Tout savoir sur le prénom Talha en Islam : Coran, hadiths et histoire
طلّحة
Le prénom Talha est un nom masculin d'origine arabe signifiant 'acacia' ou 'bananier'. Très estimé dans le monde musulman, il est porté par une figure historique majeure de l'islam, symbolisant à la fois la force de la nature et la noblesse de caractère.
Origine du prénom Talha
Signification du prénom Talha
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Talha dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
215 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°642
Muhammad a dit : ‘A’ishah رضي الله عنها est venue voir Safiyyah Umm Talha al-Talhat et, en voyant sa fille, elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est entré (dans la maison) et il y avait une fille dans ma chambre. Il m’a donné son vêtement (pagne) et a dit : “Déchire-le en deux et donne une moitié à cette fille et l’autre moitié à la fille qui est chez Umm Salamah.” Je pense qu’elle avait atteint la puberté, ou (il a dit) je pense qu’elles avaient atteint la puberté. » Abu Dawud a dit : Hisham a rapporté ce récit de la même façon, d’après Muhammad ibn Sirin
- Sunan Abu Dawud, n°3791
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : J’étais un jeune garçon. J’ai chassé un lièvre et je l’ai rôti. Abu Talha a envoyé sa bosse par mon intermédiaire au Prophète ﷺ, alors je la lui ai apportée et il l’a acceptée
- Sahih al-Bukhari, n°46
Rapporté par Talha bin 'Ubaidullah : Un homme du Najd, aux cheveux en désordre, est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ). Nous avons entendu sa voix forte sans comprendre ce qu’il disait, jusqu’à ce qu’il s’approche et nous avons alors compris qu’il posait des questions sur l’islam. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Tu dois accomplir parfaitement cinq prières par jour et par nuit (24 heures). » L’homme a demandé : « Y a-t-il d’autres prières ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, sauf si tu veux faire des prières surérogatoires (Nawafil). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a ensuite dit : « Tu dois jeûner pendant le mois de Ramadan. » L’homme a demandé : « Y a-t-il d’autres jeûnes ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, sauf si tu veux faire des jeûnes surérogatoires. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « Tu dois payer la Zakat (aumône obligatoire). » L’homme a demandé : « Y a-t-il autre chose que la Zakat à donner ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, sauf si tu veux donner de ta propre volonté. » Ensuite, cet homme est parti en disant : « Par Allah ! Je ne ferai ni moins ni plus que cela. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’il dit vrai, alors il réussira (il entrera au Paradis). »
- Sahih al-Bukhari, n°171
Rapporté par Anas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait raser la tête, Abu Talha a été le premier à prendre quelques-uns de ses cheveux
- Sahih al-Bukhari, n°179
Rapporté par Zaid bin Khalid : J’ai demandé à `Uthman bin `Affan au sujet d’une personne qui a eu un rapport sexuel sans éjaculer. `Uthman a répondu : « Il doit faire les ablutions comme pour la prière ordinaire, mais il doit laver son sexe. » `Uthman a ajouté : « Je l’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai interrogé `Ali, Az-Zubair, Talha et Ubai bin Ka`b à ce sujet et ils ont donné la même réponse. (Cet ordre a été annulé plus tard et le bain complet est devenu obligatoire dans ce cas)
Voir 210 autres hadiths
- Sahih al-Bukhari, n°282
Rapporté par Um-Salama (la mère des croyants) : Um Sulaim, la femme d’Abu Talha, est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah n’a pas honte de la vérité. Est-ce qu’une femme doit prendre un bain si elle a un rêve humide (perte nocturne) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Oui, si elle remarque une trace. »
- Sahih al-Bukhari, n°292
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : J’ai demandé à `Uthman bin `Affan au sujet d’un homme qui a eu un rapport avec sa femme sans éjaculer. `Uthman a répondu : « Il doit faire les ablutions comme pour la prière après avoir lavé ses parties intimes. » `Uthman a ajouté : « J’ai entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai posé la question à `Ali bin Abi Talib, Az-Zubair bin Al-`Awwam, Talha bin ‘Ubaidullah et Ubai bin Ka`b, et ils ont donné la même réponse. (Abu Aiyub a dit qu’il avait entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ)). (Cet ordre a été annulé plus tard, donc il faut prendre un bain. Voir le hadith correspondant)
- Sahih al-Bukhari, n°371
Rapporté par `Abdul `Aziz : Anas a dit : « Lorsque le Messager d'Allah ﷺ a attaqué Khaybar, nous avons fait la prière du Fajr là-bas (tôt le matin) alors qu'il faisait encore sombre. Le Prophète ﷺ est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j'étais derrière Abu Talha. Le Prophète ﷺ a traversé rapidement la ruelle de Khaybar et mon genou touchait la cuisse du Prophète ﷺ. Il a découvert sa cuisse et j'ai vu la blancheur de la cuisse du Prophète. Lorsqu'il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d'un peuple (hostile), alors mauvais sera le matin de ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour leurs occupations et certains ont dit : “Muhammad (est venu).” (Certains de nos compagnons ont ajouté : “Avec son armée.”) Nous avons conquis Khaybar, pris des captifs, et le butin a été rassemblé. Dihya est venu et a dit : “Ô Prophète d'Allah ! Donne-moi une esclave parmi les captives.” Le Prophète a dit : “Va et prends n'importe quelle esclave.” Il a pris Safiya bint Huyai. Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as donné Safiya bint Huyai à Dihya alors qu'elle est la chef des tribus de Quraidha et An-Nadir et qu'elle ne convient qu'à toi.” Alors le Prophète ﷺ a dit : “Amène-la avec lui.” Dihya est donc venu avec elle et quand le Prophète ﷺ l'a vue, il a dit à Dihya : “Prends une autre esclave parmi les captives à la place.” Anas a ajouté : Le Prophète ﷺ l'a ensuite affranchie et l'a épousée. » Thabit a demandé à Anas : « Ô Abu Hamza ! Qu'a donné le Prophète ﷺ comme dot ? » Il a répondu : « Elle-même était sa dot, car il l'a affranchie puis épousée. » Anas a ajouté : « En chemin, Um Sulaim l'a préparée pour le mariage et la nuit, elle l'a envoyée comme épouse au Prophète ﷺ. Le Prophète était donc le marié et il a dit : “Que celui qui a de la nourriture l'apporte.” Il a étendu une natte en cuir et certains ont apporté des dattes, d'autres du beurre fondu. (Je crois qu'Anas a mentionné As-Sawaq.) Ils ont préparé un plat de Hais (un type de plat). Et ce fut le banquet de mariage du Messager d'Allah ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°422
Rapporté par Anas : J'ai trouvé le Prophète (ﷺ) dans la mosquée avec quelques personnes. Il m'a dit : « Est-ce qu'Abu Talha t'a envoyé ? » J'ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Pour un repas ? » J'ai dit : « Oui. » Alors il a dit à ses compagnons : « Levez-vous. » Ils sont partis et j'étais devant eux
- Sahih al-Bukhari, n°468
Rapporté par Nafi' : Ibn 'Umar a dit : « Le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque et a fait venir 'Uthman bin Talha. Il a ouvert la porte de la Ka'ba et le Prophète, Bilal, Usama bin Zaid et 'Uthman bin Talha sont entrés dans la Ka'ba, puis ils ont fermé la porte de l'intérieur. Ils sont restés là un moment, puis sont sortis. » Ibn 'Umar a ajouté : « Je suis vite allé voir Bilal et je lui ai demandé (si le Prophète (ﷺ) avait prié). Bilal a répondu : 'Il y a prié.' J'ai demandé : 'Où ?' Il a répondu : 'Entre les deux piliers.' » Ibn 'Umar a ajouté : « J'ai oublié de demander combien de rak'at le Prophète avait prié dans la Ka'ba. »
- Sahih al-Bukhari, n°504
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ est entré dans la Ka‘ba avec Usama bin Zaid, ‘Uthman bin Talha et Bilal, et il y est resté longtemps. Quand ils sont sortis, j’ai été le premier à entrer dans la Ka‘ba. J’ai demandé à Bilal : « Où le Prophète ﷺ a-t-il prié ? » Bilal a répondu : « Entre les deux piliers de devant. »
- Sahih al-Bukhari, n°505
Rapporté par Nafi‘ : ‘Abdullah bin ‘Umar a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la Ka‘ba avec Usama bin Zaid, Bilal et ‘Uthman bin Talha Al-Hajabi. Il a fermé la porte et y est resté un moment. J’ai demandé à Bilal quand il est sorti : ‘Qu’a fait le Prophète ﷺ ?’ Il a répondu : ‘Il a prié avec un pilier à sa gauche, un à sa droite et trois derrière lui.’ À cette époque, la Ka‘ba était soutenue par six piliers. » Malik a dit : « Il y avait deux piliers à sa droite. »
- Sahih al-Bukhari, n°610
Rapporté par Humaid : Anas bin Malik a dit : « Chaque fois que le Prophète (ﷺ) partait avec nous pour combattre (dans la voie d’Allah) contre une nation, il ne nous permettait pas d’attaquer avant le matin et il attendait pour voir : s’il entendait l’Adhan, il reportait l’attaque, et s’il ne l’entendait pas, il attaquait. » Anas a ajouté : « Nous sommes arrivés à Khaybar la nuit et, le matin, comme il n’a pas entendu l’Adhan pour la prière, il (le Prophète) est monté à cheval et je suis monté derrière Abi Talha, mon pied touchait celui du Prophète. Les habitants de Khaybar sont sortis avec leurs paniers et leurs pioches, et quand ils ont vu le Prophète (ﷺ), ils ont crié : ‘Muhammad ! Par Allah, Muhammad et son armée !’ Quand le Messager d’Allah (ﷺ) les a vus, il a dit : ‘Allahu-Akbar ! Allahu-Akbar ! Khaybar est perdue. Chaque fois que nous approchons d’une nation (pour combattre), leur matin sera mauvais, ceux qui ont été avertis.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°612
Rapporté par `Isa bin Talha : Il a entendu Muawiya répéter les paroles de l’Adhan jusqu’à « Wa ash-hadu anna Muhammadan rasulul-lah » (et j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°1285
Rapporté par Anas bin Malik : Nous étions dans le cortège funèbre d’une des filles du Prophète (ﷺ) et il était assis près de la tombe. J’ai vu ses yeux pleurer. Il a dit : « Y a-t-il parmi vous quelqu’un qui n’a pas eu de relations avec sa femme la nuit dernière ? » Abu Talha a répondu que oui. Alors le Prophète lui a dit de descendre dans la tombe. Il est donc descendu dans sa tombe
- Sahih al-Bukhari, n°1301
Rapporté par Anas bin Malik : Un des fils d’Abu Talha est tombé malade et est décédé alors qu’Abu Talha n’était pas à la maison. Quand sa femme a vu qu’il était mort, elle l’a préparé (lavé et enveloppé) et l’a placé dans un endroit de la maison. Quand Abu Talha est rentré, il a demandé : « Comment va l’enfant ? » Elle a répondu : « L’enfant est calme et j’espère qu’il est en paix. » Abu Talha a cru qu’elle disait la vérité. Il a passé la nuit et, le matin, après s’être lavé, alors qu’il voulait sortir, elle lui a annoncé que leur fils était décédé. Abu Talha a accompli la prière du matin avec le Prophète (ﷺ) et l’a informé de ce qui leur était arrivé. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah vous bénisse pour cette nuit. » (C’est-à-dire : qu’Allah vous accorde une bonne descendance.) Sufyan a dit : « Un des Ansar a dit : ‘Ils (Abu Talha et sa femme) ont eu neuf fils, et tous ont appris le Coran par cœur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°1335
Rapporté par Talha bin `Abdullah bin `Auf : J’ai accompli la prière funéraire derrière Ibn `Abbas et il a récité Al-Fatiha, puis il a dit : « Sachez que cela (c’est-à-dire la récitation d’Al-Fatiha) fait partie de la tradition du Prophète ﷺ. »
- Sahih al-Bukhari, n°1342
Rapporté par Anas : Nous étions dans le cortège funèbre de la fille du Messager d’Allah ﷺ et le Messager d’Allah ﷺ était assis près de la tombe. J’ai vu ses yeux pleins de larmes. Il a dit : « Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui n’a pas eu de relations avec sa femme la nuit dernière ? » Abu Talha a répondu que oui. Alors le Messager d’Allah lui a demandé de descendre dans la tombe et il y est descendu pour l’enterrer
- Sahih al-Bukhari, n°1392
Rapporté par `Amr bin Maimun Al-Audi : J’ai vu `Umar bin Al-Khattab (quand il a été poignardé) dire : « Ô `Abdullah bin `Umar ! Va voir la mère des croyants `Aïcha et dis-lui : ‘`Umar bin Al-Khattab te transmet ses salutations’ et demande-lui la permission d’être enterré avec mes compagnons. » (Ibn `Umar a transmis le message à `Aïcha.) Elle a dit : « J’avais pensé garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je le préfère (`Umar) à moi-même (et je lui permets d’être enterré là). » Quand `Abdullah bin `Umar est revenu, `Umar lui a demandé : « Quelles nouvelles as-tu ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! Elle t’a donné la permission. » `Umar a dit : « Rien n’était plus important pour moi que d’être enterré dans cet endroit (sacré). Donc, quand je mourrai, emmenez-moi là-bas, saluez-la (`Aïcha) et dites : ‘`Umar bin Al-Khattab demande la permission ; si elle l’accorde, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans.’ Je ne pense pas que quelqu’un ait plus de droit au califat que ceux avec qui le Messager d’Allah (ﷺ) était toujours satisfait jusqu’à sa mort. Et celui qui sera choisi par les gens après moi sera le calife, et vous devrez l’écouter et lui obéir. » Puis il a mentionné les noms de `Uthman, `Ali, Talha, Az-Zubair, `Abdur-Rahman bin `Auf et Sa`d bin Abi Waqqas. À ce moment-là, un jeune homme des Ansar est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Sois heureux de la bonne nouvelle d’Allah. Le rang que tu as en islam est connu, puis tu es devenu calife, tu as gouverné avec justice et tu as reçu le martyre après tout cela. » `Umar a répondu : « Ô fils de mon frère ! J’aimerais que tous ces privilèges compensent (mes manquements), pour que je ne gagne ni ne perde rien. Je recommande à mon successeur d’être bon envers les premiers émigrants, de respecter leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je lui recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui, avant eux, avaient des maisons à Médine et avaient adopté la foi. Il doit accepter le bien des justes parmi eux et excuser leurs fautes. Je lui recommande de respecter les règles concernant les Dhimmis (protégés) d’Allah et de Son Messager, de remplir leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas les taxer au-delà de leurs capacités. »
- Sahih al-Bukhari, n°1461
Rapporté par ‘Is-haq bin ‘Abdallah bin Al Talha : J’ai entendu Anas bin Malik dire : Abou Talha possédait plus de jardins de palmiers que n’importe quel autre Ansar à Médine, et celui qu’il aimait le plus était le jardin Bairuha, qui était en face de la Mosquée du Prophète (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) y allait et buvait de sa bonne eau. Anas a ajouté : Quand ces versets ont été révélés : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez. » (3.92), Abou Talha a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah, le Béni, le Supérieur, dit : Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez. Et sans aucun doute, le jardin Bairuha est ce que j’aime le plus parmi mes biens. Je veux donc le donner en aumône pour Allah. J’espère sa récompense d’Allah. Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Utilise-le là où Allah te le fera juger utile. Le Messager d’Allah a dit : Bravo ! C’est un bien précieux. J’ai entendu ce que tu as dit (Ô Abou Talha), et je pense qu’il serait bien que tu le donnes à tes proches. Abou Talha a dit : Je vais le faire, Ô Messager d’Allah. Puis Abou Talha a distribué ce jardin à ses proches et à ses cousins
- Sahih al-Bukhari, n°1502
Rapporté par Anas bin Malik : J’ai amené `Abdullah bin Abu Talha au Messager d’Allah (ﷺ) pour qu’il fasse le Tahnik pour lui. (Le Tahnik était une coutume chez les musulmans : quand un enfant naissait, on l’amenait au Prophète (ﷺ) qui mâchait une datte et en mettait un peu dans la bouche du bébé). J’ai vu le Prophète (ﷺ) avec un instrument pour marquer au fer, il marquait les chameaux de la Zakat
- Sahih al-Bukhari, n°1598
Rapporté par Salim, dont le père a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ), Usama bin Zaid, Bilal et `Uthman bin Abu Talha sont entrés dans la Ka`ba et ont fermé la porte. Quand ils ont rouvert la porte, j’ai été la première personne à entrer (dans la Ka`ba). J’ai rencontré Bilal et je lui ai demandé : « Est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a prié à l’intérieur (de la Ka`ba) ? » Bilal a répondu oui et a dit : « (Le Prophète (ﷺ) a prié) entre les deux piliers de droite. »
- Sahih al-Bukhari, n°1651
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont pris l’Ihram pour le Hajj et seuls le Prophète (ﷺ) et Talha avaient un Hadi (sacrifice) avec eux. `Ali est arrivé du Yémen avec un Hadi. `Ali a dit : « J’ai pris l’Ihram pour ce que le Prophète (ﷺ) a fait. » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de faire la `Umra avec l’Ihram qu’ils avaient pris, puis, après avoir terminé le Tawaf (de la Ka`ba, Safa et Marwa), de se couper les cheveux et de terminer leur Ihram, sauf ceux qui avaient un Hadi avec eux. Ils ont dit : « Comment pouvons-nous aller à Mina (pour le Hajj) après avoir eu des relations avec nos femmes ? » Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a dit : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas apporté le Hadi avec moi. Si je n’avais pas eu de Hadi, j’aurais terminé l’état d’Ihram. » `Aisha a eu ses règles, elle a donc accompli toutes les cérémonies du Hajj sauf le Tawaf de la Ka`ba, et quand elle a été purifiée, elle a fait le Tawaf de la Ka`ba. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Vous tous) vous retournez avec le Hajj et la `Umra, mais moi je reviens seulement avec le Hajj. » Alors le Prophète (ﷺ) a ordonné à `Abdur-Rahman bin Abu Bakr de l’accompagner à Tan`im, et ainsi elle a fait la `Umra après le Hajj
- Sahih al-Bukhari, n°1785
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons ont pris l’Ihram pour le Hajj, et seuls le Prophète (ﷺ) et Talha avaient l’animal à sacrifier avec eux. ‘Ali est venu du Yémen avec un animal à sacrifier. Il (‘Ali) a dit : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que celle du Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de transformer leur intention d’Ihram en celle de la ‘Umra, de faire le Tawaf de la Ka‘ba (et entre Safa et Marwa), de se couper les cheveux puis de sortir de l’Ihram, sauf ceux qui avaient l’animal à sacrifier. Ils ont demandé : « Allons-nous à Mina alors que certains d’entre nous auront eu des relations avec leurs femmes si nous sortons de l’Ihram ? » Le Prophète a entendu cela et a dit : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas amené l’animal à sacrifier. Si je ne l’avais pas avec moi, je serais sorti de l’Ihram. » Aisha a eu ses règles et a accompli toutes les cérémonies (du Hajj) sauf le Tawaf. Quand elle est devenue pure et qu’elle a fait le Tawaf de la Ka‘ba, elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vous (les gens) repartez avec le Hajj et la ‘Umra, et moi seulement avec le Hajj ! » Alors, il a ordonné à ‘Abdur Rahman bin Abu Bakr de l’emmener à at-Tan‘im. Ainsi, elle a accompli la ‘Umra après le Hajj, au mois de Dhi-l-Hijja. Suraqa bin Malik bin Ju’sham a rencontré le Prophète (ﷺ) à Al-‘Aqaba (Jamrat-ul ‘Aqaba) pendant qu’il y jetait les cailloux et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce permis seulement pour toi ? » Le Prophète a répondu : « Non, c’est pour toujours (c’est-à-dire que tous les musulmans peuvent faire la ‘Umra avant le Hajj). »
- Sahih al-Bukhari, n°1891
Rapporté par Talha bin 'Ubaidullah : Un bédouin aux cheveux ébouriffés est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dis-moi ce qu’Allah m’a rendu obligatoire concernant la prière. » Il a répondu : « Tu dois accomplir parfaitement les cinq prières obligatoires chaque jour et chaque nuit (24 heures), sauf si tu veux faire des prières surérogatoires. » Le bédouin a demandé : « Dis-moi ce qu’Allah m’a rendu obligatoire concernant le jeûne. » Il a répondu : « Tu dois jeûner tout le mois de Ramadan, sauf si tu veux jeûner davantage en surérogatoire. » Le bédouin a demandé : « Dis-moi combien de Zakat Allah m’a imposé. » Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) lui a expliqué toutes les règles (c’est-à-dire les piliers) de l’islam. Le bédouin a alors dit : « Par Celui qui t’a honoré, je ne ferai rien de plus ni de moins que ce qu’Allah m’a imposé. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’il dit la vérité, il réussira (ou il entrera au Paradis). »
- Sahih al-Bukhari, n°2092
Rapporté par 'Is-haq bin `Abdullah bin Abu Talha : J’ai entendu Anas bin Malik dire : Un tailleur a invité le Messager d'Allah (ﷺ) à un repas qu’il avait préparé. Anas bin Malik a dit : J’ai accompagné le Messager d'Allah (ﷺ) à ce repas. Il a servi au Prophète (ﷺ) du pain et un bouillon avec de la courge et de la viande séchée. J’ai vu le Prophète (ﷺ) prendre des morceaux de courge dans le plat. Anas a ajouté : Depuis ce jour, j’aime la courge
- Sahih al-Bukhari, n°2134
Rapporté par Az-Zuhri d’après Malik bin Aus : Ce dernier a dit : « Qui a de la monnaie ? » Talha a répondu : « J’en aurai quand notre magasinier reviendra de la forêt. » Malik bin Aus a rapporté de `Umar bin Al-Khattab : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’échange d’or contre de l’or est de l’usure, sauf si c’est de main à main et en quantité égale. L’échange de blé contre du blé est de l’usure, sauf si c’est de main à main et en quantité égale. L’échange de dattes contre des dattes est de l’usure, sauf si c’est de main à main et en quantité égale. L’échange d’orge contre de l’orge est de l’usure, sauf si c’est de main à main et en quantité égale. »
- Sahih al-Bukhari, n°2174
Rapporté par Ibn Shihab : Malik bin Aus a dit : « J’avais besoin de monnaie pour cent dinars. Talha bin 'Ubaidullah m’a appelé, nous en avons parlé, et il a accepté de faire l’échange. Il a pris les pièces d’or dans ses mains, les a manipulées, puis a dit : “Attends que mon magasinier revienne de la forêt.” `Umar, qui écoutait, a dit : “Par Allah ! Tu ne dois pas te séparer de Talha avant d’avoir reçu l’argent de sa part, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘La vente d’or contre de l’or est de l’usure (riba), sauf si l’échange se fait de main à main et pour une quantité égale ; de même, la vente de blé contre du blé est de l’usure, sauf si c’est de main à main et pour une quantité égale ; la vente d’orge contre de l’orge est de l’usure, sauf si c’est de main à main et pour une quantité égale ; et la vente de dattes contre des dattes est de l’usure, sauf si c’est de main à main et pour une quantité égale.’”
- Sahih al-Bukhari, n°2318
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha était l’homme le plus riche de Médine parmi les Ansar, et son jardin Beeruha’ était ce qu’il possédait de plus cher, situé en face de la mosquée du Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de son eau douce. Quand ce verset a été révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez en aumône ce que vous aimez » (3.92), Abu Talha s’est levé devant le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez en aumône ce que vous aimez”, et ce que j’aime le plus dans mes biens, c’est Beeruha’, alors je le donne en aumône en espérant la récompense d’Allah. Ô Messager d’Allah ! Utilise-le comme tu veux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a apprécié et a dit : « C’est une richesse qui rapporte, c’est une richesse qui rapporte. J’ai entendu ce que tu as dit ; je te conseille de la distribuer à tes proches. » Abu Talha a dit : « Je vais le faire, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Abu Talha l’a donc distribué à ses proches et cousins. Le sous-narrateur (Malik) a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une richesse qui rapporte, » au lieu de « richesse qui se perd. »
- Sahih al-Bukhari, n°2464
Rapporté par Anas : J’étais le serviteur des gens dans la maison d’Abu Talha, et à cette époque, on préparait des boissons à base de dattes. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné à quelqu’un d’annoncer que les boissons alcoolisées étaient interdites. Abu Talha m’a demandé de sortir et de jeter le vin. Je suis sorti et je l’ai versé, il a coulé dans les rues de Médine. Certaines personnes ont dit : « Certains sont morts alors qu’ils avaient encore du vin dans l’estomac. » À ce sujet, la révélation divine est venue : « Ceux qui croient et font de bonnes œuvres ne seront pas blâmés pour ce qu’ils ont consommé (dans le passé). »
- Sahih al-Bukhari, n°2572
Rapporté par Anas : Nous avons poursuivi un lapin à Mar-al-Zahran et les gens ont couru après lui mais se sont fatigués. Je l’ai attrapé et l’ai donné à Abou Talha, qui l’a égorgé et a envoyé sa hanche ou ses deux cuisses au Messager d’Allah. (Le narrateur confirme qu’il a envoyé les deux cuisses.) Le Prophète (ﷺ) a accepté ce cadeau. (Le sous-narrateur demanda à Anas : « Le Prophète en a-t-il mangé ? » Anas répondit : « Oui, il en a mangé. »)
- Sahih al-Bukhari, n°2627
Rapporté par Anas : Un jour, les habitants de Médine ont eu peur, alors le Prophète (ﷺ) a emprunté un cheval à Abu Talha appelé Al-Mandub et l’a monté. À son retour, il a dit : « Nous n’avons rien vu d’inquiétant, mais le cheval était très rapide, aussi infatigable que l’eau de la mer. »
- Sahih al-Bukhari, n°2630
Rapporté par Ibn Shihab Az-Zuhri : Anas bin Malik a dit : « Quand les émigrants sont arrivés à Médine, ils n’avaient rien alors que les Ansar avaient des terres et des biens. Les Ansar leur ont donné leurs terres à condition que les émigrants leur donnent la moitié de la récolte annuelle, travaillent la terre et fournissent ce qu’il faut pour la culture. La mère d’Anas (qui était aussi la mère de `Abdullah bin Abu Talha) a donné des palmiers au Prophète d’Allah (ﷺ), qui les a offerts à sa servante affranchie (Um Aiman), la mère d’Usama bin Zaid. Quand le Prophète (ﷺ) est revenu à Médine après la bataille de Khaybar, les émigrants ont rendu aux Ansar les fruits qu’ils avaient reçus. Le Prophète (ﷺ) a aussi rendu à la mère d’Anas ses palmiers. Le Messager d’Allah (ﷺ) a donné à Um Aiman d’autres arbres de son jardin en échange de ce don. »
- Sahih al-Bukhari, n°2678
Rapporté par Talha bin 'Ubaidullah : Un homme est venu demander au Messager d’Allah (ﷺ) des informations sur l’islam. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Tu dois accomplir cinq prières obligatoires chaque jour et chaque nuit. » L’homme a demandé : « Y a-t-il d’autres prières obligatoires pour moi ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, sauf si tu veux faire des prières surérogatoires. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « Tu dois jeûner pendant le mois de Ramadan. » L’homme a dit : « Dois-je jeûner d’autres jours ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, sauf si tu veux jeûner volontairement. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) lui a parlé de la zakat obligatoire. L’homme a demandé : « Dois-je donner autre chose ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, sauf si tu veux donner en aumône volontairement. » L’homme est alors parti en disant : « Par Allah, je ne ferai ni plus ni moins que cela. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’il a dit la vérité, il réussira. »
- Sahih al-Bukhari, n°2740
Rapporté par Talha bin Musarrif : J’ai demandé à ‘Abdullah bin Abu ‘Awfa : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il fait un testament ? » Il a répondu : « Non. » Je lui ai demandé : « Comment se fait-il alors que le testament soit recommandé aux gens ? » Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a légué le Livre d’Allah (c’est-à-dire le Coran). »
- Sahih al-Bukhari, n°2752
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Je te conseille de partager (ce jardin) entre tes proches. » Abu Talha répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ainsi. » Alors Abu Talha le partagea entre ses proches et ses cousins. Ibn ‘Abbas a dit : Lorsque le verset coranique : « Avertis tes plus proches parents » (26.214) a été révélé, le Prophète (ﷺ) a commencé à appeler les différentes grandes familles de Quraish : « Ô Bani Fihr ! Ô Bani Adi ! » Abu Huraira a dit : Lorsque le verset : « Avertis tes plus proches parents » fut révélé, le Prophète (ﷺ) a dit d’une voix forte : « Ô gens de Quraish ! »
- Sahih al-Bukhari, n°2758
Rapporté par Anas (ra) : Lorsque le verset sacré : « Vous n’atteindrez jamais la piété (la récompense d’Allah, c’est-à-dire le Paradis) tant que vous ne dépenserez pas de ce que vous aimez… » (3:92) a été révélé, Abu Talha est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Allah, le Béni, le Très-Haut, a dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez jamais la piété tant que vous ne dépenserez pas de ce que vous aimez…” et le bien que j’aime le plus est Bairuha’ (un jardin où le Messager d’Allah (ﷺ) venait s’asseoir à l’ombre et boire de son eau). Je l’offre à Allah et à Son Messager (ﷺ) en espérant la récompense d’Allah dans l’au-delà. Ô Messager d’Allah ! Utilise-le comme Allah te l’ordonne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Bravo ! Ô Abu Talha, c’est un bien fructueux. Nous l’acceptons de toi et maintenant nous te le rendons. Distribue-le parmi tes proches. » Alors Abu Talha le distribua parmi ses proches, dont Ubai et Hassan. Quand Hassan a vendu sa part de ce jardin à Mu‘awiya, on lui demanda : « Que penses-tu de l’aumône d’Abu Talha ? » Il répondit : « Pourquoi ne vendrais-je pas un Sa’ de dattes contre un Sa’ d’argent ? » Le jardin était situé dans la cour du palais de Bani Jadila construit par Mu‘awiya
- Sahih al-Bukhari, n°2768
Rapporté par Anas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, il n’avait aucun serviteur. Abu Talha (le beau-père d’Anas) a amené Anas au Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Anas est un garçon intelligent, alors laisse-le te servir. » J’ai donc servi le Prophète chez lui et lors de ses voyages. Si je faisais quelque chose, il ne me demandait jamais pourquoi je l’avais fait, et si je ne faisais pas quelque chose, il ne me demandait jamais pourquoi je ne l’avais pas fait
- Sahih al-Bukhari, n°2769
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha possédait la plus grande richesse en palmiers parmi les Ansar de Médine, et il tenait le plus à son jardin Bairuha’, situé en face de la mosquée du Prophète (ﷺ). Le Prophète y entrait et buvait de son eau fraîche. Lorsque ce verset divin fut révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez » (3:92), Abu Talha se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez”, et le bien que j’aime le plus, c’est Bairuha’, que je veux donner en aumône pour Allah, en espérant Sa récompense. Utilise-le comme Allah te le dira. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Bravo ! C’est un bien profitable (ou périssable). (Ibn Maslama n’est pas sûr du mot exact, profitable ou périssable.) J’ai entendu ce que tu as dit, et je te conseille de le distribuer à tes proches. » Abu Talha dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ce que tu as suggéré. » Ainsi, Abu Talha distribua ce jardin à ses proches et cousins
- Sahih al-Bukhari, n°2824
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : J’étais en compagnie de Talha bin 'Ubaidullah, Sa`d, Al-Miqdad bin Al-Aswad et `Abdur Rahman bin `Auf et je n’ai entendu aucun d’eux rapporter quoi que ce soit du Messager d’Allah (ﷺ), sauf Talha qui parlait du jour de la bataille d’Uhud
- Sahih al-Bukhari, n°2828
Rapporté par Anas bin Malik : Du vivant du Prophète, Abu Talha ne jeûnait pas à cause du jihad, mais après la mort du Prophète (ﷺ), je ne l’ai jamais vu sans jeûner, sauf pendant l’Aïd al-Fitr et l’Aïd al-Adha
- Sahih al-Bukhari, n°2862
Rapporté par Anas bin Malik : Il y a eu une frayeur à Médine, alors le Prophète (ﷺ) a emprunté un cheval appelé Mandub appartenant à Abu Talha et il l’a monté. À son retour, il a dit : « Je n’ai rien vu d’effrayant et j’ai trouvé ce cheval très rapide. »
- Sahih al-Bukhari, n°2867
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, les habitants de Médine ont eu peur, alors le Prophète (ﷺ) a monté un cheval appartenant à Abu Talha, qui courait lentement ou avait de petites foulées. À son retour, il a dit : « J’ai trouvé ton cheval (c’est-à-dire celui d’Abu Talha) très rapide. Après cela, ce cheval n’a plus jamais été dépassé en course. »
- Sahih al-Bukhari, n°2893
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Choisis un de tes jeunes serviteurs pour m'accompagner lors de mon expédition à Khaybar. » Alors, Abu Talha m'a emmené avec lui, me faisant monter derrière lui alors que j'étais un garçon proche de la puberté. J'avais l'habitude de servir le Messager d'Allah (ﷺ) lorsqu'il s'arrêtait pour se reposer. Je l'ai entendu répéter : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l'angoisse et la tristesse, contre l'impuissance et la paresse, contre l'avarice et la lâcheté, contre le poids des dettes et contre le fait d'être dominé par les hommes. » Puis nous sommes arrivés à Khaybar ; et quand Allah lui a permis de conquérir la forteresse, on lui a parlé de la beauté de Safiya bint Huyai bin Akhtab. Son mari avait été tué alors qu'elle venait de se marier. Le Messager d'Allah (ﷺ) l'a choisie pour lui-même et l'a emmenée avec lui jusqu'à ce que nous arrivions à un endroit appelé Sa`d-AsSahba', où ses menstrues étaient terminées et il l'a prise pour épouse. Un plat appelé haris a été servi sur une petite nappe en cuir. Ensuite, le Messager d'Allah (ﷺ) m'a demandé d'appeler ceux qui étaient autour de moi. C'était donc le festin de mariage du Messager d'Allah (ﷺ) et de Safiya. Puis nous sommes partis pour Médine. J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) replier un manteau sur la bosse du chameau pour faire une place plus large à Safiya (pour qu'elle s'asseye derrière lui). Il s'est assis à côté de son chameau, offrant ses genoux à Safiya pour qu'elle y pose les pieds et monte. Ensuite, nous avons continué jusqu'à ce que nous approchions de Médine ; il a regardé la montagne d'Uhud et a dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. » Puis il a regardé Médine et a dit : « Ô Allah ! Je fais de la zone entre ses deux montagnes un sanctuaire, comme Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis-les (c'est-à-dire les habitants de Médine) dans leur Mudd et leur Sa (leurs mesures). »
- Sahih al-Bukhari, n°2902
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha et le Prophète (ﷺ) se protégeaient avec un seul bouclier. Abu Talha était un bon archer, et quand il lançait ses flèches, le Prophète (ﷺ) regardait la cible de ses flèches
- Sahih al-Bukhari, n°2908
Rapporté par Anas : Le Prophète était le meilleur et le plus courageux des gens. Une nuit, les habitants de Médine ont été effrayés, alors ils sont allés vers l’endroit d’où venait le bruit. Le Prophète (ﷺ) les a rencontrés sur le chemin du retour après avoir vérifié ce qui se passait. Il montait un cheval sans selle appartenant à Abu Talha, avec une épée accrochée à son cou, et il disait : « N’ayez pas peur ! N’ayez pas peur ! » Il a ajouté : « Je l’ai trouvé (c’est-à-dire le cheval) très rapide », ou il a dit : « Ce cheval est très rapide. »
- Sahih al-Bukhari, n°2968
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, il y a eu une frayeur à Médine, alors le Messager d'Allah (ﷺ) a monté un cheval appartenant à Abu Talha et, à son retour, il a dit : « Nous n'avons rien vu d'inquiétant, mais nous avons trouvé ce cheval très rapide. »
- Sahih al-Bukhari, n°2969
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, les gens ont eu peur, alors le Messager d'Allah (ﷺ) a monté un cheval lent appartenant à Abu Talha, et il est parti seul au galop. Ensuite, les gens l'ont suivi à cheval. À son retour, il a dit : « N'ayez pas peur (il n'y a rien à craindre) et j'ai trouvé que ce cheval est très rapide. » Ce cheval n'a plus jamais été dépassé en course après cela
- Sahih al-Bukhari, n°2986
Rapporté par Anas : J’étais assis derrière Abu Talha sur la même monture et les compagnons du Prophète récitaient la Talbiya à haute voix pour le Hajj et la ‘Umra
- Sahih al-Bukhari, n°2988
Rapporté par Nafi` d’après `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré à La Mecque par la partie haute le jour de la Conquête, monté sur sa chamelle, avec Usama derrière lui. Bilal et `Uthman bin Talha, un des gardiens de la Ka`ba, l’accompagnaient aussi jusqu’à ce qu’il fasse agenouiller sa chamelle dans la mosquée et ordonne à `Uthman d’apporter la clé de la Ka`ba. Il a ouvert la porte et le Messager d’Allah (ﷺ) est entré avec Usama, Bilal et `Uthman, et y est resté longtemps. Quand il est sorti, les gens se sont précipités pour entrer, et `Abdullah bin `Umar a été le premier à y entrer et a trouvé Bilal debout derrière la porte. Il lui a demandé : « Où le Prophète (ﷺ) a-t-il prié ? » Il a montré l’endroit où il avait prié. `Abdullah a dit : « J’ai oublié de lui demander combien de rak‘at il avait accomplies. »
- Sahih al-Bukhari, n°3040
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah (ﷺ) était le plus beau, le plus généreux et le plus courageux de tous. Un jour, les habitants de Médine ont eu peur à cause d’un bruit entendu la nuit. Le Prophète (ﷺ) est allé à leur rencontre, monté sur un cheval sans selle appartenant à Abu Talha, avec son épée sur l’épaule. Il leur a dit : « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur. » Puis il a ajouté : « Je l’ai trouvé (le cheval) très rapide. »
- Sahih al-Bukhari, n°3065
Rapporté par Abu Talha : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) conquit un peuple, il restait dans leur ville pendant trois jours
- Sahih al-Bukhari, n°3081
Rapporté par Sa`d bin 'Ubaida : Abu `Abdur-Rahman, qui soutenait `Uthman, a dit à Abu Talha, qui soutenait `Ali : « Je sais parfaitement ce qui a poussé ton chef (`Ali) à verser le sang. Je l’ai entendu dire : Un jour, le Prophète (ﷺ) m’a envoyé avec Az-Zubair en disant : “Allez à tel endroit, vous y trouverez une femme à qui Hatib a remis une lettre.” Quand nous sommes arrivés à cet endroit, nous avons demandé à la femme de nous remettre la lettre. Elle a dit : “Hatib ne m’a rien donné.” Nous lui avons dit : “Sors la lettre ou nous t’enlèverons tes vêtements.” Alors elle l’a sortie de sa natte. Le Prophète (ﷺ) a alors fait venir Hatib, qui est venu et a dit : “Ne vous précipitez pas pour me juger, car, par Allah, je ne suis pas devenu mécréant, et mon amour pour l’Islam ne fait qu’augmenter. (La raison pour laquelle j’ai écrit cette lettre, c’est qu’aucun de vos compagnons n’a de proches à La Mecque qui s’occupent de leurs familles et de leurs biens, alors que moi, je n’ai personne là-bas. J’ai donc voulu rendre service à ces gens pour qu’ils prennent soin de ma famille et de mes biens.)” Le Prophète (ﷺ) l’a cru. `Umar a dit : “Laisse-moi lui trancher la tête, car il a agi en hypocrite.” Le Prophète (ﷺ) a dit (à `Umar) : “Qui sait, peut-être qu’Allah a regardé les combattants de Badr et leur a dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonné.’” » `Abdur-Rahman a ajouté : « Voilà ce qui l’a encouragé (c’est-à-dire `Ali). »
- Sahih al-Bukhari, n°3085
Rapporté par Anas bin Malik : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) sur le chemin du retour d’Usfan, et le Messager d’Allah (ﷺ) montait sa chamelle avec Safiya bint Huyay assise derrière lui. Sa chamelle a glissé et ils sont tombés tous les deux. Abu Talha a sauté de sa monture et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifié pour toi ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends soin de la dame. » Alors Abu Talha a couvert son visage avec un vêtement, est allé vers Safiya et l’a couverte, puis il a remis la chamelle en état pour qu’ils puissent remonter. Nous entourions le Messager d’Allah (ﷺ) comme une protection. Quand nous sommes arrivés près de Médine, le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous revenons en nous repentant, en adorant et en louant notre Seigneur. » Il a continué à dire cela jusqu’à son entrée à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°3086
Rapporté par Anas bin Malik : Lui et Abu Talha étaient en compagnie du Prophète (ﷺ) et Safiya accompagnait le Prophète, qui la faisait monter derrière lui sur sa chamelle. Pendant le voyage, la chamelle a glissé et le Prophète (ﷺ) et sa femme sont tombés. Abu Talha (le narrateur pense qu’Anas a dit qu’Abu Talha a sauté rapidement de sa monture) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifié pour toi ! T’es-tu blessé ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, mais prends soin de la dame. » Abu Talha a couvert son visage avec son vêtement, s’est approché d’elle et l’a couverte, puis elle s’est relevée. Il a ensuite remis la chamelle en état et ils sont repartis jusqu’à l’approche de Médine. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous revenons en nous repentant, en adorant et en louant notre Seigneur. » Le Prophète (ﷺ) a continué à dire cela jusqu’à son entrée à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°3225
Rapporté par Abu Talha : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les anges (de la miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une image d’un être vivant (un humain ou un animal). »
- Sahih al-Bukhari, n°3226
Rapporté par Busr bin Sa`id : Zaid bin Khalid Al-Juhani lui a raconté quelque chose en présence de Sa`id bin 'Ubaidullah Al-Khaulani, qui a été élevé dans la maison de Maymouna, l’épouse du Prophète. Zaid leur a raconté qu’Abu Talha a dit que le Prophète ﷺ a dit : « Les anges (de la miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a une image. » Busr a dit : « Plus tard, Zaid bin Khalid est tombé malade et nous sommes allés le voir. À notre surprise, nous avons vu un rideau décoré d’images dans sa maison. J’ai dit à Ubaidullah Al-Khaulani : “Ne nous a-t-il pas parlé de l’interdiction des images ?” Il a dit : “Mais il a fait une exception pour la broderie sur les vêtements. Tu ne l’as pas entendu ?” J’ai dit : “Non.” Il a dit : “Si, il l’a dit.” »
- Sahih al-Bukhari, n°3322
Rapporté par Abu Talha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une image. »
- Sahih al-Bukhari, n°3578
Rapporté par Anas bin Malik : Abou Talha dit à Oum Soulaym : « J’ai remarqué que la voix du Messager d’Allah (ﷺ) était faible, je pense que c’est à cause de la faim. As-tu de la nourriture ? » Elle répondit : « Oui. » Elle sortit quelques pains d’orge, prit un voile, enveloppa le pain dans une partie et me le mit sous le bras, puis m’enveloppa avec le reste du voile et m’envoya vers le Messager d’Allah (ﷺ). Je suis parti avec et j’ai trouvé le Messager d’Allah (ﷺ) à la mosquée, assis avec des gens. Quand je me suis approché, il demanda : « Abou Talha t’a-t-il envoyé ? » Je répondis : « Oui. » Il demanda : « Avec de la nourriture ? » Je répondis : « Oui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit alors aux gens autour de lui : « Levez-vous ! » Il partit avec eux et je les ai précédés jusqu’à Abou Talha pour l’avertir de la venue du Prophète (ﷺ). Abou Talha dit : « Ô Oum Soulaym ! Le Messager d’Allah (ﷺ) vient avec des gens et nous n’avons pas de quoi les nourrir. » Elle répondit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Abou Talha sortit accueillir le Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Oum Soulaym ! Apporte ce que tu as. » Elle apporta le pain que le Messager d’Allah (ﷺ) demanda de couper en morceaux. Oum Soulaym versa dessus un peu de beurre. Le Messager d’Allah (ﷺ) récita ce qu’Allah voulut, puis dit : « Que dix personnes entrent. » Dix personnes entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il dit encore : « Que dix autres entrent. » Ils entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il répéta : « Que dix autres entrent. » Ils entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il dit encore : « Que dix autres entrent. » En tout, tous mangèrent à leur faim, et ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts hommes
- Sahih al-Bukhari, n°3679
Rapporté par Jabir ibn ‘Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je me suis vu (en rêve) entrer au Paradis, et voilà que j’ai vu Ar-Rumaisa’, la femme d’Abu Talha. J’ai entendu des pas. J’ai demandé : Qui est-ce ? Quelqu’un a répondu : ‘C’est Bilal.’ Puis j’ai vu un palais et une femme assise dans sa cour. J’ai demandé : ‘Pour qui est ce palais ?’ Quelqu’un a répondu : ‘C’est pour ‘Umar.’ J’ai voulu y entrer et le voir, mais j’ai pensé à ta jalousie (‘Umar) et j’ai renoncé. » ‘Umar a dit : « Que mes parents soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment pourrais-je être offensé par toi à cause de ma jalousie ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3700
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°3722
Rapporté par Abu ‘Uthman : Lors d’une des expéditions où le Messager d’Allah (ﷺ) combattait, il ne restait avec le Prophète (ﷺ) que Talha et Sa’d
- Sahih al-Bukhari, n°3723
Rapporté par Abu ‘Uthman : Lors d’une des expéditions où le Messager d’Allah (ﷺ) combattait, il ne restait avec le Prophète (ﷺ) que Talha et Sa’d
- Sahih al-Bukhari, n°3724
Rapporté par Qais bin Abi Hazim : J’ai vu la main paralysée de Talha, avec laquelle il avait protégé le Prophète d’une flèche
- Sahih al-Bukhari, n°3811
Rapporté par Anas : Le jour de la bataille de Uhud, les gens se sont enfuis en laissant le Prophète (ﷺ), mais Abu Talha protégeait le Prophète (ﷺ) avec son bouclier devant lui. Abu Talha était un archer fort et expérimenté qui gardait toujours son arc bien tendu. Ce jour-là, il a cassé deux ou trois arcs. Si un homme passait avec un carquois plein de flèches, le Prophète (ﷺ) lui disait : « Vide-le devant Abu Talha. » Quand le Prophète (ﷺ) levait la tête pour regarder l’ennemi, Abu Talha disait : « Ô Prophète d’Allah ! Que mes parents soient sacrifiés pour toi ! S’il te plaît, ne lève pas la tête pour ne pas être vu, de peur qu’une flèche ennemie ne t’atteigne. Que ce soit mon cou et ma poitrine qui soient touchés à ta place. » Ce jour-là, j’ai vu ‘Aisha, la fille d’Abu Bakr, et Umm Sulaim soulever leurs robes, si bien que j’ai pu voir les bijoux à leurs jambes, et elles portaient des outres d’eau sur leurs bras pour donner à boire aux assoiffés, puis elles retournaient les remplir et revenaient donner à boire encore. Ce jour-là, l’épée d’Abu Talha est tombée de sa main deux ou trois fois
- Sahih al-Bukhari, n°3976
Rapporté par Abu Talha : Le jour de Badr, le Prophète (ﷺ) a ordonné que les corps de vingt-quatre chefs de Quraish soient jetés dans un des puits sales et secs de Badr. (C’était l’habitude du Prophète (ﷺ) de rester trois nuits sur le champ de bataille après une victoire.) Donc, le troisième jour de la bataille de Badr, il a demandé qu’on selle sa chamelle, puis il est parti, suivi de ses compagnons qui se disaient entre eux : « Il part sûrement pour une raison importante. » Arrivé au bord du puits, il a appelé les corps des mécréants de Quraish par leurs noms et ceux de leurs pères : « Ô untel, fils d’untel ! Ô untel, fils d’untel ! Cela vous aurait-il plu d’obéir à Allah et à Son Messager ? Nous avons trouvé vrai ce que notre Seigneur nous avait promis. Avez-vous aussi trouvé vrai ce que votre Seigneur vous avait promis ? » `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu parles à des corps sans âme ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad, vous n’entendez pas mieux ce que je dis qu’eux. » (Qatada a dit : « Allah les a fait revivre pour qu’ils l’entendent, les réprimander, les humilier, se venger d’eux et leur faire ressentir des remords. »)
- Sahih al-Bukhari, n°4002
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Talha, un compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) et l’un de ceux qui ont combattu à Badr avec le Messager d’Allah, m’a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une image. » Il voulait parler des images de créatures vivantes
- Sahih al-Bukhari, n°4060
Rapporté par le père de Mu’tamir : `Uthman a dit que le jour de la bataille d’Uhud, il ne restait auprès du Prophète (ﷺ) que Talha et Sa`d
- Sahih al-Bukhari, n°4061
Rapporté par le père de Mu’tamir : `Uthman a dit que le jour de la bataille d’Uhud, il ne restait auprès du Prophète (ﷺ) que Talha et Sa`d
- Sahih al-Bukhari, n°4062
Rapporté par As-Saib bin Yazid : J’ai été en compagnie de `AbdurRahman bin `Auf, Talha bin 'Ubaidullah, Al-Miqdad et Sa`d, et je n’ai entendu aucun d’eux rapporter quoi que ce soit du Prophète (ﷺ) à part le fait que j’ai entendu Talha raconter à propos du jour d’Uhud (bataille)
- Sahih al-Bukhari, n°4063
Rapporté par Qais : J’ai vu la main paralysée de Talha, celle avec laquelle il avait protégé le Prophète (ﷺ) le jour d’Uhud
- Sahih al-Bukhari, n°4064
Rapporté par Anas : Le jour de la bataille de Uhud, les gens ont quitté le Prophète (ﷺ) tandis qu'Abu Talha se tenait devant lui pour le protéger avec son bouclier en cuir. Abu Talha était un archer très habile qui tirait avec force. Ce jour-là, il a cassé deux ou trois arcs. Si un homme passait avec un carquois plein de flèches, le Prophète lui disait : « Dépose-en le contenu pour Abu Talha. » Le Prophète (ﷺ) levait la tête pour regarder l’ennemi, alors Abu Talha disait : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Ne lève pas la tête, de peur qu’une flèche ennemie ne t’atteigne. Que mon cou soit touché plutôt que le tien. » J’ai vu `Aisha, la fille d’Abu Bakr, et Um Sulaim retrousser leurs vêtements au point que j’apercevais leurs bracelets de cheville, pendant qu’elles portaient des outres d’eau sur leur dos et les versaient dans la bouche des blessés. Elles retournaient remplir les outres et revenaient les vider dans la bouche des blessés. Le sabre d’Abu Talha est tombé de sa main deux ou trois fois ce jour-là
- Sahih al-Bukhari, n°4068
Rapporté par Abu Talha (ra) : Je faisais partie de ceux qui ont été pris de somnolence au point que mon épée est tombée de ma main à plusieurs reprises. L’épée tombait et je la ramassais, puis elle retombait, et je la ramassais encore
- Sahih al-Bukhari, n°4289
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ arriva le jour de la conquête par le haut de La Mecque, sur sa monture, ayant Oussama ibn Zayd derrière lui, accompagné de Bilal et de ‘Othman ibn Talha, l’un des gardiens de la Ka‘ba, jusqu’à ce qu’il fit agenouiller sa monture dans la mosquée. Il ordonna à ‘Othman d’apporter la clé de la Maison. Le Messager d’Allah ﷺ entra alors avec Oussama ibn Zayd, Bilal et ‘Othman ibn Talha, et il y demeura longtemps, puis il sortit. Les gens se précipitèrent, et ‘Abdullah ibn ‘Umar fut le premier à entrer ; il trouva Bilal debout derrière la porte et lui demanda : « Où le Messager d’Allah ﷺ a-t-il prié ? » Bilal lui montra l’endroit où il avait prié. ‘Abdullah dit : « J’ai oublié de lui demander combien de prosternations il avait accomplies. »
- Sahih al-Bukhari, n°4400
Rapporté par (Abdullah) bin `Umar : Le Prophète (ﷺ) est arrivé à La Mecque l’année de la conquête (de La Mecque) alors qu’Usama était assis derrière lui sur (sa chamelle) Al-Qaswa. Bilal et `Uthman bin Talha l’accompagnaient. Quand il a fait agenouiller sa chamelle près de la Ka`ba, il a dit à `Uthman : « Apporte-nous la clé (de la Ka`ba). » Il la lui a apportée et a ouvert la porte pour lui. Le Prophète, Usama, Bilal et `Uthman (bin Talha) sont entrés dans la Ka`ba et ont fermé la porte derrière eux (de l’intérieur). Le Prophète (ﷺ) y est resté longtemps puis est sorti. Les gens se sont précipités pour entrer, mais je suis entré avant eux et j’ai trouvé Bilal debout derrière la porte, et je lui ai demandé : « Où le Prophète (ﷺ) a-t-il prié ? » Il a répondu : « Il a prié entre ces deux piliers de devant. » La Ka`ba était construite sur six piliers, disposés en deux rangées, et il a prié entre les deux piliers de la rangée de devant, en laissant la porte de la Ka`ba dans son dos et en faisant face au mur qui se trouve en face quand on entre dans la Ka`ba. Entre lui et ce mur, il y avait environ trois coudées. Mais j’ai oublié de demander à Bilal combien de rak`a le Prophète (ﷺ) avait prié. Il y avait un morceau de marbre rouge à l’endroit où il avait prié
- Sahih al-Bukhari, n°4460
Rapporté par Talha : J’ai demandé à `Abdullah bin Abu `Aufa : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il laissé un testament ? » Il a répondu : « Non. » J’ai insisté : « Comment se fait-il que le testament ait été prescrit aux gens ou qu’on leur ait ordonné de le faire ? » Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) a laissé un testament concernant le Livre d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4554
Rapporté par Anas bin Malik : Parmi tous les Ansar vivant à Médine, Abu Talha possédait le plus grand nombre de jardins de palmiers, et le bien qu’il aimait le plus était le jardin Bairuha, situé en face de la Mosquée du Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de sa bonne eau. Quand le verset fut révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez » (3.92), Abu Talha se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), Allah dit : ‘Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez’, et le bien que j’aime le plus est le jardin Bairuha, alors je le donne en aumône pour la cause d’Allah, en espérant une récompense et qu’il soit gardé pour moi auprès d’Allah. Ô Messager d’Allah (ﷺ), dispose-en comme Allah te l’ordonne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Bravo ! Voilà un bien fructueux ! Voilà un bien fructueux ! J’ai entendu ce que tu as dit et je pense que tu devrais le distribuer à tes proches. » Abu Talha a alors partagé ce jardin entre ses proches et ses cousins. Rapporté par Yahya bin Yahya : J’ai appris de Malik : « …un bien fructueux. »
- Sahih al-Bukhari, n°4555
Rapporté par Anas : Abu Talha a partagé le jardin entre Hassan et Ubai, mais il ne m’a rien donné, alors que j’étais un parent plus proche que les deux
- Sahih al-Bukhari, n°4562
Rapporté par Abu Talha : Pendant la bataille d’Uhud, le sommeil nous a gagnés alors que nous étions en première ligne. Mon épée tombait de ma main, je la ramassais, puis elle retombait et je la ramassais encore
- Sahih al-Bukhari, n°4617
Rapporté par Anas bin Malik : Nous n’avions comme boisson alcoolisée que celle faite à partir de dattes, que vous appelez Fadikh. Pendant que je servais à boire à Abu Talha et à d’autres, un homme est venu et a dit : « Êtes-vous au courant ? » Ils ont demandé : « De quoi s’agit-il ? » Il a répondu : « Les boissons alcoolisées ont été interdites. » Ils ont dit : « Jette (le contenu de ces pots, ô Anas !) » Après cela, ils n’ont plus posé de questions sur ces boissons ni essayé d’en boire après cette annonce
- Sahih al-Bukhari, n°4620
Rapporté par Anas : La boisson alcoolisée qui a été jetée était l’Al-Fadikh. Je servais des boissons alcoolisées chez Abu Talha. Puis l’ordre d’interdire les boissons alcoolisées a été révélé, et le Prophète a demandé à quelqu’un de l’annoncer : Abu Talha m’a dit : « Sors et va voir ce qu’est cette voix (cette annonce). » Je suis sorti et, en revenant, j’ai dit : « C’est quelqu’un qui annonce que les boissons alcoolisées sont interdites. » Abu Talha m’a dit : « Va et jette-les (c’est-à-dire le vin). » Alors, on a vu les boissons alcoolisées couler dans les rues de Médine. À ce moment-là, le vin était l’Al-Fadikh. Les gens ont dit : « Certains musulmans ont été tués (pendant la bataille d’Uhud) alors qu’ils avaient du vin dans l’estomac. » Alors Allah a révélé : « Ceux qui croient et font de bonnes œuvres ne seront pas blâmés pour ce qu’ils ont consommé (dans le passé). »
- Sahih al-Bukhari, n°5022
Rapporté par Talha : J’ai demandé à `Abdullah bin Abi `Aufa : « Est-ce que le Prophète (ﷺ) a fait un testament (pour désigner un successeur ou léguer des biens) ? » Il a répondu : « Non. » J’ai dit : « Pourquoi alors les gens doivent-ils faire des testaments, et on leur ordonne de le faire alors que le Prophète (ﷺ) n’en a pas fait ? » Il a dit : « Il a fait un testament en recommandant le Livre d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°5381
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha a dit à Oum Sulaim : « J'ai entendu la voix du Messager d'Allah (ﷺ) qui était faible, et je pense qu'il a faim. As-tu quelque chose à manger ? » Elle a sorti quelques pains d'orge, puis a pris son voile, a enveloppé le pain dans une partie et l'a glissé sous mon vêtement, puis elle a mis le reste autour de mon corps et m'a envoyé vers le Messager d'Allah (ﷺ). Je suis allé avec cela et j'ai trouvé le Messager d'Allah (ﷺ) à la mosquée avec quelques personnes. Je me suis approché d'eux, et le Messager d'Allah (ﷺ) m'a demandé : « Est-ce qu'Abu Talha t'a envoyé ? » J'ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec de la nourriture pour nous ? » J'ai répondu : « Oui. » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) a dit à tous ceux qui étaient avec lui : « Levez-vous ! » Il est parti (et tout le monde l'a suivi) et je suis allé devant eux jusqu'à ce que j'arrive chez Abu Talha. Abu Talha a alors dit : « O Oum Sulaim ! Le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé avec des gens, et nous n'avons pas assez de nourriture pour tous. » Elle a dit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Alors Abu Talha est sorti jusqu'à ce qu'il rencontre le Messager d'Allah (ﷺ). Ensuite, Abu Talha et le Messager d'Allah (ﷺ) sont entrés dans la maison. Le Messager d'Allah a dit : « Oum Sulaim ! Apporte ce que tu as. » Elle a apporté ce pain. Le Prophète (ﷺ) a demandé qu'on l'émiette en petits morceaux, et Oum Sulaim a pressé une outre de beurre dessus. Ensuite, le Messager d'Allah a dit ce qu'Allah a voulu (pour bénir la nourriture) puis a ajouté : « Faites entrer dix hommes. » Ils sont entrés, ont mangé à leur faim et sont sortis. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Faites entrer dix autres. » Ils sont entrés, ont mangé à leur faim et sont sortis. Il a encore dit : « Faites entrer dix autres ! » Ils sont entrés, ont mangé à leur faim et sont sortis. Il a fait entrer dix autres, et ainsi tous ces hommes ont mangé à leur faim, ils étaient quatre-vingts
- Sahih al-Bukhari, n°5425
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Cherche un de tes garçons pour me servir. » Abu Talha m’a fait monter derrière lui sur sa monture et m’a emmené auprès du Prophète (ﷺ). Je servais donc le Messager d’Allah (ﷺ) chaque fois qu’il descendait pour s’arrêter quelque part. Je l’entendais souvent dire : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre les soucis, la tristesse, l’impuissance, la paresse, l’avarice, la lâcheté, le poids des dettes et le fait d’être dominé injustement par d’autres. » J’ai continué à le servir jusqu’à notre retour de la bataille de Khaybar. Le Prophète (ﷺ) a alors amené Safiyya bint Huyai, qu’il avait obtenue comme butin de guerre. Je l’ai vu plier un vêtement pour qu’elle s’asseye derrière lui sur sa chamelle. Quand il est arrivé à As-Sahba’, il a préparé du Hais et l’a posé sur une nappe. Puis il m’a envoyé inviter des hommes, qui sont venus et ont mangé ; c’était le repas de noces du Prophète (ﷺ) et de Safiyya. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a repris la route, et en voyant la montagne d’Uhud, il a dit : « Cette montagne nous aime, et nous l’aimons. » En approchant de Médine, il a dit : « Ô Allah ! Je fais de la zone entre ses deux montagnes un sanctuaire, comme Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis leur Mudd et leur Sa (mesures spéciales). »
- Sahih al-Bukhari, n°5450
Rapporté par Anas : Ma mère, Oum Soulaym, a pris un mudd de grains d’orge, les a moulus et a préparé une bouillie, puis elle a pressé dessus une peau contenant du beurre qu’elle avait avec elle. Ensuite, elle m’a envoyé chez le Prophète, et je l’ai trouvé assis avec ses compagnons. Je l’ai invité, alors il a dit : « Et ceux qui sont avec moi ? » Je suis revenu et j’ai dit : « Il demande : “Et ceux qui sont avec moi ?” » Abou Talha est sorti vers lui et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce n’est qu’un repas préparé par Oum Soulaym. » Le Prophète (ﷺ) est entré et on lui a apporté la nourriture. Il a dit : « Que dix personnes entrent auprès de moi. » Ces dix sont entrées et ont mangé à leur faim. Il a encore dit : « Que dix autres entrent auprès de moi. » Ces dix sont entrées et ont mangé à leur faim. Puis il a dit : « Que dix autres entrent auprès de moi. » Il a ainsi appelé quarante personnes en tout. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a mangé et s’est levé. J’ai commencé à regarder la nourriture pour voir si elle avait diminué ou non
- Sahih al-Bukhari, n°5470
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha avait un enfant malade. Un jour, alors qu'Abu Talha était absent, l'enfant est décédé. Quand Abu Talha est rentré chez lui, il a demandé : « Comment va mon fils ? » Um Salaim (sa femme) a répondu : « Il est plus calme que jamais. » Ensuite, elle lui a servi le dîner, il a mangé puis a dormi avec elle. Quand ils ont fini, elle lui a dit : « Enterre l'enfant (car il est mort). » Le lendemain matin, Abu Talha est allé voir le Messager d'Allah (ﷺ) et lui a raconté ce qui s'était passé. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « As-tu dormi avec ta femme cette nuit ? » Abu Talha a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Accorde-leur ta bénédiction pour cette nuit. » Um Sulaim a donné naissance à un garçon. Abu Talha m'a demandé de m'occuper de l'enfant jusqu'à ce qu'il soit présenté au Prophète. Ensuite, Abu Talha a emmené l'enfant chez le Prophète (ﷺ), et Um Sulaim a envoyé quelques dattes avec lui. Le Prophète (ﷺ) a pris l'enfant sur ses genoux et a demandé s'il y avait quelque chose avec lui. Les gens ont répondu : « Oui, quelques dattes. » Le Prophète a pris une datte, l'a mâchée, en a sorti un peu de sa bouche, l'a mise dans la bouche de l'enfant, a fait le Tahnik avec, et l'a nommé 'Abdullah
- Sahih al-Bukhari, n°5489
Rapporté par Anas bin Malik : Nous avons effrayé un lapin à Marr Az-Zahran jusqu’à ce qu’il se mette à sauter. Mes compagnons l’ont poursuivi jusqu’à être fatigués. Mais moi seul j’ai continué à courir après lui, je l’ai attrapé et je l’ai apporté à Abu Talha. Il a envoyé ses deux pattes au Prophète ﷺ qui les a acceptées
- Sahih al-Bukhari, n°5535
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, nous avons poursuivi un lapin à Marr-az-Zahran. Les gens l'ont chassé jusqu'à ce qu'ils soient fatigués. Puis je l'ai attrapé et je l'ai apporté à Abu Talha, qui l'a égorgé, puis il a envoyé ses deux morceaux du bassin (ou ses pattes) au Prophète, et le Prophète (ﷺ) a accepté ce cadeau
- Sahih al-Bukhari, n°5582
Rapporté par Anas bin Malik : Je servais à boire à Abu 'Ubaida, Abu Talha et Ubai bin Ka`b, une boisson faite avec des dattes mûres et non mûres. Quelqu’un est alors venu leur dire : Les boissons alcoolisées ont été interdites. (En entendant cela) Abu Talha a dit : Lève-toi, ô Anas, et jette-la ! Alors je l’ai jetée
- Sahih al-Bukhari, n°5600
Rapporté par Anas : Pendant que je servais Abu Talha, Abu Dujana et Abu Suhail bin Al-Baida', nous buvions une boisson faite d’un mélange de dattes mûres et non mûres. Quand les boissons alcoolisées ont été interdites, je l’ai jetée. J’étais leur serveur et le plus jeune parmi eux, et à cette époque, nous considérions cette boisson comme alcoolisée
- Sahih al-Bukhari, n°5611
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha possédait le plus grand nombre de palmiers-dattiers parmi les Ansars de Médine. Le bien qui lui tenait le plus à cœur était le jardin Bairuha, situé en face de la mosquée du Prophète (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de son eau fraîche et pure. Quand le verset sacré : « Vous n’atteindrez la piété que si vous dépensez de ce que vous aimez » (3.92) a été révélé, Abu Talha s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit : Vous n’atteindrez la piété que si vous dépensez de ce que vous aimez, et le bien que j’aime le plus est le jardin Bairuha. Je veux donc le donner en aumône pour Allah, en espérant la récompense d’Allah. Tu peux en disposer, ô Messager d’Allah (ﷺ), comme Allah te l’indiquera. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Très bien ! C’est une richesse qui peut disparaître (ou qui est profitable). » (‘Abdullah n’est pas sûr du mot exact utilisé.) Il a ajouté : « J’ai entendu ce que tu as dit, mais à mon avis, il vaut mieux que tu le donnes à ta famille. » Abu Talha a dit : « Je vais le faire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Abu Talha a alors distribué ce jardin à sa famille et à ses cousins
- Sahih al-Bukhari, n°5638
Rapporté par `Asim al-Ahwal : J’ai vu le bol du Prophète (ﷺ) chez Anas bin Malik. Il était cassé et Anas l’avait réparé avec des plaques d’argent. Ce bol était assez large et fait en bois de Nadar. Anas a dit : « J’ai donné de l’eau au Prophète (ﷺ) dans ce bol plus de fois que je ne saurais le dire. » Ibn Seereen a dit : Autour de ce bol, il y avait un anneau en fer, et Anas voulait le remplacer par un anneau en argent ou en or, mais Abu Talha lui a dit : « Ne change rien à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a fait. » Alors Anas l’a laissé tel quel
- Sahih al-Bukhari, n°5719
Rapporté par Anas bin Malik : L’Envoyé d’Allah (ﷺ) a permis à une famille des Ansar de soigner par la Ruqya les personnes ayant été empoisonnées ou souffrant d’un mal d’oreille. Anas a ajouté : Je me suis fait cautériser pour la pleurésie, alors que l’Envoyé d’Allah (ﷺ) était encore vivant. Abu Talha, Anas bin An-Nadr et Zaid bin Thabit ont été témoins de cela, et c’est Abu Talha qui m’a cautérisé
- Sahih al-Bukhari, n°5720
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a permis à une famille des Ansar de soigner, par la Ruqya, les personnes ayant été empoisonnées ou souffrant de douleurs à l’oreille. Anas a ajouté : Je me suis fait cautériser pour une pleurésie alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était encore en vie. Abu Talha, Anas bin An-Nadr et Zaid bin Thabit ont été témoins de cela, et c’est Abu Talha qui m’a cautérisé
- Sahih al-Bukhari, n°5721
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a permis à une famille des Ansar de soigner, par la Ruqya, les personnes ayant été empoisonnées ou souffrant de douleurs à l’oreille. Anas a ajouté : Je me suis fait cautériser pour une pleurésie alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était encore en vie. Abu Talha, Anas bin An-Nadr et Zaid bin Thabit ont été témoins de cela, et c’est Abu Talha qui m’a cautérisé
- Sahih al-Bukhari, n°5949
Rapporté par Abu Talha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou des images. »
- Sahih al-Bukhari, n°5958
Rapporté par Abu Talha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les anges (de la miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a des images. » Le sous-narrateur Busr a ajouté : « Ensuite, Zaid est tombé malade et nous lui avons rendu visite. Il y avait, accroché à sa porte, un rideau décoré avec une image. J’ai dit à ‘Ubaidullah Al-Khaulani, le beau-fils de Maymuna, l’épouse du Prophète (ﷺ) : “Zaid ne nous a-t-il pas parlé de l’image avant-hier ?” ‘Ubaidullah a répondu : “N’as-tu pas entendu qu’il a dit : ‘sauf un motif sur un vêtement’ ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°5968
Rapporté par Anas bin Malik : Nous revenions de Khaybar avec le Messager d’Allah (ﷺ) pendant que je montais derrière Abu Talha, qui avançait devant. Une des femmes du Messager d’Allah (ﷺ) était assise derrière lui. Soudain, le pied du chameau a glissé et j’ai crié : « La femme ! » et je suis descendu rapidement. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « C’est ta mère. » J’ai donc resellé la chamelle et le Messager d’Allah (ﷺ) est remonté dessus. Lorsqu’il est arrivé ou a aperçu Médine, il a dit : « Ayibun, ta'ibun, 'abidun, li-Rabbina hami-dun. »
- Sahih al-Bukhari, n°6033
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) était le meilleur des gens, aussi bien par son apparence que par son caractère. Il était aussi le plus généreux et le plus courageux d'entre eux. Une nuit, les habitants de Médine ont eu peur à cause d'un bruit. Les gens se sont dirigés vers ce bruit, mais le Prophète (ﷺ) y était déjà allé avant eux. Il les a rencontrés en disant : « N'ayez pas peur, n'ayez pas peur. » À ce moment-là, il montait un cheval appartenant à Abu Talha, sans selle, et portait une épée suspendue à son cou. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je l'ai trouvé (le cheval) aussi rapide qu'une mer, ou bien, c'est vraiment une mer. »
- Sahih al-Bukhari, n°6185
Rapporté par Anas bin Malik : Lui et Abu Talha accompagnaient le Prophète (ﷺ) en direction de Médine, tandis que Safiya (l'épouse du Prophète) était assise derrière lui sur sa chamelle. Après avoir parcouru une partie du chemin, la patte de la chamelle a glissé et le Prophète (ﷺ) et sa femme (Safiya) sont tombés. Abu Talha est descendu rapidement de sa monture et s'est précipité vers le Prophète en disant : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifié pour toi ! T'es-tu fait mal ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, mais occupe-toi de la femme (ma femme). » Abu Talha a couvert son visage avec son vêtement et s'est dirigé vers elle, puis il a jeté son vêtement sur elle. Ensuite, la femme s'est relevée et Abu Talha a préparé leur chamelle (en resserrant la selle, etc.), puis le Prophète (ﷺ) et Safiya sont remontés dessus. Ils ont repris la route et, lorsqu'ils se sont approchés de Médine ou qu'ils l'ont aperçue, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ayibun, taibun, `abidun, liRabbina hamidun » (Nous revenons à Médine en nous repentant, en adorant notre Seigneur et en Le louant). Le Prophète (ﷺ) a continué à répéter ces paroles jusqu'à ce qu'il entre dans la ville de Médine
- Sahih al-Bukhari, n°6212
Rapporté par Anas bin Malik : Il y a eu un moment de peur à Médine. Le Messager d’Allah (ﷺ) a monté un cheval appartenant à Abu Talha pour aller voir ce qui se passait. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous n’avons rien vu, et nous avons trouvé ce cheval aussi rapide que la mer. »
- Sahih al-Bukhari, n°6363
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit à Abu Talha : « Choisis un de tes garçons pour me servir. » Alors Abu Talha m’a emmené avec lui (pour servir le Prophète ﷺ) en me faisant monter derrière lui sur son chameau. Je servais le Messager d’Allah ﷺ partout où il s’arrêtait. Je l’entendais souvent dire : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre les soucis et la tristesse, contre l’incapacité et la paresse, contre l’avarice et la lâcheté, contre le poids des dettes et contre la domination des hommes. » J’ai continué à le servir jusqu’à ce qu’il revienne de (la bataille de) Khaybar. Il a alors ramené Safiya, la fille de Huyay, qu’il avait obtenue du butin. Je l’ai vu préparer un coussin avec un manteau ou un vêtement pour elle. Il l’a ensuite fait monter derrière lui. Quand nous sommes arrivés à un endroit appelé As-Sahba', il a préparé un plat spécial appelé Hais, et m’a demandé d’inviter les hommes qui sont venus manger ; c’était le repas de mariage lors de la consommation de son mariage avec elle. Ensuite, il a continué jusqu’à ce que la montagne d’Uhud apparaisse, et il a dit : « Cette montagne nous aime et nous l’aimons. » Lorsqu’il s’est approché de Médine, il a dit : « Ô Allah ! Je fais du territoire entre ses deux montagnes (c’est-à-dire celles de Médine) un sanctuaire, comme le prophète Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis-les (les habitants de Médine) dans leur Mudd et leur Sa' (unités de mesure). »
- Sahih al-Bukhari, n°6688
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha dit à Um Sulaim : « J’ai entendu la voix du Messager d’Allah (ﷺ) qui semblait faible, et j’ai compris que c’était à cause de la faim. As-tu quelque chose (à offrir au Prophète) ? » Elle répondit : « Oui. » Elle prit alors quelques morceaux de pain d’orge, les enveloppa dans un de ses voiles et me les donna pour les porter au Messager d’Allah (ﷺ). Je suis allé le trouver à la mosquée, assis avec des gens. Je me suis tenu devant lui. Le Messager d’Allah (ﷺ) me demanda : « Est-ce qu’Abu Talha t’a envoyé ? » J’ai répondu : « Oui. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) dit à ceux qui étaient avec lui : « Levez-vous et venez. » Je suis passé devant eux pour prévenir Abu Talha et lui expliquer la situation. Abu Talha dit : « Ô Um Sulaim ! Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et nous n’avons rien à leur donner. » Um Sulaim répondit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Abu Talha sortit alors à leur rencontre. Le Messager d’Allah (ﷺ) entra avec Abu Talha dans la maison. Il dit : « Ô Um Sulaim ! Apporte ce que tu as. » Elle apporta le pain d’orge. Le Messager d’Allah (ﷺ) demanda qu’on le coupe en petits morceaux, puis Um Sulaim versa dessus un peu de beurre d’une outre. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) prononça ce qu’Allah voulut (pour bénir la nourriture). Puis il dit : « Faites entrer dix hommes. » Abu Talha les fit entrer, ils mangèrent à leur faim et sortirent. Il dit encore : « Faites entrer dix hommes. » Il les fit entrer, et ainsi de suite jusqu’à ce que tous mangent à leur faim. Ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts hommes
- Sahih al-Bukhari, n°6911
Rapporté par ‘Abdul-‘Aziz : Anas a dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, Abu Talha m’a pris par la main et m’a amené au Messager d’Allah (ﷺ) en disant : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Anas est un garçon intelligent, alors laisse-le te servir.” » Anas a ajouté : « J’ai donc servi le Prophète (ﷺ) chez lui et lors de ses voyages ; par Allah, il ne m’a jamais dit pour ce que j’ai fait : “Pourquoi as-tu fait cela comme ça ?” ou pour ce que je n’ai pas fait : “Pourquoi ne l’as-tu pas fait comme ça ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°6956
Rapporté par Talha ibn 'Ubaidullah : Un bédouin aux cheveux en désordre est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dis-moi ce qu’Allah m’a imposé concernant la prière. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu dois accomplir parfaitement les cinq prières obligatoires chaque jour et chaque nuit, sauf si tu veux en faire plus de manière volontaire. » Le bédouin a dit : « Dis-moi ce qu’Allah m’a imposé concernant le jeûne. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu dois jeûner pendant le mois de Ramadan, sauf si tu veux jeûner davantage de façon volontaire. » Le bédouin a dit : « Dis-moi ce qu’Allah m’a imposé concernant la Zakat. » Le Prophète (ﷺ) lui a alors expliqué les règles de la Zakat. Le bédouin a dit : « Par Celui qui t’a honoré, je ne ferai rien de plus que ce qu’Allah m’a imposé, et je ne délaisserai rien de ce qu’Il m’a ordonné. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il réussira s’il dit la vérité (ou il entrera au Paradis s’il dit la vérité). » Et certaines personnes ont dit : « La Zakat pour cent vingt chameaux est de deux Hiqqas, et si celui qui doit la Zakat abat les chameaux exprès, les offre en cadeau ou fait une ruse pour éviter de payer la Zakat, alors cela ne lui cause aucun tort. »
- Sahih al-Bukhari, n°7100
Rapporté par Abu Maryam `Abdullah bin Ziyad Al-Aasadi : Quand Talha, Az-Zubair et `Aisha sont partis à Bassora, `Ali a envoyé `Ammar bin Yasir et Hasan bin `Ali, qui sont venus chez nous à Koufa et sont montés sur le minbar. Al-Hasan bin `Ali était en haut du minbar et `Ammar en dessous de lui. Nous nous sommes tous rassemblés devant eux. J’ai entendu `Ammar dire : « `Aisha est partie à Al-Basra. Par Allah ! C’est l’épouse de votre Prophète dans ce monde et dans l’au-delà. Mais Allah vous met à l’épreuve : allez-vous obéir à Allah ou à elle (`Aisha) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°7230
Rapporté par Jabir ibn `Abdullah : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) et nous avons pris l’Ihram pour le Hajj. Nous sommes arrivés à La Mecque le quatrième jour de Dhul-Hijja. Le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de faire le Tawaf autour de la Ka`ba et le Sa`i entre As-Safa et Al-Marwa, puis d’utiliser notre Ihram seulement pour la `Umra et de quitter l’état d’Ihram, sauf si nous avions le Hadi avec nous. Aucun de nous n’avait le Hadi, sauf le Prophète (ﷺ) et Talha. `Ali est arrivé du Yémen avec le Hadi. `Ali a dit : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que le Messager d’Allah (ﷺ). » Les gens ont dit : « Comment pouvons-nous aller à Mina alors que nous sommes dans cet état ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si j’avais su auparavant ce que je viens d’apprendre récemment, je n’aurais pas amené le Hadi, et s’il n’était pas avec moi, j’aurais quitté l’Ihram. » Suraqa ibn Malik a rencontré le Prophète (ﷺ) pendant qu’il lançait des cailloux à Jamrat-Al-`Aqaba et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce seulement permis pour nous ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, c’est pour toujours. » `Aisha était arrivée à La Mecque alors qu’elle avait ses règles, donc le Prophète (ﷺ) lui a ordonné de faire toutes les étapes du Hajj sauf le Tawaf autour de la Ka`ba, et de ne pas prier tant qu’elle n’était pas purifiée. Quand ils se sont arrêtés à Al-Batha, `Aisha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu repars après avoir fait le Hajj et la `Umra, alors que moi je ne fais que le Hajj ? » Le Prophète (ﷺ) a donc demandé à `Abdur-Rahman ibn Abou Bakr As-Siddiq de l’accompagner à at-Tan`im, et elle a ainsi pu faire la `Umra en Dhul-Hijja après les jours du Hajj
- Sahih al-Bukhari, n°7253
Rapporté par Anas bin Malik : J’apportais des boissons préparées à partir de dattes infusées à Abu Talha Al-Ansari, Abu 'Ubada bin Al Jarrah et Ubai bin Ka`b. Un jour, quelqu’un est venu leur dire : « Toutes les boissons alcoolisées ont été interdites. » Abu Talha a alors dit : « Ô Anas ! Lève-toi et casse toutes ces jarres. » Je me suis donc levé, j’ai pris un de nos mortiers et j’ai frappé les jarres avec sa base jusqu’à ce qu’elles se brisent
- Sunan Ibn Majah, n°3795
Rapporté par Yahya bin Talha, selon sa mère Su’da Al-Murriyyah : Umar ibn Khattab a croisé Talha après la mort du Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Pourquoi as-tu l’air triste ? Es-tu contrarié parce que ton cousin a été nommé chef ? » Il a répondu : « Non, mais j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Je connais une parole que personne ne prononce au moment de la mort sans qu’elle soit une lumière dans son registre d’actes, et son corps et son âme y trouvent du réconfort à ce moment-là.” Mais je ne lui ai pas demandé ce que c’était avant sa mort. » Umar a dit : « Je sais ce que c’est. C’est ce qu’il voulait que son oncle (Abu Talib) dise, et s’il avait connu une parole plus efficace pour le sauver, il lui aurait demandé de la dire. »
- Muwatta Malik, n°56
Abdel Rahman Ibn Yazid Al-Ansari a rapporté que quand Anas Ibn Malek, retourna de l'Iraq, Abou Talha et Oubai Ibn Ka'b vinrent le trouver; il leur présenta un mets que le feu a touché. Ils en mangèrent, et comme Anas fit ses ablutions après avoir mangé, ils lui dirent: «que signifie cela ô Anas? Fait-on ceci en Iraq»? Et Anas répondit: «comme je souhaitais ne pas faire cela»! Abou Talha et Oubai Ibn Ka'b se levèrent, firent la prière sans refaire leurs ablutions». Chapitre VI Les ablutions intègres
- Muwatta Malik, n°220
Abdallah Ibn Abi Bakr a rapporté: «faisant la prière dans son jardin, Abou Talha Al-Ansari regarda un petit ramier s'envoler devant lui, à la recherche d'une issue. Comme cela plut à Abou Talha, il le suivait de son regard un laps de temps, puis, s'apercevant, qu'il était en prière, il lui est arrive de ne plus se rappeler de nombre des raka'ts qu'il a fait. Il se dit:, «mes biens m'ont causé un certain trouble». Il vient retrouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui fit part de ce qu'il lui est arrivé en lui disant à la fin: «je fais de ce jardin une aumône en vue d'Allah, tu peux en disposer»
- Muwatta Malik, n°426
Talha Ibn Oubaid a raconté: «Un homme, des habitants de Najd, les cheveux hirsutes, vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui parla d'une voix si haute qu'on ne put rien comprendre de ce qu'il disait; jusqu'à ce qu'il fut tout proche de nous; c'est alors que nous connûmes qu'il lui demandait au sujet de l'Islam. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Elles sont cinq prières le jour et la nuit». L'homme répliqua: «devrai-je faire d'autres»? Il lui répondit: «non, à moins que tu ne fasses d'autres surérogatoires». Puis l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) poursuivit: «Et le jeûne du mois de Ramadan». L'Homme, de nouveau, demanda: «Devrais-je jeûner en d'autres mois»? Non, à moins que tu ne fasses un jeûne bénévole». Comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui mentionna le Zakat, l'homme répliqua: «Devrai-je m'acquitter d'autre»? Non, dit l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à moins que tu ne fasses des aumônes». L'Homme partit en disant: «Par Allah! Je ne ferais rien de plus rien de moins». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit alors: «il réussira, s'il est sincère»
- Muwatta Malik, n°501
Talha Ibn Oubaidallah Ibn Kariz a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'invocation la plus méritoire est celle faite le jour de «Arafa». Et les meilleures paroles que j'ai proférées ainsi que tous les Prophètes qui m'ont devancé, sont ce qui suit: «II n'y a d'autre divinité que Allah, l'Unique, il n'a pas d'associé».( (La ilaha illa'llah, wahdahou la sharika lah)
- Muwatta Malik, n°714
Nafe' a rapporté qu'il a entendu Aslam l'affranchi de Omar Ibn Al-Khattab raconter à Abdallah Ibn Omar que Omar Ibn Al-Khattab a vu Talha Ibn Oubaidallah mettre, en état d'ihram, un vêtement coloré; il lui dit: «pourquoi mets-tu, un tel vêtement, Talha»? Celui-ci repondit: «Ô prince des croyants! Cette couleur n'est que de la boue»! Omar reprit: «vous, qui êtes une minorité, vous n'êtes que des modèles pour être imités par des gens; si un ignorant avait vu un tel vêtement, il aurait à dire: «Talha Ibn Oubaidallah, mettait, en état d'ihram, des vêtements colorés! ainsi, ne mettez donc pas de ces vêtements colorés»
- Muwatta Malik, n°772
Noubaih Ibn Wahb, le frère de Bani Abdel-Al-Dar, a rapporté que Omar Ibn Oubaidallah envoya dire à Aban Ibn Osman, et celui-ci était, ce temps là, le prince du pèlerinage, tous deux étant en état d'ihram, qu'il voulait demander, la fille de Chaiba Ibn Joubair en mariage à Talha Ibn Omar, lui demandant d'être présent. Aban refusa ce que Omar voulait, et dit: «J'ai entendu Osman Ibn Affan dire: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Un homme en état d'ihram ne doit ni achever un pacte de mariage, ni demander en mariage, ni célébrer des fiançailles»
- Muwatta Malik, n°879
On rapporta à Malek que Talha Ibn Oubaidallah envoyait en avant ses femmes et enfants de Mouzdalifa à Mina»
- Muwatta Malik, n°898
Abdallah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra dans la Ka'ba, avec Oussama Ibn Zaid, Bilal Ibn Rabah et Osman Ibn Talha Al-Hajabi, ferma la porte et y demeura». Abdallah ajouta: «J'ai demandé Bilal qui sortit, ce que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»? Il répondit: «il s'est tenu tout en ayant une colonne à sa droite, une autre à sa gauche, et trois autres derrière lui. La Maison, ce temps là était construite avec six piliers. Puis il pria»
- Muwatta Malik, n°947
Talha Ibn Oubaidallah Ibn Kariz a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Dans aucun jour, Satan n'a été vu plus humilié, plus méprisé, plus réprouvé et plus courroucé qu'il ne l'est, le jour de Arafa. Et il n'est comme tel, que parce qu'il est témoin de la descente de la miséricorde, et du pardon que Allah a accordé aux grands péchés, à l'exception de ce qu'il a vu le jour de Badr». On demanda: «Qu'a-t-il vu, le jour de Badr, Ô Envoyé d'Allah»? Il répondit: «Il a, effectivement vu Gabriel, mettre les anges en rang»
- Muwatta Malik, n°948
Talha Ibn Oubaidallah Ibn Kariz a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «la meilleure invocation, est celle qui est faite, le jour de Arafa, et les meilleures paroles que mes prédécesseurs des Prophètes et moi, avons prononcées sont: «II n'y a d'autre divinité que Allah, II n'a pas d'associé»
- Muwatta Malik, n°1195
–Yahya a rapporté de Malek qui l'a rapporté de Ibn Chéhab que Talha Ibn Abdallah Ibn Awf qui en était plus informé que eux et Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf ont raconté que Abdul Rahman Ibn Awf avait divorcé définitivement sa femme, car il était malade. A sa mort, Osman Ibn Affan a donné à la femme sa part de l'héritage, alors que sa période d'attente avait déjà pris fin»
- Muwatta Malik, n°1327
Ibn Chéhab a rapporté que Malek Ibn Aous Ibn Al-Hadathan Al-Nasri cherchait à changer avec quelqu'un cent dinars. Malek continua: «Talha Ibn Oubaidallah me convoqua, et me fit l'échange, en prenant en main les dinars, puis me dit: «Attends que mon caissier revienne de «Al-Ghaba» pour que je te les change. Omar Ibn Al-Khattab étant à notre écoute, dit: «Par Allah, tu ne le quitteras pas avant que tu aies encaissé ton argent», puis il continua: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «échanger l'or contre l'argent est de l'usure sauf de main à main!», de même le froment contre le froment, est une usure sauf de main à main!», voire les dattes contre les dattes, soumises à une usure, excepté de main à main!» et l'orge contre l'orge où il y aura usure, sauf de main à main!». - Malek a dit: «Si l'homme change des dirhams par des dinars, puis trouve que l'un des dirhams est falsifié, et compte le rendre, tout le change est à annuler, et chacun reprendra sa monnaie». L'interprétation du refus de ce change est dû au fait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Echanger l'or contre l'argent, est de l'usure, sauf de main à main!». Et Omar Ibn Al-Khattab a dit: «Et s'il te demande de lui accorder un certain temps, afin qu'il puisse entrer chez soi, ne le lui permets pas. S'il te rend un dirham de change, après qu'il t'ait quitté, ceci est pris pour une dette ou pour une somme à payer à terme. Telle est la cause, pour laquelle ce change est refusé. Et Omar Ibn Al-Khattab avait refusé de vendre l'or pour de l'argent, ou pour de la nourriture dans son ensemble contre une somme à payer à terme, car il n'est pas convenable de vendre une même marchandise d'une même espèce ou de différentes espèces si le paiement ne se fait pas à temps». Chapitre XVIII De la vente faite après une pesée
- Muwatta Malik, n°1549
Anas Ibn Malek a rapporté: «Je donnais à boire, à Abou Oubaida Ibn Al-Jarrah, à Abou Talha Al-Ansari, et à Oubai Ibn Ka'b, une boisson faite de dattes vertes et fraîches». Anas continua et dit: «un homme vint leur dire: le vin est interdit»; Alors Abou Talha dit: «O Anas! Va briser ces jarres». Ainsi, dit Anas: «je me levai, pris une auge et brisai le fond des jarres»
- Muwatta Malik, n°1641
Zaid Ibn Talha Ibn Roukana a rapporté un hadith qu'il attribue au Prophète, où il a dit: «Toute religion a un caractère; et celui de l'Islam est la pudeur»
- Muwatta Malik, n°1689
Anas Ibn Malek a rapporté ce qui suit: «Abou Talha a dit à Oum Soulaim: «J'ai entendu la voix de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) si faible en parlant, et j'y ai reconnu qu'il avait faim; as-tu quelque chose à manger? Elle répondit: «oui», en faisant sortir de chez elle, des galettes d'orge qu'elle couvra de son voile, puis le plaça sous mon bras, et m'envoya chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)»: Anas continua et dit: en le portant à l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), je le voyais assis, entouré de ses compagnons dans la mosquée. Je me dirigeait vers lui, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me dit: «Est-ce Abou Talha qui t'a envoyé»? - «Oui, répondit Anas»; Et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) de reprendre: «Pour un repas qu'il nous a préparé»? Oui, répondis-je». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à ceux qui lui tenaient compagnie: «Allons-y» II partit avec ses compagnons, et moi avec eux jusqu'à ce que je les ai devancés chez Abou Talha, lui apprenant ce qui a eu lieu. Alors Abou Talha s'écria: «ô Oum Soulaim, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) vient d'arriver avec tout un monde, et nous n'avons pas de nourriture pour leur donner à manger». Elle répondit: «Allah et Son Envoyé le savent mieux que nous». Abou Talha sortit pour la rencontre de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de ses compagnons, afin de les inviter à entrer. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Oum Soulaim: «allez, Oum Soulaim, apporte-nous ce que tu as pour nourriture». Elle lui apporta les galettes que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonne de réduire en miettes, sur quoi Oum Soulaim versa de la graisse d'une outre. Puis, l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prononçant la bénédiction qui lui a été inspirée par Allah Y , dit à Abou Talha: «Fais entrer dix d'entre eux»; Abou Talha les fit entrer,ils mangèrent jusqu'à satiété puis sortirent; L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'adressant à Abou Talha, lui dit, de nouveau: «Fais entrer dix autres»; eux aussi entrèrent, mangèrent tout comme les premiers puis sortirent; puis L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) donna l'ordre qu'on fasse entrer dix autres, qui à leur tour entrèrent, mangèrent puis sortirent, puis dix autres derniers, jusqu'à ce que tous les hommes aient bien mangé, tout en étant rassasiés; et ils étaient au nombre de soixante et dix ou même de quatre vingt hommes»
- Muwatta Malik, n°1768
Rafe' Ibn Ishac l'affranchi de Al-Chifà a raconté: «Nous avons rendu visite, Abdallah Ibn Abi Talha et moi à Abou Sa'id Al-Khoudri, lors de sa maladie, Abou Sa'id nous dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) nous a appris que les anges n'entrent pas dans une maison où se trouvent des figurines ou des statues». Le rapporteur se doutait du cas (à savoir figu -rines ou statues)
- Muwatta Malik, n°1769
Oubaidallah Ibn Abdallah Ibn Outba Ibn Mass'oud a rapporté qu'en rendant visite à Abou Talha Al-Ansari, lors de sa maladie, il y trouva chez lui Sahl Ibn Hounaif. Abou Talha demandant à un homme de tirer au-dessous de lui une tapisserie, Sahl Ibn Hounaif lui dit: «Pourquoi l'enlèves-tu»? Il lui répondit: «Parce qu'elle porte des dessins; or l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'a interdit, comme tu le sais». Sahl répliqua:«Mais l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) n'a-t-il pas précisé: «Sauf si c'est un dessin sur un vêtement»? Abou Talha, alors, dit: «Certes oui! mais ainsi j'en serai plus apaisé
- Muwatta Malik, n°1842
Anas Ibn Malek a rapporté: «Abou Talha était l'un des Ansars à Médine, le plus riche en palmeraies, préférant de tous ses biens, celle qui se trouvait à Bairoha, située juste face à la mosquée. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) y entrait et buvait de son eau douce. Anas continuant, dit: «Et quand le verset suivant, fut révélé: ) لَن تَنَالُواْ الْبِرَّ حَتَّى تُنفِقُواْ مِمَّا تُحِبُّونَ وَمَا تُنفِقُواْ مِن شَيْءٍ فَإِنَّ اللّهَ بِهِ عَلِيمٌ( (le sens) «Vous n'atteindrez pas à la piété vraie tant que vous ne donnerez pas en aumône ce que vous aimez» (Coran III,92), Abou Talha se rendit chez l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Allah Y Béni et Très-Haut a dit: «Vous n'atteindrez pas à la piété vraie tant que vous ne donnerez pas en aumône ce que vous aimez», et ce qui m'est préféré de mes biens, c'est la palmeraie de Bairoha; je la donne pour aumône pour l'amour d'Allah Y , espérant que Allah Y agrée mon acte et me le réserve auprès de Lui. Ainsi, donne-la à qui tu voudras, Ô Envoyé d'Allah». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Quelle merveille! Tel est un bien fructueux! Tel est un bien fructueux. J'ai bien saisi ce que tu as entendu dire à son sujet, et moi je préfère que tu la donnes à tes proches». Abou Talha dit: «Je le ferai, Ô Envoyé d'Allah et il l'a partagée entre ses proches et ses cousins»
- Sahih Muslim, n°100
Rapporté par Talha b. ‘Ubaidullah رضي الله عنه : Un homme aux cheveux ébouriffés, originaire du Najd, est venu voir le Messager d’Allah ﷺ. Nous entendions le bourdonnement de sa voix sans comprendre ce qu’il disait, jusqu’à ce qu’il s’approche du Prophète ﷺ. Nous avons alors compris qu’il posait des questions sur l’islam. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cinq prières chaque jour et chaque nuit. » L’homme a demandé : « Suis-je obligé d’en faire d’autres que celles-là ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Non, sauf si tu fais des prières volontaires. » Et le jeûne du Ramadan. L’homme a demandé : « Suis-je obligé de faire autre chose que cela ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Non, sauf ce que tu fais de toi-même, volontairement. » Puis le Messager d’Allah ﷺ lui a parlé de la zakat. L’homme a demandé : « Suis-je obligé de donner autre chose que cela ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Non, sauf ce que tu donnes volontairement. » L’homme est alors reparti en disant : « Je n’ajouterai rien à cela et je n’en diminuerai rien. » Le Prophète ﷺ a dit : « Il a réussi, s’il est sincère dans ce qu’il affirme. »
- Sahih Muslim, n°101
Un autre hadith, similaire à celui rapporté par Mālik bin Anas, est aussi rapporté par Talha b. ‘Ubaidullah رضي الله عنه, avec seulement cette différence : le Prophète ﷺ a dit : « Par son père, il réussira s’il est sincère dans ce qu’il affirme », ou : « Par son père, il entrera au Paradis s’il est sincère dans ce qu’il affirme. »
- Sahih Muslim, n°714
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها, l’épouse du Prophète ﷺ : Umm Sulaim, la mère de Bani Abu Talha, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ, et un hadith similaire à celui rapporté par Hisham a été transmis, sauf pour ces mots. Aïcha رضي الله عنها a dit : « J’ai exprimé mon désaccord envers elle en disant : “Une femme peut-elle avoir un rêve à caractère sexuel ?” »
- Sahih Muslim, n°893
Rapporté par Abu Talha : Il a entendu Anas b. Malik rapporter cela
- Sahih Muslim, n°1093
Rapporté par Ma‘dan ibn Talha : J’ai rencontré Thauban, l’affranchi du Messager d’Allah ﷺ, et je lui ai demandé de me parler d’un acte qui me ferait entrer au Paradis si je l’accomplis, ou de l’acte qu’Allah aime le plus. Il ne me répondit pas. Je lui ai demandé à nouveau, il ne répondit pas. À la troisième fois, il dit : « J’ai posé cette question au Messager d’Allah ﷺ et il m’a répondu : “Multiplie les prosternations devant Allah, car tu ne feras jamais une prosternation sans qu’Allah t’élève d’un degré et efface un de tes péchés.” » Ma‘dan dit ensuite qu’il rencontra Abou al-Darda’ et reçut de lui la même réponse que celle de Thauban
- Sahih Muslim, n°1111
Rapporté par Moussa ibn Talha, d’après son père رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un de vous place devant lui quelque chose comme le dossier d’une selle, il peut prier sans se soucier de qui passe de l’autre côté. »
- Sahih Muslim, n°1112
Rapporté par Moussa ibn Talha, d’après son père رضي الله عنه : Nous faisions la prière alors que des animaux passaient devant nous. Nous en avons parlé au Messager d’Allah ﷺ et il a dit : « Si vous placez devant vous quelque chose équivalent au dossier d’une selle, alors ce qui passe devant ne vous portera pas préjudice. » Ibn Numayr a ajouté : « Cela ne nuit à personne, peu importe qui passe devant. »
- Sahih Muslim, n°1258
Rapporté par Ma'dan b. Talha : Omar b. Khattab رضي الله عنه alors qu'il donnait un sermon a mentionné le Messager d’Allah ﷺ et Abou Bakr. Il a ajouté : « J’ai vu en rêve qu’un coq m’a donné deux coups de bec, et je pense que ma mort est proche. Certains m’ont conseillé de désigner mon successeur. Mais Allah ne détruira pas Sa religion, Son califat et ce avec quoi Il a envoyé Son Messager ﷺ. Si la mort vient bientôt, la question du califat sera décidée par l’accord de ces six hommes avec qui le Messager d’Allah ﷺ était satisfait jusqu’à sa mort. Je sais très bien que certains me reprocheront d’avoir tué de mes propres mains des personnes qui semblaient musulmanes. S’ils font cela, ce sont des ennemis d’Allah, des mécréants et des égarés. Je ne laisse rien derrière moi qui me semble plus important que la question du Kalala. Je n’ai jamais autant interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et il ne s’est jamais fâché contre moi sauf pour cela : il a frappé ses doigts sur ma poitrine et a dit : “Cette verset, à la fin de la sourate an-Nisa’, révélée pendant la saison chaude, ne te suffit-elle pas ?” Si je vis encore, je clarifierai ce problème pour que quiconque lit le Coran ou non puisse prendre la bonne décision. » Omar رضي الله عنه a aussi dit : « Ô Allah, je Te prends à témoin concernant ces gouverneurs que j’ai envoyés dans les régions pour qu’ils rendent la justice, enseignent la religion et la Sunna du Messager d’Allah ﷺ, distribuent les butins et me consultent pour ce qu’ils ne peuvent pas faire. Ô gens, vous mangez ces deux plantes, l’oignon et l’ail, et je les trouve répugnantes. J’ai vu que lorsque le Messager d’Allah ﷺ sentait leur odeur chez quelqu’un dans la mosquée, il le faisait sortir à al-Baqi’. Donc, celui qui en mange doit bien les cuire pour faire disparaître leur odeur. »
- Sahih Muslim, n°2147
Rapporté par Abu Musa : Lorsque ‘Umar fut blessé, Suhaib vint de chez lui, se tint à ses côtés et se mit à pleurer bruyamment. ‘Umar lui dit : « Pourquoi pleures-tu ? Tu pleures pour moi ? » Il répondit : « Par Allah, c’est pour toi que je pleure, ô Commandeur des croyants. » ‘Umar dit : « Par Allah, tu sais déjà que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui pour qui on se lamente est puni. » J’en ai parlé à Musa b. Talha, et il m’a dit que ‘Aïcha a précisé que cela concernait seulement les Juifs
- Sahih Muslim, n°2315
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Abu Talha était l’un des Ansar de Médine qui possédait le plus de biens, et parmi ses biens, il appréciait le plus son jardin appelé Bairaha’, situé en face de la mosquée. Le Messager d’Allah ﷺ y allait souvent et buvait de son eau douce. Quand ce verset a été révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez » (III, 91), Abu Talha s’est levé, est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Allah dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez”, et ce que j’aime le plus parmi mes biens, c’est Bairaha’. Je l’offre en sadaqa à Allah, en espérant la récompense et le trésor auprès d’Allah. Dépense-le, Messager d’Allah, comme tu le juges bon. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Bravo ! C’est un bon investissement, c’est un bon investissement. J’ai entendu ce que tu as dit, mais je pense que tu devrais le donner à tes proches. » Abu Talha l’a donc distribué à ses proches et à ses cousins du côté paternel
- Sahih Muslim, n°2316
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Quand ce verset a été révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez », Abu Talha a dit : « Je vois que notre Seigneur nous demande de donner de nos biens ; je prends à témoin le Messager d’Allah que je donne mon terrain appelé Bairaha’ pour Allah. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Donne-le à tes proches. » Il l’a donc donné à Hassan ibn Thabit et Ubayy ibn Ka’b
- Sahih Muslim, n°2714
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Aïsha, as-tu quelque chose à manger ? » J’ai répondu : « Messager d’Allah, nous n’avons rien. » Il a alors dit : « Je jeûne. » Elle raconte : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, puis on nous a offert un cadeau, et des visiteurs sont venus chez nous. Quand le Messager d’Allah ﷺ est revenu, je lui ai dit : « Un cadeau nous a été offert (et une grande partie a été donnée aux visiteurs), mais j’ai gardé quelque chose pour toi. » Il a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » J’ai répondu : « C’est du hais (un mélange de dattes et de beurre clarifié). » Il a dit : « Apporte-le-moi. » Je le lui ai apporté, il en a mangé puis a dit : « Ce matin, j’étais en jeûne. » Talha a dit : J’ai raconté ce hadith à Mujahid et il a dit : « Ce jeûne volontaire est comme l’aumône : la personne peut la donner si elle veut, ou la garder si elle préfère. »
- Sahih Muslim, n°2860
Rapporté par ‘Abd al-Rahman ibn ‘Uthman Taimi d’après son père : Alors que nous étions avec Talha ibn Ubaydullah et en état d’ihram, on nous a offert un oiseau (cuit). Talha dormait. Certains d’entre nous en ont mangé, d’autres s’en sont abstenus. Quand Talha s’est réveillé, il a été d’accord avec ceux qui en avaient mangé et a dit : « Nous en avons mangé avec le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°3007
Rapporté par Muslim al-Qurri : J’ai entendu Ibn Abbas رضي الله عنهما dire que le Messager d’Allah ﷺ était entré en état d’Ihram pour la ‘Umra et ses compagnons pour le Hajj. Ni le Messager d’Allah ﷺ ni ceux de ses compagnons qui avaient amené des animaux pour le sacrifice ne sont sortis de l’état d’Ihram, alors que les autres pèlerins l’ont fait. Talha ibn Ubaydullah faisait partie de ceux qui avaient amené des animaux pour le sacrifice, donc il n’est pas sorti de l’état d’Ihram
- Sahih Muslim, n°3008
Rapporté par Shu’ba : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, mais avec cette différence : « Talha et une autre personne faisaient aussi partie de ceux qui n’avaient pas amené d’animaux pour le sacrifice, et donc ils sont sortis de l’état d’Ihram. »
- Sahih Muslim, n°3153
Rapporté par Abu Bakr : (Il a appelé) le coiffeur et, en montrant le côté droit de sa tête, il a dit : « Commence ici », puis il a distribué ses cheveux à ceux qui étaient près de lui. Ensuite, il a indiqué au coiffeur de raser le côté gauche, ce qu’il fit, et il a donné ces cheveux à Umm Sulaim رضي الله عنها. Dans la version d’Abu Kuraib, il est dit : « Il a commencé par la moitié droite (de sa tête), et il a distribué un ou deux cheveux aux gens, puis il a demandé au coiffeur de raser le côté gauche, ce qu’il fit aussi, et le Prophète ﷺ a dit : “Voici Abu Talha”, et il lui a donné ces cheveux. »
- Sahih Muslim, n°3154
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a jeté des cailloux à Jamrat al-‘Aqaba. Ensuite, il est allé vers son animal à sacrifier et l’a sacrifié. Le coiffeur était assis là, et il a montré de la main sa tête, puis il a fait raser la moitié droite, et il a distribué ces cheveux à ceux qui étaient près de lui. Puis il a dit : « Rase l’autre moitié », et il a dit : « Où est Abu Talha ? » et il lui a donné ces cheveux
- Sahih Muslim, n°3155
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ eut jeté les cailloux à la Jamra et sacrifié l’animal, il tourna le côté droit de sa tête vers le coiffeur, qui le rasa. Puis il appela Abu Talha al-Ansari et lui donna ces cheveux. Ensuite, il tourna le côté gauche et demanda au coiffeur de raser, ce qu’il fit, puis il donna ces cheveux à Abu Talha et lui dit de les distribuer aux gens
- Sahih Muslim, n°3230
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la Ka‘ba. Usama, Bilal et ‘Uthman ibn Talha, le gardien de la Ka‘ba, étaient avec lui. Il a fermé la porte et y est resté un moment. Ibn Umar رضي الله عنهما a dit : J’ai demandé à Bilal, en sortant, ce que le Messager d’Allah ﷺ avait fait à l’intérieur. Il a répondu : « Il a prié là où il avait deux piliers à sa gauche, un pilier à sa droite, et trois piliers derrière lui. À cette époque, la Maison reposait sur six piliers. »
- Sahih Muslim, n°3231
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est venu le jour de la Victoire, il est descendu dans la cour de la Ka‘ba et a envoyé chercher ‘Uthman ibn Talha رضي الله عنه. Il est venu avec la clé et a ouvert la porte. Le Messager d’Allah ﷺ est alors entré avec Bilal, Usama ibn Zayd et ‘Uthman ibn Talha, puis il a ordonné de fermer la porte. Ils sont restés là un bon moment, puis la porte a été ouverte. Abdullah a dit : J’ai été le premier à rencontrer le Messager d’Allah ﷺ à la sortie de la Ka‘ba, et Bilal était juste derrière lui. J’ai demandé à Bilal : « Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il prié à l’intérieur ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Où ? » Il a dit : « Entre les deux piliers devant lui. » Il a ajouté : « J’ai oublié de lui demander combien de rak‘a il a prié. »
- Sahih Muslim, n°3232
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est venu l’année de la Victoire sur la chamelle d’Usama ibn Zayd, jusqu’à ce qu’il la fasse s’agenouiller dans la cour de la Ka‘ba et qu’il descende. Il a alors envoyé chercher ‘Uthman ibn Talha et lui a dit : « Apporte-moi la clé. » Il est allé voir sa mère, qui a refusé de la lui donner. Il a dit : « Par Allah, donne-la-moi sinon cette épée sera plantée dans mon flanc. » Elle la lui a donc donnée, et il l’a apportée au Messager d’Allah ﷺ, qui a ouvert la porte. Le reste du hadith est identique au précédent
- Sahih Muslim, n°3233
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la Maison, accompagné d’Usama, Bilal et ‘Uthman ibn Talha. Ils ont fermé la porte et sont restés un bon moment. Ensuite, la porte a été ouverte et j’ai été le premier à entrer et à rencontrer Bilal. Je lui ai demandé : « Où le Messager d’Allah ﷺ a-t-il prié ? » Il a répondu : « Entre ces deux piliers à l’avant. » J’ai cependant oublié de lui demander combien de rak‘a il avait prié
- Sahih Muslim, n°3234
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنهما : Il est arrivé à la Ka‘ba alors que le Messager d’Allah ﷺ y était entré, ainsi que Bilal et Usama. ‘Uthman ibn Talha a fermé la porte sur eux, et ils sont restés là un bon moment. Ensuite, la porte a été ouverte et le Messager d’Allah ﷺ est sorti. Je suis monté et j’ai pénétré dans la Maison, puis j’ai demandé : « Où le Messager d’Allah ﷺ a-t-il prié ? » Ils ont répondu : « À cet endroit précis. » J’ai cependant oublié de leur demander combien de rak‘a il avait prié
- Sahih Muslim, n°3235
Rapporté par Salim d’après son père رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est entré dans la Maison avec Usama ibn Zayd, Bilal et ‘Uthman ibn Talha. Ils ont fermé la porte de l’intérieur, et quand ils l’ont ouverte, j’ai été le premier à entrer et à rencontrer Bilal. Je lui ai demandé : « Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il prié à l’intérieur ? » Il a répondu : « Oui, il a prié entre ces deux piliers du côté du Yémen. »
- Sahih Muslim, n°3236
Rapporté par Salim ibn Abdullah, d’après son père رضي الله عنه : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ entrer dans la Ka‘ba, accompagné d’Usama ibn Zayd, Bilal et ‘Uthman ibn Talha, et personne d’autre n’est entré avec eux. Ensuite, la porte a été fermée de l’intérieur. Abdullah ibn Umar رضي الله عنهما a dit : Bilal et ‘Uthman ibn Talha m’ont informé que le Messager d’Allah ﷺ avait prié à l’intérieur de la Ka‘ba, entre les deux piliers du côté du Yémen
- Sahih Muslim, n°3280
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Moi et Abu Talha sommes revenus avec le Messager d’Allah ﷺ. Safiyyah, l’épouse du Prophète, était assise derrière lui sur son chameau. Quand nous sommes arrivés aux environs de Médine, il disait : « Nous sommes ceux qui reviennent, qui se repentent, qui adorent leur Seigneur, qui Le louent », et il répétait cela jusqu’à notre entrée à Médine
- Sahih Muslim, n°3321
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à Abu Talha رضي الله عنه : « Trouve-moi un de tes jeunes garçons pour me servir. » Abu Talha est sorti avec moi et m’a fait monter derrière lui. Je servais le Messager d’Allah ﷺ chaque fois qu’il descendait du chameau. Et dans un autre hadith, il a dit : Il a continué son chemin et, lorsqu’on a aperçu (la montagne de) Uhud, il a dit : « Voici la montagne qui nous aime et que nous aimons. » Et en s’approchant de Médine, il a dit : « Ô Allah, je déclare sacrée la zone entre ses deux montagnes, tout comme Ibrahim a déclaré La Mecque sacrée. Ô Allah, bénis-les (les habitants de Médine) dans leur mudd et leur sa’. »
- Sahih Muslim, n°3446
Rapporté par Nubaih b. Wahb : ‘Umar b. Ubaidullah voulait marier Talha b. ‘Umar à la fille de Shaiba b. Jubair ; il envoya donc un messager à Aban b. Uthman pour qu’il assiste au mariage, alors qu’il était à ce moment-là l’émir du Hajj. Aban dit : « J’ai entendu ‘Uthman b. ‘Affan dire que le Messager d’Allah ﷺ a déclaré : “Un Muhrim ne doit ni se marier lui-même, ni organiser le mariage d’un autre, ni faire une demande en mariage.” »
- Sahih Muslim, n°3450
Rapporté par Nabaih b. Wahb : ‘Umar b. ‘Ubaidullah b. Ma’mar voulait marier son fils Talha à la fille de Shaiba b. Jubair pendant le pèlerinage. Aban b. Uthman était alors l’émir des pèlerins. Il (‘Umar b. ‘Ubaidullah) a donc envoyé quelqu’un à Aban pour lui dire : « Je veux marier Talha b. ‘Umar et je souhaite vraiment que tu sois présent à la cérémonie. » Aban lui a répondu : « Je te trouve bien ignorant, toi l’Irakien. J’ai entendu ‘Uthman b. ‘Affan dire que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Un Muhrim ne doit pas se marier.” »
- Sahih Muslim, n°3497
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ partit en expédition vers Khaybar et nous avons accompli la prière du matin très tôt à l’aube. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ monta à cheval, tout comme Abou Talha, et je me suis assis derrière Abou Talha. Le Prophète ﷺ avançait dans une ruelle étroite de Khaybar (et nous étions si proches les uns des autres que mon genou a touché la jambe du Messager d’Allah ﷺ). Une partie du vêtement du Prophète ﷺ glissa de sa jambe et je vis la blancheur de sa jambe. En entrant dans la ville, il s’écria : « Allahu Akbar (Allah est le Plus Grand). Khaybar est perdue. Et lorsque nous descendons dans la vallée d’un peuple, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis. » Il répéta cela trois fois. Pendant ce temps, les gens sortirent pour travailler et dirent : « Par Allah, Muhammad est venu. » Abd al-‘Aziz ou certains de nos compagnons dirent : « Muhammad et l’armée sont venus. » Il dit : « Nous avons pris Khaybar par la force, et les prisonniers de guerre ont été rassemblés. » Dihya est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah, accorde-moi une fille parmi les prisonnières. » Il répondit : « Va et choisis-en une. » Il choisit Safiyya, fille de Huyayy (b. Akhtab). Quelqu’un vint voir le Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, tu as donné Safiyya bint Huyayy, la chef des Qurayza et des Nadir, à Dihya, alors qu’elle ne convient qu’à toi. » Il dit : « Faites-les venir tous les deux. » Ils vinrent ensemble. Quand le Prophète ﷺ la vit, il dit à Dihya : « Prends une autre femme parmi les prisonnières. » Le narrateur dit : Le Prophète ﷺ l’a alors affranchie et l’a épousée. Thabit lui demanda : « Abou Hamza, quelle dot le Prophète ﷺ lui a-t-il donnée ? » Il répondit : « Il l’a affranchie puis l’a épousée. » En chemin, Oumm Soulaym l’a préparée et l’a envoyée au Prophète ﷺ la nuit. Le Messager d’Allah ﷺ est apparu le matin comme un jeune marié. Il dit : « Celui qui a quelque chose à manger, qu’il l’apporte. » On étendit un tissu. Quelqu’un apporta du fromage, un autre des dattes, un autre du beurre clarifié, et ils préparèrent du hais : c’était le repas de noces du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°3500
Rapporté par Anas رضي الله عنه : J’étais assis derrière Abou Talha le jour de Khaybar et mes pieds touchaient ceux du Messager d’Allah ﷺ. Nous sommes arrivés chez les gens de Khaybar au lever du soleil, alors qu’ils sortaient leurs troupeaux et eux-mêmes avec leurs haches, grands paniers et outils. Ils dirent : « Voilà Muhammad et l’armée. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Khaybar est perdue. Quand nous descendons dans la vallée d’un peuple, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis. » Allah, le Majestueux et le Glorieux, les a vaincus, et Dihya a reçu une belle captive, que le Messager d’Allah ﷺ a obtenue en échange de sept captifs, puis il la confia à Oumm Soulaym pour la préparer à son mariage. Le narrateur pensait que c’était pour qu’elle passe sa période de ‘Idda chez Oumm Soulaym. Cette femme était Safiyya, fille de Huyayy. Le Messager d’Allah ﷺ organisa un repas de noces avec des dattes, du fromage et du beurre clarifié. On creusa des fosses, on y plaça des nappes, on apporta du fromage et du beurre clarifié, et tout le monde mangea à satiété. Ils se demandaient : « L’a-t-il épousée comme femme libre ou comme esclave ? » Ils dirent : « S’il lui fait porter le voile, c’est qu’elle est une femme libre et mariée, sinon elle reste esclave. » Quand il voulut partir, il lui fit porter le voile et elle monta à l’arrière du chameau : ainsi, ils comprirent qu’il l’avait épousée. En approchant de Médine, le Messager d’Allah ﷺ accéléra, et nous aussi. ‘Adba’, le chameau du Prophète ﷺ, trébucha, le Prophète ﷺ tomba, et elle aussi. Il se releva et la couvrit. Les femmes la regardèrent et dirent : « Qu’Allah éloigne la Juive ! » Le narrateur demanda : « Abou Hamza, le Messager d’Allah ﷺ est-il vraiment tombé ? » Il répondit : « Oui, par Allah, il est bien tombé. »
- Sahih Muslim, n°4059
Rapporté par Malik ibn Aus ibn al-Hadathan : Je suis venu en demandant qui voulait échanger des dirhams contre mon or. Talha ibn Ubaydullah رضي الله عنه, qui était assis avec ‘Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه, a dit : « Montre-nous ton or, puis reviens plus tard. Quand notre serviteur viendra, nous te donnerons tes dirhams. » Alors ‘Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه a dit : « Pas du tout. Par Allah, donne-lui ses dirhams tout de suite ou rends-lui son or, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’échange d’argent contre de l’or comporte de l’intérêt, sauf si cela se fait sur place ; le blé contre le blé comporte de l’intérêt, sauf si cela se fait sur place ; l’orge contre l’orge comporte de l’intérêt, sauf si cela se fait sur place ; les dattes contre les dattes comportent de l’intérêt, sauf si cela se fait sur place.” »
- Sahih Muslim, n°4150
Rapporté par Abu Talha : Omar b. al-Khattab رضي الله عنه prononça un sermon un vendredi où il évoqua l’Envoyé d’Allah ﷺ, puis Abu Bakr رضي الله عنه, et dit : « Je ne laisse derrière moi aucun problème plus difficile que celui de Kalala. Je n’ai jamais interrogé le Messager d’Allah ﷺ autant de fois que sur ce sujet, et il ne s’est jamais montré aussi agacé envers moi qu’à propos de cette question, au point qu’il m’a frappé la poitrine avec ses doigts et a dit : “Omar, le verset révélé en été, à la fin de la sourate an-Nisa, ne te suffit-il pas ?” » Omar ajouta : « Si je vis, je donnerai un avis sur Kalala qui permettra à chacun de trancher, qu’il lise le Coran ou non. »
- Sahih Muslim, n°4227
Rapporté par Talha b. Musarrif : J’ai demandé à 'Abdullah b. Abu Aufa si le Messager d’Allah ﷺ avait laissé un testament concernant ses biens. Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Alors pourquoi le testament est-il obligatoire pour les musulmans, ou pourquoi leur a-t-on ordonné de faire un testament ? » Il a répondu : « Il a fait le testament selon le Livre d’Allah, le Très-Haut et Majestueux. »
- Sahih Muslim, n°4603
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Lorsque les Mouhajiroun émigrèrent de La Mecque à Médine, ils arrivèrent sans rien posséder, tandis que les Ansar avaient des terres et des palmiers. Les Ansar partagèrent leurs biens avec les Mouhajiroun, à condition de leur donner la moitié des fruits chaque année, et les Mouhajiroun les remerciaient en travaillant avec eux. La mère d’Anas ibn Malik s’appelait Oumm Soulaym, elle était aussi la mère d’Abdallah ibn Talha, le frère d’Anas du côté maternel. La mère d’Anas avait offert ses palmiers au Messager d’Allah ﷺ, qui les donna à Oumm Ayman, l’ancienne esclave affranchie, mère d’Oussama ibn Zayd. Quand le Messager d’Allah ﷺ eut terminé la guerre contre les gens de Khaybar et revint à Médine, les Mouhajiroun rendirent aux Ansar tous les dons qu’ils avaient reçus de leurs fruits. (Anas ibn Malik dit : ) Le Messager d’Allah ﷺ rendit à ma mère ses palmiers et donna à Oumm Ayman, à la place, des palmiers de son propre verger. Ibn Chihab précise qu’Oumm Ayman était la mère d’Oussama ibn Zayd, ancienne esclave d’Abdallah ibn Abd al-Muttalib, originaire d’Abyssinie. Quand Amina donna naissance au Messager d’Allah ﷺ après la mort de son père, Oumm Ayman l’allaita jusqu’à ce qu’il grandisse. Plus tard, il l’affranchit et la maria à Zayd ibn Haritha. Elle mourut cinq mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°4665
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a attaqué Khaybar. Un matin, nous avons prié à l’aube, alors qu’il faisait encore sombre, près de Khaybar. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ est monté à cheval. Abu Talha monta aussi, et je suis monté derrière Abu Talha sur le même cheval. Le Prophète d’Allah ﷺ traversait les rues de Khaybar, et j’étais si proche de lui que mon genou touchait la cuisse du Prophète ﷺ. Son vêtement s’est déplacé, et j’ai vu la blancheur de sa cuisse. Quand il entra dans la ville, il dit : « Allah est le plus Grand. Khaybar va être détruite. Quand nous arrivons sur la place d’un peuple, c’est un mauvais jour pour ceux qui ont été avertis (et n’ont pas tenu compte de l’avertissement). » Il répéta ces paroles trois fois. Les habitants venaient juste de sortir de chez eux pour commencer leur journée. Ils dirent, surpris : « Muhammad est arrivé. » Nous avons conquis Khaybar par la force
- Sahih Muslim, n°4666
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le même jour, lors de la bataille de Khaybar, je montais derrière Abu Talha (et nous étions si proches du Prophète ﷺ que mon pied touchait le sien). Nous avons rencontré les habitants au lever du soleil, alors qu’ils sortaient avec leurs haches, pelles et cordes, menant leur bétail. Ils crièrent, surpris : « Muhammad est venu avec son armée ! » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Khaybar va être détruite. Attention ! Quand nous arrivons sur la place d’un peuple, c’est un mauvais jour pour ceux qui ont été avertis (mais n’ont pas écouté). » Allah, le Glorieux et le Majestueux, leur infligea la défaite
- Sahih Muslim, n°4678
Rapporté par Ibn Salama رضي الله عنه, qui l’a entendu de son père : Nous sommes arrivés à Hudaibiya avec le Messager d’Allah ﷺ et nous étions quatorze cents. Il y avait cinquante chèvres pour nous, mais il n’y avait pas assez d’eau pour les abreuver. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis au bord du puits, il a soit prié, soit craché dans le puits, et l’eau a jailli. Nous avons bu et abreuvé les bêtes. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ nous a appelés à prêter serment d’allégeance, alors qu’il était assis au pied d’un arbre. J’ai été le premier à prêter serment, puis les autres l’ont fait. Quand la moitié des gens l’avaient fait, il m’a dit : « Prête serment, Salama. » J’ai répondu : « J’étais parmi les premiers à le faire. » Il a dit : « Fais-le encore. » Ensuite, il a vu que je n’avais pas d’armes et m’a donné un bouclier, grand ou petit. Il a continué à recevoir les serments jusqu’au dernier groupe. Il m’a dit : « Ne veux-tu pas prêter serment, Salama ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je l’ai déjà fait avec le premier groupe, puis encore au milieu. » Il a dit : « Ce n’est pas grave, fais-le encore. » J’ai donc prêté serment trois fois. Puis il m’a demandé : « Salama, où est le bouclier que je t’ai donné ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, mon oncle ‘Amir m’a rencontré sans arme, alors je le lui ai donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Tu ressembles à celui qui disait : “Ô Allah, accorde-moi un ami plus cher que moi-même.” » Quand tous les Compagnons eurent prêté serment, les polythéistes ont envoyé des messages de paix, jusqu’à ce que les gens puissent aller d’un camp à l’autre. Finalement, un traité de paix a été conclu. J’étais à la charge de Talha b. Ubaidullah : j’abreuvais son cheval, je le soignais, je le servais et je mangeais de sa nourriture. J’avais quitté ma famille et mes biens en émigrant pour Allah et Son Messager ﷺ. Quand la paix a été conclue, je me suis allongé sous un arbre. Quatre polythéistes de la Mecque sont venus, ont parlé contre le Messager d’Allah ﷺ, ce qui m’a énervé, alors je me suis déplacé sous un autre arbre. Ils ont suspendu leurs armes à l’arbre et se sont couchés. Quelqu’un a alors crié : « Venez, ô Mouhajiroun ! Ibn Zunaim a été tué. » J’ai dégainé mon épée, attaqué les quatre pendant leur sommeil, pris leurs armes et dit : « Par Celui qui a honoré Muhammad, aucun de vous ne lèvera la tête sinon je le frappe au visage. » Je les ai conduits au Prophète ﷺ. Mon oncle Amir est arrivé avec un homme d’Abalat nommé Mikraz, traîné sur un cheval, et soixante-dix polythéistes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laissez-les partir, ils trahiront encore. » Il leur a donc pardonné. À cette occasion, Allah a révélé : « C’est Lui qui a retenu leurs mains de vous et vos mains d’eux dans la vallée de la Mecque après vous avoir donné la victoire sur eux. » (Coran 48:24) Nous sommes repartis vers Médine, et nous nous sommes arrêtés près d’une montagne entre nous et Banu Lihyan. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé pardon pour celui qui montait la montagne la nuit pour surveiller. Je l’ai fait deux ou trois fois cette nuit-là. Ensuite, nous sommes arrivés à Médine. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé ses chameaux avec son esclave Rabah, et j’étais avec lui. Je suis aussi allé au pâturage avec le cheval de Talha et les chameaux. Au matin, Abd al-Rahman al-Fazari a attaqué et emporté tous les chameaux du Messager d’Allah ﷺ, tuant celui qui les gardait. J’ai dit à Rabah : « Monte ce cheval, va chez Talha et informe le Messager d’Allah ﷺ que les polythéistes ont pris ses chameaux. » Je suis monté sur une colline, j’ai crié trois fois vers Médine : « Venez à notre secours ! » Puis je me suis lancé à la poursuite des voleurs, leur tirant des flèches et chantant : « Je suis le fils d’al-Akwa’. Aujourd’hui, c’est le jour de la défaite pour les lâches. » J’en ai blessé plusieurs, marqué tout ce qu’ils laissaient tomber pour que le Prophète ﷺ et ses Compagnons sachent que c’était du butin. J’ai récupéré tous les chameaux. Quand ils se sont arrêtés pour manger, j’étais sur un rocher. Al-Fazari a dit : « Qui est-ce là-haut ? » Ils ont répondu : « C’est lui qui nous harcèle depuis ce matin. » Il a dit : « Quatre d’entre vous, allez le tuer. » Ils sont venus vers moi. Je leur ai dit : « Savez-vous qui je suis ? » Ils ont dit non. J’ai dit : « Je suis Salama, fils d’al-Akwa’. Par Celui qui a honoré Muhammad ﷺ, je peux tuer qui je veux parmi vous, mais aucun de vous ne pourra me tuer. » Ils sont repartis. J’ai vu arriver les cavaliers du Prophète ﷺ : Akhram al-Asadi, puis Abu Qatada al-Ansari, puis al-Miqdad b. al-Aswad. J’ai attrapé la bride du cheval d’Akhram. Les voleurs ont fui. J’ai dit à Akhram : « Fais attention jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. » Il a dit : « Salama, si tu crois en Allah et au Jour du Jugement, ne t’interpose pas entre moi et le martyre. » Akhram a combattu Abd al-Rahman, a blessé son cheval, mais a été tué. Abu Qatada a tué Abd al-Rahman. J’ai continué à courir derrière eux jusqu’à Dhu Qarad, les empêchant de boire, et j’ai récupéré deux chevaux. J’ai rejoint le Prophète ﷺ, qui avait récupéré les chameaux et tout le butin. Bilal a préparé un repas avec une chamelle prise aux ennemis. J’ai dit : « Laisse-moi choisir cent hommes et je finirai les voleurs. » Le Prophète ﷺ a ri et a dit : « Salama, tu penses pouvoir le faire ? » J’ai répondu oui. Il a dit : « Ils sont déjà arrivés à Ghatafan. » Un homme de Ghatafan est venu annoncer qu’ils avaient fui. Le lendemain, le Prophète ﷺ a dit : « Notre meilleur cavalier aujourd’hui est Abu Qatada et notre meilleur fantassin est Salama. » Il m’a donné deux parts du butin. En rentrant à Médine, il m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle. Un homme des Ansar a lancé un défi de course. J’ai demandé au Prophète ﷺ la permission de descendre et de courir contre lui. Il a accepté. Je l’ai rattrapé et dépassé. Trois jours après, nous sommes partis pour Khaybar. Mon oncle Amir chantait : « Par Allah, si Tu ne nous avais pas guidés, nous n’aurions pas fait l’aumône ni prié. Ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits, rends-nous fermes face à l’ennemi et fais descendre la tranquillité sur nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui chante cela ? » Amir a répondu : « C’est moi. » Il a dit : « Qu’Allah te pardonne. » (Le narrateur précise que chaque fois que le Prophète ﷺ demandait pardon pour quelqu’un, il mourait en martyr.) Omar رضي الله عنه a dit : « Prophète d’Allah, si seulement tu nous avais laissé profiter d’Amir. » À Khaybar, Marhab, le roi, est sorti en chantant : « Khaybar sait que je suis Marhab, un guerrier expérimenté, armé jusqu’aux dents, quand la guerre fait rage. » Amir est sorti à sa rencontre en chantant : « Khaybar sait que je suis Amir, un vétéran armé, prêt à combattre. » Ils se sont affrontés, mais l’épée d’Amir s’est retournée contre lui et il s’est blessé mortellement. J’ai entendu certains Compagnons dire : « L’acte d’Amir est perdu, il s’est tué lui-même. » Je suis allé en pleurant voir le Prophète ﷺ et lui ai dit : « Amir a perdu sa récompense. » Il a répondu : « Qui a dit cela ? Il aura une double récompense. » Puis il m’a envoyé chercher Ali رضي الله عنه, qui avait mal aux yeux. Le Prophète ﷺ a appliqué sa salive sur ses yeux et il a guéri. Il lui a donné l’étendard. Marhab est revenu en chantant, et Ali a répondu : « Je suis celui que sa mère a appelé Haidar, un lion redoutable. » Ali a frappé Marhab à la tête et l’a tué, remportant ainsi la victoire
- Sahih Muslim, n°4683
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le jour de Uhud, certains, vaincus, abandonnèrent le Prophète ﷺ, mais Abu Talha se tint devant lui pour le protéger avec un bouclier. Abu Talha était un archer puissant qui brisa deux ou trois arcs ce jour-là. Quand un homme passait avec un carquois rempli de flèches, on lui disait : « Garde-les pour Abu Talha. » Chaque fois que le Prophète ﷺ levait la tête pour regarder les gens, Abu Talha disait : « Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ne lève pas la tête, de peur qu’une flèche de l’ennemi ne t’atteigne. Mon cou est devant le tien. » Le narrateur dit : J’ai vu Aïsha bint Abu Bakr et Umm Sulaim, leurs vêtements relevés, si bien que je voyais les bracelets à leurs chevilles. Elles portaient des outres d’eau sur leur dos et donnaient à boire aux gens. Elles retournaient ensuite au puits, remplissaient à nouveau les outres et revenaient pour donner de l’eau aux soldats. Ce jour-là, l’épée d’Abu Talha tomba de ses mains deux ou trois fois à cause de la somnolence
- Sahih Muslim, n°5021
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le jour de Khaybar, un homme est venu dire : « Ô Messager d’Allah, les ânes ont été mangés. » Un autre est venu dire : « Ô Messager d’Allah, les ânes sont en train d’être abattus. » Alors le Messager d’Allah ﷺ a ordonné à Abu Talha de faire une annonce : « Allah et Son Messager vous ont interdit de manger la viande des ânes domestiques, car elle est impure ou détestable. » Le narrateur précise : Les marmites ont alors été renversées avec ce qu’elles contenaient
- Sahih Muslim, n°5048
Rapporté par Anas ibn Malik : Nous avons poursuivi un lièvre à Marr az-Zahrin (une vallée près de La Mecque). Mes compagnons ont couru mais se sont fatigués ; j’ai aussi essayé jusqu’à ce que je l’attrape. Je l’ai apporté à Abu Talha. Il l’a égorgé et a envoyé sa cuisse et ses deux pattes arrière au Messager d’Allah ﷺ par mon intermédiaire, et il les a acceptées
- Sahih Muslim, n°5131
Rapporté par Anas b. Malik : J’étais le servant de certaines personnes dans la maison d’Abu Talha le jour où l’alcool a été interdit. Leur boisson était faite de dattes sèches ou fraîches, quand un annonceur a fait une annonce. Abu Talha m’a dit : « Sors et va voir ce qui se passe. » Je suis sorti et j’ai entendu un annonceur proclamer : « Sachez que l’alcool a été interdit. » Il a dit : « La boisson a alors été versée dans les rues de Médine. » Abu Talha m’a dit : « Sors et renverse-la. » Je l’ai donc renversée. Ils ont dit, ou certains ont dit : « Un tel et un tel sont morts, car ils avaient bu de cette boisson. » Le narrateur dit qu’il ne sait pas si c’est Anas qui a rapporté cela ou quelqu’un d’autre. Ensuite, Allah, le Très-Haut, a révélé : « Il n’y aura pas de péché pour ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres pour ce qu’ils ont pu consommer, tant qu’ils craignent Allah, croient et font le bien. » (verset)
- Sahih Muslim, n°5132
Rapporté par ‘Abd al-Aziz b. Suhaib : Des personnes ont interrogé Anas b. Malik au sujet du Fadikh (une boisson alcoolisée à base de dattes fraîches). Il a répondu : « Nous n’avions pas d’autre alcool que ce Fadikh. C’est ce Fadikh que je servais à Abu Talha, Abu Ayyub et à certains compagnons du Messager d’Allah ﷺ dans notre maison. Quand quelqu’un est venu et a dit : “Avez-vous entendu la nouvelle ?” Nous avons répondu non. Il a dit : “L’alcool a été interdit.” Abu Talha a alors dit : “Anas, renverse ces grandes jarres.” Le narrateur dit qu’ils n’y sont jamais revenus, ni même questionné à ce sujet après l’annonce de cette personne. »
- Sahih Muslim, n°5135
Rapporté par Anas b. Malik : Je servais du vin à Abu Talha, Abu Dujana et Mu’adh b. Jabal parmi un groupe d’Ansar, lorsqu’un visiteur est venu et a dit : « Il y a une nouvelle : les versets concernant l’interdiction de l’alcool ont été révélés. » Nous l’avons donc renversé ce jour-là ; c’était un mélange de dattes sèches et fraîches. Anas b. Malik a dit : « Lorsque le khamr a été interdit, leur boisson habituelle était alors un mélange de dattes sèches et fraîches. »
- Sahih Muslim, n°5136
Rapporté par Anas b. Malik : Je servais du vin à Abu Talha, Abu Dujana et Suhail b. Baida’ à partir d’une outre contenant un mélange de dattes mûres et non mûres. Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°5138
Rapporté par Anas b. Malik : Je servais à boire à Abu ‘Ubaida b. Jarrah, Abu Talha et Ubayy b. Ka’b une boisson préparée à partir de dattes mûres et non mûres, lorsqu’un visiteur est venu et a dit : « L’alcool a été interdit. » Abu Talha a alors dit : « Anas, lève-toi et casse cette cruche. » Je me suis levé, j’ai pris une pierre pointue et j’ai frappé la cruche à sa base jusqu’à ce qu’elle se brise
- Sahih Muslim, n°5316
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha a dit à Umm Sulaim : « J’ai remarqué que la voix du Messager d’Allah ﷺ était faible, sûrement à cause de la faim ; as-tu quelque chose ? » Elle a répondu oui, a sorti des pains d’orge, les a enveloppés dans un foulard, puis les a mis sous mon manteau et m’a envoyé vers le Messager d’Allah ﷺ. Je l’ai trouvé assis à la mosquée avec des gens. Je me suis approché, et il m’a demandé : « Abu Talha t’a envoyé ? » J’ai dit oui. Il a demandé : « C’est pour un repas ? » J’ai dit oui. Il a alors dit à ceux qui étaient avec lui de se lever. Je suis parti devant eux, puis j’ai informé Abu Talha. Il a dit à Umm Sulaim : « Voici le Messager d’Allah ﷺ avec des gens, et nous n’avons pas assez à leur offrir. » Elle a répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Abu Talha est allé à la rencontre du Prophète ﷺ, qui est entré avec lui. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé à Umm Sulaim d’apporter ce qu’elle avait. Elle a apporté le pain. Le Prophète ﷺ a demandé qu’on le coupe en morceaux, puis Umm Sulaim a ajouté un peu d’eau et de l’assaisonnement. Le Messager d’Allah ﷺ a récité ce qu’Allah a voulu, puis a dit : « Faites entrer dix personnes. » Ils ont mangé à satiété, puis sont sortis. Il a refait entrer dix autres, et ainsi de suite jusqu’à ce que tous aient mangé, ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts
- Sahih Muslim, n°5317
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha m’a envoyé inviter le Messager d’Allah ﷺ à manger. Quand je suis arrivé, il était avec des gens. Il m’a regardé, et j’ai eu honte, mais j’ai transmis l’invitation. Le Prophète ﷺ a demandé aux gens de se lever. Abu Talha a dit : « Messager d’Allah, j’ai préparé quelque chose pour toi. » Le Prophète ﷺ a touché la nourriture, a invoqué la bénédiction, puis a dit : « Que dix de mes compagnons entrent. » Il leur a dit de manger, et il sortait quelque chose de ses doigts pour eux. Ils ont mangé à satiété, puis sont sortis. Dix autres sont entrés, et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait mangé à sa faim. Ensuite, il a rassemblé ce qui restait, et la quantité de nourriture était la même qu’au début
- Sahih Muslim, n°5318
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha m’a envoyé vers le Messager d’Allah ﷺ ; le reste du hadith est le même, avec une légère différence : à la fin, le Prophète ﷺ a pris ce qui restait de la nourriture, l’a rassemblé, a invoqué la bénédiction, et elle est revenue à son état initial. Il a dit : « Prenez ceci. »
- Sahih Muslim, n°5319
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha a demandé à Umm Sulaim de préparer un repas spécialement pour le Messager d’Allah ﷺ. Il m’a ensuite envoyé l’inviter ; le reste du hadith est le même, avec une légère différence : « Le Messager d’Allah ﷺ a posé sa main dessus, a mentionné le nom d’Allah, puis a dit : “Faites entrer dix hommes.” Abu Talha les a fait entrer, ils ont mangé en mentionnant le nom d’Allah. Ils étaient quatre-vingts à avoir mangé. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ, sa famille et lui-même ont mangé, et il en est resté. »
- Sahih Muslim, n°5320
Rapporté par Anas ibn Malik : Il a rapporté cet événement concernant le festin offert par Abu Talha au Messager d’Allah ﷺ, en ajoutant : « Abu Talha est resté à la porte pour accueillir l’invité jusqu’à l’arrivée du Messager d’Allah ﷺ. Il lui a dit : “Messager d’Allah, ce que nous avons à t’offrir est peu.” Le Prophète ﷺ a répondu : “Apporte-le, Allah va bientôt le bénir et l’augmenter.” »
- Sahih Muslim, n°5322
Rapporté par Anas ibn Malik : Abu Talha a vu le Messager d’Allah ﷺ allongé sur le ventre dans la mosquée. Il est allé voir Umm Sulaim et lui a dit : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ allongé sur le ventre dans la mosquée, je pense qu’il a faim. » Le reste du hadith est le même, avec en plus que le Messager d’Allah ﷺ, Abu Talha, Umm Sulaim et Anas ibn Malik ont mangé, et il en est resté, qu’ils ont offert à leurs voisins
- Sahih Muslim, n°5323
Rapporté par Anas b. Malik : Je suis allé rendre visite au Messager d’Allah ﷺ un jour et je l’ai trouvé assis avec ses compagnons, en train de leur parler, et il avait attaché son ventre avec une bande. Usama a dit : « Je ne sais pas s’il y avait une pierre sur son ventre ou non. » J’ai demandé à certains de ses compagnons pourquoi le Messager d’Allah ﷺ avait bandé son ventre. Ils ont répondu : « (Il a fait cela pour soulager) sa faim. » Je suis allé voir Abu Talha, le mari d’Umm Sulaim, la fille de Milhan, et je lui ai dit : « Père, j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ avec le ventre bandé. J’ai demandé à certains de ses compagnons la raison et ils m’ont dit que c’était à cause de la faim. » Abu Talha est allé voir ma mère et lui a dit : « Y a-t-il quelque chose à manger ? » Elle a répondu : « Oui, j’ai quelques morceaux de pain et des dattes. Si le Messager d’Allah ﷺ vient seul, nous pourrons le rassasier, mais s’il vient avec quelqu’un d’autre, cela ne suffira pas pour tous. » Le reste du hadith est identique
- Sahih Muslim, n°5324
Rapporté par Anas b. Malik : Anas b. Malik a rapporté ce hadith concernant l’accueil du Messager d’Allah ﷺ par Abu Talha, selon une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5353
Rapporté par Jabir b. Abdullah : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ m’a pris la main et m’a emmené chez lui. On lui a présenté des morceaux de pain, et il a dit : « N’y a-t-il pas de condiment ? » Les membres de sa famille ont répondu : « Non, sauf un peu de vinaigre. » Le Prophète ﷺ a dit : « Le vinaigre est un bon condiment. » Jabir a dit : « Depuis que j’ai entendu cela du Messager d’Allah ﷺ, j’aime le vinaigre. » Talha a ajouté : « Depuis que j’ai entendu Jabir en parler, j’aime le vinaigre. »
- Sahih Muslim, n°5361
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ pour qu’il l’accueille comme invité, mais il n’avait rien à lui offrir. Il a alors demandé s’il y avait quelqu’un pour accueillir cet homme, en assurant que quiconque le ferait recevrait la miséricorde d’Allah. Un homme des Ansar, appelé Abu Talha, s’est levé et l’a emmené chez lui. La suite du hadith est la même, et il est aussi mentionné la révélation du verset, comme rapporté par Waki
- Sahih Muslim, n°5514
Rapporté par Abu Talha رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une image. »
- Sahih Muslim, n°5515
Rapporté par Abu Talha رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une statue. »
- Sahih Muslim, n°5517
Rapporté par Abu Talha, compagnon du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « En vérité, les anges n’entrent pas dans une maison où il y a une image. » Busr rapporte : Zayd tomba malade et nous sommes allés prendre de ses nouvelles. Nous avons vu un rideau avec une image suspendu à sa porte. J’ai dit à Ubaydullah Khaulani, qui était sous la protection de Maymouna, l’épouse du Prophète ﷺ : « Zayd ne nous a-t-il pas informés auparavant de l’interdiction concernant les images ? » Ubaydullah répondit : « N’as-tu pas entendu quand il a dit : “Sauf les motifs sur le tissu” ? »
- Sahih Muslim, n°5518
Rapporté par Abu Talha رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a une image. » Busr a dit : Zayd ibn Khalid tomba malade et nous sommes allés lui rendre visite. Dans sa maison, nous avons vu un rideau avec des images. J’ai dit à Ubaydullah Khaulani : « Ne nous a-t-il pas rapporté l’interdiction concernant les images ? » Il répondit : « En fait, il l’a dit, mais il a aussi précisé : “Sauf les motifs sur le tissu.” N’as-tu pas entendu cela ? » Je répondis : « Non. » Il dit alors : « Il l’a bien mentionné. »
- Sahih Muslim, n°5520
Rapporté par Abu Talha al-Ansari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a une image ou un portrait. » Je suis allé voir Aïcha رضي الله عنها et lui ai dit : « J’ai entendu que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a une image ou un chien.” » Je lui ai demandé si elle avait entendu cela. Elle répondit : « Non, je ne l’ai pas entendu moi-même, mais je vais te raconter ce que j’ai vu. Je témoigne que le Prophète ﷺ est parti en expédition. J’ai pris un tapis et j’ai couvert la porte avec. Quand il est revenu, il a vu ce tapis et j’ai remarqué des signes de mécontentement sur son visage. Il l’a tiré jusqu’à ce qu’il soit déchiré ou coupé, et il a dit : “Allah ne nous a pas ordonné de couvrir les pierres et la terre.” Nous avons découpé le rideau et en avons fait deux coussins remplis de fibres de palmier, et il n’a rien trouvé à redire à cela. »
- Sahih Muslim, n°5612
Rapporté par Anas b. Malik : J’ai amené ‘Abdullah b. Abi Talha Ansari au Messager d’Allah ﷺ à sa naissance. À ce moment-là, le Messager d’Allah ﷺ portait un manteau de laine et enduisait les chameaux de goudron. Il a dit : « As-tu des dattes ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a pris les dattes, les a mises dans sa bouche pour les ramollir, puis il a ouvert la bouche du bébé et y a mis la datte. L’enfant a commencé à la lécher. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Les Ansar aiment les dattes. » Puis il lui a donné le prénom de ‘Abdullah
- Sahih Muslim, n°5613
Rapporté par Anas b. Malik : Le fils d’Abu Talha était malade. Abu Talha est parti en voyage et son fils est décédé en son absence. À son retour, il a demandé à sa femme : « Comment va mon enfant ? » Umm Sulaim (son épouse) a répondu : « Il est maintenant dans un état meilleur qu’avant. » Elle lui a servi le repas du soir, puis il a eu des rapports avec elle. Après cela, elle a dit : « Prépare l’enterrement de l’enfant. » Le matin, Abu Talha est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et l’a informé. Il a demandé : « As-tu passé la nuit avec elle ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ô Allah, bénis-les tous les deux. » Par la suite, elle a donné naissance à un enfant. Abu Talha m’a demandé (à moi, Anas b. Malik) de l’emmener chez le Messager d’Allah ﷺ. Elle avait aussi envoyé des dattes avec l’enfant. Le Messager d’Allah ﷺ a pris l’enfant sur ses genoux et a demandé : « Avez-vous quelque chose pour le Tahnik ? » Les compagnons ont répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a pris les dattes, les a mâchées, puis les a mises dans la bouche de l’enfant et a frotté son palais. Il lui a donné le prénom de ‘Abdullah
- Sahih Muslim, n°5647
Rapporté par Abu Talha رضي الله عنه : Alors que nous étions assis devant les maisons à discuter entre nous, le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous. Il s’est arrêté et a dit : « Que faites-vous là, à tenir vos réunions sur les chemins ? Évitez de vous réunir sur les chemins. » Nous avons répondu : « Nous sommes assis ici sans vouloir nuire à ceux qui passent ; nous discutons simplement entre nous. » Il a alors dit : « Si vous ne pouvez pas faire autrement, alors respectez les droits du chemin : baisser le regard, échanger les salutations et parler correctement. »
- Sahih Muslim, n°5682
Rapporté par Ishaq ibn ‘Abdullah ibn Talha : Ce hadith a été rapporté par Ishaq ibn ‘Abdullah ibn Talha avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6006
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ était la personne la plus noble de caractère, la plus généreuse, et la plus courageuse. Une nuit, les habitants de Médine ont été effrayés par un bruit et se sont dirigés vers lui, mais le Messager d’Allah ﷺ les a croisés alors qu’il revenait, car il était parti avant eux vers ce bruit. Il montait le cheval d’Abu Talha, sans selle, avec une épée pendue à son cou, et il disait : « Il n’y a rien à craindre. » Il a aussi dit : « Nous avons trouvé ce cheval aussi rapide qu’un torrent », alors qu’il était lent auparavant
- Sahih Muslim, n°6007
Rapporté par Anas : Il y a eu un moment de panique à Médine. Le Messager d’Allah ﷺ a emprunté le cheval d’Abu Talha, appelé Mandub. Il l’a monté et a dit : « Nous n’avons trouvé aucune raison d’avoir peur, et nous l’avons trouvé aussi rapide qu’un torrent d’eau. »
- Sahih Muslim, n°6013
Rapporté par Anas : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine, Abu Talha m’a pris par la main et m’a amené au Messager d’Allah ﷺ en disant : « Ô Messager d’Allah, Anas est un jeune garçon intelligent, il te servira. » (Anas dit) : Je l’ai servi en voyage et à la maison, et, par Allah, il ne m’a jamais demandé pourquoi j’avais fait telle chose ni pourquoi je ne l’avais pas faite
- Sahih Muslim, n°6126
Rapporté par Mousa b. Talha رضي الله عنه : Moi et le Messager d’Allah ﷺ sommes passés près de gens sous des palmiers. Il a dit : « Que font ces gens ? » Ils ont répondu : « Ils font le greffage, c’est-à-dire qu’ils mettent ensemble le mâle et la femelle pour avoir plus de fruits. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je ne pense pas que cela serve à quelque chose. » Les gens ont été informés et ils ont arrêté cette pratique. Plus tard, le Messager d’Allah ﷺ a appris que la récolte avait diminué, alors il a dit : « Si cela est utile, faites-le, car ce n’était qu’une opinion personnelle. Ne suivez pas mon avis personnel ; mais quand je vous dis quelque chose de la part d’Allah, acceptez-le, car je ne mens pas sur Allah, le Très-Haut, le Glorieux. »
- Sahih Muslim, n°6242
Rapporté par Abu 'Uthman : Un jour où le Messager d’Allah ﷺ combattait, il ne resta auprès de lui que Talha et Sa'd
- Sahih Muslim, n°6247
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ était sur la montagne de Hira, accompagné d’Abu Bakr, Umar, Uthman, Ali, Talha et Zubair, lorsque la montagne s’est mise à trembler. Alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Calme-toi, il n’y a sur toi qu’un Prophète, un Véridique et un Martyr. »
- Sahih Muslim, n°6248
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ était sur la montagne de Hira quand elle s’est mise à trembler. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Hira, calme-toi, car il n’y a sur toi qu’un Prophète, un Véridique et un Martyr. » Il y avait sur la montagne le Prophète d’Allah ﷺ, Abu Bakr, Umar, Uthman, Ali, Talha, Zubair et Sa’d b. Abi Waqqas (qu’Allah les agrée)
- Sahih Muslim, n°6321
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On m’a montré le Paradis et j’y ai vu l’épouse d’Abu Talha (c’est-à-dire Umm Sulaim). J’ai entendu le bruit de pas devant moi, et c’était celui de Bilal. »
- Sahih Muslim, n°6322
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le fils d’Abu Talha, né d’Umm Sulaim, est décédé. Umm Sulaim a dit à sa famille : « Ne parlez pas à Abu Talha de la mort de son fils avant que je ne le fasse moi-même. » Abu Talha est rentré à la maison ; elle lui a servi le dîner, il a mangé et bu de l’eau. Ensuite, elle s’est embellie, ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant. Abu Talha a eu un rapport intime avec elle et, quand elle a vu qu’il était satisfait, elle lui a dit : « Abu Talha, si des gens empruntent quelque chose à une famille et que cette famille demande à le récupérer, est-ce qu’on peut refuser de le rendre ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Je t’annonce la mort de ton fils. » Il s’est fâché et a dit : « Tu ne m’as rien dit avant que nous ayons eu un rapport, puis tu m’annonces la mort de mon fils. » Il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté ce qui s’était passé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Qu’Allah vous bénisse pour la nuit que vous avez passée ensemble ! » Elle est tombée enceinte. Le Messager d’Allah ﷺ était en voyage et elle l’accompagnait. À leur retour à Médine, il n’entrait pas chez lui la nuit. Quand ils approchaient de Médine, elle a commencé à ressentir les douleurs de l’accouchement. Abu Talha est resté avec elle et le Messager d’Allah ﷺ a continué sa route. Abu Talha a dit : « Ô Seigneur, Tu sais que j’aime accompagner le Messager d’Allah quand il part et revenir avec lui, mais Tu vois que je suis retenu. » Umm Sulaim a dit : « Abu Talha, je ne ressens plus autant de douleur, alors allons-y. » Ils ont continué et, en arrivant à Médine, elle a accouché. Ma mère m’a dit : « Anas, que personne ne l’allaite avant que tu ne l’emmènes demain matin chez le Messager d’Allah ﷺ. » Le matin venu, je l’ai porté chez le Messager d’Allah ﷺ. Il avait à la main un instrument pour marquer les chameaux. Quand il m’a vu, il a dit : « C’est peut-être l’enfant qu’Umm Sulaim vient d’avoir. » J’ai répondu : « Oui. » Il a posé l’instrument, j’ai mis l’enfant sur ses genoux et il a demandé qu’on lui apporte des dattes d’Ajwa de Médine. Il les a mâchées, puis les a mises dans la bouche de l’enfant, qui a commencé à les goûter. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Regardez comme les Ansar aiment les dattes. » Puis il a caressé le visage de l’enfant et l’a nommé Abdullah
- Sahih Muslim, n°6424
Rapporté par Ibrahim b. Muhammad b. Talha : J’ai entendu Abu Sa’id prononcer un discours en présence d’Abu ‘Utba, où il a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les quartiers les plus méritants des Ansar sont ceux des Banu Najjar, puis ceux des Banu ‘Abu al-Ashhal, ensuite ceux des Banu Harith, puis des Banu Khazraj, et enfin du clan des Banu Sa’ida. Et si je devais donner la préférence à quelqu’un d’autre qu’eux, je l’aurais donnée à mes proches. »
- Sahih Muslim, n°6462
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ a établi un lien de fraternité entre Abu Ubaida b. Jarrah et Abu Talha
- Sahih Muslim, n°6503
Rapporté par Ibn Shubruma رضي الله عنه : « Ce hadith a été transmis avec la même chaîne de rapporteurs, et dans la version rapportée par Wuhaib, il y a une légère différence dans les mots. Il en est de même pour la version rapportée par Muhammad b. Talha, où il est dit : “Qui parmi les gens mérite le meilleur traitement de ma part ?” »
- Sahih Muslim, n°7224
Rapporté par Aba Talha رضي الله عنه : Le jour de Badr, lorsque le Messager d’Allah ﷺ a remporté la victoire sur les Mecquois, il ordonna que plus de vingt personnes — dans un autre hadith, ils sont comptés comme vingt-quatre — parmi les non-croyants de Quraysh soient jetées dans le puits de Badr. Le reste du hadith est identique
- Sunan an-Nasa'i, n°664
Rapporté par Mu'awiyah bin Hudaij : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié un jour et a fait le Taslim alors qu’il restait encore une unité à la prière. Un homme l’a rattrapé et lui a dit : « Tu as oublié une unité de prière ! » Alors il est revenu à la mosquée et a demandé à Bilal de faire l’Iqamah, puis il a dirigé les gens dans une unité de prière. J’ai raconté cela aux gens et ils m’ont dit : « Sais-tu qui était cet homme ? » J’ai répondu : « Non, sauf si je le vois. » Ensuite, il est passé devant moi et j’ai dit : « C’est lui. » Ils ont dit : « C’est Talha bin 'Ubaidullah. »
- Sunan an-Nasa'i, n°749
Rapporté par Abdullah bin Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans la Ka’ba avec Usamah bin Zaid, Bilal et Uthman bin Talha al Hajabi, et il a fermé la porte derrière lui. Abdullah bin Umar a dit : "J’ai demandé à Bilal, quand il est sorti : 'Qu’a fait le Messager d’Allah (ﷺ) ?' Il a dit : 'Il s’est tenu avec un pilier à sa gauche, deux piliers à sa droite et trois piliers derrière lui – à cette époque la Maison reposait sur six piliers – et il a prié à environ trois longueurs d’avant-bras du mur
- Sunan an-Nasa'i, n°1139
Rapporté par Ma’dan bin Talha Al-Ya’muri : J’ai rencontré Thawban, l’affranchi du Messager d’Allah (ﷺ), et je lui ai dit : "Dis-moi une action qui me sera bénéfique ou qui me fera entrer au Paradis." Il est resté silencieux un moment, puis il s’est tourné vers moi et a dit : "Prosterne-toi souvent, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Il n’y a personne qui se prosterne une fois devant Allah, le Puissant et Sublime, sans qu’Allah ne l’élève d’un degré et n’efface un péché par cette prosternation.'" Ma’dan a dit : "Puis j’ai rencontré Abu Ad-Darda’ et je lui ai posé la même question que j’avais posée à Thawban." Il m’a dit : "Prosterne-toi souvent, car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Il n’y a personne qui se prosterne une fois devant Allah (SWT) sans qu’Allah (SWT) ne l’élève d’un degré et n’efface un péché par cette prosternation
- Sunan an-Nasa'i, n°1283
Rapporté par Abdullah bin Abi Talha, d'après son père : Le Messager d'Allah (ﷺ) est venu un jour avec un visage rayonnant de joie, et nous avons dit : "Nous voyons que tu es de bonne humeur." Il a dit : "L'Ange est venu à moi et a dit : 'Ô Muhammad, ton Seigneur dit : 'Cela ne te ferait-il pas plaisir de savoir que personne n'envoie de prière sur toi sans que J'envoie sur lui dix fois plus, et que personne n'envoie de salut sur toi sans que J'envoie sur lui dix fois plus ?
- Sunan an-Nasa'i, n°1290
Rapporté par Musa bin Talha que son père a dit : "Nous avons dit : 'Ô Messager d'Allah, comment devons-nous adresser les prières sur toi ?' Il a dit : 'Dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1291
Rapporté par Musa bin Talha, d'après son père : Un homme est venu voir le Prophète d'Allah (ﷺ) et a dit : "Comment devons-nous adresser les bénédictions sur toi, ô Prophète d'Allah ?" Il a dit : "Dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad, kama sallaita 'ala Ibrahima wa barik 'ala Muhammad kama barakta 'ala ali Ibrahim fil-'alamin, innaka hamidun majid.' (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu l'as fait pour la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni la famille d'Ibrahim parmi les nations. Tu es vraiment digne de louange, plein de gloire)
- Sunan an-Nasa'i, n°1292
Rapporté par Musa bin Talha : J'ai demandé à Zaid bin Kharijah qui a dit : "J'ai demandé au Messager d'Allah (ﷺ) et il a dit : Adressez des prières sur moi et faites des invocations avec ferveur, et dites : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad (Ô Allah, adresse Tes prières sur Muhammad et sur la famille de Muhammad)
- Sunan an-Nasa'i, n°3380
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah a attaqué Khaybar et nous avons prié la prière de l’aube là-bas alors qu’il faisait encore sombre. Ensuite, le Prophète est monté à cheval, Abu Talha aussi, et j’étais assis derrière Abu Talha. Le Prophète d’Allah a traversé rapidement une ruelle de Khaybar, mon genou touchait la cuisse du Messager d’Allah, et je voyais la blancheur de sa cuisse. Quand il est entré dans la ville, il a dit : “Allahu Akbar, Khaybar est détruite ! Chaque fois que nous approchons d’un peuple pour combattre, quel mauvais matin pour ceux qui ont été avertis.” Il a répété cela trois fois. Les gens sont sortis pour aller travailler. ‘Abdul-‘Aziz a dit : “Ils ont dit : ‘Muhammad (est venu) !’” ‘Abdul-‘Aziz a ajouté : “Certains de nos compagnons ont dit : ‘Avec son armée.’” Nous avons conquis Khaybar et rassemblé les captifs. Dihyah est venu et a dit : “Ô Prophète d’Allah, donne-moi une esclave parmi les captives.” Il a répondu : “Va et prends une esclave.” Il a pris Safiyyah bint Huyayy. Puis un homme est venu voir le Prophète et a dit : “Ô Messager d’Allah, tu as donné à Dihyah Safiyyah bint Huyayy, c’est la maîtresse des Quraizah et des An-Nadir, elle ne convient qu’à toi.” Il a dit : “Fais-le venir avec elle.” Quand le Prophète l’a vue, il a dit : “Prends une autre esclave parmi les captives.” Le Prophète d’Allah l’a affranchie et l’a épousée. Thabit lui a demandé : “Ô Abu Hamzah, quelle dot lui a-t-il donnée ?” Anas a répondu : “Elle-même ; il l’a affranchie et épousée.” Sur la route, Umm Sulaim l’a préparée et l’a présentée au Prophète pendant la nuit, et le lendemain matin il était jeune marié. Il a dit : “Que celui qui a quelque chose l’apporte.” Il a étendu une nappe en cuir, et des hommes sont venus avec du fromage, des dattes et du beurre, et ils ont préparé du Hais, ce fut le festin de mariage du Messager d’Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°3602
Rapporté par Anas : « Quand ce verset fut révélé : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez,” Abou Talha dit : “Notre Seigneur nous demandera des comptes sur nos biens. Je t’en conjure, ô Messager d’Allah ! Je donne mon terrain à Allah.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Fais-en don à tes proches, Hassan ibn Thabit et Ubayy ibn Ka’b.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°3620
Rapporté par Talha : « J’ai demandé à Ibn Abi Awfa : “Le Messager d’Allah ﷺ a-t-il laissé un testament ?” Il répondit : “Non.” J’ai dit : “Comment se fait-il alors qu’il soit prescrit aux musulmans de faire un testament ?” Il répondit : “Il a laissé des recommandations pour que les musulmans s’attachent au Livre d’Allah.” »
Profil symbolique du prénom Talha
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Talha
Traits dominants
- Résilience : Comme l'acacia dont il tire son nom, il fait preuve d'une grande résistance face aux épreuves de la vie.
- Générosité : Il manifeste une volonté constante de partager ses ressources et son temps avec autrui.
- Fiabilité : C'est une personne sur laquelle on peut se reposer en toute confiance, stable et constante dans ses engagements.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Talha
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| talha | Arabe, Ourdou, Turc |
Personnalités connues portant le prénom Talha
- Talha — gouverneur Tâhiride du Khorasan (nord-est de l'Iran) de 822 jusqu'à sa mort en 828
- Talha ibn 'Ubayd Allah (Compagnon du prophète Mohammed)
Popularité du prénom Talha
Dans le monde musulman
En France
Le prénom Talha a été donné à 600 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 691ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 150
- Auvergne-Rhône-Alpes 110
- Grand Est 75
- Bourgogne-Franche-Comté 25
- Centre-Val de Loire 20
- Hauts-de-France 15
- Normandie 10
- Nouvelle-Aquitaine 10
Voir plus (2 régions)
- Pays de la Loire 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
FAQ sur le prénom Talha
Quelle est la signification du prénom Talha ?
Le prénom Talha signifie 'acacia' ou 'bananier' en arabe. Il désigne symboliquement un arbre qui porte des fruits et offre de l'ombre, représentant la force, la protection et la générosité.
Quelle est l'origine du prénom Talha ?
Talha est un prénom d'origine arabe profondément lié à l'histoire islamique. Il est célèbre pour avoir été porté par Talha ibn Ubaydullah, un compagnon important du prophète Mohammed.
Le prénom Talha est-il fréquent ?
Oui, Talha est très populaire dans le monde musulman, notamment au Moyen-Orient et en Asie du Sud. En France, son usage est plus modéré avec un total de 600 naissances recensées.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.