes, ou que je descends (On veut bien entendre que Abou Bakr allait à pieds, quant à Yazid, il était à cheval). Abou Bakr répondit: «Ni à toi de descendre, ni à moi de monter, car je veux bien mériter la récompense de mes pas dans la voie d'Allah». Puis il lui dit: «Tu verras des gens qui se sont consacrés à Allah (Les moines), laisse-les et celui à qui ils se sont consacrés. Tu verras des gens qui se sont rasés le sommet de leur tête (Les diacres), abats-les en frappant le sommet de leur tête». Et je te recommande dix:choses «De ne pas tuer ni une femme, ni un enfant, ni un vieillard, de ne pas couper un arbre fruitier, ni détruire ce qui est construit; de n'égorger ni un mouton ni un chameau sauf s'ils sont à manger; de ne pas mettre le feu aux abeilles et à ne pas les disperser; de ne pas frauder et de ne pas être lâche»
- Muwatta Malik, n°1214
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Al-Ahwass fut décédé en Syrie, quand sa femme était à ses menstrues pour la troisième fois, et qu'elle avait été divorcée de lui. Mou'awia Ibn Abi Soufian écrivit à Zaid Ibn Thabet lui demandant à ce sujet. Zaid lui répondit: «Si elle avait déjà ses menstrues pour la troisième fois, ils sont tous deux indépendants l'un de l'autre, et ne sont pas des héritiers par réciprocité»
- Muwatta Malik, n°1225
Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté d'après Fatima Bint Qais que Abou Amr Ibn Hafs avait définitivement divorcé d'avec elle, alors qu'il était eu Syrie. Il lui envoya son agent avec une quantité d'orge, elle était répugnée et dit à l'agent "Par Allah je n'attend rien de vous", il lui répondit: «Par Allah, tu ne nous dois rien». Elle vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui apprenant ce qui a eu lieu, il lui répondit: «Tu ne lui dois aucune dépense», et lui donna l'ordre de passer sa période d'attente à la maison de Oum Charik, puis lui dit: «Non, cette femme reçoit beaucoup de gens,il vaut mieux que tu passes cette période chez Abdallah Ibn Oum Mak-toum, car c'est un homme aveugle. Chez lui, tu pourras te dévoiler (changer tles habits). Une fois que tu termines ta période d'attente, apprends-le moi». Fatima continua: «Une fois que je fus à la fin de ma période d'attente je vins lui apprendre que Mou'awia IbnAbi Soufian et Abou Jahm Ibn Hicham me demandèrent en mariage». Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Quant à Abou Jahm, il a toujours sa canne sur son épaule (1) et pour Mou'awia, ce n'est qu'un homme dépourvu de tout bien. Epouse, Oussama Ibn Zaid». Elle dit:«Mais je ne m'accorde pas avec lui». Mais il reprit: «Epouse Oussama Ibn Zaid», et je me mariait avec.lui: Ainsi Allah m'accorda tant de biens et je mène avec lui une vie heureuse». (1) Il y a deux opinions différentes quand au sens de la canne sur son épaule (une c'est qu'il est sévère avec ses femmes et l'autre c'est qu'il est toujours en voyage)
- Muwatta Malik, n°1263
Houmaid Ibn Nafe' a rapporté que Zainab Ibn Abi Salama lui a raconté trois hadiths, disant: «J'étais chez Oum Habiba, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) juste à la mort de son père Abou Soufian Ibn Harb. Oum Habiba apporta un parfum renfermant du «Soufra -Khoulouq» ou quelque chose de pareille. Puis elle frotta de ce parfum une de ses servantes et passa sa main sur ses joues en disant: «Par Allah, je n' ai pas besoin de me parfumer, cependant j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «II n'est pas licite pour une femme croyant en Allah et au jour de la résurrection, d'être en deuil pour plus de trois jours, excepté le cas de son mari, où son deuil devra être de quatre mois et de dix jours». (Tel était le premier hadith)
- Muwatta Malik, n°1419
Sa'id Ibn Al Moussaiab a rapporté qu'un homme de Syrie, nommé Ibn Khaibari, ayant trouvé avec sa femme, un homme, le tua, ou les tua ensemble. Rapportant ce cas à Mouawia Ibn Abi Soufian, afin qu'il juge là-dessus; Mouawia tombant dans l'embarras, écrivit à Abou Moussa al-Ach'ari, lui demandant d'avoir l'avis de Ali Ibn Abi taleb, à ce sujet. Ali -répondit: «Cet événement n'a pas eu lieu dans mon pays; je te demande de me le raconter; Abou Moussa écrivit à Mouawia Ibn Abi Soufian, à la suite de quoi Ali donna sa proposition en disant: «Je soussigné; moi Abou Al Hassan s'il ne fait pas appel à quatre témoins,qu'il doit payer le prix du sang de la victime». Chapitre XX Le jugement relatif à l'enfant trouvé
- Muwatta Malik, n°1555
Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Marwan Ibn Al-Hakkam écrivit à Mou'awia Ibn Abi Soufian, lui demandant son avis au sujet, d'un homme fou qui a tué un autre. Mou'awia lui répondit par écrit: «impose-lui le prix du sang sans le tuer, car l'on ne soumet pas un fou à la peine prescrite». - Malek a dit: «A propos de deux hommes, dont l'un est adulte et l'autre benjamin, et qui tuent ensemble, d'une façon préméditée un homme, c'est à l'adulte d'être tué, et au benjamin de payer la moitié du prix du sang. - Finalement Malek a dit: «Il en est de même pour le cas où deux hommes, l'un libre et l'autre esclave, tuent ensemble un esclave; c'est l'esclave qui sera tué, quant à l'homme libre, il aura à payer la moitié du prix du sang». Chapitre IV Le prix du sang payé pour un crime involontaire
- Muwatta Malik, n°1585
Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, s'adressa, alors qu'il était à Mina, aux gens disant: «Celui qui en possède un savoir à propos de la dyia, qu'il me l'apprenne». Al-Dahhak Ibn Soufian surgit et dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) m'a incité par écrit de faire hériter la femme de Achiam al-Dibabi sa part de la dyia de son mari». Omar lui dit: «Entre sous ta tente, et attends mon arrivée». Aussitôt que Omar se présenta,. Al-Dahhak lui apprend ce qui est du sujet de la dyia; dès lors, Omar se décida de l'affaire de la dyia. - Et Ibn Chéhab ajouta: «Le meurtre de Achiam fut accompli involontairement»
- Muwatta Malik, n°1593
On rapporta à Malek que Marwan Ibn Al-Hakam avait envoyé par écrit à Mou'awia Ibn Abi Soufian qu'on lui avait amené un homme ivre, qui a tué un homme. Sur ce sujet, Moua'wia lui répondit «Fais le tuer». - Malek a dit: «Ce que j'ai de mieux entendu au sujet de l'explication de ce verset (le sens) : «L'homme libre pour l'homme libre, l'esclave pour l'esclave«, (Coran II, 178), tels en sont les mâles, et «la femme libre pour la femme libre», c'est que l'application de la loi du talion est la même, aussi bien aux femmes qu'aux hommes. Ainsi, on tue une femme libre pour une femme libre, tout comme on tue l'homme libre pour un homme libre, encore on tue l'esclave mâle ou femelle, pour un esclave mâle ou femelle. Donc la loi du talion est appliquée de la même façon aussi bien aux femmes qu'aux hommes, conformément aux paroles d'Allah Béni et Très Haut dans son livre (le sens): «Nous leur avons prescrit, dans la Tora: vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion» (Coran V,45). Ainsi, Allah Béni et Très haut avait mentionné que la vie est pour la vie, signifiant par là que la femme libre peut être tuée par un homme libre, et ses blessures sont comme les siennes, soumises à la loi du talion». - Concernant l'homme qui tient pour un autre, un homme pour que le second frappe le troisième et le tue sur place, Malek a dit: «Si le premier tient le troisième, afin que le second puisse tuer ce dernier, il faut que les deux soient tués. Mais s'il le tient croyant que le second veut frapper le troisième, voulant par là le réformer, sans qu'il cherche à le tuer, le meurtrier doit être tué; quant à celui qui tenait la victime, il sera sévèrement jugé et emprisonné pour un an sans être condamné à mort». - Concernant l'homme qui, volontairement, tue un autre ou lui crève un œil, après quoi le meurtrier sera tué, ou on lui crèvera son œil, avant qu'on lui applique la loi du talion, Malek a dit: «Il ne paiera ni une dyia, ni sera soumis à la loi du talion, car celui qui a été tué ou à qui on crevé l'œil, avait droit à appliquer une sanction pareille à celui qui a volontairement tué. Car en fait il est dans la même situation que celle d'un homme qui volontairement tue, puis meurt. Ainsi, étant donné que le meurtrier est mort, les parents de la victime n'auront droit ni a une dyia, ni à une autre compensation légale, et cela par renvoi à ce que Allah Béni et Très Haut a dit dans Son Livre: «la loi du talion vous est prescrite en cas de meurtre: l'homme libre pour l'homme libre, l'esclave pour l'esclave» (Coran 11,178). - Expliquant cela, Malek a dit: «Ainsi donc, la victime a le plein droit d'appliquer au meurtrier la loi du talion; mais si le meurtrier meurt, la victime n'aura ni un prix du sang, ni une application de la loi du talion». - Finalement Malek a dit: «la loi du talion n'est pas à appliquer à un homme libre blessant un esclave; mais si un esclave tue volontairement un homme libre, on le tuera; quant à l'homme libre tuant un esclave, il ne sera pas tué même si le crime est volontaire. Et c'est ce que j'ai de mieux entendu». Chapitre XXII Le pardon pour un crime volontaire
- Muwatta Malik, n°1630
Mouhammad Ibn Ka'b Al-Qourazi a rapporté, que Mou'awia Ibn Abi Soufian, étant sur le mimbar (la chaire), a dit: «Hommes! Nul ne peut empêcher ce que Allah accorde, et nul ne donne ce que Allah empêche; ni la richesse ni le rang ne sont salutaires car c'est Allah qui les accorde. Celui que Allah voue pour le bien, Il Y l'instruit dans la religion». Puis Mou'awia continua et dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire ces mots, de sa propre bouche, étant sur cette même chaire»
- Muwatta Malik, n°1731
Houmaid Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a entendu Mouawia Ibn Abi Soufian, l'année de son pèlerinage, dire, tout en étant sur la chaire et en prenant une mèche de cheveux se trouvant dans la main d'un garde: «Ô Médinois! Où sont-ils vos Oulémas? J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) interdire une telle chose, et dire: «D'ailleurs les Bani Israël ont connu la défaite, du jour même où leurs femmes se sont servies de faux cheveux»
- Muwatta Malik, n°1774
Al Saib Ibn Yazid a rapporté qu'il a entendu Soufian Ibn Abi Zouhair, qui d'ailleurs était un homme de la tribu Azdé-Chénoua, et qui encore était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), s'entretenir avec des gens, à la porte de la mosquée, leur disant: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Celui qui élève un chien qui ne lui est utilite ni pour la garde, ni pour la plantation, aura diminué de ses travaux, chaque jour, un qirat (de récompense)». On lui demanda: «As-tu entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire cela en personne»? Il répondit: «Oui; je le jure par le Seigneur de cette mosquée»
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
381 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°95
Anas رضي الله عنه a rapporté : Le Prophète ﷺ a fait ses ablutions avec un récipient contenant deux rotls d’eau et a pris un bain rituel avec un sa‘ d’eau. Abu Dawud a dit : Ce hadith a été rapporté de la part d’Anas par une autre chaîne. Cette version mentionne : « Il a fait ses ablutions avec un makkuk. » Elle ne mentionne pas les deux rotls. Abu Dawud a aussi dit : Ce hadith a été rapporté par Yahya ibn Adam d’après Sharik. Mais cette chaîne mentionne Ibn Jabr ibn ‘Atik au lieu de ‘Abd Allah ibn Jabr. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par Sufyan d’après ‘Abd Allah ibn ‘Isa. Cette chaîne mentionne le nom de Jabr ibn ‘Abd Allah au lieu de ‘Abd Allah ibn Jabr. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : un sa‘ équivaut à cinq rotls. C’était le sa‘ d’Ibn Abi Dhi‘b et aussi celui du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°166
Rapporté par Hakam ibn Sufyan ath-Thaqafi رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ a uriné, il a fait ses ablutions et a aspergé d’eau ses parties intimes. Abu Dawud a dit : Un groupe de savants est d’accord avec Sufyan sur cette chaîne de transmission. Certains ont mentionné le nom de Sufyan b. al-Hakam, d’autres al-Hakam b. Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°195
Rapporté par Umm Habibah رضي الله عنها : Abu Sufyan ibn Sa’id ibn al-Mughirah a rapporté qu’il est entré chez Umm Habibah qui lui a présenté un verre de sawiq (une boisson à base de farine et d’eau) à boire. Il a demandé de l’eau et s’est rincé la bouche. Elle a dit : « Ô mon cousin, ne fais-tu pas tes ablutions ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Faites vos ablutions après avoir mangé tout aliment cuit au feu », ou il a dit : « tout aliment touché par le feu. » Abu Dawud a dit : Dans la version d’al-Zuhri, il est dit : « Ô mon cousin paternel. »
- Sunan Abu Dawud, n°366
Rapporté par Umm Habibah رضي الله عنها : Mu‘awiyah ibn Abu Sufyan a demandé à sa sœur Umm Habibah, l’épouse du Prophète ﷺ : « Le Messager d’Allah ﷺ priait-il dans le vêtement avec lequel il avait eu un rapport intime ? » Elle a répondu : « Oui, tant qu’il n’y voyait pas d’impureté. »
- Sunan Abu Dawud, n°433
Rapporté par Ubadah ibn as-Samit رضي الله عنه : Après moi, vous serez sous l’autorité de dirigeants qui seront tellement occupés par leurs affaires qu’ils retarderont la prière jusqu’à ce que son heure soit passée. Accomplissez donc la prière à son heure. Un homme lui a demandé : « Messager d’Allah, puis-je prier avec eux ? » Il a répondu : « Oui, si tu le souhaites. » Sufyan (un autre rapporteur par une chaîne différente) a dit : « Puis-je prier avec eux si je les rejoins ? » Il a dit : « Oui, si tu le veux. »
Voir 376 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°436
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté : Une autre version de ce récit ajoute : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Éloignez-vous de cet endroit où l’inattention vous a gagnés. » Il a ensuite ordonné à Bilal d’appeler à la prière et d’annoncer que la prière en groupe était prête (c’est-à-dire qu’il a prononcé l’iqamah), puis il a accompli la prière. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Malik, Sufyan b. ‘Uyainah, al-Awza’i et ‘Abd al-Razzaq d’après Ma’mar et Ibn Ishaq, mais aucun d’eux n’a mentionné l’appel à la prière (adhan) dans cette version transmise par al-Zuhri, et seuls al-Awza’i et Aban al-‘Attar l’attribuent à Ma’mar
- Sunan Abu Dawud, n°553
Rapporté par Ibn Umm Maktum : « Messager d’Allah, il y a beaucoup de bêtes venimeuses et d’animaux sauvages à Médine (permets-moi donc de prier chez moi car je suis aveugle). » Le Prophète ﷺ a dit : « Entends-tu l’appel : “Venez à la prière”, “Venez au salut” ? » (Il a répondu : Oui.) Il a dit : « Alors tu dois venir. » Abu Dawud a dit : Al-Qasim al-Jarmi a rapporté cette tradition de Sufyan de façon similaire, mais sa version ne contient pas les mots : « Alors tu dois venir. »
- Sunan Abu Dawud, n°619
Rapporté par Mu‘awiyah ibn Abu Sufyan رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Ne cherchez pas à me devancer dans l’inclinaison et la prosternation, car même si je m’incline avant vous, vous me rejoindrez quand je relèverai la tête ; je suis devenu corpulent. »
- Sunan Abu Dawud, n°690
Cette tradition a aussi été rapportée par Abu Hurayrah رضي الله عنه par une autre chaîne. Abu Hurayrah a rapporté : Le Prophète ﷺ a dit : … Il a ensuite mentionné l’histoire de la ligne à tracer. Sufyan a dit : Nous n’avons rien trouvé qui confirme cette tradition, elle n’a été rapportée que par cette chaîne. ‘Ali b. al-Madini (un rapporteur) a dit : J’ai demandé à Sufyan : Il y a divergence sur le nom (Abu Muhammad b. ‘Amr). Il a réfléchi puis a dit : Je ne me souviens que de Abu Muhammad b. ‘Amr. Sufyan a dit : Un homme est venu à Kufa après la mort d’Isma’il b. Umayyah ; il cherchait Abu Muhammad jusqu’à ce qu’il le trouve. Il l’a interrogé (sur cette tradition) mais il s’est embrouillé. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal, qu’on a interrogé plusieurs fois sur la façon de tracer la ligne. Il a répondu : Comme ceci, horizontalement, en forme de croissant. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Musaddad dire : Ibn Dawud a dit : La ligne doit être tracée verticalement. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad b. Hanbal décrire plusieurs fois comment tracer la ligne. Il disait : Comme ceci, horizontalement, en demi-cercle, comme un croissant, c’est-à-dire une courbe
- Sunan Abu Dawud, n°691
Sufyan b. ‘Uyainah a dit : J’ai vu Sharik qui nous a dirigé la prière de l’asr lors d’un enterrement. Il a placé sa coiffe devant lui, c’est-à-dire pour accomplir la prière obligatoire à l’heure
- Sunan Abu Dawud, n°700
Abu Salih a dit : Je rapporte ce que j’ai vu et entendu d’Abu Sa’id. Abu Sa’id est entré chez Marwan et a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quand l’un de vous prie face à un objet qui le sépare des gens, et que quelqu’un veut passer devant lui, qu’il le repousse au niveau de la poitrine ; s’il insiste, qu’il le repousse plus fermement, car ce n’est qu’un diable. » Abu Dawud a dit : Sufyan Ath-Thawri a dit : “Quelqu’un passe fièrement devant moi pendant que je prie, alors je l’arrête, mais si c’est une personne faible, je ne l’arrête pas.”
- Sunan Abu Dawud, n°701
Rapporté par Abu Juhaim رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si celui qui passe devant une personne en prière savait la faute qu’il commet, il préférerait rester immobile quarante… plutôt que de passer devant elle. » Abu al-Nadr a dit : Je ne sais pas s’il a dit quarante jours, ou mois, ou années. Abu Dawud : Sufyan al-Thawri a dit : « Si un homme passe fièrement devant moi pendant que je prie, je l’arrête, mais si c’est une personne faible, je ne l’arrête pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°721
Rapporté par Salim d’après son père (Ibn ‘Umar) رضي الله عنه : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ : quand il commençait la prière, il levait les mains à hauteur des épaules, et il faisait de même en s’inclinant et en relevant la tête après l’inclinaison. Sufyan (un narrateur) a dit une fois : « Quand il relevait la tête » ; et ensuite il disait : « Quand il relevait la tête après l’inclinaison. » Il ne levait pas les mains entre les deux prosternations
- Sunan Abu Dawud, n°749
Ce récit a aussi été transmis par Sufyan à travers une autre chaîne de transmetteurs. Cette version dit : Il a levé les mains une seule fois au début. Certains ont rapporté : (il a levé les mains) une seule fois
- Sunan Abu Dawud, n°751
Ce récit a été rapporté par Sufyan à travers une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ne contient pas les mots « puis il ne recommençait pas ». Sufyan a dit : Les mots « puis il ne recommençait pas » nous ont été rapportés plus tard à Koufa par lui (Yazid). Abu Dawud a dit : Ce récit a aussi été transmis par Hushaim, Khalid et Ibn Idris d’après Yazid. Ils n’ont pas mentionné les mots « puis il ne recommençait pas »
- Sunan Abu Dawud, n°822
Rapporté par Ubadah ibn al-Samit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La prière n’est pas valable si l’on ne récite pas la Fatiha du Livre et quelque chose de plus. » Sufyan (le narrateur) a précisé : Cela concerne celui qui prie seul
- Sunan Abu Dawud, n°827
Abu Huraira رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière, il s’agissait, pensons-nous, de la prière de l’aube. Il a ensuite rapporté ce récit jusqu’aux mots « pourquoi ai-je été concurrencé dans la récitation du Coran ». Abu Dawud a dit : Musaddad, dans sa version, a dit que Ma’mar a rapporté : Les gens ont cessé de réciter le Coran dans la prière où le Messager d’Allah ﷺ récitait à voix haute. Ibn al-Sarh a dit dans sa version que Ma’mar a rapporté d’al-Zuhri d’après Abu Huraira. Ensuite, les gens ont cessé (de réciter derrière l’imam). Une autre version dit : Sufyan a dit : Al-Zuhri a prononcé un mot que je n’ai pas entendu. Puis Ma’mar a dit : Il a dit : Ensuite, les gens ont cessé (de réciter le Coran). Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par ‘Abd al-Rahman ibn Ishaq d’après al-Zuhri. Cette version s’arrête aux mots : « Pourquoi ai-je été concurrencé dans la récitation du Coran ». Al-Awza’i l’a aussi rapportée d’al-Zuhri. Cette version précise : Al-Zuhri a dit : Les musulmans ont tiré une leçon de cela et, à partir de là, ils n’ont plus récité (le Coran) dans la prière où le Prophète récitait à voix haute. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Muhammad ibn Yahya ibn Faris dire : Les mots « les gens ont cessé de réciter (le Coran) » sont une parole d’al-Zuhri
- Sunan Abu Dawud, n°846
Rapporté par Abd Allah b. Abi Awfa : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ relevait la tête après l’inclinaison, il disait : « Allah entend celui qui Le loue. Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange dans les cieux et sur toute la terre, et pour tout ce qu’il Te plaît de créer ensuite. » Abu Dawud a dit : Sufyan al-Thawri et Shu’bah b. al-Hajjaj ont rapporté d’après Ubaid b. al-Hasan : Il n’y a pas la mention des mots « après l’inclinaison » dans cette tradition. Sufyan a dit : Nous avons rencontré le cheikh ‘Ubaid b. al-Hasan ; il n’a pas dit les mots « inclinaison » dans ce récit. Abu Dawud a dit : Shu’bah a rapporté cela d’Abi ‘Ismah, d’al-A’mash, d’après ‘Ubaid, en disant : « après l’inclinaison »
- Sunan Abu Dawud, n°996
Rapporté par Abdullah ibn Mas'ud رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ saluait à sa droite et à sa gauche jusqu’à ce que l’on voie la blancheur de sa joue, en disant : « Que la paix soit sur vous et la miséricorde d’Allah » deux fois. Abu Dawud a dit : Ceci est une version de la tradition rapportée par Abu Sufyan. La version d’Isra’il ne l’explique pas. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Zubayr d’après Abu Ishaq et Yahya ibn Adam d’après Isra’il, d’après Abu Ishaq, d’après AbdurRahman ibn al-Aswad, d’après son père, d’après Alqamah, selon Abdullah ibn Mas'ud. Abu Dawud a dit : Shu'bah rejetait cette tradition, celle rapportée par Abu Ishaq comme venant du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1015
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ a terminé deux rak‘as d’une prière obligatoire, un homme lui a demandé : « Messager d’Allah, la prière a-t-elle été raccourcie ou as-tu oublié ? » Il a répondu : « Je n’ai rien fait de tout cela. » Les gens ont dit : « Messager d’Allah, tu l’as fait. » Il a donc accompli deux autres rak‘as de prière et n’a pas fait deux prosternations pour l’oubli. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Dawud al-Hussain d’après Abu Sufyan, affranchi d’Ibn Abi Ahmad, d’après Abu Hurairah, du Prophète ﷺ. Cette version dit : Il a ensuite fait deux prosternations alors qu’il était assis après la salutation
- Sunan Abu Dawud, n°1028
Abu Ubaydah a rapporté, d’après son père Abdullah (ibn Mas‘ud), que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque vous accomplissez la prière et que vous doutez du nombre de rak‘ah, si vous pensez avoir probablement fait quatre rak‘ah, récitez le tashahhud et faites deux prosternations assis avant de saluer. Ensuite, récitez à nouveau le tashahhud et saluez. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par ‘Abd al-Wahid d’après Khusaif, mais il ne l’a pas rapportée comme une parole du Prophète ﷺ. La version de ‘Abd al-Wahid est confirmée par Sufyan, Sharik et Isra’il. Ils ont divergé sur le texte et n’ont pas rapporté la chaîne complète jusqu’au Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1037
Rapporté par Al-Mughirah ibn Shu‘bah : Ziyad ibn Ilaqah a dit : Al-Mughirah ibn Shu‘bah nous a dirigés dans la prière et il s’est levé à la fin de deux rak‘ah. Nous avons dit : « Gloire à Allah » ; il a aussi dit : « Gloire à Allah », puis il a continué. Lorsqu’il a terminé la prière et donné la salutation, il a fait deux prosternations de l’oubli. Quand il s’est tourné vers nous, il a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ faire ainsi, comme je l’ai fait. » Abu Dawud a dit : Ibn Abi Laila a rapporté cette tradition de façon similaire d’al-Shaibi d’après al-Mughirah b. Shu‘bah. Abu ‘Umais l’a rapportée de Thabit b. ‘Ubaid en disant : « Al-Mughirah b. Shu‘bah nous a dirigés dans la prière, comme dans la tradition rapportée par Ziyad b. ‘Illaqah. » Abu Dawud a dit : Abu ‘Umais est le frère d’al-Mas‘udi. Et Sa‘d b. Abi Waqqas a fait comme al-Mughirah, ‘Imran b. Husain, Dahhak b. Qais et Mu‘awiyah b. Abi Sufyan. Ibn ‘Abbas et ‘Umar b. ‘Abd al-‘Aziz ont donné la même opinion. Abu Dawud a dit : Cela concerne celui qui se lève à la fin de deux rak‘ah et fait la prosternation après avoir salué
- Sunan Abu Dawud, n°1070
Rapporté par Zayd ibn Arqam : Ilyas ibn AbuRamlah ash-Shami a dit : J’ai vu Mu‘awiyah ibn Abu Sufyan demander à Zayd ibn Arqam : « As-tu prié avec le Messager d’Allah ﷺ lorsque la prière du vendredi et celle de l’Aïd tombaient le même jour ? » Il répondit : « Oui. » Il demanda : « Qu’a-t-il fait ? » Il répondit : « Il a accompli la prière de l’Aïd, puis il a accordé une dispense pour la prière du vendredi, et a dit : “Celui qui veut prier peut le faire.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1249
Rapporté par ‘Abd Allah ibn Unais : Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé vers Khalid ibn Sufyan al-Hudhail. C’était du côté de ‘Uranah et ‘Arafat. Il (le Prophète) a dit : « Va et tue-le. » Je l’ai vu alors que le temps de la prière de l’après-midi était arrivé. Je me suis dit : « Si un combat a lieu entre lui et moi (Khalid ibn Sufyan), cela pourrait retarder la prière. » J’ai donc avancé vers lui en priant par des gestes. Quand je suis arrivé près de lui, il m’a dit : « Qui es-tu ? » J’ai répondu : « Un homme des Arabes ; j’ai appris que tu rassemblais (une armée) contre cet homme (le Prophète). Je suis donc venu à toi pour cette raison. » Il a dit : « Oui, je m’en occupe. » J’ai marché un moment avec lui, puis, quand j’en ai eu l’occasion, je l’ai frappé avec mon épée jusqu’à ce qu’il meure
- Sunan Abu Dawud, n°1309
Rapporté par Abu Sa‘id et Abu Huraira رضي الله عنهما : Le Prophète ﷺ a dit : « Si un homme réveille sa femme la nuit et qu’ils prient tous les deux, ou qu’ils accomplissent ensemble deux rak‘a, le nom de l’homme sera inscrit parmi ceux qui se souviennent d’Allah, et le nom de la femme sera inscrit parmi ceux qui se souviennent d’Allah. » Ibn Kathir n’a pas rapporté cette tradition comme une parole du Prophète ﷺ, mais comme une parole d’Abu Sa‘id. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par Ibn Mahdi d’après Sufyan, et je pense qu’il a mentionné le nom de Sufyan. Il a aussi dit : La version transmise par Sufyan est une parole du Compagnon (et non du Prophète)
- Sunan Abu Dawud, n°1386
Rapporté par Mu‘awiyah b. Abi Sufyan رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « La nuit du destin est la vingt-septième nuit (du Ramadan). »
- Sunan Abu Dawud, n°1387
Rapporté par ‘Abd Allah b. ‘Amr رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet de la nuit du destin et j’écoutais. Il a dit : « Elle se trouve pendant tout le mois de Ramadan. » Abu Dawud a dit : Sufyan et Shu’bah ont rapporté ce récit de Abu Ishaq comme une parole de Ibn ‘Umar lui-même, ils ne l’ont pas transmis comme une parole du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1511
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par ‘Amr b. Murrah à travers une autre chaîne de rapporteurs avec le même sens. Cette version ajoute : « Et facilite-moi la bonne direction. » Le narrateur n’a pas dit : « ma bonne direction. » Abu Dawud a dit : Sufyan a entendu dix-huit traditions de ‘Amr b. Murrah
- Sunan Abu Dawud, n°1569
Ce même récit a aussi été transmis par Sufyan ibn Husain à travers une autre chaîne, avec le même sens. Cette version ajoute : « S’il n’y a pas de chamelle de deux ans, on donne une chamelle de trois ans. » Elle ne mentionne pas les paroles d’Al Zuhri
- Sunan Abu Dawud, n°1570
Ibn Shihab (Al Zuhri) a dit : Voici la copie de la lettre du Messager d’Allah ﷺ, qu’il avait écrite au sujet de la sadaqa (zakat). Elle était gardée par les descendants de ‘Umar ibn Al Khattab. Ibn Shihab a dit : Salim ibn Abdallah ibn Umar me l’a lue et je l’ai bien mémorisée. Umar ibn Abdul Aziz l’a fait copier auprès de ‘Abdallah, ‘Abdallah ibn Umar et Salim ibn ‘Abdallah ibn ‘Umar. Il (Ibn Shihab) a ensuite rapporté le récit comme précédemment (jusqu’à cent vingt chameaux). Il a ajouté : si les chameaux atteignent cent vingt et un à cent vingt-neuf, on donne trois chamelles de trois ans. S’ils atteignent cent trente à cent trente-neuf, deux chamelles de trois ans et une de quatre ans. S’ils atteignent cent quarante à cent quarante-neuf, deux chamelles de quatre ans et une de trois ans. S’ils atteignent cent cinquante à cent cinquante-neuf, trois chamelles de quatre ans. S’ils atteignent cent soixante à cent soixante-neuf, quatre chamelles de quatre ans. S’ils atteignent cent soixante-dix à cent soixante-dix-neuf, trois chamelles de trois ans et une de quatre ans. S’ils atteignent cent quatre-vingts à cent quatre-vingt-neuf, deux chamelles de quatre ans et deux de trois ans. S’ils atteignent cent quatre-vingt-dix à cent quatre-vingt-dix-neuf, trois chamelles de quatre ans et une de trois ans. S’ils atteignent deux cents, quatre chamelles de quatre ans ou cinq de trois ans, selon ce qui est disponible. Pour les chèvres de pâturage, il a rapporté le récit semblable à celui transmis par Sufyan ibn Husain. Cette version ajoute : « Une vieille chèvre, une chèvre borgne ou un bouc ne doit pas être acceptée comme zakat sauf si le collecteur le souhaite. »
- Sunan Abu Dawud, n°1574
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « J’ai accordé une exemption concernant les chevaux et les esclaves ; mais pour les pièces, vous devez donner un dirham pour chaque quarante (dirhams), rien n’est dû pour cent quatre-vingt-dix. Quand le total atteint deux cents, cinq dirhams sont dus. » Abu Dawud a dit : Al-A’mash a transmis ce récit de Abu Ishaq comme celui transmis par Abu ‘Awanah. Ce récit a aussi été rapporté par Shaiban, Abu Mu’awiyah et Ibrahim b. Tahman de Abu Ishaq de al-Harith d’après ‘Ali du Prophète ﷺ avec le même sens. Le récit rapporté par al-Nufail a aussi été transmis par Shu’bah, Sufyan et d’autres de Abu Ishaq de ‘Asim de ‘Ali, mais ils ne l’ont pas attribué au Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°1600
Amr ibn Shu'aib, selon son père, a rapporté que son grand-père a dit : Hilal, un homme de la tribu des Banu Mat'an, a apporté au Messager d’Allah ﷺ le dixième du miel qu’il possédait dans des ruches. Il a demandé au Prophète ﷺ de lui accorder la forêt appelée Salabah comme terrain protégé. Le Messager d’Allah ﷺ lui a accordé cette forêt. Quand Umar ibn al-Khattab lui a succédé, Sufyan ibn Wahb lui a écrit pour l’interroger à propos de cette forêt. Umar ibn al-Khattab lui a répondu : « Si Hilal te paie la dîme sur le miel comme il le faisait du temps du Messager d’Allah ﷺ, laisse-lui la forêt de Salabah ; sinon, ces abeilles seront comme celles de n’importe quelle forêt, et chacun pourra prendre le miel comme il le souhaite. »
- Sunan Abu Dawud, n°1601
Rapporté par Amr ibn Shu'aib, d'après son père, qui le tient de son grand-père : Il s'agissait de Banu Shababah, une sous-clan de la tribu de Fahm. Le narrateur a ensuite transmis une tradition similaire. Il a ajouté : « (Ils donnaient) un sac de miel sur dix sacs. Sufyan ibn Abdullah ath-Thaqafi leur avait accordé deux bois comme terres protégées. Ils donnaient autant de miel (en zakat) qu'ils en donnaient au Messager d’Allah ﷺ. Sufyan protégeait leurs bois. »
- Sunan Abu Dawud, n°1618
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri : Je donnerai toujours un sa’. À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, nous donnions un sa’ de dattes sèches, d’orge, de fromage ou de raisins secs. C’est la version de Yahya. Sufyan a ajouté dans sa version : « ou un sa’ de farine. » Le narrateur Hamid ibn Yahya a dit : Les gens ont contesté cette addition ; Sufyan l’a ensuite abandonnée. Abu Dawud a dit : Cette addition est une erreur de la part d’Ibn Uyainah
- Sunan Abu Dawud, n°1626
Rapporté par Abdullah ibn Mas'ud رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui mendie alors qu’il est aisé viendra le Jour de la Résurrection avec des égratignures, des griffures ou des blessures sur le visage. » On lui demanda : « Qu’est-ce que l’aisance, Messager d’Allah ? » Il répondit : « C’est cinquante dirhams ou leur valeur en or. » Le rapporteur Yahya a dit : Abdullah ibn Sufyan a dit à Sufyan : « Je me souviens que Shu'bah ne rapporte pas de Hakim ibn Jubayr. » Sufyan a dit : « Zubayr nous a transmis ce récit de Muhammad ibn AbdurRahman ibn Yazid. »
- Sunan Abu Dawud, n°1634
Rapporté par Abdullah ibn Amr رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « La sadaqah ne doit pas être donnée à un homme riche ni à quelqu’un qui est fort et en bonne santé. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par Sufyan d’après Sa'd bin Ibrahim, comme le récit rapporté par Ibrahim. La version de Shu'bah d’après Sa'd dit : « pour un homme qui est fort et robuste. » D’autres versions de ce récit du Prophète ﷺ contiennent les mots « pour un homme qui est fort et robuste ». D’autres encore disent « pour un homme qui est fort et en bonne santé ». ‘Ata bin Zuhair a dit qu’il avait rencontré ‘Abd Allah bin ‘Amr qui a dit : « La sadaqah n’est pas permise à un homme fort ni à un homme qui est fort et en bonne santé. »
- Sunan Abu Dawud, n°1794
Rapporté par Mu’awiyah ibn Abu Sufyan رضي الله عنه : Mu’awiyah a dit aux compagnons du Prophète ﷺ : « Savez-vous que le Messager d’Allah ﷺ a interdit de faire telle ou telle chose (et il a interdit de monter sur des peaux de léopard) ? » Ils dirent : « Oui. » Il demanda encore : « Savez-vous qu’il a interdit de combiner le Hajj et la `Umrah ? » Ils répondirent : « Cela, nous ne le savons pas. » Il dit : « Cela a été interdit avec d’autres choses, mais vous avez oublié. »
- Sunan Abu Dawud, n°1838
Rapporté par Nubaih ibn Wahb رضي الله عنه : ‘Umar ibn ‘Ubaid Allah ibn Ma‘mar avait un problème aux yeux. Il a envoyé quelqu’un auprès d’Aban ibn ‘Uthman — le narrateur Sufyan précise qu’il était chef des pèlerins pendant le Hajj — pour lui demander quoi faire. Il a répondu : « Mets-y de l’aloès, car j’ai entendu ‘Uthman rapporter cela de l’Envoyé d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°1897
‘Ata رضي الله عنه a rapporté : Le Prophète ﷺ a dit à Aïcha رضي الله عنها : « Ton tawaf de la Ka’bah et ta marche entre Al Safa et Al Marwah (une seule fois) suffisent pour ton hajj et ta ‘umrah. » Al Shafi’i a dit : Le narrateur Sufyan a transmis ce hadith de ‘Ata d’après Aïcha, et aussi d’après ‘Ata disant que le Prophète ﷺ a dit à Aïcha رضي الله عنها
- Sunan Abu Dawud, n°1949
Rapporté par AbdurRahman Ya’mar ad-Dayli : Je suis venu voir le Saint Prophète ﷺ alors qu’il était à Arafat. Des gens ou un groupe de personnes sont venus du Najd. Ils ont demandé à quelqu’un d’interroger le Prophète sur le hajj. Il a alors appelé le Messager d’Allah ﷺ en disant : « Comment accomplit-on le hajj ? » Le Prophète a ordonné à un homme de répondre. Il a crié à haute voix : « Le hajj, le hajj, c’est le jour de ‘Arafah. Si quelqu’un arrive là-bas avant la prière de l’aube dans la nuit d’Al Muzdalifah, son hajj sera complet. Le temps de séjour à Mina est de trois jours. Celui qui part plus tôt en deux jours, il n’y a pas de faute pour lui, et celui qui reste plus longtemps, il n’y a pas de faute pour lui. » Le narrateur a dit : Le Prophète a ensuite fait monter un homme derrière lui sur le chameau. Il a commencé à proclamer cela à haute voix. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Mahran d’après Sufyan de façon similaire. Cette version ajoute : « Le Hajj, le Hajj », deux fois. La version rapportée par Yaya b. Sa’id al-Qattan dit : « Le Hajj n’a lieu qu’une seule fois. »
- Sunan Abu Dawud, n°2016
Rapporté par Kathir b. Kathir b. al-Muttalib b. Abi Wida'ah, d’après ses proches, selon son grand-père : Il a vu que le Prophète ﷺ priait à côté de la porte de Banu Sahm, et les gens passaient devant lui, sans qu’il y ait de séparation (sutrah) entre eux. Le narrateur Sufyan a précisé : Il n’y avait pas de séparation entre lui et la Ka’bah. Sufyan a dit : Ibn Juraij nous a rapporté que Kathir a dit, selon son père : Je n’ai pas entendu mon père le dire, mais j’ai entendu certains de mes proches le rapporter de mon grand-père
- Sunan Abu Dawud, n°2108
Rapporté par Az-Zuhri : Le Négus maria Umm Habibah, fille d’Abu Sufyan, au Messager d’Allah ﷺ pour une dot de quatre mille dirhams. Il l’écrivit au Messager d’Allah ﷺ, qui accepta
- Sunan Abu Dawud, n°2224
Un récit similaire à celui de Sufyan a été transmis par Ikrimah du Prophète ﷺ par une chaîne différente
- Sunan Abu Dawud, n°2284
Abu Salamah ibn ‘Abd Al Rahman rapporte d’après Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها : Abu ‘Amr ibn Hafs l’a divorcée de façon définitive alors qu’il était absent, et son mandataire lui a envoyé de l’orge. Elle n’a pas apprécié cela. Il lui a dit : « Par Allah, tu n’as aucun droit sur nous. » Elle est alors allée voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté cela. Il lui a dit : « Aucune pension n’est due pour toi de sa part. » Il lui a ordonné de passer sa période d’attente dans la maison de Umm Sharik, puis il a dit ensuite : « C’est une femme que mes Compagnons visitent. Passe ta période d’attente dans la maison d’Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras t’y découvrir. Quand tu seras en situation de te remarier, informe-moi. » Elle dit : « Quand j’ai pu me remarier, je lui ai dit que Mu’awiyah ibn Abi Sufyan et Abu Jahm m’avaient demandée en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Quant à Abu Jahm, il ne pose jamais son bâton de son épaule, et Mu’awiyah est un homme pauvre sans fortune ; épouse Usamah ibn Zayd.” Je ne l’aimais pas, mais il a insisté : “Épouse Usamah ibn Zayd.” Je l’ai donc épousé. Allah lui a accordé beaucoup de bien et j’ai été enviée. »
- Sunan Abu Dawud, n°2299
Humaid ibn Nafi' rapporte trois récits d’après Zaynab, fille d’Abu Salamah رضي الله عنها : Zaynab a dit : J’ai rendu visite à Umm Habibah رضي الله عنها quand son père Abu Sufyan est décédé. Elle a demandé un parfum jaune contenant du safran (khaluq) ou autre chose. Elle en a mis sur une jeune fille et s’en est frotté les joues. Elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois nuits, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours.” » Zaynab a dit : J’ai aussi rendu visite à Zaynab, fille de Jahsh رضي الله عنها, quand son frère est mort. Elle a demandé du parfum et en a mis sur elle-même. Elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire, alors qu’il était sur le minbar : “Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois nuits, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours.” » Zaynab a dit : J’ai entendu ma mère, Umm Salamah رضي الله عنها, dire : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, le mari de ma fille est mort et elle souffre des yeux ; pouvons-nous lui mettre du khôl ? » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Non. » Il l’a répété deux ou trois fois. À chaque fois, il a dit : « Non. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le délai d’attente est maintenant de quatre mois et dix jours. À l’époque préislamique, l’une d’entre vous jetait un morceau de fumier à la fin de l’année. » Humayd a demandé à Zaynab : « Que veux-tu dire par jeter un morceau de fumier à la fin de l’année ? » Zaynab a répondu : « Quand le mari d’une femme mourait, elle entrait dans une petite pièce et portait des vêtements usés, sans toucher au parfum ni à rien d’autre jusqu’à ce qu’une année passe. Ensuite, on lui amenait un animal, comme un âne, un mouton ou un oiseau. Elle s’en frottait le corps. L’animal ne survivait presque jamais. Ensuite, elle sortait et on lui donnait un morceau de fumier qu’elle jetait. Elle utilisait alors du parfum ou ce qu’elle voulait. » Abu Dawud a dit : Le mot arabe « hafsh » signifie une petite pièce
- Sunan Abu Dawud, n°2397
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Abu Hurairah رضي الله عنه par une autre chaîne de rapporteurs, similaire à celle rapportée par Ibn Kathir et Sulaiman. Abu Dawud a dit : Sufyan et Shu'bah n’étaient pas d’accord sur le nom du rapporteur, Ibn al-Mutawwas ou Abu al-Mutawwas
- Sunan Abu Dawud, n°2612
Sulaiman ibn Buraidah a rapporté d’après son père : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ nommait un chef à la tête d’une armée ou d’un détachement, il lui recommandait de craindre Allah personnellement et de se soucier du bien-être des musulmans avec lui. Il disait ensuite : « Lorsque vous rencontrez les polythéistes, vos ennemis, proposez-leur trois options et acceptez celle qu’ils choisissent, puis abstenez-vous d’agir contre eux. Invitez-les à l’islam, et s’ils acceptent, accueillez leur choix et ne leur faites rien. Ensuite, proposez-leur de quitter leur territoire pour rejoindre la demeure des Émigrés, et dites-leur que s’ils le font, ils auront les mêmes droits et devoirs que les Émigrés. Mais s’ils refusent et préfèrent rester chez eux, dites-leur qu’ils seront comme les Bédouins musulmans, soumis à la loi d’Allah qui s’applique aux croyants, mais ils n’auront pas droit au butin à moins de combattre avec les musulmans. S’ils refusent, demandez-leur la jizyah (impôt), et s’ils acceptent, acceptez-le et ne leur faites rien. Mais s’ils refusent, demandez l’aide d’Allah et combattez-les. Lorsque vous assiégez une forteresse et que ses habitants veulent se rendre en se remettant au jugement d’Allah, n’acceptez pas, car vous ne savez pas si vous appliquerez le jugement d’Allah à leur sujet. Mais laissez-les se rendre à votre jugement, et décidez ensuite de ce que vous voudrez. » Sufyan ibn ‘Uyainah a dit que ‘Alqamah a rapporté avoir mentionné ce récit à Muqatil ibn Habban, qui a dit : « Un musulman me l’a rapporté. » Abu Dawud a dit : « Ibn Haidam l’a rapporté d’Al Nu’man ibn Muqqarin d’après le Prophète ﷺ, comme le récit de Sulaiman ibn Buraidah. »
- Sunan Abu Dawud, n°2618
Anas رضي الله عنه a dit : Le Prophète ﷺ a envoyé Busaisah comme espion pour observer ce que faisait la caravane d’Abu Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°2652
Rapporté par Furat ibn Hayyan رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait ordonné de le tuer : il était un espion d’Abu Sufyan et un allié d’un homme des Ansar. Il passa près d’un groupe des Ansar et dit : « Je suis musulman. » Un homme des Ansar dit : « Messager d’Allah, il affirme qu’il est musulman. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Il y a parmi vous des gens en qui nous avons confiance pour leur foi. Furat ibn Hayyan en fait partie. »
- Sunan Abu Dawud, n°2661
Al Zuhri a dit : « Cette tradition m’a été transmise par ‘Amr bin Abu Sufyan bin Usaid bin Jariyat Al Thaqafi, qui était un allié des Banu Zuhrah et un compagnon d’Abu Huraira. Il a ensuite raconté le récit. »
- Sunan Abu Dawud, n°2681
Anas رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ appela ses compagnons et ils partirent vers Badr. Soudain, ils trouvèrent les chameaux d’eau des Quraysh, parmi lesquels se trouvait un esclave noir des Banu Al Hajjaj. Les compagnons du Messager d’Allah ﷺ l’ont capturé et ont commencé à lui demander : « Où est Abu Sufyan ? » Il répondit : « Je jure par Allah, je ne sais rien de lui, mais voici les Quraysh qui sont venus ici, parmi eux Abu Jahl, ‘Utbah, Shaibah les deux fils de Rabi’ah et Umayyah ibn Khalaf. » Quand il leur dit cela, ils le frappèrent et il se mit à dire : « Laissez-moi, laissez-moi, je vais vous dire. » Quand ils le relâchèrent, il dit : « Je ne sais rien sur Abu Sufyan, mais voici les Quraysh qui sont venus ici, parmi eux Abu Jahl, ‘Utbah, Shaibah les deux fils de Rabi’ah et Umayyah ibn Khalaf. » Le Prophète ﷺ était en train de prier et entendait toute la conversation. Quand il eut terminé, il dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, vous le frappez quand il vous dit la vérité et vous le laissez quand il ment. Ce sont les Quraysh qui sont venus ici pour défendre Abu Sufyan. » Anas a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Voici l’endroit où tombera untel demain », et il posa sa main sur le sol. « Voici l’endroit où tombera untel demain », et il posa sa main sur le sol. « Et voici l’endroit où tombera untel demain », et il posa sa main sur le sol. » Anas a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, personne n’est tombé ailleurs que là où le Messager d’Allah ﷺ avait posé la main. » Le Messager d’Allah ﷺ ordonna alors qu’on les attrape par les pieds, qu’on les traîne et qu’on les jette dans un puits à Badr
- Sunan Abu Dawud, n°2836
Rapporté par Umm Kurz رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On doit sacrifier deux moutons qui se ressemblent pour un garçon et un pour une fille. » Abu Dawud a dit : Ceci est un hadith authentique, et la version rapportée par Sufyan comporte une confusion
- Sunan Abu Dawud, n°2859
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Le Prophète ﷺ a dit : (le narrateur Sufyan a dit : Je ne sais pas si cela a été transmis du Prophète ﷺ) : « Celui qui vit dans le désert devient rude ; celui qui poursuit le gibier devient négligent ; et celui qui fréquente un roi sera corrompu. »
- Sunan Abu Dawud, n°2902
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un affranchi du Prophète ﷺ est décédé et a laissé des biens, mais il n’avait ni enfant ni parent. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Donnez ce qu’il a laissé à un homme de son village. » Abu Dawud a dit : La version de Sufyan est plus complète. Musaddad a rapporté : À ce moment-là, le Prophète ﷺ a dit : « Y a-t-il quelqu’un de son pays ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors donnez-lui ce qu’il a laissé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2927
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Sa’id a dit : Omar ibn al-Khattab a dit : « Le prix du sang revient à la famille de la personne tuée, et la femme n’hérite pas du prix du sang de son mari. » Ad-Dahhak ibn Sufyan a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a écrit pour que je donne une part du prix du sang à la femme de Ashyam ad-Dubabi, après la mort de son mari. » Alors Omar a changé d’avis. Ahmad ibn Salih a dit : AbdurRazzaq nous a transmis ce récit de Ma’mar, de az-Zuhri, d’après Sa’id. Dans cette version, il est dit : Le Prophète ﷺ l’a nommé gouverneur des bédouins
- Sunan Abu Dawud, n°3021
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Al-Abbas ibn AbdulMuttalib a amené Abu Sufyan ibn Harb au Messager d’Allah ﷺ l’année de la conquête (de La Mecque). Abu Sufyan a embrassé l’islam à Marr az-Zahran. Al-Abbas a dit au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah, Abu Sufyan est un homme qui aime se distinguer, peux-tu faire quelque chose pour lui ? » Il a répondu : « Oui, celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité, et celui qui ferme sa porte sera en sécurité. »
- Sunan Abu Dawud, n°3022
Rapporté par Abdullah Ibn Abbas رضي الله عنه : Lorsque le Prophète ﷺ s’est arrêté à Marr az-Zahran, Al-Abbas a dit : « J’ai pensé, par Allah, que si le Messager d’Allah ﷺ entrait à La Mecque avec l’armée par la force avant que les Quraysh ne viennent à lui demander sa protection, ce serait leur perte totale. J’ai donc monté la mule du Messager d’Allah ﷺ en me disant : Peut-être trouverai-je quelqu’un qui ira prévenir les gens de La Mecque de la situation du Messager d’Allah ﷺ, afin qu’ils viennent lui demander sa protection. En chemin, j’ai entendu Abu Sufyan et Budayl ibn Warqa’ parler. J’ai dit : “Ô Abu Hanzalah !” Il a reconnu ma voix et a dit : “Abul Fadl ?” J’ai répondu : “Oui.” Il a demandé : “Qui est avec toi, que mes parents te soient sacrifiés ?” J’ai dit : “Voici le Messager d’Allah ﷺ et son peuple avec lui.” Il a demandé : “Quelle est la voie de sortie ?” Il est monté derrière moi, et son compagnon est reparti. Le matin venu, je l’ai amené au Messager d’Allah ﷺ et il a embrassé l’islam. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, Abu Sufyan est un homme qui aime se distinguer, fais quelque chose pour lui.” Il a répondu : “Oui, celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan est en sécurité ; celui qui ferme sa porte sur lui est en sécurité ; et celui qui entre dans la mosquée est en sécurité.” Les gens se sont alors dispersés dans leurs maisons et dans la mosquée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3029
Ibn ‘Abbas a dit que le Prophète ﷺ a donné trois instructions en disant : « Expulsez les polythéistes d’Arabie, récompensez les délégations comme je l’ai fait. » Ibn ‘Abbas a dit : « Soit il n’a pas mentionné la troisième, soit j’ai oublié. » Al Humaidi a rapporté d’après Sufyan que Sulaiman a dit : « Je ne sais pas si Sa’id a mentionné la troisième et que j’ai oublié, ou s’il ne l’a pas mentionnée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3054
Muhammad bin Kathir a dit : « On a demandé à Sufyan d’expliquer la tradition mentionnée ci-dessus. » Il a répondu : « Lorsqu’il embrasse l’islam, la jizyah ne lui est plus imposée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3105
Rapporté par Abu Musa Al-Ash'ari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Nourrissez les affamés, rendez visite aux malades et libérez les prisonniers. » Sufyan a précisé : « al-‘ani » signifie prisonnier
- Sunan Abu Dawud, n°3169
Dawud ibn Amir ibn Sa’d ibn Abi Waqqas a dit que son père Amir ibn Sa’d était avec Ibn Umar ibn al-Khattab quand Khabbab, le propriétaire de la chambre, est venu et a dit : « Abd Allah ibn Umar, n’entends-tu pas ce qu’Abu Huraira raconte ? Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Si quelqu’un sort de chez lui, accompagne un cercueil et prie sur lui…” » Il a ensuite mentionné le reste de la tradition comme rapporté par Sufyan. Ibn Umar a alors envoyé quelqu’un demander à Aisha رضي الله عنها à ce sujet. Elle a répondu : « Abu Huraira a dit vrai. »
- Sunan Abu Dawud, n°3173
Rapporté par Abu Sa’id Al Khudri رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand vous suivez un cortège funèbre, ne vous asseyez pas tant que le cercueil n’a pas été posé à terre. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par al-Thawri (c’est-à-dire Sufyan) d’après Suhail, d’après son père, d’après Abu Huraira. Cette version dit : « jusqu’à ce qu’il soit posé à terre ». Elle a aussi été rapportée par Abu Mu’wiyah d’après Suhail, avec : « jusqu’à ce qu’il soit mis dans la tombe ». Abu Dawud a dit : La version de Sufyan est plus précise que celle d’Abu Mu’awiyah
- Sunan Abu Dawud, n°3315
Une tradition similaire a aussi été rapportée brièvement par Maymunah, fille de Kardam fils de Sufyan, d’après son père, par une autre chaîne de transmetteurs. Cette version ajoute : (Le Prophète a demandé) : « Y a-t-il une idole là-bas ou une fête préislamique y était-elle célébrée ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Ma mère a fait un vœu et la marche lui est imposée. Puis-je l’accomplir à sa place ? » Parfois, le rapporteur Bashshar disait : « Pouvons-nous l’accomplir à sa place ? » Il a dit : « Oui. »
- Sunan Abu Dawud, n°3337
Le hadith mentionné ci-dessus (n°3330) a aussi été transmis par Abu Safwan ibn Umayrah par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version dit : Abu Safwan a dit : « Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ à La Mecque avant son émigration. » Il a ensuite raconté le reste du récit, mais il n’a pas mentionné les mots « qui pesait pour le paiement ». Abu Dawud a dit : Qais l’a aussi transmis comme Sufyan l’a dit ; la version de Sufyan fait autorité
- Sunan Abu Dawud, n°3338
Rapporté par Ibn Abi Rizmah : J’ai entendu mon père dire : Un homme a dit à Shu‘bah : « Sufyan t’a contredit (c’est-à-dire a rapporté un hadith différent du tien). » Il a répondu : « Tu m’as mis dans l’embarras. On m’a dit que Yahya ibn Ma‘in a dit : Si quelqu’un contredit Sufyan, la version de Sufyan sera acceptée. »
- Sunan Abu Dawud, n°3339
Shu‘bah a dit : La mémoire de Sufyan était plus forte que la mienne
- Sunan Abu Dawud, n°3340
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Le poids de référence est celui des gens de La Mecque, et la mesure de référence est celle des gens de Médine. » Abu Dawud a dit : Al-Firyabi et Abu Ahmad l’ont aussi transmis de Sufyan de façon similaire, et (Ibn Dukain) est d’accord avec eux sur le texte. La version de Abu Ahmad dit : « d’après Ibn ‘Abbas » au lieu de Ibn ‘Umar. Cela a aussi été transmis par al-Walid ibn Muslim d’après Hanzalah. Cette version dit : « le poids de Médine et la mesure de La Mecque. » Abu Dawud a dit : Il y a une variation dans le texte de la version rapportée par Malik ibn Dinar d’après ‘Ata’ du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3379
Le hadith précédent a aussi été transmis par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs, avec le même sens que celui rapporté par Sufyan et 'Abd al-Razzaq
- Sunan Abu Dawud, n°3437
Abu Huraira رضي الله عنه a dit : N’allez pas à la rencontre de ce qui est amené (au marché pour être vendu). Si quelqu’un le fait et achète une partie de la marchandise, le propriétaire a le choix (d’annuler la vente) quand elle arrive au marché. Abu ‘Ali a dit : J’ai entendu Abu Dawud dire : Sufyan a dit : Aucun d’entre vous ne doit acheter en concurrence avec un autre ; c’est-à-dire, il dit : J’en ai un meilleur pour dix (dirhams)
- Sunan Abu Dawud, n°3448
Qatadah a dit : La rétention ne concerne pas les dattes sèches. Ibn al-Muthanna a dit que Yahya ibn Fayyad a rapporté cela d’al-Hasan. Nous (Ibn al-Muthanna) lui avons dit (à Yahya) : Ne dis pas : « d’après al-Hasan ». Abu Dawud a dit : Ce récit, selon nous, est faux. Abu Dawud a dit : Sa’id ibn al-Musayyab stockait des noyaux, du fourrage et des graines. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Ahmad ibn Yunus dire : J’ai demandé à Sufyan à propos du stockage du fourrage. Il a répondu : Les gens d’autrefois n’aimaient pas cela. J’ai demandé à Abu Bakr ibn ‘Ayyash à ce sujet. Il a répondu : Stocke-le
- Sunan Abu Dawud, n°3453
Yahya a dit : Sufyan n’acceptait pas l’interprétation de l’expression « n’a rien à voir avec nous » comme voulant dire « n’est pas comme nous »
- Sunan Abu Dawud, n°3532
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Hind, la mère de Mu’awiya, vint voir le Messager d’Allah ﷺ et dit : « Abu Sufyan est avare. Il ne me donne pas assez pour moi et mes enfants. Est-ce que j’ai le droit de prendre de ses biens ? » Il répondit : « Prends ce qui suffit pour toi et tes enfants selon l’usage. »
- Sunan Abu Dawud, n°3533
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Hind vint voir le Prophète ﷺ et dit : « Messager d’Allah, Abu Sufyan est avare. Est-ce que je peux subvenir aux besoins de ses dépendants avec ses biens sans sa permission ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Il n’y a pas de mal à ce que tu dépenses selon l’usage. »
- Sunan Abu Dawud, n°3689
Abu Dawud a dit : Un vieil homme du peuple de Wasit a rapporté d’Abu Mansur al-Harith ibn Mansur en disant : J’ai entendu Sufyan Al-Thawri, à qui on a demandé au sujet de al-dadhi. Il a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Certains de mes compagnons boiront sûrement du vin en lui donnant un autre nom. »
- Sunan Abu Dawud, n°3696
Ibn ‘Abbas a dit : La délégation de ‘Abd al-Qais a demandé (au Prophète) : « Dans quels récipients devons-nous boire ? » Il (le Prophète) a répondu : « Ne buvez pas dans les citrouilles, les récipients enduits de poix et les troncs évidés, et faites macérer les dattes dans des outres en peau. » Ils ont demandé : « Messager d’Allah, si cela fermente ? » Il répondit : « Ajoutez-y de l’eau. » Ils ont demandé : « Messager d’Allah... » (répétant la même question). Il leur répondit une troisième ou une quatrième fois : « Jetez-la. » Il a ensuite dit : « Allah m’a interdit, ou Il m’a interdit le vin, les jeux de hasard et le tambour (kubah). » Il a dit : « Toute boisson enivrante est illicite. » Sufyan a dit : J’ai demandé à ‘Ali ibn Badhimah ce qu’était le kubah. Il a répondu : « Un tambour. »
- Sunan Abu Dawud, n°3761
Rapporté par Salman al-Farsi : J’ai lu dans la Torah que la bénédiction de la nourriture consiste à faire les ablutions avant de manger. J’en ai parlé au Prophète ﷺ. Il a dit : « La bénédiction de la nourriture consiste à faire les ablutions avant et après le repas. » Sufyan n’approuvait pas de faire les ablutions avant de manger. Abu Dawud a dit : Ce hadith est faible
- Sunan Abu Dawud, n°3815
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Le Prophète ﷺ a dit : « Ce que la mer rejette et laisse sur le rivage, vous pouvez le manger, mais ce qui meurt dans la mer et flotte, vous ne devez pas le manger. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a été transmise par Sufyan al-Thawri, Ayyub et Hammad d’Abu al-Zubair comme étant la parole de Jabir lui-même (et non du Prophète). Elle a aussi été transmise directement du Prophète ﷺ par une chaîne faible par Abu Dhi'b, d’Abu al-Zubair, d’après Jabir, du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4131
Khalid a dit : Al-Miqdam ibn Ma'dikarib et un homme des Banu Asad du peuple de Qinnisrin sont allés voir Mu'awiyah ibn Abu Sufyan. Mu'awiyah a dit à al-Miqdam : « Sais-tu qu’al-Hasan ibn Ali est décédé ? » Al-Miqdam a récité le verset du Coran : « Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. » Un homme lui a demandé : « Considères-tu cela comme un malheur ? » Il a répondu : « Pourquoi ne le considérerais-je pas comme un malheur alors que le Messager d’Allah ﷺ le prenait sur ses genoux en disant : “Celui-ci est à moi et Husayn est à Ali” ? » L’homme des Banu Asad a dit : « C’était une braise ardente qu’Allah a éteinte. » Al-Miqdam a dit : « Aujourd’hui, je vais continuer à t’énerver et te faire entendre ce que tu n’aimes pas. » Puis il a dit : « Mu'awiyah, si je dis la vérité, dis-le ; et si je mens, dis-le aussi. » Il a répondu : « Fais-le. » Il a dit : « Je t’adjure par Allah, as-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ nous interdire de porter de l’or ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Je t’adjure par Allah, sais-tu que le Messager d’Allah ﷺ a interdit de porter de la soie ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Je t’adjure par Allah, sais-tu que le Messager d’Allah ﷺ a interdit de porter des peaux de bêtes féroces et de monter dessus ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Par Allah, j’ai vu tout cela chez toi, ô Mu'awiyah. » Mu'awiyah a dit : « Je sais que je ne peux rien contre toi, ô Miqdam. » Khalid a dit : Mu'awiyah a alors ordonné de lui donner ce qu’il n’a pas donné à ses deux compagnons, et il a donné une allocation de deux cents (dirhams) à son fils. Al-Miqdam l’a ensuite partagée entre ses compagnons, tandis que l’homme des Banu Asad n’a rien donné à personne de ce qu’il avait reçu. Quand Mu'awiyah en a été informé, il a dit : « Al-Miqdam est un homme généreux ; il a la main ouverte pour la générosité. L’homme des Banu Asad garde ses biens de façon correcte. »
- Sunan Abu Dawud, n°4167
Rapporté par Humaid ibn Abd al-Rahman رضي الله عنه : Il a entendu Mu’awiyah ibn Abi Sufyan dire pendant le Hajj, alors qu’il était sur le minbar et qu’il tenait une mèche de cheveux dans la main du garde : « Ô gens de Médine, où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ interdire cela et dire : Les enfants d’Israël ont péri lorsque leurs femmes ont pratiqué cela. »
- Sunan Abu Dawud, n°4202
Amr ibn Shu'aib, selon l’autorité de son père, a rapporté que son grand-père a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne retirez pas les cheveux blancs. Si un croyant a un cheveu blanc qui pousse dans l’islam, cela sera pour lui une lumière le Jour de la Résurrection. » (Ceci est la version de Sufyan). Dans la version de Yahya, il est ajouté : « Allah inscrira pour lui une bonne action grâce à ce cheveu et effacera un péché. »
- Sunan Abu Dawud, n°4239
Rapporté par Mu'awiyah ibn Abu Sufyan رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de monter sur des peaux de panthère et de porter de l’or, sauf en petite quantité. Abu Dawud a dit : Le rapporteur Abu Qilabah n’a pas rencontré Mu'awiyah
- Sunan Abu Dawud, n°4282
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : Le Prophète ﷺ a dit : « Même s’il ne restait qu’un seul jour à ce monde, Allah prolongerait ce jour (selon la version de Za’idah), jusqu’à ce qu’Il fasse venir un homme qui fait partie de moi ou de ma famille, dont le nom du père est le même que celui de mon père, qui remplira la terre d’équité et de justice comme elle a été remplie d’oppression et de tyrannie (selon la version de Fitr). » Selon la version de Sufyan : « Le monde ne disparaîtra pas avant que les Arabes ne soient gouvernés par un homme de ma famille dont le nom sera le même que le mien. » Abu Dawud a dit : La version de ‘Umar et Abu Bakr est la même que celle de Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°4482
Rapporté par Mu’awiyah ibn Abu Sufyan رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « S’ils boivent du vin, fouettez-les ; s’ils recommencent, fouettez-les ; s’ils recommencent encore, tuez-les. »
- Sunan Abu Dawud, n°4485
Rapporté par Qabisah ibn Dhuwayb رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Si quelqu’un boit du vin, fouettez-le ; s’il recommence, fouettez-le ; s’il recommence encore, fouettez-le. S’il recommence une troisième ou une quatrième fois, tuez-le. » Un homme qui avait bu du vin a été amené (devant lui) et il lui a donné des coups. Il a de nouveau été amené devant lui, et il l’a fouetté. Il a encore été amené devant lui, et il l’a fouetté. Il a encore été amené devant lui, et il l’a fouetté. La peine de mort (pour la consommation de vin) a été abrogée, et un allègement a été accordé. Sufyan a dit : Al-Zuhri a transmis ce récit alors que Mansur b. al-Mu’tamir et Mukhawwal b. Rashid étaient présents avec lui. Il leur a dit : « Offrez ce récit en cadeau aux gens d’Irak. » Abu Dawud a dit : Ce récit a été transmis par al-Sharid b. Suwaid, Sharahbil b. Aws, ‘Abd Allah b. ‘Amr, ‘Abd Allah b. ‘Umar, Abu Ghutaif al-Kindi, et Abu Salamah b. ‘Abd al-Rahman d’après Abu Hurairah
- Sunan Abu Dawud, n°4539
Tawus, dans sa version, a dit : Si quelqu’un est tué. Ibn ‘Ubaid, dans sa version, a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un est tué accidentellement (sans intention), par des jets de pierres, des coups de fouet ou de bâton, c’est un homicide involontaire et une compensation est due. Mais si quelqu’un est tué délibérément, il y a lieu à représailles. » Dans la version d’Ibn ‘Ubaid : « La vengeance contre l’homme est due. » La version commune ajoute : « Si quelqu’un intervient pour empêcher cela, la malédiction et la colère d’Allah seront sur lui, et ni ses actes surérogatoires ni obligatoires ne seront acceptés. » La version de Sufyan est plus complète
- Sunan Abu Dawud, n°4540
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Il a ensuite mentionné le reste du récit dans le même sens que celui rapporté par Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°4612
Sufyan a dit (selon une chaîne), et Abu al-Salit a dit (selon une autre chaîne) : Un homme a écrit à ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz pour l’interroger sur le décret divin. Il lui a répondu : « Tout d’abord, je t’ordonne de craindre Allah, d’être modéré dans l’obéissance à Ses ordres, de suivre la sunna de Son Prophète ﷺ et d’abandonner les nouveautés introduites après l’établissement de sa sunna, car ils ont été préservés de ses difficultés. Attache-toi à la sunna, car, si Allah le veut, elle est une protection pour toi. Sache que toute innovation introduite par les gens a été réfutée auparavant sur la base d’une preuve ou d’un enseignement, car la sunna a été instaurée par des gens conscients des erreurs, des fautes, de l’ignorance et des excès lorsqu’on s’y oppose. Accepte pour toi-même ce que les anciens ont accepté pour eux-mêmes, car ils avaient une connaissance complète de ce qu’on leur a transmis, et, par leur clairvoyance, ils ont interdit ce qui était prohibé ; ils étaient plus capables que nous d’expliquer les questions religieuses, et ils étaient meilleurs que nous par leurs qualités. Si la bonne voie est celle que tu suis, alors tu les as devancés. Mais si tu dis que toute nouveauté survenue après eux a été introduite par ceux qui ont suivi une autre voie et qui les ont désapprouvés, ce sont eux qui ont en réalité innové, en ont parlé suffisamment et ont donné des explications satisfaisantes. En dessous d’eux, il n’y a pas de place pour la concision, et au-dessus d’eux, il n’y a pas de place pour l’exagération. Certains ont raccourci la question plus qu’eux et s’en sont détournés, d’autres l’ont exagérée et sont allés trop loin. Eux étaient sur la bonne voie, entre les deux. Tu m’as écrit pour me demander au sujet de la confession du décret divin, tu t’adresses à quelqu’un qui en est bien informé, si Allah le veut. Je sais que toute nouveauté ou innovation introduite par les gens n’est pas plus évidente ni plus établie que la confession du décret divin. Les ignorants (les Arabes avant l’Islam) en parlaient dans leurs discours et leurs poèmes. Ils se consolaient de leurs pertes, et l’Islam a renforcé cette croyance. Le Messager d’Allah ﷺ n’en a pas parlé dans un ou deux récits, mais les musulmans l’ont entendu de lui, en ont parlé de son vivant et après sa mort, par croyance et soumission à leur Seigneur, se considérant faibles. Rien n’échappe à Sa science, rien n’est omis dans Son registre, rien n’échappe à Son décret. Malgré cela, cela est fortement mentionné dans Son Livre : ils en ont tiré des enseignements, ils ont lu ce que tu lis et en connaissaient l’interprétation que tu ignores. Après cela, ils ont dit : “Tout cela est écrit et décrété. La détresse est écrite, et ce qui est destiné arrivera ; ce qu’Allah veut arrive, ce qu’Il ne veut pas n’arrive pas. Nous n’avons aucun pouvoir pour nous nuire ou nous être utiles.” Ensuite, ils se sont intéressés aux bonnes œuvres et ont craint les mauvaises actions. »
- Sunan Abu Dawud, n°4630
Rapporté par Muhammad al-Firyabl : J’ai entendu Sufyan dire : « Si quelqu’un pense que ‘Ali رضي الله عنه était plus digne du califat que les deux autres, il accuse d’erreur Abu Bakr, ‘Umar, les Mouhajiroun (émigrés) et les Ansar (auxiliaires), qu’Allah les agrée tous. Je pense qu’avec cette croyance, aucune de ses actions ne montera vers le ciel. »
- Sunan Abu Dawud, n°4631
Rapporté par Sufyan al-Thawri : Les califes sont au nombre de cinq : Abu Bakr, ‘Umar, ‘Uthman, ‘Ali et ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz
- Sunan Abu Dawud, n°4861
Rapporté par Amr ibn al-Faghwa’ al-Khuza’i رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ m’a appelé. Il voulait m’envoyer avec des biens à Abu Sufyan pour les distribuer aux Quraysh à La Mecque après la conquête. Il a dit : « Cherche-toi un compagnon. » Alors Amr ibn Umayyah ad-Damri est venu me voir et a dit : « On m’a dit que tu veux voyager et que tu cherches un compagnon. » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Je suis ton compagnon. » Je suis alors allé voir le Messager d’Allah ﷺ et j’ai dit : « J’ai trouvé un compagnon. » Il a demandé : « Qui est-ce ? » J’ai répondu : « Amr ibn Umayyah ad-Damri. » Il a dit : « Quand tu arriveras sur le territoire de son peuple, sois prudent avec lui, car il y a un dicton : Même si quelqu’un est ton vrai frère, ne sois pas totalement en confiance avec lui. » Nous sommes donc partis, et quand je suis arrivé à al-Abwa’, il m’a dit : « J’ai quelque chose à faire avec mon peuple à Waddan, attends-moi ici jusqu’à mon retour. » J’ai dit : « Ne te perds pas. » Quand il s’est éloigné, je me suis rappelé les paroles du Prophète ﷺ. J’ai donc monté mon chameau et je suis parti au galop sans m’arrêter. Quand je suis arrivé à al-Asafir, il me poursuivait avec un groupe d’hommes. J’ai accéléré et je les ai distancés. Quand il a vu que je les avais dépassés, ils sont repartis et il est revenu vers moi. Il m’a dit : « J’avais quelque chose à faire avec mon peuple. » J’ai répondu : « Oui. » Nous avons continué jusqu’à La Mecque, et j’ai remis les biens à Abu Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°4897
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par Abu Huraira à travers une autre chaîne de rapporteurs. Cette version dit : Un homme insultait Abu Bakr. Puis il a raconté le reste de la tradition de manière similaire. Abu Dawud a dit : De même, elle a été transmise par Safwan b. ‘Isa, d’après Ibn ‘Affan, comme l’a dit Sufyan
- Sunan Abu Dawud, n°4965
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Appelez-vous par mon nom, mais n’utilisez pas ma kunyah (surnom). » Abu Dawud a dit : Abu Salih l’a transmis de la même manière d’après Abu Huraira, et il en est de même pour les traditions de Abu Sufyan d’après Jabir, de Salim ibn Abi al-Ja‘d d’après Jabir, de Sulaiman al-Yashkuri d’après Jabir, et de Ibn al-Munkadir d’après Jabir, ainsi que d’autres et Anas ibn Malik
- Sunan Abu Dawud, n°4971
Rapporté par Sufyan ibn Asid al-Hadrami : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « C’est une grande trahison de dire quelque chose à ton frère et de le laisser te croire alors que tu mens. »
- Sunan Abu Dawud, n°5136
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ écrivit une lettre à Héraclius : « De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql (Héraclius), chef des Byzantins. Paix à ceux qui suivent la bonne voie. » Ibn Yahya a rapporté d’après Ibn Abbas que Abu Sufyan lui dit : « Nous sommes alors allés voir Hiraql, qui nous fit asseoir devant lui. Il demanda ensuite la lettre du Messager d’Allah ﷺ. Son contenu était : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql, chef des Byzantins. Paix à ceux qui suivent la bonne voie. Pour continuer…” »
- Sahih al-Bukhari, n°51
Rapporté par 'Abdullah bin 'Abbas : Abu Sufyan m’a informé qu’Héraclius lui a dit : « Je t’ai demandé si les adeptes de Muhammad augmentaient ou diminuaient. Tu as répondu qu’ils augmentaient. En fait, c’est ainsi que la vraie foi progresse jusqu’à être complète. Je t’ai aussi demandé s’il y avait quelqu’un qui, après avoir embrassé sa religion (l’islam), s’en détournait et la rejetait. Tu as répondu non, et en effet, c’est un signe de la vraie foi : quand sa douceur entre dans le cœur et s’y mélange complètement, personne ne peut la rejeter. »
- Sahih al-Bukhari, n°138
Rapporté par Kuraib : Ibn `Abbas a dit : « Le Prophète (ﷺ) a dormi jusqu’à ronfler puis a prié (ou il s’est allongé jusqu’à ce qu’on entende sa respiration, puis il s’est levé et a prié). » Ibn `Abbas a ajouté : « J’ai passé la nuit chez ma tante Maimouna, le Prophète (ﷺ) a dormi une partie de la nuit, puis tard dans la nuit, il s’est levé, a fait ses ablutions avec une outre suspendue, des ablutions légères, puis il s’est levé pour prier. J’ai fait de même, puis je me suis mis à sa gauche. Il m’a tiré à sa droite et a prié autant qu’Allah a voulu, puis il s’est allongé à nouveau jusqu’à ce qu’on entende sa respiration. Plus tard, le muezzin est venu l’informer qu’il était l’heure de la prière. Le Prophète (ﷺ) est parti prier sans refaire ses ablutions. » (Sufyan a dit à `Amr que certains disent : « Les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) dorment mais son cœur ne dort pas. » `Amr répondit : « J’ai entendu `Ubaid bin `Umar dire que les rêves des Prophètes sont une révélation, puis il a récité le verset : ‘Je vois en rêve (ô mon fils) que je t’offre en sacrifice (à Allah).’ »
- Sahih al-Bukhari, n°456
Rapporté par 'Aisha : Barirah est venue me demander de l'aide pour obtenir sa liberté. Je lui ai dit : « Si tu veux, je paierai le prix à tes maîtres, mais ton Wala' (allégeance) sera pour moi. » Ses maîtres ont dit : « Si tu veux, tu peux payer ce qui reste (du prix de sa libération), (Sufyan, un rapporteur, a dit une fois), ou si tu veux tu peux l'affranchir, mais son (héritage) Al-Wala sera pour nous. » Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est venu, je lui en ai parlé. Il a dit : « Achète-la et affranchis-la. Sans aucun doute, Al-Wala' revient à celui qui affranchit. » Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) s'est levé sur le minbar (ou est monté sur le minbar, comme Sufyan l'a dit une fois) et a dit : « Que dire de certaines personnes qui posent des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah ? Celui qui pose des conditions qui ne sont pas dans le Livre d'Allah, ses conditions seront annulées, même s'il les répète cent fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°805
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) tomba d’un cheval et se blessa du côté droit. Nous sommes allés prendre de ses nouvelles et, pendant ce temps, l’heure de la prière arriva. Il dirigea la prière assis et nous avons prié assis aussi. À la fin de la prière, il dit : « L’imam doit être suivi : dites le Takbir quand il le dit ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez-vous quand il se relève et quand il dit "Sami`a l-lahu liman hamidah", dites "Rabbana wa laka l-hamd", et prosternez-vous s’il se prosterne. » Sufyan a rapporté la même chose de Ma`mar. Ibn Juraij a précisé que c’était sa jambe droite qui avait été blessée
- Sahih al-Bukhari, n°914
Rapporté par Abu Umama bin Sahl bin Hunaif : J’ai entendu Muawiya bin Abi Sufyan (répéter les paroles de l’appel à la prière) alors qu’il était assis sur la chaire. Quand le muezzin a dit : « Allahu Akbar, Allahu Akbar », Muawiya a dit : « Allahu Akbar, Allahu Akbar. » Et quand le muezzin a dit : « Ash-hadu an la ilaha illallah (J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah) », Muawiya a dit : « Et moi aussi. » Quand il a dit : « Ash-hadu anna Muhammadan Rasulullah (J’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah) », Muawiya a dit : « Et moi aussi. » Quand l’appel à la prière a été terminé, Muawiya a dit : « Ô gens, quand le muezzin faisait l’appel, j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) sur cette même chaire dire ce que vous venez de m’entendre dire. »
- Sahih al-Bukhari, n°1007
Rapporté par Masruq : Nous étions avec `Abdullah et il a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) a vu que les gens refusaient d’accepter l’islam, il a dit : ‘Ô Allah ! Envoie-leur des années de famine comme les sept années de famine du temps de Joseph.’ Alors une famine les a frappés pendant un an et a détruit toute forme de vie, au point que les gens ont commencé à manger des peaux, des carcasses et des animaux morts. Quand l’un d’eux regardait le ciel, il croyait voir de la fumée à cause de la faim. Alors Abu Sufyan est allé voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ô Muhammad ! Tu ordonnes aux gens d’obéir à Allah et de garder de bonnes relations familiales. Mais les gens de ta tribu meurent, alors prie Allah pour eux.’ Alors Allah a révélé : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... En vérité, vous reviendrez (à l’incroyance) le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.10-16) Ibn Mas`ud a ajouté : « Al-Batsha (la prise) a eu lieu lors de la bataille de Badr et, sans doute, la fumée, Al-Batsha, Al-Lizam et le verset de la sourate Ar-Rum se sont tous réalisés. »
- Sahih al-Bukhari, n°1065
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1066
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1262
Rapporté par Um 'Atiyya : Nous avons tressé les cheveux de la fille décédée du Prophète (ﷺ) en trois nattes. Waki a dit que Sufyan a précisé : « Une natte était faite devant et les deux autres sur les côtés de la tête. »
- Sahih al-Bukhari, n°1280
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Quand la nouvelle de la mort d’Abu Sufyan est arrivée de Sham, Um Habiba, le troisième jour, a demandé un parfum jaune et s’en est mis sur les joues et les avant-bras, puis elle a dit : « Sans aucun doute, je n’en aurais pas eu besoin si je n’avais pas entendu le Prophète (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours pour une personne décédée, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1301
Rapporté par Anas bin Malik : Un des fils d’Abu Talha est tombé malade et est décédé alors qu’Abu Talha n’était pas à la maison. Quand sa femme a vu qu’il était mort, elle l’a préparé (lavé et enveloppé) et l’a placé dans un endroit de la maison. Quand Abu Talha est rentré, il a demandé : « Comment va l’enfant ? » Elle a répondu : « L’enfant est calme et j’espère qu’il est en paix. » Abu Talha a cru qu’elle disait la vérité. Il a passé la nuit et, le matin, après s’être lavé, alors qu’il voulait sortir, elle lui a annoncé que leur fils était décédé. Abu Talha a accompli la prière du matin avec le Prophète (ﷺ) et l’a informé de ce qui leur était arrivé. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah vous bénisse pour cette nuit. » (C’est-à-dire : qu’Allah vous accorde une bonne descendance.) Sufyan a dit : « Un des Ansar a dit : ‘Ils (Abu Talha et sa femme) ont eu neuf fils, et tous ont appris le Coran par cœur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1350
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ est venu voir `Abdullah bin Ubai (un hypocrite) après sa mort alors qu’il était déjà dans sa tombe. Il a ordonné qu’on le sorte de la tombe, ce qui a été fait. Puis il l’a placé sur ses genoux, a mis un peu de sa salive sur lui et l’a couvert de sa propre chemise. Allah sait mieux pourquoi il a fait cela. `Abdullah bin Ubai avait donné sa chemise à Al-Abbas pour qu’il la porte. Abu Harun a dit : « À ce moment-là, le Messager d’Allah ﷺ avait deux chemises et le fils de `Abdullah bin Ubai lui a dit : ‘Ô Messager d’Allah ﷺ ! Habille mon père avec ta chemise qui a touché ta peau.’ » Sufyan a ajouté : « Ainsi, les gens pensent que le Prophète ﷺ a habillé `Abdullah bin Tubal avec sa chemise en échange de ce qu’il avait fait pour Al-`Abbas, l’oncle du Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°1700
Rapporté par 'Abdullah ibn Abu Bakr ibn 'Amr ibn Hazm : 'Amra bint 'Abdur-Rahman lui a dit : « Zaid ibn Abu Sufyan a écrit à 'Aisha que 'Abdullah ibn 'Abbas avait déclaré : “Celui qui envoie son animal destiné au sacrifice à la Ka'ba, toutes les choses interdites au pèlerin deviennent interdites pour cette personne jusqu'à ce qu'il l'ait sacrifié (c'est-à-dire jusqu'au 10 Dhul-Hijja).” » 'Amra ajouta : 'Aisha a dit : « Ce n'est pas comme l'a dit Ibn 'Abbas : j'ai tressé les colliers des animaux du Messager d'Allah (ﷺ) de mes propres mains. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) les a mis autour de leur cou de ses propres mains et les a envoyés avec mon père. Pourtant, rien de ce qu'Allah permet n'a été interdit au Messager d'Allah (ﷺ) jusqu'à ce qu'il sacrifie les animaux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1790
Rapporté par Hisham Ibn ‘Urwa, de la part de son père, qui a dit : Quand j’étais jeune, j’ai demandé à Aisha, l’épouse du Prophète, au sujet du sens de la parole d’Allah : « En vérité ! (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah. Donc, il n’y a pas de mal pour ceux qui font le Hajj ou la ‘Umra de la Maison (Ka‘ba à La Mecque) à faire le parcours entre elles ? (2.158) J’ai compris (de cela) qu’il n’y a pas de mal si quelqu’un ne fait pas le parcours entre elles. » Aisha a répondu : « Non, car si c’était comme tu dis, la récitation aurait été ainsi : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le parcours entre elles.” Ce verset a été révélé à propos des Ansar qui prenaient l’Ihram pour l’idole Manat, placée près d’un endroit appelé Qudaid, et ces gens pensaient qu’il n’était pas correct de faire le parcours entre As-Safa et Al-Marwa. Quand l’islam est venu, ils ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet, et Allah a révélé : “En vérité ! (les montagnes) As-Safa et Al-Marwa font partie des symboles d’Allah. Donc, il n’y a pas de mal pour ceux qui font le Hajj ou la ‘Umra de la Maison (Ka‘ba à La Mecque) à faire le parcours entre elles.” (2.158) Sufyan et Abu Muawiya ont ajouté de la part de Hisham (de Aisha) : « Le Hajj ou la ‘Umra de celui qui ne fait pas le parcours entre As-Safa et Al-Marwa n’est pas complet aux yeux d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°1875
Rapporté par Sufyan b. Abu Zuhair : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Le Yémen sera conquis et certains quitteront Médine pour y migrer, et ils pousseront leurs familles et ceux qui les suivront à partir, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. Le Cham sera aussi conquis, et certains quitteront Médine pour y migrer, incitant leurs familles et ceux qui les suivront à partir, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. L’Irak sera conquis, et certains quitteront Médine pour y migrer, incitant leurs familles et ceux qui les suivront à partir, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. »
- Sahih al-Bukhari, n°2003
Rapporté par Humaid bin `Abdur Rahman : Il a entendu Muawiya bin Abi Sufyan, le jour de ‘Achoura, l’année où il a fait le Hajj, dire sur le minbar : « Ô gens de Médine ! Où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah dire : ‘C’est le jour de ‘Achoura. Allah ne vous a pas imposé de jeûner ce jour-là, mais moi je jeûne. Vous avez le choix : jeûnez ou ne jeûnez pas ce jour-là.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2039
Rapporté par `Ali bin Al-Husain, de la part de Safiya : Safiya est allée voir le Prophète ﷺ pendant qu’il faisait l’I`tikaf. Quand elle est repartie, le Prophète ﷺ l’a raccompagnée à pied. Un homme des Ansar l’a vu. Quand le Prophète ﷺ l’a remarqué, il l’a appelé et lui a dit : « Viens ici. C’est Safiya. » (Sufyan, un des rapporteurs, a peut-être précisé que le Prophète ﷺ a dit : « C’est Safiya. ») Et Satan circule dans le corps des descendants d’Adam comme le sang circule dans le corps. (Un sous-narrateur a demandé à Sufyan : « Est-ce que Safiya lui a rendu visite la nuit ? » Il a répondu : « Oui, bien sûr, la nuit. »)
- Sahih al-Bukhari, n°2191
Rapporté par Sahl bin Abu Hathma : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit la vente de fruits (dattes fraîches) contre des dattes sèches mais a permis la vente des fruits sur les ‘Araya par estimation, et leurs nouveaux propriétaires pouvaient manger leurs dattes fraîches. Sufyan (dans une autre version) a dit : « J’ai dit à Yahya (un des rapporteurs) quand j’étais jeune : ‘Les Mecquois disent que le Prophète (ﷺ) leur a permis la vente des fruits sur les ‘Araya par estimation.’ Yahya a demandé : ‘Comment les Mecquois le savent-ils ?’ J’ai répondu : ‘Ils l’ont rapporté (du Prophète (ﷺ)) par l’intermédiaire de Jabir.’ Là-dessus, Yahya est resté silencieux. » Sufyan a expliqué qu’il voulait dire que Jabir était de Médine. On a demandé à Sufyan si, dans le récit de Jabir, il y avait une interdiction de vendre des fruits avant que leur utilité ne soit évidente (c’est-à-dire sans risque de détérioration ou de maladie). Il a répondu qu’il n’y en avait pas
- Sahih al-Bukhari, n°2323
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : Abu Sufyan bin Abu Zuhair, un homme de Azd Shanu'a et compagnon du Prophète (ﷺ), a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Si quelqu’un garde un chien qui n’est destiné ni à la garde d’une ferme ni à celle du bétail, une part (Qirat) de la récompense de ses bonnes actions lui est retirée chaque jour. » J’ai demandé : « As-tu entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui, par le Seigneur de cette mosquée. »
- Sahih al-Bukhari, n°2460
Rapporté par Aisha : Hind bint `Utba (l’épouse d’Abu Sufyan) est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare. Est-ce que je peux prendre de ses biens pour nos enfants ? » Il a répondu : « Il n’y a pas de mal à ce que tu leur donnes à manger de façon juste et raisonnable, sans excès. »
- Sahih al-Bukhari, n°2681
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abu Sufyan m’a raconté qu’Héraclius lui a dit : « Quand je t’ai demandé ce qu’il (c’est-à-dire Muhammad) vous ordonne, tu as répondu qu’il vous ordonne d’accomplir la prière, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre les dépôts. » Puis Héraclius a ajouté : « Ce sont vraiment les qualités d’un prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°2731
Rapporté par Al-Miswar ibn Makhrama et Marwan (leurs récits se confirment l’un l’autre) : Le Messager d’Allah (ﷺ) partit lors du traité d’Al-Houdaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : “Khalid ibn Al-Walid, à la tête de la cavalerie des Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim ; prenez donc la route de droite.” Par Allah, Khalid ne s’est pas rendu compte de l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par leur marche ne l’atteigne, alors il est vite retourné prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) a continué jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers eux (les Quraysh). La chamelle du Prophète (ﷺ) s’est alors assise. Les gens ont tout essayé pour la faire se relever, sans succès, et ils ont dit : “Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) s’est entêtée !” Le Prophète (ﷺ) répondit : “Al-Qaswa’ ne s’est pas entêtée, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée.” Puis il ajouta : “Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si les Quraysh me demandent quoi que ce soit qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai.” Le Prophète (ﷺ) a alors stimulé la chamelle et elle s’est relevée. Il a changé de chemin jusqu’à s’arrêter à l’extrémité d’Al-Houdaybiya, près d’un puits où il restait très peu d’eau. Les gens en ont utilisé un peu, puis l’eau s’est épuisée et ils se sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ) de la soif. Le Prophète (ﷺ) a sorti une flèche de son carquois et a demandé qu’on la mette dans le puits. Par Allah, l’eau a jailli et a continué de couler jusqu’à ce que tout le monde ait bu à sa soif. Alors qu’ils étaient là, Budail ibn Warqa’ al-Khuza’i est venu avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient les conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien ; ils venaient de Tihama. Budail a dit : “J’ai laissé Ka’b ibn Lu’ay et ‘Amir ibn Lu’ay installés près de l’eau abondante d’Al-Houdaybiya, avec leurs chamelles laitières (ou leurs femmes et enfants), prêts à vous combattre et à vous empêcher de visiter la Ka’ba.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous ne sommes pas venus pour combattre qui que ce soit, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le veulent, je conclurai une trêve avec eux, pendant laquelle ils ne devront pas s’interposer entre moi et les gens (c’est-à-dire les Arabes non Qurayshites). Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh aura le choix d’embrasser l’islam comme les autres, s’ils le souhaitent ; au moins, ils auront la force de combattre. Mais s’ils refusent la trêve, par Allah qui tient ma vie dans Sa main, je me battrai pour ma cause jusqu’à être tué, mais Allah fera triompher Sa cause.” Budail a dit : “Je vais leur transmettre ce que tu viens de dire.” Il est parti voir Quraysh et leur a dit : “Nous venons de cet homme (Muhammad) dont nous avons entendu des propos que nous pouvons vous rapporter si vous le souhaitez.” Certains des Quraysh ont crié qu’ils n’avaient pas besoin de ces informations, mais les plus sages ont dit : “Dis-nous ce que tu as entendu.” Budail leur a rapporté les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa ibn Mas’ud s’est alors levé et a dit : “Ô gens ! N’êtes-vous pas mes enfants ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a ajouté : “Ne suis-je pas votre père ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Me soupçonnez-vous ?” Ils ont répondu : “Non.” Il a dit : “Ne savez-vous pas que j’ai appelé les gens de ‘Ukaz à votre aide, et quand ils ont refusé, j’ai amené mes proches, mes enfants et ceux qui m’ont obéi pour vous soutenir ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Eh bien, cet homme (le Prophète) vous a fait une proposition raisonnable, il vaut mieux l’accepter et me laisser aller le voir.” Ils ont accepté. Il est donc allé voir le Prophète (ﷺ) et a commencé à lui parler. Le Prophète (ﷺ) lui a dit à peu près la même chose qu’à Budail. ‘Urwa a dit : “Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à vouloir anéantir tes proches ? As-tu déjà entendu parler d’un Arabe qui aurait détruit sa propre famille avant toi ? Et si c’était le contraire, (personne ne t’aiderait, car) par Allah, je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui s’enfuiraient en te laissant seul.” En entendant cela, Abu Bakr l’a insulté et a dit : “Tu penses qu’on abandonnerait le Prophète (ﷺ) ?” ‘Urwa a demandé : “Qui est cet homme ?” On lui a répondu : “C’est Abu Bakr.” ‘Urwa a dit à Abu Bakr : “Par Celui qui tient ma vie dans Sa main, si je ne te devais pas une faveur que je n’ai pas encore rendue, je t’aurais répondu.” ‘Urwa a continué de parler au Prophète (ﷺ) en lui saisissant la barbe, alors qu’Al-Mughira ibn Shu’ba se tenait près de la tête du Prophète, épée à la main et casque sur la tête. Chaque fois qu’‘Urwa tendait la main vers la barbe du Prophète, Al-Mughira la repoussait avec le pommeau de son épée en disant : “Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ).” ‘Urwa a levé la tête et demandé : “Qui est-ce ?” On lui a dit : “C’est Al-Mughira ibn Shu’ba.” ‘Urwa a dit : “Ô traître ! Ne suis-je pas en train de faire de mon mieux pour éviter les conséquences de ta trahison ?” Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira était avec des gens qu’il a tués et dont il a pris les biens, puis il est venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Pour ce qui est de ton islam, je l’accepte, mais pour les biens, je n’en prends rien, car ils ont été acquis par trahison.” ‘Urwa a alors observé les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, la salive tombait dans la main de l’un d’eux, qui s’en frottait le visage et la peau ; s’il leur donnait un ordre, ils l’exécutaient immédiatement ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa est retourné vers les siens et a dit : “Ô gens ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosroès et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses proches comme Muhammad l’est par ses compagnons. Par Allah, s’il crache, la salive tombe dans la main de l’un d’eux, qui s’en frotte le visage et la peau ; s’il donne un ordre, ils l’exécutent aussitôt ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect.” Il ajouta : “Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la.” Un homme de la tribu de Bani Kinana a demandé à aller voir le Prophète, et ils l’ont laissé faire. En s’approchant du Prophète et de ses compagnons, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “C’est un tel, de la tribu qui respecte les Budn (chamelles destinées au sacrifice). Amenez les Budn devant lui.” On les lui a montrées, et les gens l’ont accueilli en récitant la talbiya. En voyant cela, il a dit : “Gloire à Allah ! Ce n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba.” De retour parmi les siens, il a dit : “J’ai vu les Budn ornées de colliers et marquées ; je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba.” Un autre, Mikraz ibn Hafs, a demandé à aller voir Muhammad, et ils l’ont aussi autorisé. En s’approchant des musulmans, le Prophète (ﷺ) a dit : “Voici Mikraz, c’est un homme dur.” Mikraz a commencé à parler au Prophète, et pendant qu’il parlait, Suhail ibn ‘Amr est arrivé. Quand Suhail est venu, le Prophète (ﷺ) a dit : “Maintenant, les choses vont s’arranger.” Suhail a dit au Prophète : “Concluons un traité de paix.” Le Prophète (ﷺ) a appelé le scribe et lui a dit : “Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Suhail a dit : “Quant à ‘Miséricordieux’, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant.” Les musulmans ont dit : “Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Écris : Au nom de Toi, ô Allah.” Puis il a dicté : “Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ).” Suhail a dit : “Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba et nous ne t’aurions pas combattu. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” (Az-Zuhri a dit : “Le Prophète (ﷺ) a accepté tout ce qu’ils demandaient, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qui respecterait les lois d’Allah, c’est-à-dire les laisser accomplir la ‘Umra.”) Le Prophète (ﷺ) a dit à Suhail : “À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour en faire le tawaf.” Suhail a dit : “Par Allah, nous ne te le permettrons pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais nous te le permettrons l’an prochain.” Le Prophète (ﷺ) a accepté. Suhail a ajouté : “Nous posons aussi comme condition que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion.” Les musulmans ont dit : “Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes alors qu’il est devenu musulman ?” Pendant qu’ils discutaient, Abu Jandal ibn Suhail ibn ‘Amr est arrivé de la vallée de La Mecque, titubant avec ses chaînes, et est tombé parmi les musulmans. Suhail a dit : “Ô Muhammad ! C’est la première condition du traité, tu dois me rendre Abu Jandal.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le traité n’est pas encore écrit.” Suhail a dit : “Je ne te laisserai jamais le garder.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si, fais-le.” Il a répondu : “Non.” Mikraz a dit : “Nous te l’accordons.” Abu Jandal a dit : “Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ?” (La suite…) (continuation 1) : … Abu Jandal avait été sévèrement torturé pour la cause d’Allah. `Umar ibn Al-Khattab a dit : “Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et lui ai dit : ‘N’es-tu pas vraiment le Messager d’Allah ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Oui, bien sûr.’ J’ai dit : ‘Notre cause n’est-elle pas juste et celle de l’ennemi injuste ?’ Il a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et je n’enfreins pas Ses ordres, et Il me donnera la victoire.’ J’ai dit : ‘Ne nous as-tu pas dit que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’ai-je dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Alors tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” `Umar a ajouté : “Je suis allé voir Abu Bakr et lui ai dit : ‘Ô Abu Bakr ! N’est-il pas vraiment le Prophète d’Allah ?’ Il a répondu : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘En effet, il est le Messager d’Allah (ﷺ) et il n’enfreint pas les ordres de son Seigneur, et Il lui donnera la victoire. Reste attaché à lui, car par Allah, il est dans le vrai.’ J’ai dit : ‘Ne nous disait-il pas que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’a-t-il dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” (Az-Zuhri a dit : “`Umar a dit : ‘J’ai fait beaucoup de bonnes actions pour compenser les questions déplacées que j’ai posées.’”) Quand le traité de paix a été rédigé, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : “Levez-vous, sacrifiez vos bêtes et rasez-vous la tête.” Par Allah, aucun d’eux ne s’est levé, et le Prophète a répété son ordre trois fois. Comme personne ne se levait, il les a laissés et est allé voir Umm Salama pour lui parler du comportement des gens envers lui. Umm Salama a dit : “Ô Prophète (ﷺ) d’Allah ! Veux-tu que ton ordre soit exécuté ? Sors et ne parle à personne jusqu’à ce que tu aies sacrifié ta bête, puis appelle ton coiffeur pour te raser la tête.” Le Prophète (ﷺ) est sorti, n’a parlé à personne, a sacrifié sa bête et a appelé son coiffeur pour se raser la tête. En le voyant faire, les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont levés, ont sacrifié leurs bêtes et ont commencé à se raser la tête les uns les autres, au point qu’il y avait tellement de monde qu’ils risquaient de se blesser. Ensuite, des femmes croyantes sont venues voir le Prophète (ﷺ), et Allah a révélé ce verset : “Ô vous qui croyez, lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, examinez-les…” (60.10). `Umar a alors divorcé de deux de ses femmes qui étaient polythéistes. Plus tard, Muawiya ibn Abu Sufyan a épousé l’une d’elles, et Safwan ibn Umayya l’autre. Quand le Prophète (ﷺ) est retourné à Médine, Abu Basir, un nouveau converti de Quraysh, est venu le voir. Les polythéistes ont envoyé deux hommes à sa poursuite et ont dit au Prophète (ﷺ) : “Respecte la promesse que tu nous as faite.” Le Prophète (ﷺ) leur a donc remis Abu Basir. Ils l’ont emmené jusqu’à Dhul-Hulaifa, où ils se sont arrêtés pour manger des dattes. Abu Basir a dit à l’un d’eux : “Par Allah, ô untel, je vois que tu as une belle épée.” L’autre l’a sortie et a dit : “Par Allah, elle est très belle et je l’ai déjà utilisée.” Abu Basir a dit : “Laisse-moi la voir.” Quand l’autre la lui a donnée, il l’a frappé avec jusqu’à le tuer, et son compagnon s’est enfui jusqu’à Médine, courant jusqu’à la mosquée. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il a dit : “Cet homme a l’air effrayé.” Lorsqu’il est arrivé devant le Prophète (ﷺ), il a dit : “Mon compagnon a été tué et j’aurais pu l’être aussi.” Abu Basir est arrivé et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Allah, tu as rempli ton engagement en me rendant à eux, mais Allah m’a sauvé d’eux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Malheur à sa mère ! Quel fauteur de troubles il ferait, s’il avait des partisans.” Quand Abu Basir a compris que le Prophète (ﷺ) le renverrait à eux, il est parti jusqu’à la côte. Abu Jandal ibn Suhail a réussi à s’échapper et à rejoindre Abu Basir. Ainsi, chaque fois qu’un homme de Quraysh embrassait l’islam, il rejoignait Abu Basir, et ils sont devenus un groupe puissant. Par Allah, chaque fois qu’ils entendaient parler d’une caravane de Quraysh allant vers le Sham, ils l’arrêtaient, attaquaient les polythéistes et prenaient leurs biens. Les Quraysh ont alors envoyé un message au Prophète (ﷺ), le suppliant, au nom d’Allah et des liens de parenté, de faire revenir Abu Basir et ses compagnons, promettant que quiconque viendrait désormais auprès du Prophète (ﷺ) serait en sécurité. Le Prophète (ﷺ) les a donc fait venir, et Allah a révélé ce verset : “C’est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous et vos mains loin d’eux au milieu de la Mecque, après qu’Il vous ait donné la victoire sur eux… Les mécréants avaient de l’orgueil et de la fierté dans leur cœur… l’orgueil et la fierté de l’époque de l’ignorance.” (48.24-26) Leur orgueil et leur fierté étaient qu’ils refusaient d’écrire dans le traité que Muhammad était le Prophète d’Allah, de même qu’ils refusaient d’écrire : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”, et ils ont empêché les musulmans de visiter la Maison (la Ka’ba)
- Sahih al-Bukhari, n°2788
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) rendait visite à Umm Haram bint Milhan, qui lui offrait à manger. Umm Haram était l’épouse de Ubada bin As-Samit. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) lui rendit visite, elle lui donna à manger et se mit à chercher des poux dans sa tête. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’endormit, puis se réveilla en souriant. Umm Haram demanda : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés (en rêve) comme des combattants pour la cause d’Allah (sur un navire) au milieu de la mer, cela m’a fait sourire ; ils étaient comme des rois sur des trônes (ou semblables à des rois sur des trônes). » (Ishaq, un des narrateurs, n’est pas sûr de l’expression utilisée par le Prophète (ﷺ).) Umm Haram dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il me fasse être parmi eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) invoqua Allah pour elle, puis dormit de nouveau et se réveilla en souriant. Umm Haram demanda encore : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés comme des combattants pour la cause d’Allah », répétant le même rêve. Umm Haram dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu seras parmi les premiers. » Effectivement, elle a voyagé par mer sous le califat de Mu'awiya bin Abi Sufyan, et après avoir débarqué, elle est tombée de sa monture et est décédée
- Sahih al-Bukhari, n°2789
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) rendait visite à Umm Haram bint Milhan, qui lui offrait à manger. Umm Haram était l’épouse de Ubada bin As-Samit. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) lui rendit visite, elle lui donna à manger et se mit à chercher des poux dans sa tête. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’endormit, puis se réveilla en souriant. Umm Haram demanda : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés (en rêve) comme des combattants pour la cause d’Allah (sur un navire) au milieu de la mer, cela m’a fait sourire ; ils étaient comme des rois sur des trônes (ou semblables à des rois sur des trônes). » (Ishaq, un des narrateurs, n’est pas sûr de l’expression utilisée par le Prophète (ﷺ).) Umm Haram dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il me fasse être parmi eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) invoqua Allah pour elle, puis dormit de nouveau et se réveilla en souriant. Umm Haram demanda encore : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés comme des combattants pour la cause d’Allah », répétant le même rêve. Umm Haram dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu seras parmi les premiers. » Effectivement, elle a voyagé par mer sous le califat de Mu'awiya bin Abi Sufyan, et après avoir débarqué, elle est tombée de sa monture et est décédée
- Sahih al-Bukhari, n°2802
Rapporté par Jundab bin Sufyan : Lors d'une des batailles sacrées, un doigt du Messager d'Allah (ﷺ) a été blessé et a saigné. Il a dit : Tu n'es qu'un doigt qui a saigné, et ce que tu as reçu est dans la cause d'Allah
- Sahih al-Bukhari, n°2804
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abu Sufyan lui a dit qu'Héraclius lui avait dit : Je t'ai demandé quel était le résultat de vos batailles contre lui (c'est-à-dire le Prophète (ﷺ)) et tu m'as dit que vous vous battiez chacun avec des succès alternés. Ainsi, les Prophètes sont éprouvés de cette manière mais la victoire finale leur revient toujours
- Sahih al-Bukhari, n°2864
Rapporté par Abu 'Is-haq : Quelqu’un a demandé à Al-Barâ bin `Azib : « As-tu fui en abandonnant le Messager d’Allah (ﷺ) lors de la bataille de Hunayn ? » Al-Barâ a répondu : « Mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fui. Les gens de la tribu de Hawazin étaient de bons archers. Quand nous les avons rencontrés, nous les avons attaqués et ils ont fui. Quand les musulmans ont commencé à ramasser le butin, les païens nous ont fait face avec des flèches, mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fui. J’ai vu, sans aucun doute, qu’il était sur sa mule blanche et qu’Abu Sufyan tenait ses rênes, et le Prophète (ﷺ) disait : ‘Je suis le Prophète (ﷺ) en vérité : je suis le fils d’`Abdul Muttalib.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2868
Rapporté par (`Abdullah) bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) a organisé une course de chevaux amaigris entre Al-Hafya et Thaniyat Al-Wada` (ce sont des noms de lieux), et une course de chevaux non amaigris d’Ath-Thaniya jusqu’à la mosquée de Bani Zuraiq. J’ai aussi participé à cette course. Sufyan, un des rapporteurs, a précisé : « La distance entre Al-Hafya et Thaniya Al-Wada` est de cinq ou six miles ; et entre Thaniya et la mosquée de Bani Zuraiq, c’est un mile. »
- Sahih al-Bukhari, n°2874
Rapporté par Al-Bara : Un homme lui a demandé : « Ô Abu `Umara ! As-tu fui le jour de la bataille de Hunayn ? » Il a répondu : « Non, par Allah, le Prophète (ﷺ) n’a pas fui, mais les gens pressés se sont enfuis et la tribu de Hawazin les a attaqués avec des flèches, alors que le Prophète (ﷺ) était sur sa mule blanche et qu’Abu Sufyan bin Al-Harith tenait les rênes. Le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) en vérité, je suis le fils de `Abdul Muttalib.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2930
Rapporté par Abu 'Is-haq : Un homme a demandé à Al-Bara’ : « Ô Abu ‘Umara ! Avez-vous fui le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Il a répondu : « Non, par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fui, mais ses jeunes compagnons non armés sont passés devant les archers des tribus de Hawazin et Bani Nasr, dont les flèches touchaient presque toujours leur cible, et ils ont lancé des flèches sans rater. Alors les musulmans se sont repliés vers le Prophète (ﷺ) qui était sur sa mule blanche, menée par son cousin Abu Sufyan bin Al-Harith bin `Abdul Muttalib. Le Prophète (ﷺ) est descendu et a invoqué Allah pour la victoire ; puis il a dit : “Je suis le Prophète, sans mensonge ; je suis le fils de `Abdul Muttalib”, puis il a rangé ses compagnons en lignes. »
- Sahih al-Bukhari, n°2940
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) écrivit à César pour l’inviter à l’Islam et lui envoya sa lettre avec Dihya Al-Kalbi, à qui il ordonna de la remettre au gouverneur de Busra, qui la transmettrait à César. César, en remerciement à Allah, marcha de Hims à Ilya (Jérusalem) après qu’Allah lui eut accordé la victoire sur les Perses. Quand la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) arriva à César, il dit après l’avoir lue : « Cherchez-moi quelqu’un de son peuple (les Arabes de Quraish) s’il y en a ici, pour l’interroger sur le Messager d’Allah (ﷺ). » À ce moment-là, Abu Sufyan bin Harb se trouvait au Sham avec des hommes de Quraish venus comme commerçants pendant la trêve conclue entre le Messager d’Allah (ﷺ) et les polythéistes de Quraish. Abu Sufyan dit : « L’émissaire de César nous trouva quelque part au Sham, il m’emmena avec mes compagnons à Ilya et nous fûmes admis à la cour de César, qui était assis sur son trône, couronné, entouré des hauts dignitaires byzantins. Il dit à son traducteur : ‘Demande-leur qui parmi eux est un proche parent de l’homme qui prétend être prophète.’ » Abu Sufyan ajouta : « J’ai répondu : ‘Je suis son plus proche parent.’ Il demanda : ‘Quel lien de parenté as-tu avec lui ?’ J’ai dit : ‘Il est mon cousin’, et il n’y avait dans la caravane aucun membre de Bani Abu Manaf sauf moi. César dit : ‘Qu’il s’approche.’ Il ordonna alors à mes compagnons de se tenir derrière moi, près de mon épaule, et dit à son traducteur : ‘Dites à ses compagnons que je vais interroger cet homme sur celui qui prétend être prophète. S’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah ! Si je n’avais pas eu honte que mes compagnons me traitent de menteur, je n’aurais pas dit la vérité sur lui. Mais j’avais honte d’être traité de menteur par mes compagnons. Alors j’ai dit la vérité. Il dit ensuite à son traducteur : ‘Demande-lui de quelle famille il vient.’ J’ai répondu : ‘Il vient d’une famille noble parmi nous.’ Il dit : ‘Quelqu’un d’autre parmi vous a-t-il déjà fait la même revendication avant lui ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant sa revendication ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’un de ses ancêtres était-il roi ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Les nobles ou les pauvres le suivent-ils ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont les pauvres qui le suivent.’ Il dit : ‘Sont-ils de plus en plus nombreux ou de moins en moins ?’ J’ai répondu : ‘Ils sont de plus en plus nombreux.’ Il dit : ‘Y a-t-il quelqu’un parmi ceux qui ont embrassé sa religion qui s’en est détourné après ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Rompt-il ses promesses ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais nous sommes actuellement en trêve avec lui et nous craignons qu’il ne nous trahisse.’ » Abu Sufyan ajouta : « À part cette dernière phrase, je n’ai rien pu dire contre lui. César demanda alors : ‘Avez-vous déjà eu une guerre contre lui ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ Il dit : ‘Quel a été le résultat de vos batailles ?’ J’ai répondu : ‘Les résultats étaient partagés ; parfois il gagnait, parfois nous.’ Il dit : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous dit d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que nos ancêtres adoraient. Il nous ordonne la prière, la charité, la chasteté, la fidélité aux promesses et de rendre ce qui nous est confié.’ » Quand j’ai dit cela, César dit à son traducteur : « Dis-lui : Je t’ai demandé son origine et tu as répondu qu’il venait d’une famille noble. En fait, tous les messagers venaient des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si quelqu’un d’autre avait déjà fait une telle revendication, tu as répondu non. Si tu avais répondu oui, j’aurais pensé qu’il imitait une revendication précédente. Je t’ai demandé s’il avait déjà été accusé de mensonge, tu as dit non, donc j’ai supposé qu’une personne qui ne ment pas aux gens ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il voulait récupérer le royaume de ses ancêtres. Je t’ai demandé si les riches ou les pauvres le suivaient, tu as répondu que ce sont les pauvres, et c’est ainsi pour les messagers. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient ou diminuaient, tu as dit qu’ils augmentaient, et c’est le signe de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si quelqu’un, après avoir embrassé sa religion, s’en était détourné, tu as répondu non, et c’est le signe de la vraie foi, car quand la joie de la foi entre dans le cœur, personne ne la rejette. Je t’ai demandé s’il rompait ses promesses, tu as dit non, et c’est ainsi pour les messagers, ils ne trahissent pas. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et parfois il gagnait, parfois vous, et c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés mais la victoire finale leur revient toujours. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonne, tu as dit qu’il vous ordonne d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que vos ancêtres adoraient, de prier, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre ce qui vous est confié. Ce sont vraiment les qualités d’un prophète dont je savais (par les Écritures précédentes) qu’il apparaîtrait, mais je ne savais pas qu’il serait parmi vous. Si ce que tu dis est vrai, il dominera bientôt la terre sous mes pieds, et si je savais que je pourrais le rejoindre, j’irais immédiatement le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je laverais certainement ses pieds. » Abu Sufyan ajouta : « César demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et on la lut. Son contenu était : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, souverain des Byzantins. Que la paix soit sur ceux qui suivent la bonne voie. Ensuite, je t’invite à l’Islam (c’est-à-dire à te soumettre à Allah), accepte l’Islam et tu seras en sécurité ; accepte l’Islam et Allah t’accordera une double récompense. Mais si tu refuses cette invitation à l’Islam, tu seras responsable d’avoir égaré les cultivateurs (c’est-à-dire ton peuple). Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que personne d’entre nous ne prenne d’autres seigneurs qu’Allah. Puis s’ils se détournent, dis : Soyez témoins que nous sommes soumis.’ (3.64) » Abu Sufyan ajouta : « Quand Héraclius eut fini son discours, il y eut un grand tumulte parmi les dignitaires byzantins autour de lui, et il y avait tant de bruit que je n’ai pas compris ce qu’ils disaient. On nous fit sortir de la cour. Quand je suis sorti avec mes compagnons et que nous étions seuls, je leur ai dit : ‘L’affaire d’Ibn Abi Kabsha (c’est-à-dire le Prophète) a pris de l’ampleur. Voici le roi des Bani Al-Asfar qui le craint.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah, je me sentais inférieur et j’étais certain que sa religion triompherait jusqu’à ce qu’Allah me guide vers l’Islam, même si je n’aimais pas cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°2941
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) écrivit à César pour l’inviter à l’Islam et lui envoya sa lettre avec Dihya Al-Kalbi, à qui il ordonna de la remettre au gouverneur de Busra, qui la transmettrait à César. César, en remerciement à Allah, marcha de Hims à Ilya (Jérusalem) après qu’Allah lui eut accordé la victoire sur les Perses. Quand la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) arriva à César, il dit après l’avoir lue : « Cherchez-moi quelqu’un de son peuple (les Arabes de Quraish) s’il y en a ici, pour l’interroger sur le Messager d’Allah (ﷺ). » À ce moment-là, Abu Sufyan bin Harb se trouvait au Sham avec des hommes de Quraish venus comme commerçants pendant la trêve conclue entre le Messager d’Allah (ﷺ) et les polythéistes de Quraish. Abu Sufyan dit : « L’émissaire de César nous trouva quelque part au Sham, il m’emmena avec mes compagnons à Ilya et nous fûmes admis à la cour de César, qui était assis sur son trône, couronné, entouré des hauts dignitaires byzantins. Il dit à son traducteur : ‘Demande-leur qui parmi eux est un proche parent de l’homme qui prétend être prophète.’ » Abu Sufyan ajouta : « J’ai répondu : ‘Je suis son plus proche parent.’ Il demanda : ‘Quel lien de parenté as-tu avec lui ?’ J’ai dit : ‘Il est mon cousin’, et il n’y avait dans la caravane aucun membre de Bani Abu Manaf sauf moi. César dit : ‘Qu’il s’approche.’ Il ordonna alors à mes compagnons de se tenir derrière moi, près de mon épaule, et dit à son traducteur : ‘Dites à ses compagnons que je vais interroger cet homme sur celui qui prétend être prophète. S’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah ! Si je n’avais pas eu honte que mes compagnons me traitent de menteur, je n’aurais pas dit la vérité sur lui. Mais j’avais honte d’être traité de menteur par mes compagnons. Alors j’ai dit la vérité. Il dit ensuite à son traducteur : ‘Demande-lui de quelle famille il vient.’ J’ai répondu : ‘Il vient d’une famille noble parmi nous.’ Il dit : ‘Quelqu’un d’autre parmi vous a-t-il déjà fait la même revendication avant lui ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant sa revendication ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘L’un de ses ancêtres était-il roi ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Les nobles ou les pauvres le suivent-ils ?’ J’ai répondu : ‘Ce sont les pauvres qui le suivent.’ Il dit : ‘Sont-ils de plus en plus nombreux ou de moins en moins ?’ J’ai répondu : ‘Ils sont de plus en plus nombreux.’ Il dit : ‘Y a-t-il quelqu’un parmi ceux qui ont embrassé sa religion qui s’en est détourné après ?’ J’ai répondu : ‘Non.’ Il dit : ‘Rompt-il ses promesses ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais nous sommes actuellement en trêve avec lui et nous craignons qu’il ne nous trahisse.’ » Abu Sufyan ajouta : « À part cette dernière phrase, je n’ai rien pu dire contre lui. César demanda alors : ‘Avez-vous déjà eu une guerre contre lui ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ Il dit : ‘Quel a été le résultat de vos batailles ?’ J’ai répondu : ‘Les résultats étaient partagés ; parfois il gagnait, parfois nous.’ Il dit : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous dit d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que nos ancêtres adoraient. Il nous ordonne la prière, la charité, la chasteté, la fidélité aux promesses et de rendre ce qui nous est confié.’ » Quand j’ai dit cela, César dit à son traducteur : « Dis-lui : Je t’ai demandé son origine et tu as répondu qu’il venait d’une famille noble. En fait, tous les messagers venaient des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si quelqu’un d’autre avait déjà fait une telle revendication, tu as répondu non. Si tu avais répondu oui, j’aurais pensé qu’il imitait une revendication précédente. Je t’ai demandé s’il avait déjà été accusé de mensonge, tu as dit non, donc j’ai supposé qu’une personne qui ne ment pas aux gens ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il voulait récupérer le royaume de ses ancêtres. Je t’ai demandé si les riches ou les pauvres le suivaient, tu as répondu que ce sont les pauvres, et c’est ainsi pour les messagers. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient ou diminuaient, tu as dit qu’ils augmentaient, et c’est le signe de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si quelqu’un, après avoir embrassé sa religion, s’en était détourné, tu as répondu non, et c’est le signe de la vraie foi, car quand la joie de la foi entre dans le cœur, personne ne la rejette. Je t’ai demandé s’il rompait ses promesses, tu as dit non, et c’est ainsi pour les messagers, ils ne trahissent pas. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et parfois il gagnait, parfois vous, et c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés mais la victoire finale leur revient toujours. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonne, tu as dit qu’il vous ordonne d’adorer Allah seul, de ne rien Lui associer, d’abandonner ce que vos ancêtres adoraient, de prier, de dire la vérité, d’être chaste, de tenir vos promesses et de rendre ce qui vous est confié. Ce sont vraiment les qualités d’un prophète dont je savais (par les Écritures précédentes) qu’il apparaîtrait, mais je ne savais pas qu’il serait parmi vous. Si ce que tu dis est vrai, il dominera bientôt la terre sous mes pieds, et si je savais que je pourrais le rejoindre, j’irais immédiatement le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je laverais certainement ses pieds. » Abu Sufyan ajouta : « César demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et on la lut. Son contenu était : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, souverain des Byzantins. Que la paix soit sur ceux qui suivent la bonne voie. Ensuite, je t’invite à l’Islam (c’est-à-dire à te soumettre à Allah), accepte l’Islam et tu seras en sécurité ; accepte l’Islam et Allah t’accordera une double récompense. Mais si tu refuses cette invitation à l’Islam, tu seras responsable d’avoir égaré les cultivateurs (c’est-à-dire ton peuple). Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que personne d’entre nous ne prenne d’autres seigneurs qu’Allah. Puis s’ils se détournent, dis : Soyez témoins que nous sommes soumis.’ (3.64) » Abu Sufyan ajouta : « Quand Héraclius eut fini son discours, il y eut un grand tumulte parmi les dignitaires byzantins autour de lui, et il y avait tant de bruit que je n’ai pas compris ce qu’ils disaient. On nous fit sortir de la cour. Quand je suis sorti avec mes compagnons et que nous étions seuls, je leur ai dit : ‘L’affaire d’Ibn Abi Kabsha (c’est-à-dire le Prophète) a pris de l’ampleur. Voici le roi des Bani Al-Asfar qui le craint.’ » Abu Sufyan ajouta : « Par Allah, je me sentais inférieur et j’étais certain que sa religion triompherait jusqu’à ce qu’Allah me guide vers l’Islam, même si je n’aimais pas cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°2978
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Sufyan a dit : « Héraclius m’a fait venir alors que j’étais à ‘Ilya (Jérusalem). Il a demandé la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et, après l’avoir lue, il y a eu un grand tumulte autour de lui, les voix se sont élevées et on nous a demandé de quitter les lieux. Une fois dehors, j’ai dit à mes compagnons : ‘La cause d’Ibn Abi Kabsha est devenue évidente, car même le roi des Bani Al-Asfar a peur de lui.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3039
Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Prophète (ﷺ) a nommé `Abdullah bin Jubair comme chef des fantassins (archers), ils étaient cinquante le jour de la bataille de Uhud. Il leur a dit : « Restez à votre place et ne la quittez pas, même si vous voyez des oiseaux nous emporter, jusqu’à ce que je vous appelle ; et si vous voyez que nous avons vaincu les infidèles et qu’ils fuient, ne quittez pas votre place tant que je ne vous appelle pas. » Ensuite, les infidèles ont été vaincus. Par Allah, j’ai vu les femmes s’enfuir en relevant leurs vêtements, laissant voir leurs bracelets de cheville et leurs jambes. Alors les compagnons de `Abdullah bin Jubair ont dit : « Le butin ! Ô gens, le butin ! Vos compagnons ont gagné, qu’attendez-vous ? » `Abdullah bin Jubair a dit : « Avez-vous oublié ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vous a dit ? » Ils ont répondu : « Par Allah ! Nous allons rejoindre les gens (c’est-à-dire l’ennemi) et prendre notre part du butin. » Mais quand ils sont partis, ils ont été repoussés et vaincus. À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) les appelait de l’arrière. Seuls douze hommes sont restés avec le Prophète (ﷺ) et les infidèles ont tué soixante-dix hommes parmi nous. Le jour de la bataille de Badr, le Prophète (ﷺ) et ses compagnons avaient fait perdre cent quarante hommes aux païens, soixante-dix capturés et soixante-dix tués. Ensuite, Abu Sufyan a demandé trois fois : « Muhammad est-il parmi ces gens ? » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de ne pas répondre. Puis il a demandé trois fois : « Le fils d’Abu Quhafa est-il parmi ces gens ? » Il a encore demandé trois fois : « Le fils d’Al-Khattab est-il parmi ces gens ? » Ensuite, il est retourné vers ses compagnons et a dit : « Quant à ceux-là, ils ont été tués. » `Umar n’a pas pu se retenir et a dit (à Abu Sufyan) : « Tu mens, par Allah ! Ô ennemi d’Allah ! Tous ceux que tu as mentionnés sont vivants, et ce qui te déplaît est toujours là. » Abu Sufyan a dit : « Notre victoire aujourd’hui compense la vôtre à Badr, et dans la guerre, la victoire change toujours de camp, et vous trouverez certains de vos morts mutilés, mais je n’ai pas poussé mes hommes à le faire, et je n’en ai pas de regret. » Ensuite, il s’est mis à réciter joyeusement : « Ô Hubal, sois élevé ! » Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : « Pourquoi ne lui répondez-vous pas ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est le Plus Haut et le Plus Sublime. » (Ensuite) Abu Sufyan a dit : « Nous avons (l’idole) Al-`Uzza, et vous n’avez pas `Uzza. » Le Prophète a dit à ses compagnons : « Pourquoi ne lui répondez-vous pas ? » Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est notre Protecteur et vous n’avez pas de protecteur. »
- Sahih al-Bukhari, n°3042
Rapporté par Abu 'Is-haq : Un homme a demandé à Al-Bara : « Ô Abu `Umara ! As-tu fui le jour de la bataille de Hunayn ? » Al-Bara a répondu alors que j’écoutais : « Quant au Messager d’Allah (ﷺ), il n’a pas fui ce jour-là. Abu Sufyan bin Al-Harith tenait les rênes de sa mule et quand les païens l’ont attaqué, il est descendu et a commencé à dire : ‘Je suis le Prophète, et ce n’est pas un mensonge ; je suis le fils d’Abdul Muttalib.’ Ce jour-là, personne n’a été vu plus courageux que le Prophète (ﷺ). »
- Sahih al-Bukhari, n°3137
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Si les biens de Bahreïn étaient venus à nous, je t’aurais donné beaucoup. » Mais les biens de Bahreïn ne sont arrivés qu’après la mort du Prophète (ﷺ). Quand ils sont arrivés, Abu Bakr a ordonné d’annoncer : « Toute personne ayant une créance sur le Messager d’Allah (ﷺ) ou à qui il avait promis quelque chose, qu’elle vienne nous voir. » Je suis donc allé le voir et j’ai dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’avait promis de me donner beaucoup. » Abu Bakr a alors pris de l’argent à deux mains trois fois pour moi. (Le sous-narrateur Sufyan a illustré ce geste en ramassant avec ses deux mains et a dit que Ibn Munkadir, un autre sous-narrateur, le montrait ainsi.) Rapporté aussi par Jabir : Une fois, je suis allé voir Abu Bakr pour demander l’argent, mais il ne m’a rien donné. J’y suis retourné une deuxième fois, il ne m’a rien donné, puis une troisième fois et j’ai dit : « Je t’ai demandé mais tu ne m’as rien donné ; puis je t’ai redemandé et tu ne m’as rien donné ; puis une troisième fois et tu ne m’as toujours rien donné. Tu dois soit me donner, soit accepter d’être vu comme avare envers moi. » Abu Bakr a dit : « Tu me traites d’avare envers toi, mais à chaque fois que je refusais ta demande, j’avais envie de te donner. » (Dans une autre version, Jabir ajoute :) Alors Abu Bakr a pris de l’argent à deux mains pour moi et m’a dit de compter. J’ai trouvé cinq cents. Abu Bakr m’a dit de prendre le double
- Sahih al-Bukhari, n°3230
Rapporté par Yali : J’ai entendu le Prophète ﷺ réciter ce verset sur le minbar : « Ils crieront : Ô Malik… » et Sufyan a dit qu’`Abdullah l’a récité : « Ils crieront : Ô Mali… »
- Sahih al-Bukhari, n°3325
Rapporté par Sufyan ibn Abi Zuhair Ash-Shani : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Si quelqu’un garde un chien qui n’est ni utilisé pour les travaux agricoles ni pour garder le bétail, il perdra chaque jour une part (Qirat) de la récompense de ses bonnes actions. »
- Sahih al-Bukhari, n°3468
Rapporté par Humaid bin `Abdur-Rahman : Il a entendu Muawiya bin Abi Sufyan (parler) sur le minbar l’année où il a accompli le Hajj. Il a pris une mèche de cheveux que tenait un serviteur et a dit : « Ô gens de Médine ! Où sont vos savants ? J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire une chose comme celle-ci (c’est-à-dire les faux cheveux) et il disait : Les Israélites ont été détruits quand leurs femmes ont commencé à pratiquer cette habitude (d’utiliser de faux cheveux pour allonger leur chevelure). »
- Sahih al-Bukhari, n°3488
Rapporté par Sa`id bin Al-Musaiyab : Quand Muawiya bin Abu Sufyan est venu à Médine pour la dernière fois, il a prononcé un sermon devant nous. Il a sorti une mèche de cheveux et a dit : « Je n’aurais jamais pensé que quelqu’un d’autre que les Juifs ferait une telle chose (c’est-à-dire utiliser de faux cheveux). Le Prophète (ﷺ) a qualifié cette pratique de ‘Az-Zur’ (c’est-à-dire mensonge) », en parlant de l’utilisation de faux cheveux
- Sahih al-Bukhari, n°3825
Rapporté par ‘Aisha (رضي الله عنها) : Hind bint ‘Utba est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Avant que je devienne musulmane) il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne, mais aujourd’hui il n’y a pas de famille que je souhaite voir honorée plus que la tienne. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai pensé la même chose, par Celui qui tient mon âme dans Sa main ! » Elle a ajouté : « Ô Messager d’Allah ! Abu Sufyan est avare, alors est-ce un péché si je prends dans ses biens pour nourrir mes enfants ? » Il a répondu : « Je ne le permets que si tu prends ce qui est juste et raisonnable pour tes besoins. »
- Sahih al-Bukhari, n°3850
Rapporté par Sufyan : ‘Ubaidullah a dit : « J’ai entendu Ibn `Abbas dire : Voici quelques caractéristiques des gens de l’époque préislamique : (i) dénigrer les origines des autres familles, (ii) se lamenter bruyamment sur les morts. » ‘Ubaidullah a oublié la troisième caractéristique. Sufyan a ajouté : « On dit que la troisième était de croire que la pluie est causée par l’influence des étoiles (c’est-à-dire, si une étoile particulière apparaît, il va pleuvoir). »
- Sahih al-Bukhari, n°3986
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Le jour d’Uhud, le Prophète (ﷺ) a nommé `Abdullah bin Jubair chef des archers, et soixante-dix d’entre nous ont été blessés ou tués. Le jour (de la bataille) de Badr, le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont infligé 140 pertes aux polythéistes : 70 ont été faits prisonniers et 70 tués. Abu Sufyan a dit : « Ce jour est (une revanche) pour le jour de Badr et l’issue de la guerre reste incertaine. »
- Sahih al-Bukhari, n°4032
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète ﷺ a brûlé les palmiers-dattiers des Bani An-Nadir. Hassan bin Thabit a composé ces vers à propos de cet événement : « Le terrible incendie d'Al-Buwaira a été accueilli avec indifférence par les nobles de Bani Luai (les chefs et nobles de Quraish). » Abu Sufyan bin Al-Harith (le cousin du Prophète, qui était encore non-croyant à ce moment-là) a répondu à Hassan en vers : « Qu'Allah bénisse cet incendie et mette toutes ses parties (c'est-à-dire celles de Médine) en feu. Tu verras qui en sera éloigné (c'est-à-dire Al-Buwaira) et quelle partie de nos terres sera touchée par cet incendie (celui d'Al-Buwaira). »
- Sahih al-Bukhari, n°4043
Rapporté par Al-Bara : Ce jour-là (lors de la bataille de Uhud), nous avons affronté les polythéistes et le Prophète ﷺ a placé un groupe d'archers à un endroit précis et a nommé `Abdullah (bin Jubair) comme leur chef. Il a dit : « Ne quittez pas cet endroit ; si vous voyez que nous vainquons l'ennemi, ne partez pas d'ici, et si vous voyez qu'ils nous battent, ne venez pas nous aider. » Quand nous avons affronté l'ennemi, ils ont pris la fuite au point que j'ai vu leurs femmes courir vers la montagne, relevant leurs vêtements et laissant voir leurs bracelets de cheville. Les musulmans ont commencé à dire : « Le butin, le butin ! » `Abdullah bin Jubair a dit : « Le Prophète ﷺ m'a fait promettre fermement de ne pas quitter cet endroit. » Mais ses compagnons ont refusé de rester. Alors, quand ils ont refusé de rester là, Allah les a troublés au point qu'ils ne savaient plus où aller, et ils ont eu soixante-dix morts. Abu Sufyan est monté sur une hauteur et a dit : « Muhammad est-il parmi les gens ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d'Abu Quhafa est-il parmi les gens ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d'Al-Khattab est-il parmi les gens ? » Puis il a ajouté : « Tous ces gens ont été tués, car s'ils étaient vivants, ils auraient répondu. » À ce moment, `Umar n'a pas pu s'empêcher de dire : « Tu mens, ennemi d'Allah ! Allah a gardé ce qui te rendra malheureux. » Abu Sufyan a dit : « Hubal est supérieur ! » Le Prophète a alors dit (à ses compagnons) : « Répondez-lui. » Ils ont demandé : « Que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est le Plus Élevé et le Plus Majestueux ! » Abu Sufyan a dit : « Nous avons (l'idole) Al-`Uzza, alors que vous n'avez pas de `Uzza ! » Le Prophète ﷺ a dit (à ses compagnons) : « Répondez-lui. » Ils ont dit : « Que devons-nous dire ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Dites : Allah est notre Soutien et vous n'avez pas de soutien. » Abu Sufyan a dit : « Ce jour compense notre perte à Badr et la bataille (la victoire) n'est jamais décidée, elle tourne entre les combattants. Vous verrez certains de vos morts mutilés, mais je n'ai pas encouragé cela, et je n'en suis pas désolé. » Rapporté par Jabir : Certains ont bu du vin le matin du jour d'Uhud et ont ensuite été tués comme martyrs
- Sahih al-Bukhari, n°4044
Rapporté par Al-Bara : Ce jour-là, lors de la bataille d'Uhud, nous avons affronté les polythéistes. Le Prophète (ﷺ) a placé un groupe d’archers à un endroit précis et a nommé `Abdullah (bin Jubair) comme leur chef. Il a dit : « Ne quittez pas cet endroit : si vous nous voyez vaincre l’ennemi, ne partez pas d’ici, et si vous nous voyez perdre, ne venez pas nous aider. » Quand nous avons affronté l’ennemi, ils ont fui, au point que j’ai vu leurs femmes courir vers la montagne, relevant leurs vêtements et laissant voir leurs bracelets de cheville. Les musulmans ont alors commencé à dire : « Le butin, le butin ! » `Abdullah bin Jubair a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a fait promettre fermement de ne pas quitter cet endroit. » Mais ses compagnons ont refusé de rester. Quand ils ont refusé, Allah les a troublés et ils ne savaient plus où aller, et ils ont perdu soixante-dix hommes. Abu Sufyan est monté sur une hauteur et a dit : « Est-ce que Muhammad est parmi les gens ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d’Abu Quhafa est-il parmi les gens ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne lui répondez pas. » Abu Sufyan a dit : « Le fils d’Al-Khattab est-il parmi les gens ? » Puis il ajouta : « Tous ces gens ont été tués, car s’ils étaient vivants, ils auraient répondu. » À ce moment-là, `Umar n’a pas pu s’empêcher de dire : « Tu mens, ennemi d’Allah ! Allah a gardé ce qui te rendra malheureux. » Abu Sufyan a dit : « Gloire à Hubal ! » Le Prophète (ﷺ) dit alors à ses compagnons : « Répondez-lui. » Ils demandèrent : « Que devons-nous dire ? » Il dit : « Dites : Allah est plus élevé et plus majestueux ! » Abu Sufyan dit : « Nous avons (l’idole) Al-`Uzza, alors que vous n’avez pas de `Uzza ! » Le Prophète (ﷺ) dit à ses compagnons : « Répondez-lui. » Ils dirent : « Que devons-nous dire ? » Le Prophète (ﷺ) dit : « Dites : Allah est notre soutien et vous n’avez aucun soutien. » Abu Sufyan dit : « Ce jour compense notre perte à Badr, et la victoire dans la bataille change toujours de camp. Vous verrez certains de vos morts mutilés, mais je n’ai pas encouragé cela, et je ne le regrette pas. » Rapporté par Jabir : Certains ont bu du vin le matin du jour d’Uhud et ont ensuite été tués en martyrs
- Sahih al-Bukhari, n°4280
Rapporté par le père de Hisham : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti vers La Mecque l’année de la Conquête, cette nouvelle est parvenue aux mécréants de Quraish. Abu Sufyan, Hakim bin Hizam et Budail bin Warqa sont sortis pour se renseigner sur le Messager d’Allah (ﷺ). Ils ont continué jusqu’à un endroit appelé Marr-az-Zahran, près de La Mecque. Là, ils ont vu de nombreux feux, comme ceux d’Arafat. Abu Sufyan a dit : Qu’est-ce que c’est ? On dirait les feux d’Arafat. Budail bin Warqa a dit : Les Banu ‘Amr sont moins nombreux que ça. Certains gardes du Messager d’Allah (ﷺ) les ont aperçus, capturés et amenés au Messager d’Allah (ﷺ). Abu Sufyan a embrassé l’islam. Quand le Prophète (ﷺ) a avancé, il a dit à Al-Abbas : Fais rester Abu Sufyan en haut de la montagne pour qu’il voie les musulmans. Al-‘Abbas l’a donc gardé là et les tribus avec le Prophète (ﷺ) sont passées devant Abu Sufyan en groupes militaires. Un groupe est passé et Abu Sufyan a dit : Ô ‘Abbas, qui sont ceux-là ? ‘Abbas a répondu : Ce sont les (Banu) Ghifar. Abu Sufyan a dit : Je n’ai rien à voir avec Ghifar. Puis un groupe de la tribu de Juhaina est passé et il a dit la même chose. Ensuite, un groupe de Sa’d bin Huzaim est passé, puis les (Banu) Sulaim, et il a répété la même chose. Puis est venu un groupe comme Abu Sufyan n’en avait jamais vu. Il a demandé : Qui sont ceux-là ? ‘Abbas a dit : Ce sont les Ansar, menés par Sa’d bin Ubada, qui porte le drapeau. Sa’d bin Ubada a dit : Ô Abu Sufyan ! Aujourd’hui, c’est le jour d’un grand combat et aujourd’hui, ce qui est interdit dans la Ka‘ba sera permis. Abu Sufyan a dit : Ô ‘Abbas ! Quel jour de destruction ! Puis un autre groupe est arrivé, le plus petit de tous, où se trouvait le Messager d’Allah (ﷺ) avec ses compagnons, et le drapeau du Prophète (ﷺ) était porté par Az-Zubair bin Al-Awwam. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant Abu Sufyan, ce dernier lui a dit : Sais-tu ce que Sa’d bin ‘Ubada a dit ? Le Prophète (ﷺ) a répondu : Qu’a-t-il dit ? Abu Sufyan a rapporté ses propos. Le Prophète (ﷺ) a dit : Sa’d a menti, mais aujourd’hui Allah donnera la supériorité à la Ka‘ba et aujourd’hui la Ka‘ba sera recouverte d’un tissu. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que son drapeau soit planté à Al-Hajun. Rapporté par ‘Urwa : Nafi‘ bin Jubair bin Mut‘im a dit : J’ai entendu Al-Abbas dire à Az-Zubair bin Al-‘Awwam : Ô Abu ‘Abdullah ! Est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) t’a ordonné de planter le drapeau ici ? Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné à Khalid bin Al-Walid d’entrer à La Mecque par le haut, depuis Ka’da, tandis que le Prophète (ﷺ) est entré par Kuda. Ce jour-là, deux cavaliers de Khalid bin Al-Walid, Hubaish bin Al-Ash’ar et Kurz bin Jabir Al-Fihri, ont été tués en martyrs
- Sahih al-Bukhari, n°4315
Rapporté par Abu ‘Is-haq : J’ai entendu Al-Bara’ raconter qu’un homme est venu lui demander : « Ô Abu ‘Umara ! As-tu fui le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Al-Bara’ a répondu : « Je témoigne que le Prophète (ﷺ) n’a pas fui, mais les gens pressés se sont enfuis et les gens de Hawazin leur lançaient des flèches. À ce moment-là, Abu Sufyan bin Al-Harith tenait la mule blanche du Prophète (ﷺ) par la tête, et le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) sans aucun doute : je suis le fils de ‘Abdul-Muttalib.” »
- Sahih al-Bukhari, n°4317
Rapporté par Abu ‘Is-haq : Il a entendu Al-Bara’ raconter qu’un homme de la tribu de Qais lui a demandé : « As-tu fui en laissant le Messager d’Allah (ﷺ) le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Al-Bara’ a répondu : « Mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fui. Les gens de Hawazin étaient de bons archers, et quand nous les avons attaqués, ils ont fui. Mais en nous précipitant vers le butin, nous avons été confrontés aux flèches de l’ennemi. J’ai vu le Prophète (ﷺ) monter sa mule blanche pendant qu’Abu Sufyan tenait les rênes, et le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) sans aucun doute.” (Israïl et Zuhair ont dit : « Le Prophète (ﷺ) est descendu de sa mule. »
- Sahih al-Bukhari, n°4325
Rapporté par `Abdullah ibn `Amr : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) assiégea Taïf sans pouvoir la conquérir, il dit : « Nous retournerons (à Médine) si Allah le veut. » Cela attrista les compagnons qui dirent : « Allons-nous repartir sans avoir conquis (la forteresse de Taïf) ? » Un jour, le Prophète (ﷺ) dit : « Retournons. » Puis il leur dit : « Combattez demain. » Ils combattirent et beaucoup furent blessés. Ensuite, le Prophète (ﷺ) dit : « Nous retournerons (à Médine) demain si Allah le veut. » Cela les réjouit, et le Prophète (ﷺ) sourit. Le narrateur Sufyan a précisé : « (Le Prophète) a souri. »
- Sahih al-Bukhari, n°4361
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés, nous étions trois cents cavaliers sous le commandement d’Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah, pour surveiller la caravane des polythéistes de Quraish. Nous sommes restés au bord de la mer pendant une quinzaine de jours et nous avons eu si faim que nous avons même mangé du khabt (c’est-à-dire les feuilles du Salam, un arbre épineux du désert), et à cause de cela, l’armée a été appelée Jaish-ul-Khabt. Ensuite, la mer a rejeté un animal (c’est-à-dire un poisson) appelé Al-`Anbar et nous en avons mangé pendant quinze jours, et nous avons frotté sa graisse sur nos corps jusqu’à ce que nous retrouvions notre état normal (c’est-à-dire que nous sommes redevenus forts et en bonne santé). Abu 'Ubaida a pris une de ses côtes, l’a plantée dans le sol ; puis il a fait passer sous la côte l’homme le plus grand de ses compagnons (pour voir s’il pouvait passer dessous). Une fois, Sufyan a dit : « Il a pris une côte de ses parties, l’a plantée, puis a fait passer un homme et une chamelle dessous sans qu’ils ne la touchent. » Jabir a ajouté : Il y avait un homme parmi les gens qui a abattu trois chameaux, puis encore trois, puis encore trois, et ensuite Abu 'Ubaida lui a interdit de continuer. Rapporté par Abu Salih : Qais bin Sa`d a dit à son père : « J’étais présent dans l’armée et les gens avaient très faim. » Il a dit : « Tu aurais dû abattre (des chameaux) pour eux. » Qais a dit : « J’ai abattu des chameaux mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux mais les gens avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux, mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « Mais cette fois, Abu 'Ubaida me l’a interdit. »
- Sahih al-Bukhari, n°4553
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Sufyan m’a raconté personnellement : « Je suis parti pendant la trêve conclue entre moi et le Messager d’Allah (ﷺ). Alors que j’étais au Sham, une lettre envoyée par le Prophète (ﷺ) fut apportée à Héraclius. Dihya Al-Kalbi l’avait remise au gouverneur de Busra, qui l’a transmise à Héraclius. Héraclius demanda : “Y a-t-il quelqu’un du peuple de cet homme qui prétend être prophète ?” On répondit : “Oui.” J’ai donc été appelé avec quelques hommes de Quraish et nous avons été assis devant lui. Il demanda : “Qui parmi vous est le plus proche parent de cet homme qui prétend être prophète ?” On me fit asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Il fit venir son traducteur et lui dit : “Dis-leur que je vais interroger Abu Sufyan sur cet homme, et s’il ment, qu’ils le contredisent immédiatement.” Par Allah, si je n’avais pas eu peur que mes compagnons me traitent de menteur, j’aurais menti. Héraclius demanda alors à son traducteur : “Demande-lui : Quel est son rang familial parmi vous ?” J’ai dit : “Il vient d’une famille noble.” Il demanda : “L’un de ses ancêtres était-il roi ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “L’avez-vous déjà accusé de mensonge avant ce qu’il a dit ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “Les notables ou les pauvres le suivent-ils ?” J’ai dit : “Ce sont les pauvres qui le suivent.” Il demanda : “Le nombre de ses partisans augmente-t-il ou diminue-t-il ?” J’ai dit : “Ils augmentent.” Il demanda : “Quelqu’un renonce-t-il à sa religion après l’avoir embrassée, par mécontentement ?” J’ai dit : “Non.” Il demanda : “Avez-vous combattu contre lui ?” J’ai répondu : “Oui.” Il demanda : “Comment se sont passés vos combats ?” J’ai dit : “La victoire était partagée, parfois pour lui, parfois pour nous. Il nous infligeait des pertes et nous lui en infligions aussi.” Il demanda : “Vous a-t-il déjà trahis ?” J’ai dit : “Non, mais actuellement nous sommes en trêve, et nous ne savons pas ce qu’il fera.” Abu Sufyan ajouta : “Par Allah, je n’ai pu glisser dans mes propos qu’une seule chose (contre lui).” Héraclius demanda : “Quelqu’un d’autre que lui a-t-il déjà fait la même revendication (c’est-à-dire l’islam) avant lui ?” J’ai dit : “Non.” Héraclius dit alors à son traducteur de me dire : “Je t’ai demandé son rang familial, tu as dit qu’il est noble, et tous les messagers viennent des familles les plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé si l’un de ses ancêtres était roi, tu as nié. J’aurais pensé que s’il avait eu un roi parmi ses ancêtres, il voudrait récupérer le pouvoir de ses aïeux. Je t’ai demandé qui le suit, tu as dit les pauvres, et ce sont eux qui suivent les messagers. Je t’ai demandé si vous l’aviez accusé de mensonge, tu as dit non, et j’en ai conclu que celui qui ne ment pas sur les gens ne mentira pas sur Allah. Je t’ai demandé si quelqu’un de ses partisans avait quitté sa religion par mécontentement, tu as dit non, et c’est ainsi la foi quand elle pénètre le cœur. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient, tu as dit oui, et c’est le chemin de la vraie foi jusqu’à ce qu’elle soit complète. Je t’ai demandé si vous aviez combattu contre lui, tu as dit oui, et la victoire était partagée, c’est ainsi pour les messagers, ils sont éprouvés, mais la victoire finale leur revient. Je t’ai demandé s’il avait déjà trahi, tu as dit non, et les messagers ne trahissent jamais. Je t’ai demandé si quelqu’un avait déjà dit cela avant lui, tu as dit non, sinon j’aurais pensé qu’il imitait quelqu’un d’autre.” Abu Sufyan dit : “Héraclius me demanda alors : ‘Que vous ordonne-t-il ?’ J’ai dit : ‘Il nous ordonne la prière, la zakat, de garder de bonnes relations familiales et d’être chastes.’ Héraclius dit : ‘Si ce que tu dis est vrai, il est vraiment un prophète, et je savais qu’il allait apparaître, mais je ne pensais pas qu’il viendrait de chez vous. Si j’étais certain de pouvoir le rejoindre, j’aimerais le rencontrer, et si j’étais avec lui, je laverais ses pieds ; et son royaume s’étendra sûrement sous mes pieds.’ Héraclius demanda alors la lettre du Messager d’Allah (ﷺ) et la lut, où il était écrit : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre est) de Muhammad, Messager d’Allah, à Héraclius, souverain de Byzance… Paix à celui qui suit la bonne voie. Je t’invite à embrasser l’islam. Accepte l’islam et tu seras sauvé (du châtiment d’Allah) ; accepte l’islam et Allah te donnera une double récompense, mais si tu refuses, tu porteras le péché de tes sujets… Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah… témoignez que nous sommes musulmans.’ (3.64) Quand il eut fini de lire la lettre, les voix s’élevèrent autour de lui et il y eut beaucoup d’agitation, et on nous ordonna de sortir.” Abu Sufyan ajouta : “En sortant, j’ai dit à mes compagnons : ‘La situation d’Ibn Abu Kabsha (c’est-à-dire Muhammad) est devenue forte ; même le roi des Banû Al-Asfar a peur de lui.’ J’ai continué à croire que le Messager d’Allah (ﷺ) serait victorieux, jusqu’à ce qu’Allah me fasse embrasser l’islam.” Az-Zuhri dit : “Héraclius fit alors venir tous les chefs byzantins chez lui et leur dit : ‘Ô peuple byzantin ! Voulez-vous réussir et être guidés, et que votre royaume reste entre vos mains ?’ (Aussitôt après avoir entendu cela), ils se précipitèrent vers la porte comme des ânes sauvages, mais la trouvèrent fermée. Héraclius dit alors : ‘Ramenez-les-moi.’ Il les fit revenir et dit : ‘Je voulais juste tester la force de votre attachement à votre religion. Maintenant, j’ai vu ce que j’espérais de vous.’ Alors les gens se prosternèrent devant lui et furent contents de lui.”
- Sahih al-Bukhari, n°4606
Rapporté par Tariq bin Shihab : Les Juifs ont dit à `Umar : « Vous (les musulmans) récitez un verset, et s’il nous avait été révélé, nous aurions fait du jour de sa révélation un jour de fête. » `Umar a dit : « Je sais très bien quand et où il a été révélé, et où était le Messager d’Allah (ﷺ) quand il a été révélé. (Il a été révélé) le jour de `Arafat (jour du Hajj), et par Allah, j’étais à `Arafat. » Sufyan, un des rapporteurs, a dit : J’ai un doute si le verset : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion. » a été révélé un vendredi ou non
- Sahih al-Bukhari, n°4652
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le verset : « S’il y a vingt endurants parmi vous, ils vaincront deux cents. » (8.65) a été révélé, il est devenu obligatoire pour les musulmans qu’un (musulman) ne fuie pas devant dix (non-musulmans). Sufyan (le sous-narrateur) a dit une fois : « Vingt (musulmans) ne doivent pas fuir devant deux cents (non-musulmans). » Puis il a été révélé : « Mais maintenant Allah a allégé votre tâche... » (8.66) Il est donc devenu obligatoire que cent (musulmans) ne fuient pas devant deux cents (non-musulmans). (Une fois Sufyan a ajouté : « Le verset : ‘Exhorte les croyants au combat. S’il y a vingt endurants parmi vous (musulmans)...’ a été révélé. ») Sufyan a dit : « Ibn Shabrama a dit : ‘Je pense que cet ordre concerne aussi l’obligation d’ordonner le bien et d’interdire le mal.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4727
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf-al-Bakali prétend que Moïse des Bani Israël n’était pas le même Moïse, le compagnon d’Al-Khadir. » Ibn `Abbas répondit : « L’ennemi d’Allah ment ! Ubai bin Ka`b nous a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Moïse se leva pour faire un sermon devant les Bani Israël et on lui demanda : “Qui est la personne la plus savante parmi les gens ?” Moïse répondit : “Moi.” Allah réprimanda alors Moïse parce qu’il n’avait pas attribué toute la science à Allah seul. Ensuite, la Révélation divine vint : “Oui, un de Nos serviteurs, au confluent des deux mers, est plus savant que toi.” Moïse dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah répondit : “Prends un poisson dans un panier, et là où tu perdras le poisson, suis cette direction (c’est là que tu le trouveras).” Moïse partit donc avec son serviteur Yusha` bin Noon, et ils prirent un poisson avec eux jusqu’à ce qu’ils atteignent un rocher et s’y reposent. Moïse posa sa tête et s’endormit. (Sufyan, un des rapporteurs, dit que quelqu’un d’autre qu’`Amr a précisé) : “Au rocher, il y avait une source appelée ‘Al-Hayat’ et quiconque touchait son eau reprenait vie. Un peu de cette eau tomba sur le poisson, qui bougea, s’échappa du panier et entra dans la mer.” Quand Moïse se réveilla, il demanda à son serviteur : “Apporte-nous notre repas du matin” (18.62). Le rapporteur ajouta : Moïse ne ressentit de la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’il devait surveiller. Son serviteur Yusha` bin Noon lui dit : “Te souviens-tu de ce qui s’est passé quand nous nous sommes réfugiés près du rocher ? J’ai oublié le poisson…” (18.63) Le rapporteur ajouta : Ils revinrent donc sur leurs pas et trouvèrent dans la mer la trace du poisson, comme un tunnel. Ce fut un événement étonnant pour le serviteur, et il y avait un tunnel pour le poisson. Quand ils atteignirent le rocher, ils trouvèrent un homme couvert d’un vêtement. Moïse le salua. L’homme, surpris, dit : “Y a-t-il une telle salutation dans ton pays ?” Moïse répondit : “Je suis Moïse.” L’homme demanda : “Moïse des Bani Israël ?” Moïse répondit : “Oui”, et ajouta : “Puis-je te suivre afin que tu m’enseignes une partie de la science qu’Allah t’a apprise ?” (18.66). Al-Khadir lui dit : “Ô Moïse ! Tu as une partie de la science d’Allah qu’Il t’a enseignée et que j’ignore, et j’ai une partie de la science d’Allah qu’Il m’a enseignée et que tu ignores.” Moïse dit : “Mais je vais te suivre.” Al-Khadir répondit : “Alors, si tu me suis, ne me pose aucune question sur quoi que ce soit jusqu’à ce que je t’en parle moi-même.” (18.70). Ensuite, ils longèrent le rivage. Ils passèrent près d’un bateau dont l’équipage reconnut Al-Khadir et les fit monter gratuitement. Un moineau vint se poser sur le bord du bateau et trempa son bec dans la mer. Al-Khadir dit à Moïse : “Ma science, la tienne et celle de toute la création, comparée à la science d’Allah, n’est pas plus grande que l’eau prise par ce moineau avec son bec.” Puis Moïse fut surpris de voir Al-Khadir prendre une hache et faire une brèche dans le bateau. Moïse lui dit : “Ces gens nous ont transportés gratuitement, et tu as intentionnellement abîmé leur bateau pour les noyer. Tu as sûrement…” (18.71) Ensuite, ils continuèrent et trouvèrent un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir le saisit par la tête et le tua. Moïse lui dit : “As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ? Tu as commis une chose interdite !” (18.74) Il dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi jusqu’à… mais ils refusèrent de les accueillir comme invités. Là, ils trouvèrent un mur sur le point de s’effondrer.” (18.75-77) Al-Khadir passa sa main et le redressa (le répara). Moïse lui dit : “Quand nous sommes entrés dans cette ville, ils ne nous ont ni accueillis ni nourris ; si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.” Al-Khadir dit : “C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais t’expliquer le sens des choses sur lesquelles tu n’as pas su être patient…” (18.78) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous aurions aimé que Moïse soit plus patient afin qu’Allah nous raconte davantage leur histoire.” Ibn `Abbas récitait : “Et devant eux, il y avait un roi qui s’emparait de tout bateau en bon état par la force.” (18.79) …et quant au garçon, il était mécréant
- Sahih al-Bukhari, n°4821
Rapporté par `Abdullah : (À propos de la fumée imaginaire) : Cela s’est produit lorsque les Quraishites ont refusé d’obéir au Prophète, et il a demandé à Allah de les frapper de plusieurs années de famine comme celles du Prophète Joseph. Ils ont donc été touchés par la famine et la fatigue, au point de manger même des os. Un homme regardait le ciel et croyait voir comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la fatigue extrême. Alors Allah a révélé : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens ; c’est un châtiment douloureux.’ (44.10-11) Quelqu’un (Abu Sufyan) est alors venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il fasse tomber la pluie sur les tribus de Mudar car elles sont sur le point de périr. » Le Prophète (ﷺ) a dit (étonné) : « Dois-je invoquer Allah pour les tribus de Mudar ? En vérité, tu es un homme courageux ! » Mais le Prophète a prié pour la pluie et il a plu pour eux. Ensuite, le verset a été révélé : ‘Mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.15) (Quand la famine a pris fin et) qu’ils ont retrouvé la prospérité, ils sont revenus à leurs anciennes habitudes, alors Allah a révélé : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. Nous nous vengerons alors.’ (44.16) Le narrateur a dit : « C’était le jour de la bataille de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°4824
Rapporté par `Abdullah : Allah a envoyé (le Prophète) Muhammad et a dit : ‘Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (c’est-à-dire quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.68) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vu les Quraishites s’opposer à lui, il a dit : « Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années (de famine) de Joseph. » Ils ont donc été frappés par une année de sécheresse qui a tout détruit, et ils ont mangé des os et des peaux. (L’un d’eux a dit) : « Et ils ont mangé des peaux et des bêtes mortes, et (il leur semblait) que quelque chose comme de la fumée sortait de la terre. » Alors Abu Sufyan est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad ! Ton peuple est sur le point de périr ! Invoque Allah pour qu’Il les soulage. » Le Prophète (ﷺ) a donc invoqué Allah pour eux (et la famine a disparu). Il leur a dit : « Vous reviendrez (à l’incroyance) après cela. » `Abdullah a ensuite récité : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ Il ajouta : « Le châtiment sera-t-il levé pour eux dans l’au-delà ? La fumée, la prise et Al-Lizam sont tous passés. » Un des sous-narrateurs a dit : « Le fendillement de la lune. » Et un autre a dit : « La défaite des Romains (a eu lieu). »
- Sahih al-Bukhari, n°4905
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Nous étions dans une expédition (Sufyan a précisé : dans une armée) et un homme parmi les émigrés a donné un coup de pied à un homme des Ansar (sur les fesses). L’homme des Ansar a crié : « Ô les Ansar ! (À l’aide !) » et l’émigré a dit : « Ô les émigrés ! (À l’aide !) » Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu cela et a dit : « Qu’est-ce que cet appel ? C’est une chose qui vient de l’époque de l’ignorance ! » Ils ont expliqué : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Un homme des émigrés a donné un coup de pied à un des Ansar (sur les fesses). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Laissez tomber (cet appel), c’est une chose détestable. » `Abdullah bin Ubai a entendu cela et a dit : « Est-ce qu’ils ont vraiment fait cela ? Par Allah, si nous revenons à Médine, sûrement le plus honorable en chassera le plus humble. » Quand cette parole est parvenue au Prophète, `Umar s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Laisse-moi couper la tête de cet hypocrite (`Abdullah bin Ubai) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le, de peur que les gens disent que Muhammad tue ses compagnons. » Les Ansar étaient alors plus nombreux que les émigrés quand ces derniers sont arrivés à Médine, mais ensuite le nombre des émigrés a augmenté
- Sahih al-Bukhari, n°4950
Rapporté par Jundub bin Sufyan : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade et n’a pas pu faire la prière de nuit (Tahajjud) pendant deux ou trois nuits. Ensuite, une femme (l’épouse d’Abu Lahab) est venue et a dit : « Ô Muhammad ! Je pense que ton démon t’a abandonné, car je ne l’ai pas vu avec toi depuis deux ou trois nuits ! » À ce moment-là, Allah a révélé : « Par le matin, et par la nuit quand elle s’assombrit, ton Seigneur (Ô Muhammad) ne t’a ni abandonné ni détesté. »
- Sahih al-Bukhari, n°5024
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah n’écoute pas un prophète comme Il écoute un prophète qui récite le Coran à voix haute et d’une belle manière. » Sufyan a dit : « Cette parole signifie : un prophète qui considère le Coran comme ce qui lui permet de se passer de nombreux plaisirs de ce monde. »
- Sahih al-Bukhari, n°5051
Rapporté par Sufyan : Ibn Shubruma a dit : « J’ai cherché à savoir ce qui suffit à un homme du Coran (pour la prière), et je n’ai pas trouvé de sourate contenant moins de trois versets. J’ai donc dit : Il ne convient à personne de réciter moins de trois versets. »
- Sahih al-Bukhari, n°5101
Rapporté par Um Habiba (fille d’Abu Sufyan) : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Épouse ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu veux cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis déjà pas ta seule épouse et j’aimerais que ma sœur partage ce bien avec moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais cela ne m’est pas permis. » J’ai dit : « Nous avons entendu dire que tu veux épouser la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « (Tu veux dire) la fille d’Um Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, il m’est interdit de l’épouser car c’est ma nièce par l’allaitement. Abu Salama et moi avons été allaités par Thuwayba. Donc, ne me proposez pas vos filles ou vos sœurs en mariage. » Rapporté par ‘Urwa : Thuwayba était l’esclave affranchie d’Abu Lahb, qu’il avait libérée, puis elle a allaité le Prophète. Quand Abu Lahb est mort, un de ses proches l’a vu en rêve dans un mauvais état et lui a demandé : « Qu’as-tu rencontré ? » Abu Lahb a répondu : « Je n’ai pas eu de repos depuis que je vous ai quittés, sauf qu’on m’a permis de boire un peu d’eau dans cet espace (entre le pouce et les autres doigts), et cela à cause de l’affranchissement de Thuwayba. »
- Sahih al-Bukhari, n°5106
Rapporté par Um Habiba : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Veux-tu épouser (ma sœur), la fille d’Abu Sufyan ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Que devrais-je faire avec elle ? » J’ai dit : « Épouse-la. » Il a dit : « Tu aimerais cela ? » J’ai dit : « (Oui), car je ne suis déjà pas ta seule épouse, alors j’aimerais que ma sœur partage cela avec moi. » Il a dit : « Elle ne m’est pas permise (en mariage). » J’ai dit : « Nous avons entendu dire que tu voulais te marier. » Il a dit : « La fille d’Um Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, elle m’est interdite en mariage, car Thuwaiba nous a allaités, son père (Abu Salama) et moi. Donc, ne me proposez ni vos filles, ni vos sœurs. »
- Sahih al-Bukhari, n°5107
Rapporté par Um Habiba : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Épouse ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Il a dit : « Tu aimerais cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis déjà pas ta seule épouse ; et la personne avec qui j’aimerais le plus partager le bien, c’est ma sœur. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais cela ne m’est pas permis (c’est-à-dire d’être marié à deux sœurs en même temps). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, nous avons entendu que tu veux épouser Durra, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Um Salama ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Par Allah ! Même si elle n’était pas ma belle-fille, il ne m’aurait pas été permis de l’épouser, car elle est ma nièce de lait : Thuwaiba a allaité à la fois moi et Abu Salama. Donc, ne me proposez ni vos filles, ni vos sœurs. »
- Sahih al-Bukhari, n°5287
Rapporté par Ibn 'Abbas : Qariba, la fille d'Abi Umaiyya, était l'épouse de 'Umar ibn Al-Khattab. 'Umar l'a divorcée, puis Mu'awiyya ibn Abi Sufyan l'a épousée. De même, Umm Al-Hakam, la fille d'Abi Sufyan, était l'épouse de 'Iyad ibn Ghanm Al-Fihri. Il l'a divorcée, puis 'Abdullah ibn 'Uthman Al-Thaqafi l'a épousée
- Sahih al-Bukhari, n°5312
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet de ceux qui étaient impliqués dans une affaire de Lian. Il a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit à ceux qui étaient concernés par une affaire de Lian : « Vos comptes sont avec Allah. L’un de vous deux ment, et toi (le mari), tu n’as plus aucun droit sur elle (elle est divorcée). » L’homme a demandé : « Qu’en est-il de ma dot (Mahr) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu n’as pas le droit de récupérer ta dot. Si tu as dit la vérité à son sujet, alors ta dot était pour la consommation de ton mariage avec elle ; et si tu as menti à son sujet, tu as encore moins le droit de la reprendre. » Sufyan, un des rapporteurs, a dit : J’ai appris ce hadith de `Amr. Rapporté par Aiyub : J’ai entendu Sa`id bin Jubair dire : J’ai demandé à Ibn `Umar : « Si un homme (accuse sa femme d’adultère et) engage la procédure de Lian, que se passe-t-il ? » Ibn `Umar a écarté deux de ses doigts. (Sufyan a écarté son index et son majeur.) Ibn `Umar a dit : Le Prophète (ﷺ) a séparé le couple de Bani Al-Ajlan par divorce et a dit trois fois : « Allah sait que l’un de vous deux ment ; est-ce que l’un de vous va se repentir auprès d’Allah ? »
- Sahih al-Bukhari, n°5334
Rapporté par Humaid bin Nafi` : Zainab bint Abu Salama m'a raconté ces trois récits : Zainab a dit : Je suis allée voir Um Habiba, l'épouse du Prophète (ﷺ), quand son père, Abu Sufyan bin Harb, était décédé. Um Habiba a demandé un parfum qui contenait une senteur jaune (Khaluq) ou un autre parfum, et elle a d'abord parfumé une des filles avec, puis elle s'en est mis sur les joues et a dit : « Par Allah, je n'ai pas besoin de parfum, mais j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5345
Rapporté par Zainab bint Um Salama : Lorsque Um Habiba bint Abi Sufyan a appris la mort de son père, elle a demandé du parfum et en a mis sur ses bras, puis elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui la période de deuil est de quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5359
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare, est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir nos enfants ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Non, sauf si tu prends seulement ce qui est juste et raisonnable pour tes besoins. »
- Sahih al-Bukhari, n°5364
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare et il ne me donne pas assez pour moi et mes enfants. Puis-je prendre de ses biens sans qu’il le sache ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends ce qui est suffisant pour toi et tes enfants, mais de façon juste et raisonnable. »
- Sahih al-Bukhari, n°5370
Rapporté par `Aisha : Hind (bint `Utba) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare. Est-ce que cela pose problème si je prends de ses biens ce qui est nécessaire pour moi et mes enfants ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends selon tes besoins, de façon raisonnable. »
- Sahih al-Bukhari, n°5372
Rapporté par Umm Habiba (l’épouse du Prophète) : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu épouser ma sœur, la fille d’Abu Sufyan ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Est-ce que tu aimerais cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis pas ta seule épouse, et la personne avec qui j’aimerais le plus partager le bien, c’est ma sœur. » Il a dit : « Cela ne m’est pas permis. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous avons entendu dire que tu veux épouser Durra, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Umm Salama ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, elle ne m’est pas permise, car c’est ma nièce de lait. Thuwaiba nous a allaités, Abu Salama et moi. Donc, ne me proposez pas vos filles et sœurs. » Rapporté par ‘Urwa : Thuwaiba était une esclave qu’Abu Lahab avait affranchie
- Sahih al-Bukhari, n°5500
Rapporté par Jundub bin Sufyan Al-Bajali : Une fois, du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), nous avons offert des animaux en sacrifice. Certaines personnes ont égorgé leurs animaux avant la prière de l’Aïd. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé sa prière, il a vu qu’ils avaient déjà sacrifié leurs animaux. Il a dit : « Celui qui a égorgé (son animal) avant la prière doit en sacrifier un autre à la place ; et celui qui ne l’a pas encore fait jusqu’à ce que nous ayons prié doit le faire en prononçant le Nom d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°5562
Rapporté par Jundab bin Sufyan Al-Bajali : J'ai assisté au Prophète (ﷺ) le jour de Nahr. Il a dit : « Celui qui a sacrifié avant la prière de l'`Id doit refaire un sacrifice à la place ; et celui qui n'a pas encore sacrifié doit le faire maintenant. »
- Sahih al-Bukhari, n°5932
Rapporté par Humaid bin `Abdur-Rahman bin `Auf : L'année où il a accompli le Hajj, il a entendu Mu'awiya bin Abi Sufyan, qui était sur le minbar et prenait une mèche de cheveux d'un de ses gardes, dire : « Où sont vos savants religieux ? J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) interdire cela (les faux cheveux) et dire : Les enfants d'Israël ont été détruits quand leurs femmes ont commencé à utiliser cela. »
- Sahih al-Bukhari, n°5980
Rapporté par Abu Sufyan : Héraclius l’a fait venir et lui a demandé : « Qu’est-ce qu’il, c’est-à-dire le Prophète (ﷺ), vous a ordonné ? » J’ai répondu : « Il nous ordonne de faire la prière, de donner l’aumône, d’être chastes et de maintenir de bonnes relations avec nos proches. »
- Sahih al-Bukhari, n°6260
Rapporté par Abu Sufyan bin Harb : Héraclius avait envoyé chercher Abu Sufyan pour qu’il vienne avec un groupe de Quraishites qui faisaient du commerce au Sham, et ils sont venus à lui. Ensuite, Abu Sufyan a raconté toute l’histoire et a dit : « Héraclius a demandé la lettre du Messager d’Allah (ﷺ). Quand la lettre a été lue, son contenu était le suivant : ‘Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, serviteur d’Allah et Son Messager, à Héraclius, le chef des Byzantins : Paix à celui qui suit la bonne voie ! Amma ba'du (pour continuer)...’ (Voir hadith n°6, vol. 1 pour plus de détails)
- Sahih al-Bukhari, n°6330
Rapporté par Warrad (l’affranchi d’Al-Mughira bin Shu`ba) : Al-Mughira écrivit à Muawiya bin Abu Sufyan que le Messager d’Allah (ﷺ) avait l’habitude de dire à la fin de chaque prière, après le Taslim : « La ilaha illa-l-lahu wahdahu la sharika lahu ; lahu-l-mulk wa lahu-l-hamd, wahuwa ‘ala kulli shai’n qadir. Allahumma la mani’a lima a’taita, wa la mu’ta lima mana’ta, wa la yanfa’u dhal-jaddu minkal-jadd. »
- Sahih al-Bukhari, n°6333
Rapporté par Jarir : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Veux-tu me débarrasser de Dhi-al-Khalasa ? » Dhi-al-Khalasa était une idole que les gens adoraient, appelée aussi Al-Ka`ba al Yamaniyya. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), je ne tiens pas bien à cheval. » Alors il a posé sa main sur ma poitrine et a dit : « Ô Allah ! Rends-le ferme et fais de lui un guide bien guidé. » Je suis donc parti avec cinquante hommes de ma tribu des Ahrnas. (Le sous-narrateur, Sufyan, citant Jarir, a peut-être dit : « Je suis parti avec un groupe de gens de ma nation. ») Nous sommes allés à Dhi-al-Khalasa et l’avons brûlée, puis je suis revenu vers le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne suis revenu vers toi qu’après l’avoir laissée comme un chameau atteint d’une maladie de peau. » Le Prophète a alors invoqué le bien pour Ahmas et leurs cavaliers (combattants)
- Sahih al-Bukhari, n°6641
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba bin Rabi`a a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Avant que je n’embrasse l’islam), il n’y avait pas de famille sur terre que je souhaitais plus humilier que la tienne. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de famille que je souhaite plus honorer que la tienne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’ai pensé la même chose, par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main ! » Hind a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Mon mari) Abu Sufyan est avare. Est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir mes enfants ? » Le Prophète a répondu : « Non, à condition que tu prennes ce qui est nécessaire et juste pour toi et tes enfants. »
- Sahih al-Bukhari, n°6720
Rapporté par Abu Huraira : (Le Prophète) Salomon a dit : « Cette nuit, je passerai auprès de mes quatre-vingt-dix épouses, et chacune d’elles aura un fils qui combattra pour la cause d’Allah. » Son compagnon (Sufyan a précisé que ce compagnon était un ange) lui a dit : « Dis : “Si Allah le veut.” » Mais Salomon a oublié de le dire. Il est allé auprès de toutes ses épouses, mais aucune d’elles n’a eu d’enfant, sauf une qui a donné naissance à un enfant incomplet. Abu Huraira a ajouté : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si Salomon avait dit : “Si Allah le veut”, il n’aurait pas échoué dans son action et il aurait obtenu ce qu’il désirait. » Une fois, Abu Huraira a ajouté : Le Messager d’Allah a dit : « S’il avait accepté… »
- Sahih al-Bukhari, n°6733
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : J’ai été frappé par une maladie qui m’a presque fait mourir. Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai beaucoup de biens et je n’ai qu’une fille comme héritière. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Le tiers ? » Il a dit : « Tu peux, mais le tiers, c’est déjà beaucoup. Il vaut mieux laisser tes enfants riches que de les laisser pauvres à demander de l’aide. Et tout ce que tu dépenses pour Allah, tu en seras récompensé, même pour une bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ta femme. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester après ton départ et ne pas finir mon émigration ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu restes après moi, tout bien que tu feras pour Allah t’élèvera et t’apportera des récompenses. Peut-être vivras-tu longtemps, et certains profiteront de toi tandis que d’autres (tes ennemis) seront touchés par toi. » Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour Sa`d bin Khaula car il est mort à La Mecque. (Sufyan, un des rapporteurs, a précisé que Sa`d bin Khaula était un homme de la tribu de Bani 'Amir bin Lu'ai)
- Sahih al-Bukhari, n°7001
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) rendait visite à Um Haram bint Milhan, qui était la femme de ‘Ubada bin As-Samit. Un jour, le Prophète (ﷺ) lui rendit visite, elle lui offrit à manger et commença à chercher des poux dans sa tête. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’endormit puis se réveilla en souriant. Um Haram demanda : « Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés en rêve comme des combattants dans la voie d’Allah, naviguant au milieu des mers comme des rois sur leurs trônes ou assis sur leurs trônes. » (Le rapporteur ‘Is-haq n’est pas sûr de l’expression exacte.) Um Haram ajouta : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il me fasse être parmi eux.” » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) invoqua Allah pour elle puis reposa sa tête (et dormit). Ensuite, il se réveilla en souriant (encore). (Um Haram ajouta :) « J’ai dit : “Qu’est-ce qui te fait sourire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ?” » Il répondit : « Certains de mes compagnons m’ont été montrés (en rêve) comme des combattants dans la voie d’Allah. » Il dit la même chose que précédemment. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il répondit : « Tu es parmi les premiers. » Plus tard, Um Haram traversa la mer pendant le califat de Muawiya bin Abu Sufyan, et après être descendue de sa monture en arrivant à terre, elle tomba et mourut
- Sahih al-Bukhari, n°7002
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) rendait visite à Um Haram bint Milhan, qui était l'épouse de 'Ubada bin As-Samit. Un jour, le Prophète (ﷺ) lui rendit visite, elle lui servit à manger et commença à chercher des poux dans sa tête. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) s'endormit puis se réveilla en souriant. Um Haram lui demanda : « Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m'ont été présentés en rêve, combattant pour la cause d'Allah, naviguant au milieu des mers comme des rois sur leurs trônes, ou comme des rois assis sur leurs trônes. » (Le rapporteur 'Is-haq n'est pas sûr de l'expression exacte.) Um Haram ajouta : « J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu'Il me compte parmi eux. » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) invoqua Allah pour elle, puis reposa sa tête et se rendormit. Ensuite, il se réveilla à nouveau en souriant. (Um Haram ajouta :) J'ai dit : « Qu'est-ce qui te fait sourire, ô Messager d'Allah (ﷺ) ? » Il répondit : « Certains de mes compagnons m'ont été présentés (en rêve) comme des combattants pour la cause d'Allah. » Il répéta la même chose que précédemment. J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour que je sois parmi eux. » Il dit : « Tu es parmi les premiers. » Plus tard, Um Haram traversa la mer pendant le califat de Muawiya bin Abu Sufyan, et après être descendue de sa monture à terre, elle tomba et mourut
- Sahih al-Bukhari, n°7073
Rapporté par Sufyan : J’ai dit à `Amr : « Ô Abu Muhammad ! As-tu entendu Jabir bin `Abdullah dire : ‘Un homme portant des flèches est passé dans la mosquée et le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : “Tiens les flèches par la pointe !”’ » `Amr a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°7161
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba bin Rabi`a est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne, mais aujourd’hui il n’y a pas de famille que je souhaite voir honorée plus que la tienne. » Hind a ajouté : « Abu Sufyan est avare. Est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir nos enfants ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de mal à ce que tu leur donnes à manger de façon juste et raisonnable. »
- Sahih al-Bukhari, n°7174
Rapporté par Abu Humaid Al-Sa`idi : Le Prophète (ﷺ) a nommé un homme de la tribu de Bani Asad, appelé Ibn Al-Utabiyya, pour collecter la Zakat. Quand il est revenu avec l’argent, il a dit au Prophète : « Ceci est pour toi et ceci m’a été offert en cadeau. » Le Prophète (ﷺ) s’est levé sur la chaire (Sufyan a dit qu’il est monté sur la chaire), et après avoir glorifié et loué Allah, il a dit : « Qu’arrive-t-il à l’employé que nous envoyons collecter la Zakat, qui revient en disant : “Ceci est pour toi et cela est pour moi” ? Pourquoi n’est-il pas resté chez son père et sa mère pour voir s’il aurait reçu des cadeaux ou non ? Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, quiconque prend quelque chose de façon illégale le portera le Jour de la Résurrection sur son cou : si c’est un chameau, il grognera ; si c’est une vache, elle meuglera ; et si c’est un mouton, il bêlera ! » Le Prophète (ﷺ) a ensuite levé les deux mains jusqu’à ce que nous voyions la blancheur de ses aisselles et il a dit : « Sans aucun doute ! N’ai-je pas transmis le Message d’Allah ? » Et il l’a répété trois fois
- Sahih al-Bukhari, n°7180
Rapporté par `Aisha : Hind (bint `Utba) a dit au Prophète (ﷺ) : « Abu Sufyan est un homme avare et j’ai besoin de prendre un peu de son argent. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends raisonnablement ce qui est suffisant pour toi et tes enfants. »
- Sahih al-Bukhari, n°7196
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abu Sufyan bin Harb lui a raconté qu’Héraclius l’avait convoqué avec les membres d’une caravane de Quraysh, puis avait dit à son interprète : « Dis-leur que je veux poser une question à celui-ci (Abu Sufyan), et s’il essaie de mentir, ils doivent le contredire. » Ensuite, Abu Sufyan a raconté toute l’histoire et a dit qu’Héraclius avait dit à l’interprète : « Dis-lui (Abu Sufyan) : ‘Si ce que tu dis est vrai, alors il (le Prophète) prendra le contrôle de l’endroit sous mes deux pieds.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°7312
Rapporté par Humaid : J'ai entendu Muawiya bin Abi Sufyan prononcer un sermon. Il a dit : « J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Si Allah veut accorder une faveur à quelqu'un, Il lui donne la compréhension du Coran et de la Sunna. Je ne suis qu'un distributeur, et Allah est Celui qui donne. L'état de cette communauté restera bon jusqu'à l'Heure, ou jusqu'à ce qu'Allah en décide autrement. »
- Sahih al-Bukhari, n°7321
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Personne n’est tué injustement sans que le premier fils d’Adam n’ait une part de ce fardeau. » Sufyan a ajouté : « ...une part de ce sang, car il a été le premier à instaurer la tradition du meurtre. »
- Sahih al-Bukhari, n°7385
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) invoquait Allah la nuit en disant : « Ô Allah : Toutes les louanges sont pour Toi : Tu es le Seigneur des cieux et de la terre. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es le Soutien des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Toutes les louanges sont pour Toi ; Tu es la Lumière des cieux et de la terre. Ta parole est la vérité, Ta promesse est la vérité, la rencontre avec Toi est la vérité, le Paradis est la vérité, l’Enfer est la vérité, et l’Heure est la vérité. Ô Allah ! Je me soumets à Toi, je crois en Toi, je compte sur Toi, je me repens auprès de Toi, et avec Toi (Tes preuves) je me défends contre mes adversaires, et je Te laisse juger ceux qui refusent mon message. Ô Allah ! Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ainsi que ceux commis en secret ou en public. Tu es mon seul Dieu (que j’adore) et il n’y a pas d’autre Dieu pour moi (c’est-à-dire que je n’adore que Toi). » Sufyan rapporte que le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Tu es la Vérité, et Ta parole est la Vérité. »
- Sahih al-Bukhari, n°7541
Et rapporté par Ibn 'Abbas : Abu Sufyan bin Harb m’a raconté qu’Héraclius a demandé son traducteur puis a demandé la lettre du Prophète (ﷺ), et celui-ci l’a lue ainsi : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (Cette lettre vient) de Muhammad bin 'Abdullah à Héraclius. “…Ô gens du Livre (Juifs et Chrétiens) : Venez à une parole juste entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah…” (V.3:) »
- Sunan Ibn Majah, n°126
Rapporté par Mu'awiyah bin Abu Sufyan : Le Prophète ﷺ a regardé Talhah et a dit : "Voici l’un de ceux qui ont tenu leur engagement
- Sunan Ibn Majah, n°211
Rapporté par 'Uthman bin 'Affan : Le Messager d’Allah a dit : (Selon l’un des rapporteurs) Shu'bah a dit : "Le meilleur d’entre vous" (et selon) Sufyan a dit : "Le plus excellent d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne
- Sunan Ibn Majah, n°221
Rapporté par Yunus bin Maisarah bin Halbas : J’ai entendu Mu'awiyah bin Abu Sufyan raconter que le Messager d’Allah a dit : "La bonté est une habitude naturelle, tandis que le mal est une obstination (une incitation constante du diable). Quand Allah veut du bien pour une personne, Il lui donne la compréhension de la religion
- Sunan Ibn Majah, n°309
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit d’uriner debout. (Da’if) J’ai entendu Muhammed bin Yazid, Abu ‘Abdullah, dire : "J’ai entendu Ahmad bin ‘Abdur-Rahman Al-Makhzumi dire : ‘Sufyan Ath-Thawri a dit à propos du hadith de ‘Aishah – ‘Je l’ai toujours vu uriner assis’ – qu’un homme en sait plus sur ce genre de choses qu’elle.’ Ahmad bin ‘Abdur-Rahman a dit : ‘C’était l’habitude des Arabes d’uriner debout. Ne vois-tu pas que dans le hadith de ‘Abdur-Rahman bin Hasanah, il a été dit : ‘Il s’assoit pour uriner comme une femme.’
- Sunan Ibn Majah, n°355
Rapporté par Abu Sufyan : Abu Ayyub Al-Ansari, Jabir bin 'Abdullah et Anas bin Malik m’ont dit que lorsque ce verset : "Dans cette mosquée, il y a des hommes qui aiment se purifier. Et Allah aime ceux qui se purifient." a été révélé, le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Ô Ansar ! Allah vous a loués pour votre propreté. En quoi consiste votre propreté ?" Ils ont répondu : "Nous faisons les ablutions pour la prière, nous nous lavons après un rapport sexuel, et nous nous nettoyons avec de l’eau après avoir uriné." Il a dit : "C’est cela. Restez-y attachés
- Sunan Ibn Majah, n°455
Rapporté par Khalid bin Walid, Yazid bin Abu Sufyan, Shurahbil bin Hasanah et 'Amr bin 'As : Ils ont tous entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Complétez les ablutions. Malheur aux talons à cause du Feu de l'Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°461
Rapporté par Hakam bin Sufyan Ath-Thawri : Il a vu le Messager d'Allah ﷺ faire ses ablutions puis prendre une poignée d'eau et la saupoudrer sur sa partie intime pour dissiper tout doute concernant des gouttes d'urine
- Sunan Ibn Majah, n°540
Rapporté par Mu'awiyah bin Abu Sufyan : Il a demandé à sa sœur Umm Habibah, l’épouse du Prophète : « Est-ce que le Messager d’Allah priait dans un vêtement où il avait eu un rapport sexuel ? » Elle a répondu : « Oui, s’il n’y avait rien de sale dessus. »
- Sunan Ibn Majah, n°583
Rapporté par 'Aishah : Le Messager d'Allah pouvait être impur après une relation intime puis dormir tel quel, sans se laver. (Da'if) Sufyan a dit : "J'ai mentionné ce hadith un jour, et Isma'il m'a dit : 'Jeune homme, tu devrais appuyer ce hadith avec autre chose
- Sunan Ibn Majah, n°638
Rapporté par Mu'awiyah bin Abu Sufyan : Il a demandé à Umm Habibah, l’épouse du Prophète ﷺ : "Que faisiez-vous avec le Messager d’Allah ﷺ quand vous aviez vos règles ?" Elle a répondu : "Au début de la période, quand le saignement était abondant, nous attachions un tissu serré autour de nos cuisses, puis nous nous allongions avec le Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Ibn Majah, n°725
Rapporté par ‘Esa bin Talhah : J’ai entendu Mu’awiyah bin Abu Sufyan dire que le Messager d’Allah a dit : « Le muezzin aura le cou le plus long de tous les gens le Jour de la Résurrection. »
- Sunan Ibn Majah, n°927
Rapporté par Abu Dharr : On a dit au Prophète (ﷺ), et peut-être que (l’un des rapporteurs) Sufyan a dit : J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Ceux qui ont des biens et des richesses nous dépassent en récompense. Ils disent la même chose que nous, mais ils dépensent alors que nous ne dépensons pas.” Il m’a dit : “Veux-tu que je t’apprenne quelque chose qui, si tu le fais, te permettra de rattraper ceux qui t’ont devancé et de dépasser ceux qui viendront après toi ? Après chaque prière, loue Allah (‘Al-Hamdu Lillah’), glorifie-Le (‘Subhan Allah’) et exalte-Le (‘Allahu Akbar’) trente-trois, trente-trois et trente-quatre fois.” Sufyan a dit : “Je ne sais pas lequel devait être dit trente-quatre fois.”
- Sunan Ibn Majah, n°944
Rapporté par Busr bin Sa’eed : Ils m’ont envoyé voir Zaid bin Khalid pour lui demander ce qu’il pensait du fait de passer devant quelqu’un qui prie. Il m’a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : “Attendre quarante est mieux que de passer devant quelqu’un qui prie.” (Un des rapporteurs) Sufyan a dit : “Je ne sais pas s’il voulait dire quarante ans, mois, jours ou heures.”
- Sunan Ibn Majah, n°963
Rapporté par Mu’awiyah bin Abu Sufyan : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ne vous inclinez pas et ne vous prosternez pas avant moi. Même si je m’incline bien avant vous, vous me rejoindrez quand je me relèverai, et même si je me prosterne bien avant vous, vous me rejoindrez quand je relèverai la tête. J’ai pris de l’embonpoint.”
- Sunan Ibn Majah, n°1141
Rapporté par Umm Habibah bint Abi Sufyan : Le Prophète (ﷺ) a dit : “Celui qui accomplit douze unités de prière surérogatoire dans la journée et la nuit, une maison lui sera construite au Paradis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1267
Rapporté par ‘Abdullah bin Abu Bakr : J’ai entendu ‘Abbad bin Tamim raconter à mon père que son oncle paternel avait vu le Prophète (ﷺ) sortir à l’endroit de la prière pour demander la pluie. Il s’est tourné vers la Qiblah, a retourné son manteau et a prié deux Rak‘ah. (Un des rapporteurs) Muhammad bin Sabbah a dit : « Sufyan nous a rapporté quelque chose de similaire, de Yahya bin Sa‘id, de Abu Bakr bin Muhammad bin ‘Amr bin Hazm, de ‘Abbad bin Tamim, de son oncle paternel, du Prophète (ﷺ). » Sufyan a rapporté qu’Al-Mas‘udi a dit : « J’ai demandé à Abu Bakr bin Muhammad bin ‘Amr : ‘L’a-t-il retourné à l’envers ou de droite à gauche ?’ Il a répondu : ‘Non, c’était de droite à gauche.’ »
- Sunan Ibn Majah, n°1396
Rapporté par ‘Asim bin Sufyan Thaqafi : Ils ont participé à la campagne de Salasil, mais il n’y a pas eu de combat ; ils se sont seulement positionnés. Ensuite, ils sont revenus vers Mu’awiyah, et Abu Ayyub et ‘Uqbah bin ‘Amir étaient avec lui. ‘Asim a dit : « Ô Abu Ayyub, nous avons manqué le Jihad cette année, et on nous a dit que celui qui prie dans les quatre mosquées aura ses péchés pardonnés. » Il a répondu : « Ô mon neveu, veux-tu que je te dise quelque chose de plus facile ? J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Celui qui fait ses ablutions comme il lui a été ordonné, et prie comme il lui a été ordonné, verra ses mauvaises actions passées pardonnées.” » Il a demandé : « (N’a-t-il pas dit cela) ainsi, ô ‘Uqbah ? » Il a répondu : « Oui. »
- Sunan Ibn Majah, n°1647
Rapporté par Qasim Abu ‘Abdur-Rahman : Il a entendu Mu’awiyah bin Abu Sufyan sur le minbar dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) disait depuis le minbar, avant le mois de Ramadan : “Le jeûne commencera tel jour, mais nous allons commencer à jeûner plus tôt, donc celui qui veut commencer à jeûner plus tôt (c’est-à-dire en Sha’ban), qu’il le fasse, et celui qui veut attendre le début du Ramadan, qu’il le fasse.” »
- Sunan Ibn Majah, n°1760
Rapporté par ‘Atiyyah bin Sufyan bin ‘Abdullah bin Rabi’ah : Notre délégation, qui est allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) pour annoncer l’islam de Thaqif, nous a raconté qu’ils sont venus à lui pendant le Ramadan. Il leur a installé une tente dans la mosquée, et quand ils sont devenus musulmans, ils ont jeûné le reste du mois
- Sunan Ibn Majah, n°1910
Rapporté par Sufyan (Ibn 'Uyainah) d’après `Ali bin Zaid bin Ju`dan, d’après Anas bin Malik qui a dit : “J’ai assisté à un festin de mariage du Prophète où il n’y avait ni viande ni pain.” Ibn Majah a dit : Cela n’a été rapporté que par Ibn `Uyainah
- Sunan Ibn Majah, n°2170
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit Mulamasah et Munabadhah. (Sahih) Sahl a ajouté : "Sufyan a dit : 'Mulamasah, c’est quand une personne touche quelque chose avec la main sans le voir, et Munabadhah, c’est quand il dit : "Lance-moi ce que tu as, et je te lancerai ce que j’ai
- Sunan Ibn Majah, n°2259
Rapporté par Zuhri, qui a entendu Malik bin Aws bin Hadathan dire : J'ai entendu 'Umar dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "L'or contre l'argent est de l'usure, sauf si l'échange se fait immédiatement." (Sahih) Abu Bakr bin Abu-Shaibah a dit : "J'ai entendu Sufyan dire : 'L'or contre l'argent.' Retenez cela
- Sunan Ibn Majah, n°2264
Rapporté par 'Abdullah bin Yazid, l'affranchi d'Al-Aswad bin Sufyan, que Zaid, Abu 'Ayyash, l'affranchi des Bani Zuhrah, lui a dit qu'il avait demandé à Sa'd bin Abu Waqqas s'il était permis d'acheter du blé avec de l'orge. Sa'd lui a demandé : "Lequel est meilleur ?" Il a répondu : "Le blé." Il lui a dit de ne pas le faire et a ajouté : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) être interrogé sur l'achat de dattes fraîches contre des dattes sèches, et il a dit : 'Les dattes fraîches perdent-elles du poids en séchant ?' Ils ont répondu : 'Oui.' Alors il leur a dit de ne pas le faire
- Sunan Ibn Majah, n°2293
Rapporté par 'Aishah : Hind est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "Ô Messager d'Allah, Abu Sufyan est un homme avare et il ne me donne pas assez pour moi et mon enfant, sauf ce que je prends de ses biens sans qu'il le sache." Il a dit : "Prends ce qui est suffisant pour toi et ton enfant, de façon raisonnable
- Sunan Ibn Majah, n°2455
Rapporté par Abu Sufyan, l’affranchi d’Ibn Abu Ahmad, qui lui a dit avoir entendu Abu Sa'eed Al-Khudri dire : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit la Muhaqlah.” (Sahih) La Muhaqlah signifie louer des terres
- Sunan Ibn Majah, n°2573
Rapporté par Mu`awiyah bin Abu Sufyan : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “S’ils boivent (encore), fouettez-les. S’ils boivent (encore), fouettez-les. S’ils boivent (encore), fouettez-les. S’ils boivent (encore), tuez-les.”
- Sunan Ibn Majah, n°2642
Rapporté par Sa'eed bin Musayyab : ‘Umar disait : “La compensation du sang revient aux proches parents masculins du côté paternel et la femme n’hérite rien de la compensation du sang de son mari,” jusqu’à ce qu’Ad-Dahhak bin Sufyan lui écrive pour lui dire que le Prophète (ﷺ) avait jugé que la femme d’Ashyam bin Dibabi devait hériter de la compensation du sang de son mari
- Sunan Ibn Majah, n°2776
Rapporté par Anas bin Malik : Sa tante maternelle, Umm Harim bint Milhan, a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dormi près de moi un jour, puis il s’est réveillé en souriant. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui t’a fait sourire ?” Il a dit : “Des gens de ma communauté qui m’ont été montrés (en rêve), traversant la mer comme des rois sur des trônes.” J’ai dit : “Invoque Allah pour que je sois l’une d’eux.” Il a prié pour elle. Puis il s’est rendormi, puis a fait de même, et elle a répété sa demande, et il a répondu de la même façon. Elle a dit : “Prie Allah pour que je sois l’une d’eux”, et il a dit : “Tu seras parmi les premiers.” Elle est ensuite partie avec son mari, ‘Ubadah bin Samit, comme combattante, la première fois que les musulmans ont traversé la mer avec Mu’awiyah bin Abu Sufyan. Sur le chemin du retour, après la bataille, ils se sont arrêtés au Sham. Un animal a été amené pour qu’elle monte dessus, mais il l’a fait tomber, et elle est morte. »
- Sunan Ibn Majah, n°3015
Rapporté par Sufyan bin Bukair bin ‘Ata’ : J’ai entendu ‘Abdur-Rahman bin Ya’mur Dili dire : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était debout à ‘Arafat. Des gens du Najd sont venus lui demander : “Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que le Hajj ?” Il a répondu : “Le Hajj, c’est ‘Arafah. Celui qui arrive avant la prière du Fajr, la nuit de Jam’, a accompli son Hajj. Les jours à Mina sont trois. Mais celui qui part en deux jours, il n’y a pas de péché sur lui, et celui qui reste, il n’y a pas de péché sur lui.” [2:203] Ensuite, il a fait asseoir un homme derrière lui sur sa monture, et il a commencé à proclamer ces paroles. » Un autre récit rapporte un hadith similaire
- Sunan Ibn Majah, n°3076
Rapporté par Sufyan : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli le Hajj trois fois, deux fois avant l’émigration, et une fois après avoir émigré à Médine. Il a accompli la ‘Umrah avec son Hajj. Le nombre total de chameaux amenés par le Prophète (ﷺ) et ‘Ali était de cent. Parmi eux, il y avait un chameau mâle appartenant à Abou Jahl, qui avait un anneau d’argent dans le nez. Le Prophète (ﷺ) en a sacrifié soixante-trois de sa main, et ‘Ali a sacrifié le reste
- Sunan Ibn Majah, n°3206
Rapporté par Sufyan bin Abu Zuhair : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui garde un chien dont il n’a pas besoin pour l’agriculture ou pour garder les troupeaux verra une Qirat retirée de ses bonnes actions chaque jour. »
- Sunan Ibn Majah, n°3574
Rapporté par Mughirah bin Shu’bah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Sufyan bin Sahl, ne laisse pas ton vêtement traîner, car Allah n’aime pas ceux qui laissent leurs vêtements descendre sous les chevilles. »
- Sunan Ibn Majah, n°3972
Rapporté par Sufyan bin ‘Abdullah Thaqafi : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, dis-moi quelque chose à quoi je puisse m’attacher. » Il a dit : « Dis : “Allah est mon Seigneur”, puis reste droit. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce qui te fait le plus peur pour moi ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a pris sa propre langue et a dit : « Ceci. »
- Sunan Ibn Majah, n°4199
Rapporté par Mu’awiyah bin Abu Sufyan : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : "Les actes sont comme des récipients. Si le fond est bon, le dessus sera bon, et si le fond est mauvais, le dessus sera mauvais
- Sahih Muslim, n°12
Rapporté par Sufyān bin Husayn : Iyās bin Mu’āwiyah m’a demandé : « Je vois que tu aimes la connaissance du Coran. Récite-moi donc une sourate et explique-la-moi afin que je puisse réfléchir à ce que tu sais. » J’ai fait ce qu’il a demandé, puis il m’a dit : « Retiens bien ce que je vais te dire : méfie-toi des choses répréhensibles dans les hadiths, car rares sont ceux qui les transmettent sans se rabaisser eux-mêmes, et leurs hadiths sont alors rejetés. »
- Sahih Muslim, n°22
Rapporté par Tāwus رضي الله عنه : « On a apporté à Ibn Abbās un livre contenant les jugements d’Ali رضي الله عنه, et il n’en a effacé qu’une toute petite partie. » (Sufyān bin Uyaynah a montré la taille avec son bras)
- Sahih Muslim, n°34
Rapporté par Sufyān bin Uyaynah : « On m’a informé, par Abū Aqīl, compagnon de Buhayyah, qu’un descendant d’Abd Allah bin Umar a été interrogé sur une question à laquelle il ne connaissait pas la réponse. Yahyā bin Sa’īd lui dit : “Par Allah, c’est une chose grave que quelqu’un comme toi, descendant de deux imams de la guidée – c’est-à-dire Umar et Ibn Umar – soit interrogé sur un sujet et n’ait pas la réponse.” Al-Qāsim répondit : “Par Allah, ce qui est plus grave encore, pour Allah et pour celui qui réfléchit à Allah, c’est de parler sans connaissance ou de rapporter d’une personne qui n’est pas digne de confiance.” [Ibn Uyaynah] dit qu’Abū Aqīl Yahyā bin al-Mutawakkil a été témoin de cette discussion. »
- Sahih Muslim, n°35
Rapporté par Yahyā bin Sa’īd رحمه الله : « J’ai interrogé Sufyān ath-Thawrī, Shu’bah, Mālik et Ibn Uyaynah au sujet d’un homme qui n’est pas fiable dans le hadith, et si quelqu’un me demande à son sujet, ils ont dit : “Informe les autres qu’il n’est pas fiable.” »
- Sahih Muslim, n°37
Rapporté par Muhammad bin Abd Allah bin Quhzādh : Alī bin Husayn bin Wāqid m’a informé, il a dit qu’Abd Allah bin al-Mubārak a dit : « J’ai dit à Sufyān ath-Thawrī : “En effet, Abbād bin Kathīr, dont tu connais la situation, lorsqu’il rapportait…” » Il a dit : « Quand j’étais dans une assemblée et qu’on mentionnait Abbād, je faisais son éloge pour sa religion mais je disais : “Ne prenez pas de hadith de lui.” » Muhammad a dit : Abd Allah bin Uthmān nous a rapporté, il a dit, mon père a dit, Abd Allah bin al-Mubārak a dit : « Je me suis retrouvé dans une assemblée de Shu’bah, et il a dit : “Voici Abbād bin Kathīr, alors méfiez-vous de lui.” »
- Sahih Muslim, n°38
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « J’ai dit à Sufyān ath-Thawrī : “Abbād bin Kathīr, dont tu connais la situation, lorsqu’il rapporte des récits, il y ajoute de graves choses. Penses-tu qu’il faut dire aux gens de ne pas prendre de lui ?” Sufyān répondit : “Oui, absolument !” Abd Allah [bin al-Mubārak] dit : “Quand j’étais dans une assemblée et qu’on mentionnait Abbād, je faisais son éloge pour sa religion mais je disais : ‘Ne prenez pas de lui.’” Muhammad rapporte aussi qu’il a entendu Abd Allah bin al-Mubārak dire : “Je me suis retrouvé dans une assemblée de Shu’bah, et il a dit : ‘Voici Abbād bin Kathīr, prenez garde à lui.’” »
- Sahih Muslim, n°39
Rapporté par al-Faḍl bin Sahl : « J’ai interrogé Mu’allā ar-Rāzī au sujet de Muhammad bin Sa’īd, de qui Abbād rapportait. Il m’a informé de ce qu’a dit Īsā bin Yūnus : “J’étais à sa porte et Sufyān était avec Muhammad bin Sa’īd. Quand il est sorti, je lui ai demandé à son sujet. Il m’a dit qu’il était un menteur.” »
- Sahih Muslim, n°42
Rapporté par Abd Allah bin al-Mubārak رحمه الله : « On m’a demandé : ‘Qui est cet homme de qui tu rapportes le hadith d’Abd Allah bin Amr : “Le jour de la Fête de la rupture est le jour des récompenses…” ?’ Il répondit : ‘Sulaymān bin al-Hajjāj. Regarde ce que j’ai dit de bien sur lui.’ Ibn Quhzādh rapporte aussi avoir entendu Wahb bin Zam’ah parler de Sufyān bin Abd il-Mālik, qui dit : ‘J’ai vu Rawh bin Ghutayf, celui qui avait du sang sur lui de la taille d’un dirham, et j’ai assisté à une de ses réunions. Mais j’ai eu honte que mes compagnons me voient assis avec lui, car ses hadiths sont désapprouvés.’ »
- Sahih Muslim, n°54
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « Les gens transmettaient de Jābir avant que n’arrive ce qui est arrivé. Puis, quand cela est arrivé, les gens ont mis en doute ses hadiths et certains l’ont délaissé. » On demanda à [Sufyān] : « Qu’est-il arrivé ? » [Sufyān] répondit : « La croyance en ar-Raj’ah. »
- Sahih Muslim, n°55
Rapporté par Hasan al-Hulwānī : Abū Yahyā al-Himmānī nous a rapporté, Qabīsah et son frère [Sufyān bin Uqbah] nous ont rapporté qu’ils ont entendu al-Jarrāh bin Malīh dire : « J’ai entendu Jābir dire : ‘J’ai 70 000 hadiths, tous rapportés d’Abū Ja’far, lui-même du Prophète ﷺ.’ »
- Sahih Muslim, n°57
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : J’ai entendu un homme demander à Jābir au sujet du verset : « Ainsi, je ne quitterai jamais ce pays jusqu’à ce que mon père me le permette ou qu’Allah décide pour moi, et Il est le meilleur des juges. » Jābir a dit : « C’est une interprétation de ces versets », et il mentait car cela concernait les frères de Yūsuf, paix sur lui
- Sahih Muslim, n°58
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu un homme interroger Jābir au sujet du verset : {Ainsi, je ne quitterai jamais ce pays jusqu’à ce que mon père me le permette ou qu’Allah décide pour moi, et Il est le meilleur des juges} [Yūsuf : 80]. Jābir répondit : ‘Je n’ai pas reçu d’explication concernant ces versets.’ Sufyān dit : ‘Il a menti.’ Nous avons demandé à Sufyān : ‘Que voulait-il dire par là ?’ [Sufyān] répondit : ‘En fait, les Rāfiḍah disent : “Ali est dans les nuages et nous ne sortirons pas avec celui qui sortira de ses descendants [le calife] jusqu’à ce qu’un appel vienne du ciel, c’est-à-dire Ali : ‘Sortez avec untel [le Mahdī promis].’” Jābir disait que c’était là l’explication de ces versets, et il mentait car ils concernaient en réalité les frères de Yūsuf, paix sur lui.’ »
- Sahih Muslim, n°59
Rapporté par Salamah : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu Jābir parler d’environ 30 000 hadiths dont je ne considérais pas qu’il était permis de rapporter quoi que ce soit, et pour moi, cela équivalait à ceci ou cela [hadith]. » Muslim dit : « J’ai entendu Abū Ghassān Muhammad bin Amr ar-Rāzī dire : ‘J’ai demandé à Jarīr bin Abd il-Hamīd : “As-tu rencontré al-Hārith bin Hasīrah ?” Il a répondu : “Oui, c’est un shaykh très silencieux ; il s’est entêté dans une affaire grave.”’ »
- Sahih Muslim, n°65
Rapporté par Al-Hasan al-Hulwānī : Il a dit que Nu’aym bin Hammād lui a rapporté, Abū Ishāq Ibrāhīm bin Muhammad bin Sufyān a dit ; et Muhammad bin Yahyā lui a rapporté, Nu’aym bin Hammād lui a rapporté, Abū Dāwud at-Tayālisī lui a rapporté, d’après Shu’bah, d’après Yūnus bin Ubayd, qui a dit : « Amr bin Ubayd mentait à propos des hadiths. »
- Sahih Muslim, n°70
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : J’ai entendu Abū Mūsā dire : « Amr bin Ubayd nous a rapporté cela avant que les événements n’arrivent. »
- Sahih Muslim, n°71
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu Abū Mūsā [Isrā’īl bin Mūsā al-Basrī] dire : ‘Amr bin Ubayd nous a rapporté avant ce qui est arrivé’ [c’est-à-dire avant qu’il ne devienne Mu’tazilī]. »
- Sahih Muslim, n°159
Rapporté par Sufyan b. ‘Abdulla al-Thaqafi رضي الله عنه : Il a dit : « J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ de me parler de l’islam en une chose qui me suffirait pour ne plus avoir à interroger personne après lui. » (Dans la version d’Abu Usama, il est dit : « autre que toi. ») Le Prophète ﷺ répondit : « Dis : “Je crois en Allah”, puis reste ferme dans ta foi. »
- Sahih Muslim, n°200
Rapporté par Sufyan d’après Ziyad b. 'Ilaqa : Il a entendu Jarir b. 'Abdullah dire : J’ai prêté allégeance au Messager d’Allah ﷺ pour la sincérité et le bon conseil envers chaque musulman
- Sahih Muslim, n°208
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Muhammad b. Rafi', Abdur-Razzaq, Sufyan et A'mash ont rapporté ce hadith de la même manière que Shu'ba, en le rattachant au Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°210
Rapporté par Abdullah b. 'Amr رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a quatre caractéristiques : celui qui les possède toutes est un hypocrite pur, et celui qui en a une possède un trait d’hypocrisie, jusqu’à ce qu’il l’abandonne : quand il parle, il ment ; quand il fait un pacte, il le trahit ; quand il promet, il ne tient pas sa promesse ; et quand il se dispute, il devient grossier. » Dans la version de Sufyan : « Et s’il en a une, il possède un trait d’hypocrisie. »
- Sahih Muslim, n°361
Rapporté par Thabit رضي الله عنه : Lorsque Abdullah ibn Amr et Anbasa ibn Abi Sufyan allaient se battre l’un contre l’autre, Khalid ibn ‘As est allé voir Abdullah ibn Amr pour le convaincre de ne pas le faire. Abdullah ibn Amr a alors dit : « Ne sais-tu pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui meurt en défendant ses biens est un martyr.” »
- Sahih Muslim, n°387
Rapporté par Sha'bi رضي الله عنه : Un habitant du Khurasan lui a demandé : « Ô Abu ! Certains parmi nous disent qu’un homme qui affranchit sa servante puis l’épouse est comme celui qui monte une bête de sacrifice. » Sha'bi a répondu : Abu Burda b. Abi Musa m’a rapporté de la part de son père que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a trois catégories de personnes qui recevront une double récompense : Celui des Gens du Livre qui a cru en son prophète, puis a vécu à l’époque du Prophète Muhammad ﷺ, a cru en lui, l’a suivi et a attesté sa véracité : il aura une double récompense. L’esclave qui accomplit ses devoirs envers Allah et envers son maître : il aura une double récompense. Et l’homme qui avait une servante, l’a bien nourrie, bien éduquée, puis l’a affranchie et épousée : il aura une double récompense. » Puis Sha'bi a dit : « Accepte ce hadith sans rien demander. Avant, on devait voyager jusqu’à Médine pour un hadith même plus court que celui-ci. » Ce hadith a aussi été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, comme Abu Bakr b. Abi Shaiba, 'Abda b. Sulaiman, Ibn Abi 'Umar, Sufyan, 'Ubaidullah b. Mu'adh, Shu'ba ; tous l’ont entendu de Salih b. Salih
- Sahih Muslim, n°489
Rapporté par Amr ibn Abu Sufyan رضي الله عنه : Abu Huraira a transmis un hadith semblable de la part du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°490
Rapporté par Amr ibn Abu Sufyan رضي الله عنه : Abu Huraira a dit à Ka’b al-Ahbar que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Chaque prophète a une prière spéciale par laquelle il invoque son Seigneur. Pour ma part, j’ai l’intention (si Allah le veut) de réserver ma prière pour l’intercession de ma communauté au Jour de la Résurrection. » Ka’b demanda à Abu Huraira : « As-tu entendu cela du Messager d’Allah ﷺ ? » Abu Huraira répondit : « Oui. »
- Sahih Muslim, n°512
Rapporté par Muhammad b. Hatim, Yahya b. Sa'id, Abu Sufyan, 'Abbas b. 'Abd al-Muttalib et d’autres : Ce hadith est rapporté du Prophète ﷺ comme celui rapporté par Abu 'Uwana selon la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°623
Rapporté par la même chaîne d’A’mash : Un autre groupe de transmetteurs, comme Abu Mu’awyia, a rapporté ce hadith. Dans la version de ‘Isa et Sufyan, il est aussi dit : « Ce hadith a surpris les compagnons d’Abdullah », car Jarir s’était converti après la révélation d’al-Ma’ida
- Sahih Muslim, n°727
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ faisait le grand lavage avec de l’eau d’un récipient contenant sept à huit seers (soit quinze à seize livres). Et moi et lui (le Prophète ﷺ) faisions le grand lavage à partir du même récipient. Dans le hadith rapporté par Sufyan, il est dit : « d’un seul récipient ». Qutaiba a précisé : Al-Faraq équivaut à trois Sa’ (une mesure de volume)
- Sahih Muslim, n°748
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Une femme a demandé au Messager d’Allah ﷺ comment se laver après les menstrues. Elle a raconté qu’il lui a expliqué comment prendre le bain, puis lui a dit de prendre un morceau de coton parfumé au musc et de se purifier avec. Elle a demandé : « Comment dois-je me purifier avec cela ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Louange à Allah, purifie-toi avec. » et il a couvert son visage. Sufyan b. ‘Uyaina a montré ce geste en se couvrant le visage, comme l’avait fait le Prophète. Aïsha a dit : « Je l’ai tirée vers moi car j’avais compris ce que voulait dire le Messager d’Allah ﷺ, et j’ai dit : “Applique ce coton parfumé là où il y a des traces de sang.” » Ibn ‘Umar rapporte dans son hadith les paroles d’Aïsha ainsi : « Applique-le sur les traces de sang. »
- Sahih Muslim, n°749
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Une femme a demandé au Messager d’Allah ﷺ comment se laver après les menstrues. Le Prophète ﷺ a dit : « Prends un coton parfumé au musc et purifie-toi avec. » Le reste du hadith est rapporté comme celui de Sufyan
- Sahih Muslim, n°854
Rapporté par Abu Sufyan d’après Jabir : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quand Satan entend l’appel à la prière, il s’enfuit à une distance équivalente à celle de Rauha. » Sulaiman a demandé ce qu’était Rauha. Il a répondu : « C’est à trente-six miles de Médine. »
- Sahih Muslim, n°878
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui fait une prière sans y réciter la Mère du Livre (al-Fatiha), sa prière est incomplète [il l’a répété trois fois] et non valable. » On a dit à Abu Huraira : Parfois nous sommes derrière l’imam. Il a répondu : « Récitez-la en vous-même, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire qu’Allah le Très-Haut a dit : “J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : Louange à Allah, Seigneur de l’univers, Allah le Très-Haut dit : Mon serviteur M’a loué. Quand il dit : Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Allah dit : Mon serviteur M’a glorifié. Quand il dit : Maître du Jour du Jugement, Il dit : Mon serviteur M’a magnifié.” Parfois Il dit : “Mon serviteur s’est remis à Moi.” Quand il dit : C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons l’aide, Allah dit : “Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” Puis, quand il dit : Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés, Allah dit : “Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” » Sufyan a dit : ‘Ala ibn ‘Abd al-Rahman ibn Ya‘qub m’a rapporté ce hadith alors qu’il était malade et confiné chez lui, et je l’ai interrogé à ce sujet
- Sahih Muslim, n°879
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui fait la prière sans réciter Umm al-Qur’an (la Fatiha) en elle… » et le reste du hadith est le même que celui transmis par Sufyan, avec ces mots : « Allah le Très-Haut a dit : La prière est divisée en deux parties entre Moi et Mon serviteur. Une moitié pour Moi, et l’autre moitié pour Mon serviteur. »
- Sahih Muslim, n°1075
Rapporté par ‘Abdullah b. ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ écarta le rideau et sa tête était bandée à cause de la maladie dont il est décédé. Il dit : « Ô Allah, n’ai-je pas transmis (Ton Message) ? » (Il le répéta) trois fois. Il ne reste rien des bonnes nouvelles de la prophétie, sauf la bonne vision qu’un serviteur pieux (d’Allah) voit ou qu’on lui fait voir. Il raconta ensuite comme dans le hadith transmis par Sufyan
- Sahih Muslim, n°1157
Rapporté par Sufyan : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, et dans le hadith transmis par Numair, il est dit : « Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1289
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigé dans l’une des prières du soir. Ce hadith a été rapporté de la même manière que celui transmis par Sufyan
- Sahih Muslim, n°1495
Rapporté par Jundab b. Sufyan رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté du Messager d’Allah ﷺ par la même chaîne de transmetteurs, mais sans la mention : « Il le jetterait dans le feu. »
- Sahih Muslim, n°2032
Rapporté par Sufyan avec la même chaîne de transmetteurs : Un hadith similaire a été rapporté
- Sahih Muslim, n°2033
Rapporté par Mukhawwil d’après Sufyan : Ce hadith a été transmis par Mukhawwil selon l’autorité de Sufyan
- Sahih Muslim, n°2116
Rapporté par Isma'il, selon la même chaîne de transmetteurs, et dans le hadith rapporté par Sufyan et Waki' : « Le soleil s’est éclipsé le jour où Ibrahim est décédé, et les gens ont dit : “Il s’est éclipsé à cause de la mort d’Ibrahim.” »
- Sahih Muslim, n°2284
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri : Nous, pour chaque jeune ou vieux, homme libre ou esclave parmi nous, sortions du vivant du Messager d’Allah ﷺ, comme Zakat de Fitr, un sa‘ de blé, ou un sa‘ de fromage, ou un sa‘ de raisins secs. Nous avons continué ainsi jusqu’à ce que Mu’awiya b. Abu Sufyan vienne pour le pèlerinage ou la ‘Umra, et il a dit aux gens depuis le minbar : « Je vois que deux mudds de zakat du blé (rouge) de Syrie équivalent à un sa‘ de dattes. » Les gens ont accepté cela. Mais Abu Sa’id a dit : « Je continuerai à donner comme avant (c’est-à-dire un sa‘) tant que je vivrai. »
- Sahih Muslim, n°2391
Rapporté par ‘Amr ibn Dinar d’après Wahb ibn Munabbih رضي الله عنه : Je suis allé chez lui à Sanaa, et il m’a offert des noix de sa maison à manger. Son frère a dit : « J’ai entendu Mu’awiya ibn Abu Sufyan dire qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire », puis il a mentionné un hadith semblable à celui cité plus haut
- Sahih Muslim, n°2392
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Awf رضي الله عنه : J’ai entendu Mu’awiya ibn Abu Sufyan dire dans un discours qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui à qui Allah veut du bien, Il lui donne la compréhension de la religion. Et moi, je ne fais que distribuer, tandis qu’Allah est Celui qui accorde. »
- Sahih Muslim, n°2443
Rapporté par Rafi’ b. Khadij رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a donné à Abu Sufyan b. Harb, à Safwan b. Umayya, à ‘Uyaina b. Hisn et à Aqra’ b. Habis, c’est-à-dire à chacun d’eux, cent chameaux, et il a donné à ‘Abbas b. Mirdas moins que cela. ‘Abbas b. Mirdas a alors dit : « Tu partages le butin de moi et de mon cheval entre ‘Uyaina et Aqra’. ‘Uyaina et Aqra’ ne sont en rien supérieurs à Mirdas (mon père) dans l’assemblée. Je ne suis inférieur à aucun d’eux. Et celui qui est abaissé aujourd’hui ne sera pas élevé. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a alors complété cent chameaux
- Sahih Muslim, n°2444
Rapporté par Sa’id b. Masruq رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs (avec les mots) : « Le Messager d’Allah ﷺ a distribué le butin de Hunayn, et il a donné cent chameaux à Abu Sufyan b. Harb. » Le reste du hadith est similaire, avec cette addition : « Il a aussi donné cent chameaux à Alqama b. ‘Ulatha. »
- Sahih Muslim, n°2605
Rapporté par Zuhri avec la même chaîne de transmetteurs. Yahya (un des narrateurs) a dit que Sufyan (le narrateur) a précisé : « Je ne sais pas à qui appartient cette parole : “C’est la dernière parole du Messager d’Allah ﷺ qui est acceptée (car elle abroge les précédentes).” »
- Sahih Muslim, n°2653
Rapporté par Abd al-Rahman : Il a entendu Mu’awiya ibn Abu Sufyan prononcer un sermon à Médine, lors de son passage pour le Hajj. Il fit un sermon le jour de ‘Ashura et dit : « Gens de Médine, où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire en ce jour : “C’est le jour de ‘Ashura. Allah ne vous a pas rendu le jeûne de ce jour obligatoire, mais moi je jeûne. Celui d’entre vous qui veut jeûner, qu’il le fasse, et celui qui ne veut pas, qu’il s’en abstienne.” »
- Sahih Muslim, n°2700
Ce hadith a été rapporté par Sufyan avec la même chaîne de transmetteurs, où il est dit : « Deux mois de jeûne. »
- Sahih Muslim, n°3022
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Mu’awiya ibn Abu Sufyan lui a dit : « J’ai coupé les cheveux (de la tête) du Messager d’Allah ﷺ avec une tondeuse alors qu’il était à al-Marwa, ou je l’ai vu se faire couper les cheveux avec une tondeuse à al-Marwa. »
- Sahih Muslim, n°3072
Rapporté par Sufyan avec la même chaîne de transmetteurs : Omar رضي الله عنه a dit : « Mais j’ai vu Abu al-Qasim ﷺ avoir beaucoup d’amour pour toi. » Il n’a pas mentionné le fait de s’y accrocher
- Sahih Muslim, n°3364
Rapporté par Sufyan ibn Abd Zuhair : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La Syrie sera conquise et certains quitteront Médine avec leurs familles et leurs chameaux, mais Médine sera meilleure pour eux, s’ils savaient. Puis le Yémen sera conquis et certains quitteront Médine avec leurs familles et leurs chameaux, mais Médine sera meilleure pour eux, s’ils savaient. Ensuite l’Irak sera conquis et certains quitteront Médine avec leurs familles et leurs chameaux, mais Médine sera meilleure pour eux, s’ils savaient. »
- Sahih Muslim, n°3365
Rapporté par Sufyan ibn Abu Zuhair : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le Yémen sera conquis et certains partiront là-bas avec leurs chameaux, leurs familles et ceux sous leur responsabilité, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. Puis la Syrie sera conquise et certains partiront là-bas avec leurs chameaux, leurs familles et ceux sous leur responsabilité, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. Ensuite l’Irak sera conquis et certains partiront là-bas avec leurs chameaux, leurs familles et ceux sous leur responsabilité, alors que Médine serait meilleure pour eux, s’ils savaient. »
- Sahih Muslim, n°3478
Rapporté par Sufyan, selon la même chaîne de transmetteurs : Une femme déjà mariée a plus de droit sur elle-même que son tuteur ; et le père d’une vierge doit lui demander son accord, qui se manifeste par son silence. Parfois, il disait : « Son silence est une affirmation. »
- Sahih Muslim, n°3484
Rapporté par Sufyan, selon la même chaîne de transmetteurs : Ce hadith a été rapporté avec les mêmes transmetteurs, mais il n’est pas fait mention de l’entrée d’Aïsha chez le Prophète ﷺ en tant qu’épouse
- Sahih Muslim, n°3586
Rapporté par Umm Habiba, fille d’Abu Sufyan رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir et je lui ai dit : « As-tu envie d’épouser la fille d’Abu Sufyan ? » Il a dit : « Et que devrais-je faire ? » J’ai dit : « Épouse-la. » Il a dit : « Tu veux cela ? » J’ai répondu : « Je ne suis pas ta seule épouse ; je souhaite donc associer ma sœur à ce bien. » Il a dit : « Elle ne m’est pas permise. » J’ai dit : « On m’a dit que tu as demandé la main de Durrah, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Umm Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille élevée sous ma tutelle, elle ne m’aurait pas été permise, car elle est la fille de mon frère de lait (Hamza). Thuwaiba m’a allaité ainsi que son père. Donc, ne me proposez pas vos filles et sœurs en mariage. »
- Sahih Muslim, n°3697
Rapporté par Fatima bint Qais رضي الله عنها : Abu 'Amr ibn Hafs l’a divorcée de façon définitive alors qu’il était absent, et il lui a envoyé son représentant avec un peu d’orge. Elle n’a pas apprécié cela, et quand il lui a dit : « Je jure par Allah que tu n’as aucun droit sur nous », elle est allée voir le Messager d’Allah ﷺ pour lui en parler. Il a dit : « Tu n’as droit à aucune pension de sa part. » Il lui a ordonné de passer sa période de 'idda dans la maison de Umm Sharik, puis il a dit : « C’est une femme que mes compagnons visitent souvent. Il vaut mieux que tu passes cette période dans la maison de Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras être plus à l’aise. Quand ta 'idda sera terminée, informe-moi. » Elle a dit : « Quand ma période de 'idda a pris fin, je lui ai dit que Mu’awiya ibn Abu Sufyan et Jahm m’avaient demandé en mariage. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : “Quant à Abu Jahm, il ne pose jamais son bâton de l’épaule (il est dur), et quant à Mu’awiya, il est pauvre et n’a pas de biens ; épouse plutôt Usama ibn Zaid.” J’ai hésité, mais il a répété : “Épouse Usama.” Alors je l’ai épousé. Allah a mis la bénédiction dans ce mariage et j’ai été enviée. »
- Sahih Muslim, n°3728
Rapporté par Zainab bint Abu Salama رضي الله عنها : Je suis allée voir Umm Habiba, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, lorsque son père Abu Sufyan est décédé. Umm Habiba a demandé un parfum jaune, ou quelque chose de similaire, et l’a appliqué sur une jeune fille, puis s’en est mise sur les joues. Elle a dit : « Par Allah, je n’ai besoin d’aucun parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : “Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, où cela est permis pendant quatre mois et dix jours.” » Zainab a dit : « Je suis ensuite allée voir Zainab bint Jahsh رضي الله عنها lorsque son frère est décédé. Elle a demandé du parfum, en a mis sur elle-même et a dit : “Par Allah, je n’en ai pas besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : ‘Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle peut porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.’” » Zainab رضي الله عنها a dit : « J’ai entendu ma mère Umm Salama رضي الله عنها dire : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : ‘Ô Messager d’Allah, ma fille a perdu son mari et a un problème à l’œil. Peut-on lui mettre du khôl ?’ Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : ‘Non’ (il l’a répété deux ou trois fois, disant seulement ‘Non’ à chaque fois). Puis il a dit : ‘Ce n’est que quatre mois et dix jours, alors qu’avant l’islam, aucune d’entre vous ne se débarrassait de la saleté avant qu’une année ne soit passée.’ » Humaid a demandé à Zainab : « Qu’est-ce que ce fait de jeter la saleté après un an ? » Zainab a expliqué : « Quand une femme perdait son mari, elle s’isolait dans une cabane, portait ses pires vêtements, n’utilisait ni parfum ni rien de ce genre jusqu’à ce qu’un an soit passé. Ensuite, on lui amenait un animal comme un âne, une chèvre ou un oiseau, elle posait sa main dessus, et parfois l’animal mourait. Après cela, elle sortait de chez elle, on lui donnait de la saleté qu’elle jetait, puis elle pouvait utiliser du parfum ou autre chose si elle le voulait. »
- Sahih Muslim, n°3734
Rapporté par Zainab bint Abu Salama : Quand la nouvelle de la mort d’Abu Sufyan est parvenue à Umm Habiba, elle a demandé du parfum jaune le troisième jour, s’en est mis sur les avant-bras et les joues, puis a dit : « Je n’en avais pas vraiment besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis aux femmes croyant en Allah et au Jour dernier de s’abstenir de s’embellir plus de trois jours, sauf en cas de décès du mari, où elle doit s’abstenir de s’embellir pendant quatre mois et dix jours.” »
- Sahih Muslim, n°3748
Rapporté par Ibn ‘Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à ceux qui invoquaient la malédiction : « Votre affaire est entre les mains d’Allah. L’un de vous est forcément un menteur. Désormais, vous n’avez plus aucun droit sur cette femme. » L’homme demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il de ma dot (que je lui ai donnée lors du mariage) ? » Il répondit : « Tu n’as aucun droit sur la dot. Si tu dis la vérité, la dot est la contrepartie du droit que tu avais sur elle. Et si tu as menti contre elle, elle t’est encore plus éloignée qu’elle-même. » Zuhair a dit dans son récit : Sufyan nous a rapporté d’après ‘Amr qu’il avait entendu Sa‘id ibn Jubair dire : « J’ai entendu Ibn ‘Umar رضي الله عنهما dire que le Messager d’Allah ﷺ avait dit cela. »
- Sahih Muslim, n°4036
Rapporté par Sufyan b. Abu Zuhair (qui appartenait à la tribu de Shanu'a et était parmi les compagnons du Messager d’Allah ﷺ) : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui garde un chien (autre que pour la garde des champs ou des troupeaux) verra une part de ses bonnes actions diminuer chaque jour d’un qirat. » As-Sa'ib b. Yazid (un des narrateurs) demanda : « As-tu entendu cela du Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Oui, par le Seigneur de cette mosquée. »
- Sahih Muslim, n°4037
Rapporté par Sufyan b. Abu Zuhair al-Shana’i : Ce hadith a été rapporté par Sufyan b. Abu Zuhair al-Shana’i
- Sahih Muslim, n°4430
Rapporté par Dawud : Ce hadith a été rapporté par Dawud avec la même chaîne de transmetteurs, mais avec cette variation : dans le hadith rapporté par Sufyan, il est dit : « Il a avoué avoir commis l’adultère, trois fois. »
- Sahih Muslim, n°4459
Rapporté par Sufyan : Ce hadith est rapporté de l’autorité de Sufyan
- Sahih Muslim, n°4477
Rapporté par Aishah (la mère des croyants) رضي الله عنها : Hind, la fille de ‘Utba et épouse d’Abu Sufyan, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Abu Sufyan est avare. Il ne me donne pas assez pour moi et mes enfants, alors je prends de son argent sans qu’il le sache. Est-ce un péché pour moi ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Prends de ses biens ce qui est habituel et suffisant pour toi et tes enfants. »
- Sahih Muslim, n°4479
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Hind est venue auprès du Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, il n’y avait pas de famille sur terre que je souhaitais voir humiliée plus que la tienne, et aujourd’hui il n’y a pas de famille que je souhaite voir honorée plus que la tienne. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « C’est ainsi, par Celui qui détient ma vie. » Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, Abu Sufyan est avare. Est-ce un mal si je dépense pour ses enfants à partir de ses biens sans sa permission ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Il n’y a pas de mal à ce que tu dépenses pour eux de façon raisonnable. »
- Sahih Muslim, n°4480
Rapporté par Aishah رضي الله عنها : Hind, fille de Utba ibn Rabi’, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de famille que je veux voir honorée plus que la tienne. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cela ne fera qu’augmenter, par Celui qui détient ma vie. » Elle a ensuite dit : « Ô Messager d’Allah, Abu Sufyan est avare ; est-ce un mal si je prends de ses biens pour nos enfants ? » Il lui a répondu : « Non, mais seulement ce qui est raisonnable. »
- Sahih Muslim, n°4508
Rapporté par Salama ibn Kuhail : Ce hadith a été rapporté par différentes chaînes de transmetteurs. Dans leurs versions, il est mentionné trois ans, sauf dans le hadith de Hammid ibn Salama où il est dit deux ou trois ans. Dans le hadith transmis par Sufyan, Zayd ibn Abu Unaisa et Hammid ibn Salama, il est dit : « Si quelqu’un vient et te donne le nombre d’objets dans le sac et la corde, rends-les-lui. » Sufyan a ajouté dans la narration de Waki’ : « Sinon, c’est comme ta propriété. » Et dans la narration d’Ibn Numair, il est dit : « Sinon, utilise-la. »
- Sahih Muslim, n°4607
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنه, qui a appris ce récit directement d’Abu Sufyan : Ce dernier dit : Je suis parti pour un voyage commercial pendant la période de trêve entre moi et le Messager d’Allah ﷺ. Alors que j’étais en Syrie, la lettre du Messager d’Allah ﷺ fut remise à Hiraql (César), l’empereur de Rome, qui était en visite à Jérusalem à ce moment-là. La lettre avait été apportée par Dihya al-Kalbi, qui l’avait remise au gouverneur de Busra, lequel l’avait transmise à Hiraql. (En recevant la lettre), il demanda : « Y a-t-il quelqu’un du peuple de cet homme qui prétend être prophète ? » On répondit : « Oui. » J’ai donc été appelé avec quelques autres Qurayshites. Nous avons été introduits devant Hiraql, qui nous fit asseoir devant lui. Il demanda : « Lequel d’entre vous a le lien de parenté le plus proche avec l’homme qui prétend être prophète ? » Abu Sufyan dit : « Moi. » On me fit asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Il appela alors son interprète et lui dit : « Dis-leur que je vais interroger cet homme (Abu Sufyan) au sujet de celui qui prétend être prophète. S’il ment, démentez-le. » Abu Sufyan raconta : « Par Allah, si je n’avais pas eu peur d’être accusé de mensonge, j’aurais menti. » Hiraql demanda alors à son interprète : « Interroge-le sur sa lignée. » Je répondis : « Il a une bonne lignée parmi nous. » Il demanda : « Y a-t-il eu un roi parmi ses ancêtres ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « L’accusiez-vous de mensonge avant sa prophétie ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « Qui sont ses partisans, des gens de haut rang ou de rang modeste ? » Je répondis : « Ce sont plutôt des gens modestes. » Il demanda : « Leur nombre augmente-t-il ou diminue-t-il ? » Je répondis : « Ils augmentent. » Il demanda : « Quelqu’un abandonne-t-il sa religion, mécontent, après l’avoir embrassée ? » Je répondis : « Non. » Il demanda : « Avez-vous été en guerre contre lui ? » Je répondis : « Oui. » Il demanda : « Comment cela s’est-il passé ? » Je répondis : « La guerre entre nous et lui a été tantôt à notre avantage, tantôt au sien. » Il demanda : « A-t-il déjà rompu un pacte ? » Je répondis : « Non, mais nous avons récemment conclu une trêve avec lui et nous ne savons pas ce qu’il en fera. » (Abu Sufyan jure qu’il n’a rien ajouté de plus à ce dialogue.) Il demanda : « Quelqu’un avait-il proclamé la prophétie avant lui ? » Je répondis : « Non. » Hiraql dit alors à son interprète : « Dis-lui, je lui ai demandé sa lignée et il a répondu qu’elle était la meilleure. C’est le cas des prophètes : ils sont issus des plus nobles de leur peuple. Je t’ai demandé s’il y avait eu un roi parmi ses ancêtres : non. Sinon, j’aurais pensé qu’il réclamait un royaume ancestral. Je t’ai demandé qui étaient ses partisans : des gens modestes. Ainsi sont les partisans des prophètes. Je t’ai demandé si tu l’accusais de mensonge avant sa prophétie : non. Donc, s’il ne mentait pas aux gens, il ne mentirait pas sur Allah. Je t’ai demandé si quelqu’un abandonnait sa religion après l’avoir embrassée : non. La foi, quand elle pénètre le cœur, y reste. Je t’ai demandé si ses partisans augmentaient : oui. Ainsi va la foi jusqu’à son accomplissement. Je t’ai demandé si vous aviez été en guerre : oui, et la victoire a été partagée. Ainsi les prophètes sont éprouvés avant la victoire finale. Je t’ai demandé s’il avait rompu un pacte : non. Les prophètes ne rompent jamais leurs engagements. Je t’ai demandé si quelqu’un avant lui avait proclamé la même chose : non. Sinon, j’aurais pensé qu’il suivait une tradition antérieure. » Il demanda : « Que vous ordonne-t-il ? » Je répondis : « Il nous ordonne la prière, la zakat, le respect des liens familiaux et la chasteté. » Il dit : « Si ce que tu dis est vrai, il est vraiment un prophète. Je savais qu’il devait apparaître, mais je ne pensais pas qu’il viendrait de chez vous. Si je savais que je pourrais le rejoindre, j’aimerais le rencontrer ; et si j’étais avec lui, je lui laverais les pieds par respect. Sa domination s’étendra sûrement jusqu’ici. » Il fit alors apporter la lettre du Messager d’Allah ﷺ et la lut : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d’Allah, à Hiraql, l’empereur des Romains. Paix à celui qui suit la guidée. Après cela, je t’invite à embrasser l’islam. Accepte l’islam et tu seras en sécurité. Accepte l’islam, Allah te donnera une double récompense. Mais si tu refuses, tu porteras le péché de tes sujets. Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions pas certains d’entre nous comme seigneurs en dehors d’Allah. S’ils se détournent, dites : “Nous témoignons que nous sommes musulmans.” » [III, 64] Quand il eut fini la lecture, il y eut du tumulte autour de lui et il nous ordonna de sortir. En sortant, je dis à mes compagnons : « Ibn Abu Kabsha (nom ironique pour le Prophète ﷺ) a acquis un grand pouvoir : même le roi des Romains le craint. » J’ai continué à croire que l’autorité du Messager d’Allah ﷺ triompherait, jusqu’à ce qu’Allah m’accorde la foi
- Sahih Muslim, n°4615
Rapporté par Abu Ishaq : Un homme a demandé à Bara’ ibn ‘Azib رضي الله عنه : « As-tu fui le jour de Hunayn, ô Abu Umira ? » Il a répondu : « Non, par Allah, le Messager d’Allah ﷺ n’a pas tourné le dos ; en réalité, certains jeunes compagnons, pressés et peu ou pas armés, ont avancé et sont tombés sur un groupe d’archers (si habiles que leurs flèches ne rataient jamais leur cible). Ce groupe appartenait aux Banu Hawazin et Banu Nadir. Ils ont tiré sur les jeunes qui s’étaient avancés, et leurs flèches ne manquaient pas leur but. Alors ces jeunes sont revenus vers le Messager d’Allah ﷺ, qui était sur sa mule blanche, menée par Abu Sufyan ibn al-Harith ibn ‘Abd al-Muttalib. À ce moment-là, il est descendu de sa mule, a invoqué l’aide d’Allah et a crié : “Je suis le Prophète. Ceci n’est pas un mensonge. Je suis le fils de ‘Abd al-Muttalib.” Puis il a organisé ses hommes pour le combat. »
- Sahih Muslim, n°4616
Rapporté par Abu Ishaq : Quelqu’un a demandé à Bara’ ibn ‘Azib رضي الله عنه : « Abu Umara, as-tu fui le jour de Hunayn ? » Il a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas reculé. En réalité, des jeunes pressés, mal ou pas armés, ont affronté un groupe des Banu Hawazin et Banu Nadir, qui étaient d’excellents archers. Ils ont tiré une volée de flèches qui ne rataient pas leur cible. Les gens se sont alors tournés vers le Messager d’Allah ﷺ. Abu Sufyan ibn Harith menait sa mule. Il est descendu, a prié et a invoqué l’aide d’Allah. Il a dit : “Je suis le Prophète. Ceci n’est pas un mensonge. Je suis le fils de ‘Abd al-Muttalib. Ô Allah, fais descendre Ton aide.” » Bara’ a continué : « Quand la bataille est devenue intense, par Allah, nous cherchions protection auprès de lui, et le plus courageux d’entre nous était celui qui faisait face à l’attaque, et c’était le Prophète ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°4617
Rapporté par Abu Ishaq : J’ai entendu Bara’ رضي الله عنه, à qui un homme de la tribu de Qais a demandé : « As-tu fui loin du Messager d’Allah ﷺ le jour de Hunayn ? » Bara’ a répondu : « Mais le Messager d’Allah ﷺ n’a pas fui. Ce jour-là, les Banu Hawazin combattaient comme archers (du côté des mécréants). Quand nous les avons attaqués, ils ont reculé et nous avons pris le butin ; puis ils sont revenus vers nous en lançant des flèches. À ce moment-là, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ sur sa mule blanche, menée par Abu Sufyan ibn al-Harith. Il disait : “Je suis le Prophète. Ceci n’est pas un mensonge. Je suis un descendant de ‘Abd al-Muttalib.” »
- Sahih Muslim, n°4621
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Lorsque la nouvelle de l’avancée d’Abu Sufyan (à la tête d’une armée) lui est parvenue, le Messager d’Allah ﷺ a consulté ses compagnons. Le narrateur dit : Abu Bakr a parlé (en donnant son avis), mais le Prophète ﷺ ne l’a pas écouté. Puis ‘Umar a parlé, mais lui non plus n’a pas été écouté. Ensuite, Sa’d ibn ‘Ubada s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah, tu veux notre avis. Par Allah, si tu nous ordonnes de lancer nos chevaux dans la mer, nous le ferons. Si tu nous ordonnes d’aller jusqu’au lieu le plus éloigné, comme Bark al-Ghimad, nous le ferons. » Le narrateur poursuit : Le Messager d’Allah ﷺ a alors appelé les gens à se préparer, et ils sont partis camper à Badr. Bientôt, les porteurs d’eau des Quraysh sont arrivés. Parmi eux se trouvait un esclave noir des Banu al-Hajjaj. Les compagnons du Messager d’Allah ﷺ l’ont attrapé et interrogé sur Abu Sufyan et ses compagnons. Il a répondu : « Je ne sais rien sur Abu Sufyan, mais Abu Jahl, Utba, Shaiba et Umayya ibn Khalaf sont là. » Quand il disait cela, ils le frappaient. Puis il disait : « D’accord, je vais vous parler d’Abu Sufyan. » Ils arrêtaient de le frapper et lui demandaient à nouveau, mais il répétait : « Je ne sais rien sur Abu Sufyan, mais Abu Jahl, Utba, Shaiba et Umayya ibn Khalaf sont là. » Ils le frappaient de la même façon. Le Messager d’Allah ﷺ était en prière. Quand il a vu cela, il a terminé sa prière et a dit : « Par Allah, vous le frappez alors qu’il dit la vérité, et vous le laissez quand il ment. » Le narrateur ajoute : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « C’est ici que tel et tel seront tués. » Il a posé sa main sur le sol en disant : « Ici, et ici ; » et aucun d’eux n’a été tué ailleurs que là où le Messager d’Allah ﷺ avait indiqué
- Sahih Muslim, n°4622
Rapporté par ‘Abdullah ibn Rabah d’après Abu Huraira رضي الله عنه : De nombreuses délégations sont venues voir Mu’awiya, pendant le mois de Ramadan. Nous nous invitions les uns les autres à manger. Abu Huraira nous invitait souvent chez lui. J’ai dit : « Pourquoi ne préparerais-je pas un repas pour les inviter chez moi ? » J’ai donc fait préparer un repas. Le soir, j’ai rencontré Abu Huraira et lui ai dit : « Ce soir, tu manges chez moi. » Il a répondu : « Tu m’as devancé. » J’ai dit : « Oui, et je les ai invités. » Après le repas, Abu Huraira a dit : « Voulez-vous que je vous raconte un hadith de vos traditions, ô assemblée des Ansar ? » Il a alors raconté la conquête de La Mecque : Le Messager d’Allah ﷺ a avancé jusqu’à La Mecque. Il a placé Zubair à sa droite, Khalid à sa gauche, et a envoyé Abu Ubayda avec ceux qui n’avaient pas d’armure. Ils sont entrés dans la vallée. Le Messager d’Allah ﷺ était au centre d’un grand groupe de combattants. Il m’a vu et m’a dit : « Abu Huraira. » J’ai répondu : « Me voici, ô Messager d’Allah ! » Il a dit : « Que personne ne vienne à moi sauf les Ansar, alors appelle-les. » Abu Huraira poursuit : Ils se sont rassemblés autour de lui. Les Quraysh ont aussi rassemblé leurs voyous et leurs partisans, disant : « Envoyons-les devant. S’ils obtiennent quelque chose, nous serons avec eux ; si un malheur leur arrive, nous paierons ce qu’on nous demandera. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit (aux Ansar) : « Vous voyez les voyous et les partisans des Quraysh. » Il a montré, en frappant une main sur l’autre, qu’il fallait les tuer et a dit : « Retrouvez-moi à as-Safa. » Nous avons continué ; si l’un de nous voulait qu’une certaine personne soit tuée, elle l’était, et personne ne pouvait résister. Abu Huraira continue : Abu Sufyan est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, le sang des Quraysh n’a plus de valeur. Il n’y aura plus de Quraysh à partir d’aujourd’hui. » Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité. » Certains Ansar ont chuchoté entre eux : « Finalement, l’amour de sa ville et la tendresse pour ses proches l’ont emporté. » Abu Huraira dit : À ce moment-là, la révélation est descendue sur le Prophète ﷺ. Quand il recevait la révélation, nous le comprenions et aucun de nous n’osait lever les yeux vers lui jusqu’à la fin de la révélation. Quand elle a pris fin, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô assemblée des Ansar ! » Ils ont répondu : « Nous sommes à ta disposition, ô Messager d’Allah. » Il a dit : « Vous disiez que l’amour de sa ville et la tendresse pour son peuple l’ont emporté sur cet homme. » Ils ont répondu : « C’est vrai. » Il a dit : « Non, jamais. Je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. J’ai émigré vers Allah et vers vous. Je vivrai avec vous et je mourrai avec vous. » Les Ansar se sont alors tournés vers lui en pleurant et disaient : « Par Allah, nous avons dit cela à cause de notre attachement à Allah et à Son Messager. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Assurément, Allah et Son Messager témoignent de vos paroles et acceptent vos excuses. » Le narrateur poursuit : Les gens se sont dirigés vers la maison d’Abu Sufyan et ont fermé leurs portes. Le Messager d’Allah ﷺ a continué jusqu’à la Pierre Noire, l’a embrassée et a fait le tour de la Ka’ba. Il s’est approché d’une idole près de la Ka’ba, adorée par les gens. Le Messager d’Allah ﷺ avait un arc à la main, qu’il tenait par un coin. En arrivant près de l’idole, il a commencé à lui percer les yeux avec l’arc en disant : « La vérité est venue et le faux a disparu. » Après avoir terminé la circumambulation, il est allé à Safa, y est monté pour voir la Ka’ba, a levé les mains et a loué Allah, puis a fait les invocations qu’il souhaitait
- Sahih Muslim, n°4624
Rapporté par ‘Abdullah ibn Rabah : Nous sommes venus en délégation chez Mu’awiya ibn Abu Sufyan, et Abu Huraira était avec nous. Chacun préparait à manger à tour de rôle. Quand ce fut mon tour, j’ai dit à Abu Huraira : « C’est mon tour aujourd’hui. » Ils sont donc venus chez moi. Le repas n’était pas encore prêt, alors j’ai dit à Abu Huraira : « J’aimerais que tu nous racontes un hadith du Messager d’Allah ﷺ pendant qu’on attend. » Abu Huraira a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de la conquête de La Mecque. Il a nommé Khalid ibn al-Walid chef de l’aile droite, Zubair chef de l’aile gauche, et Abu ‘Ubayda chef de l’infanterie qui devait entrer dans la vallée. Il m’a dit : “Abu Huraira, appelle-moi les Ansar.” Je les ai donc appelés et ils sont venus rapidement. Il a dit : “Ô assemblée des Ansar, voyez-vous les voyous des Quraysh ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a dit : “Quand vous les rencontrerez demain, éliminez-les.” Il a fait ce geste de la main, posant sa main droite sur la gauche, et a dit : “Vous me retrouverez à as-Safa.” (Abu Huraira continue) : Quiconque était vu par eux ce jour-là était tué. Le Messager d’Allah ﷺ est monté sur la colline de as-Safa. Les Ansar l’ont rejoint et entouré. Abu Sufyan est alors venu et a dit : “Ô Messager d’Allah, les Quraysh sont perdus. Aucun membre de la tribu ne survivra aujourd’hui.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité, celui qui dépose les armes sera en sécurité, celui qui ferme sa porte sera en sécurité.” Certains Ansar ont dit : “Finalement, il a été touché par la tendresse pour sa famille et l’amour de sa ville.” À ce moment, la révélation est descendue sur le Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : “Vous disiez que j’ai été touché par la tendresse pour ma famille et l’amour de ma ville. Savez-vous quel est mon nom ? Je suis Muhammad, le serviteur d’Allah et Son Messager.” (Il l’a répété trois fois.) “J’ai quitté mon pays pour Allah et je vous ai rejoints. Je vivrai avec vous et je mourrai avec vous.” Les Ansar ont alors dit : “Par Allah, nous avons dit cela seulement par amour pour Allah et Son Messager.” Il a dit : “Allah et Son Messager témoignent pour vous et acceptent vos excuses.”
- Sahih Muslim, n°4654
Rapporté par Jundub b. Sufyan رضي الله عنه : Un doigt du Messager d’Allah ﷺ a été blessé lors d’un combat. Il a dit : « Tu n’es qu’un petit doigt qui a saigné, et ce que tu as enduré, c’est dans la voie d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°4657
Rapporté par Aswad b. Qais رضي الله عنه : J’ai entendu Jundub b. Sufyan dire : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et ne s’est pas levé pour prier pendant deux ou trois nuits. Une femme est venue le voir et lui a dit : « Muhammad, j’espère que ton démon t’a quitté. Je ne l’ai pas vu venir à toi depuis deux ou trois nuits. » Le rapporteur dit : À ce moment, Allah, le Glorieux et l’Exalté, a révélé : « Par le matin éclatant… »
- Sahih Muslim, n°4664
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qui tuera Ka'b b. Ashraf ? Il a insulté Allah, le Très-Haut, et Son Messager. » Muhammad b. Maslama a dit : « Ô Messager d’Allah, veux-tu que je le tue ? » Il répondit : « Oui. » Muhammad b. Maslama demanda : « Permets-moi de lui parler comme je l’entends. » Il dit : « Parle-lui comme tu veux. » Muhammad b. Maslama alla donc voir Ka'b et discuta avec lui, évoquant leur ancienne amitié, puis il dit : « Cet homme (le Prophète ﷺ) a décidé de collecter l’aumône chez nous, et cela nous met en grande difficulté. » En entendant cela, Ka'b répondit : « Par Dieu, il vous causera encore plus de problèmes. » Muhammad b. Maslama dit : « C’est vrai, maintenant nous sommes ses partisans et nous ne voulons pas l’abandonner avant de voir comment évoluent ses affaires. Je voudrais que tu me fasses un prêt. » Ka'b demanda : « Qu’est-ce que tu vas me donner en garantie ? » Il répondit : « Que veux-tu ? » Ka'b dit : « Donne-moi tes femmes en gage. » Muhammad b. Maslama répondit : « Tu es le plus beau des Arabes ; devrions-nous te donner nos femmes en gage ? » Ka'b dit : « Alors donne-moi tes enfants en gage. » Il répondit : « Le fils de l’un d’entre nous pourrait nous insulter en disant qu’il a été mis en gage pour deux sacs de dattes, mais nous pouvons te donner nos armes en garantie. » Ka'b accepta. Muhammad b. Maslama promit alors de revenir avec Harith, Abu 'Abs b. Jabr et Abbad b. Bishr. Ils vinrent donc le voir la nuit. Ka'b descendit vers eux. Sufyan précise que tous les rapporteurs sauf 'Amr ont mentionné que la femme de Ka'b dit : « J’entends une voix qui ressemble à celle d’un meurtre. » Ka'b répondit : « Ce n’est que Muhammad b. Maslama et son frère de lait, Abu Na'ila. Quand un homme est appelé la nuit, même si c’est pour être frappé d’une lance, il doit répondre à l’appel. » Muhammad dit à ses compagnons : « Quand il descendra, je mettrai mes mains sur sa tête et, quand je le tiendrai fermement, faites ce que vous devez faire. » Quand Ka'b descendit, tenant son manteau sous le bras, ils lui dirent : « Nous sentons chez toi un parfum très agréable. » Il répondit : « Oui, j’ai avec moi une maîtresse qui est la femme la plus parfumée d’Arabie. » Muhammad demanda : « Laisse-moi sentir ce parfum sur ta tête. » Il accepta. Muhammad le sentit, puis demanda à le refaire. Il saisit alors fermement sa tête et dit à ses compagnons : « Faites ce que vous devez faire. » Et ils le tuèrent
- Sahih Muslim, n°4739
Rapporté par Abu Humaid as-Sa’idi : Le Prophète ﷺ a nommé Ibn Lutbiyya, un homme de la tribu d’Azd, responsable de la Sadaqa (autorisé à recevoir les dons pour l’État). Il est revenu avec la collecte, l’a remise au Prophète ﷺ et a dit : « Cette richesse est pour vous et ceci est un cadeau qu’on m’a offert. » Le Prophète ﷺ lui a dit : « Pourquoi n’es-tu pas resté dans la maison de ton père et de ta mère pour voir si on t’aurait offert des cadeaux ou non ? » Puis il s’est levé pour faire un sermon. Voici le récit semblable à celui de Sufyan
- Sahih Muslim, n°4857
Cette tradition a été rapportée par Sufyan avec une précision d’Abd ar-Razzaq (un des transmetteurs) expliquant que le shikal est un cheval dont le pied arrière droit et le pied avant gauche, ou le pied arrière gauche et le pied avant droit, sont blancs
- Sahih Muslim, n°4915
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ envoya Busaisah en éclaireur pour observer la caravane d’Abu Sufyan. Il revint (et rencontra le Prophète dans sa maison), où il n’y avait que moi et le Messager d’Allah ﷺ. Je ne me souviens plus s’il (Anas) a précisé si certaines épouses du Prophète ﷺ étaient présentes ou non. Busaisah lui donna des nouvelles de la caravane. Après avoir entendu cela, le Messager d’Allah ﷺ sortit rapidement, s’adressa aux gens et dit : « Nous avons besoin d’hommes ; que celui qui a une monture prête parte avec nous. » Les gens lui demandèrent la permission d’aller chercher leurs montures qui paissaient sur les collines près de Médine, mais il répondit : « Non, seuls ceux qui ont leur monture prête. » Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons partirent donc vers Badr et arrivèrent avant les polythéistes de La Mecque. Quand les polythéistes arrivèrent à leur tour, le Messager d’Allah ﷺ dit : « Aucun de vous ne doit rien faire avant moi. » Les polythéistes avancèrent, et le Messager d’Allah ﷺ dit : « Levez-vous pour entrer au Paradis, aussi vaste que les cieux et la terre. » ‘Umair ibn al-Humam al-Ansari demanda : « Ô Messager d’Allah, le Paradis est-il vraiment aussi vaste que les cieux et la terre ? » Il répondit : « Oui. » ‘Umair dit : « Merveilleux ! » Le Messager d’Allah ﷺ lui demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussé à dire cela (“Merveilleux !”) ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, rien d’autre que le désir d’en faire partie. » Il lui dit : « Tu en fais partie. » ‘Umair sortit alors des dattes de son sac et commença à les manger, puis il dit : « Si je devais vivre jusqu’à finir toutes ces dattes, ce serait trop long. » (Le narrateur dit) : Il jeta alors toutes ses dattes et se battit jusqu’à être tué
- Sahih Muslim, n°4928
Rapporté par Sufyan رضي الله عنه, qui a entendu Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه raconter ce hadith du Prophète ﷺ alors qu’il faisait un sermon depuis la chaire
- Sahih Muslim, n°4956
Rapporté par Yazid b. al-Asamm رضي الله عنه : Il a entendu Mu‘awiya b. Abu Sufyan rapporter une tradition du Prophète ﷺ – et il n’a jamais entendu d’autre tradition de lui lors de ses sermons – disant : « À celui à qui Allah veut du bien, Il accorde la compréhension de la religion. Un groupe de musulmans restera sur le droit chemin et continuera jusqu’au Jour du Jugement à triompher de ceux qui s’opposent à eux. »
- Sahih Muslim, n°5064
Rapporté par Jundab ibn Sufyan : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de l’Aïd al-Adha. Avant qu’il ne revienne après avoir accompli la prière, il a vu de la viande d’animaux sacrifiés qui avaient été abattus avant qu’il n’ait terminé la prière. Il a alors dit : « Celui qui a sacrifié son animal avant la prière, qu’il en sacrifie un autre à la place, et celui qui ne l’a pas encore fait, qu’il le fasse en prononçant le nom d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°5065
Rapporté par Jundab ibn Sufyan : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ lors de l’Aïd al-Adha. Après avoir terminé la prière avec les gens, il a vu que des chèvres avaient déjà été sacrifiées. Il a alors dit : « Celui qui a sacrifié son animal avant la prière doit en sacrifier un autre à la place, et celui qui ne l’a pas encore fait doit le faire en prononçant le nom d’Allah. »
- Sahih Muslim, n°5213
Rapporté par Zuhri : Ce hadith a été rapporté avec cette chaîne de transmetteurs, mais dans le hadith transmis par Sufyan et Salih, ces mots ne se trouvent pas : « elle a été interrogée au sujet du Bit’ ». (Ces mots se trouvent dans le hadith transmis par Ma’mar et dans celui transmis par Salih, on trouve seulement que ‘A’isha رضي الله عنها a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Toute boisson enivrante est interdite. »)
- Sahih Muslim, n°5266
Rapporté par Zuhri, d’après Sufyan رضي الله عنه : Ce hadith est rapporté par Zuhri selon Sufyan avec une chaîne de transmetteurs différente
- Sahih Muslim, n°5302
Rapporté par Sufyan : Ce hadith a été transmis par la même chaîne de transmetteurs, avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°5451
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Ce hadith a été rapporté par Sufyan avec la même chaîne de transmetteurs, mais avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°5578
Rapporté par 'Abd al-Rahman b. 'Auf : Il a entendu Mu'awiya b. Abi Sufyan, pendant la saison du Hajj, assis sur la chaire tenant une mèche de cheveux dans sa main (qui était auparavant dans la main de son garde) : « Ô gens de Médine, où sont vos savants ? J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ interdire cela et dire : “Les gens de Bani Isra’il ont été détruits lorsque leurs femmes ont commencé à porter de tels cheveux.” »
- Sahih Muslim, n°5610
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le pire des noms auprès d’Allah est Malik al-Amidh (Roi des rois). » Dans la version rapportée par Shaiba, il est ajouté : « Il n’y a de roi qu’Allah, le Très-Haut, le Glorieux. » Sufyan a dit : « De même, le mot Shahinshah est aussi le pire des titres. » Ahmad b. Hanbal a dit : « J’ai demandé à Abu ‘Amr la signification de Akhna. Il a répondu : “Le plus vil.” »
- Sahih Muslim, n°6220
Rapporté par Amir b. Sa'd b. Abi Waqqas, d'après son père : Muawiya b. Abi Sufyan nomma Sa'd gouverneur et lui dit : « Qu'est-ce qui t'empêche de réprimander Abu Turab (c'est-à-dire 'Ali) ? » Il répondit : « C'est à cause de trois choses dont je me souviens que le Messager d’Allah ﷺ a dites à son sujet, et à cause desquelles je ne le réprimanderai jamais. Même si je n'avais qu'une seule de ces trois choses, cela me serait plus cher que des chameaux rouges. J'ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à propos de 'Ali, alors qu’il l’avait laissé derrière lui lors d’une de ses expéditions (celle de Tabuk). 'Ali lui avait dit : “Ô Messager d’Allah, tu me laisses avec les femmes et les enfants ?” Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : “N’es-tu pas satisfait d’être pour moi ce que Haroun était pour Moussa, à ceci près qu’il n’y aura pas de prophète après moi ?” Et je l’ai aussi entendu dire, le jour de Khaybar : “Je donnerai assurément ce drapeau à un homme qui aime Allah et Son Messager, et Allah et Son Messager l’aiment aussi.” Nous attendions tous avec impatience, puis il dit : “Appelez 'Ali.” On l’appela, mais il avait les yeux enflammés. Le Prophète ﷺ mit de la salive sur ses yeux, lui remit le drapeau et Allah lui accorda la victoire. (La troisième occasion est celle-ci) : lorsque ce verset fut révélé : “Appelons nos enfants et vos enfants.” Le Messager d’Allah ﷺ appela 'Ali, Fatima, Hasan et Husayn et dit : “Ô Allah, ce sont les miens.” »
- Sahih Muslim, n°6393
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : Hassan a dit : « Ô Messager d’Allah, permets-moi d’écrire des poèmes satiriques contre Abu Sufyan. » Le Prophète ﷺ répondit : « Comment pourrais-tu, alors que je suis aussi de sa famille ? » Hassan dit : « Par Celui qui t’a honoré, je vais te distinguer d’eux comme on retire un cheveu de la pâte. » Puis Hassan dit : « La dignité et la grandeur appartiennent à la tribu de Bint Makhzum parmi les Hachémites, alors que ton père était un esclave. »
- Sahih Muslim, n°6394
Rapporté par ‘Urwa رضي الله عنه : Selon la même chaîne de transmetteurs, Hassan ibn Thabit a demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ de composer des poèmes satiriques contre les polythéistes, mais il n’a pas mentionné Abu Sufyan. Et à la place du mot « al-Khamir », le mot « al-‘Ajin » a été utilisé
- Sahih Muslim, n°6401
Rapporté par Ubaidullah b. Rafi', le scribe de Ali رضي الله عنه : J’ai entendu Ali رضي الله عنه dire : Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé, ainsi que Zubair et Miqdad, en disant : « Allez au jardin de Khakh (un endroit entre Médine et La Mecque, à douze miles de Médine), vous y trouverez une femme sur un chameau. Elle porte une lettre que vous devez récupérer. » Nous sommes partis à cheval, avons trouvé la femme et lui avons demandé la lettre. Elle répondit qu’elle n’en avait pas. Nous lui avons dit : « Sors la lettre, sinon nous te fouillerons. » Elle sortit la lettre de ses tresses. Nous l’avons remise au Messager d’Allah ﷺ ; elle contenait des informations de Hatib b. Abu Balta’a à certains polythéistes de La Mecque concernant les affaires du Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ demanda : « Hatib, qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah, ne sois pas pressé de juger mes intentions. J’étais allié aux Quraysh, sans lien de sang avec eux. Ceux qui sont avec toi parmi les émigrés ont des liens de sang avec eux et protègent ainsi leurs familles. Moi, n’ayant pas de lien, j’ai voulu obtenir leur protection pour ma famille. Je n’ai pas fait cela par mécréance ou par amour pour l’incroyance après avoir accepté l’islam. » Le Prophète ﷺ dit : « Tu as dit la vérité. » Omar رضي الله عنه dit : « Ô Messager d’Allah, permets-moi de frapper le cou de cet hypocrite. » Mais le Prophète ﷺ répondit : « Il a participé à Badr, et tu ne sais pas qu’Allah a révélé à propos des gens de Badr : “Faites ce que vous voulez, il vous est pardonné.” » Et Allah, le Très-Haut, a dit : « Ô vous qui croyez, ne prenez pas Mon ennemi et le vôtre comme amis… » (LX, 1). (Cette mention du verset n’apparaît pas dans la version rapportée par Abu Bakr et Zubair, et Ishaq rapporte que Sufyan a récité ce verset)
- Sahih Muslim, n°6520
Rapporté par Jubair b. Mut’im رضي الله عنه, d’après son père : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui rompt les liens de parenté n’entrera pas au Paradis.” Ibn Umar a précisé que Sufyan a expliqué : “Celui qui rompt les liens de parenté n’entrera pas au Paradis.” »
- Sahih Muslim, n°6697
Rapporté par Zuhri d’après Malik : Dans le hadith transmis par Sufyan, il est dit : « Il n’entrera dans le Feu que pour accomplir la promesse. »
- Sahih Muslim, n°6773
Rapporté par Ibn Mas’oud رضي الله عنه : Umm Habiba a dit : « Ô Allah, permets-moi de profiter de mon mari, le Messager d’Allah ﷺ, de mon père Abou Soufyan et de mon frère Mu’awiya. » Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : « Tu as demandé à Allah des durées de vie déjà fixées, des pas déjà déterminés et des subsistances dont la part est fixée. Rien n’arrivera avant son terme, et rien ne sera retardé au-delà de son moment. Si tu avais demandé à Allah la protection contre le châtiment de l’Enfer et de la tombe, cela aurait été meilleur pour toi. » Quelqu’un demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il des singes et des porcs qui ont subi une métamorphose ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « En vérité, Allah, le Très-Haut, n’a jamais détruit un peuple ni ne l’a châtié tout en laissant sa descendance survivre. Les singes et les porcs existaient déjà avant cela (avant que les négateurs de la vérité ne soient châtiés et transformés). » Ce hadith a aussi été rapporté par Sufyan à travers une autre chaîne, avec une légère différence dans les mots
- Sahih Muslim, n°7066
Rapporté par Masruq : Nous étions assis avec Abdullah, qui était allongé sur son lit, lorsqu’une personne est venue et a dit : « Abd al-Rahman, un conteur aux portes de Kinda dit que le verset du Coran sur la “fumée” concerne un événement à venir qui coupera le souffle des mécréants et donnera froid aux croyants. » Abdullah s’est alors levé, en colère, et a dit : « Ô gens, craignez Allah et ne dites que ce que vous savez. Ne parlez pas de ce que vous ignorez ; dites simplement : “Allah sait mieux”, car c’est Allah qui a la meilleure connaissance parmi vous. Il ne convient pas de parler de ce qu’on ne sait pas. Allah sait mieux. En vérité, Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit à Son Prophète ﷺ de déclarer : “Je ne vous demande aucune récompense et je ne veux pas vous causer de peine.” » Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu les gens se détourner de la religion, il a dit : « Ô Allah, afflige-les de sept années de famine comme à l’époque de Yusuf. » Ils ont alors souffert de la faim au point de manger tout ce qu’ils trouvaient, jusqu’à manger des peaux et des cadavres. Chacun d’eux levait les yeux vers le ciel et voyait une fumée. Abu Sufyan est venu et a dit : « Muhammad, tu nous ordonnes d’obéir à Allah et de renforcer les liens familiaux, alors que ton peuple est perdu ; invoque Allah pour eux. » Allah, le Très-Haut et Glorieux, a alors révélé : « Attends le jour où un nuage de fumée claire viendra du ciel et enveloppera les gens ; ce sera un châtiment douloureux » jusqu’aux mots : « vous reviendrez au mal. » (Si ce verset concernait le châtiment de l’au-delà, pourrait-il être écarté comme le Coran le dit : « Le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente, Nous nous vengerons. » (44:16)) ? La prise mentionnée ici fait référence au jour de Badr. Quant aux signes de la fumée, de la prise, de l’inévitabilité et de la victoire des Romains, ils appartiennent désormais au passé
- Sahih Muslim, n°7235
Rapporté par Zaynab bint Jahsh رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ s’est réveillé en disant : « Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Malheur aux Arabes à cause d’un malheur qui approche ! La barrière de Gog et Magog s’est ouverte ainsi. » Sufyan a montré le chiffre dix avec sa main pour indiquer la largeur de l’ouverture. J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, serons-nous détruits alors qu’il y a parmi nous des gens de bien ? » Il répondit : « Oui, si le mal domine. »
- Sahih Muslim, n°7478
Rapporté par Sufyan : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, avec cette précision : « Je n’ai entendu personne d’autre dire que c’est le Messager d’Allah ﷺ qui a dit cela. »
- Sahih Muslim, n°7480
Rapporté par Abu Sufyan : Abu Sufyan a rapporté cela comme as-Saduq al-Amin al-Walid b. Harb l’a raconté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°7525
Rapporté par Tariq ibn Shihab رضي الله عنه : Un Juif a dit à Omar رضي الله عنه : « Vous récitez un verset qui, s’il avait été révélé pour nous, nous aurions fait de ce jour une fête. » Omar répondit : « Je sais où et quand il a été révélé, et où se trouvait le Messager d’Allah ﷺ à ce moment. C’était le jour de ‘Arafa (le neuvième de Dhou al-Hijja), et le Messager d’Allah ﷺ était à ‘Arafat. » Sufyan a dit : « Je ne sais plus si c’était un vendredi ou non. » Le verset est : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. »
- Sunan an-Nasa'i, n°135
Rapporté par Al-Hakam bin Sufyan : J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) faire ses ablutions et asperger sa partie intime d'eau
- Sunan an-Nasa'i, n°144
Rapporté par 'Asim bin Sufyan Ath-Thaqafi : Ils sont sortis pour la bataille d'As-Salasil, mais ils ont manqué le combat, alors ils sont restés en surveillance, puis ils sont retournés voir Mu'awiyah, avec Abu Ayyub et 'Uqbah bin 'Amir. 'Asim a dit : "Ô Abu Ayyub, nous avons manqué la mobilisation générale, mais on nous a dit que celui qui prie dans les quatre mosquées verra ses péchés pardonnés." Il a répondu : "Ô mon neveu ! Je vais te dire quelque chose de plus facile que cela. J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'Celui qui fait ses ablutions comme il se doit et prie comme il se doit, ses actions passées lui seront pardonnées.' N'est-ce pas, ô 'Uqbah ?" Il a dit : "Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°180
Rapporté par Abu Sufyan bin Sa’eed bin Al-Akhnas bin Shariq : Il est entré chez Umm Habibah, l’épouse du Prophète (ﷺ), qui était sa tante maternelle, et elle lui a préparé du Sawiq. Puis elle lui a dit : « Fais les ablutions, ô fils de ma sœur ! Car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Faites les ablutions avec ce qui a été touché par le feu.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°181
Rapporté par Abu Sufyan bin Sa’eed bin Al-Akhnas : Umm Habibah, l’épouse du Prophète (ﷺ), lui a dit, après qu’il ait bu du Sawiq : « Ô fils de ma sœur, fais les ablutions, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Faites les ablutions avec ce qui a été touché par le feu.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°294
Rapporté par Mu'awiyah bin Abi Sufyan : Il a demandé à Umm Habibah, l'épouse du Prophète (ﷺ) : "Le Messager d'Allah (ﷺ) priait-il dans un vêtement où il avait eu un rapport ?" Elle a répondu : "Oui, tant qu'il ne voyait pas de saleté dessus
- Sunan an-Nasa'i, n°400
Rapporté par Abu Hurairah : Aucun de vous ne doit uriner dans de l’eau stagnante qui ne coule pas, puis faire le ghusl avec. (Un des transmetteurs), Sufyan, a dit : « Ils ont demandé à Hisham – c’est-à-dire Ibn Hassan – “Ayyub a-t-il seulement attribué ce hadith à Abu Hurairah ?” Il a répondu : “Si Ayyub ne peut pas remonter une narration, alors il ne la remonte pas.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°600
Rapporté par Sufyan : J'ai entendu Az-Zuhri dire : "Salim m'a raconté que son père a dit : 'J'ai vu le Prophète (ﷺ), lorsqu'il était pressé de voyager, regrouper les prières du Maghrib et de l'Isha
- Sunan an-Nasa'i, n°648
Rapporté par Sufyan : Un récit similaire a été rapporté avec la même chaîne. (Un des rapporteurs), (Abu) 'Abdur-Rahman (An-Nasa’i), a dit : « Ce n’est pas Abu Ja’far Al-Farra. »
- Sunan an-Nasa'i, n°674
Rapporté par An-Nasr bin Sufyan : Il a entendu Abu Hurairah dire : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) et Bilal s’est levé pour faire l’appel. Quand il s’est tu, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui répète avec certitude ce que dit le muezzin, il entrera au Paradis. »
- Sunan an-Nasa'i, n°675
Rapporté par Mujammi' bin Yahya Al-Ansari : J'étais assis avec Abu Umamah bin Sahl bin Hunaif quand le muezzin a appelé à la prière. Il a dit : "Allahu akbar, Allahu akbar" (Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand), et il a aussi prononcé le takbir deux fois. Ensuite, il a dit : "Ashhadu an la ilaha ill-Allah" (Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah), et il a aussi répété ce témoignage deux fois. Puis il a dit : "Ashhadu anna Muhammadan Rasul-Allah" (Je témoigne que Muhammad est le Messager d'Allah), et il a aussi répété ce témoignage deux fois. Ensuite, il a dit : "C'est ce que Mu'awiyah bin Abi Sufyan m'a rapporté, citant la parole du Messager d'Allah (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°718
Rapporté par Sufyan : J’ai dit à 'Amr : "As-tu entendu Jabir dire : 'Un homme est passé dans la mosquée en portant des flèches, et le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : 'Tiens-les par la pointe' ?'" Il a répondu : "Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°1098
Rapporté par Ibn 'Abbas : Le Prophète (ﷺ) a reçu l’ordre de se prosterner sur sept parties – et il lui a été interdit de relever ses cheveux et son vêtement – sur ses mains, ses genoux, les bords de ses pieds." Sufyan a dit : "Ibn Tawus nous a dit : 'Il a mis sa main sur son front et l’a descendue jusqu’à son nez en disant : Ceci est une seule chose
- Sunan an-Nasa'i, n°1165
Rapporté par Yahya-Ibn Adam : J’ai entendu Sufyan réciter ce tashahhud dans les prières obligatoires et surérogatoires, et il a dit : "Abu Ishaq nous a rapporté d’Abu Al-Ahwas, d’Abdullah, du Prophète (ﷺ)." Et Mansur et Hammad nous ont rapporté d’Abu Wa’il, d’Abdullah, du Prophète (ﷺ)
- Sunan an-Nasa'i, n°1412
Rapporté par Sufyan bin Husain : Bishr bin Marwan a levé les mains un vendredi sur le minbar, et 'Umarah bin Ruwaibah l’a réprimandé en disant : « Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fait plus que cela », et il a montré avec son index
- Sunan an-Nasa'i, n°1505
Rapporté par 'Abbad bin Tamim : Sufyan a dit : « J’ai demandé à 'Abdullah bin Abi Bakr qui a dit : J’ai entendu cela de 'Abbad bin Tamim qui le tenait de son père, qu’'Abdullah bin Zaid, à qui on avait montré l’appel à la prière (en rêve), a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti à l’endroit de prière pour demander la pluie. Il s’est tourné vers la qibla, a retourné son manteau et a prié deux rak‘as. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1704
Rapporté par Sufyan : Habib bin Abi Thabit rapporte de Muhammad bin Ali, de son père, de son grand-père : Le Prophète (ﷺ) se levait la nuit et se brossait les dents, puis il priait deux rak'ahs, puis il dormait. Ensuite, il se levait à nouveau, se brossait les dents, faisait ses ablutions et priait deux rak'ahs, jusqu'à en avoir prié six. Ensuite, il priait le witr en trois rak'ahs, puis il priait deux rak'ahs
- Sunan an-Nasa'i, n°1713
Rapporté par Sufyan : Az-Zuhri rapporte de 'Ata bin Yazid, de la part d'Abu Ayyub, qui a dit : "Celui qui veut prier le witr avec sept rak'ahs, qu'il le fasse, et celui qui veut prier le witr avec cinq rak'ahs, qu'il le fasse, et celui qui veut prier le witr avec trois rak'ahs, qu'il le fasse ; et celui qui veut prier le witr avec une rak'ah, qu'il le fasse, et s'il veut le faire en faisant un geste, qu'il le fasse
- Sunan an-Nasa'i, n°1716
Rapporté par Sufyan bin Al-Husain : Al-Hakam rapporte que Miqsam a dit : "Le witr est de sept et pas moins de cinq." J'ai mentionné cela à Ibrahim et il a dit : "De qui tient-il cela ?" J'ai répondu : "Je ne sais pas." Al-Hakam a dit : "Ensuite, j'ai fait le Hajj et j'ai rencontré Miqsam et je lui ai demandé : 'De qui tiens-tu cela ?' Il a répondu : 'Du digne de confiance, de la part de 'Aishah et de Maimunah
- Sunan an-Nasa'i, n°1807
Rapporté par Anbasah bin Abi Sufyan : Umm Habibah lui a dit : "Celui qui prie douze rak'ahs, une maison lui sera construite au Paradis
- Sunan an-Nasa'i, n°1813
Rapporté par 'Anbasah bin Abi Sufyan : "Ma sœur Umm Habibah, l'épouse du Prophète (ﷺ), m'a dit que son bien-aimé Abou Al-Qasim (ﷺ) lui a dit : Il n'y a aucun croyant qui prie quatre rak'ahs après Zuhr dont le visage sera touché par le Feu, si Allah, le Puissant et le Sublime, le veut
- Sunan an-Nasa'i, n°1816
Rapporté par Sulaiman bin Musa : Lorsque Muhammad bin Abi Sufyan était mourant, il était très inquiet et a dit : "Ma sœur Umm Habibah bint Abi Sufyan a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Celui qui maintient quatre rak'ahs avant Zuhr et quatre après, Allah (SWT) l'empêchera d'entrer dans le Feu
- Sunan an-Nasa'i, n°1901
Rapporté par Sufyan, d’après 'Amr, qui a entendu Jabir dire : Le Prophète est venu à la tombe de 'Abdullah bin Ubayy après qu’il ait été placé dans sa tombe et s’est tenu au-dessus. Il a ordonné qu’on le sorte et qu’on le place sur ses genoux, il l’a habillé de sa chemise et a soufflé sur lui (pour la bénédiction). Et Allah sait mieux
- Sunan an-Nasa'i, n°2425
Rapporté par Abu Dharr : Le Prophète a dit à un homme : « Tu devrais jeûner le treizième, le quatorzième et le quinzième. » (Hasan) Abu ‘Abdur-Rahman (An-Nasai) a dit : C’est une erreur, ce n’est pas un récit de Bayan ; peut-être que Sufyan a dit : « Cela nous a été rapporté par deux (Ithnan) » et l’Alif a été omis, donc c’est devenu Bayan
- Sunan an-Nasa'i, n°2499
Rapporté par 'Amr bin Shu'aib, de son père, de son grand-père : Hilal est venu voir le Messager d’Allah ﷺ avec un dixième de son miel et lui a demandé de protéger une vallée appelée Salabah. Le Messager d’Allah ﷺ a protégé cette vallée pour lui. Quand 'Umar bin Al-Khattab est devenu calife, Sufyan bin Wahb a écrit à 'Umar pour lui demander à ce sujet, et 'Umar a répondu : "S’il me donne ce qu’il donnait au Messager d’Allah, c’est-à-dire un dixième de son miel, je protégerai Salabah pour lui, sinon ce ne sont que des abeilles et chacun peut en manger s’il le souhaite
- Sunan an-Nasa'i, n°2514
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : À l’époque du Messager d’Allah, nous ne donnions que : un Sa' de dattes, ou un Sa' d’orge, ou un Sa' de raisins secs, ou un Sa' de farine, ou un Sa' de fromage frais, ou un Sa' de seigle." Ensuite, (l’un des rapporteurs) Sufyan n’était pas sûr et a dit : "Farine ou seigle
- Sunan an-Nasa'i, n°2557
Rapporté par Mu'awiyah bin Sufyan : Le Messager d'Allah a dit : "Un homme peut venir demander quelque chose, et je refuse jusqu'à ce que vous intercédiez, afin que vous soyez récompensés." Et le Messager d'Allah a dit : "Intercédez et vous serez récompensés
- Sunan an-Nasa'i, n°2734
Rapporté par Muhammad bin 'Abdullah bin Al-Harith bin Nawfal bin Al-Harith bin 'Abdul-Muttalib : L’année où Mu'awiyah bin Abi Sufyan a accompli le Hajj, il a entendu Sa'd bin Abi Waqqas et Ad-Dahhak bin Qais discuter du fait de joindre la ‘Umrah au Hajj (Tamattu). Ad-Dahhak a dit : « Seul quelqu’un qui ignore la règle d’Allah fait cela. » Sa'd a répondu : « Quelle mauvaise parole, ô fils de mon frère ! » Ad-Dahhak a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab l’a interdit. » Sa'd a dit : « Le Messager d’Allah l’a fait, et nous l’avons fait avec lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3245
Rapporté par Fatimah bint Qais : Abu 'Amr bin Hafs m'a donné le divorce définitif alors qu'il était absent. Son représentant m'a envoyé de l'orge mais cela ne m'a pas plu. Il a dit : "Par Allah, tu n'as aucun droit sur nous." Je suis allée voir le Messager d'Allah et je lui ai raconté cela, et il m'a dit : "Tu n'as pas droit à une pension." Il m'a dit d'observer ma 'Iddah dans la maison d'Umm Sharik, puis il a dit : "C'est une femme dont la maison est très fréquentée par mes compagnons. Observe ta 'Iddah dans la maison d'Ibn Umm Maktum, car il est aveugle et tu pourras enlever ton vêtement. Et quand ta 'Iddah sera terminée, préviens-moi." Elle a dit : "Quand ma 'Iddah s'est terminée, je lui ai dit que Mu'awiyah bin Abi Sufyan et Abu Jahm m'avaient demandée en mariage. Le Messager d'Allah a dit : 'Quant à Abu Jahm, son bâton ne quitte jamais son épaule, et Mu'awiyah est pauvre et n'a pas de fortune. Épouse plutôt Usamah bin Zaid.' Je n'aimais pas cette idée, puis il a dit : 'Épouse Usamah bin Zaid.' Alors je l'ai épousé et Allah a mis beaucoup de bien en lui, et d'autres ont été jaloux de ma chance
- Sunan an-Nasa'i, n°3284
Rapporté par Urwah : Zainab bint Abi Salamah – dont la mère était Umm Salamah, l’épouse du Prophète – lui a raconté qu’Umm Habibah bint Abi Sufyan lui a dit qu’elle avait dit : « Ô Messager d’Allah, marie ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Elle a dit : « Le Messager d’Allah a dit : “Tu voudrais cela ?” J’ai répondu : “Oui ; je ne t’ai pas que pour moi seule et j’aimerais partager ce bien avec ma sœur.” Le Prophète a dit : “Ta sœur ne m’est pas permise (en mariage).” J’ai dit : “Par Allah, ô Messager d’Allah, nous disions que tu voulais épouser Durrah bint Abi Salamah.” Il a dit : “La fille d’Umm Salamah ?” J’ai dit : “Oui.” Il a dit : “Par Allah, même si elle n’était pas ma belle-fille sous ma garde, elle ne m’aurait pas été permise (en mariage), car elle est la fille de mon frère par l’allaitement. Thuwaibah a allaité Abu Salamah et moi. Donc, ne proposez pas vos filles ou sœurs en mariage avec moi.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3533
Rapporté par Humaid bin Nafi' : Zainab bint Abi Salamah lui a raconté ces trois hadiths. Zainab a dit : « Je suis entrée chez Umm Habibah, l’épouse du Prophète ﷺ, quand son père Abu Sufyan bin Harb est décédé. Umm Habibah a demandé du parfum et en a mis sur une jeune fille, puis elle en a mis sur ses joues. Ensuite elle a dit : “Par Allah, je n’ai aucun besoin de parfum mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil de quelqu’un qui est décédé plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui la période de deuil est) de quatre mois et dix jours.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3545
Rapporté par Abdur-Rahman bin 'Asim : Fatimah bint Qais – qui était mariée à un homme de Banu Makhzum – lui a dit que son mari l’a divorcée trois fois. Il est parti en expédition militaire et a demandé à son représentant de lui donner une pension. Elle a trouvé cela insuffisant, alors elle est allée voir l’une des épouses du Prophète ﷺ, et le Messager d’Allah ﷺ est arrivé pendant qu’elle était là. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah, voici Fatimah bint Qais qui a été divorcée par untel. Il lui a envoyé une pension mais elle l’a refusée. Il a dit que ce n’était pas une obligation (mais un geste de sa part). » Il a dit : « Il dit la vérité. » Le Prophète ﷺ a dit : « Va chez Umm Kulthum et observe ta ‘Idda dans sa maison. » Puis il a dit : « Umm Kulthum reçoit beaucoup de visiteurs. Va chez ‘Abdullah bin Umm Maktum car il est aveugle. » Elle est donc allée chez ‘Abdullah et a observé sa ‘Idda dans sa maison, jusqu’à la fin de sa période. Ensuite, Abu Al-Jahm et Mu’awiyah bin Abi Sufyan lui ont fait une demande en mariage. Elle est donc venue consulter le Messager d’Allah ﷺ à leur sujet. Il a dit : « Quant à Abu Al-Jahm, c’est un homme dont je crains les coups de bâton pour toi. Quant à Mu’awiyah, il n’a pas d’argent. » Elle a donc épousé Usamah bin Zaid après cela
- Sunan an-Nasa'i, n°3597
Rapporté par Sufyan Ath-Thawri, d'après Ibn 'Awn, de Nafi', de Ibn 'Umar, de 'Umar, qui a dit : "On m'a attribué un terrain à Khaybar. Je suis allé voir le Messager d'Allah ﷺ et j'ai dit : 'J'ai acquis un terrain et je n'ai jamais eu de richesse qui me soit plus chère ou précieuse que celle-là.' Il a dit : 'Si tu veux, tu peux le donner en aumône.'" Il l'a donc donné en aumône à condition qu'il ne soit ni vendu ni donné, pour les pauvres, les proches, les esclaves, les invités et les voyageurs. Et il n'y a pas de mal pour l'administrateur s'il en mange ou en fait manger d'autres raisonnablement, sans vouloir s'enrichir
- Sunan an-Nasa'i, n°3660
Rapporté par Al-Harith bin Miskin, pendant qu'on lui lisait et que j'écoutais : De Sufyan, d'Az-Zuhri, de 'Ubaidullah bin 'Abdullah, d'Ibn 'Abbas, que Sa'd bin 'Ubadah a consulté le Prophète ﷺ au sujet d'un vœu que sa mère devait accomplir, mais elle est morte avant de le faire. Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Accomplis-le pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3661
Rapporté par Muhammad bin 'Abdullah bin Yazid : Sufyan nous a rapporté d'Az-Zuhri, de 'Ubaidullah bin 'Abdullah, d'Ibn 'Abbas, que Sa'd a dit : « Ma mère est morte et il y avait un vœu qu'elle devait accomplir. J'ai demandé au Prophète ﷺ et il m'a dit de l'accomplir pour elle. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3706
Rapporté par Hilal bin Al-'Ala' : Mon père nous a rapporté : Ubaidullah – c'est Ibn 'Amr – nous a rapporté, de Sufyan, d'Ibn Abi Najih, de Tawus, de Zaid bin Thabit, que le Prophète ﷺ a dit : « Ar-Ruqba est permise. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3707
Rapporté par Muhammad bin 'Ali bin Maimun : Muhammad – c'est Ibn Yusuf – nous a rapporté, il a dit : Sufyan nous a rapporté, d'Ibn Abi Najih, de Tawus, d'un homme, de Zaid bin Thabit, que le Prophète ﷺ a jugé que la Ruqba appartient à celui à qui elle est donnée
- Sunan an-Nasa'i, n°3708
Rapporté par Zakariyya bin Yahya : Abdul-Jabbar bin Al-'Ala' nous a rapporté, il a dit : Sufyan nous a rapporté, d'Ibn Abi Najih, de Tawus, et peut-être d'Ibn 'Abbas, qui a dit : « Il n'y a pas de Ruqba, et celui qui fait un cadeau sous forme de Ruqba, cela fait partie de son héritage. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3711
Rapporté par Sufyan, d'Abu Az-Zubair, de Tawus, d'Ibn 'Abbas : « L'Umra et la Ruqba sont la même chose. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3712
Rapporté par une autre chaîne, de Sufyan, d'Abu Az-Zubair, de Tawus, d'Ibn 'Abbas : « La Ruqba et l'Umra ne sont pas permises ; celui à qui on donne quelque chose sous forme d'Umra, c'est à lui, et celui à qui on donne quelque chose sous forme de Ruqba, c'est à lui. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3715
Rapporté par Sufyan, d'Ibn Abi Najih, de Tawus, de Zaid bin Thabit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « L'Umra (don à vie) fait partie de l'héritage. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3716
Rapporté par Sufyan, d'Ibn Tawus, de son père, de Hujr Al-Madari, de Zaid : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « L'Umra (don à vie) revient à l'héritier. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3731
Rapporté par Sufyan, d'après Ibn Juraij, de 'Ata', de Jabir : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Ne donnez pas des biens selon la Ruqba ou l''Umra. Celui à qui l'on donne quelque chose selon la Ruqba ou l''Umra, cela revient à ses héritiers
- Sunan an-Nasa'i, n°4081
Rapporté par Qabus bin Mukhariq : J’ai entendu Sufyan Ath-Thawri raconter ce hadith. Il a dit : Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a demandé : "Et si un homme vient me prendre mes biens ?" Le Prophète ﷺ a répondu : "Rappelle-lui Allah." L’homme a dit : "Et s’il ne fait pas attention ?" Il a répondu : "Demande l’aide des musulmans autour de toi contre lui." L’homme a dit : "Et s’il n’y a pas de musulmans autour de moi ?" Il a répondu : "Demande l’aide du dirigeant contre lui." L’homme a dit : "Et si le dirigeant est loin de moi ?" Il a répondu : "Défends-toi pour protéger tes biens, jusqu’à ce que tu deviennes soit l’un des martyrs de l’au-delà, soit que tu réussisses à protéger tes biens
- Sunan an-Nasa'i, n°4110
Rapporté par Sufyan bin Zubaid, d'Abu Wa'il, d'Abdullah : "Le Messager d'Allah [SAW] a dit : 'Insulter un musulman est une mauvaise action et le combattre est un acte de mécréance.'" J'ai demandé à Abu Wa'il : "L'as-tu entendu d'Abdullah ?" Il a répondu : "Oui
- Sunan an-Nasa'i, n°4257
Rapporté par Ibn 'Abbas : On a rapporté à ‘Umar que Samurah avait vendu du vin, et il a dit : "Qu’Allah détruise Samurah ! Ne sait-il pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Qu’Allah maudisse les Juifs, car la graisse animale leur était interdite, mais ils l’ont fait fondre." Sufyan (un des rapporteurs) a précisé : "C’est-à-dire : ils l’ont fait fondre
- Sunan an-Nasa'i, n°4285
Rapporté par As-Saib bin Yazid : Sufyan bin Abi Zuhair Ash-Shanai est venu nous rendre visite et a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui garde un chien sans en avoir besoin pour l’agriculture ou le bétail, un qirat sera retiré de ses bonnes actions chaque jour.” » On lui a demandé : « As-tu entendu cela du Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Oui, par le Seigneur de cette mosquée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4352
Rapporté par ‘Amr : « J’ai entendu Jabir dire : ‘Le Messager d’Allah nous a envoyés, trois cents cavaliers dirigés par Abu ‘Ubaidah ibn al-Jarrah, pour guetter la caravane des Quraysh. Nous sommes restés sur la côte et nous avons eu très faim, au point de manger du khabat. Puis la mer a rejeté une bête appelée (Al-‘Anbar), et nous en avons mangé pendant une quinzaine de jours, et nous nous sommes enduits de sa graisse, ce qui nous a redonné la santé. Abu ‘Ubaidah a pris une de ses côtes et a cherché le plus grand chameau et le plus grand homme de l’armée, et il est passé dessous. Ensuite, ils ont eu de nouveau faim et un homme a abattu trois chameaux, puis encore trois, et ainsi de suite. Puis Abu ‘Ubaidah lui a dit d’arrêter. » (Un des narrateurs), Sufyan, a dit : « Abu Az-Zubair, rapportant de Jabir : Nous avons demandé au Prophète et il a dit : ‘Est-ce qu’il vous en reste ?’ » Il a dit : « Nous avons extrait une certaine quantité de graisse de ses yeux, et quatre hommes pouvaient tenir dans son orbite. Abu ‘Ubaidah avait un sac de dattes et il les distribuait à la poignée, puis il a commencé à donner une datte à la fois, et quand nous avons manqué de dattes, cela est devenu très difficile pour nous. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4368
Rapporté par Jundub bin Sufyan : "J'ai assisté au jour du sacrifice avec le Messager d'Allah ﷺ. Il a dirigé la prière, puis, après avoir terminé, il a vu des moutons qui avaient été sacrifiés. Il a dit : 'Celui qui a sacrifié avant la prière, qu'il sacrifie un mouton à la place, et celui qui n'a pas encore sacrifié, qu'il offre un sacrifice au nom d'Allah, le Puissant et Majestueux
- Sunan an-Nasa'i, n°4391
Rapporté par Rafi bin Khadij : Lors de la distribution du butin, le Messager d'Allah considérait dix moutons comme équivalant à un chameau. Shu'bah a dit : "Je connais la plupart de cela de ce que j'ai entendu de Sa'eed bin Masruq, et Sufyan me l'a rapporté." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4398
Rapporté par Jundab bin Sufyan : Nous avons égorgé le sacrifice avec le Messager d'Allah un jour, et les gens ont égorgé leurs sacrifices avant la prière. Quand il a fini la prière, le Prophète a vu qu'ils avaient égorgé leurs sacrifices avant la prière. Il a dit : "Celui qui a égorgé son sacrifice avant la prière, qu'il en égorge un autre à sa place, et celui qui ne l'a pas encore fait jusqu'à ce que nous ayons prié, qu'il l'égorge au nom d'Allah, le Tout-Puissant et Sublime." (Sahih)
- Sunan an-Nasa'i, n°4477
Rapporté par Sufyan, de ‘Amr bin Dinar, de Ibn ‘Umar, qui a dit : Le Messager d’Allah a dit : « Quand deux personnes se rencontrent pour commercer, la transaction n’est pas définitive tant qu’elles ne se sont pas séparées, sauf si elles ont décidé de conclure la transaction. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4480
Rapporté par Sufyan, de ‘Abdullah bin Dinar, de Ibn ‘Umar, du Prophète qui a dit : « Deux commerçants ont le choix tant qu’ils ne se sont pas séparés, ou qu’ils ont décidé de conclure la transaction. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4894
Rapporté par Sufyan : Il y avait une femme de la tribu Makhzoum qui empruntait des objets puis le niait. Elle a été amenée au Messager d'Allah et on l'a informé à son sujet. Il a dit : "Si c'était Fatimah (qui avait volé), je lui couperais la main." On a demandé à Sufyan : "Qui t'a dit cela ?" Il a répondu : "Ayyub bin Musa, d'après Az-Zuhri, d'après 'Urwah, d'après 'Aïshah, si Allah le Puissant et Sublime le veut
- Sunan an-Nasa'i, n°4971
Rapporté par Sufyan, d'après Abu Az-Zubair, d'après Jabir, que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « On ne coupe pas la main du voleur ni du chapardeur. » (Sahih) Sufyan ne l'a pas entendu d'Abu Az-Zubair
- Sunan an-Nasa'i, n°4972
Rapporté par Sufyan, d'après Abu Az-Zubair, que Jabir a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ a dit : “On ne coupe pas la main du chapardeur.” » (Sahih) Ibn Juraij ne l'a pas non plus entendu d'Abu Az-Zubair
- Sunan an-Nasa'i, n°5093
Rapporté par Sa'eed Al-Maqburi : J'ai vu Mu'awiyah bin Abi Sufyan sur le minbar, tenant une boule de cheveux comme celles que les femmes utilisent. Il a dit : « Que se passe-t-il avec les femmes musulmanes qui mettent ces choses (sur leur tête) ? J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : "Toute femme qui ajoute des cheveux à sa tête qui ne sont pas les siens, c'est une tromperie qu'elle ajoute à sa tête." »
- Sunan an-Nasa'i, n°5420
Rapporté par 'Aishah : Hind est venue voir le Messager d'Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d'Allah, Abu Sufyan est un homme avare qui ne dépense pas assez pour mon enfant et moi. Puis-je prendre de ses biens sans qu'il le sache ? » Il a répondu : « Prends ce qui est suffisant pour toi et ton enfant, de façon raisonnable. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5491
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète ﷺ cherchait la protection d'Allah contre ces trois choses : être frappé par la destruction, voir ses ennemis se réjouir de ses malheurs, être destiné à une mauvaise fin, et contre le moment difficile d'une épreuve." Sufyan (un des rapporteurs) a dit : "Il y en avait trois, et j'en ai cité quatre car je ne me souviens pas laquelle n'en faisait pas partie
- Sunan an-Nasa'i, n°5742
Rapporté par Abdullah : J'ai entendu Sufyan à qui on demandait au sujet du Nabidh. Il a dit : "Préparez du Nabidh la nuit et buvez-le le matin
Profil symbolique du prénom Sofiane
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Sofiane
Traits dominants
- Agilité : Il manifeste une capacité à s'adapter rapidement aux situations nouvelles avec une grande aisance.
- Sincérité : Sa recherche de pureté se traduit par un comportement authentique et des intentions claires.
- Endurance : Il possède une force intérieure qui lui permet de poursuivre ses objectifs avec persévérance et efficacité.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Sofiane (ou Sufyan, ou Sofian)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| sufyan | Arabe |
Personnalités connues portant le prénom Sofiane
- Sufyan ibn `Uyaynah (savant islamique)
Popularité du prénom Sofiane
Dans le monde musulman
En France
Variante (10) : Sofiane · 24 650 Sofian · 6 040 Soufiane · 3 620 Sofien · 1 245 Sophiane · 1 085 Sophian · 1 025 Sofiene · 905 Soufian · 690 Sufyan · 100 Sofiène · 35
Le prénom Sofiane a été donné à 24 650 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 541ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 8 755
- Hauts-de-France 3 170
- Auvergne-Rhône-Alpes 2 765
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 320
- Grand Est 1 725
- Occitanie 1 410
- Bourgogne-Franche-Comté 955
- Normandie 880
Voir plus (8 régions)
- Nouvelle-Aquitaine 840
- Centre-Val de Loire 695
- Pays de la Loire 480
- Bretagne 300
- La Réunion 115
- Corse 55
- Martinique 5
- Mayotte 5
Le prénom Sofian a été donné à 6 040 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 197ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 285
- Hauts-de-France 1 015
- Occitanie 985
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 695
- Auvergne-Rhône-Alpes 495
- Grand Est 440
- Nouvelle-Aquitaine 255
- Bourgogne-Franche-Comté 180
Voir plus (6 régions)
- Normandie 165
- Centre-Val de Loire 130
- Pays de la Loire 125
- Bretagne 60
- La Réunion 10
- Martinique 5
Le prénom Soufiane a été donné à 3 620 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 603ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 055
- Auvergne-Rhône-Alpes 390
- Occitanie 340
- Grand Est 305
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 305
- Hauts-de-France 265
- Nouvelle-Aquitaine 210
- Centre-Val de Loire 170
Voir plus (6 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 135
- Corse 95
- Pays de la Loire 75
- Normandie 60
- Bretagne 25
- Mayotte 10
Le prénom Sofien a été donné à 1 245 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 033ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 310
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 265
- Occitanie 195
- Île-de-France 190
- Grand Est 60
- Hauts-de-France 30
- Nouvelle-Aquitaine 15
- Bourgogne-Franche-Comté 10
Voir plus (1 régions)
- Normandie 10
Le prénom Sophiane a été donné à 1 085 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 268ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 315
- Hauts-de-France 155
- Auvergne-Rhône-Alpes 110
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 95
- Grand Est 60
- Occitanie 45
- Bourgogne-Franche-Comté 10
- Centre-Val de Loire 5
Voir plus (2 régions)
- Normandie 5
- Pays de la Loire 5
Le prénom Sophian a été donné à 1 025 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 374ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Occitanie 205
- Île-de-France 195
- Hauts-de-France 140
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 130
- Auvergne-Rhône-Alpes 80
- Grand Est 55
- Nouvelle-Aquitaine 30
- Bourgogne-Franche-Comté 20
Voir plus (2 régions)
- Normandie 20
- Pays de la Loire 10
Le prénom Sofiene a été donné à 905 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 638ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Auvergne-Rhône-Alpes 240
- Île-de-France 195
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 155
- Grand Est 95
- Occitanie 35
- Hauts-de-France 10
- Nouvelle-Aquitaine 5
Le prénom Soufian a été donné à 690 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 307ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 145
- Grand Est 65
- Auvergne-Rhône-Alpes 65
- Occitanie 45
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 45
- Hauts-de-France 35
- Bourgogne-Franche-Comté 25
- Nouvelle-Aquitaine 15
Voir plus (2 régions)
- Centre-Val de Loire 5
- Corse 5
Le prénom Sufyan a été donné à 100 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 13 149ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 30
- Grand Est 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Sofiène a été donné à 35 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 21 521ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
FAQ sur le prénom Sofiane
Quelle est la signification du prénom Sofiane ?
Le prénom Sofiane signifie le pur ou le dévoué. Il peut également se traduire par celui qui est rapide et agile, symbolisant l'efficacité et la réussite dans la culture arabe.
Quelle est l'origine du prénom Sofiane ?
Le prénom Sofiane est d'origine arabe, dérivé de la racine Safa signifiant la pureté. Il est historiquement lié à la noble tribu des Quraysh par le personnage de Sufyan ibn Harb.
Quelles sont les variantes du prénom Sofiane ?
Il existe plusieurs variantes de ce prénom selon les régions, notamment Sofian, Sofien, Sophiane, Soufian, Soufiane ou encore Sufyan.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.