Signification du prénom Imam en islam : origine, sens, histoire et interprétations
إمام
Le prénom Imam est un nom masculin d'origine arabe qui signifie "guide religieux" ou "celui qui précède". Il occupe une place centrale dans la culture musulmane en raison de son lien direct avec la direction de la prière et le leadership spirituel.
Origine du prénom Imam
Signification du prénom Imam
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Imam dans l'islam : contexte et mentions
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
321 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°149
Al-Mughirah b. Shu’bah رضي الله عنه a rapporté : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ lors de l’expédition de Tabuk. Il a quitté la route principale avant la prière de l’aube, et j’ai fait de même avec lui. Le Prophète ﷺ a fait agenouiller son chameau et est parti pour ses besoins. À son retour, j’ai versé de l’eau sur ses mains depuis une outre. Il s’est lavé les mains et le visage. Il a essayé de sortir ses avant-bras de sa tunique, mais les manches étaient trop étroites, alors il a passé ses mains sous la tunique. Il s’est lavé les avant-bras jusqu’aux coudes, a essuyé sa tête et a passé la main sur ses chaussettes. Ensuite, il est remonté sur son chameau et nous avons continué jusqu’à ce que nous trouvions des gens en train de prier. Ils avaient désigné ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf comme imam. Le Prophète ﷺ s’est mis dans le rang avec les autres musulmans et a accompli la deuxième rak’ah derrière ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf. Quand ‘Abd al-Rahman a terminé la prière, le Prophète ﷺ s’est levé pour accomplir la rak’ah qu’il avait manquée. Les musulmans ont été surpris et ont commencé à dire le tasbih (« Subhan Allah ») pensant qu’ils avaient prié avant le Prophète ﷺ. Quand il a terminé sa prière, il a dit : « Vous avez bien fait », ou (il a dit) « vous avez eu raison »
- Sunan Abu Dawud, n°343
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه et Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un prend un bain le vendredi, met ses plus beaux vêtements, applique un peu de parfum s’il en a, va à la prière en groupe (à la mosquée) sans enjamber les gens, prie ce qu’Allah a prescrit, puis reste silencieux dès que l’imam arrive jusqu’à la fin de la prière, cela effacera ses péchés de la semaine précédente. » Abu Huraira رضي الله عنه a ajouté : « (Cela effacera ses péchés) pour trois jours de plus. » Il a aussi dit : « Une bonne action est récompensée dix fois. » Abu Dawud dit : La version rapportée par Muhammad b. Salamah est complète, et Hammad n’a pas mentionné la parole d’Abu Huraira
- Sunan Abu Dawud, n°345
Rapporté par Aws ibn Aws ath-Thaqafi رضي الله عنه : J’ai entendu l’Envoyé d’Allah ﷺ dire : « Si quelqu’un fait laver (sa femme) et se lave lui-même le vendredi, sort tôt pour la prière, assiste au sermon depuis le début, marche à pied sans monter, s’assied près de l’imam, écoute attentivement et ne parle pas inutilement, il aura la récompense d’une année de jeûne et de prières nocturnes pour chaque pas qu’il fait. »
- Sunan Abu Dawud, n°351
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui se lave à cause de l’impureté majeure le vendredi et sort pour la prière du vendredi, c’est comme s’il offrait un chameau en sacrifice ; celui qui sort en deuxième position, comme s’il offrait une vache ; en troisième, comme s’il offrait une vache cornue ; en quatrième, comme s’il offrait une poule ; en cinquième, comme s’il offrait un œuf. Quand l’imam sort (pour le sermon), les anges viennent aussi écouter le sermon. »
- Sunan Abu Dawud, n°517
Rapporté par Abu Hurayra رضي الله عنه : L’imam est responsable et le muezzin est digne de confiance. Ô Allah, guide les imams et pardonne aux muezzins
Voir 316 autres hadiths
- Sunan Abu Dawud, n°543
‘Awn b. Kahmas a rapporté d’après son père Kahmas : Nous nous sommes levés pour prier à Mina alors que l’imam n’était pas encore sorti. Certains d’entre nous se sont assis (moi aussi). Un vieil homme de Koufa m’a dit : « Pourquoi t’es-tu assis ? » J’ai dit : « Ibn Buraidah, c’est le sumud (c’est-à-dire attendre l’imam debout). » Le vieil homme a alors rapporté une tradition de ‘Abd al-Rahman b. ‘Awaajah d’après al-Bara’ b. ‘Azib : « À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, nous restions debout en rangs longtemps avant qu’il ne prononce le takbir. » Il a ajouté : « Allah, le Très-Haut et le Puissant, accorde Sa bénédiction et les anges invoquent la bénédiction pour ceux qui sont les plus proches des premiers rangs. Aucun pas n’est plus aimé d’Allah que celui que l’on fait pour rejoindre le rang (de la prière). »
- Sunan Abu Dawud, n°572
Abu Hurairah رضي الله عنه a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Quand l’iqamah est prononcée pour la prière, ne courez pas, mais allez-y en marchant tranquillement. Faites calmement la partie de la prière que vous rejoignez avec l’imam, et complétez ensuite ce que vous avez manqué. »
- Sunan Abu Dawud, n°573
Abu Hurairah رضي الله عنه a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Venez à la prière avec calme et tranquillité. Priez la partie que vous rejoignez avec l’imam, puis complétez ensuite ce que vous avez manqué. »
- Sunan Abu Dawud, n°575
Rapporté par Yazid ibn al-Aswad رضي الله عنه : Yazid a prié avec le Messager d’Allah ﷺ quand il était jeune. Après la prière, deux personnes étaient assises dans un coin de la mosquée ; elles n’avaient pas prié avec le Prophète. Il les a fait venir, et elles sont venues en tremblant. Il a demandé : « Qu’est-ce qui vous a empêchés de prier avec nous ? » Ils ont répondu : « Nous avons déjà prié chez nous. » Il a dit : « Ne faites pas cela. Si l’un de vous a prié chez lui et trouve que l’imam n’a pas encore prié, qu’il prie avec lui ; cela sera pour lui une prière surérogatoire. »
- Sunan Abu Dawud, n°581
Rapporté par Sulamah, fille d’al-Hurr : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « L’un des signes de la Dernière Heure sera que les gens dans une mosquée refuseront de diriger la prière et ne trouveront personne pour être imam. »
- Sunan Abu Dawud, n°585
Rapporté par ‘Amr b. Salamah : Nous vivions à un endroit où les gens passaient par chez nous en allant voir le Prophète ﷺ. À leur retour, ils repassaient et nous racontaient ce que le Messager d’Allah ﷺ avait dit. J’étais un garçon avec une bonne mémoire, et grâce à cela, j’ai mémorisé une grande partie du Coran. Ensuite, mon père est allé voir le Messager d’Allah ﷺ avec un groupe de sa tribu. Le Prophète leur a appris la prière et a dit : « Celui d’entre vous qui connaît le mieux le Coran doit être votre imam. » Je connaissais mieux le Coran que la plupart d’entre eux car je l’avais mémorisé. Ils m’ont donc mis devant eux, et je dirigeais la prière. Je portais un petit manteau jaune qui, quand je me prosternai, remontait sur moi. Une femme de la tribu a dit : « Couvrez le dos de votre imam. » Alors ils m’ont acheté une tunique d’Oman, et je n’ai jamais été aussi content de quelque chose après être devenu musulman que de ce vêtement. Je dirigeais la prière alors que je n’avais que sept ou huit ans
- Sunan Abu Dawud, n°587
‘Amr b. Salamah a rapporté de la part de son père (Salamah) qu’ils ont rendu visite au Prophète ﷺ. Quand ils ont voulu repartir, ils ont dit : « Messager d’Allah, qui va nous diriger dans la prière ? » Il a répondu : « Celui d’entre vous qui connaît le mieux le Coran, ou qui en a mémorisé le plus, doit être votre imam. » Il n’y avait dans la tribu personne qui connaissait mieux le Coran que moi. Ils m’ont donc mis devant eux alors que j’étais un garçon. Je portais un manteau, et chaque fois que j’étais présent dans l’assemblée de Jarm (le nom de sa tribu), j’étais leur imam et je dirigeais même leur prière funéraire jusqu’à aujourd’hui. Abu Dawud a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par ‘Amr b. Salamah par une autre chaîne. Cette version dit : « Quand ma tribu a rendu visite au Prophète (que la paix soit sur lui)... » Il ne l’a pas rapporté de la part de son père
- Sunan Abu Dawud, n°588
Ibn ‘Umar a dit : Quand les premiers émigrants sont arrivés (à Médine), ils sont restés à al-‘Asbah (un endroit près de Médine) avant l’arrivée du Messager d’Allah ﷺ. Salim, l’affranchi d’Abu Hudhaifah, était leur imam car il connaissait le Coran mieux qu’eux tous. Al-Haitham (le narrateur) a ajouté : ‘Umar b. al-Khattab et Abu Salamah b. ‘Abd al-Asad étaient parmi eux
- Sunan Abu Dawud, n°589
Rapporté par Malik b. al-Huwairith : Le Prophète ﷺ lui a dit, ou à certains de ses compagnons : « Quand le moment de la prière arrive, faites l’adhan, puis l’iqama, puis que le plus âgé d’entre vous soit votre imam. » La version rapportée par Maslamah dit : « Ce jour-là, nous étions presque égaux en connaissance. » La version rapportée par Isma’il dit : Khalid a demandé à Abu Qilabah : « Et le Coran (pourquoi le Prophète ﷺ n’a-t-il pas dit : Que celui qui connaît le mieux le Coran soit imam) ? » Il a répondu : « Ils étaient tous deux égaux dans la connaissance du Coran. »
- Sunan Abu Dawud, n°601
Anas b. Malik a dit : Le Messager d’Allah ﷺ est monté à cheval, il est tombé et s’est blessé au côté droit. Il a alors prié l’une des prières assis et nous avons prié assis avec lui. Quand il a terminé, il a dit : « L’imam n’est là que pour être suivi ; donc quand il prie debout, priez debout ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il se redresse, redressez-vous ; quand il dit “Allah écoute celui qui Le loue”, dites “Notre Seigneur ! À Toi la louange” ; et quand il prie assis, priez tous assis. »
- Sunan Abu Dawud, n°602
Rapporté par Jabir ibn Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ monta à cheval à Médine. Il fut désarçonné près d’un palmier et se blessa au pied. Nous sommes allés lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles. Nous l’avons trouvé en train de prier assis dans l’appartement d’Aïsha. Nous nous sommes donc mis debout derrière lui pour prier. Il n’a rien dit. Nous sommes revenus une autre fois pour prendre de ses nouvelles. Il a accompli la prière obligatoire assis. Nous nous sommes donc mis debout derrière lui ; il nous a fait signe et nous nous sommes assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : « Quand l’imam prie assis, priez assis ; et quand l’imam prie debout, priez debout, et ne faites pas comme les gens de Perse faisaient avec leurs chefs (c’est-à-dire, eux restaient debout alors que leurs chefs étaient assis). »
- Sunan Abu Dawud, n°603
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « L’imam n’est là que pour être suivi ; quand il dit “Allah est le plus grand”, dites “Allah est le plus grand” et ne le dites pas avant lui. Quand il s’incline, inclinez-vous, et n’inclinez-vous pas avant lui. Et quand il dit “Allah écoute celui qui Le loue”, dites “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange.” » La version rapportée par Muslim dit : « Et à Toi la louange. » Et quand il se prosterne, ne vous prosternez pas avant lui. Quand il prie debout, priez debout, et quand il prie assis, priez tous assis. Abu Dawud a dit : Les mots « Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange » rapportés par Sulaiman m’ont été expliqués par certains de nos compagnons
- Sunan Abu Dawud, n°604
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « L’imam n’est là que pour être suivi. » Cette version ajoute : « Quand il récite (le Coran), gardez le silence. » Abu Dawud a dit : L’ajout des mots « Quand il récite, gardez le silence » dans cette version n’est pas fiable. Selon nous, l’erreur vient d’Abu Khalid (un rapporteur)
- Sunan Abu Dawud, n°605
‘A’ishah رضي الله عنها a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a prié chez lui assis, et les gens priaient derrière lui debout. Il leur a fait signe (pour leur demander) de s’asseoir. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam n’est là que pour être suivi ; donc quand il prie debout, priez debout ; et quand il se redresse, redressez-vous ; et quand il prie assis, priez assis. »
- Sunan Abu Dawud, n°607
Rapporté par Husain, d’après les enfants de Sa’d ibn Mu’adh : Usaid ibn Hudair dirigeait la prière pour eux. Lorsqu’il est tombé malade, le Messager d’Allah ﷺ est venu s’enquérir de sa santé. Ils ont dit : « Messager d’Allah, notre imam est malade. » Il a dit : « Quand il prie assis, priez assis. » Abu Dawud a précisé : La chaîne de transmission de ce récit n’est pas continue (muttasil)
- Sunan Abu Dawud, n°616
Rapporté par Mughirah ibn Shu‘bah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « L’imam ne doit pas prier à l’endroit où il a dirigé la prière tant qu’il ne s’est pas déplacé. » Abu Dawud a précisé : ‘Ata’ al-Khurasani n’a pas vu Mughirah ibn Shu‘bah (ce récit est donc munqati‘, c’est-à-dire qu’il manque un maillon dans la chaîne)
- Sunan Abu Dawud, n°617
Rapporté par Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l’imam termine la prière et s’assoit (pour réciter le tashahhud), puis que ses ablutions deviennent invalides avant qu’il ne parle à quelqu’un, sa prière est valable. Ceux qui ont prié derrière lui terminent aussi leur prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°623
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui relève la tête pendant que l’imam est en prosternation ne craint-il pas qu’Allah transforme sa tête en tête d’âne ou son visage en visage d’âne ? »
- Sunan Abu Dawud, n°681
Rapporté par Abu Hurayrah رضي الله عنه : Le Prophète ﷺ a dit : « Placez l’imam au centre et resserrez les rangs. »
- Sunan Abu Dawud, n°763
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Un homme est arrivé essoufflé pour rejoindre le rang des prieurs, et il a dit : « Allah est le plus grand ; louange à Allah, beaucoup de louanges, bonnes et bénies. » Quand le Messager d’Allah ﷺ a terminé sa prière, il a demandé : « Qui parmi vous a prononcé ces paroles ? Il n’a rien dit de mal. » L’homme a alors dit : « C’est moi, Messager d’Allah ﷺ ; je suis venu en courant et j’avais du mal à respirer, alors je les ai dites. » Il a dit : « J’ai vu douze anges se précipiter pour être les premiers à les présenter à Allah. » Le rapporteur Humaid a ajouté : « Quand l’un de vous vient prier, qu’il marche normalement (c’est-à-dire sans se presser ni courir) ; puis qu’il prie ce qu’il peut avec l’imam, et qu’il complète ce qu’il a manqué après la prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°777
Rapporté par Samurah ibn Jundub رضي الله عنه : Je me souviens de deux moments de silence dans la prière : l’un quand l’imam prononçait le takbir, et l’autre quand il terminait la récitation de la Fatiha et de la sourate, juste avant de s’incliner. Mais Imran ibn Husayn a trouvé cela étrange. Ils ont donc écrit à Ubayy (ibn Ka’b) à Médine. Il a confirmé la parole de Samurah. Abu Dawud a dit : Humaid a aussi rapporté dans ce récit les mots « et un moment de silence quand il terminait la récitation (du Coran) »
- Sunan Abu Dawud, n°821
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un fait une prière sans réciter Umm al-Qur’an, elle est incomplète, elle est incomplète, elle est incomplète et déficiente. » (Le narrateur a dit) : J’ai demandé : Abu Huraira, parfois je prie derrière l’imam (que dois-je faire alors) ? Il m’a serré la main et a répondu : Ô Perse, récite-la intérieurement, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire qu’Allah, le Très-Haut, a dit : « J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Récite. Quand le serviteur dit : “Louange à Allah, Seigneur de l’univers”, Allah, le Très-Haut, dit : “Mon serviteur M’a loué.” Quand il dit : “Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”, Allah dit : “Mon serviteur M’a glorifié.” Quand il dit : “Maître du Jour du Jugement”, Allah dit : “Mon serviteur M’a magnifié.” Quand il dit : “C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons le secours”, (Allah dit) : “Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” Quand il dit : “Guide-nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés”, (Allah dit) : “Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” »
- Sunan Abu Dawud, n°823
Rapporté par Ubadah ibn as-Samit : Nous étions derrière le Messager d’Allah ﷺ lors de la prière de l’aube, et il récitait (le passage), mais la récitation lui est devenue difficile. Lorsqu’il a terminé, il a dit : Peut-être récitez-vous derrière votre imam ? Nous avons répondu : Oui, c’est bien cela, Messager d’Allah. Il a dit : Ne le faites pas, sauf pour la Fatiha du Livre, car celui qui ne la récite pas n’a pas accompli la prière
- Sunan Abu Dawud, n°825
La tradition mentionnée ci-dessus a été transmise par une chaîne différente de rapporteurs par ‘Ubadah ibn al-Samit, comme dans la version d’al-Rabi’ ibn Sulaiman. Cette version ajoute : Makhul récitait la sourate al-Fatiha discrètement dans la prière où l’imam récitait le Coran à voix haute, pendant le moment de silence. S’il n’y a pas de moment de silence, récite-la avant lui (c’est-à-dire avant sa récitation), ou en même temps que lui, ou après lui ; ne l’abandonne en aucun cas
- Sunan Abu Dawud, n°827
Abu Huraira رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière, il s’agissait, pensons-nous, de la prière de l’aube. Il a ensuite rapporté ce récit jusqu’aux mots « pourquoi ai-je été concurrencé dans la récitation du Coran ». Abu Dawud a dit : Musaddad, dans sa version, a dit que Ma’mar a rapporté : Les gens ont cessé de réciter le Coran dans la prière où le Messager d’Allah ﷺ récitait à voix haute. Ibn al-Sarh a dit dans sa version que Ma’mar a rapporté d’al-Zuhri d’après Abu Huraira. Ensuite, les gens ont cessé (de réciter derrière l’imam). Une autre version dit : Sufyan a dit : Al-Zuhri a prononcé un mot que je n’ai pas entendu. Puis Ma’mar a dit : Il a dit : Ensuite, les gens ont cessé (de réciter le Coran). Abu Dawud a dit : Cette tradition a été rapportée par ‘Abd al-Rahman ibn Ishaq d’après al-Zuhri. Cette version s’arrête aux mots : « Pourquoi ai-je été concurrencé dans la récitation du Coran ». Al-Awza’i l’a aussi rapportée d’al-Zuhri. Cette version précise : Al-Zuhri a dit : Les musulmans ont tiré une leçon de cela et, à partir de là, ils n’ont plus récité (le Coran) dans la prière où le Prophète récitait à voix haute. Abu Dawud a dit : J’ai entendu Muhammad ibn Yahya ibn Faris dire : Les mots « les gens ont cessé de réciter (le Coran) » sont une parole d’al-Zuhri
- Sunan Abu Dawud, n°834
La tradition mentionnée ci-dessus a aussi été transmise par une autre chaîne de narrateurs par Humaid, mais il n’a pas mentionné le mot « prière surérogatoire ». Cette version précise : Al-Hasan (al-Basri) récitait la Fatiha dans les prières du midi et de l’après-midi, qu’il dirigeât la prière ou qu’il soit derrière l’imam, et il glorifiait Allah, répétant souvent : « Allah est le plus grand » et « Il n’y a de dieu qu’Allah » (c’est-à-dire le takbir et le tahlil), autant de fois que l’on récite les sourates Qaf (sourate 50) et Adh-Dhariyat
- Sunan Abu Dawud, n°848
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه du Messager d’Allah ﷺ : « Lorsque l’imam dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange”, car si ce que l’un de vous dit correspond à ce que disent les anges, il lui sera pardonné ses péchés passés. »
- Sunan Abu Dawud, n°849
Rapporté par ‘Amir : Les gens derrière l’imam ne doivent pas dire : « Allah entend celui qui Le loue. » Mais ils doivent dire : « Notre Seigneur, à Toi la louange. »
- Sunan Abu Dawud, n°908
Rapporté par Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ali, ne donne pas d’instructions à l’imam pendant la prière. » Abu Dawud a précisé : Le rapporteur Abu Ishaq n’a entendu que quatre traditions de al-Harith, et celle-ci n’en fait pas partie
- Sunan Abu Dawud, n°935
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l’imam récite : “Non pas de ceux contre qui Tu es en colère, ni de ceux qui s’égarent” (Sourate al-Fatiha, verset 7), dites “Amin”, car si la parole de quelqu’un (le fait de dire Amin) coïncide avec celle des anges, ses péchés passés lui seront pardonnés. »
- Sunan Abu Dawud, n°936
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’imam dit “Amin”, dites aussi “Amin”, car si quelqu’un dit “Amin” en même temps que les anges, ses péchés passés lui seront pardonnés. » Ibn Shihab (al-Zuhri) a dit : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de dire “Amin” (à la fin de la Fatiha)
- Sunan Abu Dawud, n°972
Rapporté par Abu Musa al-Ash’ari : Hittan ibn Abdullah ar-Ruqashi a dit : Abu Musa al-Ash’ari nous a dirigés dans la prière. Lorsqu’il s’est assis à la fin de sa prière, l’un des gens a dit : « La prière a été établie par la vertu et la pureté. » Quand Abu Musa est revenu (de sa prière ou l’a terminée), il s’est tourné vers les gens et a dit : « Qui parmi vous a prononcé ces paroles ? » Les gens sont restés silencieux. « Qui parmi vous a prononcé ces paroles ? » Les gens sont restés silencieux. Il a dit : « C’est peut-être toi, Hittan. » Il a répondu : « Ce n’est pas moi. J’ai eu peur que tu me punisses. » L’un des gens a dit : « C’est moi qui les ai dites et je n’avais aucune mauvaise intention. » Abu Musa a dit : « Ne savez-vous pas comment vous devez parler dans votre prière ? Le Messager d’Allah ﷺ nous a enseignés, nous a expliqué notre façon de faire et nous a appris notre prière. Il a dit : Lorsque vous priez en groupe, alignez vos rangs, puis l’un de vous doit diriger la prière. Quand il dit le takbir (“Allah est le plus grand”), dites le takbir, et quand il récite les versets “Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni ceux qui se sont égarés” (c’est-à-dire la fin de la sourate 1), dites Amin ; Allah vous accordera Sa faveur. Quand il dit “Allah est le plus grand” et s’incline, dites “Allah est le plus grand” et inclinez-vous, car l’imam s’incline avant vous et se relève avant vous. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “C’est pour cela.” Quand il dit “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, qu’Allah soit loué”, Allah vous écoutera, car Allah, le Très-Haut, a dit par la langue de Son Prophète ﷺ : “Allah entend celui qui Le loue.” Quand il dit “Allah est le plus grand” et se prosterne, dites “Allah est le plus grand” et prosternez-vous, car l’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “C’est pour cela.” Quand il s’assied, que chacun de vous dise : “Les louanges de la langue, toutes les bonnes choses et les actes d’adoration reviennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.” » Cette version d’Ahmad ne mentionne pas les mots « et Sa bénédiction » ni la phrase « et j’atteste » ; elle contient plutôt les mots « que Muhammad… »
- Sunan Abu Dawud, n°973
Cette tradition a aussi été transmise par Hittan b. ‘Abd Allah al-Ruqashi par une autre chaîne de rapporteurs. Cette version ajoute : Quand l’imam récite le Coran, gardez le silence (et écoutez attentivement). Et dans le tashahhud, cette version ajoute après les mots « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah » les mots « Il est Unique, Il n’a pas d’associé. » Abu Dawud a dit : Son expression « Et gardez le silence » n’est pas confirmée ; elle n’a été rapportée que par Sulaiman al-Taimi dans sa version
- Sunan Abu Dawud, n°975
Rapporté par Samurah ibn Jundub : Le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné (de réciter), lorsque nous nous asseyions au milieu de la prière ou à la fin avant la salutation : « Les louanges de la langue, toutes les bonnes choses, les actes d’adoration et la royauté reviennent à Allah. » Ensuite, saluez à droite, puis saluez votre lecteur (c’est-à-dire l’imam) et vous-mêmes. Abu Dawud a dit : Sulaiman b. Musa vient de Koufa et vit à Damas. Abu Dawud a dit : Cette série de traditions indique que al-Hasan (al-Basri) a entendu des traditions de Samurah (b. Jundub)
- Sunan Abu Dawud, n°1001
Rapporté par Samurah ibn Jundub : Le Prophète ﷺ nous a ordonné de répondre à la salutation de l’imam, de nous aimer les uns les autres et de nous saluer mutuellement
- Sunan Abu Dawud, n°1036
Rapporté par Al-Mughirah ibn Shu‘bah : Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l’imam se lève à la fin de deux rak‘ah, s’il se rappelle avant d’être complètement debout, il doit s’asseoir ; mais s’il est déjà debout, il ne doit pas s’asseoir, mais faire les deux prosternations de l’oubli. » Abu Dawud a dit : Je n’ai rapporté dans ce livre aucun hadith de Jabir Al-Ju‘fi (un des rapporteurs) sauf celui-ci
- Sunan Abu Dawud, n°1049
Abu Burdah b. Abi Musa al-Asha‘ri a dit : ‘Abd Allah b. ‘Umar m’a dit : « As-tu entendu ton père rapporter une tradition du Messager d’Allah ﷺ au sujet d’une heure le vendredi (où les invocations sont exaucées par Allah) ? » J’ai répondu : « Oui, je l’ai entendue. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Cette heure se trouve pendant que l’imam est assis (pour prononcer le sermon du vendredi) jusqu’à ce que la prière soit terminée. » Abu Dawud a dit : Par “assis”, on entend assis sur la chaire
- Sunan Abu Dawud, n°1051
Rapporté par Ali رضي الله عنه alors qu'il était sur la chaire dans la mosquée de Koufa : Ali a dit : « Lorsque le vendredi arrive, les diables vont dans les marchés avec leurs drapeaux, ils occupent les gens avec leurs besoins et les détournent de la prière du vendredi. Les anges, eux, viennent tôt le matin, s’asseyent à la porte de la mosquée et notent : untel est arrivé à la première heure, untel à la deuxième heure, jusqu’à ce que l’imam sorte pour le prêche. Quand une personne s’assoit à un endroit où elle peut écouter le sermon et voir l’imam, qu’elle reste silencieuse et ne coupe pas la parole, elle aura une double récompense. Si elle s’assoit à un endroit où elle ne peut pas écouter le sermon, mais reste silencieuse et ne coupe pas la parole, elle n’aura la récompense qu’une seule fois. Si elle s’assoit à un endroit où elle peut écouter et voir, mais qu’elle ne reste pas silencieuse, elle portera la charge de son comportement. Si quelqu’un dit à son voisin de se taire pendant le sermon, il commet une parole inutile. Celui qui interrompt pendant le sermon n’aura aucune récompense ce vendredi-là. » Puis il (le rapporteur) ajoute à la fin de ce récit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela. »
- Sunan Abu Dawud, n°1087
Rapporté par Al-Sa’ib ibn Yazid رضي الله عنه : À l’époque du Prophète ﷺ, d’Abu Bakr et de ‘Umar, l’appel à la prière du vendredi était fait quand l’imam s’asseyait sur la chaire pour prononcer le sermon. Lorsque ‘Uthman devint calife et que la population augmenta, il ordonna qu’un troisième appel soit fait pour la prière du vendredi. Cet appel était lancé à al-Zaura’ (une maison à Médine). Cette pratique est restée en vigueur
- Sunan Abu Dawud, n°1108
Rapporté par Samurah ibn Jundub : Le Prophète ﷺ a dit : « Assistez au sermon (du vendredi) et asseyez-vous près de l’imam, car un homme s’éloigne jusqu’à ce qu’il soit laissé derrière au moment d’entrer au Paradis, même s’il y entre. »
- Sunan Abu Dawud, n°1110
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de s’asseoir sur les hanches en dressant les pieds, en les collant au ventre et en les tenant avec les mains, le vendredi pendant que l’imam prononce le sermon
- Sunan Abu Dawud, n°1111
Rapporté par Ya’la ibn Shaddad ibn Aws : Je suis allé voir Mu’awiyah à Jérusalem. Il nous a dirigé la prière du vendredi. J’ai vu que la plupart des gens dans la mosquée étaient des Compagnons du Prophète ﷺ. Je les ai vus assis en position ihtiba, c’est-à-dire assis sur les hanches, les pieds dressés et collés au ventre, les tenant avec les mains ou les attachant avec un tissu dans le dos, pendant que l’imam faisait le sermon. Abu Dawud a dit : Ibn ‘Umar s’asseyait en position ihtiba pendant le sermon du vendredi. Anas ibn Malik, Shuraih, Sa’sa’ah ibn Sawhan, Sa’id ibn al-Musayyib, Ibrahim al-Nakha’i, Makhul, Isma’il, Isma’il ibn Muhammad ibn Sa’d et Nu’aim ibn Sulamah ont dit : Il n’y a pas de mal à s’asseoir ainsi. Abu Dawud a dit : Je ne sais pas si quelqu’un a désapprouvé cela, à part ‘Ubadah ibn Nasayy
- Sunan Abu Dawud, n°1112
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque tu dis à ton frère (le vendredi) de se taire pendant que l’imam prononce le sermon, tu commets une parole inutile. »
- Sunan Abu Dawud, n°1117
Ce récit a aussi été transmis par une autre chaîne de rapporteurs par Jabir ibn ‘Abd Allah. Cette version ajoute : Le Prophète s’est tourné vers les gens et a dit : « Quand l’un de vous arrive (le vendredi) pendant que l’imam prêche, qu’il fasse deux unités de prière et qu’il les écourte. »
- Sunan Abu Dawud, n°1121
Abu Huraira رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui obtient une rak‘ah dans la prière (avec l’imam) a obtenu toute la prière. »
- Sunan Abu Dawud, n°1135
Rapporté par Abdullah ibn Busr رضي الله عنه : Yazid ibn Khumayr ar-Rahbi a dit : Abdullah ibn Busr, compagnon du Messager d’Allah ﷺ, est sorti avec les gens le jour de la rupture du jeûne ou le jour du sacrifice (pour la prière). Il n’aimait pas que l’imam tarde, et il a dit : « Nous avions déjà terminé (notre prière de l’Aïd) à ce moment-là, c’est-à-dire dans la matinée. »
- Sunan Abu Dawud, n°1239
Rapporté par Sahl ibn Abi Hathmah al-Ansari : La prière en temps de danger doit être accomplie ainsi : L’imam doit se tenir debout pour la prière, et une partie des gens doit prier avec lui, l’autre partie faisant face à l’ennemi. L’imam s’incline et se prosterne avec ceux qui sont avec lui, puis il se relève et reste debout. Pendant ce temps, ceux qui ont prié avec lui terminent leur seconde unité et font la salutation, puis ils se retirent pour faire face à l’ennemi. Ceux qui n’ont pas encore prié avancent et disent « Allahou Akbar » derrière l’imam. Il s’incline et se prosterne avec eux, puis fait la salutation. Ensuite, ils se lèvent, terminent leur seconde unité et font la salutation. Abu Dawud a dit : Le récit rapporté par Yahya ibn Sa’id d’al-Qasim est similaire à celui transmis par Yazid ibn Ruman, sauf qu’il diffère sur la salutation. Le récit rapporté par ‘Ubaid Allah est comme celui de Yahya ibn Sa’id, disant : « Le Prophète ﷺ est resté debout. »
- Sunan Abu Dawud, n°1248
Rapporté par Abu Bakrah : Le Prophète ﷺ a accompli la prière du midi en temps de danger. Certains se sont rangés derrière lui, d’autres se sont placés face à l’ennemi. Il les a dirigés pour deux unités, puis a fait la salutation. Ceux qui étaient avec lui sont partis prendre la place de leurs compagnons face à l’ennemi. Ensuite, ils sont venus prier derrière lui. Il les a dirigés pour deux unités et a fait la salutation. Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ a prié quatre unités et ses compagnons en ont prié deux. Al-Hasan donnait un avis juridique basé sur ce récit. Abu Dawud a dit : Ce sera ainsi pour la prière du coucher du soleil : l’imam fera six unités et les gens trois unités. Abu Dawud a dit : Yahya ibn Abi Kathir a rapporté de Abu Salamah, de Jabir, du Prophète ﷺ, quelque chose de similaire. Sulaiman al-Yashkuri l’a aussi rapporté du Prophète ﷺ de la même manière
- Sunan Abu Dawud, n°1375
Rapporté par Abu Dharr رضي الله عنه : Nous avons jeûné avec le Messager d’Allah ﷺ pendant le Ramadan, mais il ne nous a pas fait prier la nuit à aucun moment du mois jusqu’à ce qu’il reste sept nuits ; alors il nous a fait prier jusqu’à ce qu’un tiers de la nuit soit passé. La sixième nuit restante, il ne nous a pas fait prier. La cinquième nuit restante, il nous a fait prier jusqu’à ce que la moitié de la nuit soit passée. J’ai dit : « Messager d’Allah, j’aurais aimé que tu nous diriges dans la prière surérogatoire toute cette nuit. » Il a répondu : « Quand une personne prie avec un imam jusqu’à ce qu’il parte, elle est considérée comme ayant prié toute la nuit. » La quatrième nuit restante, il ne nous a pas fait prier. La troisième nuit restante, il a réuni sa famille, ses épouses et les gens, et a prié avec nous jusqu’à ce que nous ayons peur de manquer le falah (la réussite). J’ai demandé : « Qu’est-ce que le falah ? » Il a répondu : « Le repas avant l’aube. » Ensuite, il ne nous a plus fait prier la nuit pendant le reste du mois
- Sunan Abu Dawud, n°1405
Cette tradition a aussi été transmise par Zaid ibn Thabit par une autre chaîne de rapporteurs avec le même sens. Abu Dawud a dit : Zaid était imam (pendant une prière) et il n’a pas fait de prosternation
- Sunan Abu Dawud, n°1913
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah ﷺ est parti de Mina après avoir accompli la prière de l’aube le jour de ‘Arafah (9 Dhu al-Hijjah), puis il est arrivé à ‘Arafah et s’est arrêté à Namirah. C’est là que l’imam (celui qui dirige la prière à ‘Arafah) se tient. Quand l’heure du midi est arrivée, le Messager d’Allah ﷺ a avancé, a combiné les prières du midi et de l’après-midi, puis a fait un sermon et est parti. Il s’est arrêté à un endroit de station à ‘Arafah
- Sunan Abu Dawud, n°1919
Rapporté par Yazid ibn Shayban : Nous étions à un endroit de station à ‘Arafah, qu’Amr ibn Abdullah trouvait très éloigné de l’endroit où l’imam se tenait, quand Ibn Mirba’ al-Ansari vint vers nous et nous dit : « Je suis un messager pour vous de la part du Messager d’Allah ﷺ. Il vous dit : “Restez là où vous accomplissez vos rites, car vous héritez de l’héritage d’Ibrahim.” »
- Sunan Abu Dawud, n°1972
Rapporté par Wabrah : J’ai demandé à Ibn 'Umar : « Quand dois-je lancer les cailloux à la jamrah ? » Il a répondu : « Quand ton imam (le responsable du hajj) lance les cailloux, c’est à ce moment-là que tu dois les lancer. » J’ai reposé la question. Il a alors dit : « Nous attendions que le soleil passe le zénith. Quand il déclinait, nous lancions les cailloux. »
- Sunan Abu Dawud, n°3193
Yahya ibn Subayh a dit : Ammar, affranchi d’al-Harith ibn Nawfal, m’a raconté qu’il avait assisté aux funérailles de Umm Kulthum et de son fils. Le corps du garçon a été placé près de l’imam. Je m’y suis opposé. Parmi les gens présents, il y avait Ibn Abbas, Abou Sa’id al-Khudri, Abou Qatadah et Abou Hourayra. Ils ont dit : « C’est la sunna (la pratique établie du Prophète). »
- Sunan Abu Dawud, n°3194
Nafi’ Abou Ghalib a dit : J’étais à Sikkat al-Mirbad. Un cercueil est passé, accompagné d’une foule nombreuse. Ils ont dit : « C’est le cercueil de Abdullah ibn Umayr. » Je l’ai suivi. J’ai alors vu un homme, vêtu d’un habit léger, monté sur une petite mule, avec un morceau de tissu sur la tête pour se protéger du soleil. J’ai demandé : « Qui est cet homme important ? » On m’a dit : « C’est Anas ibn Malik. » Quand le cercueil a été posé, Anas s’est levé et a dirigé la prière funéraire sur lui, alors que j’étais juste derrière lui, sans rien entre nous. Il s’est placé près de la tête du défunt et a prononcé quatre takbirs (Allahou Akbar). Il n’a ni allongé ni écourté la prière. Puis il s’est assis. On lui a dit : « Abou Hamzah, voici le cercueil d’une femme ansarie. » Ils l’ont amenée près de lui, il y avait une structure verte en forme de coupole sur son cercueil. Il s’est placé en face de ses hanches et a dirigé la prière funéraire comme il l’avait fait pour l’homme. Puis il s’est assis. Al-Ala’ ibn Ziyad a demandé : « Abou Hamzah, le Messager d’Allah ﷺ priait-il sur les morts comme tu l’as fait, en prononçant quatre takbirs et en se plaçant près de la tête d’un homme et des hanches d’une femme ? » Il a répondu : « Oui. » Il a demandé : « Abou Hamzah, as-tu combattu avec le Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Oui, j’ai combattu avec lui à la bataille de Hunayn. Les polythéistes sont sortis et nous ont attaqués si violemment que nous avons vu nos chevaux derrière nous. Parmi eux, un homme nous attaquait, nous frappait et nous blessait avec son épée. Allah les a ensuite vaincus. Ils ont été amenés et ont commencé à prêter serment d’allégeance pour l’islam. Un compagnon du Prophète ﷺ a dit : “Je fais le vœu que si Allah me livre l’homme qui nous frappait ce jour-là, je le décapiterai.” Le Messager d’Allah ﷺ est resté silencieux et l’homme a été amené captif. Lorsqu’il a vu le Messager d’Allah ﷺ, il a dit : “Messager d’Allah, je me repens auprès d’Allah.” Le Prophète ﷺ a retardé l’acceptation de son serment d’allégeance pour que l’autre homme accomplisse son vœu. Mais ce dernier attendait un ordre du Prophète ﷺ pour le tuer. Il avait peur de le faire sans autorisation. Quand le Messager d’Allah ﷺ a vu qu’il ne faisait rien, il a accepté le serment d’allégeance. L’homme a dit : “Messager d’Allah, qu’en est-il de mon vœu ?” Il a dit : “J’ai retardé aujourd’hui pour que tu puisses accomplir ton vœu.” Il a dit : “Messager d’Allah, pourquoi ne m’as-tu pas fait signe ?” Le Prophète ﷺ a dit : “Il n’est pas digne d’un Prophète de faire un signe.” » Abou Ghalib a dit : J’ai demandé aux gens pourquoi Anas se plaçait en face des hanches d’une femme. Ils m’ont dit que cela venait du fait qu’à l’époque du Prophète, il n’y avait pas de structures en forme de coupole sur les cercueils des femmes. L’imam se plaçait donc devant les hanches pour la dissimuler. Abou Dawud a dit : La parole du Prophète ﷺ : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Il n’y a de divinité qu’Allah” » a abrogé cette tradition d’accomplir le vœu, par sa remarque : « Je me suis repenti. »
- Sunan Abu Dawud, n°3474
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a trois personnes à qui Allah ne parlera pas le Jour du Jugement : un homme qui refuse l’eau en excès à un voyageur alors qu’il en dispose ; un homme qui jure faussement pour vendre une marchandise après la prière de l’après-midi ; et un homme qui prête serment d’allégeance à un dirigeant (imam) : s’il reçoit quelque chose, il respecte son engagement, sinon il ne le respecte pas. »
- Sunan Abu Dawud, n°3757
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Prophète ﷺ a dit : « Quand le repas du soir est servi à l’un d’entre vous et que la prière en groupe est aussi prête, il ne doit pas se lever avant d’avoir terminé de manger. » Dans la version de Musaddad : Quand le repas du soir était servi à ‘Abd Allah b. ‘Umar, ou qu’on le lui apportait, il ne se levait pas avant d’avoir fini, même s’il entendait l’appel à la prière ou la récitation du Coran par l’imam
- Sahih al-Bukhari, n°90
Rapporté par Abu Mas`ud Al-Ansari : Un jour, un homme a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne peux pas toujours assister à la prière (obligatoire en groupe) parce qu’untel (l’imam) la rend trop longue quand il la dirige. » Le narrateur ajoute : « Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) aussi en colère en donnant un conseil que ce jour-là. » Le Prophète a dit : « Ô gens ! Certains d’entre vous font fuir les autres des bonnes actions (comme la prière). Celui qui dirige la prière doit la raccourcir, car parmi les fidèles il y a des malades, des faibles et des personnes qui ont des besoins à accomplir. »
- Sahih al-Bukhari, n°377
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa`d a été interrogé au sujet de la chaire (minbar) du Prophète ﷺ, de quoi était-elle faite ? Sahl a répondu : « Personne encore en vie ne la connaît mieux que moi. Elle était faite de bois de tamaris de la forêt. Untel, l'esclave d'untel, l'a fabriquée pour le Messager d'Allah ﷺ. Quand elle a été construite et placée dans la mosquée, le Messager d'Allah ﷺ est monté dessus en direction de la Qibla et a dit : “Allahu Akbar”, et les gens se sont alignés derrière lui (il a dirigé la prière). Il a récité, s'est incliné, et les gens se sont inclinés derrière lui. Puis il a relevé la tête, est descendu et s'est prosterné au sol, puis il est remonté sur la chaire, a récité, s'est incliné, a relevé la tête, est descendu et s'est prosterné au sol. Voilà ce que je sais à propos de la chaire. » Ahmad bin Hanbal a dit : « Comme le Prophète ﷺ était à un niveau plus élevé que les gens, il n'y a pas de mal, d'après ce hadith, si l'imam est à un niveau plus haut que ses fidèles pendant la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°378
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, le Messager d'Allah ﷺ est tombé de cheval et s'est blessé à la jambe ou à l'épaule. Il a juré de ne pas aller voir ses femmes pendant un mois et il est resté dans une Mashruba (pièce en hauteur) avec des escaliers en troncs de palmier. Ses compagnons sont venus lui rendre visite, et il a dirigé la prière assis, tandis que ses compagnons étaient debout. Lorsqu'il a terminé la prière, il a dit : « L'imam est fait pour être suivi, donc quand il dit “Allahu Akbar”, dites “Allahu Akbar”, quand il s'incline, inclinez-vous, quand il se prosterne, prosternez-vous, et s'il prie debout, priez debout. » Après le 29ème jour, le Prophète ﷺ est descendu (de la pièce en hauteur) et les gens lui ont demandé : « Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as juré de ne pas aller voir tes femmes pendant un mois. » Il a répondu : « Le mois fait 29 jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°651
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ceux qui reçoivent la plus grande récompense pour la prière sont ceux qui habitent le plus loin de la mosquée, puis ceux qui sont un peu moins loin, et ainsi de suite. De même, celui qui attend pour prier avec l’imam a une plus grande récompense que celui qui prie puis va se coucher. »
- Sahih al-Bukhari, n°673
Rapporté par Nafi‘ : Ibn ‘Umar a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si le dîner est servi à l’un de vous et que l’Iqama est prononcé, commencez par le dîner et ne vous pressez pas (continuez à manger) jusqu’à ce que vous ayez fini. » Si on servait à manger à Ibn ‘Umar et que l’Iqama était prononcé, il n’allait jamais à la prière avant d’avoir fini de manger, même s’il entendait la récitation du Coran par l’imam
- Sahih al-Bukhari, n°688
Rapporté par ‘Aïcha, mère des croyants : Le Messager d’Allah ﷺ pria dans sa maison alors qu’il était malade, il pria assis, et des gens prièrent derrière lui debout. Il leur fit signe de s’asseoir. Lorsqu’il eut terminé, il dit : « L’imam n’a été institué que pour être suivi : lorsqu’il s’incline, inclinez-vous ; lorsqu’il se relève, relevez-vous ; et s’il prie assis, priez assis. »
- Sahih al-Bukhari, n°689
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah ﷺ monta un cheval et en tomba, ce qui blessa son côté droit. Il accomplit une des prières assis, et nous avons prié derrière lui assis. Lorsqu’il eut terminé, il dit : « L’imam n’a été institué que pour être suivi : s’il prie debout, priez debout ; lorsqu’il s’incline, inclinez-vous ; lorsqu’il se relève, relevez-vous ; et s’il dit : “Sami‘a Allahu liman hamidah”, dites alors : “Rabbana wa laka l-hamd”. S’il prie debout, priez debout ; et s’il prie assis, priez tous assis. » Abou ‘Abd Allah (al-Bukhari) dit : Al-Humaydi a dit : Sa parole « S’il prie assis, priez assis » concerne sa première maladie. Ensuite, le Prophète ﷺ pria assis et les gens derrière lui debout, et il ne leur ordonna pas de s’asseoir. On doit donc suivre la dernière pratique du Prophète ﷺ
- Sahih al-Bukhari, n°691
Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète ﷺ a dit : « L’un de vous ne craint-il pas — ou ne devrait-il pas craindre — que s’il lève la tête avant l’imam, Allah ne transforme sa tête en tête d’âne ou ne fasse de son visage celui d’un âne ? »
- Sahih al-Bukhari, n°695
Rapporté par ‘Ubayd Allah ibn ‘Adi ibn Khiyar : Je suis entré auprès de ‘Uthman ibn ‘Affan — qu’Allah l’agrée — alors qu’il était assiégé, et je lui dis : « Tu es l’imam de la communauté, et il t’est arrivé ce que tu vois, et un imam de discorde prie pour nous, et nous en sommes gênés. » Il répondit : « La prière est la meilleure chose que font les gens. Si les gens font bien, fais bien avec eux, et s’ils font mal, évite leur mal. » Az-Zubaydi rapporte que Az-Zuhri a dit : « Nous ne pensons pas qu’il faille prier derrière un efféminé, sauf en cas de nécessité absolue. »
- Sahih al-Bukhari, n°704
Rapporté par Abu Mas`ud : Un homme est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne viens pas à la prière du matin parce qu’untel (l’imam) la rend trop longue. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est mis en colère, et je ne l’ai jamais vu plus en colère que ce jour-là. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô gens ! Certains d’entre vous font détester la prière aux autres. Donc, celui qui devient imam doit raccourcir la prière, car il y a derrière lui des faibles, des personnes âgées et des nécessiteux. »
- Sahih al-Bukhari, n°708
Rapporté par Anas ibn Malik : Je n’ai jamais prié derrière un imam une prière plus légère et plus parfaite que celle derrière le Prophète (ﷺ). Il raccourcissait la prière dès qu’il entendait les pleurs d’un enfant, de peur de mettre la mère de l’enfant dans l’embarras
- Sahih al-Bukhari, n°722
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’imam est là pour être suivi. Ne divergez donc pas de lui, inclinez-vous quand il s’incline, et dites : “Rabbana-lakal hamd” s’il dit “Sami`a l-lahu liman hamidah”. S’il se prosterne, prosternez-vous après lui, et s’il prie assis, priez tous assis ensemble. Alignez les rangs pour la prière, car l’alignement des rangs fait partie des choses qui rendent votre prière correcte et complète. »
- Sahih al-Bukhari, n°732
Rapporté par Anas bin Malik Al-Ansari : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé de cheval et s’est blessé au côté droit. Ce jour-là, il a prié l’une des prières assis et nous avons aussi prié derrière lui en étant assis. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé la prière avec le Taslim, il a dit : « L’imam est là pour être suivi. S’il prie debout, priez debout ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez la tête quand il la relève ; prosternez-vous quand il se prosterne ; et s’il dit “Sami`a l-lahu liman hamidah”, vous devez dire : “Rabbana wa laka l-hamd.” »
- Sahih al-Bukhari, n°733
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé de cheval et s’est blessé, alors il a dirigé la prière en étant assis et nous avons aussi prié assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam est là pour être suivi. S’il dit le Takbir, dites-le aussi ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez la tête quand il la relève ; quand il dit “Sami`a l-lahu liman hamidah”, dites : “Rabbana laka l-hamd” ; et prosternez-vous quand il se prosterne. »
- Sahih al-Bukhari, n°734
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’imam est là pour être suivi. Dites le Takbir quand il le dit ; inclinez-vous quand il s’incline ; s’il dit “Sami`a l-lahu liman hamidah”, dites : “Rabbana wa laka l-hamd” ; prosternez-vous quand il se prosterne et priez tous assis s’il prie assis. »
- Sahih al-Bukhari, n°780
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète ﷺ a dit : Dites "Amin" quand l’imam le dit, et si le "Amin" de l’un d’entre vous coïncide avec celui des anges, alors tous ses péchés passés seront pardonnés. Ibn Shihab a dit : Le Messager d’Allah ﷺ disait "Amin
- Sahih al-Bukhari, n°782
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Dites "Amin" quand l’imam dit : "Ghairi l-maghdubi `alaihim wala d-daalleen" (pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés) ; tous les péchés passés de la personne dont le "Amin" coïncide avec celui des anges seront pardonnés
- Sahih al-Bukhari, n°796
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Quand l’imam dit : "Sami`a l-lahu liman hamidah", vous devez dire : "Allahumma Rabbana laka l-hamd." Et si la parole de l’un d’entre vous coïncide avec celle des anges, tous ses péchés passés seront pardonnés
- Sahih al-Bukhari, n°805
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) tomba d’un cheval et se blessa du côté droit. Nous sommes allés prendre de ses nouvelles et, pendant ce temps, l’heure de la prière arriva. Il dirigea la prière assis et nous avons prié assis aussi. À la fin de la prière, il dit : « L’imam doit être suivi : dites le Takbir quand il le dit ; inclinez-vous quand il s’incline ; relevez-vous quand il se relève et quand il dit "Sami`a l-lahu liman hamidah", dites "Rabbana wa laka l-hamd", et prosternez-vous s’il se prosterne. » Sufyan a rapporté la même chose de Ma`mar. Ibn Juraij a précisé que c’était sa jambe droite qui avait été blessée
- Sahih al-Bukhari, n°848
Rapporté par Nafi : Ibn Umar avait l’habitude de faire des prières surérogatoires à l’endroit où il avait accompli la prière obligatoire. Al-Qasim (bin Muhammad bin Abi Bakr) faisait de même. Le récit venant d’Abu Huraira (du Prophète (ﷺ)) interdisant à l’imam de faire une prière surérogatoire à l’endroit où il avait fait la prière obligatoire est incorrect
- Sahih al-Bukhari, n°881
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prend un bain le vendredi comme pour la grande purification, puis va à la prière (dans la première heure, c’est-à-dire tôt), c’est comme s’il avait offert un chameau en sacrifice pour Allah ; celui qui y va dans la deuxième heure, c’est comme s’il avait sacrifié une vache ; dans la troisième heure, comme s’il avait sacrifié un bélier à cornes ; dans la quatrième heure, comme s’il avait sacrifié une poule ; et dans la cinquième heure, comme s’il avait offert un œuf. Quand l’imam arrive (c’est-à-dire commence le sermon), les anges se présentent pour écouter le sermon. »
- Sahih al-Bukhari, n°883
Rapporté par Salman Al-Farsi : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui prend un bain le vendredi, se purifie du mieux qu’il peut, puis utilise de l’huile pour ses cheveux ou se parfume avec le parfum de sa maison, puis se rend à la prière du vendredi sans séparer deux personnes assises ensemble (dans la mosquée), puis prie autant qu’Allah lui a permis, et reste silencieux pendant que l’imam prononce le sermon, ses péchés entre ce vendredi et le précédent seront pardonnés. »
- Sahih al-Bukhari, n°893
Rapporté par Ibn `Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Vous êtes tous des responsables. » Yunis a dit : Ruzaiq bin Hukaim a écrit à Ibn Shihab alors que j’étais avec lui à Wadi-al-Qura pour demander : « Puis-je diriger la prière du vendredi ? » Ruzaiq travaillait la terre (c’est-à-dire qu’il était agriculteur) et il y avait avec lui un groupe de Soudanais et d’autres personnes ; Ruzaiq était alors gouverneur d’Aila. Ibn Shihab lui écrivit pour lui ordonner de diriger la prière du vendredi et lui dire que Salim lui avait rapporté qu’`Abdullah bin `Umar avait dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Vous êtes tous des responsables et vous serez interrogés sur ceux qui sont sous votre responsabilité. L’imam (c’est-à-dire le dirigeant) est responsable de ses sujets et il sera interrogé sur eux, et l’homme est responsable de sa famille et il sera interrogé sur elle. La femme est responsable de la maison de son mari et elle sera interrogée sur cela. Le serviteur est responsable des biens de son maître et il sera interrogé sur eux.” Je crois qu’il a aussi dit : “L’homme est responsable des biens de son père et il sera interrogé sur cela. Vous êtes tous des responsables et vous serez interrogés sur ceux qui sont sous votre responsabilité.” »
- Sahih al-Bukhari, n°910
Rapporté par Salman Al-Farsi : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prend un bain le vendredi, se nettoie du mieux qu’il peut, met de l’huile (dans ses cheveux) ou se parfume, puis part pour la prière sans forcer le passage entre deux personnes déjà assises, prie autant qu’il le souhaite et reste silencieux pendant que l’imam fait le sermon, tous ses péchés entre ce vendredi et le précédent seront pardonnés. »
- Sahih al-Bukhari, n°912
Rapporté par As-Saib bin Yazid : Du temps du Prophète, d’Abu Bakr et de `Umar, l’appel à la prière du vendredi était fait quand l’imam s’asseyait sur la chaire. Mais sous le califat de `Uthman, quand le nombre de musulmans a augmenté, un troisième appel à la prière a été ajouté à Az-Zaura’. Abu `Abdullah a dit : « Az-Zaura’ est un endroit dans le marché de Médine. »
- Sahih al-Bukhari, n°913
Rapporté par As-Saib bin Yazid : Celui qui a augmenté le nombre d’appels à la prière du vendredi à trois est `Uthman bin `Affan, et c’était quand le nombre de musulmans à Médine avait augmenté. Du temps du Prophète (ﷺ), il n’y avait qu’un seul muezzin et l’appel à la prière était fait seulement après que l’imam se soit assis (sur la chaire)
- Sahih al-Bukhari, n°915
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : `Uthman bin `Affan a introduit le deuxième appel à la prière le vendredi quand le nombre de personnes à la mosquée a augmenté. Avant cela, l’appel à la prière du vendredi était fait seulement après que l’imam se soit assis (sur la chaire)
- Sahih al-Bukhari, n°916
Rapporté par Az-Zuhri : J’ai entendu As-Saib bin Yazid dire : « Du temps du Messager d’Allah (ﷺ), d’Abu Bakr et de `Umar, l’appel à la prière du vendredi était fait après que l’imam se soit assis sur la chaire. Mais quand les gens ont été plus nombreux sous le califat de `Uthman, il a introduit un troisième appel à la prière (le vendredi) et il était fait à Az-Zaura’, et cela a continué par la suite. »
- Sahih al-Bukhari, n°929
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le vendredi, les anges se tiennent à la porte de la mosquée et inscrivent les noms des personnes qui arrivent, selon leur ordre d’arrivée. Celui qui entre le plus tôt est comme s’il offrait un chameau en sacrifice. Le suivant est comme s’il offrait une vache, puis un bélier, puis une poule, puis un œuf. Quand l’imam sort pour la prière du vendredi, ils (les anges) ferment leurs registres et écoutent le sermon. »
- Sahih al-Bukhari, n°934
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’imam fait le sermon et que tu demandes à ton voisin de se taire et d’écouter, tu as alors commis une mauvaise action. »
- Sahih al-Bukhari, n°958
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Jabir bin `Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’`Id-ul-Fitr et a accompli la prière avant de prononcer le prêche (Khutba). `Ata' m’a raconté qu’au début du règne d’Ibn Az-Zubair, Ibn `Abbas lui avait envoyé un message pour lui dire que l’Adhan pour la prière de l’`Id n’a jamais été proclamé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et que le prêche avait lieu après la prière. `Ata' m’a dit qu’Ibn `Abbas et Jabir bin `Abdullah avaient déclaré : « Il n’y avait pas d’Adhan pour la prière de l’`Id-ul-Fitr ni pour celle de l’`Id-ul-Adha. » `Ata' a dit : « J’ai entendu Jabir bin `Abdullah dire : Le Prophète (ﷺ) s’est levé, a commencé par la prière, puis a fait le prêche. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé le prêche, il est allé vers les femmes et leur a adressé un discours, tout en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement et les femmes y déposaient leurs aumônes. » J’ai demandé à `Ata' : « Penses-tu qu’il est obligatoire pour un imam d’aller voir les femmes et de leur adresser un discours après la prière et le prêche ? » `Ata' a répondu : « Il ne fait aucun doute que c’est un devoir pour les imams de le faire, et pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°959
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Jabir bin `Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’`Id-ul-Fitr et a accompli la prière avant de prononcer le prêche (Khutba). `Ata' m’a raconté qu’au début du règne d’Ibn Az-Zubair, Ibn `Abbas lui avait envoyé un message pour lui dire que l’Adhan pour la prière de l’`Id n’a jamais été proclamé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et que le prêche avait lieu après la prière. `Ata' m’a dit qu’Ibn `Abbas et Jabir bin `Abdullah avaient déclaré : « Il n’y avait pas d’Adhan pour la prière de l’`Id-ul-Fitr ni pour celle de l’`Id-ul-Adha. » `Ata' a dit : « J’ai entendu Jabir bin `Abdullah dire : Le Prophète (ﷺ) s’est levé, a commencé par la prière, puis a fait le prêche. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé le prêche, il est allé vers les femmes et leur a adressé un discours, tout en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement et les femmes y déposaient leurs aumônes. » J’ai demandé à `Ata' : « Penses-tu qu’il est obligatoire pour un imam d’aller voir les femmes et de leur adresser un discours après la prière et le prêche ? » `Ata' a répondu : « Il ne fait aucun doute que c’est un devoir pour les imams de le faire, et pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°960
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Jabir bin `Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’`Id-ul-Fitr et a accompli la prière avant de prononcer le prêche (Khutba). `Ata' m’a raconté qu’au début du règne d’Ibn Az-Zubair, Ibn `Abbas lui avait envoyé un message pour lui dire que l’Adhan pour la prière de l’`Id n’a jamais été proclamé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et que le prêche avait lieu après la prière. `Ata' m’a dit qu’Ibn `Abbas et Jabir bin `Abdullah avaient déclaré : « Il n’y avait pas d’Adhan pour la prière de l’`Id-ul-Fitr ni pour celle de l’`Id-ul-Adha. » `Ata' a dit : « J’ai entendu Jabir bin `Abdullah dire : Le Prophète (ﷺ) s’est levé, a commencé par la prière, puis a fait le prêche. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé le prêche, il est allé vers les femmes et leur a adressé un discours, tout en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement et les femmes y déposaient leurs aumônes. » J’ai demandé à `Ata' : « Penses-tu qu’il est obligatoire pour un imam d’aller voir les femmes et de leur adresser un discours après la prière et le prêche ? » `Ata' a répondu : « Il ne fait aucun doute que c’est un devoir pour les imams de le faire, et pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°961
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' a dit : « Jabir bin `Abdullah a dit : Le Prophète (ﷺ) est sorti le jour de l’`Id-ul-Fitr et a accompli la prière avant de prononcer le prêche (Khutba). `Ata' m’a raconté qu’au début du règne d’Ibn Az-Zubair, Ibn `Abbas lui avait envoyé un message pour lui dire que l’Adhan pour la prière de l’`Id n’a jamais été proclamé du vivant du Messager d’Allah (ﷺ) et que le prêche avait lieu après la prière. `Ata' m’a dit qu’Ibn `Abbas et Jabir bin `Abdullah avaient déclaré : « Il n’y avait pas d’Adhan pour la prière de l’`Id-ul-Fitr ni pour celle de l’`Id-ul-Adha. » `Ata' a dit : « J’ai entendu Jabir bin `Abdullah dire : Le Prophète (ﷺ) s’est levé, a commencé par la prière, puis a fait le prêche. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé le prêche, il est allé vers les femmes et leur a adressé un discours, tout en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement et les femmes y déposaient leurs aumônes. » J’ai demandé à `Ata' : « Penses-tu qu’il est obligatoire pour un imam d’aller voir les femmes et de leur adresser un discours après la prière et le prêche ? » `Ata' a répondu : « Il ne fait aucun doute que c’est un devoir pour les imams de le faire, et pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°978
Rapporté par Ibn Juraij : `Ata' m'a dit qu'il avait entendu Jabir bin `Abdullah dire : « Le Prophète (ﷺ) s'est levé pour accomplir la prière de l'`Id ul Fitr. Il a d'abord prié, puis il a prononcé le sermon. Après avoir terminé, il est descendu (de la chaire) et s'est dirigé vers les femmes pour leur donner des conseils, tout en s'appuyant sur la main de Bilal. Bilal étendait son vêtement à l'endroit où les femmes déposaient leurs aumônes. » J'ai demandé à `Ata' s'il s'agissait de la Zakat de l'`Id ul Fitr. Il a répondu : « Non, c'étaient simplement des aumônes données à ce moment-là. Une femme a mis sa bague et d'autres ont fait de même. » J'ai alors demandé à `Ata' : « Penses-tu que c'est une obligation pour l'imam de conseiller les femmes le jour de l'`Id ? » Il a répondu : « Oui, c'est une obligation pour les imams, pourquoi ne le feraient-ils pas ? »
- Sahih al-Bukhari, n°1113
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié chez lui en étant assis pendant sa maladie et les gens ont prié derrière lui debout. Il leur a fait signe de s’asseoir. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam doit être suivi : donc quand il s’incline, inclinez-vous ; et quand il relève la tête, faites de même. »
- Sahih al-Bukhari, n°1114
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé de cheval et son côté droit a été blessé ou égratigné, alors nous sommes allés prendre de ses nouvelles. L’heure de la prière est arrivée et il a prié en étant assis, et nous avons prié debout. Il a dit : « L’imam doit être suivi : donc s’il dit le Takbir, dites-le aussi ; et s’il s’incline, inclinez-vous aussi ; et quand il relève la tête, faites de même ; et s’il dit : Sami`a l-lahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue), dites : Rabbana walakal-Hamd (Ô notre Seigneur ! À Toi toutes les louanges). »
- Sahih al-Bukhari, n°1170
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Pendant qu’il faisait un sermon, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous arrive alors que l’imam prononce le sermon ou est sorti pour cela, il doit faire deux rak`at de prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°1203
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète ﷺ a dit : « Dire ‘Subhan Allah’ est pour les hommes et taper des mains est pour les femmes. » (Si quelque chose se passe pendant la prière, les hommes attirent l’attention de l’imam en disant « Subhan Allah » et les femmes en tapant des mains)
- Sahih al-Bukhari, n°1236
Rapporté par `Aisha, l'épouse du Prophète : Le Messager d'Allah (ﷺ), pendant sa maladie, priait assis dans sa maison, alors que certaines personnes priaient derrière lui debout. Mais le Prophète (ﷺ) leur a fait signe de s’asseoir. À la fin de la prière, il a dit : « L’imam doit être suivi. Donc, inclinez-vous quand il s’incline, et relevez la tête quand il la relève. »
- Sahih al-Bukhari, n°1676
Rapporté par Salim : `Abdullah bin `Umar avait l’habitude de faire partir les personnes faibles de sa famille plus tôt vers Mina. Elles quittaient donc Al-Mash'ar Al-Haram (c’est-à-dire Al-Muzdalifa) pendant la nuit, après le coucher de la lune, en invoquant Allah autant qu’elles le pouvaient, puis elles retournaient à Mina avant que l’Imam ne parte d’Al-Muzdalifa. Certaines arrivaient à Mina à l’heure de la prière du Fajr, d’autres plus tard. Une fois à Mina, elles jetaient les cailloux sur la Jamra (Jamrat-Al-`Aqaba). Ibn `Umar disait : « Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a donné la permission de faire ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°2751
Rapporté par Ibn ‘Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Vous êtes tous des bergers et chacun est responsable de ce qu’il garde : le dirigeant (imam) est un berger et responsable de ses sujets ; un homme est berger de sa famille et responsable de ceux qui sont sous sa garde ; une femme est bergère dans la maison de son mari et responsable de ce qu’elle garde ; un serviteur est berger des biens de son maître et responsable de ce qu’il garde. » Je pense qu’il a aussi dit : « Et un homme est berger des biens de son père. »
- Sahih al-Bukhari, n°2956
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Nous sommes les derniers, mais nous serons les premiers à entrer au Paradis. » Le Prophète a ajouté : « Celui qui m'obéit, obéit à Allah, et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit au chef, m'obéit, et celui qui désobéit au chef, me désobéit. L'Imam est comme un abri pour la sécurité duquel les musulmans doivent se battre et où ils doivent chercher protection. Si l'Imam ordonne le bien et juge avec justice, il sera récompensé pour cela. Mais s'il fait le contraire, il en sera responsable. »
- Sahih al-Bukhari, n°2957
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Nous sommes les derniers, mais nous serons les premiers à entrer au Paradis. » Le Prophète a ajouté : « Celui qui m'obéit, obéit à Allah, et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit au chef, m'obéit, et celui qui désobéit au chef, me désobéit. L'Imam est comme un abri pour la sécurité duquel les musulmans doivent se battre et où ils doivent chercher protection. Si l'Imam ordonne le bien et juge avec justice, il sera récompensé pour cela. Mais s'il fait le contraire, il en sera responsable. »
- Sahih al-Bukhari, n°3211
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chaque vendredi, les anges se tiennent à chaque porte de la mosquée pour inscrire les noms des gens dans l’ordre de leur arrivée pour la prière du vendredi, et quand l’imam s’assoit (sur la chaire), ils roulent leurs registres et se préparent à écouter le sermon. »
- Sahih al-Bukhari, n°3228
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’imam, pendant la prière, dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah ! Notre Seigneur ! Toutes les louanges sont pour Toi”, car si la parole de l’un d’entre vous coïncide avec celle des anges, ses péchés passés seront pardonnés. »
- Sahih al-Bukhari, n°3449
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Que ferez-vous lorsque le fils de Marie (c'est-à-dire Jésus) descendra parmi vous et que votre imam sera parmi vous ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4131
Rapporté par Sahl bin Abi Hathma : (en décrivant la prière de la peur) : L'Imam se tient face à la Qibla et un groupe (de l'armée) prie avec lui tandis que l'autre fait face à l'ennemi. L'Imam fait une rak'a avec le premier groupe, puis ils se lèvent seuls et accomplissent une inclinaison et deux prosternations à leur place, puis ils s'éloignent pour laisser la place au second groupe, qui vient prier derrière l'Imam. Il fait alors la seconde rak'a avec eux, complète ses deux rak'at, puis le second groupe s'incline et fait deux prosternations (c'est-à-dire termine sa seconde rak'a et ainsi tous terminent leur prière). (Ce hadith a aussi été rapporté par deux autres chaînes par Sahl b. Abi Hathma)
- Sahih al-Bukhari, n°4204
Rapporté par Abu al-Yaman : Shu‘ayb l’a informé, d’après al-Zuhri, qui a dit que Sa‘id ibn al-Musayyib lui a rapporté qu’Abu Hurayra – que Allah l’agrée – a dit : « Nous étions avec le Prophète ﷺ à Hunayn. » Ensuite, Ibn al-Mubarak rapporte de Yunus, d’après l’imam az-Zuhri, de Sa‘id, du Prophète ﷺ. Az-Zubaydi rapporte qu’az-Zuhri lui-même l’a informé qu’Abd ar-Rahman ibn Ka‘b et Sa‘id rapportaient du Prophète ﷺ. (Récit concernant la chaîne de transmission)
- Sahih al-Bukhari, n°4302
Rapporté par ‘Amr bin Salama : Nous étions dans un endroit où beaucoup de gens passaient, et les caravanes passaient près de nous. Nous leur demandions : « Que se passe-t-il avec les gens ? Qui est cet homme ? » Ils répondaient : « Cet homme prétend qu’Allah l’a envoyé (comme Messager), qu’il a reçu une révélation, et qu’Allah lui a révélé ceci ou cela. » J’apprenais ces paroles divines par cœur, comme si elles étaient gravées dans mon esprit. Les Arabes (autres que les Quraysh) ont retardé leur conversion à l’Islam jusqu’à la Conquête (de La Mecque). Ils disaient : « Laissez-le (c’est-à-dire Muhammad) et son peuple, les Quraysh. S’il l’emporte sur eux, alors il est vraiment un Prophète. » Quand La Mecque fut conquise, chaque tribu s’empressa d’embrasser l’Islam, et mon père se hâta de se convertir avant les autres membres de notre tribu. À son retour (du Prophète) vers sa tribu, il dit : « Par Allah, je viens à vous du Prophète (ﷺ) en toute certitude ! » Ensuite, le Prophète (ﷺ) leur dit : « Faites telle prière à telle heure, et quand le moment de la prière arrive, que l’un de vous fasse l’appel à la prière (Adhan), et que celui qui connaît le plus de Coran dirige la prière. » Ils cherchèrent donc une telle personne et ne trouvèrent personne qui connaissait plus de Coran que moi, grâce à ce que j’avais appris des caravanes. Ils m’ont donc choisi comme imam (pour diriger la prière), alors que j’étais un garçon de six ou sept ans, portant un Burda (un vêtement carré noir) qui était trop court pour moi (et une partie de mon corps était découverte). Une femme de la tribu a dit : « Ne voulez-vous pas couvrir le derrière de votre lecteur pour nous ? » Alors ils ont acheté un morceau de tissu et m’ont fait une tunique. Je n’ai jamais été aussi heureux de quelque chose que de cette tunique
- Sahih al-Bukhari, n°4475
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit : ‘Ghair-il-Maghdubi `alaihim Walad-Dallin’ (c’est-à-dire : non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés (1.7)), alors vous devez dire : ‘Ameen’. Si le ‘Ameen’ de quelqu’un coïncide avec celui des anges, ses péchés passés seront pardonnés. »
- Sahih al-Bukhari, n°4535
Rapporté par Nafi` : Chaque fois qu’on demandait à `Abdullah bin `Umar au sujet de la Salat-al-Khauf (la prière de la peur), il disait : « L’imam avance avec un groupe de personnes et les dirige pour une rak`a, tandis qu’un autre groupe, qui n’a pas encore prié, reste entre le groupe en prière et l’ennemi. Quand ceux qui sont avec l’imam ont terminé leur rak`a, ils se retirent et prennent la place de ceux qui n’ont pas encore prié, mais ils ne terminent pas leur prière avec le Taslim. Ceux qui n’ont pas prié avancent pour accomplir une rak`a avec l’imam (tandis que le premier groupe les protège de l’ennemi). Ensuite, l’imam, après avoir accompli deux rak`a, termine sa prière. Puis chaque membre des deux groupes accomplit la deuxième rak`a seul après que l’imam a terminé. Ainsi, chacun des deux groupes aura accompli deux rak`a. Mais si la peur est trop grande, ils peuvent prier debout ou à cheval, en direction de la Qibla ou non. » Nafi` a ajouté : Je ne pense pas que `Abdullah bin `Umar ait raconté cela autrement que d’Allah, le Messager (ﷺ). (Voir le hadith n°451, vol. 5 pour connaître exactement la prière de la peur)
- Sahih al-Bukhari, n°5464
Rapporté par Nafi : Un jour, Ibn Umar prenait son dîner pendant qu’il écoutait la récitation (du Coran) par l’imam lors de la prière d’Isha
- Sahih al-Bukhari, n°5658
Rapporté par `Aisha : Pendant la maladie du Prophète (ﷺ), des gens sont venus lui rendre visite. Il a dirigé la prière en étant assis, tandis qu’eux priaient debout, alors il leur a fait signe de s’asseoir. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam doit être suivi : quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il se relève, relevez-vous ; et s’il prie assis, priez assis. » Abu `Abdullah a dit qu’Al-Humaidi a précisé : « Ce récit a été abrogé par la dernière pratique du Prophète (ﷺ), qui a dirigé la prière assis pendant que les gens priaient debout derrière lui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6402
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit “Amin”, alors vous devez tous dire “Amin”, car les anges disent “Amin” à ce moment-là. Et celui dont le “Amin” coïncide avec celui des anges, tous ses péchés passés seront pardonnés. »
- Sahih al-Bukhari, n°6949
Rapporté par Safiyya bint ‘Ubaid : Un esclave appartenant au gouvernement a tenté de séduire une esclave prise dans le butin de guerre, jusqu’à ce qu’il la force et prenne sa virginité contre sa volonté. ‘Umar l’a alors fait fouetter selon la loi, puis l’a exilé, mais il n’a pas puni l’esclave femme car elle avait subi un rapport forcé. Az-Zuhri a dit à propos d’une esclave vierge violée par un homme libre : Le juge doit condamner l’adultère à payer une amende équivalente à la valeur de l’esclave femme, et il doit être fouetté selon la loi. Mais si l’esclave femme n’est pas vierge, selon la décision de l’Imam, l’adultère n’est pas condamné à une amende mais il doit recevoir la peine légale
- Sahih al-Bukhari, n°7084
Rapporté par Hudhayfa ibn Al-Yaman : Les gens demandaient au Messager d’Allah (ﷺ) des informations sur le bien, mais moi je lui demandais au sujet du mal, de peur d’y être confronté. J’ai donc dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous vivions dans l’ignorance et dans une situation très difficile, puis Allah nous a apporté ce bien (c’est-à-dire l’islam) ; y aura-t-il un mal après ce bien ? » Il a dit : « Oui. » J’ai demandé : « Y aura-t-il un bien après ce mal ? » Il a répondu : « Oui, mais il sera entaché (il ne sera pas pur). » J’ai demandé : « Quelle sera cette imperfection ? » Il a répondu : « (Il y aura) des gens qui guideront les autres sans suivre ma tradition. Tu approuveras certains de leurs actes et tu en désapprouveras d’autres. » J’ai demandé : « Y aura-t-il un mal après ce bien ? » Il a répondu : « Oui, (il y aura) des gens qui appelleront aux portes du Feu, et quiconque répondra à leur appel sera jeté par eux dans le Feu. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Peux-tu nous les décrire ? » Il a dit : « Ils seront de notre peuple et parleront notre langue. » J’ai demandé : « Que m’ordonnes-tu de faire si cela arrive de mon vivant ? » Il a dit : « Attache-toi au groupe des musulmans et à leur imam (chef). » J’ai demandé : « Et s’il n’y a ni groupe de musulmans ni imam ? » Il a dit : « Éloigne-toi de tous ces groupes, même si tu dois mordre (manger) les racines d’un arbre jusqu’à ce que la mort te surprenne dans cet état. »
- Sahih al-Bukhari, n°7212
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura trois types de personnes à qui Allah ne parlera pas le Jour de la Résurrection, Il ne les purifiera pas de leurs péchés et ils auront un châtiment douloureux : (1) un homme qui possède de l’eau en surplus sur un chemin et qui la refuse aux voyageurs ; (2) un homme qui donne son allégeance à un imam (dirigeant) uniquement pour des intérêts matériels : s’il obtient ce qu’il veut, il respecte son engagement, sinon il ne le tient pas ; (3) un homme qui vend quelque chose à un autre après la prière de l’`Asr et jure faussement par Allah qu’on lui en a offert un certain prix, ce qui pousse l’acheteur à le croire et à acheter, alors qu’en réalité il n’a jamais reçu une telle offre. »
- Sunan Ibn Majah, n°838
Rapporté par Abu Sa’ib : Il a entendu Abu Hurairah dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui fait une prière sans réciter Ummul Qur’an (la Mère du Coran, c’est-à-dire Al-Fatiha), sa prière est incomplète ; elle n’est pas entière. » J’ai dit : « Ô Abu Hurairah, parfois je prie derrière l’imam. » Il m’a attrapé l’avant-bras et a dit : « Ô Persan ! Récite-la pour toi-même. »
- Sunan Ibn Majah, n°842
Rapporté par Abu Idris Al-Khawlani : Un homme a demandé à Abu Darda’ : « Dois-je réciter quand l’imam récite ? » Il a répondu : « Un homme a demandé au Prophète (ﷺ) s’il fallait réciter dans chaque prière. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Oui.” Un homme parmi les gens a dit : “C’est devenu obligatoire.” »
- Sunan Ibn Majah, n°843
Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Nous récitions l’Ouverture du Livre (Al-Fatiha) et une sourate derrière l’imam dans les deux premières unités du Zuhr et du ‘Asr, et dans les deux dernières, nous récitions seulement l’Ouverture du Livre
- Sunan Ibn Majah, n°844
Rapporté par Samurah bin Jundab : Il y a deux pauses que j’ai retenues du Messager d’Allah (ﷺ), mais ‘Imran bin Husain a nié cela. Nous avons écrit à Ubayy bin Ka’b à Médine, et il a répondu que Samurah avait bien raison. (Un des rapporteurs) Sa’id a dit : « Nous avons demandé à Qatadah : “Quelles sont ces deux pauses ?” Il a répondu : “Quand il commençait sa prière, et quand il terminait la récitation.” Puis il a ajouté : “Et quand il récitait : ‘Non pas le chemin de ceux qui ont encouru ta colère, ni de ceux qui se sont égarés.’ Ils aimaient que l’imam, après avoir terminé la récitation, reste silencieux jusqu’à reprendre son souffle. »
- Sunan Ibn Majah, n°846
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « L’imam a été désigné pour être suivi : quand il dit Allahu Akbar, dites Allahu Akbar ; quand il récite, écoutez attentivement ; quand il dit : Non pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés [1:7], dites Amin ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue), dites Allahumma Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange) ; quand il se prosterne, prosternez-vous ; et s’il prie assis, alors priez tous assis. »
- Sunan Ibn Majah, n°847
Rapporté par Abu Musa Al-Ash’ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’imam récite, écoutez attentivement, et s’il est assis (dans la prière), alors la première évocation que l’un d’entre vous doit réciter est le Tashahhud. »
- Sunan Ibn Majah, n°849
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dirigés dans la prière, et il a mentionné un récit similaire, en ajoutant : « Et après cela, ils sont restés silencieux dans les prières où l’imam récitait à voix haute. »
- Sunan Ibn Majah, n°850
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui a un imam, la récitation de l’imam compte pour lui. »
- Sunan Ibn Majah, n°876
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit : “Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend ceux qui Le louent)”, dites : “Rabbana wa lakal-hamd (Ô notre Seigneur, à Toi la louange)”. »
- Sunan Ibn Majah, n°877
Rapporté par Abu Sa’eed Al-Khudri : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Quand l’imam dit : “Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend ceux qui Le louent)”, dites : “Allahumma, Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah ! Ô notre Seigneur ! À Toi la louange)”. »
- Sunan Ibn Majah, n°906
Rapporté par Aswad bin Yazid : ‘Abdullah bin Mas’ud a dit : « Lorsque vous adressez la paix et les bénédictions au Messager d’Allah (ﷺ), faites-le bien, car vous ne savez pas, cela pourrait lui être présenté. » Ils lui ont dit : « Apprends-nous. » Il a dit : « Dites : ‘Allahumma aj’al salataka wa rahmataka wa barakatika ‘ala sayyidil-mursalin wa imamil-muttaqin wa khatamin-nabiyyin, Muhammad ‘abdika wa Rasulika imamil-khayri (wa qa’idil-khair), wa Rasulir-Rahmah. Allahummab’athhu maqaman mahmudan yaghbituhu bihil-awwaluna wal-akhirun. Allahumma salli ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama sallayta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim ; Allahumma barik ‘ala Muhammadin wa ‘ala ali Muhammadin kama barakta ‘ala Ibrahim wa ‘ala ali Ibrahim, innaka Hamidum Majid.’ » (Ô Allah, accorde Ta grâce, Ta miséricorde et Tes bénédictions au chef des Messagers, à l’imam des pieux et au sceau des Prophètes, Muhammad, Ton serviteur et Messager, l’imam du bien (et le guide du bien), et le Messager de la miséricorde. Ô Allah, élève-le à une station de louange et de gloire qui sera enviée par les premiers et les derniers. Ô Allah, accorde Ta grâce, Ton honneur et Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu les as accordés à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es vraiment Digne de louange, Plein de gloire. Ô Allah, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrahim et à la famille d’Ibrahim, Tu es Digne de louange, Plein de gloire
- Sunan Ibn Majah, n°921
Rapporté par Samurah bin Jundub : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit le Salam, alors répondez-lui. »
- Sunan Ibn Majah, n°922
Rapporté par Samurah bin Jundab : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a ordonné de saluer notre imam avec le Salam, et de nous saluer les uns les autres avec le Salam
- Sunan Ibn Majah, n°960
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) nous apprenait à ne pas nous incliner ni nous prosterner avant l’imam ; quand il dit le Takbir, dites le Takbir, et quand il se prosterne, vous devez vous prosterner
- Sunan Ibn Majah, n°961
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui lève la tête avant l’imam ne craint-il pas qu’Allah transforme sa tête en tête d’âne ?”
- Sunan Ibn Majah, n°981
Rapporté par Abu Hazim : Sahl bin Sa’d As-Sa’idi préférait que les jeunes dirigent son peuple dans la prière. On lui a dit : « Tu fais cela alors que tu as une grande ancienneté (dans l’Islam) ? » Il a répondu : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “L’imam est responsable. S’il agit bien, il aura la récompense ainsi que ceux qu’il dirige, mais s’il agit mal, cela sera contre lui et non contre eux.” »
- Sunan Ibn Majah, n°982
Rapporté par Salamah bint Hurr, la sœur de Kharashah : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Un temps viendra où les gens resteront debout longtemps sans trouver d’imam pour les diriger dans la prière. »
- Sunan Ibn Majah, n°1087
Rapporté par Aws bin Aws Ath-Thaqafi : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Celui qui prend un bain le vendredi, se lave complètement, part tôt et arrive tôt, marche sans utiliser de monture, s’assoit près de l’imam, l’écoute sans parler inutilement, pour chaque pas qu’il fait il recevra la récompense d’une année, la récompense d’une année de jeûne et de prière nocturne.”
- Sunan Ibn Majah, n°1090
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui fait ses ablutions et les fait bien, puis vient au vendredi (prière), s’assoit près de l’imam, reste silencieux et écoute, il lui sera pardonné ce qui s’est passé entre ce vendredi et le précédent, plus trois jours. Et celui qui touche les cailloux a commis une distraction inutile.”
- Sunan Ibn Majah, n°1092
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quand arrive le vendredi, les anges se tiennent à chaque porte de la mosquée et inscrivent les noms des personnes qui arrivent, selon leur ordre d’arrivée. Quand l’imam sort, ils ferment leurs registres et écoutent le sermon. Le premier à venir à la prière est comme celui qui sacrifie un chameau ; le suivant est comme celui qui sacrifie une vache ; le suivant comme celui qui sacrifie un bélier,” (et ainsi de suite) jusqu’à ce qu’il mentionne une poule et un œuf. Sahl a ajouté dans son récit : “Et celui qui vient après cela ne fait que s’acquitter de son devoir concernant la prière.”
- Sunan Ibn Majah, n°1110
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Si tu dis à ton voisin : ‘Tais-toi’ un vendredi pendant que l’imam fait le sermon, tu as commis une parole ou un acte inutile (Laghw)
- Sunan Ibn Majah, n°1134
Rapporté par ‘Amr bin Shu’aib, de la part de son père, que son grand-père a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de s’asseoir en ramenant les cuisses contre le ventre et en les entourant avec les bras ou un vêtement le vendredi, c’est-à-dire pendant que l’imam prononce le sermon.”
- Sunan Ibn Majah, n°1237
Rapporté par ‘Aishah رضي الله عنها : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade et certains de ses Compagnons sont venus lui rendre visite. Le Messager d’Allah (ﷺ) a prié assis, et ils ont prié derrière lui debout. Il leur a fait signe de s’asseoir, et quand il a terminé, il a dit : “L’imam est là pour être suivi. Quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il se relève, relevez-vous ; et s’il prie assis, priez assis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1238
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est tombé de cheval et s’est blessé au côté droit. Nous sommes allés lui rendre visite et l’heure de la prière est arrivée. Il nous a dirigés en prière assis, et nous avons prié derrière lui assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : “L’imam est là pour être suivi. Quand il dit Allahu Akbar, dites Allahu Akbar ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit Sami’ Allahu liman hamidah, dites Rabbana wa lakal-hamd ; quand il se prosterne, prosternez-vous ; et s’il prie assis, priez assis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1239
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’imam est là pour être suivi. Quand il dit Allahu Akbar, dites Allahu Akbar ; quand il s’incline, inclinez-vous ; quand il dit Sami’ Allahu liman hamidah, dites Rabbana wa lakal-hamd ; quand il se prosterne, prosternez-vous ; s’il prie debout, priez debout, et s’il prie assis, priez assis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1240
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) est tombé malade, et nous avons prié derrière lui alors qu’il était assis, et Abu Bakr disait le Takbir pour que les gens l’entendent. Il s’est tourné vers nous et nous a vus debout, alors il nous a fait signe de nous asseoir. Quand il a terminé la prière, il a dit : “Vous étiez sur le point de faire comme les Perses et les Romains, qui restent debout alors que leurs rois sont assis. Ne faites pas cela. Suivez votre imam : s’il prie debout, priez debout, et s’il prie assis, priez assis.”
- Sunan Ibn Majah, n°1256
Rapporté par Abu Dharr : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Accomplis la prière à l’heure, et si tu arrives alors que l’imam dirige la prière (à l’heure), prie avec eux, ainsi ta prière sera valide. Sinon, ce sera pour toi une prière surérogatoire. »
- Sunan Ibn Majah, n°1258
Rapporté par Ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à propos de la prière de la peur : « L’imam doit diriger un groupe en prière, et ils doivent faire une prosternation, tandis qu’un autre groupe se tient entre eux et l’ennemi (pour les protéger). Ensuite, ceux qui ont fait la prosternation avec leur chef s’éloignent et prennent la place de ceux qui n’ont pas encore prié. Ceux qui n’ont pas encore prié avancent et font une prosternation avec leur chef. Ensuite, leur chef s’éloigne, et sa prière est complète. Puis chaque groupe fait une prosternation de son côté. Si la peur est trop grande, alors (ils prient) à pied ou à cheval. » Il a précisé que par prosternation, il entendait une Rak‘ah
- Sunan Ibn Majah, n°1259
Rapporté par Sahl bin Abu Hathmah : À propos de la prière de la peur, il a dit : « L’imam doit se tenir face à la Qiblah, un groupe prie avec lui, et un autre groupe fait face à l’ennemi, tourné vers la rangée des prieurs. Il dirige une Rak‘ah, puis ils s’inclinent et font deux prosternations seuls là où ils sont. Ensuite, ils vont prendre la place des autres, et les autres viennent prier une Rak‘ah, en s’inclinant et en se prosternant avec l’imam. Ainsi, l’imam aura prié deux Rak‘ah et eux une seule ; puis ils doivent faire une autre Rak‘ah, en s’inclinant et en faisant deux prosternations. »
- Sunan Ibn Majah, n°1317
Rapporté par Yazid bin Khumair : ‘Abdullah bin Busr est sorti avec les gens le jour de la Fitr ou de l’Adha, et il a critiqué le retard de l’Imam. Il a dit : “Nous aurions déjà terminé à cette heure-ci.” Et c’était au moment du Tasbih
- Sunan Ibn Majah, n°1327
Rapporté par Abu Dharr : Nous avons jeûné le Ramadan avec le Messager d’Allah (ﷺ) et il ne nous a pas dirigés dans la prière nocturne (Qiyam) pendant une partie du mois, jusqu’à ce qu’il ne reste que sept nuits. Il nous a alors dirigés dans la prière nocturne la septième nuit, jusqu’à ce qu’environ un tiers de la nuit soit passé. La nuit suivante, il ne nous a pas dirigés dans la prière. Puis, la cinquième nuit avant la fin du mois, il nous a dirigés dans la prière nocturne jusqu’à ce qu’environ la moitié de la nuit soit passée. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, si seulement nous pouvions prier toute la nuit ! » Il a dit : « Celui qui prie avec l’imam jusqu’à la fin, c’est comme s’il avait prié toute la nuit. » Ensuite, la quatrième nuit avant la fin du mois, il ne nous a pas dirigés dans la prière, jusqu’à la troisième nuit avant la fin, où il a rassemblé ses femmes et sa famille, et les gens se sont réunis, et il nous a dirigés dans la prière jusqu’à ce que nous craignions de manquer le Falah. » On a demandé : « Qu’est-ce que le Falah ? » Il a répondu : « Le Suhur. » Il a ajouté : « Puis il ne nous a plus dirigés dans la prière nocturne pour le reste du mois. »
- Sunan Ibn Majah, n°1428
Rapporté par Al-Mughirah bin Shu’bah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’imam ne doit pas prier à l’endroit où il a accompli la prière obligatoire, tant qu’il ne s’est pas déplacé.” Une autre version de Mughirah rapporte des paroles similaires du Prophète (ﷺ)
- Sunan Ibn Majah, n°2445
Rapporté par Salim bin Hayyan : J’ai entendu Abu Hurairah dire : « J’ai grandi orphelin, j’ai émigré pauvre, et j’ai été embauché par la fille de Ghazwan en échange de nourriture et d’un tour sur le chameau. Je ramassais du bois pour eux quand ils campaient et j’encourageais leurs chameaux en chantant quand ils voyageaient. Louange à Allah (SWT) qui a fait triompher Sa religion et a fait d’Abu Hurairah un imam. »
- Muwatta Malik, n°151
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «lorsqu'on appelle à la prière, Satan s'en va, et fait des pets afin de ne pas entendre cet appel. Une fois que le premier appel est terminé, il revient et reste jusqu'au moment du deuxième appel. Quand le deuxième appel fut fait, Satan s'en va de nouveau puis revient pour se placer entre l'homme et son cœur, en lui suggérant et en disant: «Souviens-toi de telle chose, souviens- toi de telle chose, à laquelle cet homme ne pensait jamais, qu'à la fin, il ne se souvient plus le nombre des raka'ts qu'il a déjà effectuées». 155) 7 - Sahl Ibn Sa'd As-Sa'idi a dit: «il y a deux moments (litt deux heures) où les Portes du ciel s'ouvrent et peu de gens invoquent Allah et que leurs prières ne soient exaucées: quand on appelle à la prière et quand on se met en rang pour combattre dans la voie d'Allah». On demanda à Malek au sujet du moment de l'appel à la prière, le jour du Vendredi sera-t-il avant son heure fixée. Il répondit: «non, son moment sera quand le soleil aura quitté le méridien». On demanda à Malek au sujet des deux appels à la prière et quand les gens doivent-ils se lever pour faire la prière? Il répondit: «Je ne connais à leur sujet autre que ce j'ai vu les hommes faire: au deuxième appel on ne reprend pas pour deux fois les mêmes paroles (ce qu'on fait pour le premier) et c'est bien ce que les gens versés ne cessent de faire à Médine. Quant au moment où les gens doivent se lever pour faire la prière après le deuxième appel, je ne trouve pas en cela un temps bien déterminé, mais je vois bien qu'on doit prendre en considération la capacité des hommes, car parmi eux, il y aura et le fort et le faible, et ils ne pourront pas être tous semblables». On demanda à Malek au sujet des gens tous présents pour faire la prière prescrite, en commun; ainsi ils voulaient faire le deuxième appel sans le premier? Il répondit: «cela suffit car le premier appel n'a été imposé que dans les mosquées fréquentées par une multitude de gens où on fait la prière en commun». On demanda encore à Malek au sujet du salut que fait le muezzin à l'imam et son invitation pour présider la prière et de la première personne qu'on avait saluée? Il répondit: «on ne m'a pas fait savoir que ce salut était pratiqué à là première époque». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui appelle à la prière mais sans que personne ne soit présent pour la faire avec lui; alors il fait le deuxième appel, et prie tout seul, après quoi les gens viennent prier, devra-t-il refaire la prière avec eux? Il répondit: «non, il ne devra plus la refaire, et celui qui viendra après que la prière ait pris fin, il pourra l'accomplir seul». On demanda à Malek au sujet d'un homme qui appelle à la prière et fait ensuite une prière surérogatoire. Les gens arrivant à la mosquée, voulaient qu'un autre fasse le deuxième appel peut être fait par une autre personne». Malek a dit: «on ne cesse de faire le premier appel à la prière de l'aube avant que l'aurore apparaît. Quant aux autres prières, on ne fait le premier appel qu'après leurs heures fixées
- Muwatta Malik, n°157
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar, se trouvant en voyage, il ne faisait que le deuxième appel à la prière sauf pour celle de l'aurore, où il faisait le premier. Il disait: «le premier appel à la prière n'a été imposé que pour inviter les gens à se réunir autour l'imam (pour faire la prière en commun)
- Muwatta Malik, n°169
Malek a rapporté que Ibn Chéhab disait: «lorsque l'homme parvient à faire une seule raka't (en commun) et prononce une fois le takbir, cela lui suffisait». Malek, commentant cela, a dit: «lorsque l'homme veut par ce takbir débuter sa prière». On demanda à Malek, au sujet d'un homme qui vient faire la prière en commun derrière l'imam, en oubliant de faire le takbir au commencement de la prière, et à l'inclinaison, jusqu'à ce qu'il ait accompli une raka't, puis se rappelant de cela, il prononce le takbir lors de la deuxième raka't»? Il répondit: «il m'est de préférence qu'il fasse le takbir au commencement de la prière même s'il oublie de le faire en suivant l'imam et il le fait lors de la première inclinaison, car cela lui suffit s'il le considère comme le takbir du commencement». Au sujet de celui qui faisant, seul, la prière en oubliant de prononcer le takbir au commencement, Malek a dit: «il peut poursuivre sa prière». Et concernant, l'imam qui oublie le takbir du commencement de la prière, jusqu'à ce qu'il l'accomplisse, Malek a dit: «Je pense qu'il doit reprendre la prière, ainsi que pour ceux qui ont prié avec lui, même si ces derniers ont prononcé le takbir, ils doivent le refaire». Chapitre V De la récitation du Coran aux prières du coucher du ciel et du soir
- Muwatta Malik, n°179
Nafe' a rapporté que «quand Abdallah Ibn Omar manquait une raka't au cours d'une prière en commun où l'imam devait réciter le Coran à haute voix, après que l'imam ait fait sa salutation finale, Abdallah complétait tout seul la prière manquante de la prière, en récitant à voix haute»
- Muwatta Malik, n°187
Abou Houraira a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Celui qui prie sans réciter la mère du Coran, sa prière est manquée et n'est plus complète». Le rapporteur dit à Abou Houraira: «II m'arrive parfois de faire la prière derrière l'imam»? Abou Houraira me pinça le bras et répondit: «Ô persan! Récite la pour toi-même, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Allah le Béni et le Très- Haut a dit: «J'ai partagé la prière, entre Mon serviteur et Moi, en deux parties: Une moitié qui m'appartient, et une autre est la sienne» L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ajouta: «Récitez donc! L'adorateur récite: «Louange à Allah, Seigneur des mondes». Allah le Béni et le Très-Haut dit (le sens): «Mon adorateur M'a loué». L'adorateur récite: «Le Miséricordieux, le Très Miséricordieux», Allah dit (le sens) :«Mon adorateur M'a exalté». L'adorateur récite: «Le Roi du Jour du Jugement». Allah dit: «Mon adorateur M'a glorifié». L'adorateur poursuit:«C'est Toi que nous adorons, c'est Toi dont nous implorons le secours». Allah dit (le sens) «Ce verset est entre Moi et Mon adorateur, et j'accorderai à Mon adorateur ce qu'il demande». L'adorateur récite: «Dirige-nous dans le chemin droit, le chemin de ceux que tu as comblés de bienfaits; non pas le chemin de ceux qui encourent Ta colère ni celui des égarés». Allah dit: «Ceci appartient à Mon adorateur et Je lui accorderai ce qu'il Me demande»
- Muwatta Malik, n°188
Hicham Ibn Ourwa a rapporté d'après son père qu'il «récitait en priant derrière l'imam, quand celui-ci ne devait pas réciter à haute voix»
- Muwatta Malik, n°192
Abou Houraira a rapporté: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) achevant une prière où il a récité à haute voix, il demanda aux fidèles: «l'un de vous, a-t-il récité le Coran avec moi»? Un homme répondit: «Oui, moi, O Envoyé d'Allah». Il lui dit: «Je me suis dit: pourquoi on ne me laisse pas réciter le Coran»? Les hommes, depuis, ont cessé de réciter en même temps avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et cela quand il récitait à haute voix, après cette remarque qu'il leur a faite». Chapitre XI Le fait de dire «Amin» derrière l'imam
- Muwatta Malik, n°193
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'imam dit «Amin», dites Amin car celui qui fait correspondre son «Amin», à celui que disent les anges, ses fautes antérieures lui seront pardonnées». Ibn Chéhab a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait «Amin» »
- Muwatta Malik, n°194
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'imam récite «Non pas, (le chemin) de ceux qui encourent Ta colère ni celui des égarés», dites: «Amin», car celui qui le dit en même temps que les anges, ses fautes lui seront effacées»
- Muwatta Malik, n°196
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «quand l'imam dit: «Allah écoute ceux qui le louent», dites: «Grand Allah, notre Seigneur, à Toi la louange». Celui dont le dire-ci correspond à celui des anges, ses fautes lui seront effacées». Chapitre XII Comment doit-on s'asseoir pendant la prière
- Muwatta Malik, n°206
Malek demanda à Ibn Chéhab et à Nafe', l'esclave de Ibn Omar au sujet d'un homme qui fait la prière en commun avec l'imam, et que celui-ci l'a devancé d'une raka't, doit-il témoigner avec lui, l'Unité d'Allah après la deuxième et la quatrième raka't, sachant qu'il n'a fait que des raka'ts impaires»?. Ils lui répondirent: «qu'il fasse le témoignage avec l'imam». Malek a dit: «C'est bien ce que nous faisons à Médine». Chapitre XIV Du fait qu'un homme relève la tête avant l'imam
- Muwatta Malik, n°207
Abou Houraira a dit: «Celui qui relève la tête et l'abaisse avant que l'imam le fasse, son toupet sera dans la main d'un démon». Au sujet d'un homme qui relève la tête après une inclinaison ou une prosternation avant que l'imam le fasse, Malek a dit: «il est de notre tradition que cet homme doit revenir à sa posture d'inclinaison ou de prosternation sans attendre l'imam, car en faisant cela, il aura commis une faute, parce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «l'imam n'a été institué que pour être suivi, c'est pourquoi ne vous débattez pas à ce sujet». Abou Houraira ajouta: «Celui qui relève la tête et l'abaisse avant que l'imam le fasse, celui-ci a le toupet dans la main du démon». Chapitre XV Ce que doit faire un homme qui par insouciance, fait la salutation après la deuxième raka't
- Muwatta Malik, n°225
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui fait une lotion le jour du Vendredi, comme c'est pratiqué à la suite d'une impureté rituelle, puis se rend (à la mosquée) à la première heure, est comparable à un homme qui fait l'aumône d'une chamelle, celui qui se rend à la deuxième heure, est comparable à celui qui fait l'aumône d'une vache, celui qui se rend à la troisième heure, est comparable à celui qui fait l'aumône d'un bélier cornu, celui qui se rend à la quatrième heure, est comparable à celui qui fait l'aumône d'une poule, enfin celui qui se rend à la cinquème heure, est comparable à celui qui fait l'aumône d'un œuf. Lorsque l'imam entre dans la mosquée, les anges seront présents afin d'écouter la mention d'Allah»
- Muwatta Malik, n°231
Tah'iaba Ibn Abi Malek Al-Kourazi a rapporté: «Du temps de Omar Ibn Al-Khattab, les gens faisaient la prière du Vendredi, de sorte que, quand Omar arrivait et s'asseyait sur la chaire et que les muezzins avaient fait appel à la prière, nous nous entretenions. Une fois que le premier appel ait été terminé, Omar se levait pour faire le prône, quant à nous, nous gardions le silence pour écouter sans proférer un mot». Ibn Chéhab a dit: «l'arrivée du l'imam à la mosquée fait cesser toute prière, et son prône interrompt toute conversation»
- Muwatta Malik, n°232
Malek Ibn Abi Amer a rapporté: «Quand Osman faisait le prône de Vendredi, il disait, et c'était une chose qu'il disait rarement: «Lorsque le jour du Vendredi, l'imam fait son prône, prêtez l'écoute et gardez le silence, car celui qui garde le silence sans écouter, aura une récompense autant que celle de celui qui garde le silence et écoute. Quand vous vous levez pour prier, égalisez vos rangs et mettez-vous l'un à côté de l'autre, car le fait d'égaliser les rangs fait partie d'une prière faite à la perfection. D'autre part, Osman ne faisait pas le takbir avant que des gens chargés de sa part, ne viennent lui dire que les rangs ont été bien égalisés, et alors il prononçait le takbir»
- Muwatta Malik, n°233
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar, à la vue de deux hommes s'entretenant, alors que l'imam faisait son prône, il leur jeta des cailloux afin de les faire taire»
- Muwatta Malik, n°234
On rapporta à Malek, qu'un homme éternua un jour de Vendredi, alors que l'imam faisait son prône. Un autre qui se trouvait à côté de lui dit: «que Allah te fasse Miséricorde». Demandant l'avis de Sa'id Ibn Al-Moussaiab à ce sujet, il l'interdit de le refaire, en lui disant: «ne le recommence pas»
- Muwatta Malik, n°235
Malek, a demandé Ibn Chéhab au sujet de la conversation le jour du Vendredi quand l'imam descend de sa chaire et avant de prononcer le takbir, il lui répondit: «il n'y a pas de mal à cela». Chapitre III De celui, qui le jour du Vendredi, parvient à faire une seule raka't en commun
- Muwatta Malik, n°236
Malek a rapporté que Ibn Chéhab disait: «Celui, qui, le jour du Vendredi, parvient à faire en commun, une seule raka't, qu'il complète sa prière par une deuxième». Ibn Chéhab ajouta: «telle est la tradition». Malek a dit: «C'est bien, ce que j'ai trouvé les hommes versés, suivre à Médine, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui parvient à prier une raka't en commun, c'est comme s'il a fait toute la prière en commun». On demanda à Malek, au sujet de l'homme, qui le jour du Vendredi, rencontre une foule de gens, et arrive à s'incliner sans pouvoir se prosterner jusqu'à ce que l'imam se lève ou qu'il achève la prière? Il répondit: «Si, après son inclinaison, il arrive à se prosterner lorsque les fidèles se lèvent (de leur prosternation), qu'il se prosterne, et s'il ne peut pas le faire qu'au moment où l'imam termine sa prière, il m'est de préférence que cet homme fasse la prière de quatre raka'ts (Notons que la prière du Vendredi, est formée de deux raka'ts). Chapitre IV De celui, qui le jour du Vendredi, subit un saignement du nez
- Muwatta Malik, n°238
Malek a dit: «Lorsqu'un imam fait halte, en voyageant le jour du Vendredi, dans un village, fait le prône et la prière, les habitants de ce village et d'autres auront accompli tous les rites du jour du Vendredi avec lui». Malek a dit: «lorsque l'imam qui voyage, fait halte le jour du Vendredi dans un village où le membre des habitants et ceux qui viennent est inférieur au nombre normal, les rites de la prière ne sont pas considérés comme accomplis, et dans ce cas, ceux-ci doivent faire la prière du midi comme dans les autres jours». Malek a dit aussi: «l'assistance à l'office du Vendredi n'est pas obligatoire pour un voyageur». Chapitre VII Au sujet de l'heure de l'exaucement le jour du Vendredi
- Muwatta Malik, n°242
Abou Houraira disait: «Il vaut mieux pour l'un de vous de faire la prière sur des pierres volcaniques chaudes, plutôt que, étant assis, il se lève pour dépasser les gens le jour du Vendredi, quand l'imam monte en chaire pour faire son prône». Malek a dit: «II est de la tradition chez nous à Médine que l'imam se tienne face aux gens quand il veut faire son prône le jour du Vendredi alors que les hommes sont tournés vers la qibla ou vers d'autres côtés». Chapitre IX De la récitation lors de la prière du Vendredi, du fait de s'envelopper de ses vêtements, et de celui qui néglige cette prière sans excuse valable
- Muwatta Malik, n°248
Abdel Rahman Ibn Abdel-Kari a rapporté: «En me rendant avec Omar Ibn Al-Khattab à la mosquée au mois de Ramadan, nous trouvâmes que les gens étaient dispersés en priant de telle sorte qu'un homme priait seul, d'autres priaient derrière un imam. Omar dit alors: «Par Allah! Ce sera idéal, si je demande aux hommes de se mettre derrière un seul récitateur». Il leur demanda de prier, derrière Oubai Ibn Ka'b». Le rapporteur continue: «Une autre nuit, je me rendis également avec Omar, à la mosquée, et nous trouvâmes les hommes priaient derrière un récitateur. Omar, s'écria alors: «quelle superbe innovation que voici. Cette prière que vous faites avant que vous vous couchiez vaut mieux que celle que vous faites en vous levant la nuit». Il voulait dire: «à la fin de la nuit, car les musulmans faisaient cette prière au début de la nuit
- Muwatta Malik, n°249
As-Saib Ibn Yazid a rapporté: «Omar Ibn Al-Khattab ordonna à Oubai Ibn Ka'b et à Tamim Ad-Dari de présider une prière de onze raka'ts, faite en commun. Il dit: «Et l'imam (le récitateur) récitait des centaines de versets, de sorte que, voulant être debout, nous nous appuyions sur des bâtons (la prière était allongée). Et nous ne quittions qu'avec la clarté de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°294
Abdel-Rahman Ibn Abi Amra Al-Ansari a rapporté: «Osman Ibn Affan se rendit à la mosquée pour faire la prière du soir en commun. Comme les hommes étaient peu nombreux, il s'étendit au fond de la mosquée attendant que les hommes soient plus nombreux. Ibn Abi Amra venant lui tenir compagnie, lui demanda: «qui es-tu»? Il lui répondit. Osman répliqua: «Que connais-tu du Coran»?. Il l'informa. Osman dit à la fin: «Celui qui fait la prière en commun, c'est comme s'il a passé la moitié d'une nuit en priant. Celui qui fait la prière de l'aurore en commun, c'est comme s'il a passé une nuit entière, priant». Chapitre III Du fait de refaire la prière avec l'imam
- Muwatta Malik, n°298
Afif Al-Sahmi a rapporté qu'un homme de Bani Assad demanda à Abou Ayoub Al-Ansari: «Je fais la prière chez moi, puis je viens à la mosquée, et je trouve l'imam qui prie, dois-je faire la prière avec lui»? Abou Ayoub lui répondit: «Certes, oui» car celui qui fait cela, aura le mérite de la prière en commun, ou suivant une variante, un équivalent à la récompense de la prière en commun»
- Muwatta Malik, n°299
Nafé a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Celui qui a fait la prière du coucher du soleil ou celle de l'aurore, puis il se rend à la mosquée faire l'une d'elles, il ne sera pas tenu de les faire de nouveau». Malek a dit: «Je ne trouve pas d'inconvénient qu'un homme prie aussi avec l'imam, même s'il a déjà fait la même prière chez lui, sauf, la prière du coucher du soleil, qui s'il la fait de nouveau, elle rendra paires toutes les prières accomplies de la journée. Chapitre IV De la prière en commun
- Muwatta Malik, n°302
Yahia a rapporté qu'un homme présidait la prière avec les gens à Al-Aqiq. Omar Ibn Abdel Aziz l'a interdit». En commentant, le hadith précédent, Malek a dit: «il l'a interdit parce qu'on ne connaissait pas son père». Chapitre V De la prière de l'imam faite assis
- Muwatta Malik, n°303
Anas Ibn Malek a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) tomba de son cheval, et son côté droit fut éraflé. Il fit une de ses prières, assis, et nous la fîmes comme lui. La prière achevée, il nous dit: «L'imam n'a été institué que pour en être suivi dans la prière; s'il la fait debout, faites-la de même; quand il s'incline, inclinez-vous, et quand il relève la tête, relevez les vôtres. Quand il dit: «Allah écoute ceux qui le louent», dites:«Notre Seigneur, à Toi la louange». S'il fait la prière assis, faites-la pareillement»
- Muwatta Malik, n°304
Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «étant malade, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit la prière assis et les hommes la firent debout; il leur fit signe de s'asseoir. La prière achevée, il leur dit: «l'imam n'a été institué que pour être suivi. Quand il s'incline, inclinez-vous, quand il relève la tête, relevez les vôtres, et s'il la fait assis, faites-la assis»
- Muwatta Malik, n°344
Nafé a rapporté que Ibn Omar demeura dix nuits à La Mecque, abrégeant les prières, sauf, quand il avait à les faire, derrière un imam, alors il les faisait à leur complétude, en le suivant». Chapitre V De la prière de l'imam en commun quand on ne voyage pas
- Muwatta Malik, n°345
Ata Al-Khourassani a rapporté qu'il a entendu Sa'id Ibn Al Moussaiab dire: «Celui qui voyage, en demeurant pour quatre nuits (dans une ville), et faisant les prières en commun, il doit les faire toute complètes». Malek a dit: «C'est ce que j'ai de mieux entendu dire à ce sujet». On demanda à Malek au sujet de la prière d'un prisonnier de guerre? il répondit: « elle doit être celle d'un homme qui est demeurant, à moins qu'il ne voyage ». Chapitre VI De la prière d'un voyageur soit qu'il est un imam soit qu'il prie derrière un imam
- Muwatta Malik, n°368
On rapporta à Malek, que Sa'd Ibn Abi Waqas passait devant les rangées des hommes qui priaient. Malek a dit: «après le deuxième appel à la prière, et que l'imam ait commencé la prière, il est toléré à un homme de dépasser les rangées s'il ne trouve pas d'autre issue pour entrer dans la mosquée»
- Muwatta Malik, n°394
Abou Ja'far Al-Qari a rapporté: «je priais sans m'apercevoir que Abdallah Ibn Omar était derrière moi. Comme je me tournais de son côté il me pinça». Chapitre XXI Ce que doit faire un homme qui vient faire la prière en commun alors que l'imam s'est incliné
- Muwatta Malik, n°408
Nafé a rapporté que Abdallah Ibn Omar disait: «Lorsque l'un de vous se rappelle d'une prière (omise) étant derrière l'imam, une fois que ce dernier fait la salutation finale, qu'il s'acquitte de la prière qu'il a oubliée et puis qu'il fasse la suivante»
- Muwatta Malik, n°440
Hicham Ibn Ourwa a rapporté que son père, le jour de la fête du fitr, faisait chez lui une prière avant d'accomplir celle de la fête dans la mosquée». Chapitre VII L'arrivée de l'imam (à la mosquée) et le fait d'attendre le sermon
- Muwatta Malik, n°442
Sahl Ibn Abi Hathama a dit que la prière de la crainte (en cas de danger), consiste à ce que l'imam se tint debout avec un groupe d'hommes, quant à l'autre, il doit faire face à l'ennemi. L'imam fait une inclinaison avec eux puis une prosternation et il se relève et demeure debout jusqu'à ce que les hommes complètent leur prière, seuls, et fassent la salutation finale, après quoi, ils quittent le lieu de la prière pour se mettre en face de l'ennemi. Puis vint l'autre groupe, pour se tenir derrière l'imam qui est toujours debout; les hommes font le takbir, le répétant après l'imam qui prie avec eux, en faisant une inclinaison et une prosternation. Ensuite l'imam fait la salutation finale au moment où les hommes complètent seuls la prière en faisant la deuxième raka't puis la salutation finale»
- Muwatta Malik, n°443
Nafé a rapporté: «Quand on demandait Abdallah Ibn Omar, au sujet de la prière de danger, il répondait: «L'imam préside la prière avec un certain nombre d'hommes, en complétant une raka't, alors que les autres qui n'ont pas encore prié, feront face à l'ennemi. Ceux qui ont déjà fait une raka't avec l'imam, reculent pour céder leur place à ceux qui ne l'ont pas encore faite, sans cependant faire la salutation finale. Ainsi, les seconds devancent pour faire une raka't avec l'imam, qui, lui, ayant déjà complété les deux raka'ts, quitte le lieu de la prière; à ce moment, les hommes dans chacune des deux catégories, font seuls l'autre raka't, et toute personne peut compléter sa prière en faisant deux raka'ts. S'il y a un danger imminent, les hommes font la prière tout en étant debout, ou même montés sans toutefois que leur direction ne soit la qibla».Nafé ajouta: «Je crois que Abdallah Ibn Omar n'aurait pas rapporté ce Hadith s'il ne l'avait pas entendu de la bouche de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah)
- Muwatta Malik, n°449
Abbad Ibn Tamim a rapporté qu'il a entendu Abdallah Ibn Zaid Al-Mazini dire: «l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) se rendit au «moussalla» (lieu de la prière) pour faire la prière consacrée à l'obtention de la pluie, en changeant la disposition de son vêtement,et en s'orientant vers la «qibla». On demanda à Malek, le nombre des raka'ts à faire dans la prière pour l'obtention de la pluie»? Il répondit: «elles sont deux raka'ts mais l'imam doit les faire avant le sermon. Il fait deux raka'ts, puis le sermon tout en étant debout et invoque Allah en se dirigeant vers la qibla, tout en changeant la disposition de son vêtement.. Au cours des deux raka'ts, il fait la récitation à haute voix, et quand il change la disposition de son vêtement, il met ses extrémités droites à gauche, et les extrémités gauches à droite; et les hommes font de même en se dirigeant vers la qibla tout en étant assis». Chapitre II Ce qu'on doit dire quand on fait cette prière
- Muwatta Malik, n°485
Ourwa a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab, étant en chaire, il récita une sourate où il y a eu une prosternation, dans un jour de Vendredi, puis descendit, fit une prosternation et les hommes firent de même. Omar récita la même sourate un autre jour de Vendredi, et comme les hommes s'apprêtèrent à se prosterner, il leur dit: «Doucement, Allah ne nous a pas prescrit cette prosternation à moins que nous voulons la faire». Il ne s'est pas prosterné et il a empêché les hommes de la faire». Malek dit: «L'imam n'a pas à quitter sa chaire pour faire une prosternation quand il récite un verset qui l'exige». Malek a dit: «nous considérons qu'il y a dans le Coran onze prosternations dont aucune ne se trouve dans les sourates du «Moufassal». Et Malek a dit: «Il ne convient à personne de réciter, après les prières de l'aurore, et de l'asr, du Coran renfermant une prosternation parce que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a interdit toute prière faite après celle de l'aurore jusqu'au lever du soleil et après celle de l'asr jusqu'à son coucher. Et comme la prosternation fait partie de la prière, il est inconvenable de réciter du Coran, où il y a une prosternation en ces deux moments». On demanda à Malek au sujet de celui qui récite du Coran où il y a une prosternation alors que sa femme a ses menstrues: doit-elle se prosterner»? Il répondit: «ni l'homme, ni la femme n'auront à se prosterner, que quand ils sont en état de pureté». On demanda à Malek, , au sujet d'une femme qui récite du Coran, où il y a une prosternation, alors que son mari est à l'écoute; doit-il se prosterner avec elle II répondit: «Il n'aura pas à se prosterner, car à vrai dire; la prosternation n'est d'exigence que lorsque l'homme se trouve avec d'autres en présidant la prière, alors il récite le verset où il y a une prosternation, il se prosterne et les hommes la font avec lui. Mais au cas où un homme entend un tel verset récité par un autre qui n'est pas son imam, il ne doit pas faire la prosternation. Chapitre VI Les deux sourates «al-Ikhlas et al-Mulk
- Muwatta Malik, n°543
On rapporta à Malek, que Osman Ibn Affan, Abdallah Ibn Omar, et Abou Houraira faisaient la prière funéraire à Médine, avec hommes et femmes tous réunis, de sorte que les hommes se mettaient en rang derrière l'imam, et les femmes dirigées vers «la qibla»
- Muwatta Malik, n°546
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) mourut le lundi, et fut enterré le mardi; et les gens firent leur prière sur lui sans être réunis derrière un imam. Les uns dirent: «On l'enterrera près de la chaire; les autres: à Al-Baqi». Aussitôt, arriva Abou Bakr, qui dit: «J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Aucun Prophète n'a été enterré dans d'autre lieu que dans l'endroit où il est mort»;on lui creusa alors la tombe. Au moment de son lavage, et comme ils voulurent lui ôter sa chemise, les hommes entendirent une voix dire: «N'ôtez pas la chemise»; on lava ainsi le corps, de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en lui gardant sa chemise»
- Muwatta Malik, n°820
Malek a rapporté que Abou Al-Zoubair Al-Makki a dit: «La Maison Sacrée était désertée après la prière de l'aurore, et après celle de l'asr, sans qu'il y ait une personne, faisant la tournée processionnelle tout autour». Malek a dit: «Celui qui accomplit partiellement ses sept tournées autour de la Maison, puis qu'il y eût l'appel à la prière de l'aube ou à celle de l'asr, il doit obligatoirement rompre ses tournées et prier avec l'imam (pour ces deux moments: l'aube et l'asr). La prière terminée, il considérera le nombre des tournées déjà effectuées pour les compléter à sept. Puis, il n'aura pas à prier que juste au moment où le soleil se lève, ou se couche». Et Malek a ajouté: «et s'il veut retarder la prière après le coucher du soleil, il peut le faire». Malek a finalement dit: «Il n'y a aucun mal, à ce que l'homme fasse Tawaf après la prière de l'aube, et celle de l'asr à condition de n'effectuer que sept tournées, et de retarder les deux raka'ts de la prière, jusqu'à ce que le soleil se lève. D'ailleurs, c'est ce que faisait Omar Ibn Al-Khattab. Il peut les retarder après l'asr jusqu'au coucher du soleil; ce dernier couché, il peut, s'il le veut, les prier, sinon il peut encore les retarder afin qu'il fasse la prière du coucher du soleil, et là, il n'y a aucun mal». Chapitre XXXIX Au sujet de l'adieu à la Maison
- Muwatta Malik, n°834
Al-Kassem Ibn Mouhammad a dit «Que Aicha, la mère des croyants, jeûnait le jour de Arafa». Al-Kassem continua: «Je l'ai vue, la veille de Arafa, lors de la sortie de l'imam avec les gens, s'arrêter jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne, ordonner qu'on lui apporte de la boisson pour rompre le jeûne». Chapitre XLIV Le jeûne des jours de Mina
- Muwatta Malik, n°900
Nafe' a rapporté que Abdallah Ibn Omar faisait les prières du midi, de l'asr, du coucher du soleil, du soir et de l'aurore à Mina, puis partait pour Arafa, au lever du soleil». Malek a dit: «Ce qui est incontestablement suivi par nous, c'est que l'imam n'aura pas à réciter à haute voix, le Coran, lors de la prière du midi à Arafa, et fera le Khutba à Arafa; d'ailleurs la prière à Arafa n'est que celle de midi; et si le jour convient à un Vendredi, elle sera une prière du midi mais elle a été raccourcie par raison de voyage». Malek a aussi dit: «Si le jour du Vendredi tombe un jour de Arafa, ou un jour de sacrifice ou un des jours de «Al-Tachriq», l'imam ne devra pas l'accomplir en tant que prière d'un Vendredi». Chapitre LXV De la prière à Mouzdalifa
- Muwatta Malik, n°977
Al-Kassem Ibn Mouhammad a rapporté qu'il a entendu un homme interrogeant Abdallah Ibn Abbas au sujet du butin? Ibn Abbas répondit: «le cheval est un butin, ainsi que les dépouilles». L'homme reprit la même question et reçut de Ibn Abbas la même réponse. L'homme demanda, pour la troisième fois, «Quel est le butin mentionné par Allah dans son Livre»? Al-Kassem dit: «Et l'homme ne cessa de demander Ibn Abbas au point de l’embarasser, quand ce dernier s'écria: «Savez-vous à qui est pareil cet homme? Il est pareil à «Sabigh» que Omar Ibn Al Khattab a frappé. On demanda à Malek au sujet d'un homme qui tua un ennemi, s’il pourra bénéficier de ses dépouilles sans la permission de l'imam? Il répondit: «II ne peut en profiter sans la permission de l'imam, et ce dernier ne peut se décider que d'après ses propres lumières. On ne m'a pas rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Que celui qui a tué un ennemi s'empare de ses dépouilles», sauf le jour de Hounain». Chapitre XI Des parts exceptionnelles du cinquième du butin. ."al qoums
- Muwatta Malik, n°978
Sa'id Ibn al-Moussaiab a dit: «On donnait aux hommes des parts exceptionnelles du cinquième du butin». Malek a dit: «C'est ce qui j'ai de mieux entendu à ce sujet». On demanda à Malek au sujet des parts exceptionnelles, pourraient-elles être tenues du premier butin obtenu? Il répondit: «Cela revient à l'imam et à sa jurisprudence, et ce qui est suivi à Médine, ne peut se faire sans la jurisprudence du sultan. D'autre part on ne m'a pas rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avait agi ainsi dans toutes ses expéditions excepté le jour de Hounain. Tout revient à la jurisprudence de l'imam au sujet du premier butin obtenu et aux autres après». Chapitre XII Les parts des cavaliers au cours des expéditions
- Muwatta Malik, n°1006
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui use deux paires (de ses biens) dans la voie d'Allah, il lui sera dit au Paradis: «Ô serviteur d'Allah, cela est bien»; celui qui est de ceux qui accomplissent la prière, on l'appellera de la porte de la prière; celui qui est de ceux qui ont participé aux combats, on l'appellera de la porte du combat; celui qui est de ceux qui ont fait l'aumône, on l'appellera de la porte de l'aumône; celui qui est de ceux qui ont jeûné, on l'appellera de la porte dite: «Al-Rayan». Abou Bakr Al-Siddiq dit alors: «ô Envoyé d'Allah, celui qui sera appelé par l'une de ces portes n'aura donc plus à s'embarasser; y aura-t-il quelques uns qui seront appelés par toutes ces portes»? Il lui répondit: «Certes, oui, et j'espère, que tu sois l'un d'eux». Chapitre XX De la récupération, par les gens du Livre qui suivent l'islam, de leur territoire. On demanda à Malek à propos de l'imam, qui accepte l'impôt, que payaient les gens (du Livre). Comment traites-tu ceux qui ont suivi l'Islam, ont-ils droit à leurs territoires, ou seront-ils pour les musulmans, aussi bien que leurs territoires, ou seront-ils pour les musulmans, aussi bien que leurs possessions». Malek répondit: «Cela est à discuter: ainsi, ceux qui ont signé un pacte de paix, et ayant suivi l'Islam, auront droit à leurs territoires et aux biens qu'ils possédaient; par contre ceux qui ont été vaincus par force, n'auront droit ni à leurs territoires, ni aux biens possédés même s'ils suivront l'Islam, car ils ont lutté contre les musulmans, et les ont affrontés; par conséquent leurs territoires et leurs biens seront d'appartenance musulmane. Quant à ceux qui ont été pour la paix, ils ont ainsi défendu leurs personnes et leurs biens, sans chercher à résister». Chapitre XXI De l'enterrement dans une seule tombe de plusieurs morts, et de la promesse de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) accomplie par Abou Bakr
- Muwatta Malik, n°1030
Nafe' a rapporté: «Abdallah Ibn Omar voulait faire offrande alors qu'il était à Médine. Il me chargea de lui acheter un bélier cornu et d'un certain âge puis de le sacrifier le jour de «L'adha», où les hommes faisaient la prière. Achevant ma mission, dit Nafe', on porta le bélier sacrifié à Abdallah Ibn Omar qui se rasa la tête, vu qu'il était malade, et qu'il n'avait pas participé à la fête, priant avec les hommes. Nafe' rapportant ce qu'a dit Abdallah Ibn Omar: «Le fait de se raser la tête n'est pas une obligation pour celui qui a fait une offrande», mais, continue Nafe': «Ibn Omar l'avait fait». Chapitre III De l'interdiction de sacrifier la victime en offrande avant le départ de l'imam
- Muwatta Malik, n°1491
Houmaid Ibn Qais al-Makki a rapporté qu'Ibn al-Moutawakel avait un moukatab, qui mourut à la Mecque, laissant à sa charge quelques termes du prix de son affranchissement aussi bien que les dettes qu'il devait aux gens, et laissant encore une fille. Le préfet de la Mecque, tombant dans l'embarras, en voulant juger de cette affaire, il envoya demander par écrit à ce sujet, à Abdul Malek Ibn Marwan, qui à son tour lui répondit par écrit: «Acquitte tout d'abord les dettes des créanciers, puis complète ce qui reste du prix de son affranchissement, et finalement, partage à égalité ce qui reste de ses biens, entre sa fille et son maître». (1) «Le moukatab» se dit de l'esclave, qui doit obtenir de son maître, un affranchissement, ayant conclu avec lui un contrat à titre de quoi il lui versera une somme déterminée et qui s'étend selon les termes de ce contrat. L'on a donné à ce genre de contrat, le nom de «kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi (chez nous) à Médine, c'est que le maître de l'esclave n'est en aucun cas obligé de conclure un contrat avec son esclave, si celui-ci le lui demande. Et je n'ai pas entendu même aucun imam obliger un maître à conclure un tel contrat avec son esclave. Encore, il m'est arrivé de savoir que, demandé à ce sujet, un homme versé dans la religion de répondre: «Allah Béni et Très Haut a dit (le sens): «…..Rédigez un contrat d'affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités…..» (Coran XXIV, verset 33), encore cet homme récitait les deux versets suivants (le sens): «….chassez lorsque vous êtes revenus à l'état profane….» (CoranV,2) et: «….lorsque la prière est achevée, dispersez-vous dans le pays, et recherchez la grâce d'Allah » (Coran LXII,10). Interprétant cela, Malek a dit: «Cela, est une tolérance de la part d'Allah, accordée aux gens bien qu'elle n'est pas obligatoire. - Malek a dit: «J'ai entendu quelques hommes versés dans la religion, dire au sujet du verset suivant: «…et donnez-leur des biens que Allah vous a accordés…» (Coran XXIV.33), que l'on sous-entend, que l'homme peut conclure un contrat d'affranchissement avec son esclave, puis peut lui faire une remise d'une somme déterminée à la fin de l'acquittement. C'est d'ailleurs, ce que j'ai entendu, les hommes versés dans la religion, dire et qui a été suivi par les gens à Médine. On m'a même rapporté que Abdallah Ibn Omar avait conclu un contrat d'affranchissement avec son esclave à titre d'une somme qui est de trente et cinq mille dirhams, et à la suite, il lui a fait une remise de cinq mille». - D'autre part Malek a ajouté: «Ce qui est suivi à Médine, au sujet de l'esclave avec qui son maître avait conclu un contrat d'affranchissement, c'est que ce dernier libérera les biens de l'affranchi, ce qui ne le sera pas pour ses enfants, sauf si le maître les avait, encore eux, inclus dans le contrat». - Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire au sujet du "moukatab", qui avait conclu un contrat d'affranchissement avec son maître, tout en ayant à lui une esclave enceinte, dont il ignorait l'affaire, aussi bien que son maître, lors du contrat, que l'enfant une fois né, ne fera pas partie du contrat, et sera de ce fait, esclave du maître; quant à la femme esclave, elle est déjà libérée car, elle était partie intégrante des biens du moukatab». -A propos d'un homme qui, héritant de sa femme morte, aussi bien que le fils de celle-ci, un moukatab, Malek a dit: «Si le moukatab meurt avant qu'il ne se soit acquitté de sa Kitaba, l'homme et le fils se partageront son héritage selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah; mais si le moukatab avait, au complet, versé le prix de son affranchissement, tout son héritage reviendra au fils sans que rien ne soit donné au mari». - A propos du moukatab qui conclut avec son esclave une Kitaba, Malek a dit: «On vérifie ce contrat, ainsi si cela a été fait de la part du Moukattab pour se montrer aimable à l'égard de son esclave, et pour vouloir lui alléger son œuvre, cela n'est pas toléré. Mais si ce contrat a été fait par désir, ou par besoin d'argent, ou même encore pour avoir l'avantage et l'aide, cela est toléré. -Au sujet de l'homme, qui a conclu avec son esclave (femelle) un contrat, Malek a dit: «Si, pour avoir eu des rapports avec elle, elle est devenue enceinte, elle aura à choisir: ou qu'elle soit la mère de l'enfant, ou qu'elle soit affranchie, une fois sa Kitaba, fût accomplie. S'il se trouve qu'elle n'est pas enceinte, elle est à sa kitaba». - Malek a dit: «ce qui est suivi chez nous (à Médine) au cas où un esclave est d'appartenance à deux hommes, c'est qu'il n'est pas toléré que l'un d'eux conclut une Kitaba, alors que son partenaire veut ou non le lui permettre, du moment que les deux doivent se concerter sur la Kitaba, car ceci constitue pour l'esclave un affranchissement complet. Si, cette Kitaba est faite par l'un des deux partenaires, l'esclave sera à moitié affranchi, et l'on ne peut porter l'autre partenaire à affranchir l'autre moitié; par conséquent, ce sera une contradiction avec les paroles de l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui a dit: «Celui qui affranchit la part qu'il possède au sujet d'un esclave, doit l'affranchir au complet si cela lui est possible, après avoir fait l'évalution de l'esclave». - Malek de continuer: «si le partenaire ignore la Kitaba de l'autre attendant que l'esclave ait accompli le paiement de sa Kitaba ou même avant, l'on doit lui rendre ce qu'il avait déj à payé, et les deux partenaires se partageront la somme déjà payée entre eux proportionnellement à leur part; par conséquent la Kitaba sera annulée, et l'esclave restera commun aux deux partenaires». - Pour l'affranchi contractuel qui est d'appartenance à deux hommes, et il est fait que l'un d'eux a accordé à l'esclave un délai pour s'acquitter, quant à l'autre, il le lui a refusé, ce dernier est porté, dit Malek, à fixer ce qui est de son droit, surtout si l'esclave meurt, laissant une somme qui ne lui permet pas de s'acquitter totalement». Pour ce qui est toujours de ce sujet Malek a dit: «les deux partenaires recevront ce qui leur est dû, d'une façon proportionnelle, chacun sa part; quant à ce qui est du reste du prix de l'affranchissement qui est à titre d'un surplus laissé par l'esclave, il sera partagé entre les deux partenaires à égalité. Si l'esclave, n'avait pas au complet versé toute la somme, et que celui qui avait refusé de lui accorder un délai ait reçu plus que son partenaire, de la somme en question, le prix de l'esclave sera partagé à égalité entre les deux partenaires, et la somme déjà reçue par l'un des partenaires n'est pas à rembourser, car il ne l'a reçue qu'après la concertation de son partenaire. D'autre part, si l'un des deux partenaires avait fait remise de ce qu'il doit, et que l'autre avait reçu une somme en plus, ce dernier ne doit rien à l'égard du premier qui n'avait d'ailleurs reçu que ce qui lui était dû; quant au prix de l'esclave, il est à répartir à égalité entre les deux. Ce cas est à comparer à celui où l'on a une dette de laquelle un seul débiteur doit s'acquitter à deux hommes où l'un d'eux lui avait accordé un délai, alors que l'autre avait déjà partiellement récupéré ce qui est de son droit, et qu'il est fait que le débiteur fasse faillite; ainsi le créancier qui avait déjà reçu une partie de la dette, ne doit rembourser à l'autre aucune somme». Chapitre II De la garantie du prix de l'affranchissement
- Muwatta Malik, n°1567
Yahia Ibn Sa'id a entendu Soulaiman Ibn Yassar dire: «la moudiha» au visage est traitée pareillement à celle qui est faite à la tête, sauf si elle enlaidit le visage; alors ainsi, on ajoute sa dyia, en tenant compte de la différence entre celle-ci, et la moitié de la dyia correspondant à la tête et elle sera de soixante et quinze dinars. - Malek a dit: «ce qui est suivi à Médine au sujet de la «mounakkila», c'est de donner quinze chameaux à titre d'une dyia. «La mounakkila», poursuit Malek, est la blessure qui fait perdre les os fins de la tête sans atteindre le cerveau; elle peut être aussi bien à la tête qu'au visage». - Malek de dire aussi: «ce qui est suivi à Médine, au sujet de la «maamouma» et de la «Jaifa», c'est qu'elles m'imposent pas la peine prescrite». Et Ibn Chéhab a dit: «la maamouma n'exige pas la peine». - Et Malek interprétant dit: «la maamouma est une fracture pénétrant les os du crâne; et elle n'est considérée que comme telle». - Finalement Malek a dit: «Ce qui est suivi à Médine, c'est qu'il n'y a pas à verser une dyia pour une blessure qui en soit moins grande que la moudiha; en fait la dyia est pour ce qui est de la moudiha et d'une blessure plus grande, car l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) l'avait soulignée dans sa lettre envoyée à Amr Ibn Hazm, où il l'a faite correspondre à cinq chameaux. D'ailleurs les imams d'autrefois et d'aujourd'hui n'ont rien exigé comme dyia à propos de la moudiha». (......) 22 - Yahia Ibn Sa'id a rapporté que Sa'id Ibn Al Moussaiab a dit: «Toute blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, exige une dyia équivalente au tiers de celle de ce membre». (......) 23 - Malek a dit: «Ibn Chéhab n'était pas de l'avis (cité ci-dessus); quant à moi, je n'ai pas trouvé qu'on s'est concerté au sujet de la blessure profonde pratiquée dans l'un des membres, mais plutôt c'est à l'imam de trouver un sentence convenable». - Aussi Malek a dit: «Ce qui est appliqué à Médine, c'est de ne considérer une blessure à titre d'une maamouma ou mounakkila ou même moudiha, que si elle est au visage ou à la tête. Mais toute autre blessure faite dans n'importe quelle partie du corps, ne fait appel qu'à une sentence». - Finalement Malek a dit: «je ne conçois pas, pour ce qui est de la mâchoire inférieure et le nez, de les considérer comme faiant partie de la tête, du moment qu'ils en sont séparés, et que la tête en soit à lui, un seul os». (......) 24 - Rabi'a Ibn Abdul Rahman a rapporté que Abdallah Ibn Al Zoubair avait appliqué la loi du talion à un homme qui a causé la mounakkila». Chapitre XI La dyia correspondant aux doigts
- Muwatta Malik, n°1743
Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Sept qui seront protégés par l'ombre d'Allah Y , le jour où il n'y aura d'autre ombre que La Sienne, à savoir: un imam équitable; un jeune homme qui a grandi dans l'adoration d'Allah; un homme dont le cœur est épris par les mosquées, qui, sortant il y revient; deux hommes qui se sont aimés en Allah Y , se réunissant en Sa faveur, et se séparant de par elle; un homme qui ne cesse de mentionner Allah dans Sa solitude, ayant ses yeux en larmes; un homme dont une femme belle et riche l'attire, et qu'il dise: «Je crains Allah»; et finalement un homme qui a fait l'aumône en secret de sorte que sa main gauche ignore ce que sa main droite a dépensé»
- Muwatta Malik, n°1781
Nafe' a rapporté qu'il arrivait qu'on présentait à Ibn Omar son dîner chez lui, et qu'il s'était mis à l'écoute de la récitation de l'imam faisant la prière. Alors Ibn Omar ne quittait son repas avant qu'il n'en ait été rassasié»
- Sahih Muslim, n°9
Rapporté par Malik : « Sache qu’un homme qui rapporte tout ce qu’il entend n’est pas à l’abri de l’erreur, et il ne pourra jamais être un imam tant qu’il continue à tout rapporter. »
- Sahih Muslim, n°11
Rapporté par Abd ar-Rahman ibn Mahdi : « Un homme ne peut pas être un imam suivi par les autres tant qu’il ne retient pas certaines choses de ce qu’il entend. »
- Sahih Muslim, n°205
Rapporté par Hasan b. 'Ali al-Halwani : Imam Muslim a rapporté ce hadith ainsi que d’autres traditions similaires
- Sahih Muslim, n°297
Rapporté par Abu Huraira, d’après Abu Bakr رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a trois personnes avec qui Allah ne parlera pas le Jour de la Résurrection, Il ne les regardera pas, ne les purifiera pas, et ils auront un châtiment douloureux : celui qui, dans le désert, a plus d’eau qu’il n’en a besoin et refuse d’en donner au voyageur ; celui qui vend une marchandise à quelqu’un dans l’après-midi en jurant par Allah qu’il l’a achetée à tel prix alors que ce n’est pas vrai, et celui qui prête allégeance à l’Imam uniquement pour des intérêts matériels : s’il reçoit quelque chose, il reste fidèle, sinon il ne respecte pas son engagement. »
- Sahih Muslim, n°392
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Que ferez-vous lorsque le fils de Marie descendra parmi vous et qu’il y aura un imam parmi vous ? »
- Sahih Muslim, n°633
Rapporté par Urwa ibn al Mughira ibn Shu'ba, d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ est resté en arrière lors d’un voyage, et je suis resté avec lui. Après s’être soulagé, il a dit : « As-tu de l’eau avec toi ? » Je lui ai apporté un récipient d’eau ; il s’est lavé les paumes et le visage, puis, en voulant sortir ses avant-bras, il n’a pas pu à cause de la manche serrée de son vêtement. Il les a donc sortis par-dessous, a posé le vêtement sur ses épaules, puis s’est lavé l’avant-bras. Ensuite, il a essuyé le devant de sa tête, son turban et ses chaussettes. Il est alors monté sur sa monture, et moi aussi, puis nous avons rejoint les gens. Ils avaient commencé la prière avec ‘Abd ar-Rahman ibn ‘Awf comme imam et avaient déjà terminé une unité. Quand il a vu le Messager d’Allah ﷺ arriver, il a voulu reculer, mais le Prophète ﷺ lui a fait signe de continuer et a prié avec eux. Quand ils ont terminé la prière, le Prophète ﷺ s’est levé, moi aussi, et nous avons accompli l’unité qui avait été faite avant notre arrivée
- Sahih Muslim, n°878
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui fait une prière sans y réciter la Mère du Livre (al-Fatiha), sa prière est incomplète [il l’a répété trois fois] et non valable. » On a dit à Abu Huraira : Parfois nous sommes derrière l’imam. Il a répondu : « Récitez-la en vous-même, car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire qu’Allah le Très-Haut a dit : “J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : Louange à Allah, Seigneur de l’univers, Allah le Très-Haut dit : Mon serviteur M’a loué. Quand il dit : Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Allah dit : Mon serviteur M’a glorifié. Quand il dit : Maître du Jour du Jugement, Il dit : Mon serviteur M’a magnifié.” Parfois Il dit : “Mon serviteur s’est remis à Moi.” Quand il dit : C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons l’aide, Allah dit : “Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” Puis, quand il dit : Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés, Allah dit : “Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” » Sufyan a dit : ‘Ala ibn ‘Abd al-Rahman ibn Ya‘qub m’a rapporté ce hadith alors qu’il était malade et confiné chez lui, et je l’ai interrogé à ce sujet
- Sahih Muslim, n°904
Rapporté par Hattan b. ‘Abdullah al-Raqashi : J’ai prié avec Abu Musa al-Ash‘ari et, lorsqu’il était en position assise (qa‘da), quelqu’un dans l’assemblée a dit : « La prière a été rendue obligatoire en même temps que la piété et la zakat. » Quand Abu Musa a terminé la prière et salué, il s’est tourné vers les gens et a dit : « Qui parmi vous a dit cela ? » Un silence s’est installé. Il a répété : « Qui parmi vous a dit cela ? » Toujours le silence. Il a alors dit : « Hattan, c’est peut-être toi qui as dit cela. » J’ai répondu : « Non, ce n’est pas moi. J’avais peur que tu sois fâché contre moi à cause de cela. » Quelqu’un a alors dit : « C’est moi qui l’ai dit, et je n’avais que de bonnes intentions. » Abu Musa a dit : « Ne sais-tu pas ce que tu dois réciter dans ta prière ? Le Messager d’Allah ﷺ nous a parlé et nous a tout expliqué, et il nous a appris comment prier correctement. Il a dit : “Quand vous priez, alignez vos rangs et que l’un d’entre vous soit l’imam. Dites le takbir quand il le dit, et quand il récite : ‘Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni les égarés’, dites : Amin. Allah vous répondra. Quand il dit le takbir, dites-le aussi, car l’imam s’incline avant vous et se relève avant vous.” Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “L’un équivaut à l’autre.” Et quand il dit : ‘Allah entend celui qui Le loue’, dites : ‘Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange’, car Allah, le Très-Haut et le Glorieux, nous a accordé cela par la langue de Son Messager ﷺ : ‘Allah entend celui qui Le loue.’ Et quand il dit le takbir et se prosterne, dites aussi le takbir et prosternez-vous, car l’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘L’un équivaut à l’autre.’ Et quand il s’assoit pour le tashahhud, les premiers mots de chacun d’entre vous doivent être : ‘Toutes les paroles, tous les actes d’adoration et toutes les bonnes choses appartiennent à Allah. Paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.’ ”
- Sahih Muslim, n°905
Rapporté par Qatada : Il a rapporté un hadith similaire avec une autre chaîne de transmetteurs. Dans le hadith transmis par Jarir d’après Sulaiman, Qatada ajoute : « Lorsque le Coran est récité pendant la prière, gardez le silence », et ces paroles ne se trouvent que dans le hadith rapporté par Abu Kamil qui l’a entendu de Abu ‘Awina : « En vérité, Allah a accordé par la langue du Messager d’Allah ﷺ ceci : ‘Allah entend celui qui Le loue.’ » Abu Ishaq (un élève de l’imam Muslim) a dit : Abu Bakr, le fils de la sœur de Abu Nadr, a discuté de ce hadith. L’imam Muslim a dit : « Qui peux-tu trouver de plus fiable que Sulaiman ? » Abu Bakr lui a dit : « Et le hadith rapporté par Abu Huraira, à savoir que lorsque le Coran est récité en prière, il faut garder le silence ? » Il a ajouté : « Pourquoi ne l’as-tu pas inclus dans ta compilation ? » L’imam Muslim a répondu : « Je n’ai pas inclus dans ce recueil tous les hadiths que je considère authentiques ; j’ai seulement retenu ceux sur lesquels il y a un consensus parmi les spécialistes du hadith, en plus de leur authenticité. »
- Sahih Muslim, n°913
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’imam dit : “Allah entend celui qui Le loue”, vous devez dire : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange.” Car si ce que quelqu’un dit coïncide avec ce que disent les anges, ses péchés passés seront pardonnés. »
- Sahih Muslim, n°915
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Dites Amin lorsque l’imam dit Amin, car si la prononciation de Amin par quelqu’un coïncide avec celle des anges, ses péchés passés seront pardonnés. »
- Sahih Muslim, n°920
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque celui qui récite (l’imam) dit : “Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni les égarés”, et que la personne derrière lui dit Amin, et que sa prononciation coïncide avec celle des habitants du ciel, tous ses péchés passés seront pardonnés. »
- Sahih Muslim, n°921
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé de cheval et son côté droit a été éraflé. Nous sommes allés prendre de ses nouvelles, et l’heure de la prière est arrivée. Il nous a dirigés dans la prière en étant assis, et nous avons prié derrière lui en étant assis. Quand il a terminé la prière, il a dit : « L’imam est désigné pour être suivi ; donc, quand il dit le takbir, dites-le aussi ; quand il se prosterne, prosternez-vous aussi ; quand il se relève, relevez-vous aussi ; et quand il dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Notre Seigneur, à Toi la louange.” Et quand il prie assis, priez tous assis. »
- Sahih Muslim, n°923
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé de cheval et son côté droit a été éraflé, et le reste du hadith est le même, avec en plus ces paroles : « Quand l’imam prie debout, priez aussi debout. »
- Sahih Muslim, n°924
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ monta un cheval, tomba et son côté droit fut éraflé, et le reste du hadith est le même, et on y trouve : « Quand l’imam prie debout, priez aussi debout. »
- Sahih Muslim, n°926
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est tombé malade et certains de ses compagnons sont venus prendre de ses nouvelles. Le Messager d’Allah ﷺ a prié assis, tandis que ses compagnons priaient debout derrière lui. Il leur a fait signe de s’asseoir, et ils se sont assis pour prier. Après avoir terminé la prière, il a dit : « L’imam est désigné pour être suivi ; inclinez-vous quand il s’incline, relevez-vous quand il se relève, et priez assis quand il prie assis. »
- Sahih Muslim, n°930
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’imam est désigné pour être suivi, alors ne soyez pas en désaccord avec lui. Dites le takbir quand il le dit, inclinez-vous quand il s’incline, et quand il dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange.” Quand il se prosterne, prosternez-vous aussi, et quand il prie assis, priez tous assis. »
- Sahih Muslim, n°932
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ, en nous enseignant les principes de la foi, a dit : « Ne cherchez pas à devancer l’imam, dites le takbir quand il le dit, et quand il dit : “Ni des égarés”, dites Amin, inclinez-vous quand il s’incline, et quand il dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange.” »
- Sahih Muslim, n°934
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « En vérité, l’imam est un bouclier ; priez assis lorsqu’il prie assis. Et quand il dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange.” Et lorsque la parole des gens sur terre coïncide avec celle des habitants du ciel (les anges), tous les péchés passés sont pardonnés. »
- Sahih Muslim, n°935
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’imam est désigné pour être suivi. Dites le takbir quand il le dit, inclinez-vous quand il s’incline, et quand il dit : “Allah entend celui qui Le loue”, dites : “Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange.” Quand il prie debout, priez debout, et quand il prie assis, priez tous assis. »
- Sahih Muslim, n°939
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : J’ai essayé de dissuader le Messager d’Allah ﷺ de cela (c’est-à-dire de nommer Abou Bakr comme imam), et mon insistance n’était pas parce que je pensais que les gens n’aimeraient pas celui qui prendrait sa place (c’est-à-dire qui serait nommé calife), mais je craignais que les gens soient superstitieux à propos de celui qui occuperait sa place. C’est pourquoi je souhaitais que le Messager d’Allah ﷺ ne choisisse pas Abou Bakr pour cette affaire
- Sahih Muslim, n°940
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ est venu chez moi, il a dit : « Demande à Abou Bakr de diriger la prière pour les gens. » J’ai dit : « Messager d’Allah, Abou Bakr est un homme très sensible ; lorsqu’il récite le Coran, il ne peut s’empêcher de pleurer. Il vaudrait mieux ordonner à quelqu’un d’autre de diriger la prière. Par Allah, ce n’est pas autre chose qui me dérange, mais seulement l’idée que les gens puissent avoir de mauvais présages à propos de celui qui sera le premier à occuper la place du Messager d’Allah ﷺ. » J’ai essayé de le dissuader (le Prophète ﷺ) deux ou trois fois de nommer mon père comme imam, mais il a ordonné à Abou Bakr de diriger la prière et a dit : « Vous, les femmes, êtes comme celles qui entouraient Yusuf. »
- Sahih Muslim, n°961
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Un jour, le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière. Lorsqu’il a terminé, il s’est tourné vers nous et a dit : « Ô gens, je suis votre imam, alors ne me devancez pas dans l’inclinaison, la prosternation, le fait de vous lever ou de tourner (pour le salut), car je vous vois devant moi et derrière moi. » Puis il a ajouté : « Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, si vous pouviez voir ce que je vois, vous ririez peu et pleureriez beaucoup plus. » Ils ont demandé : « Qu’as-tu vu, Messager d’Allah ? » Il a répondu : « (J’ai vu) le Paradis et l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°963
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’homme qui relève la tête avant l’imam (après la prosternation) n’a-t-il pas peur qu’Allah transforme sa tête en tête d’âne ? »
- Sahih Muslim, n°964
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’homme qui relève la tête avant l’imam n’a-t-il pas peur qu’Allah transforme son visage en visage d’âne ? »
- Sahih Muslim, n°1050
Rapporté par Uthman b. Abu’l-‘As at-Thaqafi : L’Envoyé d’Allah ﷺ m’a dit : « Dirige la prière pour ton peuple. » J’ai dit : « Messager d’Allah, je ressens quelque chose d’étrange dans mon cœur. » Le Prophète ﷺ m’a demandé de m’approcher, il m’a fait asseoir devant lui, a posé sa main sur ma poitrine entre mes deux tétons, puis, me demandant de me tourner, il l’a posée sur mon dos entre mes épaules. Ensuite, il a dit : « Sois l’imam de ton peuple. Celui qui dirige la prière doit la faire courte, car parmi eux il y a des personnes âgées, des malades, des faibles et des gens qui ont des affaires à régler. Mais quand l’un d’entre vous prie seul, il peut prier comme il veut. »
- Sahih Muslim, n°1054
Rapporté par Anas : Je n’ai jamais prié derrière un imam qui faisait une prière plus courte et plus parfaite que le Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°1191
Rapporté par Al-Aswad et ‘Alqama : Nous sommes allés chez ‘Abdullah b. Mas‘ud. Il a demandé : « Est-ce que ces gens ont prié derrière vous ? » Nous avons répondu : « Non. » Il a dit : « Alors levez-vous et priez. » Il ne nous a pas demandé de faire l’Adhan ni l’Iqama. Nous nous sommes placés derrière lui, mais il a pris nos mains et a fait en sorte que l’un de nous soit à sa droite et l’autre à sa gauche. Quand nous nous sommes inclinés, nous avons posé nos mains sur nos genoux. Il a frappé nos mains et a joint ses mains paume contre paume, puis les a placées entre ses cuisses. Quand il a terminé la prière, il a dit : « Bientôt viendront vos dirigeants, qui retarderont les prières de leur temps prescrit, au point qu’il ne restera qu’un peu de temps avant le coucher du soleil. Lorsque vous les voyez faire cela, priez à l’heure prescrite, puis priez avec eux (comme prière surérogatoire). Quand vous êtes trois, priez ensemble (sur une seule ligne), et si vous êtes plus de trois, choisissez l’un d’entre vous comme imam. Et quand l’un de vous s’incline, il doit poser ses mains sur ses cuisses et s’agenouiller, en joignant ses paumes et en les plaçant entre ses cuisses. J’ai l’impression de voir l’écartement entre les doigts du Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il s’inclinait. »
- Sahih Muslim, n°1298
Rapporté par ‘Ata’ b. Yasar رضي الله عنه : Il a demandé à Zayd b. Thabit au sujet de la récitation derrière l’imam, et Zayd a répondu : « Il ne doit pas y avoir de récitation derrière l’imam dans quoi que ce soit. » Il a précisé qu’il avait récité : « Par l’étoile quand elle descend » (sourate An-Najm) devant le Messager d’Allah ﷺ, et celui-ci ne s’était pas prosterné
- Sahih Muslim, n°1362
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’Iqama est prononcé, aucun de vous ne doit courir pour rejoindre la prière, mais marchez avec tranquillité et dignité, et priez ce à quoi vous arrivez à temps, puis complétez ce que l’Imam a déjà accompli. »
- Sahih Muslim, n°1363
Rapporté par Abdullah ibn Abu Qatada, d’après son père : Alors que nous priions avec le Messager d’Allah ﷺ, il entendit du bruit. À la fin de la prière, il demanda : « Qu’est-ce qui se passe chez vous ? » Ils répondirent : « Nous nous sommes dépêchés pour la prière. » Il dit : « Ne faites pas cela ; quand vous venez pour la prière, soyez calmes. Priez avec l’Imam ce que vous pouvez, puis complétez ce que vous avez manqué. »
- Sahih Muslim, n°1372
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui trouve une rak‘a de la prière avec l’Imam a trouvé la prière. »
- Sahih Muslim, n°1373
Rapporté par Malik : Ce hadith a été rapporté sans la mention « avec l’Imam », et dans la version transmise par Abdullah, il est dit : « il a trouvé la prière entière. »
- Sahih Muslim, n°1379
Rapporté par Ibn Shihab : Omar ibn Abd al-Aziz a retardé un peu la prière de l’après-midi et ‘Urwa lui a dit : « Gabriel est descendu et a dirigé la prière avec le Messager d’Allah ﷺ. » Omar lui dit : « Ô ‘Urwa, sais-tu ce que tu dis ? » ‘Urwa répondit : « J’ai entendu Bachir ibn Abu Mas‘ud dire qu’il a entendu Abu Mas‘ud dire qu’il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Gabriel est descendu et a été mon imam, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui, puis j’ai prié avec lui”, comptant sur ses doigts les cinq prières. »
- Sahih Muslim, n°1452
Rapporté par Ibn Juraij : J’ai demandé à Ata’ : « À quelle heure me conseilles-tu de faire la prière de ‘Isha, que ce soit comme imam ou seul, à l’heure que les gens appellent ‘Atama ? » Il a répondu : « J’ai entendu Ibn ‘Abbas dire : Le Messager d’Allah ﷺ a un soir retardé la prière de ‘Isha jusqu’à ce que les gens s’endorment. Ils se sont réveillés, se sont rendormis, puis se sont réveillés encore. Alors ‘Umar ibn Khattab s’est levé et a dit à voix haute : “La prière !” » Ata’ a aussi rapporté qu’Ibn ‘Abbas a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ est sorti, et c’est comme si je le voyais encore avec de l’eau coulant de sa tête, la main posée sur le côté de sa tête, et il a dit : “Si cela n’était pas difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné de faire cette prière à cette heure-là (c’est-à-dire tard).” » J’ai demandé à Ata’ comment le Messager d’Allah ﷺ avait posé sa main sur sa tête, comme l’avait raconté Ibn ‘Abbas. Ata’ a alors écarté un peu ses doigts et a posé le bout de ses doigts sur le côté de sa tête, puis il les a déplacés ainsi sur sa tête jusqu’à ce que le pouce touche la partie de l’oreille près du visage, puis le lobe de l’oreille et la barbe. La main n’a rien attrapé, mais c’est ainsi qu’elle a glissé. J’ai demandé à Ata’ : « T’a-t-on dit (par Ibn ‘Abbas) combien de temps le Prophète ﷺ avait retardé la prière cette nuit-là ? » Il a répondu : « Je ne sais pas (je ne peux pas donner l’heure exacte). » Ali a dit : « J’aime faire la prière, que je sois imam ou seul, à une heure tardive comme le Messager d’Allah ﷺ l’a fait cette nuit-là. Mais si cela est difficile pour toi ou pour les gens en groupe et que tu es leur imam, alors fais la prière (‘Isha) à une heure moyenne, ni trop tôt ni trop tard. »
- Sahih Muslim, n°1476
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Prier avec l’imam vaut vingt-cinq fois plus que prier seul. »
- Sahih Muslim, n°1497
Rapporté par 'Itban b. Malik رضي الله عنه : Je suis venu voir le Messager d’Allah ﷺ, et le reste du hadith est le même que précédemment, sauf qu’un homme a dit : « Où est Malik b. Dukhshun ou Dukhaishin ? » Mahmud a ajouté : J’ai raconté ce hadith à beaucoup de gens, dont Abu Ayyub al-Ansari qui a dit : « Je ne pense pas que le Messager d’Allah ﷺ ait pu dire cela comme tu le rapportes. » Il a dit : J’ai juré que si j’allais voir 'Itban, je l’interrogerais à ce sujet. Je suis donc allé le voir, il était très âgé et avait perdu la vue, mais il était l’imam de son peuple. Je me suis assis à côté de lui et l’ai interrogé sur ce hadith, et il l’a rapporté exactement comme la première fois. Ensuite, beaucoup d’autres obligations et commandements ont été révélés, que nous voyons accomplis. Donc, celui qui veut ne pas être trompé ne le sera pas
- Sahih Muslim, n°1513
Rapporté par Abu Musa رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La personne qui reçoit la plus grande récompense est celle qui habite le plus loin et qui doit parcourir la plus grande distance, et celui qui attend la prière pour la faire avec l’imam a une récompense plus grande que celui qui prie seul puis va dormir. » Dans la version d’Abu Kuraib, il est précisé : « (Il attend) jusqu’à ce qu’il prie avec l’imam en groupe. »
- Sahih Muslim, n°1529
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand il y a trois personnes, l’une d’elles doit diriger la prière. Celui qui connaît le mieux le Coran parmi eux est le plus digne d’être imam. »
- Sahih Muslim, n°1577
Rapporté par Moussa ibn Salama al-Hudhali : J’ai demandé à Ibn 'Abbas : « Comment dois-je prier quand je suis à La Mecque et que je ne prie pas avec l’imam ? » Il a répondu : « Deux rak‘as, c’est la Sunna d’Abu al-Qasim ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1592
Rapporté par Ibn 'Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a prié deux rak‘as à Mina, puis Abu Bakr après lui, puis 'Umar après Abu Bakr, puis 'Uthman au début de son califat. Ensuite, 'Uthman a prié quatre rak‘as. Quand Ibn 'Umar priait avec l’imam, il faisait quatre rak‘as, mais quand il priait seul, il en faisait deux
- Sahih Muslim, n°1652
Rapporté par Abu Usaid : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous entre dans la mosquée, qu’il dise : “Ô Allah ! ouvre-moi les portes de Ta miséricorde.” Et quand il en sort, qu’il dise : “Ô Allah ! je Te demande Ta grâce.” » (Imam Muslim a dit : J’ai entendu Yahya dire : J’ai copié ce hadith de la compilation de Sulaiman b. Bilal)
- Sahih Muslim, n°1767
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui d’entre vous qui craint de ne pas pouvoir se lever à la fin de la nuit, qu’il fasse le Witr (dans la première partie), puis qu’il dorme. Mais celui qui est sûr de se lever et de prier la nuit (c’est-à-dire la prière du Tahajjud), qu’il fasse le Witr à la fin de la nuit, car la récitation à la fin de la nuit est assistée*, et c’est mieux.” » * : c’est-à-dire, « par les anges » (explication de l’imam an-Nawawi)
- Sahih Muslim, n°1964
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui prend un bain le vendredi, comme celui qui est obligatoire après un rapport intime, puis se rend à la mosquée, c’est comme s’il offrait une chamelle en sacrifice. Celui qui vient à la deuxième heure, c’est comme s’il offrait une vache ; à la troisième heure, un bélier cornu ; à la quatrième heure, une poule ; à la cinquième heure, un œuf. Et quand l’imam sort, les anges sont aussi présents et écoutent le rappel d’Allah (le sermon). »
- Sahih Muslim, n°1965
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si tu demandes même à ton voisin de se taire pendant que l’imam fait le sermon du vendredi, tu as dit quelque chose d’inutile. »
- Sahih Muslim, n°1975
Rapporté par Abu Burda ibn Abu Musa al-Ash’ari رضي الله عنه : Abdullah ibn Umar رضي الله عنه m’a dit : « As-tu entendu ton père rapporter quelque chose du Messager d’Allah ﷺ au sujet du moment du vendredi ? » J’ai répondu : « Oui, je l’ai entendu dire du Messager d’Allah ﷺ : “Ce moment se situe entre le moment où l’imam s’assoit et la fin de la prière.” »
- Sahih Muslim, n°1984
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le vendredi, les anges se tiennent à chaque porte de la mosquée et inscrivent les gens selon leur ordre d’arrivée. Quand l’imam s’assoit sur le minbar pour prononcer le sermon, ils referment leurs registres et écoutent le rappel d’Allah. Celui qui arrive tôt est comme quelqu’un qui offre une chamelle en sacrifice, puis celui qui vient après est comme s’il offrait une vache, puis un bélier, puis une poule, puis un œuf. »
- Sahih Muslim, n°1986
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il y a un ange à chaque porte de la mosquée qui inscrit le premier arrivé pour la prière du vendredi. » Et il ﷺ a comparé cette personne à celle qui offre un chameau en sacrifice, puis il a continué en décrivant des sacrifices de plus en plus petits jusqu’à mentionner que le minimum est un œuf. Et lorsque l’imam s’assoit sur la chaire, les registres sont refermés et les anges écoutent le rappel d’Allah
- Sahih Muslim, n°1987
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui prend un bain, puis vient pour la prière du vendredi, prie ce qui lui est prescrit, reste silencieux jusqu’à la fin du sermon de l’imam, puis prie avec lui, ses péchés entre ce vendredi et le suivant seront pardonnés, et même trois jours de plus. »
- Sahih Muslim, n°2022
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ prononça le sermon et dit : « Lorsque l’un d’entre vous vient pour la prière du vendredi et que l’imam est déjà sorti (pour le sermon), il doit quand même accomplir deux rak‘a. »
- Sahih Muslim, n°2024
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Sulaik Ghatafani vint un vendredi pendant que le Messager d’Allah ﷺ prononçait le sermon. Sulaik s’assit. Le Prophète ﷺ lui dit : « Ô Sulaik, lève-toi et accomplis deux rak‘a, mais fais-les courtes. » Puis il ajouta : « Quand l’un d’entre vous vient le vendredi pendant que l’imam prononce le sermon, qu’il accomplisse deux rak‘a courtes. »
- Sahih Muslim, n°2040
Rapporté par ‘Abdullah b. ‘Umar, en décrivant la prière surérogatoire du Messager d’Allah ﷺ : Il n’accomplissait pas de prière surérogatoire après le vendredi avant de rentrer chez lui, puis il priait deux rak'a à la maison. Yahya a dit : « Je pense avoir dit ces mots (devant l’imam Malik) qu’il les accomplissait effectivement. »
- Sahih Muslim, n°2042
Rapporté par ‘Umar b. ‘Ata’ b. Abu Khuwar : Nafi‘ b. Jubair l’a envoyé auprès d’al-Sa’ib, fils de la sœur de Namir, pour lui demander ce qu’il avait vu de la prière de Mu‘awiya. Il a répondu : « Oui, j’ai prié le vendredi avec lui dans la Maqsura. Quand l’imam a terminé la prière, je me suis levé à ma place pour accomplir la prière surérogatoire. Quand il est rentré (dans son appartement), il m’a fait appeler et m’a dit : “Ne recommence pas ce que tu as fait. Quand tu as accompli la prière du vendredi, n’enchaîne pas avec une autre prière avant d’avoir parlé ou d’être sorti, car le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné cela et de ne pas combiner deux prières sans avoir parlé ou quitté l’endroit.” »
- Sahih Muslim, n°2043
Rapporté par ‘Umar b. Ata’ : Le même hadith est rapporté, mais avec cette modification : « Quand il (l’imam) a terminé la prière, je me suis levé à ma place. » Il n’est pas fait mention de l’imam dans ce récit
- Sahih Muslim, n°2047
Rapporté par Jabir b. ‘Abdullah : Le Messager d’Allah ﷺ s’est levé le jour de l’Aïd al-Fitr et a accompli la prière, la précédant du sermon. Ensuite, il a prononcé le sermon. Quand il a terminé, il est descendu du minbar, s’est dirigé vers les femmes et les a exhortées à faire le bien, en s’appuyant sur la main de Bilal. Bilal avait étendu son vêtement dans lequel les femmes jetaient leurs aumônes. J’ai dit à ‘Ata’ : « C’était sûrement la zakat du jour de l’Aïd al-Fitr. » Il a répondu : « Non, c’étaient des aumônes qu’elles donnaient à ce moment-là. Une femme a donné sa bague, puis d’autres ont donné à leur tour. » J’ai demandé à ‘Ata’ : « Est-il permis aujourd’hui à l’imam d’aller voir les femmes après avoir fini son discours aux hommes pour les exhorter ? » Il a répondu : « Bien sûr, pourquoi ne le ferait-il pas ? Qu’est-ce qui les empêche de le faire aujourd’hui ? »
- Sahih Muslim, n°2049
Rapporté par Ibn ‘Abbas et Jabir b. ‘Abdullah al-Ansari : Il n’y avait pas d’adhan lors de l’Aïd al-Fitr ni de l’Aïd al-Adha. (Ibn Juraij rapporte :) Je lui ai demandé plus tard à ce sujet. (‘Ata’, l’un des rapporteurs, a dit :) Jabir b. ‘Abdullah al-Ansari m’a dit : « Il n’y a ni adhan à l’Aïd al-Fitr quand l’imam arrive, ni après son arrivée ; il n’y a ni iqama, ni appel, ni rien de semblable ce jour-là. »
- Sahih Muslim, n°2735
Rapporté par Ibn Juraij : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs. L’imam Muslim a rapporté ce hadith d’après Abu Abbas al-Sa’ib ibn Farrukh, qui était digne de confiance et fiable parmi les gens de La Mecque
- Sahih Muslim, n°2747
Rapporté par Abu Qatada al-Ansari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé au sujet de son jeûne. Le Messager d’Allah ﷺ a montré de l’agacement. Omar رضي الله عنه a alors dit : « Nous sommes satisfaits qu’Allah soit notre Seigneur, que l’Islam soit notre mode de vie, que Muhammad soit le Messager et que notre engagement envers toi soit un engagement sacré. » On lui a ensuite demandé à propos du jeûne continu, et il a répondu : « Il n’a ni jeûné ni rompu le jeûne », ou bien : « Il n’a pas jeûné et il n’a pas rompu le jeûne. » On l’a ensuite interrogé sur le fait de jeûner deux jours et de rompre un jour, et il a dit : « Qui en aurait la force ? » On lui a demandé à propos du jeûne d’un jour et de la rupture pendant deux jours, et il a dit : « Qu’Allah nous donne la force de le faire. » On lui a ensuite posé la question sur le fait de jeûner un jour sur deux, et il a dit : « C’est le jeûne de mon frère Dawoud (paix sur lui). » On lui a demandé à propos du jeûne le lundi, et il a dit : « C’est le jour où je suis né, où j’ai reçu la mission prophétique ou la révélation. » Il a ajouté : « Jeûner trois jours chaque mois et tout le Ramadan chaque année équivaut à un jeûne continu. » On l’a interrogé sur le jeûne du jour de ‘Arafa (le 9 de Dhou al-Hijja), et il a dit : « Il efface les péchés de l’année précédente et de l’année suivante. » On lui a demandé à propos du jeûne du jour de ‘Ashoura (le 10 de Mouharram), et il a répondu : « Il efface les péchés de l’année précédente. » (Imam Muslim précise que dans ce hadith, l’imam Shu’ba a rapporté qu’on lui a demandé à propos du jeûne du lundi et du jeudi, mais nous (Imam Muslim) n’avons pas mentionné le jeudi car nous avons trouvé que c’était une erreur de transmission
- Sahih Muslim, n°3119
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : (Hadrat) Sauda était une femme corpulente, alors elle a demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ de partir de Muzdalifa (vers Mina) pendant la nuit. Il lui a accordé la permission. Aïcha a dit : « J’aurais aimé avoir demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ comme Sauda l’a fait. » Aïcha n’est partie qu’avec l’Imam
- Sahih Muslim, n°3130
Rapporté par Salim b. ‘Abdullah : ‘Abdullah b. ‘Umar رضي الله عنهما avait l’habitude d’envoyer les membres faibles de sa famille passer la nuit à Mash‘ar al-Haram à Muzdalifa. Ils invoquaient Allah tant qu’ils le pouvaient, puis ils partaient avant le départ de l’Imam. Certains arrivaient à Mina pour la prière de l’aube, d’autres après. Dès leur arrivée, ils jetaient les cailloux à al-Jamra. Ibn ‘Umar رضي الله عنهما disait : « Le Messager d’Allah ﷺ leur a accordé cette facilité. »
- Sahih Muslim, n°3564
Rapporté par Judaima, fille de Wahb al-Asadiyya رضي الله عنها : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « J’avais l’intention d’interdire les rapports avec une femme qui allaite, jusqu’à ce que je considère que les Romains et les Perses le font sans que cela ne cause de tort à leurs enfants. » (Imam Muslim a dit : Khalaf l’a rapporté de Judamat al-‘Asadiyya, mais la formulation correcte est celle rapportée par Yahya)
- Sahih Muslim, n°3672
Rapporté par un rapporteur : Un hadith semblable est rapporté avec la même chaîne (mais avec cette différence que le rapporteur) ‘Abd al-Rahman b. Aiman (était mentionné) comme l’affranchi de ‘Urwa (Imam Muslim a dit : Celui qui a dit que c’était ‘Urwa s’est trompé ; c’était en fait l’affranchi de ‘Azza)
- Sahih Muslim, n°3788
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit de vendre ou de donner en cadeau le droit d’héritage d’un esclave. L’imam Muslim a dit : Tous les rapporteurs se réfèrent à Abdullah b. Dinar pour ce hadith
- Sahih Muslim, n°3859
Rapporté par Hakim ibn Hizam رضي الله عنه : Un hadith similaire a été transmis par Hakim ibn Hizam. (Imam Muslim a dit : Hakim ibn Hizam est né à l’intérieur de la Kaaba et a vécu cent vingt ans)
- Sahih Muslim, n°5549
Rapporté par Abû Bashir Ansari رضي الله عنه : Il a eu l’occasion d’accompagner le Messager d’Allah ﷺ lors de certains de ses voyages. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé l’un de ses messagers — ‘Abdullah b. Abî Bakr a dit : « Je pense qu’il a dit ces mots quand les gens étaient aux lieux de repos » : « Qu’aucun collier de ficelles ne reste sur le cou des chameaux, ni aucun collier intact. » L’imam Malik a dit : « Selon moi, cette pratique de mettre des colliers autour du cou des chameaux ou des animaux était pour les protéger du mauvais œil. »
- Sahih Muslim, n°7102
Rapporté par Ibn Umar رضي الله عنه : Nous étions en compagnie du Messager d’Allah ﷺ lorsqu’il dit : « Dites-moi quel arbre ressemble au musulman, dont les feuilles ne tombent jamais. » Ibrahim a dit que peut-être l’imam Muslim a précisé : « Il donne constamment des fruits », mais j’ai vu (qu’il ne donne pas toujours des fruits). Ibn Umar dit : « J’ai pensé que c’était le palmier-dattier, mais voyant Abu Bakr et Omar se taire, je n’ai pas osé parler. » Omar dit : « Si tu l’avais dit, cela m’aurait été plus cher que telle ou telle chose. »
- Sahih Muslim, n°7315
Rapporté par Abu Nadra : « Nous étions en compagnie de Jabir b. ‘Abdullah lorsqu’il a dit : “Il se peut que les gens d’Irak ne puissent plus envoyer leurs qafiz et dirhams (leurs mesures de nourriture et leur argent).” Nous avons demandé : “Qui en sera responsable ?” Il a répondu : “Les non-Arabes les en empêcheront.” Il a ajouté : “Il se peut aussi que les gens de Syrie ne puissent plus envoyer leurs dinars et mudds.” Nous avons demandé : “Qui en sera responsable ?” Il a répondu : “Ce seront les Romains qui les empêcheront.” Jabir b. ‘Abdullah est resté silencieux un moment, puis il a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il y aura un calife à la fin de ma communauté qui distribuera des poignées de richesses aux gens sans les compter.” J’ai demandé à Abu Nadra et Abu al-‘Ala : “Voulez-vous dire ‘Umar b. ‘Abd al-Aziz ?” Ils ont répondu : “Non, il s’agit de l’Imam Mahdi.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°109
Rapporté par Al-Mughirah bin Shu'bah : Il y a deux choses sur lesquelles je n'ai jamais interrogé personne après avoir vu le Messager d'Allah (ﷺ). Il était avec nous en voyage, il est parti faire ses besoins, puis il est revenu et a fait ses ablutions, et il a passé ses mains mouillées sur son front, les deux côtés de son turban, et sur ses Khuffs. Il a aussi dit : "Et (l'autre sujet) la prière de l'imam derrière l'un de ses compagnons. J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) en voyage, et l'heure de la prière est arrivée. Le Prophète (ﷺ) n'a pas pu les rejoindre, alors ils ont fait l'appel et ont demandé à Ibn 'Awf de diriger la prière. Puis le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé et a terminé le reste de la prière derrière Ibn 'Awf. Quand Ibn 'Awf a terminé la prière, le Prophète (ﷺ) s'est levé et a complété ce qu'il avait manqué de la prière
- Sunan an-Nasa'i, n°166
Rapporté par Aishah : « Le Messager d’Allah (ﷺ) priait alors que j’étais allongée devant lui comme on place un cercueil (devant l’imam), et quand il voulait prier le Witr, il me touchait du pied. »
- Sunan an-Nasa'i, n°672
Rapporté par 'Uthman bin Abi Al-As : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), fais de moi l’imam de mon peuple. » Il a dit : « Tu es leur imam, alors prends en compte le plus faible parmi eux et choisis un muezzin qui n’accepte pas de paiement pour son Adhan. »
- Sunan an-Nasa'i, n°794
Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah (ﷺ) est tombé d'un cheval sur son côté droit. Ils sont venus lui rendre visite et l'heure de la prière est arrivée. Quand la prière a été terminée, il a dit : "L'imam est là pour être suivi. Quand il s'incline, inclinez-vous, quand il se lève, levez-vous, quand il se prosterne, prosternez-vous, et quand il dit 'Sami' Allahu liman hamidah' (Allah entend celui qui Le loue), dites : 'Rabbana lakal-hamd' (Notre Seigneur, à Toi la louange)
- Sunan an-Nasa'i, n°828
Rapporté par Abu Hurairah : Muhammad (ﷺ) a dit : "Celui qui relève la tête avant l'Imam ne craint-il pas qu'Allah transforme sa tête en tête d'âne ?
- Sunan an-Nasa'i, n°830
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah : Abu Musa nous a dirigés dans la prière et, alors qu'il était assis, un homme est entré et a dit : "La prière repose sur la droiture et elle est toujours mentionnée avec la Zakat (dans le Coran)." Quand Abu Musa a terminé la prière, il s'est tourné vers les gens et a dit : "Qui a prononcé ces paroles ?" Les gens sont restés silencieux. Puis il a dit : "Ô Hittan, peut-être que c'est toi ?" Il a répondu : "Non, mais j'avais peur que tu me réprimandes." Il a dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a appris notre prière et les prières surérogatoires, et il a dit : L'Imam est là pour être suivi. Quand il dit le Takbir, dites le Takbir ; quand il dit : 'Non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni ceux qui se sont égarés', dites Amin, et Allah vous répondra ; quand il se relève de l'inclinaison et dit : 'Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend ceux qui Le louent)', dites : 'Rabbana lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)', et Allah vous entendra ; quand il se prosterne, prosternez-vous, et quand il se relève, relevez-vous. L'Imam doit se prosterner avant vous et se relever avant vous." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela
- Sunan an-Nasa'i, n°832
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) est monté à cheval et est tombé, se blessant au côté droit. Il a dirigé une prière assis, et nous avons prié derrière lui en étant assis. Quand il a terminé, il a dit : "L'Imam est là pour être suivi. S'il prie debout, priez debout ; quand il s'incline, inclinez-vous ; quand il dit : 'Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend ceux qui Le louent)', dites : 'Rabbana lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)' ; et s'il prie assis, priez tous assis
- Sunan an-Nasa'i, n°909
Rapporté par Abu As-Sa'ib, l’affranchi de Hisham bin Zuhrah : J’ai entendu Abu Hurairah dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui fait une prière sans réciter Umm Al-Qur’an (Al-Fatiha), sa prière est incomplète, incomplète, incomplète." J’ai dit : "Ô Abu Hurairah, parfois je suis derrière l’imam." Il m’a touché le bras et a dit : "Récite-la pour toi-même, ô Perse ! Car j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : 'Allah dit : J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.' Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : 'Récite : Lorsque le serviteur dit : Louange à Allah, Seigneur de l’univers, Allah dit : Mon serviteur M’a loué. Quand il dit : Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Allah dit : Mon serviteur M’a honoré. Quand il dit : Maître du Jour du Jugement, Allah dit : Mon serviteur M’a glorifié. Quand il dit : C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons le secours, Allah dit : Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Et quand il dit : Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés, Allah dit : Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il a demandé
- Sunan an-Nasa'i, n°921
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "L’imam est désigné pour être suivi. Quand il dit le takbir, dites le takbir. Quand il récite, gardez le silence. Et quand il dit : 'Sami’ Allahu liman hamidah (Allah entend ceux qui Le louent)', dites : 'Allahumma rabbana lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)
- Sunan an-Nasa'i, n°922
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "L’imam est désigné pour être suivi. Quand il dit le takbir, dites le takbir. Quand il récite, gardez le silence
- Sunan an-Nasa'i, n°923
Rapporté par Kathir bin Murrah Al-Hadrami : Il a entendu Abu Ad-Darda dire : "Le Messager d’Allah (ﷺ) a été interrogé : 'Y a-t-il une récitation dans chaque prière ?' Il a répondu : 'Oui.' Un homme parmi les Ansar a demandé : 'Est-ce obligatoire ?' Il (Abu Ad-Darda) s’est tourné vers moi (Kathir), car j’étais le plus proche de lui, et a dit : 'Je pense que si l’imam dirige les gens, cela leur suffit
- Sunan an-Nasa'i, n°927
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Quand l’Imam dit : Pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés, dites : « Amin », car les anges disent Amin et l’Imam dit Amin, et si le Amin d’une personne coïncide avec celui des anges, ses péchés passés seront pardonnés
- Sunan an-Nasa'i, n°928
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Quand l’Imam dit Amin, dites Amin, car si le Amin d’une personne coïncide avec celui des anges, ses péchés passés seront pardonnés
- Sunan an-Nasa'i, n°929
Rapporté par Abu Hurairah, رضي الله عنه : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : "Quand l’Imam dit : Pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés, dites : « Amin », car si le Amin d’une personne coïncide avec celui des anges, ses péchés passés seront pardonnés
- Sunan an-Nasa'i, n°960
Rapporté par Ata' bin Yasar : Il a demandé à Zaid bin Thabit à propos de la récitation derrière l'imam. Il a dit : "Il n'y a pas de récitation derrière l'imam dans quoi que ce soit." Et il a affirmé avoir récité : « Par l'étoile quand elle descend (ou disparaît) » au Messager d'Allah (ﷺ) et il ne s'est pas prosterné
- Sunan an-Nasa'i, n°981
Rapporté par Zaid bin Aslam : Nous sommes entrés chez Anas bin Malik et il a dit : « Avez-vous prié ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Ô servante, apporte-moi de l’eau pour les ablutions ! Je n’ai jamais prié derrière un imam dont la prière ressemblait autant à celle du Messager d’Allah (ﷺ) que celle de votre imam. » Zaid a ajouté : « Umar bin Abdul Aziz accomplissait l’inclinaison et la prosternation complètement (sans se presser) et allégeait la station debout et assise. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1061
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est tombé d’un cheval sur son côté droit, et des gens sont venus lui rendre visite. L’heure de la prière arriva, et quand il eut terminé, il dit : « L’imam est là pour être suivi, donc quand il s’incline, inclinez-vous, et quand il se relève, relevez-vous, et quand il dit : “Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)”, dites : “Rabbana wa lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)”. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1063
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit : “Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)”, dites : “Rabbana wa lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)”. Celui dont la parole coïncide avec celle des anges, ses péchés passés seront pardonnés. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1064
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah : Il a entendu Abu Musa dire : « Le Prophète d’Allah (ﷺ) nous a parlé et nous a enseigné notre Sunna et notre prière. Il a dit : “Quand vous priez, alignez vos rangs et que l’un d’entre vous dirige la prière. Quand l’imam dit le takbir, dites le takbir. Quand il récite : ‘Non pas le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés’, dites : ‘Amin’, et Allah vous exaucera. Quand il dit le takbir et s’incline, dites le takbir et inclinez-vous. L’imam s’incline avant vous et se relève avant vous.” Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : “Cela compense cela. Et quand il dit : ‘Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)’, dites : ‘Allahumma Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange)’, Allah vous entendra, car Allah a dit par la bouche de Son Prophète (ﷺ) : ‘Allah entend celui qui Le loue.’ Et quand il dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous. L’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous.” Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : “Cela compense cela. Et quand il est assis, que la première chose que vous disiez soit : At-tahiyaatut-tayyibatus-salawatuLillah, salamun ‘alayka ayyuhanabiyyu wa rahmatullahi wa barakatuhu, salamun ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahis-salihin, ashhadu an la ilaha ill-Allah wa ashhadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluh (Toutes les salutations, les bonnes paroles et les prières sont pour Allah, paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Paix sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager) – sept phrases qui sont la salutation de la prière.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°1172
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah, d’après Al-Ash'ari : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a parlé et nous a appris nos traditions et notre prière. Il a dit : "Alignez vos rangs, puis que l’un de vous dirige la prière. Quand il dit le takbir, dites le takbir ; quand il dit : 'Wa lad-dallin', dites 'Amin' et Allah (SWT) vous exaucera. Quand l’imam dit le takbir et s’incline, dites le takbir et inclinez-vous, car l’imam s’incline avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Quand il dit : 'Sami Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)', dites : 'Rabbana wa lakal-hamd (Notre Seigneur, à Toi la louange)', Allah (SWT) vous entendra, car Allah, le Tout-Puissant, a dit par la bouche de Son Prophète (ﷺ) : 'Allah entend celui qui Le loue.' Puis, quand l’imam dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous, car l’imam se prosterne avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Ensuite, quand vous êtes assis, que la première chose que l’un de vous dise soit : At-tahiyyatu lillahi was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu 'alaika ayyuhan-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa barakatuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala 'ibad illahis-salihin, ash-hadu an la ilaha ill-Allah wa ash-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu." (Tous les compliments, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah (SWT) et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah (SWT). J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager
- Sunan an-Nasa'i, n°1280
Rapporté par Hittan bin 'Abdullah qu'Al-Ash'ari a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a adressé la parole et nous a enseigné nos pratiques et notre prière. Il a dit : "Lorsque vous vous levez pour la prière, alignez vos rangs, puis que l'un d'entre vous dirige les autres. Quand il dit le takbir, dites le takbir ; quand il dit : 'Wa lad-dallin', dites 'Amin' et Allah (SWT) vous exaucera. Ensuite, quand il dit le takbir et s'incline, dites le takbir et inclinez-vous, car l'imam s'incline avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d'Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Quand il dit : 'Sami' Allahu liman hamidah (Allah entend celui qui Le loue)', dites : 'Allahumma, Rabbana wa lakal-hamd (Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange)', Allah vous entendra, car en effet Allah (SWT), le Puissant et Majestueux, a dit par la bouche de Son Prophète : 'Allah entend celui qui Le loue.' Ensuite, quand il dit le takbir et se prosterne, dites le takbir et prosternez-vous, car l'imam se prosterne avant vous et se relève avant vous." Le Prophète d'Allah (ﷺ) a dit : "Cela compense cela. Ensuite, lorsque vous êtes assis, que ce qui suit fasse partie de ce que l'un de vous dit : 'At-tahiyyatu lillahi wasalawatu wat-tayibaat, as-salamu 'alaika ayah-Nabiyyu wa rahmatAllahi wa baraktuhu. As-salamu 'alaina wa 'ala ibad illahis-salihin, ashadu an la ilaha ill Allah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu.' (Toutes les salutations, prières et bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d'Allah. J'atteste qu'il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager)
- Sunan an-Nasa'i, n°1327
Rapporté par Itban bin Malik : J’étais l’imam de mon peuple, les Bani Salim. Je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : "J’ai perdu la vue et l’eau de pluie m’empêche d’aller à la mosquée de mon peuple. J’aimerais que tu viennes prier chez moi, à un endroit que je pourrais prendre comme lieu de prière." Le Prophète (ﷺ) répondit : "Je le ferai, si Allah le veut." Le lendemain, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, accompagné d’Abu Bakr, après que la journée soit devenue chaude. Le Prophète (ﷺ) demanda la permission d’entrer, et je la lui ai donnée. Il ne s’est pas assis avant de demander : "Où veux-tu que je prie dans ta maison ?" Je lui ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie, alors le Messager d’Allah (ﷺ) s’est tenu là, nous nous sommes alignés derrière lui, puis il a dit le salam et nous avons dit le salam en même temps que lui
- Sunan an-Nasa'i, n°1363
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) nous a dirigé la prière, puis il s'est tourné vers nous et a dit : "Je suis maintenant votre imam, alors ne vous précipitez pas pour vous incliner, vous prosterner, vous lever ou partir avant moi. Je peux vous voir devant moi et derrière moi." Puis il a dit : "Par Celui qui détient mon âme, si vous aviez vu ce que j'ai vu, vous ririez peu et pleureriez beaucoup." Nous avons demandé : "Qu'as-tu vu, ô Messager d'Allah (ﷺ) ?" Il a répondu : "Le Paradis et l'Enfer
- Sunan an-Nasa'i, n°1364
Rapporté par Abu Dharr : Nous avons jeûné le Ramadan avec le Messager d'Allah (ﷺ), et le Prophète (ﷺ) ne nous a pas dirigé la prière de nuit jusqu'à ce qu'il reste sept jours dans le mois, puis il nous a dirigé la prière de nuit jusqu'à ce qu'un tiers de la nuit soit passé. Quand il restait six jours, il ne nous a pas dirigé la prière de nuit. Quand il restait cinq jours, il nous a dirigé la prière de nuit jusqu'à la moitié de la nuit. Nous avons dit : "Ô Messager d'Allah (SA), pourquoi ne nous diriges-tu pas la prière de nuit jusqu'à la fin de la nuit ?" Il a dit : "Si une personne prie avec l'imam jusqu'à ce qu'il parte, cela sera compté pour lui comme s'il avait prié toute la nuit." Quand il restait quatre jours, il ne nous a pas dirigé la prière de nuit. Quand il restait trois jours, il a envoyé chercher ses filles et les femmes, rassemblé les gens, et il nous a dirigé la prière de nuit jusqu'à ce que nous ayons peur de manquer Al-Falah. Puis il n'a plus dirigé la prière de nuit pour le reste du mois." Dawud (un des rapporteurs) a dit : "J'ai demandé : 'Qu'est-ce que le falah ?' Il a répondu : 'Le sahur
- Sunan an-Nasa'i, n°1381
Rapporté par Aws bin Aws : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Celui qui lave (Ghassala) et fait le ghusl, arrive tôt à la mosquée, s'assoit près de l'imam et ne parle pas inutilement, aura pour chaque pas qu'il fait la récompense d'une année de bonnes actions, de jeûne et de prière nocturne
- Sunan an-Nasa'i, n°1384
Rapporté par Abu Al-Ash'ath : Il a entendu Aws bin Aws, compagnon du Messager d'Allah (ﷺ), dire : "Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Celui qui fait le ghusl le vendredi et lave (Ghassala), arrive tôt à la mosquée à pied, s'assoit près de l'imam, écoute attentivement et ne parle pas inutilement, aura pour chaque pas la récompense d'une année de bonnes actions
- Sunan an-Nasa'i, n°1385
Rapporté par Abu Hurairah : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Quand le vendredi arrive, les anges s'assoient aux portes de la mosquée et notent qui vient à la prière du vendredi. Quand l'imam arrive, les anges ferment leurs registres." Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui vient tôt à la prière du vendredi est comme celui qui offre un chameau en sacrifice, puis comme celui qui offre une vache, puis un mouton, puis un canard, puis une poule, puis un œuf
- Sunan an-Nasa'i, n°1386
Rapporté par Abu Hurairah, attribuant cela au Prophète (ﷺ) : "Quand le vendredi arrive, à chaque porte de la mosquée il y a des anges qui écrivent les noms des gens dans l'ordre où ils arrivent. Quand l'imam arrive, ils ferment les registres et écoutent le sermon. Celui qui vient tôt à la prière est comme celui qui offre un chameau en sacrifice, puis celui qui vient après lui est comme celui qui offre une vache, puis celui qui vient après lui est comme celui qui offre un bélier," jusqu'à ce qu'il mentionne une poule et un œuf
- Sunan an-Nasa'i, n°1388
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui fait le ghusl comme après une grande impureté le vendredi, puis vient à la mosquée, c'est comme s'il avait offert un chameau en sacrifice. Celui qui vient à la deuxième heure, c'est comme s'il avait offert une vache. Celui qui vient à la troisième heure, c'est comme s'il avait offert un bélier. Celui qui vient à la quatrième heure, c'est comme s'il avait offert une poule. Celui qui vient à la cinquième heure, c'est comme s'il avait offert un œuf. Quand l'imam arrive, les anges assistent pour écouter le sermon
- Sunan an-Nasa'i, n°1392
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : Le premier adhan avait lieu quand l'imam s'asseyait sur le minbar le vendredi, à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ), d'Abu Bakr et de 'Umar. Pendant le califat de 'Uthman, quand la population a augmenté, 'Uthman a ordonné qu'un troisième adhan soit donné le vendredi, depuis le sommet d'Az-Zawra, et cela est resté ainsi
- Sunan an-Nasa'i, n°1393
Rapporté par As-Sa'ib bin Yazid : Le troisième adhan a été ordonné par 'Uthman quand la population de Médine a augmenté. Le Messager d'Allah (ﷺ) n'avait qu'un seul adhan, et l'adhan du vendredi était fait quand l'imam s'asseyait
- Sunan an-Nasa'i, n°1395
Rapporté par 'Amr bin Dinar : J'ai entendu Jabir bin 'Abdullah dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Si l'un de vous arrive et que l'imam est déjà là, qu'il fasse deux rak'ahs." Shu'bah (un des rapporteurs) a dit : "Le vendredi
- Sunan an-Nasa'i, n°1398
Rapporté par Aws bin Aws Ath-Thaqafi : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui lave (ghassala) et fait le ghusl, arrive tôt à la mosquée, s'assoit près de l'imam, écoute attentivement et ne parle pas inutilement, aura pour chaque pas la récompense d'une année de bonnes actions, de jeûne et de prière nocturne
- Sunan an-Nasa'i, n°1401
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui dit à son compagnon le vendredi, pendant que l'imam fait le sermon : 'Écoute attentivement', a parlé inutilement
- Sunan an-Nasa'i, n°1402
Rapporté par 'Abdullah bin Ibrahim bin Qariz et Sa'eed bin Al-Musayyab : Abu Hurairah a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : 'Si tu dis à ton compagnon : Écoute attentivement un vendredi pendant que l'imam fait le sermon, alors tu as parlé inutilement
- Sunan an-Nasa'i, n°1550
Rapporté par Abu 'Ayyash Al-Zuraqi : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) à 'Usfan et le Messager d’Allah (ﷺ) nous a fait prier le Zuhr. Ce jour-là, les idolâtres étaient dirigés par Khalid bin Al-Walid, et les idolâtres ont dit : “Nous les avons pris par surprise.” Ensuite, la prière de la peur a été révélée entre le Zuhr et l’Asr. Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a fait prier l’Asr et nous a divisés en deux groupes, un groupe qui a prié avec le Prophète (ﷺ) et un groupe qui l’a protégé. Il a dit le takbir avec ceux qui étaient le plus près de lui et ceux qui le protégeaient, puis il s’est incliné et les deux groupes se sont inclinés avec lui. Ensuite, ceux qui étaient le plus près de lui se sont prosternés. Ensuite, ils sont revenus en arrière et les autres sont venus devant et se sont prosternés. Ensuite, il s’est levé et les a tous fait s’incliner, ceux qui étaient le plus près de lui et ceux qui le protégeaient. Ensuite, il a fait se prosterner ceux qui étaient le plus près de lui, puis ils sont revenus en arrière et ont pris la place de leurs compagnons et les autres sont venus devant et se sont prosternés. Ensuite, il a fait le salut final, de sorte que chaque groupe a prié deux unités avec leur imam. Et il a accompli la prière de la peur une fois dans la terre des Banu Sulaym
- Sunan an-Nasa'i, n°1553
Rapporté par Sahl bin Abi Hathmah : Concernant la prière de la peur : l’imam doit se tenir debout face à la Qibla avec une partie des fidèles, tandis que les autres restent face à l’ennemi. Il prie une rak‘a avec eux, puis ils accomplissent une autre rak‘a seuls et font deux prosternations là où ils sont. Ensuite, ils rejoignent l’autre groupe, qui vient à son tour, et l’imam les dirige dans une inclinaison et deux prosternations. Ainsi, cela fait deux rak‘as pour l’imam et une pour chaque groupe. Ensuite, ils font une inclinaison et deux prosternations seuls pour compléter leur prière
- Sunan an-Nasa'i, n°1561
Rapporté par Tha'labah bin Zahdam : ‘Ali a nommé Abu Mas'ud à la tête du peuple, puis il est sorti le jour de l’Aïd et a dit : « Ô gens, il ne fait pas partie de la sunna de prier avant l’imam. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1577
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si tu dis à ton compagnon : “Tais-toi et écoute” pendant que l’imam prononce le sermon, tu as commis une parole inutile. »
- Sunan an-Nasa'i, n°1605
Rapporté par Abu Dharr : Nous avons jeûné avec le Messager d'Allah (ﷺ) pendant le Ramadan et il ne nous a pas dirigés dans la prière du Qiyam jusqu’à ce qu’il reste sept jours dans le mois. Ce jour-là, il nous a dirigés dans la prière du Qiyam jusqu’à ce qu’un tiers de la nuit soit passé. Puis, il ne nous a pas dirigés dans la prière quand il restait six jours. Ensuite, il nous a dirigés dans la prière du Qiyam quand il restait cinq jours, jusqu’à ce que la moitié de la nuit soit passée. J’ai dit : "Ô Messager d’Allah ! Et si nous passions le reste de la nuit à prier Nafl ?" Il a dit : "Celui qui prie le Qiyam avec l’imam jusqu’à la fin, Allah lui inscrit la prière d’une nuit entière." Ensuite, il ne nous a pas dirigés dans la prière jusqu’à ce qu’il reste trois jours dans le mois. Puis il nous a dirigés dans la prière du Qiyam quand il restait trois jours. Il a rassemblé sa famille et ses épouses (et nous a dirigés dans la prière) jusqu’à ce que nous craignions de manquer Al-Falah. J’ai demandé : "Qu’est-ce que Al-Falah ?" Il a répondu : "Le suhur
- Sunan an-Nasa'i, n°1978
Rapporté par Ibn Juraij : J’ai entendu Naji affirmer qu’Ibn ‘Umar a accompli la prière funéraire pour neuf personnes en même temps. Il a placé les hommes plus près de l’imam et les femmes plus près de la Qiblah, en les mettant (les femmes) sur une seule rangée. Les corps de Umm Kulthum bint ‘Ali, l’épouse de ‘Umar ibn Al-Khattab, et de son fils nommé Zaid étaient placés ensemble. Ce jour-là, l’imam était Saeed bin Al-As et parmi les présents se trouvaient Ibn ‘Umar, Abu Hurairah, Abu Saeed et Abu Qatadah. Le garçon était placé plus près de l’imam. Un homme a exprimé une objection à cela, alors j’ai regardé Ibn ‘Abbas, Abu Hurairah, Abu Saeed et Abu Qatadah et j’ai demandé : "Qu’est-ce que c’est ?" Ils ont répondu : "C’est la Sunna
- Sunan an-Nasa'i, n°2575
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah a dit : "Il y a trois personnes à qui Allah, le Puissant et Majestueux, ne parlera pas le Jour de la Résurrection : un vieil homme qui commet l'adultère, un pauvre qui est arrogant, et un imam qui ment
- Sunan an-Nasa'i, n°2576
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d'Allah a dit : "Il y a quatre personnes qu'Allah, le Puissant et Majestueux, déteste : le vendeur qui écoule ses marchandises en jurant faussement, le pauvre qui cherche à se faire remarquer, le vieil homme qui commet la fornication et l'imam qui est injuste
- Sunan an-Nasa'i, n°3040
Rapporté par Urwah bin Mudarris : Le Messager d’Allah a dit : "Celui qui rattrape la prière du Fajr à Jam (Al-Muzdalifah) avec l’imam et les gens (et reste là) jusqu’à ce qu’ils partent, alors il a accompli le Hajj. Celui qui ne rejoint pas l’imam et les gens, alors il ne l’a pas accompli
- Sunan an-Nasa'i, n°4147
Rapporté par Mujahid : Le Khumus qui est pour Allah et Son Messager était destiné au Prophète ﷺ et à ses proches ; ils ne prenaient rien de la Sadaqah. Le Prophète recevait un cinquième du Khumus ; ses proches recevaient un cinquième du Khumus ; la même chose était attribuée aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs." (Da'if) Abu Abdur-Rahman (An-Nasa'i) a dit : Allah, le Majestueux et Loué, a dit : "Et sachez que, de tout butin que vous obtenez, un cinquième en revient à Allah, au Messager, aux proches (du Messager ﷺ), aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs." Sa parole, le Puissant et Sublime, commence par Allah car tout appartient à Allah. Peut-être a-t-Il commencé Son discours sur le Fay' et le Khumus en se mentionnant Lui-même, car c'est le plus noble des gains. Il n'a pas attribué la Sadaqah à Lui-même, car c'est l'impureté des gens. Et Allah sait mieux. Il a été dit qu'il fallait prendre quelque chose du butin et le placer dans la Kaaba, et c'est la part qui revient à Allah, le Puissant et Sublime. La part du Messager doit être donnée à l'imam pour acheter des chevaux et des armes, et pour donner à ceux qui, selon lui, profiteront à la communauté musulmane, ainsi qu'aux gens du hadith, du savoir, du fiqh et du Coran. La part des proches doit être donnée aux Banu Hashim et Banu Al-Muttalib, riches ou pauvres, ou il a été dit qu'elle devait être donnée aux pauvres parmi eux, comme les orphelins et les voyageurs. C'est l'avis qui me semble le plus approprié, et Allah sait mieux. Les jeunes et les vieux, hommes et femmes, y ont droit de façon égale, car Allah, le Puissant et Sublime, la leur a attribuée et le Messager d'Allah l'a distribuée entre eux, sans indication qu'il ait favorisé certains par rapport à d'autres. Il n'y a pas de divergence savante, à notre connaissance, pour dire que si un homme lègue un tiers de sa richesse à une telle tribu, cela doit être distribué autrement, sauf si le donateur l'a stipulé. Et Allah est la source de force. Il y a une part pour les orphelins parmi les musulmans, une part pour les pauvres parmi les musulmans, et une part pour les voyageurs parmi les musulmans. Personne ne doit recevoir à la fois la part des pauvres et celle des voyageurs ; il faut lui dire : "Prends celle que tu veux." Et les quatre autres cinquièmes doivent être partagés par l'imam entre les musulmans adultes présents à la bataille. (Da'if)
- Sunan an-Nasa'i, n°4195
Rapporté par Mu’adh bin Jabal : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les campagnes militaires sont de deux sortes : celui qui cherche la Face d’Allah, obéit à l’imam, dépense ce qu’il a de précieux et évite la corruption, qu’il soit éveillé ou endormi, il reçoit une récompense. Mais celui qui combat pour se faire remarquer, désobéit à l’imam et sème la corruption sur terre, il revient les mains vides. »
- Sunan an-Nasa'i, n°4196
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’imam est comme un bouclier : on doit lui obéir quand ils (les musulmans) combattent, et c’est auprès de lui qu’ils cherchent protection. S’il ordonne la crainte d’Allah et agit avec justice, il sera récompensé, mais s’il ordonne autre chose, ce sera un fardeau (de péché) pour lui. »
- Les 40 hadiths de Nawawi, n°41
Selon Abou Muhammad Abdallah ibn ‘Amr ibn al-‘As (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Aucun de vous ne croit vraiment tant que ses désirs ne sont pas conformes à ce que j’ai apporté. » [Imam an-Nawawi précise :] Nous l’avons rapporté dans Kitab al-Hujja avec une chaîne authentique
- Hadiths Qudsi, n°8
D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : « La prière de celui qui n’a pas récité l’essence du Coran (sourate al-Fatiha) est incomplète. » (Il le répéta trois fois.) Quelqu’un demanda à Abou Hourayra : « Même derrière l’imam ? » Il répondit : « Récite-la en toi-même, car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Allah a dit : J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : ‘Al-hamdu lillahi rabbil ‘alamin’ (Louange à Allah, Seigneur des mondes), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a loué.’ Quand il dit : ‘Ar-Rahmani r-Rahim’ (Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a exalté.’ Quand il dit : ‘Maliki yawmi d-din’ (Maître du Jour du Jugement), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a glorifié’ — et une fois : ‘Mon serviteur s’est soumis à Mon pouvoir.’ Quand il dit : ‘Iyyaka na’budu wa iyyaka nasta’in’ (C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons l’aide), Allah dit : ‘Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.’ Quand il dit : ‘Ihdina-s-sirata-l-mustaqim, siratal-ladhina an’amta ‘alayhim ghayril-maghdoûbi ‘alayhim wa la d-dallin’ (Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non de ceux qui ont encouru Ta colère ni des égarés), Allah dit : ‘Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il a demandé.’ » Rapporté par Mouslim (aussi par Malik, at-Tirmidhi, Abou Daoud, an-Nassaï et Ibn Majah)
Profil symbolique du prénom Imam
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Imam
Traits dominants
- Sagesse : Il fait preuve d'une grande maturité et réfléchit longuement avant de prendre une décision.
- Responsabilité : Il prend ses engagements très au sérieux et veille naturellement sur le bien-être de son entourage.
- Leadership naturel : Il attire le respect par son attitude digne et sa capacité à inspirer confiance sans imposer sa force.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Imam
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| imam | Arabe, Indonésien |
| imamu | Swahili |
Personnalités connues portant le prénom Imam
- Imam — joueur de badminton bangladais
- Imam Khomeini (chef religieux islamique et fondateur de la République islamique d'Iran)
Popularité du prénom Imam
Dans le monde musulman
En France
Le prénom Imam a été donné à 105 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 12 642ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Mayotte 25
- Île-de-France 10
FAQ sur le prénom Imam
Quel est le sens du prénom Imam ?
Le prénom Imam signifie "guide" ou "celui qui est devant" en arabe. Il désigne traditionnellement la personne qui dirige la prière et sert de leader spirituel au sein de la communauté musulmane.
Quelle est l'origine du prénom Imam ?
Imam provient de la racine arabe "a-m-m" signifiant conduire ou diriger. C'est un prénom historique lié aux fonctions de direction religieuse et sociale dans le monde musulman.
Le prénom Imam est-il courant en France ?
Non, le prénom Imam est relativement rare en France avec un total de 105 naissances enregistrées. Il se situe actuellement au rang 781 de popularité.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.