Signification du prénom Walid (ou Oualid) en Islam : Origine et sens caché
وليد
Le prénom Walid est un nom masculin d'origine arabe qui signifie littéralement 'le fils' ou 'le nouveau-né'. Très ancré dans l'histoire islamique, il est apprécié pour sa symbolique de renouveau et de continuité familiale.
Origine du prénom Walid
Signification du prénom Walid
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Walid (ou Oualid) dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
178 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°292
Rapporté par 'Aishah رضي الله عنها : Umm Habibah a eu un écoulement de sang prolongé à l’époque du Messager d’Allah ﷺ. Il lui a ordonné de prendre un bain pour chaque prière. Le narrateur a ensuite transmis le récit en entier. Abu Dawud a dit : Cela a aussi été rapporté par Abu al-Walid al-Tayalisi, mais je ne l’ai pas entendu. Il l’a rapporté de 'Aishah à travers une autre chaîne de narrateurs. 'Aishah a dit : Zainab, fille de Jahsh, a eu un écoulement de sang prolongé. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Prends un bain pour chaque prière. » Le narrateur a ensuite rapporté le récit en entier. Abu Dawud a dit : La version transmise par 'Abd al-Samad de Sulaiman b. Kathir dit : « Fais les ablutions pour chaque prière. » C’est une confusion de la part de 'Abd al-Samad. La version correcte est celle rapportée par Abu al-Walid
- Sunan Abu Dawud, n°376
Rapporté par Abus Samh رضي الله عنه : Je servais le Prophète ﷺ. Quand il voulait se laver, il disait : « Tourne-toi de l’autre côté. » Alors je me tournais et je le cachais. (Un jour), Hasan ou Husayn رضي الله عنهما a été amené auprès de lui et il a uriné sur sa poitrine. Je me suis approché pour laver. Il a dit : « Seule l’urine d’une fille doit être lavée ; celle d’un garçon doit être simplement aspergée d’eau. » ‘Abbas (un rapporteur) a dit : Yahya ibn al-Walid nous a rapporté ce récit. Abu Dawud a dit : Il (Yahya) est Abu al-Za‘ra’. Harun ibn Tamim a rapporté d’après al-Hasan : Toutes les sortes d’urine sont égales
- Sunan Abu Dawud, n°458
Abu al-Walid a dit : J’ai interrogé Ibn 'Umar au sujet du gravier étalé dans la mosquée. Il a répondu : « Une nuit, il a plu et la terre était humide. Un homme apportait du gravier (des petits cailloux) dans son vêtement et les étalait sous lui. Quand le Messager d’Allah ﷺ a terminé sa prière, il a dit : “Comme c’est bien.” »
- Sunan Abu Dawud, n°560
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه : La prière en groupe équivaut à vingt-cinq prières faites seul. Si quelqu’un prie dans la nature et accomplit bien ses inclinaisons et prosternations, cela équivaut à cinquante prières en termes de récompense. Abu Dawud a dit : ‘Abd al-Walid ibn Ziyad a rapporté dans une autre version : « La prière faite seul dans la nature est supérieure de plusieurs degrés à la prière faite en groupe. »
- Sunan Abu Dawud, n°828
Rapporté par Imran ibn Husayn : Le Prophète ﷺ nous a dirigés dans la prière du midi, et un homme a récité derrière lui « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut » (sourate 87). Lorsqu’il a terminé la prière, il a dit : Qui parmi vous a récité ? Les gens ont répondu : Un homme a récité. Il a dit : Je savais que l’un d’entre vous m’a troublé dans la récitation du Coran. Abu Dawud a dit : Abu al-Walid a dit dans sa version : Shu’bah a dit : J’ai demandé à Qatadah : Sa’id n’a-t-il pas dit : Écoutez attentivement le Coran ? Il a répondu : (Oui), mais cela concerne la prière où il est récité à voix haute. Ibn Kathir a dit dans sa version : J’ai dit à Qatadah : Peut-être que le Prophète n’a pas aimé cela (la récitation). Il a répondu : S’il ne l’avait pas aimé, il l’aurait interdit
Voir 173 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°1165
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : Ishaq ibn Abdullah ibn Kinanah a rapporté : Al-Walid ibn Utbah (ou, selon la version de Uthman, al-Walid ibn Uqbah), alors gouverneur de Médine, m’a envoyé chez Ibn Abbas pour lui demander comment le Messager d’Allah ﷺ priait pour la pluie. Il a répondu : Le Messager d’Allah ﷺ est sorti en portant de vieux vêtements, avec humilité, jusqu’au lieu de prière. Il est ensuite monté sur le minbar, mais il n’a pas prononcé le sermon comme vous le faites habituellement. Il s’est contenté d’invoquer Allah, montrant son humilité et disant le takbir (Allah est le plus Grand). Ensuite, il a fait deux rak‘as de prière comme pour l’Aïd. Abu Dawud a dit : Ceci est la version d’al-Nufail. Ce qui est correct, c’est la version d’Ibn Utbah
- Sunan Abu Dawud, n°1236
Rapporté par Abu Ayyash az-Zuraqi : Nous avons accompagné le Messager d’Allah ﷺ à Usfan, et Khalid ibn al-Walid était le chef des mécréants. Nous avons accompli la prière du midi. Les mécréants ont alors dit : « Nous avons manqué une occasion ; nous aurions dû les attaquer pendant qu’ils priaient. » C’est alors que le verset concernant la réduction de la prière en cas de danger a été révélé, entre la prière du midi et celle de l’après-midi. Quand le moment de la prière de l’après-midi est arrivé, le Messager d’Allah ﷺ s’est mis face à la qibla, et les mécréants étaient devant lui. Les gens se sont rangés en un rang derrière le Messager d’Allah ﷺ, et un autre rang derrière eux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est incliné et tous se sont inclinés. Puis il s’est prosterné, et le rang le plus proche de lui aussi, tandis que le deuxième rang restait debout pour les protéger. Quand ils ont fait deux prosternations et se sont relevés, ceux du second rang se sont prosternés. Le premier rang a alors reculé pour prendre la place du second, et le second rang a avancé. Le Messager d’Allah ﷺ s’est de nouveau incliné, et tous se sont inclinés ensemble. Puis lui et le rang proche de lui se sont prosternés, tandis que le deuxième rang restait debout pour les surveiller. Quand le Messager d’Allah ﷺ et le rang proche de lui se sont assis, ceux du second rang derrière eux se sont prosternés. Ensuite, tous se sont assis. Le Prophète ﷺ a alors salué tout le monde. Il a prié de cette façon à Usfan ainsi qu’au territoire de Banu Sulaym. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Ayyub et Hisham d’après Abu al-Zubair, de la part de Jabir, avec le même sens, du Prophète ﷺ. De même, cela a été transmis par Dawud ibn Husain d’après ‘Ikrimah, de la part d’Ibn Abbas. Cela a aussi été rapporté par ‘Abd al-Malik, d’après ‘Ata’, de Jabir de façon similaire. Qatadah l’a aussi rapporté d’al-Hasan, de Hittan, de la part d’Abu Musa, de façon semblable. ‘Ikrimah ibn Khalid l’a aussi rapporté de Mujahid, du Prophète ﷺ. Hisham ibn ‘Urwah l’a rapporté de son père, du Prophète ﷺ. C’est aussi l’avis d’al-Thawri
- Sunan Abu Dawud, n°1442
Abu Huraira رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a récité l’invocation dans la prière de la nuit pendant un mois. Il disait dans son invocation : « Ô Allah, sauve al-Walid b. al-Walid, sauve Salamah b. Hisham, sauve les croyants faibles ; Ô Allah, frappe durement Mudar ; Ô Allah, fais-leur subir une famine comme celle de Joseph. » Abu Huraira a dit : Un matin, le Messager d’Allah ﷺ n’a pas fait d’invocation pour eux. Je lui en ai parlé. Il a dit : « Ne vois-tu pas qu’ils sont revenus ? »
- Sunan Abu Dawud, n°1532
Rapporté par Jabir b. ‘Abd Allah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ne maudissez pas vous-mêmes, ni vos enfants, ni vos serviteurs, ni vos biens, de peur que cela ne coïncide avec un moment où Allah exauce les demandes et qu’Il ne réponde à votre invocation. » Abu Dawud a dit : Ce hadith a une chaîne de transmission continue, ‘Ubadah bin Al-Walid bin ‘Ubadah a bien rencontré Jabir
- Sunan Abu Dawud, n°1607
Rapporté par Abu Umamah ibn Sahl, d'après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit d’accepter les dattes ja’rur et habiq comme zakat. Az-Zuhri a dit : Ce sont deux sortes de dattes de Médine. Abu Dawud a dit : Cela a aussi été transmis par Abu al-Walid, de Sulaiman ibn Kathir, d’Az-Zuhri
- Sunan Abu Dawud, n°1623
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a envoyé Omar ibn al-Khattab pour collecter la sadaqa. Tous ont payé la zakat sauf Ibn Jamil, Khalid ibn al-Walid et al-Abbas qui ont refusé. Alors le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ibn Jamil ne s’oppose pas vraiment, mais il était pauvre et Allah l’a enrichi. Quant à Khalid ibn al-Walid, vous lui faites du tort, car il a gardé ses cottes de mailles et ses armes pour les utiliser dans le chemin d’Allah. Quant à al-Abbas, l’oncle du Messager d’Allah ﷺ, j’en serai responsable, ainsi que d’un montant équivalent. » Puis il a dit : « Ne sais-tu pas (Omar) que l’oncle paternel d’un homme est comme son père ? »
- Sunan Abu Dawud, n°1753
Cette tradition a également été transmise par Shu’bah à travers une autre chaîne de rapporteurs, semblable à celle rapportée par Abu al-Walid. Cette version ajoute qu’il a fait sortir le sang en pressant avec sa main. Abu Dawud a dit : La version de Hammam contient les mots « Il a fait sortir le sang en pressant avec ses doigts ». Abu Dawud a précisé que cette tradition a été rapportée uniquement par les gens de Basrah
- Sunan Abu Dawud, n°1800
Rapporté par Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه : Il a entendu l’Envoyé d’Allah ﷺ dire : « Quelqu’un est venu à moi la nuit de la part d’Allah, le Très-Haut. » Le rapporteur a dit : « Alors qu’il séjournait à ‘Aqiq, il a dit : “Prie dans cette vallée bénie.” » Puis il a dit : « La `Umrah a été incluse dans le Hajj. » Abu Dawud a dit : Al-Walid ibn Muslim et ‘Umar ibn Abd al-Wahid ont rapporté dans cette version d’après Al-Awza’i les mots : « Et dis : Une `Umrah incluse dans le Hajj. » Abu Dawud a dit : Ali ibn al-Mubarak a aussi rapporté de façon similaire d’après Yahya ibn Abi Kathir dans cette version : « Et dis : Une `Umrah incluse dans le Hajj. »
- Sunan Abu Dawud, n°1994
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a accompli quatre ‘Umrahs, toutes en Dhu al-Qa’dah sauf celle qu’il a faite avec le Hajj. Abu Dawud a dit : À partir d’ici, le rapporteur Hudbah (ibn Khalid) en était certain. Je l’ai entendu d’Abu al-Walid, mais je n’ai pas retenu : une ‘Umrah, lors du traité d’al-Hudaibiyyah, ou depuis al-Hudaibiyyah ; et ‘Umrat al-Qada’ en Dhu al-Qa’dah, et une ‘Umrah depuis al-Ji’ranah où il (le Prophète) a distribué le butin de Hunayn en Dhu al-Qa’dah, et une ‘Umrah avec son Hajj
- Sunan Abu Dawud, n°2017
Abu Hurairah رضي الله عنه a dit : Lorsque Allah, le Très-Haut, a accordé la conquête de La Mecque à Son Envoyé, le Prophète ﷺ s’est tenu parmi les gens, a loué Allah et L’a glorifié. Puis il a dit : « En vérité, Allah a empêché l’Éléphant d’entrer à La Mecque, et Il a donné à Son Envoyé et aux croyants la victoire sur elle. Elle ne m’a été rendue licite que pour une heure, un seul jour, puis elle restera sacrée jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas couper ses arbres, ni chasser ses animaux, et ce qui y est trouvé doit être ramassé seulement par celui qui l’annonce publiquement. » ‘Abbas ou Al ‘Abbas a suggéré : « Envoyé d’Allah ﷺ, sauf le jonc (idhkhir), car il nous est utile pour nos tombes et nos maisons. » L’Envoyé d’Allah ﷺ a dit : « Sauf le jonc. » Abu Dawud a dit : Ibn Al Musaffa a ajouté, d’après Al Walid : Abu Shah, un homme du Yémen, s’est levé et a dit : « Écris-moi cela, Envoyé d’Allah ﷺ. » L’Envoyé d’Allah ﷺ a dit : « Écrivez-le pour Abu Shah. » J’ai demandé à Al Awza’i : « Que signifie cette parole : “Écrivez-le pour Abu Shah” ? » Il a répondu : « C’était un discours qu’il avait entendu de l’Envoyé d’Allah ﷺ. »
- Sunan Abu Dawud, n°2061
Aisha, épouse du Prophète ﷺ, et Umm Salamah رضي الله عنهما ont dit : « Abu Hudaifah ibn ‘Utbah a adopté Salim comme fils et l’a marié à sa nièce Hind, fille d’Al-Walid. Salim était un esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète ﷺ avait adopté Zayd comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un homme, on l’appelait par le nom de son père adoptif et il héritait de lui. Allah, le Très-Haut, a révélé à ce sujet : “Appelez-les par le nom de leur père, c’est plus juste auprès d’Allah. Et si vous ne connaissez pas leur père, alors ce sont vos frères en religion et vos protégés.” Ils ont alors été appelés par le nom de leur vrai père. Si le père n’était pas connu, il restait sous la protection de quelqu’un et était considéré comme frère en religion. Sahlah, fille de Suhail, est venue voir le Prophète ﷺ et a dit : “Ô Messager d’Allah, nous considérions Salim comme notre fils. Il vivait avec moi et Abu Hudaifah dans la même maison, et il me voyait en habits légers. Mais Allah a révélé ce que tu sais à leur sujet. Quel est ton avis ?” Le Prophète ﷺ a dit : “Allaite-le.” Elle lui a donné cinq tétées. Il est alors devenu comme son fils de lait. Ainsi, Aisha رضي الله عنها demandait aux filles de ses sœurs et à celles de ses frères de donner cinq tétées à ceux qu’elle voulait voir ou qui voulaient lui rendre visite, même s’ils étaient adultes ; ils pouvaient alors lui rendre visite. Mais Umm Salamah et toutes les autres épouses du Prophète ﷺ refusaient de permettre à quelqu’un de les visiter sur la base de cet allaitement, sauf si cela avait eu lieu pendant la petite enfance. Elles ont dit à Aisha رضي الله عنها : « Par Allah, nous ne savons pas si cela était une exception accordée par le Prophète ﷺ à Salim uniquement. »
- Sunan Abu Dawud, n°2285
Abu Salamah ibn ‘Abd Al Rahman rapporte que Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, lui a dit qu’Abu Hafs Al Mughirah l’a divorcée trois fois. Il a ensuite raconté la suite du récit. Dans cette version, Khalid ibn Walid et des membres des Banu Makhzum sont venus voir le Prophète ﷺ et ont dit : « Prophète d’Allah ﷺ, Abu Hafs Al Mughirah a divorcé de son épouse trois fois et il lui a laissé très peu. » Il a dit : « Aucune pension n’est due pour elle. » Il a ensuite transmis la suite du récit. La version rapportée par Malik est plus complète
- Sunan Abu Dawud, n°2286
Abu Salamah rapporte d’après Fatimah, fille de Qais رضي الله عنها, qu’Abu ‘Amr ibn Hafs Al Makhzumi l’a divorcée trois fois. Il a ensuite raconté la suite du récit. Il a mentionné Khalid ibn Walid et dit que le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a ni pension ni logement pour elle. » Cette version précise : « Le Messager d’Allah ﷺ lui a envoyé ce message : “Ne donne pas ton accord pour un mariage sans ma permission.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2330
Sulaiman ibn ‘Abd al-Rahman al-Dimashqi a dit à propos de ce récit qu’al-Walid a dit : J’ai entendu Abu ‘Amr al-Awza‘i dire : Le mot « sirrahu » signifie le début du mois
- Sunan Abu Dawud, n°2512
Rapporté par Abu Ayyub رضي الله عنه : Abu Imran a dit : Nous sommes partis en expédition depuis Médine dans l’intention d’attaquer Constantinople. AbdurRahman ibn Khalid ibn al-Walid était le chef du groupe. Les Romains restaient derrière les murs de la ville. Un homme a soudainement attaqué l’ennemi. Les gens ont alors dit : « Arrête ! Arrête ! Il n’y a de dieu qu’Allah. Il se met en danger. » Abu Ayyub a dit : « Ce verset a été révélé à notre sujet, le groupe des Ansar. Quand Allah a aidé Son Prophète ﷺ et donné la victoire à l’islam, nous avons pensé : “Allons, restons dans nos biens et améliorons-les.” Alors Allah, le Très-Haut, a révélé : “Dépensez dans le chemin d’Allah et ne vous jetez pas vous-mêmes dans la destruction.” Se mettre en danger, c’est rester chez soi, s’occuper de ses biens et délaisser le combat (jihad). » Abu Imran a ajouté : Abu Ayyub a continué à lutter dans le chemin d’Allah jusqu’à ce qu’il meure et soit enterré à Constantinople
- Sunan Abu Dawud, n°2522
Rapporté par Abud Darda’ رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « L’intercession du martyr sera acceptée pour soixante-dix membres de sa famille. » Abu Dawud a précisé : Le nom correct du rapporteur est Rabah b. al-Walid (et non al-Walid b. Rabah comme mentionné dans la chaîne de transmission du texte)
- Sunan Abu Dawud, n°2665
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : (Au cours de la bataille de Badr) Utbah ibn Rabi’ah s’est avancé, suivi de son fils et de son frère, et a crié : « Qui veut un combat singulier ? » Quelques jeunes des Ansar ont répondu. Il a demandé : « Qui êtes-vous ? » Ils lui ont dit. Il a dit : « Nous ne voulons pas de vous ; nous voulons seulement nos cousins. » Le Prophète ﷺ a dit : « Lève-toi Hamzah, lève-toi Ali, lève-toi Ubaydah ibn al-Harith. » Hamzah s’est avancé vers Utbah, je suis allé vers Shaybah, et après deux échanges de coups entre Ubaydah et al-Walid, ils se sont gravement blessés ; alors nous nous sommes tournés vers al-Walid et l’avons tué, puis nous avons ramené Ubaydah
- Sunan Abu Dawud, n°2669
Rapporté par Rabah ibn Rabi’ رضي الله عنه : Lorsque nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ en expédition, il a vu des gens rassemblés autour de quelque chose et a envoyé un homme demander : « Va voir pourquoi ces gens sont réunis. » Il est revenu et a dit : « Ils sont autour d’une femme qui a été tuée. » Il a dit : « Ce n’est pas une personne contre qui il fallait se battre. » Khalid ibn al-Walid était à la tête de l’avant-garde ; alors il a envoyé un homme lui dire : « Dis à Khalid de ne pas tuer de femme ni de serviteur engagé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2683
Rapporté par Sa’d رضي الله عنه : Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager d’Allah ﷺ accorda la protection à tout le monde sauf à quatre hommes et deux femmes, et il les nomma. Ibn Abu Sarh était l’un d’eux. Il raconta ensuite la suite du récit : Ibn Abu Sarh se cacha chez Uthman ibn Affan. Lorsque le Messager d’Allah ﷺ appela les gens à prêter serment d’allégeance, Uthman l’amena et le fit se tenir devant le Messager d’Allah ﷺ. Il dit : « Messager d’Allah, accepte son serment d’allégeance. » Le Prophète ﷺ leva la tête et le regarda trois fois, refusant à chaque fois. Après la troisième fois, il accepta son serment. Puis il se tourna vers ses compagnons et dit : « N’y a-t-il donc aucun homme intelligent parmi vous pour se lever contre cet homme quand il m’a vu hésiter à accepter son serment, et le tuer ? » Ils répondirent : « Nous ne savons pas, Messager d’Allah, ce que tu as dans le cœur ; ne nous as-tu pas fait un signe de l’œil ? » Il dit : « Il n’est pas convenable pour un Prophète d’avoir un regard trompeur. » Abu Dawud a dit : ‘Abd Allah (b. Abi Sarh) était le frère de lait de ‘Uthman, et Walid b. ‘Uqbah était son frère par la mère, et ‘Uthman lui infligea la peine légale lorsqu’il but du vin
- Sunan Abu Dawud, n°2687
Rapporté par Ibn Ti'li : Nous avons combattu avec AbdurRahman ibn Khalid ibn al-Walid. Quatre mécréants de l’ennemi lui furent amenés. Il ordonna qu’on les tue alors qu’ils étaient prisonniers. Abu Dawud a dit : Les autres rapporteurs, à part Sa’id, ont rapporté d’après Ibn Wahb dans ce récit : « (on les tua) à l’arc alors qu’ils étaient prisonniers. » Quand Abu Ayyub al-Ansari en fut informé, il dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ interdire de tuer un prisonnier. Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, même s’il s’agissait d’une poule, je ne la tuerais pas alors qu’elle est prisonnière. » Quand ‘Abd al-Rahman ibn Khalid ibn al-Walid en fut informé, il affranchit quatre esclaves
- Sunan Abu Dawud, n°2698
Rapporté par Abdullah ibn Umar رضي الله عنه : Nafi’ a dit qu’un esclave d’Ibn Umar s’était enfui chez l’ennemi, puis les musulmans les ont vaincus. Le Messager d’Allah ﷺ le rendit à Ibn Umar et il ne fut pas distribué comme butin. Abu Dawud a dit : Les autres rapporteurs ont dit : Khalid ibn al-Walid le lui a rendu (à Ibn ‘Umar)
- Sunan Abu Dawud, n°2699
Nafi’ a dit qu’un cheval d’Ibn ‘Umar s’était enfui et que l’ennemi s’en était emparé. Les musulmans les ont vaincus. Khalid ibn Walid le lui a rendu après le Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°2714
Salih bin Muhammad a dit : « Nous sommes partis en expédition avec Al Walid bin Hisham, et Salim bin ‘Abd Allah bin ‘Umar et ‘Umar bin ‘Abd Al Aziz étaient avec nous. Un homme avait été malhonnête avec le butin. Al Walid a ordonné de brûler ses biens, et cela a été diffusé parmi les gens. Il ne lui a pas donné sa part. » Abu Dawud a dit : « Ceci est la version la plus authentique des deux traditions. D’autres ont rapporté qu’Al Walid bin Hashim a brûlé la selle de chameau de Ziyad bin Sa’d. Il avait été malhonnête avec le butin et il l’a frappé. »
- Sunan Abu Dawud, n°2715
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As : Le Messager d’Allah ﷺ, Abu Bakr et Omar brûlaient les biens de quiconque avait été malhonnête avec le butin et le frappaient. Abu Dawud a dit : ‘Ali b. Bahr a ajouté d’après al-Walid, et je n’ai pas entendu cela de lui : « Et ils lui refusaient sa part. » Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été transmise par al-Walid b. ‘Utbah d’après ‘Abd al-Wahhab b. Najdah ; ils ont dit : Cela a été transmis par al-Walid, de Zuhair b. Muhammad, de ‘Amr b. Shu’aib. ‘Abd al-Wahhab b. Najdah al-Huti n’a pas mentionné les mots : « Il lui a refusé sa part » (comme rapporté par ‘Ali b. Bahr d’après al-Walid)
- Sunan Abu Dawud, n°2719
‘Awf bin Malik Al Ashja’i a dit : « Je suis parti avec Zayd bin Harith à la bataille de Mu’tah. Pour renforcer l’armée musulmane, un homme du Yémen m’a accompagné. Il n’avait que son épée avec lui. Un musulman a abattu un chameau. L’homme du renfort lui a demandé un morceau de sa peau, qu’il lui a donné. Il en a fait un bouclier. Nous avons continué et affronté les armées byzantines. Il y avait parmi eux un homme sur un cheval roux, avec une selle et des armes dorées. Ce soldat byzantin attaquait les musulmans avec acharnement. L’homme du renfort s’est caché derrière un rocher pour l’attaquer. Il a coupé les jarrets de son cheval, l’a maîtrisé puis l’a tué. Il a pris son cheval et ses armes. Quand Allah, le Très-Haut, a accordé la victoire aux musulmans, Khalid bin Al Walid a envoyé chercher cet homme et a pris son butin. ‘Awf a dit : « Je suis allé le voir et lui ai dit : “Khalid, sais-tu que le Messager d’Allah ﷺ avait décidé de donner le butin au tueur ?” Il a répondu : “Oui, mais je l’ai trouvé trop important.” J’ai dit : “Tu dois le lui rendre, ou j’en parlerai au Messager d’Allah ﷺ.” Mais il a refusé. ‘Awf a dit : « Nous nous sommes alors réunis auprès du Messager d’Allah ﷺ. Je lui ai raconté l’histoire de l’homme du renfort et ce que Khalid avait fait. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Khalid, pourquoi as-tu fait cela ?” Il a répondu : “Messager d’Allah, je l’ai trouvé trop important.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Khalid, rends-lui ce que tu lui as pris.” ‘Awf a dit : “Je lui ai dit : ‘Voilà, Khalid. N’ai-je pas tenu parole ?’” Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : “Qu’est-ce que c’est ?” Je lui ai alors expliqué. Il s’est mis en colère et a dit : “Khalid, ne le lui rends pas. Allez-vous abandonner mes commandants ? Prenez d’eux ce qui est le meilleur pour vous et laissez-leur ce qui est le moins bon.” »
- Sunan Abu Dawud, n°2721
Rapporté par Awf ibn Malik al-Ashja’i et Khalid ibn al-Walid : Le Messager d’Allah ﷺ a jugé que le tueur devait garder ce qu’il avait pris à l’homme qu’il avait tué, sans que cela soit soumis à la division en cinquièmes
- Sunan Abu Dawud, n°2742
Al Walid ibn Muslim a dit : J’ai raconté cette tradition (mentionnée ci-dessus) à Ibn Al Mubarak et j’ai dit : « De même, Ibn Abi Farwah nous l’a transmise de la part de Nafi’ (comme l’a rapporté Shu’aib). » Il (Ibn Al Mubarak) a répondu : « Ceux que tu as cités ne peuvent pas être comparés à Malik, c’est-à-dire Malik ibn Anas. »
- Sunan Abu Dawud, n°3024
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : « Lorsque le Prophète ﷺ est entré à La Mecque, il a laissé Al-Zubair bin Al-Awwam, Abu ‘Ubaidah bin Al-Jarrah et Khalid bin Al-Walid à cheval, puis il a dit : “Abu Huraira, appelle les Ansar.” Il a dit : “Allez par ici. Quiconque se présente devant vous, tuez-le.” Un homme a dit : “Les Quraysh n’existeront plus après aujourd’hui.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui entre dans une maison est en sécurité, celui qui jette son arme est en sécurité.” Les chefs des Quraysh ont voulu se réfugier dans la Ka’bah, ils y sont entrés et elle était pleine d’eux. Le Prophète ﷺ a fait le tour de la Ka’bah et a prié derrière la station. Puis il a tenu les côtés de la porte (de la Ka’bah). Les gens sont sortis et ont prêté serment d’allégeance au Prophète ﷺ pour l’islam. » Abu Dawud a dit : « J’ai entendu Ahmad bin Hanbal, interrogé par un homme : “La Mecque a-t-elle été prise par la force ?” Il a répondu : “En quoi cela te dérange-t-il, peu importe comment ?” L’homme a dit : “Alors, par la paix ?” Il a répondu : “Non.” »
- Sunan Abu Dawud, n°3037
Rapporté par Anas ibn Malik et Uthman ibn Abu Sulayman : Le Prophète ﷺ a envoyé Khalid ibn al-Walid auprès d’Ukaydir de Dumah. Il a été capturé et amené devant lui (c’est-à-dire le Prophète). Celui-ci lui a épargné la vie et a conclu la paix avec lui à condition qu’il paie la jizyah (impôt)
- Sunan Abu Dawud, n°3286
Rapporté par ‘Ikrimah : Le Prophète ﷺ a dit : « Je jure par Allah, je combattrai les Quraysh. » Puis il a ajouté : « Si Allah le veut. » Il a répété : « Je jure par Allah, je combattrai les Quraysh si Allah le veut. » Il a encore dit : « Je jure par Allah, je combattrai les Quraysh. » Puis il s’est tu. Ensuite il a dit : « Si Allah le veut. » Abu Dawud a dit : Al-Walid b. Muslim a rapporté de Sharik : Il a ensuite dit : « Mais il ne les a pas combattus. »
- Sunan Abu Dawud, n°3340
Rapporté par Abdullah ibn Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Le poids de référence est celui des gens de La Mecque, et la mesure de référence est celle des gens de Médine. » Abu Dawud a dit : Al-Firyabi et Abu Ahmad l’ont aussi transmis de Sufyan de façon similaire, et (Ibn Dukain) est d’accord avec eux sur le texte. La version de Abu Ahmad dit : « d’après Ibn ‘Abbas » au lieu de Ibn ‘Umar. Cela a aussi été transmis par al-Walid ibn Muslim d’après Hanzalah. Cette version dit : « le poids de Médine et la mesure de La Mecque. » Abu Dawud a dit : Il y a une variation dans le texte de la version rapportée par Malik ibn Dinar d’après ‘Ata’ du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3650
Al-Walid a dit : J’ai demandé à Abu ‘Amr : « Qu’écrivaient-ils ? » Il répondit : « Le sermon qu’il avait entendu ce jour-là. »
- Sunan Abu Dawud, n°3730
Rapporté par Abdullah ibn Abbas : J’étais dans la maison de Maymouna. Le Messager d’Allah ﷺ est entré accompagné de Khalid ibn al-Walid. On lui a apporté deux lézards rôtis (dabb) posés sur des bâtons. Le Messager d’Allah ﷺ a craché. Khalid a dit : « Je pense que tu n’aimes pas cela, Messager d’Allah. » Il a répondu : « Oui. » Ensuite, on a apporté du lait au Messager d’Allah ﷺ, et il en a bu. Puis il a dit : « Quand l’un de vous mange, qu’il dise : “Ô Allah, bénis-nous ce repas et accorde-nous mieux.” Quand il reçoit du lait à boire, qu’il dise : “Ô Allah, bénis-nous ce lait et accorde-nous-en davantage, car il n’y a pas d’aliment ou de boisson qui rassasie autant que le lait.” » Abu Dawud a dit : Ceci est la version de Musaddad
- Sunan Abu Dawud, n°3790
Rapporté par Khalid ibn al-Walid رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ nous a interdit de manger la viande de cheval, de mulet et d’âne. Le rapporteur Haywah a ajouté : « Ainsi que tout animal de proie ayant des crocs. » Abu Dawud a dit : Cet avis est celui de Malik. Abu Dawud a aussi dit : Il n’y a pas de mal à manger la viande de cheval et cette tradition n’est pas appliquée. Abu Dawud a dit : Cette tradition a été abrogée. Plusieurs compagnons du Prophète ﷺ ont mangé de la viande de cheval : Ibn al-Zubair, Fudalah ibn ‘Ubaid, Anas ibn Malik, Asma’ fille d’Abu Bakr, Suwaid ibn Ghaflah, ‘Alqamah ; les Quraysh en abattaient à l’époque du Messager d’Allah ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°3794
Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a rapporté de la part de Khalid ibn al-Walid رضي الله عنه qu’il est entré dans la maison de Maymouna avec le Messager d’Allah ﷺ. On leur a servi un lézard rôti. Le Messager d’Allah ﷺ a tendu la main pour en prendre. Certaines femmes allaient en manger. Elles ont dit : « C’est un lézard. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors retiré sa main. J’ai (Khalid) demandé : « Est-ce interdit, Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Non, mais on n’en trouve pas dans le pays de mon peuple, alors je n’aime pas ça. » Khalid a dit : « Je l’ai alors pris et mangé pendant que le Messager d’Allah ﷺ me voyait. »
- Sunan Abu Dawud, n°3806
Rapporté par Khalid ibn al-Walid : Je suis parti avec le Messager d’Allah ﷺ pour combattre à la bataille de Khaybar, et les Juifs sont venus se plaindre que les gens s’étaient précipités sur leurs biens protégés (comme butin). Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Les biens de ceux à qui un pacte a été donné, les mulets, toute bête de proie à crocs et tout oiseau à serres vous sont interdits. »
- Sunan Abu Dawud, n°4037
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنه : Quand les Haruriyyah se sont révoltés, je suis allé voir Ali رضي الله عنه. Il m’a dit : « Va vers ces gens. » J’ai alors mis le plus beau vêtement du Yémen. Abu Zumayl (un rapporteur) a dit : Ibn Abbas était beau et avait une allure imposante. Ibn Abbas a dit : Je suis allé vers eux et ils ont dit : « Bienvenue à toi, Ibn Abbas ! Qu’est-ce que ce vêtement ? » J’ai répondu : « Pourquoi m’en voulez-vous ? J’ai vu sur le Messager d’Allah ﷺ le plus beau des vêtements. » Abu Dawud a précisé : Le nom d’Abu Zumail est Sammak ibn al-Walid al-Hanafi
- Sunan Abu Dawud, n°4181
Rapporté par Al-Walid ibn Uqbah رضي الله عنه : Lorsque le Prophète d’Allah ﷺ a conquis La Mecque, les habitants ont commencé à amener leurs garçons, et il invoquait la bénédiction sur eux et leur caressait la tête. On m’a amené, mais comme j’étais parfumé au khaluq, il ne m’a pas touché à cause de ce parfum
- Sunan Abu Dawud, n°4260
Rapporté par Abdullah ibn Umar : AbdurRahman ibn Samurah a dit : « Je tenais la main d’Ibn Umar sur l’un des chemins de Médine. Il est soudain arrivé devant une tête suspendue. Il a dit : “Malheureux est celui qui l’a tué.” Puis, en avançant, il a dit : “Je ne pense de lui que du malheur. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Si quelqu’un s’en prend à un homme de ma communauté pour le tuer, qu’il dise ainsi : celui qui tue ira en Enfer et celui qui est tué ira au Paradis.” » Abu Dawud a dit : Al-Thawri l’a transmis de ‘Awn, de ‘Abd al-Rahman b. Sumair ou Sumairah ; et Laith b. Abu Sulaim l’a transmis de ‘Awn, de ‘Abd al-Rahman b. Sumairah. Abu Dawud a dit : Al-Hasan b. ‘Ali m’a dit : Abu al-Walid nous a transmis ce hadith d’Abu ‘Awanah, et a dit : Dans mon carnet, le nom est Ibn Sabrah. Les gens l’ont aussi transmis sous les noms de Samurah et Sumairah. Voici les paroles d’Abu al-Walid
- Sunan Abu Dawud, n°4293
Le hadith mentionné ci-dessus a aussi été transmis par Hassan b. ‘Atiyyah par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version ajoute : « Les musulmans prendront alors leurs armes et combattront, et Allah honorera ce groupe par le martyre. » Abu Dawud a dit : Mais al-Walid a rapporté ce hadith de Dhu Mikhbar du Prophète ﷺ. Abu Dawud a dit : Rawh, Yahya bin Hamzah et Bishr bin Bakr l’ont aussi transmis d’al-Awza’i comme l’a mentionné ‘Isa
- Sunan Abu Dawud, n°4480
Hudayn ibn al-Mundhir ar-Ruqashi, connu sous le nom d’Abu Sasan, a dit : J’étais présent auprès de Uthman ibn Affan رضي الله عنه lorsque al-Walid ibn Uqbah a été amené devant lui. Humran et un autre homme ont témoigné contre lui (pour avoir bu du vin). L’un a attesté l’avoir vu boire du vin, l’autre l’avoir vu le vomir. Uthman a dit : « Il ne pourrait pas le vomir s’il ne l’avait pas bu. » Il a dit à Ali رضي الله عنه : « Inflige-lui la peine prescrite. » Ali a dit à al-Hasan : « Inflige-lui la peine prescrite. » Al-Hasan a répondu : « Celui qui a profité de ce plaisir doit aussi en supporter la conséquence. » Alors Ali a dit à Abdullah ibn Ja’far : « Inflige-lui la peine prescrite. » Il a pris un fouet et l’a frappé pendant qu’Ali comptait. Arrivé à quarante coups, il a dit : « C’est suffisant. Le Prophète ﷺ a donné quarante coups. » Je crois qu’il a aussi dit : « Et Abu Bakr a donné quarante coups, et Uthman quatre-vingts. Tout cela fait partie de la sunna (la pratique établie). Et c’est ce que je préfère. »
- Sunan Abu Dawud, n°4487
Rapporté par AbdurRahman ibn Azhar رضي الله عنه : Je me souviens encore de moi-même regardant le Messager d’Allah ﷺ qui était parmi les campements des Compagnons, cherchant le camp de Khalid ibn al-Walid, lorsqu’un homme qui avait bu du vin a été amené devant lui. Il a demandé aux gens : « Frappez-le. » Certains l’ont frappé avec des sandales, d’autres avec des bâtons et d’autres avec des branches fraîches de palmier (mitakhah). Ibn Wahb a dit : (mitakhah) signifie des palmes vertes. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a pris un peu de poussière du sol et l’a jetée sur son visage
- Sunan Abu Dawud, n°4489
Rapporté par AbdurRahman ibn Azhar رضي الله عنه : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ le matin de la conquête de La Mecque alors que j’étais un jeune garçon. Il marchait parmi les gens, cherchant le camp de Khalid ibn al-Walid. Un homme qui avait bu du vin a été amené devant lui et il a ordonné qu’on le frappe. Alors ils l’ont frappé avec ce qu’ils avaient sous la main. Certains l’ont frappé avec des fouets, d’autres avec des bâtons et d’autres avec des sandales. Le Messager d’Allah ﷺ a jeté de la poussière sur son visage. Lorsqu’un homme qui avait bu du vin a été amené devant Abu Bakr, il a demandé aux gens combien de coups ils lui avaient donnés. Ils ont compté quarante. Donc Abu Bakr lui a donné quarante coups. Quand Umar est devenu calife, Khalid ibn al-Walid lui a écrit : « Les gens sont devenus accros à la consommation de vin et ils prennent à la légère la peine prescrite et sa sanction. » Il a dit : « Ils sont avec toi, demande-leur. » Les premiers immigrés qui avaient embrassé l’islam étaient avec lui. Il les a consultés et ils sont tombés d’accord sur le fait qu’un buveur devait recevoir quatre-vingts coups. Ali a dit : « Quand un homme boit du vin, il ment. Je pense donc qu’il faut lui appliquer la même peine que pour le mensonge. » Abu Dawud a dit : ‘Uqail b. Khalid a inclus dans la chaîne de ce récit : « ‘Abd Allah b. ‘Abd al-Rahman b. al-Azhar, de son père » entre al-Zuhri et Ibn al-Azhar
- Sunan Abu Dawud, n°4505
Rapporté par Abu Hurairah رضي الله عنه : Lorsque La Mecque fut conquise, le Messager d’Allah ﷺ se leva et dit : « Si un proche de quelqu’un est tué, il aura le choix entre deux choses : soit le meurtrier paie le prix du sang, soit il sera tué. » Un homme du Yémen nommé Abu Shah se leva et dit : « Écris pour moi, Messager d’Allah. » Le narrateur al-‘Abbas ibn al-Walid dit : « Écrivez pour moi, vous tous. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Écrivez pour Abu Shah. » Telles sont les paroles rapportées par Ahmad. Abu Dawud a dit : « Écrivez pour moi », c’est-à-dire l’adresse du Prophète ﷺ
- Sunan Abu Dawud, n°4557
Rapporté par Abu Musa al-Ash'ari رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Les doigts sont égaux. » J’ai demandé : « Dix chameaux pour chacun ? » Il a répondu : « Oui. » Abu Dawud a dit : Muhammad b. Ja'far l’a transmis de Shu'bah, de Ghalib, disant : « J’ai entendu Masruq b. Aws » ; et Isma'il l’a transmis, disant : « Ghalib al-Tammar me l’a transmis par la chaîne de Abu al-Walid » ; et Hanzlah b. Abi Safiyyah l’a transmis de Ghalib par la chaîne de Isma'il
- Sunan Abu Dawud, n°4586
Rapporté par ‘Amr ibn Suh’aib, d’après son père, d’après son grand-père رضي الله عنهم : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui pratique la médecine sans être reconnu comme médecin sera tenu responsable. » Abu Dawud a dit : Cela a été transmis uniquement par al-Walid. Nous ne savons pas si ce récit est authentique ou non
- Sunan Abu Dawud, n°4764
Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه a dit : ‘Ali رضي الله عنه a envoyé de la poussière mêlée d’or au Prophète ﷺ. Il la répartit entre quatre personnes : al-Aqra ibn Habis al-Hanzali, al-Mujashi, ‘Uyainah ibn Badr al-Fazari, Zaid al-Khail al-Ta’i, à côté d’un des Banu Nabhan, et ‘Alqamah ibn ‘Ulathat al-Amiri (en général), à côté d’un des Banu Kulaib. Les Quraysh et les Ansar se sont fâchés et ont dit : « Il donne aux chefs des gens du Najd et nous laisse de côté. » Il dit : « Je leur donne pour rapprocher leurs cœurs. » Un homme aux yeux enfoncés, aux pommettes saillantes, au front proéminent, à la barbe épaisse et à la tête rasée s’avança et dit : « Pour Allah, Muhammad ! » Il dit : « Qui obéira à Allah si je Lui désobéis ? Allah m’a confié l’autorité sur les habitants de la terre, et pas toi. » Un homme demanda la permission de le tuer, et je pense que c’était Khalid ibn al-Walid, mais il l’en empêcha. Quand cet homme s’en alla, il dit : « De sa descendance sortiront des gens qui réciteront le Coran, mais il ne descendra pas dans leur gorge. Ils quitteront l’islam et laisseront les adorateurs d’idoles tranquilles ; mais si je vis jusqu’à leur époque, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été tué. »
- Sunan Abu Dawud, n°4799
Rapporté par Abud Darda’ رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Rien n’est plus lourd dans la balance du croyant au Jour de la Résurrection que le bon caractère. » Abu al-Walid a dit : J’ai entendu ‘Ata al-Kaikharani dire : Abu Dawud a dit : Son nom est ‘Ata b. Ya‘qub. C’est l’oncle maternel d’Ibrahim b. Nafi’. On l’appelle Kaikharani ou Kukharani
- Sunan Abu Dawud, n°5060
Rapporté par Ubadah ibn al-Samit رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un est effrayé pendant son sommeil et dit en se réveillant : “Il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, seul, sans associé, à Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah”, puis il fait cette invocation : “Ô mon Seigneur, pardonne-moi”, sa prière sera exaucée. » Abu Dawud a dit : Dans la version d’al-Walid, il est précisé : « Et s’il se lève, fait ses ablutions et prie, sa prière sera acceptée. »
- Sahih al-Bukhari, n°240
Rapporté par `Abdullah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) était en prosternation (comme indiqué ci-dessous). Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Un jour, le Prophète (ﷺ) priait à la Ka`ba. Abu Jahl était assis avec certains de ses compagnons. L’un d’eux a dit aux autres : « Qui parmi vous ira chercher les entrailles (intestins, etc.) d’un chameau de telle famille et les mettra sur le dos de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus malchanceux d’entre eux s’est levé et les a apportées. Il a attendu que le Prophète (ﷺ) se prosterne et les a placées sur son dos, entre ses épaules. Je regardais mais je ne pouvais rien faire. J’aurais aimé avoir du monde avec moi pour leur résister. Ils se sont mis à rire et à tomber les uns sur les autres. Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté en prosternation et n’a pas levé la tête jusqu’à ce que Fatima (la fille du Prophète) vienne et enlève ces entrailles de son dos. Il a levé la tête et a dit trois fois : « Ô Allah ! Punis les Quraysh. » Cela a été difficile pour Abu Jahl et ses compagnons quand le Prophète a invoqué Allah contre eux, car ils étaient convaincus que les prières et invocations étaient exaucées dans cette ville (La Mecque). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Punis Abu Jahl, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba, Umaiya bin Khalaf, et `Uqba bin Al Mu'it [??] (et il a mentionné le septième dont je ne me souviens pas du nom). Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’ai vu les corps de ces personnes que le Messager d’Allah (ﷺ) avait nommées dans le puits de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°520
Rapporté par `Amr bin Maimun : `Abdullah bin Mas`ud a dit : Pendant qu’Allah's Messager (ﷺ) priait près de la Ka`ba, des membres des Quraish étaient assis ensemble. L’un d’eux a dit : « Ne voyez-vous pas cet homme (qui fait ses actes juste pour se montrer) ? Qui parmi vous peut aller chercher les excréments, le sang et les entrailles des chameaux sacrifiés de la famille d’untel, puis attendre qu’il se prosterne pour les déposer entre ses épaules ? » Le plus malchanceux d’entre eux (`Uqba bin Abi Mu'ait) y est allé, et quand Allah's Messager (ﷺ) s’est prosterné, il a mis cela entre ses épaules. Le Prophète est resté en prosternation et ils ont tellement ri qu’ils sont tombés les uns sur les autres. Un passant est allé prévenir Fatima, qui était alors une jeune fille. Elle est venue en courant et le Prophète (ﷺ) était encore en prosternation. Elle a retiré tout cela et a maudit les Quraish en face d’eux. Quand Allah's Messager (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô Allah ! Venge-Toi des Quraish. » Il l’a répété trois fois et a ajouté : « Ô Allah ! Venge-Toi de `Amr bin Hisham, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba, Umaiya bin Khalaf, `Uqba bin Abi Mu'ait et `Umar a bin Al-Walid. » `Abdullah a ajouté : Par Allah ! Je les ai tous vus morts sur le champ de bataille le jour de Badr, traînés et jetés dans le puits (Qalib) à Badr. Allah's Messager (ﷺ) a alors dit : « La malédiction d’Allah est descendue sur les gens du Qalib (puits). »
- Sahih al-Bukhari, n°804
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête de l’inclinaison, il disait : « Sami`a l-lahu liman hamidah, Rabbana wa laka l-hamd. » Il invoquait Allah pour certaines personnes en les nommant : « Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, `Aiyash bin Abi Rabi`a et les faibles parmi les croyants. Ô Allah ! Sois dur envers la tribu de Mudar et fais-leur subir des années de famine comme au temps de Joseph. » À cette époque, la partie orientale de la tribu de Mudar s’opposait au Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°1006
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Prophète (paix sur lui) relevait la tête après l’inclinaison dans la dernière rak`a, il disait : « Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Abi Rabi`a. Ô Allah ! Sauve Salama bin Hisham. Ô Allah ! Sauve Walid bin Walid. Ô Allah ! Sauve les croyants faibles. Ô Allah ! Sois dur avec les tribus de Mudar et envoie-leur des années de famine comme celles de Joseph. » Le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Qu’Allah pardonne aux tribus de Ghifar et sauve les tribus d’Aslam. » Abu Az-Zinad (un sous-narrateur) a dit : « Le Qunut était récité par le Prophète (ﷺ) dans la prière du Fajr. »
- Sahih al-Bukhari, n°1065
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1066
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) récitait le Coran à voix haute pendant la prière de l’éclipse et, quand il terminait, il disait le Takbir et s’inclinait. Quand il se redressait après l’inclinaison, il disait : « Sami' allahu liman hamidah Rabbana wa laka l-hamd. » Puis il recommençait à réciter. Dans la prière de l’éclipse, il y a quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. Al-Auza'i et d’autres ont dit qu’ils avaient entendu Az-Zuhri, de 'Urwa, de `Aisha, dire : « Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), le soleil s’est éclipsé, et il a demandé à quelqu’un d’annoncer : ‘Prière en groupe.’ Il a dirigé la prière et a fait quatre inclinaisons et quatre prosternations en deux rak`at. » Al-Walid a rapporté que `Abdur-Rahman bin Namir lui avait dit avoir entendu la même chose. Ibn Shihab a entendu la même chose. Az-Zuhri a dit : « J’ai demandé à ('Urwa) : ‘Qu’a fait ton frère `Abdullah bin Az-Zubair ?’ Il a prié deux rak`at (de la prière de l’éclipse) comme la prière du matin, quand il a accompli la prière de l’éclipse à Médine.’ ‘Urwa a répondu qu’il n’avait pas suivi la tradition du Prophète. » Sulaiman bin Kathir et Sufyan bin Husain ont rapporté d’Az-Zuhri que la prière de l’éclipse se faisait à voix haute
- Sahih al-Bukhari, n°1246
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Zaid a pris l’étendard et a été martyrisé. Ensuite, Ja’far l’a pris et a aussi été martyrisé. Puis `Abdullah bin Rawaha a pris l’étendard mais lui aussi a été martyrisé, et à ce moment-là, les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) étaient remplis de larmes. Ensuite, Khalid bin Al-Walid a pris l’étendard sans avoir été désigné chef auparavant et il a été victorieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°1468
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah (ﷺ) (p.b.u.h) a ordonné à une personne de collecter la Zakat, et cette personne est revenue lui dire qu’Ibn Jamil, Khalid bin Al-Walid et ‘Abbas bin ‘Abdul Muttalib avaient refusé de donner la Zakat. Le Prophète a dit : Qu’est-ce qui a poussé Ibn Jamil à refuser de donner la Zakat alors qu’il était pauvre et qu’Allah et Son Messager l’ont enrichi ? Mais vous êtes injustes de demander la Zakat à Khalid, car il garde son armure pour la cause d’Allah (pour le Jihad). Quant à ‘Abbas bin ‘Abdul Muttalib, il est l’oncle du Messager d’Allah (ﷺ) et la Zakat est obligatoire pour lui, et il doit la payer en double
- Sahih al-Bukhari, n°2731
Rapporté par Al-Miswar ibn Makhrama et Marwan (leurs récits se confirment l’un l’autre) : Le Messager d’Allah (ﷺ) partit lors du traité d’Al-Houdaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : “Khalid ibn Al-Walid, à la tête de la cavalerie des Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim ; prenez donc la route de droite.” Par Allah, Khalid ne s’est pas rendu compte de l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par leur marche ne l’atteigne, alors il est vite retourné prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) a continué jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers eux (les Quraysh). La chamelle du Prophète (ﷺ) s’est alors assise. Les gens ont tout essayé pour la faire se relever, sans succès, et ils ont dit : “Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) s’est entêtée !” Le Prophète (ﷺ) répondit : “Al-Qaswa’ ne s’est pas entêtée, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée.” Puis il ajouta : “Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si les Quraysh me demandent quoi que ce soit qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai.” Le Prophète (ﷺ) a alors stimulé la chamelle et elle s’est relevée. Il a changé de chemin jusqu’à s’arrêter à l’extrémité d’Al-Houdaybiya, près d’un puits où il restait très peu d’eau. Les gens en ont utilisé un peu, puis l’eau s’est épuisée et ils se sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ) de la soif. Le Prophète (ﷺ) a sorti une flèche de son carquois et a demandé qu’on la mette dans le puits. Par Allah, l’eau a jailli et a continué de couler jusqu’à ce que tout le monde ait bu à sa soif. Alors qu’ils étaient là, Budail ibn Warqa’ al-Khuza’i est venu avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient les conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien ; ils venaient de Tihama. Budail a dit : “J’ai laissé Ka’b ibn Lu’ay et ‘Amir ibn Lu’ay installés près de l’eau abondante d’Al-Houdaybiya, avec leurs chamelles laitières (ou leurs femmes et enfants), prêts à vous combattre et à vous empêcher de visiter la Ka’ba.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous ne sommes pas venus pour combattre qui que ce soit, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le veulent, je conclurai une trêve avec eux, pendant laquelle ils ne devront pas s’interposer entre moi et les gens (c’est-à-dire les Arabes non Qurayshites). Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh aura le choix d’embrasser l’islam comme les autres, s’ils le souhaitent ; au moins, ils auront la force de combattre. Mais s’ils refusent la trêve, par Allah qui tient ma vie dans Sa main, je me battrai pour ma cause jusqu’à être tué, mais Allah fera triompher Sa cause.” Budail a dit : “Je vais leur transmettre ce que tu viens de dire.” Il est parti voir Quraysh et leur a dit : “Nous venons de cet homme (Muhammad) dont nous avons entendu des propos que nous pouvons vous rapporter si vous le souhaitez.” Certains des Quraysh ont crié qu’ils n’avaient pas besoin de ces informations, mais les plus sages ont dit : “Dis-nous ce que tu as entendu.” Budail leur a rapporté les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa ibn Mas’ud s’est alors levé et a dit : “Ô gens ! N’êtes-vous pas mes enfants ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a ajouté : “Ne suis-je pas votre père ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Me soupçonnez-vous ?” Ils ont répondu : “Non.” Il a dit : “Ne savez-vous pas que j’ai appelé les gens de ‘Ukaz à votre aide, et quand ils ont refusé, j’ai amené mes proches, mes enfants et ceux qui m’ont obéi pour vous soutenir ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Eh bien, cet homme (le Prophète) vous a fait une proposition raisonnable, il vaut mieux l’accepter et me laisser aller le voir.” Ils ont accepté. Il est donc allé voir le Prophète (ﷺ) et a commencé à lui parler. Le Prophète (ﷺ) lui a dit à peu près la même chose qu’à Budail. ‘Urwa a dit : “Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à vouloir anéantir tes proches ? As-tu déjà entendu parler d’un Arabe qui aurait détruit sa propre famille avant toi ? Et si c’était le contraire, (personne ne t’aiderait, car) par Allah, je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui s’enfuiraient en te laissant seul.” En entendant cela, Abu Bakr l’a insulté et a dit : “Tu penses qu’on abandonnerait le Prophète (ﷺ) ?” ‘Urwa a demandé : “Qui est cet homme ?” On lui a répondu : “C’est Abu Bakr.” ‘Urwa a dit à Abu Bakr : “Par Celui qui tient ma vie dans Sa main, si je ne te devais pas une faveur que je n’ai pas encore rendue, je t’aurais répondu.” ‘Urwa a continué de parler au Prophète (ﷺ) en lui saisissant la barbe, alors qu’Al-Mughira ibn Shu’ba se tenait près de la tête du Prophète, épée à la main et casque sur la tête. Chaque fois qu’‘Urwa tendait la main vers la barbe du Prophète, Al-Mughira la repoussait avec le pommeau de son épée en disant : “Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ).” ‘Urwa a levé la tête et demandé : “Qui est-ce ?” On lui a dit : “C’est Al-Mughira ibn Shu’ba.” ‘Urwa a dit : “Ô traître ! Ne suis-je pas en train de faire de mon mieux pour éviter les conséquences de ta trahison ?” Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira était avec des gens qu’il a tués et dont il a pris les biens, puis il est venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Pour ce qui est de ton islam, je l’accepte, mais pour les biens, je n’en prends rien, car ils ont été acquis par trahison.” ‘Urwa a alors observé les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, la salive tombait dans la main de l’un d’eux, qui s’en frottait le visage et la peau ; s’il leur donnait un ordre, ils l’exécutaient immédiatement ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa est retourné vers les siens et a dit : “Ô gens ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosroès et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses proches comme Muhammad l’est par ses compagnons. Par Allah, s’il crache, la salive tombe dans la main de l’un d’eux, qui s’en frotte le visage et la peau ; s’il donne un ordre, ils l’exécutent aussitôt ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect.” Il ajouta : “Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la.” Un homme de la tribu de Bani Kinana a demandé à aller voir le Prophète, et ils l’ont laissé faire. En s’approchant du Prophète et de ses compagnons, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “C’est un tel, de la tribu qui respecte les Budn (chamelles destinées au sacrifice). Amenez les Budn devant lui.” On les lui a montrées, et les gens l’ont accueilli en récitant la talbiya. En voyant cela, il a dit : “Gloire à Allah ! Ce n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba.” De retour parmi les siens, il a dit : “J’ai vu les Budn ornées de colliers et marquées ; je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba.” Un autre, Mikraz ibn Hafs, a demandé à aller voir Muhammad, et ils l’ont aussi autorisé. En s’approchant des musulmans, le Prophète (ﷺ) a dit : “Voici Mikraz, c’est un homme dur.” Mikraz a commencé à parler au Prophète, et pendant qu’il parlait, Suhail ibn ‘Amr est arrivé. Quand Suhail est venu, le Prophète (ﷺ) a dit : “Maintenant, les choses vont s’arranger.” Suhail a dit au Prophète : “Concluons un traité de paix.” Le Prophète (ﷺ) a appelé le scribe et lui a dit : “Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Suhail a dit : “Quant à ‘Miséricordieux’, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant.” Les musulmans ont dit : “Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Écris : Au nom de Toi, ô Allah.” Puis il a dicté : “Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ).” Suhail a dit : “Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba et nous ne t’aurions pas combattu. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” (Az-Zuhri a dit : “Le Prophète (ﷺ) a accepté tout ce qu’ils demandaient, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qui respecterait les lois d’Allah, c’est-à-dire les laisser accomplir la ‘Umra.”) Le Prophète (ﷺ) a dit à Suhail : “À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour en faire le tawaf.” Suhail a dit : “Par Allah, nous ne te le permettrons pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais nous te le permettrons l’an prochain.” Le Prophète (ﷺ) a accepté. Suhail a ajouté : “Nous posons aussi comme condition que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion.” Les musulmans ont dit : “Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes alors qu’il est devenu musulman ?” Pendant qu’ils discutaient, Abu Jandal ibn Suhail ibn ‘Amr est arrivé de la vallée de La Mecque, titubant avec ses chaînes, et est tombé parmi les musulmans. Suhail a dit : “Ô Muhammad ! C’est la première condition du traité, tu dois me rendre Abu Jandal.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le traité n’est pas encore écrit.” Suhail a dit : “Je ne te laisserai jamais le garder.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si, fais-le.” Il a répondu : “Non.” Mikraz a dit : “Nous te l’accordons.” Abu Jandal a dit : “Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ?” (La suite…) (continuation 1) : … Abu Jandal avait été sévèrement torturé pour la cause d’Allah. `Umar ibn Al-Khattab a dit : “Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et lui ai dit : ‘N’es-tu pas vraiment le Messager d’Allah ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Oui, bien sûr.’ J’ai dit : ‘Notre cause n’est-elle pas juste et celle de l’ennemi injuste ?’ Il a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et je n’enfreins pas Ses ordres, et Il me donnera la victoire.’ J’ai dit : ‘Ne nous as-tu pas dit que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’ai-je dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Alors tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” `Umar a ajouté : “Je suis allé voir Abu Bakr et lui ai dit : ‘Ô Abu Bakr ! N’est-il pas vraiment le Prophète d’Allah ?’ Il a répondu : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘En effet, il est le Messager d’Allah (ﷺ) et il n’enfreint pas les ordres de son Seigneur, et Il lui donnera la victoire. Reste attaché à lui, car par Allah, il est dans le vrai.’ J’ai dit : ‘Ne nous disait-il pas que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’a-t-il dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” (Az-Zuhri a dit : “`Umar a dit : ‘J’ai fait beaucoup de bonnes actions pour compenser les questions déplacées que j’ai posées.’”) Quand le traité de paix a été rédigé, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : “Levez-vous, sacrifiez vos bêtes et rasez-vous la tête.” Par Allah, aucun d’eux ne s’est levé, et le Prophète a répété son ordre trois fois. Comme personne ne se levait, il les a laissés et est allé voir Umm Salama pour lui parler du comportement des gens envers lui. Umm Salama a dit : “Ô Prophète (ﷺ) d’Allah ! Veux-tu que ton ordre soit exécuté ? Sors et ne parle à personne jusqu’à ce que tu aies sacrifié ta bête, puis appelle ton coiffeur pour te raser la tête.” Le Prophète (ﷺ) est sorti, n’a parlé à personne, a sacrifié sa bête et a appelé son coiffeur pour se raser la tête. En le voyant faire, les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont levés, ont sacrifié leurs bêtes et ont commencé à se raser la tête les uns les autres, au point qu’il y avait tellement de monde qu’ils risquaient de se blesser. Ensuite, des femmes croyantes sont venues voir le Prophète (ﷺ), et Allah a révélé ce verset : “Ô vous qui croyez, lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, examinez-les…” (60.10). `Umar a alors divorcé de deux de ses femmes qui étaient polythéistes. Plus tard, Muawiya ibn Abu Sufyan a épousé l’une d’elles, et Safwan ibn Umayya l’autre. Quand le Prophète (ﷺ) est retourné à Médine, Abu Basir, un nouveau converti de Quraysh, est venu le voir. Les polythéistes ont envoyé deux hommes à sa poursuite et ont dit au Prophète (ﷺ) : “Respecte la promesse que tu nous as faite.” Le Prophète (ﷺ) leur a donc remis Abu Basir. Ils l’ont emmené jusqu’à Dhul-Hulaifa, où ils se sont arrêtés pour manger des dattes. Abu Basir a dit à l’un d’eux : “Par Allah, ô untel, je vois que tu as une belle épée.” L’autre l’a sortie et a dit : “Par Allah, elle est très belle et je l’ai déjà utilisée.” Abu Basir a dit : “Laisse-moi la voir.” Quand l’autre la lui a donnée, il l’a frappé avec jusqu’à le tuer, et son compagnon s’est enfui jusqu’à Médine, courant jusqu’à la mosquée. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il a dit : “Cet homme a l’air effrayé.” Lorsqu’il est arrivé devant le Prophète (ﷺ), il a dit : “Mon compagnon a été tué et j’aurais pu l’être aussi.” Abu Basir est arrivé et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Allah, tu as rempli ton engagement en me rendant à eux, mais Allah m’a sauvé d’eux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Malheur à sa mère ! Quel fauteur de troubles il ferait, s’il avait des partisans.” Quand Abu Basir a compris que le Prophète (ﷺ) le renverrait à eux, il est parti jusqu’à la côte. Abu Jandal ibn Suhail a réussi à s’échapper et à rejoindre Abu Basir. Ainsi, chaque fois qu’un homme de Quraysh embrassait l’islam, il rejoignait Abu Basir, et ils sont devenus un groupe puissant. Par Allah, chaque fois qu’ils entendaient parler d’une caravane de Quraysh allant vers le Sham, ils l’arrêtaient, attaquaient les polythéistes et prenaient leurs biens. Les Quraysh ont alors envoyé un message au Prophète (ﷺ), le suppliant, au nom d’Allah et des liens de parenté, de faire revenir Abu Basir et ses compagnons, promettant que quiconque viendrait désormais auprès du Prophète (ﷺ) serait en sécurité. Le Prophète (ﷺ) les a donc fait venir, et Allah a révélé ce verset : “C’est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous et vos mains loin d’eux au milieu de la Mecque, après qu’Il vous ait donné la victoire sur eux… Les mécréants avaient de l’orgueil et de la fierté dans leur cœur… l’orgueil et la fierté de l’époque de l’ignorance.” (48.24-26) Leur orgueil et leur fierté étaient qu’ils refusaient d’écrire dans le traité que Muhammad était le Prophète d’Allah, de même qu’ils refusaient d’écrire : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”, et ils ont empêché les musulmans de visiter la Maison (la Ka’ba)
- Sahih al-Bukhari, n°2732
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama et Marwan : Le Messager d'Allah (ﷺ) partit lors du traité d'Al-Hudaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : « Khalid bin Al-Walid, à la tête de la cavalerie de Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim, alors prenez le chemin de droite. » Par Allah, Khalid ne remarqua pas l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par l’armée musulmane ne l’atteigne. Il fit alors demi-tour précipitamment pour prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) continua jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers les gens de Quraysh. La chamelle du Prophète (ﷺ) s’assit. Les gens firent tout pour la faire se relever, sans succès, et dirent : « Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) est devenue têtue ! » Le Prophète (ﷺ) dit : « Al-Qaswa’ n’est pas têtue, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée. » Il ajouta : « Par Celui qui détient mon âme, si les Quraysh me demandent quelque chose qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai. » Puis il réprimanda la chamelle et elle se releva. Le Prophète (ﷺ) changea de chemin et s’arrêta à l’extrémité d’Al-Hudaybiya, près d’un puits où il restait peu d’eau. Les gens utilisèrent toute l’eau rapidement et se plaignirent de la soif au Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) prit une flèche de son carquois et ordonna de la mettre dans le puits. Par Allah, l’eau jaillit et continua de couler jusqu’à ce que tout le monde puisse boire à sa soif. Pendant ce temps, Budail bin Warqa’ Al-Khuza’i arriva avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient des conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien. Budail dit : « J’ai laissé Ka’b bin Luai et ‘Amir bin Luai près de l’eau abondante d’Al-Hudaybiya, avec leurs chameaux laitiers, leurs femmes et enfants. Ils veulent vous faire la guerre et vous empêcher de visiter la Ka’ba. » Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Nous ne sommes pas venus pour combattre, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le souhaitent, je conclurai une trêve avec eux, à condition qu’ils ne s’interposent pas entre moi et les autres Arabes. Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh pourra embrasser l’islam comme les autres, s’ils le veulent. Sinon, par Allah, je combattrai pour ma cause jusqu’à la mort, mais Allah fera triompher Sa cause. » Budail dit : « Je vais leur transmettre ce que tu as dit. » Il alla voir Quraysh et leur rapporta les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa bin Mas’ud se leva et dit : « Ô peuple ! N’êtes-vous pas mes enfants ? » Ils répondirent : « Oui. » Il ajouta : « Ne suis-je pas votre père ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Ne me faites-vous pas confiance ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « N’ai-je pas cherché de l’aide pour vous auprès des gens de ‘Ukaz, puis auprès de mes proches et de ceux qui m’obéissaient ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Cet homme (le Prophète) vous propose une offre raisonnable, acceptez-la et laissez-moi aller le voir. » Ils acceptèrent. Il alla voir le Prophète (ﷺ) et lui parla. Le Prophète (ﷺ) lui dit à peu près ce qu’il avait dit à Budail. ‘Urwa dit : « Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à combattre tes proches ? As-tu déjà vu un Arabe exterminer sa propre famille ? Si le contraire arrivait, personne ne t’aiderait, car je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui fuiraient en te laissant seul. » En entendant cela, Abu Bakr l’insulta et dit : « Tu penses que nous abandonnerions le Prophète (ﷺ) ? » ‘Urwa demanda qui il était, on lui répondit : « C’est Abu Bakr. » ‘Urwa dit à Abu Bakr : « Par Celui qui détient ma vie, si je ne te devais pas une faveur, je t’aurais répondu. » ‘Urwa continua à parler au Prophète (ﷺ) en lui prenant la barbe, tandis qu’Al-Mughira bin Shu’ba, debout près du Prophète, tenait une épée et portait un casque. Chaque fois que ‘Urwa touchait la barbe du Prophète, Al-Mughira frappait sa main avec le manche de l’épée et disait : « Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ). » ‘Urwa demanda qui il était, on lui répondit : « C’est Al-Mughira bin Shu’ba. » ‘Urwa dit : « Ô traître ! N’essaie-je pas d’éviter les conséquences de ta trahison ? » Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira avait tué des gens et pris leurs biens, puis était venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui dit : « J’accepte ton islam, mais je ne prends rien de ces biens. » ‘Urwa observa ensuite les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, l’un d’eux attrapait la salive et s’en frottait le visage et la peau ; s’il donnait un ordre, ils l’exécutaient aussitôt ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa retourna voir son peuple et dit : « Ô peuple ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosrau et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses compagnons comme Muhammad l’est par les siens. Par Allah, s’il crache, l’un d’eux attrape la salive et s’en frotte le visage et la peau ; s’il ordonne quelque chose, ils obéissent immédiatement ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect. Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la. » Un homme de la tribu de Bani Kinana demanda à aller voir le Prophète, et ils acceptèrent. Quand il arriva, le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « C’est un homme de la tribu qui respecte les Budn (chameaux du sacrifice). Amenez les Budn devant lui. » Les Budn furent amenés et les gens l’accueillirent en récitant la Talbiya. En voyant cela, il dit : « Gloire à Allah ! Il n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba. » Il retourna voir son peuple et dit : « J’ai vu les Budn décorés et marqués. Je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba. » Un autre, Mikraz bin Hafs, demanda à aller voir Muhammad, et ils acceptèrent aussi. Quand il arriva, le Prophète (ﷺ) dit : « Voici Mikraz, c’est un homme dur. » Mikraz parla au Prophète, puis Suhail bin ‘Amr arriva. Le Prophète (ﷺ) dit : « Maintenant, la situation va s’arranger. » Suhail demanda au Prophète de conclure un traité de paix. Le Prophète (ﷺ) appela le scribe et lui dit : « Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Suhail dit : « Quant à “Miséricordieux”, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant. » Les musulmans dirent : « Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Écris : Au nom de Toi, ô Allah. » Puis il dicta : « Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ). » Suhail dit : « Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah, nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba ni combattu. Écris : Muhammad bin ‘Abdullah. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad bin ‘Abdullah. » (Az-Zuhri dit : « Le Prophète (ﷺ) accepta tout cela, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qu’ils demanderaient si cela respectait la loi d’Allah. ») Le Prophète (ﷺ) dit à Suhail : « À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour faire le Tawaf autour. » Suhail répondit : « Par Allah, pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais l’année prochaine. » Le Prophète (ﷺ) fit écrire cela. Suhail ajouta : « Nous exigeons aussi que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion. » Les musulmans dirent : « Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes après qu’il soit devenu musulman ? » Pendant ce temps, Abu Jandal bin Suhail bin ‘Amr arriva de la vallée de La Mecque, enchaîné, et tomba parmi les musulmans. Suhail dit : « Ô Muhammad ! C’est la première condition de notre traité : tu dois me rendre Abu Jandal. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Le traité n’est pas encore écrit. » Suhail insista : « Je ne te laisserai pas le garder. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Oui, fais-le. » Il répondit : « Non. » Mikraz dit : « Nous te permettons de le garder. » Abu Jandal s’écria : « Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ? » (suite)
- Sahih al-Bukhari, n°2798
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a fait un sermon et a dit : Zaid a pris l'étendard et a été martyrisé, puis Ja`far a pris l'étendard et a été martyrisé, puis `Abdullah bin Rawaha a pris l'étendard et a aussi été martyrisé, puis Khalid bin Al-Walid a pris l'étendard alors qu'il n'avait pas été désigné comme chef, et Allah lui a donné la victoire. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : Cela ne nous plairait pas qu'ils soient avec nous. Aiyub, un des rapporteurs, a ajouté : Ou bien le Prophète, en pleurant, a dit : Cela ne leur plairait pas d'être avec nous
- Sahih al-Bukhari, n°2932
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) récitait les invocations suivantes pendant le Qunut : « Ô Allah ! Sauve Salama bin Hisham. Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid. Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Rabi`a. Ô Allah ! Sauve les musulmans faibles. Ô Allah ! Sois très dur envers la tribu de Mudar. Ô Allah ! Inflige-leur des années (de famine) semblables à celles du temps du Prophète Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°2934
Rapporté par `Abdullah : Un jour, le Prophète (ﷺ) priait à l’ombre de la Ka`ba. Abu Jahl et quelques hommes de Quraish envoyèrent quelqu’un chercher les entrailles d’une chamelle abattue quelque part à La Mecque, et quand il les apporta, ils les posèrent sur le Prophète (ﷺ). Puis Fatima (la fille du Prophète) vint et les enleva. Il dit alors : « Ô Allah ! Détruis les Quraish ; ô Allah ! Détruis les Quraish ; ô Allah, détruis les Quraish », en nommant spécialement Abu Jahl bin Hisham, `Utba bin Rabi`a, Shaiba bin Rabi`a, Al Walid bin `Utba, Ubai bin Khalaf et `Uqba bin Abi Mu’it. (Le narrateur, `Abdullah, ajouta : « Je les ai tous vus tués et jetés dans le puits de Badr. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3063
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) fit un sermon et dit : « Zaid a reçu l’étendard et a été martyrisé, puis Ja`far l’a pris et a été martyrisé, puis `Abdullah bin Rawaha l’a pris et a été martyrisé, et ensuite Khalid bin Al-Walid l’a pris sans avoir été désigné, et Allah lui a accordé la victoire. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Je ne souhaite pas (ou ils ne souhaiteraient pas) qu’ils restent (en vie) avec nous, » alors que ses yeux étaient remplis de larmes
- Sahih al-Bukhari, n°3067
Rapporté par Nafi' (رضي الله عنه) : Un cheval d’Ibn ‘Umar s’est enfui et l’ennemi l’a pris. Puis les musulmans ont vaincu l’ennemi et le cheval lui a été rendu du vivant du Messager d’Allah (ﷺ). De plus, un esclave d’Ibn ‘Umar s’est enfui et a rejoint les Byzantins, et quand les musulmans les ont vaincus, Khalid bin Al-Walid a rendu l’esclave à Ibn ‘Umar après la mort du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°3068
Rapporté par Nafi` : Un jour, un esclave d’Ibn `Umar s’est enfui et a rejoint les Byzantins. Khalid bin Al-Walid l’a récupéré et l’a rendu à `Abdullah (bin `Umar). Un jour aussi, un cheval d’Ibn `Umar s’est enfui vers les Byzantins, et Khalid l’a récupéré et l’a rendu à `Abdullah
- Sahih al-Bukhari, n°3069
Rapporté par Ibn `Umar : Il montait un cheval le jour où les musulmans ont combattu les Byzantins, et le commandant de l’armée musulmane était Khalid bin Al-Walid, nommé par Abu Bakr. L’ennemi a pris le cheval, et quand ils ont été vaincus, Khalid a rendu le cheval à Ibn `Umar
- Sahih al-Bukhari, n°3344
Rapporté par Abu Sa`id : `Ali a envoyé un morceau d’or au Prophète (ﷺ) qui l’a distribué à quatre personnes : Al-Aqra’ bin H`Abis Al-Hanzali de la tribu de Mujashi, ‘Uyaina bin Badr Al-Fazari, Zaid at-Ta’i de la tribu de Bani Nahban, et ‘Alqama bin Ulatha Al-‘Amir de la tribu de Bani Kilab. Les Quraish et les Ansar se sont alors fâchés et ont dit : « Il (le Prophète) donne aux chefs du Najd et ne nous donne pas à nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je leur donne pour attirer leur cœur (vers l’Islam). » Ensuite, un homme aux yeux enfoncés, aux joues saillantes, au front large, à la barbe épaisse et à la tête rasée, s’est avancé devant le Prophète (ﷺ) et a dit : « Crains Allah, ô Muhammad ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui obéirait à Allah si je Lui désobéissais ? (Est-ce juste qu’) Allah m’ait confié tous les gens de la terre alors que toi, tu ne me fais pas confiance ? » Quelqu’un, je pense que c’était Khalid bin Al-Walid, a demandé au Prophète (ﷺ) la permission de lui trancher la tête, mais il l’en a empêché. Quand l’homme est parti, le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi les descendants de cet homme, il y en aura qui réciteront le Coran, mais le Coran ne dépassera pas leur gorge (c’est-à-dire qu’ils le réciteront sans le comprendre ni l’appliquer), et ils sortiront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse le corps d’un gibier. Ils tueront les musulmans mais ne dérangeront pas les idolâtres. Si je vis jusqu’à leur époque, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été tué (c’est-à-dire que je les exterminerai tous). »
- Sahih al-Bukhari, n°3696
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et ‘Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth m’ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ‘Uthman au sujet de son frère Al-Walid, puisque les gens en parlent beaucoup ? » Je suis donc allé voir ‘Uthman et, alors qu’il sortait pour la prière, je lui ai dit : « J’ai quelque chose à te dire, c’est un conseil pour toi. » ‘Uthman a dit : « Ô homme, de ta part. » (‘Umar a dit : Je crois qu’il a dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi. ») Je les ai donc quittés et suis parti. Ensuite, le messager de ‘Uthman est venu et je suis allé le voir (‘Uthman). ‘Uthman a demandé : « Quel est ton conseil ? » J’ai répondu : « Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé le Livre (le Coran) ; tu faisais partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, tu as participé aux deux émigrations (vers l’Éthiopie et Médine) et tu as connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et vu sa conduite. Les gens parlent beaucoup d’Al-Walid. » ‘Uthman a dit : « As-tu reçu ce savoir directement du Messager d’Allah (ﷺ) ? » J’ai dit : « Non, mais son savoir m’est parvenu, et même une jeune fille recluse l’a entendu. » ‘Uthman a dit : « Ensuite, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité, j’ai fait partie de ceux qui ont suivi Allah et Son Messager, j’ai cru en tout ce qu’il a apporté, j’ai participé aux deux émigrations, comme tu l’as dit, et j’ai connu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et lui ai prêté allégeance. Par Allah ! Je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui. J’ai agi de même avec Abu Bakr, puis avec ‘Umar, et ensuite j’ai été nommé calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits qu’eux ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Alors pourquoi ces rumeurs à mon sujet ? Pour ce qui est d’Al-Walid, si Allah le veut, je m’en occuperai selon ce qui est juste. » Puis il a appelé ‘Ali et lui a ordonné de le fouetter, et ‘Ali l’a fouetté (Al-Walid) de quatre-vingts coups
- Sahih al-Bukhari, n°3757
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) avait informé les gens de la mort de Zaid, Ja`far et Ibn Rawaha avant que la nouvelle ne leur parvienne. Il a dit, les yeux remplis de larmes : « Zaid a pris l’étendard et a été martyrisé ; puis Ja`far a pris l’étendard et a été martyrisé ; ensuite Ibn Rawaha a pris l’étendard et a été martyrisé. Enfin, l’étendard a été pris par l’une des épées d’Allah (c’est-à-dire Khalid bin Al-Walid) et Allah leur a donné la victoire (c’est-à-dire aux musulmans). »
- Sahih al-Bukhari, n°3794
Rapporté par Yahya bin Sa`id : Il a entendu Anas bin Malik, alors qu’il l’accompagnait chez Al-Walid, dire : « Un jour, le Prophète (ﷺ) a réuni les Ansar pour leur donner le territoire de Bahreïn. Ils ont dit : ‘Non, sauf si tu donnes à nos frères émigrés une part égale.’ Il a alors dit : ‘Si vous n’acceptez pas, alors soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez, car après moi d’autres seront préférés à vous.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3872
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Adi bin Al-Khiyar : Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth lui ont dit : « Qu’est-ce qui t’empêche de parler à ton oncle `Uthman au sujet de son frère Al-Walid bin `Uqba ? » Les gens parlaient contre ce dernier à cause de ce qu’il avait fait. 'Ubaidullah dit : « J’ai donc attendu `Uthman, et quand il est sorti pour la prière, je lui ai dit : ‘J’ai quelque chose à te dire comme conseil.’ `Uthman a dit : ‘Ô homme ! Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi.’ Alors je suis parti. Après avoir terminé ma prière, je me suis assis avec Al-Miswar et Ibn 'Abu Yaghuth et je leur ai raconté ce que j’avais dit à `Uthman et ce qu’il m’avait répondu. Ils ont dit : ‘Tu as fait ton devoir.’ Pendant que j’étais assis avec eux, le messager de `Uthman est venu me voir. Ils ont dit : ‘Allah t’a mis à l’épreuve.’ Je suis parti, et quand je suis arrivé chez `Uthman, il m’a dit : ‘Quel est le conseil dont tu as parlé tout à l’heure ?’ J’ai récité le Tashahhud et j’ai ajouté : ‘Allah a envoyé Muhammad et lui a révélé le Livre sacré (le Coran). Toi (`Uthman), tu faisais partie de ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager et tu as eu foi en lui. Tu as participé aux deux premières émigrations (vers l’Éthiopie et vers Médine), tu as eu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et tu as appris ses traditions et ses conseils. Maintenant, les gens parlent beaucoup d’Al-Walid bin `Uqba, et il est de ton devoir de lui appliquer la punition légale.’ `Uthman m’a alors dit : ‘Ô mon neveu ! As-tu déjà rencontré le Messager d’Allah (ﷺ) ?’ J’ai répondu : ‘Non, mais son savoir m’est parvenu comme il est parvenu à la jeune fille dans sa chambre.’ `Uthman a alors récité le Tashahhud et a dit : ‘Sans aucun doute, Allah a envoyé Muhammad avec la Vérité et lui a révélé Son Livre sacré (le Coran). J’ai répondu à l’appel d’Allah et de Son Messager, j’ai eu foi en la mission de Muhammad, j’ai accompli les deux premières émigrations comme tu l’as dit, j’ai eu la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai prêté allégeance. Par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé jusqu’à ce qu’Allah le fasse mourir. Puis Allah a fait d’Abu Bakr le calife, et par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé. Puis `Umar est devenu calife, et par Allah, je ne lui ai jamais désobéi ni trompé. Ensuite, je suis devenu calife. N’ai-je donc pas les mêmes droits sur vous qu’ils avaient sur moi ?’ J’ai répondu que oui. `Uthman a poursuivi : ‘Alors, que signifient ces propos que j’entends venant de vous ? Quant à ce que tu as mentionné à propos d’Al-Walid bin `Uqba, si Allah le veut, je lui appliquerai la punition légale avec justice.’ Puis `Uthman a ordonné qu’Al-Walid soit fouetté de quarante coups. Il a demandé à `Ali de le fouetter et il l’a fouetté lui-même aussi
- Sahih al-Bukhari, n°3960
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : Le Prophète (ﷺ) s'est tourné vers la Ka`ba et a invoqué contre certaines personnes de Quraish : Shaiba bin Rabi`a, `Utba bin Rabi`a, Al-Walid bin `Utba et Abu Jahl bin Hisham. Je témoigne, par Allah, que je les ai tous vus morts, leurs corps décomposés par le soleil, car ce jour-là il faisait très chaud
- Sahih al-Bukhari, n°3965
Rapporté par Abu Mijlaz : Selon Qais bin Ubad : `Ali bin Abi Talib a dit : « Je serai le premier homme à m'agenouiller devant (Allah), le Tout Miséricordieux, pour recevoir Son jugement en ma faveur le Jour de la Résurrection. » Qais bin Ubad a aussi dit : « Le verset suivant a été révélé à leur sujet : “Ces deux groupes (croyants et mécréants) disputent au sujet de leur Seigneur.” (22:19) » Qais a dit qu'il s'agissait de ceux qui ont combattu le jour de Badr, à savoir Hamza, `Ali, 'Ubaida ou Abu 'Ubaida bin Al-Harith, Shaiba bin Rabi`a, `Utba et Al-Walid bin `Utba
- Sahih al-Bukhari, n°3966
Rapporté par Abu Dhar : Le verset suivant : « Ces deux groupes (croyants et mécréants) disputent au sujet de leur Seigneur » (22:19) a été révélé à propos de six hommes de Quraish : `Ali, Hamza, 'Ubaida bin Al-Harith, Shaiba bin Rabi`a, `Utba bin Rabi`a et Al-Walid bin `Utba
- Sahih al-Bukhari, n°3969
Rapporté par Qais : J’ai entendu Abu Dhar jurer que le verset sacré suivant : « Ces deux adversaires (croyants et mécréants) qui discutent au sujet de leur Seigneur » (22.19) a été révélé à propos de ces hommes qui se sont battus le jour de Badr, à savoir Hamza, `Ali, Ubaida bin Al-Harith, `Utba et Shaiba — les deux fils de Rabi`a — et Al-Walid bin `Utba
- Sahih al-Bukhari, n°4142
Rapporté par Az-Zuhri : Al-Walid bin `Abdul Malik m’a dit : « As-tu entendu dire que `Ali faisait partie de ceux qui ont calomnié `Aisha ? » J’ai répondu : « Non, mais deux hommes de ton peuple (nommés) Abu Salama bin `Abdur-Rahman et Abu Bakr bin `Abdur-Rahman bin Al-Harith m’ont informé que `Aisha leur avait dit que `Ali était resté silencieux à propos de son affaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4265
Rapporté par Khalid bin Al-Walid : Le jour de la bataille de Mu’tah, neuf épées se sont brisées dans ma main, et il ne m’est resté qu’une épée du Yémen
- Sahih al-Bukhari, n°4266
Rapporté par Khalid ibn Al-Walid : Le jour de la bataille de Mu'tah, neuf épées se sont brisées dans ma main et il ne me restait plus qu'une épée yéménite
- Sahih al-Bukhari, n°4280
Rapporté par le père de Hisham : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est parti vers La Mecque l’année de la Conquête, cette nouvelle est parvenue aux mécréants de Quraish. Abu Sufyan, Hakim bin Hizam et Budail bin Warqa sont sortis pour se renseigner sur le Messager d’Allah (ﷺ). Ils ont continué jusqu’à un endroit appelé Marr-az-Zahran, près de La Mecque. Là, ils ont vu de nombreux feux, comme ceux d’Arafat. Abu Sufyan a dit : Qu’est-ce que c’est ? On dirait les feux d’Arafat. Budail bin Warqa a dit : Les Banu ‘Amr sont moins nombreux que ça. Certains gardes du Messager d’Allah (ﷺ) les ont aperçus, capturés et amenés au Messager d’Allah (ﷺ). Abu Sufyan a embrassé l’islam. Quand le Prophète (ﷺ) a avancé, il a dit à Al-Abbas : Fais rester Abu Sufyan en haut de la montagne pour qu’il voie les musulmans. Al-‘Abbas l’a donc gardé là et les tribus avec le Prophète (ﷺ) sont passées devant Abu Sufyan en groupes militaires. Un groupe est passé et Abu Sufyan a dit : Ô ‘Abbas, qui sont ceux-là ? ‘Abbas a répondu : Ce sont les (Banu) Ghifar. Abu Sufyan a dit : Je n’ai rien à voir avec Ghifar. Puis un groupe de la tribu de Juhaina est passé et il a dit la même chose. Ensuite, un groupe de Sa’d bin Huzaim est passé, puis les (Banu) Sulaim, et il a répété la même chose. Puis est venu un groupe comme Abu Sufyan n’en avait jamais vu. Il a demandé : Qui sont ceux-là ? ‘Abbas a dit : Ce sont les Ansar, menés par Sa’d bin Ubada, qui porte le drapeau. Sa’d bin Ubada a dit : Ô Abu Sufyan ! Aujourd’hui, c’est le jour d’un grand combat et aujourd’hui, ce qui est interdit dans la Ka‘ba sera permis. Abu Sufyan a dit : Ô ‘Abbas ! Quel jour de destruction ! Puis un autre groupe est arrivé, le plus petit de tous, où se trouvait le Messager d’Allah (ﷺ) avec ses compagnons, et le drapeau du Prophète (ﷺ) était porté par Az-Zubair bin Al-Awwam. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant Abu Sufyan, ce dernier lui a dit : Sais-tu ce que Sa’d bin ‘Ubada a dit ? Le Prophète (ﷺ) a répondu : Qu’a-t-il dit ? Abu Sufyan a rapporté ses propos. Le Prophète (ﷺ) a dit : Sa’d a menti, mais aujourd’hui Allah donnera la supériorité à la Ka‘ba et aujourd’hui la Ka‘ba sera recouverte d’un tissu. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que son drapeau soit planté à Al-Hajun. Rapporté par ‘Urwa : Nafi‘ bin Jubair bin Mut‘im a dit : J’ai entendu Al-Abbas dire à Az-Zubair bin Al-‘Awwam : Ô Abu ‘Abdullah ! Est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) t’a ordonné de planter le drapeau ici ? Le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné à Khalid bin Al-Walid d’entrer à La Mecque par le haut, depuis Ka’da, tandis que le Prophète (ﷺ) est entré par Kuda. Ce jour-là, deux cavaliers de Khalid bin Al-Walid, Hubaish bin Al-Ash’ar et Kurz bin Jabir Al-Fihri, ont été tués en martyrs
- Sahih al-Bukhari, n°4339
Rapporté par le père de Salim : Le Prophète (ﷺ) a envoyé Khalid ibn Al-Walid vers la tribu de Jadhima. Khalid les a invités à l’islam, mais ils n’ont pas su dire « Aslamna » (nous avons embrassé l’islam), ils disaient : « Saba’na ! Saba’na ! » (nous sommes passés d’une religion à une autre). Khalid a continué à en tuer certains et à en capturer d’autres, puis il a donné à chacun de nous un captif. Quand est venu le jour où Khalid a ordonné à chaque homme de tuer son captif, j’ai dit : « Par Allah, je ne tuerai pas mon captif, et aucun de mes compagnons ne tuera le sien. » Quand nous sommes arrivés auprès du Prophète, nous lui avons raconté toute l’histoire. Alors le Prophète (ﷺ) a levé les mains et a dit deux fois : « Ô Allah ! Je me désavoue de ce qu’a fait Khalid. »
- Sahih al-Bukhari, n°4349
Rapporté par Al-Bara : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés au Yémen avec Khalid bin Al-Walid. Plus tard, il a envoyé `Ali bin Abi Talib à sa place. Le Prophète (ﷺ) a dit à `Ali : « Donne le choix aux compagnons de Khalid : soit ils restent avec toi (au Yémen), soit ils retournent à Médine. » J’étais parmi ceux qui sont restés avec lui (c’est-à-dire `Ali) et j’ai reçu plusieurs Awaq (d’or du butin de guerre)
- Sahih al-Bukhari, n°4351
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : `Ali bin Abi Talib a envoyé un morceau d’or, qui n’était pas encore extrait de son minerai, dans un récipient en cuir tanné au Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a distribué entre quatre personnes : ‘Uyaina bin Badr, Aqra bin H`Abis, Zaid Al-Khail et le quatrième était soit Alqama soit Amir bin at-Tufail. À ce moment-là, un de ses compagnons a dit : « Nous méritons plus cet or que ces gens. » Quand cette parole est parvenue au Prophète (ﷺ), il a dit : « Ne me faites-vous pas confiance alors que je suis le dépositaire de Celui qui est dans les cieux, et que je reçois la révélation du ciel matin et soir ? » Un homme aux yeux enfoncés, pommettes saillantes, front large, barbe épaisse, tête rasée et vêtement relevé s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Crains Allah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Malheur à toi ! Ne suis-je pas la personne sur terre qui craint le plus Allah ? » Puis cet homme est parti. Khalid bin Al-Walid a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu que je lui tranche la tête ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, car il se peut qu’il prie. » Khalid a dit : « Il y en a beaucoup qui prient et qui disent avec leur bouche ce qui n’est pas dans leur cœur. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je n’ai pas été chargé (par Allah) de fouiller le cœur des gens ni d’ouvrir leur ventre. » Puis le Prophète l’a regardé (c’est-à-dire cet homme) alors qu’il s’en allait et a dit : « Parmi les descendants de cet homme sortiront des gens qui réciteront le Coran continuellement et joliment, mais il ne dépassera pas leur gorge. (Ils ne le comprendront pas ni ne l’appliqueront.) Ils sortiront de la religion (c’est-à-dire l’Islam) comme une flèche traverse le corps d’un gibier. » Je pense qu’il a aussi dit : « Si je suis présent à leur époque, je les tuerai comme les nations de Thamud ont été tuées. »
- Sahih al-Bukhari, n°4560
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait invoquer un mal ou un bien sur quelqu’un, il invoquait Allah après l’inclinaison (dans la prière). Parfois, après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue, à Toi la louange, ô notre Seigneur », il disait : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham et `Aiyash bin Abu Rabi`a. Ô Allah, inflige un châtiment sévère à la tribu de Mudar et frappe-les d’années de famine comme celles de Joseph. » Le Prophète (ﷺ) disait cela à haute voix, et il disait aussi dans certaines de ses prières du Fajr : « Ô Allah, maudis untel et untel », en nommant certaines tribus arabes, jusqu’à ce qu’Allah révèle : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad), mais à Allah, de décider. »
- Sahih al-Bukhari, n°4598
Rapporté par Abu Huraira : Pendant que le Prophète (ﷺ) faisait la prière du ‘Isha, il a dit : « Allah entend celui qui Le loue », puis, avant de se prosterner, il a dit : « Ô Allah, sauve `Aiyash bin Rabi`a. Ô Allah, sauve Salama bin Hisham. Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid. Ô Allah, sauve les faibles parmi les croyants. Ô Allah, rends ton châtiment dur contre la tribu de Mudar. Ô Allah, inflige-leur des années (de famine) comme celles de Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°4744
Rapporté par Qais bin Ubad : `Ali a dit : « Je serai le premier à m’agenouiller devant le Tout Miséricordieux le Jour de la Résurrection à cause de la dispute. » Qais dit : Ce verset : « Ces deux adversaires (croyants et mécréants) disputent au sujet de leur Seigneur. » (22.19) a été révélé à propos de ceux qui sont sortis pour la bataille de Badr, c’est-à-dire `Ali, Hamza, ‘Ubaida, Shaiba bin Rabi`a, `Utba bin Rabi`a et Al-Walid bin `Utba
- Sahih al-Bukhari, n°5088
Rapporté par `Aisha : Abou Houdaïfa bin `Utba bin Rabi`a bin `Abdi Shams, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Prophète (ﷺ), avait adopté Salim comme fils et l’avait marié à sa nièce, Hind bint Al-Walid bin `Utba bin Rabi`a. Salim était l’esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète (ﷺ) avait adopté Zaid comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un garçon, les gens l’appelaient du nom de son père adoptif et il héritait de lui. Mais quand Allah a révélé les versets : « Appelez-les par le nom de leurs pères… vos esclaves affranchis, » (33.5), les personnes adoptées ont été appelées par le nom de leur père biologique. Celui dont le père était inconnu était considéré comme un maula et un frère en religion. Plus tard, Sahla bint Suhail bin `Amr Al-Quraishi Al-`Amiri — qui était l’épouse d’Abou Houdaïfa bin `Utba — est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous considérions Salim comme notre fils adopté, et maintenant Allah a révélé ce que tu sais à propos des fils adoptifs. » Le narrateur a ensuite mentionné la suite du récit
- Sahih al-Bukhari, n°5391
Rapporté par Khalid bin Al-Walid : Il est allé avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez Maymouna, qui était sa tante et celle d’Ibn `Abbas. Il a trouvé chez elle un lézard mastigure rôti que sa sœur Hufaida bint Al-Harith avait apporté du Najd. Maymouna a présenté le lézard au Messager d’Allah (ﷺ), qui goûtait rarement à un aliment inconnu avant qu’on lui dise ce que c’était. Cette fois, le Messager d’Allah (ﷺ) a tendu la main vers la viande du lézard, mais une femme présente a dit : « Il faut dire au Messager d’Allah (ﷺ) ce que tu lui as servi. Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est de la viande de lézard mastigure. » En l’apprenant, le Messager d’Allah (ﷺ) a retiré sa main. Khalid bin Al-Walid a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce interdit ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Non, mais on n’en trouve pas dans mon pays, alors je n’aime pas ça. » Khalid a dit : « Alors j’ai tiré le lézard vers moi et je l’ai mangé pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) me regardait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5400
Rapporté par Khalid bin Al-Walid : On apporta au Prophète (ﷺ) un lézard rôti et il tendit la main pour en manger. Mais on lui dit : « C’est un lézard. » Alors il retira sa main. Khalid demanda : « Est-ce interdit d’en manger ? » Le Prophète répondit : « Non, mais on n’en trouve pas dans la région de mon peuple, c’est pourquoi je n’aime pas en manger. » Alors Khalid se mit à en manger pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) le regardait. An-Nadr a dit : « Al-Khazira se prépare avec du son, tandis qu’Al-Harira se prépare avec du lait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5537
Rapporté par Khalid bin Al-Walid : Le Messager d’Allah (ﷺ) et moi sommes entrés dans la maison de Maymouna. On a servi un lézard mastigure rôti. Le Messager d’Allah (ﷺ) a tendu la main pour en manger, mais une femme a dit : « Informez le Messager d’Allah (ﷺ) de ce qu’il s’apprête à manger. » Alors ils ont dit : « C’est du mastigure, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a retiré sa main, alors j’ai demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce interdit ? » Il a répondu : « Non, mais on ne trouve pas cela dans le pays de mon peuple, donc je n’aime pas ça. » J’ai alors tiré le mastigure vers moi et je l’ai mangé pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) me regardait
- Sahih al-Bukhari, n°5970
Rapporté par Al-Walid bin 'Aizar : J’ai entendu Abi ‘Amr Ash-Shaibani dire : « Le propriétaire de cette maison » – il a montré la maison de ‘Abdullah – « a dit : ‘J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : Quelle action Allah aime-t-Il le plus ?’ Il a répondu : ‘Accomplir la prière à l’heure la plus tôt.’ ‘Abdullah a demandé : ‘Et ensuite ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Être bon et respectueux envers ses parents.’ ‘Abdullah a demandé : ‘Et ensuite ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Participer au jihad pour la cause d’Allah.’ ‘Abdullah a ajouté : ‘Le Prophète (ﷺ) m’a raconté ces trois choses, et si j’avais demandé plus, il m’en aurait dit davantage.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6200
Rapporté par Abu Hurairah (ra) : Quand le Prophète (ﷺ) a relevé la tête après s’être incliné pendant la prière, il a dit : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, ‘Aiyyash bin Abu Rabi’a et les croyants faibles et impuissants de La Mecque. Ô Allah, sois dur avec la tribu de Mudar. Ô Allah, envoie-leur des années de sécheresse comme celles de (le Prophète) Yusuf (Joseph). »
- Sahih al-Bukhari, n°6393
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Prophète ﷺ disait : « Sami’ Allahu liman hamidah (Allah a entendu celui qui Le loue) » lors de la dernière rak`a de la prière du `Isha, il invoquait Allah en disant : « Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Abi Rabi`a ; Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid ; Ô Allah ! Sauve les personnes faibles parmi les croyants ; Ô Allah ! Sois dur avec la tribu de Mudar ; Ô Allah ! Inflige-leur des années de sécheresse comme celles du Prophète ﷺ Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°6940
Rapporté par Abi Huraira : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude d’invoquer Allah dans sa prière : « Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Abi Rabi`a, Salama bin Hisham et Al-Walid bin Al-Walid ; ô Allah ! Sauve les faibles parmi les croyants ; ô Allah ! Sois dur envers la tribu de Mudar et inflige-leur des années (de famine) comme les années de Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°7189
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a envoyé (une unité de l’armée sous le commandement de) Khalid bin Al-Walid pour combattre la tribu de Bani Jadhima. Ces gens n’arrivaient pas à dire “Aslamna”, mais disaient : “Saba’na ! Saba’na !” Khalid a continué à en tuer certains et à en faire prisonniers d’autres, puis il a donné un prisonnier à chacun de nous et a ordonné à chacun de tuer son prisonnier. J’ai dit : « Par Allah, je ne tuerai pas mon prisonnier et aucun de mes compagnons ne tuera le sien ! » Nous avons ensuite parlé de cela au Prophète (ﷺ) et il a dit : « Ô Allah ! Je me désavoue de ce qu’a fait Khalid bin Al-Walid », et il l’a répété deux fois
- Sahih al-Bukhari, n°7432
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Lorsque `Ali était au Yémen, il envoya au Prophète ﷺ de l’or sous forme de minerai. Le Prophète ﷺ le distribua à Al-Aqra' bin H`Abis Al-Hanzali, qui appartenait aux Bani Mujashi, à 'Uyaina bin Badr Al-Fazari, à 'Alqama bin 'Ulatha Al-`Amiri, du clan Bani Kilab, et à Zaid Al-Khail at-Ta'i, des Bani Nabhan. Les Quraish et les Ansar se mirent en colère et dirent : « Il donne aux chefs du Najd et nous laisse de côté ! » Le Prophète ﷺ répondit : « Je voulais simplement attirer leur cœur et les unir (les affermir dans l’islam). » Un homme aux yeux enfoncés, au front proéminent, à la barbe épaisse, aux joues rebondies et à la tête rasée s’approcha alors et dit : « Ô Muhammad ! Crains Allah ! » Le Prophète ﷺ répondit : « Qui obéirait à Allah si moi je Lui désobéissais ? (Allah) m’a confié une mission auprès des gens de la terre, et toi tu ne me fais pas confiance ? » Un homme parmi ceux présents, que je pense être Khalid bin Al-Walid, demanda la permission de le tuer, mais le Prophète ﷺ l’en empêcha. Quand cet homme partit, le Prophète dit : « Parmi ses descendants, il y aura des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge, ils sortiront de l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible, ils tueront des musulmans et laisseront les idolâtres. Si je vis jusqu’à leur apparition, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été exterminé. »
- Sunan Ibn Majah, n°18
Rapporté par Ishaq bin Qabisah, de la part de son père : Ubadah bin Samit Al-Ansari, chef d’une unité de l’armée et compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), est parti en campagne militaire avec Mu'awiyah en territoire byzantin. Il a vu des gens échanger des morceaux d’or contre des dinars et des morceaux d’argent contre des dirhams. Il a dit : "Ô gens, vous consommez de l’usure ! Car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Ne vendez pas de l’or contre de l’or sauf à égalité ; il ne doit pas y avoir d’augmentation ni de délai (entre les deux transactions).'" Mu'awiyah lui a dit : "Ô Abu Walid, je ne pense pas qu’il y ait de l’usure là-dedans, sauf s’il y a un délai." 'Ubadah lui a dit : "Je te rapporte un hadith du Messager d’Allah (ﷺ) et tu me donnes ton avis ! Si Allah me ramène sain et sauf, je ne vivrai plus jamais dans une terre où tu as autorité sur moi." À son retour, il est resté à Médine, et 'Umar bin Khattab lui a dit : "Qu’est-ce qui t’amène ici, ô Abu Walid ?" Il lui a alors raconté l’histoire et ce qu’il avait dit sur le fait de ne plus vivre sous l’autorité de Mu'awiyah. 'Umar a dit : "Retourne dans ta région, ô Abu Walid, car quelle mauvaise région que celle d’où toi et des gens comme toi êtes absents." Puis il a écrit à Mu'awiyah et lui a dit : "Tu n’as aucune autorité sur lui ; fais en sorte que les gens suivent ce qu’il dit, car il a raison
- Sunan Ibn Majah, n°455
Rapporté par Khalid bin Walid, Yazid bin Abu Sufyan, Shurahbil bin Hasanah et 'Amr bin 'As : Ils ont tous entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Complétez les ablutions. Malheur aux talons à cause du Feu de l'Enfer. »
- Sunan Ibn Majah, n°490
Rapporté par Zuhri : J'ai dîné avec Walid ou Abdul-Malik. Quand l'heure de la prière est arrivée, je me suis levé pour faire les ablutions. Ja'far bin 'Amr bin Umayyah a dit : "J'atteste que mon père a attesté que le Messager d'Allah ﷺ a mangé un aliment qui avait été transformé par le feu, puis il a prié sans faire les ablutions." (Sahih) Et 'Ali bin 'Abdullah bin 'Abbas a dit : "Et j'atteste de la même chose de la part de mon père
- Sunan Ibn Majah, n°1244
Rapporté par Abu Hurairah : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête de l’inclinaison à la prière du Subh, il disait : “Ô Allah, sauve Al-Walid bin Walid, Salamah bin Hisham et ‘Ayyash bin Abu Rabi’ah, et les opprimés à La Mecque. Ô Allah, serre Ta poigne sur Mudar, et envoie-leur des années de famine comme celle de Yusuf.”
- Sunan Ibn Majah, n°1652
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « J’ai vu le nouveau croissant de lune cette nuit. » Il lui a demandé : « Attestes-tu qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Oui. » Il a dit : « Lève-toi, ô Bilal, et annonce aux gens qu’ils doivent jeûner demain. » Abu ‘Ali a dit : « C’est ainsi que cela a été rapporté de Walid bin Abu Thawr et Hasan bin ‘Ali. Cela a aussi été rapporté de Hammad bin Salamah, mais il n’a pas mentionné Ibn ‘Abbas. Il a dit : “Et il a annoncé qu’ils devaient faire la prière et jeûner.” »
- Sunan Ibn Majah, n°2571
Rapporté par Hudain bin Mundhir : Quand Walid bin `Uqbah a été amené devant `Uthman, des gens avaient témoigné contre lui. Il a dit à 'Ali : “Tu es proche du fils de ton oncle, alors applique-lui la peine légale.” 'Ali l’a fouetté. Il a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) donnait quarante coups de fouet, et Abu Bakr donnait quarante coups, et `Umar donnait quatre-vingts, tout cela fait partie de la Sunna.”
- Sunan Ibn Majah, n°2835
Rapporté par Qais bin ‘Ubaid : J’ai entendu Abu Dharr jurer que ces versets ont été révélés à propos de ces six personnes le jour de Badr : « Ces deux adversaires (croyants et mécréants) disputent au sujet de leur Seigneur. » [22:19] jusqu’aux mots « En vérité, Allah fait ce qu’Il veut. » [22:14] (c’est-à-dire) Hamzah bin ‘Abdul-Muttalib, ‘Ali bin Abi Talib, ‘Ubaidah bin Al-Harith, ‘Utbah bin Rabi’ah, Shaibah bin Rabi’ah et Al-Walid bin ‘Utbah. Ils se sont affrontés le jour de Badr
- Sunan Ibn Majah, n°2842
Rapporté par Hanzalah Al-Katib : « Nous sommes partis combattre aux côtés du Messager d’Allah (ﷺ), et nous sommes passés devant une femme tuée autour de laquelle les gens s’étaient rassemblés. Ils se sont écartés pour laisser passer le Prophète (ﷺ), et il a dit : “Cette femme ne faisait pas partie des combattants.” Puis il a dit à un homme : “Va voir Khalid bin Walid et dis-lui que le Messager d’Allah (ﷺ) t’ordonne : ‘Ne tue aucun enfant, aucune femme, ni aucun ouvrier agricole.’” » Une autre chaîne rapporte un hadith similaire
- Sunan Ibn Majah, n°2847
Rapporté par Ibn ‘Umar : Un de ses chevaux est parti et l’ennemi l’a capturé. Puis les musulmans les ont vaincus et le cheval lui a été rendu. (C’était) à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). Il a dit : « Et un de ses esclaves s’est enfui et a rejoint les Romains, puis les musulmans les ont vaincus, et Khalid bin Walid me l’a rendu après la mort du Messager d’Allah (ﷺ). »
- Sunan Ibn Majah, n°3198
Rapporté par Khalid bin Walid : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit la chair des chevaux, des mulets et des ânes
- Sunan Ibn Majah, n°3241
Rapporté par Khalid bin Walid : On a apporté un varan grillé au Messager d’Allah (ﷺ) et on l’a posé près de lui. Il a tendu la main pour en manger, puis ceux qui étaient présents ont dit : “Ô Messager d’Allah, c’est de la viande de varan.” Il a retiré sa main, et Khalid lui a dit : “Ô Messager d’Allah, le varan est-il interdit ?” Il a dit : “Non, mais il n’y en a pas dans ma région et je n’aime pas cela.” Alors Khalid s’est penché sur le varan et en a mangé, et le Messager d’Allah (ﷺ) le regardait
- Sunan Ibn Majah, n°3426
Rapporté par Ibn ‘Abbas : On a apporté du lait au Messager d’Allah (ﷺ). À sa droite se trouvait Ibn ‘Abbas et à sa gauche Khalid bin Walid. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Ibn ‘Abbas : “Me permets-tu de donner à boire à Khalid ?” Ibn ‘Abbas a répondu : “Je ne voudrais pas donner la priorité à quelqu’un d’autre que moi pour ce qui reste de la boisson du Messager d’Allah (ﷺ).” Alors Ibn ‘Abbas en a bu, puis Khalid en a bu
- Sunan Ibn Majah, n°3878
Rapporté par ‘Ubadah bin As-Samit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui se réveille le matin et dit en se levant : La ilaha illallah wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, wa Huwa ‘ala kulli shay’in Qadir ; Subhan-Allah walhamdu lillahi, wa la ilaha illallahu, wa Allahu Akbar, wa la hawla wa la quwwata illa billahil-‘Aliyil-‘Azim (Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah seul, sans associé. À Lui la royauté et la louange, et Il est capable de toute chose. Gloire à Allah, louange à Allah, nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah, Allah est le Plus Grand, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah, le Très-Haut, le Très-Grand), puis il invoque : Rabbighfirli (Ô Seigneur, pardonne-moi), il sera pardonné. » Walid a dit : « Ou il a dit : puis s’il invoque, il sera exaucé, puis s’il se lève, fait ses ablutions et prie, sa prière sera acceptée. »
- Sunan Ibn Majah, n°4077
Rapporté par Abu Umamah Al-Bahili : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a adressé un discours, et la plupart de ses paroles concernaient le Dajjal. Il nous a mis en garde contre lui, et parmi ce qu’il a dit : “Il n’y aura pas de plus grande épreuve sur terre, depuis qu’Allah a créé la descendance d’Adam, que celle du Dajjal. Allah n’a envoyé aucun Prophète sans qu’il ait mis en garde sa communauté contre le Dajjal. Je suis le dernier des Prophètes et vous êtes la dernière des communautés. Il apparaîtra sûrement parmi vous. S’il apparaît pendant que je suis parmi vous, je me chargerai de lui pour chaque musulman, et s’il apparaît quand je ne suis pas là, alors chacun devra se défendre lui-même et Allah prendra soin de chaque musulman à ma place. Il sortira d’Al-Khallah, entre le Sham et l’Irak, et sèmera la corruption à droite et à gauche. Ô serviteurs d’Allah, restez fermes. Je vais vous le décrire comme aucun Prophète ne l’a fait avant moi. Il commencera par dire : “Je suis un Prophète”, alors qu’il n’y a pas de Prophète après moi. Puis, une seconde fois, il dira : “Je suis votre Seigneur.” Mais vous ne verrez pas votre Seigneur avant de mourir. Il est borgne, et votre Seigneur n’est pas borgne, et il est écrit entre ses yeux : Kafir. Tout croyant le lira, qu’il sache lire ou non. Parmi ses épreuves, il aura avec lui un paradis et un enfer, mais son enfer sera un paradis et son paradis un enfer. Celui qui sera éprouvé par son feu (l’enfer), qu’il demande l’aide d’Allah et récite les premiers versets d’Al-Kahf, alors ce sera frais et sans danger pour lui, comme le feu l’a été pour Ibrahim. Parmi ses épreuves, il dira à un bédouin : “Que penses-tu, si je ressuscite ton père et ta mère, témoigneras-tu que je suis ton Seigneur ?” Il dira : “Oui.” Alors deux diables apparaîtront à lui sous la forme de son père et de sa mère et diront : “Ô mon fils, suis-le, car il est ton Seigneur.” Et parmi ses épreuves, il dominera une personne et la tuera, puis il la coupera en deux avec une scie. Ensuite il dira : “Regardez ce serviteur à moi ; je vais le ressusciter maintenant, puis il prétendra avoir un autre Seigneur que moi.” Alors Allah le ressuscitera et le malfaiteur lui dira : “Qui est ton Seigneur ?” et il répondra : “Allah est mon Seigneur, et tu es l’ennemi d’Allah, tu es le Dajjal. Par Allah, je n’ai jamais eu plus de certitude à ton sujet qu’aujourd’hui.” (Ajout) Abul-Hasan Tanafisi a dit : “Muharibi nous a rapporté : ‘Ubaidullah bin al-Walid Al-Wassafi nous a rapporté, d’après ‘Atiyyah, qu’Abu Sa’eed a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Cet homme sera le plus haut placé de ma communauté au Paradis.’” – Abu Sa’eed a dit : “Par Allah, nous pensions que cet homme ne pouvait être qu’Omar bin Khattab, jusqu’à sa mort.” – Muharibi a dit : “Puis nous sommes revenus au récit d’Abu Rafi’.” Il a dit : – “Parmi ses épreuves, il ordonnera au ciel de pleuvoir, et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera. Et parmi ses épreuves, il passera près d’un clan qui ne croira pas en lui, alors tous leurs troupeaux périront et il n’en restera aucun. Et parmi ses épreuves, il passera près d’un clan qui croira en lui, alors il ordonnera au ciel de pleuvoir, et il pleuvra, et il ordonnera à la terre de produire de la végétation, et elle le fera, si bien que leurs troupeaux reviendront le soir plus gros et plus gras qu’ils ne l’ont jamais été, avec les flancs gonflés et les pis pleins de lait. Il n’y aura aucune partie de la terre où il n’entrera et ne dominera, sauf la Mecque et Médine, car il ne pourra s’approcher d’aucun de leurs chemins de montagne sans être repoussé par des anges l’épée dégainée, jusqu’à ce qu’il s’arrête à la colline rouge à la fin du marécage. Alors Médine tremblera avec ses habitants trois fois, et il n’y restera aucun hypocrite, homme ou femme, tous sortiront vers lui. Ainsi, elle sera purifiée de toute impureté comme le soufflet purifie le fer de ses scories. Ce jour-là sera appelé le Jour du Salut.” Umm Sharik bint Abi ‘Akar a demandé : “Ô Messager d’Allah, où seront les Arabes ce jour-là ?” Il a répondu : “Ce jour-là, ils seront peu nombreux, et la plupart seront à Bayt al-Maqdis (Jérusalem), et leur chef sera un homme pieux. Quand leur chef avancera pour diriger la prière du matin, ‘Isa fils de Maryam descendra parmi eux. Leur chef reculera pour laisser ‘Isa diriger la prière, mais ‘Isa posera sa main entre ses épaules et lui dira : ‘Avance et prie, car l’iqama a été faite pour toi.’ Leur chef dirigera alors la prière. Quand il aura terminé, ‘Isa (as) dira : ‘Ouvrez la porte.’ Ils l’ouvriront et derrière se trouvera le Dajjal avec soixante-dix mille Juifs, chacun portant une épée ornée et vêtu d’un manteau verdâtre. Quand le Dajjal le verra, il commencera à fondre comme le sel fond dans l’eau. Il s’enfuira, et ‘Isa (as) dira : ‘Je n’ai qu’un seul coup pour toi, dont tu ne pourras pas échapper !’ Il le rattrapera à la porte orientale de Ludd et le tuera. Ensuite, Allah vaincra les Juifs, et il ne restera rien derrière quoi ils pourront se cacher, sans qu’Allah ne le fasse parler – ni pierre, ni arbre, ni mur, ni animal – sauf l’arbre al-Gharqad, car c’est leur arbre, et il ne parlera pas – tout le reste dira : ‘Ô serviteur musulman d’Allah, voici un Juif, viens le tuer !’” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Ses (du Dajjal) jours seront au nombre de quarante ans : une année comme une demi-année, une année comme un mois, un mois comme une semaine, et le reste de ses jours passera aussi vite que des étincelles de feu (c’est-à-dire très rapidement). L’un de vous entrera par la porte de Médine le matin et n’atteindra pas l’autre porte avant le soir.” On a demandé : “Ô Messager d’Allah, comment devrons-nous prier ces jours si courts ?” Il a répondu : “Estimez les temps de la prière, comme vous le faites pour les jours longs, puis priez.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “‘Isa fils de Maryam (as) sera un juge juste et un dirigeant équitable parmi ma communauté. Il brisera la croix, tuera les porcs, abolira la jizya et la charité sera abandonnée. Personne ne sera chargé de collecter la zakat des moutons et des chameaux. Les rancunes et la haine disparaîtront et le venin de toute créature venimeuse sera retiré, si bien qu’un petit garçon mettra sa main sur un serpent sans être blessé, et une petite fille fera fuir un lion sans qu’il ne lui fasse de mal ; et le loup sera parmi les moutons comme leur chien de berger. La terre sera remplie de paix comme un récipient est rempli d’eau. Les gens seront unis et nul ne sera adoré sauf Allah. La guerre cessera et les Quraysh ne seront plus au pouvoir. La terre sera comme un plateau d’argent, avec sa végétation poussant comme au temps d’Adam, jusqu’à ce qu’un groupe se rassemble autour d’une grappe de raisin et qu’elle leur suffise, et qu’un groupe se rassemble autour d’une seule grenade et qu’elle leur suffise. Un bœuf sera vendu pour telle somme, et un cheval pour quelques dirhams.” Ils ont demandé : “Ô Messager d’Allah, pourquoi les chevaux seront-ils si bon marché ?” Il a répondu : “Ils ne seront plus jamais montés pour la guerre.” On lui a demandé : “Pourquoi les bœufs seront-ils si chers ?” Il a répondu : “Parce que toute la terre sera cultivée.” Avant que le Dajjal n’apparaisse, il y aura trois années difficiles où les gens souffriront d’une grande famine. La première année, Allah ordonnera au ciel de retenir un tiers de sa pluie et à la terre de retenir un tiers de sa production. La deuxième année, Il ordonnera au ciel de retenir deux tiers de sa pluie et à la terre de retenir deux tiers de sa production. La troisième année, Il ordonnera au ciel de retenir toute sa pluie, et pas une goutte ne tombera, et à la terre de retenir toute sa production, et rien ne poussera. Tous les animaux à sabots fendus mourront, sauf ceux qu’Allah voudra.” On a demandé : “De quoi vivront les gens à ce moment-là ?” Il a répondu : “Du tahlil, du takbir, du tasbih et du tahmid. Cela tiendra lieu de nourriture pour eux.” Abu ‘Abdullah (Ibn Majah) a dit : “J’ai entendu Abul-Hasan Tanafisi dire : ‘J’ai entendu ‘Abdur-Rahman Al-Muharibi dire : “Ce hadith devrait être envoyé à chaque enseignant pour qu’il l’enseigne aux enfants dans les écoles.”’”
- Muwatta Malik, n°596
Zouraik Ibn Hayyan, chargé de contrôler les passagers qui entrent en Egypte, du temps de Al-Walid, de Souleiman et de Omar Ibn Abdel-Aziz, a rapporté que Omar Ibn Abdel-Aziz l'a ordonné par écrit, d'observer les passagers musulmans qui entrent, de prendre part de l'argent qu'ils possèdent, et de la valeur de leurs marchandises destinées au commerce, en percevant sur chaque somme de quarante dinars, un dinar; à tenir compte de ce qui est de moins que cela, jusqu'à atteindre le fond de vingt dinars, et si c'est encore de moins que vingt, à savoir d'un tiers, dans ce cas, à ne rien percevoir». Quant aux passagers qui vivent sous la protection musulmane, à percevoir d'eux, un dinar sur vingt de la valeur de leurs marchandises qui sont à vendre; à considérer, ce qui est de moins que cela jusqu'à atteindre dix dinars; si c'est moins que dix dinars, à ne rien exiger, même si c'est de moins que le tiers, du dinar, à ne pas tirer profit. A leur donner en échange, des quittances valables, pour un an, pour ce que tu perçois d'eux». A - Malek a dit: «ce qui est de pratique à Médine, dans le domaine du commerce, au cas où un homme paie ce qu'il doit pour zakat, puis achète, avec ce qu'il possède une marchandise variée ;de vêtements en soie, des esclaves, ou autres et qu'il vende ses achats avant qu'un an ne soit dépassé, cet homme ne doit rien comme zakat qu'un an après, du jour où il s'est acquitté de la première zakat. Par contre, si ce qu'il avait acheté demeure chez lui, non vendu, et cela pour plusieurs années, il n'aura pas a payer la zakat exigible, même si cela va durer pour longtemps, jusqu'à ce que la vente ait lieu; à ce moment, la zakat sera payée pour une seule fois,». B - Pour le sujet qui s'achète par des pièces d'or ou d'argent du froment, des dattes ou d'autres marchandises et qu'il les garde pour les vendre, mais après qu'un an ait été déjà passé, la zakat est-elle exigible pour une telle marchandise? Malek répondit: «la zakat est d'obligation, le jour même de la vente, si la somme retenue de la vente est évaluée être soumise à la zakat; et cela n'est pas à rapprocher au cas de la moisson où l'homme obtient le rendement de sa récolte, ni même à celui de la coupure des palmiers». C - Malek a dit: «si l'homme possède de l'argent investit dans le domaine du commerce pour un profit, et que ce n'est pas le cas, la zakat est d'obligation à ce sujet, et cela en prenant comme point de repère un mois de l'année, où il fera un recensement en évaluant la marchandise disponsible, et ce qu'il possède comme somme liquidée en or ou autre; si le montant total est sujet à la zakat, elle est à payer». D - Malek a ajouté: «ceux qui pratiquent, ou non le commerce, ils sont tous pareils, et ne payent le zakat, qu'une fois par an». Chapitre X De ce qui est relatif au trésor (enfoui)
- Muwatta Malik, n°694
Soumai l'affranchi de Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman, étant dans sa retraite spirituelle, sortait pour faire son besoin naturel sous une toiture dans une pièce fermée, dans la demeure de Khaled Ibn Al-Walid. Il ne revenait chez sa famille que pour assister à la prière de la fête avec les musulmans»
- Muwatta Malik, n°727
Malek a rapporté d'après Yahia Ibn Sa'id, Ahdullah Ibn Bakr et Rabi'a Ibn Abi Abdel-Rahman que Al-Walid Ibn Abdel-Malek demanda à Salem Ibn Abdallah et Kharija Ibn Zaid Ibn Thabet pour la question du parfum, après avoir lancé les pierres de la Jamara, après s'être rasé la tête, et avant de déferler? Salem le lui a interdit, par contre Kharija ibn Zayd l'a autorisaté». Malek a dit: «Ce n'est pas interdit qu'un homme se soigne d'un produit mais dépourvu du parfum avant qu'il ne se mette en état d'ihram, avant de déferler de «Mina», après avoir lancé les pierres de la Jamara». On demanda à Malek d'un mets refermant du safran, peut-t-il être mangé, par un homme en état d'ihram? Il répondit: «Oui si, il a été cuit au feu, il peut être mangé par un homme en état d'ihram, et s'il n'a pas été cuit il ne peu pas être mangé par un mouhrim». Chapitre VIII Des lieux où il faut faire la talbiat
- Muwatta Malik, n°1136
Malek a rapporté de Ibn Chéhab au sujet des femmes, qui, du temps de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), avaient suivi l'Islam tout en étant dans leurs pays, et sans qu'elles soient même émigrées, alors que leurs maris, quand elles avaient suivi l'Islam, étaient des impies. On cite entre autres, la fille de Al-Walid Ibn Al-Moughira qui était la femme de Safwan Ibn Oumayya. Elle avait suivi l'Islam le jour de la conquête (de la Mecque) alors que son mari Safwan Ibn Oumayya avait fui le pays de l'Islam. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui envoya son cousin Wahb Ibn Oumair, lui donnant son propre vêtement à titre de sécurité pour Safwan Ibn Oumayya, et l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'invita à la conversion à l'Islam et de venir le trouver, en lui laissant le choix de répondre à cette invitation ou qu'il ait deux mois pour délibérer. Quand Safwan fut arrivé, auprès de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), mettant son vêtement, il l'appela devant tout le monde, en disant: «O Mouhammad! c'est bien, Wahb Ibn Oumair qui m'apporta ton vêtement prétendant que tu m'as convoqué auprès de toi en me proposant deux choix: soit que je réponde à ton invitation (pour suivre l'Islam) ou que j'aie deux mois pour que je me décide». L'Envoyé r d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria: «Descends, Abou Wahb (surnon de Safwan),ce dernier répondit: «Non par Allah, je ne descendrai avant que tu n'éclaircis cette affaire». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Je t'accorde plutôt quatre mois pour que tu te décides». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) partit en expédition pour Hounain et descendit chez la tribu Hawazin. Il fit demander à Safwan de lui prêter un bouclier et un casque. Safwan lui répondit: «Dois-je te les donner de bon gré ou malgré moi». L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répliqua: «Plutôt de bon gré», alors Safwan lui prêta le bouclier et le casque qu'il avait, puis sortit accompagnant l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), tout en étant impie, et vécut en témoin la bataille à Hounain et à Taëf, en refusant l'Islam, alors que sa femme l'avait déjà suivi (l'Islam), sans que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fasse se séparer Safwan et sa femme jusqu'à ce qu'il suive l'Islam et sa femme demeura chez lui dans le but d'un mariage»
- Muwatta Malik, n°1147
Rabi'a a rapporté, toujours à propos du hatith ci-dessus, que Al-Kassem Ibn Mouhammad et Ourwa Ibn Al Zoubair, donnèrent à Walid Ibn Abdel Malek, l'année de son arrivée à Médine, leur avis, cependant Al-Kassem Ibn Mouhammad ajouta: «L'homme a répudié sa femme dans plusieurs circonstances (variant par là, le terme: définitivement)»
- Muwatta Malik, n°1284
Malek a rapporté qu'on demanda Ibn Chéhab au sujet de l'allaitement du grand. Il répondit: «Ourwa Ibn Al Zoubair m'a raconté que Abou Houzaifa Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui d'ailleurs était l'un des compagnons de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avec qui il avait assisté à la bataille de Badr, avait adopté Salem connu sou le nom de Salem, l'affranchi de Abou Houzaifa tout comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait fait pour Zaid Ibn Haritha. Abou Houzaifa, tenant Salem pour fils, le marie d'avec la fille de sa sœur Fatima Bint al-Walid Ibn Outba Ibn Rabi'a, qui à cette époque là, était l'une des premières femmes qui avait fait l'hégire, et était l'une des plus belles femme célibataire de Qoraich. Aussitôt Allah le Très-Haut, révéla dans Son Livre le verset suivant: «Appelez ces enfants adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus juste auprès d'Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, ils sont vos frères en religion, ils sont des vôtres» Coran XXXIII, 5. Chacun de ces enfants adoptés fut appelé au nom de son vrai père, et au cas où ce dernier était méconnu, l'enfant allait être connu de par le nom de son père qui l'avait adopté. Ainsi, Sahia Bint Souhail, la femme de Abou Houzaifa qui était de Bani Amer Ibn Louay, vint auprès de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah! Nous avions tenu Salem pour enfant et étant tel, il entrait chez moi alors que j'étais sans voile n'ayant qu'une seule maison d'une pièce, que penses-tu à son sujet»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Allaite-le pour cinq repas de ton sein et tu lui seras interdite». «Et elle le prenait dès lors pour un fils de lait. Aicha, la mère des croyants, étant au courant de ce fait, elle le suivait avec tous ceux qu'elle voulait faire entrer chez elle sans qu'ils aient sa permission. Ainsi elle demandait que cela soit suivi par sa sœur Oum Kalthoum Bint Abou Bakr Al-Siddiq et par les filles de son frère, pour ceux qu'elles aimaient faire entrer chez elles sans qu'ils prennent leur permession. Quant aux autres femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) elles refusèrent de faire entrer chez elle, ceux qui ont été allaités de cette façon, sans leur donner permission et dirent: «Non, par Allah! Ce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ordonna Sahia Bint Souhail de faire, n'était qu'une autorisation si particulière, pour qu'elle allaite Salem seul. Non, par Allah! Nous ne permettrons à aucun homme d'entrer chez nous, ayant été allaité de cette façon». Telle était la façon d'agir, des femmes du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concernant l'allaitement du grand»
- Muwatta Malik, n°1771
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) alla en compagnie de Abdallah Ibn Abbas et Khaled Ibn al Walid, chez Maymouna Bint Al-Hareth, il y trouva des dabs avec leurs œufs. Il lui demanda: «Qui vous les a apportés»? Elle lui répondit: «C'est ma sœur Houzaila Bint Al-Hareth qui me les a offerts». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit à Abdallah Ibn Al-Abbas et Khaled Ibn Al-Walid: «Mangez», et eux de lui répondre: «Et toi. Envoyé d'Allah n'en manges-tu pas»? Il leur répondit: «Non, car les anges d'Allah Y viennent souvent vers moi». Alors Maymouna lui demanda: «Bois-tu du lait de chez nous, Ô Envoyé d'Allah»? «Oui», répondit-il. Il but puis il lui demanda: «Qui vous l'a apporté»? Elle répondit: «C'est ma sœur Houzaila qui m'en a donné». Alors l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit: «Te rappelles-tu de l'esclave dont tu m'as parlé de son affranchissement; donne-la à ta sœur, entretenant par là, tes liens de proches avec elle; cela sera mieux pour toi»
- Muwatta Malik, n°1772
Khaled Ibn Al-Walid, Ibn Al-Moughira a rapporté qu'il est entré avec l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dans la maison de Maymouna, le femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) où l'on apporta un dab fard. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) le touchant de sa main; les femmes qui se trouvaient chez Maymouna s'écrièrent «dites à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ce qu'il va en manger». On lui dit: «c'est un dab, Ô Envoyé d'Allah». Alors il écarta sa main, je lui demandai: «Est-il interdit, Ô Envoyé d'Allah»? «Non, dit-il, mais cet animal ne vivant pas dans la terre de mon peuple, je sens le dégoût de le manger». Khaled ajouta: «Alors je le tirai; le mangeai, et l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) me regardait manger»
- Sahih Muslim, n°43
Rapporté par Ibn al-Mubārak رحمه الله : « Baqiyyah bin al-Walīd est honnête dans ses propos, mais il rapporte des hadiths aussi bien de personnes fiables que de personnes faibles. »
- Sahih Muslim, n°87
Rapporté par Al-Faḍl bin Sahl : Walīd bin Sālih nous a rapporté, Ubayd Allah bin Amr a dit, Zayd – c’est-à-dire Ibn Abī Unaysah – a dit : « Ne prenez rien de mon frère. »
- Sahih Muslim, n°88
Rapporté par Al-Faḍl ibn Sahl : Walīd ibn Sālih nous a rapporté, il a dit, Ubayd Allah ibn Amr a dit, Zayd – c’est-à-dire Ibn Abī Unaysah – a dit : « Ne prenez pas [de hadith] de mon frère. »
- Sahih Muslim, n°354
Ce hadith a été transmis par une autre chaîne de narrateurs : Abu Bakr b. Abi Shaiba, Ishaq b. Ibrahim, Harun b. Abdullah, Abi Usama, Walid b. Kathir, Muhammad b. Ka’b, son frère Abdullah b. Ka’b et Abi Usama
- Sahih Muslim, n°1334
Rapporté par Thauban رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ terminait sa prière, il demandait pardon trois fois et disait : « Ô Allah ! Tu es la Paix, et la paix vient de Toi ; Béni sois-Tu, Ô Détenteur de Majesté et d’Honneur. » Walid a rapporté : J’ai demandé à al-Awza’i : « Comment demande-t-on pardon ? » Il a répondu : « Tu dois dire : Je demande pardon à Allah, je demande pardon à Allah. »
- Sahih Muslim, n°1540
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman b. ‘Auf : J’ai entendu Abu Huraira dire : (Quand) le Messager d’Allah ﷺ voulait invoquer une malédiction ou une bénédiction sur quelqu’un, il le faisait à la fin de la récitation dans la prière de l’aube, après avoir prononcé « Allahou Akbar » pour s’incliner et s’être relevé en disant : « Allah entend celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange », il restait debout et disait : « Ô Allah, sauve al-Walid b. Walid, Salama b. Hisham et ‘Ayyash b. Abd Rabi’a, ainsi que les faibles parmi les musulmans. Ô Allah, accable sévèrement Mudar et fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. Ô Allah, maudis Lihyan, Ri’l, Dhakwan et ‘Usayya, car ils ont désobéi à Allah et à Son Messager. » (Le narrateur ajoute ensuite) : Nous avons appris qu’il a arrêté cela quand ce verset a été révélé : « Tu n’as aucune part dans cette affaire, qu’Il se tourne vers eux ou qu’Il les châtie ; ils sont certes injustes. » (III)
- Sahih Muslim, n°1542
Rapporté par Abu Salama d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ récitait le Qunut après le ruku’ dans la prière pendant un mois, au moment où il disait : « Allah entend celui qui Le loue », et il disait dans le Qunut : « Ô Allah, sauve al-Walid b. al-Walid ; ô Allah, sauve Salama b. Hisham ; ô Allah, sauve ‘Ayyash b. Abu Rabi’a ; ô Allah, sauve les faibles parmi les musulmans ; ô Allah, accable sévèrement Mudar ; ô Allah, fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. » Abu Huraira a ajouté : J’ai vu que le Messager d’Allah ﷺ a ensuite arrêté cette invocation. J’ai donc dit : Je vois que le Messager d’Allah ﷺ a cessé d’invoquer la bénédiction pour eux. On lui a dit : « Ne vois-tu pas que ceux pour qui le Prophète a invoqué la bénédiction sont venus (c’est-à-dire qu’ils ont été sauvés) ? »
- Sahih Muslim, n°2277
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé Omar pour collecter la Sadaqa (zakat), et il a été dit qu’Ibn Jamil, Khalid b. Walid et ‘Abbas, l’oncle du Messager d’Allah ﷺ, ont refusé de la payer. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Ibn Jamil se venge seulement parce qu’il était pauvre et qu’Allah l’a enrichi. Quant à Khalid, vous êtes injustes envers lui, car il a réservé ses armures et ses armes pour la cause d’Allah. Pour ‘Abbas, j’en prends la responsabilité ainsi que d’un montant équivalent. » Il a ajouté : « Omar, retiens bien ceci : l’oncle d’une personne est comme son père. »
- Sahih Muslim, n°2442
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Nous avons conquis La Mecque, puis nous sommes partis en expédition à Hunayn. Les polythéistes sont venus, formant les meilleurs rangs que j’aie vus : d’abord les cavaliers, puis les fantassins, puis les femmes derrière eux, ensuite les moutons et les chèvres, puis les autres animaux. Nous étions aussi nombreux, atteignant six mille. D’un côté, Khalid b. Walid commandait la cavalerie. Nos chevaux ont soudain reculé, et nous avons eu du mal à tenir quand nos chevaux ont été exposés, et les bédouins ainsi que des gens que nous connaissions ont fui. Voyant cela, le Messager d’Allah ﷺ a appelé : « Ô émigrants, ô émigrants. » Puis il a dit : « Ô Ansar, ô Ansar. » (Anas a dit : Ce hadith est transmis par un groupe de personnes éminentes.) Nous avons répondu : « Nous sommes à ton service, ô Messager d’Allah. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors avancé et Anas a dit : « Par Allah, nous ne les avions pas encore atteints qu’Allah les a vaincus, nous avons pris possession de leurs biens, puis nous sommes partis vers Ta’if, les avons assiégés quarante nuits, puis sommes revenus à La Mecque et avons campé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors donné cent chameaux à chaque personne. Le reste du hadith est similaire. »
- Sahih Muslim, n°2451
Rapporté par Abu Saïd al-Khudri رضي الله عنه : ‘Ali رضي الله عنه a envoyé au Messager d’Allah ﷺ de l’or mêlé de poussière, et le Prophète ﷺ l’a distribué à quatre hommes : al-Aqra’ ibn Habis al-Hanzali, ‘Uyayna ibn Badr al-Fazari, ‘Alqama ibn ‘Ulatha al-‘Amiri, puis à un homme de la tribu de Kilab, à Zayd al-Khair al-Ta’i, et à un homme de la tribu de Nabhan. Les gens de Quraysh se sont alors fâchés et ont dit : « Il a donné aux chefs du Najd et nous a ignorés. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Je l’ai fait pour apaiser leurs cœurs. » Un homme à la barbe fournie, aux joues saillantes, aux yeux enfoncés, au front proéminent et à la tête rasée s’est alors avancé et a dit : « Muhammad, crains Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Si je désobéis à Allah, qui Lui obéira ? Ne suis-je pas le plus digne de confiance parmi les gens de la terre ? Pourtant, vous ne me faites pas confiance. » Cet homme est reparti. Quelqu’un a alors demandé la permission de le tuer, et selon certains, c’était Khalid ibn al-Walid. Le Prophète ﷺ a dit : « De la descendance de cet homme sortiront des gens qui réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur gorge ; ils tueront les musulmans et laisseront les idolâtres. Ils passeront à côté des enseignements de l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. Si je les trouve, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad. »
- Sahih Muslim, n°2452
Rapporté par Abu Saïd al-Khudri رضي الله عنه : ‘Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه a envoyé du Yémen au Messager d’Allah ﷺ de l’or mêlé de terre, dans une poche en cuir teinte avec des feuilles d’acacia. Le Prophète ﷺ l’a distribué à quatre hommes : ‘Uyayna ibn Hisn, Aqra’ ibn Habis, Zayd al-Khail, et le quatrième était soit ‘Alqama ibn ‘Ulatha, soit ‘Amir ibn Tufayl. Un de ses compagnons a dit : « Nous avions plus de droits sur cette richesse que ces gens. » Cette remarque est parvenue au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Ne me faites-vous pas confiance, alors que je suis le dépositaire de Celui qui est au ciel ? Les nouvelles me parviennent du ciel matin et soir. » Un homme aux yeux enfoncés, aux pommettes saillantes, au front haut, à la barbe fournie, à la tête rasée et au pagne relevé s’est alors levé et a dit : « Messager d’Allah, crains Allah. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Malheur à toi ! Qui, parmi les gens de la terre, mérite le plus de craindre Allah, sinon moi ? » L’homme est reparti. Khalid ibn al-Walid a alors dit : « Messager d’Allah, veux-tu que je le tue ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Peut-être qu’il prie. » Khalid a dit : « Combien de gens prient avec leur langue ce qu’ils n’ont pas dans le cœur ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Je n’ai pas été chargé de sonder les cœurs ni d’ouvrir les ventres. » Il a encore regardé l’homme qui s’en allait, puis il a dit : « De la descendance de cet homme sortiront des gens qui réciteront le Coran facilement, mais il ne dépassera pas leur gorge ; ils passeront à côté de leur religion aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. Je pense qu’il a aussi dit : Si je les trouve, je les tuerai comme les Thamud. »
- Sahih Muslim, n°3246
Rapporté par Abdullah b. 'Ubaid : Harith b. 'Abdullah a conduit une délégation auprès de 'Abd al-Malik b. Marwan pendant son califat. 'Abd al-Malik a dit : « Je ne pense pas qu'Abu Khubaib (c'est-à-dire Ibn Zubair) ait entendu de la part de 'Aïsha رضي الله عنها (au sujet de l’intention du Prophète ﷺ concernant la modification de la Kaaba). » Harith répondit : « Si, moi-même je l’ai entendu d’elle. » 'Abd al-Malik dit alors : « Eh bien, raconte-moi ce que tu as entendu d’elle. » Il expliqua qu’elle ('Aïsha رضي الله عنها) avait dit que le Messager d’Allah ﷺ avait déclaré : « En vérité, ton peuple a réduit (la superficie) de la Maison par rapport à ses fondations d’origine. Si ce n’était pas parce qu’ils viennent juste d’abandonner le polythéisme (et d’embrasser l’islam), je l’aurais ramenée à ses fondations initiales qu’ils ont laissées de côté. Et si ton peuple veut la reconstruire après moi, viens avec moi pour que je te montre ce qu’ils en ont exclu. » Il lui montra environ quinze coudées du côté du Hatim (qu’ils avaient séparé). Ceci est le récit transmis par 'Abdullah b. 'Ubaid. Walid b. 'Ata' y ajoute : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “J’aurais fait deux portes au niveau du sol, l’une à l’est et l’autre à l’ouest. Sais-tu pourquoi ton peuple a élevé le seuil de la porte (de la Kaaba) ?” Elle répondit : “Non.” Il dit : “Par orgueil, afin de n’admettre que ceux qu’ils voulaient. Quand quelqu’un voulait y entrer, ils le faisaient monter (les marches), et alors qu’il allait entrer, ils le repoussaient et il tombait.” » 'Abd al-Malik demanda à Harith : « Tu l’as vraiment entendue dire cela ? » Il répondit : « Oui. » Harith raconte que 'Abd al-Malik gratta le sol avec son bâton un moment puis dit : « J’aurais aimé avoir laissé l’œuvre d’Ibn Zubair telle quelle. »
- Sahih Muslim, n°3305
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Quand Allah, le Très-Haut et Majestueux, a accordé la victoire à Son Messager ﷺ sur La Mecque, il s’est tenu devant les gens, a loué et glorifié Allah, puis a dit : « En vérité, Allah a empêché les éléphants d’entrer à La Mecque et Il en a donné la domination à Son Messager et aux croyants. Ce territoire n’était pas permis à quiconque avant moi, et il m’a été permis pour une heure, un seul jour, et il ne sera permis à personne après moi. Ne chassez donc pas le gibier, ne déracinez pas ses épines. Il n’est permis à personne de ramasser ce qui est tombé, sauf à celui qui l’annonce publiquement. Si un proche est tué, il a le choix entre recevoir le prix du sang ou exercer la loi du talion. ‘Abbas رضي الله عنه dit : “Ô Messager d’Allah, sauf l’idhkhir (une herbe), car nous l’utilisons pour nos tombes et nos maisons.” Le Messager d’Allah ﷺ répondit : “Sauf l’idhkhir.” Un homme du Yémen, appelé Abu Shah, se leva et dit : “Ô Messager d’Allah, écris-le-moi.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Écrivez-le pour Abu Shah.” Walid demanda à al-Auzai : “Que voulait-il dire par ‘Écris-le-moi, ô Messager d’Allah’ ?” Il répondit : “Ce discours même qu’il avait entendu du Messager d’Allah ﷺ.” »
- Sahih Muslim, n°3700
Rapporté par Abu Salama : Fatima bint Qais, la sœur de al-Dahhak ibn Qais, lui a raconté qu’Abu Hafs ibn Mughira al-Makhzumi l’a divorcée trois fois puis est parti au Yémen. Les membres de sa famille lui ont dit : « Tu n’as droit à aucune pension de notre part. » Khalid ibn Walid et un groupe de personnes sont allés voir le Messager d’Allah ﷺ chez Maymouna et ont dit : « Abu Hafs a divorcé sa femme par trois prononcés ; a-t-elle droit à une pension ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Elle n’a pas droit à une pension, mais elle doit observer la 'idda. » Il lui a envoyé le message de ne pas se précipiter pour prendre une décision sur elle-même, et lui a ordonné d’aller chez Umm Sharik. Ensuite, il lui a fait savoir que la maison de Umm Sharik est souvent visitée par les premiers émigrants, donc il vaut mieux qu’elle aille chez Ibn Umm Maktum, l’aveugle, (et il a ajouté : « Si tu enlèves ton voile, il ne te verra pas. ») Elle est donc allée chez lui, et quand sa 'idda s’est terminée, le Messager d’Allah ﷺ l’a mariée à Usama ibn Zaid ibn Haritha
- Sahih Muslim, n°4432
Rapporté par Abdullah ibn Buraida, d’après son père : Ma’iz ibn Malik al-Aslami vint voir le Messager d’Allah ﷺ et lui dit : « Ô Messager d’Allah, je me suis fait du tort ; j’ai commis l’adultère et je souhaite sincèrement que tu me purifies. » Le Prophète ﷺ le repoussa. Le lendemain, Ma’iz revint et dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai commis l’adultère. » Le Messager d’Allah ﷺ le repoussa une seconde fois et l’envoya vers les siens en leur demandant : « Savez-vous s’il a un problème mental ? » Ils nièrent cela et dirent : « Nous ne le connaissons que comme un homme sage et bon parmi nous, autant que nous pouvons en juger. » Ma’iz revint une troisième fois, et le Prophète ﷺ fit comme auparavant. Il se renseigna sur lui et on l’informa qu’il n’avait aucun problème, ni lui ni son esprit. À la quatrième fois, on creusa une fosse pour lui, le Prophète ﷺ prononça le jugement et il fut lapidé. Le narrateur dit : Une femme de Ghamid vint alors voir le Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d’Allah, j’ai commis l’adultère, purifie-moi. » Il la repoussa. Le lendemain, elle dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi me repousses-tu ? Peut-être me repousses-tu comme tu as repoussé Ma’iz. Par Allah, je suis enceinte. » Il dit : « Si tu insistes, alors pars jusqu’à ce que tu accouches. » Quand elle eut accouché, elle revint avec l’enfant enveloppé dans un tissu et dit : « Voici l’enfant que j’ai mis au monde. » Il dit : « Va l’allaiter jusqu’à ce que tu le sèvres. » Quand elle l’eut sevré, elle revint avec l’enfant qui tenait un morceau de pain dans la main. Elle dit : « Ô Messager d’Allah, le voici, je l’ai sevré et il mange de la nourriture. » Le Prophète ﷺ confia l’enfant à un musulman, puis il prononça la peine : elle fut placée dans une fosse jusqu’à la poitrine et il ordonna aux gens de la lapider. Khalid ibn Walid lança une pierre qui la toucha à la tête et du sang jaillit sur le visage de Khalid, qui l’insulta alors. Le Messager d’Allah ﷺ entendit la malédiction de Khalid et dit : « Khalid, sois doux. Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, elle a fait un repentir tel que même un collecteur d’impôts injuste, s’il se repentait ainsi, serait pardonné. » Puis il ordonna qu’on prie sur elle et elle fut enterrée
- Sahih Muslim, n°4457
Rapporté par Hudain ibn al-Mundhir Abu Sasan : J’ai vu qu’on avait amené Walid devant Uthman ibn Affan parce qu’il avait prié deux unités de la prière de l’aube, puis il dit : « Je vous en donne plus. » Deux hommes témoignèrent contre lui. L’un d’eux, Humran, dit qu’il l’avait vu boire du vin. Le second témoigna l’avoir vu vomir. Uthman dit : « Il n’aurait pas vomi (du vin) s’il ne l’avait pas bu. » Il dit : « Ali, lève-toi et fouette-le. » Ali dit : « Hasan, lève-toi et fouette-le. » Hasan répondit : « Que celui qui profite de la fraîcheur (du califat) en supporte la chaleur. » (Ali fut contrarié par cette remarque) et dit : « Abdullah ibn Ja’far, lève-toi et fouette-le. » Il se mit à le fouetter et Ali compta les coups jusqu’à quarante. Il dit alors : « Arrête maintenant. » Puis il ajouta : « Le Messager d’Allah ﷺ donnait quarante coups, Abu Bakr aussi, et Omar en donnait quatre-vingts. Tout cela relève de la Sunna, mais quarante coups me plaisent davantage. »
- Sahih Muslim, n°4570
Rapporté par Auf ibn Malik رضي الله عنه : Un homme de la tribu Himyar a tué un ennemi et voulait prendre le butin. Khalid ibn Walid, qui était leur chef, l’en a empêché. Auf ibn Malik (le rapporteur) est allé voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Celui-ci a demandé à Khalid : « Pourquoi ne lui as-tu pas donné le butin ? » Khalid a répondu : « J’ai trouvé que c’était trop. » Le Prophète ﷺ a dit : « Remets-lui le butin. » Quand Khalid a voulu le faire, Auf l’a tiré par son manteau et lui a dit (en plaisantant) : « N’est-ce pas ce que je t’avais rapporté du Messager d’Allah ﷺ ? » Quand le Messager d’Allah ﷺ a entendu cela, il s’est fâché et a dit : « Khalid, ne lui donne pas, Khalid, ne lui donne pas. Allez-vous abandonner les chefs que j’ai nommés ? Votre situation et la leur ressemble à celle d’un homme qui emmène des chameaux et des moutons paître. Il les fait paître et, quand vient l’heure de boire, il les conduit à un bassin. Ils boivent l’eau claire et laissent l’eau trouble au fond. Ainsi, l’eau claire (c’est-à-dire la meilleure récompense) est pour vous, et l’eau trouble (c’est-à-dire le blâme) est pour eux. »
- Sahih Muslim, n°4624
Rapporté par ‘Abdullah ibn Rabah : Nous sommes venus en délégation chez Mu’awiya ibn Abu Sufyan, et Abu Huraira était avec nous. Chacun préparait à manger à tour de rôle. Quand ce fut mon tour, j’ai dit à Abu Huraira : « C’est mon tour aujourd’hui. » Ils sont donc venus chez moi. Le repas n’était pas encore prêt, alors j’ai dit à Abu Huraira : « J’aimerais que tu nous racontes un hadith du Messager d’Allah ﷺ pendant qu’on attend. » Abu Huraira a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de la conquête de La Mecque. Il a nommé Khalid ibn al-Walid chef de l’aile droite, Zubair chef de l’aile gauche, et Abu ‘Ubayda chef de l’infanterie qui devait entrer dans la vallée. Il m’a dit : “Abu Huraira, appelle-moi les Ansar.” Je les ai donc appelés et ils sont venus rapidement. Il a dit : “Ô assemblée des Ansar, voyez-vous les voyous des Quraysh ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a dit : “Quand vous les rencontrerez demain, éliminez-les.” Il a fait ce geste de la main, posant sa main droite sur la gauche, et a dit : “Vous me retrouverez à as-Safa.” (Abu Huraira continue) : Quiconque était vu par eux ce jour-là était tué. Le Messager d’Allah ﷺ est monté sur la colline de as-Safa. Les Ansar l’ont rejoint et entouré. Abu Sufyan est alors venu et a dit : “Ô Messager d’Allah, les Quraysh sont perdus. Aucun membre de la tribu ne survivra aujourd’hui.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui entre dans la maison d’Abu Sufyan sera en sécurité, celui qui dépose les armes sera en sécurité, celui qui ferme sa porte sera en sécurité.” Certains Ansar ont dit : “Finalement, il a été touché par la tendresse pour sa famille et l’amour de sa ville.” À ce moment, la révélation est descendue sur le Messager d’Allah ﷺ. Il a dit : “Vous disiez que j’ai été touché par la tendresse pour ma famille et l’amour de ma ville. Savez-vous quel est mon nom ? Je suis Muhammad, le serviteur d’Allah et Son Messager.” (Il l’a répété trois fois.) “J’ai quitté mon pays pour Allah et je vous ai rejoints. Je vivrai avec vous et je mourrai avec vous.” Les Ansar ont alors dit : “Par Allah, nous avons dit cela seulement par amour pour Allah et Son Messager.” Il a dit : “Allah et Son Messager témoignent pour vous et acceptent vos excuses.”
- Sahih Muslim, n°4649
Rapporté par Ibn Mas’ud رضي الله عنه : Alors que le Messager d’Allah ﷺ priait près de la Ka‘ba et qu’Abu Jahl était assis avec ses compagnons, Abu Jahl a dit, en parlant de la chamelle qui avait été abattue la veille : « Qui ira chercher le fœtus de la chamelle d’untel et le déposera entre les épaules de Muhammad quand il sera en prosternation ? » Le plus maudit d’entre eux s’est levé, a apporté le fœtus et, lorsque le Prophète ﷺ s’est prosterné, il l’a posé sur son dos. Ils se sont alors mis à rire, certains se penchant sur d’autres de rire. Je regardais, et si j’en avais eu la force, je l’aurais enlevé du dos du Messager d’Allah ﷺ. Le Prophète ﷺ est resté prosterné, la tête baissée, sans la relever, jusqu’à ce qu’un homme parte prévenir Fatima, sa fille, qui était alors une jeune fille. Elle est venue, a retiré la saleté de son père, puis s’est tournée vers eux pour les réprimander. Quand le Prophète ﷺ a terminé sa prière, il a invoqué contre eux à haute voix. Quand il priait, il le faisait trois fois, et quand il demandait la bénédiction d’Allah, il le faisait trois fois. Puis il a dit trois fois : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper des Quraysh. » Quand ils ont entendu sa voix, ils ont arrêté de rire et ont eu peur de sa malédiction. Il a ensuite dit : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper d’Abu Jahl b. Hisham, ‘Utba b. Rabi‘a, Shaiba b. Rabi‘a, Walid b. Uqba, Umayya b. Khalaf, ‘Uqba b. Abu Mu‘ait », (et il a cité le nom d’un septième que je n’ai pas retenu). Par Celui qui a envoyé Muhammad avec la vérité, j’ai vu tous ceux qu’il avait nommés gisant morts le jour de Badr. Leurs corps ont été traînés pour être jetés dans une fosse près du champ de bataille. Abu Ishaq a dit que le nom de Walid b. ‘Uqba a été mentionné par erreur dans ce récit
- Sahih Muslim, n°4651
Rapporté par Abu Ishaq : Une tradition similaire a été rapportée par une chaîne différente, avec ce détail en plus : Le Messager d’Allah aimait répéter la supplication trois fois. Il disait : « Ô Allah, c’est à Toi de t’occuper des Quraysh » (en répétant ces mots trois fois). Et parmi les Quraysh, il a cité (les noms de) al-Walid b. ‘Utba et Umayya b. Khalaf. (Le rapporteur dit qu’il n’y a pas de doute sur ces noms, mais il a oublié le nom du septième homme)
- Sahih Muslim, n°4769
Ce hadith a été rapporté par 'Ubada b. Walid avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°5034
Rapporté par Abdullah b. 'Abbas رضي الله عنه : Khalid b. Walid et moi sommes allés dans la maison de Maymouna avec le Messager d’Allah ﷺ, et on lui a présenté un lézard rôti. Le Messager d’Allah ﷺ a tendu la main vers lui, puis certaines femmes présentes dans la maison de Maymouna ont dit : « Informe le Messager d’Allah ﷺ de ce qu’il s’apprête à manger. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors retiré sa main. J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, est-ce interdit ? » Il a répondu : « Non. Ce n’est pas un aliment que l’on trouve dans le pays de mon peuple, et je n’ai pas d’appétit pour cela. » Khalid a dit : « J’en ai alors mâché et mangé, tandis que le Messager d’Allah ﷺ me regardait. »
- Sahih Muslim, n°5035
Rapporté par Abdullah b. 'Abbas رضي الله عنه : Khalid b. Walid, surnommé l’Épée d’Allah, m’a informé qu’il avait rendu visite à Maymouna, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, en compagnie du Prophète ﷺ. Elle était la sœur de sa mère (celle de Khalid) et aussi celle d’Ibn 'Abbas. Il a trouvé chez elle un lézard rôti que sa sœur Hufaida, fille d’al-Harith, avait apporté de Najd, et elle l’a offert au Messager d’Allah ﷺ. Il était rare qu’on présente un aliment au Prophète ﷺ sans qu’il soit nommé. Alors que le Messager d’Allah ﷺ allait tendre la main vers le lézard, une femme présente l’a informé de ce qu’on lui avait présenté. Elles ont dit : « Ô Messager d’Allah, c’est un lézard. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors retiré sa main. Khalid b. Walid a demandé : « Ô Messager d’Allah, est-ce que le lézard est interdit ? » Il a répondu : « Non, mais ce n’est pas un aliment que l’on trouve dans le pays de mon peuple, et je n’ai pas d’appétit pour cela. » Khalid a dit : « J’en ai alors mâché et mangé, et le Messager d’Allah ﷺ me regardait sans m’en empêcher. »
- Sahih Muslim, n°5036
Rapporté par Khalid b. Walid رضي الله عنه : Il a rendu visite à Maymouna, fille d’al-Harith, avec le Messager d’Allah ﷺ, et elle était la sœur de sa mère. Elle a présenté au Messager d’Allah ﷺ de la viande de lézard qu’Umm Hufaid, fille d’al-Harith, avait apportée de Najd, et elle était mariée à un homme des Banu Ja'far. Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de ne rien manger sans savoir ce que c’était. Le reste du hadith est identique, avec cette précision : « Ibn al-Asamm l’a rapporté de Maymouna, et il était sous sa garde. »
- Sahih Muslim, n°5038
Rapporté par Ibn 'Abbas رضي الله عنه : On a apporté au Messager d’Allah ﷺ de la viande de lézard alors que Khalid b. Walid était aussi présent. Le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°5040
Rapporté par Yazid b. al-Asamm : Un jeune marié de Médine nous a invités à un repas de noces, et il nous a servi treize lézards. Certains en ont mangé, d’autres s’en sont abstenus. J’ai rencontré Ibn 'Abbas le lendemain et je l’en ai informé devant plusieurs personnes. Certains ont dit que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Je n’en mange pas, mais je ne l’interdis pas non plus, ni ne le déclare illicite. » Ibn 'Abbas a alors dit : « C’est regrettable ce que tu dis ! Le Messager d’Allah ﷺ n’a été envoyé que pour déclarer clairement ce qui est licite et illicite. Un jour, nous étions avec le Messager d’Allah ﷺ chez Maymouna, et il y avait avec lui al-Fadl b. 'Abbas, Khalid b. Walid et quelques femmes. On lui a présenté un plateau de nourriture contenant de la viande. Alors que le Messager d’Allah ﷺ allait en manger, Maymouna a dit : “C’est de la viande de lézard.” Il a retiré sa main en disant : “C’est une viande que je ne mange jamais ; mais vous pouvez en manger.” Al-Fadl en a mangé, ainsi que Khalid b. Walid et les femmes. Maymouna a dit : “Je ne mange que ce que mange le Messager d’Allah ﷺ.” »
- Sahih Muslim, n°6488
Rapporté par Abu Sa'id رضي الله عنه : Il y a eu une dispute entre Khalid b. Walid et Abd al-Rahman b. 'Auf, et Khalid l’a insulté. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Que personne ne critique mes compagnons. Car si l’un d’entre vous dépensait en or l’équivalent de la montagne d’Uhud, cela ne vaudrait pas autant qu’une poignée donnée par l’un d’eux, ni même la moitié. »
- Sahih Muslim, n°7480
Rapporté par Abu Sufyan : Abu Sufyan a rapporté cela comme as-Saduq al-Amin al-Walid b. Harb l’a raconté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°7520
Rapporté par Ubadah ibn Walid ibn Samit رضي الله عنه : J’étais parti avec mon père chercher le savoir auprès d’une tribu des Ansar avant la mort des Compagnons. J’ai d’abord rencontré Abu Yasar, un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ, accompagné d’un jeune homme qui portait des lettres et portait un manteau de Ma’afiri. Son serviteur aussi avait un manteau de Ma’afiri. Mon père lui dit : « Mon oncle, je vois sur ton visage des signes de colère ou de peine. » Il répondit : « Oui, un homme de la tribu de Harami me devait de l’argent. Je suis allé voir sa famille, j’ai salué et demandé où il était. Ils ont dit qu’il n’était pas là. Son fils, encore jeune, est sorti et je lui ai demandé où était son père. Il m’a dit : “Dès qu’il t’a entendu, il s’est caché derrière le lit de ma mère.” Je lui ai dit : “Viens, je sais où tu es.” Il est sorti. Je lui ai demandé pourquoi il s’était caché. Il a répondu : “Par Allah, je ne te mentirai pas. J’ai peur de te mentir ou de ne pas tenir parole, car tu es un Compagnon du Messager d’Allah ﷺ. En réalité, je traverse des difficultés financières.” Je lui ai demandé, à plusieurs reprises, de jurer par Allah, ce qu’il a fait. Puis il a apporté la reconnaissance de dette et l’a annulée de sa main, en disant : “Rembourse-moi quand tu pourras ; sinon, tu n’as plus de dette envers moi.” Abu Yasar a mis ses doigts sur ses yeux et son cœur, et a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui accorde un délai à un débiteur en difficulté, ou qui annule sa dette, Allah le mettra sous Son ombre.” » Je lui ai dit : « Mon oncle, si tu prends le manteau de ton serviteur et lui donnes tes deux vêtements, ou si tu prends ses deux vêtements de Ma’afir et lui donnes ton manteau, il y aurait un habit pour chacun. » Il m’a caressé la tête et a dit : « Ô Allah, bénis le fils de mon frère. Ô fils de mon frère, mes yeux ont vu, mes oreilles ont entendu et mon cœur a retenu que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nourrissez vos serviteurs et habillez-les comme vous vous habillez. Donner des biens de ce monde est plus facile pour moi que de devoir leur donner mes bonnes actions au Jour de la Résurrection.” » Nous sommes ensuite allés voir Jabir ibn Abdullah à la mosquée. Il priait avec un seul vêtement, alors que son manteau était à côté de lui. Je me suis assis entre lui et la Qibla et j’ai dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde. Tu pries avec un seul vêtement alors que ton manteau est là ? » Il m’a fait un signe de la main sur la poitrine, puis a dit : « Je pensais qu’un homme comme toi viendrait me voir pour faire comme moi. Le Messager d’Allah ﷺ est venu dans cette mosquée avec une branche de palmier, a vu de la salive vers la Qibla et l’a effacée avec la branche. Puis il a dit : “Qui parmi vous veut qu’Allah détourne Son visage de lui ?” Nous avons eu peur. Il l’a répété trois fois. Nous avons dit : “Personne, ô Messager d’Allah.” Il a dit : “Quand l’un de vous prie, Allah est devant lui : qu’il ne crache pas devant lui ni à sa droite, mais à sa gauche, sous son pied gauche. Et s’il ne peut pas faire autrement, qu’il crache dans son vêtement et le replie.” Il a aussi dit : “Apportez quelque chose qui sente bon.” Un jeune de notre tribu a apporté du parfum, le Prophète ﷺ l’a mis au bout de la branche et a touché l’endroit où il y avait la salive. Jabir a dit : “C’est pour cela qu’il faut parfumer vos mosquées.” » Il a aussi rapporté : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ pour l’expédition de Batn Buwat, à la recherche d’al-Majdi ibn Amr al-Juhani. Nous étions si peu équipés que cinq, six ou sept d’entre nous partageaient un seul chameau. Un Ansari devait monter, il a fait agenouiller le chameau, mais celui-ci ne voulait pas se relever. Il a dit : “Qu’Allah te maudisse !” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Qui a maudit son chameau ?” Il a répondu : “C’est moi, ô Messager d’Allah.” Le Prophète ﷺ a dit : “Descends, nous ne voulons pas voyager avec un animal maudit. Ne maudissez ni vous-mêmes, ni vos enfants, ni vos biens. Il se peut que votre malédiction coïncide avec un moment où Allah va exaucer votre demande.” » Il a aussi rapporté : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ jusqu’au soir, près d’un réservoir d’eau. Le Prophète ﷺ a dit : “Qui va aller arranger le réservoir, boire et nous servir ?” J’ai dit : “Moi, ô Messager d’Allah.” Il a demandé : “Qui va accompagner Jabir ?” Jabbar ibn Sakhr s’est levé. Nous avons réparé le réservoir, l’avons rempli, puis le Prophète ﷺ est venu, a fait boire son chameau, puis a fait ses ablutions. J’ai fait comme lui. Jabbar est allé se soulager, puis le Prophète ﷺ a prié. J’ai essayé de couvrir mon corps avec mon manteau, mais il était trop court, alors je l’ai attaché autour de mon cou. Je me suis mis à gauche du Prophète ﷺ, il m’a fait passer derrière lui à droite. Jabbar est venu, s’est mis à gauche, et le Prophète ﷺ nous a fait passer tous les deux derrière lui. Après la prière, il m’a dit : “Jabir ! Quand ton vêtement est court, attache-le autour de ta taille.” » Jabir a aussi raconté : « Nous sommes partis en expédition avec le Messager d’Allah ﷺ, et chacun n’avait qu’une datte par jour à manger. Nous la mâchions, et nous frappions les feuilles pour les manger, au point que nos bouches étaient blessées. Un jour, quelqu’un n’a pas reçu de datte, nous avons témoigné pour lui et il l’a reçue. » Il a aussi dit : « Nous sommes partis avec le Messager d’Allah ﷺ et nous sommes arrivés dans une large vallée. Le Prophète ﷺ est parti se soulager, je l’ai suivi avec un seau d’eau. Il n’a trouvé que deux arbres pour se cacher. Il a pris une branche de l’un, a dit : “Sois sous mon contrôle, avec la permission d’Allah”, et l’arbre s’est plié. Il a fait pareil avec le second. Il a joint les deux branches et a dit : “Rejoignez-vous, avec la permission d’Allah.” Après, il m’a demandé de couper une branche de chaque arbre et de les planter à l’endroit où il s’était tenu, car il avait vu deux tombes dont les occupants étaient punis, et il voulait intercéder pour eux tant que les branches resteraient fraîches. Nous sommes revenus au camp, et le Prophète ﷺ a demandé de l’eau pour les ablutions. Il n’y avait qu’une goutte dans une outre. Il a prononcé des paroles, pressé l’outre, puis a mis ses mains dans une bassine, les doigts écartés. J’ai versé l’eau en disant “Bismillah”, et l’eau a jailli entre ses doigts jusqu’à remplir la bassine. Tout le monde a pu boire. Les gens se sont plaints de la faim, il a invoqué Allah, et nous sommes arrivés au bord de la mer, où une grande bête a été rejetée. Nous l’avons cuite et mangée à satiété. Cinq d’entre nous pouvaient tenir dans son orbite, et un grand chameau pouvait passer sous sa côte sans se baisser. »
- Sahih Muslim, n°7562
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Il a juré que ce verset : « Voici deux adversaires qui disputent au sujet de leur Seigneur » (XXII, 19) a été révélé à propos de ceux qui, le jour de Badr, sont sortis pour combattre les non-croyants : Hamza, Ali, Ubaida ibn Harith (du côté des musulmans) et Utba et Shaiba, tous deux fils de Rabi’a, ainsi que Walid ibn Utba (du côté des non-croyants de La Mecque)
- Sunan an-Nasa'i, n°610
Rapporté par Al-Walid bin Al'Ayzar : J'ai entendu Abu 'Amr Ash-Shaibani dire : "Le propriétaire de cette maison – et il a montré la maison de 'Abdullah – a dit : J'ai demandé au Messager d'Allah (ﷺ) : 'Quelle action est la plus aimée d'Allah, qu'Il soit exalté ?' Il a répondu : 'Prier à l'heure, honorer ses parents et lutter dans la voie d'Allah
- Sunan an-Nasa'i, n°1073
Rapporté par Abu Hurairah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête dans la deuxième rak‘a de la prière du subh, il disait : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salamah bin Hisham, ‘Ayyshah bin Abi Rabi‘ah et ceux qui sont faibles et opprimés à La Mecque. Ô Allah, renforce Ton châtiment contre Mudar et fais-leur vivre des années (de famine) comme celles de Yusuf. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1074
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait dans la prière, quand il disait : « Sami' Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend ceux qui Le louent ; Ô notre Seigneur, à Toi la louange) », puis il disait debout, avant de se prosterner : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salamah bin Hisham, ‘Ayyshah bin Abi Rabi‘ah et ceux qui sont faibles et opprimés à La Mecque. Ô Allah, renforce Ton châtiment contre Mudar et fais-leur vivre des années (de famine) comme celles de Yusuf. » Ensuite, il disait : « Allah est le Plus Grand » puis se prosternait. Les gens de Mudar et leurs environs étaient opposés au Messager d’Allah (ﷺ) à cette époque
- Sunan an-Nasa'i, n°1549
Rapporté par Shu'bah, d’après Mansur qui a dit : J’ai entendu Mujahid rapporter d’Abu Ayyash Az-Zuraqi – Shu'bah a dit : “Il me l’avait écrit, je l’ai lu devant lui, et je l’ai entendu le raconter ; en fait, je l’ai même mémorisé.” Ibn Bashshar a dit : “Je l’ai appris par cœur à partir du livre” – “Le Prophète (ﷺ) formait les rangs face à l’ennemi à 'Usfan lorsque les idolâtres étaient menés par Khalid bin Al-Walid. Le Prophète (ﷺ) leur a fait prier le Zuhr. Les idolâtres ont dit : ‘Ils ont une prière après celle-ci qui leur est plus chère que leurs biens et leurs fils.’ Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) leur a fait prier l’Asr. Il les a divisés en deux rangs, derrière lui. Il les a tous fait s’incliner, puis quand ils ont relevé la tête, il a fait se prosterner le rang le plus proche de lui, tandis que les autres restaient debout. Quand ils ont relevé la tête de la prosternation, le second rang s’est prosterné, car ils s’étaient déjà inclinés avec le Messager d’Allah (ﷺ). Ensuite, le premier rang a avancé, chacun prenant la place de son compagnon. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) les a tous fait s’incliner, puis quand ils ont relevé la tête de l’inclinaison, le rang le plus proche de lui s’est prosterné tandis que les autres restaient debout, puis quand ils ont terminé la prosternation, les autres se sont prosternés, puis le Prophète (ﷺ) a fait le salut final pour tous ensemble
- Sunan an-Nasa'i, n°1550
Rapporté par Abu 'Ayyash Al-Zuraqi : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) à 'Usfan et le Messager d’Allah (ﷺ) nous a fait prier le Zuhr. Ce jour-là, les idolâtres étaient dirigés par Khalid bin Al-Walid, et les idolâtres ont dit : “Nous les avons pris par surprise.” Ensuite, la prière de la peur a été révélée entre le Zuhr et l’Asr. Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a fait prier l’Asr et nous a divisés en deux groupes, un groupe qui a prié avec le Prophète (ﷺ) et un groupe qui l’a protégé. Il a dit le takbir avec ceux qui étaient le plus près de lui et ceux qui le protégeaient, puis il s’est incliné et les deux groupes se sont inclinés avec lui. Ensuite, ceux qui étaient le plus près de lui se sont prosternés. Ensuite, ils sont revenus en arrière et les autres sont venus devant et se sont prosternés. Ensuite, il s’est levé et les a tous fait s’incliner, ceux qui étaient le plus près de lui et ceux qui le protégeaient. Ensuite, il a fait se prosterner ceux qui étaient le plus près de lui, puis ils sont revenus en arrière et ont pris la place de leurs compagnons et les autres sont venus devant et se sont prosternés. Ensuite, il a fait le salut final, de sorte que chaque groupe a prié deux unités avec leur imam. Et il a accompli la prière de la peur une fois dans la terre des Banu Sulaym
- Sunan an-Nasa'i, n°2235
Rapporté par Al-Walid bin Abi Malik : Nos compagnons nous ont rapporté qu’Abu 'Ubaidah a dit : "Le jeûne est un bouclier, tant que tu ne l’abîmes pas
- Sunan an-Nasa'i, n°2464
Rapporté par Abou Hourayra : ‘Umar a dit : "Le Messager d’Allah a ordonné la Sadaqah et on a dit qu’Ibn Jamil, Khalid ibn Al-Walid et Abbas ibn Abdoul-Mouttalib l’avaient retenue. Le Messager d’Allah a dit : Qu’a donc Ibn Jamil ? N’était-il pas pauvre, puis Allah l’a enrichi ? Quant à Khalid ibn Al-Walid, vous êtes injustes envers lui, car il garde ses boucliers et ses armes pour la cause d’Allah. Quant à Al-Abbas ibn Abdoul-Mouttalib, l’oncle paternel du Messager d’Allah, c’est une aumône obligatoire pour lui et il doit payer le double
- Sunan an-Nasa'i, n°2578
Rapporté par Abu Sa'eed Al-Khudri : Quand il était au Yémen, Ali a envoyé au Messager d’Allah un morceau d’or encore mélangé à des impuretés. Le Messager d’Allah l’a distribué à quatre personnes : Al-Aqra' bin Habis Al-Hanzali, 'Uyaynah bin Badr Al-Fazari, 'Alqamah bin 'Ulathah Al-‘Amiri, qui venait des Banu Kilab, et Zaid Al-Ta’I, qui venait des Banu Nabhan. Les Quraish – il a dit une fois – se sont fâchés et ont dit : “Tu donnes aux chefs du Najd pour adoucir leur cœur envers l’Islam.” Alors un homme à la barbe épaisse, aux joues saillantes et à la tête rasée est venu et a dit : “Crains Allah, ô Muhammad !” Il a répondu : “Qui obéirait à Allah si je Lui désobéissais ? (Est-ce juste que) Allah m’ait confié la responsabilité de tous les gens de la Terre, mais que vous ne me fassiez pas confiance ?” Puis l’homme est parti, et un homme parmi les gens, que les rapporteurs pensent être Khalid bin Al-Walid, a demandé la permission de le tuer. Le Messager d’Allah a dit : “Parmi les descendants de cet homme, il y aura des gens qui réciteront le Coran mais il ne dépassera pas leur gorge. Ils tueront des musulmans mais laisseront les idolâtres, et ils traverseront l’Islam comme une flèche traverse le corps de la cible. Si je vis assez longtemps pour les voir, je les tuerai tous, comme le peuple de ‘Ad a été exterminé.”
- Sunan an-Nasa'i, n°3138
Rapporté par Yahya bin Al-Walid bin ‘Ubadah bin As-Samit, de son grand-père : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui combat dans la cause d’Allah en n’ayant l’intention que d’obtenir une corde (‘Iqal), il n’aura que ce qu’il a voulu. »
- Sunan an-Nasa'i, n°3223
Rapporté par 'Aishah : Il a été rapporté de 'Aishah que Abu Hudhaifah bin 'Utbah bin Rabi'ah bin 'Abd Shams – qui était l'un de ceux qui avaient assisté à Badr avec le Messager d'Allah ﷺ – a adopté Salim et l'a marié à la fille de son frère, Hind bint Al-Walid bin 'Utbah bin Rabi'ah bin 'Abd Shams, et il était un esclave affranchi d'une femme Ansari – comme le Messager d'Allah ﷺ avait adopté Zaid. À l'époque de la Jahiliyyah, si un homme adoptait quelqu'un, les gens l'appelaient son fils, et il héritait de lui, jusqu'à ce qu'Allah, Le Puissant et Sublime, révèle à ce sujet : "Appelez-les par le nom de leurs pères, c'est plus juste auprès d'Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion et vos affranchis." Ensuite, si le nom du père d'une personne n'était pas connu, il était considéré comme leur affranchi et leur frère en foi
- Sunan an-Nasa'i, n°3224
Rapporté par 'Aishah : Il a été rapporté de 'Aishah, l'épouse du Prophète ﷺ, et de Umm Salamah, l'épouse du Prophète ﷺ, que Abu Hudhaifah bin 'Utbah bin Rabi'ah bin Abd Shams – qui était l'un de ceux qui avaient assisté à Badr avec le Messager d'Allah ﷺ – a adopté Salim – qui était l'esclave affranchi d'une femme Ansari – comme le Messager d'Allah ﷺ avait adopté Zaid bin Harithah. Abu Hudhaifah bin 'Utbah a marié Salim à la fille de son frère, Hind bint Al-Walid bin 'Utbah bin Rabi'ah. Hind bint Al-Walid bin 'Utbah était l'une des premières femmes Muhajir et à ce moment-là, elle était l'une des meilleures femmes célibataires des Quraish. Quand Allah, Le Puissant et Sublime, a révélé concernant Zaid bin Harithah : "Appelez-les par le nom de leurs pères, c'est plus juste auprès d'Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion et vos affranchis." Chacun a repris le nom de son père, et si le père était inconnu, il était nommé d'après ses anciens maîtres
- Sunan an-Nasa'i, n°3405
Rapporté par Fatimah bint Qais : Abu 'Amr bin Hafs Al-Makhzumi l'a divorcée trois fois. Khalid bin Al-Walid est allé avec un groupe de la tribu de Makhzum voir le Messager d'Allah et a dit : "Ô Messager d'Allah ! Abu 'Amr bin Hafs a divorcé Fatimah trois fois, a-t-elle droit à une pension ?" Il a dit : "Elle n'a droit ni à une pension ni à un logement
- Sunan an-Nasa'i, n°3498
Rapporté par Ubadah bin Al-Walid bin ‘Ubadah bin As-Samit, d’après Rubayy’ bint Mu’awwidh : Il a dit : "Je lui ai dit : Raconte-moi ton hadith." Elle a dit : "J’ai été séparée de mon mari par le khul‘, puis je suis allée voir ‘Uthman et je lui ai demandé : Quelle ‘iddah dois-je observer ? Il a dit : Tu n’as pas à observer de ‘iddah, sauf si tu as eu des rapports récemment, auquel cas tu dois rester jusqu’à avoir tes règles. Il a dit : Je suis la décision du Messager d’Allah concernant Mariam Al-Maghaliyyah, qui était mariée à Thabit bin Qais et a été séparée de lui par khul‘
- Sunan an-Nasa'i, n°3960
Rapporté par ‘Ubadah bin Al-Walid bin ‘Ubadah bin As-Samit que ‘Aïcha a dit : "J’ai cherché le Messager d’Allah et j’ai posé ma main sur ses cheveux." Il a dit : "Ton Chaytan est venu vers toi." J’ai dit : "N’as-tu pas de Chaytan ?" Il a dit : "Si, mais Allah m’a aidé contre lui, alors il s’est soumis
- Sunan an-Nasa'i, n°4135
Rapporté par Al-Awza'i : 'Umar bin 'Abdul-'Aziz a écrit une lettre à 'Umar bin Al-Walid dans laquelle il disait : "La part que ton père t'a donnée était tout le Khumus, mais la part à laquelle ton père a droit est la même que celle de tout homme parmi les musulmans, sur laquelle sont dus les droits d'Allah, de Son Messager, des proches, des orphelins, des pauvres et des voyageurs. Combien de personnes vont contester avec ton père le Jour de la Résurrection ! Comment pourra-t-il être sauvé alors qu'il a tant de plaignants ? Et le fait que tu autorises ouvertement les instruments de musique et à vent est une innovation dans l'islam. J'ai pensé envoyer quelqu'un pour te couper tes longs cheveux nuisibles
- Sunan an-Nasa'i, n°4152
Rapporté par 'Ubadah bin Al-Walid bin 'Ubadah bin As-Samit, d'après son père, que son grand-père a dit : Nous avons prêté serment au Messager d'Allah ﷺ d'écouter et d'obéir, aussi bien dans la difficulté que dans la facilité, quand nous étions pleins d'énergie ou fatigués, et même quand d'autres étaient préférés à nous, de ne pas contester les ordres de celui à qui cela était confié, et de dire la vérité où que nous soyons
- Sunan an-Nasa'i, n°4154
Rapporté par Shu'bah, d'après Sayyar et Yahya bin Sa'eed, qu'ils ont entendu 'Ubadah bin Al-Walid rapporter de son père. Sayyar a dit : "De son père," et Yahya a dit : "De son père," de son grand-père, qui a dit : "Nous avons prêté serment au Messager d'Allah ﷺ d'écouter et d'obéir, aussi bien dans la difficulté que dans la facilité, quand nous étions pleins d'énergie ou fatigués, et même quand d'autres étaient préférés à nous, de ne pas contester les ordres de celui à qui cela était confié, de rester fermes pour la vérité où qu'elle soit, et de ne pas craindre le blâme de quiconque pour Allah." (Sahih) Shu'bah a dit : "Sayyar n'a pas mentionné cette phrase : 'Où qu'elle soit', tandis que Yahya l'a mentionnée." Shu'bah a dit : "Si j'ai ajouté quelque chose, c'est de Sayyar ou de Yahya
- Sunan an-Nasa'i, n°4316
Rapporté par Khalid bin Al-Walid : Un varan grillé a été apporté au Messager d'Allah et placé près de lui. Il a tendu la main pour en manger, et quelqu'un a dit : "Ô Messager d'Allah, c'est de la viande de varan." Il a retiré sa main et Khalid bin Al-Walid lui a dit : "Ô Messager d'Allah, est-ce que le varan est interdit ?" Il a répondu : "Non, mais on n'en trouve pas dans la région de mon peuple, et je n'aime pas cela." Alors Khalid s'est penché sur le varan et en a mangé, et le Messager d'Allah le regardait
- Sunan an-Nasa'i, n°4317
Khalid ibn al-Walîd a rapporté : Je suis entré avec le Messager d’Allah ﷺ chez Maymûnah bint al-Hârith, qui était ma tante maternelle. On servit au Messager d’Allah ﷺ de la viande de ḍabb (mastigure). Le Messager d’Allah ﷺ ne mangeait jamais une nourriture avant de savoir ce que c’était. Une des femmes présentes dit : « Pourquoi ne dis-tu pas au Messager d’Allah ce qu’il est en train de manger ? » Alors elle lui dit que c’était de la viande de mastigure, et il cessa de manger. Je demandai au Messager d’Allah ﷺ : « Est-ce que c’est harâm (interdit) ? » Il répondit : « Non. Mais c’est une nourriture qui n’est pas connue dans le pays de mon peuple, et je n’en aime pas le goût. » Alors, je l’ai rapprochée de moi et je l’ai mangée, tandis que le Messager d’Allah ﷺ me regardait. Et Ibn al-Asamm a aussi rapporté ce hadith d’après Maymûnah, alors qu’il se trouvait dans son appartement
- Sunan an-Nasa'i, n°4331
Rapporté par Khalid ibn al-Walid : Il a entendu le Messager d’Allah dire : « Il n’est pas permis de manger la viande des chevaux, des mulets ou des ânes. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4332
Rapporté par Khalid ibn al-Walid : Le Messager d’Allah a interdit de manger la viande des chevaux, des mulets, des ânes, ainsi que celle de tout animal prédateur ayant des crocs
- Sunan an-Nasa'i, n°4937
Rapporté par Makhramah, d'après son père : J'ai entendu 'Uthman bin Abi Al-Walid, l'affranchi des Akhnasiyin, dire : J'ai entendu 'Urwah bin Az-Zubair dire : 'Aishah racontait que le Prophète ﷺ a dit : "La main du voleur ne doit être coupée que pour un bouclier ou sa valeur équivalente
- Sunan an-Nasa'i, n°4938
Rapporté par Uthman bin Abi Al-Walid : J'ai entendu 'Urwah bin Az-Zubair dire : "'Aishah racontait que le Prophète d'Allah ﷺ a dit : La main du voleur ne doit être coupée que pour un bouclier ou sa valeur équivalente." Et il a dit que 'Urwah disait : "Un bouclier vaut quatre dirhams." Et le narrateur a dit : J'ai entendu Sulaiman bin Yasar dire qu'il a entendu 'Amrah dire : J'ai entendu 'Aishah raconter qu'elle a entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : "La main du voleur ne doit être coupée que pour quatre dinars ou plus
- Sunan an-Nasa'i, n°4939
Rapporté par Uthman bin Abi Al-Walid : J'ai entendu 'Urwah bin Az-Zubair dire : "'Aishah racontait que le Prophète d'Allah ﷺ a dit : La main du voleur ne doit être coupée que pour un bouclier ou sa valeur équivalente." Et il a dit que 'Urwah disait : "Un bouclier vaut quatre dirhams." Et le narrateur a dit : J'ai entendu Sulaiman bin Yasar dire qu'il a entendu 'Amrah dire : J'ai entendu 'Aishah raconter qu'elle a entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : "La main du voleur ne doit être coupée que pour quatre dinars ou plus
- Sunan an-Nasa'i, n°5405
Rapporté par Salim, de la part de son père : Le Prophète ﷺ a envoyé Khalid bin Al-Walid vers Banu Jadhimah. Il les a appelés à l’islam, mais ils n’arrivaient pas à dire “Aslamna” (nous avons accepté l’islam), alors ils ont dit “Saba‘na” (nous avons changé de religion). Khalid a commencé à tuer et à faire des prisonniers, et il a donné un prisonnier à chaque homme. Le lendemain, Khalid bin Al-Walid a ordonné à chacun de tuer son prisonnier. Ibn ‘Umar a dit : « J’ai dit : “Par Allah, je ne tuerai pas mon prisonnier, et aucun de mes compagnons ne tuera le sien.” Nous sommes allés voir le Prophète ﷺ, et on lui a raconté ce que Khalid avait fait. Le Prophète ﷺ a dit : “Je désavoue ce que Khalid a fait”, et il l’a répété deux fois. »
- Sunan an-Nasa'i, n°5522
Rapporté par Shaddad bin Aws : Le Prophète ﷺ a dit : « La meilleure invocation pour demander pardon est de dire : “Allahumma, anta rabbi, la ilaha illa anta, khalaqtani wa ana 'abduka, wa ana 'ala 'ahdika wa wa'dika mastata'tu, a'udhu bika min sharri ma sana'tu, abuw'u laka bidhanbi, wa abuw'u laka bini'matika 'alayya faghfirli, fa innahu la yaghfirudh-dhunuba illa anta” (“Ô Allah, Tu es mon Seigneur, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi. Tu m’as créé et je suis Ton serviteur, je respecte autant que possible Ton engagement et Ta promesse. Je cherche protection auprès de Toi contre le mal de ce que j’ai fait. Je reconnais Tes bienfaits envers moi et je reconnais mon péché, alors pardonne-moi, car nul autre que Toi ne pardonne les péchés.”) S’il dit cela le matin, en y croyant fermement, et qu’il meurt ce jour-là avant le soir, il entrera au Paradis. Et s’il le dit le soir, en y croyant fermement, et qu’il meurt avant le matin, il entrera au Paradis. » Al-Walid bin Tha'labah l’a contredit
Profil symbolique du prénom Walid
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Walid
Traits dominants
- La détermination : il manifeste une force tranquille et une persévérance remarquable pour mener ses projets à bien.
- Le sens des responsabilités : il se sent naturellement investi du rôle de protecteur envers ceux qu'il aime.
- La fiabilité : c'est une personne sur laquelle on peut compter, sa parole et son engagement étant essentiels pour lui.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Walid (ou Oualid)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| waleed | Arabe |
| walid | Arabe |
Personnalités connues portant le prénom Walid
- Walid
- > Walid Jumblatt (homme politique libanais)
Popularité du prénom Walid
Dans le monde musulman
En France
Variante (3) : Walid · 12 300 Oualid · 1 855 Waleed · 45
Le prénom Walid a été donné à 12 300 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 812ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 4 205
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 545
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 540
- Occitanie 1 135
- Hauts-de-France 920
- Grand Est 790
- Nouvelle-Aquitaine 530
- Bourgogne-Franche-Comté 425
Voir plus (7 régions)
- Centre-Val de Loire 325
- Normandie 300
- Pays de la Loire 225
- Bretagne 115
- Corse 70
- Mayotte 30
- La Réunion 15
Le prénom Oualid a été donné à 1 855 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 2 404ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 540
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 345
- Auvergne-Rhône-Alpes 335
- Grand Est 125
- Occitanie 120
- Hauts-de-France 90
- Bourgogne-Franche-Comté 70
- Nouvelle-Aquitaine 35
Voir plus (2 régions)
- Centre-Val de Loire 15
- Normandie 10
Le prénom Waleed a été donné à 45 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 19 413ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 20
FAQ sur le prénom Walid
Quelle est la signification du prénom Walid ?
Le prénom Walid signifie 'le fils' ou 'le nouveau-né' en arabe. Dérivé du mot 'Walada', il évoque la naissance et l'importance de la descendance dans la culture traditionnelle.
Quelle est l'origine du prénom Walid ?
Walid est un prénom d'origine arabe traditionnelle. Il est devenu célèbre grâce à l'histoire de l'Islam, notamment grâce au calife Walid Ier qui a régné sur l'empire omeyyade.
Le prénom Walid est-il courant en France ?
Oui, le prénom Walid est relativement courant en France avec environ 12 300 naissances au total. Il se classe actuellement au 235ème rang des prénoms les plus donnés.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.