Tout savoir sur le prénom Salma (ou Salama, ou Salomé) en Islam : Coran, hadiths et histoire
سلمى
Le prénom Salma est un prénom féminin d'origine arabe qui signifie 'paix' et 'sécurité'. Très apprécié pour sa douceur et sa symbolique protectrice, il figure parmi les prénoms les plus populaires dans le monde musulman et en France.
Origine du prénom Salma
Signification du prénom Salma
Sens littéral
Sens dans les cultures arabes et musulmanes
Le prénom Salma (ou Salama, ou Salomé) dans l'islam : contexte et mentions
Variante (2) : Salma · 6 citations Salama · 430 citations
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
6 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°2277
Hilal ibn Usamah rapporte d’après Abu Maimunah Salma, affranchi du peuple de Médine : Alors que j’étais assis avec Abu Hurayrah رضي الله عنه, une femme perse est venue vers lui avec son fils. Elle avait été divorcée par son mari, et tous deux réclamaient l’enfant. Elle dit à Abu Hurayrah, en persan : « Mon mari veut m’enlever mon fils. » Abu Hurayrah lui dit : « Tirez au sort pour lui », en langue étrangère. Puis le mari arriva et demanda : « Qui me dispute mon fils ? » Abu Hurayrah répondit : « Ô Allah, je ne dis cela que parce que j’ai entendu une femme venir auprès du Messager d’Allah ﷺ alors que j’étais assis avec lui, et elle a dit : “Mon mari veut m’enlever mon fils, ô Messager d’Allah, il puise de l’eau pour moi au puits d’Abu Inabah et il a été bon envers moi.” » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tirez au sort pour lui. » Le mari demanda : « Qui me dispute mon fils ? » Le Prophète ﷺ dit : « Voici ton père et voici ta mère, prends la main de celui que tu veux. » L’enfant a pris la main de sa mère et elle est partie avec lui
- Sahih al-Bukhari, n°1074
Rapporté par Abu Salma : J’ai vu Abu Huraira réciter « Idha-Sama' un-Shaqqat » et il s’est prosterné pendant sa récitation. Je lui ai demandé : « Ne t’ai-je pas vu te prosterner ? » Abu Huraira a dit : « Si je n’avais pas vu le Prophète (ﷺ) se prosterner, je ne me serais pas prosterné. »
- Sahih al-Bukhari, n°1147
Rapporté par Abu Salma bin `Abdur Rahman : J’ai demandé à Aïcha : « Comment était la prière du Messager d’Allah (ﷺ) pendant le mois de Ramadan ? » Elle répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) ne dépassait jamais onze unités de prière, que ce soit pendant le Ramadan ou en dehors. Il faisait quatre unités — ne me demande pas leur beauté ni leur longueur — puis quatre autres unités, ne me demande pas leur beauté ni leur longueur, puis trois unités. » Aïcha ajouta : « J’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que tu dors avant de faire la prière du witr ?” Il répondit : “Ô Aïcha ! Mes yeux dorment mais mon cœur reste éveillé.” »
- Sahih al-Bukhari, n°1341
Rapporté par `Aisha : Quand le Prophète ﷺ est tombé malade, certaines de ses femmes ont parlé d’une église qu’elles avaient vue en Éthiopie, appelée Mariya. Um Salma et Um Habiba y étaient allées et ont décrit sa beauté et les images qu’elle contenait. Le Prophète ﷺ a alors levé la tête et a dit : « Ce sont ces gens-là qui, lorsqu’un homme pieux meurt parmi eux, construisent un lieu de culte sur sa tombe et y font des images. Ce sont les pires créatures aux yeux d’Allah. »
- Sunan Ibn Majah, n°3328
Rapporté par ‘Ubaidullah bin Abu Rafi’, d'après sa grand-mère Salma : Le Prophète ﷺ a dit : "Une maison où il n'y a pas de dattes, c'est comme une maison où il n'y a pas de nourriture
Voir 1 autre hadith
- Sunan Ibn Majah, n°3502
Rapporté par Salma Umm Rafi’, l’ancienne esclave affranchie du Messager d’Allah (ﷺ) : Le Prophète (ﷺ) n’a jamais eu de blessure ni d’épine sans y appliquer du henné
Le prénom apparaît-il dans le Coran ?
Ce prénom n'apparaît pas directement dans le Coran selon nos sources. Cela ne signifie pas qu'il n'est pas approprié en islam — de nombreux prénoms musulmans traditionnels ne figurent pas textuellement dans le Coran.
Le prénom dans les hadiths
430 hadiths mentionnant ce prénom ou ses dérivés :
- Sunan Abu Dawud, n°713
Rapporté par Abu An-Nadr, d’après Abu Salama ibn ‘Abdur Rahman, d’après ‘Aisha رضي الله عنها : Elle a dit : « Je dormais pendant que mes jambes étaient devant le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il priait la nuit. Quand il voulait se prosterner, il me touchait les pieds, alors je les repliais, et il se prosternait. »
- Sahih al-Bukhari, n°109
Rapporté par Salama : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui me prête intentionnellement des paroles que je n’ai pas dites, qu’il prenne sa place en Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°115
Rapporté par Um Salama : Une nuit, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Gloire à Allah ! Que de malheurs sont descendus cette nuit et combien de trésors ont été révélés ! Allez réveiller les femmes qui dorment dans ces maisons (ses épouses) pour la prière. Une âme bien habillée dans ce monde pourrait être nue dans l’au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°130
Rapporté par Um Salama : Um-Sulaim est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « En vérité, Allah n’a pas honte de dire la vérité. Est-ce qu’une femme doit se laver après un rêve humide (pollution nocturne) ? » Le Prophète répondit : « Oui, si elle remarque une trace. » Um Salama a alors couvert son visage et a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Une femme a-t-elle une décharge ? » Il répondit : « Oui, que ta main droite soit couverte de poussière (expression arabe signifiant “tu te trompes”), et c’est pour cela que l’enfant ressemble à sa mère. »
- Sahih al-Bukhari, n°251
Rapporté par Abu Salama : Le frère de `Aisha et moi sommes allés voir `Aisha et il lui a demandé comment le Prophète (ﷺ) prenait son bain. Elle a apporté un récipient contenant environ un Sa` d’eau, a pris un bain et a versé l’eau sur sa tête, alors qu’il y avait un rideau entre nous et elle
Voir 425 autres hadiths
- Sahih al-Bukhari, n°282
Rapporté par Um-Salama (la mère des croyants) : Um Sulaim, la femme d’Abu Talha, est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah n’a pas honte de la vérité. Est-ce qu’une femme doit prendre un bain si elle a un rêve humide (perte nocturne) ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Oui, si elle remarque une trace. »
- Sahih al-Bukhari, n°286
Rapporté par Abu Salama : J’ai demandé à `Aisha : « Est-ce que le Prophète (ﷺ) dormait alors qu’il était en état de souillure majeure ? » Elle a répondu : « Oui, mais il faisait les ablutions avant d’aller se coucher. »
- Sahih al-Bukhari, n°298
Rapporté par Um Salama : Pendant que j’étais allongée avec le Prophète (ﷺ) sous une même couverture en laine, j’ai eu mes règles. Je me suis discrètement éloignée et j’ai mis les vêtements pour les règles. Il a dit : « As-tu tes règles ? » J’ai répondu : « Oui. » Il m’a alors appelée et m’a fait revenir sous la même couverture avec lui
- Sahih al-Bukhari, n°322
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Um-Salama a dit : « J’ai eu mes règles alors que j’étais allongée avec le Prophète (ﷺ) sous une couverture en laine. Je me suis discrètement levée, j’ai pris mes vêtements de règles et je les ai mis. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘As-tu tes règles ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ Alors il m’a appelée et m’a prise avec lui sous la couverture. » Um Salama a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) m’embrassait alors qu’il jeûnait. Le Prophète (ﷺ) et moi prenions le bain de grande impureté dans un seul récipient. »
- Sahih al-Bukhari, n°323
Rapporté par Um Salama : Alors que j’étais allongée avec le Prophète (ﷺ) sous une couverture en laine, j’ai eu mes règles. Je me suis discrètement levée et j’ai mis mes vêtements de règles. Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu tes règles ? » J’ai répondu : « Oui. » Il m’a appelée et j’ai dormi avec lui sous la couverture
- Sahih al-Bukhari, n°346
Rapporté par Shaqiq bin Salama : J’étais avec `Abdullah et Abu Musa. Ce dernier a demandé au premier : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Que penses-tu si quelqu’un devient Junub et qu’il n’y a pas d’eau ? » `Abdullah a répondu : « Ne prie pas tant que tu n’as pas trouvé d’eau. » Abu Musa a dit : « Que dis-tu de la parole de `Ammar (à qui le Prophète (ﷺ) a ordonné de faire le Tayammum) ? Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Fais le Tayammum et cela suffira.” » `Abdullah a répondu : « Ne vois-tu pas que `Umar n’était pas convaincu par la parole de `Ammar ? » Abu Musa a dit : « D’accord, laisse la parole de `Ammar, mais que dis-tu de ce verset (sur le Tayammum) ? » `Abdullah est resté silencieux puis a dit : « Si on l’autorise, ils feront sûrement le Tayammum même si de l’eau est disponible, si l’un d’eux la trouve froide. » Le narrateur a ajouté : « J’ai dit à Shaqiq : “Alors, `Abdullah n’aimait pas faire le Tayammum à cause de cela ?” Il a répondu : “Oui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°354
Rapporté par `Umar bin Abi Salama : Le Prophète (ﷺ) a prié avec un seul vêtement et en a croisé les extrémités
- Sahih al-Bukhari, n°355
Rapporté par `Umar bin Abi Salama : J’ai vu le Prophète (ﷺ) prier avec un seul vêtement dans la maison d’Um-Salama et il en avait croisé les extrémités sur ses épaules
- Sahih al-Bukhari, n°356
Rapporté par `Umar bin Abi Salama : Dans la maison d’Um-Salama, j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) prier, enveloppé dans un seul vêtement autour de son corps, les extrémités croisées sur ses épaules
- Sahih al-Bukhari, n°382
Rapporté par Abu Salama : `Aisha, l'épouse du Prophète ﷺ, a dit : « Je dormais devant le Messager d'Allah ﷺ et mes jambes étaient en direction de sa Qibla. Lorsqu'il se prosternait, il poussait mes jambes et je les retirais, puis quand il se relevait, je les étendais à nouveau. » `Aisha a ajouté : « À cette époque, les maisons n'avaient pas de lumière. »
- Sahih al-Bukhari, n°427
Rapporté par `Aisha : Um Habiba et Um Salama ont parlé d'une église qu'elles avaient vue en Éthiopie où il y avait des images. Elles en ont parlé au Prophète (ﷺ), qui a dit : « Si un homme religieux meurt parmi ces gens, ils construisent un lieu de culte sur sa tombe et y mettent ces images. Ils seront les pires créatures aux yeux d'Allah le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°434
Rapporté par `Aisha : Um Salama a parlé au Messager d'Allah (ﷺ) d'une église qu'elle avait vue en Éthiopie et qui s'appelait Mariya. Elle lui a parlé des images qu'elle avait vues dedans. Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si un homme pieux meurt parmi eux, ils construisent un lieu de culte sur sa tombe et y mettent ces images ; ce sont les pires créatures aux yeux d'Allah. »
- Sahih al-Bukhari, n°464
Rapporté par Um Salama : J'ai dit au Messager d'Allah (ﷺ) que j'étais malade. Il m'a dit de faire le Tawaf derrière les gens en étant montée. Je l'ai donc fait et le Messager d'Allah (ﷺ) priait près de la Ka'ba et récitait la sourate qui commence par : « Wat-tur wa kitabin mastur »
- Sahih al-Bukhari, n°497
Rapporté par Salama : La distance entre le mur de la mosquée et la chaire était à peine suffisante pour qu’une brebis puisse passer
- Sahih al-Bukhari, n°502
Rapporté par Yazid bin Al ‘Ubaid : J’accompagnais Salama bin Al-Akwa‘, et il priait toujours derrière le pilier près de l’endroit où étaient gardés les Corans. Je lui ai dit : « Ô Abu Muslim ! Je te vois toujours chercher à prier derrière ce pilier. » Il a répondu : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ toujours chercher à prier près de ce pilier. »
- Sahih al-Bukhari, n°547
Rapporté par Saiyar bin Salama : Je suis allé avec mon père voir Abu Barza Al-Aslami et mon père lui a demandé : « Comment le Messager d’Allah (ﷺ) accomplissait-il les cinq prières obligatoires en groupe ? » Abu Barza a répondu : « Le Prophète (ﷺ) priait le Zuhr, que vous appelez la première, à midi quand le soleil venait juste de décliner. La prière du `Asr était accomplie à un moment où, après la prière, quelqu’un pouvait aller jusqu’à la maison la plus éloignée de Médine et revenir alors que le soleil était encore chaud. (J’ai oublié pour la prière du Maghrib.) Le Prophète (ﷺ) aimait retarder la prière du `Isha, que vous appelez Al-`Atama, et il n’aimait pas dormir avant ni discuter après. Après la prière du Fajr, il partait quand on pouvait reconnaître la personne assise à côté de soi, et il récitait entre 60 et 100 versets (dans la prière du Fajr). »
- Sahih al-Bukhari, n°561
Rapporté par Salama : Nous priions le Maghrib avec le Prophète (ﷺ) dès que le soleil disparaissait de l’horizon
- Sahih al-Bukhari, n°648
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur Rahman : Abu Huraira a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘La récompense d’une prière en groupe est vingt-cinq fois plus grande que celle d’une prière faite seul. Les anges de la nuit et ceux du jour se réunissent au moment de la prière du Fajr.’ » Abu Huraira a ajouté : « Récitez le Livre Saint si vous voulez, car : “En effet, la récitation du Coran à l’aube (prière du Fajr) est toujours assistée.” (17:) »
- Sahih al-Bukhari, n°771
Rapporté par Saiyar bin Salama : Mon père et moi sommes allés voir Abu Barza-al-Aslami pour lui demander les horaires des prières. Il a répondu : Le Prophète ﷺ faisait la prière du Zuhr juste après le zénith du soleil ; l’Asr à un moment où, si quelqu’un allait au bout de Médine après avoir prié, il trouverait encore le soleil chaud (brillant). (Le sous-narrateur a dit : J’ai oublié ce qu’Abu Barza a dit sur la prière du Maghrib). Le Prophète ﷺ ne voyait aucun inconvénient à retarder la prière de l’Isha jusqu’au premier tiers de la nuit et il n’aimait pas dormir avant ni parler après. Il faisait la prière du matin à un moment où, après l’avoir terminée, on pouvait reconnaître la personne assise à côté de soi, et il récitait entre 60 et 100 versets dans une ou les deux unités de prière
- Sahih al-Bukhari, n°785
Rapporté par Abu Salama : Quand Abu Huraira dirigeait la prière, il disait "Takbir" à chaque inclinaison et chaque redressement. À la fin de la prière, il disait : Ma prière ressemble plus à celle du Messager d’Allah ﷺ que celle de n’importe lequel d’entre vous
- Sahih al-Bukhari, n°797
Rapporté par Abu Salama : Abu Huraira disait : Il ne fait aucun doute que ma prière ressemble à celle du Prophète ﷺ. Abu Huraira récitait le Qunut après avoir dit "Sami`a Allahu liman hamida" dans la dernière unité des prières du Zuhr, de l’Isha et du Fajr. Il demandait pardon à Allah pour les vrais croyants et maudissait les mécréants
- Sahih al-Bukhari, n°803
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur Rahman Ibn Harith bin Hisham et Abu Salama bin `Abdur Rahman : Abu Huraira disait le Takbir dans toutes les prières, obligatoires et surérogatoires — pendant le Ramadan ou en dehors. Il disait le Takbir en se levant pour prier et en s’inclinant ; puis il disait : « Sami`a l-lahu liman hamidah », et avant de se prosterner, il disait « Rabbana wa laka lhamd. » Ensuite, il disait le Takbir en se prosternant et en relevant la tête de la prosternation, puis un autre Takbir en se prosternant (pour la seconde fois), et en relevant la tête de la prosternation. Il disait aussi le Takbir en se relevant de la deuxième rak`a. Il faisait cela à chaque rak`a jusqu’à la fin de la prière. À la fin de la prière, il disait : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Ma prière ressemble plus à celle du Messager d’Allah (ﷺ) que la vôtre, et c’était ainsi qu’il priait jusqu’à son dernier jour. »
- Sahih al-Bukhari, n°804
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) relevait la tête de l’inclinaison, il disait : « Sami`a l-lahu liman hamidah, Rabbana wa laka l-hamd. » Il invoquait Allah pour certaines personnes en les nommant : « Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, `Aiyash bin Abi Rabi`a et les faibles parmi les croyants. Ô Allah ! Sois dur envers la tribu de Mudar et fais-leur subir des années de famine comme au temps de Joseph. » À cette époque, la partie orientale de la tribu de Mudar s’opposait au Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°813
Rapporté par Abu Salama : Un jour, je suis allé voir Abu Sa`id Al-Khudri et je lui ai demandé : « Veux-tu venir avec nous sous les palmiers pour discuter ? » Abu Sa`id est sorti et je lui ai demandé : « Dis-moi ce que tu as entendu du Prophète (ﷺ) au sujet de la Nuit du Destin. » Abu Sa`id répondit : « Une fois, le Messager d’Allah (ﷺ) a fait l’I`tikaf (retraite spirituelle) pendant les dix premiers jours du Ramadan et nous avons fait de même avec lui. Gabriel est venu lui dire : ‘La nuit que tu cherches est devant toi.’ Le Prophète (ﷺ) a alors fait l’I`tikaf pendant les dix jours du milieu du Ramadan, et nous aussi. Gabriel est revenu lui dire : ‘La nuit que tu cherches est devant toi.’ Le matin du 20 Ramadan, le Prophète (ﷺ) fit un sermon : ‘Celui qui a fait l’I`tikaf avec moi doit continuer. J’ai vu la Nuit du Destin, mais j’en ai oublié la date, elle se trouve dans les nuits impaires des dix dernières nuits. J’ai vu en rêve que je me prosternais dans la boue et l’eau.’ À cette époque, le toit de la mosquée était fait de branches de palmier. Le ciel était clair, sans nuage, puis soudain un nuage est venu et il a plu. Le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans la prière et j’ai vu de la boue sur le front et le nez du Messager d’Allah (ﷺ). Cela confirmait le rêve. »
- Sahih al-Bukhari, n°818
Rapporté par Abu Qilaba : Un jour, Malik bin Huwairith a dit à ses amis : « Voulez-vous que je vous montre comment le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière ? » Ce n’était pas l’heure d’une prière obligatoire en groupe. Il s’est alors levé pour prier, s’est incliné et a prononcé le Takbir, puis il a relevé la tête et est resté debout un moment, ensuite il s’est prosterné et s’est redressé un moment (il s’est assis un instant). Il priait comme notre cheikh `Amr Ibn Salama. (Aiyub a dit : « Ce dernier faisait une chose que je n’ai pas vue chez les autres, c’est-à-dire qu’il s’asseyait entre la troisième et la quatrième rak`a. ») Malik bin Huwairith a dit : « Nous sommes venus voir le Prophète (après notre conversion à l’islam) et nous sommes restés avec lui. Il nous a dit : ‘Quand vous retournerez auprès de vos familles, faites telle prière à tel moment, telle prière à tel moment, et quand l’heure de la prière arrive, que l’un d’entre vous fasse l’Adhan et que le plus âgé dirige la prière.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°819
Rapporté par Abu Qilaba : Un jour, Malik bin Huwairith a dit à ses amis : « Voulez-vous que je vous montre comment le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière ? » Ce n’était pas l’heure d’une prière obligatoire en groupe. Il s’est alors levé pour prier, s’est incliné et a prononcé le Takbir, puis il a relevé la tête et est resté debout un moment, ensuite il s’est prosterné et s’est redressé un moment (il s’est assis un instant). Il priait comme notre cheikh `Amr Ibn Salama. (Aiyub a dit : « Ce dernier faisait une chose que je n’ai pas vue chez les autres, c’est-à-dire qu’il s’asseyait entre la troisième et la quatrième rak`a. ») Malik bin Huwairith a dit : « Nous sommes venus voir le Prophète (après notre conversion à l’islam) et nous sommes restés avec lui. Il nous a dit : ‘Quand vous retournerez auprès de vos familles, faites telle prière à tel moment, telle prière à tel moment, et quand l’heure de la prière arrive, que l’un d’entre vous fasse l’Adhan et que le plus âgé dirige la prière.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°831
Rapporté par Shaqiq bin Salama : `Abdullah a dit : « Chaque fois que nous priions derrière le Prophète (ﷺ), nous récitions (en étant assis) : ‘Paix sur Gabriel, Michel, paix sur untel.’ Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est retourné vers nous et a dit : ‘Allah Lui-même est As-Salam (la Paix), et si l’un de vous prie, qu’il dise : at-Tahiyatu li l-lahi wa ssalawatu wa t-taiyibat. As-salamu `alalika aiyuha n-Nabiyu wa rahmatu l-lahi wa barakatuh. Assalamu `alaina wa `ala `ibadi l-lahi s-salihin. (Toutes les salutations, prières et bonnes choses sont pour Allah ; paix sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. Paix sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah.) (Si tu dis cela, cela atteindra tous les serviteurs dans les cieux et sur la terre.) Ash-hadu al-la ilaha illa l-lah, wa ash-hadu anna Muhammadan `Abduhu wa Rasuluh. (J’atteste qu’il n’y a pas de divinité [digne d’être adorée] en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.)’ »
- Sahih al-Bukhari, n°837
Rapporté par Um Salama : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) terminait la prière avec le Taslim, les femmes se levaient et lui restait assis un moment avant de se lever. Ibn Shihab a dit : « Je pense (et Allah sait mieux) que s’il restait assis, c’était pour que les femmes puissent partir avant les hommes qui avaient fini la prière. »
- Sahih al-Bukhari, n°849
Rapporté par Um Salama : « Le Prophète (ﷺ), après avoir terminé la prière avec le Taslim, restait à sa place un moment. » Ibn Shihab a dit : « Je pense (et Allah sait mieux) qu’il attendait le départ des femmes qui avaient prié. » Ibn Shihab a écrit qu’il avait entendu cela de Hind bint Al-Harith Al-Firasiya, de la part de Um Salama, l’épouse du Prophète (Hind faisait partie des compagnes de Um Salama), qui a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) terminait la prière avec le Taslim, les femmes partaient et entraient chez elles avant que le Messager d’Allah ne parte. »
- Sahih al-Bukhari, n°850
Rapporté par Um Salama : « Le Prophète (ﷺ), après avoir terminé la prière avec le Taslim, restait à sa place un moment. » Ibn Shihab a dit : « Je pense (et Allah sait mieux) qu’il attendait le départ des femmes qui avaient prié. » Ibn Shihab a écrit qu’il avait entendu cela de Hind bint Al-Harith Al-Firasiya, de la part de Um Salama, l’épouse du Prophète (Hind faisait partie des compagnes de Um Salama), qui a dit : « Quand le Prophète (ﷺ) terminait la prière avec le Taslim, les femmes partaient et entraient chez elles avant que le Messager d’Allah ne parte. »
- Sahih al-Bukhari, n°866
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), les femmes se levaient dès qu’elles terminaient leur prière obligatoire avec le Taslim. Le Prophète (ﷺ) et les hommes restaient à leur place aussi longtemps qu’Allah le voulait. Quand le Prophète (ﷺ) se levait, alors les hommes se levaient à leur tour
- Sahih al-Bukhari, n°870
Rapporté par Um Salama : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) terminait la prière avec le Taslim, les femmes se levaient immédiatement et le Messager d’Allah (ﷺ) restait à sa place un moment avant de se lever. (Le sous-narrateur (Az-Zuhri) a dit : « Nous pensons, et Allah sait mieux, qu’il faisait cela pour que les femmes puissent partir avant que les hommes ne les rejoignent. »
- Sahih al-Bukhari, n°875
Rapporté par Umm Salama : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) terminait la Salat avec le Taslim, les femmes se levaient immédiatement et le Messager d’Allah (ﷺ) restait à sa place un moment avant de se lever. Le sous-narrateur (Az-Zuhri) a dit : « Nous pensons, et Allah sait mieux, qu’il faisait cela pour que les femmes puissent partir avant que les hommes ne les rejoignent. »
- Sahih al-Bukhari, n°1006
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Prophète (paix sur lui) relevait la tête après l’inclinaison dans la dernière rak`a, il disait : « Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Abi Rabi`a. Ô Allah ! Sauve Salama bin Hisham. Ô Allah ! Sauve Walid bin Walid. Ô Allah ! Sauve les croyants faibles. Ô Allah ! Sois dur avec les tribus de Mudar et envoie-leur des années de famine comme celles de Joseph. » Le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Qu’Allah pardonne aux tribus de Ghifar et sauve les tribus d’Aslam. » Abu Az-Zinad (un sous-narrateur) a dit : « Le Qunut était récité par le Prophète (ﷺ) dans la prière du Fajr. »
- Sahih al-Bukhari, n°1126
Rapporté par Oum Salama : Une nuit, le Prophète (ﷺ) s’est levé et a dit : « Subhan Allah ! Combien d’épreuves Allah a révélées cette nuit et combien de trésors ont été envoyés ! Allez réveiller les femmes endormies de ces maisons (pour la prière), car peut-être qu’une femme bien habillée dans ce monde sera nue dans l’au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°1222
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’Adhan de la prière est prononcé, Satan s’enfuit en lâchant des vents pour ne pas entendre l’Adhan. Quand le muezzin a fini, il revient ; et quand l’Iqama est prononcée, il s’enfuit à nouveau, puis il revient encore et commence à rappeler au prieur des choses auxquelles il ne pensait pas avant la prière, jusqu’à ce qu’il oublie combien de rak`at il a faites. » Abu Salama bin `Abdur-Rahman a dit : « Si l’un de vous vit cela (oublier le nombre de rak`at), il doit faire deux prosternations de l’oubli (Sahu) en étant assis. » Abu Salama rapporte cela d’Abu Huraira
- Sahih al-Bukhari, n°1233
Rapporté par Kuraib : Ibn `Abbas, Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Azhar m’ont envoyé auprès de Aisha pour la saluer de leur part et lui demander à propos des deux rak`at après la prière du `Asr. Ils m’ont dit de lui dire : « On nous a dit que tu fais ces deux rak`at alors que le Prophète les a interdites. » Ibn `Abbas a dit : « Avec `Umar bin Al-Khattab, nous frappions les gens quand ils les faisaient. » Je suis allé voir Aisha et je lui ai transmis leur message. Elle a dit : « Va demander à Um Salama à ce sujet. » Je suis revenu et je leur ai rapporté sa réponse. Ils m’ont alors dit d’aller poser la même question à Um Salama. Elle a répondu : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) les interdire. Plus tard, je l’ai vu les accomplir juste après la prière du `Asr. Il est ensuite entré chez moi alors que des femmes des Ansar de la tribu de Bani Haram étaient avec moi. J’ai envoyé ma servante vers lui en lui disant : “Tiens-toi à côté de lui et dis-lui qu’Um Salama te fait dire : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je t’ai entendu interdire ces deux rak`at après le `Asr, mais je t’ai vu les accomplir.” Si le Prophète fait un geste de la main, attends-le. » La servante a fait cela. Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe d’attendre. Quand il a fini la prière, il a dit : « Ô fille de Bani Umaiya ! Tu m’as interrogé sur les deux rak`at après le `Asr. Les gens de la tribu de `Abdul-Qais sont venus me voir et m’ont occupé, et je n’ai pas pu faire les deux rak`at après la prière du Zuhr. Celles que je viens de faire sont pour rattraper celles-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°1241
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr est arrivé à cheval depuis sa demeure à As-Sunh. Il est descendu, est entré dans la mosquée et n’a parlé à personne avant de venir vers moi et d’aller directement au Prophète, qui était couvert d’une couverture marquée. Abu Bakr a découvert son visage, s’est agenouillé, l’a embrassé puis s’est mis à pleurer et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah ! Allah ne te fera pas mourir deux fois. Tu as connu la mort qui t’était destinée. » Rapporté par Abu Salama d’après Ibn `Abbas : Abu Bakr est sorti alors que `Umar s’adressait aux gens, et Abu Bakr lui a dit de s’asseoir mais `Umar a refusé. Abu Bakr lui a encore dit de s’asseoir, mais il a encore refusé. Alors Abu Bakr a récité le Tashahhud (c’est-à-dire : nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah et Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ)), et les gens se sont tournés vers Abu Bakr et ont laissé `Umar. Abu Bakr a dit : « Quant à ce qui suit, celui d’entre vous qui adorait Muhammad, Muhammad est mort, mais celui qui adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt jamais. Allah a dit : ‘Muhammad n’est qu’un messager ; des messagers sont passés avant lui... (jusqu’à) reconnaissants.’ » (3.144) (Le narrateur a ajouté : « Par Allah, c’était comme si les gens ne savaient pas qu’Allah avait révélé ce verset avant qu’Abu Bakr ne le récite, et alors tous ceux qui l’ont entendu se sont mis à le réciter. »)
- Sahih al-Bukhari, n°1242
Rapporté par ‘Aïcha, épouse du Prophète : Abou Bakr arriva à cheval de sa demeure à as-Sunh, descendit, entra dans la mosquée, et ne parla à personne avant d’entrer chez ‘Aïcha. Il se dirigea vers le Prophète ﷺ qui était recouvert d’un tissu rayé. Il découvrit son visage, se pencha sur lui, l’embrassa, puis se mit à pleurer et dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Prophète d’Allah ! Allah ne réunira pas deux morts sur toi. Quant à la mort qui t’a été prescrite, tu l’as subie. » Abou Salama rapporte qu’Ibn ‘Abbas lui a dit : Abou Bakr sortit alors qu’Omar parlait aux gens. Il lui dit : « Assieds-toi. » Mais il refusa. Il lui répéta : « Assieds-toi. » Il refusa encore. Abou Bakr prononça alors le témoignage de foi, et les gens se tournèrent vers lui, délaissant Omar. Il dit : « Cela dit, quiconque parmi vous adorait Muhammad ﷺ, Muhammad ﷺ est mort. Mais quiconque adorait Allah, Allah est vivant et ne meurt pas. Allah, le Très-Haut, a dit : {Muhammad n’est qu’un Messager...} jusqu’à {les reconnaissants}. » Par Allah, c’est comme si les gens ne savaient pas qu’Allah avait révélé ce verset jusqu’à ce qu’Abou Bakr le récite, et alors tous ceux qui l’entendirent se mirent à le réciter
- Sahih al-Bukhari, n°1280
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Quand la nouvelle de la mort d’Abu Sufyan est arrivée de Sham, Um Habiba, le troisième jour, a demandé un parfum jaune et s’en est mis sur les joues et les avant-bras, puis elle a dit : « Sans aucun doute, je n’en aurais pas eu besoin si je n’avais pas entendu le Prophète (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours pour une personne décédée, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1281
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Je suis allée voir Um Habiba, l’épouse du Prophète, qui a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui elle doit porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours. » Plus tard, je suis allée voir Zainab bint Jahsh quand son frère est mort ; elle a demandé du parfum, et après en avoir mis, elle a dit : « Je n’en ai pas besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours pour une personne décédée, sauf pour son mari, (pour qui elle doit porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1282
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Je suis allée voir Um Habiba, l’épouse du Prophète, qui a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour une personne décédée plus de trois jours, sauf pour son mari, (pour qui elle doit porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours. » Plus tard, je suis allée voir Zainab bint Jahsh quand son frère est mort ; elle a demandé du parfum, et après en avoir mis, elle a dit : « Je n’en ai pas besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours pour une personne décédée, sauf pour son mari, (pour qui elle doit porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1467
Rapporté par Zaynab (la fille d’Oum Salama) : Ma mère a dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Aurai-je une récompense si je dépense pour subvenir aux besoins des enfants d’Abou Salama, alors qu’ils sont aussi mes enfants ? Le Prophète (ﷺ) a répondu : Dépense pour eux et tu auras une récompense pour ce que tu dépenses pour eux
- Sahih al-Bukhari, n°1619
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : J’ai informé le Messager d’Allah (ﷺ) que j’étais malade. Il m’a dit : « Fais le Tawaf en étant montée derrière les gens. » Je l’ai fait, et à ce moment-là, le Prophète (ﷺ) priait à côté de la Ka`ba et récitait la sourate At-Tur
- Sahih al-Bukhari, n°1626
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : J’ai informé le Messager d’Allah (ﷺ) (de ma maladie). (Selon d’autres rapporteurs, Um Salama a raconté que lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) était à La Mecque et qu’il s’apprêtait à partir alors qu’elle n’avait pas encore fait le Tawaf de la Ka`ba, il lui a dit : « Quand la prière du matin sera terminée, fais le Tawaf sur ton chameau pendant que les gens sont en prière. » Elle a fait ainsi et n’a pas prié les deux rak`at du Tawaf avant de sortir de la Mosquée
- Sahih al-Bukhari, n°1633
Rapporté par Um Salama : J’ai informé le Messager d’Allah (ﷺ) que j’étais malade. Il a dit : « Fais le Tawaf (autour de la Ka`ba) à dos de monture, derrière les gens. » J’ai donc effectué le Tawaf pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) priait près de la Ka`ba et récitait la sourate At-Tur
- Sahih al-Bukhari, n°1887
Rapporté par Anas : (Les gens de) Bani Salama voulaient déménager près de la mosquée (du Prophète), mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’aimait pas voir Médine se vider et a dit : « Ô gens de Bani Salama ! Ne pensez-vous pas que vous serez récompensés pour chaque pas que vous faites vers la mosquée ? » Alors ils sont restés à leur ancien emplacement
- Sahih al-Bukhari, n°1910
Rapporté par Um Salama : Le Prophète (ﷺ) avait fait le vœu de rester éloigné de ses femmes pendant un mois, et après 29 jours, il est allé voir ses femmes, soit le matin, soit l’après-midi. Quelqu’un lui a dit : « Tu avais promis de ne pas aller voir tes femmes pendant un mois. » Il a répondu : « Le mois est de 29 jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°1924
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Une fois, le Prophète (ﷺ) a ordonné à une personne, le jour de ‘Ashura (le dixième de Muharram), d’annoncer : « Celui qui a mangé ne doit plus rien manger, mais doit jeûner, et celui qui n’a pas mangé ne doit pas manger, mais compléter son jeûne jusqu’à la fin de la journée. »
- Sahih al-Bukhari, n°1925
Rapporté par `Aisha et Um Salama : Parfois, le Messager d’Allah (ﷺ) se levait le matin en état de Janaba après avoir eu des relations avec ses femmes. Il se lavait ensuite et jeûnait
- Sahih al-Bukhari, n°1926
Rapporté par `Aisha et Um Salama : Parfois, le Messager d’Allah (ﷺ) se levait le matin en état de Janaba après avoir eu des relations avec ses femmes. Il se lavait ensuite et jeûnait
- Sahih al-Bukhari, n°1929
Rapporté par Zainab (fille de Um Salama) : Sa mère a dit : « Alors que j’étais allongée avec le Messager d’Allah (ﷺ) sous une couverture en laine, j’ai eu mes règles, alors je me suis discrètement levée et j’ai mis les vêtements que je porte pendant mes règles. Il a demandé : “Qu’y a-t-il ? Tu as tes règles ?” J’ai répondu oui, puis je suis retournée sous la couverture. Le Messager d’Allah (ﷺ) et moi prenions le bain rituel à partir du même récipient et il m’embrassait alors qu’il jeûnait. »
- Sahih al-Bukhari, n°1931
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur-Rahman : Mon père et moi sommes allés chez `Aisha et elle a dit : « Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) se levait parfois le matin en état de Janaba après un rapport sexuel, pas à cause d’un rêve, puis il jeûnait ce jour-là. » Ensuite, il est allé voir Um Salama et elle a raconté la même chose
- Sahih al-Bukhari, n°1932
Rapporté par Abu Bakr bin `Abdur-Rahman : Mon père et moi sommes allés chez `Aisha et elle a dit : « Je témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) se levait parfois le matin en état de Janaba après un rapport sexuel, pas à cause d’un rêve, puis il jeûnait ce jour-là. » Ensuite, il est allé voir Um Salama et elle a raconté la même chose
- Sahih al-Bukhari, n°2007
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Le Prophète (ﷺ) a ordonné à un homme de la tribu de Bani Aslam d’annoncer aux gens : « Celui qui a mangé doit jeûner le reste de la journée, et celui qui n’a pas mangé doit continuer son jeûne, car aujourd’hui c’est le jour de ‘Achoura. »
- Sahih al-Bukhari, n°2013
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur Rahman : Il a demandé à `Aisha : « Comment était la prière du Messager d’Allah (ﷺ) pendant le Ramadan ? » Elle a répondu : « Il ne priait jamais plus de onze rak`at pendant le Ramadan ou dans un autre mois. Il priait quatre rak`at — leur beauté et leur longueur sont remarquables — puis il priait encore quatre — leur beauté et leur longueur sont remarquables — puis il priait trois rak`at (witr). » Elle a ajouté : « J’ai demandé : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que tu dors avant de prier le witr ?” Il a répondu : “Ô `Aisha ! Mes yeux dorment mais mon cœur ne dort pas.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2016
Rapporté par Abu Salama : J’ai demandé à Abu Sa`id, qui était mon ami, (au sujet de la nuit du Qadr) et il a dit : « Nous faisions l’I`tikaf (retraite dans la mosquée) pendant le tiers du milieu du mois de Ramadan avec le Prophète (ﷺ). Le matin du 20 Ramadan, le Prophète (ﷺ) est venu et nous a dit : “On m’a informé (de la date de la nuit du Qadr) mais j’ai été amené à l’oublier ; alors cherchez-la pendant les nuits impaires des dix dernières nuits du mois de Ramadan. (En rêve) je me suis vu en train de me prosterner dans la boue et l’eau (comme un signe). Donc, ceux qui étaient en I`tikaf avec moi doivent y retourner avec moi (pour une période de dix jours supplémentaires).” Nous y sommes donc retournés. À ce moment-là, il n’y avait aucun signe de nuages dans le ciel, mais soudain un nuage est arrivé et il a plu jusqu’à ce que l’eau commence à couler à travers le toit de la mosquée, qui était fait de tiges de feuilles de palmier. Ensuite, la prière a été établie et j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) se prosterner dans la boue et l’eau, et j’ai vu les traces de boue sur son front. »
- Sahih al-Bukhari, n°2035
Rapporté par `Ali bin Al-Husain : Safiya, l’épouse du Prophète ﷺ, m’a raconté qu’elle était allée voir le Messager d’Allah ﷺ à la mosquée pendant qu’il faisait l’I`tikaf dans les dix derniers jours du Ramadan. Elle a discuté un moment avec lui, puis elle s’est levée pour rentrer chez elle. Le Prophète ﷺ l’a accompagnée. Quand ils sont arrivés à la porte de la mosquée, en face de la porte d’Oum Salama, deux hommes des Ansar passaient par là et ont salué le Messager d’Allah. Il leur a dit : « Ne partez pas ! » puis il a ajouté : « C’est (ma femme) Safiya bint Huyai. » Tous les deux ont dit : « Subhan Allah, (comment pourrions-nous penser à mal) ô Messager d’Allah ﷺ ! » et ils ont ressenti de la gêne. Le Prophète leur a dit : « Satan circule dans le corps humain comme le sang circule dans le corps. J’ai eu peur que Satan ne mette une mauvaise pensée dans vos esprits. »
- Sahih al-Bukhari, n°2036
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur-Rahman : J’ai demandé à Abu Sa`id Al-Khudri : « As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ parler de la Nuit du Destin ? » Il a répondu oui et a dit : « Un jour, nous faisions l’I`tikaf avec le Messager d’Allah ﷺ pendant les dix jours du milieu du Ramadan et nous sommes sortis le matin du vingtième. Le Messager d’Allah ﷺ a fait un sermon le 20 (du Ramadan) et a dit : “J’ai été informé (en rêve) de la date de la Nuit du Destin, mais je l’ai oubliée. Cherchez-la donc pendant les nuits impaires des dix dernières nuits du mois de Ramadan. Je me suis vu en train de me prosterner dans la boue et l’eau cette nuit-là (comme signe de la Nuit du Destin). Donc, ceux qui étaient en I`tikaf avec le Messager d’Allah ﷺ doivent revenir pour cela.” Les gens sont donc retournés à la mosquée pour l’I`tikaf. Il n’y avait aucun nuage dans le ciel, mais soudain un nuage est arrivé et il a plu. Puis la prière a été établie et le Messager d’Allah ﷺ s’est prosterné dans la boue et l’eau, et j’ai vu de la boue sur le front et le nez du Prophète. »
- Sahih al-Bukhari, n°2100
Rapporté par Abu Qatada : Nous sommes partis avec le Messager d'Allah (ﷺ) l'année de Hunain, (le Prophète (ﷺ) m'a donné une armure). J'ai vendu cette armure et j'ai acheté un jardin dans la région de la tribu de Bani Salama, et c'est le premier bien que j'ai eu après avoir embrassé l'islam
- Sahih al-Bukhari, n°2289
Rapporté par Salama bin Al-Akwa : Un jour, alors que nous étions assis avec le Prophète, un défunt a été amené. On a demandé au Prophète (ﷺ) de diriger la prière funéraire pour lui. Il a dit : « Avait-il des dettes ? » Les gens ont répondu non. Il a dit : « A-t-il laissé des biens ? » Ils ont dit non. Alors il a dirigé la prière funéraire. Un autre défunt a été amené et les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dirige la prière funéraire. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Avait-il des dettes ? » Ils ont dit oui. Il a dit : « A-t-il laissé des biens ? » Ils ont dit : « Trois dinars. » Il a alors dirigé la prière. Puis un troisième défunt a été amené et les gens ont dit au Prophète (ﷺ) : « S’il te plaît, dirige la prière funéraire. » Il a dit : « A-t-il laissé des biens ? » Ils ont dit non. Il a demandé : « Avait-il des dettes ? » Ils ont répondu : « Oui, il doit trois dinars. » Il a dit : « Alors, priez pour votre compagnon. » Abu Qatada a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dirige la prière funéraire, et je paierai sa dette. » Alors il a dirigé la prière
- Sahih al-Bukhari, n°2295
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Un défunt a été amené au Prophète (ﷺ) pour qu'il dirige la prière funéraire sur lui. Il a demandé : « Avait-il des dettes ? » Quand les gens ont répondu que non, il a dirigé la prière funéraire. Un autre défunt a été amené et il a demandé : « Avait-il des dettes ? » Ils ont dit : « Oui. » Il (a refusé de diriger la prière et) a dit : « Dirigez la prière de votre ami. » Abu Qatada a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Je prends la responsabilité de sa dette. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a alors dirigé la prière funéraire
- Sahih al-Bukhari, n°2324
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un homme montait une vache, elle s’est retournée vers lui et a dit : “Je n’ai pas été créée pour cela (être montée), j’ai été créée pour labourer.” » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Moi, Abu Bakr et `Umar croyons à cette histoire. » Le Prophète (ﷺ) a continué : « Un loup a attrapé une brebis, et quand le berger l’a poursuivi, le loup a dit : “Qui la gardera le jour où les bêtes sauvages sortiront, quand il n’y aura plus de berger pour elle sauf moi ?” » Après avoir raconté cela, le Prophète (ﷺ) a dit : « Moi, Abu Bakr et `Umar aussi, nous y croyons. » Abu Salama (un sous-narrateur) a précisé : « Abu Bakr et `Umar n’étaient pas présents à ce moment-là. »
- Sahih al-Bukhari, n°2426
Rapporté par Ubai bin Ka`b : J’ai trouvé une bourse contenant cent dinars. Je suis allé voir le Prophète (et je l’en ai informé), il a dit : « Fais une annonce publique à ce sujet pendant un an. » Je l’ai fait, mais personne n’est venu la réclamer. Je suis retourné voir le Prophète (ﷺ) qui a dit : « Fais une annonce publique pendant une autre année. » Je l’ai fait, mais personne n’est venu. Je suis allé le voir une troisième fois et il a dit : « Garde la bourse et la ficelle qui la ferme, compte l’argent qu’elle contient et si son propriétaire se présente, rends-la-lui ; sinon, utilise-la. » Le sous-rappoteur Salama a dit : « Je l’ai rencontré (Suwaid, un autre sous-rappoteur) à La Mecque et il a dit : ‘Je ne sais pas si Ubai a fait l’annonce pendant trois ans ou seulement un an.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°2453
Rapporté par Abu Salama : Il y a eu un différend entre moi et d’autres personnes à propos d’un terrain. Quand j’en ai parlé à `Aisha, elle m’a dit : « Ô Abu Salama ! Évite de prendre la terre injustement, car le Prophète (ﷺ) a dit : “Celui qui s’approprie ne serait-ce qu’une poignée de la terre de quelqu’un, un collier fait de cette terre l’enserrera jusqu’aux sept terres.” »
- Sahih al-Bukhari, n°2458
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu des gens se disputer devant la porte de sa maison. Il est sorti et a dit : « Je ne suis qu’un être humain, et des gens viennent à moi pour régler leurs problèmes. Il se peut que l’un d’entre vous présente mieux son cas que l’autre, alors je peux croire qu’il a raison et donner un jugement en sa faveur. Donc, si je donne par erreur le droit d’un musulman à un autre, c’est en réalité une part du Feu (de l’Enfer) qu’il peut choisir de prendre ou de refuser avant le Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°2477
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Le jour de Khaybar, le Prophète (ﷺ) vit des feux allumés. Il demanda : « Pourquoi ces feux sont-ils allumés ? » Les gens répondirent qu’ils faisaient cuire de la viande d’ânes. Il dit : « Cassez les marmites et jetez-en le contenu. » Les gens dirent : « Devons-nous jeter le contenu et laver les marmites (au lieu de les casser) ? » Il répondit : « Lavez-les. »
- Sahih al-Bukhari, n°2484
Rapporté par Salama : Une fois, lors d’un voyage, nos provisions ont diminué et les gens étaient dans le besoin. Ils allèrent voir le Prophète (ﷺ) et lui demandèrent la permission d’abattre leurs chameaux, et il accepta. ‘Umar les rencontra, ils lui expliquèrent la situation, et il dit : « Comment allez-vous survivre après avoir abattu vos chameaux ? » Il alla alors voir le Prophète et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment vont-ils survivre après avoir abattu leurs chameaux ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) ordonna à ‘Umar : « Appelle les gens à apporter ce qui leur reste de nourriture. » Une peau fut étalée et toute la nourriture fut rassemblée dessus. Le Messager d’Allah (ﷺ) se leva, invoqua Allah pour qu’Il la bénisse, puis demanda à chacun de venir avec son récipient, et ils commencèrent à se servir jusqu’à ce que tout le monde ait ce qu’il lui fallait. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit alors : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et que je suis Son Messager. »
- Sahih al-Bukhari, n°2580
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Les gens avaient l’habitude d’envoyer des cadeaux au Prophète (ﷺ) le jour où c’était mon tour. Um Salama a dit : « Mes compagnes (les autres épouses du Prophète ﷺ, sauf Aisha) se sont réunies et s’en sont plaintes. Je l’ai donc dit au Prophète de leur part, mais il est resté silencieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°2581
Rapporté par `Urwa d’après `Aisha رضي الله عنها : Les femmes du Messager d’Allah (ﷺ) étaient en deux groupes. Un groupe comprenait `Aisha, Hafsa, Safiyya et Sauda ; l’autre groupe comprenait Um Salama et les autres épouses du Prophète (ﷺ). Les musulmans savaient que le Messager d’Allah (ﷺ) aimait `Aisha, donc s’ils avaient un cadeau à offrir, ils attendaient qu’il soit chez `Aisha pour le lui envoyer. Le groupe d’Um Salama en a discuté et a décidé qu’Um Salama demanderait au Prophète de dire aux gens d’envoyer leurs cadeaux chez l’épouse où il se trouvait. Um Salama en a parlé au Prophète (ﷺ), mais il n’a pas répondu. Elles lui ont demandé ce qu’il avait dit, elle a répondu qu’il n’avait rien dit. Elles lui ont demandé d’insister. Elle lui a reparlé lors de son tour, mais il n’a pas répondu. Elles lui ont encore demandé, elle a dit qu’il n’avait rien dit. Elles lui ont dit : « Parle-lui jusqu’à ce qu’il te réponde. » Lors de son tour, elle lui a reparlé. Il lui a alors dit : « Ne me fais pas de peine au sujet de `Aisha, car la Révélation ne me vient que dans la maison de `Aisha. » Um Salama a alors dit : « Je demande pardon à Allah de t’avoir peiné. » Ensuite, le groupe d’Um Salama a appelé Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), et l’a envoyée lui dire : « Tes épouses te demandent de les traiter, elles et la fille d’Abou Bakr, de la même façon. » Fatima a transmis le message. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ma fille, n’aimes-tu pas celle que j’aime ? » Elle a répondu oui, puis est repartie leur raconter. Elles lui ont demandé d’y retourner, mais elle a refusé. Elles ont alors envoyé Zainab bint Jahsh, qui est allée le voir et lui a parlé durement : « Tes épouses te demandent de les traiter, elles et la fille d’Ibn Abou Quhafa, de la même façon. » Elle a élevé la voix et insulté `Aisha devant elle, au point que le Messager d’Allah (ﷺ) a regardé `Aisha pour voir si elle allait répondre. `Aisha a répondu à Zainab jusqu’à la faire taire. Le Prophète (ﷺ) a alors regardé `Aisha et a dit : « Elle est vraiment la fille d’Abou Bakr. »
- Sahih al-Bukhari, n°2680
Rapporté par Um Salama : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Vous me présentez vos affaires, et certains d’entre vous sont plus éloquents et convaincants que d’autres. Si je donne à l’un d’entre vous un droit qui appartient à un autre à cause de la façon dont il a présenté son cas, en réalité, je lui donne un morceau de feu. Qu’il ne le prenne donc pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°2731
Rapporté par Al-Miswar ibn Makhrama et Marwan (leurs récits se confirment l’un l’autre) : Le Messager d’Allah (ﷺ) partit lors du traité d’Al-Houdaybiya. Après avoir parcouru une certaine distance, il dit : “Khalid ibn Al-Walid, à la tête de la cavalerie des Quraysh, se trouve à un endroit appelé Al-Ghamim ; prenez donc la route de droite.” Par Allah, Khalid ne s’est pas rendu compte de l’arrivée des musulmans avant que la poussière soulevée par leur marche ne l’atteigne, alors il est vite retourné prévenir Quraysh. Le Prophète (ﷺ) a continué jusqu’à atteindre un passage montagneux menant vers eux (les Quraysh). La chamelle du Prophète (ﷺ) s’est alors assise. Les gens ont tout essayé pour la faire se relever, sans succès, et ils ont dit : “Al-Qaswa’ (le nom de la chamelle) s’est entêtée !” Le Prophète (ﷺ) répondit : “Al-Qaswa’ ne s’est pas entêtée, ce n’est pas dans sa nature, mais c’est Celui qui a arrêté l’éléphant qui l’a arrêtée.” Puis il ajouta : “Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si les Quraysh me demandent quoi que ce soit qui respecte les lois d’Allah, je l’accepterai.” Le Prophète (ﷺ) a alors stimulé la chamelle et elle s’est relevée. Il a changé de chemin jusqu’à s’arrêter à l’extrémité d’Al-Houdaybiya, près d’un puits où il restait très peu d’eau. Les gens en ont utilisé un peu, puis l’eau s’est épuisée et ils se sont plaints au Messager d’Allah (ﷺ) de la soif. Le Prophète (ﷺ) a sorti une flèche de son carquois et a demandé qu’on la mette dans le puits. Par Allah, l’eau a jailli et a continué de couler jusqu’à ce que tout le monde ait bu à sa soif. Alors qu’ils étaient là, Budail ibn Warqa’ al-Khuza’i est venu avec des membres de sa tribu, les Khuza’a, qui étaient les conseillers du Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui cachaient rien ; ils venaient de Tihama. Budail a dit : “J’ai laissé Ka’b ibn Lu’ay et ‘Amir ibn Lu’ay installés près de l’eau abondante d’Al-Houdaybiya, avec leurs chamelles laitières (ou leurs femmes et enfants), prêts à vous combattre et à vous empêcher de visiter la Ka’ba.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous ne sommes pas venus pour combattre qui que ce soit, mais pour accomplir la ‘Umra. La guerre a affaibli Quraysh et ils ont subi de lourdes pertes. S’ils le veulent, je conclurai une trêve avec eux, pendant laquelle ils ne devront pas s’interposer entre moi et les gens (c’est-à-dire les Arabes non Qurayshites). Si je l’emporte sur ces infidèles, Quraysh aura le choix d’embrasser l’islam comme les autres, s’ils le souhaitent ; au moins, ils auront la force de combattre. Mais s’ils refusent la trêve, par Allah qui tient ma vie dans Sa main, je me battrai pour ma cause jusqu’à être tué, mais Allah fera triompher Sa cause.” Budail a dit : “Je vais leur transmettre ce que tu viens de dire.” Il est parti voir Quraysh et leur a dit : “Nous venons de cet homme (Muhammad) dont nous avons entendu des propos que nous pouvons vous rapporter si vous le souhaitez.” Certains des Quraysh ont crié qu’ils n’avaient pas besoin de ces informations, mais les plus sages ont dit : “Dis-nous ce que tu as entendu.” Budail leur a rapporté les paroles du Prophète (ﷺ). ‘Urwa ibn Mas’ud s’est alors levé et a dit : “Ô gens ! N’êtes-vous pas mes enfants ?” Ils ont répondu : “Oui.” Il a ajouté : “Ne suis-je pas votre père ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Me soupçonnez-vous ?” Ils ont répondu : “Non.” Il a dit : “Ne savez-vous pas que j’ai appelé les gens de ‘Ukaz à votre aide, et quand ils ont refusé, j’ai amené mes proches, mes enfants et ceux qui m’ont obéi pour vous soutenir ?” Ils ont dit : “Oui.” Il a dit : “Eh bien, cet homme (le Prophète) vous a fait une proposition raisonnable, il vaut mieux l’accepter et me laisser aller le voir.” Ils ont accepté. Il est donc allé voir le Prophète (ﷺ) et a commencé à lui parler. Le Prophète (ﷺ) lui a dit à peu près la même chose qu’à Budail. ‘Urwa a dit : “Ô Muhammad ! N’as-tu aucun scrupule à vouloir anéantir tes proches ? As-tu déjà entendu parler d’un Arabe qui aurait détruit sa propre famille avant toi ? Et si c’était le contraire, (personne ne t’aiderait, car) par Allah, je ne vois avec toi que des gens de diverses tribus qui s’enfuiraient en te laissant seul.” En entendant cela, Abu Bakr l’a insulté et a dit : “Tu penses qu’on abandonnerait le Prophète (ﷺ) ?” ‘Urwa a demandé : “Qui est cet homme ?” On lui a répondu : “C’est Abu Bakr.” ‘Urwa a dit à Abu Bakr : “Par Celui qui tient ma vie dans Sa main, si je ne te devais pas une faveur que je n’ai pas encore rendue, je t’aurais répondu.” ‘Urwa a continué de parler au Prophète (ﷺ) en lui saisissant la barbe, alors qu’Al-Mughira ibn Shu’ba se tenait près de la tête du Prophète, épée à la main et casque sur la tête. Chaque fois qu’‘Urwa tendait la main vers la barbe du Prophète, Al-Mughira la repoussait avec le pommeau de son épée en disant : “Enlève ta main de la barbe du Messager d’Allah (ﷺ).” ‘Urwa a levé la tête et demandé : “Qui est-ce ?” On lui a dit : “C’est Al-Mughira ibn Shu’ba.” ‘Urwa a dit : “Ô traître ! Ne suis-je pas en train de faire de mon mieux pour éviter les conséquences de ta trahison ?” Avant d’embrasser l’islam, Al-Mughira était avec des gens qu’il a tués et dont il a pris les biens, puis il est venu à Médine pour se convertir. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Pour ce qui est de ton islam, je l’accepte, mais pour les biens, je n’en prends rien, car ils ont été acquis par trahison.” ‘Urwa a alors observé les compagnons du Prophète. Par Allah, chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) crachait, la salive tombait dans la main de l’un d’eux, qui s’en frottait le visage et la peau ; s’il leur donnait un ordre, ils l’exécutaient immédiatement ; s’il faisait ses ablutions, ils se disputaient l’eau restante ; et quand ils lui parlaient, ils baissaient la voix et ne le regardaient pas fixement par respect. ‘Urwa est retourné vers les siens et a dit : “Ô gens ! Par Allah, j’ai vu des rois, César, Khosroès et An-Najashi, mais je n’ai jamais vu quelqu’un respecté par ses proches comme Muhammad l’est par ses compagnons. Par Allah, s’il crache, la salive tombe dans la main de l’un d’eux, qui s’en frotte le visage et la peau ; s’il donne un ordre, ils l’exécutent aussitôt ; s’il fait ses ablutions, ils se disputent l’eau restante ; et quand ils lui parlent, ils baissent la voix et ne le regardent pas fixement par respect.” Il ajouta : “Il vous a fait une offre raisonnable, acceptez-la.” Un homme de la tribu de Bani Kinana a demandé à aller voir le Prophète, et ils l’ont laissé faire. En s’approchant du Prophète et de ses compagnons, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “C’est un tel, de la tribu qui respecte les Budn (chamelles destinées au sacrifice). Amenez les Budn devant lui.” On les lui a montrées, et les gens l’ont accueilli en récitant la talbiya. En voyant cela, il a dit : “Gloire à Allah ! Ce n’est pas juste d’empêcher ces gens de visiter la Ka’ba.” De retour parmi les siens, il a dit : “J’ai vu les Budn ornées de colliers et marquées ; je ne pense pas qu’il soit bon de les empêcher de visiter la Ka’ba.” Un autre, Mikraz ibn Hafs, a demandé à aller voir Muhammad, et ils l’ont aussi autorisé. En s’approchant des musulmans, le Prophète (ﷺ) a dit : “Voici Mikraz, c’est un homme dur.” Mikraz a commencé à parler au Prophète, et pendant qu’il parlait, Suhail ibn ‘Amr est arrivé. Quand Suhail est venu, le Prophète (ﷺ) a dit : “Maintenant, les choses vont s’arranger.” Suhail a dit au Prophète : “Concluons un traité de paix.” Le Prophète (ﷺ) a appelé le scribe et lui a dit : “Écris : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Suhail a dit : “Quant à ‘Miséricordieux’, par Allah, je ne sais pas ce que cela veut dire. Écris : Au nom de Toi, ô Allah, comme tu écrivais avant.” Les musulmans ont dit : “Par Allah, nous n’écrirons que : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Écris : Au nom de Toi, ô Allah.” Puis il a dicté : “Ceci est le traité de paix conclu par Muhammad, le Messager d’Allah (ﷺ).” Suhail a dit : “Par Allah, si nous savions que tu es le Messager d’Allah (ﷺ), nous ne t’aurions pas empêché de visiter la Ka’ba et nous ne t’aurions pas combattu. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Par Allah ! Je suis le Messager d’Allah même si vous ne me croyez pas. Écris : Muhammad ibn ‘Abdullah.” (Az-Zuhri a dit : “Le Prophète (ﷺ) a accepté tout ce qu’ils demandaient, comme il avait dit qu’il accepterait tout ce qui respecterait les lois d’Allah, c’est-à-dire les laisser accomplir la ‘Umra.”) Le Prophète (ﷺ) a dit à Suhail : “À condition que vous nous laissiez visiter la Maison (la Ka’ba) pour en faire le tawaf.” Suhail a dit : “Par Allah, nous ne te le permettrons pas cette année, pour que les Arabes ne disent pas que nous avons cédé, mais nous te le permettrons l’an prochain.” Le Prophète (ﷺ) a accepté. Suhail a ajouté : “Nous posons aussi comme condition que tu nous rendes toute personne venant de chez nous, même si elle a embrassé ta religion.” Les musulmans ont dit : “Gloire à Allah ! Comment rendre quelqu’un aux polythéistes alors qu’il est devenu musulman ?” Pendant qu’ils discutaient, Abu Jandal ibn Suhail ibn ‘Amr est arrivé de la vallée de La Mecque, titubant avec ses chaînes, et est tombé parmi les musulmans. Suhail a dit : “Ô Muhammad ! C’est la première condition du traité, tu dois me rendre Abu Jandal.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Le traité n’est pas encore écrit.” Suhail a dit : “Je ne te laisserai jamais le garder.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Si, fais-le.” Il a répondu : “Non.” Mikraz a dit : “Nous te l’accordons.” Abu Jandal a dit : “Ô musulmans ! Vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en tant que musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j’ai enduré ?” (La suite…) (continuation 1) : … Abu Jandal avait été sévèrement torturé pour la cause d’Allah. `Umar ibn Al-Khattab a dit : “Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et lui ai dit : ‘N’es-tu pas vraiment le Messager d’Allah ?’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Oui, bien sûr.’ J’ai dit : ‘Notre cause n’est-elle pas juste et celle de l’ennemi injuste ?’ Il a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘Je suis le Messager d’Allah (ﷺ) et je n’enfreins pas Ses ordres, et Il me donnera la victoire.’ J’ai dit : ‘Ne nous as-tu pas dit que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’ai-je dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Alors tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” `Umar a ajouté : “Je suis allé voir Abu Bakr et lui ai dit : ‘Ô Abu Bakr ! N’est-il pas vraiment le Prophète d’Allah ?’ Il a répondu : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Alors pourquoi devrions-nous être humiliés dans notre religion ?’ Il a dit : ‘En effet, il est le Messager d’Allah (ﷺ) et il n’enfreint pas les ordres de son Seigneur, et Il lui donnera la victoire. Reste attaché à lui, car par Allah, il est dans le vrai.’ J’ai dit : ‘Ne nous disait-il pas que nous irions à la Ka’ba et que nous en ferions le tawaf ?’ Il a dit : ‘Oui, mais t’a-t-il dit que ce serait cette année ?’ J’ai dit : ‘Non.’ Il a dit : ‘Tu iras à la Ka’ba et tu en feras le tawaf.’” (Az-Zuhri a dit : “`Umar a dit : ‘J’ai fait beaucoup de bonnes actions pour compenser les questions déplacées que j’ai posées.’”) Quand le traité de paix a été rédigé, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : “Levez-vous, sacrifiez vos bêtes et rasez-vous la tête.” Par Allah, aucun d’eux ne s’est levé, et le Prophète a répété son ordre trois fois. Comme personne ne se levait, il les a laissés et est allé voir Umm Salama pour lui parler du comportement des gens envers lui. Umm Salama a dit : “Ô Prophète (ﷺ) d’Allah ! Veux-tu que ton ordre soit exécuté ? Sors et ne parle à personne jusqu’à ce que tu aies sacrifié ta bête, puis appelle ton coiffeur pour te raser la tête.” Le Prophète (ﷺ) est sorti, n’a parlé à personne, a sacrifié sa bête et a appelé son coiffeur pour se raser la tête. En le voyant faire, les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont levés, ont sacrifié leurs bêtes et ont commencé à se raser la tête les uns les autres, au point qu’il y avait tellement de monde qu’ils risquaient de se blesser. Ensuite, des femmes croyantes sont venues voir le Prophète (ﷺ), et Allah a révélé ce verset : “Ô vous qui croyez, lorsque des femmes croyantes viennent à vous en tant qu’émigrantes, examinez-les…” (60.10). `Umar a alors divorcé de deux de ses femmes qui étaient polythéistes. Plus tard, Muawiya ibn Abu Sufyan a épousé l’une d’elles, et Safwan ibn Umayya l’autre. Quand le Prophète (ﷺ) est retourné à Médine, Abu Basir, un nouveau converti de Quraysh, est venu le voir. Les polythéistes ont envoyé deux hommes à sa poursuite et ont dit au Prophète (ﷺ) : “Respecte la promesse que tu nous as faite.” Le Prophète (ﷺ) leur a donc remis Abu Basir. Ils l’ont emmené jusqu’à Dhul-Hulaifa, où ils se sont arrêtés pour manger des dattes. Abu Basir a dit à l’un d’eux : “Par Allah, ô untel, je vois que tu as une belle épée.” L’autre l’a sortie et a dit : “Par Allah, elle est très belle et je l’ai déjà utilisée.” Abu Basir a dit : “Laisse-moi la voir.” Quand l’autre la lui a donnée, il l’a frappé avec jusqu’à le tuer, et son compagnon s’est enfui jusqu’à Médine, courant jusqu’à la mosquée. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il a dit : “Cet homme a l’air effrayé.” Lorsqu’il est arrivé devant le Prophète (ﷺ), il a dit : “Mon compagnon a été tué et j’aurais pu l’être aussi.” Abu Basir est arrivé et a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Allah, tu as rempli ton engagement en me rendant à eux, mais Allah m’a sauvé d’eux.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Malheur à sa mère ! Quel fauteur de troubles il ferait, s’il avait des partisans.” Quand Abu Basir a compris que le Prophète (ﷺ) le renverrait à eux, il est parti jusqu’à la côte. Abu Jandal ibn Suhail a réussi à s’échapper et à rejoindre Abu Basir. Ainsi, chaque fois qu’un homme de Quraysh embrassait l’islam, il rejoignait Abu Basir, et ils sont devenus un groupe puissant. Par Allah, chaque fois qu’ils entendaient parler d’une caravane de Quraysh allant vers le Sham, ils l’arrêtaient, attaquaient les polythéistes et prenaient leurs biens. Les Quraysh ont alors envoyé un message au Prophète (ﷺ), le suppliant, au nom d’Allah et des liens de parenté, de faire revenir Abu Basir et ses compagnons, promettant que quiconque viendrait désormais auprès du Prophète (ﷺ) serait en sécurité. Le Prophète (ﷺ) les a donc fait venir, et Allah a révélé ce verset : “C’est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous et vos mains loin d’eux au milieu de la Mecque, après qu’Il vous ait donné la victoire sur eux… Les mécréants avaient de l’orgueil et de la fierté dans leur cœur… l’orgueil et la fierté de l’époque de l’ignorance.” (48.24-26) Leur orgueil et leur fierté étaient qu’ils refusaient d’écrire dans le traité que Muhammad était le Prophète d’Allah, de même qu’ils refusaient d’écrire : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”, et ils ont empêché les musulmans de visiter la Maison (la Ka’ba)
- Sahih al-Bukhari, n°2899
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Le Prophète (ﷺ) est passé devant des gens de la tribu de Bani Aslam qui s’entraînaient au tir à l’arc. Le Prophète a dit : « Ô Bani Isma`il ! Entraînez-vous au tir à l’arc, car votre père Ismaël était un excellent archer. Continuez à lancer vos flèches, et je suis avec Bani untel. » Alors, l’un des groupes a arrêté de tirer. Le Messager d’Allah a dit : « Pourquoi ne tirez-vous pas ? » Ils ont répondu : « Comment tirer alors que tu es avec eux (c’est-à-dire de leur côté) ? » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Tirez, je suis avec vous tous. »
- Sahih al-Bukhari, n°2932
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) récitait les invocations suivantes pendant le Qunut : « Ô Allah ! Sauve Salama bin Hisham. Ô Allah ! Sauve Al-Walid bin Al-Walid. Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Rabi`a. Ô Allah ! Sauve les musulmans faibles. Ô Allah ! Sois très dur envers la tribu de Mudar. Ô Allah ! Inflige-leur des années (de famine) semblables à celles du temps du Prophète Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°2960
Rapporté par Yazid bin Ubaid : Salama a dit : « J'ai donné le serment d'allégeance (Al-Ridwan) au Messager d'Allah (ﷺ), puis je me suis mis à l'ombre d'un arbre. Quand le nombre de personnes autour du Prophète (ﷺ) a diminué, il a dit : ‘Ô Ibn Al-Akwa` ! Ne vas-tu pas me donner le serment d'allégeance ?’ J'ai répondu : ‘Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Je t'ai déjà donné le serment d'allégeance.’ Il a dit : ‘Fais-le encore.’ Alors je l'ai fait une deuxième fois. » J'ai demandé : « Ô Abu Muslim ! Pour quoi as-tu donné le serment d'allégeance ce jour-là ? » Il a répondu : « Nous avons donné le serment d'allégeance pour la mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°2975
Rapporté par Salama bin Al-Akwa : Ali était resté en arrière du Prophète (ﷺ) pendant la bataille de Khaybar car il souffrait des yeux, mais il a dit : « Comment pourrais-je rester en arrière du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Alors il est parti jusqu’à rejoindre le Prophète. La veille de la conquête de Khaybar, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à un homme qu’Allah et Son Messager aiment, ou qui aime Allah et Son Messager. Allah lui accordera la victoire. » Soudain, Ali nous a rejoints alors qu’on ne s’y attendait pas. Les gens ont dit : « Voici Ali. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a donné l’étendard et Allah lui a accordé la victoire
- Sahih al-Bukhari, n°2982
Rapporté par Salama : Un jour, la nourriture de voyage des gens a manqué et ils étaient dans le besoin. Ils sont donc allés demander au Prophète la permission d’abattre leurs chameaux, et il l’a accordée. Puis `Umar les a rencontrés et ils l’en ont informé. Il a dit : « Qu’est-ce qui vous nourrira après vos chameaux ? » `Umar est alors allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qu’est-ce qui les nourrira après leurs chameaux ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Annoncez aux gens qu’ils doivent m’apporter toute leur nourriture restante. » (Ils l’ont fait.) Le Prophète (ﷺ) a invoqué Allah et demandé Sa bénédiction. Puis il leur a demandé d’apporter leurs récipients et les gens ont commencé à les remplir de nourriture jusqu’à ce qu’ils soient rassasiés. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et que je suis Son Messager. »
- Sahih al-Bukhari, n°3041
Rapporté par Salama : Je suis sorti de Médine en direction d’Al-Ghaba. Quand je suis arrivé au passage de montagne d’Al-Ghaba, un esclave de `Abdur-Rahman bin `Auf m’a rencontré. Je lui ai dit : « Malheur à toi ! Qu’est-ce qui t’amène ici ? » Il a répondu : « Les chamelles du Prophète (ﷺ) ont été emmenées. » J’ai demandé : « Qui les a prises ? » Il a dit : « Ghatafan et Fazara. » Alors j’ai crié trois fois : « Ô Sabaha-h ! Ô Sabaha-h ! » si fort que tout le monde entre les deux montagnes de Médine m’a entendu. Ensuite, j’ai couru jusqu’à les rattraper après qu’ils aient pris les chamelles. J’ai commencé à leur lancer des flèches en disant : « Je suis le fils d’Al-Akwa`, et aujourd’hui, malheur aux gens mauvais ! » J’ai ainsi sauvé les chamelles avant que les voleurs ne puissent boire de l’eau. Quand je suis revenu avec les chamelles, le Prophète (ﷺ) m’a rencontré. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), ces gens ont soif et je les ai empêchés de boire, alors envoie des gens pour les poursuivre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô fils d’Al-Akwa`, tu as pris le dessus, alors pardonne-leur. (De toute façon) ils sont maintenant accueillis par leur tribu. »
- Sahih al-Bukhari, n°3051
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : « Un espion infidèle est venu voir le Prophète (ﷺ) alors qu’il était en voyage. L’espion s’est assis avec les compagnons du Prophète (ﷺ), a parlé, puis est parti. Le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : ‘Poursuivez-le et tuez-le.’ Je l’ai donc tué. » Le Prophète (ﷺ) lui a alors donné les affaires de l’espion tué (en plus de sa part du butin)
- Sahih al-Bukhari, n°3101
Rapporté par Safiya (l’épouse du Prophète) : Elle est venue rendre visite au Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était en I`tikaf (retraite dans la mosquée pendant les dix derniers jours de Ramadan). Quand elle s’est levée pour partir, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé avec elle et l’a accompagnée. Lorsqu’il arriva près de la porte de la mosquée, près de la maison d’Um Salama, l’épouse du Prophète, deux hommes des Ansar passèrent près d’eux, saluèrent le Messager d’Allah (ﷺ) et s’en allèrent. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur dit : « Attendez ! (C’est ma femme.) » Ils dirent : « Gloire à Allah ! Ô Messager d’Allah (ﷺ), (tu es au-dessus de tout soupçon). » Mais sa parole leur parut difficile à entendre. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Satan circule dans le corps de l’homme comme le sang. J’ai eu peur que Satan ne mette de mauvaises pensées dans vos esprits. »
- Sahih al-Bukhari, n°3195
Rapporté par Muhammad bin Ibrahim bin Al-Harith : D’après Abu Salama bin `Abdur-Rahman, qui a eu un différend avec des gens à propos d’un terrain et est allé en parler à `Aisha. Elle lui a dit : « Ô Abu Salama, évite ce terrain, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Quiconque prend même une petite portion de terre injustement, son cou sera entouré de cette terre jusqu’à sept terres en profondeur.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3217
Rapporté par Abu Salama : `Aisha a dit que le Prophète ﷺ lui a dit : « Ô `Aisha ! Voici Gabriel, il te transmet ses salutations. » `Aisha a répondu : « Paix sur lui, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. » Puis, s’adressant au Prophète ﷺ, elle a dit : « Tu vois ce que je ne vois pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°3328
Rapporté par Zainab bint Abi Salama : Um Salama a dit : « Um Sulaim a demandé : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne craint pas de dire la vérité ! Est-ce qu’une femme doit prendre un bain après avoir eu une émission nocturne ?” Il a répondu : “Oui, si elle remarque du liquide (c’est-à-dire une émission).” Um Salama a souri et a dit : “Une femme a-t-elle une émission ?” Le Messager d’Allah a dit : “Alors, pourquoi l’enfant ressemble-t-il à sa mère ?” »
- Sahih al-Bukhari, n°3373
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Le Prophète (ﷺ) est passé devant des membres de la tribu d’Aslam qui s’exerçaient au tir à l’arc. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô descendants d’Ismaël ! Entraînez-vous au tir à l’arc, car votre père était un grand archer. Je soutiens l’équipe du fils d’untel. » En entendant cela, l’une des deux équipes a arrêté de tirer. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a demandé : « Pourquoi ne tirez-vous plus ? » Ils ont répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment pourrions-nous tirer alors que tu es avec l’équipe adverse ? » Il a dit : « Tirez, car je suis avec vous tous. »
- Sahih al-Bukhari, n°3386
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Allah ! Protège `Aiyyash bin Abi Rabi`a (contre l’injustice des mécréants). Ô Allah ! Protège Salama bin Hisham. Ô Allah ! Fais descendre Ton châtiment sur (la tribu de) Mudar. Ô Allah ! Fais-leur subir des années (de sécheresse) comme celles qui ont eu lieu à l’époque de Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°3491
Rapporté par Kulaib bin Wail : J’ai demandé à Zainab bint Abi Salama (la fille de l’épouse du Prophète) : « Dis-moi, le Prophète (ﷺ) appartenait-il à la tribu de Mudar ? » Elle a répondu : « Oui, il appartenait à la tribu de Mudar et descendait d’An-Nadr bin Kinana. »
- Sahih al-Bukhari, n°3507
Rapporté par Salama : Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant des gens de la tribu d’Aslam qui s’exerçaient au tir à l’arc. Il a dit : « Ô enfants d’Ismaël ! Tirez, car votre ancêtre était un archer. Je soutiens les Bani untel, » en parlant d’une des deux équipes. L’autre équipe a arrêté de tirer, alors le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce qui leur arrive ? » Ils ont répondu : « Comment tirer alors que tu es avec les Bani untel ? » Il a dit : « Tirez, car je suis avec vous tous. »
- Sahih al-Bukhari, n°3569
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur-Rahman : Il a demandé à `Aisha : « Comment le Messager d'Allah (ﷺ) priait-il pendant le mois de Ramadan ? » Elle a répondu : « Il ne priait jamais plus de onze rak`at, que ce soit pendant le Ramadan ou un autre mois. Il faisait quatre rak`at, et leur beauté et leur longueur étaient remarquables, puis quatre autres rak`at, tout aussi belles et longues. Ensuite, il faisait trois rak`at. J'ai dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Vas-tu te coucher avant de faire la prière du witr ? » Il a répondu : « Mes yeux dorment, mais mon cœur ne dort pas. »
- Sahih al-Bukhari, n°3599
Rapporté par Um Salama : Le Prophète (ﷺ) s’est réveillé et a dit : « Gloire à Allah : Que de grands trésors ont été descendus, et que de grandes épreuves ont été envoyées ! »
- Sahih al-Bukhari, n°3634
Rapporté par Abu `Uthman : J’ai appris que Gabriel est venu voir le Prophète (ﷺ) pendant qu’Um Salama était présente. Gabriel a commencé à parler avec le Prophète (ﷺ) puis il est parti. Le Prophète (ﷺ) a dit à Um Salama : « (Sais-tu) qui c’était ? » (ou une question similaire). Elle a répondu : « C’était Dihya (un homme beau parmi les compagnons du Prophète (ﷺ)). » Plus tard, Um Salama a dit : « Par Allah ! Je croyais que ce n’était que Dihya, jusqu’à ce que j’entende le Prophète (ﷺ) parler de Gabriel dans son sermon. » (Le sous-narrateur a demandé à Abu `Uthman : « D’où tiens-tu ce récit ? » Il a répondu : « De Usama bin Zaid. »)
- Sahih al-Bukhari, n°3702
Rapporté par Salama : ‘Ali était resté derrière le Prophète (ﷺ) (et ne l’avait pas rejoint) lors de la bataille de Khaybar, car il avait mal aux yeux. Il a alors dit : « Comment pourrais-je rester en arrière du Messager d’Allah (ﷺ) ? » ‘Ali est donc parti à la suite du Prophète (ﷺ). Le matin du jour où Allah a accordé la victoire (aux musulmans), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je donnerai l’étendard à un homme, ou demain un homme que Allah et Son Messager aiment prendra l’étendard », ou il a dit : « Un homme qui aime Allah et Son Messager ; et Allah accordera la victoire sous sa direction. » Soudain, ‘Ali est arrivé alors qu’on ne s’y attendait pas. Les gens ont dit : « C’est ‘Ali. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a donné l’étendard et Allah a accordé la victoire sous sa direction
- Sahih al-Bukhari, n°3720
Rapporté par ‘Abdullah ibn Az-Zubair : Pendant la bataille d’Al-Ahzab, ‘Umar ibn Abi-Salama et moi étions restés à l’arrière avec les femmes. J’ai vu (mon père) Az-Zubair à cheval, allant et venant de chez Bani Quraiza deux ou trois fois. Quand je suis rentré, j’ai dit : « Ô mon père ! Je t’ai vu aller et venir de chez Bani Quraiza ? » Il a dit : « Tu m’as vraiment vu, mon fils ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Qui ira chez Bani Quraiza et me rapportera leurs nouvelles ?’ Alors j’y suis allé, et quand je suis revenu, le Messager d’Allah a mentionné pour moi ses deux parents en disant : ‘Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi.’ »
- Sahih al-Bukhari, n°3768
Rapporté par Abu Salama : `Aisha a dit : « Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : Ô Aïcha ! Voici Gabriel qui te salue. » J’ai répondu : « Paix, miséricorde et bénédictions d’Allah sur lui ! Tu vois ce que je ne vois pas. » Elle s’adressait au Messager d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°3775
Rapporté par le père de Hisham : Les gens avaient l'habitude d'envoyer des cadeaux au Prophète (ﷺ) le jour où c'était le tour de `Aisha. `Aisha a dit : Mes compagnes (c'est-à-dire les autres épouses du Prophète) se sont réunies chez Um Salama et ont dit : Ô Um Salama ! Par Allah, les gens choisissent d'envoyer des cadeaux le jour du tour de `Aisha et nous aussi, nous aimons les bonnes choses (c'est-à-dire les cadeaux) comme `Aisha. Tu devrais demander au Messager d'Allah (ﷺ) de dire aux gens d'envoyer leurs cadeaux où qu'il soit, ou quel que soit le tour. Um Salama a transmis cela au Prophète, mais il s'est détourné d'elle. Quand il est revenu, elle a répété la même chose, et le Prophète (ﷺ) s'est encore détourné. La troisième fois, le Prophète (ﷺ) a dit : Ô Um Salama ! Ne me cause pas de peine en faisant du tort à `Aisha, car par Allah, la Révélation Divine n'est jamais venue à moi alors que j'étais sous la couverture d'une autre femme parmi vous, sauf elle
- Sahih al-Bukhari, n°3873
Rapporté par `Aisha : Um Habiba et Um Salama ont parlé d’une église qu’elles avaient vue en Éthiopie, et dans cette église il y avait des images. Quand elles en ont parlé au Prophète (ﷺ), il a dit : « Ces gens-là, lorsqu’un homme pieux meurt parmi eux, ils construisent un lieu de culte sur sa tombe et y peignent ces images. Ces gens seront les pires créatures d’Allah au Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°4051
Rapporté par Jabir : Ce verset : « Quand deux de vos groupes étaient sur le point de flancher… » a été révélé à propos de nous, c’est-à-dire Bani Salama et Bani Haritha. Et je n’aurais pas aimé que ce verset ne soit pas révélé, car Allah a dit : « Mais Allah était leur Protecteur. »
- Sahih al-Bukhari, n°4127
Rapporté par Jabir : Le Prophète (ﷺ) est parti pour la bataille de Dhat-ur-Riqa à un endroit appelé Nakhl et il a rencontré un groupe de gens de Ghatafan, mais il n'y a pas eu d'affrontement entre eux ; les gens se craignaient mutuellement et le Prophète (ﷺ) a accompli deux raka'at de la prière de la peur. Rapporté par Salama : « J'ai combattu aux côtés du Prophète (ﷺ) le jour de al-Qarad. »
- Sahih al-Bukhari, n°4134
Rapporté par Sinan et Abu Salama : Jabir a mentionné qu'il avait participé à une expédition vers Najd avec le Messager d'Allah (ﷺ)
- Sahih al-Bukhari, n°4142
Rapporté par Az-Zuhri : Al-Walid bin `Abdul Malik m’a dit : « As-tu entendu dire que `Ali faisait partie de ceux qui ont calomnié `Aisha ? » J’ai répondu : « Non, mais deux hommes de ton peuple (nommés) Abu Salama bin `Abdur-Rahman et Abu Bakr bin `Abdur-Rahman bin Al-Harith m’ont informé que `Aisha leur avait dit que `Ali était resté silencieux à propos de son affaire. »
- Sahih al-Bukhari, n°4168
Rapporté par Iyas bin Salama bin Al-Akwa` : Mon père, qui faisait partie de ceux qui avaient prêté allégeance au Prophète (ﷺ) sous l’Arbre, m’a dit : « Nous faisions la prière du vendredi avec le Prophète (ﷺ), puis nous partions à un moment où les murs n’avaient pas d’ombre pour nous abriter. »
- Sahih al-Bukhari, n°4169
Rapporté par Yazid bin Abi Ubaid : J’ai demandé à Salama bin Al-Akwa` : « Pour quoi as-tu prêté allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) le jour d’Al-Hudaibiya ? » Il a répondu : « Pour la mort (dans la cause de l’Islam). »
- Sahih al-Bukhari, n°4194
Rapporté par Salama ibn Al-Akwa` : Une fois, je suis parti (de Médine) vers (Al-Ghaba) avant le premier appel à la prière du Fajr. Les chamelles du Messager d’Allah ﷺ paissaient à un endroit appelé Dhi-Qarad. Un esclave d’Abdur-Rahman ibn `Auf m’a rencontré en chemin et m’a dit : « Les chamelles du Messager d’Allah ﷺ ont été prises de force. » J’ai demandé : « Qui les a prises ? » Il a répondu : « (Les gens de) Ghatafan. » J’ai crié trois fois à haute voix (pour alerter les gens de Médine) : « Ô Sabahah ! » J’ai fait entendre ma voix à tout le monde entre les deux montagnes de Médine. Puis j’ai couru et j’ai rattrapé les voleurs pendant qu’ils faisaient boire les chamelles. J’ai commencé à leur tirer des flèches, car j’étais un bon archer, et je disais : « Je suis le fils d’Al-Akwa`, et aujourd’hui les méchants vont périr. » J’ai continué ainsi jusqu’à ce que je récupère les chamelles (du Prophète) et j’ai aussi pris trente Burda (vêtements) à ces voleurs. Ensuite, le Prophète ﷺ et d’autres personnes sont arrivés, et j’ai dit : « Ô Prophète d’Allah ! J’ai empêché les gens de Ghatafan de prendre de l’eau et ils ont soif maintenant. Envoie donc des gens après eux. » Le Prophète a dit : « Ô fils d’Al-Akwa` ! Tu les as vaincus, alors pardonne-leur. » Puis nous sommes tous rentrés, et le Messager d’Allah ﷺ m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle jusqu’à notre arrivée à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°4196
Rapporté par Salama ibn Al-Akwa` : Nous sommes partis à Khaybar avec le Prophète. Pendant que nous avancions la nuit, un homme du groupe a dit à ‘Amir : « Ô ‘Amir ! Ne veux-tu pas nous réciter de la poésie ? » ‘Amir était poète, alors il est descendu et a commencé à réciter des poèmes qui suivaient le rythme des pas des chameaux, en disant : « Ô Allah ! Sans Toi, nous n’aurions pas été guidés sur le droit chemin, nous n’aurions pas donné en aumône, ni prié. Pardonne-nous donc nos fautes ; que nous soyons tous sacrifiés pour Ta cause, et envoie la tranquillité sur nous pour affermir nos pas quand nous rencontrons l’ennemi. Et s’ils nous appellent à l’injustice, nous refuserons. Les infidèles ont lancé un appel pour demander de l’aide contre nous. » Le Prophète ﷺ a alors demandé : « Qui est ce conducteur de chameau qui récite de la poésie ? » Les gens ont dit : « C’est ‘Amir ibn Al-Akwa`. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde. » Un homme a dit : « Ô Prophète d’Allah ! (Le martyre) lui a-t-il été accordé ? Si seulement tu nous avais laissé profiter de sa compagnie plus longtemps. » Puis nous sommes arrivés et avons assiégé Khaybar jusqu’à ce que nous souffrions d’une grande faim. Ensuite, Allah a aidé les musulmans à la conquérir. Le soir du jour de la conquête, les musulmans ont allumé de grands feux. Le Prophète ﷺ a dit : « Que sont ces feux ? Pour cuire quoi faites-vous ce feu ? » Les gens ont répondu : « (Pour cuire) de la viande. » Il a demandé : « Quelle viande ? » Ils ont répondu : « De l’âne. » Le Prophète ﷺ a dit : « Jetez la viande et cassez les marmites ! » Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Devons-nous jeter la viande et laver les marmites à la place ? » Il a dit : « (Oui, vous pouvez faire) cela aussi. » Quand les rangs de l’armée ont été formés pour l’affrontement, l’épée de ‘Amir était courte et il a visé la jambe d’un Juif pour la frapper, mais la lame est revenue vers lui et lui a blessé le genou, ce qui a causé sa mort. Au retour de la bataille, le Messager d’Allah ﷺ m’a vu (triste). Il m’a pris la main et a dit : « Qu’est-ce qui te tracasse ? » J’ai répondu : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Les gens disent que les actions de ‘Amir sont perdues. » Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui dit cela se trompe, car ‘Amir a eu une double récompense. » Le Prophète a levé deux doigts et a ajouté : « Il (c’est-à-dire ‘Amir) était un combattant persévérant pour la cause d’Allah, et il y a peu d’Arabes qui ont accompli autant de bonnes actions que ‘Amir. »
- Sahih al-Bukhari, n°4206
Rapporté par Yazid ibn Abi Ubaid : J’ai vu une cicatrice sur la jambe de Salama. Je lui ai demandé : « Ô Abu Muslim ! Qu’est-ce que cette blessure ? » Il a répondu : « Je l’ai reçue le jour de Khaybar et les gens disaient : ‘Salama a été blessé.’ Puis je suis allé voir le Prophète ﷺ, qui a soufflé sa salive dessus trois fois, et depuis, je n’ai plus jamais eu mal à cet endroit jusqu’à aujourd’hui. »
- Sahih al-Bukhari, n°4209
Rapporté par Salama : `Ali était resté à l’arrière du Prophète (ﷺ) lors de l’expédition de Khaybar car il souffrait d’un problème aux yeux. Il s’est alors dit : « Comment pourrais-je rester derrière le Prophète (ﷺ) ? » et il l’a rejoint. La nuit de la conquête de Khaybar, quand il s’est endormi, le Prophète (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à un homme aimé d’Allah et de Son Messager, et (Khaybar) sera conquise grâce à lui, avec l’aide d’Allah. » Chacun de nous espérait recevoir l’étendard. On a alors dit : « Voici `Ali », et le Prophète (ﷺ) lui a donné l’étendard, et Khaybar a été conquise grâce à lui, avec l’aide d’Allah
- Sahih al-Bukhari, n°4270
Rapporté par Salama ibn Al-Akwa` : J’ai combattu dans sept expéditions avec le Prophète (ﷺ) et dans neuf batailles menées par des armées envoyées par le Prophète. Une fois, Abou Bakr était notre chef, et une autre fois, c’était Usama
- Sahih al-Bukhari, n°4271
Rapporté par Salama (dans une autre narration) : J’ai participé à sept batailles avec le Prophète (ﷺ) et aussi à neuf autres batailles menées par des armées envoyées par le Prophète (ﷺ). Une fois, Abou Bakr était notre chef, et une autre fois, c’était Oussama
- Sahih al-Bukhari, n°4272
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : J’ai combattu dans neuf batailles avec le Prophète. J’ai aussi combattu avec Ibn Haritha lorsque le Prophète l’a désigné comme notre chef
- Sahih al-Bukhari, n°4273
Rapporté par Yazid bin Abi Ubaid : Salama bin Al-Akwa` a dit : « J’ai participé à sept batailles avec le Prophète. » Il a ensuite cité Khaibar, Al-Houdaybiya, le jour de Hunayn et le jour d’Al-Qurad. J’ai oublié les noms des autres batailles
- Sahih al-Bukhari, n°4302
Rapporté par ‘Amr bin Salama : Nous étions dans un endroit où beaucoup de gens passaient, et les caravanes passaient près de nous. Nous leur demandions : « Que se passe-t-il avec les gens ? Qui est cet homme ? » Ils répondaient : « Cet homme prétend qu’Allah l’a envoyé (comme Messager), qu’il a reçu une révélation, et qu’Allah lui a révélé ceci ou cela. » J’apprenais ces paroles divines par cœur, comme si elles étaient gravées dans mon esprit. Les Arabes (autres que les Quraysh) ont retardé leur conversion à l’Islam jusqu’à la Conquête (de La Mecque). Ils disaient : « Laissez-le (c’est-à-dire Muhammad) et son peuple, les Quraysh. S’il l’emporte sur eux, alors il est vraiment un Prophète. » Quand La Mecque fut conquise, chaque tribu s’empressa d’embrasser l’Islam, et mon père se hâta de se convertir avant les autres membres de notre tribu. À son retour (du Prophète) vers sa tribu, il dit : « Par Allah, je viens à vous du Prophète (ﷺ) en toute certitude ! » Ensuite, le Prophète (ﷺ) leur dit : « Faites telle prière à telle heure, et quand le moment de la prière arrive, que l’un de vous fasse l’appel à la prière (Adhan), et que celui qui connaît le plus de Coran dirige la prière. » Ils cherchèrent donc une telle personne et ne trouvèrent personne qui connaissait plus de Coran que moi, grâce à ce que j’avais appris des caravanes. Ils m’ont donc choisi comme imam (pour diriger la prière), alors que j’étais un garçon de six ou sept ans, portant un Burda (un vêtement carré noir) qui était trop court pour moi (et une partie de mon corps était découverte). Une femme de la tribu a dit : « Ne voulez-vous pas couvrir le derrière de votre lecteur pour nous ? » Alors ils ont acheté un morceau de tissu et m’ont fait une tunique. Je n’ai jamais été aussi heureux de quelque chose que de cette tunique
- Sahih al-Bukhari, n°4321
Rapporté par Abu Qatada : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) l’année de la bataille de Hunayn. Quand nous avons fait face à l’ennemi, les musulmans (sauf le Prophète (ﷺ) et quelques compagnons) ont battu en retraite. J’ai vu un polythéiste prendre le dessus sur un musulman, alors je l’ai frappé à la nuque et son armure s’est détachée. Il s’est alors retourné contre moi et m’a serré si fort que j’ai cru mourir. Puis il est mort et m’a relâché. Ensuite, j’ai rejoint `Umar et je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui arrive aux gens ? » Il a répondu : « C’est la volonté d’Allah. » Après cela, les musulmans sont revenus (au combat) et, après avoir vaincu l’ennemi, le Prophète s’est assis et a dit : « Celui qui a tué un infidèle et peut en apporter la preuve aura le butin (c’est-à-dire les affaires du défunt : vêtements, armes, monture, etc.). » Je me suis levé et j’ai demandé : « Qui sera mon témoin ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a répété sa question, puis une troisième fois. Je me suis relevé et j’ai redemandé : « Qui sera mon témoin ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a posé la même question encore. Je me suis levé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’y a-t-il, ô Abu Qatada ? » Alors j’ai raconté toute l’histoire. Un homme a dit : « Abu Qatada a dit la vérité, et le butin du défunt est avec moi, alors compense Abu Qatada à ma place. » Abu Bakr a dit : « Non ! Par Allah, jamais le Prophète (ﷺ) ne laissera un Lion d’Allah, qui combat pour Allah et Son Messager, et donnera son butin à quelqu’un d’autre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Abu Bakr a dit la vérité. Rends-lui (le butin), ô homme ! » Il me l’a donc donné et j’ai acheté un jardin chez les Banu Salama avec ce butin ; c’était mon premier bien après avoir embrassé l’islam
- Sahih al-Bukhari, n°4324
Rapporté par Um Salama رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) est venu chez moi alors qu’un homme efféminé était assis avec moi. J’ai entendu cet homme dire à `Abdullah ibn Abi Umaiya : « Ô `Abdullah ! Si Allah te fait conquérir Taïf demain, épouse la fille de Ghailan, car elle est si belle et bien en chair qu’on voit quatre plis de chair de face et huit de dos. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ces hommes (efféminés) ne doivent jamais entrer chez vous (ô femmes !). » Ibn Juraij a précisé : Cet homme efféminé s’appelait Hit. Hisham a rapporté ce récit en ajoutant que, à ce moment-là, le Prophète assiégeait Taïf
- Sahih al-Bukhari, n°4328
Rapporté par Abu Burda : Abu Musa a dit : « J’étais avec le Prophète (ﷺ) alors qu’il campait à Al-Ja’rana, entre La Mecque et Médine, et Bilal était avec lui. Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ne vas-tu pas tenir ta promesse envers moi ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Réjouis-toi (de ce que je vais faire pour toi).’ Le bédouin a répondu : ‘(Tu m’as déjà dit) réjouis-toi trop souvent.’ Alors le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers moi (Abu Musa) et Bilal, contrarié, et a dit : ‘Le bédouin a refusé la bonne nouvelle, alors acceptez-la tous les deux.’ Bilal et moi avons dit : ‘Nous l’acceptons.’ Le Prophète (ﷺ) a alors demandé un récipient d’eau, s’est lavé les mains et le visage dedans, a pris une gorgée d’eau et l’a recrachée dans le récipient en disant : ‘Buvez-en et versez-en sur vos visages et poitrines, et réjouissez-vous de la bonne nouvelle.’ Nous avons donc fait comme il l’a dit. Um Salama a appelé derrière un rideau : ‘Gardez-en pour votre mère.’ Alors ils lui en ont laissé. »
- Sahih al-Bukhari, n°4370
Rapporté par Bukair : Kuraib, l’affranchi d’Ibn `Abbas, lui a dit qu’Ibn `Abbas, `Abdur-Rahman bin Azhar et Al-Miswar bin Makhrama l’ont envoyé auprès de `Aisha en disant : « Présente-lui nos salutations et demande-lui à propos de notre accomplissement des deux rak`at après la prière de `Asr, et dis-lui que nous avons appris que tu fais ces deux rak`at alors que nous avons entendu que le Prophète (ﷺ) les avait interdites. » Ibn `Abbas a dit : « `Umar et moi frappions les gens qui les faisaient. » Kuraib a ajouté : « Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : ‘Demande à Um Salama.’ Je les ai donc informés de la réponse de `Aisha et ils m’ont envoyé auprès d’Um Salama pour la même question. Um Salama a répondu : ‘J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire ces deux rak`at. Une fois, le Prophète (ﷺ) a accompli la prière de `Asr, puis il est venu chez moi. À ce moment-là, des femmes ansarites de la tribu de Banu Haram étaient avec moi. Ensuite (le Prophète (ﷺ)) a fait ces deux rak`at, et j’ai envoyé ma servante lui dire : « Tiens-toi près de lui et dis-lui : Um Salama dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! N’ai-je pas entendu que tu interdisais ces deux rak`at (après la prière de `Asr) alors que je te vois les accomplir ? Et s’il te fait signe de la main, attends derrière. » La servante a fait cela et le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de la main, et elle est restée derrière. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô fille d’Abu Umaiya (c’est-à-dire Um Salama), tu me demandes à propos de ces deux rak`at après la prière de `Asr. En fait, des gens de la tribu de `Abdul Qais sont venus à moi pour embrasser l’Islam et m’ont tellement occupé que je n’ai pas pu accomplir les deux rak`at qui se font après la prière obligatoire de Zuhr, et ces deux rak`at (que tu m’as vu faire) compensent celles-là. » »
- Sahih al-Bukhari, n°4418
Rapporté par ‘Abdullah bin Ka’b bin Malik : Qui, parmi les fils de Ka’b, guidait Ka’b lorsqu’il est devenu aveugle : J’ai entendu Ka’b bin Malik raconter l’histoire de la bataille de Tabuk à laquelle il n’a pas participé. Ka’b a dit : « Je n’ai manqué aucune expédition avec le Messager d’Allah (ﷺ) sauf celle de Tabuk, et je n’ai pas participé à la bataille de Badr, mais Allah n’a blâmé personne pour cela, car le Messager d’Allah (ﷺ) était parti à la recherche de la caravane des Quraysh jusqu’à ce qu’Allah fasse que les musulmans et leurs ennemis se rencontrent sans rendez-vous. J’ai assisté à la nuit d’Al-‘Aqaba (le pacte) avec le Messager d’Allah (ﷺ) lorsque nous avons prêté allégeance à l’Islam, et je ne l’échangerais pas contre la bataille de Badr, même si celle-ci est plus connue parmi les gens. Quant à mon histoire lors de Tabuk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque je suis resté en arrière. Par Allah, je n’avais jamais eu deux chamelles avant, mais j’en avais alors deux à ce moment-là. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en expédition, il cachait sa destination jusqu’à ce que ce soit la campagne de Tabuk, qu’il a annoncée clairement à cause de la distance, de la chaleur, du désert et du nombre d’ennemis. Il a donc informé les musulmans pour qu’ils se préparent. Ils étaient si nombreux qu’on ne pouvait pas les compter. » Ka’b ajouta : « Quiconque voulait rester en arrière pensait que cela passerait inaperçu, sauf si Allah le révélait. Le Prophète (ﷺ) est parti alors que les fruits étaient mûrs et l’ombre agréable. Je commençais à me préparer, mais je reportais chaque fois, jusqu’à ce que les gens soient partis et que je n’aie rien préparé. Je me disais : “Je peux encore les rattraper.” Mais je n’ai rien fait, et finalement la bataille a eu lieu sans moi. Même alors, j’ai pensé partir les rejoindre, mais ce n’était pas écrit pour moi. Après le départ du Prophète (ﷺ), je ne voyais autour de moi que des gens accusés d’hypocrisie ou des faibles qu’Allah avait excusés. Le Prophète (ﷺ) ne s’est pas rappelé de moi avant d’arriver à Tabuk. Là, il a demandé : “Qu’a fait Ka’b ?” Un homme de Banu Salama a dit : “Il a été retenu par ses vêtements et sa vanité.” Mu’adh bin Jabal a dit : “Tu as mal parlé ! Par Allah, nous ne savons de lui que du bien.” Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux. » Ka’b ajouta : « Quand j’ai appris qu’il revenait à Médine, j’ai commencé à réfléchir à des excuses, mais quand il est arrivé, j’ai décidé de dire la vérité. Le Prophète (ﷺ) est arrivé, a prié à la mosquée, puis a reçu ceux qui n’avaient pas participé à la bataille. Ils étaient plus de quatre-vingts à présenter de fausses excuses, et il a accepté leurs serments et a demandé pardon pour eux, laissant leur secret à Allah. Quand je suis venu, il m’a souri d’un sourire de colère et m’a dit : “Viens.” Je me suis assis devant lui. Il m’a demandé : “Pourquoi n’es-tu pas venu ? N’avais-tu pas acheté une monture ?” J’ai dit : “Oui, mais par Allah, si j’étais devant un autre que toi, j’aurais trouvé une excuse. Mais si je mens, Allah te le fera savoir, et si je dis la vérité, tu seras en colère, mais j’espère le pardon d’Allah. Je n’ai aucune excuse.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quant à lui, il a dit la vérité. Lève-toi jusqu’à ce qu’Allah décide de ton cas.” Beaucoup de gens m’ont blâmé, mais j’ai tenu bon. On nous a interdit de parler à moi et à deux autres compagnons. Nous sommes restés ainsi cinquante nuits. Mes deux compagnons restaient chez eux à pleurer, mais moi, j’assistais aux prières et personne ne me parlait. Je saluais le Prophète (ﷺ) après la prière, sans savoir s’il me répondait. Un jour, un homme est venu me remettre une lettre du roi de Ghassan, m’invitant à le rejoindre, mais je l’ai brûlée. Après quarante jours, le Prophète (ﷺ) a ordonné à nos femmes de s’éloigner de nous. Dix jours plus tard, après cinquante nuits, alors que j’étais sur le toit de ma maison, j’ai entendu quelqu’un crier : “Ô Ka’b ! Bonne nouvelle !” Je me suis prosterné, car le Prophète (ﷺ) venait d’annoncer qu’Allah avait accepté notre repentir. Les gens sont venus me féliciter. Quand je suis arrivé à la mosquée, le Prophète (ﷺ), le visage rayonnant de joie, m’a dit : “Réjouis-toi du meilleur jour depuis ta naissance.” J’ai demandé : “Ce pardon vient-il de toi ou d’Allah ?” Il a dit : “Non, c’est d’Allah.” J’ai dit : “Par reconnaissance, je donne tous mes biens en aumône.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Garde-en une partie, ce sera mieux pour toi.” J’ai dit : “Je garderai ma part de Khaibar.” Et j’ai ajouté : “Je ne dirai plus que la vérité tant que je vivrai.” Allah a révélé alors : “Allah a pardonné au Prophète, aux émigrés… et sois avec ceux qui sont véridiques.” (9.117-119) Par Allah, à part la guidée vers l’Islam, Allah ne m’a jamais accordé de plus grande faveur que d’avoir dit la vérité au Prophète (ﷺ). Ceux qui ont menti ont été décrits par Allah de la pire façon. Nous, les trois, avons été traités différemment de ceux dont le Prophète (ﷺ) a accepté les excuses, car Allah a laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Il décide
- Sahih al-Bukhari, n°4507
Rapporté par Salama : Quand la révélation divine : « Pour ceux qui peuvent jeûner, ils avaient le choix soit de jeûner, soit de nourrir un pauvre pour chaque jour, » (2.184) a été révélée, il était permis de donner une compensation et de ne pas jeûner, jusqu'à ce que le verset suivant soit révélé et l'abroge
- Sahih al-Bukhari, n°4558
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le verset : « Lorsque deux groupes parmi vous étaient sur le point de perdre courage, mais Allah fut leur Protecteur » (3.122) a été révélé à notre sujet, et nous étions ces deux groupes, c’est-à-dire Banu Haritha et Banu Salama. Nous ne souhaitons pas que ce verset n’ait pas été révélé, ou je n’aurais pas été satisfait s’il ne l’avait pas été, car Allah dit : « …Allah fut leur Protecteur. »
- Sahih al-Bukhari, n°4560
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait invoquer un mal ou un bien sur quelqu’un, il invoquait Allah après l’inclinaison (dans la prière). Parfois, après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue, à Toi la louange, ô notre Seigneur », il disait : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham et `Aiyash bin Abu Rabi`a. Ô Allah, inflige un châtiment sévère à la tribu de Mudar et frappe-les d’années de famine comme celles de Joseph. » Le Prophète (ﷺ) disait cela à haute voix, et il disait aussi dans certaines de ses prières du Fajr : « Ô Allah, maudis untel et untel », en nommant certaines tribus arabes, jusqu’à ce qu’Allah révèle : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad), mais à Allah, de décider. »
- Sahih al-Bukhari, n°4577
Rapporté par Jabir : Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr sont venus à pied me rendre visite (lorsque j’étais malade) chez Banu Salama. Le Prophète (ﷺ) m’a trouvé inconscient, alors il a demandé de l’eau, a fait ses ablutions avec et en a aspergé un peu sur moi. J’ai repris connaissance et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que m’ordonnes-tu de faire concernant mes biens ? » C’est alors que fut révélé : « Allah vous ordonne au sujet de l’héritage de vos enfants… »
- Sahih al-Bukhari, n°4598
Rapporté par Abu Huraira : Pendant que le Prophète (ﷺ) faisait la prière du ‘Isha, il a dit : « Allah entend celui qui Le loue », puis, avant de se prosterner, il a dit : « Ô Allah, sauve `Aiyash bin Rabi`a. Ô Allah, sauve Salama bin Hisham. Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid. Ô Allah, sauve les faibles parmi les croyants. Ô Allah, rends ton châtiment dur contre la tribu de Mudar. Ô Allah, inflige-leur des années (de famine) comme celles de Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°4677
Rapporté par ‘Abdullah ibn Ka‘b : J’ai entendu mon père, Ka‘b ibn Malik, qui était l’un des trois à qui le repentir fut accordé, dire qu’il ne s’était jamais absenté d’aucune expédition menée par le Messager d’Allah ﷺ, sauf lors de deux : l’expédition de la difficulté (Tabûk) et celle de Badr. Il dit : « Je résolus de dire la vérité au Messager d’Allah ﷺ dans la matinée, et il rentrait rarement de voyage sinon dans la matinée, et il commençait par la mosquée, où il accomplissait deux unités de prière. Le Prophète ﷺ interdit aux gens de me parler, ainsi qu’à mes deux compagnons, et il n’interdit à personne d’autre parmi ceux qui étaient restés en arrière. Les gens nous évitèrent donc, et je restai ainsi jusqu’à ce que la situation me devienne insupportable, et rien ne m’était plus préoccupant que de mourir sans que le Prophète ﷺ ne prie sur moi, ou que le Messager d’Allah ﷺ ne meure et que je reste dans cette situation parmi les gens, sans que personne ne me parle ni ne prie sur moi. Allah fit alors descendre notre repentir sur Son Prophète ﷺ au dernier tiers de la nuit, alors que le Messager d’Allah ﷺ était chez Umm Salama. Umm Salama était bienveillante à mon égard et concernée par mon affaire. Le Messager d’Allah ﷺ dit : “Ô Umm Salama, le repentir a été accordé à Ka‘b !” Elle dit : “Ne dois-je pas envoyer quelqu’un lui annoncer la bonne nouvelle ?” Il répondit : “Si tu fais cela, les gens t’assailliront et t’empêcheront de dormir le reste de la nuit.” Lorsque le Messager d’Allah ﷺ eut accompli la prière de l’aube, il annonça le repentir d’Allah à notre égard. Lorsqu’il se réjouissait, son visage s’illuminait comme s’il était un morceau de lune. Nous étions, nous trois, ceux dont l’affaire avait été différée, alors que l’excuse de ceux qui s’étaient excusés avait été acceptée. Mais lorsque furent mentionnés ceux qui avaient menti au Messager d’Allah ﷺ parmi ceux qui étaient restés en arrière et s’étaient excusés par le faux, ils furent mentionnés avec la pire des descriptions. Allah, le Sublime, dit : {Ils vous présenteront des excuses quand vous reviendrez à eux. Dis : Ne présentez pas d’excuses, nous ne vous croirons pas. Allah nous a déjà informés de votre situation, et Allah verra votre œuvre, ainsi que Son Messager.} (jusqu’à la fin du verset)
- Sahih al-Bukhari, n°4853
Rapporté par Um Salama رضي الله عنها : Je me suis plainte au Messager d’Allah (ﷺ) d’être malade, alors il m’a dit : « Fais le Tawaf (autour de la Ka`ba à La Mecque) à dos de monture, derrière les gens (qui font le Tawaf à pied). » J’ai donc fait le Tawaf pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) priait à côté de la Ka`ba et récitait : « Par la montagne (du Sinaï) et par un Livre écrit... »
- Sahih al-Bukhari, n°4909
Rapporté par Abu Salama : Un homme est venu voir Ibn `Abbas pendant qu’Abu Huraira était assis avec lui et lui a demandé : « Donne-moi ton avis sur une femme qui a accouché quarante jours après la mort de son mari. » Ibn `Abbas a répondu : « Cela marque la fin de l’une des deux périodes légales. » J’ai dit : « Pour les femmes enceintes, leur délai légal va jusqu’à l’accouchement. » Abu Huraira a dit : « Je suis d’accord avec mon cousin (Abu Salama). » Ibn `Abbas a alors envoyé son esclave Kuraib demander à Um Salama à ce sujet. Elle a répondu : « Le mari de Subai’a al-Aslamiya a été tué alors qu’elle était enceinte, et elle a accouché quarante jours après sa mort. Ensuite, elle a reçu des demandes en mariage et le Messager d’Allah (ﷺ) l’a mariée à quelqu’un. Abu As-Sanabil faisait partie de ceux qui ont demandé sa main. »
- Sahih al-Bukhari, n°4913
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant toute une année, j’ai eu envie de demander à `Umar ibn Al-Khattab l’explication d’un verset (dans la sourate At-Tahrim), mais je n’osais pas à cause du respect que j’avais pour lui. Lorsqu’il partit faire le Hajj, je l’ai accompagné. Sur le chemin du retour, alors que nous étions encore en route, `Umar s’est éloigné près des arbres d’Arak pour satisfaire un besoin. J’ai attendu qu’il ait fini, puis je l’ai rejoint et je lui ai demandé : « Ô chef des croyants ! Qui étaient les deux femmes du Prophète (ﷺ) qui se sont soutenues l’une l’autre contre lui ? » Il a répondu : « C’étaient Hafsa et `Aisha. » Je lui ai alors dit : « Par Allah, je voulais te poser cette question il y a un an, mais je n’ai pas osé par respect pour toi. » `Umar a dit : « N’hésite pas à me demander. Si tu penses que j’ai des connaissances sur un sujet, demande-moi ; et si je sais, je te répondrai. » Puis `Umar a ajouté : « Par Allah, à l’époque préislamique, nous ne faisions pas attention aux femmes jusqu’à ce qu’Allah révèle ce qu’Il a révélé à leur sujet et leur accorde ce qu’Il leur a accordé. Un jour, alors que je réfléchissais à une affaire, ma femme m’a dit : “Je te conseille de faire ceci ou cela.” Je lui ai dit : “Pourquoi t’occupes-tu de cette affaire ? Pourquoi t’immisces-tu dans ce que je veux accomplir ?” Elle m’a répondu : “C’est étonnant, ô fils d’Al-Khattab ! Tu ne veux pas qu’on te contredise alors que ta fille, Hafsa, discute avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute une journée !” » `Umar a alors raconté qu’il s’est immédiatement habillé et est allé voir Hafsa : « Ô ma fille ! Tu discutes avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute la journée ? » Hafsa a répondu : « Par Allah, nous discutons avec lui. » `Umar a dit : « Sache que je t’avertis du châtiment d’Allah et de la colère du Messager d’Allah (ﷺ)... Ô ma fille ! Ne te laisse pas influencer par celle qui est fière de sa beauté à cause de l’amour du Messager d’Allah (ﷺ) pour elle (c’est-à-dire `Aisha). » `Umar a ajouté : « Je suis ensuite allé chez Um Salama, qui était de ma famille, et j’ai parlé avec elle. Elle m’a dit : “Ô fils d’Al-Khattab ! C’est étonnant que tu veuilles t’occuper de tout ; tu veux même t’immiscer entre le Messager d’Allah et ses femmes !” Par Allah, ses paroles m’ont tellement touché que ma colère a diminué. Je l’ai quittée et je suis rentré chez moi. À cette époque, j’avais un ami parmi les Ansar qui me rapportait des nouvelles du Prophète en mon absence, et je faisais de même pour lui. Nous avions peur d’un roi de la tribu de Ghassan, car nous avions entendu dire qu’il voulait nous attaquer, ce qui nous inquiétait beaucoup. Un jour, mon ami ansari a frappé à ma porte de façon inattendue et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le roi de Ghassan est-il arrivé ?” Il a répondu : “Non, mais c’est pire : le Messager d’Allah (ﷺ) s’est isolé de ses femmes.” J’ai dit : “Que le nez de `Aisha et Hafsa touche la poussière (c’est-à-dire qu’elles soient humiliées) !” Je me suis habillé et je suis allé à la demeure du Messager d’Allah (ﷺ). Il se trouvait dans une pièce à l’étage, à laquelle on accédait par une échelle, et un esclave noir du Messager d’Allah (ﷺ) était assis sur la première marche. Je lui ai dit : “Dis au Prophète (ﷺ) que `Umar ibn Al-Khattab est là.” Le Prophète (ﷺ) m’a alors fait entrer et je lui ai raconté toute l’histoire. Quand je suis arrivé à l’épisode d’Um Salama, le Messager d’Allah (ﷺ) a souri alors qu’il était allongé sur un tapis de feuilles de palmier, sans rien entre lui et le tapis. Il avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, des feuilles d’un arbre saut à ses pieds, et quelques outres d’eau suspendues au-dessus de sa tête. En voyant les marques du tapis sur son côté, j’ai pleuré. Il m’a dit : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! César et Khosro mènent une vie luxueuse alors que toi, le Messager d’Allah (ﷺ), tu vis dans la pauvreté. » Le Prophète (ﷺ) a alors répondu : « N’es-tu pas satisfait qu’ils profitent de ce bas-monde et que nous ayons l’au-delà ? »
- Sahih al-Bukhari, n°4922
Rapporté par Yahya bin Abi Kathir : J'ai demandé à Aba Salama bin `Abdur-Rahman quelle était la première sourate révélée du Coran. Il a répondu : « Ô toi qui es enveloppé (c'est-à-dire Al-Muddaththir). » J'ai dit : « On dit que c'était : Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé (c'est-à-dire la sourate Al-`Alaq, Le Caillot). » Là-dessus, Abu Salama a dit : « J'ai posé la même question à Jabir bin `Abdullah, comme tu viens de le faire, et il m'a répondu : Je ne te dirai que ce que le Messager d'Allah (ﷺ) nous a dit. Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : J'étais en retraite dans la grotte de Hira, et après avoir terminé la période de ma retraite, je suis descendu (de la grotte) et j'ai entendu une voix m'appeler. J'ai regardé à ma droite, mais je n'ai rien vu. Puis j'ai levé les yeux et j'ai vu quelque chose. Alors je suis allé voir Khadija (l'épouse du Prophète) et je lui ai demandé de m'envelopper et de me verser de l'eau froide dessus. Ils m'ont donc enveloppé et ont versé de l'eau froide sur moi. » Ensuite, « Ô toi (Muhammad) qui es enveloppé ! Lève-toi et avertis » (sourate Al-Muddaththir) a été révélé
- Sahih al-Bukhari, n°4924
Rapporté par Yahya : J'ai demandé à Aba Salama : « Quelle sourate du Coran a été révélée en premier ? » Il a répondu : « Ô toi qui es enveloppé (Al-Muddaththir). » J'ai dit : « On m'a informé que c'était : Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé (c'est-à-dire la sourate Al-`Alaq)… » (similaire au récit rapporté par `Ali bin Al-Mubarak, 444 ci-dessus)
- Sahih al-Bukhari, n°4926
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Il a entendu le Messager d'Allah (ﷺ) décrire la période d'interruption de la Révélation, et dans sa description, il a dit : « Pendant que je marchais, j'ai entendu une voix venant du ciel. J'ai levé les yeux vers le ciel, et voilà ! J'ai vu le même Ange qui était venu à moi dans la grotte de Hira, assis sur une chaise entre le ciel et la terre. J'ai eu tellement peur que je suis tombé à terre. Ensuite, je suis allé voir ma femme et j'ai dit : Enveloppez-moi dans des vêtements ! Enveloppez-moi dans des vêtements ! Ils m'ont enveloppé, puis Allah a révélé : Ô toi (Muhammad) qui es enveloppé ! Lève-toi et avertis… et abandonne les idoles. (74.1-5) Abu Salama a dit… Rujz signifie idoles. Après cela, la Révélation a commencé à venir plus fréquemment et régulièrement
- Sahih al-Bukhari, n°4954
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Pendant que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de la période où la révélation s’était interrompue, il a raconté : « Un jour, alors que je marchais, j’ai soudain entendu une voix venant du ciel. J’ai levé les yeux et, à ma grande surprise, j’ai vu le même Ange qui m’était apparu dans la grotte de Hira. Il était assis sur une chaise entre le ciel et la terre. J’ai eu peur de lui et je suis rentré chez moi en disant : Couvrez-moi ! Couvrez-moi ! » Alors ils l’ont couvert, puis Allah a révélé : « Ô toi qui es enveloppé ! Lève-toi et avertis, et glorifie ton Seigneur, et purifie tes vêtements, et éloigne-toi des idoles. » (74.1-5) Abu Salama a dit : « (Rijz) ce sont les idoles que les gens de l’époque préislamique adoraient. » Après cela, la révélation a commencé à venir fréquemment et régulièrement
- Sahih al-Bukhari, n°4980
Rapporté par Abu `Uthman : On m’a informé que Gabriel est venu voir le Prophète (ﷺ) pendant que Umm Salama était avec lui. Gabriel a commencé à parler avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a demandé à Umm Salama : « Qui est-ce ? » Elle a répondu : « C’est Dihya (al-Kalbi). » Quand Gabriel est parti, Umm Salama a dit : « Par Allah, je n’ai pensé à personne d’autre qu’à lui (c’est-à-dire Dihya) jusqu’à ce que j’entende le sermon du Prophète (ﷺ) où il a parlé de la venue de Gabriel. » Le sous-rappoteur a demandé à Abu `Uthman : De qui as-tu entendu cela ? Abu `Uthman a répondu : D’Usama bin Zaid
- Sahih al-Bukhari, n°5000
Rapporté par Shaqiq bin Salama : Un jour, `Abdullah bin Mas`ud a fait un sermon devant nous et a dit : « Par Allah, j’ai appris plus de soixante-dix sourates directement du Messager d’Allah (ﷺ). Par Allah, les compagnons du Prophète (ﷺ) savent que je fais partie de ceux qui connaissent le mieux le Livre d’Allah parmi eux, mais je ne suis pas le meilleur d’entre eux. » Shaqiq a ajouté : Je me suis assis dans son assemblée religieuse et je n’ai entendu personne le contredire dans ses propos
- Sahih al-Bukhari, n°5023
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah n’écoute pas un prophète comme Il écoute un prophète qui récite le Coran d’une belle voix. » Le compagnon du sous-narrateur (Abu Salama) a dit : « Cela veut dire : en le récitant à voix haute. »
- Sahih al-Bukhari, n°5101
Rapporté par Um Habiba (fille d’Abu Sufyan) : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Épouse ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu veux cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis déjà pas ta seule épouse et j’aimerais que ma sœur partage ce bien avec moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais cela ne m’est pas permis. » J’ai dit : « Nous avons entendu dire que tu veux épouser la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « (Tu veux dire) la fille d’Um Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, il m’est interdit de l’épouser car c’est ma nièce par l’allaitement. Abu Salama et moi avons été allaités par Thuwayba. Donc, ne me proposez pas vos filles ou vos sœurs en mariage. » Rapporté par ‘Urwa : Thuwayba était l’esclave affranchie d’Abu Lahb, qu’il avait libérée, puis elle a allaité le Prophète. Quand Abu Lahb est mort, un de ses proches l’a vu en rêve dans un mauvais état et lui a demandé : « Qu’as-tu rencontré ? » Abu Lahb a répondu : « Je n’ai pas eu de repos depuis que je vous ai quittés, sauf qu’on m’a permis de boire un peu d’eau dans cet espace (entre le pouce et les autres doigts), et cela à cause de l’affranchissement de Thuwayba. »
- Sahih al-Bukhari, n°5106
Rapporté par Um Habiba : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Veux-tu épouser (ma sœur), la fille d’Abu Sufyan ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Que devrais-je faire avec elle ? » J’ai dit : « Épouse-la. » Il a dit : « Tu aimerais cela ? » J’ai dit : « (Oui), car je ne suis déjà pas ta seule épouse, alors j’aimerais que ma sœur partage cela avec moi. » Il a dit : « Elle ne m’est pas permise (en mariage). » J’ai dit : « Nous avons entendu dire que tu voulais te marier. » Il a dit : « La fille d’Um Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, elle m’est interdite en mariage, car Thuwaiba nous a allaités, son père (Abu Salama) et moi. Donc, ne me proposez ni vos filles, ni vos sœurs. »
- Sahih al-Bukhari, n°5107
Rapporté par Um Habiba : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Épouse ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Il a dit : « Tu aimerais cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis déjà pas ta seule épouse ; et la personne avec qui j’aimerais le plus partager le bien, c’est ma sœur. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais cela ne m’est pas permis (c’est-à-dire d’être marié à deux sœurs en même temps). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, nous avons entendu que tu veux épouser Durra, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Um Salama ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Par Allah ! Même si elle n’était pas ma belle-fille, il ne m’aurait pas été permis de l’épouser, car elle est ma nièce de lait : Thuwaiba a allaité à la fois moi et Abu Salama. Donc, ne me proposez ni vos filles, ni vos sœurs. »
- Sahih al-Bukhari, n°5117
Rapporté par Jabir bin `Abdullah et Salama bin Al-Akwa` : Pendant que nous étions dans une armée, le Messager d'Allah (ﷺ) est venu vers nous et a dit : « Il vous est permis de faire le Mut'a (mariage temporaire), alors faites-le. »
- Sahih al-Bukhari, n°5118
Rapporté par Jabir bin `Abdullah et Salama bin Al-Akwa` : Pendant que nous étions dans une armée, le Messager d'Allah (ﷺ) est venu vers nous et a dit : « Il vous est permis de faire le Mut'a (mariage temporaire), alors faites-le. »
- Sahih al-Bukhari, n°5119
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si un homme et une femme sont d'accord (pour se marier temporairement), leur mariage doit durer trois nuits. S'ils veulent continuer, ils le peuvent ; et s'ils veulent se séparer, ils le peuvent aussi. » Je ne sais pas si cela nous concernait seulement ou si c'était pour tout le monde en général. Abu `Abdullah (Al-Bukhari) a dit : `Ali a précisé que le Prophète a dit : « Le mariage Mut'a a été annulé (rendu interdit). »
- Sahih al-Bukhari, n°5123
Rapporté par Zainab bint Salama : Um Habiba a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Nous avons entendu dire que tu veux épouser Durra bint Abu-Salama. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Peut-elle être mariée en même temps que Um Salama (sa mère) ? Même si je n’avais pas épousé Um Salama, elle ne serait pas permise pour moi, car son père est mon frère de lait. »
- Sahih al-Bukhari, n°5202
Rapporté par Um Salama : Le Prophète (ﷺ) a juré de ne pas aller voir certaines de ses épouses pendant un mois. Mais après vingt-neuf jours, il est allé les voir le matin ou le soir. On lui a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Tu avais juré de ne pas aller les voir pendant un mois. » Il a répondu : « Le mois peut être de vingt-neuf jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5235
Rapporté par Um Salama : Alors que le Prophète (ﷺ) était avec moi, un homme efféminé se trouvait dans la maison. Cet homme a dit au frère d’Um Salama, `Abdullah bin Abi Umaiyya : « Si Allah te fait conquérir Ta’if demain, je te conseille d’épouser la fille de Ghailan, car elle est tellement forte qu’on voit quatre plis de chair de face et huit de dos. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Cet homme (efféminé) ne doit plus entrer chez vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°5318
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : Une femme de Bani Aslam, appelée Subai’a, est devenue veuve alors qu’elle était enceinte. Abu As-Sanabil bin Ba'kak lui a demandé sa main, mais elle a refusé en disant : « Par Allah, je ne peux pas me marier tant que je n’ai pas terminé l’une des deux périodes prescrites. » Environ dix jours après avoir accouché, elle est allée voir le Prophète (ﷺ) et il lui a dit : « Tu peux te marier maintenant. »
- Sahih al-Bukhari, n°5334
Rapporté par Humaid bin Nafi` : Zainab bint Abu Salama m'a raconté ces trois récits : Zainab a dit : Je suis allée voir Um Habiba, l'épouse du Prophète (ﷺ), quand son père, Abu Sufyan bin Harb, était décédé. Um Habiba a demandé un parfum qui contenait une senteur jaune (Khaluq) ou un autre parfum, et elle a d'abord parfumé une des filles avec, puis elle s'en est mis sur les joues et a dit : « Par Allah, je n'ai pas besoin de parfum, mais j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle doit porter le deuil pendant quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5336
Rapporté par Zainab : J'ai entendu ma mère, Um Salama, dire qu'une femme est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Le mari de ma fille est décédé et elle souffre d'une maladie des yeux, peut-elle mettre du khôl sur ses yeux ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a répondu : « Non », deux ou trois fois. (Chaque fois qu'elle répétait sa question), il disait : « Non. » Puis le Messager d'Allah (ﷺ) a ajouté : « Ce n'est qu'une question de quatre mois et dix jours. À l'époque de l'ignorance avant l'islam, une veuve parmi vous jetait une boule de fumier quand une année s'était écoulée. »
- Sahih al-Bukhari, n°5338
Rapporté par Um Salama : Une femme avait perdu son mari et ses proches s’inquiétaient pour ses yeux (qui étaient malades). Ils sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont demandé la permission de soigner ses yeux avec du khôl, mais il a dit : « Elle ne doit pas mettre de khôl sur ses yeux. (À l’époque préislamique de l’ignorance), une veuve parmi vous restait dans ses pires vêtements (ou dans la pire partie de sa maison), et quand un an était passé, si un chien passait près d’elle, elle jetait une boule de fumier. Non, (elle ne peut pas utiliser de khôl) avant que quatre mois et dix jours ne soient passés. »
- Sahih al-Bukhari, n°5345
Rapporté par Zainab bint Um Salama : Lorsque Um Habiba bint Abi Sufyan a appris la mort de son père, elle a demandé du parfum et en a mis sur ses bras, puis elle a dit : « Je n’ai pas besoin de parfum, mais j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour Dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui la période de deuil est de quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5369
Rapporté par Um Salama : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que j’aurai une récompense (dans l’au-delà) si je dépense pour les enfants d’Abu Salama et que je ne les laisse pas dans le besoin, mais que je les traite comme mes propres enfants ? » Le Prophète a dit : « Oui, tu seras récompensée pour ce que tu dépenseras pour eux. »
- Sahih al-Bukhari, n°5372
Rapporté par Umm Habiba (l’épouse du Prophète) : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu épouser ma sœur, la fille d’Abu Sufyan ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Est-ce que tu aimerais cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis pas ta seule épouse, et la personne avec qui j’aimerais le plus partager le bien, c’est ma sœur. » Il a dit : « Cela ne m’est pas permis. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous avons entendu dire que tu veux épouser Durra, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Umm Salama ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, elle ne m’est pas permise, car c’est ma nièce de lait. Thuwaiba nous a allaités, Abu Salama et moi. Donc, ne me proposez pas vos filles et sœurs. » Rapporté par ‘Urwa : Thuwaiba était une esclave qu’Abu Lahab avait affranchie
- Sahih al-Bukhari, n°5376
Rapporté par ‘Umar ibn Abi Salama : J’étais un garçon sous la garde du Messager d’Allah (ﷺ) et ma main allait dans tous les sens dans le plat pendant que je mangeais. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Ô garçon ! Dis le nom d’Allah, mange avec ta main droite et mange ce qui est devant toi dans le plat. » Depuis ce jour-là, j’ai toujours suivi ces conseils en mangeant
- Sahih al-Bukhari, n°5377
Rapporté par `Umar bin Al Salama : Qui était le fils d'Oum Salama, l'épouse du Prophète : Une fois, j'ai mangé un repas avec le Messager d'Allah (ﷺ) et je prenais de la nourriture de tous les côtés du plat. Alors le Messager d'Allah (ﷺ) m'a dit : « Prends la nourriture qui est devant toi. »
- Sahih al-Bukhari, n°5378
Rapporté par Wahb bin Kaisan Abi Nu'aim : Un repas a été apporté au Messager d'Allah (ﷺ) alors que son beau-fils, `Umar bin Abi Salama, était avec lui. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit : « Dis le nom d'Allah et mange ce qui est devant toi dans le plat. »
- Sahih al-Bukhari, n°5379
Rapporté par Anas bin Malik : Un tailleur a invité le Messager d'Allah (ﷺ) à un repas qu'il avait préparé. Je suis allé avec le Messager d'Allah (ﷺ) et je l'ai vu chercher à manger les morceaux de courge sur différents côtés du plat. Depuis ce jour, j'aime manger la courge. `Umar bin Abi Salama a dit : Le Prophète m'a dit : « Mange avec ta main droite. »
- Sahih al-Bukhari, n°5497
Rapporté par Salama bin Al-Aqwa' : Le soir du jour de la conquête de Khaybar, l’armée a allumé des feux pour cuisiner. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pourquoi avez-vous allumé ces feux ? » Ils ont répondu : « Pour cuire la viande des ânes domestiques. » Il a dit : « Jetez ce qu’il y a dans les marmites et cassez-les. » Un homme s’est levé et a dit : « Devons-nous jeter le contenu des marmites puis les laver au lieu de les casser ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui, vous pouvez faire l’un ou l’autre. »
- Sahih al-Bukhari, n°5569
Rapporté par Salama bin Al-Aqua' : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui a sacrifié un animal ne doit rien garder de sa viande après trois jours. » L’année suivante, les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Devons-nous faire comme l’an dernier ? » Il a répondu : « Mangez-en, donnez-en à manger aux autres et gardez-en, car cette année-là les gens traversaient une période difficile et je voulais que vous aidiez (ceux dans le besoin). »
- Sahih al-Bukhari, n°5634
Rapporté par Um Salama (la femme du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui boit dans des ustensiles en argent ne fait que remplir son ventre de feu de l’Enfer. »
- Sahih al-Bukhari, n°5706
Rapporté par Um Salama : Le mari d’une femme est décédé et ses yeux sont devenus douloureux. Les gens ont raconté son histoire au Prophète et lui ont demandé s’il était permis qu’elle utilise du khôl car ses yeux étaient en danger. Il a dit : « Avant, quand l’une d’entre vous perdait son mari, elle restait dans ses vêtements sales, dans une maison malsaine, pendant un an. Quand un chien passait, elle jetait une boule de fumier. Non, maintenant elle doit observer la période prescrite (‘idda) de quatre mois et dix jours. »
- Sahih al-Bukhari, n°5739
Rapporté par Um Salama : Le Prophète ﷺ a vu chez elle une fille qui avait une tache noire sur le visage. Il a dit : « Elle est sous l’effet du mauvais œil ; soignez-la avec une Ruqya. »
- Sahih al-Bukhari, n°5843
Rapporté par Ibn `Abbas : Pendant un an, j’ai voulu demander à `Umar au sujet des deux femmes qui s’étaient soutenues l’une l’autre contre le Prophète (ﷺ), mais j’avais peur de lui. Un jour, il est descendu de sa monture et est allé parmi les arbres d’Arak pour faire ses besoins. À son retour, je lui ai posé la question et il m’a dit : « (C’étaient) `Aisha et Hafsa. » Il a ajouté : « À l’époque de l’ignorance avant l’Islam, nous ne donnions pas d’importance aux femmes, mais quand l’Islam est venu et qu’Allah a mentionné leurs droits, nous avons commencé à les respecter, mais sans leur permettre d’intervenir dans nos affaires. Une fois, il y a eu une dispute entre ma femme et moi, et elle m’a répondu d’une voix forte. Je lui ai dit : “Étonnant ! Tu peux me répondre ainsi ?” Elle a dit : “Oui. Tu me dis cela alors que ta fille cause des soucis au Messager d’Allah (ﷺ) ?” Je suis donc allé voir Hafsa et je lui ai dit : “Je te préviens de ne pas désobéir à Allah et à Son Messager.” Je suis d’abord allé voir Hafsa, puis Oum Salama et je lui ai dit la même chose. Elle m’a répondu : “Ô `Umar ! Ça m’étonne que tu t’occupes autant de nos affaires, au point de vouloir même t’immiscer dans celles du Messager d’Allah (ﷺ) et de ses femmes.” Elle a donc rejeté mon conseil. Il y avait un homme parmi les Ansar ; quand il était absent du Messager d’Allah (ﷺ) et que j’étais présent, je lui racontais ce qui s’était passé ce jour-là, et quand j’étais absent et qu’il était présent, il me racontait les nouvelles du Messager d’Allah (ﷺ). À cette époque, tous les dirigeants des régions voisines s’étaient soumis au Messager d’Allah (ﷺ) sauf le roi de Ghassan en Syrie, et nous avions peur qu’il nous attaque. Soudain, l’Ansari est venu et a dit : “Il s’est passé un grand événement !” Je lui ai demandé : “Qu’est-ce que c’est ? Le roi des Ghassanides est-il venu ?” Il a répondu : “Encore plus grave ! Le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé de ses femmes !” Je suis allé les voir et je les ai trouvées toutes en train de pleurer dans leurs chambres, et le Prophète (ﷺ) était monté dans une pièce à l’étage. À la porte, il y avait un esclave à qui j’ai demandé : “Demande la permission pour que j’entre.” Il m’a laissé entrer et j’ai vu le Prophète (ﷺ) allongé sur un tapis qui avait laissé des marques sur son côté. Sous sa tête, il y avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. J’ai vu aussi des peaux suspendues et de l’herbe pour le tannage. Ensuite, j’ai raconté ce que j’avais dit à Hafsa et Oum Salama, et la réponse d’Oum Salama. Le Messager d’Allah (ﷺ) a souri et il est resté là-haut pendant vingt-neuf jours, puis il est redescendu. » (Voir Hadith n°648, vol. 3 pour plus de détails)
- Sahih al-Bukhari, n°5844
Rapporté par Oum Salama : Une nuit, le Prophète (ﷺ) s’est réveillé en disant : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah ! Que de malheurs sont descendus cette nuit, et que de trésors ont été révélés ! Qui ira réveiller les femmes qui habitent ces chambres pour la prière ? Beaucoup de personnes bien habillées dans ce monde seront nues au Jour de la Résurrection. »
- Sahih al-Bukhari, n°5887
Rapporté par Um Salama : Un jour, le Prophète (ﷺ) était chez elle, et un homme efféminé était aussi présent. Cet homme a dit à `Abdullah (le frère d’Um Salama) : « Ô `Abdullah ! Si Ta’if est conquise demain, je te recommande la fille de Ghailan, car elle est tellement grosse qu’elle a quatre courbes devant (sur le ventre) et huit derrière. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit (à ses femmes) : « Ces hommes efféminés ne doivent pas entrer chez vous. »
- Sahih al-Bukhari, n°5896
Rapporté par Israïl : ‘Uthman bin ‘Abdullah bin Mauhab a dit : « Ma famille m’a envoyé avec un bol d’eau chez Umm Salama. » Israïl a montré trois doigts pour indiquer la petite taille du récipient dans lequel il y avait des cheveux du Prophète. ‘Uthman a ajouté : « Si quelqu’un souffrait du mauvais œil ou d’une maladie, il envoyait un récipient d’eau à Umm Salama. J’ai regardé dans le récipient qui contenait les cheveux du Prophète et j’y ai vu quelques cheveux roux. »
- Sahih al-Bukhari, n°5897
Rapporté par ‘Uthman bin ‘Abdullah bin Mauhab : Je suis allé chez Umm Salama et elle nous a montré des cheveux teints du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°5898
Rapporté par Ibn Mauhab : Umm Salama lui a aussi montré des cheveux roux du Prophète
- Sahih al-Bukhari, n°6091
Rapporté par Zainab bint Um Salama : Um Sulaim a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! En vérité, Allah n’a pas honte de dire la vérité. Est-ce qu’une femme doit prendre un bain après un rêve humide (émission nocturne) ? » Il a répondu : « Oui, si elle remarque une trace. » À ce moment-là, Um Salama a ri et a dit : « Est-ce qu’une femme a aussi une émission nocturne ? » Il a répondu : « Comment alors son fils lui ressemblerait-il ? »
- Sahih al-Bukhari, n°6121
Rapporté par Um Salama : Um Sulaim est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! En vérité, Allah n’a pas honte de dire la vérité. Si une femme a une pollution nocturne (fait un rêve humide), doit-elle se laver ? » Il a répondu : « Oui, si elle remarque une trace. »
- Sahih al-Bukhari, n°6148
Rapporté par Salama bin Al-Aqwa : Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (ﷺ) vers Khaybar et nous avons voyagé de nuit. Un homme a dit à ‘Amir bin Al-Aqwa’ : « Ne veux-tu pas nous réciter de la poésie ? » ‘Amir était poète, alors il est descendu et a commencé à réciter des poèmes pour accompagner le pas des chameaux, disant : « Ô Allah ! Sans Toi, nous n’aurions pas été guidés, nous n’aurions pas donné en aumône, ni prié. Pardonne-nous donc nos fautes. Que nous soyons tous prêts à nous sacrifier pour Ta cause. Et quand nous rencontrons nos ennemis, rends nos pas fermes, accorde-nous la paix et la sérénité. Et si nos ennemis nous appellent à l’injustice, nous refuserons. Les mécréants ont lancé des appels à l’aide contre nous. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qui conduit les chameaux ? » Ils ont répondu : « C’est ‘Amir bin Al-Aqwa’. » Il a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde. » Un homme a demandé : « Le martyre lui a-t-il été accordé, ô Prophète d’Allah ? Si seulement tu nous avais permis de profiter de sa compagnie plus longtemps ! » Nous sommes arrivés à Khaybar et nous les avons assiégés jusqu’à ce que nous souffrions d’une grande faim, mais Allah a aidé les musulmans à conquérir Khaybar. Le soir de la victoire, les gens ont allumé de nombreux feux. Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que ces feux ? Pourquoi faites-vous du feu ? » Ils ont répondu : « Pour cuire de la viande. » Il a demandé : « Quelle viande ? » Ils ont dit : « De la viande d’âne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Jetez la viande et cassez les marmites. » Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Devons-nous jeter la viande et laver les marmites ? » Il a répondu : « Vous pouvez faire cela aussi. » Quand l’armée s’est rangée pour le combat, l’épée d’‘Amir était courte, et en attaquant un Juif, le tranchant de l’épée est revenu vers lui et l’a blessé au genou, ce qui a causé sa mort. Quand les musulmans sont revenus de la bataille, Salama a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a vu pâle et a demandé : « Qu’as-tu ? » J’ai répondu : « Que mes parents soient sacrifiés pour toi ! Les gens disent que toutes les actions d’Amir sont annulées. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qui a dit cela ? » J’ai répondu : « Untel, untel et Usaid bin Al-Hudair Al-Ansari. » Il a dit : « Celui qui dit cela ment. En vérité, ‘Amir aura une double récompense. » (En parlant, le Prophète (ﷺ) a joint deux de ses doigts pour le montrer) et il a ajouté : « C’était vraiment un homme travailleur et un combattant dévoué dans la voie d’Allah, et il y en a rarement eu un comme lui à Médine ou sur le champ de bataille. »
- Sahih al-Bukhari, n°6152
Rapporté par Abu Salama bin `Abdur-Rahman bin `Auf : Il a entendu Hassan bin Thabit Al-Ansari demander à Abu Huraira de témoigner, en disant : « Ô Abu Huraira ! Je t’en supplie par Allah, as-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Ô Hassan ! Réponds au nom du Messager d’Allah (ﷺ). Ô Allah ! Soutiens-le (Hassan) avec l’Esprit Saint (Gabriel).’ ? » Abu Huraira a répondu : « Oui. »
- Sahih al-Bukhari, n°6200
Rapporté par Abu Hurairah (ra) : Quand le Prophète (ﷺ) a relevé la tête après s’être incliné pendant la prière, il a dit : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham, ‘Aiyyash bin Abu Rabi’a et les croyants faibles et impuissants de La Mecque. Ô Allah, sois dur avec la tribu de Mudar. Ô Allah, envoie-leur des années de sécheresse comme celles de (le Prophète) Yusuf (Joseph). »
- Sahih al-Bukhari, n°6218
Rapporté par Um Salama : (Une nuit) le Prophète (ﷺ) s’est réveillé et a dit : « Subhan Allah ! Combien de trésors ont été révélés ! Et combien d’épreuves sont descendues ! Qui ira réveiller les femmes endormies de ces maisons (pour prier) ? » (Il parlait de ses épouses.) Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Une personne bien habillée dans ce monde peut être nue dans l’au-delà. » `Umar a dit : « J’ai demandé au Prophète : ‘As-tu divorcé de tes femmes ?’ Il a répondu : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Allahu Akbar !’ »
- Sahih al-Bukhari, n°6219
Rapporté par Safiya bint Huyai : L’épouse du Prophète (ﷺ) raconte qu’elle est allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était en retraite spirituelle (i`tikaf) dans la mosquée pendant les dix dernières nuits du mois de Ramadan. Elle a parlé avec lui un moment dans la nuit, puis elle s’est levée pour rentrer chez elle. Le Prophète (ﷺ) s’est levé pour l’accompagner. Quand ils sont arrivés à la porte de la mosquée, en face de la maison d’Oum Salama, l’épouse du Prophète, deux hommes des Ansar sont passés et, après avoir salué le Messager d’Allah (ﷺ), ils se sont dépêchés de continuer leur chemin. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Ne vous pressez pas : c’est Safiya, la fille de Huyai. » Ils ont répondu : « Gloire à Allah ! Ô Messager d’Allah (ﷺ), (comment pourrions-nous te soupçonner ?) » Cela a été très important pour eux deux. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Satan circule dans le corps du fils d’Adam (c’est-à-dire l’homme) comme le sang circule, et j’ai eu peur qu’il (Satan) ne mette une mauvaise pensée dans vos cœurs. »
- Sahih al-Bukhari, n°6331
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) vers Khaybar. Un homme parmi les gens dit : « Ô ‘Amir ! Peux-tu nous réciter quelques-uns de tes vers poétiques ? » ‘Amir descendit alors et se mit à chanter parmi eux : « Par Allah ! Sans Allah, nous n’aurions pas été guidés. » ‘Amir a aussi récité d’autres vers que je ne me rappelle plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) demanda : « Qui est ce conducteur de chameau ? » Les gens répondirent : « C’est ‘Amir bin Al-Akwa`. » Il dit : « Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde. » Un homme parmi les gens dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si seulement tu nous laissais profiter plus longtemps de sa compagnie. » Quand les gens se sont alignés, la bataille a commencé, et ‘Amir s’est blessé accidentellement avec sa propre épée et est mort. Le soir, les gens allumèrent de nombreux feux pour cuisiner. Le Messager d’Allah demanda : « Qu’est-ce que ce feu ? Pourquoi faites-vous du feu ? » Ils répondirent : « Pour cuire la viande d’ânes. » Il dit : « Jetez ce qu’il y a dans les marmites et cassez-les ! » Un homme dit : « Ô Prophète d’Allah ! Peut-on jeter ce qu’il y a dedans et les laver ? » Il répondit : « Ce n’est pas grave, vous pouvez faire ainsi. »
- Sahih al-Bukhari, n°6777
Rapporté par Abou Salama : Abou Hourayra a dit : « Un homme qui avait bu du vin a été amené au Prophète. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Frappez-le !” » Abou Hourayra a ajouté : « Certains d’entre nous l’ont frappé avec leurs mains, d’autres avec leurs chaussures, et d’autres avec leurs vêtements tordus comme un fouet. Quand nous avons fini, quelqu’un lui a dit : “Qu’Allah t’humilie !” À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a dit : “Ne dites pas cela, car vous aidez Satan à prendre le dessus sur lui.” »
- Sahih al-Bukhari, n°6891
Rapporté par Salama : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) vers Khaybar. Un homme parmi les compagnons a dit : « Ô ‘Amir ! Chante-nous quelques-unes de tes chansons pour faire avancer les chameaux. » Alors il en a chanté quelques-unes, en rythme avec la marche des chameaux. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qui conduit ces chameaux ? » Ils ont répondu : « ‘Amir. » Le Prophète a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ! » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si seulement tu nous laissais profiter de sa compagnie plus longtemps ! » Puis ‘Amir a été tué le lendemain matin. Les gens ont dit : « Les bonnes actions de ‘Amir sont perdues puisqu’il s’est tué lui-même. » Je suis revenu à ce moment-là pendant qu’ils parlaient de cela. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Prophète d’Allah ! Que mon père soit sacrifié pour toi ! Les gens disent que les bonnes actions de ‘Amir sont perdues. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui dit cela ment, car ‘Amir aura une double récompense puisqu’il a fait des efforts pour obéir à Allah et a combattu pour la cause d’Allah. Aucune autre façon de mourir ne lui aurait donné une plus grande récompense. »
- Sahih al-Bukhari, n°6939
Rapporté par Abu `Abdur-Rahman : Abu `Abdur-Rahman et Hibban bin 'Atiyya ont eu une dispute. Abu `Abdur-Rahman a dit à Hibban : « Tu sais ce qui a poussé tes compagnons (c’est-à-dire `Ali) à verser le sang. » Hibban a dit : « Quoi donc ? » `Abdur-Rahman a répondu : « C’est quelque chose que je l’ai entendu dire. » L’autre a demandé : « Qu’a-t-il dit ? » `Abdur-Rahman a dit : « `Ali a raconté : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé, avec Az-Zubair et Abu Marthad, et nous étions tous des cavaliers. Il a dit : Rendez-vous à Raudat-Hajj (Abu Salama a précisé qu’Abu 'Awana l’appelait ainsi), là où se trouve une femme portant une lettre de Hatib bin Abi Balta’a pour les polythéistes de La Mecque. Ramenez-moi cette lettre. Nous sommes donc partis à cheval jusqu’à ce que nous la rattrapions à l’endroit indiqué par le Messager d’Allah (ﷺ). Elle voyageait sur son chameau. Dans cette lettre, Hatib avait informé les Mecquois de l’attaque prévue par le Messager d’Allah (ﷺ) contre eux. Nous lui avons demandé : Où est la lettre que tu as avec toi ? Elle a répondu : Je n’ai aucune lettre. Nous avons fait agenouiller son chameau et fouillé ses bagages, mais nous n’avons rien trouvé. Mes deux compagnons ont dit : Nous pensons qu’elle n’a pas de lettre. J’ai dit : Nous savons que le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas menti. » Puis `Ali a juré : « Par Celui par qui on doit jurer ! Tu vas sortir la lettre ou nous allons te déshabiller. » Elle a alors tendu la main vers sa ceinture et a sorti le papier. Ils ont apporté la lettre au Messager d’Allah (ﷺ). `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Hatib) a trahi Allah, Son Messager et les croyants ; permets-moi de lui trancher la tête ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Hatib ! Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? » Hatib a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi ne croirais-je pas en Allah et en Son Messager ? Mais j’ai voulu rendre service aux gens de La Mecque afin qu’ils protègent ma famille et mes biens, car il n’y a aucun de tes compagnons qui n’ait des proches que Dieu pousse à protéger sa famille et ses biens. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a dit la vérité ; ne lui dites donc que du bien. » `Umar a répété : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il a trahi Allah, Son Messager et les croyants ; permets-moi de lui trancher la tête ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « N’est-il pas parmi ceux qui ont combattu à Badr ? Et qu’en sais-tu, peut-être qu’Allah a regardé les gens de Badr et leur a dit : Faites ce que vous voulez, car Je vous ai accordé le Paradis ? » En entendant cela, les yeux de `Umar se sont remplis de larmes et il a dit : « Allah et Son Messager savent mieux. »
- Sahih al-Bukhari, n°6940
Rapporté par Abi Huraira : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude d’invoquer Allah dans sa prière : « Ô Allah ! Sauve `Aiyash bin Abi Rabi`a, Salama bin Hisham et Al-Walid bin Al-Walid ; ô Allah ! Sauve les faibles parmi les croyants ; ô Allah ! Sois dur envers la tribu de Mudar et inflige-leur des années (de famine) comme les années de Joseph. »
- Sahih al-Bukhari, n°6967
Rapporté par Um Salama : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis seulement un être humain, et vous avez des différends. Il se peut que l’un d’entre vous présente mieux son cas que l’autre, et je rends alors un jugement en sa faveur selon ce que j’entends. Attention ! Si jamais je donne (par erreur) à quelqu’un quelque chose qui appartient à son frère, qu’il ne le prenne pas, car je ne lui ai donné qu’un morceau de Feu. »
- Sahih al-Bukhari, n°7044
Rapporté par Abu Salama : J’avais l’habitude de faire des rêves qui me rendaient malade, jusqu’à ce que j’entende Abu Qatada dire : « Moi aussi, je faisais des rêves qui me rendaient malade, jusqu’à ce que j’entende le Prophète (ﷺ) dire : “Un bon rêve vient d’Allah. Donc, si l’un de vous fait un rêve qu’il aime, qu’il ne le raconte qu’à une personne qu’il aime. Et s’il fait un rêve qu’il n’aime pas, qu’il demande la protection d’Allah contre son mal et contre le mal de Satan, qu’il crache trois fois (sur sa gauche) et qu’il ne le raconte à personne, ainsi il ne lui fera pas de mal.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7069
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est réveillé une nuit, effrayé, et a dit : « Subhan Allah ! Combien de trésors Allah a fait descendre ! Et combien d’épreuves ont été envoyées ! Qui ira réveiller les femmes qui habitent ces chambres (pour la prière) ? » Il parlait de ses épouses, pour qu’elles prient. Il a ajouté : « Une personne bien habillée dans ce monde peut se retrouver nue dans l’au-delà. »
- Sahih al-Bukhari, n°7087
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Il a rendu visite à Al-Hajjaj (bin Yusuf). Al-Hajjaj lui a dit : « Ô fils d’Al-Akwa` ! Tu as tourné le dos (c’est-à-dire tu as quitté l’islam) en restant (dans le désert) avec les bédouins. » Salama a répondu : « Non, mais le Messager d’Allah (ﷺ) m’a permis de vivre avec les bédouins dans le désert. » Rapporté par Yazid bin Abi Ubaid : Quand `Uthman bin `Affan a été tué (martyrisé), Salama bin Al-Akwa` est parti dans un endroit appelé Ar-Rabadha, il s’y est marié, a eu des enfants et y est resté jusqu’à quelques jours avant sa mort, quand il est revenu à Médine
- Sahih al-Bukhari, n°7105
Rapporté par Shaqiq bin Salama : J’étais assis avec Abu Mas`ud, Abu Musa et `Ammar. Abu Mas`ud a dit à `Ammar : « Il n’y a aucun de tes compagnons dont je ne pourrais relever les défauts si je le voulais, sauf toi. Depuis que tu as rejoint la compagnie du Prophète (ﷺ), je n’ai jamais vu chez toi quelque chose de plus critiquable pour moi que ta précipitation dans cette affaire. » `Ammar a répondu : « Ô Abu Mas`ud ! Je n’ai jamais vu chez toi ou chez ton compagnon (c’est-à-dire Abu Musa) quelque chose de plus critiquable pour moi que votre éloignement de cette affaire depuis que vous avez rejoint la compagnie du Prophète. » Ensuite, Abu Mas`ud, qui était un homme riche, a dit à son serviteur : « Garçon ! Apporte deux habits. » Puis il en a donné un à Abu Musa et l’autre à `Ammar, et il leur a dit : « Mettez ces habits avant d’aller à la prière du vendredi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7106
Rapporté par Shaqiq bin Salama : J’étais assis avec Abu Mas`ud, Abu Musa et `Ammar. Abu Mas`ud a dit à `Ammar : « Il n’y a aucun de tes compagnons dont je ne pourrais relever les défauts si je le voulais, sauf toi. Depuis que tu as rejoint la compagnie du Prophète (ﷺ), je n’ai jamais vu chez toi quelque chose de plus critiquable pour moi que ta précipitation dans cette affaire. » `Ammar a répondu : « Ô Abu Mas`ud ! Je n’ai jamais vu chez toi ou chez ton compagnon (c’est-à-dire Abu Musa) quelque chose de plus critiquable pour moi que votre éloignement de cette affaire depuis que vous avez rejoint la compagnie du Prophète. » Ensuite, Abu Mas`ud, qui était un homme riche, a dit à son serviteur : « Garçon ! Apporte deux habits. » Puis il en a donné un à Abu Musa et l’autre à `Ammar, et il leur a dit : « Mettez ces habits avant d’aller à la prière du vendredi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7107
Rapporté par Shaqiq bin Salama : J’étais assis avec Abu Mas`ud, Abu Musa et `Ammar. Abu Mas`ud a dit à `Ammar : « Il n’y a aucun de tes compagnons dont je ne pourrais pas relever les défauts si je le voulais, sauf toi. Depuis que tu as rejoint la compagnie du Prophète (ﷺ), je n’ai rien vu de ta part qui me semble plus critiquable que ta précipitation dans cette affaire. » `Ammar a répondu : « Ô Abu Mas`ud ! Je n’ai rien vu de plus critiquable de ta part, ni de la part de ton compagnon ici présent (c’est-à-dire Abu Musa), que votre retrait de cette affaire depuis que vous avez rejoint la compagnie du Prophète. » Ensuite, Abu Mas`ud, qui était un homme riche, a dit à son serviteur : « Garçon ! Apporte deux habits. » Il en a donné un à Abu Musa et l’autre à `Ammar, puis il leur a dit : « Mettez ces vêtements avant d’aller à la prière du vendredi. »
- Sahih al-Bukhari, n°7169
Rapporté par Um Salama : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je ne suis qu’un être humain, et vous venez à moi avec vos litiges ; il se peut que l’un de vous présente son cas de façon plus convaincante que l’autre, et je rends mon jugement selon ce que j’entends. Donc, si jamais je juge par erreur et que je donne le droit d’un frère à un autre, alors ce dernier ne doit pas le prendre, car je ne lui donne en réalité qu’un morceau de Feu. »
- Sahih al-Bukhari, n°7175
Rapporté par Ibn `Umar : Salim, l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifa, dirigeait la prière pour les premiers Muhajirin (émigrants) et les compagnons du Prophète (ﷺ) dans la mosquée de Quba. Parmi ceux qui priaient derrière lui, il y avait Abu Bakr, `Umar, Abu Salama et Amir bin Rabi`a
- Sahih al-Bukhari, n°7181
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu des gens se disputer devant la porte de sa maison, alors il est sorti vers eux et a dit : « Je ne suis qu’un être humain, et des personnes viennent me voir pour régler leurs différends. Il se peut que l’un d’entre vous soit plus convaincant que l’autre, et que je pense qu’il dit la vérité et que je tranche en sa faveur. Si jamais je rends un jugement en faveur de quelqu’un qui prend ainsi le droit d’un autre musulman sans raison, alors ce qu’il prend n’est qu’un morceau de Feu, à lui de le prendre ou de le laisser. »
- Sahih al-Bukhari, n°7185
Rapporté par Um Salama : Le Prophète (ﷺ) a entendu des gens se disputer près de sa porte, alors il est sorti vers eux et a dit : « Je ne suis qu’un être humain, et des personnes viennent à moi pour régler leurs différends. Il se peut que l’un d’eux expose son cas de façon plus convaincante que l’autre, et je rends alors un jugement en sa faveur en pensant qu’il dit la vérité. Donc, si je donne par erreur le droit d’un musulman à un autre, ce bien sera en réalité un morceau de Feu, à chacun de choisir de le prendre ou de le laisser. »
- Sahih al-Bukhari, n°7206
Rapporté par Yazid : J’ai dit à Salama : « Sur quoi avez-vous prêté allégeance au Prophète ﷺ le jour de al-Houdaybiya ? » Il répondit : « Sur la mort. »
- Sahih al-Bukhari, n°7208
Rapporté par Salama : Nous avons donné l’allégeance au Prophète ﷺ sous l’arbre. Il m’a dit : « Ô Salama ! Ne veux-tu pas donner l’allégeance ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Je l’ai déjà donnée la première fois. » Il a dit : « Donne-la encore une deuxième fois. »
- Sahih al-Bukhari, n°7265
Rapporté par Salama ibn Al-Akwa` : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à un homme de la tribu d’Al-Aslam : « Annonce à ton peuple (ou aux gens), le jour de ‘Achoura (le dixième jour de Muharram) : “Celui qui a mangé quelque chose doit jeûner pour le reste de la journée ; et celui qui n’a rien mangé doit compléter son jeûne.” »
- Sahih al-Bukhari, n°7527
Rapporté par Abu Salama : Abu Huraira a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Celui qui ne récite pas le Coran d’une belle voix ne fait pas partie des nôtres.” Et d’autres ont ajouté : (cela signifie) de le réciter à voix haute. »
- Sunan Ibn Majah, n°1886
Rapporté par Abou Salama : J’ai demandé à Aïcha : « Quelle était la dot des femmes du Prophète ? » Elle a répondu : « La dot qu’il donnait à ses femmes était de douze uqiyyah et un nash (d’argent). Sais-tu ce qu’est un nash ? C’est la moitié d’une uqiyyah. Cela équivaut à cinq cents dirhams. »
- Muwatta Malik, n°9
Abdallah Ibn Rafe', l'affranchi de Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a demandé Abou Houraira au sujet des moments de la prière; il lui répondit: «je vais te les montrer: fais la prière du midi lorsque ton ombre est à la hauteur du ta taille, celle de l'asr lorsque ton ombre est de double, celle du coucher du soleil lorsque celui-ci disparaît, et celle du soir dans le temps qui te sépare du tiers de la nuit. La prière de l'aurore est à faire tant qu'il fait toujours nuit»
- Muwatta Malik, n°45
La mère d'un fils de Ibrahim Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf demanda à Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Je suis une femme qui marche dans des lieux immondes et laisse l'extrémité de mon vêtement traînant» (dois-je faire les ablutions lorsque je veux prier). Elle lui répondit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «(Le sable) fait débarasser les vêtements de toute impureté»
- Muwatta Malik, n°79
Yazid Ibn Abdallah Ibn Qoussait Al-Laithi a rapporté qu'il a vu le sang couler du nez de Sa'id Ibn Al-Moussaiab alors qu'il priait. Il se rendit chez Oum Salama la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) fit apporter de l'eau pour faire ses ablutions puis revint continuer sa prière. Chapitre XI Ce qu'on doit faire lors d'un saignement du nez
- Muwatta Malik, n°103
Abou Salama Ibn Abd Al-Rahman Ibn Awf a rapporté qu'il a demandé à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) au sujet de l'obligation de la lotion; elle répondit: «Abou Salama, sais- tu à quoi cela ressemble? Eh oui, à un coq qui entend les autres chanter, pour chanter avec. Lorsque les deux parties circoncises (les génitales mâle et femelle), se touchent et qu'il y a pénétration, c'est du devoir de faire la lotion»
- Muwatta Malik, n°135
Oum Salama a rapporté qu'une femme subissait un écoulement du sang du temps de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah). Oum Salama en consultant l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «qu'elle compte le nombre des nuits et des jours du temps normal de ses menstrues avant qu'elle subisse un tel écoulement, qu'elle cesse la prière durant cette période du mois. Après cela qu'elle fasse une lotion, puis qu'elle mette un chiffon sur son organe génital, et qu'elle fasse ensuite la prière»
- Muwatta Malik, n°136
Zainab Bint Abi Salama a rapporté qu'elle a vu Zainab Bint Jahch la femme de Abdel-Rahman Ibn Awf, qui subissait un écoulement du sang, faire une lotion et prier»
- Muwatta Malik, n°165
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, a rapporté que Abou Houraira leur présidant la prière, prononçait le takbir à chaque fois qu'il s'abaissait (pour s'incliner et pour se prosterner) et puis qu'il relevait la tête (de la prosternation). Sa prière terminée, il dit: «Par Allah! Cette prière est pareille à celle que faisait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)»
- Muwatta Malik, n°211
Malek a rapporté, d'après Ibn Chéhab, Sa'id Ibn Al-Mous-saiab, et Abou Salama Ibn Abdel-Rahman un hadith analogue». Malek a dit: «toute distraction provoquant l'incomplétude de la prière, la prosternation est à faire avant la salutation finale. Toute distraction provoquant un surplus dans la prière, la prosternation est de même à faire, mais après la salutation finale». Chapitre XVI Du doute de l'incomplétude de la prière et comment la compléter
- Muwatta Malik, n°262
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman Ibn Awf, demanda à Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) comment était la prière nocturne de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) durant le mois de Ramadan»? Elle répondit: «Au mois de Ramadan, et aux autres mois, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne faisait pas plus que onze raka'ts. Il débutait par quatre, et ne me demandez pas ni de leur durée, ni de leur perfection, puis quatre autres suivantes qui étaient aussi durables et parfaites, et enfin, il faisait trois raka'ts». Je lui dis: «ô Envoyé d'Allah! dors-tu avant de faire une raka't impaire»? Il répondit: «ô Aicha! Mes yeux se ferment, quant à mon cœur il ne dort pas»
- Muwatta Malik, n°284
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté: «En ayant entendu le deuxième appel à la prière, les hommes se levèrent pour faire (deux raka'ts légères) avant celle de l'aurore.En arrivant, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «deux prières à la fois» deux prières à la fois»? Il s'agit des deux raka'ts surérogatoires avant la prière canonique de l'aurore»
- Muwatta Malik, n°316
Omar Bin Abi Salama a rapporté qu'il a vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) prier, portant un seul vêtement en s'y enveloppant, chez Oum Salama. Il mettait ses extrémités sur ses épaules
- Muwatta Malik, n°323
Mouhammad Ibn Zaid Ibn Quonfoz a rapporté que sa mère a demandé à Oum Salama la femme de Prophète (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) «Que doit mettre une femme pour prier»? Elle lui répondit: «elle doit mettre le voile, porter la longue robe qui cache les parties postérieures de ses pieds»
- Muwatta Malik, n°389
Abou Al-Nadar, l'esclave de Omar Ibn Oubaidallah a rapporté que Abou Salama Ibn Abdel-Rahman lui a dit: «Je n'ai pas vu ton compagnon faire deux raka'ts en entrant dans la mosquée avant de s'asseoir»? Abou Al-Nadar ajouta: «Il voulait dire Omar Ibn Oubaidallah, et il lui reprochait d'entrer dans la mosquée sans faire deux raka'ts avant de s'asseoir». Malek a dit: «Cela est de la bonne tradition mais il n'est pas une obligation». Chapitre XIX Le fait de mettre les mains sur quoi on pose le front en se prosternant
- Muwatta Malik, n°481
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté que Abou Houraira, en priant, récita la sourate «al-Inshiqaq» (Coran LXXXIV,) et il se prosterna. La prière achevée, il leur dit que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) en la récitant, fit une prosternation»
- Muwatta Malik, n°539
Mouhammad Ibn Abi Harmala, l'esclave de Abdel-Rahman Ibn Abi Soufian Ibn Houwaiteb a rapporté que Zainab la fille de Abi Salama mourut à Médine où Tarek était son gouverneur. Alors, Tarek apporta le brancard après la prière de l'aurore, puis le déposa à Al-Baqi' (le lieu de la cimetière) Puis il dit: «Tarek avait l'habitude de faire la prière de l'aurore alors qu'il faisait encore nuit». Ibn Harmala ajouta: «J'ai entendu alors Abdallah Ibn Omar dire aux parents de la défunte: «vous faites la prière funéraire ou maintenant, ou vous devez la laisser jusqu'au lever du soleil»
- Muwatta Malik, n°548
Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «Je n'ai pu croire à la mort du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) que lorsque j'ai entendu les coups des haches» (cette expression signifie qu'elle a été surprise et étonnée)
- Muwatta Malik, n°561
Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé r d'Allah (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «celui qui est atteint par une affliction, et qui dit, comme Allah l'a ordonné: «Nous sommes à Allah, et c'est vers Lui que nous retournerons, Grand Allah! Accorde-moi la récompense en échange de mon affliction et donne-nous ce qui est de meilleur» Allah l'exaucera». (Inna lillahi wa inna ilayhi rajiun. Allahoumma' jurniy fi musiybatiy, wa a qibhiy khayran minha, illa faala 'llahu dhalika bihi.). Oum Salama ajouta: «Quand Abou Salama mourut, j'ai invoqué Allah par ces mots, puis je me suis dit: «Qui serait donc meilleur que Abou Salama»? Allah, alors lui destina l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) pour mari
- Muwatta Malik, n°640
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn Al-Hareth Ibn Hicham a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes de l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ont dit: «il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à Ramadan, se trouvait le matin, en état d'impureté rituelle, à la suite des rapports charnels, et il jeûnait le jour»
- Muwatta Malik, n°641
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman Ibn al-Hareth Ibn Hicham a rapporté: «Nous étions, mon père et moi chez Marwan Ibn Al-Hakam, alors qu'il était gouverneur à Médine. On lui fit savoir que Abou Houraira avait dit: «Celui qui, le matin, se trouve impur rituellement, il ne doit pas jeûner». Marwan s'écria: «Je te conjure ô Abdel-Rahman, de te rendre chez les deux mères des croyants Aicha et Oum Salama, et de leur demander à ce sujet». Nous nous rendîmes, Abdel-Rahman et moi chez Aicha; une fois entrés chez elle, Abdel-Rahman la salua et lui dit: «Nous étions chez Marwan Ibn Al-Hakam à qui l'on a rapporté que Abou Houraira avait dit: «Celui, qui est impur rituellement, au matin, ne jeûnera pas le jour». Aicha répondit: «Ô Abdel-Rahman, ce n'est pas comme a dit Abou Houraira; sauf si tu veux agir, autrement qu’a fait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam)».r Abdel-Rahman répondit: «non»; Aicha reprit: «Je témoigne qu'il arrivait à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) d'être rituellement impur le matin, à la suite des rapports charnels, et pourtant il jeûnait le jour (après avoir fait la lotion)». Nous quittâmes Aicha, et nous nous trouvâmes chez Oum Salama, que Abdel Rahman interroge à propos du même sujet, et de qui il reçu la même réponse que celle de Aicha. Rentrés chez Marwan Ibn Al-Hakam Abdel-Rahman lui fit un rapport sincère de ce qu'il a entendu de Aicha et de Oum Salama. Marwan dit: «Ô Abou Mouhammad, je te conjure d'enfourcher ma monture qui est à la porte, et d’aller chez Abou Houraira qui est à présent, dans son terrain à Al-aqiq, afin que tu lui racontes, ce que tu as entendu». Abdel-Rahman enfourcha la monture, et je l'accompagnai jusqu'à ce que nous soyons arrivés chez Abou-Houraira. Abdel-Rahman, s'entretint avec lui pour une heure et l'informa de ce qu'il avait entendu; Abou-Houraira lui répondit: «Je ne savais rien de tout cela, car pour ma part, c'est un homme qui me l'avait rapporté»
- Muwatta Malik, n°642
Abou Bakr Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Aicha et Oum Salama, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) avaient dit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) soit rituellement impur le matin, à la suite de rapports charnels, et il jeûnait le jour (après la lotion)». Chapitre V Du baiser toléré à sa femme pour celui qui jeûne
- Muwatta Malik, n°643
Ata Ibn Yassar a rapporté qu'un homme a embrassé sa femme alors qu'il jeûnait, en Ramadan. Se trouvant profondément chagriné, il demanda à sa femme de se renseigner à ce sujet. Elle se rendit chez Oum Salama, l'épouse du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui, elle fit part de son état. Oum Salama lui répondit: «Il arrivait que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) embrassait ses femmes, alors qu'il jeûnait». Revenant chez elle, la femme rapporta à son mari, ce qu'elle a entendu dire, ce qui allait exciter son chagrin, et il dit: «nous ne sommes pas comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à qui Allah rendit licite ce qu'il voulut». Sa femme retourna, de nouveau chez Oum Salama, chez qui se trouvait l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam).r Il demanda à Oum Salama: «Qu'a-t-elle, cette femme»? Elle le mit au courant de son interrogation. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répliqua: «Ne lui as-tu pas dit, que je fais de pareil». «Je lui ai dit cela, dit Oum Salama; mais une fois de retour chez son mari, lui rapportant ma réponse, cela redouble son chagrin, et il dit: nous ne sommes pas comme l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), à qui Allah rendit licite ce qu'il voulut». Apprenant cela, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r tout en colère, s'écria: «Par Allah! Je redoute Allah plus que quiconque, , et je connait bien ses prescriptions»
- Muwatta Malik, n°684
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté qu'il a entendu Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Il m'arrivait de devoir des jours de jeûne du mois de Ramadan, et je ne pouvais les jeûner qu'au mois de Cha'ban». Chapitre XXI Du jeûne du jour qu'on doute
- Muwatta Malik, n°686
Abou Salama Ibn Abdel Rahman a rapporté qu'Aicha, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) jeûnait à tel point que l'on se disait qu'il ne rompait pas le jeûne, et mangeait à ce que l'on se disait qu'il ne jeûnait pas. Et je n'ai jamais vu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâc jeûne e et la paix d'Allah) jeûner au complet pour un mois sauf à Ramadan. Son jeûne bénévole se faisait souvent au mois de Cha'ban»
- Muwatta Malik, n°761
Sa'id Ibn al-Moussaiab a rapporté que Omar Ibn Abi Salama a demandé la permission de Omar Ibn Al-Khattab, pour faire une visite pieuse au mois de Chawal, et il eut la permission. Ayant accompli la visite pieuse, Omar Ibn Abi Salama rentre chez les siens, sans accomplir le pèlerinage». Chapitre XVIII De l'interruption de la talbiat au cours de la visite pieuse
- Muwatta Malik, n°824
Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté: «comme je me plaignais à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) d'un malaise, il me dit: «Fais la tournée derrière les gens tout en restant sur ta monture». Elle continue: «Je fis la tournée, tout en étant sur mon chameau, alors que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) priait à côté de la Maison Sacrée, récitant: «Par le Mont, Et par un Livre transcrit» Coran LII :v:1et
- Muwatta Malik, n°976
Abou Katada Ibn Rib'i a rapporté ce qui suit: «Nous sortîmes avec l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam),r l'année de Hounain. Les musulmans entrèrent dans un combat acharné avec l'ennemi. Je vis un des ennemis sur le point de tuer un musulman. Je me tournai vers lui et je l'attaquai par derrière en lui donnant un coup de sabre sur la carotide. Il me fit face et me pressa d'une façon que j'allais sentir le mort puis me lâcha et tomba mort. Je croisait Omar Ibn Al-Khattab, il me dit: «Qu'ont-ils les hommes»? Je lui répondis: «C'est l'ordre d'Allah». Les hommes revenus, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) leur dit: «Celui qui a tué un ennemi, en prouvant cela, il aura ses dépouilles». Puis je me levais et dis: «Qui peut être mon témoin»? Puis je m'assieds. L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) reprit sa question: «Celui qui a tué un ennemi, en prouvant cela, il aura ses dépouilles». De nouveau je me levai pour dire: «Qui peut être mon témoin»? Puis je m'assieds. Enfin pour la troisième fois, l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam), r reprit la même question; me levant, il me dit: «Qù'as-tu donc, ô Abou Katada»? Je lui racontai la scène, un homme se leva et dit: «C'est vrai, ô Envoyé d'Allah, et les dépouilles du mort sont chez moi. Fais-donc qu'il soit satisfait de ce qu'il en a de droit». Abou Bakr se leva et dit à l'homme: «Non! Par Allah! L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne fera pas tort à un des lions d'Allah qui a combattu pour Allah et son Envoyé, qu'il te donne ses dépouilles». L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'écria alors: «Abou Bakr a dit la vérité» puis s'adressant à l'homme, il lui dit: «Remets-lui ces dépouilles». L'homme me donna les dépouilles et en vendant la cuirasse, je me suis acheté avec son prix un jardin chez Bani Salama; et tel fut le premier bien que j'ai bénéficié de l'islam»
- Muwatta Malik, n°1012
Ourwa Ibn Ouzaina Al-Laithi a rapporté: «Je quittai, avec ma grand-mère qui avait à faire une marche à pieds à la Maison d'Allah. Mais, à une certaine distance, elle ne pouvait plus poursuivre sa marche. Elle envoya son esclave auprès de Abdallah Ibn Omar le consulter; je partis avec cet esclave qui demanda l'avis de Abdallah Ibn Omar. Il lui répondit: «Ordonne la de marcher, puis de monter du lieu même où elle ne peut plus poursuivre sa marche à pieds». Yahia a rapporté qu'il a entendu Malek dire: «d'autant plus, elle doit à cela faire une offrande». (.....) 5 - On rapporta à Malek que Sa'id Ibn Al Moussaiab et Abou Salama Ibn Abdel Rahman ont approuvé le dire de Abdallah Ibn Omar»
- Muwatta Malik, n°1060
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté que Abou Houraira et Zaid Ibn Thabet, ne voyaient pas de mal à manger ce qui est jeté par la mer»
- Muwatta Malik, n°1061
Abou Salama Ibn Abdel-Rahman a rapporté que des gens de «Al-Jar» (lieu situé près de Médine) arrivèrent auprès de Marwan Ibn Al-Hakam à Médine, lui demandant au sujet de ce que la mer jette, s'il est légal de le manger». Il leur répondit:«Il n'y a pas de mal à le faire» .Puis il ajouta: « Rendez-vous auprès de Zaid Ibn Thabet et de Abou Houraira pour vous renseigner de plus, puis revenez m'apprendre ce qu'ils vous diront». Ils allèrent, leur demandèrent la même question et reçurent encore la même réponse. Ils revinrent chez Marwan Ibn Al-Hakam, lui rapportant ce qui était dit; alors il leur répondit: «C'est bien ce que je vous ai dit». Malek a dit: «II n'y a pas de mal à manger les poissons qu'un mage pêche, car l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit au sujet de la mer: «Son eau est purifiante, et ses animaux morts sont licites». Malek a ajouté: «Et si l'on mange ces poissons, même mort il ne faut pas tenir compte du pêcheur». Chapitre IV L’interdiction de manger les animaux carnassiers
- Muwatta Malik, n°1105
Hicham al-Makhzoumi a rapporté d'après son père que: «Lorsque l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) s'était marié d'avec Oum Salama, et qu'elle eût été chez lui, il lui dit: «Je ne vais pas te causer une humiliation. Si tu veux, je resterai pour sept jours avec toi, et en revanche je dois rester encore pour sept jours chez les autres, ou encore, si tu veux, je resterai pour trois jours et j'en ferai de même pour les autres». Elle répondit: «Je suis pour les trois jours»
- Muwatta Malik, n°1195
–Yahya a rapporté de Malek qui l'a rapporté de Ibn Chéhab que Talha Ibn Abdallah Ibn Awf qui en était plus informé que eux et Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf ont raconté que Abdul Rahman Ibn Awf avait divorcé définitivement sa femme, car il était malade. A sa mort, Osman Ibn Affan a donné à la femme sa part de l'héritage, alors que sa période d'attente avait déjà pris fin»
- Muwatta Malik, n°1204
Solaiman Ibn Yassar a rapporté que Noufai' était, paraît-il, un esclave ou un affranchi contractuel de Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) - marié d'une femme libre. Il divorça d'elle par deux fois puis voulut la reprendre, les femmes du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui donnèrent l'ordre de se rendre chez Osman Ibn Affan lui faire part de cette question. Il le croisa à «Al-Daraj» (un endroit à Médine), tenant par la main Zaid Ibn Thabet. Il leur adressa la question où tous les deux lui répondirent: «Elle t'est interdite, elle t'est interdite»
- Muwatta Malik, n°1205
Sa'id Ibn al-Moussaiab a rapporté que Noufai', un affranchi contractuel appartenant à Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), divorça d'avec une femme libre pour deux fois. Consultant à ce sujet Osman Ibn Affan, il lui répondit: «Elle t'est devenue interdite»
- Muwatta Malik, n°1206
Mouhammad Ibn Ibrahim Ibn Al-Hareth Al-Timi a rapporté qu'un affranchi contractuel chez Oum Salama, la femme du Prophète (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), dit Noufai', a consulté Zaid Ibn Thabet lui disant: «J'ai divorcé deux fois d'avec une femme libre». Zaid lui répondit: «Elle t'est devenue interdite»
- Muwatta Malik, n°1225
Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté d'après Fatima Bint Qais que Abou Amr Ibn Hafs avait définitivement divorcé d'avec elle, alors qu'il était eu Syrie. Il lui envoya son agent avec une quantité d'orge, elle était répugnée et dit à l'agent "Par Allah je n'attend rien de vous", il lui répondit: «Par Allah, tu ne nous dois rien». Elle vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui apprenant ce qui a eu lieu, il lui répondit: «Tu ne lui dois aucune dépense», et lui donna l'ordre de passer sa période d'attente à la maison de Oum Charik, puis lui dit: «Non, cette femme reçoit beaucoup de gens,il vaut mieux que tu passes cette période chez Abdallah Ibn Oum Mak-toum, car c'est un homme aveugle. Chez lui, tu pourras te dévoiler (changer tles habits). Une fois que tu termines ta période d'attente, apprends-le moi». Fatima continua: «Une fois que je fus à la fin de ma période d'attente je vins lui apprendre que Mou'awia IbnAbi Soufian et Abou Jahm Ibn Hicham me demandèrent en mariage». Alors l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Quant à Abou Jahm, il a toujours sa canne sur son épaule (1) et pour Mou'awia, ce n'est qu'un homme dépourvu de tout bien. Epouse, Oussama Ibn Zaid». Elle dit:«Mais je ne m'accorde pas avec lui». Mais il reprit: «Epouse Oussama Ibn Zaid», et je me mariait avec.lui: Ainsi Allah m'accorda tant de biens et je mène avec lui une vie heureuse». (1) Il y a deux opinions différentes quand au sens de la canne sur son épaule (une c'est qu'il est sévère avec ses femmes et l'autre c'est qu'il est toujours en voyage)
- Muwatta Malik, n°1243
Abou Salama Ibn Abdul Rahman a rapporté: «On demanda à Abdallah Ibn Abbas et Abou Houraira au sujet de la femme enceinte dont le mari meurt»? Ibn Abbas répondit: «Elle doit passer la période d'attente la plus longue» (On entend là, la période de deuil qui est de quatre mois et dix jours, ou attendre l'accouchement). Et Abou Houraira a dit à son tour: «Au cas, où elle accouche, elle pourra se marier de nouveau». Abou Salama Ibn Abdul-Rahman entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Oum Salama, répondit alors: «Soubai'a Al-Aslamia avait accouché une quinzaine de jours après la mort de son mari, deux hommes la demandèrent en mariage: L'un jeune, l'autre vieux, comme elle préférait le jeune, le vieux s'écria: «Tu ne peux pas encore te marier», les parents de la femme étant absents, il espérait qu'une fois qu'ils seraient présents, ils le préfrèront au jeune. Soubai'a vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) qui lui dit: «Tu es libre et tu pourras te marier avec celui que tu préfères»
- Muwatta Malik, n°1246
Soulaiman Ibn Yassar a rapporté que Abdallah Ibn Abbas et Abou Salama Ibn Abdul Rahman se disputèrent sur le cas de la femme qui accouche quelques jours après la mort de son mari. Ainsi, Abou Salama dit: «Si elle accouche, elle pourra se remarier», et Ibn Abbas dit: «Elle a à fixer la période d'attente la plus longue (c.f. 1250-92). Arrivant, Abou Houraira dit: «Moi, j'approuve, le fils de mon frère désignant Abou Salama. Cela fait, ils envoyèrent Kouraib, l'esclave de Abdallah Ibn Abbas auprès de Oum Salama, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui demanda à ce sujet. Kouraib revint et leur rapporta qu'elle avait dit: «Soubai'a avait accouché quelques jours après la mort de son mari. Elle demanda à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) à ce sujet, il lui répondit: «Tu pourras te marier d'avec celui que tu voudras. Chapitre XXXI Le séjour de la veuve dans la maison jusqu'au jour où elle pourra se marier
- Muwatta Malik, n°1263
Houmaid Ibn Nafe' a rapporté que Zainab Ibn Abi Salama lui a raconté trois hadiths, disant: «J'étais chez Oum Habiba, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) juste à la mort de son père Abou Soufian Ibn Harb. Oum Habiba apporta un parfum renfermant du «Soufra -Khoulouq» ou quelque chose de pareille. Puis elle frotta de ce parfum une de ses servantes et passa sa main sur ses joues en disant: «Par Allah, je n' ai pas besoin de me parfumer, cependant j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «II n'est pas licite pour une femme croyant en Allah et au jour de la résurrection, d'être en deuil pour plus de trois jours, excepté le cas de son mari, où son deuil devra être de quatre mois et de dix jours». (Tel était le premier hadith)
- Muwatta Malik, n°1265
(Au cours du troisième hadith) Zainab a dit: «J'ai entendu Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «Une femme vint trouver l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) et lui dit: «Ô Envoyé d'Allah, ma fille vient de ne perdre son mari, et ses yeux sont douloureux peut-elle les enduire du Kohol»? L'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui répondit: «Non», reprenant le «non» pour deux ou trois fois, entendant par là «Un non définitif», puis il dit: «Le deuil en est pour quatre mois et dix jours. Et durant la période préislamique, l'une des femmes jetait un crottin après le passage d'un an». Houmaid Ibn Nafe' continua: «Je demandai Zainab: «Pourquoi la femme jetait un crottin après le passage d'un an»? Elle répondit: «quand la femme perdait son mari, elle demeurait dans un endroit à meubles médiocres, et mettait des habits en loque, sans toucher ni à un parfum ni à rien de pareil, jusqu'à ce qu'un an en soit écoulé. Puis elle demandait d'avoir une bête un âne soit-il ou un mouton ou un oiseau, contre la peau de quoi elle se frottait le corps. Et il était peu fréquent que la bête puisse survivre, puis la femme sortait, et on lui donné un crottin, elle le jetait devant elle, à la suite de quoi, elle pouvait toucher au parfum ou à autre chose pareille»
- Muwatta Malik, n°1267
On rapporta à Malek que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit à une femme, s'endeuillant pour son mari, et souffrant d'une douleur aux yeux: «Enduis-toi les yeux du Kohol durant la nuit et ôte-le, le jour»
- Muwatta Malik, n°1270
On rapporta à Malek que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) entra chez Oum Salama alors qu'elle s'endeuillait à la mort de son mari Abou Salama. Ayant mis les traces du tamarin sur ses yeux, il lui dit: «Que fais-tu, ô Oum Salama»? «Ce n'est que du tamarin, ô Envoyé d'Allah», répondit-elle. Il riposta: «Mets-le la nuit et essuye les le jour». Malek a dit: «Le fait de s'endeuiller, pour une femme qui n'a pas encore atteint l'âge de puberté, à la mort de son mari, est pareil à celui d'une femme adulte, et aura même à s'interdire de tout ce dont la femme adulte est interdite». Malek a encore dit: «Une femme esclave, s'endeuillera, à la mort de son mari, pour deux mois et cinq nuits, durée de sa période d'attente». Malek a finalement dit: «Une esclave mère, ne s'endeuillera pas à la mort de son maître, et c'est aussi le cas d'une captive de guerre à la mort de son possesseur, car le deuil n'est d'obligation que pour les femmes libres»
- Muwatta Malik, n°1271
On rapporta à Malek que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) disait: «La femme endeuillée, se peigne les cheveux avec de l'huile et du lotus, exempts de tout parfum». MOUATTAA Au Nom d’Allah Le Clément Le Miséricordieux Livre 30 Le sujet de l'allaitement. Chapitre Premier De l'allaitement du nourrisson
- Muwatta Malik, n°1297
Abou Salama Ibn Abdul-Rahman Ibn Awf a rapporté que Abdul Rahman Ibn Awf s'était acheté une esclave, en trouvant qu'elle était mariée, il la rendit». Chapitre VII De la vente des arbres fruitiers et de leurs fruits
- Muwatta Malik, n°1395
Abou Salama Ibn Abdul Rahman Ibn Awf a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a commandé que la préemption soit appliqué dans tout ce qui n'a pas été divisé entre les partenaires, mais si la délimitation des parts a eu déjà lieu, plus question de préemption». Malek a dit: «Telle est la sounna incontestablement suivie»
- Muwatta Malik, n°1399
Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) r a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Je suis un être humain. Quand vous me rapportez vous accusations, il se peut que l'un de vous me présente habilement ses arguments, à un tel point que je lui donne raison à quelque chose du bien de son frère. Qu'il ne le prenne donc pas, car effectivement, je ne lui donne qu'un morceau de l'Enfer»
- Muwatta Malik, n°1408
On rapporta à Malek que Abou Salama Ibn Abdul Rahman et Soulaiman Ibn Yassar ont été interrogé si l'on pouvait juger d'aprés le serment du plaintif et, un témoin»? Ils répondirent: «Oui». * Malek a dit: Le précédent dans la sounna prescrit que l'on juge d'après le serment du plaintif et le témoignage d'un seul homme, ainsi si le plaintif fait un serment avec son témoin, il est confirmé dans son droit. Ainsi, si le plaintif renonce au serment et le refuse, on demande à l'accusé de le faire, si ce dernier fait serment, il est jugé innocent, et s'il refuse de le faire, cela donne complètement raison au plaintif,». * Cependant cette sounna est suivie pour tout ce qui est des biens privés; ce qui n'est pas le cas pour tout ce qui concerne la délimitation (d'une terre), ni le mariage, ni le divorce, ni l'affranchissement, ni le vol, ni la diffamation. Ainsi, si l'on veut dire: «L'affranchissement fait partie des biens, on aura tort, car s'il en est ainsi, l'esclave et son témoin celui-ci étant présent auraient fait un serment, que son maître l'a affranchi. D'autre part si l'esclave avait fait présenté un témoin, qui atteste qu'il est le propriétaire de l'argent, et qu'ils fassent tous deux serment, il aura pleinement son droit, tout comme le cas d'un homme libre». ' * Ainsi, il est de la sounna suivie à Médine, au cas où un esclave présente un témoin, qui atteste qu'il a été affranchi, de porter le maître de cet esclave à faire serment qu'il ne l'a pas affranchi si cela est fait, ce que l'esclave a prétendu être n'est plus considéré». * II en est de même pour la sounna suivie concernant le divorce, ainsi si la femme présente un témoin, attestant grâce à lui, que son mari l'a divorcé , on portera son mari à faire serment qu'il ne l'a pas divorcé; s'il le fait, elle ne sera pas divorcée». * Malek pousuit et dit:"Il y a une seule sounna, , concernant le divorce et l'affranchissement, soutenus par le témoignage d'un seul homme; le serment sera fait par le mari de la femme, et par le maître de l'esclave, du moment que l'affranchissement est l'une des lois prescrites et on ne tolère pas à ce sujet le témoignage de la femme, car si l'esclave est affranchi, sa personne sera intègre,et sera de ce fait soumis aux mêmes peines prescrites, tout comme un homme libre; s'il commet l'adultère, alors qu'il est marié, il sera lapidé; s'il tue, il sera tué; il a finalement le droit de faire hériter ses successeurs. Si l'on proteste en disant: «Si jamais un homme a affranchi son esclave, et qu'un autre vint, revendiquer au maître de cet esclave, une dette que ce dernier lui doit, de telle manière, qu'il ait pour témoins, qu'il lui doit une dette, un homme et deux femmes. Au cas où l'esclave ne possède aucun bien, et que l'homme insiste de devoir avoir sa dette, le maître sera porté à tenir cette dette en charge afin de la payer, et par conséquent l'affranchissement ne sera plus considéré. Cet homme qui est venu revendiquer sa dette, a cherché à rendre le témoignage des femmes, un témoignage toléré au sujet de l'affranchissement; or leur témoignage ne tient compte que de la question de la dette. Le cas de cet homme est pareil à celui qui, affranchissant son esclave, un homme vient, soutenu par un témoin, jurant réclamer une dette que lui doit cet esclave. S'il se trouve que cette dette est due, l'affranchissement ne sera plus considéré. Ou encore qu'un homme qui, ayant avec le maître d'un esclave un litige financier, vient prétendre qu'il a une dette que le maître de l'esclave doit le lui payer, l'on dira à ce maître: «Jure que tu ne lui dois pas, ce qu'il prétend avoir chez toi»; s'il renonce et refuse de jurer, l'on demandera au plaintif de faire ce serment, qui, par conséquent, en le faisant, met en preuve qu'il a droit à cette dette du maître de l'esclave. Ce qui fait que l'affranchissement de l'esclave n'est plus considéré, si il est prouvé que le maître doit une dette à l'homme en question». - Il en est de même pour le cas d'un homme qui épouse une esclave; devenu sa femme, le maître de cette dernière vient dire à l'homme: «Tu as acheté mon esclave pour tant de dinars»; le mari reniant cela, le maître de l'esclave fait appel à un homme et deux femmes témoignant et justifiant ses paroles. Ainsi la vente est maintenue, le maître aura son droit, la femme esclave sera illicite pour son mari, et se séparera de lui. Le témoignage des femmes, dans le cas d'un divorce, n'est pas admis». - Un autre exemple: Qu'un homme accuse un homme libre d'une calomnie, ce qui fait qu'il finit par être soumis à la peine prescrite. Il appelle un homme et deux femmes témoignant et certifiant ses paroles que l'homme accusé est un esclave. Ainsi, l'homme qui a tissé la calomnie, fuit la peine prescrite. Le témoignage des femmes n'est plus admis concernant la calomnie». - Ce qui est encore pareil à ce cas, où l'on souligne la divergence entre les juges et qui est de la sounna suivie, c'est quand deux femmes témoignent qu'un enfant est né vivant, et de ce fait, il a droit à l'héritage, et léguera par la suite ses biens à ses successeurs. Si le garçon meurt, et que les femmes qui ont été témoins, se trouvent non accompagnées d'un homme, et n'ayant pas fait serment, et que l'héritage en soit une grande fortune constituée d'or, d'argent, de demeures, de jardins, d'esclaves ou d'autres biens encore, par conséquent les deux femmes qui avaient déjà témoigné, d'un dirham ou de plus ou même de moins leur témoignage n'est pas à considérer, si elles ne sont pas soutenues, par un homme témoin et un serment à faire». - Il y en a, parmi les gens, qui disent, qu'un serment fait par un seul homme témoin, n'est pas considéré, justifiant leur protestation, en s'appuyant sur ce qui est dit par Allah Béni et Très Haut (le sens): «Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins» (Coran II,282). Malek a dit: «si on ne fait pas appel à un homme et deux femmes pour témoigner l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin, l'homme plaintif n'aura droit à rien et par conséquent, on ne doit pas lui demander de faire un serment avec son témoin». Il est de l'argument de celui qui a dit ce hadith, de lui dire: «Que penses-tu d'un homme qui prétend avoir une dette d'un autre, ne demandera-t-on pas à ce dernier de jurer qu'il ne doit rien, ainsi la prétention de l'autre sera refusée; S'il renonce à jurer, on demandera au plaintif de faire ce serment, et alors, son droit sera affirmé. D'ailleurs, cela n'est contesté par personne ni non plus dans aucun pays. Cependant, à quel verset du Livre d'Allah, s'est-il référé? S'il veut bien affirmer cela, qu'il le fasse en désignant son témoin qui fera le serment, même si cela n'a pas été mentionné dans le Livre d'Allah. Et, il est suffisant de suivre la tradition qui a été adoptée par nos ancêtres. Mais l'homme veut bien savoir ce qui est juste et ce qui est argumenté. Et, c'est là une explication de ce qui pourra troubler l'esprit, si Allah le veut». Chapitre V Le jugement concernant l'homme qui meurt et laisse une dette à rembourser et une autre dette qui lui esr due et n'ayant à ce sujet qu'un seul témoin (1431) - Malek a dit: «Quand un homme meurt, et qu'on lui doit une dette, et qu'il n'a à ce sujet qu'un seul témoin, et d'autre part qu'il doit aux gens une dette, n'ayant encore là qu'un seul témoin, puis que ses héritiers refusent de faire, avec leur témoin, un serment, de ne pas devoir une telle dette, on demande aux créanciers de faire serment pour récupérer ce qu'ils doivent. Dans ce cas,s'il reste une partie de la succession, les héritiers n'en auront aucun droit car ils ont été appelés à faire un serment et l'ont refusé, sauf qu'ils disent: «Selon nous, notre défunt n'a rien laissé comme héritage», et l'on se rend compte qu'ils ont refusé de faire un serment à cause de cela. Ainsi, à mon avis, ils doivent faire un tel serment et prendre le reste une fois que la dette est payée». Chapitre VI Le jugement concernant un procès
- Muwatta Malik, n°1493
On rapporta à Malek que Oum Salama, la femme du Prophète r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) concluait avec ses esclaves, des contrats d'affranchissement, en percevant d'avance, leur prix et en argent et en or». - Malek a dit: «Ce qui est incontestablement suivi au sujet d'un affranchi contractuel, commun à deux maîtres, c'est qu'il n'est pas permis à l'un d'eux, d'affranchir cet esclave, en demandant un prix forfaitaire, sans qu'il ait eu la concertation de son partenaire, du moment que l'esclave en question aussi bien que ce qu'il possède appartiennent aux deux patenaires; par conséquent il n'est pas toléré que l'un d'eux s'empare de quoi que ce soit sans avoir eu le permis de l'autre. Si l'un d'eux allait agir sans qu'il ait eu le permis de l'autre, et qu'il est fait que l'esclave meurt en laissant ses biens, ou encore qu'il soit incapable de s'acquitter de son propre prix, le partenaire qui avait déjà affranchi l'esclave n'aura rien de ses biens, par suite il ne devra rien rendre de ce qu'il avait déjà lui-même eu, à son partenaire, et par conséquent il n'aura aucun droit sur cet esclave. Mais celui qui affranchit son esclave moyennant un prix forfaitaire, en ayant eu le permis de son partenaire, puis que l'esclave se trouve incapable de compléter son contrat d'affranchissement, celui qui l'avait fait affranchir peut, s'il le veut, rendre ce qu'il avait déjà pris et continuera à jouir de son droit sur cet esclave, d'ailleurs, cela lui est permis. Si l'esclave meurt en laissant des biens, le partenaire qui ne l'avait pas encore affranchi aura ce qui est de son droit de ce qui reste du prix de l'affranchissement, quant au reste des biens, il sera partagé entre les deux partenaires, selon la part que chacun a dans cet esclave. Au cas où l'un des deux partenaires a déjà reçu le prix forfaitaire de l'esclave, et que, par contre, l'autre maintient le contrat, puis que l'esclave se trouve incapable, l'on dira au premier: «Si tu veux, tu pourras rendre à ton partenaire la moitié du prix que tu avais déjà reçu, et l'esclave est en commun à vous deux, autrement, l'esclave est de la possession de celui qui tient toujours sur lui le contrat». - A propos de l'esclave possédé par deux partenaires, où l'un d'eux cherche à l'affranchir, moyennant une somme forfaitaire tout en ayant eu le permis de l'autre, qui à son tour demande la même somme prise par l'autre ou plus, et que l'esclave se trouve incapable, Malek a dit: «L'esclave reste de commun aux deux, car le deuxième a reçu ce qui est de son droit; s'il reçoit de moins que la somme reçue par le premier et que l'esclave se trouve incapable, ce qui fait que le premier compte rendre au deuxième la moitié de la différence de la somme qu'il avait déjà eue pourvu que l'esclave en soit possédé à égalité entre les deux, ceci lui est permis; au cas, où il le refuse, l'esclave restera de la possession du deuxième. Au cas où le moukatab meurt en laissant des biens, et que le partenaire qui l'avait déjà affranchi, veut bien rendre à l'autre la moitié de ce qu'il avait obtenue de plus que lui, de telle façon que l'héritage des biens de l'esclave, en soit partagé à égalité entre les deux, il peut le faire. Si, celui qui a maintenu le contrat avait, de sa part, eu la même somme que le premier ou même de plus, l'héritage sera proportionnellement réparti, convenablement aux parts de possession du moment que le deuxième n'avait touché que ce qu'il lui revenait. - Concernant le moukatab, qui est d'appartenance à deux partenaires, et où l'un d'eux l'affranchit en touchant la moitié de ce qui est de son droit, tout en ayant eu le permis de son partenaire, quant à l'autre qui maintient toujours le contrat qu'il touche moins que la somme que le premier avait déjà eue, et que le moukatab se trouve incapable de compléter son contrat d'affranchisement, Malek a dit: «Si le partenaire, qui avait déjà affranchi l'esclave, veut bien rendre à l'autre la moitié de la différence, l'esclave leur appartient à égalité, et s'il refuse de la lui rendre, celui qui maintient le contrat, aura la moitié de la part de son partenaire». Interprétant cela, Malek dit: «L'esclave étant possédé à égalité entre eux, et que tous deux avaient conclu avec lui, un contrat d'affranchissement moyennant une certaine somme, puis que l'un libère l'esclave tout en ayant la permission de l'autre, touchant ainsi, la moitié de sa part, qui est le quart du prix réel de l'esclave, et que ce dernier soit incapable de l'acquittement, l'on dira alors qu premier partenaire: «Tu peux rendre à ton partenaire la moitié de ce que tu avais touché et l'esclave est possédé à égalité par vous deux. Si tu e refuses, celui qui maintient le contrat aura droit au quart du prix et encore la moitié qui lui est propre de l'esclave, ce qui fait qu'il aura en tout les trois quarts de l'esclave, alors que l'autre n'aura eu que le quart, qu'il avait rerusé de rendre». - Pour le moukatab, qui pour vouloir être libéré, ira conclure avec son maître un contrat d'affranchissement, en se prescrivant une dette de ce qui reste du prix de sa libération, et qu'il meurt sans qu'il ait été acquitté de cette dette et devait des dettes aux autres, Malek a dit: «le maître n'a pas le droit de réclamer ce qui est de son droit avant que les créanciers n'aient déjà touché ce qui doit leur revenir et ils auront même la primauté d'en jouir. D'autre part, le moukatab n'a pas le droit de procéder à un tel contrat, s'il a une dette à payer aux gens, devenant ainsi libéré alors qu'il ne possède rien, car les créanciers ont plus que le maître de cet esclave, le droit de réclamer leur dette». Ainsi, ceci, ne lui est pas toléré. - Malek, a finalement dit: «Ce qu'on suit chez nous (à Médine), au sujet d'un homme, qui fait avec son esclave, un contrat d'affranchissement, stipulant ainsi une somme d'or en lui faisant une remise du montant du contrat, s'il lui verse d'avance, il n'y a pas de mal à cela. Cependant certains ont refusé ce genre de contrat, car il est pris au même titre qu'une dette qu'un homme doit à un autre, la lui remettant à condition qu'il s'en acquitte avant l'échéance de la date. Or, ce fait n'est pas effectivement une dette, mais plutôt une somme forfaitaire, que le maître demande d'avance pour l'affranchissement, par conséquent l'esclave aura à jouir des droits de l'héritage, du témoignage et sera même soumis aux peines prescrites tout comme un homme libre. Ainsi, il ne s'agit pas de l'achat d'argent contre argent ou de l'or contre l'or, mais son cas est pareil à celui où un homme dit à son esclave: «Apporte-moi tel et tel dinars, et tu seras libéré», et il lui fait une remise de cette façon. Ou encore que l'homme dise: «Si tu m'apportes moins que tel, tu seras libéré», et là encore, il ne s'agit pas d'une dette bien déterminée; car si la dette était telle, et que l'esclave meurt ou fasse déficit, le maître aurait le droit de réclamer ce qui est de son revenant, des biens de l'esclave, tout comme le feront les créanciers». Chapitre IV Les blessures causées par un moukattab
- Muwatta Malik, n°1666
Safia Bint Abi Oubaid a rapporté que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), faisant allusion à l'izar, a demandé à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r (Sur lui la grâce et la paix d'Allah): «Que dis-tu à propos de la robe de la femme»? Il répondit: «Elle peut l'allonger d'un empan (des talons). Ainsi, Oum Salama dit: «Donc, son talon sera nu» II répliqua: «qu'elle l'allonge donc d'une coudée, au plus». Chapitre VII Le fait de se chausser 1701) 14 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Que personne ne marche ayant à l'un de ses pieds un soulier, alors que l'autre est déchaussé; ainsi qu'il se chausse les deux pieds, ou qu'il se déchausse». 1702) 15 - Abou Houraira a rapporté que l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) r Sur lui la grâce et la paix d'Allah a dit: «Si l'un de vous veut se chausser, qu'il commence par le pied droit; cependant, s'il veut se déchausser, qu'il commence par le pied gauche. Ainsi, que le pied droit soit le premier à chausser, et le dernier à déchausser»
- Muwatta Malik, n°1681
Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a dit: «Celui qui boit dans des vases fabriqués d'argent, ne fait qu'ingurgiter le feu de l'Enfer, dans son ventre»
- Muwatta Malik, n°1703
Nou'aim Ibn Kaissan a rapporté qu'on avait apporté de la nourriture à l'Envoyé d'Allah (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), alors qu'il était avec son fils adoptif Omar Ibn Salama. L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) lui dit alors: «Prononce le nom d'Allah et mange ce qui est devant toi»
- Muwatta Malik, n°1714
Ourwa Ibn Al-Zoubair a rapporté que l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) Sur lui la grâce et la paix d'Allah entra chez Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah), il y trouva un enfant pleurant, qui lui dit-on a été atteint par un mauvais œil. Ourwa continuant: «Ainsi l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dit: «Pourquoi ne cherchez-vous à l'exorciser du mauvais œil»?. , Chapitre III La récompense du malade
- Muwatta Malik, n°1737
Abou Salama Ibn Abdul-Rahman a rapporté que Abdul-Rahman Ibn Al-Aswad Ibn Abd Yaghouth avait la tête et la barbe toute blanche, et fréquentait les gens,il arriva un jour chez eux, ayant teint tête et barbe en rouge». C'est mieux, lui dit-on». Il répondit: «Ma mère (entendait par là la mère des croyants) Aicha, la femme du Prophète, m'avait hier envoyé son esclave Noukhaua, jurant de me les teindre, et m'apprenant que Abou Bakr Al-Siddiq teintait ses cheveux». - Malek a dit, à propos de la teinture des cheveux en noir: «Je n'ai pas entendu à ce propos, ce qui est de certain, quant à d'autres couleurs, elles me sont préférées». Continuant, il dit: «Et qu'on néglige la teinture, cela en est, si Allah veut, toléré, par conséquent cela ne peut embarrasser les gens». - Interprétant ce hadith, Malek a dit: «L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) ne s'est pas teinté les cheveux, car s'il l'avait fait, Aicha aurait envoyé dire cela à Abdul Rahman Ibn Al-Aswad». Chapitre IV Du refuge qui est d'obligation
- Muwatta Malik, n°1751
Abou Katada Ibn Ribi'i a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) dire: «La vision pieuse provient d'Allah, et le mauvais rêve du démon. Ainsi, si l'un de vous a rêvé de ce qui lui est déplaisant, qu'il souffle, une fois réveillé, pour trois fois du côté gauche, et qu'il demande à être protégé par Allah, contre le pire de ce rêve; par ailleurs - Abou Salama a dit: «Je faisais des songes qui m'étaient plus lourd qu'une montagne; mais après l'écoute de ce hadith, je ne m'intéressais plus à de tels songes»
- Muwatta Malik, n°1832
On rapporta à Malek, que Oum Salama, la femme du Prophète (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) a demandé: «Ô Envoyé d'Allah! Périrons-nous, alors qu'il se trouve parmi nous, des hommes vertueux»? L'Envoyé d'Allah r (salallahou alayhi wa salam) (Sur lui la grâce et la paix d'Allah) répondit: «Oui, si la corruption est partout»
- Sahih Muslim, n°203
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit qu’un fornicateur ne commet pas la fornication, puis il a rapporté le hadith ainsi, et il a aussi mentionné le pillage, mais sans parler d’un objet ayant de la valeur. Ibn Shihab a dit : Sa’id b. al-Musayyib et Abu Salama ont rapporté ce hadith d’Abu Huraira, semblable à celui d’Abu Bakr, sauf qu’il n’y est pas question de pillage
- Sahih Muslim, n°279
Rapporté par Safwan b. Muhriz : Jundab b. ‘Abdullah al-Bajali, pendant les troubles sous Ibn Zubair, a envoyé un message à ‘As‘as b. Salama : « Rassemble quelques hommes de ta famille pour que je leur parle. » ‘As‘as a envoyé quelqu’un les chercher. Quand ils se sont réunis, Jundab est venu avec un manteau à capuche jaune. Il a dit : « Continuez votre discussion. » Chacun a parlé à son tour, puis ce fut son tour. Il a retiré sa capuche et a dit : « Je suis venu seulement pour vous rapporter un hadith de votre Prophète : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé un groupe de musulmans contre une tribu polythéiste. Les deux armées se sont affrontées. Un homme du camp polythéiste, chaque fois qu’il voulait tuer un musulman, le tuait. Parmi les musulmans, un homme guettait un moment d’inattention de cet homme. On a dit qu’il s’agissait d’Usama b. Zaid. Quand il a levé son épée, l’homme a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah”, mais Usama l’a tué. Quand le messager de la bonne nouvelle est venu voir le Prophète ﷺ, il l’a informé de ce qui s’était passé. Le Prophète ﷺ a convoqué Usama et lui a demandé pourquoi il l’avait tué. Usama a répondu : « Messager d’Allah, il a tué des musulmans, dont certains que j’ai nommés. Je l’ai attaqué, et quand il a vu l’épée, il a dit : “Il n’y a de dieu qu’Allah.” » Le Prophète ﷺ a dit : « Tu l’as tué ? » Usama a répondu oui. Le Prophète ﷺ a dit : « Que feras-tu de “Il n’y a de dieu qu’Allah” quand il viendra devant toi au Jour du Jugement ? » Usama a dit : « Messager d’Allah, demande pardon pour moi. » Le Prophète ﷺ a répété : « Que feras-tu de “Il n’y a de dieu qu’Allah” quand il viendra devant toi au Jour du Jugement ? » Il n’a rien ajouté d’autre, répétant seulement : « Que feras-tu de “Il n’y a de dieu qu’Allah” quand il viendra devant toi au Jour du Jugement ? »
- Sahih Muslim, n°281
Rapporté par Iyas b. Salama, d’après son père رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui dégaine l’épée contre nous ne fait pas partie de nous. »
- Sahih Muslim, n°407
Rapporté par Jabir ibn Abdullah رضي الله عنه : Il a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « La révélation s’est interrompue pour moi pendant un court moment alors que je marchais, puis le hadith semblable à celui rapporté par Yunus a été transmis, à l’exception de ces mots : “J’ai été saisi de peur au point de tomber à terre.” » Abu Salama a dit : « L’impureté désigne les idoles. » Après cela, la révélation est revenue rapidement et de façon continue
- Sahih Muslim, n°409
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Yahya a dit : J’ai demandé à Abu Salama ce qui avait été révélé en premier dans le Coran. Il a répondu : « Ô toi qui es enveloppé. » J’ai dit : « Ou bien : Lis. » Jabir a dit : Je vous raconte ce que le Messager d’Allah ﷺ nous a rapporté : « Je suis resté un mois à Hira, et quand mon séjour s’est terminé, je suis descendu dans la vallée. Quelqu’un m’a appelé à haute voix. J’ai regardé devant moi, derrière moi, à ma droite et à ma gauche, mais je n’ai vu personne. J’ai de nouveau été appelé, j’ai regardé autour de moi, mais je n’ai rien vu. J’ai été appelé une troisième fois, j’ai levé la tête, et là, dans l’atmosphère, sur le Trône, se trouvait Gabriel (paix sur lui), assis. J’ai commencé à trembler de peur. Je suis allé voir Khadija et j’ai dit : “Couvrez-moi.” Ils m’ont couvert et m’ont aspergé d’eau, puis Allah, le Très Haut, a révélé : “Ô toi qui es enveloppé ! Lève-toi et avertis, glorifie ton Seigneur, purifie tes vêtements.” »
- Sahih Muslim, n°450
Rapporté par Hammad b. Salama sur la même autorité, et il a ajouté : Il a ensuite récité le verset : « Ceux qui font le bien auront la meilleure récompense et même plus » (Coran, 10:)
- Sahih Muslim, n°647
Rapporté par d’autres chaînes de transmission d’Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a mentionné le lavage de la main, mais sans préciser trois fois. Mais dans les hadiths rapportés par Jabir, Ibn Musayyab, Abu Salama, Abdullah ibn Shaqiq, Abu Salih et Abla Razin, il est mentionné « trois fois »
- Sahih Muslim, n°683
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Alors que j’étais allongée avec le Messager d’Allah ﷺ sous une couverture, j’ai eu mes règles, alors je me suis discrètement levée et j’ai pris les vêtements que je porte pendant mes règles. Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Tu as tes règles ? » J’ai répondu : « Oui. » Il m’a appelée et je me suis recouchée
- Sahih Muslim, n°712
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Umm Sulaim est allée voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, Allah n’a pas honte de la vérité. Est-ce qu’une femme doit faire le grand lavage si elle a un rêve à caractère sexuel ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Oui, si elle voit du liquide (sécrétion vaginale). » Umm Salama رضي الله عنها demanda : « Ô Messager d’Allah, une femme a-t-elle des rêves de ce genre ? » Il répondit : « Que ta main soit couverte de poussière ! Comment l’enfant pourrait-il ressembler à sa mère autrement ? »
- Sahih Muslim, n°713
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Ce hadith, avec le même sens que précédemment, a été transmis par Hisham b. ‘Urwa avec la même chaîne de rapporteurs, avec cette addition : elle (Umm Salama) a dit : « Tu as fait honte aux femmes. »
- Sahih Muslim, n°728
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman : Je suis allé avec le frère de lait d’Aïcha رضي الله عنها chez elle et il a demandé comment le Prophète ﷺ faisait le grand lavage après un rapport sexuel. Elle a fait venir un récipient équivalent à un Sa’ et elle a fait le grand lavage, alors qu’un rideau nous séparait d’elle. Elle a versé de l’eau sur sa tête trois fois. Abu Salama a dit : Les épouses du Prophète ﷺ attachaient leurs cheveux et ils arrivaient jusqu’aux oreilles (et ne descendaient pas plus bas)
- Sahih Muslim, n°729
Rapporté par Salama b. Abd al-Rahman d’après Aïcha رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ faisait le grand lavage, il commençait par la main droite, versait de l’eau dessus et la lavait, puis il versait de l’eau sur l’impureté avec la main droite et la nettoyait avec la main gauche. Après avoir enlevé l’impureté, il versait de l’eau sur sa tête. Aïcha رضي الله عنها a dit : Moi et le Messager d’Allah ﷺ faisions le grand lavage à partir du même récipient, après un rapport sexuel
- Sahih Muslim, n°735
Rapporté par Zainab bint Umm Salama (l’épouse du Prophète ﷺ) رضي الله عنها : Umm Salama et le Messager d’Allah ﷺ ont pris un bain à partir du même récipient
- Sahih Muslim, n°744
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je suis une femme qui a les cheveux tressés ; dois-je défaire mes tresses pour prendre un bain après un rapport intime ? » Il a répondu : « Non, il te suffit de verser trois poignées d’eau sur ta tête, puis de verser de l’eau sur tout ton corps, et tu seras purifiée. »
- Sahih Muslim, n°867
Rapporté par Abu Salama : Abu Huraira a dirigé la prière pour eux et a prononcé le takbir en s’inclinant et en se relevant (pendant l’inclinaison et la prosternation), puis après avoir terminé la prière, il a dit : « Par Allah, ma façon de prier ressemble le plus à celle du Prophète ﷺ parmi vous. »
- Sahih Muslim, n°870
Rapporté par Abu Salama ibn Abd al-Rahman : Lorsque Marwan a nommé Abu Huraira comme son adjoint à Médine, Abu Huraira prononçait le takbir chaque fois qu’il se levait pour la prière obligatoire, et le reste du hadith est le même que celui transmis par Ibn Juraij, avec en plus ces mots : « Après avoir terminé la prière avec la salutation, il se tournait vers les gens dans la mosquée et disait… »
- Sahih Muslim, n°871
Rapporté par Abu Salama : Abu Huraira prononçait le takbir à chaque moment où il se relevait ou s’inclinait pendant la prière. Nous lui avons demandé : « Ô Abu Huraira, pourquoi fais-tu ce takbir ? » Il a répondu : « C’est en effet la prière du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1135
Rapporté par Salama ibn Akwa’ رضي الله عنه : Il a cherché l’endroit dans la mosquée où étaient gardés les exemplaires du Coran et a glorifié Allah à cet endroit. Le narrateur précise que le Messager d’Allah ﷺ recherchait cet endroit, situé entre la chaire et la qibla, là où une chèvre pouvait passer
- Sahih Muslim, n°1136
Rapporté par Yazid رضي الله عنه : Salama cherchait à prier près du pilier à côté de l’endroit où étaient gardés les exemplaires du Coran. Je lui ai dit : « Abou Mouslim, je te vois t’efforcer de prier près de ce pilier. » Il a répondu : « J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ chercher à prier à côté de ce pilier. »
- Sahih Muslim, n°1152
Rapporté par Umar b. Abu Salama : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier dans la maison d’Umm Salama avec un seul vêtement, dont il plaçait les deux extrémités sur ses épaules
- Sahih Muslim, n°1154
Rapporté par Umar b. Abu Salama : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier dans la maison d’Umm Salama avec un seul vêtement, dont les extrémités se croisaient
- Sahih Muslim, n°1155
Rapporté par Umar b. Abu Salama : J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ prier avec un seul vêtement dont les extrémités se croisaient. ‘Isa b. Hammad a ajouté : « qu’il posait sur ses épaules »
- Sahih Muslim, n°1180
Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah ﷺ priait en direction de Bayt al-Maqdis, puis il a été révélé : « Nous voyons ton visage se tourner vers le ciel ; Nous allons donc te tourner vers une qibla qui te plaît. Tourne ton visage vers la Mosquée sacrée (Ka‘ba) » (2:144). Un homme des Banu Salama passait alors que les gens étaient en inclinaison pendant la prière de l’aube et avaient déjà fait une rak‘a. Il a dit à voix haute : « Écoutez ! La qibla a été changée ! » Alors ils se sont tournés vers la nouvelle qibla (la Ka‘ba) dans cette même position
- Sahih Muslim, n°1181
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Umm Habiba et Umm Salama ont parlé devant le Messager d’Allah ﷺ d’une église qu’elles avaient vue en Abyssinie, qui contenait des images. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand un homme pieux meurt parmi eux, ils construisent un lieu de culte sur sa tombe, puis ils la décorent d’images. Ce sont les pires créatures auprès d’Allah le Jour du Jugement. »
- Sahih Muslim, n°1182
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Certains Compagnons du Prophète discutaient en présence du Messager d’Allah ﷺ pendant sa dernière maladie. Umm Salama et Umm Habiba ont parlé de l’église, puis le hadith a été raconté
- Sahih Muslim, n°1299
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه : Abu Huraira a récité devant eux : « Quand le ciel se fendra » (Coran, 84:1) et s’est prosterné. Après avoir terminé, il leur a dit que le Messager d’Allah ﷺ s’était prosterné à ce verset
- Sahih Muslim, n°1300
Rapporté par Abu Salama d’après Abu Huraira رضي الله عنه : Un hadith similaire a été rapporté
- Sahih Muslim, n°1367
Rapporté par Abu Salama, fils de Abd al-Rahman ibn Awf, d’après Abu Huraira : L’Iqama a été prononcé et nous nous sommes levés et avons aligné les rangs jusqu’à ce que le Prophète ﷺ se tienne à sa place de prière, devant les rangs, avant le takbir d’entrée. Il se rappela quelque chose, retourna en disant que nous devions rester à nos places et ne pas les quitter. Nous avons attendu, puis il revint vers nous après avoir pris un bain, l’eau coulant de sa tête, et il nous dirigea dans la prière
- Sahih Muslim, n°1368
Rapporté par Abu Salama, d’après Abu Huraira : L’Iqama a été prononcé et les gens s’étaient déjà mis en rang. Le Messager d’Allah ﷺ sortit et se plaça à sa place, puis fit signe de la main pour que nous restions à nos places. Il partit ensuite, prit un bain, l’eau coulant de sa tête, puis revint et dirigea la prière
- Sahih Muslim, n°1369
Rapporté par Abu Salama, d’après Abu Huraira : Quand l’Iqama était prononcé pour le Messager d’Allah ﷺ, les gens prenaient leur place dans les rangs avant que le Messager d’Allah ﷺ ne se tienne à sa place
- Sahih Muslim, n°1414
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dirigés dans la prière de l’après-midi. Lorsqu’il a terminé, une personne de Bani Salama est venue lui dire : « Messager d’Allah, nous voulons égorger notre chameau et nous aimerions que tu sois présent. » Il a répondu : « Oui. » Cette personne est partie, et nous l’avons suivie. Nous avons vu que le chameau n’avait pas encore été égorgé. Ensuite, il a été abattu, découpé, puis une partie a été cuisinée, et nous en avons mangé avant le coucher du soleil. Ce hadith a aussi été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°1440
Rapporté par Salama ibn al-Akwa’ رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ avait l’habitude de faire la prière du Maghrib lorsque le soleil était couché et avait complètement disparu derrière l’horizon
- Sahih Muslim, n°1462
Rapporté par Sayyar ibn Salama : J’ai entendu mon père demander à Abu Barza (al-Aslami) au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ. (Shu’ba, un des narrateurs, a dit : Tu l’as entendu (d’Abu Barza) ? Il a répondu : J’ai l’impression de te le raconter en ce moment même.) Il a dit : J’ai entendu mon père interroger Abu Barza sur la prière du Messager d’Allah ﷺ, et Abu Barza a répondu : Il (le Prophète ﷺ) n’était pas dérangé de retarder la prière de ‘Isha jusqu’à minuit, mais il n’aimait pas dormir avant de l’avoir faite, ni parler après. Shu’ba a dit : Je l’ai rencontré plus tard et je lui ai demandé (au sujet des prières du Prophète ﷺ), et il a dit : Il faisait la prière du midi quand le soleil avait dépassé le zénith, la prière de l’après-midi à un moment où l’on pouvait aller jusqu’aux abords de Médine et le soleil brillait encore (j’ai oublié ce qu’il a dit pour la prière du soir). Je l’ai rencontré une autre fois et je lui ai demandé (au sujet des prières du Prophète ﷺ), et il a dit : Il faisait la prière du matin à un moment où, en rentrant, on pouvait reconnaître son voisin en regardant son visage, et il récitait entre soixante et cent versets pendant cette prière
- Sahih Muslim, n°1463
Rapporté par Sayyar ibn Salama : J’ai entendu Abu Barza dire que le Messager d’Allah ﷺ ne voyait pas d’inconvénient à retarder la prière de ‘Isha jusqu’à minuit, mais il n’aimait pas dormir avant de l’avoir faite, ni parler après. Shu’ba a dit : Je l’ai revu une deuxième fois et il a dit : Même jusqu’au tiers de la nuit
- Sahih Muslim, n°1519
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Il y avait des terrains vacants autour de la mosquée. Les Banu Salama ont décidé de déménager sur ces terres pour se rapprocher de la mosquée. Cette nouvelle est parvenue au Messager d’Allah ﷺ et il leur a dit : « Ô Banu Salama, j’ai appris que vous voulez vous rapprocher de la mosquée. » Ils ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah, c’est notre décision. » Il a dit : « Ô Banu Salama, restez dans vos maisons, vos pas sont comptés ; restez dans vos maisons, vos pas sont comptés. »
- Sahih Muslim, n°1520
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Les Banu Salama ont décidé de déménager près de la mosquée, car il y avait des terrains vacants. Cette nouvelle est parvenue au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Ô gens de la tribu de Salama, restez dans vos maisons, car vos pas sont comptés. » Ils ont dit : « Nous n’aurions pas été plus heureux en déménageant près de la mosquée qu’en entendant ces paroles du Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1540
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman b. ‘Auf : J’ai entendu Abu Huraira dire : (Quand) le Messager d’Allah ﷺ voulait invoquer une malédiction ou une bénédiction sur quelqu’un, il le faisait à la fin de la récitation dans la prière de l’aube, après avoir prononcé « Allahou Akbar » pour s’incliner et s’être relevé en disant : « Allah entend celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange », il restait debout et disait : « Ô Allah, sauve al-Walid b. Walid, Salama b. Hisham et ‘Ayyash b. Abd Rabi’a, ainsi que les faibles parmi les musulmans. Ô Allah, accable sévèrement Mudar et fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. Ô Allah, maudis Lihyan, Ri’l, Dhakwan et ‘Usayya, car ils ont désobéi à Allah et à Son Messager. » (Le narrateur ajoute ensuite) : Nous avons appris qu’il a arrêté cela quand ce verset a été révélé : « Tu n’as aucune part dans cette affaire, qu’Il se tourne vers eux ou qu’Il les châtie ; ils sont certes injustes. » (III)
- Sahih Muslim, n°1542
Rapporté par Abu Salama d’après Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ récitait le Qunut après le ruku’ dans la prière pendant un mois, au moment où il disait : « Allah entend celui qui Le loue », et il disait dans le Qunut : « Ô Allah, sauve al-Walid b. al-Walid ; ô Allah, sauve Salama b. Hisham ; ô Allah, sauve ‘Ayyash b. Abu Rabi’a ; ô Allah, sauve les faibles parmi les musulmans ; ô Allah, accable sévèrement Mudar ; ô Allah, fais-leur subir une famine comme celle qui a eu lieu à l’époque de Joseph. » Abu Huraira a ajouté : J’ai vu que le Messager d’Allah ﷺ a ensuite arrêté cette invocation. J’ai donc dit : Je vois que le Messager d’Allah ﷺ a cessé d’invoquer la bénédiction pour eux. On lui a dit : « Ne vois-tu pas que ceux pour qui le Prophète a invoqué la bénédiction sont venus (c’est-à-dire qu’ils ont été sauvés) ? »
- Sahih Muslim, n°1543
Rapporté par Abu Salama : Abu Huraira lui a raconté que lorsque le Messager d’Allah ﷺ disait : « Allah entend celui qui Le loue », et avant de se prosterner, il récitait ceci dans la prière du ‘Isha : « Ô Allah, sauve ‘Ayyash b. Abu Rabi’a », et le reste du hadith est le même que celui rapporté par Auza’i jusqu’aux mots : « Comme la famine à l’époque de Joseph », mais il n’a pas mentionné la suite
- Sahih Muslim, n°1544
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman : Il a entendu Abu Huraira dire : « Je fais la prière avec vous de la manière la plus proche de celle du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Huraira récitait le Qunut dans la prière du midi, du ‘Isha et du matin, invoquant la bénédiction d’Allah pour les musulmans et la malédiction contre les mécréants
- Sahih Muslim, n°1577
Rapporté par Moussa ibn Salama al-Hudhali : J’ai demandé à Ibn 'Abbas : « Comment dois-je prier quand je suis à La Mecque et que je ne prie pas avec l’imam ? » Il a répondu : « Deux rak‘as, c’est la Sunna d’Abu al-Qasim ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°1723
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman : Il a demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ pendant le mois de Ramadan. Elle a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n’accomplissait jamais plus de onze rak‘as (de la prière de nuit), que ce soit pendant Ramadan ou en dehors. Il priait d’abord quatre rak‘as. Ne demande pas combien elles étaient belles et longues (elles étaient incomparables en perfection et en longueur). Puis il priait encore quatre rak‘as, et ne demande pas combien elles étaient belles et longues. Ensuite, il accomplissait trois rak‘as (de la prière du Witr). » Aïcha رضي الله عنها a ajouté : « J’ai dit : Messager d’Allah, dors-tu avant d’accomplir le Witr ? » Il a répondu : « Ô Aïcha, mes yeux dorment mais mon cœur ne dort pas. »
- Sahih Muslim, n°1724
Rapporté par Abu Salama : Il a demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : « Il accomplissait treize rak‘as (dans la prière de nuit). Il priait huit rak‘as, puis faisait le Witr, ensuite il accomplissait deux rak‘as assis, et quand il voulait s’incliner, il se levait puis s’inclinait, puis il accomplissait deux rak‘as entre l’Adhan et l’Iqama de la prière de l’aube. »
- Sahih Muslim, n°1725
Rapporté par Abu Salama : Il a demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet de la prière du Messager d’Allah ﷺ (pendant la nuit). Le reste du hadith est le même, sauf qu’il est mentionné que le Prophète ﷺ accomplissait neuf rak‘as, y compris le Witr
- Sahih Muslim, n°1726
Rapporté par Abu Salama : Il a dit : Je suis allé voir Aïcha رضي الله عنها. J’ai dit : Ô mère, informe-moi sur la prière du Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : « Sa prière de nuit pendant Ramadan et en dehors était de treize rak‘as, y compris les deux rak‘as du fajr. »
- Sahih Muslim, n°1795
Rapporté par Salama رضي الله عنه : J’ai rencontré Kuraib qui m’a rapporté qu’Ibn `Abbas a dit : J’étais avec ma tante maternelle Maymouna et le Messager d’Allah ﷺ est venu, puis il a raconté le reste du hadith comme l’a rapporté Ghundar, en ajoutant ces mots : « Fais de moi lumière, » sans aucun doute
- Sahih Muslim, n°1933
Rapporté par Kuraib, l’affranchi d’Ibn ‘Abbas : ‘Abdullah b. ‘Abbas, ‘Abd al-Rahman b. Azhar et al-Miswar b. Makhrama m’ont envoyé auprès de ‘Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, pour lui transmettre leurs salutations et lui demander au sujet des deux unités de prière après la prière de l’après-midi, car « nous avons entendu dire que tu les accomplis alors qu’on nous a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ les avait interdites ». Ibn ‘Abbas a dit : « Avec Omar b. al-Khattab, nous avons découragé les gens de les accomplir. » Kuraib raconte : Je suis allé la voir (‘Aïcha) et je lui ai transmis le message. Elle a dit : « Demandez plutôt à Umm Salama. » Je suis donc retourné voir ceux qui m’avaient envoyé auprès de ‘Aïcha et je leur ai rapporté sa réponse. Ils m’ont alors envoyé auprès d’Umm Salama avec la même question. Umm Salama a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ les interdire, puis je l’ai vu les accomplir. Et quand il les a faites, il avait déjà accompli la prière de ‘Asr. Ensuite, il est venu alors que des femmes de Banu Haram, une tribu des Ansar, étaient chez moi, et il a accompli ces deux unités de prière. J’ai envoyé une servante lui demander de se tenir à ses côtés et de lui dire : “Umm Salama dit : Messager d’Allah, je t’ai entendu interdire ces deux unités, alors que je t’ai vu les accomplir.” Et si le Prophète lui fait signe d’attendre, alors qu’elle attende. » La servante a fait ainsi. Il lui a fait signe de la main et elle s’est écartée et a attendu, puis, quand il a fini la prière, il a dit : « Fille d’Abu Umayya, tu m’as interrogé au sujet des deux unités après la prière de ‘Asr. Des gens de la tribu d’Abu al-Qais sont venus me voir pour embrasser l’islam et m’ont empêché d’accomplir les deux unités qui suivent la prière du midi. Ce sont donc celles-là que je rattrape. »
- Sahih Muslim, n°1934
Rapporté par Abu Salama : Il a demandé à ‘Aïcha au sujet des deux prosternations (c’est-à-dire deux unités de prière) que le Messager d’Allah ﷺ accomplissait après ‘Asr. Elle a répondu : « Il les faisait avant la prière de ‘Asr, mais ensuite il a été empêché de les accomplir, ou il les a oubliées, alors il les a faites après ‘Asr, et il a continué à les faire ainsi. » Ismaïl a dit : Cela veut dire qu’il a toujours gardé cette habitude
- Sahih Muslim, n°1950
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman, d’après Jabir : Il a accompli la prière en situation de danger avec le Messager d’Allah ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ a d’abord dirigé l’un des deux groupes dans deux unités de prière, puis a dirigé le second groupe dans deux unités de prière. Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ a accompli quatre unités de prière et a dirigé chaque groupe dans deux unités
- Sahih Muslim, n°1992
Rapporté par Iyas ibn Salama ibn al-Akwa’ d’après son père رضي الله عنه : Nous faisions la prière du vendredi avec le Messager d’Allah ﷺ quand le soleil avait passé le zénith, puis nous rentrions et cherchions l’ombre des murs pour nous protéger de la chaleur du soleil
- Sahih Muslim, n°1993
Rapporté par Iyas ibn Salama ibn Akwa’ d’après son père رضي الله عنه : Nous faisions la prière du vendredi avec le Messager d’Allah ﷺ, et quand nous rentrions, nous ne trouvions pas l’ombre des murs pour nous abriter de la chaleur du soleil
- Sahih Muslim, n°2126
Rapporté par Umm Salama : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un musulman qui subit une épreuve dit ce qu’Allah lui a ordonné : “Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. Ô Allah, récompense-moi pour mon malheur et accorde-moi quelque chose de meilleur en échange”, Allah lui donnera quelque chose de meilleur en échange. » Quand Abu Salama est décédé, elle a dit : « Quel musulman est meilleur qu’Abu Salama, dont la famille a été la première à émigrer vers le Messager d’Allah ﷺ ? » Puis elle a prononcé ces paroles, et Allah lui a donné en échange le Messager d’Allah ﷺ. Elle a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé Hatib b. Abu Balta’a pour me proposer le mariage. J’ai dit : « J’ai une fille à charge et je suis de nature jalouse. » Il (le Prophète) a dit : « Pour ta fille, nous invoquerons Allah afin qu’Il la libère de cette responsabilité, et j’invoquerai aussi Allah pour qu’Il enlève ta jalousie. »
- Sahih Muslim, n°2127
Rapporté par Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un serviteur (d’Allah) subit une épreuve et dit : “Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. Ô Allah, récompense-moi pour mon malheur et accorde-moi quelque chose de meilleur en échange”, Allah lui donnera une récompense pour cette épreuve et lui donnera quelque chose de meilleur en échange. » Elle (Umm Salama) a dit : Quand Abu Salama est décédé, j’ai prononcé ces paroles comme le Messager d’Allah ﷺ me l’avait ordonné. Alors Allah m’a donné mieux que lui, c’est-à-dire que j’ai épousé le Messager d’Allah ﷺ
- Sahih Muslim, n°2128
Rapporté par Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Le Messager d’Allah ﷺ a dit la même chose que dans le hadith transmis par Abu Usama, avec cette précision qu’elle a dit : « Quand Abu Salama est décédé, j’ai dit : “Qui est meilleur qu’Abu Salama, le compagnon du Messager d’Allah ﷺ ?” Et Allah a décidé pour moi, j’ai donc prononcé ces paroles de l’invocation mentionnée plus haut, et j’ai épousé le Messager d’Allah ﷺ. »
- Sahih Muslim, n°2129
Rapporté par Umm Salama : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand vous rendez visite à un malade ou à un mort, invoquez le bien, car les anges disent “Amine” à tout ce que vous dites. » Elle a ajouté : Quand Abu Salama est décédé, je suis allée voir le Messager d’Allah ﷺ et j’ai dit : « Messager d’Allah, Abu Salama est mort. » Il m’a dit de dire : « Ô Allah, pardonne-moi et pardonne-lui (Abu Salama) et accorde-moi quelqu’un de meilleur que lui. » Je l’ai donc dit, et Allah m’a donné en échange Muhammad, qui est meilleur pour moi qu’Abu Salama
- Sahih Muslim, n°2130
Rapporté par Umm Salama : Le Messager d’Allah ﷺ est venu voir Abu Salama alors qu’il était mourant. Ses yeux étaient grands ouverts. Le Prophète les a fermés, puis il a dit : « Quand l’âme est retirée, la vue la suit. » Certains membres de sa famille se sont alors mis à pleurer et à se lamenter. Il a dit : « N’invoquez pour vous-mêmes que du bien, car les anges disent “Amine” à ce que vous dites. » Puis il a dit : « Ô Allah, pardonne à Abu Salama, élève son rang parmi les bien guidés, accorde-lui un successeur dans sa descendance qui reste, pardonne-nous et pardonne-lui, ô Seigneur de l’univers, élargis sa tombe et accorde-lui de la lumière dans celle-ci. »
- Sahih Muslim, n°2134
Rapporté par Umm Salama : Quand Abu Salama est décédé, j’ai dit : « Je suis une étrangère dans un pays étranger ; je vais pleurer pour lui d’une manière dont on parlera. » J’ai commencé à me préparer à pleurer, quand une femme du haut de la ville est venue pour m’aider à pleurer. Elle a croisé le Messager d’Allah ﷺ, qui lui a dit : « Veux-tu faire entrer le diable dans une maison d’où Allah l’a déjà chassé deux fois ? » J’ai donc renoncé à pleurer et je ne l’ai pas fait
- Sahih Muslim, n°2182
Rapporté par Abu Salama رضي الله عنه : J’ai demandé à Aïsha رضي الله عنها dans combien de vêtements le Messager d’Allah ﷺ a été enveloppé. Elle a répondu : « Dans trois tissus de Sahul. »
- Sahih Muslim, n°2254
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman رضي الله عنه d’après ‘Aïsha رضي الله عنها : Quand Sa’d ibn Abi Waqqas est décédé, elle a dit : « Apportez la civière dans la mosquée pour que je puisse prier pour lui. » Mais cela a été désapprouvé. Elle a dit : « Par Allah, le Messager d’Allah ﷺ a prié dans la mosquée pour les deux fils de Baida’, c’est-à-dire Suhail et son frère. »
- Sahih Muslim, n°2320
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ s’il y avait une récompense pour moi si je dépensais pour les enfants d’Abu Salama, car je ne veux pas les abandonner dans cet état de faiblesse, puisqu’ils sont mes enfants. Il ﷺ a répondu : « Oui. Tu auras une récompense pour ce que tu dépenses pour eux. »
- Sahih Muslim, n°2455
Rapporté par Abu Salama et ‘Ata’ ibn Yasar : Ils sont venus voir Abu Saïd al-Khudri رضي الله عنه et l’ont interrogé au sujet des Haruriya, en disant : As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ parler d’eux ? Il a répondu : Je ne sais pas qui sont les Haruriya, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Il surgira dans cette communauté (et il n’a pas dit “parmi eux”) un groupe dont vous trouverez vos prières insignifiantes à côté des leurs. Ils réciteront le Coran, mais il ne dépassera pas leur gorge, et ils s’écarteront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. L’archer regarde sa flèche, sa pointe de fer, puis son extrémité, puis il examine le bout qu’il tient entre ses doigts pour voir s’il y a une trace de sang. »
- Sahih Muslim, n°2467
Rapporté par Zayd ibn Wahb al-Juhani رضي الله عنه : Il faisait partie de l’escadron commandé par ‘Ali رضي الله عنه pour combattre les Khawarij. ‘Ali رضي الله عنه a dit : « Ô gens, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Il surgira de ma communauté un peuple dont votre récitation du Coran semblera insignifiante à côté de la leur, vos prières à côté des leurs, et vos jeûnes à côté des leurs. Ils réciteront le Coran en pensant qu’il est en leur faveur, alors qu’il sera une preuve contre eux. Leur prière ne dépassera pas leur clavicule ; ils passeront à côté de l’islam comme une flèche traverse sa cible. Si l’escadron qui va les affronter savait quelle récompense leur a été promise par leur Messager ﷺ, ils s’appuieraient uniquement sur cet acte et cesseraient de faire d’autres bonnes actions. Leur signe distinctif est qu’il y aura parmi eux un homme dont le poignet sera sans bras, et l’extrémité de son poignet sera charnue comme le mamelon d’un sein, avec des poils blancs. Vous allez marcher vers Mu’awiya et les gens de Syrie, et vous laisserez ces gens derrière vous parmi vos enfants et vos biens (pour faire du mal). Par Allah, je pense que ce sont eux (ceux contre qui vous avez été commandés de combattre et de recevoir une récompense), car ils ont versé du sang interdit et attaqué les biens des gens. Partez donc au nom d’Allah pour les combattre. » Salama ibn Kuhayl a précisé que Zayd ibn Wahb l’a fait descendre à chaque étape, jusqu’à ce qu’ils traversent un pont. ‘Abdullah ibn Wahb al-Rasibi était à la tête des Khawarij lors de leur rencontre. Il a dit à son armée : « Jetez les lances et sortez vos épées de leur fourreau, car je crains qu’ils ne vous attaquent comme ils l’ont fait le jour de Harura. » Ils ont reculé, jeté leurs lances, dégainé leurs épées, et les gens les ont combattus avec des lances jusqu’à ce qu’ils soient tués un à un. Seules deux personnes ont été tuées parmi l’armée de ‘Ali ce jour-là. ‘Ali رضي الله عنه a dit : « Cherchez parmi eux (les morts) celui qui est mutilé. » Ils ont cherché mais ne l’ont pas trouvé. ‘Ali رضي الله عنه s’est alors levé et a marché jusqu’aux morts, puis il a dit : « Cherchez-les jusqu’au dernier. » Les compagnons de ‘Ali l’ont alors trouvé près du sol. ‘Ali رضي الله عنه a alors dit : « Allahu Akbar ! Allah a dit la vérité et Son Messager ﷺ l’a transmis. » ‘Abida Salmani s’est alors avancé et a dit : « Commandeur des croyants, par Allah, en dehors de qui il n’y a pas de dieu, as-tu entendu ce hadith du Messager d’Allah ﷺ ? » Il a répondu : « Oui, par Allah, en dehors de qui il n’y a pas de dieu. » Il lui a fait jurer trois fois et il l’a juré
- Sahih Muslim, n°2523
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a juré de ne pas aller chez certaines de ses épouses pendant tout un mois. Après vingt-neuf jours, il est allé les voir, soit le matin, soit le soir. On lui a alors dit : « Ô Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir pendant un mois. » Il a répondu : « Un mois peut aussi compter vingt-neuf jours. »
- Sahih Muslim, n°2588
Rapporté par Omar ibn Abu Salama : Il a demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Celui qui jeûne peut-il embrasser son épouse ? » Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Demande à Umm Salama. » Elle lui a appris que le Messager d’Allah ﷺ le faisait. Il a alors dit : « Messager d’Allah, Allah t’a pardonné tous tes péchés, les premiers et les derniers. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Par Allah, je suis le plus pieux d’entre vous et celui qui Le craint le plus. »
- Sahih Muslim, n°2589
Rapporté par Abu Bakr (Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn Harith) : J’ai entendu Abu Huraira رضي الله عنه rapporter que celui qui est surpris par l’aube en état d’impureté majeure ne doit pas jeûner. J’en ai parlé à Abd al-Rahman ibn Harith (son père), mais il a nié cela. Abd al-Rahman est allé voir Aïcha et Umm Salama رضي الله عنهما et leur a posé la question. Toutes deux ont dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se réveille le matin en état de grande impureté (sans rêve érotique) et il jeûnait. » Nous sommes ensuite allés voir Marwan, et Abd al-Rahman lui a rapporté cela. Marwan a dit : « Je vous demande, sous serment, d’aller voir Abu Huraira et de lui rapporter ce qui a été dit. » Nous sommes donc allés voir Abu Huraira, et Abu Bakr était avec nous tout le temps. Abd al-Rahman lui a rapporté cela, et Abu Huraira a demandé : « Est-ce que les deux épouses du Prophète vous ont dit cela ? » Il répondit : « Oui. » Abu Huraira dit alors : « Elles savent mieux que moi. » Abu Huraira a ensuite attribué ce qu’il avait dit à Fadl ibn Abbas, disant : « Je l’ai entendu de Fadl, pas du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Huraira s’est alors rétracté sur ce qu’il disait auparavant. Ibn Juraij (un des rapporteurs) a dit : « J’ai demandé à Abd al-Malik si cela concernait le Ramadan, et il a répondu : “Oui, et le Prophète ﷺ se réveillait le matin en état de grande impureté, non due à un rêve, puis il jeûnait.” »
- Sahih Muslim, n°2591
Rapporté par Abu Bakr : Marwan l’a envoyé demander à Umm Salama si une personne devait jeûner alors qu’elle est en état de grande impureté et que l’aube se lève sur elle. Elle a répondu que le Messager d’Allah ﷺ était parfois en état de grande impureté à cause d’un rapport et non d’un rêve, et l’aube se levait sur lui, mais il n’interrompait pas son jeûne et ne rattrapait pas ce jour
- Sahih Muslim, n°2592
Rapporté par Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, d’après Aïcha et Umm Salama, les épouses du Messager d’Allah ﷺ : Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se lève le matin en état de grande impureté à cause d’un rapport (pendant la nuit) mais pas à cause d’un rêve, pendant le Ramadan, et il jeûnait
- Sahih Muslim, n°2594
Rapporté par Souleyman ibn Yassar : Il a demandé à Umm Salama si une personne qui se lève le matin en état de grande impureté doit jeûner. Elle a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ se levait parfois le matin en état de grande impureté, non pas à cause d’un rêve mais après un rapport pendant la nuit, puis il jeûnait. »
- Sahih Muslim, n°2668
Rapporté par Salama ibn al-Akwa’ رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ envoya un homme de la tribu d’Aslam le jour de ‘Ashura pour annoncer aux gens que ceux qui n’avaient pas encore commencé à jeûner devaient le faire, et que ceux qui avaient déjà mangé devaient s’abstenir de manger jusqu’au soir
- Sahih Muslim, n°2685
Rapporté par Salama b. Akwa' رضي الله عنه : Lorsque ce verset a été révélé : « Et pour ceux qui peuvent jeûner, une compensation consiste à nourrir un pauvre » (2:183), celui qui voulait jeûner le faisait, et celui qui ne voulait pas, mangeait et compensait, jusqu’à ce qu’un autre verset vienne l’abroger
- Sahih Muslim, n°2686
Rapporté par Salama b. Akwa' : À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, pendant un mois de Ramadan, nous jeûnions selon notre choix : celui qui voulait jeûnait, celui qui voulait ne pas jeûner rompait le jeûne et nourrissait un pauvre en compensation, jusqu’à ce que ce verset soit révélé : « Celui d’entre vous qui voit le mois (de Ramadan) doit jeûner » (2:)
- Sahih Muslim, n°2687
Rapporté par Abu Salama : J’ai entendu Aïsha رضي الله عنها dire : « Il m’arrivait de devoir rattraper des jours de jeûne du Ramadan, mais je ne pouvais le faire qu’au mois de Sha'ban à cause de mes occupations auprès du Messager d’Allah ﷺ ou avec lui. »
- Sahih Muslim, n°2722
Rapporté par Abu Salama : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها au sujet du jeûne du Messager d’Allah ﷺ. Elle a répondu : « Il jeûnait parfois de façon si continue que nous pensions qu’il n’allait jamais arrêter, et parfois il ne jeûnait pas au point que nous pensions qu’il avait peut-être abandonné le jeûne pour de bon. Je ne l’ai jamais vu jeûner autant de jours dans un mois que pendant le mois de Cha’ban. On aurait dit qu’il jeûnait tout le mois de Cha’ban, sauf quelques jours. »
- Sahih Muslim, n°2730
Rapporté par Yahya : Moi et Abdullah ibn Yazid sommes allés voir Abu Salama. Nous avons envoyé quelqu’un pour l’informer de notre arrivée, et il est venu nous voir. Il y avait une mosquée près de la porte de sa maison, et nous étions dans cette mosquée jusqu’à ce qu’il sorte vers nous. Il a dit : « Si vous voulez, vous pouvez entrer (dans la maison), ou si vous préférez, vous pouvez rester ici (dans la mosquée). » Nous avons dit : « Nous préférons rester ici et que tu nous racontes. » (Yahya) a alors raconté qu’Abdullah ibn Amr ibn al-‘As رضي الله عنهما lui avait dit : « J’avais l’habitude de jeûner sans interruption et de réciter tout le Coran chaque nuit. On a parlé de cela au Messager d’Allah ﷺ ou il m’a fait venir, et je suis allé le voir. Il m’a dit : “On m’a informé que tu jeûnes sans arrêt et que tu récites tout le Coran chaque nuit.” J’ai répondu : “Ô Messager d’Allah, c’est vrai, mais je ne cherche que le bien.” Il a dit : “Il te suffit de jeûner trois jours chaque mois.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, je peux faire plus que cela.” Il a dit : “Ta femme a des droits sur toi, ton visiteur a des droits sur toi, ton corps a des droits sur toi ; alors jeûne comme Dawud, le Messager d’Allah عليه السلام, car il était le meilleur adorateur d’Allah.” J’ai demandé : “Ô Messager d’Allah, comment Dawud jeûnait-il ?” Il a répondu : “Il jeûnait un jour et ne jeûnait pas le lendemain.” Il a aussi dit : “Récite le Coran chaque mois.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, je peux faire plus que cela.” Il a dit : “Récite-le en vingt jours ; récite-le en dix jours.” J’ai dit : “Je peux faire plus que cela.” Il a dit : “Récite-le chaque semaine, et ne dépasse pas cela, car ta femme a des droits sur toi, ton visiteur a des droits sur toi, ton corps a des droits sur toi.” (‘Amr ibn al-‘As) a dit : “J’ai été dur avec moi-même et cela m’a causé des difficultés.” Le Messager d’Allah ﷺ m’avait dit : “Tu ne sais pas, tu pourrais vivre longtemps (et supporter ces difficultés longtemps).” J’ai fini par accepter ce que le Messager d’Allah ﷺ m’avait conseillé. Quand j’ai vieilli, j’ai regretté de ne pas avoir profité de la facilité qu’il m’avait accordée. »
- Sahih Muslim, n°2772
Rapporté par Abu Salama : Nous avons discuté entre nous de la Nuit du Destin (Lailat-ul-Qadr). Je suis allé voir Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه, qui était un ami à moi, et je lui ai dit : « Ne veux-tu pas venir avec nous au jardin de palmiers-dattiers ? » Il est sorti, portant un manteau sur lui. Je lui ai demandé : « As-tu entendu le Messager d’Allah ﷺ parler de la Nuit du Destin ? » Il a répondu : « Oui », puis il a ajouté : « Nous faisions la retraite spirituelle (i’tikaf) avec le Messager d’Allah ﷺ pendant les dix jours du milieu du Ramadan. Nous sommes sortis le matin du vingtième jour et le Messager d’Allah ﷺ nous a adressé la parole en disant : “On m’a montré la Nuit du Destin, mais je l’ai oubliée (la nuit exacte), ou on m’a fait l’oublier. Cherchez-la donc parmi les dix dernières nuits impaires. Et on m’a montré que je me prosternai dans l’eau et la boue. Que celui qui veut faire la retraite spirituelle avec le Messager d’Allah ﷺ retourne (à la mosquée).” » Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه a dit : « Nous sommes donc revenus et il n’y avait aucun nuage dans le ciel. Puis des nuages se sont rassemblés et il y a eu une forte pluie, au point que le toit de la mosquée, fait de branches de palmiers, s’est mis à goutter. Ensuite, il y a eu la prière et j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ se prosterner dans l’eau et la boue, jusqu’à ce que je voie les traces de boue sur son front. »
- Sahih Muslim, n°3078
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : J’ai fait part au Messager d’Allah ﷺ de ma maladie, alors il m’a dit : « Fais le tour derrière les gens en étant montée. » Elle a dit : « J’ai donc fait le tour, et le Messager d’Allah ﷺ priait alors du côté de la Maison, en récitant la sourate at-Tur et “un Livre écrit” (c’est-à-dire la sourate 52 du Coran). »
- Sahih Muslim, n°3216
Rapporté par Mousa ibn Salama al-Hudhali : Sinan ibn Salama et moi sommes partis pour la ‘Umra à La Mecque. Sinan avait avec lui un chameau destiné au sacrifice qu’il conduisait. Le chameau s’est arrêté en chemin, complètement épuisé, ce qui a mis Sinan dans l’embarras. Il s’est demandé ce qu’il ferait si l’animal ne pouvait plus avancer et a dit : « Je vais demander l’avis religieux à ce sujet. » Le matin, nous avons campé à al-Batha’, et Sinan m’a dit : « Viens avec moi voir Ibn Abbas رضي الله عنهما pour lui raconter ce qui s’est passé. » Sinan lui a alors raconté l’histoire du chameau destiné au sacrifice. Ibn Abbas a dit : « Tu t’adresses à la bonne personne. Écoute : Le Messager d’Allah ﷺ avait confié seize chameaux destinés au sacrifice à un homme. Cet homme est parti puis est revenu et a dit : “Ô Messager d’Allah, que dois-je faire avec ceux qui sont complètement épuisés et ne peuvent plus avancer ?” Le Prophète ﷺ a répondu : “Égorge-les, trempe leurs sabots dans leur sang et mets-les sur le côté de leur bosse, mais ni toi ni aucun de tes compagnons ne devez en manger.” »
- Sahih Muslim, n°3376
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : La prière dans la mosquée du Messager d’Allah ﷺ est meilleure que mille prières dans d’autres mosquées, sauf la Mosquée al-Haram, car le Messager d’Allah ﷺ est le dernier des prophètes et sa mosquée est la dernière des mosquées. Abu Salama et Abu Abdullah (deux des rapporteurs de cette chaîne) ont dit : Nous n’avions aucun doute que ce qu’Abu Huraira رضي الله عنه avait dit venait du Messager d’Allah ﷺ, et donc nous n’avons pas voulu demander une confirmation à Abu Huraira à propos de ce hadith jusqu’à sa mort. Nous en avons discuté entre nous et nous nous sommes reprochés de ne pas l’avoir interrogé à ce sujet pour qu’il puisse attribuer clairement ces paroles au Messager d’Allah ﷺ s’il les avait entendues de lui. Pendant que nous en parlions assis avec ‘Abdullah b. Ibrahim b. Qariz, nous avons évoqué ce hadith et notre omission de demander une confirmation directe à Abu Huraira. Alors Abdullah b. Ibrahim nous a dit : Je témoigne que j’ai entendu Abu Huraira رضي الله عنه dire que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je suis le dernier des prophètes et ma mosquée est la dernière des mosquées. »
- Sahih Muslim, n°3387
Rapporté par Abu Salama b. Abd al-Rahman : ‘Abd al-Rahman b. Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنه est passé près de moi et je lui ai demandé : Comment as-tu entendu ton père parler de la mosquée fondée sur la piété ? Il a répondu : Mon père a dit : Je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était dans la maison de l’une de ses femmes et j’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, laquelle des deux mosquées est fondée sur la piété ? » Il a alors pris une poignée de petits cailloux et les a jetés sur le sol en disant : « C’est bien cette mosquée à vous (la mosquée de Médine). » Le narrateur a dit : Je témoigne avoir entendu ton père en parler
- Sahih Muslim, n°3413
Rapporté par Jabir b. Abdullah et Salama b. al-Akwa’ رضي الله عنهما : Le crieur du Messager d’Allah ﷺ est venu nous dire : « Le Messager d’Allah ﷺ vous a permis de profiter, c’est-à-dire de contracter un mariage temporaire avec des femmes. »
- Sahih Muslim, n°3414
Rapporté par Salama b. al-Akwa’ et Jabir b. Abdullah رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ est venu vers nous et nous a permis de contracter un mariage temporaire
- Sahih Muslim, n°3418
Rapporté par Iyas b. Salama d’après son père : Le Messager d’Allah ﷺ a autorisé le mariage temporaire pour trois nuits lors de l’année d’Autas, puis l’a interdit
- Sahih Muslim, n°3489
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman : J’ai demandé à Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : « Quelle était la dot du Messager d’Allah ﷺ ? » Elle répondit : « C’était douze ‘uqiyas et un nash. » Elle ajouta : « Sais-tu ce qu’est un nash ? » Je répondis : « Non. » Elle dit : « C’est la moitié d’une ‘uqiya, ce qui fait cinq cents dirhams. C’était la dot que le Messager d’Allah ﷺ donnait à ses épouses. »
- Sahih Muslim, n°3585
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : On a dit au Messager d’Allah ﷺ : « La fille de Hamza ne serait-elle pas un bon choix pour toi ? » Ou : « Pourquoi ne proposes-tu pas d’épouser la fille de Hamza, fils d’Abd al-Muttalib ? » Il a répondu : « Hamza est mon frère par allaitement. »
- Sahih Muslim, n°3586
Rapporté par Umm Habiba, fille d’Abu Sufyan رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir et je lui ai dit : « As-tu envie d’épouser la fille d’Abu Sufyan ? » Il a dit : « Et que devrais-je faire ? » J’ai dit : « Épouse-la. » Il a dit : « Tu veux cela ? » J’ai répondu : « Je ne suis pas ta seule épouse ; je souhaite donc associer ma sœur à ce bien. » Il a dit : « Elle ne m’est pas permise. » J’ai dit : « On m’a dit que tu as demandé la main de Durrah, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Umm Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille élevée sous ma tutelle, elle ne m’aurait pas été permise, car elle est la fille de mon frère de lait (Hamza). Thuwaiba m’a allaité ainsi que son père. Donc, ne me proposez pas vos filles et sœurs en mariage. »
- Sahih Muslim, n°3588
Rapporté par Umm Habiba, épouse du Messager d’Allah ﷺ : Elle a dit au Messager d’Allah ﷺ : « Épouse ma sœur Azza. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tu veux cela ? » Elle a répondu : « Oui, Messager d’Allah, je ne suis pas ta seule épouse, et je souhaite que celle qui partage ce bien avec moi soit ma sœur. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Cela ne m’est pas permis. » J’ai dit : « Messager d’Allah, nous avons entendu dire que tu veux épouser Durrah bint Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Abu Salama ? » Elle a répondu : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille élevée sous ma tutelle, elle ne m’aurait pas été permise, car elle est la fille de mon frère de lait. Thuwaiba m’a allaité ainsi qu’Abu Salama. Donc, ne me proposez pas vos filles et sœurs en mariage. »
- Sahih Muslim, n°3603
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها à Aïcha رضي الله عنها : « Un jeune garçon proche de la puberté vient chez toi. Pour ma part, je n’aime pas qu’il vienne chez moi. » Aïcha رضي الله عنها répondit : « Ne vois-tu pas dans le Messager d’Allah ﷺ un exemple à suivre ? » Elle ajouta : « La femme d’Abu Hudhaifa a dit : “Ô Messager d’Allah, Salim vient chez moi alors qu’il est adulte, et cela dérange Abu Hudhaifa.” » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Allaite-le (pour qu’il devienne ton enfant de lait), ainsi il pourra venir chez toi librement. »
- Sahih Muslim, n°3604
Rapporté par Zaynab, fille d’Abu Salama : J’ai entendu Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, dire à Aïcha : « Par Allah, je n’aime pas être vue par un jeune homme qui a dépassé l’âge de l’allaitement. » Aïcha رضي الله عنها demanda : « Pourquoi donc ? » Sahla, fille de Suhail, est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah, je remarque sur le visage d’Abu Hudhaifa des signes de gêne à cause de l’entrée de Salim dans la maison. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Allaite-le. » Sahla dit : « Mais il a une barbe ! » Il répéta : « Allaite-le, cela fera disparaître ce malaise sur le visage d’Abu Hudhaifa. » Elle dit : « Je l’ai fait, et par Allah, je n’ai plus vu de gêne sur le visage d’Abu Hudhaifa. »
- Sahih Muslim, n°3605
Rapporté par Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : Toutes les épouses du Prophète ﷺ refusaient l’idée qu’une personne allaitée de cette manière (après l’âge habituel) puisse entrer chez elles. Elles disaient à Aïcha : « Par Allah, nous ne voyons là qu’une exception accordée par le Messager d’Allah ﷺ uniquement pour Salim. Personne d’autre ne sera autorisé à entrer chez nous de cette façon, et nous ne sommes pas d’accord avec cela. »
- Sahih Muslim, n°3621
Rapporté par ‘Abd al-Malik ibn Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, d’après son père, d’après Umm Salama رضي الله عنها : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama, il est resté avec elle trois nuits et a dit : « Ton mari ne te sous-estime pas. Si tu veux, je peux rester une semaine avec toi, mais si je reste une semaine, je devrai aussi rester une semaine avec chacune de mes épouses. »
- Sahih Muslim, n°3622
Rapporté par Ibn Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman : Quand le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama et qu’elle a passé la nuit avec lui, à l’aube, il lui a dit : « Ton mari ne te sous-estime pas. Si tu veux, je peux rester une semaine avec toi, ou si tu préfères, trois nuits, puis je viendrai te voir à ton tour. » Elle a dit : « Reste trois nuits. »
- Sahih Muslim, n°3623
Rapporté par Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman : Quand le Messager d’Allah ﷺ a épousé Umm Salama et qu’il lui a rendu visite, alors qu’il s’apprêtait à partir, elle a attrapé son vêtement. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « Si tu veux, je peux prolonger mon séjour avec toi, mais je devrai alors calculer ce temps et le passer aussi avec mes autres épouses. Pour une femme vierge, le mari doit rester une semaine, et pour une femme déjà mariée, c’est trois jours. »
- Sahih Muslim, n°3625
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ l’a épousée, et le narrateur a mentionné de nombreux détails à ce sujet, dont celui-ci : « Si tu veux que je passe une semaine avec toi, il faudra aussi que je passe une semaine avec chacune de mes autres épouses. »
- Sahih Muslim, n°3692
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنهما : J’avais l’intention de demander à Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه au sujet d’un verset, mais j’ai attendu un an par crainte de lui, jusqu’à ce qu’il parte en pèlerinage et que je l’accompagne. Sur le chemin du retour, il s’est écarté vers un arbre d’arak pour se soulager. J’ai attendu qu’il ait fini, puis j’ai marché avec lui et j’ai dit : « Commandeur des croyants, qui sont les deux épouses du Messager d’Allah ﷺ qui se sont soutenues l’une l’autre (dans leur demande d’argent) ? » Il a dit : « C’étaient Hafsa et Aïcha رضي الله عنهما. » Je lui ai dit : « Cela fait un an que je voulais t’interroger à ce sujet, mais je n’osais pas à cause de ton autorité. » Il a dit : « Ne fais pas cela. Si tu penses que j’ai une connaissance, demande-moi. Si je sais, je te répondrai. » Il a ajouté : « Par Allah, à l’époque de l’ignorance, nous n’avions aucun égard pour les femmes, jusqu’à ce qu’Allah révèle à leur sujet ce qu’Il a révélé et qu’Il leur accorde des droits. Un jour, je réfléchissais à quelque chose et ma femme m’a dit : “J’aimerais que tu fasses ceci ou cela.” Je lui ai répondu : “Cela ne te concerne pas, ne t’occupe pas de ce que je veux faire.” Elle m’a dit : “C’est étrange que toi, fils de Khattab, tu n’acceptes pas qu’on te réponde, alors que ta fille répond au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier toute la journée.” J’ai alors pris mon manteau et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Ô ma fille, j’ai entendu dire que tu réponds au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier.” Elle a dit : “Par Allah, nous lui répondons.” Je lui ai dit : “Fais attention, ma fille, je t’avertis contre la colère d’Allah et la colère de Son Messager ﷺ. Ne te laisse pas tromper par celle dont la beauté l’a séduite et par l’amour du Messager d’Allah ﷺ pour elle.” Je suis ensuite allé voir Umm Salama à cause de notre parenté et je lui ai parlé. Umm Salama m’a dit : “Omar ibn al-Khattab, c’est étrange que tu te mêles de tout, même entre le Messager d’Allah ﷺ et ses épouses.” Cela m’a tellement troublé que je n’ai rien ajouté et je suis sorti. J’avais un ami parmi les Ansar. Quand je m’absentais, il m’apportait des nouvelles, et quand il s’absentait, je lui en apportais. À ce moment-là, nous craignions un roi de Ghassan. Mon ami Ansari est venu frapper à ma porte et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le Ghassani est-il venu ?” Il a répondu : “C’est plus grave ! Le Messager d’Allah ﷺ s’est séparé de ses épouses.” J’ai dit : “Que le nez de Hafsa et d’Aïcha soit couvert de poussière !” J’ai pris mon manteau et je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ dans sa chambre haute, à laquelle il montait par une échelle en palmier. Son serviteur noir était assis au bas de l’échelle. J’ai dit : “C’est Omar.” On m’a donné la permission. J’ai raconté cela au Messager d’Allah ﷺ, et quand j’ai parlé d’Umm Salama, il a souri. Il était allongé sur une natte, sans rien entre lui et la natte, avec un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, un tas de bois de santal à ses pieds et une peau suspendue près de sa tête. J’ai vu les marques de la natte sur son côté, et j’ai pleuré. Il m’a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” J’ai dit : “Messager d’Allah, Chosroès et César vivent dans le luxe, alors que toi, le Messager d’Allah, tu vis dans la pauvreté.” Il a répondu : “N’aimes-tu pas qu’ils aient les biens de ce monde, et que tu aies l’au-delà ?”
- Sahih Muslim, n°3693
Rapporté par Ibn Abbas رضي الله عنهما : Ibn Abbas a dit : « Je suis allé avec Omar jusqu’à ce que nous arrivions à Marr al-Zahran (un lieu), et le reste du hadith est le même que celui rapporté par Soulayman ibn Bilal, à la différence que j’ai demandé : “Qu’en est-il de ces deux femmes ?” Il a répondu : “C’étaient Hafsa et Umm Salama.” Il a ajouté : “Je suis allé dans les appartements et dans chacun, j’ai entendu des pleurs.” Il a aussi ajouté : “Le Prophète ﷺ avait fait le serment de rester éloigné d’elles pendant un mois, et après vingt-neuf jours, il les a visitées.” »
- Sahih Muslim, n°3700
Rapporté par Abu Salama : Fatima bint Qais, la sœur de al-Dahhak ibn Qais, lui a raconté qu’Abu Hafs ibn Mughira al-Makhzumi l’a divorcée trois fois puis est parti au Yémen. Les membres de sa famille lui ont dit : « Tu n’as droit à aucune pension de notre part. » Khalid ibn Walid et un groupe de personnes sont allés voir le Messager d’Allah ﷺ chez Maymouna et ont dit : « Abu Hafs a divorcé sa femme par trois prononcés ; a-t-elle droit à une pension ? » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Elle n’a pas droit à une pension, mais elle doit observer la 'idda. » Il lui a envoyé le message de ne pas se précipiter pour prendre une décision sur elle-même, et lui a ordonné d’aller chez Umm Sharik. Ensuite, il lui a fait savoir que la maison de Umm Sharik est souvent visitée par les premiers émigrants, donc il vaut mieux qu’elle aille chez Ibn Umm Maktum, l’aveugle, (et il a ajouté : « Si tu enlèves ton voile, il ne te verra pas. ») Elle est donc allée chez lui, et quand sa 'idda s’est terminée, le Messager d’Allah ﷺ l’a mariée à Usama ibn Zaid ibn Haritha
- Sahih Muslim, n°3714
Rapporté par Abu Bakr ibn Abu’l-Jahm : Moi et Abu Salama ibn 'Abd al-Rahman sommes allés voir Fatima bint Qais رضي الله عنها pour l’interroger (sur le divorce, etc.). Elle a dit : « J’étais l’épouse de Abu 'Amr ibn Hafs ibn al-Mughira, et il est parti pour la bataille de Najran. » Le reste du hadith est le même, mais il a ajouté : « Elle a dit : Je l’ai épousé et Allah m’a honorée grâce à Ibn Zaid et Allah m’a accordé Sa faveur à travers lui. »
- Sahih Muslim, n°3715
Rapporté par Abu Bakr : Moi et Abu Salama sommes allés voir Fatima bint Qais رضي الله عنها à l’époque de Ibn Zubair رضي الله عنه et elle nous a raconté que son mari lui avait donné un divorce irrévocable. (Le reste du hadith est le même)
- Sahih Muslim, n°3723
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ils se sont réunis dans la maison d’Abu Huraira رضي الله عنه et ont discuté du cas d’une femme qui accouche quelques nuits après la mort de son mari. Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit : « Sa période d’attente est celle qui est la plus longue des deux (entre quatre mois et dix jours, ou la naissance de l’enfant, selon ce qui dure le plus longtemps). » Mais Abu Salama a dit : « Sa période d’attente se termine à la naissance de l’enfant. » Ils débattaient à ce sujet, alors Abu Huraira رضي الله عنه a dit : « Je suis l’avis de mon neveu (c’est-à-dire Abu Salama). » Ils ont envoyé Kuraib (l’affranchi d’Ibn ‘Abbas) demander à Umm Salama رضي الله عنها. Il est revenu et leur a rapporté qu’Umm Salama رضي الله عنها a dit que Subai‘ah al-Aslamiyya avait accouché après la mort de son mari, alors que peu de nuits s’étaient écoulées, et qu’elle en avait parlé au Messager d’Allah ﷺ, qui lui avait ordonné de se remarier
- Sahih Muslim, n°3724
Rapporté par Abu Salama ibn ‘Abd al-Rahman et Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs, à une différence près : ils l’ont envoyée chez Umm Salama, mais il n’est pas fait mention de Kuraib
- Sahih Muslim, n°3728
Rapporté par Zainab bint Abu Salama رضي الله عنها : Je suis allée voir Umm Habiba, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, lorsque son père Abu Sufyan est décédé. Umm Habiba a demandé un parfum jaune, ou quelque chose de similaire, et l’a appliqué sur une jeune fille, puis s’en est mise sur les joues. Elle a dit : « Par Allah, je n’ai besoin d’aucun parfum, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : “Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, où cela est permis pendant quatre mois et dix jours.” » Zainab a dit : « Je suis ensuite allée voir Zainab bint Jahsh رضي الله عنها lorsque son frère est décédé. Elle a demandé du parfum, en a mis sur elle-même et a dit : “Par Allah, je n’en ai pas besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire sur le minbar : ‘Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil pour un défunt plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle peut porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.’” » Zainab رضي الله عنها a dit : « J’ai entendu ma mère Umm Salama رضي الله عنها dire : Une femme est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : ‘Ô Messager d’Allah, ma fille a perdu son mari et a un problème à l’œil. Peut-on lui mettre du khôl ?’ Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : ‘Non’ (il l’a répété deux ou trois fois, disant seulement ‘Non’ à chaque fois). Puis il a dit : ‘Ce n’est que quatre mois et dix jours, alors qu’avant l’islam, aucune d’entre vous ne se débarrassait de la saleté avant qu’une année ne soit passée.’ » Humaid a demandé à Zainab : « Qu’est-ce que ce fait de jeter la saleté après un an ? » Zainab a expliqué : « Quand une femme perdait son mari, elle s’isolait dans une cabane, portait ses pires vêtements, n’utilisait ni parfum ni rien de ce genre jusqu’à ce qu’un an soit passé. Ensuite, on lui amenait un animal comme un âne, une chèvre ou un oiseau, elle posait sa main dessus, et parfois l’animal mourait. Après cela, elle sortait de chez elle, on lui donnait de la saleté qu’elle jetait, puis elle pouvait utiliser du parfum ou autre chose si elle le voulait. »
- Sahih Muslim, n°3729
Rapporté par Zainab bint Umm Salama رضي الله عنها : Une parente d’Umm Habiba رضي الله عنها est décédée. Umm Habiba a demandé un parfum jaune et s’en est mis sur l’avant-bras, puis a dit : « Je le fais car j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis à une femme croyant en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari, pour qui elle peut porter le deuil pendant quatre mois et dix jours.” »
- Sahih Muslim, n°3731
Rapporté par Zainab bint Umm Salama رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par Zainab d’après sa mère, et aussi d’après Zainab, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, ou d’après une autre femme parmi les épouses du Prophète ﷺ
- Sahih Muslim, n°3732
Rapporté par Zainab bint Umm Salama رضي الله عنها d’après sa mère : Une femme a perdu son mari. Comme elle avait des problèmes aux yeux, sa famille craignait pour elle et est allée demander au Messager d’Allah ﷺ la permission d’utiliser du khôl. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’une d’entre vous passait un an enfermée dans une cabane, vêtue de ses pires habits. À la fin de cette période, elle jetait de la saleté sur le chien qui passait, puis elle sortait de sa période d’attente. Ne peut-elle pas patienter quatre mois et dix jours ? »
- Sahih Muslim, n°3733
Rapporté par Humaid ibn Nafi‘ : Il a rapporté deux traditions d’Umm Salama concernant le khôl, et un autre hadith des épouses du Prophète d’Allah ﷺ, mais sans mentionner Zainab
- Sahih Muslim, n°3734
Rapporté par Zainab bint Abu Salama : Quand la nouvelle de la mort d’Abu Sufyan est parvenue à Umm Habiba, elle a demandé du parfum jaune le troisième jour, s’en est mis sur les avant-bras et les joues, puis a dit : « Je n’en avais pas vraiment besoin, mais j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il n’est pas permis aux femmes croyant en Allah et au Jour dernier de s’abstenir de s’embellir plus de trois jours, sauf en cas de décès du mari, où elle doit s’abstenir de s’embellir pendant quatre mois et dix jours.” »
- Sahih Muslim, n°4137
Rapporté par Muhammad b. Ibrahim : Abu Salama lui a rapporté qu’il avait un différend avec sa famille au sujet d’un terrain, et il est allé en parler à Aïsha رضي الله عنها. Elle lui dit : « Abu Salama, renonce à ce terrain, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Celui qui s’approprie même une petite portion de terre devra porter autour du cou sept terres.” »
- Sahih Muslim, n°4138
Ce hadith est rapporté par Abu Salama avec une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°4146
Rapporté par Jabir b. Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ et Abu Bakr رضي الله عنه sont venus me rendre visite à pied chez Banu Salama, et ils m’ont trouvé inconscient. Le Prophète ﷺ a demandé de l’eau, a fait ses ablutions et a aspergé de cette eau sur moi. Je me suis senti mieux. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, que dois-je faire de mes biens ? » Et ce verset a été révélé : « Allah vous recommande au sujet de vos enfants : au garçon une part équivalente à celle de deux filles. »
- Sahih Muslim, n°4192
Rapporté par Jabir b. 'Abdullah (qu’Allah soit satisfait de lui) : Le Messager d’Allah ﷺ a ordonné que celui à qui l’on fait un don à vie, ainsi qu’à ses descendants, a le droit d’utiliser le bien tant qu’il vit, et ses héritiers aussi. Ce bien devient leur propriété. Celui qui a fait le don ne peut plus poser de condition ou faire d’exception après avoir déclaré l’Umra. Abu Salama a dit : Car il a fait un don, et cela devient un héritage, et le droit d’héritage annule sa condition
- Sahih Muslim, n°4352
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman et Sulaiman b. Yasar رضي الله عنهما
- Sahih Muslim, n°4413
Rapporté par Jabir : Une femme de la tribu de Makhzoum commit un vol. Elle fut amenée devant le Messager d’Allah ﷺ et chercha la protection (l’intercession) d’Umm Salama, l’épouse du Prophète ﷺ. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Par Allah, même si c’était Fatima, je lui couperais la main. » Sa main fut donc coupée
- Sahih Muslim, n°4473
Rapporté par Umm Salama (l’épouse du Prophète ﷺ) : Le Messager d’Allah ﷺ a entendu des personnes se disputer devant la porte de sa chambre. Il est sorti et a dit : « Je suis un être humain, et les plaignants viennent à moi ; il se peut que certains soient plus éloquents que d’autres. Je juge en faveur de celui qui me paraît avoir raison, et je décide donc pour lui. Mais si, par mon jugement, je donne à quelqu’un ce qui appartient à un autre musulman, je lui donne en réalité une part du Feu ; à lui de la prendre ou de la laisser. »
- Sahih Muslim, n°4475
Rapporté par Umm Salama : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Vous venez à moi pour régler vos différends, et certains d’entre vous sont peut-être plus éloquents que d’autres. Je juge donc selon ce que j’entends. Si je donne à l’un de vous une part qui revient de droit à son frère, qu’il ne l’accepte pas, car je lui ai donné une part du Feu. »
- Sahih Muslim, n°4506
Rapporté par Salama ibn Kuhail : J’ai entendu Sowaid ibn Ghafala dire : Je suis parti avec Zayd ibn Suhan et Salman ibn Rabi’a pour le jihad, et j’ai trouvé une cravache que j’ai ramassée. Ils m’ont dit : « Laisse-la. » J’ai répondu : « Non, mais je vais l’annoncer, et si son propriétaire se présente, je la lui rendrai, sinon je l’utiliserai », et j’ai refusé de les écouter. À notre retour du jihad, par chance, j’ai accompli le pèlerinage. Je suis allé à Médine et j’ai rencontré Ubayy ibn Ka’b, à qui j’ai raconté l’histoire de la cravache et l’avis de Zayd ibn Suhan et Salman ibn Rabi’a (qu’il fallait la laisser). Il m’a dit : « J’ai trouvé une bourse d’argent du vivant du Messager d’Allah ﷺ qui contenait cent dinars. Je suis allé le voir avec, et il m’a dit : “Annonce-la pendant un an.” Je l’ai annoncée, mais personne ne l’a reconnue. Je suis retourné le voir, il a dit : “Annonce-la pendant un an.” Je l’ai fait, mais personne ne l’a reconnue. Je suis encore revenu, il a dit : “Annonce-la pendant un an.” Je l’ai fait, mais personne ne l’a reconnue. Il m’a alors dit : “Garde bien en mémoire son nombre, son sac et sa corde, et si son propriétaire se présente, rends-la-lui, sinon utilise-la.” Alors je l’ai utilisée. » (Shu’ba dit : J’ai revu Salama ibn Kuhail à La Mecque après cela, et il a dit : Je ne sais plus s’il a dit trois ans ou un an)
- Sahih Muslim, n°4507
Rapporté par Shu’ba : Salama ibn Kuhail m’a informé, ou il a informé des gens parmi lesquels j’étais. Il a dit : J’ai entendu Sowaid ibn Ghafala qui a rapporté : Je suis parti avec Zayd ibn Suhan et Salman ibn Rabi’a, et j’ai trouvé une cravache. Le reste du hadith est le même jusqu’aux mots : « Je l’ai utilisée. » Shu’ba a dit : Je l’ai entendu dire dix ans plus tard qu’il l’a annoncée pendant un an
- Sahih Muslim, n°4508
Rapporté par Salama ibn Kuhail : Ce hadith a été rapporté par différentes chaînes de transmetteurs. Dans leurs versions, il est mentionné trois ans, sauf dans le hadith de Hammid ibn Salama où il est dit deux ou trois ans. Dans le hadith transmis par Sufyan, Zayd ibn Abu Unaisa et Hammid ibn Salama, il est dit : « Si quelqu’un vient et te donne le nombre d’objets dans le sac et la corde, rends-les-lui. » Sufyan a ajouté dans la narration de Waki’ : « Sinon, c’est comme ta propriété. » Et dans la narration d’Ibn Numair, il est dit : « Sinon, utilise-la. »
- Sahih Muslim, n°4518
Rapporté par Iyas b. Salama, d’après son père : Nous sommes partis en expédition avec le Messager d’Allah ﷺ. Nous avons eu du mal à trouver des provisions, au point de vouloir abattre nos montures. Le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de rassembler nos provisions. Nous avons étendu une peau et chacun y a mis sa nourriture. J’ai mesuré la taille de la peau : elle était à peine assez grande pour qu’une chèvre s’y tienne. Nous étions quatorze cents. Nous avons tous mangé à satiété, puis nous avons rempli nos sacs de provisions. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ a demandé s’il y avait de l’eau pour les ablutions. Un homme est venu avec un petit seau d’eau qu’il a versé dans un bassin. Nous étions quatorze cents à faire nos ablutions avec cette eau, et il y en avait en abondance. Ensuite, huit personnes sont venues et ont demandé s’il restait de l’eau pour les ablutions. Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Les ablutions ont déjà été faites. »
- Sahih Muslim, n°4568
Rapporté par Abu Qatada رضي الله عنه : Nous avons accompagné le Messager d’Allah ﷺ lors d’une expédition l’année de la bataille de Hunayn. Quand nous avons rencontré l’ennemi, certains musulmans ont pris la fuite par peur. J’ai vu un polythéiste qui dominait un musulman. Je me suis retourné et je l’ai attaqué par derrière, le frappant entre le cou et l’épaule. Il s’est retourné vers moi et s’est battu avec moi si violemment que j’ai cru voir la mort de près. Puis il est mort et m’a laissé en vie. J’ai rejoint Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه qui disait : « Qu’arrive-t-il aux gens, pourquoi reculent-ils ? » J’ai répondu : « C’est le décret d’Allah. » Ensuite, les gens sont revenus. (La bataille s’est terminée par la victoire des musulmans.) Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors assis pour distribuer le butin. Il a dit : « Celui qui a tué un ennemi et peut le prouver recevra ses biens. » Je me suis levé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » Puis je me suis assis. Le Prophète ﷺ a répété la même chose. Je me suis relevé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » Il a répété la même chose une troisième fois, et je me suis encore levé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Qu’as-tu, ô Abu Qatada ? » J’ai alors raconté toute l’histoire. À ce moment, quelqu’un a dit : « Il a dit la vérité, Messager d’Allah ! Les biens de l’ennemi qu’il a tué sont avec moi. Demande-lui de me céder son droit. » Abu Bakr رضي الله عنه a protesté : « Par Allah, cela n’arrivera pas ! Le Messager d’Allah ﷺ ne voudra pas priver un des lions d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager de sa part du butin. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il a dit la vérité, donne-lui donc les biens. » On me les a donc donnés. J’ai vendu l’armure (qui faisait partie de ma part du butin) et j’ai acheté avec le produit de la vente un jardin dans le quartier de Banu Salama. Ce fut le premier bien que j’ai acquis après avoir embrassé l’islam. Dans une version rapportée par Laith, Abu Bakr a dit : « Non, jamais ! Il ne les donnera pas à un renard des Quraysh en laissant de côté un lion parmi les lions d’Allah... » Et le hadith se termine par : « Le premier bien que j’ai acquis. »
- Sahih Muslim, n°4572
Rapporté par Salama ibn al-Akwa’ رضي الله عنه : Nous avons combattu à la bataille de Hawazin avec le Messager d’Allah ﷺ. Un jour, alors que nous prenions le petit-déjeuner avec lui, un homme est arrivé sur un chameau rouge. Il l’a fait agenouiller, a détaché une lanière de cuir de sa selle et a attaché le chameau. Puis il a commencé à manger avec nous tout en observant autour de lui. Nous étions pauvres, certains d’entre nous n’avaient même pas de monture. Soudain, il est parti précipitamment, a détaché son chameau, l’a fait agenouiller, est monté dessus et s’est enfui. Un homme sur un chameau brun l’a poursuivi (le prenant pour un espion). Salama (le rapporteur) a dit : J’ai couru à pied derrière lui jusqu’à ce que j’arrive près de la cuisse du chameau, puis près de la hanche, puis j’ai attrapé la corde du chameau, je l’ai fait agenouiller et, dès qu’il a posé le genou au sol, j’ai tiré mon épée et frappé la tête du cavalier, qui est tombé. J’ai ramené le chameau avec ses bagages et ses armes. Le Messager d’Allah ﷺ est venu à ma rencontre avec les gens. Il a demandé : « Qui a tué cet homme ? » Les gens ont répondu : « Ibn Akwa’. » Il a dit : « Tout ce qu’il possédait revient à Ibn Akwa’. »
- Sahih Muslim, n°4573
Rapporté par Salama ibn al-Akwa’ رضي الله عنه : Nous avons combattu contre les Fazara, et Abu Bakr رضي الله عنه était notre chef, nommé par le Messager d’Allah ﷺ. Quand nous étions à une heure du point d’eau de l’ennemi, Abu Bakr nous a ordonné d’attaquer. Nous nous sommes arrêtés à la fin de la nuit pour nous reposer, puis nous avons attaqué de tous côtés et atteint leur point d’eau où la bataille a eu lieu. Certains ennemis ont été tués, d’autres faits prisonniers. J’ai vu un groupe de femmes et d’enfants. J’ai eu peur qu’ils n’atteignent la montagne avant moi, alors j’ai tiré une flèche entre eux et la montagne. Quand ils ont vu la flèche, ils se sont arrêtés. Je les ai ramenés. Parmi eux, il y avait une femme de Banu Fazara, portant un manteau de cuir, avec sa fille, l’une des plus belles filles d’Arabie. Je les ai conduites jusqu’à Abu Bakr, qui m’a donné cette fille comme prix. Nous sommes arrivés à Médine. Je ne l’avais pas encore touchée quand le Messager d’Allah ﷺ m’a rencontré dans la rue et m’a dit : « Donne-moi cette fille, ô Salama. » J’ai répondu : « Messager d’Allah, elle m’a charmé, je ne l’ai pas encore touchée. » Le lendemain, il m’a encore rencontré et a dit : « Ô Salama, donne-moi cette fille, qu’Allah bénisse ton père. » J’ai dit : « Elle est à toi, Messager d’Allah ! Par Allah, je ne l’ai pas encore touchée. » Le Messager d’Allah ﷺ l’a envoyée aux gens de La Mecque, la donnant en échange de plusieurs musulmans prisonniers à La Mecque
- Sahih Muslim, n°4619
Rapporté par Salama رضي الله عنه : Nous avons combattu aux côtés du Messager d’Allah ﷺ à Hunayn. Quand nous avons rencontré l’ennemi, j’ai avancé et grimpé sur une butte. Un homme de l’ennemi s’est tourné vers moi et je lui ai tiré une flèche. Il s’est baissé et s’est caché. Je ne comprenais pas ce qu’il faisait, mais soudain, j’ai vu un groupe de personnes apparaître de l’autre butte. Ils se sont affrontés avec les compagnons du Prophète ﷺ, mais ces derniers ont reculé et moi aussi, j’ai fui, vaincu. J’avais deux manteaux, l’un autour de la taille et l’autre sur les épaules. Mon pagne s’est défait et j’ai tenu les deux manteaux ensemble. Dans cet état, je suis passé devant le Messager d’Allah ﷺ, qui était sur sa mule blanche. Il a dit : « Le fils d’Akwa’ est vraiment perdu. » Quand les compagnons se sont rassemblés autour de lui, le Messager d’Allah ﷺ est descendu de sa mule, a ramassé une poignée de poussière, l’a jetée au visage de l’ennemi et a dit : « Que ces visages soient déformés ! » Aucun ennemi n’a échappé à la poussière de cette poignée, tous en ont eu les yeux remplis. Alors ils ont fui, et Allah le Très-Haut les a vaincus, et le Messager d’Allah ﷺ a distribué leur butin aux musulmans
- Sahih Muslim, n°4668
Rapporté par Salama b. al-Akwa’ رضي الله عنه : Nous avons marché vers Khaybar avec le Messager d’Allah ﷺ. Nous avons voyagé de nuit. L’un des compagnons a dit à (mon frère) ‘Amir b. al-Akwa’ : « Ne veux-tu pas nous réciter quelques-uns de tes poèmes ? » ‘Amir était poète, alors il a commencé à chanter ses vers pour encourager les chameaux, en récitant : « Ô Allah, si Tu ne nous avais pas guidés, Nous n’aurions ni trouvé la bonne voie, ni fait l’aumône, Ni accompli la prière. Nous voulons donner nos vies pour Toi ; alors pardonne-nous nos fautes, Et rends-nous fermes face à nos ennemis. Accorde-nous la paix et la tranquillité. Voilà qu’ils nous ont appelés à l’aide d’un cri. » Le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Qui conduit les chameaux ? » On répondit : « C’est ‘Amir. » Il dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde. » Un homme dit : « Le martyre lui est destiné. Ô Messager d’Allah, si seulement tu nous avais permis de profiter de sa présence. » (Le narrateur dit :) Nous sommes arrivés à Khaybar et nous les avons assiégés, jusqu’à ce que la faim devienne très forte. Puis le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Sachez qu’Allah vous l’a conquise. » Le soir du jour de la conquête, les musulmans allumèrent de nombreux feux. Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « Que sont ces feux ? Que cuisent-ils ? » On répondit : « De la viande. » Il demanda : « Quelle viande ? » Ils dirent : « Celle des ânes domestiques. » Il dit : « Jetez-la et cassez les marmites. » Un homme demanda : « Ou bien peut-on jeter la viande et laver les marmites ? » Il répondit : « Vous pouvez faire cela. » Quand les gens se sont préparés pour le combat, ‘Amir a pris son épée, qui était courte, et il a poursuivi un Juif pour le frapper. Mais son épée a rebondi et l’a blessé au genou, et ‘Amir est mort de cette blessure. Quand les gens sont revenus après la conquête de Khaybar, Salama (le narrateur) m’a pris la main et a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a vu que j’étais silencieux et triste ; il a demandé : « Qu’as-tu ? » J’ai dit : « Que mes parents te soient sacrifiés, les gens pensent que le sacrifice de ‘Amir a été vain. » Il demanda : « Qui a dit cela ? » Je répondis : « Untel et Usaid b. Hudair al-Ansari. » Il dit : « Celui qui a dit cela a menti. Pour lui (‘Amir), il y a une double récompense. » (Il montra cela en joignant deux doigts.) C’était un serviteur d’Allah et un combattant dans Sa voie. Il y a peu d’Arabes qui peuvent combattre aussi courageusement que lui. Qutaiba rapporte quelques mots différents
- Sahih Muslim, n°4669
Rapporté par Salama b. al-Akwa’ رضي الله عنه : Le jour de la bataille de Khaybar, mon frère a combattu courageusement aux côtés du Messager d’Allah ﷺ. Son épée a rebondi et l’a tué. Les compagnons du Messager d’Allah ﷺ ont parlé de sa mort et doutaient qu’il soit martyr. Ils disaient : « C’est un homme tué par sa propre arme », et ils avaient des doutes à son sujet. Salama a dit : Quand le Messager d’Allah ﷺ est revenu de Khaybar, j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, permets-moi de te réciter quelques vers de rajaz. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a donné la permission. Omar b. Khattab a dit : « Je sais ce que tu vas réciter. » J’ai récité : « Par Allah, si Allah ne nous avait pas guidés, Nous n’aurions ni trouvé la bonne voie, ni fait l’aumône, Ni accompli la prière. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ce que tu as dit est vrai. » (J’ai continué :) « Fais descendre sur nous la paix et la tranquillité, Et rends-nous fermes face à nos ennemis, Et les polythéistes se sont rebellés contre nous. » Quand j’ai terminé, le Messager d’Allah ﷺ a demandé : « Qui a composé ces vers ? » J’ai répondu : « C’est mon frère. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ! » J’ai dit : « Par Allah, certains hésitent à demander la miséricorde d’Allah pour lui, car ils disent qu’il est mort par sa propre épée. » En entendant cela, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il est mort en serviteur d’Allah et en combattant. » Ibn Shihab a dit : J’ai demandé à l’un des fils de Salama (b. Akwa’) au sujet de la mort de ‘Amir. Il m’a rapporté une tradition similaire, sauf qu’il a dit : Quand j’ai dit que certains hésitaient à invoquer la bénédiction d’Allah sur lui, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ils ont menti. (‘Amir) est mort en serviteur d’Allah et en combattant dans la voie d’Allah. Pour lui, il y a une double récompense. » Et il l’a montré en joignant deux doigts
- Sahih Muslim, n°4677
Rapporté par Yazid b. Abu 'Ubaid رضي الله عنه : Il a entendu Salama b. al-Akwa' رضي الله عنه dire : Je suis sorti avant que l’appel à la prière du matin ne soit lancé. Les chamelles laitières du Messager d’Allah ﷺ paissaient à Dhu Qarad. L’esclave de ‘Abd al-Rahman b. Auf m’a rencontré et m’a dit : « Les chamelles laitières du Messager d’Allah ﷺ ont été emmenées. » J’ai demandé : « Qui les a prises ? » Il a répondu : « Des gens de la tribu de Ghatafan. » J’ai crié trois fois : « Au secours ! » Toute la ville entre les deux volcans a entendu mon cri. Puis je me suis lancé à leur poursuite jusqu’à les rattraper à Dhu Qarad, alors qu’ils allaient abreuver leurs bêtes. Comme j’étais archer, j’ai commencé à leur tirer des flèches en disant : « Je suis le fils d’al-Akwa’. Aujourd’hui, c’est le jour où les lâches seront punis. » J’ai continué à chanter cela jusqu’à ce que je récupère les chamelles laitières et que je prenne trente manteaux à ces gens. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ et d’autres personnes sont arrivés. J’ai dit : « Ô Prophète d’Allah, je les ai empêchés de boire alors qu’ils avaient soif. Envoie donc une troupe contre eux. » Il a dit : « Ibn al-Akwa’, tu as déjà pris ce que tu devais prendre. Laisse-les partir. » Ensuite, nous sommes revenus et le Messager d’Allah ﷺ m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle jusqu’à notre entrée à Médine
- Sahih Muslim, n°4678
Rapporté par Ibn Salama رضي الله عنه, qui l’a entendu de son père : Nous sommes arrivés à Hudaibiya avec le Messager d’Allah ﷺ et nous étions quatorze cents. Il y avait cinquante chèvres pour nous, mais il n’y avait pas assez d’eau pour les abreuver. Le Messager d’Allah ﷺ s’est assis au bord du puits, il a soit prié, soit craché dans le puits, et l’eau a jailli. Nous avons bu et abreuvé les bêtes. Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ nous a appelés à prêter serment d’allégeance, alors qu’il était assis au pied d’un arbre. J’ai été le premier à prêter serment, puis les autres l’ont fait. Quand la moitié des gens l’avaient fait, il m’a dit : « Prête serment, Salama. » J’ai répondu : « J’étais parmi les premiers à le faire. » Il a dit : « Fais-le encore. » Ensuite, il a vu que je n’avais pas d’armes et m’a donné un bouclier, grand ou petit. Il a continué à recevoir les serments jusqu’au dernier groupe. Il m’a dit : « Ne veux-tu pas prêter serment, Salama ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, je l’ai déjà fait avec le premier groupe, puis encore au milieu. » Il a dit : « Ce n’est pas grave, fais-le encore. » J’ai donc prêté serment trois fois. Puis il m’a demandé : « Salama, où est le bouclier que je t’ai donné ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, mon oncle ‘Amir m’a rencontré sans arme, alors je le lui ai donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a ri et a dit : « Tu ressembles à celui qui disait : “Ô Allah, accorde-moi un ami plus cher que moi-même.” » Quand tous les Compagnons eurent prêté serment, les polythéistes ont envoyé des messages de paix, jusqu’à ce que les gens puissent aller d’un camp à l’autre. Finalement, un traité de paix a été conclu. J’étais à la charge de Talha b. Ubaidullah : j’abreuvais son cheval, je le soignais, je le servais et je mangeais de sa nourriture. J’avais quitté ma famille et mes biens en émigrant pour Allah et Son Messager ﷺ. Quand la paix a été conclue, je me suis allongé sous un arbre. Quatre polythéistes de la Mecque sont venus, ont parlé contre le Messager d’Allah ﷺ, ce qui m’a énervé, alors je me suis déplacé sous un autre arbre. Ils ont suspendu leurs armes à l’arbre et se sont couchés. Quelqu’un a alors crié : « Venez, ô Mouhajiroun ! Ibn Zunaim a été tué. » J’ai dégainé mon épée, attaqué les quatre pendant leur sommeil, pris leurs armes et dit : « Par Celui qui a honoré Muhammad, aucun de vous ne lèvera la tête sinon je le frappe au visage. » Je les ai conduits au Prophète ﷺ. Mon oncle Amir est arrivé avec un homme d’Abalat nommé Mikraz, traîné sur un cheval, et soixante-dix polythéistes. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Laissez-les partir, ils trahiront encore. » Il leur a donc pardonné. À cette occasion, Allah a révélé : « C’est Lui qui a retenu leurs mains de vous et vos mains d’eux dans la vallée de la Mecque après vous avoir donné la victoire sur eux. » (Coran 48:24) Nous sommes repartis vers Médine, et nous nous sommes arrêtés près d’une montagne entre nous et Banu Lihyan. Le Messager d’Allah ﷺ a demandé pardon pour celui qui montait la montagne la nuit pour surveiller. Je l’ai fait deux ou trois fois cette nuit-là. Ensuite, nous sommes arrivés à Médine. Le Messager d’Allah ﷺ a envoyé ses chameaux avec son esclave Rabah, et j’étais avec lui. Je suis aussi allé au pâturage avec le cheval de Talha et les chameaux. Au matin, Abd al-Rahman al-Fazari a attaqué et emporté tous les chameaux du Messager d’Allah ﷺ, tuant celui qui les gardait. J’ai dit à Rabah : « Monte ce cheval, va chez Talha et informe le Messager d’Allah ﷺ que les polythéistes ont pris ses chameaux. » Je suis monté sur une colline, j’ai crié trois fois vers Médine : « Venez à notre secours ! » Puis je me suis lancé à la poursuite des voleurs, leur tirant des flèches et chantant : « Je suis le fils d’al-Akwa’. Aujourd’hui, c’est le jour de la défaite pour les lâches. » J’en ai blessé plusieurs, marqué tout ce qu’ils laissaient tomber pour que le Prophète ﷺ et ses Compagnons sachent que c’était du butin. J’ai récupéré tous les chameaux. Quand ils se sont arrêtés pour manger, j’étais sur un rocher. Al-Fazari a dit : « Qui est-ce là-haut ? » Ils ont répondu : « C’est lui qui nous harcèle depuis ce matin. » Il a dit : « Quatre d’entre vous, allez le tuer. » Ils sont venus vers moi. Je leur ai dit : « Savez-vous qui je suis ? » Ils ont dit non. J’ai dit : « Je suis Salama, fils d’al-Akwa’. Par Celui qui a honoré Muhammad ﷺ, je peux tuer qui je veux parmi vous, mais aucun de vous ne pourra me tuer. » Ils sont repartis. J’ai vu arriver les cavaliers du Prophète ﷺ : Akhram al-Asadi, puis Abu Qatada al-Ansari, puis al-Miqdad b. al-Aswad. J’ai attrapé la bride du cheval d’Akhram. Les voleurs ont fui. J’ai dit à Akhram : « Fais attention jusqu’à ce que le Messager d’Allah ﷺ arrive. » Il a dit : « Salama, si tu crois en Allah et au Jour du Jugement, ne t’interpose pas entre moi et le martyre. » Akhram a combattu Abd al-Rahman, a blessé son cheval, mais a été tué. Abu Qatada a tué Abd al-Rahman. J’ai continué à courir derrière eux jusqu’à Dhu Qarad, les empêchant de boire, et j’ai récupéré deux chevaux. J’ai rejoint le Prophète ﷺ, qui avait récupéré les chameaux et tout le butin. Bilal a préparé un repas avec une chamelle prise aux ennemis. J’ai dit : « Laisse-moi choisir cent hommes et je finirai les voleurs. » Le Prophète ﷺ a ri et a dit : « Salama, tu penses pouvoir le faire ? » J’ai répondu oui. Il a dit : « Ils sont déjà arrivés à Ghatafan. » Un homme de Ghatafan est venu annoncer qu’ils avaient fui. Le lendemain, le Prophète ﷺ a dit : « Notre meilleur cavalier aujourd’hui est Abu Qatada et notre meilleur fantassin est Salama. » Il m’a donné deux parts du butin. En rentrant à Médine, il m’a fait monter derrière lui sur sa chamelle. Un homme des Ansar a lancé un défi de course. J’ai demandé au Prophète ﷺ la permission de descendre et de courir contre lui. Il a accepté. Je l’ai rattrapé et dépassé. Trois jours après, nous sommes partis pour Khaybar. Mon oncle Amir chantait : « Par Allah, si Tu ne nous avais pas guidés, nous n’aurions pas fait l’aumône ni prié. Ô Allah, accorde-nous Tes bienfaits, rends-nous fermes face à l’ennemi et fais descendre la tranquillité sur nous. » Le Prophète ﷺ a dit : « Qui chante cela ? » Amir a répondu : « C’est moi. » Il a dit : « Qu’Allah te pardonne. » (Le narrateur précise que chaque fois que le Prophète ﷺ demandait pardon pour quelqu’un, il mourait en martyr.) Omar رضي الله عنه a dit : « Prophète d’Allah, si seulement tu nous avais laissé profiter d’Amir. » À Khaybar, Marhab, le roi, est sorti en chantant : « Khaybar sait que je suis Marhab, un guerrier expérimenté, armé jusqu’aux dents, quand la guerre fait rage. » Amir est sorti à sa rencontre en chantant : « Khaybar sait que je suis Amir, un vétéran armé, prêt à combattre. » Ils se sont affrontés, mais l’épée d’Amir s’est retournée contre lui et il s’est blessé mortellement. J’ai entendu certains Compagnons dire : « L’acte d’Amir est perdu, il s’est tué lui-même. » Je suis allé en pleurant voir le Prophète ﷺ et lui ai dit : « Amir a perdu sa récompense. » Il a répondu : « Qui a dit cela ? Il aura une double récompense. » Puis il m’a envoyé chercher Ali رضي الله عنه, qui avait mal aux yeux. Le Prophète ﷺ a appliqué sa salive sur ses yeux et il a guéri. Il lui a donné l’étendard. Marhab est revenu en chantant, et Ali a répondu : « Je suis celui que sa mère a appelé Haidar, un lion redoutable. » Ali a frappé Marhab à la tête et l’a tué, remportant ainsi la victoire
- Sahih Muslim, n°4697
Rapporté par Salama رضي الله عنه : J’ai participé à sept expéditions militaires dirigées par le Messager d’Allah ﷺ lui-même, et à neuf autres expéditions qu’il a envoyées, une fois sous la direction d’Abu Bakr et une fois sous celle d’Usama ibn Zayd
- Sahih Muslim, n°4782
Rapporté par Alqama b. Wai'l al-Hadrami, qui a appris la tradition de son père : Ce dernier a dit : Salama b. Yazid al-Ju’afi a demandé au Messager d’Allah ﷺ : « Ô Prophète d’Allah, que penses-tu si nous avons des dirigeants qui exigent de nous que nous accomplissions nos devoirs envers eux, mais qui, eux, ne remplissent pas leurs obligations envers nous ? Que nous ordonnes-tu de faire ? » Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas répondu. Salama a reposé la question, mais il n’a toujours pas répondu. Il a insisté une deuxième ou une troisième fois, alors Ash’ath b. Qais l’a tiré à l’écart et lui a dit : « Écoutez-les et obéissez-leur, car leur charge pèsera sur eux, et la vôtre sur vous. »
- Sahih Muslim, n°4800
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Bientôt, il y aura des dirigeants et vous aimerez leurs bonnes actions et détesterez leurs mauvaises. Celui qui voit leurs mauvaises actions (et essaie de les empêcher par ses actes ou ses paroles) est innocent de tout blâme, et celui qui les déteste (dans son cœur, sans pouvoir les empêcher autrement) est aussi à l’abri (de la colère d’Allah). Mais celui qui approuve leurs mauvaises actions et les imite est perdu. Les gens demandèrent : “Ne devons-nous pas combattre contre eux ?” Il répondit : “Non, tant qu’ils accomplissent la prière.” »
- Sahih Muslim, n°4801
Rapporté par Umm Salama (l’épouse du Prophète) رضي الله عنها : Il a dit : « Des dirigeants seront nommés sur vous et vous verrez chez eux du bien comme du mal. Celui qui déteste leurs mauvaises actions est innocent de tout blâme. Celui qui les désapprouve est aussi à l’abri (de la colère divine). Mais celui qui approuve leurs mauvaises actions et les imite est perdu. » Les gens demandèrent : « Ô Messager d’Allah, ne devons-nous pas combattre contre eux ? » Il répondit : « Non, tant qu’ils accomplissent la prière. » (Détester et désapprouver signifie ici aimer ou détester dans son cœur)
- Sahih Muslim, n°4802
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Une autre version de la tradition attribue les mêmes paroles au Messager d’Allah ﷺ, sauf qu’elle inverse les mots kariha et ankhara
- Sahih Muslim, n°4803
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Une autre version omet une partie à la fin de la tradition, celle qui commence par man radiya wa taba et se termine avec le dernier mot de la tradition
- Sahih Muslim, n°4822
Rapporté par Yazid b. Abu Ubaid (l’affranchi de Salama b. al-Akwa’) : J’ai demandé à Salama à quoi il avait prêté serment au Messager d’Allah ﷺ le jour de Hudaibiya. Il a répondu : « Nous avons juré de combattre jusqu’à la mort. »
- Sahih Muslim, n°4825
Rapporté par Salama b. al-Akwa’ : Il a rendu visite à al-Hajjaj qui lui a dit : « Ô fils d’al-Akwa’, tu es devenu apostat et tu es retourné vivre dans le désert avec les Bédouins après ta migration. » Il a répondu : « Non, mais le Messager d’Allah ﷺ m’a permis de vivre dans le désert. »
- Sahih Muslim, n°5018
Rapporté par Salama b. Akwa' رضي الله عنه : Nous sommes partis à Khaybar avec le Messager d’Allah ﷺ. Puis Allah nous a accordé la victoire sur eux. Ce soir-là, le jour où la victoire a été obtenue, beaucoup de feux ont été allumés. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Quels sont ces feux et pourquoi les a-t-on allumés ? » Ils ont répondu : « C’est pour cuire de la viande. » Il a demandé : « Quelle viande ? » Ils ont dit : « Celle des ânes domestiques. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Jetez cela et cassez les marmites (dans lesquelles la viande cuisait). » Quelqu’un a dit : « Ô Messager d’Allah, devons-nous les jeter et simplement laver les marmites ? » Il a répondu : « Vous pouvez faire ainsi. »
- Sahih Muslim, n°5109
Rapporté par Salama b. al-Akwa' : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui d’entre vous qui sacrifie un animal, il ne doit rien en laisser chez lui le matin du troisième jour. » L’année suivante, ses Compagnons ont demandé : « Devons-nous faire cette année comme l’année dernière ? » Il a répondu : « Ne le faites pas, car l’année dernière, les gens étaient dans le besoin, et je voulais que la viande soit distribuée entre eux. »
- Sahih Muslim, n°5119
Rapporté par Umm Salama : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous veut sacrifier un animal et que le mois de Dhou’l-Hijja commence, il ne doit pas toucher à ses cheveux ni à ses ongles (ne pas les couper). » On a dit à Soufyan que certains savants ne considéraient pas ce hadith comme marfu’. Il a répondu : « Mais moi, je le considère comme marfu’ (c’est-à-dire remontant directement au Prophète). »
- Sahih Muslim, n°5120
Rapporté par Umm Salama : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si l’un d’entre vous a l’intention d’offrir un sacrifice, qu’il ne coupe ni ses cheveux ni ses ongles. »
- Sahih Muslim, n°5121
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si quelqu’un possède un animal destiné au sacrifice pour l’Aïd al-Adha, il ne doit ni se couper les cheveux ni se tailler les ongles à partir du début des premiers jours de Dhou al-Hijja. »
- Sahih Muslim, n°5122
Rapporté par ‘Amr b. Muslim b. ‘Ammar al-Laithi : Alors que nous étions dans un bain public juste avant l’Aïd al-Adha, certaines personnes ont essayé d’enlever leurs poils avec des produits dépilatoires. Certains propriétaires du bain (ou des personnes présentes) ont alors dit que Sa’id b. Musayyib n’approuvait pas cela, ou qu’il l’interdisait. Plus tard, j’ai rencontré Sa’id b. Musayyib et je lui ai parlé de cette histoire. Il m’a répondu : « Mon neveu, ce hadith a été oublié et délaissé. Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ avait dit ce qui a été mentionné plus haut. »
- Sahih Muslim, n°5123
Rapporté par ‘Amr b. Muslim al-Jundani : Ibn Musayyib lui a dit qu’Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, lui avait rapporté ce qui a été mentionné plus haut
- Sahih Muslim, n°5268
Rapporté par Salama ibn Akwa’, d’après son père رضي الله عنه : Un homme a mangé devant le Messager d’Allah ﷺ avec sa main gauche. Le Prophète ﷺ lui a dit : « Mange avec ta main droite. » Il a répondu : « Je ne peux pas. » Le Prophète ﷺ a alors dit : « Puisses-tu ne pas pouvoir le faire. » C’est par orgueil qu’il ne l’a pas fait, et il n’a plus pu lever sa main droite jusqu’à sa bouche
- Sahih Muslim, n°5269
Rapporté par ‘Umar ibn Abu Salama رضي الله عنه : J’étais sous la garde du Messager d’Allah ﷺ, et comme ma main se promenait dans le plat, il m’a dit : « Mon garçon, mentionne le nom d’Allah, mange avec ta main droite et mange ce qui est devant toi. »
- Sahih Muslim, n°5270
Rapporté par ‘Umar ibn Abu Salama رضي الله عنه : Un jour, j’ai eu l’occasion de manger avec le Messager d’Allah ﷺ, et je prenais de la viande autour du plat. Le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : « Mange de ce qui est devant toi. »
- Sahih Muslim, n°5385
Rapporté par Umm Salama (l’épouse du Prophète ﷺ) رضي الله عنها : Celui qui boit dans un récipient en argent boit en réalité dans son ventre le feu de l’Enfer
- Sahih Muslim, n°5387
Rapporté par Abd al-Rahman, d’après sa tante maternelle Umm Salama رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui boit dans des récipients en or ou en argent boit en réalité dans son ventre le feu de l’Enfer. »
- Sahih Muslim, n°5608
Rapporté par Zainab, fille de Umm Salama : Mon prénom était d’abord Barra. Le Messager d’Allah ﷺ m’a donné le prénom de Zainab. Ensuite, Zainab, fille de Jahsh, est entrée dans la maison du Prophète comme épouse, et elle s’appelait aussi Barra. Il lui a donné le prénom de Zainab
- Sahih Muslim, n°5609
Rapporté par Muhammad b. ‘Amr b. ‘Ata’ : J’avais donné à ma fille le prénom de Barra. Zainab, fille d’Abu Salama, m’a dit que le Messager d’Allah ﷺ lui avait interdit de donner ce prénom. (Elle a dit) : « On m’appelait aussi Barra, mais le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ne vous considérez pas comme vertueuse. C’est Allah seul qui connaît les gens pieux parmi vous.” » Les compagnons ont demandé : « Quel prénom devons-nous lui donner ? » Il a répondu : « Appelez-la Zainab. »
- Sahih Muslim, n°5690
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Elle avait un eunuque comme esclave dans sa maison. Un jour, le Messager d’Allah ﷺ était dans la maison quand l’eunuque dit au frère d’Umm Salama, Abdullah ibn Abi Umayya : « Si Allah te donne la victoire à Ta’if demain, je te montrerai la fille de Ghailan, car elle a quatre plis sur le devant de son ventre et huit plis dans le dos. » Le Messager d’Allah ﷺ entendit cela et dit : « De telles personnes ne doivent pas venir chez vous. »
- Sahih Muslim, n°5725
Rapporté par Umm Salama (l’épouse du Prophète) رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a vu une petite fille dans la maison d’Umm Salama qui avait des taches noires sur le visage. Il lui a dit que c’était à cause du mauvais œil et a demandé qu’on utilise une incantation pour qu’elle retrouve un visage sans tache
- Sahih Muslim, n°5744
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Umm Salama a demandé la permission au Messager d’Allah ﷺ pour se faire faire une saignée. Le Prophète ﷺ a alors demandé à Abu Taiba de lui faire la saignée. Jabir a ajouté : « Je pense qu’Abu Taiba était son frère de lait ou un jeune garçon qui n’avait pas encore atteint la puberté. »
- Sahih Muslim, n°5791
Rapporté par Abu Salama b. ‘Abd al-Rahman b. ‘Auf : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a pas de maladie contagieuse. » Mais il est aussi rapporté qu’il a dit : « On ne doit pas amener un malade auprès d’une personne en bonne santé. » Abu Salama dit qu’Abu Huraira rapportait ces deux paroles du Messager d’Allah ﷺ, mais ensuite Abu Huraira cessa de dire : « Il n’y a pas de maladie contagieuse », et il resta sur l’avis que le malade ne doit pas être amené auprès du bien-portant. Harith b. Abu Dhubab (cousin d’Abu Huraira) lui dit : « Abu Huraira, je t’ai entendu rapporter ces deux hadiths, mais maintenant tu te tais sur l’un d’eux. Tu disais que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il n’y a pas de maladie contagieuse.” » Abu Huraira nia le savoir, mais dit que le chameau malade ne devait pas être amené auprès du chameau sain. Harith n’était pas d’accord, ce qui irrita Abu Huraira, qui lui répondit dans la langue abyssinienne. Il lui demanda : « Sais-tu ce que je viens de te dire ? » Il répondit : « Non. » Abu Huraira dit : « J’ai simplement nié l’avoir dit. » Abu Salama ajouta : « Par Allah, Abu Huraira rapportait bien que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : “Il n’y a pas de maladie contagieuse.” Je ne sais pas s’il l’a oublié ou s’il a considéré que cette parole était abrogée par l’autre. »
- Sahih Muslim, n°5897
Rapporté par Abu Salama رضي الله عنه : J’avais l’habitude de faire des rêves (et j’étais tellement troublé) que je tremblais et avais de la fièvre, mais je ne me couvrais pas d’un manteau. J’ai rencontré Abu Qatada et je lui ai parlé de cela. Il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Une bonne vision vient d’Allah et un mauvais rêve (hulm) vient du diable. Donc, quand l’un de vous fait un mauvais rêve (hulm) qu’il n’aime pas, qu’il crache trois fois sur sa gauche et qu’il cherche la protection d’Allah contre son mal ; alors il ne lui fera pas de mal.” »
- Sahih Muslim, n°5898
Rapporté par Abu Qatada رضي الله عنه : Ce hadith a été rapporté, mais il n’est pas mentionné les paroles d’Abu Salama : « J’ai fait des rêves (qui m’ont troublé) mais je ne me suis pas couvert d’un manteau. »
- Sahih Muslim, n°5900
Rapporté par Abu Qatada رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une bonne vision vient d’Allah et un mauvais rêve (hulm) vient du diable. Si l’un de vous voit dans un rêve quelque chose qui lui déplaît, qu’il crache trois fois sur sa gauche et qu’il demande la protection d’Allah contre son mal, alors cela ne lui fera aucun mal. » Abu Salama a dit : « Je faisais des rêves qui pesaient sur moi plus lourdement qu’une montagne, mais depuis que j’ai entendu ce hadith, cela ne m’affecte plus. »
- Sahih Muslim, n°5901
Rapporté par Abu Salama رضي الله عنه : J’avais l’habitude de faire des rêves, mais dans le hadith rapporté par Laith b. Nu`man, les paroles d’Abu Salama à la fin du hadith ne sont pas mentionnées. Ibn Rumh rapporte dans le hadith : « Celui qui dort doit changer de côté après avoir fait un mauvais rêve. »
- Sahih Muslim, n°5903
Rapporté par Abu Salama رضي الله عنه : Je faisais des rêves si terrifiants que j’en tombais malade. J’ai vu Abu Qatada, qui a aussi dit : « Je faisais des rêves qui me rendaient malade, jusqu’à ce que j’entende le Messager d’Allah ﷺ dire : “Les bons rêves viennent d’Allah. Si l’un de vous voit dans un rêve quelque chose qui lui plaît, qu’il n’en parle qu’à ceux qu’il aime. Mais s’il voit quelque chose qui lui déplaît, qu’il crache trois fois sur sa gauche et demande la protection d’Allah contre le mal du diable et le mal du rêve, et qu’il n’en parle à personne, alors cela ne lui fera aucun mal.” »
- Sahih Muslim, n°5974
Rapporté par Umm Salama, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : J’entendais les gens parler du Bassin, mais je n’en avais pas entendu parler par le Messager d’Allah ﷺ. Un jour, alors qu’une jeune fille me coiffait, j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Ô gens. » J’ai dit à la jeune fille : « Éloigne-toi de moi. » Elle a dit : « Il s’adresse seulement aux hommes, il n’a pas appelé les femmes. » J’ai répondu : « Je fais aussi partie des gens (et j’ai donc le droit d’écouter ce qui concerne la religion). » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Je serai votre précurseur au Bassin. Faites attention, que personne d’entre vous ne vienne à moi et ne soit repoussé comme un chameau égaré. Je demanderai la raison, et il me sera dit : “Tu ne sais pas quelles innovations ils ont introduites après toi.” Et je dirai alors aussi : “Éloignez-vous.” »
- Sahih Muslim, n°5975
Rapporté par Umm Salama : Elle a entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela alors qu’il était assis sur le minbar, et qu’elle se faisait coiffer. (Il a dit) : « Ô gens. » Et elle a dit à celle qui la coiffait : « Laisse ma tête. » La suite du hadith est la même
- Sahih Muslim, n°6152
Rapporté par Abu Salama : Ce hadith a été rapporté par la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6224
Rapporté par Salama b. Akwa' : C’est 'Ali que le Messager d’Allah ﷺ laissa derrière lui (pour veiller sur sa famille et la communauté) lors de l’expédition de Khaybar, alors qu’il avait les yeux enflammés. 'Ali dit : « Est-ce à moi de rester derrière le Messager d’Allah ﷺ ? » Il partit donc et rejoignit le Prophète ﷺ, et ce soir-là, le lendemain matin, Allah accorda la victoire. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Je donnerai ce drapeau à un homme qu’Allah et Son Messager aiment. » Ou il dit : « Qui aime Allah ou Son Messager, et Allah lui accordera la victoire. » Et voilà que nous vîmes 'Ali, à qui on s’attendait le moins ce jour-là. Les compagnons dirent : « Voici 'Ali. » Le Messager d’Allah ﷺ lui remit alors le drapeau, et Allah accorda la victoire par sa main
- Sahih Muslim, n°6245
Rapporté par Abdullah b. Zubair : Le jour de la bataille du Fossé, moi et Umar b. Abu Salama étions avec les femmes dans la forteresse de Hassan b. Thabit. Par moments, il se penchait pour moi et je regardais, et à d’autres moments, je me penchais pour lui et il regardait. J’ai reconnu mon père alors qu’il chevauchait son cheval, armé, en direction de la tribu de Quraizah. Abdullah b. Urwa rapporte de la part d’Abdullah b. Zubair : J’ai raconté cela à mon père, qui m’a dit : « Mon fils, m’as-tu vu à ce moment-là ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a alors dit : « Par Allah, le Messager d’Allah ﷺ m’a dit : “Je sacrifierais pour toi mon père et ma mère.” »
- Sahih Muslim, n°6246
Rapporté par Abdullah b. Zubair : Le jour de la bataille du Fossé, moi et Umar b. Salama étions dans la forteresse où se trouvaient des femmes, c’est-à-dire les épouses du Messager d’Allah ﷺ ; le reste du hadith est le même
- Sahih Muslim, n°6315
Rapporté par Salman رضي الله عنه : Si tu peux, ne sois pas le premier à entrer au marché ni le dernier à en sortir, car il y a là du tumulte et l’étendard de Satan y est dressé. Il a dit : J’ai appris que Gabriel (qu’Allah soit satisfait de lui) est venu voir le Messager d’Allah ﷺ alors qu’il était avec Oumm Salama et il a commencé à lui parler. Puis il s’est levé, et le Messager d’Allah ﷺ a dit à Oumm Salama : « Sais-tu qui c’était et ce qu’il a dit ? » Elle a répondu : « C’était Dihya (al-Kalbi). » Oumm Salama a rapporté : Par Allah, je croyais que c’était lui (Dihya) jusqu’à ce que j’entende le discours du Messager d’Allah ﷺ nous informant de ce qui s’était passé. Il (le narrateur) a dit : J’ai demandé à Othman : « De qui tiens-tu cela ? » Il a répondu : « D’Oussama ibn Zayd. »
- Sahih Muslim, n°6405
Rapporté par Abou Moussa رضي الله عنه : J’étais avec le Messager d’Allah ﷺ à Ji‘rana, entre La Mecque et Médine, et Bilal était là aussi. Un bédouin est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Muhammad, tiens la promesse que tu m’as faite. » Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : « Accepte la bonne nouvelle. » Mais le bédouin dit : « Tu me donnes trop souvent de bonnes nouvelles. » Le Messager d’Allah ﷺ se tourna alors vers Abou Moussa et Bilal, visiblement contrarié, et dit : « Il a refusé la bonne nouvelle, mais vous deux, acceptez-la. » Nous avons dit : « Ô Messager d’Allah, nous l’acceptons volontiers. » Le Messager d’Allah ﷺ demanda alors un récipient d’eau, se lava les mains et le visage dedans, y mit un peu de sa salive, puis dit : « Buvez-en, versez-en sur vos visages et vos poitrines, et réjouissez-vous. » Nous avons pris le récipient et fait ce qu’il nous avait dit. Umm Salama appela alors de derrière un voile : « Gardez un peu d’eau pour votre mère aussi. » Ils lui en ont donc laissé
- Sahih Muslim, n°6413
Rapporté par Jabir ibn Abdallah رضي الله عنه : C’est à propos d’eux (les Ansar) que ce verset a été révélé : « Quand deux groupes parmi vous étaient sur le point de perdre courage, alors qu’Allah était leur Protecteur à tous deux. » Cela concernait les Banu Salama et les Banu Haritha. Nous n’aurions pas aimé qu’Allah, le Très-Haut, n’ait pas révélé ce verset, car Allah a garanti Sa protection aux deux groupes
- Sahih Muslim, n°6425
Rapporté par Abu Usaid Ansari رضي الله عنه : J’atteste que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les meilleurs quartiers des Ansar sont ceux des Banu Najjar, puis des Banu ‘Abu al-Ashhal, ensuite des Banu Harith b. Khazraj, puis des Banu Sa’ida. Et il y a du bien dans chaque quartier des Ansar. » Abu Salama rapporte qu’Abu Usaid a dit : « Est-ce que je pourrais mentir sur le Messager d’Allah ﷺ ? Et si j’étais un menteur, j’aurais commencé par mon propre clan, les Banu Sa’ida. » Cela fut rapporté à Sa’d b. ‘Ubada, qui en fut contrarié et dit : « Nous avons été laissés pour compte, car nous sommes mentionnés en dernier parmi les quatre. » Il dit : « Préparez ma monture pour que j’aille voir le Messager d’Allah ﷺ. » Son neveu le vit et lui dit : « Veux-tu contester le classement établi par le Messager d’Allah ﷺ, alors que lui connaît mieux la situation ? N’est-ce pas suffisant pour toi d’être le quatrième parmi les quatre meilleurs clans des Ansar ? » Alors il renonça et dit : « Allah et Son Messager savent mieux », et il demanda qu’on enlève la selle de sa monture
- Sahih Muslim, n°6507
Rapporté par Yazid b. Abu Habib رضي الله عنه, d’après Na’im, l’affranchi de Umm Salama, rapportant de ‘Abdullah b. ‘Amr b. ‘As رضي الله عنه : « Un homme est venu voir l’Envoyé d’Allah ﷺ et a dit : “Je te donne mon allégeance pour l’émigration et le jihad, cherchant la récompense uniquement d’Allah.” Le Prophète ﷺ lui a demandé : “L’un de tes parents est-il encore en vie ?” Il a répondu : “Oui, bien sûr, les deux sont vivants.” Le Prophète ﷺ a demandé : “Veux-tu vraiment la récompense d’Allah ?” Il a dit : “Oui.” Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : “Retourne auprès de tes parents et traite-les avec bonté.” »
- Sahih Muslim, n°6550
Rapporté par Hammid b. Salama : Ce hadith a été rapporté avec la même chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°6997
Rapporté par Abu Salama, d’après Abu Huraira رضي الله عنه : Il a rapporté que le Messager d’Allah (que la paix soit sur lui) a dit : « Il n’y a personne de plus pudique qu’Allah, le Très-Haut et Glorieux. » Il n’est pas fait mention du récit d’Asma’
- Sahih Muslim, n°7240
Rapporté par Harith b. Abi Rabi’a et Abdullah b. Safwan : Ils se rendirent tous deux auprès de Umm Salama (la mère des croyants) رضي الله عنها et l’interrogèrent au sujet de l’armée qui serait engloutie dans la terre, à l’époque où Ibn Zubair était gouverneur de La Mecque. Elle rapporta que le Messager d’Allah ﷺ avait dit : « Un homme viendra chercher refuge dans la Maison Sacrée, et une armée sera envoyée contre lui pour le tuer. Lorsque cette armée atteindra une plaine, elle sera engloutie. » J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il de celui qui sera entraîné de force avec cette armée ? » Il répondit : « Il sera englouti avec eux, mais il sera ressuscité le Jour de la Résurrection selon son intention. » Abu Ja’far dit : « Cette plaine désigne la plaine de Médine. »
- Sahih Muslim, n°7322
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit à ‘Ammar : « Un groupe de rebelles te tuera. »
- Sahih Muslim, n°7323
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
- Sahih Muslim, n°7324
Rapporté par Umm Salama رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Un groupe de rebelles tuera ‘Ammar. »
- Sahih Muslim, n°7479
Rapporté par Salama b. Kuhail : J’ai entendu cela de Jundub, mais je ne l’ai pas entendu dire : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire cela. »
- Sahih Muslim, n°7489
Rapporté par Iyas b. Salama b. al-Akwa’ : Son père lui a rapporté qu’il avait entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Une personne a éternué en ma présence et je lui ai dit : “Qu’Allah te fasse miséricorde.” Il a éternué une deuxième fois et le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il a un rhume (il n’est pas nécessaire de répondre).” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2179
Rapporté par Abou Salama : J’ai demandé à Aïcha رضي الله عنها : « Parle-moi du jeûne du Messager d’Allah ﷺ. » Elle a répondu : « Il jeûnait au point qu’on pensait qu’il allait continuer à jeûner, puis il arrêtait au point qu’on pensait qu’il n’allait plus jeûner. Il n’a jamais autant jeûné un mois que Chaabane. Il jeûnait presque tout Chaabane, sauf un peu, il jeûnait presque tout le mois. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2194
Rapporté par Abou Salama ibn ‘Abd Ar-Rahman : Abou Hourayra رضي الله عنه a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à propos du Ramadan : “Celui qui passe ses nuits en prière (Qiyam) avec foi et en espérant une récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2196
Rapporté par Abou Salama ibn ‘Abd Ar-Rahman : Abou Hourayra رضي الله عنه a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à propos du Ramadan : “Celui qui passe ses nuits en prière (Qiyam) avec foi et en espérant une récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés.” »
- Sunan an-Nasa'i, n°2197
Rapporté par Ibn Chihab : Abou Salama lui a raconté qu’Abou Hourayra رضي الله عنه a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui passe les nuits du Ramadan en prière (Qiyam) avec foi et en espérant une récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés. »
- Sunan an-Nasa'i, n°2927
Rapporté par Urwah, de la part de Zaynab bint Umm Salama, de Umm Salama : Elle est venue à La Mecque alors qu’elle était malade. Elle en a parlé au Messager d’Allah et il a dit : « Fais le Tawaf derrière ceux qui prient, tout en étant sur ta monture. » Elle a ajouté : « Et j’ai entendu le Messager d’Allah, à la Kaaba, réciter : “Par le Tur (Montagne)” »
Profil symbolique du prénom Salma
Interprétation culturelle
Imaginaire
Personnalité associée au prénom Salma
Traits dominants
- Sérénité : Elle manifeste une grande maîtrise de soi et une capacité à rester calme face aux imprévus.
- Empathie : Sa sensibilité naturelle lui permet de comprendre intuitivement les besoins et les émotions des autres.
- Loyauté : Elle représente une force tranquille sur laquelle ses proches peuvent s'appuyer en toute confiance.
Relations et comportement social
Variantes du prénom Salma (ou Salama, ou Salomé)
Orthographes internationales
| Variante | Langues et régions |
|---|---|
| salma | Arabe, Bengali, Indonésien, Ourdou |
| salome | Allemand, Anglais, Biblique, Biblique grec, Biblique latin, Géorgien |
| salomé | Espagnol, Français, Portugais |
| salomè | Italien |
| salomea | Polonais |
| selamawit | Amharique |
| selma | Turc |
| shlomit | Hébreu |
| shulamit | Hébreu |
| shulamite | Biblique |
| shulamith | Hébreu |
| shulammit | Biblique hébreu |
| shulammite | Biblique |
| solomiia | Ukrainien |
| solomiya | Ukrainien |
Personnalités connues portant le prénom Salma
Variante (2) : Salma · 2 personnalités Salama · 1 personnalité
- Salma — femme politique et écrivaine indienne
- Salma bint Amr (épouse de Hashim ibn Abd Manaf, donc arrière-grand-mère du prophète Mohammed)
- Salama bint Hamdan Al Nahyan (épouse de Mohamed bin Zayed Al Nahyan, président des Émirats arabes unis et souverain d'Abu Dhabi)
Popularité du prénom Salma
Dans le monde musulman
En France
Variante (7) : Salomé · 27 725 Selma · 12 290 Salma · 10 145 Salome · 1 070 Salama · 205 Salomea · 55 Solomiia · 15
Le prénom Salomé a été donné à 27 725 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 503ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5 285
- Grand Est 3 565
- Auvergne-Rhône-Alpes 3 230
- Pays de la Loire 2 195
- Nouvelle-Aquitaine 2 180
- Hauts-de-France 2 040
- Normandie 1 710
- Occitanie 1 685
Voir plus (9 régions)
- Bretagne 1 625
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 260
- Bourgogne-Franche-Comté 1 180
- Centre-Val de Loire 955
- La Réunion 315
- Martinique 145
- Guadeloupe 60
- Guyane 25
- Corse 20
Le prénom Selma a été donné à 12 290 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 813ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 4 055
- Auvergne-Rhône-Alpes 1 545
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 1 095
- Occitanie 1 040
- Hauts-de-France 1 025
- Grand Est 975
- Nouvelle-Aquitaine 515
- Bourgogne-Franche-Comté 485
Voir plus (7 régions)
- Centre-Val de Loire 455
- Normandie 365
- Pays de la Loire 330
- Bretagne 195
- Mayotte 50
- La Réunion 10
- Corse 5
Le prénom Salma a été donné à 10 145 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 902ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 3 575
- Occitanie 1 015
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 985
- Auvergne-Rhône-Alpes 905
- Hauts-de-France 790
- Grand Est 585
- Nouvelle-Aquitaine 535
- Centre-Val de Loire 350
Voir plus (7 régions)
- Bourgogne-Franche-Comté 325
- Normandie 290
- Pays de la Loire 235
- Bretagne 140
- Corse 80
- Mayotte 80
- La Réunion 20
Le prénom Salome a été donné à 1 070 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 3 289ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 240
- Occitanie 125
- Hauts-de-France 95
- Auvergne-Rhône-Alpes 85
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 85
- Pays de la Loire 80
- Normandie 75
- Nouvelle-Aquitaine 75
Voir plus (5 régions)
- Grand Est 65
- Centre-Val de Loire 50
- Bourgogne-Franche-Comté 35
- Bretagne 20
- Martinique 5
Le prénom Salama a été donné à 205 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 8 896ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 60
- Mayotte 20
- Provence-Alpes-Côte d'Azur 5
- La Réunion 5
Le prénom Salomea a été donné à 55 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 17 621ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
- Hauts-de-France 5
- Auvergne-Rhône-Alpes 5
Le prénom Solomiia a été donné à 15 bébés en France depuis le début des enregistrements INSEE. Il se classe au 29 926ème rang de popularité parmi tous les prénoms en France.
Évolution des naissances par année
Répartition géographique
Naissances par région
- Île-de-France 5
FAQ sur le prénom Salma
Quelle est la signification du prénom Salma ?
Le prénom Salma signifie 'paix' et 'sécurité' en arabe. Il est dérivé du mot 'Salama' et véhicule des valeurs de tranquillité, de protection et d'harmonie pour celle qui le porte.
Quelle est l'origine du prénom Salma ?
Salma a une origine arabe et est utilisé dans de nombreux pays musulmans. On trouve également des variantes de ce prénom dans les cultures persane, turque et ourdoue.
Le prénom Salma est-il courant en France ?
Oui, Salma est un prénom populaire en France avec un total de 10 145 naissances enregistrées. Il occupe actuellement le 86ème rang dans le classement de popularité des prénoms féminins.
Sources
Avertissement
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils religieux, juridiques ou culturels définitifs. Les significations, origines et interprétations des prénoms peuvent varier selon les traditions islamiques, les écoles de pensée, les régions géographiques et les contextes culturels.
Pour toute question spécifique concernant le choix d'un prénom en islam, sa licéité ou sa signification dans un contexte particulier, nous vous encourageons à consulter un imam, un savant religieux qualifié ou des sources spécialisées reconnues.
Cet article a été rédigé selon notre méthodologie et nos sources de références.