Tout savoir sur le prénom Youssef (ou Joseph, ou José) en Islam : Coran, hadiths et histoire
يوسف
Le prénom Youssef est un classique intemporel d'origine hébraïque signifiant 'Dieu ajoutera'. Très respecté dans la culture musulmane, il fait référence à un prophète majeur et figure parmi les prénoms les plus portés dans le monde arabe et en France.
Origine du prénom Youssef
Signification du prénom Youssef
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Youssef (ou Joseph, ou José) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (2) : Joseph · 81 citations Yusuf · 58 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
34 versets mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Al-An'am (6), verset 84
Et Nous lui avons donné Isaac et Jacob et Nous les avons guidés tous les deux. Et Noé, Nous l'avons guidé auparavant, et parmi la descendance (d'Abraham) (ou de Noé), David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. Et c'est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants
- Sourate Yusuf — n°12
Alif, Lâm, Râ. Tels sont les versets du Livre explicite
- Sourate Yusuf (12), verset 4
Quand Joseph dit à son père: «O mon père, j'ai vu [en songe], onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi»
- Sourate Yusuf (12), verset 7
Il y avait certainement, en Joseph et ses frères, des exhortations pour ceux qui interrogent
- Sourate Yusuf (12), verset 8
quand ceux-ci dirent: «Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident
Voir 29 autres versets
- Sourate Yusuf (12), verset 9
Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n'importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers vous, et que vous soyez après cela des gens de bien»
- Sourate Yusuf (12), verset 10
L'un d'eux dit: «Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits afin que quelque caravane le recueille»
- Sourate Yusuf (12), verset 11
Ils dirent: «O notre père, qu'as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph? Nous sommes cependant bien intentionnés à son égard
- Sourate Yusuf (12), verset 17
Ils dirent: «O notre père, nous sommes allés faire une course, et nous avons laissé Joseph auprès de nos effets; et le loup l'a dévoré. Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité»
- Sourate Yusuf (12), verset 21
Et celui qui l'acheta était de l'Egypte. Il dit à sa femme: «Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu'il nous soit utile ou que nous l'adoptions comme notre enfant.» Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l'interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement: mais la plupart des gens ne savent pas
- Sourate Yusuf (12), verset 26
[Joseph] dit: «C'est elle qui a voulu me séduire». Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna: «Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c'est elle qui dit la vérité, tandis qu'il est du nombre des menteurs
- Sourate Yusuf (12), verset 29
Joseph, ne pense plus à cela! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive»
- Sourate Yusuf (12), verset 31
Lorsqu'elle eut entendu leur fourberie, elle leur envoya [des invitations,] et prépara pour elles une collation; et elle remit à chacune d'elles un couteau. Puis elle dit: «Sors devant elles, (Joseph!)» - Lorsqu'elles le virent, elles l'admirèrent, se coupèrent les mains et dirent: «A Allah ne plaise! Ce n'est pas un être humain, ce n'est qu'un ange noble!»
- Sourate Yusuf (12), verset 42
Et il dit à celui des deux dont il pensait qu'il serait délivré: «Parle de moi auprès de ton maître». Mais le Diable fit qu'il oublia de rappeler (le cas de Joseph) à son maître. Joseph resta donc en prison quelques années
- Sourate Yusuf (12), verset 46
«O toi, Joseph, le véridique! Eclaire-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et sept épis verts et autant d'autres, secs, afin que je retourne aux gens et qu'ils sachent [l'interprétation exacte du rêve]»
- Sourate Yusuf (12), verset 47
Alors [Joseph dit]: «Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez
- Sourate Yusuf (12), verset 50
Et le roi dit: «Amenez-le moi». Puis, lorsque l'émissaire arriva auprès de lui, [Joseph] dit: «Retourne auprès de ton maître et demande-lui: «Quelle était la raison qui poussa les femmes à se couper les mains? Mon Seigneur connaît bien leur ruse»
- Sourate Yusuf (12), verset 51
Alors, [le roi leur] dit: «Qu'est-ce donc qui vous a poussées à essayer de séduire Joseph?» Elles dirent: «A Allah ne plaise! Nous ne connaissons rien de mauvais contre lui». Et la femme d'Al-'Azize dit: «Maintenant la vérité s'est manifestée. C'est moi qui ai voulu le séduire. Et c'est lui, vraiment, qui est du nombre des véridiques!»
- Sourate Yusuf (12), verset 55
Et [Joseph] dit: «Assigne-moi les dépôts du territoire: je suis bon gardien et connaisseur»
- Sourate Yusuf (12), verset 56
Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Joseph dans ce territoire et il s'y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs œuvres]
- Sourate Yusuf (12), verset 58
Et les frères de Joseph vinrent et entrèrent auprès de lui. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas
- Sourate Yusuf (12), verset 69
Et quand ils furent entrés auprès de Joseph, [celui-ci] retint son frère auprès de lui en disant: «Je suis ton frère. Ne te chagrine donc pas pour ce qu'ils faisaient»
- Sourate Yusuf (12), verset 76
[Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice à Joseph. Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi, à moins qu'Allah ne l'eût voulu. Nous élevons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant [plus docte que lui]
- Sourate Yusuf (12), verset 77
Ils dirent: «S'il a commis un vol, un frère à lui auparavant a volé aussi.» Mais Joseph tint sa pensée secrète, et ne la leur dévoila pas. Il dit [en lui même]: «Votre position est bien pire encore! Et Allah connaît mieux ce que vous décrivez.»
- Sourate Yusuf (12), verset 80
Puis, lorsqu'ils eurent perdu tout espoir [de ramener Benyamin] ils se concertèrent en secret. Leur aîné dit: «Ne savez-vous pas que votre père a pris de vous un engagement formel au nom d'Allah, et que déjà vous y avez manqué autrefois à propos de Joseph? Je ne quitterai point le territoire, jusqu'à ce que mon père me le permette ou qu'Allah juge en ma faveur, et Il est le meilleur des juges
- Sourate Yusuf (12), verset 84
Et il se détourna d'eux et dit: «Que mon chagrin est grand pour Joseph!» Et ses yeux blanchirent d'affliction. Et il était accablé
- Sourate Yusuf (12), verset 85
Ils dirent: «Par Allah! Tu ne cesseras pas d'évoquer Joseph, jusqu'à ce que tu t'épuises ou que tu sois parmi les morts»
- Sourate Yusuf (12), verset 87
O mes fils! Partez et enquérez-vous de Joseph et de son frère. Et ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Ce sont seulement les gens mécréants qui désespèrent de la miséricorde d'Allah»
- Sourate Yusuf (12), verset 88
Et lorsqu'ils s'introduisirent auprès de [Joseph,] ils dirent: «O al-'Azize, la famine nous a touchés, nous et notre famille; et nous venons avec une marchandise sans grande valeur. Donne-nous une pleine mesure, et fais-nous la charité. Certes, Allah récompense les charitables!»
- Sourate Yusuf (12), verset 89
Il dit: «Savez-vous ce que vous avez fait de Joseph et de son frère alors que vous étiez ignorants? [injustes]»
- Sourate Yusuf (12), verset 90
Ils dirent: «Est-ce que tu es... Certes, tu es Joseph!» - Il dit: «Je suis Joseph, et voici mon frère. Certes, Allah nous a favorisés. Quiconque craint et patiente... Et très certainement, Allah ne fait pas perdre la récompense des bienfaisants»
- Sourate Yusuf (12), verset 94
Et dès que la caravane franchit la frontière [de Canâan], leur père dit: «Je décèle, certes, l'odeur de Joseph, même si vous dites que je radote»
- Sourate Yusuf (12), verset 99
Lorsqu'ils s'introduisirent auprès de Joseph, celui-ci accueillit ses père et mère, et leur dit: «Entrez en Egypte, en toute sécurité, si Allah le veut!»
- Sourate Ghafir (40), verset 34
Certes, Joseph vous est venu auparavant avec les preuves évidentes, mais vous n'avez jamais cessé d'avoir des doutes sur ce qu'il vous avait apporté. Mais lorsqu'il mourut, vous dites alors: «Allah n'enverra plus jamais de Messager après lui». Ainsi Allah égare-t-Il celui qui est outrancier et celui qui doute
Le prénom dans les hadiths
47 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°1442
Abu Huraira رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a récité l’invocation dans la prière de la nuit pendant un mois. Il disait dans son invocation : « Ô Allah, sauve al-Walid b. al-Walid, sauve Salamah b. Hisham, sauve les croyants faibles ; Ô Allah, frappe durement Mudar ; Ô Allah, fais-leur subir une famine comme celle de Joseph. » Abu Huraira a dit : Un matin, le Messager d’Allah ﷺ n’a pas fait d’invocation pour eux. Je lui en ai parlé. Il a dit : « Ne vois-tu pas qu’ils sont revenus ? »
- Sahih al-Bukhari, n°664
Rapporté par Al-Aswad : « Nous étions avec ‘Aisha et nous parlions de la régularité et de l’importance de la prière. Elle a dit : ‘Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade de sa dernière maladie, et que l’heure de la prière est arrivée et que l’Adhan a été prononcé, il a dit : “Dites à Abu Bakr de diriger la prière.” On lui a répondu qu’Abu Bakr était un homme sensible et qu’il ne pourrait pas diriger la prière à sa place. Le Prophète (ﷺ) a donné le même ordre une deuxième fois, mais on lui a donné la même réponse. Il a donné l’ordre une troisième fois et a dit : “Vous (les femmes), vous êtes comme les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière.” Alors Abu Bakr est sorti pour diriger la prière. Entre-temps, l’état du Prophète (ﷺ) s’est un peu amélioré et il est sorti avec l’aide de deux hommes, un de chaque côté. J’ai l’impression de voir ses jambes traîner par terre à cause de la maladie. Abu Bakr a voulu reculer, mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de rester à sa place, et le Prophète (ﷺ) a été amené jusqu’à ce qu’il s’asseye à côté d’Abu Bakr.’ » Al-A‘mash a été interrogé : « Est-ce que le Prophète (ﷺ) priait assis et Abu Bakr le suivait, et les gens suivaient Abu Bakr dans cette prière ? » Al-A‘mash a acquiescé de la tête. Abu Muawiya a dit : « Le Prophète (ﷺ) était assis à la gauche d’Abu Bakr, qui priait debout. »
- Sahih al-Bukhari, n°678
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) est tombé malade et, quand sa maladie s’est aggravée, il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » ‘Aisha a dit : « C’est un homme sensible et il ne pourra pas diriger la prière à ta place. » Le Prophète (ﷺ) a répété : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Elle a donné la même réponse, mais il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. Vous êtes les compagnes de Joseph. » Alors le messager est allé voir Abu Bakr avec cet ordre, et il a dirigé la prière du vivant du Prophète (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°679
Rapporté par ‘Aisha, la mère des croyants : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie, a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Je lui ai dit : « Si Abu Bakr se tient à ta place, les gens ne l’entendront pas à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » ‘Aisha a ajouté : J’ai dit à Hafsa : « Dis-lui : Si Abu Bakr dirige la prière à ta place, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs ; alors, demande à ‘Umar de diriger la prière. » Hafsa l’a fait, mais le Messager d’Allah a dit : « Taisez-vous ! Vous êtes vraiment les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Hafsa a dit à ‘Aisha : « Je n’ai jamais rien eu de bon venant de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°682
Rapporté par Hamza ibn ‘Abd Allah, d’après son père : Lorsque la douleur du Messager d’Allah ﷺ s’intensifia, on lui parla de la prière. Il dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » ‘Aïcha dit : « Abou Bakr est un homme sensible, s’il récite, il sera submergé par les pleurs. » Il dit : « Ordonnez-lui de diriger la prière. » Elle insista. Il dit : « Ordonnez-lui de diriger la prière, vous êtes les compagnes de Joseph. » (Cette version est confirmée par Az-Zubaydi, le neveu d’Az-Zuhri et Is-haq ibn Yahya al-Kalbi d’après Az-Zuhri. ‘Uqayl et Ma‘mar rapportent d’Az-Zuhri, d’après Hamza, d’après le Prophète ﷺ)
Voir 42 autres hadiths
- Sahih al-Bukhari, n°712
Rapporté par `Aisha : Lorsque le Prophète est tombé malade lors de sa dernière maladie, quelqu’un est venu l’informer de la prière, et le Prophète (ﷺ) lui a dit de dire à Abu Bakr de diriger la prière. J’ai dit : « Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à ta place pour la prière, il pleurera et ne pourra pas réciter le Coran. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Dis à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai répété la même chose. Il (a répété le même ordre et), à la troisième ou quatrième fois, il a dit : « Vous êtes les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Alors Abu Bakr a dirigé la prière et, entre-temps, le Prophète (ﷺ) s’est senti mieux et est sorti avec l’aide de deux hommes ; je le vois encore traîner ses pieds sur le sol. Quand Abu Bakr l’a vu, il a voulu reculer mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de continuer. Abu Bakr a reculé un peu et le Prophète (ﷺ) s’est assis à sa gauche. Abu Bakr répétait le Takbir (Allahu Akbar) du Messager d’Allah (ﷺ) pour que les gens l’entendent
- Sahih al-Bukhari, n°713
Rapporté par `Aisha : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé gravement malade, Bilal est venu le voir pour la prière. Il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens. Veux-tu ordonner à `Umar (de diriger la prière) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai alors dit à Hafsa : « Dis-lui, Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à sa place, il ne pourra pas se faire entendre des gens. Veux-tu ordonner à `Umar de diriger la prière ? » Hafsa l’a fait. Le Prophète (ﷺ) a dit : « En vérité, vous êtes les compagnes de Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Alors Abu Bakr s’est avancé pour la prière. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est senti mieux et est sorti avec l’aide de deux personnes, traînant ses jambes sur le sol jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Quand Abu Bakr l’a entendu arriver, il a voulu reculer mais le Messager d’Allah (ﷺ) lui a fait signe de continuer. Le Prophète (ﷺ) s’est assis à sa gauche. Abu Bakr priait debout et le Messager d’Allah (ﷺ) dirigeait la prière en étant assis. Abu Bakr suivait le Prophète (ﷺ) et les gens suivaient Abu Bakr dans la prière
- Sahih al-Bukhari, n°716
Rapporté par `Aisha, la mère des croyants : Le Messager d’Allah (ﷺ), lors de sa dernière maladie, a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit : « Si Abu Bakr se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens à cause de ses pleurs. Alors, ordonne plutôt à `Umar de diriger la prière. » Il a dit : « Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai dit à Hafsa : « Dis-lui : ‘Abu Bakr est un homme sensible et s’il se tient à ta place, il ne pourra pas se faire entendre des gens à cause de ses pleurs. Alors, ordonne plutôt à `Umar de diriger la prière.’ » Hafsa l’a fait, mais le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Taisez-vous. En vérité, vous êtes les compagnes de (le Prophète) Joseph. Dites à Abu Bakr de diriger la prière. » Hafsa m’a dit : « Je n’ai jamais rien gagné de bon à cause de toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°804
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête de l’inclinaison, il disait : « Sami`a l-lahu liman hamidah, Rabbana wa laka l-hamd. » Il invoquait Allah pour certaines personnes en les nommant : « Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, `Aiyash bin Abi Rabi`a et les faibles parmi les croyants. Ô Allah ! Sois dur envers la tribu de Mudar et fais-leur subir des années de famine comme au temps de Joseph. » À cette époque, la partie orientale de la tribu de Mudar s’opposait au Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°1006
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Prophète (paix sur lui) relevait la tête après l’inclinaison dans la dernière rak`a, il disait : « Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Abi Rabi`a. Ô Allah ! Sauve Salama bin Hisham. Ô Allah ! Sauve Walid bin Walid. Ô Allah ! Sauve les croyants faibles. Ô Allah ! Sois dur avec les tribus de Mudar et envoie-leur des années de famine comme celles de Joseph. » Le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Qu’Allah pardonne aux tribus de Ghifar et sauve les tribus d’Aslam. » Abu Az-Zinad (un sous-narrateur) a dit : « Le Qunut était récité par le Prophète (ﷺ) dans la prière du Fajr. »
- Sahih al-Bukhari, n°1007
Rapporté par Masruq : Nous étions avec `Abdullah et il a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) a vu que les gens refusaient d’accepter l’islam, il a dit : ‘Ô Allah ! Envoie-leur des années de famine comme les sept années de famine du temps de Joseph.’ Alors une famine les a frappés pendant un an et a détruit toute forme de vie, au point que les gens ont commencé à manger des peaux, des carcasses et des animaux morts. Quand l’un d’eux regardait le ciel, il croyait voir de la fumée à cause de la faim. Alors Abu Sufyan est allé voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ô Muhammad ! Tu ordonnes aux gens d’obéir à Allah et de garder de bonnes relations familiales. Mais les gens de ta tribu meurent, alors prie Allah pour eux.’ Alors Allah a révélé : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... En vérité, vous reviendrez (à l’incroyance) le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.10-16) Ibn Mas`ud a ajouté : « Al-Batsha (la prise) a eu lieu lors de la bataille de Badr et, sans doute, la fumée, Al-Batsha, Al-Lizam et le verset de la sourate Ar-Rum se sont tous réalisés. »
- Sahih al-Bukhari, n°2661
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Lors d’une expédition, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi, alors je suis partie avec lui après qu’Allah ait prescrit le port du voile pour les femmes. J’étais transportée dans une litière sur le chameau et j’en descendais toujours à l’intérieur. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et est rentré chez lui, et que nous approchions de Médine, il a ordonné que nous avancions de nuit. Quand l’ordre de partir a été donné, je suis allée plus loin que l’armée pour satisfaire un besoin naturel. Après avoir fini, je suis revenue pour repartir avec les autres et j’ai soudain remarqué que mon collier avait disparu. Je suis retournée le chercher et j’ai été retardée. Ceux qui portaient ma litière sont venus, l’ont posée sur le chameau en pensant que j’étais dedans, car à cette époque les femmes étaient légères et minces, elles ne mangeaient pas beaucoup. Ils n’ont donc pas remarqué la différence de poids et sont partis. J’étais alors une jeune fille. Après avoir retrouvé mon collier, je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne. Je suis donc restée à l’endroit où je campais, pensant qu’ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Dans cet état, je me suis endormie. Safwan bin Mu’attal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin. En voyant une personne endormie, il s’est approché de moi, car il m’avait déjà vue avant le port du voile. Je me suis réveillée en l’entendant dire : « Inna lil-lah wa inna ilayhi raji’un (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons). » Il a fait agenouiller son chameau, est descendu, a mis sa jambe sur les pattes du chameau et je suis montée dessus. Safwan a marché en tenant la corde du chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée qui s’était arrêtée pour se reposer à midi. Ceux qui devaient tomber dans l’erreur y sont tombés (certains m’ont accusée à tort), et le chef des accusateurs était `Abdullah bin Ubai bin Salul. Après cela, nous sommes rentrés à Médine, et je suis tombée malade pendant un mois, alors que les gens répandaient les rumeurs des calomniateurs. Pendant ma maladie, je sentais que je ne recevais pas la même gentillesse du Prophète (ﷺ) que d’habitude quand j’étais malade. Il venait, me saluait et disait : « Comment va cette fille ? » Je ne savais rien de ce qui se passait jusqu’à ce que je guérisse et sorte avec Um Mistah pour aller aux toilettes, ce que nous ne faisions que la nuit, car il n’y avait pas encore de toilettes près de nos maisons. Cette habitude ressemblait à celle des anciens Arabes. Donc, Um Mistah bint Ruhm et moi sommes sorties à pied. Um Mistah a trébuché à cause de sa longue robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » J’ai dit : « Tu dis un mauvais mot. Pourquoi insultes-tu un homme qui a participé à la bataille de Badr ? » Elle a répondu : « Ô Hanata, n’as-tu pas entendu ce qu’ils disent ? » Elle m’a alors raconté les rumeurs. Ma maladie s’est aggravée et, de retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a demandé : « Comment va cette fille ? » J’ai demandé la permission d’aller chez mes parents pour vérifier la rumeur. Il m’a permis d’y aller et j’ai demandé à ma mère : « De quoi parlent les gens ? » Elle a dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas trop. Par Allah, jamais une femme belle et aimée de son mari n’a d’autres épouses sans que les autres femmes inventent des histoires sur elle. » J’ai dit : « Gloire à Allah ! Les gens parlent-ils vraiment de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans m’arrêter jusqu’au matin. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’avais pleuré deux nuits et un jour, au point de croire que mon foie allait éclater. Une femme des Ansar a demandé à entrer, je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a pleuré avec moi. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et s’est assis ; il ne s’était jamais assis avec moi depuis le début de l’accusation. Aucune révélation n’était venue à son sujet depuis un mois. Il a récité la Tashahhud puis a dit : « Ô `Aisha ! On m’a informé de telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence. Si tu as commis une faute, repens-toi à Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’une personne avoue son péché et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » Quand il a fini, mes larmes se sont arrêtées d’un coup. J’ai demandé à mon père de répondre au Messager d’Allah (ﷺ) pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai demandé à ma mère de lui parler, elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah. » J’étais jeune et je ne connaissais pas beaucoup le Coran. J’ai dit : « Je sais, par Allah, que vous avez entendu ce que les gens disent et que vous l’avez cru. Si je vous dis que je suis innocente et qu’Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas. Si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne compare ma situation qu’à celle du père de Joseph qui a dit : ‘La patience est la meilleure attitude face à ce que vous racontez, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.’ » Je me suis alors tournée de l’autre côté du lit en espérant qu’Allah prouverait mon innocence. Par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait une révélation à mon sujet, me considérant trop insignifiante pour être mentionnée dans le Coran. J’espérais seulement que le Messager d’Allah (ﷺ) aurait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore levé et personne n’avait quitté la maison que la révélation est descendue sur lui. Il a été pris du même état que lors des révélations, transpirant abondamment même par temps froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit en premier : « `Aisha ! Remercie Allah, car Il a prouvé ton innocence. » Ma mère m’a dit d’aller voir le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’ai répondu : « Par Allah, je ne remercierai que Allah. » Allah a alors révélé : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24:11). Quand Allah a prouvé mon innocence, Abu Bakr, qui aidait Mistah bin Uthatha car il était de sa famille, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus à cause de ce qu’il a dit sur Aisha. » Mais Allah a révélé : « Que ceux qui sont bons et riches parmi vous ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24:22) Après cela, Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, j’aime qu’Allah me pardonne », et il a repris son aide à Mistah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (l’épouse du Prophète) à mon sujet : « Qu’as-tu vu ou entendu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je préfère ne rien dire de ce que je n’ai pas vu ni entendu. Par Allah, je ne sais que du bien sur Aisha. » Aisha a ajouté : « Zainab était en compétition avec moi (pour la beauté et l’amour du Prophète), mais Allah l’a protégée (de la méchanceté), car elle était pieuse. »
- Sahih al-Bukhari, n°2932
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) récitait les invocations suivantes pendant le Qunut : « Ô Allah ! Sauve Salama bin Hisham. Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid. Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Rabi`a. Ô Allah ! Sauve les musulmans faibles. Ô Allah ! Sois très dur envers la tribu de Mudar. Ô Allah ! Inflige-leur des années (de famine) semblables à celles du temps du Prophète Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°3207
Rapporté par Malik bin Sasaa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à la Maison, entre le sommeil et l’éveil, (un ange m’a reconnu) comme l’homme allongé entre deux hommes. Un plateau d’or rempli de sagesse et de foi a été apporté, et mon corps a été ouvert de la gorge jusqu’au bas du ventre, puis mon ventre a été lavé avec de l’eau de Zamzam et (mon cœur) a été rempli de sagesse et de foi. Al-Buraq, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, m’a été amené et je suis parti avec Gabriel. Quand je suis arrivé au premier ciel, Gabriel a dit au gardien de la porte du ciel : ‘Ouvre la porte.’ Le gardien a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Il a dit : ‘Gabriel.’ Le gardien : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a dit : ‘Muhammad.’ Le gardien a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a dit : ‘Oui.’ Alors il a été dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ J’ai alors rencontré Adam, je l’ai salué et il a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô fils et Prophète.’ Puis nous sommes montés au deuxième ciel. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a dit : ‘Gabriel.’ On a dit : ‘Qui est avec toi ?’ Il a dit : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Il a dit : ‘Oui.’ On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ J’ai alors rencontré Jésus et Yahya (Jean) qui ont dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au troisième ciel. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a dit : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui est avec toi ?’ Gabriel a dit : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ ‘Oui,’ a dit Gabriel. ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ (Le Prophète (ﷺ) a ajouté :) Là, j’ai rencontré Joseph, je l’ai salué, et il a répondu : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète !’ Puis nous sommes montés au quatrième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré Idris, je l’ai salué, il a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au cinquième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Aaron qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au sixième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Moïse qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Quand j’ai continué, il s’est mis à pleurer et, interrogé sur la raison, il a dit : ‘Ô Seigneur ! Les membres de la communauté de ce jeune homme envoyé après moi entreront au Paradis plus nombreux que les miens.’ Puis nous sommes montés au septième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Abraham qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô fils et Prophète.’ Ensuite, on m’a montré Al-Bait-al-Ma’mur (la Maison d’Allah). J’ai demandé à Gabriel ce que c’était et il a dit : ‘C’est Al Bait-ul-Ma’mur où 70 000 anges prient chaque jour, et quand ils en sortent, ils n’y reviennent jamais (chaque jour, un nouveau groupe y entre).’ Ensuite, on m’a montré Sidrat-ul-Muntaha (un arbre au septième ciel) et j’ai vu ses fruits qui ressemblaient aux cruches d’argile de Hajr (une ville d’Arabie), et ses feuilles étaient comme des oreilles d’éléphants, et quatre rivières prenaient leur source à sa racine, deux visibles et deux cachées. J’ai demandé à Gabriel à propos de ces rivières et il a dit : ‘Les deux cachées sont au Paradis, et les deux visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, cinquante prières m’ont été prescrites. Je suis descendu jusqu’à ce que je rencontre Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’as-tu fait ?’ J’ai dit : ‘Cinquante prières m’ont été prescrites.’ Il a dit : ‘Je connais mieux les gens que toi, car j’ai eu le plus de mal à amener les enfants d’Israël à obéir. Tes fidèles ne pourront pas supporter une telle obligation. Retourne donc vers ton Seigneur et demande-Lui de réduire le nombre de prières.’ Je suis retourné et j’ai demandé à Allah (de réduire), et Il les a réduites à quarante. Je suis revenu (voir Moïse) et la même discussion a eu lieu, puis je suis retourné vers Allah pour demander une réduction et Il les a réduites à trente, puis vingt, puis dix, puis je suis allé voir Moïse qui m’a donné le même conseil. Finalement, Allah les a réduites à cinq. Quand je suis retourné voir Moïse, il m’a dit : ‘Qu’as-tu fait ?’ J’ai dit : ‘Allah les a réduites à cinq seulement.’ Il a répété le même conseil mais j’ai dit que j’acceptais (l’Ordre final d’Allah). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a été interpellé par Allah : « J’ai décrété Mon obligation et allégé la charge de Mes serviteurs, et Je récompenserai chaque bonne action comme si elle en valait dix. »
- Sahih al-Bukhari, n°3353
Rapporté par Abu Huraira : Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qui est la personne la plus honorable aux yeux d’Allah ? » Il a répondu : « C’est la personne la plus pieuse parmi eux. » Ils ont dit : « Ce n’est pas de cela que nous voulons te parler. » Il a dit : « Alors, c’est Joseph, le Prophète d’Allah, fils du Prophète d’Allah, fils du Prophète d’Allah, fils du Khalil d’Allah (c’est-à-dire Abraham). » Ils ont dit : « Ce n’est pas cela que nous voulons demander. » Il a dit : « Alors, vous voulez parler de la lignée des Arabes. Ceux qui étaient les meilleurs à l’époque de l’ignorance seront aussi les meilleurs dans l’Islam, à condition qu’ils comprennent la religion. »
- Sahih al-Bukhari, n°3372
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous sommes plus enclins au doute qu’Abraham, quand il a dit : “Mon Seigneur ! Montre-moi comment Tu redonnes la vie aux morts.” Allah lui a dit : “Ne crois-tu pas ?” Il a répondu : “Oui, mais c’est pour que ma foi soit plus forte.” (2.260) Qu’Allah accorde Sa miséricorde à Loth ! Il voulait avoir un soutien puissant. Si j’étais resté aussi longtemps en prison que Joseph, j’aurais accepté la liberté sans insister pour qu’on déclare mon innocence. »
- Sahih al-Bukhari, n°3374
Rapporté par Abu Huraira : Des gens ont demandé au Prophète : « Qui est la personne la plus honorable parmi les gens ? » Il a répondu : « Le plus honorable est celui qui craint le plus Allah. » Ils ont dit : « Ô Prophète d’Allah ! Ce n’est pas cela que nous voulons savoir. » Il a dit : « Alors, la personne la plus honorable est Joseph, Prophète d’Allah, fils d’un Prophète d’Allah, fils d’un Prophète d’Allah, fils du Khalil d’Allah. » Ils ont dit : « Ce n’est pas cela que nous demandons. » Il a dit : « Vous voulez donc parler de la lignée des Arabes ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Ceux qui étaient les meilleurs avant l’Islam sont les meilleurs dans l’Islam, s’ils comprennent la religion. »
- Sahih al-Bukhari, n°3382
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’honorable est le fils de l’honorable, le fils de l’honorable, c’est-à-dire Joseph, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham. »
- Sahih al-Bukhari, n°3383
Rapporté par Abu Huraira : On a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Qui est la personne la plus honorable parmi les gens ? » Il a répondu : « Celui qui craint le plus Allah. » Les gens ont dit : « Nous ne voulons pas te demander cela. » Il a dit : « La personne la plus honorable est Joseph, Prophète d’Allah, fils d’un Prophète d’Allah, fils d’un Prophète d’Allah, fils du Khalil d’Allah. » Les gens ont dit : « Ce n’est pas cela que nous voulons savoir. » Il a dit : « Alors, vous voulez me demander sur les origines des Arabes ? Les gens ont différentes origines. Les meilleurs avant l’Islam sont les meilleurs dans l’Islam, à condition qu’ils comprennent la religion. »
- Sahih al-Bukhari, n°3384
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ordonne à Abu Bakr de diriger la prière. » J’ai répondu : « Abu Bakr est une personne sensible et, s’il se tient à ta place, il va pleurer et ne pourra pas diriger la prière. » Le Prophète (ﷺ) a répété la même demande, et j’ai donné la même réponse. Le narrateur, Shuba, a dit que le Prophète (ﷺ) a dit la troisième ou la quatrième fois : « Vous êtes comme les femmes qui accompagnaient Joseph. Ordonne à Abu Bakr de diriger la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°3385
Rapporté par Abu Musa : Quand le Prophète (ﷺ) est tombé malade, il a dit : « Ordonnez à Abu Bakr de diriger la prière. » `Aisha a dit : « Abu Bakr est une personne sensible. » Le Prophète (ﷺ) a donné la même instruction, et elle a répété la même réponse. Il a encore dit : « Ordonnez à Abu Bakr (de diriger la prière) ! Vous êtes comme les femmes qui accompagnaient Joseph. » Finalement, Abu Bakr a dirigé la prière du vivant du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°3386
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Protège `Aiyyash bin Abi Rabi`a (contre l’injustice des mécréants). Ô Allah ! Protège Salama bin Hisham. Ô Allah ! Fais descendre Ton châtiment sur (la tribu de) Mudar. Ô Allah ! Fais-leur subir des années (de sécheresse) comme celles qui ont eu lieu à l’époque de Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°3387
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah accorde Sa miséricorde à Loth. Il voulait avoir un soutien puissant. Si j’étais resté en prison aussi longtemps que Joseph et qu’on m’avait proposé la liberté, je l’aurais acceptée. »
- Sahih al-Bukhari, n°3390
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’honorable, fils de l’honorable, fils de l’honorable, c’était Joseph, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham. »
- Sahih al-Bukhari, n°3490
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, on a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Qui est la personne la plus honorable parmi les gens ? » Il a répondu : « Le plus pieux d’entre vous (c’est-à-dire celui qui craint Allah). » Ils ont dit : « Ce n’est pas de cela que nous te parlons. » Il a dit : « Alors, c’est Joseph, le prophète d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°3887
Rapporté par `Abbas bin Malik : Malik bin Sasaa a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) leur a raconté son Voyage Nocturne en disant : « Pendant que j’étais allongé dans Al-Hatim ou Al-Hijr, soudain quelqu’un est venu et m’a ouvert le corps d’ici à là. » J’ai demandé à Al-Jarud, qui était à côté de moi : « Que veut-il dire ? » Il a répondu : « Cela veut dire de sa gorge à son bas-ventre », ou il a dit : « Du haut de la poitrine. » Le Prophète (ﷺ) a continué : « Il a ensuite sorti mon cœur. Puis un plateau en or rempli de foi a été apporté, mon cœur a été lavé et rempli (de foi) puis remis à sa place. Ensuite, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, a été amené. » (À ce moment, Al-Jarud a demandé : « Était-ce le Buraq, ô Abu Hamza ? » J’ai répondu oui.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les pas de cet animal étaient si larges qu’il atteignait le point le plus éloigné que l’animal pouvait voir. J’ai été porté dessus, et Gabriel est parti avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au ciel le plus proche. Quand il a demandé l’ouverture de la porte, on a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘Muhammad a-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. Alors on a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au premier ciel, j’y ai vu Adam. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père, Adam ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est ensuite monté avec moi jusqu’au deuxième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte. Quand je suis passé au deuxième ciel, j’y ai vu Yahya (Jean) et `Isa (Jésus), qui étaient cousins. Gabriel m’a dit : ‘Voici Jean et Jésus ; salue-les.’ Je les ai salués et ils m’ont rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au troisième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au troisième ciel, j’y ai vu Joseph. Gabriel m’a dit : ‘Voici Joseph ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au quatrième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au quatrième ciel, j’y ai vu Idris. Gabriel m’a dit : ‘Voici Idris ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au cinquième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au cinquième ciel, j’y ai vu Harun (Aaron), Gabriel m’a dit : ‘Voici Aaron ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au sixième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au sixième ciel, j’y ai vu Moïse. Gabriel m’a dit : ‘Voici Moïse ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Quand je l’ai quitté (Moïse), il a pleuré. Quelqu’un lui a demandé : ‘Pourquoi pleures-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je pleure parce qu’après moi, un jeune homme a été envoyé comme Prophète, et ses fidèles entreront au Paradis en plus grand nombre que les miens.’ Gabriel est monté avec moi au septième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au septième ciel, j’y ai vu Abraham. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Ensuite, j’ai été élevé jusqu’à Sidrat-ul-Muntaha (le lotus de la limite ultime). Ses fruits étaient comme les jarres de Hajr (un endroit près de Médine) et ses feuilles aussi grandes que des oreilles d’éléphant. Gabriel a dit : ‘Voici le lotus de la limite ultime.’ Là, j’ai vu quatre rivières, deux cachées et deux visibles. J’ai demandé : ‘Quelles sont ces deux sortes de rivières, ô Gabriel ?’ Il a répondu : ‘Les rivières cachées sont deux rivières du Paradis, et les visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, Al-Bait-ul-Ma’mur (la Maison sacrée) m’a été montrée et on m’a apporté un récipient de vin, un autre de lait et un troisième de miel. J’ai pris le lait. Gabriel a dit : ‘C’est la religion de l’Islam que toi et tes fidèles suivez.’ Ensuite, les prières m’ont été prescrites : cinquante prières par jour. Quand je suis revenu, je suis passé par Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinquante prières par jour.’ Moïse a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinquante prières par jour, et par Allah, j’ai déjà testé les gens avant toi et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël (en vain). Retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ Je suis donc retourné, et Allah a réduit de dix prières pour moi. Je suis revenu vers Moïse, mais il a répété la même chose. Je suis retourné vers Allah, et Il a encore réduit de dix prières. Quand je suis revenu vers Moïse, il a répété le même conseil, alors je suis retourné vers Allah et Il m’a ordonné d’accomplir dix prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il a répété la même chose, alors je suis retourné vers Allah et on m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour.’ Il a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinq prières par jour, et sans aucun doute, j’ai l’expérience des gens avant toi, et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël, alors retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ J’ai dit : ‘J’ai tellement demandé à mon Seigneur que j’ai honte, mais maintenant je suis satisfait et j’accepte l’ordre d’Allah.’ Quand je suis parti, j’ai entendu une voix dire : ‘J’ai décidé Mon ordre et j’ai allégé la charge de Mes serviteurs.’
- Sahih al-Bukhari, n°4141
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°4560
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait invoquer un mal ou un bien sur quelqu’un, il invoquait Allah après l’inclinaison (dans la prière). Parfois, après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue, à Toi la louange, ô notre Seigneur », il disait : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham et `Aiyash bin Abu Rabi`a. Ô Allah, inflige un châtiment sévère à la tribu de Mudar et frappe-les d’années de famine comme celles de Joseph. » Le Prophète (ﷺ) disait cela à haute voix, et il disait aussi dans certaines de ses prières du Fajr : « Ô Allah, maudis untel et untel », en nommant certaines tribus arabes, jusqu’à ce qu’Allah révèle : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad), mais à Allah, de décider. »
- Sahih al-Bukhari, n°4598
Rapporté par Abu Huraira : Pendant que le Prophète (ﷺ) faisait la prière du ‘Isha, il a dit : « Allah entend celui qui Le loue », puis, avant de se prosterner, il a dit : « Ô Allah, sauve `Aiyash bin Rabi`a. Ô Allah, sauve Salama bin Hisham. Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid. Ô Allah, sauve les faibles parmi les croyants. Ô Allah, rends ton châtiment dur contre la tribu de Mudar. Ô Allah, inflige-leur des années (de famine) comme celles de Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°4688
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Le noble, fils du noble, fils du noble, fils du noble : Yûsuf (Joseph), fils de Ya‘qûb (Jacob), fils d’Isḥâq (Isaac), fils d’Ibrâhîm (Abraham). »
- Sahih al-Bukhari, n°4750
Rapporté par Aïcha : (L’épouse du Prophète) Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort était tombé. Une fois, il a tiré au sort lorsqu’il voulait participer à une expédition, et le sort est tombé sur moi. Je suis donc partie avec le Messager d’Allah après que l’ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé, et ainsi j’étais transportée dans ma litière (sur un chameau) et j’en descendais toujours à l’intérieur. Nous avons poursuivi notre voyage, et quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et que nous étions sur le chemin du retour, il a ordonné de voyager de nuit. Quand l’armée a reçu l’ordre de reprendre la route, je me suis levée et j’ai marché jusqu’à ce que je laisse le camp derrière moi. Après avoir satisfait un besoin naturel, je suis retournée vers ma litière, mais j’ai remarqué que mon collier en perles noires s’était cassé. Je l’ai cherché, ce qui m’a retardée. Le groupe chargé de porter ma litière l’a soulevée et l’a installée sur le dos de mon chameau, pensant que j’étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles mangeaient peu, donc ils n’ont pas remarqué que la litière était vide, et j’étais encore jeune. Ils ont emmené le chameau et sont partis. J’ai retrouvé mon collier après le départ de l’armée. Je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne, alors je me suis assise à l’endroit où je restais, pensant qu’ils reviendraient me chercher. En attendant, je me suis endormie. Safwan ibn Al-Mu’attal As-Sulami, qui suivait l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin et a vu une silhouette endormie. Il m’a reconnue car il m’avait vue avant l’obligation du voile. Je me suis réveillée en entendant : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », qu’il a prononcé en me reconnaissant. J’ai couvert mon visage avec mon vêtement, et par Allah, il ne m’a rien dit d’autre que : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », jusqu’à ce qu’il fasse agenouiller sa chamelle, sur laquelle je suis montée. Safwan a alors conduit la chamelle jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée pendant leur pause de midi. Ensuite, ceux qui étaient destinés à tomber dans la calomnie l’ont fait, et le chef de la calomnie était `Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Après cela, nous sommes arrivés à Médine et je suis tombée malade pendant un mois, tandis que les gens répandaient les rumeurs sans que je le sache. Ce qui m’a intriguée pendant ma maladie, c’est que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était plus aussi attentionné envers moi qu’avant. Il entrait, me saluait et disait : « Comment va-t-elle ? », puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’étais pas au courant de ce qui se disait. Quand je me suis rétablie, je suis sortie avec Um Mistah pour satisfaire un besoin, comme nous le faisions la nuit, car il n’y avait pas de toilettes près des maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes, car nous trouvions difficile d’avoir des toilettes dans la maison. Um Mistah, la fille d’Abi Ruhm, m’accompagnait. Après avoir terminé, nous sommes revenues, et Um Mistah a trébuché sur sa robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Quelle mauvaise parole ! Tu insultes un homme qui a combattu à Badr ? » Elle a répondu : « Toi, là ! Tu n’as pas entendu ce qu’il a dit ? » Je lui ai demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Elle m’a alors raconté ce que disaient les gens, ce qui a aggravé ma maladie. De retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a dit : « Comment va-t-elle ? » J’ai demandé : « Puis-je aller chez mes parents ? » Je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Il a accepté, et j’ai demandé à ma mère : « Maman, de quoi parlent les gens ? » Elle m’a dit : « Ma fille, prends patience. Par Allah, il n’y a pas de femme belle et aimée de son mari, qui a d’autres épouses, sans que les autres ne cherchent à la dénigrer. » J’ai dit : « Subhan Allah ! Les gens ont vraiment parlé de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans arrêt jusqu’au matin. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors consulté `Ali ibn Abi Talib et Usama ibn Zayd. Usama a témoigné de mon innocence et de l’amour du Prophète pour moi : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ta femme, et nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Mais `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’a pas imposé de contrainte ; il y a beaucoup d’autres femmes. Mais si tu veux, demande à sa servante, elle te dira la vérité. » Aïcha ajoute : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donc appelé Barira et lui a demandé : « Ô Barira ! As-tu vu quelque chose de suspect chez Aïcha ? » Barira a répondu : « Par Allah, qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai rien vu de répréhensible chez elle, sauf qu’elle est jeune et parfois elle s’endort et laisse la pâte sans surveillance, alors les chèvres la mangent. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a demandé à la communauté : « Ô musulmans ! Qui m’aidera contre un homme qui m’a blessé en calomniant ma famille ? Par Allah, je ne sais rien de mal sur ma famille, et la personne accusée n’a jamais rendu visite à ma famille sans ma présence. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je m’occuperai de lui. S’il est des Aws, je lui couperai la tête ; s’il est des Khazraj, donne-nous ton ordre et nous obéirons. » Sa`d ibn ‘Ubada, chef des Khazraj, s’est levé, poussé par la fierté de sa tribu, et a dit à Sa`d ibn Mu`adh : « Par Allah, tu mens ! Tu ne le tueras pas et tu n’en es pas capable ! » Usaid ibn Hudair, cousin de Sa`d ibn Mu`adh, s’est levé et a dit à Sa`d ibn ‘Ubada : « C’est toi le menteur ! Par Allah, nous le tuerons, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites ! » Les deux tribus faillirent se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était sur le minbar. Il les calma jusqu’à ce qu’ils se taisent. Ce jour-là, j’ai pleuré sans arrêt, sans dormir, jusqu’à ce que mes parents pensent que j’allais en mourir. Une femme ansarie est venue pleurer avec moi. Alors que j’étais dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, a salué, s’est assis et a récité le Tashahhud. Il a dit : « Ensuite, ô Aïcha ! On m’a parlé de toi. Si tu es innocente, Allah montrera ton innocence. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand un serviteur avoue son péché et se repent, Allah accepte son repentir. » Quand il eut fini, mes larmes cessèrent. J’ai demandé à mon père de répondre pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais quoi dire. » J’ai demandé à ma mère, elle a dit : « Je ne sais quoi dire. » J’ai alors dit, bien que jeune et connaissant peu le Coran : « Par Allah, je sais que vous avez entendu cette histoire et qu’elle s’est ancrée dans vos esprits. Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve d’exemple pour moi que celui du père de Joseph : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.” » Je me suis tournée et allongée sur mon lit, sachant qu’Allah prouverait mon innocence. Mais je n’aurais jamais pensé qu’Allah ferait descendre une révélation à mon sujet qui serait récitée pour toujours. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait pas quitté sa place, personne n’était sorti, quand la Révélation est descendue sur lui. Il a été saisi par la difficulté habituelle de la révélation, au point que des gouttes de sueur coulaient de son front comme des perles, bien qu’il fasse froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit : « Aïcha, Allah a déclaré ton innocence. » Ma mère m’a dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui et je ne remercierai personne sauf Allah. » Alors Allah révéla : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24.11-20). Quand Allah a révélé mon innocence, Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait Mistah à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus jamais après ce qu’il a dit sur Aïcha. » Alors Allah révéla : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux, et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » (24.22). Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, je veux qu’Allah me pardonne. » Il a donc repris son aide à Mistah et a dit : « Par Allah, je ne lui refuserai plus jamais rien. » Aïcha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zaynab bint Jahsh à mon sujet : « Ô Zaynab ! Qu’as-tu vu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je protège mon ouïe et ma vue (je ne mens pas). Je ne sais que du bien sur Aïcha. » Parmi toutes les épouses du Prophète (ﷺ), Zaynab souhaitait recevoir la même faveur que moi, mais Allah l’a préservée du mensonge par sa piété. Mais sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue, comme ceux qui ont inventé et propagé la calomnie
- Sahih al-Bukhari, n°4757
Rapporté par Aïcha : Quand on a dit sur moi ce qui a été dit, alors que je n’en savais rien, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a récité le Tashahhud, puis a loué et glorifié Allah comme il se doit, puis il a dit : « Ensuite : Ô gens, donnez-moi votre avis sur ceux qui ont inventé un mensonge contre ma femme. Par Allah, je ne sais rien de mal à son sujet. Par Allah, ils l’ont accusée d’être avec un homme dont je n’ai jamais rien su de mal, et il n’est jamais entré chez moi sans que je sois présent, et chaque fois que je partais en voyage, il m’accompagnait. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), permets-moi de leur trancher la tête. » Un homme des Khazraj (Sa`d ibn ‘Ubada), parent de la mère du poète Hassan ibn Thabit, s’est levé et a dit (à Sa`d ibn Mu`adh) : « Tu mens ! Par Allah, si ces personnes étaient des Aws, tu n’aurais pas voulu leur trancher la tête. » Il était possible qu’un conflit éclate entre les Aws et les Khazraj dans la mosquée, et j’ignorais tout cela. Ce soir-là, je suis sortie pour un besoin, accompagnée d’Um Mistah. Sur le chemin du retour, Um Mistah a trébuché et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Ô mère, pourquoi insultes-tu ton fils ? » Elle s’est tue un moment, puis a trébuché à nouveau et a répété : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai demandé pourquoi elle l’insultait. Elle a trébuché une troisième fois et a répété la même chose, alors je l’ai réprimandée. Elle a dit : « Par Allah, je ne l’insulte que pour toi. » Je lui ai demandé : « À propos de quoi ? » Elle m’a alors raconté toute l’histoire. J’ai dit : « Cela est-il vraiment arrivé ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Je suis rentrée chez moi, bouleversée, au point d’oublier pourquoi j’étais sortie. Puis je suis tombée malade (fièvre) et j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de m’envoyer chez mon père. Il a envoyé un esclave avec moi, et en arrivant, j’ai trouvé ma mère en bas et mon père, Abu Bakr, en haut en train de réciter. Ma mère m’a demandé : « Qu’est-ce qui t’amène, ma fille ? » Je lui ai raconté toute l’histoire, mais elle n’a pas ressenti la chose comme moi. Elle a dit : « Ma fille, prends patience, car il n’y a jamais de femme belle et aimée de son mari qui a d’autres épouses sans que les autres ne soient jalouses et ne parlent mal d’elle. » Mais elle n’a pas ressenti la nouvelle comme moi. J’ai demandé : « Mon père est-il au courant ? » Elle a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) aussi ? » Elle a dit : « Oui, lui aussi. » Les larmes me sont montées aux yeux et j’ai pleuré. Abu Bakr, qui lisait à l’étage, a entendu ma voix, est descendu et a demandé à ma mère : « Qu’a-t-elle ? » Elle a répondu : « Elle a entendu ce qui a été dit sur elle (concernant l’histoire de la calomnie). » Abu Bakr a pleuré et a dit : « Je t’en supplie par Allah, ma fille, retourne chez toi. » Je suis rentrée chez moi et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu demander à ma servante à propos de moi (de mon comportement). La servante a dit : « Par Allah, je ne connais aucun défaut chez elle, sauf qu’elle s’endort et laisse les moutons entrer et manger sa pâte. » Certains compagnons du Prophète lui ont alors parlé durement et lui ont demandé de dire la vérité au Messager d’Allah (ﷺ). Finalement, ils lui ont parlé de l’affaire (de la calomnie). Elle a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je ne sais rien contre elle, sauf ce qu’un orfèvre sait d’un morceau d’or pur. » Cette nouvelle est parvenue à l’homme accusé, qui a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je n’ai jamais découvert l’intimité d’aucune femme. » Plus tard, cet homme est tombé en martyr dans la cause d’Allah. Le lendemain matin, mes parents sont venus me voir et sont restés avec moi jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vienne après la prière de l’Asr. Il est venu alors que mes parents étaient assis à mes côtés. Il a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Maintenant, ô Aïcha ! Si tu as commis une mauvaise action ou t’es fait du tort, repens-toi à Allah, car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs. » Une femme ansarie était assise près de la porte. J’ai dit (au Prophète) : « N’est-ce pas déplacé de parler ainsi devant cette femme ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors donné un conseil, et je me suis tournée vers mon père pour lui demander de répondre à ma place. Il a dit : « Que dois-je dire ? » Je me suis tournée vers ma mère, qui a dit : « Que dois-je dire ? » Comme mes parents ne répondaient pas, j’ai dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager ! » Après avoir loué et glorifié Allah, j’ai dit : « Maintenant, par Allah, si je vous dis que je n’ai rien fait (de mal) et qu’Allah est témoin que je dis la vérité, cela ne servira à rien car vous avez parlé de cela et vos cœurs l’ont absorbé ; et si je dis que j’ai commis ce péché alors qu’Allah sait que je ne l’ai pas fait, vous direz : “Elle a avoué.” Par Allah, je ne vois pas d’exemple plus approprié pour moi et vous que celui du père de Joseph quand il a dit : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites. C’est Allah (Seul) dont l’aide doit être recherchée.” » À ce moment-là, la Révélation est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ) et nous sommes restés silencieux. Puis la Révélation s’est terminée et j’ai vu des signes de bonheur sur son visage, alors qu’il essuyait la sueur de son front et disait : « Bonne nouvelle, ô Aïcha ! Allah a révélé ton innocence. » À ce moment-là, j’étais très en colère. Mes parents m’ont dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne le ferai pas et je ne remercierai ni lui ni vous, mais je remercierai Allah qui a révélé mon innocence. Vous avez entendu cette histoire mais vous ne l’avez ni niée ni changée (pour me défendre). » (Aïcha disait :) « Quant à Zaynab bint Jahsh (l’épouse du Prophète), Allah l’a protégée grâce à sa piété, donc elle n’a rien dit d’autre que du bien sur moi, mais sa sœur Hamna a été perdue parmi ceux qui ont été perdus. Ceux qui parlaient mal de moi étaient Mistah, Hassan ibn Thabit et l’hypocrite `Abdullah ibn Ubayy, qui propageait la rumeur et incitait les autres à en parler ; c’est lui et Hamna qui ont eu la plus grande part dans cette affaire. Abu Bakr a juré de ne plus jamais faire de faveur à Mistah. Alors Allah a révélé le verset : “Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches (comme Abu Bakr) ne jurent pas de ne plus aider leurs proches et les nécessiteux (comme Mistah)… N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur, Miséricordieux.” (24.22) Sur cela, Abu Bakr a dit : “Oui, par Allah, Seigneur ! Nous voulons que Tu nous pardonnes.” Il a donc recommencé à donner à Mistah ce qu’il lui donnait auparavant
- Sahih al-Bukhari, n°4774
Rapporté par Masruq : Pendant qu’un homme faisait un discours dans la tribu de Kinda, il a dit : « Une fumée dominera le Jour de la Résurrection et privera les hypocrites de leur ouïe et de leur vue. Les croyants n’en ressentiront qu’un effet semblable à un rhume. » Cette nouvelle nous a effrayés, alors je suis allé voir (Abdullah) Ibn Mas‘ud pendant qu’il était allongé (et je lui ai raconté l’histoire), ce qui l’a mis en colère ; il s’est redressé et a dit : « Celui qui sait quelque chose peut en parler, mais s’il ne sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est une preuve de savoir que de dire : ‘Je ne sais pas’, si tu ne connais pas une chose. Allah a dit à Son Prophète : Dis (Ô Muhammad) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas de ceux qui inventent. (38.86) Les Quraysh ont tardé à embrasser l’islam, alors le Prophète (ﷺ) a invoqué contre eux : ‘Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années (de famine) comme celles de Joseph.’ Ils ont donc subi une famine si sévère qu’ils ont été détruits et ont mangé des cadavres et des os. Ils voyaient alors comme une fumée entre le ciel et la terre (à cause de la faim). Abou Soufyan est alors venu (voir le Prophète) et a dit : « Ô Muhammad ! Tu nous as ordonné de maintenir les liens familiaux, et maintenant tes proches sont en train de périr, alors invoque Allah pour qu’Il les soulage. » Ibn Mas‘ud a alors récité : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible… mais vraiment, vous reviendrez (à l’incroyance). » (44.10-15) Ibn Mas‘ud a ajouté : Puis le châtiment a été levé, mais ils sont vraiment revenus à leur ancienne mécréance. Alors Allah les a menacés ainsi : « Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.16) Et cela s’est produit le jour de la bataille de Badr. Le mot « Lizama » (le châtiment) fait référence au jour de Badr. La parole d’Allah : Alif-Lam-Mim, les Romains ont été vaincus, et après leur défaite, ils seront victorieux (30.1-3). Ce verset indique que la défaite des Byzantins avait déjà eu lieu
- Sahih al-Bukhari, n°4809
Rapporté par Masruq : Nous sommes allés voir `Abdullah bin Mas`ud et il a dit : « Ô gens ! Si quelqu’un sait quelque chose, il peut le dire, mais s’il ne le sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est un signe de connaissance de dire à propos de ce qu’on ignore : ‘Allah sait mieux’. Allah a dit à Son Prophète : ‘Dis (Ô Muhammad !) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.86) Maintenant, je vais vous parler d’Ad-Dukhan (la fumée). Le Messager d’Allah (ﷺ) a invité les Qouraychites à embrasser l’islam, mais ils ont tardé à répondre. Alors il a dit : “Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années de famine comme les sept années de Joseph.” La famine les a frappés et tout a été détruit, au point qu’ils ont mangé des bêtes mortes et des peaux. Les gens croyaient voir de la fumée entre eux et le ciel à cause de la faim extrême. Allah a dit : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens... C’est un châtiment douloureux.’ (44.10-11) (Alors ils ont invoqué Allah) : “Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment, vraiment nous croyons.” Comment pourraient-ils recevoir un rappel alors qu’un Messager, qui expliquait clairement, leur était déjà venu ? Puis ils se sont détournés de lui et ont dit : “Un homme instruit (par un humain), un fou ?” ‘Nous écarterons certes le châtiment pour un temps, mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.12-15) Le châtiment sera-t-il levé le Jour de la Résurrection ? » `Abdullah ajouta : « Le châtiment a été levé pour un temps, mais ils sont revenus à l’incroyance, alors Allah les a détruits le jour de Badr. Allah a dit : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. Nous nous vengerons alors.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°4821
Rapporté par `Abdullah : (À propos de la fumée imaginaire) : Cela s’est produit lorsque les Quraishites ont refusé d’obéir au Prophète, et il a demandé à Allah de les frapper de plusieurs années de famine comme celles du Prophète Joseph. Ils ont donc été touchés par la famine et la fatigue, au point de manger même des os. Un homme regardait le ciel et croyait voir comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la fatigue extrême. Alors Allah a révélé : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens ; c’est un châtiment douloureux.’ (44.10-11) Quelqu’un (Abu Sufyan) est alors venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il fasse tomber la pluie sur les tribus de Mudar car elles sont sur le point de périr. » Le Prophète (ﷺ) a dit (étonné) : « Dois-je invoquer Allah pour les tribus de Mudar ? En vérité, tu es un homme courageux ! » Mais le Prophète a prié pour la pluie et il a plu pour eux. Ensuite, le verset a été révélé : ‘Mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.15) (Quand la famine a pris fin et) qu’ils ont retrouvé la prospérité, ils sont revenus à leurs anciennes habitudes, alors Allah a révélé : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. Nous nous vengerons alors.’ (44.16) Le narrateur a dit : « C’était le jour de la bataille de Badr. »
- Sahih al-Bukhari, n°4822
Rapporté par `Abdullah : C’est un signe de connaissance que, quand tu ne sais pas quelque chose, tu dis : ‘Allah sait mieux.’ Allah a dit à Son Prophète : ‘Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.86) Quand les Quraishites ont troublé et se sont opposés au Prophète (ﷺ), il a dit : « Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années de Joseph. » Ils ont donc été frappés par une année de famine pendant laquelle ils ont mangé des os et des bêtes mortes à cause de la souffrance, et l’un d’eux voyait comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la faim. Ensuite, ils ont dit : « Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment, vraiment nous croyons. » (44.12) Puis il a été dit au Prophète (par Allah) : « Si Nous l’écartons d’eux, ils reviendront à leurs anciennes habitudes (d’incroyance). » Le Prophète (ﷺ) a donc invoqué son Seigneur, qui a écarté le châtiment, mais plus tard ils sont revenus à l’incroyance, alors Allah les a punis le jour de la bataille de Badr, et c’est ce qu’indique la parole d’Allah : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... Nous nous vengerons alors.’
- Sahih al-Bukhari, n°4823
Rapporté par Masruq : Je suis allé voir `Abdullah et il a dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a invité les Quraishites (à l’islam), ils l’ont rejeté et se sont opposés à lui. Alors il (le Prophète) a dit : “Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années de Joseph.” Ils ont donc été frappés par une année de sécheresse qui a tout détruit, et ils ont commencé à manger des bêtes mortes, et si l’un d’eux se levait, il voyait comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la fatigue et de la faim. » `Abdullah a ensuite récité : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens. C’est un châtiment douloureux... (jusqu’à) ... Nous écarterons certes le châtiment pour un temps, mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.10-15) `Abdullah ajouta : « Le châtiment sera-t-il levé pour eux le Jour de la Résurrection ? » Il ajouta : « La prise sévère » était le jour de la bataille de Badr
- Sahih al-Bukhari, n°4824
Rapporté par `Abdullah : Allah a envoyé (le Prophète) Muhammad et a dit : ‘Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (c’est-à-dire quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.68) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a vu les Quraishites s’opposer à lui, il a dit : « Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années (de famine) de Joseph. » Ils ont donc été frappés par une année de sécheresse qui a tout détruit, et ils ont mangé des os et des peaux. (L’un d’eux a dit) : « Et ils ont mangé des peaux et des bêtes mortes, et (il leur semblait) que quelque chose comme de la fumée sortait de la terre. » Alors Abu Sufyan est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad ! Ton peuple est sur le point de périr ! Invoque Allah pour qu’Il les soulage. » Le Prophète (ﷺ) a donc invoqué Allah pour eux (et la famine a disparu). Il leur a dit : « Vous reviendrez (à l’incroyance) après cela. » `Abdullah a ensuite récité : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ Il ajouta : « Le châtiment sera-t-il levé pour eux dans l’au-delà ? La fumée, la prise et Al-Lizam sont tous passés. » Un des sous-narrateurs a dit : « Le fendillement de la lune. » Et un autre a dit : « La défaite des Romains (a eu lieu). »
- Sahih al-Bukhari, n°6200
Rapporté par Abu Hurairah (ra) : Quand le Prophète (ﷺ) a relevé la tête après s’être incliné pendant la prière, il a dit : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, ‘Aiyyash bin Abu Rabi’a et les croyants faibles et impuissants de La Mecque. Ô Allah, sois dur avec la tribu de Mudar. Ô Allah, envoie-leur des années de sécheresse comme celles de (le Prophète) Yusuf (Joseph). »
- Sahih al-Bukhari, n°6393
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Prophète ﷺ disait : « Sami’ Allahu liman hamidah (Allah a entendu celui qui Le loue) » lors de la dernière rak`a de la prière du `Isha, il invoquait Allah en disant : « Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Abi Rabi`a ; Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid ; Ô Allah ! Sauve les personnes faibles parmi les croyants ; Ô Allah ! Sois dur avec la tribu de Mudar ; Ô Allah ! Inflige-leur des années de sécheresse comme celles du Prophète ﷺ Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°6940
Rapporté par Abi Huraira : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude d’invoquer Allah dans sa prière : « Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Abi Rabi`a, Salama bin Hisham et Al-Walid bin Al-Walid ; ô Allah ! Sauve les faibles parmi les croyants ; ô Allah ! Sois dur envers la tribu de Mudar et inflige-leur des années (de famine) comme les années de Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°6992
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si j’étais resté en prison aussi longtemps que Joseph et qu’ensuite le messager venait, je répondrais à son appel (pour sortir de prison). »
- Sahih al-Bukhari, n°7303
Rapporté par ‘Aisha (la mère des croyants) : Le Messager d’Allah (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, a dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Si Abou Bakr se tient à ta place pour la prière, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » Il a répété : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors dit à Hafsa : « Peux-tu dire au Prophète : ‘Si Abou Bakr se tient à ta place, les gens ne pourront pas l’entendre à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière’ ? » Hafsa l’a fait, et le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Vous êtes comme les compagnes de Joseph (voir Coran, 12:30-32). Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Hafsa m’a alors dit : « Je n’ai jamais rien reçu de bon de ta part. »
- Sahih Muslim, n°1540
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman b. ‘Auf : J’ai entendu Abu Huraira dire : (Quand) le Messager d’Allah ﷺ voulait invoquer une malédiction ou une bénédiction sur quelqu’un, il le faisait à la fin de la récitation dans la prière de l’aube, après avoir prononcé « Allahou Akbar » pour s’incliner et s’être relevé en disant : « Allah entend celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange », il restait debout et disait : « Ô Allah, sauve al-Walid b. Walid, Salama b. Hisham et ‘Ayyash b. Abd Rabi’a, ainsi que les faibles parmi les musulmans. Ô Allah, accable sévèrement Mudar et fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. Ô Allah, maudis Lihyan, Ri’l, Dhakwan et ‘Usayya, car ils ont désobéi à Allah et à Son Messager. » (Le narrateur ajoute ensuite) : Nous avons appris qu’il a arrêté cela quand ce verset a été révélé : « Tu n’as aucune part dans cette affaire, qu’Il se tourne vers eux ou qu’Il les châtie ; ils sont certes injustes. » (III)
- Sahih Muslim, n°1541
Rapporté par Abu Huraira : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs jusqu’aux mots : « Et fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph », mais la suite n’a pas été mentionnée
- Sahih Muslim, n°1542
Rapporté par Abu Salama d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ récitait le Qunut après le ruku’ dans la prière pendant un mois, au moment où il disait : « Allah entend celui qui Le loue », et il disait dans le Qunut : « Ô Allah, sauve al-Walid b. al-Walid ; ô Allah, sauve Salama b. Hisham ; ô Allah, sauve ‘Ayyash b. Abu Rabi’a ; ô Allah, sauve les faibles parmi les musulmans ; ô Allah, accable sévèrement Mudar ; ô Allah, fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. » Abu Huraira a ajouté : J’ai vu que le Messager d’Allah ﷺ a ensuite arrêté cette invocation. J’ai donc dit : Je vois que le Messager d’Allah ﷺ a cessé d’invoquer la bénédiction pour eux. On lui a dit : « Ne vois-tu pas que ceux pour qui le Prophète a invoqué la bénédiction sont venus (c’est-à-dire qu’ils ont été sauvés) ? »
- Sahih Muslim, n°1543
Rapporté par Abu Salama : Abu Huraira lui a raconté que lorsque le Messager d’Allah ﷺ disait : « Allah entend celui qui Le loue », et avant de se prosterner, il récitait ceci dans la prière du ‘Isha : « Ô Allah, sauve ‘Ayyash b. Abu Rabi’a », et le reste du hadith est le même que celui rapporté par Auza’i jusqu’aux mots : « Comme la famine à l’époque de Joseph », mais il n’a pas mentionné la suite
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
1 verset mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sourate Yusuf — n°12
Alif, Lâm, Râ. Tels sont les versets du Livre explicite
Le prénom dans les hadiths
57 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°1078
Rapporté par Muhammad ibn Yahya ibn Habban : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quel mal y a-t-il à ce que l’un d’entre vous ait deux vêtements pour le vendredi, en plus de ceux qu’il porte chaque jour pour le travail, s’il en a les moyens ? » ‘Amr a rapporté cela de Ibn Habib, de Moussa ibn Sa’d, de Ibn Habban, de Ibn Salam qui a entendu cette parole du Messager d’Allah ﷺ sur la chaire. Abu Dawud a dit : Cette tradition a aussi été rapportée par Yusuf ibn ‘Abd Allah ibn Salam du Prophète ﷺ par une autre chaîne de transmetteurs
- Sunan Abu Dawud, n°1243
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ a dirigé un groupe pour une unité de prière, tandis que l’autre groupe faisait face à l’ennemi. Ensuite, ils ont échangé leur place. Le second groupe est venu et il les a dirigés pour la seconde unité. Il a ensuite fait la salutation. Après cela, ils se sont levés et ont terminé leur unité restante, puis ils sont partis et l’autre groupe a terminé sa propre unité. Abu Dawud a dit : Ce récit a été rapporté par Nafi’ et Khalid ibn Ma’dan d’après Ibn ‘Umar de la même façon, du Prophète ﷺ. Il a aussi été transmis de façon similaire par Masruq et Yusuf ibn Mihran d’après Ibn Abbas. Yunus l’a rapporté d’al-Hasan, d’Abu Musa, de façon similaire, disant qu’Abu Musa a fait ainsi
- Sunan Abu Dawud, n°3259
Rapporté par Yusuf ibn Abdullah ibn Salam : J’ai vu que le Prophète ﷺ posait une datte sur un morceau de pain et disait : « Ceci est un aliment que l’on mange avec le pain (comme accompagnement). »
- Sunan Abu Dawud, n°3260
Une tradition similaire a aussi été rapportée par Yusuf ibn Abdullah ibn Salam par une autre chaîne de transmetteurs
- Sunan Abu Dawud, n°3534
Rapporté par Yusuf ibn Malik al-Makki : J’écrivais les comptes des dépenses engagées pour des orphelins sous la tutelle d’un certain homme. Ils l’ont trompé de mille dirhams et il leur a versé cette somme. J’ai ensuite reçu le double de ce qu’ils méritaient. J’ai dit à cet homme : « Prends les mille dirhams qu’ils t’ont pris en te trompant. » Il répondit : « Non, mon père m’a dit qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Rends le dépôt à celui qui te l’a confié, et ne trahis pas celui qui t’a trahi.” »
Voir 52 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°3830
Rapporté par Yusuf ibn Abdullah ibn Salam : J’ai vu que le Prophète ﷺ prenait un morceau de pain d’orge, y mettait une datte et disait : « C’est l’accompagnement de ceci. »
- Sunan Abu Dawud, n°3885
Rapporté par Thabit ibn Qays ibn Shammas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est entré auprès de Thabit ibn Qays. Dans la version d’Ahmad ibn Salih : alors qu’il était malade, le Prophète ﷺ a dit : « Ô Seigneur des hommes, enlève le mal de Thabit ibn Qays ibn Shammas. » Il a ensuite pris un peu de poussière de Bathan, l’a mise dans un bol, l’a mélangée avec de l’eau, a soufflé dedans, puis l’a versée sur lui. Abu Dawud a dit : Ibn al-Sarh a dit : Yusuf bin Muhammad est correct (et non Muhammad bin Yusuf)
- Sunan Abu Dawud, n°5106
Rapporté par Aisha (la mère des croyants) رضي الله عنها : On amenait des garçons au Messager d’Allah ﷺ, et il invoquait des bénédictions sur eux. Yusuf a ajouté : « et il écrasait des dattes pour en frotter leur palais. » Il n’a pas mentionné « les bénédictions »
- Sahih al-Bukhari, n°1662
Rapporté par Ibn Shihab : Salim a dit : « L’année où Al-Hajjaj bin Yusuf a attaqué Ibn Az-Zubair, il a demandé à `Abdullah (Ibn `Umar) quoi faire pendant le séjour le jour de `Arafat (9e de Dhul-Hijja). Je lui ai dit : ‘Si tu veux suivre la Sunna (la voie du Prophète (ﷺ)), tu dois faire la prière juste après midi le jour de `Arafat.’ `Abdullah bin `Umar a dit : ‘Il (Salim) a dit la vérité.’ » Les Compagnons du Prophète (ﷺ) faisaient la prière du Zuhr et du Asr ensemble selon la Sunna. J’ai demandé à Salim : « Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait-il cela ? » Salim a dit : « Et en faisant cela, suivez-vous autre chose que sa Sunna (ﷺ) ? »
- Sahih al-Bukhari, n°3700
Rapporté par `Amr bin Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
- Sahih al-Bukhari, n°4688
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Le noble, fils du noble, fils du noble, fils du noble : Yûsuf (Joseph), fils de Ya‘qûb (Jacob), fils d’Isḥâq (Isaac), fils d’Ibrâhîm (Abraham). »
- Sahih al-Bukhari, n°4689
Rapporté par Abû Hurayra : On demanda au Messager d’Allah ﷺ : « Qui sont les gens les plus nobles ? » Il répondit : « Les plus nobles auprès d’Allah sont ceux qui Le craignent le plus. » Ils dirent : « Ce n’est pas cela que nous te demandons. » Il dit : « Alors, le plus noble des gens est Yûsuf, Prophète d’Allah, fils du Prophète d’Allah, fils du Prophète d’Allah, fils de l’ami intime d’Allah (Khalîl Allah). » Ils dirent : « Ce n’est pas cela que nous te demandons. » Il dit : « Est-ce donc des lignées des Arabes que vous m’interrogez ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Les meilleurs d’entre vous à l’époque de l’ignorance sont les meilleurs d’entre vous en Islam, s’ils acquièrent la compréhension (de la religion). »
- Sahih al-Bukhari, n°4690
Rapporté par ‘Aïsha, épouse du Prophète ﷺ, selon le récit d’‘Urwa ibn az-Zubayr, Sa‘îd ibn al-Musayyab, ‘Alqama ibn Waqqâs et ‘Ubaydullah ibn ‘Abdullah, lorsque les gens de la calomnie dirent ce qu’ils dirent à son sujet et qu’Allah l’innocenta, chacun m’a rapporté une partie du récit. Le Prophète ﷺ lui dit : « Si tu es innocente, Allah t’innocentera. Et si tu as commis un péché, demande pardon à Allah et repens-toi à Lui. » Elle dit : « Par Allah, je ne trouve d’exemple que celui du père de Yûsuf : {Il ne me reste qu’une belle patience. C’est Allah qu’il faut implorer contre ce que vous décrivez.} » Puis Allah fit descendre : {Ceux qui sont venus avec la calomnie…} les dix versets
- Sahih al-Bukhari, n°4827
Rapporté par Yusuf bin Mahak : Marwan avait été nommé gouverneur du Hijaz par Muawiya. Il a prononcé un sermon et a mentionné Yazid bin Muawiya pour que les gens lui prêtent allégeance comme successeur de son père (Muawiya). Alors `Abdur Rahman bin Abu Bakr lui a dit quelque chose, ce qui a poussé Marwan à ordonner son arrestation. Mais `Abdur-Rahman est entré dans la maison de `Aisha et ils n’ont pas pu l’arrêter. Marwan a dit : « C’est lui (`AbdurRahman) à propos de qui Allah a révélé ce verset : ‘Et celui qui dit à ses parents : “Fi de vous ! Me promettez-vous... ?”’ » Là-dessus, `Aisha a dit derrière un rideau : « Allah n’a rien révélé dans le Coran à notre sujet, sauf ce qui concerne la déclaration de mon innocence (de la calomnie). »
- Sahih al-Bukhari, n°4876
Rapporté par Yusuf bin Mahik : J’étais dans la maison de `Aisha, la mère des croyants. Elle a dit : « Cette révélation : ‘Non, mais l’Heure est leur rendez-vous (pour leur pleine rétribution) ; et l’Heure sera plus terrible et plus amère.’ (54.46) a été révélée à Muhammad à La Mecque alors que j’étais une petite fille qui jouait. »
- Sahih al-Bukhari, n°4993
Rapporté par Yusuf ibn Mahk : Alors que j’étais avec Aïcha, la mère des croyants, une personne d’Irak est venue demander : « Quel est le meilleur linceul ? » Aïcha a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! Quelle importance cela a-t-il ? » Il a dit : « Ô mère des croyants ! Montre-moi ton exemplaire du Coran. » Elle a demandé : « Pourquoi ? » Il a répondu : « Pour rassembler et organiser le Coran selon lui, car les gens le récitent avec les sourates dans le désordre. » Aïcha a dit : « Quelle importance l’ordre dans lequel tu lis ? Sache que la première chose révélée était une sourate parmi les Mufassal, et il y était question du Paradis et de l’Enfer. Quand les gens ont embrassé l’islam, les versets sur le licite et l’illicite ont été révélés. Si la première chose révélée avait été : “Ne buvez pas de boissons alcoolisées”, les gens auraient dit : “Nous ne cesserons jamais de boire de l’alcool”, et si cela avait été : “Ne commettez pas de relations sexuelles illicites”, ils auraient dit : “Nous ne cesserons jamais cela.” Alors que j’étais une jeune fille, ce verset a été révélé à Muhammad à La Mecque : “Mais l’Heure est leur rendez-vous, et l’Heure sera plus terrible et plus amère.” (54.46) La sourate Al-Baqara (La Vache) et la sourate An-Nisa (Les Femmes) ont été révélées alors que j’étais avec lui. » Ensuite, Aïcha a sorti son exemplaire du Coran pour l’homme et lui a dicté les versets des sourates dans leur ordre correct
- Sahih al-Bukhari, n°5001
Rapporté par 'Alqama : Pendant que nous étions dans la ville de Hims (en Syrie), Ibn Mas`ud a récité la sourate Yusuf. Un homme lui a dit : « Elle n’a pas été révélée de cette façon. » Alors Ibn Mas`ud a répondu : « Je l’ai récitée ainsi devant le Messager d’Allah (ﷺ) et il a approuvé ma récitation en disant : “Très bien !” » Ibn Mas`ud a alors senti l’odeur de vin dans la bouche de cet homme, et il lui a dit : « N’as-tu pas honte de mentir à propos du Livre d’Allah alors que, en plus, tu bois de l’alcool ? » Puis il l’a puni selon la loi
- Sahih al-Bukhari, n°6200
Rapporté par Abu Hurairah (ra) : Quand le Prophète (ﷺ) a relevé la tête après s’être incliné pendant la prière, il a dit : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, ‘Aiyyash bin Abu Rabi’a et les croyants faibles et impuissants de La Mecque. Ô Allah, sois dur avec la tribu de Mudar. Ô Allah, envoie-leur des années de sécheresse comme celles de (le Prophète) Yusuf (Joseph). »
- Sahih al-Bukhari, n°7087
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Il a rendu visite à Al-Hajjaj (bin Yusuf). Al-Hajjaj lui a dit : « Ô fils d’Al-Akwa` ! Tu as tourné le dos (c’est-à-dire tu as quitté l’islam) en restant (dans le désert) avec les bédouins. » Salama a répondu : « Non, mais le Messager d’Allah (ﷺ) m’a permis de vivre avec les bédouins dans le désert. » Rapporté par Yazid bin Abi Ubaid : Quand `Uthman bin `Affan a été tué (martyrisé), Salama bin Al-Akwa` est parti dans un endroit appelé Ar-Rabadha, il s’y est marié, a eu des enfants et y est resté jusqu’à quelques jours avant sa mort, quand il est revenu à Médine
- Sunan Ibn Majah, n°264
Rapporté par Yusuf bin Ibrahim, qui a entendu Anas bin Malik dire : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Celui à qui on demande un savoir et qui le cache sera bridé le Jour de la Résurrection avec un mors de feu.” »
- Sunan Ibn Majah, n°300
Rapporté par Yusuf bin Abi Burdah : "J'ai entendu mon père dire : 'Je suis allé voir 'Aishah, et je l'ai entendue dire : "Quand le Messager d'Allah ﷺ sortait des toilettes, il disait : Ghufranaka (Je demande Ton pardon)."'" (Sahih) Une autre chaîne rapporte des paroles similaires
- Sunan Ibn Majah, n°1095
Rapporté par ‘Abdullah bin Salam : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire sur la chaire un vendredi : “Il n’y a aucun mal pour l’un d’entre vous à acheter deux vêtements pour le vendredi (prière), autres que ses habits de travail.” (Selon une autre chaîne, rapportée par Yusuf bin Abdullah bin Salam, son père a dit : “Le Prophète nous a fait un sermon” et il a mentionné cela)
- Sunan Ibn Majah, n°1232
Rapporté par ‘Aishah رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade de la maladie qui allait causer sa mort” – (Un des rapporteurs, Abu Mu’awiyah, a dit : “Quand la maladie l’a épuisé”) – “Bilal est venu l’informer qu’il était l’heure de la prière. Il a dit : ‘Dites à Abu Bakr de diriger la prière.’ Nous avons dit : ‘Ô Messager d’Allah ! Abu Bakr est un homme sensible, et s’il prend ta place, il pleurera et ne pourra pas diriger. Pourquoi ne demandes-tu pas à ‘Umar de diriger la prière ?’ Il a dit : ‘Dites à Abu Bakr de diriger la prière ; vous êtes comme les femmes qui accompagnaient Yusuf.’” Elle a dit : “Nous avons donc envoyé chercher Abu Bakr, et il a dirigé la prière. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est senti un peu mieux, il est sorti pour la prière, soutenu par deux hommes, traînant les pieds au sol. Quand Abu Bakr a compris qu’il était là, il a voulu reculer, mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de rester à sa place. Les deux hommes l’ont alors amené à s’asseoir à côté d’Abu Bakr, et Abu Bakr suivait le Prophète (ﷺ), et les gens suivaient Abu Bakr.”
- Sunan Ibn Majah, n°1234
Rapporté par Salim bin ‘Ubaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) a perdu connaissance pendant sa maladie, puis il s’est réveillé et a dit : “Est-ce l’heure de la prière ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a dit : “Dites à Bilal d’appeler à la prière, et à Abu Bakr de diriger la prière.” Puis il s’est évanoui, puis s’est réveillé et a dit : “Est-ce l’heure de la prière ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Dites à Bilal d’appeler à la prière, et à Abu Bakr de diriger la prière.” Cela s’est répété trois fois. ‘Aishah a dit : “Mon père est un homme sensible, et s’il se tient à cette place, il pleurera et ne pourra pas diriger. Si tu demandes à quelqu’un d’autre, ce serait mieux.” Puis il s’est évanoui, puis s’est réveillé et a dit : “Dites à Bilal d’appeler à la prière, et à Abu Bakr de diriger la prière. Vous êtes comme les femmes qui accompagnaient Yusuf.” Alors Bilal a été chargé d’appeler à la prière, et il l’a fait, et Abu Bakr a été chargé de diriger la prière, et il l’a fait. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est senti un peu mieux et a dit : “Trouvez-moi quelqu’un sur qui m’appuyer.” Barirah et un autre homme sont venus, et il s’est appuyé sur eux. Quand Abu Bakr l’a vu, il a voulu reculer, mais le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah (ﷺ) est alors venu s’asseoir à côté d’Abu Bakr, jusqu’à ce qu’Abu Bakr ait terminé la prière. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé
- Sunan Ibn Majah, n°1244
Rapporté par Abu Hurairah : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête de l’inclinaison à la prière du Subh, il disait : “Ô Allah, sauve Al-Walid bin Walid, Salamah bin Hisham et ‘Ayyash bin Abu Rabi’ah, et les opprimés à La Mecque. Ô Allah, serre Ta poigne sur Mudar, et envoie-leur des années de famine comme celle de Yusuf.”
- Sunan Ibn Majah, n°2281
Rapporté par Muhammad bin Hamzah bin Yusuf bin 'Abdullah bin Salam, de son père, que son grand-père 'Abdullah bin Salam a dit : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : "La tribu de Banu untel, qui descend des Juifs, s'est convertie à l'islam, mais ils ont faim et j'ai peur qu'ils renient leur foi." Le Prophète (ﷺ) a dit : "Qui a quelque chose avec lui ?" Un homme juif a dit : "J'ai telle et telle chose," et il a précisé, et je pense qu'il a dit trois cents dinars pour telle quantité de produits du jardin de la tribu de Banu untel." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Pour tel prix à telle date, mais pas du jardin de la tribu de Banu untel
- Sunan Ibn Majah, n°4026
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous sommes plus enclins au doute qu’Ibrahim quand il a dit : “Mon Seigneur ! Montre-moi comment Tu redonnes la vie aux morts.” Il (Allah) a dit : “Ne crois-tu pas ?” Il (Ibrahim) a dit : “Si, mais c’est pour que mon cœur soit rassuré.” [2:260] Et qu’Allah fasse miséricorde à Lout. Il aurait voulu avoir un soutien puissant. Et si j’étais resté en prison aussi longtemps que Yusuf, j’aurais accepté l’offre. »
- Muwatta Malik, n°799
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar, partant pour une visite pieuse, à la Mecque, lors du conflit, (entre al-Hajjaj ibn Yusuf and Zubair ibn al-Awwam)a dit: «si on va m'interdire d'arriver à la Maison Sacrée, je ferai, ce que nous avons déjà fait avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Ainsi, il fit la talbiat pour une visite pieuse, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait fait la talbiat pour une visite pieuse l'année de Houdaibia». Puis Abdallah, pensant à ce qu'il a fait. dit: «le pèlerinage et la visite pieuse sont tous deux un même devoir». Puis s'adressant à ses compagnons il leur dit: «puisque tous les deux sont un même devoir, je vous prends à témoins que j'ai donné l'ordre de rassembler le pèlerinage et la visite pieuse». Puis il réussit à accéder à la Maison Sacrée, compléta le tawaf trouvant ainsi qu'il avait accompli les rites, il sacrifia sa victime». Malek a dit: «tel est ce qui est traditionnellement suivi, par celui qui est retenu par un ennemi, tout comme le cas du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et de ses compagnons. Quant à celui qui est retenu dans d'autres conditions (ou situations), il ne peut se désacraliser s'il n'est pas arrivée à la Maison Sacrée». Chapitre XXXII Du Pèlerin retenu par une autre cause que l'ennemi
- Sahih Muslim, n°57
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : J’ai entendu un homme demander à Jābir au sujet du verset : « Ainsi, je ne quitterai jamais ce pays jusqu’à ce que mon père me le permette ou qu’Allah décide pour moi, et Il est le meilleur des juges. » Jābir a dit : « C’est une interprétation de ces versets », et il mentait car cela concernait les frères de Yūsuf, paix sur lui
- Sahih Muslim, n°58
Rapporté par Salamah bin Shabīb : Al-Humaydī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : « J’ai entendu un homme interroger Jābir au sujet du verset : {Ainsi, je ne quitterai jamais ce pays jusqu’à ce que mon père me le permette ou qu’Allah décide pour moi, et Il est le meilleur des juges} [Yūsuf : 80]. Jābir répondit : ‘Je n’ai pas reçu d’explication concernant ces versets.’ Sufyān dit : ‘Il a menti.’ Nous avons demandé à Sufyān : ‘Que voulait-il dire par là ?’ [Sufyān] répondit : ‘En fait, les Rāfiḍah disent : “Ali est dans les nuages et nous ne sortirons pas avec celui qui sortira de ses descendants [le calife] jusqu’à ce qu’un appel vienne du ciel, c’est-à-dire Ali : ‘Sortez avec untel [le Mahdī promis].’” Jābir disait que c’était là l’explication de ces versets, et il mentait car ils concernaient en réalité les frères de Yūsuf, paix sur lui.’ »
- Sahih Muslim, n°82
Rapporté par Ahmad bin Yūsuf al-Azdī : Il a dit : « J’ai entendu Abd ar-Razzāq dire : ‘Je n’ai jamais vu Ibn al-Mubārak accuser aussi clairement quelqu’un de “mensonge” sauf envers Abd ul-Quddūs ; en effet, je l’ai entendu lui dire : “Tu es un menteur.”’ »
- Sahih Muslim, n°183
Rapporté par Abu Huraira : Le même hadith nous a été transmis par une autre chaîne de rapporteurs, notamment Muhammad b. al-Muthanna, Ishaq b. Yusuf Azraq, Ibn 'Aun, etc
- Sahih Muslim, n°382
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Nous avons plus de raisons de douter qu’Ibrahim ﷺ quand il a dit : “Mon Seigneur ! Montre-moi comment Tu redonnes la vie aux morts.” Il a dit : “Ne crois-tu pas ?” Il a répondu : “Si, mais c’est pour que mon cœur soit rassuré.” » Le Prophète ﷺ a aussi dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Loth : il voulait un soutien solide. Et si j’étais resté en prison aussi longtemps que Yusuf, j’aurais répondu à celui qui m’invitait. »
- Sahih Muslim, n°411
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On m’a amené al-Buraq, une monture blanche et longue, plus grande qu’un âne mais plus petite qu’une mule, qui posait son sabot à la distance que l’œil pouvait atteindre. Je suis monté dessus et je suis arrivé au Temple (Bayt al-Maqdis à Jérusalem), puis je l’ai attaché à l’anneau utilisé par les prophètes. Je suis entré dans la mosquée et j’y ai prié deux unités de prière, puis je suis sorti et Gabriel m’a apporté un récipient de vin et un récipient de lait. J’ai choisi le lait, et Gabriel a dit : “Tu as choisi la voie naturelle.” Ensuite, il m’a emmené au ciel. Gabriel a alors demandé que la porte du ciel soit ouverte et on lui a demandé qui il était. Il a répondu : “Gabriel.” On lui a encore demandé : “Qui est avec toi ?” Il a dit : “Muhammad.” On a dit : “A-t-il été envoyé ?” Gabriel a répondu : “Oui, il a été envoyé.” La porte du ciel nous a alors été ouverte et nous avons vu Adam. Il m’a accueilli et a prié pour mon bien. Puis nous sommes montés au deuxième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. Quand la porte a été ouverte, j’ai rencontré ‘Isa ibn Maryam et Yahya ibn Zakariya (paix sur eux), cousins du côté maternel. Ils m’ont accueilli et prié pour mon bien. Ensuite, j’ai été emmené au troisième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte pour nous. J’ai vu Yusuf (paix d’Allah sur lui) à qui la moitié de la beauté du monde avait été donnée. Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, nous sommes montés au quatrième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a posé les mêmes questions. La porte a été ouverte, et là se trouvait Idris. Il m’a accueilli et a prié pour moi. À son sujet, Allah, le Très Haut, a dit : “Nous l’avons élevé à une haute position” (Coran 19:57). Puis nous sommes montés au cinquième ciel, et Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. J’ai alors rencontré Haroun (Aaron, paix d’Allah sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Ensuite, j’ai été emmené au sixième ciel. Gabriel (paix sur lui) a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai rencontré Moussa (Moïse, paix sur lui). Il m’a accueilli et a prié pour moi. Puis j’ai été emmené au septième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. Les mêmes questions ont été posées, et la porte a été ouverte. Là, j’ai trouvé Ibrahim (Abraham, paix sur lui) appuyé contre la Maison peuplée (Bayt al-Ma’mur), où soixante-dix mille anges entrent chaque jour sans jamais y revenir. Ensuite, j’ai été conduit au lotus de la limite (Sidrat al-Muntaha), dont les feuilles étaient comme des oreilles d’éléphant et les fruits comme de grands récipients en argile. Quand il a été couvert par l’Ordre d’Allah, il a subi un tel changement qu’aucune créature n’a le pouvoir de décrire sa beauté. Puis Allah m’a révélé une révélation et Il m’a rendu obligatoires cinquante prières chaque jour et chaque nuit. Ensuite, je suis descendu vers Moussa (paix sur lui) et il m’a demandé : “Qu’est-ce que ton Seigneur a prescrit à ta communauté ?” J’ai dit : “Cinquante prières.” Il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger (le nombre de prières), car ta communauté ne pourra pas supporter ce fardeau. J’ai déjà éprouvé les enfants d’Israël et je les ai trouvés incapables de supporter une telle charge.” Le Prophète ﷺ a dit : Je suis retourné vers mon Seigneur et j’ai dit : “Mon Seigneur, allège la charge de ma communauté.” Allah a réduit de cinq prières pour moi. Je suis descendu vers Moussa et lui ai dit : “Allah a réduit de cinq prières pour moi.” Il a dit : “Ta communauté ne pourra pas supporter cela ; retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” J’ai continué à aller et venir entre mon Seigneur, Béni et Exalté, et Moussa, jusqu’à ce qu’Il dise : “Il y a cinq prières chaque jour et chaque nuit. Ô Muhammad, chacune compte pour dix, cela fait donc cinquante prières. Celui qui a l’intention de faire une bonne action et ne la fait pas, il aura une bonne action inscrite à son compte ; et s’il la fait, elle sera inscrite comme dix bonnes actions. Mais celui qui a l’intention de faire une mauvaise action et ne la fait pas, rien ne sera inscrit contre lui ; et s’il la fait, une seule mauvaise action sera inscrite.” Je suis alors descendu, et quand je suis allé voir Moussa et que je l’ai informé, il a dit : “Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui d’alléger encore.” À cela, le Messager d’Allah ﷺ a répondu : “Je suis retourné vers mon Seigneur jusqu’à ce que j’aie eu honte devant Lui.”
- Sahih Muslim, n°416
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه, d’après Malik ibn Sa’sa’ (ou peut-être un homme de sa tribu) : Le Prophète d’Allah ﷺ a dit : « J’étais près de la Maison (la Ka’bah), dans un état entre le sommeil et l’éveil, quand j’ai entendu quelqu’un dire : “Il est le troisième parmi deux personnes.” Puis il est venu vers moi et m’a emmené avec lui. Un bassin en or contenant de l’eau de Zamzam m’a été apporté et mon cœur a été ouvert jusqu’à telle ou telle partie. Qatada a dit : J’ai demandé qui était avec moi (c’est-à-dire le narrateur) et ce qu’il voulait dire par “telle ou telle partie”. Il a répondu : (Cela signifie que le cœur a été ouvert) jusqu’à la partie inférieure de son abdomen. (Le hadith continue ainsi :) Mon cœur a été extrait, lavé avec l’eau de Zamzam, puis remis à sa place, après quoi il a été rempli de foi et de sagesse. On m’a ensuite amené une monture blanche appelée al-Buraq, plus grande qu’un âne et plus petite qu’une mule. Sa foulée était aussi longue que l’œil pouvait voir. Je suis monté dessus, puis nous sommes partis jusqu’à ce que nous atteignions le ciel le plus bas. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte, et on lui a demandé : “Qui est-ce ?” Il a répondu : “Gabriel.” On lui a encore demandé : “Qui est avec toi ?” Il a répondu : “Muhammad ﷺ.” On a demandé : “A-t-il été envoyé ?” Gabriel a dit : “Oui.” (Le Prophète) a dit : Alors la porte nous a été ouverte (et on a dit) : “Bienvenue à lui ! Quelle arrivée bénie.” Nous sommes alors arrivés à Adam (paix sur lui). Et il (le narrateur) a raconté tout le récit du hadith. (Le Prophète) a précisé qu’il a rencontré Jésus au deuxième ciel, Yahya (paix sur eux deux) au troisième, Yusuf au troisième, Idris au quatrième, Haroun au cinquième (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur eux). Puis nous avons continué jusqu’à atteindre le sixième ciel, où nous avons rencontré Moïse (paix sur lui) et je l’ai salué. Il a dit : “Bienvenue, frère vertueux et prophète vertueux.” Et quand je suis passé devant lui, il a pleuré, et une voix a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” Il a dit : “Mon Seigneur, voici un jeune homme que Tu as envoyé après moi comme prophète, et ses fidèles entreront au Paradis plus nombreux que les miens.” Nous avons ensuite continué jusqu’au septième ciel, où j’ai rencontré Ibrahim. Le narrateur a rapporté dans ce hadith que le Prophète d’Allah ﷺ a dit qu’il a vu quatre rivières couler depuis la racine du lotus de la limite : deux rivières visibles et deux cachées. J’ai dit : “Ô Gabriel, quelles sont ces rivières ?” Il a répondu : “Les deux cachées sont les rivières du Paradis, et les deux visibles sont le Nil et l’Euphrate.” Ensuite, la Maison peuplée (Bayt al-Ma’mur) m’a été montrée. J’ai dit : “Ô Gabriel, qu’est-ce que c’est ?” Il a répondu : “C’est la Maison peuplée. Soixante-dix mille anges y entrent chaque jour et, après en être sortis, ils n’y reviennent jamais.” Deux récipients m’ont alors été apportés, l’un contenant du vin et l’autre du lait, et on les a placés devant moi. J’ai choisi le lait. On a dit : “Tu as bien fait. Allah guidera ta communauté sur la voie naturelle grâce à toi.” Ensuite, cinquante prières quotidiennes m’ont été rendues obligatoires. Et il a rapporté la suite du hadith jusqu’à la fin
- Sahih Muslim, n°678
Ce hadith est rapporté d’A’mash par Ahmad ibn Yusuf al-Azdi, Mu’alla ibn Asad, Abd al-Wahid, Sulaiman avec la même chaîne de transmetteurs, sauf pour les mots : « L’autre ne se protégeait pas de l’urine. »
- Sahih Muslim, n°940
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est venu chez moi, il a dit : « Demande à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme très sensible ; lorsqu’il récite le Coran, il ne peut s’empêcher de pleurer. Il vaudrait mieux ordonner à quelqu’un d’autre de diriger la prière. Par Allah, ce n’est pas autre chose qui me dérange, mais seulement l’idée que les gens puissent avoir de mauvais présages à propos de celui qui sera le premier à occuper la place du Messager d’Allah ﷺ. » J’ai essayé de le dissuader (le Prophète ﷺ) deux ou trois fois de nommer mon père comme imam, mais il a ordonné à Abou Bakr de diriger la prière et a dit : « Vous, les femmes, êtes comme celles qui entouraient Yusuf. »
- Sahih Muslim, n°941
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ était alité, Bilal est venu l’appeler pour la prière. Le Prophète ﷺ a dit : « Demandez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme au cœur tendre. S’il se tient à ta place, il sera tellement submergé par l’émotion qu’il ne pourra pas faire entendre sa récitation aux gens. Tu devrais plutôt ordonner à Omar de diriger la prière. » Le Prophète ﷺ a dit : « Demandez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai alors demandé à Hafsa de transmettre mon avis au Prophète ﷺ, que Abou Bakr était trop sensible et qu’il vaudrait mieux qu’il ordonne à Omar. Hafsa a transmis ce message au Prophète ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On dirait que vous êtes comme les femmes qui entouraient Yusuf. Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » Ainsi, Abou Bakr a été désigné pour diriger la prière. Quand la prière a commencé, le Messager d’Allah ﷺ a ressenti un peu de soulagement ; il s’est levé, soutenu par deux personnes, et ses pieds traînaient sur le sol à cause de sa grande faiblesse. En entrant dans la mosquée, Abou Bakr a remarqué sa présence et a voulu se retirer, mais le Messager d’Allah ﷺ lui a fait signe de rester à sa place. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis à la gauche d’Abou Bakr. Le Prophète ﷺ dirigeait la prière en étant assis, Abou Bakr suivait la prière du Prophète ﷺ debout, et les gens suivaient la prière d’Abou Bakr
- Sahih Muslim, n°948
Rapporté par Abou Moussa رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et que sa maladie est devenue grave, il a ordonné à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. À cela, Aïsha a dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme très sensible ; s’il se tient à ta place, il sera tellement submergé par la tristesse qu’il ne pourra pas diriger la prière. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens », et il a ajouté : « Vous êtes comme les femmes qui entouraient Yusuf. » Ainsi, Abou Bakr a dirigé la prière pendant la maladie du Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°1870
Rapporté par Abdullah ibn Mas’ud : J’étais à Hims quand des gens m’ont demandé de leur réciter le Coran. Je leur ai donc récité la sourate Yusuf. L’un d’eux a dit : « Par Allah, ce n’est pas ainsi qu’elle a été révélée. » Je lui ai dit : « Malheur à toi ! Par Allah, je l’ai récitée au Messager d’Allah ﷺ et il m’a dit : “Tu l’as bien récitée.” » Alors que je parlais avec lui, j’ai senti l’odeur de l’alcool chez lui. Je lui ai dit : « Tu bois du vin et tu nies le Livre d’Allah ? Tu ne partiras pas avant que je ne te fouette. » Je l’ai donc puni selon la peine prescrite pour la consommation d’alcool
- Sahih Muslim, n°3132
Rapporté par A‘mash : J’ai entendu Hajjaj b. Yusuf dire, alors qu’il faisait un sermon sur la chaire : « Respectez l’ordre du Coran tel qu’il a été transmis par Gabriel. (C’est-à-dire, récitez les sourates ainsi) : celle où il est question de la vache (al-Baqara), puis celle où il est question des femmes (an-Nisa’), puis celle où il est question de la famille d’Imran. » Le narrateur dit : J’ai rencontré Ibrahim et je l’ai informé de ces paroles de Hajjaj b. Yusuf. Il l’a maudit et a dit : ‘Abd al-Rahman b. Yazid m’a rapporté que, lorsqu’il était avec ‘Abdullah b. Mas‘ud رضي الله عنه, il est venu à Jamrat al-‘Aqaba, est entré au centre de la vallée, s’est tourné vers la Jamra et a jeté sept cailloux en prononçant le takbir à chaque jet. J’ai demandé : « Abu ‘Abd al-Rahman, les gens lancent les cailloux depuis le haut, » il a répondu : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas d’autre dieu, c’est à cet endroit que celui sur qui la sourate al-Baqara a été révélée a jeté les cailloux. »
- Sahih Muslim, n°6161
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : On demanda au Messager d’Allah ﷺ : « Qui est la personne la plus digne de respect parmi les gens ? » Il répondit : « Celui qui a le plus de piété parmi vous. » Ils dirent : « Ce n’est pas cela que nous voulons savoir. » Il dit alors : « C’est Yusuf, le Prophète d’Allah, fils de Ya’qub, qui était aussi le fils du Prophète d’Allah, l’ami d’Allah (Ibrahim). » Ils dirent : « Ce n’est pas cela que nous demandons. » Il dit : « Vous voulez parler des tribus arabes ? Ceux qui étaient bons avant l’Islam seront bons en Islam, s’ils comprennent bien la religion. »
- Sahih Muslim, n°6933
Rapporté par Ishaaq bin Yusuf Al-Azraq, d’après Zakariyya bin Abi Za’ida, avec la même chaîne : Ce hadith est rapporté par la même chaîne
- Sahih Muslim, n°7066
Rapporté par Masruq : Nous étions assis avec Abdullah, qui était allongé sur son lit, lorsqu’une personne est venue et a dit : « Abd al-Rahman, un conteur aux portes de Kinda dit que le verset du Coran sur la “fumée” concerne un événement à venir qui coupera le souffle des mécréants et donnera froid aux croyants. » Abdullah s’est alors levé, en colère, et a dit : « Ô gens, craignez Allah et ne dites que ce que vous savez. Ne parlez pas de ce que vous ignorez ; dites simplement : “Allah sait mieux”, car c’est Allah qui a la meilleure connaissance parmi vous. Il ne convient pas de parler de ce qu’on ne sait pas. Allah sait mieux. En vérité, Allah, le Très-Haut et Glorieux, a dit à Son Prophète ﷺ de déclarer : “Je ne vous demande aucune récompense et je ne veux pas vous causer de peine.” » Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu les gens se détourner de la religion, il a dit : « Ô Allah, afflige-les de sept années de famine comme à l’époque de Yusuf. » Ils ont alors souffert de la faim au point de manger tout ce qu’ils trouvaient, jusqu’à manger des peaux et des cadavres. Chacun d’eux levait les yeux vers le ciel et voyait une fumée. Abu Sufyan est venu et a dit : « Muhammad, tu nous ordonnes d’obéir à Allah et de renforcer les liens familiaux, alors que ton peuple est perdu ; invoque Allah pour eux. » Allah, le Très-Haut et Glorieux, a alors révélé : « Attends le jour où un nuage de fumée claire viendra du ciel et enveloppera les gens ; ce sera un châtiment douloureux » jusqu’aux mots : « vous reviendrez au mal. » (Si ce verset concernait le châtiment de l’au-delà, pourrait-il être écarté comme le Coran le dit : « Le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente, Nous nous vengerons. » (44:16)) ? La prise mentionnée ici fait référence au jour de Badr. Quant aux signes de la fumée, de la prise, de l’inévitabilité et de la victoire des Romains, ils appartiennent désormais au passé
- Sahih Muslim, n°7067
Rapporté par Masruq : Un homme est venu voir Abdullah et a dit : « J’ai laissé dans la mosquée un homme qui explique le Coran selon sa propre opinion et il a interprété ce verset : “Attends le jour où le ciel apportera une fumée claire.” Il dit qu’une fumée viendra sur les gens le Jour de la Résurrection, coupera leur souffle et leur donnera froid. » Abdullah a répondu : « Celui qui sait doit parler, et celui qui ne sait pas doit simplement dire : ‘Allah sait mieux.’ » Cela montre que si quelqu’un ne sait pas, il doit dire qu’Allah sait mieux. En réalité, lorsque les Quraysh ont désobéi au Messager d’Allah ﷺ, il a invoqué Allah pour qu’ils subissent la famine et la faim comme à l’époque de Yusuf. Ils ont tellement souffert qu’on voyait dans le ciel comme une fumée, et ils ont mangé des os. Un homme est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, demande pardon pour la tribu de Mudar, car ses gens sont perdus. » Le Messager ﷺ a répondu : « Pour Mudar ? Tu es bien audacieux ! » Mais il a tout de même invoqué Allah pour eux. C’est alors que ce verset a été révélé : « Nous lèverons un peu le châtiment, mais ils reviendront sûrement au mal. » (44:15) Il a plu sur eux. Quand ils ont eu un peu de répit, ils sont revenus à leur ancienne situation, et Allah, le Très-Haut et Glorieux, a révélé : « Attends le jour où le ciel apportera une fumée claire qui enveloppera les gens. Ce sera un châtiment douloureux le jour où Nous les saisirons avec la prise la plus violente ; Nous nous vengerons. » Cette prise fait référence à la bataille de Badr
- Sahih Muslim, n°7243
Rapporté par Abdullah b. Safwan : La mère des croyants رضي الله عنها a dit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Bientôt, des gens sans armes ni force viendront chercher protection dans cette Maison, la Ka’ba. Une armée sera envoyée pour les combattre, et lorsqu’elle atteindra une plaine, elle sera engloutie. » Yusuf (un des rapporteurs) a dit : « C’était un groupe de Syriens (les troupes de Hajjaj) qui, ce jour-là, se dirigeaient vers La Mecque pour attaquer Abdullah b. Zubair. » Et Abdullah b. Safwan dit : « Par Allah, cela ne concerne pas cette armée. »
- Sunan an-Nasa'i, n°448
Rapporté par Anas bin Malik, d'après Malik bin Sa'sa'ah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Alors que j'étais à la Ka'bah, entre le sommeil et l'éveil, trois hommes sont venus, et l'un d'eux, celui du milieu, s'est approché de moi. On m'a apporté un bassin en or rempli de sagesse et de foi, il m'a ouvert de la gorge jusqu'au bas-ventre, a lavé mon cœur avec l'eau de Zamzam, puis – il a été rempli de sagesse et de foi. Ensuite, on m'a amené une monture, plus petite qu'une mule et plus grande qu'un âne. Je suis parti avec Jibril, que la paix soit sur lui, et nous sommes arrivés au premier ciel. On a demandé : 'Qui est avec toi ?' Il a répondu : 'Muhammad.' On a dit : 'La révélation lui a-t-elle été envoyée ? Bienvenue à lui, quelle excellente visite.' Je suis allé voir Adam, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent fils et Prophète.' Puis nous sommes arrivés au deuxième ciel et on a demandé : 'Qui est-ce ?' Il a dit : 'Jibril.' On a demandé : 'Qui est avec toi ?' Il a répondu : 'Muhammad.' Et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Yahya et 'Isa, que la paix soit sur eux deux, et je les ai salués, ils ont dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Puis nous sommes arrivés au troisième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Yusuf, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au quatrième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Idris, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au cinquième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Harun, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Ensuite, nous sommes arrivés au sixième ciel et la même conversation a eu lieu. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent frère et Prophète.' Quand je l'ai dépassé, il a pleuré, et on lui a demandé : 'Pourquoi pleures-tu ?' Il a dit : 'Ô Seigneur, ce jeune homme que Tu as envoyé après moi, plus de gens de sa communauté entreront au Paradis que de la mienne, et ils seront meilleurs qu'eux.' Ensuite, nous sommes arrivés au septième ciel et une conversation similaire a eu lieu. Je suis allé voir Ibrahim, que la paix soit sur lui, et je l'ai salué, il a dit : 'Bienvenue à toi ! Quel excellent fils et Prophète.' Ensuite, j'ai été emmené à la Maison très fréquentée (Al-Bait al-Ma'mur) et j'ai demandé à Jibril ce que c'était, il a dit : 'C'est Al-Bait al-Ma'mur où soixante-dix mille anges prient chaque jour, et quand ils en sortent, ils n'y reviennent jamais.' Ensuite, j'ai été emmené au Sidrah Al-Muntaha (le lotus de la limite extrême). Ses fruits étaient comme des jarres de Hajar et ses feuilles comme des oreilles d'éléphants. À sa base, il y avait quatre rivières : deux rivières cachées et deux rivières visibles. J'ai demandé à Jibril à leur sujet et il a dit : 'Les deux cachées sont au paradis, et les deux visibles sont l'Euphrate et le Nil.' Ensuite, cinquante prières m'ont été imposées. Je suis allé voir Musa et il a dit : 'Qu'est-il arrivé ?' J'ai dit : 'Cinquante prières m'ont été imposées.' Il a dit : 'Je connais mieux les gens que toi. J'ai beaucoup essayé avec les Enfants d'Israël. Ta communauté ne pourra jamais supporter cela. Retourne voir ton Seigneur et demande-Lui de réduire.' Je suis donc retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à quarante. Puis je suis retourné voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, alors je suis retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à trente. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, alors je suis retourné voir mon Seigneur et Il a réduit à vingt, puis dix, puis cinq. Je suis allé voir Musa, que la paix soit sur lui, et il m'a dit la même chose, mais j'ai dit : 'J'ai trop de pudeur devant mon Seigneur pour y retourner.' Alors on a proclamé : 'J'ai décrété la récompense de Mon obligation, et J'ai allégé la charge de Mes serviteurs et J'accorderai une récompense multipliée par dix pour chaque bonne action
- Sunan an-Nasa'i, n°524
Rapporté par Al-Husain bin Bashir bin Sallam, d’après son père : Muhammad bin ‘Ali et moi sommes entrés chez Jabir bin ‘Abdullah Al-Ansari. Nous lui avons dit : « Parle-nous de la prière du Messager d’Allah (ﷺ). » C’était à l’époque de Al-Hajjaj bin Yusuf. Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti et a prié Zuhr quand le soleil avait passé son zénith et que l’ombre (d’un objet) était de la longueur d’une lanière de sandale. Ensuite, il a prié ‘Asr quand l’ombre d’un homme était la longueur d’une lanière de sandale plus sa taille. Ensuite, il a prié Maghrib quand le soleil s’est couché. Ensuite, il a prié ‘Isha’ quand le crépuscule a disparu. Ensuite, il a prié Fajr quand l’aube est apparue. Le lendemain, il a prié Zuhr quand l’ombre d’un homme était égale à sa taille. Ensuite, il a prié ‘Asr quand l’ombre d’un homme était deux fois sa taille, et (le temps entre la prière et le coucher du soleil) durait aussi longtemps qu’un cavalier rapide mettrait pour atteindre Dhul-Hulaifah. Ensuite, il a prié Maghrib quand le soleil s’est couché, puis il a prié ‘Isha’ quand un tiers ou la moitié de la nuit était passée » – Zaid, l’un des rapporteurs, n’était pas sûr – « puis il a prié Fajr quand il faisait déjà clair. »
- Sunan an-Nasa'i, n°953
Rapporté par Uqbah bin Amr : J'ai suivi le Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il était à cheval, j'ai posé ma main sur son pied et j'ai dit : Ô Messager d'Allah, enseigne-moi la sourate Hud et la sourate Yusuf. Il a dit : "Tu ne réciteras jamais rien de plus grand devant Allah que : « Dis : Je cherche protection auprès (d'Allah), le Seigneur de l'aube » et « Dis : Je cherche protection auprès (d'Allah), le Seigneur des hommes »
- Sunan an-Nasa'i, n°1073
Rapporté par Abu Hurairah : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête dans la deuxième rak‘a de la prière du subh, il disait : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salamah bin Hisham, ‘Ayyshah bin Abi Rabi‘ah et ceux qui sont faibles et opprimés à La Mecque. Ô Allah, renforce Ton châtiment contre Mudar et fais-leur vivre des années (de famine) comme celles de Yusuf. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1074
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) invoquait dans la prière, quand il disait : « Sami' Allahu liman hamidah, Rabbana wa lakal-hamd (Allah entend ceux qui Le louent ; Ô notre Seigneur, à Toi la louange) », puis il disait debout, avant de se prosterner : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salamah bin Hisham, ‘Ayyshah bin Abi Rabi‘ah et ceux qui sont faibles et opprimés à La Mecque. Ô Allah, renforce Ton châtiment contre Mudar et fais-leur vivre des années (de famine) comme celles de Yusuf. » Ensuite, il disait : « Allah est le Plus Grand » puis se prosternait. Les gens de Mudar et leurs environs étaient opposés au Messager d’Allah (ﷺ) à cette époque
- Sunan an-Nasa'i, n°1084
Rapporté par Abu Bushr : "J’ai entendu Yusuf – c’est-à-dire Ibn Mahak – raconter que Hakim a dit : 'J’ai donné mon allégeance au Messager d’Allah (ﷺ), en promettant que je ne me prosternerais qu’après m’être relevé de l’inclinaison
- Sunan an-Nasa'i, n°1260
Rapporté par Muhammad bin Yusuf, l'affranchi de Uthman, de son père Yusuf : Mu'awiyah a prié devant eux, et il s'est levé pendant la prière alors qu'il aurait dû s'asseoir. Les gens ont fait le tasbih, mais il est resté debout, puis il a fait deux prosternations alors qu'il était assis, après avoir terminé la prière. Ensuite il s'est assis sur le minbar et a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'Celui qui oublie quelque chose dans sa prière, qu'il fasse deux prosternations comme ceci
- Sunan an-Nasa'i, n°3005
Rapporté par Salim Bin Abdullah : Abdul Malik bin Marwan a écrit à Al-Hajjaj bin Yusuf pour lui dire de ne pas contredire Ibn Umar concernant le Hajj. Le jour d'Arafat, Ibn Umar est venu le voir après le zénith du soleil, et j'étais avec lui. Il a crié près de sa tente en coton : "Où est-il ?" Al-Hajjaj est sorti, portant un vêtement teint au carthame. Il a dit : "Qu'y a-t-il, ô Abu Abdur Rahman ?" Il a répondu : "Nous devons avancer si tu veux suivre la Sunna." Al-Hajjaj a dit : "À cette heure-ci ?" Il a répondu : "Oui." Al-Hajjaj a dit : "Je vais me verser de l'eau dessus (me laver) puis je viendrai." Il a attendu jusqu'à ce qu'il vienne, puis il a marché entre mon père et moi. J'ai dit : "Si tu veux suivre la Sunna, alors fais un sermon court et dépêche-toi d'aller à Arafat." Il a regardé Ibn Umar pour entendre cela, et quand Ibn Umar l'a remarqué, il a dit : "Il dit la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°3009
Rapporté par Salim bin Abdullah : Abdullah bin Umar est venu voir Al-Hajjaj bin Yusuf le jour d'Arafat, après le zénith du soleil, et j'étais avec lui. Il a dit : "Nous devons avancer si tu veux suivre la Sunna." Al-Hajjaj lui a dit : "À cette heure-ci ?" Il a répondu : "Oui." Salim a dit : "J'ai dit à Al-Hajjaj : 'Si tu veux suivre la Sunna, alors fais un sermon court et dépêche-toi de prier.' Abdullah bin Umar a dit : 'Il dit la vérité
- Sunan an-Nasa'i, n°3707
Rapporté par Muhammad bin 'Ali bin Maimun : Muhammad – c'est Ibn Yusuf – nous a rapporté, il a dit : Sufyan nous a rapporté, d'Ibn Abi Najih, de Tawus, d'un homme, de Zaid bin Thabit, que le Prophète ﷺ a jugé que la Ruqba appartient à celui à qui elle est donnée
- Sunan an-Nasa'i, n°5439
Rapporté par 'Uqbah bin 'Amir : Je suis allé voir le Messager d'Allah ﷺ alors qu'il était à cheval, j'ai posé ma main sur son pied et j'ai dit : « Apprends-moi la sourate Hud, apprends-moi la sourate Yusuf. » Il a dit : « Tu ne réciteras jamais rien de plus précieux devant Allah, le Tout-Puissant, que : Dis : Je cherche protection auprès d'Allah, le Seigneur de l'aube. »
Profil symbolique du prénom Youssef
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Youssef
Traits dominants
- La patience : il possède une capacité rare à endurer les situations complexes sans perdre son calme.
- L'intégrité : il accorde une importance capitale à l'honnêteté et à la parole donnée.
- La persévérance : il transforme les obstacles en opportunités de croissance personnelle.
- La bienveillance : il agit naturellement avec une douceur qui rassure son entourage.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Youssef (ou Joseph, ou José)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| ghjaseppu | Corse |
| giuseppe | Italien |
| hohepa | Maori |
| hovsep | Arménien |
| ioseb | Géorgien |
| ioseph | Biblique grec, Biblique latin |
| iosephus | Romain tardif |
| iosif | Biélorusse, Grec, Roumain, Russe |
| iosifŭ | Vieux slave |
| issouf | Afrique de l'Ouest |
| issoufou | Afrique de l'Ouest |
| jāzeps | Letton |
| joosep | Estonien |
| jooseppi | Finnois |
| jose | Espagnol, Philippin |
| josé | Espagnol, Français, Portugais |
| joseba | Basque |
| josef | Allemand, Danois, Norvégien, Suédois, Tchèque |
| jósef | Féroïen, Islandais |
| josep | Catalan |
| josèp | Occitan |
| josepe | Espagnol |
| joseph | Allemand, Anglais, Biblique, Français |
| josephus | Histoire, Néerlandais |
| josif | Macédonien, Serbe |
| josip | Croate, Slovène |
| jozef | Albanais, Néerlandais, Slovaque |
| jožef | Slovène |
| józef | Polonais |
| jozefo | Espéranto |
| józsef | Hongrois |
| juozapas | Lituanien |
| jusuf | Bosniaque, Indonésien |
| osip | Russe |
| seosamh | Irlandais |
| xosé | Galicien |
| yosef | Biblique hébreu, Hébreu |
| yosif | Bulgare |
| yosıf | Tatar |
| yosyf | Ukrainien |
| yosyp | Ukrainien |
| yousaf | Ourdou |
| yousef | Arabe, Persan |
| youssef | Arabe |
| youssouf | Afrique de l'Ouest |
| yousuf | Arabe, Bengali, Ourdou |
| yusef | Arabe, Persan |
| yusif | Azéri |
| yusof | Malais |
| yusuf | Arabe, Bengali, Indonésien, Ourdou, Ouzbek, Pachto, Tadjik, Turc |
| yusup | Avar, Indonésien, Ouïghour |
| ýusup | Turkmène |
| yuusuf | Somali |
Personnalités connues portant le prénom Youssef
- Yusuf Islam (Auteur-compositeur-interprète)
Popularité du prénom Youssef
Dans le monde musulman
En France
Variante (28) : Joseph · 380 165 José · 59 020 Youssef · 22 125 Youcef · 6 585 Yusuf · 4 655 Youssouf · 4 320 Giuseppe · 2 505 Yousef · 540 Josef · 365 Jose · 195 Iosif · 185 Issouf · 135 Jozef · 135 Yûsuf · 110 Yousuf · 70 Jusuf · 35 Yusef · 25 Josip · 20 Yousaf · 20 Ghjaseppu · 15 Joseba · 15 Yusûf · 15 Yosef · 10 Yosif · 10 Hovsep · 5 Issoufou · 5 Josep · 5 Yusif · 5
Le prénom Joseph a été donné à 380 165 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 30ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Bretagne 54 805
- Grand Est 49 430
- Auvergne-Rhône-Alpes 47 790
- Occitanie 35 505
- La Réunion 33 420
- Pays de la Loire 30 330
- Nouvelle-Aquitaine 24 435
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 24 290
Voir plus (9 régions)
- Hauts-de-France 21 595
- Île-de-France 17 035
- Bourgogne-Franche-Comté 10 770
- Normandie 10 225
- Corse 6 725
- Centre-Val de Loire 4 680
- Martinique 4 430
- Guadeloupe 3 755
- Guyane 775
Le prénom José a été donné à 59 020 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 334ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 11 340
- Hauts-de-France 10 245
- Occitanie 5 725
- Grand Est 5 675
- Auvergne-Rhône-Alpes 4 435
- Nouvelle-Aquitaine 4 160
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 3 810
- Centre-Val de Loire 2 405
Voir plus (9 régions)
- Guadeloupe 2 080
- Bourgogne-Franche-Comté 1 825
- Normandie 1 825
- Martinique 1 740
- Pays de la Loire 935
- Bretagne 870
- La Réunion 800
- Guyane 535
- Corse 190
Le prénom Youssef a été donné à 22 125 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 576ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 7 645
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 660
- Auvergne-Rhône-Alpes 2 570
- Hauts-de-France 1 940
- Occitanie 1 850
- Grand Est 1 450
- Nouvelle-Aquitaine 850
- Bourgogne-Franche-Comté 815
Voir plus (7 régions)
- Centre-Val de Loire 700
- Normandie 530
- Pays de la Loire 450
- Bretagne 205
- Corse 205
- Mayotte 120
- La Réunion 15
Le prénom Youcef a été donné à 6 585 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 147ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 2 310
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 175
- Hauts-de-France 630
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 575
- Grand Est 550
- Occitanie 445
- Bourgogne-Franche-Comté 205
- Centre-Val de Loire 165
Voir plus (5 régions)
- Normandie 145
- Nouvelle-Aquitaine 140
- Pays de la Loire 75
- Bretagne 15
- Mayotte 10
Le prénom Yusuf a été donné à 4 655 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 377ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 1 185
- Auvergne-Rhône-Alpes 945
- Grand Est 870
- Bourgogne-Franche-Comté 305
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 210
- Centre-Val de Loire 200
- Hauts-de-France 175
- Occitanie 160
Voir plus (4 régions)
- Normandie 145
- Nouvelle-Aquitaine 135
- Pays de la Loire 115
- Bretagne 100
Le prénom Youssouf a été donné à 4 320 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 433ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 2 510
- Auvergne-Rhône-Alpes 240
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 220
- Mayotte 215
- Hauts-de-France 195
- Grand Est 155
- Normandie 95
- Centre-Val de Loire 90
Voir plus (6 régions)
- Occitanie 85
- La Réunion 85
- Bourgogne-Franche-Comté 65
- Pays de la Loire 65
- Nouvelle-Aquitaine 45
- Bretagne 30
Le prénom Giuseppe a été donné à 2 505 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 1 991ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Grand Est 830
- Auvergne-Rhône-Alpes 425
- Hauts-de-France 390
- Île-de-France 300
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 190
- Bourgogne-Franche-Comté 75
- Occitanie 20
- Nouvelle-Aquitaine 10
Le prénom Yousef a été donné à 540 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 4 984ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 140
- Auvergne-Rhône-Alpes 50
- Grand Est 30
- Hauts-de-France 20
- Occitanie 20
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 20
- Centre-Val de Loire 5
- Nouvelle-Aquitaine 5
Voir plus (1 régions)
- Mayotte 5
Le prénom Josef a été donné à 365 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 6 335ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 65
- Hauts-de-France 35
- Grand Est 35
- Pays de la Loire 10
- Auvergne-Rhône-Alpes 10
- Normandie 5
- Bretagne 5
Le prénom Jose a été donné à 195 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 9 099ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 55
- Occitanie 30
- Île-de-France 15
- Nouvelle-Aquitaine 10
- Guyane 10
- Pays de la Loire 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Iosif a été donné à 185 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 9 349ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 60
- Hauts-de-France 20
- Occitanie 15
- Auvergne-Rhône-Alpes 15
- Nouvelle-Aquitaine 10
- Pays de la Loire 5
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
Le prénom Issouf a été donné à 135 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 11 155ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 75
- Mayotte 25
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Jozef a été donné à 135 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 11 169ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Hauts-de-France 45
- Grand Est 5
- Pays de la Loire 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Yûsuf a été donné à 110 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 12 544ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 40
- Hauts-de-France 10
- Centre-Val de Loire 5
Le prénom Yousuf a été donné à 70 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 15 785ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 35
- Occitanie 5
Le prénom Jusuf a été donné à 35 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 20 992ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Grand Est 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Yusef a été donné à 25 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 24 851ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Josip a été donné à 20 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 25 877ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Yousaf a été donné à 20 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 27 116ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Ghjaseppu a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 28 158ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Corse 15
Le prénom Joseba a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 28 511ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Nouvelle-Aquitaine 10
Le prénom Yusûf a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 30 278ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Yosef a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 35 365ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
Le prénom Yosif a été donné à 10 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 35 366ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Nouvelle-Aquitaine 5
Le prénom Hovsep a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 40 222ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Issoufou a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 40 589ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Josep a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 41 097ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Le prénom Yusif a été donné à 5 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 48 276ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
FAQ sur le prénom Youssef
Quelle est la signification du prénom Youssef ?
Le prénom Youssef signifie 'Dieu ajoutera' ou 'Il ajoutera'. C'est l'équivalent arabe du prénom Joseph, évoquant l'idée d'un accroissement ou d'une bénédiction divine supplémentaire.
Quelle est l'origine du prénom Youssef ?
Youssef a des origines hébraïques anciennes liées au nom Yosef. Il est présent dans les textes bibliques et coraniques, ce qui en fait un prénom central dans les cultures juive, chrétienne et musulmane.
Pourquoi le prénom Youssef est-il célèbre en Islam ?
Youssef est célèbre car il est le nom d'un prophète majeur en Islam. Une sourate entière du Coran, la sourate Yusuf, est dédiée à son histoire, soulignant sa beauté, sa patience et sa sagesse.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
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